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Conseil Municipal - Tribunes LE MAG n°40 septembre 2021
Document publié le Lundi 28 juin 2021 par la commune de Longjumeau.
Lien du pdf (Conseil Municipal - Tribunes LE MAG n°40 septembre 2021)
Thèmes du document : Démocratie locale et participation citoyenne, Aménagement du territoire, Famille,
LONGJUMEAU INITIATIVES CITOYENNES
MAINTENANT LONGJUMEAU
ÉLUS MAJORITAIRES
ÉLUS D’OPPOSITION AU CONSEIL MUNICIPAL
Casse du Service Public ça continue encore et encore…
Après la fermeture définitive de la piscine municipale, la municipalité a
décidé de réorganiser le temps du péri et extra scolaire. Ce changement
a suscité de vives contestations des Fédérations de parents d’élèves et
du corps enseignant. Les échanges avec la Municipalité, le 28 juin 2021,
reflètent une mesure prise dans la précipitation et sans aucune concer-
tation. Ainsi à cette rentrée de septembre, les études surveillées du
vendredi-soir sont supprimées et remplacées par une simple garderie.
Après les 18 mois de scolarité décousue voire catastrophique que nos
enfants ont connus depuis le début de la pandémie, cela va bien aider
les enfants, surtout, les plus en difficulté. C’est une mesure scanda-
leuse, injuste et injustifiée, elle crée de l’Inégalité de traitement dans
l'apprentissage. De plus, l’accueil du soir sera ramené à 18H30 au lieu de
19H00. De nombreux parents ont repris le travail en présentiel et donc
peuvent finir après 18H30. Aucune solution ne leur est proposée pour la
demi-heure restante. La municipalité propose deux groupes de travail
à la rentrée, mais la décision semble prise, serait-il trop tard ? Cette dé-
marche peut-elle remettre en question la décision de juin afin d'aboutir
à une réelle concertation ? Ou comme pour la piscine, on décide et on
« consulte » après ? Notre groupe politique demande solennellement à
la municipalité de revenir sur ce projet et de mettre en place ces groupes
de travail avec les Fédérations de parents d’élèves, la municipalité et les
équipes enseignantes. Trouver un juste équilibre entre la gestion RH de
la Ville, les soucis des familles et surtout les besoins des enfants.
Une rentrée de septembre bien difficile pour tout le monde, avec le Pass
sanitaire qui crée, pour ceux qui le refuse, une menace de perte d'em-
ploi. Déjà de nombreux animateurs associatifs salariés ont décidé d'une
année sans solde pour ne pas avoir à se soumettre au Pass ou à l'imposer
à leurs élèves... Pour les soignants de l'hôpital, l'an dernier en 1ère ligne
et infectés à près de 30%, risquant leurs vies et applaudis sur tous les
balcons, ils sont désormais pestiférés et en 1ère ligne des licenciés avec
les pompiers, en cas de refus du Pass... Derrière le Pass, la volonté coûte
que coûte de M.Macron d'en finir avec les hôpitaux publics, avec l'édu-
cation nationale...
Vos élus d'opposition de la liste Longjumeau Initiatives Citoyennes, Alain Veysset, Mohamed Bourichi
Fermeture du centre de loisirs à 18h30, étude du vendredi supprimée !
Et bien sûr, ni les enseignants, ni les familles n'ont été informés ou même
interrogés pour évaluer leurs besoins. Il semblerait que le dialogue avec
ces derniers, pourtant directement concernés par cette réorganisation,
est inexistant et se réduit à une information une fois les décisions prises.
Quoi de plus facile que de décider seul et placer les familles devant le
fait accompli ? La mairie essaie de nous faire croire que cela répond
au rythme biologique de l'enfant. Pourtant les acteurs concernés ne
constatent pas la prétendue fatigue qui a justifié la suppression de
l’étude du vendredi.
De plus, les familles qui seront dans l'incapacité d'aller chercher leurs
enfants à 18h30 seront contraintes de trouver une assistante maternelle
qui accepterait un contrat à hauteur de 30 min par jour. Ce choix forcé
engendrera un surcoût pour les familles, en plus du coût du centre de
loisirs, et cela ne réglera en rien la problématique du rythme biologique
de l'enfant. Cette décision ne va qu’accroître le stress et les difficultés des
parents qui travaillent, ceux pris dans les embouteillages aux entrées de
la ville, ceux qui prennent les transports en commun avec des retards ré-
guliers, ainsi que ceux qui doivent aller chercher leurs enfants à deux en-
droits différents dans la ville, au plus tard à 18h30. Pensons aux enfants
qui ne bénéficient pas d'un endroit calme pour travailler, aux enfants
dont les parents ne maîtrisent pas nécessairement la langue française
pour les aider, aux familles monoparentales, aux parents qui travaillent
le week-end qui pouvaient confier les devoirs à l’étude du vendredi...
Où est l’égalité des chances ? En définitive, quelles sont les réelles moti-
vations de cette décision ? Le coût d'un animateur étant bien moindre
que celui d'un enseignant... L’éducation est une priorité et ne mérite pas
autant de mépris. Une solution alternative aurait pu être mise en place,
si la mairie avait sollicité des propositions : une étude facultative le ven-
dredi soir, maintien d'un centre d'accueil sur deux afin d'accueillir les
enfants présents après 18h30 tout en respectant l'objectif fixé de réduire
le nombre d'animateurs. Au lieu de cela, aucune discussion possible,
aucun dialogue.
Hélène Le Bihan-Coulibaly et Christophe Karmann groupe Maintenant Longjumeau.
ENSEMBLE POUR LONGJUMEAU
L'urbanisation n'a cessé de croître en France au cours de la dernière
décennie et les trois-quarts de la population vivent maintenant en
Ville. Heureusement des politiques d’aménagement du territoire
fixent le cadre réglementaire en matière de construction. À l'échelle
communale, le Plan Local d’Urbanisme détermine la manière dont
un projet de Ville peut se bâtir en instaurant des objectifs, des lignes
directrices et des règles de référence auxquelles on ne peut déroger.
Aujourd’hui Longjumeau lance une révision de son PLU, une procé-
dure complexe et longue mais indispensable pour relever les défis
de demain dans plusieurs secteurs stratégiques de la ville et élaborer
des projets majeurs tels que le renouvellement Urbain ou le projet
de revitalisation du centre-ville, en tenant compte de l’évolution du
contexte démographique économique et social et en renforçant la
portée environnementale.
Cette mutation se fera avec un enjeu fort, celui d’une démarche parti-
cipative renforcée des Longjumellois. Mobiliser tous les habitants, à
travers des échanges et des temps de dialogue tout au long de la pro-
cédure est une priorité de l’équipe municipale. Cette mobilisation
ira au-delà de la simple obligation de concertation car elle s’inscrit
dans la démarche de démocratie participative menée actuellement
dans tous les projets à venir. C'est d'ailleurs dans cette volonté que
nous organisons le 16 octobre prochain les premières Assises de la
Démocratie Locale, un évènement auquel vous serez invités à vous
exprimer et à participer à des ateliers, sur les sujets locaux qui vous
intéressent. Les modalités vous seront très vite communiquées.
Dès à présent, cette participation à la révision se dessine à travers un
grand jeu photo du PLU proposé via le site de la Ville et dans les accueils
de loisirs où les enfants travaillent sur la vision qu'ils ont de leur ville et
à venir, un panel d’outils participatifs (expositions, réunions publiques,
registre observation, balades urbaines) et bien d’autres vous sera égale-
ment proposé.
Nous comptons sur votre expertise d’habitants et d'usagers des ser-
vices publics pour qu'ensemble, nous construisions le Longjumeau
de demain.
Sandrine Gelot et les élus du groupe majoritaire Ensemble pour Longjumeau
TRIBUNES
N°40 / Septembre 2021 Longjumeau Le mag 25