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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Longjumeau.
Lien du pdf (Conseil Municipal - Tribune LE MAG n°47 Mai 2022)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Sécurité publique, Démocratie locale et participation citoyenne,
LONGJUMEAU INITIATIVES CITOYENNES
MAINTENANT LONGJUMEAU
ÉLUS MAJORITAIRES
ÉLUS D’OPPOSITION AU CONSEIL MUNICIPAL
A l’occasion de cette tribune et de la concertation qui a commencé
vendredi 8 avril sur la révision du PLU, nous donnons la parole à
Alain Veysset, président depuis 30 ans de l’ADNCVLE, association
Nature et Cadre de Vie à Longjumeau. Quelle est votre expertise ?
« Le Plan Local d’Urbanisme de 2013 remplace le Plan d’Occupa-
tion des Sols pour notre ville. Il n’y a donc plus de Sols, donc plus
d’espaces verts. On le constate avec toutes les constructions réali-
sées depuis, Espaces Verts réduits à la portion congrue ou disparus,
exemple, la Résidence étudiante, rue de Verdun, 5000m2 de terrain,
500m2 d’EV, l’Agence régionale des EV, les aurait voulus d’un seul
tenant, on les a répartis sur le pourtour par une haie. » Mais, c’est
quoi le PLU ? « Un zonage de la Commune, les zones à protéger,
d’autres à construire et quel type d’habitat, ou de protection. » Vous
avez attaqué au Tribunal Administratif de Versailles, le PLU 2013,
pourquoi ? « Avec les riverains qui nous avaient alertés, nous avions
défini le 2e quartier historique après celui de la Grande Rue, celui
autour de la gare de Longjumeau, pavillons meulières ou très belles
architectures, centenaires, construits avec le chemin de fer de la
Grande Ceinture. Le zonage adopté par la commune permettait de
construire des immeubles. Ce qui a été fait depuis, en défigurant le
quartier. » Une résistance donc qui n’a pas abouti ? « Même si c’est
gratuit, nous ne sommes pas des professionnels en droit adminis-
tratif qui évolue tout le temps, mais la menace est parfois suffisante
pour amener des majeurs du BTP comme Bouygues, à négocier
avec nous. Nous avons réduit d’un étage un de leur immeuble rue
Siniargoux. » Mais, ne revient-il pas à la ville et son service d’Urba-
nisme de négocier les permis de construire ? « Jusqu’à aujourd’hui,
la tendance des municipalités a été de dérouler le tapis rouge aux
aménageurs, voire pire, anticiper leurs besoins en permis d’abat-
tage de grands arbres ou de démolition de bâtiments historiques,
précipiter les destructions. Ex : rue Signargoux, une grange en meu-
lières des années trente, zone de maraîchage, abritant une espèce
protégée de chauve-souris, rasée, nous n’avons rien pu conserver. »
Et que s’est-il passé lors de cette concertation ? « Un riche débat et
une volonté des 120 participants de préserver nos EV et agricoles,
notre patrimoine historique. » Merci, Alain.
Vos élus d'opposition de Longjumeau Initiatives Citoyennes, Grâce Lokimbango, Mohamed Bourichi
Les commentaires de la majorité en place traduisent une autosa-
tisfaction sur de nombreux sujets. Les ratios sont conformes aux
recommandations édictées par la Cour Régionale des Comptes,
en particulier le délai pour rembourser la dette (environ 6 ans pour
la ville).
Les économies réalisées par la ville sont le résultat essentiellement
du transfert de la gestion vers la Communauté d’Agglomération
de la voirie et du conservatoire. Mais également les économies
liées à la fermeture de la piscine municipale.
Les recettes ont été nettement améliorées par une forte augmen-
tation de la taxe foncière et par les droits de mutation perçues sur
les trop nombreuses constructions en cours et à venir, que l'on
voit se développer dans tous les secteurs de notre ville.
En ce qui concerne l'investissement, la construction d'une nouvelle
piscine ne semble pas être une priorité pour la majorité actuelle,
comme en témoigne le débat sur les orientations budgétaires où
cet investissement est relégué au 6ème rang des priorités. Rap-
pelons que la fermeture de cet édifice oblige la Ville à transporter
certaines classes scolaires (CP et CE1 uniquement) vers les pis-
cines de Palaiseau et Montlhery, lorsque des créneaux sont dis-
ponibles et lorsqu'il n'y a pas non plus d'annulation de dernière
minute. Soulevons quand même une interrogation : comment l'ap-
prentissage de la natation pour ces enfants va être géré si la pis-
cine de Montlhery ferme ? D'ailleurs la Majorité actuelle, en place
depuis 2008, a manqué d'esprit visionnaire, en particulier lorsque
notre Maire actuelle était Maire-adjoint des travaux à l'époque et
n'a constitué aucun dossier pour palier au remplacement de la
piscine. Ce qui a permis à d'autres ville comme Palaiseau d'obte-
nir l'engagement de la Communauté d'Agglomération, de façon
à réaliser leur piscine actuelle. Si vous souhaitez aborder certains
sujets avec nous ou nous faire part de vos remarques vous pouvez
nous écrire via : maintenant.longjumeau91@gmail.com
Hélène Le Bihan-Coulibaly et Christophe Karmann groupe Maintenant Longjumeau.
ENSEMBLE POUR LONGJUMEAU
Les rixes entre bandes ont récemment frappé Longjumeau et une
jeune victime de 16 ans a été blessée grièvement au couteau, son
état étant fort heureusement stabilisé à ce jour. Cet événement tra-
gique fait écho à la violence de plus en plus importante que l’on
constate dans nos villes, en Essonne, mais également dans le pays
tout entier et qui concerne des adolescents de plus en plus jeunes.
Rivalité entre quartiers, « contentieux » qui perdurent entre clans
depuis des années mais également perte de repères et décrochage
scolaire. Certains jeunes se fragilisent, s’exposent à travers des
comportements inexplicables, déversant leur haine, leur rancune
et leur révolte en se battant à coups de barres de fer, de béquilles
ou de couteaux. À Longjumeau, depuis des années, un travail de
prévention est mené avec les services de la Ville, les médiateurs
et les associations pour prévenir la délinquance, lutter contre les
phénomènes de bande, repérer les comportements à risques et
associer les parents à ces actions, ce qui nous paraît indispensable
et gage de réussite. L’équipe municipale a souhaité confier à un élu
la délégation parentalité depuis ce nouveau mandat afin de sou -
tenir les parents dans cette tâche si difficile qu’est l’éducation des
enfants, pour les orienter, les impliquer dans leurs responsabilités et
leur offrir un cadre, des valeurs, des principes, des repères pour les
faire grandir tout simplement.
Mais seules, les villes ne peuvent lutter contre ces déchaînements
de violence et l’insécurité qui en découle.
Bien entendu, Longjumeau a aussi largement investi dans la pose de
caméras de surveillance, dans une Police Municipale conséquente
sur le terrain, non sans des coûts importants induits. Le Départe-
ment de l'Essonne a quant à lui demandé depuis plus d’un an au
gouvernement un "plan Essonne" pour enrayer ces phénomènes,
mieux les anticiper pour les éviter.
Oui l’État doit prendre à bras-le-corps ce fléau de bandes à rixes,
s'attaquer au fond du problème, faire en sorte que ces phénomènes
ne soient pas banalisés, que les auteurs de ces violences soient
sévèrement punis. Trop de tragédies se sont succédé ces derniers
temps et trop de jeunes ont perdu la vie pour rien.
Sandrine Gelot et les élus du groupe majoritaire Ensemble pour Longjumeau
TRIBUNES
N°47 / Mai 2022 Longjumeau Le mag 25