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Déliberation - 100326 DC 46 7 Annexe Justifications DES Choix Vappro compressed
Document publié le Mardi 12 décembre 2017 par la commune de Puiseux-le-Hauberger.
Lien du pdf (Déliberation - 100326 DC 46 7 Annexe Justifications DES Choix Vappro compressed)
Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Énergies,
Verdi à vos côtés
Communauté de communes Thelloise
SCHEMA DE COHERENCE TERRITORIALE
JUSTIFICATIONS DES CHOIX RETENUS
DANS LE PAS ET LE DOO
APPROUVE par délibération du Conseil
communautaire en date du 10 mars
2026SOMMAIRE
JUSTIFICATIONS DES CHOIX RETENUS DANS LE PAS ET LE DOO 1
Avant-propos 5
Introduction 6
Contexte législatif 6
Les raisons de la révision du SCoT 6
Actualisations réglementaires 6
Evolutions administratives 7
Actualisation du projet de SCoT 7
Enjeux identifiés dans le diagnostic territorial 9
Méthodologie et organisation des justifications 9
1 Ambition I : Être acteur du territoire 10
1.1 Affirmer une organisation solidaire et équilibrée du territoire 11
1.1.1 Soutenir un développement cohérent en s’inscrivant dans la trajectoire d’une Zéro Artificialisation Nette (ZAN) 11 Objectifs nationaux déclinés à l’échelle du SRADDET 12 Trajectoire de consommation d’ENAF et d’artificialisation 15 Potentiel foncier et renouvellement urbain : estimations et prospective sur la Thelloise 20
1.1.2 Affirmer la place de la ville principale et des pôles secondaires tout en assurant le maintien de l’offre existante de services et d’équipements des communes rurales 20
1.2 Encourager un développement à taille humaine 24
1.2.1 Habiter la Thelloise 24 1.2.1.1 Fixer des objectifs de production résidentielle cohérents par rapport à l’armature urbaine de la Thelloise 24 1.2.1.2 Proposer une offre en logements de qualité qui réponde au principe de mixité 26 1.2.1.3 Répondre aux besoins en logements dans une logique de sobriété foncière et de lutte contre l’artificialisation des sols 27 1.2.1.4 Agir contre le mal-logement et la précarité énergétique 28
1.2.2 Travailler dans la Thelloise et développer l’économie locale 29 1.2.2.1 Accompagner les filières stratégiques du territoire et encourager l’essor de nouvelles entreprises 29SOMMAIRE
1.2.2.2 S’affirmer, s’approprier les dynamiques, maîtriser les effets secondaires de l’attraction des territoires voisins 32 1.2.2.3 Favoriser les opérations de renouvellement et de densification pour le développement économique 32 1.2.2.4 Affirmer l’agriculture comme une ressource pour le développement territorial 33
2 Ambition II : Un territoire vivant 35
2.1 Vivre dans la Thelloise 36
2.1.1 Conforter un maillage commercial de proximité et renforcer l’attractivité des centres-villes et villages 36
2.1.2 Tendre vers un rééquilibrage sur le territoire de l’offre de service de proximité 38
2.1.3 Développer et varier les modes de déplacement au sein de la Thelloise et au-delà 39
2.1.4 Conforter le maillage logistique du territoire 41
2.2 Concilier cadre de vie et biodiversité 43
2.2.1 Préserver les continuités écologiques et les paysages naturels 43 2.2.1.2 Protéger et enrichir la trame verte 44 2.2.1.3 Protéger et enrichir la trame bleue 45
2.2.2 Soutenir le développement des énergies renouvelables 46
2.2.3 Adapter le territoire aux effets du changement climatique et aux risques 48
2.2.4 Rendre compatible bien-être, santé et gestion durable du territoire 50
3 Ambition III : Un territoire attractif 53
3.1 Valoriser les ressources locales 54
3.1.1 Mettre en valeur le patrimoine bâti, agricole et culturel 54
3.1.2 Promouvoir les savoir-faire de la Thelloise : artisanat, terroirs et activités 55
3.2 Accompagner un développement touristique durable 56
4 Indicateurs de suivi et d’évaluation du SCoT 59
5 Compatibilité avec les documents supérieurs 66
5.1 LE SRADDET DES HAUTS-DE-FRANCE 67SOMMAIRE
5.2 SDAGE du Bassin de la Seine et des Cours d’eau côtiers normands 74
5.3 Schéma d’amenagement et de gestion des eaux (SAGE) du Thérain 76
5.4 Plan de Prévention des Risques d’Inondation 77
5.5 Plan de Gestion des Risques d’Inondation (PGRI) du bassin Seine Normandie 78
5.6 Charte PNR Oise-Pays de France 80
5.7 Plan d’Exposition au Bruit 84
5.8 Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) de Picardie 85AVANT-PROPOS6
Introduction
CONTEXTE LEGISLATIF
Conformément à l’article L141-15 du Code de l’urbanisme, les annexes du SCoT doivent contenir : « La
justification des choix retenus pour établir le projet d'aménagement stratégique et le document
d'orientation et d'objectifs ».
LES RAISONS DE LA REVISION DU SCOT
Le 12 décembre 2017, la révision du SCoT 2006/2016 (approuvé le 29 juin 2006) a été prescrite par le
conseil communautaire de la COMMUNAUTE DE COMMUNES THELLOISE (CCT). Cette révision a été
décidée au regard de l’évolution du cadre juridique, de la modification du périmètre du SCoT et des enjeux
relevés lors de l’évaluation du SCoT.
ACTUALISATIONS REGLEMENTAIRES
Le diagnostic du SCoT première génération (approuvé en 2006) doit être actualisé au regard de l’évolution
du cadre juridique retranscrite notamment dans le code de l’urbanisme.
En effet, les lois Engagement National pour l’Environnement (ENE) relatives au Grenelle de l’Environnement
(2009 et 2010) ont apporté des évolutions sur la mise en œuvre des politiques d’urbanisme. Elles ont
notamment élargi les objectifs, les capacités prescriptives et le caractère opérationnel des SCoT. De plus,
la Loi relative à l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové, dite loi ALUR, du 24 mars 2014 a attribué
aux SCoT un rôle intégrateur vis-à-vis des documents de rangs supérieurs et a apporté de nouvelles
obligations règlementaires en matière d’urbanisme.
Les lois Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt (LAAF), Reconquête de la Biodiversité, de la
Nature et des Paysages, celle pour la Transition Energétique et une Croissance Verte et la loi portant
Nouvelle Organisation Territoriale de la République (loi NOTRe) ont également modifié le contexte et les
sujets que doivent aborder les SCoT. Désormais, la question de la consommation des espaces agricoles,
naturels et forestiers, des potentiels de densification et de renouvellement urbain, des fonctionnalités
écologiques du territoire, trames vertes et bleues, de la cohérence entre urbanisme et transport, du
changement climatique et de l’efficacité énergétique, des communications électroniques, du tourisme et
du numérique doivent être pris en compte.
A également été prise en compte, l’ordonnance n° 2020-744 du 17 juin 2020 relative à la modernisation des
SCoT.7
Dans son article 191, la loi Climat & Résilience de 2021 affiche un objectif de national d'absence de toute
artificialisation nette des sols en 2050. Pour atteindre cet objectif, le rythme de l'artificialisation des sols
dans les dix années suivant la promulgation de la loi doit être tel que, sur cette période, la consommation
totale d'espace observée à l'échelle nationale soit inférieure à la moitié de celle observée sur les dix années
précédant cette date. Ces objectifs doivent être appliqués de manière différenciée et territorialisée, dans
les conditions fixées par la loi.
De plus, en parallèle à la révision du SCoT de la Thelloise, la région a finalisé la modification du Schéma
Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET) des Hauts-
de-France. En effet, celui-ci a évolué pour prendre en compte les lois sorties depuis son arrêt le 30 janvier
2019, afin d’adapter ses enjeux et ses objectifs (notamment en ce qui concerne la prise en compte du ZAN).
Le projet de modification de SRADDET a ainsi été adopté le 21 novembre 2024.
La révision du SCoT est également l’occasion de prendre en compte des documents de planifications
nouveaux sur la Thelloise : le PCAET approuvé en 2024 ; le Programme Local de l’Habitat et le Plan de
Mobilité Simplifié.
Pour finir, l’évaluation de la mise en œuvre du SCoT 2006/2016, l’évolution des dynamiques territoriales et
la question du changement climatique imposent aujourd’hui de réinterroger le projet de territoire.
EVOLUTIONS ADMINISTRATIVES
L’actualisation du document est également nécessaire pour intégrer des modifications de périmètres
administratifs des Etablissement Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) du territoire du SCoT.
Ainsi, le périmètre s’est transformé en intégrant les communes de Blaincourt-lès-Précy, Boran-sur-Oise,
Cires-les Mello, Mello, Précy-sur-Oise et Villers-sous-Saint-Leu à compter du 1er janvier 2017.
Depuis le 1er janvier 2019, la commune de Laboissière-en-Thelle a quitté la COMMUNAUTÉ DE COMMUNES
THELLOISET pour rejoindre le périmètre de la communauté de communes des Sablons.
Enfin, au 1er janvier 2022 la commune d’Ansacq a rejoint le périmètre de la Thelloise.
Afin de maintenir son identité nature, mobile, accessible et connectée et par son positionnement à la
jonction entre les régions Hauts-de-France et Île-de-France, l’élaboration d’un nouveau projet
d’aménagement et de développement durables est apparue nécessaire. Cette démarche permet à la
collectivité de se positionner comme un des espaces de respiration aux franges de la Région Île-de-France
et à l’interface avec les communautés de communes voisines.
ACTUALISATION DU PROJET DE SCOT
L’évaluation de 2016 a démontré que si certains des sujets ont été suffisamment appliqués pour assurer
la réussite des orientations du SCoT 2006, d’autres sont restés relativement insuffisants au regard des
objectifs annoncés, malgré des avancées.
Les objectifs fondamentaux d’aménagement fixés en 2006 sont les suivants :8
► Maitrise de l’extension de l’urbanisation,
► Renforcement des capacités d’accueil des entreprises,
► Renforcement des transports collectifs,
► Préservation des paysages,
► Respect de l’environnement.
Le bilan du SCoT 2006 (réalisé en 2016) a permis de mettre en évidence que les dispositions du SCoT ont
favorisé la préservation des ressources naturelles ainsi qu’une urbanisation respectueuse de l’identité du
territoire et des secteurs sensibles du point de vue paysager.
Le territoire étant dynamique, les enjeux économiques, démographiques et de consommation de
l’espace ont été prégnants mais raisonnés.
Ce faisant, la révision du SCoT met l’accent sur :
► L’analyse de la consommation d’espaces au cours des 10 dernières années et la mise en place d’un développement démographique dynamique, mais qui s’appuie principalement sur l’armature urbaine existante afin de s’inscrire dans la logique de ZAN ;
► La mise en œuvre d’une stratégie de développement économique qui concilie besoins des entreprises et sobriété foncière et au cas particulier du commerce (Cf. DAACL) :
o L’équilibre entre l’attractivité des centres villes/villages et de leurs commerces,
o Le confortement des zones commerciales existantes sur le territoire,
o La prise en compte des zones commerciales existantes aux abords du territoire,
o La délimitation de secteurs de concentration du commerce pour éviter une déperdition des flux de chalands,
o Des prescriptions d’implantation définies en fonction du type de pôle commercial (Pour mémoire 1 pôle majeur Chambly/5 pôles intermédiaires avec Angy, Neuilly en Thelle, Noailles, Précy sur Oise, Villers sous Saint Leu et Sainte Geneviève/4 pôles de proximité avec Berthecourt, Boran sur Oise, Cires les Mello et Mesnil en Thelle).
Le souhait des élus a donc été de s’orienter vers une redéfinition des perspectives de développement
démographique avec une structuration du territoire (armature territoriale), la mise en place de niveaux de
densité adaptés aux contextes locaux (et non plus uniforme) et de mener une réflexion plus précise
sur le déploiement des mobilités au sein du périmètre du SCoT et sur les connexions avec les autres
territoires.
Depuis la décision de réviser le SCoT et la finalisation de l’Etude de Planification Energétique, du Plan Climat
Air Energie Territorial (PCAET) et du Plan de Mobilité Simplifié, les élus ont pu mesurer la nécessité d’une
prise de conscience sur la nécessité de protéger les ressources du territoire et de participer à la
transformation des modes de consommations d’énergie entre autres.9
ENJEUX IDENTIFIES DANS LE DIAGNOSTIC
TERRITORIAL
Le diagnostic réalisé sur l’ensemble du territoire de la Communauté de Communes de la Thelloise a permis
une compréhension approfondie de son organisation et de ses spécificités, ainsi que l’identification des
grands enjeux liés à son développement territorial.
Les grandes ambitions et les parties du Projet d’Aménagement Stratégique ont été constitués afin de
mettre en place des orientations visant à répondre aux enjeux identifiés ci-dessous :
► Inscrire la Communauté de Communes Thelloise dans un environnement économique dynamique ;
► Adapter l’offre en logements aux tendances actuelles ;
► Conforter l’identité commerciale du territoire ;
► Valoriser le potentiel touristique pour renforcer l’attractivité du territoire ;
► Maintenir la qualité du cadre de vie ;
► Faire de la Communauté de Communes Thelloise un territoire connecté ;
► S’engager dans la transition environnementale en prônant l’objectif bas carbone.
METHODOLOGIE ET ORGANISATION DES
JUSTIFICATIONS
Les justifications du SCoT qui vont suivre se fondent sur le plan établi dans le Document d'Orientations et
d'Objectifs (DOO). Cette organisation permet de revenir sur les orientations du Projet d'Aménagement
Stratégique (PAS), tout en rappelant leur intérêt pour la planification territoriale de la Thelloise. La traduction
des orientations du PAS dans chaque prescription et recommandation du DOO est ensuite explicitée, afin
de démontrer comment le DOO permet d'atteindre les ambitions du territoire.AMBITION I : ÊTRE ACTEUR DU TERRITOIRE11
1.1 AFFIRMER UNE ORGANISATION SOLIDAIRE
ET EQUILIBREE DU TERRITOIRE
1.1.1 SOUTENIR UN DEVELOPPEMENT COHERENT EN
S’INSCRIVANT DANS LA TRAJECTOIRE D’UNE ZERO
ARTIFICIALISATION NETTE (ZAN)
PAS 2.2.1 : Affirmer une gestion économe de la consommation foncière
Lors de l’élaboration du PAS, le SRADDET des Hauts-de-France était en cours de modification, notamment
sur la partie relative à la consommation foncière dans la planification urbaine. Par conséquent, il a été
décidé de ne pas annoncer d’objectifs chiffrés dans le PAS en ce qui concerne la réduction de la
consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) et de l’artificialisation au sein de la
Thelloise. En revanche, il a bien été mentionné que la trajectoire du SCoT de la Thelloise suivra celle
déterminée par la loi d’une part, et par le SRADDET après l’adoption de sa modification d’autre part, selon
les besoins réels et justifiés du territoire.
Aussi, les objectifs de modération de l’artificialisation ont été établis, dans un second temps, dans le DOO.
Cela a notamment permis de prendre en compte les derniers objectifs chiffrés territorialisés de réduction
de consommation d’ENAF du SRADDET des Hauts-de-France.
Le PAS expose toutefois le bilan de la consommation d’ENAF sur la période 2011-2021 sur le territoire de
la Thelloise, et la répartition de cette consommation entre l’habitat, les activités économiques, les projets
mixtes, et les projets inconnus. Ce bilan, issu des chiffres du portail de l’artificialisation des sols, sert de
base au calcul effectué dans le DOO pour définir les objectifs de réduction de la consommation d’ENAF et
de l’artificialisation des sols du territoire.
Une analyse locale des données du portail de l’artificialisation a permis de montrer des erreurs dans les
données. Certains projets n’avaient en effet pas été pris en compte sur la période 2011-2021. Il s’agit d’un
projet d’une installation de déchets inertes, un projet de 35 ha autorisé en 2017 sur PRECY et BORAN, ainsi
que d’un projet de construction du SIEGE ALCOPA, un projet de 5,15 hectares autorisé en 2017 sur la
commune de NOVILLERS. En ajoutant ces 40 hectares manquant aux données du portail de
l’artificialisation, on obtient une consommation de 294 hectares d’ENAF sur la période 2011-2021 .
Cette analyse a également été effectuée pour les 10 années précédant l’arrêt du SCOT. Le calcul a été
effectué sur la période 2014-2024 (2024 étant l’année la plus récente pour laquelle les données sont
disponibles. Cette analyse révèle une consommation de 211 hectares sur la période 2014-2024. Ces
chiffres permettent de démontrer que la communauté de communes a commencé à réduire sa
consommation d’ENAF, et s’inscrit dans les objectifs nationaux définis dans le DOO (comme précisé dans
la partie ci-dessous).12
Enfin, le PAS indique que tous les projets de développement doivent prioritairement se faire par la
requalification et le réinvestissement de l’existant, avant de projeter un développement en extension. Cet
objectif s’inscrit dans la stratégie de sobriété foncière.
DOO
Objectifs nationaux déclinés à l’échelle du SRADDET
Le DOO commence par établir les objectifs de consommation d’ENAF selon les cadrages législatifs et
règlementaires (loi Climat et Résilience de 2021, SRADDET). Le DOO clarifie notamment les notions de
« consommation d’Espaces Naturels Agricoles et Forestiers », ainsi que la consommation
d’« Artificialisation ». La fiche outil 1 permet de compléter ces définitions, et de préciser les méthodes de
calculs permettant de mesurer ces grandeurs. Le DOO recommande l’utilisation des fichiers fonciers pour
le calcul de la consommation d’ENAF entre 2011 et 2021, ainsi que l’utilisation du référentiel d’occupation
du sol à deux dimensions (OCS 2D) à l’échelle des Hauts-de-France, pour le calcul de l’artificialisation. Il
recommande également d’utiliser l’outil mis à la disposition des collectivités par la Région, sur l’état et le
suivi de la consommation d’ENAF à l’échelle du SRADDET.
Les objectifs fixés dans le SRADDET sont les suivants :
► Réduction de -64% de la consommation d’ENAF sur la période 2021-2031 ;
► Sur les pas de temps suivant, le SRADDET laisse aux collectivités de définir la trajectoire. La CC Thelloise fait le choix de procéder à la :
o Réduction de -50% de l’artificialisation nette sur la période 2031-2041 ;
o Réduction de -50% de l’artificialisation nette sur la période 2034-2050 ;
Par ailleurs, un taux de dépassement de ces objectifs de 20% peut être toléré au regard de la Circulaire du
31 janvier 2024, qui vise à permettre une appréciation souple de la trajectoire chiffrée : « En effet jamais la
totalité des espaces ouverts à l’urbanisation dans un PLU ou PLUi ne sont effectivement consommés ou
artificialisés sur la période de leur ouverture à la constructibilité Il est donc nécessaire de ne pas restreindre
aux seuls hectares de la trajectoire de sobriété les évolutions des documents d’urbanisme, et d’autoriser un
dépassement qui, à défaut d’une justification spécifique, peut aller jusqu’à 20% ».
Il s’agit donc d’une marge d’appréciation permise aux documents d’urbanisme locaux par rapport aux
objectifs des documents supérieurs, sur le principe d’un rapport de compatibilité, et non de conformité. Le
choix a donc été fait dans le SCoT d’indiquer cette circulaire et cette marge d’appréciation par rapport aux
objectifs du SCoT, mais cela n’a pas vocation à faire l’objet d’un plan d’action territorialisé. L’objectif
territorialisé de consommation d’ENAF et d’artificialisation des sols de la Thelloise à l’horizon 2050 est bien
de 208 hectares, sans la marge d’appréciation de 20% de cet objectif. Cela permet notamment de prendre
en compte les projets consommateurs d’ENAF qui seront lancés entre l’approbation du SCoT et la mise en
compatibilité des PLU. Ce dépassement devra être solidement justifié auprès de la Thelloise lors de
l’élaboration des documents d’urbanisme, auxquelles elle sera associée en tant que Personne Publique
Associée.
A noter également que les 20% de dépassement constituent un maximum. La totalité de ces 20% ne sera,
en outre, pas nécessairement consommée.13
Dans un rapport de compatibilité avec le SRADDET, et au regard du diagnostic, des coups partis et des
projets locaux répondant aux besoins du territoire, le choix a été fait de fixer un taux de réduction de 60%
de la consommation d’ENAF sur la période 2021-2031, et non de 64%. Il s’agit toutefois d’un objectif de
réduction ambitieux, qui permet de fixer des objectifs de croissance modérés par chaque typologie de
commune, tout en évitant des déprises urbaines et économiques.
La logique employée est celle d'un retour exhaustif des communes sur leurs projets prioritaires et déjà
fléchés dans leur PLU, pour certaines avec des études et frais engagées par des porteurs de projets.
A noter également que la Thelloise s’est inscrite dans les réductions par 2 de l’artificialisation des sols,
préconisées dans le SRADDET sur 2031-2041 et 2041-2050.
De plus, plusieurs études permettant d’estimer le potentiel foncier de la Thelloise, de manière non-
exhaustive :
► Une étude du potentiel foncier des friches et « délaissés » mené par l’EPFLO (Etablissement public foncier local des territoires Oise et Aisne) ;
► Un Inventaire des Zones d’Activités Economiques de la Thelloise ;
► Un relevé de certaines dents creuses majeures, en concertation avec les communes.
La Communauté de Communes Thelloise ayant consommé 294 hectares sur la période 2011-2021 (selon
les données du Portail de l’Artificialisation, corrigées par les données locales recensées), les objectifs en
matière d’artificialisation sur la période 2021-2050 sont les suivants :
Trajectoire « ZAN » de la Thelloise à l’horizon 2050
2011-2021 : Bilan*
294 ha
2021-2031 : -60%**
118 ha
2031-2050 : -50%***
2031-2041 : 60 ha
2041-2050 : 30 ha
Enveloppe globale de
consommation d’ENAF ou
d’artificialisation des sols à
l’horizon 2050 :
208 ha14
*Bilan de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) : point de départ des objectifs
de la trajectoire « ZAN » de la Thelloise.
**Objectif de la Thelloise sur 2021-2031 : réduire de 60% la consommation d’espaces naturels, agricoles et
forestiers (ENAF) observée dans le bilan 2011-2021.
***2031-2050 : Objectif de division par deux l’artificialisation des sols. Toutefois, comme rappelé
précédemment, l’artificialisation des sols ne revêtent pas exactement la même définition que la
consommation d’ENAF. Néanmoins, faute de méthode de mesure chiffrée de l’artificialisation des sols à
l’échelle nationale ou régionale, l’enveloppe d’hectares mentionnée pour cette période reste celle d’une
réduction de la consommation d’ENAF. Dans l’attente de l’évolution des données sur l’application des
objectifs de réduction de l’artificialisation des sols, les données (en ha) pour cette période sont donc
indicatives, afin de donner une trajectoire chiffrée claire pour les territoires de la Thelloise.
Les objectifs fixés par la Thelloise sur la période 2021-2050 sont donc d’un total de 208 hectares.
Il convient de rappeler que la consommation déjà réalisée sur la période 2021-2025 doit être déduire de
l’enveloppe 2021-2031. Selon le Géoportail de l’artificialisation, la consommation s’élevait 13,8 ha sur 2021-
2023.
► 2022 : 0,3 ha d’infrastructures et 3,6 ha d’habitat
► A noter que 35 ha d’activités correspondent aux activités de centre d’enfouissement qui ont été décomptées en 2017 ainsi que 5 ha liés à un permis de construire -Alcopa- sur Novillers les cailloux de 2017
► 2023 : 0,5 ha d’infrastructures, 5,4 ha d’activités et 4 ha d’habitat15
Trajectoire de consommation d’ENAF et d’artificialisation
Afin de s’assurer que la trajectoire suivie par la communauté de communes soit compatible avec ces
objectifs, un travail de concertation a été mené par la communauté de communes avec l’ensemble des
communes de l’EPCI, afin de recenser les différents projets prévus dans les documents d’urbanismes. Ce
travail de recensement a permis d’établir dans le DOO une trajectoire indicative de la consommation d’ENAF
prévue sur le territoire. Cette trajectoire, synthétisée sur le tableau ci-dessous, suit un objectif de répartition
équilibrée en fonction du rôle joué par chacun des pôles :
► Pôle structurant de Chambly : pôle de développement prioritaire sur tous les plans pour consolider son rôle de centralité, affiché dans le SRADDET ;
► Pôles secondaires (10 communes) : projets de développement pour garantir leur rôle de pôles relais de Chambly, assurant des fonctions essentielles pour les communes rurales alentour ;
► Communes rurales (30 communes) : projets permettant d’assurer un développement plus modéré, dans une logique de maintien ou d’impulsion d’une dynamique positive.
HABITAT EQUIPEMENT PUBLIC ECONOMIE TOTAL
PÔLE
STRUCTURANT
22 ha
26% de l’enveloppe
habitat1
1 ha
7% de l’enveloppe
équipement public
27 ha
25% de l’enveloppe
économie
50 ha
24% de l’enveloppe
globale
PÔLES
SECONDAIRES
21 ha
25% de l’enveloppe
habitat
(2,5% par commune)
12 ha
86% de l’enveloppe
équipement public
(9% par commune)
41 ha
38% de l’enveloppe
économie
(4% par commune)
74 ha
36% de l’enveloppe
globale
(4% par commune)
COMMUNES
RURALES
42 ha
49% de l’enveloppe
habitat
(1,6% par commune)
0,5 ha
4% de l’enveloppe
équipement public
(0,12% par commune)
41 ha
38% de l’enveloppe
économie
(1% par commune)
84 ha
40% de l’enveloppe
globale
(1% par commune)
TOTAL 85 ha 14 ha 109 ha 208 ha
La trajectoire de consommation d’ENAF et d’artificialisation de la Thelloise à l’horizon 2050
1 Répartition indicative des enveloppes par type de projet et par commune16
HABITAT EQUIPEMENT PUBLIC ECONOMIE TOTAL
PÔLE STRUCTURANT
(Chambly) 22 ha 1 ha 27 ha 50 ha
Balagny-sur-Thérain 1,34 ha 0 0 1,34 ha
Berthecourt 2,17 ha 0,89 ha 1,17 ha 4,24 ha
Boran-sur-Oise 2,94 ha 0 2,54 ha 5,48 ha
Cires-lès-Mello 4,08 ha 0 0 4,08 ha
Le Mesnil-en-Thelle 0 2,88 ha 9,71 ha 12,59 ha
Neuilly-en-Thelle 1,72 ha 0 14,19 ha 15,91 ha
Noailles 4,66 ha 3,61 ha 0,41 ha 8,68 ha
Précy-sur-Oise 0,68 ha 1 ha 2,15 ha 3,82 ha
Sainte-Geneviève 2,39 ha 3,36 ha 8,86 ha 14,60 ha
Villers-sous-Saint-Leu 0,64 ha 0 1,75 ha 2,38 ha
TOTAL PÔLES
SECONDAIRES 21 ha 12 ha 41 ha 74 ha
Abbecourt 1,31 ha 0,5 ha 0,51 ha 2,33 ha
Angy 1 ha (gc2) 0 0 1 ha
Ansacq 1 ha (gc) 0 0 1 ha
Belle-Eglise 0,78 ha 0 30 ha 30,78 ha
Blaincourt-lès-Précy 1 ha 0 0 1 ha
Cauvigny 3,29 ha 0 0 3,29 ha
Crouy-en-Thelle 1 ha 0 0 1 ha
Dieudonné 0,92 ha 0 1,3 ha 2,22 ha
2 Garantie communale17
HABITAT EQUIPEMENT PUBLIC ECONOMIE TOTAL
Ercuis 6,88 ha 0 0 6,88 ha
Foulangues 1,38 ha 0 0 1,38 ha
Fresnoy-en-Thelle 1,63 ha 0 0 1,63 ha
Heilles 1,18 ha 0 0 1,18 ha
Hodenc-l’Évêque 1 ha (gc) 0 0 1 ha
Hondainville 0,31 ha 0 0 0,31 ha
Lachapelle-Saint-Pierre 0,27 ha 0 0 0,27 ha
Le Coudray-sur-Thelle 3,39 ha 0 0 3,39 ha
Mello 1 ha 0 0 1 ha
Montreuil-sur-Thérain 1 ha (gc) 0 0 1 ha
Morangles 1 ha 0 0 1 ha
Mortefontaine-en-Thelle 1,89 ha 0 0,99 ha 2,88 ha
Novillers 1,22 ha 0 6,24 ha 7,46 ha
Ponchon 0,62 ha 0 0 0,62 ha
Puiseux-le-Hauberger 1,16 ha 0 0 1,16 ha
Silly-Tillard 1 ha 0 0 1 ha
Saint-Félix 1,04 ha 0 0 1,04 ha
Saint-Sulpice 0,46 ha 0 0 0,46 ha
Thury-sous-Clermont 3,71 ha 0 0 3,71 ha
Ully-Saint-Georges 1,08 ha 0 1,87 ha 2,95 ha
Villers-Saint-Sépulcre 0 0 0 0
COMMUNES RURALES 42 ha 0,5 ha 41 ha 84 ha
TOTAL 85 ha 14 ha 109 ha 208 ha18
Carte synthétisant les extensions ENAF issues de la concertation avec les communes
Un total de 208 hectares devrait donc être consommé (en théorie) à l’horizon 2050 sur l’ensemble du
territoire. Cette trajectoire est compatible avec les objectifs fixés dans le SRADDET. Cette trajectoire devra
donc être mise en œuvre dans les documents d’urbanisme, notamment en respectant la répartition définie
pôle par pôle. Cependant, bien qu’une enveloppe indicative d’hectares ait été affichée par commune et par
type de projet, rappelons que cette répartition résulte de la concertation avec les communes, faisant part
de leurs projets et besoins à l’horizon 2050. Une souplesse est toutefois admise, en fonction de l’évolution
des besoins et projets, pour adapter ces enveloppes dans les documents d’urbanisme, sous réserve que la
trajectoire globale de réduction de la consommation d’ENAF à l’échelle de la Thelloise est respectée. C’est
pourquoi, il est rappelé que la Communauté de communes Thelloise doit être associée en amont des
procédures d’évolution des documents d’urbanisme afin d’établir des trajectoires communales cohérentes
à l’échelle du bassin de vie.
Les projets qu’il a été décidé de ne pas retenir à la suite de la concertation sont présentés sur le tableau ci-
dessous :
Commune Type de projet Surface Justification
Chambly Saint-Ladre 9,77 ha Le projet a été abandonné pour l’heure, la commune se concentrant sur son pôle Gare Gendarmerie ZAE.
Pôles structurants
Boran-sur-Oise Économique 1,42 ha
L’emprise présente une disposition (forme complexe et
marges de recul importantes par rapport à la
départementale) qui laissent peu de surfaces pour son
aménagement.
Cires-lès-Mello Equipements publics 7 ha
La zone est ancienne (PLU datant de 2009), se situe
très à l’écart de la commune dans une zone boisée, et
présente une emprise trop
importante/disproportionnée.
Neuilly-en-Thelle Zone économique 6,5 ha La commune dispose déjà d’une surface importante de ZAE. Les besoins sont déjà satisfaits sans cette zone.
Le Mesnil-en-
Thelle Logements 4 ha
La zone, classée en 2AU, n’est plus constructible, car
elle n’a pas été ouverte à l’urbanisation depuis plus de
6 ans (article L.153-31 du CU). De plus, la commune a
en priorité des besoins en équipements.19
Pôle rural
Cauvigny Logements 2 ha
La commune dispose d’une enveloppe de 3,2 ha à
destination de logements, ce qui apparait comme
suffisant.
Le Coudray-sur-
Thelle
Equipements
publics 2,2 ha
La commune dispose d’autres secteurs de projets, sur
lesquels il peut être trouvé de la place pour faire de
l’équipement public (environ 3,4 ha de logements et 0,7
hectare de friche).
Crouy-en-Thelle Zone économique 0,6 ha Le site présente des problèmes d’accessibilité
Ercuis Zone économique 16 ha
La commune est limitrophe avec Neuilly, qui dispose
d’une ZAE d’une surface importante. Les besoins sont
donc déjà satisfaits dans cette zone.
Il y avait également la nécessité de créer de longs
réseaux coûteux. De plus, l’installation d’un
équipement agricole liée à une coopérative rend
désormais l’aménagement pour du développement
économique plus difficile.
Hondainville Zone économique 2,79 ha
Le site présente des contraintes environnementales
importantes, qui ont motivé le refus de plusieurs
permis (présence d’une zone humide, la zone du PLU
est ancienne).
Heilles Logements 2 ha
La zone, classée en 2AU, n’est plus constructible, car
elle n’a pas été ouverte à l’urbanisation depuis plus de
6 ans (article L.153-31 du CU). De plus, la commune
souhaite ne pas s’agrandir.
TOTAL 54,28 ha
Projets abandonnés à la suite de la concertation avec les communes20
Potentiel foncier et renouvellement urbain : estimations et prospective sur la Thelloise
Toujours dans une logique de sobriété foncière, le DOO prescrit de privilégier les constructions dans les
espaces déjà urbanisés. Ces espaces sont identifiés comme artificialisés, et non naturels, agricoles et
forestiers (non-NAF). A l’échelle du territoire, un repérage de certains potentiels a été établi au regard :
► De fiches spécifiques :
o Une étude du potentiel foncier des friches et « délaissés » mené par l’EPFLO (Etablissement public foncier local des territoires Oise et Aisne),
o Un Inventaire des Zones d’Activités Economiques de la Thelloise,
o Un relevé de certaines dents creuses majeures, en concertation avec les communes
► Des logements vacants, estimés à 475 unités (2023) grâce à l’outil « Zéro logement vacant » ;
► Du phénomène de renouvellement urbain, dont les chiffres indicatifs sont issus de l’outil OTELO, outil d’estimation des besoins en logements dans les territoires, proposé par la Direction Générale de l'Aménagement, du Logement et de la Nature du ministère de la transition écologique (DGALN), en partenariat avec le Cerema.
Lorsqu’il n’est pas possible de les réaliser sur ce potentiel foncier, les projets consommateurs d’ENAF
devront être justifiés dans les documents d’urbanisme au regard de leur compatibilité avec le SCoT, ainsi
qu’au regard des besoins de la commune. La Communautés de Communes assistera les communes afin
de les aider à s’inscrire au mieux dans cette trajectoire fixée à l’échelle du territoire intercommunal. La
communauté de Communes, en tant que Personne Publique Associée (PPA), sera référente en ce qui
concerne l’adaptation des documents d’urbanisme des communes aux questions de sobriété foncière. Elle
devra s’assurer que ces documents s’inscrivent dans la trajectoire fixée à l’échelle de l’intercommunalité.
1.1.2 AFFIRMER LA PLACE DE LA VILLE PRINCIPALE ET
DES POLES SECONDAIRES TOUT EN ASSURANT LE
MAINTIEN DE L’OFFRE EXISTANTE DE SERVICES ET
D’EQUIPEMENTS DES COMMUNES RURALES
PAS 1.1 : Une organisation territoriale solidaire qui affirme la place de la ville principale et des bourgs
pôles
PAS 1.2.1 : Une répartition différenciée pour permettre à chaque commune de se développer selon ses
« capacités »
Le PAS expose la catégorisation effectuée pour établir l’armature territoriale des communes de la Thelloise.
Cette catégorisation se base sur les données de l’INSEE, et notamment sur l’analyse pour chaque commune
du nombre d’habitants, de la dynamique économique, du taux d’équipement, ainsi que de l’accessibilité.
Cette catégorisation vise également à assurer un équilibre en termes d’équipements, et de poser un cadre
qui permette, dans la suite du PAS ainsi que dans le DOO, de fixer des objectifs de croissance
démographique, de développement économique, ou encore d’offre de services et d’équipements,
structurés autour de cette armature territoriale.21
Le PAS définit également des taux de croissances différenciés pour chaque typologie de commune. Cette
croissance différenciée permet de soutenir une évolution positive de la démographie (y compris dans les
communes rurales), mais aussi de maîtriser cette croissance afin de permettre une répartition cohérente
par rapport à l’armature territoriale choisie, notamment par rapport au développement économique et à
l’offre en services et en équipements. Cette croissance différenciée maitrisée s’inscrit également dans une
logique de sobriété foncière.
A noter : Pour estimer les taux de croissance, mais aussi les besoins en logements qui en découlent,
la Direction Générale de l'Aménagement, du Logement et de la Nature du ministère de la transition
écologique (DGALN) propose, en partenariat avec le Cerema, un outil d’estimation des besoins en
logements dans les territoires : « OTELO ». Cet outil peut être mobilisé à l’échelle des communes
au moment de l’élaboration ou de l’évolution de leurs documents d’urbanisme, afin d’avoir une
première estimation des tendances démographiques et résidentielles, sur la base des tendances
passées et actuelles. Cependant, à l’échelle du bassin global de la Thelloise, le choix a été fait de
ne pas prendre comme point de référence les conclusions issues de l’outil OTELO, qui montraient
un besoin négatif en logements. Ces résultats n’étaient pas en adéquation avec les réalités du
territoire, ni en adéquation avec ses aspirations de développement. Pour afficher une trajectoire
politique cohérente à horizon 2050, les objectifs démographiques fixés pour chaque typologie de
territoire se sont appuyés sur trois facteurs complémentaires :
- Une étude des tendances observées durant les périodes précédentes en termes de
démographie, de logement, d’emploi… (diagnostic territorial) afin de relever les enjeux du territoire ;
- Une projection des tendances passées sur les années à venir ;
- Une ambition de développement en mesure de répondre aux aspirations des territoires tout
en s’inscrivant dans une logique de sobriété foncière.
Ainsi, des objectifs de croissance démographiques ont été affichés pour chaque typologie de
commune, de l’ordre de 0,4% à 1%. Il s’agit a minima de garantir le maintien d’une tendance positive
dans les communes rurales, et d’éviter une déprise urbaine, et pour les pôles les plus dynamiques,
d’encourager un développement maitrisé. A noter que ces objectifs restent modérés afin de
répondre aux objectifs chiffrés de modération de la consommation d’espace puis d’artificialisation
des sols.22
L’armature territoriale définie se divise ainsi en trois pôles :
► Pôle structurant :
Au vu de sa population, de sa position, et de ses dynamiques résidentielles et économiques, Chambly est
apparue comme un pôle structurant pour le territoire. A l’échelle des Hauts-de-France, le SRADDET a
préétabli une ossature régionale fondée sur le croisement de deux niveaux d’analyse : une analyse
fonctionnelle à l’échelle des pôles urbains et une analyse communale permettant de repérer les communes
structurantes au regard des équipements présents.
Dans cette ossature régionale, Chambly a été identifiée comme un « pôle intermédiaire », c’est-à-dire une
commune n’appartenant ni à un pôle majeur, ni à un pôle d’envergure régionale mais concentrant au moins
23 équipements de type supérieur ou 18 équipements de type intermédiaire.
Cette commune joue donc un rôle structurant en matière d’équipements pour l’ensemble de la Thelloise.
Pour une meilleure compréhension du fonctionnement local du bassin de la Thelloise, le terme de « pôle
structurant » a été préféré à celui de « pôle intermédiaire » pour désigner la commune de Chambly,
soulignant ainsi sa position stratégique par rapport aux autres communes.
Ainsi, l’objectif principal de ce pôle structurant dans le PAS est de renforcer les équipements sportifs,
éducatifs, culturels, de recherche et de santé. Un objectif de croissance démographique de 1% a été fixé
afin de permettre à Chambly de conserver son attractivité et son rôle clé à l’échelle de la Thelloise.
L’objectif 23 du SRADDET indique que 60% des nouveaux logements construits doivent l’être dans les pôles
de l’ossature régionale établie dans le SRADDET. Il appartient cependant aux SCoT de moduler cette
proportion entre les pôles de l’ossature régionale situés sur leur territoire. La communauté de communes
Thelloise ne comporte qu’un unique pôle d’ossature régionale : celui de Chambly, identifié comme un « pôle
intermédiaire ». Dans l’armature territoriale de la Thelloise, Chambly a été identifiée comme le pôle
structurant. A ce titre, l’objectif de développement est concentré en majeur partie sur cette commune (1%
de croissance démographique). Il est à noter que la Ville de Chambly ambitionne de créer un pôle Gare pour
du logement, des équipements publics ainsi que des activités économiques et commerciales. Toutefois, le
choix a également été fait de répartir l’effort de développement de manière proportionnée sur l’ensemble
des communes, en soulignant également le rôle non négligeable de pôles secondaires dans la structure
territoriale, tout en permettant aux communes rurales de maintenir une croissance modérée mais positive.
De plus, il s’agit d’éviter un développement démesuré de la commune de Chambly, qui engendrerait un
déséquilibre au sein de la Thelloise. Cette disposition serait également susceptible d’entraîner une
consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers et une artificialisation trop importante par rapport
aux objectifs de la loi et du SRADDET. A contrario, les pôles secondaires et communes rurales peuvent
présenter des potentiels de densification qu’il est nécessaire d’encourager ou, a minima, de ne pas freiner,
dans l’optique de privilégier le potentiel déjà artificialisé aux extensions urbaines. Aussi, l’objectif de
produire 60% des nouveaux logements sur les pôles de l’ossature régionale a été modulé à l’échelle de la
Thelloise, conformément aux dispositions du SRADDET.
► Pôles secondaires :
Les communes présentant une population relativement importante, ainsi qu’une offre en équipements et
en services structurantes pour les communes voisines, ont été classées en tant que pôles secondaires. La23
présence d’une gare sur ou à proximité de la commune a également été considérée pour la classification
d’une commune en pôle secondaire. L’objectif pour ces communes est d’assurer une offre adaptée à la
croissance démographique, de renforcer l’attractivité des centre bourgs en confortant l’offre de services et
de commerces de proximité. Un taux de croissance démographique de 0,8% a ainsi été attribué aux pôles
secondaires.
► Communes rurales :
Les autres communes, plus petites en nombre d’habitants, ont été classifiées en communes rurales. Un
taux de croissance positif de 0,4% leur a été attribué, dans le but de soutenir une croissance modérée pour
le maintien de la population, mais aussi des services et équipements d’hyper proximité existants.
PAS 1.2.2 : Une nécessité de maintenir les classes d’âge « jeunes » et des actifs pour répondre aux
enjeux futurs
En sus d’un développement différencié et structuré du territoire, le PAS affiche l’objectif de redynamiser la
Thelloise. L’un des moyens d’atteindre cet objectif est d’afficher des ambitions en termes d’attractivité pour
la satisfaction des besoins de toutes les tranches d’âges en termes de logements, d’emploi, d’économie,
de services et d’équipements, et notamment à destination des populations actives âgées de 20 à 60 ans.
DOO
Le DOO prescrit pour chaque typologie de commune de l’armature territoriale des objectifs territorialisés,
qu’il convient d’atteindre :
► Pour le pôle structurant (Chambly) :
o 1% de croissance annuelle de la population ;
o Renforcer les équipements à fort rayonnement dans les domaines de l’éducation, du sport, de la culture, de la santé et de la recherche et du développement ;
► Pour les pôles secondaires :
o 0,8% de croissance annuelle de la population ;
o Assurer une offre adaptée à la croissance démographique et renforcer l’attractivité des centre bourgs en confortant l’offre de services et de commerces de proximité ;
► Pour les communes rurales :
o Assurer l’alimentation de l’offre existante afin de maintenir les services et équipements existants ;
o 0,4% de croissance annuelle de la population.
Ces objectifs démographiques ont été établis sur la base des tendances démographiques observées, afin
d’accompagner la croissance démographique que connait la communauté de communes depuis
maintenant plusieurs décennies. Ces objectifs ont également été différenciés par typologie de commune,24
afin de renforcer l’attractivité des pôles structurants et secondaires, sans pour autant bloquer les
possibilités de développement des communes rurales. Enfin, ces objectifs ont également été analysés au
regard de la trajectoire ZAN, afin de proposer une croissance démographique qui n’induise pas une
consommation excessive d’espaces naturels agricoles et forestiers.
Les documents de planification locaux devront être compatibles avec ces objectifs, et devront viser à les
atteindre (notamment dans les Projets d’Aménagement et de Développement Durables des PLU).
1.2 ENCOURAGER UN DEVELOPPEMENT A
TAILLE HUMAINE
1.2.1 HABITER LA THELLOISE
1.2.1.1 Fixer des objectifs de production résidentielle cohérents par rapport à
l’armature urbaine de la Thelloise
PAS 1.3.1.1 : Proposer une offre en logements de qualité et répondant au principe de mixité pour
répondre aux besoins de tous les habitants
Sur la base de la croissance différenciée définie selon l’armature territoriale (voir partie précédente), le PAS
présente le nombre de logements nécessaires pour assurer cette croissance. Pour effectuer ce calcul, le
choix a été fait de conserver la taille moyenne des ménages observée en 2021, à savoir 2,45 personnes par
logement. Malgré une tendance à la baisse de la taille des ménages à l’échelle de la France, cette donnée
tend à se stabiliser sur la Thelloise depuis 2010, aux alentours de 2,5 personnes par foyer. L’objectif est
également d’afficher une ambition forte pour assurer une mixité des typologies de logements produits. Le
but est de maintenir les familles présentes sur le territoire, tout en permettant l’arrivée de nouvelles
populations, notamment des jeunes actifs.
Un tableau figurant dans cette partie du PAS synthétise, pour chaque typologie de commune de l’armature
territoriale, le taux de croissance, l’évolution en population, et le nombre de logements à produire à horizon
2040.
Le PAS expose également les objectifs visés par cette croissance différenciée :
► Soutenir l’évolution positive de la croissance démographique du territoire, constante depuis de nombreuses années ;
► Maîtriser cette croissance pour une répartition cohérente par rapport à l’armature urbaine de la Thelloise, tout en s’inscrivant dans une logique de sobriété foncière.25
DOO
Le taux de croissance affiché dans la partie précédente du DOO est traduit dans cette partie par une
trajectoire en production de logements d’ici 2050.
Les objectifs de production de logements ont évolué entre les chiffres affichés dans le PAS, et ceux affichés
dans le DOO. Cette reprise des objectifs a été faite pour plusieurs raisons :
► Calculer les besoins à l’horizon 2050, et non plus 2045, afin de s’aligner sur les échéances de la trajectoire ZAN ;
► Ajouter dans le calcul la prise en compte du desserrement des ménages.
Les documents d’urbanisme devront s’inscrire sur la trajectoire visée dans le DOO (dont les prescriptions
sont directement opposables) en termes de production de logements, et en respectant la hiérarchie urbaine
établie. Ces logements devront être en priorité réalisés en densification des espaces déjà urbanisés.
Chambly est identifiée dans le SRADDET comme un pôle intermédiaire. Ces pôles sont identifiés au regard
des équipements présents sur a commune. Selon le SRADDET, les pôles intermédiaires doivent maintenir
un taux de 60% de logements neufs. La trajectoire de la Thelloise en termes de production de logements
concourt à la réalisation de cet objectif du SRADDET, en faisant de Chambly le pôle structurant concentrant
la majorité des objectifs de production des logements neufs (25,5% dans la seule commune de Chambly
contre environ 1,9% dans les autres communes de la Thelloise).
Des densités estimatives souhaitées sont établies afin de répondre aux besoins en logements, nécessaires
pour assurer la croissance démographique projetée, tout en prenant en compte les objectifs de sobriété
foncière. Ces densités s’appuient sur les différences en termes de besoins en fonction de l’armature
urbaine, ainsi que sur une estimation des densités résidentielles moyennes en fonction des types d’habitat.
Cette densité moyenne et souhaitée doit toutefois être adaptée en fonction des règles applicables
localement, ainsi que des caractéristiques des projets et des efforts de densification territorialisés.
Des sources bibliographiques3 ont permis de retenir des densités moyennes suivantes en fonction du type d’habitat :
► Habitat pavillonnaire : 10-20 logements par ha
► Habitat individuel dense : 50 logements par ha
► Habitat intermédiaire : 80-100 logements par ha
► Habitat collectif centre (R+2, R+3) : 150 logements par ha
► Habitat collectif HLM (barres, tours...) : 100-150 logements par ha
Ces densités ont été utilisées, comme base, pour estimer les densités possibles en fonction de la typologie
de communes. Les communes rurales présentent par exemple une densité comprise entre 20 et 25
logements par hectares, soit un peu plus que la densité caractéristique de l’habitat pavillonnaire.
3 Sources utilisées pour le choix des densités :
- Allen B., Bonetti M., Werlen J., Juillet 2010, Entre individuel et collectif : l'habitat intermédiaire, PUCA, USH - CEREMA, Mai 2022, La densité de logement dans les opérations d'aménagement en extension urbaine26
Les futures opérations devront donc s’approcher le plus possible des densités souhaitées, afin de respecter
les hectares consommées à destination de logements. Il faudra toutefois veiller à une adéquation entre la
production de ces logements, et la capacité de la commune en termes d’équipements. Les densités
souhaitées sont donc ambitieuses, mais elles sont cohérentes avec les tendances actuelles, et avec les
ambitions de réduction de l’artificialisation des sols.
Pour finir, le calcul des besoins en logements prend en compte la notion de desserrement des ménages,
afin d’être plus proche de la réalité. La taille des ménages à l’échelle du territoire intercommunal est estimée
à 2,46 occupants par résidence principale en 2021. La taille des ménages n’a fait que diminuer ces dernières
décennies. Il a donc été choisi de prendre pour les calculs une taille des ménages estimée à 2,40 entre 2022
et 2036, puis estimée à 2,35 entre 2036 et 2050. Cette prise en compte du desserrement des ménages
permet d’anticiper une demande en logements plus importante en raison d’une occupation moins
importante des logements.
1.2.1.2 Proposer une offre en logements de qualité qui réponde au principe de mixité
PAS 1.3.1.1 : Proposer une offre en logements de qualité et répondant au principe de mixité pour
répondre aux besoins de tous les habitants
Le PAS exprime le besoin de diversifier le parc de logements de la Thelloise, afin de mieux répondre aux
besoins de la population, et aux différents parcours résidentiels. Celui-ci est en effet majoritairement
constitué de logements de grande taille (T5 ou plus). Proposer des logements de plus petite taille contribue
également à attirer une population plus jeune, ce qui est cohérent avec l’hypothèse posée dans la partie
1.2.2 du PAS (maintien de la population comprise entre 20 et 60 ans).
PAS 1.3.1.2 : Encourager les formes d’habitat diversifiées
Afin de diversifier le parc de logements, le PAS s’appuie sur les chiffres énoncés dans le PLH de la
COMMUNAUTÉ DE COMMUNES THELLOISE. Le programme du PLH contient aussi la réalisation d’un
certain nombre de logements sociaux, sur la base de l’hypothèse du maintien des taux observés en 2008
et 2019. Cette production de logements sociaux est répartie entre les petits types, les prêts locatifs aidés
d’intégration (PLAI) et les prêts locatifs à usage social (PLS). En cohérence avec ce scénario du PLH,
l’objectif du PAS est de proposer une offre de logements adaptée aux besoins des habitants de la Thelloise.
DOO
Le DOO fixe des objectifs de production annuels, mais il prescrit aux documents d’urbanisme de prendre
également en compte l’aspect qualitatif de ces constructions (mixité sociale, urbaine et architecturale). Ces27
objectifs qualitatifs seront adaptés au contexte local, les enjeux et objectifs étant identifiés pour chaque
commune par le biais de diagnostics précis. Les documents d’urbanisme devront notamment être
compatibles avec les orientations du Programme Local de l’Habitat (PLH) de la Thelloise, qui est en cours
d’élaboration. Le Guichet de l’Habitat de la communauté de communes Thelloise pourra être consulté pour
toute question liée à l’habitat et au logement. Des modes de portage foncier adaptés pourront être engagés
lorsque cela est pertinent, comme le Bail Réel Solidaire (BRS). En ce qui concerne les logements sociaux,
l’impact des projets de vente ou de réhabilitation sur le parc social devra être pris en compte dans les
besoins en logements des communes.
Les logements devront en priorité être construits en densification urbaine (dents creuses, friches…), en
remise sur le marché de logements vacants et en mutabilité des bâtiments existants. C’est seulement dans
un second temps que ces logements peuvent être envisagés en extension urbaine, si la commune ne
présente pas suffisamment de potentiel de densification. Il est également recommandé de s’appuyer sur
l’étude densité du CAUE en annexe du DOO, afin de concilier la densité urbaine et la qualité du cadre de vie.
Les objectifs de production de logements seront adaptés aux projets économiques d’ampleur locaux.
1.2.1.3 Répondre aux besoins en logements dans une logique de sobriété foncière et de
lutte contre l’artificialisation des sols
PAS 1.3.1.2 : Encourager les formes d’habitat diversifiées
Le PLH énonce notamment la répartition de la réalisation de son programme sur la base de la mobilisation
des logements vacants, sur la densification du tissu actuel, et ensuite seulement en constructions
nouvelles. Le programme permet donc, sur la période du PLH (2025-2031), de réaliser 32% des résidences
principales sans consommation d’espace.
Le SCoT doit se baser sur ce scénario du PLH pour proposer une offre de logements adaptée aux besoins
de la population, tout en définissant une programmation prudente et contrôlée qui limite l’artificialisation
des sols.
DOO
Le DOO recommande aux documents d’urbanisme de clairement identifier les potentiels de constructions
en densification (dents creuses), en remise en état des bâtiments vacants et/ou dégradés, en reconversion
du bâti existant… Les coupures d’urbanisation entre les villages et avec les hameaux devront être
maintenues. Le développement urbain devra être réalisé en priorité sur les zones bénéficiant d’un
raccordement au système d’assainissement collectif. Le développement urbain devra être examiné au
regard du contexte de chaque commune, et devra être justifié avec les enjeux et besoins de chaque
commune.
Le DOO recommande de mettre à jour les documents d’urbanisme, notamment par le biais de révision des
PLU, afin de les rendre compatibles avec le SCoT. Ces mises à jour doivent notamment viser à réduire les28
zones à urbaniser lorsque celles-ci ne sont plus compatibles avec les objectifs de sobriété foncière de la
communauté de communes.
1.2.1.4 Agir contre le mal-logement et la précarité énergétique
PAS 2.1.0.1 : Permettre à tous d’accéder au logement (dont l’offre locative sociale)
PAS 2.1.0.2 : Agir contre la précarité énergétique
Le SCoT vise à garantir un accès équitable au logement pour tous, en intégrant une offre locative sociale
adaptée et en luttant contre la précarité énergétique. Cette approche répond à un double enjeu : d’une part,
permettre à chaque individu de vivre dans des conditions dignes, tout en facilitant ses déplacements et en
limitant son impact environnemental ; d’autre part, favoriser la réhabilitation des logements existants afin
de préserver les ressources foncières et de limiter l’artificialisation des sols. La rénovation énergétique des
bâtis anciens s’inscrit pleinement dans cette logique, en réduisant la consommation énergétique et en
améliorant le confort des habitants. Par ailleurs, la Loi Climat et Résilience renforce cette dynamique en
imposant progressivement des restrictions sur la location des logements énergivores, incitant ainsi à une
amélioration globale du parc immobilier.
Afin d’accompagner l’aide à la décision, la Thelloise réalise en 2025 une thermographie aérienne qui
informera les habitants quant aux déperditions de chaleurs issues des habitations et bâtiments.
DOO
Le DOO prescrit plusieurs leviers pour encourager la réhabilitation énergétique des logements : S’appuyer
sur la thermographie aérienne de la CC Thelloise ; Intégrer des objectifs sur cette thématique dans les
PADD ; Intégrer des mesures règlementaires prévues par le code de l’urbanisme permettant de déroger à
certaines règles afin de permettre la rénovation énergétique.
Il prescrit également l’accroissement des énergies renouvelables dans le mix énergétique servant au
chauffage des bâtiments, ou encore d’informer la population sur l’obligation de ravalement des façades
tous les 10 ans, ainsi que sur les éventuels cahiers des charges et aides mises en place localement.
Une réflexion sur une Opération Programmée pour l’Amélioration de l’Habitat peut être engagée, et il est
recommander de s’appuyer sur les partenariats mis en place par la CC Thelloise afin d’aider locataires et
propriétaires de logements à rénover leur logement ou être relogés.29
1.2.2 TRAVAILLER DANS LA THELLOISE ET
DEVELOPPER L’ECONOMIE LOCALE
Le DOO définit une armature des pôles économiques principaux du territoire intercommunal. Les
prescriptions et recommandations de la suite du DOO visent donc à renforcer les fonctions de chaque pôle,
et de renforcer l’attractivité du territoire en mettant en valeur ses ressources, et en développant l’offre
d’emplois du territoire.
1.2.2.1 Accompagner les filières stratégiques du territoire et encourager l’essor de
nouvelles entreprises
PAS 1.3.2.1 : Favoriser une économie dynamique et attractive, créatrice d’emplois locaux
Il a été fait le choix dans le PAS de favoriser un développement démographique qui vise à l’accueil de
populations jeunes, et donc actives. Cet objectif doit donc s’accompagner d’une stratégie de
développement et de diversifications de l’emploi local, afin d’assurer à chacun de pouvoir trouver un emploi
sur le territoire intercommunal, afin que chacun puisse y trouver sa place et afin de réduire les migrations
pendulaires vers l’Ile de France et le bassin du Beauvaisis
PAS 1.3.2.3 : Développer une économie variée
Le PAS encourage le principe de diversification des activités du territoire. L’objectif est de contribuer au
dynamisme économique du territoire, mais de diversifier les emplois pour la population. La COMMUNAUTÉ
DE COMMUNES THELLOISE vise notamment à développer les emplois dans l’économie touristique durable
et qualitative (Cf Ambition III, partie 3.2).
1.3.3.4 : Planifier le développement des zones économiques pôles
Le PAS insiste sur la position de la COMMUNAUTÉ DE COMMUNES THELLOISE à proximité de l’Île-de-
France, de Beauvais et de la Vallée de l’Oise, qui en fait un territoire attractif. Il est donc nécessaire de
valoriser cette position avantageuse en développant des projets économiques d’envergure régionale tout
en continuant d’accueillir des entreprises locales et de nouvelles entreprises
Ces pôles doivent contribuer à la réindustrialisation, à la décarbonation, au développement des filières
d’avenir, ou encore au report modal et à la logistique par voie fluviale.
Afin d’atteindre ces objectifs, les zones d’activités de la Communauté de Communes jouent un rôle
essentiel. Elles sont à l’origine d’une partie importante des emplois du territoire, et permettent à la
collectivité de rayonner au-delà de ses frontières. La ZAE de Chambly constitue à ce titre le secteur d’emploi30
principal du territoire. Également, les secteurs de Neuilly en Thelle et ceux connectés à la RD 1001
présentent des potentiels de développement économique. Ainsi, préserver ces zones d’activités, favoriser
leur densification et permettre leur évolution, constituent un enjeu important pour le SCoT.
PAS 3.1.2.5 : Permettre un développement et une exploitation durable des ressources minérales du
territoire
La Thelloise dispose de plusieurs carrières. Celles-ci représentent un potentiel en termes de ressources,
qui permettrait de favoriser le développement de l’économie locale et circulaire.
Le PAS insiste sur la prise en compte de toutes les étapes de l’occupation d’une carrière. Il s’agit d’abord
de permettre l’exploitation de ces ressources minérales, en cohérence avec les besoins locaux de
matériaux. Ensuite, la logistique doit être organisée de manière à permettre une exploitation raisonnée de
la carrière, et de réduire les nuisances induites par le trafic de poids lourds. Enfin, il faut anticiper la
valorisation de ces carrières une fois l’exploitation terminée. Cette valorisation peut se faire par le biais de
projets de renaturation, ou encore à des projets d’énergies renouvelables.
DOO
Le DOO énumère des prescriptions visant à favoriser le développement économique du territoire, ainsi que
la création d’emplois variés. L’objectif est de permettre le maintien et le développement des entreprises, en
encourageant l’entreprenariat, ou encore en renforçant les relations entre les entreprises et la CC, en
s’appuyant sur le service Développement Economique, Touristique et de l’Emploi. Sont ciblées en particulier
les Zones d’Activités Economiques (ZAE), qui ont fait l’objet d’un inventaire permettant, entre autres, de
faire un état des lieux de leur occupation et possibilités de développement et de renouvellement. La carte
de synthèse du DOO localise, en outre, les zones économiques faisant l’objet de projets de développement
ou d’extensions. Parmi ces projets, le cas de Chambly – Belle-Eglise fait l’objet d’un développement
particulier dont l’objectif est de réaliser un projet qui soit en adéquation avec les besoins réels du territoire
et réponde à une logique de sobriété foncière. Ce projet a été retravaillé maintes fois, en concertation avec
les collectivités, les porteurs de projet, les services de l’Etat et les associations, afin de proposer un projet
cohérent répondant à l’intérêt général. Cet intérêt général pour la Thelloise est, en outre, confirmer par
plusieurs jurisprudences administratives successives (jugement du 23 février 2021 du Tribunal
Administratif d’Amiens, Arrêt du 17 mai 2022 de la Cour Administrative d’Appel d’Amiens et décision du
Conseil d’Etat du 10 janvier 2024). A noter également qu’il fait l’objet d’une candidature au titre des PER
(projets d’envergure régionale) proposée par la Région Hauts-de-France. Le projet Chambly-Belle Eglise
est situé sur le pôle intermédiaire du territoire identifié au SRADDET. Le SRADDET rappelle lui-même que
l’intensification du développement urbain dont économique doit se faire dans les pôles de l’ossature
(Chambly) et notamment autour des nœuds de transports.
Au titre des transports, la Thelloise, en tant qu’Autorité Organisatrice de la Mobilité, permettra la
desserte du site grâce à son transport collectif le Pass Thelle Bus. Le site du projet est, par ailleurs,
parfaitement raccordé aux réseaux routiers de la RD 1001 qui jouxte le site ainsi qu’au réseau autoroutier
de l’A16, A1 et A104. De même, cette zone est également très proche d’infrastructures fluviales31
d’importance. En effet, elle est située à 11 kms du port de Bruyères sur Oise dans le Val d’Oise à 19 kms du
Port de Saint Leu d’Esserent et à 21 kms du port de Creil-Nogent. Elle est aussi située à 35 kms de l’aéroport
international de Roissy CDG.
Par ailleurs, dans le contexte du développement de l’Aéroport à l’horizon 2035-2050, qui devrait
engendrer quelques 26 000 emplois en plus à l’horizon 2050, la présence de ce nouvel outil industriel à
destination des entreprises du territoire est une réelle opportunité.
Le projet ALSEI a été réfléchi en offrant un espace d’accueil pour les entreprises innovantes, avec
une dimension qui répond à la tendance du marché d’immobilier économique actuel et avec des
installations modernes et vertueuses pour l’environnement.
De plus, le projet de développement de la zone Chambly-Belle-Eglise s’inscrit intégralement dans
la dynamique de réindustrialisation en permettant l’accueil d’entreprises industrielles. En effet, la dimension
et la modernité de ce parc d’activité et du bâtiment logistique permettront d’attirer des entreprises
industrielles, notamment celles développant les nouvelles technologies.
Les constructions projetées seront des bâtiments durables qui assurent la qualité de vie et la santé
des occupants, permettent la maîtrise de leurs impacts sur l’environnement et assurent une performance
énergétique optimale, en utilisant autant que possible les énergies renouvelables et les ressources
naturelles et locales. Aussi, ce projet s’inscrit parfaitement dans les ambitions REV 3 que porte la Région
Hauts de France. En particulier, seront prévus des systèmes de gestion des eaux pluviales, de traitement
des eaux de voiries, de développement de la biodiversité, d’espaces paysagers et d’installation de panneaux
photovoltaïques.
Le secteur est situé dans une zone à fort potentiel économique, facilitant les échanges avec les
autres territoires, notamment l’étranger.
Il est utile de rappeler que la zone est identifiée dans les zonages des PLU de Chambly et Belle-
Eglise depuis plusieurs années. Les PLU des deux communes ont fait l’objet de procédure de mise en
compatibilité pour ce projet d’intérêt général.
L’implantation de nouvelles entreprises devra se faire en priorité par des actions de densification, et en
utilisant les réserves foncières. Les entreprises devront s’intégrer de manière qualitative dans leur
environnement paysager et urbain. Le DOO vise à favoriser l’implantation d’entreprises innovantes, à
favoriser l’économie circulaire, ainsi que l’économie sociale et solidaire.
Le DOO impose également aux documents d’urbanisme de prendre en compte les projets à confirmer sur
le territoire : le projet de zone de développement économique sur le territoire Chambly/Belle-Eglise, ainsi
que le projet de barreau intercommunal de Noailles.
Les documents d’urbanisme devront permettre l’aménagement d’espaces économiques principalement
dans les ZAE existantes, ou bien sur des espaces attenants, ou sur des sites isolés et diffus lorsque l’intérêt
général du projet est justifié, et lorsque son implantation ne dégrade pas de manière excessive son
environnement paysager et urbain. Il est également recommandé de privilégier l’émergence de tiers-lieux,
d’espaces de coworking, et d’hôtels d’entreprises.
Pour finir, le DOO présente des prescriptions permettant une exploitation durable des ressources minérales
présentes sur le territoire intercommunal. Il s’agit de prendre en compte l’entièreté du cycle de vie de ces32
carrières : L’ouverture de nouvelles carrières si le besoin est justifié ; Prendre en compte l’accessibilité et
les flux induit par les activités lors de l’exploitation ; Permettre la mutation des anciennes carrières, par
exemple vers de projets de renaturation ou de production d’énergies renouvelables.
1.2.2.2 S’affirmer, s’approprier les dynamiques, maîtriser les effets secondaires de
l’attraction des territoires voisins
DOO
Le DOO indique la nécessité de prendre en compte les orientations, prescriptions et recommandations
dictées dans le DAACL, annexé au SCoT. Il s’agit notamment de poursuivre une politique de promotion
territoriale, dans le but d’attirer des entreprises pourvoyeuses d’emplois, innovantes…
Le DOO recommande également de renforcer l’offre alternative à la voiture individuelle, notamment par le
biais du développement des outils de communications, et par le biais de la mise en place de moyens de
déplacements partagés. Il recommande également d’envisager la mutualisation de l’offre de services et de
transport avec les EPCI limitrophes.
1.2.2.3 Favoriser les opérations de renouvellement et de densification pour le
développement économique
PAS 1.3.2.4 : Organiser l’accueil des activités
L’ambition de développement économique et de diversification des activités nécessite une capacité
d’accueil à trouver. Cette capacité sera également trouvée dans les zones d’activités existantes. Un
Inventaire des Zones d’Activités Economiques (IZAE) sur les zones d’activités gérées directement par
l’intercommunalité a été réalisé afin d’estimer le potentiel de renouvellement de ces zones. Ce recensement
met en évidence une faible vacance des locaux d’activités, de faibles possibilités de mutabilité et peu
d’espaces disponibles. Néanmoins, ce constat est à mettre à jour au fil de l’évolution des ZAE, afin
d’exploiter leur plein potentiel et d’éviter toute dégradation.
En parallèle, la Communauté de communes est attentive à rechercher la densification des zones d’activités
économiques lorsqu’elle en a la maîtrise foncière ou à travers des recommandations lors de la révision des
PLU des communes qui portent des zones d’activités.
Sur les zones d’activités sur lesquelles la Communauté de Communes n’a pas la gestion (gestion privée),
un travail d’incitation et de sensibilisation vers les entreprises est et sera mené, afin de favoriser une
densification de toutes les zones d’activités économiques du territoire.
Ce travail permettra donc une optimisation et donc une densification de l’activité économique sur ces
zones, réduisant l’artificialisation liée à l’accueil de nouvelles activités.33
Les friches industrielles présentent également un potentiel important pour l’accueil de nouvelles activités
économiques. Une carte dans le PAS présente les friches industrielles du territoire qui pourraient faire
l’objet d’un projet de renouvellement urbain. Certaines de ces friches étant industrielles, il y a des risques
de pollution des sols, ce qui justifie d’y développer en priorité des projets économiques, même si des projets
résidentiels peuvent y être développés. Dans tous les cas, un projet de renouvellement doit prendre en
compte les risques industriels et technologiques.
DOO
Le DOO indique que les activités économiques devront en priorité être installées dans les zones existantes,
en densification ou en requalification. Les friches constituent à cette fin un potentiel important, qui devra
être exploité dans les documents d’urbanisme.
Les projets économiques devront en priorité être réalisés à une distance suffisante des zones d’habitations,
et des secteurs sensibles (écoles, EPHAD…). Lorsque cela n’est pas possible, les nuisances et pollutions
générées par ces projets devront être prises en compte.
Les prescriptions du Document d’Aménagement Artisanal et Commercial et Logistique (DAACL) devront
également être prises en compte dans les documents d’urbanisme. Ces prescriptions visent en effet à
permettre les évolutions des zones d’activités, la mise en place d’une stratégie de développement
économique adaptée…
Cette partie du DOO contient également des prescriptions visant à mieux intégrer les ZAE dans leur
environnement urbain et paysager. Il est notamment recommandé d’entretenir les voiries et les espaces
verts, de moderniser l’éclairage public, de prévoir une signalétique adaptée… Ces mesures visent à
conserver et renforcer l’attractivité de ces zones.
Pour finir, le rôle de la Communauté de communes Thelloise en tant que Personne Publique Associée (PPA)
doit être conforté, afin de permettre une bonne prise en compte des communes et EPCI limitrophes en ce
qui concerne les activités et les équipements.
1.2.2.4 Affirmer l’agriculture comme une ressource pour le développement territorial
PAS 1.3.2.2 : Soutenir et développer l’agriculture et l’artisanat
PAS 3.1.2.4 : Préserver l’agriculture, ressource pour le développement territorial
Bien que le PAS indique la nécessité de diversifier les activités présentes sur le territoire, il insiste également
sur la nécessité de soutenir et développer les activités agricoles et artisanales, qui occupent une place non
négligeable dans l’économie locale. Un partenariat avec la Chambre d’Agriculture est en discussion afin de
promouvoir les circuits-courts, la diversification des activités agricoles, l’accompagnement des pratiques…
Le PAS identifie la diversification des activités agricole comme un levier de dynamisation de ce secteur.
Environ un tiers des agriculteurs du territoire se sont déjà diversifiés vers des activités complémentaires à34
l’agriculture (agro-tourisme, production d’énergies renouvelables, circuits-courts…), et beaucoup d’autres
seraient intéressés par une telle diversification.
Cette diversification s’inscrit dans plusieurs autres objectifs du PAS : Développement des énergies
renouvelables, développement du tourisme sur la base de la mise en valeur des savoir-faire locaux…
Pour ce qui est de l’artisanat, le PAS identifie son renforcement et son développement comme un levier de
valorisation du savoir-faire local.
DOO
Le DOO prescrit de s’appuyer sur le diagnostic agricole réalisé par la chambre d’agriculture afin de renforcer
la connaissance sur les espaces agricoles, ce qui permettra de définir une stratégie pour maintenir et
développer les exploitations. Le DOO prescrit aussi de favoriser les circuits couts, et de mettre en place des
outils adaptés pour protéger les terres irrigables.
Le DOO contient ensuite des prescriptions et des recommandations visant à protéger les espaces agricoles
de l’urbanisation. Le développement urbain doit se faire en priorité sur en densification urbaine, afin de
préserver les espaces agricoles du mitage. Les extensions sur les espaces agricoles, lorsqu’elles sont
justifiées et ne remettent pas en cause l’activité agricole, pourront présenter des espaces tampons, afin de
réduire l’impact paysager des projets.AMBITION II : UN TERRITOIRE VIVANT36
2.1 VIVRE DANS LA THELLOISE
2.1.1 CONFORTER UN MAILLAGE COMMERCIAL DE
PROXIMITE ET RENFORCER L’ATTRACTIVITE DES
CENTRES-VILLES ET VILLAGES
PAS 1.3.3.2 : Préserver le maillage structurant des équipements pour satisfaire aux besoins des
habitants (santé, soins, sport, culture, loisirs…)
Le PAS prévoit de préserver les équipements nécessaires pour répondre aux besoins de la population
existante, et pour renforcer l’attractivité du territoire afin d’attirer de nouveaux habitants.
En matière d’équipements scolaires, il s’agit de conserver les écoles des villages, et les collèges des
polarités, ou bien d’envisager des regroupements scolaires en fonction des besoins locaux. Par ailleurs,
l’ensemble des communes organisent des services périscolaires seules ou en regroupement permettant
d’assurer un accueil des enfants, avant et après l’école, indispensable pour attirer et maintenir les familles
sur place.
L’offre de santé doit être développée, et la dynamique culturelle doit être soutenue.
Ces équipements essentiels sont nécessaires pour entretenir et renforcer l’attractivité du territoire. Cela
permettra d’attirer des populations nouvelles, notamment des jeunes ménages pour lesquels la présence
d’une école est déterminante.
Pour finir, le déploiement de l’offre numérique sur le territoire sera poursuivi, de même que pour les réseaux
de télécommunication. Ces réseaux sont de plus en plus importants, en raison du numérique qui prend une
place de plus en plus importante dans notre quotidien, et du télétravail qui s’est fortement développé
(notamment depuis la pandémie de la Covid-19).
PAS 2.1.1 : Répondre aux besoins de tous les habitants en confortant une offre de services de proximité
PAS 1.3.3.3 : Encourager le maillage de l’offre commerciale de proximité au plus près des habitants
En plus d’inciter à l’accueil de nouveaux habitants, développer et maintenir les services et commerces des
centres-villes contribue aussi à réduire les déplacements. Pour cela, les commerces doivent correspondre
aux besoins réguliers des habitants, notamment des personnes fragiles (personnes âgées…), et viser en
priorité la réappropriation des locaux vacants et cibler les zones de passage fréquentées. Le PAS indique
également que les aménagements doivent être de qualité, afin de rendre plus attractifs ces polarités de
commerces et services, en améliorant le confort des usagers. Cela contribue aussi à renforcer l’attractivité
touristique des centres-villes (en lien avec la deuxième partie de l’ambition III), et à créer de l’emploi.37
PAS 2.2.4.2 : Encourager les projets d’économie circulaire
Le PAS encourage également un aménagement qui permette de se rapprocher du modèle de la ville du
quart d’heure, c’est-à-dire un modèle de ville idéal, où tous les services essentiels sont à une distance d’un
quart d’heure à pied ou à vélo. Dans un territoire comme celui de la Thelloise et en particulier au sein des
communes rurales, ce modèle même s’il n’est pas réalisable partout, doit inspirer les principes
d’aménagement favorisant une réduction des déplacements. Le renforcement des services et des
commerces de proximité contribue directement à réaliser cet objectif.
DOO
Afin de traduire les objectifs fixés dans le PAS en termes de maillage commercial de proximité, le DOO
s’appuie sur une structure qui se rapproche de l’armature territoriale définie au début du PAS. La structure
est la suivante :
► Le pôle majeur, qui concentre plus du quart des commerces du territoire, et bénéficie de l’implantation des Portes de l’Oise. L’objectif est de consolider le rôle de ce pôle, en tant que foyer principal de grande distribution ;
► Les pôles intermédiaires (Noailles, Sainte-Geneviève, Neuilly-en-Thelle, Angy et Précy-sur-Oise), qui offrent des commerces diversifiés en centre-ville, notamment quelques grandes surfaces de vente, essentiellement alimentaires, à leur périphérie. L’objectif est d’y relayer plus localement l’offre commerciale, tout en participant à l’animation des centres-villes ;
► Les pôles de proximité (Berthecourt, Cires-lès-Mello, Boran-sur-Oise, Le Mesnil-en-Thelle et Balagny- sur-Thérain) qui présentent quelques commerces de centre-bourg. L’objectif est de maintenir l’attractivité de ces communes rurales, en confortant et développant une offre d’hyper proximité, qui peut répondre aux besoins des communes rurales proches, dépourvues de commerces
Le DOO prescrit de suivre cette répartition pour respecter les prescriptions définies dans le Document
d’Aménagement Artisanal et Commercial et Logistique (DAACL), afin de respecter des règles
d’implantations différenciées entre le pôle majeur, les pôles intermédiaires et les pôles de proximité. Cela
permettra de renforcer les centralités des communes identifiées comme localisations préférentielles, mais
de tout de même maintenir l’attractivité des communes rurales, par le biais d’une offre d’hyper-proximité.
Le développement du commerce pourra notamment être encouragé par le biais de la délimitation de
linéaires dédiés au commerce et à l’artisanat sur les zonages des documents d’urbanisme, ainsi que des
règles spécifiques en matière de stationnement, compatibles avec la mise en valeur des commerces.
Le DOO recommande également de soutenir, accompagner et valoriser les commerçants et artisans
présents sur l’ensemble des communes, et non seulement dans les pôles majeurs et intermédiaires. Il s’agit
également d’encourager l’achat de proximité. Le DOO encourage également de nouvelles implantations
commerciales, par le biais d’un accompagnement à l’entreprenariat, et une transmission d’activités
facilitée.
En plus du renforcement du maillage commercial de centre-ville et de centre-bourg, le DOO vise également
le maintien de l’attractivité des zones d’activités de la Thelloise concentrant services et emplois. Cela passe38
notamment par l’entretien régulier des espaces publics, mais il s’agit aussi d’éviter les effets de
concurrence et de favoriser la complémentarité entre les zones commerciales, les commerces de situés
en centre-ville, et les zones d’activités présentes aux abords du territoire.
2.1.2 TENDRE VERS UN REEQUILIBRAGE SUR LE
TERRITOIRE DE L’OFFRE DE SERVICE DE PROXIMITE
PAS 1.3.3.1 : Conforter un maillage solidaire d’équipements, de services et de commerces
Le PAS pose deux objectifs en termes d’équipements, de services et de commerces de proximité. Tout
d’abord, pour les communes qui en possèdent de nombreux, le document pose pour objectif de les
préserver, voire de les développer. Pour les communes qui n’en possèdent aucun, l’objectif est de renforcer
et dynamiser les centres-villes, afin de les rendre favorables à l’implantation de commerces et services de
proximité, comme les Espaces France Services. Limiter le développement de zones commerciales
périphériques est aussi un moyen de redynamiser les centres-villes, notamment ceux des communes
rurales. Le PAS expose donc la volonté de la Thelloise de permettre le développement de l’attractivité de
l’ensemble des communes qu’elles soient rurales, pôles secondaires ou pôle structurant.
PAS 2.1.3.1 : Réduire les déplacements en adaptant les modes d’urbanisation
En lien avec la partie suivante, développer les services et les commerces de proximité est également un
bon moyen pour réduire les déplacements inutiles. C’est donc un mode d’urbanisme qui rend possible une
mobilité plus vertueuse, tant en termes sociaux (accessibilité des services à tous) que environnementaux
(réduction des pollutions induites par le transport individuel).
DOO :
En complément des commerces, le DOO vise au renforcement de l’offre de services de proximité,
notamment afin de renforcer l’attractivité des espaces ruraux, où les services de proximité sont parfois
manquants.
L’offre de services et d’équipements doit être cohérente avec la production de logements projetée dans le
PAS, afin de s’assurer de la capacité de la collectivité d’accueillir de nouvelles populations. La stratégie du
DOO s’appuie une fois encore sur l’armature territoriale, afin de renforcer les centralités dans les communes
centrales, mais sans délaisser pour autant les communes rurales.
Le DOO prescrit le développement et la préservation de l’offre médicale, ou encore des services et
équipements pour l’enfance et la petite enfance. Il est également indiqué la nécessité d’améliorer39
l’accessibilité à ces services, en s’inspirant de l’exemple des Espaces France Services. Le développement
des nouvelles technologiques, notamment le Réseau Très Haut Débit, contribueront aussi à renforcer
l’attractivité des communes.
Enfin, le DOO recommande de mettre à disposition des lieux de permanence avec les différents partenaires
(logement, énergie…) et créer des espaces ressources sur le territoire.
2.1.3 DEVELOPPER ET VARIER LES MODES DE
DEPLACEMENT AU SEIN DE LA THELLOISE ET AU-DELA
PAS 2.1.3 : Optimiser les déplacements dans le territoire
Optimiser les modes de déplacements du territoire vise à répondre à plusieurs objectifs. Cela permet de
réduire les inégalités d’accès, à limiter les émissions de gaz à effet de serre du secteur du transport, à
permettre une meilleure desserte des secteurs clés du territoires (équipements, zones d’activités, centres-
villes…), ou encore de soutenir un développement économique et démographique durable.
PAS 2.1.3.3 : Développer les modes « actifs » (marche, vélo)
Afin de réduire l’utilisation de la voiture, le PAS préconise le développement des mobilités actives,
principalement constituées par la marche à pied et le vélo. Les mobilités actives sont également
essentielles puisqu’elles permettent de mutualiser les besoins de mobilité et la pratique d’une activité
physique et sportive nécessaire à la bonne santé des habitants, en plus de favoriser la découverte du
territoire par la promenade (slow-tourisme : voir la deuxième partie de l’ambition 3).
Pour cela, il sera nécessaire de développer des itinéraires piétons et cyclables sécurisés et de bonne qualité
paysagère, afin de donner envie aux habitants de les emprunter. L’intercommunalité a réalisé plusieurs
projets de voies douces et envisage d’autres liaisons de ce type sur le territoire mais aussi en lien avec les
territoires voisins et le Conseil Départemental.
PAS 2.1.3.5 : Soutenir les transports en commun et privilégier le développement de l’urbanisation sur
les secteurs desservis et renforcer les liaisons transports en commun inter-territoires
PAS : 2.1.3.4. Promouvoir l’écomobilité
Le deuxième levier pour réduire l’utilisation de la voiture est le développement des transports en communs.
Plusieurs actions sont préconisées dans le PAS pour y parvenir.40
Tout d’abord, il faut faciliter l’usage du Transport A la Demande (TAD) mis en place par la COMMUNAUTÉ
DE COMMUNES THELLOISE (le Pass Thelle Bus), mais également développer ce réseau flexible de
transport en commun qui permet de favoriser un accès à tous aux transports en communs. Pour ce faire,
il s’agira d’adapter la couverture et la fréquence. Ce réseau permet toutefois déjà de relier les communes
structurantes de la Thelloise, notamment celles qui disposent d’une gare, mais aussi de se rendre à
Beauvais ou Persan, qui disposent d’une gare avec des trajets quotidiens avec Paris.
Le PAS met également en avant la volonté de la COMMUNAUTÉ DE COMMUNES THELLOISE de renforcer
les liaisons en transports en communs vers les territoires voisins. Il s’agit notamment d’améliorer la
desserte vers l’Agglomération Creil Sud Oise, et de mettre en valeur l’opportunité représentée par la liaison
Creil Roissy.
Pour finir, une enquête menée par la Thelloise a permis d’identifier les principaux motifs qui poussent les
habitants à ne pas utiliser les transports en communs :
► Les fréquences sont insuffisantes ;
► Les services ne desservent pas le domicile ou le lieu de travail des personnes interrogées ;
► Peu de transports sont disponibles ;
► Les personnes interrogées ne sont pas assez informées sur les offres de service.
Des actions devront être prises en s’appuyant sur ces problématiques afin de réduire les blocages qui
limitent l’utilisation de ces transports en communs. A cette fin, des actions de communication sont
entreprises pour informer sur le service existant, des partenariats avec les entreprises pourvoyeuses
d’emplois peuvent être envisagés afin de promouvoir une meilleure organisation des déplacements
domicile/travail.
Enfin, la CC Thelloise est partie prenante avec la Région de la mise en place des Contrats Opérationnels de
Mobilité (COM) et des Plans d’Action communs en matière de Mobilité Solidaire (PAMS). Pour
accompagner au mieux les personnes vulnérables.
PAS : 2.1.3.2. Optimiser l’usage de la voiture dans un mode plus partagé
Malgré les efforts faits pour réduire l’utilisation de la voiture, celle-ci reste indispensable pour un territoire
aussi rural et peu dense que la Thelloise. Il est toutefois possible d’en optimiser l’utilisation afin de réduire
les nuisances qui lui sont liées, et de favoriser un usage solidaire et économe de ce moyen de transport
fortement énergivore et générateur de nuisances (nuisances sonores, pollutions, émissions de gaz à effet
de serre...). Le PAS indique donc la volonté de promouvoir l’auto-stop organisé, l’autopartage, le
covoiturage… Il s’agit aussi de favoriser l’intermodalité entre la voiture et les transports collectifs (parkings
relais…). La CC a notamment signé en 2024 un partenariat avec une plateforme de covoiturage afin de
faciliter la mise en place des dispositifs de covoiturage.
La voiture électrique devient une alternative permettant de concilier le confort permis par l’utilisation de la
voiture, et la réduction des nuisances qui y sont liées. Afin de rendre son utilisation possible, la
COMMUNAUTÉ DE COMMUNES THELLOISE dispose d’ores et déjà de 17 bornes de recharges. Celles-ci
ont été installées en association avec le Syndicat d’énergie de l’Oise (projet Mouv’Oise).41
Le PAS indique la volonté du SCoT de rendre possible et d’encourager la poursuite de ces efforts.
DOO :
Le DOO indique que les documents d’urbanisme devront prendre en compte et mettre en œuvre le plan
d’action du Plan de Mobilité Simplifié et du Schéma Directeur des voies douces, ainsi que les orientations
du Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET).
Le DOO prescrit de fonder le développement urbain futur sur l’armature territoriale du SCoT. Cela permettra
de rapprocher la population de leurs lieux de travail, et des commerces et services de proximité, ce qui aura
pour conséquence de réduire les déplacements. Cette densification et mixité doit être privilégiée à proximité
des gares, afin de favoriser la transmodalité.
Pour inciter au transport en commun, le DOO prescrit de développer le réseau du Pass Thelle Bus, et il
recommande de développer le réseau de transport en commun afin de faciliter les déplacements domicile-
travail. Il prescrit également de développer la multimodalité sur les lieux publics, notamment au sein des
pôles Gare, et par le biais de l’aménagement de parkings relais.
Le DOO recommande également de développer les mobilités actives, notamment afin de desservir les
zones d’activités économiques, et en liaison avec les territoires voisins. Pour cela, il est prescrit le
renforcement du réseau de pistes cyclables.
Les termes de la loi LOM doivent être respectées. Cette loi prévoit l’obligation d’installer des bornes de
recharge dès le 1er janvier 2025, pour les bâtiments non résidentiels disposant d’un parc de stationnement
de plus de 20 places, ainsi que le déploiement d’au moins un point de recharge pour les véhicules
électriques et hybrides rechargeables, dont au moins un sera dimensionné pour permettre l’accès aux
personnes à mobilité réduite. Ils devront prévoir 1 place par tranche de 20 emplacements de parking. Le
respect de ces règles permettra de créer des conditions qui favorisent une utilisation plus importante des
véhicules électriques. Le DOO recommande également de communiquer sur l’existence de ces bornes de
recharges, notamment par le biais des services de Mouv’Oise.
Pour finir, le DOO recommande d’optimiser l’offre de stationnement, afin que celle-ci soit suffisante, sans
pour autant prendre une place trop importante dans nos villes. Il recommande également d’étendre l’offre
de mobilités propre à la CCT, notamment afin de répondre à la forte demande liée au développement des
zones commerciales et économiques.
2.1.4 CONFORTER LE MAILLAGE LOGISTIQUE DU
TERRITOIRE
PAS 2.1.3.6 : Améliorer la logistique urbaine42
La logistique urbaine peut se définir comme l’acheminement dans les meilleures conditions des
marchandises qui entrent, sortent et circulent dans la ville. Elle constitue un enjeu important puisqu’elle
exerce une forte influence sur les manières d’aménager la ville, mais aussi parce qu’elle évolue fortement
ces dernières décennies, notamment en raison du développement du e-commerce.
Le SCoT dispose d’un Document d’Aménagement Artisanal, Commercial et Logistique (DAACL). Son
objectif est de réguler certaines constructions et implantations commerciales, artisanales et logistiques
commerciales. Ce document contient un diagnostic des aménagements logistiques et polarités présents
sur le territoire, et sur les points d’amélioration possible de la logistique urbaine au sein du territoire. Ce
document doit être pris en compte par le SCoT.
Le Conseil Départemental a également mis en œuvre une Charte départementale des circulations poids
lourds. Les collectivités doivent choisir des thèmes et actions identifiés dans ce document qu’elles
souhaitent mettre en œuvre. Ce travail engagé entre la Thelloise et le Conseil Départemental a abouti à la
signature en septembre 2025 de la charte par la Thelloise ainsi que par des entreprises du territoire
(Prévôté, ALSEI, Cercle Vert).
Un axe d’amélioration de la logistique urbaine du territoire est de flécher l’implantation de potentiels zones
logistiques à proximité des axes structurants du territoire : axes routiers principaux, l’Oise, les
infrastructures ferroviaires, fluviales et aéroportuaires. En effet, si des sites logistiques devaient s’implanter
sur le territoire, ces derniers doivent être limités à ces sites identifiées connectés aux axes structurants.
Pour finir, la logistique urbaine du territoire sera impactée par le projet du Canal Seine-Nord Europe. C’est
un projet qu’il faut prendre en compte puisqu’il aura un impact sur les coûts de transports qui faciliteront
la pérennisation et le développement d’activités économiques, industrielles, agricoles et de distribution.
C’est un projet qui aura pour effet d’augmenter significativement le transport de marchandise par voie
fluviale, ce qui contribuera donc à réduire le transport de marchandise par trafic routier. C’est donc un projet
qui a un impact tant économique qu’écologique. La ZAE de Villers-Sous-Saint-Leu et la ZA des Bords de
l’Oise (Villers-Sous-Saint-Leu/Précy-sur-Oise) sont deux sites du territoire qui portent des infrastructures de
quais fluviaux. Ces zones seront donc fortement sollicitées par le projet du Canal Seine-Escaut.
DOO :
Le DOO indique des prescriptions visant à répondre aux objectifs fixés dans le PAS, afin de répondre à
toutes les étapes de la logistique urbaine, notamment la logistique du dernier kilomètre. Le DOO encourage
également l’utilisation de solutions innovantes et durables pour la logistique des derniers kilomètres et
mètres. Pour cela, les documents d’urbanisme devront suivre et appliquer les préconisations énoncées
dans le Document d’Aménagement Artisanal, Commercial et Logistique (DAACL) de la Thelloise, ainsi que
dans la Charte départementale des circulations Poids Lourds qui doit être mise en œuvre à l’échelle du
département de l’Oise.
Il sera aussi nécessaire d’anticiper tous les aménagements logistiques nécessaires à la mise en œuvre de
projets de développement d’activités. Il faudra notamment favoriser la mutualisation de ces équipements
(par exemple) des espaces de stockage et de stationnement, afin d’éviter une incidence trop importante de
ces aménagements sur l’environnement, ainsi que de réduire les coûts. Il faudra également privilégier la
connexion des nouveaux projets avec les dispositifs logistiques existants sur le territoire intercommunal et
aux abords. Notamment, le développement du port de Bruyères-sur-Oise, dans le Val d’Oise, devra faire43
l’objet d’une prise en compte pour les projets se trouvant sur le territoire. Également, le développement de
l’aéroport Roissy- CDG à l’horizon 2035-2050, qui devrait engendrer quelques 26 000 emplois en plus à
l’horizon 2050.
En cas de développement d’une nouvelle plateforme logistique, celle-ci devra être réalisée en priorité à
proximité des axes structurants du territoire, afin de limiter l’impact de la circulation des poids lourds, et à
proximité de Chambly.
Pour finir, les documents d’urbanisme devront prendre en compte le développement du Canal Seine-Nord
Europe, en cohérence avec les politiques locales aux échelles intercommunales et communales. Les
impacts et opportunités du développement de cet axe devront être pris en compte.
2.2 CONCILIER CADRE DE VIE ET BIODIVERSITE
2.2.1 PRESERVER LES CONTINUITES ECOLOGIQUES ET
LES PAYSAGES NATURELS
PAS 2.2.2 : Protéger la biodiversité à toutes les échelles
Les continuités écologiques sont constituées de réservoirs de biodiversité et de corridors écologiques. Les
corridors écologiques assurent des connexions entre des réservoirs de biodiversité. Ils offrent aux espèces
des conditions favorables à leur déplacement et à l’accomplissement de leur cycle de vie. Ils correspondent
aux voies de déplacement préférentielles empruntées par la faune et la flore. Ces liaisons fonctionnelles
entre écosystèmes ou habitats d’une espèce permettent sa dispersion et sa migration. Ces continuités sont
essentielles au maintien des espèces (reproduction, alimentation, repos...).
La protection des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques du territoire répond à plusieurs
enjeux. En plus de préserver les habitats naturels dont dépendent les espèces animales et végétales qui y
évoluent, préserver ces continuités écologiques permet de conserver les nombreux services
écosystémiques rendus par ces espaces naturels :
► Bien être des habitats, lieux de promenade ;
► Qualité du paysage ;
► Rafraichissement de l’air en période de forte chaleur…
L’urbanisation a parfois pour effet de faire obstacle à ces continuités écologiques.
Aussi, le PAS préconise donc la préservation et le renforcement des continuités écologiques présentes sur
le territoire. Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique de l’ex-Picardie (SRCE) identifie les continuités
écologiques présentes sur le territoire. Ces données doivent être complétées par un recensement plus
précis des trames vertes et bleues présentes sur chaque commune.44
Le PAS contient également une carte synthétisant les enjeux écologiques présents sur la commune
(ZNIEFF, ENS, Sites Natura 2000…), qui doivent être pris en compte et protégés. D’autres éléments jouant
un rôle paysager et écologique sont à préserver : boisements, mares, haies, alignements d’arbres…
Enfin, la charte du PNR dans lequel se situe une partie de la Thelloise doit être prise en compte, afin de
préserver les abords des secteurs écologiques à enjeux.
2.2.1.2 Protéger et enrichir la trame verte
DOO :
Le DOO indique la nécessité de valoriser tous les milieux d’intérêt écologique. Il s’agit notamment de
protéger les réservoirs de biodiversité du territoire, et garantir le bon fonctionnement des continuités
écologiques entre ces réservoirs de biodiversité. A cette fin, des opérations de préservation, d’amélioration
ou de restauration de ces continuités peuvent être réalisées. Il est également nécessaire de protéger les
zones de transitions entre les écosystèmes, notamment les lisières de forêts, qui sont sensibles face à
l’urbanisation.
La nature en ville permet de préserver les continuités écologiques à l’intérieur de la trame urbaine. Ils
permettent aussi de faire bénéficier aux habitants des nombreux sévices écosystémiques rendus par les
espaces végétalisés (intérêt paysager, îlot de fraicheur urbain…). Le DOO prescrit donc la préservation et le
développement de cette nature en ville, afin de faire le lien entre les habitants et la nature. Cela permettra
également de limiter l’imperméabilisation des sols, afin de préserver les fonctionnalités des sols (infiltration
de l’eau, habitat pour la faune souterraine…). Les essences végétales choisies pour les aménagements
devront être adaptées au contexte local. Il est recommandé que les projets soient conçus afin de préserver
la trame noire, afin de préserver le cadre de vie de la faune nocturne.
Le DOO indique également les façons de prendre en compte ces enjeux dans les documents d’urbanisme
et de planification. Les zones naturelles et agricoles seront identifiées sur les règlements graphiques, afin
de les protéger de l’urbanisation. Des zones propices à la renaturation peuvent également être identifiées,
en lien avec le SRADDET qui incite les PLU(i) à identifier ces zones. Ces projets de renaturation permettront
d’améliorer les boisements, d’implanter des haies, de désimperméabiliser le sol… Ils permettront de
favoriser la restauration de la biodiversité, de lutter contre les risques d’inondations en lien avec le
ruissellement, de lutter contre le changement climatique, ou encore d’améliore la qualité de l’air et le cadre
de vie. Des Orientation d’Aménagement et d’Orientations sur la thématique des Trames Vertes et Bleues
(dites « OAP TVB ») seront rédigées, afin de fixer des objectifs ambitieux de préservation des continuités
écologiques à l’échelle communale.
Pour finir, les communes peuvent faire réaliser des Atlas de la biodiversité communale. Ces atlas
permettent une meilleure connaissance des enjeux locaux en matière de protection de la biodiversité. Une
meilleure connaissance de ces enjeux permet de prendre des mesures pertinentes de protection de ces
espèces.45
2.2.1.3 Protéger et enrichir la trame bleue
PAS 2.2.3 : L’eau : Une ressource rare à protéger prioritairement
L’eau est une ressource rare indispensable à toute activité humaine. La préservation de sa qualité, et une
gestion économe de cette ressource indispensable doivent constituer un enjeu important pour le SCoT. Cet
enjeu est d’autant plus accentué dans un contexte de réchauffement climatique, qui rend cette ressource
de plus en plus rare.
Les points de captage d’eau potable et leur aire d’alimentation sont à protéger afin d’éviter la pollution des
eaux potables. Eviter l’implantation d’activités potentiellement polluantes dans les périmètres éloignés de
protection des captages permet de réduire le risque de pollution des eaux potables. La réalisation de cet
objectif doit s’appuyer sur les 3 mesures clés de l’action n°15 du PCAET de la Thelloise approuvé en 2024 :
► Cartographier les zones à enjeux de protection de l’eau (captage, bassin en eau, retenue d’eau ou potentiel retenu d’eau) ;
► Favoriser les espaces de dialogue autour des bonnes pratiques entre les agriculteurs et les gestionnaires des eaux ;
► Sensibiliser les agriculteurs aux bonnes pratiques de gestion des fumiers, lisiers et autres produits agricoles potentiellement polluants pour la ressource en eau.
La protection des zones humides constitue également un enjeu important en la matière. En effet, celles-ci
jouent un rôle de continuité écologique, de filtration de l’eau, ou encore de réduction des risques liés au
ruissellement de l’eau. Le Scot doit donc réunir des conditions favorables à leur préservation, puisqu’elles
font partie des écosystèmes les plus menacés au monde. Les mesures visant à préserver les zones
humides doivent s’appuyer sur les orientations du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des
Eaux (SDAGE) 2022-2027 du bassin Artois-Picardie, document cadre en la matière :
► Préserver et restaurer la fonctionnalité écologique des milieux aquatiques et des zones humides ;
► Garantir une eau potable en qualité et en quantité satisfaisantes ;
► S’appuyer sur le fonctionnement naturel des milieux pour prévenir et limiter les effets négatifs des inondations ;
► Protéger le milieu marin ;
► Mettre en œuvre des politiques publiques cohérentes avec le domaine de l’eau.
PAS 2.2.4.1 : Prendre en compte l’enjeu lié à la ressource en eau dans les projets de développement
Limiter l’imperméabilisation des sols permet de remplir plusieurs objectifs. C’est une manière de réduire la
perte de fonctionnalité écologique des sols. En effet, les espaces en pleine terre (constituant la trame brune)
constituent des continuités écologiques pour la faune évoluant dans le sol. Un sol naturel permet
également de limiter le phénomène d’Îlot de Chaleur Urbain.
Limiter l’imperméabilisation des sols permet aussi de réduire les risques liés au ruissellement de l’eau. Il
s’agit d’abord de réduire les risques d’inondation par ruissellement, les risques de coulées de boues… Il46
s’agit ensuite de réduire la pollution que l’eau accumule lorsqu’elle ruisselle sur des milieux
imperméabilisés, avant d’être rejetée dans les milieux naturels.
Les projets de développement urbains, qui induiront une consommation d’espaces naturels ou agricoles,
devront donc veiller à limiter au maximum l’imperméabilisation. Pour cela, des revêtements semi-
perméables peuvent par exemple être utilisés pour les espaces de stationnement.
DOO
Ces enjeux liés à l’eau sont pris en compte dans le DOO grâce à de nombreuses prescriptions et
recommandations.
La qualité et la disponibilité de l’eau potable doit être pris en compte pour le développement urbain, de
même que. Cette prise en compte doit se faire d’un point de vue quantitatif et qualitatif. La capacité de
collecte et de traitement des eaux usées doit également être prise en compte. Entre autres, lorsque c’est
possible, les eaux usées et pluviales doivent être séparées. Les plans locaux d’urbanisme devront protéger,
lorsqu’il y en a, les aires d’alimentation de captage d’eau potable, grâce à un zonage approprié. Ce zonage
permettra de préserver la qualité de l’eau de ces points de captage.
En ce qui concerne le traitement des eaux pluviales, une infiltration à la parcelle sera à privilégier lorsque
c’est possible, dans le cadre d’une politique de maîtrise des ruissellements des eaux. Ces eaux pourront
également faire l’objet d’une réutilisation, toujours dans un objectif d’économie de cette ressource
précieuse. Il faudra aussi veiller à l’entretien et au curage des fossés.
L’ensemble des entités naturelles présentes sur le territoire et jouant un rôle dans le cycle de l’eau devront
être protégées (haies, talus, mares, zones humides et abords des cours d’eau). Les cours d’eau et leurs
abords feront l’objet de protections particulières dans les documents d’urbanisme, afin de les protéger des
pollutions induites par l’urbanisation et l’imperméabilisation des sols. Toute nouvelle implantation, y
compris habitations légères ou de loisirs, devra être évitée dans les lits majeurs des cours d’eau. Les lits
majeurs des cours d’eau seront également protégés des créations et extensions de plans d’eau, en zone
protégée et en cas d’impact hydrologique, écologique ou chimique sur les cours d’eau ou la nappe.
Pour finir, les DOO recommande de répertorier et préserver les infrastructures écologiques filtrantes. Les
zones humides jouent à ce titre un rôle essentiel. Le DOO recommande de les préserver, et prescrit de
veilleur au maintien de leurs fonctionnalités (filtration de l’eau, réservoirs de biodiversité, réduction des
risques d’inondation…).
2.2.2 SOUTENIR LE DEVELOPPEMENT DES ENERGIES
RENOUVELABLES
PAS 3.1.2.2 : Réduire les consommations énergétiques47
PAS 3.1.2.3 : Produire des énergies renouvelables variées dans le respect du territoire à toutes les
échelles
La production d’énergie est un des postes principaux de production de gaz à effet de serre à l’échelle du
territoire national. La réduction de ces émissions constitue un enjeu important dans le cadre de la lutte
contre les changements climatiques.
Le SCoT ambitionne de rassembler les conditions permettant le déploiement d’énergies renouvelables et
de récupération : méthanisation, énergie solaire, énergie photovoltaïque et biomasse. L’Etude de
Planification Energétique a fait ressortir des potentiels de production d’énergie renouvelable sur le territoire
de COMMUNAUTÉ DE COMMUNES THELLOISE sous différents vecteurs. Le potentiel total estimé est de
479,4 GWh avec comme gisements principaux : la production d’électricité par solaire photovoltaïque (234
GWh) et la production de gaz par méthanisation (163,1 GWh).
Les friches, notamment industrielles, constituent des secteurs privilégiés pour la mise en œuvre de projets
d’énergies renouvelables d’envergure régionale. Par exemple, un projet photovoltaïque est prévu à Villers-
Saint-Sépulcre sur une ancienne zone d’activité essentiellement en friche et présentant un fort niveau de
pollution. Toutefois, l’impact visuel de ces projets sur le paysage environnant doit être anticipé pour être
intégré au mieux.
Lé géothermie représente aussi un potentiel intéressant sur le territoire. Elle permet de réduire les dépenses
d’énergies liées au chauffage urbain. Des chauffages basse température dans les nouvelles constructions
peuvent permettre de mettre en valeur ce potentiel. Ces systèmes peuvent être envisagés dans des
opérations d’aménagement présentant une densité de logement suffisante, permettant ainsi la mise en
place d’un réseau de chaleur urbain.
DOO
Le DOO définit un certain nombre de prescriptions et de recommandations, afin de répondre aux objectifs
établis dans le PAS. Ces objectifs s’inscrivent dans les actions du Plan Climat Air Energie Territorial. Les
documents d’urbanisme devront également s’appuyer sur ce document.
Le développement des énergies renouvelables sera encouragé, notamment sur les bâtiments communaux
en cas de rénovation, réhabilitation ou de nouvelle construction. Le développement de la géothermie, des
réseaux de chaleur sera également incité quand cela est possible. Dans tous les cas, les projets d’énergies
renouvelables devront être insérés de manière qualitative dans leur environnement urbain et paysager, et
devront prendre en compte l’emplacement actuel des réseaux.
La Thelloise devra prendre en compte la cartographie des contraintes réglementaires existantes en matière
de développement de l’énergie éolienne dans la région Hauts de France. Il est à noter que la Thelloise offre
peu de possibilités de développement d’énergie éolienne.
Pour ce qui est de l’énergie photovoltaïque, le DOO favorise l’installation d’ombrières sur les parkings,
intégrant un procédé de production d'énergies renouvelables, en cohérence avec l’article 40 de la loi APER.
Pour cela, le DOO présente une cartographie qui recense les parkings présents sur le territoire susceptibles
d’être soumis à cet article. Le DOO recommande également les projets de parcs photovoltaïques sur les
carrières en réhabilitation, sur les délaissés agricoles et sur les friches présentant une forte pollution.48
Les constructions, réhabilitation thermiques et rénovations à énergie positive sont incitées par le DOO. Il
prescrit également de favoriser les modes de construction avec des matériaux biosourcés. Ces mesures
permettront de viser la sobriété énergétique des bâtiments, notamment les bâtiments publics, mais devront
être réalisées dans le respect de l’architecture locale et des matériaux de constructions.
Pour finir, le DOO prescrit le fait de limiter les possibilités d’installations de batteries de stockage d’énergies,
notamment en zone A et N, afin de préserver ces zones des impacts sur le paysage de telles infrastructures.
2.2.3 ADAPTER LE TERRITOIRE AUX EFFETS DU
CHANGEMENT CLIMATIQUE ET AUX RISQUES
PAS 3.1.2.1 : Lutter contre le changement climatique et s’inscrire dans un projet d’adaptation à ses
effets
Les menaces du changement climatique se font ressentir de plus en plus. La stratégie de réduction de la
consommation d’énergie liées au transport et au chauffage urbain, de développement des énergies
renouvelables… Toutes ces stratégies présentées dans d’autres parties du SCoT s’intègrent dans une
stratégie d’atténuation du changement climatique, en visant à réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre
(GES), et donc de la violence de ses conséquences.
A cette fin, le PCAET de la COMMUNAUTÉ DE COMMUNES THELLOISE, approuvé en 2024, vise une
diminution par 6 des émissions des GES d’ici 2050. Le SCoT doit s’appuyer sur les axes définis dans le
PCAET, et doit mettre en œuvre des actions visant à se rapprocher des objectifs chiffrés annoncés.
Ces mesures doivent concerner l’agriculture, le tertiaire, les déchets, le transport (routier et autres),
l’industrie, la production d’énergie et le résidentiel.
Cette partie 2.2.3 contient également des objectifs qui visent plutôt à s’intégrer dans une stratégie
d’adaptation et de résilience face aux effets de ce changement climatique, désormais inévitable.
Les objectifs visés par le SCoT en ce sens sont :
► Créer de l’emploi local pour rapprocher les habitants de leur lieu de travail
► Produire un urbanisme raisonné qui limite les déplacements,
► Lutter contre les îlots de chaleur dans les centres villes/villages en intégrant des espaces végétalisés, en limitant l’imperméabilisation des sols,
► Favoriser la perméabilité écologique des infrastructures et milieux artificialisés,
► Lutter contre la précarité et viser la sobriété énergétique,
► Optimiser la gestion de la ressource en eau,
► Développer des logements et bâtiments bioclimatiques, mieux orientés, en continuité de l’existant,
► Adapter les projets en intégrant la prévention contre les risques naturels, industriels et technologiques.49
PAS 2.2.3.1 : Limiter l’imperméabilisation des axes de ruissellement
Les bienfaits de limiter l’imperméabilisation ont été présentés dans une partie précédente. La
COMMUNAUTÉ DE COMMUNES THELLOISE est concernée par des axes de ruissellement, ainsi que par
deux Plans de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) :
► Le PPRI de la vallée du Thérain aval qui concerne les communes suivantes : Montreuil-sur-Thérain, Villers-Saint-Sépulcre, Saint-Félix, Heilles, Hondainville, Angy, Balagny-sur-Thérain, Mello, Cires-lès- Mello et Berthecourt ;
► Le PPRI de la rivière Oise qui concerne Villers-sous-Saint-Leu, Précy-sur-Oise et Boran-sur-Oise.
La présence de ces PPRI et de ces axes de ruissellement indiquent une certaine sensibilité du territoire face
aux risques liés à l’eau. Limiter l’imperméabilisation pour réduire le ruissellement sera donc un enjeu
important pour réduire les impacts de ces risques, qui seront amenés à être de plus en plus fréquence à
cause du réchauffement climatique.
DOO
La connaissance des risques auxquels est soumis le territoire intercommunal est essentielle afin de mettre
en œuvre des mesures éclairées de lutte contre ces risques. A cette fin, le DOO prescrit de recenser dans
les documents d’urbanisme l’ensemble des risques connus sur le territoire et susceptibles d’impacter la ou
les communes concernées. Il s’agira également d’annexer aux documents d’urbanisme les mesures
constructives nécessaires à la prise en compte de ces risques. Le DOO recommande également de réaliser
une communication, par le biais d’un outil de système d’information et d’alerte, afin de prévenir la population
en cas de risque affectant la sécurité.
Les risques naturels liés à l’eau sont les risques les plus impactant à l’échelle de l’intercommunalité. Ceux-
ci sont d’ailleurs destinés à devenir de plus en plus fréquents, en raison des changements climatiques. Afin
de réduire ces risques, le DOO prescrit le recensement clair des axes de ruissellement, de manière à les
préserver de toute construction, ou les dévier pour que les débits soient gérés. Les documents d’urbanisme
et de planification devront également imposer l’infiltration des eaux pluviales à la parcelle pour les nouvelles
opérations d’urbanisation, de construction et d’aménagement, et l’encourager pour les constructions
existantes. Cette infiltration à la parcelle permettra de réduire le ruissellement, réduisant ainsi les risques
d’inondation, et de pollution des eaux de ruissellement. Le DOO prescrit également la création d’espaces
perméables carrossables, et recommande la végétalisation des projets urbains actuels et futurs, afin de
concilier les usages et réduire les phénomènes de ruissellement et d’îlots de chaleur.
L’intercommunalité n’est pas épargnée par les risques technologiques. Le DOO contient donc des
prescriptions et recommandations visant à prendre en compte ces risques. Les sites potentiellement
pollués devront être identifiées, afin de les prendre en cas de projet de renouvellement urbain, et de
connaitre les conditions de leur réaménagement. Les nuisances et impacts environnementaux
éventuellement générés par les projets d’extraction, le transport de matériaux et les ICPE devront être
anticipés, surveillés, et pris en compte dans le cas de projets de constructions ou d’aménagement. Pour ce
qui est des nuisances sonores, les voies les plus passantes, et donc générant des nuisances sonores
importantes, devront être cartographiées. Des marges de recul applicables pour chacune de ces voies50
seront définies, en tenant compte de l’objectif de densification de l’habitat, des zones économiques et des
équipements.
2.2.4 RENDRE COMPATIBLE BIEN-ETRE, SANTE ET
GESTION DURABLE DU TERRITOIRE
PAS 2.1.2 : Permettre à tous les habitants d’accéder à une alimentation saine, sûre, durable et à un prix
juste
PAS 2.1.2.1 : Prendre en compte les Zones de Non-Traitement
Le PAS expose l’ambition d’accueillir de nouveaux habitants. Il doit donc aussi affirmer la volonté d’un
développement local durable de l’agriculture qui vise une alimentation saine, sûre et à un prix juste. Il s’agit
de favoriser une production locale de haute valeur ajoutée, biologique et de labels. Ce développement local
sera bénéfique pour l’économie locale, pour la santé des habitants du territoire, mais aussi pour
l’environnement en réduisant la logistique liée au transport de denrées alimentaires (circuits courts). C’est
également une ambition qui permet de tendre vers l’autonomie alimentaire, ce qui contribue à l’adaptation
aux effets du réchauffement climatique. Le PAS recommande aussi de respecter les Zones de Non-
Traitement (ZNT), afin de limiter l’impact des produits phytosanitaires sur les populations. Les ZNT sont
donc des distances de sécurité définies à proximité des habitations et autres lieux fréquentés par la
population, ainsi que des cours d’eau. La Charte de l’Oise d’engagement des utilisateurs des produits
phytosanitaires permet également d’encadrer leur utilisation en agriculture, et de favoriser le dialogue.
PAS 2.2.4.3 : Gérer durablement les déchets
L’augmentation de la population, et l’augmentation de la consommation des biens par les ménages,
induisent une augmentation de la production de déchets à l’échelle nationale. Une gestion durable de ces
déchets et une meilleure valorisation constituent un enjeu important pour le SCoT, notamment dans un
contexte de raréfaction des ressources naturelles.
C’est dans cette optique que la Thelloise a relancé son Programme Local de Prévention des Déchets
Ménagers et Assimilés en 2022, afin de prendre en compte les nouveaux objectifs réglementaires :
► Objectif national de réduction des déchets : - 15% pour les Déchets Ménagers et Assimilés (DMA) entre 2010 et 2030 ;
► Obligation de tri à la source des biodéchets pour tous avant le 1er janvier 2024 (avancée d’un an) qui passera notamment par l’incitation au compostage sur le territoire de la COMMUNAUTÉ DE COMMUNES THELLOISE.51
Plusieurs actions permettront de mettre en œuvre ce programme : sensibilisation et communication
auprès de la population, inciter au tri et à la valorisation des déchets produits sur le territoire (réemploi,
réutilisation, recyclage…).
PAS 2.2.4.2 : Encourager les projets d’économie circulaire
Une gestion durable du territoire passe également par un encouragement des projets d’économie circulaire.
Cela concerne notamment la construction, pour laquelle il est possible de favoriser l’utilisation de matériaux
locaux. Cela permettra de réduire la logistique liée aux matériaux de construction, mais aussi de renforcer
l’économie locale.
DOO
Afin d’encourager des modes de vie sains, le DOO prescrit de promouvoir l’activité physique et la lutte contre
la sédentarité. Cela passe par la valorisation des déplacements actifs, comme la marche ou le vélo, ce qui
passe notamment par l’aménagement d’itinéraires doux. Il s’agit également de privilégier l’implantation de
logements et d’activités à proximité des réseaux de transports collectifs, afin d’en faciliter l’accessibilité.
Concevoir des espaces de vie agréables, sûrs et propices au bien-être des habitants est une manière de
participer à l’évolution des modes de vie. L’objectif est de renforcer la cohésion sociale à travers des
aménagements favorisant la mixité sociale, fonctionnelle et intergénérationnelle, tant dans les projets
urbains que dans les espaces publics.
Il est également inscrit dans le DOO qu’il est nécessaire de renforcer l’équité et la cohésion sociale en
garantissant à chacun un accès équitable aux équipements, aux services publics et aux activités
économiques. Le DOO incite également à une alimentation saine, qui passe par le maintien ou le
développement de la capacité du territoire à fournir une alimentation locale qualitative et diversifiée pour
ses habitants. Cela passe en priorité par une préservation du foncier agricole. En ce sens, le DOO
recommande également de tendre vers une adaptation des systèmes agricoles au changement climatique.
Le DOO prescrit la nécessité de corriger les inégalités de santé entre les différents groupes sociaux
économiques et les personnes vulnérables, en permettant à tous l’accès à un cadre de vie de qualité et
paisible. La lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique, la démocratisation d’espaces verts sans
espèces allergisantes, ou encore la limitation de l’implantation de logements ou structures sensibles en
zones exposées au bruit des transports, sont mis en avant afin d’atteindre cet objectif.
La préservation et l’amélioration de la qualité de l’air est recommandée, afin de limiter l’exposition de la
population à des problèmes de santé liés à ces pollutions. Il s’agira également de limiter et de réduire les
émissions de polluants, nuisances et agents délétères (réduction des émissions de CO2, de particules fines,
…).52
Les îlots de chaleur urbains sont des phénomènes qui peuvent remettre en cause la qualité du cadre de vie
de la population dans les centres-villes. Afin de réduire ce phénomène, le DOO indique la nécessité de
réaliser des aménagements urbains qui limitent ces îlots de chaleur (place importante donnée au végétal,
utilisation de matériaux clair…). Le DOO recommande également la réalisation d’études de densification de
ces îlots de chaleur urbains, et de mettre en œuvre des mesures visant à les réduire (notamment par le
biais de la plantation d’arbres).
En ce qui concerne la gestion des déchets, le DOO prescrit la poursuite des efforts de tri des déchets à la
source, et encourage la valorisation des déchets, notamment grâce au compostage. Les déchets peuvent
également être valorisés dans le cadre d’opérations de construction. Il recommande également de mettre
en œuvre des démarches pédagogiques auprès des différents producteurs de déchets (particuliers,
entreprises, collectivités…), afin de rendre plus performante la collecte, le tri et la valorisation des déchets.AMBITION III : UN TERRITOIRE ATTRACTIF54
3.1 VALORISER LES RESSOURCES LOCALES
3.1.1 METTRE EN VALEUR LE PATRIMOINE BATI,
AGRICOLE ET CULTUREL
PAS 3.1.1 : Protéger et mettre en valeur les paysages, ressource d’avenir pour l’attractivité du territoire
Protéger et mettre en valeur les paysages répond à plusieurs objectifs. Le paysage est gage de la qualité
du cadre de vie pour les habitats, et donc de leur bien-être. Il est déterminant pour l’image du territoire, et
donc de son attractivité. De plus, le paysage est la plupart du temps un support pour la biodiversité
(alignements d’arbres, boisements, prairies, cours d’eau…).
Le SCoT prescrit donc la préservation et la mise en valeur des paysages marquants de la collectivité. Les
cônes de vues remarquables et les notions d’ambiances paysagères devront être préservés, notamment
dans le cadre de nouveaux projets de construction ou d’aménagement. Les projets devront s’insérer de
manière qualitative dans leur environnement, tant naturel qu’urbain. Les transitions entre les espaces
urbanisée et les espaces naturels et agricoles devront être soignées. Pour finir, le patrimoine bâti doit
également être préservé, afin d’inclure le tissu urbain dans un cadre paysager d’ensemble de qualité.
PAS 3.2.2.2 : Porter une attention particulière aux entrées de village
Les entrées de villes et de villages jouent un rôle essentiel pour l’attractivité d’une commune. Elles
constituent la première impression que donne une commune. Leur apporter un aménagement qualitatif
contribue à soigner l’image de la commune mettant en valeur ses atouts (qualité du paysage, du patrimoine
bâti, du cadre rural…). Le PAS prescrit ainsi de valoriser les entrées de villes et villages.
PAS 3.2.2.3 : Mettre en valeur les patrimoines bâtis
La Thelloise présente de nombreux bâtiments remarquables qui contribuent à la qualité paysagère du
territoire, notamment des monuments classés ou inscrits. Il s’agit de protéger la qualité patrimoniale de
ces bâtiments, de protéger les cônes de vues vers ces bâtiments, et de prévoir l’animation d’événements
sur ces sites qui pourraient contribuer à faire connaitre ces monuments et à renforcer l’attractivité du
territoire. Les guides touristiques et celui des randonnées de la Thelloise contribuent à faire connaitre la
richesse patrimoniale de la collectivité.55
DOO
Le DOO contient des prescriptions visant à garantir le maintien et la valorisation du patrimoine. Il s’agit
notamment de préserver les silhouettes de village, ainsi que la qualité et l’identité architecturale du bâti.
Cela concerne notamment le patrimoine agricole, mais les règles édictées dans les documents
d’urbanismes doivent tout de même permettre la mutabilité de ces bâtiments, en cas de cessation
d’activité. Les continuités agricoles devront aussi être préservées, en lien avec les continuités écologiques
du territoire.
Les documents d’urbanisme devront recenser le patrimoine bâti vernaculaire constitué du petit patrimoine
(fours à pains, lavoirs, moulins…) ou encore des constructions typiques de l’architecture locale. Ces
éléments de patrimoine devront faire l’objet de protections dans les règlements écrits et graphiques. Le
bâti ancien, ou encore le centre des villages remarquable pourra faire l’objet du même type de protections,
afin de préserver leur caractère atypique. Les règles du règlement écrit devront veiller à favoriser une
harmonie visuelle, mais sans pour autant bloquer toute transformation architecturale des bâtiments. Des
villages recensés comme remarquables (Silly-Tillard, Foulangues, Heilles ou Mouchy-le-Châtel) pourront
faire l’objet de mesures spécifiques, afin de protéger leur patrimoine paysager et bâti.
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) est une entité compétente en matière
de préservation du patrimoine. Le DOO recommande de la consulter pour le réaménagement des espaces
publics, et pour formaliser des recommandations architecturales et paysagères adaptées. Un cahier de
territoire rédigé par le CAUE en partenariat avec la CC Thelloise pourra utilement être annexé aux PLU. Il
vient mettre à jour la plaquette du CAUE. L’ABF peut également être consultée, notamment pour le choix
des matériaux, des couleurs, l’efficacité énergétique, leur végétalisation, etc.
Pour finir, le DOO indique qu’il faut garantir une insertion paysagère et architecturale qualitative des
nouvelles implantations économiques.
3.1.2 PROMOUVOIR LES SAVOIR-FAIRE DE LA
THELLOISE : ARTISANAT, TERROIRS ET ACTIVITES
PAS 1.3.2.2 : Soutenir et développer l’agriculture et l’artisanat
PAS 3.2.2.1 : Révéler les richesses de l’activité agricole
L’agriculture et l’artisanat occupent une part non négligeable dans l’économie locale de la Thelloise. Le PAS
identifie la diversification des activités agricole comme un levier de dynamisation de ce secteur. En effet,
la filière agricole doit évoluer pour s’adapter aux modes de consommations actuels qui évoluent, et cela
dans le respect de l’environnement. De nombreuses activités agricoles se sont d’ores et déjà lancées dans
les circuits courts, ou dans d’autres activités de diversification (énergie renouvelable, tourisme,
hébergement, activités de loisirs).56
Pour ce qui est de l’artisanat, son renforcement et son développement constitue un levier de création de
richesses/, d’emplois et de valorisation du savoir-faire local.
DOO
Afin de mettre en valeur les activités agricoles et artisanales du territoire, le DOO mentionne la nécessite
de permettre l’évolution et le développement de l’artisanat, des terroirs et des activités culturelles et
sportives. Le maintien des services de proximité dans les bourgs et villages de la Thelloise permettra de
maintenir l’attractivité de ceux-ci, ce qui incitera à la visite des centres-villes par les touristes. Le DOO
recommande également de collaborer avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA) de l’Oise, qui
pourront apporter leur aide pour la promotion de l’artisanat et des savoir-faire du territoire ainsi qu’avec la
Chambre d’Agriculture.
Le DOO encourage la découverte des richesses agricoles par le biais de démarches d’agritourisme (ventes
en direct à la ferme, séjours dans les exploitations et découverte des savoir-faire…). Les activités agricoles
qui y sont liés pourront faire l’objet de projets de mutualisation, afin de faciliter la mise en place de ces
activités d’agrotourisme.
La découverte des richesses du territoire passe, pour un territoire rural comme celui de la Thelloise, par le
développement d’un tourisme d’itinérance douce, qui permet la découverte du territoire par la promenade
(marche à pied et vélo). Le DOO prescrit plusieurs mesures afin de développer cette forme de tourisme :
► La préservation, valorisation et développement du réseau de voies douces ;
► Le maillage et l’irrigation du territoire par les voies douces ;
► Ouvrir les itinérances douces multimodales sur les territoires voisins.
Ce développement des voies douces passe également par la valorisation, l’aménagement et la signalisation
des chemins ruraux déjà présents sur le territoire. Le DOO préconise notamment de soutenir le projet de
tracé de l’ancienne voie ferrée Hermes – Beaumont- sur-Oise, pour l’aménagement d’une itinérance douce
d’une trentaine de kilomètres. Toutefois, ces projets de développement d’itinérances douces ne doivent pas
compromettre le fonctionnement des productions agricoles.
3.2 ACCOMPAGNER UN DEVELOPPEMENT
TOURISTIQUE DURABLE
PAS 3.2.1 : Accompagner un développement touristique durable
PAS : 3.2.3. Valoriser les savoir-faire : artisanat, terroirs (agritourisme), circuits-courts, activités
(kayak, canoë, randonnée)
La Thelloise bénéficie d’une position favorable à un développement touristique important . Elle se situe en
effet à proximité du Bassin parisien et de communes touristiques telles que Compiègne, Chantilly ou encore57
Senlis. L’objectif est de pérenniser les activités touristiques existantes, mais aussi d’en développer de
nouvelles. Cette stratégie vise à prendre en compte les spécificités et potentialités de chaque commune,
tout en préservant la qualité de ces atouts, le tout dans une logique de préservation des espaces naturels,
de valorisation des espaces bâtis remarquables et de sobriété foncière. Développer le tourisme, véritable
vecteur de développement économique, sera également une source d’emplois pour les habitants de la
collectivité, en cohérence avec l’objectif suivant se trouvant dans l’ambition I du PAS : « En plus de
l’agriculture et de l’artisanat, le territoire vise des emplois dans l’économie touristique durable et
qualitative. ».
Le développement du tourisme devra s’appuyer, entre autres, sur une logique de « tourisme vert », qui
consiste en une mise en valeur pédagogique et une ouverture des richesses paysagères et
environnementales du territoire. Le tourisme au sein de la COMMUNAUTÉ DE COMMUNES THELLOISE est
aujourd’hui d’ores et déjà orienté vers des loisirs verts et sport nature avec une panoplie d’activités allant
de la randonnée à pied, à vélo en passant par le canoë, la pêche, les centres équestres et le tourisme fluvial.
Il est également question aujourd’hui de développer le tourisme industriel, l’hébergement (chambres
d’hôtes, gites …), l’accueil d’évènements (mariages, cousinade…) dans des lieux remarquables (comme par
exemple, le projet envisagé au Moulin de Pierre de Noailles)
Les partenaires gestionnaires des espaces naturels remarquables peuvent être consultés et sont
susceptibles de fournir des aides au développement de projets, notamment dans les Espaces Naturels
Sensibles (ENS). Ces espaces sont recensés sur les cartographiques présents dans l’ambition II du PAS :
« Protéger la biodiversité à toutes les échelles »
En cohérence avec le « tourisme vert », la découverte du patrimoine urbain et naturel du territoire peut être
facilitée et encouragée par le développement des mobilités actives (voies douces, pistes cyclables…). C’est
une stratégie qui vise à valoriser le « slow-tourisme », c’est-à-dire la découverte des spécificités locales d’un
territoire, la rencontre avec ses habitants, la consommation des produits locaux…
Pour cela, le développement du réseau de randonnées, qui est déjà important sur la Thelloise, sera
essentiel. Le guide des randonnées et celui propre au tourisme permettent de découvrir les espaces
naturels remarquables du territoire. Les rivières peuvent également être ouvertes au tourisme, notamment
l’Oise et le Thérain. Cette ouverture au tourisme doit toutefois se faire en s’assurant de la préservation de
la qualité de ces éléments majeurs de la trame bleue du territoire.
PAS 3.2.2.1 : Révéler les richesses de l’activité agricole
L’activité agricole offre un potentiel important en termes d’accueil d’activités touristique. C’est ce qui est
appelé l’agrotourisme, ou encore le « tourisme à la ferme ». Les agriculteurs peuvent mettre en valeur leur
patrimoine par l’organisation de certaines activités touristiques : l’hébergement (chambres d’hôtes, gîtes,
salles de réception…), la restauration, les activités de loisirs.
Ce sont des initiatives qui doivent être encouragées. Elles permettent en effet aux agriculteurs de diversifier
leur activité, les rendant ainsi plus résilients. Elles permettent également la découverte des savoir-faire
locaux, ainsi qu’une mise en lumière du patrimoine agricole.58
DOO
Le DOO contient des prescriptions visant à promouvoir plusieurs formes de tourismes présentes sur le
territoire : le tourisme d’affaires ; le tourisme de séjour et le tourisme lié aux excursions de découverte du
territoire ; les projets touristiques verts, durables et innovants ; le slow-tourisme… Afin d’optimiser l’offre
touristique, le DOO recommande de construire une stratégie cohérente, et établie en concertation avec les
organismes touristiques des EPCI voisins. Cette collaboration avec les EPCI limitrophes peut notamment
viser à développer le tourisme fluvial, à condition que ce tourisme ne perturbe pas les équilibres
écologiques. Le DOO recommande également de collaborer entre autres avec Oise Tourisme, afin de mettre
en place des opérations de valorisation touristique à l’échelle du territoire intercommunal.
La stratégie touristique sur le territoire devra veiller à conforter l’offre d’hébergement touristique. Cette offre
devra être développée en lien avec les infrastructures d’itinérance, et se faire en priorité sur la bâti existant
(ce qui est cohérent avec les objectifs vus précédemment de préservation du patrimoine). Une attention
particulière devra être portée à la qualité architecturale et l’insertion paysagère des hébergements, mais
une liberté doit être laissée sur les formes et la diversité des hébergements créés. Les formes
d’hébergements touristiques durables et innovantes sont notamment encouragées. Le DOO recommande
également de valoriser cette offre touristique, par la mise à jour du guide touristique de la Thelloise.
Afin de s’inscrire dans une démarche de slow-tourisme, le DOO prescrit de faciliter l’accès des sites
touristiques du territoire par les mobilités actives. Cela permettra de promouvoir les paysages, les villages,
les sites remarquables mais aussi les services, artisanats, activités sportives et culturelles du territoire,
ainsi que leur découverte par la promenade. Il est notamment recommandé de communiquer sur le guide
des randonnées élaboré par la Thelloise. Celui-ci pourra être mis à jour, voire développé. Le développement
et l’entretien des chemins de randonnée est encouragé, afin d’inciter les touristes à les emprunter. Pour
cela, les dispositifs Suricate et Sentinelles de la nature seront mobilisés, afin de signaler toutes anomalies
rencontrées sur les parcours.
Pour finir, le DOO prescrit d’accompagner les porteurs de projets touristiques, afin de soutenir les
« pépites » du territoire. Il préconise également de valoriser les productions locales et le terroir dans les
hébergements et les sites touristiques. Les pôles urbaines clés de la collectivité (Chambly et pôles
secondaires) devront être valorisés grâce à des aménagements touristiques urbains (activités culturelles
et de loisirs, patrimoine remarquable, projets paysagers en centre-ville, évènements…).INDICATEURS DE SUIVI ET D’EVALUATION
DU SCOT60
Pour évaluer l’application du projet territorial retranscrit dans le SCoT de la Thelloise et mesurer les impacts
de ce dernier sur l’environnement naturel, agricole et urbain, des indicateurs de suivi et d’évaluation ont été
définis. Deux types d’indicateurs ont été différenciés :
► Les indicateurs environnementaux ;
► Les indicateurs socio-démographiques et urbains.
Ces deux types d’indicateurs sont étroitement liés et doivent constamment être mis en relation : les
variations socio-dynamiques influencent significativement l’impact environnemental du SCoT et des
projets, tandis que les enjeux environnementaux peuvent fortement conditionner la morphologie du
territoire, sous forme de contraintes (risques, terrains inconstructibles…) mais aussi de protections
indispensables aux fonctionnements écosystémiques et à un développement durable.
A noter que ces indicateurs peuvent être d’ordre quantitatifs ou qualitatifs, et que des indicateurs
environnementaux sont également mentionnés dans le rapport environnemental du SCoT.
Le tableau suivant retranscrit les indicateurs choisis et données à consulter pour le suivi et l’évaluation de
l’application du SCoT, ainsi que des fréquences indicatives qui peuvent être adaptées en fonction de la
disponibilité des données. Pour plus de clarté, des indicateurs et questions fondamentales sont présentées
pour chaque grande orientation affichée dans le Document d’Orientations et d’Objectifs.Orientations politiques Indicateurs Sources Questions fondamentales
1.1.1. Soutenir un développement cohérent en
s’inscrivant dans la trajectoire du ZAN
Evolution de la consommation d’ENAF (espaces
naturels, agricoles et forestiers), puis de
l’artificialisation des sols à partir de 2031
Evolution du potentiel de renouvellement urbain :
espaces exploités et requalifiés VS nouveaux
potentiels
Autorisations d’urbanisme
Portail de l’artificialisation -
OCS2D
Autres potentiels futurs outils
de suivi de l’artificialisation
des sols
Inventaire des ZAE
L’évolution de la consommation d’ENAF et de
l’artificialisation des sols suit-elle la trajectoire ZAN
fixée à l’échelle de la Thelloise ?
Les évolutions des documents d’urbanisme
communaux suivent-ils la trajectoire ?
Le potentiel de renouvellement urbain est-il
suffisamment exploité et permet-il de répondre aux
besoins ?
1.1.2. Affirmer la place de la ville principale et
des pôles secondaires, tout en assurant le
maintien de l’offre existante de services et
d’équipements des communes rurales
Suivi de l’évolution démographique pour chaque
pôle de l’armature territoriale
INSEE – Observatoire des
territoires
L’évolution démographique est-elle en adéquation avec
les objectifs chiffrés ? Si non, pour quelles raisons ?
Quelles adaptations ou plans d’action seraient
nécessaires ?
1.2.1. Habiter la Thelloise
Suivi de l’évolution du parc de logements :
- Logements créés (nombre, typologie),
- Logements détruits,
- Logements sociaux (demandes et
constructions),
- Evolution de la vacance
Analyse des logements créés :
- Localisation (quel pôle ?)
- En renouvellement urbain ou en extension
urbaine ?
- Densité et mixité (sociale, fonctionnelle,
typologique…)
INSEE – Observatoire des
territoires
Autorisations d’urbanisme
Portail de l’artificialisation -
OCS2D
Guichet de l’habitat de la
Thelloise
La production de logements suit-elle les projections
affichées ? Si non, pour quelles raisons et comment
l’infléchir si nécessaire ?
Quelle est l’évolution des logements vacants ? Quelles
potentielles actions mettre en place ?
1.2.2. Travailler dans la Thelloise et
développer l’économie locale
Suivi de la réalisation des projets économiques :
- Localisation et emprise
- En renouvellement urbain ou en extension
INSEE – Observatoire des
territoires
Autorisations d’urbanisme
Quelle est l’évolution du contexte économique de la
Thelloise ?urbaine ?
- Pour quelles typologies d’activités ?
Mise à jour de l’Inventaire des ZAE
Evolution des indicateurs économiques (chômage,
taux d’emploi, types d’activités, catégories socio-
professionnelles de la population, mobilités
pendulaires…)
Inventaire des ZAE de la
Thelloise
Agreste
Chambre d’agriculture
Chambre de commerce et
d’industrie
Les objectifs du DAACL sont-ils pris en compte ?
2.1.1. Conforter un maillage commercial de
proximité et renforcer l’attractivité des
centres-villes et villages
Evolution de l’offre commerciale
Data.gouv.fr
INSEE – Observatoire des
territoires
Les objectifs du DAACL sont-ils pris en compte ?
L’offre commerciale suit elle la tendance voulue par le
SCoT ?
2.1.2. Tendre vers un rééquilibrage sur le
territoire de l’offre de service de proximité
Evolution de l’offre en services de proximité et en
équipements
Data.gouv.fr
INSEE – Observatoire des
territoires
Les objectifs du DAACL sont-ils pris en compte ?
L’offre en services de proximité et en équipements suit
elle la tendance voulue par le SCoT ?
2.1.3. Développer et varier les modes de
déplacement au sein de la Thelloise et au-delà
Suivi des modes de déplacements quotidiens,
notamment domicile-travail
Recensement des modes de déplacement
alternatifs à la voiture et infrastructures liées
(existants et en projet) : réseau ferré, réseau de
bus, aires de covoiturage, réseau cyclable…
Suivi des projets d’habitat et d’économie : accès
et réseaux de mobilité prévus, mixité
fonctionnelle, proximité de gares, intermodalité… ?
Analyse des émissions de GES dues aux mobilités
Data.gouv.fr
Covoiturage soutenu par la
CCT
Rapport annuel du prestataire
du Pass Thelle Bus
Linéaires de km de voies
douces créés par la CCT et les
communes
Données de fréquentation de la
SNCF
Bilan de consommation des
bornes de recharge SE 60
Les orientations du PMS et du PCAET en termes de
mobilités ont-elles été prises en compte ?
Une augmentation de la part des transports en commun
ou en covoiturage dans les déplacements quotidiens
est-elle constatée ? Une réduction des émissions de
GES liées aux mobilités est-elle constatée ?Bilan GES de la CCT
2.1.4. Conforter le maillage logistique du
territoire
Evolution des projets logistiques routiers,
ferroviaires et fluviaux
Autorisations d’urbanisme
Data.gouv.fr (flux de
marchandises)
Inventaire des ZAE
Les objectifs du DAACL sont-ils pris en compte ?
La Charte Poids Lourds est-elle appliquée ?
Un développement logistique ferroviaire et fluvial est-il
constaté en comparaison de la logistique routière ?
2.2.1. Préserver les continuités écologiques et
les paysages naturels
Recensement et évolution des espaces naturels
remarquables et ordinaires (ZNIEFF, ENS, haies,
couvert boisé…)
Suivi des espaces naturels et forestiers
(occupation du sol + zonage des PLU)
Recensement des projets de renaturation et suivi
de l’état des friches
Suivi des continuités écologiques repérées au
SRCE et au SRADDET
Qualité et état de la ressource en eau (état des
nappes, captages, eau potable distribuée, eaux
superficielles…)
Qualité et état des systèmes d’assainissement
Suivi de la gestion des eaux pluviales et des
zones humides
DREAL – Geo2France
Portail de l’artificialisation -
OCS2D
PLU
Gestionnaires des eaux
potables et systèmes
d’assainissement (rapports,
données…)
Syndicats de rivière
Quel est l’état des continuités écologiques ?
(dégradation, maintien, enrichissement…)
2.2.2. Soutenir le développement des énergies
renouvelables et la décarbonation
Répartition des logements par classe énergétique
Consommation énergétique de la CC Thelloise
Bilan GES de la CCT
Observatoire des territoires
DPE ADEME – Prospective
Les orientations du PCAET en termes d’énergie
renouvelable et de décarbonation ont-elles été prises
en compte ?Performance énergétique des bâtiments publics
Production d’énergie renouvelable en GWh/an
(éolien, bio-énergie, solaire…)
IMOPE (URBS)
DREAL
2.2.3. Adapter le territoire aux effets du
changement climatique et aux risques
Recensement des arrêtés de catastrophes
naturelles depuis l’approbation du SCoT
Suivi du couvert végétalisé et des surfaces
artificialisées
Suivi des outils mis en œuvre dans les PLU
(coefficient d’espaces de pleine terre, coefficient
de biotope, gestion des risques…)
Evolution des indices de qualité de l’air
Quantité de déchets générés sur le territoire et
niveau d’équipement en matière de collecte, de
traitement et de valorisation des déchets
Suivi des PCS et du PICS
Portail de l’artificialisation–
OCS2D
PLU et autres plans (PCS,
PICS, PPRI…)
Gestionnaires de collecte et de
traitement des déchets
La Thelloise parvient-elle à tendre vers la résilience,
face aux enjeux du changement climatique et aux
risques ?
2.2.4. Rendre compatible bien-être, santé et
gestion durable du territoire
Recensement et évolution des offres de soin et de
santé
Recensement et évolution des équipements et
installations sportives (intérieur ou plein air)
Suivi des chemins de randonnée et réseaux
cyclables
Recensement des initiatives de commerce et de
services agricoles, ainsi que d’agriculture
biologique
Observatoire de la CCT sur la
performance du tri
Data.gouv.fr / ARS HDF
Linéaires de voies douces et
de chemins
Observatoire des territoires
Agreste
Les évolutions du territoire vont-elles dans le sens
d’une gestion durable et saine du territoire ?
3.1.1. Mettre en valeur le patrimoine bâti,
agricole et naturel
Recensement des opérations de restauration du
patrimoine bâti
Atlas des Patrimoines –
Données de l’opération façade3.1.2. Promouvoir les savoir-faire de la
Thelloise : artisanat, terroirs et activités
Suivi des outils de valorisation des entrées de
ville, notamment dans les PLU
Suivi des protections patrimoniales et naturelles
(monuments historiques, sites classés…)
Evolution des espaces naturels et agricoles
(occupation des sols + zonage des PLU)
Suivi des chemins de randonnée et réseaux
cyclables
Evolution de l’offre touristique et de son
développement
de la CCT/ DP ravalement
PLU
Oise Tourisme
Chambre d’agriculture
Chambre des métiers et de
l’artisanat
Le patrimoine et les savoir-faire de la Thelloise sont-ils
mis en valeur ? Des actions concrètes sont-elles à
mener pour améliorer cette mise en valeur ?
L’offre touristique est-elle en accord avec les objectifs
de développement d’un tourisme durable ? Si non,
comment inverser la tendance ?
3.2. Accompagner un développement
touristique durableCOMPATIBILITE AVEC LES DOCUMENTS
SUPERIEURS67
5.1 LE SRADDET DES HAUTS-DE-FRANCE
En parallèle à la révision du SCoT de la Thelloise, la région a finalisé la modification du Schéma Régional
d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET) des Hauts-de-France.
En effet, celui-ci a évolué pour prendre en compte les lois sorties depuis son arrêt le 30 janvier 2019, afin
d’adapter ses enjeux et ses objectifs (notamment en ce qui concerne la prise en compte du ZAN). Le projet
de modification de SRADDET a ainsi été adopté le 21 novembre 2024.
Le tableau ci-dessous permet d’analyser la prise en compte des objectifs du SRADDET dans les évolutions
envisagées dans la procédure de révision du SCoT. Dans un esprit de synthèse, les règles qui ne concernent
pas les SCoT, ou qui ne concernent pas le territoire de la Thelloise, ont été supprimées du tableau.
Dispositions SCoT Compatibilité
1. Une ouverture maîtrisée, une région mieux connectée
1.1 - Le hub logistique structuré et organisé
Règle générale 1 (TIM)
Au regard des enjeux régionaux et extrarégionaux, les SCoT :
- veillent à conditionner l'implantation des activités
logistiques à une desserte adaptée existante,
- privilégient la création et le développement des
implantations logistiques à proximité des accès
multimodaux.
Règle générale 2 (TIM-GEE)
Dans le cadre de l'implantation d'activités économiques le long du
réseau fluvial à grand gabarit, les SCoT, notamment ceux situés le
long du CSNE, doivent conditionner l'ouverture à l'urbanisation des
terrains à un usage de la voie d'eau par ces activités ou à la
présence d'un quai fluvial accessible.
Règle générale 3 (CAE)
Les SCoT, les PLU(i), les PDU, plan de la mobilité et les PCAET
intègrent dans leurs réflexions la gestion du dernier Km ; lorsqu'ils
comprennent un pôle d’envergure régionale, et dès lors que le
besoin est identifié, les documents de planification doivent prévoir
des espaces dédiés à l’implantation de centres de distribution
urbaine.
Règle générale 5 (BIO)
Pour contribuer à leur insertion paysagère ainsi qu’au
rétablissement des connexions de biodiversité, les SCoT /PLU/PLUI
doivent prévoir des dispositions afin de traiter les limites d’emprise
et d'assurer la perméabilité écologique :
- des nouvelles infrastructures de transport et de leurs
aménagements connexes, en particulier pour le Canal
Seine-Nord Europe,
- des infrastructures existantes lorsque des travaux
d’envergure sont prévus.
L’axe 2.1.4 du DOO traite de la
question de la logistique sur le
territoire.
Les prescriptions visent
notamment à prendre en compte
l’ensemble des étapes de la
logistique, y compris la
logistique du dernier kilomètre.
Sont également traités la
question des implantations des
activités logistiques, ou encore
la prise en compte des besoins
logistiques pour tout projet.
Le Document d’Aménagement
Artisanal, Commercial et
Logistique (DAACL) est
mentionné à plusieurs reprises
dans le DOO, afin que ses
prescriptions soient prises en
compte.
Compatible
1.2 - La transition énergétique encouragée
Règle générale 6 (CAE)
Les SCoT/PLU/PLUI et PCAET développent une stratégie
coordonnée et cohérente d'adaptation au changement climatique
conçue pour :
Le SCoT prend en compte les
objectifs du PCAET. Le DOO
mentionne notamment le fait que
les documents d’urbanismes,
Compatible68
- *répondre aux vulnérabilités propres au territoire
concerné et préparer la population et les acteurs
économiques à la gestion du risque climatique.
- *préserver et restaurer des espaces à enjeux en
travaillant notamment sur la résilience des espaces
naturels, agricoles et forestiers.
Règle générale 8 (CAE)
Les SCoT et les PCAET contribuent à l’objectif régional privilégiant
le développement des énergies renouvelables et de récupération
autres que l’ éolien terrestre. La stratégie, chiffrée dans le cadre des
PCAET, doit permettre d'atteindre une production d'EnR&R d'au
moins 28% de la consommation d'énergie finale de leur territoire en
2031. Elle tient compte de leur potentiel local et des capacités
d’échanges avec les territoires voisins et dans le respect des
écosystèmes et de leurs fonctions ainsi que de la qualité écologique
des sols.
notamment les PLU, devront être
compatibles avec le PCAET.
L’objectif du PCAET d’atteindre
une production d’énergies
renouvelables d’au moins 33% de
la consommation finale brute
d’énergie du territoire à l’horizon
2031 est également prescrit
dans le DOO.
2. Une multipolarité confortée en faveur d’un développement équilibré du territoire régional
2.1 - Une ossature régionale affirmée 35
Règle générale 13 (GEE-CAE)
Les SCoT/PLU/ PLUi et les chartes de PNR organisent une armature
territoriale cohérente avec l’ossature régionale du SRADDET.
Règle générale 14 (GEE-CAE)
Les SCoT et le Charte PNR traduisent l’objectif régional de réduction
du rythme d'artificialisation défini par le SRADDET en déterminant
au sein de leur périmètre un objectif chiffré de réduction de la
consommation des espaces agricoles, naturels et forestiers.
Le PAS définit une armature
territoriale, basée sur leur rôle en
matière d’équipements, de
services… Cette ossature est
cohérente avec celle définie dans
le SRADDET, puisqu’elle place
Chambly comme un pôle
structurant. Le SRADDET définit
Chambly comme un pôle
intermédiaire. La distinction et
l’articulation entre ces deux
termes est précisée dans le DOO,
afin d’éviter toute ambiguïté.
Le DOO définit des objectifs de
réduction de la consommation
d’ENAF. Ces objectifs se basent
sur l’armature territoriale. Un
travail de concertation a permis
de prendre en compte les projets
de chaque commune, et
d’adapter les objectifs aux
différentes typologies de
communes.
Compatible
2.2 - Des stratégies foncières économes
Règle générale 15 (GEE-CAE)
Les SCoT/PLU/PLUI doivent prioriser le développement urbain
(résidentiel, économique, commercial) à l'intérieur des espaces
déjà artificialisés. Les extensions urbaines doivent être
conditionnées à :
- la préservation et la restauration des espaces à enjeux au
titre de la biodiversité, la préservation de la ressource en
eau, et la limitation de l'exposition aux risques ;
- la présence de transports en commun ou de la possibilité
d’usages de modes doux visant à limiter l'usage de la
voiture ;
Un travail de recensement du
potentiel de densification (dents
creuses, friches) de chaque
commune a été mené, afin
d’identifier le potentiel sur le
territoire. L’EPFLO a notamment
établi le potentiel des gisements
fonciers sur chaque commune.
La concertation a permis
d’écartes les projets sur la base
de certains critères, notamment :
- L’accessibilité ;
Compatible69
- une consommation limitée des espaces agricoles,
naturels et forestiers, notamment par l'application de la
séquence « éviter, réduire, compenser ».
Règle générale 16 (GEE-CAE)
Les SCoT/PLU/PLUI développent des stratégies foncières dans
lesquelles le renouvellement urbain est prioritaire à l’extension
urbaine. Ces stratégies foncières permettent d'identifier les
gisements au sein de la tache urbaine (vacance, espaces dégradés,
possibilités de densification) et prévoient les outils permettant leur
mobilisation (fiscalité, planification, interventions publiques, etc
...).
Règle générale 17 (GEE-CAE)
Les SCoT/PLU/PLUI doivent intensifier le développement urbain
(résidentiel, commercial, économique) dans les pôles de l‘ossature
régionale et autour des nœuds de transport, en particulier les Pôles
d'échanges multimodaux.
Règle générale 18 (GEE-CAE)
Dans les pôles de l‘ossature régionale, les SCoT/PLU/PLUI doivent
définir des densités minimales dans les secteurs les plus propices
au développement urbain, notamment les quartiers de gare, les
pôles d'échanges multimodaux, et à proximité des arrêts de
transport en commun.
Règle générale 19 (CAE)
Dans le cadre de leur stratégie foncière, les SCoT veillent à favoriser
la mise en valeur d’infrastructures de transport ferroviaire et fluvial
, notamment en préservant les capacités de développement et
d’accès.
- La consommation
d’espace totale de la
commune concernée ;
- Les enjeux
environnementaux
concernant le site.
Le DOO prescrit à plusieurs
reprises que les projets (qu’ils
soient à destination d’habitation
ou d’économie), doivent être
réalisés en priorité dans ces
enveloppes urbaines déjà
existantes.
Le projet de développement
gare/gendarmerie à Chambly
permet d’intensifier le
développement urbain autour
des nœuds de transport (voir
carte de synthèse). Le DOO
prescrit également la
densification en priorité autour
des secteurs les plus propices,
notamment les gares (1.2.1.1).
Le DOO prend en compte les
projets du Canal Seine Nord
Europe et du port de Bruyères-
sur-Oise (partie 2.1.4).
2.3 - La production et l'offre de logements soutenues
Règle générale 20 (LGT)
Les SCoT/PLU/PLUI estiment leur besoin de production neuve de
logements à partir de l'estimation des besoins en stock non
satisfaits et des besoins en flux (liés aux évolutions
démographiques et sociétales et aux caractéristiques du parc de
logements).
Règle générale 21 (LGT)
Les SCoT/PLU/ PLUi favorisent le maintien, à l'échelle de leur
périmètre, la part de résidences principales observée en 2014 dans
les pôles de l‘ossature régionale.
Le SCoT définit des objectifs de
production de logements qui se
basent sur les tendances
observées, et qui prend en
compte des évènements tels que
le desserrement des ménages.
Compatible
2.4 - Une offre commerciale et un développement économique
Adaptés
Règle générale 22 (GEE)
La complémentarité avec le SRDEII suppose que les SCoT
développent une stratégie d'aménagement visant l’attractivité des
centres villes, des centres bourgs et des polarités rurales. Cette
stratégie devra être cohérente au regard d’autres composantes
comme la mobilité, les logements, les services, la qualité des
espaces, la mixité fonctionnelle :
- de la caractérisation et la maitrise du développement de
l'offre commerciale périphérique ;
- de l’évolution des comportements des consommateurs ;
- du contexte extrarégional.
Règle générale 23 (GEE)
Le SCoT prévoit de renforcer
l’attractivité des centres-villes et
des villages, notamment en
renforçant le maillage
commercial de proximité (2.1.1),
en équilibrant l’offre de services
de proximité (2.1.2)… Ces
prescriptions visent à renforcer
les fonctionnalités du pôle
structurant (Chambly), et des
pôles intermédiaires, mais sans
délaisser les plus petites
communes rurales.
Le DOO encourage la mutabilité
des bâtiments existants,
Compatible70
Les SCOT et les PLU PLUI favorisent la mutabilité, la réversibilité, la
modularité, et l’adaptabilité du foncier et du bâti à vocation
économique et commerciale dans le cadre de nouvelles
constructions, de réhabilitation ou de restructuration de zones
existantes, tout en développant des formes urbaines qui contribuent
à une gestion économe du foncier et à la mixité fonctionnelle.
notamment afin d’encourager la
densification urbaine (1.2.1.2).
2.5 - Des aménagements innovants privilégiés
Règle générale 24 (GEE-BIO-CAE)
Les SCoT et PLU(I) doivent privilégier des projets d’aménagement
(renouvellement, extension) favorisant :
- la mixité fonctionnelle permettant les courts
déplacements peu ou pas carbonés, notamment au sein
des différents pôles de l’ossature régionale;
- la biodiversité en milieu urbain, notamment par le
développement d’espaces végétalisés et paysagers
valorisant les espèces locales ;
- l’adaptation au changement et à la gestion des risques
climatiques, dont la gestion de la raréfaction de l’eau
potable, des inondations et des pollutions de l’eau et la
gestion des épisodes de forte chaleur
- des formes urbaines innovantes contribuant à la
réduction des consommations d’énergie, favorables à la
production d’énergies renouvelables et au raccordement
aux réseaux de chaleur;
- un bâti économe en énergie, conçu écologiquement et
résilient au changement climatique
Ces thématiques sont abordées
à plusieurs reprises dans le
DOO.
Par exemple, le DOO prescrit
dans la partie 2.2.3 la
végétalisation des projets
urbains actuels et futurs.
Compatible
2.6 - L’intermodalité et l’offre de transports améliorées
Règle générale 25 (TIV-CAE)
La Région définit le réseau routier d’intérêt régional (RRIR). Les
collectivités doivent intégrer les itinéraires de celui-ci dans leurs
documents de planification. Les Départements, et les métropoles
ayant la compétence en matière de voirie, doivent prendre en
compte ces itinéraires dans le cadre de leurs interventions.
Règle générale 26 (TIV-EEG-DTRX)
Tous les territoires, y compris les moins denses, élaborent,
proposent, ou participent à une stratégie de développement des
transports et de la mobilité qui répond aux besoins de la population,
notamment pour un accès facilité à l'emploi et à la formation, et à
l'impératif de sobriété carbone.
Règle générale 27 (TIVM)
Les SCoT, les PDU, les Plans de mobilité et tous les documents de
planification abordant les questions de mobilité intègrent les
caractéristiques et les enjeux spécifiques des pôles d’échanges
ferroviaires et routiers pour créer des espaces de qualité, garantir
un accès facilité et offrir une intermodalité optimisée. En particulier,
pour les principaux pôles d’échanges multimodaux (PEM) situés
dans les pôles de l’ossature régionale, les documents de
planification doivent identifier les orientations d'aménagements
nécessaires concernant les quartiers de gare et l'intermodalité au
regard du référentiel régional proposé.
Règle générale 28 (TIV)
Pour un système intégré des transports en Hauts-de-France, les
acteurs locaux de la mobilité doivent faciliter le déploiement et la
mise en œuvre de services et d’outils favorisant les pratiques
intermodales (information, coordination des offres, tarification et
La partie 2.1.3 du DOO développe
les ambitions du SCoT en
matière de mobilité. Les
prescriptions visent à prendre en
compte les besoins de la
population, notamment en
termes de mobilités actives et
les transports en communs. Une
utilisation plus vertueuse de la
voiture y est également
préconisée (covoiturage,
véhicules électriques…). La
question de l’intermodalité et des
mobilités domicile-travail y est
également traitée.
Compatible71
billettique). En particulier, ils doivent veiller au bon respect des
normes d’interopérabilité et assurer la transmission des données en
matière de mobilité.
Règle générale 30 (CAE)
Les SCOT, PLU, PLUI, PDU, PCAET créent les conditions favorables
à l’usage des modes de déplacement actifs. Dans les limites de
leurs domaines respectifs, ils développent des mesures incitatives
et des dispositions pour le déploiement d’installations, en
particulier pour les itinéraires cyclables les plus structurants.
Règle générale 31 (CAE)
Les SCOT, PLU, PLUI, PDU et PCAET, chacun dans leurs domaines,
de manière coordonnée, facilitent les trajets domicile-travail et
l’accès aux zones d’activités par des modes alternatifs à la voiture
individuelle. Pour cela, ils encouragent le développement :
- d’expérimentation dans les réponses aux besoins de
déplacements domicile travail, notamment le
développement des espaces de télétravail,
- du stationnement et des infrastructures nécessaires pour
les modes alternatifs de mobilités (modes actifs,
transports en commun, covoiturage, auto-partage…),
- de points de rechargement en énergies alternatives au
pétrole (électrique, hydrogène, GNV…).
3. Un quotidien réinventé, s’appuyant sur de nouvelles proximités et sur une qualité de vie accrue
3.1 - Les stratégies numériques déployées
Règle générale 32 (EET)
Les SCOT, PLU, PLUI, PDU doivent intégrer des dispositions
concernant le numérique, portant à la fois sur les infrastructures et
les usages.
Le PAS mentionne la volonté de
la CCT de poursuivre son
déploiement des réseaux de
communication.
Compatible
3.2 - La réhabilitation thermique encouragée
Règle générale 33 (CAE-LGT)
Afin de traduire sur leur territoire les objectifs chiffrés du SRADDET,
les PCAET, en lien avec les SCOT, développent une stratégie visant
une réhabilitation thermique performante du parc public et privé de
logements et du parc tertiaire, comportant :
- une identification des secteurs prioritaires d’intervention,
- un niveau de performance énergétique et
environnementale à atteindre, cohérent avec l’objectif de
performance énergétique fixée au sein des objectifs ;
- une gouvernance multi-acteurs qui assurera l’animation
et le suivi de la stratégie.
Le DOO, notamment dans la
partie 2.2.2, prescrit de favoriser
les réhabilitations thermiques à
énergie positive.
Il est également question dans la
partie 1.2.1.3 de cibler les
logements anciens, les plus
sujets à des problèmes
d’isolations.
Compatible
3.3 - La qualité de l’air améliorée
Règle générale 34 (CAE)
Les Scot et les PLU/PLUI doivent définir des principes
d’aménagement visant à une réduction chiffrée des émissions de
polluants et une réduction de l’exposition des populations à la
pollution de l'air, notamment des établissements accueillant des
publics sensibles aux pollutions atmosphériques (personnes âgées,
enfants, malades, …).
Le DOO prescrit dans la partie
2.2.3 des marges de recul autour
des voies à fort trafic, afin de
réduire les populations aux
nuisances, notamment aux
émissions de polluants.
Compatible
3.4 - La prévention et la gestion des déchets organisées
Règle générale 36 (PRPGD)
Le DOO prescrit dans la partie
2.2.4 une gestion durable des
déchets, de poursuivre les
Compatible72
Les personnes morales compétentes en matière de déchets et leurs
concessionnaires de le domaine de la prévention et de la gestion
des déchets, mettent en place une stratégie de prévention et de
gestion des déchets compatible avec la planification régionale.
Règle générale 37 (PRPGD)
Les autorités compétentes intègrent un volet « prévention et gestion
de déchets de situation exceptionnelle » dans leurs démarches de
planification, en vue de disposer de solution de collecte et de
stockage de ces déchets, compatibles avec la planification
régionale.
Règle générale 38 (PRPGD)
Les autorités compétentes intègrent, dans le domaine des déchets
une démarche d’économie circulaire, compatible notamment avec
la feuille de route nationale économie circulaire, le PRPGD est son
plan régional d’action en faveur de l’économie circulaire, et qui tient
compte des spécificités et du potentiel de leur territoire. Ces
démarches territoriales peuvent inclure des actions visant
notamment à faire de la commande publique, de l’urbanisme et du
développement économique des leviers en faveur de l’économie
circulaire.
efforts de tri des déchets à la
source, la valorisation des
déchets…
3.5 - Les fonctionnalités écologiques restaurées
Règle générale 39 (CAE)
Les stratégies d'aménagements des SCoT garantissent le maintien
et la restauration de la capacité de stockage de carbone des sols
sur leur territoire selon le principe ERC (Eviter, Réduire, Compenser).
Les actions de compensation ne doivent pas détruire d'habitats ni
de fonctions écologiques.
Règle générale 40 (BIO)
Les chartes de PNR, SCoT, PLU et PLUi doivent prévoir un diagnostic
et des dispositifs favorables à la préservation des éléments de
paysages.
Règle générale 41 (BIO)
Les chartes de PNR, SCoT, PLU et PLUi doivent lors de leur
élaboration ou de leur révision s’assurer de la préservation de la
biodiversité des chemins ruraux, et prioritairement de ceux pouvant
jouer un rôle de liaison écologique et/ou être au service du
déploiement des trames vertes. Les travaux d’élaboration et
révision de ces documents doivent permettre d’alimenter un
inventaire des chemins ruraux à l’échelle des Hauts-de-France.
Règle générale 42 (BIO)
Les chartes de PNR, SCoT, PLU et PLUi s'assurent de la non-
dégradation de la biodiversité existante, précisent et affinent les
réservoirs de biodiversité identifiés dans le rapport. Ces documents
contribuent à compléter la définition :
- des réservoirs de biodiversité ;
- des corridors de biodiversité en s’appuyant notamment
sur une trame fonctionnelle ou à restaurer de chemins
ruraux ;
- des obstacles au franchissement de la trame
fonctionnelle, en identifiant des mesures pour renforcer
leur perméabilité, notamment concernant les
infrastructures ;
- ils définissent les mesures prises pour préserver et/ou
développer ces espaces. Ils s'assurent de la bonne
La partie 2.2.1 du DOO traite des
questions liées aux continuités
écologiques et aux paysages.
Les sous-trames, les réservoirs
de biodiversités, et autres entités
naturelles remarquables du
territoire y sont définies. Des
prescriptions visent à les
protéger, voir à renforcer les
continuités écologiques.
La partie 3.1.1 du DOO contient
des prescriptions visant à
préserver les qualités
paysagères du territoire, tans
bâties qu’environnementales.
Le DOO prescrit de préserver les
chemins ruraux.
Compatible73
correspondance des continuités avec les territoires
voisins et transfrontaliers.
Règle générale 43 (BIO)
Les chartes de PNR, SCoT , PLU et PLUi identifient les sous-
trames présentes sur le territoire, justifient leur prise en
compte et transcrivent les objectifs régionaux de préservation
et de remise en état des continuités écologiques. Les sous-
trames concernées sont : - Sous-trame forestière - Sous-trame
des cours d'eau – Soustrame des milieux ouverts - Sous-trame
des zones humides - Sous-trame du littoral.74
5.2 SDAGE DU BASSIN DE LA SEINE ET DES
COURS D’EAU COTIERS NORMANDS
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Seine-Normandie 2022-2027 a été
approuvé le 23 mars 2022. Au sein de ce SDAGE, la Communauté de Communes de la Thelloise fait partie
de l’unité hydrographique du Thérain, qui est concerné par un Schéma d’Aménagement et de Gestion de
l’Eau (SAGE) Plusieurs cours d’eau traversent le territoire. Leur pérennité est un des objectifs du SDAGE
Seine-Normandie.
Concernant le SDAGE, le tableau ci-dessous permet d’analyser la prise en compte des dispositions du
SDAGE, en lien avec les documents d’urbanisme4, dans la procédure de révision du SCoT de la Thelloise :
Dispositions SCoT Compatibilité
Orientation 1 – Pour un territoire vivant et résilient : des rivières fonctionnelles, des milieux
humides préservés et une biodiversité en lien avec l’eau restaurée
1.1 : Préserver les milieux humides et
aquatiques continentaux et littoraux et les
zones d’expansion des crues pour assurer la
pérennité de leur fonctionnement
Les zones humides avérées du territoire sont
identifiées sur la carte de synthèse.
Le DOO prescrit la protection des zones humides,
ainsi que le maintien et la sécurisation de leurs
fonctionnalités (partie 2.2.1.2).
Compatible
1.2 : Préserver le lit majeur des rivières et les
milieux associés nécessaire au bon
fonctionnement hydromorphologique et à
l’atteinte du bon état
Le DOO prescrit la protection des cours d’eau, leurs
abords, ainsi que les espaces de bon fonctionnement
hydraulique (partie 2.2.1.2). Les documents
d’urbanisme devront notamment inscrire des zones
tampons de non-constructibilité aux abords des
cours d’eau.
Compatible
Orientation 2 – Réduire les pollutions diffuses en particulier sur les aires d’alimentation de captages en eau potable
2.1 : Préserver la qualité de l’eau des captages
d’eau potable et restaurer celle des plus
dégradés
Le DOO indique que les aires d’alimentation de
captage d’eau potable devront être protégées par des
zonages appropriés (2.2.1.2).
De nombreuses prescriptions visent également à
favoriser une infiltration des eaux pluviales le plus tôt
possible, afin de réduire l’accumulation de pollution
par ruissellement.
Compatible
2.4 : Aménager les bassins versants et les
parcelles pour limiter le transfert des pollutions
diffuses Compatible
Orientation 3 – Pour un territoire sain : réduire les pressions ponctuelles
4 La liste des dispositions à prendre en compte dans les documents d’urbanisme est inscrite aux pages
152-153 du SDAGE Seine-Normandie 2022-2027.75
3.2 : Améliorer la collecte des eaux usées et la
gestion du temps de pluie pour supprimer les
rejets d’eaux usées non traitées dans le milieu
De nombreuses prescriptions visent à favoriser une
infiltration des eaux pluviales le plus tôt possible, afin
de réduire l’accumulation de pollution par
ruissellement (2.2.1.2, 2.2.1.3), notamment pour les
nouvelles opérations d’urbanisation.
Compatible
Orientation 4 – Pour un territoire préparé : assurer la résilience des territoires et une gestion équilibrée de la ressource en eau face aux enjeux du changement climatique
4.1 : Limiter les effets de l’urbanisation sur la
ressource en eau et les milieux aquatiques
De nombreuses prescriptions visent à favoriser une
infiltration des eaux pluviales le plus tôt possible, afin
de réduire l’accumulation de pollution par
ruissellement (2.2.1.2, 2.2.1.3), notamment pour les
nouvelles opérations d’urbanisation.
Le DOO recommande également de recenser les axes
de ruissellement, afin de les préserver de toute
construction.
Compatible
4.2 : Limiter le ruissellement pour favoriser
des territoires résilients
4.7 : Protéger les ressources stratégiques à
réserver pour l’alimentation en eau potable
future76
5.3 SCHEMA D’AMENAGEMENT ET DE GESTION
DES EAUX (SAGE) DU THERAIN
Les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) ont été instaurés avec pour objectif de mettre
en œuvre la gestion de l’eau et des milieux aquatiques dans une approche plus intégrée de la protection
des milieux aquatiques. Ils sont issus de la loi sur l’eau de 1992 et élaborés par les Commissions Locales
de l’Eau (CLE).
La Communauté de Communes est concernée sur une partie de son territoire par le SAGE du Thérain. Celui-
ci est en cours d’élaboration. Le tableau ci-dessous présente l’articulation des orientations du SCoT avec
les enjeux du SAGE identifiés sur le site Gest’Eau.
Enjeux SCoT Compatibilité
La réhabilitation et la fiabilisation des
systèmes d’assainissement notamment ceux
situés près des petits cours d’eau présentant
de mauvais rendements en nitrates et/ou
phosphore.
Cette thématique n’est pas abordée dans le SCoT. Non pris en compte
L’amélioration du traitement des rejets des
sites industriels, voire l’étude de la suppression
des rejets de substances dangereuses.
Le DOO prescrit dans la partie 2.2.3 d’anticiper,
surveiller et prendre en compte les nuisances et
impacts environnementaux des projets d’extraction,
du transport de matériaux et des ICPE.
Compatible
Le développement d’aménagements
s’appuyant sur des solutions fondées sur la
nature et de pratiques agricoles réduisant les
pollutions par ruissellement, érosion,
notamment sur le bassin de l’Avelon et le ru de
Berneuil.
De nombreuses prescriptions visent à favoriser une
infiltration des eaux pluviales le plus tôt possible, afin
de réduire l’accumulation de pollution par
ruissellement (2.2.1.2, 2.2.1.3), notamment pour les
nouvelles opérations d’urbanisation.
Le DOO recommande également de recenser les axes
de ruissellement, afin de les préserver de toute
construction.
Compatible
La préservation des zones humides et plus
particulièrement celles à fort intérêt
patrimonial (landes et forêts humides du bas
Bray de l’Oise).
Les zones humides avérées du territoire sont
identifiées sur la carte de synthèse.
Le DOO prescrit la protection des zones humides,
ainsi que le maintien et la sécurisation de leurs
fonctionnalités (partie 2.2.1.2).
Compatible
La majorité des masses d’eau souterraines
présente une vulnérabilité aux polluants. Il
s’agira notamment de mettre en œuvre un plan
d’actions sur les captages d’Auneuil, de Bresles
et de Fouquenies.
Le DOO indique que les aires d’alimentation de
captage d’eau potable devront être protégées par des
zonages appropriés (2.2.1.2).
De nombreuses prescriptions visent également à
favoriser une infiltration des eaux pluviales le plus tôt
possible, afin de réduire l’accumulation de pollution
par ruissellement.
Compatible77
5.4 PLAN DE PREVENTION DES RISQUES
D’INONDATION
Le territoire est concerné par deux plans de prévention des risques inondation (PPRI) :
Le PPRI de la rivière Oise – section Brenouille – Boran-sur-Oise (approuvé en 2000, en cours de révision), qui concerne Villers-sous-Saint-Leu, Précy-sur-Oise, Boran-sur-Oise ;
Le PPRI de la vallée du Thérain aval – section Beauvais – Montataire, qui concerne Montreuil-sur-Thérain, Villers-Saint-Sépulcre, Saint-Félix, Heilles, Hondainville, Angy, Balagny-sur-Thérain, Mello, Cires-les- Mello, Berthecourt.
La partie 2.2.3 du DOO vise à adapter le territoire aux effets du changement climatique, ainsi qu’aux risques.
Le DOO contient également des prescriptions visant à lutter contre les risques d’inondation par des
solutions fondées sur la nature (projets de renaturation, de végétalisation de projets urbains…). La
préservation des zones humides, ainsi que la réduction du ruissellement en réduisant l’imperméabilisation,
sont également des solutions mises en avant dans les prescriptions du DOO.78
5.5 PLAN DE GESTION DES RISQUES
D’INONDATION (PGRI) DU BASSIN SEINE
NORMANDIE
Approuvé par le préfet coordonnateur du bassin par arrêté en date du 3 mars 2022, il donne un cadre aux
politiques locales de gestion des risques d’inondation, pour la période 2022-2027.
Il définit 4 grands objectifs pour le bassin, déclinés en 80 dispositions :
1. Aménager les territoires de manière résiliente pour réduire leur vulnérabilité
2. Agir sur l’aléa pour augmenter la sécurité des personnes et réduire le coût des dommages
3. Améliorer la prévision des phénomènes hydrométéorologiques et se préparer à gérer la crise
4. Mobiliser tous les acteurs au service de la connaissance et de la culture du risque
Le tableau ci-dessous présente la compatibilité du SCoT avec les objectifs du PGRi du bassin Seine-
Normandie :
Objectifs SCoT Compatibil ité
1. Aménager les territoires de manière résiliente pour réduire leur vulnérabilité
De nombreuses prescriptions
visent à favoriser une infiltration
des eaux pluviales le plus tôt
possible, afin de réduire les
risques d’inondation liés au
ruissellement (2.2.1.2, 2.2.1.3),
notamment pour les nouvelles
opérations d’urbanisation.
Le DOO prescrit également de
protéger tous les éléments
écologiques jouant un rôle dans
la dynamique hydraulique du
territoire (haies, talus, zones
humides et abords des cours
d’eau).
Compatible
2. Agir sur l’aléa pour augmenter la sécurité des personnes et réduire le coût des dommages79
Le DOO prescrit d’identifier les
axes de ruissellement, afin de les
préserver de toute construction,
ou de les dévier afin de gérer les
débits.
De nombreuses prescriptions
visent à favoriser une infiltration
des eaux pluviales le plus tôt
possible, afin de réduire les
risques d’inondation liés au
ruissellement (2.2.1.2, 2.2.1.3),
notamment pour les nouvelles
opérations d’urbanisation.
Compatible
3. Améliorer la prévision des phénomènes hydrométéorologiques et se préparer à gérer la crise
Le SCoT ne prévoit pas
d’orientation qui aille à
l’encontre de cet axe.
Compatible
4. Mobiliser tous les acteurs au service de la connaissance et de la culture du risque
Le DOO prescrit dans la partie
2.2.3 de recenser l’ensemble des
risques connus sur le territoire, et
susceptibles d’impacter la
commune concernée.
Compatible80
5.6 CHARTE PNR OISE-PAYS DE FRANCE
Un parc naturel régional (PNR) est un territoire « rural et habité » dont les habitants ont choisi
volontairement un mode de développement fondé sur la mise en valeur et la protection de patrimoines
naturels et culturels considérés comme riches et fragiles
La commune de Boran-sur-Oise, et une partie de la commune de Précy-sur-Oise, sont situés dans le PNR
Oise-Pays de France. La Charte du Parc naturel régional Oise-Pays de France a été approuvé par décret du
1er ministre le 18 janvier 2021.
Plan référence du PNR – zoom sur Boran-sur-Oise et Précy-sur-Oise ©Charte du PNR Oise-Pays de France
L’articulation des orientations du SCoT avec les orientations de la charte du PNR sont présentés dans le
tableau ci-dessous :81
Dispositions SCoT Compatibilité
Axe I / Maintenir la diversité biologique et les continuités écologiques
Orientation 1 : Préserver et favoriser la biodiversité
Mesure 1 : Préserver les sites de biodiversité
remarquables
Mesure 2 : Lutter contre la disparition des espèces
animales et végétales
Mesure 3 : Lutter contre les espèces exotiques
envahissantes
Mesure 4 : Accompagner les acteurs locaux pour des
pratiques de chasse et de pêche favorables à la
biodiversité et respectueuses des équilibres
écologiques
Mesure 5 : Préserver et valoriser la géodiversité
La partie 2.2.1 du DOO traite des questions
liées aux continuités écologiques et aux
paysages. Les sous-trames, les réservoirs de
biodiversités, et autres entités naturelles
remarquables du territoire y sont définies.
Des prescriptions visent à les protéger, voir à
renforcer les continuités écologiques.
Compatible
Orientation 2 : Préserver, restaurer des réseaux
écologiques fonctionnels
Mesure 6 : Préserver la fonctionnalité du réseau
forestier et favoriser sa gestion durable
Mesure 7 : Préserver les milieux ouverts et renforcer
leur biodiversité
Mesure 8 : Préserver et restaurer la fonctionnalité du
réseau des milieux aquatiques et humides
La partie 2.2.1 du DOO traite des questions
liées aux continuités écologiques et aux
paysages. Les sous-trames, les réservoirs de
biodiversités, et autres entités naturelles
remarquables du territoire y sont définies.
Des prescriptions visent à les protéger, voir à
renforcer les continuités écologiques.
Les zones humides avérées du territoire sont
identifiées sur la carte de synthèse.
Le DOO prescrit la protection des zones
humides et des cours d’eau, ainsi que le
maintien et la sécurisation de leurs
fonctionnalités (partie 2.2.1.2).
Compatible
Axe II / Vers un territoire accueillant et responsable face au changement climatique
Orientation 3 : Garantir un aménagement du territoire
maitrisé
Mesure 9 : Fonder l’aménagement du territoire sur la
limitation de la consommation d’espace et des
déplacements
Mesure 10 : Promouvoir et mettre en œuvre une
politique des déplacements responsables face au
changement climatique
Le DOO définit des objectifs de réduction de
la consommation d’ENAF. Ces objectifs se
basent sur l’armature territoriale. Un travail
de concertation a permis de prendre en
compte les projets de chaque commune, et
d’adapter les objectifs aux différentes
typologies de communes.
La partie 2.1.3 du DOO développe les
ambitions du SCoT en matière de mobilité.
Les prescriptions visent à prendre en compte
les besoins de la population, notamment en
termes de mobilités actives et les transports
en communs. Une utilisation plus vertueuse
de la voiture y est également préconisée
(covoiturage, véhicules électriques…). La
question de l’intermodalité et des mobilités
domicile-travail y est également traitée.
Compatible
Orientation 4 : Mettre en œuvre un urbanisme durable
répondant aux besoins en matière de logements
Mesure 11 : Susciter une offre diversifiée et suffisante
de logements
Le SCoT définit des objectifs de production
de logements qui se basent sur les tendances
observées, et qui prend en compte des
Compatible82
Mesure 12 : Réussir la densification des tissus urbains
Mesure 13 : Intégrer les enjeux de la transition
écologique dans l’aménagement
évènements tels que le desserrement des
ménages.
Un travail de recensement du potentiel de
densification (dents creuses, friches) de
chaque commune a été mené, afin d’identifier
le potentiel sur le territoire. L’EPFLO a
notamment établi le potentiel foncier en
dents creuses sur chaque commune. La
concertation a permis d’écartes les projets
sur la base de certains critères, notamment :
- L’accessibilité ;
- La consommation d’espace totale
de la commune concernée ;
- Les enjeux environnementaux
concernant le site.
Le DOO prescrit à plusieurs reprises que les
projets (qu’ils soient à destination
d’habitation ou d’économie), doivent être
réalisés en priorité dans ces enveloppes
urbaines déjà existantes.
Orientation 5 : Faire du paysage un bien commun
Mesure 14 : Préserver l’identité paysagère et
accompagner les dynamiques
Mesure 15 : Valoriser un patrimoine bâti identitaire et
exceptionnel
La partie 3.1.1 du DOO contient des
prescriptions visant à préserver les qualités
paysagères du territoire, tans bâties
qu’environnementales.
Compatible
Axe III / Favoriser un cadre de vie harmonieux, fondé sur la préservation des ressources
Orientation 6 : Préserver et gérer durablement les
ressources naturelles
Mesure 16 : Développer les énergies renouvelables
dans le respect du patrimoine écologique, architectural
et paysager du territoire
Mesure 17 : Préserver la ressource en eau
Mesure 18 : Moins produire de déchets et mieux les
valoriser
Mesure 19 : Préserver et améliorer la qualité des sols
du territoire
Mesure 20 : Economiser les ressources minérales et
mieux intégrer les sites d’extraction du territoire
Le DOO prescrit dans la partie 2.2.4 une
gestion durable des déchets, de poursuivre
les efforts de tri des déchets à la source, la
valorisation des déchets…
Le SCoT prend en compte les objectifs du
PCAET. Le DOO mentionne notamment le fait
que les documents d’urbanismes,
notamment les PLU, devront être
compatibles avec le PCAET.
L’objectif du PCAET d’atteindre une
production d’énergies renouvelables d’au
moins 33% de la consommation finale brute
d’énergie du territoire à l’horizon 2031 est
également prescrit dans le DOO.
Le DOO contient également de nombreuses
prescriptions visant à préserver a qualité des
eaux, notamment en réduisant le
ruissellement.
Compatible
Orientation 7 : Faire du parc un territoire de « mieux-
être »
Mesure 21 : Préserver la santé et le mieux-être des
personnes
La partie 2.2.4 du DOO contient des
prescriptions visant à renforcer le bien être
des habitants, en rendant compatible la santé
et la gestion durable du territoire.
Compatible83
Mesure 22 : Prévenir mais aussi vivre avec les risques
majeurs
Axe IV / Accompagner un développement économique porteur d’identité
Orientation 8 : Accompagner le développement des
activités rurales
Mesure 23 : Contribuer au dynamisme des activités
agricoles
Mesure 24 : Maintenir et valoriser les activités liées au
cheval
Mesure 25 : Promouvoir la gestion forestière et
valoriser la filière du bois
Le DOO contient des prescriptions visant à
préserver, renforcer et diversifier l’activité
agricole (partie 1.2.2.4).
Compatible
Orientation 9 : Promouvoir une économie
environnementalement et socialement responsable
Mesure 26 : Favoriser un accueil qualitatif des
entreprises et de leur développement
Mesure 27 : Promouvoir les activités économiques
spécifiques en lien avec le territoire et les valeurs du
parc
Mesure 28 : Accompagner les entreprises pour une
meilleure intégration des enjeux environnementaux et
de développement durable
Le DOO contient des prescriptions visant à
accompagner les filières stratégiques du
territoire, et à encourager l’essor de nouvelles
entreprises. L’objectif est de favoriser la
densification et le renouvellement. Les
enjeux environnementaux et paysagers sont
aussi pris en compte.
Compatible
Orientation 10 : Développer l’économie touristique
Mesure 29 : Faire du tourisme durable un levier pour
conforter l’activité touristique
Mesure 30 : Le Parc : un espace d’accueil, de
découverte et de pleine nature
La partie 3.2 du DOO vise à pérenniser et
développer l’activité touristique du territoire,
notamment autour du slow-tourisme, une
forme de tourisme plus durable qui repose
sur la découverte du territoire par les
mobilités actives.
Compatible
Axe V / Un projet de territoire partagé
Orientation 11 : Sensibiliser et éduquer pour impliquer
les publics dans le projet de territoire
Mesure 31 : Faire partager le Parc, ses actions et ses
richesses pour créer une appartenance commune
Mesure 32 : Eduquer et impliquer dès le plus jeune âge
Le périmètre du PNR est rappelé sur la carte
de synthèse du DOO. Compatible
Orientation 12 : Changer nos comportements
Mesure 33 : Des collectivités engagées dans une
démarche éco-responsable et exemplaire
Mesure 34 : Impliquer les habitants, encourager et
soutenir leur engagement éco-citoyen
L’écoresponsabilité occupe une place
centrale dans le SCoT. Plusieurs parties du
DOO traitent des ambitions
environnementales du SCoT, et les traduisent
à travers des prescriptions précises.
Compatible84
5.7 PLAN D’EXPOSITION AU BRUIT
Le Plan d’Exposition au Bruit (PEB) est un document qui permet de réglementer certains aspects de
l’urbanisation dans les zones exposées au bruit des aérodromes. Il est obligatoire pour les aérodromes
dont la liste est définie par le code de l’urbanisme.
A partir des prévisions de développement de l’activité aérienne, de l’extension prévisible des infrastructures
et des procédures de circulation aérienne, le PEB définit des zones diversement exposées au bruit engendré
par les aéronefs dans lesquelles différentes restrictions à l’urbanisation s’appliquent :
des zones A et B, dites zones de bruit fort,
des zones C, dite zone de bruit modéré
et, le cas échéant, des zones D, qui prévoient une obligation d’information et des normes d’isolation acoustique pour les constructions neuves.
Le territoire est concerné par 1 PEB :
Le PEB de l’aérodrome de Persan – Beaumont-sur-Oise, approuvé par arrêté inter-préfectoral du 5 juillet 2018. Les communes de la Thelloise concernées sont : Boran-sur-Oise, Morangles, Le Mesnil-en- Thelle.
PEB de l’aérodrome de Persan – Beaumont-sur-Oise ©géoportail
Dans la partie 2.2.4 du DOO, il est prescrit de limiter l’implantation de logements ou structures sensibles en
zones exposées au bruit des transports.85
5.8 SCHEMA REGIONAL DE COHERENCE
ECOLOGIQUE (SRCE) DE PICARDIE
Le SRCE de l’ancienne région administrative Picardie n’a pas été approuvé. Cependant, les éléments de son
diagnostic, notamment l’identification des trames vertes et bleues, doivent être prises en compte dans le
diagnostic territorial du SCoT.
Le SRCE recense sur le territoire :
Des corridors de la trame bleue ;
Des corridors de la trame verte ;
Des réservoirs de biodiversité.
La partie 2.2.1 du DOO recense les continuités écologiques du territoire. Les prescriptions de cette partie
visent à préserver les éléments de la trame verte et de la trame bleue, ainsi que tout secteur reconnus pour
leur sensibilité écologique (ZNIEFF, N2000…). Les prescriptions concernent à la fois les continuités inter-
communales, mais aussi les trames vertes intra-urbaines.86
Continuités écologiques présentes sur la commune © SRCE Picardie