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PLU - Annexes - Cahier recommandations architecturales et paysager
PLU - Annexes - cahier architectural
PLU - Annexes - cahier recommandations architecturale
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune d'Annezin.
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Thèmes du document : Eau et assainissement, Environnement, Aménagement du territoire,
Mission d ’étude - conseils sur le volet
« qualité environneMentale et dévelop-
peMent durable » du plu d ’ annezin
ville d ’ annezin
O ctObre 2011
cahier de recoMMandations architecturales environneMentales
et urbaines affectées aux différentes zones du plu d ’ annezin
2
Premières recommandations…
La trame végétale
-Respect de l’usage des essences locales (se rapprocher des 100% d’essences locales dans les espaces publics et les haies inter parcellaires)
- Créer des espaces verts conviviaux (ex: verger communal…)
-Réaliser le pré verdissement des parcelles _ garantissant la qualité du projet (ambiance, haies brise vent, intégration du lotissement en utilisant l’organisation paysagère du secteur: larris…)
-Réglementer l’usage des espaces verts et les plantations dans le règlement de lotissement , le cahier de prescriptions paysagères…
-Aménager les bassins de manière à conserver une partie en eau. (cadre de vie, mare pédagogique _permettant notamment l’intégration sociale du quartier _, utilisation d’une partie de l’eau pour les services techniques)
-Réaliser les espaces verts de manière à pouvoir les gérer en « gestion différenciée » (ensemencement de prairie fleurie, facilité de fauchage…): compensation de la perte des espaces prairiaux existants, entretien limité, utilisation du potentiel floristique naturel, recherche de « nature » par les habitants de la campagne…2 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
LES ZONES A URBANISER ET LOTISSEMENTS A VOCATION D’HABITAT La gestion des déplacements .................................................................................................... 4 Aménagement des espaces publics ............................................................................................ 8 La gestion de l’eau ..................................................................................................................10 Paysage cadre de vie et biodiversité .........................................................................................11 Aménagement des jardins familiaux..........................................................................................13 Energie, santé .........................................................................................................................15
Détail explicatif du coefficient d’emprise végétale ......................................................................17
LA CONSTRUCTION D’UNE PARCELLE A VOCATION D’HABITAT
Implantation de la construction sur la parcelle ...........................................................................19 Traitement de l’entrée de parcelle .............................................................................................20 Traitement des limites séparatives publiques/privées et mitoyennes ............................................22 La qualité du bâti ....................................................................................................................24 Le projet de construction écologique.........................................................................................25
Détail explicatif du coefficient d’emprise végétale ......................................................................27
LES ZONES URBAINES A VOCATION D’ACTIVITES
Principes généraux ..................................................................................................................29 Composition de la parcelle privée .............................................................................................31 Architecture du bâtiment .........................................................................................................33 Constructions durables ............................................................................................................35 Constructions durables et bioclimatisme ....................................................................................44 Caractère des éléments annexes ..............................................................................................45 Traitement des limites..............................................................................................................47 Traitement des eaux pluviales ..................................................................................................49 Mode de stationnement ...........................................................................................................50 Composition des espaces non construits ...................................................................................51 Détail explicatif du coefficient d’emprise végétale ......................................................................52 Caractéristiques de la végétation ..............................................................................................55
Synthèse ................................................................................................................................56
LES ZONES AGRICOLES
Le choix du lieu d’implantation .................................................................................................58 L’insertion dans le paysage ......................................................................................................59 Aménager les abords de bâtiments par les plantations ...............................................................66
Repenser l’aménagement du corps de ferme .............................................................................67
COEFFICIENT D’EMPRISE VEGETALE ET LISTE D’ESSENCES RECOMMANDEE Liste d’essences recommandée pour les plantations sur la commune...........................................69 Détail explicatif du coefficient d’emprise végétale ......................................................................70 Principes de plantation ............................................................................................................72 Liste d’essences préconisée......................................................................................................73 Illustrations d’arbres tiges ........................................................................................................74 Illustrations de haies et d’arbustes............................................................................................75
Sommaire3 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat (zones au, ua et ub )4 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
La gestion des déplacements
•Mettre en valeur les accès de déplacements doux entre le site aménagé et le centre ville et les zones naturelles proches… Ces liaisons devront assurer une continuité urbaine et paysagère entre le site et les zones naturelles proches.
•En cas de besoin, rapprocher les éventuels équipements publics nécessaires du centre ville : faciliter les accès par déplacements doux.
•Maintenir le jeu de pentes actuel afin d’y appuyer l’organisation des voiries et utiliser le relief comme facteur de limitation de la vitesse (courbes…).
•Donner aux circulations douces un axe rapide, direct, agréable pour faciliter l’usage du cycle ou de la marche à pied (notamment vers le centre ville et la zone commerciale proche).
•Faire en sorte que les circulations automobiles soient au contraire le moins directes possibles, à vitesse limitée, évitant les trafics de transit.
•Prévoir les stationnements et la sécurisation des deux roues, que ce soit sur les espaces et équipements publics ou commerciaux, ou que ce soit accolé aux logements et en prise directe avec les circulations.
•Prévoir des dessertes de logements sous forme de voirie mixte 10 à 30km/h avec présence «tolérée» de l’automobile qui circule mais sans stationnement possible.
•Outre les techniques innovantes mises en œuvre, la conception devra anticiper les futures constructions afin que l’ensemble répondent à :
► Une place de la voiture différente de celle communément admise (le garage sera déconnecté du logement),
► Des voiries plus simples et mixtes et prioritaires aux déplacements doux
On s’attache donc à mettre en oeuvre une urbanisation propre à faciliter les rapports sociaux et à enrichir les qualités du cadre de vie dans le découpage parcellaire, la diversité des modes d’implantation de toutes les constructions et la diversité des formes d’habitat
sources : guide de l’urbanisme pour la Wallonie
Ambiances à rechercher...............
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat5 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
● Voiries principales
Contre exemple :
- largeur de l’espace-rue disproportionnée par
rapport aux besoins
- nombre de poches de stationnement trop
important
- végétation réduite à la plantation d’arbres
haute-tige, strate arbustive absente, pelouse
rase)
Les voies principales du lotissement ont pour
fonction de :
- desservir la plupart des habitations
- absorber la plupart des flux routiers et piéton-
niers
- accueillir du stationnement
- permettre l’accès au pôle tertiaire, aux jardins
familiaux et aux espaces publics
Le projet s’attache donc à :
> conforter chaque usager
> accueillir les habitants et les visiteurs
> révéler l’ambiance générale des lieux
plantations
abondantes
protection des
accotements
piétonniers distincts
de la route
stationnement organisé à des
endroits précis
vastes accotements
enherbés ou plantés
parking aménagé
sur la parcelle
éclairage dirigé
vers le bas
pour limiter
la pollution
lumineuse
largeur de voirie
adaptée à la
fonction
Les circulations structurent le domaine
public en créant un maillage de divers
gabarits.
Les voies nécessitent d’être hiérarchisées
en fonction des usages (automobiles,
piétons, cycles), réduites à la largeur
minimale et traitées dans un esprit de
rue, et non de route.
La rue crée une ambiance de quartier
étant donné qu’elle s’adapte à l’échelle
du piéton à qui une place importante
voire prioritaire lui est réservée.
Le réseau viaire ne doit pas être
entièrement dévolu à la voiture et consister
uniquement en zones de stationnement.
Ambiances à rechercher......
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat6 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
La voie de petit gabarit du lotissement a pour
fonction de :
-lier les voiries et les cheminements doux
-renforcer l’intimité du quartier
-prolonger la vie d’une partie des habitations
dans la rue
Le projet cherche donc à :
>donner la priorité aux déplacements
piétonniers
>les traiter comme un espace public
Contre exemple :
Eviter dans chaque rue du lotissement le
stationnement des voitures sur les trottoirs ; cette
situation gêne la fluidité des déplacements doux ,
nuit à la sécurité des piétons et abîme les bordures
et les revêtements de sol
stationnement
organisé sur des aires
spécifiques
largeur des voies
minimales réduisant
considérablement la
vitesse des voitures
accotements et jardins
privés confondus
visuellement et
séparés physiquement
réduction des surfaces
en enrobé au profit
des revêtements non
routiers
végétation
abondante
borduration non systématique
● Voiries secondaires
Ambiances à rechercher.......
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat7 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Les voies lentes ont pour fonction de :
-connecter largement le lotissement avec le
voisinage
-promouvoir les déplacements piétonniers
-accéder aux espaces publics, aux jardins
familiaux, aux bassins
-renforcer l’intimité du quartier
Le projet cherche donc à :
>créer un réseau vert favorisant la biodiversité
et le confort des habitants ou des visiteurs
Piétonnier perméable recouvert de
dalles-béton légèrement espacées
et bordées d’herbe pour les endroits
fréquemment empruntés et utilisés
par divers usagers
Venelle verdoyante
bordée de haies de
charme et d’arbres de
hauts jets (tilleuls)
Cheminement végétal
demandant un entretien réduit
(tonte et fauche) au bénéfice
d’une ambiance paysagère
attrayante
Piétonnier en revêtement
perméable pour les endroits
fréquemment empruntés et
utilisés par divers usagers
● Cheminements doux ou Venelles
Ambiances à rechercher.......
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat8 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Les espaces verts prendront
une dimension conséquente
s’ils s’intègrent dans un projet
paysager global.
Ils est préférable qu’ils ne
soient pas uniquement
résiduels (issus du découpage
parcellaire) mais bien des
espaces pensés et conçus
pour le bien-être des habitants
et en faveur de l’image du
lotissement.
Ils peuvent être enherbés,
plantés et agrémentés
d’équipements de détente
(aire de jeux pour les enfants,
boulodrome pour les plus
grands, tables et bancs).
La qualité des espaces publics participe en grande partie
à renforcer la qualité du cadre de vie du quartier. Trop
souvent, il correspond à des surfaces restreintes et se
réduit aux voiries dans lesquelles le piéton n’est pas au
centre de la réflexion.
Au delà de la voirie, ils comprennent donc les accotements,
les placettes, les espaces verts, les parkings et les bassins
de rétention.
Ces endroits répartis ponctuellement sur le site ont pour
but de :
-structurer le quartier en tant que ponctuations et
repères au sein du réseau de voiries
-assurer une partie de l’identité du site
-conserver des espaces ouverts entre les ensembles
bâtis
-réserver une place conséquente aux piétons
-absorber les eaux de ruissellement
-favoriser la rencontre des voisins en un lieu commun
-lier entre elles les différentes formes d’habitats
Les placettes font l’objet d’un traitement convivial et adapté à l’échelle du quartier : exclusion des voitures, plantations abondantes, revêtement de sol semi- perméables (pX), mobilier et éclairage confortables et en nombre raisonné
Aménagement des espaces publics
Ambiances à rechercher.......
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat9 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat
Divers points
de collecte des
déchets ponctuent
le domaine public.
Il sera judicieux de
les signaliser de
la même manière,
de les équiper
au mieux pour
optimiser leur
utilisation et de les
intégrer au moyen
d’un mobilier
adapté pour éviter
le déballage des
poubelles
L’utilisation, par endroits, de légers
mouvements de terre, accentuera le
caractère paysager du parc tout en
dissimulant partiellement les voitures
Tout comme pour l’aménagement
de la parcelle, les choix de
revêtements de sol de l’ensemble
du domaine public (voirie et espaces
publics) veilleront à minimiser au
maximum l’utilisation du bitume.
Il s’agit d’opter pour des sables,
des pavés, des graviers ou de la
pelouse qui sont plus qualitatifs,
adaptés à un contexte semi-urbain
et qui permettent l’infiltration des
eaux. Les matériaux permettent
aussi de différencier le statut des
espaces.
Plus que fonctionnels, le
mobilier et l’éclairage sont des
éléments de composition qui
ont un impact évident sur la
perception du lotissement.
Il est préférable de les étudier au
moment de la conception pour
assurer une homogénéisation
au sein même du quartier mais
aussi avec d’autres quartiers.
L’éclairage nocturne sera réduit
au minimum tant en puissance
qu’en durée pour garantir la
sécurité sur la voirie.
L’espace de stationnement est attenant au pôle tertiaire situé à l’entrée du nouveau quartier (rue de St-Quentin). Il doit être attractif afin d’être utilisé au mieux et bien intégré pour ne pas nuire à l’esthétique des constructions.
Par rapport au contexte semi-urbain dans
lequel s’insère le lotissement, le parking
paysager semble être une bonne solution
d’aménagement
L’aménagement permettra le
fonctionnement d’une future voirie de
liaison vers le sud-est
● Les revêtements de sol
● Le parking paysager
● Le mobilier et l’éclairage public10 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
●Valoriser les surfaces en eau existantes pour la gestion des eaux pluviales
● Mettre en place un dispositif de gestion des eaux tenant compte de l’organisation na -turelle du site, par un jeu de cheminement de l’eau ponctué de bassins de tailles varia -bles.
● Prescrire des équipements hydro-économes dans les constructions et permettre la ré cupération d’eaux pluviales pour certains usages (WC, arrosage, lavage des sols).
● Pour rappel, les prescriptions du règlement de PLU demandent de :
► Réduire l’imperméabilisation des sols au minimum, maintenir leur état hydrique en dispersant les eaux pour une meilleure infiltration et en les stockant temporairement en surface si nécessaire ; Limiter strictement le busage et systématiser la gestion des eaux pluviales à l’air libre (toitures végétales, noues en parcelles privatives et en espaces publics).
► Aucun rejet d’eau pluviale n’est autorisé sur le réseau existant en deçà d’une pluie d’occurrence bi-décennale. Ambiances à rechercher.......
La gestion de l’eau
contre-exemple
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat
Institut de gériatrie de l’Université de Montréal
(20/10/2004)11 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
• Respect de l’usage des essences locales (se rapprocher des 100% d’essences locales dans les espaces publics et les haies inter-parcellaires).
• Créer des espaces verts conviviaux (ex : verger communal,...)
• Réaliser le pré verdissement des parcelles garantissant la qualité du projet (ambiance, haies brise-vent, intégration du lotissement en utilisant l’organisation paysagère du secteur : larris...)
• Réglementer l’usage des espaces verts et les plantations dans le règlement de lotissement, le cahier des prescriptions paysagères...
• Réaliser les espaces verts de manière à pouvoir les gérer en «gestion différenciée» (ensemencement de prairie fleurie, facilité de fauchage...) : compensation de la perte des espaces prairiaux existants, entretien limité, utilisation du potentiel floristique naturel, recherche de «nature» par les habitants de la campagne...
● La trame végétale
Premières recommandations…
La trame végétale
-Respect de l’usage des essences locales (se rapprocher des 100% d’essences locales dans les espaces publics et les haies inter parcellaires)
- Créer des espaces verts conviviaux (ex: verger communal…)
-Réaliser le pré verdissement des parcelles _ garantissant la qualité du projet (ambiance, haies brise vent, intégration du lotissement en utilisant l’organisation paysagère du secteur: larris…)
-Réglementer l’usage des espaces verts et les plantations dans le règlement de lotissement , le cahier de prescriptions paysagères…
-Aménager les bassins de manière à conserver une partie en eau. (cadre de vie, mare pédagogique _permettant notamment l’intégration sociale du quartier _, utilisation d’une partie de l’eau pour les services techniques)
-Réaliser les espaces verts de manière à pouvoir les gérer en « gestion différenciée » (ensemencement de prairie fleurie, facilité de
Paysage cadre de vie et biodiversité les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat12 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
•Préserver et valoriser les richesses écologiques et paysagères existantes du site. Dont la création de nouveaux habitats écologiques et ludiques, en continuité des espaces existants (cavalier, plan d’eau, espaces boisés des parcelles sud…).
•Une attention particulière sera portée à ces continuités écologiques et paysagères ainsi qu’aux fonctions complémentaires qu’elles peuvent avoir (gestion des eaux,…).
•Des réflexions de continuités végétales, le long des axes de déplacements doux, vers le centre ville et les espaces naturels proches seront menées.
•S’appuyer sur l’isolement nécessaire vis-à-vis des axes bruyants, pour créer un ourlet paysager.
• Une hiérarchisation des espaces publics sera effectuée en fonction du niveau de richesse écologique souhaité après aménagement, l’usage et l’entretien de ces espaces en seront dépendants.
•Traiter les fonds de parcelles en tenant compte des covisibilités et qualités des lieux.
•Une attention particulière sera portée au lien entre l’habitant, les espaces verts et les plantations elles mêmes (avec un regard quant au potentiel d’animations culturelles et éducatives des milieux):
► Encourager le développement des jardins familiaux aux abords
du site: Quantification des surfaces potagères nécessaires (jardins collectifs et jardins familiaux) en lien avec les associations et les besoins locaux du site et des quartiers proches.
Accotements des rues de quartier
laissés libres et ne nécessitant que peu
de passage des services communaux
Bassin de rétention des eaux couvert
d’une végétation spontanée
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat
● Pour rappel, les prescriptions du règlement de PLU demandent de :
► Globalement, un coefficient d’emprise végétale d’un minimum de 0,6 sera retenu en dehors des espaces verts majeurs du site, pour disposer d’une pe ception végétale dominante : Végétation à retrouver sur le sol, dans les jar dins publics et privés, le long des voies, sur les murs et les toitures…
► Tout espace vert aura une fonction écologique et paysagère avérée dont un usage majoritaire d’essences locales (80% minimum, avec une priorité aux essences patrimoniales de cette entité paysagère et aux essences en voie de disparition). L’usage de fruitiers (petits et grands fruitiers) est recommandé afin de développer la relation entre les habitants et leurs espaces verts13 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
La notion de «jardins familiaux» trouve son origine à la fin
du 19e siècle. A l’époque, les «jardins ouvriers» permettaient
aux populations modestes de se distraire et de s’alimenter. En
1952, ils sont appelés «jardins familiaux» car le concept attire
d’autres classes sociales. Depuis les années 1980, l’intérêt pour
le jardinage et l’envie d’un retour à la nature accroissent leur
installation dans les villes.
Cet espace donne lieu à un aménagement
paysager de base. Il sera ensuite agrémenté
par chaque utilisateur en fonction de ses
goûts, de ses besoins et de sa fantaisie.
Il serait bon que le projet prenne une
dimension écologique
Vues inversées mettant en évidence le (futur)
rôle d’intégration paysagère d’une haie fleurie
située entre la route et la grille.
Les limites privées/publiques doivent être
soignées et adoucies. Les grilles sécurisent
les jardins mais elles durcissent également la
perception visuelle
Mieux encore, la haie pourrait venir se confondre
avec la grille ...
Le jumelage des cabanons permet de
conserver une large perception visuelle
de l’espace jardiné
cabanons jumelés par deux : 2mx3m l’unité
limites inter-parcelles discrètes (bande de
gazon, câbles tendus)
bacs à eau de pluie et à compost personnels
Ambiances à rechercher.......
Aménagement des jardins familiaux les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat14 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Le jardin familial est un vecteur de lien et
de mixité sociale. Favoriser les échanges
inter-générationnels peut amplement
valoriser le programme (animations,
rencontres, ....).
Il est aussi un lieu pédagogique où les
enfants rencontrent la nature en mettant
leurs sens en éveil.
Les piétonniers seront épurés, traités
sommairement (graviers, sable,
pelouse ) et entretenus régulièrement
(tonte et/ou fauche)
Plus qu’un potager, chaque parcelle pourrait devenir un véritable
jardin-nature fleuri et ponctué d’objets insolites décoratifs.
Un abri de bois (2mx2m), des bacs
de récupération d’eau de pluie et des
poubelles à compost équipent chaque
parcelle.
Les séparations entre les parcelles seront les plus
discrètes possibles de manière à conserver la vue
d’un espace global, un jardin unique, un espace vert
à part entière
Contre-exemple
- hauteur de séparation des parcelles
excessive
- revêtement de sol imperméable
- entretien insuffisant
- objets encombrants
bande enherbée fine clôture
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat15 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
● Dérèglement climatique, valorisation bioclimatique, efficacité énergétique
• Construire des bâtiments bien isolés et ventilés, et économes en énergie, étant exemplaire vis-à-vis de la réglementation thermique en vigueur…
• Respecter les principes suivants :
1. des ouvertures de grande dimension au sud, protégées du soleil estival 2. très peu d’ouvertures au nord
3. peu d’ouvertures à l’est sauf pour les pièces d’usage matinal
4. peu d’ouvertures à l’ouest
• Permettre un éclairage naturel maximum pour avoir recours au minimum d’éclairage artificiel, à la fois :
- dans les bâtiments
- et dans les espaces publics (revêtements clairs, éclairage nocturne discret et intelligent…)
• Etudier les possibilités technico-économiques de production de chaleur centralisée et d’origine renouvelable (biomasse, géothermie). • Profiter de l’ambiance bocagère recherchée pour assurer l’été, le rafraîchissement naturel des espaces extérieurs et des constructions. • Systématiser l’utilisation d’énergies renouvelables pour la production d’eau chaude et d’électricité.
● Pour rappel, les prescriptions du règlement de PLU demandent de :
► Les distances entre bâtiments futurs devront être suffisantes pour permettre l’ensoleillement maximum des façades orientées Sud en hiver.
► En cas de réseau de chaleur, le raccordement au réseau sera obligatoire.
● Gestion des déchets
• Etudier avec la collectivité et le service en charge de la collecte, le ramassage par mise en place de points d’apport volontaire bien intégrés, sans ramassage en porte à porte (ou uniquement le long des logements qui le nécessite et qui seront judicieusement positionnés)
● Pour rappel, les prescriptions du règlement de PLU demandent de :
► Prévoir des espaces de tri au sein des logements, pour les logements collectifs. ► Utiliser le compostage collectif sur site via les points d’apports à usage des espaces verts privé et publics et des jardins familiaux
Energie, santé, ... les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat
Synthèse d’une construction durable
Compostages individuels Point d’apport des déchets intégré à son environnement16 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
● Confort thermique
• Il sera assuré par les ambiances du site et les dispositions prises pour permettre aux bâtiments futurs de bénéficier des atouts des aménagements : protection contre les courants d’air froids (orientations diverses et usage du végétal), masques solaires en été, bonne orientation des façades des lots et donc des bâtiments (notamment en fonction de l’axe des vents dominants), homogénéité des températures grâce à la végétation et à l’eau, placettes ombragées en été et ensoleillées en hiver.
● Confort acoustique
• Un merlon paysager sera aménagé en cas de besoin afin de limiter les nuisances sonores (le long de la RD 943).
• D’autres mesures seront respectées: Limiter les nuisances potentielles des voies circulées par les véhicules et maintenir le masquage du bruit de fonds routier et créer des espaces silencieux.
● Matériaux et santé
• En ce qui concerne les constructions ce thème fera partie intégrante d’une démarche de qualité environnementale demandée. Pour les aménagements, l’utilisation de matériaux sains et naturels sera recommandée. Il existe désormais de nombreuses références de matériaux disposant de Fiches Déclaratives Environnement et Santé. Le Maître d’oeuvre utilisera largement ces outils de préconisation.
• Ce sujet pour le bâtiment est partie intégrante d’une démarche de qualité environnementale, avec deux aspects essentiels : le coût pour la planète (énergie grise, CO2 ….) et la santé des usagers, avec des outils tels que les «Analyses de Cycle de Vie».
• Pour les aménagements, le Maître d’œuvre réalisera les études dans une démarche de Développement Durable.
• L’optimisation des techniques et des coûts passera par le calcul en coût global. Des indicateurs seront établis et proposés par l’aménageur. Par exemple : - ratios de longueurs et de coûts de réseaux viaires par rapport aux surfaces de construction
- quantité d’énergie grise et de GES par ouvrage proposé
- mesure des impacts des terrassements à gérer sur l’ensemble du site, - quelles techniques à partir de matériaux locaux et quel impact sur le travail partagé avec les personnes et entreprises du territoire etc…
• Ces éléments pourront être transcrits dans les cahiers des charges destinés aux entreprises de travaux. Les critères sociaux, environnementaux et économiques des offres pourront être développés avec les mêmes niveaux de précision et d’exhaustivité.
les zones à urbaniser et lotisseMents à vocation d ’habitat
Bioclimatisme à l’échelle de la parcelle et de la construction17 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Un coefficient d’emprise végétale de 0.6 minimum peut être retenu.
Il représente la part réservée à la végétation au sol, sur les murs ou
les toitures au sein de la surface totale de l’opération.
L’objectif est de réintroduire le végétal en milieu urbanisé, dans les
jardins privés, les espaces publics, le long des voies mais aussi sur
les façades ou sur les toits des habitations.
Les enjeux d’une telle démarche sont :
Enjeu social :
La présence du végétal en ville, sous toutes ses formes (jardins, espaces verts, alignements d’arbres, façades et toitures végétalisées, etc…) répond à une véritable aspiration des habitants, en terme d’esthétique, d’usage récréatif, de besoin de toucher et cultiver la terre, de rester en lien avec la nature.
Enjeu environnemental :
Le végétal est le principal support de la biodiversité et le refuge de la plupart des espèces animales de la ville. Les aménagements végétaux en ville peuvent contribuer à la restauration d’une certaine biodiversité : au-delà des grands corridors écologiques (identifiées dans l’Atlas cartographique de la Trame verte et bleue du territoire du SCoT de l’Artois), il est en effet possible d’aménager des continuités végétales au coeur de la ville, à l’échelle d’une rue ou d’un quartier, pour créer un maillage écologique fin entre les différents espaces verts de la ville.
Enjeu de qualité urbaine :
Loin d’être un simple élément de décor, le végétal possède différentes fonctions qui peuvent se cumuler astucieusement dans un même aménagement : outre ses fonctions sociales, paysagères et écologiques, il joue un rôle dans la gestion alternative des eaux pluviales, et permet, en association avec l’eau, de rafraîchir l’air en été grâce à l’évapotranspiration, de lutter contre la pollution de l’air (effet de piège à polluants) et contre l’effet de serre (en stockant du carbone).
Enjeu sanitaire :
La re-végétalisation de la ville doit cependant éviter la multiplication des végétaux allergènes, qui pose un véritable problème de santé publique. La part des personnes allergiques est en effet en augmentation constante.
Enjeu énergétique :
L’entretien des espaces verts peut fournir des déchets végétaux potentiellement utilisables pour alimenter des filières de production d’énergie renouvelable.
Un coefficient d’emprise végétale de 0.6
(60%) implique pour une parcelle de 500 m²,
300 m² de surface végétale.
Sur le schéma ci-contre, la toiture végétalisée
du bâti occupe 60 m², la noue 15 m², la façade
végétalisée 25 m² et le terrain végétalisé
200 m² soit un total de 300 m² de surface
végétale
Toiture végétalisée
Façade végétalisée
Noue
Terrain végétalisé
Détail explicatif du coefficient d’emprise végétale coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée18 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
la construction d ’une parcelle à vocation d ’habitat (zones au, ua, ub , ah et nh )19 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Le projet de lotissement formalise des parcelles rectangulaires pouvant induire deux schémas généraux très différents. A gauche, les maisons individuelles sont isolées sur la parcelle tandis qu’à droite, les maisons sont accolées deux à deux et peuvent être articulées sur la rue. Les ambiances qui en résultent sont totalement différentes * Reconstruction pour les zones Ah et Nh
Schéma 1 : A éviter
- rapport à la rue inexistant
- implantation laissant deux couloirs
latéraux difficilement utilisables (3m
environ)
- surface de jardin diminuée
- nombreux vis-à-vis
- orientation figée de la construction,
expositions au soleil et aux vents
dominants pas nécessairement
favorables
Schéma 2 : A préférer
- rapprochement à la rue
- habitat plus dense, économie
d’espace
- front de bâti quasi continu (avec
annexes), structure précise de la rue
- vaste espace jardiné
- orientation optimale de la construction,
implantée plus ou moins en retrait
de la rue ; si recul trop important de
l’habitation, prévoir l’implantation
d’annexes (garages, dépendances)
et de murs pour assurer la continuité
du bâti) implantation optimale de la
construction par rapport au soleil et
aux vents, plus ou moins en recul
jardin exposé
à la voirie
couloirs latéraux
étroits
jardin arrière
réduit
jardin d’accueil et
stationnements, en
transition avec la
rue
espace latéral
utilisable
jardin arrière
conséquent
N
Implantation de la construction sur la parcelle* la construction d ’une parcelle à vocation d ’habitat20 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
La partie de terrain devant les maisons marque la transition entre
les domaines public et privé. C’est le seuil de la propriété qui a
plusieurs fonctions: jardin et cour d’accueil, accès à la maison,
stationnement, garage.
Cet endroit est donc un lieu à la fois fonctionnel et esthétique qui
doit faire l’objet d’une attention particulière afin de valoriser le projet
de quartier et de construction.
Pour cela, il est bon de se fixer des objectifs précis d’aménagements
à appliquer sur l’ensemble des parcelles:
-créer un rythme en regroupant les accès ou en situant les garages
en front de rue (ci-contre).
-réduire la distance d’implantation de la construction par rapport à
la rue
-créer une unité de traitement des espaces verts privés devant les
maisons (ci-contre)
-travailler sur une unité des matériaux et du mobilier pour la façade
sur rue: portail, portillons, murs, clôtures, haies
Dictés par les principes ci-dessous, les aménagements seront
sobres, en harmonie avec le voisinage :
-veiller à minimiser voire exclure l’utilisation des revêtements
imperméables (macadam)
-encourager l’emploi de revêtements perméables et semi-
perméables
-créer des garages mitoyens
-réduire les surfaces minérales même perméables au profit des
zones vertes
-éviter les terrassements excessifs qui dénaturent la topographie
naturelle
-préférer les essences végétales locales bien adaptées à notre
région (p19) Plutôt que les garages intégrés à la maison, les appentis et les carports
sont une bonne alternative à la fois pour stocker et garer les voitures
Les garages augmentent
parfois considérablement le
volume général au détriment
de son bon équilibre tout en
minéralisant fortement le
sol
espace semi-privé
de stationnement
Les garages et le stationnement
Chaque parcelle doit être aménagée pour pouvoir garer deux
véhicules. Diverses possibilités peuvent être envisagées et sont
bien souvent combinées : garage, car-port et place extérieure.
Afin d’économiser du terrain et
minimiser la place de la voiture,
il est préférable de restreindre
le stationnement
Le devant de la maison aménagé sommairement et
ne renvoie pas une bonne image depuis l’espace-rue Cette habitation entretient un rapport agréable avec la rue car il y a un bon équilibre des masses bâties et
végétales ainsi qu’un espace de stationnement restreint
contre-exemple
contre-exemple
source : agence Noyon
Traitement de l’entrée de parcelle
● Les garages et le stationnement
la construction d ’une parcelle à vocation d ’habitat21 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
L’imperméabilisation du sol par
l’emploi de macadam empêche
les eaux de pluies de s’infiltrer
directement. Associer ce
revêtement à des pavés peut
être une bonne alternative si le
macadam est indispensable.
Préférer les dalles
engazonnées, le
sable, le gravier et
les pavés neufs ou de
récupération ce qui
permet également
de différencier les
domaines privés et
publics
La délimitation de l’entrée
de la parcelle est à marquer
physiquement pour permettre
une lecture compréhensible de
l’espace.
Son traitement sera de meilleure
qualité s’il laisse passer le regard
La plantation de l’espace
entre la construction et la
rue enrichit la perception de
l’ensemble public-privé
contre-exemple
contre-exemple
contre-exemple
● Le jardin d’accueil
● Les revêtements de sol
la construction d ’une parcelle à vocation d ’habitat22 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Les limites de la parcelle sont des composantes
importantes du projet de lotissement.
A l’échelle de la parcelle : elles formalisent
la première image que l’on a de la maison et
assurent la transition entre l’espace public et le
domaine privé.
A l’échelle de la rue : elles caractérisent l’essentiel
de la perception générale de la rue puisqu’elles
forment un linéaire bien marqué
Leurs traitements nécessitent donc des choix
précis pour garantir l’harmonie entre privé et
public ou entre mitoyenneté.
La limite peut prendre différentes formes : une
clôture, une haie, un muret ou la combinaison de
certains de ces éléments.
A l’inverse, certains aménagements
créent des limites aveugles qui
alourdissent l’ambiance de l’espace
rue. Le manque de couleurs, l’opacité
totale et l’absence de variété isolent
totalement le jardin et la maison du
voisinage.
Il est préférable que les équipements
soient sobres, neutres et discrets pour
s’harmoniser avec le voisinage
Un traitement commun conçu au moment du projet assure un alignement cohérent qui n’existe pas si chacun fait selon ses goûts
Certains habitants font
le choix de s’isoler
visuellement du domaine
public. Cependant, une
limite perméable permet
de maintenir une relation
de qualité
Installer des essences qui
fleurissent renvoie une image
agréable de la rue
contre-exemple contre-exemple
contre-exemple
contre-exemple
contre-exemple
Traitement des limites séparatives publiques / privées et mitoyennes la construction d ’une parcelle à vocation d ’habitat23 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Les murs de
«béton vert»
que forment les
haies de conifères
(thuyas et cyprès)
assombrissent le
paysage de la rue
et vieillissent mal
Une association heureuse : une clôture
de hauteur moyenne fondue à terme
dans une haie d’essences locales,
fleurie ou monospécifique (voir choix
des essences locales)
Parfois, certains voisins
conviennent mutuellement
de maintenir une limite
mitoyenne fictive. Pas
de haies, ni de grillages
mais un espace plus
ouvert physiquement et
visuellement.
Toutefois, planter une
haie aux essences
variées est plus qualitatif
qu’une limite opaque
(palissades béton, thuyas
(ci-dessous), .... )
Il faut veiller à limiter la hauteur des aménagements
de manière à créer une continuité entre espaces
public et privé
L ’ u t i l i s a t i o n
de matériaux
naturels est à
privilégier. Le
bois est plus
durable que le
PVC
Soigner les limites est préférable en
respect du voisinage et de la perception
des lieux
contre-exemple
contre-exemple
contre-exemple
contre-exemple
contre-exemple
contre-exemple
la construction d ’une parcelle à vocation d ’habitat24 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Le projet de lotissement propose un habitat diversifié qui assure la mixité sociale du quartier : -diversité des formes d’habitat : individualité ou mitoyenneté
>> mixité sociale et générationnelle
-diversité des tailles de logements
>> mixité générationnelle
-diversité des statuts d’occupation
>> mixité sociale et générationnelle
-diversité de l’occupation par l’intégration d’habitat et de bâtiments tertiaires >> mixité des usages du quartier
Le bâtiment renvoie une image qui caractérise le paysage local, il doit être adapté à l’environnement
Habitations pavillonnaires non respectueuses des formes traditionnelles
Maisons individuelles en harmonie avec le patrimoine local.
● L’habitat individuel
● L’habitat groupé
Constructions contemporaines
élaborées par un architecte en
respect du règlement
contre-exemple contre-exemple
groupement systématique de maisons
sans caractère architectural
Habitat groupé à destination des
personnes âgées ou des primo-accédants
en harmonie avec le bâti traditionnel
contre-exemple
La qualité du bâti la construction d ’une parcelle à vocation d ’habitat25 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Promouvoir les projets de
construction durable : orientation,
économie d’énergie, maison
passive, toiture végétalisée, ...
Orienter les particuliers et les
constructeurs vers l’espace info
énergie du Calaisis.
source : ADEME
source : ADEME
Le projet de construction écologique la construction d ’une parcelle à vocation d ’habitat26 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
● Dérèglement climatique, valorisation bioclimatique, efficacité énergétique
• Les distances entre bâtiments futurs devront être suffisantes pour permettre l’ensoleillement maximum des façades orientées Sud en hiver (contrôle des masques solaires par ombroscope).
• Construire des bâtiments bien isolés et ventilés, et économes en énergie, étant exemplaire vis-à-vis de la réglementation thermique en vigueur…
• Respecter les principes suivants :
1. des ouvertures de grande dimension au sud, protégées du soleil estival 2. très peu d’ouvertures au nord
3. peu d’ouvertures à l’est sauf pour les pièces d’usage matinal
4. peu d’ouvertures à l’ouest
• Permettre un éclairage naturel maximum pour avoir recours au minimum d’éclairage artificiel, à la fois :
• dans les bâtiments
• et dans les espaces publics (revêtements clairs, éclairage nocturne discret et intelligent…)
• Etudier les possibilités technico-économiques de production de chaleur centralisée et d’origine renouvelable (biomasse, géothermie). En cas de réseau de chaleur, le raccordement au réseau sera obligatoire.
• Profiter de l’ambiance bocagère recherchée pour assurer l’été, le rafraichissement naturel des espaces extérieurs et des constructions.
• Systématiser l’utilisation d’énergies renouvelables pour la production d’eau chaude et d’électricité.
la construction d ’une parcelle à vocation d ’habitat
Bioclimatisme à l’échelle de la parcelle et de la construction
Synthèse d’une construction durable27 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Un coefficient d’emprise végétale de 0.6 minimum peut être retenu.
Il représente la part réservée à la végétation au sol, sur les murs ou
les toitures au sein de la surface totale de l’opération.
L’objectif est de réintroduire le végétal en milieu urbanisé, dans les
jardins privés, les espaces publics, le long des voies mais aussi sur
les façades ou sur les toits des habitations.
Les enjeux d’une telle démarche sont :
Enjeu social :
La présence du végétal en ville, sous toutes ses formes (jardins, espaces verts, alignements d’arbres, façades et toitures végétalisées, etc…) répond à une véritable aspiration des habitants, en terme d’esthétique, d’usage récréatif, de besoin de toucher et cultiver la terre, de rester en lien avec la nature.
Enjeu environnemental :
Le végétal est le principal support de la biodiversité et le refuge de la plupart des espèces animales de la ville. Les aménagements végétaux en ville peuvent contribuer à la restauration d’une certaine biodiversité : au-delà des grands corridors écologiques (identifiées dans l’Atlas cartographique de la Trame verte et bleue du territoire du SCoT de l’Artois), il est en effet possible d’aménager des continuités végétales au coeur de la ville, à l’échelle d’une rue ou d’un quartier, pour créer un maillage écologique fin entre les différents espaces verts de la ville.
Enjeu de qualité urbaine :
Loin d’être un simple élément de décor, le végétal possède différentes fonctions qui peuvent se cumuler astucieusement dans un même aménagement : outre ses fonctions sociales, paysagères et écologiques, il joue un rôle dans la gestion alternative des eaux pluviales, et permet, en association avec l’eau, de rafraîchir l’air en été grâce à l’évapotranspiration, de lutter contre la pollution de l’air (effet de piège à polluants) et contre l’effet de serre (en stockant du carbone).
Enjeu sanitaire :
La re-végétalisation de la ville doit cependant éviter la multiplication des végétaux allergènes, qui pose un véritable problème de santé publique. La part des personnes allergiques est en effet en augmentation constante.
Enjeu énergétique :
L’entretien des espaces verts peut fournir des déchets végétaux potentiellement utilisables pour alimenter des filières de production d’énergie renouvelable.
Un coefficient d’emprise végétale de 0.6
(60%) implique pour une parcelle de 500 m²,
300 m² de surface végétale.
Sur le schéma ci-contre, la toiture végétalisée
du bâti occupe 60 m², la noue 15 m², la façade
végétalisée 25 m² et le terrain végétalisé
200 m² soit un total de 300 m² de surface
végétale
Toiture végétalisée
Façade végétalisée
Noue
Terrain végétalisé
Détail explicatif du coefficient d’emprise végétale coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée28 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones urbaines à vocation d ’activités (zones ue et 1aue)29 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Cette image esquisse des principes de conception à adopter pour l'aménagement de l'extension du parc d'activités.
implantation et architecture
du bâtiment
traitement des
limites
intégration au
paysage environnant
traitement du
stationnement
choix des éléments végétaux des
domaines privé et public
gestion des
eaux pluviales
choix de la signalétique,
de l'éclairage, du mobilier
traitement des circulations,
douces et routières
caractère des espaces
non bâtis, privés et publics
Les recommandations, énoncées dans les pages suivantes, précisent l'ensemble de ces principes par le biais de textes, de photos de références, de croquis ou de coupes.
Principes généraux les zones urbaines à vocation d ’activités30 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
A noter le rôle écologique que remplissent les cordons végétaux en lien avec l'environnement (refuges pour la faune et la flore).
Intégration paysagère de qualité : la zone d'activités profite du
contexte verdoyant existant lié au cours d'eau, lequel a été conforté
au cours de l'implantation des entreprises
Intégration paysagère de qualité : les entreprises se fondent
dans un ensemble bocager préexistant
contexte végétal existant
renforcement végétal lié à l'évolution de la zone d'activités
transparence de la limite en bordure de la voirie, perception
visuelle partielle de la zone d'activités
zone
d'extension
future
Mauvaise intégration paysagère : les entreprises ne font l'objet
d'aucun aménagement paysager, elles sont alors très prégnantes
dans le paysage (impact visuel et écologique fort)
contexte végétal existant
végétation implantée ponctuellement le long de la voirie
absence totale de traitement végétal en transition avec
l'espace agricole
ZAC des Près Loribes - Flers-en-Escrebieux
source : zonedactivité.com source : zonedactivité.com
Exemple
Exemple
les zones urbaines à vocation d ’activités
Contre-exemple31 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
DOMAINE PUBLIC
bureaux
parking PL
et aire de
stockage
parking VL
traitement paysager de l'ensemble de la parcelle
gestion des eaux
pluviales
entrepôts
Les schémas illustrent deux types d'entreprises implantées sur une parcelle entretenant un rapport ouvert avec le domaine public. Ceci grâce aux divers aménagements perceptibles, pour la plupart, depuis la rue.
La composition de la parcelle est dépendante de la topographie et des conditions bio-climatiques, elle est donc à adapter et sera appliquée dans la mesure du possible. Le point "Constructions durables"précise des principes d'aménagement qui vont déterminer l'architecture et l'implantation du bâtiment, lesquelles vont induire fortement la conception des
N Entreprise tertiaire : bureaux, parking VL
Entreprise de logistique :
bureaux et entrepôts, parkings PL et VL
La parcelle comprend les bâtiments, les aires "logistique" et de stationnement, les espaces verts et les plantations, les zones réservées à la gestion des eaux pluviales, les clôtures et l'espace d'accueil.
De plus, il faudrait envisager de restreindre l'installation de clôtures au strict nécessaire et de les utiliser en interne pour fermer une aire spécifique, de stockage par exemple.
● Pour rappel, les prescriptions du règlement de PLU demandent de :
► Limiter les surfaces carrossables au minimum. Pour cela, il est préférable d’éviter
de positionner le parking à l’arrière des bâtiments de manière à limiter les linéaires de voirie trop importants.
DOMAINE PUBLIC
parking VL
et
espace
d'accueil
traitement paysager de l'ensemble de la parcelle
gestion des eaux
pluviales
bureaux
autres aménagements.
aire
clôturée
limite parcellaire non marquée par une clôture
Composition de la parcelle privée les zones urbaines à vocation d ’activités
contre-exemple32 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Ces deux photos concernent la même entreprise, laquelle présente à la fois des aspects positifs et négatifs :
angle de vue moins favorable
On veillera à créer des espaces-rues de qualité
en disposant des constructions plus soignées en
bordure de voirie et en limitant les possibilités de
stationnement devant les bâtiments
Afin de renforcer les qualités
de l'espace-rue, pour chaque
ensemble, au moins un volume
important d'architecture soignée
est implanté à l'alignement ou à
proximité immédiate
sources : Guide de l'urbanisme pour la Wallonie, DGATLP, 2004
- espace "logistique" ouvert
directement sur l'entrée : problèmes
de circulation entre les divers
véhicules, établissement d'une
zone de stockage en premier plan,
pas de perception des bâtiments
nobles contenant les bureaux.
- abords de l'entrée faisant l'objet de
traitements paysagers (plantations,
noues), qualification d'un espace
d'accueil;
- entrée traitée sommairement
et efficacement : léger système
de fermeture (clôture et portail),
surlargeurs différenciées,
plantations et espaces verts
attenants;
- traitement de la limite mitoyenne
permettant des perceptions
visuelles sur le paysage d'arrière-
plan.
Ambiances à rechercher.......
les zones urbaines à vocation d ’activités33 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
à éviter
à préférer
La forme et le volume du bâtiment doit pouvoir renseigner la fonction qu'il abrite. Ils seront simples et sobres avec des effets architecturaux raisonnés et en nombre modérés.
Les locaux de fonction similaires seront regroupés dans la mesure du
possible dans un même volume (locaux de production ou de stockage, locaux administratifs)
Si une différence d'échelle s'impose, il faut malgré s'assurer de créer une unité architecturale par le biais de matériaux similaires ou harmonieux entre eux
Il est préférable de multiplier les volumes en fonction des besoins, plutôt que d'implanter un seul volume imposant. Dans ce cas, ils seront accolés les uns
aux autres dans un souci d'économie (coûts de construction moindres, coût énergétique plus modéré, économie d'espace).
Lorsqu'un seul bâtiment est nécessaire, on envisagera un traitement spécifique sur une portion du bâtiment, au niveau de l'entrée par exemple (éléments architecturaux distincts, débords de toiture, ...)
Architecture du bâtiment les zones urbaines à vocation d ’activités34 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Les ouvertures seront de couleur sobre (vert foncé, gris foncé, bleu marine, noir).
Panel de coloris potentiels pour le bardage
des bâtiments.
Les gris peuvent être déclinés vers un gris
bleuté ou entrecoupés de portions de couleurs
vives (20% de la surface totale maximum).
Il est préférable de choisir des
matériaux issus de filières locales et
à faible énergie grise (limitant les
consommations liées au transport et
à la fabrication)
● Coloris les zones urbaines à vocation d ’activités
contre-exemple35 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Les bâtiments dans leurs différentes phases de construction, d’utilisation contribuent de façon non négligeable à l’épuisement des ressources naturelles, à la pollution de l’air et de l’eau, à la production de déchets et ont une influence notable sur le confort et la santé des usagers. Les impacts environnementaux attribués aux bâtiments sont donc très importants. Maîtriser ces impacts est devenu, dans le contexte actuel où les actions d’ingénierie urbaine cherchent à intégrer la notion de développement durable, une exigence pour les acteurs de la construction.
De cette exigence est née la notion de qualité environnementale des bâtiments. Dans le secteur français de la construction, on parle de Haute Qualité Environnementale des bâtiments dont l’acronyme HQE® est couramment employé.
Un bâtiment HQE® est un bâtiment qui assure toutes les qualités habituelles d’architecture, d’usages et d’ambiance optimales, mais dans des conditions telles que ses impacts sur l’environnement, depuis ses abords immédiats jusqu’à l’échelle de la planète sont durablement minimisés.
Les 14 cibles HQE, citées ci-dessous et détaillées dans les pages suivantes :
Domaine 1 :
La maîtrise des impacts sur l’environnement extérieur
Famille F1 : les cibles d’éco-construction
1.Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat 2.Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction
3.Chantier à faibles nuisances
Famille F2 : les cibles d’éco-gestion
4.Gestion de l’énergie
5.Gestion de l’eau
6.Gestion des déchets d’activités
7.Gestion de l’entretien et maintenance
Domaine 2 :
La création d’un environnement intérieur satisfaisant
Famille F3 : les cibles de confort
8.Confort hygrothermique
9.Confort acoustique
10.Confort visuel
11.Confort olfactif
Famille F4 : les cibles de santé
12.Qualité sanitaire des espaces
13.Qualité sanitaire de l’air
14.Qualité sanitaire de l’eau
Constructions durables les zones urbaines à vocation d ’activités36 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
● Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat
> Enjeux et objectifs
Cette cible traite d’une part de la façon dont le projet exploite les données contextuelles issues de l’analyse du site. D’autre part, elle analyse dans quelle mesure le projet impacte sur le milieu environnant :
- sur la collectivité : réseaux disponibles, contraintes d’entretien/
maintenance/desserte, risque inondation et diffusion des pollutions, écosystèmes et biodiversité.
- sur les riverains : soleil, lumière, vues, calme, santé.
La cible aborde également l’impact de confort et de santé des espaces extérieurs du projet sur les usagers de la parcelle : ambiance climatique, ambiance acoustique extérieure, ambiance visuelle, et espaces extérieurs sains. Ainsi, la structure de la cible se décompose donc selon trois préoccupations majeures :
- Aménagement de la parcelle pour un développement urbain durable. - Qualité d’ambiance des espaces extérieurs pour les usagers.
- Impacts du bâtiment sur le voisinage.
> Recommandations
Aménagement de la parcelle pour un développement urbain durable - Orienter et organiser de manière pertinente les bâtiments vis à vis du soleil, du vent, du bruit et des vues.
- Intégrer des commodités permettant le développement des modes de transports non polluants.
Impacts du bâtiment sur le voisinage
- Assurer un minimum d’heures d’ensoleillement direct sur les façades des immeubles riverains. Cette durée d’exposition dépend de la configuration spécifique du site mais ne doit pas descendre en dessous de 60% de la durée d’ensoleillement préexistante.
Exigence de prospect : L>1,5H
Stationnement des véhicules
Les zones de stationnement PL (Poids Lourds) doivent être implantées
obligatoirement sur les parcelles privées.
Un local à vélos abrité doit être prévu à proximité des entrées des bâtiments. Il convient de prévoir 1 place de stationnement pour 10 emplois.
●Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction > Enjeux et objectifs
La notion de « choix intégré » signifie que le choix des procédés et produits de construction, qui se faisait selon des critères de qualité d’usage, d’estime (en particulier d’aspect) et économique, se fait de plus d’une part selon le critère de protection de l’environnement extérieur, et d’autre part, s’ils n’étaient pas déjà pris en compte, selon les critères de réalisation d’un environnement intérieur confortable et sain.
Ce choix intégré traite de trois problèmes de décision concernant :
- l’adaptabilité et la durabilité d’un bâtiment,
- le choix des procédés de construction, qui influence celui des produits de construction,
- le choix des produits de construction, dans le cadre permis par celui des procédés de construction.
> Recommandations
Choix constructifs pour la durabilité et l’adaptabilité de l’ouvrage
Dimensionner les gaines de façon à permettre à terme l’évolution des différents réseaux.
En aucun cas les réseaux ne seront noyés en dalle ou en saignées dans les cloisons.
La déconstruction sera facilitée du fait de l’utilisation de matériaux facilement recyclables (bois, béton, acier, alu,…).
Choix constructifs pour la facilité d’entretien de l’ouvrage
Utiliser des matériaux lisses pour des facilités de nettoyage et pour éviter d’accrocher les particules dans l’air environnant, principalement les poussières issues de la zone d’activités.
Choix des produits de construction afin de limiter les impacts environnementaux et sanitaires de l’ouvrage
-Valoriser les filières locales et limiter les consommations liées au transport. De manière générale, les données sur les produits concernant ces critères ne sont pas encore tous disponibles de façon systématique auprès des fabricants. Une norme AFNOR sur les caractéristiques environnementales à fournir par les fabricants des produits est en cours (NF P01-010). Les outils disponibles à l’heure actuelle sont des labels, marques ou certifications environnementaux, français ou étrangers, attribués à certains produits selon certains critères environnementaux. L’emploi de matériaux justifiant de ces labels marques ou certifications environnementaux est à privilégié.
les zones urbaines à vocation d ’activités37 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Dans tous les cas, les dispositions suivantes devront être respectées : * Les fibres minérales mises en œuvre devront justifier des tests
de cancérogenèse (taille et bio solubilité des fibres) prévus par la Directive Européenne
97/69/CE du 5/12/97 (transposée en droit français le 28/8/98).
Il est souhaité que les isolants fibreux situés à l’intérieur de l’espace habité soient ensachés et leurs champs protégés.
* Les colles, peintures, vernis et lasures devront justifier d’une marque NF environnement, Ange Bleu, Eco-label européen, ou de toute autre marque environnementale équivalente. Sont interdits : les produits comportant plus de 5% de solvant organique, les produits comportant des éthers toxiques dérivés de l’éthylène glycol, les pigments à base de métaux lourds (plomb, cadmium, chrome).
* Les bois mis en œuvre seront de préférence d’essence naturellement durable, sans traitement préventif, pour la classe de risque concernée, à défaut, ils devront bénéficier d’un traitement par un produit certifié CTB P+ adapté (sans excès) à la classe de risque concernée. Sont interdits les produits à base de créosote et PCP. Les produits à base de CCA ne sont pas recommandés.
Les bois reconstitués et agglomérés de bois devront justifier du niveau E1 de la classification européenne des produits selon la norme NF EN 120 (émission en COV).
* Sont interdits : les produits visés par une interdiction réglementaire (amiante, plomb), les produits étiquetés dangereux ou toxiques selon le tableau des phrases R de la Commission Européenne (R20 à 33, R41 à 48, R60 et 61). * Sont à éviter les produits (tels que PVC, polyamides, polystyrènes…) susceptibles d’émettre des gaz toxiques (acide chlorhydrique, acide cyanhydrique) en cas d’échauffement et d’incendie, quand ils sont totalement situés à l’intérieur du volume habitable et quand il existe des produits de substitution : revêtements de sol souples, tuyaux et canalisations….
* En cas d’utilisation de moquettes, le label GUT sera exigé.
● Chantier à faibles nuisances
> Enjeux et objectifs
Tout chantier de construction génère des nuisances auprès des riverains, des ouvriers du chantier et sur l’environnement. Le chantier générera pendant toute sa durée des désagréments tels que :
- la perturbation du trafic routier : l’accès au chantier des camions et engins provoquera des perturbations sur les axes concernés, la production de poussières, - l’augmentation du bruit : utilisation d’engins bruyants et circulation des véhicules, des nuisances visuelles,
- la pollution éventuelle des sols et de l’eau due au déversement
d’hydrocarbures, d’huiles de décoffrage, d’eaux de lavage des centrales à béton,…
Des mesures devront donc être prises pour limiter au mieux toutes ces gênes et nuisances temporaires. Cela concerne notamment la durée des travaux qui sera la plus courte possible.
On peut citer également :
- Une démarche d’information sur le déroulement des travaux auprès des riverains et du personnel de chantier pourra être menée.
- L’emprise du chantier sera réduite au maximum de façon à perturber le moins possible la circulation sur les axes routiers.
- Une signalisation adaptée sera installée.
- Les horaires des travaux seront établis de manière à ne pas trop troubler la quiétude des riverains (habitants et employés).
- Si une centrale à béton est installée sur le chantier, les eaux de lavage seront récupérées dans un bac de décantation puis recyclées ce qui permet de supprimer la pollution directe du sol par la laitance et les résidus de béton, de limiter celle de la nappe phréatique et de réduire les consommations d’eau.
Pour que les mesures prises sur les différents impacts environnementaux du chantier (production de déchets, nuisances, pollutions, et consommations de ressources) soient pérennes, le maître d’ouvrage peut agir sur les récepteurs : le personnel de chantier et les riverains (permanents ou occasionnels). L’expérience montre en effet que lorsque les différentes parties intéressées subissant ces impacts sont impliquées dans la phase chantier (en amont et en aval), les mesures sont plus efficaces, et le chantier est beaucoup mieux perçu.
> Recommandations
Optimisation de la gestion des déchets de chantier
Afin de réduire la production de déchets à la source, les entreprises devront privilégier les fournisseurs proposant des emballages réduits, facile à valoriser ou consignés, comme les palettes par exemple.
les zones urbaines à vocation d ’activités38 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Par ailleurs, l’organisation concrète du tri sur le chantier est liée à la disponibilité des filières d’élimination et de valorisation. Outre l’interdiction du brûlage sur le chantier, elle consiste en la mise en place d’un nombre approprié de containers. Pour le gros œuvre, il s’agit de bennes pour :
- déchets inertes,
- bois,
- ferrailles,...
Pour le second œuvre, de bennes pour :
- emballages,
- cartons,
- ferrailles,
- bois,...
Réduction des nuisances, pollutions et consommations de ressources engendrées par le chantier
Dispositions à mettre en place pour limiter les nuisances acoustiques : - matériel de chantier en conformité avec la réglementation et en bon état, - positionnement du matériel en fonction des points sensibles environnants (si les contraintes du site le permettent),
- privilégier des techniques de mise en oeuvre limitant les nuisances
acoustiques (exemple : les banches),
- gérer le trafic,
- utiliser des engins et du matériel insonorisés ainsi que des protections auditives,
- planifier les tâches pour minimiser leur impact sur le voisinage,
Dispositions à mettre en place pour limiter les nuisances visuelles :
- palissades entretenues,
- grillage autour de l’aire de stockage des déchets,
- nettoyage quotidien des abords du chantier,
Dispositions à mettre en place pour limiter les nuisances dues au trafic : - respecter les réglementations locales pour la circulation des véhicules, - rechercher des places de parking à proximité du chantier,
- gérer les apports de matériels et les enlèvements de déchets,
- organiser la circulation sur la voie publique.
Dispositions à mettre en place pour limiter les pollutions du sol, du sous-sol et de l’eau :
- utilisation de produits moins toxiques (huiles de décoffrage végétales, etc.),
- étiquetage réglementaire des cuves, des fûts, des bidons et des pots,
- imperméabilisation des zones de stockage qui sont bâchées et implantées dans une zone plane afin de récupérer les eaux de ruissellement,
- contrôle et collecte des effluents : si possible, les effluents collectés doivent ensuite être dirigés vers des entreprises spécialisées ou prétraités sur le site avant d’être rejetés dans le réseau d’eaux usées.
- mise en place d’aires de lavage des engins qui permettent de faire décanter les eaux avant de les rejeter dans le réseau,
- stockage des produits potentiellement polluants qui doivent être identifiés (leur volume est également évalué)
Dispositions à mettre en place pour limiter les pollutions de l’air :
- arrosage des sols,
- nettoyage journalier des voiries et du chantier,
- interdiction stricte des brûlages,
- mise en place d’une zone de lavage des roues en sortie de chantier, - respecter les surfaces d’espaces verts existantes pendant toute la durée des travaux
Enfin, des mesures simples permettront d’éviter des pollutions accidentelles : - bacs de rétention pour le stockage des produits inflammables, enlèvement des emballages usagés, création de fossés étanches autour des installations pour contenir les éventuels déversements accidentels, installation d’une fosse septique pour les sanitaires,…
● Gestion de l’énergie
> Enjeux et objectifs
Cette cible se préoccupe d’une part de la réduction de la consommation d’énergie primaire non renouvelable, en phase d’exploitation, et d’autre part de la réduction des impacts associés.
Pour ce faire, le bâtiment devra répondre aux exigences suivantes :
- aptitude de l’enveloppe du bâtiment à réduire les besoins en énergie, - efficacité des équipements énergétiques et de leur gestion,
- recours aux énergies renouvelables locales si elles sont disponibles et si le maître d’ouvrage en fait la demande.
les zones urbaines à vocation d ’activités39 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
> Recommandations
Réduction de la consommation d’eau potable
Récupération de l’eau pluviale pour des usages non domestiques tels que l’arrosage, l’entretien des espaces verts privés et le lavage, voire les WC (sous réserve d’accord de la DDASS) : les eaux de pluie provenant des toitures sont collectées par la gouttière puis filtrées avant d’être stockées dans une cuve protégée de la lumière, de la chaleur et du gel.
Une pompe permet l’alimentation de l’installation en eau de pluie récupérée et une alimentation en eau de réseau se fait automatiquement lorsque l’eau de pluie n’est plus disponible.
- Mise en place d’appareils économes en eau potable permettant de réduire sensiblement les consommations :
* chasses d’eau économes et à double commande, mitigeurs,
* réducteur de pression (limiter la pression d’alimentation à 3 bars). - Mise en place d’appareils permettant de limiter les fuites sur le réseau AEP : * robinets d’arrêt
* compteurs
- Limiter les distances entre production et points de puisage.
Optimisation de la gestion des eaux pluviales
- Mise en place de techniques alternatives de gestion des eaux pluviales.
La végétalisation des toitures permet :
- la réduction de besoins de climatisation par le pouvoir de régulation thermique de la végétation,
- la rétention de l’eau de pluie sur les toitures jusqu’à 70 % du volume des eaux d’orage généré,
- l’amélioration de la qualité de l’air : les poussières et certains polluants sont absorbés par la végétation,
- le développement d’une diversité écologique,
- l’amélioration du paysage urbain dense et minéral
Les eaux pluviales issues des toitures des bâtiments sont considérées comme non polluées pourront être utilisées à des usages domestiques (lavage, chasse d’eau).
Les stationnements VL (Véhicules Légers) seront réalisés avec une technique « anti- ruissellement » (dalles-gazon, ...).
Gestion des eaux usées
- Raccordement au réseau d’assainissement des eaux usées de la zone.
● Gestion des déchets d’activités
> Enjeux et objectifs
Mieux gérer les déchets passe à la fois par une prise de conscience des producteurs mais également par une amélioration des modes de collecte et de traitement. L’objectif à atteindre est de générer moins de déchets et de mieux les valoriser.
L’accent est mis sur la nécessité d’estimer la production de déchets, en quantité et en nature, sur l’organisation de la gestion interne des déchets et sur la cohérence entre la gestion interne et les stratégies proposées en externe par les collectivités locales (collecte et traitement).
Ainsi la gestion des déchets d’activité s’évalue t’elle selon les mesures prises pour répondre aux deux préoccupations majeures suivantes :
- Optimisation de la valorisation des déchets d’activité.
- Qualité du système de gestion des déchets d’activité.
> Recommandations
Optimisation de la valorisation des déchets d’activité
Il s’agit d’inciter au tri des déchets à la source par les dispositions suivantes : - Place suffisante au niveau des zones de production pour disposer des équipements de collecte en tri sélectif.
- Proximité des zones et équipements de collecte avec les producteurs (usagers).
les zones urbaines à vocation d ’activités > Recommandations Choix architecturaux visant à optimiser les consommations d’énergie
- Solarisation des bâtiments (orientation et mise en place de parois
vitrées).
- Possibilité de développer des espaces intermédiaires tels que des doubles peaux, vérandas, serres…40 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
- Accessibilité des locaux et des gaines techniques.
- Qualité des documents remis aux futurs gestionnaires (DOE, DIUO, notices techniques, guides de maintenance, livrets d’entretien,…).
- Choix privilégié de matériaux, composants, ouvrages d’entretien nul ou faible.
- Récupération des eaux de pluies pour l’entretien des espaces verts et des équipements.
- Gestion différenciée des espaces verts.
● Confort hygrothermique
> Enjeux et objectifs
Cette cible s’intéresse au confort lié aux conditions de température et d’humidité au sein d’un bâtiment. La distinction est faite entre le confort « d’hiver » et « d’été », ainsi qu’entre des bâtiments climatisés ou non. Le maître d’ouvrage devra justifier la climatisation active par l’impossibilité d’obtenir le confort en été par des moyens passifs.
La structure qui a été adoptée ici distingue le confort d’hiver (en conditions de chauffage) et le confort d’été. Pour le confort d’été sont distingués les locaux climatisés (système actif de rafraîchissement régulé en température) des locaux non climatisés (évolution non régulée des températures intérieures). L’opération peut comporter une partie des locaux non climatisée et une partie climatisée.
> Recommandations
Dispositions architecturales visant à optimiser le confort hygrothermique en hiver et en été (cf illustration ci-après)
- Dispositions à prendre pour protéger de manière optimale les bâtiments du soleil et exploiter les caractéristiques aérauliques du site :
* Prévoir des volets ou des stores de façon à éviter le refroidissement nocturne par rayonnement et les surchauffes en été.
* Equiper tous les vitrages de toutes les pièces orientée de NNO à NE en passant par le Sud de protections solaires efficaces adaptées à l’orientation, de niveau au moins égal à celui exigé pour la référence par la RT en vigueur (rappel : seules les protections solaires extérieures permettent de réduire les apports solaires d’été en plus de réguler la quantité de lumière naturelle émise et de contrôler l’éblouissement). * Eviter autant que faire se peut la pose de prises d’air sur les façades chaudes en été.
* Disposer les fenêtres de façon à permettre la ventilation nocturne des bâtiments. * Végétaliser une partie des espaces extérieurs pour la création d’ambiances thermiques agréables en été.
Qualité du système de gestion des déchets d’activité
Il s’agit de faciliter la gestion des déchets par les dispositions architecturales suivantes :
- Nature, nombre et fonction de locaux et zones déchets (stockage,
regroupement, enlèvement).
- Superficie des locaux et zones déchets : pour des activités de type bureau, la surface minimum recommandée est de 8 m2 pour 100 personnes avec un minimum de 6 m2.
- Accessibilité des locaux depuis la rue.
- Ventiler les locales poubelles
- Facilité d’accès aux locaux et zones déchets.
- Facilité de circulation à l’intérieur des locaux et zones déchets.
- Aménagements sur la parcelle adaptés aux conditions de circulation et d’enlèvement.
- Protection au vent et à la pluie des zones extérieures de stockage.
- Zones extérieures sur surface étanche ou rétention.
- Mise en place de moyens de nettoyage des locaux, zones et équipements déchets (arrivée d’eau, aire de lavage, etc.).
● Gestion de l’entretien et maintenance
> Enjeux et objectifs
Cette cible s’intéresse aux opérations d’entretien et de maintenance qui permettent de garantir dans la durée les efforts accomplis sur d’autres cibles de QEB : nettoyage, contrôle, dépannage, réparation, remplacement d’éléments, etc…
Cette garantie est assurée par une bonne maintenance du bâti et de l’ensemble de ses équipements (préventive systématique, préventive conditionnelle ou curative).
Une maintenance est dite « bonne » du point de vue de l’environnement si elle présente les critères d’appréciation suivants :
- besoins en maintenance optimisés ;
- faible impact environnemental et sanitaire des produits et procédés qu’elle met en œuvre ;
- exécution assurée dans toutes les situations
- accès aux équipements et systèmes.
> Recommandations
Dispositions à prendre pour faciliter les interventions d’entretien et de maintenance - Surface, implantation et équipements des locaux d’entretien distincts des locaux réservés aux déchets.
- Taille, implantation et accessibilité des ascenseurs et monte-charge.
les zones urbaines à vocation d ’activités41 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Création de conditions de confort hygrothermique en hiver
Conformité à la Réglementation Thermique en vigueur
Création de conditions de confort hygrothermique en été dans les locaux non climatisés
Conformité à la Réglementation Thermique en vigueur
Création de conditions de confort hygrothermique en été dans les locaux climatisés Conformité à la Réglementation Thermique en vigueur
● Confort acoustique
> Enjeux et objectifs
Pour obtenir les conditions techniques les plus favorables, il convient d’assurer : - la correction acoustique des locaux et la réduction des bruits gênants produits à l’intérieur même du local ;
- l’isolation acoustique des locaux ;
- l’affaiblissement des bruits de chocs et d’équipements ;
- le zonage acoustique pour certains locaux pour répondre à la variété des activités des usagers pour lesquels les locaux ont été conçus.
Le confort acoustique dépend également des conditions locales (site environnant), de l’aménagement de la parcelle et des caractéristiques du bâtiment lui-même.
Dans un projet de bâtiment, les préoccupations de confort acoustique doivent se traiter à différents niveaux et se structurent ainsi :
- les dispositions architecturales spatiales, incluant l’organisation du plan masse, responsabilisant l’architecte dans les premières phases de la conception, - l’isolation acoustique du bâtiment par rapport aux bruits extérieurs,
l’isolation acoustique des locaux vis-à-vis des bruits intérieurs (aériens, de chocs, d’équipements),
- la correction acoustique de certains locaux de grande dimension ainsi que les circulations,
- la protection des riverains contre les bruits engendrés par le bâtiment.
> Recommandations
Optimisation des dispositions architecturales et techniques pour protéger le bâtiment des nuisances acoustiques
Les dispositions préconisées sont les suivantes :
- Limiter autant que possible le positionnement des locaux très calmes en mitoyenneté avec un local à activité bruyante.
- Regrouper autant que possible les locaux calmes et très calmes.
- Favoriser autant que possible la séparation des locaux calmes par des parois lourdes et/ou des portes de distribution intermédiaires.
Concernant les choix techniques permettant de limiter les nuisances acoustiques extérieures aux bâtiments :
- Traiter avec minutie les points faibles des éléments de façade que sont les entrées/ sorties d’air (ventilation sans entrées d’air en façade ou entrées d’air acoustiques), les fenêtres, les vitrages, les coffres de volet roulant…en choisissant des éléments performants du point de vue acoustique (certifications Cekal pour les vitrages isolant acoustique, label Acotherm pour fenêtres, CSTB pour les parois,…).
Création d’une qualité d’ambiance acoustique adaptée aux différents locaux Niveau sonore de réception maximal prévisionnel dans les locaux récepteurs de bruits émis par les locaux voisins et par l’environnement extérieur et les équipements (LnAT) :
- bureau classique, salle de réunion, salle de travail, atelier : 35 dB(A), - local d’accueil au public : 45 dB(A),
- sanitaire, circulations, magasin : 50 dB(A),
- local technique : 90 dB(A).
● Confort visuel
> Enjeux et objectifs
Cette cible s’intéresse à l’éclairage naturel et à l’éclairage artificiel intérieur. Dans le premier cas, les préoccupations concernent l’accès à la lumière du jour et aux vues, le niveau minimal d’éclairement et les dispositions pour éviter l’éblouissement. Utilisée à bon escient, la lumière naturelle a des effets positifs, physiologiquement et psychologiquement, et est recommandée par le Code du Travail.
les zones urbaines à vocation d ’activités42 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Dans le second, le niveau optimal d’éclairement, l’uniformité de l’éclairage, les dispositions pour éviter l’éblouissement et pour assurer un équilibre des luminances, la qualité de la lumière émise et la maîtrise de l’ambiance visuelle par les usagers.
>Recommandations
Assurance d’un éclairement naturel optimal tout en évitant ses inconvénients (éblouissement)
- Recherche de lumière naturelle pour la plupart des locaux : circulations, escaliers, parkings, ascenseurs (portes vitrées…).
Part des locaux à occupation prolongée disposant d’accès à la lumière du jour (en premier ou second jour) :
*Bureaux : 100%
*Autres espaces fréquentés par les usagers : 80%
- Circulations disposant de lumière du jour : hall(s) d’accueil et 50% des
circulations.
- Part des locaux à occupation prolongée disposant d’accès à des vues sur l’extérieur à l’horizontale du regard (depuis les postes de travail) :
* Bureaux cloisonnés : 70%
* Bureaux paysagers : 40%
* Autres espaces : 40%
- Facteur lumière du jour moyen demandé (sur plan de travail) : bureau : 2,5%, circulations : 2%
- Mettre en place des volets roulants ou stores permettant aux occupants d’exercer un contrôle sur leur ambiance lumineuse et d’éviter les effets d’éblouissement.
Eclairage artificiel confortable
- Les luminaires choisis devront présenter les caractéristiques minimales suivantes : * Luminaires à basse (< 300 cd/m²) luminance.
* Température de couleur Tc des luminaires comprises entre 3500 °K < Tc < 5000 °K.
* Indice de rendu des couleurs IRC>80 (les valeurs d’IRC s’échelonnent entre 50 (mauvais) et 100 (très bon)).
* Niveau d’éclairement de conforts souhaités (en lux).
Pour une même activité on peut déterminer 2 niveaux d’éclairement : un éclairement de fond sur toute la surface de la pièce, un éclairement de tâche sur le plan de travail :
* Bureau ---> Fond (lux) = 250, Tâche (lux) = 300
* Circulations ---> Fond (lux), Tâche (lux) = 100
- Mettre en oeuvre les dispositions suivantes afin d’éviter l’éblouissement en éclairage artificiel dans les locaux sensibles et très sensibles à l’éblouissement et pour assurer un bon équilibre des luminances en éclairage artificiel :
* Luminaires basse luminance < 300 cd/m²
* Facteurs de réflexion des parois :
* plafonds : 70%
* murs : 70%
* sols : 40%
les zones urbaines à vocation d ’activités43 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
● Les Qualités sanitaires des espaces
> Enjeux et objectifs
Lorsque l’on parle de qualité sanitaire des espaces, on s’intéresse aux risques sanitaires présumés. En d’autres termes aux préoccupations sanitaires qui présentent a priori un risque sanitaire non démontré, mais dont le traitement a été reconnu utile dans un souci de principe de précaution.
C’est le cas notamment des champs électromagnétiques (CEM) pour lesquels les études actuellement disponibles ne permettent pas d’établir avec certitude leur effet sur la santé, ni d’exclure qu’il y en ait un.
L’autre élément concerne les conditions d’hygiène dans le bâtiment qui présentent un risque sanitaire dans le sens où la frontière entre l’hygiène et la santé est très mince et rapidement franchissable.
● Qualité sanitaire de l’air
> Enjeux et objectifs
La qualité de l’air intérieur peut être altérée par des substances issues des sources de pollution telles que :
- les produits de construction (matériaux, revêtements, isolants, etc.) les équipements (ameublement, systèmes énergétiques, système de production d’eau chaude, etc.)
- les activités présentes au sein du bâtiment (entretien, travaux, etc.) - le milieu environnant le bâtiment (polluants du sol, radon, air extérieur, etc.)
- les usagers (leurs activités et leurs comportements).
Les polluants peuvent être de différentes natures :
- substances chimiques gazeuses (composés organiques volatils,
formaldéhyde, monoxyde de carbone, oxydes d’azote, ozone, radon, etc.) - métaux (plomb notamment)
- allergènes respiratoires (de moisissures, de bactéries et d’acariens) - poussières et particules
- fibres (minérales artificielles, amiante)
- fumée de tabac (mélange complexe de gaz et de particules).
Pour assurer la qualité sanitaire de l’air, il est possible d’intervenir à deux échelles : tout d’abord une action sur la ventilation pour réduire la concentration des polluants dans le bâtiment, d’autre part une action sur les sources pour limiter la présence de polluants au sein du bâtiment.
> Recommandations
- Choisir un système de ventilation qui assurera des débits qui ne seront jamais
inférieurs aux débits hygiéniques en saison de chauffe et pourront les dépasser hors saison de chauffe.
- Choisir et disposer les différentes essences plantées de façon à permettre l’oxygénation de l’air et l’absorption certains polluants atmosphériques.
● Qualité sanitaire de l’eau
> Enjeux et objectifs
Lorsque l’on parle de qualité sanitaire de l’eau, on entend par là l’eau destinée à la consommation humaine.
Cette qualité de l’eau peut être altérée de différentes façons :
- altération des propriétés organoleptiques (odeur, couleur, goût, etc.) ; - modification des caractéristiques physico-chimiques (température, dureté, concentrations en métaux et composés organiques, etc.) ;
- contamination microbiologique par développement bactérien ou entrée d’eau souillée.
Les cinq principaux éléments contribuant à l’altération de l’eau (microbiologique ou chimique) dans un réseau intérieur sont :
- l’altération des matériaux ;
- les piquages accidentels ;
- les retours d’eau ;
- la mauvaise maîtrise de l’hydraulique et de la température (facteur important de développement de légionelloses) ;
- les pathologies des réseaux - corrosion et entartrage.
Ce risque sanitaire existe pour les usagers du bâtiment via les expositions possibles à des polluants et agents pathogènes par ingestion, par inhalation, et par contact cutané :
- ingestion : risque de contamination par des germes d’origine fécale et par les composés chimiques issus du réseau ;
- inhalation : risque de légionelloses.
>Recommandations
- Limiter le développement des légionelloses, en prévoyant des réseaux pouvant s’entretenir facilement et résistants à des températures élevées. Les bras morts sur le réseau seront limités avec la possibilité de mettre en œuvre un pic de stérilisation. Les canalisations seront isolées afin de limiter les apports de chaleur pour l’eau froide et les déperditions pour l’eau chaude.
- Séparer et repérer de manière non équivoque le réseau d’eau potable et le réseau d’eau non potable issu de la récupération des eaux pluviales de toiture.
les zones urbaines à vocation d ’activités44 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
● Conception bioclimatique
Le plan de masse du parc permet une souplesse d’orientation principale. L'accueil et les bureaux pourraient être regroupés au Sud et SO. L’implantation du bâtiment, l’orientation des façades et la volumétrie (dont compacité) seront étudiées pour permettre une optimisation des gains d’énergie passive : grandes surfaces de baies au Sud, SE et SO pour les apports solaires. Ces baies pourront contribuer à l’animation architecturale des façades attractives Sud et SO.
Un entrepôt au NE pourrait servir d’espace tampon contre les vents froids. Les surfaces de baies vitrées au Nord et NE seront réduites. Les vitrages de la zone accueil- bureaux-services au NE seront à isolation renforcée. Dans le cas d’éclairage zénithal, les orientations Nord seront privilégiées pour éviter les surchauffes d’été (ou prévoir des systèmes d’occultation mobiles).
L’orientation et les pentes des toitures seront étudiées pour minimiser les effets de vents froids venant du NE et de vents dominants venant du SO. Des merlons de terre en légère surélévation au NE et SO contribueront à la protection du bâtiment.
Dans toute la mesure du possible (et en respectant des niveaux compatibles de raccordement et de lisibilité), le bâtiment sera encastré dans le sol. Son implantation ainsi que l’aménagement de la parcelle seront tels que les masques solaires soient évités.
A Freibourg, murs
végétaux, panneaux
photovoltaïques et
délimitation en gabions
de galets
Récupération des eaux pluviales des toitures
Toitures végétalisées : elles retardent l’écoulement des eaux ainsi
que l’évaporation des eaux pluviales et assurent un bon confort
phonique et thermique.
Bardage bois
Constructions durables et bioclimatisme les zones urbaines à vocation d ’activités45 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Enseigne (raison sociale), boîte aux lettres, coffret électrique, enclos à conteneurs, panneau d'informations (RIS), totem d'entreprise, fléchage, garage à vélos. L'ensemble de ces éléments participe à la qualité générale du parc d'activités et doit renvoyer une image positive de l'entreprise privée.
Leur implantation et leur conception doivent faire l'objet d'une réflexion précise, mêlant efficacité et sobriété. Un aménagement paysager pourra y être associé.
Avant aménagement
Après aménagement 1 emplacement vélo pour 10 emplois
Caractère des éléments annexes les zones urbaines à vocation d ’activités46 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
● Point Relais Informations Services (RIS) avec places de parking associées
● Enseigne (raison sociale)
● Pour rappel, les prescriptions du règlement de PLU demandent de :
► Les enseignes seront intégrées et accordées à l’architecture du bâtiment, en
applique sur la façade sans jamais dépasser la corniche, le couronnement ou le chéneau de toit.
La surface de l'enseigne ne devrait pas excéder 5 % de la façade du bâtiment. Ses dimensions devraient être de l'ordre de L=15m x H=2m
Ambiances à rechercher.......
les zones urbaines à vocation d ’activités47 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
En hiver, les végétaux caducs offrent
une transparence laissant apparaître les
bâtiments
Les palissades bois peuvent être utilisées
ponctuellement si nécessaire, il est
préférable qu'elles soient accompagnées
de plantations
En limite mitoyenne, une haie libre assure
une transition de bonne qualité
En bordure de voirie, l'aménagement de la
limite fait l'objet de plantations soignées
mettant en valeur l'entreprise et ses accès
L'accompagnement végétal des clôtures
peut présenter des coupures permettant
des percées visuelles sur l'entreprise depuis
le domaine public (ponctuation)
Les limites internes et externes du parc d'activités forment un maillage dense:
- en lien avec l'extérieur, les franges du parc d'activités doivent faire l'objet d'une attention particulière (voir les points "Intégration dans le paysage" et "Végétation").
- à l'intérieur même du parc d'activités, ce sont les entreprises qui doivent assurer l'intégration paysagère de leurs aménagements.
Cependant, un pré-verdissement est fortement conseillé pour permettre l'homogénéisation de la dimension végétale du parc.
Les clôtures grillagées ceinturant la plupart des entreprises sont souvent standardisées.
Dans tous les cas, le rôle strictement utilitaire de telles clôtures accentue la perception négative des lieux, dont la sécurisation s’avère pourtant
nécessaire.
La végétalisation des clôtures peut, à moindre coût, montrer les efforts recherchés par l’entreprise pour atténuer les conséquences esthétiques de sa protection vis à vis des intrusions éventuelles.
Le verdissement apportera plus d’harmonie et une note de couleur bienvenue, sans remettre en cause la protection des installations.
● Pour rappel, les prescriptions du règlement de
PLU demandent de :
► Il est nécessaire d'utiliser des clôtures de couleur
sombre et d'éviter celles de couleur blanche qui
ont un impact visuel important. L'effet pourra
cependant être minimisé si la clôture fait l'objet
d'une végétalisation complète au moyen de plantes
grimpantes fournies (du lierre, des clématites, du
chèvrefeuille), à condition que le support soit d'une
résistance adaptée.
Traitement des limites les zones urbaines à vocation d ’activités
contre-exemple48 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Et pourquoi pas éviter l'usage systématique des clôtures !
Il est possible d'utiliser la clôture uniquement aux endroits à sécuriser et d'éviter ainsi de l'implanter sur l'ensemble du périmètre parcellaire.
Diverses conséquences de cette démarche peuvent servir positivement
l'ambiance générale du parc d'activités.
- rapport ouvert avec le domaine public,
- développement végétal optimal en raison de l'absence d'obstacle
- réflexion plus poussée de l'aménagement intérieur de la parcelle : par exemple, où positionner au mieux la partie clôturée si elle est nécessaire ?
- possibilité de mutualisation des espaces comme le parking
- réduction des coûts d'entretien : moins d'obstacles à contourner donc moins de temps passé, mise en place en contrats collectifs
L'ensemble du réseau de clôtures du parc d'activités peut constituer un maillage vert esthétique et ainsi composer un ensemble de corridors biologiques. Il peut être écologique s'il est conséquent et bien constitué selon des principes de composition précis.
Un des principes serait d'implanter la clôture à 11 cm du sol de manière à laisser passer la petite faune.
Un maillage bocager existant profite à la ZAC
nouvellement créée
les zones urbaines à vocation d ’activités49 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Les toitures, les voiries et les parkings représentent généralement des
surfaces imperméabilisées qui recueillent d’importantes quantités d’eau. Or, ces eaux peuvent facilement être captées et mises en valeur sur le site, au lieu d’engorger les réseaux d'eaux pluviales par le biais de sections de canalisations importantes.
Cette prise en compte de l’eau, par une approche originale de sa gestion peut constituer un atout à la fois économique, fonctionnel et attractif du parc d’activités, tout en apportant une plus value écologique et paysagère au site.
Des noues paysagères associées à des bassins de rétention
formalisent un système alternatif de récupération efficace et sont vecteurs d'aménagements paysagers de qualité. La gestion des surfaces engazonnées pourra être différenciée (voir point "Gestion différenciée).
Le mode de réalisation des ouvrages sera fonction du degré de perméabilité du sol.
bassins de rétention à sec et en eau
récupération des eaux de toitures : épuration, infiltration et esthétique
Noues au pied des bâtiments, au coeur des circulations ou des parkings
Un curage décennal devra être effectué
pour nettoyer les noues des sédimentations
et maintenir l’efficacité de l’infiltration des
eaux tamponnées.
Traitement des eaux pluviales les zones urbaines à vocation d ’activités
contre-exemple50 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
L'espace de stationnement recouvre de grandes superficies qu'il est possible, en grande partie, de rendre perméables. Le but étant de limiter le renvoi des eaux pluviales vers les canalisations.
Cependant, pour réduire les problèmes créés par le ruissellement, les parties du sol réservées à la circulation, et non celles vouées au stationnement, seront couvertes d'un revêtement imperméable. Les endroits peu fréquentés pourront être entièrement perméabilisés (dalles engazonnées, graviers,
pavés).
Le parking de cette entreprise masque
la façade au détriment de l'ambiance
générale.
contre-exemple écoulement des eaux vers une noue cen-
trale
les places de parking imperméabilisées sont
compensées par l'espace vert conséquent
Le caractère des parkings joue un rôle important dans la qualité de l'ambiance générale.
A gauche, le parking est trop imposant : absence de végétation, surélévation par rapport au bâtiment, confusion des aires d'accueil et de maintenance. Il masque une partie de la façade.
A droite, la démarcation entre le parking VL et l'aire de maintenance est de bonne qualité : revêtements de sol distincts, légère différence de niveaux, végétation et mobilier d'accompagnement
sources : Guide de l'urbanisme
pour la Wallonie, DGATLP, 2004
Mode de stationnement
La mutualisation des parkings et ses avantages :
- économie d'espace;
- optimisation du nombre de places : il est rare que les parkings de chaque entreprise soient totalement occupés
- assimilation de l'espace commun à une place publique, dans le cas ou tout n'est pas réservé à la voiture
les zones urbaines à vocation d ’activités51 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
- Valorisation de la biodiversité :
- espaces appliquant la gestion différenciée
- plantations d'essences locales (voir point "Végétation")
Une bonne partie de ces espaces peut être laissée à la nature. Rapidement, une flore et une faune s’installeront, la surface herbacée pourra évoluer vers un couvert arbustif, puis arboré, à l’aspect vert et luxuriant.
● Quels sont-ils ?
● Quelle vocation ?
Ronds-points, accotements, plates-bandes, abords des bâtiments privés, espaces en attente d'affectation, espaces d'éloignement réglementaire (loi barnier)
Tous ces surfaces représentent une superficie conséquente sur l'ensemble du parc. Qu'elles soient privées ou publiques, ces surfaces représentent bien souvent un potentiel intéressant.
- gestion différenciée
Les espaces engazonnés tondus régulièrement peuvent évoluer vers un mode de gestion associant une tonte régulière et une fauche bisannuelle sur le reste des surfaces.
Cette approche présente plusieurs atouts :
- atout paysager en créant un espace vert d’aspect plus naturel mais structuré par des bandes tondues,
- atout économique en réduisant la surface de tonte et donc le temps passé en entretien,
- atout écologique en contribuant au maintien d’espèces sauvages (développement allant jusqu’à la formation de graines).
On recherchera une continuité et des largeurs suffisantes dans les espaces destinés
- Application de la gestion alternative des eaux pluviales
voir point "Gestion des eaux pluviales"
- Implantation de points de collecte des déchets
La mutualisation de la collecte des déchets peut faire l'objet de l'aménagement d'espaces spécifiques. Afin d'assurer leur bon fonctionnement, les équipements devront être correctement dimensionnés, l'accès devra être strictement réservé aux entreprises du parc d'activités, les services de ramassage devront être consultés au préalable.
- Création de points de rencontres
(placette à caractère urbain, espace
libre naturel) au sein du pôle de
services ou au coeur des entreprises
partageant un même espace.
à la fauche afin de faciliter le passage des véhicules d'entretien et limiter le besoin de fauche manuelle
Composition des espaces non construits les zones urbaines à vocation d ’activités52 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Un coefficient d’emprise végétale de 0.6 minimum peut être retenu.
Il représente la part réservée à la végétation au sol, sur les murs ou
les toitures au sein de la surface totale de l’opération.
L’objectif est de réintroduire le végétal en milieu urbanisé, dans les
jardins privés, les espaces publics, le long des voies mais aussi sur
les façades ou sur les toits des habitations.
Les enjeux d’une telle démarche sont :
Enjeu social :
La présence du végétal en ville, sous toutes ses formes (jardins, espaces verts, alignements d’arbres, façades et toitures végétalisées, etc…) répond à une véritable aspiration des habitants, en terme d’esthétique, d’usage récréatif, de besoin de toucher et cultiver la terre, de rester en lien avec la nature.
Enjeu environnemental :
Le végétal est le principal support de la biodiversité et le refuge de la plupart des espèces animales de la ville. Les aménagements végétaux en ville peuvent contribuer à la restauration d’une certaine biodiversité : au-delà des grands corridors écologiques (identifiées dans l’Atlas cartographique de la Trame verte et bleue du territoire du SCoT de l’Artois), il est en effet possible d’aménager des continuités végétales au coeur de la ville, à l’échelle d’une rue ou d’un quartier, pour créer un maillage écologique fin entre les différents espaces verts de la ville.
Enjeu de qualité urbaine :
Loin d’être un simple élément de décor, le végétal possède différentes fonctions qui peuvent se cumuler astucieusement dans un même aménagement : outre ses fonctions sociales, paysagères et écologiques, il joue un rôle dans la gestion alternative des eaux pluviales, et permet, en association avec l’eau, de rafraîchir l’air en été grâce à l’évapotranspiration, de lutter contre la pollution de l’air (effet de piège à polluants) et contre l’effet de serre (en stockant du carbone).
Enjeu sanitaire :
La re-végétalisation de la ville doit cependant éviter la multiplication des végétaux allergènes, qui pose un véritable problème de santé publique. La part des personnes allergiques est en effet en augmentation constante.
Enjeu énergétique :
L’entretien des espaces verts peut fournir des déchets végétaux potentiellement utilisables pour alimenter des filières de production d’énergie renouvelable.
Un coefficient d’emprise végétale de 0.6
(60%) implique pour une parcelle de 500 m²,
300 m² de surface végétale.
Sur le schéma ci-contre, la toiture végétalisée
du bâti occupe 60 m², la noue 15 m², la façade
végétalisée 25 m² et le terrain végétalisé
200 m² soit un total de 300 m² de surface
végétale
Toiture végétalisée
Façade végétalisée
Noue
Terrain végétalisé
Détail explicatif du coefficient d’emprise végétale coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée53 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
N
● Quelle vocation ?
- Vecteurs de qualité écologique et paysagère (richesse de la
dimension végétale, perceptions visuelles soignées)
Pour rappel, le parc d’activités est situé au sein d’une plaine agricole, le long d’un axe de fréquentation important.
C’est pourquoi, l’intégration paysagère s’avère particulièrement importante, au risque de voir le parc d’activités et les entreprises, être considérés comme des verrues dans le paysage.
Plan masse d'un projet de ZAC soucieux d'une bonne intégration à l'environnement. A noter que les entreprises des lots n°7 et 8 ont choisi de mutualiser leur bassin de rétention des eaux de pluies.
Par ailleurs, les espaces verts de chaque entreprise peuvent participer à la qualité écologique du territoire car très peu d’espaces résiduels demeurent au sein de la plaine agricole : ils peuvent donc constituer des zones de refuges pour la faune et la flore (penser à placer les clôtures à 11 cm du sol pour laisser passer la petite faune).
Enfin, le boisement d’une partie des parcelles peut permettre de limiter l’impact des vents forts et des vents froids sur le chauffage du bâtiment.
Le schéma suivant est un exemple qui reprend le principe des aménagements paysagers des parcelles du parc d'activités qu’il serait souhaitable d’obtenir. Il permet la protection climatique du bâti, des vues sur l’entreprise depuis les voiries, un aménagement écologique et paysager à faible coût de conception et d’entretien.
E x e
m p
l e
les zones urbaines à vocation d ’activités54 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
● Quelle vocation ?
- Mise en place du maraîchage
Une surface d’un hectare est aujourd’hui suffisante pour permettre l’installation d’un maraîcher labélisé Agriculture Biologique avec fonctionnement de type panier hebdomadaire.
L’intérêt pour l’entreprise ou le territoire :
- entretien gratuit des espaces
- garantie d’une qualité paysagère minimale:
- par le besoin d’une diversité d’occupation des sols en agriculture bio: haies, mares…
- évolution paysagère selon les saisons
- perception d’une dynamique des lieux: le maraîcher est présent et fait vivre cet espace non figé (par rapport à des espaces tondus…)
- plus value écologique vis-à-vis des espaces verts tondus
- apport de qualité vis-à-vis de l’image de territoire ou d’entreprise
- l’agriculture bio, image marketing du développement durable…
- apport bénéfique aux employés: relation avec le maraîcher, autre regard sur l’entreprise, possibilité de développer des cours de maraîchage…
- plus value économique, création d’emploi…
- inconvénients ou limites: Démarche aujourd’hui peu courante mais novatrice; besoin de garantie d’une réelle plus-value paysagère ; besoin de flexibilité dans le temps
L’intérêt pour le maraîcher :
- l’accès au foncier
- la proximité de la clientèle:
- les employés
- ou la proximité du bassin de vie sur lequel est implantée l’activité
- une diversité de lieux d’implantation
- inconvénients ou limites: Pas de garantie temporelle, Besoins particuliers liés à l’activité (serre, eau, électricité, bâti), Pas de possibilité d’habiter sur place
Quelle formalisation pour cet échange gagnant-gagnant ? Plusieurs
possibilités:
- un contrat d’entretien des espaces verts (pour une durée longue):
- le maraîcher entretient les espaces verts de l’entreprise: haies, arbres, espaces paysagers, ainsi que sa surface cultivée
- un bail de location
Quelle réponse aux besoins matériels et techniques du maraîcher?
- bâtiments sous forme de containers
- peut être déplacé en cas de fin de contrat
- s’adaptent à l’ambiance d’un parc d’activités
- peut être (re)peint ou habillé aux couleurs de l’entreprise
- les besoins en eau et électricité et besoins de serres (qui restent toutefois facilement démontables) ne sont pas des aspects réducteurs à partir
d’une certaine volonté de l’entreprise ou de la collectivité qui accueille le maraîcher
- analyse de sols et de l’historique de l’usage des produits phytosanitaires et engrais chimiques à effectuer. Le parc d’activités, étant répartie sur d’anciennes terres agricoles, offre une certaine garantie sur ce point.
Associé à quelques
arbres, un espace jardiné
et soigné est implanté
au pied de bâtiments
tertiaires. Il renvoie
une image agréable et
personnalise le site.
En temps ordinaire, une
pelouse aurait couvert
la surface comme à de
nombreux endroits.
Contact associatif potentiel pour la recherche de porteurs de projet : http://www.terrede- liens.org
Un exemple régional : http://www.sia2e.org/55 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
source : Eco-Zones Initiative
● Lisière boisée
La lisière peut être réalisée sur plus de deux rangs, et
comporte des arbres hautes tiges intercalés au milieu des
arbustes.
De dimensions conséquentes, elle peut remplir le rôle de
brise-vent sur les franges NE (vents froids) et SO (vents
dominants).
● Sujets isolés
De grandes surfaces inoccupées
ponctuent le parc d'activités
en plusieurs endroits. Cet état
de fait est donc l'occasion de
proposer la mise en place de
grands et beaux sujets arborés.
● Massifs arbustifs, Haies libres ou taillées
Le principe est d’alterner la plantation d’arbustes sur deux
rangées en intercalant régulièrement des essences persistantes.
A l'échelle de la parcelle privée ..........
source : L'arbre et la
haie, D. Soltner, 1995
source : Eco-Zones Initiative
Caractéristiques de la végétation les zones urbaines à vocation d ’activités56 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
A l'échelle de la parcelle privée ....
● Végétation
- préférer les essences locales
- composer des lisières boisées sur
les limites externes du parc, créer des
ensembles arbustifs linéaires ou groupés,
taillés ou libres, planter des sujets isolés
- plantations tenant compte de
l'orientation du bâtiment
● Stationnement
- prévoir des surfaces perméables
- planter de sujets arborés et arbustifs
- envisager la mutualisation
- différencier les parkings VL et PL ainsi
que les aires logistiques
- le rendre discret par rapport à la voirie
et au bâtiment
● Espaces non construits
- mettre en place la gestion différenciée
- envisager des techniques alternatives
de gestion des eaux pluviales
- penser à de nouveaux modes d'utilisation
de l'espace libre (mises en cultures)
- mutualiser la collecte des déchets
- créer des espaces de rencontres à
partager
- les penser comme des espaces vecteurs
d'écologie
● Limites
- éviter les clôtures trop prégnantes
visuellement (couleur blanche)
- végétaliser les grilles linéairement et
ponctuellement
- les envisager comme des cordons
écologiques en lien avec l'extérieur
- clôtures à utiliser qu'en cas de strict
nécessité
● Eléments annexes
- accueillir le visiteur
- utiliser des signalétiques sobres et
efficaces
- prévoir des abris intégrés dans la
végétation en guise d'intégration
● Architecture
- optimiser la position du bâtiment par
rapport aux conditions bio-climatiques
- mettre en place les principes de
constructions durables
- préférer un camaïeu de gris pour le
bardage des bâtiments
- utiliser des matériaux nobles pour
personnaliser la construction (bois, pierre
mais aussi la brique)
● Implantation
- minimiser les surfaces de voiries
- soigner les façades principales
- travailler les accès (esthétique, accueil,
efficacité)
- bâtiments à intégrer dans le paysage
(créer des transitions végétales
conséquentes avec les espaces voisins
aux fonctions différentes
● Eclairage et mobilier
- combattre la pollution lumineuse
- opter pour des produits de qualité,
résistants dans le temps
- préférer des matériaux durables et
locaux
Les divers encarts ci-dessous reprennent les recommandations majeures qui concernent chaque entreprise individuellement.
sources : Guide de l'urbanisme pour la Wallonie
Synthèse les zones urbaines à vocation d ’activités57 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles58 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles
Les recommandations suivantes sont extraites du document « bâtiments agricoles et paysages » du Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale, ayant été réalisées en collaboration avec la Chambre d’Agriculture du Pas-de-Calais.
La première question à se poser dans le projet de construction d’un bâtiment agricole est de savoir où il sera localisé avant de savoir comment la construction va être réalisée.
Sur le siège d’exploitation, le choix du lieu d’implantation d’un nouveau bâtiment doit prendre en compte :
• L’implantation par rapport aux autres bâtiments de l’exploitation, aux silos et aux fumières, sans empiéter sur la cour et la maison d’habitation
• L’accès et la circulation des engins agricoles en liaison avec l’activité générale
• L’orientation par rapport aux conditions d’ensoleillement, aux vents
dominants et aux vents de pluie
• La facilité de déplacement des animaux et la liaison bâtiment - pâturage
• Les problèmes causés par le stockage et l’évacuation des déjections
• Les possibilités d’extension future
Circuits et fonctionnement d’une exploitation
Le choix du lieu d’implantation59 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles
D’autres considérations devront prendre en compte les dispositions sanitaires d’éloignement, Cf. : règlement sanitaire départemental
En parallèle aux aspects techniques et réglementaires, il est important de respecter, dans le choix du lieu d’implantation, les principes de base permettant de limiter l’impact visuel du bâtiment. Voici les principales questions qu’il convient de se poser ainsi que les règles de base à respecter.
D’où le bâtiment se verra t-il ?
Cela dépendra de plusieurs facteurs :
• Le bâtiment sera-t-il dans la ville (1) ou isolé à l’extérieur de la ville (2) ? • Le bâtiment sera-t-il en milieu ouvert (3) ou dans un secteur déjà boisé (4) ? • Le bâtiment sera-t-il en plaine (3) ou adossé au flanc d’une colline (4) ? • Le bâtiment se verra-t-il de la route, depuis un sentier de randonnée ?
La localisation d’un bâtiment à l’extérieur du corps de ferme traditionnel
Comment insérer le bâtiment dans le bâti existant ?
Principes :
► Éviter, dans la mesure du possible, d’isoler le nouveau bâtiment en secteur
de plaine pour limiter la dispersion du bâti et privilégier la continuité avec le bâti existant.
► Prendre en compte le bâti traditionnel du corps de ferme existant en respectant
l’homogénéité des constructions en terme de matériaux et couleurs, en respectant l’organisation traditionnelle de l’ensemble du bâti, et en s’inspirant des volumes et proportions existantes.
A privilégier
Contre-exemple
Évaluer l’impact visuel du bâtiment en vue proche et en vue lointaine, sur un rayon suffisamment grand autour du projet (jusqu’à 2 km).
L’insertion dans le paysage60 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles Les volumes des bâtiments agricoles traditionnels peuvent aujourd’hui être remis en cause compte-tenu de l’évolution des techniques agricoles
et de la taille des exploitations. La taille d’un nouveau bâtiment est définie par la fonction qui lui est donnée. Il est toutefois possible de jouer sur la forme et les volumes pour réduire l’impact paysager de la nouvelle construction.
● Penser la formes et les volumes
a. les volumes du bâtiment
La hauteur et la forme d’un bâtiment sont définies par l’activité abritée : par exemple un bloc de traite, constitué d’une aire d’attente, d’une salle de traite et d’une laiterie, aura des proportions différentes de celles d’un hangar de stockage pour la paille...
Il est parfois possible de diviser le bâtiment en plusieurs volumes ou éléments de tailles différentes. Ceci permet d’atténuer le profil général de l’ensemble mais également :
• de cerner au plus près les besoins et de diminuer les coûts de construction, grâce aux gains de volume réalisés ;
• de valoriser un ancien bâtiment en l’utilisant ou en venant y adosser un nouveau bâtiment (pour un bloc de traite par exemple) ;
• de s’adapter au relief existant, en suivant le terrain.
Principe :
► Favoriser les cassures dans les versants de toiture et jouer sur les volumes des
bâtiments ou corps de bâtiments aux fonctions différentes.
Ces ruptures de lignes au même titre que le rythme des ouvertures créent des jeux d’ombres et de lumières en façade qui cassent la masse imposante des volumes.
Les surcoûts peuvent rester faibles, voire être source d’économie s’ils évitent les terrassements importants sur le terrain (éventuellement des murs de
soutènement) et s’ils permettent d’adopter des volumes mieux adaptés aux différentes fonctions.
Notons également que cela peut permettre d’améliorer la ventilation du
bâtiment.
Un bâtiment pensé en plusieurs volumes...
... et sa vue en coupe61 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles
Incidence de la hauteur du soubassement sur l’effet de masse
du bâtiment
Les soubassements clairs et les rythmes verticaux sont à évi-
ter
A privilégier
Des matériaux nouveaux qui sont en harmonie avec le bâti ancien
b. le respect des proportions et le rythme des façades
Principe :
► «Casser » la hauteur des murs en travaillant par exemple sur deux types de matériaux
(ex : bardage bois avec soubassement parpaings).
► Eviter les rythmes verticaux de différentes couleurs (jeux de bardage métallique de
différentes couleurs) qui amplifient la hauteur des bâtiments alors que l’horizontalité (différence de matériaux et de teintes entre le soubassement, le bardage et la couverture) participe mieux à l’insertion des volumes dans le paysage.
► Asseoir la construction sur le terrain par un soubassement représentant au plus 2/5
de la hauteur de la façade en long du bâtiment.
● Choix des matériaux et des couleurs
Traditionnellement, les matériaux utilisés étaient ceux trouvés dans l’environnement proche : pierre, silex, brique, torchis, bois. En cela, ils s’intégraient naturellement au paysage. Aujourd’hui, le concept des nouveaux bâtiments et le coût engendré ne permettent plus d’utiliser systématiquement ce type de matériaux. On peut néanmoins respecter un certain nombre de principes faciles à mettre en oeuvre et souvent peu coûteux.
a. les principes généraux
Il convient tout d’abord de respecter ces principes fondamentaux :
● Permettre une distinction visuelle entre la toiture et les murs, avec si possible une toi- ture plus sombre que les murs.
● Exclure les matériaux trop brillants et les couleurs claires. Les teintes claires et vives sont celles qui ont le plus d’impact visuel.
● Veiller à l’harmonie des matériaux et des couleurs avec les bâtiments traditionnels situés aux alentours.
● Respecter l’homogénéité de l’aspect extérieur des bâtiments.
Contre-exemple
Contre-exemple62 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles
b. le bardage
Principes :
► Privilégier au maximum les matériaux naturels comme le bois ou la terre cuite (brique monolithe) de plus haute qualité environnementale que les bardages métalliques. Les bardages bois ajourés présentent les meilleurs résultats thermiques, phoniques et de ventilation tout en restant très économiques avec une grande facilité de pose et d’entretien. Au-delà de son intégration naturelle dans le paysage, le bois est également un matériau renouvelable qui contribue à la diminution de l’effet de serre.
► Dans le cas de bardage métallique, choisir des tôles non brillantes dans les teintes RAL suivantes ou s’y rapprochant :
► Dans le cas de murs en béton (plaques préfabriquées ou parpaings) pour laiteries ou porcheries, appliquer soit un enduit foncé pour les grandes surfaces, soit blanchir à base de chaux pour les petits volumes (avec dans ce cas l’application de goudron au bas du mur pour rappeler les colorations traditionnelles).
c. le soubassement
Le soubassement, souvent indispensable pour les bâtiments agricoles, aura un impact plus ou moins important selon sa hauteur et la présence ou non d’une haie à proximité pouvant cacher les plaques de béton ou les parpaings.
Principe :
► En cas d’impact visuel important du soubassement, appliquer un enduit foncé finition grattée (un enduit ciment gris lissé reste trop clair et devra faire l’objet d’un traitement par lasure ou peinture foncée). Pour les éléments en béton (préfabriqués ou non), il est recommandé une finition gravier lavé sombre ou teintés dans la masse ou traités par une lasure ou une peinture foncée.
Des couleurs sombres et mates qui s’intègre dans le paysage
Quelques exemples de couleur63 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles d. la couverture
La toiture est l’élément du bâtiment ayant le plus d’impact visuel, notamment en vue lointaine. Le principe de base est donc d’opter pour une couleur mate et foncée.
Principes :
► Utiliser, dans la mesure du possible, un matériau de teinte plus foncée en couverture que le bardage. ► Dans le cas de toitures métalliques, choisir parmi les teintes RAL déjà prescrites en bardage. Si le bardage est également métallique, différencier la couleur de la toiture en choisissant des couleurs qui s’harmonisent bien ensemble.
► Pour les plaques ondulées en fibro ciment, et dans le cas d’impact paysager important du projet (volume important, site paysager remarquable etc.), opter pour des tôles teintées dans la masse de couleur noir asphalte, noir graphite ou gris ardoise. Les couleurs rouge tuile ou rouge latérite peuvent être choisies dans le cas d’un bâtiment situé dans la continuité d’un corps de ferme comportant des tuiles traditionnelles rouge-orangées.
► Pour les plaques translucides, opter, dans la mesure du possible, pour des plaques groupées (par 2 ou 3) voire alignées sur toute la longueur de la toiture. Ceci permet d’éviter le quadrillage créé par des plaques posées en quinconce, qui augmente l’impact visuel de la toiture.
e. les autres parties du bâtiment
Principes :
► Pour les portes, privilégier le bois ou dans le cas de bardage
des murs en tôles métalliques, choisir la même couleur.
► Ne pas utiliser de tôles galvanisées non laquées et de bardages
PVC dans les teintes claires.
► Choisir des gouttières, chéneaux, rives et autres accessoires de
la même teinte que les bardages et la couverture.
► Choisir des silos et autres équipements intégrés ou dissociés
des bâtiments de mêmes teintes foncées que les bardages et
couvertures.
► L’installation de panneaux solaires et, d’une façon générale, des
équipements de production d’énergie renouvelable, fera l’objet
d’une étude spécifique d’intégration à l’échelle du bâtiment et du
paysage environnant.
Toiture non colorée
Toiture colorée
Pour les silos, les tons neutres et foncés limiteront leur impact visuel
Palette de teintes réalisables sur tôles
fibres-ciment à l’aide de sels métalliques
Contre-exemple64 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles
● Les avantages du bois
Pour l’exploitation
• le bois est un matériau de construction répondant à des normes de construction, et possède donc toutes les exigences requises pour les bâtiments agricoles.
• les bâtiments en bois sont rapidement mis en oeuvre, leur légèreté les dispense de lourds travaux de fondations.
• le bois est un isolant thermique naturel, empêchant la condensation préjudiciable à la conservation des récoltes ou à la bonne tenue d’un élevage.
• le bois est un isolant phonique appréciable au quotidien pour le confort des animaux. • posé en claire-voie, le bardage en bois apporte un supplément de lumière et améliore la ventilation du bâtiment sans création de courant d’air, procurant ainsi une ambiance tamisée et saine nécessaire en bâtiment d’élevage.
• le bois présente une bonne résistance aux intempéries. Certaines essences, comme le Douglas, le Mélèze ou encore le Chêne, sont naturellement résistantes et ne nécessitent aucun traitement. Pour les autres essences comme le sapin, les traitements actuels (classe 3 ou 4) permettent d’éviter les contraintes d’entretien et autorisent son utilisation même à proximité du littoral et sur les pignons orientés aux vents. • les planches de bois présentent une diversité de choix de pose : verticale (ajourée, jointive ou à recouvrement) ou horizontale.
Le bois est un matériau résistant au feu, contrairement aux idées reçues, les structures de bois résistent bien au feu, même si le bois est un bon combustible ; son comportement face à l’incendie est parfaitement prévisible avec un avantage primordial sur d’autres matériaux : celui de conserver ses caractéristiques mécaniques (charpentes) pendant la durée nécessaire à l’évacuation des occupants du bâtiment. • le bois présente une grande facilité de pose (l’agriculteur peut poser les planches lui-même).
Pour le paysage et l’environnement
• le bois est un matériau qui s’insère naturellement dans le paysage et limite l’impact visuel des bâtiments. • le bois est un matériau naturel, renouvelable, qui contribue à la réduction de l’effet de serre. Utilisé dans la construction, il stocke le carbone et utilise peu d’énergie pour sa transformation. 1m3 de bois représente 1 tonne de CO2 stocké.
● Le bois : un matériau aux multiples atouts
Le matériau bois est très bien adapté à tout type de bâtiments agricoles. Il possède de nombreuses qualités tant pour le confort des animaux que pour les conditions de travail. C’est un matériau esthétique qui aide à l’insertion du bâtiment dans le paysage et qui valorise l’image du bâtiment agricole.65 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles
● Les différentes classes de bois
Les traitements dits de classe 3 et 4 sont des
traitements insecticides et fongicides conférant
au bois une résistance appropriée aux risques
d’attaques biologiques. Ces traitements
confèrent au bois une durabilité supérieure à
20 ans.
- Bois de classe 3 : concerne les bois pouvant
être humidifiés au cours de leur utilisation sans
qu’il y ait risque de stagnation d’eau (bardage,
poteaux isolés du sol)
- Bois de classe 4 : concerne les bois en
extérieur en position horizontale ou en contact
avec le sol (poteaux enterrés, platelages etc.)
● Les bâtiments tout bois
Au delà du bardage, le bois peut être utilisé
pour les autres éléments du bâtiment :
ossature, charpente, poteaux, portes etc.
● Le point sur l’entretien
Le bois, s’il est choisi de classe 3 ou 4 ne
nécessite pas d’entretien spécifique. Il est
conseillé, pour protéger les fondations et le
bardage, de prévoir un débord de toiture
suffisant permettant d’écarter les eaux de
pluie. Les planches, au fil du temps, vont
se patiner et prendre une teinte foncée qui
n’altère en aucun cas la qualité du matériau.
Le traitement par l’application d’un produit
de finition n’est conseillé que si l’on souhaite
préserver l’aspect d’origine des planches.
Détail de bardage en bois ajouré
L’ambiance
dans des bâtiments
au bardage en bois ajouré66 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles
● L’analyse du paysage environnant
L’analyse du paysage environnant permet de définir un cadre général (fond de vallée, plateau agricole…) et des composantes paysagères caractéristiques (structure du bâti, haies bocagères, bosquets… mais aussi lignes électriques, voies à grande circulation etc.).
De cette analyse doit découler une logique « d’accompagnement végétal » pour assurer la greffe entre le paysage existant et le futur bâtiment.
Les plantations à réaliser dans le cadre des travaux auront un triple objectif : • l’insertion globale du bâtiment dans le paysage.
• l’aménagement des abords du corps de ferme.
• la protection climatique.
● Les principes de base
► Préserver voire restaurer si besoin la végétation existante aux abords du projet. Si un bosquet, des haies, des arbres sont présents avant la construction, essayez de les préserver et de les valoriser dans votre projet ; ce sont eux qui auront le plus d’impact, à court terme et pour un coût nul.
► Prévoir, pour tout nouveau bâtiment pour lequel la végétation existante ne permet pas une bonne intégration paysagère, un véritable projet d’insertion par des plantations. La plantation consiste à mettre en place des haies, des bandes boisées (boisement en longueur, sur plusieurs mètres de largeur), des bosquets ou des vergers qui atténueront et structureront les volumes importants des bâtiments contemporains. Elle créera un microclimat favorable autour du bâtiment, en jouant le rôle de brise-vent et en limitant la propagation des bruits et des odeurs. ► Réaliser le projet de plantations à l’échelle du corps de ferme en cas de bâtiments existants à fort impact paysager
► Utiliser pour les nouvelles plantations des essences champêtres locales. Ce sont
- ne pas réaliser des plantations régulières ou en chandelles (ex : peupliers d’Italie en alignement) qui ne font que souligner un bâtiment dans le paysage plutôt que de l’insérer.
L’intégration de porcherie par des plantations
L’intégration de corps de ferme par des plantations
Plantations de 3 ans
Plantations de 12 ans
A la plantation
A la plantation
Après 2 ans
Après 2 ans
Après 3 ans
Après 3 ans
Après 4 ans
Après 4 ans
les essences que l’on trouve à l’état naturel à proximité de chez soi. Elles permettent de réaliser des plantations en harmonie avec le paysage de la petite région. Adaptées au sol et au climat, elles bénéficient de meilleures chances de reprise et d’une plus grande vigueur.
► Mélanger arbres et arbustes. Dans la conception des plantations, il convient de veiller à : - se rapprocher du type de végétation que l’on trouve dans le secteur : haie dans un paysage de bocage, taillis dans un paysage de plaine.
- mettre en place des bandes boisées ou des haies qui mélangent arbres et arbustes ; ceci donne un aspect plus irrégulier et donc favorise l’aspect rural du site. La végétation sera d’autant plus résistante aux problèmes sanitaires. Les bosquets créent des ruptures dans la longueur des bâtiments et donnent ainsi l’impression d’avoir plusieurs bâtiments de taille réduite.
Aménager les abords de bâtiments par les plantations67 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
les zones agricoles
Bande boisée
Haie vive
Haie vive
Haie taillée
Arbres d’alignement
Bande boisée
Vous pouvez profiter de cette réflexion pour repenser l’aménagement
de l’ensemble des abords de votre corps de ferme.
La plantation est un outil pour aider à dissocier et valoriser les
accès, à organiser la cour de ferme et à aménager les abords de
l’ensemble des bâtiments.
Elle permet :
• la séparation des accès à la maison d’habitation d’une part et
à l’exploitation à proprement parler d’autre part et/ou la création
d’une cour propre à la maison d’habitation, bien différenciée de la
cour de ferme ;
• la signalisation des accès : un arbre situé à l’extrémité du chemin,
une haie et/ou un alignement d’arbres plantés le long de l’avenue
menant au corps de ferme permettent de marquer l’entrée du corps
de ferme ;
• l’intégration des secteurs qui peuvent être dévalorisants pour
l’image de l’exploitation tels que les silos et leur stockage de pneus,
les fosses, les fumières, les stockages de matériel, de balles rondes,
etc… ;
• l’utilisation d’espaces « délaissés » qui n’ont pas de vocation
technique précise, pour le boisement. Ils contribueront ainsi
à l’insertion paysagère de l’ensemble du corps de ferme et à sa
protection contre le vent.
Bande boisée Exemple où la cour d’habitation est bien séparée de l’accès aux hangars agricoles Haie à plantations étagées Haie libre Haie taillée
Repenser l’aménagement du corps de ferme68 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée (pour toutes les zones du plu)69 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
La dimension végétale se compose de haies ou de végétaux libres, implantés sur les espaces non construits, privés et publics. Dans un souci écologique et paysager, les végétaux seront choisis essentiellement parmi les essences régionales qui offrent des attraits floristiques et faunistiques intéressants
(floraison, fructification, feuillage, forme). Ces essences ont l’avantage d’être résistants aux maladies, d’être bien adaptés aux conditions climatiques et sont vecteurs de biodiversité.
Des arbres et des arbustes horticoles pourront être introduits pour compléter l’esthétique. Ces végétaux ne poussent pas à l’état naturel contrairement aux essences régionales.
Un rapport de 80% (essences régionales) - 20% (essences
horticoles) assure un équilibre harmonieux alliant écologie, paysage et esthétique.
De manière à s’adapter davantage au territoire local mais aussi à maintenir un paysage et une végétation plus spécifique encore, il est préférable de choisir certaines essences régionales parmi d’autres, celles-ci sont repérées en gras dans la liste ci-dessous. Ces essences caractérisent la végétation naturelle potentielle des chênaies-frênaies typiques du territoire communal et de ses environs.
Carte phytosociologique de la végétation naturelle potentielle du Nord de la France (OREAM Nord - Pas-de-Calais)
Liste d’essences recommandée pour les plantations sur la commune coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée70 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Un coefficient d’emprise végétale de 0.6 minimum peut être retenu.
Il représente la part réservée à la végétation au sol, sur les murs ou
les toitures au sein de la surface totale de l’opération.
L’objectif est de réintroduire le végétal en milieu urbanisé, dans les
jardins privés, les espaces publics, le long des voies mais aussi sur
les façades ou sur les toits des habitations.
Les enjeux d’une telle démarche sont :
Enjeu social :
La présence du végétal en ville, sous toutes ses formes (jardins, espaces verts, alignements d’arbres, façades et toitures végétalisées, etc…) répond à une véritable aspiration des habitants, en terme d’esthétique, d’usage récréatif, de besoin de toucher et cultiver la terre, de rester en lien avec la nature.
Enjeu environnemental :
Le végétal est le principal support de la biodiversité et le refuge de la plupart des espèces animales de la ville. Les aménagements végétaux en ville peuvent contribuer à la restauration d’une certaine biodiversité : au-delà des grands corridors écologiques (identifiées dans l’Atlas cartographique de la Trame verte et bleue du territoire du SCoT de l’Artois), il est en effet possible d’aménager des continuités végétales au coeur de la ville, à l’échelle d’une rue ou d’un quartier, pour créer un maillage écologique fin entre les différents espaces verts de la ville.
Enjeu de qualité urbaine :
Loin d’être un simple élément de décor, le végétal possède différentes fonctions qui peuvent se cumuler astucieusement dans un même aménagement : outre ses fonctions sociales, paysagères et écologiques, il joue un rôle dans la gestion alternative des eaux pluviales, et permet, en association avec l’eau, de rafraîchir l’air en été grâce à l’évapotranspiration, de lutter contre la pollution de l’air (effet de piège à polluants) et contre l’effet de serre (en stockant du carbone).
Enjeu sanitaire :
La re-végétalisation de la ville doit cependant éviter la multiplication des végétaux allergènes, qui pose un véritable problème de santé publique. La part des personnes allergiques est en effet en augmentation constante.
Enjeu énergétique :
L’entretien des espaces verts peut fournir des déchets végétaux potentiellement utilisables pour alimenter des filières de production d’énergie renouvelable.
Un coefficient d’emprise végétale de 0.6
(60%) implique pour une parcelle de 500 m²,
300 m² de surface végétale.
Sur le schéma ci-contre, la toiture végétalisée
du bâti occupe 60 m², la noue 15 m², la façade
végétalisée 25 m² et le terrain végétalisé
200 m² soit un total de 300 m² de surface
végétale
Toiture végétalisée
Façade végétalisée
Noue
Terrain végétalisé
Détail explicatif du coefficient d’emprise végétale coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée71 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Application du coefficient d’emprise végétale ...................................... l ’ exeMple des éco- quartiers
Quartier Vauban à Freiburg, Allemagne
Quartier Augustenborg à Malmö, Suède Quartier kronsberg à Nannovre, Allemagne
Quartier du Bois habité à Lille
coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée
Toitures végétalisées72 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
N
La hauteur et la composition de la végétation influent sur les conditions bioclimatiques du quartier et de la parcelle.
Pour limiter les ombres portées sur les habitations, il faut veiller à implanter les éléments les plus hauts au nord et le plus loin possible des habitations (axe nord-sud).
En bordure sud de ces dernières, il est bon de privilégier des essences arborées ponctuelles et de hauteurs modérées ainsi que de espèces arbustives (axe est-ouest).
Pour minimiser les effets des vents froids (NE) et dominants (SO), il est bon de planter des haies brise- vent en limite (hauteur 4-5m minimum). Ailleurs, la haie libre ou taillée assure une fonction séparative et décorative (hauteur 2-4m)
haie libre
haie taillée
haie brise-vent
arbre isolé
Principes de plantation coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée73 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Plantes grimpantes
Lierre
Clématite sauvage
Chèvrefeuille des bois
Houblon
Essences horticoles
Saule blanc
Peuplier grisard
Cytise
Groseiller sanguin
Olivier de Bohème
Seringat
Lavendin
Arbres marcescents
(feuillage qui brunit et qui reste en place en hiver)
Charme commun
Chêne pédonculé
Chêne sessile
Hêtre
Arbustes persistants et semi-persistants
(feuillage immuable au cours des saisons)
Houx
Troène d’Europe
Genêt à Balai
Buis
Carpinus betulus
Quercus robur
Quercus petraea
Fagus sylvatica
Ilex aquifolium
Ligustrum vulgare
Cytisus scoparius
Buxus sempervirens
Hedera helix
Clematis vitalba
Lonicera periclymenum
Humulus lupulus
Salix alba
Populus X canescens
Laburnum X watererii
Ribes sanguineum
Eleagnus angutifolia
Philadelphus coronarius
Lavendula officinalis
Aulne glutineux
Erable champêtre
*Frêne commun
Merisier
Bouleau verruqueux
Érable sycomore
Noyer commun
Peuplier tremble
Tilleul commun
Tilleul à petites feuilles
Châtaignier
*Aubépine
Cornouiller sanguin
Noisetier
Prunellier
● Arbres, arbustes et arbrisseaux caducs (feuillage qui
tombe et qui se renouvelle chaque année)
Sureau noir
Viorne mancienne
Viorne obier
Fusain d’Europe
Bourdaine
Nerprun purgatif
Saule osier
Saule Marsault
Orme champêtre
Argousier faux-nerprun
Néflier d’Allemagne
Églantiers
Ronces
Groseiller noir/Cassis
Alnus glutinosa
Acer campestre
Fraxinus excelsior
Prunus avium
Betula pendula
Acer pseudoplatanus
Juglans regia
Populus tremula
Tilia platyphyllos
Tilia cordata
Castanea sativa
Crataegus monogyna
Cornus sanguinea
Corylus avellana
Prunus spinosa
Sambucus nigra
Viburnum lantana
Viburnum opulus
Euonymus europaeus
Frangula alnus
Rhamnus cathartica
Salix viminalis
Salix caprea
Ulmus minor
Hippophae rhamnoïdes
Mespilus germanica
Rosa canina
Ribes nigrum
Les essences repérées en gras dans la liste ci-dessous sont à choisir en priorité car elles sont parfaitement adaptées au territoire communal.
Certaines essences végétales sont à proscrire :
- Espèces invasives : Arbre à papillons (Buddleia davidii), Robinier (Robinia pseudoacacia), Bambous de grand développement, Symphorine blanche (Symphoricarpos albus), Renouée du Japon (Polygonum cuspidatum), Impatience de Royle (Impatiens roylei);
- Espèces nécessitant trop d’entretien ;
- Espèces résineuses : Thuyas, Cyprès, Faux cyprès, Ifs, ...
*Le frêne commun est atteint par un champignon,
sa plantation mériterait l’attente de la stabilisation
de l’épidémie.
*L’aubépine est soumise à autorisation selon
l’arrêté préfectoral du 12 août 1994 relatif à
la plantation et à la multiplication de certains
végétaux sur dérogation du service régionale la
protection des végétaux.
Liste d’essences préconisée coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée74 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Charme commun
Bouleau blanc
Cerisier des oiseaux - Merisier Aulne glutineux Tilleul à grandes feuilles Erable champêtre
Tilleul à petites feuilles Erable sycomore Frêne commun Chêne pédonculé
Extrait de la liste annexée au PLU
Illustrations d’arbres tiges coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée75 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Groseiller à fleurs Laurier tin Aubépine Sureau noir Erable champêtre Noisetier commun
Charme commun Hêtre commun Prunellier
Un exemple de haie : libre ou
taillée, essences locales, en
mélange aléatoire ou de type
monospécifique
Erable champêtre
Charme commun
Cornouiller sanguin
Hêtre commun
Troène commun
Viorne mancienne
Viorne obier
Extrait de la liste annexée au PLU
Illustrations de haies et d’arbustes coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée76 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Les fruitiers représentent une large gamme composée
d’une multitude d’essences aux spécificités différentes
(fruit, taille, valeurs gustatives, parfum).
Ils peuvent volontiers être implantés sur un espace public
et lui offrir un attrait supplémentaire. Dans le jardin privé,
quelque soit sa dimension, ils peuvent être plantés en
nombre en fond de parcelle ou de manière isolée près de
l’habitation.
Les tableaux ci-dessous sont extraits de la brochure
«Plantons le décor» éditée par Espaces Naturels Régionaux,
saison 2010-2011, secteur Artois Comm.
Elle est consultable et téléchargeable sur les sites internet
www.plantonsledecor.fr et www.enrx.fr.
coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée77 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée78 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée79 Annezin - ProPosition de recommAndAtions environnementAles et UrbAines
Les arbres, les arbustes et les fruitiers listés dans les pages précédentes ont été extraits de :
- la carte phytosociologique de la végétation naturelle potentielle du Nord de la France (OREAM Nord - Pas- de-Calais) ;
- la brochure «Plantons le décor» éditée par Espaces Naturels Régionaux, saison 2011-2012, secteur Artois Comm ;
- la liste Oxygène 62 composée par le Conseil général du Pas-de-Calais.
L’opération Plantons le décor© propose aux habitants, collectivités, écoles, entreprises de la région de planter des arbres, arbustes et fruitiers particulièrement adaptés aux paysages du Nord - Pas-de-Calais.
Grâce aux 21 collectivités partenaires qui relaient Plantons le décor©, plus de 3 millions d’habitants, soit 75 % de la population régionale, ont la possibilité de commander et de réaliser leurs projets de plantations.
Commander un arbre avec « Plantons le décor » :
- C’est préserver la biodiversité, en plantant différentes espèces et variétés d’arbres et d’arbustes adaptées aux spécificités régionales, en semant des « prairies » fleuries qui feront le bonheur des papillons ;
- C’est agir pour mettre en valeur les paysages des territoires de la région ; - C’est améliorer aujourd’hui votre cadre de vie, et demain celui de vos enfants ; - C’est avoir le choix parmi une sélection de 100 variétés d’arbres fruitiers et plus de 50 espèces d’arbres et arbustes.
La brochure est consultable et téléchargeable sur les sites internet www.plantonsledecor.fr et www. enrx.fr.
coefficient d ’eMprise végétale et liste d ’essences recoMMandée