Offres
API
Connexion
Documents similaires
PLU - Annexes - cahier des recommandations architecturales
PLU - Annexes - Cahier des recommandations architecturales
PLU - Annexes - cahier recommandations architecturale
PLU - Annexes - cahier recommandations architecturales
PLU - Annexes - cahier recommandation architectural paysagere
PLU - Annexes - cahier recommandations
PLU - Annexes - cahier recommandations
PLU - Annexes - cahier recommandations architecturales
PLU - Annexes - cahier recommandations architecturales
PLU - Annexes - cahier recommandations architecturales
PLU - Annexes - cahier de recommandations architecturales
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Blanc-Mesnil.
Lien du pdf (PLU - Annexes - cahier de recommandations architecturales)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Environnement,
Cahier de
recommandations
architecturales
de la Ville
du Blanc-MesnilPRÉAMBULE
La Ville du Blanc-Mesnil travaille
depuis plusieurs années à son
changement d’image et ce, grâce à
un développement urbain qui a fait
muter la ville aussi bien en matière
d’architecture que de cadre de vie,
tout cela à destination des Blanc-
Mesnilois et de ceux qui arrivent
sur la ville.
La politique d’aménagement du
territoire du Blanc-Mesnil est portée
par de grands projets urbains,
notamment avec l’arrivée de deux
gares du Grand Paris Express.
La Ville s’engage dans une
transformation urbaine, tout en
préservant son cadre pavillonnaire.
Elle porte une politique de
construction pour rééquilibrer
l’habitat en permettant la réalisation
d’opérations immobilières de qualité.
Le plan local d’urbanisme (PLU) a
été révisé en ce sens. L‘objectif est
d’arriver à des aménagements de
qualité et à une architecture
remarquable.
La Ville du Blanc-Mesnil mise sur les
projets apportant une variété de styles
architecturaux néo-classiques afin
de faire cesser le caractère uniforme
des constructions présentes sur le
territoire.
C’est la recherche d’une architecture
harmonieuse et de qualité qui répond
aux exigences de confort et de dura-
bilité.
L’enjeu majeur de la construction ou
la rénovation réside dans la manière
d’apprendre à connaître un bâti,
les matériaux qui le compose,
les techniques nouvelles à utiliser
et conserver toutes les possibilités
qu’offre la structure ancienne afin
d’assurer sa pérennité.
Il s’agit de permettre l’intégration
de nouvelles constructions au tissu
urbain existant et préserver les
éléments historiques de la ville qui
lui confère une identité unique et
procure une mémoire aux lieux.
Le présent document est constitué
de recommandations
architecturales, annexé à la charte
des promoteurs et aménageurs du
Blanc-Mesnil. Il s’agit d’un guide
qui vise à favoriser une meilleure
connaissance du contexte
urbain, architectural et paysager
de la commune.
Il s’adresse à tous les Blanc-
Mesnilois(es) et aux acteurs de la
construction et de l’aménagement
urbain. Ainsi, au-delà de la
réglementation du PLU, les porteurs
de projets doivent s’y référer et veiller
au respect des recommandations
du présent document.
2SOMMAIRE
Les spécificités urbaines et paysagères
de la ville du Blanc-Mesnil 4
Les vocations de la ville du Blanc-Mesnil 5
Histoire et évolution du paysage urbain 6
Le projet d’aménagement et de développement durable (PADD)
de la ville du Blanc-Mesnil 7
Les objectifs du shéma directeur de la ville du Blanc-Mesnil 8
Les recommandations architecturales 10
Les logements en rénovation 11
Les nouvelles constructions 14
Pour conclure 23
3Les spécificités
urbaines et
paysagères de la ville
du Blanc-Mesnil
4
NANTERRE
PARIS
CRÉTEIL
BOBIGNY
VERSAILLES
Sarcelles
Le
Raincy
Nogent-
sur-Marne
L’Hay-
les-Roses
Boulogne-
Billancourt
Antony
Palaiseau
Argenteuil
St-Denis
La commune du Blanc-Mesnil est
située dans le département de
la Seine-Saint-Denis, en limite
du Val-d’Oise, et à 7 km au nord-est
de Paris. Elle est limitrophe de
7 communes (Aulnay-sous-Bois,
Dugny, le Bourget, Drancy, Bondy,
Bonneuil-en-France, Gonesse).
Elle a intégré l’établissement
public territorial (E.P.T)
« Paris Terres d’envol »
et la Métropole du
Grand Paris depuis
Janvier 2016.
LE BLANC-MESNILLes vocations
de la ville
du Blanc-Mesnil
5
Des ressources naturelles
Un vaste patrimoine vert : le plus
grand parc communal de la
Seine-Saint-Denis, des espaces
verts publics et privés et 2 cours
d’eau à redécouvrir.
Un cachet historique
Ancien village agricole avec un
tissu pavillonnaire remarquable
donnant un esprit village à la
commune.
Une forte vocation
résidentielle
Avec de l’habitat pavillonnaire
qui occupe près de 70 % du
territoire et de l’habitat collectif.
Une vocation éducative,
sportive et culturelle
La ville est labellisée « Ville active
et sportive » depuis 2017,
la commune dispose
d’infrastructures de grandes
qualités (Maison des arts
martiaux ouverte en 2020) mais
aussi privilègie les actions
éducatives (ouverture de l’école
Chevalier de Saint-George
avec une pédagogie axée sur
l’excellence musicale) et
culturelles (doublement de
la jauge du théâtre en 2019).
Une vocation commerciale et économique
Avec la mise en place d’un accompagnement à la carte pour accueillir
les commerces de proximité de bouches (boucherie traditionnelle,
poissonnerie, fromagerie) et installation d’activités commerciales sur les
axes structurants de la ville. Accueil d’entreprises à haute valeur ajoutée
comme Amazon, Vente privée... Mais aussi sur les zones industrielles :
zone du Coudray, zone du Pont Yblon , le carré des aviateurs.
La commune encourage toute opération d’aménagement, de restructura- tion urbaine et de développement économique, elle est à la recherche du renouveau de son territoire à travers des aménagements de qualité.Histoire et évolution du paysage urbain
Les premières traces de l’occupation
du site du Blanc-Mesnil remontent
à l’époque gallo-romaine, lorsque le
Blanc-Mesnil était un lieu de passage
relativement important, un village
au milieu des champs de blé au XVIIIe
siècle qui comptait à peine une
quinzaine de familles.
Il a fallu attendre l’arrivée du chemin
de fer en 1858 pour que le village se
développe réellement notamment
dans sa partie nord qui passe
d’un lieu de transition à un lieu
d’habitation.
Le paysage urbain du Blanc-Mesnil
s’est constitué à partir des éléments
naturels (cours d’eau, parcs, massifs
boisés) et de l’empreinte humaine
avec l’édification d’un centre
historique villageois au milieu de
terres agricoles. Depuis le XXe siècle,
l’urbanisation, les tracés viaires et
cadastraux, ainsi que la construction
des grands ensembles, lotissements
et zones industrielles
se sont imposés dans le paysage
urbain du Blanc-Mesnil.
Avant le XIXe siècle, Le Blanc-Mesnil
est considéré comme un espace
agricole peu occupé. Dans la
première partie du XXe siècle, la ville
est fortement habitée et marquée par
l’habitat pavillonnaire avant de voir
les grands ensembles se construire
sur son territoire.
Cette phase de construction coïncide
avec l’arrivée des infrastructures
lourdes sur le territoire communal
qui vont venir le fragmenter.
L’urbanisation au Blanc-Mesnil est
relativement tardive. La ville est très
agricole jusqu’aux années 1950.
6
Le Blanc-Mesnil - DR : éditions Bral / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis
Le Blanc-Mesnil - DR : éditions Métairie-A.L’Hoste
Imprimerie / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis7
De 1957 à 1974, une trentaine
de cités sortent de terre et vingt
établissements scolaires leur
emboitent le pas. En 1970, la
construction de l’autoroute A3 met
un terme à l’activité rurale et apparaît
la deuxième génération des zones
industrielles.
À partir de 1973, la crise économique
commence à se faire sentir.
La désindustrialisation touche très
vite Le Blanc-Mesnil.
Dans les années 1990 de nombreux
projets voient le jour ainsi que des
opérations de reconstruction. Le
Blanc-Mesnil se réinvente en offrant
un nouvel essor à son territoire.
À l’aube de ce XXIe siècle s’esquisse le
territoire, une nouvelle ville émerge,
accueillant logements collectifs,
espaces verts, aires de jeu, bâtiments
scolaires ou encore équipements
sportifs en rééquilibrant l’habitat,
en redynamisant les quartiers et
en redonnant au Blanc-Mesnil son
attractivité.
Le projet d’aménagement
et de développement durable (PADD)
Les mesures et les choix retenus pour établir le PADD s’intègrent d’une part dans la politique urbaine locale énoncée à l’échelle de la commune et
constituent, d’autre part, le pivot et l’outil privilégié de mise en œuvre des objectifs nationaux.
Il est composé de 4 objectifs principaux déclinés en plusieurs
sous-objectifs :
→ Améliorer le cadre de vie.
................................................................................................................................ → Rééquilibrer et valoriser l’habitat.
................................................................................................................................ → Promouvoir le développement durable.
................................................................................................................................ → Créer les conditions d’une attractivité nouvelle.Créer une « ville verte »
Le plan directeur de la ville
présente des aménagements
de trames vertes et bleues en
continuité avec le parc urbain,
trame qui se poursuit notamment
sur le quartier des Tilleuls qui
occupe 20 % de la superficie afin
de désenclaver ce quartier en y
intégrant la faune et la flore.
L’aménagement de la ville doit
privilégier la création des espaces
verts, des jardins et la présence
fréquente d’eau sous forme de
bassins, de cours et de jets d’eau.
Il doit aussi assurer le maintien de
la biodiversité en réduisant la
température et en améliorant la
qualité de l’air. Ceci se traduit par
des offres d’appartements avec une
orientation pensée et donnant sur
des vues dégagées tout en
privilégiant un ensoleillement
optimal.
8
Les objectifs du schéma directeur
de la Ville du Blanc-Mesnil
Lutter contre
l’étalement urbain
L’objectif de la Ville est de modérer
la consommation, préserver les
espaces naturels et ouverts de
la Commune et d’inciter à une
densité modérée et de limiter
l’artificialisation des sols
Participer au maintien
de la biodiversité urbaine
Le choix des espèces sera fait sur
la base de végétaux propices à
l’épanouissement d’une biodiversité
végétale et animale, aptes à
accueillir la petite faune urbaine.
Pour ce faire, la Ville organise des
initiations à l’agriculture urbaine
avec les maisons de quartier,
afin d’encourager des démarches
éco-citoyennes et de promouvoir
la biodiversité.9
Renforcer les continuités
écologiques à diverses
échelles
Les continuités écologiques doivent
être renforcées afin de diminuer les
effets d’insalubrité de ces espaces
et maintenir leur connexion.
Ces corridors sont difficilement
fonctionnels aujourd’hui suite à
l’urbanisation trop importante.
Le territoire du Blanc-Mesnil est
marqué par la présence
de l’eau. Il convient alors de la
réintégrer dans la ville en créant
une complémentarité visuelle et
fonctionnelle de la trame bleue
avec la trame verte. Et cela avec
l’aménagement et valorisation des
bassins et des berges existants,
le développement des milieux
aquatiques au cœur des nouveaux
projets d’aménagement et de
construction, la création de
nouvelles liaisons permettant la
récupération des eaux pluviales.
Développer les pratiques
de mobilité durable
Les objectifs du PLU en matière de
mobilité vont dans le sens d’une
utilisation accrue des modes de
transport durable et d’une
cohabitation plus sereine entre
les différents usagers de la route.
Il convient alors de :
→ Mettre en œuvre des formes
urbaines générant moins de
déplacements, plus économes
en linéaires de réseaux et en
matériaux de construction ;
→ Implanter les nouveaux logements
et favoriser le développement
de l’emploi en priorité dans les
secteurs les mieux desservis par le
réseau de transport en commun ;
→ Intégrer dans les opérations
de construction des exigences
environnementales et des
performances énergétiques,
avec le recours aux énergies
renouvelables (panneaux solaires,
géothermie) ;
→ Privilégier la rétention des eaux
de ruissellement et instaurer un
pourcentage minimum de surfaces
perméables dans les futures
opérations d’aménagement ;
→ Développer un mode de
développement peu
consommateur d’espaces en
reconstruisant la ville sur
elle-même.10
Les recommandations
architecturales
Le cahier de recommandations
architecturales a pour objectif
de guider les porteurs de projets
dans les choix de conception et de
constructions appropriés au caractère
du lieu ou à entretenir et pérenniser
le patrimoine. La Ville est attentive
à la qualité architecturale des
constructions et à l’embellissement
du patrimoine. L’image architecturale
de la ville s’inspire du style néo-
classique, de type haussmannien.
Les recommandations suivantes
concernent les projets de
constructions neuves, les
extensions, les rénovations et sont
à prendre en considération quel
que soit l’usage du bâtiment ou son
implantation dans les différents
secteurs de la commune.
CLÔTURES
FAÇADE
MATÉRIAUX
ENDUITS
ET FINITIONS
OUVERTURES
INSERTION DU BÂTI ÉCLAIRAGE
TOITURES11
Les logements
en rénovation
Les façades
Le ravalement de la façade doit
être étudié sous deux aspects :
→ La transformation de la façade
vers une architecture proche
de la ligne portée par la Ville.
→ Le maintien de la façade à
l’identique lorsque la construction
présente un intérêt architectural
tel que jugé par la Ville.
Dans le cas des bâtiments
présentant une façade principale
sur rue en brique, en meulière ou
en pierre de taille, les perrons
et les escaliersextérieurs en
cohérence avec le bâtiment seront
maintenus et restaurés.
Les auvents ou marquises en fer
et verre d’origine et en accord
avec la façade du bâtiment seront
conservés et restaurés.
Les élévations peuvent être
couvertes d’isolation extérieure
sans destruction des parements
initiaux. Ces modifications de
façades doivent être en harmonie
avec l’architecture de la ville.
La conservation des éléments de
modénature et constitutifs de la
façade est recommandée.
La reproduction des éléments
particuliers (moulures, ornements)
de la façade est souhaitable.
L’isolation thermique par l’extérieur
est recommandée (cf. campagne
de ravalement).
Tout projet de modifications
apportées à un immeuble classé
ou inscrit comme élément de
patrimoine doit être soumis au
préalable à la consultation et
à l’accord de l’architecte des
Bâtiments de France.12
Les matériaux
Lorsqu’une construction
présente un intérêt architectural,
au regard notamment de son a
ncienneté, des matériaux employés,
de sa composition, de son
ordonnancement, tous les travaux
réalisés doivent mettre en valeur
les caractéristiques de ladite
construction.
Le réemploi des éléments existants
ou leur réfection à l’identique est
recommandé.
Le réemploi des matériaux (couleurs,
types d’enduits, etc.) est
recommandé.
L’emploi de matériaux incompatibles
avec l‘environnement existant est à
proscrire.
Les matériaux de type « brique »
peuvent être utilisés en fonction de
la réhabilitation.
L’emploi de matériaux
de qualité et locaux (UE)
afin de minimiser
l’empreinte carbone
est recommandé.
Les matériaux à caractère
précaire ou provisoire
sont proscrits.
Les toitures
Les types de toiture autorisés :
les toitures à 2 pentes ou à croupe,
à la Mansart.
Les matériaux à utiliser sont :
les tuiles plates ou mécaniques,
le zinc prépatiné et l’ardoise.
L’emploi de matériaux tels que le
fibrociment, le shingle ou l’onduline
est interdit.
L’isolation des combles perdus est
recommandée.
Tout projet de modifications
apportées à l’immeuble classé
ou inscrit comme élément de
patrimoine doit être soumis au
préalable à la consultation et à
l’accord de, l’architecte des
Bâtiments de France.13
Les ouvertures
L’alignement des fenêtres existantes
et leurs proportions doivent être
respectés.
Les proportions des ouvertures et
baies sur les façades doivent être
respectées.
Les baies créées seront dans
l’alignement vertical des baies
existantes.
Les extensions
Les extensions doivent former un
tout homogène avec les
constructions existantes. Il est
nécessaire qu’elles s’intègrent
harmonieusement pour qu’elles
ne soient pas perçues comme un
rajout.
Une extension doit être adaptée,
par sa forme et ses matériaux, à la
construction existante. Il faudra
utiliser des matériaux et des
volumes semblables à la
construction d’origine.
La pente des toitures sera en
harmonie avec les toitures déjà
existantes.
La forme du toit et la nature des
matériaux de couverture seront
identiques aux caractéristiques
du toit existant (une véranda est
considérée comme une construction
soumise à une demande
d’autorisation et doit obéir aux
mêmes règles d’implantation
qu’une extension).
Lorsque les conditions techniques
et réglementaires le permettent,
la surélévation d’une construction
est une autre possibilité d’extension.
La surélévation doit reprendre les
caractéristiques architecturales du
bâtiment existant et s’harmoniser
avec l’architecture de l’existant
et notamment des constructions
avoisinantes si celles-ci présentent
une qualité architecturale.14
Les nouvelles constructions
La composition
architecturale
et l’insertion du bâti
Les nouvelles constructions doivent
présenter un aspect compatible
avec le caractère de la zone
d’implantation.
Les volumes nouveaux doivent
présenter une unité de composition.
L’unité de composition doit offrir
un panorama urbain visible et
constitutif de l’identité
architecturale de la ville.
Les façades
Le traitement de la façade participe à
la qualité du cadre de vie du quartier.
L’implantation et l’architecture
des constructions neuves devront
privilégier les effets de continuité
du point de vue des gabarits, des
séquences urbaines, des rythmes
horizontaux et verticaux.
Ces effets pourront être renforcés
par des éléments de modénature
(saillies, encadrements...).
La façade doit présenter une variété
de formes, de séquences et de
rythmes afin d’éviter le linéaire
monotone.
Rappel de l’article
UA11 du PLU
→ Les constructions nouvelles et
aménagements projetés doivent
présenter un aspect compatible
avec le caractère de la zone.
→ Les constructions nouvelles
doivent présenter une unité
d’aspect, de volume et de
matériaux permettant la bonne
intégration dans le tissu urbain.
→ La nouvelle construction doit être
en cohérence et en harmonie avec
les constructions voisines, aux
sites, aux paysages naturels ou
urbains ainsi qu’à la conservation
des perspectives monumentales,
de par son architecture,
sa dimension, son aspect
extérieur, etc.
→ Les bâtiments annexes à
l’exception des abris de jardins
(garages, boxes, remises, locaux
techniques, etc.) et les extensions
doivent s’accorder avec la
construction principale, être
réalisées dans une architecture
similaire et respecter l’unité de la
composition.
→ En front bâti, on s’efforcera
d’éviter l’empilement d’étages
identiques. Au contraire,
on recherchera l’effet de
composition, comme par exemple
la division en base, corps et
attique plus toitures.15
La façade doit être divisée en
séquences permettant de distinguer :
la base, le corps, l’attique (comble)
et le toit.
La façade doit présenter un
caractère individuel et refléter
la vocation de chaque bâtiment.
→ La variation de hauteur des
bâtiments permet la création
d’une skyline séquencée et
rythmée.
→ Les façades secondaires ou
postérieures des constructions
doivent être traitées de la même
attention et avec les mêmes
caractéristiques architecturales
que les façades principales pour
garder l’harmonie du bâtiment.
→ La composition de la façade doit
être en harmonie avec l’existant
en limitant les coupures brutales.
→ Les façades lisses ne présentant
aucun traitement sont à proscrire.
→ L’unité de style, de texture
et de couleur est recherchée.
Elle permet de créer une
cohérence dans le traitement
des façades par le biais de
matériaux, de couleurs et de
modénatures.
→ Les murs pignons apparents
doivent être traités avec attention.
→ Les façades peuvent être
embellies par des modénatures
(moulures, corniches en débord
de toiture, balcon sur console,
etc.).
→ Les angles des façades peuvent
être traités pour marquer les
coupures et changement de
direction.16
Les séquences
et appropriations
En front bâti, il est important
d’éviter l’empilement des étages
à l’identique.
On recherchera :
→ La juxtaposition harmonieuse de
séquences permettant la création
d’une composition architecturale
rythmée.
→ Les effets de relief dans les
façades permettant de créer un
rythme et une polychromie
architecturale.
→ Le jeu d’avancée et de recul à
travers les balcons, loggias,
vérandas... est à privilégier et
doit être traités en harmonie
avec l’existant.
→ Le traitement urbain des façades,
la création d’une skyline
permettant une lecture globale
de l’aspect architectural.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 2
SÉQUENCE 3
SÉQUENCE 4
SÉQUENCE 5Les matériaux
Tout projet doit s’inscrire dans
une architecture classique
« néo-haussmannienne » et
peut s’inspirer des matériaux
traditionnels utilisés dans le respect
des prescriptions suivantes :
→ Privilégier des matériaux de
façade qui sont compatibles
avec l’aspect extérieur des
constructions voisines.
→ Les matériaux à caractère précaire
ou provisoire sont proscrits ainsi
que l’emploi à nu des matériaux
destinés à être recouverts.
Les matériaux recouverts d’un
parement ou d’enduits tels que
les carreaux de plâtre, les briques
creuses, les parpaings et le béton
par exemple, ne peuvent pas être
laissés apparents sur les
extérieurs en façade et clôture.
→ L’emploi de matériaux de
qualité et l’utilisation des
matériaux locaux sont
encouragés.
→ L’utilisation de la pierre est
autorisée sur une façade
nécessitant un recouvrement
et permettant de créer un
encorbellement.
→ Une attention particulière aux
détails de conception doit être
portée.
→ Le traitement urbain des façades
et la création d’une skyline doit
permettre une lecture globale de
l’aspect architectural.
17Les enduits et finitions
Le premier élément visible d’une
construction est sa façade.
Elle se doit d’être attrayante avec
des enduits et finitions associant
esthétisme et protection.
La polychromie, les variations
des couleurs des enduits et des
modénatures participeront à la
création d’une ambiance urbaine.
Les enduits de façades peuvent
être protégés des pluies avec des
moulures protectrices pour une
durée de vie prolongée.
La gamme de couleurs ne sera pas
restrictive, toutefois on optera pour
les tonalités claires notamment la
palette de couleurs déjà adoptée
par la Ville (RAL 9001, RAL 9002, RAL
9003, RAL 9010, RAL 9010, RAL 9016,
RAL 1013, RAL 1015, RAL 1016…).
Les enduits imitation pierre peuvent
être utilisés ainsi que les parements
et bardages métalliques ou bois.
La mise en œuvre doit être exécutée
très soigneusement (entreprises
professionnelles, ouvriers qualifiés).
À défaut de prescriptions, le choix
des couleurs se fera dans le respect
d’une harmonie d’ensemble et
de l’architecture du bâtiment. Les
nuances choisies permettront de
mettre en valeur les façades, d’en
souligner le rythme, les volumes ou
les éléments particuliers et d’égayer
la perception de la ville.
18Les toitures
Le traitement des toitures devra
respecter les règles du PLU citées
avant. Cette disposition ne vise pas
une uniformité de toiture mais une
harmonie. La diversité sera
recherchée notamment dans les
nouveaux quartiers.
→ Le type de toitures autorisé est
les toitures à 2 pentes, à croupe
ou à la Mansart.
→ Les matériaux utilisés seront
mansarde, les tuiles plates ou
mécaniques, le zinc prépatiné ou
l’ardoise.
→ Les saillies des ouvrages
autorisées sont les souches de
cheminée et les gaines d’aération,
etc.
→ Les chéneaux doivent être en
harmonie avec les toitures.
→ Les couvertures d’aspect de tôle
ondulée, en fibrociment et les
bacs acier sont interdits.
→ Les châssis de toit ainsi que les
ouvertures en lucarne sont
autorisés.
Rappel des règles du PLU
→ Les toitures doivent être de forme,
de matériaux, d’aspect et de
couleurs en cohérence avec les
constructions voisines et l’aspect
général du secteur.
→ Les matériaux de couverture
à caractère précaire ou provisoire
(tôle ondulée, le fibrociment, etc.)
sont interdits.
→ L’éclairement éventuel descombles
pourra être assuré par des
ouvertures en lucarnes ou châssis
de toit. Les châssis oscillobascu-
lants devront être intégrés dans le
plan de la toiture.
→ Les parties de construction édifiées
en superstructure sur les terrasses
et les couvertures, telles que
cheminées, souches, machinerie
d’ascenseur, tours de réfrigération,
extracteurs VMC, sorties de
secours, etc. devront s’intégrer dans
la composition architecturale
de la construction.
→ Les toitures terrasses accessibles
ou non accessibles doivent faire
l’objet d’un traitement architectural
de qualité : revêtement, camouflage
des gaines techniques, plantations…
19→ Les profils de finitions des
couvertures doivent être de même
matériaux et coloris (fronton,
faitière, épi, poinçon, rive,
lanterne, chatière, etc.).
→ Les pans de bois sont autorisés
afin de soutenir la toiture et/ou
les balcons.
→ Les gouttières et descentes d’eau
pluviale devront s’intégrer aux
façades.
L’éclairage
→ Les effets lumineux peuvent être
intégrés afin de mettre en valeur
la façade au travers d’un plan
lumière. Il visera à produire un
système global et cohérent de
l’éclairage des façades construites.
→ Le projet lumière doit intégrer
discrètement les luminaires et
souligner l’architecture afin de
révéler les modénatures et
signaler les entrées et sorties.
→ Les choix des luminaires
économiques en énergie, faciles
à entretenir et non polluants sont
préconisés.
→ La trame noire doit être adoptée
pour un éclairage raisonné
(heures creuses).
Les clôtures et garde-corps
Les clôtures ont un rôle important
car c’est l’élément qu’on aperçoit en
premier depuis le domaine public.
Elles racontent une histoire et un
mode de vie propre à la ville.
Il importe donc de préserver la
qualité des clôtures traditionnelles.
La hauteur de la clôture sur voie est
limitée à 2.20 mètres afin de créer
une silhouette cohérente des rues
et cheminements piétons sur
l’ensemble du territoire.
→ À l’exception des piliers, le mur
bahut de la clôtures ne devra
pas dépasser 0,80 mètre.
→ Les clôtures sont en muret en
maçonnerie et grille en fer forgé
à claire voie.
→ Les portails et portillons seront
de même style architectural
que l’ensemble des éléments
composant la clôture et la
construction.
→ Les portails automatiques sont à
priviligier pour une entrée voiture
depuis la rue pour favoriser la
fluidification du trafic routier.
2021
→ Les clôtures doivent être conçues
(caractéristiques, matériaux et
coloris) en fonction du caractère
du site et de façon à s’harmoniser
avec l’environnement
architectural et paysager de la rue.
→ Les clôtures doivent permettre
une circulation de la micro faune
locale et urbaine.
→ Le crépi sur les clôtures est à
proscrire.
→ Les clôtures en plastiques
(comme le PVC) sont interdites.
→ Les clôtures peuvent être
constituées d’un grillage vert
doublé par une haie végétale
plantée au moins à 0,50m de
la limite de la parcelle.
→ Les balcons filants sont à éviter.
→ Les garde-corps doivent assurer
l’harmonie de l’ensemble du
bâtiment. Ils peuvent être en
métal et présenter des formes
compatibles avec le caractère
architectural.
→ Les trop-pleins des balcons
(de type pissette) devront être
masqués et aucun surplomb ne
sera possible sur le balcon.
Les modénatures
Les modénatures et éléments
d’ornementation existants
(corniches, céramique de façade,
linteaux...) doivent de préférence
être conservés, restaurés et laissés
apparents. Le dessin des baies et
des garde-corps doit participer à la
mise en valeur et à la recomposition
de la façade (rythmes verticaux,
horizontaux...).
Il est recommandé de privilégier des
modénatures comme les frontons
sur linteau.
Les corniches soutenues par les
consoles rappelant le style classique
sont recommandées.
Pour le traitement
des ouvertures :
→ Marquer l’entrée au bâtiment par
les ressauts (seuils) et des reculs.
→ Traiter les entrées avec des
porches et grilles simples et
élégantes.
→ Utiliser de la quincaillerie de
qualité sur les menuiseries.Les ouvertures
et percements
Les ouvertures ainsi que les
éléments qui les accompagnent
(notamment les volets et appuis)
animent et habillent la façade.
Les baies devront s’adapter
à l’architecture globale de la
construction.
PLU
→ Les baies créées ou modifiées
doivent s’harmoniser avec
les baies existantes.
→ Les vérandas et les
fermetures de balcons ou
loggias doivent être
traitées en harmonie avec
les constructions existantes
par les matériaux utilisés, les
proportions des ouvertures
et la volumétrie. Les profils
des montants de vérandas
doivent être fins.
→ Les verrières et les dispositifs
solaires sont autorisés en
façade et en toitures, sous
réserve de ne pas porter
atteinte à l’esprit général de
la construction et du secteur.
Les fenêtres, volets et persiennes
→ Les fenêtres peuvent être
verticales ou horizontales,
leurs appuis peuvent être en bois,
en béton, en pierre ou
en métal.
→ Le système d’occultation
doit être de qualité et prévu
à l’intérieur.
→ Le traitement des encadrements
des ouvertures doit être qualitatif
et durable.
22Les portes, portails et portillons
→ Les portails et portillons seront
de même style architectural
que l’ensemble des éléments
composant la clôture et la
construction. Pour les portails
d’accès au parking, une ouverture
automatique est préconisée.
→ Les portes doivent être en
harmonie avec l’ensemble de
la construction, elles peuvent
être en bois, acier, etc.
→ Les portails doivent avoir
un traitement particulier à
travers un encadrement avec
des piliers, un traitement en
pierre, un traitement au sol, etc.
Pour conclure L’histoire de la Ville du Blanc-Mesnil s’inscrit naturellement au fil des
paysages qui agrémentent les différents quartiers.
Ce cahier de recommandations architecturales offre des conseils
pratiques de mise en valeur architecturale lors de la réalisation de
travaux de construction ou de réhabilitation afin de s’intégrer
harmonieusement dans le paysage existant.
La Ville met ce guide à la disposition des blanc-mesnilois(es) et des
acteurs de la construction et de l’aménagement afin de les
accompagner dans leur choix en matière d’architecture mais
aussi pour les sensibiliser à l’intérêt patrimonial que porte la Ville
du Blanc-Mesnil.
→ L’accès aux logements se fera
par une entrée principale bien
identifiée. Une zone d’attente ou
de retrait doit être prévue pour
permettre l’accès sans gêne.
23POUR PLUS
D’INFORMATIONS
Service urbanisme
Place Gabriel Péri
93150 Le Blanc-Mesnil
Tél. : 01 45 91 7150
Mél : urba@blancmesnil.fr