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unknown - Le Havre Seine Métropole (communauté urbaine) - DELB 20210007 w
Document publié le Jeudi 18 février 2021
Lien du pdf (unknown - Le Havre Seine Métropole (communauté urbaine) - DELB 20210007 w)
Thèmes du document : Éducation, Grandes et moyennes entreprises, Démocratie,
CONSEIL COMMUNAUTAIRE
Séance du 18 février 2021
DELB-20210007 - DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE - ASSOCIATION ECOLE DE PRODUCTION DE LA METROPOLE HAVRAISE - REPRESENTATION - AUTORISATION.-
M. Jean-Baptiste GASTINNE, Vice-Président.- Les « écoles de production » sont des établissements privés d’enseignement technique à but non lucratif reconnus par l’Etat. Elles apparaissent comme une troisième voie complémentaire aux lycées professionnels et centres de formation d’apprentis pour une formation d’excellence.
L’objectif de ce dispositif est d’aider des jeunes en grande difficulté avec le système éducatif traditionnel et de les insérer dans le monde de l’entreprise et du travail. A l’issue de la formation, les jeunes valident leur diplôme ou certification (CAP, 1 ère année de Bac Professionnel) et peuvent poursuivre des études ou entrer dans la vie professionnelle.
Une école de production a ouvert ses portes au Havre en décembre 2020 pour former des jeunes (niveau CAP) sur des métiers industriels : chaudronnerie, tuyauterie et soudure ; secteurs en manque de main d’œuvre qualifiée.
La Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole a accompagné l’ouverture de cette école par un soutien financier à l’étude de faisabilité et par la mise à disposition d’une partie du site de pré-collecte de la Communauté urbaine pour y implanter en 2021 l’école de production, située en attendant sur le site de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM).
Cette école de production s’inscrit pleinement dans l’action Innover pour l’emploi et la formation, soutenue par l’Etat via la sélection du projet Le Havre Smart Port City en tant que lauréat de «Territoires d’Innovation - Grande Ambition », avec pour but de faire coïncider les besoins en termes de main d’œuvre des entreprises, les publics en recherche d’emploi et l’offre de formation.
La création de cette école est portée par l’association « Ecole de production de la Métropole Havraise ».
Le Conseil d’administration de l’école de production, réuni le 16 octobre 2020, a attribué à la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole un siège de membre actif en son sein.
Il convient aujourd’hui de désigner notre représentant au sein de cet organisme.
Proposition : Jean-Baptiste GASTINNE
Si cette proposition recueille votre accord, je vous propose d’adopter la délibération suivante :
LE CONSEIL COMMUNAUTAIRE,
VU le Code général des collectivités territoriales ;
VU les statuts de l’association Ecole de Production de la Métropole Havraise en date du 9 mars 2020 ;
CONSIDERANT :
- qu’il convient de procéder à la désignation du représentant de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole siégeant au conseil d’administration de l’association « Ecole de production de la Métropole Havraise » ;- que le code général des collectivités territoriales prévoit en son article L. 2121-21 que le Conseil communautaire peut décider à l’unanimité de ne pas procéder au scrutin secret aux nominations et aux représentations, sauf dispositions législatives ou réglementaires prévoyant ce mode de scrutin ; - que la désignation du représentant de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole au sein de l’association « Ecole de production de la Métropole Havraise » entre dans ce cas de figure ;
Son Bureau, réuni le 4 février 2021, consulté,
VU le rapport de M. le Vice-Président,
Après en avoir délibéré
DECIDE :
- de ne pas procéder au scrutin secret pour désigner le représentant de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole au sein de cet organisme ;
- de désigner M. Jean-Baptiste GASTINNE pour représenter la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole au sein de l’association.
Sans incidence financière
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Cette délibération vous propose de me désigner comme représentant de la Communauté urbaine au sein de l’association Ecole de production de la métropole havraise.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup. Qui souhaite s’exprimer sur cette délibération ? M. MANIABLE ?
M. Gérald MANIABLE : J’étais déjà intervenu sur une précédente séance à ce sujet, disons que j’enfonce un peu le clou. Là, je lis maintenant que c’est complémentaire quand même au lycée professionnel, mais moi je pense que ça détruit le lycée professionnel. Il y a une chose qui me chagrine c’est que dans le texte de ce dossier, on nous parle de diplômes. Alors, je pense que ce ne sont pas des diplômes nationaux puisqu’une telle structure qui n’est pas en contrat avec l’Etat n’est pas habilitée pour faire passer notamment les contrôles en cours de formation. Il s’agit donc de certifications, c’est à dire en gros des diplômes maisons.
Il existe d’autres solutions, comme cela a été fait à une époque, je me souviens que Jean-Baptiste GASTINNE avait argumenté sur le fait qu’il y avait un constat d’un décrochage important dans les lycées professionnels. Je pense qu’il y a des expériences au Havre qui ont prouvé le contraire et qu’il serait intéressant d’aller voir ce qui se passe vraiment dans les lycées professionnels. Qu’à une époque, je crois que c’était la présidence de M. LE VERN à la Région, il y a eu une vraie volonté politique d’équiper les lycées professionnels en matériels sérieux qui faisait que les entreprises, du jour au lendemain, reconsidéraient la formation en lycée professionnel. Je pourrais citer notamment une chef d’entreprise, qui est présente dans la salle, qui pourrait en témoigner largement. C’est ainsi que l’on a fait connaissance.
Donc, en fait, quand on a une volonté politique, une vraie volonté politique, quand on a des collectivités qui suivent, alors on peut à nouveau rediscuter des décrochages scolaires. Pour ma part, je suis sidéré, dans l’état où sont les lycées professionnels aujourd’hui, comment on peine pour réussir à aider ces gamins, comment on est décrié de partout, que ce type de structure puisse s’installer.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup. Est-ce qu’il y a d’autres questions ou remarques ? Mme CANAYER ?
Mme Agnès CANAYER : Juste pour répondre à Gérald MANIABLE sur ce sujet puisque l’Ecole de production a été portée par la Mission locale et pour le rassurer puisqu’elle est agréée par l’Education nationale, s’est créée en partenariat avec l’Education nationale. Nous délivrons donc de vraisdiplômes, CAP de chaudronnier et de soudeur, en lien et validés avec l’Education nationale. Nous sommes soumis aux mêmes contraintes et aux mêmes règles de contrôle de l’inspection académique d’une part. D’autre part, pour l’orientation des jeunes vers l’Ecole de production, nous travaillons avec la mission de lutte contre le décrochage scolaire de l’Education nationale avec une orientation conjointe. Aussi, dans les 12 jeunes qui sont à l’Ecole de production depuis la rentrée, il y a notamment 3 mineurs non accompagnés pour répondre à vos inquiétudes sur le décrochage. Ce n’est donc pas une structure qui est destinée à prendre la place des lycées professionnels, mais c’est bien une structure complémentaire et qui est travaillée en lien avec l’Education nationale qui est notre partenaire sur ce projet d’Ecole de production. Aussi, cela répond à un vrai besoin de jeunes en ayant une pédagogie et une approche qui est un peu différente, mais je pense qu’il y a suffisamment de décrocheurs sur le territoire pour pouvoir avoir différentes offres pour répondre au mieux aux attentes de ces jeunes.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup. M. MANIABLE, vous voulez reprendre la parole ?
M. Gérald MANIABLE : Oui, en partenariat avec l’Education nationale, j’aimerais donc vraiment avoir une précision très claire. Donc, ce type de structure est habilité pour faire passer les épreuves d’examen qui sont notamment les contrôles en cours de formation. Ensuite, je crois qu’il y a une petite méprise, il ne s’agit pas de chercher dans le vivier des décrocheurs des élèves ou pour votre structure ou pour les lycées professionnels, ce n’était pas le propos de Jean-Baptiste GASTINNE à l’origine. Jean-Baptiste GASTINNE sous-entendait qu’il y avait un tel taux de décrochage que le lycée professionnel était un échec parce qu’il y avait un énorme taux de décrochage. Ce qui est certainement vrai, mais il faut regarder aussi quelle a été la volonté politique pour ce type de public depuis quelques années. Je pense qu’il est nécessaire, partout où on se forme à cet âge-là, d’accompagner ces formations de culture générale. Je pense que ce sont des élèves aussi qui ont le droit, et c’est peut-être même une nécessité encore, d’aller par exemple, comme l’ont fait les élèves de François Ier, d’aller voir un camp à Auschwitz. C’est hyper important que tous les gamins, je pense, aient une culture générale et une connaissance de l’histoire. Ce type de structure se centre uniquement sur le professionnel et il nous fabrique de la main-d’œuvre comme au 19 ème siècle, comme je l’ai dit précédemment. C’est très grave ce qui est en train de se passer.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup. M. CRAMOISAN, veut dire un mot.
M. Pascal CRAMOISAN : Je voudrais simplement rappeler à mon collègue que dans la région havraise Hispano-Suiza a formé des centaines de salariés comme fraiseurs, tourneurs et ajusteurs. Chez Total, on a formé des salariés, à EDF on avait des écoles de métier, j’ai plein de collègues en centrales qui ont fait les écoles de métiers EDF. Ce n’est donc pas quelque chose d’infâme, au contraire. On a donc besoin de formation dans tous les corps de métier et tout ce qui peut amener du plus pour les jeunes alors c’est bien. Je rappelle qu’ici, dans la région havraise, et beaucoup d’ici ont travaillé dans l’industrie, on a plein de collègues qui ont eu des formations professionnelles dans leurs usines et qui y sont entrés après.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup. Je pense qu’on a eu un débat éclairé, on voit les enjeux et on voit le sujet tel qu’il se pose. Je voudrais vérifier que tout le monde s’est exprimé. M. LECOQ, vous voulez dire un mot ?
M. Jean-Paul LECOQ : Oui, c’est seulement à propos de la question posée par la délibération. Il s’agit d’une désignation de représentants et, en ce qui nous concerne, comme au début du mandat on avait été associé et on avait eu une discussion sur les représentations, on avait donc voté les représentations, mais au fur et à mesure, maintenant c’est votre majorité, enfin c’est la municipalité ou c’est le bureau communautaire qui est représenté . Donc, on n’est pas du tout associé et on considère donc que « on vous laissera faire entre vous ». Donc, peut-être que, parmi nous, certains ne participeront pas au vote.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup. M. GASTINNE, pour un dernier mot ?
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Juste pour dire qu’on a une petite divergence d’appréciation avec Gérald MANIABLE sur ce sujet, on avait déjà, en effet, débattu de l’Ecole de production dans uneautre séance de notre assemblée. Gérald MANIABLE pense que le dispositif est en concurrence de l’Education nationale, nous pensons qu’il vient en complémentarité et il ne suffira pas, on en a bien conscience en tous les cas, à résoudre la question de plus grande ampleur qui est la question du décrochage scolaire. Aussi, qu’il n’est pas d’ailleurs une question propre au lycée professionnel, mais qui concerne bien sûr d’autres lycées.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup. Je mets aux voix la délibération.
Vote : adoptée à l'unanimité
Pour : 115, Contre : , Abstentions : , Ne prennent pas part au vote : 13 Agnès CANAYER;Fanny BOQUET;Gaëlle CAETANO;Pierre BOUYSSET;Denis GREVERIE;Sophie HERVE;Laurent LANGELIER;Jean-Paul LECOQ;Laurent LOGIOU;Nathalie NAIL;Gérald MANIABLE;Hady DIENG;Annie CHICOT;