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unknown - cms reglementaire ZFE
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Thèmes du document : Transports, Environnement, Aménagement du territoire,
PROJET D'AMPLIFICATION
DE LA ZONE À FAIBLES
ÉMISSIONS (ZFE)
DE LA MÉTROPOLE DE LYON
Deslendemains
RCE ICT
MÉTROPOLE
GRAND Ado)
DOSSIER DE CONSULTATION DU PUBLIC SUR LE PROJET
D’AMPLIFICATION DE LA ZFE
Août 20231.1
1.2
1.3
1.4
1.5
2.2
2.3
3.1
3.2
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
2
Table des matières
T A B L E D E S M A T I È R E S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
R A P P E L D U P R O J E T . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Contexte et objectifs de la ZFE ............................................................................. 5
1.1.1 La pollution de l’air et ses impacts sanitaires ............................................... 5
1.1.2 Objectifs de l’amplification de la ZFE ........................................................... 6
1.1.3 Processus d’élaboration du projet d’amplification de la ZFE ........................ 7
Objet de la consultation et contenu du dossier .................................................. 9
Périmètre et calendrier ........................................................................................ 11
Dérogations .......................................................................................................... 14
1.4.1 Dérogations pour les particuliers ................................................................ 14
1.4.2 Dérogations pour les professionnels .......................................................... 15
Dispositif de contrôle et de sanction ................................................................. 17
L E S E F F E T S D E L ’ A M P L I F I C A T I O N D E L A Z F E S U R L A M O B I L I T É
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 9
Les méthodes d’évaluation de l’impact sur le trafic routier et le renouvellement du parc ........................................................................................................................... 19
2.1.1 Définir une situation de référence...............................................................19
2.1.2 Construire un outil d’évaluation de l’impact trafic ....................................... 29
La ZFE comme accélérateur du renouvellement du parc de véhicules .......... 31
2.2.1 Les effets de la ZFE sur le parc de véhicules particuliers .......................... 31
2.2.2 L’impact de la ZFE sur la motorisation des professionnels ........................ 35
Les effets du projet sur la mobilité et le trafic routier ...................................... 36
2.3.1 Les effets du projet sur les comportements de mobilité ............................. 36
2.3.2 Les effets en termes de répartition modale ................................................ 39
2.3.3 Les effets en termes de volume de trafic routier ........................................ 41
L E S B É N É F I C E S E N V I R O N N E M E N T A U X E T S A N I T A I R E S A T T E N D U S
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 5
Méthodologie employée ...................................................................................... 45
Impacts sur les émissions de polluants ............................................................ 46
3.2.1 Effet sur les émissions d’oxydes d’azote (NOx) ......................................... 463.3
dioxyde
3.4
3.5
3.6
4.1
42
4.4
4.5
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAN TATIANA T7)
(EL: ZUISE LYON
3
3.2.2 Effet sur les émissions de particules fines PM 10 et PM2,5 ........................... 48
Impact sur les concentrations et l’exposition des populations ...................... 49
3.3.1 Effet sur les concentrations et l’exposition des populations au dioxyde d’azote NO2 .................................................................................................... 50
3.3.2 Effet sur les concentrations et l’exposition des populations aux particules 57
Impacts sanitaires ................................................................................................ 60
Impacts sur les émissions de Gaz à Effets de Serre (GES) ............................. 61
3.5.1 Les principaux effets de la ZFE sur les émissions de GES ........................ 61
3.5.2 Exemple d’évaluation des émissions sur l’ensemble du cycle de vie d’un véhicule ........................................................................................................... 63
3.5.3 Évolution des émissions liées aux kilomètres parcourus dans la métropole .. .................................................................................................................... 65
Conclusions.......................................................................................................... 66
L E S E F F E T S É C O N O M I Q U E S E T S O C I A U X D U P R O J E T
D ’ A M P L I F I C A T I O N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 8
Principes de l’analyse économique et sociale .................................................. 68
4.1.1 Objectifs de l’analyse économique et sociale ............................................. 68
4.1.2 Les multiples acteurs concernés ................................................................ 68
Les effets du projet sur les particuliers ............................................................. 70
4.2.1 Les conducteurs de voitures résidant dans la ZFE .................................... 70
4.2.2 Les Actifs résidant ou travaillant dans la ZFE ............................................ 72
4.2.3 Les autres automobilistes affectés par la mesure ...................................... 74
Impact sur les professionnels (de la ZFE, métropolitains et voisins de la métropole) ...................................................................................................................... 81
4.3.1 Des impacts importants sur le parc des professionnels ............................. 82
4.3.2 Des impacts différenciés en fonction de la taille des entreprises ............... 83
4.3.3 Des impacts spécifiques sur certains secteurs d’activité ............................ 85
4.3.4 le point de vue des professionnels ............................................................. 88
Les impacts de la ZFE sur les autres usagers des transports ........................ 90
4.4.1 De meilleures conditions pour les déplacements des usagers des modes actifs ................................................................................................................ 90
4.4.2 Un gain de temps et de confort pour les usagers des transports en commun .................................................................................................................... 90
Les autres acteurs de la collectivité................................................................... 91
4.5.1 Les acteurs publics locaux très concernés par la mesure .......................... 91
4.5.2 Les impacts sur le reste de la collectivité ................................................... 92
L E S P R O J E T S D ’ A R R Ê T É S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 3MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
41.1
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
5
Rappel du projet
Contexte et objectifs de la ZFE
1.1.1 LA POLLUTION DE L’AIR ET SES IMPACTS SANITAIRES
De nombreuses études scientifiques ont démontré l’impact de la pollution de l’air sur la santé.
Cet impact se traduit par des effets à court terme lors de pics de pollution et des effets à long
terme à cause d’une exposition continue à une pollution de fond. Ces effets de long terme
entraînent le développement de maladies chroniques graves (maladies cardiovasculaires,
respiratoires, neurologiques, cancers, etc.). Ils représentent la majeure partie de l’impact
sanitaire de la pollution. Ainsi, Santé publique France estimait en 2021 que la pollution
atmosphérique est responsable en France de 40 000 décès prématurés par an et d’une
réduction de l’espérance de vie de près de 8 mois pour les personnes âgées de plus de 30
ans. Les coûts socioéconomiques induits sont très importants. Une étude de l’Alliance
européenne pour la santé publique, publiée en 2020, a évalué le coût de pollution de l’air dans
les grandes villes d’Europe : pour Lyon, ce coût est estimé à 600 M€ par an soit 1 100 € par
an et par habitant.
Dans la Métropole, la qualité de l’air, malgré une amélioration, reste préoccupante en ce qui
concerne les 2 principaux polluants liés au trafic routier : les particules fines et les oxydes
d’azotes. Les oxydes d’azotes sont, très majoritairement, émis par les motorisations du
transport routier, en particulier les véhicules diesels. Les particules fines (Particulate Matter
PM2,5 et PM10) proviennent quant à elles, principalement du chauffage résidentiel et dans une
moindre mesure, du transport routier.
La mauvaise qualité de l’air à Lyon est l’un des motifs des différents contentieux visant l’État
pour dépassement régulier des valeurs limites règlementaires en vigueur depuis 2010 pour le
dioxyde d’azote (NO2) et les PM10. Un contentieux à l’échelle nationale a déjà débouché sur 2
condamnations par le Conseil d’État (août 2021 et octobre 2022). À l’échelle européenne, la
procédure lancée par la Cour de justice de l’Union européenne pourrait déboucher sur des
amendes plus lourdes encore. Alors que ces dépassements existent toujours dans la
Métropole pour le NO 2, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis à jour ses
recommandations en 2021. Le seuil de concentration a été divisé par 4 pour le NO 2, passant
de 40 μg/m3 (valeur 2005) à 10 μg/m3 (valeur 2021). Ces nouvelles recommandations ont
conduit la Commission européenne à engager une actualisation de sa directive sur la qualité
de l’air afin d’établir de nouvelles valeurs réglementaires. La nouvelle directive, qui devrait être
adoptée d’ici à fin 2023, définira les valeurs à respecter en 2030.MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
6
1.1.2 OBJECTIFS DE L’AMPLIFICATION DE LA ZFE
Depuis plusieurs années, la Métropole a renforcé son action en faveur de la qualité de l’air, en
particulier dans le domaine des transports et mobilités. Le 1 er janvier 2020, une ZFE est entrée
en vigueur pour les poids lourds et véhicules utilitaires légers non classés et classés Crit’Air 5,
4, puis a été étendue aux véhicules classés Crit’Air 3 depuis le 1 er janvier 2021. Depuis le
1 er septembre 2022, les restrictions ont également été étendues aux véhicules particuliers et
aux deux-roues motorisés Crit’Air 5 et non classés (étape dite ZFE 5+). L’atteinte des objectifs
de qualité de l’air et la réduction de la pollution de fond nécessitent aujourd’hui une nouvelle
étape d'amplification en réponse à plusieurs enjeux :
un enjeu sanitaire en priorité, avec l'objectif de se rapprocher au maximum des
nouvelles valeurs publiées par l’OMS en 2021 et d'anticiper l'évolution à la baisse
des seuils réglementaires à venir,
un enjeu juridique également, avec l’objectif de sortir Lyon de la liste des
agglomérations ciblées par le contentieux relatif au non-respect de la directive
européenne de 2008 sur la qualité de l’air (2008/50/CE), en raison du dépassement
des normes de qualité de l’air en PM 10 et en NO2.
Pour ce faire, le législateur a rendu obligatoire, via la loi d’orientation des mobilités (LOM)
n° 2019-1428 du 24 décembre 2019, la mise en œuvre d’une ZFE dans la Métropole et a
précisé, via la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique
et renforcement de la résilience face à ses effets (climat et résilience), le calendrier de sortie
des véhicules les plus polluants à appliquer, à savoir :
au plus tard le 1 er janvier 2023 pour les véhicules classés Crit’Air 5 et non classés,
au plus tard le 1er janvier 2024 pour les véhicules classés Crit’Air 4,
au plus tard le 1er janvier 2025 pour les véhicules classés Crit’Air 3 .
un enjeu de cohérence de l’action publique enfin, la Métropole devant s’inscrire
dans les trajectoires de réduction des émissions de polluants tracées par les plans
nationaux (plan de réduction des émissions de polluants) et locaux (plan de
protection de l’atmosphère, plan climat air énergie territorial) dans l’optique
d’atteindre, au plus tôt, les seuils de qualité de l’air recommandés par l’OMS en 2005.
Au vu de ces enjeux, l’amplification de la ZFE doit viser les objectifs suivants en matière de
qualité de l’air :
assurer, dès que possible et au plus tard en 2025, le respect en tout point du territoire
de la valeur limite réglementaire de 2010 (valeur OMS 2005) pour la concentration
annuelle en NO 2, soit 40 μg/m3. Il s’agit d’enfin obtenir, 15 ans après l’échéance,
que nul habitant de la Métropole ne soit exposé à des dépassements de cette valeur
limite. Il s’agit également de contribuer à la sortie de la France du contentieux
européen,MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
7
se rapprocher, en 2028, autant que possible des seuils recommandés par l’OMS
pour le NO2 (valeur OMS 2021), soit 10 μg/m3. Ceci doit permettre de protéger la
santé des populations et d’éviter que certaines zones du territoire soient à nouveau
en dépassement des valeurs limites réglementaires en cours de révision par la
Commission européenne.
Pour retrouver un air de qualité, la Métropole identifie 2 orientations stratégiques
complémentaires : dépolluer le parc de véhicules qui sera amené à continuer de circuler et
transformer les mobilités des personnes, des professionnels et des marchandises.
1.1.3 PROCESSUS D’ÉLABORATION DU PROJET D’AMPLIFICATION DE LA ZFE
Guidée par l’objectif d’une amélioration de la qualité de l’air et une stratégie de
dépollution / transformation des mobilités quotidiennes, l’amplification de la ZFE est le résultat
d’une démarche concertée en plusieurs étapes.
Dès l’automne 2020, la Métropole a ainsi souhaité dialoguer avec les Maires (Conférences
territoriales des Maires -CTM- de janvier à mars 2021), les Conseillers métropolitains (groupes
de travail des 16 décembre 2020 et 22 février 2021) et des élus des territoires voisins (Syndicat
mixte d'études et de programmation de l'agglomération lyonnaise -SEPAL- du 8 janvier 2021)
ainsi que les acteurs économiques (8 décembre 2020) autour des objectifs et principes d’une
amplification de la ZFE.
Par délibération du Conseil n° 2021-0470 du 15 mars 2021, la Métropole s’est prononcée en
faveur :
du principe d’une amplification de la ZFE,
de l’objectif d’une interdiction des véhicules des particuliers classés Crit’Air 5 et
non classés en 2022, dite 1ère étape d’amplification ZFE5+,
du principe d’une sortie du diesel à partir du 1er janvier 2026 (accès limité aux
véhicules classés Crit’Air 0 et 1), sur un périmètre central à définir, assorti d’un
ensemble de dérogations et de mesures d’accompagnement, correspondant à la
2ème étape d’amplification de la ZFE, dite ZFE 4-3-2,
de l’organisation d’une grande concertation citoyenne pour enrichir le dialogue
déjà engagé avec les collectivités et les acteurs économiques.
Ainsi, la concertation préalable et volontaire sur la 2 ème étape du projet d’amplification de la
ZFE 4-3-2 a été organisée par la Métropole pour définir plus précisément sa trajectoire (étapes
successives, calendrier, périmètres, etc.) et ses mesures d’accompagnement (développement
de solutions de mobilité alternatives, aides financières, dérogations, etc.). Elle a comporté 4
volets : le volet acteurs économiques du 8 décembre 2020 à novembre 2021, le volet grand
public du 3 septembre 2021 au 5 mars 2021, sous l’égide de la Commission nationale du débat
public (CNDP), le volet Communes du 14 janvier au 12 juillet 2021 et le volet agents en avril
2022. De multiples études d’évaluation des impacts (sur la qualité de l’air, sur le trafic routier,tif
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
8
sur les différentes catégories de publics concernées) ont également été réalisées sur la base
de différents scénarios.
Le bilan de cette concertation préalable a permis de tirer 5 grands enseignements auxquels le
projet devra répondre, tout au long de sa mise en œuvre, à savoir :
prévoir un dispositif ZFE acceptable en définissant la juste contrainte,
rendre soutenable la transition des citoyens et des professionnels via le dispositif
d’accompagnement,
garantir l’atteinte des objectifs du projet par la mise en place d’un dispositif de
contrôle efficace et d’un outil d’évaluation des effets du projet,
développer les modes de transport alternatifs et les infrastructures permettant
d’assurer les déplacements internes à la ZFE et garantir son accessibilité,
communiquer sur les enjeux du projet et informer sur ses modalités de mise en
œuvre.
Les enseignements de cette concertation préalable ainsi que les études réalisées dans ce
cadre ont conduit à préciser le projet initial de 2ème étape d’amplification comme suit :
sur le périmètre actuel dit central de la ZFE, l’interdiction des véhicules Crit’Air 4 au
1er janvier 2024, aux véhicules Crit’Air 3 au 1er janvier 2025, et la sortie du diesel par
l’interdiction des véhicules Crit’Air 2 au 1er janvier 2026, assortie d’une dérogation
sous conditions de revenus jusqu’au 1er janvier 2028 pour les particuliers détenant un
Crit’Air 2,
la création d’un périmètre étendu s’appliquant aux véhicules Crit’Air 5 et non classés
à partir du 1er janvier 2024, aux véhicules Crit’Air 4 au 1er janvier 2025 et aux véhicules
Crit’Air 3 au 1er janvier 2026,
la mise en application des restrictions ZFE sur les grandes infrastructures routières
métropolitaines (M6, M7, RD383et boulevard périphérique nord de Lyon -BPNL-) sur
la base du même calendrier que le périmètre étendu,
la pérennisation de la dérogation "petit rouleur" pour les particuliers,
la création d’une dérogation temporaire pour amortissement pour les véhicules VUL
et PL Crit’Air 2.
Pour rappel, qu’en parallèle de cette concertation préalable et volontaire sur la 2 ème étape
d’amplification dite 4-3-2, une concertation réglementaire sur la 1 ère étape ZFE 5+ a été menée
du 3 novembre 2021 au 22 février 2022. À l’issue, la ZFE 5+ a été actée par délibération du
Conseil métropolitain n° 2022-0989 du 14 mars 2022. Ainsi, à compter du 1 er septembre 2022,
l’interdiction de circulation permanente des VUL et PL Crit’Air 5 et non classés dans le
périmètre de la ZFE en place depuis le 1er janvier 2022, a été élargi aux véhicules particuliers
et aux deux-roues motorisés classés Crit’Air 5 et non classés.
Le projet initial de 2 ème étape d’amplification précisé à l’issue du bilan de concertation préalable
et volontaire, ainsi que ses mesures d’accompagnement, ses effets attendus et les projets
d’arrêtés correspondant, a pour sa part fait l’objet d’une concertation réglementaire dont le1.2
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
9
lancement a été approuvé par délibération du Conseil métropolitain n° 2022-1230 du 26
septembre 2022. Quatre grandes conclusions se dégagent des avis et contributions émis dans
ce cadre :
une attente de simplification du projet, pour concilier au mieux recherche de la juste
contrainte et lisibilité du dispositif,
un périmètre étendu jugé déséquilibré et moins desservi à court terme par les
solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle,
une attente de renforcement de l’accompagnement financier des propriétaires de
véhicules impactés,
une attente d’évaluation associant les parties prenantes, permettant de piloter au fil
de l’eau le dispositif à l’aune de ses impacts socioéconomiques et environnementaux.
Objet de la consultation et contenu du dossier
Ce bilan et ces enseignements ont été approuvé par délibération du conseil métropolitain du
26 juin 2023 qui a décidé également, d’une part d’adopter le renforcement du dispositif d’aides
qui entrera en vigueur à compter du 1er septembre 2023 et, d’autre part de poursuivre du
processus d’amplification du dispositif de ZFE sur la base d’un nouveau projet objet de la
présente consultation.
Ce projet ajusté d’amplification de la ZFE demeure en respect des prescriptions imposées par
la loi climat et résilience en ce qu’il tient le calendrier de sortie des véhicules les plus polluants,
fixé pour les 10 agglomérations ciblées par le contentieux européen "qualité de l’air". Les
ajustements apportés au projet d’amplification 4-3-2 qui a été soumis à concertation
règlementaire entre octobre et décembre 2022 visent à le simplifier pour en renforcer
l’efficacité, tout en maintenant les ambitions initiales rappelées ci-avant en matière de santé
publique et d’atteinte des valeurs limites de polluants de l’air. Ces objectifs ne seront en effet
atteints que via une ZFE jugée lisible et équitable, qui trouve sa place au sein d’une dynamique
de changement des pratiques de mobilité systémique et pérenne, et qui puisse être
efficacement contrôlée. Sur ce dernier point, le retard pris par l’État dans la mise à disposition
du système de contrôle automatisé de la ZFE (annoncée pour 2025 contre 2020 initialement)
abonde en effet dans le sens d’un report des restrictions non imposées par la loi, le dispositif
n’étant efficace que s’il est appuyé d’un contrôle effectif de son respect par les usagers.
Ce projet de ZFE amplifié ajusté, objet de la présente consultation, se traduit par 4 arrêtés qui
détaillent le périmètre et le calendrier de restriction ainsi que les dérogations associées. Ces
4 arrêtés concernent :
L’interdiction de circulation et de stationnement des véhicules particuliers et des
deux roues Crit’Air 5, 4, 3 et Non Classés ;
L’interdiction de circulation et de stationnement des véhicules particuliers et des
deux roues Crit’Air 2 ;MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
10
L’interdiction de circulation et de stationnement VUL et PL Crit’Air 5, 4, 3 et Non
Classés ;
L’interdiction de circulation et de stationnement des VUL et PL Crit’Air 2.
Le dossier de consultation détaille en premier lieu le périmètre, le calendrier, les dérogations
et le dispositif de contrôle puis présente les résultats des études sur les effets de l’amplification
sur la mobilité, la qualité de l’air et ainsi que les effets économiques et sociaux de la ZFE. Les
4 arrêtés sont présentés à la suite de ces études.
Dans le cadre cette consultation, le public est invité à déposer ces observations et propositions
à partir de ce dossier.
Nota : Le renforcement du dispositif d’aides et d’accompagnement dans la mesure été
approuvé par délibération du conseil métropolitaine du 26 juin 2023 et ne fait donc pas parti
de cette consultation.1.3
MÉTROPOLE
(eZ NIsE LYON
MÉTROPQLE
A6
FC
C7
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|
7 be
y Janvier 2024
ZFE DE LA MÉTROPOLE DE LYON PÉRIMÈTRE ET INFRASTRUCTURES
SOUMISES À RÈGLEMENTATION
{
FSs
et
|
A43
A465
UN Périmètre ZFEm
—… Voies structurantes d'agglomération
soumises à la réglementation
Voies structurantes d'agglomération
N non soumises à la réglementation
 PR ee à nul
PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
DE LA METROPOLE DE LYON
Périmètre et calendrier
Le périmètre du nouveau projet de 2ème étape d’amplification de la ZFE correspond au
périmètre de la ZFE actuellement en vigueur avec l’intégration, au 1er janvier 2024, de
l’ensemble du linéaire des voies structurantes d’agglomération métropolitaines que sont M6,
M7, la RD383 et le BPNL. Pour mémoire, le périmètre de la ZFE actuelle comprend la quasi-
intégralité de la surface des arrondissements de Lyon, et des villes de Caluire-et-Cuire et
Villeurbanne, ainsi que des secteurs de Bron et Vénissieux situés à l’intérieur de la RD383et
du BPNL.
Figure 1 - Cartographie des périmètres de la Zone à faibles
émissions dans le cadre de l’amplificationMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
12ED
LR
ED
ED
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ED
ep
RD383 et BPNL
RD383 et BPNL
RD383 et BPNL
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RD383
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*Lyon,
Caluire-et-Cuire,
Villeurbanne,
Bron,
Vénissieux
et les secteurs
situés
à
l'intérieur du
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périphérique
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M6-M7, 7
M6-M7,
RD383
et BPNL
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Périmètre actuel
Périmètre actuel*
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MÉTROPOLE
PROJET
D'AMPLIFICATION
DE
LA
ZONE
À FAIBLES
ÉMISSIONS
(ZFE)
DELA
METROPOLE
DE LYON
GRAND
As
Concernant le calendrier, la loi climat et résilience définit les échéances comme suit :
au 1
er
janvier 2024, interdiction de circulation des véhicules Crit’Air 4, s’ajoutant aux véhicules Crit’Air 5 et non-classés,
au 1
er
janvier 2025, interdiction de circulation des véhicules Crit’Air 3, s’ajoutant aux véhicules Crit’Air 4, 5 et non-classés.
Le calendrier de la ZFE lyonnaise sera mis en œuvre conformément à la loi, avec une étape supplémentaire compte tenu des objectifs de réduction des concentrations de polluant à obtenir : au 1
er
janvier 2028, interdiction des véhicules Crit’Air 2 hors des voies structurantes
d’agglomération. Ces dernières en resteront à l’interdiction des véhicules Crit’Air 3. Autrement dit, à partir du 1
er
janvier 2028, seuls les véhicules
classés Crit’Air 0 ou 1 pourront circuler dans la ZFE, à l’exception des grandes infrastructures routières métropolitaines qui resteront accessibles aux véhicules classés Crit’Air 2.1.4
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
e1:7 1185 LYON
Les restrictions de la ZFE s’appliquent, sauf dérogations, en circulation et en stationnement 7
jours sur 7 et 24h sur 24h.
Dérogations
La mise en place de la ZFE s’accompagne d’un cadre dérogatoire permettant de prendre en
compte des catégories de véhicules spécifiques ou des usages particuliers. Il est composé de
dérogations permanentes ou temporaires, dans tous les cas individualisés.
1.4.1 DÉROGATIONS POUR LES PARTICULIERS
Le cadre dérogatoire proposé par la Métropole pour les véhicules particuliers intègre les
dérogations nationales ainsi qu’un régime local permettant une prise en considération des
besoins occasionnels de déplacement dans le périmètre de la ZFE.
Les exemptions nationales et dérogations permanentes de la Métropole
Les exemptions nationales sont listées à l’article R 2213-1-0-1 du CGCT et s’adressent :
aux véhicules d'intérêt général au sens de l'article R 311-1 du code de la route,
aux véhicules du ministère de la Défense,
aux véhicules affichant une carte mobilité inclusion comportant la mention
"stationnement pour les personnes handicapées" délivrée sur le fondement de
l'article L 241-3 du code de l'action sociale et des familles (CASF) ou une carte de
stationnement pour personnes handicapées délivrée sur le fondement de l'article L
241-3-2 du même code dans sa rédaction antérieure au 1 er janvier 2017,
aux véhicules de transport en commun de personnes à faibles émissions au sens de
l'article L 224-8 du code de l'environnement.
À ces exemptions nationales, la Métropole a proposé d’octroyer, sur demande, des
dérogations permanentes pour les véhicules disposant de vignettes Crit’Air non autorisées au
sein de la ZFE et :
utilisés par les associations agréées de sécurité civile et par les associations
reconnues d’intérêt général, dans le cadre de leurs missions,
présentant un intérêt historique (véhicules dits de collection) au sens du paragraphe
6.3 de l’article R 311-1 du code de la route.
Les dérogations individuellesMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
15
Par ailleurs, il est proposé de pérenniser, à partir du 1 er janvier 2024, 2 dérogations existantes :
une dérogation non renouvelable de 6 mois lors de l’achat d’un véhicule propre (CQA
0 ou 1) présentant des délais de livraison importants,
une dérogation dite "petit rouleur" pour les personnes qui utilisent occasionnellement
leur voiture ou moto dans la ZFE.
La dérogation individuelle "petit rouleur" ouvre le droit, sur une année, à 52 jours de circulation
au sein du périmètre. Elle répond aux usages occasionnels de la voiture des résidents du
périmètre ZFE (motifs loisirs, déménagement, vacances, week-ends, etc.) mais aussi aux
déplacements ponctuels de résidents hors ZFE, y compris les visiteurs et touristes ne résidant
pas dans la Métropole, quel qu’en soit le motif (vie sociale, tourisme, visites familiales, etc.).
La dérogation "petit rouleur" répond à toute une série de besoins exprimés lors de la
concertation préalable, sans nuire trop significativement aux objectifs d’amélioration de la
qualité de l’air.
Ces différentes dérogations sont disponibles via la plateforme métropolitaine Toodego ; elles
font l’objet d’une instruction puis de l’envoi d’un courrier officiel ainsi que d’une vignette
dérogatoire.
1.4.2 DÉROGATIONS POUR LES PROFESSIONNELS
En vigueur depuis le 1 er janvier 2020, le cadre dérogatoire de la ZFE professionnelle a pour
objectif d’accompagner de manière progressive les acteurs rencontrant le plus de difficultés
dans leur transition. Il a jusqu’ici permis d’habituer les entreprises du territoire au
fonctionnement et à la réglementation de la ZFE tout en leur offrant les délais d’adaptation
nécessaires pour procéder au renouvellement de leurs véhicules polluants. Les entreprises
ont ainsi pu bénéficier d’aides pour l’acquisition de véhicules électriques (Crit’Air 0), (bio-)GNV
(Crit’Air 1) et de vélo-cargos, ou faire le choix de la temporisation en optant pour l’acquisition
d’un véhicule Crit’Air 2.
Avec l’amplification de la ZFE comprenant les véhicules Crit’Air 2, le cadre dérogatoire évolue
pour prendre en compte les spécificités liées à cette étape. Ainsi, les dérogations permanentes
et les dérogations catégorielles temporaires de 3 ans pour les Crit’Air 3 et plus anciens sont
conservées dans le cadre défini précédemment. En revanche, les dérogations individuelles
font l’objet de nouvelles dispositions.
Les dérogations permanentes
Celles-ci recouvrent :
les véhicules d'intérêt général prioritaires ou bénéficiant de facilités de passage au
sens des paragraphes 6.4, 6.5 et 6.6 de l'article R 311-1 du code de la route,
les véhicules du ministère de la Défense,MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
16
les véhicules affichant une carte mobilité inclusion comportant la mention
"stationnement pour les personnes handicapées" ou une carte de stationnement
pour personnes handicapées,
les véhicules automoteur spécialisés de catégorie N1, N2 et N3 non affectés au
transport de marchandises, tels que définis à l’annexe 5 de l’arrêté du 9 février 2009
relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules, portant la désignation de
carrosserie nationale VASP sur le certificat d’immatriculation,
les véhicules affectés aux associations agréées de sécurité civile, dans le cadre de
leurs missions, munis d’un document fourni par l’association prouvant leur qualité.
les véhicules utilisés par les associations reconnues d’utilité publique, dans le cadre
de leurs activités, munis d’un document fourni par l’association prouvant leur qualité.
les véhicules de convois exceptionnels munis d’une autorisation préalable ou d’un
récépissé de déclaration préalable, au sens de l’article R 433-1 du code de la route.
Les dérogations temporaires de 3 ans
En vigueur depuis le 1 er janvier 2020 et reconduites depuis le 1 er janvier 2023 pour 3 ans
(jusqu’au 31 décembre 2025), ces dérogations visent des modèles de véhicules pour lesquels
l’offre Crit’Air 0 ou 1 reste très limitée dans les gammes des constructeurs. Une offre en
équivalent Crit’Air 2 existe néanmoins depuis longtemps pour ces véhicules et permet une
mise en conformité avec la ZFE.
Pour rappel, ces dérogations temporaires de 3 ans concernent :
les véhicules de catégories camionnette et N1 portant les désignations de
carrosseries nationales BEN AMO, BENNE, CIT EAU, FG TD et BETON sur le
certificat d’immatriculation,
les véhicules de catégories N2 et N3 portant les désignations de carrosseries
nationales BEN AMO, BENNE, CIT EAU, FG TD, BETON et PTE ENG sur le
certificat d’immatriculation.
Les dérogations individuelles à caractère ponctuel ou temporaire
Afin de permettre l’accès à la ZFE pour les professionnels (VUL et PL) qui s’y rendent de
manière ponctuelle, la dérogation "petit rouleur" existante pour les particuliers sera étendue
aux professionnels. Cette dérogation sera ouverte à tous et offrira comme aux particuliers un
quota de 52 jours de circulation valable un an. Cette dérogation permet de simplifier la réponse
à des situations variées mais occasionnelles d’accès à la ZFE.
La dérogation de 12 mois délivrée lors de l’achat en cours d’un véhicule Crit’Air 0 ou 1 mais
dont le délai de livraison est important est pérennisée. Cette dérogation, non renouvelable,
sera accordée pour l’ancien véhicule sur présentation du bon de commande du nouveau
véhicule autorisé au sein de la ZFE.1.5
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
17
Pour permettre l’approvisionnement des marchés sur le territoire de la métropole de Lyon,
une dérogation d’une durée de 2 ans, non renouvelable, sera accordée à compter du 1 er janvier
2024. Elle concernera les propriétaires d’un véhicule Crit’Air 3, munis d’une autorisation
délivrée par une commune ou d’une carte de commerçant non sédentaire en cours de validité.
Pour permettre l’approvisionnement de denrées alimentaires de proximité, une dérogation
d’une durée de 2 ans, non renouvelable, sera accordée à compter du 1 er janvier 2024. Elle
concernera les propriétaires d’un véhicule Crit’Air 3 effectuant de manière régulière des
opérations de livraison à l’intérieur du périmètre de la zone à faibles émissions mobilité de la
métropole de Lyon
Ces différentes dérogations sont disponibles via la plateforme métropolitaine Toodego ; elles
font l’objet d’une instruction puis de l’envoi d’un courrier officiel ainsi que d’une vignette
dérogatoire.
Enfin, et à compter du 1 er janvier 2028 uniquement, une dérogation d’amortissement sera
mise en place pour les véhicules professionnels classés Crit’Air 2, achetés avant le 31
décembre 2023. Cette dérogation sera accordée pour une durée de 7 ans à compter de la
date d’acquisition desdits véhicules.
Dispositif de contrôle et de sanction
Le contrôle du respect de la ZFE est une nécessité afin de garantir l’efficacité du dispositif et
l’atteinte de ses objectifs. Sa mise en place suivra 2 phases.
Une phase transitoire de contrôle de terrain jusqu’à 2025
En absence d’un système de contrôle automatisé dont l’homologation est prévue par l’État à
partir de 2025, la Métropole et les communes incluses dans le périmètre de la ZFE doivent
s’organiser pour assurer un contrôle effectif de la mesure d’ici cette date. Cette période est
qualifiée ici de phase transitoire.
Ainsi, des sessions de formation sont organisées par la Métropole de Lyon, à destination des
policiers municipaux et des agents de surveillance de la voie publique. Concernant la
mobilisation des forces de sécurité intérieure sur le contrôle de la ZFE, les échanges se
poursuivent avec la direction départementale de la sécurité publique (DDSP).
Après 2025 : la mise en place du contrôle automatisé
Depuis 2019, l’État travaille à la mise en place d’un système de contrôle automatisé des ZFE,
selon les modalités prévues à l’article L2213-4-2 du CGCT. Sa mise en place est notamment
soumise à plusieurs critères :MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
18
les modalités de contrôle ne peuvent pas conduire à contrôler chaque jour plus de
15 % du nombre moyen journalier de véhicules circulant au sein de la zone,
sur une ZFE, il ne peut pas y avoir en service au cours d’une même journée plus
d’un dispositif pour 40 km de voirie publique au sein de la ZFE,
les lieux de déploiement retenus ne peuvent pas avoir pour effet de permettre un
contrôle de l'ensemble des véhicules entrant dans la ZFE ou dans un espace continu
au sein de cette zone.
Annoncée initialement pour 2020, la mise à disposition des radars sur lesquels repose ce
dispositif est désormais prévue pour le début de l’année 2025. L’État travaille à la construction
du système informatique nécessaire à son bon fonctionnement, ainsi qu’au développement du
matériel et des prestations associées et dont les collectivités devront s’équiper. La Métropole
se portera candidate à une expérimentation du système prévue pour 10 sites en France à
partir de mi-2024, afin de permettre un contrôle effectif de la ZFE via ce dispositif le plus
rapidement possible.
Il est rappelé que la circulation et le stationnement interdits dans une ZFE sont des infractions
au code de la route, prévues à l’article R411-19-1 :
Contravention de quatrième classe pour les poids lourds
Contravention de troisième classe pour les véhicules particuliers, les deux roues
motorisées et les véhicules utilitaires légers
Le fait de circuler sans vignette Crit’Air dans une ZFE est également une infraction au code
de la route, soumise aux mêmes contraventions.2.1
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
19
Les effets de l’amplification de la ZFE
sur la mobilité
Les méthodes d’évaluation de l’impact sur le trafic
routier et le renouvellement du parc
2.1.1 DÉFINIR UNE SITUATION DE RÉFÉRENCE
2.1.1.1 Approche méthodologique
Dans le cadre de la modélisation du projet ZFE deux chemins d’évolution des transports sur
la Métropole de Lyon ont été définis : le scénario de référence et le scénario d’amplification de
la ZFE. Cette approche permet d’isoler strictement les effets de la ZFE sur le parc de véhicules
et le trafic, chaque étape de la mise en œuvre du projet de ZFE peut ainsi être comparée à la
situation de référence.
La situation de référence est la situation la plus probable en cas d’absence du projet
d’amplification de la ZFE 4/3/2. Elle inclut l’évolution socio-économique du territoire, l’évolution
tendancielle du parc de véhicules, les évolutions de comportement de mobilités pressenties
aux horizons d’étude, mais aussi tous les projets de transports prévus à ces horizons. Les
éléments intégrés dans ce scénario de référence sont détaillés ci-dessous :
Le parc de véhicules évolue sans ZFE et chaque année, une part non négligeable du parc
de véhicules est renouvelée. La modélisation intègre les tendances récentes observées
au niveau national sur la baisse des ventes de véhicules diesel et la hausse des ventes
de véhicules électriques
Les mesures actuelles de la ZFE (interdiction sur le périmètre actuel des VUL et PL
Crit’Air 3, 4, 5 et non classés, ainsi que l’interdiction des VL Crit’Air 5 et non classés entrée
en vigueur le 1 er septembre 2022), sont incluses dans la référence. En d’autres termes,
on mesure bien les effets du projet d’amplification de la ZFE, et non les effets de toutes
les mesures ZFE engagées depuis 2020 sur le territoire de la Métropole.
Pour chaque « marche » du projet d’amplification, des hypothèses d’évolution socio-
économique (population et emploi) sont prises en compte, à partir des tendances
d’évolution sur la période 2015-2030. La situation 2030 est basée sur un important travail
de localisation et de caractérisation des projets urbains planifiés à cet horizon, réalisé par
l’Agence d’urbanisme A’Urba.
Par ailleurs, au cours des 4 années à venir, un certain nombre de projets de transport
sont planifiés. Certains verront le jour dès 2023 (prolongement du métro B aux Hôpitaux
Sud), d’autres aux horizons 2025 et 2026 (extension ou création des lignes de tram T6,
T9 et T10, requalification de la rive droite du Rhône et piétonisation de la Presqu’îleMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
20
notamment, corridors bus, Voies Lyonnaises ...). La carte présentée ci-après (figure 2)
localise ces projets.
Enfin, depuis 2015, on observe une évolution très nette de l’usage du vélo, avec une
croissance de 10% à 12% par an relevée sur le réseau de compteurs de l’agglomération.
Cette tendance est la combinaison de la politique de développement du réseau
d’équipements cyclables menée à l’échelle métropolitaine et d’une propension plus
importante des résidents à utiliser le vélo pour leurs trajets quotidiens, notamment pour
se rendre au travail ou aux lieux d’enseignement. Cette tendance est bien prise en compte
dans les prévisions de trafic, avec l’application des hypothèses liées à l’évolution du
comportement en faveur de la mobilité cyclable et la prise en compte du développement
des Voies Lyonnaises.
La ZFE s’accompagne d’un dispositif de contrôle qui reposera dans un premier temps sur
les forces de polices et les ASVP (Agents de Surveillance de la Voie Publique) puis sur
un dispositif de contrôle automatisé, reposant sur des radars et un système informatique
dédié. Le renforcement du contrôle avec la mise en œuvre opérationnelle du contrôle
automatisé en 2025 est pris en compte dans les hypothèses retenues sur le taux de
respect des mesures existantes et des mesures d’amplification de la ZFE.
Figure 2 - Projets de transport pris en compte dans la
modélisation de traficMÉTROPOLE
(eZ \) IE LYON
Éérimètre ZFE
Nouvelle ligne de Tram
Renforcement ligne de Tram existante
Limitation à 30km/h des centres-bourgs
rojet Corridors Bus
Ligne Centre-Est
Piétonnisation de la Presqu'île
SEA NEAQN des quais Rhône Rive Droite
à Prolongement Métro B
PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON 21
Figure 3 - Carte de présentation des voies lyonnaises à
l’horizon 2030EE E Genay
les Voies
Lyonnaises
RÉSEAU 2026 / 2030
— Réseau 2026
s... Réseau 2030
DE — run
A Lee 32km
BE S7km
D — 21m
EI Eros —0 46m
6 EL
FE 34km
D EE 20 4m
Di — 7
DE — nu I)
EE —0 1}
Be —"" A
DE 24m A
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
(EL: ZUISE LYON
DE LA METROPOLE DE LYON 22
2.1.1.2 Quelques indicateurs clés de la mobilité dans la situation de référence
En 2024, les flux en échange avec le périmètre de la ZFE représentent un peu moins de 1
million de déplacements par jour, dont 60% sont effectués en tant que conducteur de véhicule
particulier (et 6% en tant que passager), 26% en transport collectif et 3% en vélo.
La répartition modale des flux internes à la ZFE est sensiblement différente : la part modale
de la voiture (conducteur) est seulement de 17%, de 30% pour les TC et plus de 6% pour le
vélo.
En 2028, avec la croissance démographique, les déplacements d’échange avec la ZFE
augmentent pour approcher les 1,05 millions de déplacements. 55% seront effectués en tant
que conducteur de véhicule particulier (et 5% seulement en tant que passager) : la légèreMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
23
baisse de la part modale VP est due à la montée en puissance du recours au vélo pour les
usages quotidiens (part modale de 7%). La part modale des transports collectifs stagne à 27%.
Concernant les flux dans la ZFE, la part modale de la voiture est réduite à 14%, contre 28%
pour les TC et 13% pour le vélo. La forte hausse de la part modale vélo par rapport à 2024
traduit la montée en puissance de la politique métropolitaine en faveur de ce mode actif.
2.1.1.3 Le parc de véhicules de la métropole lyonnaise
Les véhicules légers (VL)
Le parc de véhicules légers est estimé à environ 670 000 véhicules en 2020, Ce parc
métropolitain comporte quelques particularités, par comparaison avec le parc national :
La part des véhicules thermiques y est plus importante qu’au niveau national, avec comme
corolaire une plus faible part de véhicules circulant avec des énergies alternatives
(électricité, biogaz…) ;
La part des véhicules diesel est moins importante qu’au niveau national ;
La proportion de véhicules particuliers récents (Crit’Air 1 ou 2) est plus importante qu’à
l’échelle nationale
Le taux de motorisation des ménages (part des ménages disposant au moins d’une voiture)
est de 74% à l’échelle de la Métropole (selon l’INSEE, en 2018). Cet indicateur est très variable
d’une commune à l’autre : il est de 61% pour la ville de Lyon, mais dépasse les 95% dans de
nombreuses communes périphériques peu denses de la Métropole. Dans la ville de Paris par
exemple, le taux de motorisation est de 33%, un chiffre très largement inférieur à celui de la
ville de Lyon (qui connait toutefois une baisse ces dernières années).
Ce parc évolue de manière naturelle, historiquement au rythme de 7% par an pour les
véhicules des particuliers. Dans le cas du scénario de référence une évolution du parc a été
établie sur la base des projections tendancielles du CITEPA et d’ATMO en y intégrant l’effet
de la première étape d’amplification de la ZFE aux véhicules particuliers (qui concerne les
véhicules Crit’Air 5 et non classés) et l’effet de la ZFE professionnelle pour les Crit’Air 3 et
plus.
Le parc de véhicules concerné par la ZFE 5+ étant réduit, le parc est très similaire à celui de
l’évolution tendancielle. Dans ce scénario de référence la part des véhicules à faibles
émissions (Crit’Air 1 et E) du périmètre ZFE passe de 45% à 59%.100%
70%
30%
20%
2024 2025
sNC a5 mie e2mlat
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
GRAND Eh
Figure 4 - Évolution du parc VL de 2024 à 2028 du périmètre de
la ZFE dans le scénario de référence
Le parc de véhicules légers diffère légèrement entre le périmètre ZFE et en dehors de la ZFE.
Hors ZFE, le parc est un peu moins récent avec une part des véhicules Crit’Air 1 étant 2 à 3
points de pourcentage inférieure que celle du périmètre ZFE.
Figure 5 - Évolution du parc VL de 2024 à 2028 dans le reste
de la Métropole et hors MétropoleEvolution du parc VP dans le périmètre reste de la métropole de 2024 à 2028 en
situation de référence
100%
930%
70%
50,2%
19%
10%
SN nB5 m4: n1at
Evolution du parc VP dans le périmètre hors de la métropole de 2024 à 2028en
situation de référence
100%
90%
s0%
2024 2025 28
BNC ns m4e3e)n1imai
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
GRAND Eh4e
DE LA METROPOLE DE LYON 25
Les véhicules utilitaires légers (VUL)
Le parc de VUL détenus en 2021 par les professionnels basés sur le territoire de la Métropole
de Lyon est estimé à environ 103 000 véhicules.100%
50%
40%
30%
20%
10%
2024 2025 2028
SN n5m42:02m1et
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
GRAND Eh4e
26
Le parc VUL est constitué pour près des ¾ par des véhicules classés Crit’Air 2. En 2028, avec
le renouvellement naturel des flottes de VUL et la ZFE Crit’Air 3 +, près de 80% du parc serait
constitué de ce type de véhicule. La baisse tendancielle de la proportion des véhicules Crit’Air
3 et + progresse sensiblement à partir de 2025 du fait de la fin de certaines dérogations
accordées à ces véhicules et de l’arrivée du contrôle automatisé.
Figure 6 - Évolution du parc VUL de 2024 à 2028 du périmètre
de la ZFE dans le scénario de référence
Entre 2024 et 2028, la proportion de véhicules à faibles émissions de type Crit’Air 1 ou
électrique augmente de 12% à 20%.
Dans le reste de la Métropole, la part de véhicules Crit’Air 3+ reste plus importante en 2028,
la ZFE Crit’Air 3+ se s’appliquant pas sur ce périmètre.Evolution du parc VUL dans le périmètre reste de la métropole de 2024 à 2028 en situation de référence
20%
10%
2024 2025
SN as m4 02nm1i8E
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
GRAND Eh4e
27
Figure 7 - Évolution du parc VUL de 2024 à 2028 dans le reste de la
Métropole100%
So
40%
20%
10%
MÉTROPOLE
GRAND Ka)
2024 2025
CRIS ER CREER FE DE 1:
PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
DELA METROPOLE DE LYON
206
Les poids lourds (PL)
Le parc de PL détenus en 2021 par les professionnels basés sur le territoire de la Métropole
de Lyon est estimé à environ 10 000 véhicules. Le parc PL est constitué à 65% de véhicules
classés Crit’Air 2 en 2024. En 2028, avec le renouvellement naturel des flottes de PL, le parc
Crit’Air 2 serait constitué à 80% de ce type de véhicules. La baisse tendancielle de la
proportion des véhicules Crit’Air 3 et + est renforcée par la ZFE pro sur le périmètre ZFE à
partir de 2025 du fait de la fin de certaines dérogations accordées à ces véhicules et de
l’arrivée du contrôle automatisé.
Figure 8 - Évolution du parc de PL de 2024 à 2028 du périmètre de la ZFE
dans le scénario de référence
Dans le reste de la Métropole la part de véhicules Crit’Air 3+ reste plus importante en 2028, la
ZFE Crit’Air 3+ ne s’appliquant pas sur ce périmètre.
Figure 9 - Évolution en référence du parc PL de 2024 à 2028 dans le reste de
la Métropole100%
70%
40%
20%
MÉTROPOLE
GRAND Eh4e
2024 2025
NC ss mieiemier
PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
2028
29
En synthèse, quel que soit le type de véhicule, le renouvellement constant du parc et l’effet
des premières étapes de la ZFE contribuent à réduire très fortement les véhicules les
plus anciens et les plus polluants (Crit’Air 3 et plus). Dans le même temps le volume du
parc de véhicules demeure relativement stable. Le changement de véhicule se fait au profit
des véhicules à faibles émission 0 et 1 mais aussi pour les véhicules de type Crit’Air 2,
particulièrement pour les professionnels. Le marché de l’occasion combiné à l’achat encore
effectif de véhicules neuf diesel freine ainsi la croissance du parc de véhicules de catégories
0 ou 1.
2.1.2 CONSTRUIRE UN OUTIL D’ÉVALUATION DE L’IMPACT TRAFIC
2.1.2.1 Une méthodologie de prévisions de trafic à la hauteur des ambitions du projet
Le principe de la ZFE – une restriction de circulation en fonction de la classification
environnementale du véhicule - met les résidents et les professionnels face à une situation
nouvelle, nécessitant de déployer une méthodologie robuste pour appréhender les
comportements d’adaptation. Le processus progressif d’études exploratoires et
d’approfondissement a montré qu’un grand nombre de paramètres pouvaient faire varier les
effets de la ZFE sur les comportements de mobilités et de transport.
Face à cette complexité, des hypothèses globales et « à dire d’expert » auraient pu être
retenues. Cette approche, souvent choisie par défaut pour évaluer les projets de ZFE, n’a pas
paru à la hauteur de l’enjeu. Ainsi la Métropole a fait le choix d’une méthodologie
ambitieuse d’évaluation des comportements pressentis avec la mise en place du projet,
et de traduction de ces comportements en termes de mobilités et de trafic.
2.1.2.2 La méthode retenue : combiner enquêtes de comportements et modèle
multimodal de déplacementsMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
30
Plusieurs enquêtes ont été menées en 2021 afin d’anticiper les comportements des acteurs
du territoire : deux enquêtes auprès des particuliers et une enquête auprès des professionnels.
La première enquête « d’opinion express » réalisée auprès d’un échantillon représentatif de
500 métropolitains a permis de mieux appréhender les comportements face à divers scénarios
de mise en œuvre de la ZFE.
Une seconde enquête, approfondie, auprès de 1500 métropolitains représentatifs, a été
spécialement développée pour pouvoir définir les hypothèses de modélisation. Ainsi cette
enquête ne donne pas une vision des comportements globaux à l’échelle de la Métropole mais
permet d’identifier les facteurs qui influencent les choix d’adaptation : parmi ces facteurs
intervient en particulier les paramètres socio-professionnels des populations. Les enquêtes
ont permis d’estimer que 10 à 13 % des ménages du périmètre se démotoriseraient, 38% à
48% achèteraient un nouveau véhicule et le reste changerait de comportement de mobilité
pour leurs trajets du quotidien. Le choix de se remotoriser dépend du lieu de résidence (et
donc de la qualité de l’offre alternative disponible), mais aussi de l’âge et des revenus du
conducteur, autant de paramètres qui ont été intégrés à l’outil de modélisation. De la même
manière, le type de mobilité alternative est défini via le modèle multimodal en fonction de l’offre
disponible dans chaque territoire et de la pertinence des alternatives pour le trajet effectué.
Pour les professionnels, l’enquête menée a permis de préciser les stratégies d’adaptation à la
ZFE : remotorisation, réorganisation du parc de véhicules, changement d’itinéraire, conversion
vers un autre mode de transport (PL vers VUL ou VUL vers vélo-cargo) mais aussi abandon
du déplacement dans la ZFE ou fraude. L’enquête a en outre montré que les stratégies
d’adaptation n’étaient pas binaires et combinaient souvent plusieurs options.
Les mesures d’accompagnement prévues et principalement le cadre dérogatoire qui va
faciliter l’acceptation du dispositif à chaque marche de l’amplification, ont été pris en compte
pour moduler les effets « bruts » basés sur le profil Crit’Air du véhicule possédé.
Le modèle multimodal de déplacement MODELY, a ainsi été mobilisé pour réaliser des
simulations de choix modal et déterminer l’impact sur le trafic de la mise en place du
projet d’amplification de la ZFE.
Qu’est-ce qu’un modèle ?
Un modèle est une représentation mathématique simplifiée de la réalité. Il a pour but de
proposer une représentation interprétable, reproductible et simulable d’un phénomène.
Appliqué au domaine des transports, un modèle multimodal permet de traduire les
comportements de mobilité selon la méthode classique des « 4 étapes » :
Pourquoi je me déplace et combien de déplacements j’effectue dans la journée (étape
de génération) ?
Quelle destination je choisis pour mon déplacement (étape de distribution) ?
Quel mode de transport je choisis pour mon déplacement (étape de choix modal) ?
Quel itinéraire j’emprunte pour effectuer mon déplacement (étape d’affectation) ?2.2
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
31
La plupart des grandes agglomérations françaises font appel à ce type de modèles pour tester des scénarios de projets de transport et évaluer leur politique de mobilité (Ile de France, agglomérations de Toulouse, Bordeaux, Nantes, Nice Côte d’Azur, etc.). La Métropole de Lyon dispose de son propre modèle à 4 étapes, appelé MODELY. Le modèle est basé sur les comportements de mobilité enseignés par l’enquête ménages déplacements menée par le SYTRAL en 2015 1 et est régulièrement mis à jour pour tenir compte des évolutions socioéconomiques et des projets de transport mis en œuvre. Ce modèle est partenarial et est géré conjointement par la Métropole de Lyon, le Sytral, l’État (DREAL) et la Région.
Dans cadre de la construction du dispositif ZFE, MODELY a ainsi été augmenté d’un module
« ZFE » spécifiquement construit pour évaluer le projet et ainsi objectiver les effets mobilité et
trafic du projet. Cet outil est par ailleurs utilisé pour alimenter les études connexes : qualité de
l’air et évaluation socio-économique.
La ZFE comme accélérateur du renouvellement du parc
de véhicules
Les effets de la ZFE sur le parc de véhicule sont alimentés via plusieurs outils mobilisés au
cours des études :
Les statistiques nationales et locales décrivant le parc de véhicules,
Les résultats des enquêtes auprès des particuliers et des professionnels,
Les hypothèses de dérogations élaborées pour accompagner la mise en place du
dispositif.
2.2.1 LES EFFETS DE LA ZFE SUR LE PARC DE VÉHICULES PARTICULIERS
Effet sur le parc VL et 2RM du périmètre de la ZFE
La mise en place de l’amplification de la ZFE a un impact graduel sur l’évolution du parc
dans le périmètre de la ZFE : la proportion de véhicules de catégorie Crit’Air 2 ou plus est
réduite de 1,7% en 2024, puis de 5,5% en 2025 et à terme, en 2028, de 17,3% ;
La proportion de véhicules à faibles émissions (Véhicules électriques et Crit’Air 1) atteint ainsi
76% en 2028 ; la proportion de véhicules électriques au sein du parc VP de la ZFE serait
1 https://www.sytral.fr/360-l-enquete-deplacements-2014-2015.htm5,5%
Usage
occasionnel de la
dérogation "petit
rouleur"
17,3%
2024
aN ss méuie2nint
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAN TATIANA T7)
(E:Z\UE LYON
32
en outre multipliée par 2,5 grâce au dispositif d’amplification de la ZFE, ce qui contribue à la
décarbonation des véhicules.
Figure 10 - Effet de l’amplification de la ZFE sur le parc VL du
périmètre de la ZFE
On remarquera pour chaque étape qu’une part non négligeable du parc visé est toujours
présente dans le parc automobile. Ainsi, à terme, un peu moins de 25% du parc statique
demeurera avec une vignette Crit’Air 2 ou plus. Ce résultat est une traduction des
comportements anticipés via les études et enquêtes, une partie de la population gardera
son véhicule pour l’utiliser de manière occasionnelle dans le cadre de la dérogation
petit rouleur ou dans des cas moins fréquents, du fait d’une dérogation spécifique (PMR par
ex). En pratique, ces véhicules possédés par de petits rouleurs, pourront être utilisés pour des
déplacements ponctuels (achat, visite, weekend, etc.) : ce sont des véhicules qui circuleront
peu souvent et feront peu de kilomètres dans la ZFE.
La réalisation de l’enquête par relevé de plaques minéralogiques a permis de mieux connaître
le parc local. Ce dernier sera aussi concerné par les effets de la ZFE, dans une proportion
moindre que les VL, sachant qu’en 2028, le parc sera dominé par les profils Crit’Air 1.
Figure 11 - Effet de l’amplification de la ZFE sur le parc de deux
roues motorisés du périmètre de la ZFE“petits rouleurs”
usage occasionnel
H de la dérogation
2024 2025
aN ns mé eo: c]nlies
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
GRAND Eh4e
33
Effet sur le parc VL du reste de la Métropole
Sur le périmètre de la ZFE, l’impact est moins important mais l’effet est également croissant :
la proportion de véhicules de catégorie Crit’Air 2 ou plus est réduite par rapport au scénario
de référence de 0,5% en 2024, puis de 1,3% en 2025, et de 2,7% en 2028. L’effet progresse
peu par rapport au parc du périmètre de la ZFE car ce sont principalement les personnes qui
se rendent en voiture quotidiennement dans la ZFE qui devront être amenées à renouveler
leur véhicule. En outre, entre 2026 et 2028, le renouvellement naturel dans le scénario de
référence se poursuit.
Figure 12 - Effet de l’amplification de la ZFE sur le parc VL sur
le reste de la MétropoleEvolution du parc VP dans le périmètre reste de la métropole de 2024 3 2028 en situation de projet
1,3%
Possible venue
occasionnelle
dans la ZFE via le
dispositif petit
rouleur
2025
aNC n5 m4 03 02 ni m£
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAN TATIANA T7)
(E:Z\UE LYON
34
Au global, en 2028, sur le territoire de la Métropole de Lyon, l’amplification de la ZFE induirait
le renouvellement de 76 000 véhicules supplémentaires au renouvellement naturel, pour
les remplacer par des véhicules à motorisation plus propre, soit un renouvellement
d’environ 11% du parc. En parallèle, une partie de la population se séparera de son véhicule
sans le renouveler, les propriétaires considérant que les modes alternatifs disponibles sont
suffisants pour répondre à leurs besoins de déplacement : le parc automobile serait ainsi réduit
d’environ 3%, soit 18 000 véhicules en 2028.
Effet sur le parc VL hors Métropole
Hors Métropole, l’effet est très modéré mais perceptible, en lien avec l’impact sur les actifs
travaillant dans la ZFE. En 2028, la proportion de véhicules Crit’Air E ou 1 augmente de 0,8
points, pour atteindre 57,3%. Ceci représente de l’ordre de 4500 véhicules.Impact ZFE sur les VUL - périmètre ZFE Impact ZFE sur les PL - périmètre ZFE
100% 100%
90% 90%
80% 80%
70% 70%
60% 60%
50% 50%
40% 40%
30% 30%
20% 20%
10% 10%
0% 0%
Référence Projet Référence Projet
BNC RS 483 N2n18SE SNCa5S 2482302 n18€f
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
(eZ) LYON
2.2.2 L’IMPACT DE LA ZFE SUR LA MOTORISATION DES PROFESSIONNELS
L’évolution projetée du parc de véhicule VUL et PL dans le scénario de référence intègre l’effet
de la ZFE pro jusqu’au Crit’Air 3 mais n’intègre pas la contrainte sur le Crit’Air 2. L’amplification
de la ZFE produit ainsi son effet à l’horizon 2028. En 2028, la ZFE permet de réduire la
proportion de VUL Crit’Air 2 dans le périmètre de plus de 80% à 43%. 13 000 VUL
immatriculés dans la ZFE seront ainsi convertis au profit d’une motorisation plus
propre. Sur le reste de la Métropole, environ 2000 VUL seront convertis pour assurer
les livraisons dans la ZFE. L’impact sur le parc PL est similaire : la proportion de PL Crit’Air
2 et plus évolue de 80% à 45%, impliquant le renouvellement de quelques 800 PL.
Figure 13 - Effet de l’amplification de la ZFE sur le profil du parc
VUL et PL à l’échelle du périmètre de la ZFE
À l’horizon 2028, la part de véhicules à faibles émissions (Crit’Air 1 et E) passerait entre le
scénario de référence et l’amplification de la ZFE de 20% à 57% pour les VUL et de 19% à
55% pour les PL. L’offre constructeur en Crit’Air 1 et E est parfois limitée pour certains
véhicules, mais est toutefois en développement. Depuis une modification récente du cadre
règlementaire par le gouvernement, il est par ailleurs possible de convertir un véhicule
Crit’Air 2 diesel en véhicule Crit’Air 1 via une modification relativement simple pour rouler en
intégralité avec du biodiesel (carburant B100). Un dernier point à noter est que les zones
logistiques sont situées en dehors du périmètre de la ZFE et ne sont pas soumises à la
règlementation, ce qui induit que de nombreux professionnels ne seront pas concernés par
les mesures de la ZFE. Enfin, la dérogation petit rouleur a été ouverte aux professionnels qui
se rendent occasionnellement dans la ZFE.2.3
Evolution des comportements
Nù
a Changement motorisation = Démobilité
s Changement de destination »« Dérogation petit rouleur
s Report modal TC Report modal MAP
= Report modal Vélo = Report modal Passager
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
(17: \\10E LYON
36
Les effets du projet sur la mobilité et le trafic routier
2.3.1 LES EFFETS DU PROJET SUR LES COMPORTEMENTS DE MOBILITÉ
Le premier effet quantifié dans le cadre des études de trafic est l’évolution des comportements.
Il s’agit d’une traduction des différents choix d’adaptation effectués par les ménages sur le
territoire métropolitain dans toute sa complexité, c’est-à-dire en tenant compte du contexte
local de transport, des trajets effectués et des catégories socio-professionnelles.
Lorsque le véhicule de l’usager est renouvelé, cela implique que l’usager ne modifie pas son
usage de la voiture du fait de la ZFE. De manière inversée, en l’absence de renouvellement,
l’usager adapte son trajet initialement effectué en voiture en fonction de la pertinence des
possibilités de transport alternatif.
Le bilan de l’évolution des comportements présentés ci-dessous est ainsi présenté à l’échelle
des déplacements affectés par la ZFE.
Figure 14 - Les effets du projet en termes de comportements de
mobilité en 2028
En 2028, les flux de déplacements journaliers en interne et en échange avec le périmètre de
la ZFE sont estimés à 3,6 millions tous modes confondus. 0,9 million (soit un quart), seraient
effectués en voiture particulière, en qualité de conducteur.
Avec la mise en place de la ZFE complète, près de 360 000 déplacements en tant que
conducteurs de voiture particulière seront concernés par les interdictions, c’est-à-dire que le
véhicule utilisé sera non conforme pour réaliser son déplacement. Cela représente 39% desMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA LTOEAAL
(17: \\10E LYON
37
déplacements effectués en véhicules légers au sein de la ZFE ou en échange avec celle-ci.
Ce qui correspond également à près de 10% des déplacements tous modes confondus.
Ainsi les comportements traduits dans les études de trafic font ressortir que :
36% des conducteurs de véhicules particuliers choisiraient de changer de véhicule au
profit d’une motorisation compatible avec la ZFE. On retrouve bien ici les enseignements
des enquêtes qui misent sur une petite moitié des conducteurs qui se remotoriseraient.
En volume, cela représente quelques 140 000 déplacements effectués en VP en
2028 avec une voiture plus propre,
23% des conducteurs opteraient pour l’usage des transports collectifs, ce qui représente
près de 87 000 nouveaux déplacements pris en charge par le réseau de transport
collectif urbain et interurbain. Ce chiffre est cohérent avec le périmètre choisi : la ZFE
est appliquée sur les secteurs de l’agglomération disposant d’une desserte TC
globalement très performante, en cours de développement. Il est également cohérent
avec les enquêtes qui ont démontré que le choix des TC est le plus naturel dès lors que
l’offre existe et est performante,
15% choisiraient le vélo, soit près de 37 000 déplacements supplémentaires en vélo
chaque jour, ce qui est pleinement compatible avec la politique de développement du
réseau cyclable au travers notamment du déploiement des Voies Lyonnaises,
10% opteraient pour un usage partagé de la voiture en covoiturant (report modal
passager). Cette augmentation du nombre de passagers dans les voitures est aussi une
bonne nouvelle pour l’optimisation de ce mode de transport, qui par un usage très
individuel ne permet pas de tirer toute la capacité d’emport disponible : ainsi le taux
d’occupation des voitures effectuant un trajet en échange avec la ZFE, estimé à 1,13
en situation de référence, passerait à 1,23 avec la mise en place de la ZFE amplifiée,
La démobilité resterait très limitée (5%), ce qui traduit le fait que de nombreuses
alternatives à l’usage de la voiture sont disponibles sur le territoire. La démobilité peut
s’exprimer par un renoncement au déplacement mais aussi par une adaptation des
comportements pour réduire les déplacements (par exemple via le télétravail ou la
téléconsultation),
De même le changement de destination est très restreint (4% en moyenne) : la ZFE
n’est pas de nature à modifier en profondeur l’attractivité économique et commerciale des
secteurs soumis à la nouvelle réglementation.
La dérogation petit rouleur vient se substituer à une partie du renouvellement du parc. Elle
va concerner les déplacements non contraints. Celle-ci pouvant être actionnée 52 jours dans
l’année, soit un jour par semaine, son usage représenterait environ 7% des déplacements
concernés, soit quelques 25 000 déplacements, qui continueraient à circuler dans la ZFE
avec un véhicule Crit’Air 2+.Evolution des comportements
s Changement motorisation s Démobilité s Changement de destination
+ Dérogation petit rouleur = Report modal TC = Report modal MAP
= Report modal Vélo = Report modal Passager
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
e:7 118 LYON
38
Hors Métropole
Figure 15 - Les effets du projet en termes de comportements
de mobilité en 2028 hors Métropole
Hors Métropole les effets de la ZFE concernent environ 60 000 déplacements par jour.
Environ 1/3 des conducteurs impactés opteront pour un véhicule plus propre. Une proportion
équivalente optera pour le covoiturage, en se déplaçant en qualité de passager. Le report
modal au profit des TC représentera ¼ des choix. Pour les usagers se rendant
occasionnellement en ZFE, ils conserveront leur véhicule et utiliseront la dérogation petit
rouleur. Au total cela représenterait 7% des déplacements des territoires voisins impactés par
la ZFE.MÉTROPOLE
(eZ NIsE LYON
= Voie aulorisée lous véhicules
Périmètre métropole
mn Périmètre central
A46N
= VP Conducteur
arc
# Marche à Pied
» vélo
2 Vp Passager
Ce Flux internes au périmètre central de la ZFE
C Flux internes au reste de la Métropole
5 Flux en échange avec la ZFE
PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
DE LA METROPOLE DE LYON
2.3.2 LES EFFETS EN TERMES DE RÉPARTITION MODALE
Au regard des volumes de déplacement concernés, le projet d’amplification de la ZFE aura un
impact sur la répartition modale à une échelle élargie, c’est-à-dire pour les déplacements
interne au périmètre ZFE (flèche rouge), mais également pour les déplacements en échange
avec le périmètre ZFE (flèche bleu).
En 2024, dans le scénario de référence, le mode « VP conducteur » est minoritaire pour les
déplacements de courte distance (16,7% des déplacements en interne à la zone règlementée
et 42,4% des déplacements internes au reste de la Métropole). Il est en revanche très
majoritaire, pour tous les flux en échange avec la ZFE : 60,3% des déplacements.
Figure 16 - Parts modales sur les principaux flux concernés en
référence 2024
Référence 2024
Parts modales
Flux représentés
En 2028, avec la mise en œuvre d’un certain nombre de projets de transport collectifs et la
montée en puissance de l’usage du vélo, la part modale VP Conducteur globale va régresser
de quelques points, mais rester majoritaire pour les flux d’échange (55%).= Voie aulorisée lous véhicules
Périmètre métropole
En Périmètre central
= VP Conducteur m TC
A46S
m Marche à Pied = vélo
= VP Passager
mm Voie autorisée tous véhicules
Périmètre métropole
mn Périmètre central
A6
A46N
arc
s Marche à Pied = vélo
x VP Passager
C Flux internes au périmètre central de la ZFE LA Flux en échange avec la ZFE
CG Flux internes au reste de la Métropole
DE LA METROPOLE DE LYON
MÉTROPOLE
(eZ NIsE LYON
PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
Figure 17 - Effets du projet sur les parts modales sur les
principaux flux concernés en 2028
Référence 2028 Effet amplification ZFE en 2028
Avec le projet d’amplification de la ZFE, la répartition modale est fortement impactée sur ces
flux d’échange : la part des déplacements assurés en qualité de VP Conducteur est réduite de
55% à 42%. La part modale VP Conducteur passe sous les 11% pour les flux internes au
périmètre central règlementé. La part modale VP Conducteur reste stable pour les flux internes
au territoire de la Métropole hors-ZFE.
Hors Métropole
Les flux en échange avec la ZFE et provenant ou se dirigeant vers des secteurs hors-
Métropole sont réalisés en grande majorité en VP Conducteur : de 69% à 77% selon les
quadrants. Avec la ZFE, la part modale VP Conducteur sera sensiblement réduite, tout en
restant majoritaire, avec une baisse de 14 à 16 points de pourcentage selon les quadrants.mm \/oie aulorisée lous véhicules = \/oie autorisée tous véhicules
A6 Périmètre métropole A6 Périmêtre métropole En Périmètre central me Périmètre central
A46N
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
GRAND El
41
Figure 18 - Effets du projet sur les parts modales des flux en
lien avec l’extérieur de la Métropole
Référence 2028 Effet amplification ZFE en 2028
2.3.3 LES EFFETS EN TERMES DE VOLUME DE TRAFIC ROUTIER
Ce report modal se traduit en baisse de trafic routier tant sur les flux internes au centre que
pour les flux en échange.
2.3.3.1 Effets de la ZFE sur les flux des véhicules particuliers
Les flux de véhicules légers vont rester en valeur absolue sensiblement équivalents entre 2024
et 2028 dans le scénario de référence : le report modal vers le vélo et les transports collectifs
permet juste de compenser l’augmentation des déplacements liés à la croissance socio-
économique du territoire. À noter malgré tout une baisse des flux VL internes au centre,
tendance déjà observée ces dernières années du fait du développement du vélo et des
transports en commun.
Avec l’amplification de la ZFE, une baisse de 22% des flux VP internes au périmètre ZFE est
anticipée, et de 26% des flux VP en échange entre périmètre ZFE et reste de la Métropole : le
projet participe ainsi aux ambitions d’apaisement du trafic sur ces secteurs et facilitera
la réduction des phénomènes de congestion aux heures de pointe.= Voie autorisée tous véhicules æ Voie autorisée lous véhicules A6 Périmètre métropole A Périmètre métropole A6 à mm Périmètre central
== Voie autorisée tous véhicules
Périmètre métropole
mn Périmètre central
A46N
Be Périmètre central
A46N
C Flux internes au périmètre central de la ZFE ñ Flux en échange avec la ZFE
Ce Flux internes au reste de la Métropole
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA TT ATEN TT
(eZ 108 LYON
42
Figure 19 - Effets du projet sur le trafic VP
Référence 2024 Référence 2028 Amplification ZFE en 2028
Comme présenté dans la partie sur « les effets du projet sur les comportements », les baisses
des flux de véhicules résultent très majoritairement des choix de reports modaux faits par les
usagers impactés par la ZFE.
Hors Métropole
En 2028, environ 171 000 déplacements seront réalisés en VP conducteur entre le périmètre
de la ZFE et l’extérieur de la Métropole (deux sens confondus). Avec la mise en place de la
ZFE, on observera une réduction de quelques 20% de ce trafic, à hauteur de 138 000
déplacements par jour.
Figure 20 - Effets du projet sur le trafic VP en lien avec l’extérieur de la
Métropole
Référence 2028 Effet amplification ZFE en 2028Voie nulorisée lous véticoutes
A6 Périmètre mêtropole
em Périmètre contra
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
e:7\\8R LYON
DE LA METROPOLE DE LYON 43
2.3.3.2 Effets de la ZFE sur le trafic routier
Les baisses de trafic sur le réseau interne à la ZFE sont les plus importantes, en
moyenne supérieures à 20%.
Les voies structurantes comme la M7 ou la RD383, autour desquelles de nombreuses
populations sont exposées aux nuisances liées à la circulation routière, verront leur trafic
baisser très nettement, de plus de 10% en moyenne. Cette baisse reste toutefois inférieure
à la baisse des flux internes et en échange avec la ZFE, car ce réseau structurant supporte
beaucoup de flux dont l’origine ou la destination n’est pas sur le périmètre règlementé.
Hors ZFE, l’ensemble des secteurs denses de l’agglomération bénéficiera d’une réduction du
trafic (entre 5 et 10%) sur le réseau primaire et secondaire : l’importance des baisses de
déplacement automobile prévues évite le risque de shunt de courte distance à
l’extérieur immédiat de la ZFE.
Enfin, de légères baisses de trafic sont anticipées sur les grands contournements de
l’agglomération : A432, A46 Nord, A6 et A89 (moins de 5%), avec ponctuellement une légère
hausse du trafic VUL et PL.
Figure 21 - Impact du projet d’amplification de la zone à faible
émission sur les conditions de circulationmn \/oie aulorisée tous véhicules
A6 Périmètre métropole En Périmètre central
A46N
Une baisse massive
des niveaux de trafic
sur la zone centrale, y
compris les VRU
Une baisse modérée mais
généralisée sur le reste du
périmètre métropolitain
(trafic stable sur rocade et
axes de contournement)
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
443.1
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
45
Les bénéfices environnementaux et
sanitaires attendus
Méthodologie employée
L’évaluation des effets du projet de ZFE en termes de qualité de l’air, a été réalisée par ATMO-
Auvergne- Rhône-Alpes dans le cadre de ses activités d’accompagnement des collectivités.
Cette évaluation repose sur les modélisations trafic présentées précédemment et intègre un
scénario de référence et un scénario amplification de la ZFE.
Les grandes étapes de la méthodologie utilisées sont résumées ci-dessous.
L’évaluation utilise un lot de données à chaque étape du projet d’amplification : en 2024, 2025
et 2028. Les informations utilisées sont :
Les véhicules.km circulant sur le réseau viaire selon le type véhicule (poids lourds,
véhicules utilitaires légers, véhicules particuliers et 2 roues motorisés). Ces données
sont issues des modélisations trafic citées plus haut. A ces données sont également
associées des informations sur la vitesse des véhicules circulant sur le réseau
(vitesses qui influent sur les émissions)
Les véhicules circulant sur les différents axes respectent ou non les interdictions de
circulation de la ZFE sur chacun des périmètres.
Les hypothèses de renouvellement du parc de véhicule à chaque étape, croisées avec
le renouvellement tendanciel du parc (évalué à l’échelle communale). Le parc de
véhicules circulant tient compte des observations sur le terrain les plus récentes et des
évolutions nationales prévues.
Ces données permettent de calculer les kilomètres parcourus par les différents types de
véhicules, sur les différentes voiries, et donc les émissions de polluants de ces véhicules en
chaque endroit du territoire étudié. La consolidation de ces résultats permet de produire une
évaluation de l’impact de la ZFE sur les émissions des véhicules.
Dans un deuxième temps, ces émissions spatialisées de polluants sont intégrées à une
modélisation avec les autres émissions générées par les différentes activités du territoire, qui
ne sont pas modifiées par la ZFE. Le modèle permet d’évaluer le devenir des polluants suite
à leur dispersion et aux transformations chimiques dans l’atmosphère. La météorologie
retenue pour l’évaluation prospective dans les scénarios de référence et avec amplification de
la ZFE est celle de 2017. Cette année météorologique est celle retenue dans le cadre des
études du plan de protection de l’Atmosphère et est la plus représentative en termes
d’influence sur la qualité de l’air, l’hiver 2019 ayant été particulièrement doux.3.2
Impact de la ZFE sur les émissions de référence
NOXx - Métropole de Lyon
2024 2025 2028
-5%
-10%
-15%
-20% —
-25%
2 Effet pour chaque année de l'amplification de la ZFE-m par rapport au scénario de référence
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
GRAND EX
46
La concentration dans l’air ainsi obtenue pour chaque point du territoire permet de réaliser des
cartographies qui sont présentées dans la suite de ce document. Ces cartographies, croisées
avec les lieux de résidence des populations, permettent d’estimer l’exposition des populations
vis-à-vis des valeurs limites réglementaires en vigueur depuis 2010 et des recommandations
de l’OMS.
Impacts sur les émissions de polluants
Ce chapitre présente les effets de chaque étape de la ZFE en termes de quantité de polluants
émis, pour les 3 polluants principaux : oxyde d’azote (NOx) et particules fines (PM10 et
PM2.5). La baisse des émissions dans le cadre de l’amplification de la ZFE est présentée de
manière relative aux émissions qui auraient eu lieu sans cette amplification, c’est-à-dire
comparée à un scénario de référence qui comprend les effets de la baisse des émissions liée
à l’évolution tendancielle du parc, les volets précédents de la ZFE, les projets de transport et
l’augmentation tendancielle de la pratique du vélo.
3.2.1 EFFET SUR LES ÉMISSIONS D’OXYDES D’AZOTE (NOX)
La deuxième étape d’amplification de la ZFE entraîne une baisse importante des émissions
d’oxydes d’azote en comparaison du scénario de référence.
Cet impact est représenté dans le graphique ci-dessous à l’échelle du territoire métropolitain
aux différentes étapes de mise en œuvre du projet. Ainsi, sur la métropole, la deuxième étape
d’amplification de la ZFE permet une baisse progressive, jusqu’à 21% en 2028, des
émissions de NOx vis-à-vis du scénario de référence. L’effet est maximal avec la mise en
œuvre de l’interdiction des véhicules Crit’Air 2.Impact de la ZFE sur les émissions de référence
NOx - Périmètre ZFE (avec voies rapides)
2024 2025 2028
0%
un -20% 3OÉ
40% 2
-50%
2 Effet pour chaque année de l'amplification de la ZFE-m par rapport au scénario de référence
Impact de la ZFE sur les émissions de référence
NOx - Périmètre ZFE (sans voies rapides)
2024 2025 2028
ve ee" _— 4%
ic Co . Co om oo
20%
-30%
-40%
-50%
60% — -
2 Effet pour chaque année de l'amplification de la ZFE-m par rapport au scénario de référence
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
47
Les baisses d’émissions liées à l’amplification existent sur l’ensemble de la Métropole mais
sont particulièrement marquées sur le périmètre de la ZFE du fait de la sortie du diesel sur le
cœur de la métropole et de l’interdiction de circulation des Crit’Air 3 et + sur les axes M6, M7
et Périphérique. Sur le périmètre ZFE (avec voies rapides) cette baisse atteint 44% en
2028 par rapport au scénario de référence (voir graphique ci-dessous). Sur le périmètre ZFE
(sans voies rapides) cette baisse atteint 56% en 2028 par rapport au scénario de référence
(voir graphique ci-dessous).
Les baisses présentées ci-dessus se cumulent en outre avec celles qui ont lieu dans le
scénario de référence du fait des mesures ZFE existantes (ZFE Professionnelle en vigueurBaisse des emissions de PM2,5 sur la Métropole de
Lyon liées à la seconde étape d'amplification de la ZFE
2024 2025 2028
0%
pu
B Effet pour chaque année de l'amplification de la ZFE-m par rapport au scénario de référence
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
GRAND EX
48
depuis 2020 et première étape d’amplification de la ZFE), du renouvellement naturel du parc,
de l’augmentation (anticipée) de l’usage du vélo et de la hausse programmée de l’offre de
transports. Ainsi, si on cumule les baisses d’émissions de NOx sur la période 2024 et 2028 en
lien avec l’ensemble des évolutions retenues (référence + projet), la réduction des émissions
de NOx sur le périmètre de la ZFE (avec voies rapides) est de 66% en 2028 par rapport au
niveau de ce polluant dans l’état qualité de l’air de 2024.
3.2.2 EFFET SUR LES ÉMISSIONS DE PARTICULES FINES PM10 ET PM2,5
Les émissions de particules du trafic routier proviennent de différentes sources : la combustion
du carburant, l’usure des freins lors du freinage, des pneumatiques et de la chaussée. Les
émissions de particules PM10 et PM2,5 du trafic routier, notamment celles liées à la
combustion, sont fortement dépendantes, aussi, les évolutions de ces deux polluants sont
similaires. Ces évolutions sont représentées dans les graphiques ci-dessous. On constate une
baisse importante des émissions du fait de l’amplification de la ZFE, cette baisse est proche
de 12% par rapport au scénario de référence à l’échéance 2028.Baisse des emissions de PM10 sur la Métropole de
Lyon liées à la seconde étape d'amplification de la ZFE
2024 2025 2028
0%
=
-10%
-12%
M Effet pour chaque année de l'amplification de la ZFE-m par rapport au scénario de référence
3.3
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
GRAND EX
49
L’évolution des émissions de particules relève ainsi de deux facteurs principaux : l’évolution
des motorisations et la diminution du nombre de kilomètres parcourus. Cette baisse des
distances parcourues (des véhicules légers) est à l’origine d’environ deux tiers des baisses
d’émissions de particules sur la métropole par rapport au scénario de référence, l’autre tiers
étant lié au renouvellement du parc routier.
Impact sur les concentrations et l’exposition des
populations
Les polluants qui se retrouvent dans l’atmosphère de la Métropole proviennent d’émissions de
sources internes à la métropole (transport, chauffage, industrie, agriculture…) et de sources
externes qui sont transportées parfois sur des distances importantes. Les polluants émis
subissent dans l’atmosphère à la fois des phénomènes de dispersion, de transformation
chimique (qui aboutissent parfois à des polluants dit « secondaires ») et d’élimination
(lessivage par la pluie par exemple). Chaque polluant connait des dynamiques propres et
certains polluants sont plus locaux (NO2 par exemple) quand d’autres peuvent être déplacés
sur de plus longues distances (particules fines). La concentration annuelle moyenne des
polluants dans le territoire est l’indicateur le plus pertinent car c’est celui qui indique à quel
niveau moyen de pollution les individus sont exposés : c’est cette exposition moyenne qui
engendre les principaux effets sur la santé des individus.
Il est à noter que les modélisations prospectives qui sont détaillées ci-après se basent sur
l’année météorologique 2017 contrairement à l’année de référence 2019, année de référence
du projet. Les données de concentration et d’exposition de la population sont influencées par
les conditions météorologiques : par exemple dans le cas d’un hiver froid, les émissions du
chauffage seront fortement augmentées, cette variabilité météorologique peut ainsi induire des
différences notables entre deux années. Pour cette raison, les données d’exposition desMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
50
modélisations ne sont pas directement comparables avec l’année 2019. La modélisation
permet en revanche la comparaison entre les différents horizons de modélisation qui se basent
tous sur la même année météorologie.
3.3.1 EFFET SUR LES CONCENTRATIONS ET L’EXPOSITION DES POPULATIONS AU
DIOXYDE D’AZOTE NO2
Les modélisations de la qualité de l’air aux horizons 2025 et 2028 permettent de traduire sous
forme de carte de concentration l’impact de l’évolution des émissions pour chacune de ces
années. À chaque étape sont représentés les gains qualité de l’air cumulés sur la durée du
projet depuis l’année 2025 2.
Concentration moyenne en NO2 en 2025 et gains pour la qualité de l’air
En 2025, les gains en concentration sont compris entre 1 et 2 μg.m-3 au sein de la ZFE le long
des axes routiers, tandis que l’on observe une baisse maximale de 5 μg.m-3 le long du
périphérique et de M6 / M7. Les gains en termes d’exposition des populations au NO2 sont
ainsi centrés sur le cœur de la métropole et à proximité des grands axes routiers.
Concentration en NO2 modélisée en 2025 avec
amplification ZFE
Gain d’exposition en NO2 par rapport à
2025 sans amplification ZFE
2 Au vu des gains en émission qui restent modestes en 2024 cette année n’a pas été modélisée en
termes de concentration. Les gains cumulés de qualité de l’air sont la résultante du cumul des gains de
l’amplification de la ZFE et des évolutions du scénario de référence depuis 2025.de NO, en ug.m*
Différence de
concentrations
en ug/m°
Em -- -10
EM -10--5
En 5-2
EM -2--1
CJ-1-1
EM 1-2
En 2-5
EM 5-10
10 km
"|
Valeur limite
depuis 2010
OMS 2021
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(e:Z\sE LYON
51
L’évolution de l’exposition de la population par rapport aux valeurs limites réglementaires et
aux recommandations de l’OMS sont les suivants :
Population exposée à des valeurs supérieures aux seuils réglementaires en vigueur
depuis de 2010 (>40 μg/m3) : aucun habitant
Population exposée au-delà valeur intermédiaire de 20 μg/m 3 (valeur réglementaire
probable à atteindre en 2030 : 12 300 habitants (0,9%))
Population exposée à des valeurs supérieures aux recommandations de l’OMS 2021 (10
μg/m3) : 1 385 000 habitants (99,9%)
Concentration moyenne en NO2 en 2028 et gains pour la qualité de l’air
En 2028, sous l’effet combiné de l’interdiction de circulation des véhicules Crit’Air 2 dans le
périmètre central et des véhicules Crit’Air 3 sur le périphérique et M6/M7, les voies urbaines
rapides qui traversent la Métropole présentent une baisse significative des concentrations
(entre 5 et 10 μg.m-3). Les concentrations en oxydes d’azote baissent en cœur d’agglomération
et le long des grands axes. De ce fait, en 2028 les populations du périmètre de la ZFE sont
exposées à des niveaux moyens de concentration en NO 2 similaires au reste de la population
de la métropole. Ce niveau est en outre proche de celui des valeurs OMS 2021, bien que
légèrement supérieur.
Entre 2025 et 2028 les gains en termes d’exposition des populations au NO2 sont les plus
importants sur le cœur de la métropole mais sont également présents au-delà de celui-ci :
ainsi la qualité de l’air s’améliore sur l’ensemble de la métropole.Différence de
concentrations
en ug/m*
= -- 10
En -10--5
EM 5 --2
ES 2--1
B C1+-1
À EM 1-2
EM 2-5
Moyenne EN s- 10 de NO, en ug.m*
40 Valeur limite
depuis 2010
OMS 2021
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
eZ IR LYON
52
Concentration en NO2 modélisée en 2028 avec
amplification ZFE
Gain d’exposition en NO2 par rapport à
2025 sans ZFE
L’évolution de l’exposition de la population par rapport aux valeurs limites réglementaires et
aux recommandations de l’OMS est la suivante :
Population exposée à des valeurs supérieures aux seuils réglementaires en vigueur
depuis de 2010 (>40 μg/m3) : aucun habitant
Population exposée au-delà valeur intermédiaire de 20 μg/m 3 (valeur réglementaire
probable, à atteindre en 2030) : 400 habitants
Population exposée à des supérieures aux valeurs limites réglementaires de 2010 et les
recommandations de l’OMS 2021 (10 μg/m3) : 1 355 300 habitants (97,8%)
Zoom sur les concentrations en NO2 au-delà de la métropole et leurs évolutions
En 2019, année de référence, la pollution de l’air en NO2 est très présente dans le cœur de la
métropole, lieu de convergence de tous les flux automobiles, mais aussi au-delà du périmètre
de la Métropole, concentrée sur les infrastructures menant au centre ou le contournant et de
manière plus diluée, dans les territoires voisins.de NO, en ug.m*
80
40 Valeur limite
depuis 2010
30 A j
PY
Ke) à È
20 LT
OMS 2021
ee
é
ns
"
:
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
(e:Z\ IE LYON
DE LA METROPOLE DE LYON 53
Concentration en NO2 en 2019de NO, en pg.m!
Valeur limite
y depuis 2010
OMS 2021
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(e:Z\ IE LYON
54
Les cartographies, ci-après, illustrent les gains d’exposition en NO2 en 2025 et 2028.
En 2025, la qualité de l’air s’améliore au-delà du périmètre de la ZFE, sous l’effet conjugué de
l’évolution tendancielle du parc de véhicules, des effets de la ZFE mise en place en 2020 à
destination des véhicules de transport de marchandises, de la première étape d’amplification
de la ZFE à destination des particuliers en vigueur depuis le 1er septembre 2022 (Crit’Air 5 et
non classés) et enfin de l’évolution attendue des mobilités en lien avec les projets de transport
en commun programmés dans le plan de mandat du Sytral (2,5 Milliards d’euros investis entre
2021 et 2026).
Concentration modélisée en 2025 - scénario de référence 3
3 Les projets et effets pris en compte dans le scénario de référence sont détaillés dans la partie 2.1Moyenne annuelle
de NO, en ug.m”*
80
> 30
OMS 2021
e Lyon doit respecter les
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
eZ IR LYON
55
En 2028, date à laquelle le projet de 2 ème étape d’amplification de la ZFE sera à sa pleine
maturité, la qualité de l’air au sein de la Métropole sera non seulement bien en-deçà des
valeurs réglementaires actuelles issues des recommandations OMS de 2005, mais également
proche du respect de la nouvelle valeur réglementaire à atteindre en 2030, dans le cœur de
l’agglomération comme en périphérie et dans les territoires voisins.
Concentration modélisée en 2028 - avec amplification de la ZFE
Évolution des concentrations en bordure de trafic
Afin de sortir des situations de contentieux, l’agglomération de Lyon doit respecter les
valeurs limites réglementaires de 2010 sur l’ensemble des stations de mesure. Deux stations
étaient particulièrement problématiques : la station située en bordure de M7 et celle en bordure
du boulevard périphérique. La station M7 respecte la valeur limite depuis 2021, en revanche
la station Lyon périphérique est encore en dépassement en 2022.
La baisse des concentrations de NO2 au niveau des stations permettrait de sortir
du contentieux en 2025 de façon assurée avec la ZFE. En 2024, la valeur au niveau de la
station boulevard périphérique serait à priori au-dessus des valeurs limites règlementairesConcentrations NO, modélisées aux stations
47
Valeur limite
25 23 Valeur envisagée
UE 2030 (20ug/m3)
Concentrations
(1g/m°)
2022 (mesures) 2025 2028 2022 [mesures) 2025 2028
A7 Sud lyonnais Lyon Périphérique
{station trafic) {station trafic)
mréférence æ scénario ZFE
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
e:7\\8R LYON
56
sans l’amplification de la ZFE, le passage en 2024 en dessous de cette valeur dépendra du
taux de respect de la ZFE par les particuliers et les professionnels.
En 2028, au niveau des stations proches de M7 et du boulevard périphérique, les
concentrations moyennes annuelles en NO2 seraient de 22 μg/m3 et 23 μg/m3 soit juste au-
dessus de la future valeur réglementaire à venir, ce qui faciliterait le respect de la
réglementation en 2030.Moyenne annuelle en pg.m *
um si | ESS
0 20 30 El 80
Seuil OMS Valeur Limite
0 5 10 km
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) CAEN TA TT ATEN TT
(eZ 108 LYON
57
3.3.2 EFFET SUR LES CONCENTRATIONS ET L’EXPOSITION DES POPULATIONS AUX
PARTICULES
Les concentrations en particules sur le territoire de la métropole résultent d’une part des
émissions locales (chauffage, trafic et industrie en particulier), des émissions extérieures au
territoire et de la formation de particules dites secondaires par transformation d’autres
polluants (oxydes d’azote et de souffre, ammoniac…). De manière inversée, par ses
émissions, la métropole contribue à l’élévation des concentrations en particules au-delà de
son territoire. Dans le cadre de l’amplification de la ZFE, la baisse des émissions de particules
en provenance du trafic (de l’ordre de 20% par rapport à la référence) fait peu varier les
concentrations moyennes du territoire mais des effets plus marqués apparaissent sur les axes
à forte circulation. Au vu des faibles modifications de concentration, seules les cartes de
concentration pour les PM10 et PM2,5 à 2028 avec amplification de la ZFE sont présentées.
Concentration moyenne en particules PM10
Concentration en PM10 modélisée en 2028 avec amplification ZFE
Population exposée à des valeurs supérieures aux seuils réglementaires en vigueur
depuis de 2010 (>40 μg/m 3) : inférieur à 50 habitants en référence 2025 et scénario
amplification 2028
Population exposée à des valeurs supérieures à 20 μg/m 3, qui correspond à la
recommandation de l’OMS en 2005 et à la nouvelle valeur réglementaire pressentie àMoyenne annuelle en pg.m?
[= JS = |
0 EY 10 15 20 50
Seuil OMS Valeur Limite
0 5 10 km
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
GRAND El
58
atteindre en 2030) : 143 000 habitants (10%) en 2028 avec l’amplification de la ZFE,
contre 174 200 (12%) en 2025 dans le scénario de référence.
Concentration moyenne en particules PM2,5
Concentration en PM2,5 modélisée en 2028 avec amplification ZFE
Population exposée à des valeurs supérieures aux seuils réglementaires en vigueur
depuis de 2010 (>40 μg/m3) : aucun habitant en référence 2025 et scénario
amplification 2028
Population exposée à des valeurs supérieures à celles recommandées par l’OMS en
2005 (>20 μg/m3) : environ 1 011 100 habitants en 2028 avec l’amplification de la
ZFE, contre 1 042 400 (75%) en 2025 dans le scénario de référence
Population dont l’exposition respecte les recommandations de l’OMS 2021 (<10
μg/m3) : 0% de la population à toutes les échéances avec ou sans amplification de
la ZFE
Ces résultats montrent l’importance d’une part d’agir sur les autres sources de
particules, ce que fait la métropole en soutenant la rénovation énergétique et le remplacement
des appareils de chauffage au bois non performants et d’autre part d’agir à une échelle plusMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
59
large, via le Plan de Protection de l’Atmosphère mais également au niveau de la région
Auvergne-Rhône Alpes.3.4 Impacts sanitaires
Les impacts sanitaires de la ZFE sont multiples. Ils sont, d’une part, directement liés à l’objectif
de réduction de la pollution de l’air et proviennent d’autre part de la baisse de la circulation et
du bruit associé ainsi que de l’augmentation de la pratique des mobilités actives.
La baisse de la pollution de l’air
La baisse de la pollution de l’air améliore la santé à court terme par une baisse de la
fréquence et de l’intensité des pics de pollution et surtout via les effets à long terme en
réduisant l’exposition de la population à la pollution de fond. Cette baisse d’exposition
permet de réduire la survenue de maladies, notamment respiratoires et cardio-vasculaires et
de diminuer la mortalité liée à ces maladies.
En termes de contribution à l’amélioration de la santé, les principaux effets attendus
proviennent des baisses importantes des émissions et des concentrations en oxydes d’azote.
La baisse des niveaux de particules est plus réduite mais l’Anses (Agence nationale de
sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) a montré dans une étude
publiée en 2019 4, que les particules émises par le trafic via des phénomènes d’abrasion
(freins, pneu, chaussée) et de combustion (carburant) sont parmi les plus nocives.
La diminution du bruit
Le bruit impacte également la santé des habitants par une perturbation du sommeil, maladies
cardio-vasculaires, de la santé mentale, du système endocrinien et du système immunitaire5.
La réduction du trafic et le renouvellement des motorisations (vers l’électrique en particulier)
permettra de réduire l’exposition au bruit et participera à l’amélioration de la santé de la
population.
La hausse de la mobilité active
Le report modal vers des modes actifs a pour conséquence une activité physique plus
régulière et une baisse de la sédentarité. Cette activité au quotidien est bénéfique pour la
santé, comme le rappelle le guide d’action pratique - Mobilités actives au quotidien : le rôle
des collectivités publié par le Réseau français des Villes-Santé de l’OMS. L’activité physique
4 https://www.anses.fr/fr/content/pollution-de-l%E2%80%99air-nouvelles-connaissances-sur-les-
particules-de-l%E2%80%99air-ambiant-et-l%E2%80%99impact
5 https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2009sa0333Ra.pdf3.5
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
GRAND EX
61
contribue ainsi à prévenir la survenue de maladies chroniques notamment les maladies cardio-
vasculaires, pathologies à l’incidence la plus élevée sur le territoire.
Cet effet bénéfique a par ailleurs été étudié par le projet Mobil’air mené à Grenoble dans le
cadre d’une démarche d’évaluation de politiques publiques de qualité de l’air, cette étude
mettant en évidence des effets importants (voir encadré).
Retour d’expérience du projet Mobil’air
Le projet Mobil’air est un projet de recherche mené à Grenoble sur plusieurs années qui
visait à proposer des scénarios de politiques publiques permettant de réduire l’impact
sanitaire de la pollution de l’air dans des proportions décidées avec les élus.
Les deux leviers activés étaient d’agir sur la pollution en provenance de la mobilité et du
chauffage. Afin d’atteindre les objectifs sanitaires fixés initialement, chaque scénario
comprenait une part importante (et identique) de report modal.
Dans le scénario pour lequel le report modal se fait le plus vers la mobilité active -
notamment avec l’usage du VAE - (32% contre 9% initialement) les gains de santé liés à la
qualité de l’air étaient triplés du fait de la hausse de l’activité physique de la population.
En conclusion, les impacts sanitaires attendus de la ZFE du fait de l’action directe de la ZFE
sur la qualité de l’air ou indirecte sur le bruit et les mobilités actives devraient être importants.
De plus, pour maximiser ces gains de santé pour la population, il apparait nécessaire de
favoriser une adaptation de la population à la ZFE via un report modal vers les mobilités
actives.
Impacts sur les émissions de Gaz à Effets de Serre
(GES)
3.5.1 LES PRINCIPAUX EFFETS DE LA ZFE SUR LES ÉMISSIONS DE GES
La ZFE vise à améliorer la qualité de l’air et la santé des habitants de la métropole, pour autant
son effet sur l’environnement va au-delà des aspects qualité de l’air. La ZFE agit aussi de
manière conséquente sur les émissions de gaz à effet de serre du secteur du transport routier.
Plusieurs effets, n’allant pas tous dans le même sens, peuvent être considérés dans
l’évaluation de l’impact de la ZFE sur les émissions de GES. Les 3 principaux effets sont
présentés ci-dessous.
La baisse des émissions par kilomètre du parc de véhicules_ onon £
è è —#-— Diesel
130 -
è —#— Essence C
à —#— Total
Ô 105
2000 2005 2010 2015 2020
Année
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
GRAND EX
62
La ZFE conduit au renouvellement du parc de véhicules vers des motorisations thermiques
plus performantes et des motorisations électriques. Pour les véhicules thermiques, les baisses
des normes d’émissions de CO2 tendent globalement à faire baisser les émissions des
véhicules récents. Pour les véhicules électriques, les émissions liées aux kilomètres parcourus
sont indirectes et proviennent de la production d’électricité utilisée, l’électricité en France étant
largement décarbonée les émissions associées sont faibles.
Le graphique, ci-dessous, présente l’évolution des émissions des véhicules neufs en France.6
Il est à noter que la motorisation et l’efficacité du véhicule ne sont pas les seuls paramètres
influant les émissions de CO2 des véhicules thermiques. La tendance à l’augmentation de la
taille des véhicules influe défavorablement sur ces émissions.
La production de nouveaux véhicules pour remplacer les véhicules interdits de
circulation
En incitant fortement au renouvellement anticipé des véhicules, la ZFE peut conduire à une
hausse de la production de nouveaux véhicules pour venir remplacer les anciens véhicules
qui ne sont plus autorisés à circuler. Afin de limiter cette tendance, il est possible de procéder
au rétrofit de son véhicule pour le transformer en véhicule électrique. Par ailleurs, le dispositif
petit rouleur, ouvrant droit à une dérogation ponctuelle de circulation pour les particuliers,
permet de réduire la nécessité de remplacer un véhicule pour des utilisateurs occasionnels de
leur véhicule.
La diminution des kilomètres parcourus sur le territoire de la métropole
6 Source : chiffres clefs Ademe, Évolution du marché, caractéristiques environnementales et techniques
Véhicules particuliers neufs vendus en FranceMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
63
L’évolution des comportements de déplacement induit par la ZFE entraine une diminution du
nombre de kilomètres parcourus par les particuliers en véhicule motorisé. Ce phénomène est
directement lié à la réduction des déplacements, au report modal vers des moyens de
transport alternatifs, moins émetteurs de CO2, et à un meilleur remplissage des véhicules.
D’autres effets indirects peuvent également moduler l’effet de la ZFE sur les GES comme les
émissions liées à la fin de vie des véhicules mis au rebut, toutefois en termes d’ordre de
grandeur, ces effets sont moins significatifs.
3.5.2 EXEMPLE D’ÉVALUATION DES ÉMISSIONS SUR L’ENSEMBLE DU CYCLE DE VIE
D’UN VÉHICULE
Une évaluation complète des émissions des véhicules suppose d’adopter une approche
évaluative sur l’ensemble du cycle de vie du véhicule afin d’obtenir des émissions de GES
d’un véhicule rapporté aux km parcourus.
Une étude du cabinet de conseil Carbone 4 publiée en 2020 a ainsi évalué les émissions par
km des véhicules selon leur motorisation. Deux exemples sont présentés ci-dessous : pour
une voiture de type citadine et une voiture de type berline. Pour chaque analyse, les émissions
considérées tiennent compte des différentes phases de vie d’un véhicule :
Fabrication du véhicule et le cas échant des batteries ;
Émissions liées à la consommation d’électricité ou de carburant (dont émissions liées
au changement d’affectation des sols pour les biocarburants) ;
Fin de vie du véhicule.
Ces émissions sont ramenées à une unité fonctionnelle, le km parcouru par véhicule, celui-ci
est exprimé en gCO 2/km.
Émission par km d’un véhicule de type citadine
Dans le cas de la citadine, il est considéré que les véhicules ont une durée de vie de 12 ans
et qu’ils parcourent 150 000 km. Sont évalués ici un véhicule électrique à batterie (VEB) et 3
types de véhicules thermiques : véhicule thermique 100% essence, véhicule essence
fonctionnant avec 85% de biocarburant (EB85) et véhicule essence hybride rechargeable
(VHR).
Empreinte carbone moyenne (gCO2e/km) sur la durée de vie d'une citadine vendue en 2020DTTITTITIIIT IIS.
CPI IILIIIIID MM Fin de vie
Z/// \ Émissions carburant
e— (directes ou indirectes)
TR Fabrication batteries
i Fabrication véhicule me
VTH Essence VTH E85 VHR Essence
«Sources : Analyses Corbone 4
VES - Mix réseau
@-x- e A
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
GRAND El
64
La fabrication du véhicule émet une quantité de CO 2 proche pour les 4 types de véhicules, les
paramètres variants significativement sont les émissions de CO2 liées à l’usage du véhicule
(carburant ou électricité) et à la fabrication de la batterie. Cette évaluation montre qu’un
véhicule électrique émet entre 2 et 3 fois moins de CO2 sur sa durée de vie. Un véhicule
hybride rechargeable émet moins de CO 2 qu’un véhicule thermique classique, toutefois celui-
ci ne circulant que pour 30% à 50% des km en mode électrique, son empreinte carbone est
grevée par sa consommation d’essence.
L’évaluation a considéré que la distance totale parcourue était de 150 000 km sur la durée de
vie du véhicule ; il est à noter que si le nombre de kilomètres parcourus retenu était supérieur,
cela n’aurait pas modifié la contribution du carburant aux émissions par kilomètre mais aurait
diminué la contribution des phases de fabrication et de fin de vie, renforçant ainsi le bilan en
faveur du véhicule électrique.
Émission par km d’un véhicule de type berline
La même évaluation a été menée pour une citadine en considérant que le véhicule de type
berline parcourait 200 000 km sur 12 ans. Dans ce cas, les carburations comparées étaient le
diesel, le diesel hybride rechargeable et l’électrique.
Empreinte carbone moyenne (gCO2e/km) sur la durée de vie d'une berline vendue en 2020
VTH essence : véhicule thermique
essence
VTH E85 : véhicule essence
Biocarburant
VHR Essence : véhicule hybride
rechargeable
VEB – Mix réseau : véhicule
électrique à batterie271
250
200
150
Fin de vie
(directes ou indirectes)
22 | Émissions carburant
Fabrication batteries
Fabrication véhicule
MÉTROPOLE
GRAND El
PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
DE LA METROPOLE DE LYON 65
Les observations sont les mêmes que pour l’évaluation de la citadine, le véhicule électrique
présente un bilan environ 3 fois meilleur que le véhicule thermique. L’utilisation du diesel plutôt
que de l’essence ne modifiant pas les ordres de grandeur.
En conclusion le bilan est très nettement favorable au véhicule électrique d’un point de vue
des émissions carbone, malgré les émissions liées à la fabrication des batteries. Dans le cas
où un véhicule parcourt peu de kilomètres chaque année, ce bilan serait moins favorable au
véhicule électrique (ou après une période de temps plus longue). Enfin, au vu des émissions
liées à la consommation de carburant, il apparait que le meilleur levier pour diminuer les
émissions de GES est de réduire le nombre de kilomètres parcourus.
3.5.3 ÉVOLUTION DES ÉMISSIONS LIÉES AUX KILOMÈTRES PARCOURUS DANS LA
MÉTROPOLE
Les modélisations trafic ont permis d’évaluer les kilomètres parcourus par type de véhicule au
sein du périmètre de la métropole. À partir de ces informations, ATMO a pu estimer l’évolution
des émissions de GES, celle-ci est représentée dans le graphique ci-dessous.
VTH diesel : véhicule thermique diesel
VHR Diesel : véhicule hybride
rechargeable diesel
VEB – Mix réseau : véhicule électrique
à batterieBaisse des emissions de CO2 sur la Métropole de Lyon
liées à la seconde étape d'amplification de la ZFE
2024 2025 2028
-14%
M Effet pour chaque année de l'amplification de la ZFE-m par rapport au scénario de référence
3.6
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
GRAND EX
66
Chaque étape de l’amplification de la ZFE permet d’augmenter les gains d’émissions de GES
pour les kilomètres parcourus sur la métropole par rapport au scénario de référence. Ces gains
résultent d’une part de la baisse des kilomètres parcourus sur la métropole (environ 2/3 de
l’effet en 2028) et d’autre part de l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules et du
passage vers des motorisations électriques d’une partie du parc de véhicules. L’influence de
la baisse des km parcourus montre l’importance de l’accélération du changement des
pratiques de mobilité sur les gains d’émission de CO2. Sur la période 2024-2028 les
émissions évitées par l’amplification de la ZFE, à l’échelle des km parcourus par les
véhicules sur le territoire, seraient de l’ordre de 450 000 t de CO2.
Conclusions
L’amplification de la ZFE permet des baisses importantes d’émissions d’oxydes d’azote ainsi
que des baisses conséquentes d’émissions de particules fines. Ces baisses permettront de
respecter les objectifs de réduction prévus par le PREPA pour les oxydes d’azote, pour les
particules fines, d’autres actions, notamment sur le chauffage devront être menées en
complément.
En termes de concentration et d’exposition, les effets sont marqués pour les oxydes d’azote
et plus réduits pour les particules du fait de la contribution plus faible du transport à l’ensemble
des émissions. La baisse des concentrations en NO 2 aux abords des axes routiers est
importante, assurant ainsi le respect des valeurs limites réglementaires de 2010 dès 2025 et
permettant de se préparer aux valeurs limites à venir pour 2030. De plus les disparités
d’exposition au NO 2 se réduisent fortement. Le nombre de personnes exposées au-delà du
seuil pressenti comme future valeur limite réglementaire à atteindre en 2030 est évaluée à 400
en 2028 avec le scénario d’amplification de la ZFE.MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
67
Cette baisse de l’exposition permettra des gains de santé importants pour la population qui se
traduiront par une diminution de la survenue de maladies, notamment respiratoires et
cardiovasculaires et une baisse de la mortalité. Les gains de santé seront également amplifiés
du fait de la diminution du bruit et de l’augmentation de l’activité physique accompagnant la
hausse des mobilités actives.
Enfin, concernant les émissions de GES, le bilan apparait nettement favorable grâce à la
baisse des kilomètres parcourus par les véhicules, et au bilan GES sur l’ensemble du cycle
de vie bien inférieur des véhicules électriques par rapport aux véhicules thermiques.4.1
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
68
Les effets économiques et sociaux du
projet d’amplification
Principes de l’analyse économique et sociale
4.1.1 OBJECTIFS DE L’ANALYSE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE
L’analyse économique et sociale du projet vise à anticiper les impacts économiques et sociaux
de la ZFE sur la diversité d’acteurs concernés, en vue d’éviter ou de limiter les éventuelles
externalités négatives du dispositif, à la fois pour les ménages, pour les entreprises et pour la
collectivité. Elle permet également d’identifier les opportunités offertes par la ZFE pour
améliorer les conditions socio-économiques des acteurs concernés. La mobilité automobile
est en effet un sujet particulièrement sensible pour les ménages, puisqu’elle structure le
quotidien de nombre d’entre eux, qui plus est dans un contexte de hausse du prix du carburant
et d’inflation. Il s’agit donc, pour chaque catégorie d’acteur :
D’estimer le nombre de personnes, entreprises ou de structures concernées ;
D’identifier les effets négatifs et positifs de la ZFE pour les acteurs en question en termes
de qualité de vie, de coût de la mobilité, de temps de transport, de santé.
4.1.2 LES MULTIPLES ACTEURS CONCERNÉS
Plusieurs familles d’acteurs sont ou seront concernées par les effets économiques et sociaux
du projet de ZFE du Grand Lyon. Les impacts de la ZFE par groupe d’acteur dépendront de
leurs caractéristiques socio-démographiques, de leurs activités et besoins de déplacements
et de leurs contraintes, ce qui nécessite de les étudier séparément pour proposer des mesures
d’accompagnement adaptées à chaque profil.
On distingue ainsi les particuliers appartenant à des ménages motorisés, les particuliers non
motorisés, les professionnels et les acteurs publics. Au sein de chacune de ces catégories, il
est possible de distinguer les personnes, professionnels ou collectivités se situant à l’intérieur
ou en dehors de la ZFE.
Il est également important de prendre en compte les effets de la ZFE pour les pouvoirs publics,
dans la mesure où ceux-ci engagent des moyens dans la mise en œuvre du dispositif.
Les différents acteurs concernés par les effets de la ZFE sont résumés dans le schéma ci-
après.
Figure 22 - Schéma des acteurs concernés par la ZFECONDUCTEURS DE VÉHICULES MOTORISÉS
40814 PROFESSIONNELS
rs pes SRE TRÈS PETITES ENTREPRISES Fa mule mets pi HORS ZFE (TPE <10 salariés) DANS LA ZFE (PME10 à 250 salariés)
TRÈS GRANDES
MÉNAGES DÉFAVORISÉS ENTREPRISES AUTOENTREPRENEURS (TGE 7250 salariés)
LOGISTIQUE
USAGERS DES AUTRES MODES
USAGERS DES
TRANSPORTS COLLECTIFS
te UE
(RCE PIÉTONS ET RIVERAINS
CAN (ORALE
ACTEURS PUBLICS LOCAUX POUVOIRS PUBLICS ET RIVERAINS
METROPOLE DE LYON SYTRAL MOBILITÉS EPCI VOISINS
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
eZ LYON
694.2
aCNAME naCWAr1 eCNW'Ar2 aCWAr3 sCNWAr4 eCn'AnS «Non cissse
36,3%
34,0%
20,1%
5,6%
= sm EURE
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
e:7\\8R LYON
70
Les effets du projet sur les particuliers
4.2.1 LES CONDUCTEURS DE VOITURES RÉSIDANT DANS LA ZFE
Environ 660 000 véhicules particuliers étaient immatriculés dans la Métropole au 1er janvier
2022. À l’échelle de la Métropole, la vignette Crit’Air 2 est la plus représentée : elle concerne
36% des véhicules. Les véhicules électriques ou à hydrogène représentent quant à eux à
peine 1.5% du parc automobile métropolitain.
Figure 23 - Vignettes Crit’Air des voitures de la Métropole de
Lyon (source : SDES, 2022)
L’évolution tendancielle du parc de véhicule devrait conduire à un renouvellement des
véhicules qui amènera au début de la deuxième étape d’amplification à une composition déjà
modifiée du parc, ainsi les véhicules à faibles émissions (Crit’Air 0 et 1) représenteront près
de 40% des véhicules métropolitains contre 35% en 2022.
Des résidents de la ZFE moins motorisés que la moyenne mais une part importante du
parc des résidents concernés par la ZFE
Le périmètre de la ZFE, rassemble 288 000 véhicules en 2021 et 710 000 habitants, soit 51%
de l’ensemble des résidents de l’ensemble du territoire du Grand Lyon. Ce périmètre est
principalement constitué des villes de Lyon, Villeurbanne, Caluire-et-Cuire ; selon l’INSEE, en
2018, 74% des habitants de ces villes appartenaient à un ménage motorisé. Ainsi les habitants
du périmètre ZFE détiennent environ 0,77 voitures par ménage, contre 1 voiture par ménage
en moyenne dans l’ensemble de la Métropole. De plus, la part des ménages possédant une
voiture a connu une diminution progressive au cours des dernières années : entre 2008 et
2018, elle est passée de 64,9% à 60,8% à Lyon, et de 67,6% à 63,0% à Villeurbanne. Les
habitants du centre sont donc moins motorisés que la moyenne et ont tendance à posséder
de moins en moins de voitures.MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
71
Compte tenu du renouvellement naturel du parc automobile (de l’ordre de 7% par an), en 2028
sans amplification de la ZFE, 40% des véhicules particuliers immatriculés dans le périmètre
de la ZFE seraient concernés par les restrictions car ces véhicules seront Crit’Air 2 ou plus.
Une large variété de solutions de mobilité pour les résidents de la ZFE qui bénéficieront
d’un trafic réduit
Les détenteurs de véhicules non adaptés aux nouvelles réglementations et qui résident au
sein de la ZFE disposeront de plusieurs options pour continuer à se déplacer. Ils pourront soit
renouveler leur véhicule, en achetant un véhicule conforme à la ZFE pour pouvoir continuer à
y circuler en voiture, soit se reporter vers un mode de déplacement alternatif, tel que les
transports collectifs, la marche à pied, ou le vélo. Ils pourront également se tourner vers des
services automobiles alternatifs tels que l’autopartage, le taxi, ou le VTC, ou encore pratiquer
le covoiturage de manière facilitée.
Les personnes qui changeront de mode de transport dans la zone (soit environ 50% des
conducteurs touchés d’après les études de trafic détaillées au chapitre 5) pourront bénéficier
d’un renforcement de l’offre de transports en commun et de vélo (infrastructures cyclables,
incitation et accompagnement à l’utilisation du vélo). Le temps effectif moyen de transport
(hors durée de stationnement) devrait être légèrement allongé en utilisant les modes alternatifs
plutôt qu’un véhicule motorisé mais ce report modal permettrait au résident de réaliser des
économies financières sur leur mobilité. En effet, selon le SDES, les ménages ont dépensé
161,1 milliards d'euros pour les transports en 2021 et le budget dédié à la voiture représente
83% de ces coûts (achats, carburants, entretien, réparation, péages, … mais hors assurance),
rapporté au nombre de véhicule en circulation, le coût annuel de possession d'une voiture
reviendrait à plus de 3 500 € (hors assurance). L'abonnement mensuel 26 – 64 ans tous public
est de 69,4 €/mois, soit 832,8 € pour une année, ce qui est plus de 4 fois inférieur au coût de
possession d'une voiture. Les résidents seront par ailleurs les personnes qui bénéficieront des
gains sanitaires les plus importants (les résidents partent en moyenne d’une situation plus
mauvaise que les non-résidents).
Le dispositif prévoit également une dérogation pour les personnes qui utilisent leur véhicule
ponctuellement : les dérogations « petits rouleurs » permettront aux conducteurs qui en font
la demande de pouvoir conserver leur véhicule non conforme à la nouvelle règlementation
pour l’utiliser pour des déplacements ponctuels, dans une limite de 52 jours par an. Cette
mesure apporte une solution simple et bien adaptée aux nombreux ménages qui utilisent leur
voiture pour des déplacements de loisir, d’achat, visite, etc. L’impact de ce dispositif de l’ordre
de 7% sur le nombre de déplacements VP concernés, reste modéré et ne compromet pas
l’efficacité du dispositif sur la qualité de l’air.
Les personnes qui continueront à utiliser un véhicule devraient bénéficier de meilleures
conditions de circulation. En effet, d’après les études de trafic, en 2028, le périmètre ZFE
verrait une baisse de 22% des flux de voitures particulières pour les déplacements internes à
ce périmètre et une baisse de 26% des flux d’échange. De plus, une réduction générale duMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
72
trafic sur les zones densément peuplées ainsi que sur les voies autoroutières hors
agglomération peut être attendue.
Il pourrait exister un effet d’aubaine lié à la réduction de la congestion, qui entraînerait une
augmentation du volume de poids-lourds sur le réseau mais des opérations d’adaptation du
réseau viaire en centre-ville, au profit des modes doux, pourront néanmoins permettre d’éviter
ces phénomènes. En effet, la réalisation de 250 km de pistes cyclables sécurisées (Voies
Lyonnaises), de dix corridors bus à haut niveau de service, la mise à 30km/h des vitesses
limite de circulation dans une grande partie de la Métropole, ou encore l’élargissement des
trottoirs et la sécurisation des cheminements piétons d’ici 2026, sont toutes de nature à
rééquilibrer la répartition de l’espace public entre modes de déplacement.
4.2.2 LES ACTIFS RÉSIDANT OU TRAVAILLANT DANS LA ZFE
Une meilleure desserte des emplois pour les actifs résidant et travaillant dans la ZFE
Les actifs sont davantage motorisés par rapport à l’ensemble des habitants de la Métropole :
84% d’entre eux appartiennent à des ménages motorisés et, en 2018, ils avaient en moyenne
1,1 voiture par ménage d’après l’INSEE. Cependant, ils n’utilisent pas tous la voiture pour se
rendre sur leur lieu de travail : dans les zones les plus denses, la voiture est moins utilisée du
fait des nombreuses alternatives disponibles, souvent plus adaptées à un contexte de centre-
ville.
On compte 219 000 actifs qui résident et travaillent dans la ZFE, dont 52 000 qui s’y rendent
généralement en voiture pour leur trajet domicile-travail, soit une proportion modérée de 24%.
Ces flux concernent le centre métropolitain, qui dispose d’un réseau de transports collectifs
dense et performant et qui sera encore renforcé dans les années à venir. Les transports en
commun constitueront une solution d’autant plus efficace qu’ils desservent déjà les principaux
pôles d’emploi (Part Dieu, Gerland, Presqu’île, Carré de Soie, Vaise / Industrie, etc.) et que
l’extension de lignes fortes à des zones extra-périphériques (Vénissieux, Vaulx-en-Velin) sera
menée d’ici 2026. En parallèle, les possibilités de rabattement tous modes sur les réseaux de
transport collectif (voiture individuelle mais également piéton, vélo et covoiturage) seront
améliorées et optimisées pour servir au plus grand nombre possible d’usagers des transports
en commun.
Le recours aux transports collectifs peut parfois nécessiter une ou plusieurs correspondances
notamment pour les relations périphérie – périphérie. Afin d’améliorer la performance des TC
pour ces relations, SYTRAL Mobilités déploie de nouvelles lignes fortes en rocade, évitant
l’hypercentre, à l’image du prolongement du T6 ou encore du futur T9.
Une partie des actifs qui résident dans la ZFE sera amenée toutefois à renouveler son
véhicule. Pour cela, ces actifs métropolitains détenteurs de vieux véhicules travaillant dans laMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
73
ZFE pourront, en plus des aides nationales au renouvellement ou à la transformation de
véhicule, disposer d’aides financières de la Métropole.
Une forte dépendance à la voiture pour les actifs qui résident dans la ZFE mais
travaillent en dehors du périmètre
Sur les 317 000 actifs qui résident dans la ZFE, 31% travaillent en dehors du territoire, soit
98 000 actifs. Ces actifs dépendent fortement de leur voiture personnelle pour se rendre sur
leur lieu de travail (63% des actifs utilisent ce mode pour aller travailler). Ils sont bien plus
motorisés que les autres actifs travaillant et habitant dans la ZFE.
En fonction de leur lieu de résidence, tous ne seront pas touchés par la ZFE de la même
manière. 67 000 actifs résident à l’intérieur du périmètre de la ZFE travaillent dans le reste de
la Métropole et bénéficient de liaisons radiales fortes depuis les pôles multimodaux (Part Dieu,
Vaise, Perrache, etc.) vers le reste de la Métropole, en TC urbains ou en TER. Le recours aux
transports collectifs pourrait être une solution (modulo certaines spécificités de l’emploi comme
les horaires décalés, la nécessité d’utiliser son véhicule pendant la journée, etc.). Pour ceux
dont l’alternative TC n’est pas crédible, si leur véhicule n’est pas adapté, ils seront
certainement contraints d’investir dans un véhicule propre. En effet, la part des déplacements
domicile-travail réalisés entre la ZFE et l’extérieur de la Métropole en voiture est de 66%
(INSEE 2018). Ces résidents pourront alors bénéficier des aides de l’État et de la Métropole
pour faciliter le renouvellement de leur véhicule.
Les conducteurs résidant hors de la ZFE mais qui travaillent dans la ZFE pourront
s’orienter vers les transports en commun, et le covoiturage, ou à défaut, renouveler leur
véhicule
Parmi les 270 000 actifs qui résident dans la Métropole en dehors de la ZFE, 86 000
travaillent dans cette dernière (32%). Pour ces actifs, l’usage de la voiture pour se rendre
au travail est prépondérant, à 57%, ce qui représente 49 000 actifs. Pour les conducteurs
résidant en périphérie de la Métropole dont les déplacements traversent ou atteignent le
périmètre ZFE, plusieurs solutions existent. À l’instar des résidents de la ZFE, le changement
de véhicule et le report modal peuvent être envisagés, notamment pour ces actifs travaillant
dans les communes centrales. Le covoiturage peut aussi être une solution pour ce type de
déplacements.
Selon l’INSEE, la Métropole de Lyon compte 719 000 emplois en 2018, dont 201 000 sont
occupés par des non-résidents, soit 28% des emplois du territoire. Parmi ces emplois
occupés par des non-résidents, 96 000 sont localisés au sein du périmètre de la ZFE et
60 000 de ces travailleurs se rendent en voiture sur leur lieu de travail (63%).
Ces actifs auront à leur disposition le réseau des transports collectifs interurbains, tels que le
TER, lorsqu’ils souhaitent se rendre dans le centre de la Métropole. L’aire métropolitaine
lyonnaise bénéficie en effet d’un réseau ferroviaire maillé donnant un accès rapide et régulier
aux gares du cœur de la Métropole, ces dernières étant très bien desservies par le réseauMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
74
TCL. En complément du réseau ferroviaire, le réseau des Cars du Rhône permet d’élargir la
desserte aux territoires non desservis par le train. L’usage de ce mode en remplacement de
la voiture, avec un rabattement en gare motorisé ou non, pourrait ainsi se généraliser afin
d’éviter le rachat de véhicule.
Le covoiturage constitue également une solution pertinente pour les résidents hors Métropole
qui travaillent dans la ZFE. Les incitations financières à la pratique du covoiturage mise en
place par l’État et la Métropole permettent aux conducteurs de gagner de l’argent et assurent
aux passagers une quasi-gratuité. Cette option peut s’avérer particulièrement utile pour les
itinéraires périphérie - centre d’agglomération non couverts par les transports en commun, ou
pour se rabattre sur une porte d’entrée de la Métropole et ensuite utiliser les transports en
commun. Des lignes de covoiturage sur ces axes sont à l’étude pour assurer une prise en
charge rapide des passagers, adossé à une plateforme de mise en relation performante. Le
covoiturage permet notamment, en l’absence de solution alternative, de réduire le coût de
déplacement automobile et d’ainsi limiter la précarité économique liée au déplacement voiture,
plus importante dans les territoires péri-urbains et semi-ruraux.
Si les actifs décident de renouveler leur véhicule, ils pourront bénéficier des aides octroyées
par la Métropole de Lyon s’ils sont métropolitains. S’ils résident en dehors de la Métropole de
Lyon ils ne pourront obtenir que les aides de l’État mais seront éligibles, en tant qu’actif
travaillant dans une ZFE, à la surprime ZFE de 1000€. Les EPCI voisins du Grand Lyon
peuvent aussi mettre en place leurs propres dispositifs d’aides et ainsi bonifier cette surprime.
Enfin, comme pour les habitants de la ZFE-m, les automobilistes devraient bénéficier de temps
de circulation réduits.
4.2.3 LES AUTRES AUTOMOBILISTES AFFECTÉS PAR LA MESURE
Les conducteurs résidant hors de la ZFE qui s’y rendent ponctuellement
Les résidents de la Métropole vivant en dehors de la ZFE, représentent un peu moins de 50%
des habitants de la Métropole, soit 698 000 habitants en 2019. Ils sont davantage motorisés
que l’ensemble de la population du Grand Lyon : 86% d’entre eux résident dans un ménage
possédant au moins une voiture (INSEE, 2018). Ils détiennent ainsi 1,21 voiture par ménage,
contre 1 voiture dans l’ensemble de la Métropole.
En 2022, 378 000 véhicules sont immatriculés en dehors du périmètre de la ZFE. Les deux
tiers de ces véhicules sont dotés d’une vignette Crit’Air 2 ou plus et sont donc concernés par
l’interdiction de circuler au sein du périmètre à terme.
Dans le cas de déplacements ponctuels pour se rendre dans la ZFE ces habitants de la
métropole pourront utiliser les transports en commun, les parkings relais, l’autopartage, mais
aussi la dérogation petit rouleur à raison de 52 jours par an.MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
75
Certains métropolitains habitant et travaillant hors de la ZFE pourront également être
concernés par la mesure pour leurs déplacements quotidiens. En effet, si ceux-ci ont des
trajets qui passent par les voies rapides inclues au périmètre et que leur véhicule est Crit’Air
3 ou + (moins de 8% du parc en référence 2028) ils ne pourront circuler. S’ils n’ont pas
d’alternative de transport ils pourront renouveler leur véhicule vers un Crit’Air 1 ou 0 en
sollicitant les aides de l’État ou se tourner vers un Crit’Air 2.
D’autres comportements d’adaptation sont également possibles pour les personnes ne
résidant pas dans la ZFE :
Un contournement de la zone : pour les particuliers en transit dans la ZFE, c’est-à-dire
lorsque le lieu d’origine et de destination du déplacement se situent en dehors de la ZFE,
mais que l’itinéraire traverse la zone, il est possible de conserver son véhicule et de
changer son itinéraire. Un contournement de la zone provoque cependant un allongement
du temps de trajet et une augmentation du coût du déplacement.
Une diminution des déplacements ou un changement de destination : pour pouvoir
conserver un véhicule généralement peu utilisé dans la ZFE-m, les activités peuvent être
relocalisées ou réorganisées, occasionnant une réduction de la mobilité et donc du trafic
dans la zone.
Des effets limités pour les étudiants
En 2020, on recense plus de 175 000 étudiants sur le territoire métropolitain. La population
étudiante métropolitaine a très fortement augmenté ces dix dernières années. Les étudiants
réalisent environ 405 000 déplacements, représentant près de 10% des déplacements réalisés
par l’ensemble des habitants de la Métropole de Lyon (4,6 millions). Seuls 18% des
déplacements des étudiants ont été réalisés en voiture, ce qui représente 73 000
déplacements motorisés en lien avec la Métropole.
De plus, leur usage de la voiture a diminué ces dernières années, notamment parmi les
étudiants résidant dans le périmètre de la ZFE (d’après les deux dernières enquêtes
déplacements). Entre 2006 et 2015, la part des étudiants résidant à Lyon ou Villeurbanne et
utilisant la voiture pour des déplacements quotidiens est passée de 16% à 8,5%.
Figure 24 - Répartition modale des déplacements des étudiants
selon le territoire de résidence (Source : enquête
déplacements de l’aire métropolitaine lyonnaise en 2015)MÉTROPOLE
(eZ 108 LYON
PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
DE LA METROPOLE DE LYON
2 Voiture
ac
“Vélo
= Marche
= Autre mode
Sacs LOGT 2018, Sy
76
Les étudiants du centre de l’agglomération ne sont donc pas les individus qui seront les plus
touchés par la ZFE, dans la mesure où ils disposent d’alternatives, utilisent peu et de moins
en moins la voiture. Ils bénéficieront en revanche du renforcement de l’offre de transports en
commun, et ce à tarifs réduits, puisque le coût de l’abonnement pour les 18-25 ans a été réduit
à 25€/mois et les étudiants boursiers ne payent que 10€/mois. En parallèle, la location longue
durée gratuite de vélo « Free Vélo’v » offerte par la Métropole a été élargie à l’ensemble des
étudiants résidant dans la collectivité, ce qui leur permet de tester et pérenniser la pratique du
vélo sans coût financier.
La ZFE aura davantage de conséquences pour les étudiants habitant dans le reste de la
Métropole, qui représentaient 33% des étudiants, d’après l’enquête de 2015. Les étudiants qui
vivent chez leurs parents sont généralement ceux qui font les trajets les plus longs, le plus
souvent en voiture 7 et qui ont les dépenses de transport les plus élevées.
De plus, les étudiants font partie des catégories à bas revenus et, lorsqu’ils sont motorisés, ils
disposent plus souvent de véhicules anciens, achetés sur le marché de l’occasion dans la
mesure où il leur est difficile d’accéder au marché des véhicules neufs, ainsi que de
l’électrique.
Dans les cas de figure où les étudiants appartiennent à des ménages modestes, ils auront à
disposition les aides nationales et locales au renouvellement de véhicule (bonus écologique,
prime à la conversion, micro-crédit « véhicule propre » et prêt à taux zéro pour l’achat d’un
véhicule électrique). Pour les étudiants qui résident dans le périmètre de la ZFE et qui
souhaiteraient quand même renouveler leur véhicule, la Métropole propose des aides à l’achat
de véhicules neufs ou d’occasion.
Des impacts sur les scolaires reflétant ceux des adultes actifs ou non actifs
7 D’après une enquête sur les conditions de vie des étudiants en 2010 réalisée par l’Observatoire de la
Vie Étudiante.MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
77
D’après l’NSEE, en 2018, les jeunes de moins de 19 ans représentent 25% de la population
de la Métropole, soit 355 000 individus. Une grande partie d’entre eux est scolarisée au sein
de la Métropole ou des communes voisines.
Leurs déplacements domicile-études, structurants à l’échelle de leur mobilité individuelle,
représentent une part non négligeable de la mobilité de la population française : en 2010, 12%
de l’ensemble des déplacements effectués par les Français8 le sont entre le domicile et le lieu
d’études. Ce public a pour spécificité d’avoir une autonomie limitée et d’être dépendant des
parents pour les déplacements en voiture. Ainsi, au sein des ménages, la mobilité domicile-
études des enfants est influencée par la mobilité domicile-travail des parents et inversement.
Qu’ils soient accompagnés par leurs parents (ou par d’autres adultes) ou qu’ils se déplacent
en autonomie, les élèves peuvent se rendre de leur domicile à leur établissement scolaire à
pied, à vélo, en transports collectifs ou en voiture. Alors que les déplacements domicile-études
réalisés en voiture font toujours l’objet d’un accompagnement par un adulte, les transports
collectifs sont quant à eux plus souvent utilisés par les élèves en autonomie, qu’il s’agisse de
lignes scolaires spécifiques ou de lignes régulières.
Ainsi, l’impact de la ZFE sur les publics scolaires de la Métropole reflétera, pour une partie
d’entre eux, l’impact subi par les adultes actifs ou non-actifs qui les accompagnent
généralement en voiture. Les trajets domicile-études réalisés en voiture le sont plus souvent
dans un contexte de faible densité urbaine, où l’offre d’établissements disponibles à proximité
du domicile est moins importante, et dans des zones hors ZFE.
Dans les zones plus denses concernées par la ZFE, le recours à des modes alternatifs à la
voiture est déjà très fréquent. En effet, d’après l’enquête déplacements sur l’aire métropolitaine
lyonnaise, en 2015, seulement 10% des déplacements des scolaires dans et à destination de
Lyon-Villeurbanne ont été réalisés en voiture. Dans 56% des cas, ils sont réalisés à pied et
dans 32% des cas en transports en commun. Les scolaires concernés bénéficieront d’une
offre de transports en commun renforcée et d’un trafic routier moindre, ce qui facilitera leurs
conditions de déplacement, qu’ils se rendent dans leurs établissements accompagnés en
voiture, à pied ou à vélo. Le réaménagement de plusieurs « rue-école », et notamment les
rues desservant des collèges de la Métropole, vise également à sécuriser les cheminements
à pied ou à vélo des élèves vis-à-vis des voitures, et ainsi les pratiques de mobilité durable
des scolaires.
On peut donc anticiper un impact modéré, en termes de nombre d’élèves concernés, sur les
déplacements domicile-études des élèves de la Métropole.
8 Enquête Nationale Transports et Déplacements 2008, CGDD, (2010), La mobilité des Français, URL:
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2018-
11/La_mobilite_des_Francais_ENTD_2008_revue_cle7b7471.pdfMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
78
Les retraités, moins mobiles, pourront bénéficier d’un accompagnement
La population retraitée de la Métropole représente 243 000 personnes en 2019 selon l’INSEE,
dont 111 000 habitent dans le périmètre de la ZFE. Les retraités possèdent 0,7 voiture dans
leur ménage lorsqu’ils habitent dans la zone règlementée et 1 lorsqu’ils habitent sur le reste
du territoire. L'enquête par relevé de plaques d'immatriculation montre que la répartition par
Crit’Air des véhicules des plus de 64 ans est plus "propre" que celle des 18-64 ans. En effet,
la répartition des véhicules Crit’Air 1 est de 41% pour les plus de 64 ans, contre 28% pour les
18-64 ans. Les retraités ont un usage de la voiture moins fréquent que le reste de la
population : seuls 28% d’entre eux utilisent leur voiture personnelle pour leurs déplacements
quotidiens, contre 47% pour l’ensemble des habitants 9. L’usage relativement peu fréquent de
la voiture leur permet d’envisager plus facilement le recours à des alternatives,
particulièrement pour les habitants de la zone à faible émission. La dérogation « petit rouleur »
sera également particulièrement approprié pour ces usagers occasionnels de la voiture
particulière.
Néanmoins, du fait de leur âge et en fonction de leur condition physique, la capacité des
retraités à se déplacer en transports en commun ou à vélo n’égale pas celle des plus jeunes.
Des solutions d’accompagnement peuvent ainsi être mises en place pour anticiper les
réticences de cette catégorie à l’utilisation de modes alternatifs, ainsi qu’une amélioration de
l’accessibilité des espaces publics et des transports en commun, qui bénéficiera par ailleurs à
toute une diversité d’usagers (personnes à mobilité réduite, parents avec jeunes enfants,
personnes transportant de lourdes charges, etc.). SYTRAL Mobilités offre à ce titre des
solutions de transport à la demande de porte à porte pour les personnes présentant un
handicap visuel ou moteur avec le service Optibus, ainsi qu’un service d’accompagnement
humain lors du trajet en transport en commun avec le service Optiguide.
Pour les retraités qui seraient dans l’impossibilité de se déplacer autrement qu’en voiture, reste
la possibilité de faire appel aux aides nationales et locales afin de renouveler leur véhicule
sous réserve de leur éligibilité (Cf 3.5.2). Les aides au renouvellement sont en outre ouvertes
pour l’achat de vélos adaptés aux personnes en situation de handicap.
Les ménages défavorisés très concernés mais fortement aidés
Le revenu annuel net médian à l’échelle de la Métropole de Lyon est de 22 550€ en 2019
(source : Fichier FiLoSoFi, INSEE). La répartition des revenus est toutefois inégale sur
l’ensemble du territoire. Au sein de la Métropole, les communes qui rassemblent le plus de
ménages à bas revenus sont Villeurbanne, Bron et Vénissieux (dont une partie du territoire
est comprise dans la ZFE). En dehors de la ZFE, de fortes disparités se dessinent : les
9 Résultats issus de l’enquête express opinion.dis que la
Revenu médian par commune en 2019
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(e:7: 1188 LYON
79
ménages résidant au Nord-Ouest sont en moyenne de plus hauts revenus, tandis que la
plupart des communes situées à l’Est concentrent des ménages moins favorisés.
Figure 25 - Revenu médian par commune en 2019
À titre comparatif, le revenu médian sur l’ensemble de la France est, en 2018, de 21 620 € 10.
Le seuil de pauvreté correspond à 60% du revenu médian. Au sein de la Métropole, plus de
20% des ménages vivent en-dessous de ce seuil.
En 2025, près de 20% des ménages résident dans les communes de l’Est Métropolitain seront
concernés par la règlementation ZFE. La proportion est d’un peu plus de 40% en 2028.
Les ménages les plus modestes, du fait de leurs ressources contraintes, sont moins motorisés
que l’ensemble de ménages. Néanmoins, lorsqu’ils le sont, ils détiennent plus fréquemment
des véhicules anciens, achetés d’occasion, ou conservés longtemps pour être amortis au
maximum. En France, en 2019, seuls 10% des voitures des ménages du 10ème décile de
revenus (soit les 10% les plus aisés) sont non classées ou Crit’Air 4 ou 5, contre 36% pour les
ménages du 1er décile (les 10% les plus pauvres) 11. De plus, les ménages modestes qui
10 INSEE - Fichier Localisé Social et Fiscal (FiLoSoFi) Métropole - Année 2018
11 Enquête Mobilité des Personnes, 2019MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
80
possèdent un véhicule sont souvent fortement dépendants à la voiture du fait de l’absence
d’alternatives pour réaliser les déplacements du quotidien, notamment pour se rendre sur leur
lieu d’activité professionnelle. Cette contrainte peut concernent en particulier les emplois
ouvriers ou de service aux personnes, avec souvent des horaires décalés et des lieux non
fixes. Ils seront donc plus fréquemment et plus rapidement touchés par la ZFE.
Le plan de mandat (2020-2026) de SYTRAL Mobilités comprend cependant des projets
d’extension du réseau de transport collectif structurant, notamment tramway, de nature à
grandement améliorer l’accessibilité TC dans ces territoires défavorisés : T6 dans l’Est de
Villeurbanne, T9 à Vaulx-en-Velin, T10 à Saint-Fons et Vénissieux. La structuration en « toile »
du réseau cible des Voies Lyonnaises doit aussi permettre aux habitants défavorisés de ces
communes de remplacer certains déplacements automobiles par la mobilité cyclable inter-
périphérie.
En cas d’interdiction de leur véhicule dans le périmètre de la ZFE, ces ménages sont donc
souvent amenés à s’en racheter un. Cependant, cet investissement peut représenter des
montants importants, difficiles à supporter pour les ménages les plus précaires, qui rencontrent
forcément des difficultés d’accès au marché des véhicules neufs et/ou électriques.
Par ailleurs les ménages modestes sont plus souvent exposés au dioxyde d’azote et aux
particules fines en raison de leurs lieux de résidence fréquemment situés à proximité des
infrastructures routières ou des industries. Les ménages les plus modestes sont donc plus
souvent concernés par cette pollution 12, bien qu’ils soient moins souvent motorisés. Ils peuvent
également connaître de plus grandes difficultés d’accès aux soins. Les ménages modestes
bénéficieront donc plus fortement des gains en matière de qualité de l’air apporté par la ZFE.
Pour ces publics plus défavorisés, en plus des aides destinées à l’ensemble des particuliers,
des aides spécifiques existent : l’État fournit une surprime ZFE aux ménages les plus pauvres
qui résident ou travaillent au sein de la zone. Par ailleurs, pour ces ménages qui peuvent
éprouver des difficultés à obtenir un prêt bancaire pour l’achat d’un véhicule à faibles
émissions pourront bénéficier du crédit « véhicule propre » garanti par l’État, ainsi que le prêt
à taux zéro.
En sus, la Métropole met en place des aides financières pour les ménages dont le revenu
fiscal de référence par part inférieur à 22 983 €, en cas de mise à la casse d’un véhicule (léger
ou deux/trois roues motorisés) Crit’Air 5, 4, 3 et 2 ou non-classé ou la cession d’un Crit’Air 2.
L’aide dépend du type de véhicule acquis et des revenus, et peut atteindre jusqu’à 3 000 €. À
titre d’exemple, le cumul des aides à l’achat de la Métropole et de l’État pour un véhicule
Crit’Air 1 d’occasion peut atteindre 10 000€.
12 Synthèse du diagnostic Santé Environnement des habitants de la Métropole de Lyon en 20184,3
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
81
Des solutions intermodales et des dérogations adaptées aux visiteurs occasionnels de
la Métropole
Lyon accueille aussi bien d’importants flux touristiques de loisirs que d’affaires et a été
récompensée par l’Union européenne en 2018 en recevant le titre de Capitale Européenne du
Smart Tourisme pour l’année 2019, aux côtés d’Helsinki. Sur l’année 2019, la destination
enregistre 8,5 millions de nuitées avec 71% de touristes nationaux et 29% de touristes
étrangers (Chiffres clés 2019, Only Lyon). À titre de comparaison, en 2018, la part des nuitées
touristiques étrangères parmi l’ensemble des nuitées touristiques est de 70% à Paris et près
de 60% en Île-de-France (INSEE, 2018). À Marseille, les touristes étrangers représentent 26%
de la clientèle des hôtels en 2019 (Chiffres clés, Observatoire local du tourisme à Marseille,
2019) et à Bordeaux en 2018, 27% des arrivées hôtelières sont étrangères (Bordeaux
Métropole, Bilan touristique 2019).
En 2012, 48% des visiteurs venaient en voiture, 40% en train (+25 % par rapport à 2003), 10%
en avion et 2% en car (Enquête sur les touristes à Lyon, 2011-2012, NOVA7). Toutefois, une
fois sur place, les déplacements des touristes peuvent être réalisés en modes alternatifs dans
le centre de l’agglomération : transports en commun, modes actifs (marche, vélo…) ou taxi
voire autopartage.
Au-delà des flux touristiques, la Métropole est également un lieu de concentration de
nombreuses aménités et services publics impliquant des séjours plus ou moins long sur son
territoire de personnes venant de l’extérieur de la métropole : accès aux services de santé,
commerce, services administratifs, etc.
La mise en place de la ZFE-m du Grand Lyon peut même avoir un effet bénéfique sur
l’ensemble du déplacement des visiteurs, qui seraient alors davantage incités à prendre le
train puis à opter pour une solution alternative à leur voiture thermique une fois sur place. Dans
ce cas, les bénéfices en termes d’émissions évitées toucheraient l’ensemble du trajet. Les
visiteurs à la journée pourront en outre bénéficier d’une offre de parkings relais et de transports
en commun renforcée.
Par ailleurs, des dérogations ponctuelles pour les détenteurs de véhicules particuliers ayant
un usage occasionnel de leur véhicule et amenés à circuler au sein du périmètre de la ZFE-m
dans le cadre de déplacements liés aux loisirs ou à la vie sociale existent. Les visiteurs à la
journée sont considérés comme tels et pourront donc bénéficier de ces « dérogations petits
rouleurs », permises à raison de 52 journées par an, sous réserve d’en faire la demande.
Impact sur les professionnels (de la ZFE,
métropolitains et voisins de la métropole), dont près d’un quart sont
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
82
4.3.1 DES IMPACTS IMPORTANTS SUR LE PARC DES PROFESSIONNELS
Le parc de VUL, fortement affecté par la ZFE
En France, 60% du parc de VUL est détenu par des professionnels, dont près d’un quart sont
issus d’entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics.
D’après les données d’immatriculation du Service des données et études statistiques (SDES)
en 2020, parmi les 784 000 véhicules en circulation dans la Métropole, 13% sont des véhicules
utilitaires légers (VUL), soit 104 000 véhicules. 40 000 environ sont immatriculés dans le
périmètre de la zone règlementée de la ZFE.
Début 2028 correspond à la fin de la dernière période pédagogique et à l’entrée en vigueur
des restrictions Crit’Air 2 sur le périmètre. À cette date, en intégrant l’évolution tendanciel du
parc et l’effet de la ZFE existante, il est estimé que la proportion de VUL Crit’Air 1 et plus sur
le périmètre sera alors de près de 57% et de près de 43% de Crit’Air 2. Dans le parc automobile
français, les VUL sont en effet le plus souvent équipés de moteurs diesels. Un carburant qui,
à l’origine, constituait un moyen plus économique pour le grand nombre de kilomètres
parcourus chaque année par les professionnels.
Ces véhicules dédiés à l’usage professionnel, lorsqu’ils sont indispensables au bon
fonctionnement de l’activité d’une entreprise, devront, pour continuer à opérer dans la ZFE,
être remplacés par des VUL plus propres, ou par d’autres types de véhicules, comme des
vélos-cargos. Pour cela, une offre de VUL existe avec des motorisations électriques et GNV
notamment. En outre une dérogation individuelle pour les véhicules classés Crit’Air 2, utilisés
par les professionnels et achetés avant le 31 décembre 2023, pour une durée de 7 ans à
compter de la date d’acquisition desdits véhicules est mise en place. Enfin d’autres solutions
qui montent en puissance peuvent permettent des utilisations souples pour les professionnels
tels que la location longue durée ou les services d’autopartage.
D’après les estimations sur l’évolution du parc consécutives aux adaptations des
professionnels, le projet de ZFE permettrait de faire progresser la proportion des VUL Crit’Air
1 et 0 de 15% en 2024 à 57% d’ici à 2028.
Des impacts importants sur le parc de poids-lourds, mais en partie limités par la barrière
technologique et par la taille restreinte de ce parc
Les poids-lourds de la Métropole de Lyon représentent seulement 1,4% de l’ensemble du parc
roulant, soit 10 400 véhicules. Parmi eux, 2 400 poids-lourds sont immatriculés au sein du
périmètre de la ZFE. En considérant l’évolution naturelle du parc la quasi-totalité des poids-
lourds de la Métropole serait concernée par une interdiction de circuler en centre-ville, dans la
mesure où rares sont les poids lourds qui portent une vignette Crit’Air 1 ou électrique.PROFESSIONNELS
PETITES ET MOYENNES
ENTREPRISES
(PME10 à 250 salariés)
AR A TS
(TPE <10 salariés)
ie: ES
411402 AUTOENTREPRENEURS
(TGE >250 salariés)
MÉTROPOLE
GRAND Er)
PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON 83
Les véhicules électriques sont en développement 13 mais ne seront sans doute pas disponibles
en masse pour l’horizon 2028, en revanche il existe une offre de véhicules GNV et la possibilité
d’utiliser des véhicules fonctionnant exclusivement au B100. Enfin comme pour les VUL les
poids lourds Crit’Air 2 achetés avant le 31 décembre 2023 bénéficieront d’une dérogation
individuelle pour amortissement, d’une durée de 7 ans à compter de leur date d’acquisition.
4.3.2 DES IMPACTS DIFFÉRENCIÉS EN FONCTION DE LA TAILLE DES ENTREPRISES
La métropole de Lyon compte 51 000 établissements actifs employeurs 14 de 719 000 emplois
salariés en 2018 selon l’INSEE. Parmi les 51 000 établissements du territoire, 79% sont des
TPE (entreprises employant moins de 10 salariés), soit 40 500 établissements, dont 9% sont
des particuliers employeurs. Les établissements de 10 à 49 salariés représentent 17% de
l’ensemble des entreprises. Ceux comptant 50 salariés et plus représentent 5% du total. Ainsi,
la Métropole compte une majorité de très petits établissements. De manière similaire aux
échelles nationale et régionale les très grandes entreprises ne représentent qu’une petite
partie des entreprises de la Métropole.
Figure 26 - Part des établissements actifs employeurs par taille
(Source : INSEE/FLORES/SIRENE 2018)
13 Selon le leader du secteur, le marché européen de poids lourds électriques (>16 tonnes) a progressé
de 200 % en 2022.
14 Établissements déclarant employer des salariés selon INSEE/FLORES/SIRENE. A partir du millésime
2018, prise en compte des particuliers employeurs sans effectifs salariés en fin d'année. Les entreprises
avec 0 salariés correspondent donc à ces particuliers employeurs.SRIRSERSSÉ Osalarié 149 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou
plus
= Métropole de Lyon #AURA «France métropolitaine
erie et d’une capacité
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
GRAND EX
84
La taille de l’entreprise est souvent liée à la flotte de véhicules dans une entreprise, et influe
plus particulièrement sur le type de véhicule détenus. Les très grandes entreprises disposent
plus souvent de poids-lourds et de voitures, tandis que les très petites entreprises détiennent
plus souvent des VUL, bien que l’essentiel des entreprises disposent généralement d’au moins
un véhicule utilitaire léger.
Davantage de complexité dans la gestion des flottes des grandes entreprises
Les très grandes entreprises, qui disposent de plusieurs établissements répartis sur
l’ensemble de la région, du département et de la Métropole, détiennent plus souvent de très
grandes flottes.
L’instauration de la ZFE rendra de ce fait plus complexe la gestion de ces flottes :
une réorganisation pourrait être nécessaire afin de n’utiliser que des véhicules autorisés
pour les interventions dans le centre ;
des temps de trajet plus longs seront à prévoir lorsque le rachat d’un véhicule est
impossible (contournement);
des coûts supplémentaires seront à anticiper lorsque le rachat d’un véhicule est
indispensable ;
des demandes de dérogations et d’aides financières devront être réalisées.
Les grandes entreprises peuvent néanmoins disposer d’une trésorerie et d’une capacité
d’emprunt, leur permettant d’investir dans des véhicules propres.
Les petites entreprises dépendront des aides financières pour s’adapter
Bien que détenant de plus petites flottes de véhicules, les TPE et PME seront davantage
touchées par le facteur coût. Disposant généralement d’une petite trésorerie, l’investissement
dans un ou deux véhicules plus récents pourra peser lourd dans leurs finances. Leur capacité
à s’adapter aux nouvelles réglementations dépendront en grande partie des aides qui leurs
seront octroyées.PROFESSIONNELS
INDUSTRIE TRANSPORT ET ZONES COMMERCE | TOURISME ARTISANAT ÊT D'ACTIVITÉS LOGISTIQUE
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
eZ LYON
85
En effet, la Métropole de Lyon prévoit des aides financières pour les TPE et PME dont le siège
social, un établissement ou une succursale se situe sur le territoire métropolitain lyonnais. Ces
aides pourront concerner jusqu’à 6 véhicules pour les établissements éligibles localisés au
sein de la ZFE.
Au-delà des aides financières qui peuvent être obtenues dans le cadre national ou local, la
Métropole de Lyon met en place une dérogation individuelle pour les véhicules classés Crit’Air
2, utilisés par les professionnels et achetés avant le 31 décembre 2023, pour une durée de 7
ans à compter de la date d’acquisition desdits véhicules. D’après l’enquête menée auprès des
professionnels en 2021, une entreprise sur 3 aurait acheté au moins un nouveau véhicule en
réaction à la précédente réglementation.
4.3.3 DES IMPACTS SPÉCIFIQUES SUR CERTAINS SECTEURS D’ACTIVITÉ
Parmi les 51 000 établissements actifs employeurs de la Métropole de Lyon, 76% sont issus
des secteurs commerces, transports et services, dont 20% du commerce et de la réparation
automobile. Les établissements du secteur de la construction représentent 8% de l’ensemble
sur le territoire de la Métropole. Ceux de l’industrie 6% et ceux du secteur public 11%.
Un secteur industriel en partie affecté, mais des zones d’activités bien desservies en
transports en commun
Les établissements issus du secteur de l’industrie représentent 6% des établissements du
territoire, soit près de 3 000 entreprises qui emploient 77 000 personnes dans plus de 7 000
établissements.
À l’exception de la zone de Perica située sur une partie des communes de Caluire-et-Cuire et
Rillieux-la-Pape, la plupart des zones d’activités industrielles se situent en dehors du périmètre
de la ZFE.
Par ailleurs les différentes autres zones d’activités au sein du périmètre règlementé sont
efficacement reliées par des lignes de transports en commun (en particulier, ligne forte C2,
gare de Sathonay Rillieux pour Perica, métro B pour Gerland) et les salariés disposeront de
solution pour se rendre sur le lieu de travail. Ces zones sont également desservies en
transports collectifs (ligne T2 desservant le parc technologique à St Priest, Métro A / T3 pour
le secteur de la Rize / la Soie, T5 au parc du Chêne à Bron). Les projets prévus d’ici 2026 vont
renforcer la qualité de la desserte : T9 (Charpennes-Vaulx-en-Velin la Soie), T10 (Gerland-2001 2022
100 %
90 %
80 % ___|
70 %
60 %
50 %
40% BR Vente en ligne
_ BR Autre mode 30%
EX Voiture seule
20 %
ER ét
4 L
» BR Marche à pied seule
0% BR Transport en commun combiné
Région Reste Reste Lyon Région Reste Reste Lyon lyonnaise périmètre Sepal Villeurbanne lyonnaise périmètre Sepal Villeurbanne
Évolution des modes de transport utilisés pour faire ses achats sur La région lyonnaise en % des dépenses des ménages
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
(e:7: 1188 LYON
DE LA METROPOLE DE LYON 86
Saint Fons-gare de Vénissieux) – et le BHNS Part-Dieu – Sept Chemins vont conforter la
desserte du secteur Est où se concentrent l’essentiel de l’appareil industriel métropolitain. Le
port Edouard Herriot est quant à lui situé à proximité de la ligne B ainsi que du futur T10.
Un impact modéré sur le secteur commercial
Les entreprises du commerce, ainsi que de la réparation automobile représentent environ 20%
des établissements présents sur la Métropole, soit 10 000 entreprises. 76% d’entre elles
emploient moins de 10 salariés.
Les pôles commerciaux les plus fréquentés sont ceux de Lyon Presqu’île et le Centre
Commercial Part-Dieu situé dans le centre de Lyon. Ces pôles pourraient être affectés par la
ZFE puisqu’ils polarisent les achats dans toute la région. Les consommateurs venant de loin
sont ceux qui s’y rendent le plus souvent en voiture. Le moyen de transport le plus couramment
utilisé pour faire des achats dans la Métropole est la voiture (59% des déplacements selon
une enquête sur les consommateurs de la région lyonnaise en 2022). Cependant, dans le
centre de la Métropole (Lyon et Villeurbanne), c’est la marche à pied et les transports en
commun qui dominent (respectivement 44 et 11% des déplacements). Ainsi, les petits et
moyens commerçants ne devraient pas constater une baisse significative de leur clientèle
puisque la part des achats réalisés en voiture dans le centre-ville est moins importante. En
outre la dérogation « petit rouleur » permettra les venues occasionnelles dans la ZFE pour se
rendre dans les commerces.
Figure 27 - Évolution des modes de transport utilisés pour faire
ses achats sur la région lyonnaise en % des dépenses des
ménages (source enquête consommateur 2022)aux VUL
’un environnement
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
87
D’autres polarités commerciales majeures se distinguent dans le centre de la Métropole : Lyon
Croix Rousse, Villeurbanne Gratte-Ciel et, plus récemment, Lyon Confluence. Lorsque ces
commerces possèdent une flotte en propre de véhicules ils devront l’adapter pour leur
approvisionnement.
Un secteur artisanal sensible à la ZFE du fait d’une dépendance aux VUL
L’artisanat dans la Métropole comprend essentiellement des entreprises du bâtiment, mais
aussi des services, de l’alimentation et de la confection. Par ailleurs, la quasi-totalité des
artisans regroupent des entreprises de moins de 10 salariés.
Selon l’étude de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat15, 86% des entreprises artisanales
de la Métropole de Lyon posséderaient un véhicule. Le nombre moyen de véhicules détenus
par ces artisans est estimé à 1,8. Aussi, les activités de « BTP » détiennent 63% du parc de
VUL alors qu’elles ne représentent que 39% des entreprises artisanales. Ce sont donc les
artisans du secteur de la construction et du bâtiment qui devraient être les plus touchés par la
Zone à Faibles Émissions.
D’après l’étude de la CERC ARA auprès des entreprises du bâtiment en région Auvergne-
Rhône-Alpes, 77% des gestionnaires de flotte du bâtiment détiennent de très petites flottes (1
à 2 véhicules). Les professionnels de l’artisanat utilisent leurs véhicules pour des interventions,
pour l’approvisionnement auprès de fournisseurs ou magasins, pour des démarches
commerciales ainsi que pour des livraisons, ce qui génère en moyenne près de 12
déplacements par semaine (le double de la moyenne nationale). Lorsqu’ils ne sont pas
dérogés les artisans devront faire appel aux aides financière pour renouveler leur flotte, ils
pourront aussi se tourner vers les offres de location longue durée en développement.
Les acteurs du tourisme devront s’adapter mais tireront parti d’un environnement
urbain plus sain et une amélioration de la qualité de vie
La Métropole de Lyon est la 2 ème destination touristique en France, avec 8,5 millions de
visiteurs par an en 2019 (60% pour affaires et 40% pour du tourisme d’agrément). Le secteur
touristique emploie plus de 38 000 personnes à Lyon.
Sur le territoire, l’offre d’accueil rassemble au total 225 hôtels classés. Ces hôtels représentent
80% de la capacité d’accueil touristique. La logistique de ces établissements fait appel à des
véhicules utilitaires et devra ainsi être adaptée aux nouvelles réglementations.
Des solutions pour le transport et la logistique
15 Étude CMA – Regard sur la mobilité des artisans du Rhône, 2017. Enquête auprès de 604 artisans
du RhôneMÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
GRAND EX
88
La part d’établissements du secteur transport et logistique est de 3% fin 2018, selon l’INSEE.
Cela représente 1 500 établissements au sein de la Métropole.
Les activités liées au transport de marchandises seront nécessairement touchées par la Zone
à Faibles Émissions. En outre, la Métropole élabore un schéma de logistique urbaine
compatible avec la ZFE. L’objectif est d’intégrer des espaces de logistique en périphérie du
centre-ville pour décarboner les livraisons du dernier kilomètre (centres de distribution urbains,
ou CDU). Des solutions innovantes existent d’ailleurs déjà sur le territoire comme les services
de cyclo-logistique. Ces derniers bénéficieront de la ZFE puisque les entreprises de la
logistique urbaine propre se multiplieront, ce qui occasionnera une augmentation du chiffre
d’affaires de ce secteur. Elles pourront aussi bénéficier des investissements en matière
d’infrastructures cyclables.
4.3.4 LE POINT DE VUE DES PROFESSIONNELS
La concertation sur le projet de ZFE comprenait un volet spécifique avec les professionnels
qui s’est tenu entre décembre 2020 et mars 2020. L’ensemble des éléments de la concertation
ont été présentés dans le bilan de la concertation préalable, quelques points saillants sont
repris dans l’encadré ci-dessous à titre illustratif.
D’après les professionnels eux-mêmes, l’adaptation à la ZFE, et notamment le renouvellement
des véhicules, soulève des enjeux en termes de disponibilité, d’accessibilité financière et
d’adaptabilité organisationnelle. Il est à noter que lors de la concertation les évolutions
concernant l’intégration pour les poids lourds de l’utilisation du B100 au sein de Crit’Air 1
n’étaient pas encore connu. De plus une modification du règlement des aides pour la ZFE
professionnelle est intervenue en janvier 2022 notamment sur la base de cette concertation.
Des véhicules professionnels à faibles émissions pas toujours disponibles
Adapter son véhicule ou sa flotte de véhicules aux critères de la ZFE suppose qu’il y ait une
offre à faibles émissions (Crit’Air 1 ou 0) disponible. Or, cette disponibilité peut parfois faire
défaut. Cet enjeu de disponibilité est plus important sur les gros véhicules utilitaires
(supérieur à 2,4t), les poids-lourds mais aussi les véhicules spéciaux tels que les véhicules
citernes ou réfrigérés par exemple. Les professionnels concertés jugent l’offre insuffisante
en 2020, ne permettant pas de répondre à leurs besoins. Depuis, le marché s’est adapté,
afin de proposer des véhicules adaptés aux professionnels.
Les délais de livraison constituent également une variable à prendre en compte, ceux-ci
étant jugés trop longs. Cela complexifie les processus de renouvellement notamment les
plus petites entreprises, qui ont fait part de leur plus grande difficulté à intégrer ces
contraintes et ces incertitudes. Les entreprises du BTP ont aussi pointé le manque de
disponibilité actuelle de véhicules utilitaires Crit’Air 1 ou 0 dans le Rhône. Des dérogations
spécifiques ont été mises en place pour pallier à ces problématiques.MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DELA METROPOLE DE LYON
GRAND EX
89
Une offre difficilement accessible financièrement
Outre la disponibilité de l’offre de véhicules à faibles émissions, se pose la question de
l’accessibilité financière à cette offre. Les professionnels soulignent la nécessité de
bénéficier de tarifs compatibles avec leur modèle économique.
Les véhicules hydrogènes, outre leur très faible disponibilité à l’heure actuelle, sont jugés
trop chers à l’achat par les professionnels du transport routier. Les véhicules électriques et
les véhicules GNV, bien que plus chers à l’achat que les véhicules thermiques, sont plus
abordables, et des aides financières à l’achat peuvent permettre d’en faire baisser le coût.
Le coût d’usage de ce type de véhicules, plus faible que celui des véhicules thermiques,
permet de plus de relativiser le coût à l’achat, et peut rendre alors les véhicules électriques
et GNV compétitifs par rapport aux véhicules diesel.
Pour dépasser le frein financier, des subventions à destination des professionnels existent,
ainsi que des avantages fiscaux (remboursement de TVA). La concertation a fait ressortir
la question de l’accès au crédit bancaire pour renouveler un véhicule ou une flotte de
véhicules comme cruciale, notamment pour les TPE et PME.
Des changements d’organisation à prévoir
La concertation a enfin pu mettre en lumière des difficultés d’ordre organisationnel dans la
transition vers des flottes de véhicules Crit’Air 0 et 1, notamment en ce qui concerne
l’autonomie des véhicules ou la logistique du dernier kilomètre. Certains professionnels ont
également des usages diversifiés de leur véhicule et peuvent les utiliser à la fois pour des
courtes et longues distances. Les entreprises doivent donc adapter leur organisation à cette
nouvelle donne.USAGERS DES AUTRES MODES
USAGERS DES
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
GRAND El
90
Les impacts de la ZFE sur les autres usagers des
transports
La mise en place de la ZFE s’accompagne d’une amélioration des services de transports
alternatifs à la voiture personnelle par la Métropole et le SYTRAL : développement d’une
infrastructure de transport propice à l’intermodalité, développement de l’infrastructure vélo et
du réseau de transports collectifs. En conséquence, celle-ci devrait avoir un impact non
seulement sur les automobilistes mais également pour les usagers des autres modes de
transport.
4.4.1 DE MEILLEURES CONDITIONS POUR LES DÉPLACEMENTS DES USAGERS DES
MODES ACTIFS
Dans le centre de la Métropole, 33% des habitants utilisent le vélo au moins 2 fois par semaine
tous motifs confondus (30% dans l’ensemble de la Métropole)16. Ces usagers verront leurs
conditions de circulation (temps de trajet, sécurité) directement améliorée par les projets de
développement de pistes cyclables (voies lyonnaises en particulier) et d’augmentation des
capacités de stationnement. En outre le passage à 30km/h d’une partie conséquente des
voiries et la baisse du trafic automobile sur la métropole contribuera à améliorer leur insertion
dans la circulation.
Les piétons verront également leur environnement de déplacement s’améliorer par la
réduction de la circulation et de sa vitesse ainsi que grâce au projet de piétonisation de la
presqu’ile.
4.4.2 UN GAIN DE TEMPS ET DE CONFORT POUR LES USAGERS DES TRANSPORTS
EN COMMUN
Près de 2 millions de voyages sont effectués quotidiennement sur le réseau de transports
collectifs de la Métropole de Lyon. En 2018, 548 000 personnes sont abonnées aux transports
en commun. Avec la mise en place du projet d’amplification de la ZFE, les voyageurs actuels
16 D’après une enquête auprès de la population métropolitaine lyonnaise visant à évaluer les
prédispositions de la population envers le futur Réseau Express Vélo4.5
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
91
seront confrontés à une hausse de la fréquentation des transports en commun. Cependant, la
Métropole et le SYTRAL anticipent l’arrivée d’usagers supplémentaires sur le réseau en
renforçant l’offre : à l’horizon 2026, plusieurs lignes de tramway seront créées ou étendues.
Le métro B, automatisé en 2022, sera étendu aux hôpitaux Sud. Le réseau de surface sera
renforcé (création de la ligne Centre est, corridors bus, etc.). Malgré le coup de frein lié à la
période de pandémie, ils s’engagent donc dans une démarche d’augmentation des capacités
et d’amélioration de la performance du réseau. Les usagers actuels du réseau ne devraient
donc pas être gênés par l’affluence supplémentaire en vue de la mise en place de la ZFE. Ils
bénéficieront au contraire de nouvelles dessertes de transports et d’un gain de confort.
Les autres acteurs de la collectivité
4.5.1 LES ACTEURS PUBLICS LOCAUX TRÈS CONCERNÉS PAR LA MESURE
Outre les particuliers et les entreprises du territoire, implantés au sein du périmètre de la ZFE
ou amenés à y circuler, les acteurs publics sont concernés par la mise à disposition de moyens
humains et financiers pour accompagner les évolutions des mobilités et le contrôle de la ZFE
ainsi que les bénéfices de la mesure.
La Métropole de Lyon
La métropole de Lyon sera affectée en premier lieu par la mesure. Elle doit tout d’abord assurer
sa mise en place, ce qui suppose d’y consacrer des moyens humains et financiers, à la fois
pour :
Communiquer sur la mesure ;
Assurer sa mise en place effective (signalétique) et son respect (contrôle) ;
Délivrer des aides à destination des particuliers et des entreprises ainsi qu’un
accompagnement personnalisé ;
Organiser et financer le développement des mobilités alternatives.
La Métropole devra aussi renouveler sa propre flotte de véhicules pour se mettre en conformité
avec la ZFE. Les communes qui se trouveront dans la zone devront également adapter leurs
flottes et pourront être amenées à participer au dispositif du contrôle par le biais du
stationnement.
Le rôle déterminant de SYTRAL Mobilités
L’impact de la ZFE sur les réseaux de transports en commun de la Métropole, se traduira par
un report modal de près de 87 000 trajets par jour vers les transports en commun à l’horizon
2028. Cette demande accrue de transports en commun supposera une mise en adéquation
de la capacité du réseau actuel ainsi que des fréquences ou les dessertes.POUVOIRS PUBLIC ET RIVERAINS
QUALITÉ DE L'AIR ET SANT ACCIDENTOLOGIE
Es
NUISANCES SONORE
aillés dans la partie
MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
GRAND EKkde\
92
SYTRAL Mobilités est au côté de la Métropole autorité organisatrice de la mobilité sur le
territoire lyonnais. Cet établissement public local est en charge de l’organisation des transports
publics réguliers, à la demande et des transports scolaires sur son ressort territorial. Les
nombreux projets de réseaux lourds et de renforcement de l’offre capillaire rappelés au
paragraphe précédent seront en mesure de prendre en compte cette hausse de fréquentation.
Par ailleurs, la démarche continue d’évaluation des effets de la ZFE permettra de veiller à la
compatibilité de la fréquentation du réseau avec son dimensionnement et identifiera les
besoins de renforts localisés le cas échéant.
Un accompagnement par les EPCI voisins pour les non-résidents amenés à circuler
dans la ZFE
Les collectivités territoriales voisines seront aussi concernées par la mise en place de la ZFE
du Grand Lyon, dans la mesure où leurs habitants et leurs entreprises peuvent être amenés à
circuler dans le périmètre de la ZFE, notamment pour y travailler, et que les aides mises en
place par la métropole de Lyon ne sont pas ouvertes aux personnes extérieures à la
métropole. Les collectivités territoriales voisines pourraient donc envisager de mettre en place
leurs propres mesures d’accompagnement. La mise en place d’aides complémentaire à celles
de l’État pourrait en outre permettre de faire bénéficier leurs habitants de la surprime de l’État.
4.5.2 LES IMPACTS SUR LE RESTE DE LA COLLECTIVITÉ
Les bénéfices environnementaux et sanitaires de la ZFE sont détaillés dans la partie
précédente du dossier
Pour rappel les bénéfices sanitaires sont dus à l’amélioration de la qualité de l’air qui est
l’objectif de la ZFE, mais ils seront également renforcés par la baisse des nuisances sonores
et la hausse des mobilités actives.
Les bénéfices environnementaux devraient également concerner les émissions de Gaz à Effet
de Serre grâce à la baisse des kilomètres parcourus en véhicule thermique et le remplacement
de certains véhicules par des véhicules électriques.
La qualité de vie des riverains sera en outre améliorée par la baisse de la circulation routière
et la réduction du risque d’accident.MÉTROPOLE PROJET D'AMPLIFICATION DE LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE) DE LA METROPOLE DE LYON
(eZ 108 LYON
93
Les projets d’arrêtéMÉTROPOLE
GRAND LYON
en. E
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
la Mét
Crit’Air 2.
air,
Page : 1
Police de la circulation
Extrait du registre des arrêtés du Président
Communes de : Bron – Caluire-et-Cuire - Lyon – Vénissieux - Villeurbanne
Arrêté Temporaire N°
Objet : Zone à Faibles Émissions mobilité sur le territoire de la Métropole de Lyon. Véhicules de catégories M1, Voiture particulière et L, classés Crit’Air 2. Réglementation temporaire de la circulation.
Le Président de la Métropole de Lyon
Vu la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe,
Vu la directive 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques,
Vu le Code général des collectivités territoriales, et notamment les articles L.3642-2 I 5°, L.2213-1, L.2213-4-1, L.2213-4-2, R.2213-1-0-1, D.2213-1-0-2 et D.2213-1-0-3,
Vu le Code de la route, et notamment les articles L.318-1, L.411-6, R.311-1, R.318-2, R.411-8, R.411-19-1, R.411-25, R.411-26 et R.433-1,
Vu le Code de la voirie routière,
Vu le Code de l’action sociale et des familles, et notamment ses articles L.241-3 et L.241-3-2,
Vu le Code de l’environnement, et notamment ses articles L.123-19-1, L.221-1, L.222-4, L.224-8 et L.229-26,
Vu le Code de l’énergie, et notamment son article D.251-8-1,
Vu la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles,
Vu la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d'orientation des mobilités,
Vu la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets,
Vu le décret n°2009-615 du 3 juin 2009 modifié fixant la liste des routes à grande circulation,
Vu le décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010 relatif à la qualité de l’air,
Vu le décret n° 2016-847 du 28 juin 2016 relatif aux zones à circulation restreinte,
Vu le décret n° 2016-858 du 29 juin 2016 relatif aux certificats qualité de l'air,
Vu le décret n° 2017-782 du 5 mai 2017 renforçant les sanctions pour non-respect de l'usage des certificats qualité de l'air et des mesures d'urgence arrêtées en cas d'épisode de pollution atmosphérique,Page : 2
Vu le décret n° 2020-1138 du 16 septembre 2020 relatif au non-respect de manière régulière des normes de la qualité de l'air donnant lieu à une obligation d'instauration d'une zone à faibles émissions mobilité,
Vu le décret n°2022-99 du 1er février 2022 relatif aux conditions de l’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité,
Vu le décret n°2022-1641 du 23 décembre 2022 relatif aux conditions de l’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants situées sur le territoire métropolitain,
Vu l’arrêté du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et autoroutes,
Vu l’instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR) du 22 octobre 1963 modifiée,
Vu l’arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules,
Vu l’arrêté du 21 juin 2016 modifié établissant la nomenclature des véhicules classés en fonction de leur niveau d’émissions de polluants atmosphériques en application de l’article R.318-2 du code de la route,
Vu l’arrêté inter préfectoral n° DDPP-DREAL 2022-279 du 24 novembre 2022 portant approbation de la révision du Plan de Protection de l’Atmosphère de l’agglomération lyonnaise,
Vu l’arrêté préfectoral n° 69-2022-08-14-00017 du 24 août 2022 relatif aux procédures préfectorales d’information-recommandation et d’alerte du public en cas d’épisode de pollution de l’air ambiant dans le département du Rhône,
Vu l’étude justifiant le renforcement de la zone à faibles émissions mobilité de la Métropole de Lyon, établie conformément aux dispositions des articles L.2213-4-1 et R.2213-1-0-1 du code général des collectivités territoriales,
Vu les avis recueillis dans le cadre de la consultation s’étant déroulée du au conformément aux dispositions des articles L.2213-4-1 et R.2213-1-0-1 du code général des collectivités territoriales,
Vu les observations et propositions recueillis dans le cadre de la procédure de mise à disposition du public prévue au III de l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales et établie conformément à l’article L.123-19-1 du code de l’environnement qui s’est déroulée du au ,
Vu la synthèse des observations et propositions du public et leur prise en considération préalablement à l’adoption de la décision, conformément à l’article L.123-19-1 du code de l’environnement,
Vu le Plan de Déplacements Urbains de l’agglomération lyonnaise approuvé en 1997 et révisé en 2017,
Vu le rapport d’ATMO AURA relatif à la qualité de l’air dans l’agglomération lyonnaise en 2019, publié en septembre 2020,
Vu l’avis du Préfet au titre de l'article R.411-8 du code de la route relatif à la police de la circulation sur les voies classées à grande circulation en date du,
Vu l’arrêté n°2023-02-28-R-0129 du président de la Métropole de Lyon en date du 28 février 2023 portant délégation de signature à Monsieur Jean-Charles KOHLHAAS, Vice-président délégué,
Considérant le caractère cancérogène certain de la pollution atmosphérique établi par le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé, dans son rapport du 17 octobre 2013 ;
Considérant les conclusions du rapport « Données relatives aux aspects sanitaires de la pollution atmosphérique » remis par l’Organisation Mondiale de la Santé à la Commission européenne en juillet 2013 dans le cadre de la révision de la directive 2008/50/CE sur le lien entre l’exposition au dioxyde d’azote et des effets néfastes sur la santé à court terme ;permanente afin
Page : 3
Considérant les avis motivés adressés à la France par la Commission Européenne les 29 avril 2015 et 15 février 2017 pour dépassement des valeurs limites de dioxyde d’azote (NO2) et de particules fines (PM10) fixés par la directive 2008/50/CE ;
Considérant le recours introduit le 17 mai 2018 par la Commission Européenne à l’encontre de la France auprès de la Cour de Justice de l’Union Européenne pour dépassement des valeurs limites de qualité de l'air fixées et manquement à l'obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement ;
Considérant l’arrêt rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne le 19 novembre 2014 jugeant que le respect des valeurs limites de dioxyde d’azote dans l’atmosphère constitue une obligation de résultat pour les États membres ;
Considérant l’arrêt rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne le 24 octobre 2019 condamnant la France pour manquement aux obligations issues de la directive 2008/50/CE du 21 mai 2008 relative à la qualité de l’air et obligeant l’État français à s’y conformer dans les meilleurs délais ;
Considérant que dans ses décisions rendues le 12 juillet 2017 et le 10 juillet 2020, le Conseil d’État a enjoint, sous astreinte, au gouvernement français de prendre toutes les mesures nécessaires pour ramener les concentrations en dioxyde d’azote et en particules fines PM10 sous les valeurs limites ;
Considérant le bilan dressé par l’agence nationale de santé publique « Santé Publique France » qui fait état en 2021 de 40 000 décès prématurés par an, dus particulièrement à l’exposition aux particules fines, et d’une perte d’espérance de vie de près de 8 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus ;
Considérant les nouvelles lignes directrices mondiales sur la qualité de l’air, publiées le 22 septembre 2021 par l’Organisation Mondiale de la Santé, divisant par 4 les seuils de qualité de l’air qu’elle recommandait en 2005 concernant le dioxyde d’azote NO2, soit désormais 10 μg/m3 en moyenne annuelle au lieu de 40, par 2 les seuils pour les particules fines PM 2,5, soit 5 μg/m3 en moyenne annuelle, et abaissant de 20 à 15 μg/m 3 le seuil recommandé pour les particules fines de gabarit PM10 ;
Considérant que les concentrations mesurées en dioxyde d’azote dépassent de façon répétée les seuils réglementaires fixés par la directive 2008/50/CE sur le territoire de la Métropole de Lyon ;
Considérant que la directive 2008/50/CE susvisée indique que des mesures destinées à limiter les émissions dues aux transports grâce à la planification et à la gestion du trafic peuvent être mises en œuvre afin d’atteindre les objectifs fixés ;
Considérant que le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) de l’agglomération lyonnaise cite les mesures de restriction à la circulation de certaines catégories de véhicules parmi les actions pouvant être mises en œuvre pour atteindre les objectifs de réduction de la pollution atmosphérique ;
Considérant la part significative du trafic routier de transport de personnes dans les émissions de polluants atmosphériques, notamment sur les émissions de dioxyde d’azote et les émissions de particules fines, constatée par l’Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air, ATMO Auvergne-Rhône-Alpes sur l’agglomération lyonnaise ;
Considérant la nécessité de mettre en place des restrictions de circulation permanente afin de garantir l’efficience du dispositif ZFEm et obtenir des résultats sanitaires bénéfiques pour la population ;Page : 4
Considérant que les véhicules particuliers et les deux roues représentent 53,2% des émissions d’oxydes d’azote et 63,5% des émissions de particules fines sur le territoire de la Métropole de Lyon, selon les résultats de calcul de l’association ATMO Auvergne-Rhône-Alpes ;
Considérant la nécessité d’adopter une mise en place graduée des restrictions de circulation afin de permettre une transition progressive du parc de véhicules circulant sur le territoire de la Métropole de Lyon vers des catégories de véhicules moins polluantes ;
Considérant le délai et les investissements nécessaires à la mise aux normes de certains véhicules pour se conformer aux nouvelles mesures ;
Considérant que les mesures de restriction de circulation des véhicules les plus polluants, ainsi que les mesures d’accompagnement, associées au plan Oxygène de la Métropole de Lyon ont été concertées avec les représentants des professionnels, les communes situées sur le territoire de la Métropole de Lyon, les chambres consulaires ainsi qu’avec les techniciens de l’Autorité Organisatrice des Mobilités des Territoires Lyonnais (SYTRAL Mobilités) et la Région Auvergne- Rhône-Alpes ;
Considérant que le Plan Oxygène de la Métropole de Lyon, adopté par délibération n° 2016- 1304 du Conseil de la Métropole du 27 Juin 2016, prévoit la mise en place, sur le territoire de la Métropole de Lyon, d’une zone à faibles émissions mobilité (ZFEm) au sens de l’article L.2213-4-1 du Code général des collectivités territoriales, restreignant la circulation des véhicules les plus polluants ;
Sur proposition des services de la Métropole de Lyon ;
ARRETE
ARTICLE 1
Une zone à faibles émissions mobilité (ZFEm), au sens de l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales, est créée sur le territoire de la métropole de Lyon jusqu’au 31 décembre 2034 sur une partie des voies ouvertes à la circulation publique situées sur le territoire des communes de Bron, Caluire-et-Cuire, Lyon, Vénissieux et Villeurbanne.
Cette zone s’applique sur le périmètre tel que délimité sur la carte annexée au présent arrêté (Annexe 1).
La liste des voies ouvertes à la circulation publique totalement ou partiellement exclues du périmètre pour les communes de Caluire-et-Cuire, Lyon et Villeurbanne est précisée en annexe au présent arrêté (Annexe 2).
La liste des voies ouvertes à la circulation publique totalement ou partiellement incluses dans le périmètre pour les communes de Bron et Vénissieux est précisée en annexe au présent arrêté (Annexe 3).
À compter du 1 er janvier 2028, l’accès et la circulation y sont interdits en permanence (24h/24 et 7js/7) pour les véhicules classés Crit’Air 2 conformément à la classification établie par l’arrêté du 21 juin 2016 susvisé, relevant des catégories suivantes, au sens de l’article R.311-1 du code de la route :leur qualité ; celles-ci
Page : 5
- Véhicules à moteur conçus et construits pour le transport de personnes et ayant au moins quatre roues, de catégorie « M1 », et « Voiture particulière » ;
- Véhicules à moteur à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de catégorie « L ».
Les dispositions du présent arrêté sont applicables sous réserve des mesures plus restrictives mises en place en application de l’arrêté préfectoral en vigueur relatif aux procédures d’information- recommandation et d’alerte du public en cas d’épisode de pollution de l’air ambiant dans le département du Rhône.
ARTICLE 2
La mesure instaurée à l’article 1 er ne s’applique pas :
- aux véhicules d'intérêt général prioritaires ou bénéficiant de facilités de passage au sens des paragraphes 6.4, 6.5 et 6.6 de l'article R. 311-1 du code de la route ;
- aux véhicules du ministère de la défense ;
- aux véhicules affichant une carte « mobilité inclusion » comportant la mention « stationnement pour les personnes handicapées » ou une carte de stationnement pour personnes handicapées ;
- aux véhicules de convois exceptionnels munis d’une autorisation préalable ou d’un récépissé de déclaration préalable, au sens de l’article R.433-1 du Code de la route.
- aux véhicules affectés aux associations agréées de sécurité civile, dans le cadre de leurs missions, munis d’un document fourni par l’association prouvant leur qualité ; celles-ci doivent en faire la demande auprès de la Métropole
- aux véhicules utilisés par les associations d’intérêt général, dans le cadre de leurs activités, munis d’un document fourni par l’association prouvant leur qualité ; celles-ci doivent en faire la demande auprès de la Métropole
- aux véhicules présentant un intérêt historique (véhicules dits de collection) au sens du paragraphe 6.3 de l’article R.311-1 du code de la route ; leurs propriétaires doivent en faire la demande auprès de la Métropole
ARTICLE 3
Conformément à l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales, des dérogations individuelles à caractère temporaire peuvent être délivrées, selon les modalités définies aux articles 4 et 5 du présent arrêté, pour les véhicules listés ci-dessous :
- véhicules utilisés par les personnes pouvant justifier de l’achat de véhicule(s) de catégories « M1 », « Voiture Particulière » et « L » classés Crit’Air 0 et 1 mais dont les délais de livraison sont importants ;
- véhicules immatriculés au nom de personnes ayant un usage occasionnel de leur véhicule et amenés à circuler au sein du périmètre de la ZFEm dans le cadre de déplacements liés aux loisirs ou à la vie sociale.ts chargés des
Page : 6
ARTICLE 4
Les demandes de dérogations doivent être motivées et être adressées à la Métropole par le biais de la plateforme de services numériques de l'agglomération lyonnaise à l’adresse suivante :
www.toodego.com/zfe
Les justificatifs délivrés doivent être rendus visibles ou tenus à la disposition des agents chargés des contrôles .
ARTICLE 5
Pour les véhicules immatriculés au nom de personnes ayant un usage occasionnel de leur véhicule et amenés à circuler au sein du périmètre de la ZFEm dans le cadre de déplacements liés aux loisirs ou à la vie sociale, les dérogations individuelles sont accordées selon les modalités spécifiques suivantes :
- Ces véhicules ne sont autorisés à circuler au sein du périmètre de la ZFEm que dans la limite de 52 jours par an pendant la période comprise entre le 1 er janvier 2028 et le 31 décembre 2034.
- Les bénéficiaires doivent obligatoirement créer un compte sur la plateforme de services numériques de l'agglomération lyonnaise « Toodego » et déclarer, via cette même plateforme, les dates auxquelles ils souhaitent utiliser les véhicules concernés pour circuler au sein du périmètre de la ZFEm.
Pour les véhicules utilisés par les personnes pouvant justifier de l’achat de véhicule(s) de catégories « M1 », « Voiture Particulière » et « L » classés Crit’Air 0 et 1 mais dont les délais de livraison sont importants, les dérogations individuelles sont accordées pour une durée de 6 mois non renouvelable.
Dans tous les cas, la délivrance des dérogations individuelles est conditionnée à une démarche volontaire du bénéficiaire qui l’engage dans un dialogue avec les conseillers en mobilité de la Métropole pour le bon aboutissement de son projet de mobilité à faibles émissions.
ARTICLE 6
Le présent arrêté fera l’objet d’une publication sous forme électronique, dans les conditions fixées
par les articles L.3131-1 et R. 3131-2 du code général des collectivités territoriales.
ARTICLE 7
Les infractions au présent arrêté seront constatées par procès-verbal et réprimées selon les textes et la réglementation en vigueur.
ARTICLE 8
Outre les recours gracieux et hiérarchiques qui s'exercent dans le même délai, un recours contentieux pour excès de pouvoir peut être déposé au tribunal administratif de Lyon (Palais des Juridictions Administratives - 184 rue Duguesclin - 69433 LYON CEDEX 03), ou effectué par voie dématérialisée sur le site www.telerecours.fr, dans un délai de deux mois à compter de la publication du présent arrêté.Page : 7
ARTICLE 9
La Directrice Générale des Services de la Métropole de Lyon et le Directeur Départemental de la Sécurité Publique, le Directeur du Service Départemental Métropolitain d'Incendie et de Secours et tous agents de la force publique et de la police municipale sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté, dont copie sera adressée :
- au Préfet du Rhône,
- au Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Rhône,
- au Président du Conseil régional de la Région Auvergne-Rhône-Alpes,
- au Président du Conseil départemental du Rhône,
- aux services urbains de la Métropole de Lyon : voirie, eau et propreté,
- à l’Autorité Organisatrice des Mobilités des Territoires Lyonnais (SYTRAL Mobilités),
- aux Maires des communes de Bron, Caluire-et-Cuire, Lyon, Vénissieux et Villeurbanne.
À Lyon, le
Le Président de la Métropole de Lyon,
Bruno BERNARDTA
TR:
ZFE DE LA METROPOLE DE LYON
PÉRIMÈTRE ET INFRASTRUCTURES
SOUMISES À RÈGLEMENTATION
N Janvier 2028
A432
A465S
Æ Périmètre ZFEm
Voies structurantes d'agglomération
non soumises à la réglementation
LU 0 1 2 3 4km usé Oudou FLO
Page : 8
ANNEXE 1
Périmètre de la Zone à Faibles Émissions mobilité de la Métropole de Lyon.
Véhicules de catégories M1, Voiture particulière et L, classés Crit’Air 2.Page : 9
ANNEXE 2
Liste des voies totalement ou partiellement exclues du périmètre de la ZFEm pour les communes de Caluire-et-Cuire, Lyon et Villeurbanne.
Véhicules de catégories M1, Voiture particulière et L, classés Crit’Air 2.
Pour les voies partiellement exclues du périmètre de la ZFE, les sections non concernées par la mesure d'interdiction de circulation sont précisées entre parenthèses
CALUIRE-ET-CUIRE
Avenue de Poumeyrol (entre Montée des
Soldats et Route de Strasbourg)
Boulevard des Oiseaux
Boulevard Périphérique Nord Extérieur
Boulevard Périphérique Nord lntérieur
Bretelle 1 à 7 Porte de La Pape
Bretelle 1 à 4 Porte de Saint-Clair
Bretelle Bellevue
Chemin de Balme Baron
Chemin de Crépieux (Entre le 148 et le 157)
Chemin de Halage
Chemin de la Belle Cordière
Chemin de la Prairie
Chemin de la Vire
Chemin des Maraîchers
Chemin du Bac à Traille
Chemin du Désert
Chemin du Ravin
Chemin du Vieux Crépieux
Chemin Norberto Gomes Moreira
Chemin Pierre Drevet
Impasse 87 Route de Strasbourg
Impasse Charles Besseas
Place de Crépieux
Pont Paul Bocuse
Quai Clémenceau (Entre le 121 et Fontaines-
sur-Saône)
Route de Strasbourg (Entre l’Ancienne route
de Strasbourg et Rillieux-la-Pape)
Rue Pierre Bourgeois
Tunnel de Caluire Extérieur
Tunnel de Caluire lntérieur
Tunnel du Quai Bellevue
Viaduc Joseph Picot
LYON
Axe M6 de Lyon à Paris
Axe M6 de Paris à Lyon
Axe M7 de Lyon à Marseille
Axe M7 de Marseille à Lyon
Allée de Beaulieu-Montribloud
Allée de la Sauvegarde
Avenue 25ème Régiment des Tirailleurs
Sénégalais (Entre le rond-point de la Porte
de Vaise et l'Avenue de Lanessan)
Avenue Ben Gourion
Avenue de Lanessan
Avenue du Frenee 137 et Saint-Cyr-
Entre le 47 et le 82)
Page : 10
Avenue Général Eisenhower (Entre le 2 et le
8)
Bretelle 1 à 4 Porte de Rochecardon
Bretelle 1 à 4 Porte de Vaise
Bretelle Tassin Voie Nord
Bretelle Tassin Voie Sud
Boulevard Laurent Bonnevay Extérieur
Boulevard Laurent Bonnevay lntérieur
Chemin de Galatin et des Sablières
Chemin de Montessuy
Chemin de Montpellas
Chemin des Charbottes
Chemin du Bas Port
Chemin du Petit Montessuy
Grande Rue de Saint Rambert
Impasse Auguste Rodin
Impasse de la Garde
Impasse de la Mouchonne
Impasse Saint Loup
Montée de la Sauvagère
Montée des Balmes
Place Bernard Schonberg
Place de Saint Rambert
Place Henri Barbusse
Place Maurice Bariod
Place Notre Dame
Place Pierre Puget
Pont de l'Ile Barbe
Pont de la Mulatière
Pont Pasteur
Porte de Vaise
Quai de Beaucaire
Quai des Etroits
Quai Raoul Carrié
Rue Albert Camus
Rue Albert Chalinel
Rue Albert Falsan
Rue Camille de Neuville
Rue Charles Porcher
Rue Claude Debussy
Rue Claude Faye
Rue Claude Le Laboureur
Rue Clavière
Rue d'Amsterdam
Rue d'Arles
Rue d'Avignon
Rue de Bale
Rue de Chalon-sur-Saone
Rue de Dijon
Rue de Dole
Rue de Fos-sur-Mer
Rue de la Garde
Rue de l'Arbaletière
Rue de l'Ardoise
Rue de Saint-Cyr (Entre le 137 et Saint-Cyr-
au-Mont-d’Or)
Rue de Trèves
Rue des Aqueducs (Entre le 47 et le 82)
Rue des Contrebandiers (Entre le 16 et le 18)
Rue des Docteurs Cordier
Rue des Rivières
Rue du Pont Cotton
Rue Ernest Fabrègue
Rue Fayolle
Rue Gabriel Chevallier
Rue Général Girodon(Entre le 33 et la Rue
re le 409 et la Rue
Entre le 18 et le 34)
Page : 11
Rue Gilgain
Rue Hector Berlioz
Rue Jean Perrin
Rue Jean-Baptiste Chopin
Rue Jean-Baptiste Couty
Rue Joliot Curie (Entre le 98 et le 199)
Rue Jolivet
Rue Joseph Folliet
Rue Louis Bouquet (Entre le 5 et le 10)
Rue Malibran
Rue Marc Boegner
Rue Maréchal de Lattre de Tassigny
Rue Pierre Baizet (Entre le 46 et le 82)
Rue Pierre Termier
Rue Pierre Valdo (Entre le 180 et le 183)
Rue Professeur Patel (Entre le 33 et la Rue
de Montribloud)
Rue Sylvain Simondan
Rue Velten
Square Maurice Ravel
Square Paul Cézanne
Trémies 1 à 7 du Centre d'Échange de
Perrache
Tunnel de Caluire Extérieur
Tunnel de Caluire lntérieur
Tunnel de la Duchère Extérieur
Tunnel de la Duchère lntérieur
Tunnel de Rochecardon Extérieur
Tunnel de Rochecardon lntérieur
Tunnel Routier de Fourvière
VILLEURBANNE
Allée Assia Djebar
Allée des Cèdres
Allée du Caporal Maupas
Allée du Mens
Allée Gerda Taro
Allée Louis Pergaud
Allée Marcel Doret
Allée Paulette Cornu
Allée Sergueï Paradjanov
Autoroute A42 de Genève à Lyon
Autoroute A42 de Lyon à Genève
Avenue Ampère
Avenue de Bel Air (Entre le 18 et le 34)
Avenue de la Rize
Avenue Marcel Cerdan (Entre le 17 et le 59)
Boulevard Laurent Bonnevay Extérieur
Boulevard Laurent Bonnevay lntérieur
Boulevard Périphérique Nord Extérieur
Boulevard Périphérique Nord lntérieur
Bretelle 1 à 9 Porte de Croix-Luizet
Bretelle 1 Porte de la Doua
Chemin de Halage
Chemin de l'Ancienne Digue
Cours Emile Zola (Entre le 409 et la Rue
Léon Blum)
Esplanade Miriam Makeba
Impasse Baconnier
Impasse des Moineaux
Impasse du Marais
Impasse du Rêve215 et Vaulx-en-
Page : 12
Jardin de l'Embellie
Parc Jorge Semprun
Petite Rue du Roulet
Place de la Paix
Place des Allobroges
Pont de Croix-Luizet
Pont de Cusset
Rue Abbé A Firmin
Rue Alfred de Musset
Rue André Buffière
Rue Bernard Lecache
Rue Blasco Ibanez
Rue Charlotte Delbo
Rue de la Digue
Rue de la Poudrette
Rue de la Prairie
Rue de la Soie
Rue de l'Epi de Blé
Rue de Pierrefrite
Rue de Verdun
Rue Debut
Rue Decomberousse
Rue des Acacias
Rue des Bluets
Rue des Bons Amis
Rue des Brosses
Rue des Coquelicots
Rue des Jardins
Rue des Prés
Rue Douaumont
Rue du 4 Août 1789 (Entre le Pont de Cusset
et Vaulx-en-Velin)
Rue du Bel Air
Rue du Canal
Rue du Caporal Morange
Rue du Cimetière
Rue du Clos Mon Désir
Rue du Luxembourg
Rue du Marais
Rue du Pont des Planches
Rue du Roulet
Rue du Vert Buisson
Rue Edison
Rue Eugène Pottier
Rue Francia
Rue Henri Legay
Rue Jean Bertin
Rue Jean Voillot
Rue Léo Lagrange
Rue Léon Blum (Entre le 215 et Vaulx-en-
Velin)
Rue Léon Piat
Rue Louis Jarnet
Rue Louis Maynard
Rue Louis Teillon
Rue Lucette et René Desgrand
Rue Marcel Doret
Rue Mimi Pinson
Rue Monge
Rue Nicolas Garnier
Rue Olympe de Gouges
Rue Sabine Zlatin
Rue Saint Jean
Rue Serge Ravanel
Rue Séverine
Rue Tranquille83etle
Page : 13
Rue Willy Brandt
Rue Yvonne Chanu (Entre le 13 et le
Boulevard Laurent Bonnevay)
Square de la Concorde
Square Marcel Doret=ntre le 4 et
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Page : 14
ANNEXE 3
Liste des voies totalement ou partiellement incluses dans le
périmètre de la ZFEm pour les communes de Bron et Vénissieux.
Véhicules de catégories M1, Voiture particulière et L, classés
Crit’Air 2.
Pour les voies partiellement incluses du périmètre de la ZFE, les sections concernées par la mesure d'interdiction de circulation sont précisées entre parenthèses
BRON
Allée des Charmilles
Allée des Platanes
Allée du Grand Cèdre
Avenue du Doyen Jean Lépine
Avenue Franklin Roosevelt
Boulevard Emile Bollaert
Boulevard Pinel
Chemin des Balmes
Impasse Bernard Vallot
Impasse Callemard
Impasse Chapuis
Impasse des Coquelicots
Impasse des Muguets
Montée des Charmilles
Passage Verdier Nord
Passage Verdier Sud
Place Kimmerling
Route de Genas
Rue André Hermann
Rue Bernard Vallot
Rue Cortelain
Rue de la Paix
Rue de la Perle
Rue de l'Humanité
Rue de l'Industrie
Rue de Reims (Entre le 4 et le 6)
Rue de Solesmes
Rue des Bleuets
Rue des Bruyères
Rue des Communaux
Rue des Cyclamens
Rue des Epis
Rue des Essarts
Rue des Genêts
Rue des Guillandes
Rue des Iris
Rue des Myosotis
Rue des Paquerettes
Rue des Sycomores
Rue du 19 Mars 1962
Rue du Parc
Rue du Sergent Buttin
Rue du Verdier
Rue du Vinatier
Rue Edouard Branly
Rue Elie Métral
Rue Emile Bressat
Rue Georges ClémenceauPage : 15
Rue Henri Teissier
Rue Jacques Daligand
Rue Julien Baudrand
Rue Laborde
Rue Léon Boyer
Rue Léon Paviot
Rue Lionel Terray
Rue Louis Blanc
Rue Martin
Rue Neuve des Essarts
Rue Pierre Bourdan
Rue Sigismond Brissy
Rue Wilson
VENISSIEUX
Place Jules Grandclément
Rue Anatole France
Place du Moulin à Vent
Rue Paul Reverchon
Rue Clos Saunier
Impasse Meillon
Rue Gustave Flaubert
Impasse Puiseurs
Impasse François Marie
Impasse Roger Salengro
Allée Gigondas
Allée Chenas
Allée des Closes
Rue des Alpes
Rue Eparvier
Promenade Joseph Muntz
Rue Jean Berlioz
Rue Jean Chabry
Allée Chiroubles
Rue des Pyrénées
Rue Jean Chevailler
Rue Louis de Saint Just
Impasse Jean Mercy
Allée Juliènas
Allée Brouilly
Allée Morgon
Rue Paul Jaillet
Rue François Gros
Passage de l'Auberge de Jeunesse
Square Ludovic Bonin
Rue Chausson
Allée des Acacias
Rue Louise Michel
Voie sans dénomination
Rue Ludovic Bonin
Rue Oradour sur Glane
Rue du Vercors
Rue Louis Blanc
Rue Jean Lurçat
Rue du Moulin à Vent
Place Ennemond Romand
Allée du Moulin à Vent
Rue de la Lozère
Rue Paul VerlainePage : 16
Rue Georges Marrane
Rue Pierre Brossolette
Rue du Sablon
Rue Vaillant Couturier
Rue Roger Salengro
Boulevard Pinel
Rue Ernest Renan
Avenue du Docteur Georges Lévy
Rue Honoré de Balzac
Rue du Professeur Roux
Route de Vienne (Entre la Rue Honoré de
Balzac et Lyon)
Avenue Francis de Pressensé (Entre
l’Avenue du Docteur Georges Lévy et
Lyon)
Boulevard Irène Joliot Curie (Entre le 20 et
Lyon)
Avenue VivianiPage : 17en. E
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MIRE Te) 0182
GRAND LYON
la Mét
Page : 1
Police de la circulation
Extrait du registre des arrêtés du Président
Communes de : Bron – Caluire-et-Cuire – Champagne-au-Mont-d’Or – Dardilly – Écully – La Mulatière – Limonest - Lyon – Oullins – Pierre-Bénite – Saint-Fons – Tassin-la-Demi-Lune – Vaulx- en-Velin - Vénissieux – Villeurbanne.
Arrêté Temporaire N°
Objet : Zone à Faibles Émissions mobilité sur le territoire de la Métropole de Lyon. Véhicules de catégories M1, Voiture particulière et L, non classés ou classés Crit’Air 5, 4 et 3.
Réglementation temporaire de la circulation.
Le Président de la Métropole de Lyon
Vu la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe,
Vu la directive 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques,
Vu le Code général des collectivités territoriales, et notamment les articles L.3642-2 I 5°, L.2213-1, L.2213-4-1, L.2213-4-2, R.2213-1-0-1, D.2213-1-0-2 et D.2213-1-0-3,
Vu le Code de la route, et notamment les articles L.318-1, L.411-6, R.311-1, R.318-2, R.411-8, R.411-19-1, R.411-25, R.411-26 et R.433-1,
Vu le Code de la voirie routière,
Vu le Code de l’action sociale et des familles, et notamment ses articles L.241-3 et L.241-3-2,
Vu le Code de l’environnement, et notamment ses articles L.123-19-1, L.221-1, L.222-4, L.224-8 et L.229-26,
Vu le Code de l’énergie, et notamment son article D.251-8-1,
Vu la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles,
Vu la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d'orientation des mobilités,
Vu la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets,
Vu le décret n°2009-615 du 3 juin 2009 modifié fixant la liste des routes à grande circulation,
Vu le décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010 relatif à la qualité de l’air,
Vu le décret n° 2016-847 du 28 juin 2016 relatif aux zones à circulation restreinte,air,
Page : 2
Vu le décret n° 2016-858 du 29 juin 2016 relatif aux certificats qualité de l'air,
Vu le décret n° 2017-782 du 5 mai 2017 renforçant les sanctions pour non-respect de l'usage des certificats qualité de l'air et des mesures d'urgence arrêtées en cas d'épisode de pollution atmosphérique,
Vu le décret n° 2020-1138 du 16 septembre 2020 relatif au non-respect de manière régulière des normes de la qualité de l'air donnant lieu à une obligation d'instauration d'une zone à faibles émissions mobilité,
Vu le décret n°2022-99 du 1er février 2022 relatif aux conditions de l’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité,
Vu le décret n°2022-1641 du 23 décembre 2022 relatif aux conditions de l’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants situées sur le territoire métropolitain,
Vu l’arrêté du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et autoroutes,
Vu l’instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR) du 22 octobre 1963 modifiée,
Vu l’arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules,
Vu l’arrêté du 21 juin 2016 modifié établissant la nomenclature des véhicules classés en fonction de leur niveau d’émissions de polluants atmosphériques en application de l’article R.318-2 du code de la route,
Vu l’arrêté inter préfectoral n° DDPP-DREAL 2022-279 du 24 novembre 2022 portant approbation de la révision du Plan de Protection de l’Atmosphère de l’agglomération lyonnaise,
Vu l’arrêté préfectoral n° 69-2022-08-14-00017 du 24 août 2022 relatif aux procédures préfectorales d’information-recommandation et d’alerte du public en cas d’épisode de pollution de l’air ambiant dans le département du Rhône,
Vu l’étude justifiant le renforcement de la zone à faibles émissions mobilité de la Métropole de Lyon, établie conformément aux dispositions des articles L.2213-4-1 et R.2213-1-0-1 du code général des collectivités territoriales,
Vu les avis recueillis dans le cadre de la consultation s’étant déroulée du au conformément aux dispositions des articles L.2213-4-1 et R.2213-1-0-1 du code général des collectivités territoriales,
Vu les observations et propositions recueillis dans le cadre de la procédure de mise à disposition du public prévue au III de l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales et établie conformément à l’article L.123-19-1 du code de l’environnement qui s’est déroulée du au ,
Vu la synthèse des observations et propositions du public et leur prise en considération préalablement à l’adoption de la décision, conformément à l’article L.123-19-1 du code de l’environnement ;
Vu le Plan de Déplacements Urbains de l’agglomération lyonnaise approuvé en 1997 et révisé en 2017,
Vu le rapport d’ATMO AURA relatif à la qualité de l’air dans l’agglomération lyonnaise en 2019, publié en septembre 2020,
Vu l’avis du Préfet au titre de l'article R.411-8 du code de la route relatif à la police de la circulation sur les voies classées à grande circulation en date du ,
Vu l’arrêté n°2022-ZFE-005 du Président de la Métropole de Lyon en date du 10 juin 2022,
Vu l’arrêté n°2023-02-28-R-0129 du président de la Métropole de Lyon en date du 28 février 2023 portant délégation de signature à Monsieur Jean-Charles KOHLHAAS, Vice-président délégué,un AE SE
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Considérant le caractère cancérogène certain de la pollution atmosphérique établi par le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé, dans son rapport du 17 octobre 2013 ;
Considérant les conclusions du rapport « Données relatives aux aspects sanitaires de la pollution atmosphérique » remis par l’Organisation Mondiale de la Santé à la Commission européenne en juillet 2013 dans le cadre de la révision de la directive 2008/50/CE sur le lien entre l’exposition au dioxyde d’azote et des effets néfastes sur la santé à court terme ;
Considérant les avis motivés adressés à la France par la Commission Européenne les 29 avril 2015 et 15 février 2017 pour dépassement des valeurs limites de dioxyde d’azote (NO2) et de particules fines (PM10) fixés par la directive 2008/50/CE ;
Considérant le recours introduit le 17 mai 2018 par la Commission Européenne à l’encontre de la France auprès de la Cour de Justice de l’Union Européenne pour dépassement des valeurs limites de qualité de l'air fixées et manquement à l'obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement ;
Considérant l’arrêt rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne le 19 novembre 2014 jugeant que le respect des valeurs limites de dioxyde d’azote dans l’atmosphère constitue une obligation de résultat pour les États membres ;
Considérant l’arrêt rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne le 24 octobre 2019 condamnant la France pour manquement aux obligations issues de la directive 2008/50/CE du 21 mai 2008 relative à la qualité de l’air et obligeant l’État français à s’y conformer dans les meilleurs délais ;
Considérant que dans ses décisions rendues le 12 juillet 2017 et le 10 juillet 2020, le Conseil d’État a enjoint, sous astreinte, au gouvernement français de prendre toutes les mesures nécessaires pour ramener les concentrations en dioxyde d’azote et en particules fines PM10 sous les valeurs limites ;
Considérant le bilan dressé par l’agence nationale de santé publique « Santé Publique France » qui fait état en 2021 de 40 000 décès prématurés par an, dus particulièrement à l’exposition aux particules fines, et d’une perte d’espérance de vie de près de 8 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus ;
Considérant les nouvelles lignes directrices mondiales sur la qualité de l’air, publiées le 22 septembre 2021 par l’Organisation Mondiale de la Santé, divisant par 4 les seuils de qualité de l’air qu’elle recommandait en 2005 concernant le dioxyde d’azote NO2, soit désormais 10 μg/m3 en moyenne annuelle au lieu de 40, par 2 les seuils pour les particules fines PM 2,5, soit 5 μg/m3 en moyenne annuelle, et abaissant de 20 à 15 μg/m 3 le seuil recommandé pour les particules fines de gabarit PM10 ;
Considérant que les concentrations mesurées en dioxyde d’azote dépassent de façon répétée les seuils réglementaires fixés par la directive 2008/50/CE sur le territoire de la Métropole de Lyon ;
Considérant que la directive 2008/50/CE susvisée indique que des mesures destinées à limiter les émissions dues aux transports grâce à la planification et à la gestion du trafic peuvent être mises en œuvre afin d’atteindre les objectifs fixés ;
Considérant que le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) de l’agglomération lyonnaise cite les mesures de restriction à la circulation de certaines catégories de véhicules parmi les actions pouvant être mises en œuvre pour atteindre les objectifs de réduction de la pollution atmosphérique ;permanente afin
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Considérant la part significative du trafic routier de transport de personnes dans les émissions de polluants atmosphériques, notamment sur les émissions de dioxyde d’azote et les émissions de particules fines, constatée par l’Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air, ATMO Auvergne-Rhône-Alpes sur l’agglomération lyonnaise ;
Considérant la nécessité de mettre en place des restrictions de circulation permanente afin de garantir l’efficience du dispositif ZFEm et obtenir des résultats sanitaires bénéfiques pour la population ;
Considérant que les véhicules particuliers et les deux roues représentent 53,2% des émissions d’oxydes d’azote et 63,5% des émissions de particules fines sur le territoire de la Métropole de Lyon, selon les résultats de calcul de l’association ATMO Auvergne-Rhône-Alpes ;
Considérant la nécessité d’adopter une mise en place graduée des restrictions de circulation afin de permettre une transition progressive du parc de véhicules circulant sur le territoire de la Métropole de Lyon vers des catégories de véhicules moins polluantes ;
Considérant le délai et les investissements nécessaires à la mise aux normes de certains véhicules pour se conformer aux nouvelles mesures ;
Considérant que les mesures de restriction de circulation des véhicules les plus polluants, ainsi que les mesures d’accompagnement, associées au plan Oxygène de la Métropole de Lyon ont été concertées avec les représentants des professionnels, les communes situées sur le territoire de la Métropole de Lyon, les chambres consulaires ainsi qu’avec les techniciens de l’Autorité Organisatrice des Mobilités des Territoires Lyonnais (SYTRAL Mobilités) et la Région Auvergne- Rhône-Alpes ;
Considérant que le Plan Oxygène de la Métropole de Lyon, adopté par délibération n° 2016- 1304 du Conseil de la Métropole du 27 Juin 2016, prévoit la mise en place, sur le territoire de la Métropole de Lyon, d’une zone à faibles émissions mobilité (ZFEm) au sens de l’article L.2213-4-1 du Code général des collectivités territoriales, restreignant la circulation des véhicules les plus polluants ;
Sur proposition des services de la Métropole de Lyon ;
ARRETE
ARTICLE 1
Une zone à faibles émissions mobilité (ZFEm), au sens de l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales, est créée sur le territoire de la métropole de Lyon jusqu’au 31 décembre 2034 sur une partie des voies ouvertes à la circulation publique situées sur le territoire des communes de Bron, Caluire-et-Cuire, Champagne-au-Mont-d’Or, Dardilly, Écully, La Mulatière, Limonest, Lyon, Oullins, Pierre-Bénite, Saint-Fons, Tassin-la-Demi-Lune, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne.
Cette zone s’applique sur le périmètre tel que délimité sur la carte annexée au présent arrêté (Annexe 1).ce (24h/24 et
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La liste des voies ouvertes à la circulation publique totalement ou partiellement exclues du périmètre pour les communes de Caluire-et-Cuire, Lyon et Villeurbanne est précisée en annexe au présent arrêté (Annexe 2).
La liste des voies ouvertes à la circulation publique totalement ou partiellement incluses dans le périmètre pour les communes de Bron, Champagne-au-Mont-d’Or, Dardilly, Écully, La Mulatière, Limonest, Oullins, Pierre-Bénite, Saint-Fons, Tassin-la-Demi-Lune, Vaulx-en-Velin et Vénissieux est précisée en annexe au présent arrêté (Annexe 3).
À compter du 1 er janvier 2024 et jusqu’au 31 décembre 2024, l’accès et la circulation y sont interdits en permanence (24h/24 et 7js/7) pour les véhicules non classés ou classés Crit’Air 5 et 4 conformément à la classification établie par l’arrêté du 21 juin 2016 susvisé, relevant des catégories suivantes, au sens de l’article R.311-1 du code de la route :
- Véhicules à moteur conçus et construits pour le transport de personnes et ayant au moins quatre roues, de catégorie « M1 », et « Voiture particulière » ;
- Véhicules à moteur à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de catégorie « L ».
À compter du 1 er janvier 2025, l’accès et la circulation y sont interdits en permanence (24h/24 et 7js/7) pour les véhicules non classés ou classés Crit’Air 5, 4, et 3 conformément à la classification établie par l’arrêté du 21 juin 2016 susvisé, relevant des catégories suivantes, au sens de l’article R.311-1 du code de la route :
- Véhicules à moteur conçus et construits pour le transport de personnes et ayant au moins quatre roues, de catégorie « M1 », et « Voiture particulière » ;
- Véhicules à moteur à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de catégorie « L ».
Les dispositions du présent arrêté sont applicables sous réserve des mesures plus restrictives mises en place en application de l’arrêté préfectoral en vigueur relatif aux procédures d’information- recommandation et d’alerte du public en cas d’épisode de pollution de l’air ambiant dans le département du Rhône.
Les restrictions de circulation peuvent être temporairement levées sur les voies structurantes d’agglomération incluses dans le périmètre de la ZFEm (voies dénommées M6, M7, RD383 et BPNL), voies qui constituent des itinéraires de délestage du réseau routier national pré-identifiés dans les plans de gestion de trafic ou dans les dossiers d'exploitation sous chantier, lorsqu'il sera nécessaire de les mettre en œuvre.
Cette levée temporaire des restrictions de circulation est limitée dans l’espace aux seuls tronçons concernés par la déviation et dans le temps à la durée de l’évènement nécessitant la mise en œuvre de la déviation.
ARTICLE 2
La mesure instaurée à l’article 1 er ne s’applique pas :
- aux véhicules d'intérêt général prioritaires ou bénéficiant de facilités de passage au sens des paragraphes 6.4, 6.5 et 6.6 de l'article R. 311-1 du code de la route ;leur qualité ; celles-ci
Page : 6
- aux véhicules du ministère de la défense ;
- aux véhicules affichant une carte « mobilité inclusion » comportant la mention « stationnement pour les personnes handicapées » ou une carte de stationnement pour personnes handicapées ;
- aux véhicules de convois exceptionnels munis d’une autorisation préalable ou d’un récépissé de déclaration préalable, au sens de l’article R.433-1 du Code de la route.
- aux véhicules affectés aux associations agréées de sécurité civile, dans le cadre de leurs missions, munis d’un document fourni par l’association prouvant leur qualité ; celles-ci doivent en faire la demande auprès de la Métropole
- aux véhicules utilisés par les associations d’intérêt général, dans le cadre de leurs activités, munis d’un document fourni par l’association prouvant leur qualité ; celles-ci doivent en faire la demande auprès de la Métropole
- aux véhicules présentant un intérêt historique (véhicules dits de collection) au sens du paragraphe 6.3 de l’article R.311-1 du code de la route ; leurs propriétaires doivent en faire la demande auprès de la Métropole
ARTICLE 3
Conformément à l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales, des dérogations individuelles à caractère temporaire peuvent être délivrées, selon les modalités définies aux articles 4, 5 et 6 du présent arrêté, pour les véhicules listés ci-dessous :
- véhicules utilisés par les personnes pouvant justifier de l’achat de véhicule(s) de catégories « M1 », « Voiture Particulière » et « L » classés Crit’Air 0 et 1 mais dont les délais de livraison sont importants ;
- véhicules immatriculés au nom de personnes ayant un usage occasionnel de leur véhicule et amenés à circuler au sein du périmètre de la ZFEm dans le cadre de déplacements liés aux loisirs ou à la vie sociale.
ARTICLE 4
Les demandes de dérogations doivent être motivées et être adressées à la Métropole par le biais de la plateforme de services numériques de l'agglomération lyonnaise à l’adresse suivante :
www.toodego.com/zfe
Les justificatifs délivrés doivent être rendus visibles ou tenus à la disposition des agents chargés des contrôles .
ARTICLE 5
Pour les véhicules immatriculés au nom de personnes ayant un usage occasionnel de leur véhicule et amenés à circuler au sein du périmètre de la ZFEm dans le cadre de déplacements liés aux loisirs ou à la vie sociale, les dérogations individuelles sont accordées selon les modalités spécifiques suivantes :E - ER
Page : 7
- Ces véhicules ne sont autorisés à circuler au sein du périmètre de la ZFEm que dans la limite de 52 jours par an pendant la période comprise entre le 1 er janvier 2024 et le 31 décembre 2034.
- Les bénéficiaires doivent obligatoirement créer un compte sur la plateforme de services numériques de l'agglomération lyonnaise « Toodego » et déclarer, via cette même plateforme, les dates auxquelles ils souhaitent utiliser les véhicules concernés pour circuler au sein du périmètre de la ZFEm.
ARTICLE 6
Pour les véhicules utilisés par les personnes pouvant justifier de l’achat de véhicule(s) de catégories « M1 », « Voiture Particulière » et « L » classés Crit’Air 0 et 1 mais dont les délais de livraison sont importants, les dérogations individuelles sont accordées pour une durée de 6 mois non renouvelable.
Dans tous les cas, la délivrance des dérogations individuelles est conditionnée à une démarche volontaire du bénéficiaire qui l’engage dans un dialogue avec les conseillers en mobilité de la Métropole pour le bon aboutissement de son projet de mobilité à faibles émissions.
ARTICLE 7
Le présent arrêté fera l’objet d’une publication sous forme électronique, dans les conditions fixées
par les articles L.3131-1 et R. 3131-2 du code général des collectivités territoriales.
ARTICLE 8
Les infractions au présent arrêté seront constatées par procès-verbal et réprimées selon les textes et la réglementation en vigueur.
ARTICLE 9
L’arrêté n° 2022-ZFE-005 du Président de la Métropole de Lyon en date du 10 juin 2022 est abrogé à compter du 1 er janvier 2024.
ARTICLE 10
Outre les recours gracieux et hiérarchiques qui s'exercent dans le même délai, un recours contentieux pour excès de pouvoir peut être déposé au tribunal administratif de Lyon (Palais des Juridictions Administratives - 184 rue Duguesclin - 69433 LYON CEDEX 03), ou effectué par voie dématérialisée sur le site www.telerecours.fr, dans un délai de deux mois à compter de la publication du présent arrêté.Page : 8
ARTICLE 11
La Directrice Générale des Services de la Métropole de Lyon et le Directeur Départemental de la Sécurité Publique, le Directeur du Service Départemental Métropolitain d'Incendie et de Secours et tous agents de la force publique et de la police municipale sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté, dont copie sera adressée :
- au Préfet du Rhône,
- au Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Rhône,
- au Président du Conseil régional de la Région Auvergne-Rhône-Alpes,
- au Président du Conseil départemental du Rhône,
- aux services urbains de la Métropole de Lyon : voirie, eau et propreté,
- à l’Autorité Organisatrice des Mobilités des Territoires Lyonnais (SYTRAL Mobilités),
- aux Maires des communes de Bron, Caluire-et-Cuire, Champagne-au-Mont-d’Or, Dardilly, Écully, La Mulatière, Limonest, Lyon, Oullins, Pierre-Bénite, Saint-Fons, Tassin-la-Demi-Lune, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne.
À Lyon, le
Le Président de la Métropole de Lyon,
Bruno BERNARDies M1, Voiture particulière et L, non
A6
M7
A7
GRAND
A47
ZFE DE LA METROPOLE DE LYON
PÉRIMÈTRE ET INFRASTRUCTURES
SOUMISES À REGLEMENTATION
Janvier 2024
A42
N346
A43
D383
A43
M301
A46S «— Périmètre ZFEm
—… Voies Structurantes d'agglomération
soumises à la réglementation
Voies structurantes d'agglomération
non soumises à la réglementation
0 1 2 3 4km nn na tt Page : 9
ANNEXE 1
Périmètre de la Zone à Faibles Émissions mobilité de la Métropole de Lyon pour les véhicules de catégories M1, Voiture particulière et L, non classés ou classés Crit’Air 5, 4 et 3.Page : 10
ANNEXE 2
Liste des voies totalement ou partiellement exclues du périmètre de la ZFEm pour les communes de Caluire-et-Cuire, Lyon et Villeurbanne.
Véhicules de catégories M1, Voiture particulière et L, non classés ou classés Crit’Air 5, 4 et 3.
Pour les voies partiellement exclues du périmètre de la ZFE, les sections non concernées par la mesure d'interdiction de circulation sont précisées entre parenthèses
CALUIRE-ET-CUIRE
Boulevard des Oiseaux
Chemin de Balme Baron
Chemin de Crépieux (Entre le 148 et le 157)
Chemin de la Vire
Chemin des Maraîchers
Chemin du Désert
Chemin du Ravin
Chemin du Vieux Crépieux
Chemin Pierre Drevet
Impasse 87 Route de Strasbourg
Impasse Charles Besseas
Place de Crépieux
Pont Paul Bocuse
Quai Clémenceau (Entre le 121 et Fontaines-
sur-Saône)
Route de Strasbourg (Entre l’Ancienne route
de Strasbourg et Rillieux-la-Pape)
Rue Pierre Bourgeois
LYON
Allée de Beaulieu-Montribloud
Allée de la Sauvegarde
Avenue 25ème Régiment des Tirailleurs
Sénégalais (Entre le rond-point de la Porte
de Vaise et l'Avenue de Lanessan)
Avenue Ben Gourion
Avenue de Lanessan
Avenue du Frene
Avenue Général Eisenhower (Entre le 2 et le
8)
Bretelle 3 Porte de Vaise
Bretelle Tassin Voie Nord
Bretelle Tassin Voie Sud
Chemin de Galatin et des Sablières
Chemin de Montessuy
Chemin de Montpellas
Chemin des Charbottes
Chemin du Bas Port
Chemin du Petit Montessuy
Grande Rue de Saint Rambert
Impasse Auguste Rodin
Impasse de la Garde
Impasse de la Mouchonne
Impasse Saint Loup
Montée de la Sauvagèree 137 et Saint-Cyr-
Entre le 47 et le 82)
(Entre le 33 et la Rue
Page : 11
Montée des Balmes
Place Bernard Schonberg
Place de Saint Rambert
Place Henri Barbusse
Place Maurice Bariod
Place Notre Dame
Place Pierre Puget
Pont de l'Ile Barbe
Porte de Vaise
Quai de Beaucaire
Quai des Etroits
Quai Raoul Carrié
Rue Albert Camus
Rue Albert Chalinel
Rue Albert Falsan
Rue Camille de Neuville
Rue Charles Porcher
Rue Claude Debussy
Rue Claude Faye
Rue Claude Le Laboureur
Rue Clavière
Rue d'Amsterdam
Rue d'Arles
Rue d'Avignon
Rue de Bale
Rue de Chalon-sur-Saone
Rue de Dijon
Rue de Dole
Rue de Fos-sur-Mer
Rue de la Garde
Rue de l'Arbaletière
Rue de l'Ardoise
Rue de Saint-Cyr (Entre le 137 et Saint-Cyr-
au-Mont-d’Or)
Rue de Trèves
Rue des Aqueducs (Entre le 47 et le 82)
Rue des Contrebandiers (Entre le 16 et le 18)
Rue des Docteurs Cordier
Rue des Rivières
Rue du Pont Cotton
Rue Ernest Fabrègue
Rue Fayolle
Rue Gabriel Chevallier
Rue Général Girodon
Rue Gilgain
Rue Hector Berlioz
Rue Jean Perrin
Rue Jean-Baptiste Chopin
Rue Jean-Baptiste Couty
Rue Joliot Curie (Entre le 98 et le 199)
Rue Jolivet
Rue Joseph Folliet
Rue Louis Bouquet (Entre le 5 et le 10)
Rue Malibran
Rue Marc Boegner
Rue Maréchal de Lattre de Tassigny
Rue Pierre Baizet (Entre le 46 et le 82)
Rue Pierre Termier
Rue Pierre Valdo (Entre le 180 et le 183)
Rue Professeur Patel (Entre le 33 et la Rue
de Montribloud)
Rue Sylvain Simondan
Rue Velten
Square Maurice Ravel
Square Paul CézanneEntre le 18 et le 34)
Page : 12
VILLEURBANNE
Allée Assia Djebar
Allée des Cèdres
Allée du Caporal Maupas
Allée du Mens
Allée Gerda Taro
Allée Louis Pergaud
Allée Marcel Doret
Allée Paulette Cornu
Allée Sergueï Paradjanov
Autoroute A42 de Genève à Lyon
Autoroute A42 de Lyon à Genève
Avenue Ampère
Avenue de Bel Air (Entre le 18 et le 34)
Avenue de la Rize
Avenue Marcel Cerdan (Entre le 17 et le 59)
Chemin de Halage
Chemin de l'Ancienne Digue
Cours Emile Zola (Entre le 409 et la Rue
Léon Blum)
Esplanade Miriam Makeba
Impasse Baconnier
Impasse des Moineaux
Impasse du Marais
Impasse du Rêve
Jardin de l'Embellie
Parc Jorge Semprun
Petite Rue du Roulet
Place de la Paix
Place des Allobroges
Pont de Croix-Luizet
Pont de Cusset
Rue Abbé A Firmin
Rue Alfred de Musset
Rue André Buffière
Rue Bernard Lecache
Rue Blasco Ibanez
Rue Charlotte Delbo
Rue de la Digue
Rue de la Poudrette
Rue de la Prairie
Rue de la Soie
Rue de l'Epi de Blé
Rue de Pierrefrite
Rue de Verdun
Rue Debut
Rue Decomberousse
Rue des Acacias
Rue des Bluets
Rue des Bons Amis
Rue des Brosses
Rue des Coquelicots
Rue des Jardins
Rue des Prés
Rue Douaumont
Rue du 4 Août 1789 (Entre le Pont de Cusset
et Vaulx-en-Velin)
Rue du Bel Air
Rue du Canal
Rue du Caporal Morange
Rue du Cimetière215 et Vaulx-en- ‘8 et le
Page : 13
Rue du Clos Mon Désir
Rue du Luxembourg
Rue du Marais
Rue du Pont des Planches
Rue du Roulet
Rue du Vert Buisson
Rue Edison
Rue Eugène Pottier
Rue Francia
Rue Henri Legay
Rue Jean Bertin
Rue Jean Voillot
Rue Léo Lagrange
Rue Léon Blum (Entre le 215 et Vaulx-en-
Velin)
Rue Léon Piat
Rue Louis Jarnet
Rue Louis Maynard
Rue Louis Teillon
Rue Lucette et René Desgrand
Rue Marcel Doret
Rue Mimi Pinson
Rue Monge
Rue Nicolas Garnier
Rue Olympe de Gouges
Rue Sabine Zlatin
Rue Saint Jean
Rue Serge Ravanel
Rue Séverine
Rue Tranquille
Rue Willy Brandt
Rue Yvonne Chanu (Entre le 13 et le
Boulevard Laurent Bonnevay)
Square de la Concorde
Square Marcel DoretPage : 14
ANNEXE 3
Liste des voies totalement ou partiellement incluses dans le
périmètre de la ZFEm pour les communes de Bron, Champagne-au- Mont-d’Or, Dardilly, Écully, La Mulatière, Limonest, Oullins, Pierre- Bénite, Saint-Fons, Tassin-la-Demi-Lune, Vaulx-en-Velin et
Vénissieux.
Véhicules de catégories M1, Voiture particulière et L, non classés ou classés Crit’Air 5, 4 et 3.
Pour les voies partiellement incluses du périmètre de la ZFE, les sections concernées par la mesure d'interdiction de circulation sont précisées entre parenthèses
BRON
Allée des Charmilles
Allée des Platanes
Allée du Grand Cèdre
Avenue du Doyen Jean Lépine
Avenue Franklin Roosevelt
Boulevard Emile Bollaert
Boulevard Laurent Bonnevay Extérieur
Boulevard Laurent Bonnevay Intérieur
Boulevard Pinel
Chemin des Balmes
Impasse Bernard Vallot
Impasse Callemard
Impasse Chapuis
Impasse des Coquelicots
Impasse des Muguets
Montée des Charmilles
Passage Verdier Nord
Passage Verdier Sud
Place Kimmerling
Route de Genas
Rue André Hermann
Rue Bernard Vallot
Rue Cortelain
Rue de la Paix
Rue de la Perle
Rue de l'Humanité
Rue de l'Industrie
Rue de Reims (Entre le 4 et le 6)
Rue de Solesmes
Rue des Bleuets
Rue des Bruyères
Rue des CommunauxPage : 15
Rue des Cyclamens
Rue des Epis
Rue des Essarts
Rue des Genêts
Rue des Guillandes
Rue des Iris
Rue des Myosotis
Rue des Paquerettes
Rue des Sycomores
Rue du 19 Mars 1962
Rue du Parc
Rue du Sergent Buttin
Rue du Verdier
Rue du Vinatier
Rue Edouard Branly
Rue Elie Métral
Rue Emile Bressat
Rue Georges Clémenceau
Rue Henri Teissier
Rue Jacques Daligand
Rue Julien Baudrand
Rue Laborde
Rue Léon Boyer
Rue Léon Paviot
Rue Lionel Terray
Rue Louis Blanc
Rue Martin
Rue Neuve des Essarts
Rue Pierre Bourdan
Rue Sigismond Brissy
Rue Wilson
CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR
Voie métropolitaine M6 de Lyon à Paris
Voie métropolitaine M6 de Paris à Lyon
DARDILLY
Voie métropolitaine M6 de Lyon à Paris
Voie métropolitaine M6 de Paris à Lyon
ECULLY
Boulevard Périphérique Nord Extérieur
Boulevard Périphérique Nord Intérieur
Bretelle 1 Porte du Valvert
Bretelle 10 Porte du Valvert
Bretelle 2 Porte du Valvert
Bretelle 3 Porte du Valvert
Bretelle 4 Porte du Valvert
Bretelle 6 Porte du Valvert
Bretelle 7 Porte du Valvert
Bretelle 8 Porte du Valvert
Bretelle 9 Porte du Valvert
Esplanade François-Régis CottinPage : 16
Porte du Valvert
Tunnel de la Duchère Extérieur
Tunnel de la Duchère Intérieur
Voie métropolitaine M6 de Lyon à Paris
Voie métropolitaine M6 de Paris à Lyon
LA MULATIERE
Pont de La Mulatière
Voie métropolitaine M7 de Lyon à Marseille
Voie métropolitaine M7 de Marseille à Lyon
LIMONEST
Voie métropolitaine M6 de Lyon à Paris
Voie métropolitaine M6 de Paris à Lyon
OULLINS
Voie métropolitaine M7 de Lyon à Marseille
Voie métropolitaine M7 de Marseille à Lyon
PIERRE BENITE
Voie métropolitaine M7 de Lyon à Marseille
Voie métropolitaine M7 de Marseille à Lyon
SAINT-FONS
Boulevard Laurent Bonnevay Extérieur
Boulevard Laurent Bonnevay Intérieur
Avenue Pierre Sémard
Quai Louis Aulagne (au niveau du pont traversant l'Avenue Pierre Semard)
Rue Marcel Sembat (au niveau du pont surplombant l'Avenue Pierre Semard)
TASSIN
Bretelle 6 Porte du Valvert
Bretelle 4 Porte du ValvertPage : 17
Porte du Valvert
Voie métropolitaine M6 de Lyon à Paris
Voie métropolitaine M6 de Paris à Lyon
VAULX-EN-VELIN
Boulevard Périphérique Nord Extérieur
Boulevard Périphérique Nord Intérieur
Porte de la Doua
VENISSIEUX
Place Jules Grandclément
Rue Anatole France
Place du Moulin à Vent
Rue Paul Reverchon
Rue Clos Saunier
Impasse Meillon
Rue Gustave Flaubert
Impasse Puiseurs
Impasse François Marie
Impasse Roger Salengro
Allée Gigondas
Allée Chenas
Allée des Closes
Rue des Alpes
Rue Eparvier
Promenade Joseph Muntz
Rue Jean Berlioz
Rue Jean Chabry
Allée Chiroubles
Rue des Pyrénées
Rue Jean Chevailler
Rue Louis de Saint Just
Impasse Jean Mercy
Allée Juliènas
Allée Brouilly
Allée Morgon
Rue Paul Jaillet
Rue François Gros
Passage de l'Auberge de Jeunesse
Square Ludovic Bonin
Rue Chausson
Allée des Acacias
Rue Louise Michel
Rue Ludovic Bonin
Rue Oradour sur Glane
Rue du Vercors
Rue Louis Blanc
Rue Jean Lurçat
Rue du Moulin à Vent
Place Ennemond Romand
Allée du Moulin à Vent
Rue de la Lozère
Avenue Charles de Gaulle (en direction de
Lyon, depuis la Rue du Clos Verger)
Rue Paul VerlainePage : 18
Rue Georges Marrane
Rue Pierre Brossolette
Rue du Sablon
Rue Vaillant Couturier
Rue Roger Salengro
Boulevard Pinel
Rue Ernest Renan
Avenue du Docteur Georges Lévy
Rue Honoré de Balzac
Rue du Professeur Roux
Route de Vienne (Entre le 385 et Lyon)
Avenue Francis de Pressensé (Entre la
rue Chêne Velin et Lyon)
Boulevard Irène Joliot Curie (Entre la
bretelle d'insertion pour le Boulevard
Laurent Bonnevay Extérieur et Lyon)
Avenue Viviani
Boulevard Laurent Bonnevay Extérieur
Boulevard Laurent Bonnevay IntérieurPage : 19en. E
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MÉTROPOLE
GRAND HA),
la Mét
air,
Page : 1
Police de la circulation
Extrait du registre des arrêtés du Président
Communes de : Bron – Caluire-et-Cuire - Lyon – Vénissieux – Villeurbanne
Arrêté Temporaire N°
Objet : Zone à Faibles Émissions mobilité sur le territoire de la Métropole de Lyon. Véhicules de catégories Camionnette, N1, N2 et N3 classés Crit’Air 2. Réglementation temporaire de la circulation.
Le Président de la Métropole de Lyon
Vu la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe,
Vu la directive 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques,
Vu le Code général des collectivités territoriales, et notamment les articles L.3642-2 I 5°, L.2213-1, L.2213-4-1, L.2213-4-2, R.2213-1-0-1, D.2213-1-0-2 et D.2213-1-0-3,
Vu le Code de la route, et notamment les articles L.318-1, L.411-6, R.311-1, R.318-2, R.411-8, R.411-19-1, R.411-25, R.411-26 et R.433-1,
Vu le Code de la voirie routière,
Vu le Code de l’action sociale et des familles, et notamment ses articles L.241-3 et L.241-3-2,
Vu le Code de l’environnement, et notamment et notamment ses articles L.123-19-1, L.221-1, L.222- 4, L.224-8-2 et L.229-26,
Vu le Code de l’énergie, et notamment son article D.251-8-1,
Vu la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles,
Vu la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d'orientation des mobilités,
Vu la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets,
Vu le décret n°2009-615 du 3 juin 2009 modifié fixant la liste des routes à grande circulation,
Vu le décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010 relatif à la qualité de l’air,
Vu le décret n° 2016-847 du 28 juin 2016 relatif aux zones à circulation restreinte,
Vu le décret n° 2016-858 du 29 juin 2016 relatif aux certificats qualité de l'air,Page : 2
Vu le décret n° 2017-782 du 5 mai 2017 renforçant les sanctions pour non-respect de l'usage des certificats qualité de l'air et des mesures d'urgence arrêtées en cas d'épisode de pollution atmosphérique,
Vu le décret n° 2020-1138 du 16 septembre 2020 relatif au non-respect de manière régulière des normes de la qualité de l'air donnant lieu à une obligation d'instauration d'une zone à faibles émissions mobilité,
Vu le décret n°2022-99 du 1er février 2022 relatif aux conditions de l’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité,
Vu le décret n°2022-1641 du 23 décembre 2022 relatif aux conditions de l’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants situées sur le territoire métropolitain,
Vu l’arrêté du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et autoroutes,
Vu l’instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR) du 22 octobre 1963 modifiée,
Vu l’arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules,
Vu l’arrêté du 21 juin 2016 modifié établissant la nomenclature des véhicules classés en fonction de leur niveau d’émissions de polluants atmosphériques en application de l’article R.318-2 du code de la route,
Vu l’arrêté inter préfectoral n° DDPP-DREAL 2022-279 du 24 novembre 2022 portant approbation de la révision du Plan de Protection de l’Atmosphère de l’agglomération lyonnaise,
Vu l’arrêté préfectoral n° 69-2022-08-14-00017 du 24 août 2022 relatif aux procédures préfectorales d’information-recommandation et d’alerte du public en cas d’épisode de pollution de l’air ambiant dans le département du Rhône,
Vu l’étude justifiant la création d’une zone à faibles émissions mobilité sur le territoire de la Métropole de Lyon, établie conformément aux dispositions des articles L.2213-4-1 et R.2213-1-0-1 du code général des collectivités territoriales,
Vu les avis recueillis dans le cadre de la consultation s’étant déroulée du au conformément aux dispositions des articles L.2213-4-1 et R.2213-1-0-1 du code général des collectivités territoriales,
Vu les observations et propositions recueillis dans le cadre de la procédure de mise à disposition du public prévue au III de l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales et établie conformément à l’article L.123-19-1 du code de l’environnement qui s’est déroulée du au ,
Vu la synthèse des observations et propositions du public et leur prise en considération préalablement à l’adoption de la décision, conformément à l’article L.123-19-1 du code de l’environnement ;
Vu le Plan des Déplacements urbains de l’agglomération lyonnaise approuvé en 1997 et révisé en 2017,
Vu le rapport d’ATMO AURA relatif à la qualité de l’air dans l’agglomération lyonnaise en 2019, publié en septembre 2020,
Vu l’avis du Préfet au titre de l'article R.411-8 du code de la route relatif à la police de la circulation sur les voies classées à grande circulation en date du ,
Vu l’arrêté n° 2023-02-28-R-0129 du président de la Métropole de Lyon en date du 28 février 2023 portant délégation de signature à Monsieur Jean-Charles KOHLHAAS, Vice-président délégué,
Considérant le caractère cancérogène certain de la pollution atmosphérique établi par le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé, dans son rapport du 17 octobre 2013 ;Æ % À 4
Page : 3
Considérant les conclusions du rapport « Données relatives aux aspects sanitaires de la pollution atmosphérique » remis par l’Organisation Mondiale de la Santé à la Commission européenne en juillet 2013 dans le cadre de la révision de la directive 2008/50/CE sur le lien entre l’exposition au dioxyde d’azote et des effets néfastes sur la santé à court terme ;
Considérant les avis motivés adressés à la France par la Commission Européenne les 29 avril 2015 et 15 février 2017 pour dépassement des valeurs limites de dioxyde d’azote (NO2) et de particules fines (PM10) fixés par la directive 2008/50/CE ;
Considérant le recours introduit le 17 mai 2018 par la Commission Européenne à l’encontre de la France auprès de la Cour de Justice de l’Union Européenne pour dépassement des valeurs limites de qualité de l'air fixées et manquement à l'obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement ;
Considérant l’arrêt rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne le 19 novembre 2014 jugeant que le respect des valeurs limites de dioxyde d’azote dans l’atmosphère constitue une obligation de résultat pour les États membres ;
Considérant l’arrêt rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne le 24 octobre 2019 condamnant la France pour manquement aux obligations issues de la directive 2008/50/CE du 21 mai 2008 relative à la qualité de l’air et obligeant l’État français à s’y conformer dans les meilleurs délais ;
Considérant que dans ses décisions rendues le 12 juillet 2017 et le 10 juillet 2020, le Conseil d’État a enjoint, sous astreinte, au gouvernement français de prendre toutes les mesures nécessaires pour ramener les concentrations en dioxyde d’azote et en particules fines PM10 sous les valeurs limites ;
Considérant le bilan dressé par l’agence nationale de santé publique « Santé Publique France » qui fait état en 2021 de 40 000 décès prématurés par an, dus particulièrement à l’exposition aux particules fines, et d’une perte d’espérance de vie de près de 8 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus ;
Considérant les nouvelles lignes directrices mondiales sur la qualité de l’air, publiées le 22 septembre 2021 par l’Organisation Mondiale de la Santé, divisant par 4 les seuils de qualité de l’air qu’elle recommandait en 2005 concernant le dioxyde d’azote NO2, soit désormais 10 μg/m3 en moyenne annuelle au lieu de 40, par 2 les seuils pour les particules fines PM 2,5, soit 5 μg/m3 en moyenne annuelle, et abaissant de 20 à 15 μg/m 3 le seuil recommandé pour les particules fines de gabarit PM10 ;
Considérant que les concentrations mesurées en dioxyde d’azote dépassent de façon répétée les seuils réglementaires fixés par la directive 2008/50/CE sur le territoire de la Métropole de Lyon ;
Considérant que la directive 2008/50/CE susvisée indique que des mesures destinées à limiter les émissions dues aux transports grâce à la planification et à la gestion du trafic peuvent être mises en œuvre afin d’atteindre les objectifs fixés ;
Considérant que le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) de l’agglomération lyonnaise cite les mesures de restriction à la circulation de certaines catégories de véhicules parmi les actions pouvant être mises en œuvre pour atteindre les objectifs de réduction de la pollution atmosphérique ;
Considérant la part significative du trafic routier de transport de marchandises dans les émissions de polluants atmosphériques, notamment sur les émissions de dioxyde d’azote et les émissions de particules fines, constatée par l’Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air, ATMO Auvergne-Rhône-Alpes sur l’agglomération lyonnaise ;permanente afin
Page : 4
Considérant la nécessité de mettre en place des restrictions de circulation permanente afin de garantir l’efficience du dispositif ZFEm et obtenir des résultats sanitaires bénéfiques pour la population ;
Considérant que les véhicules de catégorie « N1 » et « Camionnette » (véhicules utilitaires légers – VUL) et les véhicules de catégorie « N2 » et « N3 » (véhicules poids lourds – PL) conçus et construits pour le transport de marchandises, au sens de l’article R.311-1 du Code de la route, représentent 51% des émissions de dioxyde d’azote et 40% des émissions de particules fines sur le territoire de la Métropole de Lyon, selon les résultats des recherches menées par ATMO Auvergne-Rhône-Alpes ;
Considérant la nécessité d’adopter une mise en place graduée des restrictions de circulation afin de permettre une transition progressive du parc de véhicules circulant sur le territoire de la Métropole de Lyon vers des catégories de véhicules moins polluantes ;
Considérant le délai et les investissements nécessaires à la mise aux normes de certains véhicules pour se conformer aux nouvelles mesures ;
Considérant que les mesures de restriction de circulation des véhicules les plus polluants, ainsi que les mesures d’accompagnement, associées au plan Oxygène de la Métropole de Lyon ont été concertées avec les représentants des professionnels, les communes situées sur le territoire de la Métropole de Lyon, les chambres consulaires ainsi qu’avec l’Autorité organisatrice des mobilités des territoires lyonnais (SYTRAL Mobilités) et la Région Auvergne-Rhône-Alpes ;
Considérant que le Plan Oxygène de la Métropole de Lyon, adopté par délibération n° 2016- 1304 du Conseil de la Métropole du 27 Juin 2016, prévoit la mise en place, sur le territoire de la Métropole de Lyon, d’une zone à faibles émissions mobilité (ZFEm) au sens de l’article L.2213-4-1 du Code général des collectivités territoriales, restreignant la circulation des véhicules les plus polluants ;
Sur proposition des services de la Métropole de Lyon ;
ARRETE
ARTICLE 1
Une zone à faibles émissions mobilité (ZFEm), au sens de l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales, est créée sur le territoire de la métropole de Lyon jusqu’au 31 décembre 2034 sur une partie des voies ouvertes à la circulation publique situées sur le territoire des communes de Bron, Caluire-et-Cuire, Lyon, Vénissieux et Villeurbanne.
Cette zone s’applique sur le périmètre tel que délimité sur la carte annexée au présent arrêté (Annexe 1).
La liste des voies ouvertes à la circulation publique totalement ou partiellement exclues du périmètre pour les communes de Caluire-et-Cuire, Lyon et Villeurbanne est précisée en annexe au présent arrêté (Annexe 2).
La liste des voies ouvertes à la circulation publique totalement ou partiellement incluses dans le périmètre pour les communes de Bron et Vénissieux est précisée en annexe au présent arrêté (Annexe 3).leur qualité ; celles-ci
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À compter du 1 er janvier 2028, l’accès et la circulation y sont interdits en permanence (24h/24 et 7js/7) pour les véhicules classés Crit’Air 2 conformément à la classification établie par l’arrêté du 21 juin 2016 susvisé, relevant des catégories suivantes, au sens de l’article R.311-1 du code de la route :
- Véhicules à moteur conçus et construits pour le transport de marchandises et ayant au moins quatre roues, de catégories « Camionnette » et « N1 » ;
- Véhicules à moteur conçus et construits pour le transport de marchandises et ayant au moins quatre roues, de catégories « N2 » et « N3 ».
Les dispositions du présent arrêté sont applicables sous réserve des mesures plus restrictives mises en place en application de l’arrêté préfectoral en vigueur relatif aux procédures d’information- recommandation et d’alerte du public en cas d’épisode de pollution de l’air ambiant dans le département du Rhône.
ARTICLE 2
La mesure instaurée à l’article 1 er ne s’applique pas :
- aux véhicules d'intérêt général prioritaires ou bénéficiant de facilités de passage au sens des paragraphes 6.4, 6.5 et 6.6 de l'article R. 311-1 du code de la route ;
- aux véhicules du ministère de la défense ;
- aux véhicules affichant une carte « mobilité inclusion » comportant la mention « stationnement pour les personnes handicapées » ou une carte de stationnement pour personnes handicapées ;
- aux véhicules automoteurs spécialisés de catégorie « N1 », « N2 » et « N3 » non affectés au transport de marchandises, tels que définis à l’annexe 5 de l’arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules, portant la désignation de carrosserie nationale « VASP » sur le certificat d’immatriculation ;
- aux véhicules de convois exceptionnels munis d’une autorisation préalable ou d’un récépissé de déclaration préalable, au sens de l’article R.433-1 du Code de la route.
- aux véhicules affectés aux associations agréées de sécurité civile, dans le cadre de leurs missions, munis d’un document fourni par l’association prouvant leur qualité ; celles-ci doivent en faire la demande auprès de la Métropole
- aux véhicules utilisés par les associations reconnues d’utilité publique, dans le cadre de leurs activités, munis d’un document fourni par l’association prouvant leur qualité ; celles-ci doivent en faire la demande auprès de la Métropole
ARTICLE 3
Conformément à l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales, des dérogations individuelles à caractère temporaire peuvent être délivrées, selon les modalités définies aux articles 4 et 5 du présent arrêté, pour les véhicules listés ci-dessous :ts chargés des
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- véhicules utilisés par les professionnels pouvant justifier de l’achat de véhicule(s) de catégories « Camionnette », « N1 », « N2 » et « N3 » classés Crit’Air 0 et 1, mais dont les délais de livraison sont importants ;
- véhicules utilisés par les professionnels et amenés à circuler de manière ponctuelle au sein du périmètre de la ZFEm dans le cadre de déplacements liés à l’exercice de leur activité professionnelle.
- véhicules classés Crit’Air 2, utilisés par les professionnels et achetés avant le 31 décembre 2023.
ARTICLE 4
Les demandes de dérogations doivent être motivées et être adressées à la Métropole par le biais de la plateforme de services numériques de l'agglomération lyonnaise à l’adresse suivante :
www.toodego.com/zfe
Les justificatifs délivrés doivent être rendus visibles ou tenus à la disposition des agents chargés des contrôles .
ARTICLE 5
Pour les véhicules utilisés par les professionnels pouvant justifier de l’achat de véhicule(s) de catégories « Camionnette », « N1 », « N2 » et « N3 » classés Crit’Air 0 et 1, mais dont les délais de livraison sont importants, les dérogations individuelles sont accordées pour une durée de 12 mois non renouvelable.
Pour les véhicules utilisés par les professionnels et amenés à circuler de manière ponctuelle au sein du périmètre de la ZFEm dans le cadre de déplacements liés à l’exercice de leur activité professionnelle, les dérogations individuelles sont accordées selon les modalités spécifiques suivantes :
- Ces véhicules ne sont autorisés à circuler au sein du périmètre de la ZFEm que dans la limite de 52 jours par an pendant la période comprise entre le 1 er janvier 2028 et le 31 décembre 2034.
- Les bénéficiaires doivent obligatoirement créer un compte sur la plateforme de services numériques de l'agglomération lyonnaise « Toodego » et déclarer, via cette même plateforme, les dates auxquelles ils souhaitent utiliser les véhicules concernés pour circuler au sein du périmètre de la ZFEm.
Pour les véhicules classés Crit’Air 2, utilisés par les professionnels et achetés avant le 31 décembre 2023, les dérogations individuelles sont accordées pour une durée de 7 ans à compter de la date d’acquisition desdits véhicules.
Dans tous les cas, la délivrance des dérogations individuelles est conditionnée à une démarche volontaire du bénéficiaire qui l’engage dans un dialogue avec les conseillers en mobilité de la Métropole et des chambres consulaires du territoire pour le bon aboutissement de son projet de mobilité à faibles émissions.Page : 7
ARTICLE 6
Le présent arrêté fera l’objet d’une publication sous forme électronique, dans les conditions fixées
par les articles L.3131-1 et R. 3131-2 du code général des collectivités territoriales.
ARTICLE 7
Les infractions au présent arrêté seront constatées par procès-verbal et réprimées selon les textes et la réglementation en vigueur.
ARTICLE 8
Outre les recours gracieux et hiérarchiques qui s'exercent dans le même délai, un recours contentieux pour excès de pouvoir peut être déposé au tribunal administratif de Lyon (Palais des Juridictions Administratives - 184 rue Duguesclin - 69433 LYON CEDEX 03), ou effectué par voie dématérialisée sur le site www.telerecours.fr, dans un délai de deux mois à compter de la publication du présent arrêté.
ARTICLE 9
La Directrice Générale des Services de la Métropole de Lyon et le Directeur Départemental de la Sécurité Publique, le Directeur du Service Départemental Métropolitain d'Incendie et de Secours et tous agents de la force publique et de la police municipale sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté, dont copie sera adressée :
- au Préfet du Rhône,
- au Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Rhône,
- au Président du Conseil régional de la Région Auvergne-Rhône-Alpes,
- au Président du Conseil départemental du Rhône,
- aux services urbains de la Métropole de Lyon : voirie, eau et propreté,
- à l’Autorité Organisatrice des Mobilités des Territoires Lyonnais (SYTRAL Mobilités),
- aux Maires des communes de Bron, Caluire-et-Cuire, Lyon, Vénissieux et Villeurbanne.
À Lyon, le
Le Président de la Métropole de Lyon,
Bruno BERNARDMÉTROPOLE
ZFE DE LA METROPOLE DE LYON
PÉRIMÈTRE ET INFRASTRUCTURES
SOUMISES À RÈGLEMENTATION
Janvier 2028
A432
A46S
Æ Périmètre ZFEm
Voies structurantes d'agglomération
non soumises à la réglementation
ne |
0 1 2 3 4km Du | DIFMOE Uri DOM
Page : 8
ANNEXE 1
Périmètre de la Zone à Faibles Émissions mobilité de la Métropole de Lyon.
Véhicules de catégories Camionnette, N1, N2 et N3 classés Crit’Air 2.ntée des
Page : 9
ANNEXE 2
Liste des voies totalement ou partiellement exclues du périmètre de la ZFEm pour les communes de Caluire-et-Cuire, Lyon et Villeurbanne.
Véhicules de catégories Camionnette, N1, N2 et N3 classés Crit’Air 2.
Pour les voies partiellement exclues du périmètre de la ZFE, les sections non concernées par la mesure d'interdiction de circulation sont précisées entre parenthèses
Pour les voies partiellement exclues du périmètre de la ZFE, les sections non concernées par la mesure d'interdiction de circulation sont précisées entre parenthèses
CALUIRE-ET-CUIRE
Avenue de Poumeyrol (entre Montée des
Soldats et Route de Strasbourg)
Boulevard des Oiseaux
Boulevard Périphérique Nord Extérieur
Boulevard Périphérique Nord lntérieur
Bretelle 1 à 7 Porte de La Pape
Bretelle 1 à 4 Porte de Saint-Clair
Bretelle Bellevue
Chemin de Balme Baron
Chemin de Crépieux (Entre le 148 et le 157)
Chemin de Halage
Chemin de la Belle Cordière
Chemin de la Prairie
Chemin de la Vire
Chemin des Maraîchers
Chemin du Bac à Traille
Chemin du Désert
Chemin du Ravin
Chemin du Vieux Crépieux
Chemin Norberto Gomes Moreira
Chemin Pierre Drevet
Impasse 87 Route de Strasbourg
Impasse Charles Besseas
Place de Crépieux
Pont Paul Bocuse
Quai Clémenceau (Entre le 121 et Fontaines-
sur-Saône)
Route de Strasbourg (Entre l’Ancienne route
de Strasbourg et Rillieux-la-Pape)
Rue Pierre Bourgeois
Tunnel de Caluire Extérieur
Tunnel de Caluire lntérieur
Tunnel du Quai Bellevue
Viaduc Joseph Picot
LYON
Axe M6 de Lyon à Paris
Axe M6 de Paris à Lyon
Axe M7 de Lyon à Marseille
Axe M7 de Marseille à Lyon
Allée de Beaulieu-Montribloud
Allée de la Sauvegarde
Avenue 25ème Régiment des Tirailleurs
Sénégalais (Entre le rond-point de la Porte
de Vaise et l'Avenue de Lanessan)
Avenue Ben Gourion
Avenue de Lanessane 137 et Saint-Cyr-
Entre le 47 et le 82)
Page : 10
Avenue du Frene
Avenue Général Eisenhower (Entre le 2 et le
8)
Bretelle 1 à 4 Porte de Rochecardon
Bretelle 1 à 4 Porte de Vaise
Bretelle Tassin Voie Nord
Bretelle Tassin Voie Sud
Boulevard Laurent Bonnevay Extérieur
Boulevard Laurent Bonnevay lntérieur
Chemin de Galatin et des Sablières
Chemin de Montessuy
Chemin de Montpellas
Chemin des Charbottes
Chemin du Bas Port
Chemin du Petit Montessuy
Grande Rue de Saint Rambert
Impasse Auguste Rodin
Impasse de la Garde
Impasse de la Mouchonne
Impasse Saint Loup
Montée de la Sauvagère
Montée des Balmes
Place Bernard Schonberg
Place de Saint Rambert
Place Henri Barbusse
Place Maurice Bariod
Place Notre Dame
Place Pierre Puget
Pont de l'Ile Barbe
Pont de la Mulatière
Pont Pasteur
Porte de Vaise
Quai de Beaucaire
Quai des Etroits
Quai Raoul Carrié
Rue Albert Camus
Rue Albert Chalinel
Rue Albert Falsan
Rue Camille de Neuville
Rue Charles Porcher
Rue Claude Debussy
Rue Claude Faye
Rue Claude Le Laboureur
Rue Clavière
Rue d'Amsterdam
Rue d'Arles
Rue d'Avignon
Rue de Bale
Rue de Chalon-sur-Saone
Rue de Dijon
Rue de Dole
Rue de Fos-sur-Mer
Rue de la Garde
Rue de l'Arbaletière
Rue de l'Ardoise
Rue de Saint-Cyr (Entre le 137 et Saint-Cyr-
au-Mont-d’Or)
Rue de Trèves
Rue des Aqueducs (Entre le 47 et le 82)
Rue des Contrebandiers (Entre le 16 et le 18)
Rue des Docteurs Cordier
Rue des Rivières
Rue du Pont Cotton
Rue Ernest Fabrègue
Rue Fayolle
Rue Gabriel Chevallier(Entre le 33 et la Rue
re le 409 et la Rue
Entre le 18 et le 34)
Page : 11
Rue Général Girodon
Rue Gilgain
Rue Hector Berlioz
Rue Jean Perrin
Rue Jean-Baptiste Chopin
Rue Jean-Baptiste Couty
Rue Joliot Curie (Entre le 98 et le 199)
Rue Jolivet
Rue Joseph Folliet
Rue Louis Bouquet (Entre le 5 et le 10)
Rue Malibran
Rue Marc Boegner
Rue Maréchal de Lattre de Tassigny
Rue Pierre Baizet (Entre le 46 et le 82)
Rue Pierre Termier
Rue Pierre Valdo (Entre le 180 et le 183)
Rue Professeur Patel (Entre le 33 et la Rue
de Montribloud)
Rue Sylvain Simondan
Rue Velten
Square Maurice Ravel
Square Paul Cézanne
Trémies 1 à 7 du Centre d'Échange de
Perrache
Tunnel de Caluire Extérieur
Tunnel de Caluire lntérieur
Tunnel de la Duchère Extérieur
Tunnel de la Duchère lntérieur
Tunnel de Rochecardon Extérieur
Tunnel de Rochecardon lntérieur
Tunnel Routier de Fourvière
VILLEURBANNE
Allée Assia Djebar
Allée des Cèdres
Allée du Caporal Maupas
Allée du Mens
Allée Gerda Taro
Allée Louis Pergaud
Allée Marcel Doret
Allée Paulette Cornu
Allée Sergueï Paradjanov
Autoroute A42 de Genève à Lyon
Autoroute A42 de Lyon à Genève
Avenue Ampère
Avenue de Bel Air (Entre le 18 et le 34)
Avenue de la Rize
Avenue Marcel Cerdan (Entre le 17 et le 59)
Boulevard Laurent Bonnevay Extérieur
Boulevard Laurent Bonnevay lntérieur
Boulevard Périphérique Nord Extérieur
Boulevard Périphérique Nord lntérieur
Bretelle 1 à 9 Porte de Croix-Luizet
Bretelle 1 Porte de la Doua
Chemin de Halage
Chemin de l'Ancienne Digue
Cours Emile Zola (Entre le 409 et la Rue
Léon Blum)
Esplanade Miriam Makeba
Impasse Baconnier
Impasse des Moineaux
Impasse du Marais
Impasse du Rêve215 et Vaulx-en-
Page : 12
Jardin de l'Embellie
Parc Jorge Semprun
Petite Rue du Roulet
Place de la Paix
Place des Allobroges
Pont de Croix-Luizet
Pont de Cusset
Rue Abbé A Firmin
Rue Alfred de Musset
Rue André Buffière
Rue Bernard Lecache
Rue Blasco Ibanez
Rue Charlotte Delbo
Rue de la Digue
Rue de la Poudrette
Rue de la Prairie
Rue de la Soie
Rue de l'Epi de Blé
Rue de Pierrefrite
Rue de Verdun
Rue Debut
Rue Decomberousse
Rue des Acacias
Rue des Bluets
Rue des Bons Amis
Rue des Brosses
Rue des Coquelicots
Rue des Jardins
Rue des Prés
Rue Douaumont
Rue du 4 Août 1789 (Entre le Pont de Cusset
et Vaulx-en-Velin)
Rue du Bel Air
Rue du Canal
Rue du Caporal Morange
Rue du Cimetière
Rue du Clos Mon Désir
Rue du Luxembourg
Rue du Marais
Rue du Pont des Planches
Rue du Roulet
Rue du Vert Buisson
Rue Edison
Rue Eugène Pottier
Rue Francia
Rue Henri Legay
Rue Jean Bertin
Rue Jean Voillot
Rue Léo Lagrange
Rue Léon Blum (Entre le 215 et Vaulx-en-
Velin)
Rue Léon Piat
Rue Louis Jarnet
Rue Louis Maynard
Rue Louis Teillon
Rue Lucette et René Desgrand
Rue Marcel Doret
Rue Mimi Pinson
Rue Monge
Rue Nicolas Garnier
Rue Olympe de Gouges
Rue Sabine Zlatin
Rue Saint Jean
Rue Serge Ravanel
Rue Séverine
Rue Tranquille83etle
Page : 13
Rue Willy Brandt
Rue Yvonne Chanu (Entre le 13 et le
Boulevard Laurent Bonnevay)
Square de la Concorde
Square Marcel Doret=ntre le 4 et
À
ee,7
% er EE
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D...
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Page : 14
ANNEXE 3
Liste des voies totalement ou partiellement incluses dans le
périmètre de la ZFEm pour les communes de Bron et Vénissieux.
Véhicules de catégories Camionnette, N1, N2 et N3 classés Crit’Air 2.
Pour les voies partiellement incluses du périmètre de la ZFE, les sections concernées par la mesure d'interdiction de circulation sont précisées entre parenthèses
BRON
Allée des Charmilles
Allée des Platanes
Allée du Grand Cèdre
Avenue du Doyen Jean Lépine
Avenue Franklin Roosevelt
Boulevard Emile Bollaert
Boulevard Pinel
Chemin des Balmes
Impasse Bernard Vallot
Impasse Callemard
Impasse Chapuis
Impasse des Coquelicots
Impasse des Muguets
Montée des Charmilles
Passage Verdier Nord
Passage Verdier Sud
Place Kimmerling
Route de Genas
Rue André Hermann
Rue Bernard Vallot
Rue Cortelain
Rue de la Paix
Rue de la Perle
Rue de l'Humanité
Rue de l'Industrie
Rue de Reims (Entre le 4 et le 6)
Rue de Solesmes
Rue des Bleuets
Rue des Bruyères
Rue des Communaux
Rue des Cyclamens
Rue des Epis
Rue des Essarts
Rue des Genêts
Rue des Guillandes
Rue des Iris
Rue des Myosotis
Rue des Paquerettes
Rue des Sycomores
Rue du 19 Mars 1962
Rue du Parc
Rue du Sergent Buttin
Rue du Verdier
Rue du Vinatier
Rue Edouard Branly
Rue Elie Métral
Rue Emile Bressat
Rue Georges ClémenceauPage : 15
Rue Henri Teissier
Rue Jacques Daligand
Rue Julien Baudrand
Rue Laborde
Rue Léon Boyer
Rue Léon Paviot
Rue Lionel Terray
Rue Louis Blanc
Rue Martin
Rue Neuve des Essarts
Rue Pierre Bourdan
Rue Sigismond Brissy
Rue Wilson
VENISSIEUX
Place Jules Grandclément
Rue Anatole France
Place du Moulin à Vent
Rue Paul Reverchon
Rue Clos Saunier
Impasse Meillon
Rue Gustave Flaubert
Impasse Puiseurs
Impasse François Marie
Impasse Roger Salengro
Allée Gigondas
Allée Chenas
Allée des Closes
Rue des Alpes
Rue Eparvier
Promenade Joseph Muntz
Rue Jean Berlioz
Rue Jean Chabry
Allée Chiroubles
Rue des Pyrénées
Rue Jean Chevailler
Rue Louis de Saint Just
Impasse Jean Mercy
Allée Juliènas
Allée Brouilly
Allée Morgon
Rue Paul Jaillet
Rue François Gros
Passage de l'Auberge de Jeunesse
Square Ludovic Bonin
Rue Chausson
Allée des Acacias
Rue Louise Michel
Voie sans dénomination
Rue Ludovic Bonin
Rue Oradour sur Glane
Rue du Vercors
Rue Louis Blanc
Rue Jean Lurçat
Rue du Moulin à Vent
Place Ennemond Romand
Allée du Moulin à Vent
Rue de la Lozère
Rue Paul VerlainePage : 16
Rue Georges Marrane
Rue Pierre Brossolette
Rue du Sablon
Rue Vaillant Couturier
Rue Roger Salengro
Boulevard Pinel
Rue Ernest Renan
Avenue du Docteur Georges Lévy
Rue Honoré de Balzac
Rue du Professeur Roux
Route de Vienne (Entre la Rue Honoré de
Balzac et Lyon)
Avenue Francis de Pressensé (Entre
l’Avenue du Docteur Georges Lévy et
Lyon)
Boulevard Irène Joliot Curie (Entre le 20 et
Lyon)
Avenue VivianiPage : 17nn... .
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MÉTROPOLE
GRAND LYON
la Mét
Police de la circulation
Extrait du registre des arrêtés du Président
Communes de : Bron – Caluire-et-Cuire – Champagne-au-Mont-d’Or – Dardilly – Écully – La Mulatière – Limonest - Lyon – Oullins – Pierre-Bénite –Saint-Fons – Tassin-la-Demi-Lune – Vaulx-en-Velin - Vénissieux – Villeurbanne.
Arrêté Temporaire N°
Objet : Zone à Faibles Émissions mobilité sur le territoire de la Métropole de Lyon. Véhicules de catégories Camionnette, N1, N2 et N3, non classés ou classés Crit’Air 5, 4 et 3.
Réglementation temporaire de la circulation.
Le Président de la Métropole de Lyon
Vu la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe,
Vu la directive 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques,
Vu le Code général des collectivités territoriales, et notamment les articles L.3642-2 I 5°, L.2213-1, L.2213-4-1, L.2213-4-2, R.2213-1-0-1, D.2213-1-0-2 et D.2213-1-0-3,
Vu le Code de la route, et notamment les articles L.318-1, L.411-6, R.311-1, R.318-2, R.411- 8, R.411-19-1, R.411-25, R.411-26 et R.433-1,
Vu le Code de la voirie routière,
Vu le Code de l’action sociale et des familles, et notamment ses articles L.241-3 et L.241-3-2,
Vu le Code de l’environnement, et notamment et notamment ses articles L.123-19-1, L.221-1, L.222-4, L.224-8-2 et L.229-26,
Vu le Code de l’énergie, et notamment son article D.251-8-1,
Vu la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles,
Vu la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d'orientation des mobilités,
Vu la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets,
Vu le décret n°2009-615 du 3 juin 2009 modifié fixant la liste des routes à grande circulation,
Vu le décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010 relatif à la qualité de l’air,
Vu le décret n° 2016-847 du 28 juin 2016 relatif aux zones à circulation restreinte,air, Vu le décret n° 2016-858 du 29 juin 2016 relatif aux certificats qualité de l'air,
Vu le décret n° 2017-782 du 5 mai 2017 renforçant les sanctions pour non-respect de l'usage des certificats qualité de l'air et des mesures d'urgence arrêtées en cas d'épisode de pollution atmosphérique,
Vu le décret n° 2020-1138 du 16 septembre 2020 relatif au non-respect de manière régulière des normes de la qualité de l'air donnant lieu à une obligation d'instauration d'une zone à faibles émissions mobilité,
Vu le décret n°2022-99 du 1er février 2022 relatif aux conditions de l’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité,
Vu le décret n°2022-1641 du 23 décembre 2022 relatif aux conditions de l’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants situées sur le territoire métropolitain,
Vu l’arrêté du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et autoroutes,
Vu l’instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR) du 22 octobre 1963 modifiée,
Vu l’arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules,
Vu l’arrêté du 21 juin 2016 modifié établissant la nomenclature des véhicules classés en fonction de leur niveau d’émissions de polluants atmosphériques en application de l’article R.318-2 du code de la route,
Vu l’arrêté inter préfectoral n° DDPP-DREAL 2022-279 du 24 novembre 2022 portant approbation de la révision du Plan de Protection de l’Atmosphère de l’agglomération lyonnaise,
Vu l’arrêté préfectoral n° 69-2022-08-14-00017 du 24 août 2022 relatif aux procédures préfectorales d’information-recommandation et d’alerte du public en cas d’épisode de pollution de l’air ambiant dans le département du Rhône,
Vu l’étude justifiant la création d’une zone à faibles émissions mobilité sur le territoire de la Métropole de Lyon, établie conformément aux dispositions des articles L.2213-4-1 et R.2213-1- 0-1 du code général des collectivités territoriales,
Vu les avis recueillis dans le cadre de la consultation s’étant déroulée du au conformément aux dispositions des articles L.2213-4-1 et R.2213-1-0-1 du code général des collectivités territoriales,
Vu les observations et propositions recueillis dans le cadre de la procédure de mise à disposition du public prévue au III de l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales et établie conformément à l’article L.123-19-1 du code de l’environnement qui s’est déroulée du au ,
Vu la synthèse des observations et propositions du public et leur prise en considération préalablement à l’adoption de la décision, conformément à l’article L.123-19-1 du code de l’environnement ;
Vu le Plan des Déplacements urbains de l’agglomération lyonnaise approuvé en 1997 et révisé en 2017,
Vu le rapport d’ATMO AURA relatif à la qualité de l’air dans l’agglomération lyonnaise en 2019, publié en septembre 2020,
Vu l’avis du Préfet au titre de l'article R.411-8 du code de la route relatif à la police de la circulation sur les voies classées à grande circulation en date du ,
Vu l’arrêté n° 2022-ZFE-004 du Président de la Métropole de Lyon en date du 17 février 2022,
Vu l’arrêté n° 2023-02-28-R-0129 du président de la Métropole de Lyon en date du 28 février 2023 portant délégation de signature à Monsieur Jean-Charles KOHLHAAS, Vice-président délégué,CE 6 7
7 SO À
ET À Go
nne
Considérant le caractère cancérogène certain de la pollution atmosphérique établi par le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé, dans son rapport du 17 octobre 2013 ;
Considérant les conclusions du rapport « Données relatives aux aspects sanitaires de la pollution atmosphérique » remis par l’Organisation Mondiale de la Santé à la Commission européenne en juillet 2013 dans le cadre de la révision de la directive 2008/50/CE sur le lien entre l’exposition au dioxyde d’azote et des effets néfastes sur la santé à court terme ;
Considérant les avis motivés adressés à la France par la Commission Européenne les 29 avril 2015 et 15 février 2017 pour dépassement des valeurs limites de dioxyde d’azote (NO 2) et de particules fines (PM10) fixés par la directive 2008/50/CE ;
Considérant le recours introduit le 17 mai 2018 par la Commission Européenne à l’encontre de la France auprès de la Cour de Justice de l’Union Européenne pour dépassement des valeurs limites de qualité de l'air fixées et manquement à l'obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement.
Considérant l’arrêt rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne le 19 novembre 2014 jugeant que le respect des valeurs limites de dioxyde d’azote dans l’atmosphère constitue une obligation de résultat pour les États membres ;
Considérant l’arrêt rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne le 24 octobre 2019 condamnant la France pour manquement aux obligations issues de la directive 2008/50/CE du 21 mai 2008 relative à la qualité de l’air et obligeant l’État français à s’y conformer dans les meilleurs délais;
Considérant que dans ses décisions rendues le 12 juillet 2017 et le 10 juillet 2020, le Conseil d’État a enjoint, sous astreinte, au gouvernement français de prendre toutes les mesures nécessaires pour ramener les concentrations en dioxyde d’azote et en particules fines PM10 sous les valeurs limites ;
Considérant le bilan dressé par l’agence nationale de santé publique « Santé Publique France » qui fait état en 2021 de 40 000 décès prématurés par an, dus particulièrement à l’exposition aux particules fines, et d’une perte d’espérance de vie de près de 8 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus ;
Considérant les nouvelles lignes directrices mondiales sur la qualité de l’air, publiées le 22 septembre 2021 par l’Organisation Mondiale de la Santé, divisant par 4 les seuils de qualité de l’air qu’elle recommandait en 2005 concernant le dioxyde d’azote NO 2, soit désormais 10 μg/m3 en moyenne annuelle au lieu de 40, par 2 les seuils pour les particules fines PM2,5, soit 5 μg/m3 en moyenne annuelle, et abaissant de 20 à 15 μg/m 3 le seuil recommandé pour les particules fines de gabarit PM10 ;
Considérant que les concentrations mesurées en dioxyde d’azote dépassent de façon répétée les seuils réglementaires fixés par la directive 2008/50/CE sur le territoire de la Métropole de Lyon ;
Considérant que la directive 2008/50/CE susvisée indique que des mesures destinées à limiter les émissions dues aux transports grâce à la planification et à la gestion du trafic peuvent être mises en œuvre afin d’atteindre les objectifs fixés ;
Considérant que le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) de l’agglomération lyonnaise cite les mesures de restriction à la circulation de certaines catégories de véhiculesules
parmi les actions pouvant être mises en œuvre pour atteindre les objectifs de réduction de la pollution atmosphérique ;
Considérant la part significative du trafic routier de transport de marchandises dans les émissions de polluants atmosphériques, notamment sur les émissions de dioxyde d’azote et les émissions de particules fines, constatée par l’Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air, ATMO Auvergne-Rhône-Alpes sur l’agglomération lyonnaise ;
Considérant la nécessité de mettre en place des restrictions de circulation permanente afin de garantir l’efficience du dispositif ZFEm et obtenir des résultats sanitaires bénéfiques pour la population ;
Considérant que les véhicules de catégorie « N1 » et « Camionnette » (véhicules utilitaires légers – VUL) et les véhicules de catégorie « N2 » et « N3 » (véhicules poids lourds – PL) conçus et construits pour le transport de marchandises, au sens de l’article R.311-1 du Code de la route, représentent 51% des émissions de dioxyde d’azote et 40% des émissions de particules fines sur le territoire de la Métropole de Lyon, selon les résultats des recherches menées par ATMO Auvergne-Rhône-Alpes ;
Considérant la nécessité d’adopter une mise en place graduée des restrictions de circulation afin de permettre une transition progressive du parc de véhicules circulant sur le territoire de la Métropole de Lyon vers des catégories de véhicules moins polluantes ;
Considérant le délai et les investissements nécessaires à la mise aux normes de certains véhicules pour se conformer aux nouvelles mesures ;
Considérant que les mesures de restriction de circulation des véhicules les plus polluants, ainsi que les mesures d’accompagnement, associées au plan Oxygène de la Métropole de Lyon ont été concertées avec les représentants des professionnels, les communes situées sur le territoire de la Métropole de Lyon, les chambres consulaires ainsi qu’avec l’Autorité organisatrice des mobilités des territoires lyonnais (SYTRAL Mobilités) et la Région Auvergne-Rhône-Alpes ;
Considérant que le Plan Oxygène de la Métropole de Lyon, adopté par délibération n° 2016-1304 du Conseil de la Métropole du 27 Juin 2016, prévoit la mise en place, sur le territoire de la Métropole de Lyon, d’une zone à faibles émissions mobilité (ZFEm) au sens de l’article L.2213-4-1 du Code général des collectivités territoriales, restreignant la circulation des véhicules les plus polluants ;Sur proposition des services de la Métropole de Lyon ;
ARRETE
ARTICLE 1
Une zone à faibles émissions mobilité (ZFEm), au sens de l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales, est créée sur le territoire de la métropole de Lyon jusqu’au 31 décembre 2034 sur une partie des voies ouvertes à la circulation publique situées sur le territoire des communes de Bron, Caluire-et-Cuire, Champagne-au-Mont-d’Or, Dardilly, Écully, La Mulatière, Limonest, Lyon, Oullins, Pierre-Bénite, Saint-Fons, Tassin-la-Demi-Lune, Vaulx- en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne.
Cette zone s’applique sur le périmètre tel que délimité sur la carte annexée au présent arrêté (Annexe 1).
La liste des voies ouvertes à la circulation publique totalement ou partiellement exclues du périmètre pour les communes de Caluire-et-Cuire, Lyon et Villeurbanne est précisée en annexe au présent arrêté (Annexe 2).
La liste des voies ouvertes à la circulation publique totalement ou partiellement incluses dans le périmètre pour les communes de Bron, Champagne-au-Mont-d’Or, Dardilly, Écully, La Mulatière, Limonest, Oullins, Pierre-Bénite, Saint-Fons, Tassin-la-Demi-Lune, Vaulx-en-Velin et Vénissieux est précisée en annexe au présent arrêté (Annexe 3).
À compter du 1 er janvier 2024, l’accès et la circulation y sont interdits en permanence (24h/24 et 7js/7) pour les véhicules non classés ou classés Crit’Air 5, 4 et 3 conformément à la classification établie par l’arrêté du 21 juin 2016 susvisé, relevant des catégories suivantes, au sens de l’article R.311-1 du code de la route :
- Véhicules à moteur conçus et construits pour le transport de marchandises et ayant au moins quatre roues, de catégories « Camionnette » et « N1 » ;
- Véhicules à moteur conçus et construits pour le transport de marchandises et ayant au moins quatre roues, de catégories « N2 » et « N3 ».
Toutefois, à compter du 1 er janvier 2024 et jusqu’au 31 décembre 2024 inclus, l’accès et la circulation des véhicules classés Crit’Air 3 relevant des catégories susvisées restent autorisés en permanence (24h/24 et 7js/7) sur le linéaire compris dans le périmètre de la ZFEm des voies structurantes d’agglomération métropolitaines dénommées M6, M7, RD383 et boulevard périphérique nord de Lyon (BPNL).
Les dispositions du présent arrêté sont applicables sous réserve des mesures plus restrictives mises en place en application de l’arrêté préfectoral en vigueur relatif aux procédures d’information-recommandation et d’alerte du public en cas d’épisode de pollution de l’air ambiant dans le département du Rhône.
Les restrictions de circulation peuvent être temporairement levées sur les voies structurantes d’agglomération incluses dans le périmètre de la ZFEm (voies dénommées M6, M7, RD383 et BPNL), voies qui constituent des itinéraires de délestage du réseau routier national pré-identifiés dans les plans de gestion de trafic ou dans les dossiers d'exploitation sous chantier, lorsqu'il sera nécessaire de les mettre en œuvre.A ù 477
Se CG
6 es
A.
Cette levée temporaire des restrictions de circulation est limitée dans l’espace aux seuls tronçons concernés par la déviation et dans le temps à la durée de l’évènement nécessitant la mise en œuvre de la déviation.
ARTICLE 2
La mesure instaurée à l’article 1 er ne s’applique pas :
- aux véhicules d'intérêt général prioritaires ou bénéficiant de facilités de passage au sens des paragraphes 6.4, 6.5 et 6.6 de l'article R. 311-1 du code de la route ;
- aux véhicules du ministère de la défense ;
- aux véhicules affichant une carte « mobilité inclusion » comportant la mention « stationnement pour les personnes handicapées » ou une carte de stationnement pour personnes handicapées;
- aux véhicules automoteur spécialisés de catégorie « N1 », « N2 » et « N3 » non affectés au transport de marchandises, tels que définis à l’annexe 5 de l’arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules, portant la désignation de carrosserie nationale « VASP » sur le certificat d’immatriculation ;
- aux véhicules de convois exceptionnels munis d’une autorisation préalable ou d’un récépissé de déclaration préalable, au sens de l’article R.433-1 du Code de la route.
- aux véhicules affectés aux associations agréées de sécurité civile, dans le cadre de leurs missions, munis d’un document fourni par l’association prouvant leur qualité ; celles-ci doivent en faire la demande auprès de la Métropole
- aux véhicules utilisés par les associations reconnues d’utilité publique, dans le cadre de leurs activités, munis d’un document fourni par l’association prouvant leur qualité ; celles-ci doivent en faire la demande auprès de la Métropole
ARTICLE 3
La mesure instaurée à l’article 1 er ne s’applique pas, jusqu’au 31 décembre 2025 inclus :
- aux véhicules de catégories « Camionnette » et « N1 » portant les désignations de carrosseries nationales « BEN AMO », « BENNE », « CIT EAU », « FG TD » et « BETON » sur le certificat d’immatriculation ;
- aux véhicules de catégories « N2 » et « N3 » portant les désignations de carrosseries nationales « BEN AMO », « BENNE », « CIT EAU », « FG TD », « BETON » et « PTE ENG » sur le certificat d’immatriculation ;
Cette dérogation est accordée sous réserve, pour le(s) bénéficiaire(s), d’en effectuer la demande par le biais de la plateforme de services numériques de l'agglomération lyonnaise www.toodego.com/zfe.ARTICLE 4
Conformément à l’article L.2213-4-1 du code général des collectivités territoriales, des dérogations individuelles à caractère temporaire peuvent être délivrées, selon les modalités définies aux articles 5, 6 et 7 du présent arrêté, pour les véhicules listés ci-dessous :
- véhicules classés Crit’Air 3 et utilisés pour l’approvisionnement des marchés sur le territoire de la métropole de Lyon, munis d’une autorisation délivrée par une commune ou d’une carte de commerçant non sédentaire en cours de validité ;
- véhicules classés Crit’Air 3 et utilisés pour l’approvisionnement de denrées alimentaires de proximité, effectuant de manière régulière des opérations de livraison à l’intérieur du périmètre de la zone à faibles émissions mobilité de la métropole de Lyon ;
- véhicules utilisés par les professionnels pouvant justifier de l’achat de véhicule(s) de catégories « Camionnette », « N1 », « N2 » et « N3 » classés Crit’Air 0 et 1 mais dont les délais de livraison sont importants ;
- véhicules utilisés par les professionnels et amenés à circuler de manière ponctuelle au sein du périmètre de la ZFEm dans le cadre de déplacements liés à l’exercice de leur activité professionnelle.
ARTICLE 5
Les demandes de dérogations doivent être motivées et être adressées à la Métropole par le biais de la plateforme de services numériques de l'agglomération lyonnaise à l’adresse suivante :
www.toodego.com/zfe
Les justificatifs délivrés doivent être rendus visibles ou tenus à la disposition des agents chargés des contrôles .
ARTICLE 6
Pour bénéficier d’une dérogation individuelle au titre de l’approvisionnement de denrées alimentaires de proximité, le véhicule concerné doit être certifié par son propriétaire comme étant affecté à une exploitation agricole dont le siège est situé dans un périmètre de 50km autour de la ville de Lyon, tel que délimité sur la carte figurant en Annexe 4 au présent arrêté, c’est à dire avoir son siège sur le territoire de l’une des communes dont la liste figure en Annexe 5 au présent arrêté.
ARTICLE 7
Pour les véhicules classés Crit’Air 3 et utilisés pour l’approvisionnement des marchés sur le territoire de la métropole de Lyon, munis d’une autorisation délivrée par une commune ou d’une carte de commerçant non sédentaire en cours de validité, les dérogations individuelles sont accordées pour la période courant du 1 er janvier 2024 au 31 décembre 2025.Pour les véhicules classés Crit’Air 3 et utilisés pour l’approvisionnement de denrées alimentaires de proximité, effectuant de manière régulière des opérations de livraison à l’intérieur du périmètre de la zone à faibles émissions mobilité de la métropole de Lyon, les dérogations individuelles sont accordées pour la période courant du 1 er janvier 2024 au 31 décembre 2025.
Pour les véhicules utilisés par les professionnels pouvant justifier de l’achat de véhicule(s) de catégories « Camionnette », « N1 », « N2 » et « N3 » classés Crit’Air 0 et 1 mais dont les délais de livraison sont importants, les dérogations individuelles sont accordées pour une durée de 12 mois non renouvelable.
Pour les véhicules utilisés par les professionnels et amenés à circuler de manière ponctuelle au sein du périmètre de la ZFEm dans le cadre de déplacements liés à l’exercice de leur activité professionnelle, les dérogations individuelles sont accordées selon les modalités spécifiques suivantes :
- Ces véhicules ne sont autorisés à circuler au sein du périmètre de la ZFEm que dans la limite de 52 jours par an pendant la période comprise entre le 1 er janvier 2024 et le 31 décembre 2034.
- Les bénéficiaires doivent obligatoirement créer un compte sur la plateforme de services numériques de l'agglomération lyonnaise « Toodego » et déclarer, via cette même plateforme, les dates auxquelles ils souhaitent utiliser les véhicules concernés pour circuler au sein du périmètre de la ZFEm.
Dans tous les cas, la délivrance des dérogations individuelles est conditionnée à une démarche volontaire du bénéficiaire qui l’engage dans un dialogue avec les conseillers en mobilité de la Métropole et des chambres consulaires du territoire pour le bon aboutissement de son projet de mobilité à faibles émissions.
ARTICLE 8
Le présent arrêté fera l’objet d’une publication sous forme électronique, dans les conditions
fixées par les articles L.3131-1 et R. 3131-2 du code général des collectivités territoriales.
ARTICLE 9
Les infractions au présent arrêté seront constatées par procès-verbal et réprimées selon les textes et la réglementation en vigueur.
ARTICLE 10
L’arrêté n° 2022-ZFE-004 du Président de la Métropole de Lyon en date du 17 février 2022 est abrogé à compter du 1 er janvier 2024.
ARTICLE 11
Outre les recours gracieux et hiérarchiques qui s'exercent dans le même délai, un recours contentieux pour excès de pouvoir peut être déposé au tribunal administratif de Lyon (Palais des Juridictions Administratives - 184 rue Duguesclin - 69433 LYON CEDEX 03), ou effectué par voie dématérialisée sur le site www.telerecours.fr, dans un délai de deux mois à compter de la publication du présent arrêté.ARTICLE 12
La Directrice Générale des Services de la Métropole de Lyon et le Directeur Départemental de la Sécurité Publique, le Directeur du Service Départemental Métropolitain d'Incendie et de Secours et tous agents de la force publique et de la police municipale sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté, dont copie sera adressée :
- au Préfet du Rhône,
- au Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Rhône,
- au Président du Conseil régional de la Région Auvergne-Rhône-Alpes,
- au Président du Conseil départemental du Rhône,
- aux services urbains de la Métropole de Lyon : voirie, eau et propreté,
- à l’Autorité Organisatrice des Mobilités des Territoires Lyonnais (SYTRAL Mobilités),
- aux Maires des communes de Bron, Caluire-et-Cuire, Champagne-au-Mont-d’Or, Dardilly, Écully, La Mulatière, Limonest, Lyon, Oullins, Pierre-Bénite, Saint-Fons, Tassin-la-Demi-Lune, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne.
À Lyon, le
Le Président de la Métropole de Lyon,
Bruno BERNARDGRAND
A47
M7
A7
ZFE DE LA MÉTROPOLE DE LYON
PÉRIMÈTRE ET INFRASTRUCTURES
SOUMISES À RÉGLEMENTATION
Janvier 2024
A42
N346
A43
D383
A
A43
M301
A465S = Périmètre ZFEm
Voies structurantes d'agglomération
soumises à la réglementation
Voies structurantes d'agglomération
non soumises à la réglementation
0 1 2 3 4km 0 md. ms te L'LL
ANNEXE 1
Périmètre de la Zone à Faibles Émissions mobilité de la Métropole de Lyon.
Véhicules de catégories Camionnette, N1, N2 et N3 non classés ou classés Crit’Air 5, 4 et 3.ANNEXE 2
Liste des voies totalement ou partiellement exclues du périmètre de la ZFEm pour les communes de Caluire-et-Cuire, Lyon et
Villeurbanne.
Véhicules de catégories Camionnette, N1, N2 et N3 non classés ou classés Crit’Air 5, 4 et 3.
Pour les voies partiellement exclues du périmètre de la ZFE, les sections non concernées par la mesure d'interdiction de circulation sont précisées entre parenthèses
CALUIRE-ET-CUIRE
Boulevard des Oiseaux
Chemin de Balme Baron
Chemin de Crépieux (Entre le 148 et le
157)
Chemin de la Vire
Chemin des Maraîchers
Chemin du Désert
Chemin du Ravin
Chemin du Vieux Crépieux
Chemin Pierre Drevet
Impasse 87 Route de Strasbourg
Impasse Charles Besseas
Place de Crépieux
Pont Paul Bocuse
Quai Clémenceau (Entre le 121 et
Fontaines-sur-Saône)
Route de Strasbourg (Entre l’Ancienne
route de Strasbourg et Rillieux-la-Pape)
Rue Pierre Bourgeois
LYON
Allée de Beaulieu-Montribloud
Allée de la Sauvegarde
Avenue 25ème Régiment des Tirailleurs
Sénégalais (Entre le rond-point de la Porte
de Vaise et l'Avenue de Lanessan)
Avenue Ben Gourion
Avenue de Lanessan
Avenue du Frene
Avenue Général Eisenhower (Entre le 2 et
le 8)
Bretelle 3 Porte de Vaise
Bretelle Tassin Voie Nord
Bretelle Tassin Voie Sud
Chemin de Galatin et des Sablières
Chemin de Montessuy
Chemin de Montpellas
Chemin des Charbottes
Chemin du Bas Port
Chemin du Petit Montessuy
Grande Rue de Saint Rambert
Impasse Auguste Rodin
Impasse de la Garde
Impasse de la Mouchonnetre le 137 et Saint-
Entre le 47 et le 82)
(Entre le 33 et la
Impasse Saint Loup
Montée de la Sauvagère
Montée des Balmes
Place Bernard Schonberg
Place de Saint Rambert
Place Henri Barbusse
Place Maurice Bariod
Place Notre Dame
Place Pierre Puget
Pont de l'Ile Barbe
Porte de Vaise
Quai de Beaucaire
Quai des Etroits
Quai Raoul Carrié
Rue Albert Camus
Rue Albert Chalinel
Rue Albert Falsan
Rue Camille de Neuville
Rue Charles Porcher
Rue Claude Debussy
Rue Claude Faye
Rue Claude Le Laboureur
Rue Clavière
Rue d'Amsterdam
Rue d'Arles
Rue d'Avignon
Rue de Bale
Rue de Chalon-sur-Saone
Rue de Dijon
Rue de Dole
Rue de Fos-sur-Mer
Rue de la Garde
Rue de l'Arbaletière
Rue de l'Ardoise
Rue de Saint-Cyr (Entre le 137 et Saint-
Cyr-au-Mont-d’Or)
Rue de Trèves
Rue des Aqueducs (Entre le 47 et le 82)
Rue des Contrebandiers (Entre le 16 et le
18)
Rue des Docteurs Cordier
Rue des Rivières
Rue du Pont Cotton
Rue Ernest Fabrègue
Rue Fayolle
Rue Gabriel Chevallier
Rue Général Girodon
Rue Gilgain
Rue Hector Berlioz
Rue Jean Perrin
Rue Jean-Baptiste Chopin
Rue Jean-Baptiste Couty
Rue Joliot Curie (Entre le 98 et le 199)
Rue Jolivet
Rue Joseph Folliet
Rue Louis Bouquet (Entre le 5 et le 10)
Rue Malibran
Rue Marc Boegner
Rue Maréchal de Lattre de Tassigny
Rue Pierre Baizet (Entre le 46 et le 82)
Rue Pierre Termier
Rue Pierre Valdo (Entre le 180 et le 183)
Rue Professeur Patel (Entre le 33 et la
Rue de Montribloud)
Rue Sylvain SimondanEntre le 18
re lé 409 et la Rue
Rue Velten
Square Maurice Ravel
Square Paul Cézanne
VILLEURBANNE
Allée Assia Djebar
Allée des Cèdres
Allée du Caporal Maupas
Allée du Mens
Allée Gerda Taro
Allée Louis Pergaud
Allée Marcel Doret
Allée Paulette Cornu
Allée Sergueï Paradjanov
Autoroute A42 de Genève à Lyon
Autoroute A42 de Lyon à Genève
Avenue Ampère
Avenue de Bel Air (Entre le 18 et le 34)
Avenue de la Rize
Avenue Marcel Cerdan (Entre le 17 et le
59)
Chemin de Halage
Chemin de l'Ancienne Digue
Cours Emile Zola (Entre le 409 et la Rue
Léon Blum)
Esplanade Miriam Makeba
Impasse Baconnier
Impasse des Moineaux
Impasse du Marais
Impasse du Rêve
Jardin de l'Embellie
Parc Jorge Semprun
Petite Rue du Roulet
Place de la Paix
Place des Allobroges
Pont de Croix-Luizet
Pont de Cusset
Rue Abbé A Firmin
Rue Alfred de Musset
Rue André Buffière
Rue Bernard Lecache
Rue Blasco Ibanez
Rue Charlotte Delbo
Rue de la Digue
Rue de la Poudrette
Rue de la Prairie
Rue de la Soie
Rue de l'Epi de Blé
Rue de Pierrefrite
Rue de Verdun
Rue Debut
Rue Decomberousse
Rue des Acacias
Rue des Bluets
Rue des Bons Amis
Rue des Brosses
Rue des Coquelicots
Rue des Jardins
Rue des Prés
Rue Douaumont
Rue du 4 Août 1789 (Entre le Pont de
Cusset et Vaulx-en-Velin)
Rue du Bel AirRue du Canal
Rue du Caporal Morange
Rue du Cimetière
Rue du Clos Mon Désir
Rue du Luxembourg
Rue du Marais
Rue du Pont des Planches
Rue du Roulet
Rue du Vert Buisson
Rue Edison
Rue Eugène Pottier
Rue Francia
Rue Henri Legay
Rue Jean Bertin
Rue Jean Voillot
Rue Léo Lagrange
Rue Léon Blum (Entre le 215 et Vaulx-en-
Velin)
Rue Léon Piat
Rue Louis Jarnet
Rue Louis Maynard
Rue Louis Teillon
Rue Lucette et René Desgrand
Rue Marcel Doret
Rue Mimi Pinson
Rue Monge
Rue Nicolas Garnier
Rue Olympe de Gouges
Rue Sabine Zlatin
Rue Saint Jean
Rue Serge Ravanel
Rue Séverine
Rue Tranquille
Rue Willy Brandt
Rue Yvonne Chanu (Entre le 13 et le
Boulevard Laurent Bonnevay)
Square de la Concorde
Square Marcel Doret=ntre le 4 et le 6)
ANNEXE 3
Liste des voies totalement ou partiellement incluses dans le
périmètre de la ZFEm pour les communes de Bron, Champagne-au- Mont-d’Or, Dardilly, Écully, La Mulatière, Limonest, Oullins, Pierre- Bénite, Saint-Fons, Tassin-la-Demi-Lune, Vaulx-en-Velin et
Vénissieux.
Véhicules de catégories Camionnette, N1, N2 et N3 non classés ou classés Crit’Air 5, 4 et 3.
Pour les voies partiellement incluses du périmètre de la ZFE, les sections concernées par la mesure d'interdiction de circulation sont précisées entre parenthèses
BRON
Allée des Charmilles
Allée des Platanes
Allée du Grand Cèdre
Avenue du Doyen Jean Lépine
Avenue Franklin Roosevelt
Boulevard Emile Bollaert
Boulevard Laurent Bonnevay Extérieur
Boulevard Laurent Bonnevay Intérieur
Boulevard Pinel
Chemin des Balmes
Impasse Bernard Vallot
Impasse Callemard
Impasse Chapuis
Impasse des Coquelicots
Impasse des Muguets
Montée des Charmilles
Passage Verdier Nord
Passage Verdier Sud
Place Kimmerling
Route de Genas
Rue André Hermann
Rue Bernard Vallot
Rue Cortelain
Rue de la Paix
Rue de la Perle
Rue de l'Humanité
Rue de l'Industrie
Rue de Reims (Entre le 4 et le 6)
Rue de Solesmes
Rue des Bleuets
Rue des Bruyères
Rue des Communaux
Rue des Cyclamens
Rue des Epis
Rue des Essarts
Rue des Genêts
Rue des Guillandes
Rue des Iris
Rue des Myosotis
Rue des PaquerettesRue des Sycomores
Rue du 19 Mars 1962
Rue du Parc
Rue du Sergent Buttin
Rue du Verdier
Rue du Vinatier
Rue Edouard Branly
Rue Elie Métral
Rue Emile Bressat
Rue Georges Clémenceau
Rue Henri Teissier
Rue Jacques Daligand
Rue Julien Baudrand
Rue Laborde
Rue Léon Boyer
Rue Léon Paviot
Rue Lionel Terray
Rue Louis Blanc
Rue Martin
Rue Neuve des Essarts
Rue Pierre Bourdan
Rue Sigismond Brissy
Rue Wilson
CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR
Voie métropolitaine M6 de Lyon à Paris
Voie métropolitaine M6 de Paris à Lyon
DARDILLY
Voie métropolitaine M6 de Lyon à Paris
Voie métropolitaine M6 de Paris à Lyon
ECULLY
Boulevard Périphérique Nord Extérieur
Boulevard Périphérique Nord Intérieur
Bretelle 1 Porte du Valvert
Bretelle 10 Porte du Valvert
Bretelle 2 Porte du Valvert
Bretelle 3 Porte du Valvert
Bretelle 4 Porte du Valvert
Bretelle 6 Porte du Valvert
Bretelle 7 Porte du Valvert
Bretelle 8 Porte du Valvert
Bretelle 9 Porte du Valvert
Esplanade François-Régis Cottin
Porte du Valvert
Tunnel de la Duchère Extérieur
Tunnel de la Duchère Intérieur
Voie métropolitaine M6 de Lyon à Paris
Voie métropolitaine M6 de Paris à LyonLA MULATIERE
Pont de La Mulatière
Voie métropolitaine M7 de Lyon à Marseille
Voie métropolitaine M7 de Marseille à Lyon
LIMONEST
Voie métropolitaine M6 de Lyon à Paris
Voie métropolitaine M6 de Paris à Lyon
OULLINS
Voie métropolitaine M7 de Lyon à Marseille
Voie métropolitaine M7 de Marseille à Lyon
PIERRE BENITE
Voie métropolitaine M7 de Lyon à Marseille
Voie métropolitaine M7 de Marseille à Lyon
SAINT-FONS
Boulevard Laurent Bonnevay Extérieur
Boulevard Laurent Bonnevay Intérieur
Avenue Pierre Sémard
Quai Louis Aulagne (au niveau du pont traversant l'Avenue Pierre Semard)
Rue Marcel Sembat (au niveau du pont surplombant l'Avenue Pierre Semard)
TASSIN
Bretelle 6 Porte du Valvert
Bretelle 4 Porte du Valvert
Porte du Valvert
Voie métropolitaine M6 de Lyon à Paris
Voie métropolitaine M6 de Paris à LyonVAULX-EN-VELIN
Boulevard Périphérique Nord Extérieur
Boulevard Périphérique Nord Intérieur
Porte de la Doua
VENISSIEUX
Place Jules Grandclément
Rue Anatole France
Place du Moulin à Vent
Rue Paul Reverchon
Rue Clos Saunier
Impasse Meillon
Rue Gustave Flaubert
Impasse Puiseurs
Impasse François Marie
Impasse Roger Salengro
Allée Gigondas
Allée Chenas
Allée des Closes
Rue des Alpes
Rue Eparvier
Promenade Joseph Muntz
Rue Jean Berlioz
Rue Jean Chabry
Allée Chiroubles
Rue des Pyrénées
Rue Jean Chevailler
Rue Louis de Saint Just
Impasse Jean Mercy
Allée Juliènas
Allée Brouilly
Allée Morgon
Rue Paul Jaillet
Rue François Gros
Passage de l'Auberge de Jeunesse
Square Ludovic Bonin
Rue Chausson
Allée des Acacias
Rue Louise Michel
Rue Ludovic Bonin
Rue Oradour sur Glane
Rue du Vercors
Rue Louis Blanc
Rue Jean Lurçat
Rue du Moulin à Vent
Place Ennemond Romand
Allée du Moulin à Vent
Rue de la Lozère
Avenue Charles de Gaulle (en direction de
Lyon, depuis la Rue du Clos Verger)
Rue Paul Verlaine
Rue Georges Marrane
Rue Pierre Brossolette
Rue du Sablon
Rue Vaillant Couturier
Rue Roger Salengro
Boulevard Pinel
Rue Ernest Renan
Avenue du Docteur Georges LévyRue Honoré de Balzac
Rue du Professeur Roux
Route de Vienne (Entre le 385 et Lyon)
Avenue Francis de Pressensé (Entre la
rue Chêne Velin et Lyon)
Boulevard Irène Joliot Curie (Entre la
bretelle d'insertion pour le Boulevard
Laurent Bonnevay Extérieur et Lyon)
Avenue Viviani
Boulevard Laurent Bonnevay Extérieur
Boulevard Laurent Bonnevay Intérieurole de
Production alimentaire de proximité GRANDLYON Définition à partir des codes postaux dans un rayon de 50km de Lyon* ‘Hors produits carnés pour lesquels sont retenus le département du Rhône et ses départements limitrophes
Page : 20
ANNEXE 4
Périmètre de production alimentaire de proximité pour la métropole de LyonIX
Page : 21
ANNEXE 5
Liste des communes composant le périmètre de production alimentaire de proximité pour la métropole de Lyon
Ain : AMBERIEU-EN-BUGEY, AMBERIEUX-EN-DOMBES, AMBRONAY, AMBUTRIX, ARS-SUR- FORMANS, BALAN, BANEINS, BEAUREGARD, BELIGNEUX, BETTANT, BEYNOST, BIRIEUX, BLYES, BOULIGNEUX, BOURG-SAINT-CHRISTOPHE, BRESSOLLES, CERTINES, CHALAMONT, CHALEINS, CHANEINS, CHANOZ-CHATENAY, CHARNOZ-SUR-AIN, CHATEAU- GAILLARD, CHATENAY, CHATILLON-LA-PALUD, CHATILLON-SUR-CHALARONNE, CHAZEY- SUR-AIN, CIVRIEUX, CONDEISSIAT, CRANS, DAGNEUX, DOMPIERRE-SUR-CHALARONNE, DOMPIERRE-SUR-VEYLE, DOUVRES, DRUILLAT, FARAMANS, FAREINS, FRANCHELEINS, FRANS, GARNERANS, GENOUILLEUX, GUEREINS, ILLIAT, JASSANS-RIOTTIER, JOYEUX, LA BOISSE, LA CHAPELLE-DU-CHATELARD, LA TRANCLIERE, L'ABERGEMENT-CLEMENCIAT, LAGNIEU, LAPEYROUSE, LE MONTELLIER, LE PLANTAY, LENT, LEYMENT, LOYETTES, LURCY, MARLIEUX, MASSIEUX, MESSIMY-SUR-SAONE, MEXIMIEUX, MIONNAY, MIRIBEL, MISERIEUX, MOGNENEINS, MONTCEAUX, MONTHIEUX, MONTLUEL, MONTMERLE-SUR- SAONE, NEUVILLE-LES-DAMES, NEUVILLE-SUR-AIN, NEYRON, NIEVROZ, PARCIEUX, PERONNAS, PEROUGES, PEYZIEUX-SUR-SAONE, PIZAY, PONT-D'AIN, PRIAY, RANCE, RELEVANT, REYRIEUX, RIGNIEUX-LE-FRANC, ROMANS, SAINT-ANDRE-DE-CORCY, SAINT- ANDRE-LE-BOUCHOUX, SAINT-ANDRE-SUR-VIEUX-JONC, SAINT-BERNARD, SAINT-DENIS- EN-BUGEY, SAINT-DIDIER-DE-FORMANS, SAINT-DIDIER-SUR-CHALARONNE, SAINTE- CROIX, SAINTE-EUPHEMIE, SAINTE-JULIE, SAINT-ELOI, SAINTE-OLIVE, SAINT-ETIENNE- SUR-CHALARONNE, SAINT-GEORGES-SUR-RENON, SAINT-GERMAIN-SUR-RENON, SAINT- JEAN-DE-NIOST, SAINT-JEAN-DE-THURIGNEUX, SAINT-MARCEL, SAINT-MARTIN-DU-MONT, SAINT-MAURICE-DE-BEYNOST, SAINT-MAURICE-DE-GOURDANS, SAINT-MAURICE-DE- REMENS, SAINT-NIZIER-LE-DESERT, SAINT-PAUL-DE-VARAX, SAINT-SORLIN-EN-BUGEY, SAINT-TRIVIER-SUR-MOIGNANS, SAINT-VULBAS, SANDRANS, SAULT-BRENAZ, SAVIGNEUX, SERVAS, SOUCLIN, SULIGNAT, THIL, THOISSEY, TOUSSIEUX, TRAMOYES, TREVOUX, VALEINS, VARAMBON, VAUX-EN-BUGEY, VERSAILLEUX, VILLARS-LES-DOMBES, VILLEBOIS, VILLENEUVE, VILLETTE-SUR-AIN, VILLIEU-LOYES-MOLLON ;
Isère : AGNIN, ANJOU, ANNOISIN-CHATELANS, ANTHON, ARANDON, ARTAS, ARZAY, ASSIEU, AUBERIVES-SUR-VAREZE, BADINIERES, BALBINS, BEAUFORT, BEAUREPAIRE, BEAUVOIR- DE-MARC, BELLEGARDE-POUSSIEU, BONNEFAMILLE, BOSSIEU, BOUGE-CHAMBALUD, BOURGOIN-JALLIEU, BOUVESSE-QUIRIEU, BRANGUES, CESSIEU, CHALONS, CHAMAGNIEU, CHAMPIER, CHANAS, CHARANTONNAY, CHARETTE, CHARVIEU- CHAVAGNEUX, CHASSE-SUR-RHONE, CHATEAUVILAIN, CHATONNAY, CHAVANOZ, CHEYSSIEU, CHEZENEUVE, CHONAS-L'AMBALLAN, CHOZEAU, CHUZELLES, CLONAS-SUR- VAREZE, COMMELLE, COUR-ET-BUIS, COURTENAY, CRACHIER, CREMIEU, CREYS-MEPIEU, CULIN, DIEMOZ, DIZIMIEU, DOLOMIEU, DOMARIN, ECLOSE, ESTRABLIN, EYZIN-PINET, FARAMANS, FAVERGES-DE-LA-TOUR, FOUR, FRONTONAS, GILLONNAY, GRENAY, HEYRIEUX, HIERES-SUR-AMBY, JANNEYRIAS, JARCIEU, JARDIN, LA BALME-LES-GROTTES, LA BATIE-MONTGASCON, LA CHAPELLE-DE-LA-TOUR, LA CHAPELLE-DE-SURIEU, LA COTE- SAINT-ANDRE, LA FRETTE, LA TOUR-DU-PIN, LA VERPILLIERE, LE BOUCHAGE, LE PEAGE-Page : 22
DE-ROUSSILLON, LENTIOL, LES COTES-D'AREY, LES EPARRES, LES ROCHES-DE- CONDRIEU, LEYRIEU, LIEUDIEU, L'ISLE-D'ABEAU, LUZINAY, MARCILLOLES, MARCOLLIN, MAUBEC, MEYRIE, MEYRIEU-LES-ETANGS, MEYSSIES, MOIDIEU-DETOURBE, MOISSIEU- SUR-DOLON, MONSTEROUX-MILIEU, MONTAGNIEU, MONTALIEU-VERCIEU, MONTCARRA, MONTSEVEROUX, MORAS, MORESTEL, MOTTIER, NANTOIN, NIVOLAS-VERMELLE, OPTEVOZ, ORNACIEUX, OYTIER-SAINT-OBLAS, PACT, PAJAY, PANOSSAS, PARMILIEU, PASSINS, PENOL, PISIEU, POMMIER-DE-BEAUREPAIRE, PONT-DE-CHERUY, PONT- EVEQUE, PORCIEU-AMBLAGNIEU, PRIMARETTE, REVEL-TOURDAN, REVENTIN-VAUGRIS, ROCHE, ROCHETOIRIN, ROUSSILLON, ROYAS, RUY, SABLONS, SAINT-AGNIN-SUR-BION, SAINT-ALBAN-DE-ROCHE, SAINT-ALBAN-DU-RHONE, SAINT-BARTHELEMY, SAINT- BAUDILLE-DE-LA-TOUR, SAINT-CHEF, SAINT-CLAIR-DE-LA-TOUR, SAINT-CLAIR-DU-RHONE, SAINT-DIDIER-DE-LA-TOUR, SAINTE-ANNE-SUR-GERVONDE, SAINTE-BLANDINE, SAINT- GEORGES-D'ESPERANCHE, SAINT-HILAIRE-DE-BRENS, SAINT-HILAIRE-DE-LA-COTE, SAINT-JEAN-DE-BOURNAY, SAINT-JEAN-DE-SOUDAIN, SAINT-JULIEN-DE-L'HERMS, SAINT- JUST-CHALEYSSIN, SAINT-MARCEL-BEL-ACCUEIL, SAINT-MAURICE-L'EXIL, SAINT-PRIM, SAINT-ROMAIN-DE-JALIONAS, SAINT-ROMAIN-DE-SURIEU, SAINT-SAVIN, SAINT-SORLIN- DE-MORESTEL, SAINT-SORLIN-DE-VIENNE, SAINT-VICTOR-DE-CESSIEU, SAINT-VICTOR- DE-MORESTEL, SALAGNON, SALAISE-SUR-SANNE, SARDIEU, SATOLAS-ET-BONCE, SAVAS-MEPIN, SEMONS, SEPTEME, SEREZIN-DE-LA-TOUR, SERMERIEU, SERPAIZE, SEYSSUEL, SICCIEU-SAINT-JULIEN-ET-CARISIEU, SOLEYMIEU, SONNAY, SUCCIEU, THODURE, TIGNIEU-JAMEYZIEU, TRAMOLE, TREPT, VALENCIN, VASSELIN, VAULX-MILIEU, VENERIEU, VERNAS, VERNIOZ, VERTRIEU, VEYSSILIEU, VEZERONCE-CURTIN, VIENNE, VIGNIEU, VILLEFONTAINE, VILLEMOIRIEU, VILLENEUVE-DE-MARC, VILLE-SOUS-ANJOU, VILLETTE-D'ANTHON, VILLETTE-DE-VIENNE ;
Loire : AVEIZIEUX, BELLEGARDE-EN-FOREZ, BESSEY, BOISSET-LES-MONTROND, CELLIEU, CHAGNON, CHAMBEON, CHAMBOEUF, CHATEAUNEUF, CHATELUS, CHAVANAY, CHAZELLES-SUR-LYON, CHEVRIERES, CHIRASSIMONT, CHUYER, CIVENS, CLEPPE, COTTANCE, CRAINTILLEUX, CUZIEU, DARGOIRE, DOIZIEUX, EPERCIEUX-SAINT-PAUL, ESSERTINES-EN-DONZY, FARNAY, FEURS, FONTANES, GENILAC, GRAMMOND, JAS, LA CHAPELLE-VILLARS, LA GIMOND, LA GRAND-CROIX, LA TERRASSE-SUR-DORLAY, LA VALLA-EN-GIER, L'HOPITAL-LE-GRAND, L'HORME, LORETTE, LUPE, MACHEZAL, MACLAS, MALLEVAL, MARCENOD, MARCLOPT, MARINGES, MIZERIEUX, MONTCHAL, MONTROND- LES-BAINS, PANISSIERES, PAVEZIN, PELUSSIN, PONCINS, POUILLY-LES-FEURS, RIVE-DE- GIER, ROISEY, SAINT-ANDRE-LE-PUY, SAINT-APPOLINARD, SAINT-BARTHELEMY-LESTRA, SAINT-BONNET-LES-OULES, SAINT-CHAMOND, SAINT-CHRISTO-EN-JAREZ, SAINT-CYR-DE- VALORGES, SAINT-CYR-LES-VIGNES, SAINT-DENIS-SUR-COISE, SAINTE-CROIX-EN-JAREZ, SAINTE-FOY-SAINT-SULPICE, SAINT-GALMIER, SAINT-JEAN-BONNEFONDS, SAINT- JOSEPH, SAINT-LAURENT-LA-CONCHE, SAINT-MARTIN-LA-PLAINE, SAINT-MARTIN-LESTRA, SAINT-MEDARD-EN-FOREZ, SAINT-MICHEL-SUR-RHONE, SAINT-PAUL-EN-JAREZ, SAINT- PIERRE-DE-BOEUF, SAINT-ROMAIN-EN-JAREZ, SALT-EN-DONZY, SALVIZINET, SORBIERS, TARTARAS, UNIAS, VALEILLE, VALFLEURY, VERANNE, VERIN, VIOLAY, VIRICELLES, VIRIGNEUX ;
Rhône : AFFOUX, ALBIGNY-SUR-SAONE, ALIX, AMBERIEUX, AMPLEPUIS, AMPUIS, ANCY, ANSE, ARNAS, AVEIZE, AVENAS, BAGNOLS, BEAUJEU, BELLEVILLE, BELMONT-D'AZERGUES,Page : 23
BESSENAY, BIBOST, BLACE, BRIGNAIS, BRINDAS, BRON, BRULLIOLES, BRUSSIEU, BULLY, CAILLOUX-SUR-FONTAINES, CALUIRE-ET-CUIRE, CERCIE, CHAMBOST-ALLIERES, CHAMBOST-LONGESSAIGNE, CHAMELET, CHAMPAGNE-AU-MONT-D'OR, CHAPONNAY, CHAPONOST, CHARBONNIERES-LES-BAINS, CHARENTAY, CHARLY, CHARNAY, CHASSAGNY, CHASSELAY, CHASSIEU, CHATILLON, CHAUSSAN, CHAZAY-D'AZERGUES, CHENELETTE, CHESSY, CHEVINAY, CIVRIEUX-D'AZERGUES, CLAVEISOLLES, COGNY, COISE, COLLONGES-AU-MONT-D'OR, COLOMBIER-SAUGNIEU, COMMUNAY, CONDRIEU, CORBAS, CORCELLES-EN-BEAUJOLAIS, COURZIEU, COUZON-AU-MONT-D'OR, CRAPONNE, CUBLIZE, CURIS-AU-MONT-D'OR, DARDILLY, DAREIZE, DECINES-CHARPIEU, DENICE, DIEME, DOMMARTIN, DRACE, DUERNE, ECHALAS, ECULLY, EVEUX, FEYZIN, FLEURIEU- SUR-SAONE, FLEURIEUX-SUR-L'ARBRESLE, FONTAINES-SAINT-MARTIN, FONTAINES-SUR- SAONE, FRANCHEVILLE, FRONTENAS, GEANGES, GENAS, GENAY, GIVORS, GLEIZE, GRANDRIS, GREZIEU-LA-VARENNE, GREZIEU-LE-MARCHE, GRIGNY, HAUTE-RIVOIRE, IRIGNY, JARNIOUX, JONAGE, JONS, JOUX, LA CHAPELLE-SUR-COISE, LA MULATIERE, LA TOUR-DE-SALVAGNY, LACENAS, LACHASSAGNE, LAMURE-SUR-AZERGUES, LANCIE, LANTIGNIE, LARAJASSE, L'ARBRESLE, LAUX-MONTAUX, LE BOIS-D'OINGT, LE BREUIL, LE PERREON, LEGNY, LENTILLY, LES ARDILLATS, LES CHERES, LES HAIES, LES HALLES, LES OLMES, LES SAUVAGES, LETRA, LIERGUES, LIMAS, LIMONEST, LISSIEU, LOIRE-SUR- RHONE, LONGES, LONGESSAIGNE, LOZANNE, LUCENAY, LYON, MARCHAMPT, MARCILLY- D'AZERGUES, MARCY, MARCY-L'ETOILE, MARENNES, MEAUX-LA-MONTAGNE, MESSIMY, MEYS, MEYZIEU, MILLERY, MIONS, MOIRE, MONTAGNY, MONTANAY, MONTMELAS-SAINT- SORLIN, MONTROMANT, MONTROTTIER, MORANCE, MORNANT, NEUVILLE-SUR-SAONE, NUELLES, ODENAS, OINGT, ORLIENAS, OULLINS, PIERRE-BENITE, POLEYMIEUX-AU-MONT- D'OR, POLLIONNAY, POMEYS, POMMIERS, PONTCHARRA-SUR-TURDINE, POUILLY-LE- MONIAL, POULE-LES-ECHARMEAUX, PUSIGNAN, QUINCIE-EN-BEAUJOLAIS, QUINCIEUX, REGNIE-DURETTE, RILLIEUX-LA-PAPE, RIVERIE, RIVOLET, ROCHETAILLEE-SUR-SAONE, RONNO, RONTALON, SAIN-BEL, SAINT-ANDEOL-LE-CHATEAU, SAINT-ANDRE-LA-COTE, SAINT-APPOLINAIRE, SAINT-BONNET-DE-MURE, SAINT-BONNET-LE-TRONCY, SAINT- CLEMENT-LES-PLACES, SAINT-CLEMENT-SUR-VALSONNE, SAINT-CYR-AU-MONT-D'OR, SAINT-CYR-LE-CHATOUX, SAINT-CYR-SUR-LE-RHONE, SAINT-DIDIER-AU-MONT-D'OR, SAINT-DIDIER-SOUS-RIVERIE, SAINT-DIDIER-SUR-BEAUJEU, SAINTE-CATHERINE, SAINTE- COLOMBE, SAINTE-CONSORCE, SAINTE-FOY-L'ARGENTIERE, SAINTE-FOY-LES-LYON, SAINTE-PAULE, SAINT-ETIENNE-DES-OULLIERES, SAINT-ETIENNE-LA-VARENNE, SAINT- FONS, SAINT-FORGEUX, SAINT-GENIS-L'ARGENTIERE, SAINT-GENIS-LAVAL, SAINT-GENIS- LES-OLLIERES, SAINT-GEORGES-DE-RENEINS, SAINT-GERMAIN-AU-MONT-D'OR, SAINT- GERMAIN-SUR-L'ARBRESLE, SAINT-JEAN-D'ARDIERES, SAINT-JEAN-DES-VIGNES, SAINT- JEAN-DE-TOUSLAS, SAINT-JEAN-LA-BUSSIERE, SAINT-JULIEN, SAINT-JULIEN-SUR-BIBOST, SAINT-JUST-D'AVRAY, SAINT-LAGER, SAINT-LAURENT-D'AGNY, SAINT-LAURENT-DE- CHAMOUSSET, SAINT-LAURENT-DE-MURE, SAINT-LAURENT-DE-VAUX, SAINT-LAURENT- D'OINGT, SAINT-LOUP, SAINT-MARCEL-L'ECLAIRE, SAINT-MARTIN-EN-HAUT, SAINT- MAURICE-SUR-DARGOIRE, SAINT-NIZIER-D'AZERGUES, SAINT-PIERRE-DE-CHANDIEU, SAINT-PIERRE-LA-PALUD, SAINT-PRIEST, SAINT-ROMAIN-AU-MONT-D'OR, SAINT-ROMAIN- DE-POPEY, SAINT-ROMAIN-EN-GAL, SAINT-ROMAIN-EN-GIER, SAINT-SORLIN, SAINT- SYMPHORIEN-D'OZON, SAINT-SYMPHORIEN-SUR-COISE, SAINT-VERAND, SALLES- ARBUISSONNAS-EN-BEAUJOLAIS, SARCEY, SATHONAY-CAMP, SATHONAY-VILLAGE, SAVIGNY, SEREZIN-DU-RHONE, SIMANDRES, SOLAIZE, SOUCIEU-EN-JARREST, SOURCIEUX-LES-MINES, SOUZY, TALUYERS, TAPONAS, TARARE, TASSIN-LA-DEMI-LUNE, TERNAND, TERNAY, THEIZE, THURINS, TOUSSIEU, TREVES, TUPIN-ET-SEMONS,Page : 24
VALSONNE, VAUGNERAY, VAULX-EN-VELIN, VAUX-EN-BEAUJOLAIS, VENISSIEUX, VERNAISON, VERNAY, VILLECHENEVE, VILLEFRANCHE-SUR-SAONE, VILLE-SUR- JARNIOUX, VILLEURBANNE, VILLIE-MORGON, VOURLES, YZERON.
Il s’agit des communes présentant les codes postaux ci-dessous :
Ain : 01090, 01120, 01140, 01150, 01160, 01240, 01320, 01330, 01360, 01390, 01400, 01480, 01500, 01600, 01700, 01800, 01960, 01990 ;
Isère : 38070, 38080, 38090, 38110, 38118, 38121, 38122, 38138, 38150, 38200, 38230, 38260, 38270, 38280, 38290, 38300, 38370, 38390, 38440, 38460, 38510, 38540, 38550, 38670, 38780, 38790, 38890 ;
Loire : 42110, 42114, 42131, 42140, 42152, 42210, 42290, 42320, 42330, 42360, 42400, 42410, 42420, 42520, 42650, 42740, 42780, 42800 ;
Rhône : 69100, 69110, 69120, 69124, 69126, 69130, 69140, 69150, 69160, 69170, 69190, 69200, 69210, 69220, 69230, 69250, 69260, 69270, 69280, 69290, 69300, 69310, 69320, 69330, 69340, 69350, 69360, 69370, 69380, 69390, 69400, 69410, 69420, 69430, 69440, 69450, 69460, 69480, 69490, 69500, 69510, 69520, 69530, 69540, 69550, 69560, 69570, 69580, 69590, 69600, 69610, 69620, 69630, 69640, 69650, 69660, 69670, 69680, 69690, 69700, 69720, 69730, 69740, 69760, 69770, 69780, 69800, 69830, 69850, 69870, 69890, 69910, 69930, 69960, 69970Page : 25QIUNE
ONVHI 310d0413N