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Acte - cms plan de mobilite
Document publié le Jeudi 21 novembre 2024 par la commune de Décines-Charpieu.
Lien du pdf (Acte - cms plan de mobilite)
Thèmes du document : Transports, Aménagement du territoire, Environnement,
Projet soumis au Conseil d’Administration
de SYTRAL Mobilités le 21 novembre 20243 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Depuis le 1er janvier 2022, SYTRAL Mobilités est l’Autorité Organisatrice des Mobilités (AOM) d’un large territoire comprenant la Métropole de Lyon et 11 intercommunalités du Rhône. La loi d’orientation des mobilités (LOM), qui a fait évoluer la planification des déplacements en 2019, prévoit que SYTRAL Mobilités adopte un Plan de Mobilité, fixant ainsi un cap pour la politique de mobilité à l’horizon 2040. Les ambitions d’un renfort massif vers les transports en commun et de la diversification des solutions de mobi-
lité que nous portons depuis 2020 sont reprises dans ce
document dont l’élaboration a été partagée avec les divers
acteurs du territoire et la population.
Situées dans des plaines agricoles, dans des vallons ou dans
des zones très densément peuplées, les 262 communes
du périmètre sont d’une grande diversité. Les 1,9 million
d’habitants de ce territoire ont des modes de vie variés qui
impactent leurs manières de se déplacer et nous devons
aujourd’hui faire face à une double problématique. La popu-
lation et le nombre d’emplois augmentent davantage que
la moyenne nationale contribuant à accroître le volume de
déplacements et les trois quarts des déplacements font
moins de cinq kilomètres tout en étant majoritairement réa-
lisés en voiture par une personne seule.
Le Plan de Mobilité vise justement à anticiper l’évolution
des pratiques de mobilité selon les territoires et à planifier
des solutions adaptées pour réduire le trafic automobile en
développant des solutions alternatives et complémentaires
à la voiture individuelle comme par exemple les transports
collectifs, le covoiturage et les modes actifs. Des vallées
du Beaujolais au pays mornantais en passant par l’Ouest
rhodanien, ce Plan de Mobilité prend en compte toutes les
spécificités des territoires et propose des actions adaptées.
Pour faciliter le parcours usagers et fiabiliser les déplace-
ments, nous proposons notamment d’unifier le réseau de
transport, la tarification et le système d’information. Pour
améliorer la qualité du cadre de vie et la santé publique,
nous souhaitons que les usages individuels de la voiture
soient réduits de moitié afin d’en diminuer les nuisances
(émissions de gaz à effet de serre, pollution de l’air, bruit).
Cette trajectoire nécessaire se traduit par des objectifs
ambitieux en termes de parts modales : le Plan de Mobilité
vise une baisse de la part des déplacements réalisés
en voiture passant de 48 % en 2015 à 23 % en 2040, une
augmentation des usages des transports collectifs (ferrés,
urbains, interurbains) représentant 23 % des déplacements
en 2040 contre 16 % en 2015, ainsi qu’une multiplication
par 10 des usages du vélo sur la même période.
En réponse aux engagements de la France en matière de
de neutralité carbone, la mise en œuvre de l’ensemble des
actions du Plan de Mobilité amène d’ici 2040 à une réduc-
tion de 42 % des émissions de gaz à effet de serre. Une
très forte diminution des émissions des trois principaux
polluants nocifs pour la santé respiratoire, les maladies
cardiovasculaires et neurologiques est également atten-
due. Ces prévisions vont dans le sens de la lutte contre le
dérèglement climatique et d’une amélioration de la santé de
nos concitoyens. Pour atteindre ces objectifs ambitieux et
répondre aux besoins de mobilité des habitants, il est crucial
que l’ensemble des acteurs publics concernés œuvrent
dans cette même direction.
Bruno BERNARD,
Président de SYTRAL Mobilités
et de la Métropole de Lyon
ÉDITO4 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
CHAPITRE 1 7
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT 7
Cadre légal et réglementaire du Plan de Mobilité des territoires lyonnais 9
Qu’est-ce que le Plan de Mobilité ? 13
Quels sont les objectifs poursuivis par le Plan de Mobilité ? 13
Quelle est l’autorité en charge d’élaborer le Plan de Mobilité des territoires lyonnais ? 14
Dans quel cadre réglementaire s’inscrit l’élaboration du Plan de Mobilité des territoires lyonnais ? 14
Quelle articulation entre le Plan de Mobilité et les autres documents de planification ? 15
Éléments de bilan du Plan de Déplacements Urbains de l’agglomération lyonnaise 22
Grandes étapes et principes de la démarche d’élaboration 26
CHAPITRE 2 29
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS 29
Qui sont les habitants des territoires lyonnais ? 30
Un territoire, trois bassins locaux de mobilité et leurs polarités 30
Des contextes économiques différents selon les territoires 33
Des écarts importants en termes de niveau de vie 34
Des inégalités d’accès aux services et équipements du territoire 34
Un territoire attractif avec des besoins croissants en mobilité 35
Un vieillissement de la population différencié selon les territoires 35
Pour quelles raisons les habitants des territoires lyonnais se déplacent-ils ? 36
Des motifs de déplacements variés, relativement homogènes dans le territoire 36
Des déplacements vers le travail caractérisés par leur longueur 36
Comment se deplace-t-on aujourd’hui dans les territoires lyonnais ? 37
Des offres de transport au service du rayonnement du territoire, des échanges en son sein et de l’évolution des pratiques
Un poids majeur de l’Agglomération lyonnaise dans les déplacements du territoire 40
Des enjeux importants liés aux déplacements internes aux bassins locaux de mobilité 41
Une dépendance forte à la voiture, notamment dans les territoires ruraux et périurbains 41
Mais un usage de la voiture en baisse dans tous les territoires 43
Des évolutions récentes des pratiques de mobilité qui confirment une baisse continue de l’usage de la voiture 44
Les Quatre ambitions clés du Plan de Mobilité des territoires lyonnais d’aujourd’hui à 2040 49
Des mobilités comme leviers de bien-être et de santé, et non plus de nuisances, notamment en milieu urbain 49
Des mobilités pour toutes et tous et dans tous les territoires 52
Des mobilités adaptées aux modes de vie 55
Des mobilités largement décarbonées 56
Des objectifs à la hauteur des ambitions 57
Diviser par deux les déplacements en voiture solo d’ici 2040 57
Des parts modales cibles ambitieuses à l’échelle du ressort territorial 59
Des objectifs adaptés pour les bassins locaux de mobilité 63
SOMMAIRE5 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Comment réduire par deux nos déplacements en voiture solo ? 65
Quatre leviers pour accélérer le changement de comportements et fonder un nouveau système de mobilité 65
Réduire les distances à parcourir, en lien avec l’organisation du territoire 66
Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité 67
Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public 71
Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité 72
CHAPITRE 3 73
QUATRE LEVIERS POUR ACCÉLÉRER LE CHANGEMENT DE COMPORTEMENTS 73
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire 75
Axe 1 : Améliorer l’articulation entre urbanisme et déplacements 77
Axe 2 : Optimiser la gestion du dernier kilomètre pour les marchandises 87
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité 91
Axe 1 : Développer le réseau structurant de transports en commun 93
Axe 2 : Développer et améliorer le réseau de maillage de transport en commun 106
Axe 3 : Créer un réseau de transports en commun lisible, accessible et attractif 112
Axe 4 : Faciliter et favoriser l’intermodalité 118
Axe 5 : Donner à la marche et au vélo toute leur place pour les déplacements de courte et moyenne distance 125
Axe 6 : Créer un réseau structurant de covoiturage 135
Axe 7 : Mettre en œuvre des offres de mobilité adaptées aux plus vulnérables 142
Axe 8 : Inciter au report modal pour les flux de marchandises 146
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public 153
Axe 1 : Agir sur les voiries structurantes 155
Axe 2 : Repenser l’organisation de l’espace public et son partage 160
Axe 3 : Mieux organiser et maîtriser le stationnement automobile 165
Axe 4 : Favoriser l’usage des motorisations alternatives et des véhicules moins polluants 173
Axe 5 : Favoriser les usages partagés de la voiture 178
Axe 6 : Réduire l’impact des opérations logistiques sur l’espace public 181
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité 185
Axe 1 : Développer le conseil en mobilité et renforcer l’accompagnement et la communication 188
Axe 2 : Faciliter l’expérimentation par l’usager et permettre la découverte des offres de mobilité 195
Axe 3 : Améliorer la sécurité des déplacements 199
Axe 4 : Proposer un parcours usager facilité et équitable 205
Axe 5 : Inciter les entreprises de transport de marchandises à réduire leurs impacts environnementaux 210
Axe 6 : Développer l’information et la connaissance en matière de logistique 213
Focus territoriaux du plan de mobilité 216
Le Beaujolais 217
L’Ouest lyonnais 222
L’Agglomération lyonnaise 227
Les liens avec les territoires voisins 233
Levier 1 :
Levier 2 :
Levier 3 :
Levier 4 :6 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
CHAPITRE 4 237
MISE EN ŒUVRE DU PLAN DE MOBILITÉ 237
Évaluation financière du Plan de Mobilité 238
Une planification sur un horizon lointain qui concerne de multiples maîtres d’ouvrage 238
Modalités de financements de SYTRAL Mobilités 239
Principaux programmes et projets inclus dans le Plan de Mobilité 240
Estimations financières des actions et projets majeurs du Plan de Mobilité 243
Appui à la mise en œuvre des actions du Plan de Mobilité 250
Mobiliser les outils d’ingénierie du territoire 250
Association des citoyens à la définition et à la réalisation de projets 250
Évaluation des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques 251
Contexte législatif 251
Objectifs de réduction des émissions 251
Méthodologie de modélisation des déplacements et des émissions 251
Résultats de l’évaluation des émissions 252
Définition des objectifs et modélisation des déplacements 253
Suivi et évaluation du Plan de Mobilité 254
Modalités de suivi et d’évaluation 254
Indicateurs de suivi 255
Suivi annuel des effets observables des actions du Plan de Mobilité 256
Suivi annuel de la mise en œuvre du plan d’action 257
Évaluation à 5 ans de l’atteinte des objectifs fixés par le Plan de Mobilité 258CHAPITRE 1
UN PROJET
COMMUN SUR
UN TERRITOIRE
INÉDIT8 8
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is9 9
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Cadre légal et réglementaire
du Plan de Mobilité
des territoires lyonnais
L’article L. 1214-12-1 du Code des transports dispose que
l’autorité organisatrice des mobilités des territoires lyon-
nais (AOMTL) élabore dans son ressort territorial un Plan
de Mobilité.
Le cadre législatif initial
Le Plan de Déplacements Urbains (PDU) a été institué par
la loi d’orientation sur les transports intérieurs (LOTI) du
30 décembre 1982.
La loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du
30 décembre 1996, puis la loi relative à la Solidarité et au
Renouvellement Urbains du 13 décembre 2000 ont par la
suite précisé le dispositif, tant au niveau procédural qu’au
niveau des objectifs assignés au PDU.
Le cadre législatif dans lequel s’inscrit l’élaboration des PDU
a été renforcé par plusieurs lois depuis 2000.
L’ordonnance du 3 juin 2004 relative à l’évaluation envi-
ronnementale de certains plans et programmes inclut les
PDU dans la liste des plans soumis à évaluation environne-
mentale. L’objectif est d’estimer le plus en amont possible
les effets prévisibles du PDU sur l’environnement, afin de
faire des choix efficients et de prévoir les mesures éven-
tuelles d’évitements, de réduction et de compensation.
La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des personnes
handicapées, qui vise à créer une société inclusive, implique
notamment de mettre en accessibilité les transports et plus
globalement l’ensemble de la chaîne du déplacement. Dans
cette optique, le PDU doit coordonner la planification et la
mise en œuvre de l’accessibilité pour les transports mais
également la voirie et les espaces publics. Le PDU com-
porte une annexe particulière traitant de l’accessibilité, qui
indique les mesures d’aménagement et d’exploitation à
mettre en œuvre afin d’améliorer l’accessibilité des réseaux
de transports publics aux personnes handicapées et à mobi-
lité réduite.
La loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour
l’environnement confirme le PDU comme outil de préser-
vation de l’environnement avec de nouvelles dispositions
quant à l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre. La
loi prévoit que, à l’occasion de l’élaboration ou de la révision
d’un PDU, il est procédé à l’évaluation des émissions évitées
de gaz à effet de serre attendues de la mise en œuvre du
plan. La loi prévoit en outre que, au cours de la cinquième
année suivant l’approbation du plan, il est procédé au calcul
des émissions de gaz à effet de serre générées par les
déplacements dans le territoire couvert par le plan. La loi
du 12 juillet 2010 ajoute également un 11e objectif au PDU
relatif à la réalisation, à la configuration et à la localisation
d’infrastructures de charge destinées à favoriser l’usage de
véhicules électriques ou hybrides rechargeables.10 10
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
La loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action
publique territoriale et d’affirmation des métropoles
(MAPTAM) :
◗ Modifie les compétences des autorités organisatrices des
transports urbains qui deviennent des autorités organisa-
trices de la mobilité (AOM). Leur champ d’action est élargi
aux modes terrestres non motorisés, aux usages partagés
des véhicules à moteur ainsi qu’à la possibilité d’organiser
des services publics de transports de marchandises en
cas d’offre insuffisante ;
◗ Instaure la commune ou l’EPCI comme chef de file de la
mobilité durable et de l’aménagement de l’espace et la
région comme chef de file de l’intermodalité et de la com-
plémentarité entre modes de transports. En complément
est créé, à l’initiative de la région et en collaboration avec
les départements et les AOM du territoire, le schéma ré-
gional de l’intermodalité avec lequel le PDU doit être com-
patible. Ce schéma a pour objectif d’assurer la cohérence
des services de transport public et de mobilité offerts
aux usagers sur le territoire régional dans l’objectif d’une
complémentarité des services et des réseaux, dans le res-
pect des compétences de chacune des AOM du territoire.
Il doit également définir les principes guidant l’articulation
entre les différents modes de déplacement, notamment
en ce qui concerne la mise en place de pôles d’échange.
La loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territo-
riale de la République :
◗ Parachève l’évolution initiée par la loi MATPAM : les AOM
sont dotées de compétences élargies, organisant désor-
mais les services de transports urbains et non urbains ;
corrélativement, la référence au périmètre de transport
urbain est supprimée et le Code des transports vise dé-
sormais directement le ressort territorial de l’AOM comme
périmètre d’application du PDU ;
◗ Précise explicitement que, pour l’élaboration du PDU dans
l’Agglomération lyonnaise, le ressort territorial dont il est
tenu compte est celui de l’autorité assurant l’exercice ef-
fectif de la compétence d’organisation des transports ;
Box à vélos sécurisé mis en place gratuitement sur la ligne 142 des Cars du Rhône - Communauté de Communes du Pays de L’Arbresle
◗ Organise des transferts de compétences sur le champ des
transports et de la mobilité, notamment des départements
vers les régions (services non urbains réguliers ou à la de-
mande, transport scolaire) ;
◗ Crée un Schéma Régional d’Aménagement, de
Développement Durable et d’Égalité des Territoires
(SRADDET), qui intégrera différents schémas sectoriels
dont le Schéma Régional de l’Intermodalité (volet inter-
modalité) et le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de
l’Énergie (SRCAE).
La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique
pour une croissance verte :
◗ Inscrit dans le Code des transports l’obligation pour le PDU
d’être compatible avec les objectifs du Plan de Protection
de l’Atmosphère pour chaque polluant ;
◗ Donne des leviers potentiels supplémentaires aux PDU
avec par exemple les zones à circulation restreinte, qui
deviennent possibles dans les agglomérations couvertes
par un PPA ;
◗ Redéfinit le covoiturage et impose la création d’un sché-
ma de développement des aires de covoiturage par les
AOM, seules ou conjointement avec d’autres collectivités
territoriales ;
◗ Précise que dans les agglomérations couvertes par un
PDU, toute entreprise de plus de 100 travailleurs doit éla-
borer un plan de mobilité « visant à optimiser et augmen-
ter l’efficacité des déplacements liés à l’activité de l’entre-
prise, en particulier ceux de son personnel ». L’AOM est
destinataire des plans de mobilité des entreprises ;
◗ Donne des leviers supplémentaires pour la promotion
des vélos notamment pour la création de stationnements
sécurisés via le Code de la construction et de l’habitation ;
◗ Conforte la création et le déploiement d’infrastructures de
charge pour les véhicules électriques.11 11
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
L’évolution du cadre législatif : du Plan de
Déplacements Urbains au Plan de Mobilité
La loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation
des mobilités remplace les « Plans de Déplacements
Urbains » par les « Plans de Mobilité ». Les objectifs de
ces plans sont étendus à l’ensemble des nouvelles formes
de mobilité et à la prise en compte des besoins en matière
de mobilités actives et partagées et de mobilités inclusives,
ainsi qu’à la limitation de l’étalement urbain. Les Plans de
Mobilité sont complétés avec un volet relatif à la continuité
et à la sécurisation des itinéraires cyclables et piétons. Il est
également possible d’y intégrer un schéma de desserte fer-
roviaire ou fluviale. Le Plan de Mobilité devient obligatoire
pour les AOM qui contiennent ou recoupent des agglomé-
rations de plus de 100 000 habitants.
Une dimension environnementale est également prise en
compte par les nouveaux Plans de Mobilité :
◗ Ils doivent contribuer à la diminution des émissions de gaz
à effet de serre liées au secteur des transports, selon une
trajectoire cohérente avec les engagements de la France
en matière de lutte contre le changement climatique ;
◗ Ils participent à la lutte contre la pollution de l’air, la pollu-
tion sonore et à la préservation de la biodiversité.
L’ordonnance n° 2021-408 du 8 avril 2021 relative à l’au-
torité organisatrice des mobilités des territoires lyonnais
introduit les modifications suivantes :
◗ Elle crée un établissement public local devant se substi-
tuer au 1 er janvier 2022 au syndicat mixte des transports
pour le Rhône et l’Agglomération lyonnaise (SYTRAL) ;
◗ Elle impose à cet établissement public local d’élaborer sur
son ressort territorial un Plan de Mobilité ;
◗ Elle introduit des dispositions spécifiques au Plan de
Mobilité des territoires lyonnais aux articles L. 1214-1 et
suivants du Code des transports ;
◗ Elle impose un délai de trois ans à l’AOM des territoires
lyonnais pour adopter son Plan de Mobilité et prévoit que
le Plan de Déplacements Urbains en vigueur approuvé par
le SYTRAL demeure applicable jusqu’à l’entrée en vigueur
du Plan de Mobilité.
La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le
dérèglement climatique et le renforcement de la résilience
face à ses effets complète le cadre juridique des Plans de
Mobilité, s’agissant des dispositions relatives au station-
nement : localisation des parcs de rabattement à proxi-
mité des gares ou aux entrées de villes, mise en place
de stationnements sécurisés pour les vélos et engins de
déplacements personnels.12 12
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Le processus législatif propre à l’élaboration
du Plan de Mobilité des territoires lyonnais
Dans la partie législative comme réglementaire, le Code des
transports prévoit des articles spécifiques à l’élaboration du
Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Les dispositions spécifiques applicables au Plan de Mobilité
des territoires lyonnais, sont définies aux articles L. 1214-12-1
à L. 1214-12-2 du Code des transports.
Le Plan de Mobilité doit répondre aux exigences des articles
L. 1214-1, L. 1214-2, L. 1214-4 à L. 1214-6, L. 1214-8, L. 1214-8-1,
L. 1214-8-2, L. 1214-16, L. 1214-17, L. 1214-21, L. 1214-22, L. 1214-
23-1 et L. 1214-23-2 du Code des transports.
Les articles L. 1214-28-1 à L. 1214-28-3 du Code des trans-
ports précisent les conditions d’élaboration du Plan de
Mobilité des territoires lyonnais. Il incombe à l’autorité orga-
nisatrice des mobilités des territoires lyonnais d’élaborer
dans son ressort territorial un plan de mobilité.
Conformément aux termes de l’article L. 1214-28-1 du Code
des transports, les services de l’Etat, le département, les
gestionnaires d’infrastructures de transports localisées dans
le périmètre du Plan de Mobilité, les membres de l’AOMTL
et les présidents des établissements publics, en charge de
l’élaboration des Scot, sont obligatoirement associés à l’éla-
boration du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Les représentants des professions et des usagers des trans-
ports, les associations de personnes handicapées ou dont
la mobilité est réduite, les chambres de commerce et d’in-
dustrie et les associations agréées de protection de l’en-
vironnement sont consultés, à leur demande, sur le projet.
Le projet de plan est ensuite arrêté par le conseil d’admi-
nistration de l’autorité organisatrice des mobilités des terri-
toires lyonnais.
Il est soumis, pour avis, au conseil régional, aux conseils
départementaux intéressés, au conseil métropolitain, aux
conseils communautaires des établissements publics
de coopération intercommunale membres de l’AOMTL,
aux autorités organisatrices de la mobilité limitrophes, aux
conseils municipaux des communes du ressort territorial de
l’autorité organisatrice des mobilités des territoires lyonnais,
ainsi qu’aux autorités administratives compétentes de l’Etat
concernées. Le projet de plan est ensuite soumis à enquête
publique.
Le Plan de Mobilité, éventuellement modifié pour tenir
compte des résultats de l’enquête publique, est approuvé
par le conseil d’administration de l’AOMTL.
Le contenu obligatoire du Plan de Mobilité
des territoires lyonnais
Conformément aux termes de l’article R. 1214-1 du Code
des transports, le Plan de Mobilité des territoires lyonnais
comprend :
◗ Une étude des modalités de son financement et de la cou-
verture des coûts d’exploitation des mesures qu’il contient ;
◗ Une annexe particulière traitant de l’accessibilité ;
◗ Une étude évaluant les émissions de gaz à effet de serre
et de polluants atmosphériques générées par les déplace-
ments sur le territoire qu’il couvre.13 13
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Qu’est-ce que le Plan de Mobilité ?
Le Plan de Mobilité est un document de planification et de
programmation en matière de mobilité. Il a une vocation
prospective et détermine les orientations en matière de
mobilité au sein du ressort territorial de SYTRAL Mobilités
aux horizons 2030 et 2040.
Conformément aux termes de l’article L. 1214-1 du Code des
transports, le Plan de Mobilité doit déterminer les principes
régissant :
◗ L’organisation de la mobilité des personnes ;
◗ L’organisation du transport des marchandises ;
◗ La circulation ;
◗ Le stationnement.
Le Plan de Mobilité doit tenir compte de la diversité des
composantes du territoire ainsi que des besoins de la popu-
lation, en lien également avec les territoires voisins.
Le Plan de Mobilité comporte également un volet environ-
nemental. Il doit répondre aux objectifs suivants :
◗ Contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de
serre liées au secteur des transports, selon une trajectoire
cohérente avec les engagements de la France en matière
de lutte contre le changement climatique ;
◗ Participer à la lutte contre la pollution de l’air et la pollution
sonore ;
◗ Contribuer à la préservation de la biodiversité.
Le Plan de Mobilité des territoires lyonnais doit permettre
de développer une approche globale, cohérente et favori-
ser la planification des services de mobilité à l’échelle des
262 communes concernées par ce document.
Quels sont les objectifs poursuivis par le Plan de Mobilité ?
Le Code des transports impose au Plan de Mobilité de traiter
des points suivants, énumérés dans son article L. 1214-2 :
◗ Rechercher un équilibre durable entre les besoins en ma-
tière de mobilité et de facilités d’accès, d’une part, et la
protection de l’environnement et de la santé, d’autre part,
tout en tenant compte de la limitation de l’étalement urbain ;
◗ Renforcer la cohésion sociale et territoriale, notamment
par l’amélioration de l’accès aux services de mobilité des
habitants des territoires moins denses ou ruraux et des
quartiers prioritaires de la politique de la ville, ainsi que des
personnes handicapées ou dont la mobilité est réduite ;
◗ Améliorer la sécurité de tous les déplacements et opérer
un partage de la voirie équilibré entre les différents modes
de transport ;
◗ Diminuer le trafic automobile et développer les usages
partagés des véhicules terrestres à moteur ;
◗ Développer les transports collectifs et les moyens de
déplacement les moins consommateurs d’énergie et les
moins polluants, notamment l’usage de la bicyclette et la
marche ;
◗ Améliorer l’usage du réseau principal de voirie dans l’ag-
glomération, y compris les infrastructures routières na-
tionales et départementales, par une répartition de son
affectation entre les différents modes de transport et des
mesures d’information sur la circulation ;
◗ Organiser le stationnement sur la voirie et dans les parcs
publics de stationnement : l’article L. 1214-4 du Code des
transports indique également que les Plans de Mobilité dé-
limitent les périmètres à l’intérieur desquels les conditions
de dessert par les transports publics réguliers permettent
de réduire ou de supprimer les obligations imposées par
les Plans locaux d’urbanisme en matière de réalisation
d’aires de stationnement pour les véhicules motorisés ;
◗ Localiser les parcs de rabattement à proximité des gares
ou aux entrées de villes, le nombre de places de station-
nement de ces parcs et mettre en place des stationne-
ments sécurisés pour les vélos et engins de déplacement
personnel ;
◗ Organiser les conditions d’approvisionnement de l’agglo-
mération nécessaires aux activités commerciales et artisa-
nales et des particuliers ;
◗ Améliorer les mobilités quotidiennes des personnels des
entreprises et des collectivités publiques en incitant ces
divers employeurs à encourager et faciliter l’usage des
transports en commun et le recours au covoiturage, aux
autres mobilités partagées et aux mobilités actives ainsi
qu’à sensibiliser leurs personnels aux enjeux de l’amélio-
ration de la qualité de l’air ;
◗ Améliorer les mobilités quotidiennes des élèves et des
personnels des établissements scolaires, en incitant ces
établissements à encourager et faciliter l’usage des trans-
ports en commun et le recours au covoiturage, aux autres
mobilités partagées et aux mobilités actives ;
◗ Améliorer les conditions de franchissement des passages
à niveau, notamment pour les cyclistes, les piétons et les
véhicules de transport scolaire ;
◗ Organiser une tarification et une billettique intégrées
pour l’ensemble des déplacements, incluant sur option le
stationnement en périphérie et favorisant l’utilisation des
transports collectifs par les familles et les groupes ;
◗ Réaliser, configurer et localiser les infrastructures de
charge destinées à favoriser l’usage de véhicules élec-
triques ou hybrides rechargeables ainsi que la localisation
du réseau d’avitaillement à carburant alternatif.14 14
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Quelle est l’autorité en charge
d’élaborer le Plan de Mobilité
des territoires lyonnais ?
Le Code des transports prévoit que les plans de mobilité
sont élaborés par les autorités organisatrices de la mobilité.
◗ La loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019
et l’ordonnance du 8 avril 2021 relative à l’autorité orga-
nisatrice des mobilités des territoires lyonnais prévoient
la création de l’Autorité Organisatrice des Mobilités des
Territoires Lyonnais (AOM) ;
Dans quel cadre réglementaire s’inscrit l’élaboration du Plan de Mobilité des territoires lyonnais ?
Ressort territorial de SYTRAL Mobilités ◗ La loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 remplace les anciens Plans de Déplacements Urbains par
les Plans de Mobilité, et oblige ces derniers à intégrer des
préoccupations environnementales ;
◗ Le Plan de Déplacements Urbains de l’Agglomération
lyonnaise 2017-2030, approuvé en 2017, ne couvre qu’une
partie du ressort territorial de SYTRAL Mobilités et ne
permet plus de répondre aux enjeux actuels de mobilité.
Il appartient donc à SYTRAL Mobilités d’élaborer un nou-
veau document pour régir l’organisation de la mobilité et
répondre à ces nouvelles préoccupations à l’échelle de
son ressort territorial ;
◗ L’ordonnance du 8 avril 2021 relative à l’Autorité organi-
satrice des mobilités des territoires lyonnais (créée le
1er janvier 2022) accorde un délai de trois ans à SYTRAL
Mobilités, à compter de sa création, pour approuver son
Plan de Mobilité ;
◗ En attendant la finalisation de ce document, l’ordonnance du
8 avril 2021 prévoit que le Plan de Déplacements Urbains de
l’Agglomération lyonnaise 2017-2030 demeure applicable.
Le conseil d’administration de SYTRAL Mobilités
◗ À compter du 1er janvier 2022, l’AOM des Territoires Lyonnais
s’est substituée à l’ancien Syndicat mixte des Transports
pour le Rhône et l’Agglomération lyonnaise (SYTRAL) ;
◗ L’AOM des Territoires Lyonnais a fait le choix de se nom-
mer « SYTRAL Mobilités » par une délibération du 7 avril
2022 ;
◗ L’ordonnance du 8 avril 2021 précise les missions dévo-
lues à SYTRAL Mobilités. Parmi elles, figure l’obligation
d’élaborer le Plan de Mobilité des territoires lyonnais,
reprise dans l’article L1214-12-1 du Code des transports.15 15
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
Plan de Mobilité (PdM)
– Élaboré par SYTRAL Mobilités
sur son ressort territorial
– Définit la stratégie pour l’ensemble
des offres et services de mobilité
Règles
générales
SRADDET
Objectifs du PPA
Orientations
de la DTA
Mesures en
matière de voiries,
de police de
la circulation et
du stationnement
Objectifs
du SRADDET
Scot
PCAET
Plan Local de Mobilité (PLM)
– Élaboré par les AOM membres
(EPCI et Métropole) à l’échelle de leur territoire
– Détaille et précise le contenu du Plan de Mobilité
– En particulier en ce qui concerne les services
qu’elles organisent
Prend en compte Est compatible avec
PLU
et PLUi
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
Documents de planification en lien vers le Plan de Mobilité des territoires lyonnais
L’ARTICLE L. 1214-12-2 DU CODE DES TRANSPORTS
Cet article, consacré spécifiquement au Plan de Mobilité des territoires lyonnais, dispose que : « Le plan de mobilité est compatible avec les orientations des directives territoriales d’aménagement et des schémas de secteur prévus respectivement aux chapitres II et III du titre VII du livre Ier du Code de l’urbanisme et avec les objectifs, pour chaque polluant défini par le plan de protection de l’atmosphère prévu à l’article L. 222-4 du Code de l’environnement, lors- qu’un tel plan couvre tout ou une partie du ressort territorial de l’Autorité organisatrice des mobilités des territoires lyonnais. Le plan de mobilité prend en compte les objectifs du schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires et est compatible avec les règles générales du fascicule de ce schéma, dans les conditions prévues par l’article L. 4251-3 du Code général des collectivités territoriales. Le plan de mobilité prend en compte les orientations des schémas de cohérence territoriale prévus au titre IV du livre Ier du Code de l’urbanisme, et les plans climat-air-énergie territoriaux mentionnés à l’article L. 229-26 du Code de l’environnement. »
Quelle articulation entre le Plan de Mobilité et les autres documents de planification ?
Afin d’assurer une cohérence globale des politiques
publiques sur le territoire, l’articulation entre les documents
de planification est essentielle. Ainsi, le Plan de Mobilité est
élaboré dans le respect des normes applicables, en compa-
tibilité avec les objectifs et les orientations fondamentales
des instruments de planification de rang supérieur et en
prenant en compte l’ensemble des stratégies de dévelop-
pement qui concernent le territoire.
SYTRAL Mobilités a pu adopter une démarche volontariste
et envisager le Plan de Mobilité comme un outil permettant
d’accompagner la réalisation des objectifs et de favoriser
les orientations des documents de référence.
◗ Le Plan de Mobilité est compatible avec un document
de portée supérieure lorsqu’il respecte les orientations
ou les principes fondamentaux de ce document et qu’il
contribue, même partiellement, à leur réalisation. Le Plan
de Mobilité a la possibilité de s’en départir de manière
ponctuelle, tant que cela ne remet pas en cause l’esprit du
texte de portée supérieure ;
◗ Le rapport de prise en compte implique que le Plan de
Mobilité ne fasse pas obstacle à la réalisation des ob-
jectifs contenus dans le document de portée supérieure.16 16
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (SRADDET)
Le SRADDET de la Région Auvergne-Rhône-Alpes est entré en vigueur le 10 avril 2020. Le Plan de Mobilité doit prendre en compte ses objectifs et doit être compatible avec les règles générales de son fascicule.
Objectifs du SRADDET en lien avec la mobilité
◗ Consolider la cohérence entre urbanisme et
déplacements ;
◗ Redynamiser les centres bourgs, les centres villes et
les quartiers en difficulté ;
◗ Agir pour le maintien et le développement des ser-
vices de proximité sur tous les territoires de la région ;
◗ Concilier le développement des offres et des réseaux
de transport avec la qualité environnementale ;
◗ Réduire les émissions des polluants les plus significa-
tifs et poursuivre celle des émissions de gaz à effet de
serre aux horizons 2030 et 2050 ;
◗ Réduire la consommation énergétique de 23 % par ha-
bitant à l’horizon 2030 et porter cet effort à - 38 % à
l’horizon 2050 ;
◗ Développer une approche transversale pour lutter
contre les effets du changement climatique ;
◗ Répondre aux besoins de mobilité en diversifiant les
offres et services en fonction des spécificités des per-
sonnes et des territoires ;
◗ Simplifier et faciliter le parcours des voyageurs et la
circulation des marchandises ;
◗ Renforcer l’attractivité, la performance et la fiabilité
des services de transports publics ;
◗ Renforcer la sécurité des déplacements pour tous
les modes ;
◗ Renforcer la sûreté pour les voyageurs dans les trans-
ports collectifs et dans les lieux d’attente ;
◗ Veiller à la cohérence des aménagements pour la
connexion des offres et services de mobilité au sein
des pôles d’échanges ;
◗ Veiller à une performance adaptée des infrastructures
de transport en réponse au besoin d’échanges entre
les territoires ;
◗ Inciter à la complémentarité des grands équipements
portuaires et d’intermodalité fret ;
◗ Soutenir les grands projets de liaisons supra régio-
nales (infrastructures, équipements, services) renfor-
çant les échanges est-ouest et nord-sud ;
◗ Exploiter le potentiel des fleuves dans une logique
interrégionale ;
◗ Valoriser le corridor Rhône-Saône et renforcer la per-
formance des ports pour les échanges intercontinen-
taux et l’ouverture maritime de la région ;
◗ Accompagner les mutations des territoires en matière
de mobilité ;
◗ Expérimenter, déployer et promouvoir les innovations
technologiques, organisationnelles et les initiatives
privées et publiques pour la mobilité.
Règles générales du fascicule du SRADDET concernant le Plan de Mobilité
◗ Cohérence des documents de planification des dé-
placements ou de la mobilité à l’échelle d’un ressort
territorial, au sein d’un même bassin de mobilité ;
◗ Contribution à une information multimodale voyageurs
fiable et réactive et en temps réel ;
◗ Coordination pour l’aménagement et l’accès aux pôles
d’échanges d’intérêt régional ;
◗ Cohérence des équipements des Pôles d’échanges
d’intérêt régional ;
◗ Cohérence des politiques de stationnement et d’équi-
pements des abords des pôles d’échanges ;
◗ Préservation des emprises des voies ferrées et priorité
de réemploi à des fins de transports collectifs ;
◗ Cohérence des règles de circulation des véhicules de
livraison dans les bassins de vie ;
◗ Préservation du foncier embranché fer et/ou bord
à voie d’eau pour la logistique et le transport de
marchandises ;
◗ Intégration des fonctions logistiques aux opérations
d’aménagements et de projets immobiliers ;
◗ Trajectoire neutralité carbone à 2050 ;
◗ Diminution des émissions de GES ;
◗ Diminution des émissions de polluants dans
l’atmosphère ;
◗ Réduction de l’exposition de la population aux pol-
luants atmosphériques.17 17
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
Industrie -
BTP
Résidentiel -
Tertiaire
Communication Agriculture
Mobilité -
Urbanisme
Le PPA
intègre au total
35 actions
regroupées en
5 grandes
thématiques
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Le Plan de Protection de l’Atmosphère
(PPA) de l’Agglomération lyonnaise
Le 3 e PPA de l’Agglomération lyonnaise 2022-2027,
approuvé le 24 novembre 2022, a un objectif global de
réduction des émissions de polluants dans l’air et d’amé-
lioration de la qualité de l’air. Son objectif est à la fois de
lutter contre la pollution chronique et de diminuer le nombre
d’épisodes de pollution atmosphérique.
Objectifs du PPA de l’Agglomération lyonnaise et enjeux
pour les différents polluants :
◗ Oxydes d’azote (NOx) : l’objectif principal est de réduire
les concentrations d’oxydes d’azote en dessous des va-
leurs limites réglementaires (VLR 40 μg/m³ en concentra-
tion moyenne annuelle) aux stations ATMO dans les dé-
lais les plus brefs possibles. Il est aussi prévu de réduire
l’exposition moyenne des individus, en particulier près des
axes routiers, de sorte qu’aucun dépassement de cette
valeur limite ne soit constaté sur l’ensemble du territoire
d’ici 2027 ;
◗ Particules fines (PM 10 et PM2,5) : le but est de faire baisser
les concentrations de particules fines qui représentent
un enjeu de santé publique important et d’atteindre à
termes les niveaux d’exposition recommandés par l’OMS
(10 μg/m 3 pour les PM 2,5) à l’échelle du PPA, ainsi qu’à
l’échelle de chaque EPCI ;
◗ Ozone (O3) : la dégradation de la situation observée de-
puis la fin des années 2010 devra être contenue ;
◗ Autres polluants : il s’agit d’un enjeu en particulier concer-
nant les émissions d’ammoniac (NH 3), de composés or-
ganiques volatils (COV) et de dioxyde de soufre (SO2).
L’objectif est de réduire leur concentration pour atteindre
l’objectif du plan national de réduction des émissions
de polluants atmosphériques (PREPA) calculé en 2027.
Les actions du Plan de Mobilité doivent être compatibles
avec les objectifs fixés pour chaque polluant dans le cadre
du PPA.
Classification des actions du PPA
Panneau de signalisation d’entrée dans la Zone à Faibles Émissions (ZFE) - Caluire-et-Cuire18 18
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
La Directive Territoriale d’Aménagement
(DTA) de l’aire métropolitaine lyonnaise
La DTA de l’aire métropolitaine lyonnaise, a été approuvée
en janvier 2007 et modifiée en 2015. Elle présente de nom-
breuses ambitions portées par l’Etat et ses partenaires, qui
visent à renforcer le rôle et le rayonnement de la métropole
lyonnaise à l’échelle internationale ainsi qu’à promouvoir
une métropole solidaire et durable.
Le Plan de Mobilité doit être compatible avec les orienta-
tions de la DTA qui visent à :
◗ Limiter la consommation d’espaces naturels et agricoles ;
◗ Renforcer l’armature urbaine en contribuant à une meil-
leure organisation, notamment dans des pôles d’équilibre ;
◗ Conforter la plate-forme multimodale de Saint-Exupéry ;
◗ Enrayer la perte d’attractivité de certains territoires ;
◗ Localiser le développement résidentiel, économique et de
services à proximité des réseaux de transport en commun ;
◗ Assurer une desserte à au moins deux modes pour les
zones d’activités logistiques ;
◗ Limiter la capacité des pénétrantes routières et restreindre
la création de diffuseurs ;
◗ Créer des cœurs verts et des liaisons entre les cœurs verts.
ZAC du Chanay accessible par transports collectifs, marche, vélo et voiture - Saint-Bonnet-de-Mure
Les Plans Climat-Air-Énergie Territoriaux
(PCAET) portés par la Métropole de Lyon
et les Établissements Publics de Coopération
Intercommunale du ressort territorial
Le ressort territorial de SYTRAL Mobilités est couvert par
9 PCAET dont 6 sont approuvés (CCSB, COR, CAVBS, CCBPD,
CCMdL et Syndicat de l’Ouest lyonnais, ce dernier regrou-
pant les territoires de la CCPA, de la CCVG, de la CCVL et de
la COPAMO), 2 sont en cours d’élaboration (CCEL et CCPO)
et celui de la Métropole de Lyon est en cours de révision.
Ils visent globalement à lutter contre le changement clima-
tique et la pollution de l’air. Ils représentent un cadre d’en-
gagement pour le territoire et le Plan de Mobilité les prend
en compte et vise donc à participer à l’atteinte des objectifs
qu’ils portent.
Parmi les objectifs portés par les 9 PCAET du territoire :
◗ La réduction de la consommation d’énergie ;
◗ La diminution des émissions de gaz à effet de serre ;
◗ La réduction des émissions de polluants locaux.19 19
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les Schémas de Cohérence Territoriale
(Scot) des Monts du Lyonnais, du Beaujolais,
de l’Ouest lyonnais et de l’Agglomération
lyonnaise, tous les quatre étant en cours
de révision
Le Plan de Mobilité doit prendre en compte les orienta-
tions de ces quatre Scot :
Les Scot définissent des projets de territoires abordant
de multiples dimensions, dont celle de la mobilité. S’ils
traitent chacun de spécificités propres, plusieurs similitudes
peuvent être identifiées, proposant un cadre commun sur
lequel le Plan de Mobilité peut s’appuyer. Ainsi, les 4 Scot :
◗ Prévoient une croissance démographique maîtrisée et
des développements urbains contenus à l’intérieur et
autour des zones déjà artificialisées. Ainsi, ils définissent
chacun des polarités urbaines qui sont destinées à mieux
structurer le développement de leur territoire en priorisant
celui-ci au sein de certaines communes. La protection des
ressources, notamment foncières, fait partie intégrante
des projets de territoire. Dans les zones les moins denses
du territoire (CCSB, Monts du Lyonnais), le renforcement
de la capacité résidentielle et la consolidation des équi-
libres territoriaux sont des orientations poursuivies ;
◗ Prennent en compte le changement climatique. Le Scot
de l’Agglomération lyonnaise vise à contribuer à l’objectif
de neutralité carbone. Les Scot de l’Ouest lyonnais et des
Monts du Lyonnais traitent de la réduction des émissions de
gaz à effet de serre en améliorant l’efficacité énergétique
pour l’Ouest lyonnais et en maîtrisant la demande de dépla-
cements pour les Monts du Lyonnais. Le Scot du Beaujolais
s’engage dans la maîtrise des consommations énergétiques ;
◗ Visent un renforcement de la proximité en lien avec les aspi-
rations des habitants (Scot de l’Agglomération lyonnaise) en
développant les commerces et les services (Scot de l’Ouest
lyonnais) pour favoriser l’accès aux emplois, aux services et
aux soins (Scot du Beaujolais) et favoriser les déplacements
de courtes distances (Scot des Monts du Lyonnais) ;
Chaponnay - Centre-bourg
◗ Ciblent le développement d’offres de mobilité alternatives
à la voiture individuelle par une diversité des services et
infrastructures de déplacement :
― le développement des offres de transports collectifs
doit se faire en s’appuyant sur les offres ferroviaires et
routières, existantes et à venir, notamment pour structu-
rer le développement urbain ;
― dans les zones les moins denses, le transport à la de-
mande et le covoiturage sont des solutions à amplifier ;
― le réseau routier est une infrastructure à faire évo-
luer pour diversifier les pratiques de mobilité et pour
améliorer son insertion, notamment avec une vocation
paysagère ;
― le développement et la sécurisation des aménage-
ments cyclables pour favoriser les mobilités actives est
une priorité.
Agglomération lyonnaise : Scot en vigueur modifié en 2017 -
en cours de révision depuis le 15 décembre 2021
Il met en avant la nécessité de structurer l’armature urbaine
autour du réseau de transports collectifs avec une urbanisa-
tion prioritaire dans les corridors les mieux desservis. Cette
structuration des offres de transport repose sur plusieurs
éléments clés, à savoir :
◗ Un maillage du territoire par les transports collectifs ;
◗ Un réseau de voirie hiérarchisé et optimisé ;
◗ Une intégration urbaine renforcée à proximité des ser-
vices de transport ;
◗ Une gestion coordonnée entre les différents modes de
transport (stationnement, parcs-relais, gares et pôles
d’échange, système tarifaire et financement).20 20
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Beaujolais : Scot en vigueur modifié en 2019
- Projet de Scot révisé arrêté le 20 juin 2024
Il a pour objectif de repenser l’organisation territoriale, en
privilégiant notamment une stratégie de développement
portée par un rééquilibrage est-ouest et en s’appuyant sur
le réseau ferré ainsi que sur le développement de gares au
sein des polarités urbaines. Il favorise également le déve-
loppement des modes actifs pour les déplacements au sein
des polarités urbaines et entre elles. La mobilité est affichée
comme « clé de voûte de l’équilibre », il s’agit de :
◗ Développer les services de mobilité contribuant à
réduire l’usage individuel de la voiture (liaisons in-
ter-bourgs en transports collectifs, desserte des zones
d’activités, covoiturage) ;
◗ Développer les modes actifs et les intégrer systématique-
ment dans les nouveaux projets et dans l’aménagement
de l’espace public ;
◗ Renforcer certains itinéraires routiers contribuant au déve-
loppement équilibré (liaisons est/ouest, vallée de l’Azergues).
Ouest lyonnais : Scot en vigueur approuvé en 2011
- en cours de révision depuis le 19 novembre 2014
Il vise un meilleur équilibre en matière de mobilités et de
déplacements dans un territoire organisé autour de polarités
et du concept de « villages densifiés ». Il porte notamment :
◗ Le développement des transports collectifs ;
◗ La structuration et l’adaptation du réseau de voirie ;
◗ Le renforcement de l’attractivité des modes actifs.
Monts du Lyonnais : Scot en vigueur modifié en 2020
- en cours de révision depuis le 16 juillet 2024
Il a pour objectif de consolider les équilibres territoriaux
entre bourgs, villages et hameaux tout en organisant le
territoire autour de quatre polarités principales : Saint-
Symphorien-sur-Coise, Saint-Martin-en-Haut, Saint-Laurent-
de-Chamousset et Sainte-Foy-l’Argentière.
Concernant la mobilité, le Scot porte :
◗ La diversification des modes de déplacement, notamment
pour mieux se connecter au tram-train de l’ouest lyonnais
et se relier différemment à l’Agglomération lyonnaise, mais
également à l’échelle de la commune avec une réflexion
sur les déplacements en modes actifs et l’aménagement
de lieux d’échanges multimodaux ;
◗ Le transport à la demande et le covoiturage comme des
solutions particulièrement adaptées au territoire.
Requalification du Quartier de la Gare - Brignais21 21
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC)
La Stratégie Nationale Bas Carbone, adoptée en 2015 puis
révisée en 2018-2019, est la feuille de route de la France pour
conduire la politique d’atténuation du changement climatique.
Elle vise à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et à réduire
l’empreinte carbone des Français. Les autorités publiques,
qu’elles opèrent au niveau national ou territorial, doivent en
tenir compte. Ainsi, le Plan de Mobilité assure la continuité des
objectifs définis dans la SNBC à l’échelle du territoire.
La SNBC identifie cinq leviers pour le secteur des transports
pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 :
◗ La performance énergétique des véhicules afin de limiter
les consommations énergétiques à travers des objectifs
ambitieux, à savoir :
― 4 l/100 km en 2030 en conditions réelles pour les véhi-
cules thermiques (contre plus de 6 l/100 km aujourd’hui)
et 12,5 kWh/100 km à l’horizon 2050 pour les véhicules
électriques (contre environ 17,5 kWh/100 km aujourd’hui) ;
― 21 l/100 km en 2040 pour les poids lourds en conditions
réelles, soit près de 40 % de baisse par rapport à 2015 ;
La décarbonation de l’énergie consommée par les véhi-
cules, les poids lourds ainsi que les transports maritimes et
aériens, avec des objectifs :
― 100 % des véhicules légers neufs mis en vente en 2040
devront être zéro-émission (objectif ramené depuis à
2035 au niveau européen) ;
― transport maritime domestique décarboné ;
― transport aérien avec une utilisation étendue de biocar-
burants, ainsi que le développement d’avions à hydro-
gène ou électrique.
◗ La maîtrise de la croissance de la demande pour le trans-
port de voyageurs et de marchandises (circuits courts,
économie circulaire) ;
◗ Le report modal ;
◗ L’optimisation de l’utilisation des véhicules pour le trans-
port de voyageurs comme de marchandises ;
◗ L’incitation au développement d’une mobilité bas-carbone
par des signaux prix, tels que l’harmonisation des taux de
taxation sur les carburants entre les pays européens et l’in-
tégration des coûts externes pour les utilisateurs de la route.
Le Plan de Mobilité des territoires lyonnais adopte une stra-
tégie similaire, s’appuyant sur quatre leviers qui permettent
de structurer son plan d’action. Les objectifs cumulés de ces
actions visent à s’inscrire dans la trajectoire définie dans la
Stratégie Nationale Bas Carbone de baisse des émissions
de gaz à effet de serre entre 2015 et 2040.
Ce graphique présente
l’historique
et les projections
des émissions de gaz
à effet de serre
du secteur
des transports de 2015
à 2050 : entre 1990
et 2015, ces émissions
ont progressé de 12 %.
Pour atteindre
la décarbonation
complète du secteur
des transports d’ici
à 2050, la SNBC
projette dans
une première étape
une diminution
de ces émissions
de 28 % en 2030
par rapport à 2015,
puis de 64 % en 2040.
Historique et projection des émissions du secteur des transports entre 1990 et 2050 (en MtCO2eq) (Source : Stratégie nationale Bas Carbone - Ministère de la Transition Écologique et Solidaire - Mars 2020)
Service de voiture électrique en autopartage et libre d’accès proposé par la Communauté d’Agglomération de l’Ouest Rhôdanien22 22
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Éléments de bilan du Plan de Déplacements Urbains
de l’agglomération lyonnaise
L’élaboration du Plan de Mobilité des territoires lyon-
nais sous le pilotage de l’autorité organisatrice des
mobilités des territoires lyonnais a été prescrite par le légis-
lateur. L’ordonnance n°2021-408 précise que le Plan de
Déplacements Urbains (PDU) de l’Agglomération lyonnaise
2017-2030 reste en vigueur jusqu’à l’approbation de ce Plan
de Mobilité.
Le Plan de Mobilité des territoires lyonnais constitue donc
un nouveau document de programmation et de prospec-
tive sur un territoire bien plus vaste, exempt pour l’essentiel
de toute démarche de planification de la mobilité et à un
horizon beaucoup plus lointain que le PDU de l’Aggloméra-
tion lyonnaise.
Cependant, du fait du poids démographique et économique
de l’Agglomération lyonnaise, l’importance des actions
menées et des évolutions survenues depuis 2017 dans ce
territoire impactent fortement les fondements du Plan de
Mobilité des territoires lyonnais. Il est donc nécessaire de
s’appuyer sur des éléments de bilan des politiques de mobi-
lité menées depuis 2017, au regard des évolutions mesu-
rées sur la période, afin de mieux comprendre et partager
la situation sur laquelle va se baser le Plan de Mobilité des
territoires lyonnais.
Des évolutions des pratiques de mobilité
en cohérence avec les objectifs
du PDU de 2017
Le PDU de l’Agglomération lyonnaise 2017-2030 fixe des
objectifs ambitieux d’évolution des parts modales entre 2015
et 2030 (cf. schéma ci-dessous). Il convient au préalable de
noter les conséquences de la crise sanitaire de 2020, qui
a produit une rupture dans les pratiques de déplacements,
avec notamment une forte baisse de l’usage de la voiture
et des transports collectifs et une poursuite de la hausse
de l’usage du vélo. Cette crise a également pu ralentir la
mise en œuvre de certains projets et en accélérer d’autres
(exemple des voies réservées aux bus et/ou aux vélos).
Les mesures récentes d’évolution des flux tous modes,
effectuées à l’échelle de la Métropole de Lyon, appa-
raissent cohérentes avec les objectifs du PDU (cf. schéma
ci-contre). Ainsi, la baisse tendancielle des flux automo-
biles depuis les années 2000 se poursuit : malgré une
légère reprise suite à la forte baisse liée à la crise sani-
taire, ces flux ont diminué de 15 % entre 2017 et 2022.
Pour les transports collectifs, on constate en 2022 un retour
à la fréquentation de 2017 après la chute liée à la crise
sanitaire de 2020. Les flux vélo ont quant à eux accentué leur
progression, de + 64 % en 2022 par rapport à 2017.
Des projets en faveur des modes alternatifs
à la voiture individuelle accélérés
L’offre de transports collectifs développée
dans un territoire élargi par rapport à celui
de l’Agglomération lyonnaise
Le 1 er janvier 2022, le SYTRAL est devenu SYTRAL Mobilités,
autorité organisatrice des mobilités des territoires lyonnais,
établissement public couvrant le territoire de la Métropole
de Lyon et des 11 EPCI du Rhône. Le ressort territorial de
SYTRAL Mobilités s’est donc fortement étendu par rapport à
celui en vigueur lors de l’élaboration du PDU de l’Agglomé-
ration lyonnaise.
Objectifs d’évolution des parts modales de déplacements du PDU de l’Agglomération lyonnaise de 2017 (Source : PDU de l’agglomération lyonnaise 2017-2030)
1995
Voiture
Marche
TC
Vélo
2006 2015 2030
53 %
31 %
13 % 15 %
2 % 1 %
19 %
2 %
32 % 34 %
50 %
44 %
35 %
22 %
8 %23 23
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
170
2017 2018 2019 2020 2021 2022
160
150
140
130
120
110
100
90
80
70
60
Indicateur multimodal de la Métropole de Lyon sur la période 2017-2022. (fréquentation réseau complet TCL, 16 points de comptage mensuels vélos, 235 points de comptage CRITER, passages dans les parkings concédés du Grand Lyon).
164
100
77
71
108
104
140
109
100
96 97
84
88 85
135
155
Trafic
Vélo
TCL
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
◗ Des investissements conséquents en transports col-
lectifs, avec notamment des financements de SYTRAL
Mobilités doublés sur la période 2020-2026 par rapport
au mandat précédent, afin d’améliorer l’offre structurante
en transports collectifs :
― mise en service du tramway T6 entre Debourg et
Hôpitaux Est en 2019, et prolongement jusqu’à la Doua
programmé pour 2026 ;
― mise en service de la ligne C3 en double site propre
intégral en 2019 ;
― prolongement du tramway T2 à Hôtel de Région –
Montrochet en 2021 ;
― mise en service du prolongement du métro B à Saint-
Genis-Laval Hôpital Lyon Sud en 2023 avec la création
de deux nouvelles stations ;
― projets d’aménagement des tramways T9 et T10 ;
― engagement des lignes fortes BHNS Part-Dieu Sept
Chemins et de la Ligne de l’Est Lyonnais.
◗ Des améliorations fortes de la performance du réseau de bus
― voies réservées sur M6 et M7 en 2020 ;
― corridors d’amélioration de la performance des bus
dans le Val de Saône et à Corbas en 2023 ;
― création de couloirs de bus tout d’abord sous la forme
d’urbanisme tactique pendant la crise sanitaire en 2020
puis pérennisation de ces itinéraires ;
― évolution du parc roulant engagée avec l’arrêt de
l’achat de bus au diesel pour le renouvellement du parc
depuis 2020.
◗ Une gouvernance de l’intermodalité restant à bâtir mais
une coordination des acteurs qui se traduit en actions :
― accompagnement multimodal de l’arrivée du métro B à
Saint-Genis-Laval Hôpital Lyon Sud ;
― création de la SPL Mobilités pour gérer les parcs-relais
de SYTRAL Mobilités et des gares TER situées dans
le territoire de la Métropole de Lyon dans un premier
temps ;
― approbation d’un schéma directeur des parcs-relais
métropolitains.
◗ Des améliorations apportées en termes de services aux
usagers dans les transports en commun :
― mise en œuvre d’une nouvelle billettique ;
― déploiement de l’open paiement par carte bancaire sur
le réseau TCL en 2022 ;
― achat des titres par carte bancaire sans contact sur les
lignes Cars du Rhône en 2022 ;
― extension des alertes SMS sur les réseaux Cars du
Rhône et Libellule ;
― déploiement du wifi dans le métro.
Évolution relative de l’usage de trois modes de déplacements (base 100 en 2017) dans la Métropole de Lyon : fréquentation réseau complet TCL, comptages vélos et routiers.
Indicateur multimodal de la Métropole de Lyon sur la période 2017 - 202224 24
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Une politique cyclable ambitieuse
◗ L’objectif du PDU d’avoir un réseau d’infrastructures
cyclables de 1 200 km en 2022 a été atteint et 537 km
d’infrastructures ont été réalisés par la Métropole de Lyon
entre 2017 et 2023 ;
◗ La réalisation d’infrastructures cyclables s’est fortement
accentuée lors de la crise sanitaire, avec la mise en œuvre
de voies mixtes dédiées aux bus et aux cyclistes qui ont
été pour l’essentiel pérennisées par la suite ;
◗ Le déploiement d’un réseau cyclable à haut niveau de ser-
vice par la Métropole de Lyon, les Voies Lyonnaises, de
355 km d’infrastructures à terme (pour un investissement
de 500 M€ d’ici à 2030), destiné à offrir des possibilités de
déplacements confortables et sécurisés, avec des itiné-
raires continus et des largeurs adaptées aux flux attendus ;
◗ Globalement, c’est tout un système de services vélos qui a
également été développé avec la multiplication des dispo-
sitifs de stationnement sécurisé, notamment en intermo-
dalité avec les transports collectifs et le train, la poursuite
du développement du service de vélos en libre-service
Vélo’v, la mise en place du service freevélov de prêt de
vélos à destination des jeunes de 18 à 25 ans.
Le déploiement d’un système covoiturage
◗ L’amplification de la plateforme de mise en relation entre
covoitureurs :
― extension à l’échelle de SYTRAL Mobilités de la plate-
forme de mise en relation initiée par la Métropole de
Lyon ;
― mise en place d’incitations financières sur certains
types de trajets (en lien avec la Métropole de Lyon et
avec la Communauté de Communes de la Vallée du
Garon en 2024, étendu au ressort territorial ensuite en
2025) ;
― développement de services de lignes de covoiturage
à haut niveau de services notamment en lien avec la
Métropole de Lyon.
◗ Le déploiement de voies réservées au covoiturage sur
les axes M6, M7, A6 et A7 ;
◗ L’aménagement d’aires de covoiturage selon un schéma
directeur des aires de covoiturage.
Prolongement de la ligne de métro B dans l’Agglomération lyonnaise - Station Oullins Centre25 25
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Le déploiement d’autres services de mobilité
◗ L’installation d’Infrastructures de Recharge de Véhicules
Electriques (IRVE) avec 1 200 points de charge en 2023
dans le territoire de la Métropole de Lyon ;
◗ Le déploiement de véhicules d’autopartage en station
(340 véhicules à disposition en 2023) ou en free-floating
(425 véhicules à disposition en 2023).
La structuration du conseil en mobilité
◗ La création de l’Agence des mobilités de la Métropole de
Lyon ;
◗ L’accompagnement des employeurs dans la mise en
œuvre d’actions et de mesures facilitant la mobilité
quotidienne des salariés, par la Métropole de Lyon et la
CCEL, avec l’assistance de SYTRAL Mobilités.
Un renforcement de la régulation
et de la rationalisation des mobilités carbonées
Des projets routiers qui ont été abandonnés au regard
de leur impact carbone et une redistribution de l’espace
alloué à la voiture individuelle
◗ L’Anneau des Sciences, projet d’infrastructure routière de-
vant relier le boulevard périphérique nord et le boulevard
Laurent Bonnevay, a été abandonné par la Métropole de
Lyon en 2020 ;
◗ L’A45, projet d’autoroute devant doubler l’autoroute A47
entre Brignais (au niveau de l’A450) et la Fouillouse dans
la Loire, a été abandonné par l’Etat en 2018 au profit de
« solutions alternatives routières et ferroviaires » ;
◗ Le projet d’élargissement de l’A46 Sud à deux fois trois
voies a été suspendu par l’Etat en 2022 au profit d’une
concertation sur les mobilités dans le sud-est lyonnais qui
a été conduite en 2023 et dont les conclusions ne sont
pas encore connues ;
◗ Une diminution globale des capacités routières a été enga-
gée dans la Métropole de Lyon depuis 2020 au profit des
modes alternatifs à la voiture individuelle (voies réservées
aux bus et au covoiturage, aménagements cyclables).
Des actions amplifiées sur le stationnement
◗ Augmentation du nombre de places réglementées (payant
et zone bleue) de 50 000 en 2017 à 65 000 en juin 2024
sur le territoire de la Métropole de Lyon ;
◗ Mise en œuvre du Forfait Post Stationnement dans les huit
communes de la Métropole de Lyon proposant une offre
de stationnement payant sur voirie ;
◗ Déploiement du système de Lecture Automatisée des
Plaques d’Immatriculation sur des véhicules banalisés en
2023 à Lyon et Villeurbanne ;
◗ Instauration d’une tarification spécifique du stationnement
en fonction du poids des véhicules à Lyon en 2024 ;
◗ Évolution de l’offre et de la tarification dans les parcs de
stationnement en ouvrage métropolitains en articulation
avec l’évolution de l’offre de stationnement sur voirie. Exemple de services de cyclologistique
La mise en œuvre d’une Zone à Faibles Émissions
mobilité (ZFE-m)
◗ Une Zone à Faibles Émissions mobilité a été mise en
œuvre par la Métropole de Lyon le 1er janvier 2020 pour
les véhicules des professionnels (véhicules utilitaires légers
– VUL – et poids-lourds – PL) classés Crit’air 5, 4 puis 3 ;
◗ À la suite, la mesure a été élargie aux véhicules particu-
liers sur un périmètre incluant les grandes infrastructures
routières (M6-M7, Périphérique Laurent Bonnevay et
Boulevard Périphérique Nord) ;
― à compter du 1er janvier 2023 pour les Crit’air 5 et + ;
― à compter du 1 er janvier 2024 pour les Crit’air 4 ;
― à compter du 1 er janvier 2025 pour les Crit’air 3.
◗ En 2028, la mesure sera amplifiée une dernière fois avec
l’interdiction des véhicules particuliers et professionnels
Crit’Air 2 dans le périmètre d’application, hors grandes in-
frastructures routières ;
◗ Cette amplification progressive s’est accompagnée d’un
système de dérogations ciblées, d’un élargissement des
aides octroyées aux particuliers et aux professionnels et
d’une amplification de l’accompagnement humain par le
conseil en mobilité.
La création d’alternatives concernant la logistique
urbaine
◗ Mise en œuvre de dispositifs de soutien à la cyclologis-
tique (ColisActiv’) ;
◗ Ouverture de l’Hôtel logistique urbain du Port Lyon
Edouard Herriot en 2024 ;
◗ Mise en place de services logistiques intermodaux fluvial/
cyclologistique au niveau du Quai Morand à Lyon.26 26
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Une stratégie mise en œuvre qui doit être
amplifiée et étendue à l’échelle du ressort
territorial de SYTRAL Mobilités
La stratégie élaborée en 2017, qui avait pour horizon 2030,
a été mise en œuvre dans le territoire de l’Agglomération
lyonnaise et son extension à l’échelle du ressort territorial
est engagée. Parallèlement à des évolutions sociétales qu’il
convient de ne pas négliger, la mise en œuvre de nouvelles
offres et services associée à une redistribution de l’espace
alloué à la voiture individuelle ont montré des résultats
concrets et importants, confirmant les orientations et choix
qui avaient été faits en 2017. Le prolongement et le ren-
forcement de ces mesures servira de principe au Plan de
Mobilité, qui porte des ambitions et vise à des évolutions de
comportements comparables.
La création de l’établissement SYTRAL Mobilités est l’oc-
casion de définir une stratégie commune à cette échelle, à
un horizon 2040, visant à étendre et amplifier, en fonction
des spécificités territoriales, les ambitions initiées dans les
PDU successifs de l’Agglomération lyonnaise et notamment
celui en vigueur depuis 2017. Cette stratégie permettra
ainsi de rendre plus cohérentes les politiques de mobilité
entre la Métropole de Lyon et les territoires périurbains et
ruraux qui l’entourent, en prenant en compte les spécificités
de chacun de ces espaces tout en permettant la définition
d’ambitions communes. Certains types de déplacements,
notamment ceux s’opérant en dehors du périmètre du PDU
de l’Agglomération lyonnaise ainsi que les relations entre
ces espaces et l’Agglomération lyonnaise bénéficieront
ainsi d’une planification nouvelle et plus circonstanciée.
De plus, au-delà de la mise en œuvre d’actions et de
mesures répondant aux enjeux de mobilité à l’échelle du
ressort territorial de SYTRAL Mobilités, la stratégie globale
portée par le Plan de Mobilité pourra être précisée et détail-
lée dans le cadre des Plans Locaux de Mobilité élaborés par
les membres de SYTRAL Mobilités.
Grandes étapes et principes de la démarche d’élaboration
La délibération prescrivant l’élaboration du Plan de Mobilité
des territoires lyonnais du 16 mai 2022 a fixé quatre objec-
tifs principaux devant guider les réflexions menées dans le
cadre de la démarche :
◗ Faciliter l’évolution des pratiques de mobilité selon les
territoires, notamment par la mise en œuvre d’actions vi-
sant à développer des offres de mobilité alternatives qui
puissent contribuer à la baisse du trafic automobile, que ce
soit pour des déplacements en lien avec l’Agglomération
lyonnaise, mais aussi au sein des différents territoires et
en accompagnement des entreprises et de leurs salariés ;
◗ Trouver des solutions adaptées aux territoires peu
denses et aux quartiers prioritaires de la politique de
la ville, afin notamment de réduire la vulnérabilité des
ménages face aux coûts générés par la dépendance
automobile ;
◗ Inscrire pleinement les modes actifs dans la politique
de déplacements au service de la santé publique, qu’il
s’agisse de déplacements courts effectués au sein des
communes ou encore du lien avec les arrêts de transports
collectifs. Outre les enjeux de report modal, la politique de
déplacements peut ainsi se faire également le relais des po-
litiques de santé publique et de lutte contre la sédentarité ;
◗ Améliorer la qualité du cadre de vie en réduisant le
trafic automobile et l’exposition des populations aux
nuisances qui y sont liées, en contribuant à la baisse des
émissions de polluants et des nuisances sonores, par la
baisse et l’apaisement du trafic automobile et de poids-
lourds, particulièrement dans les zones les plus denses.
Première démarche de planification de la mobilité à cette
échelle, l’élaboration du Plan de Mobilité des territoires lyon-
nais se devait tout d’abord de bien prendre en compte les
différentes spécificités territoriales qui marquent le ressort
territorial de SYTRAL Mobilités, entre milieux ruraux, périur-
bains et denses. La planification d’objectifs et de mesures
adaptés à ces particularités a guidé l’ensemble de la
démarche.
La prise en compte des spécificités territoriales et des habi-
tants s’est formalisée autour de trois modalités d’asso-
ciations : celle des élus locaux et des partenaires maîtres
d’ouvrage, celle des techniciens des diverses structures
publiques du territoire et celle des habitants et associations.
Délibération
prescrivant
l’élaboration
du plan par
le conseil
d’administration
de SYTRAL
Mobilités
Du 9 janvier
au 10 mars 2023
Du 9 mai au
29 sept. 2023
21 novembre
2024
1 er semestre
2025 Fin 2025
L’élaboration du
Plan de Mobilité
est soumise à
une concertation
préalable
environnementale
Organisation d’une
nouvelle phase
de concertation
dite « concertation
citoyenne »
Les élus de
SYTRAL Mobilités
arrêteront une
première version
du document
Le projet de
Plan de Mobilité
sera soumis à
consultation
des personnes
publiques puis à
enquête publique
En tenant compte des
conclusions de l’enquête
publique, le Plan de
Mobilité sera ensuite
approuvé par le conseil
d’administration de
SYTRAL Mobilités
16 mai 202227 27
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
Comité
de cohérence
Bureau
exécutif
élargi
PILOTAGE
ET ARBRITAGE
ADHÉSION
POLITIQUE
3
ateliers politiques
« SYTRAL Mobilités »
Élus du Conseil
d’Administration de
SYTRAL Mobilités
ÉLABORATION
COMMUNE
ET OUVERTE
6
groupes de travail
techniques
Techniciens
des territoires, acteurs
socio-économiques
ou associatifs
clés
Réseau de voirie
multimodal
Mobilité pour tous
Accélération
du changement de
comportements
Armature
de transports publics
Mobilité
pour un meilleur
environnement
Mobilité facilitée
Des ateliers politiques
au sein de SYTRAL Mobilités
pour construire une position
partagée
Discussion avec l’ensemble
des maîtres d’ouvrage
et autres partenaires
(État, Région Auvergne-Rhône-Alpes,
Département du Rhône, structures
porteuses des Scot, SMT AML)
Structurer
la mobilité dans
les territoires
Construire
une mobilité durable
et inclusive
Placer l’usager
au cœur des politiques
de mobilité
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
Association des élus
La gouvernance mise en œuvre s’est appuyée sur des
temps d’échanges au travers de 3 ateliers d’élus du Conseil
d’Administration de SYTRAL Mobilités réunis à 8 reprises
entre novembre 2022 et juin 2023. Cette association s’est
poursuivie avec l’organisation de deux séminaires, élargis
à d’autres élus locaux ne faisant pas partie du Conseil
d’Administration, le 16 mars 2023 et le 24 janvier 2024.
Processus d’élaboration du Plan de Mobilité avec l’ensemble des parties prenantes
Association des maîtres d’ouvrage et autres partenaires
Un comité de cohérence des maîtres d’ouvrage et des
partenaires a été mis en place afin de rassembler au sein
de la même instance les maîtres d’ouvrage des princi-
paux projets qui devront être mis en œuvre dans le cadre
du Plan de Mobilité, qu’il s’agisse de services de mobilité
ou d’infrastructures à l’échelle des territoires lyonnais.
De plus, les quatre structures porteuses de Scot ont éga-
lement été associées afin de bien prendre en compte les
perspectives de développement des différents projets de
territoires.
Association des techniciens des structures publiques et
des acteurs socio-économiques
Répartis en six thématiques, dix-huit séances de travail
rassemblant les techniciens de structures publiques (Etat,
Région, Département, collectivités locales, CCI, Chambre de
métiers, Ademe), des associations, des acteurs privés et des
universitaires ont été organisés. L’objectif de ces groupes
de travail était d’alimenter les séances de travail organisées
avec les élus et de s’en nourrir en retour, à partir des orien-
tations qui s’en dégageaient.
Séminaire de travail élus sur le Plan de Mobilité
des territoires lyonnais - Mars 202328 28
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
29 citoyens « ordinaires »
et diversifiés
6 séances de travail
Information
Auditions d’experts
et d’acteurs
Rédaction
de l’avis citoyen
en 3 étapes
15 femmes
14 hommes entre 18 et 68 ans provenant de
l’ensemble du territoire
Comment diminuer la part des
déplacements automobiles dans
les territoires lyonnais, tout en
prenant en compte les inégalités
sociales et territoriales ?
Un avis citoyen
en réponse à
une question
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
Association des citoyens
La démarche de diagnostic du Plan de Mobilité s’est notam-
ment appuyée sur 5 groupes de travail citoyens, constitués
par zones géographiques afin de bien prendre en compte
les spécificités territoriales et par classes socio-profession-
nelles de façon à intégrer les spécificités individuelles.
À la suite de ce travail de diagnostic, la concertation publique
s’est déroulée en deux phases distinctes :
◗ Une concertation préalable environnementale, organisée
du 9 janvier au 10 mars 2023. La mise en place d’une plate-
forme collaborative sur internet a notamment permis de ca-
pitaliser les avis et opinions du public sur les grands enjeux
environnementaux en lien avec le système de mobilité ;
◗ Une concertation citoyenne, organisée du 9 mai au
29 septembre 2023. L’objectif de cette concertation était
de recueillir les avis et opinions du public sur les solutions
à apporter pour répondre aux enjeux identifiés. Lors de
cette concertation, en plus d’une plate-forme collabora-
tive sur internet, un panel citoyen a été organisé. Celui-ci
regroupait 29 citoyennes et citoyens, d’origines et de mi-
lieux divers, et s’est réuni six fois entre mai et juillet 2023.
Il a permis de faire émerger un avis circonstancié sur les
problématiques de mobilité, élaboré directement par les
citoyens et qui a nourri la suite de la démarche. Deux
séances de travail ont été menées plus spécifiquement sur
la logistique et l’intermodalité, en associant les techniciens
des collectivités voisines et les acteurs socio-économiques
concernés par ces thématiques. Enfin, trois conférences-
débats ont été proposées afin d’amener le public à échan-
ger autour d’une présentation de l’avancement du Plan de
Mobilité et de thématiques éclairées par des experts.
Constitution et modalités de travail du panel citoyenCHAPITRE 2
PLACER
L’HABITANT
AU CŒUR DES
MOBILITÉS30 30 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
QUI SONT LES HABITANTS
DES TERRITOIRES LYONNAIS ?
Un territoire, trois bassins locaux de mobilité et leurs polarités
Le périmètre du Plan de Mobilité constitue un espace vaste
et diversifié couvrant les territoires de la Métropole de Lyon,
de la quasi-totalité du département du Rhône et de plu-
sieurs communes des départements de la Loire et de l’Ain
rattachées à des intercommunalités membres de SYTRAL
Mobilités. Ce périmètre de près de 3 200 km² regroupe un
total d’1,9 million d’habitants environ.
Le territoire est marqué par :
◗ Le poids de la Métropole de Lyon. Une très grande part
de la population (80%), des emplois (88%) et des équi-
pements et services du territoire se concentrent dans
l’Agglomération lyonnaise, et quasiment pour moitié à
Lyon-Villeurbanne ;
◗ D’autres pôles urbains comme Villefranche-sur-Saône,
Belleville-en-Beaujolais, Genas, Brignais, Tarare, Anse,
l’Arbresle, Thizy-les-Bourgs, Amplepuis ou Saint-
Symphorien-sur-Coise concentrent également une part
importante de la population, des emplois et équipements ;
◗ Afin de bien prendre en compte les spécificités des ter-
ritoires, des approches géographiques plus fines se
révèlent nécessaires. Une analyse croisée entre l’organi-
sation de la mobilité (déplacements internes au sein de
chacune des intercommunalités et de la Métropole de
Lyon ainsi que d’échanges entre elles), la localisation des
polarités du territoire et certains périmètres institutionnels
(en particulier les périmètres des Schémas de Cohérence
Territoriale) a permis d’aboutir à l’identification de trois
bassins locaux de mobilité. Ces derniers sont :
― l’Agglomération lyonnaise : Communauté de Communes
de l’Est Lyonnais, Communauté de Communes du Pays
de l’Ozon et Métropole de Lyon. Sur les 1,9 million d’habi-
tants que compte le ressort territorial, 80 % résident dans
l’Agglomération lyonnaise (1,5 million), dont près de 45 %
à Lyon-Villeurbanne (680 000 habitants avec une densité
de près de 11 000 hab/km²) ;
― le Beaujolais : Communauté d’Agglomération de l’Ouest
Rhodanien, Communauté d’Agglomération Villefranche-
Beaujolais-Saône, Communauté de Communes Beaujolais
Pierres Dorées, Communauté de Communes Saône
Beaujolais. La population de ce bassin local de mobilité
est d’environ 220 000 habitants ;
― l’Ouest lyonnais : Communauté de Communes des
Monts du Lyonnais, Communauté de Communes du
Pays de l’Arbresle, Communauté de Communes du Pays
Mornantais, Communauté de Communes de la Vallée
du Garon, Communauté de Communes des Vallons du
Lyonnais. La population de ce bassin local de mobilité
est d’environ 170 000 habitants.
Communauté de Communes Saône Beaujolais
Carte d’identité des territoires lyonnais
(Source : INSEE – Recensement de la population 2021)
Un territoire urbain, périurbain
et rural qui s’étend
sur 80 km du nord au sud
et 50 km d’est en ouest
1,9 million d’habitants, dont
1,5 million dans l’Agglomération lyonnaise
1 métropole
et 11 intercommunalités
représentant 262 communes31 31 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Pour faciliter une approche intégrée des enjeux de mobilité mais prenant en compte les spécificités territoriales, trois « bassins locaux de mobilité » ont été identifiés comme échelle d'analyse et de reflexion pour le Plan de Mobilité des territoires lyonnais : il s'agit du Beaujolais, de l'Ouest lyonnais et de l'Agglomération lyonnaise.
Les bassins locaux de mobilité des territoires lyonnais32 32 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Une organisation territoriale qui influe sur les pratiques
de mobilité
◗ De manière générale, les déplacements les plus im-
portants sont des déplacements de proximité, donc de
courtes distances. À l’échelle de chacun des trois bassins
locaux de mobilité (Agglomération lyonnaise, Beaujolais,
Ouest lyonnais), les déplacements internes représentent
respectivement 93 %, 87 % et 74 % des déplacements to-
taux (cf page 41) ;
◗ L’Agglomération lyonnaise pèse beaucoup dans les
volumes de déplacements puisque 71 % des déplace-
ments effectués dans le ressort territorial sont effectués
en son sein et 11 % en lien avec elle. L’aire d’attraction de
Lyon représente d’ailleurs un vaste territoire qui s’étend
largement à l’est et au sud du ressort territorial de SYTRAL
Mobilités ;
◗ Les autres pôles urbains exercent également une attrac-
tion plus locale sur les territoires environnants, liée aux
emplois, aux équipements et services qui s’y trouvent.
Ainsi, 18% des déplacements effectués dans le ressort
territorial se font en dehors de l’Agglomération lyonnaise,
confirmant la nécessité de la prise en compte de ces dé-
placements dans un cadre stratégique global.
Densités de population des communes
des territoires lyonnais
(Source : INSEE – RP 2018)
SOURCES DES DONNÉES MOBILISÉES DANS LE CADRE DE L’ÉLABORATION DU PLAN DE MOBILITÉ
◗ Recensements de la population de l’INSEE 2013 à
2021 : données démographiques, d’emplois, d’équi-
pement des ménages en véhicules et de leur Vignette
Crit’Air, déplacements domicile-travail ;
◗ Enquête Déplacements Grand Territoire 2015 ;
◗ Données d’offres et d’usages des réseaux de trans-
ports collectifs 2014-2023 (SYTRAL Mobilités et Région
Auvergne-Rhône-Alpes) ;
◗ Comptages routiers automobiles et vélos 2017-2022
(gestionnaires de voirie) ;
◗ Émissions des gaz à effet de serre (ORCAE, 2022) ;
◗ Émissions et concentrations des polluants locaux
(ATMO Auvergne-Rhône-Alpes) ;
◗ Exposition au bruit des populations 2022 (Acoucité) ;
◗ Flux de marchandises 2022 (Freturb) ;
◗ Accidentologie routière 2022 (Préfecture du Rhône) ;
◗ Actes de délinquance dans les transports collectifs
2023 (SYTRAL Mobilités)33 33 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Des contextes économiques différents selon les territoires
Les territoires lyonnais comptent plus de 800 000 emplois
en 2020 (données URSSAF) dont 88 % se trouvent dans
l’Agglomération lyonnaise.
Au-delà de l’Agglomération lyonnaise, et notamment de son
centre avec 371 000 emplois dans Lyon et Villeurbanne
(soit plus de 45 % des emplois du ressort territorial), on
retrouve les polarités urbaines citées précédemment qui
constituent également des pôles d’emplois.
L’Agglomération lyonnaise se distingue par le poids du
secteur tertiaire, avec les services aux entreprises, les
activités financières et immobilières (37 %) et les services
aux particuliers (27 %). L’Ouest lyonnais se démarque par le
poids des emplois dans le bâtiment et les travaux publics
(13 %). Le Beaujolais est quant à lui marqué par une très
importante représentation des emplois agricoles (19 %).
Entre 2010 et 2020, le secteur logistique et celui des trans-
ports ont connu une forte croissance des emplois dans
l’Agglomération lyonnaise (+ 4 %), dans l’Ouest lyonnais
(+ 10 %) et dans le Beaujolais (+ 22 %).
FLUX LOGISTIQUES ET INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES
L’aire urbaine de Lyon cumule des enjeux logistiques
nationaux voire européens et un important tissu logis-
tique et industriel local. En effet le territoire se trouve à la
jonction de 2 des 9 corridors du réseau transeuropéen
de transport (RTE-T) : le corridor méditerranéen (Séville-
Budapest) et le corridor Mer du Nord-Méditerranée, il
est donc traversé par des flux importants et accueille
des activités logistiques en lien avec ces flux extra-ter-
ritoriaux. Dans le même temps, le territoire représente
un bassin de production, mais aussi de consommation
majeur générant donc lui-même un nombre important
de mouvements de marchandises.
Cette conjonction de flux liés à la fois à l’activité économique
locale et à la desserte nationale / européenne explique que
la région Auvergne-Rhône-Alpes soit la 2e région la plus
génératrice de flux logistiques, après l’Île-de-France, avec
337 millions de tonnes transportées en 2015. Parmi ces
flux, environ 15 % sont des flux internes au département
du Rhône (Observatoire des déplacements – EPURES).
L’importance de ces flux logistiques explique le déve-
loppement depuis une trentaine d’années d’un parc
logistique de plus de 6 millions de mètres carrés dans la
région lyonnaise dont un tiers environ dans le ressort ter-
ritorial de SYTRAL Mobilités (CECIM 2020). La présence
de cette infrastructure et de ces acteurs logistiques peut
constituer demain un levier dans la perspective du déve-
loppement d’une desserte du territoire plus vertueuse.
Dans un contexte de croissance continue des besoins
logistiques sur le territoire (notamment liée au dévelop-
pement du e-commerce), cette desserte est aujourd’hui
quasi exclusivement opérée par le mode routier et
essentiellement par le biais de véhicules utilitaires
légers (VUL), qui ne permettent pas la massification des
flux et participent à la congestion de la voirie. Le recours
aux infrastructures intermodales pour la distribution
urbaine est très faible et si le développement de la cyclo-
logistique est réel, elle reste encore très minoritaire.34 34 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Des inégalités d’accès aux services
et équipements du territoire
Les temps d’accès aux équipements et services varient
fortement selon les territoires (source INSEE). Ils sont plus
courts à proximité des centres urbains, mieux équipés en
services et commerces de la vie courante. Dans l’Agglomé-
ration lyonnaise, il faut compter en moyenne 3 à 5 minutes
de trajet pour atteindre ce type d’équipement (tous modes
confondus).
À l’inverse, pour les habitants des communes les plus éloi-
gnées des centres urbains (Monts du Beaujolais, de Tarare
et du Lyonnais), le temps d’accès moyen peut atteindre
14 minutes (tous modes confondus).
Dans ces territoires, le temps d’accès aux équipements
pour les jeunes adultes (19 à 29 ans) et les familles avec
enfants est de 20 à 30 minutes (tous modes confondus).
Des écarts importants en termes de niveau de vie
Le pourtour de la Métropole de Lyon se caractérise par
la présence d’une population avec de plus hauts revenus
en moyenne. Ces revenus moyens baissent à mesure que
l’on s’éloigne de l’agglomération. Le nord-ouest de l’Agglo-
mération lyonnaise et le sud du Beaujolais accueillent ainsi
des ménages plus aisés dont le revenu moyen est le double
de celui des ménages de l’est et du sud de la Métropole de
Lyon (Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Saint-Fons, Givors notam-
ment), ainsi que du nord du Beaujolais, dans les territoires
les plus éloignés des pôles urbains et d’emplois.
Les cadres sont plus représentés dans l’Agglomération
lyonnaise (27 %) que dans l’Ouest lyonnais (20 %) et dans
le Beaujolais (14 %). Globalement, la proportion de cadres
et de professions intermédiaires augmente, notamment au
sein de l’Agglomération lyonnaise (+ 4 points).
En 2018, le taux de chômage est en moyenne d’environ
12 %, avec de fortes différences, allant de 8 % à 15 %, selon
les territoires.
Revenu disponible médian annuel par unité de consommation en 2018 (en euro) (Source : Insee - DGFIP - Cnaf - Cnav - CCMSA, Fichier localisé social et fiscal)
Le revenu disponible est le revenu à la disposition
du ménage pour consommer et épargner. Il comprend
les revenus d’activité, indemnités de chômage, retraites
et pensions, revenus fonciers, les revenus financiers
et les prestations sociales reçues.
Au total de ces ressources, on déduit les impôts directs
et les prélèvements sociaux.35 35 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
59 60
50
61
65
58
64
74
69
2008 2013 2018
Beaujolais Ouest lyonnais Agglo lyonnaise
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Un vieillissement de la population
différencié selon les territoires
Le vieillissement de la population s’accentue avec près de
20 % de la population de 65 ans ou plus. Le ratio de la part
des plus de 65 ans dans la population rapportée à celle des
moins de 20 ans ne cesse d’augmenter dans l’ensemble du
ressort territorial, de manière beaucoup plus marquée dans les
bassins locaux de mobilité du Beaujolais et de l’Ouest lyonnais.
Au-delà de 65 ans, les personnes se déplacent beaucoup
moins (difficultés physiques, moindre accès à l’automo-
bile...). Ainsi, d’après l’EDGT 2015, près de la moitié des per-
sonnes qui ne se déplacent pas un jour moyen ont plus de
65 ans.
Un territoire attractif avec des besoins croissants en mobilité
Le territoire a connu une croissance soutenue de sa popu-
lation (+ 180 000 habitants entre 2008 et 2019).
Cette croissance est particulièrement forte autour de
l’Agglo mération lyonnaise et dans le sud du Beaujolais du
fait notamment de la poursuite de la périurbanisation. À l’in-
verse, la population a diminué notamment dans le nord et
l’ouest du Beaujolais, ainsi que dans certains secteurs de
l’Ouest lyonnais, du fait d’un vieillissement plus important de
la population et du relatif éloignement des principaux pôles
urbains et d’emplois.
Il convient de noter que la croissance démographique de
l’agglomération est portée par le solde naturel alors que
c’est le solde migratoire qui en est le moteur dans les autres
territoires. En d’autres termes, c’est notamment la poursuite
de la périurbanisation qui contribue à l’augmentation de la
population autour de l’agglomération alors que ce sont les
naissances qui portent le développement démographique
de l’Agglomération lyonnaise.
Évolution de la population entre 2013 et 2019
(Source : RP 2013 et 2019 - INSEE)
Indice de vieillissement (part des plus de 65 ans
rapportée à la part des moins des 20 ans)
(Source : RP 2008, 2013 et 2018 - INSEE)
Taux annuel moyen d’évolution
de la population36 36 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
21 km
+6 % +6 % +11 %
Distance parcourue par les actifs en 2018
Évolution de la distance parcourue entre 2013 et 2018
24 km 17 km
Agglomération
lyonnaise
Ouest
lyonnais Beaujolais
Travail Accompagnement Achats Loisirs Santé/Démarches Visites Scolarité
23 % 15 % 19% 15 % 6 % 6 % 16 %
20 % 20 % 20% 15 % 6 % 6 % 13 %
16 % 20 % 17% 17 % 7 % 7 % 16 %
Interne
Agglo lyonnaise
Interne
Beaujolais
Interne
Ouest lyonnais
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Des déplacements vers le travail
caractérisés par leur longueur
Entre 2013 et 2018, le nombre de déplacements domicile-
travail s’est accru dans l’Agglomération lyonnaise (+ 5 %),
le Beaujolais (+ 12 %), et l’Ouest lyonnais (+ 7 %) alors que la
population y augmentait respectivement de 5 %, 2,5 % et 8 %.
Le travail constitue le premier motif pour les déplacements
de plus de 10 km (49 % de ces déplacements quotidiens).
Ces déplacements s’effectuent notamment avec les prin-
cipaux pôles d’emploi des territoires lyonnais, mais aussi
avec ceux de Roanne, de Bourgoin-Jallieu, de l’Isle-d’Abeau,
du Parc Industriel de la Plain de l’Ain, etc.
Les distances moyennes pour se rendre au travail sont plus
longues que pour les autres motifs de déplacements.
Elles sont de 17 km pour les habitants de l’Agglomération
lyonnaise, 21 km pour ceux du Beaujolais et 24 km pour
ceux de l’Ouest lyonnais.
Principaux motifs de déplacements internes aux bassins locaux de mobilité (Source : EDGT 2015 – SYTRAL Mobilités)
POUR QUELLES RAISONS LES HABITANTS
DES TERRITOIRES LYONNAIS SE DÉPLACENT-ILS ?
Des motifs de déplacements variés, relativement homogènes dans le territoire
Les déplacements vers le travail représentent entre 16 %
(Ouest lyonnais, fortement lié au bassin d’emploi de l’Ag-
glomération lyonnaise) et 23 % (Agglomération lyonnaise,
au sein de laquelle la plupart de ses habitants travaillent)
des déplacements internes à chacun des bassins locaux de
mobilité.
Les achats représentent environ un déplacement sur cinq
au sein de chaque territoire. Les déplacements pour accom-
pagner un proche, notamment les enfants et les adoles-
cents, représentent un déplacement sur cinq dans l’Ouest
lyonnais et le Beaujolais (20 %). Cette part n’est que de 15 %
dans l’Agglomération lyonnaise, en lien avec une présence
moins importante en proportion de couples avec enfants et
une plus grande facilité d’accès (proximité, itinéraires sécuri-
sés) aux établissements scolaires.
Enfin, les déplacements pour les études et les loisirs
représentent environ 15 % des déplacements internes à
chaque bassin local de mobilité.
C’est donc pour une panoplie variée de motifs que les
gens se déplacent et pour lesquels le système de mobi-
lité doit être organisé. Les déplacements domicile-travail
et domicile-études sont les plus longs et se concentrent
aux heures de pointe. Mais ils ne représentent que 29 %
du total des déplacements et jusqu’à 35 % à la période de
pointe du matin (7 h-9 h). Il faut donc aussi pouvoir répondre
aux besoins pour les autres motifs de déplacements qui
peuvent également s’exprimer en heures creuses, le soir ou
le week-end.
Migrations Domicile - Travail 2018
(Source : INSEE - 2018)37 37 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
COMMENT SE DEPLACE-T-ON AUJOURD’HUI
DANS LES TERRITOIRES LYONNAIS ?
Des offres de transport au service du rayonnement du territoire, des échanges en son sein et de l’évolution des pratiques de mobilité
Reflétant son poids socio-démographique et son rayonnement
aux niveaux régional, national et international, l’Agglomération
lyonnaise concentre la plupart des infrastructures et services
de transports massifiés du territoire. Ainsi, elle est desservie par
deux aéroports (Lyon Saint-Exupéry et Lyon Bron), trois gares
TGV (Lyon Part-Dieu, Lyon Perrache et Lyon Saint-Exupéry) et
8 autoroutes situées sur des grands itinéraires nationaux et
européens (A6, A7, A42, A43, A432, A46, A47 et A89).
Ces infrastructures sont complétées par un maillage de
niveau régional qui permet les déplacements entre l’Agglo-
mération lyonnaise et ses territoires voisins (notamment
avec le Nord Isère et Saint-Etienne Métropole).
Il s’agit notamment des liaisons TER (10 lignes et 61 gares
dans le territoire) et d’infrastructures routières structurantes
(M6, M7, A450, Boulevard Périphérique Laurent Bonnevay).
Armature des transports collectifs sur les territoires lyonnais
(Source : Cars du Rhône, Cars de l’Ain, Cars de l’Isère, Data Grand Lyon - 2023)38 38 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Réseau routier existant
(Source : Urbalyon d’après la carte des trafics routiers du Département du Rhône - 2019)
L’automobile est un mode de dépla-
cement largement utilisé sur le terri-
toire, l’évolution du taux d’équipement
automobile des ménages (part des
ménages possédant au moins une
voiture) étant resté plutôt stable
entre 2013 et 2018 dans l’ensemble
du territoire, à l’image des évolutions
nationales. À l’exception du centre
de l’Agglomération lyonnaise où près
de 4 ménages sur 10 ne possèdent
pas de voiture, les taux d’équipement
automobile sont plus élevés ailleurs
avec plus de 8 ménages sur 10 pos-
sédant un véhicule. Au-delà de la pré-
sence d’offres alternatives à la voiture
attractives, les différences de revenus
expliquent également les écarts qui
peuvent être observés entre les
territoires.
La transformation du réseau routier est
en cours, avec pour objectif de rendre
plus attractives les pratiques de covoi-
turage et d’usage des transports col-
lectifs routiers. Ainsi, en plus des 200
aires de covoiturage présentes sur le
territoire, 3 voies réservées au covoi-
turage ont été mises en œuvre sur les
axes M6, M7 et A7 et 2 voies réservées
aux transports collectifs sont situées
sur les axes M6 et M7.
Afin d’apporter une alternative à la
voiture individuelle pour les déplace-
ments du quotidien, SYTRAL Mobilités
met à disposition 3 réseaux de trans-
ports collectifs dans son ressort
territorial :
Dans l’Agglomération lyonnaise, un
réseau de transport collectif urbain
(réseau TCL) très étoffé
4 lignes de métro, 7 lignes de tramway,
2 funiculaires, plus de 140 lignes de
bus ou trolleybus, 324 lignes de bus
scolaires. Métros, tramways et funicu-
laires sont électriques et parmi le millier
de véhicules composant le reste du
parc roulant, on compte à fin 2022 130
trolleybus et 56 bus au bioGNV.
Dans l’agglomération Villefranche
Beaujolais Saône
Un réseau de transport collectif urbain
(réseau Libellule) composé de 5 lignes
régulières, 12 lignes scolaires et 4 lignes
de transport à la demande. À fin 2022,
le réseau compte un bus au GNV.39 39 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PRÉ-DIAGNOSTIC DU PDM - VERSION DE TRAVAIL
JUIN 2022
33
PRÉ-DIAGNOSTIC DU PDM - VERSION DE TRAVAIL
JUIN 2022
33
PRÉ-DIAGNOSTIC D
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Réseau logistique existant
(Source : Urbalyon)
Le réseau interurbain des Cars
du Rhône
Il dessert le reste du territoire avec
25 lignes régulières et 319 lignes sco-
laires. À fin 2022, il est équipé de 85
véhicules fonctionnant au bioGNV et
de 3 véhicules électriques sur un total
de plus de 500 cars.
En complément, en 2024, plus de
2 300 kilomètres d’itinéraires cyclables
(dont près de 1 000 kilomètres de
pistes cyclables et de voies vertes)
sont aménagés au sein du ressort ter-
ritorial de SYTRAL Mobilités.
Afin d’accompagner et d’amplifier les
changements de pratiques de mobi-
lité déjà engagées, le Plan de Mobilité
devra continuer de renforcer les offres
alternatives à la voiture individuelle,
mais aussi veiller à diminuer l’attrac-
tivité de la voiture et notamment la
place qu’elle occupe dans l’espace
public.
Le territoire est également au carrefour
de flux logistiques, 2 des 9 corridors
du réseau transeuropéen de trans-
port traversant le ressort territorial de
SYTRAL Mobilités : le corridor médi-
terranéen (Séville-Budapest) et le cor-
ridor Mer du Nord - Méditerranée. De
multiples plateformes logistiques sont
également présentes dans le territoire,
notamment la Zone Industrielle Lyon
Sud-Est de la Métropole de Lyon qui
fait partie des 15 premières zones de
concentration logistique de France et il
convient également de citer les zones
du Parc International de Chesnes et
du Parc Industriel de la Plaine de l’Ain
situées à proximité directe du territoire.
Enfin, le centre et l’est de l’Agglomé-
ration lyonnaise assument une fonc-
tion de hub technique, notamment
au travers des activités du Port Lyon
Edouard Herriot, du chantier ferro-
viaire de Vénissieux et de la gare de
Sibelin (2e gare de triage ferroviaire
de France), ainsi que de la plateforme
aéroportuaire de Lyon Saint-Exupéry
(4e aéroport de fret de France).40 40 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Un poids majeur de l’Agglomération lyonnaise
dans les déplacements du territoire
L’organisation et le fonctionnement du territoire du Plan de
Mobilité sont fortement marqués par le poids de l’Agglomé-
ration lyonnaise qui concentre 80 % de la population et 88 %
des emplois, mais aussi une grande part des équipements
et des services sur 24 % de la superficie du territoire.
Ce poids se retrouve doublement dans les mobilités, à
travers de :
◗ L’importance des déplacements 1 internes à l’Aggloméra-
tion lyonnaise qui représentent à eux seuls 80 % (soit 4,2
millions de déplacements quotidiens) des déplacements
effectués au sein des territoires lyonnais 2 ;
◗ L’importance des déplacements d’échanges entre l’Agglo-
mération lyonnaise et ses territoires voisins, que ce soit au
sein du ressort territorial de SYTRAL Mobilités, mais aussi
en lien avec les départements voisins de l’Ain, de l’Isère et
de la Loire. 60 % des déplacements en lien avec l’Agglomé-
ration lyonnaise sont ainsi réalisés avec ces territoires voi-
sins, notamment avec les territoires de Vienne Condrieu
Agglomération, de la Communauté d’Agglomération de la
Porte de l’Isère, de Saint-Étienne Métropole ou des terri-
toires de la Côtière de l’Ain. 14 % de ces échanges sont
réalisés avec le Beaujolais et 26 % avec l’Ouest lyonnais.
Il est à noter que ces déplacements en lien avec l’Agglo-
mération lyonnaise le sont avec Lyon-Villeurbanne mais
pas seulement puisque les deux villes centres ne comptent
que pour 35 % de ces déplacements.
◗ Le nombre total de kilomètres parcourus dans les dé-
placements effectués au sein de chacun de ces bassins
locaux de mobilité ou dans ceux qui en sortent (à des-
tination d’un autre bassin local de mobilité ou vers les
territoires voisins) confirment le poids le l’Agglomération
lyonnaise. Cette analyse fait cependant apparaître l’im-
portance des déplacements d’échanges entre secteurs.
En effet, ces déplacements sont souvent plus longs et
plutôt liés au motif travail (cf. page 36).
Nombre de déplacements et de kilomètres parcourus quotidiennement, tous modes (Source : Enquête Déplacements Grand Territoire - EDGT - 2015)
1. Un déplacement est un trajet réalisé entre un point de départ (origine) et un point d’arrivée (destination) pour un seul motif (par exemple aller faire des achats ou aller travailler).
2. Chiffres fondés sur « l’Enquête Déplacements Grand Territoire » (EDGT) de l’aire métropolitaine lyonnaise, réalisée en 2015 par SYTRAL Mobilités.
Agglomération lyonnaise
4,2 millions de déplacements
Beaujolais
594 000 dépl.
1,7 millions de km
(220 000 hab.)
(160 000 hab.)
67 000 dépl.
1,6 millions de km
398 000 déplacements
14,2 millions de km
90 000 dépl.
2,2 millions de km
12,3 millions de km
Ouest
lyonnais
322 000 dépl.
730 000 km
33 500 dépl.
1,3 millions de km
24 000 dépl. 355 000 km
171 000 dépl.
2 millions de km (1 450 000 hab.)41 41 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Des enjeux importants liés aux déplacements internes
aux bassins locaux de mobilité
Le fonctionnement du territoire est également marqué par
la prépondérance des déplacements internes à chaque
bassin local de mobilité. Si les liens avec l’Agglomération
lyonnaise ont un poids important, la grande majorité des
déplacements se font en réalité au sein de chaque bassin
local de mobilité. Il est important de noter que ces déplace-
ments sont majoritairement courts, 63 % d’entre eux faisant
moins de 3 km. Cela implique de s’intéresser aux déplace-
ments locaux au sein des communes et entre les communes
proches.
Il convient tout de même de noter le moindre poids relatif
des déplacements internes au sein de l’Ouest lyonnais
(74 % par rapport à 87 % pour le Beaujolais et 93 % pour
l’Agglomération lyonnaise), du fait notamment de la forte
interdépendance entre l’est de ce bassin local de mobilité
et l’Agglomération lyonnaise voisine.
Part des déplacements quotidiens effectués à l’intérieur de chaque bassin local de mobilité (Source : Enquête Déplacements Grand Territoire (EDGT) - 2015)
Une dépendance forte à la voiture, notamment dans les territoires ruraux et périurbains
Les habitants du périmètre du Plan de Mobilité restent
largement dépendants de l’usage de la voiture en matière
de mobilité. Chaque jour, d’après l’EDGT de 2015, près de
2,3 millions de déplacements sont réalisés en voiture (dont
600 000 en tant que passagers). Ce chiffre est à comparer
aux 800 000 déplacements quotidiens sur l’ensemble des
réseaux urbains (TCL et Libellule3) en 2015 ou aux 100 000
déplacements quotidiens dans l’ensemble des cars et
TER du territoire.
L’usage de la voiture est moins important dans l’Agglomé-
ration lyonnaise où l’offre de transports collectifs est plus
développée et plus attractive. La pratique des modes actifs,
marche et vélo, y est également plus importante. Depuis
cette enquête, la pratique du vélo s’y est également consi-
dérablement développée comme le montre l’évolution du
nombre de passages à vélo sur les points de comptage de
la Métropole de Lyon depuis 20 ans (cf. graphique de la
page 23).
3 Dans l’EDGT de 2015, lors d’un déplacement qui comprend l’usage d’un réseau urbain, une personne peut employer diverses lignes ou modes (métro, tram, bus), effectuant alors
plusieurs « voyages » sur le réseau. En 2015, le réseau TCL supportait ainsi 1,5 million de voyages par jour. C’est près de 1,8 million aujourd’hui.
Agglomération
lyonnaise
93 %
Beaujolais
87 %
Ouest lyonnais
74 %42 42 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
La voiture est le mode majoritaire dans le Beaujolais (63 %)
et dans l’Ouest lyonnais (66 %) où les transports collectifs
sont moins développés ainsi que la pratique de la marche
et du vélo.
Dans les trajets en lien avec les territoires voisins du ressort
territorial de SYTRAL Mobilités, la voiture est la solution lar-
gement privilégiée même si les transports collectifs (dont les
cars et trains) représentent une part non négligeable (16 %
au total), notamment en lien avec Lyon et Villeurbanne, le
cœur de l’Agglomération lyonnaise. En raison des distances
plus longues pour ces déplacements, les modes actifs ne
sont pas utilisés.
Dans ce panorama, il faut également souligner un mode
de déplacement régulièrement oublié que constitue la
marche. C’est le second mode utilisé et il représente entre
un quart et un tiers des déplacements quotidiens selon
les territoires.
Les Enquêtes Ménages Déplacements (désormais dénommées Enquêtes Mobilité certifiées CEREMA), telles que l’EDGT de l’aire métropolitaine lyonnaise de 2015, permettent de connaître l’ensemble des déplacements effectués quotidiennement par les habitants du territoire et donc de calculer la répartition modale des déplacements effectués dans le ressort territorial de SYTRAL Mobilités, c’est-à-dire le pourcentage que chacun des modes de transport représente par rapport à l’ensemble des déplacements effectués. Pour chacun de ces modes de transport, on parle alors de part modale : par exemple, dans le graphique ci-dessus, la part modale de la marche dans l’Agglomération lyonnaise est de 34 % en 2015.
(Plus d’informations en page 62 « Des parts modales cibles ambitieuses à l’échelle du ressort territorial »)
Parts modales des déplacements tous motifs en fonction du bassin d’origine (Source : EDGT 2015)
Trafic sur la RD 338 dans le Beaujolais43 43 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
55%
30%
2006 2015
13%
1,50%
48%
33%
16%
1,50%
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Mais un usage de la voiture en baisse dans tous les territoires
Si la voiture particulière reste le mode de déplacement prin-
cipal à l’échelle des territoires lyonnais, il faut souligner que
son utilisation est en baisse. Les chiffres de 2015 montrent
en effet une forte baisse de son usage depuis 2006 et cela
dans tous les bassins locaux de mobilité. La marche et les
transports collectifs ont profité de cette baisse : cette ten-
dance est confirmée par des études plus récentes issues
des données de l’INSEE (déplacements domicile-travail),
des données de fréquentation des transports collectifs ou
des comptages routiers.
Parts modales dans le ressort territorial
de SYTRAL Mobilités - Évolutions 2006-2015
(Source : EDGT 2015)
Parts modales dans l’Agglomération lyonnaise -
Évolutions 2006-2015
(Source : EDGT 2015)
Nombre de passages moyen par point de comptage vélo dans la Métropole de Lyon (indice base 100 : nov. 2001) (Source : Métropole de Lyon)
Voiture Marche à pieds Transports en commun Vélo44 44 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
73%
20%
2006 2015
4%
0,50%
66%
26%
6%
1%
72%
21%
2006 2015
4%
0,50%
66%
29%
5%
1%
Voiture Marche à pieds Transports en commun Vélo
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Parts modales dans l’Ouest lyonnais -
Évolutions 2006-2015
(Source : EDGT 2015)
Parts modales dans le Beaujolais -
Évolutions 2006-2015
(Source : EDGT 2015)
Des évolutions récentes des pratiques de mobilité qui confirment une baisse continue de l’usage de la voiture
Une baisse de la mobilité individuelle qui se poursuit, mais
des déplacements en lien avec l’Agglomération lyonnaise
dont le volume augmente
L’analyse des évolutions des données socio-démogra-
phiques montre que les tendances engagées sur le territoire
depuis le milieu des années 2000 se poursuivent. Ainsi, on
observe une augmentation de l’âge moyen de la popula-
tion (cf. page 35) et une diminution de la taille moyenne des
ménages, deux tendances de fond se traduisant par une
baisse globale de la mobilité individuelle.
La poursuite continue de la concentration des emplois dans
l’Agglomération lyonnaise et autour de Villefranche-sur-
Saône, conjuguée à l’augmentation du nombre d’habitants
(cf. page 35) et d’emplois illustre en parallèle la poursuite du
phénomène de périurbanisation. Cela explique également
l’allongement observé des distances domicile – travail, ainsi
que l’augmentation globale de la demande en déplace-
ments en lien avec l’Agglomération lyonnaise, et notamment
avec Lyon et Villeurbanne. À leur échelle, les pôles d’em-
plois de la CAVBS exercent une attraction comparable sur
leurs territoires voisins.
La part des ménages composés
d’une personne seule est
en augmentation en une décennie
(+ 3 points entre 2008 et 2018),
tandis que la part des couples avec
enfant(s) se réduit (- 3 points).
Les lignes B et D se croisent à Saxe-Gambetta à Lyon 7 e45 45 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Une concentration des emplois qui se poursuit dans les polarités économiques de l’Agglomération lyonnaise et du Val de Saône
Les usages observés des différents modes de déplace-
ments montrent également la poursuite des transforma-
tions des pratiques de mobilité engagées, à la fois du fait
des évolutions socio-démographiques mais également des
modifications apportées – quantitativement et qualitative-
ment – aux différentes offres de transports. Ainsi, l’augmen-
tation continue des fréquentations ferroviaires (+ 3 % par an
entre 2014 et 2022) s’explique à la fois par la poursuite de
la concentration des emplois dans le cœur de l’Aggloméra-
tion lyonnaise et par l’augmentation de l’offre ferroviaire. De
manière analogue, l’augmentation des fréquentations dans
les transports collectifs urbains (réseau TCL) est à la fois cor-
rélée à l’augmentation de la population et des emplois, mais
aussi à l’augmentation continue de l’offre (augmentation des
Places Kilomètre Offerts – PKO – de 8 % et de la fréquenta-
tion de 7 % entre 2015 et 2023). Les différents comptages
vélos effectués dans la Métropole de Lyon montrent une
augmentation forte des circulations, qui peut être expliquée
par les nouveaux aménagements réalisés mais aussi par
une pratique de plus en plus importante du vélo notamment
pour se rendre au travail, surtout dans Lyon et Villeurbanne
(d’après les données de l’INSEE, la part de l’usage du vélo
dans les déplacements domicile - travail des lyonnais et des
villeurbannais est ainsi passé de 7 % en 2017 à 12 % en 2021)
et, de manière moins marquée, dans le reste de l’Agglomé-
ration lyonnaise et au-delà.
Concentration des emplois
(Source : EGIS - Sytral Mobilités 2024)
Une augmentation de l’usage du vélo dans les déplacements domicile - travail dans l’ensemble du ressort territorial de SYTRAL Mobilités46 46 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
La baisse de la part modale de la voiture dans les déplace-
ments quotidiens a été sensible dans l’ensemble du territoire.
Cependant, en termes de volume de déplacements, cette
baisse est en partie compensée par une augmentation de la
population qui induit une réduction limitée de la circulation
routière dans le ressort territorial, hormis dans le cœur de l’Ag-
glomération lyonnaise où le développement des offres alter-
natives à la voiture individuelle et la mise en place de mesures
Les dernières données provisoires de fréquentation disponibles montrent une progression de la fréquentation de l’ordre de 5 % en 2024 par rapport à 2023 : après la crise sanitaire, la fréquentation en 2024 devrait donc de nouveau dépasser celle mesurée en 2019.
restrictives ont été mis en œuvre (dans la Métropole de Lyon, la
circulation routière a baissé de 15 % entre 2017 et 2022).
La part des poids lourds dans le trafic varie entre 2 % et 30 %
selon les axes : ils peuvent donc avoir un impact important sur
les conditions de circulation, notamment sur les axes suppor-
tant du trafic de transit mais permettant aussi la desserte des
zones d’activités économiques et logistiques locales.
Impacts des poids-lourds sur la circulation - Belleville-en-Beaujolais
Fréquentation du réseau TCL (voyageurs par an) (Source : SYTRAL Mobilités)
2011 2015 2019 2020 2023
0
100 000 000
200 000 000
300 000 000
400 000 000
500 000 000
600 000 000
Bus Tramway Métro47 47 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Trafics routiers (automobiles et poids lourds) et évolutions sur les voies structurantes de l’Agglomération lyonnaise (Source : Bilan Coraly 2022)
d’évolution du
trafic sur 5 ans
TsF
B.P.N.L.
D383
D301 A450
A7
A47
A7
A46S
A43
N346
A432
A42
A46N
A432
A6
A89
M7
M6
A466
TMJO Tous Véhicules
% évolution /2021
% évolution 2022/2018
En 2022, changement du point de mesure
pour être plus représentatif du trafic.
TMJO : Trafic Moyen Jour Ouvré48 48
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
La crise sanitaire a accéléré des tendances engagées
auparavant
Les impacts de la crise sanitaire de 2020 ont été vifs sur
l’ensemble du territoire. Néanmoins, plutôt qu’une modifica-
tion drastique des comportements de mobilité, on observe
depuis une accélération des tendances engagées aupara-
vant : transformation et augmentation de l’usage du vélo,
augmentation de la pratique du télétravail…
Les évolutions récentes des parts modales pour les
déplacements domicile - travail confirment également
une baisse de l’usage de la voiture
Dans le ressort territorial de SYTRAL Mobilités, les évolutions
des modes de déplacements utilisés pour se rendre au travail
enquêtés par l’INSEE entre 2017 et 2021 montrent une forte
baisse de l’usage de la voiture au profit du vélo, portée par les
évolutions mesurées dans l’Agglomération lyonnaise puisque
les pratiques évoluent peu dans le Beaujolais et l’Ouest lyon-
nais. Les déplacements quotidiens pour se rendre au travail
étant globalement les plus longs, il est cohérent de mesurer
un usage de la voiture plus important que celui mesuré dans
les enquêtes ménages déplacements et un usage de la
marche inversement beaucoup plus faible.
Les évolutions de la mobilité constatées dans d’autres
territoires sont cohérentes avec celles qui sont
extrapolées dans le ressort territorial
L’analyse d’Enquêtes Ménages Déplacements (ou Enquêtes
Mobilité Certifiées CEREMA) organisées après la crise sani-
taire sur des territoires similaires à celui du ressort territorial
de SYTRAL Mobilités montre également cette poursuite des
tendances engagées. Ainsi, les évolutions mesurées dans
les enquêtes menées dans la région toulousaine (compa-
raison 2013-2023) et en Gironde (comparaison 2009-2021)
révèlent également une baisse de la mobilité individuelle
associée à une augmentation de l’usage des transports col-
lectifs, du vélo et de la marche au détriment de la voiture.
Les évolutions mesurées entre ces vagues d’enquêtes sont
similaires : baisse de 8 à 9 points de l’usage de la voiture,
augmentation de 4 à 6 points pour la marche, de 2 points
pour le vélo et de 1 à 2 points pour les transports collectifs.
40
Une diminution du nombre de déplacements en voiture,
au profit des modes actifs
À l’échelle du périmètre de 2013, les habitants réalisent moins de déplacements en voiture (-13%). En parallèle, la marche a fortement augmenté (+30%) et la pratique du vélo a doublé (+106%).
Autres
modes
Évolution du nombre de déplacements selon le mode
(périmètre 2013 déplacements internes + échanges)
2013
2023
2013
2023
-13 % 2 013 000
2013
2023 +30 % 1 075 000
2013
2023 +1 % 517 000
2013
2023 +106 % 175 000
114 000
Évolution des parts modales
(en %, périmètre 2013 , déplacements internes + échanges)
Autres
modes
• La part des déplacements effectués
en voiture a reculé de 8 points
• La marche est le mode qui a le plus
progressé (+6 points)
• Le vélo a progressé de 2 points (dou-
blement de la pratique).
• Malgré l’impact de la crise sanitaire,
la part des transports en commun
s'est maintenue au niveau de 2013.
2013
2023
60 22 13 2 3
52 28 13 4 3
Évolution sur le périmètre
enquêté depuis 1978
Sur ce périmètre, plusieurs constats :
• la voiture est au niveau le plus
bas jamais observé
• le vélo est au niveau le plus
haut jamais observé
• les TCU sont au niveau le plus
haut jamais observé
1978 1989 1996 2004 2013 2023
47
56
62 63 63
48
31
8
4 3 3 3 2 5
20
8 8 8
13 14
22 23 24
30
(en %)
Voiture Marche TCU Vélo
Toulouse 1 ère couronne
3,2 3,1
3,7
4,1
3,8
3,5
Évolution de la mobilité individuelle
selon l’occupation principale
Personne
au foyer
3,8
3,4
Chômeur
Recherche d’emploi
3,9
3,5
Travail
à temps partiel 4,1
Travail
à plein temps
4,3
3,8
Étudiant
3,7
3,5
Scolaire
(jusqu’au bac)
3,1
3,0
Évolut
selon l Évolution de la mobilité individuelle
sur le périmètre d’enquête 1978
(nb dépl./jour./personne, périmètre 1978 - 68 communes)
(nb de dé
(nb de dep./jour/personne, périmètre 2013)
1978 1990 1996 2004 2013 2023
La baisse de la mobilité individuelle est une tendan
Dans l’agglomération toulousaine, cette baisse, obser
des années 2000, se poursuit entre 2013 et 2023.
Une mobilité qui diminue dans tous les
• Que
la m
atte
• La b
pou
Toulouse 1 ère couronne
2017
Voiture, camion,
fourgonnette
Transports
en commun
Marche à pied
Vélo
Deux-roues
motorisé
2021
54 %
27 %
9 %
1 %
4 %
7 %
1 %
10 %
27 %
51 %
4 à 5% des personnes déclarent ne pas se déplacer
pour rejoindre leur travail habituel
Parts modales des déplacements habituels domicile-travail
des habitants du ressort territorial de SYTRAL Mobilités
(Source : INSEE 2017 et 2021)
Enquête Mobilité Certifiée CEREMA 2023 du bassin de vie toulousain - Tisséo Collectivités, Région Occitanie49 49
UN PROJET COMMUN SUR UN TERRITOIRE INÉDIT CHAPITRE 1
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
DES MOBILITÉS COMME LEVIERS
DE BIEN-ÊTRE ET DE SANTÉ
et non plus de nuisances,
particulièrement en milieu urbain
DES MOBILITÉS
POUR TOUTES ET TOUS
ET DANS
TOUS LES TERRITOIRES
DES MOBILITÉS
LARGEMENT
DÉCARBONÉES
DES MOBILITÉS ADAPTÉES
AUX TEMPORALITÉS
DES MODES DE VIE
Une réduction de la place accordée à la
voiture qui ouvre de nouvelles opportunités
Développer des offres et services prenant en
compte tous les publics et tous les territoires
Une division par 2 des usages
de la voiture solo
Un système efficace à tous les moments
de la journée et de la semaine
D’ICI 2040
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
LES QUATRE AMBITIONS CLÉS
DU PLAN DE MOBILITÉ DES TERRITOIRES
LYONNAIS D’AUJOURD’HUI À 2040
Définir et mettre en œuvre une politique de mobilité durable
à long terme nécessite de connaître et d’anticiper au mieux
les dynamiques attendues et souhaitées dans les territoires
lyonnais. Une telle anticipation est indispensable si l’on veut
satisfaire, demain, la capacité de chacun à se déplacer, dans
des conditions socialement, économiquement et environne-
mentalement acceptables.
Les territoires lyonnais doivent relever des défis importants,
plus que jamais d’actualité, qui dépassent le seul champ des
déplacements et guident l’ensemble des actions à mettre
en place. Ces défis sont ceux du développement durable et
il s’agit plus largement de réussir la transition écologique et
sociale tout en garantissant l’activité économique du terri-
toire et son attractivité.
À travers le Plan de Mobilité, les territoires lyonnais ne
doivent pas seulement s’adapter à ces grandes transitions,
ils doivent en devenir acteurs et les ériger comme un vecteur
d’évolution des comportements, au service d’une nouvelle
culture de la mobilité. Cela se traduit par l’identification de
4 grandes ambitions pour sa politique de mobilité :
Ambition n°1
Des mobilités comme leviers de bien-être
et de santé, et non plus de nuisances,
notamment en milieu urbain
Pollution, bruit, insécurité routière… :
un trafic routier qui dégrade la qualité de vie
Avec 2,3 millions de déplacements quotidiens réalisés en
voiture dans les territoires lyonnais, cette dernière demeure
une source importante de nuisances en particulier en milieu
urbain. Le trafic routier, voyageurs et marchandises, est
ainsi responsable d’une grande partie de la pollution de
l’air avec 62 % des émissions d’oxydes d’azote (Nox) et 15 %
des émissions de particules fines (PM 10 et PM 2,5). Il contribue
aussi indirectement à la pollution à l’ozone. La voiture n’est
pas la seule responsable de ces émissions mais en repré-
sente une bonne moitié, à part égale avec les poids-lourds,
alors que les transports collectifs ou les motos, par la très
faible part du parc roulant qu’ils représentent, n’y contribuent
que très marginalement. Bien que la situation s’améliore len-
tement depuis plusieurs années, notre territoire se trouve
encore aujourd’hui dans un contexte global de qualité de
l’air régulièrement dégradée. Il s’inscrit dans une situation
globale de dépassement des valeurs limites de dioxyde
d’azote, pour lequel la France a été condamnée par la Cour
de Justice de l’Union Européenne. Les habitants vivant à
proximité des autoroutes et des principaux axes routiers, en
particulier au sein de la Métropole de Lyon, sont les plus
exposés. 27 000 d’entre eux subissent ainsi des dépasse-
ments de la valeur limite annuelle pour les oxydes d’azote. Si
l’on prend le seuil recommandé par l’Organisation Mondiale
de la Santé depuis 2021, c’est même quasiment l’ensemble
de la population des territoires lyonnais qui est concernée.
En 2019, 900000 personnes, soit près de la moitié de la popu-
lation des territoires lyonnais, étaient exposées en continu à
de fortes concentrations moyennes de particules fines.50 50 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Indice Air-Bruit 2021
(Source : ACOUCITE - Atmo Auvergne-Rhône-Alpes - CEREMA - 2022)
Cette exposition régulière à une qualité de l’air dégradée
a des effets importants sur la santé (irritations aux yeux,
au nez, à la gorge et aux poumons, risques de maladies
respiratoires et cardiovasculaires...). Les études de Santé
Publique France (octobre 2022) estiment pour le départe-
ment du Rhône et la Métropole de Lyon :
― 1 200 décès par an liés aux microparticules fines des
transports (PM 2,5), notamment du fait de l’exposition
chronique à des concentrations élevées qui sont plus
nocives pour la santé que les impacts des pics de
pollution ;
― 600 décès par an liés aux oxydes d’azote ;
― 6 % des cancers du poumon.
Les nuisances sonores liées au trafic routier sont égale-
ment un phénomène qui pèse sur la qualité de vie et la
santé d’une partie de la population. Les transports (routes
mais aussi voies ferrées et transport aérien…) sont en effet la
principale source de bruit dans le territoire. Les communes
les plus exposées se concentrent le long des grands axes
routiers et ferroviaires : le cœur de l’Agglomération lyonnaise
est notamment particulièrement exposé. Le couloir aérien
de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry constitue la 2e source
de bruit identifiée à l’échelle du territoire et on peut égale-
ment noter les impacts de l’aéroport de Lyon-Bron.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu’une
exposition prolongée au bruit a des effets sur la santé : stress,
troubles du sommeil, de la concentration et de l’apprentis-
sage, voire des troubles cardiovasculaires sur le long terme.51 51 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Enfin, l’insécurité routière est aussi un enjeu important à
prendre en compte. Avec 2 500 accidents routiers graves
décomptés en 2019 dans le ressort territorial de SYTRAL
Mobilités, dont environ 70 mortels, la sécurisation des
déplacements reste à améliorer même si on constate une
baisse du nombre de victimes graves (hospitalisées ou
tuées) depuis 2010.
L’Agglomération lyonnaise recense l’essentiel des accidents
et des victimes (9 sur 10 environ) qui impliquent à 80 % des
voitures individuelles. Les piétons et les cyclistes appa-
raissent particulièrement vulnérables (respectivement 21 %
et 6 % des personnes hospitalisées ou tuées) mais ce sont
les deux-roues motorisés les plus sur-représentés (28 % des
victimes graves pour seulement 1 % des déplacements).
Réussir d’ici 2040 à donner à la voiture
sa juste place pour des mobilités sources
de bien-être (santé, qualité de vie)
Au regard des nuisances qu’elle génère, le défi pour le
Plan de Mobilité des territoires lyonnais est de trouver
les solutions permettant de diminuer notre dépendance
à la voiture pour lui donner sa juste place. L’usage de la
voiture devrait ainsi être fortement réduit sur des déplace-
ments pour lesquels il existe des alternatives (déplacements
courts, le long des corridors de transports collectifs en site
propre...). Alors que le secteur des mobilités est aujourd’hui
source de nombreuses nuisances, il s’agit d’inverser cette
tendance pour en faire, en 2040, un facteur de bien-être et
d’amélioration de la qualité de vie.
Cette évolution passera notamment par un meilleur partage
de l’espace public. Voies de circulation, stationnement…,
l’espace qu’occupe la voiture dans nos villes est consi-
dérable. L’apaisement de l’espace public et son partage
constituent des opportunités pour y développer de nou-
velles activités et de nouvelles manières de vivre dans les
territoires lyonnais plus tranquilles, plus sûres, plus convi-
viales et moins bruyantes. C’est également un moyen de
libérer de la place pour de la végétalisation dans le cadre
de l’adaptation au changement climatique et d’une préser-
vation de la qualité de vie en périodes de fortes chaleurs.
Le partage de l’espace public est également une condition
pour le développement de l’usage des modes de déplace-
ment alternatifs à la voiture individuelle. Le remplacement
de déplacements en voiture par les mobilités actives notam-
ment, comme la marche ou le vélo, représente un double
gain en réduisant à la fois les effets négatifs du trafic routier
mais aussi en luttant contre la sédentarité de plus en plus
importante liée à nos modes de vie. Les effets attendus
sont particulièrement importants pour les jeunes et les
personnes âgées. Aujourd’hui sources de nombreuses nui-
sances, les mobilités deviendront ainsi des atouts pour la
qualité de vie et la santé des habitants du territoire.
LES ACTEURS LOCAUX SE MOBILISENT DEPUIS
DES ANNÉES POUR AMÉLIORER LA SÉCURITÉ
ROUTIÈRE DANS LE RESSORT TERRITORIAL
DE SYTRAL MOBILITÉS
- L’État pilote l’élaboration du Document Général
d’Orientations Sécurité routière 2023-2027 qui
associe l’ensemble des acteurs concernés, dont
bien sûr SYTRAL Mobilités, mais aussi la Métropole
de Lyon, le Département du Rhône, la ville de Lyon
et les associations représentant les maires du
territoire ;
- La Métropole de Lyon s’est engagée en septembre
2022 dans une démarche « En vie demain » dont
l’objectif est de diviser par deux le nombre de tués
et blessés grave d’ici 2030 et de tendre vers zéro
en 2050, s’inscrivant dans les objectifs fixés par
la Déclaration de Stockholm de février 2020 pour
l’Union Européenne.52 52 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
4 Source : Atlas régional Auvergne-Rhône-Alpes - Effectifs étudiants en 2019-2020
Ambition n°2
Des mobilités pour toutes et tous
et dans tous les territoires
Rendre la mobilité plus inclusive
Penser les mobilités de manière inclusive invite à prendre
en compte les grandes disparités sociales et territoriales
des territoires lyonnais :
◗ 9 % de la population du ressort territorial de SYTRAL
Mobilités vit dans un Quartier Prioritaire de la Politique
de la Ville (QPV) : cela représente 170 000 habitants. Sur
48 QPV, 43 sont localisés dans l’Agglomération lyonnaise.
En raison notamment de plus faibles revenus, l’équipement
automobile des ménages est en moyenne plus faible dans
ces quartiers. Dans l’Agglomération lyonnaise, la plupart
des QPV sont bien desservis en transports collectifs et la
qualité de cette desserte continue à être améliorée pour
certains d’entre eux, notamment avec l’aménagement d’ici
2026 des lignes de tramway T9 et T10. Néanmoins, même
si cette réalité est loin de ne concerner que les habitants
des QPV, la localisation et les types d’emplois (horaires
décalés, intérim…) occupés par les habitants peuvent aus-
si nécessiter de disposer d’une voiture pour se rendre
au travail ;
◗ 10 % de la population réside dans des communes de
moins de 3 000 habitants, soit plus de 190 000 per-
sonnes. 85 % de ces personnes vivent en dehors de
l’Agglomération lyonnaise. Dans ces communes moins
peuplées et moins denses, les solutions alternatives à la
voiture sont plus rares et moins efficaces. La dépendance
à la voiture y est bien souvent plus forte alors que les
distances pour rejoindre les polarités, les services et les
emplois sont plus importantes. Ces territoires ruraux ou
périurbains sont parmi les plus concernés par la précari-
té énergétique liée à la mobilité en voiture. Si la voiture
est et restera une solution à l’avenir dans ces territoires,
il faut donc pouvoir y proposer des offres alternatives de
mobilité pour éviter notamment une fragilisation accrue
des habitants les plus précaires ;
◗ 8 % de la population a plus de 75 ans et 19 % moins de
15 ans. La part des plus âgés dans la population totale
est notamment plus importante dans les bassins locaux de
mobilité du Beaujolais et de l’Ouest lyonnais. Les chiffres
de l’INSEE montrent que cette tendance est à la hausse
et le vieillissement de la population va encore s’accentuer
au cours des prochaines années. Avec l’âge, les capacités
à se déplacer se réduisent mais cette évolution ne doit
pas être une source d’empêchements et d’isolement.
À l’opposé, la mobilité des enfants et des jeunes constitue
un sujet important en soi : non encore pleinement auto-
nomes dans leurs déplacements, le système de mobili-
té doit leur offrir des solutions adaptées à leur âge et à
leurs activités, afin de garantir leur autonomie et de leur
permettre de s’approprier l’espace public, et ce en toute
sécurité ;
◗ 9 % de la population est étudiante dans le ressort terri-
torial en 2020 4. La mobilité estudiantine se caractérise
par une grande diversité et variabilité des déplacements,
dans le temps et l’espace, appelant une offre de trans-
port différenciée et sur de grandes amplitudes horaires.
C’est également une population particulièrement touchée
par la précarité et pour laquelle des solutions de mobilité
économiques doivent être proposées à l’échelle de l’en-
semble du territoire.53 53 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
lignes de bus qui vous lignes de bus qui vous
ramènent durant la nuit ramènent durant la nuit
(Source : INSEE Dares, enquêtes Keoscopie - Keolis)
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Plus largement, de nombreuses fragilités peuvent empê-
cher ou limiter les déplacements. En France, on estime
qu’environ deux tiers des adultes peuvent rencontrer des
difficultés à se déplacer. Cette fragilité couvre en réalité des
situations et des degrés d’autonomie très divers. À l’échelle
nationale, on estime que près de 10 millions de personnes
souffrent de handicaps chez les 15-64 ans (dont seulement
2 millions sont reconnues administrativement) et que 7 mil-
lions de personnes de plus de 65 ans répondent aux mêmes
critères de handicaps. Outre les problèmes chroniques de
santé, chacun peut être concerné par des épisodes de fragi-
lité physique (maladie temporaire, grossesse…) rendant plus
difficiles les déplacements.
On estime aussi que 8 millions de personnes en France
sont en difficulté permanente pour se repérer dans l’es-
pace. Les situations de fragilité en mobilité peuvent aussi
renvoyer à des difficultés de maîtrise de la langue, concer-
nant 15 % de la population résidant en France. Alors que les
services de mobilité tendent à se numériser, la fracture digi-
tale est aussi une source de fragilité : en France, 17 % de la
population souffre d’illectronisme, c’est-à dire qu’elle n’est
pas autonome avec les outils numériques.
Cette grande diversité de situations appelle à une prise
en compte fine de ces besoins pour rendre plus inclusif le
système de mobilités des territoires lyonnais. Au-delà des
offres à mettre en place pour répondre à ces besoins, ce
sont bien des enjeux d’information, d’accompagnement des
publics et de pédagogie auxquels il faut pouvoir répondre.
SYTRAL Mobilités accompagne la mobilité
des plus jeunes au travers d’actions conduites
avec les exploitants de ses différents réseaux
ainsi qu’avec l’ensemble des acteurs du territoire
impliqués (Document Général d’Orientations
Sécurité routière 2023-2027 de la Préfecture
du Rhône). On peut citer ainsi :
- Des actions de communication
et de sensibilisation auprès des scolaires
pour le port de la ceinture dans les Cars du Rhône
et les bons comportements dans ou à proximité
des cars et bus (comme ne pas courir devant
le bus, ne pas passer derrière les angles morts ) ;
- Un travail avec les organisateurs des soirées pour
la mise en place de navettes, ou un système
de taxis gratuits ou à tarifs très avantageux ;
- Un travail pour faire mieux connaître les lignes
de bus « Pleine lune » du réseau TCL
par les différents canaux de communication,
sur les campus universitaires, …
- Des actions « Vis ma vie » en partenariat avec
les lycées pour que les jeunes puissent utiliser le
simulateur de conduite bus et se mettre au poste
de conduite pour se rendre compte des angles
morts : « On ne voit pas le bus et parfois le bus
ne nous voit pas ».
Affiche du service « Pleine Lune » du réseau TCL54 54 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Campagne de lutte contre le harcèlement sexiste déployée
sur le réseau TCL- 2023/2024
SYTRAL MOBILITÉS CONDUIT DEPUIS DES
ANNÉES DE NOMBREUSES DÉMARCHES POUR
LUTTER CONTRE LE HARCÈLEMENT SEXISTE
ET SEXUEL
- Marches exploratoires : deux lignes de bus
différentes sont explorées chaque année
par des utilisatrices volontaires du réseau TCL.
Dénommées les ambassadrices TCL, elles
produisent un diagnostic de la ligne et de son
environnement immédiat pour déterminer
les points de fragilité qui génèrent un sentiment
d’insécurité, d’inconfort ou un manque de sérénité
dans son déplacement. SYTRAL Mobilités a été
la première autorité organisatrice à mettre en place
ces « marches exploratoires » qui ont maintenant
vocation à se généraliser au niveau national ;
- Descente à la demande à partir de 22 h
sur toutes les lignes de bus du réseau TCL ;
- Campagnes d’information pour lutter contre
le harcèlement sexiste dans les transports ;
- Sensibilisation des jeunes au harcèlement sexiste
dans les transports ;
- Signalements des faits d’insécurité, d’incivilités
et de harcèlement sexiste sur www.tcl.fr et l’appli
TCL (depuis décembre 2020) ;
- Formation des personnels de terrain
et des conducteurs TCL dans la lutte contre
l’insécurité et le harcèlement sexiste.
5 Dossier de l’IFSTTAR « Transport, mobilité, sécurité: une question de genre ? »
Enfin, la question des inégalités femmes-hommes dans les
mobilités est un autre enjeu pour des mobilités plus inclu-
sives. Les études5 montrent que femmes et hommes n’ont
pas les mêmes pratiques de mobilité en lien avec les inéga-
lités de genre observées notamment dans le partage des
tâches domestiques et sur le marché du travail.
Même si ces écarts se réduisent, les femmes occupent, par
exemple, plus d’emplois à temps partiel que les hommes.
Elles font davantage de télétravail et ont des emplois plus
proches de leur domicile. Il en résulte qu’elles se déplacent
davantage en dehors des heures de pointe, effectuent
davantage de déplacements qui s’enchaînent et qui sont
plus courts que ceux des hommes. Alors que les hommes
se déplacent davantage pour des raisons professionnelles,
les femmes effectuent plus de déplacements pour des
motifs familiaux et domestiques. Elles sont également moins
motorisées, ce qui se traduit par un usage différent des
modes de déplacement avec des différences qui tendent à
se réduire mais restent importantes.
Malgré cela, et particulièrement en dehors du cœur de la
Métropole de Lyon, l’offre de mobilité n’est pas toujours
adaptée avec un service bien souvent limité en heures
creuses, des problèmes de sécurité touchant particulière-
ment les femmes (risque de harcèlement…) dans l’espace
public et les transports ou encore des difficultés persis-
tantes pour se déplacer avec des charges (courses…) ou de
jeunes enfants.
Réussir d’ici 2040 à garantir un droit
à la mobilité partout, pour toutes et tous
Le Plan de Mobilité des territoires lyonnais doit être l’occa-
sion d’un changement d’approche et de regard en faisant
de la compréhension des besoins des usagers dans leur
diversité le point de départ de l’organisation de l’offre de
mobilité. Le défi est de reconnaître et de garantir un droit
à la mobilité partout, pour toutes et tous d’ici 2040. Cela
revient à bâtir un système de mobilités en capacité de pro-
poser des solutions adaptées à chacune et chacun en fonc-
tion de ses usages et des situations territoriales.
Le Plan de Mobilité doit pouvoir prendre en compte l’en-
semble des profils des usagers pour développer un
système d’offre et de services qui reconnaisse les fragilités
de chacun, qui soit inclusif et donne la possibilité à toutes et
à tous de se déplacer dans l’ensemble des territoires lyon-
nais. L’enjeu est notamment de porter une attention parti-
culière à celles et ceux qui subissent leurs conditions de
mobilité. Certains voient ainsi leurs possibilités et choix de
mobilité guidés par leurs contraintes économiques. Outre
la mise à disposition de solutions spécifiques destinées à
offrir des alternatives au passage du permis de conduire,
l’apprentissage et la valorisation des modes alternatifs à la
voiture solo peuvent se faire dès le plus jeune âge via des
programmes d’écomobilité (par exemple, le « savoir rouler à
vélo »), qui peuvent ensuite être adaptés aux différents âges
et situations.55 55 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
50 % DES ABONNÉS PRÉSENTS
À LA POINTE DU SOIR, N'ÉTAIENT PAS À CELLE DU MATIN
Entre 16h et 19h, sur le réseau lyonnais
17 % l'ont aussi pris
tôt le matin ou
le prendront tard
le soir.
23 % l'ont aussi pris en
milieu de journée.
10 % ne le prennent
qu'à la pointe
du soir.
12 % l'ont aussi pris
en milieu de journée
ou le prendront
en soirée
38 % ne le prennent
qu'aux deux pointes.
ABONNÉS PRÉSENTS À LA POINTE DU SOIR ABONNÉS PRÉSENTS AUX DEUX POINTES
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Ambition n°3
Des mobilités adaptées aux modes de vie
Des déplacements
de moins en moins réguliers
Les offres de mobilité ont largement été structurées par une
vision de nos déplacements comme étant particulièrement
réguliers, notamment autour des déplacements domicile –
travail. Ces déplacements conservent un poids structurant
par leur nombre (29 % de l’ensemble de nos déplacements)
et par les distances cumulées parcourues notamment en
heure de pointe (56 % des km parcourus entre 7 h et 9 h (tous
modes) pour les déplacements domicile travail / études).
Néanmoins, ces déplacements ne recouvrent pas tous
nos besoins. La diversité des motifs de déplacement est
beaucoup plus large : 71 % des déplacements se font pour
d’autres motifs que le travail. Par ailleurs, toute la popula-
tion ne travaille pas. Et même les mobilités liées au travail
sont de moins en moins régulières avec le développement
des horaires atypiques, variables voire imprévisibles, et
le développement du télétravail.
Une étude menée par Keolis dans les transports collectifs
lyonnais en 2016 illustre bien cela. Seulement 40 % des
abonnés au réseau TCL présents le lundi dans le métro y
sont également présents les deux jours suivants. D’un jour
de la semaine à l’autre, les besoins de beaucoup d’entre
nous sont différents.
Part d’abonnés présents aux heures de pointes du matin et du soir sur le réseau lyonnais (Source : Keoscopie, Un regard éclairé sur la mobilité - 2016)
De la même manière, en fonction des heures de la journée,
les besoins peuvent fluctuer. L’infographie ci-dessous
montre cette diversité des besoins de la part des usagers :
la moitié des abonnés au réseau TCL qui étaient présents
à l’heure de pointe du soir n’avaient pas utilisé le réseau à
l’heure de pointe du matin.
Réussir d’ici 2040 à proposer un système
de mobilité efficace à tous les moments
de la journée et de la semaine
Le défi pour le Plan de Mobilité des territoires lyonnais est
de programmer et de planifier le développement d’une
offre de mobilité qui permette des déplacements tous les
jours de la semaine, y compris le week-end, en journée
comme en soirée.
Il s’agit de mieux répondre à l’ensemble de nos besoins de
mobilité mais aussi de permettre le développement de nou-
velles habitudes de déplacement moins dépendantes de la
voiture individuelle, qui constitue parfois la seule solution
efficace à certains moments de la journée ou le week-end,
ce qui la rend d’autant plus associée aux loisirs et à une
notion de liberté.56 56 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Ambition n°4
Des mobilités largement décarbonées
Le secteur des transports reste le premier
émetteur de gaz à effet de serre
Le secteur des transports est dans les territoires lyon-
nais, comme aux échelles nationale et mondiale, le prin-
cipal émetteur de CO2. L’impact carbone de l’ensemble
du système de mobilité représente ainsi environ 40 % des
émissions de gaz à effet de serre issues des territoires
lyonnais . Les véhicules particuliers représentent plus de la
moitié de ces émissions (54 %). Le reste est généré par les
poids lourds (24 %) et les véhicules utilitaires légers (20 %).
La place de la voiture individuelle est donc centrale dans la
lutte contre le changement climatique. Le Plan de Mobilité
s’attachera également à mettre en place les conditions pour
un transport de marchandises décarboné.
En plus de leur poids important dans les émissions de gaz
à effet de serre, les transports sont le seul secteur qui les
voit augmenter depuis 1990 en France. À l’échelle régio-
nale, les émissions de gaz à effet de serre ont ainsi diminué
de 13 % en moyenne tous secteurs confondus, sauf pour
celui des transports où elles ont augmenté de 14 %. Cette
augmentation s’est principalement produite entre 1990 et
2005, avant de se stabiliser mais sans enclencher encore
de baisse significative.
Émissions de gaz à effet de serre par secteurs dans le Rhône et la Métropole de Lyon en kTeq CO2 en 2019 (Source : ORCAE 2022)
Enclencher d’aujourd’hui à 2040
une décarbonation profonde de nos mobilités
La Stratégie Nationale Bas Carbone fixe l’objectif d’atteindre
en 2050 la neutralité carbone dans le secteur des trans-
ports. Le Plan de Mobilité s’inscrit dans cet objectif natio-
nal aussi ambitieux que nécessaire.
Pour atteindre cet objectif, le défi est d’enclencher des évo-
lutions structurelles rapides pour réduire les déplacements
motorisés dans le territoire. En 2040, les territoires lyonnais
doivent avoir pleinement basculé dans une dynamique de
décarbonation en visant au moins 28 % de baisse des émis-
sions d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990 pour être sur
la trajectoire de la neutralité carbone en 2050 (cf. graphique
page 21 - Historique et projection des émissions du secteur
des transports entre 1990 et 2050).
UN OBJECTIF NATIONAL DE NEUTRALITÉ
CARBONE DANS LEQUEL S’INSCRIT
LE PLAN DE MOBILITÉ
La France a adopté en 2020 une Stratégie Nationale
Bas Carbone. C’est sa feuille de route pour lutter
contre le changement climatique en cohérence
avec les Accords de Paris.
Ces Accords internationaux conclus en 2015
donnent comme objectif une limitation de la hausse
des températures entre 1,5 °C et 2 °C en 2050
alors que celles-ci ont déjà augmenté de 1,1 °C.
La stratégie nationale bas carbone vise ainsi
la neutralité carbone à horizon 2050, c’est-à-dire
une quasi-disparition des émissions de gaz à effet
de serre. Il s’agit donc de mettre un coup de frein
rapide et inéluctable à ces émissions.57 57 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
DES OBJECTIFS À LA HAUTEUR DES AMBITIONS
Diviser par deux les déplacements en voiture solo d’ici 2040
Pour s’inscrire dans les objectifs
de la stratégie nationale bas carbone
Réduire par deux nos déplacements en voiture solo (quand
le conducteur est seul dans sa voiture), en modulant cet
objectif selon les territoires et les types de déplacements,
permettrait de réduire de 42 % les kilomètres cumulés réa-
lisés en voiture, et donc de la même proportion les émis-
sions de gaz à effet de serre et de polluants locaux liées à
la mobilité des personnes.
Une telle baisse est à mettre en regard de l’objectif national
de baisse de 64 % entre 2015 et 2040 des émissions de gaz
à effet de serre liées aux transports. Il resterait ainsi encore
22 points de baisse de ces émissions à atteindre au travers
d’une part des politiques d’aménagement du territoire per-
mettant de limiter les besoins de déplacements et d’autre
part grâce au levier technologique visant à une plus grande
efficacité environnementale des voitures individuelles.
Ce dernier levier est porteur de résultats importants, mais de
nombreuses incertitudes pèsent encore sur l’ampleur de la
pénétration des véhicules électriques dans le parc automo-
bile français à l’horizon 2040.
DIVISER PAR 2 L’USAGE DE LA VOITURE,
QU’EST-CE QUE ÇA REPRÉSENTE ?
Il est intéressant de noter que diviser par deux
l’usage de la voiture individuelle peut se traduire
de plusieurs manières, qui sont à combiner afin
d’atteindre l’objectif global recherché. Ainsi, ce peut
être par exemple :
- Une personne sur deux abandonne son usage
quotidien de la voiture pour d’autres modes de
déplacement ;
- Toutes les personnes utilisant la voiture
quotidiennement ne le font plus qu’un jour sur deux,
utilisant d’autres modes de déplacement
les autres jours.
Trafic routier au cœur de l’Agglomération lyonnaise58 58 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Améliorations
sur les véhicules
et la production de carburants
Baisse de la demande
en déplacements
Report modal
atteint grâce à de nouvelles offres
et aux changements de comportements
Diviser par 2
l’usage de la voiture solo
en 2040
LEVIERS
TECHNOLOGIQUES
Politiques nationales et locales
(changements de véhicules…)
OBJECTIF
NATIONAL
EN 2040 LEVIERS
DE LA SOBRIÉTÉ
Politiques locales
(aménagements du territoire…)
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Pour obtenir des bénéfices en termes
de santé et de bien être
La prise en compte des enjeux de santé est essentielle. Le
Plan de Mobilité fixe donc également des objectifs d’amé-
lioration du cadre de vie, du bien-être et de la santé des
personnes. Ainsi, en termes de :
◗ Sécurité Routière : réduire de moitié les tués et blessés
graves en 2030 par rapport à 2015 et se placer dans une
trajectoire tendant vers zéro tué et blessé grave en 2050
◗ Qualité de l’air :
― Conformément au 3 e Plan de Protection de l’Atmos-
phère de l’Agglomération lyonnaise, le Plan de Mobilité
partage les objectifs suivants :
› Pour les NOx, plus aucune personne exposée à une
concentration supérieure à 40μg/m3 en moyenne
annuelle en 2027 et une baisse des émissions d’au
moins 69 % en 2027 par rapport à 2005.
› Pour les PM2,5, afin de diminuer le nombre de per-
sonnes exposées à une concentration en PM 2,5 su-
périeure au seuil OMS 2005, atteindre une concen-
tration moyenne d’exposition inférieure à 10μg/m3
(valeur OMS 2005) ainsi qu’une baisse des émis-
sions d’au moins 58 % en 2027 par rapport à 2005.
― À plus long terme, viser les plafonds de l’Organisation
Mondiale de la Santé (OMS) 2021, en termes de niveaux
d’exposition (concentrations et durées) pour un certain
nombre de polluants, incluant l’ozone ;
◗ Activité physique : augmenter la portée moyenne des dé-
placements en modes actifs de façon à généraliser la pra-
tique des 30 mn d’activité physique quotidienne dans la
population telle que recommandée par l’OMS.
Pour refonder un système de mobilité
au bénéfice de toutes et tous
L’objectif de division par deux des déplacements effec-
tués seuls en voiture doit être appliqué avec discernement
afin de bien s’adapter aux différentes réalités territoriales
et pour s’assurer que ces transformations se font au profit
de tous. Alors que les mobilités restent marquées par de
nombreuses inégalités, refonder le système de mobilité est
l’occasion de créer les conditions pour garantir à toutes et
tous un droit à la mobilité dans l’ensemble des territoires.
Objectif global de division par deux des déplacements en voiture solo à horizon 2040 par rapport à 2015
DÉFINITION DE LA SANTÉ PAR L’ORGANISATION
MONDIALE DE LA SANTÉ
« La santé est un état de complet bien-être physique,
mental et social, et ne consiste pas seulement
en une absence de maladie ou d’infirmité ».
(Source : Préambule à la Constitution de l’OMS, tel qu’adopté
par la Conférence internationale sur la santé à New York en 1946).59 59 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Des parts modales cibles ambitieuses à l’échelle du ressort territorial
Un objectif de parts modales permet de se fixer collective-
ment une trajectoire et une cible à atteindre en matière de
comportements de mobilité. Ce faisant, il s’avère particuliè-
rement utile pour estimer les impacts attendus d’un plan de
mobilité en termes de déplacements mais aussi d’émissions
de gaz à effet de serre et de polluants.
En ce qui concerne les territoires « visés » par les objectifs
de parts modales, compte tenu de l’ampleur du périmètre
d’application du Plan de Mobilité des territoires lyonnais et
de la diversité des configurations territoriales, une réparti-
tion de ces objectifs apparaît nécessaire. Le Plan de Mobilité
définit ainsi des objectifs de parts modales portant sur deux
échelles :
◗ Un objectif de parts modales global, portant sur le péri-
mètre d’application du Plan de Mobilité des territoires
lyonnais ;
◗ Un objectif de parts modales portant sur chacun des trois
bassins locaux de mobilité de ce territoire.
Une telle subdivision permet de concilier à la fois l’exigence
de définition d’un cap commun, partagé, et le souci de
prendre en compte des évolutions différenciées du fait de
l’hétérogénéité du ressort territorial de SYTRAL Mobilités.
L’objectif d’évolution de la répartition modale des dépla-
cements témoigne d’une volonté affirmée de diminution
du trafic automobile portant sur l’ensemble du territoire,
la part modale de la voiture passant de 48 % en 2015 à 23 %
en 2040. La hausse importante de la part modale du vélo,
passant de moins de 2 % en 2015 à 16 % en 2040, s’explique
par la forte ambition de développement de l’usage de ce
mode, mais aussi par le fait qu’il s’agit du mode privilégié de
report des déplacements les plus courts qui sont également
les plus nombreux.
Au-delà du nombre de déplacements quotidiens réalisés,
c’est le nombre de kilomètres parcourus en voiture qui a
l’impact environnemental le plus fort. Le Plan de Mobilité
fixe donc également des objectifs d’évolution des parts
modales « kilométriques » : celles-ci traduisent une hausse
importante des kilomètres parcourus en transports collec-
tifs, car la hausse programmée de ces trajets s’opère surtout
par un report modal pour les trajets les plus longs.
Ces objectifs permettent ainsi d’atteindre une diminu-
tion d’environ 42 % des kilomètres parcourus en voiture
à l’horizon 2040 par rapport à 2015.
Un partage de l’espace public favorable aux modes actifs, comme à Chaponost60 60 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
EN SYNTHÈSE
Si l’objectif global en matière de report modal est de diviser par deux l’usage de la voiture solo, une approche plus pragmatique et ciblée est nécessaire afin de mieux définir comment y parvenir.
Ainsi, le Plan de Mobilité retient les objectifs suivants de report des déplacements en voiture solo vers des modes alternatifs :
- Pour les déplacements de moins de 1 km : 50 % des déplacements effectués en voiture solo sont à reporter sur la marche ;
- Pour les déplacements de 1 à 10 km : 50 % des déplacements effectués en voiture solo sont à reporter sur le vélo ;
- Pour les déplacements de plus de 1 km, internes à l’Agglomération lyonnaise : 25 % des déplacements effectués en voiture solo sont à reporter sur les transports en commun ;
- Pour les déplacements de plus de 10 km en échange avec Lyon et Villeurbanne : 50 % des déplacements effectués en voiture solo sont à reporter sur les transports en commun ;
- Pour les déplacements de plus de 10 km en lien avec la couronne de l’Agglomération lyonnaise : 50 % des déplacements effectués en voiture solo sont à reporter sur le covoiturage.
À terme, cela fera évoluer de manière importante l’usage et la fréquentation des modes alternatifs à la voiture. Par rapport aux usages observés en 2015, l’objectif du Plan de Mobilité des territoires lyonnais à l’horizon 2040 conduit ainsi à :
- augmenter de 50 % l’usage des transports collectifs urbains,
- multiplier par deux l’usage des transports collectifs interurbains, routiers et ferroviaires, - multiplier par dix l’usage du vélo.61 61 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Parts modales en nombre de déplacements
Ressort territorial
Agglomération
lyonnaise Ouest lyonnais
Beaujolais
2040
0 20 40 60 80 100
48 % 33 % 16 %
23 % 37 % 23 % 16 %
1,4 %
1,6 %
1 %
Parts modales en nombre de kilomètres parcourus
2040
0 20 40 60 80 100
67 % 4 % 25 %
46 % 4 % 39 % 7 %
1 %
3 %
4 %
Voiture (dont covoiturage) Marche Transports en commun Vélo Autres
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Objectifs d’évolution des parts modales entre 2015 et 2040 sur le ressort territorial de SYTRAL Mobilités
En distances parcourues, le report de
la voiture se fait pour un tiers
au profit du vélo et pour deux tiers vers
les transports collectifs.62 62 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
LES PARTS MODALES
Comme indiqué en page 42, les parts modales de déplacements ne peuvent être estimées qu’à partir des Enquêtes Ménages Déplacements (désormais dénommées Enquêtes Mobilité certifiées CEREMA), telles que l’EDGT de l’aire métropolitaine lyonnaise de 2015, car ce sont les seules enquêtes permettant de connaître l’ensemble des déplacements effectués par les habitants du territoire.
Le portrait des mobilités quotidiennes qu’elles dessinent permet de donner à voir de manière simple et synthétique comment les personnes se déplacent, de comparer ces pratiques entre différents territoires et de mesurer leur évolution dans le temps.
Outil communicant et facilitant la compréhension des enjeux, des objectifs d’évolution des parts modales ont été fixés dans chacun des Plans de Déplacements Urbains successifs de l’Agglomération lyonnaise, comme dans la plupart des Plans de Déplacements Urbains ou Plans de Mobilité élaborés à l’échelle nationale (cf. éléments de bilan du PDU de l’Agglomération lyonnaise en pages 22 à 25).
Quelques précisions complémentaires sur les parts modales :
- Elles prennent en compte l’ensemble des déplacements quotidiens effectués dans le territoire, quelle que soit leur longueur : c’est pourquoi, en complément, des objectifs de parts modales kilométriques ont été fixés pour tenir compte de cet élément qui est déterminant dans le choix du mode de transport ainsi que dans son impact en matière de consommation d’énergie, d’émission de gaz à effet de serre ou de polluants ;
- Au-delà des principaux modes de transport utilisés (voiture, transports collectifs, marche, vélo), des moyens utilisés de façon moins massives (moto, taxi, engin de déplacement personnel, ambulance, …) sont regroupés dans une catégorie « Autres » dans un souci de simplification du message (en grisé dans les illustrations des objectifs) ;
- La pratique du covoiturage est délicate à quantifier dans une enquête de ce type car il faut arriver à la différencier de l’accompagnement (des enfants à l’école, du ou de la conjoint-e au travail ou pour les loisirs, …) qui constitue un motif de déplacement en soi : dans les objectifs du Plan de Mobilité, la pratique du covoiturage est intégrée à l’usage de la voiture. L’évolution de cette pratique fera néanmoins l’objet de travaux spécifiques permettant de la quantifier plus précisément.63 63 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Parts modales en nombre de déplacements
Beaujolais
Beaujolais
2040
0 20 40 60 80 100
63 % 29 % 5 %
37 % 36 % 14 % 10 %
1 %
2 %
3 %
Parts modales en nombre de kilomètres parcourus
2040
0 20 40 60 80 100
82 % 4 % 11 %
58 % 4 % 28 % 4 %
0 %
3 %
6 %
Voiture (dont covoiturage) Marche Transports en commun Vélo Autres
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Objectifs d’évolution des parts modales entre 2015 et 2040 sur le Beaujolais
Des objectifs adaptés pour les bassins locaux de mobilité
Les objectifs de parts modales cibles présentés à l’échelle
du ressort territorial sont déclinés par bassin local de mobi-
lité pour tenir compte des spécificités du territoire.
Les parts modales issues de l’EDGT de 2015 reflètent en
effet l’hétérogénéité du territoire, avec une part modale de
la voiture plus faible dans l’Agglomération lyonnaise que
dans le Beaujolais ou l’Ouest lyonnais. À l’inverse, c’est dans
l’Agglomération lyonnaise que les transports en commun
ont une part modale importante, alors qu’elle est beaucoup
plus faible dans le Beaujolais ou l’Ouest lyonnais.
Les parts modales visées à horizon 2040 prennent en
compte ces spécificités. De manière générale, les ten-
dances sont identiques pour chacun des bassins locaux
de mobilité avec une diminution de la part modale de la
voiture au profit de la marche, du vélo et des transports
collectifs.
L’organisation du territoire, avec une forte polarisation de
l’Agglomération lyonnaise, et les offres alternatives à la
voiture individuelle proposées d’ici à 2040 permettent
ainsi de retenir des objectifs des parts modales ajustées à
chaque bassin local de mobilité.
La déclinaison plus locale de ces objectifs devra prendre
en compte les spécificités des territoires et permettra
de différencier les objectifs et actions à mettre en œuvre
pour chacun d’entre eux. L’élaboration des Plans Locaux
de Mobilité sera l’occasion de fixer des objectifs adaptés à
chaque territoire, dans le respect de leurs caractéristiques
propres.64 64 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Parts modales en nombre de déplacements
Agglomération lyonnaise
2040
0 20 40 60 80 100
44 % 34 % 18 %
18 % 38 % 25 % 17 %
2 %
2 %
2 %
Parts modales en nombre de kilomètres parcourus
2040
0 20 40 60 80 100
63 % 5 % 27 %
43 % 4 % 41 % 8 %
1 %
4 %
4 %
Voiture (dont covoiturage) Marche Transports en commun Vélo Autres
Parts modales en nombre de déplacements
Ouest lyonnais
Beaujolais
2040
0 20 40 60 80 100
66 % 26 % 6 %
40 % 33 % 15 % 10 %
1 %
1 %
2 %
Parts modales en nombre de kilomètres parcourus
2040
0 20 40 60 80 100
80 % 3 % 13 %
55 % 3 % 34 % 3 %
0 %
4 %
5 %
Voiture (dont covoiturage) Marche Transports en commun Vélo Autres
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Objectifs d’évolution des parts modales entre 2015 et 2040 sur l’Agglomération lyonnaise
Objectifs d’évolution des parts modales entre 2015 et 2040 sur l’Ouest lyonnais65 65 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
L Le ev vi ie er r 2 2
P PO OU UR RS SU UI IV VR RE E L LE E D DÉ ÉV VE EL LO OP PP PE EM ME EN NT T D DE ES S O OF FF FR RE ES S E ET T D DE ES S S SE ER RV VI IC CE ES S D DE E M MO OB BI IL LI IT TÉ É
L Le ev vi ie er r 4 4
A AC CC CO OM MP PA AG GN NE ER R E ET T E EN NC CO OU UR RA AG GE ER R L LE ES S C CH HA AN NG GE EM ME EN NT TS S D DE E P PR RA AT TI IQ QU UE ES S D DE E M MO OB BI IL LI IT TÉ É
L Le ev vi ie er r 3 3
R RE ED DÉ ÉF FI IN NI IR R L LE ES S U US SA AG GE ES S N NÉ ÉC CE ES SS SA AI IR RE ES S D DE E L LA A V VO OI IT TU UR RE E N NO OT TA AM MM ME EN NT T E EN N A AG GI IS SS SA AN NT T S SU UR R L L' 'E ES SP PA AC CE E P PU UB BL LI IC C
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R RÉ ÉD DU UI IR RE E L LE ES S D DI IS ST TA AN NC CE ES S P PA AR RC CO OU UR RU UE ES S E EN N L LI IE EN N A AV VE EC C L L’ ’O OR RG GA AN NI IS SA AT TI IO ON N D DU U T TE ER RR RI IT TO OI IR RE E
DE NOUVELLES APPROCHES
DES MOBILITÉS
DANS LES TERRITOIRES
DE NOUVEAUX USAGES
ET COMPORTEMENTS
DE MOBILITÉ
Agir sur la demande de
mobilité
Favoriser l’usage des
modes les moins carbonés
(report modal, nouveaux usages
de la voiture)
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
COMMENT RÉDUIRE PAR DEUX
NOS DÉPLACEMENTS EN VOITURE SOLO ?
Quatre leviers pour accélérer le changement de comportements et fonder un nouveau système de mobilité
Décarboné, facteur de bien-être, garantissant un droit à la
mobilité partout, pour toutes et tous, adapté à nos modes
de vie, un nouveau système de mobilité doit être mis en
place pour répondre aux ambitions que se fixent les terri-
toires lyonnais.
Le Plan de Mobilité des territoires lyonnais doit permettre
la mise en place d’un cercle vertueux en encourageant
de nouvelles approches des mobilités dans les terri-
toires qui facilitent et amplifient de nouveaux usages et
comportements.
Ainsi, le développement d’une stratégie ambitieuse suscep-
tible de répondre à l’urgence d’une mobilité améliorée
et durable est nécessaire. Elle s’articule autour de quatre
leviers complémentaires et ordonnés relevant à la fois d’une
action sur la demande de mobilité et sur l’usage des modes
de déplacements les moins carbonés. Il s’agit notamment
de pouvoir offrir des solutions adaptées à chaque besoin
de déplacements, de les faire connaître des usagers et d’en
faciliter l’usage au quotidien. Dans une logique globale de
multimodalité, l’ensemble des solutions ainsi proposées doit
permettre à toutes et tous de disposer d’une alternative, qui
peut varier suivant les besoins ou les temporalités.
Les 4 leviers du Plan de Mobilité des territoires lyonnais66 66 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Hausse globale
des déplacements
Hypothèse de poursuite
de la baisse de mobilité
individuelle
passant de 3,2 (en 2015) à 3 déplacements
par personnes par jour en 2040
Conduisant à une quasi stabilité
du nombre total de déplacements à l’échelle du ressort territorial
En lien avec la croissance démographique
Sur la base du scénario central du modèle Omphale de l’INSEE
+ 0,25 % par an entre 2018 et 2050.
D’ci 2040
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Levier 1
Réduire les distances à parcourir, en lien avec
l’organisation du territoire
Les territoires constitutifs du ressort territorial de SYTRAL
Mobilités sont dynamiques et poursuivent leur développe-
ment démographique. Selon les projections de l’INSEE, la
population de ces territoires devrait continuer à augmenter
de 0,25 % par an6 d’ici à 2040 ce qui portera la population
des territoires lyonnais à quasiment 2 millions d’habitants.
En parallèle de cette croissance démographique, une ten-
dance de fond est observée depuis plusieurs décennies
avec une baisse continue de la mobilité individuelle (nombre
de déplacements moyens réalisés quotidiennement par
personne) dans l’ensemble du ressort territorial de SYTRAL
Mobilités.
Ainsi, le croisement de la croissance démographique et
l’hypothèse d’une poursuite de la baisse de la mobilité indi-
viduelle devrait conduire à une quasi-stabilité du nombre
total de déplacements à l’échelle du ressort territorial
entre 2015 et 2040.
L’objectif de ce premier levier est de réduire les distances
parcourues, notamment en articulation avec les politiques
d’aménagement du territoire. Les distances et temps
d’accès aux équipements et services varient fortement
selon les secteurs : ils sont moins importants à proximité des
centres urbains, mieux équipés en services et commerces
de la vie courante, et le sont bien plus dans les territoires
périurbains et ruraux.
À l’échelle des territoires lyonnais, on constate une impor-
tante polarisation des emplois du territoire dans l’Ag-
glomération lyonnaise et quelques pôles secondaires.
Cette organisation de l’espace s’accompagne de déplace-
ments de plus en plus longs : entre 2006 et 2015, la dis-
tance quotidienne moyenne parcourue par les habitants a
ainsi progressé de 2 km. C’est cette tendance, confirmée
par les données récentes de l’INSEE sur les déplacements
domicile-travail, qu’il faut inverser.
Domicile - travail en lien avec les territoires lyonnais
(Source : INSEE)
Mobilité et croissance démographique
(Source : INSEE, EDGT 2015 - SYTRAL Mobilités)
6. Le scénario « Omphale » de l’INSEE dit « central », décline localement les évolutions nationales basées sur l'observation du passé récent (hors COVID). Sur le Rhône et
la Métropole de Lyon, les projections du scénario central correspondent à une croissance démographique annuelle moyenne de + 0.25 % par an entre 2018 et 2070.
Le nombre de déplacements réalisés quotidiennement par
chacun est également un facteur important. S’il ne s’agit pas
de réduire les possibilités des uns et des autres de se dépla-
cer, certains déplacements « subis » pourraient être évités. Une
meilleure répartition des services de proximité et des emplois,
développement des services mobiles de proximité, télétra-
vail… sont les actions qui seront développées par la suite.
Ainsi, les réflexions autour de l’aménagement et de
l’organisation du territoire menées notamment dans le
cadre des Schémas de Cohérence Territoriale, sont plei-
nement intégrées dans l’élaboration du Plan de Mobilité.67 67 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Levier 2
Poursuivre le développement des offres
et des services de mobilité
Selon la distance à parcourir, les possibilités de report modal
diffèrent. Pour les déplacements les plus courts, les modes
actifs comme la marche et le vélo seront plus adaptés,
même si les transports collectifs doivent également jouer un
rôle important, notamment pour les personnes ne pouvant
pas se déplacer à vélo ou marcher longtemps. Pour les
déplacements de moyenne distance, l’enjeu sera de déve-
lopper une offre diversifiée, qui donne le choix entre le
covoiturage, le train, le bus et autres transports collectifs.
Enfin, pour répondre à la diversité des besoins, le dévelop-
pement de l’intermodalité, c’est-à dire la facilité de combiner
plusieurs modes, est importante.
Part modale de la voiture selon les classes de distances parcourues (Source : EDGT 2015)
Donner à la marche et au vélo toute
leur place pour les déplacements
de proximité
Les déplacements de proximité, faisant moins de 10 km,
représentent 9 déplacements sur 10, et environ la moitié
des kilomètres parcourus tous modes confondus sur notre
territoire. Environ 45 % des émissions de gaz à effet de serre
liées aux déplacements sont ainsi générées par ces dépla-
cements courts.
Aujourd’hui, l’essentiel de ces kilomètres (80 %) est réalisé
en voiture. Ces chiffres montrent que les déplacements
de proximité sont importants et constituent un gisement
capital de report modal.
Principale zone de recouvrement
Vélo - TC
45 % des km parcourus tous modes correspondent
à des déplacements de
moins de 10 km
dont 80 % environ
parcourus en voiture
90 % de déplacements
font moins
de 10 km68 68 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Parmi ces déplacements de proximité :
Les déplacements internes aux communes :
Pour les déplacements de moins de 1 km, la marche à pied
constitue le mode de déplacement le plus adapté. Dans cer-
tains territoires, 60 à 70 % de ces déplacements sont déjà
réalisés à pied.
Néanmoins, la voiture peut encore représenter une part
importante de ces déplacements très courts, jusqu’à 75 %
dans certaines communes. Ce constat peut s’expliquer
par un « réflexe voiture » ancré dans certains territoires
très dépendants de celle-ci et par le manque d’aménage-
ments favorables aux piétons (trottoirs confortables, pas-
sages piétons, mobilier urbain, …). Ces déplacements courts
peuvent aussi parfois s’inscrire dans une chaîne de dépla-
cements plus large (aller au travail après avoir déposé ses
enfants à l’école par exemple) pour lesquels la voiture est
alors utilisée par souci d’efficacité : ce type de parcours
« chaîné » représente 29 % des déplacements effectués
dans le territoire.
Se donner l’ambition d’une plus grande pratique de la marche,
c’est ouvrir de nouvelles opportunités pour des centres-villes
et des centres-bourgs plus agréables, pour des déplacements
plus apaisés et plus sûrs, pour des mobilités plus actives, pour
une qualité des espaces public améliorée, …
Le Plan de Mobilité des territoires lyonnais doit mettre
en avant la marche à pied comme une solution d’avenir.
Il s’agit de rendre nos villes et villages plus « marchables »
qu’ils ne le sont aujourd’hui et accompagner les habitants
à retrouver un réflexe pour le mode de déplacement le
plus évident.
Les déplacements entre communes :
Ces déplacements ont lieu entre communes proches et
représentent des distances plutôt bien adaptées à la pra-
tique du vélo.
Quasiment absent de nos mobilités en 2015, le vélo se
développe aujourd’hui de manière importante et visible
dans tous les territoires. En pleine explosion dans l’Ag-
glomération lyonnaise, et notamment dans son cœur, son
développement se vérifie également dans tous les autres
territoires.
Pour les déplacements de moins de 3 km, une priorité doit
donc être donnée au vélo, y compris dans les centralités,
en jouant sur le partage de l’espace public, les limitations
des vitesses automobiles, …
Pour les déplacements de plus de 3 km, le Vélo à Assistance
Electrique (VAE) étend les possibilités, permettant de par-
courir des distances plus longues, également dans des
zones avec du relief, et de s’adresser à des publics plus
variés. Il reste néanmoins un enjeu fort en termes d’amé-
nagements cyclables sur les routes du territoire pour
permettre un développement de la pratique du vélo à la
hauteur de son potentiel.
Enfin, des mutations importantes sont en cours de dif-
fusion concernant les types de vélos eux-mêmes, ce qui
permet d’augmenter les types d’usages et de motifs de
déplacements pour lesquels ce mode de déplacement
peut être employé : vélos cargos utilisés par exemple par
des artisans ou des livreurs, vélos « rallongés » avec des
sièges enfants à l’arrière, vélos adaptés pour les personnes
en situation de handicap, …
Le Plan de Mobilité des territoires lyonnais doit être l’oc-
casion d’accélérer le développement déjà initié de l’usage
du vélo pour en faire un mode structurant dans nos dépla-
cements de proximité au sein des communes mais aussi
entre communes au sein des bassins locaux de mobilité.
L’offre de transports collectifs doit venir en complément,
afin de proposer des solutions complémentaires dans une
logique de multimodalité où plusieurs offres alternatives
peuvent s’adapter aux différents besoins.
Développer une offre de transports
collectifs capable d’apporter une
alternative attractive, notamment pour
les déplacements plus longs
Les déplacements de moyenne et longue distances (de plus
de 10 km) représentent seulement 10 % des déplacements
réalisés dans le territoire. En revanche, ils représentent 55 %
des kilomètres parcourus et, suivant les territoires, au moins
70 % de ces kilomètres sont réalisés en voiture. Ils consti-
tuent donc un enjeu important, notamment d’un point de
vue environnemental, ces distances parcourues en voiture
étant directement corrélées aux émissions de gaz à effet de
serre et de polluants locaux.
Les transports collectifs ont donc un rôle majeur à jouer
pour ces déplacements les plus longs, même s’ils doivent
évidemment continuer à répondre aux besoins sur de plus
courtes distances.
10 % de déplacements
font plus
de 10 km
55 % des km parcourus tous modes correspondent
à des déplacements de
plus de 10 km69 69 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Le Plan de Mobilité des territoires lyonnais doit être l’occasion de définir et de donner une ambition au développement d’une offre de mobilité alternative à la voiture individuelle, qui soit efficace pour les usagers et soutenable financièrement.
Parmi ces déplacements plus longs, plusieurs types de trajets peuvent être distingués :
Les déplacements en lien
avec Lyon-Villeurbanne
et supérieurs à 10 km
Ils représentent 361 000 déplacements quotidiens tous modes confondus dont 41 % avec le reste de l’Agglomération lyonnaise, 38 % avec les territoires voisins du ressort territorial et 21 % avec les autres bassins locaux de mobilité.
La voiture est le mode de transport principalement utilisé avec 58 % à 67 % de part modale selon les territoires concernés. Elle cumule plus de 6 millions de kilomètres parcourus quotidiennement sur ces trajets.
Un quart de ces déplacements d’échanges avec Lyon-Villeurbanne se fait en trans- port en commun urbain et les cars et trains représentent 1 déplacement sur 10, essen- tiellement en lien avec l’extérieur de l’Agglomération lyonnaise.
Les déplacements de plus
de 10 km en lien avec le reste
de l’Agglomération lyonnaise
Ils représentent 260 000 déplacements quotidiens tous modes confondus, notam- ment à destination des secteurs d’activité et d’emploi de la couronne de l’Agglomé- ration lyonnaise.
La voiture y est le mode largement majoritaire avec 86 % à 90 % de part modale selon les territoires pour un total de plus de 6,7 millions de kilomètres réalisés chaque jour.
Inversement, les transports collectifs ne représentent qu’une part minime de ces déplacements avec 4% comptabilisés pour les cars et trains et 3% pour les transports collectifs urbains.
Les déplacements d’échanges
entre bassins locaux de mobilité
et de plus de 10 km
Ces déplacements représentent 180 000 déplacements quotidiens tous modes dont plus de 3 millions de kilomètres parcourus en voiture. La voiture est en effet le mode largement utilisé pour ces liaisons avec par exemple 92 % des déplacements réalisés entre les bassins locaux du Beaujolais et de l’Ouest lyonnais.
Les cars et trains représentent 8 % de ces déplacements d’échanges et les transports en commun urbains ne concernent qu’environ 10% des échanges avec l’Aggloméra- tion lyonnaise.
Les déplacements en lien
avec les territoires voisins
de plus de 10 km
Ces déplacements représentent 361 000 déplacements quotidiens tous modes pour des distances totales parcourues très importantes approchant les 16,7 millions de kilo- mètres par jour. La voiture est le mode principal, utilisé pour environ 80 % des dépla- cements et représentant les deux tiers des kilomètres parcourus (près de 11 millions de kilomètres).
Les cars et trains représentent 8 % des déplacements avec l’extérieur du ressort ter- ritorial alors que les transports collectifs urbains ne sont utilisés que pour 10% des échanges avec l’Agglomération lyonnaise (pratiques intermodales en rabattement sur le réseau TCL).70 70 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Porte-vélos sur les lignes des Cars du Rhône
Les déplacements avec le cœur de l’Agglomération lyon-
naise constituent des flux radiaux et massifs favorables au
développement des transports collectifs et de leur usage.
Quand il est présent, le train a ainsi notamment un rôle
important à jouer pour proposer une solution des plus
efficaces.
La desserte des secteurs d’activités et d’emplois dans
la première couronne métropolitaine et, plus largement,
les liaisons plus diffuses entre bassins locaux de mobilité
appellent un examen fin des besoins vis-à-vis de l’offre
actuelle, souvent insuffisamment efficace voire inexistante.
Le maillage du territoire en transports collectifs doit ainsi
être poursuivi pour apporter des solutions adaptées pour
ces déplacements.
Dans ce cadre, la place du covoiturage doit être renforcée :
cette offre pourra être un mode complémentaire au déve-
loppement du réseau de transports collectifs, pour complé-
ter sa fréquence trop faible, ses amplitudes horaires trop
limitées ou desservir des zones où il est difficile d’y déve-
lopper une offre efficace.
Favoriser l’intermodalité pour optimiser
l’efficacité des offres développées
À l’échelle du territoire, une grande diversité d’origines et
de destinations doivent être couvertes pour répondre à
l’ensemble des besoins de mobilité. Aujourd’hui encore la
voiture offre une flexibilité et une efficacité pour desservir
une grande diversité d’origines-destinations et les trans-
ports collectifs, quels qu’ils soient, ne peuvent pas répondre
à la même diversité de déplacements.
Développer l’intermodalité, c’est-à-dire faciliter la pos-
sibilité pour un usager d’enchaîner plusieurs modes de
déplacements dans un même trajet, répond à cet enjeu
et permet d’irriguer le territoire par une offre alternative
offrant des possibilités comparables à celles offertes par
la voiture individuelle.
Il s’agit de permettre à chacun de pouvoir utiliser le mode
de déplacement le plus adapté pour rejoindre le réseau
structurant de transport collectif ou poursuivre son dépla-
cement au-delà du dernier arrêt desservi : les modes actifs
pour les trajets les plus courts, les transports collectifs pour
les rabattements de courtes et moyennes distances et la
voiture, notamment en covoiturage, pour les plus longs.
Ces rabattements doivent permettre de maximiser et
étendre l’aire d’influence des réseaux structurants de
transports collectifs, qui doivent par ailleurs travailler à une
amélioration de leurs fréquences, de leurs amplitudes, de
la synchronisation de leurs horaires et proposer des solu-
tions alternatives en cas de dysfonctionnement. Ce déve-
loppement de l’intermodalité passe aussi par la mise en
œuvre de nouveaux services et de facilitation des déplace-
ments en intermodalité : tarification combinée, unifiée et faci-
litée, billettique, information multimodale facilement accessible
et disponible en temps réel…
Afin d’inciter et de faciliter l’usage des réseaux urbains,
interurbains et ferroviaires, le Plan de Mobilité des terri-
toires lyonnais doit chercher à améliorer les conditions de
rabattement et de diffusion autour des pôles d’échanges
majeurs du territoire.71 71 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Levier 3
Redéfinir les usages nécessaires de la voiture,
notamment en agissant sur l’espace public
Afin de réduire l’usage de la voiture individuelle au profit d’al-
ternatives moins carbonées, il convient de questionner les
usages nécessaires de la voiture individuelle. Son usage
doit être raisonné et constituer une réponse uniquement en
l’absence d’autres solutions adaptées et disponibles.
Plusieurs moyens peuvent être mobilisés pour réduire
son usage et que ce mode de déplacement devienne
moins attractif qu’il ne l’est aujourd’hui, en tout cas pour les
trajets pour lesquels des alternatives attractives existent ou
peuvent être mises en place.
Repenser l’organisation de l’espace
public et de son partage
L’aménagement de l’espace public est un outil central
à mobiliser afin de faciliter l’usage et de valoriser les
modes de transport alternatifs à la voiture individuelle,
en rééquilibrant son partage et en offrant une place plus
importante pour leur déploiement. Ceci vaut pour les
espaces publics actuels mais aussi pour les nouveaux,
notamment livrés dans le cadre d’opérations d’urbanisme
qui doivent intégrer la nouvelle hiérarchie proposée des
modes et des usages.
Afin de favoriser la pratique de modes de transport alterna-
tifs à la voiture individuelle, en particulier les modes actifs,
l’aménagement des espaces publics doit pouvoir rendre
leur usage confortable et sécurisant. En parallèle, des
aménagements et des mesures de réglementation de la cir-
culation peuvent inciter à un moindre usage de la voiture
individuelle en apaisant la circulation automobile (villes et
zones à 30 km/h, zones de rencontres, supers-ilots, modi-
fications des plans de circulation, zones à trafic limité, …).
Le partage de l’espace public est également un moyen de
redistribuer de l’espace au profit d’autres modes qui ne
bénéficient aujourd’hui que d’une part souvent résiduelle
et dont les itinéraires sont souvent mal identifiés. Priorité
aux bus et cars dans les zones de congestion routière,
aménagements piétons, itinéraires cyclables… sont ainsi à
développer.
Proposer une offre de stationnement
automobile mieux organisée et maitrisée
Les offres de stationnement automobile public et résidentiel
ainsi que leur tarification sont d’importants outils à mobi-
liser pour agir sur les déplacements courts ou encore sur
les déplacements pour lesquels les offres alternatives à la
voiture individuelle sont performantes et ainsi mieux sélec-
tionner les usages préférentiels de la voirie, notamment
vis-à-vis des usages constatés des offres de stationnement
en ouvrage public et privé (aires de stationnement, parkings
souterrains, garages privés, …).
Favoriser l’usage des motorisations
alternatives et des véhicules moins
polluants
Les impacts environnementaux de tous les véhicules ne
se valent pas selon la motorisation ou encore le poids de
ceux-ci. La mise en place des Zones à Faible Émissions en
France, y compris dans la Métropole de Lyon, est un exemple
d’actions plus restrictives visant à accélérer le renouvelle-
ment du parc automobile et le report modal.
Les collectivités ont un devoir d’exemplarité en la matière,
particulièrement en ce qui concerne leurs flottes. Ainsi,
SYTRAL Mobilités est-il engagé dans une démarche de
renouvellement de son parc d’autobus et de cars avec des
matériels électriques ou bio-GNV.
Partage de la voirie avec voies réservées aux bus - Lyon 3e72 72 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLACER L’HABITANT AU CŒUR DES MOBILITÉS
État des lieux des mobilités dans les territoires lyonnais
CHAPITRE 2
Fête annuelle du vélo - Communauté de Communes de la Vallée du Garon
Levier 4
Accompagner et encourager les changements
de pratiques de mobilité
Les choix des modes de déplacements répondent à de
nombreux facteurs renvoyant bien sûr à l’offre disponible
mais aussi à des facteurs psychosociologiques liés à l’âge,
au milieu social ou encore aux habitudes, entre autres.
Plusieurs leviers sont mobilisables :
Le management de la mobilité,
la communication et l’accompagnement
humain et financier
◗ Prodiguer des conseils en mobilité, rendre désirable les
mobilités alternatives à la voiture individuelle ;
◗ Mener des campagnes d’information et de communication
incitative dans les médias, pour faire connaître l’offre et
montrer qu’elle est attractive (coûts, bénéfices person-
nels), favoriser les relations entre personnes qui agissent ;
◗ Multiplier les relais pour informer au plus près les usagers
et aller vers eux (employeurs, établissements scolaires,
acteurs sociaux, acteurs professionnels, acteurs de l’au-
tomobile, etc.) ;
◗ Faire expérimenter les offres de mobilité pour convaincre,
favoriser les nouveaux comportements et provoquer l’en-
gagement dans le changement des pratiques ;
◗ Communiquer sur les offres tarifaires existantes, mettre en
place des offres incitatives…
Le développement de services
◗ Une tarification pour les transports en commun et les ser-
vices de mobilité simplifiée et unifiée permettant de diffu-
ser davantage les pratiques multimodales dans lesquelles
une solution alternative (ou un ensemble de solutions) est
à disposition pour chaque besoin de déplacement ;
◗ Des services de navigation ou de calcul d’itinéraires réel-
lement multimodaux ;
◗ Une signalétique adaptée dans les pôles de transports et
à leurs abords ;
◗ Des espaces d’accueil (agences) agréables, confortables
et ergonomiques et des espaces d’attente bien pensés ;
◗ Des services de confort et de sécurité pour les cyclistes
(par exemple : consignes, gardiennage et stationnement,
douches, entretien et petites réparations, formation, etc.) ;
◗ Une sécurisation des conditions de déplacement, que
cela soit vis-à-vis de l’accidentologie ou de la délinquance.
Au-delà de l’amélioration de l’offre de mobilité, le Plan de
Mobilité des territoires lyonnais entend être porteur d’un
ensemble d’actions pour accompagner les habitants dans
leurs changements de pratiques de mobilité.CHAPITRE 3
QUATRE LEVIERS
POUR ACCÉLÉRER
LE CHANGEMENT DE
COMPORTEMENTS74 74 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PLAN D’ACTION
CHAPITRE 3
Plan de Mobilité des territoires lyonnais
Décarboné, facteur de bien-être, garantissant un droit à la mobilité partout, pour toutes et tous, adapté à nos modes de vie, un nouveau système de mobilité doit être mis en place pour répondre aux ambitions que se fixent les territoires lyonnais.
Le Plan de Mobilité des territoires lyonnais doit permettre la mise en place d’un cercle vertueux en encourageant dans les territoires de nouvelles approches des mobilités qui facilitent et amplifient de nouveaux usages et comportements.
Ainsi, la mise en œuvre d’un plan d’action ambitieux susceptible de répondre à l’urgence d’une mobilité diversifiée et durable est nécessaire. Il s’articule autour de quatre leviers complémen- taires et ordonnés relevant à la fois d’une action sur la demande de mobilité et sur l’usage des modes de déplacements les moins carbonés.
Les 4 leviers du Plan de Mobilité des territoires lyonnais
L Le ev vi ie er r 2 2
P PO OU UR RS SU UI IV VR RE E L LE E D DÉ ÉV VE EL LO OP PP PE EM ME EN NT T D DE ES S O OF FF FR RE ES S E ET T D DE ES S S SE ER RV VI IC CE ES S D DE E M MO OB BI IL LI IT TÉ É
L Le ev vi ie er r 4 4
A AC CC CO OM MP PA AG GN NE ER R E ET T E EN NC CO OU UR RA AG GE ER R L LE ES S C CH HA AN NG GE EM ME EN NT TS S D DE E P PR RA AT TI IQ QU UE ES S D DE E M MO OB BI IL LI IT TÉ É
L Le ev vi ie er r 3 3
R RE ED DÉ ÉF FI IN NI IR R L LE ES S U US SA AG GE ES S N NÉ ÉC CE ES SS SA AI IR RE ES S D DE E L LA A V VO OI IT TU UR RE E N NO OT TA AM MM ME EN NT T E EN N A AG GI IS SS SA AN NT T S SU UR R L L' 'E ES SP PA AC CE E P PU UB BL LI IC C
L Le ev vi ie er r 1 1
R RÉ ÉD DU UI IR RE E L LE ES S D DI IS ST TA AN NC CE ES S P PA AR RC CO OU UR RU UE ES S E EN N L LI IE EN N A AV VE EC C L L’ ’O OR RG GA AN NI IS SA AT TI IO ON N D DU U T TE ER RR RI IT TO OI IR RE E
DE NOUVELLES APPROCHES
DES MOBILITÉS
DANS LES TERRITOIRES
DE NOUVEAUX USAGES
ET COMPORTEMENTS
DE MOBILITÉ
Agir sur la demande de
mobilité
Favoriser l’usage des
modes les moins carbonés
(report modal, nouveaux usages
de la voiture)PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
75 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
LEVIER 1 :
RÉDUIRE LES DISTANCES À PARCOURIR EN LIEN
AVEC L’ORGANISATION DU TERRITOIRE
L’importance du maillage routier et l’essor de l’usage des
modes de déplacements motorisés ont profondément
marqué l’aménagement du territoire. Ceci a conduit à ce
que l’on appelle communément l’étalement urbain, qui
consiste à la fois en l’élargissement de l’aire d’attraction
des plus grandes villes, disséminant la population dans des
zones toujours plus étendues, mais aussi dans la distance
accrue pour accéder aux équipements et services dans
les territoires plus ruraux. En parallèle, c’est l’ensemble du
système de déplacement en modes motorisés, que ce soit
pour les personnes ou les marchandises, qui s’est déve-
loppé – mise en œuvre de voiries de plus en plus capa-
citaires, possibilités de stationnement dans les espaces
publics ou privés mais aussi développement des services
dédiés (stations-service, garages de réparation…) – aug-
mentant encore l’attractivité de ces modes.
La conséquence en termes de mobilité est la nécessité de
réaliser des déplacements de plus en plus longs, impliquant
de fortes consommations énergétiques et d’importantes nui-
sances (pollution de l’air, bruit…) et émissions de gaz à effet de
serre. En alternative à la voiture solo, les services de transports
collectifs et l’usage du covoiturage sont les seuls à pouvoir
répondre à cette demande de déplacements longs. Pourtant,
s’ils constituent des éléments à renforcer, leur développe-
ment ne peut permettre d’apporter une réponse identique à
celle permise par la voiture individuelle. En effet, la diversité
des types de déplacements auxquels répond la voiture (en
termes d’origines et destinations, mais aussi tout au long
de la journée) est difficilement compatible avec la mise en
œuvre de services de mobilité alternatifs (transports collec-
tifs notamment).
Écoquartier Montplaisir, parc Simone Veil - Villefranche-sur-SaônePLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
76 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
BON À SAVOIR
Dans une logique d’accompagnement de l’organisation du territoire par les offres de mobilité, ce levier permet notamment de prendre en compte les objectifs suivants du Plan de Mobilité définis par l’article 1214-2 du Code des transports :
1° - L’équilibre durable entre les besoins en matière de mobilité et de facilités d’accès, d’une part, et la protection de l’environnement et de la santé, d’autre part, en tenant compte de la nécessaire limitation de l’étalement urbain telle qu’encadrée par les plans locaux d’urbanisme ou les plans locaux d’urbanisme intercommunaux ; 2° - Le renforcement de la cohésion sociale et territoriale, notamment l’amélioration de l’accès aux services de mobilité des habitants des territoires moins denses ou ruraux et des quartiers prioritaires de la politique de la ville ainsi que des personnes handicapées ou dont la mobilité est réduite ;
8° - L’organisation des conditions d’approvisionnement de l’agglomération nécessaires aux activités commerciales et artisanales et des particuliers, en mettant en cohérence les horaires de livraison et les poids et dimensions des véhicules de livraison dans le ressort territorial de l’autorité organisatrice de la mobilité, en prenant en compte les besoins en surfaces nécessaires aux livraisons pour limiter la congestion des voies et aires de stationnement, en améliorant la préservation, le développement et l’utilisation des infrastructures logistiques existantes, notamment celles situées sur les voies de pénétration autres que routières et en précisant la localisation des infrastructures et équipements à venir, dans une perspective multimodale.
L’enjeu de la réduction du besoin à effectuer des déplace-
ments longs, spatialement et temporellement trop diversifiés,
est donc capital. Cet effort est à conduire sur le long terme,
les impacts des politiques d’aménagement du territoire ne
pouvant être observés qu’au fur et à mesure de leur mise en
œuvre et de leur traduction territoriale qui se jouent sur des
temps longs. Il n’occulte donc pas l’urgence à apporter des
réponses alternatives aux personnes se déplaçant sur le ter-
ritoire, mais est au contraire parfaitement complémentaire en
consolidant la pertinence de ces alternatives sur le long terme.
En ce qui concerne les déplacements des personnes, il est
fondamental d’agir sur l’ensemble de la chaîne de dépla-
cements. Il convient ainsi de mettre en œuvre des mesures
de planification du territoire, en déclinaison de celles
portées dans les Schémas de Cohérence Territoriale (Scot),
afin d’aboutir à une organisation qui permette une massifi-
cation suffisante des flux pour développer des alternatives
à la voiture individuelle. Le rapprochement des fonctions
urbaines, équipements et services, contribue à réduire la
nécessité d’effectuer certains déplacements longs. Il s’agit
également d’aménager les voiries et espaces publics afin
qu’ils rendent possible l’usage des modes actifs par le plus
grand nombre. Les publics et les territoires les plus fragiles,
en particulier dans les Quartiers prioritaires de la Politique
de la Ville, pour qui les impacts négatifs de l’usage des
modes motorisés pèsent le plus (nuisances, coûts) doivent
faire l’objet d’une attention particulière, celle-ci se révélant
souvent profitable à toutes et tous.
Concernant les transports de marchandises, l’enjeu princi-
pal réside dans l’organisation de possibilités de massifica-
tion des flux aux abords ou au sein des zones urbaines. Cela
permet de diminuer le nombre de véhicules ayant à accéder
à ces zones, limitant ainsi les impacts en termes de nuisances
et de congestion routière, mais aussi de développer des
alternatives non carbonées à partir desquelles les opérateurs
peuvent trouver un modèle économiquement viable. Fret ferroviaire dans le RhônePLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
77 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Axe 1 : Améliorer l’articulation entre urbanisme et déplacements
UNE ORGANISATION DU TERRITOIRE POUR PLUS DE PROXIMITÉ
Le Plan de Mobilité promeut une organisation du territoire qui limite les besoins de déplacements longs. Pour cela, il s’appuie sur les politiques d’aménagement du territoire auxquelles il contribue en arrêtant trois grands principes :
Action 1 : Conditionner le développement de lignes structurantes de transports collectifs à une densification du territoire
Action 2 : Développer les services de mobilité et accompagner le changement en particulier dans les QPV
Action 3 : Élaborer des documents d’urbanisme et projets urbains qui accompagnent les changements de pratiques de mobilités des personnes, des biens et des services
Par ailleurs, il développe de nouvelles approches dans l’accès aux services et à l’emploi :
Action 4 : Développer des services ambulants de proximité
Action 5 : Développer les centres de coworking/bureaux partagés pour réduire les déplacements domicile – travail.
Action n° 1
Conditionner le développement de lignes structurantes
de transports collectifs à une densification du territoire
L’aire métropolitaine lyonnaise
comprend treize Scot, le péri-
mètre du Plan de Mobilité est
concerné par quatre d’entre eux :
◗ Le Scot Beaujolais en cours de
révision – approbation fin 2024 ;
◗ Le Scot de l’Ouest lyonnais en
cours de révision ;
◗ Le Scot des Monts du Lyonnais
approuvé en 2016, modifié en
2020 et en cours de révision ;
◗ Le Scot de l’Agglomération
lyonnaise en cours de révision
– approbation fin 2025.
Le Plan de Mobilité prend
en compte les Scot du ressort
territorial de SYTRAL Mobilités
et permet d’apporter des solu-
tions de mobilités alternatives
à la voiture individuelle pour
chaque territoire et en fonction
de leurs objectifs de structura-
tion et de développement.
Légende : Pilote Partenaire
La diminution du recours à la voiture
mesurée en part modale doit aussi se
traduire par une diminution des dis-
tances parcourues en voiture, afin de
réduire les émissions de polluants et
de gaz à effet de serre générées par la
circulation automobile.
Le Plan de Mobilité s’inscrit dans une
organisation du territoire sobre, en
poursuivant l’objectif de participer au
rapprochement des fonctions afin de
limiter la nécessité d’avoir à parcourir
des distances importantes pour les-
quelles les modes carbonés (voiture,
camionnettes) constituent souvent le
mode de déplacement le plus attractif.
Une approche servicielle vient complé-
ter cette perspective de modification à
moyen/long terme de l’aménagement
urbain, en favorisant l’émergence de
services permettant de limiter certains
types de déplacements (travail, achats).
Métropole de Lyon, EPCI,
SYTRAL Mobilités
Région, Scot, Communes,
Gestionnaires de voirie
Les Schémas de Cohérence Territoriale
(Scot) définissent les objectifs de
développement urbain, ainsi que les
orientations de la politique de mobilité
associée (cf. description des Scot dans
la partie « Quelle articulation entre le
Plan de Mobilité et les autres docu-
ments de planification ? » en pages 19
et 20). Ils identifient les secteurs dans
lesquels devront s’organiser la crois-
sance urbaine et le développement
économique, notamment afin de limiter
l’étalement urbain. Dans cette perspec-
tive, les objectifs de desserte en trans-
ports collectifs identifiés dans le Plan
de Mobilité constituent un levier majeur
renforçant l’armature même du déve-
loppement du territoire.
L’articulation étroite entre urbanisme
et déplacements nécessite une très
forte coordination entre les différents
acteurs concernés. Si les offres de
transports collectifs permettent de
structurer le développement du terri-
toire, l’intensification urbaine le long
des corridors est nécessaire afin de
pouvoir accompagner la montée en
puissance de ces offres.PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
78 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations à venir
◗ Aménager des itinéraires pour les
modes actifs en cohérence avec un
aménagement urbain des courtes
distances tel que prôné par les dif-
férents Scot, en particulier dans le
cadre des requalifications des centre-
bourgs ou de quartiers ou afin d’amé-
liorer la mixité des fonctions urbaines.
Ceci permettra de faciliter l’usage des
modes actifs pour les déplacements
courts, mais également pour relier les
offres de transports collectifs pour les
trajets plus longs.
◗ Prendre en compte les polarités ur-
baines définies dans les Scot dans
la définition du réseau de trans-
ports collectif de maillage, afin de
les relier entre elles et d’accompa-
gner leur développement.
◗ Mettre en œuvre des contrats d’axe
pour tout nouveau projet structu-
rant de transports collectifs en site
propre (métro et tramway). Des
contrats d’axes seront signés entre
SYTRAL Mobilités et les collectivités
concernées et seront le cadre d’une
réflexion d’élaboration d’un projet
de territoire visant à valoriser la nou-
velle offre de transport.
L’inter-Scot de l’aire métropolitaine lyonnaisePLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
79 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
« Les élus devraient
penser à organiser
le territoire pour réduire
les distances parcourues
en ayant une réflexion
sur le réaménagement
du territoire et la
planification urbaine
qui encourage
la proximité des lieux
de travail. »
Panel citoyen
Ces contrats seront adaptés aux
contextes territoriaux dans lesquels ils
s’inscrivent et permettront de conci-
lier qualité de vie, aménités urbaines
et offres de mobilité. Les Plans
Locaux de Mobilité pourront préciser
et détailler le contenu type de ces
contrats.
Dans le cadre du développe-
ment du Service Express Régional
Métropolitain (Levier 2, Axe 1), des
démarches similaires de contrats
d’axes autour des gares seront
expérimentées.
En ce qui concerne les offres de cars
à haut niveau de service (Levier 2,
Axe 1), dont l’impact sur la structuration
urbaine est plus limité que les offres
de métro ou de tramway, des proto-
coles plus ponctuels (par exemple au
niveau de certaines stations ou arrêts
dans les centralités) pourront être
expérimentés.
Perspectives du tramway T9 allée du Mens - Villeurbanne
LE CONTRAT D’AXE : UN OUTIL OPÉRATIONNEL POUR ARTICULER URBANISME ET DÉPLACEMENT
Le contrat d’axe précise les engagements mutuels entre SYTRAL Mobilités et les collectivités concernées. Il vise à élaborer de manière conjointe un axe de transports collectifs structurant et l’urbanisation associée et à contractualiser entre acteurs de la mobilité, urbanistes et aménageurs autour d’un projet commun et d’une programmation opérationnelle partagée. En cohérence avec le mode de transport collectif retenu et son niveau de service (fréquence, amplitude horaire, capacité, vitesse commerciale…), ces contrats contiendront notamment des éléments sur : ◗ Les objectifs de densité urbaine ;
◗ Les aménagements favorables aux modes actifs et permettant l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite autour des stations et arrêts ;
◗ Les restructurations du réseau de transport collectif nécessaires ;
◗ Les évolutions à atteindre en matière de dimensionnement et de gestion du stationnement automobile public et privé ◗ Les objectifs en matière de facilitation de l’intermodalité.PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
80 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Perspectives du BHNS Part-Dieu - Sept Chemins au niveau
de Bron Terraillon
Action n° 2
Développer les services de mobilité
et accompagner le changement en particulier
dans les QPV
SYTRAL Mobilités, Métropole de Lyon, EPCI,
Communes
État
Les Quartiers prioritaires de la Politique de la Ville (QPV) font
l’objet d’une attention particulière, car ils concentrent des
populations qui rencontrent des difficultés dans leur mobi-
lité (un taux de motorisation plus faible, une plus grande
dépendance aux réseaux de transports collectifs, emplois en
horaires décalés).
Dans le ressort territorial de SYTRAL Mobilités, 48 quartiers prio-
ritaires de la Politique de la Ville sont identifiés, dont 43 dans
la Métropole de Lyon. Leur localisation (périphérie, coupures…)
a souvent induit des dessertes en transports collectifs en site
propre (métro, tram, bus à haut niveau de service) plus difficiles.
Afin de faciliter la transformation de ces quartiers, notamment
avec les objectifs de réduire les inégalités et d’amplifier la proxi-
mité et les relations sociales, le Plan de Mobilité prône d’y déve-
lopper une approche intégrant l’ensemble des composantes
du système de mobilité lors des réflexions de réaménagement
prévues. Il s’agit notamment de répondre aux besoins des habi-
tants à la fois pour joindre d’autres parties de la ville mais aussi
pour mieux vivre au sein du quartier.
Réalisations à venir
◗ Développer les services de mobilité alternatifs à la voi-
ture individuelle permettant d’effectuer des déplacements
de courte distance ; vélos en libre-service, locations de
vélos de longue durée, stationnements sécurisés pour les
vélos, autopartage…
◗ Faciliter l’accès au réseau structurant de transports col-
lectifs (métro, tramway, bus à haut niveau de service) en
priorisant une desserte interne à ces quartiers. Les nou-
velles lignes structurantes prévues dans le Plan de Mobilité
(Levier 2, Axe 1) permettront d’améliorer l’accessibilité des
quartiers suivants :
― Saint-Fons Arsenal/Carnot-Parmentier ;
― Vaulx-en-Velin Grande île ;
― Villeurbanne-St-Jean ;
― Villeurbanne Bel Air - Les Brosses ;
― Bron Terraillon ;
― Lyon La Duchère ;
― Le Pérollier/Les Sources ;
― Rillieux-la-Pape Ville Nouvelle.
◗ Aménager des itinéraires pour les modes actifs maillés et
qualitatifs (Levier 2, Axe 5) permettant aussi bien l’accès
aux arrêts de transports collectifs que la requalification de
voiries souvent trop largement dimensionnées en faveur
de la voiture. Ainsi dans le cadre des réaménagements de
voiries, une part substantielle de l’espace public sera dé-
diée à la marche, notamment pour permettre une accessibi-
lité facilitée pour tous (âge, capacités de mobilité…) ;
◗ Créer des possibilités de franchissement (passerelles,
tunnels…) ou réduire l’impact (couverture, diminution des
emprises…) des coupures urbaines qui enclavent certains
quartiers. Un passage sous le boulevard périphérique Laurent
Bonnevay et une passerelle au-dessus du canal de Jonage
seront créés en accompagnement de la ligne de tramway
T9, afin de relier le quartier des Buers à celui de Saint-Jean
à Villeurbanne. Un autre passage souterrain sera réalisé afin
de permettre au tramway T10 et aux modes actifs de franchir
le boulevard périphérique à hauteur de Saint Fons. Une pas-
serelle modes actifs permettra de franchir le Rhône au niveau
d’Oullins la Saulaie. Un nouveau franchissement de la Saône
sera créé en accompagnement de la mise en œuvre du
tramway express de l’Ouest lyonnais afin de renforcer les liens
entre La Mulatière et Lyon Confluence. L’intégration urbaine
du boulevard périphérique Laurent Bonnevay sera renforcée,
notamment au niveau des quartiers de Bron Parilly et Saint-
Fons Arsenal – Carnot-Parmentier d’ici 2040 (Levier 3, Axe 1).
Les évolutions urbaines amèneront à définir d’autres types de
franchissement, notamment afin de limiter la distance entre les
franchissements existant le long de coupures importantes, et
particulièrement dans les cas où les densités de population
sont importantes ou qu’ils existent des fonctions urbaines dis-
persées de chaque côté de ces coupures.
◗ Aménager l’espace public de manière à diminuer la place
allouée à la voiture, historiquement plus importante dans
ces quartiers (Levier 3, Axes 2 et 3) : augmentation du
gabarit des trottoirs et aménagements cyclables, mise en
accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, rationa-
lisation du stationnement public en lien avec les besoins
réels, création de zones de rencontres, …
◗ Mettre en œuvre des conditions d’accompagnement hu-
main (Levier 4, Axe 1) qui facilitent l’accès aux droits des
habitants, qui peuvent participer au changement de repré-
sentation des modes de déplacements (valeurs associées,
facilité d’usage…) et qui amènent à expérimenter d’autres
modes de déplacements (sorties organisées en transports
collectifs, à vélo…).PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
81 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Quartiers prioritaires de la politique de la ville - Département du Rhône et Métropole de Lyon (Source : Agence nationale de la cohésion des territoires - ANCT)PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
82 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 3
Élaborer des documents d’urbanisme
et projets urbains qui accompagnent
les changements de pratiques de mobilités
des personnes, des biens et des services
Métropole de Lyon, EPCI, Communes
SYTRAL Mobilités
Le Plan de Mobilité des territoires lyonnais fixe comme objec-
tif une modification forte des habitudes de déplacements.
Les documents d’urbanisme et les projets urbains qui en
résultent contribuent à modifier la demande en déplacement,
au travers de la création ou du renforcement de certains
pôles générateurs ou encore par les types d’aménagements
de l’espace public qu’ils retiennent.
Réalisations à venir
Afin d’améliorer la prise en compte de ces enjeux dans les
documents et projets d’urbanisme, en cohérence avec le
Plan de Mobilité et les éventuels Plans Locaux de Mobilité :
◗ Réaliser des études et des diagnostics déplacements
dans le cadre des Plans Locaux d’Urbanisme et dans les
projets de développement urbains (en particulier en identi-
fiant les pôles générateurs de déplacements et en estimant
les évolutions attendues en termes de nombre de déplace-
ments supplémentaires) ;
◗ Pour les projets urbains et les chantiers liés, réaliser des
études et des diagnostics quant aux impacts des dépla-
cements de marchandises et de matières occasionnés,
et ainsi identifier des pistes d’organisation permettant un
acheminement amont et aval décarboné et réduisant au
maximum les nuisances potentielles. Les mouvements dits
« serviciels » des artisans de chantiers devront également
être pris en compte pour optimiser leurs déplacements et
réduire leurs impacts.
◗ Identifier des mesures d’aménagement des voiries et de
partage de l’espace public (dimensionnements et réaf-
fectation de l’espace public aux différents modes, conti-
nuités, réduction des points noirs de sécurité routière…)
qui permettent d’atteindre les objectifs de parts modales
du Plan de Mobilité, que ce soit pour les déplacements in-
ternes ou en échange avec le secteur ;
◗ Prévoir des aménagements dans l’espace public qui per-
mettent la pratique des modes alternatifs à la voiture in-
dividuelle par le plus grand nombre (Levier 3), notamment
les enfants, personnes âgées et personnes handicapées,
et dont l’impact environnemental est le plus faible possible
(matériaux locaux, perméables…).
PLUi du Syndicat d’urbanisme de la région de Belleville - 2022PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
83 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 4
Développer des services ambulants de proximité
EPCI, Métropole de Lyon, Communes
SYTRAL Mobilités
Un service ambulant est une activité qui consiste à apporter
des services ou des produits de façon itinérante dans des
lieux différents de l’espace public. Il peut s’agir d’un com-
merce sur des marchés ou de restauration à emporter, mais
aussi de services publics ou de santé.
EXEMPLE
Mise en place d’un bus du droit, initié par le Conseil
Départemental de l’Accès au Droit (CDAD du Rhône),
le Barreau de Lyon, et les Restos du cœur, qui circule
dans les communes de la Métropole de Lyon pour of-
frir aux personnes un lieu de consultation juridique iti-
nérant. « En s’installant au cœur des lieux de vie nous
allons au-devant des personnes qui n’oseraient pas
pousser la porte d’un cabinet d’avocat mais qui pour-
tant ont de vrais sujets de droit », précise Farid Hamel,
Bâtonnier du Barreau de Lyon.
La mise en place de ces services ambulants de proximité
représente une solution efficace pour les territoires ruraux
et peu denses, afin de réduire les distances moyennes de
déplacement et de pallier la difficulté de développer ces
services de manière pérenne dans tous les territoires.
Service ambulant Hello Bus : conseils et informations sur la santé et l’accès aux droits - Lyon 5e
Réalisations avant 2030
Pour accompagner ces démarches, plusieurs actions
seront mises en œuvre par les communes ou leurs
regroupements :
◗ Définir le besoin en amont de la mise en place des services :
à travers un dialogue entre les maires, les services tech-
niques, les commerçants et les habitants. Il s’agit d’identifier
les besoins spécifiques et de déterminer les emplacements
privilégiés au sein de chaque commune ;
◗ Expérimenter des services ambulants et encourager le
développement des services et commerces ambulants.
Il s’agira de fournir des subventions ou des incitations fis-
cales aux entreprises qui proposent des services mobiles
de proximité et de simplifier les réglementations et les pro-
cessus d’autorisation pour leur implantation. Des évalua-
tions seront menées en lien avec les pilotes de projets et
les habitants afin de pouvoir adapter ces services et conso-
lider les modèles économiques.PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
84 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 5
Développer les centres de coworking/bureaux
partagés pour réduire les déplacements
domicile - travail
EPCI, Métropole de Lyon, Communes,
employeurs
SYTRAL Mobilités
L’objectif de mise en œuvre de centres de coworking et de
bureaux partagés est d’offrir une possibilité aux habitants de
se déplacer moins loin afin d’accéder à un lieu dans lequel
ils peuvent travailler. Cela engendre des déplacements plus
courts, notamment pour le motif travail, mais cela peut aussi
contribuer à valoriser une économie présentielle dans cer-
tains bourgs.
La tendance actuelle est à une concentration des services
de bureaux partagés/coworking dans le centre de l’Agglo-
mération lyonnaise, pour des raisons de stabilité du modèle
économique et de visibilité. L’enjeu est de déployer ces
espaces dans les autres territoires afin de réduire les dis-
tances à parcourir pour les rejoindre.
Espace de coworking La Bobine - Tarare
Réalisations avant 2030
Dans ce contexte, les acteurs publics doivent favoriser
l’émergence d’espaces de coworking en territoires périur-
bains et ruraux par les mesures suivantes :
◗ Organiser des conditions d’implantation facilitées, en co-
hérence notamment avec le maillage des réseaux cyclables
et de transports collectifs ;
◗ Créer une émulation collective des entreprises à travers
les clubs d’entreprises et de salariés prescripteurs et leur
assurer ainsi un engagement dans la durée concernant
l’usage de ces espaces ;
◗ Accompagner le développement de ces lieux de cowor-
king par une accessibilité améliorée ; jalonnement pié-
ton, pose d’arceaux vélo, indication sur les plans des
réseaux TC…PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
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Levier 3
Levier 4
85 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 1
Actions Pilotes Partenaires
Échéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Conditionner
le développement
de lignes structurantes
de transports collectifs
à une densification
du territoire
Métropole
de Lyon
EPCI
SYTRAL
Mobilités
Région
Scot
Communes
Gestionnaires
de voirie
x x x Nombre de démarches type contrat d’axe
Action 2 : Développer
les services de mobilité
et accompagner
le changement, en
particulier dans les
quartiers prioritaires de
la politique de la ville
SYTRAL
Mobilités
Métropole
de Lyon
EPCI
Communes
État x
Nombre de QPV desservis
Nombre de QPV
dont la desserte est
améliorée à proximité
Nombre de logements
en QPV directement
desservis (à moins de 500 m
d’un arrêt), dont la desserte
est améliorée
(entre 500 m et 1 km)
Action 3 :
Élaborer
des documents
d’urbanisme et
projets urbains qui
accompagnent les
changements de
pratiques de mobilité
des personnes,
des biens
et des services
Métropole
de Lyon
EPCI
Communes
SYTRAL
Mobilités x x x
Nombre d’études
déplacements réalisées
dans le cadre de PLU
ou de projets urbains
Part des PLU contenant /
ayant fait l’objet
d’une étude déplacements
Part des projets urbains
ayant fait l’objet d’une
étude déplacements
préalable
Action 4 :
Développer
des services ambulants
de proximité
EPCI
Métropole
de Lyon
Communes
SYTRAL
Mobilités x
Recensement
des services
mobiles déployés
dans les territoires
Action 5 :
Développer les centres
de coworking/bureaux
partagés pour réduire
les déplacements
domicile - travail
EPCI
Métropole
de Lyon
Communes
Employeurs
SYTRAL
Mobilités x
Nombre d’espaces
de coworking créés
sur le territoire à l’extérieur
de Lyon-VilleurbannePLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
86 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Levier 1 - Axe 1
Mesures à mettre en œuvre en accompagnement du plan d’action afin d’en réduire les impacts environnementaux, conformément aux propositions faites dans l’évaluation environnementale du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Privilégier l’implantation au sein de bâtis existants
Localiser les éventuelles futures constructions au sein des enveloppes urbaines
En cas de construction de nouveaux locaux une attention particulière sera apportée à leur insertion paysagère
Action n° 5
Développer les centres
de coworking/bureaux
partagés pour réduire
les déplacements
domicile-travail
Action concernée MesuresPLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
87 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Axe 2 : Optimiser la gestion du dernier kilomètre pour les marchandises
La gestion de la fin de la chaine logis-
tique, souvent résumée « au dernier
kilomètre », présente un enjeu impor-
tant avec un objectif de recourir à des
organisations rationalisées et à des
modes de transports moins polluants.
DES LIVRAISONS MIEUX ORGANISÉES
Afin d’améliorer la gestion de la dernière étape de la chaîne logistique, communément appelée « le dernier kilomètre », trois approches complé- mentaires sont proposées dans le Plan de Mobilité :
Action 1 : Développer et structurer les points de retrait de colis
Action 2 : Développer des espaces urbains de distribution
Action 3 : Réguler et massifier les flux de chantier
Action n° 1
Développer et structurer les points de retraits
de colis
Métropole de Lyon, EPCI
SYTRAL Mobilités, réseaux de distribution
de colis
Ces dernières années, la livraison à domicile de colis a connu
un essor important en lien avec le développement du e-com-
merce, qui représente aujourd’hui 22 % des achats non ali-
mentaires du ressort territorial8. Cependant, elle s’avère peu
performante d’un point de vue logistique, puisqu’elle aug-
mente le nombre de points de livraison et rallonge de ce fait
les tournées des livreurs.
Si les relais commerçants permettent d’assurer une partie
des besoins des habitants en matière de livraison hors domi-
cile, ils ne peuvent assurer un maillage suffisant pour couvrir
l’ensemble de ces besoins. C’est pourquoi ils pourraient
être complétés par des consignes automatiques de retrait
de colis, de préférence multi-opérateurs pour répondre à la
diversité des besoins des utilisateurs. Leur implantation est
à privilégier au sein des sites et secteurs géographiques
concentrant déjà les mobilités individuelles et collectives,
telles que les centralités notamment péri-urbaines ou rurales
et les pôles d’échanges existants ou en projet (gares, stations
de métro, …). Cela permet de s’appuyer sur les flux quotidiens
pour limiter les déplacements individuels des destinataires
des colis et ainsi d’améliorer le bilan environnemental de leur
livraison.
Consigne multi-opérateurs de retrait de colis - Lyon 3e
8 Source : Enquête consommateurs 2022 de la Région Lyonnaise – CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne
Réalisations avant 2030
◗ Établir un diagnostic du maillage des différents points de
livraison hors domicile (relais commerçants et consignes à
colis) afin d’identifier les zones sous-dotées. Les collectivi-
tés en charge de la voirie et de l’action foncière, ainsi que
les services dédiés au commerce, pourront ensuite travail-
ler finement avec les principaux réseaux de distribution de
colis pour étoffer ce maillage existant en cas de besoin ;
◗ Mener (EPCI, Métropole de Lyon) une réflexion concer-
nant l’opportunité de la mise en œuvre d’un système
multi-opérateurs, comme une conciergerie par exemple,
dans certains secteurs.PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
88 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 2
Développer des espaces urbains de distribution
Métropole de Lyon, EPCI, opérateurs publics
de mobilité et/ou de logistique (LPA, SPLM…)
SYTRAL Mobilités, logisticiens
Afin de réduire les kilomètres parcourus par les véhicules de
livraisons et les émissions de polluants liées, il est nécessaire
d’organiser la massification du transport de marchandises au
plus près des zones de desserte.
La mise en œuvre de chaînes de distribution plus vertueuses
nécessite de disposer de sites permettant d’organiser des rup-
tures de charge entre des moyens de transport différents.
Pour répondre aux enjeux d’exploitation de la cyclo-logistique,
qui suppose une proximité relative entre le site de départ de
la tournée et la zone à desservir (de 2 à 3 km maximum), les
sites situés à proximité immédiate d’une polarité urbaine
dense sont à privilégier.
Plusieurs typologies de sites peuvent répondre à ces critères
de localisation et de maîtrise publique :
◗ Les parkings publics (y compris les parcs-relais) : du fait
de leur insertion dans le réseau routier et de leurs carac-
téristiques techniques, les parkings permettent de faciliter
l’accueil des flux de véhicules et présentent donc un intérêt
particulier pour le développement d’espaces de logistique
urbaine. Certains ont déjà donné lieu à la création d’es-
paces urbains de distribution ou de livraison (Les Halles,
Cordeliers, Cité Internationale) ;
◗ Les sites de remisage de bus : sous réserve de la sécuri-
sation des activités, l’accueil en journée (lorsque la majeure
partie des bus est en exploitation) d’activités de logistique
Réalisations à venir
◗ Identifier les sites en capacité d’accueillir des fonctions
logistiques parmi l’ensemble des parcs de stationnement et
des parcs-relais, en lien avec les opérateurs de la logistique ;
Hôtel Logistique Urbain - Lyon 7e
Quais de chargement de l’Hôtel Logistique Urbain (HLU) - Lyon 7e
◗ Retenir certains sites pour l’implantation d’espaces urbains
de distribution (EUD) ;
◗ Organiser des échanges avec les opérateurs logistiques
afin de recueillir leurs besoins en termes d’aménagement
de ces espaces. Ceux-ci pourront alimenter les réflexions
sur la conception de l’EUD, qui nécessitera une étude de
chiffrage des aménagements à réaliser pour l’accueil de
fonctions logistiques ;
◗ Définir les modalités de mise à disposition de cet espace
(AAP, marché public…) ;
◗ Réaliser une étude spécifique sur les potentiels d’expéri-
mentation de mutualisation d’espace au sein des dépôts
de remisage des bus de SYTRAL Mobilités.
Il est à noter que l’implantation de ce type d’espaces concer-
nera essentiellement la Métropole de Lyon et éventuelle-
ment Villefranche-sur-Saône, où la densité commerciale est
la plus élevée.
urbaine au sein des sites de remisage de bus situés dans
le cœur urbain dense peut être expérimenté (ex : RATP
Logistics à Paris) ;
◗ Les délaissés de voirie : la collectivité peut mettre à disposi-
tion, pour une durée limitée, un délaissé de voirie pour l’ac-
cueil d’un espace logistique urbain mobile. Il peut également
servir au stationnement d’un véhicule d’approvisionnement
à partir duquel des livreurs rayonnent ou bien les destina-
taires viennent retirer leurs marchandises. C’est l’objet de
l’expérimentation de la Ruche éphémère organisée dans le
7e arrondissement de Lyon. D’autres expérimentations sont
possibles en utilisant de manière éphémère sur la journée
certains lieux dans lesquels l’espace disponible n’est pas
occupé de manière permanente ; parcs-relais, péniches, rez-
de-chaussée d’immeubles en proximité de voirie…PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
89 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 3
Réguler et massifier les flux de chantier
Métropole de Lyon, EPCI, aménageurs
et autres maîtres d’ouvrage
Opérateurs de la construction, fournisseurs
de matériaux de construction
Les chantiers de construction sont, au même titre que les
particuliers et les établissements économiques, des généra-
teurs de mouvements de marchandises. Ces mouvements
peuvent être des flux entrants, à destination du chantier
(matériaux, infrastructures nécessaires à la mise en place du
chantier…) ou a contrario des flux sortants du site en ques-
tion, à l’instar des déblais évacués ou des matériaux déman-
telés dans le cas d’une déconstruction.
Réalisations à venir
Pour répondre à cet enjeu, au moins
deux formes de réponses peuvent
être adressées par les maîtres d’ou-
vrage des chantiers, et notamment des
aménageurs ;
◗ Réguler et planifier les flux logis-
tiques entrants et sortants pour
limiter le risque d’accaparement
de l’espace public et les nuisances
associées. Avant le lancement des
chantiers, les maîtres d’ouvrage
peuvent généraliser l’annexion au
dossier de consultation des entre-
prises d’une charte d’engagement
(exemple des Construction Logistics
Plans à Londres). Ce document pré-
sente les grands principes à respec-
ter pour minimiser l’impact logistique
du chantier (emprise de stockage,
lieux de chargement/déchargement,
signalisation à déployer…) et peut
être complété par une description
plus détaillée de l’organisation pro-
jetée par les prestataires. La com-
mande publique peut également
mettre en place des critères spéci-
fiques liés aux impacts des flux de
chantiers dans le cadre des consul-
tations des entreprises. Dans le
cadre de son Schéma de Promotion
des Achats Publics Socialement
et Écologiquement Responsables
(SPASER), SYTRAL Mobilités s’en-
gage à une meilleure gestion de ces
flux de chantiers ;
◗ Massifier les flux en amont et en aval
pour réduire le nombre de véhicules
en circulation. Les flux d’approvision-
nement d’un même chantier mais
émanant de plusieurs fournisseurs
peuvent par exemple être consolidés
sur un site dédié, à quelques kilo-
mètres en amont du site de travaux
situé en zone dense. Ce type de point
d’appui en amont peut également bé-
néficier aux flux retours, en stockant
des matériaux extraits du chantier en
vue d’un possible réemploi sur un
autre projet à proximité.
Livraison de matériaux de nuit sur un chantier de la Part-Dieu - Lyon 3e
« Certaines marchandises
se prêtent plus que
d’autres au recours
à des modes alternatifs
comme les flux de chantier
pour le fluvial. »
Séance de travail avec les acteurs socio-
économiques sur la logistique et le transport
de marchandises du 4 juillet 2023
COORDONNER LES FLUX DE CHANTIER
Ces dispositifs peuvent être de l’ordre de la coordination entre intervenants sur un chantier, à l’instar de l’outil de planning LogistiQ proposé par la Fédération du BTP du Rhône. Il peut aussi s’agir, lorsque la dimension des projets en question le justifie, d’un outil comme Réguly. Ce dispositif, utilisé depuis plusieurs années sur les chantiers du quartier de la Part-Dieu à Lyon, permet de gérer les flux pour maintenir un environnement urbain désaturé. Il a récemment été étendu aux chantiers de la ZAC Gratte-Ciel à Villeurbanne.PLAN D’ACTION
Levier 1 : Réduire les distances à parcourir en lien avec l’organisation du territoire
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
90 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 2
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Développer et
structurer les points
de retraits de colis
Métropole
de Lyon
EPCI
SYTRAL
Mobilités
Réseaux de
distribution
de colis
x Nombre de lieux de retraits créés Quantité de colis délivrés
Action 2 :
Développer
des Espaces Urbains
de Distribution
Métropole
de Lyon
EPCI
Opérateurs
publics de
mobilité et/ou
de logistique
(LPA, SPLM...)
SYTRAL
Mobilités
Logisticiens x
Nombre d’EUD
Surface à disposition
Action 3 :
Réguler et massifier
les flux de chantier
Métropole
de Lyon
EPCI
Aménageurs
et autres
maitres
d’ouvrage
Opérateurs
de la
construction
Fournisseurs
de matériaux
de construction
x x x
Nombre de chartes
d’engagement signées
Nombre d’opérations de
mutualisation de gestion
de déchets des chantiers
et tonnes de matériaux/
déchets traités91
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
LEVIER 2 :
POURSUIVRE LE DÉVELOPPEMENT DES OFFRES
ET DES SERVICES DE MOBILITÉ
Le Plan de Mobilité fixe des objectifs ambitieux en matière
d’évolution des pratiques de mobilité sur l’ensemble des ter-
ritoires lyonnais. Afin d’atteindre ces objectifs, les usagers
doivent avoir à leur disposition des offres de mobilité alter-
natives à l’usage individuel de la voiture qui soient adaptées
à leurs besoins de déplacement sur l’ensemble du territoire.
Selon la distance à parcourir, les possibilités de report modal
diffèrent. Pour les déplacements de proximité (de moins
de 10 km), les modes actifs comme la marche et le vélo –
notamment à assistance électrique – seront généralement
plus adaptés. Pour les déplacements de moyenne et longue
distance (au-delà de 10 km), l’enjeu sera de développer une
offre importante et diversifiée, qui donne aux usagers le choix
entre le covoiturage, le train, le bus, le car – voire d’autres
transports collectifs – pour une réponse adaptée à leurs diffé-
rents besoins. Enfin, pour répondre à la diversité des besoins,
le développement de l’intermodalité, c’est-à-dire la facilité de
combiner plusieurs modes, est essentiel.
Le Plan de Mobilité présente un système de mobilité hiérar-
chisé autour d’offres structurantes, permettant de relier les
bassins de vie entre eux et de rejoindre les territoires voisins,
complétées par des offres de maillage permettant un accès
élargi aux alternatives à la voiture individuelle.
Le poids démographique de l’Agglomération lyonnaise
implique une organisation particulière des flux et offres
de mobilité en relation avec ce territoire. Une offre multi-
modale attractive doit ainsi être mise en œuvre à cette
échelle et à celle de l’aire métropolitaine lyonnaise afin de
proposer des liaisons performantes au sein de l’Aggloméra-
tion lyonnaise et en lien avec celle-ci.
Cette offre multimodale se structure autour d’un renforce-
ment des services ferroviaires (Axe 1, action 1) en articula-
tion avec des offres de transports collectifs routiers à haut
niveau de service (Axe 1, action 3). L’objectif est de viser
des fréquences allant jusqu’au quart d’heure en heures
de pointe et à la demi-heure en heures creuses, sur une
amplitude horaire cible de 5h à 23h. Des aménagements
d’infrastructures ferroviaires et routières seront nécessaires
pour atteindre cette offre cible, qu’il s’agisse de l’augmenta-
tion des capacités du réseau ferroviaire (Axe 1, action 2) ou
de la création de voies réservées aux transports collectifs
sur les axes structurants (Levier 3, Axe 1, action 1).
Au sein de l’Agglomération lyonnaise, le doublement de la
capacité du réseau métro (Axe 1, action 4) et la poursuite du
développement du réseau tramway et bus à haut niveau de
service (Axe 1, action 5) permettront de conforter et d’étendre
Voie Lyonnaise Vaulx-en-Velin - Saint-Fons - Lyon 7e92
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
l’ossature principale du réseau de transports urbains. Le mail-
lage du réseau de transport en commun doit également être
renforcé à l’échelle du ressort territorial de SYTRAL Mobilités
(Axe 2) dans le cadre de la mise en œuvre d’un réseau unifié,
attractif, lisible et accessible (Axe 3) à cette échelle. Une
attention particulière sera portée dans ce cadre aux publics
les plus vulnérables afin de leur proposer des services
adaptés (Axe 7).
Des offres structurantes seront également déployées pour
développer l’usage du vélo et de la marche pour les dépla-
cements de courtes distances (Axe 5) ainsi que pour le
covoiturage par la mise en place de lignes irriguant le ter-
ritoire (Axe 6).
Une stratégie d’intermodalité sera déployée en paral-
lèle afin de faciliter les rabattements et la diffusion vers et
depuis les principaux pôles d’échanges du territoire (Axe 4)
afin d’étendre l’aire d’influence des différentes offres structu-
rantes mises en place.
Le déploiement de toutes ces offres permettra la mise en
œuvre d’un Service Express Régional Métropolitain (SERM)
tel que rendu possible par la loi du 27 décembre 2023 et
dont la concrétisation est engagée en lien avec l’ensemble
des acteurs concernés. Les projets inscrits dans le cadre du
SERM nécessiteront une gouvernance et un financement
communs entre leurs maîtres d’ouvrage.
BON À SAVOIR
Dans une logique de développement d’offres de mobilité alternatives à l’usage de la voiture solo, d’amélioration de leur articulation et de prise en compte de la vulnérabilité de certaines populations, ce levier permet notamment de prendre en compte les objectifs suivants du Plan de Mobilité définis par l’article 1214-2 du Code des transports :
1° - L’équilibre durable entre les besoins en matière de mobilité et de facilités d’accès, d’une part, et la protection de l’environnement et de la santé, d’autre part, en tenant compte de la nécessaire limitation de l’étalement urbain telle qu’encadrée par les plans locaux d’urbanisme ou les plans locaux d’urbanisme intercommunaux ;
2° - Le renforcement de la cohésion sociale et territoriale, notamment l’amélioration de l’accès aux services de mobilité des habitants des territoires moins denses ou ruraux et des quartiers prioritaires de la politique de la ville ainsi que des personnes handicapées ou dont la mobilité est réduite ;
4° - La diminution du trafic automobile et le développement des usages partagés des véhicules terrestres à moteur ;
5° - Le développement des transports collectifs et des moyens de déplacement les moins consommateurs d’énergie et les moins polluants, notamment l’usage de la bicyclette et la marche ;
6° - L’amélioration de l’usage du réseau principal de voirie dans l’agglomération, y compris les infrastructures routières nationales et départementales, par une répartition de son affectation entre les différents modes de transport et des mesures d’information sur la circulation ;
7bis° - La localisation des parcs de rabattement à proximité des gares ou aux entrées de villes, le nombre de places de stationnement de ces parcs, en cohérence avec les conditions de desserte en transports publics réguliers de personnes du territoire couvert par le plan de mobilité, et la mise en place de stationnements sécurisés pour les vélos et engins de déplacement personnel ;
8° - L’organisation des conditions d’approvisionnement de l’agglomération nécessaires aux activités commerciales et artisanales et des particuliers, en mettant en cohérence les horaires de livraison et les poids et dimensions des véhicules de livraison dans le ressort territorial de l’autorité organisatrice de la mobilité, en prenant en compte les besoins en surfaces nécessaires aux livraisons pour limiter la congestion des voies et aires de stationnement, en améliorant la préservation, le développement et l’utilisation des infrastructures logistiques existantes, notam- ment celles situées sur les voies de pénétration autres que routières et en précisant la localisation des infrastruc- tures et équipements à venir, dans une perspective multimodale.
Arrêt de covoiturage - Communauté d’Agglomération de l’Ouest Rhodanien93
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 1
Renforcer l’offre ferroviaire
Région
SYTRAL Mobilités, Métropole de Lyon, État
L’étoile ferroviaire lyonnaise constitue l’ossature du système
de mobilité des territoires lyonnais et au-delà. Notamment
utilisé aujourd’hui aux heures de pointe pour les déplace-
ments domicile-travail ou domicile-études, le TER verra son
rôle renforcé à l’avenir pour mieux répondre à l’ensemble
des besoins quotidiens de mobilité.
Cet objectif passe par la mise en place progressive d’un
service de type RER, volet ferroviaire d’un futur Service
Express Régional Métropolitain (SERM).
Mais l’étoile ferroviaire est également le carrefour de nom-
breux autres services permettant des déplacements plus
longs, régionaux, nationaux ou encore internationaux. Les
aménagements réalisés (en ligne ou en gare) devront donc
prendre également en compte les services TGV, intercités,
de maillage régional mais aussi le fret ferroviaire.
« Le train pourrait devenir une sorte
d’ossature des réseaux de transport
métropolitains. »
Atelier d’élus
D’ABORD LE RÉSEAU STRUCTURANT
Le développement des offres et services de mobilité moins carbonés doit être bâti autour d’un réseau structurant permettant de relier efficacement les territoires entre eux. Dans cette approche, le Plan de mobilité vise à renfor- cer les transports en commun les plus efficaces et aux plus grandes capacités pour répondre aux flux de déplace- ment les plus importants.
Le Plan de mobilité donne ainsi au train une place centrale avec un fort potentiel à développer et à exploiter :
Action 1 : Renforcer l’offre ferroviaire
Action 2 : Réaliser les investissements nécessaires à la désaturation de l’étoile ferroviaire lyonnaise
Parallèlement, pour couvrir les zones non desservies par le train ou dans l’attente de son développement progres- sif, le déploiement de solutions complémentaires s’avère essentiel. Le réseau routier offre cette opportunité en pouvant accueillir une offre compétitive de cars à haut niveau de service :
Action 3 : Créer un réseau de lignes de cars à haut niveau de service
Enfin, concernant les zones les plus urbaines, le plan de mobilité entend poursuivre la consolidation des grands axes de transports collectifs :
Action 4 : Doubler la capacité du réseau de métro, le moderniser et le fiabiliser
Action 5 : Poursuivre le développement du réseau tramway et de bus à haut niveau de service
Action 6 : Étudier et mettre en œuvre un maillage renouvelé du réseau tramway
Axe 1 : Développer le réseau structurant de transports en commun
Le Plan de Mobilité ambitionne une forte augmentation de la part modale des transports en commun, passant de 16 % en 2015 à 23 % en 2040. Cette progression conduira à augmenter la fréquentation du réseau urbain lyonnais de 50 % et à doubler la fréquentation des réseaux interurbains (routiers et ferroviaires). Cela nécessite donc de développer fortement les offres de transports en commun.
Gare de Belleville-sur-Saône94
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Gare de Brignais
Réalisations avant 2030
◗ Mettre en œuvre une première étape du renforcement de
l’offre TER :
― offre généralisée à la demi-heure en heures creuses, toute
la journée et dans les deux sens, et harmonisation des
heures de pointe matin et soir sur une durée de 3 heures ;
― sur l’axe Givors – Lyon Perrache : 3 trains par heure à
l’heure de pointe ;
― sur l’axe Lyon Saint Paul – Brignais; ¼ h à l’heure de pointe.
◗ Élargir l’amplitude horaire des services en fonction des pos-
sibilités sur les différents axes ;
◗ Fiabiliser les services ferroviaires, notamment dans le cadre
d’une augmentation de l’offre globale ;
◗ Mettre en service le projet de liaison Meyzieu-Crémieu
sur l’emprise de l’ancienne voie du Chemin de Fer de l’Est
Lyonnais ;
◗ Rouvrir la halte ferroviaire des Portes du Dauphiné (com-
mune de Saint Pierre de Chandieu) pour améliorer la des-
serte des territoires situés au sud-est de l’Agglomération
lyonnaise ;
◗ Étudier la réouverture de la voie ferrée entre Brignais
et Givors pour envisager son utilisation par des services
de tram-train, ainsi que l’extension dans la vallée de la
Brévenne de la ligne L’Arbresle Sain-Bel.
Réalisations avant 2040
◗ Étendre la fréquence des trains périurbains (omnibus) au
1/4 h en heures de pointe et à la 1/2 h en heures creuses
sur toutes les branches de l’étoile ferroviaire lyonnaise
(voir carte ci-après). Dans certaines gares, ces services
sont complétés par des missions régionales (directes ou
semi-directes) qui permettent de renforcer encore cette
offre avec des trains plus rapides ;
◗ Étudier la possibilité d’une extension de la desserte
périurbaine au 1/4 d’heure en heures de pointe jusqu’à
Belleville-en-Beaujolais, ainsi que sur l’axe de Paray-le-
Monial dans la vallée de l’Azergues ;
◗ Offrir une amplitude horaire des services de 5 h à 23 h
sur l’ensemble des branches.95
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
RER Lyonnais - Services cibles en heures de pointe96
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Aménagements nécessaires à la désaturation de l’étoile ferroviaire lyonnaise97
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 3
Créer un réseau de lignes de Cars à Haut
Niveau de Service
SYTRAL Mobilités, Région
EPCI, Métropole de Lyon, État, Département
En cohérence et en complémentarité avec l’offre ferroviaire,
SYTRAL Mobilités projette le déploiement d’un réseau de
lignes de cars à haut niveau de service. Il s’agit de mettre
en œuvre une offre de transports en commun routiers effi-
cace, alternative attractive à l’usage de la voiture, pour relier
le cœur de l’Agglomération lyonnaise au reste du territoire
sans attendre le renforcement de l’offre ferroviaire et pour
apporter une offre sur les territoires non desservis par le train
(Communautés de Communes des Monts du Lyonnais et du
Pays Mornantais par exemple).
Ce réseau de cars à haut niveau de service aura pour objec-
tifs de ;
◗ Répondre aux besoins de mobilité en lien notamment
avec le cœur de l’Agglomération lyonnaise ;
◗ Garantir une parfaite connexion avec le réseau lourd (train/
métro/tramway) en entrée d’agglomération, aussi bien en
rabattement qu’en diffusion ;
◗ Compléter l’offre ferroviaire, notamment en attendant son
renforcement au niveau des fréquences et de l’amplitude
horaire (Action 1) ;
◗ Suppléer l’absence de lignes ferroviaires dans certaines
parties du territoire.
La desserte des territoires sera optimisée avec des arrêts suf-
fisants mais rationalisés, pour trouver le meilleur compromis
entre une bonne desserte du territoire et des temps de par-
cours attractifs, afin de garantir un haut niveau de service à
l’usager.
La mise en œuvre de ce réseau sera progressive et il évo-
luera en fonction notamment de l’évolution du niveau
d’offre sur les différents axes ferroviaires ; lorsque le service
ferroviaire cible sera atteint, certaines lignes concernées
pourront être rabattues sur des gares intermédiaires.
Des études sont engagées pour préciser la consistance et
les modalités de mise en œuvre des différentes lignes consti-
tuant ce réseau structurant.
En complément de ce réseau de cars à haut niveau de service
développé par SYTRAL Mobilités, la Région complète égale-
ment l’offre ferroviaire par un projet de car à haut niveau de
service entre Lyon et Trévoux, ainsi que par des lignes des-
servant la Côtière de l’Ain et le Nord-Isère.
Action n° 2
Réaliser les investissements nécessaires à la
désaturation de l’étoile ferroviaire lyonnaise
État, SNCF Réseau, Région, Métropole de Lyon
L’étoile ferroviaire lyonnaise doit permettre à la fois la circu-
lation des TER pour les déplacements locaux, des TGV, des
trains grandes lignes pour les déplacements de plus longue
portée et des trains de marchandises.
Aujourd’hui saturée, elle doit malgré tout permettre de pour-
suivre le développement de ces offres afin de répondre à
l’augmentation des besoins de mobilité à toutes les échelles
et de structurer le développement urbain.
Suite au débat public conduit en 2019 sous la maîtrise d’ou-
vrage de SNCF Réseau, des investissements lourds ont été
identifiés pour permettre de répondre à ces différents besoins.
Réalisations avant 2035
◗ Réaliser les aménagements nécessaires, notamment
dans le cœur de l’étoile ferroviaire lyonnaise, visant à
fiabiliser l’offre et à permettre les augmentations de fré-
quences prévues ;
◗ Réaliser la partie nord du Contournement Ferroviaire
de l’Agglomération lyonnaise (CFAL), entre Leyment
(Ain) et Saint-Pierre-de-Chandieu, ayant fait l’objet d’une
Déclaration d’Utilité Publique ;
◗ Mettre à quatre voies la section entre Saint-Fons et
Grenay et aménager le raccordement de Saint-Fons ;
◗ Créer un nouveau franchissement ferroviaire du Rhône
au niveau de Givors/Loire-sur-Rhône.
Réalisations avant 2040
◗ Élargir avec deux voies supplémentaires l’axe nord-sud
entre Saint-Clair et Guillotière ;
◗ Réaliser la partie sud du Contournement Ferroviaire de
l’Agglomération lyonnaise (CFAL), dont l’itinéraire le long
de la ligne à grande vitesse doit être privilégié, et permettre
le potentiel débouché des accès français du projet de nou-
velle liaison ferroviaire Lyon-Turin.
Étoile ferroviaire lyonnais au niveau de la gare de Lyon - Perrache98
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Ligne 2ex des cars du Rhône Lyon Gorge de Loup - Chazelles-sur-Lyon
Réalisations avant 2030
◗ Mettre en service les lignes de CHNS suivantes :
― Lyon - Chazelles-sur-Lyon
― Lyon - Villefranche-sur-Saône (puis Belleville-en-
Beaujolais dans une seconde étape)
― Lyon - Sainte-Foy-l’Argentière-Aveize
― Gorge de Loup-Vaugneray-Pollionnay
― Saint-Genis-Laval Hôpital Lyon Sud (métro B) - Mornant
― Lyon - Colombier-Saugnieu
― Vaulx en Velin la Soie - Aéroport de Saint-Éxupéry
(Ligne de l’Est Lyonnais)
― Lyon - Sathonay - Trévoux (ligne régionale)
― Lyon – Bourgoin-Jallieu (ligne régionale)
Réalisations avant 2040
◗ Mettre en service les lignes
de CHNS suivantes :
― Gare de Vénissieux (métro D) - Chaponnay,
voire le Nord-Isère
― Gare de Vénissieux (métro D) - Givors
― Saint-Genis-Laval Hôpital Lyon Sud (métro B) - Millery
― Lyon - Lozanne – Lamure-sur-Azergues
― Lyon - l’Arbresle - Cours
― Lyon - Montluel (ligne régionale)
L’objectif cible du réseau de cars à haut niveau de
service est de viser :
◗ Une fréquence de 15 minutes en heure de pointe,
30 minutes en heures creuses de journée ;
◗ Une amplitude horaire pouvant aller de 5h à 23h
selon les lignes ;
◗ La fiabilité et la vitesse, avec des sites propres ou
autres aménagements équivalents partout où cela
est nécessaire ;
◗ L’accessibilité complète pour les personnes à mobilité
réduite ;
◗ Des véhicules confortables, équipés de certains
services spécifiques (wi-fi, prises USB…) et respec-
tueux de l’environnement.
« L’offre de transports en commun
mérite d’être développée dans
les zones rurales (bus express) et en
garantissant l’accessibilité des véhicules,
vélos et transports en commun aux pôles
d’emplois et au cœur de la Métropole. »
Panel citoyen99
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réseau cible de cars à haut niveau de service à horizon 2040100
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 4
Doubler la capacité du réseau métro,
le moderniser et le fiabiliser
SYTRAL Mobilités
L’important report modal attendu de la voiture vers les trans-
ports en commun se traduit par une augmentation de leur fré-
quentation estimée à + 50 % dans l’Agglomération lyonnaise
entre 2015 et 2040.
Pour garantir la qualité de service à l’usager et répondre à
cette augmentation de fréquentation, d’importants investis-
sements seront réalisés d’ici à 2035 sur le réseau métro en
particulier pour :
◗ Augmenter la capacité au regard des prévisions de
fréquentation qui nécessite une amélioration des per-
formances des systèmes et l’ajout de matériel roulant
(+ 80 % de capacité) ;
◗ Moderniser et fiabiliser le réseau par le traitement des ob-
solescences sur les rames et systèmes de pilotage automa-
tique assistés par conducteur qui ont été conçus entre les
années 1970 et 1980.
Pour assurer la continuité et la qualité de service du
métro, ainsi que sa performance, 52M€ sont inves-
tis chaque année pour son entretien et sa rénovation,
que ce soit au niveau des systèmes, des infrastruc-
tures ou du matériel roulant.
Le Plan d’Augmentation de la capacité, de modernisa-
tion et de fiabilisation du métro correspond à un in-
vestissement complémentaire de 1,7 milliard € entre
2023 et 2035.
« Les lignes de métro et de tramway
sont vieillissantes et il est nécessaire
de les moderniser. »
Panel citoyen
Réalisations à venir
D’ici 2026, SYTRAL Mobilités réalisera une pre-
mière opération de rénovation sur la ligne A :
◗ La fin de la rénovation des rames ;
◗ La mise en œuvre de la vidéo embarquée ;
◗ Le réaménagement de 4 stations ;
◗ L’ajout de 3 rames en ligne pour améliorer la capacité.
À horizon 2035, l’ensemble des systèmes et du matériel
roulant arrivant en fin de vie sera remplacé et la ligne sera
intégralement automatisée. 20 nouvelles rames automa-
tiques de grande capacité (4 voitures au lieu de 3 aujourd’hui)
seront mises en service et seront accueillies au dépôt de la
Poudrette qui sera entièrement réaménagé.
D’ici 2025, SYTRAL Mobilités déploiera progres-
sivement de nouvelles rames sur la ligne B
offrant une capacité supplémentaire de 50 %. À horizon
2030, la station Part-Dieu fera l’objet d’un réaménagement
afin d’en améliorer le confort. À plus long terme (horizon
2040), le remplacement du parc (transféré sur la ligne D) per-
mettra d’augmenter encore la capacité.
À l’horizon 2035, les équipements et les 5 rames
de la ligne C seront obsolètes. À cet horizon,
SYTRAL Mobilités augmentera la performance et la capacité
de la ligne avec l’achat de 7 à 9 nouvelles rames et la création
d’une double voie entre les stations Hénon et Cuire (seul
tronçon en voie unique).
À l’horizon 2030 sur la ligne D, les opérations
consisteront à remplacer les systèmes de pilo-
tage et de supervision et à renforcer le matériel roulant per-
mettant ainsi d’augmenter significativement l’offre. À plus
long terme (horizon 2040), les anciennes rames seront
remplacées.101
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 5
Poursuivre le développement du réseau
tramway et de bus à haut niveau de service
SYTRAL Mobilités
Métropole de Lyon, Communes
Si le réseau structurant de surface (tramway-BHNS) est déjà
dense dans le cœur d’agglomération, la poursuite de son
développement doit permettre de compléter le maillage en
renforçant les liaisons entre les pôles majeurs du territoire.
En 2021, la Consultation Publique Métro organisée par
SYTRAL Mobilités a permis d’identifier plusieurs axes perti-
nents pour le développement prioritaire de nouvelles offres
structurantes de transports collectifs ; tramway express de
l’Ouest lyonnais, ligne structurante de Lyon Part-Dieu vers
Écully, confortement de T3, desserte structurante du Plateau
Nord et modernisation des lignes de métro existantes. La
poursuite du développement du réseau s’appuie donc parti-
culièrement sur ces réflexions.
Par ailleurs, ce développement du réseau s’inscrit dans l’ac-
compagnement du Nouveau Programme National pour le
Renouvellement Urbain avec des projets engagés qui des-
servent trois quartiers prioritaires de la politique de la ville :
◗ Saint-Fons Arsenal/Carnot-Parmentier (T10) ;
◗ Vaulx-en-Velin Grande Ile (T9) ;
◗ Villeurbanne St Jean (T9).
Réalisations avant 2030
Certains projets sont engagés et seront mis en service dans
le cadre de l’actuel plan de mandat :
◗ T6 Nord : prolongement de l’actuelle ligne depuis Hôpitaux
Est jusqu’à La Doua ;
◗ T9 : cette nouvelle ligne reliera la Soie à Charpennes en
desservant le cœur de Vaulx-en-Velin et le quartier Saint-
Jean à Villeurbanne ;
◗ T10 : cette nouvelle ligne partira de la gare de Vénissieux
pour rejoindre Gerland, en desservant la commune de
Saint-Fons ;
Perspective du BHNS Part-Dieu - Sept Chemins - Lyon 3e
◗ BHNS Part-Dieu Sept Chemins : sa mise en service est pré-
vue en deux phases entre 2026 et 2027 ;
◗ BHNS Sept Chemins - Porte des Alpes - Parilly : nouvelle
ligne nord-sud au cœur de la Porte des Alpes ;
◗ Augmentation de la capacité des tramways T1 et T2 de
30 % (allongement des quais permettant d’accueillir des
rames de 43 m).
Réalisations avant 2035
◗ Une ligne de desserte structurante dans l’est de l’Agglo-
mération lyonnaise : cette ligne de tramway de rocade re-
liera les pôles d’échanges de Vaulx-en-Velin la Soie (métro
A, T3, T7, T9) et de Gare de Vénissieux (métro D, T2, T10),
sur un itinéraire restant encore à préciser ;
◗ Le Tramway Express de l’Ouest lyonnais (TEOL) reliera le
centre de Lyon au plateau du 5e arrondissement, Sainte-
Foy-Lès-Lyon, Francheville et Tassin-La-Demi-Lune ;
◗ En complément de ces nouvelles lignes structurantes,
la desserte sur l’axe de T3 sera confortée pour augmen-
ter son niveau d’offre et sa capacité d’emport.
Réalisations avant 2040
◗ Une ligne structurante de Lyon Part-Dieu vers Écully dont
le mode reste à déterminer ;
◗ Une ligne de desserte structurante du plateau nord : une
ligne de BHNS ou tramway express, potentiellement en-
terrée en partie, permettra de rapprocher Lyon du Plateau
Nord, et en particulier de Rillieux-la-Pape ;
◗ Un prolongement potentiel du Tramway Express de
l’Ouest lyonnais jusqu’à Craponne.
Les capacités de remisage et de maintenance du matériel
roulant seront augmentées pour accompagner ces dévelop-
pements avec l’aménagement de deux centres de main-
tenance et de remisage : Saint-Fons en 2026 et sur le site
Fagor-Brandt (Lyon 7e) en 2028.102
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Développer le réseau structurant au cœur de l’Agglomération lyonnaise
Action n° 6
Étudier et mettre en œuvre un maillage
renouvelé du réseau tramway
SYTRAL Mobilités
Le développement du réseau tramway s’est fait par l’amé-
nagement progressif de nouvelles lignes. La densité des
infrastructures actuelles et projetées et leurs interconnexions
offrent désormais l’opportunité de réfléchir à la mise en
œuvre d’une nouvelle organisation de l’offre tramway utili-
sant différemment ces infrastructures.
La clé d’entrée de la réflexion à conduire doit être l’usager.
En effet, une nouvelle organisation de l’offre tramway doit
permettre d’améliorer leur mobilité, en permettant notam-
ment de :
◗ Optimiser les trajets en tramway avec comme objectif
d’améliorer l’attractivité du réseau (trajets, fréquences, …)
et de permettre de réduire le nombre de correspondances
nécessaires lors d’un déplacement ;
◗ Améliorer la qualité de service, notamment au sujet de
la ponctualité et du confort au sein des rames (limiter la
saturation des services).103
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations avant 2030
◗ Étudier les possibilités de mise en place d’une nouvelle
organisation des services au sein du réseau tramway et
hiérarchiser les priorités par rapport aux besoins des usa-
gers et aux contraintes d’exploitation (2026) ;
◗ Mettre en œuvre les services compatibles avec d’éven-
tuels aménagements pouvant être livrés à cet horizon.
Réalisations avant 2035
◗ Aménager les compléments ponctuels d’infrastructures
permettant l’exploitation de nouveaux services, en lien avec
les autres projets mis en œuvre à cet horizon ;
◗ Mettre en œuvre les services utilisant ces nouvelles
infrastructures.104
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Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
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Synthèse de l’axe 1
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Renforcer l’offre
ferroviaire
Région
SYTRAL
Mobilités
Métropole
de Lyon
État
x x x Offre et fréquentation du réseau
Action 2 :
Réaliser les
investissements
nécessaires à la
désaturation de l’étoile
ferroviaire lyonnaise
État
SNCF Réseau
Région
Métropole
de Lyon
x x x
Action 3 :
Créer un réseau
de lignes de cars à haut
niveau de service
SYTRAL
Mobilités
Région
EPCI
Métropole
de Lyon
État
Département
x x x Offre et fréquentation du réseau
Action 4 :
Doubler la capacité
du réseau métro,
le moderniser
et le fiabiliser
SYTRAL
Mobilités x x
Offre et fréquentation
du réseau
Action 5 :
Poursuivre le
développement
du réseau tramway
et de bus à haut
niveau de service
SYTRAL
Mobilités
Métropole
de Lyon
Communes
x x x Offre et fréquentation du réseau
Action 6 :
Étudier et mettre
en œuvre un maillage
renouvelé du réseau
tramway
SYTRAL
Mobilités x x105
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Levier 2 - Axe 1
Mesures à mettre en œuvre en accompagnement du plan d’action afin d’en réduire les impacts environnementaux, conformément aux propositions faites dans l’évaluation environnementale du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Assurer une ventilation efficiente des stations de métros
Pour chaque projet, définir des mesures ad hoc pour préserver
les ressources en eau
Pour chaque projet, éviter les secteurs à plus forts enjeux environnementaux
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Privilégier des matériaux bas-carbone ayant un impact faible
sur l’environnement sur les trottoirs et les pistes cyclables
Prévoir des revêtements clairs dans le cadre des aménagements
urbains pour limiter les îlots de chaleur
Prévoir une stratégie d’action vis-à-vis du risque lié à la prolifération
du moustique tigre
Renforcer la végétalisation après travaux
Pour chaque projet, définir des mesures de gestion et traitement
des eaux pluviales en provenance des zones de circulation routière
Pour chaque aménagement, rechercher des solutions visant
à optimiser la consommation foncière
Prévoir des mesures compensatoires relatives aux compléments
d’isolation acoustique des façades riveraines des projets
Action n° 2
Réaliser
les investissements
nécessaires
à la désaturation
de l’étoile ferroviaire
lyonnaise
Action n° 4
Doubler la capacité
du réseau métro,
le moderniser
et le fiabiliser
Action n° 5
Poursuivre
le développement
du réseau de tramway
et de Bus à Haut
Niveau de Service
Actions concernées Mesures106
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Axe 2 : Développer et améliorer le réseau de maillage de transport en commun
Action n°1 :
Augmenter et compléter l’offre de maillage
local en transport en commun
SYTRAL Mobilités
Métropole de Lyon, EPCI, communes
En 2024, l’augmentation du niveau d’offre global est d’ores et
déjà engagée, que ce soit par la réorganisation des Cars du
Rhône (+ 35 % d’offre par rapport à 2019), du réseau Libellule
(+ 17 % d’offre par rapport à 2019) en 2023 et 2024 ou par
celle continue du réseau TCL, malgré un contexte difficile en
termes de recrutement des conducteurs.
Elle doit se poursuivre, en complétant l’offre dans des loca-
lités ou pour des itinéraires non desservis mais aussi en
augmentant les fréquences et l’amplitude de l’ensemble
des lignes.
IRRIGUER FINEMENT LE TERRITOIRE
En complément du réseau structurant de transport en commun, le réseau de maillage est essentiel pour mieux desservir les territoires et augmenter les possibilités d’accès au réseau pour les habitants et usagers du territoire. Pour un maillage renforcé et un réseau de transport en commun qui irrigue le territoire, 3 principales actions sont portées par le Plan de Mobilité :
Action 1 : Augmenter et compléter l’offre de maillage local en transport en commun
Action 2 : Améliorer la performance des lignes de bus et de cars
Action 3 : Développer le transport collectif fluvial
Réalisations à venir
En cohérence avec les différents Scot du territoire, une atten-
tion particulière sera portée sur les liaisons de rocade (dans
l’Agglomération lyonnaise), en nord-sud et en lien avec le ter-
minus du métro à Hôpital Lyon Sud (dans l’Ouest lyonnais) ou
en est-ouest (dans le Beaujolais), dans une logique d’antici-
pation et d’accompagnement du développement urbain (par
exemple dans l’Est lyonnais).
SYTRAL Mobilités étudiera la faisabilité d’une augmentation
du niveau de service de ces lignes (élargissement de l’am-
plitude horaire et augmentation de la fréquence en heures
creuses sur l’ensemble de la semaine et tout au long de
l’année), pour :
◗ Mieux s’accorder aux rythmes de vie des habitants
◗ Rendre les lignes plus attractives et offrir un choix aux
usagers pour accélérer le report modal ;
◗ Faciliter les connexions avec le réseau structurant.
Une meilleure coordination des horaires facilitera l’accès à
l’offre structurante dans une partie plus large du territoire et
auprès de plus d’usagers.
Enfin, le transport à la demande peut apporter une réponse
dans des localités ou zones d’emplois éloignées du réseau.
L’articulation de ces services avec les lignes régulières, les
services de covoiturage ou les services d’autopartage sera
recherchée dans une logique de développement de l’inter-
modalité dans le territoire.
Service Résalib du réseau Libellule
Bus C13 du réseau TCL en circulation - Lyon 3 e107
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 2
Améliorer la performance des lignes de bus
et de cars
SYTRAL Mobilités, gestionnaires de voirie
Métropole de Lyon, Conseil Départemental
du Rhône, EPCI, Communes
En complément de l’augmentation de l’offre, il est essentiel
de mettre en œuvre une stratégie globale visant à améliorer
la performance et l’attractivité du réseau de transports en
commun. Cela se traduit par un objectif de garantir la régula-
rité et améliorer la vitesse commerciale.
La problématique de la performance touche essentiellement
les lignes circulant en milieu très dense, notamment dans
l’Agglomération lyonnaise, les centres-villes ou aux abords
de certaines gares. Mais des points durs routiers existent sur
l’ensemble du territoire.
Une amélioration de la performance des bus par corridor a
été engagée en 2023 dans l’Agglomération lyonnaise (dans
le Val de Saône et entre Gare de Vénissieux et Corbas).
La logique de corridor consiste à augmenter l’attractivité et
la qualité de service des lignes de bus concernées en garan-
tissant la régularité et la fiabilité des temps de parcours par
des aménagements sur la voirie et au niveau de carrefours
tout en prenant en compte les modes actifs.
Ligne 40 Lyon Bellecour - Neuville-sur-Saône du réseau TCL
BON À SAVOIR
Du point de vue de l’usager, plusieurs critères
importants permettent de rendre plus attractifs les
transports en commun par rapport à la voiture :
◗ La régularité du temps de parcours d’un jour à
l’autre, contrairement à l’usage de l’automobile dont
les durées de trajets peuvent fortement varier ;
◗ Des temps de parcours compétitifs grâce à
l’augmentation des vitesses commerciales.
Amélioration de la performance et de la fiabilité du réseau bus (Source : SYTRAL Mobilités)
A46 A432 A42
A89
N346
A42
BUS A43
A432
A46
A46
A450
M6
A7
M6
M7 2
5
7
3
3
1
2
4
4 9
3
1 6
10
10
6
6
9
2
1
B
B
D
B
C
C
C
C
D
D
A
7
3
C
D
1
2
M6 M6
D
10
A42
4 9
9
1
5
9
BUS
Saint-
Fons
Saint-
Fons
Feyzin Feyzin
Oullins Oullins
Pierre-
Bénite
Pierre-
Bénite
La Mulatière La Mulatière
Corbas Corbas
Irigny Irigny
Bron Bron
Vénissieux Vénissieux
Saint-Priest Saint-Priest
Chassieu Chassieu
Saint-Genis-Laval Saint-Genis-Laval
Sainte-Foy-
lès-Lyon
Sainte-Foy-
lès-Lyon Francheville Francheville Genas Genas
Chaponost Chaponost
Caluire-
et-Cuire
Caluire-
et-Cuire
Meyzieu Meyzieu
Vaulx-en-Velin Vaulx-en-Velin
Champagne-
au-Mont-d'Or
Champagne-
au-Mont-d'Or
Lyon Lyon Villeurbanne Villeurbanne
Rillieux-
la-Pape
Rillieux-
la-Pape
Tassin-la-
Demi-Lune
Tassin-la-
Demi-Lune
Écully Écully Décines-
Charpieu
Décines-
Charpieu
Dardilly Dardilly
04.24 2 km 0 1
Amélioration de la performance et de la fiabilité du réseau bus
1 Val de Saône > Centre : Neuville-Lyon : lignes 40 et 70
2 Vénissieux > Corbas : ligne 54
3 Portes du Sud > Centre : Vénissieux, St Fons, Lyon : lignes C12, 60
4 Rocade ligne 14 > Accès Métro B
5 Plateau Nord > Centre : ligne C5
6 Val d’Yzeron > Centre : ligne C20 et C20E
7 Meyzieu > Centre : ligne 67
8 Écully > Centre : ligne C6
9 Est > Centre : ligne LEL
10 Vaulx-en-Velin > centre : lignes circulant autour de T3
2
10
9
7
6
5
8
4
1
3
40 70
5
54
20 20E
14
6
LEL
12
67
60108
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CHAPITRE 3
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Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations avant 2030
En plus des 2 corridors d’ores et déjà livrés en 2023 (Val de
Saône et Corbas-Vénissieux), 5 corridors supplémentaires
seront aménagés (d’ici 2026) :
◗ Corridor Plateau Nord (Rillieux – Cœur de Métropole) ;
◗ Corridor Val d’Yzeron (Francheville – Cœur de Métropole) ;
◗ Corridor Meyzieu-Centre ;
◗ Corridor de Rocade Val d’Yzeron (Oullins – Gorge de Loup) ;
◗ Corridor Portes du Sud (accompagnement de la mise en
œuvre de T10).
Une évaluation sera conduite dès 2027 sur les gains apportés
par ces différents corridors. Les corridors des axes C6 (dans
l’attente de la ligne structurante de Lyon Part-Dieu vers Écully)
et C20 ainsi que des aménagements pour les lignes circulant
autour de T9 feront également l’objet d’aménagements.
D’ici 2030, à partir de l’analyse en continu des conditions
de circulation des bus, de leur vitesse commerciale, de leur
régularité et du coût des aménagements, de nouveaux iti-
néraires seront identifiés.
Sur le réseau routier départemental, un travail complémen-
taire sera engagé avec les gestionnaires de voiries pour
traiter des points durs, notamment :
◗ Au niveau des franchissements de la Saône (ponts routiers
de Belleville-en-Beaujolais, de Villefranche sur Saône, d’Anse) ;
◗ Au niveau de certains points de congestion du réseau
routier départemental qui détériorent le niveau de ser-
vice des lignes qui les traversent.
Réalisations au-delà de 2030
Des aménagements seront réalisés sur d’autres corridors,
en coordination avec le développement d’actions sur le
partage ou l’apaisement de l’espace public entre les diffé-
rents modes de déplacements.
Les Plans Locaux de Mobilité engageront le travail de prio-
risation de ces corridors, en lien également avec les déve-
loppements urbains prévus dans les territoires.
Action n° 3
Développer le transport collectif fluvial
SYTRAL Mobilités
Métropole de Lyon, Communes
Le Rhône et la Saône offrent des opportunités vis-à-vis
du système de mobilité du cœur de l’Agglomération lyon-
naise. Ces voies fluviales peuvent permettre de s’affranchir
des contraintes de congestion de trafic et offrir un mode
de déplacement apaisé, écologique et accessible dans le
centre de Lyon.
Les études réalisées en 2022 par SYTRAL Mobilités, tenant
compte des projets urbains et de transports collectifs, ont
mis en exergue l’intérêt de réaliser une première liaison sur
la Saône.
Réalisations avant 2025
Exploitée avec des bateaux électriques, sur une plage
horaire allant de 7h à 21h et avec une fréquence d’environ
20 minutes en heures de pointe, une future liaison de 3,4 km,
permettra de relier en 15 minutes les quartiers de l’Industrie
dans le 9e arrondissement de Lyon et la Presqu’île. Le service
répondra à la fois à des besoins de déplacements quotidiens,
mais aussi à des déplacements plus occasionnels voire tou-
ristiques en lien avec la darse du quartier Confluence.
Réalisations avant 2030
L’évaluation du service permettra de mieux identifier les
usages et le domaine de pertinence de ce mode de dépla-
cement et d’envisager d’éventuels développements complé-
mentaires, notamment le long du Rhône, en lien par exemple
avec le projet d’aménagement de la rive droite.
Navette fluviale Vaporetto - station Vaise - Lyon 9e109
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PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
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A32 A71
Pont Guillotière RD
Sainte-Foy Place St-Luc
17
Charcot
La Source
65
Pont Mouton
5
21 24 24E
3 14 19 45 65
66 72 73 73E 86
90 98 98E 2Ex 142
D
AGENCE
6E 14
10 10E 20 21
23 31 43 61
84 89 115 118 S 11
Infirmerie
Protestante 505 533 45
Hôpital de la
Croix-Rousse
127 723 25 0
St-Joseph
St-Luc
210 044 80 6
Clinique Lyon
Champvert
Centre
Médico-chirurgicale
439 432 15 8
Caluire Bords
de Saône
S 5
Lugdunum
Musée et théâtres
romains
Lugdunum
Musée et théâtres
romains
472 042 24 4
LYON
PA SS E R E L L E ST-V I N C E N T PA SS E R E L L E ST-V I N C E N T
PA SS E R E L L E
D E L’ H O M M E
D E L A R O C H E
PA SS E R E L L E
D E L’ H O M M E
D E L A R O C H E
B D
D E S
B E LG E S
R U E D U Q U E S N E
AV.
M A R ÉC H A L
D E
S A X E
AV E N U E
J E A N
J A U R È S
AV E N U E
L EC L E R C
AV E N U E
VA L I O U D
AV E N U E D U P O I N T
D U J O U R
C RS F. R O O S E V E LT
P O N T S C H U M A N P O N T S C H U M A N
P O N T
C L E M E N C E A U
P O N T
C L E M E N C E A U
P O N T
K O E N I G
P O N T
K O E N I G
P O N T D E
L A F E U I L L É E
P O N T D E
L A F E U I L L É E
P O N T M A S A RY K P O N T M A S A RY K
PA SS E R E L L E D U
PA L A I S D E J U ST I C E
PA SS E R E L L E D U
PA L A I S D E J U ST I C E
PA SS E R E L L E ST- G EO R G E S PA SS E R E L L E ST- G EO R G E S
P O N T B O N A PA RT E P O N T B O N A PA RT E
P O N T
M A R ÉC H A L
J U I N
P O N T
M A R ÉC H A L
J U I N
P O N T K I TC H E N E R -
M A R C H A N D
P O N T K I TC H E N E R -
M A R C H A N D
CO U RS L A FAY E T T E
P O N T
W I L S O N
P O N T
D E L AT T R E
D E TA SS I G N Y
P O N T C H U R C H I L L
P O N T D E L A G U I L LOT I È R E
CO U RS C H A R L E M AG N E
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DES TERREAUX
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JACOBINS
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Saône
Rhône
Saône
Quai
Claude
Bernard
Quai
Claude
Bernard
Centre
Berthelot
Sciences Po Lyon
Centre
Berthelot
Sciences Po Lyon
Garibaldi
Berthelot
Garibaldi
Berthelot
Saxe
Préfecture
Saxe
Préfecture
Liberté
Saint
André
Place des
Archives
Place des
Archives
Sainte
Blandine
Sainte
Blandine
150 836 22 4
515 515 10
304 851 64 6
142 657 86 5
225 878 36
234 415 34
411 286 53
464 489 38 1
653 501 0
238 502 58 3
304 267 29 4
472 914 6
182 688 46 3
Croix-
Paquet
Henon
Foch
Place
Guichard Bourse du
Travai l
Place
Guichard Bourse du
Travai l
Rue de
l'Université
Ampère
Victor Hugo
Minimes
Valmy
Guillotière
Cuire
Cordeliers
Gare
de Vaise
Gorge
de Loup
Perrache
Croix-
Rousse
Saxe
Gambetta
Jean
Macé
Fourvière
Saint-Just
66
Bellecour
Vieux Lyon
S 1
3
Gare
Saint-Paul
1 2
Hôtel de Région
Montrochet
Hôtel de Ville
Quai
Saint-Vincent
D E L’ H O M M E
D E L A R O C H E
Q U A I
P I E R R E
S C I Z E
Q U A I
P I E R R E
S C I Z E
Q U A I
P I E R R E
S C I Z E
Q U A I
P I E R R E
S C I Z E
Q U A I
P I E R R E
S C I Z E
Q U A I
P I E R R E
S C I Z E
Quai
Saint-Vincent
provisoire
(Subsistances)
Confluence
Vaise
Industrie
P O N T PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES PLACE DES
Les Terrasses
de la Presqu’île
Quai Saint Antoine
Palais
de Justice
Théâtre des
Célestins
Centre
commercial
Confluence
Cinéma
Jardin des
Saules
Projet de Navette fluviale
2
1
1
2
A
D
B
A
C
Réseau ferroviaire
Métro
Tramway
Navette fluviale
Développer le transport collectif fluvial
(Source : SYTRAL Mobilités)110
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 2
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Augmenter
et compléter
l’offre de
maillage local
SYTRAL
Mobilités
Métropole
de Lyon
EPCI
Communes
x x x Offre et fréquentation du réseau
Action 2 :
Améliorer
la performance
des lignes
de bus et
de cars
SYTRAL
Mobilités
Gestionnaires
de voirie
Métropole
de Lyon
Conseil
Départemental
du Rhône
EPCI
Communes
x x x
Offre et fréquentation
du réseau
Taux de régularité
Baromètre satisfaction
usagers
Amélioration des temps
de parcours
Action 3 :
Développer
le transport
collectif fluvial
SYTRAL
Mobilités
Métropole
de Lyon
Communes
x Offre et fréquentation du réseau111
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Levier 2 - Axe 2
Mesures à mettre en œuvre en accompagnement du plan d’action afin d’en réduire les impacts environnementaux, conformément aux propositions faites dans l’évaluation environnementale du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Évitement des sites et éléments à enjeux (arbres, bâtiments)
Éviter les secteurs de continuités écologiques
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Privilégier des matériaux bas-carbone ayant un impact faible
sur l’environnement sur les trottoirs et les pistes cyclables
Prévoir des revêtements clairs dans le cadre des aménagements
urbains pour limiter les îlots de chaleur
Renforcer la végétalisation après travaux
Pour chaque projet, définir des mesures de gestion et traitement
des eaux pluviales en provenance des zones de circulation routière
Réflexion concernant l’implantation des arrêts pour limiter
les nuisances sonores liées aux arrêts / démarrages
Engager des réflexions pour rechercher des mutualisations
lors des approvisionnements en matériaux
Intervention d’un écologue en préalable à chaque abattage ou démolition
Mettre en place en cas de besoin des passages pour la faune
Pour chaque aménagement, rechercher des solutions
visant à optimiser la consommation foncière
Prévoir des mesures compensatoires relatives aux compléments
d’isolation acoustique des façades riveraines des projets
Éviter les sites les plus sensibles notamment pour l’accostage
Renforcer la végétalisation après travaux
Privilégier, dès que cela est compatible avec les contraintes techniques ou liées à la dynamique alluviale, les techniques de génie végétal en cas de besoin de travaux de confortement des berges
Prévoir des dispositifs anti-batillage
Suivre les impacts de la navigation sur la qualité de l’eau
Action n° 2
Améliorer
la performance
des lignes de bus
et de cars
Action n° 3
Développer
le transport collectif
fluvial
Actions concernées Mesures112
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Axe 3 : Créer un réseau de transports en commun lisible,
accessible et attractif
3 = 1 : Libellule, TCL et Cars du Rhône deviennent un seul réseau pour plus de simplicité pour le voyageur
Action 1 : Structurer et mettre en œuvre le réseau unifié à l’échelle de SYTRAL Mobilités
Au-delà de l’harmonisation du réseau, l’ambition est également de renforcer son attractivité en menant les actions suivantes :
Action 2 : Poursuivre les efforts pour l’accessibilité du réseau de transports en commun à tous les usagers
Action 3 : Améliorer le confort et la qualité de service pour les usagers des transports collectifs
Action 4 : Adapter les moyens d’exploitation, notamment matériels et humains, pour un réseau de qualité
Un des premiers objectifs que SYTRAL Mobilités s’est fixé
lors de sa transformation en établissement public est la mise
en œuvre d’un réseau unifié à l’échelle de son ressort ter-
ritorial, avec une offre développée afin de rendre les trans-
ports en commun les plus attractifs possibles.
Cette attractivité des réseaux de transports en commun est
fonction de son accessibilité au plus grand nombre et du
confort qui est donné aux usagers, tout en tenant compte
des ambitions environnementales et de performance.
Action n° 1
Structurer et mettre en œuvre le réseau unifié
à l’échelle de SYTRAL Mobilités
SYTRAL Mobilités
Région
Actuellement, plusieurs réseaux, gérés et opérés par dif-
férents acteurs, co-existent sur les territoires lyonnais :
urbains, interurbains routiers et ferroviaires. Les offres sur
ces réseaux sont de natures différentes, à la fois en termes
de dessertes, mais aussi de tarification, billettique ou encore
d’équipements aux arrêts.
Réalisations avant 2030
Pour rendre les transports en commun plus attractifs, SYTRAL
Mobilités ambitionne de mettre en œuvre un réseau unifié,
en plusieurs étapes :
◗ Hiérarchiser les lignes à l’échelle du ressort territorial,
afin de faciliter la compréhension de l’offre par les usagers
(2025) ;
◗ Mettre en place une tarification unifiée, disposant de
supports de billettique et d’une grille tarifaire identiques
(2025) ;
◗ Créer une identité visuelle propre à ce nouveau réseau,
que ce soit en ce qui concerne la cohérence de la livrée
des bus et cars du réseau (couleurs et décorations exté-
rieures), des équipements utilisés pour les arrêts (couleurs,
services associés) ou les documents de communication
(charte graphique et numérique…) ;
◗ Unifier l’information voyageurs (2025).
Réalisations avant 2040
SYTRAL Mobilités et la Région Auvergne Rhône-Alpes
rechercheront la meilleure articulation entre leurs réseaux
de transports en commun. Cette articulation pourra se faire
en plusieurs étapes, avec des réflexions à mener puis des
actions à conduire sur :
◗ L’adaptation des services interurbains routiers de SYTRAL
Mobilités au déploiement progressif d’une offre ferroviaire
renforcée ;
◗ La diffusion de l’information aux usagers ;
◗ L’interopérabilité des supports de billettique ;
◗ L’intégration des trajets effectués sur les offres régionales
à l’intérieur du ressort territorial (ferroviaires et routières) à
la grille tarifaire du réseau unifié.
+ +
RÉSEAU UNIFIÉ113
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 2
Poursuivre les efforts pour l’accessibilité
du réseau de transports en commun
à tous les usagers
SYTRAL Mobilités
Opérateurs de transports, gestionnaires
de voirie et d’espaces publics
L’accessibilité aux personnes à mobilité réduite et en situa-
tion de handicap du réseau de transports en commun dans
le ressort territorial de SYTRAL Mobilités est dans l’en-
semble très satisfaisant : l’ensemble des lignes de métro et
tramway ainsi que les bus et cars sont accessibles. 74 % des
6 023 arrêts de bus du réseau urbain lyonnais sont égale-
ment accessibles.
SYTRAL Mobilités et les autres autorités organisatrices de
la mobilité doivent poursuivre leurs efforts pour améliorer la
qualité globale de l’accessibilité de leur réseau.
N.B. : les questions d’accessibilité universelle de l’espace
public sont abordées dans l’axe 2 du levier 3.
Réalisations avant 2030
◗ Assurer l’accessibilité de tous les arrêts prioritaires de
bus et de cars ;
◗ Poursuivre la formation du personnel aux modalités de
contact avec le public ;
◗ Créer une Commission d’Accessibilité à l’échelle des
Territoires Lyonnais pour la coordination des actions
relatives à l’accessibilité et prendre en compte les expé-
riences et avis de l’ensemble des publics en situation de
handicap ;
◗ Étudier et mettre en place des actions permettant
d’améliorer l’accessibilité cognitive du réseau de trans-
port en commun (ex : sonorisation des bornes d’informa-
tion voyageurs).
Réalisations avant 2040
◗ Réaliser des actions permettant d’améliorer l’accessibilité
cognitive du réseau de transports en commun (ex : sonori-
sation des bornes d’information voyageurs).
Matériel roulant permettant l’accès aux personnes à mobilité réduite dans les tramways de l’Agglomération lyonnaise
BON À SAVOIR
Fin 2023, 89 % des 800 arrêts prioritaires inscrits
dans le Schéma Directeur d’Accessibilité Programmée
(SDAP) TCL ont été aménagés, 83 % des 337 arrêts
prioritaires inscrits dans le SDAP Cars du Rhône
et 70 % des 68 arrêts prioritaires inscrits dans le SDAP
Libellule.114
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Usagers dans le bus C13 du réseau TCL
Action n° 3
Améliorer le confort et la qualité de service
pour les usagers des transports collectifs
SYTRAL Mobilités
Gestionnaires de voirie, opérateurs
de transports collectifs
Pour encourager l’usage des transports en commun
SYTRAL Mobilités souhaite renforcer le confort et la qualité
de service pour améliorer la perception de l’usager.
Réalisations à venir
Différents types de mesures seront mises en œuvre,
permettant :
◗ D’augmenter si besoin l’espace disponible au sein des
véhicules ou des arrêts (via un meilleur dimensionnement
de l’offre, des véhicules, des arrêts ou quais) pour ga-
rantir aux usagers un espace suffisant et permettre aux
personnes fragiles d’accéder à des places assises ou en-
droits réservés ;
◗ Proposer des équipements adaptés dans les véhicules et
aux arrêts, afin de rendre plus agréables les conditions de
trajet et d’attente (climatisation des véhicules, protection
des intempéries et du soleil et places assises aux points
d’arrêts, informations sur les services à proximité, services
en lien avec l’usage des smartphones…) ;
◗ Répondre aux besoins spécifiques des voyageurs (par
exemple, emports des vélos / trottinettes, rangements
pour les valises…) en identifiant des emplacements spé-
cifiques dans le matériel roulant, en soute ou à l’extérieur ;
◗ Garantir la propreté des arrêts et des véhicules ;
◗ Améliorer l’accueil et l’orientation des usagers, grâce à
des moyens humains et/ou matériels afin d’améliorer leur
sécurité.
EXEMPLE
Dans le contrat de délégation de service public d’ex-
ploitation des modes lourds du réseau TCL 2025-
2035, un système de bonus-malus a été introduit pour
améliorer la qualité de service et la satisfaction des
usagers.
Ainsi, un malus pouvant aller jusqu’à 5,85 M€ par an
est prévu en cas d’interruptions d’exploitation des
lignes de métro dont la responsabilité est attribuée au
délégataire.
Une incitation financière d’un maximum de 1,65 M€
par an est également prévue par rapport à la mesure
de la satisfaction des usagers du réseau, estimée à
partir d’une enquête annuelle.115
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 4
Adapter les moyens d’exploitation,
notamment matériels et humains,
pour un réseau de qualité
SYTRAL Mobilités
La mise en œuvre progressive d’une offre ambitieuse dans
le cadre de la création du réseau unifié devra s’accompa-
gner d’un développement des moyens d’exploitation (maté-
riels et humains).
Les objectifs d’augmentation de l’offre et l’engagement
de SYTRAL Mobilités dans la diminution des émissions
polluantes nécessiteront également des investissements
importants dans le matériel roulant et les centres de mainte-
nance et de remisage.
Par ailleurs, la crise de recrutement de personnel roulant
dans laquelle se trouve l’Europe depuis quelques années
a remis en lumière le rôle primordial des moyens humains
dans l’exploitation du réseau.
De manière continue, SYTRAL Mobilités renforce son action
auprès des opérateurs pour :
◗ Poursuivre les efforts de recrutement déjà engagés ;
◗ Améliorer l’attractivité de ces métiers ;
◗ Fidéliser les personnels en place ;
◗ Assurer leur remplacement en cas de besoin.
Réalisations avant 2030
◗ Créer un nouveau centre de maintenance et de remi-
sage de bus à Chassieu ;
◗ Adapter et mettre aux normes les dépôts existants par
rapport à l’évolution du parc de bus excluant progressi-
vement les véhicules diesels. Ils seront progressivement
dotés de systèmes de charge pour bus électriques et de
stations de compression pour les bus au gaz ;
◗ Poursuivre l’extension du réseau de trolleybus dont la
performance et l’efficience énergétique sont avérées de-
puis plusieurs décennies. De plus, les nouveaux véhicules
dits « IMC » (In Motion Charging) permettent des itinéraires
sans ligne aérienne de contact sur 40 à 50 % du parcours ;
◗ Étudier l’extension du dépôt bus actuel situé sur la
CAVBS ou la recherche d’un site pour la création d’un
nouveau dépôt à moyen terme.
Réalisations avant 2035
◗ Créer deux centres de maintenance et de remisage de
bus supplémentaires dans le territoire de la Métropole de
Lyon ;
◗ Renouveler la flotte de bus et cars en vue d’un parc rou-
lant 100 % en motorisation électrique ou bio-GNV ;
◗ Poursuivre le renouvellement du matériel roulant métro
et faire évoluer le parc tramway, notamment par l’acqui-
sition de nouvelles rames de 43 m et une rénovation des
rames de 32 m. Station de ravitaillement en bio-GNV
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M
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MJ
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PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 3
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Structurer
et mettre en œuvre
le réseau unifié
a l’échelle
de SYTRAL
mobilités
SYTRAL
Mobilités
Région x x
Études de mise en œuvre
Nombre d’abonnements /
forfaits TC /Nombre
d’utilisateurs de l’application
mobile de SYTRAL Mobilités
Étude qualitative à mener
auprès des usagers
Action 2 :
Poursuivre
les efforts pour
l’accessibilité
du réseau de
transports en
commun à tous
les usagers
SYTRAL
Mobilités
Opérateurs
de transports
Gestionnaires
de voirie et
d’espaces
publics
x x x
Aménagements
et équipements
complémentaires
Nombre de points d’arrêt
du réseau de transport
collectif mis en accessibilité
Nombre de véhicules
de transports collectifs
accessibles
Action 3 :
Améliorer
le confort et la
qualité de service
pour les usagers
des transports
collectifs
SYTRAL
Mobilités
Gestionnaires
de voirie
Opérateurs
de transports
collectifs
x x x
Baromètre de satisfaction
usager
Taux de régularité
Action 4 :
Adapter les moyens
d’exploitation,
notamment
matériels et
humains, pour un
réseau de qualité
SYTRAL
Mobilités x x
Part du parc
avec une motorisation
électrique ou GNV117
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Levier 2 - Axe 3
Mesures à mettre en œuvre en accompagnement du plan d’action afin d’en réduire les impacts environnementaux, conformément aux propositions faites dans l’évaluation environnementale du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Évitement des sites et éléments à enjeux (arbres, bâtiments)
Éloigner les futurs sites de remisage et de maintenance de zones habitées
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Étudier les solutions de réemploi avec les fournisseurs de batteries
Privilégier la réhabilitation de friches
Soin apporté à l’insertion des futurs sites de maintenance ou de remisage
Action n° 3
Développer
le transport collectif
fluvial
Action n° 2
Poursuivre la mise en
accessibilité du réseau
de transports
en commun
Réflexion concernant l’implantation des arrêts pour limiter
les nuisances sonores liées aux arrêts / démarrages
Élaborer un « Guide des aménagements » pour les quais
et arrêts de transports collectifs
Actions concernées Mesures118
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Axe 4 : Faciliter et favoriser l’intermodalité
Pour une mobilité intermodale optimisée et fluide, il est important d’avoir une stratégie globale et cohérente visant à faciliter les connexions et les transferts entre les différents modes de transport :
Action 1 : Élaborer une stratégie d’intermodalité à l’échelle des territoires lyonnais
Le rabattement sera optimisé en développant les mobilités actives et partagées, sans oublier les personnes qui n’ont pas d’autres moyens que la voiture pour rejoindre les pôles d’échanges :
Action 2 : Faciliter le rabattement et la diffusion par les modes actifs
Action 3 : Optimiser le rabattement automobile vers les transports collectifs
Faciliter l’accès aux transports en commun nécessite des pôles d’échanges de proximité dotés d’offres de mobilité, de stationnements voiture et vélo ainsi que de services attrayants pour les usagers :
Action 4 : Créer des pôles de rabattement de proximité
Action 5 : Développer les offres de mobilité et de services dans les pôles d’échange
Les pratiques de rabattement sur les réseaux structurants
se font pour l’essentiel dans la proximité des arrêts, stations
et gares. Le temps pour effectuer le trajet de rabattement
est généralement inférieur à celui nécessaire au déplace-
ment qui suit en transport en commun.
Dans l’objectif de renforcer l’usage des transports en
commun, il est indispensable de faciliter le rabattement par
les modes actifs, la marche s’inscrivant dans la proximité
directe et le vélo permettant d’étendre l’aire d’attraction des
points d’arrêt.
Il est également nécessaire d’optimiser le rabattement et la
diffusion en voiture pour les personnes ne disposant pas
d’alternative pour rejoindre les pôles d’échanges.
BON À SAVOIR
◗ L’intermodalité est l’utilisation de plusieurs modes
de transport au cours d’un même déplacement.
◗ La multimodalité désigne la présence de plusieurs
offres de transport entre deux lieux.
Le développement des offres structurantes en transport
en commun, amènera à localiser et organiser de nouveaux
pôles d’échanges dans le territoire, y compris en lien avec
les lignes de cars à haut niveau de service et les nouveaux
services de covoiturage.
Enfin, une attention particulière sera portée sur le dévelop-
pement des autres offres de mobilité et de services dans
les principaux pôles d’échanges qui peuvent également
constituer des lieux de vie au-delà de leur fonction liée à
la mobilité.
Action n° 1
Élaborer une stratégie d’intermodalité
à l’échelle des territoires lyonnais
SYTRAL Mobilités
Métropole de Lyon, EPCI, communes,
Région, SMT AML
Dans le cadre de la mise en place d’un réseau de transports
collectifs unifié à l’échelle du ressort territorial, SYTRAL
Mobilités s’engage à formaliser avec l’ensemble des parte-
naires concernés (Métropole de Lyon, EPCI, Région, SMT
AML, …) une stratégie d’intermodalité permettant d’op-
timiser les conditions multimodales de rabattement et dif-
fusion autour des différents pôles d’échanges du territoire.
Elle aura notamment pour objectif de permettre des
rabattements sur les offres de transports collectifs le plus
proche possible des domiciles des habitants du territoire,
afin de contribuer à développer l’usage de la marche, du
vélo et du covoiturage en lien avec les transports collec-
tifs, mais aussi d’optimiser les besoins en parcs relais
automobile (ainsi que le dimensionnement de leurs voies
d’accès) connectés aux lignes fortes.
Intermodalité en gare de Brignais119
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Cette stratégie d’intermodalité, qui constituera un cadre
commun pour les différents acteurs impliqués dans les amé-
nagements et l’exploitation de services rassemblés dans
des lieux multimodaux aura pour objet de :
◗ Assurer l’intégration urbaine des pôles d’échanges multi-
modaux et faciliter l’accès et la circulation en modes actifs
(itinéraires, stationnements vélo, services vélo) ;
◗ Développer une offre de transports collectifs en intermo-
dalité en optimisant les correspondances et en réduisant
les incertitudes ;
◗ Optimiser le stationnement automobile et intégrer le
covoiturage ;
◗ Améliorer les conditions d’attente en termes d’information
voyageurs, de confort, de sentiment de sécurité et de ser-
vices complémentaires.
Elle sera élaborée en cohérence avec les politiques inter-
modales développées à l’échelle du Service Express
Régional Métropolitain dans les territoires voisins, afin
de proposer un système intermodal cohérent à l’échelle de
l’aire métropolitaine lyonnaise.
Afin d’homogénéiser les méthodes de mise en œuvre, des
documents plus opérationnels (schémas directeurs…) élabo-
rés par SYTRAL Mobilités et les principaux acteurs concer-
nés viendront compléter la stratégie d’intermodalité une fois
élaborée.
« Au-delà des déplacements locaux,
le vélo a un potentiel important
en intermodalité avec les transports
collectifs. Pour cela, il faut faciliter
les rabattements à vélo vers les arrêts
de transports collectifs ou les gares,
travailler sur le stationnement sécurisé
à proximité. »
Atelier d’élus
Réalisations avant 2030
Élaboration de la stratégie d’intermodalité par SYTRAL
Mobilités (2026).
Action n° 2
Faciliter le rabattement et la diffusion
par les modes actifs
Métropole de Lyon, EPCI, Région, Communes
SYTRAL Mobilités, SNCF Réseau
Les modes actifs, marche, vélo et autre engin de déplace-
ment personnel (EDP) sont les principaux modes de rabatte-
ment et de diffusion en lien avec les transports en commun.
La marche est le principal moyen utilisé pour rejoindre les
arrêts de métro, de bus ou de tramway, mais moins pour le
train, les aires de chalandise des gares étant globalement
plus étendues. Le vélo, et en particulier le vélo à assistance
électrique, permet d’élargir fortement l’aire de chalandise des
pôles d’échanges, sans recours indispensable à la voiture.
train, les aires de chalandise des gares étant globalement
plus étendues.
Le vélo et en particulier le vélo à assistance électrique,
permet d’élargir fortement l’aire de chalandise des pôles
d’échanges, sans recours indispensable à la voiture.
BON À SAVOIR
◗ SYTRAL Mobilités et la Métropole de Lyon aména-
geront d’ici 2026 2 500 places de stationnement
pour les vélos en correspondance avec les trans-
ports urbains ;
◗ La Métropole de Lyon aménagera 3 000 places
de stationnement pour les vélos en gare de Lyon
Perrache et Part-Dieu ;
◗ La Région Auvergne - Rhône-Alpes aménagera
700 places de stationnement pour les vélos sur
le réseau TER au sein de la Métropole de Lyon.
À l’interface entre ces deux modes de déplacements,
l’usage d’un engin de déplacement personnel, en par-
ticulier de la trottinette, est en plein développement et
permet d’effectuer son déplacement intermodal en conser-
vant son équipement de bout en bout du fait de son faible
encombrement.
Réalisations avant 2030
SYTRAL Mobilités et les différents maîtres d’ouvrage com-
pétents (collectivités, exploitants de voirie, …) s’engagent à :
◗ Expertiser et améliorer les conditions d’accès à pied, à
vélo et en trottinettes aux principaux points d’arrêts du ré-
seau de transports collectifs ;
◗ Établir un schéma directeur et un plan d’action, en dé-
clinaison de la stratégie d’intermodalité, pour identifier
et prioriser les niveaux d’équipements (stationnements
vélos, services de location vélos ou de réparation…) et
d’aménagements d’itinéraires d’accès des principaux ar-
rêts de transports collectifs ;
◗ Dimensionner et sécuriser 3 000 emplacements de
stationnement pour les vélos à proximité des arrêts des
offres de mobilité mises en place par SYTRAL Mobilités.120
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
L’objectif est que les pôles d’échange accueillent, selon
leur dimensionnement une offre de stationnement vélo
adaptée à chaque usage :
◗ Arceaux sur voirie et facilités d’accès ;
◗ Consignes sécurisées réservées aux usagers des transports;
◗ Places dédiées aux vélos spéciaux.
Ces stationnements doivent être présents à chaque point
d’entrée des pôles d’échanges, notamment dans le cas des
gares bifaces.
Parc relais vélo - gare d’Oullins
Le déploiement de systèmes sécurisés pour le stationnement
des vélos peut également permettre aux voyageurs de dispo-
ser d’un vélo à leur point de départ et d’un autre à leur arrivée,
ceci permettant de limiter les besoins d’emport des vélos dans
les matériels roulants qui peuvent poser des problèmes de
place et de sécurité, en particulier aux heures de pointe.
L’emport des vélos est actuellement autorisé dans la plupart
des trains TER, dans les transports interurbains (acquisition
progressive de matériel roulant équipé de dispositifs d’emport)
et dans les tramways hors heures de pointe et d’affluence.
Cette possibilité fera l’objet d’expérimentations, par exemple
pour certaines lignes de bus, puis d’une évaluation qui permet-
tra le cas échéant de faire évoluer les dispositifs mis en place.
En complément de l’amélioration des conditions d’accès et
de stationnement, la pertinence et le dimensionnement de
systèmes de mise à disposition de vélos (vélos en libre-
service ou location de vélos courte durée) seront étudiés
dans les principaux pôles d’échanges du territoire.
PLANS LOCAUX DE MOBILITÉ -
MISE EN ŒUVRE AU NIVEAU LOCAL
Les PLM viendront détailler et préciser la localisation
et le dimensionnement des infrastructures de station-
nement vélo (notamment sécurisés) et d’engins de
déplacement personnel au niveau de chaque pôle
d’échanges, en cohérence avec les orientations du
Plan de Mobilité, celles de la stratégie d’intermodalité
à l’échelle du ressort territorial (action 1), ainsi qu’avec
le niveau de la desserte en transports collectifs.
Action n° 3
Optimiser le rabattement automobile
vers les transports collectifs
Métropole de Lyon, EPCI, SYTRAL Mobilités
Région, Communes
Dans la perspective du déploiement d’un réseau unifié de
transports en commun, il est important de favoriser l’usage
des modes actifs en intermodalité par rapport à celui de la
voiture individuelle.
Néanmoins, le rabattement en voiture individuelle restera
incontournable pour des personnes résidant dans les
secteurs les moins denses et les plus éloignés des pôles
d’échange ainsi que pour des personnes à mobilité réduite.
SYTRAL Mobilités, la Métropole de Lyon et la Région
Auvergne Rhône-Alpes partagent l’ambition de disposer
d’une gestion cohérente des différents espaces de sta-
tionnement situés à proximité des gares et principaux arrêts
de transports en commun.
877 places voiture gratuites
Pôle multimodal
Saint-Genis-Laval
Hôpital Lyon Sud
NIVEAU 0 Réservé PMR et voitures électriques
NIVEAU 1
Réservé covoiturage
Nouveau système de contrôle par caméra thermique.
Stationnement accessible à partir de 2 usagers par voiture.
NIVEAUX 2 / 3
Accès libre, tous usagers
Réservés aux usagers résidant à
+ de 2 km du parc relais.
Pour en bénéficier, inscription requise
NIVEAUX 4 / 5 / 6
7 NIVEAUX ADAPTÉS À VOS USAGES
Voiture + TCL : comment ça marche ?
Plus d’infos sur TCL.fr
C
M
J
CM
MJ
CJ
CMJ
N
Carte-postale-partageons-la-voirie - v5.pdf 1 30/05/2024 17:23:04121
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations avant 2030
Sur le modèle de ce qu’engagent la Métropole de Lyon et
SYTRAL Mobilités pour l’exploitation des parcs-relais au
sein de la Métropole de Lyon des études seront progressi-
vement conduites pour :
◗ Bâtir un programme d’actions partagé permettant d’opti-
miser le rabattement automobile, et notamment de l’inciter
le plus en amont possible pour diminuer les distances par-
courues en voiture ;
◗ Accompagner au mieux la montée en puissance de
l’usage des offres structurantes de transports collectifs ;
◗ Coordonner le fonctionnement des différents pôles
d’échanges pour éviter les éventuels effets de bord et
phénomènes de report, en intégrant aux réflexions les
politiques de stationnement sur voirie des communes
concernées ;
◗ Aller progressivement vers un usage des parcs-relais ré-
servé aux usagers des transports collectifs, qu’il s’agisse
des transports urbains, interurbains ou ferroviaires.
PLANS LOCAUX DE MOBILITÉ –
MISE EN ŒUVRE AU NIVEAU LOCAL
Les PLM viendront détailler et préciser la localisation
et le dimensionnement des infrastructures de sta-
tionnement automobile au niveau de chaque pôle
d’échanges, en cohérence avec les orientations du
Plan de Mobilité et celles de la stratégie d’intermodalité
à l’échelle du ressort territorial (action 1).
EXEMPLE
Sur son territoire, la Métropole de Lyon a élaboré une
stratégie des parcs-relais qui repose sur 2 principes :
◗ Mise en place d’un système de contrôle d’accès
sur les parcs-relais des gares, afin d’harmoniser les
règles d’usage des parcs-relais TER et TCL ;
◗ Priorisation des usagers pour l’accès aux parcs-
relais TER et TCL saturés.
Le principe de priorisation des usagers est fait selon
les critères suivants :
◗ Les parcs-relais concernés doivent être saturés à
l’horizon 2030 ;
◗ Les usagers priorisés sont : les usagers en covoitu-
rage, les Personnes à Mobilité Réduite, les usagers
domiciliés à plus de 1 ou 2 km du pôle d’échanges.
Action n° 4
Créer des pôles de rabattement de proximité
Métropole de Lyon, EPCI, SYTRAL Mobilités,
Communes
En lien notamment avec le développement du réseau struc-
turant de cars à haut niveau de service, de nouveaux pôles
de rabattement de proximité autour d’arrêts stratégiques
seront mis en place en partenariat entre la Métropole
de Lyon, les EPCI, SYTRAL Mobilités et les communes
concernées.
Réalisations à venir
Identifier les localisations et aménager des pôles de rabat-
tement de proximité, à vocation plus locale que les haltes et
gares ferroviaires qui devront :
◗ Proposer des conditions de rabattement optimales à pied,
à vélo et en voiture, en particulier partagée (autopartage,
covoiturage), afin d’étendre l’aire de chalandise de ces ar-
rêts aux communes voisines ;
◗ Permettre des correspondances optimisées pour faciliter
les déplacements en transports collectifs de bout en bout.
Pôle d’échanges - Gare de Lentilly-Charpenay122
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 5
Développer les offres de mobilité
et de services dans les pôles d’échanges
Région, SYTRAL Mobilités
Réalisations avant 2030
Afin de garantir un fonctionnement lisible, simple et attractif
pour les usagers, SYTRAL Mobilités, en coordination avec
les différents maîtres d’ouvrage et gestionnaires, définira
des principes plus globaux de conception, d’aménage-
ment et de gestion des pôles d’échanges.
Ces principes permettront :
◗ De dimensionner les différentes composantes : lieux d’at-
tente, espaces d’accueil et information, espaces dévolus
aux stationnements, etc. ;
◗ D’offrir de l’information multimodale pour le rabattement
et la diffusion ;
◗ D’aménager ces pôles d’échanges dans une logique de
parfaite insertion urbaine, avec notamment :
― les modalités de traitement des cheminements ;
― un jalonnement et de la signalétique pour les piétons et
les cyclistes ;
― l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, la
régulation des flux de véhicules et de leur stationnement,
etc.
BON À SAVOIR
Un pôle d’échanges est un lieu ou espace d’articulation
des réseaux de mobilité qui vise à faciliter les pratiques
intermodales entre différents modes de transport de
voyageurs ou entre deux services d’un même mode
(par exemple d’une ligne de transports collectifs vers
une autre).
Au-delà des divers services qui peuvent être rendus
au sein du lieu (commodités, diffusion d’information,
vente de titres de divers services de mobilité, espaces
commerciaux ou de retraits de colis…), les notions de
déplacements de rabattement et de diffusion vers/
depuis ces pôles sont fondamentaux et font donc
partie de la stratégie d’intermodalité à mettre en
œuvre.
Vélostation sécurisée Park Vélo’v Villette dans la gare Lyon - Part-Dieu
◗ D’apporter l’offre de commerces et services nécessaire
aux usagers (boutiques, services de réparation et d’entre-
tien des vélos, accès wifi, systèmes de consignes, concier-
geries multiservices, infrastructures de recharge de véhi-
cule électrique, etc.) ;
◗ D’intégrer les nouvelles formes de mobilité : mobilités in-
dividuelles mécanisées ou non, autopartage, etc. ;
◗ D’organiser de manière partenariale la gestion du pôle :
veille, maintenance coordonnée des équipements, suivi
des usages, etc.
◗ De prendre en compte et chercher à réduire les éven-
tuelles nuisances générées pour les habitants au droit des
pôles d’échanges (nuisances sonores notamment).
Ces principes devront s’articuler entre les différentes struc-
tures gestionnaires de réseau (SYTRAL Mobilités, Région, etc.)123
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 4
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Élaborer
une stratégie
d’intermodalité
à l’échelle
des territoires
lyonnais
SYTRAL
Mobilités
Métropole
de Lyon
EPCI
Communes
Région
SMT AML
x
Actions en faveur
de la coordination
des horaires, de la lisibilité
de l’intermodalité sur
le réseau interurbain...
Action 2 :
Faciliter
le rabattement
et la diffusion
par les modes
actifs
Métropole
de Lyon
EPCI
Région
Communes
SYTRAL Mobilités
SNCF Réseau x x x
Nombre d’arceaux
vélos et d’emplacements
sécurisés
Emplacements
pour les vélos-cargos
Offres de services vélo
dans les gares et PEM
Action 3 :
Optimiser
le rabattement
automobile vers
les transports
collectifs
Métropole
de Lyon
EPCI
SYTRAL
Mobilités
Communes
Région x
Projets réalisés /
infrastructure
Programmes d’action
rabattement automobile
Nombre de PEM
régulateurs...
Action 4 :
Créer des pôles
de rabattement
de proximité
Métropole
de Lyon
EPCI
SYTRAL
Mobilités
Communes
x x x
Niveau d’équipements des
pôles d’échanges en fonction
de l’avancement des lignes
CHNS
Action 5 :
Développer
les offres de
mobilité et de
services dans
les pôles
d’échanges
Région
SYTRAL
Mobilités
x x x Taux de correspondances124
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Levier 2 - Axe 4
Mesures à mettre en œuvre en accompagnement du plan d’action afin d’en réduire les impacts environnementaux, conformément aux propositions faites dans l’évaluation environnementale du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Privilégier l’implantation sur des espaces déjà artificialisés
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Prendre en compte l’esthétisme de l’aire de stationnement vélo
Engager une réflexion sur la mutualisation des stationnements
aux abords des pôles de rabattement
Privilégier un stationnement vélo en épi ce qui permet de diminuer
la surface utilisée et de prévoir plus de stationnements pour les vélos
Fixer des exigences en matière de qualité de traitement des abords
notamment en termes de place du végétal
Favoriser la densité (ex : parkings rotatifs) et privilégier les revêtements perméables ou les sols végétalisés
Favoriser la densité (ex : parkings rotatifs) et privilégier les revêtements perméables ou les sols végétalisés
Action n° 2
Faciliter
le rabattement
et la diffusion
par les modes
actifs
Action n° 4
Créer des pôles de
rabattement
de proximité
Actions concernées Mesures125
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Axe 5 : Donner à la marche et au vélo toute leur place pour les déplacements de courte et moyenne distance
La marche est le mode de déplacement le plus simple et
le plus utilisé pour les déplacements de proximité et pour
accéder aux différents services de mobilité complémen-
taires, notamment les transports en commun. L’amélioration
des conditions de pratique de la marche, la « marchabilité »,
doit permettre à de nombreuses personnes d’effectuer
leurs courts déplacements à pied, particulièrement ceux
inférieurs à 1 km pour lesquels la part modale de la voiture
reste importante dans certains territoires. De plus, le Plan
de Mobilité porte également l’objectif d’allonger la longueur
des déplacements effectués à pied. Certaines tranches
d’âges de la population pourront être particulièrement
visées par des mesures de communication (Levier 4, Axe 1),
notamment les jeunes et les personnes âgées, en raison
des bénéfices attendus sur la santé (diminution du risque
d’obésité, augmentation de l’effort physique quotidien, …).
Pour les déplacements courts, on doit pouvoir marcher ou pédaler sans difficultés.
Pour encourager les personnes à effectuer leurs courts trajets à pied, le Plan de Mobilité entend :
Action 1 : Garantir la marchabilité du territoire
En parallèle, il s’agit de déployer un réseau cyclable à l’échelle du territoire avec un système complet comprenant des infrastructures, des services et des mesures incitatives notamment :
Action 2 : Aménager un réseau cyclable structurant à l’échelle du ressort territorial
Action 3 : Renforcer le maillage des réseaux cyclables du territoire
Action 4 : Renforcer l’offre de stationnement vélo
Action 5 : Élargir et densifier l’offre de vélo en libre-service ou en location de courte durée
Le Plan de Mobilité porte également une ambition très forte
pour le développement de l’usage du vélo. Il s’agit d’aug-
menter fortement cette pratique, à la fois en nombre de
déplacements réalisés chaque jour mais aussi en termes
de longueur des déplacements, notamment en s’appuyant
sur le développement du vélo à assistance électrique qui
permet à ses utilisateurs d’allonger les distances parcourues
et de franchir des dénivelés plus importants. Pour dévelop-
per cet usage, c’est tout un système vélo qui doit être mis
en place avec :
◗ Un réseau cyclable structurant à l’échelle du ressort terri-
torial et en lien avec les territoires voisins ;
◗ Un réseau cyclable finement maillé dans tous les
territoires ;
◗ Une offre de stationnement vélo bien dimensionnée et
fonctionnelle ;
◗ L’extension des systèmes de vélos en libre-service et
de location de vélos de courte durée.
Objectifs de parts modales en nombre de déplacements
Ressort territorial
Agglomération
lyonnaise Ouest lyonnais
Beaujolais
2040
0 20 40 60 80 100
48 % 33 % 16 %
23 % 37 % 23 % 16 %
1,4 %
1,6 %
1 %
Objectifs de parts modales en nombre de km parcourus
2040
0 20 40 60 80 100
67 % 4 % 25 %
46 % 4 % 39 % 7 %
1 %
3 %
4 %
Voiture (+ covoiturage) Marche Transports en commun Vélo Autres
Objectifs de parts modales en nombre de déplace
Ressort territorial
Agglomération
lyonnaise Ouest lyonnais
Beaujolais
2040
0 20 40 60
48 % 33 %
23 % 37 %
Objectifs de parts modales en nombre de km parc126
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 1
Garantir la marchabilité du territoire
Communes, EPCI, Métropole de Lyon
Département du Rhône
L’usage de la marche est lié aux nécessités de distances à
parcourir et à la qualité des aménagements. Ainsi, dans les
secteurs urbains les plus denses du cœur de l’Aggloméra-
tion lyonnaise ou dans les polarités urbaines proposant des
aménagements qualitatifs, la marche est le mode dominant
pour les déplacements de proximité.
Même dans ces territoires, mais surtout dans les secteurs
périurbains ou ruraux, les conditions de sécurité et de
confort ne sont en revanche pas toujours réunies pour per-
mettre des déplacements à pied dans de bonnes conditions.
La marche doit être favorisée dans tous les territoires par :
◗ L’amélioration de la marchabilité et la mise en accessibi-
lité de la voirie et de l’espace public portée par les collec-
tivités concernées ;
◗ L’amélioration du confort des déplacements à pied, en
commençant par le respect des normes de largeur mini-
male des trottoirs (1,4 m) ;
◗ La mise en œuvre d’un jalonnement cohérent ;
◗ La prise en compte des aspects de sécurité des déplace-
ments (Levier 3, Axe 2 et Levier 4, Axe 3).
Plus généralement, les aménagements favorables à la
marche, qu’il s’agisse de trottoirs, de zones de rencontre ou
d’aires piétonnes doivent se développer :
◗ En priorité au sein des centralités ;
◗ En accompagnement de la baisse des trafics automobiles
permettant des réaménagements de l’espace public ;
◗ Et dans la mesure du possible le long des itinéraires
permettant de relier des points d’intérêt tels que les
pôles d’emplois, les équipements, les services, les pôles
d’échanges excentrés…
Les aménagements favorables aux piétons devront égale-
ment prendre en compte le confort de marche (bancs…) et la
nécessaire adaptation aux changements climatiques : végé-
talisation apportant ombre et fraîcheur, choix de matériaux
limitant la formation d’îlots de chaleur, points d’eau…
Réalisations avant 2030
Dans le territoire de la Métropole de Lyon :
◗ Mettre en œuvre l’ensemble des actions du Plan Piéton
de la Métropole de Lyon d’ici 2026 ;
◗ Développer 60 km d’itinéraires piétons sécurisés et ac-
cessibles (trottoirs, aires piétonnes, zones de rencontres),
sachant qu’actuellement 360 km de voiries métropoli-
taines ne sont pas équipées de trottoir ;
◗ Multiplier par trois la surface des aires piétonnes, no-
tamment dans les centralités et aux abords des établisse-
ments scolaires ;
◗ Étudier et construire cinq franchissements pour les modes
actifs (passerelles, passages sous-terrain) ;
◗ Concevoir un réseau de magistrales piétonnes, entre
les principaux générateurs piétons et engager sa mise
en œuvre ;
◗ Poursuivre l’apaisement des voies avec le développe-
ment des villes à 30 km/h, des zones 30 et des zones de
rencontre pour faciliter les déplacements à pied ;
◗ Création d’une Zone à Trafic Limitée (ZTL) en Presqu’île
de Lyon pour favoriser la tranquillité et le confort piéton.
Dans le reste du ressort territorial :
◗ Réaliser un plan piéton pour chaque EPCI avec une pro-
grammation permettant une mise œuvre des actions entre
la date d’approbation et 2040.
Voie piétonne ombragée pour encourager à la marche - Lyon127
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations avant 2040
Dans le territoire de la Métropole de Lyon :
◗ Créer de nouvelles liaisons piétonnes (trottoir, aire pié-
tonne ou zone de rencontre) sur 100 km supplémentaires;
◗ Finaliser l’aménagement du réseau de magistrales
piétonnes.
PLANS LOCAUX DE MOBILITÉ - MISE EN OEUVRE
AU NIVEAU LOCAL
Les Plans Locaux de Mobilité intégreront obligatoirement
le développement de l’usage de la marche à pied et des
aménagements qui le permettent. Ils pourront tenir lieu
de Plan Piéton et localiseront les itinéraires prioritaires à
aménager.
BON À SAVOIR
Les magistrales piétonnes sont un réseau d’itiné-
raires piétons qualitatifs destinés à promouvoir et
à étendre le domaine de pertinence de la marche
au sein des agglomérations, sur des trajets entre
pôles générateurs de déplacements piétons mais
aussi en intermodalité avec les transports collectifs.
Il s’agit donc de mettre en œuvre des itinéraires :
◗ Continus et lisibles ;
◗ Confortables et agréables pour tous ;
◗ Limitant les conflits d’usages (carrefours, interac-
tions piétons/cyclistes) ;
◗ Articulés avec les transports collectifs.
Des initiatives de ce type ont déjà été menées
en France, à Strasbourg par exemple ou encore
à Bruxelles en Belgique.
« Il faudrait accélérer la marchabilité
des territoires pour les trajets quotidiens
de moins de 1 km en prenant
en compte la diversité des territoires,
en intégrant les questions
d’aménagement, en contraignant
un peu plus les stationnements et ainsi
rendre la marche agréable. »
Atelier d’élus
Action n° 2
Aménager un réseau cyclable structurant
à l’échelle du ressort territorial
Département du Rhône, Métropole de Lyon,
EPCI, communes
Le Plan de Mobilité planifie l’aménagement d’un réseau
cyclable structurant à l’échelle du ressort territorial. Il a pour
objectif de donner de la lisibilité à une échelle élargie et de
servir d’ossature aux réseaux maillés locaux ainsi qu’à leur
articulation entre plusieurs territoires.
Ce réseau s’appuie :
◗ Sur les véloroutes et voies vertes d’intérêt régional (Via
Rhôna le long du Rhône, Voie Bleue le long de la Saône et
Voie des Confluences en lien avec Saint-Étienne, Vienne
et Bourgoin-Jallieu) ;
◗ Sur le réseau des Voies Lyonnaises porté par la Métropole
de Lyon ;
◗ Sur les axes structurants pour les déplacements entre
territoires identifiés dans les schémas directeurs cy-
clables, validés ou à l’étude, portés par les EPCI.
Pour son déploiement, la continuité des aménagements
réalisés par la Métropole de Lyon, les EPCI et/ou le Conseil
Départemental du Rhône devra être garantie entre les terri-
toires, ainsi qu’en lien avec les territoires voisins du ressort
territorial.
Le Plan de Mobilité identifie les principes de liaisons qui
constituent ce réseau structurant qui devra être réalisé à
l’horizon 2040, sans présager des itinéraires précis ni des
aménagements à mettre en œuvre. Ces derniers devront
néanmoins garantir la meilleure sécurité et le plus grand
confort des cyclistes dans leurs déplacements, en fonction
notamment des vitesses et du trafic automobile mesurés.
Voie lyonnaise n°2 reliant Fontaines-sur-Saône à Saint-Priest128
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations à venir
Dans le territoire de la Métropole de Lyon, le réseau des
Voies Lyonnaises (355 km d’itinéraires à haut niveau de
service) sera aménagé d’ici 2030.
Dans les autres territoires la mise en œuvre du réseau
cyclable structurant (450 km d’itinéraires identifiés) sera
plus progressive :
◗ D’ici 2030 : 40 % du réseau sera aménagé (180 km) ;
◗ D’ici 2035 : 80 % du réseau sera aménagé (360 km) ;
◗ D’ici 2040 : la totalité du réseau sera aménagé (450 km).
BON À SAVOIR
Le réseau vélo structurant du Plan de Mobilité se
définit par :
◗ La sécurité : les aménagements devront être
séparés de la circulation générale (piste cyclable
ou voie verte). Les franchissements de carrefours
feront l’objet d’une attention particulière ;
◗ La lisibilité : le jalonnement doit permettre
d’identifier facilement les itinéraires du réseau
cyclable structurant et de repérer les accès aux
principaux pôles générateurs du territoire ;
◗ L’efficacité : les itinéraires les plus directs seront à
rechercher, en limitant les efforts lorsque cela est
possible et en traitant les coupures urbaines et
géographiques, etc.
◗ Le confort : un aménagement de qualité sera
recherché pour rendre le parcours agréable, à
travers le revêtement utilisé, la végétalisation
notamment pour l’ombrage, l’entretien, le mobilier
(bancs, points d’eau…), etc.
Voie bleue - Belleville-en-Beaujolais129
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réseau cyclable structurant cible à horizon 2040130
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 3
Renforcer le maillage des réseaux cyclables
du territoire
Métropole de Lyon, EPCI, Département,
communes
Le réseau cyclable structurant à l’échelle du ressort terri-
torial doit être accompagné par le développement d’un
réseau cyclable maillé permettant de garantir la sécu-
rité et le confort des cyclistes pour l’ensemble de leurs
déplacements.
Les solutions apportées pourront varier en fonction du
contexte et de l’environnement. Le choix de l’aménage-
ment retenu se fera notamment en prenant en compte
la vitesse de circulation des véhicules et les volumes des
flux routiers, afin de privilégier la sécurité des usagers.
Un travail sur le jalonnement et la signalétique est égale-
ment à mener pour identifier les itinéraires favorables au
vélo et valoriser leur compétitivité en termes de temps de
parcours.
Plus globalement, les continuités cyclables entre terri-
toires devront être garanties, en proposant notamment
des typologies d’aménagement cohérentes pour améliorer
la lisibilité des parcours pour les usagers.
Action n° 4
Renforcer l’offre de stationnement vélo
Métropole de Lyon, EPCI, Communes, SYTRAL
Mobilités, Région
Département du Rhône
Les ambitions de report modal vers le vélo impliquent de
développer en cohérence l’offre publique de station-
nement vélo. Celle-ci se matérialisera sur la voirie et les
espaces publics afin de permettre un stationnement au plus
près des destinations des usagers. L’intégration de possibi-
lités d’installation de stationnements vélo devra également
être étudiée au sein des principaux équipements com-
munaux et intercommunaux (administratifs accueillant du
public, sportifs, culturels…).
Il s’agira de mettre en place :
◗ Des arceaux en libre accès sur l’espace public, en parti-
culier en lieu et place d’emplacements de stationnement
voiture à proximité des carrefours ;
◗ Des abris sécurisés, notamment dans les gares et pôles
d’échanges.
L’aménagement d’emplacements pour les vélos dans les
parkings en ouvrage sera également poursuivi, en prenant
en compte la diversité des types de vélo (cargos, allongés,
adaptés…).
◗ L’offre de stationnement dans les espaces privés est
également à développer. Pour cela le cadre réglementaire
s’est largement étoffé depuis les 10 dernières années, et
des précisions sur les conditions d’accès y sont appor-
tées. Pour les immeubles anciens ne disposant pas de sta-
tionnement, des abris sécurisés pourront être envisagés
dans les parkings publics ou sur l’espace public. Pour les
emplacements vélo au sein des locaux d’entreprises et
des administrations, l’accompagnement des employeurs
via les Plans de Mobilité Employeurs (PdME) permettra
une sensibilisation et la mise en place d’aménagements
en accord avec les besoins des salariés.
PLANS LOCAUX DE MOBILITÉ - MISE EN ŒUVRE
AU NIVEAU LOCAL
La Métropole de Lyon, la CAVBS et les EPCI
volontaires définiront, dans le cadre de leurs Plans
Locaux de Mobilité et/ou schémas vélo respectifs, les
modalités et le calendrier de mise en œuvre d’ici à
2040 de ce réseau maillé qui traitera en priorité :
◗ Des itinéraires vers les centralités, les principaux
pôles de services, d’équipements et d’emplois ou
encore les quartiers prioritaires de la politique de
la ville ;
◗ Des itinéraires vers et depuis les pôles d’échanges ;
◗ Des continuités avec les itinéraires des communes
et EPCI voisins, y compris en dehors du ressort
territorial (complémentaires aux axes identifiés dans
le réseau structurant) ;
◗ Des normes minimales pour le stationnement des
vélos dans les nouvelles constructions, dans le
respect des règles du Code de la construction et
de l’habitat.
Aménagement cyclable traversant le coeur de ville - Lissieu131
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Arceau en accès libre - Lyon 2e
« Plusieurs stations Vélo’v n’ont plus de
place ou n’ont pas de vélo. Il faut prévoir
un turnover sur les places et des Vélo’v
disponibles déployés plus large sur
le territoire de SYTRAL Mobilités.
Il faudrait optimiser les stations
et augmenter l’offre selon les stations
et les besoins des usagers. »
Panel citoyen
EXEMPLE
Le Plan Vélo de la Métropole de Lyon fixe les objectifs
suivants pour le stationnement des vélos :
◗ Multiplier par 10 le nombre de places de
stationnement sécurisé pour les vélos pour atteindre
9 000 places en 2026 ;
◗ Multiplier par 4 l’offre d’arceaux sur la voirie en
veillant à leur déploiement au droit des polarités
métropolitaines et en proposant des installations
sur chaussée pour ne pas encombrer les trottoirs.
Les équipements mis en place devront également
permettre l’accueil de vélos de différents types, tels
que des vélos-cargos, etc. L’objectif à 2026 est de
50 000 arceaux sur le territoire de la Métropole,
offrant ainsi 100 000 places de stationnement.132
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 5
Élargir et densifier l’offre de vélos
en libre-service ou en location de courte durée
Métropole de Lyon, EPCI, SYTRAL Mobilités
La mise à disposition de vélos en libre-service ou en loca-
tion permet de développer l’usage du vélo en proposant
un service à même de répondre à des besoins, notamment
ponctuels et/ou en intermodalité.
Il existe en 2024 sur les territoires lyonnais plusieurs ser-
vices de vélos en libre-service, que ce soit dans la Métropole
de Lyon, la COR ou la CCPA.
BON À SAVOIR
Le service Vélo’v de la Métropole de Lyon existe de-
puis 2005 et compte en 2025 plus de 430 stations
et 5 000 vélos. Il couvre aujourd’hui 24 communes de
la Métropole de Lyon. Depuis 2020, l’offre s’est élar-
gie avec 50 % des vélos disponibles en Vélo’v élec-
triques. 89 000 personnes sont abonnées au service
qui totalise 35 000 locations par jour en 2022.
Réalisations avant 2030
Étudier le développement et l’extension d’offres compatibles
de vélos en libre-service à l’échelle du ressort territorial :
Dans le territoire de la Métropole de Lyon, poursuivre le déve-
loppement du réseau de stations de vélos en libre-service :
◗ Autour des territoires déjà équipés et au sein des Quartiers
prioritaires de la Politique de la Ville ;
◗ Dans les communes desservies par des lignes structu-
rantes de transports collectifs (métro, tramway, BHNS)
pour favoriser l’intermodalité.
La localisation des stations sera privilégiée dans les sec-
teurs mixtes et denses, ainsi que dans le cadre de nouveaux
projets urbains, garantissant un bon taux de rotation des
vélos ainsi que dans les secteurs situés à proximité des axes
du réseau cyclable structurant. En parallèle, la densification
de l’offre existante et l’adaptation aux différents types de
vélos seront poursuivies par la Métropole de Lyon.
Dans le reste du ressort territorial, étudier le développe-
ment d’offres compatibles avec le service de la Métropole
de Lyon pour proposer des services notamment :
◗ au sein de polarités répondant aux critères de densité ur-
baine permettant la mise en œuvre de ce type de service
(Villefranche-sur-Saône…) ;
◗ à proximité des axes du réseau cyclable structurant ;
◗ au niveau des pôles d’échanges pour favoriser l’intermodalité;
◗ dans les communes et pôles d’activités situés aux franges
de la Métropole de Lyon.
En complément des vélos en libre-service, le développement
des services « classiques » de location de courte durée doit
être favorisé afin de :
◗ Permettre aux usagers de disposer d’un vélo dans les sec-
teurs non couverts par un service de vélos en libre-service,
en particulier dans les gares pour permettre la diffusion
sur des distances plus importantes que ce que l’usager
pourrait faire à pied, dans les zones d’activités ou com-
merciales qui peuvent couvrir des surfaces importantes,
pour des usages touristiques, etc.
◗ Proposer d’autres types de vélos : vélos cargos, pliants,
électriques ou non, pour enfants, inclusifs/adaptés pour les
personnes âgées et personnes en situation de handicap…
Les services de location de longue durée de vélos,
notamment à assistance électrique, favorisent l’incita-
tion à la pratique en permettant de tester son usage
avant un éventuel achat : ils contribuent ainsi aux
changements de comportements de mobilité et sont
abordés dans l’action 3 de l’axe 2 du levier 4.
Station velo’v133
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 5
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Garantir
la marchabilité
du territoire
Communes
EPCI
Métropole
de Lyon
Département
du Rhône x x x Aménagements réalisés
Action 2 :
Aménager un
réseau cyclable
structurant
à l’échelle
du ressort
territorial
Département
du Rhône
Métropole
de Lyon
EPCI
Communes
x x x
Km de réseau cyclable
aménagé
Comptages vélo
Action 3 :
Renforcer
le maillage
des réseaux
cyclables du
territoire
Métropole
de Lyon
EPCI
Département
Communes
x x x
Km de réseau cyclable
aménagé
Comptages vélo
Action 4 :
Renforcer
l’offre de
stationnement
vélo
Métropole
de Lyon
EPCI
Communes
SYTRAL
Mobilités
Région
Département
du Rhône x x x
Nombre de places de
stationnement aménagées /
arceaux, places sécurisées
Action 5 :
Élargir et
densifier l’offre
de vélo en
libre-service et
en location de
courte duree
Métropole
de Lyon
EPCI
SYTRAL
Mobilités
x
Nombre de stations
de vélo en libre-service
déployées / nombre
d’abonnements / outils
et service
Nombre de services
de location de vélo courte
durée déployés134
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Levier 2 - Axe 5
Mesures à mettre en œuvre en accompagnement du plan d’action afin d’en réduire les impacts environnementaux, conformément aux propositions faites dans l’évaluation environnementale du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Prendre en compte l’esthétisme de l’aire de stationnement vélo
S’inspirer du programme-cadre des aménagements des Voies Lyonnaises pour le choix des revêtements, de la végétation, de l’éclairage
Intégration de la gestion des eaux pluviales à l’aménagement
de la voie cyclable
Action n° 2
Aménager un réseau
cyclable structurant
à l’échelle du ressort
territorial
Action n° 4
Renforcer l’offre de
stationnement vélo
Actions concernées Mesures135
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action 1 : Développer des lignes de covoiturage en ciblant les principaux flux automobiles et les zones d’emplois
Action 2 : Mettre en place une plateforme numérique unique facilitant la mise en relation entre covoitureurs
Action 3 : Développer des infrastructures dédiées au covoiturage afin d’en favoriser la pratique
Axe 6 : Créer un réseau structurant de covoiturage
Dans les territoires lyonnais, la part modale de la voiture
est de 48 %. L’usage de la voiture est quasiment exclusive-
ment individuel avec un faible taux de remplissage des véhi-
cules : 1,32 passager en moyenne par voiture pour tous les
déplacements et seulement 1,06 passager en moyenne par
voiture pour les seuls déplacements liés au travail.
Le Plan de Mobilité promeut des actions afin d’inverser
cette tendance et vise l’objectif d’environ 60 000 dépla-
cements quotidiens supplémentaires en covoiturage
à l’horizon 2040 par rapport à 2015, correspondant à la
moitié des déplacements de plus de 10 km effectués seul
en voiture à destination de l’Agglomération lyonnaise, hors
Lyon/Villeurbanne. L’observation des usages montre que la
pratique du covoiturage en dehors du cercle familial s’ob-
serve à partir de 10 km et encore davantage pour les trajets
supérieurs à 20 km. Il existe donc un enjeu à développer
l’usage du covoiturage sur les distances les plus longues.
L’autre domaine de pertinence observé dans la pratique du
covoiturage concerne les trajets de proximité en lien avec
les gares et stations des modes lourds de transports collec-
tifs (train, métro, tramway express).
Action n° 1
Développer des lignes de covoiturage
en ciblant les principaux flux automobiles
et les zones d’emplois
SYTRAL Mobilités
EPCI, Métropole de Lyon, État, SMT AML,
communes
Une ligne de covoiturage se définit par un itinéraire étudié
afin de faciliter les rencontres conducteur – passager le
long des voiries. De la même manière que dans une ligne
de transports en commun, des arrêts permettant la prise en
charge et la dépose sont créés sur cet itinéraire.
Sur le ressort territorial de SYTRAL Mobilités, les principales
massifications de flux automobiles ont lieu :
◗ En lien avec le cœur de l’Agglomération lyonnaise ;
◗ Entre polarités majeures du territoire ;
◗ À destination des zones d’emplois.
Les lignes du réseau cible identifiées dans le Plan de
Mobilité (cf. carte page 137) sont issues de premiers travaux
conduits par SYTRAL Mobilités et ses membres et :
◗ Liées à des corridors où le trafic automobile est le plus
important et reliant des centralités ainsi que des zones
d’emploi le long de ces axes ;
◗ À étudier plus précisément quant à leur potentiel de fré-
quentation et leurs modalités de mise en œuvre, notam-
ment en ce qui concerne les types d’arrêts et les services
complémentaires associés.
Arrêt de covoiturage Lyon - Mermoz, connecté au réseau Lane136
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
La mise en œuvre du réseau structurant de covoiturage se
base sur des actions portant à la fois :
◗ Sur le déploiement de services de mise en relation diver-
sifiés et complémentaires (Action 2) ;
◗ La tarification de ces services et les aides qui peuvent
être mises en place (Levier 4, Axe 4) ;
◗ La création d’infrastructures permettant de faciliter la pra-
tique, de la rendre attractive et de la sécuriser (Action 3) ;
◗ L’accompagnement des usagers afin de faire connaître
les services puis de les faire essayer et enfin de pérenni-
ser la pratique.
L’implication des usagers dans l’élaboration de ces lignes,
via des consultations publiques mais aussi l’association
d’acteurs locaux, sera recherchée afin de les positionner au
plus près des besoins mais également d’accroître leur visi-
bilité et leur lisibilité auprès de la population.
Enfin, des niveaux de services différenciés seront mis en
œuvre, en fonction des flux attendus et impliquant des sys-
tèmes différents (auto-stop organisé, panneau à message
variable aux arrêts et bouton de sélection d’une destination,
application de mise en relation ou encore possibilité d’avoir
une garantie de départ assurée en cas d’impossibilité de réali-
sation du trajet), tout en assurant la lisibilité et la facilité d’usage.
Réalisations avant 2030
Un réseau de lignes de covoiturage va être étudié et mis en
œuvre en fonction du résultat des études.
Dans un premier temps, 4 lignes seront étudiées de manière
opérationnelle et mises en œuvre :
◗ Saint-Laurent de Mure - Lyon ;
◗ Mâcon - Lyon ;
◗ Mornant - Brindas - Marcy-l’Étoile - Lyon ;
◗ Sainte-Foy-l’Argentière - L’Arbresle - Lyon ;
À la suite de ces mises en œuvre, 12 autres lignes seront
mises en œuvre en fonction des résultats des études d’op-
portunité et opérationnelles :
◗ Lamure-sur-Azergues - Lyon ;
◗ Tarare-L’Arbresle - Techlid ;
◗ Villefranche - Trévoux ;
◗ Heyrieux - Vénissieux ;
◗ Givors-Vallée de la Chimie - Lyon ;
◗ Saint-Étienne - Lyon ;
◗ Vienne - Lyon via la CCPO ;
◗ Mornant - Métropole de Lyon via l’A450 ;
◗ Trévoux - Métropole de Lyon ;
◗ Ambérieu en Bugey - Métropole de Lyon ;
◗ Montluel - Rillieux-la-Pape - Caluire - Villeurbanne ;
◗ Montluel - Meyzieu ZI - Aéroport de Lyon.
À la suite de ces mises en œuvre, l’ensemble du réseau
de lignes de covoiturage identifié sera étudié et, le cas
échéant, mis en œuvre.
Localement, des lignes de proximité pourront accompa-
gner ce développement sur des liaisons plus courtes et à
destination, notamment, des personnes non motorisées.
L’auto-stop organisé (mise en place d’espaces de prise en
charge/dépose sécurisés et identifiables au moyen de pan-
neaux, constitution de communautés de covoitureurs avec
des signes mutuels de reconnaissance…) pourra notamment
être une solution étudiée pour ce type de lignes.
Réalisations avant 2040
Certaines lignes préalablement mises en œuvre pourront
voir leur niveau de service évoluer en fonction de leurs
résultats d’exploitation et de la demande des territoires.
« Dans les territoires ruraux, la voiture
restera nécessaire, voire indispensable.
Il faut réfléchir aux moyens de réduire
l’usage de la voiture individuelle
par le développement des services
de covoiturage. »
Séminaire élus
BON À SAVOIR
Qu’est-ce qu’une ligne de covoiturage ?
Les lignes de covoiturage du réseau cible du Plan de
Mobilité se baseront sur :
◗ Un covoiturage dynamique, c’est-à-dire avec mise en
relation en temps réel des usagers et sans réservation;
◗ Des points d’arrêt aménagés, signalés et dédiés
à ce service dans plusieurs quartiers et pôles
d’emplois, selon le flux automobile, à proximité
d’aires de covoiturage et d’arrêts de transports
collectifs. Ces arrêts permettront une prise en
charge et une dépose sécurisée des passagers ;
◗ Des services complémentaires pourront également
être mis en œuvre afin de faciliter et de rassurer les
passagers sur la réalisation de leur trajet : application
mobile en temps réel, site web, SMS, garantie de
trajet avec mise à disposition d’un taxi ou d’un VTC si
le temps d’attente est trop long…137
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réseau cible de lignes de covoiturage à horizon 2040138
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 2
Mettre en place une plateforme numérique
unique facilitant la mise en relation entre
covoitureurs
SYTRAL Mobilités
Communes, organisateurs d’évènements
pour créations de communautés, entreprises
et administrations
Afin de faire sortir le covoiturage de la sphère privée, de
nombreux outils numériques d’aide à la mise en relation
(publics et privés) ont progressivement été développés, ce
qui a pu nuire à la lisibilité du point de vue de l’usager.
SYTRAL Mobilités, par délégation de plusieurs de ses
membres, porte la création et l’amplification d’une
plateforme numérique unique de mise en relation entre
conducteurs et passagers, à l’échelle de son ressort territo-
rial afin d’apporter un servie cohérent, dépassant les fron-
tières administratives de ses membres. Cet outil permet aux
usagers de planifier leur trajet à l’avance, pour des trajets
réguliers ou occasionnels. Cette forme de mise en relation
est particulièrement adaptée pour des déplacements domi-
cile-travail dont la longueur et la récurrence sont favorables
à la pratique du covoiturage et pour lesquels une commu-
nauté de proximité est facilement réalisable au sein de l’éta-
blissement professionnel voire de la zone d’activité.
Au-delà de la simple mise en relation, cette plateforme permet :
◗ De créer des communautés de covoitureurs au sein d’en-
treprises, de zones d’activités, de voisinages… ;
◗ D’initier le covoiturage évènementiel avec la possibili-
té, pour les organisateurs d’évènements culturels/loisirs/
sportifs, de créer des mises en relation spécifiques en lien
avec les événements qu’ils portent ;
◗ D’informer sur l’ensemble des services de mobilité exis-
tants sur l’itinéraire.
Action n°3
Développer des infrastructures dédiées
au covoiturage afin d’en favoriser la pratique
Métropole de Lyon, EPCI, État, Département
Concessionnaires autoroutiers, SYTRAL
Mobilités, SMT AML
Les services de mise en relation entre covoitureurs sont
accompagnés du déploiement d’infrastructures dédiées qui
donnent de la visibilité et des avantages à cet usage de la
voiture.
Poursuivre le développement d’aires
de covoiturage
Les modalités de réalisation et d’aménagement
des aires de covoiturage devront respecter les
mêmes principes de localisation, de jalonne-
ment et d’identification.
Le dimensionnement sera réalisé au cas par cas en fonc-
tion du contexte dans lequel l’aire s’insère.
En complément, des places dédiées seront également iden-
tifiées dans les parcs-relais, dans les parkings des grands
générateurs, comme les zones d’activités, et au droit des
futurs pôles de rabattement de proximité des lignes de
CHNS qui seront développées.
« Il faut une politique offensive
de développement du covoiturage en lien
avec les entreprises, services publics
et les établissements d’enseignement.
Par exemple dans les entreprises,
il faudrait développer une application
pour que les salariés s’organisent
en covoiturage. »
Panel citoyen
Vers une plateforme numérique unique de mise en relation
entre covoitureurs139
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Le lieu d’implantation d’une aire de covoiturage est stra-
tégique pour déterminer le type d’aire à mettre en place.
En cohérence avec le Schéma Directeur des Aires de
Covoiturage et la charte des aires de covoiturage élaborés
par le SMT AML et partagés avec ses membres, le Plan de
Mobilité distingue 3 catégories d’aires de covoiturage qui
pourront être mises en œuvre :
◗ Les aires structurantes, qui ont pour fonction de favori-
ser le covoiturage près des axes routiers à fort niveau de
trafic. Du fait du nombre de covoitureurs potentiellement
important sur ces axes routiers, ce type d’aire est le plus
capacitaire en nombre de places de stationnement ;
◗ Les aires intermédiaires, qui ont pour objectif d’offrir un
lieu de stationnement dédié au covoiturage sur un em-
branchement stratégique en dehors des centres-villes. Ce
type d’aire dispose d’un nombre de places modéré, entre
15 et 50 ;
◗ Les aires de proximité, qui ont pour objectifs de proposer
des points de rendez-vous et d’encourager l’accès par les
modes actifs. Ce type d’aire offre peu de places (moins
de 15).
Ces aires de covoiturage seront conçues et aménagées
comme des pôles d’échanges multimodaux, incluant ainsi
dans leur conception des aspects relatifs à la signalisation
et à l’information voyageurs, aux différentes possibilités de
rabattement/diffusion, au confort pour l’attente des usagers,
ou encore à la sécurisation des véhicules en stationnement
(voitures ou vélos).
Poursuivre l’aménagement de voies réservées
au covoiturage
En parallèle de la création d’aires de covoiturage, la mise en
œuvre de voies réservées aux covoitureurs poursuit l’ob-
jectif de :
◗ Fiabiliser les temps de parcours des usagers ;
◗ S’affranchir de la congestion automobile, notamment aux
abords du cœur de l’Agglomération lyonnaise ;
◗ Redistribuer les voies en faveur des modes les moins pol-
luants et donc réduire l’attractivité de l’usage de la voiture solo.
Voirie État d’avancement / Maturité
En service À aménager
d’ici 2040
À étudier
M6 X
M7 X
A6 X
A7 X
Jonction
A7-M7
X
A43 X
A42 X
A46 Nord
du nœud
des îles
X
Boulevard
Périphérique X
A450 X
Boulevard
Urbain Sud
X
A46 Sud X
N346 X
Le Plan de Mobilité identifie plusieurs axes sur lesquels
ces voies réservées seront mises en œuvre ou devront être
étudiées. En termes d’insertion de ces voies réservées, le
Plan de Mobilité porte un principe de réaffectation d’une
voie de circulation générale existante quand le dimension-
nement de ces voies structurantes le permet.
Un travail de coordination doit être mené afin de rendre
lisibles les règles de fonctionnement de ces voies, que ce
soit au sujet :
◗ Des horaires d’activation ;
◗ Des véhicules autorisés à y circuler au-delà des véhicules
embarquant plus de deux personnes (véhicules à faibles
émissions, taxi…) ;
◗ Du contrôle du respect des règles de circulation sur ces
voies.
Voie réservée au covoiturage sur la M7
BON À SAVOIR
Des projets expérimentaux de contrôle-sanction de
l’usage des voies réservées au covoiturage sont ac-
tuellement portés dans plusieurs agglomérations fran-
çaises. Une fois validés par l’État, les différents moyens
éprouvés seront déployés sur les différentes voies
réservées.140
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 6
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Développer
des lignes de
covoiturage
en ciblant les
principaux flux
automobiles
et les zones
d’emplois
SYTRAL
Mobilités
EPCI
Métropole
de Lyon
État
SMT AML
Communes
x
Offre et fréquentation
des lignes de covoiturage
créées
Enquêtes
Outils mis en œuvre
Action 2 :
Mettre en place
une plateforme
numérique
unique facilitant
la mise en
relation entre
covoitureurs
SYTRAL
Mobilités
Communes
Organisateurs
d’évènements
pour créations
de communautés
Entreprises et
administrations
x
Nombre d’abonnés
de l’application mobile
covoiturage
Enquêtes
Outils mis en œuvre
Action 3 :
Développer des
infrastructures
dédiées
au covoiturage
afin d’en
favoriser
la pratique
Métropole
de Lyon
EPCI
État
Département
Concessionnaires
autoroutiers
SYTRAL Mobilités
SMT AML
x x x Nombre d’aires et de km de voies réservées créées141
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Levier 2 - Axe 6
Mesures à mettre en œuvre en accompagnement du plan d’action afin d’en réduire les impacts environnementaux, conformément aux propositions faites dans l’évaluation environnementale du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Rechercher des solutions visant à optimiser la consommation foncière
Action n° 3
Développer
des infrastructures
dédiées au covoiturage
afin d’en favoriser
la pratique
Fixer des exigences en matière de qualité de traitement des abords
notamment en termes de place du végétal
Action concernée Mesures
Réaliser en priorité les aires de covoiturage et arrêts permettant
la prise en charge et la dépose sur des espaces déjà artificialisés
Appliquer les principes d’aménagement et d’équipement des aires
de covoiturage définis par le Schéma de Développement des Aires de Covoiturage de l’Aire Métropolitaine Lyon - Saint-Etienne (cahier n°2)
En cas de création sur des espaces naturels, agricoles ou forestiers,
porter une attention particulière au traitement de ces sites (végétalisation, traitement des lisières, limitation de l’imperméabilisation…)
Compensation en termes d’aménagement et de gestion de la biodiversité le cas échéant en fonction des éventuels impacts résiduels des projets après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction142
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Vers une mobilité plus inclusive. La mobilité est un enjeu majeur pour l’inclusion sociale et professionnelle, car les capacités de déplacement conditionnent l’accès aux services essentiels et aux opportunités d’emploi. Il est important alors de développer des services adaptés aux spécificités des usagers et des territoires, à travers 3 actions essentielles :
Action 1 : Développer des services de mobilité dédiés aux personnes en situation de handicap
Action 2 : Poursuivre et renforcer les initiatives en faveur des scolaires et étudiants pour faciliter leurs déplacements
Action 3 : Développer et renforcer les services de mobilité solidaire
Axe 7 : Mettre en œuvre des offres de mobilité adaptées aux plus vulnérables
Partant du constat que de nombreuses spécificités différen-
cient les usagers et les territoires et qu’il convient de les
prendre en compte afin de pouvoir agir sur les habitudes
de mobilité, le Plan de Mobilité a pour ambition de plani-
fier le développement de services de mobilité adaptés à
l’ensemble des personnes se déplaçant dans les territoires
lyonnais. Il s’agit notamment de pouvoir proposer une
réponse pertinente aux usagers les plus vulnérables :
◗ Personnes en situation de handicap ;
◗ Personnes âgées ;
◗ Personnes ayant des faibles revenus ;
◗ Personnes en insertion professionnelle ;
◗ Scolaires et étudiants…
Pour ces personnes, leur capacité à se déplacer en autono-
mie dépend des services qui leur sont proposés, de leurs
tarifs et de leurs modalités d’accès.
Les réseaux de mobilité s’adaptent afin de prendre en
compte les personnes ayant des difficultés à se déplacer
physiques ou cognitives, grâce à la mise à disposition de
solutions de transport spécifiques. Afin d’apporter une
réponse globale et adaptée aux besoins, ces services
doivent être mis en œuvre de manière concomitante avec
des actions sur l’espace public (Levier 3, Axe 2) et d’accom-
pagnement des personnes (Levier 4, Axe 1).
Action n° 1
Développer des services de mobilité dédiés
aux personnes en situation de handicap
SYTRAL Mobilités
EPCI, Métropole de Lyon, Département du
Rhône
En 2024, SYTRAL Mobilités organise deux services dédiés
aux personnes en situation de handicap sur le territoire de
la Métropole de Lyon, de la Communauté de Communes
de l’Est Lyonnais et de 7 communes (Chaponost, Brindas,
Messimy, Thurins, Grézieu-la-Varenne, Sainte-Consorce,
Chasselay) :
◗ Le service Optibus, qui est un service de transport à la
demande pour les personnes présentant un handicap mo-
teur, permanent ou temporaire, ou un handicap visuel ;
◗ Le service Optiguide, qui permet d’être guidé par un ac-
compagnateur sur le réseau de transports collectifs urbain
de l’Agglomération lyonnaise.
BON À SAVOIR
Conformément à la loi, le Conseil Départemental du
Rhône et la Métropole de Lyon assurent (sous condi-
tions) le transport des élèves et étudiants handicapés
sur l’ensemble du périmètre de SYTRAL Mobilités.
Service Optibus143
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations à venir
◗ Étudier d’ici 2025 la mise en œuvre d’un service dédié sur
un périmètre plus large. Les réflexions prendront notam-
ment en compte les éventuelles adaptations nécessaires
des conditions d’usage en cohérence avec l’étendue de ce
périmètre ;
◗ Expérimenter un service dédié sur un territoire, l’évaluer
et identifier les possibilités d’extension ou de diffusion sur
d’autres territoires ;
◗ Poursuivre la mise en accessibilité des réseaux de trans-
ports collectifs (Axe 3 action 2) ;
◗ Analyser régulièrement la complémentarité entre ces ré-
seaux et les deux services spécifiques (Optibus et Optiguide)
afin de permettre au plus grand nombre d’utiliser les ser-
vices réguliers mis à disposition, plutôt que ces offres
spécifiques ;
◗ Assurer l’accessibilité des services vélo pour permettre
leur démocratisation à toutes et tous : stationnement vélo
sécurisé ou non, services VLS, services de location longue
durée, entre autres. Il faut également noter que le gabarit des
aménagements cyclables est un facteur d’accessibilité, leur
largeur permettant d’accueillir des vélos adaptés et ainsi de
répondre aux besoins des personnes en situation de handi-
cap. C’est notamment le cas des Voies Lyonnaises dans la
Métropole de Lyon.
Action n° 2
Poursuivre et renforcer les initiatives
en faveur des scolaires et étudiants
pour faciliter leurs déplacements
Métropole de Lyon, EPCI
EPCI, Métropole de Lyon, Région
De manière plus marquée que pour l’ensemble de la popu-
lation, les jeunes (y compris après 18 ans) sont limités dans
leurs possibilités de mobilité, ce qui peut se traduire par un
renoncement à effectuer certains déplacements.
L’accompagnement des scolaires est un motif important pour
les déplacements effectués en voiture. Réduire ce besoin
peut permettre de modifier les comportements de mobilité
des habitants et également faire acquérir aux plus jeunes
l’habitude de recourir aux modes alternatifs à la voiture.
Communication de la Métropole de Lyon 2024 - 200 046 977 - Visuels retouchés - Crédits photos : Sylvain Bouzat - Réalisation :
freevelov.grandlyon.com
BON À SAVOIR
SYTRAL Mobilités met en œuvre 655 lignes destinées
spécifiquement aux scolaires dans son ressort territorial,
en complément du réseau ferroviaire.
La desserte des établissements scolaires est une
priorité pour le réseau.
Le développement global de l’offre attendu d’ici
2040 pourra permettre une allocation différente des
moyens en proposant davantage de lignes ouvertes
à tous et permettant de réduire le besoin de lignes
spécialisées.
Réalisations à venir
Dans le but d’offrir une alternative sécurisée à la voiture
pour l’accompagnement des plus jeunes et des étudiants,
plusieurs actions, déjà existantes, sont à poursuivre :
◗ Les initiatives de pédibus et de vélobus doivent être
soutenues par les acteurs publics, que ce soit par l’aide
à une organisation pérenne de ces dispositifs ou par la
mutualisation des moyens d’organisation et de communica-
tions qui sont nécessaires. Les actions d’accompagnement et
de formation à la mobilité des jeunes sont développées dans
l’axe 1 du levier 4 ;
◗ Le service Free Velo’v ainsi
que d’éventuelles autres
offres d’accès à des ser-
vices de location vélo visant
les populations jeunes et
étudiantes, permettant à la
fois d’offrir une alternative
efficace et peu onéreuse
mais aussi de diffuser la pra-
tique du vélo. D’ici à 2026,
10 000 contrats de location
de vélos pour une durée de
1 an seront signés dans la
Métropole de Lyon ;
◗ La mise en œuvre de services de mobilité plus adaptés aux
modes de vie des jeunes et permettant à certains d’accéder
plus facilement à leur lieu d’études, à leur travail ou de faci-
liter leurs pratiques culturelles et sportives. Ces adaptations
viseront à :
― étudier et capitaliser des éléments sur les modes de
vie des jeunes afin de pouvoir expérimenter et mettre en
œuvre des services adaptés ;
― étendre l’amplitude des services de transports collectifs
pour répondre aux besoins en soirée et le week-end ;
― accompagner les dispositifs de covoiturage mis en place
à destination de sorties culturelles et sportives ;
― étudier la mise en œuvre d’une offre de transport à la
demande pour les loisirs.
Ces adaptations concernent en premier lieu les jeunes
mais permettront plus largement de proposer des services
adaptés à l’évolution globale des modes de vie.144
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 3
Développer et renforcer les services de mobilité
solidaire
Métropole de Lyon, EPCI, Région,
Département du Rhône
SYTRAL Mobilités
L’organisation du transport solidaire est de la compétence
des membres de SYTRAL Mobilités. Plusieurs d’entre eux
proposent ainsi des services de navettes ou de transport à
la demande solidaire à destination de personnes en situa-
tion d’isolement ou de précarité (notamment en retour vers
l’emploi).
Il est également possible pour les AOM locales d’appuyer
des initiatives privées, en particulier associatives, afin de
développer des services de mobilité solidaire.
Le Département du Rhône et la Métropole de Lyon sont
des acteurs ayant la compétence d’action sociale. Par leur
connaissance des publics cible, ils constituent des acteurs
incontournables de la mise en œuvre de solutions de mobi-
lité solidaire et doivent donc être associés à leurs créations.
La force de ces services réside dans leur adaptabilité aux
spécificités locales, que celles-ci soient liées à l’organisation
du territoire ou aux publics concernés.
Il est important de souligner que ces services doivent égale-
ment être soutenus par des actions d’accompagnement des
publics vulnérables (Levier 4, Axe 1).
Réalisations avant 2030
◗ Élaborer un plan d’action à l’échelle du département du
Rhône et de la Métropole de Lyon en faveur de la mobilité
solidaire, conformément aux dispositions de la LOM, sous
pilotage de la Région, du Département et de la Métropole
de Lyon, en associant les AOM locales ;
◗ Pérenniser les services existants de transport à la de-
mande solidaire organisés par les AOM membres ;
◗ Inciter et appuyer des initiatives privées, notamment :
― des garages solidaires pour réparer des automobiles et/
ou des vélos, mais aussi louer des voitures, par exemple
en s’appuyant sur les dispositifs de réemploi de véhi-
cules introduits par la loi du 5 avril 2024 ;
― de la location longue durée de véhicules adaptés ;
― des autos-écoles avec des pédagogies adaptées et sou-
tenues par la mise en œuvre d’aides financières pour les
publics précaires ;
― des services de transport d’utilité sociale, permettant
de mobiliser des bénévoles pour transporter certains
publics en fonction de critères sociaux.
PLANS LOCAUX DE MOBILITÉ -
MISE EN ŒUVRE AU NIVEAU LOCAL
Dans le cadre notamment de l’élaboration de leur Plan
Local de Mobilité, les membres de SYTRAL Mobilités
conduiront des études pour identifier les besoins,
mettre en œuvre et pérenniser des services de mobili-
té solidaire dans leur territoire d’ici à 2030.
Atelier solidaire de réparation de vélos - Tarare145
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 7
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Développer
des services de
mobilité dediés
aux personnes
en situation de
handicap
SYTRAL
Mobilités
EPCI
Métropole
de Lyon
Département
du Rhône
x Études réalisées
Action 2 :
Poursuivre
et renforcer
les initiatives
en faveur des
scolaires et
étudiants pour
faciliter leurs
déplacements
Métropole
de Lyon
EPCI
EPCI
Métropole
de Lyon
Région
x Nombre d’actions réalisées
Action 3 :
Développer et
renforcer les
services de
mobilité
solidaire
Métropole
de Lyon
EPCI
Région
Département
du Rhône
SYTRAL Mobilités x
Nombre de services
de transport à
la demande solidaire
dans le ressort territorial
Fréquentations
de ces services
Nombre d’initiatives
privées de solutions
de mobilité solidaire146
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les marchandises aussi peuvent prendre le train, le bateau et le vélo. Alors que les transports routiers sont prépondérants dans l’acheminement de nos marchandises, le Plan de Mobilité entend développer les infrastructures et services nécessaires pour que le secteur se tourne davantage vers les autres modes :
Action 1 : Développer la fonction logistique du système ferroviaire
Action 2 : Développer le transport fluvial pour la logistique urbaine
Action 3 : Développer le vélo-cargo pour le transport de marchandises en milieu urbain dense
Axe 8 : Inciter au report modal pour les flux de marchandises
La logistique et le transport des marchandises ont des
impacts sur l’aménagement du territoire, la qualité de l’air
et sur le système de déplacement. Ils constituent par consé-
quent une dimension importante du Plan de Mobilité.
L’accélération du report modal pour les flux de marchan-
dises est une nécessité pour viser la décarbonation des
transports à 2050. Cela nécessite de :
◗ Mettre en valeur et remettre en état les infrastructures
ferroviaires et fluviales ;
◗ Développer la cyclo-logistique ;
◗ Mieux prendre en compte les possibilités de mixer les
circulations voyageurs et marchandises sur le réseau de
transport en commun.
Port de Villefranche-sur-Saône
Action n° 1
Développer la fonction logistique du système
ferroviaire
État, SNCF Réseau, EPCI, Métropole de Lyon
Région, entreprises concernées
Le développement du fret ferroviaire s’accompagne néces-
sairement de la création de nouvelles infrastructures et
d’une consolidation des infrastructures existantes afin de
donner de la capacité au système.
Réalisations à venir
La réalisation de l’ensemble du Contournement Ferroviaire
de l’Agglomération lyonnaise (CFAL) est une priorité. Il doit
permettre au fret ferroviaire d’être plus attractif mais égale-
ment de libérer des sillons pour les trains voyageurs dans
le cœur de l’étoile ferroviaire lyonnaise. La partie nord du
CFAL devra être réalisée d’ici à 2035. Afin de donner toute
sa pertinence à ce contournement, la partie sud du CFAL
devra être rapidement projetée, avec un itinéraire privilégié
le long de la ligne à grande vitesse.
Les sites d’intermodalité existants (Port de Lyon Édouard
Herriot, plateforme de transport combiné de Vénissieux
Saint-Priest), sont à conforter et il conviendra d’optimiser
les capacités des infrastructures ferroviaires les desservant
ainsi que celles des espaces disponibles en leur sein des-
tinés à faciliter les opérations d’intermodalité (stockage,
transbordements…). Ils constituent en effet des points incon-
tournables au service de l’intermodalité logistique aux plans
régional, national et européen. De même, le site de triage
de Sibelin (hub pour le sud et le sud-est de la France pour
les trafics de wagons isolés en grande partie liés à la chimie),
est également à préserver dans l’optique d’une relance des
usages ferroviaire pour le transport de marchandises.147
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
BON À SAVOIR
La Stratégie nationale de relance du fret ferroviaire de
2021 énonce l’objectif de doublement de la part mo-
dale du fer dans le transport de marchandises en
France à horizon 2030 alors qu’elle se maintient autour
de 10 % depuis le milieu des années 2000. L’action pu-
blique en matière de développement du fret ferroviaire
doit permettre de bénéficier à plusieurs segments de
transport, comme le transport de marchandises par train
complet, par wagon isolé mais aussi par transport com-
biné via des infrastructures d’intermodalité.
Les équipements ferroviaires intermodaux ont vocation
à consolider les flux de multiples expéditeurs et destina-
taires du territoire. Ils constituent donc des portes d’entrées
souples vers le mode ferré à travers le transport combiné.
Les conditions de pré et post-acheminements routiers
vers et depuis les équipements intermodaux constituent
des leviers de performance des chaînes logistiques. L’enjeu
sur ces équipements intermodaux est de :
◗ S’assurer du bon dimensionnement et de la qualité du
réseau routier et des accès relatifs à ces équipements
pour la fluidification du trafic et la desserte majoritaire-
ment en poids lourds de ces sites afin de contribuer à
l’attractivité de l’acheminement ferroviaire ;
◗ Étudier l’agencement des entrées et sorties de ces équi-
pements permettant leur franchissement par des véhi-
cules routiers, particulièrement des poids lourds ;
◗ Adapter la capacité de stationnement en adéquation
avec les besoins des sites et leur fréquentation ;
◗ Aménager des accès cyclables dans le cadre des sites
mobilisables pour la desserte urbaine en zone dense.
Carte des équipements ferroviaires, fluviaux
et intermodaux de l’Agglomération lyonnaise (Source : Documents d’orientation sur la logistique des biens et des services
de la Métropole de Lyon)
Les Installations Terminales Embranchées (ITE) permettent
aux acteurs économiques des territoires lyonnais d’utiliser
le fer pour leurs expéditions et approvisionnements, en
évitant les ruptures de charge routières. La viabilité du mail-
lage d’ITE est particulièrement importante car le tissu indus-
triel local est relativement dispersé dans le territoire, et le
potentiel de recours au transport ferroviaire est fort pour des
activités telles que la chimie, la pétrochimie ou encore l’ex-
traction. Les ITE sont aujourd’hui fragilisées par la dégrada-
tion de l’attractivité du fret ferroviaire et la désaffection d’une
bonne partie d’entre elles. Un travail est donc à mener par les
entreprises propriétaires des ITE et les acteurs publics que
sont les EPCI, la Métropole de Lyon et la Région pour préser-
ver ce potentiel ferroviaire. Cela nécessite de :
◗ Identifier les ITE encore existants/fonctionnels et à préser-
ver afin de mettre à jour les connaissances sur le territoire ;
◗ Engager une réflexion et la recherche d’un régime d’aide
permettant de participer au financement de la moderni-
sation des ITE aux côtés des propriétaires afin de réduire
le coût de ces opérations et augmenter l’attractivité de ce
mode. Elle pourrait également se cumuler avec une contri-
bution financière de l’État.148
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Carte de l’état des ITE dans le ressort territorial (Source : Base ITE 3000 du CEREMA)
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Etat des ITE
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� Mauvais état
� Inutilisable
r-++ Réseau ferroviaire
0 7,5 /1skm
Saint-Priest
�-____,,.......149
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 2
Développer le transport fluvial pour la logistique
urbaine
VNF, CNR, Consulaires et fédérations
Métropole de Lyon, EPCI
La Stratégie nationale logistique de 2022 prévoit d’augmen-
ter de 50 % la part modale du fluvial dans le transport de
marchandises en France à horizon 2030, passant ainsi de
2 % à plus de 3 %. Les principales actions de la stratégie
sont fixées dans le Contrat d’objectif et de performance
de Voies Navigables de France (VNF), parmi lesquelles
certaines, telle que la valorisation des fonciers aménagés,
pourront se traduire concrètement dans les territoires.
Si le mode fluvial est employé dans le secteur des travaux
publics, des pondéreux en vrac ou des céréales, il reste très
peu utilisé dans le secteur de la distribution urbaine. Pour
autant, au regard des réserves de capacité sur le fleuve et
des infrastructures fluviales existantes (Port de Lyon Édouard
Herriot, Givors/Loire-sur-Rhône, Villefranche-sur-Saône,
Salaise-sur-Sanne…) dans le territoire élargi, le transport
par voie fluviale mérite d’être accompagné pour les opéra-
tions de distribution urbaine pour lesquelles ce mode peut
constituer une alternative fiable et performante à la route.
« Pour les marchandises comme
pour les personnes, le fluvial peut
être un enjeu majeur. »
Séminaire d’élus du 16 mars 2023
Réalisations à venir
L’accompagnement du développement du transport fluvial
passe par plusieurs types d’actions à mener de concert, et
notamment :
◗ Valoriser le maillage et la hiérarchisation fonctionnelle des
plateformes existantes : l’enjeu est à la fois de renforcer les
équipements déjà présents ayant un rôle structurant comme
le Port de Lyon Édouard Herriot mais aussi d’identifier les
réserves de fonciers disponibles pouvant offrir des perspec-
tives de développement d’une logistique durable en cohé-
rence avec les travaux déjà menés dans certains territoires,
tels que le schéma portuaire lyonnais de VNF de 2016 ;
◗ Améliorer l’accessibilité : garantir des accès correctement
dimensionnés aux équipements fluviaux est un enjeu cen-
tral pour s’assurer de leur fonctionnement et de leur inté-
gration dans l’environnement local en limitant les externa-
lités négatives ;
◗ Aménager les quais fluviaux de manière à s’assurer que
l’approvisionnement par des marchandises est possible ;
◗ Développer des quais mixtes (voyageurs/marchandises)
ou dédiés ;
◗ Inciter, dans les ports du territoire, les amodiataires situés
à bord de voie d’eau à utiliser le fluvial pour une majorité de
leurs flux en l’inscrivant dans les baux ou les conventions
d’occupation temporaire.
BON À SAVOIR
Le Schéma des Usages des Rives Fluviales (SURF)
est une démarche initiée par la Métropole de Lyon et
VNF, qui ont fait le choix de la co-production avec les
parties prenantes pour aboutir à 3 grandes ambitions
partagées et un plan de 29 actions opérationnelles en
faveur d’un développement harmonieux des usages
des rives du Rhône et de la Saône.
Le SURF est ainsi bâti sur trois grandes ambitions :
1 - Le renforcement du lien entre les citoyens et ses
fleuves qui doivent rester accessibles et visibles à
tous (lieux à préserver pour la navigation, la détente,
les loisirs nautiques voire la baignade) et au service de
la préservation du climat et de la transition écologique
(activités à faible impact carbone, assainissement des
bateaux, bornes d’alimentations électriques) ; la ville
ne doit pas empiéter sur les fleuves ;
2 - La préservation du patrimoine naturel et la rena-
turation des espaces avec notamment la revégé-
talisation des berges et la création de corridors
écologiques ;
3 - La priorité au développement des transports de de-
main (logistique urbaine fluviale, ligne de transport
de passagers…).
Port de Lyon Edouard Herriot150
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 3
Développer le vélo-cargo pour le transport
de marchandises en milieu urbain dense
EPCI, Métropole de Lyon
Communes, LPA, structures associatives
de la mobilité à vélo
La part modale de la cyclo-logistique est en constante
progression depuis plusieurs années. L’utilisation du vélo
permet en effet de s’affranchir de la congestion routière,
tout en réduisant drastiquement les nuisances induites
par l’utilisation traditionnelle de poids lourds et de véhi-
cules utilitaires légers. Elle apparaît également comme un
levier de recrutement pour les opérateurs de transport.
Le transport de marchandises en triporteur ou vélo cargo
est particulièrement pertinent pour desservir les secteurs
urbains denses, au sein desquels les distances entre les dif-
férents points des tournées restent limitées et où les arrêts
fréquents de véhicules utilitaires sont contraints et contrai-
gnants pour l’environnement urbain.
Il est primordial de poursuivre les efforts en matière de
soutien à la filière cyclo-logistique pour qu’elle continue
d’accroître sa part de marché dans le cœur de la Métropole
de Lyon (Lyon, Villeurbanne) et qu’elle puisse progressive-
ment se développer dans d’autres polarités (Oullins-Pierre-
Bénite, Saint-Fons, Villefranche-sur-Saône…).
L’objectif est d’inciter et d’accompagner les opérateurs de
messagerie, les commerçants proposant des livraisons
aux particuliers en proximité, ou encore les opérateurs de
collecte de déchets professionnels à recourir à ce mode
autant que faire se peut, notamment via des prestataires
spécialisés. Étant donné la faible valeur ajoutée de cette
activité et les charges et investissements nécessaires à son
fonctionnement (locaux en cœur de ville, personnel, maté-
riel…), les seuils de rentabilité sont élevés.
Réalisations à venir
Les acteurs locaux (EPCI, Métropole de Lyon) doivent pro-
mouvoir le déploiement de cette pratique à travers plusieurs
leviers :
◗ Accompagner l’implantation de prestataires spécialisés :
facilitation de la recherche de locaux d’activités dans des
secteurs sujets à une forte concurrence fonctionnelle,
orientation vers des solutions de financement, intégration
dans l’écosystème local et promotion de la filière vélo ;
◗ Soutenir la pérennité de l’activité de ces prestataires via
un accompagnement financier des acteurs de la cyclo-
logistique sur les premières années d’exploitation ;
◗ Aménager des itinéraires cyclables adaptés aux vélos-
cargos : infrastructures cyclables séparées de la circulation
automobile, offrant une continuité dans les itinéraires, et
un confort de circulation malgré le gabarit des caisses ou
des remorques ;
◗ Inciter au remplacement de véhicules thermiques an-
ciens par des vélos à assistance électrique pour les
professionnels.
Triporteur utilisé pour des livraisons de courses à domicile - Lyon 7 e151
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 8
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Développer
la fonction
logistique
du système
ferroviaire
État
SNCF Réseau
EPCI
Métropole
de Lyon
Région Auvergne
Rhône-Alpes
Entreprises
concernées
x x x
Avancement
des grands projets
Nombre de projets
d’aménagement pour les
chantiers intermodaux
Nombre d’ITE
Schéma de suivi des ITE...
Observatoire des ITE
Action 2 :
Développer
le transport
fluvial pour
la logistique
urbaine
VNF
CNR
Consulaires
et fédérations
Métropole
de Lyon
EPCI x x x
Études et expérimentations
menées
Nombre de plateformes
fluviales développées
Action 3 :
Développer
le vélo-cargo
pour le transport
de marchandises
en milieu
urbain dense
EPCI
Métropole
de Lyon
Communes
LPA
Structures
associatives
de la mobilité
à vélo
x x x
Études et expérimentations
menées
Aides versées pour
la pérennisation des
cyclo-logisticiens152
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Levier 2 - Axe 8
Mesures à mettre en œuvre en accompagnement du plan d’action afin d’en réduire les impacts environnementaux, conformément aux propositions faites dans l’évaluation environnementale du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Action n° 2
Développer
le transport fluvial
pour la logistique
urbaine
Action n° 3
Développer
le vélo-cargo
pour le transport
de marchandises
en milieu
urbain dense
Élaborer une charte en faveur de la logistique urbaine durable
S’inspirer du programme-cadre des aménagements des Voies Lyonnaises pour le choix des revêtements, de la végétation, de l’éclairage
Actions concernées Mesures153
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
LEVIER 3 :
REDÉFINIR LES USAGES NÉCESSAIRES
DE LA VOITURE, NOTAMMENT EN AGISSANT
SUR L’ESPACE PUBLIC
Le Plan de Mobilité porte l’objectif d’une
réduction par deux des déplacements
réalisés seul en voiture entre 2015
et 2040. Cette baisse se réalise en
premier lieu par l’apport d’alternatives
nombreuses et répondant au plus près
des besoins. Cependant, le système
de mobilité actuel est essentiellement
construit afin de faciliter les déplace-
ments en voiture, le Plan de Mobilité
préconise donc d’initier et d’accompa-
gner cette diminution recherchée par
des mesures visant à limiter l’attracti-
vité de son usage.
Dans cette optique, en lien avec la mise
en œuvre des offres alternatives, il s’agit
de questionner les usages nécessaires
de l’automobile. Son usage doit être
raisonné et ne constituer une réponse
qu’en l’absence d’autres solutions de
mobilité. Dans les cas où des alterna-
tives existent, la réduction de l’attractivité
de l’usage de la voiture au bénéfice des
autres modes de déplacements peut
être réalisée par divers moyens. Ceux-ci
sont déterminés pour impacter les condi-
tions de stationnement et de circulation,
mais aussi les caractéristiques des véhi-
cules et jusqu’à questionner sa posses-
sion si les nécessités de recours à ce
mode de déplacements finissent par
être uniquement occasionnelles.
La voirie est le support de circulation
des véhicules, mais également de
l’ensemble des autres offres de mobi-
lité. Un rééquilibrage des capacités
routières, sur tous types de voiries
(structurantes, locales…) est néces-
saire entre la place allouée à la voiture
et celle attribuée aux autres modes.
Dans un premier temps, ces réamé-
nagements visent à mieux intégrer les
autres modes sur la voirie et à diminuer
l’attractivité de la voiture. Par la suite,
la réduction de capacité de circulation
automobile doit être poursuivie afin
de conserver une place réservée à la
voiture qui soit cohérente avec la dimi-
nution de son usage.
Dans les cas où le dimensionnement
des voiries ne permet que peu ou pas
de requalification, des réflexions sur
la réorganisation des flux (de transit,
d’échange, internes) seront à mener. Le
Plan de Mobilité porte l’objectif de privi-
légier un environnement local agréable
et permettant un usage apaisé de l’es-
pace public. Les plans de circulation
viseront donc à écarter les trafics de
transit le plus possible, sur des voiries
dimensionnées à cet effet. Si des amé-
nagements supplémentaires étaient
nécessaires sur ces dernières voiries,
le Plan de Mobilité affirme que les
augmentations ponctuelles de capa-
cité routière sur ces axes devront
être compensées par des diminutions
au moins équivalentes sur les axes à
proximité qui seront davantage réo-
rientés vers des fonctions locales.
Les possibilités de stationnement, au
domicile ou à destination et sur l’es-
pace privé ou public, sont un des fac-
teurs principaux d’usage de la voiture,
y compris en la présence d’offres de
mobilité alternatives. Le Plan de Mobilité
vise à une rationalisation de ces possibi-
lités, cohérente avec l’offre structurante
de transport collectif sur le territoire
et en lien avec une réallocation de
Ville à 30 km/h - Oullins - Pierre-Bénite154
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
BON À SAVOIR
Dans une logique de diminution de la circulation routière sur le territoire et de rééquilibrage de l’espace public alloué à chaque mode de déplacement, ce levier permet notamment de prendre en compte les objectifs suivants du Plan de Mobilité définis par l’article 1214-2 du Code des transports :
1° - L’équilibre durable entre les besoins en matière de mobilité et de facilités d’accès, d’une part, et la protection de l’environnement et de la santé, d’autre part, en tenant compte de la nécessaire limitation de l’étalement urbain telle qu’encadrée par les plans locaux d’urbanisme ou les plans locaux d’urbanisme intercommunaux ;
2° - Le renforcement de la cohésion sociale et territoriale, notamment l’amélioration de l’accès aux services de mobilité des habitants des territoires moins denses ou ruraux et des quartiers prioritaires de la politique de la ville ainsi que des personnes handicapées ou dont la mobilité est réduite ;
3° - L’amélioration de la sécurité de tous les déplacements, en opérant, pour chacune des catégories d’usagers, un par- tage de la voirie équilibré entre les différents modes de transport et en effectuant le suivi des accidents impliquant au moins un piéton, un cycliste ou un utilisateur d’engin de déplacement personnel ;
4° - La diminution du trafic automobile et le développement des usages partagés des véhicules terrestres à moteur ;
5° - Le développement des transports collectifs et des moyens de déplacement les moins consommateurs d’énergie et les moins polluants, notamment l’usage de la bicyclette et la marche ;
6° - L’amélioration de l’usage du réseau principal de voirie dans l’agglomération, y compris les infrastructures routières nationales et départementales, par une répartition de son affectation entre les différents modes de transport et des mesures d’information sur la circulation ;
7° - L’organisation du stationnement sur la voirie et dans les parcs publics de stationnement, notamment en définissant les zones où la durée maximale de stationnement est réglementée, les zones de stationnement payant, les emplace- ments réservés aux personnes handicapées ou dont la mobilité est réduite, la politique de tarification des stationne- ments sur la voirie et dans les parcs publics corrélée à la politique de l’usage de la voirie, les modalités particulières de stationnement et d’arrêt des véhicules de transport public, des taxis et des véhicules de livraison de marchandises, les mesures spécifiques susceptibles d’être prises pour certaines catégories d’usagers, de véhicules ou de modalités de transport, notamment tendant à favoriser le stationnement des résidents et des véhicules bénéficiant d’un signe distinctif de covoiturage créé en application des articles L. 1231-15 ou L. 1241-1 ou bénéficiant du label « auto-partage » ;
8° - L’organisation des conditions d’approvisionnement de l’agglomération nécessaires aux activités commerciales et artisanales et des particuliers, en mettant en cohérence les horaires de livraison et les poids et dimensions des véhi- cules de livraison dans le ressort territorial de l’autorité organisatrice de la mobilité, en prenant en compte les besoins en surfaces nécessaires aux livraisons pour limiter la congestion des voies et aires de stationnement, en améliorant la préservation, le développement et l’utilisation des infrastructures logistiques existantes, notamment celles situées sur les voies de pénétration autres que routières et en précisant la localisation des infrastructures et équipements à venir, dans une perspective multimodale ;
11° - La réalisation, la configuration et la localisation d’infrastructures de charge destinées à favoriser l’usage de véhicules électriques ou hybrides rechargeables ainsi que la localisation du réseau d’avitaillement à carburant alternatif tel que précisé à l’article 39 decies A du Code général des impôts. Le plan de mobilité peut tenir lieu de schéma directeur de développement des infrastructures de recharges ouvertes au public pour les véhicules électriques et les véhicules hybrides rechargeables mentionnés à l’article L. 353-5 du Code de l’énergie.
Bus n°5 du réseau Libellule - Villefranche-sur-Saône
l’espace public en faveur des modes
actifs. Les politiques de stationnement
mises en œuvre devront donc recher-
cher à limiter l’attractivité de la voiture
sur des trajets où l’alternative en trans-
ports collectifs existe, notamment à
destination du cœur de l’Agglomé-
ration lyonnaise, et sur les trajets de
proximité dans l’ensemble du territoire
en limitant les possibilités dans les cen-
tralités. Des politiques réglementaires et
tarifaires pourront également contribuer
à soutenir le commerce local et l’accès
aux divers équipements en visant une
rotation plus importante des véhicules
sur les places dédiées.
Le transport de marchandises est
également un acteur majeur de l’oc-
cupation de l’espace public.
Une rationalisation des espaces
nécessaires sera effectuée, au moyen
de l’organisation de politiques de mise
en œuvre d’aires de livraisons et de
mutualisations avec d’autres fonctions
de l’espace public. La compréhension
et le respect de ces modifications par
les acteurs de la logistique seront faci-
lités par l’homogénéisation des régle-
mentations à des échelles dépassant
celles des collectivités locales.155
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Pour faire de la place aux autres modes, il est nécessaire de concevoir différemment nos routes. Le Plan de Mobilité entend impulser une nouvelle manière de concevoir notre réseau routier :
Action 1 : Poursuivre la requalification des autoroutes et voies structurantes d’agglomération (VSA) Action 2 : Optimiser l’usage des autres voies structurantes
Axe 1 : Agir sur les voiries structurantes
Le réseau de voiries structurantes est composé des princi-
paux axes routiers et autoroutiers qui supportent l’essentiel
des flux de personnes et de marchandises dans le ressort
territorial.
Il irrigue le territoire, dont le cœur de l’Agglomération lyon-
naise, et relie les principales polarités urbaines du ressort
territorial (L’Arbresle, Belleville-en-Beaujolais, Brignais,
Genas, Tarare, Villefranche-sur-Saône…) et les territoires
voisins (Saint-Étienne Métropole, Communauté d’Agglomé-
ration des Portes de l’Isère, Vienne-Condrieu Agglomération,
Département de l’Ain). On peut distinguer en son sein les
autoroutes et Voies Structurantes d’Agglomération (VSA)
d’une part et les principales autres routes métropolitaines et
départementales d’autre part.
En dehors des services ferroviaires, le réseau routier étant
l’unique support de ces flux, il est nécessaire d’agir sur ces
voiries pour y permettre le développement de l’offre et de
l’usage des modes alternatifs à la voiture individuelle.
À horizon 2040, les enjeux pour les voiries structurantes sont :
◗ De contribuer aux politiques locales de mobilité ;
◗ De réduire les nuisances et effets de coupures urbaines
engendrées par ces infrastructures ;
◗ D’ajuster les capacités aux besoins, au fur et à mesure de
la réduction du trafic qui est recherchée par l’ensemble
des actions du Plan de Mobilité ;
◗ D’améliorer l’efficacité des transports en commun et du
covoiturage ;
◗ D’accorder plus de places aux modes actifs.
Action n° 1
Poursuivre la requalification des autoroutes
et voies structurantes d’agglomération (VSA)
État, concessionnaires autoroutiers,
Métropole de Lyon, Département
SYTRAL Mobilités, SMT AML
Les autoroutes et Voies Structurantes d’Agglomération
répondent à de multiples fonctions parmi lesquelles les liens
avec le cœur de l’Agglomération lyonnaise, ou encore à sa
première et deuxième couronne. Elles accordent une place
prépondérante à la voiture individuelle, mais des projets
sont d’ores et déjà engagés, voire mis en service pour cer-
tains, pour revoir le fonctionnement de ces axes et y favori-
ser les mobilités alternatives.
Les actions à conduire peuvent aller de la requalification
des axes jusqu’à leur transformation complète en boule-
vard urbain, permettant notamment d’apaiser les circula-
tions et d’améliorer leur perméabilité.
Dans le cadre des mesures de requalification, il s’agira de
remplacer des voies de circulation générale par des voies
dédiées permettant de :
◗ Renforcer la vitesse et la régularité des lignes de trans-
ports en commun empruntant ces voies ;
◗ Inciter au covoiturage en améliorant son attractivité par
rapport à la voiture individuelle ;
◗ Réduire la capacité des voiries pénétrant dans le cœur de
l’Agglomération lyonnaise de manière cohérente avec la
mise à disposition d’offres alternatives ;
◗ Ces actions doivent s’accompagner du développement
des offres de services de mobilité sur ces nouveaux es-
paces mis à disposition : lignes de transports en commun,
notamment cars à haut niveau de service, lignes de covoi-
turage et aires de covoiturage à proximité (Levier 2).
Les actions de transformation concernent les axes qui traversent
ou longent des zones urbanisées et ont pour objectifs de :
◗ Réduire les nuisances pour les riverains : bruit, pollution lo-
cale affectant la santé des habitants, cadre de vie dégradé…;
◗ Réduire les coupures urbaines constituées par ces
grandes infrastructures ;
◗ Favoriser les usages partagés de la voiture, les transports
collectifs et les modes actifs. Voie M7 avec une voie réservée au covoiturage156
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations avant 2030
Des travaux de requalification et particulièrement de mise
en œuvre de voies réservées aux transports collectifs et/
ou au covoiturage seront à :
◗ Mettre en œuvre sur l’A42, l’A43 ;
◗ Étudier sur le Boulevard Périphérique Laurent Bonnevay ;
le Boulevard Urbain Sud, l’A46 au nord du nœud des îles,
l’A46 sud, l’A47, l’A450 et la Rocade Est ;
Les actions de transformation peuvent prendre différentes
formes et sont à adapter en fonction de l’axe et du tissu
urbain environnant. Il s’agira :
◗ De poursuivre les abaissements des vitesses en parti-
culier, afin de diminuer l’exposition des populations aux
nuisances environnementales :
― abaisser la vitesse du tronçon A42 à l’ouest du nœud
des îles à 70 km/h ;
― abaisser la vitesse de l’A89 au droit de la Tour de
Salvagny à 90 km/h ;
― abaisser la vitesse de l’A432 à 70 km/h ;
― abaisser la vitesse de l’A6 au droit de Villefranche-
sur-Saône ;
― étudier une baisse jusqu’à 50 km/h sur le Boulevard
Périphérique Laurent Bonnevay.
◗ D’améliorer les possibilités de franchissement au droit
des échangeurs de ces voies structurantes ;
◗ De créer des possibilités de franchissement, avec l’amé-
nagement de carrefours à niveaux (à réaliser sur M7 et
à étudier sur A43), la réalisation de passages supérieurs
(passerelle modes actifs entre Oullins La Saulaie et le parc
de Gerland, au niveau du Groupama Stadium et en accom-
pagnement de T9 au dessus du canal de Jonage en 2026)
ou souterrains (ouvrages commun T9/modes actifs et T10/
modes actifs sous le Boulevard Périphérique Laurent
Bonnevay) et l’étude d’opportunité de tels franchissements
Boulevard périphérique Laurent Bonnevay - Villeurbanne
au droit des Hôpitaux Est, sur l’A43 ou sur M6.
Réalisations avant 2040
Des travaux de requalification et particulièrement de mise
en œuvre de voies réservées aux transports collectifs et/
ou au covoiturage seront à :
◗ Mettre en œuvre, en fonction des conclusions des
études de requalification conduites, sur le Boulevard
Périphérique Laurent Bonnevay, le Boulevard Urbain Sud,
l’A46 au nord du nœud des îles, l’A46 sud, l’A47, l’A450 et
la Rocade Est.
Les actions de transformation peuvent prendre différentes
formes et sont à adapter en fonction de l’axe et du tissu
urbain environnant. Il s’agira :
◗ De poursuivre les abaissements des vitesses, en abais-
sant jusqu’à 50 km/h lors de transformations en boule-
vards urbains (M7 d’ici 2040, A43/Bron-Parilly, Boulevard
périphérique et M6 à terme) ;
◗ De supprimer certaines entrées et/ou sorties pour pacifier
des voiries plus locales comme cela sera étudié sur l’A43
au niveau de Bron ;
◗ De transformer M7 en boulevard urbain en s’appuyant
sur la baisse de la demande liée à la mise en place des
alternatives et en accompagnement des projets urbains
(Confluence, Saulaie, Technicentre) ;
◗ D’améliorer l’insertion urbaine et paysagère des in-
frastructures en accompagnement de la réduction des
trafics automobiles. Ainsi, des études seront conduites :
― concernant le renforcement par étapes de l’intégration
urbaine du boulevard périphérique Laurent Bonnevay,
notamment en vue d’aménagements prévus d’ici 2040
au niveau des portes de la Soie - Cusset, Moulin à Vent
- Saint-Fons et Puisoz - Parilly et viser sa transformation
en boulevard urbain à terme ;
― pour l’intégration urbaine d’ici 2040 au niveau de la
porte du Perollier sur M6 en lien avec le projet de ligne
structurante de Lyon Part-Dieu vers Écully, et viser la
transformation de la M6 en boulevard urbain à terme ;
― pour la réalisation d’un carrefour à niveau sur l’A43
d’ici 2040, en lien avec l’adaptation des capacités de
l’infrastructure et pour viser sa transformation en boule-
vard urbain à terme.
◗ Réduire le trafic de transit et interne à l’agglomération
sur la rocade Est et l’A46 sud en développant des solu-
tions alternatives au tout routier dans le sud-est de l’agglo-
mération et par la mise en œuvre du CFAL complet.157
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réseau de voirie structurant à horizon 2040158
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 2
Optimiser l’usage des autres voies
structurantes
Communes, EPCI, Métropole de Lyon,
Département
SYTRAL Mobilités, État
Une réflexion globale sera engagée sur les autres voies
structurantes, afin de les intégrer dans la stratégie globale
visant à favoriser l’usage des modes alternatifs à la voiture
individuelle et à améliorer le cadre de vie et d’accompagner
la baisse attendue des trafics dans de bonnes conditions
de sécurité routière pour l’ensemble des usagers.
Réalisations avant 2040
◗ Développer 800 km d’aménagements cyclables sécuri-
sés et structurants à l’échelle des territoires lyonnais, en
priorité de manière séparée le long des axes largement
dimensionnés et à fort trafic. Si l’emprise disponible ne
permet pas de créer ces aménagements, des itinéraires
alternatifs, attractifs pour les cyclistes, seront à prévoir.
L’intégration d’aménagements sécurisés pour les vélos est
également à réaliser au niveau des intersections. Enfin, le
jalonnement des itinéraires cyclables (directions, distance,
temps de parcours) vient compléter ces actions pour le
partage de l’espace (Levier 2, Axe 5) ;
BON À SAVOIR
Article L. 228-2 du Code de l’environnement :
« À l’occasion des réalisations ou des rénovations des
voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies
rapides, doivent être mis au point des itinéraires cy-
clables pourvus d’aménagements prenant la forme de
pistes, de bandes cyclables, de voies vertes, de zones
de rencontre ou, pour les chaussées à sens unique à
une seule file, de marquages au sol, en fonction des
besoins et contraintes de la circulation. Lorsque la ré-
alisation ou la rénovation de voie vise à créer une voie
en site propre destinée aux transports collectifs et que
l’emprise disponible est insuffisante pour permettre de
réaliser ces aménagements, l’obligation de mettre au
point un itinéraire cyclable peut être satisfaite en auto-
risant les cyclistes à emprunter cette voie, sous réserve
que sa largeur permette le dépassement d’un cycliste
dans les conditions normales de sécurité prévues au
Code de la route.
Le type d’aménagement de ces itinéraires cyclables
doit tenir compte des orientations du plan de mobilité,
lorsqu’il existe. »
« Pour inciter à la marche et au vélo,
les aménagements et requalifications
de voiries sont centraux. »
Séminaire d’élus du 16 mars 2023
◗ Étudier et mettre en œuvre les modalités de résorption
des points durs de congestion identifiés pour les trans-
ports collectifs, en lien avec le développement des offres
de cars à haut niveau de service et des corridors bus
(Levier 2, Axe 1). Des voies réservées sont indispensables
sur les portions les plus saturées des voies structurantes.
Des shunts ou des priorités aux carrefours pour les cars et
bus devront également être mis en œuvre si la configura-
tion le permet ;
◗ Favoriser le covoiturage, notamment en développant les
aires de covoiturage à proximité de ces axes structurants,
en particulier au niveau des points de choix d’itinéraires
(Levier 2, Axe 6) ;
◗ Poursuivre les baisses de vitesse sur ces voies struc-
turantes, déjà engagées sur un certain nombre d’axes à
proximité et en entrées des zones urbaines. Cette mesure
est efficace pour améliorer la qualité de l’air, réduire les
nuisances sonores, améliorer la sécurité routière et limiter
la congestion. Cette baisse de la vitesse réglementaire
doit être accompagnée d’un contrôle effectif des vitesses
pratiquées pour suivre et assurer sa mise en œuvre ;
◗ Transformer de manière majeure certains axes traver-
sant des zones urbaines. Ainsi, dans Lyon, la rive droite du
Rhône sera requalifiée d’ici 2030 afin d’en réduire la capa-
cité de circulation et d’utiliser l’espace libéré en faveur des
autres modes et d’aménagements paysagers. Des études
seront menées sur les routes départementales et métro-
politaines pénétrantes dans le cœur de l’Agglomération
lyonnaise ; RD 306, 307, 389, 483 et 484 au nord, RD 489
et 342 à l’ouest, RD 312 au sud, RD 29, 306 et 318 à l’est ;
◗ Étudier de nouvelles infrastructures routières (Boulevard
Urbain Est de la Métropole de Lyon, contournement de
l’Arbresle…) dans le cadre d’approches multimodales ac-
compagnées de diminution des capacités sur les axes à
proximité (réduction du nombre de voie, règles et sens de
circulation modifiés, création de zones apaisées…) et en
lien avec les projets urbains des secteurs.
Lorsque les axes concernés sont des Routes à Grande
Circulation ou des itinéraires de Transport de Marchandises
Dangereuses, les démarches d’études et de mise en œuvre
seront menées de manière anticipée et partenariale avec
les services de l’Etat pour garantir la bonne prise en compte
des contraintes d’exploitation.159
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 1
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Poursuivre
la requalification
des autoroutes
et voies
structurantes
d’agglomération
(VSA)
Métropole de Lyon
État
Concessionnaires
Département
SYTRAL Mobilités
SMT AML x x x
Nombre d’axes
concernés par des études
de requalification
Linéaire de VSA traité
Action 2 :
Optimiser
l’usage des
autres voies
structurantes
Communes
EPCI
Métropole de Lyon
Département
SYTRAL Mobilités
État x x x
Nombre d’axes
concernés par des études
de requalification
Linéaire de voies
structurantes traité
Nombre de points
de congestion routière
résorbés
Levier 3 - Axe 1
Mesures à mettre en œuvre en accompagnement du plan d’action afin d’en réduire les impacts environnementaux, conformément aux propositions faites dans l’évaluation environnementale du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Établir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE) pour le chantier
Action n° 2
Optimiser
l’usage
des autres voies
structurantes
Pour chaque projet définir des mesures de gestion et traitement des eaux pluviales en provenance des zones de circulation routière
S’inspirer du programme-cadre des aménagements des Voies Lyonnaises pour le choix des revêtements, de la végétation, de l’éclairage
Action concernée Mesures160
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FINI LA VOITURE REINE DE LA VILLE
Afin de réduire la place de la voiture en ville, le Plan de Mobilité met l’accent sur la sécurisation et le confort des piétons et cyclistes : ce sont eux les usagers prioritaires dans le partage de l’espace public.
Action 1 : Aménager l’espace public pour l’apaiser et le rendre agréable à tous les usagers
Action 2 : Rendre accessible l’espace public à tous les usagers, y compris en situation de handicap
Action 3 : Diminuer les vitesses de circulation pour sécuriser l’espace public
Axe 2 : Repenser l’organisation de l’espace public et son partage
Dans le ressort territorial de SYTRAL Mobilités, la part de
la voiture pour les déplacements de moins d’un kilomètre
varie de 20 % (Agglomération lyonnaise) à 40 % (Ouest
lyonnais et Beaujolais). Les marges de progression sont
donc importantes pour les déplacements de proximité ; le
Plan de Mobilité vise ainsi à réduire la place de la voiture
en renforçant :
◗ La pratique de la marche, qui deviendra à horizon 2040
le 1 er mode de déplacement, pour atteindre 37 % de part
modale ;
◗ L’usage du vélo, pour lequel le Plan de Mobilité est le plus
ambitieux en termes d’évolution de part modale, avec
pour objectif qu’il représente 16 % des déplacements à
horizon 2040.
Pour atteindre ces objectifs tout en garantissant sécurité et
confort, les piétons et les cyclistes doivent être les usagers
prioritaires dans le partage de l’espace public, en particu-
lier au sein des zones agglomérées. Repenser l’organisa-
tion de l’espace public et son partage permettra de :
◗ Favoriser la cohabitation et la sécurité des différents mo-
des de déplacements et divers types de publics, en assu-
mant le nécessaire rééquilibrage de la place qu’occupe
la voiture ;
◗ Assurer la mixité des usages et encourager la pratique
des modes actifs ;
◗ Améliorer le confort des usagers et assurer la mise en ac-
cessibilité de l’espace public pour répondre aux besoins
de tous les publics.
Développer les usages partagés de la voirie - Lyon 9e
« Pour inciter à
la marche et au vélo,
les aménagements
et requalifications
de voiries sont
centraux. »
Séminaire d’élus du 16 mars 2023161
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 1
Aménager l’espace public pour l’apaiser
et le rendre agréable à tous les usagers
Communes, EPCI, Métropole de Lyon,
Département
SYTRAL Mobilités
L’espace public dédié à la voiture (voiries et espaces de
stationnement) est aujourd’hui encore très largement pré-
dominant, alors que la part modale de la voiture diminue.
Les modalités de répartition de l’espace public sont donc
à redéfinir pour encourager encore le changement de pra-
tiques. Les choix d’aménagement de l’espace public sont
un des principaux leviers d’action pour traiter les conflits
entre ses différents usages. Des opportunités de nouvelle
répartition de l’espace alloué aux différents modes sont à
saisir lors des opérations de réaménagement. Si l’ensemble
du territoire peut bénéficier des apports d’un nouveau
partage de l’espace public, les effets bénéfiques (socia-
bilité de l’espace public, sécurisation des pratiques des
différents modes pour toutes et tous, …) seront accrus si
les aménagements sont prioritairement réalisés dans les
centralités (centre bourgs, cœurs de quartiers).
Il s’agit de repenser les plans de circulation pour tous les
modes afin de réorganiser l’espace public en redéfinis-
sant la place de chaque usager. L’objectif recherché est de
donner la priorité à la vie locale, en facilitant les déplace-
ments en modes actifs et en orientant les flux de transit sur
d’autres voies plus adaptées.
Les actions doivent également porter sur la qualité de
l’espace public et des itinéraires de chacun des modes.
En effet, des aménagements pour les modes actifs confor-
tables et sécurisés sont un pré requis important pour encou-
rager leur pratique. Afin d’améliorer leur acceptabilité et leur
adaptation aux besoins réels des habitants, des aménage-
ments provisoires et évolutifs pourront être mis en œuvre.
Réalisations à venir
◗ Créer des zones à l’intérieur desquelles la circulation de
transit motorisée est limitée, comme les « super-îlots »
ou la zone à trafic limité qui sont mis en œuvre à Lyon
et Villeurbanne, afin de libérer la voirie des voitures, des
motos et des camionnettes, et ainsi végétaliser et réamé-
nager pour laisser plus de place aux espaces publics qua-
litatifs et aux modes actifs ;
◗ Apaiser les espaces publics aux abords des écoles et col-
lèges en créant des « rues des enfants » comme cela est
mis en œuvre dans la Métropole de Lyon et à Belleville-en-
Beaujolais notamment ;
◗ Mettre en œuvre des mesures permettant d’améliorer la
qualité des espaces publics en :
― verdissant et végétalisant les espaces libérés ;
― aménageant des zones de rencontre qui permettent
d’attribuer davantage de place et de sécuriser la pra-
tique de la marche tout en conservant des possibilités
de circulation, à une vitesse limitée à 20 km/h, aux vé-
hicules motorisés ;
― aménageant des zones piétonnes ;
― utilisant des revêtements permettant d’améliorer le
confort des usagers tout en ayant un impact environ-
nemental minimal, en particulier en ce qui concerne
l’artificialisation des sols ;
― installant du mobilier urbain et des éclairages adaptés
aux usages et dans une volonté de limiter les consom-
mations énergétiques ;
― jalonnant efficacement pour faciliter la mobilité.
BON À SAVOIR
La rue des enfants est un aménagement créé pour
que les enfants et leurs accompagnants puissent se
déplacer en toute sécurité aux abords de leur école,
et il peut s’appliquer aussi bien en centre urbain qu’en
milieu rural. La rue est ainsi dédiée aux mobilités actives
aux abords des groupes scolaires de façon permanente
ou temporaire et les véhicules sont orientés vers des
itinéraires plus adaptés.
PLANS LOCAUX DE MOBILITÉ - MISE EN ŒUVRE
AU NIVEAU LOCAL
Des études locales, comme les Plans Locaux de
Mobilité, permettront de définir plus finement les
actions à mettre en œuvre pour un meilleur partage et
une meilleure organisation de l’espace public.
EXEMPLE
Fin 2022, à Lyon, ce sont environ 12 000 élèves qui
bénéficient d’espaces apaisés devant leurs écoles.
Des réflexions ont déjà été engagées sur ces sujets notam-
ment par la Métropole de Lyon qui a élaboré une charte des
espaces publics. La mise en commun et le partage de ces
inspirations et bonnes pratiques sont à promouvoir et per-
mettront notamment d’apporter une meilleure lisibilité des
espaces pour l’usager.
Rue des enfants - Ecole Meynis - Lyon 3e162
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 2
Rendre accessible l’espace public à tous
les usagers, y compris en situation de handicap
Communes, EPCI, Métropole de Lyon,
Département
SYTRAL Mobilités
La loi du 11 février 2005, pour « l’égalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des personnes
handicapées », a inscrit comme obligation le diagnostic de
l’existant et la programmation des travaux par le biais du
Plan de mise en Accessibilité de la Voirie et des Espaces
publics (PAVE) pour toutes les communes de plus de 1 000
habitants.
Toutes les actions identifiées à destina-
tion des personnes à mobilité réduite pour
garantir leur accessibilité sont en fait uni-
verselles et constituent un bénéfice pour
l’ensemble des publics.
Le Plan de Mobilité souligne l’importance de la prise en
compte de l’ensemble des handicaps au-delà des handi-
caps moteurs, visuels ou auditifs. Ainsi, dans le cadre des
réflexions de mises en accessibilité des espaces publics,
les handicaps cognitifs, mentaux et psychiques doivent faire
l’objet d’analyses et d’actions spécifiques.
Réalisations à venir
◗ Faire converger les politiques d’accessibilité de la voirie
et des espaces publics dans l’ensemble des territoires
lyonnais ;
◗ Réaliser (ou poursuivre) les diagnostics et la program-
mation des travaux dans le cadre des Plans de mise en
Accessibilité de la Voirie et des Espaces publics (PAVE) ;
Les PAVE sont donc une des actions pour garantir l’ac-
cessibilité à tous. L’état d’élaboration de ces documents
est disparate sur le territoire. Les EPCI et communes de
plus de 1 000 habitants ont la charge de la réalisation
de leur PAVE pour planifier la mise en accessibilité des
voiries et des espaces publics, quel que soit le gestion-
naire. La Métropole de Lyon élabore également son sché-
ma directeur de mise en accessibilité. De plus, pour les
communes de moins de 1 000 habitants, il est conseillé
de rédiger un PAVE, notamment en cas de demande de
dérogation voirie ;
Rampe d’accès pour tous dans un bus du réseau TCL
« Quand on améliore l’accessibilité
pour une personne en fauteuil,
on l’améliore aussi pour une personne
avec une poussette, avec un cabas, etc. »
Panel citoyen
◗ Organiser des lieux de coordination des actions des
différents maîtres d’ouvrage (Métropole de Lyon, com-
munes, EPCI, Département du Rhône, SYTRAL Mobilités)
afin de garantir une lisibilité de l’espace et son accessibili-
té au plus grand nombre ;
◗ Mettre en œuvre les mesures suivantes, ou en étudier la
pertinence si nécessaire :
― la mise en conformité de l’ensemble des arrêts et
stations de transports en commun (au-delà des arrêts
prioritaires) ;
― l’aménagement des itinéraires de rabattement/diffu-
sion pour permettre à tous les usagers de rejoindre des
arrêts de façon confortable ;
― l’équipement sonore des feux de circulation ;
― une doctrine commune à l’échelle des territoires
lyonnais sur les dispositifs qui font l’objet d’expérimen-
tations (balises sonores, bandes de guidage et d’inter-
ception etc.) ;
― la mise en œuvre d’aménagements garantissant l’ac-
cessibilité de l’espace public durant les chantiers.163
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 3
Diminuer les vitesses de circulation
pour sécuriser l’espace public
Communes, EPCI, Métropole de Lyon,
Département
SYTRAL Mobilités
En complément d’un meilleur partage de l’espace public, la
sécurisation de l’ensemble des usagers peut également se
faire par un abaissement des vitesses de circulation.
Ainsi, en complément de l’abaissement des vitesses sur
les voiries structurantes, des actions de modération des
vitesses automobiles dans les centres-villes et centres-
bourgs doivent également être engagées. Elles permettent
de sécuriser la voirie en particulier à proximité de certains
pôles générateurs tels que les écoles, équipements sportifs
et de loisirs, etc.
Les communes doivent ainsi mettre en place des aménage-
ments permettant de réduire la vitesse, le trafic automobile et
d’apaiser les circulations.
Panneau de signalisation d’une zone de rencontre à Chaponost
Réalisations avant 2030
◗ Aménager prioritairement des zones
de rencontres sur les voies locales où
la largeur des trottoirs est insuffisante.
Ces zones permettent de faire coha-
biter tous les usagers, les véhicules
peuvent y circuler mais sont limités à
20 km/h et la priorité est donnée aux
usagers les plus vulnérables. Ces aménagements sont
particulièrement adaptés aux centralités présentant une
forte présence piétonne en lien avec des commerces,
des équipements ou bien des lieux de correspondance
de transports en commun. Une attention particulière de-
vra être portée à l’accessibilité de ces aménagements,
notamment pour les personnes à mobilité réduite.
Dans la Métropole de Lyon, le linéaire de zones de ren-
contre sera multiplié par 5 par rapport à son niveau de 2020.
D’autres dispositifs plus ponctuels, tels que les chicanes,
la réduction de largeur de voies, les coussins berlinois,
etc., sont également à envisager pour réduire les vitesses
pratiquées et améliorer la sécurité de tous les usagers.
Lors de la mise en œuvre de ces aménagements, les
problématiques du bruit généré, des phénomènes de frei-
nage/accélération et de conditions de circulation des bus
devront être prises en compte.
EXEMPLE
Sur le territoire de la Métropole de Lyon, deux tiers
des habitants résideront dès 2026 dans une com-
mune où la vitesse a été abaissée à 30 km/h. Les
retours d’expériences et les évaluations de ces mises
en œuvre sont importants pour encourager d’autres
communes à s’engager dans la démarche.
Réalisations avant 2040
◗ Généraliser la ville apaisée : en zone agglomérée, pro-
gressivement d’ici à 2040, la vitesse à 30 km/h doit
devenir la règle, et celle à 50 km/h l’exception, réservée
aux voies principales et/ou aux voies empruntées par
les lignes structurantes de transports collectifs. Ainsi, cet
apaisement concerne l’ensemble des zones agglomérées
des territoires lyonnais afin de sécuriser les modes actifs
(piétons et vélos) ;
◗ Dans le territoire de la Métropole de Lyon, l’objectif est
que 80 % de la population réside dans une commune à
30 km/h en 2030, pour atteindre 100 % en 2040.164
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 2
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Aménager
l’espace public
pour l’apaiser
et le rendre
agréable à tous
les usagers
Communes
EPCI
Métropole de Lyon
Département
SYTRAL Mobilités x x x
Linéaire de voies
aménagées avec
augmentation des espaces
dédiés aux modes actifs
Localisation des « rues
des enfants » et nombre
d’élèves concernés
Action 2 :
Rendre
accessible
l’espace public à
tous les usagers,
y compris en
situation de
handicap
Communes
EPCI
Métropole de Lyon
Département
SYTRAL Mobilités x x x
Linéaire de voies
limitées à 30 km/h
et moins
Nombre de zones
de rencontre
Action 3 :
Diminuer
les vitesses
de circulation
pour sécuriser
l’espace public
Communes
EPCI
Métropole de Lyon
Département
SYTRAL Mobilités x x x
Nombre de PAVE
recensés sur le territoire
% d’arrêts accessibles
% de cheminements
accessibles à proximité
d’un arrêt TC structurant165
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
DU STATIONNEMENT, QUAND IL EN FAUT
La place laissée au stationnement dans l’espace public est à la fois la cause et l’effet de la pratique automobile. Pour la réduire et inciter le recours à d’autres modes, le Plan de Mobilité propose une approche rationalisée du stationnement automobile :
Action 1 : Redéfinir l’organisation du stationnement automobile sur le domaine public, sur voirie et dans les parcs publics
Action 2 : Réguler l’offre de stationnement automobile privée
Pour une meilleure efficacité, la mise en place de telles mesures doit être travaillée de manière partenariale, pour assurer une certaine cohérence, entre les politiques menées et partager les bonnes pratiques expérimentées :
Action 3 : Partager les connaissances et les retours d’expérience sur le stationnement automobile
Axe 3 : Mieux organiser et maîtriser le stationnement automobile
Tout comme la voirie, l’espace dédié au stationnement des
véhicules motorisés est caractéristique de la place de la
voiture dans le système de mobilité. Un véhicule restant
stationné 95 % du temps, il s’agit donc d’un espace réservé
qui restreint fortement les possibilités pour d’autres usages.
Mieux gérer le stationnement sur voirie constitue un objectif
partagé par de nombreuses communes, près de la moitié
ayant mis en place une réglementation (119 régulent via des
zones bleues ou des disques et 11 via une tarification).
Les actions sur le stationnement automobile ont des impacts
sur différents aspects de la mobilité. Elles peuvent notam-
ment permettre de :
◗ Inciter les usagers pendulaires et ceux se déplaçant sur
de courtes distances à se reporter sur les parcs relais, pour
les premiers et sur les modes actifs pour les seconds ;
◗ Favoriser la rotation des véhicules, par exemple pour
améliorer l’accès aux commerces ;
◗ Libérer des espaces, afin de mieux prendre en compte
les modes alternatifs à la voiture et permettre notamment
d’augmenter la végétalisation des espaces publics ;
◗ Améliorer l’accessibilité en facilitant le stationnement des
publics les plus contraints (PMR, livraisons, artisans…).
Voitures en stationnement à Genay
À l’échelle du ressort territorial, la politique de stationne-
ment doit se décliner en respectant les spécificités locales
et certains grands principes, reposant sur les orientations
suivantes :
◗ Cohérence entre stationnement sur voirie et stationne-
ment en ouvrage, à la fois par un dimensionnement cohé-
rent de chacun de ces types d’offres avec le volume global
de véhicules sur le territoire, mais aussi à travers la mise
en œuvre d’une politique tarifaire encourageant le sta-
tionnement en ouvrage, en particulier pour les moyennes
et longues durées, et permettant de garder en surface le
stationnement de courte durée, en lien par exemple avec
les commerces de proximité ;
◗ Cohérence entre stationnement public et stationnement
privé, la réglementation sur le stationnement privé doit
permettre d’intégrer dans les opérations immobilières
un nombre suffisant de places pour limiter l’impact sur la
voirie, tout en ne favorisant pas la possession de voiture
(notamment la multimotorisation). Dans les zones d’acti-
vités économiques, où l’offre privée est abondante, des
réflexions sont à mener pour limiter l’espace dédié au sta-
tionnement, qu’il soit public ou privé, notamment en fonc-
tion de la desserte par les transports en commun ;
◗ Cohérence entre desserte par les transports en commun
et stationnement réglementé en limitant l’offre de station-
nement dans les secteurs bien desservis par les transports
en commun pour inciter à leur usage ;
◗ Cohérence entre l’espace global réservé au stationne-
ment pour les voitures et celui réservé aux autres usages
de mobilité (vélos, covoiturage, autopartage, véhicules
électriques…) en lien notamment avec le renforcement de
l’offre de stationnement vélo ;
◗ Cohérence entre l’environnement urbain et les usages
de l’espace : emplacements réservés pour des usages
spécifiques, comme livraisons, dépose minute, taxis, ser-
vices spécifiques… mais aussi modularités des espaces
dans le temps, comme les terrasses une partie de l’année ;
◗ Cohérence entre l’affectation de l’espace et les usages
au fil du temps avec les enjeux de mutualisation, de so-
lutions temporaires pour un évènement par exemple, de
reconversion sur le temps long, etc.166
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 1
Redéfinir l’organisation du stationnement
automobile sur le domaine public,
sur voirie et dans les parcs publics
Communes, Métropole de Lyon, EPCI
La réduction de l’espace public alloué à la voiture permet
d’inciter et d’accompagner la baisse recherchée du recours
à son usage. L’offre en stationnement public (sur voirie
et en ouvrage) sera adaptée en continu afin d’être cohé-
rente avec les objectifs de report modal fixés par le Plan
de Mobilité.
La réglementation et la tarification du stationnement per-
mettent d’adapter les usages que l’on souhaite privilégier
dans l’espace public, et sont donc des outils au service de la
politique de mobilité.
En fonction des secteurs, une adaptation de la réglementa-
tion et/ou de la tarification peut permettre de :
◗ Faciliter certains usages, notamment la rotation aux
abords des commerces, la dépose minute aux abords des
arrêts de transports collectifs ;
◗ Inciter à des pratiques alternatives à l’usage de la voiture
sur les trajets de courtes distances ou ayant un itinéraire
compatible avec des services de transports collectifs, en
particulier pour les motifs de déplacement liés au travail.
À l’échelle des territoires lyonnais et compte tenu de la
grande diversité des espaces urbains qui le composent, une
gradation des types de mesures est nécessaire. Les gestion-
naires de stationnement devront se coordonner afin que
cette gradation soit cohérente et lisible du point de vue de
l’usager. Compte tenu des évolutions à attendre sur le ter-
ritoire en termes de développement urbain, cette gradation
sera amenée à évoluer dans le temps.
Usagère devant parcmètre – Lyon 6e
Stationnement réglementé - Tarare
Réalisations à venir
En ce qui concerne le dimensionnement et l’organisation de
l’offre publique de stationnement, il s’agira donc de :
◗ Étudier la cohérence entre le nombre de places de station-
nement disponibles et les usages visés de l’automobile ;
◗ Adapter le nombre de places mises à disposition en
fonction :
― des évolutions urbaines projetées (modifications des
espaces publics et du tissu résidentiel/économique…) ;
― de la proximité d’offres sur voirie et en ouvrage ;
― de la présence de pôles d’intermodalité, avec pour
objectif d’inciter à l’usage des parcs-relais et d’éviter
l’usage des voiries à proximité pour du stationnement
pendulaire.
◗ Optimiser le fonctionnement de l’offre en parcs-relais
permettant d’offrir une alternative attractive à la voiture in-
dividuelle, notamment pour les déplacements pendulaires ;
◗ Proscrire les stationnements en « épi » et en « bataille »
dans le cadre des réaménagements de voiries et d’es-
pace public. En effet, l’emprise de ces formes d’organisa-
tion des places de stationnement est plus consommatrice
d’espace ;
◗ Supprimer les places en amont des passages piétons,
conformément à la disposition du Code de la route inter-
disant le stationnement des voitures à moins de 5 m des
passages piétons. Afin de consolider la chaîne de dépla-
cement à vélo, ces places pourront notamment être réaf-
fectées à du stationnement vélo ;
◗ Accompagner le développement de l’autopartage, du
covoiturage, des véhicules électriques et de l’usage du
vélo en prévoyant un dimensionnement suffisant des es-
paces de stationnement à leur réserver et en destinant à
cet usage des sites bénéficiant d’une bonne visibilité.167
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
En ce qui concerne la réglementation et la tarification du
stationnement, dans les territoires lyonnais, il s’agit donc de :
◗ Mettre en place des zones gratuites à durée limitée
(type zones bleues) ou des zones de stationnement
payant sur voirie, dans les centralités et autour des sta-
tions des axes forts de transports en commun (TER, mé-
tro, tramway), afin de dissuader le stationnement longue
durée et de permettre un accès plus équitable à l’espace
public, en augmentant la rotation des véhicules sur les
places et donc leur disponibilité ;
◗ Adapter la réglementation du stationnement en fonc-
tion des usages (courte durée ; longue durée, résidents,
pendulaires, visiteurs, professionnels mobiles) et des ca-
tégories de véhicules (pollution, tailles, poids…) ;
◗ Renforcer la surveillance et le contrôle du stationnement
réglementé sur voirie, grâce à des équipes spécialisées
en nombre suffisant par rapport à l’offre à surveiller ou des
systèmes de Lecture Automatisée des Plaques d’Immatri-
culation (LAPI) ;
◗ Coordonner les réglementations et les politiques tarifaires
sur voirie et dans les parcs en ouvrage pour orienter les
usagers vers les dispositifs de stationnement les plus adap-
tés en :
― favorisant le stationnement en ouvrage à travers la
généralisation du stationnement réglementé sur voirie
dans un périmètre de 500 m autour des parkings publics
payants en ouvrage ;
― recherchant une cohérence de la tarification entre la
voirie et les parkings, visant à encourager l’usage des
places en ouvrage pour les déplacements longs et les
résidents utilisant peu leur voiture ;
― réservant le stationnement sur voirie à proximité immé-
diate des commerces au stationnement de courte du-
rée ou aux usages les plus vertueux (vélo, covoiturage,
autopartage) ;
― favorisant l’accès aux parcs-relais aux personnes qui
en sont le plus éloignées, tout en empêchant les re-
ports de stationnement dans les secteurs environnants ;
◗ Évaluer, et décliner selon la pertinence, les actions
spécifiques en cours de développement par la Ville de
Lyon concernant une réglementation du stationnement
prenant en compte le poids des véhicules.
PLANS LOCAUX DE MOBILITÉ - MISE EN ŒUVRE
LOCALE
Les Plans Locaux de Mobilité viseront à assurer
l’organisation du stationnement sur la voirie et dans
les parcs publics de stationnement, notamment en
définissant :
◗ Les zones où la durée maximale de stationnement
est réglementée ;
◗ Les zones de stationnement payant ;
◗ Les emplacements réservés aux personnes
handicapées ou dont la mobilité est réduite ;
◗ La politique de tarification des stationnements sur
la voirie et dans les parcs publics corrélée à la
politique de l’usage de la voirie ;
◗ Les modalités particulières de stationnement d’arrêt
des véhicules de transport public, des taxis et des
véhicules de livraison de marchandises ;
◗ Les mesures spécifiques susceptibles d’être prises
pour certaines catégories d’usagers, de véhicules
ou de modalités de transport, notamment tendant
à favoriser le stationnement des résidents et
des véhicules bénéficiant d’un signe distinctif de
covoiturage créé en application des articles L. 1231-15
ou L. 1241-1 ou bénéficiant du label « auto-partage ».
Ils définiront les modalités de mise en œuvre de ces
actions à l’échelle de chacune des communes en
intégrant leurs spécificités et en cohérence avec les
orientations du Plan de Mobilité des territoires lyonnais,
notamment la baisse de l’attractivité de l’usage de la
voiture et un partage de l’espace public en faveur des
modes actifs et des transports collectifs.168
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 2
Réguler l’offre de stationnement automobile
privée
Communes, EPCI, Métropole de Lyon
L’existence d’une offre de stationnement privée à l’origine ou
la destination d’un déplacement est un facteur clé de l’usage
de la voiture. Les diverses études d’observation des pra-
tiques de mobilité montrent ainsi un impact important de la
possibilité de stationnement sur le lieu de travail par rapport à
l’usage de la voiture. La rationalisation du nombre de places
de stationnement dans les logements et les lieux d’activi-
tés, lorsqu’une offre de transport alternative existe, permet
de limiter l’attractivité de la voiture et de renforcer l’usage
des autres modes.
Dans l’ensemble du territoire, pour les logements, l’enjeu est
d’adapter l’offre de stationnement résidentiel aux besoins
des habitants, en basant notamment les seuils des normes
des PLU pour le stationnement sur le nombre de véhicules
réellement possédés par les habitants (taux de motorisa-
tion). Il faut veiller à ce que les besoins de stationnement
longue durée des véhicules motorisés (automobiles, deux-
roues motorisés) des résidents (diurne et nocturne) soient
satisfaits par une offre adaptée, pour :
◗ Éviter d’éventuels reports de stationnement sur la voirie
publique ;
◗ Encourager les résidents à laisser durablement leurs vé-
hicules en stationnement pour utiliser d’autres modes de
déplacements ;
◗ Limiter la multimotorisation ;
◗ Accompagner le phénomène de démotorisation observé
dans certains territoires ;
◗ Pour les activités économiques, l’enjeu est de réduire les
places privées de stationnement liées aux activités écono-
miques dans les secteurs bien desservis par les transports
collectifs, afin d’inciter à l’usage de ces derniers pour se
rendre sur le lieu de travail ou de consommation.
Une sous-utilisation des espaces privés de stationnement
est parfois constatée :
◗ Soit parce qu’il existe du stationnement gratuit sur voirie
facilement accessible à proximité ;
◗ Soit parce que les espaces de stationnement privé ont été
convertis pour d’autres usages ;
◗ Soit parce que, dans certains contextes, l’offre privée a été
surdimensionnée lors de sa conception.
Entrée de parking souterrain d’un immeuble privé - Lyon 3e
« Il faudrait peut-être limiter le nombre
de places de stationnement par
logement. Les PLU doivent inclure des
réglementations sur le stationnement
privé afin de contrôler la circulation
automobile et promouvoir des modes
de transport alternatifs. »
Panel citoyen
Il y a donc une marge d’optimisation en matière d’usage
des garages privés :
◗ En incitant les résidents à les utiliser pour répondre à leurs be-
soins de stationnement, notamment par de la sensibilisation
et de la communication/valorisation des bonnes pratiques ;
◗ En incitant à la conception d’espaces de stationnement
privés dont l’usage n’est pas facilement convertible, no-
tamment en proposant des espaces de stationnement qui
ne jouxtent pas les logements.
La mutualisation du stationnement privé présente une
complexité et des effets induits. La mise en relation des
particuliers ou bailleurs disposant de places de stationne-
ment non utilisées et les automobilistes qui recherchent une
place permet d’optimiser l’usage du stationnement existant,
mais peut également être contre-productive en termes de
politique globale de mobilité. Elle offre ainsi une possibilité
de stationnement à des pendulaires que l’on souhaiterait
plutôt voir se reporter sur d’autres modes. Il est intéressant
de chercher à encadrer ce type d’offre, même si elle fait
partie de la sphère privée. Dans les secteurs de type zones
d’activités, la mutualisation du stationnement de plusieurs
entreprises est à promouvoir.169
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations à venir
Le Plan de Mobilité définit un zonage fondé sur la des-
serte en transport collectif que les PLU devront respecter
pour l’écriture des normes de stationnement. Trois zones
sont ainsi définies selon :
◗ Leur proximité par rapport aux lignes fortes de transports
collectifs urbains ; métro, tramway, BHNS Part-Dieu-Sept
Chemins, lignes C1/C2/C3 ;
◗ Leur proximité par rapport aux gares ;
◗ Leur localisation ou non dans le centre de l’Agglomération
lyonnaise (Lyon et Villeurbanne).
Les périmètres correspondant à ce zonage évolueront au
fur et à mesure de l’extension du réseau structurant de
transports collectifs, en application des règles ci-dessus.
En matière de normes, seules les zones 1 et 2, sous influence
des liges fortes de transports collectifs, et la zone 3, à moins
de 500 mètres d’une gare ferroviaire, font l’objet de pres-
criptions de la part du Plan de Mobilité.
Concernant les normes de stationnement dans les loge-
ments, le Plan de Mobilité préconise :
◗ Dans les zones sous influence des lignes fortes de trans-
ports collectifs (zones 1 et 2) ainsi que dans les zones à
moins de 500 m d’une gare ferroviaire (zone 3), les normes
minimales des PLU ne pourront pas dépasser 1 place par
logement pour les constructions destinées à l’habitation et
0,5 place par logement pour le logement social.
Zone 1 :
◗ Dans Lyon-Villeurbanne, il s’agit des zones situées
à moins de 500 m d’un arrêt d’une ligne forte de
transports collectifs ;
◗ Hors Lyon-Villeurbanne, il s’agit des zones situées à
moins de 500 m d’une station de métro.
Zone 2 :
◗ Dans Lyon-Villeurbanne, il s’agit des zones situées
entre 500 et 1 000 m d’un arrêt d’une ligne forte de
transports collectifs ;
◗ Hors Lyon-Villeurbanne, il s’agit des zones situées
entre 500 et 1 000 m d’une station de métro et à
moins de 500 m d’un arrêt d’une autre ligne forte de
transports collectifs.
Zone 3 :
◗ Dans l’ensemble du territoire, les zones situées à
moins de 500 m d’une gare.
Concernant les activités économiques, le Plan de Mobilité
préconise les normes suivantes :
◗ Pour les bureaux, dans les périmètres sous influence
des lignes fortes de transports collectifs (zones 1 et 2),
les normes minimales et maximales fixées par les PLU
devront s’inscrire dans les intervalles suivants :
― zone 1 : pas de minimum /1 place maximum pour 135 m2
de surface de plancher (SDP) ;
― zone 2 : 1 place minimum pour 150 m² de surface de plan-
cher /1 place maximum pour 50 m2 de surface de plancher.
◗ Pour les autres activités, dans les périmètres sous influence
des lignes fortes de transports collectifs (zones 1 et 2), les
normes minimales des PLU ne pourront pas dépasser :
― pour les commerces : plus de 1 place pour 50 m² de SDP ;
― pour l’industrie et l’artisanat : plus de 1 place pour 100 m²
de SDP ;
― pour l’hébergement hôtelier : plus de 1 place pour
3 chambres.
◗ Par ailleurs, pour les fonctions logistiques, les normes vi-
seront à privilégier la création d’espaces de livraison sur
l’emprise privée des opérations en vue d’éviter l’encom-
brement de l’espace public.
Avec l’objectif d’assurer une cohérence entre politique
de stationnement et politique de mobilité, certains opéra-
teurs proposent des solutions de mutualisation du station-
nement. Pour garantir l’efficacité de cette mutualisation, le
Plan de Mobilité préconise :
◗ D’observer et d’effectuer un suivi spécifique du dévelop-
pement des services privés de mutualisation ;
◗ De rechercher des outils d’encadrement de ces services
pour favoriser leur développement dans les secteurs à forte
tension ou en lien avec des projets de requalification de
l’espace public ;
◗ D’intégrer cette forme de stationnement partagé dans
l’offre de service des exploitants d’ouvrages publics.
PLANS LOCAUX DE MOBILITÉ - MISE EN ŒUVRE
AU NIVEAU LOCAL
Le Plan de Mobilité prescrit des règles en matière de
stationnement automobile pour les PLU. En respectant
ce cadre, les plans locaux de mobilité de la Métropole
de Lyon et des EPCI qui en élaboreront pourront
notamment :
◗ Définir des normes minimales et/ou maximales
plus restrictives concernant la réglementation du
stationnement automobile dans les PLU ;
◗ Étendre les rayons des zones déjà identifiées
dans le Plan de Mobilité, si elles estiment que les
conditions de rabattement/diffusion vers les arrêts
de transports collectifs sont particulièrement
adaptées et attractifs ;
◗ Définir des règles concernant le stationnement vélo
dans les constructions neuves.170
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Périmètres desservis par les transports collectifs où le Plan de Mobilité encadre les normes de stationnement des PLU171
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 3
Partager les connaissances et les retours
d’expérience sur le stationnement automobile
Communes, Métropole de Lyon, EPCI
Réalisations avant 2030
◗ Créer une instance d’échanges sur le sujet du stationne-
ment, regroupant la Métropole et les communes, pour
partager les enjeux et difficultés de mise en œuvre d’une
politique de stationnement selon les spécificités territo-
riales ainsi que les exemples de bonnes pratiques.
Sur l’ensemble du ressort territorial :
◗ Mettre en place un observatoire du stationnement afin
de capitaliser et de partager les connaissances com-
munes, via un recueil des éléments fournis par les diffé-
rents acteurs du stationnement. Cet observatoire portera
sur des aspects :
― quantitatifs (offre, usage) ;
― réglementaires (tarifications, mise en place de normes
de stationnement dans les Plans Locaux d’Urbanisme) ;
― de recommandations sur les différents types d’aména-
gements ou d’utilisation (personnes à mobilité réduite,
covoiturage, autopartage).172
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 3
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Redéfinir
l’organisation du
stationnement
automobile
sur le domaine
public, sur la
voirie et dans les
parcs publics
Communes,
Métropole de Lyon
EPCI
x x x
Nombre de places
réglementées sur
le territoire :
◗ En zone bleue
◗ En zone payante
◗ Selon le poids
du véhicule
Action 2 :
Réguler
l’offre de
stationnement
automobile privé
Communes
EPCI
Métropole de Lyon
x x x
Nombre de PLU actualisés
intégrant les dispositions
du Plan de Mobilité
Suivi des places de
stationnement privées
créées dans les nouvelles
opérations de logement
Action 3 :
Partager les
connaissances
et les retours
d’expérience sur
le stationnement
automobile
Communes
Métropole de Lyon
EPCI
x Observatoire partenarial du stationnement173
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
LA VOITURE RESTERA EN PARTIE NÉCESSAIRE : AUTANT QU’ELLE SOIT LA MOINS POLLUANTE POSSIBLE Si le recours aux modes de transports collectifs et modes actifs est privilégié pour les déplacements courts et moyens sur le territoire, d’autres déplacements nécessitent parfois son usage, qui doit rester le moins carboné et le moins polluant possible :
Action 1 : Poursuivre la mise en place de la ZFE-m de la Métropole de Lyon et accompagner les propriétaires de véhicules anciens
Action 2 : Développer les bornes de recharge électrique et les stations d’énergie alternative
Axe 4 : Favoriser l’usage des motorisations alternatives et des véhicules moins polluants
Le Plan de Mobilité porte un projet ambitieux de dévelop-
pement des modes alternatifs à la voiture individuelle,
avec un objectif de part modale en forte baisse pour la
voiture particulière et en nette augmentation pour le vélo,
les transports en commun et la marche. Ce projet est prin-
cipalement basé sur une sobriété accrue du système de
mobilité. Cependant, les objectifs de réduction de l’impact
des véhicules carbonés ne pourront être atteints sans les
actions et les améliorations technologiques qui sont en
cours de diffusion au sein du parc de véhicules. Ainsi, les
actions visant à encourager les motorisations alternatives,
aussi bien des véhicules des particuliers que des profes-
sionnels s’inscrivent dans la promotion d’une mobilité plus
saine et respectueuse de l’environnement. Le parc roulant
de transports collectifs routiers sera complètement renou-
velé à l’horizon 2035, 100 % de la flotte aura alors une moto-
risation électrique ou au GNV (Levier 2, Axe 3, action 4).
À l’horizon 2040, 20 % minimum des véhicules en circula-
tion devraient posséder une motorisation non carbonée.
La croissance de la part de ces véhicules est bâtie sur :
◗ Les politiques nationales et européennes d’incitation à
l’achat (réglementaires et financières) et de développe-
ment industriel (véhicules, infrastructures de recharge…)
et d’interdiction de vente des véhicules à moteur ther-
mique neufs à partir de 2035 ;
◗ La poursuite des actions déjà entreprises, et notamment
le déploiement de la ZFE-m sur la Métropole de Lyon et
l’accompagnement des usagers les plus en difficulté face
à cette mesure ;
◗ L’importance de donner aux usagers les moyens d’aller
vers des véhicules moins polluants, en mettant à leur
disposition des stations d’avitaillement en énergies alter-
natives sur tout le territoire et en mettant en œuvre le droit
à la prise dans les espaces privés, par l’accompagnement
et la communication...
Le renouvellement des véhicules permettra :
◗ Une baisse des émissions de gaz à effet de serre ;
◗ Une forte réduction des émissions des dioxydes d’azote ;
◗ Une baisse des nuisances sonores, pour partie liées au bruit
des moteurs, même si les bruits de roulement persistent.
Borne de recharge pour véhicule électrique en libre accès -
Communauté de Communes des Vallons du Lyonnais
BON À SAVOIR
Les effets de la pollution de l’air sur la santé sont
connus et entraînent des conséquences immédiates
et sur le long terme.
En France, plus de 40 000 décès prématurés sont liés
à la pollution de l’air chaque année. Le trafic routier
est responsable d’une part importante de la pollution
atmosphérique : sur le ressort territorial de SYTRAL
Mobilités, 63 % des oxydes d’azote ont pour origine
le trafic routier.
En 2019, 30 000 habitants du ressort territorial étaient
exposés à un dépassement de la valeur limite de NO₂
(40 μg/m³). Ce seuil est en cours de révision, et le tra-
vail est donc à poursuivre pour limiter l’exposition des
populations.174
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 1
Poursuivre la mise en place de la ZFE-m
de la Métropole de Lyon et accompagner
les propriétaires de véhicules anciens
Métropole de Lyon
Communes concernées par le périmètre ZFE-m,
EPCI, État, SYTRAL Mobilités
L’exposition importante des populations à la pollution
atmosphérique a conduit à la mise en place d’une Zone à
Faibles Émissions-Mobilité (ZFE-m) sur le territoire de la
Métropole de Lyon en 2020, applicable uniquement aux
véhicules professionnels au début, avant de s’étendre
également aux véhicules particuliers. En interdisant l’accès
au cœur de l’Agglomération lyonnaise aux véhicules les plus
anciens, elle vise à :
◗ Accélérer le renouvellement du parc ;
◗ Favoriser le report modal.
Le périmètre de la ZFE-m concerne les villes de Lyon,
Villeurbanne, Caluire-et-Cuire, ainsi que les secteurs de
Bron et de Vénissieux situés à l’intérieur du Boulevard
Périphérique. Il comprend aussi les voies structurantes d’ag-
glomération ; M6, M7, Boulevard Périphérique Nord de Lyon
et Boulevard périphérique Laurent Bonnevay.
Le calendrier défini ci-dessous instaure des réglementa-
tions identiques pour les particuliers et les professionnels
dès 2025, et une interdiction des Crit’Air 2 en 2028 sauf sur
voies structurantes d’agglomération.
Périmètre ZFE de la Métropole de Lyon au 1er janvier 2024
(Source : Métropole de Lyon)
Calendrier de mise en place de la ZFE de la Métropole de Lyon (Source : Métropole de Lyon)
La Métropole de Lyon accompagne les habitants de son
territoire dans leur renouvellement de véhicule par le biais
d’aides financières dont les plafonds d’éligibilité les rendent
accessibles à près de 80 % des ménages. Des dérogations
sont également établies pour les particuliers et profession-
nels, sur demande, notamment pour les « petits rouleurs »
(qui utilisent leur véhicule moins de 52 jours par an), pour
«
CALENDRIER DE LA RÉGLEMENTATION
2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
Périmètre central* M6-M7, Bd Laurent-Bonnevay et BPNL
* Lyon, Caluire-et-Cuire, Villeurbane, Bron, Vénissieux et les secteurs situés à l'intérieur du boulevard périphérique Laurent-Bonnevay
Vignettes Crit’Air acceptées au sein du périmètre ZFE :
les professionnels qui se sont équipés récemment en
Crit’Air 2, pour absorber les délais de livraison à l’achat de
véhicules Crit’Air 0 et 1, et pour ceux qui livrent les marchés
et les circuits courts alimentaires. L’Agence des Mobilités
poursuit également sa mission de conseil personnalisé pour
aider chaque usager à trouver la solution la plus adaptée à
sa situation.175
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations avant 2030
◗ Développer l’accompagnement des usagers, notamment
les plus fragiles, pour les résidents et les professionnels
des territoires directement concernés par la ZFE-m, mais
également pour tous les usagers en lien avec ce périmètre
qui concentre de nombreux emplois (Levier 4) ;
◗ Évaluer les impacts de la mesure sur les aspects environ-
nementaux, sociaux et de mobilité notamment ;
◗ Renforcer les offres alternatives (transports en commun,
aménagements cyclables) afin d’accompagner la mise en
œuvre de la ZFE-m et ses impacts en termes de report
modal ;
◗ Pérenniser les changements de pratiques qui auront été
induits par la ZFE-m. En effet, un retour vers un usage de
la voiture pourrait s’observer dans le temps, en lien avec
le renouvellement naturel du parc automobile (Levier 4) ;
◗ Renforcer le contrôle du respect de la ZFE-m et assurer
un contrôle-sanction effectif par un système de radars
automatisés.
Action n° 2
Développer les bornes de recharge électrique
et les stations d’énergie alternative
EPCI, Métropole de Lyon, SYDER, SYGERLy,
État, concessionnaires autoroutiers
Opérateurs d’infrastructure de recharge
pour véhicule électrique, ADEME, GRDF
Le parc de véhicules aux motorisations alternatives est
destiné à augmenter fortement d’ici 2040, notamment du
fait de l’interdiction de vente des véhicules à moteur ther-
mique neufs à partir de 2035. En 2024, le nombre de points
de charge électrique dans le ressort territorial de SYTRAL
Mobilités est de l’ordre de 1 450.
D’ici à 2040, il sera donc nécessaire de diversifier les
sources d’énergie d’approvisionnement, afin de s’adapter
aux différents types de déplacements et contraintes du ter-
ritoire : électro mobilité, GNV, hydrogène…
Pour les professionnels aussi l’existence d’un maillage de
solutions de charge et d’avitaillement en énergies alterna-
tives est un préalable à une réelle transition des flottes de
transport de marchandises. Les opérateurs ne pourront
investir sur ces nouvelles motorisations qu’à la condition de
trouver des sites d’avitaillement à proximité de leurs implan-
tations / ou principales destinations et en nombre suffisant
pour réduire le risque de rupture d’approvisionnement. Les
artisans travaillant en tournées devront également pouvoir
disposer de points d’énergie suffisants sur le territoire qu’ils
couvrent.
La Métropole de Lyon a décidé d’engager, dès le dé-
but 2024, via une mission confiée à l’Agence locale
de l’énergie et du climat de Lyon, un programme d’ac-
tions d’accompagnement des habitats collectifs pri-
vés, visant à communiquer sur les dispositifs existants
pour l’installation de points de charge, à mettre en
place un guichet unique et à créer une équipe dédiée
à l’accompagnement et au suivi des projets d’équipe-
ment en IRVE dans ce type d’habitat.
J’habite ou je travaille dans le périmètre ZFE, je
dispose d’un véhicule polluant (Crit’Air 5, 4, 3, 2)
et je souhaite le remplacer par un véhicule propre
(voiture ou 2R motorisé Crit’Air 1 ou 0, vélo électrique,
vélo cargo)
1
5
Si ma demande est éligible, je reçois un mail dans un
délai de 2 semaines m’informant du montant indicatif
de l’aide financière et des pièces à transmettre.
Je dépose ma demande d’éligibilité
sur Toodego.com ou en scannant le QR
Code en joignant les pièces justificatives
(devis du véhicule...)
2
3
4
Si ma demande est validée, je suis informé de
l’attribution de mon aide par Toodego et je la reçois
par virement bancaire dans un délai allant jusqu’à
12 mois.
Je dépose sur Toodego
ma demande de versement
de l’aide en joignant les
pièces justificatives.
Avant d’acheter
mon véhicule
J’ai un projet de changement de mobilité
Janvier 2024
Après avoir acheté
mon véhicule
LA MÉTROPOLE DE LYON VOUS ACCOMPAGNE DANS L’ÉVOLUTION DE VOS DÉPLACEMENTS
VOUS SOUHAITEZ REMPLACER VOTRE
VÉHICULE POLLUANT PAR UN VÉHICULE PROPRE,
LA MÉTROPOLE DE LYON VOUS AIDE176
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations à venir
◗ Assurer le suivi et le renouvellement régulier des
Schémas Directeurs des Infrastructures de Recharge
des Véhicules Électriques (SDIRVE) qui ont des portées
courtes et opérationnelles, permettant de bien prendre
en compte les observations d’évolutions des parcs et des
besoins. Les réflexions de ces SDIRVE devront notamment
porter sur :
― le nombre de points de recharge, avec notamment la
recherche de la mise à disposition d’au moins un point
de recharge pour 10 véhicules électriques ;
― leur localisation en fonction des usages ciblés (dépla-
cements quotidiens, professionnels, de transit, de tou-
risme, etc.) ;
― les puissances mises à disposition, également en fonc-
tion des usages ciblés ;
― leur tarification éventuelle - pour à la fois créer un mo-
dèle économique durable, mais également gérer leur
occupation temporelle - ou encore les acteurs ciblés
pour leur mise en œuvre et exploitation.
◗ Poursuivre la mise en œuvre de passerelles entre les
trois SDIRVE du ressort territorial de SYTRAL Mobilités ;
◗ Développer les stations d’avitaillement de gaz naturel,
en faisant passer leur nombre de 10 à 40 d’ici 2040, afin
d’accompagner les professionnels dans la transition de
leurs flottes ;
◗ Accompagner le développement de points de recharge
à domicile et au sein des copropriétés.
BON À SAVOIR
Le parc roulant de transports en commun routiers des
territoires lyonnais sera complètement renouvelé à
l’horizon 2035, 100 % du parc aura alors une motori-
sation électrique ou au bio-GNV.
« Le développement des véhicules
peu émissifs suppose l’existence
d’infrastructures de recharge ou
d’avitaillement alternatif, ce qui
n’est pas le cas sur tout le territoire. »
Séance de travail avec les acteurs socio-économiques sur la logistique et le transport de marchandises du 4 juillet 2023
Car du Rhône roulant au bio GNV, en avitaillement177
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 4
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Poursuivre la
mise en place
de la ZFE-m de
la Métropole
de Lyon
et accompagner
les propriétaires
de véhicules
anciens
Métropole de Lyon
Communes
concernées
par le périmètre
ZFE-m
EPCI
État
SYTRAL Mobilités
x
Nombre de véhicules
ayant un Crit’Air
supérieur à 2
Nombre de véhicules
Crit’Air 0
Nombre d’aides accordées
en dehors du territoire
de la Métropole
Nombre de personnes
exposées à des
dépassements
de seuils...
Action 2 :
Développer
les bornes
de recharge
électrique et
les stations
d’énergie
alternative
EPCI
Métropole de Lyon
SYDER
SYGERLy
État
Concessionnaires
autoroutiers
Opérateurs
d’Infrastructure
de Recharge
pour Véhicule
Électrique
ADEME
GRDF
x x
Nombre de bornes IRVE
et nombre de points
de charge
Puissance électrique
délivrée
Nombre de points
d’avitaillement en GNV
Quantité de GNV délivrée
Équipements /
aménagements réalisés
Levier 3 - Axe 4
Mesures à mettre en œuvre en accompagnement du plan d’action afin d’en réduire les impacts environnementaux, conformément aux propositions faites dans l’évaluation environnementale du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Action n° 2
Développer les bornes
de recharge électrique
et les stations d’énergie
alternative
Gestion quantitative des bornes de recharges
Action concernée Mesure178
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
ET SI LA VOITURE DEVENAIT PROGRESSIVEMENT UN BIEN PARTAGÉ ? Plusieurs solutions ont pour objectif de permettre le recours à l’automobile de manière partagée :
Action 1 : Développer l’autopartage
Action 2 : Mieux prendre en compte le rôle des taxis et Voitures de Tourisme avec Chauffeur (VTC) dans la mobilité quotidienne
Axe 5 : Favoriser les usages partagés de la voiture
La constitution d’un système d’offres alternatives à la
voiture attractif doit permettre de mettre les personnes qui
se déplacent en situation de choix modal et ainsi de limiter
la nécessité de recours à l’automobile.
La majorité des services de mobilité développés ont pour
objectif principal d’offrir une solution pour les trajets du quo-
tidien. Cependant, pour certains types de déplacements, la
mise en œuvre de telles alternatives n’est pas possible (fré-
quentations trop faibles ou usages ponctuels), ce qui rend
la possession d’une voiture nécessaire pour beaucoup de
personnes. Des solutions ponctuelles doivent donc être
mises en œuvre afin de compléter les offres alternatives
« du quotidien ». Il est primordial de proposer des offres de
mobilité souples qui permettent de répondre à des types de
déplacements peu massifiés et peu fréquents.
Service d’auto-partage Citiz en gare de Villefranche-sur-Saône
Le développement des usages partagés de la voiture est à
même de diminuer le nombre de véhicules sur le territoire :
◗ Dans le cadre du covoiturage, le conducteur partage son
véhicule avec d’autres usagers, qui ainsi n’utilisent plus
le leur, amenant à une réduction du nombre de voitures
en circulation Il concerne davantage les déplacements du
quotidien, même si cette solution peut également contri-
buer à offrir des alternatives pour certains déplacements
ponctuels (notamment à destination des loisirs). Le déve-
loppement des offres de covoiturage est décrit spécifi-
quement dans l’axe 6 du levier 2 ;
◗ Dans le cadre de l’autopartage, c’est un véhicule qui est
partagé entre plusieurs usagers, réduisant ainsi la néces-
sité de possession d’une voiture pour effectuer des trajets
avec peu ou pas d’alternatives ;
◗ Dans le cadre des services de taxis ou de Voiture de
Tourisme avec Chauffeur (VTC), c’est le véhicule d’un
professionnel qui est mis en partage, permettant certains
déplacements occasionnels, qui nécessitent l’usage d’une
voiture.179
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 1
Développer l’autopartage
Métropole de Lyon, EPCI, Communes
L’autopartage offre la possibilité de disposer d’une voiture en
cas de besoin ponctuel. Permettant d’utiliser un véhicule sans
en subir les inconvénients (coût, entretien, stationnement…)
liés à sa possession, il s’agit d’un levier majeur pour inciter
les ménages à posséder moins de voitures et pour garantir
le droit à la mobilité de ceux qui n’en possèdent pas.
Il est important de noter que l’autopartage peut remplacer
efficacement entre 5 et 8 voitures personnelles (ADEME,
2019), ce qui se traduit par la libération de presque trois
places de stationnement en voirie et la suppression d’une
dizaine de milliers de kilomètres automobiles par an. Cette
approche contribue ainsi à réduire la congestion routière,
les émissions de carbone et de polluants locaux ainsi que
de contribuer à un meilleur partage de l’espace public, tout
en permettant aux habitants de conserver un accès à la
mobilité automobile.
Le Plan de Mobilité encourage les services
d’autopartage, répondant à des enjeux et contextes
locaux particuliers avec des services dits :
◗ « En boucle » avec des véhicules qui doivent être
retournés sur leur emplacement initial après usage ;
◗ « Sans station » ou en « free-floating » avec des
véhicules dont l’emprunt et la dépose doivent se
faire au sein d’une zone prédéfinie (hors stations
des services en boucle) ;
◗ « Entre particuliers » qui permettent la mise en
relation de personnes mettant à disposition leur
véhicule.
BON À SAVOIR
Selon l’ADEME, un véhicule en autopartage permet
de remplacer entre 5 et 8 véhicules personnels
(Ademe 2019), ce qui se traduit par la diminution du
besoin en matière de places de stationnement.
Véhicule en autopartage en libre accès - Tarare
Réalisations avant 2030
En s’adaptant aux différents contextes territoriaux, et notam-
ment ceux de densités de population, le Plan de Mobilité
préconise de :
◗ Augmenter progressivement le nombre de véhicules
« en boucle » en milieu urbain. Il atteindra 3 600 véhi-
cules en 2030 dans la Métropole de Lyon. La densité et la
répartition des véhicules à disposition sont basées sur di-
vers indicateurs, dont les données sociodémographiques,
le nombre de places de stationnement à disposition par
habitant ou encore les offres de mobilité alternatives à
proximité permettant de compléter l’accompagnement
vers un moindre besoin de possession d’un véhicule ;
◗ Développer des services « en boucle » en milieux périur-
bains et ruraux, notamment pour garantir le droit à la mo-
bilité, avec des dimensionnements adaptés de quelques
véhicules mis à disposition ;
◗ Maintenir les conditions d’exploitation et développer les
services « sans station », en particulier dans le cœur de
l’Agglomération lyonnaise en complémentarité des offres
avec stations ;
◗ Développer des services de mise en relation entre usa-
gers, notamment par le biais de campagnes de commu-
nication territorialisées, à différentes échelles (EPCI, com-
mune, quartier, immeuble…) et par différents opérateurs
(publics et privés) ;
◗ Expérimenter et soutenir les projets de véhicules en au-
topartage dans les zones d’activités permettant une mu-
tualisation des flottes d’entreprises dans le but de limiter
le nombre de voitures ;
◗ Développer l’autopartage électrique, permettant aux
habitants des centres de tester / passer à l’électrique à
moindre coût en réduisant ainsi congestion et pollution ;
◗ Favoriser la mise à disposition de véhicules diversifiés
(citadines, véhicules familiaux, utilitaires, adaptés pour
personnes en situation de handicap).
« Pour les déplacements en dehors
de la couronne, l’autopartage pourrait
rendre encore beaucoup de services. »
Réponse au questionnaire en ligne180
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 2
Mieux prendre en compte le rôle des taxis
et VTC dans la mobilité quotidienne
SYTRAL Mobilités, Commission Locale des
Transports Publics Particuliers de Personnes
Les taxis et Voitures de Tourisme avec Chauffeur (VTC)
constituent un service de mobilité complémentaire aux alter-
natives à la voiture individuelle. Ils répondent en particulier
aux besoins des déplacements touristiques, médicaux, de
loisirs, de nuit, etc. Il est donc important de mieux les arti-
culer avec les autres modes de déplacements. Dans cette
optique, il conviendra également d’améliorer les connais-
sances de ces offres.
Taxi en course - Belleville-en-Beaujolais
Synthèse de l’axe 5
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Développer
l’autopartage
Métropole de Lyon
EPCI
Communes
x
Nombre de véhicules
en autopartage disponibles
sur le territoire
Équipements et services
mis en place
Action 2 :
Mieux prendre
en compte le
rôle des taxis
et des VTC
dans la mobilité
quotidienne
Commission
Locale des
Transports Publics
Particuliers de
Personnes
SYTRAL Mobilités
x x x
Création de l’observatoire
de l’activité des taxis
et Voitures de Tourisme
avec Chauffeur
Aménagement
d’emplacements
à proximité des sites
touristiques
Réalisations à venir
◗ Favoriser l’intégration des taxis et des VTC dans le
système global de mobilité. En facilitant certaines de
leurs missions :
― intégration dans les services de Transport à la Demande
(Levier 2, Axe 3) ;
― intégration dans certains services de lignes de covoi-
turage pour assurer une garantie de trajet aux usagers
(Levier 2, Axe 6) ;
― étude de l’intégration dans un système d’information
multimodale, de réservation et de paiement ;
― réservation et aménagement d’emplacements à proxi-
mité notamment de sites touristiques ou de soins.
◗ Développer l’activité taxi en créant de nouvelles autori-
sations de stationnement pour améliorer la visibilité et la
disponibilité de ce mode ;
◗ Créer un observatoire de l’activité des taxis et Voitures
de Tourisme avec Chauffeur. En s’appuyant sur les don-
nées du service des données et études statistiques (SDES)
et d’autres éléments locaux, la Commission Locale des
Transports Publics Particuliers de Personnes mettra en
place un observatoire afin de capitaliser et de partager les
connaissances, que ce soit en termes de types de licences
taxis (nombre total, licences spécifiques PMR), d’usages
(catégories d’usagers, origines-destinations...) ou de ser-
vices rendus (qualité de service, type de véhicules...).181
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
DES LIVRAISONS QUI PRENNENT MOINS DE PLACE ET GÉNÈRENT MOINS DE NUISANCES EN VILLE
Dans l’objectif de réduire le bilan environnemental des activités logistiques, il apparaît judicieux de mettre en œuvre un cadre réglementaire incitatif :
Action 1 : Mettre en place un cadre réglementaire favorable a l’exercice de la logistique urbaine durable
Action 2 : Généraliser les aires de livraison sur l’ensemble des centralités et secteurs concentrant les destinataires
Action 3 : Expérimenter des solutions mutualisées de partage dans le temps de l’espace public au bénéfice des livraisons urbaines
Axe 6 : Réduire l’impact des opérations logistiques sur l’espace public
La réglementation d’accès aux voiries et espaces publics
apparaît aujourd’hui comme le levier principal d’actions des
collectivités sur les activités logistiques et de livraisons.
Une réglementation d’accès aux voiries et espaces publics
permet d’avoir un impact sur :
◗ Le nombre de véhicules de transport de marchandises en
circulation ;
◗ Le bilan environnemental du transport de marchandises ;
◗ Les conflits d’usages ;
◗ Les conditions de travail des livreurs.
Ces réglementations peuvent concerner :
◗ L’accès des véhicules aux principales centralités ;
◗ Les espaces dédiés à l’arrêt des véhicules pour réaliser
les opérations de livraison ;
◗ Une dimension d’expérimentation de partage dans le temps
de l’espace public.
Action n° 1
Mettre en place un cadre réglementaire
favorable à l’exercice de la logistique urbaine
durable
Métropole de Lyon, EPCI
Service de police, ensemble des professionnels
du transport de marchandises, association
de commerçants, SYTRAL Mobilités
Le Plan de Mobilité réaffirme l’importance de travailler à
l’harmonisation des conditions réglementaires d’exercice
de la distribution urbaine à l’échelle des différentes pola-
rités du territoire, afin de faciliter leur prise en main par les
acteurs économiques.
Cette harmonisation favorisera une meilleure lisibilité et
ainsi un meilleur respect par les opérateurs de celles-ci,
engendrant une réduction des nuisances du transport de
marchandises. Ce travail d’harmonisation peut concerner
les critères et seuils réglementaires sur l’ensemble des
communes (gabarits, tonnages, vitesses, horaires autori-
sés), mais également la définition de corridors et itinéraires
pour la circulation des poids lourds pour desservir les ter-
ritoires. C’est également l’occasion de faire évoluer cette
réglementation pour inciter les opérateurs à la mise en
œuvre d’organisations logistiques plus vertueuses.
Réalisations avant 2030
Afin d’inciter à la pratique de dessertes logistiques en modes
alternatifs :
◗ Adapter la réglementation en faveur de la cyclo-logis-
tique : voies réservées, itinéraires...
◗ Étudier, en fonction des secteurs et des aménagements
réalisés, des dispositions permettant de favoriser certains
véhicules sur la base des vignettes Crit’Air, complémentaire
au cadre de la ZFE-m : horaires d’accès étendus à certaines
zones piétonnes, tarification de stationnement préféren-
tielle, occupation temporaire du domaine public...
Dans l’optique d’améliorer l’harmonisation réglementaire,
la Métropole de Lyon, les EPCI et les communes du territoire
sont invités à :
◗ Mettre en place un schéma directeur cadrant les régle-
mentations de circulation et de stationnement sur les voi-
ries selon les différents types de véhicules de transport de
marchandises :
― création d’une instance de gouvernance collective ;
― réalisation d’un état des lieux des réglementations ac-
tuellement mises en œuvre sur le territoire ;
― définition des caractéristiques des voiries ;
― identification de paramètres à retenir pour atteindre les
objectifs fixés par la future réglementation ;
― élaboration d’un schéma directeur réglementaire glo-
bal faisant état des mesures et des dérogations poten-
tielles pouvant cadrer les règles d’accès ;
― concertation des acteurs économiques sur le projet pour
s’assurer de la prise en compte de leurs besoins.
◗ Élaborer et appliquer une politique globale de modali-
tés de contrôle pour s’assurer du respect et de la mise
en œuvre sur le terrain. Les acteurs publics devront pré-
voir les ressources humaines et matérielles nécessaires
au contrôle des différents paramètres qui seront retenus
dans la réglementation.182
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 2
Généraliser les aires de livraison
sur l’ensemble des centralités et secteurs
concentrant les destinataires
Communes, gestionnaires de voirie
Fédérations de transporteurs, CCI, CMA,
SYTRAL Mobilités
Les aires de livraison constituent un dispositif permettant
de faciliter les opérations de chargement et de décharge-
ment des marchandises en milieu urbain. La Métropole de
Lyon a mis en place une réglementation spécifique pour les
aires de livraison situées à Lyon et dans les centres-villes
de Villeurbanne et Neuville-sur-Saône, qui limite l’arrêt des
professionnels sur ces aires à 30 minutes. Ce dispositif
permet d’améliorer la disponibilité et l’efficacité des aires
de livraison, et donc de réduire les émissions générées par
les tournées de livraison. Il présente également l’avantage
d’améliorer les conditions de livraison, de réduire les conflits
entre usagers de la voirie et les accidents. Le contrôle du
bon usage de ces aires est également un élément favorisant
leur disponibilité pour la distribution des marchandises.
Ce dispositif a donc intérêt à être généralisé à l’ensemble
des centralités et des secteurs concentrant les destina-
taires sur les territoires lyonnais.
BON À SAVOIR
La Métropole de Lyon est engagée dans une réflexion
nationale sur la modification de la réglementation
appliquée aux aires de livraison en vue notamment
d’une dépénalisation permettant d’aligner le régime
juridique des aires sur le stationnement et faciliter le
contrôle de l’usage de ces aires.
Aire de livraison devant commerces en centre-ville - Lyon 2e
Réalisations à venir
La Métropole de Lyon, les EPCI et les communes sont invités à :
◗ Réaliser un état des lieux :
― diagnostic du maillage existant d’aires de livraison ;
― recensement des besoins des professionnels quant au
réaménagement et à la création d’aires de livraison.
◗ Identifier des zones prioritaires pour l’implantation de
nouvelles aires ;
◗ Déterminer un référentiel commun pour l’aménagement
et le dimensionnement des aires de livraison, afin d’as-
surer leur compatibilité avec les besoins des livreurs, et
de déterminer la réglementation à appliquer sur ces aires
(horaires, durée d’arrêt autorisée…) ;
◗ Aménager de nouvelles aires ou réaménager des aires
existantes ;
◗ Informer les professionnels concernés de ce nouveau
maillage et de la réglementation applicable sur ces aires,
afin d’assurer le bon usage de celles-ci ;
◗ Mettre en œuvre le contrôle des aires de livraison en
associant les agents en charge du contrôle du stationne-
ment, et leur dispenser une formation au contrôle des aires
pour améliorer la disponibilité effective de ces dernières.183
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n° 3
Expérimenter des solutions mutualisées
de partage dans le temps de l’espace public
au bénéfice des livraisons urbaines
Métropole de Lyon, EPCI, Communes
Fédérations de transporteurs, CCI, CMA,
SYTRAL Mobilités
La multiplicité des usages et des modes de vie rend l’uti-
lisation des espaces publics de plus en plus complexes et
nécessite de privilégier une approche globale plutôt que
des approches sectorielles, par mode de déplacements ou
par type d’usage. L’approvisionnement de la ville fait partie
sans conteste des usages importants de l’espace public.
De ce fait, optimiser l’utilisation de l’espace public par un
partage dans le temps de certains équipements, en défi-
nissant des horaires dédiés aux livraisons permettra de
répondre plus finement aux besoins des différents usagers
de la voirie tout au long de la journée (stationnement rési-
dentiel, pendulaire, intervention d’artisans, livraisons,
enlèvements...).
Ce type d’action s’adresse particulièrement aux secteurs
avec des linéaires commerciaux denses où la circulation et
le stationnement sont autorisés. Il s’agirait alors de réserver
une voie pour les livraisons sur un créneau horaire établi.
EXEMPLE
L’expérimentation de la mise en place d’une « bande
technique » consistant à partager les linéaires de sta-
tionnement rue Édouard Herriot à Lyon en réservant
leur usage aux livraisons de 7 h à 12 h.
Réalisations avant 2030
◗ Étudier et expérimenter le partage dans le temps de
voies de circulation ou de stationnement notamment sur :
― les axes de circulation à sens unique disposant de
deux voies de circulation et sans linéaire de station-
nement. L’une de ces deux voies peut être réservée à
l’arrêt des véhicules pour livrer ou enlever une quantité
de marchandises aux heures creuses, lorsqu’une seule
voie de circulation est suffisante pour écouler le trafic
automobile ;
― les linéaires de stationnement le long d’une voie de
circulation qui peuvent être réservés aux livraisons à
certaines heures, par exemple le matin, lorsque la de-
mande des riverains ou des pendulaires est plus faible.
◗ Impliquer les communes concernées dans la mise en
œuvre, notamment pour identifier les secteurs pertinents
et réaliser la modification de la réglementation sur la cir-
culation et le stationnement, les aménagements de voirie
éventuels et la mise en place d’une nouvelle signalisation
verticale et d’un marquage au sol approprié ;
◗ Coconstruire les expérimentations et projets avec les
logisticiens, commerçants et usagers de la voirie pour
s’assurer de leur adhésion et d’une bonne connaissance
du dispositif.184
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 4
Levier 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l’axe 6
Actions Pilotes Partenaires
Echéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Mettre en
place un cadre
réglementaire
favorable à
l’exercice de
la logistique
urbaine durable
Métropole de Lyon
EPCI
Service de police,
ensemble des
professionnels
du transport de
marchandises,
association de
commerçants
SYTRAL Mobilités
x Études / gouvernance
Action 2 :
Généraliser
les aires de
livraisons sur
l’ensemble
des centralités
et secteurs
concentrant les
destinataires
Communes
Gestionnaires
de voirie
Fédérations de
transporteurs
CCI
CMA
SYTRAL Mobilités
x x x
Études
Aménagements
mis en place
Action 3 :
Expérimenter
des solutions
mutualisées
de partage dans
le temps de
l’espace public
au bénéfice
des livraisons
urbaines
Métropole de Lyon
EPCI
Communes
Fédérations de
transporteurs
CCI
CMA
SYTRAL Mobilités
x
Études
Aménagements
mis en place185
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
LEVIER 4 :
ACCOMPAGNER ET ENCOURAGER
LES CHANGEMENTS DE PRATIQUES DE MOBILITÉ
L’amélioration de la qualité et de la quantité d’offres de
mobilité alternatives à la voiture individuelle est une
condition nécessaire à l’atteinte des objectifs du Plan de
Mobilité, mais elle n’est pas toujours suffisante. De nom-
breuses études montrent en effet que comportements
et choix modaux des individus sont pour une bonne part
conditionnés par les représentations personnelles vis-à-
vis des offres disponibles : les connaissant-ils ? Les com-
prennent-ils ? leur paraîssent-elles suffisamment simples
et faciles d’accès ? Leurs paraîssent-elles adaptées à leurs
propres besoins et en phase avec leurs modes de vie ?
De plus, le développement de pratiques de déplacements
multimodales – c’est-à-dire n’utilisant pas forcément les
mêmes modes de transport tout au long de la semaine – est
un enjeu majeur de transformation des pratiques de mobi-
lité. Il est donc essentiel que l’ensemble des personnes se
déplaçant aient une bonne compréhension des possibilités
offertes mais aussi que l’accès à ces différentes options
soit facilité, notamment en matière d’information et de
tarification.
Formation vélo dans le cadre d’un programme de réinsertion par l’association Recyclons la mobilité Janus France - Vénissieux186
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Ces questions soulèvent l’enjeu de l’accompagnement au
changement de comportement. Pour convaincre et être
adoptée, une offre de mobilité doit non seulement exister,
mais aussi être suffisamment connue, compréhensible,
accessible et désirable. Les acteurs de la mobilité des terri-
toires pourront ainsi mettre en place des actions concertées
et cohérentes en travaillant conjointement sur plusieurs
champs :
◗ La relation usager et les dispositifs de conseil et d’accom-
pagnement qui peuvent permettre aux usagers, actuels
et potentiels, de mieux connaître l’offre de services de
mobilité sur le territoire et ainsi se projeter, voire tester,
des nouveaux modes de déplacement au quotidien. Pour
ce faire il est essentiel de faire évoluer la posture usager
au sein des lieux d’accueil et d’information (agences) et
de valoriser davantage l’éventail de services de mobilité
proposés en étant présent sur le terrain et auprès des
territoires (actions de marketing, communication, sensibi-
lisation, …). Les outils de la communication classique (la
publicité au sens large) et les différents leviers du mana-
gement de la mobilité (diagnostic et conseil personnalisé,
expérimentation...) doivent être mobilisés, en s’intéressant
à la mobilité des individus mais également à celle des mar-
chandises ;
◗ La facilitation et la simplification de l’usage, qui visent à
fluidifier les parcours d’usage en jouant conjointement
sur les volets de la mise à disposition des offres (distribu-
tion et billettique), de la tarification (simplicité, lisibilité et
cohérence) et de l’information voyageurs, en prenant en
compte la complémentarité et l’interopérabilité des solu-
tions pour les usagers dans une perspective multimodale ;
◗ La réglementation, qui consiste à réguler les usages en
facilitant ou contraignant l’accès aux offres (conditions
d’accès, stationnement...), et à garantir la sécurité et le
bien-être des usagers (comportements autorisés ou non,
vitesse...).
Campagne d’affichage
de l’Agence des mobilités
de la Métropole de Lyon
Opération Freevelo’v devant l’Université Lyon 3 Manufacture des Tabacs
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Tous ces champs d’intervention concourent à lever les freins
au changement et à s’appuyer sur les différentes motiva-
tions des individus et opérateurs économiques, qu’ils soient
d’ordre psychologique ou serviciels. Leur efficacité repose
sur des réponses ciblées, s’appuyant d’une part sur une
connaissance fine des besoins des individus dans toute leur
diversité (selon les territoires où ils habitent, leurs mode vie,
leurs fragilités, leurs contraintes...) et d’autre part sur celles
des acteurs du territoire dont l’activité génère des déplace-
ments (les entreprises, les lieux et événements accueillant
du public, les acteurs du transport et de la logistique...).
Les différents axes et actions décrits dans cette partie per-
mettront aussi de partager avec les citoyens les ambitions
du Plan de Mobilité et de construire la nécessaire adhésion
du public à sa mise en œuvre, en faisant la démonstration
que des alternatives positives existent pour chacun.187
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Objectifs du Code des Transports plus particulièrement pris en compte dans ce levier : 2, 3, 5, 6, 7, 8, 9, 9bis et 9ter
Dans une logique de diminution de la circulation routière sur le territoire et de renforcement de l’attractivité et de la facilité d’usage des modes alternatifs à la voiture solo, ce levier permet notamment de prendre en compte les objec- tifs suivants du Plan de Mobilité définis par l’article 1214-2 du Code des transports :
2° - Le renforcement de la cohésion sociale et territoriale, notamment l’amélioration de l’accès aux services de mobi- lité des habitants des territoires moins denses ou ruraux et des quartiers prioritaires de la politique de la ville ainsi que des personnes handicapées ou dont la mobilité est réduite ;
3° - L’amélioration de la sécurité de tous les déplacements, en opérant, pour chacune des catégories d’usagers, un partage de la voirie équilibré entre les différents modes de transport et en effectuant le suivi des accidents impli- quant au moins un piéton, un cycliste ou un utilisateur d’engin de déplacement personnel ;
5° - Le développement des transports collectifs et des moyens de déplacement les moins consommateurs d’énergie et les moins polluants, notamment l’usage de la bicyclette et la marche à pied ;
6° - L’amélioration de l’usage du réseau principal de voirie dans l’agglomération, y compris les infrastructures rou- tières nationales et départementales, par une répartition de son affectation entre les différents modes de trans- port et des mesures d’information sur la circulation ;
7° - L’organisation du stationnement sur la voirie et dans les parcs publics de stationnement, notamment en définis- sant les zones où la durée maximale de stationnement est réglementée, les zones de stationnement payant, les emplacements réservés aux personnes handicapées ou dont la mobilité est réduite, la politique de tarification des stationnements sur la voirie et dans les parcs publics corrélée à la politique de l’usage de la voirie, les moda- lités particulières de stationnement et d’arrêt des véhicules de transport public, des taxis et des véhicules de livraison de marchandises, les mesures spécifiques susceptibles d’être prises pour certaines catégories d’usa- gers, de véhicules ou de modalités de transport, notamment tendant à favoriser le stationnement des résidents et des véhicules bénéficiant d’un signe distinctif de covoiturage créé en application des articles L. 1231-15 ou L. 1241-1 ou bénéficiant du label “ autopartage ” ;
8° - L’organisation des conditions d’approvisionnement de l’agglomération nécessaires aux activités commerciales et artisanales et des particuliers, en mettant en cohérence les horaires de livraison et les poids et dimensions des véhicules de livraison dans le ressort territorial de l’autorité organisatrice de la mobilité, en prenant en compte les besoins en surfaces nécessaires aux livraisons pour limiter la congestion des voies et aires de stationne- ment, en améliorant la préservation, le développement et l’utilisation des infrastructures logistiques existantes, notamment celles situées sur les voies de pénétration autres que routières et en précisant la localisation des infrastructures et équipements à venir, dans une perspective multimodale ;
9° - L’amélioration des mobilités quotidiennes des personnels des entreprises et des collectivités publiques en inci- tant ces divers employeurs, notamment dans le cadre d’un plan de mobilité employeur ou en accompagnement du dialogue social portant sur les sujets mentionnés au 8° de l’article L. 2242-17 du Code du travail, à encourager et faciliter l’usage des transports en commun et le recours au covoiturage, aux autres mobilités partagées et aux mobilités actives ainsi qu’à sensibiliser leurs personnels aux enjeux de l’amélioration de la qualité de l’air ;
9° bis - L’amélioration des mobilités quotidiennes des élèves et des personnels des établissements scolaires, en incitant ces établissements à encourager et faciliter l’usage des transports en commun et le recours au covoi- turage, aux autres mobilités partagées et aux mobilités actives ;
9° ter - L’amélioration des conditions de franchissement des passages à niveau, notamment pour les cyclistes, les piétons et les véhicules de transport scolaire.188
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Le changement de pratiques de mobilité nécessite tout
d’abord de faire connaître les différents services et offres
de déplacements aux usagers. Afin de prendre en compte
la diversité des situations et les spécificités de chacune,
l’accompagnement humain se révèle être un élément
indispensable.
Le conseil en mobilité et la communication doivent per-
mettre d’accompagner le changement des pratiques de
mobilité en :
◗ Apportant à l’usager la connaissance des différentes
possibilités sur l’ensemble des modes et en lui exposant
les avantages à utiliser les offres alternatives à la voiture
individuelle ;
◗ Offrant les moyens de planifier sereinement son dépla-
cement ;
◗ Adaptant les informations à chaque situation.
Action n°1
Mettre en œuvre un réseau d’agences
des mobilités
SYTRAL Mobilités, Métropole de Lyon
EPCI, communes
La Métropole de Lyon a ouvert en septembre 2022 l’Agence
des Mobilités, avec pour but d’accompagner les usagers
dans leur choix de modes de déplacement. À ce jour ce type
d’accompagnement n’existe pas dans le reste du ressort
territorial. Il est donc essentiel d’impulser la mise en œuvre
d’un conseil en mobilité à l’échelle des territoires lyonnais.
Cette amplification permettra de :
◗ Mutualiser les moyens sur le territoire,
◗ Garantir la cohérence des informations à l’échelle du territoire,
◗ Soutenir et relayer localement les initiatives autour du chan-
gement de comportement (journée de la mobilité durable,
semaine de la mobilité, semaine du développement du-
rable, challenge de la mobilité Auvergne-Rhône-Alpes, …).
L’accompagnement de chacun et non plus seulement la sensibilisation de tous Provoquer des changements d’habitudes de mobilité nécessite un travail de fond pour diffuser une nouvelle culture des mobilités moins centrée sur le réflexe à la voiture. Il s’agit aussi d’accorder une attention particulière aux plus fragiles pour garantir leur droit à la mobilité.
Mais le Plan de Mobilité entend aller plus loin en développant une approche davantage personnalisée et ciblée qui prend en compte la diversité des situations. Pour démultiplier ces actions à grande échelle, il s’agit de développer des espaces dédiés, par exemple avec un réseau d’agences des mobilités, mais aussi de s’appuyer sur l’ensemble des acteurs du territoire.
Action 1 : Mettre en œuvre un réseau d’agences des mobilités
Action 2 : Une information et une communication pour tous les publics
Action 3 : Développer la posture usager sur le réseau de transports collectifs
Action 4 : Amplifier le conseil en mobilité employeur
Action 5 : Former les plus jeunes à la mobilité durable
Action 6 : Accompagner spécifiquement les plus vulnérables
Axe 1 : Développer le conseil en mobilité et renforcer l’accompagnement et la communication
Usagers conseillés en agence TCL - Lyon 2e
BON À SAVOIR
L’Agence des Mobilités met à disposition plusieurs
conseillers mobilité pour offrir aux usagers un service de
conseil personnalisé, d’information et d’accompagnement
sur les déplacements dans la Métropole de Lyon ainsi
que sur les éventuelles démarches à entreprendre pour
accéder aux offres alternatives à la voiture individuelle.
La mission de ces experts est de trouver/proposer
la ou les solutions les plus adaptées pour chacun
des usagers.189
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations avant 2030
Une démarche partenariale doit être mise en œuvre, entre
SYTRAL Mobilités, la Métropole de Lyon, les EPCI et les
communes, visant à :
◗ Réaliser une étude de faisabilité pour de la mise en
œuvre d’un réseau d’agences des mobilités sur le ter-
ritoire, pour définir le maillage le plus pertinent et les
moyens à mettre en œuvre ;
◗ Élaborer une stratégie du conseil en mobilité définissant
des objectifs et en mettant des moyens à disposition pour
les atteindre ;
◗ Faire évoluer l’agence des mobilités et les agences com-
merciales TCL :
― dans un premier temps, à horizon 2030, un réseau
d’agences des mobilités sera créé en s’appuyant no-
tamment sur les agences commerciales du réseau de
transport collectif unifié et sur les agences mobiles.
Dans ces lieux, une information sur l’ensemble des
modes de déplacements sera diffusée et des conseils
personnalisés pourront être apportés ;
― ce réseau sera ensuite élargi à l’ensemble du territoire
dans différents lieux fixes, soit spécifiquement dédiés
au conseil en mobilité, soit mutualisés avec d’autres
fonctions telles que les mairies, les offices de tou-
risme, les Points d’Information Médiation Multi-Services
(PIMMS).
◗ Élaborer un schéma directeur des agences des mobilités
à l’échelle des territoires lyonnais afin de donner un carac-
tère opérationnel à l’évolution de l’agence des mobilités,
dans une vision de court et moyen termes (2030) et en vue
de l’unification des réseaux à l’échelle du ressort territorial.
Le réseau d’agence des mobilités sera le cadre de la mu-
tualisation des approches concernant le conseil en mobi-
lité à l’échelle du ressort territorial. Les différentes collec-
tivités du territoire pourront venir y trouver des références
et méthodes sur la manière de développer l’information et
le conseil sur leurs territoires ;
◗ Organiser des opérations multiples de sensibilisation,
en parallèle de l’implantation du réseau des agences, afin
d’orienter un maximum de personnes. Ces opérations
prendront la forme d’évènements et d’accompagnement
d’initiatives locales ;
◗ Mettre en œuvre trois agences mobiles d’ici 2030 dans
le ressort territorial de SYTRAL Mobilités afin d’accompa-
gner les initiatives locales ponctuelles.
« L’accompagnement humain
reste la clé de voûte du changement
des pratiques de mobilité. »
Retour usagers et groupes de travail
Action n°2
Une information et une communication pour
tous les publics
SYTRAL Mobilités, Métropole de Lyon, EPCI
Communes
Pour que la diffusion de l’information soit efficace, il est
important de tenir compte de la diversité des profils et
des besoins et notamment des plus fragiles (personnes
à mobilité réduite du fait de différents types de handicap,
personnes rencontrant des difficultés avec les nouvelles
technologies, seniors, scolaires, habitants des Quartiers
prioritaires de la Politique de la Ville, etc.), afin de réaliser
des communications et une information voyageur ciblées.
Campagne d’affichage
« La mobilité gagnante »
de SYTRAL Mobilités -
2023
Les multiples canaux de communication existants, réseaux
sociaux, sites internet (SYTRAL Mobilités, EPCI, Métropole
de Lyon, etc.), panneaux lumineux d’information en temps
réel, campagnes d’affichage/flyers, animations lors d’évé-
nements, etc., nécessitent également d’adapter le message
aux usagers ciblés et permettent de toucher un public très
large. Cette communication doit s’appuyer sur les sciences
comportementales afin de maximiser son impact.
Les actions de communication et d’informations, portées
par les différents acteurs de la mobilité et les collectivités
locales, seront ainsi régulièrement déployées dans le terri-
toire, et viseront à :
◗ Faire connaître les offres et services de mobilité ainsi que
leur tarification dans une logique de multimodalité ;
◗ Comparer les différents modes en mettant en évidence
leurs avantages respectifs en termes notamment, de san-
té, de sécurité des déplacements, de pollution atmosphé-
rique et sonore ou encore de coût d’usage ;
◗ Valoriser des usagers qui ont expérimenté l’usage de mo-
des alternatifs à la voiture individuelle ou qui ont changé
durablement de pratiques, par exemple sous la forme
« d’ambassadeurs » qui pourront être mobilisés sur certains
évènements ou dans certains supports de communication.190
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations à venir
◗ Mettre en œuvre des actions de communication enga-
geante adaptées aux cibles :
― lors du déploiement d’un nouveau service ou d’une
nouvelle offre ;
― lors de l’accueil de nouveaux arrivants sur un territoire,
par l’envoi d’un courrier d’information sur les différentes
offres de mobilité, ainsi que la possibilité d’obtenir un
« kit découverte » (en nombre limité par an) offrant un
accès gratuit temporaire aux services de mobilité : le
réseau de transports collectifs, vélos en libre-service,
autopartage, … (Axe 2 action 1). Ces offres pourront être
déployées en lien avec les collectivités locales ;
― lors d’évènements spécifiques en lien avec la mobilité
et l’environnement (semaine sans ma voiture, semaine
européenne de la mobilité, semaine européenne du
développement durable, journée mondiale de la san-
té, mai à vélo, journée mondiale de l’environnement,
Journée mondiale du Climat, Journée nationale de la
qualité de l’air, etc.).
◗ Encourager la mise en place de relais locaux de commu-
nication en proposant une communication via les services
de proximité tels que par exemple les acteurs sociaux, les
professionnels de santé, les auto-écoles… Les agences
mobiles (action 1) pourront également tenir lieu de relais
de proximité, particulièrement dans les zones les moins
denses du territoire.
EXEMPLE
En 2024, La Métropole de Lyon, SYTRAL Mobilités
et leurs partenaires ont proposé une offre « Découverte
Mobilités » aux habitants de la Métropole de Lyon,
ciblant particulièrement les nouveaux arrivants. Cette
offre permettait d’essayer pendant 3 mois quatre
alternatives à la voiture individuelle : transports en
commun, autopartage, covoiturage et vélo en libre-
service (+ vélo en location longue durée sous
conditions d’âge et de statut). L’objectif est de faire
découvrir ces solutions de mobilité en plein
développement à celles et ceux qui ne les connaissent
pas ou qui souhaitent les expérimenter.
Action n°3
Développer la posture usager sur le réseau
de transports collectifs
SYTRAL Mobilités
L’amélioration de la prise en compte des usagers consti-
tue une des pistes de progrès identifiée afin d’augmenter
l’attractivité des transports collectifs et d’amplifier le report
modal : on parle de développer la « posture usagers ».
La posture usagers se doit d’être fiable, simple, accessible
et inclusive, répondant à des besoins personnalisés. Elle
se doit d’être professionnalisée, performante, proactive et
réactive, encourageant le report modal et l’intermodalité.
Cette posture usagers doit évoluer avec agilité pour garan-
tir la fidélisation des usagers et conquérir les non-usagers et
être adaptée à la diversité des personnes dans un territoire
hétérogène.
Réalisations à venir
◗ Élaborer une stratégie et un plan d’action en ce qui
concerne la posture usager sur le réseau de transports
collectifs organisé par SYTRAL Mobilités, d’ici 2026, fon-
dés sur 5 axes stratégiques :
― informer de façon fiable et cohérente tous les usagers
avec les divers moyens à disposition (digitaux, humains,
physiques) ;
― accueillir chaque usager de façon professionnelle et
adaptée ;
― simplifier l’accès multicanal aux services de mobilité ;
― accompagner l’usager en situation perturbée ;
― aller vers les usagers et les non-usagers.
◗ Former les personnels aux mesures identifiées dans la
stratégie.
Application mobile TCL Live191
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n°4
Amplifier le conseil en mobilité employeur
SYTRAL Mobilités, Métropole de Lyon, EPCI
CCI
S’ils ne représentent qu’un quart des déplacements réa-
lisés chaque jour, les déplacements en lien avec le travail
représentent plus de la moitié des distances parcourues
quotidiennement.
De plus, les sites d’emplois représentent des lieux naturels
de massification des flux et forment des communautés de
collaborateurs au sein desquelles les actions de communi-
cation et de sensibilisation sont particulièrement à même de
toucher le plus grand nombre.
Les Plans de Mobilité Employeur sont des démarches qui
traitent de la mobilité (salariés, livraisons…) dans l’entreprise.
Ils visent à réduire les impacts des déplacements, par une
meilleure optimisation du nombre de déplacements effec-
tués et par la recherche de report modal.
BON À SAVOIR
Les employeurs sont des prescripteurs de mobilité et
disposent de leviers efficaces pour faire évoluer les
pratiques de mobilité par :
◗ La communication, l’information ;
◗ Les incitations financières (forfait mobilités durables,
prise en charge des frais de transport, crédit mobilité) ;
◗ L’organisation du travail (lissage des heures de
pointe, télétravail, organisation des équipes en
fonction des lieux de résidence...) ;
◗ L’offre de services de mobilité (flottes de vélos,
autopartage mettant à disposition des employés la
flotte de véhicules des entreprises).
Atelier de conseil en mobilité employeur animé par SYTRAL Mobilités, en entreprise
Réalisations à venir (en continu)
Dans le cadre de leurs missions, SYTRAL Mobilités (pro-
duisant une offre d’accompagnement de conseil mobilité
employeur), la Métropole de Lyon et les EPCI (en charge de
la mise en œuvre du conseil mobilité employeur) devront :
◗ Poursuivre l’accompagnement des employeurs dans
leur démarche de mobilité durable en leur apportant une
offre de service de conseil en mobilité, des ressources et
de l’ingénierie et en fédérant les acteurs engagés ;
◗ Encourager et soutenir la mise en œuvre de Plans de
Mobilité Employeur et notamment les Plans de Mobilité
Employeur en Commun qui rassemblent plusieurs entre-
prises au sein d’une même zone géographique ;
◗ Diffuser des retours d’expérience d’organisation du télé-
travail dans les entreprises, à destination des employeurs
et des salariés ;
◗ Sensibiliser les employeurs aux enjeux de décalage des
horaires d’embauche afin de limiter l’impact des heures
de pointe sur les réseaux de mobilité ;
◗ Promouvoir et diffuser les modalités de mise en œuvre
du forfait mobilités durables ;
◗ Poursuivre la dynamique de participation au challenge
mobilité annuel ;
◗ Assurer un suivi des démarches et de leur pérennité, des
enquêtes et actions mises en œuvre.192
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n°5
Former les plus jeunes à la mobilité durable
Éducation nationale, écoles, Communes
EPCI, Métropole de Lyon, SYTRAL Mobilités,
associations
L’éducation à la mobilité permet de sensibiliser les enfants
et leurs familles aux enjeux de la mobilité. L’éducation au
travers de l’enseignement classique est un levier important
pour initier les changements de pratiques, la perception de
certains modes et participer au maintien des capacités dans
l’activité physique par la pratique de la marche et du vélo.
La sensibilisation aux enjeux et aux pratiques de mobilité
durable doit ainsi être relayée dès l’entrée en maternelle
et poursuivie durant toute la scolarité des enfants. Elle
s’inscrit pleinement dans le programme d’Éducation au
Développement Durable qui est porté par le Ministère de
l’Éducation Nationale et également dans le Plan Vélo porté
par l’État. Ce dernier réaffirme la volonté de populariser le
dispositif « Savoir rouler à vélo », avec une formation de 10h
pour les enfants de 6 à 11 ans, qui vise à généraliser l’ap-
prentissage du vélo et la formation nécessaire à une réelle
autonomie sur la voie publique avant l’entrée au collège.
BON À SAVOIR
L’Éducation au Développement Durable :
20 mesures énoncées le 23 juin 2023 doivent
permettre aux élèves de mieux comprendre les
enjeux de la transition écologique dans le cadre
des enseignements.
Elles encouragent l’engagement civique des élèves
et valorisent l’action des éco-délégués.
Elles font des écoles et des établissements
scolaires des lieux en transition écologique, dans
leur fonctionnement et dans leur bâti, en lien avec
les collectivités territoriales.
Source : education.gouv.fr/
Réalisations à venir
En partenariat avec l’Éducation Nationale, les collectivités
accompagnent les établissements scolaires dans la mise
en œuvre d’actions concrètes en matière d’éducation à la
mobilité durable, dont notamment :
◗ Former les enseignants volontaires comme relais à cette
éducation à la mobilité ;
◗ Mettre à disposition des outils pédagogiques : bro-
chures, posters, documents, mais aussi vélos en vue de
donner des formations… ;
◗ Former à la sécurité routière et au savoir rouler à vélo,
notamment dans le cadre de la formation à l’attestation
scolaire de sécurité routière ;
◗ Développer et pérenniser des bus à pied (« pédibus »)
ou à vélo (« vélobus ») pour les trajets vers les établisse-
ments scolaires, afin d’habituer dès le plus jeune âge à la
pratique des modes actifs pour les déplacements quoti-
diens ;
◗ Développer et pérenniser des Plans de Mobilité Scolaires
ou Universitaires qui regrouperont notamment des actions
de type pedibus ou vélobus, de formation mais aussi de
communication et de sensibilisation afin d’encourager et
de faciliter l’usage des transports en commun et le recours
au covoiturage, aux autres mobilités partagées et aux mo-
bilités actives ;
◗ Encourager la participation des établissements scolaires
à la semaine du vélo et de la marche à l’école, organisée
par le ministère de l’Éducation nationale ;
◗ Inciter à la transformation d’auto-écoles en école de la
mobilité, dépassant les seuls objectifs de réussite aux dif-
férents permis de conduire et relayant une vision élargie
de la mobilité.
Pédibus – Métropole de Lyon
EXEMPLE
Au travers de son département d’Actions Citoyennes,
Keolis Lyon propose des actions gratuites de
sensibilisation au bien vivre ensemble dans les
transports en commun.
THÈMES MATERNEL
(4-6 ANS)
PRIMAIRE
(7-10 ANS)
COLLÉGIENS
(11-15 ANS)
LYCÉENS
(16-19 ANS)
ÉTUDIANTS
(20 ANS)
Avoir la bonne attitude
dans les transports
en commun ++ ++
La sécurité dans
les transports + ++ + +
Jeux autour de lyon
et ses transports ++ ++ +
Découvrir la ville
en transports + ++ +
Visites techniques
+ ++ ++
Les différents métiers
dans le transport
de voyageurs
+ ++ ++
À la découverte des TCL
++ +
Écomobilité
+ ++
Le harcèlement
+ ++ ++193
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n°6
Accompagner spécifiquement
les plus vulnérables
SYTRAL Mobilités, Région
Métropole de Lyon, EPCI, Département, État,
acteurs de la politique sociale
La mobilité peut constituer une source d’importantes inéga-
lités territoriales et sociales. Tous les territoires ne disposent
pas des mêmes offres et ressources de mobilité et tous les
individus ne disposent pas non plus des mêmes compé-
tences à se déplacer.
Rendre effectif l’accès à la mobilité pour tous implique à la
fois d’offrir des services de mobilité adaptés aux besoins
des habitants du territoire (Leviers 2 et 3), mais également
d’accompagner les publics les plus vulnérables dans leurs
parcours et d’améliorer les conditions concrètes d’accès
aux différents services et infrastructures de mobilité.
L’accompagnement des publics les plus fragiles dans leur
mobilité nécessite de :
◗ Agir sur les multiples freins rencontrés, qu’ils soient éco-
nomiques, cognitifs ou sociologiques, afin de développer
des capacités nouvelles à se déplacer pour favoriser no-
tamment l’accès à l’emploi ;
◗ Renforcer l’accessibilité de l’ensemble de la chaîne de
déplacements aux personnes handicapées ou dont la mo-
bilité est réduite, ainsi qu’aux personnes âgées.
Réalisations à venir
Dans l’objectif d’apporter un conseil en mobilité :
◗ Développer des relais dans les territoires et auprès des
acteurs des politiques sociales (espaces France Services
dont les Maisons du Rhône, CCAS, missions locales pour
l’emploi, bailleurs sociaux, etc.) pour informer les usagers
sur les droits spécifiques dont ils peuvent bénéficier ;
◗ Déployer en partenariat avec les conseillers numériques
présents au sein des quartiers prioritaires de la politique
de la ville, des temps d’information sur les démarches de
recours à la tarification solidaire et sur les outils numé-
riques d’aide à la mobilité ;
◗ Pérenniser le dispositif mobilité inclusive de la Métropole
de Lyon et analyser ses possibilités d’extension à d’autres
territoires ;
◗ Communiquer et déployer sur les autres réseaux des
dispositifs analogues au « carnet de Voyage » mis en
place par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui propose
une explication claire et intuitive de l’organisation et la
réalisation d’un déplacement sur les réseaux de cars et
trains régionaux ;
◗ Réaliser des Plans de Mobilité Employeurs ciblés sur
des filières professionnelles impliquant un nombre im-
portant de travailleurs peu qualifiés pour lesquels les dé-
placements peuvent être une réelle source de difficulté
(aides à domicile, métiers de la santé, agents d’entretien,
bâtiment…).
Dans l’objectif d’élargir l’accès au réseau de transport en
commun :
◗ Analyser les évolutions du recours aux tarifications so-
lidaires ;
◗ Adapter les conditions de paiement pour les rendre plus
flexibles, afin de ne pas pénaliser les personnes en dif-
ficulté financière (caution nécessaire par exemple) ou ne
disposant pas de carte bancaire.
Dans l’objectif de conserver la possibilité d’un accès à la
mobilité automobile :
◗ Aider à l’obtention du permis de conduire via des auto-
écoles solidaires ;
◗ Soutenir le développement de garages ou ateliers so-
lidaires pour la réparation des voitures mais aussi des
vélos ;
◗ Soutenir le renouvellement des véhicules les plus pol-
luants par des aides en fonction des niveaux de res-
sources, notamment pour les usagers impactés par la
ZFE-m (dispositif existant pour les résidents ou travailleurs
de la Métropole de Lyon en fonction des revenus).
Dans l’objectif de mieux prendre en compte les personnes
en situation de handicap :
◗ Sensibiliser tous les personnels en contact avec la clien-
tèle à la prise en compte du handicap, afin de pouvoir
intervenir en cas de difficulté pour faciliter le déplacement
des personnes à mobilité réduite ;
◗ Assurer un suivi spécifique de la maintenance des instal-
lations et équipements en faveur des PMR (ascenseurs,
palettes bus, annonces visuelles et sonores…) pour garan-
tir l’accessibilité des réseaux et diminuer les délais d’inter-
vention en cas de panne.
Conseillère numérique France Services auprès d’un usager - Vénissieux194
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l'axe 1
Actions Pilote Partenaires
Échéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Mettre en œuvre un
réseau d’agences
des mobilités
SYTRAL
Mobilités
Métropole
EPCI x
Nombre d’actions de l’Agence
des Mobilités hors Métropole
Nombre de PdME
sur le territoire
Action 2 :
Une information et une
communication pour
tous les publics
SYTRAL
Mobilités
Métropole
EPCI
Communes x x x
Nombre d’actions
de communication
recensées
sur le territoire
Action 3 :
Développer la posture
usager sur le réseau de
transports collectifs
SYTRAL
Mobilités x x x
Proportion du personnel
formé à la posture usager
Action 4 :
Amplifier le conseil en
mobilité employeur
SYTRAL
Mobilités,
Métropole
de Lyon, EPCI
CCI x x x
Nombre de PdME
Nombre de salariés touchés
par les opérations de
sensibilisation
Action 5 :
Former les plus jeunes
à la mobilité durable
Éducation
nationale
Écoles
Communes
EPCI
Métropole
SYTRAL
Mobilités
Associations
x x x
Nombre d’actions de
l’Agence des Mobilités en
lien avec le milieu scolaire
Action 6 :
Accompagner
spécifiquement
les plus
vulnérables
SYTRAL
Mobilités
Région
Métropole
EPCI
Département,
État,
Acteurs de
la politique
sociale
x Tarifs sociaux mis en place sur les offres et services de mobilité
Nombre d’activations
des services Optiguide
et Optimod hors agglo
lyonnaise
Nombre de parcours
découvertes réalisés
Nombre de personnels
formés à la prise en compte
du handicap
Nombre d’actions de
l’Agence des Mobilités en
lien avec les QPV
Taux d’accessibilité moyen
des applications en ligne et
sites d’information195
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
L’essayer c’est l’adopter. Le changement de pratiques n’est pas facile avant d’avoir testé les autres solutions pos- sibles. Le Plan de Mobilité entend favoriser et simplifier les « tests » des différents services de mobilité par les usagers :
Action 1 : Faciliter le premier contact avec les offres de mobilité alternatives à la voiture
Action 2 : Faciliter l’expérimentation par de l’accompagnement humain
Action 3 : Encourager la pratique du vélo par la mise en place de prêts / location de vélo de longue durée
Axe 2 : Faciliter l’expérimentation par l’usager et permettre la découverte des offres de mobilité
Afin de limiter les freins au changement de pratiques dus à la
méconnaissance de l’usage de nouveaux modes de dépla-
cement, qu’ils soient d’ordre matériel ou psychologique, il
est essentiel que les usagers puissent expérimenter des
solutions de déplacements alternatives à la voiture solo.
Le changement de pratiques de mobilité des usagers peut
être suscité par :
◗ Des actions permettant l’expérimentation par l’usager
des différents modes de déplacements en diminuant les
freins relatifs à l’achat de titres de services de mobilité ;
◗ Un accompagnement spécifique pour certains publics
visant à les rassurer dans ces nouvelles pratiques ;
◗ La mise à disposition de location ou prêts de vélos afin de
permettre une expérimentation par l’usager sur une durée
prolongée.
Action n°1
Faciliter le premier contact avec les offres de
mobilité alternatives à la voiture
SYTRAL Mobilités
EPCI, Métropole de Lyon
Le fait d’acheter un titre de transport pour la première fois
peut connaître de multiples freins à l’expérimentation par
l’usager : la sélection d’un titre parmi d’autres dans la grille tari-
faire et les différents supports peut être facteur d’indécision, le
prix est difficile à évaluer par rapport au service rendu…
Réalisations à venir
◗ Développer les offres d’essai gratuit des différents ser-
vices de mobilité, pour massifier l’effet déclencheur du
changement de pratiques. Il s’agit donc de :
― offrir des tickets ou mois d’abonnement gratuits multimo-
daux dans le cadre de kits mobilité (offres « Découverte
Mobilité » permettant l’essai gratuit sur quelques mois
de plusieurs offres de mobilité aux nouveaux habitants
s’engageant à ne pas utiliser leur voiture durant 1 mois,
usagers mettant leur ancienne voiture au rebut sans en
racheter une nouvelle, …) ;
― promouvoir des offres « découvertes » lisibles et attrac-
tives, notamment lors d’évènement publics, de la mise
en œuvre de nouvelles offres… ;
― poursuivre des actions de parrainage qui offrent des
avantages aux abonnés et aux nouveaux arrivants.
Evénement « Le mois
sans ma voiture »
édition 2024 organisé
à Saint-Genis-Laval
« La personnalisation de l’accompagnement
mais aussi la possibilité de faire
expérimenter vont permettre aux usagers
de connaître les offres existantes adaptées
aux besoins de chaque personne
et constituent un coup de pouce
au changement de pratiques par le test. »
Atelier d’élus
EXEMPLE
Le défi « 1 mois sans ma voiture » a été mis en œuvre
dans les quartiers de Lyon Vaise et de Lyon Grandclément
en 2023, et à Saint-Genis-Laval en 2024.
Cette opération permet à des usagers volontaires de
disposer d’un « Kit Mobilité » avec un accès illimité
pendant 1 mois offert sur l’ensemble du réseau TCL,
pour utiliser Vélo’v, des véhicules en autopartage
Citiz ou bien le covoiturage.
HôpitalLyonSud
© Réalisation :
Inkconic
HôpitalLyonSud
MétroBSaint-Genis-Laval
Changez
vos habitudes
de déplacements
Le MOIS
D U 1 5 M A I A U 1 5 J U I N 2 0 2 4
+ d’infos et
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SaNs mAVoItUrE à Saint-Genis-Laval
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...et sur TCL.fr
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M
J
CM
MJ
CJ
CMJ
N
Affiche-recrutement A3 copie.pdf 1 04/04/2024 10:15:43196
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n°2
Faciliter l’expérimentation par
de l’accompagnement humain
EPCI, Métropole de Lyon, associations, SYTRAL
Mobilités
En parallèle de toutes les actions déjà menées en faveur
des modes actifs, le développement de services liés à la
maîtrise de la pratique du vélo est indispensable. Pour per-
mettre à chacun d’acquérir des compétences pour se sentir
à l’aise dans l’usage du vélo dans ses déplacements, les col-
lectivités peuvent dispenser des formations, en s’appuyant
sur des organismes et associations locales.
Réalisations à venir
Dans l’objectif de soutenir le déploiement de mesures visant
à mobiliser des personnes pour en accompagner d’autres
dans de nouvelles pratiques :
◗ Mettre en œuvre des actions pour faciliter l’accès/le retour
à la pratique du vélo, au moyen de :
― vélo-écoles pour retrouver confiance ou apprendre à
circuler en toute sécurité ;
― séances de remise en selle (formation express) pour
maîtriser 3 ou 4 parcours stratégiques ;
EXEMPLE
Le dispositif de parcours découverte permet aux
personnes malvoyantes ou à mobilité réduite de repérer
gratuitement leur futur itinéraire en compagnie d’un
agent TCL.
L’objectif de ces parcours est de faciliter les voyages
sur les lignes du réseau des personnes fragilisées ou
en situation de handicap, et ainsi d’aider à lever toute
gêne ou appréhension au quotidien.
Balade découverte à vélo à assistance électrique encadré par un agent ambassadeur - Lyon 6 e
― cours de vélo-insertion pour faciliter la réinsertion de
personnes isolées socialement et géographiquement ;
― formation pour l’entretien et la réparation de son vélo ;
― organisation de sorties vélo à l’échelle d’un établisse-
ment scolaire, d’une université ou d’un quartier.
◗ Développer les initiatives visant à accompagner l’usage
des transports collectifs, notamment en ciblant les per-
sonnes qui rencontrent des difficultés à se déplacer ou
qui ressentent de l’insécurité :
― parcours découverte pour les personnes fragilisées ou
en situation de handicap ;
― sorties organisées par des acteurs sociaux et des as-
sociations, à destination de loisirs par exemple, et per-
mettant de mieux comprendre le fonctionnement du
réseau.197
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n°3
Encourager la pratique du vélo par la mise
en place de prêts / location de vélo
de longue durée
EPCI, Métropole de Lyon
SYTRAL Mobilités
Une offre de location « sur mesure » constitue un réel
attrait pour les usagers qui se questionnent sur les alter-
natives à la voiture individuelle. Les services de location
de vélo de longue durée sont l’occasion de tester sur une
période définie des vélos spécifiques (pliants, à assistance
électrique, vélos cargos ou triporteurs électriques, etc.),
avant d’envisager une acquisition.
Un accompagnement à la suite de cette période de test
avec notamment l’information sur les aides possibles pour
l’achat des vélos, peut permettre de transformer l’essai.
Ces services existent, ou sont en cours de définition, dans
plusieurs lieux du territoire.
Réalisations avant 2040
La Métropole de Lyon et les EPCI, en lien avec les com-
munes notamment, devront :
◗ Pérenniser et développer des services de location/prêts
de vélos de longue durée. En adéquation avec les recom-
mandations de l’Ademe, le dimensionnement des parcs
ouvert à la location longue durée devra viser, au fur et à
mesure de la montée en charge, au moins 30 vélos pour
10 000 habitants ;
◗ Articuler la location-longue durée avec l’accompagne-
ment vers un changement pérenne de pratiques de mo-
bilité, en réalisant un bilan des pratiques et en orientant
vers l’achat, éventuellement aidé, d’un vélo personnel ;
◗ Étudier comment mutualiser certains coûts d’investisse-
ment (achat de vélos…) et de fonctionnement (entretien,
locaux de stockage/retrait, standard téléphonique) relatifs
à ces différents services.
Les services de vélos en libre-service (VLS) ou
de location de courte durée constituent des offres
de mobilité alternatives à la voiture individuelle pour
les déplacements du quotidien et font partie du bouquet
de services de mobilité à développer dans une logique
multimodale : ils sont abordés dans l’action 5 de l’axe 5
du levier 2.
EXEMPLE
Les Communautés de Communes du Syndicat de l’Ouest
Lyonnais (Pays de L’Arbresle, Vallons du Lyonnais, Pays
Mornantais et Vallée du Garon) proposent depuis le mois
de juin 2022 la location de vélo à assistance électrique
pour que les usagers les testent avant de se lancer.
VéloOUEST, le vélo électrique :
l’essayer c’est l’adopter !
La Communauté d’Agglomération de l’Ouest Rhodanien
propose également un service de location de vélo à
assistance électrique pour que les usagers testent ce
mode de déplacement.198
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l'axe 2
Actions Pilote Partenaires
Échéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Faciliter le premier
contact avec les offres
de mobilité alternatives
à la voiture
SYTRAL
Mobilités
EPCI
Métropole
de Lyon x x x
Nombre de quartiers/
communes expérimentant
le défi « 1 mois sans ma
voiture «
Nombre de bénéficiaires
des offres découvertes /
gratuités temporaires
Action 2 :
Faciliter l’experimentation
par de l’accompagnement
humain
EPCI
Métropole de
Lyon
Associations
SYTRAL
Mobilités
x x x
Nombre de formations
à la pratique du vélo
dispensées sur le territoire
Nombre de parcours
découvertes réalisés
Action 3 :
Encourager la pratique
du vélo par la mise
en place de prêts /
location de vélo
de longue durée
EPCI
Métropole de
Lyon
SYTRAL
Mobilités x x x
Nombre de prêts/locations
ponctuelles de vélos
Nombre de jeunes
bénéficiant de Freevélo’v
Nombre de locations
de MyVélo’v199
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
La sécurité est un préalable pour l’usager.
Alors qu’environ 80 % des accident impliquent la voiture, elle apparaît pourtant chez beaucoup comme le mode de transport le plus sûr. Le Plan de Mobilité entend faire de la sécurité et du sentiment de sécurité un objectif central pour lever ce frein dans l’utilisation d’autres moyens de transport.
Action 1 : Agir pour la sécurité routière
Action 2 : Accentuer les actions de prévention de la délinquance dans les transports en commun
Axe 3 : Améliorer la sécurité des déplacements
Se déplacer en sécurité est une préoccupation fondamen-
tale pour l’usager. Si cette condition ne lui paraît pas remplie
lorsqu’il utilise les transports en commun ou les modes
actifs, alors il sera difficile de le convaincre de changer ses
habitudes de déplacements.
Le caractère subjectif de la notion de sécurité rend toute-
fois l’approche difficile. En effet, d’un individu à l’autre le
sentiment d’insécurité peut être très différent et les besoins
pour y répondre sont variables. Il s’agit donc à chaque fois
de trouver le bon compromis pour améliorer la sécurité
dans l’espace public et les transports (piétons, cyclistes,
usagers des engins de déplacement personnel, automo-
bilistes conducteurs et personnes accompagnées) sans
pénaliser de manière démesurée certains usages et la
performance des modes alternatifs à la voiture.
De plus, l’insécurité routière représente également un coût
très important pour la société (coûts médicaux et sociaux,
préjudices affectifs, pertes de production, etc.), les mesures
visant à sa réduction portent donc un enjeu fort sur les
finances publiques et leurs possibles réaffectations.
Conformément au Code des Transports, le Plan de Mobilité
vise à assurer « l’amélioration de la sécurité de tous les
déplacements, en opérant, pour chacune des catégories
d’usagers, un partage de la voirie équilibré entre les dif-
férents modes de transport et en effectuant le suivi des
accidents impliquant au moins un piéton, un cycliste ou un
utilisateur d’engin de déplacement personnel ».
Il s’agit donc de :
◗ Réduire le nombre d’accidents, dans l’espace public, et
leur gravité ;
◗ Lutter contre les vols et violences, dans les transports en
commun, afin de permettre des voyages sereins.
Action n°1
Agir pour la sécurité routière
Gestionnaires de voirie, SNCF Réseau
SYTRAL Mobilités, Métropole de Lyon, EPCI,
SDMIS, services de police, écoles de conduite,
établissements scolaires, associations
d’usagers (automobiles, deux-roues motorisés)
La lutte contre les accidents routiers est une thématique
transversale, qui bénéficiera d’autres actions telles que la
baisse de la vitesse sur les autoroutes urbaines, le dévelop-
pement des zones 30 et des zones de rencontre, de la priori-
sation/ sécurisation, en particulier aux niveaux des carrefours,
des cheminements piétons, ainsi que des itinéraires vélos.
À l’échelle des territoires lyonnais, en 2022, il y a eu environ
2200 accidents, dont 59 mortels. Le Plan de Mobilité des
territoires lyonnais fixe comme objectif de :
◗ Réduire de moitié le nombre de tués et de blessés
graves d’ici 2030 et tendre vers zéro tué et blessé grave
à l’horizon 2050.
« La réduction de la vitesse maximale
autorisée permettrait de faciliter
le partage de l’espace et d’améliorer
la sécurité routière. »
Questionnaire concertation citoyenne
Campagne d’affichage de la sécurité routière - 2024200
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations à venir
Dans l’objectif de construire une politique de sécurité rou-
tière partagée :
◗ Impliquer l’ensemble des acteurs concernés (gestion-
naires de voirie et d’espaces publics, forces de l’ordre et
de contrôle, SDMIS, éducateurs et associations) afin de
partager les éléments de savoirs et données ;
◗ Se doter de nouveaux outils (informatiques) et de nou-
velles données (Floating Car Data, SD(M)IS, Registre du
Rhône) pour mieux identifier et analyser l’accidentologie ;
◗ Mettre en œuvre un observatoire du suivi des accidents,
notamment impliquant au moins un piéton, un cycliste ou
un utilisateur d’engin de déplacement personnel, avec les
forces de l’ordre, les gestionnaires et exploitants de voirie
et d’espace public, ainsi que les autorités organisatrices
de la mobilité ;
◗ Mettre en œuvre un plan d’actions reposant sur l’ob-
servation et l’évaluation des accidents, afin d’identifier
les zones d’insécurité routière et d’apporter des solutions
d’aménagement :
― connaître l’accidentologie sur le territoire en particulier
pour les modes actifs (dans le cadre de l’observatoire
de suivi des accidents) et portant sur les accidents mor-
tels ou graves ;
― établir des diagnostics de sécurité et déterminer les
principaux enjeux, en prenant en compte l’ensemble
des dimensions associées à la sécurité routière : amé-
nagements, comportements, faillibilité et vulnérabilité
humaine ;
― établir un plan d’actions impliquant l’ensemble des ac-
teurs sur leurs compétences ;
― mettre en place un protocole d’évaluation de l’in-
fluence des aménagements et des réglementations
(ainsi que des outils de contrôle mis en œuvre) sur la
sécurité routière, évaluer leur efficacité et corriger si
nécessaire.
Dans l’objectif de réaliser des aménagements pour tous :
◗ Réaliser des aménagements prévenants, permettant la
cohabitation des modes et favorisant la convivialité afin
de permettre des déplacements sécurisés et des espaces
porteurs de lien social. Dans cette optique, les démarches
de type « Code de la Rue » seront menées dans les divers
territoires ;
◗ Prendre particulièrement en compte les publics jeunes
et scolaires, en favorisant la « ville à hauteur d’enfant »
dans les aménagements, l’apaisement des abords d’éta-
blissements scolaires, dont les rues-écoles (cf. Levier 3,
axe 2, action 1) et en renforçant l’éducation à la sécurité
routière, en milieu scolaire et en écoles de conduite.
Dans l’objectif de communiquer et de former :
◗ Mener des campagnes d’information auprès des usagers
vulnérables (deux-roues motorisés, cyclistes, usagers des
engins de déplacement personnel motorisés dont les
trottinettes, piétons) sur les dangers possibles liés à leur
comportement et à celui des autres usagers. Concernant
les piétons, elles doivent viser principalement les deux ca-
tégories de la population les plus exposées aux accidents
que sont les enfants et les seniors ;
◗ Communiquer sur les comportements à risque, tels que
la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants
et le dépassement des vitesses autorisées, auprès de
publics cibles (jeunes, clients de discothèques, etc.) ;
◗ Former de manière préventive ou en alternative à la
sanction (stages permettant de récupérer des points de
permis), notamment auprès des usagers des deux-roues
motorisés, des conducteurs de poids lourds et des jeunes.
QU’EST-CE QUE LE CODE DE LA RUE ?
La démarche du « code de la rue » a été engagée
en France en 2006 et a opéré un changement radical
dans la manière de penser les centres-villes avec
la création d’espaces sécurisant pour les piétons
et les cyclistes : abaissement de la vitesse maximale
autorisée de 60 à 50 km/h en ville, mise en place
des aires piétonnes, des zones de rencontre et
des zones 30.
Le code de la rue déroule une triple notion :
◗ le respect mutuel de tous les acteurs de la voie
publique, en rappelant aux automobilistes la
nécessité de redoubler de vigilance envers les
usagers les plus vulnérables ;
◗ le renforcement de la sécurité, avec la mise en place
d’une signalisation claire, de règles de circulation et
de stationnement spécifiques ;
◗ la facilitation et l’incitation à l’usage des modes
actifs en ville.201
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Dans l’objectif de prendre en compte la sécurité en lien
avec les services et infrastructures ferroviaires :
◗ Poursuivre les actions en cours de suppression de pas-
sages à niveau préoccupants (liées au programme natio-
nal de traitements des passages à niveau préoccupants)
par la réalisation de franchissements routiers dénivelés du
réseau ferré d’une part, et par la sécurisation des abords
des passages à niveau existants d’autre part, notamment les
actions sur les PN 337 (Moret – Lyon), PN 27 (Le Coteau -
St-Germain au Mont d’Or) et PN 17 (Givors - Grézan).
BON À SAVOIR
En 2022, 2200 accidents corporels ont été recensés
dans les territoires lyonnais, dont 59 mortels.
21 % des accidents impliquent un deux-roues motorisé,
23 % un piéton et 15 % un vélo ou une trottinette.
Entre 2010 et 2022 les accidents impliquant un piéton
ont augmenté de plus de 20 %.
En 2019, pour les trottinettes électriques, 1 200 victimes
ont été prises en charge dans un service de soins au
regard des 110 victimes utilisant un Engin de Déplacement
Personnel, recensées par les forces de l’ordre.
Source : Registre des Victimes d’Accidents de la Route dans le Rhône -
Traumatismes consécutifs aux accidents de trottinettes - Mai 2021
De plus, la sécurité de l’ensemble des passages à niveaux
concernés par les renforts d’offre ferroviaire prévus dans le
cadre du Plan de Mobilité sera vérifiée au regard des normes
en vigueur. Les conditions de sécurité seront appréciées
sur 24 heures de circulation, pas seulement aux heures
de pointe, en lien avec les trafics automobiles concernés.
Si la norme n’est plus respectée, des préconisations de
mise en sécurité (fermeture, dénivellation, autres solutions
à identifier avec le gestionnaire de voirie) seront à identifier
et mettre en œuvre. Une première étude sera menée dans
le cadre de la mise en œuvre des services ferroviaires à
horizon 2027.
Extrait de la liste des passages à niveau inscrits au programme de sécurisation national - Liste internet PSN.pdf sur ecologie.gouv.fr
EXEMPLE
1 TRAMWAY = 40 RHINOCÉROS
A proximité d’un tram
Prudence. Vigilance.
C
M
J
CM
MJ
CJ
CMJ
N
Campagne-securite-A4-v2 copie.pdf 1 18/10/2021 12:03:31
En 2021, SYTRAL
Mobilités a lancé
une campagne de
communication
pour sensibiliser
les usagers de la
route, notamment
les piétons, les
trottineurs et les
cyclistes, aux
dangers que peut
représenter une
rame de tramway.
Département N° ligne ferroviaire Section de ligne ferroviaire N° PN Type route
69 750 000 Moret - Lyon 337 RD
69 783 000 Le Coteau - Saint-Germain au Mont d’Or 27 RD
69 800 000 Givors - Grézan 17 RD202
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n°2
Accentuer les actions de prévention de
la délinquance dans les transports en commun
SYTRAL Mobilités, Région
État, EPCI, Métropole de Lyon, communes
Depuis 2011, SYTRAL Mobilités s’est engagé dans un pro-
gramme ambitieux pour la sûreté des personnes sur le
réseau TCL, en partenariat avec les services de l’État (forces
de sécurité intérieure, Éducation nationale, ministère de la
Justice) ainsi que les acteurs locaux (communes, polices
municipales, secteur associatif). Ainsi, le suivi des actes de
délinquance et du sentiment d’insécurité au sein du réseau
TCL montre des tendances à la baisse lors des dernières
années :
◗ Atteintes à l’intégrité physique des voyageurs et atteintes
sexuelles : 96 en 2023 (dont un tiers environ d’atteintes
sexuelles), en baisse de 48 % par rapport à 2015 ;
◗ Atteintes aux biens des voyageurs, vols avec violence : 22
en 2023, en baisse de 71 % par rapport à 2015 ;
◗ Atteintes aux biens des voyageurs, vols sans violence :
135 en 2023, en baisse de 24 % par rapport à 2015 ;
◗ Atteintes aux agents : 260 en 2023, en baisse de 41% par
rapport à 2015.
De plus, le sentiment de sécurité reste stable à un niveau d’en-
viron 80 % des personnes interrogées annuellement dans le
cadre d’enquêtes spécifiques (82 % en 2023, 79 % en 2022).
En mars 2021, la 3e édition de la Stratégie Territoriale de
Sécurité et de Prévention de la Délinquance pour les
Transports en commun de l’agglomération lyonnaise 2021-
2024 a été signée par le SYTRAL Mobilités et l’ensemble
des partenaires.
Deux enjeux spécifiques résident dans :
◗ La prévention auprès des jeunes (17 154 jeunes sensibi-
lisés en milieu scolaire en 2023), qui sont mis en cause
dans une part importante des infractions commises sur le
réseau et fortement impliqués dans les problématiques de
vandalisme ;
◗ L’amélioration de la sécurité et de la tranquillité des
femmes dans le réseau de transports collectifs (en 2023,
le dispositif de descente à la demande après 22h sur le
réseau TCL a été activé 1 800 fois).
Réalisations avant 2030
◗ Étendre la Stratégie Territoriale de Sécurité et de
Prévention de la Délinquance pour les Transports en
commun à l’ensemble du ressort territorial d’ici 2030,
en partenariat avec les EPCI et les communes. Cette dé-
marche portera en particulier sur les moyens humains de
tous les acteurs de la sécurité, de la justice et de la ci-
toyenneté, qui devront être mobilisés et impliqués pour
identifier, arrêter et punir les agresseurs ;
Évolution des atteintes aux voyageurs pour un million de voyages
Source : Sytral Mobilités
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 0,0
0,5
1,0
1,5
2,0
Réseau de Lyon*
Données UTP villes > 250 000 hab. *Création de la direction Sécurité en avril 2006
1,49
1,21 1,25
0,61
0,68 0,63
0,64
0,65 0,67
0,54
0,54 0,48
0,40
0,44
0,28 0,32
0,40
0,46
0,30
0,63
1,60
1,36 1,40
1,23 1,18
1,14
1,23
1,40 1,36
1,29
1,37 1,39
1,28
1,15 1,11 1,16
1,11
1,47
1,57
1,34203
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
◗ Mettre en œuvre et étendre à l’ensemble des lignes du
ressort territorial les outils permettant de lutter contre le
harcèlement sexiste et l’insécurité dans les transports :
descente à la demande déployée chaque soir à partir
de 22h, vidéo protection, campagne de communication
spécifique, plaquette d’aide aux victimes de harcèlement
sexiste et d’agression, etc. Parmi ces actions, la formation
des personnels de terrain et des agents de contrôle as-
sermentés à la prévention du harcèlement sexiste va se
poursuivre, avec un objectif de 100 % des personnels de
conduite et de contrôle formés.
Réalisations à venir
◗ Mener des actions pour sensibiliser, directement dans
leur classe ou sur leur temps d’activités périscolaires, les
enfants et les jeunes adultes, afin notamment de diminuer
les actes d’incivilité et ainsi renforcer le sentiment de
sécurité de la part des autres usagers. Environ 40 000
scolaires et jeunes seront à sensibiliser chaque année
aux thématiques de la sécurité, la tranquillité et à la lutte
contre le harcèlement sexiste dans les transports ;
BON À SAVOIR
Chaque année, SYTRAL Mobilités engage plus de
29 millions d’euros pour la sécurité des voyageurs et
des agents et investit dans les outils et technologies
de sûreté :
◗ 10 000 caméras de vidéoprotection ;
◗ Un PC Sécurité 7j/7 et 24h/24 ;
◗ Un PC événementiel et un PC de crise ;
◗ Des interphonies et alarmes dans les stations
et rames de métro et de tramways ;
◗ Détection d’intrusions ;
◗ Protection des sites et infrastructures ;
◗ 250 agents de contrôle et d’intervention ;
◗ Entre 150 et 200 AMIS (personnel de médiation).
EXEMPLE
Des marches exploratoires, regroupant un petit
groupe de femmes volontaires et utilisatrices des
TCL et des experts de la mobilité et de la sécurité, ont
impliqué, depuis 2016, près de 40 volontaires pour
améliorer les conditions de sécurité des lignes 7, 52,
15, C5, C12, C14, C25 et de la Guillotière. Le but est
d’améliorer les conditions de voyage de l’ensemble
des voyageurs et particulièrement des femmes.
De nombreuses réalisations ont ainsi été mises en
œuvre par SYTRAL Mobilités et ses partenaires, sur les
lignes explorées et dans leur environnement immédiat.
Dès le 15 novembre
Campagne
d’affichage contre
le harcèlement sexiste
sur le réseau TCL -
SYTRAL Mobilités -
2023
Dispositif
d’information
pour la descente
à la demande sur
le réseau TCL -
SYTRAL Mobilités ◗ Améliorer les conditions de voyage sur les lignes (renfort
d’éclairage, mobilisation d’agents médiateurs, sensibilisa-
tion des conducteurs, etc.) pour assurer la tranquillité de
tous et des femmes en particulier ;
◗ Mieux coordonner les actions de sûreté entre SYTRAL
Mobilités et la Région, notamment au sein des pôles
d’échanges multimodaux :
― en assurant une couverture continue, sans zones
d’ombre, des différents espaces par les systèmes de
vidéoprotection ;
― en optimisant la coordination des forces d’intervention :
opérations communes de contrôle et de sécurisation ;
― en améliorant le partage d’informations, la coordination
opérationnelle inter-postes de commandements de
sûreté.204
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l'axe 3
Actions Pilote Partenaires
Échéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Agir pour
la sécurité
routière
Gestionnaires
de voirie
SNCF Réseau
SYTRAL
Mobilités
Métropole de
Lyon et EPCI
SDMIS
Services
de police
Écoles de
conduite
Établissements
scolaires
Association
d’usagers
(automobilistes,
deux-roues
motorisés)
x x x
Nombre de secteurs
audités
Nombre d’accidents
sur le périmètre des
territoires lyonnais
Nombre d’accidents
impliquant un mode actif
Nombre de tués
et blessés graves
ou légers
Action 2 :
Accentuer les actions
de prévention de la
délinquance dans les
transports en commun
SYTRAL
Mobilités
Région
État
Métropole
de Lyon
EPCI
Communes
x Taux de fraude Nombre d’incivilités constatées sur le réseau
Nombre de jeunes et
scolaires sensibilisés à la
thématique
Nombre de lignes ou
quartiers audités par les
marches exploratoires
Taux de personnels
formés...205
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Se déplacer devrait être facile sans se poser de question. Ce n’est pas toujours le cas, surtout si on veut se passer de sa voiture. Le Plan de Mobilité entend simplifier les déplacements des usagers en travaillant l’ensemble de leur parcours dans une logique de réseau unifié intégrant au maximum offres et services proposés sur le territoire. Pour ce faire, un premier levier consiste à rassembler l’ensemble de l’information pour que l’usager accède directe- ment à ce qui lui est utile sans effort :
Action 1 : Développer l’information voyageurs multimodale
Un second levier réside dans la simplification de l’achat de son titre de transport :
Action 2 : Proposer une tarification des transports en commun unifiée sur le réseau de transports collectifs de SYTRAL Mobilités
Action 3 : Poursuivre le développement de supports billettiques permettant d’intégrer plusieurs services de mobilité
Action 4 : Structurer des services de mobilité intégrée
Enfin, un dernier levier consiste à apporter un coup de pouce financier pour l’utilisation d’offres particulièrement vertueuses pour le territoire.
Action 5 : Inciter au covoiturage via des dispositifs financiers et des aménagements
Action 6 : Poursuivre le développement des aides a l’acquisition de vélos
Axe 4 : Proposer un parcours usager facilité et équitable
Afin d’inciter les personnes à recourir à des offres de mobi-
lité alternatives à l’usage individuel de la voiture, il convient
de leur offrir des conditions d’usage simplifiées et prenant
en compte leurs particularités.
Le parcours usager s’organise en plusieurs étapes :
◗ S’informer sur les différents services de mobilité dispo-
nibles afin de planifier son trajet ;
◗ Choisir et acheter un ou plusieurs titres de transport ;
◗ Réaliser son trajet en utilisant le titre de transport rete-
nu et en restant informé d’éventuelles perturbations.
Si chacune de ces étapes doit être le cadre de mesures vi-
sant à leur facilitation, l’articulation entre chacune d’entre
elles est également importante, notamment afin de favori-
ser les pratiques intermodales à travers un parcours sans
couture. C’est l’objectif des outils intégrés qui permettent
d’avoir accès sur un même support (pas uniquement
numérique) à ces différentes étapes. L’ergonomie de ces
outils permet d’orienter les usagers dans leur choix de
mode de déplacement.
Action n°1
Développer l’information voyageurs multimodale
SYTRAL Mobilités
Région, Métropole de Lyon, EPCI,
gestionnaires de voirie
L’information des conditions de circulation et de disponibili-
tés des offres de mobilité est essentielle pour les usagers.
Elle leur permet de planifier leur trajet en amont, mais
aussi de s’adapter à divers imprévus en cours de trajet. Elle
constitue souvent le premier accès aux offres de mobilité
pour les nouveaux usagers et notamment les visiteurs et les
touristes.
Les supports de diffusion de cette information (plans, arrêts,
à bord de véhicules, sur internet) doivent donc être adaptés à
ces différents usages. Une attention particulière doit également
être portée à leur accessibilité au plus grand nombre, particu-
lièrement par la prise en compte de l’ensemble des handicaps.
Actuellement, sur l’ensemble des supports d’information et
particulièrement sur le numérique, il existe de fortes hétéro-
généités sur le territoire. Dans certaines zones, la difficulté
pour les usagers provient davantage de la profusion des sup-
ports qui amène à un manque de lisibilité pour les usagers.
Dans d’autres zones au contraire, la visibilité de l’information
reste à parfaire. La diffusion de l’information en temps réel
constitue un enjeu essentiel. En effet, du point de vue de
l’usager elle permet de fiabiliser la possibilité de réalisation
du trajet dans des conditions connues ou de s’adapter.
L’objectif est de mettre en place des outils d’information per-
mettant de disposer de l’information en temps réel pour tous
les services de mobilité et dans tous les territoires, dans une
logique de continuité et de cohérence éditoriale avec les
outils existants portés par les différents acteurs.
La mise en œuvre progressive d’une information multimo-
dale intégrée doit permettre aux usagers de faire leur choix
de mode de déplacement en fonction de diverses compo-
santes : impact écologique, prix, temps de parcours…206
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Réalisations avant 2030
◗ Mettre en œuvre le site internet et les applications mo-
biles du réseau unifié avec la mise en place du réseau
unifié de SYTRAL Mobilités. Ceci permettra d’homogé-
néiser la forme et le niveau d’information au sein de ce
réseau. Le site permettra par la suite la diffusion d’infor-
mation en temps réel ;
◗ Articuler ce site et ces applications avec les moyens
d’informations des autres Autorités Organisatrices de
la Mobilité et gestionnaires de voiries afin de déployer
une information multimodale et rassurer l’usager sur l’en-
semble de son trajet ;
◗ Encadrer les opérateurs de mobilité dans l’application de
la loi d’orientation des mobilités sur le sujet de la pour-
suite de mise à disposition des données permettant le
déploiement de calculateurs d’itinéraires et de systèmes
d’information en temps réel. La qualité de ces données
doit néanmoins être améliorée en garantissant au mieux
leur interopérabilité ;
◗ Coordonner les actions et stratégie de SYTRAL Mobilités
et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en matière d’infor-
mation voyageurs.
Action n°2
Proposer une tarification des transports en
commun unifiée sur le réseau de transports
collectifs de SYTRAL Mobilités
SYTRAL Mobilités
Le prix est déterminant dans les critères de choix d’un mode
de déplacements plutôt qu’un autre. Bien que la notion
de coût soit parfois subjective, pour un trajet voiture il est
fréquent pour l’usager de ne considérer que le coût de
l’essence et d’un éventuel péage mais de minimiser com-
plètement les coûts d’assurance, entretien, voire du sta-
tionnement, les actions sur la tarification constituent un
levier fort pour inciter les usagers à changer de mode de
déplacements.
Réalisations avant 2030
◗ Développer une nouvelle grille tarifaire qui permettra :
― d’apporter une unification de la grille tarifaire sur l’en-
semble du territoire. Afin de mieux prendre en compte
la réalité des coûts d’exploitation engendrés par les
trajets les plus longs, une tarification zonale sera mise
en œuvre ;
― d’homogénéiser les tarifs spécifiques (solidaires, jeunes,
scolaires, familles et groupes, …) afin d’apporter une équi-
té sociale et territoriale. Pour les tarifs solidaires, afin que
le prix ne soit pas un frein à la réalisation de trajets longs,
une tarification uniforme sera retenue ;
― de pouvoir intégrer, les services ferroviaires.
◗ Travailler avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes afin de
définir les modalités d’adaptation de la grille tarifaire
T-Libr (voir Levier 2) à la nouvelle tarification.
EXEMPLE
En 2023, SYTRAL Mobilités a lancé sur les territoires
de la CCBPD et de la CCSB l’expérimentation d’une
information voyageurs à l’arrêt en temps réel et en vocal.
L’utilisation d’un QR Code en réalité « augmentée »
permet d’améliorer l’accessibilité aux personnes en
situation de déficience visuelle.
BON À SAVOIR
SYTRAL Mobilités est engagé depuis de nombreuses
années pour offrir une équité d’accès aux transports
en commun. Depuis 2021, c’est ainsi deux nouveaux
abonnements qui ont vu le jour, le Solidaire Gratuit et
le Solidaire Réduit à 10 €, accessibles aux personnes
à faibles ressources. Des réductions tarifaires ont
également concerné les 18-25 ans et les étudiants
(jusqu’à 28 ans) qui, ont vu le prix de leur abonnement
passer à 25 € par mois (contre 32,50 € auparavant).
Les étudiants boursiers bénéficient quant à eux d’un
abonnement à 10 € par mois. En 2023, il y avait plus de
160 000 abonnés solidaires sur le réseau TCL.
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Campagne
d’affichage
sur les offres
d’abonnement
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- 2024207
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
EXEMPLE
La mise en service du nouveau billet sans contact le
15 février 2024 constitue un progrès important, visant
à faciliter la mobilité de 1,9 million d’usagers quotidiens
et d’encourager massivement l’usage des transports
collectifs pour de nouveaux usagers. Le billet sans
contact est plus pratique grâce à un geste de validation
unique, il permet de charger tous les titres de transport
disponibles et est rechargeable 10 fois.
Moderniser la billettique d’un réseau comme celui
des TCL, de façon à proposer à l’usager un parcours
simplifié, nécessite de renouveler l’ensemble des
480 distributeurs automatiques de titres et des
5 000 valideurs à l’intérieur de la totalité du matériel
roulant et à l’entrée des stations de métro.
Action n°3
Poursuivre le développement de supports
billettiques permettant d’intégrer plusieurs
services de mobilité
SYTRAL Mobilités
Région, SMT AML
La billettique et la facilité des conditions de paiement, sont
également un moyen de simplifier l’accès aux services de
mobilité.
Afin de préparer la mise en œuvre d’outils de mobilité
intégrée permettant la prise en charge de l’ensemble d’un
trajet intermodal, l’interopérabilité entre les supports de bil-
lettique des différents réseaux et services de mobilité sera
poursuivie.
Sur le réseau de transport en commun, l’un des enjeux est
également de pouvoir toucher un public occasionnel, pos-
siblement nombreux (familles, groupes, …), en envisageant
des solutions de paiement simples et accessibles.
Réalisations avant 2030
Dans le cadre de la mise en œuvre du réseau unifié de
transports collectifs :
◗ Adapter le dispositif de billettique au réseau unifié afin
de fournir un cadre lisible par tous les usagers ;
◗ Homogénéiser les possibilités d’achat de titres par des
supports numériques et de paiement par carte bancaire.
Billettique du réseau TCL
Action n°4
Structurer des services de mobilité intégrée
SYTRAL Mobilités, Région
Métropole de Lyon, EPCI, État, opérateurs
de services de mobilité
Destinés à simplifier l’expérience urbaine, les services de
mobilité intégrée proposent une approche de la mobilité qui
mixe offres publiques et privées, individuelles et collectives
pour changer durablement les pratiques de déplacement.
Il s’agit de mettre en œuvre des outils qui permettent aux
usagers d’avoir accès aux offres de mobilité sur l’ensemble
de leur parcours usager (information, achat, billettique).
La complexité de mise en œuvre de ces projets (multiplicité
des acteurs, des grilles tarifaires, des supports…) nécessite
une approche pragmatique et par étapes.
Réalisations avant 2030
SYTRAL Mobilités se fixe comme objectif de :
◗ Réaliser un outil de mobilité intégrée numérique, qui
incorpore a minima l’ensemble des offres de mobilité pu-
bliques et locales (hors ferroviaire notamment) :
― dans un premier temps, SYTRAL Mobilités et la
Métropole de Lyon collaboreront à la construction d’un
cadre pour ces services et outils intégrés pour les offres
de mobilité locales. La mise en place de ce cadre se
fera en cohérence avec les projets développés de ser-
vices de mobilité intégrée portés par des acteurs dont
les périmètres d’intervention sont géographiquement
plus larges : réflexions en cours de l’État, de la Région
Auvergne-Rhône-Alpes et d’autres autorités organisa-
trices de la mobilité ;
― ainsi les outils d’information voyageurs, les grilles ta-
rifaires et les supports billettique développés devront
tous prendre en compte ou pouvoir évoluer vers cet
objectif.208
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n°5
Inciter au covoiturage via des dispositifs
financiers et d’aménagements
EPCI, Métropole de Lyon, SYTRAL Mobilités
État
En partageant les frais, le covoiturage permet aux personnes
qui le pratiquent de faire des économies. Mais l’incitation
peut être encore plus forte si les covoitureurs bénéficient
d’avantages financiers spécifiques.
Ainsi, le Plan National Covoiturage du quotidien s’est déjà
emparé du sujet en proposant une prime de 100 € pour les
nouveaux conducteurs qui réalisent des trajets quotidiens
en covoiturage.
Au-delà des subventions, l’incitation à la pratique du covoitu-
rage provient également de la visibilité de sa pratique et des
avantages qui peuvent en être retirés. Une attention particu-
lière devra donc être portée au développement des infrastruc-
tures d’aires de covoiturage, à leur facilité d’identification et à
toute la communication qui peut être réalisée à leur sujet.
Réalisations avant 2030
SYTRAL Mobilités, la Métropole de Lyon et les EPCI volon-
taires devront :
◗ Étudier les modalités possibles de mise en œuvre et
d’homogénéisation ainsi que les impacts (positifs et né-
gatifs) de la rétribution pour les conducteurs et la tarifi-
cation pour les passagers des trajets covoiturés ;
◗ Poursuivre l’organisation et la mise en visibilité des
places réservées aux covoitureurs dans les aires et parcs
de stationnement, et lors d’évènements culturels et spor-
tifs, en lien avec les organisateurs.
Action n°6
Poursuivre le développement des aides
à l’acquisition des vélos
EPCI, Métropole de Lyon
SYTRAL Mobilités, Ademe, État
Pour encourager la pratique du vélo dans leurs territoires,
plusieurs EPCI et la Métropole de Lyon mènent une poli-
tique vélo ambitieuse. En parallèle des aménagements, ces
collectivités proposent une aide à l’achat de vélos.
Réalisations à venir
◗ Encourager la poursuite dans le temps de ces aides là où
elles existent et leur mise en place ailleurs ;
◗ Partager entre partenaires les conditions de ressources
qui permettraient de moduler les aides afin qu’elles soient
versées à celles et ceux en ayant le plus besoin, sur l’en-
semble des types de vélo : vélos mécaniques d’occasion,
VAE, tri-porteurs, vélos adaptés, vélos pliants ….
EXEMPLE
Depuis le 1er juillet 2023, la Communauté de Communes
du Pays de L’Arbresle subventionne jusqu’à 250 € par
foyer pour l’achat d’un Vélo à Assistance Electrique
(VAE), qu’il soit neuf ou d’occasion.
EN COVOIT’ RENDEZ-VOUS EST LE SERVICE DE
COVOITURAGE QUOTIDIEN DE SYTRAL MOBILITÉ.
Économique pour les conducteurs :
Les conducteurs perçoivent 50 euros dès le premier
trajet partagé… puis 50 euros supplémentaires lorsqu’ils
auront réalisé 10 voyages : 100 euros en tout.
Par délégation de ses membres, SYTRAL Mobilités
finance les trois quarts du prix du trajet, s’il remplit les
conditions suivantes :
◗ Départ ou arrivée sur l’une des 58 communes du
territoire de la Métropole de Lyon ;
◗ La distance parcourue est comprise entre 5 et 30 km et
suit un itinéraire non réalisable en transport en commun ;
◗ La prise en charge est valable dans la limite de
2 trajets par jour.
Le trajet peut être entièrement pris en charge par la
collectivité si le passager possède un abonnement TCL.
Site internet covoiturage : encovoit-rdv.com209
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l'axe 4
Actions Pilote Partenaires
Échéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Développer
l’information
multimodale
voyageurs
SYTRAL
Mobilités
Région,
Métropole
de Lyon,
EPCI,
gestionnaires
de voirie
x
Nombre de lignes
de cars disposant d’une
information temps réel
Action 2 :
Proposer une tarification
des transports
en commun unifiée sur
le réseau de transports
collectifs de
SYTRAL Mobilités
SYTRAL
Mobilités x
Nombre d’abonnements
permettant un accès
à plusieurs offres
Nombre de services
offerts avec TLibr’
Action 3 :
Poursuivre
le développement
de supports billettiques
permettant d’intégrer
plusieurs services de
mobilité
SYTRAL
Mobilités
Région
SMT AML x x
Mise en œuvre
d’une billettique unifiée
Homogénéisation
du paiement par carte
bancaire
Action 4 :
Structurer des services
de mobilité integrée
SYTRAL
Mobilités,
Région
Métropole
et EPCI, État,
opérateurs
de services
de mobilité
x x
Action 5 :
Inciter au covoiturage
via des dispositifs
financiers et
d’aménagements
EPCI
Métropole
de Lyon et
SYTRAL
Mobilités
État x
Nombre annuel de
conducteurs bénéficiant
d’une rétribution
Montant annuel versé
en rétribution
Action 6 :
Poursuivre
le développement
des aides a l’acquisition
des vélos
EPCI
Métropole
de Lyon
SYTRAL
Mobilités
Ademe
État
x x x Nombre d’aides versées210
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Accompagner aussi les acteurs du transport de marchandises.
Le Plan de Mobilité entend également jouer son rôle d’accompagnateur des transitions avec les professionnels du transport de marchandises. Alors que son modèle économique freine l’amélioration de ses pratiques, il s’agit de l’aider à être de plus en plus exemplaire en s’appuyant sur les leviers aux mains des collectivités du territoire :
Action 1 : Expérimenter un système de labellisation pour identifier les transporteurs respectueux de l’environne- ment et des règles sociales
Action 2 : Mobiliser le levier de l’achat public pour favoriser la transition des flottes de transports de marchan- dises et les organisations logistiques vertueuses
Axe 5 : Inciter les entreprises de transport de marchandises à réduire leurs impacts environnementaux
Alors que le secteur du transport de marchandises dégage
souvent des marges très limitées, le défi de la transition
écologique et énergétique est donc d’autant plus difficile
à relever qu’il suppose souvent des investissements lourds.
Dans le même temps le développement de la sous-traitance
en cascade se fait souvent au détriment des conditions de
travail des livreurs et manutentionnaires. Les collectivités
territoriales disposent notamment de deux leviers impor-
tants pour accompagner les acteurs exemplaires du point
de vue environnemental comme social au travers de la valo-
risation des comportements qui ont le moins d’impacts
sur l’environnement et de la mobilisation de l’achat public.
Action n°1
Expérimenter un système de labellisation
pour identifier les transporteurs respectueux
de l’environnement et des règles sociales
Métropole de Lyon, EPCI
Chambres consulaires et fédérations
professionnelles
Certains transporteurs sont déjà engagés dans des dyna-
miques de transition vers des pratiques plus respectueuses
de l’environnement, telles que :
◗ La transition des flottes de véhicules ;
◗ Le recours à des modes de transport faiblement émissifs ;
◗ L’optimisation des distances parcourues.
Cependant, ces engagements restent peu lisibles pour leurs
clients et les autres acteurs du transport de marchandises.
Réalisations avant 2030
Afin d’inciter les professionnels, les acheteurs publics (Métropole
de Lyon, EPCI, SYTRAL Mobilités, …) du territoire pourront :
◗ Mettre en place une labellisation identifiant les trans-
porteurs respectueux de l’environnement et des règles
sociales pour : valoriser les initiatives positives, mieux
identifier les transporteurs « vertueux » et les faire
connaître auprès de l’écosystème, en inciter d’autres à
s’engager dans ce type de démarches.
L’élaboration de ce label nécessitera un travail collaboratif
afin de :
◗ Définir des entreprises cibles du label, de ses critères
d’attribution et de la nature des avantages accordés aux
titulaires de celui-ci. Lors de cette étape, il conviendra de
s’assurer de sa complémentarité avec les labels existants
(notamment Objectif CO 2, délivré par l’ADEME), ainsi que
de son adéquation avec les intérêts des transporteurs afin
de garantir sa légitimité auprès des acteurs concernés ;
◗ Rédiger un cahier des charges du label détaillant les cri-
tères de labellisation retenus, le processus d’attribution
ainsi que les avantages dont bénéficieront les entreprises
titulaires du label ;
◗ Créer une campagne de communication auprès des en-
treprises cibles pour les encourager à demander l’obten-
tion du label local mais aussi de labels de niveau national,
puis auprès de l’ensemble des acteurs de la logistique
pour faire connaître le label et renforcer l’adhésion des
acteurs économiques au dispositif ;
◗ Mettre en œuvre des avantages pour les entreprises
labellisées.
EXEMPLE
Si le niveau de performance envi-
ronnementale d’une entreprise de
transports de marchandises est suffi-
samment élevé, elle peut demander
le Label Objectif CO2 lui permettant
de se distinguer et de valoriser son
image. Les transporteurs s’engagent211
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Benne à ordures ménagères 100 % électrique de la Métropole de Lyon
Action n°2
Mobiliser le levier de l’achat public pour favo-
riser la transition des flottes de transports de
marchandises et les organisations logistiques
vertueuses
EPCI, Métropole de Lyon, SYTRAL Mobilités
Chambres consulaires et fédérations
professionnelles
Les collectivités sont à l’origine de nombreuses opérations
logistiques sur les territoires au travers des marchés publics
pour lesquels elles sont donneuses d’ordres.
Dans un contexte où ces dernières sont soumises à une
meilleure prise en compte des enjeux de lutte contre le
réchauffement climatique et d’amélioration de la qualité de
l’air pour préserver tant l’environnement que les citoyens,
un enjeu d’exemplarité émerge pour la commande publique.
Le Plan de Mobilité encourage la promotion d’une gestion
raisonnée des flux et de la logistique dans les marchés
publics, ainsi que l’augmentation du recours aux éner-
gies alternatives (motorisations non diesel par exemple ou
cargocycles) et des modes massifiés lors des commandes
publiques pour accompagner la réduction des émissions du
transport de marchandises.
Réalisations avant 2030
La Métropole de Lyon et les EPCI volontaires devront :
◗ Élaborer un cadre de la commande publique partagé
avec pour objectifs de :
― prendre en compte les enjeux du transport dans la
conception des marchés ;
― inciter au recours à des véhicules faiblement émissifs
et à la cyclo-logistique dans les marchés mobilisant une
prestation de transport.
◗ Interroger la pertinence et l’impact de clauses environ-
nementales spécifiques dans les différentes commandes
publiques pour communiquer auprès de l’ensemble des
collectivités locales gérant des flux et les accompagner
pour la mise en œuvre de pratiques logistiques plus
sobres ;
◗ Fixer des objectifs à la commande publique afin d’inté-
grer dans les marchés des éléments contribuant à la mu-
tualisation des flux et à la transition écologique.
BON À SAVOIR
SYTRAL Mobilités porte une grande responsabilité à
travers sa politique d’achat : c’est l’un des premiers
acheteurs de l’agglomération lyonnaise, avec une
moyenne annuelle de 600 millions d’euros investis.
C’est pourquoi SYTRAL Mobilités a bâti une politique
globale d’achat responsable porteuse de sens et d’ac-
tions concrètes à travers de son Schéma de Promotion
des Achats Publics Socialement et Écologiquement
Responsables (SPASER).
Il est construit autour de 4 axes :
◗ Axe social, notamment en ce qui concerne la
contribution à l’insertion professionnelle et durable
des publics en difficulté et éloignés de l’emploi
◗ Axe économique, notamment avec une action en
faveur de l’emploi local
◗ Axe transversal, centré sur les dispositifs de pilotage
◗ Axe écologique qui comprend notamment la
promotion de l’économie circulaire et des chantiers
exemplaires.
À ce titre, le chantier du métro B a été l’occasion de
la mise en œuvre d’un dispositif de réutilisation
des matériaux. Les entreprises ont été incitées
financièrement à recycler et valoriser les déchets de
chantier, en les transportant sur le site d’une ancienne
carrière située près de l’aéroport de Lyon-Saint-Éxupéry,
à hauteur de 225 000 m3.212
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l'axe 5
Actions Pilote Partenaires
Échéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Expérimenter un
système de labellisation
pour identifier
les transporteurs
respectueux de
l’environnement et
des règles sociales
Métropole
de Lyon
EPCI
SYTRAL
Mobilités
Chambres
consulaires
et fédérations
profession-
nelles
x
Mise en place
de la labellisation
Nombre de transporteurs
labellisés
Action 2 :
Mobiliser le levier de
l’achat public pour
favoriser la transition
des flottes de transport
de marchandises et les
organisations logistiques
vertueuses
EPCI
Métropole de
Lyon SYTRAL
Mobilités
Chambres
consulaires
et fédérations
profession-
nelles
x Élaboration du cadre commun de la commande publique213
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
L’accompagnement des acteurs du transport de marchandises passe aussi par une meilleure connaissance des enjeux logistiques et par une plus grande coopération entre les acteurs. Le Plan de Mobilité entend ainsi démultiplier la dynamique déjà initiée sur le territoire de la Métropole de Lyon sur un périmètre élargi.
Action 1 : Mettre en place un observatoire du transport de marchandises
Action 2 : Conforter l’instance logistique de la Métropole de Lyon et l’élargir à des acteurs présents a l’échelle du périmètre de SYTRAL mobilités
Axe 6 : Développer l’information et la connaissance en matière de logistique
La mise en œuvre d’une coopération entre les différents
acteurs, privés et publics, nécessite l’établissement d’un
vocabulaire commun et de compromis permettant le déve-
loppement économique tout en préservant l’intérêt général.
L’objectif est bien de transporter les marchandises de
manière soutenable et efficace dans tous les territoires
lyonnais, tout en assurant un équilibre durable au niveau
socio-économique et environnemental pour les acteurs et
pour les citoyens. Cela passe à la fois par :
◗ Une meilleure connaissance des flux de marchandises
sur le territoire ;
◗ Le développement de l’interconnaissance et des coopé-
rations entre les acteurs privés et publics.
Action n°1
Mettre en place un observatoire du transport
de marchandises
Métropole de Lyon
EPCI, Agence d’urbanisme de l’aire
métropolitaine de Lyon, SMT AML, SEPAL,
SYTRAL Mobilités, DDT 69, DREAL
À l’inverse du transport de voyageurs, dont une part subs-
tantielle est maîtrisée par les autorités publiques, le transport
de marchandises répond à une logique entièrement privée.
À ce titre, une multitude d’opérateurs forment un réseau
d’acteurs parfois peu lisible. Les informations décrivant l’ac-
tivité de ces opérateurs relèvent de données commerciales
et donc peu diffusables. Pourtant, ces données sont pri-
mordiales pour objectiver la situation du transport de
marchandises.
L’amélioration de la connaissance par la stabilisation d’un
état des lieux est un préalable à l’intégration plus forte de
la mobilité des marchandises au sein de la planification
territoriale et des politiques publiques transversales.
Mettre en œuvre une production de données à l’échelle
des territoires lyonnais, permettra de comprendre les dyna-
miques en cours pour plusieurs objets : géographie des flux,
composition du parc de véhicules, spatialisation du foncier
logistique...
Réalisations avant 2030
◗ Développer l’observatoire logistique des biens et des
services. La création de cet observatoire a été engagée
par la Métropole de Lyon. Cet outil s’appuiera particuliè-
rement sur l’ingénierie de l’Agence d’urbanisme de l’aire
métropolitaine lyonnaise et permettra à la fois de pérenni-
ser un travail de veille, et de proposer des études théma-
tiques ponctuelles ;
◗ Élargir le périmètre de l’observatoire à l’ensemble des
EPCI membres de SYTRAL Mobilités, afin de disposer
d’une connaissance fine de l’ampleur de l’activité logis-
tique et d’accroître la dimension partenariale de l’obser-
vatoire, pour transcender les périmètres administratifs.
Cette initiative est cohérente avec l’ambition nationale
d’amélioration de la connaissance en matière de logis-
tique et de transport de marchandises, portée notamment
par le Comité Interministériel de la Logistique (CILOG).
Logisti’cartes - outil cartographique
de l’observatoire logistique
des biens et des services214
PLA N D ’ A C T I O N
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Action n°2
Conforter l’instance logistique de la Métropole
de Lyon et l’élargir à des acteurs présents
à l’échelle du périmètre de SYTRAL Mobilités
Métropole de Lyon
EPCI, acteurs économiques, SMT AML, SEPAL,
SYTRAL Mobilités, DDT 69, DREAL, VNF
Le fonctionnement optimal du transport de marchandises
sur un territoire donné repose notamment sur une certaine
harmonie entre acteurs, qu’ils soient publics ou privés.
Ces échanges entre acteurs public et privés peuvent ainsi
permettre de :
◗ Favoriser la communication sur des potentielles régle-
mentations à venir ou sur des projets urbains affectant la
desserte en marchandises ;
◗ Permettre aux opérateurs de solliciter un accompagne-
ment de la part des pouvoirs publics ;
◗ Faire part d’une volonté d’expérimenter de nouvelles pra-
tiques ;
Le Plan de Mobilité encourage la constitution d’un éco-
système partenarial thématique, partageant un langage
commun, et favorisant l’action au service d’une logistique
vertueuse.
Le rôle moteur de la Métropole de Lyon est légitime au
regard de la concentration des flux de distribution et de
transit sur son territoire, du tissu d’acteurs qui y est implanté
(73 % des surfaces d’entrepôts construites entre 2015 et
2023 sur le ressort territorial du SYTRAL Mobilités), des
moyens d’animation à disposition et des travaux de planifi-
cation déjà engagés.
Réalisations avant 2030
◗ Étendre le périmètre d’influence de l’Instance Logistique
au-delà des limites administratives, suivant les sujets abor-
dés par la Métropole de Lyon. Ainsi, les 11 EPCI et certains
territoires voisins des territoires lyonnais pourront être
ponctuellement amenés à participer aux travaux de l’ins-
tance, tout en identifiant des acteurs économiques de leur
territoire à associer.
L’INSTANCE LOGISTIQUE DE LA MÉTROPOLE
DE LYON
La Métropole de Lyon a relancé en 2021 son Instance
Logistique, à la suite de l’Instance Transport de
Marchandises en Ville qui préexistait depuis 2004.
Cet espace de discussion constitue une brique à part
entière du Schéma Logistique des Biens et des Services
(SLB&S) de la Métropole de Lyon, et réunit, deux fois par
an, environ 150 acteurs publics et privés en lien avec la
logistique urbaine.
À travers des réunions plénières et les occurrences
de 7 groupes de travail thématiques, ces acteurs
sont amenés à co-construire des actions en lien avec
le Document d’Orientations Logistiques des biens
et des services (DOL B&S) de la Métropole de Lyon.215
Levier 1
Levier 2
Levier 3
Levier 4
PLAN D’ACTION
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Synthèse de l'axe 6
Actions Pilote Partenaires
Échéances
Indicateurs de suivi 2030 2035 2040
Action 1 :
Mettre en place
un observatoire
du transport de
marchandises
Métropole
de Lyon
EPCI, Agence
d’urbanisme
de l’aire mé-
tropolitaine
de Lyon, SMT
AML, SEPAL,
SYTRAL
Mobilités,
DDT 69,
DREAL
x
Nombre de livrables
réalisés dans le cadre
de l’observatoire
Action 2 :
Conforter l’instance
logistique de la
Métropole de lyon et
l’élargir à des acteurs
présents à l’échelle
du périmètre de
SYTRAL Mobilités
Métropole
de Lyon
EPCI, acteurs
écono-
miques, SMT
AML, SEPAL,
SYTRAL
Mobilités,
DDT 69,
DREAL, VNF
x Nombre de rencontres logistiques organisées216 216 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les Plans Locaux de Mobilité
La Métropole de Lyon et les EPCI membres de SYTRAL
Mobilités peuvent élaborer sur leur territoire un Plan Local
de Mobilité qui détaille et précise le Plan de Mobilité, en par-
ticulier pour les services de mobilité qu’ils organisent (article
L1214-36-A-1 du Code des transports). Cette démarche est
obligatoire pour la Métropole de Lyon et la Communauté
d’Agglomération Villefranche-Beaujolais-Saône.
Les Plans Locaux de Mobilité permettent une déclinaison
plus fine des orientations, objectifs et actions du Plan de
Mobilité à l’échelle du territoire de chacun des membres
de SYTRAL Mobilités. Les focus territoriaux présentés en
pages suivantes permettent notamment de faciliter leur
élaboration. Ces focus, réalisés à l’échelle de chacun des
trois bassins locaux de mobilité et pour lesquels des objec-
tifs spécifiques d’évolution des parts modales ont été fixés,
fournissent ainsi un cadre à une échelle intermédiaire faci-
litant la meilleure prise en compte des spécificités locales.
Les focus territoriaux
Le territoire de SYTRAL Mobilités regroupe 11 EPCI et la
Métropole de Lyon sur un territoire de plus de 3 100 km².
Les 262 communes et les 1,9 million d’habitants qui le com-
posent se répartissent au sein de territoires variés tant
urbains, périurbains que ruraux.
Afin de bien prendre en compte les spécificités des terri-
toires, des focus géographiques se révèlent nécessaires.
Une analyse croisée entre l’organisation de la mobilité, la
localisation des polarités du territoire et certains périmètres
institutionnels (en particulier les périmètres des Schémas de
Cohérence Territoriale) a permis d’aboutir à l’identification
de trois bassins locaux de mobilité :
◗ Le Beaujolais ;
◗ L’Ouest lyonnais ;
◗ L’Agglomération lyonnaise.
Ces focus par bassin local de mobilité apportent des éclai-
rages particuliers sur la déclinaison de certaines des actions
du Plan de Mobilité décrites dans les quatre leviers du plan
d’action. Ils pourront constituer une trame de cadrage pour
les déclinaisons territoriales ultérieures, en particulier dans
les Plans Locaux de Mobilité.
Ressort territorial du Plan de Mobilité
des territoires lyonnais
(Source : INSEE – RP 2018)
(source : INSEE – RP 2018)
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ217 217 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Le Beaujolais
Le territoire
Situé au nord du ressort territorial de SYTRAL Mobilités, le
Beaujolais est un territoire varié avec une forte composante
rurale sur les côteaux et des zones d’habitats et d’activités
plus denses dans sa partie orientale et notamment le long
du Val de Saône.
Il regroupe quatre EPCI :
◗ La Communauté d’Agglomération Villefranche Beaujolais
Saône ;
◗ La Communauté d’Agglomération de l’Ouest Rhodanien ;
◗ La Communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées ;
◗ La Communauté de communes Saône Beaujolais.
Il regroupe 116 communes qui accueillent 222 000 habitants
et 80 000 emplois (INSEE 2020).
La principale polarité de ce territoire est la communauté
d’agglomération de Villefranche Beaujolais Saône qui
regroupe environ 73 000 habitants et 31 000 emplois,
concentrant 33 % de la population, 39 % des emplois, 45 %
des établissements de santé et 42 % des commerces du
Beaujolais.
Le bassin local de mobilité du Beaujolais
Gare de Villefranche-sur-Saône
Le projet de Scot du Beaujolais arrêté le 20 juin 2024 affiche
un objectif de croissance pour ce territoire d’environ 43 000
habitants supplémentaires entre 2021 et 2045. Ce dévelop-
pement se veut maitrisé en renforçant le maillage des pôles,
polarités et centralités rurales pour équilibrer le développe-
ment du Beaujolais entre l’est et l’ouest du territoire.
Les pratiques de mobilité dans le beaujolais
87 % des déplacements sont internes au territoire, mais
les déplacements vers l’extérieur représentent 54 % des
kilomètres parcourus, notamment vers l’Agglomération
lyonnaise.
Dans le Beaujolais, les déplacements effectués en interne
sont de loin les plus nombreux (87 % des 690 000 dépla-
cements quotidiens d’après les chiffres de l’EDGT de 2015).
Parmi eux, 92 % font moins de 10 km, ce qui illustre l’impor-
tance des relations de proximité dans le territoire.
Les déplacements réalisés en direction des territoires
voisins du Beaujolais ne représentent donc que 13 % des
déplacements (soit 90 000). Ils constituent néanmoins
un enjeu important car plus des deux tiers font plus de
10 km et ils représentent ainsi 54 % de l’ensemble des kilo-
mètres parcourus (internes et en direction de l’extérieur du
Beaujolais) et donc autant en termes d’émissions de gaz à
effet de serre.218 218 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Parts modales dans le Beaujolais en 2015
Par rapport à ces déplacements en lien avec les territoires
voisins :
◗ Ceux vers l’Agglomération lyonnaise (quasi exclusivement
vers la Métropole de Lyon) en représentent un peu plus de
la moitié (46 000 déplacements quotidiens) et sont parti-
culièrement longs (87 % d’entre eux font plus de 10 km).
◗ Ceux vers l’extérieur du ressort territorial (Ain et Roannais
notamment) en représentent 36 % (33 000 déplacements)
et sont globalement plus courts (51 % d’entre eux font
moins de 10 km).
◗ Ceux vers l’Ouest lyonnais (vers la CCPA notamment) sont
beaucoup moins nombreux (12 000) et sont également
plus courts (43 % font moins de 10 km).
Des potentiels de report modal important, des alterna-
tives à la voiture qui peuvent être attractives
Des potentiels de report modal apparaissent très importants
dans le Beaujolais :
◗ L’usage de la voiture y est fort (63 % en 2015), la part des
transports en commun faible (5 % en 2015) et l’usage du
vélo assez marginal (de l’ordre de 1 % en 2015) ;
◗ Le recours à la voiture est important même pour des
déplacements très courts : 230 000 déplacements de
moins de 3 km sont effectués en voiture. Cela représente
un tiers de l’ensemble des déplacements quotidiens tous
modes confondus. Ces courtes distances correspondent
aux cibles de la marche et du vélo et représentent donc
un gisement important de report modal ;
◗ Le recours au train est important lorsque l’offre existe :
1 900 déplacements quotidiens sont effectués en train
entre la CAVBS et la ville de Lyon, soit 34 % des dépla-
cement sur cette liaison. Lorsqu’une offre performante en
transports collectifs est proposée, elle est donc fortement
utilisée
Les enjeux pour le Beaujolais
Le territoire du bassin local de mobilité du Beaujolais est
marqué par plusieurs aspects qui impactent les besoins en
mobilité :
◗ L’importance de l’urbanisation et du développement
économique dans le Val de Saône, axe de liaison majeur
nord-sud, en interne au territoire et pour les relations avec
l’Agglomération lyonnaise ;
◗ La présence des vallées de l’Azergues, de la Trambouze,
de l’Ardières et de la Turdine qui concentrent les flux de
déplacements entre différents bourgs et villes ;
◗ L’importance démographique et économique de la CAVBS
et particulièrement de Villefranche-sur-Saône ;
◗ Le poids croissant de l’Agglomération lyonnaise dans la
localisation des emplois qui entraîne des flux de plus en
plus importants sur les infrastructures routières et ferro-
viaires et engendre des effets de périurbanisation sur le
territoire, particulièrement au niveau de la CCBPD ;
◗ Des densités de population relativement faibles dans le
Beaujolais Vert et l’ouest du territoire qui, associées à
des revenus moyens peu élevés, sont source de vulnéra-
bilité économique et de difficultés de déplacements.
De plus, le Scot du Beaujolais porte un enjeu très fort de
rééquilibrage est-ouest du développement et de maîtrise
de celui-ci au sein d’enveloppes urbaines et de zones d’ac-
tivités existantes.
Intermodalité proposée en gare - Belleville-en-Beaujolais
29 %
63 %
5 %
1 % 2 %
Voiture
Marche
Transports en commun
Vélo
Autres
Parts modales
en nombre
de déplacements219 219 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Le Plan de Mobilité identifie donc plusieurs enjeux en ce
qui concerne ce territoire :
◗ Répondre à la demande au sein des vallées et à la crois-
sance des flux structurants en lien avec l’Agglomération
lyonnaise en s’appuyant sur l’offre ferroviaire existante,
complétée par des offres de transports collectifs routiers
attractifs et capacitaires et par du covoiturage. La pour-
suite de l’aménagement du réseau vélo et sa connexion
avec celui de l’Agglomération lyonnaise apportera une
amélioration des relations, notamment pour les territoires
les plus proches de celle-ci ;
◗ Améliorer les offres de mobilité alternatives à la voi-
ture individuelle en lien avec la desserte du cœur de
la CAVBS, notamment en transports collectifs depuis les
vallées environnantes et à vélo ou en covoiturage pour les
communes les plus proches ;
◗ Contribuer au rééquilibrage est-ouest du développe-
ment du territoire par la mise en place d’offres alter-
natives à la voiture (transports collectifs, covoiturage)
identifiables et performantes permettant de faciliter les
échanges est-ouest ;
◗ Désenclaver certaines parties du territoire par l’amélio-
ration de l’articulation des réseaux et des infrastructures
pour les modes actifs afin de limiter l’usage de la voiture
individuelle pour les déplacements courts et en favorisant
l’intermodalité, notamment dans les gares de Belleville-
en-Beaujolais, Villefranche-sur-Saône et Anse et plus lar-
gement dans chaque vallée du territoire, en lien avec le
développement des offres ferroviaires et de cars ;
◗ Accompagner les changements de comportement de
mobilité en particulier à destination des Quartiers priori-
taires de la Politique de la Ville et dans les zones les moins
denses ;
◗ Développer le conseil en mobilité mis en place pour les
entreprises du Beaujolais, en particulier dans la ZI Nord
à Arnas, la ZI Sud à Limas, la zone Sauvagère-Echangeur
et celle du Bordelan à Villefranche-sur-Saône, la zone
Lybertec à Belleville-en-Beaujolais, … ;
◗ Mieux prendre en compte la logistique en lien avec l’ag-
glomération de Villefranche-sur-Saône et en particulier le
potentiel de la Saône et le port de Villefranche-sur-Saône.
2006 2015 2030 2040
10%
7%
1% 0,5%
72%
21%
4% 5%
63%
50%
29%
33% 36%
10%
14%
37%
Objectifs de parts modales portées par le Plan de Mobilité dans le bassin local de mobilité du Beaujolais
Les objectifs de parts modales pour le Beaujolais
Les objectifs de parts modales du Plan de Mobilité ont été déclinés pour chaque bassin local de mobilité pour tenir compte des spécificités de chaque territoire. Ainsi, pour le Beaujolais, les objectifs fixés sont les suivants :
Voiture Marche à pieds Transports en commun Vélo220 220 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Actions du Plan de Mobilité des territoires lyonnais dans le Beaujolais221 221 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les actions stratégiques dans le Beaujolais
Les sujets dits « transverses » tels que le stationnement, le
partage de l’espace public, la sécurité, la communication,
l’incitation au changement de comportements de mobilité
sont traités dans les différents axes du plan d’actions du
Plan de Mobilité.
Avant 2030
◗ L’étude et la mise en œuvre de solutions de mobilité per-
mettant de faciliter l’intermodalité en gare de Tarare
dont l’accessibilité doit être améliorée ;
◗ Le déploiement d’une ligne de car à haut niveau de ser-
vice entre Villefranche-sur-Saône et Lyon, afin de propo-
ser une offre de transports en commun routiers efficace
pour des liaisons de moyennes/longues distances en lien
avec l’Agglomération lyonnaise (Levier 2, Axe 1) ;
◗ Le renforcement de la fréquence et de l’amplitude du
réseau de maillage en transport en commun pour les
déplacements internes au Beaujolais, notamment en est-
ouest et en lien avec Villefranche-sur-Saône et Roanne
mais aussi dans le nord du Beaujolais (Levier 2, Axe 2) ;
◗ La mise en œuvre d’une extension du centre de remisage
bus du réseau de transports collectifs urbain du territoire
de la CAVBS afin d’accompagner l’augmentation de l’offre
et la transition du parc roulant vers des motorisations plus
respectueuses de l’environnement ;
◗ Le développement de cinq lignes de covoiturage (Mâcon-
Lyon via Belleville-en-Beaujolais et Villefranche-sur-Saône,
Lamure sur Azergues-Lyon, Tarare - Techlid, Anse - Techlid
via Civrieux d’Azergues, Villefranche-sur-Saône - Trévoux
- Lyon). Ces liaisons emprunteront les axes routiers
structurants et seront connectées aux principaux pôles
d’échanges (Levier 2, Axe 6) ;
◗ Étudier, et mettre en œuvre dans les cas pertinents, des
services de transport à la demande afin de proposer une
offre complémentaire, notamment en zones peu denses
et pour desservir certaines zones d’activités ;
◗ Étudier et mettre en œuvre la solution retenue concer-
nant le transport de personnes à mobilité réduite ;
◗ La mise en place de la tarification unifiée et d’un support
billettique identique pour tous les transports en commun
opérés par SYTRAL Mobilités (Levier 4, Axe 4) ;
◗ Le déploiement de 40 % du réseau vélo structurant cible
s’appuyant notamment sur des axes routiers ou sur des
itinéraires spécifiques (voie du Tacot…) (Levier 2, Axe 5) ;
◗ L’élaboration d’un plan piéton par EPCI (le Plan Local de
Mobilité pouvant tenir lieu de plan piéton le cas échéant),
comprenant un plan d’action jusqu’à 2040 ;
◗ Le développement de services de mobilité solidaire
(Levier 2, Axe 7), notamment la pérennisation des services
de transports à la demande solidaire organisés par les
AOM locales ;
◗ La création de pôles de rabattement de proximité autour
des arrêts stratégiques de la ligne de car à haut niveau de
service (Levier 2, Axe 4) ;
◗ La mise en place d’une gestion cohérente des espaces
de stationnement automobile des gares les plus fréquen-
tées comme celle de Villefranche-sur-Saône, Belleville-
en-Beaujolais, Tarare, Anse… pour favoriser l’intermodalité
(Levier 2, Axe 4) ;
◗ La mise en œuvre d’agences des mobilités (Levier 4, Axe 1),
en s’appuyant sur les Plans de Mobilité Employeur en
Commun pour les principales zones d’activités du territoire ;
◗ Le déploiement d’une communication pour tous, avec en
priorité la mise en œuvre d’actions spécifiques dans les
Quartiers prioritaires de la Politique de la Ville en s’appuyant
sur les relais locaux pour accompagner ces publics dans leurs
façons de se déplacer : connaissance de la tarification soli-
daire, valorisation de l’usage du vélo… (Levier 4, Axe 1) ;
◗ Le développement du transport de marchandises sur la
Saône devra être étudié et accompagné, notamment en
lien avec la Métropole de Lyon pour les opérations de dis-
tribution urbaine ou de gestion des matériaux de chantiers
pour lesquelles ce mode constitue une alternative fiable
et performante par rapport à la route. Le positionnement
du port de Villefranche-sur-Saône dans le maillage des
ports du territoire sera consolidé (Levier 2, Axe 8).
Avant 2040
◗ La mise en place d’une desserte au 1/4 h des gares si-
tuées entre Lyon et Villefranche-sur-Saône ainsi qu’entre
Lyon et Tarare dans le cadre de la mise en œuvre d’un
service ferroviaire de type RER (Levier 2, Axe 1) ;
◗ Étudier la possibilité d’une extension de la desserte périur-
baine au 1/4 d’heure en heures de pointe jusqu’à la gare
de Belleville-en-Beaujolais, ainsi que sur l’axe ferroviaire
de Paray-le-Monial dans la vallée de l’Azergues ;
◗ Le déploiement de deux lignes de cars à haut niveau
de service complémentaires (Lamure-sur-Azergues –
Lozanne – Lyon, Cours – Tarare - L’Arbresle – Lyon) et le
prolongement de la ligne Lyon-Villefranche-sur-Saône
vers Belleville en Beaujolais (Levier 2, Axe 1) ;
◗ La poursuite du renforcement de la fréquence et de l’am-
plitude du réseau de maillage en transport en commun
pour les déplacements internes au Beaujolais, notamment
en est-ouest et en lien avec Villefranche-sur-Saône et
Roanne (Levier 2, Axe 2) ;
◗ L’étude et le développement de lignes de covoiturage
complémentaires (Beaujeu-Belleville en Beaujolais avec
possibilité d’extension vers l’Ain et Tarare-Villefranche-sur-
Saône avec possibilités d’extension vers le roannais et/ou
l’Ain) (Levier 2, Axe 6) ;
◗ La poursuite du déploiement d’un réseau vélo structurant
s’appuyant notamment sur des axes routiers ou sur des iti-
néraires spécifiques (voie du Tacot…) (Levier 2, Axe 5) ;
◗ La sécurisation des voies par la poursuite de l’abaisse-
ment des vitesses automobiles : en zone agglomérée,
d’ici 2040, la vitesse à 30 km/h doit devenir la règle et
celle à 50 km/h l’exception (Levier 3, Axe 2) ;
◗ La poursuite de la création de pôles de rabattement de
proximité autour des arrêts stratégiques des nouvelles
lignes cars à haut niveau de service (Levier 2, Axe 4) ;222 222 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
L’Ouest lyonnais
Le territoire
Situé au sud-ouest du ressort territorial de SYTRAL Mobilités,
l’Ouest lyonnais est un territoire vallonné dont l’urbanisation
se caractérise par une structure multipolaire et assez peu
dense, à forte dominante rurale dans sa partie ouest mais
avec un tissu plus périurbain dans sa partie est, au contact
de l’Agglomération lyonnaise.
Il regroupe cinq EPCI :
◗ La Communauté de communes des Monts du Lyonnais
(CCMdL) ;
◗ La Communauté de communes du Pays de l’Arbresle
(CCPA) ;
◗ La Communauté de communes du Pays Mornantais
(COPAMO) ;
◗ La Communauté de communes de la Vallée du Garon
(CCVG) ;
◗ La Communauté de communes des Vallons du Lyonnais
(CCVL).
Il regroupe 73 communes qui accueillent 166 000 habitants
et 55 000 emplois (données INSEE 2020).
Deux Schémas de Cohérence Territoriale s’appliquent sur
ce territoire : le Scot des Monts du Lyonnais sur le territoire
de la CCMdL et le Scot de l’Ouest lyonnais, en cours de révi-
sion, qui regroupe les quatre autres EPCI. Ils encouragent
tous les deux un développement de proximité en s’appuyant
sur les villages existants et le développement des mobilités
alternatives à la voiture individuelle.
Les pratiques de mobilité dans l’Ouest lyonnais
74 % des déplacements sont internes au territoire, mais
les déplacements vers l’extérieur représentent 70 % des
kilomètres parcourus, notamment vers l’Agglomération
lyonnaise.
Dans l’Ouest lyonnais, les déplacements effectués en
interne sont les plus nombreux (74 % des 430 000 dépla-
cements quotidiens d’après les chiffres de l’EDGT de 2015).
De plus, parmi eux, 97 % font moins de 10 km, ce qui illustre
l’importance des relations de proximité dans le territoire.
Les déplacements réalisés en direction des territoires
voisins de l’Ouest lyonnais représentent 26 % des dépla-
cements (soit 110 000). L’importance de cette part en com-
paraison avec les deux autres bassins locaux de mobilité
s’explique par la densité du territoire dans sa partie la plus
proche de la Métropole de Lyon, qui amène à de nombreux
échanges. Ces déplacements constituent également un
enjeu important car la moitié font plus de 10 km et ils repré-
sentent ainsi 70 % de l’ensemble des kilomètres parcou-
rus (internes et en direction de l’extérieur du bassin local
de mobilité de l’Ouest lyonnais) et donc autant en termes
d’émissions de gaz à effet de serre.
Par rapport à ces déplacements en lien avec les territoires
voisins :
◗ Ceux vers l’Agglomération lyonnaise (quasi exclusivement
vers la Métropole de Lyon) en représentent un peu plus des
trois quarts (85 000 déplacements quotidiens) et sont assez
longs (50 % d’entre eux font plus de 10 km) malgré la proxi-
mité de la CCVL et de la CCVG avec la Métropole de Lyon ;
◗ Ceux vers l’extérieur du ressort territorial en représentent
12 % (13 000 déplacements) et ils sont très majoritairement
longs (79 % d’entre eux font plus de 10 km) ;
◗ Ceux vers le Beaujolais représentent 11 % d’entre eux (12000)
et sont également assez longs (55 % font plus de 10 km).
Le bassin local de mobilité de l’Ouest lyonnais223 223 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Des potentiels de report modal important, des alterna-
tives à la voiture qui peuvent être attractives
Les potentiels de report modal apparaissent très importants
dans l’Ouest lyonnais :
◗ L’usage de la voiture y est fort (66 % en 2015), la part des
transports en commun faible (6 % en 2015) et l’usage du
vélo assez marginal (de l’ordre de 1 % en 2015) ;
◗ Le recours à la voiture est important même pour des
déplacements très courts : 130 000 déplacements de
moins de 3 km sont effectués en voiture, soit près de 14 %
de l’ensemble des déplacements quotidiens qui ont leur
origine dans l’Ouest lyonnais. Ces courtes distances cor-
respondent aux cibles de la marche et du vélo et repré-
sentent donc un gisement important de report modal ;
◗ Le recours au train est important lorsque l’offre existe :
la fréquentation du tram train de l’Ouest lyonnais est ainsi
de près de 10 000 voyageurs par jour. Lorsqu’une offre
performante en transports collectifs est proposée, elle est
donc fortement utilisée.
Paysage de l’Ouest lyonnais - Communauté de Communes des Monts du Lyonnais
Parts modales dans l’Ouest lyonnais en 2015
Les enjeux pour l’Ouest lyonnais
Le territoire du bassin local de mobilité de l’Ouest lyonnais
se caractérise par plusieurs aspects se répercutant sur la
répartition de la demande en déplacements :
◗ De nombreuses polarités réparties dans le territoire
et qui rayonnent localement, engendrant des besoins
de déplacements de courte à moyenne distance : Saint-
Laurent-de-Chamousset, Sainte-Foy-l’Argentière, Saint-
Martin-en-Haut, Saint-Symphorien-sur-Coise, L’Arbresle -
Sain-Bel, Lentilly, Vaugneray, Grézieu-la-Varenne, Brindas,
Brignais, Mornant ;
◗ Une aire d’attraction de l’Agglomération lyonnaise
dont l’intensité décroît au fur et à mesure que l’on s’en
éloigne, la partie la plus orientale du territoire générant
de très nombreux déplacements de proximité avec les
franges ouest de l’Agglomération lyonnaise ;
◗ Des échanges avec l’Agglomération lyonnaise qui se ca-
ractérisent aussi par des flux importants provenant de
l’Agglomération et en direction du territoire ;
◗ Des zones d’activités importantes, notamment dans
la partie est du territoire et en proximité de celles de la
Métropole de Lyon ;
◗ Un déficit d’infrastructures et de services ferroviaires,
notamment dans la partie ouest du territoire.
◗ De plus, les deux Scot du territoire (des Monts du Lyonnais
et de l’Ouest lyonnais) prônent un développement du ter-
ritoire porté par les centralités les plus importantes, par
exemple au travers du concept de « village densifié » porté
par le Scot de l’Ouest lyonnais. Ceci est particulièrement
cohérent avec l’objectif de développement de facilités de
déplacement en mode actifs pour les déplacements de
courte distance, soit entre les hameaux et le bourg, soit au
sein même des communes.
26 %
66 %
6 %
1 % 1 %
Voiture
Marche
Transports en commun
Vélo
Autres
Parts modales
en nombre
de déplacements224 224 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Le Plan de Mobilité identifie donc plusieurs enjeux en ce
qui concerne le territoire :
◗ Offrir des alternatives à l’usage de la voiture solo pour
les déplacements vers et depuis l’Agglomération lyon-
naise, en :
― s’appuyant sur l’offre du tram-train de l’Ouest lyonnais
(branches de la vallée de la Brévenne et de Brignais) ;
― améliorant l’efficacité et en développant l’offre de trans-
ports collectifs routiers, que ce soit des cars en lien
avec la partie ouest du territoire ou un rapprochement
avec le réseau urbain dans la partie est ;
◗ Renforcer les offres de transports collectifs et de covoitu-
rage permettant de limiter l’usage de la voiture pour les
déplacements reliant les polarités de l’Ouest Lyonnais,
mais également les liaisons avec les pôles d’emplois
majeurs situés à proximité (Techlid, Vallée de la Chimie,
Marcy l’Etoile, …) ;
◗ Contribuer au renforcement des centralités par la mise
en œuvre d’alternatives confortables et sécurisées en mo-
des actifs au sein des communes et entre les bourgs et
leurs hameaux ;
◗ Améliorer l’articulation des réseaux et permettre aux
habitants un accès facilité aux offres de transports
collectifs en développant des pôles de rabattement de
proximité pour limiter l’usage de la voiture individuelle en
favorisant l’intermodalité ;
◗ Accompagner les changements de comportements de
mobilité en particulier à destination des habitants des
zones les moins denses du territoire, en commençant par
faire changer la vision portée sur chaque mode et en inci-
tant les habitants à tester de nouvelles pratiques ;
◗ Développer le conseil en mobilité mis en place pour les
entreprises de l’Ouest lyonnais, en particulier dans les
principales zones d’activités (la Pontchonnière à Savigny,
les Platières à Mornant, les différents parcs d’activités à
Brignais, ZI Colombiers-Grande Eglise à Saint Symphorien-
sur-Coise, …) et pour les pôles d’emplois majeurs voisins,
notamment de l’ouest de l’Agglomération lyonnaise.
Les objectifs de parts modales pour l’Ouest lyonnais
Les objectifs de parts modales du Plan de Mobilité ont été déclinés pour chaque bassin local de mobilité pour tenir compte des spécificités de chaque territoire. Ainsi, pour l’Ouest Lyonnais, les objectifs fixés sont les suivants :
2006 2015 2030 2040
10%
7%
1% 0%
73%
20%
4% 6%
66%
52%
26%
30% 33%
11%
15%
40%
Objectifs de parts modales portées par le Plan de Mobilité pour le bassin local de mobilité de l’Ouest lyonnais
Voiture Marche à pieds Transports en commun Vélo225 225 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Actions du Plan de Mobilité des territoires lyonnais dans l’Ouest lyonnais226 226 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les actions stratégiques dans l’Ouest Lyonnais
Les sujets dits « transverses » tels que le stationnement, le
partage de l’espace public, la sécurité, la communication,
l’incitation au changement de comportements de mobilité
sont traités dans les différents axes du plan d’actions du
Plan de Mobilité.
Avant 2030
◗ Le renforcement de l’offre ferroviaire sur la branche Lyon -
Saint-Paul - Brignais du tram-train de l’Ouest lyonnais ;
◗ L’étude de la réouverture de la voie ferrée entre Brignais
et Givors pour envisager son utilisation par des services
de tram-train, ainsi que l’extension dans la vallée de la
Brévenne de la ligne L’Arbresle - Sain-Bel ;
◗ Le déploiement de quatre lignes de cars à haut niveau de
service (Chazelles sur Lyon - Saint-Symphorien-sur-Coise -
Lyon, Aveize - Sainte-Foy-l’Argentière - Lyon, Mornant - Saint-
Genis-Laval Hôpital Lyon Sud, Pollionnay - Vaugneray - Lyon
Gorge de Loup ; (Levier 2, Axe 1) et la réalisation d’aménage-
ments routiers nécessaires (Sept Chemins à Vourles…) ;
◗ La localisation et la création de pôles de rabattement de
proximité autour des arrêts stratégiques de cars à haut
niveau de service (Levier 2, Axe 4) ;
◗ Le renforcement de la fréquence, de l’amplitude et de la
fiabilité du réseau de maillage en transport en commun
pour les déplacements internes à l’Ouest lyonnais, notam-
ment les échanges entre polarités du territoire et le lien
avec les pôles d’échanges multimodaux des métros B et
D ; (Levier 2, Axe 2) ;
◗ Étudier, et mettre en œuvre dans les cas pertinents, des
services de transport à la demande afin de proposer une
offre complémentaire, notamment en zones peu denses
et pour desservir certaines zones d’activités ;
◗ La mise en place de la tarification unifiée et d’un support
billettique identique pour tous les transports en commun
SYTRAL Mobilités (Levier 2, Axe 3) ;
◗ Le développement de quatre lignes de covoiturage complé-
mentaires au réseau de cars à haut niveau de service: Mornant-
Brindas-Métropole de Lyon via Marcy-l’Etoile, Mornant -
Métropole de Lyon via l’A450, Sainte-Foy-l’Argentière - Lyon,
Tarare - L’Arbresle - Techlid (Levier 2, Axe 6) ;
◗ Le déploiement de 40 % du réseau vélo structurant cible,
servant d’ossature au développement de réseaux locaux et
permettant de faire le lien entre les EPCI et avec les voies
lyonnaises de la Métropole de Lyon (Levier 2, Axe 5) ;
◗ L’élaboration d’un plan piéton par EPCI, comprenant un
plan d’action jusqu’à 2040 ;
◗ Le développement de services de mobilité solidaire
(Levier 2, Axe 7), notamment la pérennisation des services
de transports à la demande solidaire organisés par les
AOM locales ;
◗ Le déploiement d’une communication pour tous, en
s’appuyant sur les relais locaux pour accompagner ces publics
dans leurs façons de se déplacer : connaissance de la tarifica-
tion solidaire, valorisation de l’usage du vélo, … (Levier 4, Axe 1); Voie cyclable - Communauté de Communes de la Vallée du Garon
◗ Le développement progressif du conseil en mobilité
(Levier 4, Axe 1) à travers la mise en œuvre d’actions ponc-
tuelles, en anticipation de la création de lieux spécifiques
et en s’appuyant sur les Plans de Mobilité Employeur en
Commun pour les principales zones d’activités du terri-
toire (la Pontchonnière à Savigny, les Platières à Mornant,
les différents parcs d’activités à Brignais, ZI Colombiers-
Grande-Église à Saint-Symphorien-sur-Coise…) .
Avant 2040
◗ Le renforcement de l’offre ferroviaire sur les deux autres
branches du tram-train de l’Ouest lyonnais (Lyon - Saint-
Paul - Sain-Bel et Lyon - Saint-Paul - Lozanne) ;
◗ Le déploiement de deux autres lignes de cars à haut ni-
veau de service (Lyon - L’Arbresle - Cours - Gare d’Oullins
- Millery) ;
◗ La localisation et la création de pôles de rabattement de
proximité autour des arrêts stratégiques des nouvelles
lignes de cars à haut niveau de service (Levier 2, Axe 4) ;
◗ La poursuite du renforcement de la fréquence et de l’am-
plitude du réseau de maillage en transport en commun
pour les déplacements internes à l’Ouest lyonnais, notam-
ment les échanges entre polarités du territoire (Levier 2,
Axe 2) ;
◗ La poursuite du déploiement d’un réseau vélo structu-
rant servant d’ossature au développement de réseaux lo-
caux et permettant de faire le lien entre les EPCI et avec les
voies lyonnaises de la Métropole de Lyon (Levier 2, Axe 5) ;
◗ La mise en œuvre d’agences des mobilités (Levier 4,
Axe 1), en étudiant plus particulièrement les possibles mu-
tualisations avec les Maisons du Rhône et France Services ;
◗ La sécurisation des voies par la poursuite de l’abaisse-
ment des vitesses automobiles : en zone agglomérée,
d’ici 2040, la vitesse à 30 km/h doit devenir la règle et
celle à 50 km/h l’exception (Levier 3, Axe 2).227 227 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
L’Agglomération lyonnaise
Située au sud-est du ressort territorial de SYTRAL Mobilités,
l’Agglomération lyonnaise abrite le cœur urbain du territoire,
et de l’aire métropolitaine lyonnaise plus largement.
Elle regroupe :
◗ La Métropole de Lyons ;
◗ La Communauté de communes de l’Est Lyonnais ;
◗ La Communauté de communes du Pays de l’Ozon.
Elle regroupe 72 communes qui accueillent 1 485 000
habitants et 776 000 emplois (données INSEE 2020).
Le Scot de l’Agglomération lyonnaise, en cours de révision,
prône la mise en œuvre d’une organisation urbaine multi-
polaire pour garantir une proximité entre habitat, activités et
services et une politique de déplacements s’appuyant sur
le développement de l’offre de transports collectifs et une
place accrue pour la marche et le vélo. Le réseau express
métropolitain de l’aire métropolitaine lyonnaise est identifié
comme un projet structurant pour le territoire.
Les pratiques de mobilité
93 % des déplacements sont internes au territoire, mais
les déplacements vers l’extérieur représentent 40 % des
kilomètres parcourus.
Dans l’Agglomération lyonnaise, les déplacements effec-
tués en interne sont de loin les plus nombreux (93 % des
4,5 millions de déplacements quotidiens d’après les chiffres
de l’EDGT de 2015). Parmi eux, 94 % font moins de 10 km,
ce qui illustre l’importance des relations de proximité dans
le territoire.
Les déplacements réalisés en lien avec les territoires
voisins de l’Agglomération lyonnaise ne représentent donc
que 7 % des déplacements (soit 300 000). Ils constituent
néanmoins un enjeu important car les trois-quarts font plus
de 10 km et ils représentent ainsi 40 % de l’ensemble des
kilomètres parcourus (internes et en direction de l’extérieur
de l’Agglomération lyonnaise) et donc autant en termes
d’émissions de gaz à effet de serre.
Par rapport à ces déplacements en lien avec les territoires
voisins :
◗ Ceux vers l’extérieur du ressort territorial (Loire, Isère et
Ain notamment) en représentent 58 % (182 000 déplace-
ments) et sont très majoritairement longs (83 % d’entre
eux font plus de 10 km) ;
◗ Ceux vers l’Ouest lyonnais sont moins nombreux (86 000)
et sont également plus courts (49 % font moins de 10 km) ;
◗ Ceux vers le Beaujolais sont encore moins nombreux
(45 000) mais sont globalement longs (85 % d’entre eux
font plus de 10 km).
Le bassin local de mobilité de l’Agglomération lyonnaise
Parts modales dans l’Agglomération lyonnaise en 2015
Parts modales
en nombre
de déplacements
34 %
44 %
18 %
2 % 2 %
Voiture
Marche
Transports en commun
Vélo
Autres228 228 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Des pratiques qui ont déjà évolué mais avec des marges
de manœuvre encore notables :
L’analyse des déplacements réalisés dans l’Aggloméra-
tion lyonnaise fait ressortir des potentiels de progrès, dont
l’impact à l’échelle du ressort territorial sera amplifié par le
volume de déplacements concernés.
◗ Un recours important à la voiture même pour des dé-
placements courts : 933 000 déplacements de moins de
3 km sont effectués en voiture, soit 21 % de l’ensemble
des déplacements quotidiens qui ont leur origine dans
l’Agglomération lyonnaise ;
◗ Le poids de la Métropole de Lyon dans les déplacements
quotidiens : 96% des déplacements en lien avec l’Ag-
glomération lyonnaise se font avec la Métropole de Lyon
(4 277 000 déplacements générés par la Métropole de
Lyon contre 216 000 déplacements en lien avec la CCEL
et la CCPO) ;
◗ Des différences importantes dans les offres et pra-
tiques de mobilité dans les deux EPCI par rapport à
la Métropole de Lyon :
― un usage beaucoup plus fort de la voiture, comparable
aux pratiques des habitants de l’Ouest lyonnais ou du
Beaujolais ;
― des transports en commun moins développés et peu
utilisés, sauf pour les déplacements en lien avec la
Métropole de Lyon et son cœur ;
― une pratique de la marche et du vélo nettement moins
importante.
Les enjeux pour le territoire
◗ Améliorer la qualité de vie, par une diminution des nui-
sances dues au système de transport (bruit, pollution) et
par des aménagements de l’espace public permettant de
rééquilibrer sa répartition entre modes de déplacement,
au profit notamment de la marche et du vélo, et de donner
davantage de place aux lieux de vie et de sociabilité ;
Vue aérienne de la rue de la Villette et de la place de Francfort - Lyon 3e
◗ Dans les espaces les plus urbanisés, et en particulier dans
l’est de l’Agglomération lyonnaise, diminuer l’attractivité
de la voiture en s’appuyant sur la transformation pro-
gressive de l’espace public (infrastructures routières exis-
tantes, stationnement public) et en développant les offres
alternatives à la voiture individuelle desservant les zones
d’emplois ;
◗ Aménager le cœur de l’étoile ferroviaire lyonnaise afin
de pouvoir développer des services ferroviaires attractifs ;
◗ Poursuivre le développement du réseau de transports
en commun en articulation avec l’organisation urbaine et
les modes de vie des différents usagers du territoire ;
◗ Développer le covoiturage, en particulier en lien avec la
desserte des grandes zones d’activités ;
◗ Renforcer la place des modes actifs dans les déplace-
ments quotidiens de courtes et de moyennes distances ;
◗ Faire évoluer les Voies Structurantes d’Agglomération
(VSA), afin d’en limiter les nuisances (pollution, conges-
tion) pour offrir de nouvelles alternatives ;
◗ Accompagner le développement des offres alternatives
à la voiture par le réaménagement des voiries et de l’es-
pace public ;
◗ Accompagner les changements de comportement de
mobilité en particulier dans les Quartiers prioritaires de
la Politique de la Ville et les grandes zones d’activités du
territoire ;
◗ Accélérer le report modal pour les flux de marchandises
en transit et en lien avec l’Agglomération lyonnaise, afin de
réduire les trafics poids-lourds sur les grandes infrastruc-
tures routières et dans les réseaux routiers de desserte ;
◗ Prendre en compte les spécificités locales (différences
d’offre et d’usage entre le cœur de la Métropole de Lyon
et le reste de l’Agglomération lyonnaise, et en particulier
le territoire des Communautés de communes de l’Est
Lyonnais et du Pays de l’Ozon).229 229 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les objectifs de parts modales pour l’Agglomération lyonnaise
Les objectifs de parts modales du Plan de Mobilité ont été déclinés pour chaque bassin local de mobilité pour tenir compte des spécificités de chaque territoire. Ainsi, pour l’Agglomération lyonnaise, les objectifs fixés sont les suivants :
2006 2015 2030 2040
50%
32%
15% 18%
2% 2%
44%
30%
34%
36% 38%
23% 25%
11%
18%
17%
Compte tenu des pratiques actuelles de déplacements, des
offres de transports en commun et des aménagements exis-
tants pour les modes actifs, les objectifs parts modales en
2040 sont nettement plus élevés sur ces modes que pour
les deux autres bassins locaux de mobilité.
L’Agglomération lyonnaise présente également des
contextes très différents notamment entre la Métropole de
Lyon et son cœur très urbain d’une part et la CCEL et la
CCPO d’autre part.
Objectifs de parts modales portées par le Plan de Mobilité dans le bassin local de mobilité de l’Agglomération lyonnaise
Arrêt de covoiturage Lyon-Mermoz, connecté au réseau Lane
La déclinaison locale de ces objectifs devra donc prendre
en compte ces spécificités et différencier les objectifs et les
actions à mettre en œuvre selon les territoires. L’élaboration
des Plans Locaux de Mobilité sera l’occasion de fixer des
objectifs adaptés à chaque territoire, dans le respect des
spécificités de chacun d’entre eux.
Voiture Marche à pieds Transports en commun Vélo230 230 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Actions du Plan de Mobilité des territoires lyonnais
dans l’Agglomération Lyonnaise231 231 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les actions stratégiques dans l’Agglomération
lyonnaise
Les sujets dits « transverses » tels que le stationnement, le
partage de l’espace public, la sécurité, la communication,
l’incitation au changement de comportements de mobilité
sont traités dans les différents axes du plan d’actions du
Plan de Mobilité.
Avant 2030
◗ Le développement de lignes de cars à haut niveau de
service, en connexion avec le réseau urbain structurant
permettant d’améliorer l’accessibilité au cœur de l’agglo-
mération (Levier 2, Axe 1) ;
◗ Le développement du réseau structurant de transports
en commun via le doublement de la capacité du réseau
de métro et la poursuite du développement du réseau
de tramway et bus à haut niveau de service (T9, T10,
BHNS Part Dieu Sept Chemins - Porte des Alpes - Parilly)
(Levier 2, Axe 1) ;
◗ La mise en œuvre de contrats d’axes pour tout nouveau
projet structurant de transports collectifs afin d’inscrire
cette nouvelle offre dans un projet de territoire (Levier 1,
Axe 1), notamment pour accompagner la mise en œuvre
des lignes nord-sud structurantes de l’est de la Métropole
de Lyon et du Tramway Express de l’Ouest Lyonnais ;
◗ Le renforcement du maillage local de bus et cars, notam-
ment dans l’Est lyonnais en s’articulant autour de deux
pôles de structuration des lignes de transports collectifs,
dans la zone de Mi-Plaine et à la gare de Saint Priest, et
permettant également de s’adapter aux évolutions du
contexte urbain et des modes de vie ;
◗ La mise en place d’outils permettant d’informer les usa-
gers et de leur proposer une tarification unifiée en vue
de parvenir à la mise en place d’un service de mobilité
intégrée permettant de réaliser des déplacements inter-
modaux avec un même titre de transport ;
◗ Le développement de 14 lignes de covoiturage, desser-
vant le cœur de l’agglomération et les grandes zones
d’emplois du territoire, et l’amélioration de la mise en re-
lation des usagers, à travers une plateforme numérique
(Levier 2, Axe 6), ainsi que des incitations financières (le-
vier 4, Axe 4) ;
◗ L’aménagement d’un réseau cyclable structurant, avec la
finalisation d’ici 2030 du réseau des Voies Lyonnaises
accompagné du développement du maillage local et des
services vélos (renforcement du service Vélo’v, stationne-
ment sécurisé) (Levier 2, Axe 5) ;
◗ La poursuite de la requalification des Voies Structurantes
d’Agglomération (Levier 3, Axe 1), notamment par la mise
en œuvre de voies réservées au covoiturage et/ou aux
transports collectifs sur l’A42 et l’A43, afin d’accompagner
les baisses de trafic prévues et d’en diminuer les nui-
sances, par la baisse progressive des vitesses autorisées
(A432, sections de l’A42 et de l’A89, …) et par la réalisation
de franchissements des infrastructures ;
◗ La garantie de la marchabilité du territoire avec notam-
ment dans la Métropole de Lyon, la multiplication par trois
de la surface des aires piétonnes, la construction de cinq
franchissements pour les modes actifs (passerelles, pas-
sages sous-terrain) (Levier 2, Axe 5) ainsi que la mise en
œuvre d’une charte des espaces publics pour rendre ces
déplacements agréables et confortables (Levier 3, Axe 2) ;
◗ Le renfort du conseil en mobilité avec la mise en œuvre
d’un réseau d’agences des mobilités, par la transforma-
tion des agences commerciales TCL en lieux d’information
multimodale avec possibilité de conseils personnalisés,
et en s’appuyant sur les Plans de Mobilité Employeur en
Commun pour les principales zones d’activités du ter-
ritoire (Mi-Plaine, Techlid, Sud-Est, Meyzieu, Vallée de la
Chimie, …) (Levier 4, Axe 1) ;
◗ Le déploiement d’une communication pour tous, avec
en priorité la mise en œuvre d’actions spécifiques dans
les Quartiers prioritaires de la Politique de la Ville en s’ap-
puyant sur les relais locaux pour accompagner ces publics
dans leurs façons de se déplacer : connaissance de la tari-
fication solidaire, valorisation de l’usage du vélo, … (Levier
4, Axe 1) ;
◗ Le développement de la cyclologistique et des espaces
urbains de distribution pour les flux de marchandises du
dernier kilomètre dans les centres-villes à forte densité
économique et résidentielle (Levier 2, Axe 8).232 232 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Avant 2040
◗ La réalisation des aménagements ferroviaires structu-
rants (Contournement Ferroviaire de l’Agglomération
lyonnaise, mise à quatre voies de la section Saint Fons
- Grenay, élargissement de l’axe nord/sud Saint Clair-
Guillotière) afin de mettre en œuvre des services au quart
d’heure en heure de pointe sur l’ensemble des branches
et avec une amplitude horaire élargie (Levier 2, Axe 1) ;
◗ L’amélioration des conditions d’intermodalité en gare de
Sérézin-du-Rhône et notamment le lien avec le côté ouest
de la voie ferrée ;
◗ La poursuite de la mise en œuvre de contrats d’axes pour
tout nouveau projet structurant de transports collectifs afin
d’inscrire cette nouvelle offre dans un projet de territoire
(Levier 1, Axe 1) ;
◗ La poursuite du développement du réseau structurant
de transports en commun via le doublement de la ca-
pacité du réseau de métro et la poursuite du dévelop-
pement du réseau de tramway et bus à haut niveau de
service (desserte de rocade La Soie / Vénissieux, desserte
structurante du Plateau Nord, Tramway Express de l’Ouest
Lyonnais, ligne structurante de Lyon Part-Dieu vers Écully)
(Levier 2, Axe 1) ;
◗ La poursuite du renforcement du maillage local de bus
et cars, notamment en accompagnement de la réalisa-
tion des nouvelles infrastructures de transports collectifs
structurantes ;
◗ La poursuite du développement de lignes de covoiturage,
desservant le cœur de l’agglomération et les grandes
zones d’emplois du territoire, et l’amélioration de la mise
en relation des usagers, à travers une plateforme numé-
rique (Levier 2, Axe 6), ainsi que des incitations financières
(levier 4, Axe 4) ;
Projet TEOL, Tramway Express de l’Ouest Lyonnais
◗ L’aménagement d’un réseau cyclable structurant, avec
la finalisation du reste du réseau structurant identifié, ac-
compagné par le développement du maillage local et des
services (renforcement du service Vélo’v, stationnement
sécurisé) (Levier 2, Axe 5) ;
◗ La poursuite de la requalification, voire la transforma-
tion globale, des Voies Structurantes d’Agglomération
(Levier 3, Axe 1), en commençant, avant 2040, par la trans-
formation de la M7 en boulevard urbain, la mise en œuvre
d’une meilleure intégration urbaine de certaines portes
du Boulevard Périphérique Laurent Bonnevay, de l’A43 au
niveau de Bron-Parilly, de la M6 à hauteur de la porte du
Perrollier, et par la poursuite en parallèle de l’étude des
voies réservées sur le Boulevard Urbain Sud, l’A46 au
nord du nœud des îles, l’A46 sud, l’A47 et l’A450. Au-delà
des réalisations, étudier la transformation en boulevards
urbains et la baisse des vitesses à 50km/h, à terme, du
périphérique Laurent Bonnevay, de l’A43 et de la M6, afin
d’accompagner les baisses de trafic prévues et de réduire
encore davantage les nuisances ;
◗ La sécurisation des voies par la poursuite de l’abaisse-
ment des vitesses automobiles : en zone agglomérée d’ici
2040, la vitesse à 30 km/h doit devenir la règle, et celle à
50 km/h l’exception (Levier 3, Axe 2) ;
◗ Le développement d’alternatives pour les flux logis-
tiques de longue distance, à travers les infrastructures
ferroviaires et fluviales (Contournement Ferroviaire de
l’Agglomération lyonnaise, plateforme de transport combi-
né Vénissieux-Saint Priest, Port de Lyon Edouard Herriot)
(Levier 2, Axe 8).233 233 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les liens avec les territoires voisins
Les territoires
Les déplacements effectués quotidiennement dans le
ressort territorial de SYTRAL Mobilités se font également
pour une part en relation avec ses territoires voisins. De plus
ou moins longues distances, ils s’effectuent pour l’essentiel
au sein de l’aire métropolitaine lyonnaise. Les EPCI voisins,
les plus concernés, sont les suivants :
◗ Dans l’Ain :
― la Communauté de communes Dombes Saône Vallée ;
― la Communauté de communes de Miribel et du Plateau ;
― la Communauté de communes de la Côtière à Montluel ;
― la Communauté de communes de la Dombes ;
― la Communauté de communes Val de Saône Centre.
◗ En Isère :
― Vienne Condrieu Agglomération ;
― la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère ;
― la Communauté de communes des Balcons
du Dauphiné ;
― la Communauté de communes des Collines du Nord
Dauphiné ;
― la Communauté de communes Lyon-Saint-Exupéry
en Dauphiné.
◗ Dans la Loire :
― Saint-Etienne Métropole ;
― Roannais Agglomération ;
― Communauté de communes de Forez-Est ;
― Communauté de communes du Pays entre Loire
et Rhône ;
― la Communauté de communes Charlieu-Belmont.
◗ En Saône-et-Loire :
― Mâconnais Beaujolais Agglomération ;
― la Communauté de communes Brionnais Sud
Bourgogne ;
― la Communauté de communes La Clayette Chauffailles
en Brionnais.
Le Plan de Mobilité s’attache à prendre en compte les dépla-
cements en lien avec les territoires extérieurs au ressort
territorial, qu’ils soient de proximité ou de plus longues
distances.
Interactions des trois bassins locaux de mobilités
avec les territoires voisins
Pont routier entre Belleville-en-Beaujolais et l’Ain234 234 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Nombre de déplacements quotidiens, tous modes
(Source : Enquête Déplacements Grand Territoire EDGT- 2015)
Les pratiques de mobilité
5,8 millions de déplacements sont en lien avec le ressort
territorial de SYTRAL Mobilités en 2015. Parmi ces flux,
500 000 (8,5 %) sont des déplacements en lien avec les ter-
ritoires voisins du ressort territorial de SYTRAL Mobilités.
L’analyse de ces 500 000 déplacements en lien avec le
ressort territorial fait ressortir que :
◗ Les déplacements courts (moins de 10 km) en représentent
28 % (137 000 déplacements) ;
◗ Les déplacements longs (plus de 10 km) sont plus nom-
breux et en représentent 72 % (361 000 déplacements) ;
◗ Pour le Beaujolais, les déplacements en lien avec les terri-
toires voisins sont répartis à 50 % entre des déplacements
courts et des déplacements longs ;
◗ Pour l’Ouest Lyonnais, les déplacements courts repré-
sentent 21 % et les déplacements longs 79 % ;
◗ Pour l’Agglomération lyonnaise, les déplacements courts
n’en représentent que 18 % alors que les déplacements
longs sont les plus nombreux et représentent 82 % des
déplacements en lien avec les territoires voisins.
Au total, sur ces 500 000 déplacements, près de 400 000
sont liés à l’Agglomération lyonnaise parmi lesquels
310 000 font plus de 10 km.
En 2015, l’usage de la voiture est fort pour les déplacements
avec les territoires voisins (avec 82 % de part modale), qu’il
s’agisse de déplacements courts ou de déplacement longs,
ce qui représente plus de 380 000 déplacements réalisés
en voiture.
Les enjeux pour les liens avec les territoires
voisins
L’analyse des déplacements en lien avec les territoires
voisins a d’abord été menée par corridor. Cette analyse
a permis de faire ressortir les enjeux principaux qui sont
communs à l’ensemble des corridors et aussi des enjeux
spécifiques sur certaines thématiques comme la logistique
pour laquelle l’échelle d’analyse doit être élargie.
Les principaux enjeux et spécificités sont :
◗ Développer des offres structurantes pour les déplace-
ments de moyennes et longues distances, notamment
en lien avec l’Agglomération lyonnaise, en s’appuyant sur
l’offre ferroviaire existante, complétée par des offres de
transports en commun routier :
◗ Améliorer l’articulation des réseaux et des infrastruc-
tures pour les modes actifs afin de limiter l’usage de la
voiture individuelle et en favorisant l’intermodalité, aussi
bien pour les déplacements de courtes et moyennes dis-
tances à destination du ressort territorial que ceux en sor-
tant, en direction par exemple des principales zones d’ac-
tivités situées à proximité telles que la zone de Chesnes
en Isère ou de la Plaine de l’Ain… ;
◗ Accompagner les changements de comportements de
mobilité, en particulier pour les personnes habitant en de-
hors du ressort territorial, mais s’y déplaçant ;
◗ Renforcer les offres permettant de rendre attractifs les
modes actifs pour les déplacements de courtes distances,
notamment au niveau des franchissements de la Saône ;
◗ Accélérer le report modal pour les flux de marchandises
en transit et en lien avec le ressort territorial, afin de ré-
duire les trafics poids-lourds sur les grandes infrastruc-
tures routières et dans les réseaux routiers de desserte ;
◗ Mieux prendre en compte la logistique en lien avec le
ressort territorial et en particulier le potentiel du transport
fluvial et ferroviaire quand les infrastructures multimodales
et les services existent.235 235 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les actions en lien avec les territoires voisins236 236 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
FOCUS TERRITORIAUX DU PLAN DE MOBILITÉ
CHAPITRE 3
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les actions stratégiques
Avant 2030
◗ Le déploiement de deux lignes de cars à haut niveau de
service portées par la Région (Trévoux - Lyon et Bourgoin-
Jallieu - Lyon afin de proposer une offre de transports en
commun routiers efficace pour des liaisons de moyennes/
longues distances en lien avec l’Agglomération lyonnaise
(Levier 2, Axe 1) ;
◗ La mise en œuvre d’une liaison à haut niveau de service
Meyzieu-Crémieu sur l’emprise du Chemin de Fer de l’Est
Lyonnais permettant de proposer une offre de transports
en commun efficace pour des liaisons de moyennes et
longues distances en lien avec l’Agglomération lyonnaise
et l’Est lyonnais ;
◗ La réalisation d’études sur l’impact de la mise en place
d’une tarification unifiée à l’échelle du ressort territorial
prenant en compte du mieux possible la notion de barrière
tarifaire par rapport aux territoires voisins (Levier 4, Axe 4) ;
◗ La réalisation d’études d’opportunité concernant le
dépassement des limites administratives d’un réseau de
transport en commun dans les territoires voisins, que ce
soit une offre de SYTRAL Mobilités qui sort de son péri-
mètre (comme la ligne 2Ex par exemple) ou d’un réseau
voisin qui circule dans le ressort territorial de SYTRAL
Mobilités (Colibri, Saônibus, L’Va, …) ;
◗ Le développement de 8 lignes de covoiturage en com-
plément de l’offre de transports collectifs. Ces liaisons em-
prunteront les axes routiers structurants et seront connec-
tées aux principaux pôles d’échanges ; (Levier 2, Axe 6) ;
◗ La mise en place d’une gestion cohérente des mobili-
tés pour les gares d’un même corridor, tels que Côtière-
Bugey, vallée du Gier… (Levier 2, Axe 4) ;
◗ L’accompagnement à la mobilité servicielle pour l’en-
semble des usagers (résidents ou non sur le ressort ter-
ritorial) par les agences des mobilités du ressort territorial
(Levier 4, Axe 1) ;
◗ L’aménagement des continuités cyclables avec les terri-
toires voisins, notamment au travers des véloroutes (liens
avec le Val de Saône, le Roannais, la Côtière de l’Ain, le
Nord Isère, …) et des raccordements aux voies lyonnaises
(Levier 2, Axe 5) ;
◗ Le développement du transport fluvial de marchandises
sur la Saône et sur le Rhône devra être étudié et accompa-
gné, notamment vers la Métropole de Lyon pour les opéra-
tions de distribution urbaine ou de gestion des matériaux
de chantiers pour lesquelles ce mode constitue une alter-
native fiable et performante à la route (Levier 2, Axe 8).
Avant 2040
◗ La mise en œuvre de la desserte au 1/4h jusqu’en gare
de Villars-les-Dombes, Montluel, Bourgoin-Jallieu, Vienne,
et celles de la vallée du Gier dans le cadre de la mise en
œuvre d’un service de type RER (Levier 2, Axe 1) ;
◗ Le déploiement d’une ligne de cars à haut niveau de ser-
vice Région (Montluel-Lyon) afin de proposer une offre de
transports en commun routiers efficace pour des liaisons
de moyennes et longues distances en lien avec l’Agglo-
mération lyonnaise (Levier 2, Axe 1) ;
◗ L’aménagement du Contournement Ferroviaire de l’Ag-
glomération lyonnaise (CFAL) du potentiel débouché et
des accès français du Lyon-Turin pour le développement
du fret ferroviaire.
Cyclistes sur la voie bleue - Belleville-en-BeaujolaisCHAPITRE 4
MISE EN ŒUVRE
DU PLAN
DE MOBILITÉ238
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Les actions sous maîtrise d’ouvrage SYTRAL Mobilités ont
fait l’objet d’une analyse permettant de vérifier la soutena-
bilité financière de la réalisation de l’ensemble des projets
et actions sur la période 2025-2040. Les principales hypo-
thèses qui sous-tendent cette analyse projettent une stabi-
lité de l’environnement économique et financier du modèle
de financement de SYTRAL Mobilités (présenté ci-dessous)
et sont :
◗ L’économie locale poursuit sa croissance, permettant une
augmentation régulière des sommes perçues des entre-
prises au travers du versement mobilité ;
◗ L’inflation est considérée comme constante (+ 1,90 % par
an à partir de 2025) et le niveau de tarification des ré-
seaux suit la même trajectoire ;
◗ Les taux d’intérêt sont considérés comme constants à
3,50 % à partir de 2028 dans la poursuite des projections
macroéconomiques établies par la Banque de France.
◗ La fréquentation des réseaux de transports collectifs
poursuit sa croissance (+ 1,4 % par an), en lien avec l’évolu-
tion démographique et l’augmentation de leur attractivité.
Une planification sur un horizon
lointain qui concerne de multiples
maîtres d’ouvrage
La stratégie et les actions inscrites dans le Plan de Mobilité
ont été partagées tout au long de la démarche d’élabora-
tion avec l’ensemble des maîtres d’ouvrage concernés par
la mise en œuvre du plan d’action. Il est ainsi important de
noter que le financement et la réalisation des actions ne
relèvent donc pas uniquement de la maîtrise d’ouvrage de
SYTRAL Mobilités.
La planification court jusqu’à l’horizon 2040. Elle comprend
des projets et mesures qui ont déjà été finement étudiés,
et d’autres dont le besoin s’est imposé en cours d’élabora-
tion afin de participer à l’atteinte des objectifs fixés. Ainsi,
les grands projets ferroviaires ont déjà fait l’objet d’études
poussées au contraire des lignes de cars à haut niveau de
service qui viendront compléter l’offre de déplacement à
l’échelle de l’aire métropolitaine.
Les évaluations financières présentées constituent des élé-
ments quantifiés à date. Ils pourront être amenés à évoluer
en fonction de divers facteurs externes tels que la crois-
sance économique, l’inflation, des modifications de taux
d’intérêt ou encore de nouvelles dispositions législatives
(déplafonnement potentiel et conditions de soumission au
versement mobilité, assiette de la TVA…).
ÉVALUATION FINANCIÈRE DU PLAN DE MOBILITÉ239
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Borne de validation et de paiement sans contact par carte bancaire sur le réseau TCL
Modalités de financements
de SYTRAL Mobilités
Éléments constitutifs du budget de SYTRAL Mobilités,
à partir du budget prévisionnel 2024
Les dépenses de SYTRAL Mobilités représentent 1,6 milliard €
en 2024 et sont réparties en plusieurs postes :
◗ Les charges d’exploitation des différents réseaux tenant
compte des dépenses liées au fonctionnement quotidien
du réseau mais aussi des révisions contractuelles en lien
avec la hausse de l’inflation et les surcoûts liés à la crise
énergétique (42,7 % des dépenses en 2024) ;
◗ Les dépenses d’équipements qui sont consacrées
aux nouveaux projets, à la gestion du patrimoine et au
renouvellement des équipements et matériels (51,3 % des
dépenses en 2024) ;
◗ Le remboursement de la dette (5 % des dépenses en 2024) ;
◗ Les charges de service (personnel et siège) (1,1 % des dé-
penses en 2024).
Les recettes représentent un montant identique et sont
également réparties en plusieurs postes :
◗ Le versement mobilité (31,2 % des recettes en 2024) ;
◗ Les recettes commerciales d’exploitation des réseaux
SYTRAL Mobilités (18,2 % des recettes en 2024) ;
◗ Les contributions des collectivités membres de SYTRAL
Mobilités et les aides de l’État (13,3 % des recettes en
2024) ;
◗ Les subventions et le remboursement d’opérations pour
compte de tiers (3,2 % des recettes en 2024) ;
◗ Le recours à l’emprunt (34,1 % des recettes en 2024).
Dépenses 2024 Recettes 2024
45 % des km parcourus tous modes correspondent
à des déplacements de
moins de 10 km
55 % des km parcourus tous modes correspondent
à des déplacements de
plus de 10 km
dont 80 %
1,1 % 17,5 M€
Charges de service
5 % 79,7 M€
Dettes
42,7 %
684,6 M€
Exploitation
51,3 %
822,3 M€
Équipement
environ
parcourus en voiture
90 % de déplacements
font moins
de 10 km
Dépenses total :
1,6 milliard €
Recettes total :
1,6 milliard €
13,3 % 213,8 M€
Collectivités et état
3,2 %
51,3 M€
Subventions
18,2 %
291,5 M€
Exploitation
réseaux
34,1 %
546,1 M€
Emprunt
31,2 %
500,9 M€
Versement mobilité
45 % des km parcourus tous modes correspondent
à des déplacements de
moins de 10 km
55 % des km parcourus tous modes correspondent
à des déplacements de
plus de 10 km
dont 80 %
1,1 % 17,5 M€
Charges de service
5 % 79,7 M€
Dettes
42,7 %
684,6 M€
Exploitation
51,3 %
822,3 M€
Équipement
environ
parcourus en voiture
90 % de déplacements
font moins
de 10 km
Dépenses total :
1,6 milliard €
Recettes total :
1,6 milliard €
13,3 % 213,8 M€
Collectivités et état
3,2 %
51,3 M€
Subventions
18,2 %
291,5 M€
Exploitation
réseaux
34,1 %
546,1 M€
Emprunt
31,2 %
500,9 M€
Versement mobilité240
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Principaux programmes et projets
inclus dans le Plan de Mobilité
De 6 à 9 milliards d’euros pour les projets ferroviaires
(€2019), portés par l’État, SNCF Réseau et la Région
Les projets ferroviaires représentent, avec les projets
structurants de transports collectifs urbains, les principaux
investissements à réaliser d’ici à 2040, avec notamment les
nouvelles infrastructures à créer afin de désaturer l’étoile
ferroviaire lyonnaise et de pouvoir mettre en œuvre des
services périurbains attractifs de type RER. Ces coûts sont
notamment issus du débat public sur le Nœud Ferroviaire
Lyonnais qui s’est tenu en 2019 ainsi que des coûts affichés
pour certains projets ferroviaires. La large fourchette affi-
chée dans ces estimations s’explique d’une part par le choix
restant à faire concernant l’aménagement de la section fer-
roviaire Saint-Clair - Guillotière, entre une option en surface
et une option souterraine, et d’autre part par l’option qui
sera finalement retenue pour l’itinéraire de la section sud
du CFAL.
Ces projets doivent bénéficier d’investissements forts
de l’État, mais aussi de la Région Auvergne Rhône-Alpes,
voire de l’Europe. Il est à noter que la Société des Grands
Projets est notamment missionnée par les partenaires
de la démarche de mise en œuvre des Services Express
Régionaux Métropolitains lyonnais pour identifier, prépa-
rer et bâtir les modalités du financement des investisse-
ments nécessaires à la désaturation de l’Étoile Ferroviaire
Lyonnaise. Les capacités d’emprunt de la Société des
Grands Projets pourront notamment être mises à contribu-
tion afin de participer à ce financement.
Quant à l’évolution des coûts d’exploitation engendrée par
le niveau de service visé d’ici à 2040, il est délicat de l’es-
timer dans un contexte évolutif, avec notamment la pers-
pective de l’ouverture à la concurrence de l’exploitation des
TER de l’étoile ferroviaire lyonnaise à partir de 2029. Cette
évolution pourrait en effet générer une baisse importante
des coûts d’exploitation par rapport à ceux de l’opérateur
historique et susceptible de venir contrebalancer l’augmen-
tation d’offre escomptée à horizon 2040.
De 5,2 à 5,8 milliards d’euros pour les projets
structurants de transports collectifs portés
par SYTRAL Mobilités (€2024 )
La quantification des investissements nécessaires à la mise
en œuvre des projets structurants de transports collectifs
(augmentation de capacité du métro, lignes de tramway et
de BHNS) s’est basée sur les études existantes et sur les
évaluations réalisées lors de l’analyse des solutions alter-
natives dans le cadre de la consultation publique sur le
développement du métro de 2021. La variation dans les esti-
mations prévisionnelles s’explique par le fait que des études
complémentaires sont nécessaires afin de déterminer si la
nouvelle ligne structurante desservant le Plateau Nord de la
Métropole de Lyon sera aménagée en surface ou en partie
en souterrain.
Pour ce qui concerne le réseau de lignes de Cars à Haut
Niveau de Service, la mise en place de cette nouvelle offre
de service est en cours d’étude et ne permet pas de dispo-
ser à ce stade d’éléments financiers fermes sur les coûts de
sa mise en œuvre. On peut estimer que les aménagements
de voirie et d’espace public permettant de garantir leur per-
formance et leur fiabilité pourraient coûter environ 50 M€.
Sur l’ensemble de la période 2025-2040, cet investisse-
ment correspond à une poursuite du rythme des investis-
sements consentis dans le cadre du mandat 2020-2026
jusqu’en 2040. Vue aérienne de la gare Lyon Part-Dieu - Lyon 3e
Perspective du tramway T9 rue Émile Zola - Vaulx-en-Velin241
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Des coûts d’exploitation en augmentation maîtrisée
Comme pour toute offre de transports collectifs, le dévelop-
pement de nouveaux projets structurants entraine une aug-
mentation des coûts d’exploitation. Néanmoins, le réseau
de bus et de cars, réorganisé en parallèle de ces projets,
permet d’assurer une meilleure couverture territoriale sans
générer forcément de coûts supplémentaires. Cela permet
ainsi de desservir de nouveaux territoires sans forcément
générer de coûts d’exploitation supplémentaires sur le
réseau de lignes de bus et cars.
Pour ce qui concerne le réseau de lignes de Cars à Haut
Niveau de Service, en considérant qu’il s’agira d’une offre
nouvelle bien qu’elle s’appuie pour une part sur des lignes
interurbaines existantes, il est estimé que leur coût d’exploi-
tation annuel à terme entraînera une hausse des dépenses
de SYTRAL Mobilités d’environ 10 M€ par an.
Globalement, les charges d’exploitation annuelle devraient
progresser d’environ 50 % entre 2025 et 2040, passant d’un
peu moins de 700 M€ en 2025 à 1 Md€ environ en 2040.
Des ressources de SYTRAL Mobilités
à la hauteur des besoins
Avec les hypothèses de stabilité du contexte retenues, les
ressources prévisionnelles de SYTRAL Mobilités devraient
permettre de répondre aux besoins financiers identifiés
d’ici à 2040. Le recours à l’emprunt devrait néanmoins pro-
gresser pour ce faire, avec des annuités de remboursement
passant d’environ 80 M€ en 2025 à près de 170 M€ en
2040. Le ratio de désendettement devrait alors atteindre
11 ans en 2040 avant de décroître les années suivantes.
Estimation des coûts des projets
d’aménagement de voirie
Les évolutions du réseau routier projetées dans le Plan de
Mobilité sont de différentes natures. Celles prévues sur
le réseau des Voies Structurantes d’Agglomération (VSA)
exigent des études complémentaires afin de préciser les
aménagements qui devront être réalisés afin d’intégrer au
mieux les modifications prévues – comme les voies réser-
vées aux transports collectifs et/ou au covoiturage – et dont
les modalités peuvent être très différentes en fonction des
contextes (passages dénivelés nécessaires, etc.).
Les évolutions du réseau routier concernant la résorption
des points noirs de sécurité routière et de congestion des
transports collectifs, mais aussi la mise en œuvre d’iti-
néraires cyclables, dépendent aussi très fortement des
contextes et des choix d’aménagements qui seront retenus.
Ainsi, on peut estimer que la mise en œuvre d’une voie
réservée aux transports collectifs et au covoiturage peut
coûter entre 300 000 €/km et 1,6 million €/km, selon l’am-
pleur des travaux nécessaires.
Dans le même ordre d’idée, la poursuite des aménage-
ments permettant l’amélioration de la performance des
lignes de bus peut être estimée entre 2 et 3 M€ par corridor
aménagé, en fonction du contexte local et de l’ampleur des
réalisations à prévoir.
Le Plan de Mobilité fixe des ambitions fortes en matière
de développement des aménagements cyclables structu-
rants, qui seront à accompagner d’un réseau cyclable de
maillage au sein de chaque territoire. Ici aussi, les environ-
nements urbains, les éventuelles acquisitions foncières ou
au contraire opportunités d’aménagements peuvent faire
varier fortement les coûts.
Aménagements de voirie rue du 8 mai 1945 - Villeurbanne242
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
En termes de linéaire à réaliser, le Plan de Mobilité iden-
tifie environ 750 kilomètres d’itinéraires cyclables structu-
rants restant à réaliser dans le cadre du schéma cible 2040.
Environ 350 km de ce réseau sont situés dans le territoire
de la Métropole de Lyon, pour un coût estimatif de 400 mil-
lions d’euros au total (standards d’aménagement des Voies
Lyonnaise élevés, contextes urbains parfois complexes,
franchissements d’obstacles à réaliser…). Pour le reste de
ce réseau, le coût peut être estimé entre 300 000€ et
600 000 € du kilomètre : cela représenterait donc un inves-
tissement total pouvant être compris entre 120 et 240 M€.
De plus, il est important de préciser que ce réseau cyclable
structurant doit être complété par des réseaux de maillage
locaux (non pris en compte dans le Plan de Mobilité), dont
l’estimation des coûts est là aussi très variable suivant les
aménagements retenus et les contextes, la variation des
prix pouvant aller de 150 000 €/km à 300 000 €/km.
En matière de ressources, il convient de noter la possibilité
offerte aux collectivités membres de SYTRAL Mobilités de
récupérer jusqu’à 0,1 point du versement mobilité prélevé
sur leur territoire afin de financer leurs politiques d’Autorités
Organisatrices de la Mobilité en matière de mobilités soli-
daires, actives et partagées.
1,5 million d’euros par an au minimum
pour le changement des pratiques de mobilité
Le Plan de Mobilité met également l’accent sur l’accompa-
gnement humain au changement des pratiques de mobilité.
Les coûts engendrés dépendront fortement de la nature des
solutions qui seront retenues et notamment les possibles
mutualisations de cet accompagnement avec d’autres struc-
tures déjà présentes dans les territoires (maisons France
service…). Ainsi, seuls les coûts de communication et de
marketing de SYTRAL Mobilités peuvent-ils être d’ores et
déjà affichés dans ce volet financier du Plan de Mobilité et
peuvent être estimés à environ 1,5 million € par an.
Locaux de l’agence des mobilités - Lyon 3e
10. Source : Impact économique et potentiel de développement des usages du vélo en France - 2020
PRÉCONISATIONS DE L’ADEME
Il convient de noter que l’Ademe préconise un
investissement de 30 € par habitant et par an pour
conduire une politique cyclable à la hauteur des
objectifs fixés au niveau national10.
Ainsi, avec une population du ressort territorial de
SYTRAL Mobilités d’environ 1,9 million d’habitants,
cela correspondrait à un investissement de 855 M€
sur la période 2025-2040. Cette préconisation
apparaît donc cohérente avec le budget estimatif de
520 à 640 M€ pour le réseau cyclable structurant à
l’échelle du ressort territorial.243
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PROJET COÛT MAÎTRE D’OUVRAGE
Levier 1 : Réduire les distances parcourues en lien avec l’organisation du territoire
Axe 1 : Réduire les distances de déplacements
Action n°2
Renforcer la desserte
en transports collectifs
ainsi que les services et
infrastructures de mobilité
active dans les Quartiers
prioritaires de la Politique
de la Ville
Passerelle vélo Oullins 45 M€ Métropole de Lyon
Levier 2 : Poursuivre le développement des offres et des services de mobilité
Axe 1 : Développer le réseau structurant de transports en commun
Action n°2
Réaliser les investissements
nécessaires
à la désaturation de l’étoile
ferroviaire lyonnaise
CFAL Nord 1 500 M € État, SNCF Réseau
CFAL Sud Entre 1 400 M € (option
courte) et 2 800 M € (option
longue)
État, SNCF Réseau
Désaturation Saint-Clair
Guillotière
1 450 M € (en surface)
3 000 M € (souterrain)
État, SNCF Réseau
Mise à 4 voies Saint-Fons
Grenay
820 M € État, SNCF Réseau
Aménagements
complémentaires pour
la désaturation de l’étoile
ferroviaire lyonnaise
500 M € État, SNCF Réseau
Franchissement du Rhône 400 M € État, SNCF Réseau
Halte du Dauphiné 14 M € État, SNCF Réseau
Renforcements électriques 12,8 M € État, SNCF Réseau
Études 24 M € État, Région Auvergne-
Rhône-Alpes, Métropole de
Lyon, SYTRAL Mobilités
Action n°3
Créer un réseau de lignes
de Cars à Haut Niveau
de Service
Lignes CHNS SYTRAL 50 M € d’investissements SYTRAL Mobilités
BHNS Lyon/Trévoux 192 M € Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Action n°4
Doubler la capacité
du réseau métro, le
moderniser et le fiabiliser
Travaux sur lignes A,
B, C et D du métro et
renouvellement du matériel
roulant
2 000 M € SYTRAL Mobilités
Estimations financières des actions et projets majeurs du Plan de Mobilité
Les estimations financières de ce tableau, en euros constants, ont été bâties à partir des éléments disponibles au moment de la rédaction du Plan de Mobilité.244
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PROJET COÛT MAÎTRE D’OUVRAGE
Axe 1 : Développer le réseau structurant de transports en commun
Action n°5
Poursuivre le
développement du réseau
tramway et bus
à haut niveau de service
T6 Nord 186 M € SYTRAL Mobilités
T9 290 M € SYTRAL Mobilités
T10 295 M € SYTRAL Mobilités
BHNS Sept Chemins 137 M € SYTRAL Mobilités
BHNS Sept Chemins -
Porte des Alpes - Parilly
80 M € SYTRAL Mobilités
Renforcement T1 et T2 27 M € SYTRAL Mobilités
Tramway La Soie - Gare de
Vénissieux
250 M € SYTRAL Mobilités
TEOL 800 M € SYTRAL Mobilités
Confortement T3 100 M € SYTRAL Mobilités
Ligne structurante
Lyon Part-Dieu vers Écully
400 M € SYTRAL Mobilités
Tramway Plateau Nord 400 M€ surface
OU
1 000 M € enterré
SYTRAL Mobilités
Prolongement TEOL 150 M € SYTRAL Mobilités
Tramway Meyzieu Crémieu 150 M € Région
Action n°6
Étudier et mettre en œuvre
un maillage renouvelé
du réseau tramway
Études et adaptations du
réseau de tramway
100 M € SYTRAL Mobilités
Axe 2 : Développer et améliorer le réseau de maillage de transport en commun
Action n°2
Améliorer la performance
des lignes de bus et de cars
5 corridors bus à horizon
2026
10 à 15 M € SYTRAL Mobilités
Action n°3
Développer le transport
collectif fluvial
Navette fluviale entre Vaise
Industrie et Confluence,
exploitée avec 4 bateaux
26 M € d’investissement SYTRAL Mobilités
Axe 3 : Créer un réseau de transports en commun lisible, accessible et attractif
Action n°1
Structurer et mettre en
œuvre le réseau unifié
à l’échelle de SYTRAL
Mobilités
Étude de hiérarchisation
du réseau et déploiement
2,5 M € SYTRAL Mobilités
Étude d’une marque et
déploiement (livrées des bus,
mobilier)
7 M € SYTRAL Mobilités
Action n°3
Améliorer le confort et la
qualité de service pour
les usagers des transports
collectifs
Mise en place d’un bonus/
malus sur la qualité de
service dans les contrats
7,5 M €/an SYTRAL Mobilités et/ou
exploitants du réseau de
transport collectif
Les estimations financières de ce tableau, en euros constants, ont été bâties à partir des éléments disponibles au moment de la rédaction du Plan de Mobilité.245
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PROJET COÛT MAÎTRE D’OUVRAGE
Action n°4
Adapter les moyens
d’exploitation, notamment
matériels et humains, pour
un réseau de qualité
Renouvellement des flottes
de bus et cars
742 M€ sur la période
2025-2040
SYTRAL Mobilités
Adaptation des dépôts
existants et création de
dépôts bus
200 M€ SYTRAL Mobilités
Axe 4 : Faciliter et favoriser l’intermodalité
Action n°2
Faciliter le rabattement et
la diffusion par les modes
actifs
Dimensionner et sécuriser
3 000 emplacements vélos
sécurisés aux abords des
réseaux TC de SYTRAL
Mobilités
3,2 M € SYTRAL Mobilités,
Métropole de Lyon
et EPCI
Aménager 3 000 places de
stationnement vélo dans
les gares de Lyon Part-Dieu,
Perrache et Gorge de Loup
14 M € Métropole de Lyon
Action n°3
Optimiser le rabattement
automobile vers les
transports collectifs
Mettre en place le contrôle
d’accès voiture dans les
gares TER de la Métropole
de Lyon
3,3 M € Métropole de Lyon
Nouveau Parc Relais
en gare de
Saint-Germain-au-Mont-d’Or
14 M € Métropole de Lyon
Agrandissements
des Parcs Relais des gares
de Crépieux, Sathonay-Rilleux
et Quincieux
3 M € Métropole de Lyon
Axe 5 : Donner à la marche et au vélo toute leur place pour les déplacements de courte et moyenne distance
Action n°1
Garantir la marchabilité
du territoire
Mettre en œuvre le Plan
Piéton de la Métropole pour
sa première phase (2026)
25 M € Métropole de Lyon
Action n°2
Aménager un réseau
cyclable structurant à
l’échelle du ressort territorial
Voies Lyonnaises Environ 400 M € Métropole de Lyon
Action n°4
Renforcer l’offre de
stationnement vélo
Atteindre 50 000 arceaux
à vélo dans la Métropole de
Lyon (2026)
5 M € Métropole de Lyon
Atteindre 9 000
stationnements vélos
sécurisés dans la Métropole
de Lyon
11,5 M € Métropole de Lyon
Action n°5
Élargir et densifier l’offre de
vélos en libre-service ou en
location courte durée
Création de 30 à 35
nouvelles stations de Velo’V
2 M € Métropole de Lyon
Les estimations financières de ce tableau, en euros constants, ont été bâties à partir des éléments disponibles au moment de la rédaction du Plan de Mobilité.246
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PROJET COÛT MAÎTRE D’OUVRAGE
Axe 6 : Créer un réseau structurant de covoiturage
Action n°1
Développer des lignes de
covoiturage en ciblant les
principaux flux automobiles
et les zones d’emplois
Étude pré-opérationnelles
des 31 premières lignes
de covoiturage
300 000 € SYTRAL Mobilités,
Métropole de Lyon,
EPCI
Mise en œuvre de 6 lignes
de covoiturage à court terme
Investissement : 550 000 € SYTRAL Mobilités,
Métropole de Lyon,
EPCI
Action n°2
Mettre en place une
plateforme numérique
unique facilitant la mise en
relation entre covoitureurs
Faire fonctionner la plate-
forme de covoiturage et
financer les indemnités
pouvant être versées aux
covoitureurs (cf. Levier 4
Axe 3 action 5)
Fonctionnement de la
plateforme (en projet) :
300 000 €/an
Incitatifs financiers (en
projet) : 350 000 €/an
SYTRAL Mobilités
Axe 7 : Mettre en œuvre des offres de mobilité adaptées aux plus vulnérables
Action n°2
Poursuivre et renforcer
les initiatives en faveur
des scolaires et étudiants
pour faciliter leurs
déplacements
Mettre en œuvre le service
Freevélo’v
1,4 M €/an Métropole de Lyon
Les estimations financières de ce tableau, en euros constants, ont été bâties à partir des éléments disponibles au moment de la rédaction du Plan de Mobilité.247
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PROJET COÛT MAÎTRE D’OUVRAGE
Levier 3 : Redéfinir les usages nécessaires de la voiture, notamment en agissant sur l’espace public
Axe 2 : Repenser l’organisation de l’espace public et son partage
Action n° 1
Aménager l’espace public
pour l’apaiser et le rendre
agréable à tous les usagers
Mesures d’apaisement
et de mise en accessibilité
de l’espace public dans
la Métropole de Lyon
500 M€
(réaménagements d’espaces
publics « opérations diffuse
hors des centralités » sur
2 mandats) dont :
• Ville à 30 km/h (5 M €)
• Rues écoles (4,4 M €)
• Zone à Trafic Limité (1 M €)
• Aménagements Rive
Droite du Rhône à Lyon
(100 M €)
• Apaisement presqu’île
de Lyon (25 M €)
• Équipement en feux
sonores des carrefours
(0,2 M €/an)
Métropole de Lyon,
Communes
Action n°2
Rendre accessible l’espace
public à tous les usagers, y
compris en situation
de handicap
Axe 4 : Favoriser l’usage des motorisations alternatives et des véhicules moins polluants
Action n°1
Poursuivre la mise en place
de la ZFE-m et accompagner
les propriétaires de
véhicules anciens
Mettre en œuvre un système
de vidéo-verbalisation
concernant la ZFE
1 M € Métropole de Lyon
Accompagner les usagers
les plus fragiles dans
le remplacement de
leur véhicule (subventions
professionnels et particuliers
2025-2033)
75 M € Métropole de Lyon
Axe 5 : Favoriser les usages partagés de la voiture
Action n°1
Développer l’autopartage
Porter le nombre de
véhicules disponibles
à 3 600 en 2030 dans
la Métropole de Lyon
Fonctionnement du service
avec 3600 véhicules :
20 M €/an
Aménagement des places
sur voirie : 5 M €
Métropole de Lyon
Pérenniser les services
d’autopartage dans les EPCI
du territoire
16 000 €/an CAVBS
Les estimations financières de ce tableau, en euros constants, ont été bâties à partir des éléments disponibles au moment de la rédaction du Plan de Mobilité.248
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PROJET COÛT MAÎTRE D’OUVRAGE
Levier 4 : Accompagner et encourager les changements de pratiques de mobilité
Axe 1 : Développer le conseil en mobilité et renforcer la communication
Action n°1
Mettre en œuvre un réseau
d’agences des mobilités
Pérenniser et développer
les actions de l’agence des
mobilités de la Métropole
de Lyon
1 M €/an Métropole de Lyon
Étude sur l’évolution des
agences commerciales TCL
80 000 € SYTRAL Mobilités
Action n°2
Une information
et une communication
pour tous les publics
Mettre en œuvre des actions
de communication et
de marketing sur le réseau
de transports collectifs
de SYTRAL Mobilités
1,5 M €/an SYTRAL Mobilités
Mettre à disposition
des habitants des offres
découvertes multimodales
(en nombre limité)
2 M €/an Métropole de Lyon
Action n°4
Amplifier le conseil
en mobilité employeur
Mener des actions
de sensibilisation auprès
des employeurs et
de leurs salariés
0,75 M €/an Métropole de Lyon
Action n°5
Former les jeunes
à la mobilité durable
Financer des relais
associatifs sur le terrain
100 000 €/an Métropole de Lyon
Axe 2 : Faciliter l’expérimentation par l’usager et permettre la découverte des offres de mobilité
Action n°2
Faciliter l’expérimentation
par de l’accompagnement
humain
Mener des actions
d’accompagnement
de remise en selle
via des associations
sur le terrain
0,5 M €/an Métropole de Lyon
Axe 3 : Améliorer la sécurité des déplacements
Action n°1
Agir pour la sécurité routière
Sécuriser les accès
aux collèges
2,4 M €, intégrés
au plan piéton
Métropole de Lyon
Étude Passages à Niveaux
(SERM)
0,6 M € Métropole de Lyon, État
Les estimations financières de ce tableau, en euros constants, ont été bâties à partir des éléments disponibles au moment de la rédaction du Plan de Mobilité.249
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
PROJET COÛT MAÎTRE D’OUVRAGE
Action n°2
Accentuer les actions
de prévention
de la délinquance dans
les transports en commun
Améliorer la sûreté et sa
perception par les usagers
sur le réseau de transports
collectifs de SYTRAL
Mobilités
29 M €/an SYTRAL Mobilités
Axe 4 : Proposer un parcours usager facilité et équitable
Action n°1
Développer l’information
voyageurs
Mettre en place une
information unifiée sur
le réseau de transports
collectifs de SYTRAL
Mobilités
600 000 € SYTRAL Mobilités
Action n°3
Poursuivre le
développement de supports
billettiques permettant
d’intégrer plusieurs services
de mobilité
Adapter et unifier
les supports billettique
des réseaux Libellule,
Cars du Rhône et TCL
4,5 M € SYTRAL Mobilités
Action n°4
Structurer des services
de mobilité intégrée
Réaliser l’outil de mobilité
intégrée
7,6 M € SYTRAL Mobilités
Action n°5
Inciter financièrement
au covoiturage
Verser des incitations
à la pratique du covoiturage
via la plateforme et les lignes
de covoiturage
Plateforme : 0,3 M €/an
Lignes de covoiturage :
0,9 M€/an (estimation)
Métropole de Lyon, EPCI
Action n°6
Poursuivre le
développement des aides
à l’acquisition des vélos
Poursuivre les actions
d’aide à l’achat de vélos
à assistance électrique
dans le territoire de
la Métropole de Lyon
20 M € Métropole de Lyon
Les estimations financières de ce tableau, en euros constants, ont été bâties à partir des éléments disponibles au moment de la rédaction du Plan de Mobilité.250
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Mobiliser les outils d’ingénierie
du territoire
L’ambition du Plan de Mobilité se traduit par l’identification
de nombreuses actions à la charge des collectivités du ter-
ritoire, en particulier les EPCI et les communes, dont les
moyens techniques d’ingénierie et/ou de mise en œuvre
ne sont pas toujours suffisamment dimensionnés pour per-
mettre leur réalisation dans les calendriers indiqués.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Mobilité, un
travail continu sera donc réalisé afin de :
◗ Identifier les actions à mettre en œuvre et qui nécessite-
ront des besoins complémentaires d’ingénierie ;
◗ Rechercher une mutualisation des moyens à mobiliser,
notamment pour les actions similaires à conduire par diffé-
rents acteurs du territoire (marchés publics, suivi…) ;
◗ Mobiliser les acteurs techniques du territoire : SYTRAL
Mobilités propose à ses membres des actions d’appui
aux territoires, notamment pour les accompagner dans la
mise en œuvre de leurs politiques en matière de mobilités
actives, partagées et solidaires. Dans ce cadre, SYTRAL
Mobilités pourra donc poursuivre la mobilisation de ses
moyens d’ingénierie propres afin d’accompagner techni-
quement la mise en œuvre des actions à la charge des
EPCI du territoire dans le cadre de l’assistante technique
à ses membres. SYTRAL Mobilités poursuivra égale-
ment la mise en réseau des services techniques de ses
membres afin d’impulser des dynamiques de partage et
de retours d’expériences concernant la définition et la
mise en œuvre de projets de mobilité : chartes d’aména-
gement de l’espace public, aménagements et services
cyclables, autopartage, services ambulants…
En complément, l’Agence Technique du Département du
Rhône pourra également être mobilisée pour accompa-
gner les communes et EPCI adhérents, notamment en
matière de voirie et d’aménagement de l’espace public.
De la même manière, l’Agence d’urbanisme de l’aire
métropolitaine lyonnaise pourra accompagner les ter-
ritoires, notamment pour ce qui concerne l’articulation
urbanisme-transport.
Association des citoyens
à la définition et à la réalisation
de projets
◗ La vision de l’usager et du citoyen doit être particuliè-
rement prise en compte dans la définition des projets,
en articulation avec les réflexions portées par les acteurs
locaux. En ce qui concerne la mise en œuvre, les citoyens
apportent dès à présent certaines réponses à des besoins
spécifiques, souvent sous la forme d’actions associa-
tives : ateliers vélos, aide à la pratique du vélo, pedibus,
prise en compte des handicaps…
◗ Suivant la portée des projets (notamment l’importance du
territoire concerné) et leurs impacts sur la vie quotidienne
des habitants, des modalités d’association du public
adaptées, et complémentaires aux obligations légales
seront mises en œuvre : ateliers de co-conception (amé-
nagements cyclables, cheminements piétons vers arrêts
TC…), focus-groupes, enquêtes d’opinion ;
◗ De plus, des dispositifs de type budget participatif, au
niveau de chaque collectivité, pourront être envisagés,
par exemple sous la forme d’appels à manifestation d’in-
térêt et de concours. Des initiatives citoyennes portant sur
des projets à mettre en œuvre ou à soutenir par la collecti-
vité pourront ainsi être développées : projets de pedibus/
vélobus, mise en place et animation de communautés de
covoiturage, aménagements cyclables…
◗ Les projets portés par les citoyens et leurs résultats
seront valorisés dans le cadre de communications spé-
cifiques afin d’inciter au développement de nouvelles ini-
tiatives citoyennes et de montrer les bénéfices pouvant
en découler. L’identification et la valorisation de ces initia-
tives pourront notamment être réalisées par chacun des
acteurs locaux dans le cadre du suivi du Plan de Mobilité.
APPUI À LA MISE EN ŒUVRE DES ACTIONS
DU PLAN DE MOBILITÉ
Le Plan de Mobilité précise pour chaque action les pilotes et partenaires de leur mise en œuvre. En complément, des modalités de mobilisation d’outils techniques d’une part et d’association citoyenne d’autre part sont nécessaires afin de faciliter la réalisation des actions et l’atteinte des objectifs.251
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
ÉVALUATION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET
DE SERRE ET DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES
Contexte législatif
Conformément aux articles L. 1214-8-1 et R. 1214-1 du Code
des transports, le Plan de Mobilité doit inclure une éva-
luation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de
polluants atmosphériques générés par les déplacements
sur le territoire de SYTRAL Mobilités. Cette évaluation doit
porter sur l’année de réalisation de l’étude, ainsi que pour
les années 2026 et 2031, correspondant aux horizons des
budgets carbone adoptés par l’État conformément à l’article
L. 222-1 A du Code de l’environnement.
Les émissions doivent être évaluées en conformité avec
les méthodes utilisées pour les Plans Climat-Air-Énergie
Territoriaux (PCAET), définies à l’article L. 229-26 du Code
de l’environnement. La liste des GES concernés est établie
conformément à l’article R. 229-45 et les polluants atmos-
phériques à évaluer sont définis par arrêté ministériel.
Objectifs de réduction des émissions
Cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES)
Le Plan de Mobilité fixe un objectif ambitieux de réduction
des émissions de GES de 42 % entre 2015 et 2040, repo-
sant sur une diminution par deux des déplacements réali-
sés seuls en voiture. Cet objectif est basé sur une approche
décrite en détail dans les pages 57 à 60 du Plan de Mobilité,
qui s’appuie sur une vision à long terme de l’évolution sou-
haitée des comportements de mobilité et sur des change-
ments structurels importants, tels que le développement
des infrastructures cyclables, le déploiement et la promo-
tion des transports collectifs et l’essor du covoiturage. Cet
objectif ne prend en revanche pas en compte la baisse des
émissions de GES liée à l’électrification progressive du parc
roulant de véhicules.
Méthodologie de modélisation
des déplacements et des émissions
Modélisation des déplacements
Les déplacements ont été modélisés en situation actuelle
et à l’horizon 2040 en utilisant l’outil de modélisation mul-
timodale partenarial Modely : par construction, 2018 est
l’année de référence considérée comme situation actuelle
dans cet outil. Ces travaux prennent en compte des hypo-
thèses d’évolution démographique et l’impact des projets
de mobilité inclus dans le Plan de Mobilité, tels que le déve-
loppement des transports collectifs et des infrastructures
cyclables. Malgré son réel intérêt dans la conception et
l’évaluation des projets de mobilité, cet outil présente cer-
taines limites pour la définition et l’estimation des impacts
d’une stratégie de mobilité telle que celle qui sous-tend le
plan d’action du Plan de Mobilité des territoires lyonnais.
Parmi ces limites, on peut citer :
◗ L’absence de prise en compte des évolutions comporte-
mentales, et donc une sous-estimation par exemple de
l’évolution dans l’usage du vélo ;
◗ La difficile appréhension de l’impact des améliorations ou
de la facilitation des pratiques intermodales et multimo-
dales (optimisation des échanges intermodaux, services
de mobilité intégrée, …).
Modélisation des émissions
L’évaluation des émissions de GES et de polluants atmos-
phériques a été réalisée par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes,
à partir des données de modélisation des déplacements.
Les émissions de GES et de polluants atmosphériques pour
2018 et 2040 sont ainsi estimées en fonction de l’évolution
de la motorisation du parc roulant de véhicules (voitures
électriques, au GNV), des modifications de l’offre de trans-
port et des évolutions démographiques.
Bus électrique du réseau TCL252
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Résultats de l’évaluation des émissions
Émissions de GES
La modélisation de la situation en 2040 en incluant les
mesures intégrées au scénario de référence (projets de
transports déjà engagés et renouvellement progressif du
parc de véhicules essentiellement) et celles du Plan de
Mobilité amènent à une réduction de 51 % des émissions
de gaz à effet de serre entre 2018 et 2040 (cf. graphique
en page suivante).
D’après cette modélisation, les actions du Plan de Mobilité
entraînent une réduction supplémentaire de 1,5 point de
pourcentage des émissions totales en équivalent CO2 par
rapport au scénario de référence 2040. Cela résulte d’une
baisse supplémentaire de 5,8 % des kilomètres parcourus
par tous types de véhicules (dont une baisse de 7 % des
kilomètres réalisés en voiture), accompagnée d’une hausse
notable des déplacements en transports collectifs (+ 25 %).
Conformément aux articles L. 1214-8-1 et R. 1214-1 du Code
des transports, l’évaluation des émissions de GES à 2026
et 2031 permet d’estimer une baisse de 18 % en 2026
(1 698 kt/an) et de 30 % en 2031 (1 459 kt/an) par rapport
à 2018 (2 082 kt/an).
Esplanade Nelson Mandela – Lyon 3e
Émissions de polluants atmosphériques
La modélisation de la situation en 2040 en incluant les
mesures intégrées au scénario de référence et celles du
Plan de Mobilité amènent à des réductions d’émissions de
90 % pour les oxydes d’azote, de 35 % pour les PM10 et de
49 % pour les PM2,5 entre 2018 et 2040.
L’analyse des modélisations de la situation de référence
2040 et de celle du Plan de Mobilité montre des diminu-
tions complémentaires de 2,5 points de pourcentage des
émissions de PM 10 et de 2,1 points de pourcentage des PM 2,5
dues à la mise en œuvre des actions du Plan de Mobilité.
Les réductions complémentaires des émissions d’oxydes
d’azote (NOx) sont négligeables (0,03 point de pourcentage).
Conformément aux articles L. 1214-8-1 et R. 1214-1 du Code
des transports, l’évaluation des émissions à 2026 permet
d’estimer une baisse de 33 % pour les oxydes d’azote
(5 052 t/an), de 13 % pour les PM 10 (386 t/an) et de 18 %
pour les PM2,5 (274 t/an) par rapport à 2018 (7 529 t/an
d’oxydes d’azote, 443 t/an de PM 10 et 334 t/an de PM2,5).
L’évaluation des émissions à 2031 permet d’estimer une
baisse de 53 % (3 503 t/an) pour les oxydes d’azotes, de
21 % pour les PM 10 (350 t/an) et de 29 % pour les PM2,5
(237 t/an) en 2031 par rapport à 2018.253
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Définition des objectifs et modélisation
des déplacements
Alors que l’approche retenue dans le Plan de Mobilité a
permis de définir des objectifs ambitieux en matière d’émis-
sions de GES (- 42 % entre 2015 et 2040) liés aux seules
évolutions des offres de mobilité et aux changements de
comportements, les modélisations effectuées aboutissent à
des évolutions d’un ordre de grandeur comparable (- 51 %
entre 2018 et 2040), mais reposant quant à elles essentielle-
ment sur l’électrification du parc roulant de véhicules.
Ainsi, afin de poursuivre et de renforcer la dynamique
engagée en matière d’évolution des pratiques de déplace-
ments, il est nécessaire de continuer à promouvoir des poli-
tiques ambitieuses de mobilité pour atteindre les objectifs
fixés, en insistant à la fois sur le changement des compor-
tements mais aussi sur la transition technologique vers des
véhicules plus propres.
Évolution des émissions sur le périmètre PDM de Lyon entre la référence 2018 et le scénario PDM 2040 (Source : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes - 2024)
Comme indiqué en page 58, la trajectoire dans laquelle
s’inscrit le Plan de Mobilité en matière de diminution des
émissions de GES devrait donc bien permettre de suivre
celle de la Stratégie Nationale Bas Carbone (- 64 % entre
2015 et 2040) en prenant en compte l’électrification du parc
roulant ainsi que la modération de la mobilité rendue pos-
sible par la mise en œuvre des politiques d’aménagement
du territoire, et en particulier des Schémas de Cohérence
Territoriale.
0%
CO2
PM10
PM25
NOx
10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Gains permis par le renouvellement tendanciel du parc de véhicules Gains supplémentaires permis par les actions PDM en 2040
-90%
-47%
-33%
-49% -1,5%
-2,5%
-2,1%
0,03%
Réductions totales
-90%
-49%
-35%
-51%254
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Modalités de suivi et d’évaluation
Dès l’approbation du Plan de Mobilité, un dispositif annuel
de suivi sera mis en place afin de suivre l’avancement de la
mise en œuvre des actions inscrites dans le Plan de Mobilité,
de s’assurer de leur efficacité et de mesurer l’atteinte des
objectifs fixés. Le suivi annuel sera l’outil de pilotage de la
mise en œuvre du Plan de Mobilité.
Ce dispositif de suivi permettra également :
◗ D’entretenir l’appropriation technique et politique par les
partenaires de la démarche, aux niveaux techniques et
politiques, en maintenant une dynamique d’échanges et
de partage sur la mise en œuvre des actions et d’autres
thématiques en lien avec le Plan de Mobilité ;
◗ De poursuivre l’association des habitants à la démarche,
afin d’enrichir l’approche notamment en lien avec les
changements de pratiques de mobilité et les freins pou-
vant être perçus par les usagers ;
◗ D’identifier, de porter à la concertation et d’arbitrer sur
d’éventuels ajustements du plan d’actions, afin d’amélio-
rer les effets du Plan de Mobilité sur les comportements
de mobilité.
Le Plan de Mobilité doit réglementairement faire l’objet
d’une évaluation tous les 5 ans : celle-ci sera donc réali-
sée en 2030, horizon intermédiaire du Plan de Mobilité. Elle
permettra de formaliser des étapes importantes dans sa
mise en œuvre, que ce soit sur le niveau d’avancement des
actions programmées ou sur l’évolution des pratiques de
mobilité dans le territoire, et d’apprécier de façon globale
l’atteinte des objectifs fixés et le possible besoin de faire
évoluer certaines actions.
Différents outils permettront d’alimenter ce suivi annuel et
cette évaluation et sont présentés ci-dessous.
Des études et enquêtes au service du suivi
et de l’évaluation
Le suivi des impacts des actions du Plan de Mobilité néces-
site d’agréger des données produites par les gestionnaires
des différents réseaux et offres de mobilités (compteurs
routiers pour évaluer le trafic automobile et cycliste, suivi
des fréquentations des réseaux de transports collectifs…).
Cependant, au-delà des chiffres quantitatifs d’usage des dif-
férents modes, le recueil de données plus qualitatives permet
de mieux cerner l’ensemble des pratiques de déplacements
au cours de la semaine ou de la journée. Des enquêtes
seront ainsi réalisées régulièrement pour mesurer les
effets de la mise en œuvre des actions du Plan de Mobilité
sur les pratiques de mobilité. Ces enquêtes permettront
de contribuer à une meilleure connaissance de l’usage des
modes de déplacements et d’évaluer les impacts des poli-
tiques et projets de mobilité mis en œuvre.
On peut ainsi citer :
◗ Des enquêtes sur la pratique du covoiturage, à la fois
concernant l’usage des outils de mise en relation mis à
disposition (plateforme, lignes…), mais aussi pour mieux
connaître le covoiturage informel, dans les sphères pri-
vées ou de l’entreprise par exemple ;
◗ Des enquêtes localisées afin de mieux comprendre les
phénomènes de report modal, de report de trafic et
d’évaporation de trafic, suite à la mise en œuvre de
projets de transformation de voirie au profit des modes
alternatifs à la voiture ;
◗ Des enquêtes de satisfaction usagers, afin de mieux
prendre en compte la vision du citoyen dans la mise en
œuvre et l’évaluation des offres de mobilité, mais aussi
d’identifier les évolutions des attentes des usagers.
Pour ce qui est du transport des biens, la mise en place d’un
observatoire partenarial du transport de marchandises
permettra également de mesurer l’évolution des pratiques
et des flux.
La mesure de l’impact du système de mobilité sur la santé
des populations est un enjeu crucial par rapport aux ambi-
tions du Plan de Mobilité. Une démarche de type Évaluation
Quantitative des Impacts sur la Santé (EQIS) du Plan de
Mobilité sera donc réalisée afin d’estimer les améliorations
des conditions sanitaires des populations liées à sa mise en
œuvre d’aujourd’hui à 2040.
SUIVI ET ÉVALUATION DU PLAN DE MOBILITÉ255
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
La démarche partenariale et citoyenne
au service du suivi et de l’évaluation
La dynamique d’échanges et de partage, engagée lors de
l’élaboration du Plan de Mobilité, se poursuivra lors de la
démarche de suivi et d’évaluation de sa mise en œuvre. Elle
permettra de continuer à prendre en compte les spécificités
territoriales (milieux ruraux, périurbains et denses) et indivi-
duelles (âge, genre, catégories socioprofessionnelles, etc.)
dans la mise en œuvre du Plan de Mobilité, ainsi que de
maintenir l’implication de tous les maîtres d’ouvrage et par-
tenaires dans son suivi et son évaluation.
◗ Des échanges techniques annuels seront organisés avec
les principaux partenaires du Plan de Mobilité (État, Région,
Département, collectivités locales, etc.), pour mesurer
l’avancement des actions programmées et leurs effets sur
les changements de comportements de mobilité. Ils per-
mettront également de fixer des priorités sur les actions à
évaluer, notamment en identifiant l’émergence d’enjeux
nouveaux susceptibles d’avoir un effet sur la politique de
déplacements. Des échanges complémentaires avec les
membres de SYTRAL Mobilités permettront, en outre, de
recenser les initiatives prises dans les différents territoires
et d’en tirer, le cas échéant, des enseignements à partager
(réussites, retards, difficultés éventuelles et solutions appor-
tées pour les traiter). Ils pourront prendre la forme d’ateliers
ou de séminaires, réunissant chaque année les élus ou les
techniciens. La présentation des résultats de l’évaluation du
Plan de Mobilité pourra donner lieu, tous les 5 ans, à un sé-
minaire d’élus des partenaires du Plan de Mobilité.
◗ Des démarches d’association citoyenne seront éga-
lement conduites, pour recueillir avis et ressentis sur le
système de mobilité, les pratiques de mobilité et leurs
évolutions. Elles enrichiront la démarche de suivi et d’éva-
luation de regards non-spécialistes. Ces démarches pour-
ront prendre la forme, par exemple, de focus-groupes ou
de panels citoyens.
◗ Des dispositifs d’information à destination des associa-
tions et du grand public communiqueront sur la mise en
œuvre du Plan de Mobilité. Ils restitueront notamment les
résultats du suivi annuel du Plan de Mobilité, en diffusant
des supports de communication accessibles à tous. Les
conclusions de l’évaluation du Plan de Mobilité pourront
être présentées, tous les 5 ans, lors de temps d’échanges
(conférences-débats avec des éclairages apportés par
des experts extérieurs, par exemple).
Certains dispositifs (association des citoyens, information
des associations et du grand public) pourront être mutua-
lisés avec la démarche de suivi et d’évaluation des Plans
Locaux de Mobilité.
Indicateurs de suivi
Le suivi et l’évaluation proposeront notamment un tableau
de bord, constitué d’indicateurs destinés à renseigner sur :
◗ Les effets observables des actions du Plan de Mobilité sur
les changements de comportements de mobilité et leur
adéquation avec les objectifs du Plan de Mobilité (sans
toutefois évaluer de façon globale leur atteinte) ;
◗ L’avancement des actions inscrites dans le Plan de
Mobilité et d’éventuelles difficultés rencontrées pour leur
mise en œuvre.
Ce tableau de bord sera renseigné par SYTRAL Mobilités,
avec la participation des partenaires du Plan de Mobilité
et l’appui de l’observatoire des déplacements animé par
l’agence d’urbanisme de l’aire métropolitaine lyonnaise.
L’atteinte des objectifs fixés dans le Plan de Mobilité ne
pourra être mesurée qu’après un temps suffisamment long,
à l’issue duquel les actions mises en œuvre produiront leurs
effets. De plus, la mesure de certains effets nécessitera des
enquêtes spécifiques, qui ne pourront être réalisées tous
les ans (lancement d’une nouvelle enquête déplacements)
Les indicateurs de mesure de l’atteinte des objectifs du Plan
de Mobilité seront renseignés en 2030, lors de l’évaluation
à 5 ans.
Différentes échelles territoriales
Les objectifs et le plan d’action du Plan de Mobilité
sont définis à l’échelle du ressort territorial de SYTRAL
Mobilités, et déclinés pour chaque bassin local de mobilité
(Beaujolais, Ouest lyonnais et Agglomération lyonnaise). Le
suivi et l’évaluation du Plan de Mobilité s’effectueront donc
aux mêmes échelles territoriales :
◗ À l’échelle du ressort territorial de SYTRAL Mobilités ;
◗ À l’échelle de chacun des trois bassins locaux de mobi-
lité, pour lesquels sont déclinés des objectifs d’évolution
des parts modales et certaines actions du Plan de Mobilité.
Le suivi de certains effets, le suivi de la mise en œuvre de
certaines actions ou l’évaluation de l’atteinte de certains
objectifs pourront également être réalisés à l’échelle des
EPCI membres de SYTRAL Mobilités ou sur un périmètre
dépassant le ressort territorial de SYTRAL Mobilités. Ce
besoin sera notamment déterminé par la pertinence de ces
échelles territoriales pour les indicateurs proposés pour le
suivi et l’évaluation du Plan de Mobilité, ainsi que par la dis-
ponibilité des données nécessaires pour les renseigner.
Conférence - débat organisé par SYTRAL Mobilités dans le cadre de l’élaboration du Plan de Mobilité des territoires lyonnais - Vaugneray - Communauté de Communes des Vallons du Lyonnais256
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Trois familles d’indicateurs à distinguer
Suivi annuel des effets observables des actions du Plan de Mobilité
Les indicateurs de suivi des effets du Plan de Mobilité per-
mettront de suivre les tendances d’évolutions des compor-
tements de mobilité en cours et de s’assurer qu’elles sont
conformes aux orientations du Plan de Mobilité. Ils ne visent
pas à évaluer de façon globale l’atteinte des objectifs, qui
est mesurée tous les 5 ans lors de l’évaluation du Plan de
Mobilité.
Un socle d’indicateurs non exhaustif est proposé ci-des-
sous, afin de favoriser la lisibilité du suivi annuel et d’éviter
les risques de dispersion. Il pourra être amendé au fil des
ans, en fonction de la pertinence des indicateurs propo-
sés, des priorités à évaluer et des données disponibles. Le
suivi s’intéressera notamment à l’évolution annuelle de ces
indicateurs.
Leviers Pilote Indicateurs de suivi
Levier 1
Réduire les distances
parcourues, en lien avec
l’organisation du territoire
SYTRAL Mobilités
Métropole de Lyon
EPCI
› Densité urbaine (population et emplois) autour des arrêts
des lignes de TC structurantes
Levier 2
Poursuivre le développement
des offres et des services de
mobilité
SYTRAL Mobilités
Région Auvergne
- Rhône-Alpes
Communes
EPCI
Métropole de Lyon
Département du Rhône
› Nombre de voyages sur le réseau structurant de transport
en commun, selon le mode (TER, CHNS, métro, tramway
et BHNS)
› Nombre de voyages sur le réseau de bus
et sur les lignes régulières de car (hors CHNS)
› Satisfaction des usagers (confort, propreté des arrêts
et des véhicules, accueil, etc.)
› Répartition modale de l’accès au réseau de transports
en commun
› Comptages des vélos, sur le réseau cyclable structurant
et sur le réseau de maillage
› Nombre de trajets passagers réalisé sur les lignes
de covoiturage mises en œuvre
› Nombre d'abonnés à la plateforme de covoiturage
et nombre de trajets effectués en covoiturage
en tant que passager
› Nombre d’inscrits aux offres de location de vélos
pour les jeunes et les étudiants et nombre de locations
› Suivi des tonnes-km transportés, selon le mode (train,
fleuve, route)
Levier 3
Redéfinir les usages
nécessaires de la voiture,
notamment en agissant
sur l’espace public
Communes
EPCI
Métropole de Lyon
Département du Rhône
› Trafics automobiles sur les voies structurantes
› Comptages des véhicules sur la voirie locale
› Taux d’occupation des parcs en ouvrage
› Parc statique de VL, selon la motorisation et la vignette Crit’Air
› Nombre d’abonnés aux services d’autopartage
et nombre de locations
› Équipement automobile des ménages
Levier 4
Accompagner et encourager
les changements de pratiques
de mobilité
SYTRAL Mobilités
EPCI
Métropole de Lyon
› Profil des usagers des différents services de mobilité
(âge, genre, lieu de résidence, profils socioprofessionnels)
› Nombre de locations de vélos (hors services de vélos
en libre-service)
› Nombre d'accidents et gravité (tués et blessés graves
ou légers), selon le mode de déplacement
(voiture, vélo, marche, etc.)
› Nombre de ventes d’abonnements et de titres
occasionnels au réseau de transport en commun
› Parc statique de VUL et de PL, selon la motorisation
et la vignette Crit’Air257
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Leviers Pilote Indicateurs de suivi
Levier 1
Réduire les distances
parcourues, en lien avec
l’organisation
du territoire
SYTRAL Mobilités
Métropole de Lyon
EPCI
› Nombre de démarches de type « contrat d’axe »
› Nombre d’espaces de coworking créés
(hors Lyon-Villeurbanne)
› Nombre de points de retrait de colis hors domicile
Levier 2
Poursuivre le développement
des offres et des services
de mobilité
SYTRAL Mobilités
Région Auvergne
Rhône-Alpes
Communes
EPCI
Métropole de Lyon
Département du Rhône
› Avancement des projets de lignes de CHNS, de tramway
et de BHNS et linéaire aménagé (dont linéaire en site
propre)
› Mise en œuvre du réseau unifié (hiérarchisation des
lignes, grille tarifaire et billettique, interopérabilité des
titres avec la Région et intégration tarifaire, information aux
voyageurs, arrêts et supports de communication, etc.)
› Part des arrêts prioritaires inscrits dans le SDAP mis en
accessibilité, par réseau (TCL, Libellule et Cars du Rhône)
› Répartition de la motorisation des bus et des cars
› Avancement de l'élaboration et de la mise en œuvre
des plans piétons
› Avancement de l'aménagement du réseau cyclable (réseau
structurant et réseau de maillage) et linéaire aménagé
(par type d'aménagement)
› Avancement des études et mises en œuvre de lignes
de covoiturage
Levier 3
Redéfinir les usages
nécessaires de la voiture,
notamment en agissant
sur l’espace public
Communes
EPCI
Métropole de Lyon
Département du Rhône
› Linéaire de voies aménagées avec une augmentation
des espaces dédiés aux modes actifs
› Nombre de places de stationnement par type (voirie, parcs
publics et P+R), dont nombre de places réglementées
par type de zone (gratuites à durée limitée, payantes, etc.)
› Nombre et montant des aides financières accordées pour
le renouvellement de voitures personnelles, selon le lieu
de résidence (périmètre de la ZFE-m, reste de la Métropole
de Lyon, hors Métropole de Lyon)
› Nombre de points de recharge pour les véhicules
électriques et nombre de stations d’avitaillement en GNV
› Nombre de véhicules en autopartage
Levier 4
Accompagner et encourager
les changements de pratiques
de mobilité
SYTRAL Mobilités
EPCI
Métropole de Lyon
› Nombre de Plans de Mobilité Employeur
› Nombre d’interventions des Agences des mobilités
(rendez-vous de conseil ou actions hors les murs)
Suivi annuel de la mise en œuvre du plan d’action
Les indicateurs de suivi de la mise en œuvre du Plan de
Mobilité donneront une vision synthétique de l’avance-
ment des actions programmées. Il s’agira d’appréciations
qualitatives sur leur état d’avancement (pas d’avancement,
à l’étude, décidé, en travaux, en service) ou d’indicateurs
quantitatifs. Les tendances d’évolutions des comportements
de mobilité, décrites ci-dessus par les indicateurs de suivi
des effets, seront rapprochées de ces indicateurs d’avance-
ment des actions inscrites dans le Plan de Mobilité.
Une première liste d’indicateurs, non exhaustive, est pro-
posée ci-dessous. Elle pourra être complétée ou modi-
fiée chaque année, en fonction de la mise en œuvre des
divers projets et des tendances d’évolutions des compor-
tements de mobilité mises en évidence. La description de
chaque axe des leviers d’action du Plan de mobilité propose
d’autres indicateurs pour suivre leur mise en œuvre (voir le
chapitre 3), qui pourront alimenter si besoin le suivi annuel.258
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Ambitions et objectifs Indicateurs de suivi
Améliorer la qualité de vie, particulièrement en milieu urbain, en réduisant la place accordée à la voiture
Atteindre les objectifs du 3e Plan de Protection
de l’Atmosphère de l’agglomération lyonnaise
› Émissions de NOx et de PM2.5
› Nombre de personnes exposées à des concentrations
de NOx supérieures à 40 μg/m3 et à 20 μg/m3
en moyenne annuelle
› Nombre de personnes exposées à des concentrations
de PM 2.5 supérieures à 25 μg/m3 et à 10 μg/m3
en moyenne annuelle
Réduire les nuisances sonores liées au trafic routier › Population exposée des niveaux de bruit au-delà des seuils réglementaires (soit 68 dB(A) en Lden)
Réduire de moitié les tués et blessés graves en 2030
par rapport à 2015 et se mettre dans une trajectoire
tendant à arriver à 0 en 2050
› Nombre de tués et blessés graves
Augmenter la portée moyenne des déplacements
en modes actifs de façon à généraliser la pratique
des 30 minutes d’activité physique quotidienne
dans la population
› Distance et durée moyenne des déplacements,
notamment à vélo et à pied
Adapter les mobilités aux temporalités des modes de vie
Proposer des transports collectifs efficaces à tous
les moments de la journée et de la semaine
› Fréquentation des transports collectifs urbains
et interurbains aux heures creuses
› Fréquentation des transports collectifs urbains
et interurbains en soirée
› Fréquentation des transports collectifs urbains
et interurbains le week-end
Évaluation à 5 ans de l’atteinte des objectifs fixés par le Plan de Mobilité
Les indicateurs d’atteinte des objectifs du Plan de Mobilité mesureront le niveau global de réalisation des objectifs quantitatifs et qualitatifs fixés dans le Plan de Mobilité. Ils seront renseignés dans le cadre de l’évaluation à 5 ans, en fonction de la disponibilité des données nécessaires.259
MISE EN ŒUVRE DU PLA N D E M O B I LI T É
CHAPITRE4
Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
Ambitions et objectifs Indicateurs de suivi
Décarboner les mobilités
Diviser par deux les déplacements
en voiture solo d’ici 2040 :
› Augmenter de 50 % l’usage des transports collectifs
urbains
› Multiplier par deux l’usage des transports collectifs
interurbains, routiers et ferroviaires
› Multiplier par dix l’usage du vélo
› Mobilité individuelle (nombre de déplacements
par personne et par jour)
› Parts modales, en nombre de déplacements
et en nombre de kilomètres parcourus
(échelle du ressort territorial)
› Distance et durée moyennes de déplacements
en voiture solo, tous motifs confondus et pour le motif
domicile - travail
› Fréquentation annuelle des transports collectifs urbains
et interurbains
Reporter les déplacements en voiture solo vers des
modes alternatifs, en lien avec la longueur des trajets :
› Reporter 50 % des déplacements effectués en voiture
solo sur la marche (pour les déplacements de moins
de 1 km)
› Reporter 50 % des déplacements effectués en voiture
solo sur le vélo (pour les déplacements de 1 à 10 km)
› Reporter 25 % des déplacements effectués
en voiture solo sur les transports en commun
(pour les déplacements de plus de 1 km internes
au bassin de l’Agglomération lyonnaise)
› Reporter 50 % des déplacements effectués
en voiture solo sur les transports en commun
(pour les déplacements de plus de 10 km en échange
avec Lyon et Villeurbanne)
› Reporter 50 % des déplacements effectués en voiture
solo sur le covoiturage (pour les déplacements de plus
de 10 km en lien avec la couronne de l’agglomération
lyonnaise)
› Parts modales des déplacements de moins de 1 km,
en nombre de déplacements (échelle du ressort
territorial)
› Parts modales des déplacements de 1 à 10 km,
en nombre de déplacements (échelle du ressort
territorial)
› Parts modales des déplacements de plus de 1 km,
en nombre de déplacements (déplacements internes
au bassin de l’Agglomération lyonnaise)
› Parts modales des déplacements de plus de 10 km,
en nombre de déplacements (déplacements en échange
avec Lyon et Villeurbanne)
› Parts modales des déplacements de plus de 10 km,
en nombre de déplacements (déplacements en lien
avec la couronne de l’agglomération lyonnaise)
Diminuer la part modale de la voiture au profit de la
marche, du vélo et des transports collectifs, en tenant
compte des spécificités territoriales
› Mobilité individuelle (nombre de déplacements
par personne et par jour)
› Parts modales, en nombre de déplacements
et en nombre de kilomètres parcourus (par bassin local
de mobilité)
Les effets de la mise en œuvre du Plan de Mobilité et l’atteinte des objectifs seront à analyser en fonction des évolutions socio-économiques locales : évolution de la population et des emplois, évolution des coûts liés à la mobilité (tarification des transports en commun, prix des carburants, mesures locales ou nationales pour l’achat de véhicules…), évolution des coûts du logement, évolution du taux de chômage, etc.260 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
NOTES261 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
NOTES262 Plan de M o b ilité d es t erritoires l y o n n a is
NOTESCrédits photos : P. 8, 9, 17, 18, 51, 52, 108, 131, 135, 139, 155, 156, 160, 185, 186, 211, 228, 229, 242, 252 : ©Métropole de Lyon - Thierry FOURNIER / P. 10, 57, 70, 71, 91, 101, 106, 126, 138, 188, 191, 232 : ©SYTRAL Mobilités / P. 11, 12, 14, 24, 34, 42, 44, 46, 60, 98, 100, 101, 107, 114, 120, 132, 146, 166, 180, 192, 207, 218, 233, 240, 251 : ©Eric Soudan Alpaca Productions pour SYTRAL Mobilités / P. 18 : ©CCEL / P. 19 : ©CCPO / P. 20 : ©CCVG / P. 21, 84, 92, 144, 179 : ©COR / P. 25, 88, 122, 127, 149, 193, 214 : ©Métropole de Lyon - Anaïs MERCEY / P. 27 : ©Xavier TSCHUDI pour SYTRAL Mobilités / P. 30 : ©Adobe Stock-Gaël Fontaine / P. 45, 106, 154, 238 : ©Nicolas ROBIN / P. 59, 72, 118, 163, 226 : ©CCVG / P. 75 : ©Villefranche-sur-Saône / P. 76 : ©SNCF Réseau / P. 79 : ©Atelier Villes et Paysages pour SYTRAL Mobilités / P.80 : ©FOLIA Urbanisme Paysage Architecture / P. 83 : ©Métropole de Lyon / P. 87, 89, 150, 182 : ©Interface Transport / P. 93, 115, 176, 236 : ©CCSB / P. 94, 173 : ©CCVL / P. 97 : ©Adobe Stock-Sanderstock / P. 113, 162 : ©Philippe Schuller pour SYTRAL Mobilités / P. 121 : ©CCPA / P. 128 : ©Guillaume Robert-Famy / P. 130, 241 : ©Métropole de Lyon - Laurence DANIÈRE / P. 142 : ©Keolis / P. 153 : ©Ville-d’Oullins-Thomas-Carrage / P. 161 : ©Muriel Chaulet - Ville de Lyon / P. 165 : ©Métropole de Lyon - Laurence DANIÈRE / P. 166 : ©CEREMA / P. 168 : ©Adobe Stock-PhotoLoren / P. 171 : ©Adobe Stock - dizfoto1973 / P. 178, 217 : ©CAVBS / P. 183 : ©Adobe Stock-Georges Blond / P. 196 : ©Métropole de Lyon - Jérémy CUENIN / P. 201 : ©Adobe Stock-Romain Gangloff / P. 223 : ©CCMDL / P. 240 : ©Atelier Villes et Paysages pour SYTRAL Mobilités / P. 254 : ©Cédric Lefèvre / P. 255 : ©Groupe Rouge Vif.
Remerciements
Durant les deux années et demie d’élaboration, les divers échanges et contributions réalisés tout au long de la démarche ont été très fructueux. SYTRAL Mobilités tient tout particulièrement à remercier :
les élus du Conseil d’Administration de SYTRAL Mobilités, notamment mobilisés lors de multiples ateliers ;
les élus des collectivités membres de SYTRAL Mobilités réunis lors de deux séminaires élargis ;
les citoyens qui ont participé au panel citoyen et ceux qui ont contribué à la concertation ;
les prestataires d’appui à la réalisation technique (Egis), juridique (BLT Droit Public), à la concertation (Planète publique), à la communication et la logistique (Groupe Rouge Vif), à l’évaluation environnementale (Mosaïque Environnement et Arcadis) et à la conduite de projet (Algoé consultants) ;
les services techniques des structures partenaires mobilisés tout au long de la démarche dans les divers groupes de travail techniques et organisations locales de concertation et de communication.SYTRAL MOBILITÉS
21 BOULEVARD MARIUS VIVIER MERLE
69 003 LYON
WWW.SYTRAL.FR
www.grouperougevif.fr
- 28057
Accusé de réception en préfecture
069-216902759-20250206-D-SEP-25020606-DE
Date de télétransmission : 12/02/2025
Date de réception préfecture : 12/02/2025