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Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpac
Arrêté - Préfecture - Guyane - 011135 223 DE004 B EIE 2021 04 15 avec annexes V3 4
Document publié le Vendredi 1 janvier 2021
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - 011135 223 DE004 B EIE 2021 04 15 avec annexes V3 4)
Thèmes du document : Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire, Énergies,
biotope ©
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Etude de la faune et de la flore
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
ALBIOMA
mars 2021
pedatum, Spartanthelium wonotoboense, Passiflora sp., Aristolochia sp. …). Parmi elles, Tetrapterys glabrifolia constitue la seconde espèce de plante la plus remarquable du site. Cette Malpighiaceae n’est en effet connue d’après les données d’herbier que de trois localités, toutes situées dans le sud du département. Sa présence au sein de la zone d’étude constitue une découverte tout à fait remarquable.
III.2.1.5 Végétation secondaire sur sable blanc
Il s’agit d’une formation végétale basse constituées d’espèces pionnières parfois rudérales et/ou allochtones (Mimosa pudica, Digitaria horizontalis, Polygala sp. …) qui colonisent les abords de la RN 1. Elle ne se distingue des friches basses que par le substrat, très sableux sur lequel elle se développent dans cette région de la Guyane. La hauteur de la végétation est artificiellement maintenue basse par les fréquents entretiens des bas-côtés de la route. Certaines espèces végétales caractéristiques des savanes du littoral peuvent cependant y trouver un milieu de substitution (Pavonia cancellata, Astrocaryum vulgare …).
III.2.1.6 Pâturages dégradés
La majeure partie des interfluves ont été transformés de forêt en pâturages où paissent des zébus. Les espèces végétales qui s’y développent sont soit des espèces allochtones semées pour améliorer la qualité du fourrage (Digitaria horizontalis, Homolepis aturensis, Killinga spp. ) ou ayant colonisé indépendamment le pâturage (eg : murdania nudicaule). Quelques espèces, présentes dans les savanes du littoral, profitent de cette ouverture du milieu pour coloniser de nouveaux sites (Desmocellis villosa, Syngnanthus sp.), mais elles sont en minorité. Des arbres ont été maintenus du peuplement originel à et là (Parinari campestris, Lecythis persistens, Oenocarpus bacaba), ou plantés (Spondias mombin), pour assurer de l’ombre au bétail ainsi que la récolte de fruit. Des points d’eau ont été ouverts pour les bovins aux niveaux des cours d’eau. Il se forment de petites mares qui sont colonisées par une végétation d’hydrophytes (Eleocharis intersincta, Nymphea rudgeana, Utricularia gibba …)
Figure 6 : Pâturages dégradés
Figure 5 : Pavonia cancellata (© É.
Fonty / Biotope)
Figure 4 : Ocotea guianensis (© É.
Fonty / Biotope)biotope
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Etude de la faune et de la flore
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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En plusieurs points, notamment dans la partie centrale de la zone d’étude, ces pâturages ont été colonisés par des espèces rudérales sans grand intérêt agronomique (Mimosa pudica, Spermacocce alta, Solanum spp.). Ils ressemblent alors plus à une formation végétale basse héliophile à Mimosa pudica, M. pigra, Dioclea violacea … (ie : code HabRef : G87.21).
III.2.1.7 Prairies inondables
Dans la partie nord de la zone d’étude, les forêts marécageuses bordant les cours d’eau ont été défrichées, entrainant une profonde modification du cycle hydrologique du site. Là où se dressait une forêt praticable à pied, se développe aujourd’hui une végétation herbacée couverte, tout ou partie de l’année, par une nappe d’eau pouvant localement atteindre 80 cm. Cet engorgement des sols provoque une dérive du cortège végétales vers des formations quasiment marécageuses. Dans les parties les plus exondées, se trouvent des espèces herbacées de grande taille (eg : Urochloa maxima, Panicum millegranna, Cyperus odoratus, Struchium sparganophorum). Lorsque la nappe d’eau atteint 40 cm de profondeur, Echinochloa polystachia, envahit la formation et forme des véritables prairies flottantes. Apparaissent alors des espèces typiques des marais côtiers (Mikania micrantha, Polygonum , Thelypteris serratoedentata, Ceratopteris thalictroides, Bacopa aquatica …), dont certaines sont patrimoniales (eg : Sagittaria guyanensis). Quelques spécimens d’Elaeis oleifera ayant été préservés du défrichement se rencontre parfois dans cette formation. Le maintient sur le site est incertain, car les conditions d’éclairement et l’engorgement des sols sont trop importants.
III.2.1.8 Vergers de Citrus
Certains champs ont été plantés de Citronniers (citrons verts) au pied desquels est maintenue une végétation basse rudérale (Spermacocce alta, Mimosa pudica). Ces arbustes sont le support de jardins de fourmis composées de Bromeliaceae (Aechmea mertensii), d’Araceae (Anthurium gracile) et parfois de Gesneriaceae (Codonanthe spp.) qui vivent en osmose avec des fourmis qui les nettoie des parasites et les protègent des prédateurs. On remarquera également que les citronniers fournissent un support très apprécié de la très belle Orchidaceae épiphyte Rodriguezia lancifolia qui abonde dans ces plantations.
III.2.1.9 Espaces anthropisés (Cours et abords de maison, pistes et routes)
Les espaces anthropisés ne comportent pas de cortège floristique bien définis. Il s’y développe des espèces rudérales et pionnières, parfois allochtones, les plus tolérantes aux perturbations récurrentes rencontrées dans les faciès dégradés des habitats décrits précédemment.
Figure 7 : Solanum subinerme (©
É. Fonty / Biotope)
Figure 8 : Prairie inondable,
inondée (© É. Fonty / Biotope)
Figure 9 : Rodriguezia lancifolia (©
É. Fonty / Biotope)PR RINS DEN € arsioma Centrale agriphotovoltaïque de Mana
mines. ata"atatots totaletoto tate
© ALBIOMA - Tous droits réservés - Sources : fonds : OrthoRGFG95-UTM22NGSD3.5cm ; cartographie : ©Blotope (2020)
C1 Aire d'étude immédiate
172 Aire d'étude rapprochée
Habitats
G46.2311 : Forêts dégradées denses et hautes de basse altitude
IN] G46.2314 : Forêts marécageuses dégradées et lisières
7) G46.4222 : Forêts sur sables blancs (entre Organabo et Saint-Jean du Maroni) 10-20 m de hauteur
G55.23 : Marais tropicaux d'eau douce herbacés et prairies inondables et humides de basse altitude de Guyane
12 G81.32 : Pâturages dégradés à Cyperus luzulae et C. surinamensis
EM) G83 25 : Cultures de Citrus spp
EM G87.18 : Friches secondaires arbustives
L | G87.1B : Végétations secondaires sur sable blanc
EM G87.23 : Cours et abords des maisons
EM G87.24 : Bords de routes et de pistes
EM G87 241 : Bord de routes goudronnées à forte fréquentation
EM G87 242 : Bords de pistes forestières à faible fréquentation
[1 Zone humide
©
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Carte 3 : Habitats au sein de la zone d’étudebiotope
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III.2.2 Flore remarquable
III.2.2.1 Flore protégée
Elaeis oleifera
Elaeis oleifera est un palmier acaule (sans stipe ou peu développé voir rampant), arborant de nombreuse feuilles (50) de 3 à 4 m de longueur, dressées régulièrement pennées. La base du rachis est garnie d’épines massives, très caractéristiques. C’est une espèce très proche, d’un point de vue génétique, du palmier à huile africain (E. guineensis), qui est cultivé à très large échelle au niveau mondial. E. oleifera n’est, quant à lui, connu que de quelques points du bassin amazonien occidental, de Colombie et d'Amérique centrale. Il s’agirait de trois populations distinctes pouvant appartenir à trois variétés ou trois sous-espèces.
En Guyane, l’espèce se répartie en populations circonscrites situées dans l’extrême nord-ouest de la Guyane. Il est très présent dans les bas-fonds sableux situés dans le bassin versant de la Mana, notamment dans deux ZNIEFF de type I. Dans la ZNIEFF « Forêt sur sables blancs d’Organabo », où il forme des populations très importantes et étendues, et dans la ZNIEFF « Quartzites de Saut Dalles ». Lors de précédentes études d’impacts, nous avons également localisé d’importantes populations de cette espèce autour des affluents de la crique grand- Lézard, situé à l’ouest de cette ZNIEFF ; ou encore le long d’un affluent de la Crique Saint-Pierre, plus au sud. Enfin, une population a été découverte sur la commune de Grand-Santi.
De par sa rareté en Guyane, l’importance de la pression anthropique sur les forêts de sables blanc (agriculture) et sur les bas-fonds du bassin versant de la Mana (orpaillage) et de son intérêt économique en tant que réservoir de gènes pour l’amélioration de la culture du palmier à huile, ce palmier à une très forte valeur patrimoniale. Ces enjeux de conservation ont mené à l’inscription de cette espèce dans la liste des espèces végétales intégralement protégée en Guyane française par l’arrêté du 9 avril 2001.
III.2.2.2 Flore déterminante de ZNIEFF
Dicorynia guianensis
L’« Angélique » est une espèce strictement limitée dans sa répartition au plateau des Guyanes, où elle est principalement distribuée en Guyane française. Très commun sur notre territoire, ce grand arbre est particulièrement recherché pour ses qualités de bois d’œuvre ; c’est d’ailleurs la première essence exploitée en termes de volume. Cette espèce est présente dans les forêts de terre ferme non dégradées.
Dimorphandra polyandra
Dimorphandra polyandra est un arbre de taille modeste (25-30 m) de la famille des Caesalpinaceae. Il se distingue en forêt par son tronc beige clair strié de larges bandes blanches et rosées. Ses feuilles sont larges, bipennées, chaque penne étant garnie de nombreuses foliolules. Les fruits sont des gousses ligneuses très caractéristiques qui persiste longtemps une fois au sol. Cette espèce est sub-endémique du bouclier Guyanais, du Venezuela à la Guyane française), à l’exception de quelques observations réalisées dans l’État de l’Amazonas au Brésil. En Guyane, on observe cette espèce exclusivement sur des substrats très sableux. Elle se retrouve au niveau des formation de quartzite à l’est de l’Île de Cayenne (Montagne des Chevaux), mais c’est au sein des forêts sur sables blancs que sont recensées les populations les plus importantes ; son abondance dans cet habitat pourrait lui valoir le titre d’espèce emblématique de ce type forestier.
Des spécimens de Dimorphandra polyandra se retrouvent abondamment en forêt sur sables blancs préservés, et çà et là dans les secteurs dégradés.
Figure 10 : Elaeis oleifera (© É.
Fonty / Biotope)
Figure 11 : Coque de fruit de
Dimorphandra polyandra (© É.
Fonty / Biotope)biotope
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Disteganthus lateralis
Cette broméliacée terrestre de 1,50 m de hauteur se rencontre ponctuellement en sous-bois sur des sols à drainage vertical profond. Cette espèce est considérée comme une déterminante de ZNIEEF en raison de son endémisme au plateau des Guyanes, de sa relative rareté au sein de la Guyane et de la sensibilité de son habitat vis-à-vis des différentes perturbations anthropiques.
Cette espèce peut être localement abondante dans le sous-bois des forêts sur sables blancs non perturbées.
Sagittaria guayanensis
Sagittaria guayanensis est une hydrophyte dont la longueur des pétioles s’adapte à la hauteur d’eau, à l’image des nénuphars dont les feuilles se ressemble fortement. Cette espèce est présente sur l’ensemble de l’Amérique du Sud, en Amérique Centrale ainsi qu’au sud des États- Unis d’Amérique. Malgré cette large répartition, elle est rarement collectée en Guyane, puisqu’elle n’a fait l’objet que de deux collectes, récoltées dans la Commune de Mana, et déposées à l’Herbier de Cayenne. Nous l’avons déjà observée sur d’autres site en Guyane (Banane, Dorlin) où elle profite des secteurs d’eau libre, même dégradés ; ce qui traduit une certaine valence écologique.
Cette espèce a été repérée dans une prairie inondable au nord-ouest de la zone d’étude.
Tetrapteris glabrifolia
Il s’agit d’une liane de la famille des Malpighiaceae très rare sur notre territoire. À l’échelle mondiale, cette espèce présente une répartition éclatée de ses populations. Elle est ainsi présente au Mexique, en Equateur et sur le Bouclier Guyanais où elle semble cantonnée au Suriname et à la Guyane française. Quatre échantillons de cette espèce ont été déposés à l’Herbier de Cayenne, ils n’ont été collectés que dans 2 localités (Saül et la réserve de la Trinité). La découverte d’un spécimen de cette espèce tout au nord de la Guyane revêt donc un caractère exceptionnel.
Un seul spécimen a été observé, en lisière d’une relique de forêt entourant un cours d’eau.
Inga virgultosa
Inga virgultosa est un petit arbre de la famille du mimosa inscrite sur la liste des espèces déterminantes de ZNIEFF. Il possède de très petites folioles caractéristiques. Cette espèce est endémique de l’est du plateau des Guyanes (Suriname, Guyane française, Amapá). En Guyane française, elle est associée aux forêts basses et sèches, en bordure de savane ou de savane- roche. Il est très présent sur le littoral et, ponctuellement, sur les inselbergs de l’intérieur des terres. Sa présence sur le site d’étude peut être expliquée par la proximité de savanes sèches, situées à moins d’un kilomètre, au nord.
Nous avons localisé plusieurs juvéniles de cette espèce dans la partie forestière de la zone, à l’est du site.
Figure 15 : Inga virgultosa (hors
site © É. FONTY / Biotope)
Figure 12 : Distanganths lateralis,
cliché capturé hors site (© É. Fonty
/ Biotope)
Figure 14 : Tetrapterys glabrifolia
(© É. Fonty / Biotope)
Figure 13 : Sagittaria guayanensis
(© É. Fonty / Biotope)biotope
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III.2.3 Batrachofaune
Nos prospections diurnes et nocturnes ont permis de déterminer la présence de 25 espèces d’amphibiens. Le secteur étudié comprend majoritairement des vastes zones de prairies herbacées humides, parsemées de flaques et ornières. Au sein de ces secteurs on observe des espèces appartenant au cortège des zones ouvertes et savanicoles telles que la Rainette à bandes (Boana multifasciata), la Rainette ponctuée (Boana punctata), la Scinax des savanes (Scinax nebulosus), le Leptodactyle galonné (Leptodactylus fuscus), le Leptodactyle des marais (Leptodactylus nesiotus), ainsi que le Crapaud granuleux (Rhinella merianae).
Le Crapaud granuleux est une espèce plutôt rare et localisée sur la bande côtière entre Macouria et Mana. Il est protégé avec son habitat, déterminant de ZNIEFF, et considéré comme en danger (EN) sur la liste rouge régionale. Initialement essentiellement savanicole, il s’accoutume de l’anthropisation lorsque celle-ci lui offre un habitat favorable : pâturages, pistes avec ornières … Le site est particulièrement favorable à cette espèce, en effet, l’intégralité des pâturages et zones de savanes semblent attractives, avec des ornières inondées tout le long des chemins et pistes, ainsi que des mares temporaires au sein des pâturages, qui servent de site de reproduction potentiels.
Une autre espèce rare a été trouvée sur une parcelle inondée, la Rainette crépitante (Boana xerophylla), déterminante de ZNIEFF. Cette espèce très localisée en Guyane n’est connu presque exclusivement des milieux semi-ouverts du bas-Maroni (Apatou, St-Laurent), ainsi que de rares savanes-roches du sud de la Guyane. Cette observation est une première sur cette localité, et représente la donnée la plus à l’Est de la bande côtière.
Le nord de la zone présente une crique forestière sur sable blanc propice à de nombreuses espèces tel que l’Hylode porte-X (Pristimantis chiastonotus), la Rainette patte d'oie (Boana boans), l’Ostéocéphale taurin (Osteocephalus taurinus), la Trachycéphale métronome (Trachycephalus hadroceps), la Centrolène des Oyampis (Vitreorana ritae), l’Adénomère familière (Adenomera andreae), les Leptodactyles géant (Leptodactylus pentadactylus), de Knudsen (L. knudseni) et rougeâtre (L. rhodomystax), le Crapaud feuille (Rhinella castaneotica), et l’Allobate fémoral (Allobates femoralis).
La Centrolène des Oyampis (Vitreorana ritae) est une grenouille liée aux criques d’eau claire en bonne état de conservation, sa présence en grand nombre tout le long de cette crique indique que celle-ci n’est pas dégradée et que l’eau qui s’y écoule n’est pas polluée ou turbide.
Des zones de bas-fond humides en forêt sont l’habitat de la Rainette centrolène (Boana cinerascens).
Plusieurs retenues d’eau artificielles destinées à abreuver les zébus constituent des mares idéales pour la Rainette à bandeau (Dendropsophus leucophyllatus), la Scinax de Boeseman (Scinax boesemani) et la Scinax des maisons (Scinax ruber).
Figure 19: Rainette à bande
(Dendropsophus leucophyllatus)
T. Le Pape
Figure 17: Rainette crépitante
(Boana xerophylla) H. Foxonet /
Biotope
Figure 18: Centrolène des Oyampis
(Vitreorana ritae) T. Le Pape / Biotope
Figure 16: Crapaud granuleux (Rhinella
merianae) H. Foxonet / Biotopebiotope
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III.2.1 Herpétofaune
Nos prospections ont permis d’identifier 10 espèces de reptiles dans la zone d’étude. Le Chasseur des jardins (Mastigodryas boddaerti) est un colubridé commun dans les milieux semi- ouverts, à l’instar de l’Iguane vert (Iguana iguana), du Polychre caméléon (Polychrus marmoratus) et du Téju commun (Tupinambis teguixin).
Fréquentant des habitats plus ouverts, l’Ameive commun (Ameiva ameiva) peuple les pistes et les zones de pâture. Moins commun, le Lézard coureur galonné (Cnemidophorus lemniscatus) fréquente également les habitats très ouverts. Il a été observé au nord-ouest de la zone d’étude dans les pâtures sur sol sableux. Il s’agit d’une espèce protégée avec ses habitats, ainsi que déterminante de ZNIEFF. Il fréquente initialement les plages au niveau des arrières-dunes et lisières de forêts sur sable, mais profite actuellement de l’ouverture artificielle des milieux pour coloniser de nouveaux sites via les voies de communication.
En forêt, l’Anolis brun doré (Norops fuscoauratus) et le Kentropyx des chablis (Kentropyx calcarata) sont communs et répandus sur tout le territoire. Un serpent terrestre l’Atractus faux- corail (Atractus badius) a également été observé dans cet habitat.
Un Caïman gris (Paleosuchus trigonatus) adulte a été trouvé dans la forêt inondable au nord de la zone à proximité de la crique sur sable blanc. La population guyanaise de cette espèce inféodée aux criques forestières est sur le déclin du fait des pressions liées à la chasse, il est donc souhaitable de préserver au maximum les milieux occupés par cette espèce.
III.2.2 Avifaune
Les inventaires entrepris ont permis de mettre en évidence la présence de 84 espèces dont 16 sont protégées et/ou déterminantes de ZNIEFF. Ainsi, 19% des espèces répertoriées présentent des enjeux de conservation. Précisons que certaines espèces (environ dix) ont été entendues depuis le site d’étude mais n’ont pas été observées sur la zone au sens strict. Ce sont des espèces présentes dans les boisements limitrophes (Toucan à bec rouge, Tyranneau minute…) Cette richesse en espèces est satisfaisante par rapport à l’effort de prospection.
Au sein des 84 espèces, on trouve deux espèces classées en « Vulnérable », deux espèces « Quasi-menacées », deux espèces en « Données insuffisantes » et 78 espèces en « Préoccupation mineure » sur la liste rouge UICN régionale.
Cette étude a pour objectif d’inventorier un maximum d’espèces pour déterminer les enjeux de conservation de la zone, ainsi on ne peut pas répertorier tous les indices de nidification pour toutes les espèces. D’une part, la phénologie reproductive diffère en fonction des espèces et des années rendant la recherche des indices de nidification très complexe et chronophage. D’autre part, le couvert forestier pluristratifié des forêts tropicales rend cette recherche mal aisée. En plus, la majorité des nids en Guyane sont peu élaborés et peu visibles pour se fondre dans la végétation et ainsi se prémunir des nombreux dangers de prédation. Il faudrait des études ciblées sur chaque espèce pour espérer apporter des preuves de nidification. Mais il est important de mentionner que la majorité des espèces est probablement nicheuse sur la zone d’étude et/ou en périphérie.
Les espèces recensées se répartissent dans l'espace de manière hétérogène en fonction de leurs exigences écologiques. Les oiseaux sont donc décrits par cortège dans le développement qui suit. Toutes les espèces contactées lors des prospections sont présentées en annexe.
Figure 20: Polychre caméléon
(Polychrus marmoratus) (hors
site) T. Le Pape
Figure 21: Lézard coureur galonné
(Cnemidophorus lemniscatus) H.
Foxonet / Biotope
Figure 22: Sarcoramphe roi
(Sarcoramphus papa). P.Lenrumé
Figure 23: Milan à queue fourchue
(Elanoides forficatus). P.Lenrumébiotope
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III.2.2.1 Cortège des boisements marécageux et de terre-ferme
Au sol, trois espèces de Tinamous communs (cendré, souï et varié) ont été contactées. Ils évoluent dans les boisements limitrophes de la zone.
Enjeu important, un Ibis vert (Mesembrinibis cayennensis) se nourrit dans la forêt marécageuse attractive et d’assez bonne qualité tout à l’est. Il y niche peu probablement (bien que cela semble pouvoir lui convenir) mais doit s’y nourrir au moins ponctuellement. Cet Ibis est assez commun mais menacé par une chasse non contrôlée.
Divers rapaces ont été comptabilisés. Plusieurs Milans à queues fourchues (Elanoides forficatus) se nourrissent en vol d’insectes au-dessus des pâtures. Ces individus sont des nicheurs en Guyane ou bien des migrateurs issus des populations d’Amérique du Nord. En saison sèche, l’espèce est susceptible de nicher en lisière des boisements limitrophes. L’analyse est la même pour le Milan bleuâtre (Ictinia plumbea) qui niche potentiellement dans les boisements résiduels et chasse les insectes en vol au-dessus des pâtures. Un adulte de Buse cendrée (Buteo nitidus) niche possiblement, voire même probablement dans le boisement au centre-nord de la zone. Son comportement et sa territorialité sont suspects.
L’enjeu majeur identifié est lié au Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans) qui est classé en « VU » sur la liste rouge UICN. Un couple niche dans un boisement résiduel au milieu de la zone (le même que pour la Buse cendrée) dans une cavité d’un grand ligneux dépérissant. Cette donnée constitue seulement la deuxième preuve de nidification répertoriée sur la base de données en ligne Faune-Guyane (GEPOG). Le couple est très agité et territorial, la ponte devrait avoir lieu très prochainement. Ce site est possiblement utilisé de plusieurs années tant il est favorable à l’espèce.
L’Engoulevent pauraqué (Nyctidromus albicollis) est très commun en forêt et a été vu sur la piste au sud de la zone.
Seulement deux espèces de Colibris ont été identifiées et demeurent très abondantes en Guyane : l’Ermite roussâtre (Phaethornis ruber) et la Dryade à queue fourchue (Thalurania furcata).
Le Toucan à bec rouge (Ramphastos tucanus) et le Toucan vitellin (Ramphastos vitellinus) se font entendre depuis les forêts limitrophes. La zone est trop défrichée pour qu’ils y transitent.
Quatre espèces de Pics communs ont été observées : le Pic à chevron d’or (Melanerpes cruentatus), le Pic jaune (Celeus flavus), le Pic ouentou (Dryocopus lineatus) et le Pic de Malherbe (Campephilus melanoleucos). Ils nichent possiblement sur la zone et/ou en marge dans les boisements. Certains arbres de la zone sont criblés de loges de Pics.
Les Psittacidés sont peu nombreux à cause du défrichement de la zone. Seules quatre espèces très communes ont été observées comme la Pione à tête bleue (Pionus menstruus) ou le Toui para (Brotogeris chrysoptera). Ceux-ci nichent probablement hors du site dans des secteurs plus favorables.
Chez les passereaux, les espèces forestières identifiées sont dans l’ensemble très communes comme l’Elénie de Gaimard (Myiopagis gaimardii), le Tyranneau minute (Ornithion inerme) hors zone ou encore le Manakin à tête d’or (Ceratopipra erythrocephala). Ceci reflète la dégradation et la faible surface des secteurs boisés de la zone. Le boisement marécageux tout à l’est est le secteur le plus riche en espèces de la zone et c’est dans celui-ci que le peu commun Batara d’Amazonie (Thamnophilus amazonicus) a été observé.
Figure 25: Buse roussâtre (Buteogallus
meridionalis). P.Lenrumé
Figure 24: Buse cendrée (Buteo nitidus)
P.Lenrumé
Figure 27: Râle kiolo (Anurolimnas viridis).
P.Lenrumé
Figure 26: Trogon à queue blanche
(Trogon viridis) P.Lenrumébiotope
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III.2.2.2 Cortège des milieux ouverts (pâtures et prairies inondables)
Peu d’espèces ont été identifiées dans ces milieux largement modifiés par l’homme.
Le Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis), comme son nom l’indique, a été observé accompagnant et se nourrissant sur les bovidés. Moins de 10 individus étaient présents ce qui est faible pour cet ardéidé. La Grande Aigrette (Ardea alba) est également présente avec quelques individus se nourrissant d’insectes dans les pâtures et dans les « bas-fonds » marécageux formant des marais qu’elle a l’habitude d’utiliser pour se nourrir. Ces deux espèces patrimoniales ne nichent assurément pas sur le site puisqu’elles se reproduisent au sein des grandes héronnières des mangroves.
Signalons également la possible présence étonnante du Petit-Blongios (Ixobrychus exilis), espèce protégée avec habitat, dans un bas fond défriché qui forme un petit marais ouvert qui correspond aux exigences écologiques de l’espèce au moins pour une présence ponctuelle (recherche de nourriture). D’autres passages permettraient de confirmer ou d’infirmer cette espèce.
Quatre espèces de rapaces charognards (Cathartidés) ont été vus en vol au-dessus du site. Ils étaient en vol circulaire à haute altitude pour repérer des charognes. Aucun ne s’est posé sur la zone hormis les très communs Urubus noirs (Coragyps atratus) qui forment d’ailleurs un dortoir de quelques individus dans le boisement au sud de la zone. Le remarquable Sarcoramphe roi (Sarcoramphus papa) a été vu en vol au-dessus du site.
L’autre enjeu marqué est lié à la présence de la Buse roussâtre (Buteogallus meridionalis), classée en « VU », qui a été observée posée en chasse à l’affût sur un ligneux isolé au milieu des pâtures. L’espèce niche potentiellement sur la zone ou dans le secteur. Ce rapace initialement de savane s’adapte pour l’instant au pâturage où il chasse.
Autres enjeux notables, des Marouettes plombées (Mustelirallus albicollis) et Râles grêles (Laterallus exilis) s’adaptent aux pâtures et bas-fonds défrichés. Plusieurs couples sont répartis sur la zone et y nichent. Ces rallidés vivent originellement dans les savanes humides et pripris herbacés. Le Râle grêle a même été contacté dans des secteurs de pâtures relativement secs.
Le très commun Râle kiolo (Anurolimnas viridis) niche aussi sur le site dans les secteurs herbacés plutôt secs. Il étend son aire de répartition avec les défrichements.
Certes, les « bas-fonds » défrichés forment parfois des marais herbacés favorables à des oiseaux d’eau cités ci-dessus mais ceux-ci ne sont pas colonisés par des passereaux des marais comme le Donacobe à miroir (Donacobius atricapilla). On peut tout de même citer la présence du peu commun Todirostre à front gris (Poecilotriccus fumifrons) dans les bas -fonds. A part cela, il n’y a quasiment aucun passereau qui évolue dans les pâtures à part la très commune et omniprésente Sturnelle militaire (Sturnella militaris).
Des passereaux anthropophiles très communs comme le Tyran quiquivi (Pitangus sulphuratus) sont présents dans les pâtures lorsqu’il y a quelques haies ou bosquets à proximité.
Figure 28: Urubu noir (Coragyps atratus).
P.Lenrumé
Figure 29: Râle grêle (Laterallus exilis).
P.Lenrumé
Figure 30: Sturnelle militaire (Sturnella
militaris). P.Lenrumébiotope
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Figure 31: Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans) à l’entrée de sa cavité de nidification sur l’aire d’étude. (haut, © P. Lenrumé) et situation de l’arbre de nidification). (Bas, © P. Lenrumé)biotope
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III.2.3 Mammalofaune
Au sein du secteur étudié nos prospection diurnes nous ont permis de contacter des Tamarins aux mains dorées (Saguinus midas) tandis que lors de nos prospections nocturnes nous avons observé un Kinkajou (Potos flavus) perché dans les arbres au-dessus de la crique sur sable blanc. Au vu des zones boisée présentes sur le site, il est probable que d’autres espèce de mammifères arboricoles soient présentes tels que le Tamandua (Tamandua tetradactyla) ou l’Unau (Choloepus didactylus) dans les secteurs forestiers. On peut également envisager la présence d’espèces terrestres tel que le Tatou à neuf bandes (Dasypus novemcinctus), l’Agouti au croupion roux (Desiprocta leporina) ou encore le Pac tacheté (Cuniculus paca)
Figure 32: Tamarin aux mains
dorées (Saguinus midas) (hors
site) J. BonnaudET an | £ 1 = D 4 On+ D + E . j À MS
—— Liste dés espèces |
e Trachéophytes | F4 cœ ALBIOMA
: Elaeis oleifera ” Es Eos sr
-Dimorphandra polyandra
Sagittaria guayanensis
isteganthus lateralis
: Tetrapterys glabrifolia
1 Inga virgultosa
à
Espèces animales
- Dicorynia guianensis et végétales
|e Patrachofaune
1 : Rhjnella merianae — remarquables 2 : Boana xerophyllae
| e_Herpétofaune
1 / Ghemidophorus lemniscatus\
S4vifaune
Parc photovoltaique de Mana
Bu uIcus ibis Aires d'étude 2* Ar ba »
Sd al FRET è LE Immédiate
5 : Cathartes burrovianus re" Rapprochée
6 : Coragyps atratus ——
7 : Satoramphus papa Statut de conservation
& : Fjanoides forficatus
9. Æctinia plumbea O Protégée avec son habitat À : Buteogallus meridionalis
2 » Anurolimnas viridis
: Laterallus exilis
MMustelirallus albicollis
(e] Déterminante de ZNIEFF
: Rerpetotheres cachinnans| ï
”
Nidification - Cartographie : Biotope,
2021-03-16T 14:56:28
fhion inerme
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- Sources : Carte topographique 1:25 000 ©IGN (2012)
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Carte 4 : Répartition des espèces remarquablesbiotope
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mars 2021# S & S à + + S Ÿd =
IV
lkhkjhkj
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IV Évaluation des enjeuxbiotope ©
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IV.1 Les habitats et la flore
IV.1.1 Les habitats
Tableau 1 : Surfaces d'habitat affecté par le projet et enjeux associé
Les prairies dégradées, constituent l’habitat majoritaire au sein de la zone d’étude. Cet habitat ne représente pour la flore aucun enjeu de conservation. Il constitue une zone de gagnage supplémentaire pour certaines espèces de rapaces qui se rencontrent généralement dans les savanes du littorales (eg : Buse roussâtre). Il en va de même pour la seule espèce de batracien déterminante de ZNIEFF identifiée au sein de la zone d’étude.
Nom de l’habitat Code Habitat patrimonial Zone Humide Surface (ha) % Enjeu de conservation
Forêts dégradées denses et
hautes de basse altitude G46.2311 5,24 Modéré
Forêts marécageuses
dégradées et lisières G46.2314 ×
× 18,26 Modéré
Forêts sur sables blancs (entre
Organabo et Saint-Jean du
Maroni) 10-20 m de hauteur G46.4222
× 85,94 Fort
Prairies inondables et humides
de basse altitude de Guyane G55.23
× 25,65 Faible
Pâturages dégradés à Cyperus
luzulae et C. surinamensis G81.32 210 ,2 Faible
Cultures de Citrus spp. G83.25 19,24 Négligeable
Friches secondaires arbustives G87.18 30,82 Négligeable
Végétations secondaires sur
sable blanc G87.1B 7,42 Négligeable
Cours et abords des maisons G87.23 4,61 Négligeable
Bords de routes et de pistes G87.24 1,16 Négligeable
Bord de routes goudronnées à
forte fréquentation G87.241 4,32 Négligeable
Bords de pistes forestières à
faible fréquentation G87.242 1.79 NégligeableEnjeux de conservation des habitats @-) ALBIOMA
Centrale agriphotovoltaique de Mana
© ALBIOMA - Tous droits réservés - Sources : fonds : OrthoRGFG95-UTM22NGSD3.5cm ; cartographie : ©Biotope (2020)
C1 Aire d'étude immédiate Enjeux de conservation Zone humide T1 Aire d'étude rapprochée EM Négligeable
Faible
Modéré
D Fort
©
biotope
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Carte 5 : Niveau d'enjeu de conservation des habitatsbiotope ©
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Les prairies inondables sont plus diversifiées et constituent un habitat de substitution pour certaines hydrophytes patrimoniales (eg : Sagittaria guayanensis). Elles accueillent également un cortège d’oiseaux patrimoniaux généralement observé dans les savanes inondables du littorale (eg : Marouette plombée, Râle grêle, Tyranneau souris).
Les secteurs forestiers, qu’ils soient dégradés ou non, constituent les enjeux de conservation les plus importants, dans la mesure où ils accueillent des espèces animales et végétales protégées et dont le maintien sera incompatible avec le projet de parc photovoltaïque. Parmi eux les forêts sur sables blancs non perturbés constituent l’enjeu de conservation le plus fort.
Les autres habitats sont des habitats artificiels ne représentant qu’un niveau d’enjeu de conservation négligeable.
IV.1.2 La flore
Tableau 2 : Listes des espèces végétales patrimoniales (protégée : P, ou déterminante de ZNIEFF : D)
Famille Nom scientifique Statut de
conservation
Habitat Enjeu de
conservation
Arecaceae Elaeis oleifera P/D
Forêt marécageuse / Prairie
inondable (habitat de substitution)
Fort
Leguminosae Dimorphandra polyandra D
Forêts sur sables blanc / Forêt
marécageuse sur sables blancs
Modéré
Alismataceae Sagittaria guayanensis D Prairies inondables Modéré
Bromeliaceae Disteganthus lateralis D Forêt sur sables blancs Faible
Malpighiaceae Tetrapterys glabrifolia D Forêts dégradées Fort
Leguminosae Inga virgultosa D Forêt (sous-bois) Faible
Caesalpinaceae Dicorynia guianensis D Forêts sur sables blancs Très faible
Sept espèces végétales patrimoniales ont été recensées au sein de la zone d’étude. Ce chiffre, très faible, est à mettre en relation avec la prédominance d’habitats artificiels (prairies dégradées). Parmi les espèces patrimoniales, Elaeis oleifera, palmier protégé, représente le plus fort enjeu de conservation. Il s’agit de populations ou d’individus isolés relictuels de la forêt marécageuse sur sables blancs qui couvrait une partie de la zone d’étude jusqu’à un passé récent (< 10 ans). Le second enjeu de conservation fort est la liane Tetrapterys glabrifolia. C’est la troisième station de cette espèce connue en Guyane et la première mention dans le nord du département.biotope
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Dimorphandra polyandra et Sagittaria guayanensis sont des espèces déterminantes de ZNIEFF dont l’aire de répartition est très faible en Guyane. Nous leur attribuons cependant un niveau d’enjeu de conservation modéré, car elles sont localement abondantes au sein de la zone d’étude et présente une certaine valence écologique.
Les autres espèces déterminantes de ZNIEFF sont relativement communes en Guyane, voir largement répartie (D. guianensis), aussi représentent elles un niveau d’enjeu de conservation faible à très faible.
IV.2 La faune
IV.2.1 La batrachofaune
Le Crapaud granuleux (Rhinella merianae) figure à l’article 2 du récent arrêté du 19 novembre 2020 ; cet article implique la protection des spécimens des espèces qui y figurent, mais également des sites de reproduction et de repos (habitats).
Le crapaud granuleux est également classé parmi les espèces déterminantes de ZNIEFF, car elle est principalement connue des savanes rases du littoral guyanais. Cependant cette espèce colonise d’autre type de milieux ouverts tels que les prairies ou carrières du littoral.
Le projet maintiendra des habitats ouverts comportant des flaques d’eau temporaire, utilisées par cette espèce pour sa reproduction. On peut donc prévoir un impact positif du projet sur cette espèce puisque l’ouverture de nouveaux milieux lui sera bénéfique.
La Rainette crépitante (Boana xerophilla) représente également un enjeu de conservation notable. Cette espèce, associée aux ouvertures forestières au sein des massif forestiers intacts (eg : savane-roches) peut se trouver de manière opportuniste dans les espaces perturbés
Les autres espèces d’amphibiens qui figurent dans l’arrêté du 19 novembre 2020 sont listées à l’article 4, qui interdit tout commerce de ces spécimens sur le territoire national, mais n’interdit pas leur destruction. Leurs populations ne sont pas en déclin en Guyane, et elles sont souvent anthropophiles (eg : Scinax ruber, Adenomera andrae …) ; elles ne représentent, au mieux, qu’un faible enjeu de conservation.
Tableau 3 : Listes des espèces d'amphibien patrimoniales (P : espèce figurant dans l’arrêté du 19 novembre 2020 ; D : espèce déterminante de ZNIEFF), LRR : Liste Rouge Régionale
Nom normalisé Nom scientifique Statut de
conservation
LRR Habitat Enjeu de
conservation
Crapaud granuleux Rhinella merianae P (Art2) / D EN Savane rases du littoral Modéré
Scinax des savanes Scinax nebulosus
P (Art4)
LC Milieux ouverts Faible
Hylode porte-X Pristimantis
chiastonotus
P (Art4) LC
Forêts Très faible
Rainette patte d'oie Boana boans
P (Art4) LC
Forêts Très faible
La liste rouge
régionale des espèces
animales de Guyane a été
évaluée, en juillet 2017, à
partir des critères fixés par
l’Union Internationale de
Conservation de la Nature
(UICN) Les espèces sont
catégorisées en six
niveaux, suivant le risque
d’extinction de leurs
populations estimé sur le
territoire : DD : données
insuffisantes (Data
Deficient)LC : Non menacé
(Least Concern) ; NT :
quasiment menacé (Nearly
Threatened) ; VU :
Vulnérable (VUnerable) ;
EN : En danger
d’extinction
(ENdangered) ; CR : en
danger critique
d’extinction (CRitically
endangered)biotope
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Nom normalisé Nom scientifique Statut de
conservation
LRR Habitat Enjeu de
conservation
Ostéocéphale taurin Osteocephalus taurinus
P (Art4) LC Forêts Très faible
Trachycéphale
métronome
Trachycephalus
hadroceps
P (Art4) LC
Forêts Très faible
Centrolène des
Oyampis
Vitreorana ritae
P (Art4) LC
Crique d’eau claire Très faible
Adénomère familière Adenomera andreae
P (Art4) LC Pelouses Négligeable
Crapaud feuille Rhinella castaneotica
P (Art4) LC
Forêts Très faible
Allobate fémoral Allobates femoralis
P (Art4) LC Forêts Très faible
Rainette à bandeau
Dendropsophus
leucophyllatus
P (Art4) LC Pâturage hydromorphe Très faible
Rainette à bandes Boana multifasciata
P (Art4) LC Pâturage hydromorphe Très faible
Rainette ponctuée Boana punctata
P (Art4) LC Pâturage hydromorphe Très faible
Rainette centrolène Boana cinerascens
P (Art4) LC Pâturage hydromorphe Très faible
Rainette crépitante Boana xerophylla
P (Art4) / D LC Ouvertures forestières et
savanes roches
Modéré
Scinax de Boeseman Scinax boesemani
P (Art4) LC Pâturage hydromorphe Négligeable
Scinax des maisons Scinax ruber
P (Art4) LC Pâturage hydromorphe Négligeablebiotope
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IV.2.2 L’herpétofaune
Les lézards coureurs constituent un complexe d’au moins trois espèces en Guyane française : Cnemidophorus lemniscatus, C. cryptus et C. pseudolemniscatus. La distinction entre les spécimens femelles de ces espèces est délicate en l’absence de capture ; cette opération est, qui plus est, ardue compte tenue de la vivacité de ces lézards. C. cryptus et C. lemniscatus sont tous deux inscrits sur la liste des espèces déterminantes de ZNIEFF. C. leminscatus est par ailleurs inscrit sur la liste des espèces de reptile protégées de Guyane et bénéficie du plus fort statut de protection (Article 2, protégé avec ces habitats). La présence de cette espèce ne peut être attestée qu’avec l’observation de spécimens mâles (dont la livrée est très caractéristique) ; ce qui a été le cas au nord-ouest de la zone d’étude, dans des pâturages poussant sur substrat sableux. C. lemniscatus n’est signalée en Guyane qu’au nord-ouest du département (Saint- Laurent, Mana). Cette espèce fréquente habituellement les plages sableuses et les savanes ouvertes attenantes ; elle semble étendre son aire de répartition à la faveur des ouvertures artificielles pratiquées dans les habitats forestiers ; sa présence sur le site est opportuniste, c’est pourquoi, malgré l’enjeux de protection réglementaire élevé, nous évaluons l’enjeu de la conservation de ces populations à un niveau modéré.
Le niveau d’enjeu de conservation du Caïman gris (Paleosuchus trigonatus) a été évalué à faible en raison de la tendance au déclin qu’affiche ses populations en raison de la chasse dont il fait l’objet. Il figure par ailleurs dans l’arrêté ministériel du 19 novembre 2020, à l’article 4 qui interdit tout commerce sur le territoire national, mais n’interdit pas sa destruction. Notons que sur la liste rouge régionale et internationale, cette espèce est classées parmi les « préoccupations mineurs » (LC).
Les sept autres espèces de reptile contactées lors de nos inventaires sont également listées à l’article 4 du même arrêté. Leurs populations ne sont pas en déclin en Guyane ; elles peuvent d’ailleurs s’adapter et profiter des habitats modifiés par les humains (eg : Ameiva ameiva) ; elles ne représentent pas un enjeu de conservation.
Tableau 4 : Listes des espèces de reptile patrimoniales (P : espèce figurant dans l’arrêté du 19 novembre 2020), LRR : Liste Rouge Régionale
Nom normalisé Nom scientifique Statut de
conservation
LRR Habitat Enjeu de
conservation
Lézard coureur
galonné
Cnemidophorus
lemniscatus
P (Art2) / D DD
Arrières-dunes, lisières
de forêts sur sable, bords
de pistes, carrières.
Modéré
Chasseur des jardins Mastigodryas boddaerti
P (Art4) LC
Milieux ouverts Négligeable
Iguane vert Iguana iguana
P (Art4) LC Milieux ouverts et
forestiers
Négligeable
Anolis brun doré Norops fuscoauratus
P (Art4) LC
Milieux ouverts
Négligeable
Polychre caméléon Polychrus marmoratus
P (Art4) LC
Milieux ouverts forestiers
Négligeable
Ameive commun Ameiva ameiva
P (Art4) LC
Milieux ouverts dégradés
Négligeablebiotope
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Nom normalisé Nom scientifique Statut de
conservation
LRR Habitat Enjeu de
conservation
Kentropyx des
chablis Kentropyx calcarata
P (Art4) LC
Milieux ouverts forestiers
Négligeable
Téju commun Tupinambis teguixin
P (Art4) LC Milieux ouverts et
forestiers
Négligeable
Caïman gris adulte Paleosuchus trigonatus
P (Art4) LC
Forêt marécageuse Faiblebiotope
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IV.2.4 L’avifaune
Seize espèces d’oiseaux patrimoniales (protégées et/ou déterminantes de ZNIEFF) ont été identifiées au sein de la zone d’étude.
Elles sont classées dans les tableaux des pages suivantes en enjeu faible, modéré ou fort. Ces tableaux présentent chacune de ces espèces, le nombre d’individus contactés, leur statut reproducteur sur le site, leur statut de conservation, l’état de leurs populations à l’échelle de la Guyane selon les critères de l’UICN. Nous présentons également les motivations qui nous incitent à classer ces espèces en tel ou tel enjeu de conservation vis-à-vis du projet.
Les espèces localisées lors de nos inventaires ont été cartographiées avec des points correspondant à la localisation de l’observation. Ces points correspondent donc simplement à la localisation de l’espèce à un instant « t » et désignent que des zones privilégiées par l’espèce de façon très partielle. Les domaines vitaux (territoire utilisé par une espèce tout au long de son cycle biologique) des oiseaux varient beaucoup d’une espèce à l’autre et les connaissances sont très limitées dans ce domaine. Ainsi, il convient de garder à l’esprit que des surfaces plus ou moins grandes autour des points d’observations sont utilisées par les espèces pour se nourrir et se reproduire notamment (en fonction des habitats présents et des exigences écologiques de chaque espèce évidemment).
Concernant les différents habitats sur la zone d’étude, les surfaces pâturées herbacées ne présentent que très peu d’intérêt ornithologique. Ce sont parmi les milieux les plus pauvres en espèces qu’il puisse exister en Guyane. Les boisements résiduels sont dans l’ensemble très dégradés et peu attractifs. La richesse en espèces y est très pauvre. Cela dit, des espèces patrimoniales y trouvent encore des conditions écologiques favorables à leurs maintiens. Les grands ligneux isolés servent de reposoir de chasse non-négligeable pour les rapaces.
Enjeu de conservation faible :
Sont concernées des espèces présentant des effectifs très importants en Guyane. Si ces espèces sont inféodées à un habitat particulier, celui-ci ne doit pas être menacé. On peut tout de même retrouver des espèces présentant des effectifs faibles si elles passent en vols au- dessus du site (dans la mesure où le site envisagé pour le projet ne constitue pas une zone de gagnage ou de reproduction potentielle). L’un des meilleurs exemples est celui de la Frégate superbe, protégée avec ses habitats, qui vole régulièrement à haute altitude sur le littoral mais qui ne niche qu’au Grand-Connétable. Il serait illogique de la classer en enjeu fort sur des projets continentaux. Dans cette catégorie d’enjeu, on retrouve des espèces migratrices communes, des oiseaux de passage en vol au-dessus du site (Urubus sp par exemple), des espèces anthropophiles à forte valence écologique et des espèces très communes non-menacées. En général, ces espèces sont seulement protégées (pas avec habitats) et figurent en LC sur la liste rouge UICN. Attention, un grand nombre de taxons seulement protégés et en LC peuvent également figurer parmi les enjeux modérés et forts (espèces peu communes et rares des forêts de l’intérieur notamment). Une certaine flexibilité dans l’évaluation des enjeux est laissée à l’expert en fonction des zones, des effectifs des espèces, du statut reproducteur sur le site, des menaces déjà existantes, du degré de complétude de l’inventaire et des nombreuses méconnaissances de l’avifaune guyanaise.
Cette catégorie concerne 6 espèces parmi les 16 espèces à enjeu.biotope e
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Tableau 5 : liste des espèces d’oiseau représentant un enjeu de conservation faible sur le secteur d’étude
Nom normalisé
Nom
scientifique Statut
Liste
Rouge
Régional
e
Habitat en Guyane Abondance en Guyane
Statut sur le site d’étude
Motif du classement : « enjeu
faible »
Urubu à tête
rouge Cathartes aura P DD
Zones ouvertes, boisements
secondaires, forêts
marécageuses, estuaires,
marais.
Espèce commune sur le littoral mais
absente des forêts de l’intérieur.
Non nicheur. Des individus en vol
à la recherche de nourriture. Espèce commune non nicheuse.
Urubu à tête
jaune
Cathartes
burrovianus P DD
Savanes sèches ou noyées,
forêts marécageuses et
vieilles mangroves du bord de
mer.
Espèce commune sur le littoral mais
absente des forêts de l’intérieur.
Non nicheur. Des individus en vol
à la recherche de nourriture. Espèce commune non nicheuse.
Urubu noir Coragyps atratus P LC
Plages et mangroves de
bords de mer jusque sur les
rives des grands fleuves
côtiers.
Espèce commune sur le littoral mais
absente des forêts de l’intérieur.
Non nicheur. Des individus en vol
à la recherche de nourriture et un
petit dortoir hors zone dans le
boisement au sud.
Espèce commune non nicheuse.
Buse cendrée Buteo nitidus P LC
Milieux dégradés semi-
ouverts. Lisières de forêt dans
les défrichements, pâturages.
Espèce commune dans la région
côtière.
Nicheur possible (voir probable)
dans le boisement résiduel au
centre-nord de la zone (même
bois que le Macagua rieur). Un
adulte observé à deux reprises
dans ces ligneux.
Espèce commune des milieux
dégradés.
Râle kiolo Anurolimnas viridis P LC
Fréquente les terrains
broussailleux et herbeux, les
friches, les bords de pistes et
les cultures à l’abandon.
Espèce commune dans toute la région
littorale où il profite des défrichements.
Nicheur certain dans les secteurs
herbacés denses. Au moins 5
couples probablement.
Espèce commune des milieux
dégradés.
Tyranneau
minute Ornithion inerme P LC
Forêts basses de lisière,
forêts marécageuses
inondables et forêts de terre
ferme. Strates hautes de la
forêt avec les rondes de
canopées.
Espèce commune mais difficile
d’observation.
Nicheur possible en marge de la
zone dans les boisements
limitrophes. Un chanteur.
Espèce commune et hors zone./
Histe des espèces Hit tt
8 Re r À 1 Elaeis oleifera à Rl
à Dimorphandra polyandra
. Sagittaria guayanensis
: Disteganthus lateralis
: Tétrapterys glabrifolia
: Inga V#gultosa
: Dicorynia guianensis
e_ Batrachofaune
ue-Rhinella merianae
2: Boana xerophylla
e Herpét faune BK
NO
GR
UN
h
? “Aviaune NA /\ à LE ]
: Bubuicus DE Nn——
: Ardea alba 118
: Mesembrinibis cayennensis
‘ Cathartes aura |,
- Cathartes burrovianus
: Coragyps atratus \..
: Sarcoramphus papa
: Elanoïdes forficatus
9 ;: Ictinia plumbea
ù 0: Buteogallus meridionals
:Buteo nitidus
À:: Anurolimnas viridis 13 : Lakérallus exilis
14 ; Mustelirallus albicollis
5 ; Herpetotheres cachinnans
©
VO
QU
+
G
N
ha
\Ww#/: >
FE Chemidophorus lemniscatud=
LUE
fi
Le
: Ornithion inerme
©
Albioma - Tous droits réservés - Sources : Carte topographique 1:25 000
CIGN (2012) - Cartographie : Biotope, 2021-03-16T 15:02:44
OZ à
LEP
€ acsioma
Niveau d'enjeu
de conservation
des espèces
Parc photovoltaique de Mana
Aires d'étude
en Immédiate
l I Rapprochée
—— Cours d'eau
Niveau d'enjeu
de conservation
@ Négligeable
© Très faible
Faible
Modéré
@ or
E) Très fort
à biotope
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Carte 6 : Niveau d'enjeu de conservation des espèces animales et végétalesbiotope
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IV Évaluation des enjeux
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Enjeu de conservation modéré :
Cette catégorie d’enjeu est la plus difficile à caractériser précisément car certaines de ces espèces pourraient être mentionnées en enjeu faible à modéré ou modéré à fort par exemple. Les différences entre les enjeux apparaissent diffuses parfois. C’est pourquoi il est nécessaire de laisser de la flexibilité à l’expert, qui par son expérience, peut déceler des différences subtiles. En général, les espèces concernées par cette catégorie sont assez communes à peu communes, protégées et possiblement déterminantes de ZNIEFF et classées en LC, NT ou DD. Ces oiseaux sont dans l’ensemble peu menacés à l’heure actuelle et il en est de même pour leur habitat.
Cette catégorie concerne 7 espèces parmi les 16 espèces à enjeu.biotope e
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Etude de la faune et de la flore
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Tableau 6 : liste des espèces d’oiseau représentant un enjeu de conservation modéré sur le secteur d’étude
Nom normalisé
Nom
scientifique Statut
Liste
Rouge
Région
ale
Habitat en Guyane Abondance en Guyane
Statut sur le site d’étude
Motif du classement : « enjeu
modéré »
Héron garde-
boeufs Bubulcus ibis P / D (nidif) LC
Prairies et pelouses pâturées
par du bétail.
Espèce commune mais
localisée aux zones de
pâturages.
Non nicheur. Quelques individus se
nourrissant auprès des bovins.
Non nicheur et effectifs faibles pour
cette espèce commune.
Grande aigrette Ardea alba P / D (nidif) LC Marais d’eau douce et rivières de l’intérieur. Espèce commune.
Non nicheur. Quelques individus se
nourrissant dans les pâtures et dans
les « bas-fonds » défrichés
marécageux.
Non nicheur et effectifs faibles pour
cette espèce commune.
Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa P NT Forêts primaires. Espèce assez commune. Non nicheur. Un unique individu en vol très haut à la recherche de nourriture. Non nicheur. Seulement une zone de gagnage potentielle.
Milan à queue
fourchue
Elanoides
forficatus P LC
Forêt de l’intérieur jusqu’au
contact avec les paysages
ouverts de la plaine côtière.
Espèce commune dans tout
l’intérieur, plus localisée sur le
littoral.
Nicheur possible en saison sèche dans
les boisements limitrophes. Quelques
individus en vol se nourrissant
d’insectes au-dessus des pâtures.
Rapace commun et non menacé mais
nichant potentiellement.
Milan bleuâtre Ictinia plumbea P LC
Forêts primaires non
perturbées, mais aussi
localement en zone côtière
dégradée. Se nourrit
essentiellement d’insectes
chassés en vol.
Espèce commune. Nicheur possible en lisière de la zone et dans les boisements résiduels. Rapace commun et non menacé mais nichant potentiellement.
Râle grêle Laterallus exilis P LC Zones herbeuses humides ou marécageuses. Espèce localement assez
commune dans les marais de
la région côtière.
Nicheur certain dans les herbacées
des pâtures et dans les « bas-fonds »
défrichés marécageux. Au moins 5
chanteurs mais potentiellement plus.
Nicheur sur la zone.
Marouette
plombée
Mustelirallus
albicollis P LC
Herbages humides, fossés et
broussailles dans les
savanes.
Espèce commune dans les
savanes et prairies humides
sur tout le littoral.
Nicheur certain dans les herbacées
des pâtures et dans les « bas-fonds »
défrichés marécageux. Au moins 2
chanteurs mais potentiellement plus.
Nicheur sur la zone.biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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IV Évaluation des enjeux
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Enjeu de conservation fort :
Dans cette catégorie, on retrouve des espèces rarement observées en Guyane qui peuvent être seulement protégées ou avec habitats. Toutes les espèces classées VU, EN ou CR sur la liste rouge UICN figurent dans les enjeux forts (mis-à-part les cas comme la Frégate superbe expliquée précédemment). Mais on y trouve aussi des espèces classées en LC ou NT (espèces forestières pour la plupart) qui demeurent rares avec les connaissances actuelles. Beaucoup de ces espèces sont menacées et/ou localisées sur des milieux rares à l’échelle de la Guyane (espèces de savane par exemple). Les tendances d’évolutions démographiques sont évidemment prises en compte. Comme pour les autres niveaux d’enjeux, l’expérience de l’expert joue un grand rôle dans la classification.
Cette catégorie concerne 3 espèces parmi les 16 espèces à enjeu.biotope e
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
IV Évaluation des enjeux
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Tableau 7 : liste des espèces d’oiseau représentant un enjeu de conservation fort sur le secteur d’étude
Nom
normalisé
Nom
scientifique Statut
Liste
Roug
e
Régio
nale
Habitat en Guyane Abondance en Guyane
Statut sur le site d’étude
Motif du classement : « enjeu fort »
Ibis vert Mesembrinibis cayennensis P NT Rivières forestières, marais arborés et forêts marécageuses.
Espèce autrefois
répandue mais
aujourd’hui
localisée aux
portions les plus
reculées des
rivières intérieures.
A priori non nicheur
(attention tout de même au
boisement marécageux
tout à l’est qui semble
favorable). Un individu se
nourrit dans ce boisement.
Espèce en régression et classée en
« NT » nichant possiblement.
Buse roussâtre Buteogallus meridionalis P VU
Grandes zones ouvertes
herbacées à tendance sèches, les
savanes de la plaine côtière
constituent son biotope d’élection.
Espèce assez
commune.
Nicheur possible sur la
zone ou en marge sur les
lisières notamment. Un
individu chasse à l’affût
posé sur les grands arbres
isolés.
Espèce du littoral classée en « VU »
nichant possiblement.
Macagua rieur Herpetotheres cachinnans P VU Forêts marécageuses et vieilles mangroves.
Espèce assez
commune dans
son milieu sur la
plaine côtière mais
beaucoup plus
localisée dans
l’intérieur.
Nicheur certain. Un couple
niche en cavité dans un
grand ligneux du
boisement résiduel au
centre-nord de la zone.
Espèce classée en « VU » nichant avec
certitude. Assurément l’enjeu identifié le
plus fort.biotope
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IV Évaluation des enjeux
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IV.2.5 La mammalofaune
Les deux espèces de mammifères inventoriés lors de nos prospections (Saguinus midas et Potos flavus) sont listées à l’article 2 de l’arrêté ministériel du 15 mai 1986 qui interdit leur naturalisation et leur commerce sur l’ensemble du territoire, mais par leur destruction.
Nom normalisé Nom scientifique Statut de
conservation
LRR Habitat Enjeu de
conservation
Tamarin à pattes
dorées Saguinus midas
P (Art2) LC
Forêts, friches arbustives Négligeable
Kinkajou Potos flavus
P (Art2) LC
Forêts
Négligeable
Tamandua Tamandua tetradactyla
P (Art1) LC
Forêts
Faible
Unau Choloepus didactylus
P (Art2) LC
Forêts
Négligeable
Parmi les autres espèces de mammifère possiblement présentes au sein de la zone d’étude, le Tamandua à collier (Tamandua tetradactyla) est listé à l’article 1 de l’arrêté ministériel du 15 mai 1986, qui interdit la destruction de ses représentants, et l’Unau (Choloepus didactylus) est listé à l’article 2. Les populations de Guyane de ces deux espèces présentent une évolution stable de leurs effectifs. T. teradactyla et C. didactylus des espèces arboricoles très liées à l’habitat forestier en bon état de conservation pour accomplir leur cycle de vie. Le projet s’implantant dans les pâturages dégradés, utilisés que ponctuellement par ces espèces lors de leur déplacement, n’aura pas d’effet sur leur maintien au sein de la zone d’étude, si toutefois elles étaient véritablement présentes.# S & S à + + S Ÿd =
V
lkhkjhkj
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V Appréciation des impactsbiotope
Propriété de Biotope
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V Appréciation des impacts
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V.1Les habitats et la flore
V.1.1 Impacts sur les habitats
Tableau 8 : Emprise du projet sur les habitats
Habitat Code Zone humide Surface totale Niveau d’enjeu Surface affectée %
Forêts dégradées denses et
hautes de basse altitude
G46.2311 5,24 Modéré > 0,01 >0,1
Forêts marécageuses
dégradées et lisières
G46.2314 × 18,26 Modéré > 0,01 >0,1
Marais tropicaux d'eau douce
herbacés et prairies inondables
et humides de basse altitude de
Guyane
G55.23 × 25,65 Faible 0,22 0,86
Pâturages dégradés à Cyperus
luzulae et C. surinamensis
G81.32 210 ,2 Faible 68,55 32,61
Cultures de Citrus spp. G83.25 19,24 Négligeable 0,05 0,24
Friches secondaires arbustives G87.18 30.82 Négligeable 0,01 >0,1
Bords de routes et de pistes G87.24 1,16 Négligeable 0,14 12,04
Bord de routes goudronnées G87.241 4,32 Négligeable > 0,01 >0,1
Bords de pistes forestières G87.242 1,79 Négligeable > 0,01 0,24
Le tableau ci-dessus présente les surfaces d’habitat qui se trouvent sous l’emprise du projet. Il s’agit du cumul des emprises des panneaux photovoltaïques et des voies de circulation entre les rangées, du bâti et des voies de circulations externes. L’emprise totale ainsi calculée représente 69,02 ha.
Le diagnostic écologique a révélé que les habitats présentant les enjeux de conservation les plus importants étaient les zones forestières, qu’elles soient dégradées ou non. Cette sensibilité marquante a guidé l’implantation du projet, l’emprise finale retenue n’est donc pas prévue au niveau de ces habitats.
Le projet s’implantera à 99% dans les pâturages dégradés (G81.32), ce qui représente environ un tiers de la représentation de cet habitat au sein de la zone d’étude. Notons que cet habitat ne sera pas détruit à proprement parler, car un des objectifs du projet est de maintenir l’élevage sous les panneaux photovoltaïques. La composition floristique sera modifiée par l’enrichissement de plante supportant l’ombrage. L’impact sur cet habitat est, en conséquence, considéré comme faible.
L’emprise du projet sur les autres habitats est négligeable (0,22 ha au maximum). Ceci concerne en particulier les zones humides qui ont été volontairement exclues de l’emprise du projet par la maîtrise d’ouvrage.biotope
Propriété de Biotope
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V Appréciation des impacts
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Les zones humides sont très faiblement impactées : les zones de bas fond sont préservées, les continuités hydrauliques seront maintenues, l’utilisation de cheminements existants est privilégiée quand cela est possible. Les zones humides sont plus particulièrement concernées par :
- la traversée de 3 chemins internes dont un est déjà existant, les nouveaux cheminements représentent une surface de 400 m² en zones humides.
Il est important de préciser que les pistes, si elles correspondent à des zones compactées, ne constituent pas de véritables imperméabilisations, le revêtement prévu étant perméable. En effet, ces pistes ne feront pas l’objet d’un enrobage, elles seront en sol naturel compacté et la chaussée restera donc « brute ». Ainsi, les eaux météoriques et de ruissellement pourront passer au travers des pistes et pourront être restituées au sol. Toutefois, il est considéré que le compactage pourrait assécher partiellement les couches superficielles du sol réduisant la capacité d’infiltration sur ces emprises. Il est constaté toutefois qu’au niveau du site les chemins existants n’empêchent pas la continuité des zones humides.
- Une petite surface de panneaux photovoltaïques (1 800 m²)
Les modules photovoltaïques ne constituent pas une surface imperméabilisée : il s’agit d’une surface aérienne sur laquelle l’eau ruissellera pour s’écouler sur les bords. Les panneaux sont espacés et permettent ainsi l’infiltration de l’eau de pluie dans le sol.
La seule emprise durable des structures photovoltaïques est celle des pieux qui sont toutefois de très faible emprise, et ponctuellement répartis.
- Plusieurs linéaires de clôtures
Les piquets de la clôture sont de très faibles emprises, répartis en de très nombreux points.
La réflexion du projet a tenu compte des zones humides en présence en limitant véritablement son emprise sur ces habitats.
Une petite partie du projet (2200 m²) prend place sur des habitats humides sans impliquer leur imperméabilisation.
V.1.2 Impacts sur la flore
L’ensemble des espèces végétales patrimoniales a été évités lors de la conception du plan d’implantation du projet. Le projet n’aura aucun impact sur ces espèces.biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Appréciation des impacts
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V.2La faune
L’analyse décrite en suivant consiste en une analyse des impacts bruts sans mise en œuvre de mesures. Il ne s’agit pas des incidences effectives qui auront finalement lieu puisque des mesures vont être mises en œuvre. Cette analyse est fournie à titre indicative et permet de pointer les aspects nécessitant des mesures adaptées.
V.2.1 Impacts sur la batrachofaune
V.2.1.1 IMP.BA.01 : Modification de l’habitat de Rhinella merianae
IMP.BA.01 : Modification de l’habitat de Rhinella merianae
Type d'impact
Indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
L’implantation des parcs photovoltaïques maintiendra l’ouverture du milieu et multipliera les sites de reproduction de Rhinella merianae.
Espèces
concernées
Rhinella merianae
Enjeu de
conservation
Modéré : Cette espèce est protégée avec ses habitats. Les savanes rases du littoral constituent son habitat naturel (Lescure et Marty, 2000), cependant son caractère pionnier le rend résilient aux perturbations anthropiques menant à des formations végétales rases herbacées. R. merianae est ici une espèce opportuniste qui a trouvé dans les pâturages un habitat de substitution, c’est pourquoi nous n'évaluons pas l’enjeu de sa conservation sur ce site à un fort niveau.
Sensibilité
Négligeable : Les modifications de l’habitat ne sont pas de nature à remettre en cause le maintien de cette espèce au sein de la zone d’étude. L’entretien du parc photovoltaïque maintiendra l’ouverture des habitats et favorisera la formation de flaques d’eau temporaires (en saison des pluies) favorables à la reproduction de cette espèce.
Incidence
Non notable: Le maintien de R. merianae n’est pas remis en cause par l’implantation des parcs photovoltaïques. En phase d’exploitation, les nombreuses flaques d’eau temporaires qui se formeront sous et entre les rangées de panneaux solaires pourrait même augmenter le nombre de site de reproduction.
Mesure
associée
M.RE.01 : Aménagement de passage pour la faune terrestrebiotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Appréciation des impacts
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V.2.1.2 IMP.BA.02 : Destruction possible de Rhinella merianae
IMP.BA.02 : Destruction de spécimen de Rhinella merianae
Type d'impact
Direct
Durée de
l’impact
Temporaire
Nature de
l'impact
Lors de la phase chantier, des spécimens de R. merianae pourraient être écrasés par les engins.
Espèces
concernées
Rhinella merianae
Enjeu de
conservation
Modéré : Cette espèce est protégée avec ses habitats. Les savanes rases du littoral constituent son habitat naturel (Lescure et Marty, 2000), cependant son caractère pionnier le rend résilient aux perturbations anthropiques menant à des formations végétales rases herbacées. R. merianae est ici une espèce opportuniste qui a trouvé dans les pâturages un habitat de substitution, c’est pourquoi nous n'évaluons pas l’enjeu de sa conservation sur ce site à un fort niveau.
Sensibilité
Faible : Sans aucune mesure de réduction, il est peu probable que l’ensemble de la population de R. merianae soit détruite. Les spécimens subsistants pourront reconstituer la population initiale.
Incidence
Non notable : Le maintien de R. merianae n’est pas remis en cause par l’éventuelle destruction de spécimens en phase de chantier implantation des parcs photovoltaïques.
Mesure
associée
M.EV.01 : Programmation des travaux en saison sèche.biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Appréciation des impacts
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V.2.3 Impacts sur l’herpétofaune
V.2.3.1 IMP.HE.01 : Modification de l’habitat de Cnemidophorus lemniscatus
IMP.HE.01 : Modification de l’habitat de Cnemidophorus lemniscatus
Type d'impact
Indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
L’implantation des parcs photovoltaïques maintiendra l’ouverture du milieu et multipliera les sites favorables à Cnemidophorus lemniscatus
Espèces
concernées
Cnemidophorus lemniscatus
Enjeu de
conservation
Modéré : Cette espèce est protégée avec ses habitats. Les plages sableuses et le savanes rases du littoral constituent son habitat naturel, cependant son caractère pionnier le rend résilient aux perturbations anthropiques menant à des formations végétales rases herbacées. C lemniscatus est ici une espèce opportuniste qui a trouvé dans les pâturages un habitat de substitution, c’est pourquoi nous évaluons l’enjeu de sa conservation sur ce site à un fort modéré, malgré l’enjeu réglementaire qu’il représente.
Sensibilité
Négligeable : Les modifications de l’habitat ne sont pas de nature à remettre en cause le maintien de cette espèce au sein de la zone d’étude. L’entretien du parc photovoltaïque maintiendra l’ouverture des habitats favorable à cette espèce.
Incidence
Non notable: Le maintien de C. lemniscatus n’est pas remis en cause par l’implantation des parcs photovoltaïques. En phase d’exploitation, l’ouverture des milieux lui sera très favorable, en particulier dans les secteurs sableux.
Mesure
associée
M.RE.01 : Aménagement de passage pour la faune terrestrebiotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Appréciation des impacts
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V.2.3.2 IMP.HE.02 : Destruction possible de Cnemidophorus lemniscatus
IMP.HE.02 : Destruction de spécimen de Cnemidophorus lemniscatus
Type d'impact
Direct
Durée de
l’impact
Temporaire
Nature de
l'impact
Lors de la phase chantier, des spécimens de C. lemniscatus pourraient être écrasés par les engins.
Espèces
concernées
Cnemidophorus lemniscatus
Enjeu de
conservation
Modéré : Cette espèce est protégée avec ses habitats. Les plages sableuses et le savanes rases du littoral constituent son habitat naturel, cependant son caractère pionnier le rend résilient aux perturbations anthropiques menant à des formations végétales rases herbacées. C lemniscatus est ici une espèce opportuniste qui a trouvé dans les pâturages un habitat de substitution, c’est pourquoi nous évaluons l’enjeu de sa conservation sur ce site à un fort modéré, malgré l’enjeu réglementaire qu’il représente.
Sensibilité
Négligeables : Comme leur nom normalisé l’indique les Lézards coureurs sont très vifs, à l’approche d’un danger (prédateurs, Humains, machines) ils sont prompts à fuir et se réfugier hors de portée. Les risques de mortalité par écrasement en phase de chantier sont négligeables.
Incidence
Non notable : La destruction spécimens de cette espèce en phase de chantier est très peu probable et ne remettrait en aucun cas son maintien au sein de la zone d’étude.
Mesure
associée
Contrairement au Crapaud granuleux (Rhinella merianae), C. lemniscatus est présent et actif toute l’années dans son habitat. Aucune mesure ne peut être mise en place.biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Appréciation des impacts
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V.2.4 Impact sur l’avifaune
V.2.4.1 Destruction potentielle de site de nidification d’oiseau protégée
IMP.AV.01 : Destruction potentielle de site de nidification d’oiseau protégée
Type d'impact
Direct
Durée de
l’impact
Temporaire où permanent
Nature de
l'impact
Les travaux de construction des parcs photovoltaïques pourraient entraîner la destruction de nichées d’espèces protégées se reproduisant au sein de la zone d’étude.
Espèces
concernées
Espèces nicheuses identifiées au sein de la zone d’étude : Râle kiolo (Anurolimnas viridis), Marouette plombée (Mustelirallus albicollis), Râle grêle (Laterallus exilis), Macagua rieur (Herpetotheres cachinans)
Enjeu de
conservation
Faible à fort : Les représentant de la famille des Rallidae fréquentent les habitats ouverts parfois très dégradés (eg : Râle kiolo). La présence de ces espèces est opportuniste au sein de la zone d’étude, elles ont vraisemblablement trouvé dans les pâturages un habitat de substitution. Un couple de Macagua rieur occupe un arbre mort au centre de la zone d’étude.
Sensibilité
Faible : Les espèces rattachées à la famille des Rallidae ont une forte valence écologique, elles ont pu coloniser le milieu malgré les perturbations répétées générées par l’exploitation agricole. Modéré : Les sites de nidification de rapaces sont peu fréquents et doivent être préservés
Incidence
Faible : Le risque de destruction de nid de Rallidae est faible compte tenu de l’évitement des zones humides lors de la conception du projet.
Forte : En l’absence de mesure d’évitement, la destruction du site de nidification du Macagua rieur nuirait au bon déroulement de son cycle biologique au sein de la zone d’étude
Mesure
associée
M.EV.02 : Evitement des forêts sur sables blancs
M.EV.04 : Evitement du site de nidification du Macagua rieur
M.EV.05 : Inspection des terrains par un ornithologue avant le début du chantier M.RE.01 : Programmation des travaux en saison sèche
M.RE.02 : Evitement des zones humidesbiotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Appréciation des impacts
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V.2.4.2 Dérangement de la nidification d’oiseau protégés
IMP.AV.02 : Dérangement de la nidification d’oiseaux protégés
Type d'impact
Indirect
Durée de
l’impact
Temporaire
Nature de
l'impact
Les travaux de construction des parcs photovoltaïques pourraient entraîner le dérangement des couples d’oiseau nicheurs au sein de la zone d’étude (Rallidae), et celle du Macagua rieur (Herpetothers cachinnans)
Espèce
concernée
Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans) Râle kiolo (Anurolimnas viridis), Marouette plombée (Mustelirallus albicollis), Râle grêle (Laterallus exilis)
Enjeu de
conservation
Faible (Rallidae) à modéré (Hepetotheres cachinnans)
Sensibilité
Négligeable : Les modifications de l’habitat ne sont pas de nature à remettre en cause le maintien de cette espèce au sein de la zone d’étude.
Incidence
Non-notable à modéré selon la période d’intervention pour le Macagua rieur Non notables pour les autres espèces : Le maintien de ces espèces n’est pas remis en cause par l’implantation des parcs photovoltaïques.
Mesure
associée
M M.EV.03 : Evitement du site de nidification du Macagua rieur
M.EV.04 : Programmation des travaux en saison sèche
M.EV.05 : Inspection des terrains par un ornithologue avant le début du chantierbiotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Appréciation des impacts
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V.2.4.3 Perturbation de l’habitat
IMP.AV.03 : Perturbation de l’environnement visuel
Type d'impact
Indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
Par leur effet d’optique (miroitements, reflets sur les surfaces des modules et formation de lumière polarisée due à la réflexion), les panneaux photovoltaïques peuvent engendrer le dérangement des espèces d’oiseau exploitant le site, notamment les rapaces chassant au sol.
Espèces
concernées
Buse cendrée (Buteo nitidus), Buse roussâtre (Buteogallus meridionalis), Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans)
Enjeu de
conservation
Faible à fort :
Sensibilité
Faible : Le projet ne couvrira pas l’ensemble de la zone ouverte exploitée par ces espèces. Par ailleurs, il leur sera possible d’exploiter les espaces interstitiels entre les rangées de panneaux photovoltaïques.
Incidence
Non notable : Les panneaux sont traités anti-reflets, de manière à limiter au maximum leur luminosité. Les observations des comportements de l’avifaune ont révélé que les modules solaires pouvaient servir de poste d’affût ou d’observation (par exemple rapaces). Il n’y a aucun indice de perturbation des oiseaux par des miroitements ou des éblouissements.
Mesure
associée
Aucune mesure associée, car l’impact produit ne remet pas en cause le maintien des espèces considérés au sein de la zone d’étude.biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Appréciation des impacts
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V.2.5 Impacts sur la mammalofaune
Les espèces de mammifère patrimoniales présentes ou susceptibles de l’être ne représentent pas un enjeu de conservation supérieur à un niveau faible. Il s’agit d’espèces arboricoles qui n’utiliseraient le site que de manière ponctuelle, pour leur déplacement.
Par ailleurs, l’arrêté ministériel fixant la liste des espèces de mammifère protégées de Guyane interdit uniquement la destruction du Tamandua (Myrmecophaga tetradactyla), espèce possiblement présente mais non observée lors de nos inventaires ; pour les autres espèces figurant dans cet arrêté, l’interdit concerne leur naturalisation, leur transport où leur commerce, ce qui n’est nullement l’objet de ce projet.
V.2.5.1 Limitation de la circulation de la faune terrestre
IMP.MA.01 : limitation de la circulation de la faune terrestre
Type d'impact
Indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
La mise en place de clôture encerclant les parcs photovoltaïques limitera les voies de déplacement des espèces terrestres et semi-arboricoles utilisant ponctuellement les espaces pâturages dégradés
Espèces
concernées
Toute faune terrestre (Dasyprocta leporina) et semi-arboricole (eg : Myrmecophaga tetradactyla, saguinus midas)
Enjeu de
conservation
Négligeable (Saguinus midas) à modéré (Myrmecophaga tetradactyla) :
Sensibilité
Faible : les espèces qui se sont maintenus dans ces habitats artificiellement ouverts présentent une valence écologique qui leur permettra de s’adapter à ce nouvel environnement (nouvelles voies de déplacement) sans trop de contrainte.
Incidence
Non notable : Les espèces représentant les plus forts enjeux de conservation n’utilisent les habitats concernés par le projet que pour leurs déplacements ponctuels. Par ailleurs, la présence de ces espèces sur le site n’est pas confirmée par des observations directes ou indirectes.
Mesure
associée
M.RE.01 : Aménagement de passage pour la faune terrestre# S & S à + + S Ÿd =
VI
lkhkjhkj
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VI Préconisations et mesuresbiotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
VI Préconisations et mesures
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VI.1 Mesures d’évitement
VI.1.1 Utilisation des infrastructure existantes
M.EV.01 : Utilisation des infrastructures existantes
Désignation de
l’impact
Impact sur les habitats
Habitat /
Espèces
concernés
Forestier, pâturages / Toute faune
Description de
l’impact
Les parcs photovoltaïques devront être desservis par des voies de communications, afin d’assurer leur construction et leur entretien. Par ailleurs, les unités de productions devront être raccordés aux unités de stockage et, in fine, au réseau de distribution. Ces liaisons ajoutent de la surface d’habitat transformé au projet.
Niveau d’impact
initial
Faible
Type de mesure
Évitement spatial
Description
Lors de la conception du projet, le maître d’ouvrage a accordé une importance particulière à la réutilisation des voies de communications préexistantes sur le site (pistes, chemins d’engins agricoles). Ces voies de communications seront utilisées pour le raccordement des unités de productions aux unités de stockage, ainsi qu’au raccordement au réseau de distribution.
Mise en place et
suivi
Cette mesure est incluse dans la conception même du projet ; elle ne nécessite pas de mise en place ou de suivi particulier.
Niveau d’impact
résiduel
Non-notable : les surfaces réemployées sont d’ores et déjà des milieux rudéraux, la faune est d’ores et déjà habituée aux passages d’engins sur ces voies de communications.
Coût
Le coût associé à cette mesure est intégré dans le coût du projet en phase de conceptionbiotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
VI Préconisations et mesures
69
Etude de la faune et de la flore
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
ALBIOMA
mars 2021
VI.1.2 Évitement des zones boisées
M.EV.02
Désignation de
l’impact
Destruction de forêt sur sable blancs
IMP.AV.01 : Destruction de site de nidification d’oiseau protégé
IMP.AV.02 : Dérangement de couples d’oiseau protégé nicheur
Habitat /
Espèces
concernés
Forestier mature sur sables blancs / espèces animales et végétales fréquentant ces habitats (eg : Tamandua tetradactyla, Mesembrinibis cayennensis, Dimorphandra polyandra, Disteganthus lateralis …)
Description de
l’impact
Le maintien de la forêt sur sables blancs, identifiée comme un fort enjeu de conservation, est incompatible avec l’implantation d’un parc photovoltaïque. Sa destruction aurait des retentissements sur plusieurs espèces patrimoniales utilisant cet habitat pour accomplir leurs cycle biologique (zone de gagnage, sites de reproduction et de repos …).
Niveau d’impact
initial
Fort
Type de mesure
Evitement spatial
Description
En phase de conception, le maître d’ouvrage a soigneusement positionné les unités de production et de stockage au niveau des pâturages dégradé afin d’éviter tout impact sur la forêt sur sables blancs.
Mise en place et
suivi
Cette mesure est incluse dans la conception même du projet ; elle ne nécessite pas de mise en place ou de suivi particulier.
Niveau d’impact
résiduel
Non-notable : la forêt sur sables blancs mature ne sera pas affectée par le projet.
Coût
Le coût associé à cette mesure est intégré dans le coût du projet en phase de conceptionbiotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
VI Préconisations et mesures
70
Etude de la faune et de la flore
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
ALBIOMA
mars 2021
VI.1.3 Evitement du site de nidification du Macagua
rieur
M.EV.03 : Evitement du site de nidification du Macagua rieur
Désignation de
l’impact
IMP.AV.01 : Destruction potentielle de site de nidification d’oiseaux protégés IMP.AV.02 : Dérangement de couples d’oiseau protégé nicheur
Habitat / Espèces
concernés
Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans)
Description de
l’impact
La construction du parc photovoltaïque en lieu et place des site de nidification du Macagua rieur (arbre isolé) est incompatible avec son maintien.
Niveau d’impact
initial
Fort
Type de mesure
Evitement spatial
Description
Dès la découverte du site de nidification du Macagua rieur (ie : un arbre isolé dans la prairie inondable), un périmètre de mise en défens de plus de 60 m à été respecté lors de la conception des plans d’implantation des panneau photovoltaïque
Mise en place et
suivi
Le site de nidification du Macagua rieur devra être clairement signalé au maître d’œuvre lors de la construction des parcs photovoltaïques (M.AC.01). Le suivi du couple de Macagua rieur sera effectué durant 5 ans après la fin du chantier de construction (M.AC.02)
Niveau d’impact
résiduel
Modéré : les travaux peuvent encore générer le dérangement de cette espèce, s’ils sont programmés en période de reproduction : cf M.EV.05 et M.EV.06
Non Notable avec application cumulée des mesures M.EV.05 et M.EV.06
Coût
Le coût associé à cette mesure est intégré dans le coût du projet en phase de conceptionbiotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
VI Préconisations et mesures
71
Etude de la faune et de la flore
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
ALBIOMA
mars 2021
VI.1.4 Programmation des travaux en saison sèche
M.EV.04 : Programmation des travaux en saison sèche
Désignation de
l’impact
IMP.AV.02 : Dérangement de la nidification d’oiseaux protégés
IMP.BA.02 : Destruction potentielle de spécimen de Rhinella merianae
Habitat /
Espèces
concernés
Pâturages / Crapaud granuleux (Rhinella merianae), Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans), Rallidae
Description de
l’impact
Le dérangement produit par les travaux d’installation des parcs photovoltaïques est susceptible d’altérer la reproduction des espèces patrimoniales recensées sur le site, en particulier celle du Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans). Les déplacements répétés des engins de chantier augmentent le risque de mortalité par collision des espèces terrestres, en particulier le Crapaud granuleux (Rhinella merianae).
Niveau
d’impact initial
Modéré
Type de
mesure
Évitement temporel
Description
Le démarrage des travaux doit se faire en saison sèche entre septembre et jusqu’au commencement de la saison des pluies suivante. Cette application d’un calendrier adapté se fera prioritairement dans les zones proches des habitats humides. Cela permettra d’une part d’éviter la période de reproduction du Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans) (supposée pendant la saison des pluies potentiellement de janvier à août) et ainsi maximiser les chances de réussite de la nidification de cette espèce protégée sur la zone d’étude, d’autre part cela permettra également de limiter les risques de mortalité routière avec les engins de chantier avec notamment l’espèce de crapaud à enjeu : Rhinella merianae. De plus, à cette période la plupart des amphibiens et reptiles ont regagné les boisements périphériques pour se mettre à l’abri de la chaleur et de la sécheresse, évitant ainsi leur destruction, même s’ils ne bénéficient pas de statut de conservation
Mise en place
et suivi
Le respect de ce calendrier sera assuré par l’ingénieur écologue en charge du suivi de chantier du projet (M.AC.01).
Niveau
d’impact
résiduel
Non notable ne remettant pas en cause le maintien des espèces patrimoniales au sein de la zone d’étude ni le bon accomplissement de leurs cycles biologiques.
Coût
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
VI Préconisations et mesures
72
Etude de la faune et de la flore
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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VI.1.5 Passage d’un ornithologue confirmé
M.EV.05
Désignation de
l’impact
IMP.AV.01 : Destruction potentielle de site de nidification d’oiseaux protégés IMP.AV.02 : Dérangement de la nidification d’oiseaux protégés
Habitat /
Espèces
concernés
Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans), Râle kiolo (), Râle de Cayenne (), Marouette plombée ()
Description de
l’impact
Il subsiste un risque de dérangement d’espèce protégé (Herpetotheres cachinnans), voir de destruction de couvée pour les espèces d’oiseaux patrimoniales nichant au sol (Rallidae), en phase de travaux (cf : M.EV.03 et M.EV.04).
Niveau d’impact
initial
Faible à modéré
Type de
mesure
Evitement temporel
Description
Intervention d’un expert en ornithologie confirmé juste avant le commencement de chaque phase potentielle de travaux afin de prospecter le site à la recherche de nids, d’œufs posés au sol, d’oiseaux adultes montrant un comportement de nidification et de jeunes non autonomes. Le nid découvert sur la zone d’étude du Macagua rieur fera l’objet d’une attention particulière.
Mise en place
et suivi
L’expert indiquera les précautions nécessaires afin d’éviter autant que possible de détruire les nids, les œufs ou de déranger les jeunes ou les couples nicheurs qu’il aurait repérés et pour favoriser l’arrivée à terme de la nidification. Le maître d’œuvre sera tenu de respecter les préconisations de l’expert écologue (a minima pour les espèces d’avifaune protégées).
Niveau d’impact
résiduel
Non-notable, ne remettant pas en cause le maintien des espèces sur le site d’étude ni le bon accomplissement de leur cycle biologique.
Coût
Inclus dans le suivi du chantier par un ingénieur en écologie (M.AC.01)biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
VI Préconisations et mesures
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VI.2 Mesures de réductions
VI.2.1 Aménagement de passage pour la faune
terrestre
M.RE.01 : Aménagement de passage pour la faune terrestre
Désignation de
l’impact
IMP.MA.01 : limitation de la circulation de la faune terrestre
IMP.BA.01 : modification de l’habitat de Rhinella merianae
Habitat /
Espèces
concernés
Forestier, pâturages / Toute faune terrestre
Description de
l’impact
La mise en place de clôtures autour des parcs photovoltaïque contraindra les déplacements des espèces terrestres.
Niveau
d’impact initial
Modéré
Type de
mesure
Réduction
Description
Les clôtures qui ceinturent le parc photovoltaïque seront adaptées afin de permettre le passage de la petite faune terrestre (amphibiens, reptiles et petits mammifères notamment) en divers points afin qu’elle ne provoque pas d’interruption dans la libre circulation de la faune terrestre entre la centrale photovoltaïque et les habitats limitrophes. Ces aménagements faciliteront l’accès aux sites de reproduction possible de Rhinella merianae sous et entre les rangées de panneaux photovoltaïques.
Mise en place
et suivi
L’utilisation des passages aménagés pour les déplacements de la faune sauvage sera réalisée lors du suivi de la faune et de la flore en phase d’exploitation (M.AC.02)
Niveau
d’impact
résiduel
Non notable : ne remettant pas en cause le maintien des espèces patrimoniales au sein de la zone d’étude ni le bon accomplissement de leur cycle biologique
Coût
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
VI Préconisations et mesures
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VI.2.2 Réduction de l’emprise du projet sur les zones
humides
M.RE.02 : Réduction de l’emprise du projet sur les zones humides
Désignation de
l’impact
Destruction de zones humides
IMP.AV.01 : Destruction de site de nidification d’oiseau protégé
IMP.AV.02 : Dérangement de couples d’oiseau protégé nicheur
Habitat /
Espèces
concernés
Prairies inondables, forêts marécageuses / espèces animales et végétales fréquentant ces habitats (eg : Mesembrinibis cayennensis, Elaeis oleifera, sagittaria guianensis …)
Description de
l’impact
L’implantation de parc photovoltaïque au sein des zones humides perturbera leur fonctionnement les cycles biologiques des espèces qui les exploitent
Niveau d’impact
initial
Modéré à fort : Les prairies inondables sont des habitats artificiels sur le site qui présentent une certaine valence écologique ; le maintien des forêts marécageuses est en revanche incompatible l’implantation de parcs photovoltaïques.
Type de mesure
Réduction spatiale
Description
En phase de conception, le maître d’ouvrage a soigneusement positionné les unités de production et de stockage en dehors des zones humides, préférant l’implantation au niveau des pâturages dégradés. Toutes les forêts marécageuses, habitats de deux espèces protégées notables (Elaeis oleifera et Mesembrinibis cayennensis), ont été évitées.
Mise en place et
suivi
Cette mesure a permis de limiter l’impact sur les zones humides à la destruction de 400 m² de prairie inondable, un habitat artificiel résultant de la défriche agricole. Cette mesure est incluse dans la conception même du projet ; elle ne nécessite pas de mise en place ou de suivi particulier.
Niveau d’impact
résiduel
Non-notable : la forêt sur sables blancs mature ne sera pas affectée par le projet. La surface de prairie inondable utilisée pour le projet est négligeable au regard de sa représentation au sein de la zone d’étude.
Coût
Le coût associé à cette mesure est intégré dans le coût du projet en phase de conceptionbiotope
Propriété de Biotope
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VI Préconisations et mesures
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VI.2.3 Choix d’un éclairage des aménagements
adapté à la faune nocturne
M.RE.03 : Choix d’un éclairage des aménagements adapté à la faune nocturne
Désignation
de l’impact
Direct permanent : dérangement long et répété des espèces nocturnes
Habitat /
Espèces
concernés
Cortège d’espèces nocturnes
Description
de l’impact
L’éclairage permanent crépusculaire et nocturne des installations entraînera un dérangement des espèces nocturnes durant leurs heures d’activité maximale. La présence répétée et longue d’éclairage peut conduire plusieurs effets :
• Fragmentation de l’habitat de certaines espèces lucifuges ;
• Dépense accrue d’énergie lors des phases de déplacement pour éviter les zones lumineuses ; • Désynchronisation des cycles biologiques ;
• Modification des comportements entraînant une plus grande exposition à la prédation (effet attractif des lampadaires sur les chiroptères notamment).
Niveau
d’impact
initial
Modéré : l’éclairage permanent des installations de nuit est envisagé pour la « zone bâtiments groupes ». Les autres installations seront équipés d’éclairages temporaires activés par des dispositifs de détection de mouvement ; ce qui réduit d’ores et déjà leur impact.
Description
Les dispositifs utilisés pour l’éclairage permanent de la zone bâtiments groupes devront être compatibles avec le maintien de la biodiversité identifiée sur et à proximité du site. Pour cela, le spectre de lumière utilisé sera adapté afin de réduire la pollution lumineuse. Pour réduire le dérangement de la faune, certaines zones feront l’objet d’une extinction partielle ou totale de l’éclairage au milieu de la nuit. D’autres zones seront équipées de détecteurs de présence associés à une minuterie afin de ne pas être éclairées inutilement. L’éclairage se doit d’être adapté et optimisé afin de générer le moins possible de pollution lumineuse :
• Concentrer la direction de l’éclairage vers le sol (forme du luminaire adaptée) ; • Ne pas positionner les éclairages trop hauts ;
• Limiter l’intensité de l’éclairage au besoin ;Tableau 6 : Lampes pouvant être recommandées Lorsque la présence d’un éclairage artificiel
demeure nécessaire
-LEDs Rouges
IR
Longueurs d'ondes 3700 Lampes les « moins Lampes néfastes mais aux (nm) néfastes » impacts plus « modérés »
. ’ - Sodium Basse Pression Poissons d'eau douce _ LEDS Ambrées à spectre étroit - Sodium Haute Pression
Poissons marins - Sodium Basse Pression - Fluo compacte (Blanc le plus
Crustacés - LEDs Ambrées à spectre étroit - Tube Fluorescent (zooplancton) -LEDs Rouges (Blanc le plus chaud < 2700°%K)
Amphibiens et reptiles x - Sodium Basse Pression
B - Sodium Haute Pression
Oiseaux X pounsbrée.cd enectne étroit - Tube Fluorescent (Blanc le plus chaud < 2700%)
- Sodium Haute Pression
Mammifères - Sodium Basse Pression Pompe ri gun leplus (hors chiroptères) - LEDs Ambrées à spectre étroit = Tube Fluorescent
(Blanc le plus chaud < 2700%)
Chiroptères - Sodium Basse Pression - Fluo compacte (Blanc le plus nn nn ns TT ss: . Sodium Haute Pression chaud < 2700°%K)
Insectes - LEDs Ambrées à spectre étroit - Tube Fluorescent (Blanc le plus chaud < 2700°K)
x* : Probable mais non identifié dans la littérature scientifique © MEB-ANPCEN 2015
biotope
Propriété de Biotope
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VI Préconisations et mesures
76
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• Utiliser des éclairages respectant les préconisations spectrales suivantes1 :
NB : les × indiquent les longueurs d’ondes auxquelles les taxons sont sensibles.
L’utilisation d’ampoules émettant à des longueurs d’onde adaptées n’est pas obligatoire pour l’éclairages des autres installations qui, équipés de minuteur et de déclencheur à détecteur de mouvements, seront éteints la majeure partie du temps.
Mise en
place et
suivi
Les mammifères et les oiseaux nocturnes ainsi que les insectes sont les taxons les plus susceptibles d’être affectés par l’éclairage de la centrale et pour lesquels des mesures peuvent être prises. Les amphibiens, sont sensibles à toutes les longueurs d’onde. Nous préconisons l’utilisation d’ampoule à sodium basse pression en priorité, pour réduire l’effet d’un éclairage permanent, en second lieu, des rampes de LEDs ambrées à spectre étroit (575-605 nm).
Niveau
d’impact
résiduel
Non-notable
1 Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN), Mission
économie de la biodiversité - CDC Biodiversité (2015) Cahier de Biodiv’2050 : Comprendre. Éclairage du 21ième siècle et biodiversité - Pour une meilleure prise en compte des externalités de l’éclairage extérieur sur notre environnement. 72pp.biotope
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VI Préconisations et mesures
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VI.3 Mesures d’accompagnement
VI.3.1 Suivi du chantier par un Ingénieur en écologie
M.AC.01
Description
L’ingénieur en écologie en charge de l'assistance environnementale et du suivi écologique de chantier interviendra en appui à l’ingénieur environnement en amont et pendant le chantier :
Phase préliminaire
• Suivi des espèces végétales et animales sur le terrain (mise à jour de l’état de référence et notamment de la localisation des éléments à enjeux), en appui à l’ingénieur environnement du chantier.
• Rédaction du cahier des prescriptions écologiques, à destination des entreprises en charge des travaux.
• Intervention d’un expert en ornithologie confirmé juste avant le commencement de chaque phase potentielle de travaux afin de prospecter le site à la recherche de nids, d’oeufs posés au sol, d’oiseaux adultes montrant un comportement de nidification et de jeunes non autonomes. Le nid découvert sur la zone d’étude du Macagua rieur fera l’objet d’une attention particulière.
Phase préparatoire du chantier
• Appui à l’ingénieur environnement chantier pour la sensibilisation des entreprises aux enjeux écologiques. Cette sensibilisation se fera dans le cadre de la formation / accueil général des entreprises et sera faite par l’ingénieur environnement (ou son suppléant), • Localisation des zones sensibles du point de vue écologique, situées à proximité de la zone de chantier et à baliser,
• Appui de l’ingénieur environnement du chantier pour l’élaboration d’un programme d’exécution sur le volet biodiversité,
• Analyse des plans fournis par les entreprises (zones de stockage, voies d’accès) en fonction des contraintes écologiques et appui de l’ingénieur environnement pour la validation des plans.
Phase chantier
• Appui à l’ingénieur environnement du chantier pour la sensibilisation continue des entreprises au respect des milieux naturels,
• Suivi des espèces végétales et animales sur le terrain. Ce suivi concernera l’ensemble des zones sensibles identifiées à proximité du chantier mais aussi directement au sein de l’emprise des travaux, appui à l’ingénieur environnement pour la coordination, tout au long du chantier, avec le référent environnement des entreprises en charge des travaux,
• Assistance pour l’éradication des espèces végétales envahissantes. • En fonction des difficultés rencontrées sur le terrain, proposition de nouvelles prescriptions ou révision de certaines prescriptions pour les futures consultations d’entreprises, • Vérification régulière sur le terrain du bon état des installations mises en place pour la protection des milieux naturels (dispositif anti-intrusion notamment),
• Assistance à l’ingénieur environnement du chantier pour définir les mesures de remise en état du site et suivi de la procédure de remise en état du site.
Mise en
place et suivi
Dans le cadre du suivi écologique du chantier, des comptes rendus de suivi écologique seront réalisés par l’ingénieur-en écologie en charge du suivi écologique.
Coût • De 5 000 à 6 000 € HT pour le balisage des espèces et espaces sensibles, réalisés en 4 phases selon l’avancée du chantier et des matériels ;biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
VI Préconisations et mesures
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Etude de la faune et de la flore
Centrale agrivoltaïque hybride à
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• Environ 12 000 € pour l’accompagnement d’un écologue sur toute la durée du chantier, comprenant concertation / réunion de démarrage, avis sur les documents techniques et comptes- rendus, préparation de la formation de sensibilisation, formation courte de sensibilisation à renouveler si différentes entreprises sont amenées à travailler sur site en différé, 2 visites de chantier/mois avec comptes rendus et rapport de bilan en fin de chantier, interventions d’un expert ornithologue.
VI.3.2 Suivi de la faune et de la flore en phase
d’exploitation
M.AC.02
Description
Une fois l’aménagement réalisé, un suivi écologique de l’évolution des milieux pourra être mené au sein de la centrale photovoltaïque. Il permettra de mettre en évidence les modifications de la flore et de la faune en place après chantier et en phase exploitation et remplira plusieurs objectifs :
• il permettra de quantifier l’efficacité des mesures mises en place, • il participera à l’amélioration des connaissances des espèces guyanaises ainsi que des modalités de recolonisation d’espèces,
• il constituera un outil de veille quant à l’éventuelle prolifération d’espèces exotiques envahissantes (herbacée et arbre), la réappropriation du site par l’avifaune, suite aux travaux.
Mise en
place et suivi
Le suivi se basera sur le passage d’un expert faunistique et d’un expert floristique deux fois par an selon le calendrier suivant :
• T 0 : fin de chantier
• T1 : Six mois
• T2 : 1 an
• T3 : 3 ans
• T4 : 5 ans
Le premier suivi, qui sera réalisé dès la fin du chantier, permettra de caler la méthodologie précise qui sera déclinée jusqu’au bout du suivi. Celui-ci sera mené sur 5 ans, période à l’issue de laquelle les milieux qui se seront mis en place au sein de la centrale devraient s’être stabilisés. Le suivi devra particulièrement porter sur les espèces mises en évidence dans le cadre du diagnostic réalisé pour la présente étude d’impact.
Coût
Environ 15 000 € HT.biotope
Propriété de Biotope
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VI Préconisations et mesures
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VI.4 Bilan des mesures d’atténuation
Tableau 9 : Synthèse des mesures et coûts associés
Mesures Impact traité Estimation de Coût
M.EV.01 : Utilisation des infrastructures
existantes
Destruction d’habitat Inclus
M.EV.02 : Evitement des zones boisées Destruction de forêt sur sables blancs
IMP.AV.01
IMP.AV.02
Inclus
M.EV.03 : Evitement du site de nidification du
Macagua rieur
IMP.AV.01
IMP.AV.02 Inclus
M.EV.04 : Programmation des travaux en saison
sèche
IMP.AV.01
IMP.AV.02
IMP.BA.02
Inclus
M.EV.05 : Intervention d’un ornithologue confirmé IMP.AV.01 IMP.AV.02 Cf M.AC.01
M.RE.01 : Aménagement de passage pour la
faune
IMP.MA.01
IMP.BA.01
IMP.HE.01
Inclus
M.RE.02 : Réduction de l’emprise du projet sur
les zones humides
Destruction de zones
humides
IMP.AV.01
IMP.AV.02
Inclus
M.RE.03 : Choix d’un éclairage des
aménagements adapté à la faune nocturne
IMP.MA.01 Inclus
M.AC.01 : Suivi de chantier par un ingénieur en
écologie
- 18 000 €
M.AC.02 : Suivi de la faune et de la flore en phase
d’exploitation
- 15 000 €biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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VI Préconisations et mesures
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Etude de la faune et de la flore
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Tableau 10 : Synthèse des impacts résiduelles sur les différents groupe
Groupe Incidence brute Mesures mises en œuvre Incidence résiduelles
Flore
Non notable
(Palmier à huile américain évité dès
conception)
M.AC.01
M.AC.02 Non notable
Batrachofaune Non notable
M.EV.01
M.EV.04
M.RE.01
M.RE.02
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Herpétofaune Non notable
M.EV.01
M.EV.04
M.RE.01
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Mammalofaune Non notable
M.EV.01
M.EV.02
M.RE.01
M.RE.03
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Avifaune hors
Macagua Non notable
M.EV.01
M.EV.02
M.EV.03
M.EV.04
M.EV.05
M.RE.02
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Macagua rieur Modéré Non notablePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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VI Préconisations et mesures
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Centrale agrivoltaïque hybride à
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Tableau 11 : Synthèse des impacts résiduelles sur les différents groupe et espèces protégées
Nom normalisé Nom scientifique Statut de conservation Incidence brute Mesures mises en œuvre Incidence résiduelles
Flore
Palmier à huile
américain Elaeis oleifera P/D
Non notable
(évité dès
conception)
M.AC.01
M.AC.02 Non notable
Batrachofaune
Crapaud granuleux Rhinella merianae H / D Non notable
M.EV.01
M.EV.04
M.RE.01
M.RE.02
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Herpétofaune
Lézard coureur galonné Cnemidophorus lemniscatus H / D Non notable
M.EV.01
M.EV.04
M.RE.01
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Mammalofaune
Tamandua Tamandua tetradactyla P (Art1) Non notable
M.EV.01
M.EV.02
M.RE.01
M.RE.03
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Avifaune
Urubu à tête rouge Cathartes aura P Non notable
M.EV.01
M.EV.02
M.EV.03
M.EV.04
M.EV.05
M.RE.02
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Urubu à tête jaune Cathartes burrovianus P Non notable Non notable
Urubu noir Coragyps atratus P Non notable Non notable
Buse cendrée Buteo nitidus P Non notable Non notable
Râle kiolo Anurolimnas viridis P Non notable Non notable
Tyranneau minute Ornithion inerme P Non notable Non notable
Héron garde-boeufs Bubulcus ibis P / D (nidif) Non notable Non notable
Grande aigrette Ardea alba P / D (nidif) Non notable Non notable
Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa P Non notable Non notable
Milan à queue fourchue Elanoides forficatus P Non notable Non notable
Milan bleuâtre Ictinia plumbea P Non notable Non notable
Râle grêle Laterallus exilis P Non notable Non notable
Marouette plombée Mustelirallus albicollis P Non notable Non notable
Ibis vert Mesembrinibis cayennensis P Non notable Non notable
Buse roussâtre Buteogallus meridionalis P Non notable Non notable
Macagua rieur Herpetotheres cachinnans P Modéré Non notableFu -
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Impacts résiduels
de l'emprise
du projet
Parc photovoltaique de Mana
nn Panneaux
Voies de communication
Espaces naturels sensibles
| Zones boisées
TRES | CLÉS TE, ; Zones humides
ea) “à Se Fe 5 $ e Statut des espèces
Pop: C++ 4 x?” ] à , Î EX ; © Protégée avec son habitat he RER= PE > ne ee K © Protégé Déterminante de ZNIEFF
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Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
VI Préconisations et mesures
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Carte 7 : Impacts résiduels de l’emprise du
projet sur la faune, la flore et les habitatsbiotope
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VI Préconisations et mesures
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VI.5 Mesures de compensation
Les mesures d’atténuation mises en place permettent de limiter les impacts résiduels sur la faune, la flore et les habitats à un niveau non-notable. Le maintien des espèces protégées recensées n’est pas remis en cause, ni en Guyane, ni même au sein de la zone d’étude. Le projet ne perturbera pas le bon accomplissement de leur cycle biologique de ces espèces à moyen terme et long.
Sur demande des services de l’État, un dossier de dérogation a été constitué, cependant, au regard des impacts résiduels minimes du projet, aucune mesure de compensation n’y est associée.2 ss & D ® .S + re Ÿ 24
VII
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VII Conclusionsbiotope
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Le site sélectionné par le maître d’ouvrage est un terrain agricole, défriché depuis plusieurs années, gagné aux dépens des forêts sur sables blancs patrimoniales. Ce site a donc perdu la quasi-totalité des espèces patrimoniales originellement présentes sur le site et qui sont spécifiques de ce type d’habitat. Aucune surface de forêt patrimoniale ne sera à nouveau défrichée dans le cadre du projet d’Albioma.
Les pâturages et vergers créés par l’activité agricole sont, du point de vue de la flore, très dégradés. La végétation fourragère a été remplacée par une végétation rudérale, souvent allochtone. Certaines espèces buissonnantes telles Spermacoce verticillata (Rubiaceae), Mimosa pudica (Leguminosae) ou Solanum subinerme (Solanaceae) dominent largement certains secteurs et ne présentent d’intérêt ni d’un point de vue agricole (ces espèces ne sont pas consommées par les bovins élevés sur le site) et ni pour la faune sauvage. Le maître d’ouvrage a fait le choix d’exploiter au maximum ces espaces qui seront revalorisés d’un point de vu agricole, leur redonnant ainsi une fonctionnalité.
Malgré ces dégradations, des espèces végétales et animales protégées ont été découvertes sur le site lors de nos prospections. Des populations relictuelles de palmier à huile américain (Elaeis oleifera) occupent les bas-fonds où a été maintenu le couvert forestier.
Certaines espèces animales protégées, qui fréquentent habituellement les milieux naturellement ouverts en Guyane française (ie : savanes naturelles), trouvent en ces pâturages un habitat de substitution. Les deux groupes concernés sont celui des oiseaux et, désormais celui des batraciens.
Concernant les oiseaux, 16 espèces protégées ont été recensées sur le site ; aucune d’entre elles n’est protégée avec ses habitats. Des niveaux d’enjeu de conservation différents ont été évalués pour chacune de ces espèces :
● Faible : 6 espèces
● Modéré : 7 espèces
● Fort : 3 espèces
Deux espèces d’oiseau représentant un fort enjeu de conservation ne seront nullement affectées par le projet :
● L’Ibis vert (Mesembrinibis cayennensis) sera nullement affecté par le projet, car il n’a été recensé que dans son habitat naturel (forêt marécageuse) qui a été évité lors du choix du positionnement des panneaux (M.EV.02).
● La Buse roussâtre (Buteogallus meridionalis) ne sera également pas affectée, car il s’agit d’une espèce opportuniste fréquentant les espaces ouverts, or le projet maintiendra cette ouverture des habitats en phase d’exploitation. Aucun nid de cette espèce n’a par ailleurs été mis en évidence lors de notre étude.
Le bon accomplissement des cycles de vie de ces espèces et leur maintien sur le site n’est pas remis en cause par le projet, aussi n’apparaissent elles pas concernées par une demande de dérogation à l’interdiction de destruction d’espèce protégée.
Parmi les espèces d’oiseau protégées nicheuses sur le site trois sont rattachées à la famille des Rallideae (oiseaux terrestres nichant au sol) et une à celle des Falconidae (rapace nichant dans un arbre isolé). Le niveau d’enjeu de conservation de ces espèces se répartit comme suit :
● Râle kiolo (Anurolimnas viridis), faible enjeu de conservation
● Râle grêle (Laterallus exilis), enjeu de conservation modéré
● Marouette plombée (Mustelirallus albicollis), enjeu de conservation modéré
● Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans), enjeu de conservation fort
Durant la conception de son projet, le maître d’ouvrage a soigneusement évité d’affecter les habitats et sites de nidification connus de ces espèces, en positionnant ses infrastructure et voiesbiotope
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VII Conclusions
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de circulation en dehors de leurs emprises (M.EV.01, M.EV.02, M.RE.02). Les trois espèces de Rallidae fréquentent les prairies humides, qui sont maintenues dans leur quasi-totalité (M.RE.02). Le site de nidification du Macagua rieur a été clairement identifié, il s’agit d’un arbre isolé pour lequel une zone tampon sans aménagement de plus de 60 m de rayon sera respectée (M.EV.03).
Outre cette mesure d’évitement et de réduction, deux autres mesures seront mises en place afin d’éviter toute atteinte aux couples nicheurs du site lors de la phase de travaux : (1) le démarrage des travaux en dehors des périodes de reproduction connue de ces espèces (ie : démarrage des travaux en saison sèche, M.EV.04) et (2) le passage d’un ornithologue expérimenté visant à localiser d’éventuels nids ou comportement nicheur (Rallideae) ou un comportement nicheur (Macagua rieur), avant chaque phase de travaux (M.EV.05). Si d’aventure la nidification d’une de ces espèces était constatée, le maître d’ouvrage s’engage à mettre en défens la zone de nidification, selon les prescriptions de l’expert ornithologue, jusqu’à ce que la nichée ait quittée le nid. Si le risque zéro ne peut exister, l’impact de la phase de travaux sur le maintien de ces espèces sur le site n’est pas notable.
Par ailleurs, en phase d’exploitation, le projet ne remet pas en cause l’attractivité du site pour ces espèces, ni le bon déroulement de leur cycle de vie. La présence des espèces animales protégées recensées est rendue possible par l’ouverture du milieu, engendrée par la défriche agricole ; or cette ouverture sera maintenue en phase d’exploitation. Aussi, compte tenu des mesures mises en place, ces espèces n’apparaissent pas concernées par une demande de dérogation à l’interdiction de destruction d’espèce protégée.
Concernant le groupe des amphibiens, au sein des espèces recensées sur le site, seul le Crapaud granuleux (Rhinella merianae) est inscrit, depuis la signature de l’arrêté du 19 novembre 2020, sur la liste des espèces protégées en Guyane française. Il s’agit là encore d’une espèce qui fréquente naturellement les savanes du littoral, et qui trouve dans ces pâturages un habitat de substitution. Le projet agrivoltaïque envisagée par la société Albioma ne remet pas en cause la pérennité de cette espèce sur le site, au contraire. Le maintien d’un milieu ouvert et la restauration d’un couvert herbacé ne peuvent être que bénéfiques à R. merianae, qui se reproduit habituellement dans les flaques d’eau temporaires des savanes rases (IMP.BA.01).
La mesure de phasage des travaux en saison sèche (M.EV.04) est destinée à éviter la destruction d’individus de cette espèce, car en cette saison, les amphibiens et les reptiles trouvent refuge dans les zones boisées, relativement plus humides. Nous rappelons que les zones boisées ont également été exclues de l’emprise des travaux (M.EV.02). Compte tenu de cette mesure, la population de R. merianae ne subira pas un impact notable en phase de travaux et son maintien sur le site ne saurait être remis en cause.
Aux vues de l’ensemble de ces éléments, compte tenu du fait que le projet n’aura pas d’impact notable sur le maintien des espèces protégées fréquentant le site et n’entravera pas le bon déroulement de leur cycle de vie à longs termes, la constitution d’un dossier de demande de dérogation répond à la simple mise en conformité avec les demandes des services de l’État et n’est pas associé à une mesure de compensation.# S & S à + + S Ÿd =
VIII
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VIII Bibliographiebiotope
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VIII Bibliographie
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✓ BARNABE, D. & GIBERNAU, M. (2015) ARACEES DE GUYANE FRANÇAISE - BIOLOGIE ET SYSTEMATIQUE. IRD EDITIONS, MARSEILLE.
✓ BIOTOPE (2010) DIAGNOSTICS FAUNE/FLORE SUR LE SITE MINIER DE YAOU. AUPLATA/SMYD, 97PP.
✓ CHIRON, G. & BELLONE, R. (2005) LES ORCHIDEES DE GUYANE FRANÇAISE. TROPICALIA, VOREPPE.
✓ DE GRANVILLE, J.-J. & GAYOT, M. (2014) GUIDE DES PALMIERS DE GUYANE. OFFICE NATIONAL DES FORETS, CAYENNE.
✓ HILTY, S. (2003) BIRDS OF VENEZUELA. PRINCETON UNIVERSITY PRESS, PRINCETON. ✓ HOFF, M. (2000), LISTE DES HABITATS DE GUYANE. RAPPORT TECHNIQUE, CONSEIL SCIENTIFIQUE REGIONAL DU PATRIMOINE NATUREL DE GUYANE / DIREN, CAYENNE, 3. ✓ DEL HOYO, J.; ELLIOTT, A.; SARGATAL, J. & CHRISTIE, D., (1992-2013) HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD. LYNX EDITIONS, BARCELONA.
✓ GUITET, S.; BRUNAUX, O.; DE GRANVILLE, J.-J.; GONZALEZ, S. & RICHARD-HANSEN, C. (2015), CATALOGUE DES HABITATS FORESTIERS DE GUYANE., TECHNICAL REPORT, OFFICE NATIONAL DES FORETS, CAYENNE, 120.
✓ LATREILLE, C.; VIROLLET, D.; PENEZ, J.-P.; DEWYNTER, M. & JAY, P.-O. (2004) GUIDE DE RECONNAISSANCE DES ARBRES DE GUYANE. CCPR IMPRIMERIE, MATOURY. ✓ LESCURE, J. & MARTY, C. (2000) ATLAS DES AMPHIBIENS DE GUYANE. MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE, PARIS.
✓ MORI, S. A.; CREMERS, G.; GRACIE, C. A.; DE GRANVILLE, J.-J.; HEALD, S. V.; HOFF, M. & MITCHELL, J. D., (2002) GUIDE TO THE VASCULAR PLANTS OF CENTRAL FRENCH GUIANA. PART 2. DICOTYLEDONS. VOL. 76, THE NEW-YORK BOTANICAL GARDEN PRESS, NEW-YORK.
✓ MORI, S. A.; CREMERS, G.; GRACIE, C. A.; DE GRANVILLE, J.-J.; HOFF, M. & MITCHELL, J. D., (1997) GUIDE TO THE VASCULAR PLANTS OF CENTRAL FRENCH GUIANA. PART 1. PTERIDOPHYTES, GYMNOSPERMS AND MONOCOTYLEDONS. VOL. 76, THE NEW-YORK BOTANICAL GARDEN PRESS, NEW-YORK.
✓ PUIG, H.; BARTHELEMY, D. & SABATIER, D. (2003) CLE D'IDENTIFICATION DES PRINCIPALES FAMILLES ET DES PRINCIPAUX GENRES A ESPECES ARBOREES DE GUYANE. REVUE FORESTIERE FRANÇAISE, 84--100.
✓ STARACE, F. (1998) GUIDE DES SERPENTS ET AMPHISBENES DE GUYANE. IBIS ROUGE ÉDITIONS, MATOURY.
✓ STEYERMARK, J. A.; BERRY, P. E. & HOLST, B. K., ED. (1995-2004) FLORA OF THE VENEZUELAN GUAYANA. MISSOURI BOTANICAL GARDEN, MISSOURI.
✓ TOSTAIN, O.; DUJARDIN, J.-L.; ERARD, C. & THIOLLAY, J.-M. (1992) OISEAUX DE GUYANE. SOCIETE D'ETUDES ORNITHOLOGIQUES, BRUNOY.A
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Annexesbiotope ©
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Annexe 1 : Liste des espèces végétales recensées
au sein de la zone d’étude
Famille Espèce
ACANTHACEAEE Mendoncia squamuligera Nees D
ADIANTACEAE Pityrogramma calomelanos (L.) Link
ALISMATACEAE Sagittaria guayanensis Kunth D
ANACARDIACEAE Spondias mombin L.
ANACARDIACEAE Tapirira cf. guianensis Aubl.
ANNONACEAE Annona paludosa Aubl.
ANNONACEAE Guatteria sp.
ANNONACEAE Rollinia exsucca (DC. ex Dunal) A. DC.
APOCYNACEAE Himatanthus cf. articulatus (Vahl) Woodson
APOCYNACEAE Tabernaemontana sp.
APOCYNACEAE Tabernaemontana undulata Vahl
ARACEAE Anaphyllopsis americana (Engl.) A. Hay
ARACEAE Anthurium gracile (Rudge) Schott
ARACEAE Dieffenbachia sp.
ARACEAE Heteropsis spruceana Schott
ARACEAE Monstera adansonii Schott
ARACEAE Philodendron acutatum Schott
ARACEAE Philodendron ecordatum Schott
ARACEAE Philodendron fragrantissimum (Hook.) G. Don
ARACEAE Philodendron linnaei Kunth
ARACEAE Philodendron melinonii Brongn. ex Regel
ARACEAE Philodendron ornatum Schott
ARACEAE Thaumatophyllum solimoesense (A.C. Sm.) Sakur., Calazans & Mayo
ARACEAE Urospatha sagittifolia (Rudge) Schott
ARACEAE Wolffiella sp.
ARECACEAE Astrocaryum paramaca Mart.
ARECACEAE Astrocaryum sciophilum (Miq.) Pulle
ARECACEAE Astrocaryum vulgare Mart.
ARECACEAE Attalea maripa (Aubl.) Mart.biotope
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Famille Espèce
ARECACEAE Attalea sp.
ARECACEAE Bactris acanthocarpoides Barb. Rodr.
ARECACEAE Bactris aubletiana Trail
ARECACEAE Cocos nucifera L.
ARECACEAE Desmoncus sp.
ARECACEAE Elaeis oleifera (Kunth) Cortés P/D
ARECACEAE Euterpe oleracea Mart.
ARECACEAE Mauritia flexuosa L. f.
ARECACEAE Oenocarpus bataua Mart.
ARISTOLOCHIACEAE Aristolochia sp.
ASTERACEAE Clibadium surinamense L.
ASTERACEAE Cyanthillium cinereum (L.) H. Rob.
ASTERACEAE Elephantopus mollis Kunth
ASTERACEAE Emilia fosbergii Nicolson
ASTERACEAE Emilia sonchifolia (L.) DC. ex Wight
ASTERACEAE Erechtites hieracifolius (L.) Raf. ex DC.
ASTERACEAE Mikania micrantha Kunth
ASTERACEAE Rolandra fruticosa (L.) Kuntze
ASTERACEAE Struchium sparganophorum (L.) Kuntze
ASTERACEAE Tilesia baccata (L.) Pruski
BALANOPHORACEAE Helosis cayanensis (Sw.) Spreng.
BIGNONIACEAE Arrabidaea sp.
BIGNONIACEAE Jacaranda copaia (Aubl.) D. Don
BIGNONIACEAE Tabebuia insignis (Miq.) Sandwith
BIGNONIACEAE Tabebuia serratifolia (Vahl) G. Nicholson
BOMBACACEAE Catostemma fragrans Benth.
BOMBACACEAE Pachira sp..
BORAGINACEAE Cordia nodosa Lam.
BORAGINACEAE Tournefortia ulei Vaupel
BROMELIACEAE Aechmea mertensii (G. Mey.) Schult. & Schult. f.
BROMELIACEAE Bromelia fosteriana (= Br. agavifolia auct. guian. non Brongn. ex Houllet)biotope
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Famille Espèce
BROMELIACEAE Disteganthus lateralis (L.B. Sm.) Gouda D
BURSERACEAE Protium heptaphyllum (Aubl.) Marchand
CAMPANULACEAE Centropogon cornutus (L.) Druce
CECROPIACEAE Cecropia obtusa Trécul
CECROPIACEAE Cecropia palmata Willd.
CECROPIACEAE Cecropia sciadophylla Mart.
CECROPIACEAE Pourouma sp.
CELASTRACEAE Goupia glabra Aubl.
CHRYSOBALANACEAE Licania cf. affinis Fritsch
CHRYSOBALANACEAE Parinari cf. campestris Aubl.
CLUSIACEAE Clusia grandiflora Splitg.
CLUSIACEAE Symphonia globulifera L. f.
CLUSIACEAE Tovomita sp.
CLUSIACEAE Vismia cayennensis (Jacq.) Pers.
CLUSIACEAE Vismia sessilifolia (Aubl.) Choisy
COMBRETACEAE Terminalia catappa L.
COMMELINACEAE Murdannia nudiflora (L.) Brenan
COSTACEAE Costus spiralis (Jacq.) Roscoe
CUCURBITACEAE Gurania cf. lobata (L.) Pruski
CYATHEACEAE Cyathea sp.
CYCLANTHACEAE Asplundia brachyphylla Harling
CYCLANTHACEAE Cyclanthus bipartitus Poit.
CYPERACEAE Cyperus haspan L.
CYPERACEAE Cyperus ligularis L.
CYPERACEAE Cyperus luzulae (L.) Rottb. ex Retz.
CYPERACEAE Cyperus odoratus L.
CYPERACEAE Cyperus sp.
CYPERACEAE Cyperus surinamensis Rottb.
CYPERACEAE Diplasia karatifolia Rich.
CYPERACEAE Eleocharis interstincta (Vahl) Roem. & Schult.
CYPERACEAE Fimbristylis dichotoma (L.) Vahlbiotope
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Famille Espèce
CYPERACEAE Fuirena umbellata Rottb.
CYPERACEAE Kyllinga sp.
CYPERACEAE Rhynchospora cephalotes (L.) Vahl
CYPERACEAE Rhynchospora gigantea Link
CYPERACEAE Rhynchospora holoschoenoides (Rich.) Herter
CYPERACEAE Rhynchospora pubera (Vahl) Böck.
CYPERACEAE Scleria microcarpa Nees ex Kunth
CYPERACEAE Scleria secans (L.) Urb.
DENNSTAEDTIACEAE Lindsaea guianensis (Aubl.) Dryand.
DENNSTAEDTIACEAE Lindsaea lancea (L.) Bedd.
DENNSTAEDTIACEAE Lindsaea stricta (Sw.) Dryand.
DICHAPETALACEAE Tapura guianensis Aubl.
DILLENIACEAE Davilla kunthii A. St.-Hil.
DILLENIACEAE Tetracera asperula Miq. D
ERIOCAULACEAE Eriocaulon sp.
ERIOCAULACEAE Tonina fluviatilis Aubl.
EUPHORBIACEAE Croton hirtus L’Hér.
EUPHORBIACEAE Croton matourensis Aubl.
EUPHORBIACEAE Dalechampia scandens L.
EUPHORBIACEAE Maprounea guianensis Aubl.
FLACOURTIACEAE Banara guianensis Aubl.
FLACOURTIACEAE Laetia procera (Poepp.) Eichler
GENTIANACEAE Chelonanthus hamatus
GENTIANACEAE Chelonanthus pterocaulis
GESNERIACEAE Drymonia coccinea (Aubl.) Wiehler
HELICONIACEAE Heliconia richardiana Miq.
HERNANDIACEAE Sparattanthelium sp.
HUMIRIACEAE Humiria balsamifera Aubl.
HYMENOPHYLLACEAE Trichomanes pinnatum Hedw.
ICACINACEAE Dendrobangia boliviana Rusby
LAMIACEAE Hyptis atrorubens Poit.biotope
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Famille Espèce
LAMIACEAE Hyptis lanceolata Poir.
LAMIACEAE Hyptis pachycephala Epling
LAMIACEAE Marsypianthes chamaedrys (Vahl) Kuntze
LAURACEAE Ocotea guianensis Aubl.
LECYTHIDACEAE Couratari guianensis Aubl.
LECYTHIDACEAE Lecythis persistens Sagot
LEGUMINOSAE-CAESALPINIOIDEAE Dicorynia guianensis Amshoff D
LEGUMINOSAE-CAESALPINIOIDEAE Dimorphandra polyandra Benoist D
LEGUMINOSAE-CAESALPINIOIDEAE Eperua falcata Aubl.
LEGUMINOSAE-CAESALPINIOIDEAE Senna alata (L.) Roxb.
LEGUMINOSAE-CAESALPINIOIDEAE Senna latifolia (G. Mey.) H.S. Irwin & Barneby
LEGUMINOSAE-CAESALPINIOIDEAE Tachigali sp.
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Aeschynomene cf. sensitiva Sw.
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Alysicarpus vaginalis (L.) DC.
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Clitoria falcata Lam.
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Desmodium barbatum (L.) Benth.
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Gliricidia sepium (Jacq.) Kunth ex Walp.
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Ormosia coutinhoi Ducke
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Pterocarpus officinalis Jacq.
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Swartzia panacoco (Aubl.) R.S. Cowan
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Swartzia polyphylla DC.
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Vigna luteola (Jacq.) Benth.
LEGUMINOSAE-FABOIDEAE Zornia latifolia Sm.
LEGUMINOSAE-MIMOSOIDEAE Abarema jupunba (Willd.) Britton & Killip
LEGUMINOSAE-MIMOSOIDEAE Enterolobium sp.
LEGUMINOSAE-MIMOSOIDEAE Inga alba (Sw.) Willd.
LEGUMINOSAE-MIMOSOIDEAE Inga fastuosa (Jacq.) Willd.
LEGUMINOSAE-MIMOSOIDEAE Inga spp.
LEGUMINOSAE-MIMOSOIDEAE Inga stipularis DC.
LEGUMINOSAE-MIMOSOIDEAE Inga virgultosa (Vahl) Desv. D
LEGUMINOSAE-MIMOSOIDEAE Mimosa polydactyla Humb. & Bonpl. ex Willd.biotope
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Famille Espèce
LEGUMINOSAE-MIMOSOIDEAE Mimosa pudica L.
LEGUMINOSAE-MIMOSOIDEAE Parkia sp.
LENTIBULARIACEAE Utricularia gibba L.
LENTIBULARIACEAE Utricularia subulata L.
LOGANIACEAE Strychnos sp.
LYCOPODIACEAE Lycopodiella cernua (L.) Pic. Serm.
LYGODIACEAE Lygodium volubile Sw.
MALPIGHIACEAE Stigmaphyllon sinuatum (DC.) A. Juss.
MALPIGHIACEAE Tetrapterys glabrifolia (Griseb.) Small D
MALVACEAE Pavonia cancellata (L.) Cav.
MARANTACEAE Calathea elliptica (Roscoe) K. Schum.
MARANTACEAE Calathea sp.
MARANTACEAE Ischnosiphon obliquus (Rudge) Körn.
MARANTACEAE Stromanthe tonckat (Aubl.) Eichler
MARATTIACEAE Danaea sp.
MELASTOMATACEAE Miconia crenata (Vahl) Michelang.
MELASTOMATACEAE Miconia rubra (Aubl.) Mabb.
MELASTOMATACEAE Desmoscelis villosa (Aubl.) Naudin
MELASTOMATACEAE Henriettea succosa (Aubl.) DC.
MELASTOMATACEAE Loreya arborescens (Aubl.) DC.
MELASTOMATACEAE Miconia ciliata (L.C. Richard) A.P. De Candolle
MELASTOMATACEAE Miconia sp.
MELASTOMATACEAE Nepsera aquatica (Aubl.) Naudin
MELASTOMATACEAE Miconia tococ Michelang..
MELIACEAE Carapa procera DC.
METAXYACEAE Metaxya scalaris
MOLLUGINACEAE Mollugo verticillata L.
MORACEAE Ficus nymphaeifolia Mill.
MORACEAE Ficus spp.
MORACEAE Trymatococcus sp.
MYRISTICACEAE Virola sebifera Aubl.biotope
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Famille Espèce
MYRISTICACEAE Virola surinamensis (Rol. ex Rottb.) Warb.
MYRTACEAE Eugenia sp.
MYRTACEAE Myrcia sylvatica (G. Mey.) DC.
NYMPHAEACEAE Nymphaea cf. amazonum Mart. & Zucc.
OLACACEAE Heisteria cauliflora Sm.
OLEANDRACEAE Nephrolepis rivularis (Vahl) Mett. ex Krug
ONAGRACEAE Ludwigia leptocarpa (Nutt.) H. Hara
ORCHIDACEAE Catasetum cf. macrocarpum L.C. Richard ex Kunth
ORCHIDACEAE Epidendrum nocturnum Jacq.
ORCHIDACEAE Rodriguezia lanceolata Ruiz & Pav.
PANDANACEAE Pandanus sp.
PARKERIACEAE Ceratopteris thalictroides (L.) Brongn.
PASSIFLORACEAE Passiflora acuminata DC.
PASSIFLORACEAE Passiflora coccinea Aubl.
PASSIFLORACEAE Passiflora glandulosa Cav.
PASSIFLORACEAE Passiflora cf. laurifolia
PIPERACEAE Piper aduncum L.
POACEAE Andropogon bicornis L.
POACEAE Brachiaria umbellata
POACEAE Echinochloa polystachya (Kunth) Hitchc.
POACEAE Eragrostis cf. unioloides (Retz.) Nees ex Steud.
POACEAE Homolepis aturensis (Kunth) Chase
POACEAE Ichnanthus panicoides P. Beauv.
POACEAE Luziola subintegra Swallen
POACEAE Panicum pilosum Sw.
POLYGONACEAE Polygonum cf. acuminatum Kunth
PTERIDACEAE Acrostichum danaeifolium Langsd. & Fisch.
RAPATEACEAE Rapatea paludosa Aubl.
RUBIACEAE Coussarea racemosa A. Rich.
RUBIACEAE Duroia sp.
RUBIACEAE Isertia coccinea (Aubl.) J.F. Gmel.biotope
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Famille Espèce
RUBIACEAE Isertia spiciformis DC.
RUBIACEAE Oldenlandia lancifolia (Schumach.) DC.
RUBIACEAE Palicourea apoda Steyerm.
RUBIACEAE Palicourea crocea (Sw.) Roem. & Schult.
RUBIACEAE Palicourea croceoides Desv. ex Ham.
RUBIACEAE Palicourea guianensis Aubl.
RUBIACEAE Palicourea triphylla DC.
RUBIACEAE Uncaria guianensis (Aubl.) J.F. Gmel.
RUTACEAE Zanthoxylum ekmanii (Urb.) Alain
SALVINIACEAE Azolla caroliniana Willd.
SAPINDACEAE Cupania cf. scrobiculata Rich.
SAPINDACEAE Serjania grandifolia Sagot ex Radlk.
SAPINDACEAE Talisia sp.
SAPOTACEAE Chrysophyllum prieurii A. DC.
SCROPHULARIACEAE Alectra aspera (Cham. & Schltdl.) L.O. Williams
SCROPHULARIACEAE Bacopa laxiflora (Benth.) Wettst. ex Edwall
SCROPHULARIACEAE Conobea aquatica Aubl.
SCROPHULARIACEAE Lindernia crustacea (L.) F. Muell.
SIMAROUBACEAE Simarouba amara Aubl.
SIPARUNACEAE Siparuna guianensis Aubl.
SOLANACEAE Solanum rugosum Dunal
SOLANACEAE Solanum subinerme Jacq.
SOLANACEAE Solanum torvum O.P. Swartz
SPHENOCLEACEAE Sphenoclea zeylanica Gaertn.
STERCULIACEAE Sterculia sp.
STRELITZIACEAE Phenakospermum guyannense (Rich.) Endl. ex Miq.
TECTARIACEAE Triplophyllum sp.
THELYPTERIDACEAE Thelypteris sp.
TURNERACEAE Piriqueta cistoides (L.) Griseb.
ULMACEAE Trema micrantha (L.) Blume
VERBENACEAE Petrea cf. volubilis L.biotope
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Famille Espèce
VIOLACEAE Paypayrola guianensis Aubl.
VITACEAE Cissus erosa Rich.
VITACEAE Cissus verticillata (L.) Nicolson & C.E. Jarvis
VOCHYSIACEAE Erisma sp.
XYRIDACEAE Xyris jupicai Rich.
XYRIDACEAE Xyris sp.biotope ©
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Annexe 2 : Liste des espèces d’amphibien recensées au sein de la
zone d’étude
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ALBIOMA
mars 2021
99
Etude de la faune et de la flore
Annexe 2 : Liste des espèces d’amphibien
recensées au sein de la zone d’étude
Nom
scientifique
Nom vernaculaire Statut de
conservation
L.R.R Abondance en Guyane
Hylode porte-X
Pristimantis chiastonotus LC Très commune en forêt.
Rainette à bandeau
Dendropsophus leucophyllatus LC Commune sur les mares forestières et sur le littoral.
Rainette patte d'oie
Boana boans LC Très commune en forêt.
Rainette à bandes
Boana multifasciata LC Commune sur le littoral.
Rainette ponctuée
Boana punctata LC Commune sur le littoral.
Rainette crépitante
Boana xerophylla D DD Rare dans les milieux semi- ouverts le long du Maroni. Donnée
la plus à l’est en Guyane (hormis
le grand sud).
Rainette centrolène
Boana cinerascens LC Commune en forêt.
Ostéocéphale taurin
Osteocephalus taurinus LC Commune en forêt.
Trachycéphale métronome
Trachycephalus hadroceps LC Commune en Forêt.
Scinax de Boesemann
Scinax boesemani LC Très commune sur les mares forestières et sur le littoral.
Scinax des maisons
Scinax ruber LC Très commune sur le littoral, moins sur les mares forestières.
Scinax des savanes
Scinax nebulosus LC Peu commune sur le littoral.
Centrolène des Oyampis
Vitreorana ritae LC Peu commune le long des criques forestières.
Adénomère familière
Adenomera andreae LC Très commune en forêt et sur le littoral.
Leptodactyle galonné
Leptodactylus fuscus LC Très commune sur le littoral.
Leptodactyle de Knudsen
Leptodactylus knudseni LC Très commune en forêt.biotope
A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 2 : Liste des espèces d’amphibien recensées au sein de la
zone d’étude
Etude de la faune et de la flore
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Etude de la faune et de la flore
Nom
scientifique
Nom vernaculaire Statut de
conservation
L.R.R Abondance en Guyane
Leptodactyle géant
Leptodactylus pentadactylus LC Très commune en forêt et sur le littoral.
Leptodactyle rougeâtre
Leptodactylus rhodomystax LC Commune en forêt.
Leptodactyle des marais
Leptodactylus nesiotus LC Très commune sur le littoral.
Leptodactyle forestier
Leptodactylus sp. gr.
podicipinus C
LC Commune en forêt.
Crapaud granuleux
Rhinella merianae H / D EN Rare sur le littoral.
Crapaud feuille
Rhinella castaneotica LC Commune en forêt.
Crapaud perlé
Rhinella margaritifera LC Très commune en forêt.
Crapaud buffle
Rhinella marina LC Très commune en forêt et sur le littoral.
Allobate fémoral
Allobates femoralis LC Très commune en forêt.biotope
A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 3 : Liste des espèces de reptile recensées au sein de la
zone d’étude
Etude de la faune et de la flore
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mars 2021
101
Etude de la faune et de la flore
Annexe 3 : Liste des espèces de reptile recensées
au sein de la zone d’étude
Nom vernaculaire Nom scientifique Statut de conservation Liste rouge régionale Habitat en Guyane Abondance en Guyane
Chasseur des jardins Mastigodryas boddaerti LC Milieux
ouverts Commun
Iguane vert Iguana iguana LC Lisière
forestière Commun
Anolis brun doré Norops fuscoauratus LC Milieux
ouverts Commun
Polychre caméléon Polychrus marmoratus
LC
Milieux
ouverts et
lisières
forestières Commun
Ameive commun Ameiva ameiva LC Milieux
ouverts
Très
commun
Kentropyx des chablis Kentropyx calcarata LC Forêt primaire
et secondaire Commun
Téju commun Tupinambis teguixin LC Milieux
ouverts Commun
Lézard coureur galonné Cnemidophorus lemniscatus
H / D DD
Plages et
savanes
sableuses Rare
Atractus faux-corail Atractus badius LC Forêt primaire
et secondaire Commun
Caïman gris Paleosuchus trigonatus LC Forêt
marécageuses Communbiotope C
A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 4 : Liste des espèces d’oiseau recensées au sein de la zone d’étude
Etude de la faune et de la flore
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mars 2021
102
Etude de la faune et de la flore
Annexe 4 : Liste des espèces d’oiseau recensées
au sein de la zone d’étude
Famille Nom vernaculaire Nom scientifique Législation Liste rouge Régionale
Tinamidés Tinamou cendré Crypturellus cinereus LC
Tinamidés Tinamou soui Crypturellus soui LC
Tinamidés Tinamou varié Crypturellus variegatus LC
Ardéidés Héron garde- boeufs Bubulcus ibis P / D (nidif) LC
Ardéidés Grande aigrette Ardea alba P / D (nidif) LC
Threskiornithidés Ibis vert Mesembrinibis cayennensis P NT
Cathartidés Urubu à tête rouge Cathartes aura P DD
Cathartidés Urubu à tête jaune Cathartes burrovianus P DD
Cathartidés Urubu noir Coragyps atratus P LC
Cathartidés Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa P NT
Accipitridés Milan à queue fourchue Elanoides forficatus P LC
Accipitridés Milan bleuâtre Ictinia plumbea P LC
Accipitridés Buse roussâtre Buteogallus meridionalis P VU
Accipitridés Buse cendrée Buteo nitidus P LC
Rallidés Râle kiolo Anurolimnas viridis P LC
Rallidés Râle grêle Laterallus exilis P LC
Rallidés Marouette plombée Mustelirallus albicollis P LC
Columbidés Pigeon rousset Patagioenas cayennensis LC
Columbidés Pigeon plombé Patagioenas plumbea LC
Columbidés Colombe de Verreaux Leptotila verreauxi LC
Columbidés Colombe à queue noire Columbina passerina LC
Columbidés Colombe rousse Columbina talpacoti LC
Cuculidés Ani à bec lisse Crotophaga ani LC
Caprimulgidés Engoulevent pauraqué Nyctidromus albicollis LC
Apodidés Martinet spinicaude Chaetura spinicaudus LC
Apodidés Martinet polioure Chaetura brachyura LC
Trochilidés Ermite roussâtre Phaethornis ruber LC
Trochilidés Dryade à queue fourchue Thalurania furcata LC
Trogonidés Trogon à queue blanche Trogon viridis LC
Ramphastidés Toucan à bec rouge Ramphastos tucanus LCbiotope
A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 4 : Liste des espèces d’oiseau recensées au sein de la zone d’étude
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Etude de la faune et de la flore
Ramphastidés Toucan vitellin Ramphastos vitellinus LC
Picidés Pic à chevron d'or Melanerpes cruentatus LC
Picidés Pic jaune Celeus flavus LC
Picidés Pic ouentou Dryocopus lineatus LC
Picidés Pic de Malherbe Campephilus melanoleucos LC
Falconidés Macagua rieur Herpetotheres cachinnans P VU
Psittacidés Toui para Brotogeris chrysoptera LC
Psittacidés Pione à tête bleue Pionus menstruus LC
Psittacidés Amazone aourou Amazona amazonica D (dortoir > 300) LC
Psittacidés Conure cuivrée Eupsittula pertinax LC
Thamnophilidés Batara rayé Thamnophilus doliatus LC
Thamnophilidés Batara d'Amazonie Thamnophilus amazonicus LC
Thamnophilidés Alapi carillonneur Hypocnemis cantator LC
Thamnophilidés Alapi à tête noire Percnostola rufifrons LC
Thamnophilidés Alapi de Buffon Myrmeciza atrothorax LC
Furnariidés Grimpar bec-en- coin Glyphorynchus spirurus LC
Furnariidés Grimpar des cabosses Xiphorhynchus guttatus LC
Tyrannidés Tyranneau roitelet Tyrannulus elatus LC
Tyrannidés Elénie de Gaimard Myiopagis gaimardii LC
Tyrannidés Elénie à ventre jaune Elaenia flavogaster LC
Tyrannidés Tyranneau minute Ornithion inerme P LC
Tyrannidés Tyranneau passegris Camptostoma obsoletum LC
Tyrannidés Tyranneau souris Phaeomyias murina LC
Tyrannidés Microtyran casqué Lophotriccus galeatus LC
Tyrannidés Todirostre à front gris Poecilotriccus fumifrons LC
Tyrannidés Todirostre familier Todirostrum cinereum LC
Tyrannidés Platyrhynque poliocéphale Tolmomyias poliocephalus LC
Tyrannidés Tyran pirate Legatus leucophaius LC
Tyrannidés Tyran de Cayenne Myiozetetes cayanensis LC
Tyrannidés Tyran quiquivi Pitangus sulphuratus LC
Tyrannidés Tyran mélancolique Tyrannus melancholicus LC (nich), LC (migr)biotope
A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 4 : Liste des espèces d’oiseau recensées au sein de la zone d’étude
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Tyrannidés Attila cannelle Attila cinnamomeus LC
Tyrannidés Attila à croupion jaune Attila spadiceus LC
Cotingidés Piauhau hurleur Lipaugus vociferans LC
Pipridés Manakin casse- noisette Manacus manacus LC
Pipridés Manakin à tête d'or Ceratopipra erythrocephala LC
Tityridés Tityre gris Tityra cayana LC
Viréonidés Sourciroux mélodieux Cyclarhis gujanensis LC
Viréonidés Viréon à tête cendrée Hylophilus pectoralis LC
Hirundinidés Hirondelle chalybée Progne chalybea LC (chalybea), LC (macrorhamphus)
Troglodytidés Troglodyte familier Troglodytes aedon LC
Troglodytidés Troglodyte coraya Pheugopedius coraya LC
Polioptilidés Gobemoucheron tropical Polioptila plumbea LC
Thraupidés Tangara à galons blancs Tachyphonus rufus LC
Thraupidés Tangara à bec d'argent Ramphocelus carbo LC
Thraupidés Tangara évêque Thraupis episcopus LC
Thraupidés Tangara des palmiers Thraupis palmarum LC
Thraupidés Calliste diable- enrhumé Tangara mexicana LC
Thraupidés Jacarini noir Volatinia jacarina LC
Thraupidés Sporophile à ailes blanches Sporophila americana LC
Cardinalidés Évêque bleu-noir Cyanocompsa cyanoides LC
Ictéridés Cassique cul-jaune Cacicus cela LC
Ictéridés Vacher géant Molothrus oryzivorus LC
Ictéridés Sturnelle militaire Sturnella militaris LCbiotope
A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 5 : Liste des espèces de mammifère recensées au sein de la zone d’étude
Etude de la faune et de la flore
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Etude de la faune et de la flore
Annexe 5 : Liste des espèces de mammifère
recensées au sein de la zone d’étude
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique Législation L.R.R Habitat en Guyane Abondance en Guyane
Tamarin aux
mains dorées Saguinus midas LC
Canopée de la forêt
primaire et secondaire
mais aussi près des
habitations, dans les
espace arborés
contigues.
Très commun, vit en
groupes familiaux de 2 à
10 individus.
Kinkajou Potos flavus LC Présent dans les forêts primaires et secondaires
Commun dans toute la
Guyane, constitue des
groupe allant jusqu’à 6
individusSiège social :
biotope 22 boulevard Maréchal Foch - BP58 - F-34140 Mèze Tél. : +33(0)4 67 18 46 20 - Fax : +33(0)4 67 18 65 38 - www.biotope.frAN
HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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DOSSIER DE DEMANDE DE DÉROGATION À
L’INTERDICTION DE DESTRUCTION D’ESPÈCES
PROTÉGÉESCentrale
agrivoltaïque
hybride à
puissance garantie,
Mana (973)
Albioma
avril 2021
Dossier de demande
de dérogation
à l’interdiction
de destruction
d’espèces protégées
Macagua rieur
(Herpetotheres cachinnans)biotope
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autorisation préalable de Biotope
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puissance garantie, Mana (973)
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avril 2021
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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avril 2021
2
Citation
recommandée
Biotope, 2021, Centrale agrivoltaïque hybride à puissance garantie,
Mana (973), Dossier de demande de dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces protégées, Albioma. 121p.
Version/Indice V1
Date 16 avril 2021
N° de contrat 2019018
Maître d’ouvrage ALBIOMA
TOUR OPUS 12 - LA DÉFENSE 9
77, ESPLANADE DU GÉNÉRAL DE GAULLE
92914 LA DEFENSE CEDEX
Interlocuteur Romain DAVID
RESPONSABLE DES
ACTIVITÉS SOLAIRES
FMES
Contact :
romain.david@albioma.com
0033 147 766 679
Biotope, Responsable
du projet
Delphine GONCALVES Contact :
dgoncalves@biotope.fr
Biotope, Responsable
de qualité
Vincent RUFRAY Contact :
vrufray@biotope.fr
05 94 98 01 00biotope
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puissance garantie, Mana (973)
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avril 2021
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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3
Sommaire
I Cadre réglementaire 7
I.1 Rappel du principe d’interdiction de destruction d’espèce protégée 8
I.2 Condition d’éligibilité à la dérogation à l’interdiction de destruction d’espèce protégée 9
II Objet de la demande 11
II.1 Contexte 12
II.2 Equipe de travail 12
II.3 Espèces protégées concernées par la présente demande de dérogation 13
III Description et justification du projet 15
III.1 Le demandeur 16
III.1.1 Identification 16
III.1.2 Présentation des activités du demandeur 16
III.1.3 Expérience du demandeur en termes d’intégrations des enjeux environnementaux dans ses activités 18
III.2 Présentation du projet 20
III.2.1 Localisation 20
III.2.2 Présentation générale 21
III.2.3 La centrale agrivoltaïque 22
III.2.4 Le projet agricole 28
III.2.5 Calendrier prévisionnel des travaux 29
III.3 Eligibilité du projet à la dérogation 30
III.3.1 L’existence de raisons impératives d’intérêt public majeur 30
III.3.2 L’absence d’autres solution satisfaisante 32
III.3.3 Le maintien des populations des espèces concernées dans un état de conservation favorable dans leur aire de répartition naturelle 34
IV Synthèse de l’expertise écologique 37
IV.1 Effort d’inventaire 38
IV.2 État initial 39
IV.2.1 Situation environnementale 39
IV.2.2 Schéma d’Aménagement Régional et trames écologiques 45
IV.2.3 Habitats 48
IV.2.4 Flore remarquable 53
IV.2.5 Batrachofaune 55
IV.2.6 Herpétofaune 56
IV.2.7 Avifaune 57biotope
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Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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4
IV.2.8 Mammalofaune 61
IV.3 Synthèse des enjeux 63
IV.4 Effets prévisibles du projet 68
IV.4.1 Habitats et flore 68
IV.4.2 Faune 70
V Demande de dérogation 71
V.1 Synthèse des connaissances sur les espèces protégées 72
V.2 Évaluation précise des impacts sur les populations d’espèces protégées 91
V.2.1Description des impacts prévisibles sur les espèces protégées 92
V.3 Mesure d’évitement volet terrestre 100
V.3.1Utilisation des infrastructure existantes 100
V.3.2Évitement des zones boisées 101
V.3.3Evitement du site de nidification du Macagua rieur 102
V.3.4Programmation des travaux en saison sèche 103
V.3.5Passage d’un ornithologue confirmé 104
V.4 Mesures de réduction 105
V.4.1Aménagement de passage pour la faune terrestre 105
V.4.2Réduction de l’emprise du projet sur les zones humides 106
V.4.3Choix d’un éclairage des aménagements adapté à la faune nocturne 107
V.5 Mesures d’accompagnement 109
V.5.1Suivi du chantier par un Ingénieur en écologie 109
V.5.2Suivi de la faune et de la flore en phase d’exploitation 110
V.6 Bilan des mesures d’atténuation et impacts résiduels sur les espèces protégées 111
V.7 Mesures de compensation 114
VI Bibliographie et guides d’identification 115
Liste des tableaux
Tableau 1 : Composition des équipes 12
Tableau 2 : Liste et informations relatives aux espèces protégées concernées par la présente demande de dérogation 13
Tableau 3 : Synthèse de l’effort et du type d’inventaires sur la zone du projet 38
Tableau 4 : Synthèse des espèces représentant des enjeux de conservation sur la zone d’étude 63
Tableau 5 : Impacts sur les habitats 68
Tableau 6 : Synthèse des impacts sur les espèces protégées avant mise en place des mesures d’atténuation 91biotope
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Centrale agrivoltaïque hybride à
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5
Tableau 7 : Synthèse des mesures et coûts associés 111
Tableau 8 : Synthèse des impacts résiduelles sur les espèces protégées 112
Liste des illustrations
Figure 1 : Localisation du projet 20
Figure 2 : Implantation des principaux éléments de la centrale 21
Figure 3 : Plan d’implantation prévisionnel des panneaux photovoltaïques 22
Figure 4 : Structures agrivoltaïques pour bovins(extrait du permis de construire) 23
Figure 5 : plan d’implantation des installations de raccordement 25
Figure 6 : Localisation des bâtiments agricoles 26
Figure 7 : Identification des 2 accès du site 27
Figure 8 : Plan de circulation intérieur 27
Figure 9 : Récapitulatif des surfaces du projet 28
Figure 10 : Calendrier prévisionnel des travaux intégrant les enjeux agricoles 29
Figure 11 : Dendrobangia boliviana (© É. Fonty / Biotope) 48
Figure 12 : Forêt marécageuse dégradées, dominées par Euterpe oleracea (© É. Fonty / Biotope) 48
Figure 13 : Costus spiralis (© É. Fonty / Biotope) 48
Figure 14 : Ocotea guianensis (© É. Fonty / Biotope) 49
Figure 15 : Pavonia cancellata (© É. Fonty / Biotope) 49
Figure 16 : Solanum subinerme (© É. Fonty / Biotope) 50
Figure 17 : Pâturages dégradés 50
Figure 18 : Prairie inondable, inondée (© É. Fonty / Biotope) 51
Figure 19 : Rodriguezia lancifolia (© É. Fonty / Biotope) 53
Figure 20 : Elaeis oleifera (© É. Fonty / Biotope) 53
Figure 21 : Coque de fruit de Dimorphandra polyandra (© É. Fonty / Biotope) 53
Figure 22 : Distanganthus lateralis, cliché capturé hors site (© É. Fonty / Biotope) 54
Figure 23 : Sagittaria guayanensis (© É. Fonty / Biotope) 54
Figure 24 : Tetrapterys glabrifolia (© É. Fonty / Biotope) 54
Figure 25 : Inga virgultosa (hors site © É. FONTY / Biotope) 55
Figure 26: Crapaud granuleux (Rhinella merianae) H. Foxonet / Biotope 55
Figure 27: Rainette crépitante (Boana xerophylla) H. Foxonet / Biotope 55
Figure 28: Centrolène des Oyampis (Vitreorana ritae) T. Le Pape / Biotope 55
Figure 29: Rainette à bande (Dendropsophus leucophyllatus) T. Le Pape 56
Figure 30: Polychre caméléon (Polychrus marmoratus) (hors site) T. Le Pape 56biotope
Propriété de Biotope
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Centrale agrivoltaïque hybride à
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6
Figure 31: Lézard coureur galonné (Cnemidophorus lemniscatus) H. Foxonet / Biotope 56
Figure 32: Sarcoramphe roi (Sarcoramphus papa). P.Lenrumé 57
Figure 33: Milan à queue fourchue (Elanoides forficatus). P.Lenrumé 57
Figure 34: Buse cendrée (Buteo nitidus) P.Lenrumé 58
Figure 35: Buse roussâtre (Buteogallus meridionalis). P.Lenrumé 58
Figure 36: Trogon à queue blanche (Trogon viridis) P.Lenrumé 58
Figure 37: Râle kiolo (Anurolimnas viridis). P.Lenrumé 58
Figure 38: Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans) à l’entrée de sa cavité de nidification sur l’aire d’étude. (haut, © P. Lenrumé) et situation de l’arbre de nidification). (Bas, © P. Lenrumé) 59
Figure 39: Urubu noir (Coragyps atratus). P.Lenrumé 60
Figure 40: Râle grêle (Laterallus exilis). P.Lenrumé 60
Figure 41: Sturnelle militaire (Sturnella militaris). P.Lenrumé 60
Figure 42: Tamarin aux mains dorées (Saguinus midas) (hors site) J. Bonnaud 61
Tables des cartes
Carte 1 : Espaces naturels remarquables 42
Carte 2 : Destination des sols du Schéma d'Aménagement Régional 46
Carte 3 : Habitats au sein de la zone d’étude 52
Carte 4 : Enjeux faunistiques et floristiques sur la zone d’étude 62
Carte 5 : Enjeux de conservation des habitats sur la zone d’étude 66
Carte 6 : Synthèse des enjeux sur la zone d’étude 67
Carte 7 : Impacts résiduels de l’emprise du projet sur la faune, la flore et les habitats 113
Annexes
Annexe 1, Formulaire CERFA 118DA ss & D ® .S + re Ÿ 24
I
lkhkjhkj
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I Cadre réglementairebiotope
I
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Cadre réglementaire
Centrale agrivoltaïque hybride à
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avril 2021
8
I.1 Rappel du principe d’interdiction de destruction
d’espèce protégée
Afin d'éviter la disparition d'espèces animales et végétales, un certain nombre d'interdictions sont édictées par l’article L.411-1 du Code de l’environnement, qui établit que :
« I. - Lorsqu'un intérêt scientifique particulier ou que les nécessités de la préservation du patrimoine biologique justifient la conservation d'espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées, sont interdits :
1° La destruction ou l'enlèvement des œufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d'animaux de ces espèces ou, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ;
2° La destruction, la coupe, la mutilation, l'arrachage, la cueillette ou l'enlèvement de végétaux de ces espèces, de leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat, la détention de spécimens prélevés dans le milieu naturel ;
3° La destruction, l'altération ou la dégradation du milieu particulier à ces espèces animales ou végétales ;
4° La destruction des sites contenant des fossiles permettant d'étudier l'histoire du monde vivant, ainsi que les premières activités humaines et la destruction ou l'enlèvement des fossiles présents sur ces sites ».
Les espèces concernées par ces interdictions sont fixées par des listes nationales, prises par arrêtés conjoints du ministre chargé de la Protection de la Nature et du ministre chargé de l’Agriculture, soit, lorsqu’il s’agit d’espèces marines, du ministre chargé des Pêches Maritimes (article R.411-1 du Code de l’environnement), et éventuellement par des listes régionales.
L’article R.411-3 établit que pour chaque espèce, ces arrêtés interministériels précisent : la nature des interdictions mentionnées aux articles L.411-1 et L.411-3 qui sont applicables, la durée de ces interdictions, les parties du territoire et les périodes de l'année où elles s'appliquent.
Les arrêtés adoptés en Guyane française à ce titre son présenté dans le tableau suivantbiotope
I
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Cadre réglementaire
Centrale agrivoltaïque hybride à
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9
Groupe Protection au niveau National Protection au niveau Régional
Trachéophytes Arrêté ministériel du 9 avril 2001 fixant la liste des
plantes vasculaires protégées en Guyane française
et les modalités de leur protection (JORF du
05/07/2001), modifié par l’arrêté du mai 2017
(JORF du 10/05/2017)
(néant)
Herpétofaune/
Batrachofaune
Arrêté ministériel du 19 novembre 2020* fixant la
liste des amphibiens et des reptiles représentés
dans le département de la Guyane protégés sur
l'ensemble du territoire national et les modalités
de leur protection
(néant)
Avifaune Arrêté du 25 mars 2015* fixant la liste des oiseaux
protégés en Guyane française et les modalités de
leur protection (JORF du 04/04/2015)
(néant)
Mammalofaune Arrêté ministériel du 15 mai 1986 fixant la liste des
mammifères protégés en Guyane française et les
modalités de leur protection (JORF du
25/06/1986), modifié par l’arrêté du 20 janvier
1987 (JORF du 11/04/1987), par l’arrêté du 29
juillet 2005 (JORF du 08/11/2005) et par l’arrêté
du 24 juillet 2006 (JORF du 14/09/2006)
Arrêté préfectoral du 31 janvier 1975
fixant protection du Jaguar, du Puma et
du Porc-épic arboricole qui ne sont pas
repris dans l’arrêté de 1986
Dans le cas particulier de l’avifaune, l’arrêté du 25 mars 2015 étend la protection de certaines espèces particulièrement sensible à la dégradation de leur biotope aux habitats qu’elles exploitent au cours de leur cycle biologique.
I.2 Condition d’éligibilité à la dérogation à
l’interdiction de destruction d’espèce protégée
L’alinéa 4° de l’article L.411-2 du Code de l’environnement permet, dans les conditions déterminées par les articles R.411-6 et suivants, de déroger à l’interdiction de destruction :
« La délivrance de dérogation aux interdictions mentionnées aux 1°, 2° et 3° de l'article L.411- 1, à condition qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle :
a) Dans l'intérêt de la protection de la faune et de la flore sauvages et de la conservation des habitats naturels ;biotope
I
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Cadre réglementaire
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b) Pour prévenir des dommages importants notamment aux cultures, à l'élevage, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et à d'autres formes de propriété ;
c) Dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d'autres raisons impératives d'intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique, et pour des motifs qui comporteraient des conséquences bénéfiques primordiales pour l'environnement ;
d) À des fins de recherche et d'éducation, de repeuplement et de réintroduction de ces espèces et pour des opérations de reproduction nécessaires à ces fins, y compris la propagation artificielle des plantes ;
e) Pour permettre, dans des conditions strictement contrôlées, d'une manière sélective et dans une mesure limitée, la prise ou la détention d'un nombre limité et spécifié de certains spécimens ».
La dérogation est accordée par arrêté préfectoral précisant les modalités d’exécution des opérations autorisées.
La décision est prise après avis du Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN) (article 3 de l’arrêté ministériel du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d’instruction des dérogations définies au 4° de l’article L.411-2 du Code de l’environnement portant sur des espèces de faune et de flore protégées). La délivrance de ces dérogations est accordée, in fine, par le préfet, et par exception par le ministre chargé de l’écologie lorsque cela concerne : des opérations conduites par des personnes morales placées sous le contrôle ou la tutelle de l’État ou si la dérogation porte sur une espèce protégée menacée d’extinction (dont la liste est fixée par l’Arrêté du 9 juillet 1999).
Les 3 conditions incontournables à l’octroi d’une dérogation sont les suivantes :
● la demande s’inscrit dans un projet fondé sur une raison impérative d’intérêt public majeur ;
● il n’existe pas d’autre solution satisfaisante ;
● la dérogation ne nuit pas au maintien de l’état de conservation favorable de l’espèce dans son aire de répartition naturelle.DA ss & D ® .S + re Ÿ 24
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II Objet de la demandebiotope
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Objet de la demande
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II.1 Contexte
Pour répondre aux enjeux du Plan Pluriannuel de l’Energie et contribuer à sécuriser le réseau local, la société Albioma s’est rapprochée d’EDF Guyane afin de proposer un projet de centrale agrivoltaïque hybride à puissance garantie installée sur le territoire de la commune de Mana et alimentée par deux sources d’énergie renouvelable. Cette installation est constituée d’un parc photovoltaïque en synergie avec un élevage bovin et couplé à un ensemble de batteries de stockage ainsi que de générateurs fonctionnant au biocombustible.
Le projet présenté répond à chacun des besoins exprimés par la PPE:
• il est situé dans l’Ouest Guyanais et connecté au poste source d’Organabo;
• il fournit un moyen de base à puissance garantie (10 MW) avant 2023;
• il utilise des sources renouvelables (solaire, biocarburant);
• il fournit des services au système;
• il permet une production de base d’environ 72 GWh/an à partir d’énergies renouvelables (non intermittente), soit une augmentation d’environ 8 % de la part des énergies renouvelables dans le mix électrique de la Guyane, et permet donc de diminuer la dépendance du territoire aux énergies fossiles.
II.2 Equipe de travail
Ce rapport a été élaboré par l'équipe Biotope Amazonie – Caraïbes par une équipe pluridisciplinaire
Tableau 1 : Composition des équipes
L’équipe
Émile FONTY Chef de projet Suivi général des inventaires de la faune et de la flore
Cartographie
Expertise des enjeux floristiques et
description des habitats naturels
Pascal PARMENTIER Chef de projet Formalisation du dossier
Timothé LE PAPE Chargé d'étude Expertise des enjeux de la faune terrestre
Paul LENRUMÉ Chargé d’étude Expertise des enjeux avifaunistiques, cartographie
Hugo FOXONET Chargé d'étude Expertise des enjeux de la faune terrestre
Delphine
GONCALVES
Directrice d’études Contrôle qualité
Vincent RUFRAY Responsable d'agence Contrôle qualitébiotope
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II.3 Espèces protégées concernées par la présente
demande de dérogation
Tableau 2 : Liste et informations relatives aux espèces protégées concernées par la présente demande de dérogation
N° Nom normalisé Nom scientifique Habitat sur la zone L.R.R
Avifaune (16 espèces)
1 Urubu à tête rouge Cathartes aura Non nicheur. Des individus en vol à la recherche de nourriture. DD
2 Urubu à tête jaune Cathartes burrovianus Non nicheur. Des individus en vol à la recherche de nourriture. DD
3 Urubu noir Coragyps atratus
Non nicheur. Des individus en vol à la
recherche de nourriture et un petit
dortoir hors zone dans le boisement au
sud.
LC
4 Buse cendrée Buteo nitidus
Nicheur possible (voir probable) dans
le boisement résiduel au centre-nord
de la zone (même bois que le Macagua
rieur). Un adulte observé à deux
reprises dans ces ligneux.
LC
5 Râle kiolo Anurolimnas viridis
Nicheur certain dans les secteurs
herbacés denses. Au moins 5 couples
probablement.
LC
6 Tyranneau minute Ornithion inerme
Nicheur possible en marge de la zone
dans les boisements limitrophes. Un
chanteur.
LC
7 Héron garde- bœufs Bubulcus ibis Non nicheur. Quelques individus se nourrissant auprès des bovins. LC
8 Grande aigrette Ardea alba
Non nicheur. Quelques individus se
nourrissant dans les pâtures et dans les
« bas-fonds » défrichés marécageux.
LC
9 Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa Non nicheur. Un unique individu en vol très haut à la recherche de nourriture. NT
10 Milan à queue fourchue Elanoides forficatus
Nicheur possible en saison sèche dans
les boisements limitrophes. Quelques
individus en vol se nourrissant
d’insectes au-dessus des pâtures.
LC
11 Milan bleuâtre Ictinia plumbea Nicheur possible en lisière de la zone et dans les boisements résiduels. LCbiotope
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12 Râle grêle Laterallus exilis
Nicheur certain dans les herbacées des
pâtures et dans les « bas-fonds »
défrichés marécageux. Au moins 5
chanteurs mais potentiellement plus.
LC
13 Marouette plombée Mustelirallus albicollis
Nicheur certain dans les herbacées des
pâtures et dans les « bas-fonds »
défrichés marécageux. Au moins 2
chanteurs mais potentiellement plus.
LC
14 Ibis vert Mesembrinibis cayennensis
A priori non nicheur (attention tout de
même au boisement marécageux tout
à l’est qui semble favorable). Un
individu se nourrit dans ce boisement.
NT
15 Buse roussâtre Buteogallus meridionalis
Nicheur possible sur la zone ou en
marge sur les lisières notamment. Un
individu chasse à l’affût posé sur les
grands arbres isolés.
VU
16 Macagua rieur Herpetotheres cachinnans
Nicheur certain. Un couple niche en
cavité dans un grand ligneux du
boisement résiduel au centre-nord de
la zone.
VU
Amphibiens (1 espèce)
17 Crapaud granuleux Rhinella merianae Savane rases du littoral EN
Reptiles (1 espèce)
18 Lézard coureur galonné Cnemidophorus lemniscatus Arrières-dunes, lisières de forêts sur sable, bords de pistes, carrières DD
Mammifères terrestres (1 espèce)
19 Tamandua Tamandua tetradactyla Forêts LCDA ss & D ® .S + re Ÿ 24
III
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III Description et justification
du projetbiotope
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Description et justification du projet
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III.1 Le demandeur
III.1.1 Identification
Identification du Demandeur
Demandeur Albioma
Forme Juridique Société Anonyme au capital de 1 122 964,11 €
Siège social Tour Opus 12, 77 esplanade du Général de Gaulle,
92081 Paris La Défense
Adresse d’exploitation
Téléphone 01 47 76 67 00
No. SIRET 775 667 538 00224
Code APE Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (7022Z)
III.1.2 Présentation des activités du demandeur
Albioma est un producteur d’énergie renouvelable indépendant engagé dans la transition énergétique grâce à la biomasse et au photovoltaïque. Depuis 25 ans, le Groupe, implanté en Outre-Mer français, à l’Île Maurice et au Brésil, a développé un partenariat unique avec le monde sucrier pour produire de l’énergie renouvelable à partir de la bagasse, résidu fibreux de la canne à sucre.
En transition vers un mix énergétique à plus de 80% renouvelable d’ici à 2023, Albioma est également le premier producteur d’énergie photovoltaïque en Outre-mer. Il y construit et exploite des projets innovants en approfondissant notamment son savoir-faire technologique en matière de stockage. Son cœur de métier: la valorisation à haute performance énergétique de la biomasse sans conflit d’usage, et particulièrement de la bagasse. Ce positionnement historique original a fait du Groupe un acteur incontournable de la production d’électricité Outre-mer et sur l’Île Maurice. Il y apporte une compétence unique dans la production d’énergie par combustion hybride de biomasse (bagasse/autres sources de biomasse/charbon).© Biomasse
Le Moule
Galion 2
Vale do Paranä
Terragen
La Réunion
Bois-Rouge
Esplanada
Martinique
Brésil
biotope
Galion
Codora
Rio Pardo
Savannah
Le Gol
Saint-Pierre
Guadeloupe
Maurice
© Solaire
@ Géothermie
La Réunion
Guadeloupe
Guyane
Turquie
Mayotte
Martinique
France
métropolitaine
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Partenaire historique des agro-industriels, Albioma développe, construit, finance et exploite des centrales de taille moyenne dans le cadre de contrats long terme sécurisés. Sa stratégie est fondée sur 3 piliers:
• agir pour la transition énergétique en outre-mer français,
• déployer son expertise à l’international,
• accélérer son développement dans le solaire
Le groupe Albioma peut être présenté par les quelques chiffres clefs suivants :
• 606 collaborateurs,
• 507 millions de chiffre d’affaire en 2020,
• 109 MW de puissance installée dans les installations solaires
• 68 % d’énergie renouvelable dans le mix de production énergétique
Albioma dispose en 2019 d’une puissance installée d’environ 1 GW répartie entre 13 centrales thermiques (841 MW) et 101 MWc de centrales photovoltaïques, en particulier dans les Caraïbes. La capacité installée y est de 216 MW: 182 MW de centrales thermiques et 34 MWc de photovoltaïque.
ALBIOMA produit26% de l’électricité de la Guadeloupe et 19% de l’électricité de la Martinique. Le groupe est le premier producteur d’électricité photovoltaïque en Guyane (16MW).Kourou
Sd / t- Le
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AE 1 ee” | et
Type : Centrale solaire Type : Centrale solaire
En service depuis : 2010 En service depuis : 2011
Puissance installée : 12 MWc Puissance installée : 4 MWc
durablement les |
_ ressources > Agir pour la _ Préserver la À |
transition biodiversité | énergétique El
B / Environnement \
Accroître notre A Garantir la implication auprès . sécurité des communautés Social et la santé au locales travail
— Société
__ Renforcer nos \ Accompagner
pratiques d'achats Le | et motiver les responsables golaborateurs dans
Agir pour l'égalité 7 eines de nos métiers
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biotope En
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En Guyane, Albioma possède 2 centrales photovoltaïques :
Albioma est présent en Guyane depuis 2010, où il développe des projets solaires et innovants qui contribuent à accroître la part d’énergies renouvelables disponibles sur ce territoire. Le groupe exploite deux centrales photovoltaïques à Matoury (4 MW) et Kourou (12 MW), implantées dans des zones sans conflit d’usage. La centrale de Kourou, la plus grande de tous les DOM, compte 156 000 modules photovoltaïques déployés au sol. Avec une puissance installée de 12 MWc, elle peut produire, en pointe, jusqu’à 10 % de l’électricité de Guyane.
III.1.3 Expérience du demandeur en termes d’intégrations
des enjeux environnementaux dans ses activités
La politique de développement durable d’Albioma soutient la stratégie du Groupe en apportant une démarche qui se matérialise sous la forme
d’une feuille de route sur 5 ans, structurée autour des 3
thématiques de la responsabilité sociétale.
Des actions en fonction de la préservation de la Biodiversité
sont ainsi soutenues et lancé par Albioma :
● Implication auprès de partenaires dans des initiatives qui
visent à inventorier, mesurer, et analyser des enjeux liés
à la préservation de la biodiversité dans les territoires où
Albioma est implanté ;
● Soutien à la conférence internationale Sarg’expo qui s’est
tenue en 2019 en Guadeloupe, organisée par la Région
en collaboration avec le ministère de l’Outre-mer. Cette
conférence fait partie d’un programme global caribéen
de lutte contre les algues appelées sargasses,
responsables de l’eutrophisation des milieux marins.biotope
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● Partenariat avec la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité au sein d’un club-action dédié à l’Outre-mer a permis de faire émerger en 2019 un projet scientifique commun aux différentes parties prenantes – Office français de la biodiversité, UICN, CNRS, etc.. Ce projet a pour objectif d’aboutir à une cartographie des pressions, telles que définies par l’IPBES, et de leur intensité sur la biodiversité pour chaque territoire ultramarin.
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III.2 Présentation du projet
III.2.1 Localisation
Le projet est implanté sur le territoire de la commune de Mana (Guyane), au lieu-dit Laussat. Le projet s’intègre au droit d’une exploitation agricole d’élevage de bovins
Figure 1 : Localisation du projetRégulateurs
Transformateurs et
systèmes de conversion
Batteries Li-ion
Poste de livraison
Bâtiment agricole
Auxiliaires
Base vie
Groupes électrogènes
Bâtiment d’exploitation
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III.2.2 Présentation générale
La centrale est conçue pour injecter sur le réseau une puissance maximale de 12 MW.
La centrale regroupe :
• une centrale agrivoltaïque de 60 MWc avec des trackers solaires, des onduleurs photovoltaïques et des transformateurs associés qui produira environ 80% de l’énergie injectée sur le réseau;
• un stockage stationnaire avec batteries Li-ion d’une capacité ’environ133 Wh, les convertisseurs de puissance, les systèmes de régulation et de contrôle, ainsi que les transformateurs associés ;
• des auxiliaires assurant le maintien de l’installation en conditions nominales (pompes, refroidissement non évaporatif, contrôleurs);
• un générateur d’appoint fonctionnant au biocarburant (biodiesel B100), qui produira environ 20% de l’électricité injectée sur le réseau, d’une puissance de 6 MWe composé de 5 moteurs de 1,2 MWe chacun, avec les régulateurs et les transformateurs associés, abrités par un bâtiment;
• un dispositif inertiel;
• un poste de livraison vers le réseau électrique;
• un bâtiment d’exploitation;
• deux bâtiments agricoles pour les animaux.
Figure 2 : Implantation des principaux éléments de la centraleLL, Panneaux photovoltaïques
biotope
Clôtures
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III.2.3 La centrale agrivoltaïque
La centrale agrivoltaïque s’étend sur une superficie d’environ 98,8 ha (surface clôturée) et compte une puissance de 60MWc. Toute l’énergie produite est injectée sur le réseau EDF-SEI, déduction faite de la consommation et des besoins internes du site. Les panneaux sont implantés selon le plan ci-dessous. Leur surface projetée est de 32 ha.
Figure 3 : Plan d’implantation prévisionnel des panneaux photovoltaïques