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Arrêté - Préfecture - Guyane - 011135 223 DE004 B EIE 2021 04 15 avec annexes V3 2
Document publié le Vendredi 1 janvier 2021
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - 011135 223 DE004 B EIE 2021 04 15 avec annexes V3 2)
Thèmes du document : Environnement, Eau et assainissement, Énergies,
Bertin
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 104/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
L’exploitation aura un impact faible sur les couches superficielles du sol (imperméabilisation
limitée et risque d’érosion maitrisé). Il sera limité à la durée de vie de la centrale, l’exploitant ayant
prévu dès la phase de conception de pouvoir rendre le terrain dans son état initial.
7 .3 .2 . E a ux s oute rra ines
7 .3 .2 .1 . Pré lèv e me nts d’ea u
L’eau utilisée sur le site provient uniquement d’eau souterraine, le site n’étant raccordé à aucun
réseau d’eau.
Phase travaux
Les travaux prévoient le prélèvement d’eau à partir d’un forage. L’eau prélevée sera utilisée pour
les besoins du chantier. Le volume prélevé sera de 500 m3 au total pour la durée du chantier.
Pour limiter les consommations en eau, il est prévu l’installation de toilettes sèches.
Compte tenu des faibles quantités prélevées et du bon état quantitatif de la nappe souterraine,
l’impact de la phase travaux sur les prélèvements d’eau est négligeable.
L’eau de boisson des intervenants du chantier sera fournie par bouteilles (volume estimé à 40 m3
sur les 12 mois du chantier à raison de 2 L par jour).
Phase exploitation
En phase d’exploitation, la consommation en eau provient :
des eaux sanitaires pour le personnel intervenant sur site (13 personnes) estimées à
780 m3/an ;
de l’eau de boisson du personne : l’eau potable sera fournie par un système de traitement
sera mis en place sur le site, soit environ 10 m3/an ;
des eaux industrielles utilisées dans le procédé de traitement des fumées de combustion
estimées à 350 m3/an.
La centrale photovoltaïque ne nécessite pas d’eau industrielle ou de procédé. En effet, les
modules ne nécessitent aucune application de produit particulier et se nettoient naturellement
avec l’eau de pluie.
Compte tenu des faibles quantités prélevées et du bon état quantitatif de la nappe souterraine,
l’impact de la phase d’exploitation sur les prélèvements d’eau est négligeable. Cet avis est
renforcé par la mise en œuvre de mesures de protection des têtes de forage. Ainsi, la mise en
œuvre du forage s’appuiera sur l’arrêté interministériel du 11 septembre 2003 relatif à la rubrique
1.1.1.0 de la nomenclature IOTA ainsi que sur les fiches du guide d’application pour encadrer les
spécifications. Les principes suivants sont notamment retenus.
La tête de forage est située en amont hydraulique des autres équipements du projet, qui ne
sont donc pas susceptibles de provoquer de pollution.
Aucune canalisation ou réseau enterré ne sont connus au niveau du lieu de forage, qui est
en outre exempt de pollutions liquides susceptibles d’être attirées vers le forage. Le forage
est situé sous les vents dominants, de sorte que les fumées des groupes électrogènes
passent au-dessus de sa tête.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 105/170
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En phase de chantier, les mesures de prévention de risque de pollution seront mises en
œuvre :
Éloignement des produits polluants,
Évacuation des boues et déblais de forage, et des eaux de pompage d’essai.
La tête de forage s’élèvera au moins à 0,5 m au-dessus du terrain et elle sera équipée d’une
margelle bétonnée conçue pour éloigner les eaux de la tête du forage. Un capot de fermeture
permettra un isolement des écoulements superficiels accidentels.
La pompe sera équipée de clapet anti-retour et d’une crépine, et sera dimensionnée de sorte
à assurer le non-dépassement du débit maximal.
Enfin, un compteur volumétrique ou débitmètre sera mis en œuvre pour suivre les
consommations.
7 .3 .2 .2 . Re je ts liquide s
Phase travaux
Les principaux rejets liquides générés par le chantier sont :
des eaux vannes issues du baraquement du personnel intervenant sur site (100 personnes
au maximum en simultané) qui seront collectées et traitées par des dispositifs
d’assainissement autonomes (fosse et filtre à sable) situés à plus de 50 m de tout captage, y
compris celui du site. Pour rappel, les bungalows de chantiers étant équipés de toilettes
sèches, il n’y aura pas de production d’eaux « noires ». L’évacuation de ces déchets est
prévue par camion vers une filière adaptée.
des eaux de ruissellement potentiellement polluées suite à une pollution accidentelle ou à
des pollutions dues à la maintenance des engins sur des aires non imperméabilisées, le
stockage de déchets dangereux sur des aires non spécifiques à ces usages. Ces impacts
sont traités au paragraphe 7.3.1.
des eaux de lavage des camions transportant le béton. Celles-ci sont récupérées lors du
lavage du malaxeur puis réaspirées dans les camions. Elles sont ainsi évacuées et traitées
sur le site d’expédition.
En phase travaux, la centrale hybride ne génère aucun rejet d’eaux souillées ni produits polluants
dans les eaux souterraines. L’impact du projet est donc négligeable.
Phase exploitation
Les principaux rejets liquides générés par l’exploitation du site sont :
les eaux sanitaires du personnel intervenant sur site (environ 13 personnes). Ce volume est
estimé à 780 m3/an. Les eaux seront collectées et traitées par des dispositifs
d’assainissement autonomes (fosse et filtre à sable) situés à plus de 50 m de tout captage, y
compris celui du site.
les eaux résiduelles en fond de cuve de biodiesel : ces eaux sont purgées et collectées dans
des cuves IBC de 1000 L avant d’être envoyées pour traitement dans une filière adaptée. Le
volume est négligeable, de quelques litres par an.
les eaux de ruissellement :HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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les eaux de toiture non polluées des bâtiments agricoles et de la zone imperméabilisée
au sud du site (bâtiment des groupes électrogènes et bâtiment auxiliaire), sont infiltrées
dans le sol grâce à des puisards d’infiltration.
les eaux susceptibles d’être polluées (eaux de ruissellement des aires de stationnement
et de la zone de dépotage) sont collectées et traitées grâce à un séparateur
d’hydrocarbures puis rejetées par des puisards d’infiltration.
les eaux de ruissellement des modules ne sont pas polluées, les panneaux étant inertes ;
une décantation/infiltration est assurée par le couvert végétal du site.
les eaux de ruissellement des locaux techniques répartis sur le site (local onduleur,
transformateur, batterie et stockage froid) sont directement infiltrées dans le sol. Ces
eaux ne présentent pas de risque de pollution, les conteneurs étant étanches.
En exploitation, la centrale hybride ne génère aucun rejet d’eaux souillées ni produits polluants
dans les eaux souterraines. Le projet n’a donc pas d’incidence négative sur la qualité des eaux
souterraines.
7 .3 .2 .3 . Conformité v is - à - v is du SDAGE
Au vu des paragraphes précédents, le projet ne remet pas en cause les objectifs quantitatifs et
qualitatifs de bon état du SDAGE pour la nappe des Formations sédimentaires du littoral guyanais
et ne constitue pas un point de vigilance autant sur les quantités d’eaux prélevées que sur les
rejets dans les eaux souterraines.
7 .3 .3 . Qua lité de l’a ir
7 .3 .3 .1 . Qua lifica tion de s re je ts ga ze ux
Phase travaux
Durant la phase chantier, les rejets dans l’atmosphère occasionnés seront dus aux émissions de
gaz d’échappement et aux poussières soulevées par les véhicules apportant le matériel sur site
pour l’implantation du parc photovoltaïque. Il s’agit de rejets diffus qui ne seront générés que sur
une courte période.
Phase exploitation
En phase exploitation la centrale photovoltaïque n’émet pas de polluants dans l’air. La principale
source d’émission de rejets atmosphériques provient de l’exploitation des groupes électrogènes.
En effet, les rejets issus des groupes électrogènes sont de deux types : les rejets canalisés et les
rejets diffus.
Rejets canalisés
Les rejets dit « canalisés » sont issus de la combustion du biocombustible rejeté par la cheminée
des groupes électrogènes.
Le combustible envisagé pour alimenter les moteurs de groupes électrogènes est du biodiesel
(B100 conforme à la norme EN 14214) à base d’huile de colza ou soja. Le carburant pris en
référence dans le cadre du présent dossier est l’OLEO 100 commercialisé par le groupe Avril. Ce
produit est obtenu à partir d’estérification d’huile de colza.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 107/170
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La composition exacte du produit est inconnue à la rédaction de cette étude. La composition des
fumées de combustion, présentée ci-après, a donc été estimée à partir de la littérature ([DR07]),
des données disponibles pour du pétrodiesel et des analyses en métaux lourds dans le B100
réalisées en laboratoire dans le cadre du présent dossier (présentées en annexe de l’étude des
risques sanitaires, partie 5 du présent dossier). En l’absence de données, les valeurs d’émission
ont été fixées égales aux valeurs limites fixées par la réglementation. Dans le cas des métaux
lourds, lorsque ceux-ci n’ont pas été détectés, leur concentration a été prise égale à la limite de
détection.
Il est à noter que si les installations comportent une cuve de pétrodiesel, l’utilisation de ce
carburant n’est prévue qu’en secours, en cas de problème d’approvisionnement en biodiesel. Par
conséquent, seule la combustion de biodiesel a été considérée.
Substances
Concentrations dans les fumées (mg/Nm3)
Concentration maximale
attendue
Valeur limite
d’émission7
Hydrocarbures (HAP) 0,1 0,1
Monoxyde de carbone (CO) 203 250
Oxydes de soufre (SOX) (éq. SO2) 95 120
Oxydes d'azote (NOX) (éq NO2) 190 190
Poussières 7 10
Cadmium (Cd) 0,03
0,05 par métal et 0,1 pour
la somme Mercure (Hg) 0,006
Thallium (Tl) 0,03
Arsenic (As) 0,03
1 Sélénium (Se) 0,6
Tellure (Te) 0,3
Plomb (Pb) 0,6 1
Antimoine (Sb) 0,03
20
Chrome (Cr) 0,06
Cobalt (Co) 0,06
Cuivre (Cu) 0,06
Étain (Sn) 0,3
Manganèse (Mn) 0,06
Nickel (Ni) 0,06
Vanadium (V) 0,06
Zinc (Zn) 0,06
Tableau 14. Concentrations maximales attendues des fumées de combustion des groupes électrogènes
7 Les valeurs limites d’émission sont fixées par l’arrêté du 3 août 2018 relatif aux installations de combustion d’une
puissance thermique nominale totale inférieure à 50 MW soumises à autorisation au titre des rubriques 2910, 2931 ou 3110, dit arrêté « autorisation MCP ».HNOLOGIES
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Les fumées de combustion font l’objet d’un traitement à l’urée afin d’en réduire la teneur en
oxydes d’azote (NOX). Le synoptique illustrant le fonctionnement de ce traitement est présenté
page suivante. De plus, un filtre permet de réduire la teneur en particules des fumées en sortie
de cheminée.Caisson
d'interface
vers cheminée
C1 La.
Cheminée
commune
Urée diluée TJ
à 32% _m aus)
(@6evcee
Nourrice de
distribution
solution urée
Génératrice
2
Station de
déminéralisation
Urée solide
Traçage en ligne Réacteur SCR Aérothermes
traitement de gaz
/ \ mm
Groupe électrogène
tin HNOLOGIES
Cuve 150m3
biocombustible
pente 1:50 avec
extraction d'eau
Forage pour
captage d'eau
résiduelle
Cuve journalière 2m3
Réf. : 011135-223-DE004-B
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Figure 59: Schéma du procédé de traitement des fuméesTrès bon
Très bon
Bon
Bon
Moyen
Médiocre
Médiocre
Mauvais
Mauvais
Très
mauvais
Sous-indice
1
10
moyennes
journalières
0 à 6 ug/m3
1-13
14 —- 20
21-27
28 — 34
39 — 41
42 — 49
90 — 64
65 — 79
80 et plus
Echelle PM10 De Echelle S02 | Echelle 03
Moyenne des
Moyenne des maxima horaires
0 à 29
ug/m3
30 — 54
99 — 84
85 — 109
110 — 134
135 — 164
165 -199
200 — 274
275 — 399
400 et plus
bertin TECHNOLOGIES
0 à 39
ug/m3
40 - 79
80 — 119
120 — 159
160 — 199
200 — 249
250 — 299
300 — 399
400 — 499
500 et plus
0 à 29
ug/m3
30 — 54
99 — 79
80 — 104
105 — 129
130 — 149
150 — 179
180 — 209
210 — 239
240 et plus
Réf. : 011135-223-DE004-B
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Rejets diffus
Les rejets diffus sont issus
des émissions provenant des véhicules du personnel et des véhicules d’approvisionnement
du carburant,
de la respiration du stockage de pétrodiesel. Les autres produits stockés sur le site
(OLEO 100, huiles, urée) ne sont pas volatiles.
Les émissions diffuses totales, dont le calcul d’estimation est présenté dans l’évaluation des
risques sanitaires jointe au présent dossier, sont estimées à 1,04 kg/an et 151,8 m3/an environ.
7 .3 .3 .2 . Inc ide n ce s s ur la qua lité de l’a ir
La qualité de l’air ambiant au niveau de la zone d’étude est difficile à estimer car, ainsi que précisé
au paragraphe 5.5.5.1, la station de mesures la plus proche est située à Kourou, soit à plus de
100 km du site d’implantation du projet. De fait, les valeurs obtenues pour cette station ne peuvent
pas être considérées comme représentatives de la zone d’étude.
À défaut de valeurs mesurées sur lesquelles s’appuyer, il est proposé d’évaluer les incidences
du projet sur la qualité de l’air au regard des indices pour la qualité de l’air définis par l’arrêté du
22 juillet 2004.
Figure 60. Échelle de l'indice de la qualité de l'air issue de l'arrêté du 22 juillet 2004 modifié
Les modélisations de dispersion réalisées sur les rejets canalisés permettent d’établir que ces
derniers ne sont pas susceptibles de dégrader la qualité de l’air. En effet, la concentrationConcentrations en NO2
(ug/m3)
M 3,23806
2,87828
EM 2,51849
Bi 2,15871
UE] 1,79892
C1 1,43914
C] 1,07935
M 0719569
CU] 0,359784
EH 0
mètres
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 111/170
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moyenne en oxydes d’azote, rejetés en plus grande quantité (voir 7.3.3.1), reste inférieure à
3,5 μg/m3, ce qui correspond à l’intervalle d’indice de très bonne qualité de l’air.
Figure 61. Concentrations moyennes en oxydes d’azote dans la zone d’étude
Ces concentrations sont limitées du fait que les groupes électrogènes ne fonctionnent que 3000 h
par an, pour pallier le manque de production d’énergie d’origine photovoltaïque, qui reste le mode
de production privilégié.
Les incidences des rejets canalisés du projet sur la qualité de l’air sont donc limitées.
Les émissions de gaz et de particules d’échappement émises par les véhicules ont un impact
négligeable sur la qualité de l’air. En effet, le projet prévoit de limiter le nombre d’engins circulant
sur le site et l’utilisation de gazole conforme à la réglementation.
Les rejets diffus issus des réservoirs de stockage de pétrodiesel sont émis en quantités
négligeables (à peine 1 kg/an).
Les rejets diffus émis par le projet n’ont donc aucune incidence sur la qualité de l’air de la zone
d’étude.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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7 .3 .4 . Influe nc e s ur le clima t
La principale cause du réchauffement climatique est le rejet massif de gaz à effet de serre du fait
des activités anthropiques, et en particulier le rejet de dioxyde de carbone (CO2). Ce dernier est
essentiellement émis par la consommation de combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour
produire de l’électricité ou de la chaleur.
La consommation énergétique en Guyane ne cesse d’augmenter du fait de la forte croissance
démographique et de l’amélioration du niveau de vie. L’énergie produite en Guyane provient
majoritairement de l’hydroélectricité (barrage du Petit Saut) et de l’énergie fossile (centrales
thermiques). Cette dernière est coûteuse et contribue au réchauffement climatique en émettant
d’importantes quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Le projet porté par Albioma, peu émetteur de gaz à effet de serre, contribue donc au
développement d’une énergie plus propre. D’après la base de données de l’ADEME8, un système
photovoltaïque émet entre en moyenne 55 g de CO2 par kWh produit contre 740 g en moyenne
pour une centrale thermique conventionnelle. L’énergie nécessaire à la fabrication d’un système
photovoltaïque est restituée au bout de trois ans d’exploitation environ. Cette durée tend par
ailleurs à décroître, d’une part grâce à l’utilisation pendant la fabrication de procédés et de
matériaux générant moins de CO2, et d’autre part grâce à l’amélioration des rendements et des
recyclages des déchets de fabrication.
Le recours aux groupes électrogènes conduira à une production de CO2 d’origine organique.
D’après la base de données de l’ADEME, et compte tenu du mode d’approvisionnement choisi
par Albioma pour son biocarburant, cette production peut être estimée à 55 g de CO2 par kWh
produit.
Le projet vient limiter le développement des énergies fossiles pour combler le manque de
production d’électricité dans l’Ouest guyanais et a donc un effet positif sur le climat et les
émissions de gaz à effet de serre.
7 .3 .5 . P a y sa ge s
7 .3 .5 .1 . Pha s e tra v a ux
En phase d’aménagement du projet, le montage des installations n'est pas neutre sur le paysage
au niveau des emprises résultantes, l'intervention nécessitant des surfaces au sol notables.
Différents types d’emprises et d’incidences sur le paysage seront concernés :
La mise en place du bâti et des installations photovoltaïques, accompagnée de la création de
voie d’accès et de zone base de vie entraîneront :
le décapage superficielle du terrain ;
un risque d'élargissement par les engins au-delà de l'emprise fixée, entraînant un
piétinement du milieu.
Les lignes électriques seront enfouies et suivront les chemins créés et existants. Elles seront
sans impact visuel paysager.
Les impacts paysagers résultants seront limités et étroitement proportionnés aux processus
d'intervention en phase chantier. Ils concernent le paysage immédiat et se révèlent faibles.
8 https://www.bilans-ges.ademe.frber tin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 113/170
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7 .3 .5 .2 . Pha s e d’e x ploita tion
Le projet est susceptible, selon le contexte paysager dans lequel il s’insère, d’être perçu sur des
distances variant de quelques mètres à un maximum de 500 mètres. L’enjeu est de chercher à
intégrer le projet dans son contexte environnemental et paysager dans une logique de
composition.
Figure 62. Visuel d’implantation du projet – Avant/Après [source : 3D vision]“My TECHNOLOGIES
b Réf. : 011135-223-DE004-B Page 114/170
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Les paysages du secteur ne présentent pas d’élément remarquable particulier. Aucun élément
de patrimoine protégé ne présente de sensibilité vis-à-vis du projet.
Lors de la mise en place d’un aménagement, de nombreux facteurs vont intervenir sur la
perception visuelle des nouvelles installations, à savoir :
les conditions météorologiques ;
la saison et l’heure d’observation ainsi que les conditions d’ensoleillement ;
l’ouverture visuelle du site d’accueil (relief, élément(s) écran(s),
les formes existantes dans le paysage ou lignes de structures, …) ;
la covisibilité avec les axes de passages et zones de vie.
Au regard du contexte d’implantation du projet, l’absence de reliefs et la couverture boisée autour
du site d’implantation du projet font que l’émergence visuelle du projet est très limitée (voir
illustrations présentées ci-après) :
Il n’y a pas de vues éloignées (entre 5 et 0,5 km) ;
Les vues potentielles sur le projet seront donc très ponctuelles et partielles, elles concernent :
Depuis la RN1, les vues seront localisées au niveau des zones de trouées de la
végétation qui longent cet axe. Au niveau de l’entrée nord du parc, le visuel sera quasi
identique avec un portail marquant l’entrée du site. La seule différence est la présence
discrète des panneaux photovoltaïques en arrière-plan (voir photomontage 1 présenté
ci-après) ;
Les secteurs habités et/ou fréquentés ne sont que très peu sous l’emprise visuelle du
projet.
Depuis la ferme qui jouxte le projet : le projet est masqué par des cordons boisés
présents sur plusieurs plans :
Figure 63. Vue depuis la ferme [source : photographie Sima-Pecat]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 115/170
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Depuis le hameau en bordure de la RN1 : le projet est en retrait de la RN1 et un
cordon végétal limite les vues sur le site (voir photomontage 2 présenté ci-après).
Depuis la route de Dégrad Florian, bordée de boisements, le projet sera perçu furtivement
à la faveur des accès du projet en lien avec cette voie :
Le long de la route, les boisements dressent un mur visuel empêchant les vues sur
le site :
Figure 64. Vue depuis la jonction entre la RN1 et la route Dégrad Florian [source : photographie Biotope]
Figure 65. Vue depuis la route Dégrad Florian [source : photographie Biotope]
Au niveau des abords du site : les seules vues sur les installations sont possibles au
niveau des accès et en bordure des clôtures en pénétrant sur les parcelles agricoles
(voir photomontage 3 présenté ci-après).Organisation du projet et points de photomontages @ ) ALBIOMA
Centrale agriphotovoltaïque de Mana
_e Emplacement des photomontages
| Organisation du projet
EM Bâti
--- Clôture
[7] Panneaux
CL] Voies internes
Vue depuis l'entrée nord
_ dû site
=.
p F Vue sur les bâtiments. à industriels
Vue depuis la RN
aux abords d'une
zoné!habitée
© ALBIOMA - Tous droits réservés - Sources : fonds : OrthoRGFG95-UTM22NGSD3.5cm ; cartographie : ©Biotope (2020)
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 116/170
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Figure 66. Localisation des photomontages [source : Biotope, 2020]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 117/170
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Figure 67. Photomontage 1 – depuis l’entrée nord du site [source : 3D vision]DJ9528
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 118/170
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Figure 68. Photomontage 2 – depuis la RN1 [source : 3D vision]j PM,
L) _ ii
ji
4 T
bertin my" TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 119/170
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Figure 69. Photomontage 3 – Vue sur les bâtiments industriels [source : 3D vision]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 120/170
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7.4. Incidences sur le milieu naturel
La description des effets du projet sur le milieu naturel fait l’objet d’une étude spécifique présentée
en Annexe 3 ; il conviendra de s’y référer pour davantage de précisions. Une synthèse de cette
étude est proposée dans ce paragraphe.
7 .4 .1 . Zona ge s d’inv e nta ire e t rè gle me nta ire
Le projet de centrale photovoltaïque n’intéresse le périmètre d’aucun zonage réglementaire en
lien avec les milieux naturels. Il ne se caractérise pas par un lien fonctionnel particulier avec ces
derniers. L’installation de la centrale photovoltaïque n’aura pas d’impact sur ces éléments.
Le projet est localisé au niveau de la ZNIEFF de type 2 - Forêt d’Organabo et zone du palmier à
huile américain. Toutefois le projet prend place au niveau de prairies qui ne sont pas
représentatives de cette ZNIEFF. L’implantation est prévue en dehors des zones forestières.
Il est considéré que le projet n’induit pas d’effet négatif sur les zonages naturels du secteur.
7 .4 .2 . P ha s e de trav a ux
7 .4 .2 .1 . De s truc tion ou dé gra da tion phy sique de s ha bita ts na ture ls
e t ha bita ts d’e s pè c es
Cet effet résulte de l’emprise du parc ainsi que des emprises temporaires supplémentaires
nécessaires aux travaux (zones de stockage du matériel et des engins, zones de circulation des
engins de chantier : accès au chantier, stockage du matériel, mise en place des clôtures, etc.)
sur les habitats naturels, les éventuelles zones de reproduction, territoires de chasse, zones de
transit, du développement des espèces exotiques envahissantes …
Le diagnostic écologique a révélé que les habitats présentant les enjeux de conservation les plus
importants étaient les zones forestières, qu’elles soient dégradées ou non. L’emprise finale
retenue n’est donc pas prévue au niveau de ces habitats et se concentre en quasi-totalité (99 %)
dans les pâturages dégradés. Ceux-ci ne seront d’ailleurs pas détruits, puisque l’un des objectifs
du projet est de maintenir l’élevage sous les panneaux photovoltaïques. L’impact du projet sur
cet habitat est donc faible.
Les zones humides sont très faiblement impactées car elles ont volontairement été exclues de
l’emprise du projet : les zones de bas-fond sont préservées, les continuités hydrauliques seront
maintenues, l’utilisation de cheminements existants est privilégiée quand cela est possible. Les
zones humides sont plus particulièrement concernées par :
la traversée de 3 chemins internes dont un est déjà existant. Les nouveaux cheminements
représentent une surface de 400 m² en zones humides et ne constitueront pas de véritables
imperméabilisations, le revêtement prévu étant perméable. Ainsi, les eaux météoriques et de
ruissellement pourront passer au travers des pistes et être restituées au sol.
une petite surface de panneaux photovoltaïques (1 800 m²), qui ne constituent pas une
surface imperméabilisée : il s’agit d’une surface aérienne sur laquelle l’eau ruissellera pour
s’écouler sur les bords. Les panneaux sont espacés et permettent ainsi l’infiltration de l’eau
de pluie dans le sol. La seule emprise durable des structures photovoltaïques est celle des
pieux qui sont toutefois de très faible emprise, et ponctuellement répartis.
plusieurs linéaires de clôtures, dont l’emprise sera très faible.Impact d'emprise du projet sur le milieu naturel r@ ] ALBIOMA Centrale 2 de Mana
Zones à enjeux Herpetofaune
BE Zones boisées Déterminante de ZNIEFF + Avifaune
EN Zones humides Trachéophytes -_ Mammalofaune |
Point d'observation faune/flore *_lchtyofaune À Nidification
[e] Po avec son habitat Batrachofaune
%We
(n
© ALBIOMA - Tous droits réservés - Sources : fonds : OrthoRGF G95- UTM22NGSD3.5cm ; cartographie : Ciotope ((2020)
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 121/170
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La réflexion du projet a tenu compte des zones humides en limitant grandement son emprise sur
ces habitats. Elle a notamment permis de préserver celles qui présentent le plus grand intérêt en
termes de biodiversité. L’impact sur les zones humides est donc jugé faible.
Une petite partie du projet (2200 m²) prend place sur des habitats humides sans impliquer leur
imperméabilisation.
Figure 70. Impact d’emprise [source : Biotope]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 122/170
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7 .4 .2 .2 . De s truc tion de s indiv idus
Cet effet résulte des activités pendant la phase de chantier, que ce soit par collision avec les
engins de chantier ou par piétinement.
L’ensemble des espèces végétales patrimoniales a été évité lors de la conception du plan
d’implantation du projet. Le projet n’aura donc aucun impact sur ces espèces.
Pour les oiseaux, cet effet est particulièrement important en période de reproduction à cause de
la présence de jeunes non volants. En effet, les adultes conservent une capacité de fuite
importante. Par ailleurs, ce risque ne concerne pas les rapaces fréquentant l’aire d’étude pour
leur alimentation. En effet, étant farouches, ceux-ci ne s’approchent pas d’une zone d’activité et
en présence de bruit vont se reporter sur les milieux naturels alentours.
De la même manière, pour les mammifères et les insectes, cet effet est le plus important en
période de reproduction.
Pour les amphibiens, cet effet est également fort en période de migration vers les sites de
reproduction et en période mobilité du fait de la circulation des engins.
Le risque le plus notable au niveau du site de Laussat sera pour le Crapaud granuleux (Rhinella
merianae). La circulation des engins de chantier pendant la phase travaux pourrait entraîner un
risque de mortalité du crapaud selon le calendrier envisagé. Toutefois, l’espèce étant abondante
localement cette mortalité ne devrait pas affecter l’ensemble de la population présente sur le site.
Compte tenu du risque de destruction d’espèces protégées présentes sur le site d’implantation
du projet, un dossier de demande de dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces
protégées a été élaboré ; il est présenté en Annexe 4.
7 .4 .2 .3 . Alté ra tion bioc himique de s milie ux
Il s’agit notamment des risques d’effets par pollution des milieux lors des travaux, inhérent à
l’intervention d’engins de chantier. Il peut s’agir de pollutions accidentelles par polluants
chimiques ou par apport de matières en suspension (poussières, émissions de gaz
d’échappement) notamment lors des travaux de terrassement ou même lors de la circulation des
engins. Des mesures de prévention et de traitement des pollutions sont prévues sur le chantier.
7 .4 .2 .4 . Pe rturba tion
Il s’agit d’un effet par dérangement de la faune lors des travaux (perturbations sonores ou
visuelles).
Le déplacement et l’action des engins entraînent des vibrations, du bruit ou des perturbations
visuelles (mouvements, reflets de lumière artificielle) pouvant présenter des nuisances pour des
espèces faunistiques (oiseaux, petits mammifères, reptiles, etc.).
Pour les oiseaux, l’incidence du dérangement sera plus forte au moment de couvaisons et de
nourrissage des jeunes poussins. Un dérangement important durant cette période peut entraîner
l’abandon du nid par les parents et la mort des poussins. Ce risque concerne l’ensemble des
espèces susceptibles de nicher sur le site mais également celles disposant d’habitats de
reproduction aux abords de la zone de projet. Cet impact concerne tout particulièrement le
Macagua rieur qui niche au sein du site. Selon la période à laquelle sont prévus les travaux,
l’incidence peut être notable. En l’absence de mesure d’évitement, le projet pourrait avoir un effet
important sur le bon déroulement de son cycle biologique.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 123/170
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7 .4 .3 . P ha s e d’e x ploita tion
7 .4 .3 .1 . De s truc tion ou dé gra da tion phy sique de s ha bita ts na ture ls
e t ha bita ts d’e s pè c es
Cet effet résulte de l’entretien des milieux associés au projet, notamment les espaces ouverts
des inter-rangées des panneaux photovoltaïques. L’entretien prévu sera dans la continuité de ce
qui se pratique actuellement, la poursuite du pâturage. Il n’est donc pas à attendre d’effets
supplémentaires.
7 .4 .3 .2 . De s truc tion de s indiv idus
Il s’agit d’un effet par collision d’individus de faune avec les véhicules des techniciens lors des
entretiens. Au regard de l’activité agricole préexistante et de la biodiversité répertoriée, le
maintien des espèces sur le site n’est pas incompatible avec la présence des nouvelles
installations, surtout que celles-ci sont prévues dans des secteurs présentant le moins d’intérêt
pour la biodiversité.
7 .4 .3 .3 . Alté ra tion bioc himique de s milie ux
Il s’agit notamment des risques d’effets par pollution des milieux lors du fonctionnement des
installations et de l’entretien du parc. Il peut s’agir de pollutions accidentelles par polluants
chimiques ou par apports de matières en suspension (gaz d’échappement des véhicules).
La mise en œuvre du projet ne prévoit pas de rejet direct dans les eaux de surface. Des kits sont
également prévus afin de contenir tout déversement éventuel en cas de fuite de carburant et par
conséquent d’empêcher le ruissellement de produits vers les eaux de surface.
7 .4 .3 .4 . Pe rturba tion
Il s’agit d’un effet par dérangement de la faune (perturbations sonores ou visuelles) du fait de :
L’entretien du site (circulation des engins des techniciens), à noter cependant que le contexte
est déjà anthropisé et connaît des circulations.
Des aménagements en eux-mêmes :
Effets optiques des panneaux photovoltaïques (miroitements, reflets sur les surfaces des
modules et formation de lumière polarisée due à la réflexion)
Les panneaux sont traités anti-reflets, de manière à limiter au maximum leur luminosité.
De plus, les observations des comportements de l’avifaune ont révélé que les modules
solaires pouvaient servir de poste d’affût ou d’observation. Il n’y a aucun indice de
perturbation des oiseaux par des miroitements ou des éblouissements.
Pollution lumineuse : les éclairages artificiels extérieurs nocturnes peuvent perturber les
cycles biologiques de certaines espèces, notamment de chiroptères, d’oiseaux et
d’insectes par un effet d’attractivité ou de répulsion selon les cas.
Le site en activité ne nécessite pas d’éclairage fort. Seuls les locaux techniques seront
éclairés, et ce, uniquement lors des interventions de maintenance. En fonctionnement
normal du parc, aucun éclairage n’est prévu. Le dispositif anti-intrusion ne nécessite pas
de lumière visible.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 124/170
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Bruit et vibrations : les principales nuisances sonores sont répertoriées au niveau des
installations électriques de type onduleurs et transformateurs ainsi que des batteries de
stockage et leur système de refroidissement. Ces sources de bruit sont toutefois
localisées à l’intérieur de conteneurs ou de bâti.
7 .4 .3 .5 . Dé gra da tion de s fonc tionna lité s é cologique s
Cet effet concerne la rupture des corridors écologiques et la fragmentation des habitats liées à
l’emprise du projet de parc, qui sera par ailleurs clôturé.
Les zones humides qui constituent les principaux supports de biodiversité sont peu impactées
par le projet, les continuités hydrauliques seront préservées.
Concernant les déplacements de la faune, les clôtures des différentes entités seront équipées de
passages facilitant le transit de la faune.
7.5. Incidences sur la santé humaine
Pour une meilleure lisibilité, l’évaluation des risques sanitaires fait l’objet d’un document séparé
et indépendant auquel il convient de se référer (partie 5 du présent dossier).
Le déploiement de la méthodologie de l’INERIS permet de conclure à l’absence de risque
sanitaire pour les populations riveraines sur toute la durée d’exploitation du projet.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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7.6. Incidences transverses
7 .6 .1 . Utilis a tion ra tionne lle de l’é nergie e t de s re s s ources
na ture lles
7 .6 .1 .1 . Utilis a tion de l’éne rgie
Phase travaux
La consommation d'énergie au cours de la phase de chantier sera limitée à l'utilisation de fioul
pour le fonctionnement de certains engins de chantier et à l'électricité pour l’éclairage d’appoint
des zones de travaux. Les groupes électrogènes et les compresseurs éventuels seront apportés
par les entreprises extérieures pour la production d’énergie.
Phase exploitation
En exploitation, le fonctionnement de la centrale nécessite l’utilisation d’électricité pour les utilités,
notamment la base vie, les pompes et l’unité de traitement des fumées. Cette source d’énergie
sera disponible en autoconsommation et demeure limitée. La puissance soutirée au réseau sera
au maximum de 200 kW. Cette puissance soutirée est contrebalancée par la puissance injectée,
soit 10 MW.
L’effet du projet est positif en termes d’utilisation d’énergie.
7 .6 .1 .2 . Utilis a tion des re s s ource s na turell e s
L’incidence du projet sur les ressources naturelles portent sur l’excavation des sols, traitée au
chapitre 7.3.1, et sur l’utilisation de la ressource en eau, traitée au chapitre 7.1.6.
Le projet a également une incidence sur les ressources naturelles liées à l’utilisation de biodiesel.
Ce biocarburant synthétique liquide est obtenu à partir de biomasse, c’est-à-dire à partir de
matières organiques végétales ou animales, donc sans aucun produit pétrolier d’origine fossile.
Il peut se substituer, en mélange ou non, au pétrodiesel dans les moteurs diesel. Il porte la
dénomination B2 lorsqu’il est en mélange à 2% avec du diesel, B7 pour un mélange à 7%,
jusqu’au B100 lorsqu’il est utilisé seul.
Le biodiesel est majoritairement produit à partir d’huile de colza en Europe, de soja en Amérique
ou d’huile de palme en Asie. Après pressage, la fraction solide, appelée tourteau, est valorisée
en alimentation animale car elle est riche en protéines. L’huile extraite subit un procédé de
transestérification pour être transformée en ester méthylique d’acide gras (EMAG, ou FAME en
anglais), c’est à dire en biodiesel. Coproduite lors de cette réaction, la glycérine est valorisée
auprès des industries pharmaceutiques, cosmétiques et chimiques.
Le biodiesel peut également être produit à partir d’huiles usagées de cuisson et porte dans ce
cas la dénomination UCOME (Used Cooking Oil Methyl Ester). Ce procédé permet, à travers un
mécanisme d’économie circulaire, de valoriser des déchets de la restauration et des industries
agroalimentaires. Cependant, il est économiquement plus coûteux et plus contraignant d’un point
de vue réglementaire puisqu’il implique notamment une procédure de sortie du statut de déchets.
Dans le cadre du projet porté par Albioma, l’utilisation d’huile de palme a été exclue pour des
raisons de durabilité et de légalité d’exploitation de la ressource.
Le biodiesel utilisé dans le cadre du projet est du B100 de type EMAG suivant la norme EN 14214.
Il constitue une source d’énergie renouvelable et écologique. Ce choix permet égalementHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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d’accéder à un marché international de « commodité » et de diversifier ainsi les sources
d’approvisionnement, dans une logique de gestion des risques et de mise en concurrence des
fournisseurs.
Ainsi, les incidences du projet sur l’utilisation des ressources naturelles sont limitées.
7 .6 .2 . Ge s tion des dé c he ts
Phase travaux
Lors de la phase chantier, la production de déchets sera limitée autant que possible à la source,
notamment par l’utilisation d’éléments préfabriqués ou recyclables. Les matériaux sont évacués
vers des filières de valorisation ou le cas échéant des dépôts définitifs :
les déchets non dangereux (bois, cartons, papiers, résidus métalliques) issus du chantier
sont triés, collectés et récupérés pour être envoyés vers les filières de recyclage adéquates.
les déchets dangereux (déchets d’exploitation, déchets sanitaires) générés sont rassemblés
dans des containers étanches et évacués par une entreprise agréée vers un site de
traitement autorisé.
Conformément à la réglementation, aucun déchet n’est brûlé sur place.
Pour minimiser la gestion des centres de stockage communs à toutes les entreprises, les
entrepreneurs implantent la zone de déchetterie attenant à la base vie/travaux, permettant de
limiter au maximum l’emprise de la zone de chantier et d’en faciliter la surveillance.
Le chantier prévoit la mise à disposition de bennes, le tri sélectif et l’évacuation vers un centre de
revalorisation. Le site est remis en état à la fin du chantier.
Phase exploitation
Lors de la phase d’exploitation, peu de déchets seront générés :
les panneaux solaires ont une durée de vie garantie de 25 ans. Néanmoins, lorsque certains
sont hors service, ils sont renvoyés vers les filières adaptées, pour recyclage et traitement
des éventuels matériaux et substances nocives. Albioma s’engage à les stocker de manière
respectueuse de l’environnement en attendant le renvoi vers le fournisseur. Pour cela les
panneaux seront démontés au dernier moment afin d’éviter une période de stockage trop
importante. Ils seront stockés de manière à éviter toute casse et dissémination de fragments
potentiellement polluants.
les batteries sont remises à niveau au bout de 10 ans, avec recours à une filière de recyclage
adaptée.
les résidus de filtration et de potabilisation des eaux de consommation courante. Le volume
est négligeable, de l’ordre de quelques kilogrammes par an.
les résidus d’épuration de l’eau industrielle : leur production est estimée à 500 kg/an évacuée
par camion.
quelques déchets végétaux lors de l’entretien du site. Ceux-ci seront évacués vers un lieu de
traitement conforme à la réglementation de type plate-forme de compostage de déchets
végétaux et assimilés, en vue de leur valorisation.
L’impact sur la gestion de déchet est donc faible, l’exploitation du parc photovoltaïque étant très
peu génératrice de déchets de par son mode intrinsèque de fonctionnement.TECHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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7.7. Synthèse et hiérarchisation des incidences
Les tableaux présentés ci-après résument les caractéristiques du projet vis-à-vis des
compartiments environnementaux et l’ampleur des modifications induites. Ils permettent
d’identifier, en fonction de la sensibilité des compartiments (voir chapitre 5.7), l’importance des
effets du projet sur l’environnement. Les critères utilisés s’appuient sur les exemples proposés
par la Commission européenne.
Critère 1 : intensité et direction
Description Échelle d’intensité proposée
Dimension physique du projet,
indique si les changements sont
positifs ou négatifs
Très élevée : le projet a un effet extrêmement bénéfique sur
l’environnement ou sur la société
Élevée : le projet a un effet très bénéfique sur l’environnement
ou sur la société
Modérée : le projet a un effet bénéfique manifeste sur
l’environnement ou sur la société
Faible : le projet a un effet positif observable mais les
changements sur l’environnement ou la société sont faibles
Pas d’effet : le projet a un effet si faible qu’il n’implique aucun
changement concret. Les effets sont négligeables.
Faible : le projet a un effet néfaste observable mais les
changements sur l’environnement ou la société sont faibles
Modérée : le projet a un effet néfaste manifeste sur
l’environnement ou sur la société
Élevée : le projet a un effet très néfaste sur l’environnement ou
sur la société
Très élevée : le projet a un effet extrêmement néfaste sur
l’environnement ou sur la société
Tableau 15. Échelle d’intensité proposée pour le critère « Intensité et direction »ee
Réf. : 011135-223-DE004-B
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Critère 2 : portée
Description Échelle d’intensité proposée
Étendue spatiale de la zone
d’effet du projet, ou la portée des
effets observables
Très élevée : les effets du projet peuvent être perçus sur
plusieurs régions et peuvent dépasser les frontières nationales
(portée moyenne > 100 km)
Élevée : les effets du projet peuvent être perçus sur une bonne
partie de la région (portée moyenne comprise entre 10 et
100 km)
Modérée : les effets du projet peuvent être perçus sur le
territoire communal (portée moyenne comprise entre 1 et
10 km)
Faible : les effets sont circonscrits à la proximité immédiate de
la zone de mise en œuvre du projet (portée moyenne < 1 km)
Tableau 16. Échelle d’intensité proposée pour le critère « Portée »
Critère 3 : durée
Description Échelle d’intensité proposée
Temps durant lequel les effets du
projet sont observables
Très élevée : l’effet est permanent et la zone affectée ne se
rétablira pas une fois le projet déconstruit
Élevée : l’effet dure plusieurs années et la zone affectée se
rétablira une fois le projet déconstruit
Modérée : l’effet dure une à plusieurs années mais
n’occasionne pas de dommages importants ; concerne
également les effets de longue durée s’ils ne sont pas
constants et n’apparaissent qu’à des périodes où ils causent
peu de perturbations
Faible : l’effet est ponctuel et dure moins d’un an ; concerne
également les effets de durée modérée s’ils ne sont pas
constants et n’apparaissent qu’à des périodes où ils causent
peu de perturbations
Tableau 17. Échelle d’intensité proposée pour le critère « Durée »
L’ampleur globale des changements dus au projet dérive de l’intensité, pondérée par la portée et
la durée.
L’importance des incidences du projet peut être évaluée en fonction de l’ampleur globale et de la
sensibilité de l’environnement récepteur, suivant la matrice ci-aprèsRéf. : 011135-223-DE004-B
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Sensibilité
du milieu
Ampleur globale des changements dus au projet
Très élevée Élevée Modérée Faible Pas d’effet Faible Modérée Élevée Très élevée
Faible Élevée* Modérée* Faible Faible Pas d’effet Faible Faible Modérée* Élevée*
Modérée Élevée Élevée Modérée Faible Pas d’effet Faible Modérée Élevée Élevée
Élevée Très élevée Élevée Élevée Modérée* Pas d’effet Modérée* Élevée Élevée Très élevée
Très élevée Très élevée Très élevée Élevée Élevée* Pas d’effet Élevée* Élevée Très élevée Très élevée
* Ce critère peut être d’un cran inférieur si la sensibilité ou l’ampleur des changements est en limite basse de sa classification.
Tableau 18. Matrice d’évaluation de l’importance des incidences du projetbertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 130/170
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7 .7 .1 . S y nthè s e de s inc ide nc e s e n phas e c ha ntie r
7 .7 .1 .1 . Env ironne me nt huma in
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance
des incidences Intensité Portée Durée Globale
Populations
permanentes et
temporaires
Génération de nuisances et d’effluents
peu perceptibles par les riverains
Recours à de nombreuses personnes
durant la phase chantier
Modérée Faible Modérée Faible Faible Faible
Activités
industrielles
Pas d’effet négatif notable sur les
activités industrielles voisines
Dynamique locale du fait de l’emploi
d’une centaine de personnes durant le
chantier
Faible Faible Modérée Faible Faible Faible
Activités agricoles
Effets négatifs temporaires liés à la
restriction d’accès des aires de
pâturage durant les travaux
Modérée Faible Faible Faible Faible Faible
Voies de
communication
Recours à environ 500 camions sur la
durée du chantier, avec un pic estimé à
100 camions sur un mois
Trafic peu significatif sur la RN1
(environ 2500 PL/j), important pour la
route du Dégrad Florian mais ne nuit
pas à son usage actuel (exploitation
forestière)
Faible Faible Faible Faible Faible Faible
Bruit et vibrations
Nuisances sonores uniquement en
journée
Pas d’émission de vibrations
Faible Faible Faible Faible Faible FaibleRéf. : 011135-223-DE004-B
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Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance
des incidences Intensité Portée Durée Globale
Environnement
lumineux
Travaux uniquement en journée, pas
d’éclairage nécessaire Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Usages de l’eau
Pas d’augmentation des
consommations ni de production de
rejets susceptibles d’avoir un effet
significatif sur les usages de l’eau dans
la zone d’étude
Modérée Faible Modérée Faible Faible Faible
Patrimoine culturel
et archéologique
Le projet est localisé dans un secteur
identifié comme d’intérêt, un diagnostic
archéologique est prévu, des fouilles
archéologiques auront lieu si elles
s’avèrent nécessaires.
Toute les mesures seront ainsi prises
pour identifier et préserver d’éventuels
vestiges d’intérêt.
Modérée Faible Faible Faible Faible Faible
Tableau 19. Synthèse des incidences du projet sur l'environnement humain en phase chantier
7 .7 .1 .2 . Env ironne me nt aqua tiqu e
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Eaux de surface Pas de prélèvements ni de rejets directs dans les eaux de surface Élevée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Tableau 20. Synthèse des incidences du projet sur l’environnement aquatique en phase chantierRéf. : 011135-223-DE004-B
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7 .7 .1 .3 . Env ironne me nt terre s tre
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance
des incidences Intensité Portée Durée Globale
Sols et sous-sols
Pas de terrassement ni de nivellement
d’ampleur du terrain d’implantation
Modelage ponctuel du terrain
Coulage de béton pour les fondations
Modérée Faible Faible Modérée Faible Faible
Eaux
souterraines
Forage
Prélèvements d’environ 500 m3 sur la durée du
chantier
Élevée Faible Faible Modérée Faible Faible
Climat Recours à des engins thermiques pour la réalisation des travaux Modérée Faible Faible Faible Faible Faible
Qualité de l’air Émissions diffuses de gaz d’échappement et de poussières Modérée Faible Faible Faible Faible Faible
Paysages Modification temporaire du paysage liée à la phase de travaux Faible Faible Faible Faible Faible Faible
Tableau 21. Synthèse des incidences du projet sur l'environnement terrestre en phase chantierbertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 133/170
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7 .7 .1 .4 . Env ironne me nt na ture l
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité
Ampleur des changements Importance
des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Espaces naturels
remarquables
Pas d’atteintes aux espaces
réglementées localisées
hors site et sans lien
fonctionnel avec ceux-ci.
Projet dans ZNIEFF de type
2 mais habitat en présence
non représentatif de la
ZNIEFF.
Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Espèces protégées et
d’enjeu patrimonial
Destruction ou dégradation
physique des habitats
naturels et habitats
d’espèces
Élevée (au
niveau
des zones
humides
et
boisées)
Faible Faible Modérée Faible Faible
Destruction des individus
Modérée
(Crapaud
granuleux selon
calendrier
envisagé)
Faible Faible Modérée
Modérée
sans
calendrier
adapté
Altération biochimique des
milieux Faible Faible Faible Faible Faible
Perturbation
Élevée
(Macagua rieur,
selon calendrier
envisagé)
Faible Modérée Élevée
Élevée sans
calendrier
adapté
Tableau 22. Synthèse des incidences du projet sur l’environnement naturel en phase chantierRéf. : 011135-223-DE004-B
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7 .7 .1 .5 . T hè me s tra ns v erse s
Thème Caractéristiques du projet Ampleur des changements
Intensité Portée Durée Globale
Utilisation de
l’énergie et des
ressources naturelles
Utilisation de fioul pour les engins thermiques
Utilisation d’eau pour usage sanitaire Faible Faible Faible Faible
Gestion des déchets
Limitation de la quantité produite grâce à l’utilisation
préférentielle d’éléments préfabriqués ou recyclables
Tri à la source, valorisation des déchets produits
Faible Faible Faible Faible
Tableau 23. Synthèse des incidences du projet sur les thèmes transverses en phase chantierbertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 135/170
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7 .7 .2 . S y nthè s e e n phase e x ploita tion
7 .7 .2 .1 . Env ironne me nt huma in
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance
des incidences Intensité Portée Durée Globale
Populations
permanentes et
temporaires
Génération de nuisances et d’effluents
peu perceptibles par les riverains
Recours à peu de personnes durant la
phase d’exploitation
Modérée Faible Modérée Modérée Faible Faible
Activités
industrielles
Pas d’effet notable sur les activités
industrielles voisines Faible Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Activités agricoles Amélioration des conditions d’exploitation pour l’élevage bovin Modérée Modérée Faible Élevée Modérée Modérée
Santé humaine
Pas d’effet négatif notable sur la santé
des riverains sur toute la durée
d’exploitation
Élevée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Voies de
communication
Peu de circulation, effets négligeables
sur le trafic routier Faible Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Bruit et vibrations Pas de bruit perceptible au-delà des limites de propriété Faible Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Environnement
lumineux
Éclairage uniquement lors des
opérations de maintenance Modérée Faible Faible Faible Faible Faible
Usages de l’eau
Consommations pour l’eau potable,
sanitaire et industrielle (total :
1000 m3/an)
Pas de remise en cause des usages
existants
Modérée Faible Faible Faible Faible FaibleRéf. : 011135-223-DE004-B
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Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance
des incidences Intensité Portée Durée Globale
Patrimoine culturel
et archéologique
Aucune incidence particulière sur le
patrimoine n’est attendu en phase
d’exploitation.
Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Tableau 24. Synthèse des incidences du projet sur l'environnement humain en phase exploitation
7 .7 .2 .2 . Env ironne me nt aqua tique
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Eaux de surface Pas de prélèvements ni de rejets directs dans les eaux de surface Élevée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Tableau 25. Synthèse des incidences du projet sur l’environnement aquatique en phase exploitation
7 .7 .2 .3 . Env ironne me nt terre s tre
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Sols et sous-sols
Imperméabilisation des sols uniquement sur le
bâti, peu de modifications sur le ruissellement
des eaux pluviales à l’échelle du bassin
versant (panneaux mobiles)
Voies de circulation internes aménagées pour
laisser passer les écoulements
Modérée Faible Faible Élevée Faible Faible
Eaux souterraines Consommations d’eau limitées Traitement des eaux avant infiltration Élevée Faible Faible Élevée Faible FaibleRéf. : 011135-223-DE004-B
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Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Climat
Production d’énergie d’origine principalement
photovoltaïque pendant 25 à 30 ans
Faibles émissions de gaz à effet de serre du
fait des groupes électrogènes
Modérée Modérée Modérée Élevée Modérée Modérée
Qualité de l’air Pas d’effet sur la qualité de l’air Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Paysages Modification ponctuelle de certaines vues Faible Faible Faible Élevée Faible Faible
Tableau 26. Synthèse des incidences du projet sur l'environnement terrestre en phase exploitationbertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 138/170
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7 .7 .2 .4 . Env ironne me nt na ture l
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité
Ampleur des changements Importance
des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Espaces naturels
remarquables
Pas d’atteintes aux espaces
réglementées localisées
hors site et sans lien
fonctionnel avec ceux-ci.
Projet dans ZNIEFF de type
2 mais habitat en présence
non représentatif de la
ZNIEFF.
Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Espèces protégées et
d’enjeu patrimonial
Destruction ou dégradation
physique des habitats
naturels et habitats
d’espèces Élevée (au
niveau des
zones
humides et
boisées)
Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Destruction des individus Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Altération biochimique des
milieux Faible Faible Faible Faible Faible
Perturbation Faible Faible Modérée Faible Faible
Dégradation des
fonctionnalités écologiques Faible Faible Modérée Faible Faible
Tableau 27. Synthèse des incidences du projet sur l’environnement naturel en phase exploitationHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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7 .7 .2 .5 . T hè me s tra ns v erse s
Thème Caractéristiques du projet Ampleur des changements
Intensité Portée Durée Globale
Utilisation de
l’énergie et des
ressources naturelles
Énergie injectée très supérieure à l’énergie
autoconsommée
Faible consommation en eau, excavation modérée de sols
Biodiesel issu de sources renouvelables
Modérée Modérée Élevée Modérée
Gestion des déchets
Production de déchets essentiellement solides (résidus de
filtration) et déchets verts, en faibles quantités
Batteries à changer deux fois sur la durée de l’exploitation
Déchets d’abord orientés vers le recyclage et la valorisation
Faible Faible Modérée Faible
Tableau 28. Synthèse des incidences du projet sur les thèmes transverses en phase exploitationHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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8. VULNÉRABILITÉ AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le changement climatique se traduit par une augmentation de la température moyenne à la
surface de la terre et par la survenue de événements météorologiques marqués dont le caractère
incertain les différencie des risques naturels majeurs, auxquels il est aujourd’hui possible
d’associer fréquences et probabilités d’apparition. En Guyane, les effets constatés et prévus sont
les suivants :
une hausse des températures moyennes (+ 1,36 °C entre 1955 et 2009), avec une
augmentation plus marquée au cours de la saison sèche et du petit été en mars. Les modèles
testés par Météo France montrent une augmentation des températures maximales
supérieure à 1 °C quel que soit le scénario à l’horizon 2050-2070 ;
des périodes de sécheresse plus importantes et des épisodes de précipitations extrêmes
plus intenses et plus fréquents ;
une baisse potentielle de la qualité de l’air en raison de l’apport plus important de poussières
provenant du Sahara (désertification en hausse) ;
une augmentation du niveau de la mer (+ 3,5 mm/an entre 1993 et 2012).
Ces facteurs sont susceptibles d’amplifier les risques naturels de type inondation, glissement de
terrain, érosion ou submersion marine.
La vulnérabilité au changement climatique se traduit par l’importance des préjudices que les
éléments d’un projet (comme les équipements, le personnel ou le site d’implantation) peuvent
subir du fait du changement climatique, ce qui inclut le réchauffement moyen du climat et
l’apparition de phénomènes extrêmes.
Le projet n’est pas vulnérable aux hausses de température ni aux risques de sécheresse ; l’ombre
qu’il apporte aux pâturages contribue au contraire à protéger le bétail et les prairies contre les
fortes chaleurs. À l’inverse, des périodes de fortes pluies risquent de nuire à la productivité des
panneaux et de forcer un recours au biodiesel plus important qu’initialement prévu. En revanche,
la présence des panneaux protégera au moins pour partie les sols d’une érosion plus rapide liée
à l’intensification des ruissellements.
La distance du site d’implantation avec la côte le protège contre les risques d’érosion du littoral
et de hausse du niveau de la mer.Réf. : 011135-223-DE004-B
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9. CUMUL DES INCIDENC ES AVEC D’AUTRES
PROJETS EXISTANTS OU APPROUVÉS
Conformément aux dispositions du code de l’environnement, l’étude d’impact tient compte du
cumul des incidences avec d'autres projets existants ou approuvés. Ces projets sont ceux qui,
lors du dépôt de l'étude d'impact :
ont fait l'objet d'un document d'incidences au titre de l'article R. 214-6 du code de
l’environnement et d'une enquête publique ;
ont fait l'objet d'une étude d'impact au titre du même code et pour lesquels un avis de l'autorité
administrative de l'État compétente en matière d'environnement a été rendu public.
Ne sont plus considérés comme « projets » dans le cadre de l’étude de cumul d’incidences ceux
qui sont abandonnés par leur maître d’ouvrage, ceux pour lesquels l’autorisation est devenue
caduque ainsi que ceux qui sont réalisés.
Les recherches ont été menées auprès de l’exploitant et sur les sites Internet de la préfecture de
la Guyane, de la DEAL Guyane et de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAE),
À la date de rédaction de la présente étude (juillet 2020), un seul projet ayant fait l’objet d’une
étude d’impact a été identifié à proximité de la zone d’étude.
Pétitionnaire Projet Localisation Procédure Prise en
compte
Voltalia Parc solaire avec
stockage d’une
puissance de
5 MW
Mana, division
AZ, parcelle 42,
800 m au nord du
projet
Avis de l’autorité
environnementale
adopté le
1er février 2018
Enquête publique
réalisée du 27 août au
26 septembre 2018
Mise en service
initialement prévue en
2019, statut inconnu
Oui : effets
potentiellement
similaires
Tableau 29. Projet ayant fait l’objet d’une étude d’impact localisé à proximité de la zone d’étude
Les principaux effets du projet sur l’environnement identifiés par l’autorité environnementale sont
les suivants :
Milieu naturel : dérangement de la faune durant la période des travaux, prise en compte d’une
zone du Palmier à huile américain ;
Paysage : poursuite de l’artificialisation du secteur.
Ces deux types d’effets sont également engendrés par le projet porté par Albioma.
Les phases de travaux des deux projets ne devraient pas coïncider, celui de Voltalia ayant déjà
été approuvé. Les projets ne se cumuleront donc pas au regard du dérangement de la faune en
phase chantier.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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La présence du Palmier à huile américain a été notée lors des prospections des espèces
floristiques et faunistiques (voir 5.6.1). Cependant, le projet ne prévoit aucun déboisement ni
abattage d’arbres.
Les deux projets sont suffisamment rapprochés pour que leurs effets sur les paysages puissent
se cumuler. Aucune mesure ne semble avoir été prévue dans le cas du projet porté par Voltalia
compte tenu de la proximité du poste-source et l’implantation sur un secteur déjà anthropisé. Le
projet porté par Albioma prévoit un retrait vis-à-vis de la RN1 et la conservation d’une haie le long
de la route, ce qui limite sa perception depuis la RN1.
Par ailleurs, l’exploitant de la SCEA BENTH a lancé un projet d’agrandissement de son élevage
porcin, avec la création d’une nouvelle porcherie d’une capacité de 50 bêtes. Le projet n’est pas
soumis à étude d’impact et n’est donc pas à considérer au titre du cumul des incidences. Il est
toutefois à noter que le permis de construire a été approuvé à la date de rédaction de cette étude.
Ce projet a été pris en compte dans le volet agricole du présent dossier.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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10. INCIDENCES EN CAS D’ACCIDENT MAJEUR OU DE
CATASTROPHE MAJEURE
Aucun scénario issu de l’étude de dangers (partie 5 de ce dossier) ne génère de conséquence à
l’extérieur du site ou impacte un équipement pouvant avoir des conséquences à l’extérieur du
site (effets domino).
Par conséquent :
les scénarios identifiés dans l’EDD ne sont pas cotés en probabilité ;
les phénomènes dangereux ne sont pas positionnés dans la matrice de criticité
conformément à l’arrêté du 29 septembre 205, relatif à la prévention des accidents majeurs ;
il n’y a pas de Mesures de Maîtrise des Risques (MMR) identifiées dans le cadre de ce projet.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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11. JUS TIFICATION DU PROJET ET EXAMEN DES
SOLUTIONS ENVISAGÉES
11.1. Choix du site
Albioma a mené une recherche prospective dans l’Ouest Guyanais avec le bureau d’étude
SIMA PECAT à partir de juillet 2018. Les communes visées étaient celles de Saint-Laurent-du-
Maroni en priorité, puis celles de Mana et Iracoubo. Cette étude avait pour but de trouver un
terrain d’implantation favorable au projet en croisant des contraintes environnementales,
foncières, techniques et de risques naturels.
1 1 .1.1 . Critè re s e nv ironne me nta ux
L’analyse des critères environnementaux permet de s’assurer que le projet n’occasionnera aucun
effet négatif significatif dans les zones où les enjeux de conservation sont forts. Elle a conduit à
la décision :
d’exclure les espaces naturels protégés (réserves naturelles, zones faisant l’objet d’un arrêté
de protection de biotope, etc.) ;
d’exclure les Domaines Forestiers Permanents (DFP) de l’ONF, où aucun déboisement n’est
autorisé pour l’installation d’une activité économique ;
d’exclure les sites du Conservatoire du Littoral (protection des patrimoines et paysages) ;
d’évaluer au cas par cas l’implantation en zonage Parc Naturel Régional,
d’évaluer les zonages à caractère remarquable (ZNIEFF, ZCB…) qui, s’ils n’interdisent pas
les projets, peuvent considérablement freiner la démarche ou être très contraignants.
1 1 .1.2 . C ritè re s fonc ie rs
L’analyse des critères fonciers permet de retenir les zones où le droit de l’urbanisme et la
règlementation permettent l’implantation de projets solaires.
Les zones urbanisables (2AU) de Saint-Laurent-du-Maroni n’ont pas été retenues car
destinées à l’urbanisation future.
Les zones d’activité économique du Schéma d’Aménagement Régional (SAR) sont soit en
zone N, soit en zone U dans les PLU avec une réglementation non compatible avec
l’installation d’un projet solaire au sol ; elles sont donc éliminées.
Les zones Ui de Mana sont en zones ECO mais font moins de 25 ha et ont donc été éliminées
pour des questions de taille.
Les zones ENCD du SAR sont souvent en zone N au PLU qui interdit toute activité industrielle
dans ces dernières.
La possibilité d’un projet de centrale solaire s’est donc restreinte aux zones Agricoles (A) des
PLU qui peuvent être aussi Agricoles au SAR sous réserve d’une compatibilité et de synergie des
usages. C’est pourquoi Albioma a pris la décision de développer un projet agrivoltaïque.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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11.2. Choix technologiques
Les options technologiques ont une incidence directe sur l’aménagement du projet. Elles
conditionnent l’occupation et la valorisation du foncier disponible, dans un contexte où les projets
photovoltaïques peuvent entrer en compétition avec d’autres vocations de l’espace (zones
naturelles, espaces boisés, espaces agricoles …). De plus, l’emploi de solutions technologiques
éprouvées, pour lesquelles les rendements sont connus, permet de garantir la performance dans
le temps des installations photovoltaïques. Les projets de parcs solaires s’appuyant sur des
financements à long terme, il convient de s’adosser à des technologies sur lesquelles on dispose
d’un retour d’expérience d’une durée a minima comparable.
Les choix d’Albioma s’appuient sur :
les possibilités techniques offertes par le terrain d’implantation,
la nécessité de poursuivre un élevage bovin en coactivité avec la centrale,
la réduction de l’impact au sol par le choix d’une solution technique adaptée,
une garantie de restitution des terrains à long terme par un démantèlement facilité.
Ces choix sont développés dans la notice descriptive du projet (partie 2 du présent dossier).
11.3. Choix de l’emplacement des installations
Le choix de l’emplacement des installations a été réalisé tenant compte des critères suivants :
les caractéristiques techniques du site (inclinaison du terrain, nature du sol, …) ;
les effets négatifs potentiels sur l’environnement et la santé humaine (éloignement avec les
zones d’habitations ainsi que les zones boisées et humides, éclairage suffisant de la
végétation sous les modules pour assurer l’alimentation des bovins, etc.) ;
les contraintes de circulation entre les installations en phase travaux et exploitation.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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12. MESURES ENVISAGÉES POUR ÉVITER, RÉDUIRE
ET COMPENSER LES EFFETS NÉGATIFS
NOTABLES DU PROJET ET ESTIMATION DES
COÛTS ASSOCI ÉS
L’analyse des effets négatifs et positifs, directs et indirects, temporaires et permanents, à court,
moyen et long terme du projet sur l’environnement humain, terrestre et aquatique, et sur la gestion
des déchets, menée au chapitre 8, a permis de mettre en évidence l’absence d’effets négatifs
notables (importance supérieure ou égale à modérée) en phase d’exploitation du projet. En
revanche, selon le choix du calendrier des travaux, des impacts notables sont envisageables
pendant la période de chantier pour certains aspects du milieu naturel.
12.1. Mesures concernant l’environnement humain
Plusieurs versions de l’implantation des groupes électrogènes ont été étudiées afin d’intégrer au
mieux la direction des vents et la propagation des fumées et ainsi réduire autant que possible
leurs effets sur la santé des riverains et celle des animaux de l’exploitation agricole. L’implantation
retenue, au sud-est du site, permet de garantir que le projet aura un effet négatif limité sur
l’environnement humain.
Le déplacement de la zone des groupes électrogène représente un coût d’environ 330 000 €.
12.2. Mesures concernant le paysage
1 2 .2.1 . Ada pta tion de l’e mprise e t de s ca ra c té ris tique s des
ins ta lla tions
L’objectif du projet est de mettre en place des structures et systèmes adaptés, en adéquation
avec les influences extérieures qu’elles soient urbaines, agricoles ou naturelles. Le projet et son
intégration paysagère doivent nécessairement s’inscrire dans un principe de cohérence
territoriale. Le but étant de s’imprégner des motifs paysagers présents aux abords du site pour
enrichir le projet et lui donner du sens dans un environnement particulier.
Afin de favoriser l’intégration paysagère du projet, le maître d’ouvrage :
a positionné l’implantation des panneaux en retrait de la voirie principale RN1, axe le plus
fréquenté du secteur (retrait de près de 100 m) ;
a préservé la végétation présente aux abords du site ;
a prévu d’enterrer les lignes électriques ;
mettra en œuvre les dispositions nécessaires pour une reprise spontanée de la végétation
après les travaux d’enfouissement.
Les locaux techniques et les bâtiments du générateur et des auxiliaires, bien qu’ils soient peu
exposés à des vues, seront peints en un coloris en adéquation avec celui de la végétation
environnante (gamme de verts ou de gris).
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 147/170
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1 2 .2.2 . Compa tibilité du proje t a ve c le s doc ume nts d’urbanis me
Le projet est implanté sur des parcelles classées en « zone agricole » par le Schéma
d’Aménagement Régional et « espace agricole » au PLU de la commune de Mana. Au regard de
l’article L.151-11 du Code de l’urbanisme et du SAR, le projet doit être compatible avec l’activité
agricole actuelle de la zone, permettre la diversification d’activité agricoles futures et veiller à ne
pas compromettre la qualité paysagère et écologique du site.
Le projet est conforme au rapport du SAR approuvé par le décret du 6 juillet 2016. En effet :
il est compatible avec le document d’urbanisme,
il n’est pas implanté dans un Espace Naturel de Haute Valeur Patrimoniale (voir 5.6.1.4)
il est implanté sur un espace agricole et compatible par essence avec l’activité agricole du
secteur
il ne compromet pas la qualité paysagère et écologique du site :
le paysage du secteur ne présente pas d'éléments remarquables particuliers. Aucun
élément de patrimoine protégé ne présente de sensibilité vis-à-vis du projet. Au regard
du contexte d’implantation du projet, l’absence de reliefs et la couverture boisée autour
du site d’implantation du projet font que l’émergence visuelle du projet est très limitée. Le
projet n'est donc pas de nature à porter atteinte à la qualité paysagère du site ;
Le site sélectionné par Albioma est un terrain agricole, défriché depuis plusieurs années,
gagné aux dépens des forêts sur sables blancs patrimoniales. Ce site a donc perdu la
quasi-totalité des espèces patrimoniales originellement présentes sur le site et qui sont
spécifiques de ce type d’habitat. Les pâturages et vergers créés par l’activité agricole
sont, du point de vue de la flore, très dégradés. Ce site présente toutefois quelques
espèces végétales et animales d’enjeu patrimonial. Le projet ne remet pas en cause
l’attractivité du site pour ces espèces, ni le bon déroulement de leur cycle de vie. La
présence des espèces animales d’intérêt recensées est au contraire rendue possible par
l’ouverture du milieu, engendrée par la défriche agricole ; or cette ouverture sera
maintenue en phase d’exploitation. Le projet n'est donc pas de nature à porter atteinte à
la qualité écologique du site.
Il respecte la limite de surface de 100 ha fixée par le SAR.
1 2 .2.3 . T e nu e du c ha ntier limita nt l’inc idenc e v is ue lle
Plusieurs règles générales de « bonne conduite » seront intégrées dans les cahiers des charges
en vue de réduire l’impact visuel du chantier :
La gestion des déchets du chantier sera détaillée dans un schéma d’élimination des déchets,
lequel devra préciser les moyens mis en œuvre pour limiter au maximum l’incidence des
dépôts temporaires sur le paysage : réduction des risques d’envols des déchets, type de
confinement (protection des dépôts, clôtures...).
Plan d’organisation général et nature des installations de chantiers : lieux de vie, sites
d’entrepôts, aires d’entretien... Ces points devront être précisés dans le PAE (Plan Assurance
Environnement), qui devra notamment justifier de quelle façon les installations de chantier
prennent un minimum en compte les aspects paysagers.
Nettoyage du site de chantier et des abords : l’entreprise devra détailler dans son PAE les
modalités d’entretien et moyens qui seront utilisés régulièrement pour procéder au nettoyagebertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 148/170
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des routes, ainsi que toutes les mesures de réhabilitation des aires de chantier : plantations,
enherbements, traitement des sols...
Les coûts associés à ces mesures sont inclus dans les frais du marché de maîtrise d’œuvre.
1 2 .2.4 . Entre tie n du s ite a s s uré ré duis a nt le s a tte inte s v is ue lles
L’entretien général du site et de ses abords, des équipements (bâtis, modules, clôtures …) sera
contractualisé avec des mentions de fréquence, un délai d'intervention, en s’appuyant sur un ou
des prestataire(s) locaux compétents. Le projet allie énergie et agriculture, assurant un entretien
régulier du site par du pâturage.
Les coûts associés à ces mesures sont prévus dans l’exploitation du site.
12.3. Mesures concernant la biodiversité
La description des mesures envisagées pour éviter, réduire et compenser les effets du projet sur
le milieu naturel fait l’objet d’une étude spécifique présentée en Annexe 3 ; il conviendra de s’y
référer pour davantage de précisions. Une synthèse de cette étude est proposée dans ce
paragraphe.
1 2 .3.1 . A da pta tion a u c onte x te é c ologique dè s la c once ption
Afin de limiter les effets dommageables, le projet prévoit en premier lieu de s’appuyer sur
l’existant dans le cadre de son aménagement. Ensuite, les inventaires réalisés ont démontré que
les enjeux écologiques se concentrent au niveau des zones boisées et humides. Albioma a
adapté les emprises du projet pour s’assurer de réduire son emprise sur ces habitats d’intérêt.
Les clôtures qui ceinturent le parc photovoltaïque seront adaptées afin de permettre le passage
de la petite faune terrestre (amphibiens, reptiles et petits mammifères notamment) en divers
points afin qu’elle ne provoque pas d’interruption dans la libre circulation de la faune terrestre
entre la centrale photovoltaïque et les habitats limitrophes.
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.
1 2 .3.2 . M e s ure s e n phase c ha ntier
1 2 .3.2 .1 . Ada pta tion du c a le ndrie r des trav aux
Le démarrage des travaux doit se faire en saison sèche entre septembre et jusqu’au
commencement de la saison des pluies suivante. Cette application d’un calendrier adapté se fera
prioritairement dans les zones proches des habitats humides. Cela permettra d’une part d’éviter
la période de reproduction du Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans). D’autre part, cela
permettra également de limiter les risques de mortalité routière avec les engins de chantier avec
notamment l’espèce de crapaud à enjeu : Rhinella merianae.
De plus, à cette période la plupart des amphibiens et reptiles ont regagné les boisements
périphériques pour se mettre à l’abri de la chaleur et de la sécheresse.
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 149/170
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1 2 .3.2 .2 . Limita ti on de s e mpris e s du c ha ntier a u s tri c t né ce s sa ire
Les emprises du chantier (base vie, bases travaux, zones de stockage, …) se limiteront au strict
nécessaire, pour ne pas engendrer une consommation excessive de l’espace. L’ensemble de ces
zones seront alors balisées par des moyens légers (rubalises, grillage orange…) à lourds
(barrière HERAS, clôture …) selon la sensibilité des espaces à préserver. Dans le cas présent, il
s’agit notamment de mettre en place un balisage strict afin de garantir que le projet ne puisse pas
porter atteinte aux zones d’intérêt écologique (zones boisées et humides).
Ce piquetage sera porté par l’entreprise en charge des terrassements et fera l’objet d’un balisage
contradictoire entre le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre, le géomètre et le coordinateur
environnemental du chantier. Le maître d'ouvrage, par le biais du coordonnateur environnement,
s'assurera de la pérennité de ce balisage tout au long de la phase chantier et de son respect par
les entreprises de travaux. Il contrôlera également que le milieu après chantier n’ait pas été altéré
et reste favorable au maintien de la faune et la flore associées.
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.
1 2 .3.2 .3 . Ac c ompa gne me nt du c ha ntie r pa r u n é c ologue
L’ingénieur-écologue en charge de l'assistance environnementale et du suivi écologique de
chantier interviendra en appui à l’ingénieur environnement en amont et pendant le chantier.
Phase préliminaire
Suivi des espèces végétales et animales sur le terrain,
Rédaction du cahier des prescriptions écologiques à destination des entreprises en charge
des travaux ;
Intervention d’un expert en ornithologie confirmé.
Phase préparatoire du chantier
Appui à l’ingénieur environnement chantier,
Localisation des zones sensibles du point de vue écologique,
Analyse des plans fournis par les entreprises et appui de l’ingénieur environnement pour la
validation des plans.
Phase chantier
Appui à l’ingénieur environnement du chantier,
Suivi des espèces végétales et animales sur l’ensemble des zones sensibles identifiées à
proximité du chantier et au sein de l’emprise des travaux,
Assistance pour l’éradication des espèces végétales envahissantes,
En fonction des difficultés rencontrées sur le terrain, proposition de nouvelles prescriptions
ou révision de certaines prescriptions pour les futures consultations d’entreprises,
Vérification régulière sur le terrain du bon état des installations mises en place pour la
protection des milieux naturels (dispositif anti-intrusion notamment),
Dans le cadre du suivi écologique du chantier, des comptes rendus de suivi écologique seront
réalisés par l’ingénieur-écologue en charge du suivi écologique.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 150/170
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En conclusion, une telle assistance environnementale offre les avantages principaux suivants :
Une meilleure appréhension des effets du projet au fur et à mesure de l'évolution et de la
précision de ce dernier ;
La garantie du respect et de la mise en œuvre des différentes mesures d'atténuation
proposées ;
Une meilleure réactivité face à un certain nombre d'impacts difficiles à prévoir avant la phase
chantier ou imprévisibles lors des phases d'étude et qui peuvent apparaître au cours des
travaux.
Les coûts associés à ces mesures se répartissent comme suit :
entre 5 000 à 6 000 € HT pour le balisage des espèces et espaces sensibles, réalisés en
4 phases selon l’avancée du chantier et des matériels ;
12 000 € environ pour l’accompagnement d’un écologue sur toute la durée du chantier.
1 2 .3.3 . Me s ure s e n phase d’e x p loita tion
Albioma envisage qu’un suivi écologique de l’installation soit mené durant les 5 premières années
d’exploitation (voir paragraphe 13.4) par un expert fauniste et un expert floristique, pour un total
de 16 sessions.
Le coût total de ces mesures est estimé à près de 15 000 € HT.
12.4. Mesures concernant les p ollutions chroniques et
accidentelles
1 2 .4.1 . Me s ure s de prév ention
Albioma prévoit la mise en place de mesures destinées à prévenir toute pollution du milieu, des
eaux superficielles et souterraines :
maintenance préventive du matériel et des engins (étanchéité des réservoirs et circuits de
carburants, lubrifiants et fluides hydrauliques) ;
étanchéification des aires de ravitaillement,
interdiction de lavage et d'entretien des engins sur le chantier ; les interventions de réparation
mécanique devront se faire exclusivement sur des aires au préalable étanchéifiées ;
stockage du carburant, confinement et maintenance du matériel sur des aires aménagées à
cet effet (surface imperméabilisée et avec rétention, déshuileur en sortie) ;
localisation des installations de chantier (aires spécifiques au ravitaillement, mobil-home pour
le poste de contrôle ainsi que les sanitaires et lieux de vie des ouvriers) à l'écart des zones
sensibles environnementales ;
dans la mesure du possible et afin d’éviter les actes malveillants : gardiennage du parc
d’engins, de la zone de stockage de matériels et des stockages éventuels de carburants et
de lubrifiants.HNOLOGIES
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1 2 .4.2 . T raite me nt des pollutions c hronique s e t a c cide nte lle s
En cas de fuite accidentelle de produits polluants, identifiés précédemment, le maître d’œuvre
devra avoir les moyens de circonscrire rapidement la pollution générée. Les mesures citées ci-
dessous ne sont pas exhaustives et il reviendra au maître d’œuvre, assisté du coordonnateur
SPS et Environnement, d’en arrêter les modalités :
par épandage de produits absorbants (sable) ;
et/ou raclage du sol en surface et transport des sols pollués vers des sites de traitement
agréés ;
et/ou par utilisation de kits anti-pollution équipant tous les engins ; le transport des produits
souillés sera mené conformément aux procédures communiquées par le fournisseur.
Les aires de chantier ne seront pas reliées à un réseau de collecte des eaux usées. En
conséquence, ces aires seront équipées de sanitaires (WC) autonomes munies de cuves de
stockage des effluents. Ces cuves seront régulièrement vidangées par une société gestionnaire.
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés à la mission de maîtrise d’œuvre. À titre indicatif,
l’équipement en kits anti-pollution revient à environ 500 € par engin.
12.5. Mesures concernant l’exploitation agricole
La description de l’intégration de l’exploitation agricole dans le projet est développée dans le volet
agricole en annexe de la présente étude. Les principaux éléments qui y sont décrits sont repris
ci-après.
Le projet a été conçu de telle sorte à intégrer l’exploitation agricole le plus en amont possible, afin
de tenir compte à la fois des contraintes d’exploitation agricole et du bien-être animal. Outre la
construction de nouveaux bâtiments agricoles, le projet a ainsi prévu des panneaux :
dont la hauteur réduit au maximum l’emprise du projet sur la surface de pâturage, les animaux
pouvant circuler en-dessous ;
dont la mobilité évite la création de rideaux de pluie et l’érosion accélérée des sols ;
dont la structure permet une pose sans terrassement et donc une conservation de la structure
des horizons des sols,
dont les piliers sont prévus pour supporter les contraintes liées au comportement des bovins
(grattage).
Par ailleurs, des mesures de suivi du comportement animal sont prévues à titre compensatoire,
intégrant des visites vétérinaires durant les deux premières années d’exploitation au moins.
Le coût total de l’ensemble des mesures concernant l’exploitation agricole est estimé à environ
1,5 millions d’euros.
12.6. Gestion des déchets
Les entreprises attributaires des travaux sont responsables du tri et de l’évacuation des déchets
et emballages générés par le chantier. Les entreprises devront notamment s’engager à :HNOLOGIES
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organiser la collecte et le tri des déchets et emballages, en fonction de leur nature et de leur
toxicité ;
conditionner hermétiquement leurs déchets pour éviter leur envol lors de leur transport ;
définir une aire provisoire de stockage quotidien des déchets générés par le chantier en vue
de faciliter leur enlèvement ultérieur selon les filières appropriées ;
prendre les dispositions nécessaires contre l’envol des déchets et emballages sur le
chantier ;
pour tous les déchets industriels spécifiques, l’entreprise établira ou fera établir un bordereau
de suivi permettant notamment d’identifier le producteur des déchets (en l’occurrence le
porteur du projet), le collecteur-transporteur et le destinataire, ceci concerne également les
terres présentes sur le site si elles devaient être amenées à être évacuées.
Le chantier sera nettoyé hebdomadairement afin d’éviter dispersion de poussières et de déchets.
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés à la mission de maîtrise d’œuvre.
12.7. Mesure s en phase de démantèlement
Un état des lieux écologique aura lieu avant le démantèlement qui permettra une bonne prise en
compte de ces enjeux dans le démantèlement.
Cette recommandation a pour objectif d’éviter et de réduire les risques de destruction d’espèces
d’intérêt et de dégradation d’habitats d’espèces et naturels lors des opérations de démantèlement
des installations du site.
Ainsi afin d’éviter tout risque de destruction de ces espèces, un diagnostic écologique succinct
sera réalisé par un expert écologue. Il déterminera si la répétition des mesures d’évitement et de
réduction préconisées en phase construction est suffisante et encore adaptée. Sur la base des
données collectées, il pourra apporter des préconisations supplémentaires pour la prise en
compte des espèces remarquables (mise en défens de secteur…).
Dans cet esprit, le dispositif d’évitement et de réduction des effets dommageables en phase
travaux devra également être appliqué à la phase de démantèlement.
Il s’agit donc à nouveau :
De limiter les emprises du chantier à l’emprise clôturée ;
Circonscrire le passage des engins à la piste d’accès et l’emprise clôturée ;
D’adapter le calendrier d’intervention aux enjeux écologiques ;
Prévenir les pollutions.
Le bail prévoit une provision de 250 000 € pour couvrir l’ensemble de ces mesures. À cette
somme s’ajoutent entre 4 000 et 5 000 € HT pour le diagnostic écologique.Réf. : 011135-223-DE004-B
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12.8. Impact s résiduel s
Les impacts résiduels résultent de la stricte application des mesures énoncées ci-avant.
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Espaces naturels
remarquables
Pas d’atteintes aux
espaces réglementées
localisées hors site et
sans lien fonctionnel
avec ceux-ci.
Projet dans ZNIEFF de
type 2 mais habitat en
présence non
représentatif de la
ZNIEFF.
Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Espèces protégées
et d’enjeu
patrimonial
Destruction ou
dégradation physique
des habitats naturels et
habitats d’espèces Élevée (au
niveau des
zones humides
et boisées)
Faible Faible Modérée Faible Faible
Destruction des individus Faible Faible Faible Faible Faible
Altération biochimique
des milieux Faible Faible Faible Faible Faible
Perturbation Faible Faible Modérée Faible Faible
Tableau 30. Synthèse des impacts résiduels du projet sur l’environnement naturel en phase chantierbertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 154/170
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Thème Caractéristiques du projet Sensibilité
Ampleur des changements Importance
des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Espaces naturels
remarquables
Pas d’atteintes aux espaces
réglementées localisées
hors site et sans lien
fonctionnel avec ceux-ci.
Projet dans ZNIEFF de type
2 mais habitat en présence
non représentatif de la
ZNIEFF.
Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Espèces protégées et
d’enjeu patrimonial
Destruction ou dégradation
physique des habitats
naturels et habitats
d’espèces Élevée (au
niveau
des zones
humides
et
boisées)
Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Destruction des individus Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Altération biochimique des
milieux Faible Faible Faible Faible Faible
Perturbation Faible Faible Modérée Faible Faible
Dégradation des
fonctionnalités écologiques Faible Faible Modérée Faible Faible
Tableau 31. Synthèse des impacts résiduels du projet sur l’environnement naturel en phase exploitationHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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L’évitement des zones boisées et zones humides support de biodiversité permet de maintenir sur
le secteur des surfaces d’habitats favorables aux espèces déjà présentes.
Le choix d’une période de travaux adaptée aux périodes de sensibilité écologique, ainsi que la
délimitation physique des emprises du chantier afin de ne pas empiéter sur les habitats d’intérêt
permettra de limiter les risques de destruction accidentelle d’individus d’espèces.
Au regard du contexte déjà anthropisé, la perturbation en phase chantier (temporaire) et
exploitation (ponctuelle) des espèces faunistiques est jugée faible.
Pour l’ensemble de ces raisons, le projet ne portera pas atteinte à l’état de conservation et au
déplacement des populations animales présentes. En l’absence d’impact notable sur des
individus d’espèces végétales ou animales protégées ou sur leurs habitats d’espèces, aucune
compensation ne semble nécessaire.Réf. : 011135-223-DE004-B
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13. MESURES DE SUIVI
Albioma prévoit de mettre en place plusieurs types de surveillance, destinés à pouvoir identifier
rapidement une déviation laissant présager des risques pour l’environnement et prendre, le cas
échéant, les mesures correctives nécessaires.
13.1. Surveillance des rejets atmosphéri ques
Conformément aux dispositions de l’arrêté ministériel du 3 août 2018, Albioma mettra en œuvre
un programme d’auto-surveillance destiné à maîtriser ses rejets atmosphériques. Ce programme
porte sur les groupes électrogènes et inclut les actions résumées ci-après.
Paramètre Mode(s) de surveillance
Ammoniac (NH3) Mesure annuelle
Dioxyde de soufre (SO2) Estimation journalière
Mesure annuelle
Formaldéhyde Mesure annuelle
Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) Mesure annuelle
Métaux lourds Mesure annuelle
Monoxyde de carbone (CO) Mesure annuelle
Oxydes d’azote (NOX) Mesure annuelle
Poussières Évaluation permanente
Mesure annuelle
Tableau 32. Programme de surveillance des rejets atmosphériques
Le premier contrôle sera effectué 4 mois au plus tard après la mise en service des groupes
électrogènes.
13.2. Surveillance des rejets liquides
Albioma mettra en place une surveillance des eaux pluviales afin de garantir la séparation des
eaux polluées et leur traitement, pour que seules les eaux non polluées soient infiltrées dans les
sols.
13.3. Surveillance des consommations et des déchets
Albioma assurera un suivi de ses consommations en matières premières (carburant, électricité,
eau).
La quantité et le type de déchets produits par le projet feront l’objet d’un suivi régulier et seront
consignés dans un registre.bertin Réf. : 011135-223-DE004-B Page 157/170 Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
13.4. Suivi écologique
Une fois l’aménagement réalisé, un suivi écologique de l’évolution des milieux pourra être mené
au sein de la centrale photovoltaïque. Il permettra de mettre en évidence les modifications de la
flore et de la faune en place après chantier et en phase exploitation et remplira plusieurs objectifs :
il permettra de quantifier l’efficacité des mesures mises en place,
il participera à l’amélioration des connaissances des espèces guyanaises ainsi que des
modalités de recolonisation d’espèces,
il constituera un outil de veille quant à l’éventuelle prolifération d’espèces exotiques
envahissantes (herbacée et arbre), la réappropriation du site par l’avifaune, suite aux travaux.
Le suivi se basera sur le passage d’un expert faunistique et d’un expert floristique deux fois par
an selon le calendrier suivant :
Le premier suivi, qui sera réalisé dès la fin du chantier, permettra de caler la méthodologie précise
qui sera déclinée jusqu’au bout du suivi. Celui-ci sera mené sur 5 ans, période à l’issue de laquelle
les milieux qui se seront mis en place au sein de la centrale devraient s’être stabilisés.
Le suivi devra particulièrement porter sur les espèces mises en évidence dans le cadre du
diagnostic réalisé pour la présente étude d’impact.
13.5. Surveillance de l’exploitation agricole
La description des mesures de surveillance prévues par le projet concernant l’exploitation
agricole est développée dans le volet agricole en annexe de la présente étude. Les principaux
éléments qui y sont décrits sont repris ci-après.
Les mesures principales de surveillance de l’exploitation agricole concernent les rejets
atmosphériques des groupes électrogènes et le comportement animal vis-à-vis des installations.
Le suivi des rejets sera réalisé ainsi que décrit au paragraphe 13.1 et permettra d’assurer une
concentration en polluants dans la viande animale inférieure aux valeurs réglementaires. Il est à
noter que l’évaluation des risques sanitaires (partie 5 du présent dossier), qui intègre ce
paramètre à partir d’hypothèses fortement pénalisantes, conclut à des concentrations
extrêmement faibles dans la viande bovine, et en tout état de cause très inférieures aux valeurs
seuils. Cela tend à rendre ce suivi peu pertinent d’un point de vue économique au regard des
enjeux.
Le second paramètre de suivi consiste en une surveillance vétérinaire et éthologique des bovins
durant les deux premières années d’exploitation, afin de s’assurer que le projet n’induit aucun
effet négatif sur la santé ou sur le comportement des bêtes.HNOLOGIES
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14. CONDITIONS DE REMISE EN ÉTAT DU SITE APRÈS
E XPLOITATION
Albioma, lors de sa mise à l’arrêt définitif, placera le site dans un état tel qu’il ne puisse porter
atteinte à aucun des intérêts protégés par la loi et que son état soit compatible avec son usage
futur.
Conformément aux articles R.512-39-1 à R.512-39-6 du Code de l’environnement, Albioma
établira la notification de mise à l’arrêt définitif au préfet au moins trois mois avant la cessation
d’activité.
Avant l’arrêt de ses activités sur le site du projet, Albioma produira un dossier de cessation
d’activité qui comprendra en particulier un mémoire sur les activités exercées sur le site et les
mesures de remise en état du site mises en œuvre. Ces mesures seront destinées à remettre en
état le site de telle façon à ce qu’il ne présente aucun risque sanitaire pour l’environnement et les
populations voisines ou futurs occupants.
14.1. Obligation s contractuelle s
Le démantèlement de la centrale est encadré par le Code de l’environnement, par le contrat de
vente de l’électricité et le bail emphytéotique signé avec le propriétaire.
La durée de vie du parc solaire est supérieure à 25 ans. Le bail emphytéotique signé avec le
propriétaire des terrains prévoit le démantèlement des installations en fin de bail.
Les fonds nécessaires à la remise en état du site sont provisionnés progressivement au cours de
la durée de vie du projet. Ils sont évalués en fonction de deux paramètres : le site et les
équipements mis en place. Les fonds s'élèvent généralement à une somme d'environ 3 000 à 4
000 € par MWc installé.
14.2. Actions menées lors du démantèlement
À l’arrêt de l’exploitation du site (après 25 à 30 ans), l’ensemble de la zone concernée sera
réhabilité : les panneaux seront démontés et repris par le constructeur ou par l’organisme de
collecte (PV Cycle) pour être recyclés et l’ensemble des installations (structures métalliques,
matériel électrique, câbles, batteries, locaux …) seront évacués vers les filières adéquates de
recyclage.
D’une manière générale, les prescriptions nationales en matière de santé de sécurité et
d'élimination des déchets seront respectées.
En ce qui concerne les panneaux solaires, les matériels sélectionnés pour la construction de la
centrale photovoltaïque sont choisis en intégrant la problématique du recyclage pour la fin de
l'exploitation du site. Ainsi, Albioma veille à s'approvisionner auprès de fabricants membres de
PV Cycle, qui s'engagent à procéder à la collecte et au retraitement des modules. Les sociétés
solaires du groupe Albioma sont aussi elles-mêmes adhérentes à PV Cycle.
PV Cycle est l’éco-organisme à but non lucratif agréé par les pouvoirs publics pour la collecte et
le traitement des panneaux photovoltaïques usagés en France. Le coût de la collecte et duHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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recyclage est préfinancé par les fabricants de modules photovoltaïques ; ainsi en fin de vie, la
collecte et le recyclage par PV Cycle se fait sans frais.
Dans le cadre de la réhabilitation du site, aucune revégétalisation supplémentaire n’est
envisagée, car le projet prévoit la conservation des zones arborée et comprend la mise en place
de plantations en vue d’insérer l’aménagement dans son environnement. De même aucun
terrassement de grande ampleur n’étant envisagé dans le cadre du projet, aucune modification
de la topographie du site n’est nécessaire.
L’ensemble des haies végétales mises en œuvre seront conservées, et si le propriétaire le
souhaite, il pourra garder tout ou partie de la clôture.HNOLOGIES
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15. MÉTHODOLOGIE EMPLOYÉE
15.1. Méthodologie générale
Cette étude a été conduite conformément à la réglementation en vigueur.
La réalisation de cette étude s’est appuyée sur l’analyse et la synthèse des données existantes
fournies par Albioma, complétées par les réunions et échanges tenus au fil de la rédaction.
Les documents consultés sont les suivants :
Les plans, rapports et notes réalisés par Bertin et Albioma,
Le PLU de la commune de Mana,
Le dossier départemental des risques majeurs en Guyane,
Le code de l’environnement,
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) de Guyane pour
la période 2016-2021,
Le Plan de Prévention des Risques d'inondation et des risques littoraux (PPR) de la
commune de Mana de 2014,
La bibliographie présentée au paragraphe 3.
En complément de ces documents, les principaux sites Internet consultés sont les suivants :
ADEME,
Agence Régionale de la Santé Guyane,
Atmo Guyane,
BD-LISA,
BNPE Eau France
BRGM,
DEAL Guyane,
Eau France,
Géoportail,
Géorisques,
Infoclimat,
INPN,
INSEE,
Ministère de la Culture, ministère de l’Environnement,
Office de l’eau de Guyane,
Préfecture de la Guyane.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
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15.2. Méthodologie – volet paysager
1 5 .2.1 . Obje c tifs de l’é tude pa ys a gè re
« Les études relatives au paysage permettent de caractériser les unités paysagères,
d’appréhender les dynamiques du paysage, de mesurer les pressions liées à la réalisation du
projet et de définir comment accompagner les transformations éventuelles engendrées sur le
paysage ». (Installations photovoltaïques au sol - Guide de l’étude d’impact. 2011, Ministère De
L'écologie, Du Développement Durable, Des Transports Et Du Logement, Ministère De
L'économie, Des Finances Et De L’industrie)
Le volet paysager répond à trois objectifs d’une étude d’impact :
Préserver le paysage et le patrimoine ;
Faire évoluer le projet dans le sens d'une qualité paysagère et d’une réduction des impacts ;
Informer le public.
L’étude du paysage et du patrimoine a donc permit de :
Mettre en évidence les caractéristiques et les qualités paysagères du territoire (il n'est pas
nécessaire de tout décrire, il convient de qualifier notamment les structures paysagères
dominantes, et les éléments de paysage, qui vont compter pour les populations, pour chaque
unité paysagère considérée) et identifier les paysages protégés, ainsi que les structures
paysagères protégées ;
Recenser et hiérarchiser les valeurs portées aux paysages et les sensibilités patrimoniales
et paysagères induites vis-à-vis du photovoltaïque ;
Déterminer si le paysage étudié est capable d’accueillir le projet, et de quelle manière ;
Présenter la variante la plus favorable pour le paysage et les patrimoines ;
Mesurer les effets visuels produits, incluant les effets cumulés avec les autres parcs, ainsi
que les effets sur la perception du territoire par les populations.
L’étude du paysage et du patrimoine est une note paysagère simplifiée, du fait de la nature du
territoire étudié (très forestier) et de la visibilité potentielle du projet, très limitée. L’étude a été
calibrée selon des enjeux, notamment patrimoniaux, limités.HNOLOGIES
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1 5 .2.2 . Dé roule me nt e t conte nu de l’é tude
1 5 .2.2 .1 . Éta t initia l
L’objectif de l’état initial paysager est de :
Caractériser les paysages du territoire et de les qualifier au regard du projet ;
Mettre en avant des sensibilités paysagères et patrimoniales et des enjeux au regard du
projet ;
Identifier des pistes pour orienter un parti d’aménagement ;
La description du paysage actuel s’est appuyée sur l’atlas des paysages existant sur le
département. Les descriptions des unités sont adaptées de l’atlas et volontairement resserrées
et axées dans la perspective du projet.
L’analyse s’appuie sur une étude bibliographique et cartographique du territoire : atlas paysagers,
chartes, guides, cartes existantes, etc. sont étudiées pour mettre en évidence les principales
caractéristiques du territoire : topographie, hydrographie, occupation du sol, urbanisation… mais
aussi lieux touristiques et lieux patrimoniaux.
Un inventaire des éléments de patrimoine est également réalisé à ce stade. Les monuments
historiques, sites protégés, Sites Patrimoniaux Remarquables (anciennes ZPPAUP, AVAP et
secteurs sauvegardés), sites UNESCO sont répertoriés commune par commune.
Des prises de vue ont été réalisées par les experts de l’agence de Guyane sur la base d’une
feuille de route préparée par le paysagiste localisé en métropole. Ces éléments ont ainsi permis
au rédacteur de s’approprier les caractéristiques des lieux et de visualiser la sensibilité du secteur
face au projet. e reportage photographique a permis d’affiner les aspects visuels du projet :
ouvertures et fermetures des paysages, panoramas, points d’appel, éléments verticaux, etc.
Les outils de base de l’étude sont les photographies et les cartes pour caractériser le paysage.
Des blocs-diagrammes ou des vues 3D aident à la compréhension de l’organisation des lieux.
Une attention particulière a été portée à la lisibilité et à la pédagogie des visuels réalisés.
Une synthèse a été ensuite réalisée pour consigner les principaux enjeux et sensibilités du
territoire face au projet.
1 5 .2.2 .2 . Ana ly s e de s impac ts
Cette étape d'évaluation des impacts répond à 3 objectifs :
Veiller à garantir une qualité des paysages et à préserver le patrimoine et le paysage ;
Aider à la conception d’un projet aux moindres impacts ; dans le cadre de la démarche
itérative, l’étude des impacts conduit à réviser le projet initial en fonction des impacts ;
Informer des choix et des impacts potentiels.
Le but est ici de connaître les effets du projet, pour les comparer aux enjeux du site et de définir
le niveau d’impact du projet. Ils sont donc évalués sur l’aire d’étude et sont mis en perspective
avec la description des enjeux paysagers et patrimoniaux.
Les enjeux et sensibilités définis à l’état initial permettent de connaître les secteurs où les points
de vue depuis lesquels les impacts devront être mesurés qualitativement, par le biais de
photomontages.HNOLOGIES
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Une fois les lieux de prises de vue choisis, des photomontages ont été réalisées en simulant le
projet sur une photo réelle du site, pour représenter le plus fidèlement possible ce que sera
l’aménagement une fois réalisé. Ces photomontages ont été réalisés par la société 3D Vision,
spécialisée dans cette prestation.
Les impacts paysagers étudiés ont été de plusieurs ordres :
Effets permanents liés aux installations ;
Effets temporaires liés au chantier ou au démantèlement ;
1 5 .2.2 .3 . Me s ure s
Dès la phase de conception, le projet a fait l’objet de mesures d’intégration suite aux
préconisations faites à l’issue du diagnostic paysager.
1 5 .2.2 .4 . Limite s de l’é tude
La principale limite à l’étude d’impact est liée à l’impossibilité d’être exhaustif dans le parcours du
territoire. C’est donc, en lien avec le principe de proportionnalité de l’étude d’impact, une étude
sur les principaux impacts qui est réalisée. Dans cette perspective, seuls quelques
photomontages sont réalisés, depuis les lieux qui sont jugés les plus sensibles et permettent de
disposer d’une simulation paysagère de l’implantation du projet au niveau des secteurs où le
projet est le plus perceptible.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 164/170
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15.3. Méthodologie – Volet milieu naturel
La méthodologie spécifique adoptée pour le volet milieu naturel est décrite dans l’étude spécifique
présentée en Annexe 3 ; il conviendra de s’y référer pour davantage de précisions. Une synthèse
de cette étude est proposée dans ce paragraphe.
1 5 .3.1 . Bibliogra phie
À la suite d’une première analyse bibliographique, des prospections d’inventaire et de vérification
de terrain ont été réalisées, de façon à réaliser un état initial complet et d’analyser le site
rapproché. Ont notamment été utilisées dans le cadre de l’étude bibliographique :
Des sources cartographiques (IGN, ONF …),
Des sources bibliographiques (bases de données institutionnelles (ONF, DEAL Guyane,
INPN …) et internationales (herbiers internationaux, instituts de recherche en botanique …)) ;
Des sources juridiques.
1 5 .3.2 . Inv e nta ire s de te rra in
Les inventaires floristique et faunistiques ont été menés au cours d’une mission en février 2019
complétée en février 2021. Le temps fut relativement sec pour la saison (quasi-absence de saison
des pluies en janvier-février 2019). Au vu de la dégradation des habitats, un(des) passage(s)
supplémentaire(s), à une autre période de l’année, n’auraient pas permis de détecter des espèces
patrimoniales supplémentaires. Seules quelques espèces, ne s’exprimant que sur une très courte
durée plus tôt dans l’année, pourraient ne pas avoir été observées.
La période durant laquelle ont été menées les investigations était propice à la recherche de la
flore et de la faune patrimoniale. La pression de prospection a permis de couvrir l’ensemble de
l’aire d’étude immédiate, dans des conditions d’observations toujours suffisantes. L’état initial
apparaît donc robuste et représentatif de la diversité écologique des milieux naturels locaux et
de leur richesse spécifique.HNOLOGIES
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15.4. Nom, qualité et qualification des auteurs
Bertin Technologies et Biotope ont été missionnés par Albioma pour réaliser cette étude d’impact
dans le cadre de la réalisation du présent dossier de demande d’autorisation environnementale.
Cette étude d’impact a été rédigée par :
Alice ARNAC, ingénieur consultant en Maîtrise des Risques Industriels (BERTIN)
Anaïs BONNEFOND, chef de projet écologue (BIOTOPE)
Maxime CALAIS, paysagiste (BIOTOPE)
Camille CASTAINGS, ingénieur consultant en Maîtrise des Risques Industriels (BERTIN)
Émile FONTY, chef de projet écologue et botaniste (BIOTOPE)
Paul LENRUMÉ, chargé d’étude, expert avifaune (BIOTOPE)
Timothée LE PAPE, chargé d'étude, expert faune terrestre (BIOTOPE)
Elle a été relue par :
Pascal BRUNET, chef de projet (BERTIN)
Chrystelle GRUET, responsable d’activité Maîtrise des Risques Industriels (BERTIN)
Delphine GONCALVES, directrice d’études et environnementaliste (BIOTOPE)
Vincent RUFRAY, responsable de l’agence de Guyane et expert naturaliste (BIOTOPE)HNOLOGIES
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16. CONCLUSION
La présente étude d’impact a permis d’identifier les effets directs et indirects, temporaires ou
permanents occasionnés par le projet de centrale agrivoltaïque porté par Albioma en
fonctionnement normal et susceptibles d’interagir avec l’environnement.
L’état initial de l’environnement de l’installation a montré l’existence d’enjeux importants liés :
à la densité du réseau hydrographique autour du site d’implantation ;
à la forte vulnérabilité de la nappe au droit du site d’implantation ;
à la présence d’espèces protégées et d’enjeu patrimonial au niveau des zones humides
et boisées du site d’implantation ;
à la coactivité avec l’exploitation agricole, en particulier la non-dégradation des conditions
d’exploitation.
L’analyse des effets engendrés par le projet a permis de mettre en évidence les incidences
principales suivantes :
une incidence positive significative sur l’utilisation de l’énergie et des ressources
naturelles grâce à la production d’énergie d’origine renouvelable ;
une incidence négative significative sur les espèces protégées en phase chantier pouvant
conduire à la perturbation voire à la destruction d’individus ;
une incidence positive significative sur les conditions d’exploitation grâce à la prise en
compte des élevages dès la conception.
Les incidences négatives considérées comme significatives font l’objet de mesures de gestion et
de suivi adaptées afin que les effets sur l’environnement soient limités et maîtrisés.
Un résumé non technique de l’étude est présenté en partie 7 de ce dossier.ANNEXE 1.
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 167/170
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CSTB comPérence
Expert Construction
CERTIFICAT
M _12 04 2391
QUALIBAT
LA COMPÉTENCE POUR RÉFÉRENCE
Rapport
acoustique
…
Mesures de bruit dans l’environnement – Etat 0
ALBIOMA
Tour Opus 12 – La Défense 9
77, Esplanade du Général de Gaulle
92914 La Défense Cedex
Votre interlocuteur privilégié :
Claude VELCOF | Spécialiste et référent National Acoustique & Vibrations Direction Commerciale
1 Bis, Rue du Petit Clamart – Bâtiment D
78140 VELIZY VILLACOUBLAY
Téléphone : 06 32 64 14 20
Email : claude.velcof@qcsservices.fr” © Qesservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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FICHE INFORMATIONS
Nom de la mission
Mesures acoustiques dans l’environnement
N° affaire Coordonnées du client Coordonnées du site
820991901193
ALBIOMA
Tour Opus 12 – La Défense 9
77, Esplanade du Général de Gaulle
92914 La Défense Cedex
romain.david@albioma.com
06.22.03.22.01
Projet de Centrale Solaire
97 MANA GUYANE
Dates
des mesures
Opérateur Personnes présentes
19/11/2019 Claude VELCOF _
Révision Date Rédaction Vérification Objet de la modification
0 21/11/2019 Claude VELCOF - -
1
2
Signature
xx/xx/
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SOMMAIRE
1. OBJET DE LA MISSION .................................................................... 5
2. TEXTES ET REFERENTIELS APPLICABLES .................................... 5
2.1 Réglementation ...................................................................................................................... 5
2.2 Normalisation ......................................................................................................................... 5
2.3 Rappel de la réglementation ................................................................................................. 5
2.3.1 Emergence globale en dB(A) ............................................................................................ 5
2.3.2 Emergence spectrale à l’intérieur d’un logement d’habitation ..................................... 6
2.3.3 Conditions de recherche de l’émergence ........................................................................ 6
3. DESCRIPTION DES MESURES ......................................................... 7
3.1 Référence normative .............................................................................................................. 7
3.2 Matériel utilisé ........................................................................................................................ 7
3.3 Etat des lieux .......................................................................................................................... 7
3.4 Incidents éventuels ou circonstances particulières .......................................................... 7
3.5 Emplacement des points de mesures .................................................................................. 7
3.6 Descriptions des mesures .................................................................................................... 7
3.7 Sources de bruit identifiées aux points de mesure ............................................................ 8
3.8 Conditions météorologiques ................................................................................................ 8
3.8.1 Définition des conditions aérodynamiques .................................................................... 8
3.8.2 Définition des conditions thermiques .............................................................................. 9
3.8.3 Conditions météorologiques durant les mesures ........................................................ 10
4. RESULTATS DE MESURE ............................................................... 11
5. CONCLUSION ................................................................................. 12
Glossaire .............................................................................................. 13
ANNEXE 1 ............................................................................................ 14
Matériel de mesure utilisé ............................................................................................................... 14
ANNEXE 2 ............................................................................................ 15
Plan de situation .............................................................................................................................. 15
ANNEXE 3 ............................................................................................ 16
Repérage des points de mesure ..................................................................................................... 16
ANNEXE 4 ............................................................................................ 17
Photos des points de mesure ......................................................................................................... 17
ANNEXE 5 ............................................................................................ 18® Qcsservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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Relevés météorologiques ............................................................................................................... 18
ANNEXE 6 ............................................................................................ 19
Résultats des mesures .................................................................................................................... 19® Qcsservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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1. OBJET DE LA MISSION
Le présent rapport a pour but :
de rendre compte des résultats de mesures de niveaux sonores émis dans l’environnement avant la construction et la mise en service d’une Centrale Solaire située à Mana (97) - Guyane
de définir les objectifs réglementaires.
2. TEXTES ET REFERENTIELS APPLICABLES
2.1 Réglementation
Décret N° 2006-1099 du 31 août 2006 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaire),
Arrêté du 5 décembre 2006 relatif aux modalités de mesurage des bruits de voisinage,
Arrêté du 27 novembre 2008 modifiant l’arrêté du 5 décembre 2006 relatif aux modalités de mesurage des bruits de voisinage
2.2 Normalisation
Norme NF S 31-010 de décembre 1996 relative à la caractérisation et au mesurage des bruits de l’environnement.
Amendement A1 de décembre 2008.
Amendement A2 de décembre 2013
2.3 Rappel de la réglementation
2.3.1 Emergence globale en dB(A)
L'émergence globale est définie par la différence entre le niveau de bruit ambiant, comportant le bruit perturbateur et celui du bruit résiduel (bruit de fond) constitué par l'ensemble des bruits habituels.
L'émergence admissible est calculée à partir d'une valeur de base de 5 dB(A) en période Jour (7 h.00 à 22 h.00) et de 3 dB(A) en période Nuit (22 h.00 à 7 h.00) à laquelle vient s'ajouter un terme correctif fonction de la durée cumulée d'apparition du bruit particulier.! © Qesservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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DUREE CUMULEE
d’apparition du bruit particulier : T
TERME CORRECTIF
en dB(A)
T 1 minute 6
1 minute < T 5 minutes 5
5 minutes < T 20 minutes 4
20 minutes < T 2 heures 3
2 heures < T 4 heures 2
4 heures < T 8 heures 1
T > 8 heures -
2.3.2 Emergence spectrale à l’intérieur d’un logement d’habitation
A l’intérieur des pièces principales de tout logement, fenêtres ouvertes ou fermées, le respect des valeurs limites de l’émergence spectrale doit également être vérifié.
L'émergence spectrale est définie par la différence entre le niveau de bruit ambiant dans une bande d’octave normalisée, comportant le bruit perturbateur et celui du bruit résiduel (bruit de fond) dans la même bande d’octave constitué par l'ensemble des bruits habituels.
Les valeurs limites de l’émergence spectrale sont de 7 dB dans les bandes d’octaves normalisées centrées sur 125 Hz et 250 Hz et de 5 dB dans les bandes d’octaves normalisées centrées sur 500 Hz, 1 000 Hz, 2 000 Hz et 4 000 Hz.
2.3.3 Conditions de recherche de l’émergence
L’émergence globale et, le cas échéant, l’émergence spectrale ne sont recherchées que lorsque le niveau de bruit ambiant mesuré, comportant le bruit particulier, est supérieur à 25 dB(A) à l’intérieur d’un logement d’habitation, fenêtres ouvertes ou fermées, ou à 30 dB(A) dans les autres cas.® Qcsservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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3. DESCRIPTION DES MESURES
3.1 Référence normative
Les mesures ont été effectuées conformément à la norme NF S 31 010 de décembre 1996 "Caractérisation et mesurage des bruits de l'environnement", sans déroger à aucune de ses dispositions.
La méthode utilisée est la méthode dite "d'expertise".
3.2 Matériel utilisé
Le matériel de mesure utilisé est détaillé en Annexe 1.
Les sonomètres ainsi que les sources étalons font l'objet de contrôles périodiques au laboratoire national d'essais conformément à l'arrêté du 27 octobre 1989 modifié relatif à la construction et au contrôle des sonomètres.
Un calibrage des appareils a été effectué avant et après les mesures. Aucune dérive n’a été constatée.
3.3 Etat des lieux
Un plan de situation est joint en Annexe 2 au présent rapport.
Le terrain prévu pour l’implantation du projet était un espace agricole.
3.4 Incidents éventuels ou circonstances particulières
Sans objet.
3.5 Emplacement des points de mesures
Les points de mesure sont repérés en Annexe 3.
Une planche photographique est jointe en Annexe 4.
Les points de mesures ont été positionnés à proximité des habitations situées au plus proche du projet.
3.6 Descriptions des mesures
Les relevés ont été effectués simultanément en 2 points sur une durée minimale de 30 minutes en période Jour et en période Nuit.! © Qesservices
0 1
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3.7 Sources de bruit identifiées aux points de mesure
Les principales sources de bruit identifiées dans l'environnement proche des points de mesure sont les suivantes :
Périodes
Points
de
mesure
Principales sources de bruit
appartenant à l’établissement
Principales sources de bruit
extérieures à l’établissement
Jour
1 -
Circulation routière
Vent dans la végétation
Oiseaux, insectes
2 -
Circulation routière
Vent dans la végétation
Oiseaux, insectes
Nuit
1 -
Circulation routière
Insectes
2 -
Circulation routière
Insectes
3.8 Conditions météorologiques
3.8.1 Définition des conditions aérodynamiques
Contraire Peu contraire De travers Peu portant Portant
Vent fort
>3m/s
U1 U2 U3 U4 U5
Vent moyen
1m/s
U2 U2 U3 U4 U4
Vent faible
<1m/s
U3 U3 U3 U3 U3! © Qesservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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3.8.2 Définition des conditions thermiques
Période Rayonnement/couverture nuageuse Humidité Vent Ti
Jour
Fort Sol sec
Faible ou moyen T1
Fort T2
Sol humide Faible ou moyen ou fort T2
Moyen à faible
Sol sec Faible ou moyen ou fort T2
Sol humide Faible ou moyen T2 Fort T3
Période de lever ou de coucher du soleil T3
Nuit
Ciel nuageux Faible ou moyen ou fort T4
Ciel dégagé Moyen ou fort T4 Faible T5
L’estimation de l’influence des conditions météorologiques est faite à partir du tableau ci-après.
U1 U2 U3 U4 U5
T1 sans objet -- - - sans objet
T2 -- - - Z +
T3 - - Z + +
T4 - Z + ++ ++
T5 sans objet + + ++ sans objet -- Conditions défavorables pour la propagation sonore
- Conditions défavorables pour la propagation sonore
Z Conditions homogènes pour la propagation sonore
+ Conditions favorables pour la propagation sonore
++ Conditions favorables pour la propagation sonore! © Qesservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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3.8.3 Conditions météorologiques durant les mesures
Les conditions de mesurage de la norme NFS 31-010 sont vérifiées si les conditions météorologiques ne présentent pas des vitesses de vent supérieures à 18km/h (5 m/s), ni de pluie marquée.
Période Jour
Après-midi
Période Nuit
Rayonnement Ciel dégagé Ciel dégagé
Vitesse du vent Vent faible de secteur Nord-Est Vent nul
Température Voisine de 32°C Voisine de 26°C
Sol Sol sec Sol sec
Pour les points 1 et 2, nous indiquons dans le tableau ci-après, l’estimation qualitative de l’influence des conditions météorologiques sur différentes périodes, pour chaque point de mesure :
Date Heure
Point 1 Point 2
Repères Estimation qualitative Repères Estimation qualitative
19/11/2019 14h00- 16h00 U3 T1 - U3 T1 -
19/11/2019 22h00- 23h00 U3 T5 + U3 T5 +” © Qesservices
nm.
5.2.5 Bruit fluctuant
Dans le cas d'un bruit d'environnement marqué par une importante dynamique (écart Leq court max - Leq
:ourt min) par exemple supérieure à 30 dB{A) pendant la durée d'observation, le Leq ne constitue pas un
. ndicateur suffisant pour l'appréciation des effets du bruit.
ze cas se rencontre en présence notamment d'un bruit de circulation discontinu lorsqu'on veut étudier le
)ruit résiduel hors bruit de trafic. Dans ce cas, les modifications d'ambiance sonore peuvent être égale-
| nent appréciées à partir d'autres descripteurs, en plus du Leq.
_3.5.2.5.1 Analyse statistique
)n pourra utiliser l'analyse statistique avec au minimum l'indication de Los, L5o, L10 en plus du Leq et
‘étendue de mesure (Leq court max - Leq court min). L'étendue de mesure est une donnée de contrôle de
| a qualité du mesurage.
Jans cette méthode, les indices fractiles sont calculés avec une durée d'intégration de 1 s. Le nombre de
eq courts doit être au moins égal à 400.
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4. RESULTATS DE MESURE
Les résultats détaillés sont joints en Annexe 6.
Ces résultats font apparaitre :
l'évolution temporelle du bruit en dB(A) (niveau équivalent LAeq),
le calcul des indices statistiques LN correspondant aux niveaux dépassés N % du temps.
Les résultats obtenus sont regroupés dans le tableau suivant (niveaux en dB(A) non arrondis) :
Points de
mesure
Jour Nuit
LAeq
global L50 L95
LAeq
global L50 L95
1 55.8 42.9 36.6 49.1 47.5 44.9
2 55.1 46.1 43.7 50.6 46.6 44.6
Afin de s’affranchir du caractère variable et aléatoire du bruit lié à la circulation routière, les niveaux L50 correspondants aux niveaux atteints ou dépassés 50% du temps ont été retenus.
Ce point est en conformité avec les prescriptions de la norme NFS 31-010 :
Les niveaux mesurés sont fortement impactés par la présence d’insectes présentant une tonalité très marquée dans les fréquences aigues, avec une incidence directe sur le niveau en dB(A).! © Qesservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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5. CONCLUSION
La durée cumulée d’apparition du bruit des futurs équipements peut être considérée supérieure à 8 heures en période jour et 8heures en période nuit.
Pour la détermination de l’émergence admissible, le terme correctif est donc +0 dB(A) en période jour et +0 dB(A) en période nuit.
L’émergence admissible par rapport au bruit résiduel est égale à +5 dB(A) en période jour et +3 dB(A) en période nuit.
Dans les conditions rencontrées lors des mesures (environnement, météo), les niveaux suivants sont retenus (niveaux en dB(A) arrondis au demi décibel le plus proche) :
Points
de
Mesure
Périodes
Bruit
résiduel
mesuré
Emergences
Réglementaire
Niveaux
admissible
LAeq L50
1
Jour - 43.0 5 48.0
Nuit - 47.5 3 50.5
2
Jour - 46.0 5 51.0
Nuit - 46.5 3 49.5! © Qesservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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GLOSSAIRE
Niveau de pression acoustique continu équivalent pondéré A "court" LAeq
Niveau de pression acoustique continu équivalent pondéré A obtenu sur un intervalle de temps "court". Cet intervalle de temps, appelé durée d'intégration a pour symbole T. Le LAeq court est utilisé pour obtenir une répartition fine de l'évolution temporelle des événements acoustiques pendant l'intervalle de mesurage.
La durée d'intégration retenue dépend de la durée des phénomènes que l'on veut mettre en évidence. Elle est généralement de durée inférieure ou égale à 10s.
Niveau acoustique fractile LANT
Par analyse statistique de LAeq, on peut déterminer le niveau de pression acoustique pondéré A qui est dépassé pendant n% de l'intervalle de temps considéré, dénommé "niveau acoustique fractile". Son symbole est LANT par exemple, LA90, 1s est le niveau de pression acoustique continu équivalent pondéré A dépassé pendant 90 % de l'intervalle de mesurage, avec une durée d'intégration égale à 1s.
Intervalle de mesurage
Intervalle de temps au cours duquel la pression acoustique quadratique pondérée A est intégrée et moyennée.
Intervalle d'observation
Intervalle de temps au cours duquel tous les mesurages nécessaires à la caractérisation de la situation sonore sont effectués soit en continu, soit par intermittence. Il est de 24 heures.
Intervalle de référence
Intervalle de temps retenu pour caractériser une situation acoustique et pour déterminer de façon représentative l'exposition au bruit des personnes. Ils sont déterminés par les périodes de fonctionnement des équipements.
Les intervalles de références sont jour (6h à 22h) et nuit (22h à 6h).
Bruit ambiant
Bruit total dans une situation donnée pendant un intervalle de temps donné. Il est composé de l'ensemble des bruits émis par toutes les sources proches et éloignées.
Bruit particulier
Composante du bruit ambiant qui peut être identifiée spécifiquement et que l'on désire distinguer du bruit ambiant notamment parce qu'il est l'objet d'une requête.
Bruit résiduel
Bruit ambiant, en l'absence du (des) bruit(s) particulier(s), objet(s) de la requête considérée.! © Qesservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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ANNEXE 1
MATERIEL DE MESURE UTILISE
Numéro
d’identification Désignation Marque Type N° de
série
Prochaine
visite
périodique
LYN-SONO 03
Sonomètre NORSONIC NOR 140 1406008
7-août-20 Préamplificateur NORSONIC NOR 1209 20044 Microphone NORSONIC NOR 1225 208134
LYN-CAL 03 Calibreur NORSONIC NOR 1251 34116
LYN-SONO 06
Sonomètre NORSONIC NOR 140 1406011
27-juin-20 Préamplificateur NORSONIC NOR 1209 20033 Microphone NORSONIC NOR 1225 208130
LYN-CAL 03 Calibreur NORSONIC NOR 1251 34116” © Qesservices
503 av emmanuel jacques
97360 Mana
Parcelle : 00D / AZ / 0005
2" ti
(DC)
ww: Instuc.criblamfantaron
/ AWALA
/
/ Coswine MANA
1]
Loulette Couachinana
Saint-Antoine HRLIÈNE \
Nouveau Camp Montagne Lagrue
Organabo r ES
/ Q
/ Moucaya
? ‘ A
SAINT -LAURENT -DU-MARONI .
in, 0° ER É Morpio) PS / Le aussat nn. IRACOUBO
Village Pierre >. 4 { >
+ À be x BCE Rocoucoua 4 Kantali s a 7 / } ne Angoulème ,
Mamai AU |
Biguiston Petit Saut
Cariacou
Doling Brunet
Fé
Wabouli Koulon
27
dé
/
# Échelle1. 272880
© —— m
Localisation d jet
D | ALBIOMA - Projet de MANA :
| @ ) COURS ù
973_GUYANE oste source int taurent-du-Mai _ : © MANA d'Organabo
EN zones_boisees
EN habitat_humide
EM enjeu_modere
C1 MANA_Zone de projet_contour
E=3 MANA_POSTE SOURCE
1:10 000
> Commune de Mana, lieu dit
Laussat
- 35 km du centre de Mana
- 170 km de Kourou (2h)
> Proximité immédiate du Poste
source (700m)
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ANNEXE 2
PLAN DE SITUATION! © Qesservices
ce
arrefour
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ANNEXE 3
REPERAGE DES POINTS DE MESURE
1
2” © Qesservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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ANNEXE 4
PHOTOS DES POINTS DE MESURE
Vue en direction du site Vue en direction de l’extérieur
Point de mesure 1
Point de mesure 2! © Qesservices
Saint-Laurent-Du-Maroni ... br France Rechercher une station. Station météorologique de . Saint-Laurent-Du-Maroni
«18 novembre 2019 Aujourd'hui»
] 38.2 0e ] 83% 241€ à km/h LE =
on { = Peux, | 428 en I 66% | 244 À Nkm/h le
| [> ES. | 2e 02 pv |] 776 | 257 pr km/h 1008 Enr
|] 436 DER |] 61% | 241 À 14 km/h Lu
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ANNEXE 5
RELEVES METEOROLOGIQUES! © Qesservices Projet de Centrale Solaire 97 MANA GUYANE
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ANNEXE 6
RESULTATS DES MESURES( Qcs services
LA LL | JL LL LA | il
Fichier [MPointt
Début 19/11/19 14:39:30
Fin 19/11/19 15:24:40
Voie Type | Pond. | Unité | Leq L95 L50
Point 1 Leq pa dB 55.8 | 366 | 429
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Point N°1
Bruit résiduel Jour Hauteur H=1.50 m
Sources
sonores
Trafic routier, vent dans la végétation, oiseaux, insectes
EVOLUTION TEMPORELLE
RESULTATS DES MESURES
Point 1 Leq 1s A dB MAR 19/11/19 14h39m30 40.9
0
10
20
30
40
50
60
70
80
14h40 14h45 14h50 14h55 15h00 15h05 15h10 15h15 15h20” © Qesservices
Fichier |MPointt
Début 19/11/19 22:04:53
Fin 19/11/19 22:40:16
Voie Type | Pond. | Unité | Leq | L95 | L50
Point 1 Leq A dB 49 1 449 | 475
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Point
Point N°1
Bruit résiduel Nuit Hauteur H=1.50 m
Sources
sonores
Trafic routier, insectes
EVOLUTION TEMPORELLE
RESULTATS DES MESURES
Point 1 Leq 1s A dB MAR 19/11/19 22h04m53 47.6
0
10
20
30
40
50
60
70
80
22h05 22h10 22h15 22h20 22h25 22h30 22h35 22h40” © Qesservices
MM Lund led et Mastannethon) LA
Fichier |MPoint2
Début 19/11/19 14:53:16
Fin 19/11/19 152417
Voie Type | Pond. | Unité | Leq | L95 | L50
Point 2 Leq A dB 99.1 | 437 | 461
Projet de Centrale Solaire
97 MANA GUYANE
Numéro d’affaire : 820991901193
Rapport de mesures bruit de voisinage du 21/11/2019– V0
Page 22 sur 23
www.qcsservices.fr
Point N°2
Bruit résiduel Jour Hauteur H=1.50 m
Sources
sonores
Trafic routier, vent dans la végétation, oiseaux, insectes
EVOLUTION TEMPORELLE
RESULTATS DES MESURES
Point 2 Leq 1s A dB MAR 19/11/19 14h53m16 45.1
0
10
20
30
40
50
60
70
80
14h55 15h00 15h05 15h10 15h15 15h20” © Qesservices
, |
li
Fichier [Point 2
Début 19/11/19 22:07:58
Fin 19/11/19 22:37:54
Voie Type | Pond. | Unité | Leq | L95 L50
Point 2 Leq AN dB 90.6 | 446 | 466
Projet de Centrale Solaire
97 MANA GUYANE
Numéro d’affaire : 820991901193
Rapport de mesures bruit de voisinage du 21/11/2019– V0
Page 23 sur 23
www.qcsservices.fr
Point
Point N°2
Bruit résiduel Nuit Hauteur H=1.50 m
Sources
sonores
Trafic routier, insectes
EVOLUTION TEMPORELLE
RESULTATS DES MESURES
Point 2 Leq 1s A dB MAR 19/11/19 22h07m58 43.0
0
10
20
30
40
50
60
70
80
22h10 22h15 22h20 22h25 22h30 22h35ANNEXE 2.
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 168/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
É TUDE A GRICOLESIMA-PECAT
02/09/2020
Centrale
Agrivoltaïque
hybride d’Organabo
Etude préalable et mesure de
compensation collective agricole
Dossier développé par SIMA-PECAT Guyane
Cabinet consultant spécialisé dans la valorisation et
l’aménagement des espaces naturels, ruraux et
forestiers tropicaux et tempérés.SOMMAIRE :
PREAMBULE ............................................................................................................................................. 1
CHAPITRE I : PRESENTATION DU PROJET ................................................................................................. 3
I.1. Présentation du projet et objet de l’opération : ............................................................................ 3
I.1.1. Localisation du projet : ............................................................................................................ 3
I.1.2. Contexte territoriale du projet : .............................................................................................. 4
I.1.3. Description synthétique du projet : ........................................................................................ 6
I.2. Spécifications techniques du projet : ............................................................................................. 9
I.2.1. Type de structure et implantation : ........................................................................................ 9
I.2.2. Agencement dans l’espace prairiale : ................................................................................... 10
I.2.3. Ancrages : ............................................................................................................................. 11
I.2.4. Equipements connexes : ....................................................................................................... 11
I.2.4.i. Equipements électriques :............................................................................................... 11
I.2.4.ii. Raccordement aux réseaux (eau, électricité) : ............................................................... 11
I.2.4.iii. Constructions et bâtiments : ......................................................................................... 12
I.2.5. Accès au site, desserte et sécurisation :................................................................................ 12
I.3. Spécifications agricoles du projet : .............................................................................................. 13
I.4. Phasage : ...................................................................................................................................... 14
CHAPITRE II : LOCALISATION DU PROJET ET PERIMETRES D’ETUDE ...................................................... 15
II.1. Le périmètre d’emprise directe (Périmètre A) : .......................................................................... 15
II.2. La zone d’influence du projet (Périmètre B) : ............................................................................. 16
CHAPITRE III : ETAT INITIAL .................................................................................................................... 18
III.1. Point méthodologique et données nécessaires : ....................................................................... 18
III.1.1. Approche macro-échelle : ................................................................................................... 18
III.1.2. Complément terrain : .......................................................................................................... 19
III.2. Caractérisation de la production agricole primaire, première transformation et
commercialisation à l’échelle du périmètre élargi (Périmètre B) : .................................................... 20
III.2.1. Analyse Diachronique de l’Occupation des sols : ................................................................ 20
III.2.2. Analyse du Registre Parcellaire Graphique : ....................................................................... 24
III.3. Caractérisation de la production agricole primaire, première transformation et
commercialisation à l’échelle de l’exploitation et du périmètre d’impact direct (périmètre A) : ...... 25
III.3.1. Etat général des activités de l’exploitation de la SCEA BENTH (Périmètre A2) : ................. 25
III.3.2. Expertise de l’état des prairies au sein de l’élevage de la SCEA BENTH (Périmètre A1) : .... 28
III.4. LIMITES DES DONNES DISPONIBLES : ........................................................................................ 30
CHAPITRE IV : IMPACTS.......................................................................................................................... 31
IV.1. Point méthodologique : ............................................................................................................. 31IV.2. Impacts positifs du projet sur l’économie agricole : .................................................................. 31
IV.2.1 Définition de la modernisation agricole en Guyane : ........................................................... 31
IV.2.1. Modernisation de l’exploitation et pistes agricoles : .......................................................... 33
IV.2.2. Modernisation de l’exploitation et bâtiments agricoles : ................................................... 35
IV.2.3. Modernisation de l’exploitation et alimentation en eau : .................................................. 37
IV.2.4. Choix des équipements solaires :........................................................................................ 39
IV.2.4.i. Structures hautes et gestion dynamique de l’élevage : ................................................ 39
IV.2.4.ii. Limitation des impacts sur les prairies : ....................................................................... 40
IV.2.4.iii. Effets positifs de l’ombrage sur les animaux : ............................................................. 41
IV.2.4.iv. Effets positifs des structures sur les animaux : ........................................................... 42
IV.3. Impacts négatifs du projet sur l’économie agricole : ................................................................. 42
IV.3.1. Artificialisation des surfaces par le projet : ......................................................................... 42
IV.3.3. Impacts des panneaux sur les prairies : .............................................................................. 45
IV.4.2. Modernisation de l’exploitation, restauration et amélioration du parc fourrager : ........... 57
IV.4.2.ii. Phase d’Exploitation : ................................................................................................... 57
IV.4.3. Mesures d’accompagnement : ........................................................................................... 61
IV.4.3.i. Suivi du risque pollution des fumées : .......................................................................... 61
IV.4.3.ii. Suivi du comportement animal : .................................................................................. 61
PARTIE V : COMPENSATIONS COLLECTIVES ........................................................................................... 62
V.1. Cadre adapté au projet des compensations collectives :............................................................ 62
V.2. Description du contenu général de ce programme : .................................................................. 63
V.2.1. Phasage de la mission : ........................................................................................................ 63
V.2.2. Détail du contenu de la mission : ......................................................................................... 63
V.3. Budget du programme :.............................................................................................................. 64
CHAPITRE VI : SYNTHESE ........................................................................................................................ 65
ANNEXE 1 - FICHE D’INVENTAIRE TERRAIN QUALITE DES PRAIRIES ....................................................... 68
ANNEXE 2 - RTE GUYANE 2019 ELEVAGE BOVIN NON COMPLEMENTE ................................................ 70
ANNEXE 3 – MESURE T0 4.1.1 MODERNISATION DES EXPLOITATIONS : ............................................... 71
Annexe 4 – RTE GUYANE 2019 PISTES, ROUTES ET PONTS .................................................................... 79
ANNEXE 5 - MAQUETTE BUDGETAIRE DETAILLEE - PROGRAMME DE SUIVI DES PRAIRIES
AGRIVOLTAÏQUES – CHAMBRE D’AGRICULTURE DE GUYANE ............................................................... 80
Annexe 6 – RTE GUYANE 2019 CREATION PATURAGE ........................................................................... 86
LISTE DES FIGURES :
Figure 1. Localisation du projet. ............................................................................................................... 3
Figure 2. Localisation des zones de consommation électrique en Guyane. Source : PPE 2018-2023...... 4
Figure 3. Schéma de fonctionnement des installations de la centrale « PV garanti ». ............................ 5Figure 4. Implantation des principaux éléments de la centrale. .............................................................. 7
Figure 5. Plan d’implantation des panneaux agrivoltaïques. ................................................................... 8
Figure 6. Structures agrivoltaïques adaptées à l’élevage bovin (extrait du permis de construire). ......... 9
Figure 7. Schéma de représentation de la gestion de l'espace et des prairies. ..................................... 10
Figure 8. Repositionnement du projet dans les Unités Pastorales associées......................................... 10
Figure 9. Carte des accès au site et desserte interne. ........................................................................... 12
Figure 10. Tableau de synthèse des parcelles cadastrales concernées par les périmètres d’emprise
directe.................................................................................................................................................... 15
Figure 11. Carte de synthèse des 2 périmètres (A et B) et 4 sous-zones d’expertise (A1, A2, B1, B2)... 17
Figure 12. Graphiques associés au tableau agrégé des OCS 2001 et 2015 sur le périmètre B2. ........... 21
Figure 13. Cartes 2001 de l’occupation des sols sur le périmètre B2. ................................................... 22
Figure 14. Cartes 2015 de l’occupation des sols sur le périmètre B2. ................................................... 23
Figure 15. Carte du RPG 2018 et tableau de synthèse des types de SAU sur le périmètre B2............... 24
Figure 16 Analyse photo de la dynamique d’installation de l’exploitation SCEA BENTH de 1955 à 2019.
............................................................................................................................................................... 25
Figure 17. Carte des positions des différents bâtiments agricoles existants ou en développement. .... 27
Figure 18. Cartes diachroniques 2015 & 2019 – évolution des surfaces de production végétale de la SCEA
BENTH. ................................................................................................................................................... 27
Figure 19. Carte des qualités des prairies dans le périmètre A1. ........................................................... 29
Figure 20. Photos comparatives des états des prairies de la SCEA BENTH – 1) situation courante sur sable
blanc ; 2) situation courante sur sable rouge ; 3) cas particulier de restauration avec B. ruziensis. ...... 30
Figure 21. Photo aérienne de pistes agricoles internes actuelles sur substrat sableux et traces d’érosions
localisées................................................................................................................................................ 33
Figure 22. Carte d’implantation du réseau de pistes. ............................................................................ 34
Figure 23. Carte de positionnement des bâtiments de contention (existants et nouveaux). ................ 35
Figure 24. Vue de face et latérale des structures des futurs nouveaux bâtiments de contention......... 36
Figure 25. Point d’eau creusé, traces d’érosion, surpâturage et sur piétinement aux abords. ............. 37
Figure 26. Exemple d’abreuvoir et schéma théorique de gestion active de l’eau. Source : Guide
d’Abreuvement – Région Centre. .......................................................................................................... 38
Figure 27. Schéma des bovins sous panneaux réglés à 15° & coupe transversale des trackers en position
plane. ..................................................................................................................................................... 39
Figure 28. Schéma du champ d’expansion des pluies (rose) selon l’amplitude des trackers. ................ 40
Figure 29. Photos exemples de brosses passives utilisées dans les élevages. ....................................... 42
Figure 30. Carte d'implantation des panneaux (noir), clôtures du projet (bleu), et étendue des UPs
(orange). ................................................................................................................................................ 44
Figure 31. Dispositif expérimental agrivoltaïque de l'université de l'Oregon. ....................................... 46
Figure 32. Photo 1 (printemps) et 2 (entrée automne) - Centrale Albioma Solaire Pierrelatte (Drome) ;
Photo 2 et 3 (fin carême 2020) - Centrale solaire Albioma Solaire Lassalle de St Marie (Martinique). . 47
Figure 33. Schéma accompagnant la compréhension de définition du GHI. ......................................... 48
Figure 34. Diagrammes en Mai et Septembre, de la luminosité sous les panneaux à des distances
variables du point 0 (pilier), comparée à la valeur normale et plage d’activité photosynthétique
théorique (vert). .................................................................................................................................... 50
Figure 35. Plan d’implantation de l’unité biodiesel et diagrammes de dispersion a) Cadmium, b) B[a]P ;
c) Plomb. Source : Etude ERS BERTIN Technologie ................................................................................ 53
Figure 36. Exemple de clôture anti-intrusive avec vidéo-surveillance et détecteurs de mouvements au
sol. Site d’Albioma Solaire Kourou en coactivité mouton. Source : Léo ASTROU (Eleveur). .................. 54
Figure 37. Schéma par UPs des différentes catégories de clôtures et linéaire - préexistantes maintenues /
anti intrusive du projet / internes à restaurer. ...................................................................................... 56Figure 38. Photo 1 – Système sylvopastorale plein champs au Brésil avec Panicum maximum sous
ombrage ; Photo 2 et 3 – Système sylvopastorale en haies multiples en Colombie avec Arachis pintoï et
Desmodium ovalifolium sous ombrage.................................................................................................. 58
Figure 39. Planning des travaux détaillés par UPs jusqu’à restauration des prairies et remise à l’herbe
des troupeaux, et évaluation des besoins complémentaires en achat de foin. ..................................... 60
Figure 40. Schéma du champ d’application du décret n° 2016-1190. Source : APCA. ........................... 62
Figure 41. Synthèse pluriannuelle du budget du programme de suivi de la chambre d'agriculture. ..... 64
Figure 42. Schéma de synthèse comparant différent scénarios d’aménagement sur la base du LER = Land
Equivalent Ratio. Source : SIMA-PECAT. ................................................................................................ 67
LISTE DES TABLEAUX :
Tableau 1. Tableau récapitulatif des 3 conditions cumulatives d’application du décret n° 2016-1190 du
31 août 2016............................................................................................................................................ 1
Tableau 2. Tableau récapitulatif des surfaces artificialisées par le projet. ............................................... 2
Tableau 3. Tableau de notation de la qualité des prairies et corrélation avec un potentiel en chiffre
d’affaire par hectare en élevage extensif, non AB, non complémenté. ................................................. 20
Tableau 4. Tableau général des données d’OCS 2001 et 2015 sur le périmètre B2. ............................. 21
Tableau 5. Tableau agrégé par grandes catégories des données d’OCS 2001 et 2015 sur le périmètre B2.
............................................................................................................................................................... 21
Tableau 6. Tableau de synthèse des parcelles cadastrales concernées par le bail emphytéotique. ...... 26
Tableau 7. Tableau de notation et de synthèse économique des valeurs des prairies dans le périmètre
A1........................................................................................................................................................... 28
Tableau 8. Typologie des effets et mesures du projet. .......................................................................... 31
Tableau 9. Volet piste – Effet positif indirect - Tableau de synthèse économique. ............................... 34
Tableau 10. Volet bâtiments d’élevage – Effet positif direct - Tableau de synthèse économique......... 36
Tableau 11. Volet alimentation en eau propre des troupeaux – Effet positif indirect et direct - Tableau
de synthèse économique. ...................................................................................................................... 38
Tableau 12. Rappel - Tableau récapitulatif des surfaces artificialisées par le projet.............................. 43
Tableau 13. Exemple de modélisation de la lumière sous les panneaux agrivoltaïques – journée moyenne
de Mai. ................................................................................................................................................... 51
Tableau 14. Valeurs des modélisations de bioaccumulation des polluants des fumées. Source : BERTIN
Technologie. .......................................................................................................................................... 52
Tableau 15. Volet clôtures – Mesures de réduction et correction d’impact – Investissements sur le
dispositif clôture. ................................................................................................................................... 55
Tableau 16. Synthèse de l’évaluation économique finale du dispositif clôture. .................................... 55
Tableau 17. Evaluation du gain économique post restauration des prairies. ........................................ 58
Tableau 18. Volet clôtures – Mesures de réduction et correction d’impact – Investissements sur la
restauration des prairies. ....................................................................................................................... 59
Tableau 19. Tableau de synthèse. .......................................................................................................... 65
Tableau 20. Extrait de la présentation de Christian DUPRAZ (INRAE) à la conférence de l’INES en
Novembre 2019 à Bordeaux. ................................................................................................................. 66Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 1
PREAMBULE
Les besoins énergétiques grandissant de la Guyane et plus précisément de l’Ouest Guyanais, ainsi que
le virage environnemental forcé par les défis climatiques et la nécessité d’indépendance énergétique
des territoires, imposent un développement et une concrétisation à très court terme de nombreux
projets de production d’électricité à partir d’énergie renouvelable.
La production solaire prend une part importante du mix énergétique potentiel, et le solaire en coactivité
réelle avec l’agriculture, notamment avec l’élevage, pourrait représenter une solution foncière
décuplant rapidement les potentiels de développement et la garantie d’une indépendance énergétique
de la Guyane à moyen terme.
Dans ce contexte, le groupe ALBIOMA, leader dans la production d’électricité à partir d’énergie
renouvelable dans les DOM, propose un projet innovant en termes de service réseau, mais également
en termes de conception adaptée / conçue / réfléchie pour intégrer une véritable coactivité à la ferme
bovine support de ce projet.
D’un point de vue réglementaire :
• La Loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt (LAAF), définit à l’article L. 112-1-3
du code rural et de la pêche maritime « Les projets de travaux, d'ouvrages ou d'aménagements
publics et privés qui, par leur nature, leurs dimensions ou leur localisation, sont susceptibles
d'avoir des conséquences négatives importantes sur l'économie agricole font l'objet d'une étude
préalable… » ;
• Cette loi est entrée effectivement en application avec le décret n° 2016-1190 du 31 août 2016.
Le décret précise les cas et conditions de réalisation de l'étude préalable qui doit être réalisée
par le maître d'ouvrage d'un projet de travaux, d'ouvrages ou d'aménagements susceptible
d'avoir des conséquences négatives importantes sur l'économie agricole. Cette étude comporte
notamment les mesures envisagées par le maître d'ouvrage pour éviter et réduire les effets
négatifs notables du projet ainsi que des mesures de compensation permettant de consolider
l'économie agricole du territoire ;
• Ce décret précise les situations d’application à travers la définition de trois conditions devant
être cumulées, et sont retranscrites dans le tableau ci-dessous.
Condition de nature
Installation classée pour la protection de l’environnement soumise à
autorisation
=> Etude d’impact environnemental systématique (R.122-2 du code
de l’environnement).
Condition de localisation
Le projet est situé en zone A au PLU de Mana (en cours de révision).
Une activité agricole est effective dans les 5 années précédant la date de
dépôt du dossier de demande d’autorisation, d’approbation ou
d’adoption du projet.
Condition de consistance
La surface prélevée de manière définitive par le projet est supérieure au
seuil de 5 ha (seuil fixe par défaut de prescription régionale par le décret
n°2016-1190 du 31 août 2016)
Tableau 1. Tableau récapitulatif des 3 conditions cumulatives d’application du décret n° 2016-1190 du 31 août 2016.Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 2
La prise en compte du périmètre global du développement de ce projet (au titre du dernier alinéa du III
de l'article L. 122-1 du code de l'environnement) n’évalue qu’à 3,99 ha les surfaces agricoles (ou
naturelles) artificialisées et/ou aménagées pour les besoins du projet, selon le détail fourni dans le
tableau ci-dessous. A ce titre, les pistes ont une double vocation entretien industriel / agricole, et
conserveront la vocation agricole après la durée de vie du projet, elles ne constituent donc pas des
surfaces prélevées de manière définitive, mais plutôt un aménagement accessoire de la mise en valeur
agricole (cf. chapitres 3 et 4, paragraphes concernés), et les surfaces réellement prélevées de manière
définitive à l’activité agricole concernent de fait seulement 0.71 ha.
Surface Surface [ha]
Surface clôturée du projet 98,8
Surface projetée des modules PV 32
Surface des bâtiments 0,43
Surface des pistes 3,29
Surface imperméabilisée 0,61
Surface artificialisée / imperméabilisée (en dehors des pistes) 0,71
Surface artificialisée + pistes 3,99
Tableau 2. Tableau récapitulatif des surfaces artificialisées par le projet.
Le projet de ferme agrivoltaïque d’ALBIOMA n’est donc pas soumis à l’étude préalable et mesures de
compensation collective agricole selon le code rural (décret n° 2016-1190 du 31 août 2016).
Toutefois, les impacts (positifs et négatifs) sur l’activité agricole ne sont pas nuls. Par ailleurs, au regard
des exigences du dossier environnemental unique, le volet agricole doit être abordé.
Au regard du contexte innovant de ce projet, Albioma dans un souci de transparence et de présentation
complète des enjeux et avantages de ce projet et du couplage agrivoltaïque a souhaité développer un
dossier qui reprend les principales rubriques de l’étude agricole préalable prévues par l’article D. 112-
1-19 du décret n°2016-1190 du 31 août 2016. Ainsi, l’étude présentée comprend :
• 1° Une description du projet et la délimitation du territoire concerné ;
• 2° Une analyse de l’état initial de l’économie agricole du territoire concerné. Elle porte sur la production
agricole primaire, la première transformation et la commercialisation par les exploitants agricoles et
justifie le périmètre retenu de l’étude ;
• 3° L’étude des effets positifs et négatifs du projet sur l’économie agricole du territoire. Elle intègre une
évaluation de l’impact sur l’emploi ainsi qu’une évaluation financière globale des impacts, y compris les
effets cumulés avec d’autres projets connus ;
• 4° Les mesures envisagées et retenues pour éviter et réduire les effets négatifs notables du projet. L’étude
établit que ces mesures ont été correctement étudiées. Elle indique, le cas échéant, les raisons pour
lesquelles elles n’ont pas été retenues ou sont jugées insuffisantes. L’étude tient compte des bénéfices,
pour l’économie agricole du territoire concerné, qui pourront résulter des procédures d’aménagement
foncier mentionnées aux articles L. 121-1 et suivants ;
• 5° Le cas échéant, les mesures de compensation collective envisagées pour consolider l’économie agricole
du territoire concerné, l’évaluation de leur coût et les modalités de leur mise en œuvre.|
rganabo |:
+
| Poste source EDF d'O } FE \
| | Site d'implantatio
OP APPRCICE
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 3
CHAPITRE I : PRESENTATION DU PROJET
I.1. Présentation du projet et objet de l’opération :
I.1.1. Localisation du projet :
Le projet est implanté sur le territoire de la commune de Mana (Guyane), au lieu-dit Laussat. Le projet
s’intègre au droit de l’élevage bovin géré par la SCEA BENTH, sur sa partie Nord au-dessus de la piste
forestière dite Dégrad Florian.
Figure 1. Localisation du projet.
RAPPEL DU DECRET :
« L’étude préalable comprend :
1° Une description du projet et la délimitation du territoire concerné (…) »oc SE À
/ sd re
4
3 Zones de Consommation
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 4
I.1.2. Contexte territoriale du projet :
La Guyane est un territoire qui connaît une expansion rapide de sa population. La croissance moyenne
annuelle est de 2,4% sur la dernière décennie, avec des taux supérieurs à 3% sur l’Ouest Guyanais sur
les 5 dernières années (source INSEE1).
Les modélisations démographiques prospectives annoncent un possible doublement de la population
d’ici à 2050, avec pour contribution importante de l’Ouest guyanais, qui participe déjà à la croissance
démographique régionale à hauteur de 43%. Ce dynamisme démographique est porté par l’excédent
des naissances sur les décès, grâce à la jeunesse de la population et à une fécondité plus élevée.
Le réseau guyanais de transport d’électricité (réseau HTB2) n’est pas interconnecté avec le Brésil et le
Suriname. Il s’étend le long du littoral sur 414 km, depuis Saint-Laurent-du-Maroni jusqu’à
l’agglomération de Cayenne. Les moyens de production sont essentiellement situés dans la zone
littorale et connectés au réseau de transport d’électricité HTB. Dans l’attente de la mise en place de
moyens de production d’électricité perennnes, et pour pallier les coupures d’alimentation électrique
observées, des moyens complémentaires ont été installés au poste de Margot depuis Janvier 2017.
L’ouest Guyanais est donc principalement approvisionné en électricité grâce à des groupes électrogènes
au diesel et doit faire face au vieillissment de ses outils de production. Dans ce contexte, le territoire
s’est fixé pour objectif de sécuriser l’approvisionnement en électricité de ses populations en
développant de nouveaux moyens de productions à partir d’énergies renouvelables.
Figure 2. Localisation des zones de consommation électrique en Guyane. Source : PPE 2018-2023.
1 INSEE - Institut national de la statistique et des études économiques
2 HTB – Réseau de transport Haute Tension B de l’électricitéEtude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 5
Dans ce contexte, le territoire s’est fixé un objectif de sécuriser l’approvisionnement en électricité de
ses populations en développant de nouveaux moyens de production à partir d’énergies renouvelables.
La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie de Guyane prévoit en conséquence « la mise en service
d’un moyen de base à puissance garantie de 20 MW dans l’ouest (hors besoins miniers) entre 2021 et
2023 en privilégiant les moyens de production à partir de sources renouvelables de puissance garantie
fournissant des services système » (art. 7.4). A préciser que l’ordonnance du 1er Mars 2020 permet à la
PPE de valoir volet énergie du SRCAE3.
Pour répondre à ces enjeux et contribuer à sécuriser le réseau local, la société Albioma s’est rapprochée
d’EDF Guyane afin de proposer un projet de centrale agrivoltaïque hybride à puissance garantie installée
sur le territoire de Mana et alimentée par deux sources d’énergies renouvelables. Cette installation est
constituée d’un parc photovoltaïque en synergie avec un élevage bovin et couplé à un ensemble de
batteries de stockage ainsi que de générateurs fonctionnant au biocombustible.
Elle permet :
• De produire localement une énergie propre, locale et renouvelable ;
• De rendre les mêmes services réseaux qu’une centrale biomasse à un prix compétitif ;
• De fournir à EDF une énergie prévisible de puissance constante garantie 24h/24 et 7j/7 ;
• D’assurer une meilleure sécurité du réseau et de fournir des services au gestionnaire de réseau ;
• De répondre au besoin de localisation exprimé par la PPE grâce à la proximité immédiate du
poste source d’Organabo (à moins de 700 m).
Figure 3. Schéma de fonctionnement des installations de la centrale « PV garanti ».
3 SRCAE - Schéma régional climat air énergieEtude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 6
Le profil d’injection proposé à EDF Guyane est le suivant :
• Une modulation de l’injection est possible entre le jour et la nuit avec un delta de 30 %, soit 10
MW nets en journée et 7 MW nets la nuit pour le projet présenté ;
• Une plage jour fixée entre 8h et 22h et une plage nuit fixée entre 22h et 8h afin que la plage
jour se termine après la fin du pic de consommation du soir.
Le projet présenté répond à chacun des besoins exprimés par la PPE :
• Il est situé dans l’Ouest Guyanais et connecté au poste source d’Organabo ;
• Il fournit un moyen de base à puissance garantie (10 MW) avant 2023 ;
• Il utilise des sources renouvelables (solaire, biocarburant) ;
• Il fournit des services au système ;
• Il permet une production de base d’environ 72 GWh/an à partir d’énergies renouvelables (non
intermittente), soit une augmentation d’environ 8 % de la part des énergies renouvelables dans
le mix électrique de la Guyane, et permet donc de diminuer la dépendance du territoire aux
énergies fossiles.
Le projet est conçu pour injecter une puissance maximale de 12MW sur le réseau.
I.1.3. Description synthétique du projet :
La centrale regroupe :
• Une centrale agrivoltaïque de 60 MWc avec des trackers solaires, des onduleurs
photovoltaïques et des transformateurs associés, qui produira environ 80% de l’énergie injectée
sur le réseau ;
• Un stockage stationnaire avec batteries Li-ion d’une capacité d’environ 133 MWh, les
convertisseurs de puissance, les systèmes de régulation et de contrôle, ainsi que les
transformateurs associés ;
• Des auxiliaires assurant le maintien de l’installation en conditions nominales (pompes,
refroidissement non évaporatif, contrôleurs) ;
• Un générateur d’appoint fonctionnant au biocarburant (biodiesel B100), qui produira environ
20% de l’électricité injectée sur le réseau, d’une puissance de 6 MWe composé de 5 moteurs
de 1,2 MWe chacun, avec les régulateurs et les transformateurs associés, abrités par un
bâtiment ;
• Un dispositif inertiel ;
• Un poste de livraison vers le réseau électrique ;
• Un bâtiment d’exploitation ;
• Deux bâtiments agricoles de 200 m² pour les animaux.
Chacun de ces éléments est décrit plus en détail dans la notice de description du projet, et de manière
plus succincte dans les paragraphes qui suivent. Leur implantation générale est présentée ci-après.Panneaux
Régulateurs
Poste de livraison
Auxiliaires
Générateur
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Figure 4. Implantation des principaux éléments de la centrale.LL Panneaux photovoltaïques Clôtures
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La centrale agrivoltaïque s’étend sur une superficie de 98,8 ha de surface clôturée (clôtures dites « anti-
intrusives » pour ne pas confondre avec les clôtures agricoles), avec une implantation des panneaux
selon la carte ci-après et qui représentent 32 ha de surface projetée au sol (environ 64 ha en considérant
les allées). Cette installation solaire représente une puissance de 60 MWc. Toute l’énergie produite est
injectée sur le réseau EDF-SEI, déduction faite de la consommation et des besoins internes du site.
Il est à noter que certaines zones comportent des pentes marquées. La pose des panneaux y nécessitera
une attention particulière.
La future centrale comportera 1 bâtiment technique « poste de livraison et de supervision », 4 bâtiments
comprenant le « stockage », 1 bâtiment poste de garde, 1 bâtiment administratif, 1 bâtiment groupes,
2 bâtiments agricoles, 30 bâtiments comprenant des « onduleurs », 30 bâtiments comprenant des «
batteries » et 1924 tables agrivoltaïques de 78 panneaux solaires. Cela représente donc 150 072
panneaux pour une surface totale de 332 025 m². L’exploitation de la centrale est prévue sur 25-30 ans.
Figure 5. Plan d’implantation des panneaux agrivoltaïques.Ho
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I.2. Spécifications techniques du projet :
I.2.1. Type de structure et implantation :
Sur le site du projet, la solution mobile est apparue comme la plus adaptée, à la fois pour maximiser le
rendement et pour correspondre au mieux à la courbe d’injection sur le réseau souhaitée, et convenant
parfaitement à l’activité agricole (troupeaux, tracteurs…) puisque les panneaux sont suffisamment hauts
et d’inclinaison modulable / pré-programmable pour ne pas limiter ou contraindre les activités
d’élevage.
La hauteur des tables en position horizontale a été limitée à un maximum de 3 m, ce qui facilite
l'intégration du projet au niveau visuel tout en optimisant la puissance installée.
Les panneaux solaires sont installés sur une structure mobile orientable suivant un axe est-ouest. Leur
orientation est limitée à plus ou moins 15° d’inclinaison en présence des animaux (soit un point bas de
hauteur 1,95 m) afin de permettre leur libre circulation. En l’absence d’animaux, la plage maximale
d’orientation peut varier de plus ou moins 50° d’inclinaison.
La gestion de ces deux configurations se fait par plages horaires fixes ou par activation manuelle
opérable par l’exploitant depuis le système de supervision. Le point bas des panneaux est à 0,9 m de
hauteur en position d’inclinaison maximale. La hauteur des structures en position horizontale est de
2,55 m.
Figure 6. Structures agrivoltaïques adaptées à l’élevage bovin (extrait du permis de construire).
Les structures sont motorisées par des servo-moteurs de 24 V. Chacune supporte 76 panneaux. Ces
structures s’adaptent à la topographie du site, évitant ainsi tout terrassement et accroissant la capacité
du parc solaire à suivre le relief du site. La flexibilité des rails de fixation assure en effet la compensation
des irrégularités du sol jusqu’à une inclinaison de plus ou moins 10° sur la longueur du support, ce qui
permet une pose des modules d’emblée parallèle au sol.
Les panneaux sont posés sur des rails en aluminium, eux-mêmes reposant sur des pieux métalliques
enfoncés dans le sol. Ces-derniers sont maintenus grâce à des systèmes de fixation adaptés aux
conditions locales de vent et aux contraintes de frottement avec les animaux.
La mise en place de ces systèmes de fixation suppose que les panneaux ne soient pas collés les uns aux
autres. De fait, ils sont séparés d’environ 4 cm sur la hauteur et sur la longueur d’une table de panneaux,
ce qui permet à l’eau de circuler librement entre les panneaux.
Les structures porteuses sont conçues afin de permettre une réalisation rapide du projet, de limiter ses
effets négatifs sur le paysage et de permettre la réversibilité du montage en fin d’exploitation.
La conception et le dimensionnement de la structure seront validés par un bureau de contrôle
indépendant afin de garantir la résistance et la pérennité de la solution technique adoptée.[__] Périmètre du projet
Clôtures anti-intrusive
F | Ü, Pastorale 1-# 51:ha --- Nouveau réseau de pistes Rd
internes au projet
:_ Bâtiments agricoles
(existants ou en projets)
Etendues des trois 7. U. Pastorale 2 + 45 ha
Unités Pastorales
U. Pastorale 3 :4664%te
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I.2.2. Agencement dans l’espace prairiale :
L’espacement entre les rangées de modules dépend de 4 paramètres :
• La ratio d’occupation de la centrale (MWc/ha) ;
• La perte de productible liée aux effets d'ombrage d'une rangée ;
• Les contraintes de circulation entre les installations pendant la construction et l’exploitation ;
• L’éclairement de la végétation sous les modules afin de garantir une couverture végétale
suffisante et nécessaire au pâturage bovin.
Ce sont les caractéristiques du site (inclinaison du terrain, situation géographique, coactivité) et la
hauteur des modules, ainsi que le compromis entre productible et puissance qui déterminent l’intervalle
nécessaire entre les rangées de modules.
Une distance inter-rangée de 4,25 m a été retenue et la superficie non couverte par les éléments de
construction représente 68% du site clôturé (32 ha de panneaux et 0.71 ha de bâtiments sur 98,8 ha)
afin de limiter l’impact sur l’activité d’élevage, mais surtout assurer des prairies productives post
restauration de ces dernières avec des espèces ombrophiles et héliophiles adaptées à chaque zone.
Figure 7. Schéma de représentation de la gestion de l'espace et des prairies.
A savoir également que ces pâtures s’intègrent dans un réseau plus important de parcelles définies en
trois Unités Pastorales (UPs), permettant de gérer 3 troupeaux de manière distincte pour une surface
évaluée entre 160 et 170 ha (hors nouvelles zones prévues à la mise en valeur saison sèche 2020).
Figure 8. Repositionnement du projet dans les Unités Pastorales associées.
(a) 32 ha de panneaux
(a + b) 64 ha de panneaux + allées
(a + b + c) 103 ha de surfaces pâturables
au sein de l’enceinte sécurisée
a
b c