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Arrêté - Préfecture - Guyane - 011135 223 DE004 B EIE 2021 04 15 avec annexes V3 3 2
Document publié le Vendredi 1 janvier 2021
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - 011135 223 DE004 B EIE 2021 04 15 avec annexes V3 3 2)
Thèmes du document : Espaces terrestres et maritimes, Animaux, Environnement,
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 63
C’est ainsi qu’un programme de pilotage / suivi, sur la base des programmes SYSFOU d’IKARE, et
GUYPATUR de la chambre d’agriculture, a été défini avec l’équipe de la chambre d’agriculture. Ce
programme est constitutif des compensations collectives consentis par le porteur de projet.
V.2. Description du contenu général de ce programme :
V.2.1. Phasage de la mission :
Phase 1 – 18 mois – phase préparatoire et travaux - assistance à maitrise d’ouvrage permettant d’offrir
du conseil, de l’accompagnement et de l’aide à la coordination.
Phase 2 – 36 mois – programme d’accompagnement de l’agriculteur et d’ALBIOMA dans l’acquisition
de références techniques, la mise en place de procédures / pratiques de bonne gestion, à travers un
programme de suivi de la pousse de l’herbe visant à proposer une amélioration continue du système.
A noter que la phase 1 concerne des mesures de réduction d’impact par un accompagnement expert
en phase travaux. Ce point est bien mentionné dans le chapitre IV, mais par soucis de lecture plus claire
d’un programme complet porté par la Chambre d’Agriculture de Guyane, nous reportons cette phase
dans cette partie.
V.2.2. Détail du contenu de la mission :
En phase 1, la mission d’accompagnement concerna notamment :
• L’affinage des procédures de fonctionnement avec l’agriculteur ;
• La proposition des choix techniques et de matériels (semences, adduction d’eau, abreuvoir,
type de clôture, etc.) et leur spatialisation finale ;
• L’encadrement et le conseil sur les chantiers de restauration des prairies et de modernisation
de l’exploitation ;
• L’évaluation des stratégies compensatoires en phase travaux pour compléter l’alimentation des
bovins dont une partie des surfaces seront mises en défend (cultures dérobées, achat de bottes
de foins, délocalisation des troupeaux, clôtures et gestion des espaces, etc…) ;
• Affiner les protocoles de la phase 2 et prévoir les matériels / équipements pour les suivis…
En phase 2, la mission concernera notamment en préparatoire :
• Dimensionnement des protocoles ;
• Dimensionnement du suivi technique ;
• Mise en place des protocoles ;
• Mises en place du suivi technique ;
• Acquisition des équipements complémentaires…
Les protocoles et suivis porteront sur le comportement du système fourrager conduit sous panneaux
solaire le système étant composé :
• Du Sol – pédologie, eau, carbone ;
• De la Surface Fourragère – qualité fourragère, productivité de la biomasse ;
• De la lumière – impact qualifié et quantifié de l’ombre des panneaux ;
• Des Bovins alloués à la surface fourragère – zootechnie, suivi sanitaire et éthologie ;
• Au Social – interface compréhensive agriculteur / industriel ;
• L’approche Technique et Economique du Système – aide à la décision, scénarios
économiques, modèles prédictifs…S2 2021 2022 2023 2024 2025
Phase 1 - Accompagnement de la phase Rémunération 11707,33€ | 23414,67€
travaux et préparation au programme de
suivi des prairies Dépense 9 950,33 € 19 900,67 €
264 687,00 € 21 657,67 € 43 315,33 € 65 238,00 € 65 238,00 € 69 238,00 €
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 64
La Chambre d’Agriculture interviendra pour mettre en place les protocoles d’étude du Système sur la
première phase du projet, ainsi que sur le suivi et l’appui technique du projet en deuxième phase.
De la même manière un appui technique de l’éleveur sera mené afin de l’accompagner dans le
changement des pratiques.
Le but des actions réalisées par la Chambre sera dans un premier temps d’éprouver se système de
conduite, de le caractériser et le référencer.
Afin d’oublier aucun paramètre essentiel à la définition d’un tel système, il est envisagé de faire appel
aux structures de recherche (Cirad, Idele, Inrae et autres) via un appel à projet, AMI ou autres. Le tout
sera réaliser en respectant les cotes part en règles de financement public. Les thématiques de recherche
associées pourraient être :
• Séquestration et bilan carbone ;
• Economie d’eau et résilience au changement climatique des systèmes agrivoltaïques ;
• Zootechnie et gain de productivité ;
• Ethologie et bien-être animal ;
• Micro-économie agricole ;
• …
V.3. Budget du programme :
Le budget construit par la chambre d’agriculture, dont le détail est transmis en annexe, prend en compte
l’ensemble des coûts associés à un tel programme de conseil agricole et recherche appliquée sur un
terrain isolé, à savoir :
• Les dépenses de personnel du conseiller système ;
• Les dépenses de personnel du conseiller fourrage ;
• La gestion administrative du programme ;
• Les frais d’équipement des postes (véhicule et téléphone) ;
• Les charges courantes (carburant, perdiem déplacement) ;
• Les analyses fourragères en laboratoire ;
• Les analyses de sol en laboratoire ;
• Le développement d’application numérique type calendrier de pâturage ;
• Les matériels (informatique, terrain) ;
• Les besoins en communication et vulgarisation.
Figure 41. Synthèse pluriannuelle du budget du programme de suivi de la chambre d'agriculture.Description Invest. | Evol CA/an
Effet positif indirect - Pistes internes
Modernisation du réseau de piste interne agricole (7,3 km), contribuant à une
meilleure gestion et surveillance du troupeau.
Entretien supporté par l'économie du projet - coûts évités pour l'agriculteur.
365 000,00 € Non Eval.
Effet positif direct - Bâtiments agricoles
Modernisation de l'exploitation avec la construction de deux bâtiments agricoles de
contention, contribuant à une amélioration de la gestion des troupeaux. 116 000,00 €
Effet positif indirect - Forage
Modernisation de l'exploitation par la mise en place d'eau courante par trois
forages, un par unité pastorale. 54 000,00 €
Effet positif direct - Adduction d'eau
Modernisation de l'exploitation par la mise en place d'un réseau d'eau pour
l'abreuvement et la mise en place d'abreuvoirs souples et mobiles, contribuant à
l'amélioration des conditions d'élevage, du bien-être animal et des paramètres
zootechniques.
10 000,00 €
Effet positif direct - Choix des structures
Structures photovoltaïques adaptées à la poursuite de l'activité d'élevage.
Limitation des effets du rideau de pluie par le système tracker.
Amélioration des conditions d'élevage par l'apport d'ombrage.
Effet positif des piliers sur le bien-être animal (grattage, déparasitage...)
Effet positif direct - Clôtures anti intrusives
Mise en place de 8,5 km de clôture anti-intrusive, avec vidéo surveillance.
Entretien supporté par l'économie du projet - coûts évités pour l'agriculteur. 2 550,00 €
Impact négatif - Artificialisation
Perte d'une surface de 0,71 ha pour les besoins en bâtiments du projet
{onduleurs, unité biodiesel, technique...). 1 000,00 €
Mesure de réduction / évitement - Clôture phase travaux
Investissement dans des clôtures mobiles pour adapter la gestion du pâturage hors
zones mises en défend pendant la phase travaux. 13 500,00 €
Mesure de compensation interne - Restauration réseau de clôtures
Modernisation de l'exploitation par restauration du réseau de clôture post travaux,
et mise en place de barrières métaliques pour faciliter les transferts de troupeaux. 47 500,00 €
Mesure de réduction / évitemment - Foin phase travaux
Mesure de sauvegarde en phase de travaux, par l'apport exogène de foin pour palier
à la mise en défend de surfaces pendant les travaux. 115 230,00 €
Mesure de compensation interne - Restauration des prairies
Remise en état de 103 ha de prairies, avec des espèces adaptées à la pleine lumière
et à l'ombrage sous les panneaux. Contribue à améliorer la valeur des prairies et la
qualité de la ration, influançant la productivité des troupeaux.
162 200,00 € 24 900,00 €
Mesure de compensation collective - Programme Chambre d'Agriculture
Mise en place d'une mission d'accompagnement en phase travaux sur 18 mois.
Mise en place d'un programme d'acquisition de références, ouvert aux programmes
de R&D avec des partenaires recherche (CIRAD), et permettant d'opérer une
amélioration continue du fonctionnement agriculteur / industriel sur les trois
premières années.
264 687,00 €
Mise en place d'un suivi sanitaire et ethologique par un vétérinaire, en
collaboration avec le programme de la Chambre d'Agriculture de Guyane 12 000,00 €
TOTAL 1 148 117,00 € 26 450,00 €
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 65
CHAPITRE VI : SYNTHESE
Ce projet agrivoltaïque prend clairement en compte les besoins et contraintes de l’élevage tant en phase
travaux, qu’en phase exploitation. Il conduit à une modernisation importante des infrastructures
agricoles, à une amélioration notable du bienêtre animal, et à une augmentation de la productivité des
troupeaux à travers un investissement direct et indirect d’un montant d’environ 1,5 millions d’euros, et
une amélioration du chiffre d’affaire estimé à 26 450 euros / an sur 30 ans.
Tableau 19. Tableau de synthèse.Centrales
classiques au sol
L'agriculture est symbolique
(ex : apiculture, pâturage)
Centrales sur-
élevées à double
production
PV Statique ou dynamique
standard sans adaptation
au profit des cultures
Serres solaires
Serres fermées avec des
panneaux PV fixes
Agrivoltaisme
Dynamique
Panneaux mobiles avec
contrôle adaptatif
favorisant les cultures
Ref : Sun’R/ Tresserre
+44
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 66
Les caractéristiques qui définissant ce projet le classifie dans la catégorie d’Agrivoltaïsme Dynamique
selon les définitions portées par l’INRAE et présentées au colloque de l’INES en Novembre 2019 à
Bordeaux47. C’est donc un projet très qualitatif qui doit être considéré comme une réelle coactivité
agrivoltaïque.
Effectivement, le projet est caractérisé par des trackers (panneaux mobiles), sur lesquels le porteur de
projet et l’agriculteur ont un contrôle notamment de l’inclinaison des panneaux pour laisser paître les
animaux et passer les tracteurs, ce contrôle est pré-programmable et adaptable en cas d’imprévus, le
projet prend en compte la modernisation de l’exploitation à tous ses niveaux (clôtures, pistes,
bâtiments…), travaille sur l’amélioration des paramètres de productivité et la zootechnie (adduction
d’eau propre, amélioration du fourrage, ombrage aux animaux…), et recherche une amélioration
continue de la gestion du site avec le programme de suivi présenté en chapitre V en partenariat avec la
chambre d’agriculture, et qui sera ouvert à d’autres programmes de recherche plus pointus.
Tableau 20. Extrait de la présentation de Christian DUPRAZ (INRAE) à la conférence de l’INES en Novembre 2019 à Bordeaux.
Pour conclure, le schéma page suivante propose une analyse comparative de quatre scénarios
d’aménagement agricole :
• Scénario 1 – représentant l’état initiale des prairies en Guyane ;
• Scénario 2 – représentant un état optimum de prairies bien gérées ;
• Scénario 3 – représentant une optimisation et une diversification par le sylvopastoralisme ;
• Scénario 4 – représentant une optimisation et une diversification par l’agrivoltaïsme.
Ces quatre scénarios sont comparés par le LER ou Land Equivalent Ratio, qui permet de comparer
l’optimisation du foncier sans déséquilibre lié à une approche économique (où l’énergie pèserait
beaucoup trop sur l’agricole).
C’est une synthèse schématique de l’ensemble des éléments analysés dans ce dossier et qui conclut très
favorablement en faveur de l’agrivoltaïsme dans le contexte d’élevage tropical de bovins.
47 Colloque INES « Solaire, transition agricole et énergétique : les conditions de la réussite » : https://www.ines-
solaire.org/fr/evenements/precedents-evenements/agrivoltaisme/ETAT INITIAL DES PARCELLES
Biodiversité élevée
Rares haies vives peu
productives et non
entretenues
Pâture dégradéc ct X présence d'adventives
0,4 - 0,6
POTENTIEL NATUREL DES PRAIRIES 973
Pâture complète,
homogène et productive
Amélioration possible
avec association de
légumineuses
X Rares haies vives peu
entrelenues
banque de protéine pérenne et
suffisante
LER
OPTIMISATION AGROFORESTIERE
Pâture complète,
homogène et productive
Diversification et/ou
coactivité forestière
Banque de protéine
pérenne sous
ombrage
Santé animale,
alimentation et GMQ
améliorés
COACTIVITE SOLAIRE 4 Pâture homogène et
productive
Diversification et/ou
coaclivilé solaire
Banque de protéine
pérenne sous ombrage
Santé animale,
alimentation et GMQ
améliorés
Modernisation de
l'exploitalion (eau,
électricité, piste...)
Possible érosion dela XX
panneaux (10-20%)
LET | =R LER
F gricole
0,5-0,8| | 0,9-11 | RME
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 67
Figure 42. Schéma de synthèse comparant différent scénarios d’aménagement sur la base du LER = Land Equivalent Ratio. Source : SIMA-PECAT.Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 68
ANNEXE 1 - FICHE D’INVENTAIRE TERRAIN QUALITE DES PRAIRIES
Ce formulaire s’appuie sur le travail de synthèse fourni par IKARE dans son manuel technique de
l’élevage en Guyane48, et a été adapté par SIMA-PECAT depuis quelques années en utilisation courante
sur des diagnostics d’exploitation en Guyane et aux Antilles. Ce formulaire est perfectible, notamment
en prenant en compte l’avènement de nouvelles techniques innovantes de conduite d’élevage (gestion
tournante des prairies, agroforesterie, prairie fleurie, apports externes aux sols…) qui pour l’instant sont
rares, voire inexistantes.
Il est une base intéressante pour permettre de comparer des prairies entre elles sur leurs aspects
qualitatifs et quantitatifs, et ainsi indirectement d’approcher un potentiel économique à l’hectare de la
valeur des parcelles observées. Cette approche est bien adaptée au contexte d’un élevage extensif non
complémenté, puisque le fonctionnement est assuré exclusivement par l’herbe aux champs. Elle est
plus discutable dans le cadre d’une exploitation complémentée puisque tout dépend du volume de
compléments apportés et son origine (externalité ou production sur la ferme), ainsi que des gains de
productivité engendrés. Toutefois, peu importe la valeur de chiffre d’affaire fixé en sortie, l’outil restera
bon pour faire du relatif et du comparatif entre deux parcelles, ou entre un état initial et un état final
de la prairie.
L’état de référence d’une prairie est défini comme un objectif atteignable d’une prairie homogène et
productive définie dans le tableau de synthèse comme la classe 5. En Guyane selon le niveau de
technicité des éleveurs, les capacités financières et le niveau d’implication, une grande partie des
élevages n’atteint pas cet objectif.
Les montants des chiffres d’affaires par hectare (ensemble des recettes perçues) dans le cadre d’un
élevage extensif bovin, non complémenté, et non labellisé AB, ont été évalués par recoupements de
différentes informations et données (bureau d’étude, techniciens agricoles, agriculteurs professionnels,
instituts techniques, chambre d’agriculture de Guyane…) et sont traduites dans le tableau ci-dessous.
Les valeurs exposées dans le RTE 201949 ont été conservées basses à la demande des coopératives et
des interprofessions (Coms. Pers. Guyane Consult) afin de ne pas produire des NTE avec des modèles
économiques non atteignables par les porteurs de projets agricoles en cours d’installation. Les données
économiques du RTE 2019 se situeraient entre la classe 2 et 3, la classe 5 constituant en quelques sortes
« l’élite » de l’élevage en Guyane (valeur de référence = objectif à atteindre).
TABLEAU DES CORRELATIONS ECONOMIQUES :
Classe Description Note CA potentiel Classe 1 Très mauvaise < 11 500 € CA/ha/an Classe 2 Mauvaise 11 et <14 750 € CA/ha/an Classe 3 Moyenne 14 et <17 1000 € CA/ha/an Classe 4 Productive (Réf RTE) 17 et <20 1250 € CA/ha/an Classe 5 Productive et qualitative > 20 1500 € CA/ha/an
48 http://www.ecofog.gf/giec/index.php?lvl=author_see&id=181
49 RTE 2019 = Référentiel Technico Economique de la Guyane ; https://europe-guyane.fr/europe/referentiel-
technico-economique-agricole-de-la-guyane-2019Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 69
1) Estimation du rendement de la prairie évaluée en quantité de MS/ha/an de biomasse fourragère produite :
< 5 Teq/MS/ha/an De 5 à 10 Teq/MS/ha/an > 10 Teq/MS/ha/an Faible productivité – type savane,
prairie pauvre ou très dégradée
Productivité moyenne – type prairie
plantée peu entretenue et surpâturée
Productivité bonne – type prairie
entretenue et fertilisée
2) Régularité de la production au cours de l’année – comportement en saison des pluies et saison sèche :
Sensibilité forte aux excès d’eau et
à la sécheresse
Ralentissement marqué et
jaunissement à la saison sèche
Bonne régularité et maintien d’une
croissance de base en saison sèche
3) Qualité du fourrage appréciée par l’appétence en prairie :
Refusé ou mal mangé Bien mangé Très bien mangé
4) Proportion de légumineuses dans le fourrage :
0% - Absence de légumineuses
fourragères dans la prairie
<10% - Concurrencée par les
graminées et/ou surconsommée
par surpâturage
10 à 20% - Bien présente /
amélioration la ration
5) Qualité de la flore prairiale - le fourrage est-il vert tendre / luisant au soleil :
Non – prairie composée de vieilles
tiges dures, veilles et/ou fanées
Moyennement – fourrage
vieillissant et/ou en carence
Oui – fourrage composé de jeunes
tiges en pleine croissance
6) Présence d’une flore indésirable non consommée et encombrante, que ce soit des végétaux spécifiques des zones humides et/ou des arbustes et petits ligneux :
> 20 % - parcelle très sale en cours
de fermeture
Entre 5 et 20 % - parcelle sale dont
les rebus ne sont pas gérés et
pouvant découler d’un surpâturage
< 5% - parcelle entretenue, avec
gyrobroyage des rebus et respect
des cycles de pâture / repos
7) Présence d’une flore toxique ou présentant des risques :
> 2% Entre 0 et 2 % 0% i. Présence en quantité nécessitant un
traitement
ii. Présence en quantité nécessitant
une surveillance
iii. Absence totale
8) Densité de couverture des espèces prairiales exprimée par le pourcentage de vide (terre à nue) :
> 20 % - prairie dégradée Entre 0 et 20% - prairie discontinue et surpâturée
Pas de vide – prairie en bon état et
continue
TOTAL DE LA NOTE
T. i x 1 = T. ii x 2 = T. iii x 3 =
Note de la parcelle = ∑ [T. i ; T. ii ; T. iii] = / 24Races : Brahrmar 4 , , | BOVINS NON COMPLEMENTES À Éaccohre
Noms:
Anglais : Br
Portugais:
Elevage en pâturage en rythme de croisière - Commercialisation : coopératives, boucheries
Reéglementations : vaccination anti-rage
CONDUITE D'ELEVAGE (unité : vache productive) _—
Reproducteurs: anti-parasitaires 2 fois/an
Veaux : désinfection du nombril et injection fer
_
Taux de mise bas : 45%
A
o,
Mäles : 10%, 220 kg, 7 ans | age : 9mois
Fernelles : 10%, 200 kg, 12 ar: | 20 % de pertes
| Î 2% de pertes
À 0,35 bœufs engraissé/an |
Abatage : 32 mois
Poids vif : 380 kg
Poids carcasse : 190 kg
Troupeau à la reproduction : 0,3 kg de farine de riz (rendement carcasse : 50%)
Compléments minéraux : 40 q
et vitamines à la naissance + 3 vermifuges en
moyenne jusqu'au sevrage
Autres opérations: Castration, bouclage
© CHIFFRES CLÉS
Première reproduction: 36 mois -400 kg
Intervalle vêlage-vêlage : 550 à 600 jours
1 taureau pour 30 vaches
GMQ à l'engraissement : 200 à 350 g/j
Chargement moyen: 1 vache suitée/ha
RECOMMANDATIONS/OBJECTIFS
Amélioration des pâturages (amendements,
fertilisation, associations)
Complémentation des mères
Complémentation à l'engraissement
+ Poids carcasse supérieur à 200 kg, le prix de
vente passe de 3,80€/kg à 5e/kg
A FACTEURS LIMITANTS Besoins en foncier importants
Maîtrise de la reproduction
Besoin d'une bonne technicité
Qualité des pâturages
Investissement de départ important et viabilité
économique à partir de 8-10 ans
RES)
[ BOVINS NONCOMPLÉMENTÉS ) SS _Al
+ Coûts MO non pris en compte
INFORMATIONS ÉCONOMIQUES
"= AUTRES INFORMATIONS + Aides disponibles: POSEI et ICHN
(voir le détail des aides en annexe)
sf ELÉMENTS DE VARIATIONS + __ Aléas climatiques, importations(RSA)
+ _ Etat corporel des animaux, maladies
+ Entretien du pâturage
PRODUITS
Nombre de bovins engraissés/mère/an
Perte à l'engraissement
Poids carcasse
Prix (€/kg) 4€
Réformes (10%, 200 kg, 3,8 €/kg) 76€
CHIFFRE D'AFFAIRE (€/vache productive/an) Entretien pâturage
CHARGES
Détail charges
Farine de riz
0,35
2%
190 kg Complémentation minéraux
Soins vétérinaires
MAIN D'ŒUVRE (non prise en compte dans la MB):
1 UTH pour 80 mères reproductives
1 vache suitée demande environ 20 heures de travail/an
+ Coûts main d'œuvre : 200 €/vache suitée/an (SMIC 2019 =
10,03€/h) (temps d'entretien du pâturage non pris en compte)
Quantité (/vache/an) Prix (2019) Coûts/an
Divers (boucles, frais d'abatage, etc.)
CHARGES (€/vache productive/an)
110 kg 0,30€
1,48 €
33€
20 kg 30€
32€
3€
230 €
ee CALCUL DE LA MARGE BRUTE
unité : vache productive/an
TOTAL CHARGES
MARGE BRÜTE
Coûts de productions bovins allaitants sans
complémentation (£/vache suitée/an)
33€
30€ B Alimentation farine de riz
BMinéraux
32€ MSoins vétérinaires
3€
B Divers (boucles, etc)
nm Piturage
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 70
ANNEXE 2 - RTE GUYANE 2019 ELEVAGE BOVIN NON COMPLEMENTEl'Europe
2%" DE QE
mo PDRG FEADER 2014-2020 Mesure 4 — Investissements physiques
avec le FÆéADER
TO 4.1.1 - Modernisation des exploitations agrico
Investissements physiques
Aide aux investissements dans les exploitations agricoles
Modernisation des exploitations agricoles
2A
Total des dépenses publiques
Total des investissements publics et privés
Nombre d'exploitations bénéficiant du soutien à l'investissement
pour les exploitations agricoles
1. Description du type d'opération
L'aide vise à soutenir les investissements physiques pour améliorer la viabilité des exploitations agricoles et
leur compétitivité, afin d'assurer la mise sur le marché de produits à un prix et à un niveau de qualité
acceptables pour le consommateur, de développer et d'améliorer la performance des secteurs agricoles de
favoriser la diversification des activités de l'exploitation, dans un souci de respect de l'environnement et de
généralisation de nouvelles pratiques culturales.
Il s'agit de soutenir les investissements matériels et immatériels visant l'amélioration de la performance
économique (accroissement de la productivité, réduction des coûts de production, amélioration des
conditions de travail, les économies d'énergie et la production d'énergie renouvelable (si autoconsommée
par l'exploitation agricole), la gestion raisonnée et économique de l'eau, la mise en valeur de surfaces
agricoles, le développement des productions tout en économisant la consommation d'espaces forestiers,
l'amélioration du bien-être animal, l'optimisation des consommations d'intrants, la gestion des effluents et la
réduction des impacts agricoles sur l'environnement. Ces investissements se feront dans le cadre d'un Plan
d'Entreprise (PE), qui doit être viable économiquement et réalisable par le porteur.
L'ensemble du secteur agricole est composé de quelques grosses exploitations d'élevage et de nombreuses
exploitations de petites tailles, peu mécanisées, avec une production extensive, pas toujours raccordées à
l'eau et à l'électricité. Cependant, conformément à l'article 17(2) du règlement (UE) n°1305/2013, certaines
filières prioritaires ont été identifiées pour bénéficier de l’aide à la modernisation des exploitations. Ces
filières sont particulièrement mises en avant dans l'analyse AFOM et correspondent également aux filières
prioritaires ciblées dans le PRAD car leur développement joue un rôle stratégique pour l'approvisionnement
des marchés locaux : fruits et légumes, élevage bovin, porcin, de volailles de chair, de poules pondeuses,
ovins/caprins, et certaines filières de niche (cacao, café, vanille, plantes aromatiques et médicinales, etc.).
D'une façon générale, l'agriculture en Guyane est jeune et ne parvient pas encore à couvrir les besoins de la
population. Certaines productions sont en bonne voie notamment dans le secteur végétal maraichage et
arboriculture fruitière, tandis que pour d'autres productions des développements importants restent à
réaliser, notamment dans le secteur de l'élevage.
La mise en valeur des surfaces agricoles consiste à enlever de la végétation sur des secteurs de surface
agricole utile identifiés dans les documents stratégiques régionaux (SAR) et documents d'urbanismes des
communes de Guyane afin d'augmenter les surfaces en production et combler les déficits de taux de
couverture.
Cet enlèvement de végétation sur l'emprise à aménager respectera des critères tels que la préservation des
zones humides, des zones de fortes pentes (supérieures à 20%), le maintien de trames vertes et bleues.
st : gui: Pres
REPUMISE PRanÇAI
PAÉTILTURI CUTANS 2D [H]
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 71
ANNEXE 3 – MESURE T0 4.1.1 MODERNISATION DES EXPLOITATIONS :l'Europe
KE avec le F&ADER
a
L'opération devra inclure en cas de pente moyenne des mesures de lutte anti-érosive, et devra préserver la
couche de terre végétale. Telles que prévues dans les objectifs spécifiques du PRAD, ces modalités feront
l'objet d'un cahier des charges pour lequel le prestataire ou l'exploitant en cas d'auto-réalisation s'engagera.
Les défis spécifiques rencontrés par ces différentes filières sont nombreux et affectent la compétitivité des
exploitations :
e Maraïîchage / arboriculture : fortes contraintes exercées par le milieu tropical (manque d'itinéraires
techniques adaptés, alternance des inondations/périodes de sécheresse, variétés mal adaptées au
contexte tropical, ....), faible maîtrise de l'utilisation de la ressource en eau, besoin en drainage / en
irrigation selon la saison
+ Bovins : élevage extensif globalement peu modernisé, forte consommation d'espace pour une
productivité limitée, manque de reproducteurs améliorés, approvisionnement en aliment importé
coûteux, conditions sanitaires souvent médiocres, déficit d'élevages naisseurs/engraisseurs, manque
de professionnalisation des éleveurs, difficulté d'importation de matériel végétal amélioré certifié par
l'Union européenne (ex. semences), aléas de transport pouvant provoquer le retard de livraison de
l'aliment, faiblesse des infrastructures de stockage,
e Porcins : manque de reproducteurs, compétences techniques des éleveurs faibles, état sanitaire des
troupeaux défectueux, une part d'abattage clandestin,
e Ovins / Caprins: manque de reproducteurs, compétences techniques faibles pour la production de
fourrage, état sanitaire des troupeaux défectueux, une part d'abattage clandestin,
+ Volailles de chair : conditions sanitaires délicates, manque d'abattoir agréé, dépendance aux
mportations (aliment, poussins d'un jour, etc.)
« Filières de niche (vanille, cacao, café, cupuaçu, PAPAM) : filières à forte valeur ajoutée encore
embryonnaires, et subissant la concurrence des importations
2. Type de soutien
Subvention
3. Liens vers d'autres actes législatifs
S'appliquent notamment à ces projets :
* le code rural et de la pêche maritime ;
le code de l'environnement ;
le code de l'urbanisme,
l’article 65 du règlement cadre interfonds 1303/2013
le décret national d'éligibilité des dépenses
l'article 45 du règlement FEADER 1305/2013
l'article 69 du règlement (UE) 1303/2013
4. Bénéficiaires sont :
° Agriculteurs
e Groupement d'agriculteurs au sens de l'article 9 du règlement (UE) n°1307/2013 et exerçant une
“activité agricole” au sens de l’art. 4 du règlement (UE) n°1307/2013 e CUMA
Sont exclues : les entreprises de travaux agricoles.
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 72l'Europe
en Guyane
avec le F&ADER
ET
5. Coûts admissibles
Conforme aux dispositions des articles 17 et 45 du règlement (UE) n° 1305/2013, l'aide concerne :
+ les frais généraux liés à l'investissement : études, honoraires d'architectes, diagnostic énergétique
réalisé par un diagnostiqueur agréé et obligatoirement suivi d'un investissement matériel,
prestations de maîtrise d'œuvre et études de faisabilité (définition des travaux, montage des
dossiers de demande d'aides publiques, mesures topographiques, études nécessaires à la bonne
définition et réalisation du chantier, sondages de sols, études ou notices d'impact sur
l'environnement,.....). Ces dépenses sont éligibles dans la limite de 20 % du total de dépenses
éligibles et plafonnées à 1500€ pour les PE ;
+ Et les investissements matériels définis pour chaque filière stratégique prioritaire et visant la
réduction des coûts de production, l'amélioration des conditions de travail, les économies d'énergie
et la production d'énergie renouvelable. A ce titre, sont éligibles les investissements (travaux,
bâtiments, matériel, équipement et infrastructures) portant sur les actions suivantes :
a) Investissements spécifiques secteur « Fruits, Légumes et Horticulture » :
° Acquisition de matériels et d'équipements agricoles,
e Construction, agrandissement, modernisation des bâtiments de stockage
e Equipements pour la culture sous — abris : ossatures et couvertures, etc.
+ Matériel d'optimisation de la gestion de l'eau : systèmes d'irrigation / infrastructures de drainages,
équipement pour le stockage de l'eau et technologie d'évaluation de l'efficience de l'évaluation en
eau.
e Equipement de conditionnement des productions
° Achat de plants (espèces pérennes et semi-pérennes) certifiés par un organisme agréé
b) Investissements spécifiques aux secteurs prioritaires de « productions animales » (bovin, porcin,
ovin/caprin, volailles de chair) :
* Acquisition de matériels agricoles et d'équipements pour la plantation, la culture, le traitement et la
récolte des fourrages (y compris logiciels)
+ Equipements spécifiques à la production animale : clôtures, portails, nourrisseurs, abreuvoirs et
système de distribution d'eau et de maîtrise de sa consommation
Infrastructures de stockage (silos)
Bâtiments d'élevage : travaux de construction, d'agrandissement et de modernisation
Equipements pour l'amélioration de la gestion et du traitement des effluents d'élevage
Investissements réalisés pour des mises aux normes règlementaires dans les conditions exposées
dans la section conditions d'éligibilité
* Autres investissements liés à l'amélioration de la conduite de l'élevage
c) Filières de niche (vanille, cacao, café, cupuaçu, PAPAM) :
+ Matériels, équipements, infrastructures nécessaires au développement de chaque filière
d) Investissements en faveur des économies d'énergie et la production d'énergie renouvelable
+ Matériels visant les économies d'énergie notamment: éclairage spécifique, chauffe-eau solaire,
régulation thermique ou isolation
+ Matériels de production d'énergie renouvelable dédiée à l'autoconsommation sur le site de
l'exploitation : panneaux photovoltaïques, éolienne individuelle ...
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 73l'Europe
°c avec le F&ADER
a
+ Matériels de valorisation sur l'exploitation de la biomasse agricole et des déchets organiques produits sur
l'exploitation et auto-consommés en dehors des installations de méthanisation.
e) Infrastructures et travaux d'aménagement du foncier
° Travaux d'aménagement foncier pour la mise en valeur de parcelles agricoles individuelles (sous
forme de prestation ou d'autoréalisation) ;
+ Raccordement au réseau électrique, voiries et travaux d'accès aux bâtiments et parcelles agricoles
f) Investissements propres aux Coopératives d'Utilisation de Matériel agricole (CUMA)
Les engins utilisés pour la mise en valeur (pelles, bulls, .) sont éligibles dès lors qu'ils sont portés par
une CUMA agréée par le Haut Conseil de la Coopération Agricole.
Le matériel d'occasion est éligible dans le respect des conditions précisées dans la section 8.1.
Ne sont pas éligibles :
* l'acquisition de bâtiments et de terrains
e tout investissement pouvant être utilisé à d'autres fins que la production agricole
° le rachat (de parts sociales ou d'actions) d'entreprises existantes
6. Conditions d'admissibilité
Conditions requises :
° présentation d'un Plan d'Entreprise sur 4 ans. Le PE devra être viable et réalisable. Il devra
présenter et caractériser la situation avant-projet, et mettre en lumière des indicateurs d'impacts
avec des valeurs cibles à atteindre après projet sur tous les aspects (technico-économiques,
environnementaux et de pénibilité du travail) qui justifient l'aide publique au porteur du projet ;
matériels respectant les normes communautaires ;
° les personnes physiques et morales mettant en valeur une exploitation agricole doivent disposer
d'un titre foncier (bail, concession, bail à ferme, propriété) ou au minimum d'un avis favorable du
propriétaire pour l'obtention d'un terrain au moment de la demande de subvention (si Etat :
Commission d’Attribution Foncière) ;
e auto-réalisation éligible pour les travaux prévus dans le projet dans les conditions de l'article 69
(1) du Règlement (UE) 1303/2013 ;
+ investissements de mise aux normes règlementaires éligibles sous certaines conditions : pour des
nouvelles normes le délai d'éligibilité est limité à 12 mois à compter de la date à laquelle celles-ci
deviennent obligatoires pour l'exploitation agricole et à 24 mois pour les jeunes agriculteurs qui
s'installent à compter de la date d'installation.
° Pour les investissements d'hydraulique, respect des conditions précisées en section 8.1
° pour les travaux et ouvrages nécessitant une déclaration ou une autorisation au titre du code de
l'environnement (loi sur l'eau, ICPE, loi sur les études d'impacts), du code de la santé publique ou du
code de l'urbanisme : preuve du dépôt d'un dossier auprès des autorités compétentes pour leurs
instructions.
7. Principes et critères de sélection
La sélection aura lieu périodiquement sur la base des critères de sélection.
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 74l'Europe
°c avec le F&ADER
Le dépôt des dossiers se fera de façon continue. Les dates de sélection par les comités techniques seront
précisées sur le site internet Europe de la Collectivité Territoriale de Guyane.
La sélection pourra également se faire par appels à projets lancés par l'autorité de gestion, en vue de
favoriser des investissements ciblés s'inscrivant dans la stratégie de développement agricole du territoire.
Les critères de sélection sont choisis en application des principes de sélection qui permettront de donner la
priorité aux opérations:
Aux opérations portées par les jeunes agriculteurs en cours d'installation, aux primo-demandeurs,
aux projets collectifs et en fonction de l'historique du montant des investissements subventionnés du
porteur.
Mettant en œuvre des filières et modes de production prioritaires définis dans le PRAD
privilégiant une démarche entrepreneuriale globale au niveau de l'exploitation
permettant l'amélioration des performances énergétiques des exploitations ;
permettant une économie d'eau supérieure à 5 % sur les installations existantes ;
utilisant des pratiques environnementales plus vertueuses. L'ensemble des éléments d'appréciation
devra être présent dans les dossiers et en particulier ressortir clairement dans le PDE.
L'établissement d'un système de points lié aux critères de sélection permettra le classement des dossiers
et la fixation d'un seuil minimal pour l'accès au soutien afin de cibler les meilleurs projets.
on
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 75l'Europe
JE QE
en Guyane
avec le FÆéADER
ä
Principe de sélection Critère de sélection Note possible
Type de porteur de projet
Jeune agriculteur installé avec la DJA et durant les 5 0 JINon
[années à compter de la date d'installation constatée 1 [Oui
Agriculteur installé avec la DPA durant les 5 années à] 0 [Non
compter de la date d'installation constatée 1 JOui
CUMA, associations à vocations agricoles, 0 JNon
groupements de producteurs 1 JOui
per iues portées per les jeunes agriculteurs er cou» ... JAgriculteur à titre principal ou à titre secondaire O0 |Non d'installation, aux primo-demandeurs, aux projets collectifs |; depuis moins de 5 ans (hors DJA et DPA) 1 loui
et en fonction de l'historique du tant des investi t
subventionnés du porteur Agriculteur à titre principal ou à titre secondaire O ÂÎNon
installé depuis plus de 5 ans 1 [Oui
Historique des investi ts sub i :
Montant des investi ts éligibles ne dép pas] © [Non
le plafond de 150 000 €/UTH sur une période de deux A : DUT 1 [Oui
années (max. 2 UTH par exploitation)
Montant des investissements éligibles ne dépasse pas
le plafond de 300 000 € pour une CUMA de moins de 7| © JNon
adhérents ou de 500 000€ CUMA d'au moins 7 1 [Oui
adhérents sur une période de deux années
opérations mettant en œuvre des filières et modes de à F E LP ren sp ds Free O0 JNon nt joritaires définis dans le PRAD prioritaires ou des modes de production prioritaires 1 loui
ai Fe définies dans le PRAD
p privilégiant une dé h trep: ial h ts en adéquation avec le système de 0 JNon
globale au niveau de l'exploitation production 1 JOui
pérati p ttant l'améli ion des performances Investissements participant à l'autonomie énergétique 0 JNon
énergétiques des exploitations de l'exploitation à partir d'énergies renouvelables 1 [Oui
ll ti ts p ttant la collecte et le stockage
je nn P £ d'eau de pluie ou de ruissellement ou la mise en place p p la préservation de la ressource en À < NE dE 0 JNon
d'un système d'irrigation économe en eau ou une É eau : SE 5 à x 1 JOui
économie d'eau supérieure à 5 % sur la base d'un
relevé de la consommation annuelle d'eau
sd ” , £ Exploitation entrant dans une démarche 0 JNon opérations utilisant des pratiques environnementales plus Énüron areas 1 loui
vertueuses. L’ ble des él ts d'appréciation devra - _
être présent dans les dossiers et en particulier ressortir prenant la mes et nonres 0 ÎNon clairement dans le PDE environnementales de l'exploitation dans le délai :
réglementaire 1 [oui
La note minimale d'accès à l'aide est fixée à : 10. La sélection se fera en comité technique.
8. Montants et taux d'aide (applicables)
Taux d'aide publique : 30%
Dans le cadre de la sélection périodique, l'aide sera modulée entre 30% et 75% selon la grille de modulation
qui suit.
Dans le cadre des AAP, l'aide sera portée à 85%.
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KE avec le F&ADER
ÉE Ë
LC |
[Taux d'aide spécifique | Nature de l'investissement Agriculteur a titre principal Agriculteur a titre x du projet secondaire retenu — = micro projet (< 15 000 € et primo 7 o demandeur) 5% 75%
jeune agriculteur installé avec la DJA
pendant les 5 premières années
après la date de son installation (CJA) 75% 50%
piste interne, électrification interne 50% 35%
CUMA, iati E ti
agricole, groupements de
producteurs 75% mise auxnommes 75%
véhicules utilitaires et matériel roulant équivalent et à usage collectif| 30%
Grille de modulation du taux d’aide pour les autres demandeurs
Critères de modulation Note Note
possible | obtenue
je MISLAaNe VÉDUIS MONS VE NW ais Oui 6
et n'ayant pas bénéficié des aides à
1a . : l'installation Non 0 1b Type d installation je WIStane avec l4 UJA, QUI Oui 4
est entre la 6ème et la Dème année de son
installation Non 0
ET Oui 1 2 ÎRevenu annexe Absence de revenu d'activité annexe non
agricole Non 0
; à Le Oui 1 3 ÎCritère de revenu le demandeur dispose d'un revenu agricole
<à1SMIC Non 0
aucune aide 4
4 Historique d'aide publique aux Inférieur à 150 000 4 3 investissements Entre 150 000€et 300 000 4 2
Supérieur à 300 000 €| 0
le siège social de l'exploitation est localisée
isolé i Oui 2 5 |contrainte géographique sur une commune isolée ou sur un site
isolé (à minima absence d'eau ou
d'électricité - réseaux) Non 0
le d tient une ilité Depuis 1an 1
6 |Critère de comptabilité
Depuis 2 ans ou plus 2
4
Investissement structurant 2
Moins de 5 %] 0
Entre 5 %et 5 %] 1
Entre 5 % et 25 % 2
Part des postes de dépenses ayant un effet ER Re ep ÿ yant u 7 NOR NTI positif sur l'environnement Plus de 35 %l 4 développement
Moins de 5% 0
Entre 5 %et 5 % 1
Entre 5 %et 25 % 2
les i Î prévus pré la Entre 25 % et 50 % 3 ï ffici possible par rapport au
système de production actuel ou projeté Plus de 50 % 4
Les investissements induisent une création ALEH() 2
mplois en plus de celui de l'exploitant ( XXE JuUTHMusl 4 PÜ
de Guyane 7 ! Da] 32 : cnes
UneOn EUROPEENNE — otre)
Pi j di noi Tauxretenu
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 77l'Europe
St N2Q9 avec le F&ADER
| | + ru 4 — - Qi ré
RE ER 2 SR Y. |. es : " _— RL 4 ts. 08 RE
9. Indicateurs
Total des investissements
publics et privés
Cod (€)
Dee pération Valeur Por o intermédiair | Valeur : Cible
Investissements -
DJA 4.1.1 7 247 000
Modernisation et
autres installations 4.1.1 10 609 000
Investissements -
DPA 4.1.1 935 000
rt
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 78Annexes
AnnexeE : Références pistes, routes et ponts
Création de pistes sur exploitations agricoles :
un pe . = . Ces iX comprennent : prix indicatifs, non contractuels Prix au Km (€/km) pri pr ..
Transfert aller/retour du matériel
Rayon d'action Sans Latérite Avec Latérite suivant la distance à parcourir (pelle + Bulldozer + compacteur)
a han soke Création de la piste : bulldozer, 65ke pelle, lame, compacteur etc. 20 ke Création de fossés de part et d'autre
50-75 Km 22,5 k€ 85ke de la piste (déblais/remblais) 75-100 Km 26 ke 105 k€ Pose de latérite en provenance de : . : : : . une carrières agréées (env. 1 250 m2/km Plafonds d’aides à la construction de pistes internes à l’exploitation et compactage)
Piste de 4 m de large, création de 2 canaux latéraux (/=40cm, p-60 cm)
Décapage et compactage de la Décapage de la couche
couche superficielle. Pas superficielle. Apport de latérite
d'apport de matériaux sur 15 cm, compactage
Coût éligible (€/mètre linéaire) 25 €/ML 50 €/ML
Aménagement du territoire :
Description
- Il est a noté que les références présentées plus haut correspondent aux coûts imputables à un agriculteur souhaitant créer une piste
sur sa parcelle, praticable en véhicules légers, engins agricoles et camions. Pour la création de voies structurantes, roulables tout
temps pouvant supporter des poids lourds et grumiers, les prix augmentent et varient suivant les techniques utilisées :
+ 150 ooo€/km : planification et conception des pistes en accord avec la topographie pour une réduction des impactes
environnementaux. Prise en compte des reliefs et cours d'eau pour le tracé des routes. Technique peu pratiquée aujourd'hui en
Guyane, bien que réalisable.
+ De 400 000€ à 1 million €/km : Routes réalisées en quadrillant le territoire ; non prise en compte de la topographie ni de
l'hydrologie de la zone. Création de routes roulables tout temps, pour passage de camions lourds (grumiers)
+ Construction de ponts : environ égal au coût d’un km de piste
Référentiel Technico-Economique Guyane 2019
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 79
Annexe 4 – RTE GUYANE 2019 PISTES, ROUTES ET PONTSProjet Agri-Voltaïque
#° d’ALBIOMA sur l'élevage AGRICULTURES bovin de Mr BENTH sur
& TERRITOIRES
cases DaGacuinrE Mana (Organabo-Laussat)
Dimensionnement d’un programme d'appui et conseil de la Chambre
d'Agriculture de Guyane :
e Phase 1(18 mois) => Accompagnement technique et conseil en phase
travaux ;
e Phase 2 (36 mois) => Dispositif de suivi de la pousse de l'herbe du projet
élevage de bovins sous panneaux solaire porté par Albioma sur les
Parcelles de M. Benth à Mana.
Suivi par : Cédric PERET
Conseiller Elevage Bovins-Gestion des prairies
Chef de projet GUYAPATUR
https://www.voutube.com/watch?v=ViMXtiGKw2A&feature=youtu.be
Date : 25/06/2020
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 80
ANNEXE 5 - MAQUETTE BUDGETAIRE DETAILLEE - PROGRAMME DE SUIVI DES PRAIRIES AGRIVOLTAÏQUES – CHAMBRE D’AGRICULTURE DE GUYANEPhasage de la mission :
Phase 1 — 18 mois — phase préparatoire et travaux - assistance à maitrise d'ouvrage permettant d'offrir
du conseil, de l'accompagnement et de l’aide à la coordination.
Phase 2 — 36 mois — programme d'accompagnement de l’agriculteur et d’ALBIOMA dans l'acquisition
de références techniques, la mise en place de procédures / pratiques de bonne gestion, à travers un
programme de suivi de la pousse de l’herbe visant à proposer une amélioration continue du système.
Détail du contenu de la mission :
En phase 1, la mission d'accompagnement concerna notamment :
e _L’affinage des procédures de fonctionnement avec l’agriculteur ;
e La proposition des choix techniques et de matériels (semences, adduction d’eau, abreuvoir,
type de clôture, etc.) ;
e L’encadrement et le conseil sur les chantiers de restauration des prairies et de modernisation
de l’exploitation ;
e L'évaluation des stratégies compensatoires en phase travaux pour compléter l’alimentation
des bovins dont une partie des surfaces seront mises en défend (cultures dérobées, achat de
bottes de foins, délocalisation des troupeaux, clôtures et gestion des espaces, etc...) ;
e Affiner les protocoles de la phase 2 et prévoir les matériels...
En phase 2, la mission concernera notamment en préparatoire :
e Dimensionnement des protocoles ;
e Dimensionnement du suivi technique ;
e Mise en place des protocoles ;
e Mises en place du suivi technique ;
e Acquisition des équipements complémentaires.
Les protocoles et suivis porteront sur le comportement du système fourrager conduit sous panneaux
solaire le système étant composé :
e Du Sol — pédologie, eau, carbone ;
e De la Surface Fourragère — qualité fourragère, productivité de la biomasse ;
e De la lumière — impact qualifié et quantifié de l’ombre des panneaux ;
e Des Bovins alloués à la surface fourragère — zootechnie, suivi sanitaire et éthologie ;
e Au Social — interface compréhensive agriculteur / industriel ;
e _L’approche Technique et Economique du Système — aide à la décision, scénarios
économiques, modèles prédictifs.
La Chambre d'Agriculture interviendra pour mettre en place les protocoles d'étude du Système sur la
première phase du projet, ainsi que sur le suivi et l’appui technique du projet en deuxième phase.
De la même manière un appui technique de l’éleveur sera mené afin de l’accompagner dans le
changement des pratiques.
Le but des actions réalisées par la Chambre sera dans un premier temps d’éprouver se système de
conduite, de le caractériser et le référencer.
Afin d'oublier aucun paramètre essentiel à la définition d’un tel système, il est envisagé de faire appel
aux structures de recherche et de technique (Cirad, Idele, Inrae et autres) via un appel à projet, AMI
ou autres. Le tout sera réaliser en respectant les cotes part en règles de financement public.
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 81Dimensionnement économique du projet :
Coûts de rémunérations :
20%
Sous Total
Total Rémunérations sur 18 + 36 mois
Temps Temps
. . travail travail | Coût/jo | Coût pour le Action Fonction période projet ur projet
(jours) (jours)
Conseiller 330 108 271 29 268
système
Phase 1
mise en Environnement place (18 . :
: administratif 5 854 mois) 2021 20%
Sous Total 35 122
Conseiller
système 220 > 271 10
Conseiller
qualité 220 75 230 17 250
Phase 2 Fourrage
Suivi 2023 | Environnement
administratif 6 431
20%
Sous Total 38 586
Conseiller
système 220 > 271 7
Conseiller
qualité 220 75 230 17 250 Phase
2 Fourrage
Suivi 2024 ! Environnement
administratif 6 431
20%
Sous Total 38 586
Conseiller
système 220 5) 271 29% Conseiller
qualité 220 75 230 17 250 Phase 2 Fourrage
Suivi 2025 | Environnement
administratif 6 431
38 586
150 880 €
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 82Dépenses :
Action Description Poste Montant HT
Location voiture Prestation de service 3119€
Abonnement . . mobile Prestation de service 235 €
Carburant+ . entretient Frais de personnel 2887 €
Repas . déplacement Frais de personnel 2160 €
Envoi Analyse de ; ; sols et Fourrages Prestation de service 200 €
Phase 1 mise Analyse de sol ; ; en place (18 (20) Prestation de service 4 000 €
mois)
2021 Analyse de fourrages Prestation de service 8 000 €
(400 /an)
Accés application
web — android . . Calendrier de Prestation de service 250 €
pâturages
Matériels
informatique et Frais de personnel 2 000 €
divers
Matériel suivi et frais suivi et
maintenance maintenance 2 000 €
Communication Prestation de service 5 000 € et vulgarisation
Sous Total 29 851 €
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 83Action Description Poste Montant HT
Location voiture Prestation de service 2 166€
Abonnement . . mobile(2) Prestation de service 286 €
Carburant+ . entretient Frais de personnel 3750 €
Repas . déplacement Frais de personnel 2 600 €
H oi Analyse de Prestation de service 200 €
Analyse de
MES fourrages Prestation de service 8 000 € uivi (400 /an)
Accès application
web — android . . Calendrier de Prestation de service 250 €
pâturages
Matériels
informatique et Frais de personnel 2 000 €
divers
Matériel suivi et Frais suivi et
maintenance maintenance 2 000 € Communication . . et vulaarisation Prestation de service 5 000 €
Sous total 26 252€
Location voiture Prestation de service 2166€
Abonnement . . mobile(2) Prestation de service 286 €
Carburant+ . entretient Frais de personnel 3750 €
Repas . déplacement Frais de personnel 2 600 €
Envoi fratse de Prestation de service 200 € Analyse de
fourrages Prestation de service 8 000 €
Phase 2 (400 /an)
Suivi 2024 Accès application
web — Android . . Calendrier de Prestation de service 250 €
pâturages
Matériels
informatique et Frais de personnel 2 000 €
divers
Matériel suivi et Frais suivi et 2 000 €
maintenance maintenance
Communication Prestation de service 5 000 €
et vulgarisation
Sous total 26 252€
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 84Phase 2
Suivi 2025
Synthèse :
Location voiture Prestation de service 2166€
Abonnement ï à mobile(2) Prestation de service 286 €
Carburant+ ; entretient Frais de personnel 3750 €
Repas s déplacement Frais de personnel 2 600 €
Envoi FRUEe de | prestation de service 200 €
Me S sol Prestation de service 4 000 € Analyse de
fourrages Prestation de service 8 000 €
(400 /an)
Accés application
web — android : : Coste de Prestation de service 250 €
pâturages
Matériels
informatique et Frais de personnel 2 000 €
divers
Matériel suivi et Frais suivi et
maintenance maintenance 2 000 € Communication . . at uiloarietion Prestation de service 5 000 €
Sous total
Total dépenses
30 652€
113 807 €
Description de la dépense | Montant HT en € |
Coût de rémunérations 150 880 €
Dépenses | 113 807 €
| Total des dépenses prévues il 264 687 €
Devis de prestations :
PERET Cédric
Chef de Projet, Service élevage.
Chambre d'agriculture de Guyane
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 85= UN Jam AUTRES INFORMATIONS LT eLÉMENTS DE VARIATIONS PATURAGE | + Aides disponibles : POSEI et ICHN Aléas climatiques
_A eee ro Chargement (sur ou sous-pâturage) + Coûts de défriche non pris en compte (voir Gestion et entretien du pâturage Présence d'espèces invasives : annexe) INFORMATIONS ECONOMIQUES
Mise en place (unité : hectare) MAIN D'ŒUVRE ET TEMPS DE TRAVAIL
Carburant 155€ 93€ (itinéraireréel, par hectare)
Implantation (semis/main d'œuvre) 570 € 660 € 100 h de ET du sol et bouturage 5h d'entretiens
: 120 h de pause de clôture
Piquets wapa 333€ 333€ > Total de 225h de travail (28 jours) Clôture bovins : 4 fils (368€/ha) joe € je € 2 Coûts main d'œuvre : 2 250 € pour la
Clôture petits ruminants : Ursus (B0oghe) mise en place d’un hectare 2019 = 10,
Total coûts de mise en place (Petits Ruminants)
: : Itinéraire réel inérai é Coûts annuel pour l'entretien réel d'un Entretien annuel (unité : hectare) Itinéraire recommandé pc
Carburant = —Æ hectare de pâturage bovins (€/ha)
Fertilisation et amendement 261€ 900 €
Sur semis ou sur-bouturage 50 € 23€
Fertilisation et amendements 66€ 198 € M Girobroyage
res clôture (4fils, ERmE | 140 € 140 € mreparation 1/5
Réparation clôture (ursus, petits ruminants) 227 € 227€ clôtures
Référentiel Technico-Economique Guyane 2019
Etude préalable agricole Septembre 2020 – Projet Agrivoltaïque d’Organabo - www.sima-pecat.org / Page n° 86
Annexe 6 – RTE GUYANE 2019 CREATION PATURAGEANNEXE 3.
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 169/170
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ÉTUDE FAUNE FLOREbiotope
Elneis oleifera
Centrale
agrivoltaïque
hybride à
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de la florebiotope
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Citation
recommandée
Biotope, 2021, Centrale agrivoltaïque hybride à puissance garantie,
Mana (973), Etude de la faune et de la flore, ALBIOMA. 106 p. +
Cartes + Annexes.
Version/Indice V2
Date 30 mars 2021
N° de contrat 2019018
Maître d’ouvrage ALBIOMA
TOUR OPUS 12 - LA DÉFENSE 9
77, ESPLANADE DU GÉNÉRAL DE GAULLE
92914 LA DEFENSE CEDEX
Interlocuteur Romain DAVID
RESPONSABLE DES
ACTIVITÉS SOLAIRES
FMES
Contact :
romain.david@albioma.com
0033 147 766 679
Biotope, Responsable
du projet
Delphine GONCALVES Contact :
dgoncalves@biotope.fr
Biotope, Responsable
de qualité
Vincent RUFRAY Contact :
vrufray@biotope.fr
0594 694 980 100biotope
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Sommaire
I Description du projet et objectifs de l’étude 8
I.1 Description du projet 9
I.2 Objectifs de l’étude 9
II Méthode de travail 10
II.1 L’équipe 11
II.2 La bibliographie 11
II.2.1 Sources cartographiques 11
II.2.2 Sources bibliographiques 12
II.2.3 Sources juridiques 12
II.3 Définition de l’aire d’étude 12
II.4 Inventaires de terrain 13
II.4.1 Les habitats et la flore 13
II.4.2 L’herpétofaune 13
II.4.3 La batrachofaune 14
II.4.4 L’avifaune 14
II.4.5 La mammalofaune 15
II.5 Planning des inventaires de terrain 15
III État initial 16
III.1 Situation environnementale 17
III.1.1 Les espaces naturels protégés 17
III.1.2 Conventions internationales 17
III.1.3 Les zones d’inventaire 18
III.1.4 Schéma d’Aménagement Régional et trames écologiques 23
III.2 Diagnostic écologique 26
III.2.1 Habitats 26
III.2.2 Flore remarquable 30
III.2.3 Batrachofaune 32
III.2.1 Herpétofaune 33
III.2.2 Avifaune 33
III.2.3 Mammalofaune 37
IV Évaluation des enjeux 40
IV.1 Les habitats et la flore 41
IV.1.1 Les habitats 41
IV.1.2 La flore 43biotope
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IV.2 La faune 44
IV.2.1 La batrachofaune 44
IV.2.2 L’herpétofaune 46
IV.2.4 L’avifaune 48
IV.2.5 La mammalofaune 55
V Appréciation des impacts 56
V.1 Les habitats et la flore 57
V.1.1Impacts sur les habitats 57
V.1.2Impacts sur la flore 58
V.2 La faune 59
V.2.1Impacts sur la batrachofaune 59
V.2.3Impacts sur l’herpétofaune 61
V.2.4Impact sur l’avifaune 63
V.2.5Impacts sur la mammalofaune 66
VI Préconisations et mesures 67
VI.1 Mesures d’évitement 68
VI.1.1 Utilisation des infrastructure existantes 68
VI.1.2 Évitement des zones boisées 69
VI.1.3 Evitement du site de nidification du Macagua rieur 70
VI.1.4 Programmation des travaux en saison sèche 71
VI.1.5 Passage d’un ornithologue confirmé 72
VI.2 Mesures de réductions 73
VI.2.1 Aménagement de passage pour la faune terrestre 73
VI.2.2 Réduction de l’emprise du projet sur les zones humides 74
VI.2.3 Choix d’un éclairage des aménagements adapté à la faune nocturne 75
VI.3 Mesures d’accompagnement 77
VI.3.1 Suivi du chantier par un Ingénieur en écologie 77
VI.3.2 Suivi de la faune et de la flore en phase d’exploitation 78
VI.4 Bilan des mesures d’atténuation 79
VI.5 Mesures de compensation 83
VII Conclusions 84
VIII Bibliographie 87biotope
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Liste des tableaux
Tableau 1 : Surfaces d'habitat affecté par le projet et enjeux associé 41
Tableau 2 : Listes des espèces végétales patrimoniales (protégée : P, ou déterminante de ZNIEFF : D) 43
Tableau 3 : Listes des espèces d'amphibien patrimoniales (P : espèce figurant dans l’arrêté du 19 novembre 2020 ; D : espèce déterminante de ZNIEFF), LRR : Liste Rouge Régionale 44
Tableau 4 : Listes des espèces de reptile patrimoniales (P : espèce figurant dans l’arrêté du 19 novembre 2020), LRR : Liste Rouge Régionale 46
Tableau 5 : liste des espèces d’oiseau représentant un enjeu de conservation faible sur le secteur d’étude 49
Tableau 6 : liste des espèces d’oiseau représentant un enjeu de conservation modéré sur le secteur d’étude 52
Tableau 7 : liste des espèces d’oiseau représentant un enjeu de conservation fort sur le secteur d’étude 54
Tableau 8 : Emprise du projet sur les habitats 57
Tableau 9 : Synthèse des mesures et coûts associés 79
Tableau 10 : Synthèse des impacts résiduelles sur les différents groupe 80
Tableau 11 : Synthèse des impacts résiduelles sur les différents groupe et espèces protégées 81
Liste des illustrations
Figure 1 : Dendrobangia boliviana (© É. Fonty / Biotope) 26
Figure 2 : Forêt marécageuse dégradées, dominées par Euterpe oleracea (© É. Fonty / Biotope) 26
Figure 3 : Costus spiralis (© É. Fonty / Biotope) 26
Figure 4 : Ocotea guianensis (© É. Fonty / Biotope) 27
Figure 5 : Pavonia cancellata (© É. Fonty / Biotope) 27
Figure 6 : Pâturages dégradés 27
Figure 7 : Solanum subinerme (© É. Fonty / Biotope) 28
Figure 8 : Prairie inondable, inondée (© É. Fonty / Biotope) 28
Figure 9 : Rodriguezia lancifolia (© É. Fonty / Biotope) 28
Figure 10 : Elaeis oleifera (© É. Fonty / Biotope) 30
Figure 11 : Coque de fruit de Dimorphandra polyandra (© É. Fonty / Biotope) 30
Figure 12 : Distanganths lateralis, cliché capturé hors site (© É. Fonty / Biotope) 31
Figure 13 : Sagittaria guayanensis (© É. Fonty / Biotope) 31
Figure 14 : Tetrapterys glabrifolia (© É. Fonty / Biotope) 31biotope
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Figure 15 : Inga virgultosa (hors site © É. FONTY / Biotope) 31
Figure 16: Crapaud granuleux (Rhinella merianae) H. Foxonet / Biotope 32
Figure 17: Rainette crépitante (Boana xerophylla) H. Foxonet / Biotope 32
Figure 18: Centrolène des Oyampis (Vitreorana ritae) T. Le Pape / Biotope 32
Figure 19: Rainette à bande (Dendropsophus leucophyllatus) T. Le Pape 32
Figure 20: Polychre caméléon (Polychrus marmoratus) (hors site) T. Le Pape 33
Figure 21: Lézard coureur galonné (Cnemidophorus lemniscatus) H. Foxonet / Biotope 33
Figure 22: Sarcoramphe roi (Sarcoramphus papa). P.Lenrumé 33
Figure 23: Milan à queue fourchue (Elanoides forficatus). P.Lenrumé 33
Figure 24: Buse cendrée (Buteo nitidus) P.Lenrumé 34
Figure 25: Buse roussâtre (Buteogallus meridionalis). P.Lenrumé 34
Figure 26: Trogon à queue blanche (Trogon viridis) P.Lenrumé 34
Figure 27: Râle kiolo (Anurolimnas viridis). P.Lenrumé 34
Figure 28: Urubu noir (Coragyps atratus). P.Lenrumé 35
Figure 29: Râle grêle (Laterallus exilis). P.Lenrumé 35
Figure 30: Sturnelle militaire (Sturnella militaris). P.Lenrumé 35
Figure 31: Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans) à l’entrée de sa cavité de nidification sur l’aire d’étude. (haut, © P. Lenrumé) et situation de l’arbre de nidification). (Bas, © P. Lenrumé) 36
Figure 32: Tamarin aux mains dorées (Saguinus midas) (hors site) J. Bonnaud 37
Tables des cartes
Carte 1 : Espaces naturels remarquables 20
Carte 2 : Destination des sols du Schéma d'Aménagement Régional 24
Carte 3 : Habitats au sein de la zone d’étude 29
Carte 4 : Répartition des espèces remarquables 38
Carte 5 : Niveau d'enjeu de conservation des habitats 42
Carte 6 : Niveau d'enjeu de conservation des espèces animales et végétales 50
Carte 7 : Impacts résiduels de l’emprise du projet sur la faune, la flore et les habitats 82biotope
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Annexes
Annexe 1 : Liste des espèces végétales recensées au sein de la
zone d’étude 90
Annexe 2 : Liste des espèces d’amphibien recensées au sein de la
zone d’étude 99
Annexe 3 : Liste des espèces de reptile recensées au sein de la
zone d’étude 101
Annexe 4 : Liste des espèces d’oiseau recensées au sein de la
zone d’étude 102
Annexe 5 : Liste des espèces de mammifère recensées au sein de
la zone d’étude 105# S & S à + + S Ÿd =
I
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I Description du projet
et objectifs de l’étudebiotope
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I Description du projet et objectifs de l’étude
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I.1 Description du projet
Afin de répondre aux besoins énergétiques croissant de l’ouest Guyanais, la société Albioma envisage l’implantation d’un vaste parc photovoltaïque sur la commune de Mana.
I.2 Objectifs de l’étude
Cette étude écologique a pour objectif de définir les sensibilités environnementales qui pourraient être affectées au cours des phase de travaux et d’exploitation des aménagements qui lui sont liés.
La présente étude s’appuie sur plusieurs étapes :
● l’appréciation des enjeux écologiques potentiels par (1) une revue de la bibliographie et des données disponibles et (2) la cartographie des habitats identifiés par interprétation des orthophotographies aériennes (base de données datant de 2005) et ce, sur un secteur élargi
● la vérification sur le terrain de la délimitation des habitats et de la présence d’enjeux écologiques avérés, dans une zone d'étude plus restreinte, centrée sur l’emprise du projet
● la réalisation d’un diagnostic écologique s’appuyant en premier lieu sur nos inventaires de la flore et de la faune (amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères, poissons), et complété par notre synthèse bibliographique
● l’évaluation des impacts environnementaux directs et indirects du projet ; notamment au regard des espèces protégées et/ou déterminantes ZNIEFF et des habitats patrimoniaux.
● la définition de mesures de protection visant à optimiser l'organisation des travaux d'aménagement en supprimant ou limitant les impacts identifiés du projet, dans le but de sa bonne intégration dans son environnement
● en cas de nécessité, en dernier recours, la définition de mesures visant à compenser les impacts sur l’environnement n’ayant pu être évités par ailleurs# S & S à + + S Ÿd =
II
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II Méthode de travailbiotope
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II Méthode de travail
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II.1 L’équipe
Ce rapport a été élaboré par l'équipe Biotope Amazonie – Caraïbes par une équipe pluridisciplinaire :
L’équipe
Émile FONTY Chef de projet Suivi général des inventaires de la faune et de la flore
Cartographie
Expertise des enjeux floristiques et
description des habitats naturels
Timothé LE PAPE Chargé d'étude Expertise des enjeux de la faune terrestre
Paul LENRUMÉ Chargé d’étude Expertise des enjeux avifaunistiques, cartographie
Hugo FOXONET Chargé d'étude Expertise des enjeux de la faune terrestre
Vincent RUFRAY Responsable d'agence Contrôle qualité
Delphine
GONCALVES
Directrice d’études Contrôle qualité
II.2 La bibliographie
La phase de recherche bibliographique et cartographique est indispensable et déterminante. Elle permet de recueillir une somme importante d’informations orientant par la suite les prospections de terrain.
II.2.1 Sources cartographiques
Notre étude compile un ensemble de données environnementales cartographiées issues des grandes campagnes d’inventaires du territoire menées par les services de l’État français. Nous appuyons nos premières analyses sur :
● les bases de données d’orthophotographies de la bande littorale : images aériennes de haute résolution (50 cm) réalisées entre 1950 et 2005 ; source : Institut Géographique National (IGN) ;
● la cartographie de l'occupation du sol issue de « L'expertise littorale » réalisée en 2011 par l'Office National des Forêts (ONF) ;
● les cartes des sites espaces naturels remarquables, protégés et/ou réglementés ; source : Direction Générale des Territoires et de la Mer de Guyane (DGTM-Guyane), Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), ONF, Préfecture de Guyane.
L'ensemble de ces données cartographiées sont géo-référencées pour être utilisées par un logiciel d'information géographique. Les zonages des espaces naturels remarquables sont présentés lorsque le projet est susceptible d’interagir avec eux.biotope
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II.2.2 Sources bibliographiques
Ont été utilisé :
● la description des différents espaces naturels remarquables protégés et/ou réglementés ; source : DGTM-Guyane, CTG, ONF, Préfecture de Guyane ;
● les différentes bases de données en ligne d’herbiers internationaux (herbier de Cayenne, herbier de Paris, Missouri Botanical Garden, New York Botanical Garden, National Herbarium of the Netherlands) ou d’autres instituts de recherche en botanique (Smithsonian Tropical Research Institute) pour compléter les inventaires floristiques de terrain et la détermination des espèces échantillonnées ;
● la base de données participative Faune-Guyane qui regroupe des observations naturalistes, toute faune confondue sur l’ensemble du territoire guyanais ;
● les données sur la répartition des espèces, leurs statuts mentionnés par différentes listes locales ou Internationale (liste rouge UICN, Espèces patrimoniales, déterminantes ZNIEFF, Espèces Exotiques Envahissantes …) ;
● les guides naturalistes de Guyane française et du plateau des Guyane pour la détermination des espèces végétales et animales observées sur le site d’étude.
II.2.3 Sources juridiques
Les textes de lois correspondent aux différents arrêtés relatifs à la protection des espèces animales et végétales :
1) Pour la flore : Arrêté ministériel du 9 avril 2001 relatif à la liste des espèces végétales protégées en région Guyane (JORF du 05/07/2001), modifié par l’arrêté du mai 2017 interdisant la destruction de tout ou partie de ces espèces (JORF du 10/05/2017).
2) Pour les oiseaux : Arrêté ministériel du 25 mars 2015 (JORF du 04/04/2015) fixant la liste des oiseaux représentés dans le département de la Guyane protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
3) Pour les reptiles et les amphibiens : Arrêté ministériel du 19 novembre 2020 fixant sur tout ou partie du territoire national des mesures de protection des reptiles et amphibiens représentés dans le département de la Guyane.
4) Pour les mammifères : Arrêté ministériel du 15 mai 1986 fixant sur tout ou partie du territoire national des mesures de protection des mammifères représentés dans le département de la Guyane (JORF du 25/06/1986) et modifié par l’arrêté du 20 janvier 1987 (JORF du 11/04/1987), par l’arrêté du 29 juillet 2005 (JORF du 08/11/2005) et par l’arrêté du 24 juillet 2006 (JORF du 14/09/2006). Ainsi que l’arrêté préfectoral du 31 janvier 1975 fixant protection du Jaguar, du Puma et du Porc-épic arboricole qui ne sont pas présents sur l’arrêté de 1986.
II.3 Définition de l’aire d’étude
Afin de bien comprendre tous les enjeux liés à un projet, il convient de définir l’aire d’étude sur laquelle va porter l’étude d’impact. La surface de l’aire d’étude doit être pertinente par rapport d’une part aux caractéristiques du projet et d’autre part aux enjeux environnementaux du site :
● Aire d’étude immédiate : elle correspond à la zone probable d’implantation du projet, cette aire d’étude a bénéficié d’une expertise écologique approfondie, avec des prospections écologiques réalisées en février 2019 et 2021 ;
● Aire d’étude rapprochée : elle s’appuie sur le parcellaire cadastral maîtrisé ou en cours de maîtrise par le porteur de projet, plus vaste que l’aire d’étude immédiate. Au début de la démarche du projet, cette aire se compose donc de la future zone d'implantation ainsi que des parcelles adjacentes situées au pourtour du futur projet. Cette aire d’étude est principalement concernée par une analyse de la bibliographie et par des observations de terrain.biotope
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● Aire d’étude élargie : il s’agit de la zone représentant un rayon de 500 m autour de l’aire d’étude rapprochée, elle permet d’appréhender les éléments physiques, les caractéristiques d’usages exprimant le contexte dans lequel s’inscrit le projet. Il s’agit de la zone potentiellement affectée par le projet ;
Aire d’étude éloignée : elle correspond à un rayon de 5 à 10 km depuis l’aire d’étude rapprochée, elle permet de comprendre l’organisation plus globale du contexte d’insertion du projet. L’analyse s’appuie essentiellement sur des informations issues de la bibliographie et de la consultation d’acteurs ressources. Elle correspond à une zone tampon de 5 à 10 km de rayon autour de l’aire d’étude immédiate pour la recherche des zonages réglementaires et d’inventaire du patrimoine naturel et culturel, et de l’étude des continuités écologiques.
II.4 Inventaires de terrain
II.4.1 Les habitats et la flore
Un pré-zonage des différents milieux et habitats a été réalisé à l’aide d’orthophotographies de l’Institut Géographique National (IGN) de la zone datant de 2005. Nous avons ensuite validé le zonage des habitats actuels lors de nos inventaires sur le terrain, puis, grâce à un relevé d’orthophotographies de la zone d’implantation fourni par la maîtrise d’ouvrage en 2020. Des relevés botaniques ont ensuite été réalisés afin de décrire les espèces présentes au sein de chaque formation végétale. Elles sont la base de la définition des habitats présents. La désignation des habitats naturels correspond à la nomenclature HabRef 4.0, préconisée par l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN).
De plus, certaines espèces arborées, arbustives et herbacées, ainsi que les lianes, épiphytes et hémi-épiphytes ont été identifiées à titre indicatif dès lors qu’elles marquent de façon remarquable le paysage ou qu’elles jouent un rôle important dans le fonctionnement de l’écosystème, ou qu’elles représentent de forts enjeux de conservation. Nous avons par ailleurs recherché plus particulièrement la présence d’espèces protégées soumises à une réglementation spécifique.
Une partie de la flore échantillonnée a été déterminée sur place, principalement à partir de l’observation des parties fertiles (fleurs, fruits). Les arbres ont été identifiés à l’aide du guide de reconnaissance de l’ONF (Latreille et al., 2004) et de la clef de détermination de Puig et al. (2003). La flore présente dans les milieux ouverts a, quant à elle, été déterminée en se référant à la « petite flore des savanes côtières » Cremers (1990). Les échantillons restants ont été déterminés à l’aide d’autres ouvrages botaniques et d’herbiers en ligne sur la flore néotropicale et plus particulièrement celle de Guyane (Steyermark et al., 1995-2004 ; Chiron et Bellone, 2005 ; De Granville et Gayot, 2014 ; Barnabé et Gibernau, 2015).
Les inventaires floristique et faunistiques ont été menés au cours d’une seule et même mission du 19 au 21 en février 2019. Le temps fut relativement sec pour la saison (quasi-absence de saison des pluies en janvier-février 2019). Au vu de la dégradation des habitats, un(des) passage(s), à une autre période de l’année, n’auraient pas permis de détecter des espèces patrimoniales supplémentaires. Seules quelques espèces, ne s’exprimant que sur une très courte durée plus tôt dans l’année, pourraient ne pas avoir été observées.
II.4.2 L’herpétofaune
Les reptiles ont fait l’objet d’une recherche non standardisé lors de prospection systématique des habitats du 19 au 21 février 2019, puis du 10 au 13 février 2021. Une attention particulière fût portée sur la possibilité de trouver des espèces protégées dans l’aire d’étude. Toutes les espèces rencontrées ont identifiées au rang de l’espèce, lorsque cela était possible. Leur identification a été réalisée par comparaison avec des ouvrages de référence (Starace, 1998 ; Lescure et Marty, 2000).biotope
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II.4.3 La batrachofaune
Les amphibiens ont fait l’objet d’une recherche spécifique qui s’est déclinée en deux phases :
● la recherche diurne des lieux de reproduction potentiels : mares, retenues d’eau, flaques, criques ;
● la visite des points d’eau identifiés de nuit, écoute des chants, détermination des adultes.
De plus, tous les amphibiens diurnes contactés fortuitement au cours des déplacements ont été notés. Le temps sec, observé du 19 au 21 février 2019, n’a pas été extrêmement favorable à l’inventaire de ce groupe, cependant les zones humides abondantes sur le site ont permis d’avoir un aperçu relativement complet de ce cortège d’espèce.
Une seconde mission d’inventaire a été entreprise du 10 au 13 février 2021. Le temps pluvieux a été favorable à l’observation de ce groupe taxonomique.
II.4.4 L’avifaune
Les prospections se sont déroulées du 19/02 au 21/02/2019 inclus. Un expert ornithologue a effectué les investigations de terrain. Les conditions météorologiques ont globalement été favorables à l’inventaire avec un bon ensoleillement et des courtes phases pluvieuses.
II.4.4.1 Protocole
Les oiseaux ont fait l’objet de relevés classiques par milieu. Des transects et des points d’écoute / observation ont été réalisés dans les différents secteurs représentatifs des habitats présents au sein de l’aire d’étude. Les espèces sont identifiées à vue, au chant et par photographie si cela est nécessaire. La combinaison de transects et points d’écoute est idéale pour maximiser les chances de détecter des rondes d’oiseaux de canopées, de sous-bois ou celles des espèces suivant les nappes de fourmis légionnaires. Il est important de préciser que la détection de ces rondes comporte un caractère aléatoire. On ne peut pas prévoir la localisation de celles-ci, mis- à-part sur des arbres fruitiers très attractifs. L’observation des rondes permet d’identifier parfois un cortège important d’espèces.
Les relevés ont été réalisés tôt le matin, dès l’aube (5H) jusque vers 11 heures du matin et en fin d’après-midi jusqu’à la tombée de la nuit (16H-19H) ; ces heures d’observation étant les plus propices pour inventorier l’avifaune. En complément, des points d’observation ont été effectués l’après-midi sur des secteurs où la vue est la plus dégagée possible afin d’observer des rapaces diurnes, ramphastidés et psittacidés posés ou en vol. Enfin, des écoutes crépusculaires et nocturnes ont été entreprises afin de contacter notamment des strigidés (Chouettes et Hiboux), des caprimulgidés (Engoulevents), des nyctibidés (Ibijaux) et des rallidés (Râles et Marouettes). Dans le cadre des inventaires nocturnes, la technique de la « repasse » est utilisée avec modération en cas de besoin. L’identification de l’avifaune a été réalisée à partir de comparaison avec les planches d’ouvrages spécialisés (del Hoyo et al., 1992-2013 ; Tostain et al., 1992 ; Hilty, 2003 …).
II.4.4.2 Matériel de prospection
Les observations ont été effectuées à l’aide de jumelles Leica 8x42 et complétées, si nécessaire, par une longue vue Swarovski ATS 80 comportant un oculaire grossissant 20-60x. En forêt, cette dernière est peu utilisée, car elle est encombrante et souvent peu adaptée à l’avifaune présente. Les prises de vue photographiques ont été réalisées avec un réflex Canon EOS 7D muni d’un objectif Sigma 150-500mm. Ce matériel est nécessaire, notamment pour l’identification d’espèces aux plumages très proches. Un enregistreur de sons Olympus VN 731 PC permet de capter des cris ou chants indéterminés sur le terrain, qui sont ensuite comparés aux enregistrements de la base de données de sons d’oiseaux Xeno-Canto (référence mondiale). En effet, l’aspect vocal en ornithologie est crucial puisque les cris et chants sont des caractères
La « repasse »
consiste à diffuser le chant
ou le cri d’une espèce
ciblée afin de susciter une
réaction vocale permettant
ainsi de confirmer la
présence de l’espèce.biotope
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II Méthode de travail
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diagnostics pour déterminer une espèce (d’autant plus pour des espèces difficiles d’observation, comme cela est souvent le cas en canopée). La technique de la repasse se fait avec un smartphone connecté à une enceinte JBL. Les observations nocturnes se font avec une lampe torche Maglite à longue portée. Enfin, un GPS Garmin 64S permet d’enregistrer les tracés effectués et de marquer les points d’observation d’espèces remarquables.
II.4.4.3 Limites
Évidemment, des passages à d’autres périodes de l’année permettraient probablement de détecter des espèces non observées. En effet, la Guyane voit transiter et hiverner des migrateurs austraux (de mars à octobre) et boréaux (d’août à avril), donc des espèces n’étaient pas encore arrivées lors des inventaires comme le Tyran des savanes (Tyrannus savana). Cependant, au vu des milieux présents, peu d’espèces non-observées sont potentiellement présentes.
II.4.5 La mammalofaune
Classiquement, les mammifères terrestres et arboricoles forestiers s’évaluent par la méthode des transects linéaires. Les abondances relatives des mammifères sont alors exprimées par un indice kilométrique qui correspond au nombre d’individus, d’une espèce donnée, observée sur 10 km de transect. Cette méthode n’était pas applicable à cette étude étant donné les surfaces restreintes de la zone d’étude et le temps imparti à cet inventaire. Ainsi, nous avons systématiquement noté les observations réalisées fortuitement lors des prospections botanique, oiseaux et reptiles/amphibiens.
II.5 Planning des inventaires de terrain
Date Groupe taxonomique étudié
Mois Jour Habitat et flore Batrachofaune Herpétofaune Avifaune Mammalofaune
2019
Février 19 × × × × ×
20 × × × × ×
21 × × × × ×
2021
Février 10 × ×
11 × ×
12 × ×
13 × ×2 ss & D ® .S + re Ÿ 24
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III État initialbiotope
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III.1 Situation environnementale
III.1.1 Les espaces naturels protégés
III.1.1.1 Arrêté de Protection de Biotope des forêts sur sables blancs de Mana
Le site d’étude est séparé de l’APB des forêts sur sables blancs de Mana par la RN 1. Ilse situe à quelques centaines de mètre de la limite de cet espace naturel. S’il n’avait pas été défriché par l’activité agricole, les habitats auraient présenté de fortes similitudes avec ceux protégés par cet arrêté.
L’APB des forêts sur sables blancs de Mana vise à procurer un statut de protection à cette formation végétale originale, afin d’en assurer la conservation. L’intérêt patrimonial de ces forêts est détaillé ci-après, dans les chapitres dédiés aux zonages d’inventaire (III.1.3, p.18). L’article 1er interdit de cet APB :
● toute coupe d’arbres ou déforestation liées à l’exploitation forestière, à l’agriculture, ou autres
● le prélèvement de végétaux
● la mise à feu de la végétation
● la construction de bâtiments d’habitation ou d’abris
III.1.1.2 Réserve Naturelle Nationale de l’Amana
Situé à près de huit kilomètres de la RNN de l’Amana, le site d’étude présente peu d’habitat commun avec cette réserve. La raison d’être de la RNN est en effet la protection des sites de ponte de tortues marines.
La RNN de l’Amana est située dans l’ouest de la Guyane, sur les communes de Mana et Awala- Yalimapo. Ses 14 800 ha s’étendent le long de l’Océan Atlantique, entre l’embouchure du Maroni et celle de l’Organabo.
Cette réserve a été créée en 1998, en particulier pour assurer la protection des plages de pontes d’importance majeure pour les Tortue luths, les Tortues vertes, et dans une moindre mesure, les Tortues olivâtres. Cette réserve couvre une diversité d’habitats qui s’organisent perpendiculairement à la côte, suivant un gradient de désalinisation des sols. Elle présente ainsi une grande variété de zones humides (vasières, lagunes, marais d’eau douce, mangrove …) qui lui permettent d’accueillir de très nombreuses espèces d’oiseau, notamment lors de leurs migrations.
III.1.2 Conventions internationales
III.1.2.1 Zone Ramsar de la basse Mana
La convention Ramsar est une convention internationale signée par la France, entrée en vigueur en 1971. Elle entend préserver les zones humides et promouvoir l'utilisation rationnelle de leurs ressources et travaille à élaborer et maintenir un réseau international de zones humides importantes pour la conservation de la biodiversité mondiale, notamment pour l’avifaune, et les services écosystémiques rendus. Plus de 2 100 zones humides d'importance mondiale sont inscrites sur la liste Ramsar dont 43 sont situés en France.biotope
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La qualité et l’étendue des habitats humides à l’embouchure de la basse Mana, ainsi que son utilisation avérée par l’avifaune migratrice, ont incité à la mise en protection de ce secteur par la convention Ramsar. Le sud de la zone délimitée par la convention se trouve dans un rayon de 10 km autour de la zone d’étude, mais les habitats qu’elle protège en majorité (Marais de Coswine, Marais de Panato, Rizières de Mana, …) sont très différents de ceux présent au sein de la zone d’étude.
III.1.3 Les zones d’inventaire
III.1.3.1 ZNIEFF de type 1
Forêt sur sables blancs d’Organabo (030020020)
Le site étudié est séparé de la ZNIEFF de type 1 des « forêts sur sables blancs d'Organabo » par la RN 1 et situé à quelques centaines de mètre de sa bordure. Les habitats naturels qu’ils partagent sont très similaires.
La ZNIEFF se situe à une trentaine de kilomètres à l'est du bourg de Mana, et s'étend sur un peu plus de 23000 ha entre la rive droite du fleuve Mana et la RN1. Elle est incluse dans la ZNIEFF de type 2 « Forêt d'Organabo et Zone du Palmier à huile Américain » (Identifiant national : 030020021). La formation géologique des sables blancs du Plateaux des Guyanes, très étendue au Guyana et au Surinam, s'épuise vers l'est en Guyane dans la région d'Organabo où elle présente une extension remarquable dans l'axe de la Crique Irakompapi. Cette ZNIEFF se distingue ainsi par l'ampleur des dépôts de la série détritique de base (podzol ou arène de délavage) constitués de silice pratiquement pure. Ces sables blancs, dont la capacité de rétention d'eau est particulièrement faible et la fertilité nulle, conditionnent toute la structure de la végétation locale. Le climat de la région est un des plus secs de la Guyane avec un fort ensoleillement. Cette tendance renforce le caractère xérique des sols sableux, substrat sur lequel se développe ainsi une forêt particulière et d'un intérêt paysager certain. Elle représente un très bel exemple de paysages littoraux forestiers où le relief presque absent souligne de grandes étendues naturelles se fondant graduellement depuis la mer jusqu'aux marges du bouclier intérieur. L'étendue de ce substrat pauvre a en effet permis l'émergence d'une forêt qui constitue le milieu déterminant de cette ZNIEFF. Sa physionomie est différente des forêt se développant sur sols ferralitiques, avec une voûte moins élevée (10 - 20 m) disjointe et un cortège floristique présentant des espèces caractéristiques, telles que Clusia nemorosa et Clusia fockeana, Humiria balsamifera, Licania incana, Pachira flaviflora, Conomorpha magnoliifolia, Macrolobium guianense, Dimorphandra polyandra, Matayba opaca, ou encore une grande Bromeliaceae terrestre, Bromelia karatas (Syn : B. plumieri), ainsi que de nombreuses Myrtacées dont Myrcia sylvatica.
Le secteur pratiquement plat, la majeure partie du plateau de sables blancs se situant entre 15 et 40 mètres d'altitude, n'est seulement creusé que de quelques talwegs de petites criques. Le long des principaux cours d'eau se développe ponctuellement une forêt galerie à Palmier bâche (Mauritia flexuosa) qui avec les forêts marécageuses s'étendant dans les flats, constituent d'autres milieux patrimoniaux de la zone. Dans la forêt marécageuse qui se développe sur des sols hydromorphes temporairement et partiellement exondés, les espèces les plus caractéristiques sont le Palmier pinot (Euterpe oleracea), le yayamadou marécage (Virola surinamensis), le manil (Symphonia globulifera), le moutouchi marécage (Pterocarpus officinalis), et, en sous-bois, de nombreuses fougères et monocotylédones. Dans les bas-fonds sableux, on peut noter la présence de la fougère arborescente Cyathea macrocarpa ainsi que du palmier à huile américain (Elais oleifera), Toutes deux protégées en Guyane.
Il faut souligner le rôle fonctionnel que cette forêt joue, non seulement en termes d'habitat pour des populations végétales et animales, mais aussi comme zone particulière d'alimentation (associée aux forêts marécageuses, pinotières et forêts sur anciens cordons sableux littoraux) lors des mouvements migratoires saisonniers en fin de saison des pluies, des grands oiseaux frugivores (Psittacidés, Ramphastidés et Cotingidés).biotope
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Cet ensemble forestier reste également très attractif pour la grande faune. On signale toujours la présence de grandes troupes de Pécari à lèvres blanches (Tayassu pecari), de la Loutre géante (Pteronura brasiliensis) sur la crique Irakompapi et de nombreuses espèces de singes, dont le Capucin blanc (Cebus olivaceus).
Il faut souligner également sur le plan herpétologique le recensement de quelques espèces patrimoniales comme le Lézard Cnemidophorus lemniscatus et du très rare serpent malacophage Dipsas copei, dont la forêt sur sable blanc constitue une des rares stations connues en Guyane. Des populations très importantes de caïmans rouges, dont de très gros individus présentant des tailles rarement (ou même jamais) observées sur la zone côtière y ont également été inventoriées.
Face à ses intérêts biologiques et écologiques, cette zone fait l'objet d'une protection au titre d'un Arrêté préfectoral de Protection des Biotopes. Elle n'en reste pas moins actuellement menacée de secondarisation et de destruction par l'implantation massive de réfugiés surinamiens qui défrichent à un rythme soutenu pour leurs cultures sur brûlis. Ils exercent en outre une pression de chasse très importante et des prélèvements de certaines essences végétales. Toutefois, cette zone reste encore largement intacte alors qu'ailleurs sur le Plateau des Guyanes, ce type de forêt a déjà été fortement exploité et dégradé. Ceci confère à cette ZNIEFF abritant des espèces strictement inféodées au substratum de sables blancs ou de bas- fonds hydromorphes, un rôle très important pour la conservation de la biodiversité à l'échelle du Plateau des Guyanes. Soumise à influence surinamaise et située en périphérie nord du massif forestier de l'intérieur, sur les marges océaniques du bloc amazonien, elle présente de ce fait des caractéristiques biogéographiques fondamentales pour l'étude de la répartition des espèces en Amérique du Sud.© Albioma - Tous droits réservés - Sources : Carte topographique 1:50000 CIGN (2012)
- Cartographie : Biotope, 2019-04-12T 13:34:09
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Espace naturels
remarquables
Savanes de Mamaribo; Roches
Blanches et Savane Flèche
Parc photovoltaique de Mana
Site d'étude
Périmètre à 10 km
Arrêté de Protection
de Biotope
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Convention Ramsar
ZNIEFF terrestre
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Carte 1 : Espaces naturels remarquablesbiotope
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Irakompapi et ses forêts marécageuses (030030039)
Situé à quelques huit kilomètres de la ZNIEFF de type 1 de la Crique « Irakompapi et ses forêts marécageuses », le site d’étude ne partage que peu d’habitat avec cette zone d’inventaire. Les habitats patrimoniaux de cette ZNIEFF correspondent aux marais et forêts marécageuses d’arrière-mangrove, à la différence de notre site qui était, dans un passé récent, couvert de forêt sur sables blancs.
La ZNIEFF « Irakompapi et ses forêts marécageuses » (type I) fait partie de la ZNIEFF « Mangroves et vasières du Maroni à l'Iracoubo » (type II). Cette grande zone humide se situe entre le front de mer au nord, les rizières de Mana à l'ouest, la crique Organabo à l'est et au sud par le bloc de forêt de terre ferme. Cette ZNIEFF s'étend sur la plaine côtière ancienne (formée de sédiments sablo-argileux ou limoneux-argileux, souvent exondés mais de faible altitude) et la zone de sables blancs qui borde le socle précambrien (composée de mélange de sédiments quaternaires et de colluvions du socle).Ces unités paysagères regroupent une mosaïque de milieux très variés : cordons sableux littoraux, arrière du cordon littoral constitué de lagunes saumâtres, marais d'eau douce, savanes inondables, forêts marécageuses et pinotières à Euterpe oleracea, forêts sur sables blancs, forêts de palmiers bâches (Mauritia flexuosa).Cette ZNIEFF est particulièrement difficile d'accès et les rares données disponibles concernent des observations réalisées depuis la crique Irakompapi. Le long de celle-ci s'épanouissent des forêts marécageuses composées du Moutouchi-marécage (Pterocarpus officinalis), remarquable par ses larges contreforts, de l'élégant Palmier pinot (Euterpe oleracea) et du majestueux Palmier bâche (Mauritia flexuosa). Les marais à végétation herbacée constituent les formations les plus importantes de la plaine côtière. Ils sont dominés par des Cypéracées comme Eleocharis mutata, Cyperus articulatus et C. giganteus, ou par des fougères comme Acrostichum aureum et Blechnum serralutum. Ces marais peuvent être parsemés de bouquets d'arbres dont le plus fréquent est le « Prunier zicac » Chrysobalanus icaco. Quelques espèces végétales déterminantes sont connues de cette ZNIEFF, notamment dans les secteurs de forêt sur sablesblancs : Cyathea macrocarpa (Cyatheaceae) et Dimorphandra polyandra (Fabaceae).
La crique Irakompapi et les marais attenants sont remarquables pour la faune aquatique bien préservée. On note la présence de la Loutre géante (Pteronura brasiliensis), du Caïman à lunettes (Caiman crocodilus) ainsi que d'une belle population de Caïman rouge (Paleosuchus palpebrosus). L'avifaune y est riche avec la présence de nombreux limicoles rares comme la Bartramie à longue queue (Bartramia longicauda), le Bécasseau maubèche (Calidris canutus) et le Pluvier dominicain (Pluvialis dominica). Les grands échassiers profitent également de ses zones humides dont le plus rare et le plus emblématique de la région : le Courlan brun (Aramus guarauna). Des rapaces localisés en Guyane profitent de la tranquillité des lieux comme le Caracara du Nord (Caracara cheriway) et surtout l'Elanion à queue blanche (Elanus leucurus). Les forêts marécageuses hébergent d'autres espèces déterminantes : Ara macavouanne (Ara manilata), Grand-duc d'Amérique (Bubo virginianus), Caracara noir (Daptrius ater). Enfin, il s'agit d'un des très rares sites guyanais où fut observé le pic dominicain (Melanerpes candidus). La ZNIEFF Irakompapi et ses forêts marécageuses bénéficie d'un statut de protection forte puisqu'elle fait partie de la Réserve Naturelle de l'Amana.
III.1.3.2 ZNIEFF de type 2
Forêt d’Organabo et zone du palmier à huile americain (030020020)
Le site d’étude se trouve dans cette ZNIEFF de type 2.
La ZNIEFF de la Forêt d'Organabo et Zone du Palmier à huile Américain (type II) se situe dans la partie nord-ouest de la Guyane. Elle s'inscrit dans la continuité des ZNIEFF de la Crique Saint- Anne et des Forêts sur sables blancs d'Organabo. La zone fait partie des collines de la plaine septentrionale, présentant une topographie peu perturbée de faible altitude. À la faveur des criques, des terrasses fluviatiles traversent des terrains dont le socle est constitué par desbiotope
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migmatites. Aussi, les principaux milieux qui composent cette ZNIEFF couvrent différents types de forêt, allant des formations ripicoles et marécageuses à celles de terre ferme de basse altitude. Ces dernières comprennent des forêts hautes sur sols ferralitiques et des forêts basses sur sables blancs. La forêt sur sable blanc présente, outre une physionomie particulière, un cortège d'espèces caractéristiques rares en Guyane et inféodées au substratum.
Les bas-fonds sableux constituent le biotope de la fougère arborescente Cyathea macrocarpa qui se retrouve associée au Palmier à huile américain (Elais oleifera). La distribution de cette essence originale se confond ainsi avec celle du réseauhydrographique de la région. La ZNIEFF englobe ici les populations les mieux représentées en dehors de la zone des sables blancs d'Organabo, toutes deux constituant ensemble l'aire quasi-exclusive de répartition de l'espèce en Guyane. Celle-ci est vicariante du Palmier à huile africain (Elaeis guineensis), et n'est connue qu'en quelques points du bassin amazonien occidental, de Colombie et d'Amérique Centrale. Cette ZNIEFF avec celle d'Organabo constitue le réservoir important d'une ressource génétique à potentiel économique. Ce palmier a d'ailleurs déjà été croisé avec son « cousin » africain, l'espèce de Guyane apportant un port acaule à la plante hybride, favorisant ainsi le travail de récolte et d'entretien.
Cet ensemble forestier reste en outre très attractif pour la grande faune (cf : III.1.3.1, p.18). L'avifaune y est riche, sans originalité marquée, malgré la physionomie particulière de la forêt. On y trouve toutefois quelques espèces rares comme l'Ibijau à ailes blanches (Nyctibius leucopterus) connus que de quelques stations en Guyane ou l'Amazone de Dusfresne (Amazona dufresniana). Concernant l'herpétofaune, les criques qui traversent le massif forestier sont très favorables aux « grenouilles de verres » comme Hyalinobatrchium tricolor, une endémique stricte de Guyane. La forêt abrite également le serpent malacophage Dipsas copei, dont on ne connait qu'une poignée de stations en Guyane.
La ZNIEFF fait partie du territoire du Parc Naturel Régional et plusieurs sites d'accueil touristique y sont installés, notamment au lieu-dit Angoulême. Elle comprend plusieurs forêts aménagées de l'ONF et de nombreux abattis bordent le massif forestier le long de la RN1.biotope
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Mangrove et vasière du Maroni à l’Iracoubo (030020016)
Cette ZNIEFF est tournée vers les écosystèmes sous influence maritime. Située à huit kilomètres du site étudié, ils possèdent peu d’habitat en commun.
La ZNIEFF de type 2 « Mangroves et vasières du Maroni à l’Iracoubo » se trouve au nord de la ZNIEFF de type 2 de la « Forêt d’Organabo et zone du Palmier à huile américain » précédemment décrite avec laquelle elle forme un ensemble écologique fonctionnel. Cette ZNIEFF regroupe des formations végétales très variées, sous influence maritime essentiellement. Ces formations s’organisent en séries écologiques liées à la fixation des sédiments et qui s’accompagne d’une perte progressive de la tolérance aux sels des espèces qui les composent. Deux principales séries peuvent être décrites suivant que le sédiment initial soit vaseux (mangrove jeune → mangrove âgée → marais d’arrière-mangrove → forêt marécageuses) ou sableux (plage → cordon dunaire → lagune saumâtre → marais d’eau douce → savane inondable → savane sèche → forêt sur sables blancs ou forêt de la plaine côtière).
Ces milieux constituent des habitats patrimoniaux en raison du rôle fonctionnel qu’elles assurent en tant que zone d’alimentation, notamment lors des migrations d’oiseaux. Les mangroves limitent par ailleurs l’érosion maritime à laquelle serait soumise la Guyane en leur absence.
III.1.4 Schéma d’Aménagement Régional et trames écologiques
III.1.4.1 Destination des sols
Espaces agricoles
Le site d’étude se trouve dans un espace à vocation agricole, tel qu’identifié par le SAR (2016). Pour mémoire, le SAR recommande pour ces espaces le maintien de dans leur vocation.
« En conséquence, les documents d’urbanisme doivent prévoir un classement approprié ne permettant pas un changement de destination non compatible avec le maintien de leur vocation agricole. Toutefois, lorsque la qualité agronomique observée de ces espaces se révèle trop faible pour l’exploitation, ils peuvent être reclassés par les documents d’urbanisme :
● soit en espaces naturels et/ou forestiers, s’ils peuvent contribuer à la structuration de la trame verte et bleue régionale ;
● soit en espaces d’activités futures destinés à la production de matériaux s’il est démontré que certains de ces espaces recouvrent un gisement de roches, sables ou latérites. Cette exception est conditionnée à la capacité de desserte par une voie (route ou piste) préexistante et au fait que l’activité ne s’opposera pas à la vocation agricole ou naturelle des espaces environnants.'e
: Carte topographique 1:50000
CIGN (2012)
- Cartographie
: Biotope,
2019-04-12T 17:03:44
Sources
: Albioma - Tous droits réservés
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Schéma
d'Aménagement
Régional
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Site d'étude
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Arrêté de Protection
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Destination des sols
(SAR, 2016)
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Espaces agricoles
Espaces forestiers
de développement
Espaces naturels
à haute valeur patrimoniale
Espaces naturels
de conservation durable
Espaces naturels
remarquables du littoral
Espaces urbanisés
Corridors écologiques
à maintenir ou à
renforcer
&
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Carte 2 : Destination des sols du Schéma d'Aménagement Régionalbiotope
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Par ailleurs, afin de protéger les berges contre l’érosion, éviter les pollutions des cours d’eau et augmenter la connectivité écologique des paysages, les ripisylves dans les espaces agricoles du SAR doivent être préservées, à travers un classement approprié dans les documents d’urbanisme.
Toute urbanisation des espaces agricoles est strictement interdite. »
Espace Naturel à Haute Valeur Patrimoniale (ENHVP)
Le site fait face à un espace identifié comme un ENHVP ; il en est séparé par la RN1. Le SAR (2016) définit les ENHVP comme des espaces devant être protégés et maintenus dans leur intégrité et leurs qualités écologiques et paysagères. À ce titre, le SAR intègre dans cette catégorie :
● Les Espaces Naturels Remarquables du Littoral au sens du Code de l’Urbanisme
● Les zones cœur du Parc Amazonien de Guyane
● Les Réserves Naturelles Nationales et Régionales
● Les Sites classés
● Les Réserves Biologique Intégrales
● Les Arrêtés de Protection de Biotope
● Les ZNIEFF de types 1
L’ENHVP situé à quelques centaines de mètres du site correspond donc aux forêts sur sables blanc d’Organabo auxquelles s’appliquent les deux derniers statuts.
III.1.4.2 Trame verte et bleue
Corridors écologiques du littoral à maintenir et à renforcer
Le site d’étude est encadré de part et d’autre par deux extensions de l’APB des forêts sur sables blancs de Mana qui constituent les corridors écologiques du littoral à maintenir et à renforcer numérotés 7 et 8. Il s’agit d’espaces naturels qui établissent la transition entre la forêt de l’intérieur et le littoral ou les grands fleuves. Selon les cas, la continuité peut être ponctuellement rompue par un axe routier, en particulier la RN 1. Leur maintien en vocation naturelle est important, tout comme la mise en œuvre de mesures facilitant la traversée de l’axe de transport (SAR, 2016). Dans ce cas, ces deux corridors maintiennent la continuité entre l’APB et le Domaine Forestier Permanent, géré par l’Office National des Forêts (ONF).biotope
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III.2 Diagnostic écologique
III.2.1 Habitats
III.2.1.1 Forêts sur sables blancs
La partie est de la zone d’étude est couverte par une forêt sur sables blancs qui s’étendait, dans un passé proche, à l’ensemble du site. Situé en marge de la zone d’implantation du site, ces n’ont pas fait l’objet de prospection botaniques poussées, car elles ne seront, a priori, pas concernées par le projet. Ellesprésentent une canopée relativement basse, qui culmine à une vingtaine de mètre et peu stratifié. On y observe des espèces arborées relativement fréquentes dans l’ensemble des forêts de Guyane, qui appartiennent à différentes familles (Chrysophyllum cf prieurii, Tapura guianensis, Parkia sp., Dendrobangia boliviana …) ainsi que des espèces caractéristiques de ce substrat en Guyane (eg : Dimorphandra polyandra, espèce déterminante de ZNIEFF). Dans le sous-bois on rencontre fréquemment des Bromeliaceae terrestre (Bromelia fosteriana, Disteganthus lateralis) qui peuvent former des populations parfois très denses. Les Araceae épiphytes y sont abondante (Philodendron ecordatum, P. solimoense, P. acutatum, P. linnaei, Heteropsis cf. melinonii).
III.2.1.2 Forêt de terre ferme dégradées
Il s’agit du faciès dégradé du type forestier précédemment décrit. Dans sa physionomie, l’ouverture du milieu créée un apport de lumière qui favorise le développement du sous-bois qui devient plus dense et fourni (Annonaceae, Strychnos sp., ). Les espèces pionnières (eg : Inga spp., Pourouma spp. …) y sont également plus abondantes que dans les habitats en bon état de conservation. Les espèces qui constituent encore la canopée sont en revanche singulièrement les mêmes.
III.2.1.3 Forêts marécageuses dégradées
Il s’agit là encore de forêts relictuelles du peuplement originel. Les modifications de physionomie sont sensiblement les mêmes que celles observées dans les forêts de terre ferme. La composition floristique de la strate arborées diverge en revanche en incluant des espèces associées au sols engorgés : Tabebuia insignis, Eperua falcata, Euterpe oleraceae, Virola surinamensis. Le sous-bois est naturellement plus dense que dans les faciès de forêt de terre ferme. Là encore, les espèces typiques des forêts de bas-fond dominent : Rapatea paludosa, Monotagma plurispicatum …
Une espèce de palmier remarquable se trouve localement abondante dans cet habitat. Il s’agit du palmier acaule Elaeis oleifera, espèce protégée en Guyane. Ce palmier, typique des forêts marécageuses sur sables blancs, devaient être courant dans les formations de forêt marécageuses avant leur défrichement. Il ne reste aujourd’hui de ces populations que deux noyaux, situées au nord-ouest et à l’est de la zone d’étude, ainsi que quelques individus isolés dans les prairies inondables. Cette espèce est l’enjeu de conservation de la flore le plus important du site.
III.2.1.4 Friches secondaires arbustives
Les friches arbustives se développent dans les espaces laissés à l’abandon ainsi qu’au bords de champs où elles forment des sortes haies. Elles sont constituées d’espèce tout d’abords buissonnantes ou arbustives (Clibanidium surinamensis, Tococa guianensis, Henriettea succosa, Isertia spiciformis, Annona fruticosa …). S’y développe ensuite des espèces pionnières au port arboré, plus imposantes (Ocotea guianensis, Protium heptaphyllum, Cecropia spp., ). Lorsque l’habitat est assez large, une strate herbacée de sous-bois remplace les espèces présente dans les prairies (eg : Heliconia richardiana, Costus spiralis). Les lianes profitent de ces milieux très ouverts pour se développer tant en abondance qu’en diversité (Philodendron
Figure 1 : Dendrobangia boliviana
(© É. Fonty / Biotope)
Figure 2 : Forêt marécageuse
dégradées, dominées par Euterpe
oleracea (© É. Fonty / Biotope)
Figure 3 : Costus spiralis (© É.
Fonty / Biotope)