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Document publié le Vendredi 19 décembre 1997 par la commune de Muraz.
Lien du pdf (unknown - 19)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Handicap et inclusivité, Vieillesse,
Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
DJ X
BULLETIN COMMUNAL
NUMÉRO 19
DÉCEMBRE 1997
SOMMAIRE
Le mot du Maire 3-6
C.AT Entreprise 7
La sortie de nos aînés 8
Passation de pouvoirs (1) / … le 18 janvier 1998 9
Monsieur le Curé Antoine Tissot 10
Cadastre de 1728 «MAPPE» 11
Urbanisme 12
Diététique enfantine 13-14
Calendrier des vacances scolaires 14
11 novembre 15
Quand on tirait les boîtes! 16
Humour / Réaction à propos du chant des Allobroges 17
Mieux connaître notre commune 18
Madame Marguerite Laverrière 19-20
Mémoire vivante 20
Les conseils de Nadine... 21-22
Etat civil 22
Budget 1997 23-24
Recettes gourmandes 25-26
Manifestations en 1998 / Sports et loisirs: section danse 27
Patrimoine de notre commune / Téléthon 97 28
Bloc-notes 29-30
1 -Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
Le maire et les conseillers municipaux vous souhaitent.Bulletin communal - Numéro 19
LE MOT DU MAIRE
L'année 1997 sera écoulée ou pratique-
ment écoulée lorsque vous pourrez lire
ces lignes. Une année peut-être pas très
fertile en événements d'importance ap-
parente pour notre commune, mais une
année où nous avons quand même pu
réaliser quelques investissements. Cette
année 1997 nous aura par ailleurs permis
de mener à terme des projets restés jus-
qu’à présent en l’état dans les cartons, du
fait principalement de l'impossibilité de
les financer de manière satisfaisante.
C'est ainsi qu’au cours de cet exercice
nous avons acheté :un tracto-pelle, en
remplacement de celui en service depuis
1979. Ce dernier continuera à l’avenir à
être utilisé en particulier pour le déneige-
ment, étant équipé et en mesure de four-
nir encore ce service. Le coût de ce ma-
tériel de travaux publics d'occasion,
mais datant de 1995, est de l’ordre de
240’000 F pour lequel une subvention de
96/000 F du Conseil Général a pu être
obtenue sur la partie des fonds fronta-
liers.
La voirie, qui mobilise chaque année tou-
jours beaucoup de crédits, a reçu un
entretien se chiffrant à 250’000 F. Nous
avons par ailleurs engagé une nouvelle
tranche de travaux pour le parking du
chef-lieu. Cet aménagement ne peut se
réaliser que par tranches successives, les
remblais extrêmement importants consti-
tuant la plate-forme de ce parking ne per-
mettant pas de réaliser ces travaux à un
rythme trop rapide. Il est absolument
nécessaire d’attendre que les tassements
se produisent, phénomène se manifestant
inéluctablement lors de la mise en œuvre
d’une pareille masse de matériaux éva-
luée, rappelons-le, à 7000 m3! Cepen-
dant, la mise en place de bordures a été
faite, les talus et une haie ont été plantés,
Décembre 1997
l’aire où prennent place les différents
containers de récupération a été aména-
gée et l’éclairage à été installé. Ceci
représente globalement une facture de
150/000 F. Là, à nouveau, une subvention
de l’ordre de 30% du montant hors taxes,
soit 45000 F va pouvoir nous être versée.
Alors que le financement n'incombe pas
de manière directe à la commune, des
travaux d’adduction d'eau ont été réa-
lisés cette année par le Syndicat des
Rocailles. Ainsi, une conduite permettant
de refouler l’eau de la source de Vers la
Joie vers le réservoir de Chez le Tournier
a été posée durant l'été. Cette réalisation
doit ainsi permettre d’alimenter Îles
hameaux de Chez Jacquet, Le Tournier et
le Feu sans avoir à utiliser l’eau prove-
nant du massif du Salève, la production
de la source de Chénex étant réservée en
totalité au hameau de La Croisette, ceci
pendant la période d'été. Durant le reste
de l’année, afin d'éviter les frais inhérents
au fonctionnement des pompes de refou-
lement, l’eau de la source de la crête
du Salève continuera d'arriver gravitaire-
ment aux hameaux situés plus bas. Autres
travaux relatifs à la distribution d’eau: la
colonne d'alimentation, située au chef-
lieu sous la route du Feu, a été remplacée
sur une longueur de 50 mètres environ,
de même que celle alimentant Besace
qui, elle, a été remplacée depuis le
Beuffy. Ces travaux représentent un coût
total de 1170000 F.
Toujours au niveau intercommunal, le
Syndicat Mixte du Salève a entrepris des
travaux d'aménagement des parkings sur
la crête de ce massif. Ainsi, le parking des
Rochers de Faverges, situé sur notre com-
mune, est concerné. À noter que le finan-
cement est totalement assuré par des sub-
ventions et que notre commune n'a rien à
3 —Bulletin communal - Numéro 19
débourser pour ces travaux. Nous devons
des remerciements à M. FONTAINE, pré-
sident de ce syndicat, pour sa gestion
rigoureuse et son savoir-faire en matière
de recherche de fonds. Autre réalisation
de ce Syndicat: les arbres fruitiers situés
en bordure de la route de La Croisette au
Feu, en particulier, ont subi une taille et
un nettoyage, opération entièrement cou-
verte par des subventions, ce qui fait que
ni la commune, ni les propriétaires n’ont
déboursé un centime.
Vous pouvez constater que même en pé-
riode de crise, et bien que nous ne de-
mandions pas d’effort supplémentaire
aux contribuables que nous sommes tous
— les taux communaux des impôts
n'ayant pas changés depuis 1990, je le
rappelle — , un certain nombre d'acqui-
sitions ou de travaux ont été menés à
bien sur le territoire de notre commune
pour un montant total atteignant tout
de même 1/810/000 F, dont 640000 F
imputables au budget communal. Cette
somme, financée sans recours à l’emm-
prunt, ne paraît peut être pas très consé-
quente, mais n’en demeure pas moins
élevée par rapport à notre budget que
l’on peut qualifier d’étriqué, ne permet-
tant aucune fantaisie quant à son utilisa-
tion.
En 1998, un projet devrait entrer dans sa
première phase de réalisation, je veux
parler de la réhabilitation du presbytère.
En effet, ce n’est que durant cette année
que j'ai pu obtenir la subvention du Con-
seil Général devant permettre d'engager
les travaux de gros-œuvre, c’est-à-dire la
démolition intérieure, le percement d’ou-
vertures, la construction de dalles et la
mise en place des fermetures de ce grand
bâtiment appartenant à notre patrimoine,
et qu’on ne peut laisser tomber en décré-
pitude. Ces travaux devront entrer dans
l'enveloppe fixée à 1200'000 F T.T.C.
Il s’agira là d’un gros chantier eu égard
- 4
Décembre 1997
à nos possibilités financières. C'est évi-
demment pour cette raison que ce projet
s'étalera et se réalisera par tranches, en
fonction principalement des aides aux-
quelles nous pourrons prétendre, et dans
la mesure où il sera possible à notre
Conseiller Général de nous les octroyer,
lui-même ayant aussi des contingents
qu’il ne peut en aucun cas dépasser. Pour
ce qui est du présent, les subventions
obtenues de l'Etat s'élèvent à 160’000 F
et à 300’000 F pour celle du Conseil
Général.
L'an prochain, nous devrions reconstruire
le pont quelque peu vétuste jeté sur le
Viaizon entre Chez Blaise et Besace.
Montant prévisionnel des travaux:
100’000 F. La signalisation directionnelle
et indicatrice représentera une dépense
de 100'000 F environ. À ce sujet, nous
avons dû prendre des décisions arbi-
traires et nous baser, d’une part, sur les
noms des hameaux tels qu'ils figurent au
cadastre, et d'autre part, attribuer un nom
de hameau à certains groupes de maisons
qui n’en possédaient pas jusqu'alors.
L'élargissement de la route départemen-
tale N° 15 traversant notre commune,
depuis le Champ Bolliet jusqu’à la limite
du Sappey — travaux bien évidemment
financés par le département et représen-
tant une dépense considérable de l'ordre
de 15/000’000 F — impose que nous étu-
dions la mise en souterrain des réseaux
électrique et téléphonique, de même que
l'éclairage public, sur toute la partie sud
du chef-lieu, travaux quant à eux finan-
cés par la commune mais bénéficiant
d’un fort taux de subventionnement attei-
gnant 65%. Il nous paraît opportun, ceci
d'un point de vue économique et pra-
tique, de profiter de ce chantier pour
enfouir les réseaux, évitant ainsi de
devoir plus tard ouvrir une chaussée qui
aura été entièrement refaite à neuf. Nous
sommes actuellement dans la partieBulletin communal - Numéro 19
étude de ce projet qui prévoit par ailleurs
le déplacement de la route au droit du
cimetière et l’aménagement d’un par-
king, dégageant ainsi ce lieu du trafic
routier en améliorant de ce fait la sécu-
rité, en particulier lors des services funé-
raires. En l’état actuel de l'étude, il n’est
pas possible d'annoncer un chiffre précis
du coût de ces travaux communaux.
Au début de l’année 98, nous procéde-
rons à l’achat d’un véhicule utilitaire
complété d’une remorque devant servir
aux employés pour leurs déplacements
dans la commune et à l'extérieur. Il n’est
plus envisageable ni rationnel d'utiliser
un tracteur pour se déplacer dans la com-
mune. Coût de l'investissement prévu:
100000 F.
Au chapitre des projets, suite à quelques
demandes de nos habitants, nous avons
fait procéder à une étude permettant de
définir les possibilités d'étendre un éclai-
rage public à toutes les parties de la com-
mune, ceci en fonction des lignes et sup-
ports électriques existants. Cette étude est
en cours; dans un premier temps, elle a
permis de dénombrer une cinquantaine
de points lumineux qu'il serait nécessaire
d'installer pour éclairer de manière satis-
faisante les différents hameaux, carre-
fours, points dangereux de la commune.
Ceci aura évidemment un coût d'installa-
tion, mais aussi de fonctionnement, qui
devra être couvert par des recettes com-
munales, ces dernières ne progressant
pratiquement pas. Le Conseil municipal
devra trancher le moment venu...
Dans le secteur administratif, il y aura lieu
de procéder à l'achat d’un nouvel ordina-
teur pour les services de la Mairie, pour
répondre aux besoins des changements
obligatoires qui vont s’opérer dans la
comptabilité communale. Achat indispen-
sable, et qui va coûter de 25 à 30’000 F
avec l'imprimante. Le changement du
photocopieur est aussi programmé, celui
Décembre 1997
en service, âgé de plus de dix ans, don-
nant de plus en plus des signes de fai-
blesse.
L'année 1998 verra notre plan d’occupa-
tion des sols devenir opérationnel. Une
enquête publique, avec des permanences
d’un commissaire-enquêteur nommé par
le Tribunal Administratif, sera ordonnée
par cette dernière juridiction. Dès que
nous en aurons connaissance, et par con-
séquent publié les jours et heures des
permanences du commissaire-enquêteur,
j'invite tous les propriétaires de terrains
potentiellement constructibles (en fonc-
tion de leur situation proche de construc-
tions existantes), à rencontrer cet enqué-
teur et à formuler leurs observations.
Il faut savoir que le dialogue devient de
plus en plus difficile avec les services de
l'Etat lors de l’élaboration d'un P.O.S. Les
lois deviennent draconiennes en matière
de constructibilité dans des zones de
montagne en laquelle notre commune est
classée. La protection des zones natu-
relles, la prise en compte des perméabili-
tés des terrains pour l'assainissement
individuel, les risques naturels évalués au
travers d’un document appelé Plan de
Prévention des Risques Naturels, la né-
cessaire protection des captages et des
sièges d'exploitation agricole, la loi Mon-
tagne ne permettant pas d'extension des
hameaux, sont autant d'éléments et des
barrières qui sont incontournables dans
la mise sur pied de ce document d’urba-
nisme qui s'apparente vraiment à un
casse-tête chinois pour les élus que nous
sommes. Seulement, sans ce POS, il
devient encore plus difficile de gérer l’ur-
banisme et bon nombre de certificats
d'urbanisme où de permis de construire
n'auraient pas pu être obtenus durant ces
dernières années si nous n'avions pas
entrepris l'élaboration de ce document. Îl
faut donc choisir le moindre mal. Il faut
aussi savoir, je le répète, que tout ceci est
5Bulletin communal - Numéro 19
géré par des lois, et que les lois ne s’in-
terprètent pas mais s'appliquent à la lettre
et en fonction de la jurisprudence, et que
chez nous, comme ailleurs sur tout le ter-
ritoire français, nous y sommes soumis.
Voilà donc les grandes lignes de notre
action de l’année écoulée et de celle à
venir. Je vous donne rendez-vous au
dimanche 18 janvier 1998, à la salle des
fêtes, dès 11 h.15, pour vous présenter les
vœux. Je me répéterai en disant que nous
Décembre 1997
sommes extrêmement sensibles au fait
que vous veniez en nombre pour cette
OCCasion, Car ceci nous conforte dans
l’action que nous menons, action ayant
pour seuls objectifs l’amélioration de
l'image de la commune et la mise en
place de moyens et d'équipements s’ins-
crivant dans la modernité.
Il me reste à souhaiter à chacune et cha-
cun d’entre vous une bonne et heureuse
année 1998.
donner une qualité supérieure.
Bien que bon nombre d’entre vous le sache depuis longtemps, je voudrais rappe-
ler que ce bulletin est réalisé par une équipe de rédaction communale que je
remercie au passage. La maquette de cette publication est en grande partie le fruit
du travail d’un de nos conseillers municipaux, spécialiste de l'imprimerie et, sans
le nommer, qu'il soit lui aussi chaleureusement remercié. Le tirage est fait, depuis
plusieurs années, par des travailleurs handicapés du Centre d’Adaptation par le
Travail de La Roche-sur-Foron. Il se peut que, une fois ou l’autre, vous ayez reçu
un exemplaire qui n'était peut-être pas parfait dans son montage. Par ailleurs, le
rendu des photos est lui plutôt imparfait et les textes sont un peu clairs, manquant
de couleur. Ceci est dû à l'utilisation d’un matériel n'étant pas en mesure de
Vous voudrez bien excuser toutes ces imperfections. Cependant, nous continuons et continuerons à donner ce travail de duplication à cet atelier. car nous considé- rons que nous contribuons ainsi à faire fonctionner une structure sociale qui doit absolument exister et subsister. Avec nos petits moyens et à notre échelle, nous apportons de ce fait notre appui à ce Centre. Je pense qu'il est infiniment plus approprié de donner du travail, pour autant qu'il puisse être exécuté, ceci dépen- dant bien évidemment du degré de handicap des personnes prises en charge par ces structures, plutôt que d'apporter de simples aides financières, cette dernière solution pouvant être totalement justifiée dans d’autres cas évidemment.
Noël JACQUEMOUDBulletin communal - Numéro 19
À Le C.AT de La Roche-sur-Foron
assure, depuis de
nombreuses an-
nées, les photo-
copies et le relia-
ge de notre bul-
letin communal.
Afin de mieux
connaître cette
Ta Drrhn - Annnaulla association, nous
Loch» Bo Roche - rer avons rencontré
M. Moenne Loccoz, bénévole et prési-
dent de l'association depuis 1994. Le
C.AT (centre d’aide par le travail) dépend
d’une association née il y a trente ans,
l'A.F.P.E.I. — Association familiale des pa-
rents d'enfants inadaptés de la Vallée de
l’Arve et du Foron. Elle a pour objectif
d'informer, d’encadrer et de développer
par le travail les enfants inadaptés, et de
les orienter dans les différentes structures
existantes, suivant leur âge et leur niveau.
SECTEUR ENFANCE — moins de 20 ans:
L'institut médico-éducatif «L'Espoir» situé
à Amancy. 50 places en semi-internat,
pour des enfants et adolescents des deux
sexes, déficients intellectuels avec ou
sans trouble associé.
Le centre est composé de 2 sections d’ac-
cueil. Une section Education et enseigne-
ment spécialisé pour les 5-14 ans. Une
section initiation et première formation
professionnelle pour les adolescents de
14 à 20 ans.
Le SESSAD: Service d'éducation spéciale
et de soins à domicile qui dispose d'une
équipe éducatrice médicale et paramédi-
cale complète. Il intervient à domicile,
auprès des enfants déficients, dans le but
d'établir un diagnostic débouchant sur
un projet personnalisé, ainsi que le sou-
tien aux familles (perspectives d’avenir,
placement, démarches administratives).
Décembre 1997
Enfants de plus de 20 ans:
2 centres: La Roche-sur-Foron et Bonne-
ville; environ 130 travailleurs et 25 per-
sonnes d'encadrement. Le C.A.T de La
Roche est spécialisé dans le mailing, la
mise sous pli, le pliage, les copies, le fa-
çonnage et le conditionnement de pro-
duits industriels. Le centre de Bonneville
est spécialisé dans l’industrie, l’usinage,
le fraisage, le montage, la reprise et l’as-
semblage.
De nombreux industriels haut-savoyards
font travailler ces deux centres et bénéfi-
cient de l’exonération de la contribution,
et de la revalorisation du travail dans le
respect des prix du marché, des délais et
de la qualité.
Ce personnel est salarié, sa rétribution est
versée par le C.AT, et complété par la
direction du travail, ce qui leur permet de
payer leurs repas pris sur place ainsi que
l'hébergement pour les pensionnaires.
De plus, l’A.FP.E.. gère des Foyers d’hé-
bergement: 2 à La Roche et 1 à St-Sixt,
dont l'objectif est d'entreprendre une
action éducative, de collaborer avec la
famille, de conforter par un projet éduca-
tif, et de permettre éventuellement un
passage en Service d'accompagnement.
18 personnes résident en appartement,
répartis dans l’agglomération rochoise et
travaillent en entreprise ou au C.AJT, Ces
personnes bénéficient d’une réelle auto-
nomie dans les actes de la vie quoti-
dienne, tout en étant suivies par des édu-
cateurs. L'asssociation gère également en
partenariat avec une association gene-
voise, l'Auberge des Montagnards à La
Croisette. L'A.F.P.E.I. répond à un réel
besoin, les listes d'attente sont longues
pour bénéficier de ses services. Pour tout
renseignement concernant des dossiers
d'admission, ou pour des devis de tra-
vaux, téléphoner au 04 50 03 05 44 à La
Roche-sur-Foron. C.Z.
7Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
LA SORTIE DE NOS AÎNÉS
Voilà les anciens qui par un beau dimanche d'octobre se rendirent au lac de Paladru à
Charavine (Isère), où les attendait un bon repas.
Heureusement, car la visite en fin de matinée d’une biscuiterie avait éveillé leurs
papilles gustatives!
Enfin, sur le chemin du retour, la découverte des caves de la Chartreuse prolongea la
bonne humeur.
Et ce fut dans une ambiance chaleureuse que s’acheva le voyage.
Alors à l’année prochaine...
Le CCAS
000000000000 000000000000 000000000000 00000000 00000 DONS VERT ON CORP OT SE NOR en onr ete sreereenees
P.S.: Les personnes intéressées par cette photo peuvent la demander — gratuitement —
au secrétariat de la mairie.
000000000000 000600500000 RP U OT RS POS PSS SN On V RDS See n pen e ressens enneeeneereee
- 8-Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
Au revoir Monsieur l’abbé Arsène Bourgeaux!
Bienvenue Monsieur l’abbé Antoine Tissot!
En ce dimanche 21 septembre 1997 notre
commune disait au revoir à l’abbé Bour-
geaux qui fut notre curé pendant 15 ans
et accueillait l'abbé Tissot, curé de
Monnetier-Mornex et désormais curé de
La Muraz. Nous vivons en France sous le
régime de la loi de 1905 sur la séparation
de l'Eglise et de l'Etat. Cette loi a créé un
cadre de relations très strict qui précise
les droits et les devoirs réciproques des
paroisses et des communes en ce domai-
ne. Notamment, elle a rendu les commu-
nes propriétaires des bâtiments d'église et
leur en donne, en échange, la charge
(entretien, mise à disposition, etc.). La
commune doit, entre autres, rémunérer le
gardiennage de l’église par une indem-
nité fixée par l'Etat. Cette fonction est
généralement confiée au curé de la
paroisse et le montant de l'indemnité
figure au budget municipal. Ceci crée un
minimum de liens et le curé, même s’il
n'y réside pas, reste un interlocuteur de la
commune. Il est donc normal qu’une
cérémonie soit organisée à l’occasion
d’un changement de personne. En ce
dimanche 21 septembre, après la messe
4
dominicale concélébrée dans notre
église par l'abbé Arsène Bourgeaux,
l'abbé Antoine Tissot et l’abbé Pierre
Mongellaz, vicaire épiscopal de la zone
d’Annemasse et chargé de l'installation
de notre nouveau curé, une petite cé-
rémonie rassemblait les paroisses de
La Muraz — Esserts-Salève et Monnetier-
Mornex ainsi que la commune de La
Muraz à la salle des fêtes. Cette cérémo-
nie coujointe permettait de montrer la
bonne entente qui règne chez nous entre
la paroisse et la commune. Après les dis-
cours d'adieu et de bienvenue prononcés
par notre maire et par les prêtres, un
cadeau fut remis à chacun d’eux. Ensuite
tous trinquèrent le verre de l'amitié et ce
fut alors l’occasion de faire plus ample
connaissance, tant il est vrai que les
langues se délient toujours autour d'un
verre. Cela fait partie de nos traditions
françaises et savoyardes. Notre com-
mune souhaite donc une heureuse
retraite à l’abbé-Arsène Bourgeaux et la
bienvenue parmi nous à l’abbé Antoine
Tissot.
ET.Bulletin communal - Numéro 19
Monsieur le Curé Antoine TISSOT
Le 21 septembre dernier, nous étions très
nombreux à la salle communale pour ho-
norer l’abbé Bourgeaux qui, après 15 an-
nées de ministère au service des parois-
ses de La Muraz, Esserts et Esery, s’en va
rejoindre son chalet de la Côte d'Hyot,
d'où il reste à disposition du secteur pas-
toral de Bonneville pour l’aumônerie
scolaire — et souhaiter la bienvenue à
Antoine Tissot, curé de Monnetier, qui
prend en charge notre paroisse.
Antoine Tissot a été ordonné prêtre en
1953 à la cathédrale d'Annecy. Il est
l’avant-dernier enfant d’une famille nom-
breuse — 5 garçons et 3 filles — dont
l'aîné, décédé, était également prêtre. Le
berceau familial est à Evires, où les pa-
rents étaient agriculteurs.
Il commence son ministère au collège
Sainte Marie de La Roche comme profes-
seur, maître d’internat et aumônier. Sa
première paroisse fut celle de Saint
Jacques à Sallanches; puis la paroisse du
Mont Saxonnex, qu'il eut en charge pen-
dant 17 ans. C’est en septembre 1994
qu’il arrive à Monnetier.
Au niveau diocésain, Antoine Tissot est
membre de l'Equipe pastorale des pèle-
rinages, et à ce titre, il lui arrive d'en pré-
parer et d'en accompagner; comme il
accompagne également un groupe œcu-
ménique et participe aux rencontres
«Prêtres-Pasteurs» des deux Savoie.
Ce qui change pour les paroissiens..
L'Abbé Bourgeaux n'ayant pas été rem-
placé, la paroisse d’Esery est désormais
rattachée à Reignier, et la nôtre a donc
pour curé A. Tissot, responsable à part
égale, des paroisses de La Muraz/Esserts
et de Monnetier-Mornex.
Décembre 1997
Un grand moment de sa vie de prêtre
Le Concile Vatican Il a été un événement
important dans sa vie de prêtre. || appré-
cie tout ce que le Concile a apporté à
l'Eglise: une liturgie plus vivante, une
meilleure participation des laïcs à la vie
des communautés, une plus grande ou-
verture aux autres confessions chrétien-
nes (protestante, orthodoxe), aux autres
religions, au monde qui est le nôtre.
Ses loisirs!
Lorsque son ministère de prêtre lui en
laisse l’occasion, M. le Curé se passionne
pour l'histoire locale, celle des familles,
la généalogie. Il aime également se con-
sacrer à tout ce qui peut contribuer au
rapprochement des peuples.
Ses objectifs
M. le Curé remercie les responsables de
la paroisse et de la commune pour le
chaleureux accueil du 21 septembre.
I souhaite développer une bonne com-
préhension entre les différentes commu-
nautés et entretenir de bonnes relations
avec la municipalité de La Muraz; et, à la
place qui est la sienne, d'être un lien
constructif entre les paroisses de La
Muraz-Esserts et Monnetier-Mornex.
C.Z./D.V
- 10 —Bulletin communal - Numéro 19
CADASTRE DE 1728
La photo de cette portion de la carte
communale d’Esserts-Salève nous permet
de nous projeter 269 ans en arrière, sous
le règne de Victor-Amédée Il, Duc de
Savoie et premier souverain à porter le
titre de Roi de Sardaigne. Victor-Amédée
eut à cœur d'accroître ses territoires
(Briançonnaisg'outre monts, Sardaigne),
et de maintenir leur indépendance. Ce fut
un souverain méthodique et législateur,
qui réorganisa les différents Corps d'Etat
par la promulgation des «Royales Consti-
tutions» en 1723.
Cette politique coûtait chère. La Cham-
bre des Comptes surveillait étroitement
les mouvements de fonds. Les douanes et
les gabelles furent révisées. La répartition
de ces dernières étant établie d’après les
têtes de bétail. L'impôt foncier étant l’une
ps
Décembre 1997
«M APPE>»
des meilleures sources de revenu, Victor-
Amédée Il décida de cadastrer tous les
biens de ses sujets, en attribuant à cha-
que parcelle un propriétaire. Cet énorme
travail entrepris d’abord en Piémont,
occupa en Savoie, à partir de 1728, tout
un monde de géomètres, indicateurs,
estimateurs et calculateurs. L’instruction,
assez répandue dans nos villages à cette
époque, permis aux agents de l'Etat de
recruter des auxiliaires parmi les villa-
geois. Le cadastre fut mené à son terme
en 10 ans; et les résultats assez probants,
pour qu'aujourd'hui, 269 ans plus tard,
ils servent de références pour les contri-
butions directes. Beaucoup de terres de
nobles et d'ecclésiastiques cessèrent
d'échapper aux impôts et les revenus du
Royaume furent doublés. CZ.
_ 11 -—Bulletin communal - Numéro 19
URBANISME
Permis de construire accordés en 1997
JANIN Michel 2 appartements
CHAMPROMIS Maison individuelle
MOLLAND Eric Modification d'habitation
RICKLI Pierre Extension d’habitation
BOCQUET Jean-Philippe
VIDONNE Jean-Marie
TISSOT Jacques
DELEAVAL Catherine
GOURMAUD Jean-Claude
MALINGE Patrice
Chalet
Réhabilitation d’une ferme
Création de gîtes
Création d’une pièce
Réhabilitation d’une ferme
Extension d'habitation
Déclarations de travaux
LAVERGNAT Raymonde
ULMANN
GAY Jean-François
BOVAGNE François
Mur + enrochement
2 Velux
Abri de jardin
Abri pour voiture
JOLY Frédéric Balcon en bois
ZANOLLA Christian Baie vitrée
JANIN Yannick _ Fenêtre
GUY Georges Extension de la véranda
NICOLAS Charles Extension du garage
SEIGNOUX André Velux
HARRISSON Charles Balcon
PERRUCHOUD Robert 2 Velux
AMERYCKX Laurette Abri pour voiture
Certificats d’urbanisme accordés en 1997
SOULIER Maryse
ROTA Marcelle
EURL Dan
Cologny
Le Ferney
L'Uche Babeu
Décembre 1997
Chef-lieu
Les Palatins
Cologny
La Croisette
Chez Joindet
Chez Pergoud
Chez Bosson
Le Feu
Le Mont
Le Mont
Cologny
Vers la Joie
Vers Monnet
Le Ferney
L’Uche Babeu
La Biolitte
Chef-lieu
Chez Blaise
Le Feu
Chez Brillard
Grange Rouge
Les Berthets
Le FerneyBulletin communal - Numéro 19
DIÉTÉTIQUE:
Décembre 1997
L'ALIMENTATION DE VOTRE ENFANT EN 9 QUESTIONS Les questions que les parents se posent à propos de l'alimentation de leurs jeunes enfants sont innombrables... Voici les réponses à quelques-unes d’entre elles, sélec- tionnées parmi les plus courantes.
Comment doit-il se tenir à table?
Peut-il se servir tout seul?
Il doit déjà se tenir «comme un grand»,
c'est-à-dire avoir droit à la parole, mais
parler à son tour, sans gêner les autres
convives. Comme un grand aussi, il doit
apprendre à se servir et à choisir des por-
tions qui correspondent à son appétit.
Quels aliments lui assureront une crois-
sance harmonieuse?
Pas un groupe d'aliments en particulier,
mais tous ensemble. L'alimentation équi-
librée, c'est manger de tout en quantités
raisonnables et suffissantes.
Dans quels aliments trouve-t-on du fer?
Le fer le mieux absorbé se trouve dans les
viandes et les abats, le foie, le boudin
noir: on recommande ces aliments
deux à trois fois par semaine. Certains
légumes contiennent aussi du fer (épi-
nards, lentilles...), mais contrairement à
la légende de Popeye, il y en a moins et il
est moins bien assimilé par l'organisme.
Que donner à un enfant qui n'aime pas
les légumes?
Le petit enfant a d'abord des besoins
énergétiques, qui peuvent être satisfaits
avec des pommes de terre, des pâtes, du
riz. Ne vous inquiétez donc pas pour la
«verdure», qu’il apprendra à aimer plus
tard! Pour l'apport en vitamines et en
fibres, donnez-lui des fruits et des crudi-
tés (tomates, carottes râpées...).
On insiste sur la nécessité du calcium.
Quels aliments privilégier?
Tous les produits laitiers sans distinction
sont riches en calcium. Lait, yaourts, fro-
mages, desserts lactés. sont les sources
principales de calcium: on recommande
un produit laitier à chaque repas. Dès
l'âge de 6 mois, un enfant peut commen-
cer à manger des yaourts nature...
Que choisir au petit déjeuner
et au goûter?
Les aliments les plus simples, en évitant
viennoiseries et gâteaux. Le matin: pain,
beurre, un produit laitier, un fruit, une
boisson. L'après-midi: pain, fromage ou
fromage blanc ou yaourt (ou encore pain,
chocolat et un verre de lait), fruits.
Peut-il boire de l’eau à volonté?
Oui: la soif est un appel à combattre la
déshydratation et il ne faut jamais refuser
un verre d’eau à votre enfant. L'eau, prise
toute seule, ne coupe pas l'appétit.
A part l’eau, quelles autres boissons sont
conseillées ?
Deux boissons sont vraiment indispen-
sables à l'enfant: l’eau et le lait. Toutes
les autres ne sont pas nécessaires, mais
affaire de goût...
Les sodas ou les boissons au cola sont-ils
dangereux?
C'est l'excès qui peut l'être. Les sodas
sont très riches en sucre et les colas
contiennent en plus de la caféine. Il est
préférable d'éviter que vos enfants en
prennent à table et de s’assurer que leur
consommation reste raisonnable.
_ 13-—Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
SI VOTRE ENFANT DÉJEUNE À LA CANTINE...
Votre enfant est entré en maternelle ou en
primaire et va déjeuner à la cantine. Voici
quelques conseils:
- Si c'est la première fois: expliquez-lui le
déroulement du repas et préparez-le
aux aliments inconnus en vous pro-
Icuant les menus scolaires, générale-
ment affichés à la porte.
— Pour le matin: une collation est néces-
saire si votre enfant ne prend pas de
petit déjeuner. Sa composition est
simple. Une briquette de lait avec un
petit sandwich (pain, beurre, chocolat
ou confiture). Pour ceux qui n'aiment
pas le lait, un morceau de fromage,
avec du pain et un jus de fruit, fera très
bien l'affaire. Mais évitez le paquet de
biscuits ou les viennoiseries, qui inci-
RONDES NN NN € NE ES NE SN À N à NS 5 à 2 + # À He N €
Calendrier des vacances scolaires
de la zone A
tent à grignoter et perturbent l'appétit
pour les repas principaux.
Pour le dîner: composez-le en fonction
du repas de midi. Pour les tout-petits, la
viande n’est pas nécessaire s'ils en ont
mangé au déjeuner. Pour les plus grands,
un œuf (ou du poisson ou du jambon)
sera bienvenu. Mais pour tous, le dîner
devra toujours comprendre: un produit
laitier pour le calcium, un fruit ou une
crudité pour les fibres et les vitamines et
un plat de légumes (féculents ou légumes
verts selon ce qui aura été servi à midi.
En collaboration avec le Centre de re-
cherche et d’information nutritionnelles.
(Extrait d’un article paru dans le Dauphiné libéré)
Attention aux changements de dates!
Vacances de Noël
du vendredi 19 décembre 1997 (après les cours) au lundi 5 janvier 1998 (reprise des cours)
Vacances d'hiver
du vendredi 6 février 1998 (après les cours) au lundi 23 février 1998 (reprise des cours)
Vacances de printemps
du jeudi 2 avril 1998 (après les cours) au jeudi 16 avril 1998 (reprise des cours)
Vacances d'été
du mardi 30 juin1998 (après les cours) au jeudi 3 septembre 1998 (reprise des cours)
Les classes vacqueront le samedi 30 mai et le mardi 2 juin 1998.
Bonnes vacances à tous!
_ 14 —Bulletin communal - Numéro 19
11 NOVEMBRE 1997
C'est par une matinée fraîche et sous un
ciel menaçant que notre commune ho-
nora la mémoire de ses soldats tombés au
combat pour la France. Après la lecture du
message de M. le ministre aux anciens
combattants, une gerbe fut déposée au
pied du Monument aux morts.
Après la sonnerie aux morts, M. le maire
rappela le courage et le sacrifice de ces
hommes morts pour la patrie, et combien
il était important de se souvenir de ces sol-
dats qui ont permis de retrouver notre his-
toire et notre liberté.
Décembre 1997
Nous nous retrouvâmes tous à la salle des
fêtes pour boire le verre de l'amitié. La
journée se termina à l'hôtel de l'Union à
La Muraz, où un bon repas fut offert aux
anciens combattants — journée placée
sous le signe du souvenir.
N.P
215Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
QUAND ON TIRAIT LES BOÎTES!
Un temps gracieux, de joyeuses détona-
tions de boîtes mêlées aux carillons...»
(Inauguration le 8 juin 1880 de l’oratoire
de Notre-Dame de la Salette au Champ
Bolliet — voir Bulletin communal N° 18.)
Ma grand-mère Célestine disait: «Ce
matin le curé a commencé sa messe à
l'heure: on peut tirer les boîtes».
Vous aurez tous compris, même ceux qui
ne l’ont pas connu, que l'exactitude ne
faisait pas partie des qualités de notre
brave curé. Toutefois, que ces derniers se
rassurent, il en avait d’autres! Mais que
viennent faire les boîtes dans tout ça? On
tirait les boîtes pour marquer les jours de
fête et de liesse, bref, pour les grands évé-
nements.
La boîte était une pièce d'artillerie (mo-
deste). En acier moulé, de forme tronco-
nique, verticale, elle reposait sur un
socle. Sa hauteur était d’une vingtaine de
centimètres et son diamètre moyen d’en-
viron 12 cm. Un trou borgne de 4 cm de
diamètre en occupait le centre et com-
muniquait par un petit canal, en partie
basse, avec un bassinet extérieur.
La préparation du tir était simple: il suffi-
sait de déverser de la poudre noire pour
emplir le tiers de l’alésage, de compléter
un autre tiers avec du papier journal
froissé, et enfin de serrer le tout avec un
bouchon conique en bois enfoncé au
maillet. Un peu de poudre répartie dans
le canal et le bassinet rendait l'engin opé-
rationnel. La mise à feu se faisait au
moyen d’un fer recourbé, emmanché à
l'extrémité d’une longue perche et porté
au rouge sur une forge portative.
J'ai eu le privilège de voir et surtout d’en-
tendre tirer les boîtes. C'était dans le
milieu des années trente et la commune
accueillait son nouveau curé (le même).
La commune n'étant pas fortunée, l'in-
vestissement peu productif, et de plus
non prévu au budget, l’achat des boîtes
fut différé. Une batterie de six fut em-
pruntée à la commune de Monnetier qui
avait de plus gros moyens. Elles furent
disposées en ligne, dans le pré à côté de
la mairie. Le jour |, elles furent préparées
pour le tir et le fer fut tenu au feu. Des
guetteurs disposés le long du parcours
signalèrent l’arrivée du convoi officiel et,
quand ce dernier se présenta au pont de
la Scie, la mise à feu fut ordonnée. Les
boîtes se comportèrent magnifiquement.
Les détonations, énormes, firent hurler
les chiens, s'envoler des nuées de pi-
geons, de corbeaux, et quelques pies, ter-
rorisèrent les gosses, arrachèrent des cris
d'effroi aux femmes, impressionnèrent
les hommes qui imaginèrent Austerlitz!
Le Salève renvoya les détonations en
écho et notre curé fit son entrée dans
sa nouvelle paroisse, dans la fumée et
l'odeur de la poudre.
Quand je vous disais qu’on tirait les
boîtes pour marquer un événement: je
m'en souviens comme si ça s'était passé
hier!
René Bovagne
_ 16-—Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
HUMOUR... un peu méchant!
Pourquoi les Belges installent-ils une antenne radio
sous leur voiture?
iseg-sAe4 sa 1aides inod
L'histoire se passe à New-York au pied d'un gigan-
tesque building. Quatre personnes attendent l’ascen-
seur: un laveur de carreaux - le Père Noël - une femme
intelligente et un banquier suisse. L’ascenseur démarre
et, arrivé au 95€ étage, l’on découvre le banquier
suisse assassiné. La police découvre rapidement le
coupable! Et vous?
“sed 3jsixo,u a1u381/paur SU au) ‘sed 37s1X9,U J20N 2124 37
RÉACTION À PROPOS
DE L'ARTICLE SUR
LE CHANT DES ALLOBROGES
Le chant des Allobroges? Je connais et
pour cause!
J'en avais appris par cœur les six couplets
et le refrain, paroles et musique. Je l'avais
même chanté à l’examinateur qui sévis-
sait à l’oral du certificat d’études pri-
maires à Reignier en juin 1938. Il avait de
plus contribué, sans doute, à l’obtention
d’une mention, ce dont je suis fier encore
aujourd’hui!
Nous avions préparé pendant toute la
durée de l’année scolaire, trois récita-
tions et trois chants que nous devions
présenter aux épreuves. Les trois récita-
tions figuraient sur le cahier de récita-
tions parmi les autres apprises durant
l’année. Il en était de même pour les
chants. L’examinateur m'avait laissé le
choix entre récitation et chant, et comme
j'avais choisi le chant, il m'avait deman-
dé d’entonner les «Allobroges». Au bout
du deuxième couplet son opinion était
faite, et il m’arrêta en me félicitant. Le
certificat était dans la poche!
C'est donc avec plaisir que j'ai lu l’article
relatif à ce chant martial dont le succès a
dépassé les frontières de la Savoie et qui
m'a remis en mémoire de si lointains sou-
venirs.
Je signale que dans la version que je
connais, le refrain se termine par: «Je suis
la Liberté, la Liberté» (au lieu de pololom
pom pom). De même dans le couplet Il,
il est question de «Lombards» (et non pas
de Lombarde).
Un grand merci à l’auteur de l’article!
René Bovagne
17 -Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
«MIEUX CONNAÎTRE NOTRE COMMUNE»
LA COOPÉRATIVE LAITIÈRE
DE LA MURAZ
Des documents communi-
qués par M. Marcel GUËRIN
(ancien secrétaire) confirment
que la société fut créée le 25
mai 1896, avec enregistre-
ment des statuts à Reignier le
30 juillet de la même année.
Ils étaient alors 42 sociétaires.
Si une seule fruitière est men-
tionnée dans les papiers, il y
avait pourtant à côté, la frui-
tière du Feu, dont les seize sociétaires ont
rejoint en 1931, celle du chef-lieu.
Depuis ce printemps un nouveau conseil
a pris en charge le gestion de la coopéra-
tive.
Le comité se compose de: Président:
M. Denis LARUAZ; Vice-présidents:
MM. Claude DUMONT et P. BOVAGNE;
Secrétaire-trésorière: Mme Catherine
GEHIN: Membres consultatifs: Mme
Madeleine BOVAGNE et M. Eric MOL-
LAND.
ls remercient l’ancien comité pour le tra-
vail accompli durant toutes ces années; I
se composait de:
Président: M. Pierre BOVAGNE (23 ans);
Vice-président: M. Claude DUMONT;
Secrétaire: M. Marcel GUËRIN (60 ans);
Trésorier: M. Auguste DUMONT.
C'est M. Rodolphe VUAGNAT, depuis
1969, qui assure la transformation et la
commercialisation des tommes et reblo-
chons. Il a succédé à M. LUTHY qui était
fruitier depuis 1909.
Les fruitières d’Esery et d’Esserts ayant
cessé leur activité, c'est notre coopéra-
tive qui collecte la production laitière de
12 adhérents.
Quotidiennement, lors des deux «mènes»
(collectes), c'est près de 4600 kg de lait
qui sont collectés et transformés en
tommes et en reblochons par les gérants
de la coopérative, MM. Chailloud et Des-
biolles. C’est l’acheteur qui assure l’affi-
nage et la vente de ces fromages sur
France et sur Suisse; notre fruitière étant
la dernière située en zone franche. 80%
du petit lait récupéré sert à engraisser
l'élevage de porcs (3 x 400 têtes chaque
année). C’est M. RICHARD qui s'occupe
de la porcherie.
La qualité de notre lait et le savoir faire de
nos fromagers ont permis d'obtenir en
1984 et 1987 la médaille d’or pour notre
excellente tomme savoyarde, et deux
médaille d'argent dans les années 90
dont une cette année au Salon internatio-
nal de l’agriculture à Paris.
Situé dans la zone d'appellation «reblo-
chon», afin de mieux valoriser le lait, le
nouveau comité de la fruitière a pour
objectif, dès 1998, de développer la fabri-
cation des reblochons. Des travaux im-
portants devront être réalisés pour se
mettre en conformité aux normes euro-
péennes, ce qui permettra à nos jeunes
agriculteurs d'affronter le troisième millé-
naire avec succès.
_ 18—Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
L'article sur notre doyen, Monsieur François Janin, ayant obtenu une bonne note auprès de nos critiques, nous désirions, pour ce bulletin, interviewer notre doyenne, Madame Marthe Mégevand. Séjournant à la Maison de retraitè de Reignier, son état de santé ne nous a malheureusement pas permis de réaliser ce projet. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et peut-être pourrons-nous la rencontrer prochainement. En compensation, nous sommes allés bavarder avec Madame Marguerite Laverrière, sa cadette de quelques années seulement.
Madame Marguerite Laverrière,
née Dubouloz
La connaissez-vous? Non? Et bien
sachez que Madame Laverrière, elle, elle
vous connaît! D'ailleurs elle connaît tout
le monde de notre commune, et ceci
depuis leur plus petite enfance, car vous,
qui vous croyez âgé — que vous ayez 80
ans ou 40 ans — elle vous a sûrement vu
dans votre landau…
Elle a fêté son 91€ anniversaire le 2 août
de cette année. Ne croyez pas qu'il
s'agisse d’une vieille dame — pas du
tout. 1} y a quatre ans, elle faisait encore
tous les manèges d’«Europa Park» en
Allemagne; elle avait adoré la “chenille’,
et elle ne manquerait pas d'y faire un tour
si ce manège s'installait dans notre ré-
gion!
Madame Laverrière n’a pas toujours été
la plus âgée; elle fut la plus jeune d'une
famille de 7 enfants (4 filles et 3 garçons).
Elle est née à La Muraz, «Vers Monet», et
fréquenta l’école du Mont. Elle quitta la
maison familiale à 19 ans pour se marier
à un fils Laverrière de dix-sept ans son
aîné. Ils s’établirent «chez Blaise», et
eurent 6 enfants (2 garçons et 4 filles).
Ils n’ont jamais quitté notre commune.
La vie à la campagne est rude en ce début
de siècle: pas d’eau courante, pas de
chauffage central, pas d'électricité.
Madame Laverrière passe sa vie aux
champs avec ses
enfants, transporte
le bois de chauffage
sur ses épaules, va
chercher l’eau à la
fontaine et fait les
déplacements à
pied. Cette vie rude est peut-être le secret
de sa longévité; jamais d’excès d'alcool
ni de nourriture, ce qui donnera pour
résultat d'arriver à ce bel âge en très
bonne santé.
Nous l'avons rencontrée chez elle; une
petite maison très bien tenue. Sur les
murs sont accrochés les photos de sa fa-
mille et un certificat mentionnant qu’elle
a reçu, en 1992, la Médaille de la famille
française. Au fond de la pièce principale,
un bel escalier en bois conduit à l'étage.
Au cours de la conversation, elle nous
invite à boire l'apéritif; allègrement elle
grimpe l’escalier pour aller chercher les
bouteilles. nous avons peine à croire
que nous avons à faire à une personne
nonagénaire. La fatigue n’a pas d’em-
prise, et lorsqu'elle est de sortie avec ses
enfants, c’est patiemment qu’elle attend
que ces derniers décident de rentrer, qu'il
soit 23 heures ou 2 heures du matin!
C'est une personne qui ne se plaint pas,
écoute les conversations, et mène ainsi
une vie heureuse.
_ 19 -Bulletin communal - Numéro 19
Un vendredi sur deux, c'est le marché et
les grandes surfaces. Madame Laverrière
fait ses courses de façon indépendante et
sait gérer son argent. La doyenne de La
Muraz a une vie très active; toutes les
tâches quotidiennes ne la rebutent pas:
les repas, la lessive, le repassage, l‘entre-
tien de la maison... pas de problème, elle
assume en écoutant de la musique, parti-
culièrement de l'accordéon, instrument
qu’elle affectionne.
Le ménage terminé, notre doyenne se
repose en lisant des magazines (Voici,
Maxi, Femmes actuelles ou Point de vue),
journaux qui peuvent paraître «décalés»
par rapport à son âge, mais elle aime se
tenir au courant de l'actualité!
La nuit, sa fille ne désire pas qu’elle reste
seule; aussi notre nonagénaire va appré-
cier ses émissions préférées à la télévi-
sion, et reste dormir chez elle.
Tous les mercredis après-midi, c’est la
réunion de famille chez l’une des ses
filles au Sapey; c'est l’occasion de discu-
Décembre 1997
ter, d'échanger les derniers potins, de
passer un bon moment.
Aimeriez-vous avoir 20 ans en 19972 lui
avons-nous demandé.
Elle n’a pas dû réfléchir longtemps pour
nous répondre: «Non».
Malgré la vie très rude qu’elle a vécu, elle
a élevé elle-même ses enfants sans avoir
recours à aucune garderie, n’a pas été
stressée pour faire les courses en rentrant
du travail; la drogue ou le sida n’exis-
taient pas; la vie sociale était plus riche
que maintenant, et on se retrouvait le soir
pour la veillée avec les voisins; il existait
une grande solidarité qui a aujourd’hui
disparu.
Ces quelques paroles d’amertume pas-
sées, nous prenons congé de Madame
Laverrière.
Peut-on espérer mieux? En sortant de
chez elle, nous croisons son arrière-petit-
fils, âgé de 4 mois, qui habite juste à côté
de chez elle.
N.P/D.V.
MÉMOIRE VIVANTE: WANTED!
A la suite de notre appel paru dans le précédent bulletin, quelques photos de nos anciens maires nous sont parvenues; mais il en manque encore...
Nous renouvelons notre demande: si vous possédez une photo (même jaunie - en . . . . J groupe ou seul) d’un de nos anciens maires, faites-la nous parvenir; elle vous sera restituée quelques jours après.
Photos manquantes: 1861
1863 mars
1917 juin
. 1925 mai
1926 juin
1935 juin
1945 mai
François DEMOLIS
Joseph DUPONT
Joseph DEMOLIS
Lucien BOVAGNE
Jules DECERIER
Jean-Marie MÉGEVAND
Alphonse BOCHET
D'avance nous vous remercions sincèrement de votre aide précieuse.
Ndir: Ne cherchez plus! La photo de Noël Jacquemoud (septembre 1989) a été retrou- vée après de longues recherches; elle est un peu jaunie, mais tout à fait utilisable...!
- 20 —Bulletin communal - Numéro 19
Les conseils
Pour soulager
les maux de
gorge, mélan-
gez 4 de
verre de miel
et 1/4 de verre
de vinaigre de
cidre. Avalez-
en 1 cuillerée
à soupe toutes les 4 heures, ou plus sou-
vent si nécessaire,
Pour soulager les maux de gorge et guérir
plus vite, sirotez de temps en temps un
sirop contenant l/2 verre de vinaigre de
cidre, 1/ verre d’eau, 1 cuillerée à café de
poivre de Cayenne et 3 cuillerées à soupe
de miel.
Un gargarisme au vinaigre peut soulager
les maux de gorge. Gargarisez-vous sim-
plement avec un verre d’eau tiède auquel
vous aurez ajouté une cuillerée à soupe
Décembre 1997
COMBATTEZ LES MICROBES!
de vinaigre de cidre. Recommencez si né-
cessaire. Ceci peut aussi servir de rince-
bouche efficace!
Pour soulager les toux sèches nocturnes,
humectez vos taies d'oreiller avec du
vinaigre de cidre.
Une petite dose quotidienne de vinaigre
maintien l'acidité des voies urinaires.
Ceci permet de diminuer les risques d'in-
fection des reins ou de la vessie.
Pour chasser un rhume, coupez un carré
de 20 cm dans un sachet d'emballage ali-
mentaire, mettez-le à tremper dans du
vinaigre de cidre. Lorsque le papier est
saturé, saupoudrez-le de poivre et main-
tenez-le sur la poitrine, côté poivre:
contre la peau, à l’aide de bandelettes de
tissu. Après 20 minutes, retirez le papier
et lavez la poitrine, en prenant soin de ne
pas prendre froid.
SOC DRONODDRSRTONONON CNRS ORDER NÉS TOO URÉUEE BE ES
POUR AVOIR MEILLEURE MINE ET SESENTIR MIEUX
La meilleure façon de rafraîchir et soula-
ger des pieds chauds et douloureux est de
marcher, 5 min. au lever et 5 min. au cou-
cher, dans une baignoire remplie d'eau à
hauteur des chevilles auquel vous aurez
ajouté 1} verre de vinaigre de cidre.
Si vous souffrez du pied de l’athlète, que
vos pieds vous démangent et qu'ils
pèlent, faites tremper vos bas ou chaus-
settes dans de l’eau vinaigrée. Mélangez
1 volume de vinaigre à 5 volumes d’eau
et faites-les tremper pendant V2 heure
avant de les laver comme d'habitude.
Pour conserver une chevelure abondante
et d’une couleur riche jusque dans vos
vieux jours, il vous suffit de commencer
la journée avec un verre d’eau auquel
vous aurez ajouté 4 cuillerées à café de
chacun de ces ingrédients: vinaigre de
cidre, mélasse et miel.
Le vinaigre de cidre peut vous aider a
faire fondre ces kilos de trop. Il vous suf-
fit de boire, avant chaque repas, un verre
d’eau tiède contenant une seule cuillerée
à café de vinaigre de cidre. Les appétits
féroces se verront modérés et la graisse
fondra.
En fin de compte, peu importe que le
vinaigre aide effectivement à éliminer les
calories, qu’il mette un frein à votre
appétit, ou qu’il remplisse tout simple-
ment votre estomac d’eau vinaigrée âpre,
les résultats en sont les mêmes. Vous
mangez moins et les kilos fondent!
_ 21 —Bulletin communal - Numéro 19
On peut soulager
l'asthme en combinant
les avantages de l’acu-
pression et les bienfaits du
vinaigre de cidre. Trempez
des carrés de gaze dans du
vinaigre et maintenez-les à l’intérieur de
votre poignet à l’aide d’un élastique.
Pour nettoyer des mains très sales, tout en
les adoucissant, il suffit de les frotter avec
de la farine de maïs humectée de vinaigre
de cidre. Rincez-les à l’eau froide et
essuyez-les.
Pour vous débarrasser des pellicules,
revivifier et faire briller vos cheveux,
après chaque shampooing, rincez-les
avec 2 verre de vinaigre de cidre
mélangé à deux verres d’eau tiède.
Décembre 1997
Si votre permanente est trop frisée, rincez
vos cheveux avec de l’eau et du vinaigre
pour les rendre plus raides. Ça sert aussi à
aviver les cheveux foncés et faire briller
les cheveux blonds.
Pour garder une peau souple et radieuse
et empêcher qu’elle ne flétrisse, traitez-la
pendant votre sommeil en appliquant
une pommade à base de fraises et de
vinaigre. Ecrasez 3 grosses fraises en
purée dans 14 de verre de vinaigre et lais-
sez reposer pendant 2 heures Puis égout-
tez le vinaigre à travers un linge fin.
Appliquez cette pommade de fraises au
vinaigre en la tapotant sur le visage et le
cou. Le matin, enlevez-la en vous lavant
normalement. Votre peau sera bien vite
débarrassée de boutons et points noirs.
Extrait du «Livre du Vinaigre»
_— ÉTAT CIVIL —
Naissances
09.01 Maxime Michel Yoan, fils de M. et Mme Jean-Louis Laverrière (Chez Blaise) 13.03 Clément Raymond Gérard, fils de M. et Mme Malinge (Le Mont d’en Haut) 11.04 Alicia, fille de M. et Mme Philippe Anthonioz (Chef-lieu)
22.04 Jules François, fils de Maurice Dupont et Sandrine Vachoux (La Caserne) 24.04
16.07
04.08
Enzo, fils de M. et Mme Bruno Ventrone (Le Mont)
Guy Loïc Sébastien, fils de Thierry Guy et de Sandra Cocatrix (Chez Blaise) Mélanie Murielle, fille de M. et Mme Didier Duret (Chez le Tournier)
18.09 Marie Irène Jacqueline, fille de Jean-Claude Marty et Anne Auger (Chef-lieu) 04.11
06.12
Mariages
Corentin Gérard, fils de M. et Mme Eric Molland (Cologny)
Gaëtan, fils de M. et Mme Jean-Marc Bovagne (Bovagne)
05.04 entre Karl IlImensee (Le Mont) et Sabine Schmuck (Autriche) 10.05
06.09
15.11
Décès
23.01
entre Olivier Guillouet (Les Biollettes) et Linda Bahloul (Cercier)
entre Stéphane Cavallone (Les Côtes du Ferney) et Annick Le Gall (Cluses)
entre Olivier Nouveau et Agnès Monteiro (Les Mouilles)
Céline Décérier, veuve Salini - à l’âge de 78 ans (Chef-lieu)
01.03 Marcel Xavier Dupont - à l’âge de 84 ans (Chef-lieu)
24.06 Yvonne Hyvert - à l’âge de 91 ans (Chef-lieu)
13.07
13.09
René Dupont-Descombes - à l’âge de 68 ans (Le Mont)
Marcel Chamorel - à l’âge de 83 ans (Les Palatins)
(NB: quelques petites erreurs s'étant glissées dans la parution de juillet, nous avons repris l'état civil depuis le début de l'année}. AV
- 22-Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
BUDGET 1997
Cette année, nous avons dû changer notre système comptable pour adopter la norme M14 obligatoire pour les collectivités territoriales. Ce changement correspond à une obligation légale. 1| implique notamment une nouvelle répartition du plan comptable. Vous ne retrouverez pas toujours les mêmes rubriques que les années précédentes. De plus, afin de permettre une représentation graphique plus claire, il a fallu regrouper les postes dont les chiffres sont peu significatifs par rapport au total général, ceci afin d'éviter les chevauchements de textes et aussi pour ne pas lasser le lecteur avec des pourcentages inférieurs à 1 dont le manque d'intérêt n’échappera qu'aux amateurs de statistiques. Ami lecteur, j'espère ne pas abuser de votre patience et vous avoir facilité la vue de ce budget. Pour l’exercice prochain — mais nous en reparlerons — vous ver- rez apparaître de nouvelles dépenses informatiques, car là aussi des adaptations sont nécessaires pour rester compatibles avec les nouvelles exigences techniques. Je vous donne rendez-vous au prochain numéro pour vous en entretenir: j'essaierai de présen- ter les choses de la manière la moins aride possible tout en recherchant aussi le moyen d’intéresser la jeune génération. ET
CHARGES |
FONCTIONR Travaux, fournitures & servi ri 744/350,00 FONCTIONNEMENT ravaux, fournitures services extérieurs , Charges de personnel 699'900,00 Autres charges de gestion 346'850,00
Charges financières 300’000,00
Virement à section d'investissement 686'787,81
Total 2'777'887,81
Virement à section Travaux, fournitures
d'investissement & services extérieurs
25% 27%
Charges
financières
11% “ Autres charges Charges de
de gestion personnel
12% 25%
. Ordures
Excédent ménagères ex. ï
PRODUITS a & divers
Ordures ménagères & divers 268700,00
Impôts et taxes 1"079’683,00
Dotations, subventions 1°324/456,00 | nu Excédent de l'exercice 1996 105'048,81 Dotations," Impôts , , subventions ettaxes
Total 2'777'887,81 47% 39%
_ 23 —Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
SECTION RECETTES
D’INVESTISSEMENT Excédent antérieur reporté 323'253,92 Subv. et part. d'investissements 250'861,00
Emprunts 740"000,00
Excéd Dotations, fonds divers et réserves 165/000,00
Virement de la enr Virement de la section de fonctionnement 686/787,81 section de s meer
fonctionnement eo Total 2165'902,73 32% Subv. et part. d'inv.
12%
Dotations,
fonds divers : Emprunts
STERNes 33% Voirie, Déficit ° Agorespace, antérieur POS. reporté Matériel 22% | 9% & outillage
DÉPENSES me G 11%
Déficit antérieur reporté 186'537,15
Matériel & outillage 245'047,43
Bâtiments communaux 1255'462,14 CORRE
Voirie, Agorespace, P.O.S. 478/856,01 Bâtiments
communaux
Total 2165'902,73 58%
Pour vous également, les pages de ce petit journal sont ouvertes.
Comme Nadine ou René ou …, si quelque chose vous passionne et que
vous avez envie de la partager avec les autres, n'hésitez pas à nous
contacter. On fera un article ensemble, et ainsi il pourra paraître dans
un prochain numéro de notre journal communal.
Tél. Didier - 04 50 94 52 49
A bientôt!
_ 24-Bulletin communal - Numéro 19
RECETTES DE GELÉES
ET PÂTES DE FRUITS
GELÉE DE GROSEILLE
Préparation: 30 mn
Cuisson 30 mn
Pour 2 kg de groseilles
donnant env. 1 12 litre de jus
sucre cristallisé
même volume que le jus
Versez les groseilles dans la bassine avec
un demi-verre d’eau. Amenez à ébulli-
tion et maintenez-la 3 à 4 minutes en
remuant pour faire crever les groseilles.
Retirez du feu, laissez tomber la chaleur,
versez dans un tamis fin. Avec une spa-
tule, appuyez sur les groseilles pour
recueillir tous les sucs. Si vous n’avez pas
de tamis, servez-vous du moulin à
légumes, puis passez le jus au chinois en
pressant le résidu. Mesurez le jus. Comp-
tez 1 kg de sucre par litre. Versez jus et
sucre dans la bassine, amenez à ébulli-
tion. Ecumez. Comptez 5 mn en ébulli-
tion. La gelée est faite. Au besoin, vérifiez
en versant quelques gouttes dans une
assiette froide. Elles ne doivent pas cou-
ler. Mettez en pots, remplissez-les au
maximum. Moins il y aura d’air dans le
pot, mieux la gelée se conservera. Bou-
chez immédiatement. La gelée est à point
au bout de 48 heures.
GELÉE DE COINGS
Préparation: 30 mn
Cuisson: 1 heure
Pour 2 kg de coings:
800 g de sucre
par litre de jus
1 jus de citron
par litre de jus
nouet en mousseline
Essuyez les coings pour enlever leur
duvet. Epluchez-les, retirez le cœur dur
Décembre 1997
avec les pépins. Réservez tous ces rési-
dus. Coupez les coings en 8 quartiers.
Enveloppez séparément les épluchures et
les cœurs avec les pépins dans un nouet
en mousseline (une grande compresse).
Disposez tout dans la bassine. Couvrez
d’eau; pour plus de précision, on compte
environ 1 litre d’eau pour 500 g de fruits
prêts à cuire. Mettez à grand feu et dès
que l’ébullition est atteinte, faites mijoter
jusqu’à ce que les coings soient cuits,
mais ne s’écrasent pas, ce qui troublerait
la gelée. Versez dans un tamis, laissez
égoutter à fond, tordez le nouet des
pépins pour en extraire tout le gélifiant
qui sortira épais et gluant. Réservez la
chair des coings pour en faire de la pâte à
coings. Mesurez le’jus recueilli, passez-le
à travers un linge fin. Versez-le dans la
bassine, faites-le chauffer, puis ajouter
800 g de sucre par litre de jus et le jus de
citron. Faites cuire à grand feu en
remuant souvent. Ecumez. La gelée est
cuite au bout de 30 mn au plus, lors-
qu’elle fait la nappe, c’est-à-dire lorsque
la gelée glissant de l’écumoire se réunit
en ligne continue et non en gouttes sur le
bord. Mettez en pots, remplissez-les
bien, bouchez immédiatement.
PÂTE DE COINGS
Préparation: 30 mn
Cuisson: 30 à 40 mn
pour 2 kg de résidu de gelée
2 kg de sucre
Tamisez le résidu de la gelée de coings.
Pesez-le. Pesez le même poids de sucre.
— 25 —-Bulletin communal - Numéro 19
Dans la bassine à confiture, mettez le
sucre, bien humecté, sans plus. Faites-le
cuire au cassé: un fil tombant de l’écu-
moire se casse comme du verre. Ajoutez
la pulpe tamisée, mélangez et faites
réduire à feu vif sans cesser de remuer
jusqu'à ce qu’une cuillerée de pâte tom-
bant dans la masse ne se déforme pas.
Huilez un moule carré ou rectangulaire,
voire un marbre; versez la pâte, tassez-la
régulièrement sur 2 ou 3 cm d'épaisseur.
Laissez sécher à l’air sec pendant 10 à 12
jours. Renversez-la sur une planche,
détaillez-la en bâtons, puis en carrés.
Roulez-les dans du sucre cristallisé,
posez-les sur une grille et laissez sécher
encore à l'air 2 ou 3 jours. Ils se conser-
veront en boîte de fer, en couches sépa-
rées par du papier sulfurisé ou paraffiné.
Vous les retrouverez à Noël plus parfu-
més qu'au premier jour.
GELÉE DE POMMES
Préparation: 30 mn
Cuisson: 1 heure environ
Pour 2 kg de pommes Reinettes
800 g de sucre cristallisé
par litre de jus
2 citrons
carré de mousseline
Lavez les pommes, essuyez-les. Pelez-les
au couteau économique, réservez les
épluchures. Coupez les fruits en quatre,
retirez le cœur et les pépins, réservez-les.
Jetez les morceaux de pommes au fur et à
mesure dans la bassine contenant 2 litres
d’eau et le jus d’un citron. Nouez dans la
mousseline épluchures et cœurs. Pesez-
les. Vous saurez ainsi le poids de chair
des pommes à cuire et vous compléterez
le volume d’eau en comptant 1 litre pour
500 g de fruits prêts à cuire. Ajoutez la
mousseline. Portez sur grand feu, ame-
nez à ébullition, puis baissez le feu pour
faire mijoter, et écumez jusqu’à ce que
Décembre 1997
les pommes soient tendres sans s’écraser,
ce qui troublerait la gelée. Versez dans un
tamis, laissez égoutter à fond, tordez le
nouet de mousseline pour en extraire tout
le gélifiant. Réservez la pulpe des
pommes dont vous allez faire une déli-
cieuse friandise: la pâte de pommes.
Mesurez le jus. Remettez-le dans la bas-
sine avec le sucre et le jus de l’autre
citron. Faites cuire à grand feu en
remuant de temps en temps. La gelée est
cuite lorsqu'elle fait la nappe, c'est-à-dire
que, glissant de l’écumoire, elle se dis-
pose en ligne continue et non en gouttes.
Mettez en pots, remplissez-les bien, bou-
chez immédiatement.
PÂTE DE POMMES
Préparation: 30 mn
Cuisson: 40 à 50 mn
pour 2 kg de pulpe de pommes
2 kg de sucre
Tamisez la pulpe des pommes (résidu de
la gelée). Pesez-la. Dans la bassine à con-
fitures, mettez le même poids de sucre
bien humecté sans plus, faites-le cuire au
cassé: un fil tombant de l’écumoire se
casse comme du verre. Ajoutez la pulpe
tamisée, mélangez et faites cuire à feu vif
sans cesser de remuer à la grande cuillère
en bois. La pâte est cuite lorsqu'une
cuillère de pâte tombant dans la masse
ne se déforme pas. Huilez un moule
carré ou rectangulaire, versez la pâte, tas-
sez-la régulièrement sur 2 à 3 centimètres
d'épaisseur. Laissez sécher à l'air pendant
10 à 12 jours. Renversez la pâte sur une
planche, détaillez-la en bâtons puis en
carrés. Roulez-les dans le sucre cristallisé
et posez-les sur une grille pour les faire
sécher encore 2 à 3 jours. Cette déli-
cieuse friandise se conservera en boîte en
fer, en couches séparées par du papier
sulfurisé. Vous la retrouverez plusieurs
mois après, plus parfumée encore.
— 26—-Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
CALENDRIER DES MANIFESTATIONS EN 1998
Mairie de La Muraz
JANVIER Cérémonie des vœux le 18 janvier
AVRIL Journée «Commune propre le 4 avril
Repas offert à nos aînés le 26 avril
MAI Cérémonie du 8 mai
JUIN Fête des mères le 7 juin
JUILLET Bal et feux d'artifices
NOVEMBRE Cérémonie du 11 novembre
DÉCEMBRE Téléthon - 4 et 5 décembre
Association sports et loisirs
MARS Soirée dansante
Association Saint-Antoine
FÉVRIER Sauce coffee le 28 février
JUILLET Kermesse le 19 juillet
Association des parents d'élèves
JUILLET Soirée du 13 juillet
Elections cantonales et régionales: 1° tour: 15 mars / 2€ tour: 22 mars
Section: DANSE DE SALON
Début octobre, une nouvelle vague de 15 futurs(es) «étoiles
de la danse» s’est élancée sur la piste de notre salle commu-
nale. Ils/Elles ont ainsi rejoint quelques danseurs et danseuses
de la précédente volée pour, ensemble — 25 personnes —
s'éclater tous les jeudis soirs, en apprenant (ou se perfection-
nant) les rudiments de base de cet art. Ils/Elles ne feront plus
«tapisserie» lors des nombreuses soirées dansantes de la ré-
gion et se feront désormais plaisir en sachant DANSER.
M. François Paccot, professeur, et les responsables de la section Danse espèrent que
vous viendrez les rejoindre en début d'année afin de démarrer avec une nouvelle
classe.
Les inscriptions se prennent sur place. Venez nombreux, l'ambiance y est chaleureuse.
Ne ratez pas le début des cours!
Des renseignements peuvent être obtenus auprès de M. Lemaire (tél. 04 50 94 56 10)
ou M. P. Bovagne (tél. 04 50 94 50 33), responsables de ces cours.
- 27-Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
PATRIMOINE DE
NOTRE COMMUNE
A propos de cet intéressant article
paru dans le dernier bulletin com-
munal, il manquait une photo.
Omission réparée!
Calvaire de Chavanne
DH RÉTODTETESOTÉeRRRNTARSRORIRRENRTRFRRORSÉSÉRESÉRSUESESESESR ESS ES
TELETHON 97
— Vendredi 5 décembre —
Nous étions plus nombreux que l'année dernière ce vendredi 5 décembre à participer à notre traditionnelle soupe à l'oignon organisée en faveur du Téléthon 97.
En fin de soirée, nous avons eu le plaisir d'accueillir une forte délégation représentant les communes d’Esserts et Monnetier-Mornex.
Après une délicieuse soupe mijotée par Marie-Claire B., Annie B. et Agnès V, l’assem- blée a été ravie d'écouter quelques morceaux d’accordéon joués par Mesdemoiselles Polliand et le reste de la soirée, animée par notre «DJ» communal Michel L.
L’urne déposée à la boulangerie + la recette de cette soirée ont permis de récolter la somme de Fr. 5346.-, qui a été remise aux responsables régionaux du Téléthon.
Encore merci à tous.
FORORRERERARTÉRÉTOReRSRODENENERÉRSRTDTRONRERRRETERÉSSE SSSR BE RE à
- 28 —Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
BLOC-NOTES
Caractéristiques de la commune
Altitude à la mairie 640 mètres
Point culminant «Les Rochers de Faverges» 1309 mètres
Superficie 1437 hectares et 62 ares
Population 690 habitants (env)
La commune est reliée: — au canton de Reignier
— À l'arrondissement de Saint Julien
— à la communauté de communes «Arve et Salève»
Relations intercommunales
Adhésion au: — Syndicat Intercommunal de Gestion des Déchets
du Faucigny Genevois (SIDEFAGE)
— Syndicat de Gestion des Nomades (SIGETA)
— Syndicat Intercommunal d'Assainissement de Bellecombe
— Syndicat des Eaux des Rocailles
Enseignement
Ecole maternelle et primaire — Tél. 04 50 94 54 17
Collège public à Reignier — Tél. 04 50 43 42 64
Lycée public des Glières à Annemasse — Tél. 04 50 92 07 10
Administration communale
Mairie: le secrétariat est ouvert les mardis et vendredis, de 13h. à 18h.
Tél. 04 50 94 51 86 aux mêmes heures.
Permanences du maire: mardi, de 19h. à 20h., et sur rendez-vous.
Réunions du Conseil municipal: le premier jeudi de chaque mois ( sauf excep-
tion), à 20h. ou 20h. 30 selon la saison; consulter le tableau d'affichage.
Services divers
Cantine scolaire
Association des Parents d’Elèves
Ramassages scolaires — Cars Gal: Tél. 04 50 44 14 64
(vers Reignier, Annemasse, Ville-la-Grand)
Service de cars — La Muraz-Annemasse
Vendredi matin: départ à 8h., retour à 12h.
Ordures ménagères — Ramassage le lundi après-midi
_- 29-Bulletin communal - Numéro 19 Décembre 1997
Gendarmerie de Reignier — Tél. 04 50 95 7511
Police Secours — Tél. 17
Pompiers (Annemasse) — Tél. 18
Urgence médicale 24h/24 - Tél. 04 50 38 11 22
S.M.U.R. — Tél. 04 50 92 47 47 us,
Service social de Reignier, Grande Rue 20, 74930 Reignier — Tél. 04 50 43 44 94% Ouverture: lundi au vendredi 9h.-12h. / 14h.-17h. Fermé jeudi après-midi.
Hôpital d’Annemasse, Ambilly — Tél. 04 50 87 40 40
Clinique de Savoie, Annemasse — Tél. 04 50 92 07 22
Clinique des Vallées (neuro-psychiatrique) à Ville-la-Grand - Tél. 04 50 38 31 91
Eau, Syndicat des Rocailles - Tél. 04 50 43 4693 (Urgence Tél. 04 50 95 76 06)
Electricité, La Roche-sur-Foron - Administratif: 04 50 03 00 03
Dépannage: 04 50 25 88 88
Poste, Mornex — Tél. 04 50 36 51 51
Numéro postal: 74560 LA MURAZ
Trésor or public / Perception: Le Florin, 2 rue du Docteur Goy, 74930 Reignier Tél. 04 50 42 40 55
Agence Nationale Pour l'Emploi: 21, avenue de Verdun, 74100 Annemasse Tél. 04 50 37 27 08
Presbytère de Monnetier — Tél. 04 50 39 63 88 en xŸ
Vie associative
Association des Parents d’Elèves de l’école primaire
Présidente: Mme N. BAILLARD -— Tél. 04 50 94 57 80
Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR)
S'adresser à la mairie — Tél. 04 50 94 51 86
Mission Locale — 26, avenue de Verdun - Tél. 04 50 95 20 50 Ery
Sports et Loisirs avec ses sections (VW.T.T. - Danse de société - Yoga - Bibliothèque) Président: M. Bernard BOUCHET — Tél. 04 50 94 52 25
Société de Chasse «Saint-Hubert» de La Muraz
Président: M. Jacky CLERC - Tél. 04 50 94 52 12
Société de Pêche «l’Amicale des Pêcheurs du Viaison»
Président: M. Jacky CLERC — Tél. 04 50 94 52 12
Association paroissiale de Saint-Antoine: M. Georges BOVAGNE
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