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unknown - Communauté de communes - Coeur de Charente - 20240703 05 annexe PCAET CdC Diag 3 Production EnR
Document publié le Lundi 1 janvier 2024
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Coeur de Charente - 20240703 05 annexe PCAET CdC Diag 3 Production EnR)
Thèmes du document : Énergies, Environnement, Changement climatique,
0
Diagnostic n°3
ÉTAT DES LIEUX
DE LA
PRODUCTION
D’ÉNERGIES
RENOUVELABLES
Cœur de Charente
Plan Climat-Air-Énergie Territorial
AR Prefecture
016-200072023-20240703-20240703_05-DE
Reçu le 09/07/20241
SOMMAIRE
Préalable ........................................................................................................ 3
1 Production totale d’énergie sur Cœur de Charente................................... 5
1.1 Production d’énergie sur le territoire : situation en 2016 ...................................................... 5
1.2 Potentiel théorique de production d’énergie sur Cœur de Charente..................................... 7
1.3 Énergies renouvelables produites par rapport au gisement théorique .................................. 8
2 Zoom sur les différentes sources de production d’énergie et leur potentiel de développement ......................................................................................... 9
2.1 Éolien ....................................................................................................................................... 9
2.2 Photovoltaïque ...................................................................................................................... 15
2.3 Hydro-électricité.................................................................................................................... 18
2.4 Biogaz .................................................................................................................................... 19
2.5 Bois énergie ........................................................................................................................... 20
2.6 Pompes à chaleur .................................................................................................................. 23
2.7 Solaire thermique .................................................................................................................. 25
3 Synthèse des enjeux identifiés ................................................................26
AR Prefecture
016-200072023-20240703-20240703_05-DE
Reçu le 09/07/20242
INTRODUCTION
Le premier diagnostic du PCAET « consommation énergétique et
émissions de GES » a mis en avant les besoins énergétiques du
territoire. Pour rappel, le territoire de Cœur de Charente a une
consommation annuelle de 741 GWh.
Ce second diagnostic a pour objectif de présenter les différents
moyens de production d’énergie présents sur le territoire ainsi que
leur potentiel de développement.
La Loi Transition Énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015
fixe comme objectif « qu’un tiers de l’énergie que nous consommons
sera renouvelable dans quinze ans (à l’horizon 2030) » et le
programme Territoire à Énergie POSitive (TEPOS) du Pays Ruffécois
fixe comme objectif pour 2050 que toutes l’énergie consommée du
territoire soit compensée par de la production d’énergie renouvelable.
Ce diagnostic a donc également pour objectif d’identifier les potentiels
de développement des modes de production renouvelables ainsi que
leurs pistes de développement.
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Reçu le 09/07/20243
Préalable
Organisation de l’étude
Les données sur la production d’énergie sont détaillées par types d’énergie, électrique et thermique, et par source de production (éolien, solaire photovoltaïque, solaire thermique, bois énergie etc.)
Cette étude a été dirigée par les données issues de l’Agence Régionale d’Évaluation environnement et Climat de 2018 (données de 2015 et 2016), actualisées avec les données issues du bureau d’études AXENNE dans le cadre du programme Territoire à Énergie POSitive, ainsi que les connaissances des élus et techniciens du PETR Pays du Ruffécois.
La production énergétique est présentée en Giga Watt par heure (GWh) ou Méga Watt (MWh) par heure.
Orientation nationale et régionale en matière de production d’énergie
Les stratégies des territoires locaux en matière d’évaluation et de réduction des consommations énergétiques et des gaz à effet de serre sont encadrées par des documents nationaux dont la loi du 17 août 2015 pour la Transition énergétique et la croissance verte (TECV) et la loi du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat. Elles donnent de grands objectifs nationaux, notamment :
- Réduire les émissions de GES de 40% entre 1990 et 2030 et atteinte de la neutralité carbone en 2050
- Réduire la consommation énergétique finale de 50% entre 2012 et 2050 - Porter la part des énergies renouvelables à 33% de la consommation d’énergie en 2030
Le PCAET de la CC Cœur de Charente doit quant à lui prendre en compte le Schéma Régional d'aménagement, de Développement Durable et d'Égalité des Territoires (SRADDET) qui définit une stratégie pour la Région Nouvelle Aquitaine.
Le programme Territoire à Énergie POSitive (TEPOS) du Pays Ruffécois fixe comme objectif pour 2050 que toute l’énergie consommée du territoire soit compensée par de la production d’énergie renouvelable, voire plus.
Que sont les énergies renouvelables ?
Ce sont des énergies produites à partir de sources que la nature renouvelle en permanence (soleil, vent, biomasse, etc.). Ces énergies permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de créer de nouvelles richesses locales.
Les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel) et l’uranium ne sont pas des sources d’énergie renouvelable, car ces ressources sont en quantités finies. Leur usage s’arrêtera donc un jour suite à leur épuisement.
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016-200072023-20240703-20240703_05-DE
Reçu le 09/07/2024Pour produire 1 kWh il faut :
eseremts fe me 1,5 km on voiture
4
Ordres de grandeur concernant l’énergie
La notion d’énergie. Énergie que peut consommer un appareil, ou qui peut être produite par une installation industrielle : un appareil électrique d’une puissance de 1 kilo Watt (1 kW) qui consomme sans s’arrêter pendant 1 heure consomme une quantité d’énergie de 1 kilowatt heure (1 kWh).
La notion de puissance électrique. Elle est décrite par l’unité : le watt (W). C’est la puissance qui va provoquer un mouvement : des watts, kilo watts ou « kW » (=1000 watts), mega watts ou « MW » (1 MW = 1000 kW), giga watts ou « GW » (1GW = 1000 MW).
Ordres de grandeur d’unités de production d’électricité
Un réacteur de centrale nucléaire d’une puissance de 900 MW produit environ 500 000 MWh d’électricité par mois. Ce qui correspond à la quantité d’énergie consommée annuellement par 400 000 foyers environ en incluant le chauffage (source : www.edf.fr)
Une éolienne de 2 MW produit environ 4 000 MWh/an, ce qui correspond à la quantité d’énergie consommée annuellement par environ 1150 foyers (source : www.suisseéol.fr).
Une centrale, avec une puissance installée de 2,8 MW (Sol’R parc Charente à Ruffec), produit 3 600 MWh/an, permet d’alimenter 1 060 foyers par an (2 personnes hors chauffage)
Une centrale photovoltaïque (PV) sur toiture d’un bâtiment agricole de 100kW produit environ de 120 MWh/an, ce qui correspond à la quantité d’énergie consommée annuellement par environ 35 foyers (de 2 personnes hors chauffage).
Une centrale PV sur toiture d’une maison de particulier de 3 kW produit environ 3,4 MWh/an, ce qui correspond à la quantité d’énergie consommée annuellement par un foyer (de 2 personnes hors chauffage).
Une centrale hydro-électrique comme celle située à Villognon, dont la puissance installée est de 230 kW, produit 670 MWh/an, ce qui correspond à la consommation annuelle de 295 foyers (2 personnes hors chauffage).
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Reçu le 09/07/20245
1 Production totale d’énergie sur
Cœur de Charente
1.1 Production d’énergie sur le territoire : situation en 2016
Cœur de Charente a une consommation annuelle de 741 GWh, répartie entre la mobilité,
l’agriculture, le résidentiel, le tertiaire et l’industriel. La démarche TEPOS engagé sur le Pays du
Ruffécois donne pour objectif de compenser d’ici à 2050 l’ensemble de la consommation du
territoire par de la production d’énergie renouvelable. Ce diagnostic a pour objectif de présenter les
différents moyens de production d’énergie présents sur le territoire ainsi que leur potentiel de
développement.
Le territoire compte un nombre important d’installations de production d’électricité
(majoritairement des éoliennes, un parc photovoltaïque et du photovoltaïque sur toiture). Ces
installations produisent annuellement 94 GWh d’électricité en 2016 (valeur estimée pour 2016 – ce
chiffre varie annuellement en fonction du temps de fonctionnement des éoliennes ou de la durée
d’ensoleillement).
Parallèlement, le territoire recense une production de chaleur renouvelable estimée à 81 GWh,
répartie entre le bois énergie des particuliers et collectif principalement, les pompes à chaleur
(géothermie et aérothermie) et le solaire thermique.
Production
(en GWh)
Consommation
(en GWh)
Part de production locale
et renouvelable (en %)
Électricité 94 147 64%
Chaleur 81 183 44%
Carburant 0 411 0%
Total 175 741 24%
Figure 1: Recouvrement de la consommation d'énergie par des énergies renouvelables – Sources AREC 2016 Infographie PETR du Pays du Ruffécois
Dans ce tableau :
- La chaleur est produite à partir d’énergie fossile, de bois, de solaire thermique. Sont
considérés comme renouvelables le bois et le solaire thermique.
- L’électricité consommée est celle de tous les usages (inclus le chauffage électrique et le
transport électrique).
- Le carburant représente l’énergie fossile (essence, diésel, fioul) consommée par le transport
et aussi l’utilisation liée à l’agriculture (tracteurs).
Les énergies renouvelables permettent de couvrir 24% de la consommation d’énergie du territoire de
Cœur de Charente. On note toutefois l’utilisation importante des produits pétroliers (469GWh). Si
l’on extrait la consommation de carburant lié au transport, le territoire couvre 64% de ses besoins en
électricité, et 44% de ses besoins en chaleur.
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Reçu le 09/07/2024nous RE PÉTROLIERS | Prod 2018
conso 2018
CHALEUR
Prod 2018
| conso 2018
ÉLECTRICITÉ
Prod 2018
0 100 200 300 400 GWh
haleur Biogaz - 2 GWh Chareu
Photovoltaïique - 7 Bois particulier - 63 GWh
Bois collectif - 7 GWh
aire thermique - 1 GWh
| PAC particuliers - 10 GWh
Eolien —- 82 GWh
Électricité
Ô 6
La production est bien équilibrée entre production d’électricité et production de chaleur
renouvelable en 2016. Mais à partir de 2017 la production d’électricité dépasse celle de la chaleur, et
dépasse le besoin local de l’électricité, le territoire devient donc exportateur d’électricité (sur une
année complète). Le graphique suivant présente la situation en 2018 entre la consommation totale
et la production du territoire par type de besoin (pétrole pour la mobilité, chaleur, électricité)
La quasi-totalité de la production d’électricité est liée aux éoliennes et la plus grande partie de la
production de chaleur thermique est liée à l’utilisation de bois énergie pour du chauffage individuel
(cheminée, insert et poêle). Les pompes à chaleur (PAC), le solaire thermique et le photovoltaïque
sont des énergies encore peu exploitées sur le territoire, mais en croissance.
Production d’énergie renouvelable selon les sources de production en 2016 :
Figure 3 Production d'énergie renouvelable sur Cœur de Charente - Source AREC 2016- Infographie PETR du Pays du Ruffécois
Figure 2 : Rapport entre la production et la consommation d’énergie sur le territoire selon les 3 types de besoin, pétrole, chaleur électricité en 2018
en 2016
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Reçu le 09/07/20247
1.2 Potentiel théorique de production d’énergie sur Cœur de Charente
Source d’énergie renouvelable Potentiel
(GWh/an)
Hydro-électricité 10
Éolien 881
Photovoltaïque 266
Chaleur pour production électrique
(déchets, cogénération) 8
Biogaz 232
Récupération de chaleur 12
Aérothermie (pompe à chaleur) 51
Géothermie très basse T° 28
Bois énergie 164
Solaire thermique 33
Source : Axenne et PETR Pays du Ruffecois
Le potentiel de production d’énergie renouvelable a été travaillé avec le bureau d’étude Axenne et le
PETR du Pays du Ruffécois en 2018 et 2019. Le potentiel est le potentiel brut d’ici 2050, c’est-à-dire
sans tenir compte de l’acceptabilité locale (paysage, notions de cumul des projets, etc…). Il ne s’agit
donc pas d’un potentiel souhaité, mais d’un potentiel technique maximum en considérant les
technologies actuelles (par exemple : éolienne d’une puissance de 3,6MW/éolienne et des panneaux
solaires d’environ 350 Wc/unité). Il prend en compte les bâtiments neufs (logements et activité).
Le potentiel photovoltaïque en toiture et ombrière (bâtiments tertiaires, industriels et ombrières) a
été estimé à 71 MW de puissance raccordée au réseau. Le potentiel sur les maisons des particuliers
est estimé à 20MW de puissance, sur les bâtiments agricoles à 20 MW. Enfin le potentiel de projets
au sol, sur terrains dégradés principalement (carrières fermées ou en activité), est de 118 MW. Le
potentiel brut en terrain agricole est difficile à appréhender au moment du diagnostic, car en théorie
il serait possible d’en mettre sur une grande quantité de terrains, il n’est donc pas pris en compte
dans ce potentiel. Le potentiel global photovoltaïque est estimé à 229 MW soit 266 GWh/an (hors
agri-photovoltaïque au sol).
Il n’a pas été pris en compte dans la détermination du potentiel brut théorique concernant la production d’électricité des capacités actuelles de raccordement au réseau ni du schéma régional (S3REnR). Les projets de parcs éoliens et photovoltaïques ont besoin de place au niveau des postes sources pour être raccordés (s’il n’y a pas de capacité de raccordement, les projets ne se font pas).
Concernant le potentiel de chaleur : la chaleur est considérée comme consommée localement, en effet il n’est pas possible de l’exporter hors du territoire (sauf pour le bois). Ainsi, il est pris comme principe que le potentiel de chaleur renouvelable produite sur place est au maximum la consommation de chaleur consommée sur le territoire. Le potentiel de chaleur concerne : le bois énergie, l’aérothermie (pompe à chaleur air-air, la géothermie basse température sur sonde dans le sol ou dans les nappes d’eau, la récupération de chaleur, le solaire thermique…). Il est basé sur les consommations de 2016, mais le potentiel devra suivre la réduction de la consommation d’énergie (partie chaleur) et devrait ainsi diminuer au fil du temps en fonction des actions de réduction de la consommation d’énergie.
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016-200072023-20240703-20240703_05-DE
Reçu le 09/07/2024##% Hydroélectricité
Eolien
Photovoltaïque
Chaleur/élec
#
À (déchets, cogé)
en Biogaz
= Récup. Chaleur
ÆY- Aérothermie
T7 Géothermie
très basse T°
Ù 5 Bois énergie
7” Solaire thermique
0% 20% 40% 60% 80% 100%
B Part du gisement exploité (2016) 8 Gisement total
Ô 8
1.3 Énergies renouvelables produites par rapport au gisement théorique
Les gisements maximums théoriques correspondent à l’ensemble des installations sur le neuf et
l'existant que l'on pourrait réaliser à l'horizon 2030 en tenant compte du potentiel global et des
contraintes inhérentes à chaque filière (patrimoine culturel, environnement, risques naturels, etc.).
Le pourcentage d’atteinte de ce gisement théorique est représenté en bleu. Il est calculé à partir de
la production d’énergies renouvelables produites sur le territoire en 2016.
Ces gisements ne s'additionnent pas pour les énergies de chaleur sous peine de se retrouver avec des
maisons équipées de plusieurs types de chauffage (solaire thermique, bois, géothermie, etc.). Par
contre ils sont très intéressants indépendamment pour chaque filière puisqu'ils présentent la part de
ce qui a déjà été exploité par rapport au potentiel total. Ainsi on peut constater que le solaire
(thermique et photovoltaïque), la géothermie ou encore le biogaz sont largement sous-exploités.
Exploitation actuelle du potentiel théorique globale à l’échelle du Pays Ruffécois (2016) :
Figure 4: exploitation actuelle du potentiel d'EnR à l’échelle du Pays du Ruffecois - Source : AXENNE 2016 – Infographie : AXENNE; mise à jour PETR Pays du Ruffecois
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2 Zoom sur les différentes sources
de production d’énergie et leur
potentiel de développement
2.1 Éolien
2.1.1 Production éolienne
Le territoire Cœur de Charente compte en 2016, 21 éoliennes en fonctionnement, soit 44 MW
installés et une production d’électricité éolienne de 82GWh/an. Le parc éolien de Fontenille a été
raccordé en 2017, ainsi sa pleine production annuelle n’apparait qu’à partir de 2018).
La production éolienne est croissante depuis 2008, il est ainsi peut représentatif de se limiter à
l’année 2016. Il est ainsi proposé ci-dessous l’évolution de la production d’électricité d’origine
éolienne des parcs installés entre 2016 et 2023 puis celle des parcs autorisés (dernière mise à jour
octobre 2022).
Communes
Année
mise en
service
Nbr
éoliennes
Puissance
(MW)
Production
par an
estimé (GWh)
Facteur
de
Charge
Xambes (Xambes Vervant) 2008 6 13,8 22 18%
Aussac Vadalle 1 2009 4 8 16 22,1%
St Fraigne 1 2011 6 12 24 23%
La Tache, (St Mary), St Amant
de Bonnieure 1 2013 5 10,2 21 24%
Fontenille 2017 5 10 28 32,0%
Chenon 2021 3 6 13 25%
Aussac Vadalle 2 (Boixe) 2023 4 8,8 16 21%
Lupsault-Oradour 2027 7 31,5 58 21%
St Fraigne 2 2027 8 28,8 53 21%
Juillé-Lonnes 2027 4 14,4 26 21%
Vervant (recours en cours) 2027 4 8,8 16 21%
TOTAL 72 200 386
Figure 5: tableau de mise à jour des parcs éolien - source PETR Pays du Ruffecois et registre national des installations de production d'électricité de RTE
1 Le parc a 8 éoliennes, mais 3 d’entre elles sont sur la commune de St Mary en Charente Limousine.
4 parcs autorisés, raccordement
possible en 2027-2028 soit 25
éoliennes (P = 83 MW).
Production estimée = 153 GWh/an
5 parcs installés entre 2008 et 2017
soit 26 éoliennes (P = 54 MW).
Production réelle en 2018
= 117 GWh/an
2 parcs installés en 2021 à 2023
soit 7 éoliennes (P = 15 MW).
Production estimée = 29 GWh/an
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Reçu le 09/07/202410
2.1.2 Potentiel de développement des éoliennes
L’exposition au vent n’est pas le seul facteur d’identification des zones favorables à l’implantation
d’éoliennes. Les sites doivent respecter plusieurs contraintes réglementaires et parmi elles,
les règles relatives à la distance d’éloignement des éoliennes aux habitations, aux couloirs aériens,
aux radars météo ou militaires, etc.
Le PETR du Pays du Ruffécois s’est doté d’un guide de l’éolien (2020), document venant encadrer les
pratiques de développement de l’éolien sur le territoire. Il n’a pas pour objet d’interdire les éoliennes
même s’il exclut certaines zones comme les natura 2000, mais bien d’expliciter les bonnes pratiques
dans leur développement. On peut citer en exemple la prise en compte d’éléments de paysage ou le
développement sur des zones déjà occupées par des parcs (cumul). Cela pourrait quelque peu
réduire le potentiel de production à l’échelle du PETR et de la communauté de communes, mais d’un
autre côté favoriser l’acceptation des parcs existants et en projet sous réserve que les développeurs
respectent les préconisations du guide. Ce guide initie aussi un lien entre énergies renouvelables et
mesures en faveur de la biodiversité.
L’étude Axenne complétée par des données du PETR du Pays du Ruffécois estime un potentiel brut
de production d’électricité par les éoliennes d’environ 1 500 GWh/an sur le territoire du Pays du
Ruffécois, soit 881GWh sur Cœur de Charente et 617GWh sur Val de Charente (en prenant en
compte uniquement les contraintes réglementaires).
Le potentiel de la communauté de communes a été travaillé à partir d’une analyse spatiale brute des
terrains possibles, en prenant une valeur moyenne de puissance de 3,5MW, en enlevant les zones
isolées (1 éolienne possible) et en appliquant un facteur d’incertitude de -22% pour Cœur de
Charente. Les zones Natura 2000 ont été retirées de la détermination du potentiel.
On estime, en première approche, qu’une couverture de 25% à 50% du potentiel de l’éolien sur le
territoire peut être acceptable par la population (sous conditions : voir le guide des bonnes pratiques
des projets éoliens du Pays du Ruffecois), au-delà le risque de cumul et de saturation est important
pouvant créer des tensions importantes auprès des habitants.
Sur 21 éoliennes et une production annuelle de 82 GWh, Cœur de Charente exploite, en 2016, 9% de
ce potentiel estimé à 881 GWh par an théorique. A l’horizon 2024 cette couverture est estimée à
16% et en 2028 à 44% (dernière mise à jour en octobre 2022).
Ce potentiel se base uniquement sur des contraintes réglementaires. Tous les parcs futurs et en
projet même s’ils respectent les contraintes réglementaires pourront ne pas être acceptés par le
territoire et la préfecture de la Charente pour des raisons de paysage, de visibilité ou de
covisibilité, de tourisme, d’acceptabilité du projet…
Les cartes suivantes représentent l’état de l’éolien sur le territoire en 2020 (Guide des bonnes
pratiques des projets éoliens) et son évolution (état en octobre 2022).
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Figure 6: carte des parcs et projets éoliens 2020 source DREAL et PETR, cartographie PETR Pays du Ruffecois
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12
Modifications depuis la parution de la carte en 2020 (mise à jour fin octobre 2022) :
Figure 7: carte des parcs et projets éoliens évolution à octobre 2022 – source DREAL et PETR, cartographie PETR Pays du Ruffecois
Les 2
parcs sont
autorisés
(tribunal)
P arc autorisé (tribunal)
P arc autorisé (tribunal)
Projet refusé
Projet refusé
Projet refusé
Projet refusé
Projet autorisé
Projet abandonné
(Néolitique)
P arc autorisé
P arc
construit
Projet refusé Projet refusé
Mise à jour octobre 2022
P arc autorisé
P arc
construit
P arc
construit
Parc autorisé Parc
autorisé
Parc refusé
Projet refusé
Projet refusé
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pratiques des
projets éoliens en
Pays du Ruffecois
LES
7
C9 27
13
2.1.3 Le Guide des bonnes pratiques des projets éoliens
La multiplication récente des parcs et des projets éoliens dans le
périmètre du Pays du Ruffécois et sur les territoires voisins suscite :
✓ Une vive inquiétude pour une partie des habitants et des élus qui
craignent une atteinte à la qualité paysagère,
✓ Une prise de conscience de la faible maîtrise du processus de
décision des projets éoliens par les élus.
C’est dans ce contexte que le comité syndical du PETR a adopté le 5
juin 2019 une motion afin d’exprimer la volonté politique du
territoire en matière de développement éolien puis approuvé le
guide en février 2020. De juin à décembre 2019, un important travail
de concertation a été réalisé par les élus, en association avec les
acteurs concernés afin de proposer un cadre pour le développement
de l’éolien en Ruffécois. Le Guide des bonnes pratiques des projets
éoliens rassemble l’ensemble des recommandations issues de ce
travail de concertation. Élaboré en COPIL et groupes de travail
thématiques, ce guide a été validé par le Comité syndical du PETR du
Pays du Ruffecois.
Le Guide des bonnes pratiques des projets éoliens est un outil à la disposition des élus et des développeurs de projets. Il présente des préconisations en matière de :
1 - Réappropriation du processus de décision,
2 - Maîtrise du développement de l’éolien en intégrant les questions d’impact paysager, cumul des nuisances, respect de la biodiversité, retombées locales…
En voici les principaux éléments synthétisés :
1 - Se réapproprier le processus de décision de la production d’énergie renouvelable éolienne
• Des engagements le plus en amont possible : rencontre au plus tôt avec la commune (avant les propriétaires) et association des communes voisines. Soutien possible des CdC et du PETR.
• Échange d’informations des contraintes locales (peut-être aussi la présence d’autres projets sur le territoire, de projets prioritaires sur des terrains dégradés…)
• Principe de transparence : intentions du développeur, neutralité des élus (ex: si élu = propriétaire)
• Concertation : COPIL local (élus de la commune, des communes voisines, représentants d’associations, groupe d’habitants, profession agricole…). Objectif : faire des propositions (pouvant aller jusqu’à modifier l’implantation), intervention dans la définition des points de vue locaux à étudier, analyse des photos montages, participation et propositions concernant les mesures de compensation. Peut être poursuivi sur toute la vie du parc.
• Mesures de compensation et d’accompagnement : démarche ERC (éviter, réduire, compenser). Ex: plantation au double d’une surface de haie ou bois défrichée. Mesures d’accompagnement : lié à la biodiversité, à l’aspect pédagogique, à la transition énergétique (économies d’énergie, mobilité douce…), au changement de pratiques agricoles… afin d’accompagner et répondre aux enjeux du secteur.
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• Des retombées économiques plus importantes, par exemple par l’ouverture du capital aux collectivités et sociétés publiques départementales et régionales (implique une vision plus long terme, par exemple ouverture de 20% du capital aux collectivités). Cela peut être aussi des projets portés par une ou des sociétés citoyennes de production d’énergie renouvelable.
2 - Maitriser les évolutions du cadre de vie et du paysage
• Des contraintes plus fortes que la réglementation (distances, unités paysagères, natura 2000) : objectif de distance minimum des habitations et des monuments classés, exclusion des zones Natura 2000, préconisation de 1km de distance du lit majeur de la Charente, identification des petites vallées comme élément paysager et touristique à préserver.
• Paysages : Des points de vue du territoire (x 39) ont été définis et géolocalisés pour protéger le patrimoine et les paysages. Ils sont détaillés à la fin du guide des bonnes pratiques. o En particulier autour de Lichères, Château de Verteuil, Abbaye de St Amant, la lecture du paysage des tumulus… (note : Nanteuil est plus protégée par le relief).
o Les points de vue remarquables du territoire sont classés en 3 niveaux (A,B+ et B ; A : carte postale = pas d’éolienne. B+ pas d’éolienne dans une première zone (dans un cône de vue défini), et organisation du parc la moins impactante. B : analyse paysagère. o S’ajoutent aussi des points de vue propres au secteur d’étude : points de vue depuis et vers les monuments de la zone d’impact et les points de vue travaillés avec le COPIL local et le bureau d’étude paysager du développeur dans le cadre de la concertation. o Une analyse des points de vue à faire pour les projets (pour vérifier par exemple si les éoliennes écrasent un monument depuis un point de vue sélectionné).
• Cumul de nuisances visuelles + bruit : il est demandé de prendre en compte, en plus de l’impact des éoliennes, l’impact des autres nuisances du secteur : lignes de chemin de fer, carrières…. Par exemple, les zones situées entre les 2 lignes de chemin de fer sont plutôt des zones propices au développement des parcs photovoltaïques, afin de ne pas rajouter un impact visuel des parcs éoliens en plus de l’impact sonore du passage des trains.
• Biodiversité : exemple respect de la directive Eurobats pour les zones à enjeu (chauves-souris), bridage pour les oiseaux migrateurs. Prise en compte des plans nationaux d’action de sauvegarde des espèces (ex Outarde Canepetière). Attention particulière pour l’Ambroisie et le Datura. Attention particulière pour la trame verte et bleue.
Le guide est consultable sur le site du PETR du Pays du Ruffecois :
https://www.paysduruffecois.com/category/energie-ruffecois/
Au niveau paysager, l’aménagement de certaines vues pour diriger le regard hors champ des parcs éoliens ou photovoltaïques pourrait être mis en place. C’est une réflexion à avoir avec les services patrimoine et tourisme des CdC, de l’office du tourisme et du service environnement du PETR. Malheureusement ils sont rarement consultés, les approches paysagères étant étudiées avec les bureaux d’étude des développeurs extérieurs au territoire. Ils devraient être intégrés dans un processus de concertation.
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15
2.2 Photovoltaïque
2.2.1 Production photovoltaïque
Cœur de Charente recense plus de 200 installations photovoltaïques, soit environ 40 000m² de
panneaux photovoltaïques installés sur toiture dont 50 installations sont supérieures à 50kWc2. Mais
aucun parc photovoltaïque au sol n’est en cours d’exploitation jusqu’en 2022.
La production d’électricité photovoltaïque représente 7 GWh par an estimée pour l’année 2016. La
totalité de la production est réalisée sur toitures (entreprises, hangars agricoles, collège, particuliers),
dont les plus importantes sont des entrepôts agricoles ou des entreprises industrielles. Parmi celles-
ci :
• L’entrepôt Lidl à Vars avec une puissance installée de 1 000 kWc ;
• Un entrepôt agricole à Villognon avec une puissance installée de 600 kWc ;
• La SARL la Font au Chat à Villejésus avec une puissance installée de 243 kWc ;
• La forge BAGILET à Verdille avec une puissance installée de 233 kWc.
• Une première installation sur ombrières a été installée en 2021 sur le parking de
l’hippodrome de la commune de Montignac Charente.
2.2.2 Évolution des installations photovoltaïques entre 2016 et 2024
Puissance d’énergie photovoltaïque raccordée au réseau électrique par an sur Cœur de Charente entre 2016 et 2021 (installations > 36kWc) :
Figure 8: évolution des installations photovoltaïques entre 2016 et 2021, source opendata Enedis
Ceci correspond à une moyenne de 500kW raccordés au réseau par an, soit l’équivalent de 5 toitures
de 100kWc par an, soit environ 3000m² de panneaux installés par an sur cette période.
2 Pour le photovoltaïque on utilise le kWc « kilo watt crête », il s’agit de la puissance des panneaux sous un test
normalisé (proche du maximum). Pour simplifier, la production d’électricité est proportionnelle à l’ensoleillement et à la puissance « crête » du panneau photovoltaïque qui définit ses performances. Un panneau photovoltaïque peut avoir une puissance crête entre 250 kWc (2010) à plus de 400kWc (2022).
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Projets sur terrains dégradés autorisés (mise à jour octobre 2022) :
Communes Année mise en service Surface en ha Puissance (MW) Production par an estimée (GWh) Type de terrain
Villognon (zone sud) 2023 3 2,8 3,5 Dégradé (LGV)
Villognon-Luxé 2 2024* 10 11,5 12,0 Dégradé (LGV)
Villognon 2023* 23 20,3 23,4 Agricole**
Charmé 2024* 13 15,0 18,3 Agricole **
St Amant de Boixe 2024* 7,3 4,0 5,1 Friche agricole
TOTAL Cœur de C. 58 52 65
* Le raccordement de ces parcs au réseau électrique nécessite l’installation de nouveaux transformateurs électriques dans les postes sources, ainsi l’année de mise en service donnée ici est indicative.
** ces terrains ont été utilisés pour les travaux de la ligne ferroviaire grande vitesse mais n’ont pas retrouvé leurs qualités agronomiques, pourtant ils étaient censés être remis en état à l’identique après les travaux de la LGV.
D’autres parcs sont en étude sur des terrains dégradés comme à St Fraigne sur une ancienne carrière
(3ha), à Ligné et Aigre sur d’anciennes décharges (2ha), à Maine de Boixe ou Aigre. D’autres parcs
sont aussi en projet sur des terrains agricoles (Cellettes, Puyréaux, Aussac-Vadalle, St Amant de
Boixe, Anais, Charmé…), ces projets doivent allier production énergétique et production agricole.
Une charte pour les projets de parc photovoltaïques sur terrains agricoles a été mise en place par la
chambre de l’agriculture de la Charente. Cette charte rappelle la priorité du développement du
photovoltaïque en toiture et ombrière et au sol sur terrain dégradé par rapport au développement
sur des terres agricoles qui est primordial de préserver. Elle préconise aussi la limitation de la surface
à 30% de la surface utile agricole de l’exploitation, avec un maximum de 30ha. La vocation de la
production agricole du terrain doit être maintenue avec un suivi, etc. Elle souhaite aussi que ses
installations favorisent l’installation de jeunes agriculteurs.
2.2.3 Potentiel de développement du photovoltaïque
Le potentiel de Cœur de Charente est estimé à 266 GWh, estimé sur la base du potentiel global à
l’échelle du PETR, 443 GWh d’ici à 2030. L’hypothèse de répartition de cette production est la
suivante (en puissance) :
• Terrains dégradés (carrières, terrains dégradés lors des travaux de la LGV…) : 120 MWc
• Toitures d’entreprises, bâtiments publics et ombrières de parking : 70 MWc
• Bâtiments agricoles : 20 MWc
• Particuliers : 20 MWc (source : étude Axenne et PETR du Pays du Ruffecois)
Le territoire de Cœur de Charente présente des surfaces de sites de chantier et d’extraction de
matériaux, ou de délaissés de la LGV (à notre connaissance) pouvant potentiellement recevoir du
photovoltaïque dans les années à venir. Le potentiel se trouve donc majoritairement sur ces terrains,
les toitures des particuliers, des bâtiments agricoles, d’entreprises, des collectivités, et les parkings.
Le potentiel théorique de photovoltaïque de Cœur de Charente est de 266 GWh/an. Ainsi, le
territoire exploite actuellement 2.7% (fin 2016) de son gisement maximum, et est estimé à .
La carte suivante présente les installations photovoltaïques de plus de 45 kWc ainsi que des terrains
dégradés de grande surface ayant déjà un projet photovoltaïque en cours ou pouvant
potentiellement recevoir du photovoltaïque dans les années à venir (carrières).
5 parcs autorisés avec mise
en service entre 2023 et
2024* soit 58 ha de surface
(P = 54 MW). Production
estimée = 65 GWh/an
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2.3 Hydro-électricité
2.3.1 Production d’hydro-électricité
Cœur de Charente produit environ 3 GWh sur 2 installations principales ; les centrales hydro-
électriques de La Chapelle et de Villognon, distante de 8km l’une de l’autre. Ces deux centrales se
sont installées en 2013 sur des sites très anciens, avec des moulins présents depuis le 11ème siècle,
d’abord pour la fabrication de farine puis d’huile et de papier.
Ces deux sites sont équipés des mêmes types de turbines. Le site de la Chapelle est équipé de 2 vis
hydrodynamiques de diamètre 4,3m et de longueur 6 tandis que le site de Villognon est équipé de 3
vis hydrodynamiques de diamètre 3,4m et de longueur 4,12m.
La centrale de La Chapelle a une puissance installée de 400KW et celle de Villognon de 200kW. Ces
deux centrales produisent 2,4 GWh et permettent d’alimenter l’équivalent de 705 foyers.
Les vis d’Archimède présentent un intérêt écologique intéressant puisqu’elles n’induisent aucun
dommage à la dévalaison des espèces locales. Elles ne créent aucune différence de pression, le
poisson n’est donc pas perturbé en sortant de l’ouvrage. Cependant la quantité d’énergie produite
est moins importante qu’une turbine classique à puissance égale.
De plus, le territoire de Cœur de Charente compte d’autres installations, notamment celle du moulin
de Mansle d’une puissance de 100kW, et celle du moulin de Churet à partir d’une roue historique à
aubes (sa petite puissance de 3kW est consommée sur le moulin lui-même).
Figure 9: Photo aérienne du site de la Chapelle
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2.3.2 Potentiel de développement de l’hydro-électricité
Sur le territoire de Cœur de Charente, le fleuve se caractérise par la présence de nombreux
méandres et une pente particulièrement faible. Seuls des petits ouvrages de types vis d’Archimède
comme à La Chapelle ou Villognon ou des systèmes VLH (very low high – exemple à Uzerche en
Corrèze) sont à priori susceptibles d’être implantés sur le territoire.
L’étude Axenne estime un potentiel de production d’hydro-électricité de 15 GWh/an sur le territoire
du Pays du Ruffécois (en prenant en compte uniquement les contraintes réglementaires). À la vue de
la répartition du territoire du Ruffécois, il est pris pour hypothèse que Cœur de Charente peut
accueillir 60% de cette production et Val de Charente 40%. Ainsi, le potentiel de développement des
éoliennes sur le territoire de Cœur de Charente est d’environ 9 GWh.
Ainsi, Cœur de Charente exploite 33% de son gisement théorique. Des études supplémentaires
seraient cependant à réaliser pour avoir un potentiel plus précis de développement de cette
ressource.
2.4 Biogaz
2.4.1 Production de biogaz
La transformation des déchets (d’origine naturelle) par méthanisation permet la production de
biogaz pouvant être injecté sur le réseau de gaz ou transformé électricité (via un moteur). L’issue de
cette transformation, le digestat, peut retourner sur les terres agricoles pour les enrichir comme
engrais et fertilisant.
Une centrale de méthanisation est présente sur Cœur de Charente, sur la commune de La Chapelle.
Cette centrale produit de l’électricité à partir des déchets. Sa production est estimée à 1,4 GWh/an
d’électricité et transforme environ 10 000t de déchets par an (cette centrale a une autorisation pour
transformer jusqu’à 38 000 tonnes de déchets annuels).
2.4.2 Potentiel de développement du biogaz
Le potentiel de développement du biogaz sur un territoire est dépendant de son gisement de
déchets (issues de l’agriculture, de la restauration, déchets verts, boues de centrales d’épuration
d’eau…). L’étude Axenne estime un potentiel de production de biogaz au maximum de de 382
GWh/an à l’échelle du Pays Ruffécois soit environ 230GWh/an à l’échelle de la communauté de
communes de Cœur de Charente. Actuellement, le territoire n’exploite que très peu ce potentiel.
À la vue de la consommation et de la production d’électricité et de gaz sur le territoire et de leur
potentiel de développement, il serait plus intéressant de développer des centrales de production
de biogaz avec injection sur le réseau de gaz plutôt que de production d’électricité.
Différents projets de méthanisation pourraient voir le jour sur le territoire du Ruffécois, émergeant
des coopératives agricoles ou de collectifs d’agriculteurs.
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La suite du diagnostic est consacrée aux énergies renouvelables thermiques. On considère que le bois, les pompes à chaleur, la géothermie et le solaire thermique sont des énergies renouvelables, permettant de créer de l’énergie sous forme de chaleur et non d’électricité.
2.5 Bois énergie
Pour le chauffage individuel, les installations sont principalement des cheminées, poêles à bois,
inserts et chaudière automatiques (avec silos).
Pour le chauffage collectif, ce sont des chaudières automatiques collectives. Les réseaux de chaleur
entrent également dans cette catégorie. Le territoire compte une petite infrastructure de réseau de
chaleur sur la commune de Bayers.
2.5.1 Production de chaleur grâce au bois énergie
Le bois énergie est la principale source de production de chaleur sur le territoire. (Cette production
est estimée à 126GWh par an à l’échelle du Ruffécois.) Sur Coeur de Charente elle représente 70
GWh/an de production dont 46GWh/an en individuel et 10GWh/an en collectif. Cette production est
estimée à 70GWh par an dont 63GWh en individuel et 7GWh en collectif.
Les chiffres de l’AREC en 2016 :
Consommation et Production de bois Cœur de Charente Consommation dans le secteur du bâtiment pour les besoins en
chauffage 70 GWh Consommation dans le secteur de l’agriculture 0,4 GWh Total 73,4 GWh Production de chaleur par des systèmes bois particulier (buches) 63 GWh Production de chaleur par du bois en collectif et industriel 7 GWh Total 70 GWh
Source AREC 2016
Les plus importantes installations de production de chauffage au bois ou paille sont : - Chaufferie paille à Verdille (séchage) d’une puissance de 4,2MW avec une production d’environ 4GWh;
- Chaufferie bois pour l’industrie du meuble à Villejésus avec une consommation de 2,2 GWh/an (650t bois / an).
Les systèmes individuels de chauffage peuvent générer des émissions de particules
notamment dans le cas d’installations anciennes ou de foyer ouvert. Le diagramme ci-dessous
présente les facteurs d’émissions de particules des différents modes d’utilisation du bois. Les foyers
ouverts émettent 2,6 grammes de particules par kWh d’énergie produit. D’autres modes de
chauffages individuels au bois sont quant à eux moins émetteurs, les foyers flamme verte 5 étoiles
par exemple, permettent de diminuer fortement ces émissions et n’émettent que 0,1 gramme de
particules par kWh d’énergie produit.
Le chauffage au bois émet moins de GES que le chauffage traditionnel au fuel. Sur la communauté de
communes de Coeur de Charente, l’utilisation du bois permet d’éviter le rejet de quelques 15 kilo
tonnes de CO2 dans l’atmosphère par rapport à une utilisation du fuel dans les mêmes conditions.
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Estimation des émissions de particules en fonction du type d’appareil de chauffage au bois :
Figure 10: Facteur d'émissions de particules des appareils (en g/kWh) - source ADEME
Carte des approvisionneurs Bois énergie - Région Nouvelle-Aquitaine (source : CRER)
Figure 11: carte des approvisionneurs de bois énergie (granulés et/ou plaquettes) - source CRER
Il y a un établissement produisant des granulés et des plaquettes bois sur le Pays du Ruffécois
(Etablissements Durepaire à Verdille), et plusieurs sur les communautés de communes voisines. Il y a
aussi une CUMA (Innov 16) située à Ventouse qui produit de la plaquette bois issue de haies.
2,6
2,4
0,9
0,3
0,1
0,01
Cheminée ouverte (avant 1996)
Insert, Poêle, chaudière à bûche (avant 1996)
Insert, Poêle à bûches récents (après 1996)
Insert, Poêle à bûches flamme verte 5 étoiles
Chaudière à bûches flamme verte 5 étoiles
Chaufferies collectives (audis ADEME 2016)
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2.5.2 Potentiel de développement du bois énergie
L’étude Axenne estime un gisement théorique de 260GWh/an à l’échelle du Pays du Ruffécois. Ce
gisement représente toutes les installations sur le neuf et l'existant que l'on pourrait réaliser à
l'horizon 2030 à la fois sur le bois énergie et les chaudières automatiques, mais aussi sur des inserts
et poêles performants.
L’étude Axenne donne le potentiel de gisement de chaleur à l’échelle du PETR. Pour répartir entre les
deux communautés de communes, nous utilisons la répartition de la consommation des secteurs
résidentiels, tertiaires et industriels des deux communautés de communes. On considère ici que le
gisement de production de chaleur est proportionnel au consommateur, car ce sont eux qui vont
consommer la chaleur produite sur place (nous ne tenons pas de la répartition des boisements et
forêts). Cette répartition nous donne un rapport de 57% pour Cœur de Charente et de 43% pour Val
de Charente.
Si l’on applique ce rapport, le gisement de bois énergie à l’horizon 2030 sur Cœur de Charente
représente un potentiel de 150 GWh.
Le territoire exploite donc 45% de son gisement théorique aujourd’hui.
Un des enjeux de ce secteur est de développer les chaufferies collectives et les réseaux de chaleur,
mais aussi de favoriser le remplacement des installations les plus anciennes par des systèmes plus
récents et moins pollueurs (notamment les installations « flammes vertes »). Il est aussi nécessaire
de développer cette filière avec une gestion durable du bois et des forêts pour en pérenniser
l’usage dans le temps et aussi préserver les espèces animales et végétales et la biodiversité.
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Reçu le 09/07/2024la température du fhmde ingongène @ Chaleur
23
2.6 Pompes à chaleur
Les pompes à chaleur utilisent les calories de l’air extérieur ou du sol pour produire de la chaleur.
Certaines pompes à chaleur permettent également d’assurer le chauffage et la production d’eau
chaude (les calories sont injectées dans le circuit de chauffage central et d’eau chaude du logement).
On distingue alors les pompes à chaleur utilisant l’air extérieur (aérothermie); air-air ou air-eau des
pompes à chaleur captant la chaleur de la Terre (géothermie).
2.6.1 Production de chaleur grâce aux pompes à chaleur
Les chiffres de l’AREC :
EnR Coeur de Charente
Production par des PAC particuliers 7,6 GWh
Production par la géothermie 2,4 GWh
On considère que la production d’énergie des pompes à chaleur est entièrement consommée et concerne les secteurs du résidentiel (en grande majorité) et du tertiaire.
Il manque aujourd’hui d’information sur la filière géothermique pour particuliers pour laquelle nous ne disposons de peu informations précises pouvant être territorialisée, de plus la zone de captage de Coulonge en Charente-Maritime s’étend jusqu’en Charente rendant les projets de géothermie plus complexes et nécessite des études spécifiques même pour des petits projets. Une nouvelle étude concernant la protection de ce captage doit être lancée en 2022-2023.
Figure 12: Fonctionnement d'une pompe à chaleur Air-Eau - source: crea-concept
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Reçu le 09/07/202424
Sur le territoire de Coeur de Charente :
• Le nombre d’installations aérothermique est estimé à 224 et la production de chaleur
aérothermique à 7,6 GWh, permettant d’éviter 2 455 tCO2/an par rapport à un chauffage
traditionnel au gaz ou à l’électricité.
• Le nombre d’installations géothermiques est estimé à 44 et la production de chaleur
aérothermique à 2,4 GWh, permettant d’éviter 830 tCO2/an.
2.6.2 Potentiel de développement des pompes à chaleur
L’étude Axenne estime un gisement théorique pour les pompes à chaleur utilisant l’aérothermie
(échange de chaleur avec l’air) de 68 GWh et pour les pompes à chaleur et réseau de chaleur utilisant
la géothermie de 38 GWh en 2030 à l’échelle du Pays du Ruffecois.
Si l’on applique la même répartition entre Cœur de Charente et Val de Charente à savoir 57% du
gisement total, détaillé dans la partie précédente sur le bois, sur le gisement des pompes à chaleur, il
y a un potentiel de 39 GWh pour l’aérothermie et 22 GWH pour la géothermie à l’horizon 2030.
Le territoire utilise aujourd’hui seulement 15% de son gisement théorique.
Cette source de production de chaleur pourrait donc être développée sur le territoire. Dans le
même temps, les connaissances actuelles sur le nombre de systèmes installés pourraient être
améliorées.
Attention : les pompes à chaleur sont souvent utilisées aussi pour leur côté réversible permettant de
produire du froid en été. Cependant, il ne faut pas négliger l’usage de matériaux bio-sourcés (ouate
de cellulose, chanvre, fibres de bois…) ayant l’avantage d’avoir un très bon déphasage thermique (la
chaleur met plus de temps pour pénétrer dans les pièces isolées qu’avec des matériaux minéraux de
type laine de verre ou laine de roche). Ainsi leur usage, associé à des protections solaires (vitrages
spécifiques, stores extérieurs, ombrages végétaux, casquettes/marquises…) permettrait de limiter
l’usage de la climatisation. L’usage des climatisations en été aura pour conséquence d’augmenter la
production d’énergie électrique. Néanmoins l’usage combiné avec des panneaux photovoltaïques
peut être judicieux, car les panneaux solaires vont produire plus en été et entre 11h et 15h, soit au
moment où les besoins en climatisation sont les plus importants.
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Reçu le 09/07/2024Eau chaude:
—
Ballon Ï
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Eau froide
25
2.7 Solaire thermique
L’énergie solaire thermique est une
énergie renouvelable consistant à
produire de la chaleur ou de l’eau chaude
à partir de capteurs solaires. Elle se
distingue du solaire photovoltaïque qui
produit de l’électricité à partir du
rayonnement solaire.
Le solaire thermique est la conversion du
rayonnement solaire en énergie
calorifique. Ce terme désigne les
applications à basse et moyenne
température dans le secteur du bâtiment,
des réseaux de chaleur et de l’industrie.
Les applications haute température sont
le plus souvent rassemblées sous le terme
solaire thermique à concentration et sont
quant à elles réservées au secteur de
l’électricité ou de l’industrie quasi
exclusivement. (ADEME)
2.7.1 Production de chaleur grâce au solaire thermique
Le solaire thermique est très peu développé sur le territoire avec moins d’1GWh de production annuelle. En effet les chiffres de l’AREC estiment 163 installations sur le territoire de Coeur de Charente pour une production de 0,6 GWh par an. Comme le bois ou les pompes à chaleur, l’énergie issue du solaire thermique est consommée sur place.
2.7.2 Potentiel de développement du solaire thermique
L’étude Axenne estime un gisement théorique pour le solaire thermique 54 GWh/an à l’échelle du
Pays du Ruffécois en 2030.
Si l’on applique la même répartition, détaillée dans la partie consacrée au bois énergie, à ce
gisement, on obtient un potentiel de 31 GWh à l’horizon 2030 pour Coeur de Charente.
Il faut tout de même savoir que les couts d’investissement de cette technologie sont toujours
importants tant pour les particuliers que pour les industriels même si une bonne rentabilité à long
terme est attendue. Il y a aussi un besoin de diffuser de l’information sur le territoire autour de cette
énergie, ainsi que de pouvoir organiser des rencontres de partages et de retours d’expérience sur des
installations existantes, tant pour les professionnels que pour les particuliers.
Avec seulement 2% d’exploitation de son gisement, le potentiel de développement du solaire est
très important et pourrait être davantage exploité.
Figure 13: Circuit du solaire thermique
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3 Synthèse des enjeux identifiés
Aux vues des différents éléments de diagnostic présentés dans les parties précédentes ainsi que des
gisements théoriques et de leur exploitation actuelle, plusieurs premiers enjeux se distinguent. Si
l’objectif est d’aller vers un mix énergétique, ce diagnostic a mis en évidence une différence
d’exploitation des différentes filières de production.
Il est donc nécessaire de proposer une gestion spécifique pour les filières les plus développées
comme l’éolien ou le bois énergie afin d’éviter une surproduction pouvant avoir des impacts négatifs
sur les autres enjeux du territoire (du point de vue des paysages, de la gestion durable, du
tourisme…) tandis que d’autres secteurs comme le solaire thermique ou le photovoltaïque sur toiture
devront être accompagnés pour être développés.
• Développer un mix énergétique entre les différentes méthodes de production d’électricité et
de chaleur sur le territoire ;
• Compte tenu du développement rapide des éoliennes sur le territoire et de la consommation
actuelle d’électricité ; Proposer une stratégie de développement des éoliennes sur le
territoire ;
• À la vue du gisement théorique photovoltaïque ; Développer les installations photovoltaïques
sur toitures, sur ombrières et sur les sols dégradés (délaissés de la LGV, et anciennes zones
d’enfouissement notamment) ;
• Étudier le potentiel réel de développement de l’énergie hydro-électrique et rechercher des
zones d’implantation de ces centrales ;
• Faire émerger un ou des projets de centrale de méthanisation, notamment avec les
coopératives agricoles ;
• Accompagner le remplacement des installations bois énergie les plus anciennes par des
installations moins polluantes et accompagner les projets de chaufferies bois collectives ;
• Accompagner le développement des systèmes de production de chaleur géothermique,
aérothermique et solaire thermique
Photo page suivante : moulin de Churet (Anais), crédit photo : PETR du Pays du Ruffecois.
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3.1.1.1
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