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unknown - Le Havre Seine Métropole (communauté urbaine) - DELB 20240357 w
Document publié le Jeudi 10 octobre 2024
Lien du pdf (unknown - Le Havre Seine Métropole (communauté urbaine) - DELB 20240357 w)
Thèmes du document : Transports, Aménagement du territoire, Vieillesse,
CONSEIL COMMUNAUTAIRE
Séance du 10 octobre 2024
DELB-20240357 - TRANSPORTS PUBLICS - TRAMWAY - DECONNEXION - BIFURCATION HARFLEUR - SNCF - CONVENTION - AVENANT N°1 - SIGNATURE - AUTORISATION.-
M. Pascal LEPRETTRE, Vice-Président. – La Communauté urbaine a acté, par délibération en date du 18 février 2021, la volonté de procéder à l’extension du réseau de tramway, projet précisé après concertation préalable, par la délibération du 3 février 2022, quant à ses objectifs et son tracé.
En accord avec la Région Normandie, Autorité Organisatrice de Mobilité Régionale, la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole a le projet de transformer la ligne 361 000 Harfleur – Les Ifs en une ligne de tramway intégré à son réseau de transport urbain existant entre la halte d’Harfleur et Montivilliers.
En réponse à la saisine adressée par M. le Président de la Communauté urbaine, M. le Ministre des Transports a autorisé, par courrier du 19 décembre 2022, le transfert de propriété de l’Etat en faveur de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, dans les conditions prévues par les articles L3114- 1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques (CG3P).
SNCF Réseau a été sollicitée pour rendre possible cette opération de transfert de propriété qui nécessite la déconnexion physique de la ligne 361 000 du Réseau Ferré National au niveau de la bifurcation d’Harfleur.
Une convention relative au financement des études d’avant-projet, de la rédaction des dossiers de consultation des entreprises, de l’achat des fournitures et de la réalisation de la phase 1 pour la suppression de la bifurcation d’Harfleur vers la ligne 361 000 Harfleur – Rolleville a été conclue entre la Communauté urbaine le Havre Seine Métropole et SNCF Réseau pour un montant de 1 859 923,87 € HT, et pour un total d’opération estimé à 3 266 650,99 € HT.
Comme le prévoyait la convention, à l’issue de cette phase d’études, SNCF Réseau propose de conclure un avenant afin d’y intégrer la phase 2 relative aux travaux et de régulariser le programme technique, le planning et le montant total de cette opération. Le coût total financé par la Communauté urbaine est ainsi ramené à 2 937 085,78 € HT.
Si cette proposition recueille votre accord, je vous propose d'adopter la délibération suivante :
LE CONSEIL COMMUNAUTAIRE,
VU le code général des collectivités territoriales ;
VU le code général de la propriété des personnes publiques ;
VU la délibération du Conseil communautaire en date du 18 février 2021 prenant acte de la volonté de la Communauté urbaine de procéder à la création d’une troisième ligne de tramway ; VU la délibération du Conseil communautaire en date du 3 février 2022, précisant le tracé de l’extension du réseau de tramway et autorisant la réalisation selon ces orientations ; VU la délibération du Conseil communautaire en date du 6 juillet 2023 autorisant la signature de la convention de financement avec SNCF Réseau relative aux études nécessaires à la transformation de la ligne Harfleur-Rolleville en une ligne de tramway pour son tronçon compris entre Harfleur et Montivilliers ;
CONSIDERANT :- Que la Communauté urbaine a acté, par délibération en date du 18 février 2021, la volonté de procéder à la création de la troisième ligne de tramway nécessitant de transformer la ligne Harfleur - Rolleville en une ligne de tramway pour son tronçon compris entre Harfleur et Montivilliers, intégrée à son réseau de transport urbain existant ;
- Que la Communauté urbaine a conclu, par délibération en date du 6 juillet 2023, une convention relative au financement des études d’avant-projet, de la rédaction des dossiers de consultation des entreprises, de l’achat des fournitures concernant la réalisation de la phase 1 pour la suppression de la bifurcation d’Harfleur vers la ligne 361 000 Harfleur – Rolleville d’un montant de 1 859 923,87 € HT ;
- Que SNCF Réseau a maintenant étudié les modifications qu’elle devra conduire sur ses infrastructures au niveau de la bifurcation d’Harfleur ;
- Qu’un avenant à cette convention de financement est proposé par SNCF Réseau pour intégrer les travaux de la phase 2 et régulariser le programme technique, le planning et le montant total de cette opération pour un montant de 1 077 161,91 € HT, soit un montant total de 2 937 085,78 € HT.
Son Bureau, réuni le 26 septembre 2024, consulté ;
VU le rapport de M. le Vice-Président ;
Après en avoir délibéré ;
DECIDE :
d’autoriser M. le Président à signer l’avenant n°1 à la convention relative au financement des études d’avant-projet, de la rédaction des dossiers de consultation des entreprises, de l’achat des fournitures et de la réalisation de la phase 1 pour la suppression de la bifurcation d’Harfleur vers la ligne 361 000 Harfleur – Rolleville.
Imputation budgétaire
Exercice 2025 et suivants
Budget annexe : Transports urbains
Opération P3404O001 Construction nouvelle ligne de tramway
Nature 6572 : subventions d’équipement aux personnes de droit privé
Dépense supplémentaire : 1 077 161,91 € HT
M. Pascal LEPRETTRE : La délibération n° 71 précise que la réalisation de la ligne C de tramway nécessite la déconnexion physique de l’emprise ferroviaire de la LER du réseau ferré national. Une convention d’études et de travaux a été conclue avec SNCF réseau, maître d’ouvrage de ces travaux en 2023 pour un montant prévisionnel d’un peu plus de 3 200 000 euros HT. La phase des études étant achevé il ressort que le montant de cette opération est ramené à 2 867 000 euros HT. Un avenant à la convention doit donc être signé pour établir le solde des versements à effectuer.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup, M. LEPRETTRE. Mme MOREL ?
Mme Christine MOREL : Je souhaitais me saisir de cette délibération pour vous rapporter quelques faits qui touchent aujourd’hui les Harfleurais concernant le réseau de transport en commun et, plus particulièrement, nos jeunes étudiants qu’ils soient au collège, au lycée ou à l’Université. Il semblerait que le nouveau réseau de transport, en fonction depuis le 1 er juillet, n’ait pas pris en compte un certain nombre d’éléments et notamment la mobilité des jeunes sur notre territoire. Il semble que cela soit lié, à Harfleur, à une conjonction de facteurs variés à commencer par la fermeture de la LER qu’il fallait faire, et qui s’est conjugué pour les habitants de Beaulieu, un de nos quartiers, avec la suppression d’une ligne, la 14, et la baisse de la fréquence des bus réduite à un bus toutes les demi-heures et pour une partie seulement des habitants. Plusieurs parents ont choisi des établissements scolaires pour leurs enfants en fonction de leur accessibilité, et le nouveau réseau n’en a pas tenu compte. Certains lycéens sont, aujourd’hui, obligés de marcher plus d’un kilomètre avant de trouver un transport en communqui correspond à leur destination, et sans compter le temps du transport du bus qui s’est aussi, lui, rallongé. Cela rallonge donc considérablement leur trajet.
Le choix de supprimer la ligne 14 n’a, semble-t-il, pas pris en compte le fait aussi que désormais de nombreux collégiens ne peuvent plus se rendre au collège Pablo Picasso. La ligne 17 qui nous a récemment été présentée comme une nouvelle alternative pour les Harfleurais ne résout pas cette question. Non seulement, elle ne dessert pas le collège Pablo Picasso pour les élèves venant de Rogerville ou de Gonfreville, alors que c’est le collège public de rattachement, mais elle dessert en revanche Sainte-Croix. On peut légitimement supposer qu’elle contribue à expliquer le report des effectifs de Pablo Picasso vers ce collège privé, et ce sera à vérifier dans le temps. On a perdu presque 40 élèves à cette rentrée.
A ce propos, la fermeture définitive des arrêts de bus sur Beaulieu a créé aussi une situation équivoque qui fait que le chauffeur de bus, alloué au transport sur le collège, ne s’y arrête plus non plus alors qu’il s’agit d’un transport réservé. Par ailleurs, elle ne correspond pas non plus au besoin des habitants puisque le seul arrêt proposé aux Harfleurais, pour cette ligne Beaulieu nord, est un arrêt très éloigné de la ville urbaine, non éclairé et peu accessible, et j’imagine que les jeunes ne se sentiront pas en sécurité, en hiver, pour descendre à cet arrêt-là. Cette situation nuit gravement à de nombreux élèves qui ont vu leur trajet augmenter de plus d’une heure pour certain, et il me semble impossible de les laisser dans une telle situation.
Nous avons, à ce propos, déjà recueilli plus d’une cinquantaine de remontées allant dans ce sens. Au travers d’un courrier que j’ai envoyé il y a quelque temps, j’ai demandé un rendez-vous pour rencontrer M. le Vice-président en charge des transports, j’espère que cette rencontre pourra se faire dans les plus brefs délais pour que nous puissions étudier des solutions qui répondent à ces problématiques. Je vous remercie.
M. Edouard PHILIPPE : Merci, Mme MOREL. M. BRUNEAU ?
M. Alban BRUNEAU : Alors mon intervention va dans le sens de ma collègue, Christine MOREL, sur les problématiques rencontrées depuis le début de la mise en place du nouveau réseau. Alors, ça fait plusieurs mois que, vous le savez, nous alertons sur les conséquences de l’évolution du réseau de transport LIA qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle ligne de tramway. Nous nous étions opposés à cette proposition de nouveau réseau, et celui-ci a été lancé le 1 er juillet dernier, ce qui a immédiatement conduit, comme nous l’avions annoncé, à des plaintes d’usagers.
Néanmoins, le lancement de cette nouvelle offre s’étant déroulé sur la période estivale, les levées de bouclier étaient encore raisonnables. Toutes les problématiques ne s’étaient pas encore manifestées, c’est surtout dès la rentrée scolaire, dès septembre, que la situation est devenue très problématique pour bon nombre d’usagers qui n’ont pas manqué de marquer et manifester leur mécontentement. Alors des temps de trajet qui ont été multipliés par deux, des bus en retard, des bus tellement bondés qu’ils ne peuvent plus prendre de passagers, des tensions dans les bus, des horaires incohérents avec les besoins des usagers, de nombreux scolaires arrivant en retard sur les lieux d’étude, les lycéens, les collégiens obligés d’attendre dehors plus de trente minutes pour avoir un bus en fin de journée, des parents obligés de reprendre la voiture pour remmener les enfants à l’école, et j’en passe, et sans compter le stress et la désorganisation que cela peut engendrer pour les familles.
Et à qui s’adresse en priorité, bien évidemment, tous ces usagers mécontents ? Alors, ils s’adressent bien évidemment aux maires et pas à Pascal LEPRETTRE. Alors nous le répétons encore une fois, nous sommes bien évidemment favorables au projet de la nouvelle ligne de tramway, mais cela ne peut pas se faire au détriment du reste du réseau. Pendant des décennies ce réseau a été construit, a progressé dans notre agglomération, et, là, nous faisons face, pour la première, fois à une régression, rétrogradation, de la qualité du service, peut-être pas pour tous mais, en tout cas, pour une partie de la communauté.
Pourtant, aujourd’hui, c’est ce qui se passe avec une très forte dégradation de ce réseau pour Gonfreville, alors ce constat est encore plus dérangeant puisque l’ensemble des problèmes qui ont eu lieu nous les avions pointés, je le disais. Nous l’avions pointé du doigt depuis la première présentationdu nouveau réseau. Nous avons pu rencontrer, et j’espère que Christine, toi aussi, tu auras un rendez- vous, mais on a eu la chance d’avoir ce rendez-vous avec Pascal LEPRETTRE, qui est en charge de la mobilité dans notre Communauté urbaine, et je le remercie et les services de la Communauté urbaine et LIA, pour faire un état des lieux de la situation. Et, surtout pour retrouver, bien évidemment, le plus rapidement possible, une situation adéquate pour les usagers avec notamment, ce qui fait grandement défaut à Gonfreville, et ça avait été obtenu, c’est cette ligne qui relie le centre-ville de Gonfreville et le centre-ville du Havre, la gare du Havre qui était très efficace et cette ligne a disparu, ce qui est vraiment problématique quand même pour la troisième commune de l’agglomération de ne plus bénéficier de cette desserte.
Je crois qu’on est la seule commune de cette taille, de la périphérie directe du Havre, qui n’a plus cette ligne directe à la gare du Havre, et c’est très problématique. Et, en plus, on a notre quartier de Gournay-en-Caux qui lui se voit pâtir aussi, alors on nous explique pour des raisons techniques qu’un bus ne peut plus passer sous une voute, qui est beaucoup moins desservi, et cette zone devient isolée.
Alors, on a eu cette réunion, le dialogue a été constructif, nous attendons bien évidemment, avec impatience, les propositions de solutions qui nous ont été promises pour le mois de novembre et, éventuellement, des modifications fin d’année, début d’année. On attend, on est extrêmement vigilant bien évidemment sur la qualité du réseau du transport en commun et j’ai envie de terminer en disant qu’il ne peut pas y avoir de régression, de dégradation pour notre système global pour la Communauté sous couvert de développement de la ligne de tramway. Il ne peut pas y avoir du progrès pour les uns et de la régression pour les autres, voilà ce que je voulais dire.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup. Mme NAIL ?
Mme Nathalie NAIL : Oui, pour ajouter un éclairage sur les conséquences havraises de cette nouvelle réorganisation, malheureuse je dirais, malheureuse parce que ce sont les usagers qui en font les frais et, effectivement, on observe des tensions ici ou là, et beaucoup de mécontentement en tout cas. En ce qui concerne la ligne C2 qui arrive d’Harfleur, trop souvent au niveau de Graville, les bus sont pleins, donc ils ne s’arrêtent plus. Pour ce qui concerne la ligne C3 qui a été supprimée, ce sont de gros problèmes pour circuler dans le quartier de l’Eure, Vallée Béreult et les Docks. J’ai eu un témoignage d’une personne âgée pour qui les arrêts de bus et les lignes ont été modifiées rendant impossible l’arrêt-retour entre la rue de Mulhouse, par exemple, pour aller jusqu’au magasin Carrefour rue de la Vallée pour une personne qui était autonome et qui avait 88 ans, aujourd’hui elle ne peut plus faire ses courses tout simplement.
Au fur et à mesure les travaux avancent et les déplacements sont aussi beaucoup plus compliqués parce que c’est dangereux, parce que c’est aussi des détours, des trottoirs en chantier, des rues barrées pour aussi les piétons. On leur dit, quand ils souhaitent avoir des renseignements, de regarder sur le smartphone parce que c’est là que c’est indiqué. A 88 ans on n’a pas toujours un smartphone, bref c’est une diminution du service. Je finirai parce qu’il y a des points particuliers, comme le quartier de l’Eure, Graville, enfin la ligne du C2. Il y a aussi le quartier du Bois-de-Bléville qui déjà, auparavant, était mal desservi, aujourd’hui la suppression de la ligne 6 et de l’arrêt, il n’y a plus d’arrêt à Jenner, ce qui a pour conséquences beaucoup de difficultés de déplacements, notamment aussi pour les personnes âgées parce qu’elles se retrouvent à avoir trois bus à emprunter, des côtes à monter pour se rendre chez eux. Les lycéens doivent prendre, par exemple, pour ceux qui vont à Schuman un bus plus deux tramways. Cela rallonge d’autant le temps de parcours quand, par ailleurs, le temps de parcours a déjà été très souvent multiplié par deux. Alors je ne sais pas quelles dispositions vont être mises en place pour répondre à tous ces problèmes. Est-ce qu’il y a un sondage qui va être fait parmi les usagers pour essayer de répondre au mieux, mais, en tout cas, c’est urgent parce que la grogne monte très fort !
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup. M. LECACHEUR ?
M. Aurélien LECACHEUR : Lors du dernier conseil communautaire j’avais pu relayer les doléances des usagers, notamment âgés, qui se sont retrouvés gros-jean comme devant face aux fiches horaires du nouveau réseau qui avait une particularité, celle de ne pas avoir d’horaire. Vous avez pris le temps, et je vous en remercie, M. le Vice-président, on a pris la tâche courant juillet et on a convenu effectivement que s’il n’était pas forcément utile d’éditer à très grande échelle ces fiches horaires, onpouvait réfléchir à ce qu’au moins dans les maisons de retraite, dans les CCAS, enfin dans les endroits qu’on peut juger utile, on ait ces fiches avec les horaires et non pas la fiche avec le QR code, ce qui est d’ailleurs un problème puisque, nous, à la limite on aurait pu se dire on imprime 200, 300 fiches et puis on les dispatch, mais on n’a même pas la possibilité de le faire puisque, en date de juillet, ces fiches-là n’existaient pas. Donc, je ne sais pas si cela a été corrigé, mais je pense que ça reste d’actualité notamment pour les publics que j’indiquais, maison de retraite, CCAS, etc. Je pense qu’on a le savoir-faire pour pouvoir diffuser intelligemment ces fiches en ayant évidemment en tête le gaspillage de papier puisque c’était une des raisons invoquées par l’opérateur pour ne plus éditer ces fiches.
D’autre part les transports, se substituant bon an mal an au LER, se mettent en place depuis plusieurs semaines à Montivilliers, il y a des problèmes d’horaire, d’ajustement, des problèmes de fréquences. Tout cela se règle, là encore bon an mal an. M. le Maire de Montivilliers est évidemment très attentif à cette situation et a des échanges réguliers avec la Communauté urbaine et l’opérateur là-dessus, mais il y aussi un problème d’ordre technique avec, alors je ne suis pas un spécialiste, une forme d’obsolescence de l’application qui génère les trajets pour orienter les usagers sur les réseaux LIA. D’ailleurs, les discussions que j’ai avec un certain nombre d’entre eux, et qui viennent m’expliquer leur déboire par rapport au transport, tiennent aussi avec des fois des trajets incohérents qui sont donnés par l’application. Un seul exemple, l’autre jour j’étais en centre-ville du Havre, à la gare, et devais rentrer à Montivilliers, je prends mon téléphone, je regarde l’application pour savoir quelle ligne j’allais prendre pour aller le plus vite possible, il me sort un itinéraire qui me prend une heure, il fallait que j’attende vingt minutes à la gare que le 11 arrive etc., alors qu’en fait j’ai pris le tram, je suis allé à Jenner, j’ai pris le 1, je suis rentré sur Montivilliers en moins de trois quart d’heure là où, avec l’application, on me disait que ça allait prendre une heure. Mais ces exemples là sont assez réguliers et me reviennent quand même beaucoup aux oreilles. Je pense qu’il faudrait moderniser nos outils parce que cela participe naturellement au confort des usagers en temps normal, mais je pense que s’atteler à améliorer le confort des usagers pour savoir quelles lignes prendre à quel moment, dans un contexte de travaux et de transports rallongés, cela me paraît encore plus essentiel. Et, donc, moi, je me tiens à votre disposition, M. le Vice-président, si vous voulez qu’on puisse également échanger là- dessus pour améliorer les dispositifs techniques.
Cela dit puisque je parle de confort, j’ai aussi une question, alors, là, c’est du pratico pratique, le terminus du 11 à Montivilliers se situe cours Sainte-Croix, il s’avère que le terminus est à peu près à une quarantaine de mètres de l’arrêt. C’est-à-dire que quand le bus stationne pendant trois, quatre minutes avant de redémarrer, ça se situe à une trentaine, une quarantaine de mètres de l’arrêt et, donc, il y a, le matin notamment, beaucoup de monde qui attendent à l’arrêt. L’autre jour une bonne trentaine de personnes, il s’avère qu’on a tous attendu sous une pluie battante parce que même s’il fait toujours beau à Montivilliers, des fois il fait beau mais entre deux averses et, donc, on a attendu sous une pluie battante voyant le bus à quelques mètres de nous avec l’impossibilité de monter dedans. C’est quand même assez curieux cette disposition du terminus sur le Cours Sainte-Croix et cela mériterait, puisqu’on va rentrer dans une période de moins en moins ensoleillée, qu’on s’y penche parce que, là aussi, il y avait un côté un peu absurde. Alors tout cela est améliorable, j’en ai aucun doute, mais voilà, je pense que pour améliorer le confort des usagers, il y a aussi des petits gestes utiles à faire.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup. M. AUBER ?
M. François AUBER : Je voudrais revenir sur la ligne 13. En fait, il y a quelques semaines, le magazine Territoire a été distribué dans les boîtes aux lettres et, évidemment, tout va bien dans le meilleur des mondes avec un langage presque un peu techno. Aussi, j’ai été interpellé par de nombreux usagers de la ligne en me disant « il n’y a pas d’interviews, on ne demande pas aux usagers comment ça se passe ! ». Enfin, on nous présente une situation qui est idyllique et, à quel moment, nous, on s’exprime sur les difficultés qu’on rencontre dans notre mobilité. Donc, cette mobilité, voilà, on a pris acte de la décision que la ligne de bus qui faisait Le Havre gare-Etretat était modifiée et qu’il y avait une rupture de charge, un changement au Grand hameau. Donc, j’ai eu beaucoup de gens qui se sont exprimés. Alors, les étudiants et les jeunes, sont captifs, donc, eux, ils sont contraints de continuer à fonctionner comme cela, ils s’adaptent, tout le monde s’adapte.Maintenant, il y a des difficultés et vous m’aviez dit de vous interpeller quand il y en aurait et donc, là, il y en a, il y a des gens qui ratent leurs correspondances régulièrement. Surtout sur le retour entre la ville et la campagne, si le bus a trois minutes de retard, ils ratent leurs correspondances et, en plus, ils sont obligés de prendre un deuxième ticket. Il y a des vraies difficultés et je pense qu’on doit pouvoir les améliorer, il y a aussi des expressions, sur les zones de changements, qui ne sont pas rassurantes, ne sont pas qualitatives, l’espace public n’est pas de bonne qualité à ces endroits-là. Au Grand hameau, par exemple, quand les gens descendent et qu’ils vont vers le départ du tramway, il n’y a pas de banc etc. Pour les personnes âgées c’est un peu compliqué et, moi, j’ai constaté les changements chez certains usagers qui sont retournés à la voiture. Donc, ce n’est pas une étude ce que je vous dis là, ce sont des retours d’usagers, ce n’est pas sur un échantillon représentatif, mais en tout cas je pense que ça vaut le coup d’écouter les usagers vraiment. On ne peut pas mettre en place des choses, au départ, sans vraiment nous concerter et, là, je pense qu’il faut continuer à écouter les usagers, c’est extrêmement important. Voilà ce que je voulais vous signaler, je pense qu’il y a des améliorations à faire au moins, même si vous voulez garder le système que vous avez mis en place.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup pour toutes ces interventions. Je vais passer la parole à Pascal LEPRETTRE.
M. Pascal LEPRETTRE : Je vous vois sourire parce que, forcément, il y a eu beaucoup de commentaires un petit peu négatifs par rapport à cette nouvelle DSP. Je vais quand même en retenir un pour commencer. J’ai entendu, écouté Alban BRUNEAU et il a commencé son intervention en disant qu’il avait eu beaucoup de chance de rencontrer le Vice-président en charge des mobilités, donc cela ça m’a fait plaisir d’entendre ce mot-là. Ensuite, par rapport à tout ce qui a été dit par rapport à Mme le Maire d’Harfleur, par rapport à Aurélien LECACHEUR, par rapport à Alban BRUNEAU, à François AUBER, à Nathalie NAIL, je ne sais pas si je dois répondre à l’ensemble des points qui ont été évoqués ligne par ligne, mais je voudrais dire quand même que, et Alban BRUNEAU l’a signalé, on l’a déjà dit plusieurs fois, on est à la Communauté urbaine toujours à l’écoute des problèmes qui peuvent être générés sur les réseaux de transport, et même dans toutes les compétences qui sont exercées par la Communauté urbaine. Et donc, on a eu un échange constructif avec Alban BRUNEAU et ses services pour évoquer l’ensemble des problèmes, par exemple, qui concernait Gonfreville. Il a été important de rappeler, lors de cette réunion, que cette DSP a été construite non pas pour embêter les gens, mais en vue des travaux qui seront réalisés pour la construction de la ligne, l’extension du réseau de tramway, et forcément ce qui peut paraître être des solutions aujourd’hui n’en ai pas à plus long terme. Par exemple, si on prend la ligne 22 qui passait autrefois depuis Gonfreville en passant par l’avenue Jean Jaurès et puis la rue Demidoff. Demain, cette ligne-là, si on l’avait laissée en état, ce serait très difficile puisque toute l’avenue Jean Jaurès et puis la rue Demidoff seront entravées par les travaux d’extension du tramway. Donc, la DSP a été pensée pour devancer tout cela pour ne pas avoir besoin de faire de multiples changements dans les fiches horaires, dans les trajets de façon à ce que ça perturbe le moins possible les usagers de ces lignes. Alors, ensuite, forcément, toutes les solutions qui ont été trouvées ne sont pas forcément toujours parfaites, mais si on prend l’exemple de la ligne C2 pour laquelle on a eu quelques reproches, d’ores et déjà suite aux premiers constats qui avaient été faits à la rentrée après quelques semaines d’utilisation, les bus standards qui circulaient sur cette ligne ont été remplacés par des bus articulés avec, bien évidemment, une capacité d’emport supérieure.
Ensuite, il a été proposé, lors de cette réunion, à Alban BRUNEAU, d’augmenter le cadencement, de le passer à sept minutes au lieu de dix au moment des heures de pointe de façon à gagner du temps de transport, sachant que le temps de transport est directement impacté par la montée des gens dans le bus, à savoir que quand on a une affluence dans le bus, alors on prend du retard pour faire monter toutes ces personnes et, ensuite, ce retard se trouve à impacter l’ensemble du trajet. Donc, cela ce sont des solutions qui ont été proposées. Pour chacune des problématiques, on a proposé des solutions, on a dit aussi qu’on allait regarder ce que l’on pouvait faire et il est convenu qu’on se revoit et je suis sûr qu’il y aura les améliorations, mais il y aura aussi des choses qui vont rester difficiles à régler.
Par rapport à ce qu’a pu dire Aurélien. LECACHEUR, par exemple, pour Montivilliers, j’avais lu, comme bon nombre des élus qui sont dans cette assemblée, l’article qui parlait de la substitution pour la ligne, de la LER et donc j’avais été un petit peu étonné quand même par un sous-titre où il était écrit qu’en gros il y avait un bus par heure pour remplacer la LER. Ce n’est pas tout à fait vrai, il y a trois bus par heure qui remplacent la LER puisqu’en fait il y a la ligne 11, la ligne 11 express et la ligne 21qui sont cadencées à 20 minutes, et qui ont une capacité d’emport supérieure à ce que la LER pouvait emporter autrefois. Bien évidemment, il y a des petits ajustements à faire, il y avait déjà eu un premier ajustement qui a été fait avec le renfort de la ligne 21 le matin au moment des heures de pointe, de façon à ce que ça améliore la situation et je pense vraiment que cela a amélioré la situation. Et je sais aussi que Jérôme DUBOST échange régulièrement avec Jérôme LEGER, par rapport à l’affluence, par rapport aux problèmes, par rapport aux durées de trajet et que chaque fois qu’il est possible de faire un correctif, d’apporter une amélioration, elle est apportée. Concernant, par exemple, l’arrêt sur le cours Sainte-Croix, sauf erreur de ma part, les abribus relèvent de la compétence des communes, et donc c’est un sujet plutôt communal qu’un sujet de la Communauté urbaine.
Par rapport à Nathalie NAIL qui a évoqué un certain nombre de problèmes que j’ai notés, des réorganisations malheureuses et puis, en particulier, vous avez évoqué la ligne C3 dans le quartier de l’Eure. Donc, là, Mme NAIL, c’est vrai, c’est un fait, la ligne C3 est largement perturbée, et je peux vous assurer que les services et le délégataire, regardent de très près cette situation, mais malheureusement les travaux liés au réseau de chaleur et puis les travaux liés au dévoiement de réseau en préparation des travaux du tramway impactent très lourdement, et il est très difficile de trouver des solutions techniques par rapport à cela.
Par rapport à Aurélien LECACHEUR aussi, je reviens par exemple sur les fiches horaires, je précise à tous les élus, qui sont dans cette assemblée, qu’il y a des fiches horaires qui ont été éditées par notre délégataire LIA, d’accord, mais en petit nombre, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas fait l’objet d’une distribution à grande échelle. Si les communes veulent avoir des fiches horaires en petit nombre ils peuvent, sans problème, les demander à LIA pour des lignes bien précises et ils les auront. Par rapport au problème des applications, j’en reparlerai avec le délégataire pour savoir ce qui peut être amélioré par rapport à cela.
Par rapport à François AUBER, par rapport à la ligne 13, j’ai entendu tout ce qu’il a pu dire et, en particulier, ce que j’ai retenu c’est le dernier point qui portait sur la correspondance retour entre le tramway et le départ du bus de la ligne 13, si j’ai bien compris où, là, les passagers éventuellement pouvaient rater la correspondance et, donc, pouvaient se retrouver à attendre une heure pour prendre le bus suivant. Donc, là, c’est un problème qui a été quand même réglé depuis plusieurs semaines. A savoir que le bus de la ligne 13 ne peut partir qu’après un top départ du PC central signifiant l’arrivée du tramway. Donc, ce qui veut dire que, normalement, c’est un problème qui doit être réglé, je pense. J’en ai parlé avec Jérôme LEGER, le directeur de Transdev et, donc, cela c’est quelque chose qui avait bien été noté et qui a été corrigé.
Et puis par rapport à ma collègue Christine MOREL, j’ai entendu ce qui a été dit, il y avait on peut dire des réponses partielles qui lui avaient été faites en mettant en avant, par exemple, quelques problèmes techniques. Comme avec Alban BRUNEAU, suite au courrier qui a été adressé au Président, on reviendra vers Christine MOREL, tout comme on reviendra aussi vers Jérôme DUBOST, pour évoquer tous les problèmes pour savoir quelles sont les améliorations que l’on peut apporter sachant que nous sommes toujours contraints, parfois, par des contraintes techniques, mais aussi des contraintes financières. Et, à chaque fois, on essaie de trouver des solutions qui soient un équilibre pour que tout le monde puisse y retrouver son compte, et on conserve un réseau de transport de qualité parce que, malgré ces quelques dysfonctionnements qui sont le lot de toutes les mises en place de nouvelles DSP, avec des ajustements qui sont pris en compte, et mis en place régulièrement. C’est quand même un service qui fonctionne, et qui est encore de qualité. Voilà, M. le Président.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup, M. LEPRETTRE. M. AUBER, vous voulez reprendre la parole ?
M. François AUBER : Je suis désolé d’avoir à la reprendre, c’est pour vous signaler que le témoignage, dont je vous parle, date d’avant-hier. La personne envoie un message en disant « il y a eu trois minutes de retard, j’ai raté ma correspondance et j’ai été obligé de reprendre un ticket ». Est-ce qu’on peut faire, a minima, enfin, le système peut être défaillant effectivement, mais quand les gens sont dans cette situation, est-ce qu’on peut éviter qu’ils reprennent un deuxième ticket ?
M. Edouard PHILIPPE : M. BAILLARD ?M. André BAILLARD : En fait, la problématique, chez moi, c’est que la première dame d’Etretat prend le bus, et donc elle me dit « tu ne prends jamais le bus, toi ! ». Et, elle me dit, « tu demanderas à tes collègues combien prennent le bus ? Parce que, pour moi c’est un enfer de prendre le bus depuis qu’on a changé les destinations ». Quand elle prend la ligne 13, donc elle monte à Etretat, elle s’arrête à côté de l’HPE, et elle dit pour aller jusqu’au tramway, des fois, on peut louper le tram, et puis il faut attendre le tram suivant et comme mon billet est dépassé, on est obligé de prendre un deuxième billet. Elle me dit ensuite quand je suis dans Le Havre il me dépose à la gare. Dans Le Havre, il y a les zones. Alors, elle m’a dit je souhaite que tu viennes un jour avec moi pour voir le temps qu’on passe dans le tramway. Alors elle m’a dit, demande à tes collègues combien prennent les réseaux ? Or, moi j’ai abandonné la voiture pour le réseau et le réseau ne me satisfait plus alors qu’avant il me satisfaisait très bien. Donc, est-ce qu’elle est la seule à raisonner comme cela parce que les Etretatais ne prennent pas trop le car, alors je ne sais pas trop puisque je n’ai pas eu de citoyens, autre que mon épouse, qui m’a posé ce genre de problème. Mais je tenais à le dire parce que je pense qu’il faut être honnête avec les choses, et il faut que je sois aussi honnête avec mon épouse et que je prenne, avec elle, la ligne 13 et le tramway pour savoir exactement combien de temps elle y passe. Et, un jour elle m’a dit, le bus était vide il m’est passé devant, et il ne s’est pas arrêté. Je lui ai dit il devait avoir fini sa journée et puis c’est tout, mais voilà. J’en ai terminé, voyez ce fut court !
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup, je ne suis pas sûr de savoir répondre à votre épouse, mais je vous encourage à continuer à l’écouter. M. LEPRETTRE
M. Pascal LEPRETTRE : J’ai bien entendu la remarque de François AUBER, donc ce qui m’étonne par rapport aux problèmes de validité du billet au-delà de l’heure de transport puisque le titre c’est une heure de transport et il avait été convenu qu’on ferait preuve de souplesse lors des contrôles quand on savait que c’était des gens qui venaient de ligne 13 et qui étaient ensuite montés dans le tramway, mais j’en reparlerai avec le délégataire. Et par rapport à ce que disait André BAILLARD, j’ai une solution toute simple pour lui, c’est de dire à son épouse non pas de prendre la ligne 13, mais de prendre la ligne 21, et celle-ci l’emmènera directement à la gare, il n’y aura pas de changement et il n’y aura pas de problème de ticket. Et pour prouver à mon collègue, André BAILLARD, le succès de la ligne 21 je lui donnerai simplement deux petits chiffres : en juillet 2023 il y avait 2 700 voyageurs sur la ligne 21 et, en juillet 2024, il y avait 10 200 voyageurs. Donc, c’est la preuve que cette ligne-là fonctionne très bien !
M. Edouard PHILIPPE : M. BAILLARD, je vous donne la parole.
M. André BAILLARD : Elle me dit de ne pas m’énerver ! Pour moi, personnellement, la ligne 13 c’est d’abord avant tout pour les Seinomarins, là quand tu dis que de 3 000 à 10 000, il y a les touristes. Alors oui, bien sûr ! Ce n’est pas le problème de se rendre à la gare du Havre, c’est le problème qu’elle ne va pas à la gare du Havre, et elle est obligée d’aller à la gare du Havre !
M. Edouard PHILIPPE : Je voudrais dire que personne n’imagine ici qu’on soit capable de régler tous les problèmes simplement en s’en parlant comme cela. Je voudrais insister, mais je pense qu’on a tous, au fond, bien conscience, sur l’incroyable complexité de concevoir un réseau et de l’adapter, d’adapter quand il va y avoir des investissements massifs, quand il va y avoir des travaux massifs, c’est redoutablement complexe et on sait bien qu’à chaque fois on ne plaît pas à tout le monde. Moi, je voudrais dire, encore une fois je ne conteste rien de ce qui a été dit ce soir, je pense qu’il faut écouter et il faut essayer d’en tenir compte. Mais je voudrais quand même dire qu’on a la chance d’avoir un vice-président qui essaie de prendre en compte tout ce qu’on lui dit et qui essaie de faire face à des contraintes qui sont multiples. Voilà, il faut se parler, il faut essayer d’améliorer, on n’est pas face à l’ennemi, on essaie de trouver des solutions dans quelque chose qui est un exercice qui est vraiment, je vous assure, vraiment redoutablement difficile. M. BRUNEAU ?
M. Alban BRUNEAU : J’ai bien entendu les axes et les propositions des services de la Communauté urbaine, de Lia, par la voix de nos vice-présidents, notamment sur des légères améliorations sur la ligne C2, mais cela ne va pas satisfaire les usagers de Gonfreville. Je rappelle que la ligne directe entre le centre de Gonfreville et la gare du Havre est essentielle pour la vie gonfrevillaise, et le bus de Gournay était aussi essentiel. Et, là, c’est une régression majeure de ce qui avait pu progresser dans le temps. C’est vécu par les Gonfrevillais comme le progrès avec le tram pour une partie de lapopulation, peut-être que quand il y aura le tram, cette régression sera moindre. Mais, le tram n’est pas là et pendant trois ans, il y a une qualité de vie qui est hyper dégradée pour la jeunesse, pour les personnes qui ne disposent pas de voiture, et pour ceux qui prennent le train régulièrement pour aller à Paris. Et, je rappelle quand même que la ville de Gonfreville est quand même la troisième ville de l’agglomération en nombre d’habitants et, sur ce nouveau réseau, j’ai le sentiment qu’on a été particulièrement maltraité.
M. Edouard PHILIPPE : Merci, M. BRUNEAU. Encore une fois, j’en prends bonne note et je sais que Pascal LEPRETTRE aussi. Je ne peux pas m’empêcher de vous dire, quand même, faites attention sur l’argument pendant trois ans « il y a des travaux et ils sont très mal menés ». Car, il y a plein de gens qui, pendant trois ans, se tapent des travaux en bas de chez eux, ils l’ont fait en 2012 quand il y avait le tramway, qui ne prennent jamais le tramway et qui ont subi toutes les nuisances d’avenues totalement défoncées, et de parkings qui disparaissaient. On sait que quand on fait des travaux il y a une phase où c’est plus difficile et qu’ensuite, si on ne s’est pas raté, c’est mieux. L’histoire du tram c’est cela, pendant les travaux, moi je peux vous dire qu’entre 2010 et 1012 il n’y a pas un jour, pas un jour où je me suis promené, où je ne me suis pas fait engueuler mais plusieurs fois, c’est comme cela ! Et je me suis fait engueuler par des gens qui vivaient au Havre et qui disaient « Mais pourquoi est-ce que vous faites un tramway ? Nous, on ne s’en servira pas, il passe devant chez moi, ça fait du bruit, il va trembler ». Ok, n’empêche qu’à la fin, maintenant que le tramway est là, je peux vous dire que je me fais moins engueuler ! Et que je me suis fait engueuler quand on a défini le nouveau tracé parce qu’il n’allait pas partout.
Donc, c’est vrai que pendant les travaux c’est pénible, je sais bien et on doit tous, mais on n’aura pas de système dans lequel on aura un réseau parfait et des investissements importants sans qu’il y ait des nuisances liées aux travaux. On le sait, d’ailleurs tout le monde le sait ici, on fait la part des choses. Je dis juste faisons gaffe avec les arguments parce que si on commence à se les envoyer à la figure on ne va pas s’en sortir ! Mais cela dit, encore une fois, je sais que Pascal LEPRETTRE a pris cela en compte et qu’il va essayer, avec le délégataire, de trouver des bonnes solutions. Sur cette délibération, qui n’a pas véritablement fait l’objet de la discussion précise qu’on vient d’avoir, mais qui est évidemment liée, est-ce que je peux la mettre aux voix ?
Vote : adoptée à l'unanimité
Pour : 101, Contre : , Abstentions : 10, Ne prennent pas part au vote :