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Document publié le Dimanche 1 janvier 2012
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Thèmes du document : Enseignement supérieur, Éducation, Investissement et développement économique,
23
SYNTHÈSE
Ce rapport vise à éclairer les élus métropolitains sur l’impact de la création de
l’Université de Lorraine depuis 2012 en termes de dynamisme de l'offre de formation,
de la recherche et de l’innovation sur le territoire de Metz Métropole.
À ce titre, on peut souligner l'apport de l'Université de Lorraine s'agissant :
Ø du classement de l’Université de Lorraine parmi les 300 premières universités
mondiales dans le classement international de Shanghai, avec en 2020 une
position proche des 200 premières universités mondiales,
Ø du classement de l’Université de Lorraine parmi les 10 premières universités
françaises dans ce même classement international de Shanghai,
Ø de l’obtention d’un projet national I-SITE qui arrive à la fin d’une première
période probatoire; seul projet I-SITE à avoir obtenu la note maximale sur
l’ensemble des critères par un jury international,
Ø du renouvellement du LABEX DAMAS à Metz Métropole, désormais intégré
dans le financement attribué par l’Etat pour le projet LUE,
Ø de l’obtention du label de pôle d’excellence national PEPITE pour le pôle
d’entrepreneuriat étudiant PEEL,
Ø de l’implication de l’Université de Lorraine dans le projet d’Institut de Recherche
Technologique IRT M2P.
En revanche, plusieurs conclusions modèrent ce bilan :
Ø Malgré la création de l'Université de Lorraine, l'écart du nombre d'étudiants
entre Nancy et Metz ne s’est pas réduit. Par ailleurs, la progression des effectifs
reste inférieure à la moyenne nationale sur la période 2012-2019.
Ø L'offre de formation post-bac à Metz n’a pas subi d’évolution significative. Il est
notamment regrettable que la filière santé ne se soit pas développée et ce,
malgré la signature en 2018 de la convention d’universitarisation du CHR Metz-
Thionville dont la mise en œuvre est encore timide.
Ø Le potentiel de recherche traduit une croissance du nombre d’enseignants-
chercheurs qu'il convient de souligner. Cependant, on peut constater que la part4
des enseignants-chercheurs messins reste minoritaire au sein des unités de
recherche et des pôles scientifiques.
Ø L'octroi des crédits de recherche se traduit à Metz par une absence de
dynamique en matière de contrats doctoraux d’établissement. A cela s'ajoute le
constat que le potentiel de recherche messin ne bénéficie que d'une répartition
faible des crédits issus du projet d’établissement "Lorraine Université
d’Excellence (LUE)".
Ø Le projet stratégique de recherche IDEX de l'Université de Lorraine soutenu par
les collectivités territoriales en 2015 s'engageait en faveur des enjeux de
territoire et devait impliquer fortement les écoles d'ingénieurs. En réalité, ces
dernières sont absentes des instances de gouvernance du projet. De même,
les collectivités telles que Metz Métropole ne siègent pas dans le comité
d’orientation du projet « Lorraine Université d’Excellence ». Par ailleurs, la
conférence territoriale promise dans ce cadre par l’Université de Lorraine n'a
jamais été installée.
Ø Enfin, et surtout, l'organisation de l'Université de Lorraine est lourde et trop
complexe. Aujourd'hui, aucune direction opérationnelle, aucune direction de
pôle scientifique n'est dirigée par un messin à l'exception d'un collégium.
!5
SOMMAIRE
SYNTHÈSE 3
SOMMAIRE 5
PRÉAMBULE 6
LE PAYSAGE DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR À METZ MÉTROPOLE 8
1. Un écosystème multiforme 8
2. Quelles formations pour les jeunes mosellans 8
L'UNIVERSITÉ DE LORRAINE : UNE ORGANISATION DÉROGATOIRE ET
BICÉPHALE 10
1. Grand Établissement : une organisation dérogatoire 10
2. Une organisation bicéphale 13
3. Une organisation administrative multi-sites ? 17
EFFECTIFS DES ÉTUDIANTS : UNE ÉVOLUTION MÉTROPOLITAINE À
NUANCER 19
1. Une tendance nationale favorable 19
2. Évolution métropolitaine des effectifs étudiants 21
L'OFFRE DE FORMATION : FACTEURS D'ATTRACTIVITÉ POUR LA
MÉTROPOLE ? 28
1. Une offre de formation métropolitaine hétérogène 28
2. Attractivité de la vie étudiante 31
3. De l'étudiant à l'entrepreneur 33
UNE DYNAMIQUE DE RECHERCHE CONTRASTÉE 34
1. Évolution du potentiel de recherche 34
2. Un potentiel de recherche messin minoritaire au sein des laboratoires et des
pôles scientifiques de l’université de lorraine 38
3. Les crédits de la recherche affectés à Metz Métropole 41
MOTION 546
PRÉAMBULE
En 2008 fut officiellement lancée la démarche visant à favoriser la création de
l"Université de Lorraine. Elle visait à fusionner l"université Henri-Poincaré Nancy-1,
l"université Nancy-2, l"université pluridisciplinaire Paul-Verlaine de Metz et l"Institut
national polytechnique de Lorraine (INPL) qui regroupait sept écoles d"ingénieurs, dont
l"Ecole des mines de Nancy.
En avril 2008, un consortium composé des 4 universités et d'acteurs de la recherche
font acte de candidature en ce sens, dans le cadre du programme Campus initié par
le gouvernement, et dont l"un des objectifs était d"accompagner les rapprochements
et fusions entre universités.
L'appel à projets du Plan Campus jouera le rôle de creuset, puis d'accélérateur d'un
projet de fusion rassemblant les 4 universités lorraines. Le financement du plan
campus s'intégrait également dans le contrat de redynamisation du site de défense
(CRSD) de Metz suite au départ des garnisons militaires.
L'Université de Lorraine voit le jour au 1er janvier 2012.
Relever le défi de l"innovation et de la connaissance, s"armer face à la concurrence
vive que se livrent les territoires (les universités de Strasbourg fusionnent en 2009 et
l"Université du Luxembourg a été créée en 2003), optimiser le potentiel en matière de
recherche, gagner en attractivité, ont été les principaux arguments avancés pour
justifier la nécessité de créer l"Université de Lorraine.
Ce rapprochement fut aussi l'occasion d'apaiser les tensions et les rivalités entre les
territoires, entre Metz et Nancy, ainsi qu"entre les universités elles-mêmes.
Après presque une décennie d'existence, qu'en est-il de l"impact de la création de
l"Université de Lorraine sur le paysage de l'enseignement Supérieur, et de la
Recherche et de l'Innovation (ESRI) dans la métropole messine ?
L'objectif de ce rapport consiste à présenter aussi bien en des termes qualitatifs que
quantitatifs la réalité de l'ESRI sur Metz Métropole, en proposant un focus sur
l'Université de Lorraine par une analyse comparative et évolutive. De cette étude, des
constats pourront être dégagés et des propositions formulées.
L’analyse présentée a été conduite de septembre 2020 à mars 2021. Cela représente
une durée relativement courte, en comparaison des 11 années écoulées depuis le7
projet de fusion des quatre universités. Cette analyse apporte les premiers éléments
factuels d'une demande exprimée par les présidents et maires des collectivités
territoriales de lorraines, le conseil Régional de Lorraine et les conseils
départementaux, formulée dans un courrier commun en date du 20 janvier 20151. Le
souhait exprimé visait à « permettre à l’Université de Lorraine de faire dialoguer les
savoirs selon les axes stratégiques partagés par les acteurs du territoire lorrain ».
L’adéquation entre la volonté d’un ancrage territorial et le déploiement concret des
projets demeure donc l'enjeu essentiel de ce rapport.
Le document « Les Enjeux Territoriaux de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche » en 20202 rappelle que le dialogue entre les universités et les collectivités
territoriales a évolué, notamment dans le contexte de du principe d'autonomie des
universités, telle qu’inscrite dans les lois de la Recherche (2006), Pécresse (loi LRU,
2007) et Fioraso (loi ESR, 2013). Le rôle des universités dans les schémas
d’aménagement du territoire a été mis en exergue notamment à l'instar des exemples
de Nanterre ou de la métropole de Lyon pour lesquelles les universités ont été
associées au PLU. Certaines métropoles telles que Rennes ou Poitiers ont rédigé un
schéma local d’ESRI impliquant l’université et plus globalement les acteurs territoriaux
de l’ESRI dans la vie étudiante, la politique immobilière, et dans le lien entre la
recherche et le développement économique. Néanmoins, à ce jour, il semble n’exister
aucune étude initiée par les métropoles qui questionne sur le déséquilibre éventuel de
formation, de recherche et d’innovation lorsque des universités fusionnées s’inscrivent
dans un territoire aussi large que la Lorraine.
1 Voir Annexe 1
2 Synthèse de différents échanges entre l’AVUF, France Urbaine, la FNAU (Fédération Nationale des
Agences d’Urbanisme), l’AdCF (Association des Communautés de France), la CPU (Conférence des Présidents d’Université) et la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie), http://www.fnau.org/wp- content/uploads/2020/09/synthese_esr_2020_7juil_version_web_ok.pdf
Les données et documents qui ont servi à élaborer ce document métropolitain
proviennent de différentes sources, telles que l'Université de Lorraine, le Ministère
de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, l'Association des
Villes Universitaires de France, la Conférence des Présidents d"Université, l# Haut
Conseil de l"Evaluation de la Recherche et de l"Enseignement Supérieur
(HCERES), mais aussi des universitaires enseignants-chercheurs et directeurs
d’équipes de recherche ou d"unités de formation.8
LE PAYSAGE DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR À METZ MÉTROPOLE
1. Un écosystème multiforme
.
Figure 1 - Écosystème de l’enseignement supérieur à Metz Métropole
Comme le montre ce schéma, l’écosystème de l’enseignement supérieur à Metz
Métropole est très riche, incluant une Université de Lorraine, des écoles d’ingénieurs
inscrites dans un réseau d’implantations nationales (Arts et Métiers, CentraleSupélec,
ESITC) ou internationales (CentraleSupélec par ses campus en Chine et au Maroc,
mais aussi Georgia Tech Lorraine campus européen de Georgia Institute of
Technology, Etats-Unis), des écoles supérieures comme l’Ecole Supérieure d’Art de
Lorraine (ESAL); des écoles privées de formation en alternance comme IMC Business
School, ISEQ, IFA; et différents établissements assurant des formations en BTS et en
classes préparatoires aux grandes écoles.
Le terme d'Enseignement Supérieur est générique et ne s'applique pas uniquement
aux formations universitaires mais comprend l'ensemble des formations dispensées
par des structures privées ou publiques, aussi bien en cursus initial que continu.
2. Quelles formations pour les jeunes mosellans
L'offre de formation couvre un panel généraliste de filières : Sciences, Santé,
Technologie, Sciences de l'Ingénieur, Sciences Humaines et Sociales, Droit,
Economie, Gestion, Arts, Lettres et langues, avec des filières d'excellence
principalement au sein des écoles d'ingénieurs.
UNIVERSITÉ DE
LORRAINE
Grand Établissement
3 Campus :
Saulcy – Bridoux
Technopole
(2015 : Intégration de
l'ENIM)
ÉCOLES D'INGENIEURS
ENSAM : Grand Etablissement. Ecole
unique composée de 8 campus en
France dont Metz (cursus sur 3 ans)
CENTRALE SUPELEC : Grand
Etablissement. Ecole unique composée
de 3 campus en France dont Metz
(cursus sur 3 ans)
ESITC : Etablissement d'Enseignement
Supérieur Privé d'Intérêt Général
(cursus sur 5 ans)
GEORGIA TECH LORRAINE : Antenne
du Georgia Institut of Technology à
Atlanta
Classes préparatoires
aux grandes écoles
(CPGE) : Fabert -
Georges de la Tour -
Jean XXIII
BTS : + de 140
formations référencées
Ecoles Privées de
formation en alternance
(IMC – ISEQ-IFA…)
ESAL : cursus sur 5
ans9
Les composantes de formation ayant une implantation sur Metz Métropole sont : ☞ l’UFR Droit, Economie, Administration (Saulcy)
☞ l’UFR Sciences Humaines et Sociales - Metz (Saulcy)
☞ l’UFR Arts, Lettres et Langues - Metz (Saulcy)
☞ l’IUT de Metz (Saulcy et Technopôle)
☞ l’UFR Mathématique, Informatique et Mécanique (Technopole)
☞ l’UFR Sciences fondamentales et appliqués (Bridoux)
☞ avec un département STAPS
☞ abrite la PACES
☞ l’IAE - School of Management (Technopole)
☞ abrite le PEEL
☞ l’INSPE de Montigny les Metz
☞ l’UFR LANSAD pour les langues
Ces composantes déploient à la fois une offre commune avec d’autres sites de l’université (principalement Nancy) et une offre propre au site de Metz (exemple Licence Humanités, Master of Border Studies, ...)
Les composantes de formation proposant une offre unique en Lorraine :
☞ l’ENIM
☞ l’ISFATES
L'enseignement privé offre également un large éventail de formations post-bac, des
filières courtes (BTS-CPGE) aux filières longues (écoles d'ingénieurs) mais aussi par
alternance avec un réseau d'Instituts aux thématiques diversifiées (commerce, qualité,
inclusion numérique …).
En Moselle, les sites de formation se situent principalement à Metz, mais aussi
Thionville, Saint-Avold, Forbach et Sarreguemines.
Il est en effet important que le territoire mosellan et métropolitain puisse proposer une
offre diversifiée de formation post-bac pour de nombreux jeunes qui, sans l’argument
de la proximité géographique, n’auraient pas eu, pour des raisons financières, la
possibilité d’entrer dans des formations supérieures.
Les coûts directs et indirects d’un logement, ainsi que l’ensemble des frais quotidiens
(transport, alimentation…), le coût des déménagements ou celui des navettes
quotidiennes peuvent être dissuasifs pour de nombreuses familles, en dépit du
système des bourses étudiantes.10
De plus, l’éloignement du domicile familial, sous contrainte financière stricte, oblige
souvent les étudiants à rechercher et à prendre un job d’appoint, ce qui détériore
encore leurs conditions d'études.
Enfin, la présence de filières d'excellence, notamment dans la recherche, permet non
seulement d'être valorisée directement dans l'économie du territoire, mais aussi
d'assurer la montée en capacité des Hommes et des entreprises. Du fait de la
proximité entre les acteurs de l'enseignement supérieur et le tissu économique local,
le transfert de technologies peut être également simplifié.
L'université de demain, lieu de partage et de diffusion du savoir, devra concilier le
rayonnement international et les attentes de proximité.
L'UNIVERSITÉ DE LORRAINE : UNE ORGANISATION DÉROGATOIRE ET
BICÉPHALE
1. Grand Établissement : une organisation dérogatoire
L'université de Lorraine est un établissement public à caractère scientifique, culturel et
professionnel (EPSCP) constitué sous la forme de "Grand Etablissement" au sens de
l'article L 717-1 du Code de l'Education.
Son statut a été fixé par le Décret n°2011-1169 du 22 septembre 20113.
Seules 2 universités en France ont un statut de "Grand Établissement" : L'Université
de Lorraine et l'Université Paris Dauphine. Sur le territoire de Metz Métropole sont
également Grands Etablissements l’ENSAM ou Arts et Métiers Paris Tech ainsi que
CentraleSupélec4.
3 Voir Annexe 2
4 Voir Annexe 3
L'enjeu pour la Métropole consistera donc à maintenir à la fois une offre de formation
diversifiée mais aussi, et pour renforcer son attractivité, favoriser l'émergence de
"niches" sur des filières d'avenir telles que le numérique, la santé, la transition
énergétique, la logistique, la photonique, et l’e-commerce.
Pour ce faire, des appels à manifestation d'intérêts pourront être lancés au niveau
régional, national et européen.11
Ce statut conduit l'Université de Lorraine à construire son organisation, sa
gouvernance, ainsi que ses instances autour de 3 principes de fonctionnement
institutionnel :
$!La subsidiarité par les compétences données aux pôles scientifiques et aux
collégiums ;
$!La territorialisation avec la représentation des différents sites universitaires
lorrains dans les conseils ;
$! La collégialité avec la mise en œuvre de différents conseils et instances
représentatives ;
L'Université de Lorraine s'est dotée de 5 conseils centraux :
$ Le Conseil d'administration : organe décisionnel composé, d'un Président et
de 30 membres
Collectivités territoriales représentées : Région Grand Est
Métropole Grand Nancy
Metz Métropole
(Marc SCIAMANNA : titulaire)
(Patrick THIL : suppléant)
$ Le Conseil Scientifique : Organe consultatif composé, outre le Président de
40 membres au plus
Collectivité territoriale représentée : Région Grand Est
$ Le Conseil de la formation : Organe consultatif composé, outre le Président
de 40 membres au plus
Collectivité représentée : CESER Grand Est
$ Le Conseil de la Vie Universitaire : Organe consultatif composé, outre le
Président de 30 membres au plus
Collectivité territoriale représentée : Région Grand Est
(M.Khalifé KHALIFE : suppléant)12
$ Le Sénat académique : Organe consultatif composé des seuls membres élus
du Conseil scientifique, du Conseil de la formation et du Conseil de la vie universitaire
ainsi que des enseignants, et des représentants du personnel.
Conformément aux dispositions du Décret et du règlement intérieur de l'Université de
Lorraine, 2022 sera l'année du renouvellement des instances décisionnelles selon le
calendrier prévisionnel suivant :
Figure 2 - Calendrier du renouvellement des instances de l’Université de Lorraine en 2022
La représentation de Metz Métropole dans les conseils centraux se limite aujourd’hui
au Conseil d’Administration. Au regard de l’importance de la construction
coordonnée d’une stratégie territoriale scientifique et de formation, il apparait
souhaitable de faire évoluer la représentation territoriale des collectivités locales
dans ces conseils centraux.
Il est à noter cependant que la représentation des collectivités territoriales est
encadrée par le décret de création de l'UL.13
2. Une organisation bicéphale
La formation et la recherche sont organisées dans le cadre de deux dispositifs bien
distincts.
A - La formation structurée dans le cadre de Collégiums
L'Université de Lorraine organise son offre de formation autour de 9 collégiums
regroupant plus de 40 composantes (UFR – Facultés – Ecoles et Instituts).
Collegiums :
$ Arts, Lettres et Langues : composantes à Metz / Nancy
(6 800 étudiants)
! Droit, Economie, Gestion : composantes à Metz / Nancy / Epinal /
Sarreguemines
(7 900 étudiants)
! Lorraine INP- Ecoles d'ingénieurs : composantes à Metz / Nancy / Epinal
(6 700 étudiants)
! Lorraine Management Innovation : composantes à Metz / Nancy
(3 100 étudiants)
! Sciences Humaines et Sociales : composantes à Metz / Nancy
(7 400 étudiants)
! Sciences et Technologie : composantes à Metz / Nancy / Epinal
(5 600 étudiants)
! Technologie : composantes à Metz / Nancy / Longwy / Sarreguemines / Saint
Avold / Forbach / Thionville / Yutz / Epinal / Saint Dié des Vosges
(7 800 étudiants)
! Santé : composantes à Metz / Nancy
(11 000 étudiants)
➢ Interface : ISFATES (Metz) - INSPE (Metz / Nancy / Bar-le-Duc /
Sarreguemines / Epinal) - LANSAD (Metz / Nancy / Epinal)
(2 300 étudiants)14
Chaque Collégium est dirigé par un Directeur assisté d'un Conseil composé d'élus
représentant les personnels, les usagers, des membres de droit et des personnalités
extérieures.
Sur 9 collégiums, seuls 3 sont dirigés par un Directeur en poste en Moselle. A noter
que le Directeur du collégium Lorraine-INP est en poste à l"ENSTIB d"Epinal. A part
pour les collégiums "Sciences et Technologies", "Technologie" et "Interface", la
majorité des composantes de formation sont des composantes de formation installées
sur les sites du Grand Nancy
Chacun des Collégiums et dans leur périmètre de compétences, doit représenter
l'espace collaboratif dans lequel se construit le projet stratégique du secteur de
formation avec leurs composantes et en interface avec l'équipe politique de l'UL.
Plus précisément, les Collégiums répartissent les emplois et les crédits entre les
composantes qu'ils regroupent et adoptent les règles relatives aux examens ainsi que
les modalités de contrôle des connaissances.
La répartition des emplois concerne tous les types d"emplois délégués par l"Etat :
enseignants-chercheurs, enseignants, personnels BIATSS, enseignants contractuels,
ATER, enseignants-chercheurs invités...
La répartition des crédits concerne les heures complémentaires et les moyens de
fonctionnement. Les collégiums et les pôles scientifiques ne répartissent pas les
crédits concernant les bâtiments (fluides, entretien, chauffage) qui concernent des
marchés globaux de l’établissement voire de l’État.
En revanche ils répartissent aussi les crédits alloués par l’établissement dans le cadre
des projets stratégiques pluriannuels (investissement / masse salariale /
fonctionnement).
Il en est de même pour toutes les questions relatives à l"immobilier qui sont traitées en
central, à l'instar des projets présentés dans le Contrat de Plan Etat-Région (CPER).
La stratégie immobilière ainsi que le plan pluriannuel immobilier sont néanmoins
présentés et discutés en conférence des directeurs de composante, en directoire et en
commission patrimoine (commission issue du CA mais assurant la représentation
équilibrée de l’ensemble des campus). Ces éléments sont également débattus en
Conseil d’Administration.15
B – La recherche structurée autour de Pôles Scientifiques
La recherche scientifique de l'Université de Lorraine s'organise autour de 10 Pôles
Scientifiques regroupant plus de 60 laboratoires de recherche, qui peuvent s'inscrire
dans des Unités Mixtes de Recherche (UMR) associées à des organismes nationaux
de recherche tels que le CNRS, l'INRIA, l'INSERM ou l’INRAE.
Dans ce cadre, les doctorants voient leur formation encadrée par une école doctorale
à laquelle est rattaché le laboratoire où ils travaillent. L'Université de Lorraine
comprend 8 écoles doctorales :
Pôles Scientifiques :
! A2F : Agronomie, Agroalimentaire, Forêt
! BMS : Biologie, Médecine, Santé
! CPM : Chimie et Physique moléculaires
La création des collégiums a fait naître un certain nombre de difficultés.
La première a trait à la nécessité d’avoir un avis favorable à la fois du collégium
et du pôle scientifique pour la publication, la création d’un emploi d’enseignant-
chercheur. Cela peut conduire à des situations de tension, voire de blocage.
La deuxième difficulté est relative à l’équilibre territorial au sein des collégiums.
Le déséquilibre rend difficile l’établissement d’une politique qui ne soit pas une
simple reconduction des emplois existants, mais qui accepte de diminuer les
moyens des composantes les mieux dotées aux bénéfices d’autres composantes
au sein du même collégium réparties sur d’autres sites.
Une troisième difficulté correspond à la mise en place d’une fonction de directeur
adjoint des collégiums. Dans la plupart des cas, cette fonction apparaît comme
plutôt symbolique et est décidée séparément par chaque collégium. Cette mesure
pourrait davantage être envisagée pour assurer un meilleur équilibrage entre les
sites du Grand Nancy et de Metz Métropole.16
! M4 : Matière, Matériaux, Métallurgie, Mécanique
! TELL : Temps, Espace, Lettres, Langues
! AM2I : Automatique, Mathématiques, Informatique, et leurs interractions
! CLCS : Connaissance, Langage, Communication, Sociétés
! EMPP : Energie, Mécanique, Procédés, Produits
! OTELo : Observatoire Terre et Environnement de Lorraine
! SJPEG : Sciences Juridiques, Politiques, Economiques et de Gestion
L'organisation et les compétences des Pôles relèvent des mêmes règles de
fonctionnement que celles des collégiums.
Dans un principe de subsidiarité, l’établissement a confié aux pôles scientifiques la
répartition des moyens de la recherche entre les unités de recherche, créant
également une structure intermédiaire de dialogue entre la présidence de l’université
et les unités de recherche.
Il est à noter cependant qu’un(e) directeur(-trice) de pôle scientifique a un rôle
d’animateur(-trice) du pôle, même si les décisions sont prises par un conseil de pôle
scientifique. La constitution de ce conseil de pôle est très différente d’un pôle à l’autre,
avec soit une répartition des sièges au prorata des effectifs des laboratoires au sein
du pôle, soit une répartition des sièges selon la règle d’un siège par laboratoire.17
3. Une organisation administrative multi-sites ?
L'Université compte plus de 7 000 agents dont près de 4 000 enseignants pour un
budget de plus de 600 M€.
L'organisation administrative est structurée autour :
d'une Direction Générale à laquelle sont rattachés des chargés de mission ; le
Secrétariat Général, la Délégation aux relations et aux conditions de travail
de 9 Directions Supports telles que les RH, les Finances, les Marchés Publics,
les Affaires Juridiques, la Logistique, le Patrimoine, le Numérique et la Prévention et
la Communication
Depuis la création de l’UL, il semble que le principal problème porte sur le
modèle relationnel Collégium/Pôles Scientifiques, en particulier pour ce qui
relève des emplois.
La campagne d’emplois nécessite d’articuler les besoins exprimés par un
collégium avec les besoins exprimés par un pôle scientifique, et cette double
expression des besoins n’est pas sans poser des difficultés. Un exemple récent
a été soulevé lors du Conseil d'Administration de l’Université de Lorraine
concernant un poste proposé à l’IUT de Saint-Dié-des-Vosges qui a bénéficié
d’un avis favorable du collégium Technologies mais n’a pas été publié suite à
un avis défavorable du pôle scientifique AM2I.
Ce positionnement séparé entre collégium et pôle scientifique notamment sur
les emplois, entre parfois des pôles et des collégiums qui ont des équilibres
territoriaux très différents, rend plus difficile la construction d’un profil complet
d’enseignant-chercheur incluant formation, recherche, innovation et valorisation
territoriale.
Le (la) directeur (-trice) de pôle a un rôle limité à celui d’animation du pôle
scientifique. Des difficultés - qui notamment impactent les sites messins - ont
été signalées dès lors que le conseil du pôle scientifique prend une décision
contraire à l’avis du (de la) directeur (-trice) du pôle scientifique.18
et 5 Directions Opérationnelles que sont la Formation, l'Orientation et l'Insertion
professionnelle, l'Entrepreneuriat et les partenariats socio-économiques, la recherche
et la valorisation, la Vie Universitaire et la Culture ainsi que les relations Internationales
et Européennes
Toutes les Directions ont une localisation principale sur Nancy avec des implantations
territoriales composées de gestionnaires et d'un coordinateur.
% Concernant les effectifs administratifs présents à Metz
Figure 3 - Répartition des BIATSS de l’Université de Lorraine sur les sites de Metz Métropole (source : UL)
Depuis la création de l'UL, les effectifs des services administratifs présents sur les
sites messins n'ont connu qu'une augmentation de 14% qui comprend par ailleurs
l'intégration des directions de l'ENIM.
À la création de l'Université de Lorraine, il a été choisi de concentrer l'ensemble des
Directions supports et opérationnelles à Nancy. Même s'il existe des coordinateurs à
Metz, le centre de décision répond à un fonctionnement particulièrement centralisé.
La progression de 14 % des effectifs administratifs au sein des structures messines,
en incluant l’intégration des directions administratives de l’ENIM, n’apparait pas
comme significative.19
EFFECTIFS DES ÉTUDIANTS : UNE ÉVOLUTION MÉTROPOLITAINE À NUANCER
Avant d'analyser les effectifs inscrits en Métropole et de les comparer entre les campus
lorrains, il convient de rapporter ces données à l'évolution nationale de la démographie
étudiante.
1. Une tendance nationale favorable
Les effets du boom démographique de l'an 2000 jouent à plein dans l'enseignement
supérieur. Les effectifs sont en progression constante.
Selon les statistiques du Ministère, à la rentrée 2019, 2,7 millions d'étudiants se sont
inscrits en France métropolitaine et dans les départements d'outre-mer. C'est la
dixième année de hausse consécutive. L'année universitaire 2018-2019 a été
particulièrement forte, à +2,1 % (+56.300 inscriptions), par rapport à 2017.
Figure 4 - Evolution des effectifs étudiants en France de 2000 à 2019 (source MESRI)
La hausse, due au nombre plus important de bacheliers de 2018, a concerné toutes
les formations, hormis les classes préparatoires aux grandes écoles et le doctorat qui
accusent une certaine inflexion.20
Sur 2,7 millions d'étudiants, plus de 60 % sont inscrits dans les universités, qui en ont
attiré davantage que les années précédentes (+1,9% sur un an, soit +30.000
inscriptions). Les effectifs ont continué d'augmenter aussi en IUT (+2,5%).
Du côté des disciplines, les sciences ont enregistré une forte progression. Les arts,
lettres, langues et sciences humaines et sociales sont aussi en hausse, mais dans de
moindres proportions.
Dans ce paysage très dynamique, la progression des inscriptions dans l'enseignement
supérieur privé s'envole, avec +3,5%, contre +1,1% dans l'enseignement public.
L'enseignement supérieur privé a franchi la barre symbolique des 20% d'effectifs du
supérieur.
Figure 5 - Effectifs nationaux prévus dans l’enseignement supérieur par filière (source MESRI)
Avec le principe "80% d'une classe d'âge au BAC" associé au boom démographique
de 2000, ce sont les deux plus fortes générations qui sont arrivées dans le supérieur
ces dernières années.
D"après des projections réalisées par l'INSEE, la population étudiante au sens large
(18-29 ans) devrait continuer à augmenter jusqu'en 2034.
Figure 6 - Evolution de la population lorraine par âge (source INSEE)21
Par contre, et concernant plus spécifiquement la Lorraine, la tendance affichée par
l'INSEE souligne un vieillissement de la population. En 2040, près d'un lorrain sur trois
aura plus de 60 ans contre un sur cinq en 2007.
Le passage aux âges avancés des personnes nées entre 1945 et 1965 ne serait pas
la cause unique de ce changement. La baisse des naissances et surtout le départ des
jeunes y contribueraient également.
Le vieillissement de la population est un facteur de risque pour l’évolution de notre
population étudiante sur les sites de Metz Métropole, étant donné que le département
de la Moselle fournit l"essentiel des étudiants lorrains de l’Université de Lorraine.
2. Évolution métropolitaine des effectifs étudiants
& ÉVOLUTION DES EFFECTIFS ETUDIANTS 2012-2019 / TOUS CURSUS DE
L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR (Chiffres du MESRI)
L’analyse des données du MESRI (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la
Recherche et de l’Innovation) et notamment l’atlas de l’Enseignement Supérieur
permet de tracer l’évolution de la population étudiante dans les principales villes
étudiantes de France, et comparer ainsi la situation des universités de la Grande
Région et plus précisément de Metz et de Nancy.
Figure 7 - Croissance des effectifs étudiants sur la période 2012-2019 dans les grandes villes universitaires,
toutes formations confondues (Source : Metz Métropole à partir de données MESRI)
Comment s’est donc traduite concrètement cette tendance nationale sur la
population étudiante en Lorraine et plus spécifiquement sur les campus
messins, notamment après la création de l'Université de Lorraine ?22
Au regard de la moyenne nationale, qui est de + 15,5 % sur la période 2012-2019, il
apparaît que Metz a progressé dans sa population étudiante de +14,8%,
correspondant à +3000 étudiants. Par comparaison, Nancy a progressé plus que la
moyenne nationale, avec une progression de +16%.
Il est intéressant de souligner la situation singulière de Lyon, qui a progressé dans sa
population étudiante nettement plus que la moyenne nationale, alors que la fusion des
universités de Lyon 1 (Claude Bernard), Lyon 3 (Jean Moulin) et Saint-Etienne (Jean-
Monnet) a été avorté, mettant d"ailleurs fin à la convention et aux financements ISITE
accordés par l"Etat5.
Il est également intéressant de noter que Aix-en-Provence bénéficie d'une progression
très inférieure à la moyenne nationale, alors que les trois Universités d'Aix-Marseille
(I, II, III) ont décidé en 2012 de fusionner en une seule Université d'Aix-Marseille.
& ÉVOLUTION DES EFFECTIFS ETUDIANTS /UNIVERSITÉ DE LORRAINE
Figure 8 - Évolution des effectifs étudiants à l’Université de Lorraine entre 2012 et 2019 (Source : Metz
Métropole à partir des données UL)
5 https://www.leprogres.fr/education/2020/10/30/universites-l-idex-lyon-c-est-fini
et communiqué de presse MESRI du 29/10/2020
https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid154984/www.enseignementsup- recherche.gouv.fr/cid154984/arret-du-projet-d-idex-lyon-saint-etienne.html
La création de l’Université de Lorraine n'a pas contribué au renforcement de la
population étudiante au regard de la dynamique enregistrée au niveau national.
#
Étudiants
Année23
Les données fournies par l’Université de Lorraine6 et traduites dans ce graphique
permettent de conclure que, si la progression de la population étudiante de l'Université
de Lorrain est plus importante en pourcentage, à savoir +27% sur les sites de Metz,
au regard de la progression notée sur Nancy de +13%, leur traduction nominale montre
que Nancy a accueilli en fait plus de 4530 étudiants, comparativement à Metz
Métropole qui n'en comptabilise que 3536 étudiants.
La qualité d"une dynamique ne se mesure donc pas en comparant uniquement le taux
de progression, mais aussi en analysant la situation initiale. La dynamique n"a pas été
satisfaisante dès lors que, malgré le taux de progression supérieur à Metz Métropole,
en valeur absolue la proportion d’étudiants ayant été affectée à Nancy reste supérieure
à celle des autres sites.
Par ailleurs, il convient de souligner la fluctuation des chiffres fournis par l"Université
de Lorraine. Ainsi, en 2018, dans le contexte de préparation de la convention
d"objectifs et de moyens entre Metz Métropole et l"Université de Lorraine, il était
annoncé +3800 étudiants à Metz Métropole entre 2012 et 2018. En 2020 dans les
chiffres ici présentés, ce sont désormais +3500 étudiants annoncés à Metz Métropole
entre 2012 et 2019. Un effort revu à la baisse.
Enfin, on peut noter que la croissance de +27% indiquée par l’Université de Lorraine
sur ses effectifs étudiants à Metz Métropole depuis 2012 n’est pas en accord avec la
progression calculée à partir des chiffres officiels du MESRI, toutes formations
confondues. Ainsi, le chiffre de +3536 étudiants annoncés par l’Université de Lorraine
est incompatible avec le chiffre de +3000 étudiants toutes formations confondues
annoncés par le MESRI dans l’atlas de l’enseignement supérieur entre 2012 et 2019,
dès lors que nous ne notons pas de diminution du nombre d'étudiants dans les autres
formations hors Université de Lorraine.
6 Note de l’UL à Metz Métropole, novembre 2020
Les chiffres d’effectifs étudiants donnés par l’Université de Lorraine ne sont pas en
accord avec les chiffres donnés par le MESRI. La population étudiante sur les sites
messins de l’Université de Lorraine est en augmentation. Il est à noter cependant que
la création de l’Université de Lorraine en 2012 s’est traduite par une augmentation
de la population étudiante en valeur absolue plus importante sur le Grand Nancy qu’à
Metz Métropole.24
& POURCENTAGE DES ÉTUDIANTS DE L'UL ORIGINAIRES DES 4
DÉPARTEMENTS LORRAINS EFFECTUANT LEURS ÉTUDES À METZ
(+ENIM : 2018)
Figure 9 - Origine géographique des étudiants inscrits dans les sites de Metz Métropole à
l’Université de Lorraine (Source UL)
En 2013, 49% des étudiants originaires du département de la Moselle et inscrits à
l’Université de Lorraine choisissaient les sites de Metz Métropole pour leurs études.
Les 51% restant se répartissaient surtout entre les sites de la Meurthe-et-Moselle et
de la Meuse.
En 2018 ce sont près de 50,5% (en 2019 51,1% d’après les chiffres de l’Université de
Lorraine) des étudiants mosellans inscrits à l'Université de Lorraine qui fréquentent les
sites de Metz Métropole, soit une dynamique d’attractivité croissante pour notre
métropole à l’égard des étudiants de l'Université de lorraine originaires de Moselle.
Les quelque 49% d'étudiants mosellans qui ne choisissent pas les sites de Metz
Métropole de l’Université de Lorraine s’inscrivent essentiellement dans les collégiums
de santé, collégium de droit, économie et gestion (notamment à l'IUT Sarreguemines)
ou encore collégium Technologie (notamment dans les IUT de Thionville-Yutz,
Sarreguemines, Saint-Avold, Forbach).
L’attractivité des formations à Metz Métropole s’est également renforcée pour les
étudiants originaires des départements de Meurthe-et-Moselle (+2%), de Meuse
(+3%), des Vosges (+2,4%) depuis la création de l’Université de Lorraine.
Au-delà des étudiants lorrains, les étudiants internationaux européens et extra
communautaire sur Metz Métropole représentent 19% des effectifs totaux en 2013 et
20% en 2019.25
Il s'agit donc de 2460 étudiants de nationalité étrangère qui étaient en formation en
2013 sur Metz Métropole, ils sont 3297 en 2019. La population étudiante internationale
à Metz a progressé de près de 34% depuis 2013, et représente près de 24% de
l’augmentation des effectifs étudiants de l’Université de Lorraine sur les sites messins.
& ÉVOLUTION DES EFFECTIFS ÉTUDIANTS BTS ET CPGE – FILIÈRES
COURTES (Chiffres Rectorat)
En 2019, Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) en France accueillent
un effectif stable par rapport à 2018 (-0,1%), après une baisse ponctuelle de 1,6% des
inscrits entre 2017 et 2018.
Les effectifs en CPGE ont augmenté régulièrement, mais de manière modérée, depuis
une quinzaine d"années, passant de 70 300 inscrits à la rentrée 2000 à 86 500 à la
rentrée 2017.
Figure 10 - Evolution des effectifs en STS et assimilés et CPGE dans l’académie Nancy-Metz (Source MESRI)
Entre 2014 et 2019, la croissance des effectifs de CPGE n'est que de +1% tandis, que
celle du total des inscriptions dans l"enseignement supérieur est dix fois plus élevée.
En Moselle la croissance annuelle des effectifs de CPGE est inférieure à 1%.
Les campus de Metz Métropole restent les plus attractifs pour les étudiants de
l’Université de Lorraine originaires du département de la Moselle. L’attractivité a
augmenté entre +2% et +3% depuis la création de l’Université de Lorraine pour
l’ensemble des étudiants originaires des quatre départements lorrains. La
progression des effectifs d’étudiants internationaux approche les +34% sur la période
2012-2019.26
Les BTS semblent avoir perdu également de leur attractivité. Pour la rentrée 2011,
l"admission en BTS représentait 35% des premiers vœux des inscrits en terminale.
Pour la rentrée 2017, le taux aurait chuté à 28,8%.
&!ÉVOLUTION DES EFFECTIFS ÉCOLES D'INGENIEURS A METZ
MÉTROPOLE 2013-2019 (Chiffres Ecoles d'ingénieurs)
Figure 11 - Evolution des effectifs étudiants dans les écoles d’ingénieurs de Metz Métropole
(Source : Metz Métropole à partir des données d’écoles d'ingénieurs)
Parallèlement à l’analyse des effectifs étudiants pour l’Université de Lorraine, il est
intéressant d’étudier l’évolution des effectifs dans les écoles d’ingénieurs de Metz sur
la période 2013-2019.
Les écoles d’ingénieurs sur les campus de Metz Métropole incluent l’ENIM, qui a
intégré l’Université de Lorraine en 2016, les Arts et Métiers (ex-ENSAM),
CentraleSupélec (née de la fusion en 2015 de Supélec et de l’Ecole Centrale Paris),
Georgia Tech Lorraine (campus européen de Georgia Institute of Technology), et
l'ESITC.
Sur la période 2013-2019, et sur la base des chiffres fournis par les écoles d’ingénieurs
de Metz Métropole, l’effectif étudiant a progressé de +14%, soit un taux de croissance
proche à la fois du taux de croissance de la population étudiante à Metz (+14,8%) et
du taux de croissance national de la population étudiante (+15,5%); ceci, dans un
contexte à souligner, dans lequel les effectifs étudiants en classe préparatoire n’ont
progressé que de +1% en France sur la même période.
Cette augmentation singulière à Metz Métropole trouve son origine à la fois dans le
renforcement de la politique de site des campus de province des écoles d’ingénieurs
d’implantation nationale, mais aussi dans l’attractivité de Georgia Tech Lorraine à la
#
Étudiants
Année27
fois pour les étudiants américains inscrits à Atlanta et pour les étudiants de troisième
cycle en double diplôme entre Georgia Tech Lorraine et d’autres écoles d’ingénieur en
France. Georgia Tech Lorraine voit sa population étudiante progresser de +34% sur
cette période.
Cette évolution des effectifs des écoles d’ingénieurs est cependant fragile compte tenu
des difficultés de mobilité nationale et internationale accentuées par la pandémie de
COVID-19, qui affecteront plus particulièrement Georgia Tech Lorraine. A cela s'ajoute
la réforme de la 1ère année pour CentraleSupélec qui supprime la mobilité nationale
pour les étudiants primo-entrants. CentraleSupélec voit ainsi son effectif diminuer de
16% depuis 2013. L’augmentation du recrutement des contrats d’apprentissage et la
nouvelle filière de recrutement BCPST à CentraleSupélec permettent de retrouver une
dynamique croissante à partir de la rentrée 2020.
Avec une augmentation de +20% dans l’effectif de l’ENIM depuis 2013, l’intégration
de l’ENIM dans l’Université de Lorraine est un élément de dynamisme de l’effectif
étudiant à Metz Métropole pour l’Université de Lorraine.
Les effectifs des écoles d’ingénieurs à Metz Métropole progressent de +14%
depuis 2013, dans un contexte néanmoins fragile lié à la progression lente de
l’effectif étudiant en CPGE.
Si ces écoles d’ingénieurs représentent un potentiel important et dynamique
d’étudiants et d’innovation, la création de l’Université de Lorraine n’a pas
suffisamment exploité cette dynamique. Le message politique de 2015
souhaitant une ouverture plus forte envers les Grandes Ecoles, n’a pas trouvé
de projection concrète.
À titre d’exemple, l’instance de coordination CCOSL (Comité de Coordination et
d'Orientation Scientifique de Lorraine), créée en 2007 comme « instance qui
regroupe les acteurs de la recherche publique en Lorraine », n’inclut pas les
écoles d’ingénieurs hors Université de Lorraine dans ses réflexions ni dans sa
gouvernance.
Dans son courriel du 06 avril 2021, le Président de l'Université de Lorraine
souligne que le CCOSL ne concerne pas les écoles d'ingénieurs, ce qui contredit
cette définition du CCOSL donnée en 2007 car les écoles d'ingénieurs sont des
acteurs de la recherche publique en Lorraine.28
L'OFFRE DE FORMATION : FACTEURS D'ATTRACTIVITÉ POUR LA MÉTROPOLE ?
1. Une offre de formation métropolitaine hétérogène
Se lancer dans la description d'une offre de formation telle qu'elle se diffuse sur le
territoire métropolitain est assez complexe. Elle se caractérise par des différences
notables entre des filières universitaires, des cursus de Grandes écoles, des initiatives
privées qui tendent à se multiplier, et ce dans un paysage qui allie la formation initiale
et la formation par alternance.
Pour ce qui relève de la formation universitaire, l'offre est restée dans une
configuration stable depuis la création de l'Université de Lorraine sauf pour les
licences et masters suite à la mise en place des nouvelles nomenclatures
nationales.
Les filières qui accusent un certain fléchissement en 2019/2020 au niveau des effectifs
sont le droit, l'économie, la gestion, les sciences et la technologie.
La proportion des étudiants d’un niveau d’étude sur le territoire Metz Métropole par
rapport à l’effectif global de l’Université de Lorraine se présente ainsi :
' DUT : 24%
' Licence : 33%
' Licence Pro : 25 %
' Master : 34% en 2013 et 37% en 2019
' Ingénieurs (ENIM) représentent en 2019, 16% des effectifs d’ingénieurs de
l'Université de Lorraine29
Figure 12- Étudiants par niveau de diplôme et la progression de 2013 à 2019 en distinguant les sites de
Metz Métropole et hors Metz Métropole (Source : Metz Métropole à partir des données UL)
Toutes les formations sont en progression à Metz Métropole sauf les licences
professionnelles. La progression en licence est plus importante hors de Metz
Métropole (+19%) qu’à Metz Métropole (+16%). La progression en DUT ou en Master
est cependant plus importante à Metz Métropole (+12% ou +17% respectivement) en
comparaison des sites hors Metz Métropole (+10% ou +12%).
En 2013, ce sont 804 étudiants sur le territoire Metz Métropole qui sont en statut
Formation Continue et Apprentissage, soit 31,5% des effectifs totaux de l’université.
Les effectifs augmentent régulièrement. En 2019, ils sont 1169 étudiants sur Metz
Métropole, soit 28 % des effectifs en formation continue et apprentissage totaux qui
ont augmenté sur les autres territoires de l’Université de Lorraine.
Pour ce qui relève des Grandes Ecoles dont la formation s'effectue en 3 ans ou 5
ans, les parcours présentent des spécialités qui non seulement sont reconnues telles
que le génie industriel et procédés, les systèmes complexes, les sciences des
données, ou les technologies du BTP, mais sont également valorisées par des
relations privilégiées avec la sphère industrielle et le fort ancrage avec la recherche.
Toutefois, il est à noter que ces établissements s'intègrent dans le cadre d'une
organisation au niveau national, ce qui les rend dès lors quelque peu dépendants de
décisions centralisées, sur lesquelles les collectivités ne peuvent avoir qu'une action
limitée. L’exemple du conseil territorial des Arts et Métiers est cependant à souligner,30
permettant d’installer un dialogue régulier avec les collectivités territoriales sur la
stratégie d’établissement.
En revanche, le recensement des initiatives privées dans le cadre de formations
essentiellement par alternance certifiantes et/ou diplômantes est complexe quant à
son exhaustivité. A titre d'exemple, sur le Technopôle de Metz, on trouve plus d'une
vingtaine de structures dans différents domaines tels que :
ALAJI : Formation Sanitaire et Sociale M2I : Formation Management & Digital
INFA Grand Est :Fondation pour formation tous domaines
INHNI : Formation Hygiène, Propreté ISEQ : Formation Environnement et Qualité
VIDAL : Formation Médical et Paramédical CESE : Formation Commerce et Gestion
IMC School : Formation Commerce IFD : Formation Juridique et RH
ESI : Formation Informatique ALGORITHM : Formation tous domaines
NEGOCIANCE : Formation Commerce SUPVETO : Formation Assistant Vétérinaire
ISEA : Formation Automatique et Electronique CAP AVENIR: Formation Sanitaire et Sociale
Figure 13 - Liste des initiatives privées de formations diplômantes (source SAEML Metz Techno’poles)
Dans ce paysage de la formation, il est à souligner particulièrement deux réformes qui
pourraient avoir certaines incidences notamment quant à l'évolution des effectifs.
Il s'agit en premier lieu de la possibilité pour les IUT de proposer des formations en 3
ans dans le cadre d'un Bachelor Universitaire de Technologie (BUT). Les étudiants de
ce nouveau parcours pourront toutefois être sanctionnés à un niveau intermédiaire
avec la délivrance du DUT. Certains professionnels d'IUT craignent malgré tout une
disparition progressive du DUT qui pourrait être oublié non seulement des étudiants
mais aussi des recruteurs. Or, il semble important de maintenir des formations dites
"courtes" sur 2 ans.
Par ailleurs, et concernant la filière santé, la réforme supprimant la PACES pour un
nouvel accès aux études via les parcours PASS ou LAS entraîne notamment un besoin
d'augmentation significative des capacités d'accueil.
Un des enjeux pour le rayonnement de Metz Métropole consiste à valoriser
l’attractivité de son enseignement supérieur par une formation pluridisciplinaire et
d'excellence, mais aussi par une qualité de vie étudiante permettant d'assurer le
maintien des effectifs actuels et l'attrait de nouveaux étudiants.31
2. Attractivité de la vie étudiante
Les 3 premiers critères de choix d'un établissement par un étudiant sont: la proximité
avec le lieu d'habitation des parents, la réputation du campus et des formations, et la
recommandation par un proche.
Concernant le logement étudiant, qui demeure un argument majeur dans le choix du
jeune, Metz accusait un retard certain, aussi bien en termes qualitatif que quantitatif.
A cet égard, il convient de souligner l'effort d'investissement substantiel engagé par le
CROUS quant à la reconstruction du restaurant universitaire Verlaine sur le campus
du Saulcy.
Le projet de requalification concerne l"ensemble de la résidence universitaire du
Saulcy, constituée de sept bâtiments de logements, dont cinq sont très dégradés.
Cette ambition s'accompagne également d'un effort particulier sur le réaménagement
des espaces extérieurs (city-stade, espace fitness), d'un espace multifonctions pour
développer la vie étudiante ainsi que d'un soutien aux étudiants en difficulté.
Metz Métropole accompagne la rénovation du bâtiment P2 sur le campus du Saulcy à
hauteur d'un million d'euros dans une opération bénéficiant du financement du
CNOUS. Metz Métropole interviendra également en co-financement à hauteur de un
million d'euros dans la construction de la nouvelle résidence P8 dans une opération
co-financée par le CNOUS, l’Etat, la Région Grand Est et Metz Métropole.
Figure 14 - Rénovation de logements étudiants sur le Campus du Saulcy (source CROUS)32
Concernant la prise en compte de la santé des étudiants, et ce bien que la pandémie
actuelle renforce inévitablement les risques pour la santé de nos étudiants ainsi que
les inégalités sociales, économiques, et numériques; cette préoccupation n’est pas
nouvelle au sein de l’Université de Lorraine.
Déjà en 2010, dans un document intitulé « La politique de santé à l’Université Paul
Verlaine-Metz »7, il était rappelé l’investissement important du service universitaire de
médecine préventive et de promotion de la santé (SUMPPS), depuis 2004, dans la
mise en place d’une politique de santé étudiante globale basée sur les axes de la
Charte d’Ottawa.
Le contrat quinquennal de l’Université Paul Verlaine de Metz 2005-2008 soulignait
également que « la vie étudiante joue traditionnellement un rôle de vecteur essentiel
à la cohérence de la communauté universitaire et à la pertinence du dispositif de
formation et de recherche. Elle continue à être un axe stratégique de l’établissement ».
La création de l’Université de Lorraine a poursuivi cet engagement. On peut souligner
particulièrement la création de l’AGORAé (épicerie solidaire), gérée par l’association
étudiante Fédélor, soutenue financièrement par la ville de Metz, qui offre aux étudiants
en situation précaire des denrées alimentaires à tarifs très réduits. Le bâtiment Simone
Veil accueille la santé universitaire et le Bapé (le Bureau d’Aide Psychologique aux
Etudiants).
7 Sylvie Vaillant, « La politique de santé à l’Université Paul Verlaine-Metz », Santé publique, vol. 22, p.
239-248 (2010)
Outre la qualité de la formation, la vie étudiante demeure un élément prépondérant
dans le choix des campus.
Pour une attractivité reconnue, il est nécessaire d'organiser une action coordonnée
de l'ensemble des acteurs à la fois universitaires, associatifs mais aussi territoriaux.
En l’absence de concertation, les initiatives prises entraîneraient non seulement des
investissements contradictoires mais aussi une incompréhension des objectifs
ciblés, tels que notamment la réalisation de tiers lieux ou de maisons des étudiants.33
3. De l'étudiant à l'entrepreneur
L'Université de Lorraine s'est engagée dans une démarche de soutien à la culture
entrepreneuriale développée par 2 outils majeurs que sont le PEEL pour tous les
étudiants sensibilisés et l'Incubateur Lorrain plutôt tourné vers l'enseignant-
chercheur et / ou le doctorant.
Concernant le PEEL dont la direction est basée à Metz, les actions concernent non
seulement les étudiants de toutes les composantes de l'Université de Lorraine mais
aussi des écoles d'ingénieurs.
Figure 15 - Effectifs des étudiants entrepreneurs accompagnés par le PEEL (Source UL)
L’analyse des données fournies par le PEEL depuis sa création et sur la période 2015-
2019, montre que si la proportion d’étudiants sensibilisés à l’entrepreneuriat augmente
à Metz Métropole pour atteindre 42% des étudiants sensibilisés sur l’ensemble des
sites de l'Université de Lorraine. La proportion d’étudiants entrepreneurs sur le site de
Metz Métropole reste constante et se situe autour de 35%. Environ 1 étudiant sur 10
sensibilisé à l’entrepreneuriat concrétise son idée dans un projet d’entrepreneuriat.
Concernant l'Incubateur Lorrain, depuis sa création en 2000, 171 projets ont été
accompagnés. 58 n'ont pas terminé leur parcours d’incubation. 108 entreprises ont été
créés (10 en Moselle). 79 sont toujours en activité, créant ainsi 420 emplois directs.34
UNE DYNAMIQUE DE RECHERCHE CONTRASTÉE
1. Évolution du potentiel de recherche
Sur la base des données transmises par l’Université de Lorraine, il apparait que les
enseignants-chercheurs de l'Université de Lorrain sont répartis sur les sites de Metz
Métropole entre 26 laboratoires de recherche, dont plusieurs laboratoires sont bi-sites,
voire multi-sites (leurs activités de recherche sont en partie réalisées en dehors des
sites de Metz Métropole).
Cependant, les données transmises par l’Université de Lorraine n’indiquent pas les
effectifs des enseignants-chercheurs par laboratoire et par site. Une analyse de
l’annuaire des personnels de chacun des 26 laboratoires, disponible sur les sites
internet des laboratoires, et une vérification des sites de rattachement des personnels,
ont permis de construire cette répartition des enseignants-chercheurs entre territoires.
Le terme d'enseignant-chercheur (EC) recouvre: les maîtres de conférence (MCF) et
professeurs d’université (PR), les chargés de recherche et directeurs de recherche
dans les laboratoires éventuellement associés CNRS, et les professeurs du second
degré ayant une activité de recherche. Sont exclus: les contractuels de recherche en
CDD (doctorants, post-doctorants, ATER) et les personnels administratifs et
techniques (secrétariat, ingénieurs d’étude, ingénieurs de laboratoire, etc.).
Le tableau suivant indique la liste des laboratoires de l’Université de Lorraine dont les
activités de recherche concernent en partie les sites de Metz Métropole, et pour
chaque laboratoire :
- le nombre d’enseignants-chercheurs sur les sites de Metz Métropole;
- leur proportion quant à l’effectif total d’enseignants-chercheurs du laboratoire;
- leur pôle scientifique de rattachement ;
Environ 570 EC sont comptabilisés sur les sites de Metz Métropole. Ce chiffre est à
rapporter aux 537 EC indiqués dans le rapport AERES (Agence d’Evaluation de la
Recherche et de l’Enseignement Supérieur) publié en 2018 sur l’Université Paul
Verlaine de Metz8, qui incluait notamment les personnels des IUT de Thionville-Yutz
et de Moselle Est. Les sites internet des IUT de Thionville-Yutz9 et de Moselle Est10
8 AERES, Rapport d’évaluation de l’Université Paul Verlaine de Metz, décembre 2008.
https://www.studyrama.com/IMG/pdf/AERES-S1-Metz.pdf 9
https://iut-thionville-yutz.univ-lorraine.fr 10
https://iut-moselle-est.univ-lorraine.fr35
indiquent qu’en 2020, 33 EC et 30 EC sont respectivement présents au sein de ces
IUT.
Figure 16 - Laboratoires de l’Université de Lorraine exerçant une activité de recherche au sein des sites de
Metz Métropole. EC = enseignant-chercheur (Source : Metz Métropole).
En retirant cet effectif, 470 enseignants chercheurs sont comptabilisés au sein de
l'Université Paul Verlaine de Metz en 2008.
En 12 ans, les sites de Metz au sein de l’Université de Lorraine ont vu leur nombre
d'enseignants chercheurs croître de 21%. Néanmoins, cette augmentation est à
relativiser. En soustrayant les 34 enseignants chercheurs issus de l’intégration de36
l’ENIM en 2015 (nombre d’EC mentionné sur le site internet de ENIM11), le potentiel
de recherche a, en vérité, augmenté de seulement 14%.
Pour comparaison, un document d’évaluation de l’Université Paul Verlaine de Metz
rédigé par le CNE en 2005 (Comité national d'évaluation des établissements publics à
caractère scientifique, culturel et professionnel) fait état de 425 EC répartis entre 29
laboratoires. La progression entre 2005 et 2008 du potentiel de recherche à
l’Université Paul Verlaine de Metz est donc d’environ 50 EC, soit une augmentation
de 10% en 3 ans. Il est à noter que le contexte national d'augmentation des postes
d'enseignants-chercheurs dans les universités a depuis 2008 évolué avec la mise en
place de la loi LRU et des Responsabilités et Compétences Elargies (RCE) dans les
universités.
Ce potentiel de recherche d’environ 570 EC est important et représente le socle
d'innovation et de rayonnement de l'ESRI de la métropole messine. Ce sont en effet
ces EC qui, par leurs publications, leurs contrats de partenariats industriels, et
l’encadrement de leurs équipes de recherche, mobilisent les acteurs économiques du
territoire et contribuent au rayonnement national et international du territoire.
Figure 17 – Gauche: répartition des EC (enseignants-chercheurs) entre les sites de Metz Métropole et hors
Metz Métropole. Droite : répartition des EC (enseignants-chercheurs) de Metz Métropole entre les pôles
scientifiques (Source : Metz Métropole)
En intégrant les effectifs d’EC mentionnés par les pôles scientifiques sur le site internet
de l'Université de Lorraine, il apparait que ce potentiel de recherche représente
environ 23% du potentiel de recherche de l’Université de Lorraine, estimé à 2537
EC.
11 https://enim.univ-lorraine.fr
2 %
6 %
10 %
21 %
11 %
20 %
21 %
9 %
Pole SJPEG Pole AM2I Pôle M4 Pôle TELL Pôle CLCS
Pole CPM Pole OTELO Pôle BMS37
Ce potentiel de recherche est réparti entre 8 des 10 pôles scientifiques de l’Université
de Lorraine. L’analyse des données montre également que 60% du potentiel de
recherche à Metz Métropole est réparti entre trois pôles scientifiques : M4
(matière, matériaux, métallurgie, mécanique), AM2I (automatique, mathématiques,
informatique et leurs interactions), et CLCS (Connaissance, langage, communication,
sociétés).
Les 40% restants du potentiel de recherche métropolitain est réparti de manière
équitable entre 3 pôles scientifiques, TELL, CPM, et SJPEG; et beaucoup plus
faiblement dans les pôles OTELO et BMS.
En reprenant l’évaluation réalisée par le CNE de l’Université Paul Verlaine de Metz en
200512, on constate une évolution thématique du potentiel de recherche sur les 15
dernières années. Le graphique ci-joint montre que, en 2005, le potentiel de recherche
était surtout concentré sur les thématiques des matériaux et de l’étude des sociétés et
civilisations. Quinze ans plus tard, le potentiel de recherche en sciences et
technologies se répartit désormais de façon égale entre les matériaux, les
mathématiques et l'informatique. Par ailleurs, en 15 ans, le potentiel de recherche à
Metz Métropole a peu évolué sur les thématiques de la biologie et de la santé.
Figure 18 - Répartition des EC (enseignants-chercheurs) entre disciplines scientifiques. Comparaison entre
2005 et 2020 (Source : Metz Métropole)
12 CNé, L’Université Paul Verlaine - Metz, Rapport d’évaluation, décembre 2005.
https://www.cne-evaluation.fr/WCNE_pdf/Metz_2005.pdf
Répartition des EC site de Metz Métropole (%)
0
7,5
15
22,5
30
Chimie Matériaux Math/ Informatique Biologie/ Santé Droit Société Littérature/Langues
Université Paul Verlaine de Metz (2005) Université de Lorraine (2020)38
2. Un potentiel de recherche messin minoritaire au sein des
laboratoires et des pôles scientifiques de l’université de lorraine
L’analyse de la répartition géographique des effectifs EC au sein des 26 laboratoires
de l'Université de Lorraine doit également être analysée. Comme l’indique le graphique
ci-dessous :
- seulement 5 laboratoires parmi les 26 sont composés uniquement d’EC
dont les activités de recherche sont basées 100% à Metz Métropole;
- seulement 10 laboratoires parmi les 26 ont plus de 50% de leurs EC basés
à Metz Métropole.
Cette analyse révèle une première fragilité du potentiel de recherche du territoire
messin. S'il a globalement augmenté à l’Université de Lorraine (60 EC hors intégration
de l’ENIM), la nouvelle répartition géographique des laboratoires s'est fait au détriment
du territoire messin.
Cette analyse traduit une fragilité. La stratégie des laboratoires est fixée par un conseil
de laboratoire auprès d’une direction de laboratoire dans lequel, sauf si une règle de
représentativité est établie spécifiquement pour les différents sites du laboratoire, les
EC des sites de Metz Métropole se trouvent structurellement en situation minoritaire.
Le potentiel de recherche de Metz Métropole a progressé de 14% (hors
intégration de l'ENIM) depuis la création de l’Université de Lorraine.
Cette progression est à relativiser : entre 2005 et 2008, à l’Université Paul
Verlaine de Metz, ce potentiel de recherche avait progressé de 10%. Si ce
rythme avait été poursuivi, cela se serait traduit par plus de 20% de croissance
en 6 ans.
Cette évolution significative de notre potentiel de recherche en 15 ans, tant en
volume qu’en répartition thématique, s’est opérée sans concertation avec les
collectivités territoriales. Néanmoins, cette modification du paysage de la
recherche à Metz Métropole n’est pas sans conséquence sur le rayonnement et
le développement économique du territoire. Il est nécessaire de rester, à cet
égard, particulièrement vigilant.39
La situation est la même pour les effectifs EC des laboratoires d'écoles d’ingénieurs
associées à l’Université de Lorraine.
Figure 19 - Proportion des EC (enseignants-chercheurs) du site de Metz Métropole au sein des laboratoires
de l’Université de Lorraine exerçant leur activité de recherche à Metz Métropole (Source : Metz Métropole)
Enfin, l’analyse suivante porte la représentativité de ce potentiel de recherche au sein
de Metz Métropole, réparti entre 26 laboratoires, au sein des pôles scientifiques
auxquels ils sont associés. L’infographie montre que :
- les EC des sites de Metz Métropole au sein de leur laboratoire ne représentent
jamais plus de 30% de l’effectif des EC au sein des pôles scientifiques,
- seulement 5 laboratoires sur les 26 laboratoires des sites de Metz Métropole
ont des effectifs d’EC à Metz Métropole qui représentent plus de 10% de
l’effectif de leur pôle scientifique.
BETA
LORIA
IJL
IFG
IRENEE
CEREFIGE
LOTERR
IECL
IDEA
LPCT
APEMAC
2LPN
2L2S
CRUHL
L2CM
CREM
LIEC
CEGIL
LCP-A2MC
LEM3
LCFC
LGIPM
PERSEUS
LMOPS
LCOMS
ECRITURES
0 % 25 % 50 % 75 % 100 %
Proportion des EC UL site de Metz Metropole parmi les EC UL du laboratoire40
Figure 20 - Proportion des EC (enseignants-chercheurs) du site de Metz Métropole au sein du pôle
scientifique de rattachement de leur laboratoire (Source : Metz Métropole)
Cette analyse de la représentativité des EC au sein des pôles scientifiques traduit une
seconde fragilité de notre potentiel de recherche.
Comme le rappelle le décret de constitution de l’Université de Lorraine, les pôles
scientifiques ont un rôle décisionnaire de distribution des moyens de la recherche au
sein de leurs laboratoires, et un rôle consultatif dans la priorité donnée aux
recrutements des futurs enseignants-chercheurs.
La faible représentativité des EC de Metz Métropole au sein des pôles scientifiques
présente le risque, dès lors, que la stratégie d’attribution des moyens et de répartition
BETA
LORIA
LCFC
IJL
LOTERR
IRENEE
2LPN
IFG
APEMAC
IDEA
LGIPM
2L2S
PERSEUS
IECL
CRUHL
CEGIL
LMOPS
LPCT
CEREFIGE
LCOMS
L2CM
ECRITURES
CREM
LCP-A2MC
LIEC
LEM3
0 % 8 % 15 % 23 % 30 %
Proportion des EC UL site de Metz Métropole au sein de leur pôle41
des postes ne soit pas réfléchie dans l’intérêt de la dynamique territoriale de la
recherche et de l’innovation de Metz Métropole. Par ailleurs, le contraste entre le fait
que Metz Métropole représente 23% du potentiel de recherche de l’Université de
Lorraine, et le fait que les EC de Metz Métropole au sein des laboratoires en grande
majorité ne représentent pas plus de 10% des effectifs des pôles scientifiques,
démontre que les pôles scientifiques n’ont pas été pensés pour assurer une bonne
représentativité du potentiel de recherche territorial de Metz Métropole au sein du
potentiel de recherche global.
3. Les crédits de la recherche affectés à Metz Métropole
Les financements de la recherche peuvent être de quatre types:
- contrats doctoraux d’établissement
- financements au travers du projet d’établissement Lorraine Université
d’Excellence (LUE) dans le cadre du financement dit ISITE par le Programme
d’Investissements d’Avenir du MESRI
- financements sur contrats industriels
- financements sur projets nationaux, européens au sein des laboratoires
Les deux dernières catégories sont très spécifiques aux laboratoires et sont fonction
à la fois de la qualité de l’innovation produite et de leur bonne intégration dans un tissu
économique local et national.
Les disciplines ne sont pas toutes égales sur ces financements, avec notamment une
faible proportion de ces financements attribués aux sciences humaines et sociales.
Ces financements sont par ailleurs structurels, liés à l’ANR, l'H2020, l'ERC ou Horizon
Europe. Ces opportunités de financement ne sont jamais garanties dans la durée. Le
détail de ces financements n’a pas été communiqué par l’Université de Lorraine. Il
apparait que cette dernière ne dispose pas de vision territoriale de la répartition de ces
financements industriels, nationaux et européens.
L’impact territorial à Metz Métropole des crédits de recherche peut cependant être
analysé sur la base des deux premiers volets de financement, qui traduisent tous deux
la politique scientifique de l’établissement, notamment à l’égard des EC de Metz
Métropole.
Les pôles scientifiques ont été pensés pour leur rattachement disciplinaire et ont
écarté dans la définition de ces disciplines l’équilibre de la répartition territoriale du
potentiel de recherche. La question du périmètre des pôles scientifiques se pose dans
la recherche d’un meilleur équilibre territorial.42
% Contrats doctoraux d’établissement
Concernant les doctorants, l’infographie suivante, reprise des données fournies par
l’Université de Lorraine, montre que le nombre de doctorants inscrits est de l’ordre de
1835 chaque année, chiffre relativement stable depuis la fusion des universités.
Le pourcentage de doctorants inscrits en Moselle est en moyenne de 24,4%, soit
environ 450 par an. En comparaison, le nombre de doctorats délivré au niveau national
a baissé sur la période 2009-2018, passant de 81000 à 71000, et le nombre
d’inscriptions en première année de doctorat a également chuté, passant sur la même
période de 19 000 à 16000. La stabilité du nombre d’inscriptions en thèse à l’Université
de Lorraine est donc une bonne nouvelle par rapport à la dynamique nationale.
Figure 21 - Evolution des inscriptions en thèse de doctorat entre 2013 et 2019
(Source : Metz Métropole à partir des données UL)
Dans le cadre de l'Université de Lorraine, le recensement des doctorants se fait via
une application nationale qui ne permet pas d'individualiser les lieux de présence des
doctorants, notamment pour les laboratoires multi-site. Néanmoins, l’Université de
Lorraine a produit une répartition territoriale en Moselle et hors Moselle, à la fois des
inscriptions en doctorat, et des contrats doctoraux d’établissement.43
Figure 22 - Evolution des contrats doctoraux d’établissement entre 2013 et 2019
(Source : Metz Métropole à partir des données UL)44
Le contrat doctorat d’établissement est un contrat à durée déterminée, établi par
l’Université de Lorraine après avis du directeur de l’école doctorale concernée, du
directeur de thèse de doctorat, et du directeur de laboratoire dans lequel sera réalisée
l’activité de recherche doctorale. Le nombre de contrats doctoraux proposés pour
candidature dépend de la politique scientifique de l’Université de Lorraine.
Il apparait que le volume de contrats doctoraux d’établissement est resté stable à
environ 100 par an depuis 2012. Jusqu'en 2017, la répartition des contrats doctoraux
d’établissement était réalisée par les écoles doctorales après examen des
candidatures et des sujets de thèse de doctorat établis par les laboratoires.
Depuis 2017, une enveloppe de contrats doctoraux est figée par l'Etablissement pour
une période de 4 ans. La répartition des contrats doctoraux d’établissement auprès
des unités de recherche est réalisée sur la base d'une clef de répartition décidée par
le conseil de pôle scientifique. Cette répartition s'effectue par pôles scientifiques.
Cet engagement pluri-annuel décidé par l’établissement a permis notamment de
renforcer le nombre de contrats doctoraux dans certains pôles scientifiques moins bien
dotés, comme AM2I, au regard de leur potentiel d’encadrement doctoral.
En moyenne sur les 8 dernières années, 22% des contrats doctoraux ont été attribués
à des laboratoires de Moselle. Nous pouvons considérer qu’une partie très significative
de ces 22% ont concerné les laboratoires de Metz Métropole. Deux remarques nous
semblent importantes :
- Au vu de la faible représentativité des EC de Metz Métropole au sein des
conseils de pôles scientifiques, il serait important de vérifier si la répartition
des contrats doctoraux par les pôles scientifiques suit cette tendance
stable à l"avenir.
- Le pourcentage d"attribution des contrats doctoraux (22%) est proche de
la proportion du potentiel de recherche du territoire messin au sein de
l"Université de Lorraine (23%).45
% Lorraine Université d’Excellence : projet I-SITE (2016-2021)
L’appel à projets I-SITE (Initiative Science Innovation Territoire Économie) dans le
cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) a pour objectif d’identifier des
universités qui valorisent des atouts de même niveau scientifique que les IDEX
(Initiatives d’Excellence), mais avec un spectre thématique plus circonscrit et un
ancrage territorial très fort.
Initialement soumis comme projet IDEX, le projet « Lorraine Université d’Excellence »
(LUE), renforcé par l'intégration d'AgroParisTech et de Georgia Tech Lorraine dans
son périmètre, a été recommandé par le jury international plutôt sous forme d’un I-
SITE que d’un I-DEX.
Retenu en 2016 parmi les 9 projets labellisés I-SITE, LUE est le seul projet à avoir
obtenu la note maximale sur tous les critères de sélection. Tous les lauréats IDEX/I-
SITE doivent passer par une période probatoire. La période probatoire de LUE dure
quatre ans, et doit s’achever en 2020. La pandémie de COVID-19 a reporté l’examen
par le jury international de cette période probatoire à 2021.
Le site internet du LUE permet de connaître la gouvernance du projet13.
Le pilotage de l"ensemble de l"initiative LUE est assuré par un comité
exécutif réunissant les représentants de tous les membres fondateurs de l'Université
de Lorraine, le CNRS, l'INRA, l'INRIA, l'INSERM, le CHU, AgroParitech et
GeorgiaTech Lorraine.
13 http://lue.univ-lorraine.fr/fr/article/pilotage
L’Université de Lorraine, strictement sur la base des contrats doctoraux, n’a pas
contribué à installer une dynamique nouvelle et ambitieuse des doctorants sur les
sites de Metz Métropole. Le volume annuel d’attribution des contrats doctoraux
d’établissement est resté stable depuis 2012. La fusion n’a pas été créatrice de
nouvelles opportunités de contrats doctoraux pour les unités de recherche de Metz
Métropole. La répartition des contrats doctoraux d’établissement s’établit désormais
au sein des pôles scientifiques dans lesquels la représentation des EC de Metz
Métropole est faible. L’absence de correspondance directe entre les écoles
doctorales et les pôles scientifiques est également génératrice de tensions dans la
répartition des contrats doctoraux.46
Ce comité exécutif assure le pilotage thématique et la programmation de court et
moyen termes. Il décide de l"allocation des moyens en s"appuyant sur les avis de
comités d"experts ad hoc et, le cas échéant, de l"Advisory Committee pour les sujets
sur lesquels ce dernier se prononce.
Ce comité exécutif veille à la cohérence globale entre l"allocation des moyens et les
objectifs de chaque dispositif, et à la réalité de la dynamique d"entraînement de LUE
sur l’écosystème académique lorrain. Le comité exécutif se réunit à une fréquence
mensuelle. Ses décisions sont prises par consensus, avec une règle de majorité
qualifiée forte pour les cas où il n"y a pas unanimité. Le comité exécutif est présidé
et animé par le directeur exécutif LUE, nommé conjointement par tous les
partenaires fondateurs, et qui aura rang de vice-président de l"université de Lorraine.
Il rend compte de l"action du comité exécutif aux instances des membres fondateurs,
présente le budget spécifique LUE à l"approbation du Conseil d'Administration de
l"Université de Lorraine, établissement gestionnaire de LUE.
Le directeur exécutif du LUE est Karl TOMBRE, vice-président de l’Université de
Lorraine.
La gouvernance précise également la mise en place d’un conseil d"orientation qui
comprend le comité exécutif, les partenaires associés de l"initiative, et des soutiens de
LUE, tels que des représentants des collectivités territoriales ou du monde socio-
économique. Il se réunit une fois par an pour assurer un suivi des actions de l"initiative.
Il peut faire des propositions d"orientation stratégique et thématique au comité exécutif,
en s"appuyant sur les avis de l"Advisory Committee. Il veille à la cohérence de la
stratégie, notamment partenariale, à moyen et long termes, et à l"interaction de
LUE avec le tissu socio-économique et les territoires.
Alors qu’en 2015, la collectivité territoriale Metz Métropole par son Président, et la
Ville de Metz par son Maire, ont exprimé leur soutien au projet LUE déposé par
l’Université de Lorraine (voir Annexe 1); et contrairement aux informations indiquées
sur le site internet du LUE, il apparait que ni Metz Métropole, ni la Ville de Metz, n’ont
été impliqués dans le conseil d’orientation du LUE, lui empêchant d’exercer son «
rôle de proposition d’orientation stratégique et thématique en lien avec le tissu socio-
économie et les territoires ».47
% Affectation des crédits du LUE
L’Agence Nationale de la Recherche, organisme public gestionnaire des projets I-
SITE, indique que le projet LUE référencé 15-IDEX-0004 est un projet bénéficiant
d’une subvention publique de 51 328 947 euros, accordée entre avril 2016 et
juillet 2021. Le responsable administratif du projet est le président de
l’Université de Lorraine. L’Université de Lorraine agit également avec et pour le
compte des organismes nationaux de recherche (CNRS, INRIA, INRAE, INSERM).
Le montant de LUE a été réajusté en février 2021 pour prendre en compte le
rallongement de la période probatoire. Il est sur la période 2016-2021 de 56 747 404
euros dont 11 51 517 669 euros au titre des LABEX.
Malgré les trois courriers échangés entre Metz Métropole et l’Université de Lorraine
spécifiant les éléments d’informations souhaités par Metz Métropole, l’Université de
Lorraine n’a pas communiqué d’informations complètes sur la répartition territoriale
des crédits attribués par l’Etat dans le cadre du projet LUE.
Metz Métropole a cependant eu accès à des informations transmises par le directeur
du projet LUE aux directeurs de pôles scientifiques. Ces informations indiquent une
répartition des crédits sur la base de 24 millions en 2018, soit à mi-parcours du LUE,
avec une répartition des crédits par pôles, par appels à projets au sein du LUE, et par
laboratoires.
Sur la base de cette même information, le Collectif Charlemagne (composé
d’enseignants-chercheurs et de BIATSS situés sur les campus messins), lors d’un48
communiqué le 22 janvier 2020 repris par la presse en mars 202014, avait conclu
qu’environ 6% des crédits du LUE avaient été affectés à des équipes de recherche
des sites de Metz Métropole.
L'université de Lorraine a indiqué que le calcul réalisé par le collectif était biaisé,
considérant que des laboratoires avaient été classés « Nancy » ou « Metz » sans
analyser précisément la proportion d’enseignants-chercheurs de Metz ou de Nancy ou
des autres sites dans ces laboratoires. Ces données manquantes ont été intégrées
dans le tableau ci-dessous.
!
14 https://www.republicain-lorrain.fr/politique/2020/03/04/deux-heures-pour-convaincre-des-
universitaires49
Figure 23 - Répartition des crédits LUE entre laboratoires
(Source : Metz Métropole à partir des données UL)50
Figure 24 – Estimation des crédits de recherche affectés par LUE aux laboratoires exerçant leur activité de
recherche à Metz Métropole, à mi-parcours du projet (Source : Metz Métropole à partir des données UL)
Une analyse plus fine pourrait être menée au sein des laboratoires en prenant en
compte les personnels réellement concernés par les projets de recherche financés.
L’erreur commise serait marginale car l’essentiel des financements a été réparti entre
un petit nombre de laboratoires, dans lesquels la métropole messine représente moins
de 10% du personnel EC. C’est cette réalité qui explique la faible proportion des crédits
attribués aux équipes situées sur le territoire de Metz Métropole. Pour l'analyser plus
finement, il est utile de vérifier la répartition des crédits par laboratoires.
Il apparait que 6 laboratoires sur les 60 laboratoires de l’Université de Lorraine
se répartissent 50% des crédits du LUE. Parmi ces 6 laboratoires, seulement 2
(LORIA et IJL) sont très marginalement implantés à Metz Métropole, avec moins
de 2% de leurs effectifs ayant une activité de recherche sur son territoire. Par ailleurs,
ces deux laboratoires concentrent 30% des crédits du LUE, soit plus de 7 millions
d'euros. Les quatre autres laboratoires (IMOPA, CRAN, LIBIO, LEMTA) n’ont pas
d’activité de recherche à Metz Métropole.
Il apparait par ailleurs que, parmi ces 24 millions d'euros, environ 13 millions
concernent les projets structurants de recherche IMPACT. L’infographie suivante
montre la répartition des crédits attribués aux projets IMPACT au sein des pôles
8 %
92 %
Hors Metz Métropole Metz Métropole
Environ 8% des crédits du LUE, sur la base des 24M déjà engagés, ont été attribués
à des équipes de recherche sur les sites de Metz Métropole, bien en-deçà de son
potentiel de recherche (23%).51
scientifiques. Il apparait que les deux pôles qui ont bénéficié le plus des crédits
des projets IMPACT, avec un total d’environ 46%, sont les pôles AM2I et M4.
Deux pôles dans lesquels se répartissent 40% du potentiel de recherche du
territoire messin. En proportion, et si la répartition avait été engagée dans une
logique qui inclut un équilibre territorial, les crédits attribués aux équipes de Metz
Métropole auraient dû être bien plus importants.
Figure 25 - Poids relatif des laboratoires dans les crédits affectés au LUE
(Source : Metz Métropole à partir des données UL)52
Figure 26 - Répartition des crédits LUE dans le cadre des projets IMPACT entre pôles scientifiques
(Source : Metz Métropole à partir des données UL)
Le site internet de LUE permet de noter que sept projets de recherche (et deux projets dits exploratoires) contribuent à IMPACT et il apparait important de souligner que :
a) aucun de ces projets n"est dirigé ou co-dirigé par un EC des sites de Metz
Métropole;
b) les laboratoires messins sont peu impliqués dans les projets IMPACT. Le
laboratoire PERSEUS est le plus impliqué avec trois projets DEEPSURF, ULHys et
C-SHIFT. Le laboratoire LGIPM est présent dans C-SHIFT. Le laboratoire LMOPS
est présent dans N4S. LOTERR est impliqué dans DEEPSURF. Le CREM est
impliqué dans OLKI. Bien que le site internet LUE ne l'indique pas, l'UL nous précise
que le 2L2S est impliqué dans GEENAGE.
c) trois laboratoires (IJL, IECL et CRAN) sont présents dans 50% de ces trois projets
de recherche, ce qui explique leur contribution importante dans les crédits attribués
dans ces projets structurants de recherche.
Répartition des crédits des projets IMPACT (LUE
projet ISITE) par pôle scientifique
A2F
AM2I
BMS
CLCS
CPM
EMPP
M4
OTELO
SJPEG
TELL
Propor4on dans IMPACT @LUE
1 %
4 %
4 %
17 %
13 %
1 %
4 %
13 %
28 %
14 %53
% Implication de Université de Lorraine dans d’autres projets Programmes
d’Investissement d’Avenir: IRT M2P et LABEX DAMAS
Le décret du 16 janvier 2013, signé par Madame la Ministre de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche Geneviève Fioraso, acte la création de l’IRT (Institut de
Recherche Technologique) M2P (Matériaux, Métallurgie et Procédés).
Comme l’indique un communiqué de presse15, le financement de 107 millions d'euros
sur 7 ans porte sur 11 programmes de recherche dans le domaine des matériaux
portés par 27 industriels et trois universités: l'Université de Lorraine, l'Université de
Bourgogne-Franche-Comté et l'Université de Technologie de Troyes.
Il est à noter cependant que le site internet 16 mentionne dans ses chiffres du
31/07/2018: 67,5 millions d'euros pour le financement de 20 projets. Ces chiffres sont
également repris par l’Université de Lorraine dans le document fourni à Metz
Métropole, mais une contradiction semble apparaître avec le communiqué de presse
de 2013.
Le site principal de l’IRT M2P est un bâtiment de près de 2500m2 situé à Metz
Technopôle. Deux autres sites sont situés à Porcelette et à Duppigheim. Depuis le 7
mars 2019, Olivier Delcourt, anciennement chez PSA, et actuellement directeur du
pôle matériaux et procédés à SAFRAN, est devenu président de l’IRT.
Le LUE intègre également désormais le projet LABEX (Laboratoire d’Excellence)
DAMAS (Design of Alloy Metals for low mAss Structures) financé en 2012 pour 8
ans au titre du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), pour un montant de 7,5
millions d'euros. Suite à un audit mené en 2018, ce LABEX a été prolongé de 5 ans,
jusqu'en 2024, avec un montant additionnel de 3 millions d'euros porté au titre du LUE.
Les deux laboratoires impliqués dans DAMAS sont le LEM3 et l’IJL. Le directeur du
LABEX DAMAS est Lazlo Toth, professeur au LEM3. La directrice déléguée est Sabine
DENIS, professeure à l’IJL.
15 http://www.irt-m2p.eu/UserFiles/File/irt-m2p-creation.pdf
16 http://www.irt-m2p.eu/fr/accueil.html
La constitution des projets de recherche déposés au sein du LUE, soumis à l’expertise
du jury international et de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), n’a pas été
définie par l’établissement de l’Université de Lorraine en prenant en compte une
représentation territoriale équilibrée du potentiel de recherche.54
MOTION
"SITUATION DE L'UNIVERSITE DE LORRAINE SUR LE TERRITOIRE METROPOLITAIN"
Conseil Métropolitain – 12 avril 2021
La fusion des quatre universités de Lorraine trouve son origine dans la nécessité de
présenter une candidature commune dans le cadre du Plan Campus initié par le
Gouvernement.
La création de l'Université de Lorraine en 2012, issue de ce processus, devait répondre
également à d'autres défis majeurs pour une attractivité confortée des différents sites.
Au-delà de la concurrence que se livrent les territoires dans le Grand Est comme en
France, ce nouvel établissement devait ainsi optimiser la formation et la recherche
ainsi que relever le défi de l'innovation dans un développement équilibré de l'ensemble
de ses campus.
En 2012, Metz et Nancy devaient donc se retrouver autour d'un destin universitaire
partagé associant les territoires et les autres composantes telles que les Ecoles
d'ingénieurs.
Or, le rapport présenté met en évidence un certain nombre de déséquilibres qui se
sont aggravés depuis 2012 et qui interrogent sur l'impact réel de la création de
l'Université de Lorraine sur les campus messins.
L'Enseignement Supérieur, la Recherche, l'Innovation et la Vie étudiante représentent
pour le territoire métropolitain les axes essentiels de son développement et pour ce
faire, il est fondamental d'initier le changement dès à présent par des propositions
d'actions concrètes concernant respectivement l'Université de Lorraine et Metz
Métropole.
Concernant l’Université de Lorraine, il est proposé de :
1. Mettre en place le comité d’orientation du projet "Lorraine Université d'Excellence"
(LUE) ainsi que le comité de suivi territorial, avec une représentation de Metz
Métropole et du Département de la Moselle ;
2. Revoir la politique de répartition des crédits de la recherche à l’initiative de
l’établissement, en faveur d’une répartition proportionnelle au potentiel de
recherche au sein des sites messins ;55
3. Faire évoluer l’animation des pôles scientifiques et la composition des conseils des
pôles scientifiques afin d'assurer une représentation plus équilibrée des
enseignants-chercheurs de la Métropole messine ;
4. Faire évoluer l’offre de formation, notamment en s’appuyant sur les formations
courtes, formations professionnalisantes, formations d’écoles d’ingénieurs, les
nouvelles filières d’excellence, et généraliser la possibilité d’une double licence, afin
de renforcer la dynamique étudiante sur les sites messins ;
5. Développer sur les campus messins pour se différencier et attirer de nouveaux
étudiants, des formations spécifiques telles que le franco-allemand, des relations
privilégiées avec l'Université du Luxembourg mais aussi des formations
d'excellence autour de thématiques socles (matériaux et procédés…) et de
thématiques émergentes telles que le numérique, la logistique, la photonique,
l'intelligence artificielle et la transition énergétique ;
6. Contribuer à un schéma global d’aménagement sur nos campus universitaires, en
partenariat avec Metz Métropole.
Concernant Metz Métropole, il est proposé d’:
1. Inscrire dans la Convention annuelle d’objectifs et de moyens entre Metz Métropole
et l’Université de Lorraine, la nécessité d’un suivi d’indicateurs territoriaux et
exprimer dans cette convention les attentes de Metz Métropole quant à la
dynamique territoriale ;
2. Élargir l'étude de l’impact territorial de l’Université de Lorraine aux autres sites de
l’Université, hors sites de Metz Métropole, et notamment dans les agglomérations
d’implantation d’IUT, dans le cadre d’une étude portée au sein du Sillon Lorrain ;
3. Articuler la dynamique territoriale au sein de l’Université de Lorraine avec l’évolution
du potentiel de formation et de recherche, en adéquation avec la demande et avec
les opportunités à Metz Métropole et en Lorraine Nord ; dans le cadre d'Assises de
l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’innovation et de la vie étudiante.
Par cette motion, il est demandé à l'Assemblée métropolitaine d'adopter ces
propositions visant à conforter les campus messins autour d'un Enseignement
Supérieur de qualité, une Recherche performante, une Innovation
entrepreneuriale ainsi qu'une Vie étudiante attractive.565758
ANNEXE 159
"60
"61
ANNEXE 2
Décret n° 2011-1169 du 22 septembre 2011 portant création de l'université de
Lorraine
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche,
Vu le code de l'éducation, notamment ses articles L. 711-1 et L. 717-1 ;
Vu la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 modifiée relative à la limite d'âge dans la fonction publique et
le secteur public, notamment son article 7 ;
Vu le décret n° 69-930 du 14 octobre 1969 portant application aux instituts de faculté ou d'université
préparant à un diplôme d'ingénieur de la loi n° 68-978 du 12 novembre 1968 ;
Vu le décret n° 70-1174 du 17 décembre 1970 portant érection en établissements publics à caractère
scientifique et culturel d'universités et centres universitaires ;
Vu le décret du 23 décembre 1970 portant érection d'universités et instituts nationaux polytechniques en
établissements publics à caractère scientifique et culturel ;
Vu le décret n° 85-59 du 18 janvier 1985 modifié fixant les conditions d'exercice du droit de suffrage, la
composition des collèges électoraux et les modalités d'assimilation et d'équivalence de niveau pour la
représentation des personnels et des étudiants aux conseils des établissements publics à caractère
scientifique, culturel et professionnel ainsi que les modalités de recours contre les élections ;
Vu le décret n° 99-272 du 6 avril 1999 modifié relatif aux commissions paritaires d'établissement des
établissements publics d'enseignement supérieur ;
Vu le décret n° 2000-250 du 15 mars 2000 modifié portant classification d'établissements publics à
caractère scientifique, culturel et professionnel ;
Vu le décret n° 2003-383 du 23 avril 2003 portant rattachement de l'école d'enseignement supérieur privé
ICN à l'université Nancy-II ;
Vu le décret n° 2010-1035 du 1er septembre 2010 relatif à la durée des mandats des dirigeants et au
fonctionnement des organes de direction de certains établissements publics de l'Etat, notamment son
article 2 ;
Vu le décret n° 2011-184 du 15 février 2011 relatif aux comités techniques dans les administrations et les
établissements publics de l'Etat ;
Vu les avis des comités techniques paritaires de l'Institut national polytechnique de Lorraine et des
universités de Metz, Nancy-I, Nancy-II, en date des 19 et 24 janvier 2011 ;
Vu les délibérations des conseils d'administration de l'Institut national polytechnique de Lorraine et des
universités de Metz, Nancy-I, Nancy-II, en date du 25 janvier 2011 ;
Vu l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche en date du 30 mai 2011 ;
Le Conseil d'Etat (section de l'intérieur) entendu,
Décrète :
Chapitre Ier : Dispositions générales
Article 1
L'université de Lorraine est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel
constitué sous la forme d'un grand établissement au sens de l'article L. 717-1 du code de l'éducation. Elle
est soumise aux dispositions de ce même code et des textes pris pour son application, sous réserve des
dérogations prévues au présent décret.
Son siège est fixé à Nancy. Elle est implantée sur plusieurs sites, principalement à Nancy et à Metz.
Article 2
L'université de Lorraine concourt aux missions du service public de l'enseignement supérieur définies aux
articles
L. 123-1 à L. 123-9 du code de l'éducation, notamment en matière d'enseignement, d'insertion
professionnelle, de recherche scientifique et technologique, de diffusion de la culture, d'information
scientifique et technologique, de transfert de technologie et de coopération internationale et
transfrontalière.62
Elle délivre les titres et diplômes nationaux pour lesquels elle a été habilitée par le ministre chargé de
l'enseignement supérieur, seule ou conjointement avec d'autres établissements d'enseignement supérieur.
Les textes relatifs aux diplômes nationaux préparés dans les instituts et écoles des universités sont
applicables à l'université de Lorraine.
Elle a vocation à délivrer des titres d'ingénieurs diplômés et à développer des formations doctorales.
Elle peut délivrer des diplômes qui lui sont propres.
L'accès aux formations de premier cycle qu'elle dispense est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat
dans les conditions fixées par l'article L. 612-3 du code de l'éducation. Toutefois, l'accès aux instituts et
aux écoles est subordonné aux capacités d'accueil, au succès à un concours ou à l'examen d'un dossier.
La liste des formations de deuxième cycle dont l'accès est subordonné au succès à un concours ou à
l'examen d'un dossier est fixée en annexe.
Chapitre II : Organisation administrative
Article 3
I. ― Le président de l'université de Lorraine, par ses décisions, le conseil d'administration, par ses
délibérations, le conseil scientifique, le conseil de la formation, le conseil de la vie universitaire et le sénat
académique, par leurs avis et orientations, assurent l'administration de l'université.
Un directoire assiste le président dans l'accomplissement de ses fonctions.
II. ― L'université de Lorraine comprend en outre :
1° Des collégiums, qui assurent la coordination des activités des instituts, des écoles ou des unités de
formation et de recherche qui les composent ;
2° Des pôles scientifiques, qui assurent la coordination des activités des unités de recherche qui les
composent et la cohérence scientifique des domaines concernés.
III. ― Elle comprend également des services communs.
Article 4
Le président est élu à la majorité absolue des membres en exercice du conseil d'administration parmi les
enseignants-chercheurs, chercheurs, professeurs ou maîtres de conférences, associés ou invités, ainsi que
tous autres personnels assimilés.
Le mandat du président, d'une durée de cinq ans, expire à l'échéance du mandat des membres du conseil
d'administration autres que les représentants des étudiants. Il est renouvelable une fois.
Si le président cesse ses fonctions, pour quelque cause que ce soit, un nouveau président est élu pour la
durée du mandat de son prédécesseur restant à courir.
Les fonctions de président sont incompatibles avec l'exercice, au sein de l'université de Lorraine, de toutes
autres fonctions électives et de toute fonction de directeur d'une structure interne de l'établissement. Elles
sont également incompatibles avec les fonctions de chef de tout autre établissement public à caractère
scientifique, culturel et professionnel.
Le président de l'université de Lorraine peut rester en fonction jusqu'au 31 août suivant la date à laquelle
il a atteint l'âge de soixante-huit ans.
Article 5
Modifié par DÉCRET n°2014-1239 du 24 octobre 2014 - art. 9
I. ― Le président exerce les attributions confiées au président d'université par l'article L. 712-2 du code de
l'éducation et les textes pris pour son application. L'attribution prévue au 5° du même article ne peut être
exercée par les directeurs des composantes de l'université. Pour l'application des dispositions du 10° du
même article, le président installe, sur proposition du conseil d'administration, une mission "égalité entre
les hommes et les femmes".
Il préside le conseil d'administration, le conseil scientifique, le conseil de la formation, le conseil de la vie
universitaire et le sénat académique. En cas de partage égal des voix, sa voix est prépondérante.
II. ― Le président est assisté d'un vice-président pour chacun des quatre conseils mentionnés au deuxième
alinéa du I, d'un vice-président étudiant et d'autres vice-présidents, dont il fixe le nombre et les
attributions.
Les vice-présidents sont désignés, sur proposition du président, selon des modalités fixées par le règlement
intérieur.
III. ― Le président peut, pour les affaires de leur ressort, déléguer aux directeurs de collégium et de pôle
scientifique une partie de ses attributions.
Le président peut déléguer sa signature au directeur général des services , aux vice-présidents et aux
agents de catégorie A placés sous son autorité.63
Le président peut également déléguer sa signature, pour les affaires de leur ressort, aux directeurs
respectifs :
1° Des collégiums, des pôles scientifiques et des structures internes qu'ils regroupent ;
2° Des services communs mentionnés à l'article 3 ;
3° Des unités de recherche constituées avec d'autres organismes publics d'enseignement supérieur ou de
recherche.
IV. ― Sans préjudice des dispositions de l'article L. 719-8 du code de l'éducation, en cas de difficulté grave
dans le fonctionnement des organes statutaires mentionnés à l'article 14 ou de défaut d'exercice de leurs
attributions, le président peut prendre, à titre exceptionnel, toutes dispositions imposées par les
circonstances. Il en informe le conseil d'administration dans les meilleurs délais.
Article 6
Le directoire comprend le président de l'université, les vice-présidents et les directeurs des collégiums et
des pôles scientifiques. Le directeur général des services et l'agent comptable assistent aux réunions du
directoire.
Le directoire apporte son concours au président, en vue notamment de coordonner l'activité des structures
internes de l'établissement.
Article 7
Le conseil d'administration comprend, outre le président, trente membres :
1° Sept personnalités extérieures à l'établissement désignées par les directeurs des collégiums et des pôles
scientifiques réunis en assemblée, selon des modalités fixées par le règlement intérieur, dont au moins :
a) Un chef d'entreprise ou cadre dirigeant d'entreprise ;
b) Un autre acteur du monde économique et social ;
2° Un représentant du conseil régional de Lorraine et deux représentants d'autres collectivités territoriales
ou de leurs groupements, déterminés par règlement intérieur, sur le territoire desquels est implanté
l'établissement ;
3° Vingt membres élus répartis dans les collèges suivants :
a) Six représentants des professeurs des universités et personnels assimilés au sens de l'article 3 du décret
du 18 janvier 1985 susvisé ;
b) Six représentants des autres catégories de personnels d'enseignement et de recherche ;
c) Quatre représentants des étudiants ;
d) Quatre représentants des personnels de bibliothèque, ingénieurs, administratifs, techniques, ouvriers,
de service et de santé.
Article 8
Le conseil d'administration détermine la politique de l'établissement.
A ce titre :
1° Il approuve le contrat d'établissement de l'université ;
2° Il adopte le règlement intérieur prévu à l'article 15 ;
3° Il vote le budget et approuve les comptes ;
4° Il fixe les modalités d'organisation budgétaire des composantes de l'établissement prévues à l'article
19 ;
5° Il approuve, sous réserve des dispositions de l'article 14, les accords et les conventions signés par le
président de l'établissement ainsi que les prises de participation, les créations de filiales et de fondations
prévues à l'article
L. 719-12 du code de l'éducation, l'acceptation de dons et legs et les acquisitions et cessions immobilières
;
6° Il répartit, sur proposition du président, les emplois et les crédits par collégium et par unité de recherche
ou, le cas échéant, par pôle scientifique ;
7° Il autorise le président à engager toute action en justice ;
8° Il approuve le rapport annuel d'activité présenté par le président ;
9° Il délibère sur toutes autres questions que lui soumet le président, au vu notamment des avis et
orientations émis par les autres conseils.
Le conseil d'administration peut déléguer certaines de ses attributions au président, à l'exception de celles
mentionnées aux 1°, 2°, 3°, 8° et 9°. Celui-ci rend compte, dans les meilleurs délais, au conseil
d'administration des décisions prises en vertu de cette délégation.64
Toutefois, le conseil d'administration peut, dans des conditions qu'il détermine, déléguer au président le
pouvoir d'adopter les décisions modificatives du budget. Il en rend compte dès que possible au conseil
d'administration.
Il peut créer des commissions spécialisées.
Article 9
I. ― Le conseil scientifique comprend, outre le président, quarante membres au plus.
Il est composé :
1° De personnalités qualifiées, françaises et étrangères, désignées par le président de l'université de
Lorraine ;
2° De représentants d'institutions partenaires, choisies par le président après avis des autres membres du
conseil scientifique ;
3° Pour moitié au moins, de représentants élus des personnels d'enseignement et de recherche, des
ingénieurs et techniciens et des étudiants inscrits en doctorat.
II. ― Le conseil scientifique veille à la qualité et à la cohérence de la politique scientifique de l'établissement,
à l'élaboration de laquelle il contribue. Il s'assure de la liaison entre l'offre de formation et la politique
scientifique.
A ce titre, il est consulté sur :
1° La répartition des crédits de recherche ;
2° La politique d'emploi des enseignants-chercheurs et chercheurs ;
3° Les programmes et contrats de recherche proposés par les pôles scientifiques ;
4° La création et la suppression de pôles scientifiques.
Il concourt à l'évaluation des activités scientifiques.
Article 10
I. ― Le conseil de la formation comprend, outre le président, quarante membres au plus.
Il est composé :
1° De personnalités extérieures à l'établissement désignées par le président de l'université de Lorraine ;
2° En majorité, de représentants élus des personnels et des étudiants.
II. ― Le conseil de la formation veille à la qualité et à la cohérence de l'offre de formation et de sa déclinaison
territoriale. Il contribue à l'élaboration de la politique de formation initiale et continue.
A ce titre, il est consulté sur :
1° L'organisation des formations ;
2° La politique de développement des infrastructures de formation ;
3° La création et la suppression des collégiums.
Article 11
I. ― Le conseil de la vie universitaire comprend, outre le président, trente membres au plus.
Il est composé :
1° De personnalités extérieures à l'établissement désignées par le président de l'université de Lorraine ;
2° En majorité, de représentants élus des personnels et des étudiants.
II. ― Le conseil de la vie universitaire veille à la qualité de la vie universitaire et au respect des droits et libertés
des étudiants.
A ce titre, il est consulté sur :
1° La politique de sites en matière d'activités culturelles, sportives ou associatives ;
2° L'action sociale en faveur des étudiants et des personnels ainsi que l'attribution des crédits
correspondants ;
3° La politique de santé ;
4° La gestion du handicap ;
5° La politique en faveur de l'engagement des étudiants ;
6° Les relations avec les partenaires institutionnels de la vie universitaire.
Article 12
I. ― Le sénat académique est composé :
1° Des membres élus du conseil scientifique, du conseil de la formation et du conseil de la vie universitaire
;65
2° De représentants élus des collèges mentionnés au 3° de l'article 7, dont six au titre de l'ensemble des
deux premiers collèges et dix au titre du collège des personnels de bibliothèque, ingénieurs, administratifs,
techniques, ouvriers, de service et de santé.
II. ― Il est consulté sur :
1° Le contrat d'établissement ;
2° Les modifications du règlement intérieur touchant aux questions mentionnées aux 1° à 3° du II de
l'article 15 ;
3° La création et la suppression des collégiums et pôles scientifiques ;
4° Les prévisions budgétaires pluriannuelles ;
5° La politique annuelle d'affectation des ressources humaines ;
6° La politique partenariale en matière universitaire, culturelle ou socio-économique.
Le président lui présente, à la première séance suivant son élection, le projet qu'il entend mettre en oeuvre
pour l'établissement.
Article 13
I. ― Les collégiums assurent la représentation des grands secteurs de formation de l'université de Lorraine
:
1° Disciplines juridiques, économiques et de gestion ;
2° Lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales ;
3° Sciences et technologies ;
4° Disciplines de santé.
Les formations de santé sont organisées suivant les articles L. 713-4 et suivants du code de l'éducation.
Un collégium regroupe toutes les écoles d'ingénieurs.
Les autres collégiums sont créés ou supprimés par le conseil d'administration, dans les conditions
d'adoption du règlement intérieur, après avis du conseil de la formation et du sénat académique.
II. ― Les pôles scientifiques regroupent, selon leur champ disciplinaire, des laboratoires de recherche et, le
cas échéant, des unités de recherche formées avec d'autres établissements d'enseignement supérieur ou
de recherche.
Les pôles scientifiques sont créés ou supprimés par le conseil d'administration, dans les conditions
d'adoption du règlement intérieur, après avis du conseil scientifique et du sénat académique.
III. ― Les instituts et les écoles, auxquels sont applicables l'article L. 713-9 du code de l'éducation et les textes
pris pour l'application de l'article L. 713-1 du même code, les unités de formation et de recherche,
auxquelles sont applicables les articles L. 713-3 et L. 713-4 du même code, et les laboratoires de recherche
sont créés ou supprimés dans les conditions prévues par le règlement intérieur, par le conseil
d'administration sur proposition du conseil de collégium ou de pôle scientifique correspondant au champ
disciplinaire ou après avis conforme de celuici.
Article 14
I. ― Le collégium ou le pôle scientifique est dirigé par un directeur assisté d'un conseil. Le directeur est élu
par ce conseil pour une durée de cinq ans renouvelable une fois. Il peut déléguer sa signature à tout agent
de catégorie A du collégium ou du pôle scientifique.
II. ― Le conseil du collégium :
1° Approuve les accords et conventions, pour les affaires l'intéressant, dans les conditions fixées par le
règlement intérieur ;
2° Répartit les emplois et les crédits dans les structures internes qu'il regroupe ;
3° Adopte les règles relatives aux examens et les modalités de contrôle des connaissances du collégium
après avis du conseil de la formation.
III. ― Le conseil du pôle scientifique exerce, pour les affaires le concernant, les prérogatives mentionnées
au 1° et, le cas échéant, au 2° du II.
Article 15
I. ― Le règlement intérieur de l'université de Lorraine est adopté par le conseil d'administration à la majorité
des deux tiers des membres présents et représentés.
II. ― Il fixe, dans le respect des principes d'autonomie et de démocratie universitaires, les règles d'organisation et
de fonctionnement de l'établissement non prévues par le présent décret.
Il détermine notamment :
1° Les modalités d'élection du président autres que celles prévues à l'article 4 et les modalités de
désignation des vice-présidents autres que celles prévues à l'article 5 ;66
2° Le nombre de sièges par catégorie au sein du conseil scientifique, du conseil de la formation, du conseil
de la vie universitaire et du sénat académique ;
3° Les modalités de fonctionnement des organes prévus au premier alinéa de l'article 3 du présent décret,
notamment les règles de quorum, les modalités de délibération et de représentation des membres, les
modalités de convocation, d'établissement et d'envoi de l'ordre du jour, les modalités de convocation et
de présidence en cas d'empêchement du président, la liste des personnes qui peuvent assister aux séances
avec voix consultative et les règles de publicité des délibérations ;
4° Les modalités d'organisation et de fonctionnement des commissions formées par le conseil
d'administration en application du dernier alinéa de l'article 8 ;
5° La liste des collégiums, des pôles scientifiques et des services communs ;
6° Les missions de chaque collégium et de chaque pôle scientifique, les modalités de désignation de son
directeur, ses structures internes, les modalités de désignation du conseil du collégium ou du pôle
scientifique et toutes autres règles d'organisation et de fonctionnement relatives aux organes mentionnés
à l'article 14.
III. ― Le règlement intérieur peut prévoir que les membres de ces conseils et du sénat académique peuvent
participer aux séances par des moyens de visioconférence ou de communication électronique :
1° Satisfaisant à des caractéristiques techniques garantissant la transmission continue et simultanée des
débats et la confidentialité des votes lorsque le scrutin est secret ;
2° Permettant l'identification des intervenants ;
3° Et assurant la participation effective de ceux-ci à une délibération collégiale.
Les membres qui participent par ces moyens aux séances sont réputés présents dans le calcul du quorum
et de la majorité requise.
Article 16
Les services communs de l'université de Lorraine assurent les activités confiées aux services communs des
universités par l'article L. 714-1 du code de l'éducation. Leurs modalités de création, d'organisation et de
fonctionnement sont fixées par les décrets pris pour l'application de cet article.
L'université de Lorraine peut en outre décider, en vertu de l'article L. 714-2 du même code, de créer avec
d'autres établissements publics d'enseignement supérieur ou de recherche un ou plusieurs services
communs. Les établissements intéressés règlent par convention l'organisation et les modalités de gestion
de ce service. Cette convention mentionne les missions dévolues au service, l'établissement de
rattachement, au sein duquel le service établit son siège, ainsi que les droits et obligations des
établissements contractants. Elle précise en outre les conditions de nomination du directeur de ce service,
la durée de son mandat, ainsi que, le cas échéant, la composition, les attributions et les modalités de
fonctionnement de l'instance consultative qui assiste le directeur.
Article 17
La durée du mandat des membres des conseils et du sénat académique est de cinq ans renouvelable, à
l'exception des représentants des étudiants, dont le mandat est de deux ans renouvelable.
A l'exception du président, nul ne peut être simultanément membre du conseil d'administration, du conseil
scientifique, du conseil de la formation et du conseil de la vie universitaire.
Les mandats prennent effet à la date de la première réunion du conseil d'administration.
Le conseil scientifique, le conseil de la formation, le conseil de la vie universitaire et le sénat académique
sont renouvelés à chaque renouvellement complet du conseil d'administration, à l'exception des
représentants des étudiants.
Sur proposition du président de l'université et dans l'intérêt de l'établissement, le recteur de l'académie de
Nancy-
Metz peut écourter ou proroger le mandat des représentants des personnels pour une durée maximale de
six mois, et celui des représentants des étudiants pour une durée maximale de trois mois.
Article 18
Modifié par DÉCRET n°2014-1239 du 24 octobre 2014 - art. 9
I. ― Pour l'élection des représentants des personnels et des étudiants au conseil d'administration, au conseil
scientifique, au conseil de la formation, au conseil de la vie universitaire, au sénat académique, au conseil
de chaque collégium et de chaque pôle scientifique et aux conseils des structures internes qu'ils regroupent,
le mode de scrutin, les conditions d'exercice du droit de suffrage, d'éligibilité, le déroulement et les
conditions de régularité du scrutin et les modalités de recours contre les élections sont fixés par l'article L.
719-1 du code de l'éducation et les articles D. 719-7 à D. 719-40 du code de l'éducation.67
II. ― Pour l'élection des membres du conseil d'administration, du conseil de la formation, du conseil de la
vie universitaire et du sénat académique, les électeurs des différentes catégories sont répartis dans les
collèges électoraux définis à l'article 4 du même décret.
Pour l'élection des membres du conseil scientifique, les électeurs des différentes catégories sont répartis
dans les collèges électoraux définis à l'article 5 du même décret.
Pour l'élection des membres des conseils de collégium, de pôle scientifique et des structures internes qu'ils
regroupent, les électeurs des différentes catégories sont répartis dans les collèges électoraux définis à
l'article 3 du même décret. Le règlement intérieur de l'établissement prévoit les conditions dans lesquelles
est assurée la représentation des structures internes des collégiums et des pôles scientifiques.
III. ― Pour l'élection des représentants des personnels enseignants au conseil d'administration, au conseil
de la formation, ainsi que, s'agissant du conseil scientifique, pour chacun des trois premiers collèges
mentionnés au 1 de l'article 5 du même décret, chaque liste assure la représentation des grands secteurs
de formation de l'université et des sites d'implantation de l'établissement dans des conditions fixées par le
règlement intérieur.
Il en est de même pour l'élection des représentants des étudiants au conseil de la formation.
IV. ― Pour l'élection des représentants des autres personnels au conseil d'administration et au conseil de la
formation ainsi que pour l'élection des représentants des personnels et des étudiants au conseil de la vie
universitaire et celle des étudiants au conseil d'administration, le règlement intérieur de l'établissement
prévoit les conditions dans lesquelles est assurée la représentation des sites d'implantation de l'université.
V. ― Lorsqu'un seul siège est à pourvoir dans un collège déterminé, l'élection a lieu au scrutin uninominal
majoritaire à un tour.
VI. ― Les autres modalités des élections sont fixées par le président de l'université de Lorraine.
Article 19
Les instituts et les écoles sont dotés d'un budget propre intégré dans les conditions définies par l'article L.
719-5 du code de l'éducation et le décret pris pour son application.
Les services communs créés en application du second alinéa de l'article 16 sont dotés d'un budget annexé
au budget de l'établissement de rattachement.
Le conseil d'administration détermine les modalités d'organisation budgétaire des autres structures
internes, ou de leurs regroupements, de l'université de Lorraine. Ces structures ou leurs regroupements
peuvent recevoir une dotation de fonctionnement, être dotés d'un budget propre intégré ou d'un budget
annexe dans les conditions définies par l'article L. 719-5 du code de l'éducation et le décret pris pour son
application.
Pour l'exécution d'un budget propre ou d'un budget annexe, le président d'université peut désigner comme
ordonnateur secondaire le responsable de cette structure ou du regroupement. Les ordonnateurs
secondaires peuvent déléguer leur signature aux agents publics de la structure ou du groupement.
"68
ANNEXE 3
Liste des établissements publics d"enseignement supérieur relevant du ministre
chargé de l"enseignement supérieur délivrant des diplômes sous l"autorité de
l"Etat
EPSCP
Universités :
Aix-Marseille « Aix-Marseille Université »
Amiens « Université de Picardie Jules Verne »
Angers
Antilles
Artois
Avignon « Université d"Avignon et des Pays du Vaucluse »
Besançon « Université de Franche Comté »
Bordeaux
Bordeaux-III « Université Bordeaux Montaigne »
Brest « Université de Bretagne Occidentale »
Bretagne-Sud
Caen « Université de Caen Normandie »
Cergy-Pontoise
Chambéry « Université Savoie Mont Blanc »
Clermont Auvergne
Corse « Università di corsica Pasquale Paoli »
Dijon « Université de Bourgogne »
Evry-Val d"Essonne
Grenoble Alpes
La Guyane
La Réunion
La Rochelle
Le Havre « Université Le Havre Normandie »
Le Mans « Le Mans Université »
Lille
Limoges
Littoral « Université Littoral-Côte d"Opale »
Lyon-I « Université Claude Bernard Lyon 1 »
Lyon-II « Université Lumière Lyon 2 »
Lyon-III « Université Jean Moulin »
Marne-la-vallée « Paris-Est Marne-la-Vallée »
Montpellier
Montpellier-III « Université Paul Valery Montpellier 3 »
Mulhouse « Université de Haute Alsace »
Nantes
Nice « Université Nice Sophia Antipolis »69
Nîmes
Nouvelle Calédonie
Orléans
Paris-I « Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne »
Paris-II « Université Panthéon-Assas »
Paris-III « Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 »
Paris-V « Université Paris Descartes »
Paris-VII « Université Paris Diderot »
Paris-VIII « Université Paris 8 Vincennes – Saint- Denis »
Paris-X « Université Paris Nanterre »
Paris-XI « Université Paris-Sud »
Paris-XII « Université Paris-Est Créteil Val de Marne »
Paris-XIII « Université Paris 13 »
Pau « Université de Pau et des pays de l"Adour »
Perpignan « Université de Perpignan Via Domitia »
Poitiers
Polynésie française
Reims « Université de Reims Champagne-
Ardenne »
Rennes-I
Rennes-II
Rouen « Université de Rouen Normandie »
Saint Etienne « Université Jean Monnet Saint-
Etienne »
Sorbonne Université
Strasbourg
Toulon
Toulouse-I « Université Toulouse-1 Capitole »
Toulouse-II « Université Toulouse-Jean Jaurès »
Toulouse-III « Université Toulouse III – Paul Sabatier »
Tours
Valenciennes « Université polytechnique des hauts de France »
Versailles-Saint-Quentin en Yvelines
Institut national polytechnique de Toulouse (INPT)
Instituts et écoles extérieurs aux universités
- Ecoles centrales de Lille (Centrale Lille), Lyon (Centrale Lyon), Marseille (Centrale Marseille) et
Nantes (Centrale Nantes)
- Ecole d"ingénieurs SIGMA Clermont (SIGMA CLERMONT)
- Ecole nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne (ENISE)
- Ecole nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT)
- Ecole nationale supérieure de chimie de Paris (ENSCP)
- Ecole nationale supérieure de mécanique et d"aérotechnique de Poitiers (ENSMA)
- Ecole nationale supérieure d"ingénieurs de Caen (ENSICAEN)
- Ecole nationale supérieure de mécanique et des microtechniques (ENSMM)70
- Instituts nationaux des sciences appliquées (INSA) de Lyon, Rennes, Toulouse, Rouen, Strasbourg et
Centre Val de Loire (CVL)
- Institut national universitaire Jean-François Champollion (INU Champollion)
- Institut supérieur de mécanique de Paris (Supméca)
- Universités de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM), Compiègne (UTC) et Troyes (UTT)
Grands établissements :
- CentraleSupélec
- Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)
- Ecole des hautes études en santé publique (EHESP)
- Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
- Ecole nationale des Chartes (ENC)
- Ecole nationale supérieure d'arts et métiers ou Arts et Métiers (ENSAM)
- Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (ENSSIB)
- Ecole pratique des hautes études (EPHE)
- Institut d'études politiques de Paris (SciencesPo Paris)
- Institut de physique du Globe de Paris (IPGP)
- Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO)
- Institut national d"histoire de l"art (INHA)
- Institut polytechnique de Bordeaux (Bordeaux INP)
- Institut polytechnique de Grenoble (Grenoble IP)
- Muséum national d'histoire naturelle (MNHN)
- Observatoire de Paris (ObsPM)
- Université de Lorraine (UL)
- Université Paris-Dauphine (Dauphine)
Ecoles normales supérieures :
- Ecole normale supérieure (ENS)
- Ecole normale supérieure de Cachan (ENS Paris-Saclay)
- Ecole normale supérieure de Lyon (ENS Lyon)
- Ecole normale supérieure de Rennes (ENS Rennes)
Communautés d"universités et établissements
- Normandie Université
- Université Paris-Saclay
- Communauté Université Grenoble Alpes
- Université Paris Lumières
- Université Sorbonne Paris Cité
- Languedoc-Roussillon Universités
- Université de Lyon
- Université Paris-Est
- Université Paris-Seine
- Université Côte d"Azur
- Université de Bourgogne Franche-Comté
- Communauté d"universités et établissements d"Aquitaine71
- Université de recherche Paris sciences et lettres - PSL Research University
- Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées
- Université confédérale Léonard de Vinci
- Lille Nord de France
- HESAM Université
- Université Bretagne Loire
- Centre-Val de Loire
EPA
- Ecole nationale supérieure de chimie de Lille (ENSCL)
- Ecole nationale supérieure de chimie de Rennes (ENSCR)
- Ecole nationale supérieure d"informatique pour l"industrie et l"entreprise (ENSIIE)
- Ecole nationale d'ingénieurs de Brest (ENIB)
- Ecole nationale d'ingénieurs de Tarbes (ENIT)
- Institut d'administration des entreprises (IAE) de Paris
- Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les
enseignements adaptés (INSHEA)
- Ecole nationale supérieure de chimie de Montpellier (ENSCM)
- Ecole nationale supérieure de l'électronique et de ses applications de Cergy (ENSEA)
- Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN)
- Centre universitaire de formation et de recherche (CUFR) de Mayotte
Etablissements ne délivrant pas de diplôme national
Le Collège de France n"inscrit aucun étudiant.
Les 5 écoles françaises à l’étranger accueillent des étudiants dans le cadre de programmes de
recherche
- Les instituts d’études politiques (IEP) d'Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Toulouse,
Lille et Rennes délivrent un diplôme d’établissement valant grade de master1
- L"Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT) délivre un diplôme
d’établissement valant grade de master
#72NOTE DE L’UNIVERSITÉ
DE LORRAINE
À METZ MÉTROPOLE
23 NOVEMBRE 2020Note Metz Métropole
23 novembre 2020
Président
1/26
Focus Metz Métropole 2013 ‐ 2019
L’objectif de cette note est de fournir des informations qualitatives et quantitatives concernant la situation du territoire de Metz Métropole au sein de l’ensemble de l’Université de Lorraine. Le périmètre pris en compte comprend : Campus de Bridoux, du Saulcy, du Technopole et de Montigny les Metz.
Dans la mesure du possible les données fournies :
x Portent sur un comparatif avec les années de référence 2013 et 2018
x Présentent les éléments explicatifs associés si nécessaire
x Font référence à des données élaborées, avant la fusion des universités, par l’UPVM (Université
Paul Verlaine de Metz) portant sur l’année 2010 et produites pour préparer le contrat quinquennal
2013-2017 (pour toute la Moselle) et transmises à l’AERES (agence d’évaluation de la recherche
et de l’enseignement supérieur) aujourd’hui HCERES (Haut Conseil de l’Evaluation de la
Recherche et de l’Enseignement Supérieur).
L’impact économique de l’Université est présenté dans sa globalité à partir d’une étude par un cabinet privé international Biggar puis par la CURIF (Conférence des Universités de Recherche Intensive).
Les limites :
x L’Université de Lorraine étant un tout, avec des interactions entre toutes ses structures et tous
ses acteurs il n’y a pas de possibilité, à ce jour, de produire des données de type économique
(financières) sur l’activité réalisée au sein d’un territoire particulier (et donc du territoire Metz
Métropole spécifiquement). Nous utilisons des outils nationaux spécifiques aux universités pour
nos systèmes budgétaire et financier, RH et étudiants qui ne se déclinent pas territorialement.
L’impact des activités de l’université sur les territoires fait l’objet de projets d’études en 2021.
x D’autres indicateurs de types économiques sont en cours d’étude et/ou de production.
Plan du document :
1. Formation....................................................................................................................................... 2 1.1 Effectifs étudiants et caractérisation ...................................................................................... 2 1.2 Origine géographique des étudiants...................................................................................... 8 1.3 Réussite des étudiants dont PACES ................................................................................... 10 1.4 Composantes de formation ................................................................................................. 11 2. Recherche ................................................................................................................................... 14 2.1 Laboratoires de recherche .................................................................................................. 14 2.2 Doctorat et doctorants ......................................................................................................... 16 3. Ressources Humaines ................................................................................................................. 23 4. Impact Économique ..................................................................................................................... 25 4.2 Insertion professionnelle et territoire mosellan .................................................................... 27 4.3 Publications scientifiques .................................................................................................... 28 4.4 - Brevets et création d’entreprises ....................................................................................... 28 4.5 - Étude d’impact économique .............................................................................................. 29 5. Immobilier .................................................................................................................................... 29 Annexes : .......................................................................................................................................... 30Note Metz Métropole
23 novembre 2020
Président
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1. Formation
1.1 Effectifs étudiants et caractérisation
Méthodologie :
– Les effectifs pris en compte sont les étudiants en formation initiale hors doctorants, IFSI et CPGE.
– L’année correspond à l’année de rentrée universitaire : ex 2019 = année U. 2019/2020.
– Les données définitives sont observées à la fin d’une année universitaire.
Effectifs :
x 2010 : 13 340 étudiants en Moselle (UPVM - AERES)
o Comprenant tous les sites mosellans donc Metz Métropole plus les sites de
Forbach, Sarreguemines, Saint-Avold et Thionville-Yutz (environ 890 étudiants
en 2018)
x 2013 : 13 229 étudiants (Metz Métropole hors autres sites mosellans) soit 25,1 % des effectifs totaux de l’université de Lorraine comprenant 52 690 étudiants
x 2018 : 16 361 étudiants dont 1055 de l’ENIM (Metz Métropole) soit 26,4 % (ou 26,1% hors ENIM) des effectifs totaux de l’université de Lorraine comprenant 59 750 étudiants
x 2019 : 16 661 étudiants sur un total de 60 132 étudiants inscrits à l’université de Lorraine, soit un 212 étudiants supplémentaires inscrits sur le territoire messin soit 27.7 % de l’effectif total.
En moyenne depuis 2013, un peu moins de la moitié (47%) des nouveaux bacheliers de l'académie Nancy-Metz intègrent l'université de Lorraine1. Parmi eux, 14% s'inscrivent dans une composante messine de l’université de Lorraine et 33% dans des autres composantes hors Metz. En 2019, alors que le nombre de bacheliers de l'académie était stable, l'UL dans son ensemble en a attiré un peu moins, alors que Metz en a attiré davantage (+176 néo bacheliers).
A noter que depuis la mise en place de la PACES en 2010, l’effectif d’étudiants suivant les cours à Metz s’élève à 342 en moyenne par an.
1 Nous ne pouvons analyser que l’origine des étudiants inscrits dans notre établissement. Nous n’avons pas de données sur le devenir de
l’ensemble des élèves ayant obtenu leur baccalauréat sur le territoire de Metz Métropole. Par contre, à titre de comparaison, au niveau national, les taux de poursuite d’études à l’université des bacheliers toutes séries confondues étaient de 42,6% en 2013 et de 41,3% en 2014, ce qui semble indiquer que l’Université de Lorraine est globalement plus attractive à Metz que sur le reste du territoire national. Cette analyse serait à affiner selon les catégories de baccalauréat. (Dernières données disponibles 2013/2014, Source : MENESR-DGESIP-DGRI- SIES / Système d'information SISE).Note Metz Métropole
23 novembre 2020
Président
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L’attractivité des campus de l’université de Lorraine sur Metz Métropole s’améliore sensiblement plus vite que celle de l’ensemble de l’université de Lorraine. Un des enjeux majeurs est celui de la vie universitaire, avec un parc de logement social étudiant et un parc privé dont le développement doit être soutenu.
Ce graphique décrit l’évolution de l’ensemble des étudiants (toutes formations supérieures CPGE, BTS, Universités, Grandes écoles, privés). On peut remarquer sur ce graphique que Metz a perdu des étudiants sur la période 2000-2013 mais que depuis la création de l’Université de Lorraine la dynamique du site de Metz est comparable à celles des grandes villes de l’Est et à la dynamique nationale.Note Metz Métropole
23 novembre 2020
Président
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Si le nombre d’étudiants à Metz par habitant est comparable à celui de Lille, Bordeaux ou Lyon, le taux de croissance est le plus faible de France sur la période 2001-2015, ce qui est à mettre en lien avec la dynamique démographique mais aussi avec des questions d’attractivité.Note Metz Métropole
23 novembre 2020
Président
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Compléments d’information apportés suite au courrier de Metz Métropole du 19/10/2020
Évolution des effectifs étudiants sur Metz-Métropole période 2001-2018 (Source Data ESR : Jeu de données Data ESR : fr_esr_atlas_regional_effectifs_etudiants_inscrits_historique_metz en pièce jointe). Ces données fournissent par ailleurs des informations plus détaillées sur l’orientation des bacheliers vers les autres établissements que l’université de Lorraine.
o Tableau des données des effectifs étudiants messins
Rentrée Université CPGE/BTS Ingénieur Autres Hors UL * Total
2001 14151 2496 2414 3240 8150 22301
2002 14122 2636 1567 3342 7545 21667
2003 14354 2445 1590 3348 7383 21737
2004 14333 2466 1614 3622 7702 22035
2005 14112 2563 1607 3729 7899 22011
2006 13340 2600 1539 3643 7782 21122
2007 13022 2573 1599 3118 7290 20312
2008 13033 2583 1831 2237 6651 19684
2009 13510 2736 1905 2348 6989 20499
2010 13169 2594 2053 2492 7139 20308
2011 13108 2718 2020 2187 6925 20033
2012 12856 2889 1885 2386 7160 20016
2013 12655 2964 1843 2410 7217 19872
2014 13888 3015 1681 2454 7150 21038
2015 ** 15630 2935 718 2488 6141 21771
2016 16378 2956 708 2600 6264 22642
2017 16534 2920 743 2664 6327 22861
2018 17254 3021 224 2619 5864 23118
Le chiffre de 224 étudiants ingénieurs Hors UL à Metz est surprenant, il peut résulter d’une inscription administrative hors Metz. Les chiffres en tout cas confirme l’inflexion positive des effectifs depuis 2012 et la création de l’Université de Lorraine :
x Sur la période 2001 à 2011 le nombre d’étudiants à Metz a diminué de 2268 soit environ 10%.
x Hors impact de l’intégration de l’ENIM, les effectifs des étudiants de l’université de Lorraine à
Metz sont passé de 13018 en 2011 à 16254 en 2018 soit une hausse de 24% .
x Hors impact de l’intégration de l’ENIM, les effectifs des étudiants en dehors de l’université de
Lorraine à Metz sont passés de 5925 en 2011 à 5864 en 2018 soit une baisse de 1%.
* Liste des établissements hors UL
Autres écoles de spécialités diverses
Autres formations d'ingénieurs
Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE)
Ecoles de commerce, gestion et comptabilité
Écoles juridiques et administratives
** Intégration de l'ENIM à l'ULNote Metz Métropole
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Président
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Écoles paramédicales et sociales
Écoles supérieures art et culture
Sections de techniciens supérieurs (STS) et assimilés
Représentation graphique corrigé de l’intégration de l’ENIM:
Conclusions :
x L’augmentation du nombre d’étudiants dans le supérieur à Metz est soutenue uniquement
par l’université.
x La proportion d’étudiants à Metz à l’intérieur de l’université de Lorraine a augmenté en passant
de 25% en 2013 à 27% en 2019.
Offre de Formation
L’offre de formation au niveau post-bac est restée dans une configuration relativement stable sauf pour les effets de la mise en place des nomenclatures nationales pour les licences et les masters, nomenclatures au sein desquelles l’offre de formation a dû être réagencées (ensemble des documents en annexe - offre de formation 2011 et offre de formation actuelle)
Au niveau licence, elle est similaire sur les sites de Nancy et de Metz, les différences ou évolutions notables sont :
x la fermeture de la licence d’espagnol à Metz (proposée désormais uniquement à Nancy)
x la fermeture de la licence d’allemand à Nancy (proposée désormais uniquement à Metz)
x le remplacement de la licence de philosophie par une licence Humanités à Metz qui attire
désormais de nombreux étudiants.
Au niveau master, à la mise en place de la nouvelle nomenclature nationale, une démarche de spécialisation par site a commencé à être affirmée pour l’accréditation 2018-2023, selon les positionnements possibles dans ce cadre national relativement contraignant. Dans certains cas, lorsque cela est stratégiquement pertinent, la formation au niveau master reste néanmoins dupliquée à l’identique (ex : masters des métiers de l’enseignement).Note Metz Métropole
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Président
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Répartition par niveau de diplôme
La répartition des effectifs par niveau de diplôme est relativement stable entre Metz Métropole et le reste de l’UL, pour presque tous les niveaux d’études, quelles que soient les années.
La proportion des étudiants d’un niveau d’étude sur le territoire Metz Métropole par rapport à l’effectif global de l’Université de Lorraine se présente ainsi :
x DUT : 24%
x Licence : 33%
x Licence Pro : 25 %
x Master : 34% en 2013 et 37% en 2019
x Ingénieurs (ENIM) qui représentent en 2019, 16% des effectifs d’ingénieurs UL
Observations : les formations ingénieurs sur le territoire Metz-Métropole sont davantage opérées par des écoles hors UL que par l’UL elle-même. De ce fait, la formation en master dans les UFR de Metz Métropole est remarquablement plus élevée que dans les UFR des autres campus de l’Université de Lorraine. Elle est par ailleurs plus en croissance à Metz que dans les autres campus UL. L’ENIM représente
Répartition des étudiants Metz / Hors Metz entre les années 2013 et 2019
Étudiants en formation continue et apprentissage
x En 2013, ce sont 804 étudiants sur le territoire Metz Métropole qui sont en statut Formation Continu et Apprentissage soit 31,5% des effectifs totaux de l’université.Note Metz Métropole
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Président
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x Les effectifs augmentent régulièrement et en 2019 ils sont de 1169 étudiants sur Metz Métropole soit 28 % des effectifs FC et apprentissage totaux qui ont augmenté sur les autres territoires de l’UL.
L’apprentissage continue son développement sur le territoire.
Le développement de l’apprentissage à Metz était plus développé que sur les autres campus UL. Cette culture a rayonné dans le reste de l’établissement où les marges de progression étaient du fait de leur retard en la matière, beaucoup plus importantes. Le développement de l’apprentissage gagne les différents sites.
Les boursiers
Les étudiants ayant le statut de boursiers étaient respectivement au nombre de 5 030 en 2013 et 5 630 en 2019 soit respectivement 26% et 27.8 % des effectifs boursiers totaux. Un tiers des étudiants lorrains sont boursiers. L’UL en a accueilli 20 229 en 2019.
1.2 Origine géographique des étudiants
Nationalité
x Les effectifs étudiants étrangers (européens et extra communautaire) sur le territoire de Metz
Métropole représentent 19% des effectifs étudiants totaux sur ce territoire en 2013 et 20 % en
2019.
x 33 % (2 460) des étudiants de nationalité étrangère de l’Université de Lorraine sont en formation
sur le territoire Metz Métropole en 2013, ils sont 34% en 2019 (3 297)
Le développement de l’attractivité internationale des campus messins est légèrement plus rapide que celui du reste de l’établissement sans doute dopé par les formations franco-allemandes
Départements Lorrains
Méthodologie : l’origine est ici déterminée par le lieu d’obtention du baccalauréat quelle que soit la nationalité.
Parmi les étudiants qui étudient à l’université de Lorraine
o Origine Vosges :
2013 : 4,0 % (209) étudient sur le territoire de Metz Métropole et 96 % (5 175) sur les
autres territoires de l’université de Lorraine.
2019 : 6,4 % (370) étudient sur le territoire de Metz Métropole et 93,6 % (5 434) sur les
autres territoires de l’université de Lorraine.
o Origine Meuse :
2013 : 13 % (270) étudient sur le territoire de Metz Métropole et 87 % (1 802) sur les autres
territoires de l’université de Lorraine.
2019 : 17 % (394) étudient sur le territoire de Metz Métropole et 83 %( 1 977) sur les autres
territoires de l’université de Lorraine.Note Metz Métropole
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o Origine Meurthe et Moselle :
2013 : 10 % (1 237) étudient sur le territoire de Metz Métropole et 90 % (10 945) sur les
autres territoires de l’université de Lorraine.
2019 : 12 % (1 500) étudient sur le territoire de Metz Métropole et 88 % (11 438) sur les
autres territoires de l’université de Lorraine.
o Origine Moselle :
2013 : 49 % (7 231) étudient sur le territoire de Metz Métropole et 51 % (7 538) sur les
autres territoires de l’université de Lorraine.
2019 : 51,1 % (8 416) étudient sur le territoire de Metz Métropole et 48,9 % (8 058) sur
les autres territoires de l’université de Lorraine (mais 1 252 sur les autres sites
mosellans). Ces 8 058 étudiants mosellans qui poursuivent des études hors de la
métropole messine sont inscrits dans des composantes des collégiums suivants :
Hors Metz
COLLEGIUM SANTE (1) 2 942
COLLEGIUM TECHNOLOGIE (2) 1 286
COLLEGIUM DROIT ECONOMIE GESTION (3) 1 198
COLLEGIUM SCIENCES HUMAINES ET
SOCIALES(4) 633
COLLEGIUM SCIENCES ET TECHNOLOGIES 582
COLLEGIUM LORRAINE INP 447
COLLEGIUM ARTS LETTRES LANGUES 411
COLLEGIUM LORRAINE MANAGEMENT
INNOVATION 346
COLLEGIUM INTERFACE 213
Total 8 058
(1) parmi eux, 388 étudiants suivent les cours PACES à Metz
(2) dont 571 étudiants inscrits dans les IUT de Thionville-Yutz, Sarreguemines, Saint Avold et Forbach.
(3) dont 204 à Sarreguemines
(4) dont 89 à Sarreguemines
Globalement, les campus de Metz-Métropole sont aujourd’hui plus attractifs pour l’ensemble des étudiants provenant des 4 départements lorrains qu’ils ne l’étaient avant la fusion, tendance qui s’est confirmée en 2019 par rapport à 2018.Note Metz Métropole
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1.3 Réussite des étudiants dont PACES
Regard sur les diplômés
x En 2010, L’UPVM annonçait la délivrance de 3729 diplômés (niveau DUT, L, LP et M) - Comprenant tous les sites mosellans donc Metz Métropole plus les sites de Forbach, Sarreguemines, Saint Avold et Thionville-Yutz
x En 2013, Ce sont 3 682 étudiants qui ont été diplômés pour des formations dispensées sur le site Metz Métropole soit 28,5 % des diplômés totaux. Ces chiffres passent à 4 532 diplômés en 2019, soit 850 de plus qu’en 2013, ce qui représente une progression de 23% en 5 ans (Enim intégrée en 2015 comprise pour un peu moins de 200 étudiants diplômés par an).
x Le nombre d’étudiant diplômé par niveau prend la répartition suivante :
o DUT : 24% des diplômés lorrains de DUT le sont pour des formations dispensées sur le territoire Metz Métropole
o Licence : 33%
o Licence Professionnelle : 26,9 % en 2019
o Master : 36% en 2013 et 38,5% en 2019
o Ingénieurs (ENIM) qui représentent en 2018, 15,1% des effectifs d’ingénieurs diplômés UL contre 14,2% en 2018.
On retrouve ici un témoignage du dynamisme de la formation à niveau master sur les campus de Metz- Métropole mais aussi de l’ensemble des formationsNote Metz Métropole
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Regard sur la réussite au concours de la PACES
En 2013, L’observatoire de la vie universitaire a mené une étude visant à savoir si le site d’affectation avait une influence sur la réussite au concours.
Pour l’université de Lorraine comme au niveau national : « Les différentes études montrent que la réussite au concours est étroitement liée à la série du baccalauréat dont est issu l’étudiant et au fait qu’il soit primo inscrit ou non dans la formation ».
L’analyse de la réussite selon les 4 sites d’enseignement en 2013 (Brabois, Aiguillettes et Lionnois pour Nancy et Bridoux pour Metz) montre que « La différence de réussite entre ces sites n’est pas révélée du point de vue statistique ».
1.4 Composantes de formation
Effectifs comparés par composante entre 2013 et 2019.
2013 2019
ECOLE SUP PROFESSORAT EDUCATION 308 466
ENIM-ECOLE NAT INGENIEURS METZ Non concernée UL 1 055
FACULTE DROIT ECONOMIE ADM METZ 2 482 2 666
IAE METZ - ECOLE UNIV DE MANAGEMENT 963 1 118
INST SUP FRANCO-ALL TECHNIQUES ECONOMIE 130 447
IUT METZ 1 776 1 938
PACES Metz 318 388
UFR ARTS LETTRES ET LANGUES METZ 2 501 2 738
UFR MATHEMATIQUES INFORMATIQUE
MECANIQUE 1 166 1 247
UFR SCIENCES FONDAMENTALES ET APPLIQUEES 1 395 1 785
UFR SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES METZ 2 190 2 793
Total 13 229 16 661
Aucune formation de l’université de Lorraine à Metz n’a vu son nombre d’étudiants diminués.
Depuis 2015, l’ENIM a rejoint le collégium Lorraine INP intégrant également le concours GEPI Polytech. La dynamique des ENI au niveau national peinait à trouver sa place au niveau national. L’ENIM a su montrer sa spécificité et bénéficier d’une nouvelle dynamique (attractivité notamment). On peut noter également les meilleurs classements de l’ENIM. Selon le dernier classement des écoles d’ingénieurs publié le 10 février 2020 par l’Étudiant, pour le palmarès 2019, l’ENIM se positionne 57ième sur 167 écoles.
Les chiffres de la Faculté de Droit Économie Administration de Metz intègrent les 247 étudiants de Sarreguemines.
Toutes les composantes des campus de Metz-Métropole sont en croissance au niveau des effectifs étudiants, à un rythme plus élevé que dans le reste de l’établissement (+ 1 point dans la part des effectifs totaux de l’UL entre 2013 et 2019, en données corrigées de l’intégration de l’ENIM).Note Metz Métropole
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1.5 – Formation des enseignants du primaire et des collèges : la Maison pour la science de Lorraine.
La Maison pour la Science de Lorraine, structure de l’Université de Lorraine en partenariat avec le rectorat est implantée au sein de l’Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation propose : ‐ Une offre de développement professionnel en sciences, technologie et mathématiques pour les professeurs du 1er et du 2nd degré qui leur permet de se rapprocher de la science vivante et contemporaine,
‐ Un accompagnement des enseignants avec leur classe avec plus de 250 étudiants scientifiques qui interviennent à l’école primaire et 10 collèges pilote pour une pratique des sciences en étroite liaison avec les scientifiques locaux,
‐ 10 Centres de ressources « la main à la pâte » sur l’ensemble du territoire lorrain à destination des élèves de maternelles et du primaires.
En 2012, Il n’existait qu’un seul centre à Nancy, aucun centre ressources. l’Université de Lorraine à décider de développer la Maison de la Science sur tout le territoire. La situation actuelle est la suivante :Note Metz Métropole
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Président
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Pour exemple le nombre des professeurs de collège formés en 2019:
A noter que 3 des 10 collèges pilotes lorrains « Mains à la Pâtes » sont en Moselle (Jules Ferry à Woippy, Louis Armand à Moulin-les-Metz, Paul Verlaine à Faulquemont), pour 4 en Meurthe-et-Moselle, 2 dans les Vosges et un en Meuse.
Le développement doit se poursuivre notamment en Moselle-Est.
L’université de Lorraine a impulsé une politique de formation des professeurs (lycées, collèges, écoles) sur l’ensemble du territoire Lorrain. De même, l’université de Lorraine permet un accès à des ressources scientifiques pour les classes de l’ensemble de la Lorraine.
Répartition par département Nombre de collèges formés MSL Pourcentage des enseignants formés par département
54 370 34,20
55 104 9,60
57 412 38,20
88 195 18,00
Total 1081 100
CollègesNote Metz Métropole
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2. Recherche
2.1 Laboratoires de recherche
En 2019, on compte à Metz :
– 26 laboratoires sur 60 (contre 17 en 2013) de l’université de Lorraine ont une activité sur le
territoire Metz Métropole dont 9 sont présents exclusivement ou principalement sur ce territoire.
– 8 des 10 pôles scientifiques qui structurent la recherche à l’Université de Lorraine ont une
implémentation de leur laboratoire sur le territoire de Metz Métropole (les pôles Agronomie,
Agroalimentaire et Forêt (A2F) et Energie, Mécanique, Procédés, Produits (EMPP) ne sont pas
présents)
– 8 Unités mixtes de recherche sur 19 que compte l’Université ont une implémentation sur Metz
Métropole, plus la Maison des Sciences de l’Homme de Lorraine (CNRS).
Liste des 26 laboratoires présents à Metz :
Nom de l’unité de recherche Nom court Pôle Partenaires Localisation
1 Centre Lorrain de recherche interdisciplinaires dans les domaines des littératures, des cultures et de la théologie
ECRITURES TELL Metz
2 Laboratoire de Chimie et Physique, approche multi-échelle des système complexes
LCP-A2MC CPM Metz ; Saint-
Avold
3 Laboratoire de conception, fabrication et commande LCFC AM2I Metz
4 Laboratoire de Génie Informatique, de Production et de Maintenance LGIPM AM2I Metz
5 Laboratoire de Conception Optimisation et Modélisations des
Systèmes
LCOMS AM2I Metz
6 Laboratoire Matériaux Optiques, Photonique et Systèmes LMOPS M4 Metz
7 Laboratoire d’étude des microstructures et de mécanique des
matériaux
LEM3 M4 CNRS ;
ENSAM
Metz ; Nancy
8 Psychologie ergonomique et sociale pour l’expérience utilisateurs PERSEUS CLSC Metz
9
Bureau d’économie théorique et appliquée
BETA SJPEG CNRS ;
INRAE
Metz ;
Nancy ;
Strasbourg
10 Centre de recherche universitaire lorrain d’histoire CRULH TELL Metz ; Nancy
11 Centre de recherche sur les médiations CREM CLCS Metz ; Nancy
12 Centre Européen de recherche en économie financière et gestion des entreprises
CEREFIGE SJPEG Metz ; Nancy
13 Centre d’études germaniques interculturelles de Lorraine CEGIL CLCS Metz ; Nancy
14 Institut François Geny IFG SJPEG Metz ; Nancy
15 Théorie et pratiques de l’interdisciplinarité dans les études
anglophones
IDEA TELL Metz ; Nancy
16 Institut de recherches sur l’évolution de la nation et de l’Etat IRENEE SJPEG Metz ; Nancy
17 Institut Elie Cartan de Lorraine IECL AM2I CNRS Metz ; Nancy
18 Institut Jean Lamour IJL M4 CNRS Metz ;
Nancy
19
Laboratoire de physique et chimie théorique
LPCT CPM CNRS Metz ;
Nancy ;
Saint AlvoldNote Metz Métropole
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20 Laboratoire lorraine de chimie moléculaire LC2M CPM CNRS Metz ; Nancy ;
21 Laboratoire Lorrain de psychologie et neurosciences de la
dynamique des comportements
2LPN CLCS Metz ; Nancy
22 Laboratoire lorrain de sciences sociales 2L2S CLCS Metz ; Nancy
23 Laboratoire interdisciplinaire des environnements continentaux LIEC OTELO CNRS Metz ; Nancy
24 Laboratoire Lorrain de recherche et informatique et ses applications LORIA AM2I CNRS ; INIRIA
Metz ;
Nancy
25 Centre de recherche en géographie LOTERR TELL Metz ; Nancy
26 Maladie Chroniques, santé perçue et processus d’adaptation APEMAC BMS Metz ; Nancy
Les moyens de la recherche à Metz ont été renforcés ces dernières années par plusieurs initiatives qui ont été permises ou facilitées par l’Université de Lorraine :
– Le Laboratoire d’excellence Damas (Design des Alliages Métalliques pour l’Allègement des Structures) qui est l’un des trois Labex de l’université de Lorraine, retenu au titre du Programme Investissement d’Avenir2.
Ce Labex réunit les moyens de la recherche en métallurgie chimique, physique, mécanique et numérique du LEM3(Laboratoire d’étude des microstructures et de mécanique des matériaux) à Metz et de l'Institut Jean Lamour à Nancy, soit 85 chercheurs en tout. Ses activités ont permis à l'Université de Lorraine d’atteindre le 43e rang du classement de Shanghai en ingénierie métallurgique et le 15e en relations internationales en métallurgie.
La reconnaissance de Laboratoire d’excellence permet à Damas de bénéficier d’un soutien d’environ 0,7 M€ par an réparti en moyenne à raison de deux tiers à Metz et d’un tiers à Nancy depuis 2013. Il vient d’être renouvelé pour 5 ans et est dornavant intégré dans le programme Isite - LUE.
– Le LITA (Laboratoire d'informatique théorique et appliquée) a rejoint le LORIA (Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications) : l’Université de Lorraine a ainsi permis aux chercheurs du LITA de bénéficier des moyens des Etablissements publics à caractère scientifique et technologique membres du Loria que sont Inria et CNRS. La recherche messine en informatique est ainsi renforcée, même si elle reste encore très éclatée. Les postes n’ont pas été affectés à Nancy (aucun mouvement en ce sens). Le laboratoire est multisite et multitutelle.
– L’Université de Lorraine a porté la création du Centre Pierre Janet initié par une équipe conjointe en formation et recherche (UFR SHS-Metz, laboratoire APEMAC). Il s’agit d’un projet original combinant formation, recherche et soins psychologique. 3 ans après sa création, le bilan du centre est remarquable et il est reconnu que l’existence de Université de Lorraine a été un facteur conditionnant sa création, du fait du caractère très original du projet dans le paysage universitaire et de la prise de risque en matière de moyens (bénéfice de l’effet de taille). Il y eu création d’environ 15 emplois.
– L’installation de l’IRT M2P (Institut de recherche technologique matériaux, métallurgie et procédés) à Metz. L’Université de Lorraine a été porteuse du projet déposé en lien avec le Pôle Matéralia au titre du Plan Investissement d’Avenir en 2012, qui a permis d’obtenir une enveloppe
2 L’objet des Labex est de soutenir des laboratoires à rayonnement international pour leur permettre d’attirer les meilleurs enseignants
chercheurs et de produire une recherche de haut niveau.Note Metz Métropole
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de 60 M€ sur 7 ans (jusqu’en 2020). Il existe uniquement 8 IRT en France et un seul dans le Grand Est.
Grâce à l’obtention d’une nouvelle dotation de l’Etat de 22 M€ pour les trois ans à venir et une levée de fonds d’origine industrielle de 44 M€, l’IRT M2P va pouvoir consacrer 67,5 M€ de budget à 20 projets et 21 M€ d'investissements pour les plateformes technologiques. Il compte 70 collaborateurs (ETP) dont deux tiers à Metz.
– L’Installation du CEA Tech sur Metz : l’Université de Lorraine a cédé un bâtiment pour son installation qui a nécessité un budget de 30 M€ investit par la Région et L’État et permis la création d’une dizaine d’ETP.
– L’Installation du centre franco-allemand du réseau européen KIC Raw Materials localisé à l’ENIM. L’objectif de ce réseau européen est de contrer la dépendance en matières premières de l’Europe en boostant l’innovation et l’entreprenariat via des appels à projets qui financent principalement des projets de développement d’innovations qui visent la maturité marché (up scaling) et la formation de haut niveau dans les domaines du recyclage, de la substitution de matériaux, l’éco-conception et la conception de procédés efficaces.
L’antenne de Metz a amené la création de 3 ETP et l’Université verse une Cotisation de 100 K€/an avec un effet multiplicateur pour les projets des laboratoires en lien avec des entreprises.
2.2 Doctorat et doctorants
En préambule, depuis dix ans le nombre des doctorats délivrés en France est stable (un peu supérieur à 14000 par an) mais le nombre des doctorants a baissé sur la période 2009 à 2018 passant de 81000 à 71000, le nombre d’inscriptions en première année de doctorat a également chuté passant sur la même période de 19000 à 16000.
Les doctorants sont inscrits dans des écoles doctorales et présents dans les laboratoires accrédités. Cependant pour les laboratoires multi sites, les inscriptions sur l’application nationale Apogée ne permettent pas d’individualiser les lieux de présence des doctorants. Nous travaillons à résoudre cette problématique. Pour faire cette étude nous avons dû effectuer une exploitation manuelle. Le nombre de doctorants inscrits à l’université de Lorraine est de l’ordre de 1835 chaque année, chiffre relativement stable depuis la création de l’université de Lorraine. Le pourcentage de doctorants inscrits en Moselle est en moyenne de 24,4% soit proche de 450 par an.Note Metz Métropole
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En ce qui concerne les soutenances de thèses, leur nombre annuel se situe en moyenne aux alentours de 370 (avec une valeur maximale de 416 en 2016, et valeur minimale de 343 en 2018).
La part relative des soutenances gérées par le centre de Moselle (La part relative des soutenances sur le territoire mosellan est très majoritairement sur celui Metz Métropole) est de 19,4% (entre 17,4 % et 24,3 %, nota : le chiffre de 2013 n’est pas à considérer compte tenu du manque de fiabilisation des données juste après la création de l’université de Lorraine). Ce pourcentage est inférieur à celui des inscrits par le site de Metz (24,4 2%). Ce point est directement à mettre en relation avec le profil des doctorants mosellans qui sont à 40 % dans des laboratoires de sciences formelles - expérimentales et à 60 % en sciences humaines et sociales dont la durée de thèse est classiquement plus longue.
Le site national www.theses.fr recense les thèses et permet de constater que le nombre de thèses avec le label « Université de Metz » était de l’ordre de 75 par an (459 thèses entre le 01/01/2006 et le 31/12/2011), nombre tout à fait homogène avec celui constaté depuis la création de l’université de Lorraine.Note Metz Métropole
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Contrats doctoraux établissement
Les contrats doctoraux établissement (un peu plus d’une centaine par an) ont été attribués aux unités de recherche initialement par les écoles doctorales jusqu’à l’année 2017 et désormais le sont par les pôles scientifiques. 22 % des contrats doctoraux annuels (valeur maximale 28,4 % et valeur minimale 17%) ont été attribués en moyenne à des équipes mosellanes, ce pourcentage étant en parfaite cohérence avec le pourcentage de doctorants inscrits (24%) et le pourcentage de soutenances de thèse (19,4%) du site mosellan.
Les variations d’attribution des contrats doctoraux établissement résultent d’une équation complexe puisqu’ils ne représentent que 17% des thèses. Les autres thèses sont financées par des contrats privés avec des entreprises (et donc qui dépendent des laboratoires), des contrats venant de la région, ou dans le cas des humanités non financées.
A noter que, pour améliorer l’accompagnement des doctorants, l’université de Lorraine a créé une maison du doctorat avec 2 antennes ouvertes début 2019 à Nancy et à Metz. Ces antennes proposent un regroupement géographique de l’ensemble des services d’appui au doctorat et propose à chaque doctorant un référent pédagogique et un référent administratif. Cette réorganisation a permis de développer l’internationalisation du doctorat (aide à la mobilité, école de recherche internationale, accueil personnalisé pour les doctorants internationaux sous contrat doctoral).
Les Contrats doctoraux financés au titre du projet ISITE LUE.
Les contrats doctoraux sont spécifiquement financés au travers de deux programmes de l’Isite LUE :
x D3S : le programme « Défis Sociétaux et Sciences Sociales » de l’I-Site Lorraine Université d’Excellence (LUE) vise principalement à réunir les compétences des sciences humaines et sociales au sens large autour de projets structurants portant sur des thématiques transverses, correspondant à des défis sociétaux. Ce programme est porté conjointement par 3 pôles scientifiques TELL (Temps, Espaces, Lettres, Langues), CLCS (Connaissance, Langage, Communication, Sociétés) et SJPEG (Sciences Juridiques, Politiques, Economiques et de Gestion).
L’appel à projets a eu lieu en 2018 et la décision a été prise par le comité exécutif LUE en lien avec les Directeurs des 3 Pôles Scientifiques concernés. Les résultats sont les suivants pour les dossiers concernant des laboratoires messins et nancéiens :Note Metz Métropole
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Nombre dossiers déposés Nombre de dossiers validés Pourcentage Dep / val
Metz 5 5 100%
Nancy 8 4 50%
x LUE Doctorate : chaque année depuis 2016, une campagne de recrutement de doctorants est lancée au titre du programme LUE sur différents axes prioritaires. En 2019, par exemple, les priorités ont été données à 3 pôles (M4, EMPP, BMS), à des projets de coopérations laboratoires – autres établissements et entreprises et, de manière majoritaire, à des projets liés à des coopérations internationales. Pour ces projets soumis à la sélection du Comité exécutif de LUE et hors programme D3S dont les résultats sont décrits ci-dessus, les résultats sont les suivants :
Nombre dossiers déposés Nombre de dossiers validés Pourcentage Dep / val
Metz 18 6 33.3 %
Nancy 114 36 31.6% %
x Des contrats doctoraux sont également financés dans le cadre de LUE au travers des Labex et des projets impacts. Il relève en terme d’attribution de ces programmes qui sont évalués par un jury international spécifique (Labex) ou du jury international de LUE.
Les contrats doctoraux attribués au titre de l’Isite LUE sur la base d’une sélection effectuée par le Comité exécutif LUE, le taux déposé / retenu est sensiblement le même pour Metz et Nancy.
L’Université de Lorraine a mis un accent fort sur sa politique doctorale comme moteur du développement de son excellence universitaire. Cela lui a permis dans un contexte national de forte réduction du nombre de doctorants de le maintenir. Il est à noter qu’il n’y a pas eu de modification des équilibres internes à l’université de Lorraine entre les sites (Nancy et Metz) alors que le nombre d’étudiants hors doctorat a progressé sur les deux sites et même un peu plus sur Metz. Un soutien des collectivités permettrait de faire progresser le doctorat à Metz (contrats doctoraux, CIFRE) comme cela peut être observé ailleurs en France.
2.3 - Les projets messins dans les programmes Région - PIA – IDEX – ISITE/LUE.
Les initiatives d’excellence (IDEX, ISITE) font partie des investissements d’avenir (PIA1, PIA2 et PIA3) dont le but est de créer en France des ensembles pluridisciplinaires de rang mondial. Ils ne sont pas des outils d’aménagement du territoire mais d’excellence scientifique. Les initiatives d’excellence sont sélectionnées par un jury international après appel un à projet. Le programme a été lancé en 2010 et se base pour partie sur le succès à d’autres actions comme les Labex ou l’IRT.
Les Labex ou laboratoires d’excellences. Il en existe 103 en France, 14 dans le Grand Est. La Lorraine compte trois Labex en propre :
x Ressources 21 (sélectionné en 2011) sur les géo ressources (CNRS, UL)
x Arbre (sélectionné en 2012) sur la forêt le bois et des écosystèmes forestiers (AgroParisTech, INRAE, UL)
x Damas (sélectionné 2012) sur les matériaux et la métallurgie (CNRS, UL)
D’autres dossiers avaient été déposé par les partenaires académiques lorrains mais n’ont pas été retenus. Les Labex évalués positivement par le jury international ont été prolongés en 2019 jusqu’en 2025. C’est le cas des trois Labex lorrains. Lorsque le site est lauréat d’un IDEX ou d’un ISITE les laboratoires d’excellence sont intégrés à celui-ci.Note Metz Métropole
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Les Instituts de Recherche Technologique (IRT). Il en existe 8 en France, un seul dans le Grand Est. Ils ont pour mission de développer des filières technologiques et économiques très compétitives à l’échelle nationale.
x L’IRT M2P (2012) a été porté par l’université de Lorraine dans un consortium d’acteurs académiques et industriels. Les acteurs académiques sont l’université de Lorraine, le CNRS, l’université de Bourgogne France-Comté, L’université Technologique de Troyes et les Arts et Métiers ParisTech. Les IRT sont des structures indépendantes sous forme de fondation et sont administrés par des industriels et des académiques.
Sur la base de ces résultats les universités lorraines puis l’université de Lorraine avec ses partenaires ont déposé des dossiers de centre d’excellence. Au deux premiers appels le projet Lorrain n’a pas été retenu par le jury international (2010/2012) bien que le jury international ait souligné par écrit au gouvernement la qualité du dossier. Le consortium formé par l’université de Lorraine, le CNRS, Inria, Inrae, Inserm, AgroParisTech et GeorgiaTech Lorraine est sélectionné en 2016 sur le projet Lorraine Université d’Excellence (LUE) avec le projet Bourgogne Franche-Comté dans la catégorie ISITE (Initiatives Science-Innovation-Territoires-Économie). Une seconde et dernière sélection a eu lieu en 2017.
Les programmes initiatives d’excellence ont pour objectif l’émergence de leader internationaux en recherche globalement (IDEX) ou sur dans des domaines particuliers (ISITE). Ils sont évalués par un jury international indépendant, l’Agence National de la Recherche évalue tous les ans le suivi des indicateurs. Les I-SITE, sont des sites qui valorisent des atouts scientifiques thématiques plus concentrés, distinctifs, reconnus sur le plan international, et qui en font un levier d’entraînement et un point d’appui de leur stratégie de développement et de partenariat avec le monde économique.
Sur les 21 Métropoles françaises, seulement 12 d’entre elles ont encore des universités engagées dans une reconnaissance de centre d’excellence.
Sur la base des acquis que constituent les 3 laboratoires d’excellence, l’IRT M2P, et de la constitution d’une université pluridisciplinaire, le dossier Lorraine Université d’Excellence a été retenu par le jury et le gouvernement en 2016 pour une période probatoire de 4 ans. Il propose de répondre à six défis sociétaux. Les axes principaux s’articulent autour des laboratoires d’excellence. Lorraine Université d’Excellence estNote Metz Métropole
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piloté par un consortium composé de l’université de Lorraine, du CNRS, de l’INRAE, de l’Inserm, de l’Inria, du CHRU, d’AgroParisTech et de GeorgiaTech Lorraine. Le consortium a nommé le professeur Karl Tombre comme directeur exécutif. Le pilotage du projet est effectué par un comité de pilotage qui se réunit tous les mois et qui rassemble l’ensemble des partenaires.
15 programmes ont été validés dans le dossier retenus. Tous les programmes sont ouverts à l’ensemble des laboratoires, chercheurs ou enseignants-chercheurs des établissements membres. L’évaluation des projets et des demandes est transparente et s’appuie suivant les programmes sur des experts européens, les conseils de l’université (notamment le CS), les experts des EPST partenaires. Les décisions sont prises par le consortium (et non par l’université de Lorraine seule).
Le programme IDEX/ISITE n’est pas un programme d’aménagement du territoire et répond aux exigences d’excellence scientifique du gouvernement via le SPGI. D’autres programmes du PIA sont orientés vers les territoires comme les programmes TIGA.
La logique de consortium qui est au cœur du projet LUE ne permet pas une critérisation des projets soutenus dans une logique géographique de localisation des chercheurs et des laboratoires (cf. ci- dessus).
Néanmoins, pour analyser la manière dont celle-ci peut se traduire, il est proposé d’examiner 3 programmes de nature différente :
‐ Celui du programme annuel professeur@lorraine, inscrit dans le projet ISITE-LUE, ‐ Celui de la réponse à l’appel à projets Résilience Grand-Est, en 2020,
‐ Celui enfin de la réponse à l’appel à projets Intelligence Artificielle.
Le programme professor@lorraine permet d’offrir à des professeurs étrangers un contrat pluriannuel pour résider en Lorraine entre 1 et 4 mois par an sur une durée de 4 ans. Des obligations claires en matière de recherche, de direction de thèse, de séminaires, de recherche et de publications lui seront demandées. Il s’agit de chercheurs de très haut niveau (outstanding researcher) qui nous permettent de développer l’excellence et stimuler l’activité scientifique dans nos laboratoires.
Le circuit de décision est le suivant : appel à proposition auprès des laboratoires du site, première analyse et propositions par le Conseil Scientifique de l’Université de Lorraine, décision par le comité exécutif du programme Isite – LUE qui réunit 19 membres représentants les partenaires de site engagés dans la démarche parmi lesquels deux représentants de GeorgiaTech Lorraine. Les deux tableaux suivants recensent les propositions formulées (tableau 1) et les candidatures retenues (tableau 2) :
Tableau 1 : les propositions par site
Campagne Nancy Metz Epinal Longwy Remarque
2016 12 1 1
+ Fullerton
+ 1 Inria
2017 9 3 1
2018 14 2 2
2019 5 2 1
Total 40 8 3 2
% 75% 15% 6% 4%Note Metz Métropole
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Tableau 2 : les candidats retenus par site.
A la lecture de ces éléments, on constate que, si le nombre des propositions de candidat est, avec un pourcentage de 15%, inférieur au poids global de la recherche messine dans la recherche lorraine, la proportion de lauréats professor@lorraine retenus pour des laboratoires messins est de 21% avec un candidat retenu chaque année depuis 2017. Les laboratoires messins ont donc un taux de réussite supérieur quant au dépôt de leurs dossiers professor@lorraine.
L’appel à projets Résilience Grand Est a été mis en place en 2020 par la Région Lorraine en lien avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Il avait deux objectifs : 1. Evaluer l’impact territorial dans le Grand Est de la pandémie COVID 19 sur l’économie, la société et l’environnement pour accompagner les décideurs dans l’évolution des systèmes de développement,
2. Encourager les collaborations entre les communautés et les différents laboratoires académiques du Grand Est pour accélérer la mise en œuvre de solutions qui permettront de préparer les organisations à affronter ces formes de crise et de développer des territoires plus résilients.
Le plafond de l’aide cofinancée est fixé à 100 000 euros. Deux bonus de 50 000 euros chacun sont proposés pour des projets multi-partenariaux (entre plusieurs établissements) et des projets interdisciplinaires. Les projets lauréats étaient classés par un comité constitué par la Région et l’État, qui impliquait des représentants des universités et des EPST, après évaluation de leur qualité scientifique par l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre de son appel à projet « recherche action covid- 19 ».
Concernant les projets lorrains, on peut observer que :
‐ 16 projets ont été portés par l’Université de Lorraine dont 9 par des chercheurs messins, ‐ 3 projets ont été retenus, tous pilotés par des chercheurs messins :
o Le projet ReMHAO : renouvellement du management hospitalier et adaptabilité des organisations, porté par Julien Husson (CEREFIGE),
o Le projet CHIANTI : Santé psychologique, santé au travail des soignants et personnels des EHPAD et des hôpitaux de la Moselle suite au COVID-19, porté par Cyril Tarquinio (APEMAC-CPJ),
o Enfin, le projet CLEAN'UVc Chair&Bed : Etude systèmes de décontamination lits médicalisés et fauteuils roulants porté par le LCOMS Metz.
‐ Les 3 projets retenus ont fait l’objet d’un financement complémentaire de LUE (mode top-up) de 50 000€ (modalités définies par LUE en accompagnement de l’appel à projet).
En conclusion de cet appel à projet, la forte mobilisation des collègues messins s’est traduite ici par un excellent taux de réussite.
Campagne Nancy Metz Epinal Longwy Remarque
2016 2 1
+ Fullerton
+ 1 Inria
2017 3 1
2018 4 1
2019 1 1
Total 10 3 1 0 0
% 71% 21% 7%Note Metz Métropole
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L’ANR a lancé en 2019 un appel à programmes « Contrats doctoraux en Intelligence Artificielle - Etablissement ». L’objectif était de doubler le nombre de contrats doctoraux travaillant sur la thématique IA en France en co-finançant 200 contrats doctoraux en IA au niveau national.
La sélection des projets était opérée par un comité de sélection réuni à l’initiative et sous la responsabilité de l’Agence National de la Recherche.
Concernant les projets déposés par l’Université de Lorraine :
‐ 32 projets ont été déposés,
‐ 3 de ces projets étaient déposés par des chercheurs messins,
o 2 de ces trois projets ont été retenus (Philippe USSEGLIO-POLATERA et Martin LAVIALE OTELo/LIEC pour le premier et Imed KACEM, AM2I/LCOMS, pour le second.
On voit donc que la proportion de projets déposés par des chercheurs messins est faible (3 sur 32, soit un peu moins de 10%), conforme avec la répartition des potentiels en IA concernés par cet appel à projet, mais que le taux de réussite, lui, est élevé en regard du nombre de projets déposés.
En conclusion, et pour ces exemples comme généralement dans l’Université de Lorraine, les projets déposés par les enseignants-chercheurs du site de Metz ne font pas l’objet d’obstruction ou de discrimination négative.
3. Ressources Humaines
3.1 Vue d’ensemble.
Chiffres totaux.
Les campus de Metz Métropole de l’Université de Lorraine comptaient respectivement 1 256 personnels en 2013 pour 1 442 en 2019 qui se décomposent comme suit :
x Formation et recherche (enseignants, enseignants chercheurs, chercheurs UL et personnels administratifs en composantes de formation ou de recherche) : passage de 1069 à 1220, soit 31 personnels de plus hors ENIM,
x Directions opérationnelles (personnels administratifs de présidence et de Direction) : passage de 188 à 222 en 2019 soit 34 postes en plus (pour 15 personnes physiques)
Remarque méthodologique : les personnels BIATSS en effectifs peuvent être comptés une fois en recherche et formation et une fois en direction opérationnelle si elles travaillent à temps partagé dans les 2 domaines.
Evolution.
Les effectifs en personnel ont donc augmenté de 186 personnes dont 123 viennent de l’intégration de l’ENIM à l’Université de Lorraine (plafond État et personnels sur ressources contractuelles). L’augmentation nette et réelle est donc de 63 personnes (personnes physiques) dont +15 en 2019.
En intégrant les personnels de l’ENIM, cette augmentation se décompose en termes d’affectation en 86 Biatss (dont 40 catégorie A, 26 cat B et 20 cat C) et 100 enseignants-enseignants/chercheurs-chercheurs.Note Metz Métropole
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3.2 Répartition des effectifs.
Nous pouvons dresser une typologie des emplois Biatss messins à partir des données réparties selon l’affectation structure selon deux axes d’analyse (Effectifs non constants) :
‐ Par secteur d’activité :
Les données 2013 sont à l’intérieur du graphique, les données 2020 sont celles de l’anneau extérieur. La part des Biatss affectés à une activité de recherche dans un laboratoire a progressée entre 2013 et 2020 au détriment des services administratifs, la part de Biatss travaillant dans une structure de formation étant stable.Note Metz Métropole
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‐ Par Catégorie de la fonction publique :
Les Biatss de catégories A et B ont progressé entre 2013 et 2020 et les catégories C ont proportionnellement diminué.
Lorsque des moyens supplémentaires en ressources humaines sont alloués par l’Etat, l’établissement
privilégie les campus de Metz Métropole sur des critères de ratio étudiants/enseignants. Ainsi, sur les 9
postes attribués à l’établissement dans le cadre de la mise en place de la loi ORE (2018-2019), 6 ont été
affectés à Metz, 1 ailleurs en Moselle et 2 à Nancy. Les redéploiements entre les collégiums qui sont
réalisés au niveau établissement depuis 2019 orientent les postes d’enseignants-chercheurs
exclusivement à Metz (1 poste sur la campagne 2020, 2 sur la campagne 2021).
Les directions opérationnelles renforcent leurs services à Metz. Actuellement, la présidence de Metz ne dispose plus de suffisamment de surface pour accueillir tous les personnels et conduire les activités dans des conditions normales. Un programme d’extension est actuellement envisagé. (Réflexion sur l’usage d’un des bâtiments historiques du U militaire pour agrandir la présidence à Metz)
4. Impact Économique
4.1 Entreprenariat étudiant en Lorraine (PeeL).
Objectif du PeeL : Développer la culture entrepreneuriale auprès des étudiants de la Lorraine. Concernant Metz-Métropole, cela inclus non seulement l’ensemble des composantes de l’Université de Lorraine et les établissements hors université de lorraine (ENSAM, Central-Supelec, Georgia Tech, ESITEC et auparavant l’ICN).Note Metz Métropole
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Organisation du PeeL
Le PeeL est composé de 4 chargés de projet pour suivre les projets des étudiants-entrepreneurs. 2 à Metz et 2 à Nancy. Le dispositif est labélisé Lorntech.
Il fédère les acteurs de l’écosystème local autour des projets des étudiants-entrepreneur. Écosystème institutionnel (CCI, CMA, Blida, Inspire Metz, CESCOM, ILP, Incubateur Lorrain, Metz Mécènes, …) et entrepreneurial (BPLAC, YZICO, en tout plus d’une quarantaine de chefs d’entreprise participent aux différentes activités (Cap sur le PeeL, le Grand Oral du PeeL, Agora, afterwork, ….).
Historique
Le point de départ de l’entrepreneuriat au sein de l’Université de Lorraine se situe en 1998 à l’IAE de Metz (Université de Metz) avec la mise ne place du DESS Entrepreneuriat et Développement d’Activités. Le renforcement du dispositif en entrepreneuriat s’est fait à partir de l’IAE de Metz :
– Chaire Entreprendre, la plus ancienne Chaire de l’Université de Lorraine (10 ans). Orientée
recherche, elle est dirigée par Christophe SCHMITT, professeur à l’IAE de Metz.
– Diplôme Etudiant-Entreprendre (D2E). Diplôme porté par l’IAE de Metz. Objectif : permettre aux
étudiants-entrepreneurs ayant fini leur formation et pas leur projet de garder le statut étudiant et
d’être accompagné par le PeeL. Plus de 50 étudiants-entrepreneurs par an avec des projets
venant de toute la Lorraine. Pour la 3ème année consécutive de suite, c’est un étudiants-
entrepreneurs du D2E qui est lauréat du prix national du réseau PEPITE (MESRI).
– Diplôme Résilience par l'entrepreneuriat dans les écosystèmes territoriaux. Diplôme porté par
l’IAE de Metz. Objectif : favoriser le rebond professionnel de personnes ayant perdu leur emploi
du fait de la crise sanitaire et économique actuelle. Ouverture : septembre 2020.
– Diplôme Master Entrepreneuriat pour les ingénieurs. Ouverture depuis 2017 du Master aux
élèves ingénieurs du Technopôle. Objectif : double compétence. Ouverture depuis cette année
du Master au secteur social.
– Espace de coworking mis en place depuis 2017 au sein de l’IAE. Lieux dédiés à l’entrepreneuriat.
– Réseau Recherche & Expertise en Entrepreneuriat. Projet collaboratif de recherche piloté par la
Chaire Entreprendre regroupant 50 chercheurs et 10 laboratoires sur la Région Grand Est.
Financement : Région Grand Est et FEDER.Note Metz Métropole
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A côté des activités de l’IAE en matière d’entrepreneuriat, il est à noter la Licence Professionnelle en entrepreneuriat ouverte par l’IUT de Metz avec une vingtaine d’étudiants par an.
Perspective
– Développer un 2nd espace de coworking sur Metz. Sur l’ile du Saulcy, en lien avec l’IUT de Metz
dans les locaux du Lab-cité.
– Recruter un 3ème chargé de projet pour accueillir la montée croissante en matière
d’entrepreneuriat
– Continuer le déploiement du programme « Entreprendre par la recherche » qui a pour objectif de
sensibiliser à l’entrepreneuriat les doctorants et de renforcer les projets des étudiants-
entrepreneurs par la recherche. Expérimentation qui a commencé cette année avec des BTS du
Lycée Schuman : une quarantaine sont accompagnés.
4.2 Insertion professionnelle et territoire mosellan
Parmi les diplômés de Licence 3 Générale, Licence 3 Professionnelle ou Master 2 entre 2014 et 2018 ayant rejoint le marché du travail après l’obtention de leur diplôme, 89 % étaient en emploi 18 mois après la sortie de l’Université. Parmi eux, 45 % occupaient un emploi en Lorraine dont près de la moitié en Moselle (44 %). Si l'Université de Lorraine toute entière contribue à former des jeunes pour les emplois mosellans, certaines composantes y contribuent plus que d'autres.
C’est logiquement le cas des composantes mosellanes pour lesquelles la part de diplômés en emploi en Moselle [parmi les diplômés en emploi en Lorraine] est bien supérieure à la moyenne, toutes composantes confondues. En effet, 90 % des diplômés formés à Sarreguemines et en emploi en Lorraine 18 mois après l’obtention de leur diplôme occupent un emploi en Moselle.
C’est le cas également de 83 % des diplômés thionvillois et 72 % des diplômés formés sur le site messin. Les composantes Meurthe et Moselle contribuent néanmoins elles-aussi à l'emploi en Moselle avec près de 30 % de diplômés en emploi dans ce département (parmi les diplômés restés travailler en Lorraine).
Deux sites Meurthe et Moselle font cependant figure d’exception : Longwy, par sa situation géographique, qui contribue plus que la moyenne des composantes meurthe et mosellanes à l'emploi mosellan et Maxéville, par la spécificité de son offre de formation (ESPE). A noter que les diplômés vosgiens contribuent également à l'emploi mosellan, dans des proportions toutefois bien moindres. Par ailleurs, si un diplômé sur dix se dirige vers le marché du travail luxembourgeois, les diplômés issus d’une composante messine tendent à s'expatrier vers le Grand-Duché deux fois plus que les non mosellans. Cela explique en partie les caractéristiques souvent plus favorables des emplois occupés par les diplômés mosellans.Note Metz Métropole
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Lecture : 9% des diplômés d’Epinal ayant trouvé un emploi en Lorraine travaille en Moselle.
4.3 Publications scientifiques
Méthodologie : extraction web of science à partir du nom ou de l’adresse du laboratoire pour isoler le territoire « Metz ». Remarque : visibilité faible de l'impact des publications en SHS liée aux méthodologies et pratiques disciplinaires (spécificité française).
Quantitativement le nombre de publication par an par des enseignants chercheurs et chercheurs UL en poste sur le territoire Metz Métropole a augmenté :
En 2010 on comptait environ 400 publications par an pour environ 520 en 2018 et 671 en 2019. Cette belle progression est cependant à relativiser par rapport à l’ensemble des publications de l’université de Lorraine qui sont passées d’environ 2 270 en 2010 à 3 840 en 2019. Les publications de chercheurs en poste sur le territoire Metz Métropole représenterait, selon cette méthodologie, une part de 17% de l’ensemble.
Un des sujets communs de réflexion entre Metz Métropole et l’UL concerne le développement de l’excellence en recherche sur ces campus (à lier avec la partie relative au doctorat).
4.4 ‐ Brevets et création d’entreprises
x Le nombre de brevets
o Fin 2019, le nombre de brevets actif est de 169 à l’Université de Lorraine dont 19 brevets
correspondant au site de Metz Métropole.
o Sur les 19 brevets concernés, 16 ont été déposés depuis la création de l’Université de
Lorraine.Note Metz Métropole
23 novembre 2020
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x 13 d’entreprises sont en cours d’incubation à l’université de Lorraine dont 4 en lien avec des
laboratoires implantés le territoire de Metz métropole
A noter :
Installation du PEEL dans les locaux de l’IAE de Metz (installation symétrique à Nancy) et création en 2018 de l’antenne de l’Incubateur Lorrain à Metz : 1 ETP
4.5 ‐ Étude d’impact économique
Extraits du rapport remis à l’Université de Lorraine en 2015 par BIGGAR Economics qui a réalisé une Étude d’Impact Économique de l’université de Lorraine en 2014.
Les principaux indicateurs à retenir de cette étude sont :
- 1 Euro investi à L’Université de Lorraine génère 5 Euros d’activité dans son environnement
- 1 salarié de l’Université de Lorraine génère 5 euros d’activité dans son environnement
- Chaque Euro que reçoit l’université de Lorraine produit 5,5 euros en France
- 517 emplois en Lorraine sont le résultat direct de la contribution économique de l’Université
engendrée par les activités de transfert de connaissance
- En 2014, l’Université de Lorraine et ses partenaires académiques ont généré une Valeur Ajouté
Brute de 1,6 milliard d’euros (pour un impact direct 2014 de 449,1 millions d’euros) et 14278
emplois en Lorraine (pour un effectif UL en 2014 de 7276 ETPT)
- Chaque euro de Valeur Ajoutée Brute produit directement par l’université de Lorraine génère 6,5
euros pour l’économie.
D’autre part :
- En France, 1 étudiant sur 40 se forme à l’université de Lorraine
- 1 habitant sur 80 de la région Grand Est est à l’université de Lorraine
- L’université de Lorraine est le 3ème employeur sur le site Lorrain
- Plus 15% d’étudiants au cours de la période 2013-2017
5. Immobilier
Les données concernant l’immobilier ont été consolidées récemment dans notre système d’information. Les données relatives à l’année 2013 sont de mauvaise qualité et ne peuvent pas être considérées comme significatives.
La part du parc immobilier de l’université de Lorraine localisé sur la métropole de Metz (Saulcy, Bridoux, Technopôle et Montigny-lès-Metz) représente 20% de l’ensemble. (Données actuelles 178 000 m² en Surface SHON pour le territoire Metz Métropole sur un total de 901 000 m² SHON).
L’immobilier universitaire à Metz a une configuration conforme à celle d’une implantation universitaire dense (d’une manière générale, les sites délocalisés ont une densité faible et occupent une part relativement importante des surfaces pour un nombre faible d’étudiants).Note Metz Métropole
23 novembre 2020
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Dans le cadre du Plan Campus, la métropole messine a recueilli des financements pour
opérations suivantes:
- 29,2 M€ des 88 M€ de l’enveloppe Campus Etat (33,2 %) (UFR MIM et laboratoire LEM3) - 10 M€ des 24 M€ des crédits CPER 2015-2020 (41,6 %, ou 35 % si on prend en compte la révision à 8,4 M€)
- 4,2 M€ sur les 19 M€ apportés par la Région au plan Campus lorrain (22,1 %)
- 6,1 M€ des 16 M€ financés par la Région en partenariat avec l’Etat sur les opérations Campus (38,1 %), ainsi que
- D’autres financement fléchés sur des opérations telles que la réhabilitation du bâtiment Simone Veil (2,71 M€)
Au total, sur les opérations du plan Campus lorrain (148,3 M€), les financements dédiés à des projets messins s’élèvent à 57,7 M€, soit 38,9 % du total (Restaurant Universitaire du Technopôle et résidence du Saulcy inclus) pour un parc immobilier correspondant à 20% de celui de l’université. Il est aussi important de noter qu’il s’agit quasi uniquement d’un développement de nouvelles surfaces à Metz contrairement à Nancy (L’opération Biologie-Santé à Nancy a réduit les surfaces les anciens locaux des facultés de pharmacie et d’odontologie ne serviront plus à l’université de Lorraine).
Par ailleurs, l’université de Lorraine a :
1- Soutenu le maintien sur place de l’ESPE de Montigny
2- Soutenu la non délocalisation du CEREMA par session d’un bâtiment sur l’Ile du Saulcy sans
retour financier pour l’université
3- Facilité l’implantation de CEA Tech par session d’un bâtiment du Technopôle sans retour
financier pour l’université
4- Réhabilité les anciens locaux de l’ENIM sur le Saulcy, locaux qui hébergent aujourd’hui les
ISFI et l’école de maïeutique et des services de l’université.
5- Réhabilité la Halle de technologie de l’IUT de Metz (campus du Saulcy)
Plusieurs projets immobiliers d’envergure sont par ailleurs prévus pour les années à venir sur le campus du Saulcy avec l’objectif d’en faire une référence en terme de campus vert en centre-ville en France : x Réhabilitation des bâtiments de l’ancienne UFR MIM
x Extérieurs du campus, avec l’ambition d’en faire un exemple de site universitaire en
termes de vie de campus et de mobilités douces.
Annexes :
x Effectifs étudiants depuis 2012- 2013 par départements et par villeNote Metz Métropole 23 novembre 2020
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Source Apogée
Hors doctorant, IFSI, CP GE et auditeurs libres
Nb étudiants taux diff variation Nbétudiants taux diff variation Nbétudiants taux diff variation Nb étudiants
taux diff
2012 1 738 26,8% 4 746 73,2% 6 484
2013 2 501 38,8% 43,9% È 3 950 61,2% -16,8% Ê 6 451 -0,5%
2014 2 539 39,7% 1,5% È 3 861 60,3% -2,3% Ê 6 400 -0,8%
2015 2 549 38,4% 0,4% Ä 4 094 61,6% 6,0% È 6 643 3,8%
2016 2 693 38,3% 5,6% È 4 336 61,7% 5,9% È 7 029 5,8%
2017 2 611 38,2% -3,0% Ê 4 229 61,8% -2,5% Ê 6 840 -2,7%
2018 2 705 39,3% 3,6% È 4 173 60,7% -1,3% Ê 6 878 0,6%
2019 2 738 40,1% 1,2% È 4 094 59,9% -1,9% Ê 6 832 -0,7%
2012 2 362 31,9% 4 472 60,5% 562 7,6% 7 396
2013 2 483 33,2% 5,1% È 4 421 59,1% -1,1% Ê 577 7,7% 2,7% È 7 481 1,1%
2014 2 581 33,4% 3,9% È 4 592 59,3% 3,9% È 566 7,3% -1,9% Ê 7 739 3,4%
2015 2 672 33,2% 3,5% È 4 814 59,8% 4,8% È 558 6,9% -1,4% Ê 8 044 3,9%
2016 2 632 32,4% -1,5% Ê 4 934 60,7% 2,5% È 567 7,0% 1,6% È 8 133 1,1%
2017 2 763 33,1% 5,0% È 5 055 60,6% 2,5% È 525 6,3% -7,4% Ê 8 343 2,6%
2018 2 708 34,0% -2,0% Ê 4 768 59,8% -5,7% Ê 493 6,2% -6,1% Ê 7 969 -4,5%
2019 2 666 33,4% -1,6% Ê 4 802 60,2% 0,7% Ä 505 6,3% 2,4% È 7 973 0,1%
2012 260 23,7% 369 33,6% 468 42,7% 1 097
2013 438 34,0% 68,5% È 399 31,0% 8,1% È 450 35,0% -3,8% Ê 1 287 17,3%
2014 728 38,3% 66,2% È 685 36,0% 71,7% È 488 25,7% 8,4% È 1 901 47,7%
2015 841 39,9% 15,5% È 670 31,8% -2,2% Ê 598 28,4% 22,5% È 2 109 10,9%
2016 882 41,3% 4,9% È 676 31,6% 0,9% Ä 580 27,1% -3,0% Ê 2 138 1,4%
2017 890 38,5% 0,9% Ä 762 32,9% 12,7% È 662 28,6% 14,1% È 2 314 8,2%
2018 906 38,6% 1,8% È 655 27,9% -14,0% Ê 786 33,5% 18,7% È 2 347 1,4%
2019 933 40,5% 3,0% È 617 26,8% -5,8% Ê 751 32,6% -4,5% Ê 2 301 -2,0%
2012 4 822 92,9% 367 7,1% 5 189
2013 4 794 93,0% -0,6% Ä 363 7,0% -1,1% Ê 5 157 -0,6%
2014 4 972 93,5% 3,7% È 348 6,5% -4,1% Ê 5 320 3,2%
2015(*) 988 15,5% 5 034 78,9% 1,2% È 358 5,6% 2,9% È 6 380 19,9%
2016 1 013 15,7% 2,5% È 5 052 78,5% 0,4% Ä 368 5,7% 2,8% È 6 433 0,8%
2017 999 15,3% -1,4% Ê 5 118 78,5% 1,3% È 399 6,1% 8,4% È 6 516 1,3%
2018 1 037 15,5% 3,8% È 5 260 78,6% 2,8% È 393 5,9% -1,5% Ê 6 690 2,7%
2019 1 055 15,6% 1,7% È 5 344 78,8% 1,6% È 379 5,6% -3,6% Ê 6 778 1,3%
2012 1 015 34,3% 1 947 65,7% 2 962
2013 963 34,5% -5,1% Ê 1 827 65,5% -6,2% Ê 2 790 -5,8%
2014 991 34,5% 2,9% È 1 880 65,5% 2,9% È 2 871 2,9%
2015 994 35,0% 0,3% Ä 1 845 65,0% -1,9% Ê 2 839 -1,1%
2016 1 019 34,5% 2,5% È 1 932 65,5% 4,7% È 2 951 3,9%
2017 998 34,9% -2,1% Ê 1 859 65,1% -3,8% Ê 2 857 -3,2%
2018 1 055 35,1% 5,7% È 1 952 64,9% 5,0% È 3 007 5,3%
2019 1 118 35,1% 6,0% È 2 065 64,9% 5,8% È 3 183 5,9%
2012 304 3,0% 7 481 74,1% 2 315 22,9% 10 100
2013 443 4,1% 45,7% È 7 733 72,2% 3,4% È 2 531 23,6% 9,3% È 10 707 6,0%
2014 522 4,8% 17,8% È 7 880 72,8% 1,9% È 2 422 22,4% -4,3% Ê 10 824 1,1%
2015 548 5,1% 5,0% È 7 986 74,3% 1,3% È 2 219 20,6% -8,4% Ê 10 753 -0,7%
2016 474 4,3% -13,5% Ê 8 194 75,1% 2,6% È 2 241 20,5% 1,0% Ä 10 909 1,5%
2017 508 4,7% 7,2% È 8 214 76,1% 0,2% Ä 2 069 19,2% -7,7% Ê 10 791 -1,1%
2018 550 5,0% 8,3% È 8 339 75,9% 1,5% È 2 101 19,1% 1,5% È 10 990 1,8%
2019 585 5,3% 6,4% È 8 312 75,2% -0,3% Ä 2 160 19,5% 2,8% È 11 057 0,6%
2012 2 170 43,4% 2 709 54,2% 119 2,4% 4 998
2013 2 118 41,4% -2,4% Ê 2 929 57,3% 8,1% È 63 1,2% -47,1% Ê 5 110 2,2%
2014 2 137 39,4% 0,9% Ä 3 213 59,3% 9,7% È 69 1,3% 9,5% È 5 419 6,0%
2015 2 246 39,3% 5,1% È 3 409 59,6% 6,1% È 65 1,1% -5,8% Ê 5 720 5,6%
2016 2 412 39,3% 7,4% È 3 650 59,5% 7,1% È 71 1,2% 9,2% È 6 133 7,2%
2017 2 474 38,9% 2,6% È 3 837 60,3% 5,1% È 52 0,8% -26,8% Ê 6 363 3,8%
2018 2 565 37,9% 3,7% È 4 149 61,3% 8,1% È 59 0,9% 13,5% È 6 773 6,4%
2019 2 447 36,7% -4,6% Ê 4 161 62,4% 0,3% Ä 61 0,9% 3,4% È 6 669 -1,5%
2012 3 113 49,7% 3 151 50,3% 6 264
2013 2 190 34,5% -29,6% Ê 4 151 65,5% 31,7% È 6 341 1,2%
2014 2 484 36,5% 13,4% È 4 328 63,5% 4,3% È 6 812 7,4%
2015 2 547 36,1% 2,5% È 4 510 63,9% 4,2% È 7 057 3,6%
2016 2 604 35,8% 2,2% È 4 667 64,2% 3,5% È 7 271 3,0%
2017 2 678 35,8% 2,8% È 4 800 64,2% 2,8% È 7 478 2,8%
2018 2 575 35,6% -3,8% Ê 4 660 64,4% -2,9% Ê 7 235 -3,2%
2019 2 793 37,4% 8,5% È 4 683 62,6% 0,5% Ä 7 476 3,3%
2012 1 775 24,0% 3 264 44,1% 2 365 31,9% 7 404
2013 1 776 24,1% 0,1% Ä 3 344 45,4% 2,5% È 2 250 30,5% -4,9% Ê 7 370 -0,5%
2014 1 747 23,2% -1,6% Ê 3 495 46,4% 4,5% È 2 284 30,3% 1,5% È 7 526 2,1%
2015 1 790 23,4% 2,5% È 3 472 45,4% -0,7% Ä 2 384 31,2% 4,4% È 7 646 1,6%
2016 1 905 24,6% 6,4% È 3 441 44,4% -0,9% Ä 2 412 31,1% 1,2% È 7 758 1,5%
2017 1 864 24,2% -2,2% Ê 3 542 46,0% 2,9% È 2 302 29,9% -4,6% Ê 7 708 -0,6%
2018 1 960 24,9% 5,2% È 3 430 43,6% -3,2% Ê 2 485 31,6% 7,9% È 7 875 2,2%
2019 1 938 24,6% -1,1% Ê 3 413 43,4% -0,5% Ä 2 512 31,9% 1,1% È 7 863 -0,2%
2012 12 737 24,5% 32 961 63,5% 6 196 11,9% 51 894
2013 12 912 24,5% 1,4% È 33 548 63,7% 1,7% È 6 234 11,8% 0,6% Ä 52 694 1,5% È
2014 13 729 25,0% 6,0% È 34 906 63,7% 3,9% È 6 177 11,3% -0,9% Ä 54 812 3,9% È
(*) 2015 15 175 26,5% 9,5% È 35 834 62,7% 2,6% È 6 182 10,8% 0,1% Ä 57 191 4,2% È 2016 15 634 26,6% 2,9% È 36 882 62,8% 2,8% È 6 239 10,6% 0,9% Ä 58 755 2,7% È
2017 15 785 26,7% 1,0% Ä 37 416 63,2% 1,4% È 6 009 10,1% -3,8% Ê 59 210 0,8% Ä
2018 16 061 26,9% 1,7% È 37 386 62,6% -0,1% Ä 6 317 10,6% 4,9% È 59 764 0,9% Ä
2019 16 273 27,1% 1,3% È 37 491 62,3% 0,3% Ä 6 368 10,6% 0,8% Ä 60 132 0,6% Ä
Maxeville
(*)2015 intégration de l'ENIM (+ 1000 étudiants) Vandoeuvre‐lès‐ Nancy
Villers‐les‐Nancy
Metz Nancy Autres Total
COLLEGIUM ARTS
LETTRES LANGUES
COLLEGIUM DROIT
ECONOMIE
GESTION
COLLEGIUM
INTERFACE
COLLEGIUM
LORRAINE INP
COLLEGIUM
LORRAINE
MANAGEMENT
INNOVATION
Autres
COLLEGIUM SANTE
COLLEGIUM
SCIENCES ET
TECHNOLOGIES
COLLEGIUM
SCIENCES
HUMAINES ET
SOCIALES
COLLEGIUM
TECHNOLOGIE
Metz Nancy
hors 300 étudiants
PACES Metz
Etudiants par ville depuis 2012‐2013Note Metz Métropole 23 novembre 2020
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Source Apogée
Hors doctorant, IFSI, CPGE et auditeurs libres
Nb
étudiants taux diff variation
Nb
étudiants taux diff variation
Nb
étudiants taux diff variation
Nb
étudiants taux diff variation
Nb
étudiants taux diff
2012 1 738 26,8% Ä 4 746 73,2% Ä 6 484
2013 2 501 38,8% 43,9% È 3 950 61,2% -16,8% Ê 6 451 -0,5%
2014 2 539 39,7% 1,5% È 3 861 60,3% -2,3% Ê 6 400 -0,8%
2015 2 549 38,4% 0,4% Ä 4 094 61,6% 6,0% È 6 643 3,8%
2016 2 693 38,3% 5,6% È 4 336 61,7% 5,9% È 7 029 5,8%
2017 2 611 38,2% -3,0% Ê 4 229 61,8% -2,5% Ê 6 840 -2,7%
2018 2 705 39,3% 3,6% È 4 173 60,7% -1,3% Ê 6 878 0,6%
2019 2 738 40,1% 1,2% È 4 094 59,9% -1,9% Ê 6 832 -0,7%
2012 2 598 35,1% 4 472 60,5% 326 4,4% 7 396
2013 2 729 36,5% 5,0% È 4 421 59,1% -1,1% Ê 331 4,4% 1,5% È 7 481 1,1%
2014 2 802 36,2% 2,7% È 4 592 59,3% 3,9% È 345 4,5% 4,2% È 7 739 3,4%
2015 2 908 36,2% 3,8% È 4 814 59,8% 4,8% È 322 4,0% -6,7% Ê 8 044 3,9%
2016 2 875 35,3% -1,1% Ê 4 934 60,7% 2,5% È 324 4,0% 0,6% Ä 8 133 1,1%
2017 2 993 35,9% 4,1% È 5 055 60,6% 2,5% È 295 3,5% -9,0% Ê 8 343 2,6%
2018 2 938 36,9% -1,8% Ê 4 768 59,8% -5,7% Ê 263 3,3% -10,8% Ê 7 969 -4,5%
2019 2 913 36,5% -0,9% Ä 4 802 60,2% 0,7% Ä 258 3,2% -1,9% Ê 7 973 0,1%
2012 320 29,2% 656 59,8% 47 4,3% 74 6,7% 1 097
2013 514 39,9% 60,6% È 657 51,0% 0,2% Ä 32 2,5% -31,9% Ê 84 6,5% 13,5% È 1 287 17,3%
2014 786 41,3% 52,9% È 974 51,2% 48,2% È 49 2,6% 53,1% È 92 4,8% 9,5% È 1 901 47,7%
2015 925 43,9% 17,7% È 1 028 48,7% 5,5% È 53 2,5% 8,2% È 103 4,9% 12,0% È 2 109 10,9%
2016 981 45,9% 6,1% È 984 46,0% -4,3% Ê 64 3,0% 20,8% È 109 5,1% 5,8% È 2 138 1,4%
2017 993 42,9% 1,2% È 1 115 48,2% 13,3% È 73 3,2% 14,1% È 133 5,7% 22,0% È 2 314 8,2%
2018 998 42,5% 0,5% Ä 1 115 47,5% 0,0% Ä 77 3,3% 5,5% È 157 6,7% 18,0% È 2 347 1,4%
2019 1 040 45,2% 4,2% È 1 046 45,5% -6,2% Ê 68 3,0% -11,7% Ê 147 6,4% -6,4% Ê 2 301 -2,0%
2012 4 822 92,9% 367 7,1% 5 189
2013 4 794 93,0% -0,6% Ä 363 7,0% -1,1% Ê 5 157 -0,6%
2014 4 972 93,5% 3,7% È 348 6,5% -4,1% Ê 5 320 3,2%
2015 988 15,5% 5 034 78,9% 1,2% È 358 5,6% 2,9% È 6 380 19,9%
2016 1 013 15,7% 2,5% È 5 052 78,5% 0,4% Ä 368 5,7% 2,8% È 6 433 0,8%
2017 999 15,3% -1,4% Ê 5 118 78,5% 1,3% È 399 6,1% 8,4% È 6 516 1,3%
2018 1 037 15,5% 3,8% È 5 260 78,6% 2,8% È 393 5,9% -1,5% Ê 6 690 2,7%
2019 1 055 15,6% 1,7% È 5 344 78,8% 1,6% È 379 5,6% -3,6% Ê 6 778 1,3%
2012 1 015 34,3% 1 947 65,7% 2 962
2013 963 34,5% -5,1% Ê 1 827 65,5% -6,2% Ê 2 790 -5,8%
2014 991 34,5% 2,9% È 1 880 65,5% 2,9% È 2 871 2,9%
2015 994 35,0% 0,3% Ä 1 845 65,0% -1,9% Ê 2 839 -1,1%
2016 1 019 34,5% 2,5% È 1 932 65,5% 4,7% È 2 951 3,9%
2017 998 34,9% -2,1% Ê 1 859 65,1% -3,8% Ê 2 857 -3,2%
2018 1 055 35,1% 5,7% È 1 952 64,9% 5,0% È 3 007 5,3%
2019 1 118 35,1% 6,0% È 2 065 64,9% 5,8% È 3 183 5,9%
2012 304 3,0% 9 719 96,2% 77 0,8% 10 100
2013 443 4,1% 45,7% È 10 181 95,1% 4,8% È 83 0,8% 7,8% È 10 707 6,0%
2014 522 4,8% 17,8% È 10 178 94,0% 0,0% Ä 124 1,1% 49,4% È 10 824 1,1%
2015 548 5,1% 5,0% È 10 073 93,7% -1,0% Ê 132 1,2% 6,5% È 10 753 -0,7%
2016 474 4,3% -13,5% Ê 10 306 94,5% 2,3% È 129 1,2% -2,3% Ê 10 909 1,5%
2017 508 4,7% 7,2% È 10 169 94,2% -1,3% Ê 114 1,1% -11,6% Ê 10 791 -1,1%
2018 550 5,0% 8,3% È 10 346 94,1% 1,7% È 94 0,9% -17,5% Ê 10 990 1,8%
2019 585 5,3% 6,4% È 10 370 93,8% 0,2% Ä 102 0,9% 8,5% È 11 057 0,6%
2012 2 170 43,4% 2 709 54,2% 119 2,4% 4 998
2013 2 118 41,4% -2,4% Ê 2 929 57,3% 8,1% È 63 1,2% -47,1% Ê 5 110 2,2%
2014 2 137 39,4% 0,9% Ä 3 213 59,3% 9,7% È 69 1,3% 9,5% È 5 419 6,0%
2015 2 246 39,3% 5,1% È 3 409 59,6% 6,1% È 65 1,1% -5,8% Ê 5 720 5,6%
2016 2 412 39,3% 7,4% È 3 650 59,5% 7,1% È 71 1,2% 9,2% È 6 133 7,2%
2017 2 474 38,9% 2,6% È 3 837 60,3% 5,1% È 52 0,8% -26,8% Ê 6 363 3,8%
2018 2 565 37,9% 3,7% È 4 149 61,3% 8,1% È 59 0,9% 13,5% È 6 773 6,4%
2019 2 447 36,7% -4,6% Ê 4 161 62,4% 0,3% Ä 61 0,9% 3,4% È 6 669 -1,5%
2012 3 113 49,7% 3 151 50,3% 6 264
2013 2 190 34,5% -29,6% Ê 4 151 65,5% 31,7% È 6 341 1,2%
2014 2 484 36,5% 13,4% È 4 328 63,5% 4,3% È 6 812 7,4%
2015 2 547 36,1% 2,5% È 4 510 63,9% 4,2% È 7 057 3,6%
2016 2 604 35,8% 2,2% È 4 667 64,2% 3,5% È 7 271 3,0%
2017 2 678 35,8% 2,8% È 4 800 64,2% 2,8% È 7 478 2,8%
2018 2 575 35,6% -3,8% Ê 4 660 64,4% -2,9% Ê 7 235 -3,2%
2019 2 793 37,4% 8,5% È 4 683 62,6% 0,5% Ä 7 476 3,3%
2012 2 671 36,1% 4 003 54,1% 730 9,9% 7 404
2013 2 666 36,2% -0,2% Ä 3 938 53,4% -1,6% Ê 766 10,4% 4,9% È 7 370 -0,5%
2014 2 655 35,3% -0,4% Ä 4 103 54,5% 4,2% È 768 10,2% 0,3% Ä 7 526 2,1%
2015 2 677 35,0% 0,8% Ä 4 149 54,3% 1,1% È 820 10,7% 6,8% È 7 646 1,6%
2016 2 785 35,9% 4,0% È 4 186 54,0% 0,9% Ä 787 10,1% -4,0% Ê 7 758 1,5%
2017 2 671 34,7% -4,1% Ê 4 254 55,2% 1,6% È 783 10,2% -0,5% Ä 7 708 -0,6%
2018 2 827 35,9% 5,8% È 4 243 53,9% -0,3% Ä 805 10,2% 2,8% È 7 875 2,2%
2019 2 849 36,2% 0,8% Ä 4 239 53,9% -0,1% Ä 775 9,9% -3,7% Ê 7 863 -0,2%
2012 13 929 26,8% 36 225 69,8% 47 0,1% 1 693 3,3% 51 894
2013 14 124 26,8% 1,4% È 36 848 69,9% 1,7% È 32 0,1% -46,9% Ê 1 690 3,2% -0,2% Ä 52 694 1,5% È
2014 14 916 27,2% 5,3% È 38 101 69,5% 3,3% È 49 0,1% 34,7% È 1 746 3,2% 3,2% È 54 812 3,9% È
(*) 2015 16 382 28,6% 8,9% È 38 956 68,1% 2,2% È 53 0,1% 7,5% È 1 800 3,1% 3,0% È 57 191 4,2% È 2016 16 856 28,7% 2,8% È 40 047 68,2% 2,7% È 64 0,1% 17,2% È 1 788 3,0% -0,7% Ä 58 755 2,7% È
2017 16 925 28,6% 0,4% Ä 40 436 68,3% 1,0% Ä 73 0,1% 12,3% È 1 776 3,0% -0,7% Ä 59 210 0,8% Ä
2018 17 250 28,9% 1,9% È 40 666 68,0% 0,6% Ä 77 0,1% 5,2% È 1 771 3,0% -0,3% Ä 59 764 0,9% Ä
2019 17 538 29,2% 1,6% È 40 804 67,9% 0,3% Ä 68 0,1% -13,2% Ê 1 722 2,9% -2,8% Ê 60 132 0,6% Ä
(*)2015 intégration de l'ENIM (+ 1000 étudiants)
88
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