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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Bazoches.
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Thèmes du document : Bois et produits du bois, Aménagement du territoire, Culture et patrimoine,
Habiter en Morvan
Guide
de rénovation
et de
construction
Conseils
pour réussir
votre projet et
son intégration
Habiter en Morvan
Un pays en héritageRenseignements et contacts
Consultations architecturales gratuites :
Véronique Lamoureux, secrétariat d’accueil
Tél. : 03 86 78 79 00
Fax : 03 86 78 74 22
E-mail : administration@parcdumorvan.org
Autres renseignements architecturaux :
Philippe Hoeltzel, chargé de mission patrimoine et architecture
Tél. : 03 86 78 79 13
Fax : 03 86 78 79 69
E-mail : philippe.hoeltzel@parcdumorvan.org1 Habiter en Morvan Préambule
Préambule par le président du Parc
Les paysages du Morvan sont une richesse qu’il faut chaque jour défendre
tout en améliorant le cadre de vie de chacun. La qualité paysagère du
Morvan, bocage, forêts, permanence de l’eau et du granit devient un
enjeu primordial pour tous, touristes ou résidents permanents.
La 2 e édition de ce guide est révisée et augmentée avec l’inventaire de
la direction régionale des Affaires culturelles du bâti rural remarquable
des communes de Côte-d’Or, de l’Yonne et de Saône-et-Loire, complé-
tant celui de la Nièvre. Il offre à tous ceux qui s’intéressent au bâti
morvandiau de trouver des renseignements, des conseils, des orientations
pour mieux appréhender l’habitation morvandelle traditionnelle ou
même contemporaine. Ce guide est aussi une des actions du Parc naturel
régional du Morvan pour le patrimoine, des inventaires aux valorisations,
et confirme son rôle en matière de restauration et de construction.
Ce domaine doit être l’objet de la vigilance de tous pour éviter une
banalisation du bâti contemporain et une défiguration du bâti ancien.
Celui-ci doit être pensé dans un esprit de qualité paysagère, sans
élitisme, ni passéisme.
Rappelons que déposer un permis de construire n’est pas acte fréquent
et anodin et demande bien souvent des précautions du propriétaire
qui décide d’investir ou de vivre en Morvan. La première obligation
serait de regarder alentour, d’apprécier le paysage pour mieux intégrer
son projet et respecter la force de caractère du Morvan.
Je voudrais ici rendre un hommage à Marcel Vigreux pour son re-
marquable ouvrage Paysans et notables en Morvan au XIX e siècle
jusqu’en 1914 qui donne des clefs pour mieux comprendre les hommes
et l’architecture morvandelle à son apogée, époque où beaucoup de
maisons furent construites.
Ce guide doit servir de référence à tous. Les conseils et préconisations
devraient être respectés par tous ceux qui s’investissent sur le territoire :
habitants, élus, services de l’État, commerçants et professionnels. Il
est œuvre commune et s’appuie sur ce que nous avons de plus cher :
prolonger dans la modernité le patrimoine transmis par nos aïeux.
Christian Paul
Montbard TGV 46 km
Semur-en-Auxois 14 km
Dijon 64 km
Dijon 60 km
Chalon-
sur-Saône
59 km
Chalon-sur-Saône 53 km
Le Creusot 35 km
Le Creusot 14 km
Digoin 49 km
Bourbon-Lancy 38 km
Decize 44 km
Nevers 78 km
Nevers 40 km
Clamecy 30 km
Clamecy
23 km
Auxerre 53 km
Paris 230 km
PRÉCY-
SOUS-THIL
SAULIEU
QUARRÉ-
LES-TOMBES
LORMES
Saint-Brisson
VÉZELAY
AVALLON
CORBIGNY
CHÂTILLON-
EN-BAZOIS
MOULINS-
ENGILBERT
Château-Chinon
SAINT-LÉGER-
SOUS-BEUVRAY
Étang-
sur-Arroux
LUZY
SAINT-HONORÉ-
LES-BAINS
Uchon
Ville porte
CARTE 2005
AUTUN
LUCENAY-
L’ÉVÊQUE
ARNAY-LE-DUC
LIERNAIS
MONTSAUCHE-
LES SETTONS
Espace Saint-Brisson
LE MORVAN, PARC NATUREL RÉGIONALPréambule, le mot du président du PNRM ........................................................ 1
Le passé est passé Les hommes qui ont bâti ces maisons ..................................................................... 3 À besoins élémentaires… réponses de bon sens ................................................. 4
Une architecture autarcique… et fonctionnelle ............................................... 6 Fermes de grands domaines et autres fermes du Morvan ........................... 8 Maisons de bourg et ateliers d’artisans ................................................................. 10 Petit patrimoine et volumes secondaires .............................................................. 11 Variété de portes ............................................................................................................... 12 Rapport d’échelle / Une tradition en héritage ................................................... 13
Le passé a de l’avenir Un bâtiment « dans son jus » .................................................................................... 14 La rénovation Un cas concret de réhabilitation ............................................................................. 15 Volumes ................................................................................................................................. 16
Des pleins et des vides .................................................................................................... 17 Portes de grange ............................................................................................................... 18 Menuiseries .......................................................................................................................... 19 Toitures et lucarnes ......................................................................................................... 20 Couvertures ......................................................................................................................... 22 La chaux existe, je l’ai rencontrée .......................................................................... 24 Innovations et retour aux sources ........................................................................... 25
Les constructions Situation / Implantation et accès .............................................................................. 26 neuves Orientation / Positionnement dans le terrain .................................................... 27 Le pavillon Éloge de la pente / Le mythe du sous-sol .............................................................. 28 qui pouvait mieux faire Programme et volumes / Proportions et toiture ............................................... 29 Percements et composition de façade ..................................................................... 30
Menuiseries, contrevents, balcons ........................................................................... 31 Clôtures et autres aménagements extérieurs ...................................................... 32 Plantations : les essences locales à prescrire ..................................................... 33 Blanc, c’est pas Morvan ............................................................................................... 34
Les bâtiments agricoles Situation / Adaptation au relief / Végétation ...................................................... 35 et artisanaux Volumes et toiture ............................................................................................................ 36 La stabul’ qui avait tout bon Le bois avance .................................................................................................................... 37
Lexique Lexique illustré .................................................................................................................. 38
Bibliographie Des ouvrages de référence ........................................................................................... 39
Le déroulement 1. De l’idée au programme .......................................................................................... 40 d’un projet 2. Le projet .......................................................................................................................... 41 3. La réalisation ................................................................................................................ 42
4. Les démarches administratives ............................................................................ 43 Adresses utiles .................................................................................................................... 44
Sommaire
Félicien, paysan du siècle dernier,
nous dit le Morvan, son « pays sage ».
Connaître pour aimer et protéger.
Quelques clés de lecture
de notre patrimoine.
Invitation à une vision d’ensemble
et à une attention aux détails.
Ce sont les bonnes contraintes
qui font la bonne architecture.
Construire en neuf,
ce n’est pas partir de zéro.
Vitrine de l’activité économique rurale,
les bâtiments agricoles sont beaux
car fonctionnels.
Construire ou rénover fait de vous
un maître d’ouvrage :
les grandes étapes de votre projet
et de sa réalisation.
Les termes à connaître.
2 Habiter en Morvan Sommaire« Je suis marié avec Euphrasie et nous avons quatre enfants ; nous en avons également accueilli un de l’Assistance, qui donne la main au potager. Nous élevons une vache, un cochon, deux chèvres et leurs petits, des lapins, quelques poules et pintades, sans oublier le chat qui course rats et mulots. Sur nos trois hectares, je cultive un peu de tout : seigle, avoine, sarrasin, pommes de terre et chanvre, selon les années. Près des pommiers, je soigne également quelques ruches.
Je suis aussi un peu bûcheron, un peu maçon, un peu
couvreur. Je travaille aussi au flottage du bois
et plus jeune j’ai fait le galvacher. »
3 Habiter en Morvan Le passé est passé
Le passé est passé* Je m’appelle Félicien. Né en 1830, paysan, je ne suis pas seulement le guide imagi- naire des pages qui suivent. Je suis, j’ai été homme de chair, vivant et travaillant dans un corps à corps avec cette terre du Morvan. Laissez-moi vous conduire, vous qui aimez ce paysage, je vous montrerai mon « pays sage ».
Les hommes qui ont bâti ces maisons
L’actuel paysage du Morvan
doit beaucoup aux siècles passés.
Le parcellaire, les prés et les haies du bocage,
la répartition de la végétation, le réseau
des voiries, constituent sa trame ancestrale
et pourtant toujours renouvelée.
Depuis deux mille ans se tisse un réseau
« chevelu » de sentes et de chemins
donnant accès à des constellations
de hameaux et de fermes isolés.
Au Moyen Âge, les hameaux se
sont constitués au centre
de clairières agricoles
gagnées sur la forêt. Dès
cette période, les haies
protègent les cultures de
l’appétit du bétail.
À partir du XVI e siècle, le
flottage du bois vers Paris
prend son essor. En Morvan, le
hêtre devient l’essence prédominante.
Des étangs sont créés comme réserve
pour les lâchers d’eau.
Pays de montagne, pays de polyculture,
aujourd’hui pays d’élevage, le Morvan
se caractérise toujours par l’omniprésence
de la forêt. Mais l’enrésinement
et l’abandon des terres arables
concourent à la « fermeture » du paysage.
*Eugène Viollet-le-Duc : Entretiens sur l’architecture, 1863-1872.4
Notre relative pauvreté nous a forcés au bon sens et à une économie de moyens. Nous avons appris à tirer parti de toutes les ressources de ce pays et à nous en contenter.
À besoins élémentaires...
La terre
Ce sont nos femmes, le plus souvent, qui
cultivent l’ouche et le jardin ; ce sont les
terres les plus fertiles, enrichies du fumier
de nos bêtes. Au jardin poussent les légumes
de la soupe et quelques plants de salade et
de plantes aromatiques.
À l’ouche, nous prêtons main forte pour la
culture des pommes de terre.
Au champ, nous travaillons le sarrasin (blé
noir), un peu d’avoine et le seigle qui couvre
nos maisons.
Au pré, nos petits mènent les moutons, les
chèvres ou encore les vaches, pour les plus
riches d’entre nous.
Les chaintres sont cultivés tous les trois ou
quatre ans dans la zone de landes.
Les mouilles sont des prairies humides où
la flore et la faune sont particulièrement
riches.
Nous possédons également quelques essaims
de « mouches », qui fabriquent notre miel ;
leurs ruches en paille de seigle sont à proxi-
mité des arbres fruitiers.
Quelques lopins exposés au sud permettent
la culture de petites vignes, juste pour
notre consommation. Dans les marges
calcaires, les vignes sont importantes et de
meilleure qualité.
L’eau
Nous bâtissons à
proximité de sour-
ces d’eau vive qui
ruissellent, abon-
dantes, sur tout le
sol cristallin du Morvan. Nos rivières
sont claires, sauf en période de flottage
où le tanin du bois chauffe un peu les
bronches des truites.
Les étangs de flottage donnent aussi du
poisson toute l’année.
L’air
Nous aimons l’air mais nous nous pro-
tégeons du vent que nous combattons
notamment par des haies vives. Et aussi
en choisissant bien l’implantation et
l’orientation de nos maisons.
Le feu
C’est le soleil, mais aussi la flamme qui
crépite dans l’âtre ; nous l’alimentons
par le bois que nous coupons dans les
forêts en exercice de nos droits d’usage,
ou en taillant les haies qui longent nos
parcelles.
Et tout cela, nous l’avons à portée
de main ou à moins d’une heure de
marche : c’est notre paysage.
Hameau
Jardin
Ouche
Pré
Chaintre
Prairie
Forêt
Arbres isolés
Habiter en Morvan Le passé est passé
5
4
8
7
2
1
2
3 6
1
2
3
4
5
6
7
85 Habiter en Morvan Le passé est passé
—
Étagement des usages et de la végétation
—
Forêts
Principalement
sur les
sommets
des collines
et les pentes
raides.
Hameaux
Souvent
à mi-pente,
à distance
raisonnable
des cultures
et des bois.
Fonds
de vallées
Végétation
adaptée
aux milieux
humides.
Implantation et exploitation
Proximité de :
■ bonnes terres cultivables ;
■ forêts (bois de chauffage
et d’œuvre) ;
■ sources naturelles ;
■ voiries.
Orientation et exposition
On préférera une situation au versant sud plutôt
qu’au versant nord et, en dehors des zones
inondables, humides ou trop encaissées.
La façade du logis, le plus souvent, tourne le dos
à la bise (nord) et aux pluies battantes (ouest).
Protection
Le hameau se blottira :
■ à l’abri d’un petit mont, d’une
colline ;
■ à mi-pente plutôt qu’en fond de
vallée.
Les haies
Clôtures naturelles, elles brisent l’élan
des vents dominants et créent, avec
les bosquets, les petits bois et les
prairies, un rythme propre au pay-
sage bocager morvandiau.
Les arbres isolés abritent le bétail, et leur taille, tous les trois ou quatre ans, donne, comme la taille des haies, du bois de chauffe. Ils agrémentent les prés de leur haute silhouette.
...réponses de bon sens
Nos maisons ne sont pas implantées dans le paysage par hasard. La proximité d’une source, de terres fertiles et de la forêt a été déterminante pour le choix de leur emplacement. Jouent également leur rôle la présence de matériaux de construction à moindre coût (petite carrière de granit et d’arène…) et la capacité à accueillir une population croissante. Après cela, tout est affaire de bon sens.6 Habiter en Morvan Le passé est passé
Le chaume
Issu de la paille du seigle, c’était un matériau parfait pour son hygro- métrie et son faible coût. Attaqué par les rongeurs, sujet au feu, au désordre du vent et de la pourriture, il a été remplacé principalement par l’ardoise mais aussi par la tuile plate ; puis il l’a été par d’autres matériaux de substitution plus ou moins adaptés, comme on le verra plus loin.
Le fer
Le forgeron ou le maréchal-ferrant produi-
sent localement les pentures et des serrure-
ries qui personnalisent comme des signatures
les bâtiments anciens.
Les maisons morvandelles sont « comme qui dirait sorties du sol ». Elles sont faites, du moins les anciennes, avec ce que l’on trouve sur place, des matériaux d’extraction ou de culture locale. En ruine, elles semblent retourner à la terre : elles sont quasiment… biodégradables.
Une architecture autarcique...
Le granit
ou le calcaire
Pierre de couleur variable,
taillée pour réaliser les en-
tourages de porte, les lin-
teaux de fenêtre (dans le
Morvan central). La pierre
calcaire, elle, était utilisée
en bordure du Morvan et
importée pour les encadre-
ments d’ouverture des
maisons de maître.
L’arène
Granit en décomposition,
proche du sable, on le mé-
lange à de la terre grasse
ou à la chaux pour gâcher
le mortier.
La chaux
Elle sert en mortier pour
monter les murs de moel-
lons. En enduit, elle pro-
tège les murs en les laissant
respirer. En badigeon ou
en chaulage, elle blanchit
les étables. Un temps
délaissée, la chaux est parti-
culièrement adaptée à la
restauration de l’ancien.
Le bois
D’essence locale, il sert en charpente pour
les linteaux de porte de grange (chêne) et en
menuiserie pour le mobilier.
Il sert aussi de bardage de façades et de
pignons (chêne et châtaignier) ; on parle
alors « d’essiaune » ou « d’essentage ».7 Habiter en Morvan Le passé est passé
Les maisons du Morvan se ressemblent comme les membres d’une même famille. Elles ont en commun le principe d’un grand toit allongé couvrant le logis, la grange, l’étable et la remise que surmontent de vastes fenils. D’autres dépendances ont parfois été ajoutées au fil des besoins et selon les moyens du paysan. Ainsi, certains murs pignons extérieurs ont pu devenir murs de refend pris dans la construction.
...et fonctionnelle
Maison de journalier
Cette maison élémentaire pour le journalier
et sa famille est constituée d’une unique
pièce à vivre. À l’origine, elle est
recouverte d’une toiture en
chaume, d’où son nom de
« chaumière ».
Maison bloc
La maison bloc, où le logis et les dépendances sont dans le
même alignement, est le type le plus répandu en Morvan
central. Également recouverte de chaume, elle était,
avec ses variantes, la maison des petits pro-
priétaires, exploitant de 2 à 10 hectares.
Ces petits propriétaires étaient les
plus nombreux en Morvan.8 Habiter en Morvan Le passé est passé
Certaines exploitations, parmi les plus riches, sont constituées de plusieurs bâtiments délimitant une cour ouverte sur la rue. Le logis, distinct des dépendances, semble surveiller le portail d’entrée. L’importance des volumes, le choix des matériaux et le soin apporté aux détails affirment le statut social et la fierté des gros propriétaires.
Fermes de grands domaines
Colombier
à échelle tournante
Le colombier
est un élément
ostentatoire
À Gâcogne, la composition
symétrique de ce bâtiment,
avec ses deux porches monu-
mentaux, signale un grand
domaine. Cela reste un cas
très rare.
Cette façade sur rue parfaitement ordonnancée est animée par
les encadrements des ouvertures et les chaînes d’angle en
pierre de taille. Ce gros logis de ferme (1883), par sa structure
et son décor, est caractéristique des logis de maître.
Vraisemblablement, la chaumière d’origine a
été prolongée par un logis plus grand . Une
grange avec étable et écurie a été construite
plus tard. Enfin, la remise à bois est venue
fermer la cour.
À l’Huis-Châtelain (Dun-les-Places), voici
l’exemple d’une ferme agrandie autour d’une
cour ouverte.
1
2
3
4
1
2
3
49 Habiter en Morvan Le passé est passé
Autres fermes du Morvan
L’architecture rurale morvandelle est homogène par sa volumétrie, ses proportions et l’organisation de ses fonctions. Reflet de la micropropriété, pouvant facilement être agrandie, elle présente différents types adaptés au terrain, aux matériaux locaux et aux évolutions de l’exploitation jusqu’aux années 60.10 Habiter en Morvan Le passé est passé
Les bourgs sont issus des villages de serfs du Moyen Âge. Souvent constitués de maisons alignées en village-rue, les activités commerciales et artisanales dont dépendent les hameaux s’y concentrent. Si les maisons villageoises présentent des similitudes avec les logis ruraux, les bourgs sont caractérisés par une plus grande variété de types de construction.
Maisons de bourg et ateliers d’artisans
Maison de notable
Avec ses deux étages
d’habitation, sa façade
ordonnancée et son toit
à croupe couvert en
ardoises, c’est un bon
exemple d’architecture
semi-urbaine.
On remarque sa porte
d’entrée au milieu de la
façade et desservie par
trois marches.
Maisons de bourg
Accessibles de plain-pied, boutiques ou ateliers s’alignent sur
la place du village de Saint-Martin-du-Puy. Ces maisons sont
souvent surmontées d’un étage, parfois d’un comble à surcroît.
Elles sont plus rarement de plain-pied avec un simple haut
comble.
Atelier d’artisan
Respectant la conception générale
du bâtiment, l’atelier n’occupe
qu’une partie du rez-de-chaussée,
où se trouve également le logis ; ce
dernier se développe à l’étage au-
dessus de la forge.
Maison de vigneron
à Foissy-les-Vézelay.11
Ce n’est pas parce qu’ils sont petits que les volumes secondaires ont moins de valeur : témoins d’un passé de labeur, ils racontent les gestes d’autrefois, ceux des artisans qui les ont bâtis ou entretenus et ceux des habitants qui les ont utilisés. L’échelle de ces bâtiments annexes et autres édicules est celle de la vie quotidienne. Elle met en valeur celle des grands bâtiments, c’est pourquoi ils méritent toute notre attention.
Petit patrimoine et volumes secondaires
Loqueteau à poucier
Bâtière
en tôle
Super-
structure
en fer
forgé
Puits ferronné
Puits à rouleau couvert
Abreuvoir en pierre Chronogramme
Puits maçonné, à rouleau
Poulailler et porche sous appentis
Margelle
en pierre
Habiter en Morvan Le passé est passé
Le travail à ferrer
Un fort bâti en bois, couvert,
servant au ferrage des bœufs
de travail, signale à l’extérieur
la présence d’un atelier de
maréchal-ferrant.
Pour aller plus
loin, reportez-
vous au guide
L’avenir du
p a t r i m o i n e
rural est entre
vos mains (voir
bibliographie).12 Habiter en Morvan Le passé est passé
Variété de portes
Linteau délardé Arc clavé – ou segmentaire – en pierre
Linteau de porte de grange en chêne
à Cussy-en-Morvan
Arc en plein ceintre
à Vézelay (89)
Arc en anse de panier
en pierre calcaire
Entourage
de porte
en granit13 Habiter en Morvan Le passé est passé
Descente de cave sous appentis
Entre le volume principal
et les volumes
secondaires
Les paysages et les bâtiments du Morvan ont
donc un sens. Ils portent en eux-mêmes les gestes
quotidiens des habitants de jadis, qui les ont
façonnés, transformés et entretenus. Chaque gé-
nération, qui fut en son temps dépositaire de ce
patrimoine, y a laissé l’empreinte de son époque.
Mais cela s’est fait dans le respect des généra-
tions précédentes, sans fantaisie gratuite.
Sachons nous situer dans cette lignée. Sachons
répondre aux exigences du confort moderne
sans négliger le moindre détail de notre cadre de
vie et en continuant de réaliser des constructions
qui font l’identité du Morvan.
Lorsque notre
garagiste nous
défend d’adapter
une portière neuve
« en promo » sur la
vieille Traction qui
nous vient du grand-
père, nous lui faisons
volontiers confiance.
Il en va de même avec
notre cadre de vie : construire en
neuf ou rénover ne procède pas de
recettes de restauration standard,
mais nécessite une attitude de
compréhension.
Une tradition en héritage ? Rapport d’échelle
Portail
Puits
Abreuvoir
Nichoir
Cheminée
Muret du clos
Soue
à cochon
Escalier
Prône
Descente
de cave
Imposte vitréeHabiter en Morvan 14 Le passé a de l’avenir
Restaurer, rénover, réparer, réhabiliter… C’est toujours transformer. Aborder la restauration d’un bâtiment ancien demande une attitude de compréhension face à lui et, à la fois, une vision d’ensemble et une attention aux détails : c’est une sorte de politesse qui permet de le connaître mieux pour mieux le protéger. Un bâtiment « dans son jus »
Arpentez les abords du bâtiment, son voisinage,
pour saisir :
■ La logique de son implantation et de son orientation.
■ Son occupation de la parcelle.
■ Son rapport aux éléments bâtis et végétaux voisins.
■ Ses limites (ou clôtures) avec le domaine public,
plus ou moins explicites et affirmées.
■ Repérez la hiérarchie des volumes en présence,
leurs proportions respectives et le rapport d’échelle
entre les différents corps de bâtiment.
■ Distinguez le corps de bâtiment le plus ancien et
les ajouts, ainsi que les modifications de structure.
■ Situez la cave, le cellier, leur emplacement et leur
surface.
■ Voyez quelle est la forme du toit ou si le comble
est à surcroît.
■ Sondez murs et planchers pour en connaître et
vérifier la nature et l’état.
■ Inspectez la charpente et la couverture.
■ Repérez les éléments porteurs et comment ils
s’assemblent.
■ Observez comment les matériaux ont influencé la
forme (épaisseur des murs, proportions des ouver-
tures…).
Avec méthode et minutie, inventoriez et dessinez :
■ Les escaliers, éléments toujours caractéristiques.
■ Les menuiseries anciennes à préserver.
■ Les encadrements de baies, les corniches,
inscriptions, décors…
■ Les éléments originaux : portes de grange,
prônes…
Programme
Si possible, avant de l’acheter, vérifier que la maison est adaptée à vos besoins à court et à long terme. Vous éviterez ainsi les dépassements financiers, les dérapages de planning et autres surprises fréquentes dans une réhabilitation. Gardez-vous une marge d’imprévus dès les premières estimations (5 à 10 %).
Environnement
Volume
Structure
et matériaux
Détails
(second œuvre)
Potentialités, bilan
■ 1) Chaumière ou maison de maître, identifiez le
type auquel s’apparente votre bâtiment. Visitez des
maisons qui lui ressemblent, restaurées ou non, et
interrogez leurs habitants.
■ 2) Diagnostiquez les désordres ou les besoins de
réparation.
■ 3) Recensez les usages prévisibles et les travaux à
faire, les matériaux et leur mise en œuvre les plus
adaptés à l’identité de votre bâtiment.
■ 4) Envisagez les démolitions de « verrues » sus-
ceptibles de restituer le bâtiment dans sa forme
d’origine.
Et surtout, prenez conseil auprès des hommes de
l’art et des spécialistes.
Le passé a de l’avenir15 Habiter en Morvan Le passé a de l’avenir
Maison d’origine - 1860
1960 - Les erreurs à éviter
Baies élargies 1960, linteau ciment, appuis débordants.
Démolition du four à pain. Petits carreaux, bois verni.
Pierres peintes. Porte de grange murée avec fenêtre.
Ajouts divers en tôle.
Antenne de télé
et parabole
Enrochement
Plan d’origine
Exemple
d’aménagement
possible
Bordure de trottoir en pavés autoblocants
Restauration des pierres et des percements.
Enduits à la chaux.
Extension ossature bois.
Porte de grange.
Une restauration possible
Pour mettre en application les conseils développés dans les pages qui suivent, étudions deux hypothèses pour la réhabilitation d’une ferme du Morvan nivernais.
Un cas concret de réhabilitationHabiter en Morvan 16 Le passé a de l’avenir
Le volume existant n’est pas forcément adapté à vos besoins immédiats : trop grand, trop petit ? Vous aimez vivre de plain-pied ? Des solutions existent toujours. Les travaux peuvent aussi rendre son intégrité d’origine au bâtiment par la démolition de « verrues » récentes.
Volumes
Le bâtiment
est trop grand :
isolez le comble en y
déroulant de la laine
de verre. Vous garde-
rez ainsi la possibilité
d’un aménagement
ultérieur.
Le bâtiment est trop petit :
vous pouvez l’allonger.
Vous pouvez lui faire un ajout, une ex-
tension. Mais votre nouveau volume doit
rester simple et discret.
Préférez des toitures en continuité de pentes
aux ruptures de pente et surtout aux dé-
crochés de toitures.
Des erreurs à éviter : surbaisser la toiture, modifier sa pente ou déplacer son faîtage.
non non non non non
La construction en bois est une solution adaptée à la
réhabilitation, spécialement dans le cas d’agrandissement
ou de surélévation.
Elle permet la préfabrication en atelier et le montage ra-
pide sur le chantier. Elle limite la durée d’intervention
et les nuisances pour les occupants.
La légèreté des structures permet en outre de surélever
des murs anciens à moindre coût.
Un ajout en bois, même important, va contraster avec le
bâtiment existant, sans chercher à l’imiter.
Une architecture contemporaine en bois permet la créa-
tion de larges ouvertures en façade.17 Habiter en Morvan Le passé a de l’avenir
Les anciens ont bâti des façades où les « pleins » prédominent sur les « vides ». Aujourd’hui, les intérieurs sont ouverts sur le paysage et la lumière. Si l’on a un besoin réel d’ouvertures, il faut respecter des règles de composition ; et cela même pour une façade apparemment désordonnée.
Des pleins et des vides (ouvertures existantes ou à créer)
La fenêtre à six carreaux est le modèle le plus courant dans
l’architecture ancienne (en Morvan, elle mesure environ 95 x
175 cm). Elle correspond à un linteau de faible portée (par
économie) et au meilleur éclairage. C’est un modèle de « fenêtre
debout » pour un homme debout, même si assis, l’allège à un
mètre du sol permet de voir dehors. Pour économiser un jam-
bage, la fenêtre du logis est le plus souvent accostée à la porte
d’entrée, la même pierre servant de jambage commun aux deux
ouvertures.
L’entourage
est en pierre de taille,
à la rigueur en béton,
ton pierre, bouchardé.
L’enduit vient à fleur,
recouvrant les moellons
voisins et, au besoin,
la partie de la pierre
dont le nu plus
grossier est en retrait.
On s’en tient
également
à ce principe
pour les ravalements
à pierre vue
(avec finition beurrée)
des dépendances.
En Morvan central,
le plus souvent,
le bord de la pierre
granitique est montré
avec son irrégularité.
L’entourage n’est pas en pierre, mais en béton gris ou
autre. L’enduit qui le recouvre est alors lissé selon un
bandeau de 17 cm environ.
Les fenêtres de même format seront alignées selon la
verticale et l’horizontale. Les proportions verticales des
ouvertures existantes ne seront contredites ni par des
percements, ni par des élargissements.
Les pignons, peu percés le plus sou-
vent, le seront avec discrétion, dans
l’esprit de portes gerbières ou de
jours d’aération appelés « trous de
chouan » (chat huant).
Des erreurs à éviter :
■ Élargir une fenêtre existante, ou en percer une aux
dimensions carrées ou plus larges que hautes.
■ Faire des appuis de fenêtre saillants, des linteaux
apparents en béton, métal ou bois (sauf aux portes de
grange) ; des faux linteaux en bois.
■ Laisser des enduits sans bandeau lissé, des moellons
non enduits.
■ Employer des pavés de verre.
Cas particulier de la façade
ordonnancée
Les maisons de bourgs ou les logis
de maître ont un caractère
ostentatoire manifesté entre
autres par la fenêtre à huit
carreaux. La composition stricte
de la façade sacrifie parfois au
sens pratique : la fenêtre
d’escalier est identique aux
autres, quand bien même le
limon l’empêcherait d’ouvrir.
La symétrie et, surtout,
l’alignement des ouvertures sont
deux règles auxquelles on ne
saurait déroger.
Dans le cas de logis enduits,
seules les pierres de taille
(entourages et chaînages) sont
laissées apparentes. Toutes les
autres pierres sont recouvertes
d’un enduit à la chaux qui les
protège. Et cela contrairement à
la mode récente du moellon
apparent…Cette grande ouverture compte beaucoup dans la composition de la façade. La maintenir dans son usage d’origine est préférable. Dans tous les cas, ses deux portes en bois devront être conservées. La baie elle-même mérite un dessin soigné, à choisir entre classique ou moderne.
Portes de grange
Le dessin des nouvelles menuiseries est à concevoir en relation avec le reste de la façade et l’usage intérieur du local. La verticalité des panneaux rappelle les formats des portes existantes.
Un plancher créé dans la grange permet
l’usage du volume sous comble. Ce
plancher recoupant la hauteur de la
porte de grange doit s’intégrer au
calepinage des nouvelles menuiseries.
L’occultation des nouvelles baies sera
intérieure, si possible, réalisée par des
stores ou des rideaux, de préférence aux
volets roulants extérieurs qui sont le plus
souvent d’un effet esthétique désastreux.
Des erreurs à éviter :
■ Baie au nu de la façade.
■ Murer la porte de grange pour y
ouvrir ensuite une fenêtre, une porte
ou une porte de garage (avec oculus).
■ Installer des volets roulants en
façade.
La création d’un porche en retrait de
l’arcade est une solution qui permet de
conserver les portes sans modification.
Le porche permettait d’abriter des portes
ouvrant vers l’extérieur.
Habiter en Morvan 18 Le passé a de l’avenirLe passé a de l’avenir Habiter en Morvan 19
Si les ouvertures sont les yeux de la façade, les menuiseries sont autant de détails qui peuvent ajouter au charme de la maison aussi bien que la défigurer. Un peu de couleur rehaussera l’ensemble, mais trop serait tapageur.
Menuiseries
Restaurer ou changer
Restaurez vos menuiseries anciennes
plutôt que de les changer. Car les
détails dont elles sont faites sont la
signature d’une époque, la mémoire
d’un savoir-faire.
En cas de changement, refaites-les au
plus près du modèle des anciennes, en
reprenant la section des bois, le détail
des profils et les proportions de
l’ensemble (qui dégage plus de clair de
vue que la plupart des fenêtres de
série). Comme toutes les menuiseries
extérieures, et comme c’est l’usage
dans l’architecture rurale, les fenêtres
seront peintes ; cela les protège et
anime la façade. Les ferrures sont
peintes également, en unité avec les
menuiseries.
■ Filtre de la lumière.
■ Faible encombrement ouvert.
■ Accessibilité des volets.
■ Intimité.
■ Plus grand volume intérieur.
■ Tablette sous la fenêtre.
Format et calepinage
Pour une ferme :
petite fenêtre à quatre carreaux, ou sans carreaux ;
porte avec
imposte,
porte à
panneaux.
porte à ais
d’inégales largeurs,
Pour une maison de maître :
fenêtre à huit carreaux suivant le module des
ouvertures.
fenêtre à six carreaux, accolée ou non à la porte
(pour séjour, chambre, bureau, voire même cuisine) ;
Positionnement idéal
C’est le positionnement
à 17 cm du nu extérieur :
17
Volets (contrevents)
Les volets neufs seront de préférence
à deux traverses et à une emboîture.
Les planches assemblées par rainu-
res et languettes sont solidarisées par
deux traverses, ce qui rend la pose
d’écharpe inutile. Une emboîture en
haut protège les bouts des planches.
Les volets seront peints, par exemple
dans un ton un peu plus soutenu que
les fenêtres.
Des erreurs à éviter :
■ Les volets à écharpe dits « en Z » d’un
style étranger à la région.
■ Les ferrures dites « de style », dans un ton
tranchant sur celui des bois (noir sur blanc,
par exemple).
■ Les menuiseries en bois verni, lasuré ou
nature (il faut absolument les peindre).
■ Les petits carreaux (style d’importation).
■ Les volets métalliques pliants (on préfèrera
des volets articulés, en bois peint).
■ Les volets roulants sous linteau (une
hérésie !).
■ Les menuiseries d’aspect PVC de grosse
section.20
Les combles, comme les granges, avaient le plus souvent une vocation agricole. Les aménager à usage d’habitation nécessite quelques précautions. À la place d’un châssis de toit ouvrant, la lucarne à la capucine, avec un dessin bien précis, est la solution la plus heureuse.
Toitures...
Exemple de couverture
en petites tuiles avec des
rives scellées présentant
une dérivure sur les
tuiles de rive. Les tuiles
relevées et l’angle coupé
guideront les gouttes
d’eau vers le pan de toit
ce qui limiterea le ruis-
sellement sur le haut du
mur de pignon.
(Vézelay)
Une souche de cheminée
en pierre.
Antennes et paraboles de teintes sombres sont le moins
possible exposées aux regards et si possible placées au
niveau du sol mais jamais sur une belle cheminée en pierre.
Les rives du toit sont sans
débord et n’offrent pas de
prises au vent.
Les ruellées (joint toit-mur)
sont réalisées par un cordon
de mortier à la chaux, qui
scelle les tuiles de rive et se
raccorde au nu du pignon.
Les souches de cheminée
sont parfois en briques ap-
parentes, le plus souvent en-
duites dans des tons sombres
(ocre brun).
Sur les toits d’ardoise, le
chevron de rives est protégé
par une rangée d’ardoises
verticales.
En toiture, on pourra éga-
lement éclairer le comble par
des châssis de toit ouvrant
à pose encastrée, de format
et de proportions rappelant
les « tabatières » de cham-
bres de bonnes (78 x 98 cm,
vertical). On se limitera si
possible à deux par pan
de toit.
Des erreurs à éviter :
■ Les rives en tuiles à rabat.
■ Les rives en zinc.
■ Le coyau qui est d’un
emploi très spécifique et
n’est pas adapté à la région.
Habiter en Morvan Le passé a de l’avenirHabiter en Morvan 21 Le passé a de l’avenir
… et lucarnes
La lucarne à la capucine
Elle est repérable à sa croupe, et doit, pour
être réussie, répondre à un dessin très
précis. Elle présente :
■ la même pente de toit que le toit prin-
cipal ;
■ une fenêtre à six carreaux verticaux (90 x
125 cm, par exemple) ;
■ elle est couverte en petites tuiles, en
ardoises à la rigueur en zinc, à l’exclusion
des tuiles mécaniques… ou de la tôle.
Elle reste de dimensions inférieures à celles des fenêtres de la façade.
Les jouées (côtés) sont le plus souvent enduites au nu des poteaux, recouvertes de bardeaux de châtaignier, ou éventuellement vitrées.
Lucarne à fenêtre pendante
C’est le type de lucarne qui peut
être créée sur un comble
à surcroît.
Des erreurs à éviter :
■ Une lucarne plus large que haute.
■ Le chien assis ou la lucarne ram-
pante (importée de l’Est de la France).
■ Fenêtre de toit (Velux) plus grande
que 78 x 98 cm ou d’un format
horizontal.22 Habiter en Morvan Le passé a de l’avenir
Si le seigle fut le matériau de toiture presque unique jusqu’au XIXe siècle, les toits du Morvan sont maintenant couverts de matériaux très divers, avec un avantage à l’ardoise et à la petite tuile de Bourgogne. Entre autres critères de choix, on retiendra l’intégration au proche environnement, en respectant sinon le matériau dominant, du moins sa couleur et sa tonalité. La pente du toit est également déterminante.
Couvertures
Chaume
Chaume et « lave » sont deux types
de couverture très rare. Les artisans
capables de les entretenir sont également
peu nombreux. Il est pourtant pri-
mordial de sauvegarder et valoriser ces
témoignages d’un savoir-faire menacé.
« Lave »
Petite tuile de Bourgogne
La petite tuile de Bourgogne exige
une pente minimum de 40°. Cuite de
préférence au bois et d’une épaisseur
de près de 2 cm, son irrégularité de
format, sa forme un peu bombée et
ses variations de couleur donnent au
toit un aspect plus vivant et plus
souple. Elle est surtout présente dans
les marges du Morvan, et histori-
quement réservée aux châteaux.
Les limites de la récupération :
déshabiller les granges de Pierre
pour habiller les maisons de Paul n’a
qu’un temps, car avant d’être vieille,
la tuile a été neuve.
Il y a en Bourgogne de très bons fabri-
cants. On évitera cependant les tuiles
trop fines, trop régulières et de teinte
uniforme.
Ardoise
Matériau dont la grande
longévité justifie le coût
relativement élevé.
Adapté aux pentes des toits du Morvan, son pureau régla-
ble autorise également des pentes plus faibles (environ 30°).
L’ardoise a connu un essor important au XIXe siècle,
couvrant les nouveaux édifices publics et remplaçant le
chaume des fermes.
Petite tuile plate
16 x 27 cm
soit 62 à 69 unités/m 223 Le passé a de l’avenir
Tuiles à emboîtement
Il faut comparer les prix et les aspects.
On évitera les teintes sans vie, c’est-à-
dire monochromes, ainsi que les teintes
trop claires ou trop clinquantes.
On préférera les petits moules aux
grands (pas moins de 20 unités/m 2) et
les pureaux plats à l’exclusion des
grands moules fortement galbés.
On vérifiera que la tuile choisie est
compatible avec la pente du toit.
Petit moule
Grand moule
Nouvelles tuiles plates emboîtables
Tôle, bac acier,
fibre de ciment
Matériaux modernes, ils conviennent
mieux aux constructions neuves. En
rénovation, en observant certaines pré-
cautions, ils offrent cependant des alter-
natives économiques.
Le bac acier anthracite peut être associé
à l’ardoise (nervures peu profondes).
La fibre de ciment se patine bien (mais
ne pas la choisir trop claire). Elle convient
aux bâtiments agricoles.
Des erreurs à éviter :
■ Des accessoires de couverture ou de zinguerie
en PVC apparent de teinte claire.
■ Des chéneaux de couleur claire et surtout blancs.
■ Le remploi de matériaux à base d’amiante.
■ Le bardeau canadien et les toitures en terrasse,
pas adaptés à la région.
Le zinc, posé à joints debout ou en petits éléments, ou la tuile canal sont d’un emploi très spécifique.
Le premier conviendra en réhabilitation de bâtiment couvert de la sorte, ou pour certaines extensions, ajout de petits volumes et en couverture de bâtiment d’architecture contemporaine. La seconde, conviendra pour la couverture de certaines églises comme la basilique de Vézelay.
Tuile losangée
Très présente dans le Morvan des marges, la tuile losangée est un bon compromis entre un coût relativement
économique et une qualité
d’aspect acceptable.
Habiter en Morvan24
Employée pour appareiller les moellons ou pour réaliser des enduits intérieurs ou extérieurs, la chaux (aérienne ou hydraulique) est un matériau incontournable de la restauration du patrimoine. ➤ adresses utiles : Terres et Couleurs.
La chaux existe, je l’ai rencontrée
Portrait
La chaux provient de l’extinction par im-
mersion de chaux vive, qui est elle-même du
calcaire cuit en four.
On distingue la chaux aérienne (CL ou DL),
qui fait sa prise au contact de l’air, des liants
hydrauliques, qui font leur prise au contact
de l’eau (chaux hydraulique NHL et ciments).
Matériau souple et poreux, la chaux a très
peu de retrait et permet la migration de
l’humidité dans les murs. C’est pourquoi elle
est indispensable en chantier de restauration,
en intérieur comme en extérieur.
Préparation du support
Piquer le vieil enduit.
Reboucher trous et fissures au mortier de
chaux.
Humidifier le support à saturation avant cha-
que application (la veille et le matin même).
Nature du sable
Son choix détermine la coloration, le dosage
et la plasticité du mortier. Sa granulométrie
est comprise entre 0,1 et 0,5 cm et comporte
de 10 à 15 % de fines (argile). Ces fines par-
ticipent à la régulation de l’eau dans l’enduit
et assurent sa plasticité.
Dosage
Les proportions varieront selon l’humidité
du sable, la couche à appliquer et la qualité
de la chaux. On dose 1 volume de chaux
pour 2 à 5 volumes de sable.
Sous-enduit
Les anciens faisaient leur enduit en deux
passes : corps d’enduit et enduit de finition.
Sur les supports modernes, on projette un
gobetis qui permet l’accroche de ces deux
couches.
Finition
En projection à la machine ou à
la truelle, appliquer, puis dres-
ser l’enduit.
Serrer à la taloche. L’enduit vient
mourir au nu des pierres de
taille (encadrements et chaînages).
Suivant l’outil utilisé et selon le
type de bâtiment, on réalisera un
aspect brossé, épongé, taloché,
frottassé ou encore lissé au plat
de la truelle. La finition grattée
n’est pas traditionnelle. Elle
donne un aspect uniforme et présente deux inconvénients :
■ l’enduit s’encrasse plus rapidement ;
■ il est fragilisé par l’outil qui a arraché le calcin qui fait sa dureté de surface ;
■ un badigeon à la chaux naturelle et pure unifiera la surface de l’enduit
et peut recouvrir un enduit au ciment. On pourra le colorer grâce à des ocres (terres finement broyées). On ajoutera alors un liant acrylique (colle blanche).
Des erreurs à éviter :
■ L’enduit dosé à + de 10 % de ciment qui enferme l’humidité dans le mur.
■ Les bourrelets en surépaisseur par rapport à la pierre.
■ Les teintes trop claires des enduits tout prêts.
■ Les joints en creux. Les enduits dressés à la règle.
■ La mise en œuvre de la chaux par grands froids ou par fortes chaleurs.
Habiter en Morvan Le passé a de l’avenir25
Certaines transformations de la dernière génération ont, malgré beaucoup de bonne volonté, détérioré irrémédiablement certaines vieilles maisons. Aujourd’hui, nous pouvons éviter ces erreurs. Des solutions adaptées existent, qui innovent ou redécouvrent les vertus de matériaux et de savoir-faire traditionnels. Le doublage des murs n’est pas indispensable, car l’ennemi n° 1 n’est pas le froid, mais l’humidité.
Innovations et retour aux sources
Principes constructifs
Les vieilles maisons en murs épais de moellons liés par
un mélange de sable et de chaux, sont d’une grande
souplesse : le bâtiment « bouge » en fonction du
temps qu’il fait et du temps qui passe.
La rénovation d’un tel bâtiment doit permettre
ces variations dimensionnelles et aussi la
migration de l’humidité dans le mur.
Parmi les matériaux isolants alternatifs
répondant à ce cahier des charges, on
citera le lin, le coton, la cellulose, la
laine, le liège et le chanvre.
Ces matériaux anciens sont redécou-
verts pour leurs qualités naturelles.
Le chanvre, par exemple, sans être
un isolant au sens propre, est un bon
protecteur thermique et phonique.
Perméable, il facilite la régulation
de l’humidité du mur sans sacrifier
le gain de son inertie thermique.
La notion de confort n’est plus basée
sur la seule température de l’air mais
prend en compte la température
des parois.
Chauffage
et énergies renouvelables
L’énergie solaire permet la production
d’eau chaude et le chauffage
avec un appoint d’installation
traditionnelle. L’intégration
des capteurs solaires devra être étudiée.
Les chaudières bois automatiques sont bien
adaptées en Morvan. N’oublions pas la géothermie
et les pompes à chaleur. Ces énergies pratiques
et économiques réduisent les gaz à effet de serre,
favorisent l’indépendance énergétique sans amoindrir
votre confort. Informez-vous au Parc de Morvan.
Des erreurs à éviter :
■ Bien que très efficace comme isolant
thermique, le doublage des murs anciens
en plaques de plâtre et fibres minérales
sur ossature n’est pas une solution adaptée
en réhabilitation, pour plusieurs raisons :
■ perte de l’inertie thermique du mur
souvent épais ;
■ perte sensible de volume intérieur, sur-
tout si l’on corrige l’aplomb et les défauts
de planéité ;
■ mauvaise régulation de l’humidité du
mur, la condensation se trouvant empri-
sonnée derrière le doublage ;
■ matériaux peu recommandables pour le
respect de l’environnement et des per-
sonnes (fabrication et mise en œuvre) ;
■ l’emploi du ciment ou des ouvrages sur-
dimensionnés en béton, en intérieur comme
en extérieur : le manque de souplesse et
de porosité sont sources de nombreux
désordres ;
■ les « ragréages » préalables à la pose de
revêtements sacrifient des sols de qualité.
Une moquette ou un « lino » enferment
ainsi des dalles de pierre ou des tomettes
dans l’humidité, ce qui provoquera des
désordres.
Habiter en Morvan Le passé a de l’avenirLes constructions neuves, ou le pavillon qui pouvait mieux faire...
Situation
Les Anciens ont maintenu certains terrains sans
construction ; ce n’est sans doute pas sans raison.
1 - En l’absence de document
d’urbanisme (POS, PLU…), on ne
peut pas construire en dehors des
agglomérations, sauf pour l’adap-
tation ou l’extension d’un bâti-
ment existant, pour des usages
agricoles ou incompatibles avec les
zones habitées, ou pour des motifs
d’intérêt communal.
2 - Oui à l’intégration des
constructions neuves au tissu bâti
existant.
Oui à la création de voiries
désenclavant le village.
Non aux voiries « greffées » sur
l’unique voirie de village-rue.
3 - Non ! Certaines constructions
seront refusées si elles concourent
à la création d’une urbanisation
dispersée, nuisant aux espaces
naturels environnants (art. R111-
14-1 du code de l’Urbanisme).
■ Construire à l’écart du village plombe le budget
communal de viabilisation des terrains (voirie et
réseaux) et sacrifie sa cohérence paysagère.
■ Éviter le mitage (c’est-à-dire le grignotage des
espaces naturels par des constructions dispersées)
demande une volonté et des outils de dévelop-
pement à long terme.
Implantation et accès
Construire sa maison sur son terrain nécessite la même attention au site que pour une réhabilitation. Car construire en neuf, ce n’est pas partir de zéro. Ce sont les bonnes contraintes qui font la bonne architecture. En voici quelques-unes, utiles.
1
2
3
Habiter en Morvan 26 Les constructions neuvesOrientation Les règles de bon sens qu’illustrent les vieilles
maisons restent valables en notre époque de
progrès :
■ la mitoyenneté est une source d’économie de
l’espace et des moyens à mettre en œuvre pour
bâtir ;
■ construire en mitoyenneté fait paraître la
parcelle plus grande et protège paradoxalement
mieux des vis-à-vis ;
■ un espace de 8 mètres entre la maison et la
clôture est plus utile que deux bandes de 4 mètres.
Vous respecterez néanmoins les règles de prospect
en vigueur. Par exemple, selon le RNU, la distance
(L) comptée horizontalement entre tout point d’un
bâtiment et le point le plus proche d’une limite
séparative, doit être au moins égale à la moitié de
la différence d’altitude entre ces deux points (H),
sans pouvoir être inférieur à 3,00 m. Cela
correspond à la formule L = H/2 ≥ 3.
A défaut de construire à l’alignement de bâtiments
existants, il est important de recréer la continuité par un
muret, une clôture, une haie…
L’espace libre entre la limite séparative et le
bâtiment pourra être comblé par un garage en
appentis appuyé sur le mur pignon de la
construction principale. Son mur gouttereau situé
en limite sera obligatoirement aveugle. Sa hauteur
en limite n’excédera par 2,50 m.
Positionnement dans le terrain
Le garage semi-enterré avec sa rampe d’accès est
à proscrire. Préférez un garage accolé à la maison
ou un auvent fermé. Le garage peut être en
soubassement à condition d’être naturellement de
plain-pied. Il convient :
■ d’orienter les façades des pièces de vie vers le
soleil ;
■ de protéger l’intimité des façades et des
espaces extérieurs privés (vis-à-vis) ;
■ de se conformer au sens de faîtage dominant ;
■ de situer le bâtiment en périphérie de parcelle,
pour libérer le plus grand jardin possible (dans
la limite des règles d’urbanisme applicables).
À plus forte raison si la parcelle mesure moins
de 600 m 2 .
limite séparative
Habiter en Morvan 27 Les constructions neuvesUn terrain à construire est rarement vierge. Murets, arbres existants, pente, exposition sont autant de contraintes qu’il est utile de prendre en compte, autant de chances aussi pour la qualité du projet : ce sont des invitations à éviter les stéréotypes de la banalisation.
Éloge de la pente ou l’adaptation au terrain naturel Le mythe du sous-sol ou l’archétype de la standardisation
La pente d’un terrain est une contrainte riche : elle offre des dégagements, la vue et une animation du projet. Pour autant, les murs de soutènement seront préférés aux remblais excessifs, difficiles à stabiliser et à raccorder harmonieusement et durablement au terrain naturel.
Des erreurs à éviter :
■ démolition des murets en pierre, arrachage des haies exis-
tantes et abattage des arbres : c’est un patrimoine à valoriser
et à soigner ;
■ nivellement, apport et mouvements importants de terre ;
■ la butte autour de la maison : ses pentes artificielles jurent
avec les vraies collines du paysage environnant. Ce monticule
sacrifie l’usage d’une grande partie du terrain ;
■ la rampe d’accès descendant au sous-sol est à
proscrire : elle est comme une saignée
allant de la rue à la maison ;
■ construction de la maison
sur un sous-sol semi-enterré :
il coûte aussi cher qu’un rez-
de-chaussée, mais son aména-
gement futur vous condam-
nera à vivre sous terre ;
■ mieux vaut construire
une vraie cave avec un
accès intérieur, ou bien un
étage à terminer plus tard
en second œuvre ;
■ les importations de styles étrangers à la région (maison
« Île de France », colombage de Normandie, chalet suisse,
yourte kirghize...). Alors qu’il n’est pas déshonorant pour
une maison neuve du Morvan de ressembler aux vieilles
maisons du Morvan… ;
■ les matériaux et accessoires aussi anachroniques que
prétentieux tels que les balustres ou colonnades en béton
préfabriquées (Versailles en miniature…), les lampes dites
« de style », les faux puits, fausses poutres, fausses pierres...
et les volets en Z ;
■ les enduits de façade blancs (à proscrire), ou plus clairs que
les enduits des maisons voisines existantes (on est presque
toujours trop clair) ;
■ les matériaux laissés apparents quand ce n’est pas leur
vocation : parpaings, briques, béton, plâtre, bois, tôles... et
les pierres en réservation dans l’enduit.
Habiter en Morvan 28 Les constructions neuvesLe caractère provisoire et temporaire du mot « pavillon » peut faire oublier que l’on parle d’une maison, construite de manière durable, mais pas forcément définitive. Souvent la maison grandit avec ses habitants. Voici quelques principes qui permettront cette évolution.
Programme et volumes (évolutifs) Proportions et toiture
On prévoit toujours trop petit. De fait, au moment de
faire construire, la famille et les moyens sont plus réduits.
Une maison faite, dès le début, de nombreux petits
volumes et de petits décrochés de toiture ne laisse guère
la place à de futures extensions… à moins d’aménager
le fameux « sous-sol ».
Un volume simple, un peu plus grand (quitte à réaliser
le second œuvre plus tard) permettra des aménagements
et des extensions. Et la simplicité est source d’économies,
à court comme à long terme.
De plus, ce volume sera plus en rapport avec l’échelle
des fermes morvandelles. Taille, forme simple, pente
de toit sont autant d’éléments d’une meilleure
intégration.
Le « L » ne dit pas où
il va. C’est un volume
qui a « mal tourné ».
Il n’établit pas de
hiérarchie
entre deux moitiés
de maison.
Ici, on retrouve
une lisibilité
dans
la hiérarchie
entre deux volumes : le grand et le petit.
oui
Même si sa réalisation est prévue plus tard, la
véranda doit être envisagée dès le projet initial.
Elle sera en continuité avec la
pente du toit.
Une pente de toit trop faible génère une hauteur de
toiture sans rapport avec la hauteur de la façade : c’est
comme une petite casquette sur un grand front…
Un toit de 40 à 45° se rapproche de la volumétrie
environnante. Évitez les croupes et demi-croupes, réser-
vées aux maisons plus importantes.
Des pignons peu percés préservent vos possibilités d’ex-
tensions futures : agrandir, rapporter un auvent, un
garage fermé ou une véranda sera possible par la suite.
Le passé est passé 29 Les constructions neuves30 Habiter en Morvan Les constructions neuves
Lien entre dedans et dehors, les percements prennent en compte dans leur forme et leur emplacement l’orientation au soleil, l’intimité des pièces qu’elles éclairent, les positionnements possibles du mobilier et aussi la composition des façades, vues de l’extérieur.
Percements et composition de façade
La porte-fenêtre prolonge le séjour vers une terrasse
intime, peu visible.
La très petite fenêtre placée en hauteur ventile et éclaire
une pièce d’eau sans trahir son intimité.
La fenêtre de cuisine, pour un positionnement au-dessus
de l’évier, peut être basculante ou fixe en partie basse.
Les fenêtres de toit (78 x 98 cm) seront discrètes : deux au maximum par pan de toit.
Types
d’ouvertures :
Les principes
de percement
des maisons anciennes
sont valables
dans les constructions
neuves :
■ La verticalité issue
de la fenêtre
à six carreaux
demeure une bonne
proportion.
■ Un entourage
en pierre
ou en bandeau lissé,
(linteau, jambages,
et appui sans débord)
souligne l’ouverture.
Principes de composition de façade :
On visera à :
■ différencier les percements suivant l’intimité et l’enso-
leillement des façades ;
■ aligner les ouvertures de même nature ;
■ ne pas employer plus de 2 types d’ouverture par façade
(sauf les très petites) et pas plus de 5 en tout ;
■ ne pas percer, sinon très peu, les façades au nord et sur
la rue (quitte à avoir des pans de murs aveugles) ;
■ un mur de pignon ne peut être une façade principale ;
■ les pignons resteront très peu percés.31
Menuiseries, contrevents*, balcons
Les menuiseries sont un « détail » qui
compte. En alternative au PVC blanc, le
bois garde des avantages : sections plus
fines favorisant le clair de vue, résistance
thermique et mécanique, aspect, facilité
d’entretien. Rappelons que les pièces de
bois seront obligatoirement peintes.
Il est dommageable pour l’animation de la
façade de généraliser l’emploi des volets
roulants à toutes les fenêtres : des
contrevents (volets à lames irrégulières en
bois), consolidés par des traverses hautes
(en emboîture) et basses seront plus
adaptés que les volets à écharpe dits « en
Z » (surtout un Z rouge sur fond blanc).
Les volets roulants sont utiles pour les grandes baies, mais
ils ne sont pas toujours la seule solution. Un grand
contrevent à translation peut animer la façade dans
l’esprit de certaines portes de garage.
Les balustrades et garde-corps des balcons seront
de préférence en bois peint ou en métal, les plus
simples possible. Les barreaudages seront droits ou
pleins. Ils devront respecter les règles de sécurité
(attention aux barreaux horizontaux formant
échelle pour les enfants).
Barreaudages droit partie pleine jusqu’à 50 cm du
sol ; une sphère de 10 cm ne doit pas pouvoir
passer entre deux barreaux.
Des erreurs à éviter :
■ les fuseaux chantournés, les balustres tournés,
l’aspect PVC, les fers autres que droits ou les
éléments décoratifs ajoutés sont à proscrire ;
■ les finitions en bois vernis ou lasuré (le
vieillissement du bois est naturel et concourt à son
intégration) ;
■ les couleurs blanc et marron, les teintes très
claires ou criardes ;
■ les pentures d’une autre cou-
leur que les volets.
Les portes-fenêtres battantes et les baies seront choisies de
préférence sans soubassement avec traverse basse de 15 cm
maximum.
Les baies à translation en aluminium conviennent
aux bâtiments contemporains. Une finition sombre
et mate sera alors préférable à une teinte claire et
brillante.
* « Contrevent » est le vrai nom du « volet extérieur ». Le volet est à l’intérieur, le plus souvent fixé sur la fenêtre elle-même.
Habiter en Morvan Les constructions neuves32 Les constructions neuves
Fermer ? Pour quoi faire ? Les espaces extérieurs entourant les maisons sont des espaces de transition entre dedans et dehors ; entre lieu public et domaine privé : plus tout à fait « dehors dans la rue », pas encore « dedans chez moi ». Sachons exprimer ce caractère transitoire.
Clôtures et autres aménagements extérieurs Les murets
sont le plus souvent
en pierres sèches
ou posées au mortier
de chaux et d’arène
et dépassent rarement
1 m de hauteur.
Un couronnement
en pierres debout
ou un glacis maçonné
protège parfois
le haut du mur
(en Morvan calcaire).
Mur en pierres levées
Enrochements
Les champs sont fermés par des
barrières en bois dont le modèle
est simple et facilement repro-
ductible.
L’emploi en extérieur
de bois naturellement
imputrescibles (Red
Cedar ou exotique) ou
traités d’une manière
écologique (torréfié, par
exemple) est intéressant. Il
permet de réaliser des
tonnelles ou des terrasses
dans le style des pontons.
Des erreurs à éviter :
■ le manque de simplicité et de dis-
crétion ;
■ la couleur blanche qui veut « faire
propre » mais qui « fait tache » ;
■ les matériaux à connotation ur-
baine tels que les bordures de
trottoir en béton et surtout les allées
en pavés autoblocants ;
■ les matériaux qui n’ont pas vo-
cation à rester sans finitions : par-
paings ou briques non enduits ou
peints en blanc ;
■ les portails en PVC (plastique), en
aluminium, en tôle nervurée brute
ou en fer torsadé dit « de style » ;
■ les clôtures en dosses (entame de
sciage), en béton préfabriqué ou en
grillage non renforcé d’une haie vive ;
■ les barbecues préfabriqués en dur ;
■ l’emploi d’objets détournés de
leur fonction première (roues de
charrette, charrue, jougs, chau-
drons, têtes de lit) ;
■ les « gadgets » parsemés dans le
jardin, qui ne laissent plus une aire
libre pour le jeu des enfants… Sans
parler des faux puits en pneus et
autres nains...
Les piles
de portail
préfabriquées sont
à proscrire. Ce produit
standard en « pierres » d’importation
n’a aucun caractère architectural.
Contrairement aux murs des bâtiments
qui sont protégés par un enduit, les murets présentent,
le plus souvent, un appareillage irrégulier apparent.
Les reprises de maçonnerie seront faites
à la chaux aérienne ou hydraulique teintée
(éviter le ciment gris et les tons trop clairs).
Lorsqu’il y a des piles de portail, elles ont une
épaisseur égale ou légèrement supérieure à celle du
mur ou du muret ; le plus souvent, ce sont de simples
blocs dressés qui ne dépassent pas du mur.
Habiter en MorvanArbres isolés, haies champêtres, bosquets sont des plantations de transition entre la forêt et le village. En complément des clôtures, ils apportent la souplesse qui adoucit la rigidité minérale que revêt parfois le bâti. Voici quelques espèces locales d’un usage ancien en Morvan.
Plantations : les essences locales à prescrire selon leur usage et la nature du sol Quelques recommandations : Varier les essences ne signifie pas planter
un arboretum exotique dans son jardin…
■ Panachez les essences de vos haies
champêtres. Pour éviter que certaines
n’étouffent les autres, choisissez-les en
fonction de la ressemblance de leur
développement.
■ Plantez les arbres en les imaginant à
leur taille adulte et selon un projet d’en-
semble.
■ Gardez des espaces en prairies fleu-
ries, où les allées sont simplement ton-
dues, et où viendront nicher les hérissons
(utiles contre les vipères) et d’autres petits
animaux.
■ Aménagez souplement les allées et aires
plantées ou engazonnées, et réservez votre
cordeau pour le potager.
33 Habiter en Morvan
Plantations et erreurs à éviter :
■ les conifères et les résineux exotiques
sont à éviter. Les thuyas, cyprès de Ley-
land ou d’Arizona et autres chamæcy-
paris forment des haies épaisses, opaques,
sombres, difficiles à travailler avec finesse
et leur aspect ne varie pas selon les saisons ;
■ les lauriers-cerises sont une essence d’im-
portation qui concourt à la banalisation
des constructions ;
■ les plantations envahissantes (utiles pour
tenir les talus) tels l’acacia (racines tra-
çantes et vigoureuses), le prunellier, la
renouée du Japon ou le millepertuis ;
■ planter tout le jardin sans un espace
libre ; planter des arbres trop près des
maisons (prévoir 5 m minimum) ;
■ passer le broyeur sur une haie entre
mars et octobre ; trop s’appuyer sur elle
ou attaquer le pied des plants.
En Morvan, on rencontre principalement :
■ des sols à tendance acide (A) et plutôt humide, dans le Morvan granitique ;
■ des sols secs (S), comme ceux des pelouses du Nord du Morvan ;
■ des sols humides (H) à tendance neutre, comme dans les vallons du Nord
du Morvan.
Les végétaux conseillés ici s’adaptent à ces sols.
Espèces
Chêne, châtaignier, douglas.
Alisier torminal, cormier, charme, érable champêtre, hêtre,
merisier, noyer commun, poirier, tilleul à petite feuilles.
Aubépine, cornouiller mâle et sanguin, cormier, érable
champêtre, frêne.
Cormier, églantier, groseillier à maquereau, myrtillier,
néflier, noisetier, noyer commun, poirier commun,
pommier sauvage, sureau noir.
Houx, rosier toujours-vert, troène commun.
Bourdaine, cornouiller mâle et sanguin, épine-vinette,
poirier commun, pommier sauvage, groseillier
à maquereau, troène commun.
Usages
Bois de charpente . . . . . . . . . . .
Bois d’ébénisterie (précieux) . . .
Bois dur (outillage) . . . . . . . . . .
Essences à baies ou à fruits . . . .
comestibles
Essences persistantes . . . . . . . .
Essences mellifères . . . . . . . . . .
Haie basse taillée :
Espèces à petit feuillage et à
rameaux denses, réguliers et
ramifiés.
Aubépine, buis (S), chêne rou-
vre, chêne pédonculé, char-
me, épine-vinette, érable
champêtre, groseillier à ma-
quereau, houx, if, troène
commun, hêtre.
Haie buissonnante basse :
Espèces ne nécessitant pas de
taille jusqu’à 3 m.
Camérisier à balais, cor-
nouiller sanguin, framboisier,
myrtillier (A, S), rosier tou-
jours-vert (S), saule à oreil-
lettes (A, H), troène commun,
viorne lantane.
Haie brise-vent :
Espèces arbustives épaisses,
de 3 à 6 m.
Aubépine, cerisier Sainte-
Lucie (S), cerisier à grappes,
charme, érable champêtre,
fusain d’Europe, noisetier,
sureau noir, viorne obier,
charme.
Plessez vos haies à l’ancienne ➤ Bibliographie : Petit guide d’aménagement paysager
Les constructions neuvesL’emploi de matériaux de provenance ou d’extraction locale a déterminé l’aspect des bâtiments existants. Ces teintes naturelles sont d’une palette souvent sombre, mate, d’une discrétion absolue : nés du paysage, les maisons, les hameaux se fondent en lui. Pour se « glisser » dans cet environnement, le choix des matériaux est déterminant.
Blanc, c’est pas Morvan
Couleurs
On l’a dit plus haut, les matériaux de
couverture et de façade mis en œuvre
ces dernières années sont le plus sou-
vent trop clairs. De même, la teinte
blanche choisie systématiquement
pour les menuiseries extérieures est
monotone (même si elle est préférable
au marron des années soixante).
Rappelons que les menuiseries en bois,
et à plus forte raison en bois exoti-
que, doivent être peintes et non vernies
ou lasurées. Cette rehausse ponctuelle
est l’occasion d’une touche de couleur
qui anime les façades. On évitera ce-
pendant des teintes trop heurtées ou
clinquantes.
Matériaux
Les tons de la chaux et des sables
locaux se marient bien avec la gamme
de couleurs allant des gris-vert aux
gris-bleu (les gris « froids »). On pourra
également choisir une teinte rappe-
lant le ton de l’enduit, en jouant sur
le principe d’un ton sur ton, beige
doré, grège… (les gris « chauds »).
Il est aujourd’hui difficile de trouver
des sables locaux colorés. Il est pos-
sible d’incorporer des ocres au sable
pour colorer l’enduit dans la masse.
On préférera des ocres, pigments na-
turels minéraux, aux oxydes synthé-
tiques qui n’offrent pas toutes les
garanties de tenue dans le temps.
Quelques exemples de couleurs
(Le Chromatic, Seigneurie)
Ne panachez pas les couleurs mais réalisez un camaïeu :
choisissez une teinte de base pour les contrevents. Les
huisseries (portes et fenêtres) seront un ton plus clair
et les ferronneries (balcon, rambardes…) un ton plus
sombre.
Ferronneries
Contrevents
Huisseries
Quelques exemples de colorations :
Tuiles mécaniques brun-rouge, enduit ocre jaune, huisseries gris-bleu.
Tuiles plates 22 éléments au m2, enduit à la chaux, huisseries blanc cassé.
Ardoises anthracite, enduit beige foncé, huisseries gris-vert.
Bac acier gris anthracite, bardage, huisseries.
1
2
1 2
3 4
3
4
Gris Tokyo
SC-AT 5905
Vert Gui
SM-AF 5326
Gris Rigel
ST-AF 5925
Violet Jaque
SF-AW 5435
Bleu Benmore
SM-AF 5419
Vert Robinier
SM-AF 5622
Rouge Grenache
ST-AW 5729
Beige Kaolin
SP-AP-FP 5010
Gris graphite
SP-AP-FP 5121
Gris Ara
SP-AP-FP 5011
Blanc cassé
SP-AP-FP 5023
Rose Muflier
SM-AP-FP 5837
Rouge Saint-Estèphe
SW-AW 5852
Gris verseau
SP-AP-FP 5135
Gris Virgo
SP-AP-FP 5926
Gris Vézelay
SP-AP-FP- 5987
Habiter en Morvan 34 Les constructions neuvesLes bâtiments agricoles et artisanaux
Outils de travail de l’agriculture moderne, éléments de communication des entreprises, les bâtiments agricoles et artisanaux neufs peuvent s’inspirer de leurs voisins anciens : ils sont beaux parce qu’avant tout fonctionnels. Intelligents par leur insertion dans le site, soignés dans les détails, ils mettent en valeur l’activité économique rurale.
Situation Adaptation au relief Végétation
Il est préférable que les nouveaux bâtiments s’intè-
grent aux hameaux. Cela renforce leur densité, évite
le mitage, préserve les terres agricoles.
Protection des vents, éléments de repère, indicateur de
l’activité agricole, la végétation estompe et adoucit l’effet
de masse de la construction.
Les plantations existantes seront valorisées et renforcées
par de nouveaux plants d’essences locales.
Le choix de l’implantation est primordial. Il condi-
tionne l’insertion dans le site, l’importance des mou-
vements de terre, l’efficacité de la protection face
aux intempéries. Prendre le temps de la réflexion
évite un usage immodéré du bulldozer.
La situation sur terrain plat, dans un repli de ter-
rain ou à l’abri d’une colline est préférable à toute
autre.
À éviter :
Une implantation à
flanc de coteau, qui
génère des remblais
très importants.
Un exemple de diversité comme repère :
Ouest : deux arbres de haute tige
signalent l’arrière du bâtiment.
Sud : alignement
de fruitiers en transition
entre l’exploitation et le paysage
(pruniers, pommiers, poiriers…)
Les plantations renforcent la hiérarchisation entre espaces valo-
risés (vitrine) et espaces utilitaires, entre « l’avant et l’arrière »
de l’exploitation.
Nord : une haie opaque
en protection visuelle
et des intempéries
(noisetiers, érables,
acacia…).
Est : entrée marquée
par des arbres nobles
(chêne, tilleul, châtaignier…).
À éviter encore :
En ligne de crête, le
bâtiment est exposé
aux vents dominants
et surtout aux re-
gards.
Cela n’est toutefois pas conforme aux normes pour
certains bâtiments agricoles, qui doivent être situés
à 100 m minimum des habitations.
La continuité avec le tissu bâti passe par une atten-
tion aux volumes, aux couleurs, aux matériaux, à
l’orientation.
35 Habiter en Morvan Les bâtiments agricoles et artisanauxEn Morvan, l’impact des toitures sur le paysage est important. Cela tient à son caractère vallonné, qui offre des vues plongeantes, favorisant la perception des surfaces des toitures. Il importe donc de définir les besoins exacts en surface et en hauteur, qui influent directement sur les dimensions du bâtiment et sur la pente de son toit.
Volumes et toiture
L’insertion du bâtiment dans le bâti existant procède
d’un certain mimétisme. Même si l’éléphant ne peut
pas se déguiser en souris…
Si le programme le permet, le fractionnement d’un
bâtiment immense en plusieurs corps est souhaitable.
Ceux-ci seront en rapport d’échelle avec les fermes et
les maisons voisines.
Les auvents ou galeries couvertes allègent le bâtiment :
l’ombre portée casse visuellement la hauteur ;
les poteaux créent un rythme qui anime le volume.
Plutôt que par un saupoudrage de lucarneaux,
l’éclairage peut se faire par le regroupement de ces éléments.
Cela concourt à l’organisation
et à la « lisibilité » des façades du bâtiment.
Sur un plan carré, une im-
mense toiture non différenciée
des façades : cela renforce
l’effet de masse ; à éviter.
Même surface au sol traitée
en volumes différenciés. La
pente peut être plus forte.
Réorientation du bâtiment
en gardant des pignons libres
pour de futures extensions.
Entre la forme existante et
le bâtiment industriel en bar-
dage métallique, tout dif-
fère : matériaux, volume et,
surtout, l’échelle et la pente
du toit.
La pente du toit crée une
parenté entre les deux géné-
rations. L’emploi de bardage
en bois à lames verticales
et les percements cassent
l’effet de masse.
Une composition contempo-
raine à petites lames de bois
horizontales avec un éclai-
rage zénithal.
1
2
3
4
5
6
1
2
3
4
5
6
Fibre ciment
- Pose rapide.
- Économique.
- Se patine.
- Relativement fragile.
Tôle prélaquée
(bac acier)
- Pose rapide.
- Prix moyen.
- Choix de couleur
- Aspect stable.
Tuile mécanique
- Qualité.
- Un peu plus chère.
- Bonne intégration.
- Bonne patine.
Tôle ondulée
non
laquée :
- S’oxyde.
- Bonne intégration.
Habiter en Morvan 36 Les bâtiments agricoles et artisanauxDans un pays de forêts où la filière bois s’organise, on peut espérer que ce matériau saura faire reconnaître ses qualités particulièrement adaptées à l’édification des bâtiments agricoles. Des exemples existent qui sont encourageants.
Le bois avance
Couleurs et matériaux
Il est utile de marier des matériaux différents
pour rendre lisible le bâtiment. On pourra
notamment associer :
La toiture sera traitée dans des teintes mates,
plus sombres que celles du reste du bâtiment.
Pour le soubassement
(assise du bâtiment),
parpaing enduit,
habillage pierre
(parpaing nu à
proscrire).
Pour les ouvertures
(animation, éclairage) :
le polycarbonate,
le verre.
Pour le bardage
(fond de façade) :
bois, tôle.
Pour la toiture :
tuile, tôle laquée,
fibre ciment
(sans amiante).
La composition de la façade varie
suivant des contraintes techniques
(exposition aux vents dominants…)
et fonctionnelles (accès principal,
espace utilitaire et esthétique). La
différenciation des façades entre
elles sera un élément de lisibilité et
de diversité supplémentaire.
Les ouvertures verticales seront
préférées aux ouvertures horizon-
tales, pour leur parenté avec les
fenêtres de ferme à six carreaux.
Une façade ouverte (sud)
Une façade fermée (nord)
plutôt
que
Matériau de production locale, le bois remplace avantageusement le bardage en tôle et améliore sensiblement le confort des animaux. Sa souplesse de mise en œuvre permet une meilleure ventilation, des jeux décoratifs, réalisables en autoconstruction.
En structure, son utilisation sous forme de rondins bruts lui confère une résistance au feu qui n’a rien à envier aux charpentes métalliques.
Habiter en Morvan 37 Les bâtiments agricoles et artisanauxLexique illustré
Quelques termes utilisés plus haut, qu’il est utile de connaître.
Formes de toit
Arcs
Calepinage
Mur pignon. Pignon (partie en pointe).
Mur gouttereau. Mur de refend. Jour oblong.
Rez-de-chaussée de plain-pied. Étage carré.
Comble à surcroît. Cellier en étage de soubassement.
Rez-de-chaussée surélevé. Étage de comble.
La ferme est constituée de :
l’entrait,
les arbalétriers,
le poinçon
le faux entrait ou entrais
retroussé, les aisseliers.
Elle est contreventée par :
les liens de contreventement.
Elle est posée sur les murs gouttereaux et supporte :
les pannes faîtière, sablière, intermédiaires,
les chevrons, les voliges (planches),
les liteaux, la couverture (non représentée,
tuiles, ardoises…), la panne sous-faîtière,
la croix de Saint-André.
Cellier (différent de la cave)
dans l’étage de soubassement.
Anse de panier Arc en plein cintre
Toit à croupe
Toit à deux pans
ou toit à long pan
Mur de long pan
Mur de petit pan
Toit à demi-croupe
Arc surbaissé
Dessin formé par
l’association d’élé-
ments répétitifs ;
exemple : calepi-
nage de carreaux
de faïence, de to-
mettes…
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3
3
Charpente
Habiter en Morvan 38 Lexique illustréPorte à panneaux avec imposte vitrée, accostée d’une fenêtre.
Imposte. Fenêtre à six carreaux. Rejet d’eau.
Seuil. Pièce d’appui. Petits bois.
Linteau. Jambage, ici commun à la porte et à la fenêtre
(économie). Cadre. Arc de décharge.
Embrasure : ouverture dans le mur
Voir aussi pages 1, 8 et 9.
giron, hauteur,
main courante,
barreaudage
palier, Ligne de foulée
Degré : quelques marches à l’entrée.
Escalier avec un quart
tournant à gauche.
Escalier balancé.
Escalier à vis
ou hélicoïdal.
Escalier tournant
à deux volées droites
avec palier de repos.
Un escalier à une volée
tournante à gauche.
Ligne de foulée :
trajectoire théorique
d’un utilisateur ;
dans un escalier
balancé, les girons
sont constants
au niveau de la ligne
de foulée.
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44
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45
46
46
39 Habiter en Morvan Lexique, Bibliographie
■ Le Vocabulaire de l’architecture,
Imprimerie nationale, Paris, 1972.
■ ÉCO-LOGIS, La Maison à vivre,
par Öko-Test, Könemann éditeur, 1999.
■ L’Architecture rurale française, Bourgogne,
Bucaille, Lévi-Strauss, 1980.
■ L’Architecture rurale française, Bourgogne-
Nivernais, Jean Guibal, 1982.
■ La maison, chapitre 10 dans Le Morvan,
J. Levanville, Paris, 1909 (réédité).
■ La Maison de pays
(ouvrage de référence M.P.F.),
René Fontaine, Seghers, 1979.
■ Technique et restauration,
Yves-Marie Froidevaux, Éd. Margada, 1985.
■ Technique et pratique de la chaux,
École d’Avignon, Éd. Eyrolles, 1998.
■ Les quatre inventaires par département
du patrimoine rural bâti sur les communes
du PNRM, DRAC - Service régional
de l’Inventaire, PNRM, 1998 à 2004.
■ La Maison rurale morvandelle,
André Paris, Académie du Morvan, 2001.
■ L’avenir du patrimoine rural est entre
vos mains, Philippe Hoeltzel, Parc naturel
régional du Morvan, 1996.
■ Charte révisée du Parc naturel régional
du Morvan, Parc naturel régional
du Morvan, 1996.
■ Paysans et notables au XIXe siècle
en Morvan, Marcel Vigreux, Académie
du Morvan, 1998.
■ Petit guide d’aménagement paysager,
Parc naturel régional du Morvan, 2004.
Escalier
Huisseries
Le prône empêchait les
animaux d’entrer quand
la porte était ouverte.
Les portes pleines
à panneau
et imposte vitrée
à ais (planches)
inégaux
à volet
de porte
Porte vitrée
Bibliographie
Des ouvrages
de référence
35
35Déroulement d’un projet Pour construire ou rénover, il est important de respecter les grandes étapes d’un projet. Propriétaire ou locataire désireux de réaliser des travaux, vous endossez la responsabilité de maître d’ouvrage.
1. De l’idée au programme
Savoir ce que l’on veut exactement ? À quel prix ? Dans quels délais ? Tel est le sens de cette première étape. Mais cette équation à plusieurs inconnues nécessite parfois des allers-retours.
Le maître d’ouvrage
Il est fondamental de désigner
le maître d’ouvrage : garant du
projet, de son financement, de
son utilisation future. Il est à
ce titre l’interlocuteur unique
à même de prendre les décisions
en toute responsabilité.
L’architecte
Partenaire précieux, il offre au
maître d’ouvrage le meilleur
moyen de réaliser un projet
conforme à ses aspirations.
Il l’aide à exprimer ses inten-
tions, les transforme en plans,
et l’accompagne tout au long
de la réalisation. Inscrit à l’ordre
des architectes et obéissant à ce
titre à une déontologie stricte,
sa signature engage sa respon-
sabilité professionnelle.
Le coût de son travail est large-
ment compensé par les écono-
mies qu’il saura dégager et par
la valeur ajoutée apportée au
projet.
Les intentions
C’est l’ensemble des besoins et
motivations exprimés par le
maître d’ouvrage.
Il est utile de noter ses rêves à
long terme, même si ceux-ci
semblent utopiques…
C’est parfois un bâtiment exis-
tant qui incite à réfléchir à sa
réhabilitation.
La localisation
Le site influe sur le projet : accès,
viabilisation, proximité des ser-
vices, vue offerte sont quelques
éléments déterminants. Aussi,
pour vérifier son adéquation
avec le projet, il est important
d’avoir du site une connais-
sance :
■ géométrique : relevé de ter-
rain, bornage, pentes… ;
■ géologique : nature du sous-
sol ;
■ foncière : statut de pro-
priété, classement au POS,
servitudes d’urbanisme.
Le programme
C’est un peu le « patron » de votre
projet sur mesure. Il comporte le
plus souvent les éléments suivants :
■ intentions et besoins du maître d’ouvrage,
orientations esthétiques ;
■ tableau de surface (taille et destination
des volumes) ;
■ organigramme (disposition et articulation
des espaces entre eux) ;
■ principes de fonctionnement ;
■ réglementations à respecter (urbanisme,
protection contre l’incendie, accessibilité
aux handicapés) ;
■ l’estimation du coût d’opération (coût des
travaux, honoraires,
assurances, imprévus,
taxes...) ;
■ le montage
financier.
Le coût de l’opération
L’enveloppe budgétaire initiale est
approchée, sur la base du program-
me, à l’aide de ratios de construc-
tion au mètre carré à manier avec
précaution.
Chaque étape de l’étude sera accom-
pagnée d’une estimation financière
dont la précision sera croissante,
sous réserve d’imprévus et de chan-
gements du projet.
Habiter en Morvan 40 Déroulement d’un projet41
Par étapes successives, l’étude de conception transforme les données du programme en projet. Les plans et les pièces écrites définissent avec une précision croissante le parti architectural, les matériaux et leur mise en œuvre, et l’estimation des coûts des travaux.
2. Le projet
Étape
Buts :
Échelle :
Documents
produits :
Relevé de l’existant
(en rénovation)
■ Mesures de l’existant et
mise au net des plans de
l’état initial.
■ Sondages des murs et plan-
chers pour en connaître la
nature et la solidité.
- 1/100 e à 1/50e
- Détails du 1/20 e à 1/10e
■ État des lieux.
■ Plans, coupes, façades et
détail de l’existant.
■ Note exprimant le parti archi-
tectural.
■ Plans à main levée ou aux
instruments.
À l’attention des adminis-
tratifs :
■ Notice de présentation.
■ Plans, coupes, façades du
projet.
➫ dépôt de la demande de
permis de construire.
■ Descriptif, quantitatif.
■ Plans, coupes, façades,
détails.
➫ consultation des entre-
prises.
➫ Déclaration d’ouverture
de chantier.
Esquisse
Premier jet permettant :
■ de visualiser le programme.
■ d’explorer les différentes
solutions.
- 1/250 e à 1/100e
Avant-projet,
sommaire puis détaillé
■ Choix et étude affinée d’un
scénario.
■ Définition des volumes, de
leur distribution.
■ Principes techniques et
architecturaux.
■ Choix des couleurs et des
matériaux extérieurs.
- 1/100 e à 1/50e
Projet de
conception
■ Définition technique
du projet.
■ Prescription précise
des matériaux et de leur
mise en œuvre.
■ Définition dimension-
nelle précise.
■ Découpage par corps
de métier.
- 1/50 e
- détails du 1/20 e à 1/1
Préparation
du chantier
■ Choix des entreprises.
■ Préparation des marchés
de travaux.
■ Élaboration d’un planning
de chantier.
Habiter en Morvan Déroulement d’un projetHabiter en Morvan 42 Déroulement d’un projet
Le passage du « virtuel » au concret sera d’autant plus serein qu’il aura été étudié et préparé. L’apport du savoir-faire des artisans sera d’autant plus enrichissant pour le projet que l’architecte et le maître d’ouvrage sauront le mettre en valeur et l’intégrer.
3. La réalisation
Préparation
■ Dépose, démolition (réhabi-
litation).
■ Viabilisation (amenée d’eau,
évacuation, électricité, télé-
phone).
■ Protection des arbres et
ouvrages existants.
➫ Les fondations au sens
large.
Gros œuvre
■ Maçonnerie (structure por-
teuse en pierre, béton armé).
■ Charpente, couverture, zin-
guerie.
■ Menuiseries extérieures.
■ Sols scellés.
➫ Le bâtiment est clos et
couvert.
Second œuvre
■ Isolation, plâtrerie.
■ Menuiseries intérieures.
■ Chauffage.
■ Plomberie, sanitaires.
■ Électricité.
■ Peinture, revêtement sols et
murs.
■ Décoration, ameublement.
➫ Finitions
Réception
Suivant les cas, certains arti-
sans interviendront en amont
des étapes définies ici.
Lorsque le maître d’ouvrage
n’a plus de réserve à faire sur
les travaux accomplis, on pro-
cède à la
➫ Réception définitive des
ouvrages.
Garantie “décennale”
À la réception des ouvrages commence
à courir le délai de garantie des ouvra-
ges et des fournitures. Cette garantie
engage les artisans, les fournisseurs
et l’architecte. Sa durée est de dix
ans (garantie décennale) pour la plu-
part des ouvrages et se limite à deux
ans pour la décoration, voire à un an
seulement pour certains éléments (ma-
chinerie, pièces d’usure, ascenseur…).
Assurance
dommages ouvrage
Ce contrat, que le maître d’ouvrage a
l’obligation de souscrire, le prému-
nit, en cas de dommage survenant
durant le délai de garantie. Les tra-
vaux de réparation seront préfinan-
cés par son assurance; à charge pour
celle-ci de se retourner contre les
acteurs du chantier, eux-mêmes assu-
rés en garantie décennale.
Le maître d’ouvrage peut choisir de
réaliser lui-même tout ou partie des
travaux. S’il n’est pas lui-même ar-
tisan qualifié, il peut néanmoins béné-
ficier d’une assurance en se rappro-
chant d’associations dont c’est la
compétence.Les imprimés correspondants à votre projet sont disponibles en mairie. Une fois remplis, c’est également là que vous les déposerez, accompagnés des pièces nécessaires. Votre mairie les fera suivre au service instructeur de la DDE qui, suivant les cas, consultera pour avis les services concernés (pompiers, architecte des Bâtiments de France, direction départementale des Affaires sanitaires et sociales, service d’hygiène…).
4. Les démarches administratives Documents d’urbanisme
Pièces
à fournir
Certificat d’urbanisme,
en 4 exemplaires :
Plan de situation, échelle 1/5000 e
à 1/25000e. Plan d’unité foncière coté
(extrait cadastral, avec plan de découpage
du terrain éventuel), échelle 1/500e
à 1/1000e.
Pour un certificat portant sur une opération
de construction déterminée, ajouter
une note décrivant succintement l’opération
(nature, surfaces de la constructions, …).
Déclaration de travaux
en 3 exemplaires : Formulaire DT.
Plan de situation,
échelle 1/5000 e à 1/25000e.
Plan de masse coté,
échelle 1/200e à 1/500e.
Plans et coupes intérieurs et plans des
façades, échelle 1/100e à 1/50e.
Photographies.
Permis de construire,
en 4 exemplaires :
Formulaire PC
Les documents cités plus haut mais plus
précis.
Le volet paysager : coupe
de terrain, photos, simulation.
Il doit bien présenter l’insertion
du projet dans le site.
Objet de l’acte
administratif
Deux types de certificat peuvent être démandés :
■ Un certificat d’information générale, renseignant
sur les règles et servitudes s’appliquant à un terrain.
■ Un certificat sur opération déterminée, portant
sur un projet de construction dont la destination
et la surface sont précisées.
Le certificat indique si le projet est possible ou non.
■ Réalisation de travaux de faible importance.
■ Construction ne créant pas de surfaces de plancher.
■ Construction créant une surface inférieure à 20 m2,
même pourvue de fondation, sur un terrain déjà bâti.
■ Travaux à exécuter sur un immeuble classé au titre de la loi
sur les Monuments historiques.
■ Clôtures et portails.
Pour tous les travaux autres que ceux entrant dans le champ
d’application de la déclaration de travaux, même dépourvus
de fondations.
Le changement d’affectation – transformation de dépendances
en habitation par exemple – nécessite le dépôt d’un permis
de construire.
Si la Surface Hors Œuvre Nette est supérieure à 170 m 2,
le recours à un architecte est obligatoire.
Délais
d’instruction
2 mois,
en principe.
1 mois
+ 1 mois en cas
de consultation
de services extérieurs.
2 mois
+ 1 mois
en cas de consultation
de services extérieurs.
■ Plan local d’urbanisme (PLU)
C’est le nouveau nom des POS réalisés depuis
l’année 2001. Il s’agit du document qui explique les
orientations d’aménagement de la commune et
définit le droit de construction des terrains, selon
des zones et des règles très précises.
■ Plan d’occupation des sols (POS)
Il s’agit des anciens documents réalisés jusqu’en
2001 qui définissaient le droit à construire selon des
zones et des règles précises. Ils restent applicables
tant qu’ils ne sont pas remplacés par un PLU.
■ Carte communale
Il s’agit d’un document d’urbanisme plus simple
que le PLU, qui indique les zones où les nouvelles
constructions sont admises et les zones où elles sont
interdites (sauf pour l’agriculture et la gestion des
ressources naturelles).
■ Règlement national d’urbanisme (RNU)
Partie du code de l’Urbanisme qui s’applique
lorsque la commune n’est dotée d’aucun document
d’urbanisme (PLU, POS ou carte communale).
Dans ce cas, on ne peut pas construire de nouveaux
bâtiments en dehors des agglomérations, sauf cas
particuliers (agriculture, équipements collectifs,
intérêt communal, réutilisation d’un bâtiment
existant…).
Les constructions peuvent, en outre, être situées
dans des zones protégées : site inscrit ou classé,
secteur sauvegardé, zone de protection du
patrimoine architectural urbain et paysager
(ZPPAUP), zone de protection d’un bâtiment
classé ou inscrit…
Dans ces cas, les constructions sont soumises à des
avis ou autorisations spéciales (Architecte des
Bâtiments de France, ministère de l’Écologie…).
Les établissements recevant du public (par
exemple les gîtes de structures d’accueil de
groupes, les ensembles de plus de cinq chambres
chez l’habitant, etc.), sont soumis à des règles
particulières de sécurité incendie et d’accessibilité
aux personnes handicapées, et nécessitent une
autorisation après avis de commissions spéciales.
Il existe d’autres types d’autorisation :
■ Permis de démolir.
■ Permis de constuire modificatif.
■ Installations et travaux divers.
■ Permission ou autorisation de voirie.
Les autorisations sont accordées sous réserve du droit des
tiers (un voisin se sentant lésé pourra remettre en cause
l’autorisation, par exemple sur la base du code civil).
Après obtention de l’autorisation
■ Dans les deux mois qui suivent l’ouverture du chantier déposez en mairie votre Déclaration d’ouverture de chantier (DOC).
■ Affichez mention de votre Permis de construire durant
toute la durée du chantier.
■ Après réception définitive, envoyez en recommandé
avec accusé de réception (RAR), votre Déclaration d’achèvement
de travaux (DAT). Vous pouvez, à cette occasion, demander
un certificat de conformité.
Sous réserve de
modifications de
la loi.
Habiter en Morvan 43 Déroulement d’un projetAdresses utiles
Pour des conseils gratuits sur votre projet contactez :
■ Les Conseil d’architecture, d’urbanisme
et d’environnement (CAUE)
■ Côte-d’Or
24, rue de la Préfecture
21000 Dijon
Tél. : 03 80 30 02 38
■ Nièvre
3, rue des Trois-Carreaux
58000 Nevers
Tél. : 03 86 71 66 90 - Fax : 03 86 71 66 94
■ Saône-et-Loire
6, quai Jules-Chagot - BP 225
71308 Montceau-les-Mines Cedex
Tél. : 03 85 69 05 25
■ Parc naturel régional du Morvan
Maison du Parc
58230 St-Brisson
Tél. : 03 86 78 79 00 - Fax : 03 86 78 74 22
Permanence hebdomadaire des CAUE
■ ADEME Agence de l’environnement
et de la maîtrise de l’énergie
10, av. du Maréchal-Foch
21000 Dijon
Tél. : 03 80 79 89 76 - Fax : 03 80 79 89 70
■ Maisons paysannes de France (Ass. loi 1901)
Siège : 8, passage des Deux-Sœurs - 75009 Paris
… et ses délégués départementaux
■ Côte-d’Or - Chantal Dulery
Le Logis - 21310 Bezouotte - Tél. : 03 80 36 57 03
■ Nièvre - Véronique Simon-Marienne
Boulon - 58700 Lurcy-le-Bourg - Tél. : 03 86 68 00 39
■ Saône-et-Loire - Nicole Guatteri
Toury - 71250 Cortambert - Tél. : 03 85 50 01 80
■ Yonne - Michèle Richard
Puits-de-Courson - 89800 St-Cyr-les-Colons
Tél. : 03 86 41 43 88
Les subdivisions de l’Équipement concernées :
■ Côte-d’Or Auxois-Sud Morvan
43, rue Courtépée
21220 Saulieu
Tél. : 03 80 90 57 20 - Fax : 03 80 90 57 21
■ Nièvre
4, rue du Tacot
58120 Château-Chinon
Tél. : 03 86 79 49 90 - Fax : 03 86 85 10 81
■ Saône-et-Loire
17, av. de la République - BP 130
71401 Autun Cedex
Tél. : 03 85 86 99 10 - Fax : 03 85 52 29 28
■ Yonne
117, rue de Lyon
89200 Avallon
Tél. : 03 86 34 91 70 - Fax : 03 86 34 91 71
Pour un projet en site protégé
■ Les services départementaux de l’Architecture
et du Patrimoine (SDAP)
■ Côte-d’Or
39, rue de la Vannerie
21000 Dijon
Tél. 03 80 68 42 85
■ Nièvre
Rue Antony-Duvivier
58000 Nevers
Tél. : 03 86 71 93 30 - Fax : 03 86 36 83 98
■ Saône-et-Loire
37, bd Henri-Dunant
BP 94029
71000 Mâcon Cedex
Tél. : 03 85 39 95 20
■ Yonne
Maison de l’Arquebuse BP 52
89010 Auxerre Cedex
Tél. : 03 86 52 38 84 - Fax : 03 86 52 87 62
Autres services :
■ Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC)
41, rue Vannerie - 21000 Dijon
Tél. : 03 80 68 50 50
■ Service de l’Inventaire général
21000 Dijon - Tél. : 03 80 68 51 30
■ Service de documentation du patrimoine
Tél. : 03 80 68 50 30
■ Conseil régional de Bourgogne
17, bd de la Trémouille - BP 1602 - 21035 Dijon Cedex
Tél. : 03 80 44 33 00
■ Comité national pour le développement du Bois (CNDB)
7, bd de la Trémouille - BP 1602 - 21035 Dijon Cedex
Tél. : 03 80 44 35 39 - Fax : 03 80 44 35 40
■ Terres et Couleurs
(Ass. loi 1901 pour la promotion des terres colorantes)
13, rue Hérold - 75001 Paris
Tél./Fax : 01 42 21 88 77 - e-mail : ocre@club-internet.fr
Liste des architectes inscrits :
■ Ordre des architectes de Bourgogne
Résidence Osiris, 7 bd Winston-Churchill - 21000 Dijon
Tél. : 03 80 28 90 03 - Fax : 03 80 73 62 79
Consultations gratuites d’architectes
au Parc du Morvan un jour par semaine :
prenez un bon départ
dés le début de votre projet en venant en parler
(téléphonez pour prendre rendez-vous)
Contact : Véronique LAMOUREUX - 03 86 78 79 00
Habiter en Morvan 44 Adresses utiles45 Habiter en Morvan Comité de lecture
Maître d’ouvrage
Adresse :
Parc naturel régional du Morvan
Espace Saint-Brisson
58230 SAINT-BRISSON
Véronique Lamoureux
Tél. : 03 86 78 79 00
Fax : 03 86 78 74 22
Site : www.parcdumorvan.org
www.patrimoinedumorvan.org
e-mail : administration@parcdumorvan.org
Réalisation
Atelier Mathieu Debray
Architecte et illustrateur,
18, rue du Saulsois
89200 ISLAND-EN-MORVAN
Tél. /Fax : 03 86 34 44 08
E-mail : atelierdebray@aol.com
Crédit photos
Photos tirées de l’inventaire du patrimoine rural bâti sur le PNRM.
Copyright « Parc naturel régional du Morvan / Inventaire général
- A.D.A.G.P. ».
Bernard Lauvergeon / Marie-Emmanuelle Desmoulins / Benoît
Delarozière / Olivier Delarozière.
Autres photos
Copyright « Parc naturel régional du Morvan ».
Jean-Marc Tingaud, Alain Millot, Guy Cabaud, Mathieu Debray.
Dessins et croquis
Mathieu Debray.
Remerciements au Service régional de l’Inventaire Bour-
gogne qui a permis d’enrichir cette réédition.
Document réalisé avec le concours des Fonds européens.
Édition
Parc naturel régional du Morvan.
Assistance rédactionnelle
et corrections
Premier Chapitre
3, rue du Chapitre - 89450 Vézelay
Tél./Fax : 03 86 33 38 10
E-mail : premchap@wanadoo.fr
Mise en page et impression
Filigrane Imprimerie - 10, voie des Préaux - 89310 Nitry
Tél. : 03 86 33 69 40 - Fax : 03 86 33 62 22
E-mail : filigrane-nitry@wanadoo.fr
Site : filigrane-imprimerie.fr
© Parc naturel régional du Morvan
Tous droits réservés pour tous pays
Dépôt légal 2 e trimestre 2005 - ISBN : 2-9519377-2-5
Comité de lecture
■ Philippe BENEZECH,
architecte des Bâtiments de France, service départemental
de l’Architecture, Nièvre (1re édition en 2000).
■ Étienne BERGDOLT,
architecte des Bâtiments de France,
service départemental de l’Architecture, Nièvre (2e édition).
■ Félicien CARLI,
architecte, conseil régional de Bourgogne (1re édition).
directeur du Conseil d’architecture, d’urbanisme
et d’environnement de la Côte-d’Or (2e édition).
■ Patrick CHAMPMARTIN,
service départemental de l’Architecture et du Patrimoine,
Yonne (2 e édition).
■ Patrick CHOTTEAU,
architecte-urbaniste de l’État, chef du service Aménagement,
urbanisme, environnement, DDE de la Nièvre (1re édition).
■ Mathieu DEBRAY,
architecte, illustrateur (1re et 2e éditions).
■ Claire-Hélène DELOUVÉ,
paysagiste, Conseil d’architecture d’urbanisme
et d’environnement de la Nièvre (1re édition).
■ Paul DESBOIS,
adjoint au subdivisionnaire d’Autun,
DDE de la Saône-et-Loire (2e édition).
■ Dominique DESGEORGES,
architecte, direction régionale de l’Environnement (1re édition).
■ Gérard FONTAINE,
architecte, directeur du Conseil d’architecture, d’urbanisme
et d’environnement de la Nièvre (1re et 2e éditions).
■ Philippe GUILBERT,
chargé des actions culturelles, Parc naturel régional
du Morvan (1 re édition).
■ Philippe HOELTZEL,
chargé de mission pour le patrimoine et l’architecture,
Parc naturel régional du Morvan (1 re et 2e éditions).
■ Pierre JUGIE,
conservateur régional de l’Inventaire, direction régionale
des Affaires culturelles (1re édition).
■ Bernard LAUVERGEON,
conservateur en chef du patrimoine au Service régional
de l’Inventaire, direction régionale des Affaires culturelles
Dijon (1re et 2e éditions).
■ Jean Luc PARRY,
DDE 58 SAUE (2e édition).
■ François PORTET,
ethnologue, direction régionale des Affaires culturelles
(1re édition).
■ Jean-Christophe VILLEMAUD,
directeur de la DDE de la Nièvre (2 e édition).
Pour vous renseigner :
Consultations architecturales gratuites :
Tél. : 03 86 78 79 00 - Fax : 03 86 78 74 22
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Autres renseignements architecturaux :
Tél. : 03 86 78 79 13 - Fax : 03 86 78 79 69
E-mail : philippe.hoeltzel@parcdumorvan.orgLes conseils
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