Offres
API
Connexion
Documents similaires
unknown - pages 40 Des Hessois racontent 3 Web
unknown - pages 37 a 39 Echo des ecoles
unknown - pages 38 a 44 Le secretaire de mairerie
unknown - pages 40 a 43 Associations
unknown - pages 35 a 38 Des Hessois racontent 1 Web
unknown - pages 22 a 24 Des Hessois racontent 3 G Flaus
unknown - pages 9 Echo des ecoles
Acte - pages 22 a 24 Echo des ecoles 1 Web
unknown - pages 6 Echo des ecoles Web
unknown - pages 10 a 12 Informations diverses 1
unknown - pages 38 a 40 Ambassadeurs des ecoles du desert
Document publié le Vendredi 1 janvier 2038 par la commune d'Hesse.
Lien du pdf (unknown - pages 38 a 40 Ambassadeurs des ecoles du desert)
Thèmes du document : Aviation, Transports, Aménagement du territoire,
Ambassadeurs des écoles du désert
Une belle aventure humaine pour trois jeunes Hessois
Trois jeunes Hessois ont eu le bonheur d’effectuer un voyage humanitaire en Afrique. C’est en gagnant le premier prix du concours « Les écoles du désert », organisé depuis 1992 par l’hypermarché CORA de Sarrebourg, que Fanny Schuster, Mathilde Henrion et Jules Dizdarevic sont partis pour une semaine d’aventure en Afrique. Fanny et Mathilde se sont rendues au Burkina Faso, alors que Jules est allé en Mauritanie. Une telle aventure humaine ne peut laisser indifférent et laisse toujours quelque chose dans le cœur et dans la vie de ceux qui l’ont vécu.
Chaque année, ce sont quelques 70 jeune âgés de 11 à 13 ans, filles et garçons, qui se lancent pendant une semaine sur les pistes africaines. Cela représente un gagnant pour chacun des magasins de l’enseigne de grande distribution. Encadrés par une équipe particulièrement expérimentée, les adolescents apportent du matériel scolaire à des élèves africains démunis, scolarisés dans des écoles déshéritées et éloignées des centres urbains.
La veille du départ, tous les gagnants sont regroupés à Paris où ils font connaissance les uns des autres. Chacun reçoit une documentation sur le voyage qui les attend et se voit offrir un paquetage particulièrement bien fourni, qui contient tous les effets utiles au parfait globe trotter : pantalons, bermudas, tee-shirts, casquette, veste polaire, sans oublier la gourde. Après une nuit passée à l’hôtel, très tôt, c’est le départ pour l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et l’envol pour l’Afrique. C’était le premier voyage en avion pour nos trois jeunes aventuriers. C’est avec fierté et beaucoup d’émotion que chacun a raconté son aventure africaine.
« J’ai gagné le concours organisé par CORA en 2009. Il
s’agissait de réaliser un mobile. C’est juste avant Noël que je
suis partie au Burkina Faso. Nous étions 70 « ambassadeurs des
écoles du désert ». Après 6 heures de vol, nous sommes arrivés
à Ouagadougou. Ce qui m’a surpris en premier lieu, c’est la
chaleur.
Nous étions attendus à l’aéroport par plus de 30 véhicules
4X4, pilotés par des chauffeurs africains qui nous ont conduits
sur les pistes cahoteuses à travers le pays.
Nous avons rendu visite successivement à 7 villages.
Chaque fois, nous étions accueillis avec enthousiasme par
toute la population. Nous remettions une quantité très
importante de matériel scolaire : cahiers, ardoises, crayons, stylos, gommes et cartables. Nous avons même donné des bancs et des tables d’écoliers pour une des écoles qui en était dépourvue, et dans laquelle les élèves étaient assis à même le sol et écrivaient sur des pierres. Ailleurs, nous avons aussi livré des éléments nécessaires à la construction d’un puits. Les classes comptaient parfois jusqu’à 70 élèves. En général, il y avait plus de garçons que de filles. On nous a expliqué que les familles gardaient les filles à la maison pour participer aux divers travaux. Les écoliers africains font couramment de 10 à 15 kilomètres pour se rendre à l’école. Tous ne mangent pas à leur faim. Et pourtant ils sont souriants, enthousiastes, accueillants et très contents d’aller à l’école.
Cela m’a beaucoup fait réfléchir, car nous en France, nous avons tout, nous sommes gâtés mais nous n’apprécions pas toujours la chance que nous avons.
J’ai gardé des contacts avec des élèves africains rencontrés pendant le voyage et nous échangeons parfois de nos nouvelles via Internet. Je suis encore en relation avec les autres gagnants du concours 2009 avec lesquels j’ai vécu cette belle aventure. » Fanny
HESSE-INFOS N° 38 / Août 2010 page 38« J’ai gagné le 1er prix du concours 2007. Il
s’agissait alors de réaliser un masque africain.
Nous étions 74 gagnants issus de toute la France.
Nous avons tous fait connaissance le 26 décembre
à Paris où CORA nous avait regroupés. Le
lendemain, ce fut le grand départ de Roissy pour
la Mauritanie. C’est le décollage et l’atterrissage
qui sont les plus impressionnants. Après 6 heures
de vol, l’avion s’est posé à Nouakchott dans une
chaleur impressionnante alors que nous avions
quitté Paris sous la neige.
A cette époque, il y avait des risques
d’attentat terroriste en Mauritanie ce qui nous a
valu une escorte pendant tout le circuit. Après un
tour dans la ville, nous sommes partis, à travers le
sable, pour notre circuit des écoles. Le soir nous
installions le bivouac. CORA avait pensé à tout,
bien sûr le paquetage pour chacun, mais aussi le
camion douche, la citerne d’eau et une nourriture
occidentale à laquelle nous sommes habitués.
Dommage que mon appareil photographique ait
pris le sable dès le 2e jour ! Que de photos j'aurais
faites !
A notre arrivée dans les villages, nous étions
accueillis par une haie d’honneur et des applaudissements. Au fur et à mesure de nos déplacements, nous déposions à chaque étape une quantité très importante de matériel scolaire. Après les divers divertissements qui nous étaient offerts, par exemple une course d’âne ou une promenade à dos de dromadaire, ou alors la visite du village, nous déposions le matériel scolaire sur un grand tapis préparé à cet effet.
J’ai été surpris par l’extrême pauvreté de la population, les maisons délabrées, les enfants en haillons, mais tous étaient souriants et chaleureux à notre égard et très motivés à l’école. J’ai également été frappé par le paysage constitué de sable à perte de vue et de dunes qui se déplacent sous l’effet du vent. Nous avons également vécu quelques émotions comme un 4X4 qui s’est embourbé au passage d’un cours d’eau. Nous avons fêté la nouvelle année avec nos amis mauritaniens. La cuisine était locale, bonne, mais nous ne savions pas ce que c’était ! Il faisait très chaud le jour, 40°, mais les nuits étaient froides et la polaire du paquetage était bien utile.
C’est un très beau voyage qui m’a beaucoup appris et qui m’a laissé beaucoup d’images plein la tête. Je pense que plus tard je retournerai faire des voyages en Afrique ». Jules
« C’est en 2005 que j’ai gagné le concours des écoles du désert. L’épreuve consistait à réaliser une maison et c’est la mienne qui a reçu le 1er prix. Nous étions 70 gagnants pour toute la France. Nous sommes partis au Burkina Faso le 26 décembre.
Après le regroupement à Paris, où chacun est entré en possession de son paquetage, nous nous sommes envolés pour Ouagadougou. Ce qui m’a surpris à l’arrivée et dès l’ouverture de la porte de l’avion, c’est la chaleur. Nous n’étions qu’à 6 heures d’avion de la France, que nous avions quittée dans le froid.
Nous avons été accueillis par une cinquantaine de véhicules 4X4 qui nous ont conduits, par la piste, de village en village pour rallier les plus isolés et les plus démunis. Le soir, nous installions le bivouac et passions la nuit sous la tente. Pour le réveillon du Nouvel An nous avons mangé du phacochère, qui est le sanglier africain.
HESSE-INFOS N° 38 / Août 2010 page 39A chaque étape, nous étions accueillis par
une population enthousiaste et souriante,
parmi laquelle de nombreux enfants. Nous
assistions à des spectacles organisés par les
villageois en notre honneur. Puis nous déposions
tout le matériel scolaire financé par CORA, qui
était distribué ultérieurement par les
enseignants. Avant notre départ de France,
nous avions été informés que nous pouvions
amener des livres personnels, ce que beaucoup
d’entre nous ont fait. Les écoliers burkinabés
étaient ravis de recevoir tout ce matériel, car
là-bas l’école est gratuite, mais le matériel
scolaire est payant. Certaines familles n’ont pas les moyens de faire cette dépense, alors leurs enfants ne vont pas à l’école.
Ce voyage m’a ouvert les yeux et m’a fait prendre conscience que nous sommes des privilégiés, des nantis.
Les personnes qui nous encadraient lors de ce voyage étaient très gentilles, toutes d’excellents animateurs, attentifs et expérimentés. Ce fut un bonheur d’avoir pu les connaître. Après le voyage, nous avons à nouveau été invités par CORA, ainsi que tous les gagnants des années précédentes, et nous avons reçu un CD contenant les photographies du voyage. J’ai toujours de nombreux contacts avec des jeunes avec lesquels j’ai vécu cette belle aventure. » Mathilde
Le vieux sage africain sous le baobab a dit :
" L’expérience est une lumière qui éclaire dans le dos
mais avec un halo luminescent qui donne un léger éclairage devant nous
pour nous guider dans l’obscurité. "
Le concours 2010 se déroulera pendant les mois de juillet et août
et le magasin CORA de Sarrebourg espère une participation importante.
HESSE-INFOS N° 38 / Août 2010 page 40
Chanson « Les écoles du désert 2007 » (extrait)
Je passe la mer et les dunes, je change d’espaces et de lune,
Avec cette sensation pure de vivre ma plus belle aventure.
J’ouvre grand ma porte aux enfants qui ont changé ici de continent
Pour nous rendre visite ici, au bout de la Mauritanie.
Laissons la chance à l’amitié ! De l’Est à l’Ouest, du Sud au Nord,
Ensemble nous pourrons rêver, ensemble nous serons plus forts.
Toi de l’Afrique, toi de l’Occident, on est si loin, si différents,
N’attendons plus pour qu’une ronde fasse aujourd’hui du monde un grand pays. Le monde devient un peu fou, des bombes, des guerres partout !
Mais moi dans ma chambre je crois que l’on pourrait changer tout ça !
Ce monde, je le connais si peu, je sais qu’il n’est pas si heureux.
Mais moi je crois qu’on peut ouvrir les cœurs et enfin nous unir. (…)
A la lumière des étoiles, le long du fleuve Sénégal,
Les « écoles du désert » passent ; ensemble nous laisserons la trace
De la chanson de l’amitié (...)