Offres
API
Connexion
Documents similaires
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - R2022 O2 0
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - R2022 O2 0
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - R2022 O2 0
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - R2022 O2 0
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - R2022 O2 0
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - R2022 O2 0
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - R2022 O2 0
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - 2022 O2 05
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - RQO 2023 O
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - R2022 O2 071
Document publié le Samedi 1 janvier 2022
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Centre Corse - R2022 O2 071)
Thèmes du document : Grandes et moyennes entreprises, Travail et emploi, Transports,
SECONDA SESSIONE URDINARIA DI U 2022
RIUNIONE DI I 24 E 25 NUVEMBRE DI 2022
2EME SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2022
REUNION DES 24 ET 25 NOVEMBRE 2022
REPONSE DE MONSIEUR LE PRESIDENT DU CONSEIL EXECUTIF A LA QUESTION DEPOSEE PAR MADAME CHANTAL PEDINIELLI AU NOM DU GROUPE UN SOFFIU NOVU
Objet : Marchés sur des compétences internes
Madame la Conseillère,
Vaste sujet ! Il y a une part d’inquiétude réelle dans votre question et je la partage, il y a une
part de difficulté qu’il faut surmonter, et il y a aussi une part de fantasme dans la mesure où l’on entend
beaucoup dire que nous ferions trop le choix de prestataires extérieurs notamment dans le domaine
routier.
Je tiens donc à dire aujourd’hui, pour tordre le cou à cette rumeur, c’est que la volonté du
Président du Conseil exécutif que je suis, du Conseil exécutif de façon générale, et plus généralement
de la Collectivité, est de réaliser en régie tout ce que nous sommes capables de faire, et de recourir le
moins possible aux prestataires extérieurs, pas seulement pour des raisons budgétaires, mais pour des
raisons philosophiques ; la CdC a des compétences et sa vocation est de les exercer pleinement, et les
investissements et l’entretien des réseaux routiers, font partie de ce cœur de compétence.
Concernant les travaux d’entretien (maintien en bon état du marquage au sol horizontal,
réparation des glissières de sécurité), il s’agit de travaux assurés à titre principal par les services
« travaux et logistique » au sein des directions d’exploitation routière Cismonte et Pumonti.
A l’occasion de la fusion, nous avons réfléchi, il y a eu des difficultés, il en subsiste certaines, y compris
en termes de sous-effectifs dans des catégories A, B et C, mais beaucoup en A et beaucoup en C. Il y a
par exemple, vous le savez, et cela explique le déséquilibre de l’investissement entre le Cismonte et
2022 / O2/071le Pumonti, il y a aujourd’hui, s’il on regarde les années qui viennent de s’écouler, un déséquilibre très
important avec un investissement routier qui est plus conséquent dans le Sud que dans le Nord. Ce
n’est pas une volonté politique partisane de ma part de favoriser le Sud par rapport au Nord, c’est une
logique d’équité qui m’a conduit à choisir que 80% du PEI qui restait à affecter, le soit à Aiacciu et sur
le grand Aiacciu pour combler le retard, puisqu’en 2002 et 2015 il n’y avait pas eu un euro du PEI
consacré aux infrastructures sur Aiacciu et sur le grand Aiacciu ; il restait 100 millions d’euros qui était
à la disposition du Conseil exécutif ; sur cette somme, nous avons mis 80.000.000 d’euros sur Aiacciu
et cela a permis d’avoir les opérations qui sont en train de voir le jour, que ce soit sur la Rocade ou
encore au rond-point de la Gravona.
Donc, en vertu d’une logique d’équité, je ne suis pas satisfait d’un déséquilibre important en
investissement entre le Sud et le Nord, la vocation c’est d’investir de façon équitable. Ce déséquilibre
est la conséquence de ce que les services de l’investissement dans le Sud sont mieux armés – d’un
point de vue des catégories A- que dans le Nord, cela veut dire aussi qu’il faut réfléchir et que les
organisations que l’on avait choisies, au moment de la fusion, de garder un service Pumonti et un
service Cismonte par exemple dans le domaine de l’investissement, doivent être remises en cause à
mon avis- il faut en discuter - ; car l’investissement doit être planifié, pensé, et exécuté au niveau de la
Corse tout entière !
Que l’on soit dans une logique qui reste Pumonti et Cismonte pour l’entretien, c’est encore
autre chose car il faut une réactivité. Donc vous voyez, nous avons conscience de ces difficultés.
Sur la capacité à faire en régie, c’est une priorité aussi – professionnalisation des corps de
métier de l’encadrement intermédiaire, harmonisation des pratiques avec des formations techniques
pour mettre les agents au même niveau, poursuite de la mise en œuvre des centres d’exploitations - ;
le parc matériel a été largement renouvelé, voire renforcé.
Nous avons aussi des difficultés, notamment en matière de ressources humaines, pour les catégories
C ; il y a eu par exemple des départs à la retraite, des longues maladies, que l’on essaye de compenser
par le recrutement interne ; vous le savez aussi nous avons sorti des postes à de nombreuses reprises,
je suis obligé de revenir devant vous encore une fois pour proposer des postes dans le cadre d’une
gestion qui n’est pas encore suffisamment prévisionnelle, mais ça va l’être dans quelques mois, nous
essayons de répondre à ces difficultés.
Enfin, il y a aussi un problème d’efficacité, il y a des endroits où nous devons monter en
efficacité dans la régie ! Cela passe par la motivation des équipes etc. Nous ne pouvons pas par
exemple avoir 5 jours de travail si c’est la régie et 3 jours de travail si c’est une entreprise privée, ce
n’est pas systématique, mais cela peut arriver ; là aussi il y a un problème de motivation interne et cela
passe par l’implication à tous les niveaux de la chaîne de responsabilité.
Ces problèmes sont donc complexes, je rappelle aussi que l’on a passé des accords-cadres qui
doivent nous permettre d’avoir précisément un cadre juridique sécurisé, pour intervenir de façon
ponctuelle, lorsque la régie ne permet pas de répondre aux besoins.
Nous avons des problèmes internes, mais s’il on n’arrive pas à répondre, ce sont les usagers et les
territoires qui en souffrent, notamment dans le domaine de l’entretien ; on a donc passé des accords-
cadres et je veille à ce que, chaque fois que cela est possible, ce soit fait en régie et que le recours à
l’accord-cadre ne soit que l’ultima ratio qui permet de répondre à un besoin et une attente des usagers.Donc, voilà le cadre politique et administratif qui est fixé, il y a des améliorations à faire, mais
je tenais à vous rassurer à travers votre question, à rassurer aussi l’ensemble des fonctionnaires
d’abord, et l’ensemble des Corses ensuite pour dire que oui, nous avons vocation à conserver, en régie,
tout ce qui est notre cœur de métier, à le faire et à bien le faire.
Je vous remercie.