Offres
API
Connexion
Documents similaires
PLU - Rapport de présentation - Evaluation environnementale Résumé non technique R
PLU - Rapport de présentation - Rapport de justifications R 20260311
PLU - Rapport de présentation - Enquête publique R 20260311
PLU - Règlements - Règlement écrit R 20260311
PLU - Rapport de présentation - Etat initial de l'environnement R 20260311
PLU - Orientations d'aménagement et de programmation - Orientations d'aménagement et de programmation R 2
PLU - Annexes - Périmètre de captage de Chozelle R 20260311
PLU - Annexes - Liste des annexes R 20260311
PLU - Règlements - Planche graphique n°1 R 20260311
plu-procedures - Procédure R 20260311
PLU - Rapport de présentation - Evaluation environnementale R 20260311
Document publié le Mercredi 11 mars 2026 par la commune de Tignieu-Jameyzieu.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Evaluation environnementale R 20260311)
Thèmes du document : Environnement, Eau et assainissement, Aménagement du territoire,
1
COMMUNE DE
TIGNIEU-JAMEYZIEU
RÉVISION DU
PLAN LOCAL D’URBANISME
EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
Version pour approbation – Mars 2026Evaluation environnementale
2
SOMMAIRE
SOMMAIRE ..................................................................................................................................... 2 Présentation générale ..................................................................................................................... 4 1. Objectifs poursuivis par le PLU ............................................................................................................ 4
2. Contexte règlementaire de l’évaluation environnementale .................................................................. 5
Méthodologie de l’évaluation environnementale ............................................................................ 6 1. Analyse de l’état initial de l’environnement et identification des enjeux ............................................... 6
2. Analyse des incidences de la mise en œuvre du projet sur l’environnement et compléments issus de
l’évaluation environnementale ............................................................................................................ 6
Choix opérés au regard des solutions de substitution raisonnables : évaluation des scénarios envisagés ........................................................................................................................................ 9 1. Rappel des enjeux environnementaux de Tignieu-Jameyzieu ............................................................... 9
2. Présentation des scénarios de développement .................................................................................. 11
3. Evaluation des scénarios ................................................................................................................... 18
Evaluation des incidences probables du projet sur l’environnement .............................................. 23 1. Trame Verte et Bleue ........................................................................................................................ 23
2. Paysage et Cadre de Vie .................................................................................................................... 32
3. Gestion des ressources (eau et déchets) ............................................................................................ 36
4. Risques, nuisances et pollutions ........................................................................................................ 39
5. Transition énergétique ...................................................................................................................... 41
Evaluation des incidences des secteurs de projets sur l’environnement ......................................... 45 1. Evaluation environnementale des Orientations d’Aménagement et de Programmation ..................... 45
2. Evaluation environnementale des zones 2AU .................................................................................... 66
3. Evaluation environnementale des emplacements réservés (ER) ......................................................... 68
4. Evaluation environnementale des STECAL ......................................................................................... 70
Evaluation des incidences dans les sites revêtant une importance particulière pour l’environnement du fait de la présence du réseau Natura 2000 ............................................................................... 71 1. Introduction ...................................................................................................................................... 71
2. Analyse des sites Natura 2000 présents à proximité........................................................................... 71
Mesures envisagées pour Eviter, Réduire et Compenser les incidences ......................................... 77 1. Présentation de la séquence ERC ....................................................................................................... 77
2. Mesures prises au sein du PLU de Tignieu-Jameyzieu......................................................................... 77
Articulation du PLU avec les documents d’urbanisme, plans et programmes supérieurs ................ 80 1.1. Articulation du PLU avec le SCOT de la Boucle du Rhône en Dauphiné ............................................... 81
1.2. Articulation du PLU avec le SDAGE Rhône-Méditerranée 2022-2027 .................................................. 81
Les indicateurs de suivi.................................................................................................................. 83 1. Démographie et habitat .................................................................................................................... 84
2. Economie et emplois ......................................................................................................................... 85
3. Tourisme........................................................................................................................................... 86
4. Urbanisation, mobilité et transition énergétique................................................................................ 86
5. Trame Verte et Bleue ........................................................................................................................ 88
6. Agriculture ........................................................................................................................................ 89
7. Gestion en eau et gestion des déchets............................................................................................... 89Evaluation environnementale
3
8. Risques et nuisances ......................................................................................................................... 90Evaluation environnementale
4
PRESENTATION GENERALE
1. Objectifs poursuivis par le PLU
LE CONTEXTE COMMUNAL
La commune de Tignieu-Jameyzieu est une commune française située à l’extrémité Nord-Ouest du département de l’Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. En 1458, Tignieu et Jameyzieu étaient deux communes différenciées ; ce n’est qu’en 1840 que les deux communes s’unissent. Aujourd’hui située dans l’aire urbaine de Lyon et à 21 kilomètres au nord de Bourgoin-Jallieu, la commune est soumise aux aires d’influences économiques et urbaines de ces deux territoires. Cette position géographique est déterminante dans le développement de la commune.
Composée de 7 945 habitants en 2022 (INSEE, 2022) pour une densité moyenne de 593,3 habitants/km², la commune connaît un développement important croissant (+ 3,2% de population par an entre 2006 et 2011 ; + 2,6% de population par an entre 2011 et 2016, +1,8% par an entre 2016 et 2022). Située à proximité de bassins d’emplois majeurs tels que celui de Lyon, de la Plaine de l’Ain ou encore de la CAPI, la commune connaît également une attractivité croissante. Malgré un développement résidentiel important marqué par l’arrivée de populations de l’Est Lyonnais, le territoire reste pour une part importante non urbanisé.
LE CONTEXTE INTERCOMMUNAL
Le contexte intercommunal de Tignieu-Jameyzieu est assez particulier, car la commune n’a pas été intégrée dans la Communauté de Communes Lyon Saint-Exupéry en Dauphiné malgré un bassin de vie commun, mais à la Communauté de Commune des Balcons du Dauphiné.
Créée en 2017 après la fusion des communautés de communes des Balmes Dauphinoises, de l’Isle Crémieu et du Pays des couleurs, la communauté de communes des Balcons du Dauphiné se situe en région Auvergne-Rhône-Alpes et est constituée de 47 communes au total, regroupant plus de 78 000 habitants en 2022. Depuis 2017, la commune de Tignieu-Jameyzieu est l’une des communes de la Communauté de Communes des Balcons du Dauphiné.
La commune fait partie du SCoT de la boucle du Rhône en Dauphiné. Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) a été approuvé en 2019. Le territoire couvert par le SCoT regroupe les communes des Communautés de communes Lyon Saint-Exupéry en Dauphiné et des Balcons du Dauphiné.
LE CONTEXTE DU PLU
La commune de Tignieu-Jameyzieu a prescrit la révision de son PLU le 18 décembre 2020. La commune était, en effet, déjà couverte par un PLU, qu’il était néanmoins nécessaire d’actualiser au regard des mutations rapides du secteur, et des nouveaux enjeux contemporains et de sa nécessaire mise en compatibilité avec le SCoT approuvé en 2019.
Dans la délibération de prescription, le Conseil Municipal de Tignieu-Jameyzieu a listé plusieurs objectifs à la révision du PLU, qui ont guidé le projet :
1.1. La mise en compatibilité du PLU en rapport au SCoT
o L’extension de la zone des Quatre Buissons
o Règlementer le commerce en lien avec le DAAC
o Repérer les commerces à préserver
o Réduire la part des capacités foncières située en continuité de secteurs secondaires, éloignés
de la centralitéEvaluation environnementale
5
o Apporter des précisions sur le site de l’écoquartier
1.2. Opération d’aménagement et d’orientation N°3 Mont Ouest rue de l’église
o Revoir la programmation
1.3. Corriger le règlement de la zone UAb
1.4. Corriger des erreurs matérielles
2. Contexte règlementaire de l’évaluation environnementale
Au titre de l’article R.104-18 du code de l’urbanisme :
Les documents d'urbanisme mentionnés à la section 1 qui ne comportent pas de rapport en application d'autres dispositions sont accompagnés d'un rapport environnemental comprenant :
1° Une présentation résumée des objectifs du document, de son contenu et, s'il y a lieu, de son articulation avec les autres documents d'urbanisme et les autres plans et programmes mentionnés à l'article L. 122-4 du code de l'environnement avec lesquels il doit être compatible ou qu'il doit prendre en compte ;
2° Une analyse de l'état initial de l'environnement et des perspectives de son évolution en exposant notamment les caractéristiques des zones susceptibles d'être touchées de manière notable par la mise en œuvre du document ;
3° Une analyse exposant :
a) Les incidences notables probables de la mise en œuvre du document sur l'environnement ;
b) Les problèmes posés par l'adoption du document sur la protection des zones revêtant une importance particulière pour l'environnement, en particulier l'évaluation des incidences Natura 2000 mentionnée à l'article L. 414-4 du code de l'environnement ;
4° L'exposé des motifs pour lesquels le projet a été retenu au regard des objectifs de protection de l'environnement établis au niveau international, communautaire ou national et les raisons qui justifient le choix opéré au regard des solutions de substitution raisonnables tenant compte des objectifs et du champ d'application géographique du document ;
5° La présentation des mesures envisagées pour éviter, réduire et, si possible, compenser s'il y a lieu, les conséquences dommageables de la mise en œuvre du document sur l'environnement ;
6° La définition des critères, indicateurs et modalités retenues pour suivre les effets du document sur l'environnement afin d'identifier, notamment, à un stade précoce, les impacts négatifs imprévus et envisager, si nécessaire, les mesures appropriées ;
7° Un résumé non technique des éléments précédents et une description de la manière dont l'évaluation a été effectuée.Evaluation environnementale
6
METHODOLOGIE DE L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
1. Analyse de l’état initial de l’environnement et identification des enjeux
L’évaluation environnementale a débuté par la réalisation de l’état initial de l’environnement (EIE). Celui-ci fait ressortir de façon lisible les principaux constats relatifs à chacune des problématiques environnementales étudiées tendant à mettre en exergue les tendances et dynamiques actuellement en œuvre sur le territoire dans l’objectif de mettre, in fine, en exergue les défis à relever (enjeux). Il était essentiel de bien les identifier afin de s’assurer par la suite, que le projet n’aurait pas d’incidences négatives sur ce thème ou, le cas échéant, prévoirait des mesures pour les éviter ou à défaut les réduire ou les compenser.
L’analyse du Porter à Connaissance et de l’ensemble des documents, plans et programmes de normes supérieures a également permis de nourrir les enjeux environnementaux du territoire en identifiant les orientations particulières que devaient intégrer le projet.
Cette approche a été complétée d’une campagne de terrain. Celle-ci a permis de prendre connaissance des éléments de patrimoine naturel et architectural intéressants, ou encore des composantes structurantes du paysage (entrées de territoire, points de vue, ambiances, morphologie urbaine).
La formalisation de l’état initial de l’environnement et particulièrement l’identification des contraintes de chaque thématique s’est conclue par l’identification des enjeux auxquels se confronte le territoire. Ceux-ci ont enfin fait l’objet d’une hiérarchisation via des tableaux collaboratifs travaillés lors d’un séminaire avec les élus du territoire puis ils ont été priorisés au prisme d’une matrice permettant de les classer les uns par rapport aux autres selon les critères suivants :
▪ Degré de priorité politique issu du séminaire ;
▪ Transversalité de l’enjeu (concerne-t-il une ou plusieurs problématiques environnementales ?) ; ▪ Capacité du PLU à répondre à l’enjeu.
Suite à cette priorisation, les enjeux ont pu être priorisés en 3 catégories qui permettent de déterminer la force de l’enjeu :
Fort Moyen Faible
2. Analyse des incidences de la mise en œuvre du projet sur l’environnement et compléments issus de l’évaluation environnementale
L’évaluation environnementale a été menée en parallèle de l’élaboration du projet d’aménagement du territoire, de façon totalement intégrée et itérative. L’approche environnementale s’est effectuée en plusieurs temps, tout d’abord en construisant les documents au prisme des enjeux environnementaux puis via une analyse thématique des versions intermédiaires puis finales des différentes pièces constitutives du PLU.
Une intégration constante des enjeux environnementaux dans la réalisation des documents
Le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) a été rédigé sur la base des éléments relevés dans le diagnostic environnemental. Durant cette phase, l’évaluation environnementale a consisté à traduire les enjeux environnementaux pour proposer des orientations adaptées répondant aux problématiques du territoire et permettre de maîtriser les incidences inhérentes à tout projet deEvaluation environnementale
7
développement et d’accueil de nouvelles populations (risque de consommation d’espace, consommation supplémentaire de ressources, émissions de GES évoluant en conséquence du nombre de construction prévues etc.). Lors de l’écriture, en lien étroit avec le bureau d’étude en charge des thématiques urbaines, il s’agissait de s’interroger sur les incidences positives et négatives sur l’environnement, et le cas échéant, de proposer des reformulations, des amendements des ambitions formulées dans le PADD voire de nouvelles orientations permettant d’éviter ou réduire les effets potentiellement négatifs pour l’environnement ou encore conforter les incidences positives pressenties. Il n’a pas été nécessaire de proposer de mesures compensatoires dans la mesure où les incidences négatives devaient pouvoir être évitées.
Ces mesures d’évitement et de réduction nécessaires et identifiées ont pu effectivement être intégrées directement dans le projet afin de leur conférer une réelle portée dans le projet de PLU et donc aboutir à un projet optimisé. Les réflexions sur le projet politique ont été guidées par des sessions de concertation directement avec les élus de Tignieu-Jameyzieu.
Les différents scénarios de développement projetés ont également été évalués. Pour ce faire, l’analyse s’est appuyée sur des indicateurs quantitatifs permettant de mesurer les impacts attendus à l’horizon 2035.
Analyser l’ensemble des scénarios envisagés, y compris le scénario « fil de l’eau », avec les mêmes hypothèses et critères permet de dresser une comparaison objective entre toutes les trajectoires de développement étudiées. À noter toutefois que s’agissant de modélisations, les estimations chiffrées issues de l’évaluation environnementale des scénarios ont davantage vocation à donner un ordre de grandeur des impacts environnementaux potentiels plutôt que de mettre en évidence des incidences réelles attendues.
De plus, ce travail a été effectué suffisamment en amont dans le travail d’élaboration du scénario et du PADD pour s’inscrire comme un outil d’aide à la décision puis de justification du scénario finalement choisi au regard des enjeux environnementaux.
Concrètement, il s’agit à partir de ratios et de données issues du diagnostic territorial, de dessiner les grandes tendances d’évolution du territoire selon les scénarios considérés et d’en déduire les grandes incidences sur l’environnement.
L’objectif a également été d’appréhender les besoins de mesures d’évitement et de réduction à intégrer au projet pour amoindrir les effets du développement sur les enjeux environnementaux et ainsi discuter avec les élus de propositions d’ambitions à inscrire au PADD.
De même que le PADD, la traduction réglementaire a fait l’objet d’une approche itérative. Le zonage et le règlement écrit se sont également basés sur l’ensemble des enjeux mis en exergue dans le diagnostic, ce qui a permis d’avoir une vigilance accrue aux sensibilités et aménités environnementales et paysagères. Ainsi, au fur et à mesure de la rédaction et du tracé des différents secteurs d’occupation du sol, le travail a consisté à éviter les incidences potentielles les plus impactantes en proposant et en intégrant aux documents des alternatives telles que des ajustements du zonage ou l’inscription de prescriptions réglementaires assurant la protection des enjeux environnementaux.
En sus de cette approche, les OAP sectorielles ont fait l’objet d’une attention particulière. Un cadrage environnemental préalable a été effectué sur les sites initialement pressentis. Le cadrage environnemental préalable des sites d’OAP a permis de cibler dans les principes d’aménagements associés à chaque site à urbaniser des mesures permettant de répondre aux enjeux environnementaux et ainsi réduire les incidences probables sur l’environnement et le paysage.
Une analyse thématique des incidences sur l’environnement
Dans un second temps, une analyse thématique des effets notables probables de la mise en œuvre du projet sur l’environnement a été réalisée. Pour chaque thématique environnementale, il s’agissait de vérifier quelles étaient les incidences positives et négatives du document sur l’environnement, et le casEvaluation environnementale
8
échéant de proposer des mesures pour éviter ou réduire les effets résiduels après la « construction itérative ».
Ce sont ainsi les différentes pièces du PLU qui ont été analysées : les orientations et scenarios du PADD, les prescriptions écrites du règlement et le zonage, les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP).
Chaque pièce a ainsi été soumise à un ensemble de questions évaluatives permettant de déterminer les impacts sur chaque thématique environnementale et paysagère. En cas d’incidences négatives éventuelles relevées, des mesures d’évitement et de réduction ont été proposées afin que celles-ci soient intégrées directement dans le PLU.
Dans ce cadre, les différentes pièces constitutives du PLU ainsi que les sites Natura 2000 ont été analysés en fonction d’une grille d’évaluation unique et évolutive. Cette grille décline les enjeux environnementaux identifiés dans l’Etat Initial de l’Environnement en critères évaluatifs permettant d’interroger les différents documents et d’inscrire thématique par thématique, enjeux par enjeux les incidences pressenties du projet de PLU. En fonction de l’analyse, des propositions de mesures d’évitement et de réduction sont proposées prenant la forme par exemple d’ajustements d’articles du règlement ou d’orientations du PADD. Les propositions d’enrichissements ont été proposés lors de réunions politiques.
Parallèlement, une analyse spatialisée des incidences a été menée. Il s’agit de croiser les zones présentant une importance particulière pour l’environnement (en termes de paysage, de Trame verte et bleue, de risques et de nuisances, sites Natura 2000…) avec le règlement graphique et les secteurs d’OAP. Cette analyse effectuée sous SIG permet de faire émerger des zones de conflits plus ou moins importants au regard des enjeux environnementaux du territoire et de proposer en fonction des ajustements du zonage et des OAP.
Une formalisation de l’évaluation environnementale
Une fois le projet enrichi par la démarche itérative d’évaluation environnementale, l’analyse des incidences « actualisée » est intégrée au rapport de présentation : elle recense toutes les incidences négatives résiduelles qui n’ont pas été intégrées au projet de PLU au cours du processus itératif, et présente les analyses d’incidences spatialisées.
Celle-ci permet à la fois une vérification de la cohérence du dispositif règlementaire définitif mis en place au regard des enjeux identifiés, mais également une présentation des incidences du projet mis en œuvre, intégrant les mesures d’évitement et de réduction nécessaires.
Un résumé non technique a enfin été rédigé, permettant au public de prendre connaissance de l’outil PLU et de son évaluation environnementale de façon claire, et notamment de la façon dont le document de planification urbaine répond aux enjeux environnementaux.
Un outil de suivi-évaluation
Afin de permettre le suivi de la mise en œuvre du PLU, un tableau de bord a été construit faisant apparaître le nom de l’indicateur, sa valeur actuelle, la date de la donnée retenue, la source et la périodicité de disponibilité de la donnéEvaluation environnementale
9
CHOIX OPERES AU REGARD DES SOLUTIONS DE SUBSTITUTION
RAISONNABLES : EVALUATION DES SCENARIOS ENVISAGES
L’analyse présentée ci-après constitue une évaluation des incidences environnementales que sont susceptibles d’entraîner le scénario au fil de l’eau et le scénario choisi. Afin d’évaluer l’impact environnemental de ces scénarios, 5 paramètres ont été analysés :
- Estimation de l’évolution des émissions de carbone sur la base de l’évolution du parc de véhicules ;
- Estimation de la consommation en eau potable supplémentaire par les populations résidentes ; - Estimation de la production d’eaux usées supplémentaires ;
- Estimation de la production d’énergie induite pour la satisfaction des besoins des nouvelles populations ;
- Estimation de la production de déchets supplémentaires.
Cela permet, à partir de ratios et de données issues du diagnostic territorial, de dessiner les grandes tendances d’évolution du territoire selon les scénarios considérés et d’en déduire les incidences sur l’environnement. L’objectif est également d’appréhender les besoins en termes de mesures d’évitement et de réduction à intégrer au projet pour amoindrir les effets du développement sur les enjeux environnementaux.
NB : les chiffres avancés correspondent à une modélisation et, a fortiori, à une description limitée de la réalité. Aussi, les données sont à comprendre comme des indicateurs en vue de l’aide à la décision pour la construction et l’appropriation du projet de territoire et non comme des prédictions absolues de la réalité.
1. Rappel des enjeux environnementaux de Tignieu-Jameyzieu
PAYSAGE, PATRIMOINE ET CADRE DE VIE
La protection du patrimoine naturel et bâti, vernaculaire ;
La préservation des particularités des entités paysagères, de la diversité des paysages et de leurs composantes identitaires naturelles ou bâties ;
Le maintien et l’amélioration de la qualité des entrées de villes ;
Développer le maillage d’itinéraires modes doux à même de faire découvrir la commune aux visiteurs, et reliant les sites d’intérêt ;
Créer des connexions cyclables vers les itinéraires cyclotouristiques du territoire (ViaRhôna) et les voies vertes ;
Préserver les sites naturels de la commune aux potentiels touristiques : le marais de la Léchère, les rives de Bourbre.
TRAME VERTE ET BLEUE
La préservation des milieux naturels d'intérêt et de la fonctionnalité du réseau Trame Verte et Bleue ;
La connaissance et la préservation des zones humides ;
Le maintien des milieux ouverts prairiaux ;
L’amélioration et la restauration des continuités écologiques ;Evaluation environnementale
10
Un développement urbain maîtrisé dans les secteurs déjà bâtis (réutilisation des espaces libres urbains, implantation de projets EnR en toitures, etc…) afin de limiter l’artificialisation d’espaces agro-naturels participant à la fonctionnalité écologique globale du territoire ;
Le maintien d'espaces naturels ordinaires (nature en ville, notamment, densification du réseau de haies…).
RESSOURCE EN EAU
La bonne adéquation entre les capacités épuratoires du territoire et le développement projeté, en lien avec l’extension prévue de la station de Chavanoz ;
Le renforcement de la maîtrise de l’imperméabilisation des sols et de la gestion des eaux pluviales par des techniques alternatives ;
La sensibilisation de la population à une consommation durable de l’eau
TRANSITION ENERGETIQUE
Le développement d’une mobilité plus sobre en émissions de gaz à effets de serre et moins énergivore ;
La poursuite et l’accélération du développement des énergies renouvelables dans le respect des enjeux paysagers et environnementaux garants de l’authenticité du territoire ;
L’encouragement au déploiement d’installation de production d’énergie renouvelable à l’échelle individuelle, dans le respect des enjeux écologiques, paysagers et patrimoniaux ;
Le développement du mix énergétique ;
La préservation et le maintien des surfaces de séquestration carbone (espaces forestiers, zones humides et agro-naturels pour limiter l‘impact carbone du territoire → une nécessaire maîtrise de l’imperméabilisation des sols).
RISQUES ET NUISANCES
L’intégration des risques dans les choix d’aménagement du territoire dans un contexte de changement climatique, afin de ne pas accroître la vulnérabilité territoriale
La préservation des éléments retenant naturellement les sols et la maitrise de l’urbanisation dans les zones à risque d’inondation
Le maintien des zones naturelles le long des cours d’eau pour conserver des champs d’expansion de crues
L’anticipation et la maîtrise de l’imperméabilisation des sols pour prévenir les risques liés aux inondations et au ruissellement, et les ilots de chaleur urbains
La maîtrise de l’exposition supplémentaire des populations aux nuisances sonores et aux pollutions atmosphériques notamment en évitant le développement urbain le long des infrastructures de transport les générant.
LA GESTION DES DECHETS
La poursuite de la dynamique de réduction des déchets et d’amélioration du volume de tri sélectif ;
La promotion de la mise en place de dispositifs innovants supports de l’économie circulaire : boîtes d’échanges, ressourcerie, associations locales…Evaluation environnementale
11
2. Présentation des scénarios de développement
LE SCENARIO FIL DE L’EAU
Le scénario « fil de l’eau » correspond à une vision prospective théorique du territoire, consistant à projeter à l’horizon 15/20 ans le développement constaté au cours des années passées, c’est-à-dire, les perspectives d’évolution du territoire en l’absence de PLU, face aux menaces et opportunités relevées dans le diagnostic territorial et l’état initial de l’environnement.
Pour ce faire, il s’agit de s’appuyer sur :
• L’observation du prolongement des tendances passées ou dynamiques d’évolution du territoire ; • L’observation des politiques, programmes ou actions mises en œuvre localement pouvant infléchir les tendances.
Dans cette partie, il a été choisi d’évaluer les perspectives d’évolution du territoire en prenant en compte la poursuite des tendances observées ces dernières années (dynamique démographique et de consommation d’espace notamment). Les incidences sur l’environnement peuvent difficilement être appréhendées d’un point de vue spatial mais elles seront en lien avec une approche plus quantitative et qualitative.
L’objectif de l’exercice est d’apprécier dans un premier temps les principales tendances qui pourraient être à l’œuvre sur le territoire à l’horizon 2035, en l’absence de révision du PLU, puis dans un second temps d’évaluer leurs incidences probables sur l’environnement.
Les principales composantes du scénario « Poursuite de tendances » sont présentées ci-dessous.
Développement démographique
La commune de Tignieu-Jameyzieu connait une croissance continue avec un pic récent de +3.1% entre 2008 et 2013, principalement porté par un solde migratoire positif.
Au regard de l’ensemble de ces tendances et suite aux échanges avec la commune, une estimation de la situation a été réalisée en termes d’accueil de population, de production de logements etc. pour estimer le postulat de départ de la mise en œuvre d’un scénario de développement sur le temps du PLU. Ce postulat de départ s’inscrit globalement dans les tendances passées.Evaluation environnementale
12
Dans ce scénario fil de l’eau servant de point de repère, l’objectif est de prolonger les tendances observées.
On renoue donc ici avec les tendances longues observées sur Tignieu-Jameyzieu entre 2008 et 2018 :
- Une croissance démographique portée par un solde migratoire important et un solde naturel positif (+2.8%) ;
- Un recul de la vacance qui ne permet pas aux habitants d’accomplir leur parcours résidentiel sur la commune (117 logements vacants au total)
- Une part des résidences secondaires qui reste anecdotique dans le volume de logements de la commune (21 résidences secondaires).
Ce scénario a été écarté par la commune, jugé irréaliste, notamment en termes de nombre de constructions neuves à produire chaque année pour y parvenir (+1231 logements neufs) construire d’ici 2035).
Consommation d’espace
Sur la période 2011-2021, selon l’analyse de la consommation de l’espace réalisée par la commune, 33,4ha ont été consommés en dents creuses comme en extension selon la répartition suivante :
33,4149 ha de nouvelles surfaces consommées
Soit 2,5% de la surface communale nouvellement consommée
Dont 20,5641 ha de surface consommées de type habitat
Dont 9,5738ha de surface consommées de type activité
Dont 0,5754 ha de surface consommées mixte
Dont 0,8676 ha de surface consommées pour des infrastructures (routes)
Le scénario fil de l’eau poursuivrait la tendance d’extension de l’urbanisation sur des espaces naturels, agricoles ou forestiers.
Perspectives d’évolution qualitative du territoire dans un scénario « fil de l’eau »
• Paysage, patrimoine et cadre de vie
Constats Perspectives d’évolution
• Des richesses patrimoniales bâties présentes
sur la commune.
• Des entrées de villes dont la qualité dépend
de l’ambiance du secteur d’arrivée
(pavillonnaire ou économique).
• Un espace naturel de grande qualité, aux
fonctions écologiques, pédagogiques et
touristiques intéressantes : le marais de la
Léchère.
• Un tourisme relativement faible sur le
territoire communal.
• Des itinéraires cyclables existants mais non
connectés au centre-ville.
• Un réseau de cheminement piétons
intéressant.
• Une altération du patrimoine local et
vernaculaire portant atteinte à la valeur
identitaire, au cadre de vie du territoire et
contribuant à une moins-value du paysage
urbain local.
• Des entrées de villes impactées par
l’extension urbaine.
• Des dynamiques urbaines de plus en plus
importantes qui impactent le paysage
naturel.
• Tourisme.
• Un développement de l’urbanisation qui
s’étend sur le territoire et qui tend à
banaliser les paysages.Evaluation environnementale
13
• Trame Verte et Bleue
Constats Perspectives d’évolution
• Une richesse écologique reconnue.
• Des zones humides à proximité des cours
d’eau offrant un panel de services
écosystémiques.
• Plusieurs obstacles urbains (routes
notamment) portant atteinte à la
fonctionnalité des corridors écologiques.
• Un état écologique des cours d’eau mitigé
avec des qualités bonnes et mauvaises.
• Une trame Verte et Bleue préservée grâce
aux différents zonages environnementaux.
• Des zones humides qui disparaissent dû à
de multiples facteurs (urbanisation,
assèchement etc) ce qui impacte la
biodiversité.
• Un appauvrissement de la biodiversité des
réservoirs à cause d’une fragilisation des
continuités écologiques qui empêche la
circulation des espèces sur le territoire.
• Des cours d’eau qui subissent les effets du
dérèglement climatique : des risques
d’eutrophisation plus important qui
impactent les écosystèmes aquatiques.
• Une modification de la composition des
cortèges d’espèces du fait des conditions
imposées par le dérèglement climatique.
• Une fragilisation des écosystèmes par des
parasites et/ou des maladies du fait du
dérèglement climatique.
• Une augmentation de la population qui
génère une élévation des pressions sur la
ressource en eau ce qui aura alors des
incidences négatives sur la biodiversité, en
venant intensifier les prélèvements en eau
dans la trame bleue.
• Ressource en eau
Constats Perspectives d’évolution
• Une vulnérabilité observée des eaux
superficielles.
• Une bonne qualité de l’eau potable mais un
rendement des réseaux de distribution
mauvais.
• Une installation de traitement des eaux
usées sous dimensionnée.
• Des installations ANC à mettre en
conformité.
• Des épisodes d’étiages et de crues plus
fréquents due au dérèglement climatique,
ce qui renforce les pressions sur la
ressource en eau.
• Des pollutions diffuses qui altèrent la
qualité de l’eau.
• Une quantité de la ressource menacée à
cause de pertes sur le réseau de
distribution.
• Une augmentation des pressions sur la
ressource en lien avec l’augmentation du
nombre d’habitant sur le territoire et la
modification de leurs comportements vis-à-
vis de la raréfaction de la ressource.
• Un système de distribution insuffisant dû à
l’augmentation du nombre d’habitant.
• Un accroissement de l’urbanisation
entrainant une augmentation deEvaluation environnementale
14
Constats Perspectives d’évolution
l’imperméabilisation des sols provoquant
une augmentation du ruissellement ce qui
pollue les eaux de surfaces et vient
menacer la recharge des nappes d’eau.
• Une installation de traitement des eaux
usées peu performante venant altérer la
ressource en eau.
• Des ouvrages d’assainissement non
collectifs de faible qualité responsables
d’une dégradation de la ressource en eau.
• Transition énergétique
Constats Perspectives d’évolution
• Un cadre réglementaire ambitieux et une
politique volontariste en matière de
transition énergétique (PCAET sur le
territoire).
• Une production d’énergie exclusivement
renouvelable où la filière bois énergie
prédomine.
• Des émissions de GES majoritairement
induites par les transports routiers et le
secteur résidentiel.
• Des consommations tournées vers les
énergies fossiles.
• Une consommation d’énergie ramenée au
nombre habitant nettement moins élevée.
• Un potentiel de puit de carbone intéressant.
• Des opportunités de développement des
énergies renouvelables (filière bois énergie)
s’inscrivant pleinement dans la démarche
de transition énergétique engagée par le
territoire.
• Une dépendance constante aux véhicules
individuels qui contribue à maintenir une
forte présence des énergies fossiles dans le
bilan énergétique du territoire.
• Une augmentation du nombre d’habitant
entrainant une augmentation des besoins
en énergie et des émissions de GES.
• Renforcement de la précarité énergétique
des ménages en lien avec la hausse des prix
du carburant et de l’énergie.
• Des dynamiques de développement
(logement, développement économique)
suscitant des nouveaux besoins et des
pressions sur les ressources à anticiper et
maîtriser.
• Réduction des surfaces de puits de carbone
liés au développement de l’urbanisation.
• Risques et nuisances
Constats Perspectives d’évolution
• Un risque inondation très présent sur la
commune.
• Les risques et nuisances qui touchent
directement la population (ambroisie,
moustique tigre).
• Une population exposée à l’ozone et aux
particules fines.
• Des nuisances sonores principalement liées
aux infrastructures de transport routier.
• Un risque d’inondation important du fait de
l’absence d’encadrement par un PPR.
• Une augmentation des surfaces
imperméabilisées ce qui vient augmenter
les phénomènes de ruissellement et le
risque d’inondation.
• Le dérèglement climatique qui augmente la
fréquence et l’intensité des aléas.Evaluation environnementale
15
Constats Perspectives d’évolution
• Augmentation de la vulnérabilité des
habitants face au risque de maladie et de
pollution biologique.
• Une augmentation des émissions de GES en
lien avec celle du nombre d’habitants.
• Une dépendance à la voiture individuelle
qui augmente les nuisances sonores et
pollutions atmosphériques.
• Gestion des déchets
Constats Perspectives d’évolution
• Un organisme unique assurant la gestion des
déchets.
• Une collecte en PAV pour le verre et les
emballages limitant les coûts et les
pollutions.
• Présence d’une déchetterie à proximité
(Saint-Romain-de-Jalionas).
• Des actions en faveur d’une réduction des
déchets ménagers.
• Une augmentation de la population
entrainant une augmentation du tonnage
annuel des déchets.
• Un taux de tri plus important induisant une
baisse du tonnage global des déchets sur le
territoire.
• Une population de plus en plus sensibilisée
à la gestion des déchets, et à la réduction
des déchets à la source, ce qui entraine une
réduction du tonnage des déchets.
LE SCENARIO CHOISI PAR TIGNIEU-JAMEYZIEU
Dans le scénario de développement validé par la commune, le taux de croissance annuel moyen continue d’augmenter mais à une vitesse moins importante que sur la période passée 2008-2018, passant à +1,03% soit environ 1000 habitants supplémentaires sur le temps du PLU. Cette baisse de l’attractivité de la commune s’explique par deux phénomènes observables à l’échelle du Département de l’Isère sur la période à venir et retranscrit notamment dans le scénario OMPHALE (INSEE) : une baisse du nombre d’arrivées sur le territoire et la prise en compte une tendance nationale, qui est le vieillissement de la population faisant par conséquent diminuer la dynamique démographique portée par le solde naturel et impacte également la taille moyenne des ménages (qui diminue de fait, ces derniers étant de moins en moins familiaux).
Les tendances liées à l’occupation du parc se poursuivent, à savoir une représentativité faible des résidences secondaires (maintien de 21 résidences secondaires à termes), l’ambition de la commune n’étant pas de développer ce type d’habitat et sa configuration n’étant pas propice à ce type de marché immobilier.
La vacance se maintient autour de 3% du volume de logements global à l’échelle communal soit 119 logements vacants à terme, l’objectif n’étant pas de faire croitre artificiellement et outre mesure ce phénomène mais plutôt de flécher des nouveaux produits de logements, dans la construction neuve (+550 logements neufs sur les 12 ans d’application du PLU, soit 46 logements neufs à produire chaque année), qui permettrons une meilleure fluidité du parcours résidentiel des habitants.Evaluation environnementale
16
Le scénario de développement retenu par les élus projette une réalisation d’environ 550 logements sur la période couverte par le PLU (12 ans). Partant de ce constat, le scénario choisi par la commune et les choix en termes de mobilisation du foncier à l’intérieur de l’enveloppe urbaine à court et moyen terme restent compatibles avec les objectifs du SCoT (voir justification du volet foncier ci-après). Ce choix a par ailleurs conduit à une priorisation nécessaire des secteurs de projet et à la mobilisation prioritaire de l’outil 2AU (zone d’urbanisation non ouverte immédiatement) pour les secteurs de développement à destination d’habitat. La mobilisation de cet outil permet de temporiser le développement communal dans le temps.
Entre l’arrêt du projet en octobre 2024 et son approbation en février 2026, deux projets majeurs ont été enclenchés sur le territoire communale ou sur des territoires proches, impactant le directement la commune et son développement.
- Le projet de tramway créant la liaison Crémieu-Lyon par Meyzieu, porté par la Région et dont les études de faisabilités ont été réalisées en 2025, aboutissant à la définition des secteurs station. Les échéances sont désormais connues et officielles, le projet devrait être finalisé pour 2032. La concertation publique a elle été initiée à l’automne 2025. La station de tramway prendra place aux abords directs du quartier des Brosses, zoné en 2AU au PLU arrêté.
- Un second projet, impactant le territoire élargi de la commune, est le projet de construction d’une paire d’EPR2 à proximité du site du Bugey. Des études officielles, portées à la connaissance du public en février 2025, démontrent les enjeux des territoires concernées, dont la commune de Tignieu-Jameyzieu fait partie intégrante. Les enjeux pour ces territoires, sont les suivants et doivent être intégrés aux politiques publiques locales :
o La nécessité de produire de nouveaux logements ;
o La mise en conformité des système d’assainissement ;
o Les vigilances à porter sur les équipements d’éducation (primaire et collège) et les soins de premiers recours ;
o Un développement du report modal en s’appuyant sur le Tramway Lyon-Meyzieu- Crémieu, le SERM…
o La trajectoire ZANEvaluation environnementale
17
En synthèse, le PLU de la commune de Tignieu-Jameyzieu permettra l’accueil de 1760 nouveaux habitants et la production de 903 logements neufs supplémentaires
Consommation d’espaces
Au regard du scénario de développement souhaité initialement (550 logements sur la durée du PLU) et la capacité de la commune en potentiel foncier et renouvellement, le besoin théorique en extension était, au moment de l’arrêt, presque nul, d’où le choix de classer la totalité des zones d’extension à vocation d’habitat en zone 2AU.
En revanche, en prévision des futurs projets qui vont impacter le territoire, la commune a fléché, en collaboration avec les services de l’Etat et le SCoT des secteurs de développement pour de l’habitat et des équipements structurants et nécessaires à l’accueil d’un volume de population important.
Par nécessité de hiérarchisation, la mobilisation de l’outil échéancier d’ouverture à l’urbanisation se traduit dans le PLU à travers la mise en œuvre de zones 2AU pour la classification de ces zones de projet.
La consommation d’espace et l’artificialisation induites par ces secteurs de projet à vocation d’habitat :
En termes de foncier économique, la commune souhaite préserver une certaine souveraineté économique, en lien notamment avec le SCoT, et limiter le phénomène de ville dortoir (aire d’influence de Bourgoin-Jallieu et Lyon).
La commune de Tignieu-Jameyzieu disposera, en 2032, d’une station liée au projet de Tramway. Cette station doit être équipée d’un parking suffisamment conséquent pour permettre d’absorber le rabattement prévu depuis les autres communes du bassin de vie de Tignieu-Jameyzieu.
A la demande des partenaires, une analyse complémentaire a été menée sur l’ensemble des emplacements réservés (ER) impactant les zones A et N du territoire, et au regard du décret n° 2023- 1096 du 27 novembre 2023 relatif à l’évaluation du suivi de l’artificialisation des sols afin de définir les ER consommateurs de NAF. Cette analyse détaillée figure dans le rapport de justification.
La consommation foncière totale engendrée par le PLU
Destinations Consommation NAF
2024-2035
Habitat 24.45
Activités 4.03
Equipements et
infrastructures
4.39
TOTAL 2024-2035 32.87 ha
Type de zone Superficie
totale
Dents creuses de plus de
2500m2
4.6 ha
UBbr 0.8 ha
2AUb 16.3 ha
2AUa 2,75 ha
Total 24.45 haEvaluation environnementale
18
3. Evaluation des scénarios
ÉVOLUTION DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE
Responsable de l’émission de près de 5kteqCO2 en 2021, le transport routier représente 32% des émissions de la commune de Tignieu-Jameyzieu. Il est le deuxième secteur d’émission, après le secteur résidentiel (36%) et avant le secteur tertiaire (17%). De ce fait, afin d’étudier l’évolution des émissions de gaz à effet de serre, les émissions liées aux transports et aux bâtiments ont été analysés ci-après.
Emissions de GES liées au transport
Le nombre d’habitants supplémentaires selon les deux scénarios étudiés permet d’estimer le nombre de véhicules supplémentaires sur le territoire, en anticipant une légère diminution du nombre de véhicules par ménages en lien avec l’arrivée de la ligne de tram ainsi que l’augmentation du nombre de véhicules électriques au sein du parc automobile du fait des politiques nationales.
Le scénario fil de l’eau prévoit une augmentation de la population de plus de 3 000 habitants d’ici 2035, induisant une augmentation significative du nombre de véhicules circulant sur le territoire. L’augmentation des émissions de CO2 s’élèverait à 2093teqCO2 par an.
Le scénario choisi par le territoire engendrerait une diminution d’environ 11% du nombre de véhicules en circulation par rapport au scénario fil de l’eau. Les véhicules individuels seraient ainsi responsables de 1 870teqCO2 en 2035, auxquels doivent s’ajouter les émissions liées au transport professionnel, non comptabilisées ici. Ces émissions pourraient toutefois être nuancées par les orientations du PADD qui prônent un développement urbain au sein de la centralité et la densification et limitent l’extension des zones d’activités commerciales en encourageant la densification et le renouvellement. Ces orientations permettraient de limiter les besoins en déplacements des habitants. En outre, elles s’accompagnent de plusieurs orientations destinées à réduire l’usage de la voiture individuelle sur le territoire.
Emissions de GES liées à la construction de logements
Les besoins en constructions neuves à horizon 2035 selon les deux scénarios ont permis d’estimer les émissions de gaz à effet de serre de ce secteur.
Le scénario choisi par le territoire engendrant la construction de près de 903 logements supplémentaires, les émissions liées à la construction neuve s’élèveraient à 6 245 teqCO2/an, soit 27% de moins que le scénario fil de l’eau.
Il convient de nuancer cette analyse par l’application de la RE2020 pour toute nouvelle construction, qui inclut l’ensemble du cycle de vie du bâtiment et devrait entraîner une diminution de l’impact carbone des nouvelles constructions.
Emissions de GES cumulées
Les deux scénarios entraînent une hausse des émissions de GES. Le scénario fil de l’eau conduit à une hausse significative des émissions de CO2. Le scénario retenu par Tignieu-Jameyzieu entrainerait une augmentation de 8 000 teqCO2 par an jusqu’en 2035 par rapport à 2022, liée aux véhicules particuliers et à la construction de logements.Evaluation environnementale
19
ÉVOLUTION DES BESOINS EN ENERGIE
Concernant la demande en énergie liée au parc de logements, les estimations se basent sur une estimation de la consommation d’énergie des logements anciens, en fonction des typologies de logements existantes sur la commune de Tignieu-Jameyzieu, et sur celle des constructions neuves respectant donc la RE2020. Le calcul prend également en compte les gains énergétiques liés à la rénovation thermique, entraînée par les politiques nationales.
L’ensemble des scénarios prévoit une augmentation des constructions, induisant une augmentation de la consommation énergétique liée aux besoins des nouveaux habitants.
Le scénario fil de l’eau, qui prévoit 1 306 logements supplémentaires à horizon 2035, entraîne la plus forte hausse des besoins en énergie du parc de logements (53 375 MWh/an). Le scénario choisi par la commune, avec près de 900 logements supplémentaires, induit une baisse des consommations par rapport au scénario fil de l’eau, soit une consommation totale du parc de logements de 46 200 MWh/an à horizon 2035.
ÉVOLUTION DES BESOINS EN EAU POTABLE ET DES EAUX USEES A TRAITER
La Communauté de Communes les Balcons du Dauphiné, créée au 1er janvier 2017, a pris la compétence Eau et Assainissement au 31 décembre 2019. Sur les 47 communes composant la communauté de communes les balcons du Dauphiné, la direction de l’eau et de l’assainissement gère en régie directe 27 communes pour les deux compétences (eau et assainissement) avec une délégation de Service Public (DSP) ou prestation de service sur certaines communes.
0
2 000
4 000
6 000
8 000
10 000
12 000
Scénario 1 fil de l'eau Scénario "PLU1"
Estimation des émissions de GES à horizon 2035
Emissions liées aux transports Emissions liées à la construction de logements
0
20 000
40 000
60 000
Scénario 1 fil de l'eau Scénario "PLU1"
Consommations en énergie du parc de logements (MWh/an)Evaluation environnementale
20
Adéquation des besoins et des ressources en eau potable
Le territoire de la régie se caractérise par 21 captages actifs, répartis sur 15 communes.
Sur le territoire de la régie, environ 2.85 millions de m3 d’eau ont été prélevés en 2023 au niveau de 21 sites de production propres à la collectivité pour satisfaire 95% des besoins en eau des abonnés et 5% ont été acheté à d’autres services.
La commune se situe dans le secteur de distribution « Plateau de Crémieu » regroupant 14 communes et dont l’alimentation en eau est assurée à partir de 6 captages (Pré-Bonnet, Etang bas, Barmette, Salette, Chozelle et Longchamp). Selon le RPQS 2023, les débits moyens autorisés pour les 6 captages desservant 14 communes dont Tignieu-Jameyzieu sont suffisants pour répondre aux besoins actuels et futurs de la population.
En effet, le débit moyen annuel autorisé sur l’ensemble de ces 6 captages s’élève à 2 550 600 m3, et la consommation annuelle des 14 communes s’élève à 1 007 910 m3, soit une capacité de prélèvement restante estimée à plus de 1 500 000m3. Avec une consommation moyenne de 116m3 par abonné, la capacité résiduelle permettrait théoriquement de répondre aux besoins de 13 300 nouveaux abonnés, soit environ 29 000 habitants (ratio moyen de 2,2 habitants par abonnement issu du RPQS), ce qui représenterait l’accueil de près de 4 fois le nombre d’habitants actuels de la commune de Tignieu- Jameyzieu.
Le scénario de développement de Tignieu-Jameyzieu prévoyait initialement 1 000 habitants supplémentaires. Le projet des Brosses vient ajouter environ 760 habitants, soit un total de 1 760 habitants à horizon 2035. En appliquant le ratio moyen de 2,2 habitants par abonné, cette hausse de la population représenterait 800 abonnements supplémentaires. Avec une consommation moyenne de 116m3 d’eau par abonné, le développement de Tignieu-Jameyzieu engendrerait une hausse des besoins en eau potable estimée à environ 92 000m3, soit 6% de la capacité de prélèvement restante. Ce projet sur du plus long terme, pourra voir le jour lors d’une future procédure d’évolution pour le plan local d’urbanisme.
Le captage de Chozelle, situé sur la commune de Tignieu-Jameyzieu, a produit en 2023, 77 132 m3 d’eau. Il existe en outre une interconnexion avec le SYNEPOI pour un secours en eau en cas de besoin et d’incident tel qu’une casse sur une conduite pour la commune de Tignieu-Jameyzieu. En 2023, les achats d’eau ont représenté 74 176m3. Cette interconnexion permet de pallier les éventuels manques de ressource en eau. En outre, dans le cadre de la prise de compétence « Eau potable », la régie des eaux étudie la mise à jour de la procédure de protection et d’autorisation du captage de Chozelle, localisé sur la commune. En complément de cette procédure de mise à jour de la DUP, un programme d’actions piloté par l’EPAGE de la Bourbe a été lancé en 2023 afin de restaurer la qualité de l’eau du captage. Le programme d’actions captage prioritaire (programme quinquennal lancé jusqu’en 2026) a pour objectifs, la protection et l’amélioration de la qualité de l’eau du captage de Chozelle, classé prioritaire au SDAGE Rhône-Méditerranée.
Le Rapport sur le Prix et la Qualité du Service (RPQS) le plus récent (2023) indique un rendement des réseaux de 69.10% et fait état de travaux réalisés en vue de l’amélioration des réseaux. De nombreux chantiers de renouvellement des canalisations permettent de limiter les fuites et d’améliorer le rendement du réseau d’eau potable. Un Schéma Directeur Eau Potable en cours de réalisation permettra d’affiner la connaissance des réseaux et d’estimer les travaux restants à mettre en œuvre pour atteindre un rendement satisfaisant. La réalisation du schéma directeur eau potable sur les 27 communes composant la régie communautaire, intègre, suite à l’état des lieux, la réalisation des campagnes de mesures et modélisation, l’estimation des besoins futurs et leur adéquation avec les infrastructures et ressources actuelles, l’élaboration de scenarios d'action et de travaux intégrant un volet budgétaire avec pour échéance la fin de mission au 31 mars 2026.
Adéquation des besoins et de la capacité de traitement des eaux usées
Les eaux usées de Tignieu-Jameyzieu sont envoyées vers la station LYSED située à Chavanoz.Evaluation environnementale
21
LYSED a engagé en 2022 d’importants travaux d’extension et de réhabilitation de la station d’épuration et du transfert des eaux usées ainsi que la création d’un bassin de stockage-restitution pour, au total, un montant de 10 millions d’euros. Ces travaux se sont terminés en juin 2025. Ils permettent de faire face au développement du territoire, en augmentant la capacité de la station de 27 000 à 40 000 Equivalents-Habitants, de répondre aux exigences réglementaires et de préserver la qualité des eaux de la Bourbre.
En 2022 (date de la donnée la plus récente), la charge moyenne entrante s’élevait à 17 700 EH, soit moins de 70% de sa charge nominale. Les travaux permettant d’augmenter significativement la capacité de la station, cette dernière permettra de répondre à l’ensemble des besoins des communes raccordées.
Selon le RPQS 2023, la production d’eau usée de Tignieu-Jameyzieu s’élève à 369 859 m3, majoritairement en assainissement collectif (3387 abonnés et 126 installations d’assainissement individuel), soit environ 110m3 par abonné.
En outre, les Balcons du Dauphiné travaillent sur la possibilité de raccorder les réseaux nouveaux sur la STEP du Girondan à St Romain de Jalionas qui aujourd’hui est sous-utilisée.
Le scénario de développement de Tignieu-Jameyzieu prévoyait initialement 1 000 habitants supplémentaires. Le projet des Brosses vient ajouter environ 760 habitants, soit un total de 1 760 habitants à horizon 2035. En appliquant le ratio moyen de 2,2 habitants par abonné, cette hausse de la population représenterait 800 abonnements supplémentaires. Avec une production moyenne de 110m3 d’eau usée par abonné, le développement de Tignieu-Jameyzieu engendrerait une hausse de la production d’eau usée estimé à environ 88 000m3 à horizon 2035. Elle atteindrait ainsi près de 460 000 m3 annuels. Ce projet sur du plus long terme pourra voir le jour lors d’une future procédure d’évolution pour le plan local d’urbanisme.
GESTION DES DECHETS
La production de déchets (ménagers et recyclables) est estimée à 283 kg par habitant, soit une production totale de près de 2 470 tonnes en 2024, dont 2 202 tonnes d’ordures ménagères et 268 tonnes de déchets recyclables.
Les estimations des impacts des scénarios prennent en compte l’obligation de valorisation des biodéchets qui s’impose aux collectivités dès 2024 et l’augmentation des pratiques de recyclage du fait des politiques nationales et régionales incitatives.
Ainsi, l’ensemble des scénarios impliquent une baisse des ordures ménagères à traiter. Toutefois, on observer une hausse globale des déchets produits, liés à l’augmentation de la population.
Le scénario choisi par la commune induit une hausse de 20% de la production totale des déchets mais une baisse des ordures ménagères.Evaluation environnementale
22
SYNTHESE DES INCIDENCES
Le scénario de développement choisi, après une consolidation avec les élus suite aux derniers COPIL, est celui qui s’avère être le scénario le plus réaliste. L’accueil de population augmente et la taille moyenne des ménages régresse légèrement, du fait d’un certain vieillissement de la population et d’une augmentation du nombre de ménages unipersonnels.
Toutefois, sa mise en place induira des impacts négatifs sur la l’environnement. Du fait de l’accueil de nouveaux habitants, les émissions de GES en lien avec la hausse des déplacements motorisés et des besoins des futurs logements vont augmenter. D’autre part les besoins en énergie, ainsi qu’en eau potable, et en gestion d’eaux usées vont également s’accroitre.
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
4000
Etat initial en 2024 Scénario 1 fil de l'eau Scénario "PLU1"
Estimation des volumes de déchets à horizon 2035
Ordures ménagères Recyclage CompostageEvaluation environnementale
23
EVALUATION DES INCIDENCES PROBABLES DU PROJET SUR
L’ENVIRONNEMENT
Il s’agit ici de confronter les orientations stratégiques du PADD avec les enjeux environnementaux, paysagers et sanitaires du territoire, identifiés dans l’EIE, pour identifier les incidences potentiellement positives et négatives du projet, et définit des mesures ERC (éviter – réduire – compenser) le cas échéant.
1. Trame Verte et Bleue
LE PLU PERMET-IL DE PROTEGER LES RESERVOIRS DE BIODIVERSITE DANS LE PROJET ?
PADD
Le PADD intègre plusieurs orientations spécifiques qui garantissent une incidence positive sur la préservation des milieux naturels d’intérêt et de la fonctionnalité du réseau trame verte et bleue :
- Axe 1 – Orientation 1.2. Prévoir un développement urbain permettant une gestion économe des espaces agricoles et naturels
- Axe 1 – Orientation 5.2. Préserver et maintenir des surfaces de séquestration de carbone (espaces forestiers, zones humides et agronaturelles) pour limiter l'impact carbone du territoire - Axe 2 – Orientation 2.1. Protéger les réservoirs de biodiversité présents sur le territoire
En proscrivant le mitage des espaces agro-naturels et en protégeant de l'urbanisation les réservoirs de biodiversité, le PADD s'attache à limiter l'imperméabilisation et l'artificialisation des sols, en particulier dans les zones à forte valeur écologique. De surcroit, le projet cible prioritairement la réhabilitation et la requalification des centralités et bâti anciens tout en priorisant la mobilisation du foncier au sein de l'enveloppe urbaine. La volonté affichée est ainsi la densification des zones déjà urbanisées et un développement cohérent avec les disponibilités foncières de la commune, ce qui permet une maîtrise des extensions sur des espaces agro-naturels et par extension des réservoirs de biodiversité.
A travers ces deux orientations, le PADD de Tignieu Jameyzieu fixe une ambition de limitation de l'imperméabilisation des espaces naturels. Toutefois, il ne spécifie pas l’interdiction de nouvelles imperméabilisations. Or, l'imperméabilisation des réservoirs de biodiversité engendre un impact significatif sur la biodiversité locale, en l'appauvrissant, résultant d'une perturbation des services écosystémiques du territoire.
Le PADD souligne néanmoins l’ambition de protéger les réservoirs de biodiversité présents sur le territoire, à travers la deuxième orientation de son deuxième axe. Ces réservoirs abritent de nombreuses espèces remarquables ainsi que leurs habitats, et sont essentiels au maintien de la fonctionnalité de la trame verte et bleue du territoire. Les protéger aura donc des incidences positives sur le maintien de l’équilibre écosystémique local.
Certains réservoirs de biodiversité constituent des espaces de pratique de loisirs et touristiques. Or le PADD met l'accent sur la vocation touristique des espaces naturels sans prendre en compte les possibles dégradations de ces espaces par la fréquentation touristique. Or le tourisme peut induire des piétinements d'habitats, des perturbations de la faune, des nuisances sonores, des dépôts de déchets...
Zonage et règlement
Le plan de zonage classe les grands réservoirs de biodiversité du territoire en zone Naturelle Protégée (Np) et en Zone naturelle vecteur de découverte du territoire (Nd). La première zone correspond aux espaces naturels présentant un intérêt écologique fort, ainsi que le corridor boisé identifié par le SCoT. La zone Nd est dédiée aux espaces naturels sensibles du Marais de la Léchère et du Bois de Vay. En zoneEvaluation environnementale
24
Np, seuls sont autorisés les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées, dès lors qu’ils ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, maraîchère, viticole ou pastorale et ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages. En zone Nd, sont également autorisés les installations ou aménagements nécessaires à l’accueil du public, à la mise en valeur des sites, aux activités sportives de plein air, aux activités de loisirs et découverte des sites, à condition de ne pas porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
La carte ci-dessous croise la trame verte et bleue élaborée dans le cadre de l’Etat initial de l’environnement et le zonage du PLU :Evaluation environnementale
25
LE PLU PERMET-IL UNE PROTECTION DURABLE DES ZONES HUMIDES DU TERRITOIRE ?
PADD
Les zones humides sont des réservoirs de la biodiversité humide. Leur imperméabilisation contribue à l'appauvrissement de celle-ci et à un bouleversement de l'équilibre écosystémique du territoire. Considérées comme des réservoirs de biodiversité, elles bénéficient également d’objectifs de préservation. Cela doit conduire à renforcer leur rôle de réservoirs de biodiversité et leur potentiel d’accueil écologique.
Le PADD met en avant une ambition de protection des milieux humides et de préservation des corridors :
- Axe 2 – Orientation 2.1. Protéger les réservoirs de biodiversité présents sur le territoire o Le maintien des milieux ouverts prairiaux, forestiers et humides (Gravières des Sambettes, marais de la Léchère, plaine agricole...)
- Axe 2 – Orientation 2.2. Préserver les corridors écologiques
o Protéger et valoriser les cours d'eau, leur ripisylve et les milieux humides connexes vis- à-vis des pressions urbaines qui peuvent menacer leur intégrité et leur potentiel écologique et faciliter le libre transit des espèces"
Le PADD ne mentionne pas "d'interdiction" en tant que telle de la construction et imperméabilisation dans les zones humides, mais ses orientations tendent à "protéger et valoriser" ces milieux.
Zonage et règlement
Le plan de zonage identifie une prescription graphique associée aux zones humides et encadrant strictement les possibilités de construction sur les espaces concernés. Ainsi, tout travaux et toute construction remettant en cause le caractère humide de la zone et non compatible avec la préservation de ces espaces sensibles sont interdits. Le règlement précise néanmoins que des travaux peuvent y être admis sous réserve de mettre en œuvre des mesures compensatoires adaptées.
La carte ci-dessous illustre la prise en compte dans le règlement des zones humides identifiées dans l’Etat initial de l’environnement.Evaluation environnementale
26Evaluation environnementale
27
LE PLU FAVORISE-T-IL LE MAINTIEN DES ESPACES OUVERTS ?
PADD
Le projet porté par Tignieu-Jameyzieu aura une incidence sur la consommation d’espaces agricoles du fait de la réalisation d’extensions urbaines pour répondre aux besoins de développement. En effet, bien que le foncier disponible au sein des enveloppes urbaines existantes soit mobilisé prioritairement, une partie du développement urbain nécessitera des extensions urbaines, ainsi des espaces agricoles à proximité des enveloppes urbaines pourraient disparaitre. Cette incidence est irrépressible, néanmoins, le PADD tend à réduire cet impact avec son ambition de maîtrise de l'étalement urbain.
Cependant, le PADD énonce clairement la volonté du territoire de renforcer sa « vocation agricole » par la préservation des espaces agricoles, « marqueurs de l’identité de la commune ». En fixant comme objectif la limitation de la consommation des terres agricoles et naturelles, le PADD organise le développement urbain en évitant le mitage des espaces agricoles et en préservant leur fonctionnalité écologique. Ainsi, l’orientation 2.2.3 concourt à garantir la lisibilité et la fonctionnalité des espaces agricoles de la plaine au sud du centre-ville et des espaces naturels face à la diffusion de l’urbanisation.
En plus de s'engager dans le maintien des espaces agricoles, le PADD s'intéresse à leur fonctionnement en favorisant l'implantation de nouvelles exploitations, en veillant à la bonne accessibilité des exploitations et en préservant en particulier les espaces agricoles stratégiques.
Zonage et règlement
Le règlement du PLU identifie les milieux ouverts au sein des zones agricoles (A) et agricoles protégées (Ap), au sein desquelles les possibilités de construction sont strictement limitées et encadrées.
Outre les constructions et installations nécessaires à l’activité agricole limitées à 200m² de surface de plancher et les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées, le règlement des zones A et Ap permet la réhabilitation des constructions existantes et les extensions limitées des bâtiments à usage d’habitation. La zone Ap autorise également les occupations du sol nécessaires au fonctionnement des exploitations forestières.
En venant contraindre les possibilités de construction, le règlement du PLU permet le maintien des espaces ouverts.Evaluation environnementale
28Evaluation environnementale
29
LE PLU INTEGRE-T-IL LA MULTIFONCTIONNALITE DE LA TRAME VERTE ET BLEUE ?
PADD
Le PADD affirme un objectif de limitation de la consommation d’espaces agricoles et naturels et de lutte contre le mitage. La préservation du maillage d’espaces agro-naturels qui sont le support des continuités écologiques est ainsi assuré. De plus, l’orientation 2.2 énonce la nécessité de protéger les connexions entre les réservoirs de biodiversité, en préservant les corridors écologiques, les continuités hydrauliques et végétales.
Par ailleurs, le PADD souligne l’importance de définir des coupures nettes à l’urbanisation, en particulier au niveau des quartiers de Jameyzieu et de Vercouvet. Cette mesure permettra d’éviter la constitution de continuums urbains en maintenant des coupures vertes qui constitueront des zones de passage pour la faune entre les différentes entités bâties.
Cependant, le PADD prévoit la création d’environ 550 logements et de 18 hectares en extension urbaine, à vocation d’habitat, d’équipements ou économique. Ces réalisations consommatrices de foncier agricole et naturel jouent un rôle fragmentant pour la trame verte et bleue. Néanmoins, en parallèle, le PADD propose des mesures favorables à une meilleure perméabilité écologique des espaces urbanisés. Ainsi, l’orientation 2.3.2 souligne l’ambition de protéger et requalifier les coupures vertes existantes (Tignieu/Saint Romain de Jalionas, Tignieu/ Les cinq chemins, le village / la plaine) pour leur intérêt paysager et de corridor écologique. En outre, l’orientation 2.3 prévoit le développement de la trame verte et bleue urbaine dans le centre-ville de Tignieu-Jameyzieu.
Zonage et règlement
Au-delà de la protection stricte des réservoirs de biodiversité due au zonage en Np ou Nd, le PLU classe les milieux ouverts et forestiers en N, les espaces agricoles en A ou Ap. Ce classement permet de limiter les possibilités de construction et ainsi de garantir le fonctionnement écologique du maillage d’espaces naturels.
Le plan de zonage du PLU identifie également graphiquement plusieurs composantes essentielles de la Trame Verte et Bleue, contribuant à la protection et au développement des continuités écologiques.
Les zones humides, classées inconstructibles, sont repérées explicitement afin d’assurer le maintien de leurs fonctions écologiques et hydrologiques, empêchant toute opération susceptible d’altérer leur caractère humide tout en autorisant, sous conditions strictes, des aménagements légers à vocation écologique ou pédagogique.
Le classement en espaces boisés (EBC) permet de préserver les boisements, haies, arbres isolés et réseaux de haies en interdisant les changements d’affectation ou les modes d’occupation du sol susceptibles de compromettre leur conservation, avec un encadrement des coupes et abattages d’arbres.
Les boisements à protéger, également cartographiés, reconnaissent les secteurs végétalisés et forestiers (bosquets, ripisylves, vergers, parcs) jugés structurant pour le paysage et la perméabilité des sols.
En rendant ces éléments opposables à tous les actes d’urbanisme, ces inscriptions permettent d’assurer juridiquement la protection des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques, favorisent la connectivité des milieux naturels (verte et bleue), et constituent un support réglementaire concret pour limiter l’artificialisation des sols, maintenir la perméabilité écologique du territoire et faciliter le libre déplacement des espèces.
Le PLU préserve ainsi les espaces agro-naturels qui jouent le rôle d’espaces relais au sein desquels les espèces peuvent circuler.Evaluation environnementale
30
LE PLU EST-IL GARANT DU MAINTIEN DES GRANDES CONTINUITES ECOLOGIQUES ?
PADD
Le PADD permet une optimisation des espaces déjà aménagés, encourage au développement de logements plus économes en termes d’artificialisation, et affiche clairement son ambition de maitriser l’imperméabilisation des sols. Ces orientations auront alors des incidences positives sur la préservation des espaces agro-naturels, qui sont les supports de la biodiversité du territoire, et des éléments essentiels à la fonctionnalité écosystémique locale. De plus, en adoptant une stratégie foncière (ZAN), le PADD permet indirectement de limiter l’artificialisation des espaces agro-naturels, en venant y limiter les possibilités de constructions.
Toutefois, le PADD prévoit également via l’orientation 1.1.1 de renforcer les capacités d’accueil de la commune, en venant créer environ 550 nouveaux logements, ce qui présente un risque d’altération des composantes de la trame verte et bleue communale en lien avec la réalisation de nouvelles constructions, et donc d’artificialisation des espaces agro-naturels. Un équilibre devra donc être trouvé entre la limitation de l’artificialisation des espaces agro-naturels localisés dans les zones A et N, et une densification « soutenable » de l’enveloppe urbaine.
Zonage et règlement
Le règlement du PLU vient classer les réservoirs de biodiversité et les espaces agro-naturels, jouant un rôle d’espaces relais pour les espèces, en zones naturelles (N, Nd, Np) ou agricoles (A, Ap). Ce zonage permet de limiter strictement les constructions autorisées au sein de ces espaces et ainsi de préserver les continuités écologiques de la commune.
LE PLU PERMET-IL LE DEVELOPPEMENT DE LA TVB DANS LES PROJETS URBAINS ?
PADD
À travers la protection et le développement de la trame verte et bleue urbaine dans son orientation 2.2.3, le projet de Tignieu-Jameyzieu participe au maintien, voire à la confortation, des espaces de nature dits « ordinaires ». Par conséquent le projet permettra non seulement la préservation de la nature en ville, mais également son renforcement, ce qui devrait engendrer une plus grande perméabilité écologique des espaces urbanisés. Les tissus caractéristiques de village et de hameau sont également mis en valeur par le PADD. La préservation de ces tissus par la maîtrise de la densification permettra de conserver les espaces de respiration traditionnellement présents qui assurent notamment la perméabilité écologique.
De plus, le PADD encourage également à la préservation des espaces agro-naturels, qui jouent le rôle d’espaces « relais » et qui assurent la circulation des espèces entre les grands réservoirs de biodiversité. En maintenant les espaces naturels ordinaires, le PADD permet de maintenir la fonctionnalité écologique de la trame verte et bleue.
Zonage et règlement
Le plan de zonage du PLU identifie également les arbres remarquables et les haies à protéger par des inscriptions graphiques spécifiques, garantissant leur conservation dans tous les projets d’aménagement urbain. Ces éléments végétalisés jouent un rôle clé en tant que réservoirs de biodiversité, corridors écologiques et maillons de la Trame Verte et Bleue, en facilitant le déplacement des espèces et la connectivité entre les différents milieux naturels. Dans le contexte urbain, ces protections permettent d’intégrer la nature dans les projets de construction ou de densification, de maintenir la perméabilité des sols et de préserver les continuités écologiques essentielles, tout en assurant un équilibre entre développement urbain et conservation des fonctionnalités écologiques du territoire.Evaluation environnementale
31
Par ailleurs, à travers l’article 6 « Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions », le règlement fixe dans l’ensemble des zones des règles visant au maintien et au renforcement du couvert végétal dans une perspective environnementale et écologique. Ainsi, unEvaluation environnementale
32
coefficient de biotope est déterminé pour chacune des zones urbaines permettant de garantir la présence de nature au sein des espaces bâtis. Ce coefficient contribue à limiter l’effet de coupure urbaine. Enfin, l’article 4 « Volumétrie et implantation des construction », fixe dans chaque zone un coefficient d’emprise au sol, limitant ainsi l’artificialisation des sols et favorisant le maintien d’espaces libres et perméables.
2. Paysage et Cadre de Vie
LE PLU PERMET-IL LA PROTECTION ET LA VALORISATION DU PATRIMOINE DE LA COMMUNE ?
PADD
Le PADD intègre plusieurs orientations spécifiques garantissant la protection du patrimoine bâti :
- Axe 1 – Orientation 2.1. Valoriser le cadre de vie
o Mettre en valeur le patrimoine caractéristique du centre-ville, vecteur de l’identité communale : église et caractéristiques du tissu urbain ancien ;
o Préserver et mettre en valeur les éléments de petit patrimoine spécifique de la commune (calvaires, lavoirs, fontaines, croix, four à pain…).
Ces orientations vont directement concourir à la préservation et à la valorisation du patrimoine local, notamment le patrimoine vernaculaire qui est explicitement cité (calvaires, lavoirs, fontaines, croix, four à pain), ce qui garantira sa pérennisation dans le paysage de la commune.
En outre, le PADD prévoit la protection des éléments de patrimoine naturel, tels que le marais de la Léchère et les rives de la Bourbe, d’une part pour leur rôle de réservoir de biodiversité (axe 2, orientation 2) et d’autre part pour leur potentiel touristique (axe 2, orientation 3).
Zonage et règlement
Le règlement écrit comporte plusieurs dispositions générales contribuant à la préservation des motifs architecturaux locaux et témoins de l’identité du territoire et de son histoire. Ainsi, l’implantation des constructions doit participer à la préservation du caractère du site et à la définition du paysage. L’apparence des façades est également réglementée. Les teintes des éléments bois et métalliques doivent être sobres afin de favoriser l’harmonie avec l’ambiance du secteur. L’intégration paysagère des projets est également favorisée par des mesures visant à garantir l’intégration paysagère des antennes, climatiseurs, et autres éléments techniques ou dédiés à la production d’énergie renouvelable. Cette règle est mue par une volonté d’éviter les potentiels effets de banalisation des secteurs concernés grâce à une finalisation qualitatives des constructions.
En outre, des dispositions graphiques, au titre de l’article L.151-19, permettent d’identifier et protéger le patrimoine bâti remarquable ou vernaculaire avec des règles associées. Ces dispositions encadrent notamment les démolitions, reconstructions ou modifications architecturales de ces bâtis.
Les murs en pierres remarquables sont également identifiés par le règlement graphique.Evaluation environnementale
33Evaluation environnementale
34
LE PLU PERMET-IL DE LIMITER L’IMPACT DU DEVELOPPEMENT URBAIN SUR LE PAYSAGE ?
PADD
Le PADD affirme la volonté de maitriser l’étalement urbain et donc son impact sur le paysage, notamment avec la première orientation du premier axe « Maîtriser le développement urbain » qui vise à privilégier le foncier disponible au sein de l’enveloppe bâtie. Cette orientation permettra de préserver les équilibres urbains/agro-naturels qui fondent les perceptions du grand paysage.
Aussi, ces orientations vont de fait limiter la création de nouvelles extensions urbaines, et donc le risque d’une mauvaise intégration et qualité des granges nouvellement créées dans le paysage qui peuvent constituer des points noirs paysagers, notamment lorsqu’elles sont perçues depuis des espaces ouverts ou en entrées de ville.
Malgré les mesures visant à limiter la consommation d’espace, le développement de nouveaux espaces résidentiels et l’accueil de nouvelles activités économiques peuvent modifier les paysages perçus et brouiller la lisibilité des interfaces entre espaces bâtis et espaces agro-naturels, en banalisant voire éliminant les motifs paysagers identitaires et structurants. La localisation des nouveaux projets est primordiale pour assurer la préservation des perspectives et points de vue valorisant la structure paysagère du territoire. Le PADD prévoit par conséquent plusieurs orientations visant à éviter ces incidences négatives :
- Axe 1 – Orientation 2.1. Valoriser le cadre de vie
o Protéger et développer la trame verte et bleue urbaine linéaires de haies, arbres isolés, espaces verts ouverts, bosquets...) ;
o Garantir la lisibilité et la fonctionnalité des espaces agricoles de la plaine au sud du centre-ville et des espaces naturels face à la diffusion de l’urbanisation.
- Axe 2 - Orientation 1.1. Maintenir et préserver les espaces agricoles, marqueurs de l’identité de la commune
o Limiter la consommation des terres agricoles et naturelles, caractéristiques de la qualité de vie et de l’identité de la commune ;
o Assurer la préservation des espaces agricoles cultivés et des espaces agricoles stratégiques.
- Axe 2 – Orientation 2.2. Valoriser les atouts paysagers de la commune
o Préserver les particularités des entités paysagères (plaine agricole, plaine alluviale de la Bourbe, espaces naturels de la Girine), des paysages et de leurs composantes identitaires naturelles ou bâties.
En garantissant la pérennité du monde agricole, en veillant à la lisibilité des limites à l’urbanisation et en confortant la trame verte et bleue, le projet tend notamment à maintenir les espaces ouverts qui structurent le paysage communal. En outre, le PADD cible particulièrement la nécessité de préserver les particularités des entités paysagères qui caractérisent le territoire.
Par ailleurs, le projet met en exergue les tissus caractéristiques des quartiers de Jameyzieu et Vercouvet (axe 1, orientation 4) et empêche la construction en extension. Cette ambition participe au maintien des silhouettes villageoises.
Zonage et règlement
Le règlement du PLU identifie, par les zones A et N, les espaces agro-naturels au sein desquels sont strictement encadrées et limitées les possibilités de construction. En venant contraindre les possibilités de construction dans ces espaces non urbanisés, le règlement contribue à limiter l’impact du développement urbain sur le paysage.Evaluation environnementale
35
LE PLU PERMET-IL DE QUALIFIER LES ENTREES DU TERRITOIRE ET D’AGGLOMERATION ?
PADD
Les zones d’activités ont souvent un impact visuel et participent à la banalisation des paysages. Leur localisation le long des axes de communication structurants participe à la dépréciation du paysage perçu depuis ces axes, ce qui nuit à la qualité du paysage. Souvent situées en entrées de ville, elles renvoient en outre une image négative du territoire.
Le PADD tend à apporter une meilleure perception du paysage en menant une réflexion sur l’amélioration de la qualité des entrées de ville, notamment dans un contexte de proximité de zones d’activités (axe 1, orientation 3.2).
Zonage et règlement
Les OAP, situées notamment en entrée de ville (ZA des Quatre Buissons), intègre une orientation sur la présentation des franges avec le tissu agricole voisin et la nécessité de travailler les aspects paysagers de cette entrée de ville.
LE PLU MET-IL EN VALEUR LES AXES DE COMMUNICATION VECTEURS DE DECOUVERTE ?
PADD
Le PADD tend à développer et conforter les vecteurs de découverte du paysage à travers l’orientation 3 de l’axe 2, qui vise à :
- Créer des connexions cyclables vers les itinéraires cyclotouristiques du territoire (ViaRhôna) et les voies vertes ;
- Développer le maillage d’itinéraires modes doux à même de faire découvrir la commune aux visiteurs, et reliant les sites d’intérêt ;
- Préserver les itinéraires de randonnées.
Zonage et règlement
Le règlement oblige la création de voies réservées aux modes doux dans le cas où les voies nouvelles doivent être intégrées dans le domaine public au sein de l’article 6 des dispositions générales.
L’OAP 8 du précédent PLU a été jusqu’à son terme, des actions ont été menées exemples : la mise en mode doux du chemin des tournes, Route de Bourgoin, Chaucidou, Sécurisation aux abords des écoles, mise en sens unique Rue de la Rivière Est et Létrat, mise en sens unique rue de la rivière Ouest, la mise en place d’arceaux de stationnement cycles…
Des emplacements réservés sont inscrits dans le règlement graphique, un schéma directeur des mobilités est acté et un plan comptable d’investissements pluriannuels est en cours.
LE PLU PERMET-IL LA PRESERVATION DES SITES NATURELS AUX POTENTIELS TOURISTIQUES DE LA COMMUNE ?
PADD
La préservation des sites naturels pour leur intérêt touristique est inscrite dans l’orientation 3 du deuxième axe.
Néanmoins, le PADD met l'accent sur la vocation touristique des espaces naturels sans prendre en compte leur rôle de réservoir de biodiversité. Or le tourisme peut induire des piétinements d'habitats, des perturbations de la faune, des nuisances sonores, des dépôts de déchets... Aucune mesure n'est prise afin de sensibiliser le public sur l'importance de ces espaces et l'impact que sa fréquentation peutEvaluation environnementale
36
entrainer sur leur fonctionnement écologique. Cela permettrait à la fois de faire bénéficier des bienfaits de la nature à la population, notamment en matière de bien-être, tout en préservant la biodiversité, mais également de donner une fonction pédagogique à ces espaces qui participeront alors à la sensibilisation du plus grand nombre aux enjeux de préservation de la biodiversité.
Zonage et règlement
Le règlement du PLU identifie une zone naturelle « vecteur de découverte du territoire ou présentant un intérêt pédagogique » (Nd). Destiné aux espaces naturels sensibles tels que le Marais de la Léchère, cette zone n’autorise que les installations ou aménagements nécessaires à l’accueil du public, à la mise en valeur des sites, aux activités sportives de plein air et aux activités de loisirs et découverte des sites, à condition de ne pas porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
3. Gestion des ressources (eau et déchets)
LE PLU PERMET-IL DE METTRE EN COHERENCE LE PROJET DE DEVELOPPEMENT DU TERRITOIRE AVEC LES CAPACITES D’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE ET DE TRAITEMENT DES EAUX USEES ?
PADD
Le scénario de développement du PLU entrainera une augmentation de la consommation d’eau et des rejets d’eaux usées. Ainsi, sur la base d’une consommation de 45 m3/an/habitant, la consommation estimée au terme du PLU, en 2035, sera d’environ 443 520 m3, soit une augmentation de plus de 13% par rapport à 2024. De même, le PADD prévoit de dynamiser les activités économiques du quartier des Quatre Buissons en accueillant des activités artisanales, industrielles et commerciales.
Néanmoins, le PADD affirme la volonté de la commune de préserver la ressource en eau au sein de l’orientation 5.2 « Permettre une bonne desserte en réseaux d’eau et d’assainissement », qui vise notamment à « économiser la ressource en eau et sensibiliser la population à une consommation durable de l’eau ». En outre, le PADD prévoit de mieux gérer l’occupation du sol à proximité des captages d’eau potable, afin de mieux sécuriser l’approvisionnement de la ressource.
Les dynamiques de développement entraineront, en sus des pressions sur la ressource en eau potable, une augmentation des volumes d’eaux usées à traiter. Ainsi, le projet souligne que le développement urbain devra être mis en cohérence avec les capacités d’adduction en eau potable et des stations de traitement des eaux usées.
Par ailleurs, le PADD prévoit qu’aucun logement ne sera construit sur le hameau de Vercouret du fait de l’absence de réseau d’assainissement collectif.
L’évaluation environnementale des scénarios de développement analyse l’adéquation entre les besoins futures et la disponibilité de la ressource en eau et les capacités d’assainissement du territoire.
Zonage et règlement
En matière d’approvisionnement en eau potable, le PLU précise que toute construction requérant une alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau public de distribution. La liaison AEP réalisé avec le SYNEPOI permet d’absorber les besoins en eau potable des nouvelles constructions.
En matière d’assainissement, le PLU identifie deux zones : une première dans laquelle toute construction doit être raccordée au réseau public d’assainissement et une seconde dans laquelle toute habitation existante doit disposer d’un assainissement non collectif fonctionnel et bien entretenu. En outre, il est à noter que les travaux réalisés sur la STEP permettent de traiter les eaux usées des nouvelles constructions.Evaluation environnementale
37
Au-delà du règlement écrit, il est à noter que le PLU comporte un zonage spécifique reprenant les périmètres de protection des captages. La carte ci-dessous croise les périmètres de protection des captages de Chozelle et Reculon avec le zonage. Il est à noter que l’intégralité du périmètre du captage de Reculon est classée en zone agricole indicée Pe (périmètre éloigné) ou Pr (périmètre rapproché). Le captage de Chozelle est également majoritairement classé en zone agricole. Certaines zones urbaines sont localisées au sein du périmètre éloigné. Le règlement rappelle les prescriptions du rapport hydrogéologique s’appliquant dans ces périmètres sensibles.Evaluation environnementale
38
LE PLU ASSURE-T-IL UNE BONNE GESTION DES EAUX PLUVIALES ?
PADD
La problématique des eaux pluviales est prise en compte dans le PADD. L’orientation 1.5.2 prévoit notamment d’améliorer quantitativement et qualitativement le traitement des eaux pluviales pour éviter la pollution du milieu récepteur en privilégiant les techniques alternatives. Ces objectifs aboutiront à une meilleure gestion des eaux pluviales, en amont en limitant le ruissellement à la source.
Zonage et règlement
Le règlement du PLU vient limiter l’imperméabilisation des sols, en protégeant les zones A et N par l’encadrement et la limitation de la construction dans ces zones-là.
LE PLU ENCOURAGE-T-IL LA REDUCTION DES DECHETS ET L'AMELIORATION DES PERFORMANCES DE TRI ?
PADD
Le PADD ne fixe aucune orientation susceptible d’avoir une incidence sur la dynamique de réduction des déchets et d’amélioration du volume de tri-sélectif.
Toutefois, le PADD prévoit de renforcer les capacités d’accueil de la commune, en venant créer environ 550 nouveaux logements, ce qui indirectement va venir augmenter les flux de déchets en lien avec l’arrivée de nouveaux habitants.
- Axe 1 – Orientation 5.3. Améliorer la gestion des déchets
o Définir les règles et les emprises nécessaires au développement d’espaces collectifs de collecte des ordures ménagères et des déchets triés
Zonage et règlement
Le règlement du PLU vient règlementer certaines zones au sujet de la gestion des ordures ménagère, en exigeant de se référer au syndicat gestionnaire compétent en matière de gestion des déchets.
En zone UB, tout chemin privé desservant plusieurs habitations doit être adaptée à l’opération et aménagées pour la collecte des ordures ménagères et du tri sélectif. De plus, toute opération d’au moins 20 logements doit disposer d’un apport volontaire enterré ou semi-enterré. En définissant ces règles, le règlement du PLU vient anticiper la gestion des déchets dans le cadre du développement communal projeté.
Toute nouvelle voirie en zone UI doit être adaptée à l’opération et aménagées pour la collecte des ordures ménagères.
Zone A et N la règle vise à imposer pour les constructions nouvelles de réaliser sur leur terrain d’assiette des espaces adaptés à la bonne gestion des ordures ménagères. Il est précisé que ces espaces doivent avoir des caractéristiques répondant aux exigences de l’autorité compétente en matière de collecte des ordures ménagères.
Ainsi, en définissant ces règles, le règlement du PLU vient anticiper la gestion des déchets dans le cadre du développement communal projeté. De plus, en développant les points d’apport volontaire, il permet d’encourager le recours au tri-sélectif, ce qui in fine sera favorable à la réduction du tonnage de déchet.
LE PLU ENCOURAGE-T-IL LA MISE EN PLACE DE DISPOSITIFS INNOVANTS SUPPORTS DE L’ECONOMIE CIRCULAIRE ?
PADD
Le PADD permet la mise en place de dispositifs innovants, supports de l’économie circulaire.Evaluation environnementale
39
- Axe 1 – Orientation 5.3. Améliorer la gestion des déchets
o Promouvoir la mise en place de dispositifs innovants supports de l’économie circulaire : boîtes d’échanges, ressourcerie, associations locales …
Zonage et règlement
Le règlement ne fixe aucune règle associée à l’enjeu précité.
4. Risques, nuisances et pollutions
LE PLU PERMET-IL UNE PRISE EN COMPTE OPTIMALE DES RISQUES DANS L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, NOTAMMENT DU RISQUE D’INONDATION ?
PADD
Intégrer les risques dans les choix d'aménagement du territoire dans un contexte de changement climatique afin de ne pas accroître la vulnérabilité territoriale :
Le projet de territoire de Tignieu-Jameyzieu tend à réduire et maîtriser la vulnérabilité des populations et des biens en affichant l’ambition forte de limiter le niveau d’exposition du territoire face aux risques naturels et technologiques. Ainsi, le projet souligne l’importance de guider les choix futurs d’aménagement en fonction des risques identifiés et dans un contexte de changement climatique (axe 2, orientation 4).
Préserver les éléments retenant naturellement les sols et la maîtrise de l'urbanisation dans les zones à risques d'inondation :
Le PADD intègre des mesures plus spécifiques en matière de lutte contre les inondations. Il prévoit de préserver les éléments retenant naturellement les sols et de maîtriser l’urbanisation dans la vallée de la Bourbe, soumise à un risque inondation.
La préservation de la végétation permet le maintien des sols, et permet une plus grande capacité d'infiltration et du rôle "tampon" des sols grâce à la végétation en place.
Maintenir des zones naturelles le long des cours d'eau pour conserver des champs d'expansion de crues :
Le PADD n'aborde pas explicitement la limitation de l'urbanisation aux abords des cours d'eau mais les ambitions de protection des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques, et notamment des cours d’eau, ripisylves et milieux humides connexes vis-à-vis des pressions urbaines auront pour effet la protection des espaces riverains des cours d’eau et donc la maîtrise de la vulnérabilité de ces espaces.
Zonage et règlement
Une carte des aléas naturels prévisibles figure en annexe du règlement et est associées à des prescriptions règlementaires opposables. Le titre II du règlement écrit rappelle l’ensemble des prescriptions applicables aux secteurs concernés par des aléas inondations et mouvements de terrain. La traduction réglementaire de l'ensemble des prescriptions contenues au sein de ces différents documents permet d'assurer la pleine prise en compte des risques naturels sur le territoire de Tignieu- Jameyzieu et de respecter les dispositions spécifiques à chacun des secteurs couverts par les différentes classes de risques et typologies d'aléas figurés au plan de zonage.
Le règlement graphique comporte également un indiçage « r » désignant les zones soumises au risque de remontée de nappe, traduit dans le règlement écrit par une interdiction d’affouillement et de construction de caves.
Par ailleurs, le règlement du PLU vise à la protection des espaces agro-naturels en les classant en zone A et N qui sont des zones où les possibilités de constructions sont strictement limitées et règlementées. De même, le PLU tend via l’article 6 de chaque zone au maintien de surfaces perméables et végétalesEvaluation environnementale
40
minimum à respecter. Aussi, le règlement graphique du PLU vient aussi protéger les zones humides, qui favorisent la retenue et l’infiltration des eaux. En préservant ces espaces agro-naturelles, le règlement du PLU vise à maintenir la perméabilité du territoire, ce qui contribue in fine à limiter le phénomène de ruissellement et d’inondation.
De plus, concernant les cours d’eau, le plan de zonage vient d’une part classer les abords des cours d’eau en zone A ou N, et d’autre part, la prescription graphique « ripisylve » permet de maintenir la végétation sur les berges des cours d’eau. Le PLU permet alors de préserver le lit mineur des cours d’eau de toutes constructions, ce qui sera favorable à l’écrêtement des crues, et permettra de réduire la vulnérabilité du territoire vis-à-vis-du risque d’inondation.
Toutefois, le PLU prévoit également des zones de développement de l’urbanisation au niveau des zones AU et U. En développant l’urbanisation, le règlement participe paradoxalement à l’accroissement du ruissellement et au risque d’inondation.
Par ailleurs les OAP intègrent des dispositions permettant de réduire l’exposition des populations au risque de remontée de nappe.
LE PLU PERMET-IL DE LUTTER CONTRE LES ILOTS DE CHALEUR URBAINS ?
PADD
Le projet de développement de la commune, par l’accueil de nouvelles populations et activités, induit une artificialisation et une imperméabilisation des sols supplémentaire qui pourra localement augmenter le ruissellement pluvial et les risques induits.
Néanmoins, à travers l’orientation 4 de son deuxième axe, le PADD souhaite maîtriser dans une certaine mesure les impacts du ruissellement. Il affiche ainsi son ambition de limiter le phénomène d’inondation par ruissellement en imposant l’infiltration à la parcelle.
Enfin, en encourageant les espaces végétalisés dans le centre-ville, le PADD favorise l’infiltration des eaux de ruissellement, ce qui concoure à maitriser le risque inondation dans les secteurs sensibles du fait d’une imperméabilisation déjà importante.
Zonage et règlement
Le PLU tend via l’article 6 de chaque zone au maintien de surfaces perméables et végétales minimum à respecter. Cette mesure permet de favoriser les espaces végétaliser et limiter les îlots de chaleur. Toutefois, le PLU prévoit également des zones de développement de l’urbanisation au niveau des zones AU et U. En développant l’urbanisation, le règlement participe à l’imperméabilisation des sols et donc à favoriser les îlots de chaleur.
LE PLU PARTICIPE-T-IL A L’AMELIORATION DE LA QUALITE DE L’AIR DANS L’AGGLOMERATION ?
PADD
Le PADD porte l’ambition de limiter l’exposition des populations aux nuisances sonores et à la pollution atmosphérique dans l’orientation 4 du second axe « Protéger la population des risques ». Le PADD vise plus particulièrement à éviter le développement urbain le long des infrastructures de transport (RD517, RD24, RD18) afin de limiter l’exposition des populations aux risques technologiques, aux nuisances sonores et aux pollutions atmosphériques.
En outre, le projet promeut des modes de déplacements alternatifs afin d’apaiser la circulation dans les zones urbanisées. Une telle ambition permettra de maîtriser, voire de réduire, les émissions polluantes et nuisances sonores. En effet, ce changement de pratique, réitéré dans l’orientation 5 du premier axe « Accompagner le développement urbain » qui vise le développement d’une mobilité décarbonée, et le développement des itinéraires modes doux, participera à fluidifier le trafic sur les axes aujourd’huiEvaluation environnementale
41
congestionnés et donc à apaiser l’ambiance sonore et améliorer la qualité de l’air à leurs abords. Par ailleurs, l’arrivée de la ligne T3 sur la commune aboutira à un report modal susceptible d’apaiser la circulation routière.
De plus, le projet porte des objectifs de mixité fonctionnelle des espaces qui offriront les conditions pour une réduction des besoins de déplacement, en nombre et en distance. Complétés par l’ambition d’un développement des itinéraires modes doux, les déplacements en modes actifs devraient devenir plus attractifs et concurrentiels. De ce fait, ces dynamiques participeront également à la réduction des émissions polluantes et du bruit.
Il est également à noter que les mesures favorables à la préservation et la confortation de la trame verte et bleue urbaine permettront de maintenir des zones de calme dans le tissu urbain qui sont également moins soumises à la pollution de l’air, offrant des espaces de ressourcement aux habitants.
En revanche, le développement des activités économiques aux Quatre Buissons, en particulier les activités artisanales et industrielles, est susceptible de générer des nuisances sonores ainsi que des pollutions, en particulier le long de la RD517.
Zonage et règlement
Le règlement ne fixe aucune règle associée à l’enjeu précité. Toutefois, plusieurs emplacements réservés (ER) sont en lien avec les élargissements de voies et la mise en place de cheminement doux. Cela montre la volonté du PLU de développer ces modes de cheminement et contribuera également à limiter la pollution de l’air communale.
5. Transition énergétique
LE PLU FAVORISE-T-IL LE TERRITOIRE DES COURTES DISTANCES ?
PADD
Le PADD intègre plusieurs orientations spécifiques qui sont susceptibles d’avoir une incidence positive sur le développement d’une mobilité plus sobre en émission de gaz à effet de serre et moins énergivore :
- Axe 1 – Orientation 2.2. Améliorer les déplacements
o Favoriser les déplacements modes doux dans le centre-ville de Tignieu-Jameyzieu. - Axe 1 – Orientation 5.1. Améliorer les déplacements
o Favoriser et développer les déplacements et itinéraires doux sur le territoire afin de réduire l’usage de la voiture individuelle ;
o Maintenir une aire de covoiturage sur le territoire et réfléchir à l’optimisation du réseau de covoiturage ;
o Favoriser l’utilisation des transports en commun sur le territoire ;
o Anticiper l’arrivée de la ligne T3 sur la commune.
Il affirme donc la volonté de développer une offre de mobilité durable, à travers les transports en commun d’une part et les itinéraires modes doux d’autre part. Mais au-delà, le projet de Tignieu- Jameyzieu mobilise également d’autres leviers permettant de générer indirectement un report modal vers des solutions plus vertueuses, ou encore de réduire les besoins de déplacement.
Ainsi les orientations visant à privilégier la compacité des formes urbaines par la gestion économe des espaces agricoles et naturels, et à favoriser la mixité fonctionnelle, concourront à générer un report modal qui permettra de réduire l’usage de la voiture individuel et donc les consommations énergétiques liées et les émissions de gaz à effet de serre du territoire.
A l’inverse, le renforcement des capacités d’accueil de la commune, fixé par la première orientation du PADD, par la création de 550 nouveaux logements, va engendrer une augmentation des déplacements, dont une partie s’effectuera en véhicule motorisé et participera à l’émission de GES supplémentaires.Evaluation environnementale
42
En cela, les orientations précédentes sont primordiales pour éviter et réduire autant que possible ces incidences négatives potentielles.
Zonage et règlement
Le règlement ne fixe aucune règle associée à l’enjeu précité. Toutefois, il y a beaucoup d’Emplacements Réservés en lien avec les élargissements de voirie et la mise en place de cheminement doux. Cela fait transparaitre la volonté de PLU de développer davantage les modes de cheminements doux ce qui limiterait l’usage de la voiture pour les courtes distances.
Le zonage identifie plusieurs emplacements réservés qui permettent à la commune de réserver les terrains nécessaires à la réalisation des futurs équipements publics (voiries, équipements, superstructures). Au nombre de 35 sur la commune, ils permettent d’éviter qu’un terrain destiné à la réalisation d’un équipement public ne fasse l’objet d’une utilisation incompatible avec sa destination future. Les emplacements réservés instaurés dans le PLU permettent de prévoir des élargissements et création de voies publiques, la création de cheminements doux ainsi que la création d’un équipement public. Comme l’illustre le tableau ci-dessous, la majorité des ER est destinée à favoriser les modes doux sur la commune :
N°ER Libellé
1 Création cheminement doux – chemin du Pan Perdu
2 Place de la mairie
3 Place de la mairie
4 Cheminement doux Mairie/Letrat
5 Cheminement doux OAP Usine/Montay/Violette
6 Elargissement trottoir
8 Cheminement doux ancienne manufacture/Montay
9 Cheminement doux ancienne manufacture/Montay
10 Création d’un cheminement doux Route de Bourgoin/Rue du Montay
11 Création d’une voirie Route de Bourgoin/quartier des Brosses
14 Elargissement Chemin de Vercouvet
15 Elargissement Chemin de Vercouvet
16 Aménagement d’un fossé chemin de Vercouvet/chemin du marais
17 Création d’une plateforme le long de la Bourbre
18 Création d’un cheminement piéton le long de la Bourbre
19 Voie piétonne et continuité écologique
20 Création d’une voie piétonne
21 Création d’une voie piétonne et continuité écologique
22 Création d’une voie piétonne et continuité écologique
24 Création d’un cheminement doux
32 Création d'un cheminement doux
34 Création d'un cheminement doux
35 Création d’un cheminement piéton et d’une plateforme le long de la Bourbre
36 Création d’un cheminement doux
37 Création d’un cheminement doux
38 Création d'un cheminement doux
39 Création d'un cheminement douxEvaluation environnementale
43
LE PLU PERMET-IL LA POURSUITE DE L’ACCELERATION DU DEVELOPPEMENT DES ENERGIES
RENOUVELABLES ?
PADDEvaluation environnementale
44
Le PADD souligne à travers plusieurs orientations l’ambition portée par la commune de développer les énergies renouvelables, ce qui aura une incidence positive au niveau de la transition énergétique du territoire, en permettant à la commune d’avoir recours à des énergies plus sobres et pérennes que les énergies fossiles :
- Axe 1 – Orientation 5.1. Améliorer la gestion de l’énergie
o Poursuivre et accélérer le développement des énergies renouvelables dans le respect des enjeux paysagers et environnementaux garants de la qualité du territoire ; o Développer le mix énergétique ;
- Axe 2 – Orientation 4.2. Réduire la vulnérabilité du territoire au changement climatique en favorisant son adaptation
o S’inscrire dans un processus de transition énergétique ;
o Réduire le recours aux énergies fossiles ;
o Développer et structurer les réseaux de chaleur sur le territoire.
Zonage et règlement
Le règlement écrit fixe une règle par zone en lien avec le développement des capteurs solaires et installations nécessaires à la production d’énergies renouvelables, afin de minimiser leur impact visuel dans le souci de préserver le caractère bâti ancien et l’environnement. Cette règle permettra d’une part de maintenir l’ambition de développement des énergies renouvelables, et d’autre part de préserver le paysage local de la commune.
LE PLU FAVORISE-T-IL LE DEVELOPPEMENT DES ENERGIES RENOUVELABLES ?
PADD
Le PADD intègre une orientation spécifique qui est susceptible d’avoir une incidence positive sur le déploiement d’installation de production d’énergie renouvelable à l’échelle individuelle, dans le respect des enjeux écologiques, paysagers et patrimoniaux :
- Axe 1 – Orientation 5.4. Améliorer la gestion de l’énergie
o Encourager au déploiement d'installation de production d'énergies renouvelables à l'échelle individuelle dans le respect des enjeux écologiques, paysagers et patrimoniaux.
Le PADD permet la production d'ENR individuelles. Encourager les dispositifs individuels, permet une optimisation de l'espace, une indépendance énergétique et contribue indirectement à une consommation plus raisonnée de l'énergie.
Zonage et règlement
Le règlement écrit fixe une règle en lien avec le développement des capteurs solaires et installations nécessaires à la production d’énergies renouvelables, afin de minimiser leur impact visuel dans le souci de préserver le caractère bâti ancien et l’environnement. Cette règle s’applique dans l’ensemble des zones du PLU, et notamment dans les zones urbaines résidentielles. Cette règle permettra de maintenir l’ambition de développement des énergies renouvelables, tout en préservant le paysage local de la commune.Evaluation environnementale
45
EVALUATION DES INCIDENCES DES SECTEURS DE PROJETS SUR
L’ENVIRONNEMENT
1. Evaluation environnementale des Orientations d’Aménagement et de Programmation
L’ensemble des zones à urbaniser des PLU doit faire l’objet d’une orientation d’aménagement et de programmation (OAP). Elles peuvent concerner tout ou partie de secteurs de renouvellement urbain, de densification, d’extension urbaine, de requalification écologique… L’évaluation environnementale du PLU doit intégrer l’évaluation des choix fait dans ces secteurs.
Pour rappel, le PLU de Tignieu-Jameyzieu compte 3 secteurs d’OAP :
- « Mairie »
- « L’ancienne manufacture »
- « Boulevard Ampère – ZA des 4 Buissons »
Le but de l’évaluation environnementale est ainsi d’assurer une prise en compte des sensibilités environnementales dans les projets d’aménagement le plus en amont possible afin que celles-ci constituent le socle du projet, des opportunités dans sa conception et non des contraintes. De plus, une analyse sous le prisme de la sobriété et de la résilience des aménagements proposés vise à éviter et réduire les impacts environnementaux des projets. De cette manière, les mesures compensatoires ne sont envisagées qu’en dernier recours.
EVALUATION ENVIRONNEMENTALE DES OAP SECTORIELLES
OAP n°1 – Mairie
DESCRIPTION ET ETAT INITIAL DU SITE
Le projet de 1,8 ha s’intègre dans un contexte de centre de village, de part et d’autre de la Place de la Mairie.Evaluation environnementale
46
• Occupation du sol
Le secteur est une zone urbaine appartenant au tissu résidentiel dense et pour partie récente. Les parcelles sont pour majorité imperméabilisée. La partie centrale est constituée de la place de la Mairie, qui accueille un grand parking.
• Fonctionnalités écologiques
Le secteur est en grande partie imperméabilisé, du fait de la présence de nombreux parkings. Certaines parcelles présentent des jardins végétalisés. En raison de son caractère urbanisé, la sensibilité écologique du site est faible.
Le site n’est pas situé au sein ou à proximité d’un réservoir de biodiversité ou d’un corridor.
• Paysage et patrimoine :
Le site jouxte l’Eglise Saint Antoine, inscrite à l’inventaire général du patrimoine naturel. Le monument aux morts est compris dans le périmètre de l’OAP. Le site n’offre pas de vue sur le grand paysage.
• Gestion de l’eau :
Le site n’est pas localisé au sein d’une zone présentant un enjeu au regard de la ressource en eau.
• Risques et nuisances :
Le secteur de projet n’est concerné par aucun risque naturel ou technologique.Evaluation environnementale
47
• Energie :
Le site est accessible en transport en commun via l’arrêt de bus situé sur la place de la Mairie. Par ailleurs concernant les mobilités actives, le site permet une circulation piétonne aisée mais ne comprend aucune piste cyclable.
Description du projet
Par sa localisation stratégique, l’OAP Mairie vise à permettre l’émergence d’une future place de cœur de village. Les objectifs du projet sont les suivants :
- Affirmer une place publique généreuse en cœur de village ;
- Constituer des cœurs d’îlot verts ;
- Produire une typologie bâtie adaptée.
• Schéma de principeEvaluation environnementale
48
INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT
Thématique Incidence de l’OAP sur l’environnement Evaluation de l’incidence
Occupation
du sol
S’agissant d’un secteur de renouvellement urbain localisé au
centre de Tignieu-Jameyzieu, le projet prévoit une évolution de
l’occupation du sol principalement liée à la réduction des
stationnements en surface au profil du stationnement souterrain
et à l’accueil de commerces en rez-de-chaussée. Par ailleurs, la
création de logements aura pour effet d’augmenter la densité du
secteur concerné.
Fonctionnalité
écologique
Au regard de l’état actuel du site, fortement imperméabilisé, le
projet ne semble pas susceptible de générer une dégradation de la
fonctionnalité écologique. Les principes d’aménagement de l’OAP
prévoient la préservation d’espaces de pleine terre et la plantation
d’arbre sur les surfaces non bâties. De plus, plusieurs espaces verts
publics ou collectifs sont prévus par l’OAP, de même que des arbres
structurants (arbre de grand développement) sur l’espace public.
Ces orientations contribueront à conforter la trame verte urbaine.
Paysage et
patrimoine
Le projet ne prévoit pas d’orientations spécifiques visant à intégrer
les futures constructions à leur environnement.
Gestion de
l’eau
En matière de consommation d’eau, avec la réalisation de
nouveaux logements, le projet va générer une pression
supplémentaire sur la ressource en potable. De même, le projet
entrainera une augmentation des eaux usées à traiter.
Le projet étant situé au cœur d’un tissu urbanisé, il ne devrait pas
nécessiter d’opération majeure de raccordement aux réseaux.
En matière de préservation du cycle de l’eau, le projet ne devrait
pas entraîner une imperméabilisation des sols significative. En
effet, le secteur est déjà pour partie bâti et imperméabilisé. Les
orientations du projet, à travers la plantation d’arbres et la
préservation d’espaces de pleine terre, concourent à une maîtrise
des impacts du projet sur la ressource.
Gestion des
déchets
La réalisation de logements et de commerces et services en rez-de-
chaussée va générer un accroissement de la quantité de déchets
sur le secteur, en lien avec l’arrivée de futurs habitants et usagers.
Risques et
nuisances
L’arrivée de nouveaux habitants et usagers sur le secteur
entrainera une augmentation des nuisances sonores et de la
pollution de l’air liée au trafic motorisé.
Energie
La construction de logements et de commerces et services va
augmenter les besoins en énergie sur ce secteur, liés au chauffage
des bâtiments et aux déplacements des habitants et usagers.
Toutefois, le respect de la règlementation thermique en vigueur
contribuera à réduire significativement le besoin en énergie des
bâtiments d’habitation. Le projet ne prévoit pas le développement
des énergies renouvelables permettant d’assurer la couverture des
futurs besoins en énergie.Evaluation environnementale
49
MESURES QUI PERMETTENT D’EVITER, DE REDUIRE OU DE COMPENSER LES IMPACTS NEGATIFS
• Les futures constructions devront autant que possible s’inscrire en cohérence avec les éléments de patrimoine environnant (l’Eglise Saint Antoine notamment) ;
• Les futures constructions devront être réalisées à partir de matériaux d’aspect naturel et de couleur neutre ;
• L’imperméabilisation devra être limitée au strict nécessaire dans le cadre du projet, et le recours aux revêtements perméable est encouragé ;
• Le projet favorisera les modes doux par la mise en place d’aménagements adaptées aux cycles et aux piétons notamment (supports vélo, cheminements adaptés et sécurisés…) ;
• Les futurs bâtiments devront respecter les principes d’architecture bioclimatique.Evaluation environnementale
50
OAP n°2 – L’ancienne manufacture
DESCRIPTION ET ETAT INITIAL DU SITE
Le secteur d’OAP de 1,7 ha, se situe entre les rues du Tissage et de Bourgoin à l’ouest et du Montay à l’est. Il s’inscrit au sein d’un tissu résidentiel pavillonnaire assez dense et constitué de constructions à la typologie hétérogène (hauteur, recul, clôtures, âge du bâti…). Situé à moins de 300m de l’Hôtel de ville, le secteur jouit d’une position stratégique. Il est actuellement occupé par une friche industrielle au sud et un terrain vague au nord.
• Occupation du sol
Le sud du secteur d’OAP est occupé par une ancienne usine de tissage, construite à la fin du XIXème siècle et fermée en 1976. Le nord est occupé par un terrain laissé en friche, abritant une végétation éparse.
• Fonctionnalité écologique
Le secteur n’est pas localisé au sein ou à proximité d’un réservoir de biodiversité et n’est pas traversé par un corridor de biodiversité. La végétation au nord du site ne présente pas un intérêt écologique fort.
• Paysage et patrimoine
L’usine comprend de nombreux éléments intéressants : un bâtiment de l’horloge de très belle facture, les murs en pierre, les toitures en shed ainsi que les piliers en fonte des ateliers, la maison du directeur, le mur de l’usine longeant le chemin de la Violette.Evaluation environnementale
51
• Gestion de l’eau
Le site n’est pas localisé au sein d’une zone présentant un enjeu au regard de la ressource en eau.
• Risques et nuisances
Le secteur de projet n’est concerné par aucun risque naturel. On relève toutefois au droit de l’ancienne usine la présence de deux sites BASIAS.
• Energie
La rue de Bourgoin est desservie par les transports en commun. Le centre-ville de Tignieu est rapidement accessible à pied, bien que l’étroitesse des trottoirs ne contribue pas à la sécurisation des déplacements. Aucune piste cyclable n’est aménagée sur les axes bordant le secteur.
Description du projet
L’OAP a vocation à étoffer l’offre résidentielle sur la commune. Les objectifs de l’OAP sont les suivants :
- Composer un îlot villageois qui propose un habitat en relation avec l’espace public ; - Créer une centralité attractive en cœur du nouvel îlot ;
- Réintégrer le patrimoine industriel dans le nouveau projet ;Evaluation environnementale
52
- Constituer un quartier vert ;
- Produire une typologie bâtie adaptée ;
- Favoriser une mixité fonctionnelle et sociale ;
- La prise en compte des risques.
INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT
Thématique Incidence de l’OAP sur l’environnement
Evaluation
de
l’incidence
Occupation
du sol
La réalisation du projet va permettre la réhabilitation d’une friche
industrielle en grande partie bâtie et permettra de redonner une place
centrale à cet îlot dans la structuration de la commune.
Fonctionnalité
écologique
Compte tenu de l’absence d’enjeu écologique du secteur, la réalisation
de l’OAP n’est pas susceptible d’avoir une incidence négative sur la
fonctionnalité écologique du territoire.
Le projet envisagé contribue à renforcer la trame verte urbaine à
travers des orientations favorables à la préservation d’espaces de
pleine terre et à la plantation d’arbres. Les orientations prévoient en
effet la plantation de haies composées d’essences locales et le respectEvaluation environnementale
53
d’un coefficient de biotope. Par ailleurs, la création d’espaces verts au
sein de l’opération permettra de renforcer la place de la biodiversité.
Paysage et
patrimoine
Le projet contribue à mettre en valeur le patrimoine industriel
aujourd’hui invisible par l’état de friche du site. La préservation de
plusieurs éléments identitaires, tels que le bâtiment de l’horloge, les
murs le long du chemin de la Violette, est susceptible de valoriser
l’histoire de ce site. Par ailleurs, il est demandé de s’inspirer du
patrimoine industriel pour les nouvelles réalisations, ce qui devrait
permettre de ne pas dénaturer les éléments historiques conservés.
Par ailleurs, la typologie des bâtiments permettra à l’ensemble de
s’intégrer de manière harmonieuse par rapport aux bâtiments
existants aux abords du secteur.
Gestion de
l’eau
En matière de consommation d’eau, avec environ 160 logements
réalisés, le projet va générer une pression supplémentaire sur la
ressource en eau potable à hauteur de 17 120 m3 d’eau annuel (selon
la consommation annuelle de 107 m3 par abonné (EIE)). De même, le
projet entrainera une augmentation des eaux usées à traiter.
Le projet étant situé au cœur d’un tissu urbanisé, il ne devrait pas
nécessiter de grosses opérations de raccordement aux réseaux.
En matière de préservation du cycle de l’eau, le projet ne devrait pas
entraîner une imperméabilisation des sols significative. En effet, le
secteur est déjà pour partie bâti et imperméabilisé. Les orientations du
projet, à travers la plantation d’arbres, la préservation d’espaces de
pleine terre et la priorité donnée à l’infiltration sur la parcelle,
concourent à une maîtrise des impacts du projet sur la ressource.
Gestion des
déchets
L’arrivée de nouveaux habitants va générer des déchets
supplémentaires.
Risques et
nuisances
Au regard de l’ancienne activité industrielle sur le site, le principal point
de vigilance concerne l’exposition des populations aux pollutions du
sol.
L’arrivée de nouveaux habitants sur le secteur et les activités prévues
au sein des rez-de-chaussée entrainera une augmentation des
nuisances sonores et de la pollution de l’air liée au trafic motorisé. Afin
de réduire les nuisances, l’OAP comporte deux orientations spécifiques
demandant d’une part à concevoir l’implantation, l’orientation et la
volumétrie des constructions de manière à limiter l’exposition des
logements aux nuisances sonores et à protéger les espaces intérieurs
du secteur et d’autre part à intégrer dans les constructions des
prescriptions constructives renforcées, notamment en matière
d’isolation acoustique et de conception des façades, afin d’assurer un
niveau de confort satisfaisant pour les occupants.
Energie
La construction de 160 logements va créer une nouvelle demande en
énergie sur ce secteur, liés au chauffage des bâtiments et aux
déplacements des habitants. Toutefois, le respect de la règlementation
thermique en vigueur contribuera à réduire significativement le besoin
en énergie des bâtiments d’habitation. Le projet ne prévoit pas le
développement des énergies renouvelables permettant d’assurer la
couverture des futurs besoins en énergie.Evaluation environnementale
54
MESURES QUI PERMETTENT D’EVITER, DE REDUIRE OU DE COMPENSER LES IMPACTS NEGATIFS
• Limiter au maximum l’imperméabilisation des sols, et privilégier le recours aux revêtements perméables (notamment pour les stationnements)
• Favoriser les matériaux naturels et de couleur neutre
• Travailler l’intégration paysagère du futur projet en renforçant la plantation de nouveaux arbres (isolés ou en haie)
• Un diagnostic de pollution devra être réalisé aux droits des sites BASIAS • Pour réduire les nuisances liées au trafic automobile, renforcer le couvert végétal • Développer les infrastructures et le mobilier urbain en faveur de la mobilité alternative (cheminements piétons, voies cyclables, supports vélo, etc.) pour encourager les habitants et usagers à se déplacer autrement, et donc diminuer les nuisances associées au trafic automobile • Favoriser le développement des énergies renouvelables comme la mise en place de panneaux photovoltaïque et solaire en toiture des bâtiments
• Encourager à la réalisation de constructions basées sur les principes « bioclimatiques » afin de réduire les besoins énergétiques
• Des ouvrages de gestion des eaux pluviales devront être créer dans le cadre de la réalisation du projetEvaluation environnementale
55
OAP n°3 – Boulevard Ampère – ZA des 4 Buissons
DESCRIPTION ET ETAT INITIAL DU SITE
Le secteur d’OAP « ZA des 4 Buissons » de 14,6 ha se situe au Nord de la commune. Il s’inscrit à l’interface entre zone agricole et zone péri-urbaine où est localisée une zone commerciale/industrielle assez hétérogène.
• Occupation du sol
Le secteur est une zone péri-urbaine appartenant en partie au tissu de la zone commerciale/industrielle et de la zone agricole accolée. De grands parkings et espaces de stationnement sont présents au sein de ce secteur.
• Fonctionnalité écologique
Le secteur est imperméabilisé à hauteur de 50% environ, du fait de la présence de parkings, de gros espaces de commerce et de stockage. A ce niveau-là, la sensibilité écologique est faible. Cependant le secteur est traversé de du Nord au Sud par un corridor de la sous-trame des milieux forestier à renforcer. Ce corridor rend ce site sensible au niveau de la biodiversité et des fonctionnalités écologiques associées.
• Paysage et patrimoine
Le site est plutôt visible depuis les différentes voies qui le longent ou qui passent à travers :
- Il y a peu de visibilités depuis le chemin du Pan-Perdu de par la présence d’une frange arborée le long de la voie de circulation.
- Sur le Bd Ampère, il y a des vues sur la parcelle agricole à l’Est et l’Ouest est caché par une frange arborée et certains bâtiments de la zone industrielle/commerciale
Globalement, il y a des vues sur le grand paysage et sur la carrière à proximité.
Concernant le patrimoine bâti il n’y a pas d’enjeu sur ce site.Evaluation environnementale
56
• Gestion de l’eau
Le site n’est pas localisé au sein d’une zone présentant un enjeu au regard de la ressource en eau.
• Risques et nuisances
L’entièreté du site est concernée par un risque de remontée de nappe. La partie Sud-Est du est concerné potentiellement sujette aux débordements de nappe tandis que le reste est plutôt sujette aux inondations de caves.
Toutefois, on relève la présence d’un site BASIAS.
De plus, la carrière se situe à moins de 70 mètres du secteur de l’OAP, ce qui pourrait provoquer des nuisances sonores.
• Energie
Le secteur n’est pas desservi par les transports en commun. La zone industrielle est adaptée à une circulation automobile avec de grands parkings et espaces de stationnement. De plus, l’étroitesse des trottoirs à certains endroits ne contribue pas à la sécurisation des déplacements. Aucune piste cyclable n’est aménagée sur les axes bordant le secteur.
DESCRIPTION DU PROJET
L’OAP a vocation à étoffer l’offre en
équipement sur la commune en
intégrant les futurs projets dans leur
environnement. Les objectifs de
l’OAP sont les suivants :
- Créer une voirie structurante
et partagée
- Gérer les interfaces avec
l’espaces agricole et la zone
protégée
- Assurer la bonne intégration
des futures constructions
- Optimiser les espaces de
stationnementEvaluation environnementale
57
INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT
Thématique Incidence de l’OAP sur l’environnement
Evaluation
de
l’incidence
Occupation
du sol
La réalisation du projet va permettre la réhabilitation d’une friche
industrielle en grande partie bâtie mais induira l’artificialisation
d’espaces naturels
Fonctionnalité
écologique
Le projet pourrait avoir un impact sur la biodiversité et ses
fonctionnalités écologiques de par son implantation au niveau de la
sous-trame des milieux forestier à renforcer.
Cependant, le projet envisagé contribue à renforcer les continuités en
termes de voiries (voies vertes). Certaines parties, au Nord de l’OAP,
seront protégées pour motif écologique. Ces zones suivent une partie
de la sous-trame forestière. De plus, la frange paysagère permettra de
renforcer les mesures mises en place pour la protection de la trame
forestière.
Paysage et
patrimoine
Le secteur d’OAP se situe à l’interface entre zone agricole et zone
industrielle, ce qui pourraient impacter les vues paysagères.
Afin de maintenir une zone « tampon » végétalisée entre les espaces
agricoles et urbanisés, une frange paysagère sera implantée. De plus
plusieurs mesures sur la hauteur, les matériaux et la qualité
environnementale des bâtiments sera pris en compte afin de perturber
le paysage le moins possible. Ces mesures permettront d’assurer une
bonne intégration des futures constructions.
Gestion de
l’eau
En matière de consommation d’eau, avec de nouvelles constructions
réalisées, le projet va générer une pression supplémentaire sur la
ressource en eau potable. De même, le projet entrainera une
augmentation des eaux usées à traiter.
Le projet étant situé au cœur d’un tissu urbanisé, il ne devrait pas
nécessiter de grosses opérations de raccordement aux réseaux.
En matière de préservation du cycle de l’eau, le projet pourrait
entrainer une certaine imperméabilisation des sols. En effet, le secteur
est déjà pour partie bâti et imperméabilisé (stationnement, bâtiments
etc.).
Cependant, les orientations du projet, à travers la végétalisation des
parkings afin d’apporter des ruptures sur ces grandes surfaces
imperméables, recueillir les eaux pluviales, mais aussi apporter de
l’ombrage, pourraient permettre une meilleure infiltration des eaux
pluviales.
Gestion des
déchets
La réalisation de bâtiments supplémentaires va engendrer une hausse
de la fréquentation et donc une hausse des déchets associés.
L’OAP ne contient pas de mesures dans le but de diminuer la quantité
de déchet ou bien de permettre sa gestion.
Risques et
nuisances
Au regard de la sensibilité du site au remontée de nappe, le principal
point de vigilance concerne l’exposition à ce risque. Cependant, étant
donné que les lieux n’ont pas vocation à loger des habitants, celaEvaluation environnementale
58
devrait minimiser les impacts potentiels de ce genre d’incidence.
Néanmoins, l’OAP intègre une disposition à cet effet permettant
d’assurer la prise en compte du risque.
L’ancienne activité industrielle sur le site amène un point de vigilance
concerne l’exposition des populations aux pollutions du sol (site
BASIAS).
Toutefois, l’augmentation de fréquentation du site entrainera une
augmentation des nuisances sonores et de la pollution de l’air liée au
trafic motorisé.
En outre, il est à noter que le site est situé à moins de 70 mètres de
l’extension de la carrière. Les avis rendus par la MRAe au sujet de
l’extension de la carrière en 2022 et 2023 révèlent que les mesures de
bruit réalisées au niveau de la crèche et des habitations les plus
proches avaient montré des émergences conformes avec la
règlementation. De plus, les stations de mesures situées entre 100 et
150 mètres de la carrière montrant des concentrations de poussières
inférieure aux seuils règlementaires. Dans son dernier avis, l’Autorité
Environnementale recommande de renforcer le dispositif de suivi des
émissions de poussières et acoustiques dans l’évaluation
environnementale du projet. L’OAP prévoyant l’accueil d’activités
industrielles et commerciales et non d’habitation, ces incidences sont
à nuancer. De plus, l’OAP prévoit la création d’une frange paysagère
permettant de réduire les nuisances. Compte tenu de la proximité de
la carrière, l’OAP comporte une disposition visant à intégrer des
mesures d’évitement, de réduction ou de compensation adaptées,
telles que des bandes tampons non bâties, des écrans acoustiques et
paysagers, ainsi que des dispositifs constructifs limitant l’exposition
des bâtiments et des espaces publics aux nuisances identifiées.
Energie
La construction de nouveaux bâtiments va créer une nouvelle
demande en énergie sur ce secteur, liés au chauffage des bâtiments et
aux déplacements des habitants. Toutefois, le respect de la
règlementation thermique en vigueur contribuera à réduire
significativement le besoin en énergie des bâtiments d’habitation. Le
projet prévoit le développement des énergies renouvelables solaire
afin d’assurer la couverture des futurs besoins en énergie.
Les surfaces de stationnements pourront également, si ces dernières
ne sont pas végétalisées, accueillir des ombrières photovoltaïques.
De plus, le projet intègre la question des déplacements modes doux au
sein de l’opération et sur les voies bordant le secteur. En effet,
plusieurs types de cheminements sont prévus : piétonniers non
imperméabilisés, continuités piétonnes et cycliste, etc.
MESURES QUI PERMETTENT D’EVITER, DE REDUIRE OU DE COMPENSER LES IMPACTS NEGATIFS
• Favoriser les matériaux naturels et de couleur neutre
• Travailler l’intégration paysagère du futur projet en renforçant la plantation de nouveaux arbres (isolés ou en haie)
• Renforcer le couvert végétal pour assurer un enrichissement de la biodiversitéEvaluation environnementale
59
• Valoriser les essences locales pour la plantation
• Adapter l’éclairage afin de ne pas perturber et de protéger la faune et la flore nocturne. Porter une attention particulière en termes de couleur et d’orientation
• Limiter au maximum l’imperméabilisation des sols, et privilégier le recours aux revêtements perméables
• Des ouvrages de gestion des eaux pluviales devront être créés dans le cadre de la réalisation du projet
• Un diagnostic de pollution devra être réalisé aux droits du site BASIAS
• Respecter une distance d’implantation du bâtiment d’environ 15 mètres depuis la route • Développer les infrastructures et le mobilier urbain en faveur de la mobilité alternative (cheminements piétons, voies cyclables, supports vélo, etc) pour encourager les habitants et usagers à se déplacer autrement, et donc diminuer les nuisances associées au trafic automobile Favoriser le développement des énergies renouvelables comme la mise en place de panneaux photovoltaïques en toiture des bâtiments
• Encourager à la réalisation de constructions basées sur les principes « bioclimatiques » afin de réduire les besoins énergétiquesEvaluation environnementale
60
OAP n°4 – Le Chemin des Bruyères
DESCRIPTION ET ETAT INITIAL DU SITE
Cette OAP a vocation à renforcer le caractère résidentiel au Nord Est de la commune.
• Occupation du sol
Le site est constitué de terres agricoles avec une végétation prairial non clôturée. Ce site est entouré par une urbanisation peu dense à l’Est à l’Ouest et au Nord.
• Fonctionnalité écologique
Le secteur n’est pas localisé au sein ou à proximité d’un réservoir de biodiversité et n’est pas traversé par un corridor de biodiversité. Cependant, la côtière boisée au sud constitue un élément important de la trame verte de la commune en reliant le marais de la Léchère à la vallée de la Bourbre.
• Paysage et patrimoine
Situé à l’ouest de la commune au cœur de l’agglomération Pontoise et à l’entrée de ville en venant de Pont de Chéruy, le site comprend quelques visibilités. Il est aussi à proximité du centre commercial de la commune situé juste au nord, de l’autre côté de la voie du futur train/tram.
De plus, le site est traversé du Nord eu Sud par des éléments de paysage et délimitation des sites et secteurs à protéger pour motif écologique (Boisements à protéger ou à créer).
• Gestion de l’eau
Le site n’est pas localisé au sein d’une zone présentant un enjeu au regard de la ressource en eau. Toutefois, la zone humide associée au marais de la Léchère se situe à moins de 300 mètres à l’Est du secteur de l’OAP.
• Energie
La départementale (D18C) est pas desservie par les transports en commun. Le secteur de l’OAP se situe à quelques minutes à pied du centre-ville de Tignieu-Jameyzieu. Une piste cyclable est aménagée le long de la Rue de l’Eglise (D18C).
DESCRIPTION DU PROJET
Cette OAP a vocation à renforcer le caractère résidentiel au Nord Est de la commune.
Insertion urbaine, architecturale & paysagère
- Interdire les sorties sur le chemin des Bruyères, créer les accès sur la nouvelle voie qui conduira à sécuriser la sortie du quartier des Bruyères sur le giratoire.
- Afin de préserver des percées visuelles vers les cœurs d’îlots, une discontinuité du bâti sera recherchée à l’échelle de la rue sans pour autant interdire les constructions en double mitoyenneté
Constituer des cœurs d’îlot verts
- Coefficient d’Emprise au Sol (C.E.S.) est fixé à : 0,25
- Coefficient de biotope est fixé à : 0,5.
- 1 arbre pour 50 m² de pleine-terre dont 20% de persistants,
- 20% de surface en baliveau (densité 1 baliveau pour 2m²),
- 20 % d’arbuste (1 à 2 arbustes par m²).Evaluation environnementale
61
INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT
Thématique Incidence de l’OAP sur l’environnement
Evaluation
de
l’incidence
Occupation
du sol
La réalisation du projet induira du défrichement et l’artificialisation des
espaces agricoles.
Fonctionnalité
écologique
La réalisation du projet viendra donc appauvrir la biodiversité locale,
ce qui aura in fine des conséquences négatives sur la fonctionnalité
écologique de la TVB.
Le projet prévoit toutefois de renforcer la biodiversité du site en
développant l’interdépendance des milieux écologiques existant, en
préservant les éléments de paysage et délimitation des sites et
secteurs à protéger pour motif écologique et permettreEvaluation environnementale
62
l’aménagement d’une forêt urbaine et d’espaces privatifs fortement
végétalisés.
Paysage et
patrimoine
La réalisation du projet va engendrer l’imperméabilisation des espaces
agricoles. Cela contribuera à une modification du paysage local et du
cadre de vie.
Gestion de
l’eau
En matière de consommation d’eau, avec environ 13 logements
réalisés, le projet va générer une légère pression supplémentaire sur la
ressource en eau potable.
Le projet étant situé au cœur d’un tissu urbanisé, il ne devrait pas
nécessiter de grosses opérations de raccordement aux réseaux. Les
réseaux existants sont dimensionnés pour accueillir cette opération
Gestion des
déchets
La réalisation de bâtiments supplémentaires va engendrer une hausse
de la fréquentation et donc une hausse des déchets associés.
Risques et
nuisances
Au regard de la sensibilité du site au phénomène de remontée de
nappe et donc à l’inondation des caves, le principal point de vigilance
concerne l’exposition des populations à ce risque.
Energie
La construction de nouveaux logements va créer une nouvelle
demande en énergie sur ce secteur, liés au chauffage et aux
déplacements des habitants. Toutefois, le respect de la règlementation
thermique en vigueur contribuera à réduire significativement le besoin
en énergie des bâtiments d’habitation. Le projet prévoit le
développement des énergies renouvelables solaire afin d’assurer la
couverture des futurs besoins en énergie.
MESURES QUI PERMETTENT D’EVITER, DE REDUIRE OU DE COMPENSER LES IMPACTS NEGATIFS
• Les futures constructions devront être réalisées à partir de matériaux d’aspect naturel et de couleur neutre ;
• Travailler l’intégration paysagère du futur projet en renforçant la plantation de nouveaux arbres (isolés ou en haie)
• Renforcer le couvert végétal pour assurer un enrichissement de la biodiversité • Valoriser les essences locales pour la plantation
• Les projets de constructions devront veiller à ne pas constituer de barrière physique aux déplacements de la faune terrestre, notamment aux petits mammifères (clôtures perméables à minima)
• L’imperméabilisation devra être limitée au strict nécessaire dans le cadre du projet, et le recours aux revêtements perméable est encouragé
• Des ouvrages de gestion des eaux pluviales devront être créer dans le cadre de la réalisation du projet
• Pour réduire les nuisances liées au trafic automobile, renforcer le couvert végétal • Favoriser le développement des énergies renouvelables comme la mise en place de panneaux photovoltaïque et solaire en toiture des bâtiments
• Encourager à la réalisation de constructions basées sur les principes « bioclimatiques » afin de réduire les besoins énergétiquesEvaluation environnementale
63
OAP n°5 – La carrière
DESCRIPTION ET ETAT INITIAL DU SITE
Le site est localisé à l’extrémité nord de la commune et du département de l’Isère.
• Occupation du sol
Situé dans la continuité de la carrière, le site est actuellement composé de terres cultivées.
• Fonctionnalité écologique
La ZNIEFF de type 2 « Gravières des Sambettes » est localisée à proximité immédiate du site. Cette ZNIEFF, abritant d’anciennes gravières, aujourd’hui partiellement remises en eau, accueille deux espèces d’oiseaux très intéressantes telles que la Huppe fasciée et l’Oedicnème criard. La présence de ces espèces est d'autant plus remarquable que le site s'inscrit en périphérie d'une zone urbanisée. La Znieff s’inscrivant actuellement en limite de la carrière, l’extension de cette dernière ne devrait pas porter atteinte au fonctionnement écologique du secteur. Par ailleurs, l’extension n’est pas localisée sur le périmètre de la ZNIEFF.
• Paysage et patrimoine
Entouré par la carrière à l’ouest et une zone commerciale à l’est, le site ne présente pas d’enjeux paysagers ou patrimoniaux forts.
• Gestion de l’eau
Les gravières sont identifiées comme des zones humides. Toutefois, l’extension de la carrière n’est pas susceptible de nuire aux gravières existantes.
• Energie
Le site n’est pas desservi par des transports en commun. Toutefois au regard de la destination du projet, cette desserte n’apparaît pas comme pertinente pour diminuer les consommations énergétiques de la commune.
DESCRIPTION DU PROJET
L’accès principal au site s’effectue depuis la RD 517, la RD 65b puis par une voie communale.
1/ Le secteur du Pan Perdu pourra voir son activité de carrière poursuivie ainsi que les activités qui lui sont directement liées (bureaux, installation de concassage criblage, stockages temporaires de granulats et matériaux inertes, ateliers, bassins de décantation) ou complémentaires (centrale à béton existante).Evaluation environnementale
64
- Durant la période d’exploitation de la carrière, les installations de concassage criblage devront être localisées dans le secteur indiqué conformément au schéma de principes de l’OAP.
- Le secteur des Sables (ou Communaux de Passieu) devra voir sa vocation naturelle affirmée. Afin de mettre en valeur l’environnement naturel, les terrains ayant fait l’objet d’extraction de carrière devront être réaménagés en étang.
- Le long de la Girine, dans une bande d’au moins 20 mètres depuis la rive du cours d’eau, aucun aménagement ni aucune installation ne sera autorisée en dehors des interventions nécessaires à la préservation et à la mise en valeur des fonctionnalités environnementales du cours d’eau, de sa ripisylve et de leurs abords.
2/ Secteur Extension
- Le secteur sud pourra accueillir une extension de la carrière et admettre des activités d’extraction sous réserve de maintenir la vocation agricole des lieux.
Cela se traduira par une remise en état agricole au fur et à mesure de l’avancée des extractions.
- Une bande tampon de 10 m de large sur le pourtour du site devra être préservée de toute extraction de matériaux liée aux activités de carrière.
- Des haies ou des alignements végétaux devront être réalisés en limites Ouest et Sud de la parcelle AB286 en parallèle des activités d’extraction nouvelles et sur la limite Sud du secteur de Pan Perdu.
- Des haies ou des alignements végétaux devront être réalisés en limite Est de la parcelle AB286 à l’issue des activités d’extraction nouvelles.
- Les haies ou alignements végétaux devront être composés de manière à former un masque végétal visuel et devront composer un espace tampon qui participe à contenir les poussières et le bruit liés à l’activité de carrière. Les essences devront être choisies afin d’offrir des habitats et protections fonctionnelles en faveur de la biodiversité. Ces haies pourront admettre des accès à la parcelle AB286 adaptés aux engins agricoles.
- Dans le cadre des activités d’extraction, en cas d’apparition d’habitats, de flore ou d’espèces animales sensibles trouvant habituellement refuge dans les sites de carrière (telles que les habitats et espèces ayant motivé la création de la ZNIEFF « Gravières des Sambettes »), les remises en état agricole devront être précédées de compensations environnementales en faveur de ces habitats et espèces. Si les compensations réalisées par anticipation sur les gravières de Sambettes ne permettent pas de couvrir ces obligations de compensation, alors de nouvelles compensations seront exigées.
- Le chemin de carrière devra être qualifié afin de réduire les émissions de poussière liées à la circulation des engins et véhicules.Evaluation environnementale
65
INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT
Thématique Incidence de l’OAP sur l’environnement
Evaluation
de
l’incidence
Occupation
du sol
La réalisation de ce projet va modifier profondément l’occupation
aujourd’hui agricole du sol. Toutefois, l’OAP précise que le sud du
secteur pourra accueillir une extension de la carrière sous réserve de
maintenir sa vocation agricole.
Fonctionnalité
écologique
L’OAP prend en compte la fonctionnalité écologique du site en
prescrivant la plantation de haies végétales en parallèle des activités
d’extraction et à l’issue de celles-ci. L’OAP mentionne également les
choix d’essences, à adapter aux espèces en présence. Par ailleurs,
l’OAP prévoit la protection de la Girine sur une bande d’au moins 20m
de part et d’autre du cours d’eau. Le projet prévoit également
d’affirmer la vocation naturelle du secteur des Sables et
l’aménagement des terrains n’étant plus exploités en étangs.
L’ensemble de ces mesures est susceptible d’améliorer la
fonctionnalité écologique du site.
Paysage et
patrimoine
Les orientations visant notamment la plantation de haies et le maintien
de la vocation agricole du sud du secteur contribuent à ne pas
dénaturer l’état actuel du paysage.
Gestion de
l’eau
L’OAP prévoit la protection de la Girine sur une bande tampon de 20m
de part et d’autre du cours d’eau où elle n’admet que des interventionsEvaluation environnementale
66
favorables à la mise en valeur des fonctionnalités environnementales
du cours d’eau, de sa ripisylve et de leurs abords.
Gestion des
déchets
/
Risques et
nuisances
Le site est compris dans une zone potentiellement sujette aux
débordements de nappe et aux inondations de caves. Au regard du
projet, ces aléas n’engendrent pas d’exposition supplémentaire des
populations aux risques.
Les activités extractives sont responsables d’émissions de poussières
pouvant générer des nuisances pour les riverains. Ces nuisances sont
toutefois prises en compte dans le projet.
Energie
Le projet ne consistant pas en la création de nouvelles constructions à
destination d’habitations ou d’activités, il n’est pas susceptible
d’engendrer des demandes en énergie.
2. Evaluation environnementale des zones 2AU
Les zones 2AU sont destinées à être urbanisées à moyen ou long terme et peuvent être ouverte à l’urbanisation par une modification ou une révision du PLU dans les 6 ans après l’approbation du PLU.
Deux secteurs sont zonés en 2AU sur le territoire communal. Il s’agit des secteurs suivants : - Route de Loyettes où les réseaux sont actuellement insuffisants pour accueillir une programmation de
logements ;
- Le quartier des Brosses, secteur dont l’ouverture à l’urbanisation est conditionnée par l’accueil
nécessaire des salariés s’implantant sur le territoire dans le cadre de la construction du nouvel EPR du
Bugey. Sous réserve de l’approbation : d’une modification ou d’une révision du PLU.
QUARTIER DES BROSSES
L’analyse menée dans le cadre de l’évaluation du secteur des Brosses est élargie afin d’analyser également les sensibilités environnementales de la zone 2AU et ses potentiels futurs impacts. Une évaluation plus fine des incidences environnementales ne sera possible que lorsque le projet sera plus précisément défini et soumis à évaluation environnementale dans le cadre de la procédure d’évolution du document d’urbanisme.
ROUTE DE LOYETTE
Le secteur 2AU « Route de Loyettes » de 2,7 ha a vocation à renforcer le caractère résidentiel à l’Est de la route de Loyettes, en situation d’entrée de ville Nord. Il est divisé en 2 secteurs (A et B) se situant, tous deux, au Nord-Ouest de Tignieu-Jameyzieu, accolé à la limite communale. Il s’inscrit au sein d’un tissu résidentiel pavillonnaire assez dense et constitué de constructions à la typologie hétérogène (hauteur, recul, clôtures, âge du bâti…).
Cadrage environnementalEvaluation environnementale
67
• Occupation du sol
Les secteurs de l’OAP sont occupés par des terrains de prairie non clôturés laissés en friche. Une partie du secteur le plus au Sud (B) est concerné par des plantations arboricoles jeunes (vignes, fruitiers…). On retrouve également une végétation arborée et bocagère au Nord du secteur B.
• Fonctionnalité écologique
Le secteur est localisé à proximité d’un corridor de biodiversité, de réservoirs de biodiversité, d’une zone humide. Bien que la végétation du site ne présente pas un intérêt écologique fort, sa forte proximité avec des éléments de la fonctionnalité écologique rend ce site sensible.
• Paysage et patrimoine
Les sites se situent en entrée de ville, cependant ils ne possèdent que peu de vues sur la départementale, exceptée une partie du secteur A. Les visibilités étant limitées et l’absence de
A
BEvaluation environnementale
68
patrimoine bâti ou naturel permet de dire que les sensibilités liées au paysage et au patrimoine sont moindres pour ce secteur.
• Gestion de l’eau
Les deux sites sont localisés à moins de 100 mètres de la zone humide. Cependant, il n’y a pas de cours d’eau à proximité.
• Risques et nuisances
La partie Est du site A est concerné par un risque de remontée de nappe. Ce sont des terrains constructibles avec un risque d’inondation de cave.
• Energie
La départementale (D18) n’est pas desservie par les transports en commun. Bien que la zone industrielle avec de nombreux commerces se trouve à une quinzaine de minute à pied, le centre-ville de Tignieu- Jameyzieu est, quant à lui, très éloigné du secteur de l’OAP. De plus, l’étroitesse des trottoirs ne contribue pas à la sécurisation des déplacements. Aucune piste cyclable n’est aménagée sur les axes bordant le secteur.
Evaluation des incidences
L’urbanisation du secteur 2AU « Route de Loyettes » entraîne plusieurs impacts environnementaux.
L’occupation actuelle du sol par des prairies en friche et des plantations arboricoles constitue un réservoir de perméabilité et une zone tampon pour la biodiversité locale ; sa transformation en parcelles résidentielles entraînera une artificialisation des sols, réduisant la capacité d’infiltration et modifiant le fonctionnement hydrologique à proximité de la zone humide voisine.
La proximité de corridors et de réservoirs de biodiversité rend le site sensible sur le plan écologique, et l’urbanisation risque de fragmenter ces continuités, affectant le déplacement des espèces et la connectivité écologique.
Les risques liés à l’eau, notamment les remontées de nappe et l’inondabilité partielle, imposent une attention particulière à la gestion des eaux pluviales et à la conception des infrastructures. En outre, le système d’assainissement devra être revu avant d’accueillir un quelconque développement.
Enfin, l’absence de transports en commun et d’infrastructures douces (trottoirs étroits, absence de pistes cyclables) risque d’accroître la dépendance à la voiture, augmentant les nuisances et les pressions anthropiques sur l’environnement.
À ce stade, les impacts environnementaux identifiés restent préliminaires, car leur ampleur et leur nature dépendront des caractéristiques précises du projet de construction qui y sera développé : densité, typologie des bâtiments, aménagements paysagers et voiries, gestion des eaux pluviales ou maintien des continuités écologiques. Une évaluation plus fine de l’effet sur la Trame Verte et Bleue, la biodiversité, la perméabilité des sols et le fonctionnement hydrologique sera donc possible uniquement lorsque le projet sera concrètement défini et soumis à évaluation environnementale dans le cadre de la procédure d’évolution du document d’urbanisme.
3. Evaluation environnementale des emplacements réservés (ER)
Les emplacements réservés permettent à la commune de réserver les terrains nécessaires à la réalisation des futurs équipements publics (voiries, équipements, superstructures). Au nombre de 35Evaluation environnementale
69
sur la commune, ils permettent d’éviter qu’un terrain destiné à la réalisation d’un équipement public ne fasse l’objet d’une utilisation incompatible avec sa destination future. Les emplacements réservés instaurés dans le PLU permettent de prévoir des élargissements et création de voies publiques, la création de cheminements doux ainsi que la création d’un équipement public.
Le PLU comporte 33 emplacements réservés, dont la majorité est destinée au développement des modes doux.
13 ER se situent sur des zones A et N et sont donc susceptibles de nuire aux milieux naturels.
N°ER Libellé Surface (m²) Le détail du projet A (m²) N (m²)
1
Création cheminement
doux – chemin du Pan
Perdu
3747,1 Prolongation du cheminement existant de la rue des 4 buissons à la Girine 2223 1379,6
10
Création d’un
cheminement doux
Route de
Bourgoin/Rue du
Montay
2843,4
Création d'une liaison mode doux
interquartier, du GAMBAUD à la future station
de tram
103,7 1667,8
11
Création d’une voirie
Route de
Bourgoin/quartier des
Brosses
3646,6 Liaison route de Bourgoin/quartier des Brosses et corridor écologique 0 3646,5
12 Elargissement Chemin de Vercouvet 876,9 Création d'un cheminement doux de la route département D18 au quartier du Vercouvet 876,9 0
13 Elargissement Chemin de Vercouvet 194,6 Création d'un cheminement doux de la route département D18 au quartier du Vercouvet 194,6 0
15
Création d’une
plateforme le long de
la Bourbre
735,6 Création d'une liaison du chemin du Prieuré aux rives de la Bourbre 0 735,6
16
Création d’un
cheminement piéton
le long de la Bourbre
3381,5 Création d'une liaison du chemin du Prieuré aux rives de la Bourbre 0 3381,3
17 Création d’une voie piétonne 261,1 Création d'une voie piétonne rejoignant le cheminement du marais de La Léchère ENS 0 261,1
18 Création d’un cheminement doux 1733 Création d'un cheminement doux rejoignant le quartier de l'Ermite au quartier des Bruyères 0 1733
21 Contournement du quartier de Jameyzieu 1640,9 Création d'un giratoire d'entrée de ville à l' Est du quartier de Jameyzieu 1640,9 0
22 Contournement du quartier de Jameyzieu 29229, 5 Création d’une voie Déviation au sud du quartier de Jameyzieu 28643,7 585,8Evaluation environnementale
70
23 Contournement du quartier de Jameyzieu 3234 Création d'un giratoire d'entrée de ville à l'Ouest du quartier de Jameyzieu 25,3 2152,6
26 Création d'un cheminement doux 36,9 Liaison interquatier Mt Ouest/ rue de l'Eglise 0 0
27
Création d'une
plateforme de
retournement
344,9 Au bout du Chemin des Tournes qui est une impasse 344,9 0
28 Création d'un cheminement doux 2765,2
Liaison le long de la RD18 route de Loyettes au
Nord de la Commune et la commune de
Chavanoz
389,7 0
29
Création d’un
cheminement piéton
et d’une plateforme le
long de la Bourbre
2114,9 Création d'une liaison du chemin du Prieuré aux rives de la Bourbre 551,6 1554,8
31 Création d’un cheminement doux 673,6
Création d'une continuité entre le Chemin des
Tournes voie piétonne et cycles et le
cheminement rue de la Chapelle
673,6 0
33 Création d'un cheminement doux 679,6 Liaison du quartier du Revorchat à la RD18 route de Loyettes 679,6 0
TOTAL (en ha) 3,7 1,7
S’agissant pour la plupart de cheminements doux, ces derniers engendrent un impact réduit sur le paysage et la biodiversité. En effet ils ne constituent pas des éléments fragmentants pour la trame verte et bleue et sont même susceptibles de constituer des corridors écologiques en milieu urbain s’ils sont perméables et plantés.
4. Evaluation environnementale des STECAL
Le PLU de Tignieu-Jameyzieu ne comporte aucun secteur de taille et de capacité d'accueil limités (STECAL)Evaluation environnementale
71
EVALUATION DES INCIDENCES DANS LES SITES REVETANT UNE
IMPORTANCE PARTICULIERE POUR L’ENVIRONNEMENT DU FAIT DE LA
PRESENCE DU RESEAU NATURA 2000
1. Introduction
Le territoire de Tignieu-Jameyzieu n’est pas directement concerné par un périmètre Natura 2000.
Néanmoins, la commune se situe à proximité de deux zones de ce réseau, qui témoigne d’une richesse et d’une sensibilité environnementale particulière du territoire et de ses environs. Ces espaces présentent des milieux remarquables et accueillent des espèces faunistiques et floristiques patrimoniales qu’il convient de protéger.
Ce chapitre consiste donc à établir les impacts du projet de PLU sur les zones Natura 2000 situés en dehors du territoire du PLU, à proximité de la commune.
2. Analyse des sites Natura 2000 présents à proximité
Les deux sites Natura 2000 les plus proches sont « l’Isle Crémieu » (FR8201727), situé à moins de 2 kilomètres de la commune, et « la Basse vallée de l’Ain, confluence Ain-Rhône » (FR8201653), situé à moins de 10 km de la commune.
SITE 1 : L’ISLE CREMIEU
Entièrement comprise dans le département de l’Isère, l’Isle Crémieu se situe à moins de 2km à l’est de la commune de Tignieu-Jameyzieu.Evaluation environnementale
72
Localisation du site Natura 2000 par rapport à Tignieu-Jameyzieu.
Généralités
Code du site FR8201727
Type B (pSIC/SIC/ZSC)
Superficie 13 632 ha
Commune(s) concernées
36 communes concernées : ANNOISIN-CHATELANS, ARANDON-
PASSINS, BALME-LES-GROTTES, BOUVESSE-QUIRIEU, BRANGUES,
CHARRETTE, COURTENAY, CREMIEU, CREYS-MEPIEU, DIZIMIEU,
FRONTONAS, HIERES-SUR-AMBY, LEYRIEU, MONTALIEU-VERCIEU,
MORAS, MORESTEL, OPTEVOZ, PANOSSAS, PARMILIEU, PORCIEU-
AMBLAGNIEU, RUY-MONTCEAU, SAINT-BAUDILLE-DE-LA-TOUR, SAINT-
CHEF, SAINT-HILAIRE-DE-BRENS, SAINT-SAVIN, SAINT-VICTOR-DE-
MORESTEL, SALAGNON, SICCIEU-SAINT-JULIEN-ET-CARISIEU,
SOLEYMIEU, TREPT, VENERIEU, VERNAS, VERTRIEU, VEUSSILIEU, et à
proximité immédiate de Tignieu-Jameyzieu, VILLEMOIRIEU et SAINT-
ROMAIN-DE-JALIONAS.
Description du site
Le site de l'Isle Crémieu est un site d'une très grande richesse écologique. Il compte au moins 33 habitats d'intérêt communautaire, dont 8 prioritaires, et 34 espèces de l'annexe II de la directive Habitats, dont 13 espèces d'invertébrés et 12 espèces de mammifères.
De plus, ce site Natura 2000 contient de nombreuses espèces importantes de faune et de flore, dont certaines sont classées dans la liste rouge nationale, comme le Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus).Evaluation environnementale
73
L’Isle Crémieu abrite également plusieurs espèces ayant beaucoup régressé ces dernières années, telles que la Cistude d’Europe et le Triton crêté. Concernant la flore, de nombreuses prairies et pelouses sèches fauchées ou pâturées recèlent d'abondantes stations d'orchidées remarquables. Aussi, on y trouve l'une des rares stations de Caldésie à feuilles de Parnassie de la région Rhône-Alpes.
Classe d’habitat Pourcentage de couverture
N06 : Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 5 % N07 : Marais (végétation de ceinture), Bas-marais, Tourbières 4 % N08 : Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 10 % N09 : Pelouses sèches, Steppes 14 % N10 : Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles
améliorées 25 % N12 : Cultures céréalières extensives (incluant les cultures en
rotation avec une jachère régulière) 3 % N14 : Prairies améliorées 1 % N15 : Autres terres arables 3 % N16 : Forêts caducifoliées 31 % N22 : Rochers intérieurs, Éboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige
ou glace permanente 4%
Vulnérabilité
Ce site est confronté à une grande vulnérabilité due à différents facteurs :
- Une déprise agricole pour les pelouses sèches ;
- Une fragmentation des habitats et des populations par les infrastructures linéaires ;
- L’étalement urbain.
Mesure de protection du site Natura 2000 sur le PLU
Le PADD affiche, au sein de son orientation 2.2., l’ambition de préserver les éléments caractéristiques de la trame verte et bleue. En particulier, il vise à protéger les réservoirs de biodiversité présents sur le territoire et les corridors écologiques. Il exprime notamment la volonté de préserver les milieux humides et renforcer les corridors associés via des opérations de restaurations écologiques, dans le respect des exigences du SAGE de la Bourge, du SCoT et du SRADDET.
Cela se traduit par le classement des espaces à enjeu (Marais de la Léchère, Bois de Vay… ) dans les zones naturelles (N) ou agricoles (A) du PLU. Aussi les constructions y sont très strictement encadrées (évolution de l’existant autorisée uniquement en zone N). Le règlement écrit permet également les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs, uniquement si elles sont nécessaire à la gestion des risques naturels, aux ouvrages et installations techniques liés aux réseaux, au transport et à la production d’énergie, à l’entretien et à la mise en valeur du milieu naturel sous réserve qu’elles ne soient pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu’elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
Évaluation des incidences potentielles des zones U et AU sur le site Natura 2000
Les limites du site sont situées à moins de 1,5 kilomètres des premiers secteurs urbanisés de la commune. Il est très peu probable qu’ils puissent présenter un impact sur le site. La carte ci-dessous donne à voir le zonage du PLU à proximité des sites Natura 2000. Il est à noter que les secteurs les plus proches de ces sites demeurent en zones agricoles et naturelles.Evaluation environnementale
74
A noter que le document d'objectifs (DOCOB) du site de l'Isle Crémieu a été validé le 6 décembre 2007. Il concernait un site d'une superficie de moins de 6000 hectares. Ce site a été étendu et couvre désormais plus de 13 600 ha. Aussi, le document d'objectifs doit être actualisé pour tenir compte de cette importante extension du site.
SITE 2 : BASSE VALLEE DE L’AIN, CONFLUENCE AIN-RHONE
Situé à 97% sur le département de l’Ain et la partie restante en Isère, la Basse vallée de l’Ain, confluence Ain-Rhône se situe à environ 3km au nord de la commune de Tignieu-Jameyzieu.Evaluation environnementale
75
Localisation du site Natura 2000 par rapport à Tignieu-Jameyzieu.
Généralités
Code du site FR8201653
Type B (pSIC/SIC/ZSC)
Superficie 3 409 ha
Commune(s) concernées
23 communes concernées : AMBRONAY, BLYES, CHARNOZ-SUR-AIN,
CHATEAU-GAILLARD, CHATILLON-LA-PALUD, CHAZEY-SUR-AIN,
DRUILLAT, JUJURIEUX, , MEXIMIEUX, NEUVILLE-SUR-AIN, PONT-D'AIN,
PRIAY, SAINT-JEAN-DE-NIOST, SAINT-JEAN-LE-VIEUX, SAINT-MAURICE-
DE-GOURDANS, SAINT-MAURICE-DE-REMENS, SAINT-VULBAS,
VARAMBON, VILLETTE-D'ANTHON, VILLETTE-SUR-AIN, VILLIEU-LOYES-
MOLLON, et à proximité de Tignieu-Jameyzieu, ANTHON et LOYETTES.
Description du site
Les 48 derniers kilomètres de la rivière d'Ain constituent l'un des corridors fluviaux d'envergure les mieux préservés de France et aboutissent à un vaste delta naturel à sa confluence avec le Rhône. La divagation de la rivière Ain, son pouvoir régénérant, tant morphologique que biologique, du milieu présentent un intérêt considérable pour le maintien de la variété des peuplements végétaux et animaux.
Classe d’habitat Pourcentage de couverture
N06 : Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 19 %
N08 : Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 8 %
N09 : Pelouses sèches, Steppes 12 %Evaluation environnementale
76
N16 : Forêts caducifoliées 61 %
Vulnérabilité
Ce site est confronté à une grande vulnérabilité due à différents facteurs :
- La perte de la capacité de la rivière à régénérer d'elle-même les milieux alluviaux (dynamique fluviale), par un déficit de transport solide bloqué en amont par les barrages ;
- L’enfoncement de la nappe phréatique, qui s'accompagne d'un assèchement des annexes fluviales, en lien avec l'enfoncement de la rivière et l'utilisation croissante de cette ressource pour les activités humaines ;
- La fermeture progressive des pelouses sèches par embroussaillement en l'absence de gestion pastorale ;
- Une sur fréquentation autour des zones de baignade et par les véhicules motorisés ;
- L’installation progressive d'espèces invasives en bord de rivière et forte pression du Grand cormoran sur les peuplements piscicoles.
Mesure de protection du site Natura 2000 sur le PLUi
Le PADD affiche, au sein de son orientation 2.2., l’ambition de préserver les éléments caractéristiques de la trame verte et bleue. En particulier, il vise à protéger les réservoirs de biodiversité présents sur le territoire et les corridors écologiques. Il exprime notamment la volonté de préserver les milieux humides et renforcer les corridors associés via des opérations de restaurations écologiques, dans le respect des exigences du SAGE de la Bourge, du SCoT et du SRADDET.
Évaluation des incidences potentielles des zones U et AU sur le site Natura 2000
Ce site se situe à plus de 3 kilomètres des première zones urbanisées du PLU. De ce fait, il est peu probable qu’ils puissent présenter un impact sur le site.
Le document d'objectifs (DOCOB) a été validé le 1er juillet 2005, il inscrit 5 objectifs en faveur de la biodiversité validés par le comité de pilotage local qui sont les suivants :
- Favoriser la dynamique fluviale en se rapprochant du fonctionnement naturel de la rivière, - Restaurer certaines lônes (anciens méandres),
- Améliorer l'état de conservation des pelouses sèches (pâturage, entretien mécanique, renforcement des populations de lapins),
- Maintenir l'état de conservation des forêts (gestion douce ou absence de gestion, lutte contre les espèces invasives),
- Retrouver des eaux souterraines de bonne qualité et en quantité suffisante.
SYNTHESE DES INCIDENCES DU PLU SUR LES SITES NATURA 2000
Les sites Natura 2000 se situent à bonne distance des zones urbanisées, il est peu probable que le PLU impact les sites Natura 2000.Evaluation environnementale
77
MESURES ENVISAGEES POUR EVITER, REDUIRE ET COMPENSER LES
INCIDENCES
1. Présentation de la séquence ERC
La séquence ERC (Eviter, Réduire, Compenser) est une obligation réglementaire qui consiste à éviter les atteintes à l’environnement, de réduire celles qui n’ont pu être suffisamment évitées et de compenser si ces atteintes n’ont pu être évitées ou réduites lors d’un projet d’aménagement. La hiérarchisation de cette séquence est primordiale : l’évitement est à favoriser et la compensation ne doit intervenir qu’en dernier recours.
Cette séquence concerne l’ensemble des thématiques de l’environnement et s’applique aux projets, plans et programmes soumis à une évaluation environnementale.
2. Mesures prises au sein du PLU de Tignieu-Jameyzieu
Afin de limiter son impact sur l’environnement, le PLU de Tignieu-Jameyzieu met en place différentes mesures d’évitement et de réduction principalement.
PAYSAGE, PATRIMOINE ET CADRE DE VIE
Objectif Mesures
Eviter
• Protection des éléments du patrimoine bâti et naturel grâce à des prescriptions graphiques présentes dans le règlement
• Protection des linéaires de rue
• Exploitation des dents creuses et remise sur le marché de logements vacants pour favoriser les constructions au sein des enveloppes urbaines et éviter l’expansion urbaine des espaces agro-naturels
Réduire
• Règlementation portant sur l’implantation et les caractéristiques des nouvelles constructions pour permettre une bonne intégration paysagère
• Promotion de matériaux naturels et de couleur neutre
• Travail sur l’intégration du paysage des futurs projets en renforçant la plantation de nouveaux arbres (isolés ou en haie) et la hauteur
Compenser
TRAME VERTE ET BLEUE
Objectif Mesures
Eviter
• Un règlement qui empêche les constructions et l’artificialisation dans les zones naturelles et/ou agricoles, cela permet de protéger les réservoirs de biodiversité • Inscriptions et protections des zones à protéger pour motif écologique (boisements, zones humides, ripisylves, parcs etc.)
• Prise en compte de la Trame Verte et Bleue dans les projets d’aménagements (OAP)
• Protection des arbres remarquables et Espaces Boisés Classés (EBC)Evaluation environnementale
78
Objectif Mesures
Réduire
• Réhabilitation de logements et identification de secteurs d’extensions urbains pour limiter l’étalement urbain
• Limiter l’effet barrière physique des projets de construction, d’aménagements ou de clôture pour permettre les déplacements de la faune terrestre
• Réflexion et adaptation des besoin d’éclairage afin de protéger la faune et la flore nocturne.
• Valorisation au maximum d’essences mixtes et locales pour les plantations
Compenser • Compensation de toute Zone humide impactée (non concerné)
RESSOURCE EN EAU
Objectif Mesures
Eviter
• Classement de cours d’eau en zone N et prescription graphique pour la protection des zones humides et des cours d’eau et leurs abords
• Mise en place de protection de captage
• Protection des zones agricoles et naturelles de l’imperméabilisation pour favoriser l’infiltration de l’eau vers les nappes, grâce à des règlements écrits et graphiques
Réduire
• Préservation des Espaces Boisés Classés pour favoriser l’infiltration des eaux pluviales
• Réduire au maximum l’imperméabilisation des sols et privilégier des revêtements perméables
• Création d’ouvrages de gestion des eaux pluviales dans le cadre de réalisation de projet
Compenser •
TRANSITION ENERGETIQUE
Objectif Mesures
Eviter • Développement des modes de déplacement doux • Des critères de performance énergétique imposés par la règlementation
Réduire
• Développement des énergies renouvelables sur le territoire
• Autorisation d’implantation de commerces, de services, d’équipements d’intérêt collectif et service public dans les zones urbaines pour limiter les besoins de déplacement
Compenser •
RISQUES ET NUISANCES
Objectif Mesures
Eviter
• Mise en place d’espaces de prévention des risques qui permet de limiter les constructions dans les zones à risques
• Protection des surfaces agro-naturelles de la commune qui permettent de réduire la vulnérabilité du territoire face aux risques naturels
Réduire • Limitation de l’imperméabilisation des sols afin de limiter le ruissellementEvaluation environnementale
79
Objectif Mesures
• Conservation des espaces végétalisés qui retiennent naturellement l’eau dans les sols
• Isolation phonique des bâtiments aux abords des voies de circulation
• Développement des infrastructures pour favoriser les modes de déplacement doux et diminuer les nuisances associées au trafic automobile
• Respect d’une distance d’implantation du bâtiment depuis la route
Compenser •
GESTION DES DECHETS
Objectif Mesures
Eviter
• Développement des points d’apport volontaire pour inciter au tri sélectif et réduire le tonnage de déchets
• Développement de possibilités des ressourceries pour encourager à l’économie circulaire
Réduire
• En zone UB, dans le cadre de la mise en œuvre de la collecte des ordures ménagères et du tri sélectif, tout chemin privé desservant plusieurs habitations devra prévoir à son débouché sur la voie publique un emplacement de taille adaptée à l’opération et situé hors voirie pour la collecte des ordures ménagères en accord avec le service gestionnaire.
Compenser •Evaluation environnementale
80
ARTICULATION DU PLU AVEC LES DOCUMENTS D’URBANISME, PLANS
ET PROGRAMMES SUPERIEURS
Au titre de l’évaluation environnementale, le PLU doit décrire « l’articulation du plan avec les autres documents d’urbanisme et les plans ou programmes mentionnés à l’article L.122-4 du Code de l’Environnement avec lesquels il doit être compatible ou qu’il doit prendre en compte ». La notion de compatibilité implique une non-contrariété avec les normes supérieures alors que la notion de prise en compte signifie « ne pas ignorer ni s’éloigner des objectifs des normes supérieures ».
Conformément aux dispositions des articles L.131-4 et L.131-5 du Code de l’urbanisme, les PLU doivent :
▪ Être compatibles avec les SCOT, les schémas de mise en valeur de la mer, les PDU, les PLH, et les dispositions particulières aux zones de bruit des aérodromes ;
▪ Prendre en compte les PCAET.
Dans le cas présent, les documents cadres en vigueur à considérer dans le PLU de Tignieu-Jameyzieu sont les suivants :
Le PLU de Tignieu-Jameyzieu doit être compatible avec :
▪ Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET) d’Auvergne Rhône-Alpes : le PLU doit être compatible avec les règles générales du fascicule du SRADDET ;
▪ Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Rhône- Méditerranée 2022-2027 : le PLU doit être compatible avec les objectifs du SDAGE ▪ Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) de la Boucle du Rhône en Dauphiné : le PLU doit être compatible avec les orientations générales et les objectifs du document d’orientation et d’objectifs (DOO) du SCoT.
→ A noter que le SCoT est un document intégrateur des documents d’ordre supérieur.
Source : SCoT du Pays lédonienEvaluation environnementale
81
1.1. Articulation du PLU avec le SCOT de la Boucle du Rhône en Dauphiné
Se reporter au rapport de justifications.
1.2. Articulation du PLU avec le SDAGE Rhône-Méditerranée 2022-2027
Orientations fondamentales du
SDAGE Rhône-Méditerranée 2022-
2027
Articulation du PLU de Tignieu-Jameyzieu avec le SDAGE Rhône-
Méditerranée 2022-2027
0. S’adapter aux effets du
changement climatique
Concernant les enjeux liés aux risques d’inondation et de ruissellement,
les secteurs d’OAP ne se situent pas dans des zones de risques ou d’aléa
qui pourraient s’accentuer avec le changement climatique. De plus, des
préconisations ont été apportées dans les OAP sur la mise en œuvre
d’une gestion cohérente des eaux pluviales (gestion à la parcelle si
possible). Des matériaux perméables seront également favorisés pour
réduire les risques de ruissellement et d’imperméabilisation des sols au
sein de ces secteurs. Enfin, des prescriptions ont été apportées sur les
éléments végétalisés à créer et à insérer au sein de ces espaces. Plus
globalement, le règlement graphique et littéral prévoit également un
certain nombre de prescriptions pour renforcer la nature en ville et la
lutte contre l’imperméabilisation des sols (coefficient de biotope,
préservation des haies et alignement d’arbres, jardins à préserver,
préservation des zones humides, éléments de paysage à maintenir,
arbres remarquables à conserver).
1. Privilégier la prévention et
les interventions à la source
pour plus d’efficacité
Les prescriptions graphiques et littérales assurent un équilibre entre les
besoins urbains et la préservation des enjeux environnementaux. Les
enjeux environnementaux et leur traduction ont été intégrés dans
l’ensemble des pièces du PLU (RP, PADD, OAP, règlement et zonage
graphique).
2. Concrétiser la mise en œuvre
du principe de non-
dégradation des milieux
aquatiques
Le projet de PLU applique au maximum le principe de non-dégradation
des milieux aquatiques par la préservation des zones humides, dont le
marais de la Léchère (classement en zone N, zones humides) par
exemple. De plus, les OAP ne sont pas concernées par des zones
humides où la traversée de cours d’eau/ruisseaux. Par ailleurs, des
dispositions sont prévues dans le règlement, le zonage et les OAP pour
réduire les risques de pollution.
3. Prendre en compte les
enjeux sociaux et
économiques des politiques
de l’eau
Les modifications envisagées ne viendront pas impacter les enjeux
sociaux et économiques des politiques de l’eau puisque la commune
dispose des ressources nécessaires (réseaux) pour satisfaire
l’alimentation des nouvelles zones d’OAP sans porter atteinte aux
alimentations des habitations déjà existantes.
Le règlement impose notamment que chaque terrain où un projet de
construction est émis doivent être préalablement raccordé en eau
potable. Le raccordement au réseau public d’assainissement est
également obligatoire pour les constructions générant des eauxEvaluation environnementale
82
domestiques afin de réduire les risques de pollution des milieux
récepteurs.
4. Renforcer la gouvernance
locale de l’eau pour assurer
une gestion intégrée des
enjeux
Non concerné
5. Lutter contre les pollutions,
en mettant la priorité sur les
pollutions par les substances
dangereuses et la protection
de la santé
En l’état actuel du projet la Bourbre présente un état écologique moyen
et un état chimique mauvais due à des pollutions par des pesticides et
autres substances dangereuses. Le Ruisseau la Grine son objectif
d’atteinte du bon potentiel est reporté à 2027 à cause de la présence de
substances dangereuses. Le projet de PLU s’attache à ne pas dégrader
cet état déjà contraint dans les orientations du PADD et dans la
traduction réglementaire (zone N, zones humides).
Enfin les masses d’eau souterraines présentent un bon état quantitatif
et chimique.
De plus, des dispositions sont prévues dans le règlement pour garantir
la desserte des réseaux d’eau et d’assainissement.
6. Préserver et restaurer le
fonctionnement des milieux
aquatiques et des zones
humides
Aucun secteur d’OAP n’est localisé sur une zone humide ou d’un cours
d’eau. De cette manière, le projet a pour ambition de les préserver. De
plus, le projet prévoit de limiter le phénomène de ruissellement induit
par l’urbanisation à proximité des cours d’eau.
7. Atteindre et préserver
l’équilibre quantitatif en
améliorant le partage de la
ressource en eau et en
anticipant l’avenir
Le réseau de distribution de la commune a un bon rendement, ce qui,
malgré l’arrivée de nouvelles populations limitera les pressions sur la
ressource.
8. Augmenter la sécurité des
populations exposées aux
inondations en tenant
compte du fonctionnement
naturel des milieux
aquatiques
Les secteurs d’OAP ont été localisés en dehors des zones d’inondation
identifiées sur le territoire. Toutefois, trois d’entre eux restent situés à
proximité de zones potentiellement sujettes au risque de remontée de
nappe. Il est prévu de garder une vigilance à leur encontre, notamment
vis-à-vis des évolutions induites par le changement climatique. Aussi, des
préconisations ont été apportées au sein des OAP (gestion des eaux
pluviales, lutte contre le ruissellement et l’imperméabilisation des sols)
et dans le règlement écrit (prescriptions inscrites dans les dispositions
générales du règlement).
Enfin, le règlement graphique et littéral du PLU a intégré les risques de
crues liées au marais de la Léchère, au bois de Vay, aux sources du
Regard d’Eau et le Pierday en reportant les principes de constructibilité
et d’inconstructibilité en lien avec les différents niveaux d’aléas (faible,
moyen et fort).Evaluation environnementale
83
LES INDICATEURS DE SUIVI
Le suivi-évaluation de la mise en œuvre du PLU est défini au titre de l’article R.151-3-6 du code de l’urbanisme.
« Au titre de l’évaluation environnementale lorsqu’elle est requise, le rapport de présentation :
6° Définit les critères, indicateurs et modalités retenues pour l'analyse des résultats de l'application du plan mentionnée à l'article L. 153-27 et, le cas échéant, pour le bilan de l'application des dispositions relatives à l'habitat prévu à l'article L. 153-29. Ils doivent permettre notamment de suivre les effets du plan sur l'environnement afin d'identifier, le cas échéant, à un stade précoce, les impacts négatifs imprévus et envisager, si nécessaire, les mesures appropriées ; »
Le suivi et l’analyse de l’application et de la mise en œuvre effective du PLU de Tignieu-Jameyzieu dans le temps et dans l’espace s’appuient sur un panel d’indicateurs permettant de suivre les tendances poursuivies par les orientations et objectifs du PADD.
La liste ci-après reprend des indicateurs sélectionnés au regard de leur simplicité de mise en œuvre, et de leur propension à établir un lien de causalité direct entre le PLU et un phénomène observé.
Un indicateur est une donnée quantitative ou qualitative qui permet de caractériser une situation évolutive, une action ou les conséquences d’une action (l’état des milieux, l’avancement de l’urbanisation, l’évolution de la population, etc.), de façon à les évaluer et à les comparer à leur état d’origine (« Etat 0 ») entre différentes dates.Evaluation environnementale
84
1. Démographie et habitat
Indicateur de suivi Etat 0 Date de la donnée état 0 Mode de calcul Fréquence de collecte Source
Nombre d’habitants sur la
commune de Tignieu-
Jameyzieu
7 685 habitants 2020 Valeur absolue Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Taux d’évolution annuel de
la population sur la
commune de Tignieu-
Jameyzieu
2,7% 2014-2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Evolution annuelle du solde
naturel sur la commune de
Tignieu-Jameyzieu
0,8%
2014-2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Evolution annuelle du solde
migratoire sur la commune
de Tignieu-Jameyzieu
2,2% 2014-2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Part des plus de 60 ans sur
la commune de Tignieu-
Jameyzieu
20,4% 2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Indice de jeunesse sur la
commune de Tignieu-
Jameyzieu
1,5 2020 Pourcentage Bilan à mi-parcours du PLU INSEEEvaluation environnementale
85
Nombre de personnes par
ménage
2,68 2020 Valeur absolue Bilan à mi-parcours du
PLU INSEE
Part des petits ménages
(ménages d’une personne
et couple sans enfant)
34,7% 2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Part des maisons dans la
répartition du type de
logement
81,5% 2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Taux de vacance sur la
commune de Tignieu-
Jameyzieu
1,46% 2022 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU RPLS 2022
Part des logements
secondaires 1,5% 2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du
PLU INSEE
Part des logements locatifs
sociaux 4,8% 2022 Pourcentage absolue Bilan à mi-parcours du
PLU RPLS
2. Economie et emplois
Indicateur de suivi Etat 0 Date de la donnée état 0 Mode de calcul Fréquence de collecte Source
Nombre d’emplois sur la
commune de Tignieu-
Jameyzieu
2 134 2020 Valeur absolue Bilan à mi-parcours du PLU INSEEEvaluation environnementale
86
Evolution du nombre
d’emplois
+ 1 091 emplois entre
1999 et 2020 1999-2020 Valeur absolue Bilan à mi-parcours du
PLU INSEE
Indice de concentration
d’emplois sur la commune
de Tignieu-Jameyzieu
60,79 2020 Valeur absolue Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Part des emplois dans le
secteur industriel 7,4% 2020 Pourcentage Bilan à mi-parcours du
PLU INSEE
Superficie totale dédiée à
l’activités économique (ZAE) 73.07 ha 2024 Valeur absolue Bilan à mi-parcours Zonage PLU
Taux de chômage à Tignieu-
Jameyzieu 7,73% 2020 Pourcentage Bilan à mi-parcours du
PLU INSEE
3. Tourisme
Indicateur de suivi Etat 0 Date de la donnée état 0 Mode de calcul Fréquence de collecte Source
Offre d’hébergement
touristique 1 hôtel non classé 2023 Pourcentage Bilan à mi-parcours du
PLU INSEE
4. Urbanisation, mobilité et transition énergétique
Indicateur de suivi Etat 0 Date de la donnée état 0 Mode de calcul Fréquence de collecte SourceEvaluation environnementale
87
Part des logements construits
avant la première
réglementation thermique
(1970)
9,41% 2022 Pourcentage Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Taux de logements suroccupés
(hors studio occupés par une
personne)
1,6% 2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Taux de propriétaire dans les
résidences principales 79,51% 2020
Pourcentage
d’évolution
Bilan à mi-parcours du
PLU INSEE
Actifs de 15 ans ou plus ayant un
emploi qui résident dans la zone
travaillant dans leur commune
613 2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Actifs de 15 ans ou plus ayant un
emploi qui résident dans la zone
travaillant dans une commune
autre que celle de résidence
2 897 2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU INSEE
Part modale des déplacements
domicile travail sur la commune
de Tignieu-Jameyzieu
Marche à pied (ou
rollers,
patinette) : 2,6%
Vélo (y compris à
assistance
électrique) : 0,9%
Deux-roues
motorisé : 0,3%
Voiture, camion
ou fourgonnette :
90,1%
Transports en
commun : 2,6%
2020 Pourcentage d’évolution Bilan à mi-parcours du PLU INSEEEvaluation environnementale
88
Pas de
déplacement :
3,5%
5. Trame Verte et Bleue
Indicateur de suivi Etat 0 Date de la donnée état 0* Mode de calcul Fréquence de collecte Source
Etat écologique de la Bourbre
(FRDR506c)
Etat moyen 2022 - 5 ans SDAGE
Etat chimique de la Bourbre Bon état 2022 - 5 ans SDAGE
Etat écologique de la Girine
(FRDR11395)
Etat médiocre 2022
Etat chimique de la Girine Bon état 2022
Etat chimique et quantitatif de
la masse d’eau « miocène sous
couverture lyonnais et Sud
Dombes » (FRDG240)
Bon état 2022 - 5 ans SDAGE
Etat chimique et quantitatif de
la masse d’eau « les alluvions
de la Bourbre-Catelan »
(FRDG340)
Bon état 2022 - 5 ans SDAGE
Superficie des milieux ouverts 46% 2021 Traitement SIG Annuelle RPG
Superficie des milieux
forestiers
18% 2021 Traitement SIG Annuelle RPG
Superficie des milieux humides 11% 2021 Traitement SIG Annuelle RPGEvaluation environnementale
89
6. Agriculture
7. Gestion en eau et gestion des déchets
Superficie des réservoirs de
biodiversité
4% 2020 Traitement SIG - Service de l’Etat
Indicateur de suivi Etat 0 Date de la donnée état 0* Mode de calcul Fréquence de collecte Source
Surface du territoire consacrée à
l’agriculture 46% 2021 Enquête Annuelle RPG
Surface agricole utile (en ha) 696 2021 Enquête Annuelle RPG 2021
Nombre d’exploitation 7 2020 Valeur absolue 10 ans RA 2020 Agreste
Superficie moyenne des
exploitations (en ha) 99 2021 Valeur absolue - RPG 2021
RA 2020 Agreste
% de culture dans la SAU 88% (614 ha) 2021 Enquête Annuelle RPG 2021
% de prairies dans la SAU 10% (70 ha) 2021 Enquête Annuelle RPG 2021
Indicateur de suivi Etat 0 Date de la donnée état 0* Mode de calcul Fréquence de collecte Source
Nombre de captages actifs sur le
territoire 1 2019 - Annuelle RPQS S.I.E.P.C
Volume prélevé d’eau potable
(m3/an) 84 583 m
3 2019 - Annuelle RPQS S.I.E.P.CEvaluation environnementale
90
8. Risques et nuisances
Tonnage de déchets collectés sur
la CC Les Balcons du Dauphiné
(hors déchetteries)
9158 tonnes 2020 - Annuelle RPQS S.I.E.P.C
Ration par habitant de déchets
collectés sur la CC Les Balcons du
Dauphiné (hors déchetteries)
289 kg / hab 2020 - Annuelle RPQS S.I.E.P.C
Ration par habitant d’ordures
ménagères collectées sur la CC Les
Balcons du Dauphiné
223,2 kg / hab 2020 - Annuelle RPQS S.I.E.P.C
Ration par habitant de déchets en
verre collectés sur la CC Les
Balcons du Dauphiné
34,5 kg / hab 2020 - Annuelle RPQS S.I.E.P.C
Ration par habitant de déchets
recyclables (hors verre) collectés
sur la CC Les Balcons du Dauphiné
31,3 kg / hab 2020 - Annuelle RPQS S.I.E.P.C
Indicateur de suivi Etat 0 Date de la donnée état 0* Mode de calcul Fréquence de collecte Source
Nombre d’arrêtés de catastrophes
naturelles 7 2023 - Quotidienne BD GASPAR
Nombre d’ICPE sur le secteur 7 2023 - Quotidienne Service de l’Etat
Nombre d’installations classés
SEVESO 0 2023 - Quotidienne Service de l’Etat
Nombre de sites et de sols pollués
(BASOL) 0 2023 - Quotidienne Service de l’EtatEvaluation environnementale
91
Nombre de sites et de sols
potentiellement pollués (BASIAS) 23 2023 - Quotidienne Service de l’Etat
Nombre de voies bruyantes
recensées dans l’arrêté préfectoral
de classement des voies
3 2023 - Quotidienne Service de l’Etat
Moyenne annuelle en PM10 sur la CC
les Balcons du Dauphiné 16,1 μg/m
3 2022 - Annuelle ATMO AURA
Moyenne annuelle en ozone sur la CC
les Balcons du Dauphiné 54,1 μg/m
3 2022 - Annuelle ATMO AURA
Nombre de cavités souterraines
pouvant s’affaisser ou s’effondrer 0 2023 - Quotidienne Service de l’Etat