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Arrêté - cms AP CHENILLES73
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune de Brides-les-Bains.
Lien du pdf (Arrêté - cms AP CHENILLES73)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Justice et droit, Humanitaire,
PRÉFÈTE LL.
DE LA SAVOIE Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes pe Délégation départementale de la Savoie Frateraité Pôle Santé-Environnement
Arrêté préfectoral visant à limiter l'exposition de la population aux soies urticantes
des chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) et du chêne
(Thaumetopoea processionea) dans le département de ia Savoie
La Préfète de la Savoie,
Chevalier de la Légion d'honneur,
Officier de l'Ordre National du Mérite,
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L1338 à 5 imposant une lutte contre les espèces végétales et animales nuisibles à la santé humaine, R1331-52 et R1331-53 fixant les règles
d'entretien des jardins et abords des bâtiments, parties à usage commun et abords des locaux
d'habitation, D. 1338 à 10 fixant les dispositions concernant la lutte contre les espèces végétales et
animales nuisibles à la santé humaine, et R. 1338-10 relatives aux contraventions applicables ;
Vu le code de procédure pénale, notamment son article R. 48-11 6°;
Vu le code de l'environnement, notamment ses articles L. 110-1, L. 123-19 et L172-1:
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment son article L. 2122-27 et son article L 2212- 2 5° et 7° relatif à la salubrité publique ;
Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment ses articles L. 205-1 et R. 205- 2, L. 2531 et L. 253-
71 réglementant l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des établissements accueillant des personnes vuinérables ;
Vu le décret n°2022-686 du 25 avril 2022 relatif à la lutte contre la chenille processionnaire du chêne et la chenille processionnaire du pin ;
Vu l'arrêté interministériel du 26 avril 2017 relatif à la lutte contre les espèces végétales nuisibles à la santé ;
Vu l'arrêté interministériel du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l'utilisation des produits
biocides et de leurs adjuvants visés à l'article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime ;
VU ie décret du 26 mars 2025 portant nomination de Mme NICOLI, préfète de la Savoie ;
VU le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 modifié relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l’État dans les régions et départements ;
Vu l'avis favorable de la directrice générale de l'Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes ;
1/10Vu l'avis favorable du Conseil départemental de l'environnement des risques sanitaires et
technologiques (CODERST)} émis lors de sa séance du 16 juin 2026;
Considérant que les chenilles processionnaires du chêne (Thaumetopoea processionea) et du pin
(Thaumetopoea pityocampa) sont des lépidoptères, dont le stade chenille présent sur certains arbres
hôtes est caractérisé par la présence de poils urticants provoquant des réactions de contact, tant sur
la peau que sur les voies respiratoires et les muqueuses ;
Considérant les avis et rapports de l'Anses relatifs à l'état des connaissances sur l'impact sanitaire lié à
l'exposition de 13 population générale aux chenilles processionnaires, tant dans l'air ambiant que par
contact (Rapport Anses juin 2020 sur Saisine 2020-SA-0005) et à l'élaboration de recommandations de
gestion (Rapport Anses mars 2013 sur Saisine n° 2012-SA-0149) ;
Considérant l'avis et le rapport de l'Anses du 7 décembre 2023 relatif à « une analyse des risques
sanitaires liés à l'exposition aux chenilles émettrices de poils urticants et une élaboration de
recommandation de gestion »,
Considérant l'action n°11.3 du Plan National Santé Environnement 2021-2025 (PNSE 4) prévoyant : « de
mieux prévenir, surveiller et gérer les impacts en santé humaine causés par certaines espèces telles que
les chenilles processionnaires » ;
Considérant le quatrième Plan Régional Santé Environnement 2024-2028 (PRSE4) Auvergne-Rhône-
Alpes (ARA), et notamment l'objectif stratégique 211 « Réduire l'exposition de la population aux risques
sanitaires liés aux espèces à enjeux pour la santé en expansion en Auvergne-Rhône-Alpes » de l'axe 2
« Réduire les expositions » ;
Considérant le travail de synthèse confiée par l'Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes (ARS
ARA) à l'opérateur régional FREDON ARA, et son rapport du 22 février 2024 « état des lieux de la
distribution spatiale et des actions de surveillance et de gestion des processionnaires du pin et du
chêne », dont les résultats confirment la présence des chenilles processionnaires du pin et/ou du
Chêne dans tous les départements d‘Auvergne-Rhône-Alpes ;
Considérant qu'il y a lieu de mettre en place des mesures de gestion pour limiter la prolifération des
deux espèces de chenilles processionnaires présentes sur le département de la Savoie et leur impact
sur la santé humaine ;
Considérant la phase de consultation régionale en ligne des parties prenantes du 6 octobre 2025 au 6
novembre 2025 sur les propositions de modalités de limitation de l'exposition aux processionnaires ;
Sur proposition de la directrice générale de l'Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes,
ARRÊTE :
TITRE 1 - OBJET DE L'ARRÊTÉ - DÉFINITIONS
2/10Article 1 : Objet de l'arrêté
Cet arrêté définit les mesures visant à prévenir l'exposition de la population aux soies urticantes des
chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoes pityocampa) et du chêne (Thaumetopoea
processionea), dites ci-après les processionnaires, et à lutter contre leur prolifération dans des zones
dites à enjeu pour la santé humaine, définies à l’article 3.
Article 2 : Répartition des espèces de processionnaires du pin et du chêne dans le département de la
Savoie
L'état des lieux régional de la distribution spatiale des processionnaires, cité dans les considérants,
révèle dans le département de la Savoie la présence :
- de chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa)
- de chenilles processionnaires du chêne (Thaumetopoea processionea)
Article 3 : Définition des zones à enjeu pour la santé humaine
Sur le territoire départemental, des zones à enjeu pour la santé humaine, à l'égard de la présence de
processionnaires, sont définies de façon à tenir compte des activités impliquant la présence de
population humaine, de la fréquentation de ces zones et de la sensibilité des populations humaines
accueillies :
. les zones 1 sont celles où la présence humaine est régulière et inévitable et donc où la pro-
tection de la santé humaine représente un enjeu prioritaire ;
+ les zones 2 sont celles où la présence humaine est moins régulière et évitable et donc où la
protection de la santé humaine représente Un enjeu moins prioritaire mais reste pertinente.
Les établissements et lieux mentionnés en annexe 1 constituent ces zones à enjeu sous réserve qu'ils
accueillent du public ou des résidents et lorsque la présence de processionnaires est avérée.
Les forêts ne constituent pas des zones à enjeu pour la santé humaine, en dehors des lieux situés en
zone 2 et définis à l'annexe 1.
Situations spécifiques :
En fonction du contexte local ou en cas d'événement ponctuel visant à accueillir un grand nombre de
personnes, le maire peut reporter où annuler l'événement ou, par arrêté municipal, définir localement
des zones à enjeu pour la santé humaine. Ces zones locales peuvent concerner des établissements ou
des lieux différents de ceux mentionnés en annexe 1.
Le maire peut, par arrêté, décider de requalifier en zone 2, toute autre zone 1, définie en annexe 1, en
raison du contexte paysager ou de la fréquentation de ce lieu. Les espaces extérieurs des habitations,
les établissements et lieux accueillant du public sensible, les équipements sportifs et les parcs publics
et aires de jeux pour enfants définis en zone 1, ne peuvent pas faire l’objet d'une telle requalification.
Article 4 : Définition des moyens de gestion
Compte-tenu du caractère autochtone de ces processionnaires, l'objectif visé par la mise en œuvre
des moyens adaptés de gestion est de limiter l'ampleur de leurs proliférations dans la mesure du
possible, afin de restreindre leur impact sur la santé humaine et animale. L'éradication de ces espèces
n'est pas visée,
3/10Les moyens de gestion qui peuvent être mis en œuvre contre les proliférations de processionnaires sont l'information du publie, la restriction temporaire d'accès au public totale ou partielle ainsi que
les moyens de prévention et de lutte, dont les principales méthodes sont décrites en annexe 2 du
présent arrêté.
Ces moyens doivent être adaptés à l'espèce ciblée et à sa période de développement.
L'annexe 2 du présent arrêté relative aux principaux moyens de prévention et de lutte sert de
référence, de même que tout document produit ou diffusé par l'observatoire national des chenilles processionnaires ou par des institutions régionales ou départementales.
Article 5 : Définition du responsable des moyens adaptés de gestion
Selon la réglementation applicable aux zones définies à l'article 3 et en fonction des contrats et conven-
tions conclus, le responsable de la mise en œuvre des moyens adaptés de gestion dans cette zone est le bénéficiaire de l'usage qu'il soit locataire, exploitant, gestionnaire de terrains bâtis et non bâtis, ayant
droit où occupant à quelque titre que ce soit, ou à défaut le propriétaire.
TITRE 2 - Organisation de la lutte et rôle des différents acteurs
Article 6 : Comité de coordination départemental
Un comité départemental de coordination de prévention et de lutte contre les chenilles processionnaires, présidé par le préfet et animé par l'agence régionale de santé, peut être mis en place à
l'échelle départementale et rassemble alors les différents acteurs locaux : services de l'Etat, collectivités
territoriales, acteurs forestiers, associations d'usagers et/ou de protection de la nature, acteurs de la
santé humaine et animale ainsi que d'autres acteurs compétents. Il peut notamment :
e favoriser le partage de connaissance des acteurs locaux : localisation, actions, évolu-
tion des méthodes de lutte, etc.,
e échanger sur des situations précises,
* au besoin, mettre en place et suivre un plan d'action départemental, annuel ou pluriannuel.
S'il existe dans le département un comité de coordination de prévention et de lutte contre d'autres
espèces à enjeux pour la santé humaine, celui-ci peut intégrer les chenilles processionnaires.
Article 7 : Rôle de la population et de chaque acteur
Toute personne observant ou suspectant la présence de chenilles processionnaires du chêne ou du
pin est incitée à les signaler sur la plateforme de signalement développée par l'Observatoire national des chenilles processionnaires.
Article 8 : Rôle des collectivités territoriales
Le maire est en charge de ia police générale de salubrité publique sur sa commune au titre de l'article
L.2212-2 du Code Général des Collectivités Territoriales. Il peut exercer cette police à l'encontre d'un
contrevenant qui, malgré ses demandes et injonctions préalables, n'éliminerait pas les nuisances et les risques sanitaires dus à la présence de chenilles processionnaires, en raison d’un défaut manifeste de
moyens engagés dans la lutte préventive ou curative à l'égard de ces insectes. La contravention en cas
de non-respect de la mise en demeure est celle prévue par les textes en vigueur.
4/10De même, le maire met en œuvre des actions permettant de lutter contre la présence de ces chenilles
sur les terrains communaux catégorisés dans les zones 1 ou 2 et contribue à la surveillance de a
présence des processionnaires.
Comme prévu à l'article R. 1338-8 du code de la santé publique, les collectivités territoriales
(communes, intercommunalités..) concernées sont incitées à désigner sur leur territoire, des
personnes qui, après formation, deviendront des référents territoriaux « chenilles processionnaires »
ou multi-espèces dont le rêle est défini à l'article 10.
Article 9 : Autres acteurs concernés (ONF, services de l'Etat, gestionnaires de grands linéaires,
responsables des domaines fluviaux, conseils départementaux, etc.) /
Les autres acteurs concernés, dans la limite des compétences qui leur sont confiées par leur statut et
leur autorité de tutelle (ONF, services de l'Etat, gestionnaires de grands linéaires, responsables des
domaines fluviaux, etc.) sont invités à désigner des personnes qualifiées en tant que référents
«chenilles processionnaires » de structure. Les coordonnées de ces référents seront transmises à
l'agence régionale de santé ou à un opérateur désigné au fur et à mesure de leur évolution. Leur rôle
est défini à l'article 10.
Article 10: Rôle des référents « chenilles processionnaires »
Le rôle des référents est d'exercer tout ou partie des missions suivantes dans la limite des
compétences qui leur sont confiées par leur statut et par leur autorité tutelle :
e de repérer et signaler la présence de ces espèces,
e de contribuer à informer la population pour les collectivités citées à l'article B, et les
agents et publics cibles des acteurs cités à l'article 9, concernés par le risque sanitaire géné-
ré par ces espèces,
e d'informer les personnes concernées par la présence de chenilles processionnaires
des moyens de gestion adaptés à mettre en œuvre en application du présent arrêté et des
orientations du plan régional d'actions,
. de veiller et participer à la mise en œuvre de ces moyens,
e de partager des informations avec le comité départemental cité à l'article 6 du pré-
sent arrêté où à défaut avec l'agence régionale de santé ou son opérateur.
Ces référents peuvent voir leurs missions étendues à plusieurs espèces à impact sur la santé telles
que : le moustique tigre, les ambroisies, la berce du Caucase, les tiques, etc.
TITRE 3 - DISPOSITIONS COMMUNES AUX ZONES1 ET 2
Article 11 : Protection des personnes
Lors de la mise en œuvre des moyens de lutte, le responsable défini à l'article 5 prend toutes les
précautions utiles pour :
e limiter l'exposition des personnes et des animaux aux soies urticantes,
e limiter le contact direct avec les chenilles processionnaires, notamment pour les enfants et les
animaux domestiques (fermeture des accès, information, périmètre de sécurité, piège à chenilles
à une hauteur inaccessible, etc.)
5/10Les moyens de lutte doivent être mis en œuvre par des personnes compétentes dotées d'équipements de protection individuels adaptés conformément à la réglementation applicable. Le responsable
informe ses salariés et ses prestataires de la nature et des risques encourus. Les employeurs dotent leur
personnel des équipements de protection individuels adéquats.
Les déchets doivent être gérés de telle façon qu'ils ne participent pas à la dispersion des soies urticantes et qu'ils n‘exposent pas les personnes à ces soies urticantes. Les modes d'emballage et de
traitement devront se conformer aux règlements des services de gestion, de ramassage et
d'élimination des déchets. Les recommandations émanant de l'observatoire national des chenilles
processionnaires pourront également être prises en compte.
Article 12 : Délais de mise en œuvre des obligations
Dans le présent arrêté, les délais courent à compter du constat ou de l'information du responsable des moyens adaptés de gestion tel que défini à l'article 5, de la présence de processionnaires. Is sont
résumés en annexe 3.
TITRE 4 - DISPOSITIONS COMMUNES AUX ZONES 1
Article 13: Obligations de prévention et de lutte dans les zones 1, exceptées pour les habitations
individuelles
le à un adulte : 13-1 - En période de procession au sol ou sur le tronc à une hauteur accessi
Dès le constat de la présence de processions de chenilles descendant vers le sol ou se maintenant à
une hauteur accessible à un adulte, le responsable défini à l'article 5 met en œuvre les mesures
suivantes :
1) Dans le délai de 48 heures, il informe les usagers du site par tout moyen adapté incluant l'affi- chage aux principaux points d'accès de cette zone. Cette information précise a minima la présence de
chenilles processionnaires, les risques encourus, les consignes de prévention sanitaire et les numéros
d'urgence en cas d'exposition. Elle est mise en place pendant toute la durée des processions. Elle peut
être commune à plusieurs zones adjacentes.
2) Dans le délai de 48 heures, il interdit l'accès au public autour des arbres portant les colonies de
chenilles et dans la mesure de ses prérogatives dans un rayon de 20 mètres sans impacter la circulation
des véhicules. Le secteur concerné est alors délimité par ses soins. Le responsable communique sur
cette restriction par tout moyen adapté incluant l'affichage aux principaux points d'accès.
3) Dans un délai de 1 mois au plus tard, le responsable procède ou fait procéder à ses frais à un
ou des moyens de lutte adaptés parmi ceux cités à l'annexe 2 de façon à réduire au maximum tout
risque pour la santé humaine.
4) Dans un délai de 6 mois, il met en place un plan de prévention et de gestion qui comporte les
mesures suivantes :
“identification des moyens de gestion définis à l'article 4 adaptés à cette zone,
» sensibilisation du personnel et des entreprises appelées à y travailler,
* inventaire des lieux de survenue de prolifération de chenilles processionnaires,
"programmation et mise en œuvre des actions de prévention et de lutte (parmi celles dé-
finies à l’article 4) adaptées aux phases du cycle de vie des processionnaires.
6/10Dans le cas où l'accessibilité directe de processionnaires disparaît, l'interdiction citée au 13-1-2) ci-
dessus prend fin.
13-2 - En cas d'identification d'un ou plusieurs « nids », hors procession au sol ou sur le tronc à une
hauteur accessible à Un adulte :
1) Dans un délai de 1 mois, le responsable défini à l'article 5 procède ou fait procéder à un ou
des moyens de lutte adaptés parmi ceux cités à l'annexe 2 de façon à réduire au maximum tout
risque pour la santé humaine, sauf si les conditions cumulatives suivantes sont respectées :
. l'information des personnes concernées prévue au 13-1-1) est mise en œuvre,
« la zone autour des arbres portant les colonies de chenilles et dans un rayon de 20 mètres autour est interdite au public et dans la mesure des prérogatives du responsable,
sans impacter la circulation des véhicules. Cette interdiction est matérialisée et le public
en est informé comme prévu au 13-1-2),
, aucune autre zone 1 contaminée n'est présente dans un rayon de 50 mètres au-
tour.
2) dans un délai de 6 mois, il met en place un plan de prévention et de gestion qui comporte les
mesures suivantes :
* identification des moyens de gestion définis à l'article 4 adaptés à cette zone,
"sensibilisation du personnel et des entreprises appelées à y travailler,
"inventaire des lieux de survenue de prolifération de chenilles processionnaires,
* programmation et mise en œuvre des actions de prévention et de lutte (parmi celles défi-
nies à l'article 4) adaptées aux phases du cycle de vie des processionnaires.
En cas de risque grave pour la santé humaine
Sans préjudice des pouvoirs de police générale du maire, en cas de présence de chenilles
processionnaires sur le territoire communal entraînant ou risquant d'entraîner un impact grave pour la
santé humaine, notamment lorsque les populations de processionnaires augmentent, le maire peut
imposer au responsable défini à l'article 5, par arrêté, la mise en œuvre des dispositions prévues au
présent article, dans Un rayon maximal de 50 mètres autour d'une zone 1. Ce rayon ne peut concerner
ni les zones 2 ni les forêts.
Article 14 : Cas particuliers des maisons individuelles
En cas de présence de nids de chenilles processionnaires dans une propriété à usage d'habitation
individuelle non située dans une zone forestière, le responsable procède ou fait procéder dans un
délai d'un mois à Une ou plusieurs actions de lutte telle que citée à l'annexe 2 de façon à supprimer
tout risque pour la santé humaine. il procédera où fera procéder à ses frais à une mesure de lutte
telle que la destruction mécanique des nids accessibles avec une échelle domestique pour les
processionnaires du chêne, à un piégeage des chenilles pour les processionnaires du pin, ou à toute
autre action qu'il juge nécessaire.
il informe le personnel et toute entreprise appelée à travailler dans cette zone ainsi que tout riverain
gestionnaire d'un terrain situé dans le rayon de 20 mètres autour du groupe d'arbres infesté, de la
présence de chenilles et des mesures de gestion programmées.
TITRE 5 - DISPOSITIONS COMMUNES AUX ZONES 2
7h10Article 15 : Obligation d'information
En cas de présence avérée de chenilles processionnaires dans une zone 2 définie à l'article 3, le
responsable informe dans le délai de 2 jours ouvrés, sur une distance adaptée à la situation les usagers
du site par tout moyen adapté incluant l'affichage aux principaux points d'accès de cette zone faisant
déjà l'objet d'un équipement signalétique (parking, points de départ des randonnées, etc.) Cette
information précise a minima la présence de processionnaires, les risques encourus, les consignes de
prévention sanitaire citées à l'article 11 et les numéros d'urgence en cas d'exposition. Elle est
maintenue en place soit dès l'apparition des processions et pendant toute la durée des processions,
soit de manière préventive tout au long de l'année. Elle peut être commune à plusieurs zones
adjacentes.
Article 16 : Recommandation de restriction de l'accès au public et de lutte
Dans le cas où des chenilles processionnaires sont présentes dans une zone 2 et que le responsable
estime que l'ampleur de la prolifération et/ou la fréquentation de la zone le justifie, il peut mettre en
place à ses frais les mesures complémentaires suivantes, si cela est possible :
. Restriction de l'accès du public par la délimitation d'un secteur permettant d'éviter tout
contact direct avec les processionnaires où leurs nids, notamment pour les enfants et les animaux do-
mestiques ;
" Mise en œuvre des moyens adaptés à la lutte contre les processionnaires cités à l'annexe 2.
TITRE 6 - DISPOSITIONS DIVERSES
Article 17 : Délais et voies de recours
Le présent arrêté peut faire l'objet d'un recours administratif, soit gracieux auprès de la préfète de la
Savoie, soit hiérarchique auprès du ministre chargé de la santé (Direction générale de la santé).
L'absence de réponse dans un délai de deux mois vaut décision implicite de rejet.
Un recours contentieux peut être déposé auprès du tribunal administratif de Grenoble ou
dématérialisé par l'application « Télérecours citoyens » accessible par le site https://wwwtelerecours.fr, également dans le délai de deux mois à compter de la notification, ou dans le délai de deux mois à
partir de la réponse de l'administration si Un recours administratif a été déposé.
Article 18 : Communication
Le présent arrêté sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture ainsi que sur le site des
services de l'Etat dans le département de la Savoie.
Une copie de l'arrêté sera adressée à :
"Madame la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes,
s Monsieur le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes,
, Monsieur le président de la chambre régionale d'agriculture Auvergne-Rhône-Alpes,
" Monsieur le directeur régional de l'agriculture, de l'alimentation et des forêts Auvergne-
Rhône-Alpes,
« Monsieur le directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement Au-
vergne-Rhône-Alpes,
8/10= Monsieur le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités Au-
vergne-Rhône-Alpes,
. Monsieur le directeur territorial de l'office national des forêts,
. Monsieur le président de FREDON Auvergne-Rhône-Alpes,
. Monsieur le président de l'Union régionale de syndicats de producteurs forestiers d'Au- vergne-Rhône-Alpes (Fransylva),
" Monsieur le président de l'Union nationale des entreprises du paysage d'Auvergne-Rhône- Alpes,
" Monsieur le président du centre régional de la propriété forestière d'Auvergne-Rhône- Alpes,
" Monsieur le président de l'association départementale des communes forestières de Sa- voie,
” Monsieur le président du conseil départemental de la Savoie,
= Monsieur le président de l'association départementale des maires de Savoie,
« Monsieur le président de l'association départementale des maires ruraux de Savoie,
. Monsieur le président de la chambre d'agriculture de Savoie Mont Blanc,
, Monsieur le président de la chambre de commerce et d'industrie de Savoie,
” Madame la présidente de la chambre des métiers et de l'artisanat de Savoie,
" Madame la responsable de la mission interservices de l'eau et de la nature de Savoie.
Article 19 : Mesures exécutoires
Le secrétaire général de la préfecture, les sous-préfets d'arrondissements, les maires, les présidents
des établissements publics de coopération intercommunale, la directrice générale de l'agence
régionale de santé, le directeur régional de l'alimentation, de l’agriculture et de la forêt, ia directrice
départementale des territoires, le directeur départemental de l'emploi, du travail, des solidarités et
de là protection des populations, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.
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