Offres
API
Connexion
Documents similaires
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse
Document publié le Jeudi 24 septembre 2020
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Centre Corse)
Thèmes du document : Santé, Vieillesse, Handicap et inclusivité,
CULLETTIVITÀ pi CORSICA
COLLECTIVITÉ DE CORSE
Accusé de réception en préfecture
02A-200076958-20200925-072640-DE-1-1
Reçu le 01/10/20
ASSEMBLEA DI CORSICA ASSEMBLEE DE CORSE
DELIBERATION N° 20/137 AC DE L'ASSEMBLEE DE CORSE
APPROUVANT L'ORGANISATION DES ASSISES DE LA SANTE
CHÌ APPROVA L'ORGANIZAZIONE DI L'ASSISE DI A SALUTE
SEANCE DU 25 SEPTEMBRE 2020
L'an deux mille vingt, le vingt cinq septembre, l'Assemblée de Corse, convoquée le 9 septembre 2020, s'est réunie au nombre prescrit par la loi, dans le lieu habituel de ses séances sous la présidence de M. Jean-Guy TALAMONI, Président de l'Assemblée de Corse.
ETAIENT PRESENTS : Mmes et MM.
Vannina ANGELINI-BURESI, Danielle ANTONINI, Guy ARMANET, Véronique ARRIGHI, François BENEDETTI, Valérie BOZZI, Jean-François CASALTA, Mattea CASALTA, Marie-Hélène CASANOVA-SERVAS, Marcel CESARI, Romain COLONNA, Christelle COMBETTE, Frédérique DENSARI, Muriel FAGNI, Pierre- José FILIPPUTTI, Laura FURIOLI, Pierre GHIONGA, Fabienne GIOVANNINI, Stéphanie GRIMALDI, Jean-Jacques LUCCHINI, Marie-Thérèse MARIOTTI, Paul MINICONI, Jean-Martin MONDOLONI, Paola MOSCA, François ORLANDI, Jean- Charles ORSUCCI, Julien PAOLINI, Chantal PEDINIELLI, Marie-Anne PIERI, Laura Maria POLI-ANDREANI, Juliette PONZEVERA, Rosa PROSPERI, Catherine RIERA, Anne-Laure SANTUCCI, Marie SIMEONI, Pascale SIMONI, Jeanne STROMBONI, Julia TIBERI, Petr'Antone TOMASI, Hyacinthe VANNI
ETAIENT ABSENTS ET AVAIENT DONNE POUVOIR :
M. Pascal CARLOTTI à Mme Julia TIBERI
M. François-Xavier CECCOLI à M. Pierre GHIONGA
Mme Catherine COGNETTI-TURCHINI à M. Jean-Charles ORSUCCI M. Jean-Louis DELPOUX à Mme Marie-Thérèse MARIOTTI
Mme Santa DUVAL à Mme Chantal PEDINIELLI
Mme Isabelle FELICIAGGI à Mme Stéphanie GRIMALDI
M. Michel GIRASCHI à M. François BENEDETTI
M. Francis GIUDICI à Mme Marie-Anne PIERI
Mme Julie GUISEPPI à Mme Pascale SIMONI
M. Xavier LACOMBE à Mme Christelle COMBETTE
M. Paul LEONETTI à M. Pierre-José FILIPPUTTI
M. Pierre-Jean LUCIANI à Mme Valérie BOZZI
Mme Nadine NIVAGGIONI à Mme Marie-Hélène CASANOVA-SERVAS Mme Marie-Hélène PADOVANI à Mme Catherine RIERA
M. Paulu Santu PARIGI à M. Romain COLONNA
1Accusé de réception en préfecture
02A-200076958-20200925-072640-DE-1-1
Reçu le 01/10/20
M. Antoine POLI à M. François ORLANDI
M. Pierre POLI à M. Paul MINICONI
M. Louis POZZO DI BORGO à M. Hyacinthe VANNI
M. Camille de ROCCA SERRA à M. Jean-Martin MONDOLONI
Mme Anne TOMASI à Mme Mattea CASALTA
ETAIENT ABSENTS : MM.
François BERNARDI, Joseph PUCCI
L'ASSEMBLEE DE CORSE
VU le Code général des collectivités territoriales titre II, livre IV, IVème partie, et notamment ses articles L. 4421-1 à L. 4426-1 et R. 4425-1 à D. 4425-53,
VU le Code de la santé publique,
VU le Code de l’action sociale et des familles,
VU la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence modifiée pour faire face à l’épidémie de Covid-19 et notamment son titre II,
VU l’ordonnance n° 2020-391 du 1er avril 2020 visant à assurer la continuité du fonctionnement des institutions locales et de l’exercice des compétences des collectivités territoriales et des établissements publics locaux afin de faire face à l’épidémie de Covid-19,
VU la délibération n° 18/139 AC de l’Assemblée de Corse du 30 mai 2018 portant approbation du règlement budgétaire et financier de la Collectivité de Corse,
VU la délibération n° 18/280 AC de l’Assemblée de Corse du 27 juillet 2018 prenant acte des orientations de la Collectivité de Corse en matière de santé pour la période 2018-2021,
VU la délibération n° 19/138 AC de l’Assemblée de Corse du 25 avril 2019 approuvant l’organisation des premières assises territoriales de la santé,
VU la délibération n° 20/028 AC de l’Assemblée de Corse du 13 février 2020 adoptant le budget primitif de la Collectivité de Corse pour l’exercice 2020,
VU la délibération n° 20/096 AC de l’Assemblée de Corse du 30 juillet 2020 portant prorogation du cadre général d’organisation et de déroulement des séances publiques de l’Assemblée de Corse prévu par la délibération n° 20/065 AC du 24 avril 2020,
2Accusé de réception en préfecture
02A-200076958-20200925-072640-DE-1-1
Reçu le 01/10/20
SUR rapport du Président du Conseil Exécutif de Corse,
VU l’avis n° 2020-039 du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel de Corse, en date du 22 septembre 2020,
APRES avis de la Commission de l’Education, de la Culture, de la Cohésion Sociale et de la Santé,
APRES EN AVOIR DELIBERE
À la majorité,
Ont voté POUR (24) : Mmes et MM.
Danielle ANTONINI, Guy ARMANET, Véronique ARRIGHI, Marie-Hélène CASANOVA-SERVAS, Marcel CESARI, Catherine COGNETTI-TURCHINI, Romain COLONNA, Frédérique DENSARI, Muriel FAGNI, Fabienne GIOVANNINI, Jean-Jacques LUCCHINI, Paola MOSCA, Nadine NIVAGGIONI, François ORLANDI, Jean-Charles ORSUCCI, Julien PAOLINI, Paulu Santu PARIGI, Marie-Hélène PADOVANI, Antoine POLI, Juliette PONZEVERA, Louis POZZO DI BORGO, Catherine RIERA, Anne-Laure SANTUCCI, Hyacinthe VANNI
Se sont abstenus (6) : Mmes et MM.
Valérie BOZZI, François-Xavier CECCOLI, Isabelle FELICIAGGI, Pierre GHIONGA, Stéphanie GRIMALDI, Pierre-Jean LUCIANI
N’ont pas pris part au vote (31) : Mmes et MM.
Vannina ANGELINI-BURESI, François BENEDETTI, Pascal CARLOTTI, Jean- François CASALTA, Mattea CASALTA, Christelle COMBETTE, Jean-Louis DELPOUX, Santa DUVAL, Pierre-José FILIPPUTTI, Laura FURIOLI, Michel GIRASCHI, Francis GIUDICI, Julie GUISEPPI, Xavier LACOMBE, Paul LEONETTI, Marie-Thérèse MARIOTTI, Paul MINICONI, Jean-Martin MONDOLONI, Chantal PEDINIELLI, Marie-Anne PIERI, Laura Maria POLI- ANDREANI, Pierre POLI, Rosa PROSPERI, Camille de ROCCA SERRA, Marie SIMEONI, Pascale SIMONI, Jeanne STROMBONI, Jean-Guy TALAMONI, Julia TIBERI, Anne TOMASI, Petr'Antone TOMASI
ARTICLE PREMIER :
VALIDE les 4 fiches action retenues et issues des premières assises territoriales de la santé en vue de l’établissement d’un plan d’action de mise
3Accusé de réception en préfecture
02A-200076958-20200925-072640-DE-1-1
Reçu le 01/10/20
œuvre programmatique par les services compétents.
ARTICLE 2 :
VALIDE l’organisation des deuxièmes assises territoriales de la santé sous forme de retour d’expérience de l’impact de l’épidémie de Covid-19 examiné sous le prisme du système de santé en Corse et selon quatre axes :
- L’hôpital et le risque pandémique
- Les personnes âgées en structures et à domicile dans le cadre pandémique
- La médecine du quotidien et le risque pandémique en population générale
- Les compétences des collectivités.
ARTICLE 3 :
La présente délibération fera l’objet d’une publication au recueil des actes administratifs de la Collectivité de Corse.
Aiacciu, le 25 septembre 2020
Le Président de l'Assemblée de Corse,
Jean-Guy TALAMONI
4COLLECTIVITE DE CORSE
RAPPORT
N° 2020/O2/257
ASSEMBLEE DE CORSE
2 EME SESSION ORDINAIRE DE 2020
REUNION DES 24 ET 25 SEPTEMBRE 2020
RAPPORT DE MONSIEUR
LE PRESIDENT DU CONSEIL EXECUTIF DE CORSE
PRISENTAZIONE DI L'ASSISE DI A SALUTE
PRESENTATION DES ASSISES DE LA SANTE
COMMISSION(S) COMPETENTE(S) : Commission de l'Education, de la Culture, de la Cohésion Sociale et de la SantéCULLETTIVITÀ pi CORSICA
COLLECTIVITÉ DE CORSE
RAPPORT DU PRESIDENT DU CONSEIL EXECUTIF DE CORSE
Rappel du contexte
Par délibération n° 18/280 AC, l’Assemblée de Corse a approuvé les orientations en matière de santé pour la période 2018- 2021 portées par le Conseil exécutif de Corse.
Pour mémoire, ces orientations s’articulent autour de trois axes majeurs :
1. La lutte contre les déserts médicaux,
2. Le développement d’une culture de prévention sanitaire,
3. La construction d’une trajectoire vers la création d’un CHR-U en Corse.
La méthode retenue des déclinaisons de ces orientations majeures est la concertation.
Concertation et débats autour de thèmes centrés sur les objectifs poursuivis, échanges et partage d’idées la plus large possible de l’ensemble des intervenants et acteurs du champ sanitaire au premier rang desquels la population de l’Ile.
Le fil conducteur est d’être en capacité de proposer des solutions concertées correspondant aux besoins de santé de la population et adaptées aux réalités de la Corse.
L’Assemblée de Corse, par délibération n° 19/138 AC du 25 avril 2019, a validé l’organisation des premières assises territoriales de la santé.
Ces rencontres autour des questions de santé se sont déroulées les 5 et 6 juillet 2019 à l’Università Pasquale Paoli di Corti.
Le format et le programme des premières assises
Pour la mise en œuvre pratique des rencontres, le choix s’est porté sur un format de deux journées complètes, alternant des présentations en séance plénière et des ateliers de travail sur des thèmes de santé en relation avec les orientations santé portées par le Conseil exécutif et les enjeux de santé insulaires.
Suivant le principe retenu de la concertation la plus large possible, l’élaboration du programme proposé lors des deux journées n’a pas échappé à cette règle.
Préalablement, le groupe de travail en charge du projet a esquissé une ébauche de programme dont les grandes lignes directrices reprenaient les orientations santé
2approuvées par l’Assemblée de Corse.
La Commission Régionale de Santé et de l’Autonomie (CRSA), le Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel de Corse (CESEC), la Commission santé de l’Assemblée de Corse consultés ont permis au cours d’échanges fructueux d’affiner et de consolider le programme définitif présenté lors des deux journées.
Le programme définitif est annexé au présent rapport : ANNEXE A.
L’enquête citoyenne
Conformément au cahier des charges relatif à l’assistance de maîtrise d’ouvrage, et toujours dans le cadre concerté retenu comme méthode de travail, l’IREPS de Corse a élaboré un questionnaire de santé accessible en ligne et réalisé des ateliers participatifs dits « world café » dans certains territoires, en vue de recueillir le ressenti de la population résidente sur les questions de santé au centre de leurs préoccupations.
Cette enquête citoyenne a été administrée en amont des assises pour que les interrogations et propositions puissent être parties prenantes des échanges lors des ateliers de travail thématiques.
Ce document est en ANNEXE B.
Le questionnaire de santé en ligne : (pages 7 et 21 de l’ANNEXE B)
Il a été administré en ligne sur les réseaux sociaux et sur les sites institutionnels pendant une durée de trois semaines.
780 répondants uniques ont été enregistrés, majoritairement en zone urbaine, Bastia et Aiacciu cumulant 39 % des réponses au questionnaire.
S’agissant de l’accès aux soins les délais de rendez-vous, le coût et l’offre locale insuffisante de spécialités médicales obèrent ce dernier pour près de la moitié d’entre eux (respectivement 53 %, 48,6 %, 41,4 %).
En revanche, une offre médicale régionale suffisante inciterait dans 90,2 % des cas à prise en charge locale sans recours aux déplacements médicaux.
Les ateliers territoriaux :
Ces ateliers participatifs sur le modèle des « world café » où la parole est libérée, ont été conduits sur deux territoires ruraux : Balagne (commune de Santa Reparata di Balagna) et Taravu (commune de Petretu).
Le détail des problématiques en santé sur ces deux territoires est consultable aux pages 8 à 10 du document en ANNEXE B.
Globalement, il est régulièrement pointé l’absence de solutions de premiers recours aux soins facilement accessibles pour les besoins du quotidien, l’absence de structure de proximité pour les urgences non vitales, l’absence de prévention, que l’on pourrait résumer par carence de solutions de santé de proximité dans les
3territoires ruraux.
S’agissant du domaine de la santé mentale, l’accessibilité aux soins et aux structures fait encore plus défaut, avec cependant une disparité entre les territoires urbains où les structures type CMP souffrent de délai de prise en charge hors du raisonnable pour ce type de pathologie et leur suivi, et les territoires ruraux où aucune structure de prise en charge n’est présente et les patients en errance.
Le déroulé des 5 & 6 juillet
a) L’ouverture protocolaire
Les 5 et 6 juillet à Corti se sont tenues les assises de la santé regroupant plus de 150 participants.
Deux journées d’échange de débats pour voir émerger des solutions efficaces et novatrices pour la santé dans l’île.
Le vendredi 5 juillet, après un accueil des participants à 9h00, l’ouverture des assises se fait à 10H15 par les discours protocolaires des personnalités suivantes :
M. Félix TOMI, représentant le Président de l’Università di Corsica, M. Paul-André COLOMBANI, député de la 2ème circonscription de Corse-du-Sud et président de l’Observatoire Régional de Santé,
M. Paul SCAGLIA, président du CESEC,
Mme Bianca FAZI, Conseillère exécutive en charge des affaires sanitaires et sociales,
Mme Marie-Hélène LECENNE, directrice générale de l’Agence Régionale de Santé,
M. Jean-Guy TALAMONI, Président de l’Assemblée de Corse, et M. Gilles SIMEONI, Président du Conseil Exécutif de Corse pour l’ouverture formelle de ces deux journées.
L’animation de la salle et les transmissions de parole sont assurées par l’IREPS, prestataire et partenaire de la Collectivité de Corse au cours de ces assises.
b) Les séances plénières
Vendredi 5 juillet :
Les 4 interventions de la matinée :
M. Francis CAROLE, Conseiller exécutif de la Martinique en charge des affaires sociales, de la santé et des solidarités présente le CHU de la Martinique.
Professeur Suzy DUFLO, pour une projection d’une présentation du CHU de la Guadeloupe situé à Pointe-à-Pitre avec une rétrospective sur son passé, de sa création en 1870 sous forme « d’hôtel Dieu » à sa transformation en CHU en 1986, puis sur son rôle joué au sein des Antilles. Elle s’attarde sur la première année de médecine, en Guadeloupe, en Martinique, puis en Guyane, l’ouverture de la seconde puis troisième année, précisant les filières et le nombre de places.
Présentation du CHU Guadeloupe en Annexe P1.
4M. André ACCARY, Président du Conseil départemental de la Saône-et-Loire présente le centre de santé départemental dont l’objectif est de lutter contre la désertification médicale par le recrutement d’une trentaine de médecins salariés du centre de santé.
Présentation du centre de santé départemental 71 en Annexe P2.
Docteur Richard LOPEZ, salarié du centre de santé départemental de la Saône -et- Loire et Président de l’association des centres de santé qui œuvre à accompagner les porteurs de projet dans la création de ces structures collectives.
Présentation de la fabrique des centres de santé en Annexe P3.
Les 3 interventions de l’après-midi :
M. Pierre SIMON, médecin, ex-président de la société française de télémédecine, expertise sur la télémédecine en Corse.
Présentation en Annexe P4.
M. Antoine PRIOUX, pharmacien, créateur d’une start-up coordonnant l’exercice pluri-professionnel en zone de désertification médicale.
Mme Catherine PRIOUX, médecin, en activité dans la start-up précédente.
Samedi 6 juillet :
Mme Christine COLI, professeur de santé publique à l’Université de Montréal, pour une présentation sur l’intérêt de la prévention précoce chez les nourrissons à partir d’une expérience québécoise.
Présentation en Annexe P5.
Mme Marie-Pierre PANCRAZI, médecin gériatre au CH de Bastia, pour une présentation de l’expérience toulousaine de gérontopôle dans la prise en charge des personnes âgées et de leur maintien à domicile.
Présentation en Annexe P6.
M. Patrick METAIS, médecin, directeur de l’information médicale au CH Bastia pour une présentation relative à la création d’un CHR en Corse à partir de la création du CHR de Metz-Thionville auquel il a contribué.
Présentation en Annexe P7.
c) Les ateliers de travail thématiques
Onze ateliers de travail ont été organisés en dehors des séances plénières sur les deux jours balayant largement la thématique du champ sanitaire : Les maisons de santé pluri-professionnelles
Prise en charge du patient psychiatrique en situation de crise
Solutions face à la désertification médicale compte tenu des
5disparités territoriales
Bilan de la première année de médecine, perspectives pour une deuxième année
Prévention des maladies émergentes
Expérience numérique en Corse
Accès aux soins de confort et bien être en Corse
Offre de soins en cancérologie pédiatrique
Dépistage et prise en charge précoce du handicap
Parcours de soins et prévention chez les personnes âgées
Prévention des conduites addictives chez les jeunes
La richesse des débats et le foisonnement des idées abordés dans chaque atelier n’a pas permis de dégager dans le temps contraint de l’exercice des fiches actions rapidement exploitables pour une concrétisation opérationnelle : d’un commun accord les différents participants ont souhaité prolonger les rencontres et les échanges et affiner le rendu des travaux.
d) La clôture des premières assises territoriales de la santé
Présentation des éléments de restitution des ateliers thématiques par les rapporteurs de chaque groupe de travail thématique accompagné d’un support de présentation projeté sur écran.
Présentation des grandes tendances de l’enquête citoyenne (durée de l’enquête, nombre de répondants …) sont présentées par l’IREPS.
La conseillère exécutive prend en compte l’ensemble des travaux présentés, les nombreux participants et indique que bon nombre d’éléments alimenteront sa feuille de route relative à la santé.
Elle annonce la tenue des prochaines assises territoriales de la santé début 2021.
Les fiches action issus des travaux
Les groupes de travail thématiques initiés lors des premières assises territoriales de la santé se sont prolongés dans le droit fil de la production issue des premières assises territoriales de la santé de juillet 2019 et les travaux se sont étalés de septembre 2019 à janvier 2020.
Les thématiques des groupes en concertation avec les acteurs ont été reprécisés dans leur intitulé et recomposés en 9 ateliers :
a. Attractivité des métiers d’aides à la personne en milieu rural
b. Repérage des fragilités chez les personnes âgées
c. Attractivité du territoire pour les professionnels de santé
d. Conduites addictives : le risque des écrans
e. Conduites addictives chez les adolescents
f. Santé, soins de support et de bien-être
g. Construction d’une trajectoire vers un CHRU
h. Dépistage et prise en charge du handicap
6i. Etudes supérieures et enseignement
La synthèse des travaux des différents groupes de travail est compilée dans le document en ANNEXE_C et présentée sous forme de fiches action au nombre de 13.
a. Attractivité des métiers d’aide à la personne en milieu rural 2 fiches action : fiches n°1 & 2 respectivement pages 7 à 8 et 10 de l’ANNEXE_C.
1. Prévention chez les personnes âgées : attractivité du territoire
Objectif principal : Renforcer la présence des professionnels de
l’aide à la personne dans les territoires ruraux
Valorisation du métier d’aide à la personne par diffusion
élargie de l’information sur les métiers et l’organisation de
rencontres régionales régulières.
Facilitation de l’accès à la formation, territorialisée et
incluant les partenaires associatifs œuvrant dans ce champ
spécifique.
2. Campagne de communication
Objectif principal : Organiser campagne de promotion des métiers
d’aide à la personne
création et diffusion de reportages.
b. Repérage des fragilités chez les personnes âgées
1 fiche action : fiche n° 3 pages 13 à 15 de l’ANNEXE_C.
Objectif principal : Anticiper le risque et la dégradation de la perte d’autonomie de la personne âgée
Création d’une équipe de prévention mobile territorialisée composée d’un médecin, d’un coordonnateur et de trois
infirmiers.
c. Attractivité du territoire pour les professionnels de santé
1 fiche action : fiche n° 4 pages 18 à 21 de l’ANNEXE_C.
Objectif principal : promouvoir l’installation de professionnels de santé et soutenir l’existant par des aides complémentaires.
Dans le cadre d’une spécificité régionale reconnue, déroger au cadre national du zonage pour que les zones identifiées comme
fragiles soient éligibles aux aides financières et puissent
bénéficier aux praticiens encore présents dans le cadre d’un
maintien d’activité. Un zonage reprenant ces principes est en
cours d’élaboration.
Création par la Collectivité de Corse d’aides spécifiques en soutien déploiement d’outils dédié au maintien à domicile, aux
médecins en fin de carrière professionnelle ou en exercice isolé.
Négocier la possibilité pour des maitres de stages d’accueillir un nombre plus important d’étudiants stagiaires et organiser une
journée d’information annuelle pour renseigner les étudiants sur
les différentes aides accessibles pour un exercice en zone
rurale.
d. Conduites addictives : le risque des écrans
3 fiches action : Fiche n° 5, 6 & 7 respectivement pages 24 à 25, 26 à
727 et 28 de l’ANNEXE_C.
1) Formation à l’usage des écrans durant l’enfance
Objectif principal : Renforcer la prévention sur les risques liés à
l’usage excessif des écrans :
Mettre en place une programmation de formations pour
les intervenants auprès des enfants en milieu scolaire et
hors contexte scolaire et appropriation d’outils dédiés.
2) Ressources éducatives sur l’usage du numérique
Objectif principal : Renforcer la prévention sur les risques liés à
l’usage excessif du numérique :
Recensement d’acteurs et d’outils sur ces risques et
constituer une base de données à disposition des acteurs
de la prévention.
3) Promotion du bon usage des écrans par la mise en réseau coordonné des acteurs.
Objectif principal : Renforcer la prévention sur l’usage du
numérique :
Créer un groupe d’appui dans le domaine en vue
d’actions communes à destination du couple
parents/enfants.
e. Conduites addictives chez les adolescents
1 fiche action : fiches n° 8 pages 30 à 32 de l’ANNEXE_C.
Objectif principal : sensibiliser et améliorer la prise en charges des conduites addictives avec produits :
Campagne de communication et d’information sur les
risques
Investissement des lieux festifs par mise à disposition de
navettes, des tests de prévention en vue de l’instauration
d’une labellisation des endroits festifs en partenariat avec
les propriétaires/gérants des établissements.
Renforcer l’accompagnement des parents dans la
prévention et la gestion des risques
Veille épidémiologique des produits toxiques et
stupéfiants.
f. Santé, soins de support et de bien-être
1 fiche action : fiche n° 9 page 35 de l’ANNEXE_C.
Objectif principal : promouvoir un panier de soins de bien-être porté par le réseau associatif :
Recensement des actions de bien-être portées par les associations, rendre disponible ces informations, les diffuser vers
les professionnels et patients et financer certaines actions après
évaluation de leur impact sanitaire.
g. Construction d’une trajectoire vers un CHRU
1 fiche action : fiche n° 10 pages 37 à 38 de l’ANNEXE_C.
Objectif principal : formaliser un groupe de travail en vue de la construction d’une trajectoire vers un CHRU en Corse :
Construction d’un plaidoyer en faveur d’un CHRU en Corse
Promouvoir la fusion vers un Groupement hospitalier de territoire unique (GHT unique).
8h. Dépistage et prise en charge du handicap
3 fiches action : fiches n° 11, 2 & 13 respectivement pages 41 à 42, 43 à 44, et 45 de l’ANNEXE_C.
1. Soutenir le dépistage
Objectif principal : renforcer le dépistage précoce
• Améliorer le dépistage visuel et auditif et renforcer par
une campagne d’information à destination des parents
2. Développer le dépistage précoce des troubles du neuro-
développement
Déploiement du répertoire opérationnel des
ressources, outil constitutif du bouquet socle de
télémédecine
Soutien de l’existant : colloques dédiés vecteurs de
l’information
Centralisation de l’information : création site internet
unique
3. Instituer des réunions pluridisciplinaires
Réunions entre les partenaires suivant : protection
maternelle et infantile (PMI), maison du handicap
(MDPH) et Centre d’action médicosocial précoce
(CAMSP) jouant le rôle de filtre en vue de limiter les
listes d’attente de prise en charge par une prise en
charge efficiente et ciblée.
i. Etudes supérieures et enseignement
Pas de fiche action pour ce groupe de travail qui préexistait et qui a été réactivé à l’issue des premières assises territoriales de la santé.
Copilotées par les services de l’Université de Corse et de la Collectivité de Corse, les réunions du groupe se poursuivent
Les fiches action en synthèse
L’ensemble des travaux a été rendu le 28 mai dernier par le prestataire, après la parenthèse de l’épisode épidémique due au nouveau coronavirus. En premier lieu, il convient de saluer le travail accompli tant par la richesse et le foisonnement des idées qui ont pu émerger lors des rencontres des professionnels du champ sanitaire et médico-social mais surtout leur disponibilité sans faille tout au long des différentes sollicitations pour leur participation aux groupes de travail.
L’ensemble de ce travail comporte 13 fiches action qu’il convient de sélectionner pour leur pertinence et leur adéquation avec les orientations en matière de santé validées par l’Assemblée de Corse, prioriser et programmer les actions correspondantes dans le temps.
Cependant, l’ensemble de l’exercice est par nature incomplet, et certaines thématiques n’ont pu être expertisées : la santé mentale en fait partie d’autant qu’elle a été relevée comme une des préoccupations de la population lors des rencontres citoyennes.
Ce champ spécifique sanitaire pourrait faire l’objet d’un travail d’exploration de fond à l’occasion d’autres assises de la santé ou lors d’un colloque spécifique.
9Fe #
S’agissant de la fiche n° 10 relative à la construction d’une trajectoire vers un CHRU en Corse, l’élément structurant majeur et fondamental est l’élaboration d’un projet d’établissement qui n’apparait pas explicitement dans la rédaction de la fiche.
Cette fiche a donc fait l’objet d’une relecture et d’une reconstruction centrée sur l’élaboration d’un projet d’établissement public hospitalier régional à vocation de soins, d’enseignement et de recherche en ANNEXE_D.
La démarche pourrait être initiée par un accompagnement dans le cadre d’une maîtrise d’ouvrage en charge de la rédaction de ce document fondateur en collaboration étroite avec les services des établissements publics de santé en vue d’une fusion vers la création d’un établissement public de santé de ressort régional multi-sites.
Il nous paraît opportun de préciser la notion d’assistance publique des hôpitaux, à l‘image de ce qui existe à Paris, Marseille ou Lyon, bien que cette notion n’apparaisse pas dans la fiche mais est présente dans le débat : Historiquement, l’assistance publique est le soutien de la politique de lutte contre la pauvreté et est compétente pour ce qui relevait du soin mais aussi du social.
En 1960, par décret, la partie sociale des missions de l’assistance publique est transférée aux départements notamment l’aide sociale à l’enfance et la protection maternelle et infantile.
L’hôpital, réformé en 1958 avec la création des CHU, ne conserve que des missions relevant du soin, de la recherche et de l’enseignement.
Actuellement l’assistance publique existant dans les 3 villes d’importance en France est encadrée règlementairement par l’article L. 6147.1 partie législative et R. 6147.1 à R. 6147.14 partie réglementaire du Code de la santé publique.
L’assistance publique dispose du statut des établissements et les textes référencés ci-dessus complètent l’organisation du modèle par la nomination d’un directeur général, la création d’un ou plusieurs groupements hospitaliers universitaire (GPU) ainsi que de pôles d’intérêt commun (PIC) avec à leur tête des directeurs.
Cette notion de création d’une assistance publique en Corse expose à un contresens historique et le modèle organisationnel de l’assistance publique de France n’est pas transposable en Corse, en l’état actuel ; il convient de se focaliser sur la création d’un CHRU, outil indispensable au service de la Corse de demain.
S’agissant des autres fiches issues des groupes de travail, certaines sont plus ou moins abouties suivant le temps consacré à leur élaboration et la diversité des participants.
A l’inverse, d’autres ont des caractéristiques pratiques dans leur mise en œuvre et présentent des éléments structurants vis-à-vis des prises en charge sanitaire voire un caractère innovant ;
Nous avons donc fait le choix de retenir dans l’immédiat ces dernières et je vous propose les fiches action suivantes :
Fiche action n° 3 liée au repérage des fragilités chez les personnes
âgées
Fiche action n° 4 en relation avec l’attractivité des territoires
Fiche action n° 9 relative au panier de soins des maladies chroniques
10++
+
+
Fiche action n° 10 centrée sur la création d’un CHRU.
Conclusion des assises
Evènement unique et original, les premières assises territoriales de la santé ont suscité un engouement inégalé chez les professionnels du soin et du médico-social mais plus largement dans la société insulaire.
Lieu de débat lors de l’évènement, avec des interventions de qualité par des experts faisant autorité dans leur domaine, les échanges ont pu se poursuivre au-delà pour proposer un véritable plan d’actions au bénéfice de la santé de nos concitoyens.
Pour toutes ces raisons, les premières assises territoriales de la santé ont atteint leur objectif et constituent un succès sans précédent.
Cet essai transformé mérite d’être reproduit.
La pandémie au nouveau coronavirus
La pandémie récente au nouveau coronavirus, qui n’a épargné aucun pays au monde, a mis en tension extrême et éprouvé l’ensemble des systèmes de santé.
Cette épidémie, par son ampleur et sa vitesse de propagation a permis de mettre en évidence les fragilités du système de santé, notamment en Corse. La crise aigüe dernière nous, se pose la question d’un éventuel rebond épidémique alerté par les nouvelles circulations virales et les mesures de re- confinement localisés dans certains pays d’Europe proche de nous.
Le sujet du risque épidémique reste donc plus que jamais d’actualité tant que le virus responsable n’est pas éteint ou qu’il n’existe pas de vaccin efficace. Se préparer à nouveau à cette épidémie ou préparer une épidémie d’une nouvelle maladie émergente revient à faire un retour d’expérience sur l’épisode traversé et examiner les points forts et les failles de l’organisation et de la prise en charge de la menace.
C’est ce que je vous propose dans l’organisation des deuxièmes assises territoriales de la santé.
Elles pourraient se tenir au cours du premier trimestre prochain, soit la première quinzaine de février, selon un format d’une journée et toujours dans un cadre concerté le plus élargi possible, selon les 4 axes que je vous soumets :
L’hôpital et le risque pandémique
Les personnes âgées en structures et à domicile dans le cadre pandémique.
La médecine du quotidien et le risque pandémique en population générale
Les compétences santé des collectivités.
L’organisation et la tenue des deuxièmes assises territoriales de la santé demeurent suspendues à l’évolution de l’épidémie en cours, aux contraintes liées aux rassemblements et aux précautions relatives aux gestes barrières à mettre en place.
11De même, la participation d’experts extérieurs sera dépendante des conditions de circulation éventuellement en vigueur à cette période.
Je vous propose :
de valider les 4 fiches action retenues en vue de l’établissement d’un plan d’action de mise œuvre programmatique par les services compétents.
de valider l’organisation des deuxièmes assises territoriales de la santé sous forme de retour d’expérience de l’impact de l’épidémie de Covid- 19 examinée sous le prisme du système de santé en Corse et selon les 4 axes proposés ci-dessus.
Je vous prie de bien vouloir en délibérer.
12——_ NN
Un CHR en Corse
Pourquoi pas ?
Patrick METAIS
Médecin interniste, Gériatre
Médecin de santé publique
DIM du CH BASTIALa santé en Corse
La réalité du terrain
Qui fait quoi ?
L’état des lieux nous donne une idée :
Étude Diamant 2018MEDECINE 2018
ACTIVITE EN RSS
(97 928 Séjours)
3
24 465
6 507
16 052
CLINISUD
CH AJACCIO
CASTELLUCCIO
97
157 CH SARTENE
CH BONIFACIO
1 210
CH CORTE
1 968 CH CALVI
25 859
142
12 085
2 810 187
CH BASTIA
MAYMARD
FURIANI
FILIPPI
TOGA
Etablissements en
bleu : PUBLIC
Etablissements en
rose : PRIVE
Etablissement en
jaune : ESPIC
6 389
CLINIQUE SUD
DE LA CORSE P-
VECCHIO
Bastia = 41463 séjours
Ajaccio = 46 906 séjours
Centre Corse = 9821 séjours
Fuites = 11 751 séjours
51% 45%
4%
Répartition
Ajaccio
Bastia
Centre
11751PP PP PP PP PP PP PPT PPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPETS F. AN NN
CHIRURGIE 2018
ACTIVITE EN RSS
(30 722 Séjours)
4
28
CH CORTE
222
CH CALVI
Etablissements en
bleu : PUBLIC
Etablissements en
rose : PRIVE
1951
CLINIQUE SUD
DE LA CORSE
P-VECCHIO
4 731
7 481
CLINISUD
CH AJACCIO
4 875
4 352
4 487
2 583
FURIANI
CH BASTIA
MAYMARD
FILIPPI
40%
53%
7%
Répartition
Ajaccio
Bastia
Centre
Bastia = 12 215séjours
Ajaccio = 16 297séjours
Centre = 2 210 séjours
Fuites= 4902 séjours
4902.— ass à
ervione
on
OMoriani
\
a
OBSTETRIQUE 2018
ACTIVITE EN RSS
(4912 Séjours)
5
18
CH CALVI
Etablissements en
bleu : PUBLIC
Etablissements en
rose : PRIVE 432
CLINIQUE SUD
DE LA CORSE P-
VECCHIO
1 787
935
MAYMARD
CH BASTIA
1 739
CH AJACCIO
Bastia = 2722
Ajaccio = 2171
Centre = 450
41%
51%
8%
répartition
ajaccio
Bastia
centreA
ACCOUCHEMENTS :
2808 en 2018
6
Etablissements en
bleu : PUBLIC
Etablissements en
rose : PRIVE
CLINIQUE SUD P-VECCHIO
234
1005
CH AJACCIO
972
595
2 CH CALVI
MAYMARD
CH BASTIA
36%
56%
8%
Répartition
Ajaccio
Bastia
centre
Bastia = 1567
Ajaccio= 1005
Centre = 236Conclusion de cet état des lieux
Une activité de 133 562 séjours
Une perte vers le continent d’environ 20 000 séjours
Sur une population de 339 178 personnes ( soit cinq fois moins que la Sardaigne, soit moins que le 14ème et 15ème arrondissement de Paris, ou l’équivalent d’ Aix en Provence
Avec un vieillissement considérable (+14% de part de 65 ans et plus (10% continent) et une croissance des plus de 65 de 1,9%par an (1,5% continent))
En 2050 un insulaire sur 6 aura moins de 20 ans (1/4 continent)
Un déficit chronique des hôpitaux Corse qui au regard de la tarification ne peut que perdurerAu regard de ces enjeux
L’état impose des démarches hospitalières COPERMO délétères
La capacité d’investissement ( taux de marge brut) est négatif
Les investissements se font sur crédits fléchés: donc perte de gouvernance propre des établissements
Même le privé a du mal à équilibrer ce qui est un problème pour l’offre de soins
Il faut donc repenser l’hôpital qui pour qu’il remplisse ses missionsMission de l’hôpital : les missions premières
Assurer la permanence des soins
Mettre en place les process pour permettre un diagnostic des problèmes de santé
Mettre en place une démarche thérapeutique médicale, psychiatrique chirurgicale, rééducative ou réadaptative
Mettre en place une collaboration avec le système ambulatoire pour obtenir une continuité dans la prise en chargeMissions d’un hôpital : missions complémentaires
La prévention : l’hôpital est le lieu de découverte des problèmes de santé exemple prévention du vieillissement pathologique
L’enseignement et la formation : initiale et continue des médecins et des paramédicaux
La continuité des soins et l’accès aux soins pour tous ( ORL, Oph, …)
La recherche et l’innovation (Article 51 ….)
La qualité et sécurité la des soinsL’expérience du CHR
Personnellement jeune médecin en 1977 j’ai été un des artisans du CHR Metz-Thionville (Lorraine) seul CHR non Universitaire, bifide de France
Investit dans la gérontologie clinique
Mission de fermer un hospice (St Nicolas)
Ouvrir la structure gériatrique de Metz
Réfléchir aux collaborations possiblesRetour d’expérience : CHR METZ-THIONVILLE
Hier
Rassemblement des forces sur un bassin de 860.000 habitants
Deux établissements distants de 30 km
Mise en place d’une administration , d’une CME unique, d’une attraction
GHT évidente avec une direction commune avec les petits établissements
Mise en place de pôle commun entre Metz et Thionville
Soutien des municipalités
Partage en alternance de la gouvernance
Mise en place de moyens de référence sur l’un ou l’autre CHRetour d’expérience
Aujourd’hui
Contact avec le président de CME le Dr Khalife Khalifé cardiologue
Retour de 18 ans de présidence de CME
Largement positif
Etablissement excédentaire
COPERMO permet une levée de fond
Investissement dans le nouvel hôpital de Mercy
Capacité d’absorption d’hôpitaux déficitaires (Briey, Boulay)a ss LS a"
SWOT d’un CHR
positif négatif
interne Force Faiblesse
- Capacité doublée
- Couverture des soins
- Capacité de soutien
- Démarche restant innovante
-Mise à plat des déficits dans
un plan de redressement
conjoint
-Changement de paradigme
de l’état
externe opportunité Menaces
-Complémentarité
-Mise en place d’unités nouvelles
-Capacité d’innovation sans
risque
-joint-ventures
- Concurrence des CHU
- Autorisation non donnée
au CH
- Capacité d’accès et
distancesSWOT d’un CHR
CORSE
positif négatif
interne Force Faiblesse
-Capacité doublée
-Couverture des soins et en
particulier des zones de
montagne
-Capacité de soutien des
Hôpitaux de la bande centrale
-Démarche restant innovante
Mise à plat des déficits dans
un plan de redressement
conjoint
externe opportunité Menaces
-Complémentarité
-Mise en place d’unité nouvelle
-Capacité d’innovation sans
risque
-joint-ventures
- Concurrence des CHU
- Autorisation non donnée
au CH
- Capacité d’accès et
distancesavenir
Mise en place d’une commission médicale de travail
Réunions régulières pour mettre en place les pôles CHR sans suprématies, ni
velléités d’écrasement,
Réunions de travail pour connaître le SWOT réel
Comment régler les transports entre établissement et les assurer en continu hiver
compris
Comment dépasser les rivalités stériles
Le problème des fuites à court et moyen terme
Comment négocier un apurement de la dette
Quels sont les moyens qui peuvent être communs : un projet médical communAvenir
Recherche d’un projet médical commun
Médical : comment répondre à la vague grise changeant les paradigmes
Cancérologique : pourquoi n’y a t il pas de CRAC en Corse ?
Chirurgical : comment regrouper nos forces dans des partenariats Public / Privé ? Les effets seuils ne doivent pas entrainer une carence de développement ( chirurgie cardiaque )
Obstétrical : 1 maternité en 2 pôles en joint ventures avec le privé ?
Recherche d’une vraie logistique commune
Administration unique
DIM unique
Pharmacie unique
Transport héliportéConclusion
Construire un CHR est la voie d’avenir
Il ne peut être que bifide Ajaccio-Bastia
Il nous faudra 5 ans de travail pour le mettre en place
Et avec 5 ans supplémentaires pour en faire un CHU
Plus loin que Metz Thionville
Allons jusqu’au bout du raisonnement et jetons les Bases d’un CHRU Corse avec une faculté de
médecine à Corte en prolongation de la PACES
Nous sommes la seule région de France à ne pas avoir cette force de soin
« Construire un CHR n’est qu’une volonté d’hommes et de femmes, acteurs dans la santé ; le politique et l’administratif ne peuvent être qu’aidant »
• Khalifé Khalifé président de CME du CHR Metz-Thionville (24 juin 2019)A tamanta Strada| d 4 ». _ a 2 2 F_ os 7 _ 7 RS a z À : - 7 _ : PS ” * ;
4 cn. L
un de
,.…
= ne 1
_. » F a
2." , N
niversité
Antilles {
Le Centre Hospitalier Universitaire
de la Guadeloupe
Hier, aujourd’hui et demain
Pr Suzy Duflo
PCME
1ère ASSISISE TERRITURIALE, CORTE 2019LA OÙ TOUT COMMENCE
ordonnance de Louis XIV de mars 1685, réglemente dans
le code noir, le statut des esclaves. C'est dans ce texte que
l’on retrouve l'obligation des maîtres d'assurer les soins et la
subsistance de leurs esclaves infirmes ou malades.
En 1803, au rétablissement de l’esclavage, l'arrêté du 2 Floréal an XI,
stipule, qu’il y aura « sur chaque habitation de cinquante noirs et
au-dessus, un hôpital propre, aéré, meublé de lits de camp, nattes
et grosses couvertures ; Il y aura une paillasse, une paire de draps
pour chaque dix nègres travaillant.
Ces hôpitaux seront planchéiés. Le maître est tenu de souscrire un
abonnement avec un médecin pour qu'il visite régulièrement
l’habitation.
Peu à peu la pratique s'en répandlit. L'hôpital s'agrandit, il offrait au
moins deux salles, une pour les hommes et une pour les femmes et
fut pourvu d'une infirmière: « l'hospitalière ».
ü Lr }
L'hôpital est un mot un peu prétentieux pour |
l’époque, car il désigne la plupart du temps |
une simple infirmerie ou un dispensaire. |
|LA OÙ TOUT COMMENCE
séisme qui détruit principalement la ville de Pointe-à-Pitre.
La majorité des bâtiments sont ainsi mis à terre, les usines
et les moulins font fortement endommagés.
On recensera plus de 3000 morts. La nécessité d’un établissement
hospitalier se fait ressentir dans la colonie et s’est ainsi que le Gou-
verneur Gourbeyre décide de transformer la maison des pauvres
de Pointe-à-Pitre en hospice (hospice Saint-Jules) pour vieillards,
enfants et mutilés du séisme.
Rebaptisé “Hôtel Dieu” en 1870, cet établissement servira
d'exemple aux autres établissements qui seront fondés dans les
années qui suivent.
| e 8 février 1843, la Grande-terre est touchée par un violent
En 1911, suite à la loi de la séparation de l’église et de l’Etat, PA 366 LE l'établissement prit le nom d’“Hôpital autonome” jusqu’à la
“Construction du nouvel hôpital en 1930.—…“)
LA OÙ TOUT COMMENCE 4
n 1931, en raison de la vétusté et de l’exiguïté des locaux de
l'hôpital Saint-Jules, débordant de vieillards, d’infirmes et
d’assistés, la colonie décide de faire construire, sur le morne
Laville, à l’est de Pointe-à-Pitre, un hôpital plus grand et plus
moderne qui puisse répondre aux besoins de l’époque. ee
Cet établissement
moderne est alimenté
par de l'électricité,
possède un réservoir
d’eau qui alimente
directement les pa-
villons.
son ouverture,
lôpital peut recevoir 255 malades, laissant le rôle d’hospice à
l'hôpital Saint-Jules.
“I sera inauguré le 1°’ septembre 1936. €L'AVENTURE CONTINUE
a fermeture de l’hospice Saint-Jules, a eu comme consé-
quence le transfert des prises en charge des patients de
l’hospice vers l’hôpital général, forçant ce dernier à aug-
menter sa capacité d'accueil de 350 à plus de 800 patients,
la plupart du temps accueilli dans des conditions assez précaires.#
L'hôpital général n’est désormais plus adapté aux besoins de la É
population.
Le 7 juin 1966, le ministre des affaires sociales approuve = ee
le programme des besoins du nouveau centre. En 1978, une fé
première tranche est achevée et comprend:
e Un bloc hospitalier de 555 lits,
e Une unité de 104 lits,
k e Et une école d’infirmières de 120 places.
Les premiers services ont investi les lieux en octobre 1977 et les
derniers en juillet 1978.L'AVENTURE CONTINUE : CHU
E
1
!
!
0]
1
… Pour tenir compte de la restriction des
à )rogrammes de l’époque, la deuxième
“tranche plus modeste correspondant
à. ‘actuelle tour nord, réalisée en 1984
initial, la deuxième tour devait com-
porter 13 étages, avant la nouvelle
politique de santé de l’époque.
L'évolution de l'établissement se poursuit par la création du Centre
Hospitalier Régional de Pointe-à-Pitre qui deviendra par la suite
le Centre Hospitalier Universitaire de Pointe-à-Pitre/Abymes
en 1986.
©L'AVENTURE CONTINUE : CHU 1966
• Prérequis par le ministère :
• Nombre de services spécialisés
• Néonatologie / Réanimation néonatale / Réanimation adulte
• Plateau technique avec imagerie médicale moderne
• TDM
• Laboratoire d’analyses médicales
• Un service de chirurgie Chirurgie : vasculaire / traumatologie
• Convention avec l’universitéL'AVENTURE CONTINUE :
LA FACULTE DE MEDECINE
DES ANTILLES GUYANE
DETTETS
dominicaine
ie. lles Vierges Anguilla
Puerto Rico PE La
Nr X,, Saint-Barthélemy
* LOUE] _ CI
Saint-Kitts & Nevis à Barbuda
PANNE
Guadeloupe a
LOL Te LA
Martinique
ÉETLICSETCE|
Saint-Vincent EE
ENS ee à Barbade
LE ER CN en LEE
à “ Trinidad #
VENEZUELA
LCORT 11,11"
Mer des Caraïbes
450 000 Habitants
370 000 Habitants
250 000 HabitantsL'AVENTURE CONTINUE :
LA FACULTE DE MEDECINE
• 19 octobre 1988 : Nomination des premiers PU-PH des Antilles Guyane 5 PU-PH / Orthopédie, Pédiatrie
• Décembre 1988: Administration provisoire puis le 1 er Doyen : Pr Hyacinthe Bastaraud
• Septembre 1998 : 1ère année de Médecine / 90 inscrits / 10 reçus
• Septembre 2003 : ouverture de la 1ère année en Martinique
• Septembre 2006 : ouverture de la 1ère année en GuyaneL'AVENTURE CONTINUE :
LA FACULTE DE MEDECINE
• Septembre 2008 : ouverture de la DFGSM 2 en Guadeloupe
• Septembre 2009 : ouverture de la DFGSM en Guadeloupe
• Université / 12663 étudiants inscrits / 595 étudiants étrangers / 2079 en Médecine / 1100 (NC 130) en 1 ère année
• Faculté de plein exercice à venir
• Faculté de Médecine des Antilles / mais la Guyane toujours rattachéeL'AVENTURE CONTINUE :
LA FACULTE DE MEDECINE
• PACES Antilles 1113 (NC 130) / Guyane 120 (NC 12)
• DFGSM2 : 131
• DFGSM3 : 121
• Internes Antilles Guyane : 762 (ECN 2018 = 178 dont 13 CESP)
• DU : 187
• Sage Femmes : 90
• Infirmiers : 373L'AVENTURE CONTINUE :
LA FACULTE DE MEDECINE
• 31 PU-PH et 6 MCU-PH
• 1 PU-MG et 1 MCU-MG
• 1 PU-MG et 1 MCU-MG associés
• 14 CCA/AHU
• 4 CCA par financement des Région Guadeloupe et Collectivité
territoriale Martinique
• 4 CCU de Médecine générale (2 Guyane, 1 Guadeloupe, 1
Martinique)LE CHU : LES TRANSFORMATIONS
• Un nouveau projet médical 2013-2021:
• 13 à 8 pôles (SSR hors site)
• Médecine
• Chirurgie et cancer
• Soins critiques et SMIT
• Parents-enfants
• BIP (Biologie-Imagerie-Pharmacie)
• Recherche-QSS-DIM-Equipes régionales
• Impact important sur le projet architectural.LE CHU : LES TRANSFORMATIONS
• Appropriation des nouvelles logiques sanitaires
• Prises en charge des patients : nouveaux paradigmes
• Une obligation d’efficience et pertinence:
• le patient au bon endroit, au bon moment,
• Le patient dans le bon parcours
• Création d’un GHT unique janvier 2019 / 7 établissementsLE CHU DE DEMAIN
• Ambulatoire médecine et chirurgie / moins de
conventionnel
• Consultations avec explorations simultanées
• Les spécialistes d’organe recentrés sur l’ambulatoire:
• Plateaux de consultations
• Plateaux d’explorations (médecine vasculaire…),
• Les équipes mobiles
• HDJ médecine, pédiatrie, chirurgie et cancer
• De nouveaux parcours dans le conventionnel: le court séjour gériatrique
• Plus de lits critiques / moins de lits non critiques.—. £
LL # on! | , nt * RS 4
ii PAU ALLS rs + JDE 1 OCT PET ETAT
Eu LAB11La rue Caraïbe vue du sud
B32
B5
0
B40
B33
B31Dans une unité
d’hospitalisation conventionnelleDans une unité
d’hospitalisation conventionnelleDans une chambre
d’hospitalisation conventionnelleLAN PUnUTEn
R
NAN
OA
LS DD even SSD
0S
«
:
ÈCS =. - ", # EE
4 D En. : | - | cf
(RRILELL
TTL = ,
TT er ; À
Internat
Recherche (INSERM)
Hôtel hospitalier
Fac de médecine
Ecoles paramédicales
Extension
Trésor public
EFS29
UN IMPÉRATIF DE MISE AUX
NORMES SISMIQUES
Sub headline
UN IMPÉRATIF DE QUALITÉ ET DE
SÉCURITÉ DES SOINS EN LIEN
AVEC LES STANDARDS DE DEMAIN
DEMAIN….. Un projet de reconstruction
UN IMPÉRATIF D’OPTIMISATION
DES RESSOURCES,
D’ORGANISATION,
D’EFFICIENCE©Architecture-Studio, Babel, l'Agence / MORPH
= <
= Lu
[e
(Tr,
[a
æ
Ë œ Le)
€
Nüoital de tous les extrêmes
Le nouveau CHU de la GuadeloupeLE CAPACITAIRE
UE EU OU M lits places postes Total m2 2016
564 73 14 651
PTD 2010 600 102 15 717 82807
PTD addendé juillet 2014 596 91 15 702 82720
Copermo Mai 2015 536 65 15 631
APD 2016 540 65 15 635
APD 2016 construit
(dégel: 31 lits et 17 places)
571 82 15 668
APD 2016 construit
(18 lits accompagnants)
589 82 15 686• Trois chantiers en parallèle de construction:
• Entretien et rénovation du bâti,
• Restructuration des équipes,
• Nouvelles organisations hospitalières : envol
vers la médecine de demain• Permis de construire en 2015,
• Rendu du rapport d’analyse de l’APD par la MOA en mai 2016,
• Début terrassements en juin 2016,
• Rendu du PRO par la MOE en 2016,
• Appel d’offre entreprises en 2016,
• Début construction en 2017,
• Fin de chantier 2020,
• Ouverture puis déménagement en 2021.• Mettre en place dès maintenant les nouveaux équilibres entre les différentes prises en charge:
• Non critiques (plus petit) / Critiques (plus grand)
• Programmés / non programmés
• Ambulatoire / conventionnel
• Une équipe paramédicale peut avoir deux équipes médicales.
• Des bureaux mutualisés.
• La planification des actes et rendez-vous (consultations et explorations)34 CENTRE 7 DÉPARTEMENTAL saône-et-loire Lu Ç A N T .
LAUREAT
CONGRÈS NATIONAL ee
des CENTRES de SANTÉ LOIC ® Ta
Prix Jean-François Rey SANTÉ / É SANTÉ
CENTRE DE SANTÉ
DÉPARTEMENTAL
DE SAÔNE-ET-LOIRE
centredesante71.fr
®
Trophées SilverEco 2019 - SilverNight.frCTOBRE 2018
” her es s
3 F : ; a sn w Lee
a » , É
4
a Vie ;
s ; s Fe
ss" 3 es . s
mer L À s
ne ie sad
peste a ver ee ss es s = js Au ss ss de .. sa ss en ns a 5 s gogs LE scosmr ES L
er 1 _ s Fe a a sus JT æ” a A"
À L
PET RE
Len
o ne my
e = au,
nr ne mn = y
Déserts médicaux : ces médecins ont choisi d'être | Le nue saéasl L eo
22
2.
TE
LUTTE:
TES RECULE PO _ a
ES nl —_ ——— .
» "”
MairesdeFrance
PELERIN légneraiste.fr
HOSPIMEDIA
fra née ©
pourquoi
@ docteur
ADIEU Allméiocteurs.tr
0
C1 Le Monde Me
19 el C0 CE PEL RS RE La PRMEX,4
Les Echos EgOra ET ét
LA PRESSE en PARLE !
France 5
France 2
MÂCONNAIS
12 ACTU MÂCONNAIS
LE JOURNAL DE SAÔNE-ET-LOIRE DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018
71F - 1
www.lejsl.com
Agence de Lyon Agence de Mâcon
89 quai Lamartine,
71000 Mâcon
Téléphone
Rédaction : 03.85.39.99.00
Pub : 03.85.39.99.00
Mail
Mail
JSL-REDACMACON@lejsl.fr
Web
www.lejsl.com
Facebook
www.facebook.com/
lejsl Macon
0800 003 320
Relationabonnés
��� ������ ����
�� ���� � ���
����� ����
� � � � � � � � � � � � � � � �
� � � � � �
Dans deux mois, la pancarte “Recher- che médecin généraliste” que la mai- rie de Pierreclos avait dressée à l’entrée du village ne sera plus qu’un mauvais
souvenir. Cela fait trois ans que la com-
mune se cherchait un médecin à la suite
du départ de Jean-François Grosdeman-
ge, parti exercer sur Prissé. Si des démar-
ches ont été entreprises, comme l’appel à
un prestataire privé ou la création d’une
maison de santé, elles n’ont jamais pu
aboutir. Mais la roue a fini par tourner.
« Depuis une quinzaine de jours, nous
avons commencé des travaux dans l’an-
cien tri postal, qui a fermé en 2014 »,
avance le premier magistrat, Rémy Mar-
tinot. Dans les anciens locaux de La Pos-
te, transformés en cabinet médical, trois
cellules sont en train d’être aménagées.
L’une d’entre elles verra l’installation
d’un médecin généraliste. « Il est atten-
du pour le 20 janvier. C’est un grand sou-
lagement pour la population des alen-
tours, certains habitants n’ayant plus de
généraliste depuis des années », assure
l’élu.
« 20 heures par semaine
à Pierreclos pour commencer »
Classée en désertification médicale, la
commune de Pierreclos est entrée dans
le dispositif départemental de recrute-
ment de médecin salarié, mis en place
par André Accary (lire par ailleurs
). Sur
l’ensemble de la Saône-et-Loire, trente
professionnels de santé sont arrivés ou
sont sur le point de l’être. « Nous ne sa-
vons pas encore son nom, mais il exerce-
ra 20 heures par semaine pour commen-
cer. Il faudra voir dans la pratique »,
détaille Rémy Martinot.
En plus d’un médecin salarié, une des
cellules, actuellement en travaux, ac-
cueillera un ostéopathe dès le 1
er janvier.
« Il nous restera alors une cellule vacan-
te. Nous recherchons activement un
autre professionnel de santé. L’idéal se-
rait un ophtalmologue ou un dentiste.
Mais c’est très dur de trouver… En tout
cas, nous sommes prêts à le recevoir. »
Une salle d’attente, un hall et des sanitai-
res compléteront ce cabinet médical.
Pour cette réalisation complète, une en-
veloppe de 165 000 € a été budgétée par
le conseil municipal. « Nous sommes
subventionnés à hauteur de 57 % par
l’État et le Département », chiffre le mai-
re.
Une fois le chantier terminé, « à la mi-dé-
cembre », Pierreclos sera dotée d’un vrai
pôle médical. À deux pas de l’ancien cen-
tre de tri, Charlotte Soty, kinésithérapeu-
te, et Romain Ducher, infirmier, exer-
cent depuis 2015. Une équipe presque
complète, qui pourrait favoriser d’autres
installations. Laurie BOUCLET
■ Dans les locaux de l’ancien centre de tri postal de Pierreclos, trois cabinets médicaux sont en train d’être aménagés.
Photo Laurie BOUCLET
Après trois ans sans docteur,
un médecin arrive en janvier
PIERRECLOS S ANTÉ
Depuis le départ du Dr Jean-François
Grosdemange en 2016, la commune
de Pierreclos n’avait plus de médecin
généraliste. En janvier, un profession-
nel de santé est attendu dans le cadre
du dispositif départemental de sala-
riat. Un soulagement pour le maire.
Le nouveau médecin attendu à Pierreclos est le résultat du dispositif départe- mental. Créé pour lutter contre les déserts médicaux, ce dispositif s’appelle le centre départemental de santé. Des médecins sont recrutés et salariés par la collectivité, via des contrats de 35 heures hebdomadaires. Sur l’ensemble du département, le centre départemental de santé se décline en centres territoriaux. Quatre sont déjà ouverts dans des zones sinistrées, comme à Chalon-sur-Saône ou Montceau-les-Mines. Sur le même principe, un centre territorial va voir le jour à Mâcon en janvier. Deux antennes y sont raccrochées : celle de Pierreclos et celle de Saint-Symphorien-d’Ancelles avec des professionnels en contrat de 20 heures. Saint-Symphorien-d’Ancelles attend son médecin pour le deuxième se- mestre 2019. André Accary souhaite aussi que le centre territorial de Mâcon devienne un centre universitaire en lien avec la faculté de Dijon. Des médecins stagiaires pourraient venir y faire leur internat afin de favoriser des installations.
À Mâcon et Saint-Symphorien aussi
07 ACTU SAÔNE-ET-LOIRE ET RÉGION
JEUDI 6 DÉCEMBRE 2018 LE JOURNAL DE SAÔNE-ET-LOIRE
Un conseil départemental qui embau- che directement des médecins géné- ralistes pour les faire travailler dans les déserts médicaux. Voilà la formule du
Centre de santé départemental imagi-
née et concrétisé par la Saône-et-Loire.
Un modèle sorti de la tête du président
Accary qui a attiré l’attention de nom-
bre de ses collègues. Le Département de
la Corrèze vient ainsi de voter la créa-
tion de son propre Centre de santé dé-
partemental inspiré de la Saône-et-Loi-
re. Celui-ci doit être inauguré en janvier.
« Ils sont venus nous voir très longue-
ment au printemps, décrit André Acca-
ry, leur Centre sera toutefois d’une taille
plus modeste que le nôtre. L’organisa-
tion est en effet un peu différente en
Corrèze où le Département a déjà beau-
coup investi dans les maisons de san-
té. » Très sollicitée, la Saône-et-Loire a
accepté sans aucun problème de parta-
ger son expérience : « On leur a, par
exemple, transmis tous les modèles de
contrats. »
Dans l’Orne, un centre de Santé dépar-
temental devrait aussi voir le jour pro-
chainement. « Mais là, il devrait s’agir
d’un mélange entre médecins libéraux
et salariés », croit savoir André Accary.
« Je ne touche aucune royalties ! »
Le président du conseil départemental
ne cesse en tout cas de faire la promo-
tion de son invention visant à lutter con-
tre les déserts médicaux. « On a reçu
énormément de monde. Xavier Ber-
trand [ndlr : président des Hauts de
France] est très intéressé pour inciter les
départements de sa Région a nous imi-
ter. J’ai aussi été reçu par Valérie Pécres-
se [ndlr : présidente de la région Île-de-
France] et ce mercredi, je vois une
délégation de Charente-Maritime ».
André Accary ajoute avec le sourire :
« Je ne touche aucune royalties ! Je par-
tage notre idée gratuitement. »
Vers une concurrence
entre départements ?
Reste une question : si trop de départe-
ments proposent de salarier les méde-
cins, la Saône-et-Loire ne risque-t-elle
pas d’être moins attractive pour les géné-
ralistes en recherche d’un nouveau mo-
de d’exercice ? « Il n’y a pas de risque,
affirme André Accary. Beaucoup de nos
visiteurs s’aperçoivent qu’un Centre de
santé départemental c’est très lourd à
porter. Au final, Il n’y en aura donc pas
partout. Par ailleurs la Saône-et-Loire
conserve un coup d’avance, nous possé-
dons une infrastructure qui restera très
attractive. » Ravi du succès de son idée,
André Accary conclut : « Nous propo-
sons au médecin un nouveau mode
d’exercice : ni salarié d’un hôpital, ni en
exercice libéral. Beaucoup attendaient
cela. » Benoit MONTAGGIONI
S AÔNE-E T-LOIRE S ANTÉ
La formule des médecins salariés
s’exporte hors de Saône-et-Loire Embaucher des médecins généralis- tes pour les faire travailler dans les
déserts médicaux : la formule a été
inventée par la Saône-et-Loire.
D’autres départements vont embrayer.
■ Le Centre de santé départemental a été imaginé et mis en œuvre par le département de Saône-et-Loire.
Photo archives Benoit MONTAGGIONI 30 médecins salariés par le Centre de
santé départemental exercent déjà en
Saône-et-Loire. « D’autres ont déjà si-
gné, et plusieurs autres rendez-vous
sont programmés », assure André
Accary. Lui assure que son centre a
déjà permis de « réduire la tension »
dans le Chalonnais ou le Charolais.
Déjà plus de 30
médecins recrutés
14 833 Depuis l’ouverture du premier centre territorial de santé, dans le départe- ment, 14 833 consultations ont été facturées en 185 jours, d’après les
chiffres du conseil départemental de Saône-et-Loire. Entre les centres et
leurs antennes, ce sont 7 952 patients qui ont été soignés. 3 349
déclarations de médecins traitants ont été réalisées. Ces statistiques vont
grossir dans les mois, voire les semaines à venir avec l’ouverture
d’antennes à Pierreclos (fin janvier), Saint-Symphorien-d’Ancelles, ou
encore Saint-Désert (en janvier ou février).
2019 sera aussi l’année durant laquelle le système de télémédecine -
financé à hauteur de 50 % par le Département - s’installera dans tous les
centres. La télé consultation, aussi, sera enfin lancée dans certains
établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Eh-
pad).
SAÔNE-ET-LOIRE
Téléphone
Rédaction : 03.85.39.99.00
généraliste depuis des années », assure
l’élu.
Le nouveau médecin attendu à Pierreclos est le résultat du dispositif départe- mental. Créé pour lutter contre les déserts médicaux, ce dispositif s’appelle le
À Mâcon et Saint-Symphorien aussi
MÂCON : Cinq médecins entrent en exercice cette semaine
au centre départemental de santé
Publication : lundi 21 janvier 2019 23:43
Dès ce mardi, les premiers rendez-vous sont possibles pour les patients.
Le centre de santé départemental est installé provisoirement dans les locaux de l'agence Destination Saône et Loire avenue maréchal de Lattre de Tassigny et le président André Accary a symboliquement coupé le ruban cet après-midi.
Le centre de santé va fonctionner avec 5 médecins. Il sera ouvert du lundi au vendredi de 8h à 20h et le samedi de 8h à 12h.
Le président du Conseil départemental, André Accary a rappelé que ce projet était un complément de l'exercice libéral, et en aucun cas une concurrence. Citant le cas de Champforgeuil où une antenne a été fermée à la suite de l'installation d'un médecin libéral. "On anticipe, dit-il, pour que le département ne se trouve pas en désert médical, on connait la moyenne d'âge des médecins.C'est une grande victoire pour les 11 200 patients en Saône et Loire qui n'avaient plus de médecins référents. Tous les maires ont approuvé et suivi les projets. Nous devons maintenant travailler pour que le centre soit reconnu comme centre universitaire et accueillir des stagiaires. Nous devons également travailler sur les EHPAD qui manquent également de médecins. Les médecins viennent de nombreux départements et ils rejoignent un projet d'entreprise."
Mâcon infos
Dans l’Orne, un centre de Santé dépar-
temental devrait aussi voir le jour pro-
chainement. « Mais là, il devrait s’agir
d’un mélange entre médecins libéraux
et salariés », croit savoir André Accary.
tre les déserts médicaux. « On a reçu
énormément de monde. Xavier Ber-
trand [ndlr : président des Hauts de
France] est très intéressé pour inciter les
14 833 Depuis l’ouverture du premier centre territorial de santé, dans le départe- ment, 14 833 consultations ont été facturées en 185 jours, d’après les
chiffres du conseil départemental de Saône-et-Loire. Entre les centres et
leurs antennes, ce sont 7 952 patients qui ont été soignés. 3 349
déclarations de médecins traitants ont été réalisées. Ces statistiques vont
grossir dans les mois, voire les semaines à venir avec l’ouverture
d’antennes à Pierreclos (fin janvier), Saint-Symphorien-d’Ancelles, ou
encore Saint-Désert (en janvier ou février).
2019 sera aussi l’année durant laquelle le système de télémédecine -
financé à hauteur de 50 % par le Département - s’installera dans tous les
centres. La télé consultation, aussi, sera enfin lancée dans certains
établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Eh-
pad).
SAÔNE-ET-LOIRE
Dans l’Orne, un centre de Santé dépar- tre les déserts médicaux. « On a reçu énormément de monde. Xavier Ber-
trand [ndlr : président des Hauts de
France] est très intéressé pour inciter les
Depuis l’ouverture du premier centre territorial de santé, dans le départe-
ment, 14 833 consultations ont été facturées en 185 jours, d’après les
chiffres du conseil départemental de Saône-et-Loire. Entre les centres et
leurs antennes, ce sont 7 952 patients qui ont été soignés. 3 349
déclarations de médecins traitants ont été réalisées. Ces statistiques vont
grossir dans les mois, voire les semaines à venir avec l’ouverture
d’antennes à Pierreclos (fin janvier), Saint-Symphorien-d’Ancelles, ou
encore Saint-Désert (en janvier ou février).
2019 sera aussi l’année durant laquelle le système de télémédecine -
financé à hauteur de 50 % par le Département - s’installera dans tous les
centres. La télé consultation, aussi, sera enfin lancée dans certains
établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Eh-
France] est très intéressé pour inciter les
« Je ne touche aucune royalties ! Je par-
tage notre idée gratuitement. »
dans le Chalonnais ou le Charolais.
Depuis l’ouverture du premier centre territorial de santé, dans le départe-
ment, 14 833 consultations ont été facturées en 185 jours, d’après les
chiffres du conseil départemental de Saône-et-Loire. Entre les centres et
leurs antennes, ce sont 7 952 patients qui ont été soignés. 3 349
déclarations de médecins traitants ont été réalisées. Ces statistiques vont
grossir dans les mois, voire les semaines à venir avec l’ouverture
d’antennes à Pierreclos (fin janvier), Saint-Symphorien-d’Ancelles, ou
2019 sera aussi l’année durant laquelle le système de télémédecine -
financé à hauteur de 50 % par le Département - s’installera dans tous les
centres. La télé consultation, aussi, sera enfin lancée dans certains
établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Eh-
France] est très intéressé pour inciter les
« Je ne touche aucune royalties ! Je par-
tage notre idée gratuitement. »
dans le Chalonnais ou le Charolais.
Depuis l’ouverture du premier centre territorial de santé, dans le départe-
ment, 14 833 consultations ont été facturées en 185 jours, d’après les
chiffres du conseil départemental de Saône-et-Loire. Entre les centres et
leurs antennes, ce sont 7 952 patients qui ont été soignés. 3 349
déclarations de médecins traitants ont été réalisées. Ces statistiques vont
grossir dans les mois, voire les semaines à venir avec l’ouverture
d’antennes à Pierreclos (fin janvier), Saint-Symphorien-d’Ancelles, ou
2019 sera aussi l’année durant laquelle le système de télémédecine -
financé à hauteur de 50 % par le Département - s’installera dans tous les
centres. La télé consultation, aussi, sera enfin lancée dans certains
établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Eh-
MAIS AUSSI SUR :PROJET DE CRÉATION
D’UN CENTRE DE SANTÉ
DÉPARTEMENTALDENSITE DE MEDECINS GENERALISTES
EN BOURGOGNE FRANCHE-COMTE Chyumensue
re
T
et ES
D
#
Dora Mndecn Gone die ne anne de VE AG blue un us munies pe 9 088 nai à
«lé
M 17.51 Le?
5:15 Ve /£
mi ET “+ 7
[HAL . ; #
Dose de Mi pas : cmemee D £ ‘°tpnes! r n.
Les (LE V1. vastes a Von PS à re Are GR * | Lara name POV, mme NA Covers sec À Ecrent 18% met pe ot À Poe DEDOLA Arte (Bus 281
CENTRE
EU/ | 4
1. Le constat
A) UNE DÉSERTIFICATION MÉDICALE
PRÉVISIBLE QUI S’INTENSIFIE AU FIL DES
ANNÉES
La région Bourgogne Franche Comté fi gure parmi les
régions les plus touchées par la problématique de la
démographie médicale : elle se situe au 4 e rang des
régions ayant les densités les plus faibles. Cette situation
régionale masque par ailleurs des disparités territoriales
importantes (problématiques beaucoup plus marquées
dans les départements de Bourgogne).
En Saône-et-Loire, la densité de médecins
généralistes est, depuis plusieurs années, nettement
inférieure aux densités régionale et nationale. Au
1er janvier 2016, la Saône-et-Loire compte 635 médecins
généralistes, libéraux ou salariés, ce qui représente une
densité de 110,4 médecins pour 100 000 habitants alors
qu’elle est de 125,6 en région et de 132,1 en France.5
La situation est de plus en plus préoccupante,
notamment au regard du nombre de cessations d’activité
depuis 2014 qui ne cesse d’augmenter sans être
compensé par les installations.
Ce défi cit risque de s’accentuer dans les années à venir
au regard de plusieurs critères :
le nombre prévisionnel de départs à la retraite : près
de 35% des généralistes libéraux a plus de 60 ans et la
moyenne d’âge est de 53 ans.
les besoins de soins sont, quant à eux, de plus en plus
importants face à une population vieillissante.
l’augmentation en 2015 du nombre de médecins formés,
n’aura un réel impact que d’ici à une dizaine d’années.
la proportion de médecins généralistes nouvellement
diplômés qui optent pour le statut de remplaçants est en
augmentation continue.
L’ensemble du département est désormais concerné par
le manque de médecins : ce ne sont plus seulement les
communes rurales qui sont impactées mais aussi celles des
agglomérations.
B) DES DISPOSITIFS INSUFFISANTS
installeunmedecin.com : dispositif lancé en 2013 pour
accompagner et soutenir fi nancièrement le maintien et
l’installation des professionnels de santé de Saône-et-
Loire et les collectivités :
> bourses d’études pour les étudiants en médecine,
> accompagnement et aide à l’installation,
> aide au fi nancement des cabinets de recrutement,
> aide à l’investissement immobilier pour les collectivités
territoriales.
Mission SIM 71 : accompagnement plus poussé des
étudiants ou professionnels de santé dans leur projet
d’installation
> démarches professionnelles et extraprofessionnelles,
> présentation des territoires et des aides,
> liens avec les acteurs locaux et les projets en cours.
Install Box : deux journées découvertes du territoire
prises en charge pour permettre au médecin (et à sa
famille) de se projeter dans son futur environnement.
Cours de français médical : fi nancement de cours
accélérés aux médecins étrangers pour pallier le
problème de la barrière de la langue.
C) LES LIMITES DES ACTIONS
Ce dispositif d’accompagnement global atteint
aujourd’hui certaines limites.
> Les aides fi nancières ne suffisaient pas et qu’elles
n’apparaissaient pas comme un critère déterminant dans
le choix d’installation.
> Les mentalités ont évolué et les jeunes professionnels
de santé ont de nouvelles aspirations : ils souhaitent
concilier vie personnelle et vie professionnelle. De même,
le cadre de vie offert sur un territoire compte parmi les
facteurs prépondérants.
> La pénurie est telle que beaucoup de collectivités locales
de Saône-et-Loire ont décidé de proposer des aides à
l’installation aux médecins généralistes, dans le même
esprit que le dispositif installeunmedecin.com imaginé
par le Département. Cela entraîne des concurrences fortes
entre les territoires et des difficultés d’articulation entre
les différents acteurs.
Aujourd’hui après 4 années de fonctionnement, les
incitations fi nancières ne suffisent pas à enrayer le
phénomène de désertifi cation médicale.
11 %
De 2007 à 2016, la
Saône-et-Loire a enregistré
une baisse de ses effectifs
en médecins généralistes de6
2. Le Centre de santé
départemental : UNE SOLUTION VOLONTARISTE ET INNOVANTE
Le Département de Saône-et-Loire a refusé la fatalité
du déclin des soins de proximité et a proposé, avec
la création d’un centre de santé départemental multi
site, une réponse coordonnée et garante de l’équité
territoriale.
Il est ainsi devenu le premier département métropolitain
à expérimenter la création d’un centre de santé à
l’échelle de la globalité de son territoire afi n :
> d’apporter une réponse souple et rapide aux besoins
des bassins de vie frappés par la désertifi cation
médicale,
> de constituer une offre attractive pour attirer, avec des
conditions d’exercice adaptées (salariat des médecins),
de nouveaux médecins en Saône-et-Loire, sans générer
des jeux concurrentiels entre collectivités locales,
> de favoriser la complémentarité entre les acteurs de la
prévention et des champs sanitaires et médicosociaux,
de développer le travail en réseau et d’améliorer
la réponse sanitaire aux besoins croissants liés au
vieillissement de la population.
6
QU’EST-CE QU’UN CENTRE DE SANTÉ ?
Les centres de santé sont des structures
sanitaires de proximité. Ils sont gérés par des
organismes à but non lucratif, des collectivités
territoriales ou des établissements de santé.
Les centres de santé assurent donc, dans le
respect du libre choix de l’usager, des activités
de soins sans hébergement et participent à
des actions de santé publique, et à des actions
sociales. Ils font bénéfi cier leurs usagers de la
pratique de la dispense d’avance de frais. Les
centres de santé doivent à ce titre appliquer
les tarifs conventionnés du secteur 1, sans
dépassement de tarifs.
Structures de proximité se situant au plus
près des assurés et de leurs besoins, les
centres de santé participent à l’accès de tous
à la prévention et à des soins de qualité, sans
sélection ni discrimination. En complément
de la démarche curative, les centres de
santé participent activement à des actions
de prévention et de promotion de la santé,
favorisant ainsi une prise en charge globale de
la santé des personnes.
L’exercice regroupé et coordonné entre
professionnels de santé et la concertation
orgarnisé entre gestionnaires et profession-
nels de santé constituent le fondement de la
pratique des centres de santé.
A) UNE RÉPONSE ADAPTÉE
PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES ET
CONDITIONS DE CRÉATION DES
CENTRES DE SANTÉ
De manière schématique, les grandes caractéristiques
des centres de santé sont les suivantes :
> Leur activité est centrée sur l’exercice d’activités de
soins de premier recours ambulatoire.
> Ils pratiquent la dispense d’avance de frais/ secteur 1.
> Ils sont fi nancés par l’Assurance maladie (tiers payant
sécurité sociale et complémentaires).
> Ils concourent à la mise en oeuvre d’actions sociales
et de santé publique.
> Ils sont fondés sur l’exercice regroupé et coordonné
des professionnels, ainsi que sur l’emploi exclusif de
personnels salariés, y compris pour les médecins.
> Ils élaborent un projet de santé.
> Ils sont ouverts à tous.
Les centres de santé peuvent bénéfi cier par ailleurs
d’une implantation multi sites.
STATUT DES PERSONNELS
L’exercice en centre de santé présente un quadruple
avantage pour les professionnels de santé : un exercice
professionnel regroupé, un allègement de la charge de
travail administrative, une diversifi cation des activités
et un statut salarié.
67
Le statut de salarié est cité comme un attrait des
centres de santé pour trois de ses caractéristiques :
> La fi xité de la rémunération quand celle-ci est la
règle, qui permet de se consacrer à des tâches non
fi nancées mais dont l’intérêt médical est réel (réunions
de coordination).
> Les horaires de travail normés qui permettent
une meilleure conciliation entre vie familiale et vie
professionnelle.
> Le niveau de la protection sociale, plus avantageux
dans le cas du salariat que de l’exercice libéral (cf
indemnités journalières, couverture maternité, régime
de retraite ... ).
LES AVANTAGES DES CENTRES DE SANTÉ
L’intérêt des centres de santé s’apprécie au regard
des attentes des habitants, des institutions et des
professionnels :
> pour les usagers de santé et la population générale :
ils contribuent à réduire les inégalités sociales de
santé ainsi que les inégalités territoriales de réponses
aux besoins. Ils permettent l’accès aux soins par les
mesures pratiquées en termes d’accessibilité sociale
(tarifs conventionnés, tiers payant, Couverture maladie
universelle, Aide médicale d’État…). Les usagers sont
au centre des préoccupations du centre de santé, les
sécurisant, les accompagnant pour leur parcours de
soins, leurs proposant sur le plan sanitaire une unité de
lieu, une équipe pluridisciplinaire, un plateau technique,
une coordination des soins et un travail d’équipe.
> pour les pouvoirs publics : ils répondent aux critères
de modernité qui prévalent désormais en termes de
coordination des soins, de pluridisciplinarité, de dossier
médical commun, de formation médicale initiale et
continue, d’organisation d’actions de santé publique
et hors les murs, de prise en charge des maladies
chroniques, de paiement à la fonction des soignants et
de qualité des soins.
> pour les professionnels soignants : l’exercice en
centre de santé présente un quadruple avantage pour
les professionnels de santé :
• un exercice professionnel regroupé,
• un allègement de la charge de travail administrative,
• une diversifi cation des activités,
• un statut salarié.
La coordination médicale constitue un point de force
des centres de santé et permet une plus grande effica-
cité des actions en direction des malades chroniques
(notamment des populations âgées). Elle prend trois
formes principales :
> Elle est formelle (réunions) lorsqu’il s’agit d’échanger
entre pairs de manière théorique et pratique sur des
questions médicales précises ou sur des sujets d’intérêt
général pour le centre de santé (qualité des soins, santé
publique... ).
> Elle est souvent plus informelle lorsqu’il s’agit de
traiter de situations individuelles concrètes (discussion
permettant de déboucher sur une action collective
coordonnée).
> Elle se traduit enfi n par la mise en place d’un dossier
« patient » partagé entre les professionnels de santé.
Les centres de santé se créent là où les besoins en soins
primaires sont les plus aigus. Ils sont au niveau national
dans une phase de développement compte tenu des
nombreuses initiatives émanant des Communes.
Les principaux atouts sont l’attractivité du salariat et
de l’exercice regroupé et coordonné et le fait que les
médecins sont déchargés de la gestion administrative.
B) UNE APPROCHE PRAGMATIQUE
ET INNOVANTE
La Saône-et-Loire propose de créer le premier centre
de santé départemental de France.
À l’instar des nombreux centres de santé créés par
des associations, des mutuelles ou des collectivités
locales, le projet de centre de santé départemental
répondra aux exigences du décret du 30/07/2010.
Le Département de Saône-et-Loire propose toutefois
de porter un modèle de centre de santé spécifi que au
regard de son caractère multi site et de son lien étroit
avec l’exercice des compétences départementales.8
L’originalité du centre de santé départemental repose
donc sur :
> Un déploiement par étape d’un centre de santé
multi site sur les territoires prioritaires, avec un
siège central (équipes médicales et personnels
administratifs) et plusieurs antennes (au sein des
communes ou des Maisons de Santé Pluridisciplinaires
ou autres structures partenaires) pour les consultations
des médecins généraux salariés.
> Un positionnement spécifique du centre de santé
départemental : accueil tout public mais également
actions ciblées sur les personnes âgées et personnes
en situation de précarité. Le centre de santé s’attachera
également à avoir un positionnement innovant sur le
champ de la télésurveillance, télémédecine (liaison
antenne-siège) ainsi que l’accueil d’étudiants.
> Un contrat spécifique avec les médecins salariés :
une fraction du temps de travail serait consacrée
aux missions départementales, hors consultations
de médecine de ville. Ces missions seraient à définir
sur la Protection maternelle et infantile, l’Allocation
personnalisée d’autonomie, à voire l’Aide sociale
à l’enfance et d’autres actions de santé publique,
permettant de résoudre le problème de recrutement
médical du Conseil départemental pour ses propres
besoins. Par ailleurs, l’attractivité des postes pourra
être confortée par la proposition d’un exercice mixte
avec une quotité de travail pour le compte du centre de
santé (salariat) et une quotité en exercice libéral.
C) 5 PRINCIPES D’ACTIONS
La conception et la mise en oeuvre du projet de centre
de santé s’inscrivent dans une approche pragmatique
pour répondre aux besoins sanitaires et sociaux des
territoires concernés. Ce projet a été conçu, dès son
origine, en lien étroit avec l’Ordre des médecins, l’Agence
régionale de santé et la Caisse primaire d’assurance
maladie.
Il repose sur 5 grands principes d’actions :
1 - Subsidiarité : l’objectif est d’apporter une réponse
complémentaire aux initiatives existantes (Maisons de
santé pluridisciplinaires et professionnels libéraux). En
cela, le Département assume et conforte son rôle de
garant de l’équité territoriale et contribue activement
à rétablir l’égal accès de tous les citoyens aux soins de
proximité.
2 - Consensus local : l’installation du centre de santé
départemental dans les différents sites ne sera
envisagée que dans les communes où un fort consensus
(professionnels de santé, habitants, collectivités,
établissements, etc.) et un accompagnement local sont
engagés.
3 - Complémentarité : le projet du centre de santé
départemental posera clairement comme objectif
central le principe d’un travail en réseau avec les acteurs
locaux du champ de la prévention, sanitaire, et médico-
social. Il contribuera ainsi activement aux logiques
partenariales incarnées par les Contrats locaux de
santé et les projets de territoires.
4 - Agilité : le déploiement du centre de santé sera pensé
de manière suffisamment agile pour rendre possible la
fermeture d’une antenne, et son redéploiement dans
une autre zone, dès lors qu’une installation médicale
ou un projet structurant viendrait modifier la situation
dans la commune considérée. L’objectif est en tout état
de cause de ne créer aucune situation de concurrence
entre les différents modes d’accès à la médecine
générale.
5 - Équilibre financier : après une phase de montée
en charge, le centre de santé départemental devra
atteindre un équilibre financier grâce à une organisation
et une gestion rigoureuse permettant d’équilibrer les
charges et les recettes. La participation des communes
et des intercommunalités constitue un point important
dans la réussite du projet, à l’image de l’implication
de la Communauté de communes Le Grand Charolais,
de la Communauté de Communes du Grand Autunois
Morvan, de la ville de Chalon et de la ville de Montceau-
les-Mines dans la mise à disposition des locaux destinés
à accueillir les 4 premiers centres de santé territoriaux.9
3 - Une méthodologie PERTINENTE ET EFFICACE
A) DES ACTIONS CONCRÈTES
PHASE DE CONCERTATION PRÉALABLE
La réfl exion autour d’un centre de santé départemental
a été initiée au début de l’année 2017. Elle a donné
lieu, dans une première phase (mars-mai 2017), à de
nombreux échanges avec l’Agence régionale de santé,
la Caisse primaire d’assurance maladie, la fédération
nationale des centres de santé afi n de s’assurer de
l’opportunité et de la faisabilité du projet.
Une seconde phase s’est ouverte de juin à septembre
2017 pour consulter très largement les partenaires,
et notamment le Conseil départemental de l’ordre
des médecins, les organismes représentatifs des
professionnels de santé, les associations et réseaux de
santé ainsi que les collectivités locales intéressées afi n
de prendre en compte les différentes attentes et défi nir
les contours du projet.
Cette phase de concertation doit permettre d’éclairer
utilement la défi nition des critères d’implantation du
centre de santé multi site mais également de défi nir le
modèle d’organisation du centre : siège départemental,
ramifi cation en pôle territoriaux et sites éclatés,
composition type d’un site local (nature des locaux,
nombre de professionnels de santé et administratifs...).
DÉFINITION DES CRITÈRES ET APPEL
À MANIFESTATION D’INTÉRÊT
Le diagnostic préalable des besoins a mis en perspective
les caractéristiques de la population, les problématiques
de santé, l’organisation du système sanitaire et social
à l’échelle du territoire départemental ainsi qu’à un
niveau infra territorial pertinent. Sur cette base, les
critères de priorisation ont été établis pour défi nir la
liste des zones prioritaires pour une implantation du
centre de santé départemental.
Pour défi nir ces critères, le Département s’est appuyé sur
les données et les travaux en cours à l’Agence régionale
de santé. Notamment ont été pris en compte la densité
et l’âge des médecins généralistes, l’âge de la population
ou encore le maillage en maisons et centres de santé.
Sur la base de ce travail cartographique, un appel à
manifestation d’intérêt a été adressé aux Communes
et/ou aux Établissements publics de coopération
intercommunale (EPCI) volontaires (septembre 2017).
Les dossiers de candidature ont permis d’établir :
> la réalité des besoins,
> le consensus local et notamment l’adhésion des
professionnels de santé, notamment libéraux, sur
l’opportunité du centre de santé,
> les logiques de coopération autour de l’implantation
d’un site du centre de santé départemental,
> le niveau d’implication humain et fi nancier de la
commune,
> les possibilités d’accueil physique sur le territoire
concerné.
UNE COMMUNICATION SPÉCIFIQUE
> Création d’une boîte mail spécifi que centredesante@
saoneetloire71.fr pour recenser les candidatures de
médecins. Cette boîte mail a permis également de
fl uidifi er les échanges avec l’équipe projet en mesure de
répondre aussi bien aux questions des candidats que
des élus locaux,
> Lancement d’une opération de communication
massive dès septembre auprès des facultés de
médecine pour les informer de cette expérimentation
unique en France, et de tous les outils mis à leur
disposition pour obtenir des renseignements et déposer
leur candidature.
> Création d’une page internet dédiée sur le site du
Département saoneetloire71.fr afi n que les médecins,
les communes, les habitantset les journalistes puissent
suivre en temps réel la construction de ce projet, étape
par étape, mais aussi poser leurs questions.
DES RETOMBÉES CONSÉQUENTES
> important relais dans les médias locaux et
nationaux : l’initiative du Département de
Saône-et-Loire citée pour exemple dans la
presse écrite, Internet, télé, radio et presse
spécialisée,
> de nombreux appels de médecins et étu-
diants en médecine.2BaBRE
Ne
= CENTRE
EUJ | 10
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
× Communauté de communes
du Grand Autunois Morvan
Iguerande
Toulon-sur
Arroux
Simard
Champforgeuil
Étang-sur
Arroux
Gueugnon
Mâcon
Cussy-en
Morvan
Le Creusot
Digoin
Bourbon-Lancy
Montceau
les-Mines
Lucenay
l'Évêque
Mercurey
Blanzy
Branges
Saint-Léger
sous-Beuvray
Chalon
sur-Saône
Paray-le
Monial
Torcy
Joncy
© IGN - 2017 Septembre 2017 - AM-472 Reproduction Interdite
Centre de santé départemental - Collectivités ayant répondu à l'appel à manifestation d'intérêt * Proposition déploiement en phase 1
Phase 1
Zones prioritaires ARS
Niveau de priorité - Fédération Nationale
des Centres de Santé
Pays Charolais Brionnais
Pays de l'Autunois Morvan
Communauté Le Creusot-Montceau
Chalonnais
Bresse Bourguignonne
Région Mâconnaise
× siège du CSD
× pôles
× antennes
* candidatures reçues au 01/09 (conformément à la date limite fixée par l’AMI)
PHASE 1 - Janvier 2018
B) UN PROJET RÉALISÉ EN SEULEMENT
6 MOIS !
JUIN 2017
Présentation du projet de centre de santé
départemental
Lors de l’Assemblée départementale du 22 juin 2017,
André Accary, Président du Département, et Richard
Lopez, Président de la Fédération nationale des centres
de santé (FNCS), ont présenté aux élus départementaux
l’intérêt d’un tel projet pour la Saône-et-Loire.
ÉTÉ 2017
Choix des communes
L’ensemble des communes et EPCI de Saône-et-
Loire avait la possibilité de déposer un dossier pour
accueillir un médecin dans des locaux communaux
ou intercommunaux. Les dossiers de candidatures
devaient notamment permettre d’établir la réalité
des besoins dans le territoire, le consensus local ainsi
que les logiques de coopération et de coordination
avec l’ensemble des acteurs. Au total, cinq centres et
47 antennes ont ainsi été retenus.
SEPTEMBRE 2017
Création du centre de santé départemental
Le Conseil départemental a officiellement adopté
la création d’un centre de santé lors de l’Assemblée
départementale du 21 septembre.
OCTOBRE-NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2017
Finalisation du projet de centre de santé
départemental
Choix des sites, finalisation du projet de santé, définition
des moyens humains et budgétaires, validation des co-
financements des communes et intercommunalités, de
l’ARS et de la CPAM.
Le Président du Département André Accary a participé
par ailleurs à Paris les 13 et 14 octobre aux Journées
nationales de la médecine générale et les 5 et 6 octobre
au congrès national des centres de santé.
Action de communication grand public et ciblée
Appel à candidatures de médecins dans des outils de
communication destinés aux professionnels de la
santé. Mise en place de partenariats locaux.
> Recrutement des équipes médicales et administratives
> Réception des candidatures et entretiens d’embauche.
> Réalisation des travaux pour le centre de santé multi
sites.
C) UNE MONTÉE EN PUISSANCE PROGRESSIVEDEN
8 Beuurt
DRN
Better
11
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
× Communauté de communes
du Grand Autunois Morvan
Iguerande
Semur-en
Brionnais
Gibles
Sagy
Toulon-sur
Arroux
Sanvignes
les-Mines
Simard
Lux
Mesvres
Champforgeuil
Pierreclos
Étang-sur
Arroux
Saint-Christophe
en-Brionnais
Gueugnon
Mâcon
Cussy-en
Morvan
Chauffailles
Montpont
en-Bresse
Le Creusot
Chagny
Digoin
Bourbon-Lancy
Fragnes-la Loyère
Montceau
les-Mines
Lucenay
l'Évêque
Mercurey
Marcigny
Blanzy
Branges
Saint-Léger
sous-Beuvray
Chalon
sur-Saône
Paray-le
Monial
Torcy
Joncy
Châtenoy
le-Royal
© IGN - 2017 Septembre 2017 - AM-472 Reproduction Interdite
Centre de santé départemental - Collectivités ayant répondu à l'appel à manifestation d'intérêt * Proposition déploiement en phase 1 et 2
Phase 1
Phase 2
Zones prioritaires ARS
Niveau de priorité - Fédération Nationale
des Centres de Santé
Pays Charolais Brionnais
Pays de l'Autunois Morvan
Communauté Le Creusot-Montceau
Chalonnais
Bresse Bourguignonne
Région Mâconnaise
× siège du CSD
× pôles
× antennes
* candidatures reçues au 01/09 (conformément à la date limite fixée par l’AMI)
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
×
× × Communauté de communes
Le Grand Charolais
× Communauté de communes
du Grand Autunois Morvan
Iguerande
Cuisery
Semur-en
Brionnais
Gibles
Simandre
Sagy
Toulon-sur
Arroux
Sanvignes
les-Mines
Simard
Marmagne
Lux
Mesvres
Champforgeuil
Navilly
Pierreclos
Étang-sur
Arroux
Saint-Christophe
en-Brionnais
Gueugnon
Mâcon
Anost
Cussy-en
Morvan
Chauffailles
Montpont
en-Bresse
Le Creusot
Chagny
Digoin
Bourbon-Lancy
Saint-Symphorien
d'Ancelles
Fragnes-la Loyère
Montceau
les-Mines
Saint-Désert
Lucenay
l'Évêque
Mercurey
Igornay
Marcigny
Blanzy
Chalmoux
Branges
Grury
Frangy-en
Bresse
Saint-Léger
sous-Beuvray
La Clayette
Chalon
sur-Saône
Paray-le
Monial
Torcy
Chenay-le
Châtel
Joncy
Châtenoy
le-Royal
© IGN - 2017 Septembre 2017 - AM-472 Reproduction Interdite
Centre de santé départemental - Collectivités ayant répondu à l'appel à manifestation d'intérêt * Proposition déploiement en phase 1, 2 et 3
Phase 3
Zones prioritaires ARS
Niveau de priorité - Fédération Nationale
des Centres de Santé
Pays Charolais Brionnais
Pays de l'Autunois Morvan
Communauté Le Creusot-Montceau
Chalonnais
Bresse Bourguignonne
Région Mâconnaise
× siège du CSD
× pôles × antennes
Phase 1
Phase 2
* candidatures reçues au 01/09 (conformément à la date limite fixée par l’AMI)
PHASE 3 - Après 2018
PHASE 2 - Courant 2018CENTRE"
ET In a 12
LA RÉALISATION DU PROJET
DE CENTRE DE SANTÉ
DÉPARTEMENTAL Le centre de santé départemental a vu le jour en janvier
2018 et a reposé, dans sa phase initiale, sur 4 pôles
territoriaux et 12 antennes ouverts successivement sur
l’année 2018 avec le recrutement de 30 médecins. Dès
2019, le centre de santé départemental poursuit son
déploiement avec l’ouverture de deux nouveaux centre de
santé territoriaux et de nombreuses antennes.13
1. Caractéristiques du centre
de santé départemental EN SAÔNE-ET-LOIRE
CRÉATION D’UNE RÉGIE DOTÉE DE LA SEULE
AUTONOMIE FINANCIÈRE
Le Département gére directement le centre de santé
départemental par la création d’un service dédié au
sein de la collectivité. Dans un souci de transparence et
de suivi de ce projet, il a eu recours à une régie dotée de
la seule autonomie financière comme l’autorise le Code
général des collectivités territoriales (CGCT).
CRÉATION DES POSTES NÉCESSAIRES AU
FONCTIONNEMENT DU CENTRE DE SANTÉ
DÉPARTEMENTAL
Il a été proposé de dimensionner le centre de santé,
pour les phases de déploiement 1 et 2, sur la base d’un
recrutement de 30 médecins :
> 15 médecins en phase 1, dont le Directeur médical,
> 15 médecins en phase 2.
Par ailleurs les personnels administratifs ont
progressivement été composés, pour les phases 1 et
2, d’un directeur, de 2 gestionnaires administratifs et
financiers et de 10 secrétaires médicales.
SÉLECTION DES IMPLANTATIONS PRIORITAIRES
POUR LE DÉPLOIEMENT DU CENTRE DE SANTÉ
L’ensemble des Communes et EPCI de Saône-et-Loire
ont eu la possibilité de déposer un dossier au titre de
l’appel à manifestation d’intérêt sur la base de plusieurs
critères énoncés. Les dossiers de candidatures devaient
en outre, permettre d’établir la réalité des besoins
sur le territoire, le consensus local, les logiques de
coopération et de coordination avec l’ensemble des
acteurs et services au local et le niveau d’implication
de la structure porteuse. Les candidats devaient
également préciser s’ils s’orientaient vers l’accueil d’un
pôle territorial ou d’une antenne du centre de santé.
LES CENTRES DE SANTÉ TERRITORIAUX ONT
VOCATION a été implantés sur une commune
considérée comme pôle de services d’un bassin de vie,
défini par l’Insee comme disposant d’un minimum
d’équipements intermédiaires. Ils regroupe une équipe
pluridisciplinaire composée de plusieurs médecins
généralistes et de personnel administratif. Les
médecins qui y exercent assurent des consultations
de médecine générale selon une large amplitude
d’horaires, permettant ainsi d’apporter une réponse à
la demande de soins des patients. Le pôle territorial
est à penser comme une structure pérenne et fixe et
pourra rayonner sur un large périmètre géographique.
L’ANTENNE a vocation à être déployée sur des com-
munes très déficitaires en offre de soins en vue d’offrir
des consultations en médecine générale au plus proche
du lieu de vie des patients. Elle est destinée à tous les
usagers et notamment à ceux qui n’ont pas la possibilité
de se rendre dans un centre de santé territorial. Elle
permet d’accueillir un médecin généraliste, sur des
horaires qui pourront être de moindre importance, afin
d’assurer une permanence médicale. Cette structure
non figée, pourra être redéployée à tout moment sur
un autre lieu déficitaire. En effet, elle a été imaginée de
manière à ce qu’une fermeture soit rendue possible, dès
lors que l’offre de soins serait améliorée sur le territoire
concerné (installation d’un médecin généraliste libéral,
mise en place d’une Maison de santé pluridisciplinaire,
etc.).
CONTRACTUALISATION AVEC LES COMMUNES ET EPCI
Le Département de Saône-et-Loire met à disposition
les médecins généralistes salariés du centre de santé
départemental au sein des centres de santé territoriaux
et des antennes ainsi que les équipes administratives
afférentes. Pour les centres de santé territoriaux, le
Département s’est chargé de l’équipement matériel
des équipes. En contrepartie, les Communes et EPCI
ont participé financièrement et ont soutenu l’initiative
départementale par la mise à disposition de moyens,
parmi lesquels figurent les locaux, les fluides ou encore
l’entretien permettant le bon fonctionnement des
structures. L’équipement matériel et technique des
équipes basées sur les antennes sera également à la
charge de la collectivité d’accueil.
RECRUTEMENT DU MÉDECIN GÉNÉRALISTE
DIRECTEUR MÉDICAL DU CENTRE DE SANTÉ
Un appel à candidature a été lancé fin juillet en vue
de recruter le futur directeur médical du centre de
santé. Il est chargé, avant l’ouverture, de participer à
l’élaboration et à la mise en oeuvre du projet sur les
différents volets et notamment le projet de santé, le
recrutement des médecins généralistes, la mise en
place du système d’information et l’aménagement
des locaux. Dès l’ouverture du centre, véritable
coordinateur, le directeur médical pilote le projet de
santé, organise le travail du service médical, participe
aux activités de direction et mobilise les partenariats.
Il participe également à l’offre de soins en réalisant des
consultations.CENTRE
EU/ | 14
2. Des ouvertures SUCCESSIVES
CENTRE DE SANTÉ TERRITORIAL DE DIGOIN
Ouvert le 6 février 2018
> Antenne de Saint-Christophe-en-Brionnais
Ouverte le 19 septembre 2018
> Antenne de Gueugnon
Ouverte le 16 octobre 2018
> Antenne d’Iguerande
Ouverte le 14 novembre 2018
CENTRE DE SANTÉ TERRITORIAL D’AUTUN
Ouvert le 22 février 2018
> Antenne de Saint-léger-sous-Beuvray
Ouverte le 5 juin 2018
> Antenne de Étang-sur-Arroux
Ouverte le 13 mai 2019
CENTRE DE SANTÉ TERRITORIAL DE
MONTCEAU-LES-MINES
Ouvert le 3 juillet 2018
> Antenne du Creusot
Ouverte le 6 septembre 2018
> Antenne de Joncy
Ouverte le 21 janvier 2019€
HET
PEN FRaNE
EUR | à ESS ANTE
où dm jf
15
CENTRE DE SANTÉ TERRITORIAL DE CHALON-SUR-SAÔNE
Ouvert le 17 avril 2018
> Antenne de Champforgeuil
Ouverte le 7 septembre 2018
(fermée en décembre 2018, suite à l’installation d’un
médecin généraliste libéral)
> Antenne de Branges
Ouverte le 7 novembre 2018
> Antenne de Sagy
Ouverte le 6 novembre 2018
> Antenne de Mercurey
Ouverte le 7 novembre 2018
> Antenne de Montpont-en-Bresse
Ouverte le 9 janvier 2019
> Antenne de Lux
Ouverte le 11 mars 2019
> Antenne de Simard
Ouverte le 28 mars 2019
CENTRE DE SANTÉ TERRITORIAL DE MÂCON
Ouvert le 22 janvier 2019
> Antenne de Pierreclos
Ouverte le 24 janvier 2019
> Antenne de Saint-Symphorien-d’Ancelles
Ouverte le 13 mai 2019
CENTRE DE SANTÉ TERRITORIAL DE MÂCON24
urité sociale)
Jical, tous les
LL.
CENTRE
EU/ | 16
3. Le centre de santé, COMMENT ÇA MARCHE ?
45 ANTENNES
ASSOCIÉES
Digoin
Autun
Montceau-les-Mines
MÉDECINE GÉNÉRALE
Les centres de santé territoriaux pratiquent
uniquement la médecine générale.
D’autres spécialités sont envisagées pour la
seconde phase du projet.
UN NUMÉRO UNIQUE
03 85 34 71 00
UNE PLATEFORME SUR INTERNET
www.centredesante71.fr
DOSSIER MÉDICAL
INFORMATISÉ
ET CONFIDENTIEL
Le dossier médical est accessible au patient
sur demande. Les spécialistes, les hôpitaux
seront les correspondants des médecins
des centres de santé comme ils le sont pour
tous les médecins généralistes.
MÉDECIN TRAITANT
Les médecins du centre de santé peuvent
être choisis comme médecin traitant.
Si vous consultez au centre de santé alors que
vous avez déjà un médecin traitant libéral,
vous serez remboursé uniquement pour un
problème urgent, en cas d’éloignement
géographique ou si votre médecin est
absent ou indisponible.
DOCUMENTS NÉCESSAIRES À
LA CONSULTATION
Carte vitale (ou à défaut attestation de Sécurité sociale)
et carte de mutuelle. Sur le plan médical, tous les
documents facilitant la constitution du dossier médical.17
Chalon-sur-Saône
4 CENTRES
DE SANTÉ
TERRITORIAUX
VISITES À DOMICILE
Prévues dès que les effectifs des médecins
le permettront et réservées aux
personnes ne pouvant se déplacer
au centre de santé.
TARIFS DE CONSULTATION
SANS DÉPASSEMENT
D’HONORAIRES ET
CONVENTIONNÉS
Les tarifs des actes ou consultations sont
affi chés en salle d’attente et sont
conventionnés à la Sécurité sociale en
secteur 1 (base du remboursement de la caisse
d’assurance maladie).
URGENCE
Plages de consultations réservées
pour les urgences (nécessitant un avis
médical dans la journée).
ACCESSIBILITÉ
Tous les lieux d’accueil du centre
de santé départemental sont
accessibles aux personnes
à mobilité réduite.
DES CONSULTATIONS SUR TOUT
LE TERRITOIRE
Aucune restriction géographique à la prise de rendez-vous.
Consultations dans les antennes réservées en priorité aux
personnes qui ne peuvent pas se déplacer au centre de santé.
HORAIRES D’OUVERTURE :
du lundi au vendredi de 8 h à 20 h Variables selon les médecins et les plannings établis chaque semaine,
pour assurer la continuité de l’offre de soins dans chaque
centre. Les consultations du samedi seront mises en place lorsque les
effectifs de médecins le permettront.
TIERS PAYANT
Pour l’instant, les patients devront payer la part de la
mutuelle, qui la rembourse ensuite. Dans les prochains
mois, le conventionnement avec les principales mutuelles
rendra possible le tiers payant intégral. Pour les
patients bénéficiaires de la CMU, il n’y a pas d’avance
de frais.
ACCESSIBILITÉ
Tous les lieux d’accueil du centre
de santé départemental sont
accessibles aux personnes
à mobilité réduite.
TARIFS DE CONSULTATION
SANS DÉPASSEMENT
D’HONORAIRES ET
CONVENTIONNÉS
Les tarifs des actes ou consultations sont
affi chés en salle d’attente et sont
conventionnés
secteur 1
TIERS PAYANT
Pour l’instant, les patients devront payer la part de la
mutuelle, qui la rembourse ensuite. Dans les prochains
mois, le conventionnement avec les principales mutuelles
rendra possible le tiers payant intégral.
patients bénéficiaires de la CMU,
de frais.
4 CENTRES
DE SANTÉ
4 CENTRES
DE SANTÉ
4 CENTRES
effectifs de médecins le permettront.
Variables selon les médecins et les plannings établis chaque semaine,
VitaleAnost
# EU | Saint-Léger
sous-Beuvray
# # # Étang-sur Mesvres Arroux
Toulon-sur &
Arroux
er Sanvignes les-Mines
Bourbon-Lancy #
Chalmoux Gueugnon
CENTRE
Es #
Paray-le
Monial
Marcigny
Semur-en
Brionnais
Chenay-le
Châtel
gun 1 V7)
Cussy-en
Morvan Lucenay l'Évêque
CENTRE —DEPARTEMENTAL
e SANTE
NN
# Saint-Christophe
en-Brionnais }
er
Igornay
Marmagne
Gibles
La Clayette
Chagny
| DÉPARTEMENTAL #
es SANTE .
D Mercurey
ua
Torcy “DEP
4 Saint-Désert # (==
Blanzy Lux
CENTRE —DEPARTEMENTAE
mess À Ÿ
# “ DEPARTEME
Pierreclos [= SAN
1 _,
ft Saint-Symphorien
d'Ancelles
CENTRE
EUJ | 18
ANTENNE OUVERTE
OUVERTURE EN COURS
ANTENNE EN PROJET
Transformation de l’an
du Creusot en Centre
santé territorial coura
CENTRE DE SANTÉ
TERRITORIAL
DIGOIN
AUTUN
MÂ
MONTCEAU-LES-MÎNES
CH
LE CREUSOT
4 - Le bilan après UN AN DE FONCTIONNEMENTv.."
Navilly
ragnes-la Loyère
ampforgeuil
ARE # SANTE ne
UN nm
Simandre
“ Montpont en-Bresse
NTAL*,
TE
# Frangy-en
Bresse
# Sagy
—*DEPARTEMENTAI ee]
a
CENTRE
a D à
LA
19
ntenne
de
ant 20 19
Fermeture de l’antenne
de Champforgeuil
en décembre
2018, suite à l’installation d’un
médecin généraliste libéral
CON
ALON-SUR-SAÔNE
40 MÉDECINS
RECRUTÉS
MÉDECINS
5 CENTRES DE SANTÉ
TERRITORIAUX
OUVERTS
CENTRES DE SANTÉ
15 ANTENNES
EN FONCTIONNEMENT
15 ANTENNES
+ DE 37 000 CONSULTATIONS RÉALISÉES
DANS L’ENSEMBLE DES CENTRES
EN 2019 LE CENTRE DE SANTÉ DÉPARTEMENTAL EN CHIFFRES
20 000 PATIENTS PRIS EN CHARGE
POUR PRÈS DECENTRE"7:
D a SANTE
—DEPARTEMENTAL
=
EN $
M
S
intUniversité dh
de Montréal
A S S I S S E S D E L A S A N T É - C O R T E – 6 J U I L L E T 2 0 1 9
PARENTALITÉ :
DÉFIS ET INNOVATIONS
POUR
ACCOMPAGNER LES PARENTS
ET RÉDUIRE LES INÉGALITÉS SOCIALES DE
SANTÉ
Christine COLIN
Médecin spécialiste de santé publique et médecine préventive
Professeur titulaire de santé publique
Université de Montréal
École de santé publiquePARENTALITÉ ET SANTÉ :
DÉFIS ET INNOVATIONS
Introduction
I. Parentalité et santé
II. Les inégalités sociales de santé
III. Des leviers puissants
1. Les politiques publiques
2. Les programmes structurés de visites à domicile
IV. Des facteurs de réussite pour nos interventions
Conclusion
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019INTRODUCTION
• La petite enfance est une période cruciale et en
particulier les 1000 premiers jours (de la conception
jusqu’à 2 ans)
• Les besoins des l’enfant et des parents sont bien
connus
• Malgré les progrès de la société, le gradient socio-
économique, bien présent dès la conception, persiste.
Il accentue les besoins des familles défavorisées ou
vulnérables
« La pauvreté peut être plus dommageable durant la petite
enfance, car elle affecte plusieurs sphères constituantes qui
auront un impact sur la performance et la réussite scolaire »
Jack P. Shonkoff, 2000
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019I. Parentalité et santé
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019I. PARENTALITÉ ET SANTÉ
• La parentalité est un néologisme datant de la fin du
XXe siècle, issu de la sphère médico-psycho-sociale
• La parentalité désigne l’ensemble des façons d’être et
de vivre le fait d’être parent
• La parentalité désigne la fonction d’être parent dans
ses dimensions matérielles, psychologiques, morales,
culturelles, sociales, juridiques, politiques, socio-
économiques, et institutionnelles.
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019I. PARENTALITÉ ET SANTÉ
• La Parentalité réfère à une réalité complexe, du fait de
l’évolution des familles (traditionnelles, recomposées,
monoparentales, pluriparentales) et de la société
• Elle concerne le parent biologique et le parent social
• La parentalité influence la santé des enfants dans
toutes les composantes bio-psycho-sociales
• Santé physique
• Santé mentale
• Développement de l’enfant
• Compétences de l’enfant
• Etc.
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019CONTEXTE GLOBAL pe Pins
Contexte Fr SYSTÈMES
politique et RS EEE, législatif EE" on Fi Fe MILIEUX es . Systèmes d'éducation _.-- DEVIE 2 se. 5e NO
Coiée , etde services de .-" + se ; rde à l'enfance .- a"
NME ZE #7 Milleufamillal MORE
f F "Caractéristiques F f Pa bi es che } Système des Milieu scolaire RU N = et de garde , démographique _ !_ S£rvices sociaux TU
; et de santé Ut
| santé Li
; Milleu de travall 2 ML Contexte soclal :
et culturel : Aménagement » du territoire
», Soutien à l'emplol t ee
RE Let solidarité soclale Ë et scientifique L
be. Autres systèmes
.. et programmes
Environnement ©».
aturel et écosystèmes 2. 27 * 2 …" = 2" Sn 8 RE "0 On Reese nent
UN RAPPEL : LES DÉTERMINANTS DE LA SANTÉ
RÉFÉRENCE : LE CADRE CONCEPTUEL DE LA SANTÉ ET DE SES DÉTERMINANTS RÉSULTAT
D’UNE RÉFLEXION COMMUNE
(MSSS,2010)
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019I. PARENTALITÉ ET SANTÉ
Objectif : Offrir un environnement favorable au bon
développement de l’enfant
Acteurs :
• Les parents
• Les communautés
• Importance des cadres et des politiques publiques :
éducation, revenu, logement, protection sociale,
organisation des soins, etc…
L’accompagnement à la parentalité pour le soutien des
pratiques parentales :
• Augmenter les compétences des parents
• Améliorer la santé et le bien-être des enfants (et des
parents) COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019II. Les inégalités sociales de santé
(ISS)
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019| Ses8r II. LES INÉGALITÉS SOCIALES DE SANTÉ
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
Ce sont les écarts d’état
de santé socialement
stratifiés. Les ISS
reproduisent, dans le
domaine sanitaire, les
inégalités existant entre
les groupes sociaux. Cela
correspond à des écarts,
injustes et évitables, entre
les groupes sociaux de
population, qui ont un
impact sur la santé.
Combler le fossé en une génération
Instaurer l'équité en santé en
agissant
sur les déterminants sociaux
OMS, 2008-2011Figure 4 Tableau de comparaison de ls pauvreté relative des enfants dans certains pays de FOCDE
Isltsnde
Belgique
Australe
Royaume-Uni
Luxembourg
o 5 10 15 20 25
Taux de pauvreté des enfants (% des enfants vivant dans des ménages dont le revenv équivalent est mféreur à 50 9 de fs médiane nationale)
Note : Les données renvoient à des enfants £g<és de O0 8 17 ans.
Sources : Cslcuis basés sur lrEU-SILC 2009. HILDA 2009. SLID 2006, PMS 2009 et PFSID 2007. Les résultats pour le Japon sont issus du Bureau du cabinet. Bureau pour l'égalité des sexes (20111
TAUX DE PAUVRETÉ RELATIVE DES ENFANTS :
SOURCE : UNICEF, BILAN INNOCENTI 10, 2012
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019DES FAMILLES PAUVRES ET TRÈS PAUVRES
• La pauvreté est une réalité persistante
• Les écarts persistent et augmentent
• La grande pauvreté : le Quart Monde
• Cumul des difficultés
• Persistance dans le temps
• Pas de pouvoir, pas de savoir reconnu
• Exclusion sociale
• Importance de la durée et de l’intensité de la pauvreté
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019UILEN
ouHoue)
ETC
ET
EIND)
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
AU-DELÀ DES CHIFFRES ET DES STATISTIQUES :
POUR LES PARENTS UN QUOTIDIEN DIFFICILE
Pour les parents : survivre avec un passé lourd et la peur
au quotidien de manquer de nourriture pour les enfants
• Gérer un stress constant et élevé et tout faire pour
garder un bon moral
• Effet destructeur de la honte
• Estime de soi compromise
• Donner un sens à sa vie et avoir une contribution
sociale : L’enfant est projet et espoir
• Des mères et des pères aimants et dotés de
compétences parentales, souvent masquées par les
difficultés du quotidien et malgré l’absence de
sécurité matérielle ou affective
• Peur d’être jugés incapables de s’occuper des enfants
Source : Colin et al. Extrême pauvreté, maternité, et santé, 1992.COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
L’IMPACT DE LA GRANDE PAUVRETÉ SUR LA SANTÉ
• La mauvaise santé des mères (dont la dépression périnatale)
• La santé des nouveau-nés : faible poids de naissance, prématurité et croissance intra-utérine, etc.
• L'allaitement - moins fréquent et moins long
• Le développement de l’enfant : troubles de l’attachement, troubles du développement, etc.
• Les compétences biopsychosociales compromises
• Les résultats scolaires à risque
• L’estime de soi menacée
• Plus de traumatismes, de maladies physiques, d’asthme, etc.
• La santé mentale perturbée
• La mortalité fœtale et infantile : Si le taux de mortalité foeto-
infantile des enfants nés des mères les moins scolarisées était celui des femmes les plus scolarisées, il y aurait 20% moins de décès.L’IMPACT SUR LA SANTÉ
• Les enfants qui ont grandi dans la pauvreté ont plus de :
• Asthme, Anémie, Brulures et traumatismes
• Obésité, Hospitalisations
• Difficultés d’apprentissage
• Problèmes de santé mentale
• Etc.
• Les enfants devenus adultes ont plus de :
• Diabète de type 2, HTA
• Maladies cardio-vasculaires, Toxicomanies, Maladies
parodontales, Maladies mentales
• Déclin précoce de la fonction pulmonaire
Source: - Poulton et al.. Lancet. 2002;360:1640–1645.
• La pauvreté persistante augmente les risques.
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019L’INFLUENCE MAJEURE DE L’ENVIRONNEMENT
• Un environnement social qui peut être moins stimulant
• La grande influence de la disponibilité et de la qualité des
institutions et des communautés : école, programmes éducatifs,
etc. (Conroy K., 2010, J Dev Behav Pediatr ,31:154 –160. )
• Le rôle structurel de la marginalisation sociale et de la pauvreté; grand impact de l’hostilité, des jugements négatifs, de la
méfiance, des préjugés qui génèrent honte, anxiété, désespoir…
• Mais pas de déterminisme
• Le risque est augmenté mais tous les enfants ne sont pas à risque
• La probabilité n’est pas un absolu
• La résilience est possible
• L’intervention peut être efficace
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019DES MÉCANISMES DE MIEUX EN MIEUX CONNUS
• Il y a une interaction entre le biologique, le neurocognitif et le social, notamment par des mécanismes neuroendocriniens liés au stress
chronique
• L’épigénétique inscrit la position sociale dans la physiologie, la santé et le bien-être des enfants puis des adultes
• En fait tout se passe comme si le statut socio-économique défavorisé devenait « biologiquement incorporé » à travers :
• Les dommages irréversibles survenus pendant les périodes critiques du développement
• L'effet cumulatif des stresseurs chroniques et des menaces à la santé (effets des environnements physiques, sociaux, familiaux, psychologiques, culturels pendant le cours de la vie - Théorie des « life course »)
• C’est ce qui conduit à un impact négatif sur l’état de santé dans
l'enfance et à l'âge adulte
Sources : Conroy K. (2010), J Dev Behav Pediatr ,31:154 –160.
Halfon et Hochstein, (2002), The Milbank Quarterly , vol 80, No 3, 433-479
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019ET LES SERVICES SOCIAUX ET DE SANTÉ ?
Du côté des familles :
• Elles se sentent très impuissantes face au système de soins
• Elles ont peur d’être jugées incapables de s’occuper des
enfants
• Entre relation de confiance et contrôle social : de
l’incompréhension et une grande méfiance.
Du côté des intervenants :
• Ils peinent à rejoindre les parents et sont confrontés à un
milieu difficile
• Insuffisance de ressources humaines et financières
• Manque de concertation et de collaboration
• Isolement de l’intervenant
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019LA RÉDUCTION DES INÉGALITÉS SOCIALES DE SANTÉ
• Elle n’est pas automatique même quand la santé globale
s’améliore
• Au contraire, les individus ont des capacités différentes
de tirer profit des ressources et interventions de santé,
en fonction de leur position sociale
• Il faut être vigilant pour ne pas accroître les inégalités
par des programmes qui visent les groupes plus favorisés
sans égard aux groupes défavorisés
• Au final, ne pas se préoccuper de l’impact potentiel des
interventions de santé publique sur les inégalités de
santé, c'est « prendre la décision » de les accroître
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019III. Des leviers puissants
1. Les politiques publiques
2. Les programmes structurés de visites à
domicile
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet
2019LES PRÉREQUIS À LA SANTÉ
(Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé, 1986):
• La paix
• Un toit
• L’éducation
• Un revenu suffisant
• Un écosystème stable
• Des ressources durables
• La justice sociale et l’équité
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019UN ENSEMBLE DE STRATÉGIES D’ACTION (SELON LA CHARTE D’OTTAWA)
1.Renforcer le potentiel des individus et l’action individuelle
Ex. des programmes d’accompagnement parental et d’éducation à la santé
2.Développer des environnements sains et sécuritaires (milieux de vie favorables)
Ex. la sécurité alimentaire et l’accès aux parcs
3.Établir des Politiques publiques… en faveur de la santé
Ex. des politiques de logement et des congés de parentalité
4.Développer les communautés
Ex. l’action communautaire et intersectorielle
5.Réorienter les services de santé
Ex. le développement de la prévention et de la promotion de la
santé
Avec la participation des individus et des communautés
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 20191. LES POLITIQUES PUBLIQUES
• Les politiques publiques (revenu, éducation, emploi,
logement, protection sociale, transports etc.) jouent
un rôle central en créant des environnements
favorables à la santé
• Les interventions visant les enfants ont souvent le plus
grand rapport coût-efficacité à cause de l’impact de
longue durée
• L’augmentation des taxes et la redistribution sont bien
plus efficaces que des campagnes médiatiques
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
Source : Sherry Merkur et al. Promoting health, preventing disease: is there an economic case? World Health Organization 2013UNICEF Innocenti Research Centre (2012). « Mesurer la pauvreté des
enfants - nouveaux tableaux de classement de la pauvreté des enfants
dans les pays riches », Pan {nmnmocenti 10, Centre de recherche
Innocenti de l'UNICEF Florence
Figure 8a Taux de pauvreté relative des enfants avant impôts et transferts (revenu du marché) et après impôts et transferts dans certains pays
[| avant impôts et transferts CL] après impôts et transferts
25 30 20
17,5 17,0 17,0 25
2014 194 188
20
15
10
Hance Espagne Auviche Allemagne République halie tchèque
Sources : Calculs basés sur l'EU-SILC 2009, SLID 2009 et PSID 2007.
LA REDISTRIBUTION PAR LES IMPÔTS ET LES TRANSFERTS
TAUX DE PAUVRETÉ RELATIVE DES ENFANTS :
% D’ENFANTS VIVANT DANS DES MÉNAGES DONT LE REVENU EST INFÉRIEUR À 50% DU REVENU MÉDIAN NATIONAL AVANT ET APRÈS IMPÔTS ET TRANSFERTS
SOURCE : UNICEF, BILAN INNOCENTI 10, 2012
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 20192. LES PROGRAMMES DE VISITES À DOMICILE
• BREF HISTORIQUE:
Les visites à domicile existent depuis longtemps
Mais les programmes d’intervention à domicile, structurés,
expérimentés et évalués, sont apparus à la fin des années 1970
États-Unis, Nurse Family Partnership, David Olds, fin 1970, Denver puis New York
Grande Bretagne puis Royaume-Uni, Sure Start, Tessa Jowell, 1998,
Australie
Canada : Naître Égaux-Grandir en Santé, Christine Colin, 1991, au Québec et autres programmes en Ontario
Leur évaluation rapidement positive a conduit à leur rapide expansion
aux États-Unis, 50 États et 400 à 500 000 familles, loi de 2010
(Titre 5 de la SS)
Québec, implanté depuis 1991, devenu SIPPE puis actualisé en 2019
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019Les services intégrés
en périnatalité et pour la petite enfance
à l'intention des familles
vivant en contexte
de vulnérabilité
Cadre de référence
AU QUÉBEC LE PROGRAMME SIPPE
EN PRÉ ET POSTNATAL
• Pour réduire les inégalités et améliorer la santé et
la qualité de vie des nouveau-nés et de leurs
parents
• Stratégies multiples
Accompagnement parental
• Renforcement du potentiel individuel : Visites
à domicile, une intervenante « privilégiée » et
une équipe multidisciplinaire
• Activités de groupe pour les parents et ateliers
de stimulation parent-enfant;
Soutien à la création d’environnements
favorables au développement optimal des
enfants :
• Renforcement du milieu par l’action
intersectorielle
• Influence sur les déterminants sociaux
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 20192. LES PROGRAMMES DE VISITES À DOMICILE
DES OBJECTIFS MULTIPLES POUR RÉPONDRE À DES BESOINS MULTIPLES :
Améliorer la santé de la future mère et la santé du nouveau-
né
Améliorer le développement et la santé de l’enfant
Renforcer la relation d’attachement parent-enfant
Soutenir les capacités parentales
Améliorer le parcours de vie (life-course) de la mère
Réduire l’impact des vulnérabilités psychosociales et socio-
économiques
Réduire les inégalités sociales de santé
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 20192. LES PROGRAMMES DE VISITES À DOMICILE (VAD)
Des programmes structurés:
Offre des VAD (de 45 à 90 minutes) de la grossesse à 2 ans
Programmes cadres/lignes directrices : cadre théorique,
protocoles de visite, plans individualisés
Intervenants formés, supervisés
Des infirmières le plus souvent, ou des psychologues, des
travailleurs sociaux ou communautaires, parfois des non-
professionnels
L’intervenant privilégié, « pivot », a un rôle particulier
auprès de la famille
Le rôle majeur de la mère
Développement d’une relation de confiance entre
l’intervenant et la famille
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 20192. LES PROGRAMMES DE VISITES À DOMICILE
Divers moyens et outils:
Éducation parentale (augmenter les connaissances)
Intervention à travers des discussions et des exercices
pratiques
Soutien émotionnel
Services concrets de soutien (aide sociale, dons
d,aliments, aide matérielle et financière, etc.)
Information et guidance.
Soutien des capacités parentales (« LES RÉVÉLER »)
Référence et accompagnement vers d'autres services
dans la communauté
Activités de groupe
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019 Résultats pour l’enfant:
Développement : des effets positifs sur l’attachement, le développement cognitif, le langage
Santé mentale et psychosociale : meilleur comportement social et émotionnel
et moins de comportements agressifs
Moins d’accidents
Plus de vaccinations
Moins d’hospitalisations et de visites à l’urgence
Plus de succès scolaire et moins de redoublement
Pratiques et habiletés parentales :
Amélioration des connaissances des parents
Amélioration des attitudes maternelles et des Interactions, etc.
Effet positif sur l’allaitement
Pratiques parentales plus sécuritaires
Diminution de la maltraitance et la négligence
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
LES RÉSULTATS (1 DE3) Résultats pour la mère
Santé physique : moins de diabète gestationnel et moins d’hospitalisations
Plus de soutien social
Amélioration de la confiance en soi
Santé mentale : diminution du stress, de la dépression prénatale et de la dépression post-natale
Espacement des grossesses
Parcours de vie : retour aux études, moins de dépendance sociale
Résultats pour les pères
Augmentation de la confiance en soi
Moins d’anxiété
Plus d’engagement
Autres résultats pour les parents
De la satisfaction face au programme
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
LES RÉSULTATS (2 DE3) Résultats pour l’enfant
12 ans après : moins de consommation de tabac, d'alcool et de cannabis , moins d’anxiété et de dépression
12 ans après : meilleurs résultats scolaires (notamment aux tests en maths et lecture)
20 ans après : moins de mortalité de cause évitable
Pratiques et habiletés parentales
8 ans après : moins de négligence
15 ans après : moins d’enfants pris en charge par les services sociaux
Résultats pour la mère
12 ans après : augmentation du sentiment de maîtrise
12 ans après : moins de consommation d'alcool et de drogues
12 ans après : diminution du recours à l'aide sociale
20 ans après : diminution de la mortalité maternelle à 21 ans
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
LES RÉSULTATS À LONG TERME (3 DE3)L’EFFICACITÉ DES PROGRAMMES DE VISITES
À DOMICILE
• DONC, DES RÉSULTATS TRÈS POSITIFS :
Confirmés depuis plus de 30 ans
Consistants et répétés sur les habiletés parentales, le
développement cognitif et les troubles du
comportements de l’enfant
Significatifs
Avec des effets à long terme
Plus marqués pour les familles plus défavorisées ou plus
vulnérables
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 201940 ANS D'EXPÉRIENCES ET DE RECHERCHE ÉVALUATIVE
(CENTER ON THE DEVELOPING CHILD , HARVARD UNIVERSITY, 2007)
Pas de recette magique simple, mais des facteurs d’efficacité :
• Accès aux soins médicaux de base pour les femmes enceintes et les enfants prévention des menaces pour le développement, diagnostic précoce et prise en charge de problèmes émergeants
• Premier enfant : Soutien précoce et intensif par des visites à
domicile impact positif pour l’enfant et les parents
• Programmes d’éducation précoce de haute qualité dans des centres communautaires amélioration du développent cognitif et social
• Combinaison de services pour les enfants et les parents
Impact positif sur les enfants et les parents
• Services intensifs liés aux sources de stress toxique (toxicomanie, violence, dépression) meilleur développement de l’enfant
• Suppléments de revenus
• Politique environnementale de réduction des neurotoxines
• Pour tous Retour sur l’investissement plus grand que les coûts
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
« Les programmes de développement précoce ont un impact
positif en prévenant le retard de développement cognitif et en
augmentant la préparation pour l’École. Ils peuvent prévenir
les conséquences négatives à l'adolescence et l’âge adulte,
réduire l’abandon scolaire, la criminalité et le chômage »
…..
« Ils sont plus efficaces et ont plus d’effets s’ils font partie
d’un ensemble de services coordonnés pour les familles,
incluant les soins des enfants, l’aide pour le logement et le
transport, un soutien nutritionnel, les opportunités d'emploi et
les soins de santé » Traduction libre
In : Anderson et al, (2003): The effectiveness of early childhood
development programs: A systematic review, American Journal of
Preventive medicine, 24 (3, Supplement 1) : 32-46.IV. Des facteurs de réussite
pour nos interventions
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
DES FACTEURS DE RÉUSSITE
POUR LES INTERVENTIONS
• Précocité (dès la grossesse et au 1er enfant)
• Continuité (pré et postnatal)
• Intensité et souplesse
• Stabilité des équipes et des interventions
• Une approche globale et personnalisée
• L'intervenante privilégiée ou « pivot » (et engagée)
• Le travail en équipe multidisciplinaire
• La participation et la mobilisation des parents et du
milieu (ressources communautaires)
• Le partenariat et la concertationCOLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
D’AUTRES ÉLÉMENTS ESSENTIELS
Des attitudes favorables chez les intervenants
• Une formation pour mieux connaître les conditions de vie des familles • Le développement de comportements adaptés : non jugement, respect des valeurs
• Reconnaissance et valorisation des compétences des parents
• La création d’une vraie relation de confiance
• La supervision et le suivi des intervenants
Une intervention multiple
• Individuelle auprès des futurs parents (visites à domicile) et après la naissance
• Accompagnement communautaire ( réseau de soutien, services, etc.) • Action intersectorielle (tables de concertation, influence sur les
conditions de vie et les déterminants sociaux, renforcement du milieu, etc.)
Le partenariat et la concertation avec les ressources de la
communautéD’AUTRES ÉLÉMENTS ESSENTIELS
• Des ressources suffisantes pour que les services puissent
répondre à l’ensemble des besoins
• Renforcer le continuum de services en périnatalité et pour
la petite enfance : vision commune des besoins des enfants
et de leur famille
• Moduler les services en fonction de l’âge et des besoins des
enfants et de leur famille.
• S’assurer de modalités permettant de soutenir la mise en
œuvre et l’amélioration continue des services.
• Des politiques publiques favorables à la santé
COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019s
PARENTS DE --
æ. Centre de
© } Promotion de la santé
CHU Sainte-Justine
| À Le centre hospitalier
universitaire mère-enfant
Université dh
de Montréal
TENIR COMPTE DE LA LITTÉRATIE
https://www.chusj.org - onglet rose : « Promotion de la santé »COLIN C. Parentalité - Corte - 6 juillet 2019
CONCLUSION : UN DÉFI PERMANENT
Soutenir la parentalité
et réduire les
inégalités :
Mettre en œuvre les
politiques et les
programmes efficaces
pour favoriser le
développement et la
santé de l’enfant et
de sa famille
à moyen et long termeA Ringraziavi
Je vous remercie de votre attentionQuelle télémédecine
pour la Corse ? Dr Pierre Simon
Ancien Président de la Société Française de Télémédecine
1
Corte ARS 5 juillet 2019Plan
Rappel de quelques fondamentaux
Quelle infrastructure en réseau numérique pour
pratiquer la télémédecine ?
Quels besoins médicaux en télémédecine pour la
Corse ? Exemples d’organisations professionnelles
innovantes.
2
Corte ARS 5 juillet 2019La télémédecine doit s’inscrire dans un
parcours de soin :
« le juste enchainement et au bon moment
des différentes compétences
professionnelles liées directement ou
indirectement aux soins » (HAS 2017)
3
Corte ARS 5 juillet 2019La pratique de la téléconsultation par video
et de la téléexpertise par MSSanté s’inscrit
dans un parcours de soins coordonné
Corte ARS 5 juillet 2019
4AVENANT 6 DE LA CONVENTION MÉDICALE
Deux principes pour réaliser une TLC de parcours
1) une orientation initiale du patient par le médecin traitant vers le médecin téléconsultant.
2) une connaissance préalable du patient par le médecin téléconsultant.
Avenant 6 de la convention médicale – 15 juin 2018
Corte ARS 5 juillet 2019
5AVENANT 6 DE LA CONVENTION MÉDICALE
Conditions de remboursement des téléconsultations
Initiative du médecin traitant pour un patient connu et consentant
Parcours de soins coordonné
Vidéotransmission
Corte ARS 5 juillet 2019
6EXCEPTIONS « HORS PARCOURS »
Patients âgés de moins de 16 ans
Accès direct spécifique pour certaines spécialités
Patients ne disposant pas de médecin traitant
Recours assuré dans le cadre d’une organisation territoriale.
Corte ARS 5 juillet 2019
7ORGANISATION TERRITORIALE
Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)
équipes de soins primaires (ESP)
Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP)
Plateformes territoriales de téléconsultation ou des PTA dans
toutes les régions
Le rôle des officines qui peuvent organiser des TLC à la demande
du médecin traitant
Impact sur la fréquentation des services d’urgences et des appels au 15 Corte ARS 5 juillet 2019
8ÉQUIPEMENTS DE LA TÉLÉCONSULTATION
Réalisation obligatoire par vidéotransmission
Respect de la confidentialité des échanges avec le patient
Respect de la sécurisation des données transmises et traçabilité
de la facturation de l’acte réalisé
Corte ARS 5 juillet 2019
9TÉLÉEXPERTISE
Situation : Un « médecin requérant » sollicite un « médecin
requis » en fonction de sa formation ou de sa compétence
Concerne tous les médecins libéraux conventionnés
Recours à la téléexpertise : responsabilité du médecin requis.
Corte ARS 5 juillet 2019
10
AVENANT 6 DE LA CONVENTION MÉDICALEPATIENTS CONCERNÉS PAR LA TÉLÉEXPERTISE
Actuellement : ALD, maladies rares, EHPAD, prisonniers, zones
en sous-densité …
Objectif : disponible pour tous les patients à partir de 2020
Ouvrir la téléexpertise aux patients pour lesquels l’accès aux soins
doit être facilité en priorité au regard de leur état de santé ou leur
situation géographique
Corte ARS 5 juillet 2019
11
AVENANT 6 DE LA CONVENTION MÉDICALEDEUX NIVEAUX DE TÉLÉEXPERTISE
• Interprétation d'une photographie (tympan, pathologie amygdalienne, lésion cutanée…)
• Etude d'une spirométrie
• Titration des bêta bloquants dans l'insuffisance cardiaque
• Interprétation d'un électrocardiogramme
• Surveillance cancérologique simple
1er niveau
Corte ARS 5 juillet 2019
12
AVENANT 6 DE LA CONVENTION MÉDICALEDEUX NIVEAUX DE TÉLÉEXPERTISE
• Surveillance en cancérologie (suspicion d'une évolution)
• Suivi d'une plaie chronique en état d'aggravation
• Suivi d'évolution complexe de maladie inflammatoire chronique
• Adaptation d'un traitement antiépileptique
• Bilan pré-chimiothérapie lors de son initiation
2e niveau
Corte ARS 5 juillet 2019
13
AVENANT 6 DE LA CONVENTION MÉDICALEÉQUIPEMENTS DE LA TÉLÉEXPERTISE
Matériel adapté à l’usage de la téléexpertise
Recours à une messagerie sécurisée de santé (MSSanté)
Corte ARS 5 juillet 2019
14 AVENANT 6 DE LA CONVENTION MÉDICALELa pratique de la téléconsultation et de la
téléexpertise en médecine hospitalière dans
un parcours de soins gradués au sein d’un
territoire de santé (GHT)
Corte ARS 5 juillet 2019
15Une nouvelle organisation de l’hôpital : le Groupement hospitalier de Territoire (GHT) pour assurer un parcours de soin gradué au sein d’un territoire
16
16
ES support
Spécialistes
Plateau technique
ES de
proximité
SAU
ES de
proximité
SAU
ES de
proximité
SAU
ES de
proximité
SAU
Téléconsultation
Télé expertise
Téléconsultation
Télé expertise
Radiologie,
Cardiologie;
Neurologie (AVC ++)
Néphrologie
Cancérologie (RCP) etc.
Urgence
Programmé
Télé assistance Télésurveillance
Chirurgie
Urgence
radiologie
SI
SI
SI
SI
Corte ARS 5 juillet 2019Plan
Rappel de quelques fondamentaux
Quelle infrastructure en réseau numérique pour
pratiquer la télémédecine ?
Quels besoins médicaux en télémédecine pour la
Corse ? Exemples d’organisations professionnelles
innovantes.
17
Corte ARS 5 juillet 2019Un réseau 4G permet de faire de la
téléconsultation par vidéo et de la
téléexpertise par MSSanté
18
Corte ARS 5 juillet 2019is LL
A Porto:Vecchio:
PI Lu Lu | I ‘A W Û
|
Couverture en internet mobile (4G) de
la Corse
Bouygues Free Orange SFR
19
Corte ARS 5 juillet 2019Il existe en Corse des zones non couvertes
par la 4G qui justifieraient une coopération
« santé connectée » entre les 4 opérateurs
20
Corte ARS 5 juillet 2019_* |
J'
Une amélioration possible dans une
coopération « santé connectée »
Bouygues Free Orange SFR
21
Corte ARS 5 juillet 2019E.S.M.S. PERSONNES ÂGÉES DE CORSE (places installées + projets autorisés) au 01/01/2018 E.S.M.S. PERSONNES HANDICAPEES DE CORSE - Secteur Enfance au 01/01/2018
E.S.M.S. PERSONNES HANDICAPEES DE CORSE - Secteur Adultes au 01/01/2018 laces installées + projets autorisés
BASTIA: laces installées + projets autorisés BASTIA; EHPAD CH Bastia (55 HF} Centre d'Action Médico-Social Précoce (file EHPAD Pierre Bocognano (86 HP / 5 HT/ 6 HP) active)
EHPAD Sainte Thérèse (100 HP)
EHPAD Sainte Famille (37 HP/ 13 HP/SHT) : BASTIA: Centre Médico Psycho-Pédagogique (file EHPAD Notre Dame (83 HP) . Eee ESAT L'Atelier (140 places) active) SSIAD Aiutu e Sulidarita (70 SSIAD) | URL à SSIAD ADMR (25 places) TR PAT SSIAD ADMR 28 (82 + 10 ESA) EHPAD La Chénaie (20 HP) SSIAD Alutu e Suiiderita (15 places) Centre pour les Déficients Audio-Visuels
SSIAD CORSSAD (107) * | ssiaD cORSSAD (14 places) (28 places) … PIETRANERA : : SAMSAH Isatis (9 places) SESSAD Troubles Spécifiques du Langage
EHPAD Casa Serena (83 HP) Ars a É EE (12 pen SE (30 places) h nité d'Evaluation, de Réentrainement et d' ntation ïl : ; 1 SESSAD Les Tilleuls (40 places) SANTA MARIA DI ILE ROUSSE : Sociop (3 places) ; à i ; CSAPA ADPS (file active) Centre de Ressources Autisme — Siège et . Tilleuls (42 EHPAD Saint André MAS Autisme et polyhandicap (25 places) diagnostics es Tilleuls (: (109 HP dont 12 PASA Equipe de diagnostic Autisme de Proximité places) CORTE : L SRSUREPENTIGAU) Unité enseignement maternelle autisme (7 EHPAD U Serenu (104 HP / 2 HT /6 AJ) = places) BIGUGLIA : = ie ES Ererçcrer M Gas) Dispositif ITEP (45 lits et places) IME Centre Flori : (84 HP / 1 HT) SESSAD Polyhandicap (10 places) 54 places SESSAD
Autisme/TED : 23 +
7 places UE
| Lucciana:
SSIAD ADMR (18
places)
: SANTA REPARATA DI
EHPAD Eugenia BALAGNA:; (74 HP/2
HT/9HP/5AJ) Dispositif CAMSP/C
cARGEEL : Lo: = —— —— MORIANL: EHPAD Valle ARIO : FAM Guagno les Bains 40 Its BAPU CMPP
Lonaa (24 HP) s Bree |crN A FR AE EHPAD CHI Tattone - AJACeIO: SESSAD TCC CR DA ES ; - : (60 HP dont 14 PASA) Centre d'Action Médico-Social Précoce 15 places
SARROLA CARCOPINO : AN € W » VVARIO : a neue) EHPAD Villa Verde (92 HP / 12 HT) NX PRUNELLI DI FIUMOREO : MAS Tattone (36 lits) Centre Médico Psycho-Pédagogique (file
| EHPAD A Ziglia FAM Tattone (20 lits) active) : (71 HP dont 12 PASA) SESSAD DYS et déficiences sensorielles DI 0: EHPAD CH Ajaccio (70 HP) E | ; SESSAD de Prunelli :
EHPAD Sainte Cécile (111 HP/ 13 HT/ 12 PASA) Le Teese. 126piaoesl k re EHPAD Le Ciste (76 HP) s mal Stella Matutina (63 IME les Moulins Blancs (40 places) 22 places
EHPAD L'Olivier Bleu (98 HP) rs ss piacea) IME les Salines (66 places) -
ADMR 2A (12 AJ/ 1 PFR / 154 SSIAD / 10 ESA) a RU IEM A Casarella (35 places) AJ France Alzheimer (15) Les Jardins du Golfe (105 places) ITEP d’Ajaccio (16 places) SSIAD ACPA (76) ESAT U Licettu (114 places) J P
FAM A Funtanella (35 places)
FAM Petra Di Mare (5 places)
SAMSAH Isatis (13 places)
SSIAD ADMR (16 places)
SSIAD Union des mutuelles (16 places)
SAMSAH ADAPEI (37 places)
4
SESSAD U Fiattu (50 places)
SESSAD Troubles du Caractère et du
Comportement (30 places)
SESSAD APF (12 places)
Centre de Ressources Autisme —
Diagnostic
Equipe de diagnostic Autisme de
proximité
Unité enseignement maternelle Autisme
(7 places)
SESSAD Autisme (15 places)
SSIAD UMCS (77)
,
EHPAD d'Agosta (71 HP) … , k 5] LEVIE:
eee | he EHPAD Maria de Peretti (33HP) FF
CAURO:
EHPAD Valle Longa (70 HT dont 12 pasa)/
5HT)
PORTO-VECCHIO : EHPAD HL Porto-Vecchio (42 HP)
EHPAD Casa Serena (63 HP + UPSSI Porto-Vecchio (33 places)
2HT)
nn —
SARTENE : BONIFACIO : EHPAD HL Sartène (12 HP / 3 HT) EHPAD HL Bonifacio (44 HP) PROPRIANO :
SESSAD Propriano (15 places)
Plusieurs établissements médico-sociaux ne
sont pas éligibles à la télémédecine 22
Corte ARS 5 juillet 2019Plan
Rappel de quelques fondamentaux
Quelle infrastructure en réseau numérique pour
pratiquer la télémédecine ?
Quels besoins médicaux en télémédecine pour la
Corse ? Exemples d’organisations professionnelles
innovantes.
23
Corte ARS 5 juillet 2019La Téléconsultation en médecine ambulatoire selon
l’avenant 6
24 Indication : patient connu du médecin traitant , atteint d’un diabète et d’une HTA
La téléconsultation est alternée à une consultation présentielle
Acte synchrone en présence du patient qui est à son domicile ou dans une pharmacie, assisté au domicile par l’infirmière libérale ou à l’Officine par le pharmacien. Le médecin traitant réalise la TLC avec le dossier médical
Nature de l’acte
Le médecin traitant
L’infirmier libéral ou
Le pharrmacien d’officine qui assistent le patient pendant la TLC
Professionnels
impliqués
1- Prescription d’une TLC programmée par le médecin traitant au décours de la consultation présentielle avec le consentement du patient 2- Organisation technique de la TLC en externe par le coordonnateur de TLM (MSP, plateforme territoriale GCS ou GRAdes ou autre)
3- Réalisation de la TLC par le médecin traitant selon un protocole validé qui initie la connexion par un lien ou qui est mis en connexion par une plateforme
4 Visualisation (éventuelle) d’examens complémentaires prescrits par le MT avec l’aide de l’IDE libérale ou du pharmacien d’officine
5- Prescription en fin de TLC par le MT,
6- Intégration du CR de TLC avec la prescription dans le DP ou DMP.
Etapes principales
organisationnelles
Corte ARS 5 juillet 2019La Téléconsultation spécialisée à la demande du
médecin traitant
25 Indication : patient en EHPAD connu du médecin traitant, atteint d’une plaie chronique
La téléconsultation spécialisée est réalisée avec un spécialiste des plaies chroniques (dermatologue, chirurgien vasculaire, autre)
Acte synchrone en présence du patient qui est en EHPAD, assisté par une infirmière de l’EHPAD. Le médecin spécialiste réalise la TLC avec les éléments du dossier médical que lui aura transmis le médecin traitant Nature de l’acte
Le médecin spécialiste des plaies
L’infirmière de l’EHPAD qui assiste le patient pendant la TLC
Eventuellement le médecin coordinateur de l’EHPAD
Professionnels
impliqués
1- Prescription d’une TLC programmée spécialisée par le médecin traitant au décours d’une TLC ou consultation présentielle avec le consentement du patient ou de son entourage
2- Organisation technique de la TLC par le coordonnateur de TLM (EHPAD, plateforme territoriale GCS ou GRAdes ou autre)
3- Réalisation de la TLC par le médecin spécialiste selon un protocole qui initie la connexion par un lien ou qui est mis en connexion par une plateforme 4 Visualisation (éventuelle) d’examens complémentaires prescrits par le MT avec l’aide de l’IDE de l’EHPAD qui assurera la vision par caméra de la plaie chronique
5- Prescription en fin de TLC par le Médecin spécialiste
6- Intégration du CR de TLC avec la prescription dans le DP ou DMP.
Etapes principales
organisationnelles
Corte ARS 5 juillet 2019Capacité Gériatrie 5 mai 2011
Les cancers ulcérés
carcinomes baso - ou spinocellulaires
50
Corte ARS 5 juillet 2019
26La Téléconsultation spécialisée en remplacement d’une
consultation avancée dans un EPS périphérique du GHT
27 Indication : patient connu du praticien hospitalier , atteint d’une insuffisance rénale avancée
La téléconsultation néphrologique est alternée avec une consultation spécialisée présentielle dans l’établissement support du GHT
Acte synchrone en présence du patient qui est dans l’établissement périphérique, soit en externe, soit hospitalisé, assisté par une infirmière de l’établissement périphérique. Le praticien hospitalier réalise la TLC avec le dossier médical
Nature de l’acte
Le praticien hospitalier (PH) néphrologue
L’infirmier de l’établissement périphérique (cs externe ou hospitalisation) Le praticien hospitalier requérant de l’établissement périphérique
Professionnels
impliqués
1- Organisation d’une TLC programmée par le PH néphrologue ou par le PH polyvalent de l’EPS périphérique avec le consentement du patient 2- Organisation technique de la TLC par le coordonnateur GHT de TLM avec la DSI GHT.
3- Réalisation de la TLC par le PH selon un pratocole validé. il est mis en connexion par la plateforme du GHT
4 Visualisation (éventuelle) d’examens complémentaires prescrits par le PH néphrologue ou le PH de l’EPS périphérique avec l’aide de l’IDE de l’EPS
5- Prescription en fin de TLC par le PH néphrologue,
6- Intégration du CR de TLC avec la prescription dans le DP ou DMP.
Etapes principales
organisationnelles
Corte ARS 5 juillet 2019La Téléconsultation au sein d’un EHPAD de GHT
28 Indication : résident d’EHPAD fréquemment hospitalisé
La téléconsultation est réalisée pour prévenir une hospitalisation
Acte synchrone, en présence du patient, assisté d’un professionnel de santé non médical de l’Ehpad. Accès au dossier médical du patient (DP ou DMP) au cours de la TLC
Nature de l’acte
Requérant: Médecin coordonnateur Ehpad ou médecin traitant, Requis: médecin spécialiste (gériatre, ou autre spécialiste) ou urgentiste
Professionnels
impliqués
1- Demande par l’Ehpad de TLC programmée pour le médecin spécialiste ou non programmée pour le médecin urgentiste
2- Organisation technique de la TLC par le coordonnateur de TLM du GHT
3- Réalisation de la TLC par le médecin requis (selon un protocole qu’il aura validé)
4 Visualisation (éventuelle) d’examens complémentaires demandés par le médecin requis
5 – Restitution du médecin requis au médecin (coordonnateur ou médecin traitant) de l’Ehpad par un CR de TLC à intégrer dans le DP ou DMP.
Etapes principales
organisationnelles
Corte ARS 5 juillet 201929
Téléconsultation de cardiologie en EHPAD
Corte ARS 5 juillet 2019
35Corte ARS 5 juillet 2019
30
Téléconsultation d’orthopédie post opératoire en EHPADLa Téléconsultation non programmée entre les EPS d’un
GHT
31 Indication : besoin d’un avis spécialisé en neurologie vasculaire pour un patient qui arrive au SAU en phase aiguë d’un AVC
Réalisation d’une téléconsultation non programmée entre le SAU de l’EPS périphérique et la PDS de l’UNV de l’EPS support
Acte de TLC non programmée en visioconférence et TLX asynchrone (par transfert d’image du scanner cérébral). Eléments du dossier médical patient transmis avec la requête.
Nature de l’acte
Requérant: médecin urgentiste d’un SAU d’EPS périphérique
Manipulateur radio qui réalise l’imagerie cérébrale et assure le transfert pour lecture
Requis: neurologue vasculaire en PDS dans l’UNV de l’EPS support
Professionnels
impliqués
1- Demande d’une TLC par le médecin urgentiste du SAU de l’EPS périphérique 2- Envoi par écrit (MSSanté) ou téléphone
3- Transfert des images cérébrales au neurologue vasculaire
4- Réalisation de la TLC en visio par le neurologue vasculaire requis de l’EPS de support (selon un protocole validé)
5 Demande (éventuelle) d’examens complémentaires par le neurologue vasculaire requis de l’EPS support
6 Prescription ou non de la thrombolyse par le neurologue vasculaire, réalisée par le médecin urgentiste ou l’IDE du SAU
7 Restitution du neurologue requis au médecin urgentiste requérant de l’EPS périphérique par un CR de TLC à intégrer dans le DP.
Etapes principales
organisationnelles
Corte ARS 5 juillet 2019120 KV
MALE AT
Ft: 1000 ms
3.0 mm
PEVATTIRE
TELE-AVC au service d’Urgences
Corte ARS 5 juillet 2019
32La Téléexpertise asynchrone en médecine ambulatoire à
la demande du médecin traitant
33 Indication : téléexpertise dermatologique d’une image de lésion cutanée
La téléexpertise est réalisée par le médecin correspondant en
dermatologie
Acte asynchrone (par écrit et transfert d’image). Eléments du dossier médical patient transmis avec la requête. Nature de l’acte
Requérant: médecin traitant de soin primaire
Requis: médecin correspondant en dermatologie
Professionnels
impliqués
1- Demande d’une TLX par le médecin traitant à son correspondant en dermatologie avec le consentement du patient. 2- Envoi par MSSanté
3-Réalisation de la TLX par le médecin correspondant en dermatologie (selon un protocole qu’il aura validé, notamment pour la photo dermoscopique)
4 Examens complémentaires (éventuels) à la demande du médecin dermatologue requis
5 – Restitution du médecin requis au médecin traitant par un CR de TLX à intégrer dans le DP ou DMP.
Etapes principales
organisationnelles
Corte ARS 5 juillet 2019La Téléexpertise synchrone au cours d’une RCP en
cancérologie
34 Indication : besoin d’un avis hyperspécialisé au cours d’une RCP en cancérologie pour décision thérapeutique
Réalisation d’une téléexpertise synchrone entre l’oncologue
hyperspécialisé et les membres de la RCP
Acte de TLX synchrone (par écrit ou téléphone avec ou sans image). Eléments du dossier médical patient transmis avec la requête.
Nature de l’acte
Requérant: la communauté professionnelle de la RCP en cancérologie
Requis: Médecin oncologue hyperspécialisé
Professionnels
impliqués
1- Demande d’une TLX synchrone par la RCP de cancérologie au cours de la séance
2- Envoi par MSSanté
3- Réalisation de la TLX par l’oncologue hyperspécialiste requis (selon un protocole validé)
4 Demande (éventuelle) d’examens complémentaires par le médecin hyperspécialiste requis qui transforme la TLX en asynchrone
5 – Restitution du médecin hyperspécialiste à la RCP par un CR de TLX à intégrer dans le DP.
Etapes principales
organisationnelles
Corte ARS 5 juillet 2019La Téléexpertise synchrone et asynchrone entre les EPS
d’un GHT
35 Indication : besoin d’un avis spécialisé pour un patient qui arrive au SAU ou qui est hospitalisé dans un EPS périphérique
Réalisation d’une téléexpertise entre les EPS du GHT
Acte de TLX synchrone (par écrit ou téléphone) ou asynchrone (par écrit ou transfert d’image). Eléments du dossier médical patient transmis avec la requête.
Nature de l’acte
Requérant: médecin urgentiste (TLX synchrone) ou médecin hospitalier d’un EPS du GHT (TLX synchrone ou asynchrone)pour patient hospitalisé
Requis: médecin spécialiste hospitalier de l’EPS support
Professionnels
impliqués
1- Demande d’une TLX par le médecin requérant de l’EPS périphérique
2- Envoi par MSSanté
3- Réalisation de la TLX par le médecin spécialiste requis de l’EPS de support (selon un protocole validé)
4 Demande (éventuelle) d’examens complémentaires par le médecin spécialiste requis de l’EPS support
5 – Restitution du médecin requis au médecin requérant de l’EPS périphérique par un CR de TLX à intégrer dans le DP.
Etapes principales
organisationnelles
Corte ARS 5 juillet 2019La Téléexpertise asynchrone entre un EPS d’un GHT et
une MSP ou Centre de santé du territoire
36 Indication : besoin d’un avis spécialisé pour un patient qui vient de sortir d’une hospitalisation ou qui nécessite une hospitalisation
Réalisation d’une téléexpertise entre l’EPS du GHT et une MSP ou Centre de santé
Acte de TLX asynchrone (par écrit ou transfert d’image). Eléments du dossier médical patient du Médecin traitant transmis avec la requête.
Nature de l’acte
Requérant: médecin traitant de soin primaire d’une MSP ou Centre de santé
Requis: médecin spécialiste hospitalier de l’EPS support
Professionnels
impliqués
1- Demande d’une TLX par le médecin traitant requérant de la MSP ou Centre de santé
2- Envoi de la demande par MSSanté au spécialiste requis
3- Réalisation de la TLX par le médecin spécialiste requis de l’EPS (selon un protocole validé)
4 Demande (éventuelle) d’examens complémentaires par le médecin spécialiste requis de l’EPS support
5 – Restitution du médecin requis au médecin requérant de la MSP ou Centre de santé par un CR de TLX à intégrer dans le DP ou le DMP.
Etapes principales
organisationnelles
Corte ARS 5 juillet 2019Merci de
votre
attention
Corte ARS 5 juillet 2019
377——
ASSISE
TERRITURIALE
’ SALUTE ASSISES TERRITORIALES
DE LA SANTE
af
CULLETTIVITÀ pi CORSICA
COLLECTIVITÉ DE CORSE
Si ——
CONSULTATION CITOYENNE
Un sguardu nant’à a Saluta in Corsica
Juillet 2019/ Lugliu 2019Ireps
1
www.ireps.corsicaIreps
2
www.ireps.corsica
Table des matières
I. Contexte .......................................................................................................................................... 4
II. Méthodologie .................................................................................................................................. 5
A. Synthèse de données : les ateliers participatifs .......................................................................... 5
B. Le sondage des habitants dans le cadre des Assises Territoriales de la Santé ........................... 6
C. Le questionnaire santé ................................................................................................................ 7
III. Regard citoyen régional................................................................................................................... 8
A. L’accès au soin et à la santé ........................................................................................................ 8
B. L’accès au droit .......................................................................................................................... 11
C. La santé mentale ....................................................................................................................... 14
D. Déterminants socio-économiques et environnementaux de la santé ...................................... 15
IV. Ateliers citoyens dans le cadre des Assises ................................................................................... 18
A. Les besoins en matière de prévention et de promotion de la santé ........................................ 18
B. Le Centre Hospitalier Régional .................................................................................................. 19
C. Les déserts médicaux ................................................................................................................ 19
V. Le questionnaire ............................................................................................................................ 21
VI. Conclusion ..................................................................................................................................... 26
VII. Annexes ......................................................................................................................................... 27
A. Référencements des documents utilisés :................................................................................. 27
B. Bibliographie.............................................................................................................................. 27
C. Sigles .......................................................................................................................................... 30Ireps
3
www.ireps.corsicaIreps
4
www.ireps.corsica
I. Contexte
Les 5 et 6 juillet 2019 à Corte se tiendront les premières Assises territoriales de la santé.
Initiées et organisées par la Collectivité de Corse, elles se veulent être un moment fort en matière de
santé sur le territoire.
Au regard des difficultés que notre région rencontre en matière de santé, les Assises territoriales
auront pour objectif d’apporter des éléments tangibles permettant la concrétisation des orientations
portées par la Conseillère Exécutive à savoir :
• La lutte contre les déserts médicaux : meilleurs accès aux soins, réduction des inégalités
territoriales (maison de santé, pôle de santé pluridisciplinaire, études de médecine,
accompagnement, réseaux etc…), accès aux droits et lien avec l’université
• La création d’un centre hospitalier régional
• Le développement de la prévention et de la promotion de la santé : agir sur les déterminants
de la santé notamment environnementaux
Ainsi, dans une démarche participative et en amont des journées, afin de préparer les temps
d’échanges qui seront organisés avec les professionnels de la région, la Collectivité De Corse a souhaité
mener une consultation citoyenne.
Dans une vision plus « sociétale », et dans une démarche de démocratie sanitaire, les citoyens ont été
invités à témoigner sur leurs attentes relatives aux services de santé, sur l’offre de soins en région, sur
la prévention, sur le système de santé en général mais également sur les déterminants de santé et
notamment les conditions de vie socio-économiques, culturelles et environnementales.
L’objectif était de recueillir la vision que les corses ont de la santé de façon globale, afin d’apporter des
réponses adaptées aux réalités du territoire ainsi qu’aux réalités de chacune des catégories d’individus
bien distinctes : le malade ou le patient, l’usager non malade, la famille de patient ou les proches, le
militant associatif, le citoyen.
Au regard du délai contraint de réalisation, l’IREPS Corse a été chargée de mener cette consultation
citoyenne sur une période de trois semaines. Le procédé de recueil des éléments vous sera présenté
plus précisément dans ce document en partie II. Méthodologie.
Ces éléments ont été analysés et synthétisés afin de produire un aperçu qualitatif du ressenti de la
population en matière de santé en région. Au sein de ce document des « zooms » seront faits sur
certains territoires sur lesquels des besoins spécifiques sont présents.Ireps
5
www.ireps.corsica
II. Méthodologie
L’IREPS, dans le cadre de ses missions, a été amenée à conduire plusieurs consultations citoyennes sur
les territoires (notamment au sein des travaux des Contrats Locaux de Santé ou de l’animation
territoriale) et, de ce fait, dispose d’éléments pouvant être exploités dans le cadre de cette
consultation.
Pour constituer ce document nous avons agrégé plusieurs sources de données obtenues à partir de
différentes méthodes. Ces méthodes peuvent être scindées en deux types, les méthodes qualitatives
et les méthodes quantitatives.
Notre travail s’est déroulé en trois étapes :
- La synthèse du matériau dont nous disposions, pour extraire les données visées par les Assises
Territoriales de la Santé
- La mise en place d’un questionnaire sur internet à destination des habitants, pour interroger
plus précisément le ressenti des personnes en lien avec les inégalités sociales et territoriales de
santé, l’accès aux soins et aux droits
- Enfin, des ateliers menés spécifiquement pour les Assises autour des représentations
concernant la santé dans notre région
A. Synthèse de données : les ateliers participatifs
- Les ateliers de l’avenir
Pour animer ces ateliers une démarche participative dite communautaire a été mise en place. Nous
avons remanié l’outil « Les ateliers de l’avenir » de l’Institut Renaudot. La méthode se déroule en trois
phases :
1ère phase : la phase critique
Les participants sont d’abord invités à formuler et mettre par écrit des critiques et
remarques sur "ce qui ne va pas". Ensuite les animateurs les classent par thèmes avec le
groupe.
2ème phase : la phase imaginative
Le deuxième temps est consacré au rêve. Les participants émettent des propositions de
l’idéal qu’ils imaginent, sans censure d’ordre pratique, les idées sont aussi classées par
thèmes.
3ème phase : la phase réaliste
Puis, vient la phase de création et de construction : il s’agit de revenir au principe de réalité
pour chercher comment on peut progresser vers l’idéal. Les participants cherchent à
déterminer des objectifs et à envisager des moyens pour y parvenir.
Les Ateliers de l’avenir ont porté sur la perception de la santé par les citoyens sur leur lieu de vie.
L’objectif était de cerner les problématiques ressenties par les participants sur les différents territoires.Ireps
6
www.ireps.corsica
- Les world café
Le « World Café » est un processus créatif qui vise à faciliter le dialogue constructif et le partage de
connaissances et d’idées, en vue de créer un réseau d’échanges et d’actions.
Ce processus reproduit l’ambiance d’un café dans lequel les participants débattent d’une question ou
d’un sujet en petits groupes autour de tables. Ils sont encouragés à écouter, à parler sans se soucier
de mettre en forme leurs idées ni de dire des choses de façon « correcte ».
Selon un rythme séquencé, tous les participants changent de tables, sauf un « le rapporteur » qui fait
un retour synthétique aux nouveaux arrivés sur les échanges du groupe précédent ce qui permet
d’avoir une base de discussion à partir d’approches différentes.
Les participants sont invités à critiquer, amender, argumenter librement les propos précédemment
recueillis. En faisant le tour de la salle, les idées se transforment de manière inattendue. Des réseaux
se forment ou se consolident et le savoir est ainsi partagé.
Ainsi tous les acteurs peuvent évoquer les freins, leviers et idées d’actions à mener sur leur territoire
en fonction de leurs pratiques et connaissances professionnelles.
Cette stratégie est donc une réelle approche communautaire permettant la participation des élus, des
institutionnels et également des habitants.
Au terme du processus, les principales idées sont résumées au cours d’une assemblée plénière et les
possibilités de suivi sont soumises à discussion.
B. Le sondage des habitants dans le cadre des Assises Territoriales de la Santé
Dans le cadre des Assises seulement deux ateliers participatifs ont pu être organisés sur le territoire,
un en Haute Corse et l’autre en Corse du Sud.
Notre choix s’est volontairement porté sur des territoires principalement ruraux afin d’analyser leurs
besoins spécifiques et d’identifier les inégalités dont ils sont victimes.
Ainsi, les groupes de travail se sont déroulés pour le territoire du Pôle d’Equilibre Territorial et Rural
de l’Ornano, Taravu, Valincu, Sartenais (PETR OTVS) sur la commune de Petreto le 20 juin 2019 et pour
le territoire de la Communauté de Commune de Balagne sur la commune de Santa-Reparata di Balagna
le 27 juin 2019.
Ces « ateliers de l’avenir » qui regroupaient élus et citoyens ont permis de dégager, à partir des trois
grandes orientations du conseil exécutif, des éléments précieux relatifs aux problématiques
spécifiques à ces territoires. Ils seront présentés dans la partie IV. Ateliers citoyens dans le cadre des
Assises du présent document.Ireps
7
www.ireps.corsica
C. Le questionnaire santé
Nous avons élaboré un questionnaire portant sur le ressenti des personnes autour de la santé,
composé de trois grands axes : les inégalités sociales et territoriales de santé, l’accès aux droits et
l’accès aux soins.
L’accès aux soins était le fil conducteur de ce questionnaire (généralistes, spécialistes, infrastructures)
reprenant principalement l’information sur les réseaux pour se faire soigner, les informations liées à
sa santé et à ses droits et, enfin, le coût engendré par les frais de santé.
Ce questionnaire a été diffusé par le biais des réseaux sociaux à partir des moyens numériques à notre
disposition (Facebook et Twitter, mailing lists, sites internet de l’IREPS et de la Collectivité de Corse).
Au total, 780 personnes ont participé à cette enquête. Au regard des réponses, nous pouvons identifier
que les personnes étaient essentiellement dans des agglomérations de taille importante. Les résultats
de cette enquête seront développés dans la partie V. Le questionnaire du présent document.Ireps
8
www.ireps.corsica
III. Regard citoyen régional
Durant l’analyse des différents éléments présentés ci-après, indépendamment des axes spécifiques à
la santé, deux problématiques sont systématiquement présentes dans les récits : les notions de ruralité
et de précarité. Il semble important de considérer ces deux points comme transversaux au sein de
cette analyse. Les inégalités sociales et territoriales de santé sont marquées et conduisent
inéluctablement au renoncement aux soins.
La précarité, très prononcée dans l’île, génère un véritable questionnement sur l’accès aux soins. De
façon générale, nous pouvons noter que l’accès aux droits reste problématique sur la région et
accentue les difficultés. La question de la mobilité a également un impact important sur la prise en
charge. Elle peut très vite, notamment dans les territoires les plus éloignés des structures de soins,
être la raison première au renoncement.
Notre région a la spécificité d’être une « île montagne », il existe peu d’équité en matière d’offres de
santé. Hormis les deux grandes agglomérations d’Ajaccio et Bastia, les problématiques rencontrées
sont importantes et d’autant plus marquées sur les territoires ruraux.
A. L’accès au soin et à la santé
De façon générale, sur l’ensemble du territoire les problématiques de santé les plus fréquemment
évoquées par la population générale concernent l’accès aux soins de 1er recours.
En effet, la difficulté d’accéder à une consultation chez un médecin généraliste, est évoquée en
premier lieu ainsi que les temps d’attente au cabinet qui sont jugés très longs. Sur certains territoires
on aborde le manque de médecins généralistes. Ils se déplacent de moins en moins, voire plus du tout
à domicile, ce qui peut poser d’importantes difficultés notamment auprès de la population âgée.
L’accès à un médecin généraliste la nuit, les week-ends et les jours fériés reste difficile.
Il existe très peu de gardes ou de plateformes type « SOS médecins » et la plupart du temps le seul
recours reste les urgences hospitalières qui sont de plus en plus saturées par de la « bobologie » et qui
ne sont accessibles qu’aux citoyens proches d’un hôpital départemental ou local.
Les médecins spécialistes sont pour la plupart installés à proximité des plateaux techniques, les délais
pour une prise de rendez-vous peuvent, pour certaines spécialités atteindre plusieurs mois d’attente.
Ces délais peuvent être une entrave supplémentaire pour les personnes ayant des difficultés de
mobilité en lien avec un handicap ou de transport ou rajouter des difficultés pour des personnes en
situation de précarité.
Certaines spécialités manquent sur la région. La pédiatrie, la dermatologie, la cardiologie, la
gynécologie, l’ophtalmologie, l’endocrinologie sont les plus souvent citées. Les consultations avancées
sont évoquées mais jugées insuffisantes et concentrées sur les deux principales agglomérations.
La question des dépassements d’honoraires est également souvent abordée. Elle reste une réelle
problématique pour les personnes ayant des difficultés économiques entrainant le renoncement aux
soins.Ireps
9
www.ireps.corsica
Les personnes évoquent un manque de structures de soins de proximité permettant, pour les
territoires les plus éloignés, d’avoir une offre de soins pour les « petites urgences » telles que la
nécessité de faire des radiographies, des échographies, des plâtres ou des sutures…
Ce manque est une véritable problématique également en ce qui concerne la prise en charge des
personnes souffrant d’un handicap moteur ou des personnes présentant des pathologies psychiques
qui, pour certaines, nécessiteraient un accompagnement spécifique dans un établissement adapté.
Une carence de structures de prise en charge des enfants et des jeunes dans le domaine de la santé
mentale est évoquée sur l’ensemble du territoire.
Les structures telles que « soins de suites et réadaptation » ou « rééducation » sont aussi des
établissements faisant défaut sur le territoire.
Concernant les personnes âgées, l’organisation globale des soins de la prise en charge à domicile est
jugée sur certains territoires comme « anarchique ». Sur certaines communes, notamment rurales,
l’hospitalisation à domicile est quasi impossible faute de soignants présents à proximité. Des structures
d’accueil spécifiques, types structures de répit, sont citées régulièrement et jugées comme
indispensables pour les aidants.
La prévention a été largement évoquée lors des ateliers. Les participants la qualifient comme
indispensable mais pas assez présente et déplorent le manque d’informations et d’actions réalisées,
notamment auprès de la jeunesse.
Parmi les besoins en matière de prévention un certain nombre de thématiques sont clairement
énoncées comme prioritaires. Une attention particulière pourrait être portée sur les comportements
à risques incluant la consommation de tabac, drogues, alcool, mais également les risques routiers ou
la crise suicidaire. La vie sexuelle et affective est également une inquiétude chez les jeunes avec
notamment la prévention des maladies sexuellement ainsi que la prévention de l’avortement. En effet,
l’accès à une contraception gratuite et de façon anonyme est pour les jeunes assez problématique
surtout sur les territoires ruraux.
La question de l’accès au dépistage revient de façon récurrente avec une information insuffisante et
un accès difficile pour les territoires reculés. Certains dépistages sont méconnus particulièrement celui
du diabète.
Enfin, la question de l’alimentation comme facteur de protection de la santé est une des thématiques
abordées. A l’importance de poursuivre les messages de prévention et d’engager de réels programmes,
impliquant tous les acteurs du territoire, s’ajoute la question de l’accès à une alimentation saine pour
tous. La difficulté de concilier recommandations alimentaires et budget est également mise en avant
par les citoyens.Ireps
10
www.ireps.corsica
Zoom sur la Balagne
Le territoire de Balagne est un territoire rural avec ses complexités mais avec des élus et des
professionnels soucieux de développer une politique de santé adaptée, de fédérer tous les acteurs du
territoire et d’innover pour améliorer les conditions de santé des habitants. Il est doté d’un hôpital
local et de deux Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (une à Calenzana et une à Ile-Rousse en cours).
Il est marqué par une attractivité et une densité de travail très forte en période estivale, par la présence
du 2ème REP et d’un éloignement du territoire Bastiais.
Les problématiques relevées sur le territoire portent sur les points suivants :
• La personne âgée dépendante ou isolée et l’épuisement de l’aidant, typique aux territoires
ruraux telle que la Balagne
• Les difficultés d’accès aux premiers recours notamment le soir, le week-end et en cas
d’urgence
• Les conduites à risques notamment chez les jeunes avec la consommation de stupéfiants
• Le manque de prévention sur la contraception, l’IVG et les IST et sur l’accompagnement à la
parentalité
• Les dispositifs et les moyens effectifs sur la prise en charge de la santé mentale des enfants et
des adolescents, qu’elle soit liée à une pathologie ou à une souffrance psychique
• Pour les personnes précaires, le renoncement aux soins est lié aux problématiques de mobilité,
d’éloignement des structures de soins ou d’accompagnements spécialisés sur Bastia
• Les dépassements d’honoraires pour les consultations avancées que doivent régler les
personnes en situation de précarité
Zoom sur le PETR Ornanu, Taravu, Valincu, Sartinese
Le Pôle d’Equilibre Territorial et Rural Ornanu, Taravu, Valincu, Sartinese a été créé en 2016 par la
Communauté de Communes du Sartenais-Valinco-Taravo et la Communauté de Communes de Pieve
di l’Ornano. C’est un outil de développement au service de 46 communes. Le territoire du PETR OTVS
est très étendu, diversifié et complexe car il regroupe des communes urbaines, semi-urbaines et
rurales avec des problématiques de littoral et de montagne. Dans le cadre du projet de développement
de son territoire, le PETR OTVS a souhaité que la santé soit un des axes prioritaires à déployer.
Les problématiques relevées sur le territoire portent sur les points suivants :
• Questionnements importants pour les soins de 1er recours
• Manque de moyens pour pallier les premiers urgences (radiologie, échographie, plâtre,
sutures…)
• L’urgence médicale en milieu rural est une inquiétude importante
• Peu de spécialistes présents sur le territoire
• Inquiétude importante des territoires de l’intérieur vis-à-vis de la désertification médicale
• Difficulté de prise en charge des personnes âgées à domicile
• Nécessité de mieux accompagner les hospitalisations à domicile (aménagement de l’habitat,
visites à domicile des équipes soignantes…)
• Nécessité de renforcer la prévention auprès des jeunes mais également des personnes âgées
• Importance de prendre en charge les personnes souffrant de pathologies chroniques (manque
de ressources pour l’accompagnement, pour l’éducation thérapeutique…)
• Problèmes de gestion des déchets issus des activités de soins à risques infectieux (DASRI)Ireps
11
www.ireps.corsica
B. L’accès au droit
L’accès au droit concerne toute la population de la région, tant en milieu rural qu’urbain.
Des disparités apparaissent suivant les populations et les territoires.
En milieu rural, il s’agit d’une population vieillissante, qui ne possède pas forcément une connexion
internet, ou qui ne maitrise pas l’outil pour trouver l’information adéquate pour faire valoir ses droits.
D’ailleurs, des demandes de formation à l’utilisation de l’outil informatique sont présentées comme
un contrepied aux inégalités à l’accès au droit.
Les jeunes et les adultes rencontrent des difficultés d’accès au droit, dues à la méconnaissance des
services existants. D’une part, ces informations ne sont pas lisibles sur internet et d’autre part,
l’orientation vers les « bons » organismes semble faire défaut.
Les personnes en situation de précarité ont du mal à obtenir une couverture sociale. Plus de la moitié
d’entre elles souffrent d’une pathologie chronique, potentiellement grave en l’absence de prise en
charge. Souvent, elles présentent un retard de recours aux soins. Une autre problématique vient se
rajouter quant aux personnes en situation de précarité et/ou migrantes : le recours à des traducteurs
ou l’accès à des cours d’alphabétisation sont évoqués afin d’éviter la barrière de la langue.
En milieu urbain, la préoccupation des usagers de la santé se retrouve dans l’accès direct aux
organismes institutionnels et aux divers services administratifs des différents milieux (social, santé,
psychosocial), avec une attente sur des amplitudes horaires plus importantes (CPAM). La mise en place
de personnels « référents » dans les administrations de même que des personnes « identifiées » sur
les territoires est particulièrement mise en avant, afin d’éviter de rencontrer des barrières
administratives et offrir une meilleure orientation des dossiers dits « complexes ».
Dans les plus grandes communes l’accès aux services administratifs est difficile, voire inexistant pour
les personnes en situation de précarité (demande de création de structures d’accueils spécifiques pour
ces personnes).
A l’heure de la dématérialisation, des formations au tout numérique apparaissent indispensables ainsi
que l’accès à des espaces physiques identifiés, tout en développant des services interconnectés. Ces
espaces pourraient être des centres d’information tout public.
Les personnes en situation de handicap connaissent quant à elles des problématiques d’accès au droit
tant par la méconnaissance de l’existant sur les communes que par des services numériques inadaptés
à leur situation.
Globalement, il ressort qu’améliorer l’accompagnement par des personnes ressources sur les
territoires pour la constitution des dossiers et favoriser un accès privilégié pour monter ou gérer un
dossier complexe, faciliterait les procédures et réduirait les délais.
Ainsi, les citoyens estiment que la création d’un guichet unique (physique et/ numérique) pour
informer, orienter, accompagner les démarches serait un atout de l’amélioration de l’accès aux droits.
De façon générale, le manque d’information est largement souligné par la population et l’accès à
l’information reste problématique notamment en ce qui concerne les possibilités de prise en charge
des personnes âgées ou des personnes atteintes d’un cancer. Le coût élevé des mutuelles est
également évoqué comme un frein conséquent dans l’accès aux droits et aux soins.Ireps
12
www.ireps.corsica
Une appréciation plus qualitative est nécessaire pour appréhender la question de l’accessibilité aux
soins : il faut prendre en compte le temps de trajet pour accéder à un professionnel de santé, les
horaires d’ouverture, le temps pour obtenir un rendez-vous (les durées d’obtention d’un rendez-vous
vers un spécialiste sont parfois de plusieurs mois, voire d’une année dans certains territoires) et le coût
pour le patient.
Des perspectives sont évoquées pour améliorer l’accès à l’information des droits :
• Réduire les délais d’attente téléphonique des organismes sociaux
• Développer des structures d’accueils pour les personnes en situation de précarité
• Créer un guichet unique dans les zones isolées
• Développer des Maisons de Santé Pluridisciplinaires, où un accueil « accès aux droit » serait
garanti.
Zoom sur la plaine orientale
Dans le cadre des Ateliers de l’Avenir que nous avons menés sur le territoire de la plaine orientale,
l’accès aux droits, aux soins et à la santé est apparu comme un enjeu majeur.
Les problématiques relevées sur le territoire portent sur les points suivants :
• L’amélioration de l’accès aux droits (physique et téléphonique) passe par l’augmentation des
permanences CAF et CPAM sur la commune
• Les demandes d’accompagnement des personnes sur la constitution de leur dossier
notamment lors du traitement de dossiers « complexes »
• L’information des citoyens sur les dispositifs existants et les aides possibles sur les droits,
sociaux et sanitaires est encore trop faible
• Les délais d’attente, pour des rendez-vous ou des visites au cabinet, chez les médecins
généralistes sont jugés trop longs et l’absence de permanence le soir et le week-end est
aussi soulevée.
• La faible accessibilité pour les consultations spécialisées
• Le manque de consultations avancées révèle des disparités fragilisant l’offre de soins de
premier recours
• L’absence de structures pouvant gérer les petites urgences (sutures, plâtre…)
• L’obligation de se rendre sur le continent pour des problèmes de santé plus importants est
une source de stress supplémentaire et fait apparaitre aussi une mauvaise prise en charge
financière de certains déplacements
• Les inquiétudes sont répétitives concernant l’éloignement géographique pour des
consultations dans les hôpitaux entrainant trop de déplacements et de la fatigue notamment
pour les personnes âgées
• L’accès au logement est difficile, les coûts des logement neufs sont élevés
• La sensibilisation des citoyens à la gestion des déchets ménagers (tri sélectif) est encore
approximativeIreps
13
www.ireps.corsica
Zoom sur Porto Vecchio
La région du sud de la Corse est marquée par une forte disparité des richesses. Une précarité
grandissante extrêmement présente dans les quartiers populaires, une saisonnalité de l’emploi ainsi
qu’un manque de transports favorisent ces disparités dans la population. Nous avons mené des ateliers
auprès de la population du quartier de Pifano.
• Problème d’accès aux médecins généralistes et aux spécialistes
• Obligations de déplacements mais peu voire pas de transports en commun disponible
• Difficultés d’accès aux cours d’alphabétisation
• Déplacements difficiles pour les personnes âgées
• Manque de prévention pour les IST et les drogues
• Manque d’information sur les aides sociales possibles
• Problèmes d’insalubrité dans les logements sociaux
• Peu de lieux pour divertir les enfants
• Problème d’accès aux structures psychiatriques
• Problématique de transports pour les urgences psychiatriques
• Pas de lieu dédié à la prise en charge des souffrances psychiquesIreps
14
www.ireps.corsica
C. La santé mentale
La Santé Mentale détient ses propres particularités, bien que nous retrouvions des problématiques
déjà évoquées sur la santé de façon globale.
Les problématiques concernent en premier lieu l’accessibilité. Les délais de consultations dans les
structures de soin comme les CMP sont très longs, ce qui engendre une prise en charge décalée au
regard des besoins des patients. L’attente peut engendrer des situations de crise et d’urgence alors
qu’il n’existe pas de structure relai ou d’accueil en attendant la prise en charge.
Les structures sont regroupées dans les deux pôles principaux d’activités, Ajaccio et Bastia. Le rural est
dépourvu de structures d’accueil et de spécialistes. Les citoyens insistent sur le manque de
professionnels spécifiques à la maladie mentale alors que cette ALD est en constante augmentation
depuis les années 2010. (Source ameli.fr). Les personnes interrogées avancent un énorme besoin en
termes de places dans les structures d’accueil existantes et une offre stagnante depuis des années.
Un défaut d’informations global est mis en avant concernant les lieux ressources, les personnes ont
des difficultés à identifier les structures présentes, leurs rôles, fonctions et spécificités. Ce constat se
retrouve à l’identique concernant les structures d’accès au droit sur cette thématique. Les personnes
soulignent également l’absence de clarté sur le parcours de soin, il semble en effet difficile de connaître
les étapes à suivre et les ressources mobilisables, du dépistage au soin. L’information concerne non
seulement les patients, mais également les professionnels qui manquent d’informations sur
l’ensemble des structures du secteur ce qui pourrait faciliter le repérage, la prévention et l’orientation.
En parallèle, un manque de coordination est relevé notamment autour de la gestion des cas
complexes. La volonté serait de mettre en place un parcours coordonné et personnalisé pour chaque
patient pour la gestion des situations de crise mais également de façon durable, sur le long terme.
Concernant la prévention, les familles connaissent mal les structures de dépistage. Le manque
d’informations sur la santé mentale, les troubles psychiques et les addictions reste préoccupant et
selon elles sans réponse. Elles relatent notamment l’absence de dispositifs et circuits permettant le
repérage précoce des troubles.
L’inclusion des personnes souffrant de troubles psychiques est ressentie comme défaillante aussi bien
pour les patients que pour leurs familles et leurs proches. Le manque d’accompagnement pour l’accès
à l’emploi ou au logement représente un frein important pour ceux-ci.
On note une réelle volonté de travailler sur la déstigmatisation auprès du grand public avec
notamment un besoin en termes d’information, de sensibilisation et de formation permettant de faire
évoluer les regards. De manière plus ciblée, autour des patients et leurs proches, des problématiques
sont mises en avant concernant le maintien de la vie sociale (logement, insertion professionnelle, accès
aux loisirs, citoyenneté). Ils déplorent également le manque de structures relais permettant de
conserver le lien parent/enfant lors d’une hospitalisation.Ireps
15
www.ireps.corsica
Zoom sur la Santé Mentale à Ajaccio
Les points évoqués sur le territoire d’Ajaccio dépassent rapidement les limites communales pour
s’étendre à l’ensemble de la Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien.
Les problématiques relevées sur le territoire portent sur les points suivants :
• Pas de coordination dans la prise en charge transversale pour le patient
• Aucune visibilité des services de prises en charge psychiatriques
• Problèmes de préjugés envers les patients, la peur de la personne différente crée l’exclusion
et l’isolement
• Difficultés d’accès aux soins pour les femmes battues
• Problèmes d’addiction en lien avec les problèmes psychiques
• Prévention quasiment inexistante
• Pas de structures pour conserver le lien parent/enfant lors d’une hospitalisation
• Rupture du lien parent/enfant lors de l’hospitalisation car l’enfant est placé en famille d’accueil
ou en foyer
• Problème au niveau des mesures de protection
• Pas d’accompagnement des enfants témoins ou victimes de violence
D. Déterminants socio-économiques et environnementaux de la santé
De nombreuses problématiques ont été posées, par les habitants, en lien avec les déterminants de la
santé.
Concernant la mobilité, dans le rural les communes sont jugées comme peu desservies. Les habitants
ont évoqué le souhait d’avoir plus de transports pour relier les villages entre eux et regrettent le
manque de lignes permettant de se rendre dans les communes plus importantes, ou en ville (Ajaccio
et Bastia principalement). Les transports sont ressentis comme un moyen important de rupture de
l’isolement social et ce plus particulièrement par les personnes âgées.
En ville, les problèmes d’accessibilité ont été mis en avant avec la volonté d’avoir une ville mieux
aménagée pour tous les piétons et surtout ceux ayant des difficultés de mobilité (personnes
handicapées, avec poussettes, béquilles…). Face aux problématiques de stationnement et de
circulation notamment sur Ajaccio et Bastia, les habitants souhaiteraient voir se développer le
covoiturage et des infrastructures permettant d’utiliser d’autres moyens de transport, comme le vélo
par exemple.
La pollution est un élément relevé par la population avec les questions d’amiante et de qualité de l’air.
Les habitants souhaiteraient que des solutions soient mises en place pour les bateaux, la production
d’électricité (solaire…) et les moyens de circulation (moyens alternatifs, transports en commun...).
La question de l’accès aux logements a également été évoquée. La difficulté de se loger sur le territoire
est due à la cherté des loyers et ceci est encore plus marqué pour les personnes en difficultés
financières ou en recherche d’emploi. Enfin des problèmes de logements insalubres sont mis en avant
surtout dans les villes d’Ajaccio et Bastia.
L’accès à l’emploi et à la formation est une problématique fortement marquée sur le territoire. Les
personnes ont des difficultés à s’insérer dans l’activité économique ce qui a un impact sur l’intégration
sociale de façon globale (logements, loisirs, …).Ireps
16
www.ireps.corsica
Les activités socio-culturelles sont jugées trop rares. Les personnes mentionnent l’insuffisance
d’espaces dédiés et permettant de créer du lien social. Ce thème revient dans toutes les zones
d’habitation : les plus grandes agglomérations comme Ajaccio et Bastia, mais également les communes
de moindre envergure comme l’Ile Rousse ou Porto-Vecchio et enfin dans le rural. Le manque d’activité
est présent pour tous les publics de l’enfance à l’âge adulte en passant par l’adolescence. En ville, les
personnes manquent d’infrastructures pour faire du sport et souhaiteraient que d’autres activités se
développent.
L’ensemble des déterminants de la santé ont été évoqués : alors que les villes peuvent présenter des
problématiques plus spécifiques, les constats restent globalement attribuables au territoire.
Zoom sur Bastia :
Le territoire de Bastia est marqué par son offre de soins, ses structures sociales et médico-sociales et
la présence des institutions plus importantes que sur le reste de la Haute-Corse. Cependant les
problématiques rencontrées restent sensiblement identiques exceptées sur les déterminants
environnementaux qui vont se distinguer.
Enfin, la commune de Bastia est marquée par les zones des quartiers prioritaires politiques de la ville
avec son volet Santé.
Les problématiques relevées sur le territoire portent sur les points suivants :
• La question de la pollution des bateaux et du flux de voiture par le tunnel est posée
• Les difficultés de mobilité sont associées aux personnes à mobilité réduite avec des transports
en commun inadaptés ainsi qu’aux parents avec des enfants en poussette. Le stationnement
sauvage ne facilite pas l’accès aux premiers secours et engendre des embouteillages
• Le logement indigne ou insalubre est une réalité notamment pour les personnes en souffrance
psychique et/ou précaire avec des difficultés de prise en charge à domicile.
• La question des risques sanitaires génériques telle que le radon, est soulevée
• La densité de la population est importante mais la ville est globalement bien desservie
• La multiplicité des structures ou dispositifs entraine leur méconnaissance
• La coordination entre hôpital et médecine de ville est à améliorer
• Les jeunes et les dérives sur le harcèlement et les conduites à risque (addiction, sexualité, …)
• L’hygiène et la nutrition sont également deux thématiques évoquées de façon récurrente
• Des difficultés pour les personnes actives pour accéder aux services d’accès aux droits en
fonction de leurs horaires de travail
• Des lourdeurs administratives pour les personnes en marge du système et pour leurs
accompagnants sur les droits à la santé
• La dématérialisation des procédures entraine des difficultés pour certains publicsIreps
17
www.ireps.corsica
Zoom sur la santé des jeunes à Corti
Une prospection autour de la santé des étudiants a été réalisée par l’IREPS Corse au mois d’avril 2019
auprès des syndicats étudiants et de l’association Aiutu Studientinu qui vient en aide aux étudiants
précaires en leur fournissant des denrées alimentaires. L’Università di Corsica a, dans ce même temps,
commandée une enquête sur les conditions de vie des étudiants. Les questionnements liés à la
prévention et à la promotion de la santé sont apparus très marqués.
Les problématiques relevées sur le territoire portent sur les points suivants :
• La difficulté de l’accès au centre de planification familiale, ouvert seulement deux jours par
semaine et aux heures de cours est prégnante. Lorsque l’on aborde la thématique de la
contraception, les étudiants font émerger des difficultés d’accès, d’un recours à l’IVG
anormalement élevé, et d’un manque d’informations sur les dispositifs existants.
• L’accès aux médecins généralistes ainsi qu’aux spécialistes, peu nombreux sur la zone, est
difficile voire impossible pour les étudiants. Certains énoncent aussi des raisons financières.
• La prévention des conduites addictives est quasiment inexistante, des actions de
sensibilisation autour des stupéfiants sont jugées indispensables
• La précarité grandissante sur le campus génère de la malnutrition avec pour certains cas, des
étudiants qui ne mangent pas à leur faim
• La consommation d’antidépresseurs est une pratique répandue chez certains étudiants afin de
gérer leur stress ou leur fatigue.
• Au niveau des loisirs et de la vie étudiante en général, les étudiants sont moyennement
satisfaits, du fait de l’appauvrissement de l’offre culturelle, du peu de choix d’activités et du
faible nombre de lieux de vie.Ireps
18
www.ireps.corsica
IV. Ateliers citoyens dans le cadre des Assises
Pour les Assises de la Collectivité de Corse, deux ateliers de l’avenir ont été menés en territoire rural
auprès des habitants et des élus. Ces personnes ont été interrogées sur leurs représentations en
matière de santé, sur les territoires de la communauté de communes du PETR du VALINCU et de la
communauté de communes Ile-Rousse-Balagne.
La restitution de ces ateliers est structurée à partir des trois priorités de la Collectivité De Corse que
sont la prévention et la promotion de la santé, le Centre Hospitalier Régional et les déserts médicaux.
Ce travail apporte des éléments pour la rédaction des fiches actions, qui peuvent être complétées par
les ateliers menés par les professionnels dans le cadre des Assises.
A. Les besoins en matière de prévention et de promotion de la santé
Concernant la prévention, le public jeune est particulièrement évoqué par les acteurs notamment sur
leur absence de conscience relative à leur capital Santé. Problématique ressentie comme peu prise en
compte par les institutionnels.
Les participants affirment que les jeunes ne sont pas assez accompagnés vers les questions de santé
et l’accès aux droits. L’accompagnement à la parentalité et les « points d’écoute jeunes » ne leur
semblent pas assez présents. Une inquiétude particulière émerge sur la question du harcèlement. Le
renforcement de l’Education à la Santé pour les enfants et les adolescents est proposé comme levier.
Le second public mentionné est celui des personnes âgées dépendantes et leurs aidants. Les
préoccupations sur la personne âgée isolée dépendante et sur les aidants en territoire rural est un réel
enjeu. Pour les personnes âgées dépendantes, les facteurs de fragilité environnementale (isolement
social, aidant unique, adaptation de l’habitat …) sont mis en avant ainsi que la question du maintien et
du retour à domicile. Concernant l’aidant, l’épuisement moral et physique est mis en lumière.
Les leviers évoqués pour la prévention de ces risques interviennent à divers niveaux : mieux informer
les familles sur le rôle de l’aidant, les conséquences de la dépendance qui vont peser sur la vie
quotidienne, les aides possibles concernant l’habitat adapté. La mise en place de formations pour les
aider à mieux comprendre et appréhender les maladies neurodégénératives est un élément
incontournable. La création d’équipes mobiles pour l’évaluation des situations des personnes âgées
dépendantes et la conception d’accueils de jour itinérants sont aussi mentionnées. Enfin, il convient
d’inclure les aides à la personne dans la réflexion du maintien au domicile.
La prévention de proximité ressort également comme un atout majeur. Des idées telles que des visites
à domicile pour anticiper et prévenir les dégradations ou encore des Bus Santé de prévention qui se
déplaceraient sur les territoires ruraux pourraient être envisagées. Cette proximité pourrait également
être virtuelle via une plateforme d’écoute et d’orientation, pour les personnes qui rencontreraient des
problèmes majeurs ou qui souhaiteraient obtenir des réponses sur des questions de santé.
Des grands enjeux de la prévention sont l’information et la communication qui sont les supports
indispensables au développement de celle-ci. Il est nécessaire pour les participants de mieux informer
et communiquer auprès des professionnels et de la population sur les questions de Santé. Un réseau
interprofessionnels et usagers fait défaut.Ireps
19
www.ireps.corsica
Enfin, les actions en prévention doivent être mieux valorisées et soutenues. La promotion de l’activité
physique adaptée et de l’éducation thérapeutique du patient ne sont pas assez valorisées. Il est
nécessaire également de soutenir les campagnes existantes et de les rapprocher au plus près des
populations notamment rurales. Les médecins traitants et les structures de proximité pourraient être
de très bons leviers pour mieux relayer et soutenir ces campagnes tel que le don du sang etc...
La santé environnement est également mentionnée notamment sur la gestion des DASRI.
B. Le Centre Hospitalier Régional
Les besoins qui sont mentionnés par les participants relèvent pour la majeure partie d’un Centre
Hospitalier Régional.
Des consultations spécialisées avancées et des plateaux techniques permettraient de résorber en
partie les problèmes soulevés sur l’absence de spécialités sur le territoire et les délais d’attente
souvent trop longs, entre trois mois à un an suivant la spécialité, lorsqu’elle est présente.
Sur le plan financier, les dépassements d’honoraires sont mis en avant ainsi que la nécessité de se
rendre sur le continent. Ces différents freins pouvant conduire au renoncement aux soins et également
engendrer une séparation familiale.
Des discussions ont été engagées autour de la question de l’attractivité du territoire pour les médecins
spécialistes et les futurs médecins.
La question des soins d’urgence de proximité est évoquée. Toutefois, les soins d’urgence avec
transport n’ont pas été mentionnés directement.
C. Les déserts médicaux
La problématique des déserts médicaux en territoire rural est la première des inquiétudes, notamment
pour la prise en charge médicale. Elle interroge également la question de l’urgence médicale en
territoire rural.
Cette problématique est aussi clairement reliée à celle de la mobilité pour les personnes âgées et pour
les publics en difficulté. Ainsi, le besoin de mobilité se fait d’autant plus ressentir que les ressources
sur le territoire sont rares, voire inexistantes.
Des inquiétudes sont récurrentes sur le vieillissement des médecins et leur remplacement, sur la
disparition des médecins de campagne et du service rendu. La préoccupation des habitants est
exacerbée par la difficulté à trouver des médecins le soir ou le week-end, ainsi que l’installation de
nouveaux praticiens en ville et non sur un territoire rural.
Trois axes de solutions sont évoqués.
1. Le premier concerne le médecin, par exemple, en réglementant l’obligation d’exercer au moins
deux ans en territoire rural en sortie d’étude, de les obliger à signaler leur départ au moins
deux ans avant, et de revoir le numerus clausus. Une prime incitative pour attirer les médecins
est évoquée. Il est suggéré également de donner la possibilité à des médecins étrangers, à
qualité égale et parlant français, de s’installer sur le territoire.Ireps
20
www.ireps.corsica
2. Le deuxième étant de soutenir les dispositifs ou structures permettant l’exercice coordonné.
Ces derniers permettent de maintenir la présence du médecin sur le territoire et peuvent
développer des permanences de consultations avancées ponctuelles ne demandant pas de
matériel spécifique. L’exemple des Maisons de Santé pluridisciplinaires en territoire rural est
évoqué comme solution.
3. Le troisième est de favoriser des consultations à distance via la télémédecine.
En conclusion, la question de la santé en territoire rural est souvent reliée à la mobilité, au
rapprochement et au renforcement des dispositifs d’exercices coordonnés.
En matière de proximité, des textes législatifs et réglementaires, dans le domaine de la santé ou de
l'aménagement du territoire, mettent en avant l'intérêt de développer des actions au plus près de la
population, dans son milieu de vie. La réalisation de projets de santé à un niveau très local témoigne
de cette mobilisation, qui se traduit concrètement par la déclinaison territoriale de programmes
régionaux de santé mis en place, ou encore dans des actions spécifiquement menées sur un territoire
donné.Ireos
CORSE
Quel âge avez-vous?
@ -de 25 ans
@ entre 25 et 50 ans
@ entre 51et75 ans
@ +de 75ans
Zone géographique des répondants
Alta Rocca M 1%
Niolu, Rustinu, Ghjunsani M 1%
Spelunca, Liamone MN 2%
Nebbiu, Conca d'oru M 2%
Cap Corse SN 2%
Corti, Centre Corse SE 2%
Borgo, Lucciana SE 5%
Calvi, Balagne mm 3%
Sartinese, Valincu D 3%
Sud Corse DO 4%
Pieve d'Onanu DS 4%
Castagniccia, Casinca SE 4%
Fium'Orbu, Castellu, Oriente SE 4%
Ile Rousse, Balagne 5%
Furiani, Biguglia OR 5%
Bastia RRR 10%
Celavu, Prunelli Rs 15%
Grand Ajaccio BE 29%
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
21
www.ireps.corsica
V. Le questionnaire
Au total 780 personnes ont répondu au questionnaire. Pour la présentation, quand le choix de
réponses était multiple nous avons sélectionné les réponses présentant un taux supérieur à 5% de
réponses, les autres étant considérées comme non significatives.
1) Profil des répondants
Les personnes qui ont répondu au questionnaire étaient majoritairement âgées entre 25 et 75 ans.
Plusieurs micro-gérions ont été représentées dans ce questionnaire :
Les données non significatives n’ont pas été prises en compte.CORSE
Pensez-vous avoir assez d'informations autour de votre santé :
|
Pour le transport = -184 (30,4 %)
Pour se loger — 92 (15,2 %)
I 200 400 600
Connaissez-vous un endroit où il est possible de faire un dépistage (cancer
du sein, diabète...)?
@ Oui
@ Non
22
www.ireps.corsica
2) Les informations autour de la santé
Dans le questionnaire 91.4% ont répondu avoir assez d’informations autour de leur santé pour se
soigner mais signalent un manque pour le transport où 34.1% seulement déclarent avoir assez
d’information. Concernant le logement 15.2% des personnes ont signalé avoir assez d’informations.
L’accès à l’information se fait majoritairement auprès du médecin traitant pour 82.6%, puis d’internet
pour 43% et enfin auprès des proches 27.9%. (Les autres réponses proposées n’étaient pas
significatives)
12.9% de personnes ont répondu ne pas savoir où se rendre pour se soigner.
On note aussi une méconnaissance importante des lieux de dépistages :
Au regard de ces résultats nous pouvons constater que l’accès à l’information est défaillant autant sur
la santé de façon globale que sur les lieux ressources permettant d’y accéder.Ireps
Selon vous, est-il possible d'obtenir des aides financières pour vous
soigner?
@ Oui
@ Non
© Je ne sais pas
Selon vous, est-il possible de bénéficier d'un transport pris en charge pour
se rendre à un examen de santé?
@ Oui
@ Non
© Je ne sais pas
23
www.ireps.corsica
3) L’accès aux droits
Un tiers des personnes a signalé avoir des difficultés à obtenir des informations administratives autour
de leur santé sur internet.
Concernant les motifs, les personnes n’ont pas évoqué d’autres motifs que ceux proposés bien qu’il
soit possible de personnaliser les réponses. Ils ont évoqué à 89,6% la complexité de l’outil, à 15,1% la
difficulté d’accès à internet et à 0.8% la barrière de la langue.
Plus de la moitié des répondants ne connaissent pas les aides pour se soigner. Une minorité de
personnes interrogées a répondu qu’ils pensent qu’il n’en existe pas. 43,3% ne savent pas s’il en existe.
En revanche les personnes sont plus informées concernant la question des transports.CORSE
Savez-vous où l'on peut remplir un dossier pour obtenir une Couverture
Maladie Universelle?
@ Oui
@ Non
© Je ne connais pas la Couverture
Maladie Universelle
Si vous en aviez besoin, auriez-vous la possibilité de rencontrer un
assistante sociale?
@ Oui
@ Non
© Je ne sais pas
24
www.ireps.corsica
Près de 40% des répondants manquent d’informations autour de la couverture maladie universelle et 35,1% déclarent ne pas pouvoir rencontrer une assistante sociale.
En dehors des transports, les aides financières pour se soigner semblent mal connues. Bien que les informations autour des droits présentent de meilleurs taux, il reste néanmoins une grande partie des répondants qui semblent être exclus de l’information.
4) L’accès aux soins
34,8% des personnes ont signalé avoir renoncé aux soins au cours des deux dernières années. Les principales causes sont :
- Les délais de rendez-vous trop importants (53.2%)
- Les frais, le coût des soins (48.6%)
- Le manque de spécialiste à proximité (41,4%)
- Le manque de temps (30,2%)
- Le manque de généraliste à proximité (8,6%)Ireps
Si tous les équipements et spécialités étaient présents sur place, vous
feriez vous soigner dans notre région?
@ Oui
@ Non
25
www.ireps.corsica
93,1% déclarent disposer d’un généraliste à proximité de leur lieu d’habitation, mais il reste difficile pour 31,5% d’entre eux de le consulter rapidement.
Les taux sont moins bons concernant les spécialités, avec 37,2% des personnes qui n’ont pas de spécialistes à proximité et 82,2% qui ne peuvent pas les consulter rapidement. 44,7% des répondants ont déclaré avoir dû se rendre sur le continent pour des soins pour eux même ou pour un proche dans l’année.
61,7% n’ont pas eu de prise en charge pour un accompagnant alors que 49,2% pensaient que cela aurait été nécessaire au regard de l’état du patient.
Enfin, quasiment la totalité des répondants déclarent qu’ils souhaiteraient se faire soigner sur place s’ils en avaient la possibilité.
Les réponses au questionnaire confortent les problématiques mises en avant lors des différents ateliers menés avec les habitants et confirment les hypothèses sous-jacentes à sa construction concernant l’accès aux droits, aux soins et à l’information avec de nombreuses disparités territoriales.Ireps
26
www.ireps.corsica
VI. Conclusion
Le présent document permet d’avoir une photographie du ressenti de la population Corse en matière
de Santé. Il n’est pas exhaustif et se veut être un document qualitatif et subjectif. Il ne constitue pas
une analyse sociologique approfondie du territoire. Il doit être considéré comme la première ébauche
d’un travail qui a vocation à être complété et enrichi par les productions des ateliers menés dans le
cadre des Assises.
L’objectif de celui-ci est d’être croisé avec les approches professionnelles qui se veulent
complémentaires afin d’apporter aux territoires une réponse plus adaptée aux besoins et aux attentes
de chacun, en articulant les ressources existantes et celles à mettre en place.
Ce document permettra de mettre en adéquation les différents regards et alimentera la rédaction des
fiches actions qui seront la déclinaison d’un plan d’actions efficient en matière de santé sur la région.27
www.ireps.corsica
VII. Annexes
A. Référencements des documents utilisés :
Vous trouverez dans cette partie une revue des méthodes et outils utilisés sur les territoires :
Méthodes
participatives
utilisées
Les territoires
Ateliers de
l’avenir
CLS Bastia
CLS Ghisonaccia
CLS Porto-Vecchio
BALAGNE : CLS Ile-Rousse
World Café
CLS / CLSM Bastia
CLS Ghisonaccia
CLS Porto-Vecchio
BALAGNE : CLS CC5P + CLS Calvi
CLS / CLSM Ajaccio
CLS Sartène
Ateliers réalisés dans le cadre de la CRESS
• Taravu-Vallincu-Sartinese
• Grand Ajaccio / CAPA
• Ouest Corse
• Extrême sud
• Balagne
• CAB Bastia
• Centre Corse
• Gravona
AUTRES : CLS Bastia (Plateforme jeunes)
B. Bibliographie
Liste non exhaustive des documents qui ont servi à l’élaboration des différents travaux de l’IREPS :
Etude auprès des syndicats de la vie étudiante, de l’association Aiutu Studientinu sur la vie des
étudiants de l’université de Corse. IREPS Corse. Mars 2019
Projet régional de santé de la Corse. ARS Corse 2018-2023
>> https://www.corse.ars.sante.fr/lars-publie-son-projet-regional-de-sante-prs
Projet régional de santé de la Corse. ARS Corse 2012-2016
Stratégie nationale de santé 2018-2022, Ministère des solidarités et de la santé, 2017
>> http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dossier_sns_2017_vdef.pdfIreps
28
www.ireps.corsica
Les parcours de santé. Quelle réalité dans les territoires ? Bloch Marie-Aline, Ertul Servet, Delorme Adrien (et al.). Paris : Fabrique Territoires Santé, 2018, 236 p.
>> https://www.fabrique-territoires-sante.org/sites/default/files/actes_lyon_2017_-_numerique.pdf
Approches territoriales en santé publique : des politiques pour la santé dans les territoires. Dossier documentaire. Echard-Bezault Pascale. Laxou : SFSP, 2018
>> http://www.sfsp.fr/content-page/111-dossiers-documentaires/3108-approchesterritoriales-en- sante-publique
La démocratie en santé, en question(s)
Karine Lefeuvre, Roland Ollivier, Olivia Gross. Presses de l’EHESP, 2018, 138 p.
Promouvoir la participation sociale des personnes âgées. Dossier.
Soleymani Dagmar, Berrut Gilles, Campeon Arnaud. La santé en action 2018 ; 443 : 8-43 >> http://inpes.santepubliquefrance.fr/SLH/pdf/sante-action-443.pdf
Evaluation de l'implantation d'un modèle de concertation local en santé et services sociaux Roy Mathieu, Pinsonneault Linda, Clapperton Irma, Sifa Marie-Louise, Breton Mylaine. Santé publique 2018 ; 30(2) : 203
Santé mentale et politique de la ville : enjeux et leviers. Lille : Centre national de ressources et d'appui aux Conseils locaux de santé mentale, 2018, 26 p.
>>http://clsm-ccoms.org/wp-content/uploads/2017/12/20171109_Synth%C3%A8serencontre- Sant%C3%A9-mentale-et-politique-de-la-ville.pdf
Intervenir localement en promotion de la santé. Les enseignements de l'expérience du pays de Redon-Bretagne sud : Sept fiches pour accompagner le renforcement des capacités d'action en faveur de la santé et du bien-être de la population
Breton, Éric, Ferron, Christine. Presses de l'EHESP, 2017, 187 p.
La promotion de la santé. Comprendre pour agir dans le monde francophone. Breton Eric, Jabot Françoise, Pommier Jeanine (et al.). Rennes : Presses de l'EHESP, 2017, 536 p.
Agir sur la santé des populations les plus vulnérables. Territoires, déterminants sociaux et leviers de mobilisation. Joubert Michel. Saint-Denis : Profession banlieue, 2017-11, 127 p.
Les contrats locaux de santé : un (timide) pas de plus vers une construction locale de la santé ? Sébastien Fleuret. Sciences sociales et santé 2016 ; 34(2) : 107-15
>> http://www.cairn.info/revue-sciences-sociales-et-sante-2016-2-page-107.htm
Santé et territoires : des soins de proximité aux risques environnementaux Marcel Calvez. Collection : Espace et Territoires. Presses Universitaires de Rennes. 2016, 200 p.
Mettre en œuvre un projet de parcours en psychiatrie et santé mentale. Méthodes et outils pour les territoires. Martinez Corinne, Proult Elise, Servant Benoît. Paris : ANAP, 2016, 40 p. >>http://www.anap.fr/publications-et-outils/publications/detail/actualites/mettre-enoeuvre-un- projet-de-parcours-en-psychiatrie-et-sante-mentale-methodes-et-outils-pour-lesterritoires/
Loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé - Titre 1er Renforcer la prévention et la promotion de la santé
>> https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000031912641Ireps
29
www.ireps.corsica
Pour inclure la santé-environnement dans les projets territoriaux de développement durable. Un levier pour mobiliser et favoriser les changements de comportements. Dijon : Alterre Bourgogne Franche-Comté, 2016, 6 p.
>>https://www.alterrebourgognefranchecomte.org/_depot_alterrebourgogne/_depot_arko/basesd oc/4/252689/consulter-le-document.pdf
Regards citoyens. IREPS Corse. Décembre 2015.
Séminaire d'échanges entre acteurs "Partageons nos expériences pour agir sur les inégalités sociales de santé". Ferron Christine, Bantuelle Martine, Ruiz Charlotte, et al.. Laxou : SFSP, 2015, 73 p. >> http://www.sfsp.fr/activites/file/Actes-seminaire-ISS.pdf
Education, santé et territoires. Un dispositif participatif visant la professionnalisation des acteurs Pizon Franck, Kempf Cédric, Jourdan Matthieu (et al.). Education, Santé, Société 2015 ; 1(2) : 231-41 >> https://books.google.fr/books?id=Cy6yCAAAQBAJ&lpg=PP1&hl=fr&pg=PP1& output=embed
Territoires fragilisés : quelles stratégies pour la santé des populations ? Dossier Echard-Bezault Pascale, Auclair Alexandra, Ginot Luc (et al.). La Santé en action 2014 ; 428 : 6-43 >> http://www.inpes.sante.fr/SLH/pdf/sante-action-428.pdf
L’expression de la démocratie sanitaire dans les CLS, une forme de consultation privilégiée à la création des conditions d’une véritable participation des usagers.
In : Les conditions d’élaboration des CLS : une approche de la performance en santé publique. Recherche-action [Mémoire en3S]. Alaux Ludovic, Eyral Cyrielle, Poiraudeau Gérald, Renault Amandine et al. Saint-Etienne : Ecole nationale supérieure de Sécurité sociale, 2013, pp. 98-104 >> http://www.en3s.fr/articles-regards/reac/CONTRAT.pdf
Réduire les inégalités sociales et territoriales de santé. Intérêts d'une approche locale et transversale Saint-Denis : INPES, Elus, Santé Publique & Territoires, Réseau français des Villes-Santé de l'Organisation mondiale de la santé, 2013, 12 p.
>> http://www.inpes.sante.fr/10000/themes/ISS/pdf/brochure-elus.pdf
La démarche communautaire en santé : ici et ailleurs.
Institut Théophraste Renaudot, 2013, 91 p.
Carte de la santé et de ses déterminants. In : Pingeon Marjolaire. La santé et ses déterminants : mieux
comprendre pour mieux agir. Montréal : Ministère de la santé et des services sociaux –Direction des
communications, 2012, p. 7
>> http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2011/11-202-06.pdf
Quand la promotion de la santé parle de participation
Vergniory, Sonia. IREPS Bretagne, 2011, 29 p + 1 mémento de 4 p.
Loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires
>> https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000020879475
Inégalités sociales de santé : des déterminants multiples. Moquet Marie-José. La santé de l'homme 2008 ; 397 : 17-19
>> http://inpes.santepubliquefrance.fr/slh/articles/397/02.htmIreps
30
www.ireps.corsica
C. Sigles
ALD : Affection de Longue Durée
CC5P : Communauté de Communes des Cinque Pieve
CHR : Centre Hospitalier Régional
CLS : Contrat Local de Santé
CLSM : Conseil Local en Santé Mentale
CRESS : Conférence Regionale de l’Economie Sociale et Solidaire
CPAM : Caisse Primaire d’Assurance Maladie
DASRI : Déchets d'Activités de Soins à Risque Infectieux
PETR : Pôle d’Equilibre Territoriale et rural
PRS : Projet Régional de Santé
REP : Régiment Etranger de ParachutistesŒfncs fédération nationale des centres de santé
Premières Assises Territoriales de la Santé
Collectivité de Corse
COMMENT LA COLLECTIVITE DE CORSE
PEUT ELLE INTERVENIR
DANS L’OFFRE DE SOINS ?
5 JUILLET 2019
Dr Richard LOPEZ
Président de la Fabrique des Centres de Santé
La Fabrique des Centres de santéFabCds
• Des besoins médicaux différents
– Transition épidémiologique ou sanitaire : les 3 « âges » selon Abdel OMRAN en 1971: 1/ fléaux-maladies infectieuses, 2/ maladies chroniques, 3/ dégénératives et sociétales (on parlera plutôt aujourd’hui de Transition Sanitaire, pour FRENK en 1991).
– Une formation de base en pratique d’équipe La formation hospitalière s’appuie sur un exercice en équipe pluriprofessionnelle, en rupture totale avec la pratique libérale;
– Un mode de rémunération à l’acte sclérosé: constitue un frein à l’évolution de la prise en charge de populations et de pathologies complexes et chroniques, ne permet pas à la société de garantir la prise en charge des dépenses de santé: CNAM=payeur aveugle
• Des professionnels différents
– Une forte féminisation : 65 % des nouveaux inscrits à l’Ordre et 80 % des inscrits en 2ème année de faculté de médecine,
– Une population qui vieillit : 32 % a plus de 65 ans et 47% plus de 60 ans, donc
– Un nombre de médecins en activité qui baisse de 78% à 68% des inscrits.
– Un nombre de généraliste en baisse, inférieur depuis 2017 aux spécialistes.
2
Système ambulatoire: une évolution structurelle
Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds
• Une évolution du projet professionnel
– un exercice en structure d’exercice regroupé et coordonné qui transpose à l’activité ambulatoire l’organisation d’équipe apprise à l’hôpital
– un exercice qui allie soins, prévention, santé publique, accueil social qui respecte l’unicité de l’humain, dans une dimension médico-psycho-sociale
– Qui ne contraint plus le médecin à se transformer en entrepreneur,
• Remise en cause de l’exercice libéral.
– 1/3 des médecins remplaçants refuseraient de s’installer à cause de la surcharge de travail et/ou de la complexité des tâches administratives et de la gestion du cabinet.
– Étude IRDES 2009 : la gestion du cabinet représente en moyenne
23% du temps de travail des médecins généralistes, soit entre 11,96 et 13,8 heures par semaine.
3
Une pratique ambulatoire en évolution
Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds
• Une évolution du projet de vie 70% des étudiant-e-s en
médecine citent la qualité de vie comme source de motivation pour leur
avenir et recherchent
– Une activité respectueuse du temps privé, qui ne contraint plus les
médecins à une activité de 60h ou plus par semaine et permette de
structurer et organiser à l’avance le temps de travail
– Qui prenne en compte l’évolution des modes de vie une aspiration
à une stabilité financière, permise par un salaire, avec une
couverture sociale digne de ce nom, avec une formation
professionnelle intégrée à un métier
– Qui soit compatible avec la vie des familles leur permettant une
mobilité géographique interdite par l’ancrage de « l’installation »
– Qui ne priorise pas la rémunération, celle-ci n’est plus un élément
décisif et peut être salariée ou mixte (libérale et salariée)
4
Une pratique ambulatoire en évolution
Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds
Cette prise en charge moderne de la santé des gens et
respectueuse des populations et des professionnels
c’est le Centre de Santé
5 Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds
CDS: objet sanitaire non identifié ?
• Théorisation en 1932 par le Dr Robert-Henri Hazemann,
• proposé en 1944 par le Pr Robert DEBRE
– « Le Centre de santé : organisme de base de défense de la santé publique »
– La santé un état de bien être social : une politique publique audacieuse et globale
– De la clinique mais aussi de l’épidémiologie: usage des statistiques début de « l’EBM »
– Une nécessaire pluridisciplinarité: Equipes soignantes et sociales
– Une politique territoriale: La médecine ne se fait pas à distance mais au contact des populations; les dispensaires sont dans les quartiers populaires,
– Le médecin a une responsabilité sociale; le service public participe du contrat social, sans relation de charité
– Le dispensaire structure polyvalente et médico-technique qui intègre radio, la biologie, la dentisterie, des spécialités comme l’ORL (ravages de la diphtérie),
– Une place importante de la prévention, de la vaccination et de l’éducation à la santé
– Structure de premier recours articulée avec les hôpitaux,
– La santé, partie intégrante des politiques sociales et environnementale; promotion des espaces verts, des bains douches, des lavoirs, des arrivées d’eau et des égouts… 6 Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds
Dans le Code de Santé Publique
•Pratiquer des soins de second recours
•Des action d’Education thérapeutique des patients
•Pratiquer des IVG médicamenteuses et/ou instrumentales
•Soumettre des protocoles de coopération
•Contractualiser avec les ARS pour des missions spécifiques sur la qualité et la coordination des soins
•Constituer des lieux de stages
•Porter des Antennes, pas plus de 20h par semaine et être à moins d’une demi heure du centre principal
•Par convention avec une faculté et l’ARS, être centre de santé Universitaire
7
Art. L 6323-1 du CSP: Outre les missions obligatoires et traditionnelles des centres de santé inscrites dans le CSP depuis leur apparition le 4 mars 2002, soins de premier recours, accès sociale et tiers payant, depuis l’Ordonnance de janvier 2018 les décret et arrêté de février 2018, ils peuvent de façon optionnelle :
Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds 8
Implication sur le territoire
• L’offre des CDS articule pour 54% d’entre eux prévention et
soins avec des actions de santé publique décidées par les
gestionnaires/élus, (Axes des PRS: Publics précaires, personnes âgées, jeunes,
femmes, HBD, souffrance psychique…), avec des financements ARS.
• Les centres de santé « piliers majeurs » des politiques
locales dynamiques en santé publique :
o Référents des CLS, volet santé de la Politique de la Ville
o Supports importants des actions de santé publique financées par
l’ ARS, l’Etat dans les communes en Politique de la Ville, les
Départements pour leurs missions relevant de leurs compétences
o Support des actions déconcentrées de l’Etat et des départements
(CLAT, CV, CeGIDD, CSAPA, PMI, CPEF…)
Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds 9
Quel avenir de l’ambulatoire ?
Le constat est clair, le dispositif actuel de premier recours est à bout
de souffle. Il ne répond aux attentes ni des professionnels ni des
collectivités locales ni aux évolutions démographiques et
épidémiologiques de la population. La Loi HPST de juillet 2009
définissait une nouvelle organisation de l’ambulatoire qui est celle des
centres de santé avec des professionnels libéraux : les MSP
Fondée traditionnellement sur le paiement exclusif à l’acte, dans le
« colloque singulier », avec une pratique individuelle de la médecine,
qui excluait tout contrôle de son contenu et de sa qualité
L’avènement d’une nouvelle pratique de l’ambulatoire va de paire
avec une refonte de sa rémunération, donnant une place à la
rémunération d’équipe, à la rémunération populationnelle et de la
qualité, au détriment de la quantité, du paiement à l’acte.
Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds
Quel avenir pour les centres de santé ?
10
Les centres de santé ont désormais un
financement qui correspond à leurs pratiques
et à leur histoire mais également qui leur
permet enfin l’équilibre économique, après le
nouvel Accord National de 2015 et le premier
avenant de 2017, signés avec la CNAM,
Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds
Une modernisation de l’ambulatoire
11
Ils peuvent désormais être plus sereinement un appui important à la
modernisation de l’ambulatoire
Porteurs des PASS pour l’accès aux soins et aux droits des plus précaires
Porteurs du Tiers payant intégral avec « tpcomplementaire », plateforme AMC
Porteurs des 1ères Infirmières en Pratique Avancée désormais entrées dans a loi
Porteurs des 1ères bases de Télémédecine avec la coopération ville-hôpital sur la rétinographie en partenariat avec un réseau de l’AP-HP (OPHDIAT) dès 2004
Porteurs en 2016 des nouvelles bases de Téléconsultation avec les centres de santé dans les vallées des Vosges
Porteurs des consultations avancées de spécialistes mis à dispositions par l’hôpital public favorisant les parcours de soins des patients entre ville et hôpital
Ils sont en pointe sur les nouveaux modes de financement (LFSS 2018) détaché du paiement à l’acte et substituant une rémunération forfaitaire globale.
Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds
L’avenir de l’ambulatoire
12
Les centres de santé ont été historiquement un lieu de soins
ouverts à tous
Leur pratique ancrée dans la réalité de leur époque a démontré
leur modernité
Ils sont le creuset d’une organisation adaptée à l’évolution de la
société et aux pratiques modernes d’exercice de la médecine du
XXIème siècle
Leur création, leur maintien et leur développement répondent
toujours aux besoins des populations et de leurs territoires
Ils sont désormais mis en avant dans les plans (Touraine et Buzyn)
pour l’accès aux soins dans les territoires
Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FabCds 13 Dr Richard LOPEZ « Comment la collectivité Corse peut elle intervenir dans l’offre de soins » 5 juillet 2019FICHE ACTION 10
Construction d’une trajectoire vers un CHRU
Objectif : Constitution et installation d’un Comité de pilotage
Objectifs opérationnels Elaboration du projet d’établissement du futur CHRU.
Rappel du contexte / Constats
Eléments repris de la présentation du Dr METAIS.
Une activité de 133 562 séjours
Une perte vers le continent d’environ 20 000
séjours
Sur une population de 339 178 personnes (soit cinq
fois moins que la Sardaigne, soit moins que les
14ème et 15ème arrondissements de Paris, ou
l’équivalent d’Aix en Provence)
Avec un vieillissement considérable (+14% de pers
de 65 ans et plus (10% continent) et une croissance
des plus de 65 de 1,9% par an (1,5% continent))
En 2050 un insulaire sur 6 aura moins de 20 ans
(1/4 continent)
Un déficit chronique des hôpitaux corses qui au
regard de la tarification ne peut que perdurer
Modalités d’actions
1. Création et installation d’un comité de pilotage
Présidé par PCE ou représentant.
2. Procédure d’appel d’offre de prestation de
service en vue d’une AMO
3. AMO attributaire organiser les groupes de
travail en vue élaboration projet
d‘établissement
4. Invitations de l’ensemble des personnels
hospitaliers à collaborer dans les différents
groupes de travail en vue de l’hôpital de
demain.
5. Associer Université de Corse
6. Associer le collectif pro-CHU aux groupes
7. Associer le CESEC aux groupes
8. Ne pas associer ni ARS ni CRSA : ces instances
seront consultées une fois le projet
d’établissement achevé.
9. Campagne de promotion sur tous les médias du
futur CHRU de Corse sur la base du projet
d’établissement.
Durée estimative de l’action : 24 à 36 mois.
Territoire A Corsica
Porteur de l’action La Collectivité de Corse
Action existante ou nouvelle Action nouvelle7——
ASSISE
TERRITURIALE
’ SALUTE ASSISES TERRITORIALES
DE LA SANTE
rs
CULLETTIVITÀ p! CORSICA
COLLECTIVITÉ DE CORSE
Fiches ActionsIreos
1
www.ireps.corsica
Table des matières
Préambule ................................................................................................................................ 3
Le calendrier des ateliers .......................................................................................................... 4
1. Atelier : Attractivité des métiers d’aides à la personne en milieu rural ................................ 5
2. Atelier : Repérage des fragilités chez les personnes âgées................................................. 11
3. Atelier : Attractivité du territoire pour les professionnels de Santé ................................... 16
4. Atelier : Conduites addictives : le risque des écrans .......................................................... 22
5. Atelier : Conduites addictives chez les adolescents ........................................................... 29
6. Atelier : Santé, soins de supports et de bien-être ............................................................. 33
7. Atelier : Construction d’une trajectoire vers un CHRU....................................................... 36
8. Atelier : Dépistage et prise en charge du handicap ........................................................... 39
9. Atelier : Etudes supérieures et enseignement................................................................... 46Ireos
2
www.ireps.corsicaIreos
3
www.ireps.corsica
Préambule
Les premières Assises Territoriales de la Santé, organisées les 5 et 6 juillet 2019 à Corte par la
Collectivité de Corse, ont été l’une des principales rencontres régionales en matière de santé.
Le programme de ces deux journées, composé de séances plénières et d’ateliers interactifs, a permis
d’aborder un large panel de thématiques liées à la santé en Corse.
Les 11 ateliers autour de l’offre de soin et de prévention organisés lors de ces journées ont permis de
mettre en lumière les forces et faiblesses des micro-territoires et d’envisager des pistes de réflexions
et d’actions.
Grâce aux nombreux partenaires présents et à la qualité des échanges, une multitude d’informations
ont été recueillies permettant de dresser un riche état des lieux.
Sur cette base, la Collectivité de Corse en partenariat avec l’IREPS, a souhaité poursuivre la démarche
à travers l’animation de groupes de travail dont les thématiques issues des Assises Territoriales de la
Santé sont les suivantes :
• Attractivité des métiers d’aides à la personne en milieu rural
• Repérage des fragilités chez les personnes âgées
• Attractivité du territoire pour les professionnels de Santé
• Conduites addictives : le risque des écrans
• Conduites addictives chez les adolescents
• Santé, soins de supports et de bien-être
• Construction d’une trajectoire vers un CHRU
• Dépistage et prise en charge du handicap
• Etudes supérieures et enseignement
Neuf réunions régionales ont alors été organisées et animées par l’IREPS entre le 13 novembre 2019
et le 27 février 2020,
Pour gagner en efficacité, les groupes ont réuni moins de dix participants sélectionnés parmi les
experts locaux.
Pour faciliter l’adhésion et la participation de tous, les rencontres ont été organisées pour la plupart
en visioconférences entre Ajaccio et Bastia avec un animateur et un rédacteur sur chaque site.
Chaque groupe de travail s’est réuni au moins une fois (à l’exception du groupe Etudes supérieures et
enseignement en médecine) dont les restitutions ont permis de fixer des objectifs opérationnels et des
perspectives d’actions déclinées, ci-après, pour chacun des thèmes.4
www.ireps.corsica
Le calendrier des ateliers
Date Intitulé de l'atelier Lieu
13-nov 9h00 Repérage des fragilités chez les personnes âgées Bastia Coupole Pas de visio
14-nov
9h00 Attractivité du territoire pour les professionnels de santé (1er atelier) En visio
Ajaccio Palais Lantivy/
Bastia Villa Ker Maria
14h00 Santé soins de support et de bien être
En visio
Ajaccio Palais Lantivy/
Bastia Villa Ker Maria
20-nov 14h00 Construction d’une trajectoire vers un CHRU URPS-ML Ajaccio et Bastia
28-nov 14h00 Attractivité des métiers d’aides à la personne en milieu rural (1er atelier) Balagne CIAS Ile Rousse
29-nov
9h00 Conduites addictives chez les adolescents
En visio
Ajaccio-DISS
En visio
Bastia-Fango-4ème
14h00 Conduites addictives : le risque des écrans (enfants et adolescents)
En visio
Ajaccio-DISS
En visio
Bastia-Fango-4ème
8- jan 10h00 Dépistage et prise en charge du handicap
En visio
Ajaccio-DISS
En visio
Bastia-Fango-4ème
29-janv 10h00 Attractivité des métiers d’aides à la personne en milieu rural (2ème atelier) Locaux de l’IREPS à Ajaccio
27-fév 14h00 Attractivité du territoire pour les professionnels de santé (2ème atelier) En visio
URPS-ML
Ajaccio et BastiaIreos
5
www.ireps.corsica
1. Atelier : Attractivité des métiers d’aides à la personne en milieu rural
A. Atelier Ile Rousse
Listing des invités et des participants
Fiche Action 1 : Prévention chez les personnes âgées : attractivité du territoire
B. Atelier Ajaccio
Listing des invités et des participants
Fiche Action 2 : Campagne de communication6
www.ireps.corsica
a) Atelier Ile Rousse
Listing des invités et des participants
STRUCTURE NOM PRENOM MAIL Présents
CDC Dr. ARRIGHI Dominique dominique.arrighi@isula.corsica x
CDC CARLOTTI Nicole nicole.carlotti@isula.corsica x
ADMR GAIAT Sonia sonia.gaiat@admr2b.org x
ESA ADMR NOVO Christelle christelle.novo@admr.2b x
SAAD ABADIE Cécile saad@cias5p.fr X
SAAD AMADEI Vanina asclepioscorte@gmail.com serena.guerrini2b@gmail.com X
CDC DURASTANTI Emilie emilie.durastanti@isula.corsica X
CIAS TRB LE DREF Céline direction@cias5p.fr X
BIEN VIELLIR GIORGI Stéphanie stephanie.giorgi@isula.com x
CIAS SALDUCCI Anne x
AMAPA ALBERTINI Vanina vanina.albertini@amapa.fr
ADMR PEPOUL Hélène helene.lepoul@admr2b.org
SIMON Jean simonjean.cap@orange.fr
AMAPA LIMALERA Nathalie nathalie.limalera@amapa.fr
AMAPA LIMALORA Nathalie nathalie.magny@admr2b.org
ARS OTTAVI Santa santa.ottavi@ars.sante.frx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
7
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 1
Prévention chez les personnes âgées : attractivité du territoire
Objectif : Rendre attractif les territoires ruraux notamment pour les professionnels du social ou médico-social
Objectifs opérationnels - Renforcer la présence des professionnels de l’aide à la personne dans les territoires ruraux
Rappel des constats / contexte
Le développement de l’aide à la personne est difficile notamment en territoire rural à cause d’une perception négative de ce service ayant pour réputation un travail pénible et peu rémunéré même si ces facteurs seuls n’expliquent pas le manque d’engouement vers ce métier.
Les aides à domicile sont considérées comme « Femme de ménage » et perçues comme un « droit au ménage » pourtant elles permettent de sortir les personnes de l'isolement et de faire remonter de nombreux éléments pour faciliter le maintien à domicile. Parfois même certains salariés vont trop loin dans leur démarche d’aide car ils acceptent « trop de choses ».
Les personnes se dirigeant sur ce métier ne le font pas toujours par vocation mais pour des raisons alimentaires et ne sont pas toujours préparées à la dure réalité de cet emploi. Bien que des formations existent, elles sont perçues comme compliquées car centrées sur les grandes villes posant des problématiques de déplacements pour les personnes excentrées.
L’ensemble de ces conditions engendre un déficit et un turn-over important des aides à domicile malgré un besoin croissant car le vieillissement de la population augmente.
Modalités d’actions
Deux propositions d’actions qui se complètent :
1) La première action est de mieux communiquer, de travailler sur les
représentations et de valoriser le métier d’aide à la personne.
L’objectif serait d’arriver à donner une image positive du métier d’aide à la personne. Pour cela plusieurs types d’actions pourraient être envisagées :
- Des assises régionales sous forme de tables rondes pourraient être organisées une fois par an. Des spécialistes et des bénéficiaires
interviendraient pour partager leurs expériences positives et répondre
aux questions. Pour s’assurer de la réussite d’un tel évènement il est
nécessaire de tisser au préalable un partenariat avec les organismes de
formation (ID formation, …), les structures d’insertion (pôle emploi, cap
emploi, …) les établissements scolaires (lycées) et dispositifs pour les
jeunes (Missions locales, Ecole de la Seconde Chance, …) pour susciter des
vocations.
- Réaliser une grande campagne de communication à travers des reportages et des clips en montrant et valorisant ce métier et en axant
sur le contact social et le service rendu aux personnes.
- Informer sur l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), aussi bien le personnel que les usagers, pour que ce service soit utilisé conformément
aux dispositions prévues ; un accompagnement à domicile et pasx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
8
www.ireps.corsica
uniquement un service de ménage chez les particuliers. L’APA doit être
systématiquement évoquée par le contrôleur pour recadrer l’intervention
des professionnels à domicile et pour éviter toute dérive par le
bénéficiaire.
2) La deuxième action envisageable est de faciliter l'accès à la formation
:
L’objectif est de proposer sur chacun des grands bassins de vie les formations existantes ou à développer. Ces formations devront intégrer les professionnels du réseau du « Bien vieillir » (Réseau rivage, PAERPA, …) et un volet sur les limites et le positionnement à avoir avec les bénéficiaires.
Population cible
Aides à domicile
Services d’aide et d’accompagnement à domicile
Les bénéficiaires de l’APA
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser
Pôle emploi, dispositifs pour les jeunes en insertion, les entreprises
d’insertion, les centres de formation, établissements scolaires, les
collectivités
Action existante ou nouvelle Nouvelle
Moyens mobilisables ou à mobiliser Les médiasx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
9
www.ireps.corsica
b) Atelier Ajaccio
Listing des invités et des participants
STRUCTURE NOM PRENOM MAIL Inscrits / Participants
ADMR2A FAVA Michèle mfava@fede2a.admr.org x
ADMR2A BONELLI Nathalie nbonelli@fede2a.admr.org x
ADMR2A RIGAUT Pascal prigaut@fede2a.admr.org x
CDC PINELLI Stéphane Stéphane.pinelli@isula.corsica x10
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 2
Campagne de communication
Objectif : Promouvoir les métiers d’aide à domicile
Objectifs opérationnels
- Réaliser un travail de communication partenarial
- Proposer des reportages sur ces métiers
Rappel des constats /contexte
Les métiers d’aide à domicile sont perçus comme difficiles et souffrent d’une image dégradée. Les structures d’aide à domicile ont des difficultés à recruter du personnel et connaissent un turn-over important.
Au niveau des Aides-Soignants (AS) même constat. D’ailleurs les besoins de recrutement concernant les personnels Aides-Soignants sont estimés à 250 en 2020.
En milieu rural ce constat est accentué.
Modalités d’actions
- Réaliser la promotion des métiers d’aide à domicile
- Proposer un travail partenarial entre l’ARACT, la CRESS et la CDC afin
d’organiser des évènements de promotion de ces métiers.
- Mobilier les partenaires de Corsica Orientazione pour mettre en avant
ces métiers.
- Réaliser un travail avec les Missions locales.
- organiser une réunion ARACT CRESS CDC
- réaliser un plan d’actions
- Proposer des reportages et des émissions pour promouvoir ces
métiers
Population cible
Les jeunes
Les demandeurs d’emploi
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser CRESS, ARACT, CDC, Missions locales
Action existante ou nouvelle NouvelleIreos
11
www.ireps.corsica
2. Atelier : Repérage des fragilités chez les personnes âgées
Listing des invités et des participants
Fiche Action 3 : Repérage des fragilités chez les personnes âgées12
www.ireps.corsica
Listing des invités et des participants
STRUCTURE NOM PRENOM MAIL INSCRITS/ PARTICIPANTS
CDC DURASTANTI Emilie emilie.durastanti@isula.corsica x
CHB Dr. PANCRAZI Marie-Pierre marie-pierre.pancrazi@ch-bastia.fr x
CDC Dr. ARRIGHI Dominique dominique.arrighi@isula.corsica x
ARS Corse COLONNA Audrey audrey.colonna@ars.sante.fr
URPS Infirmier VINCIGUERRA Sandra sandra.vinci@wanadoo.fr
ARS Corse OTTAVY Santa santa.ottavi@ars.sante.fr
CDC CIANELLI Marie marie.cianelli@isula.corsica xx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
13
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 3
Repérage des fragilités chez les personnes âgées
Objectif : Anticiper le risque et la dégradation de la perte d’autonomie de la personne âgée (prévention)
Objectifs opérationnels
- Mettre en place avec l’appui des communes un dispositif de veille et
d’alerte permettant d’identifier de nouvelles situations à risque et
structurer une gradation précoce (Réseau « Sentinelles de Santé »).
- Sensibiliser les professionnels (services) intervenants aux domiciles aux
recommandations des bonnes pratiques sur le repérage des risques de
perte d’autonomie (fragilité) et de son aggravation et les doter d’outils
simples permettant d’identifier un changement de situation, de
comportement ou d’environnement.
- Informer les médecins généralistes, infirmiers libéraux et chefs de
services d’aide à domicile sur les dispositifs et circuit de prise en charge
(Orientation)
Rappel des constats / contexte
- L’expérimentation PAERPA se termine le 31 décembre 2019 et une année de transition est envisagée. A l’horizon 2022 le futur dispositif DACU
(Dispositif d’Appui à la Coordination Universelle) devrait être mis en place
et prendra le relai sur la prise en charge des cas complexes. Cependant le
DACU n’a pas vocation à la prévention et au dépistage des fragilités et la
gradation des risques. Ce champ ne sera donc plus couvert bien que
nécessaire pour une prise en charge précoce. Manque d’évaluation des
démarches d’accompagnement.
- La démographie en Corse évolue vers un vieillissement de la population avec un risque de fragilité en territoire rural accru par la numérisation et
recentralisation des services couplé et des difficultés de mobilité
importantes. L’enjeu de la prévention des fragilités est donc primordial.
- Cependant sur nos territoires ruraux une culture de l’entraide, de la solidarité et du lien familial est préservée. De plus, les élus sont les
premiers interlocuteurs et observateurs de « leurs » personnes âgées.
Modalités d’action
L’action serait de créer une équipe de prévention sur le repérage des fragilités qui permettrait une structuration de la gradation précoce de celles-ci et de continuer les actions de sensibilisation et de formation des professionnels initiées par le PAERPA. Ce dispositif interviendrait en amont et en complémentarité du DACU. Cette équipe aurait pour périmètre la région avec une phase de test sur les territoires s’étendant de Bastia à Porto-Vecchio couvrant ainsi le 2A et le 2B. La gouvernance reste à définir mais devrait être hors structures hospitalières. Une possibilité est que la collectivité créée un plateforme dédiée avec Mme DURASTANTI comme coordonnatrice et fasse appel au Dr PANCRAZI comme médecin référent.
De plus, cette plateforme s’appuierait sur les communes pour le recensement des personnes fragiles via la diffusion d’un auto-questionnaire et profiteraitx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
14
www.ireps.corsica
de l’expérience et de la mise à disposition des outils (banque de données) du Gérontopôle de Toulouse.
Concernant le financement, l’enveloppe du FIR qui était fléchée PAERPA pourrait être redirigée. En effet 30% de celle-ci pourrait être remobilisable sur ce projet. A ce stade, une discussion avec l’ARS est nécessaire.
Concrètement, dans un premier temps, il serait nécessaire de créer une équipe qui comprendrait un médecin, un cadre administratif coordonnateur et de s’appuyer sur les ressources humaines existantes. A terme l’équipe aura besoin d’être renforcée d’infirmières. Elle aurait pour missions de former et sensibiliser les personnes ressources (professionnels du 1er recours et aide à la personne), évaluer les personnes à risque via un auto-questionnaire et d’orienter vers les dispositifs de prise en charge DAC. Une préconisation d’actions pourrait être également envisagée. Il est nécessaire de s’appuyer sur les actions « Bien vieillir » de la conférence des financeurs.
Dans un second temps, un travail de maillage et de partenariat avec les communes et les dispositifs associés (CCAS, CIAS, …) sera à effectuer pour la diffusion de l’auto-questionnaire (outil gérontopôle Toulouse). La diffusion de l’auto-questionnaire s’appuiera également sur une campagne de communication via les réseaux sociaux, les journées pour les personnes âgées et plus largement sur les différents vecteurs de communication.
Enfin, dès lors que l’auto-questionnaire sera distribué et en fonction des résultats obtenus, une alerte sera donnée. Un professionnel de l’équipe ou un professionnel formé (pool de l’expérimentation PAERPA) (EGF) se rendra à domicile pour l’évaluation, les préconisations et si nécessaire l’orientation.
En parallèle le dispositif continuera à sensibiliser et former les professionnels afin d’étendre son réseau et améliorer la couverture de prise en charge.
Les territoires pilotes pressentis pour un lancement du dispositif en mode
projet s’étend sur toute la côte Est de la Corse permettant un début de projet
régional :
- La plaine orientale, territoire mixte urbain et rural
- Le territoire urbain bastiais qui s’inscrit déjà dans une démarche de
prévention des risques et du « bien vieillir » notamment au travers
des actions menées dans le Contrat Local de Santé.
- L’extrême Sud pour la couverture régionale et la facilité d’accès
géographique.
Population cible Population générale dès 55 ans
Territoire
Région avec une expérimentation dans un 1er temps sur toute la côte Est (de
Bastia à Porto-Vecchio)
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser
ARS, tous les dispositifs d’appui à la coordination, CARSAT, CPAM, MSA,
Mutuelles, hôpital fragilité (CH), structures d’exercices coordonnés, tous les
médico-sociaux (SSAD et EHPAD, ..)x |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
15
www.ireps.corsica
Action existante ou nouvelle Nouvelle
Moyens mobilisables ou à mobiliser
Equipe :
- 1 médecin
- 1 coordonnateur
- 2-3 infirmiers
Ressources existantes :
- 13 infirmiers déjà formés
Crédit pour former de nouveaux infirmiers et aides à domicile
Voiture de fonction pour aller sur les territoires
Préalable à l’action Créer un service identifié doté d'un plan de financement
Points de vigilance, risques identifiés - Structuration dès 2020 pour assurer la continuité de l’action ex-PAERPA - Deadline 2022Ireos
16
www.ireps.corsica
3. Atelier : Attractivité du territoire pour les professionnels de Santé
Listing des invités et des participants
Fiche action 4 : Développer des aides complémentaires pour les praticiens17
www.ireps.corsica
Listing des invités et des participants
STRUCTURE NOM PRENOM MAIL Présents 14/11 Présents 27/02
CDC CARLOTTI Nicole nicole.carlotti@isula.corsica X X
Conseil des ordres CANARELLI Jean haute-corse@20.medecin.fr reception.cs@20.medecin.fr X
URPS GRISONI Antoine urps-ml.corse@orange.fr X X
ORS ARENA ARRIGHI Christophe Jean christophe.arena@gmail.com orscorse@orange.fr X
Association des
étudiants Asclépios GUERRINI Serena
asclepioscorte@gmail.com
serena.guerrini2b@gmail.com X
Fédération MSP GIUSTI Igor igorgiusti.ensc@gmail.com X X
ARS PIERI Xavier xavier.pieri@ars.sante.fr X
ARS ALBERTINI Carine Carine.albertini@ars.santefr x
CDC CRISTOFARI Pasquin pasquin.cristofari@isula.corsicax |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
18
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 4
Développer des aides complémentaires pour les praticiens
Objectif : Promouvoir l’installation des professionnels de santé sur le territoire et soutenir l’existant
Objectifs opérationnels
- Améliorer la lisibilité des aides disponibles
- Compléter le zonage défini par l’ARS
- Adapter les outils et dispositifs existants aux spécificités du territoire.
Se saisir du Schéma National de la santé qui prévoit une spécificité de la
Corse.
- Maintenir l’existant
- Mettre en place un règlement d’aide financière à l’installation des professionnels de santé
- Définir un zonage complémentaire des médecins libéraux
Rappel des constats /contexte
Lors de l’élaboration du Projet Régional de Santé, une spécificité corse a été reconnue et inscrite à la Stratégie Nationale de santé.
Le zonage : Pour renforcer l’accès aux soins, l’Agence Régionale de Santé a pour mission de déterminer les zones géographiques dans lesquelles les médecins seront soutenus par des aides à l’installation et au maintien. La révision du « zonage médecins » s’inscrit notamment dans le Plan du gouvernement pour l’égal accès aux soins dans les territoires. L’évolution de la démographie médicale et plus généralement de l’accès aux soins est une préoccupation majeure de l’ARS de Corse, inscrite comme une priorité forte dans le Projet Régional de Santé en cours de consultation.
Le nouveau zonage des médecins libéraux en Corse a été arrêté le 02 août 2018 après concertation et validation de la Conférence Régionale de Santé et de l’Autonomie (CRSA) et de l’Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux (URPS-ML). Cet arrêté constitue le fruit de plus d’un an de travaux pilotés par l’ARS de Corse et menés conjointement avec les représentants de médecins, des usagers et des élus.
Le zonage en pratique
Le zonage médecins distingue trois types de zones :
• Les zones d’intervention prioritaire (ZIP) : elles représentent 11,9% de
la population (soit une augmentation significative de la population
couverte puisque les zones prioritaires du zonage 2012 représentaient
5,71% de la population) et seront éligibles à l’ensemble des aides (aides
conventionnelles de l’assurance maladie, aides de l’ARS (PTMG, CESP,
PTA, aides des collectivités territoriales, aides fiscales) ;
• Les zones d’action complémentaire (ZAC) : elles seront éligibles aux
aides de l’ARS et aux aides des collectivités territoriales. Elles
représentent 37,65% de la population régionale.
• Les zones de vigilance : elles ne seront pas éligibles aux aides à
l’installation mais pourront bénéficier d’un accompagnement dans la
mise en place d’un exercice coordonné pluriprofessionnel.
Les aidesx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
19
www.ireps.corsica
Le contrat d’aide à l’installation (CAIM) :
L’objet de ce contrat est d’apporter une aide financière significative aux médecins dès leur installation en zone fragile pour les aider à faire face aux frais d’investissement générés par le début d’activité.
Les bénéficiaires sont les médecins de secteur 1 qui s’installent, ou sont installés, en zone fragile depuis moins d’un an.
Sur les modalités d’adhésions des dérogations et adaptations régionales sont possibles. Elles sont arrêtées par le DG ARS.
Le contrat tripartite est signé entre l’ARS, la caisse d’assurance maladie et le médecin.
En termes d’engagements : il existe deux types d’engagements socles (exercice libéral partiel ou à temps plein, en CPTS ou ESP, participation PDSA) et optionnel (exercer une partie de son activité libérale au sein d’un hôpital de proximité).
Les aides « socles » varient entre 31 250 euros pour 2.5 jours d’exercice libéral/semaine et 50 000 euros pour 4 jours d’exercice libéral par semaine. Ces montants conventionnels peuvent être majorés par l’ARS (37 000 à 60 000 euros).
Une aide optionnelle majorée de 2 500 euros si engagement d’exercer une partie de son activité libérale en hôpital de proximité.
Contrat sur une durée de 5 ans (non renouvelable)
Le contrat de transition pour les médecins (COTRAM) :
L’objet de ce contrat est de soutenir les médecins exerçant dans ces zones fragiles préparant leur cessation d’activité et prêts à accompagner pendant cette période un médecin nouvellement installé dans leur cabinet. Les bénéficiaires sont les médecins conventionnés, toutes spécialités, tous secteurs d’exercice :
- installés dans les zones identifiées par l’ARS comme « fragiles »
- âgés de plus de 60 ans et plus
- accueillant au sein de leur cabinet, un médecin âgé de moins de 50
ans exerçant en libéral conventionné qui s’installe ou est installé dans
la zone depuis moins d’un an.
Contrat tripartite. Adaptations régionales possibles par les ARS.
Engagement socle : accompagner l’installation d’un confrère de moins de 50 ans dans son cabinet.
Montant conventionnel de l’aide : valorisation de +10% des honoraires conventionnés plafonnée à 20 000 euros/an. Majoration ARS possible +20% des honoraires conventionnés plafonnée à 24 000 euros/an.
Contrat d’une durée de 3 ans pour la préparation d’une cessation d’activité, renouvelable 1 fois.
Contrat de stabilisation et de coordination pour les médecins (COSCOM) :
L’objet de ce contrat est d’encourager les médecins qui s’impliquent :
- dans des démarches de prises en charges coordonnées de leurs patients sur un territoire donné,
- dans l’activité de formation des futurs diplômés au sein des cabinets libéraux pour faciliter à terme leur installation et leur maintien, en exercice
libéral, dans les territoires,
- dans la réalisation d’une partie de leur activité libérale au sein des hôpitaux de proximité.x |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
20
www.ireps.corsica
Les bénéficiaires sont les médecins conventionnés (toutes spécialités, tous secteurs d’exercice) déjà installés en zone fragile et impliqués dans une démarche d’exercice coordonnée (CPTS/ESP).
Contrat tripartite. Adaptations régionales possibles par les ARS.
Engagements socles : installés en zone identifiée comme fragile, exercer une activité libérale, exercer en groupe, CPTS ou ESP.
L’engagement optionnel concerne l’exercice au sein d’un hôpital de proximité et l‘exercice de fonctions de maitre de stage (SASPAS).
Montant conventionnel socle : 5 000 euros/an. Majoration ARS 6 000 euros/an
Montant optionnel : majoration 1 250/an.
Rémunération complémentaire maitre de stage : 300 euros/mois.
Majorations ARS possible jusqu’à 1 500 euros/an maximum et 360 euros/mois maximum.
Rémunération proratisée en cas d’accueil d’un stagiaire à temps partiel.
Contrat d’une durée de 3 ans, renouvelable par tacite reconduction.
Le contrat de solidarité territoriale médecin (CSTM) :
L’objet de ce contrat est de favoriser l’intervention ponctuelle de médecins venant exercer dans les zones fragiles afin de répondre aux besoins en offre de soins.
Les bénéficiaires sont les médecins conventionnés, toutes spécialités et tous secteurs d’exercice, installés hors d’une zone fragile.
Contrat tripartite. Adaptations régionales possibles par les ARS.
Le type d’engagement socle repose sur deux critères : exercer au minimum 10 jours/an en zone fragile et selon différentes modalités possibles (collaboration avec confrère…) et facturer l’activité réalisée au sein de ces zones sous un numéro facturant, attribué spécifiquement pour cette activité. Le montant conventionnel socle des aides est de +10% sur les honoraires conventionnés liés à l’activité sur la zone (plafonné à 20 000 euros/an) possibilité de majoration ARS +20% sur les honoraires conventionnés liés à l’activité sur la zone (plafonné à 24 000 euros/an) + prise en charge des frais de déplacement pour se rendre sur la zone.
Contrat d’une durée de 3 ans (renouvellement tacite)
Entrée en vigueur de l’ensemble de ces contrats : adhésion possible à compter de la publication par le DG ARS du contrat type régional relatif à ces contrats pris sur la base des contrats types nationaux figurant dans les annexes de la convention médicale de 2016.ire x | PTE ECNR TEEN ÉPATESTE A TEE
CORRE
21
www.ireps.corsica
Orientations/propositions
Plusieurs pistes peuvent être envisagées :
1/ Reconnaissance d’une spécificité régionale
Faire valoir la spécificité régionale inscrite à la SNS et engager les dérogations nécessaires pour adapter les aides existantes aux besoins du territoire. Notamment pour apporter un soutien aux praticiens déjà en place dans des zones actuellement pas reconnues comme « fragiles » par l’ARS. Ceci afin d’apporter une reconnaissance et un statut spécifique aux médecins installés sur des zones rurales non reconnues comme fragiles, en les accompagnant dans leur exercice. Mais aussi en permettant d’anticiper à deux/trois ans les successions afin d’éviter de multiplier les déserts médicaux. En s’appuyant sur les aides existantes de la CDC.
2/ Les aides
En complément des aides existantes, la Collectivité de Corse pourrait développer des aides spécifiques permettant de soutenir notamment :
- le déploiement d’outils concernant le maintien à domicile en milieu rural, - des praticiens isolés qui n’ont pas vocation à entrer dans une démarche collaborative (type CPTS, ESP, exercice coordonné) parce qu’ils n’en ont
pas la possibilité ou pas la culture,
- aux médecins en fin de carrière n’exerçant pas forcément en zone prioritaire ou fragilisée.
3/ Encourager l’installation des médecins notamment dans le rural ou en zones fragiles en :
- favorisant les stages SASPAS notamment en négociant avec les universités la possibilité de revoir le nombre de maitres de stage (passer à 2 au lieu de
3). Ce qui permettrait à beaucoup plus de praticiens d’accueillir des
stagiaires et ainsi faire connaitre le métier sur les différents territoires et
susciter des vocations et des candidats potentiels aux successions.
- organisant une journée d’information à l’université de Corse autour des aides et dispositifs existants et des avantages à l’installation en milieu
rural. Ce thème pourra faire l’objet d’un travail approfondi lors des Assises
de la Santé de 2021
Afin de répondre de façon optimale à ces trois points mis en exergue dans le cadre de cette fiche action, la CDC élaborera un zonage territorial complémentaire à celui déjà existant en vue d’une meilleure articulation et adaptation des outils et dispositifs déployés par l’ARS et la CDC pour répondre aux spécificités du territoire et aux besoins des professionnels de santé.
Population cible Professionnels de santé, étudiants en santé
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser ARS, CPAM, UNIVERSITES, URML …..
Action existante ou nouvelle NouvelleIreos
22
www.ireps.corsica
4. Atelier : Conduites addictives : le risque des écrans
Listing des invités et des participants
Fiche action 5 : Formation : usage des écrans durant l’enfance
Fiche action 6 : Ressources éducatives pour l’usage du numérique
Fiche action 7 : Mise en réseau des acteurs pour promouvoir un bon usage des écrans23
www.ireps.corsica
Listing des invités et des participants
STRUCTURE NOM PRENOM MAIL INSCRITS/ PARTICIPANTS
PMI Ajaccio cpef.ajaccio@corsedusud.fr X
ARS Corse ROUBAUD Gisèle gisele.roubaud@ars.sante.fr x
MDA Bastia MARTINELLI Rose- Marie rose-marie.martinelli@ch-bastia.fr X
IREPS Corse ISTRIA Sophie doumentation@ireps-corse.fr X
UNIV CORSE /
URPS ML DAHAN Thierry dahan_t@univ-corse.fr X
PMI Bastia BRACCONI Marie Pierre mpbracconi@haute-corse.fr
PJJ ROUX Laureline laureline.roux@justice.fr
Education
nationale FERRARA Sylvie sylvie.ferrara@ac-corse.fr
ANPAA LARZAT Brigitte brigitte.larzat@anpaa.asso.fr
AGIRE BALDO Elsa agirecorse@gmail.com
CANOPE MARY Marc- Antoine marc-antoine.mary@reseau- canope.fr
CDC CROCE Laurent laurent.croce@isula.corsica
CDC LUCCIONI Francescu francescu.luccioni@isula.corsica
Jeunesse et
sports drjscs20@drjscs.gouv.fr
GIANNECCHINI Bernadette bgiannecchini@haute-corse.frx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
24
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 5
Formation : usage des écrans durant l’enfance
Objectif : Renforcer la prévention sur les risques liés à l’usage excessif des écrans
Objectifs opérationnels
- Mettre en place des formations pour les intervenants auprès des enfants (en milieu scolaire ou hors milieu scolaire)
- Construire un programme de formations
- Renforcer les compétences des professionnels du domaine social et
éducatif dans la prévention des usages des écrans
Rappel des constats /contexte
Selon l’Autorité de Régulation des Communications (ARCEP), 93% des 12-17 ans étaient équipés d’un téléphone portable en 2016. Ces chiffres reflètent bien le raz-de-marée technologique qui s’est emparé de toute la population et plus particulièrement des jeunes. Sur un sujet pour lequel on manque encore de recul, le bon sens et le principe de précaution sont de mise.
Les données scientifiques sont insuffisantes pour estimer les usages problématiques, voire les conduites addictives, qu’induisent les usages d’écrans. Les écrans favorisent certains apprentissages ; ils permettent l’accès à des savoirs et sont source de distraction. Si on ne peut pas parler d’addiction ou de dépendance au sens strict, il convient toutefois de rester vigilant pour qu’une pratique excessive par l’enfant ne devienne pathologique à l’âge adulte. Leur usage chez les plus jeunes doit être accompagné, des moments pour d’autres apprentissages psychomoteurs et relationnels aménagés, et des temps de calme et de sommeil préservés.
De plus, les réseaux sociaux peuvent constituer un lieu virtuel néfaste pour certains jeunes, victimes de harcèlement massif.
Les principales actions en cours actuellement se font au sein des écoles. Très peu d’actions de prévention en extra-scolaire (club de sport, CLSH, etc.)
La PMI (qui intervient dans les écoles auprès d’enfants entre 3 et 6 ans) mène des actions ponctuelles de prévention liées aux écrans
La Direction Jeunesse de la CDC travaille à l’animation d’un réseau d’acteurs jeunesse. Des actions ont été recensées mais concernent principalement le « cyberharcèlement ».
De plus de nombreuses associations proposent des actions liées aux dangers d’internet.
En revanche, on note qu’il y a un manque d’outillage des professionnels intervenants auprès des enfants pour sensibiliser spécifiquement à l’usage des écrans.
Modalités d’actions
Il s’agit de construire un programme de formation intégrant la prévention de l’usage des écrans en deux temps :
- Recensement de l’existant :
En termes d’outils :
Il convient de faire un travail en amont sur le recensement des outils, services et documentations qui traitent de l’usage des écrans et du danger d’internet.x |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
25
www.ireps.corsica
En termes d’action :
Un travail en lien avec les structures proposant actuellement des actions concernant le danger d’internet est nécessaire afin de les porter à connaissances des professionnels.
- Outillage des acteurs :
Le programme de formation se construit autour de la sensibilisation des acteurs et professionnels du social et de l’éducatif aux problématiques liées à un usage abusif des écrans.
Selon les référentiels de bonnes pratiques :
- Pour les messages : distinction entre usage abusif des écrans et danger d’internet.
- Pour les outils pédagogiques : il s’agira de rendre disponibles et accessibles les outils et jeux éducatifs permettant aux professionnels d’aborder ces sujets avec les enfants. Des présentations d’outils seront intégrés au programme de formation.
Population cible Intervenants auprès des enfants (professionnels du social et de l’éducatif)
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser
CdC (PMI)
IREPS
CANOPE
CNFPT
LEIA
ANPAA
Action existante ou nouvelle Nouvellex |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
26
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 6
Ressources éducatives pour l’usage du numérique
Objectif : Renforcer la prévention sur les risques liés à l’usage du numérique
Objectifs opérationnels
- Recenser les acteurs proposant des actions de prévention sur les dangers d’internet et des réseaux sociaux
- Construire une ressource éducative avec les dispositifs, outils, services, actions disponibles pour les professionnels
- Construire des ressources éducatives locales concernant les outils
disponibles liés aux usages du numérique.
- Renforcer la visibilité de l’offre en services et outils au niveau de la
région.
Rappel des constats /contexte
Selon l’Autorité de régulation des communications (ARCEP), 93% des 12-17 ans étaient équipés d’un téléphone portable en 2016. Ces chiffres reflètent bien le raz-de-marée technologique qui s’est emparé de toute la population et plus particulièrement des jeunes. Sur un sujet pour lequel on manque encore de recul, le bon sens et le principe de précaution sont de mise.
Les données scientifiques sont insuffisantes pour estimer les usages problématiques, voire les conduites addictives, qu’induisent les usages d’écrans. Les écrans favorisent certains apprentissages ; ils permettent l’accès à des savoirs et sont source de distraction. Si on ne peut pas parler d’addiction ou de dépendance au sens strict, il convient toutefois de rester vigilant pour qu’une pratique excessive de l’enfant ne devienne pathologique à l’âge adulte. Leur usage chez les plus jeunes doit être accompagné, des moments pour d’autres apprentissages psychomoteurs et relationnels aménagés, et des temps de calme et de sommeil préservés.
De plus, les réseaux sociaux peuvent constituer un lieu virtuel néfaste pour certains jeunes, victimes de harcèlement massif.
Les principales actions en cours actuellement se font au sein des écoles. Très peu d’actions de prévention en extra-scolaire (club de sport, CLSH, etc.)
La Direction Jeunesse de la CDC travaille à l’animation d’un réseau d’acteurs jeunesse. Des actions ont été recensées mais concernent principalement le « cyberharcèlement ».
De plus de nombreuses associations proposent des actions liées aux dangers d’internet.
En revanche, on note qu’il y a un manque d’outillage des professionnels intervenants auprès des enfants et le besoin de structurer l’offre d’outils pour les rendre accessibles et utilisables par les professionnels
Modalités d’actions
En s’appuyant sur les travaux de la Direction Jeunesse de la CdC, recenser tous les acteurs proposant des actions liées aux écrans et au numérique.
Il convient de faire un travail sur le recensement des outils, services et documentations qui traitent de l’usage des écrans et du danger d’internet.x |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
27
www.ireps.corsica
Création ensuite d’une ressource éducative regroupant les documentations, outils, services, jeux, actions que les professionnels du social et de l’éducatif pourront mobiliser.
Recenser les serious game, les outils, les documentations, etc…
Fournir un catalogue d’outils aux professionnels.
Population cible Intervenants auprès des jeunes (professionnels du social et de l’éducatif)
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser
CdC (direction jeunesse)
IREPS
CANOPE
Action existante ou nouvelle Nouvelle28
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 7
Mise en réseau des acteurs pour promouvoir un bon usage des écrans
Objectif : Renforcer la prévention sur les risques liés à l’usage du numérique
Objectifs opérationnels
- Mettre en place et animer un groupe d’appui et d’observation composé des acteurs locaux impliqués dans la thématique.
- Se doter de cadres de références et d’outils en vue d’améliorer les actions de sensibilisation.
- Accompagner la mise en place d’actions par les parties prenantes.
- Développer les connaissances et les compétences des parents.
- Accompagner les parents et les enfants en vue d’un bon usage des écrans
Rappel des constats /contexte
Smartphone, tablette, ordinateur, télévision, les jeunes passent de plus en plus de temps devant les écrans. Les motifs d’inquiétude chez les experts de la santé publique et les parents sont bien connus :
- Augmentation de la sédentarité et incidences sur le surpoids et l’obésité - Entrave de la qualité du sommeil liée à l’exposition à la lumière bleue des écrans
- Difficultés de concentration, incidence sur le contrôle des émotions et le comportement tout particulièrement pour les enfants de moins de 5 ans.
Renforcer les connaissances et les compétences des parents pour un bon usage des écrans apparait nécessaire en particulier en direction des parents qui manquent de repères. Il s’agit d’un chantier très important à ouvrir à l’échelle territoriale en prenant appui sur les initiatives existantes et à venir. Dans les travaux préparatoires, les contributeurs ont insisté sur l’importance d’adopter une attitude positive pour faciliter la réception des messages.
Modalités d’actions
Etape 1 : mise en place un groupe d’appui et d’observation composé des acteurs d’un large champ de l’éducation en s’appuyant notamment sur les réseaux de partenaires impliqués dans la thématique.
Etape 2 : mise en place d’actions communes (consultation d’experts dans le cadre de séances d’information, de formations…) et partage de l’impact et des recommandations ; Organisation d’une conférence-échange tout public sur les écrans.
Population cible Parents / enfants
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser CdC (direction jeunesse)
Action existante ou nouvelle NouvelleIreos
29
www.ireps.corsica
5. Atelier : Conduites addictives chez les adolescents
Fiche action 8 : Prévenir les conduites addictives chez les jeunesx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
30
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 8
Prévenir les conduites addictives chez les jeunes
Objectif : Sensibiliser et améliorer la prise en charge des conduites addictives avec produits
Objectifs opérationnels
- Développer une campagne de communication ciblée et adaptée
- Accroitre les lieux de prise en charge et investir les lieux (festifs) pour combler la couverture territoriale dans une dynamique de « l’aller-vers »
- Améliorer l’accompagnement des parents pour la prévention et la gestion des risques
Rappel des constats / contexte
(ateliers)
Développer une campagne de communication ciblée et adaptée :
- Difficulté de cibler la problématique sous l’angle des produits et de cibler au sein d’une population les sujets en situation de fragilité
- Méconnaissance des structures et dispositifs existants
- Manque un modèle économique de la prévention
- Déficit de la couverture territoriale
Accroitre les lieux de prise en charge et investir les lieux (festifs) pour
combler la couverture territoriale dans une dynamique de « l’aller-vers » :
- Difficulté à investir les lieux « festifs »
- Nouveaux produits (ballons) et pas de présence sur certains lieux à consommation régulière (Ex : Toga)
- Le travail avec les organisateurs est primordial. Tous ne jouent pas le jeu.
- Il existe un guide de la MILDECA sur l'organisation de festivals et la réduction des risques
- Les CAARUD interviennent sur les lieux festifs mais sont trop souvent encore dénigrés
Modalités d’actions
Développer une campagne de communication ciblée et adaptée :
Tout d’abord, il est nécessaire de structurer une stratégie régionale à 2
niveaux :
Le 1er niveau pourrait se structurer sur la mise en synergie des services de la
collectivité, de l’ARS et de la MILDECA autour d’une commission. Elle aurait
pour mission de développer un appel à projet avec des objectifs opérationnels
communs et ciblés autour d’une seule thématique et d’un public spécifique.
Cela permettrait d’avoir un plus grand impact sur les territoires, d’éviter des
campagnes diffuses, de pouvoir développer un plan d’actions ciblée régional
et de mieux identifier les zones territoriales non couvertes. Cette stratégie
pourrait être relayée sur les territoires au travers des dispositifs présents tels
que les Contrats Locaux de Santé et s’appuyer sur les différents professionnels
(les URPS, MSP, pôles de santé, …). Cela permettrait de mutualiser plus
facilement les financements et d’avoir une communication beaucoup plus
ciblée.
Le 2ème niveau serait de constituer un groupe de travail composé des
professionnels spécialistes et des jeunes. Ce groupe pourrait bénéficier de
l’appui technique et méthodologique du Service Information Jeunesse. Dansx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
31
www.ireps.corsica
un premier temps, le groupe réfléchirait à harmoniser et adapter les
messages de prévention puis à développer une campagne de communication
avec des messages régionaux sur les différents territoires, publics et produits.
Un point de vigilance doit être porté sur la construction des messages pour
éviter l’effet inverse.
Le groupe de travail s’appuierait ou s’inspirerait des assises des jeunes de
« parola di ghjuventu » pour la participation des jeunes et pour les partenaires
spécialistes sur les microrégions des URPS, MSP, pôles de santé, IREPS, MDA,
…). Un concours pourrait être également mis en place pour fédérer les jeunes
autour de ce projet. Les réseaux sociaux sont les meilleurs vecteurs de
diffusion car le partage peut se faire sans trop de contraintes (financières ou
géographiques) et au-delà de la sphère étudiante.
Accroitre les lieux de prise en charge et investir les lieux (festifs) pour
combler la couverture territoriale dans une dynamique de « l’aller-vers » :
Comment Investir ces lieux ? La réponse a été traitée sous l’angle de la
réduction des risques.
Aujourd’hui la réduction des risques est mal comprise et plutôt dénigrée. Il
est nécessaire de mieux communiquer sur cette stratégie accusée à tort de
favoriser la consommation.
Un premier travail avec les débitants de boissons pourrait être proposé. Un
label « Reduction des risques » pourrait être attribué aux établissements. Il
serait nécessaire de communiquer et valoriser cette stratégie pour que les
établissements avec le label en tirent un bénéfice. Le label reposerait sur une
charte et disposerait de plusieurs niveaux d’interventions :
- Offrir une navette la nuit pour être raccompagné
- Partenariat avec les établissements de réduction des risques
- Réservation de chambres d’hôtel
- Mise à disposition de tests
Concernant les lieux festifs, le même label pourrait être envisagé. La charte
pourrait être signée avec les organisateurs mais surtout avec les Maires pour
faciliter l’installation et la présence des stands des professionnels de la
réduction des risques.
Améliorer l’accompagnement des parents pour la prévention et la gestion des risques :
Cette stratégie doit passer par les professionnels de la Santé. La consultation entre le professionnel et les parents semble être le moment privilégié pour aborder ces questions. On pourrait donc s’appuyer sur les URPS ML, Sage- femme, infirmières pour mener à bien cette stratégie efficace de prévention.x |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
32
www.ireps.corsica
Pour ce faire, une formation sur le repérage précoce pourraient être organisée à raison d’une fois par an auprès de ces professionnels. De plus, une veille épidémiologique des nouveaux produits permettrait d’actualiser les connaissances de ces derniers.
Population cible Les jeunes
Les débitants de boissons
Les organisateurs de soirées
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser Services de la collectivité (PMI, Service Information Jeunesse–CRIJ) et LEIA, ARS, Education Nationale
IREPS pourrait accompagner la démarche (aspect prévention et construction des messages)
ARS, MILDECA, Préfecture
Les structures de réduction des risques
Les élus
GEPI
URPS
Action existante ou nouvelle NouvelleIreos
33
www.ireps.corsica
6. Atelier : Santé, soins de supports et de bien-être
Listing des invités et des participants
Fiche actions 9 : Promouvoir un panier de soins de « bien-être »34
www.ireps.corsica
Listing des invités et des participants
STRUCTURE NOM PRENOM MAIL Inscrits / Participants
ARS PIETRI-ZANI Marie- Hélène marie-helene.pietri-zani@ars.sante.fr X
LIGUE CANCER
CORSE-DU-SUD MERLENGHI Sauveur merlenghi.sauveur@wanadoo.fr X
INSEME CUCCHI Laetitia bureau2a@inseme.org X
ASSOCIATION
LA MARIE-DO RIERA Catherine asso.lamariedo@gmail.com x
LIGUE 2B GERMAIN Marc cd20b@ligue-cancer.net EXCUSE
CHA DR. NICOLAS Daniel docteur.nicolas@wanadoo.fr
BIS DR. ORABONA Joseph joseph.orabona@orange.fr
CHA DR. COINDE Edeline edeline.coinde@ch-ajaccio.frx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
35
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 9
Promouvoir un panier « soins de bien-être »
Objectif : Promouvoir les actions des associations
Objectifs opérationnels
- Recenser toutes les actions proposées en région
- Evaluer les actions déjà en cours
- Déployer des actions sur les territoires en complément des soins de
support
Rappel des constats /contexte
Les ateliers sont déjà présents à Ajaccio, à Bastia et en Balagne. Ils sont assurés par les Ligues Contre le Cancer et La Marie Do.
Les associations font apparaître des problème de ressources humaines mais aussi des problèmes de financement des ateliers.
Un manque d’informations à la population est aussi avancé
Modalités d’actions
Recenser tous les soins de bien-être qui ne rentrent pas dans le panier INCA, proposés sur le territoire.
Suivre les travaux d’élaboration d’un fascicule autour du recensement des aides disponibles soutenu par la CPAM
Mobiliser les URPS, le réseau des assistants sociaux pour relayer les informations
L’information doit ensuite pouvoir être relayer aux patients et familles, pour cela il serait nécessaire de s’appuyer sur la maison des usagers du CH- Castelluccio, les URPS, les assistants sociaux et enfin les psychologues. Il est envisagé d’encourager la création d’un réseau de psychologues.
La communication : développer la communication pour renforcer l’accès aux dispositifs existants.
Réaliser une évaluation concernant les « soins de bien-être » dispensés dans les établissements hospitaliers par les associations telles que la Marie-Do ou la Ligue contre le cancer.
Création d’un groupe de travail entre les associations et la CDC pour trouver des pistes de financements sur les soins de bien être réalisés par les associations.
Population cible Malades, aidants, personnels de soins, population Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser La Marie-Do, la Ligue contre le cancer 2a et 2b, la maison des usagers du CH- Castelluccio, les URPS, les psychologues
Action existante ou nouvelle NouvelleIreos
36
www.ireps.corsica
7. Atelier : Construction d’une trajectoire vers un CHRU
Le groupe s’est déroulé avec le Dr FAZI Bianca, le Dr METAIS Patrick, Dr CARLOTTI Nicole, Dr ARRIGHI
Dominique et l’IREPS.
Fiche action 10 : Permettre la formalisation d’un groupe de travail pour initier les actionsx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
37
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 10
Construction d’une trajectoire vers un CHRU
Objectif : Permettre la formalisation d’un groupe de travail pour initier les actions
Objectifs opérationnels
- Identifier les membres du groupe de travail et définir ses modalités d’organisation
- Proposer un processus de travail pour la mise en œuvre vers un CHRU
- Constituer les éléments à chaque étape du projet
Rappel des constats / contexte
Eléments repris de la présentation du Dr METAIS.
- Une activité de 133 562 séjours
- Une perte vers le continent d’environ 20 000 séjours
- Sur une population de 339 178 personnes (soit cinq fois moins que la Sardaigne, soit moins que les 14ème et 15ème arrondissements de Paris, ou
l’équivalent d’Aix en Provence)
- Avec un vieillissement considérable (+14% de pers de 65 ans et plus (10% continent) et une croissance des plus de 65 de 1,9%par an (1,5%
continent))
- En 2050 un insulaire sur 6 aura moins de 20 ans (1/4 continent)
- Un déficit chronique des hôpitaux corses qui au regard de la tarification
ne peut que perdurer
Modalités d’actions
La construction de la trajectoire vers le CHRU comporte plusieurs étapes et 2
clés d’entrée.
La première étape est de constituer un plaidoyer pour un CHRU. Il devra donc
être construit d’éléments pour :
- Mieux informer et communiquer sur les bénéfices du CHRU (Base unique
de patients, Base d’information commune, un GCS commun, économies
effectuées - 250 Millions d’euros perdus au profit de Marseille et Nice,
formation des médecins …),
- Eviter les fausses informations à l’échelon régional (favoriser un CH au
profit de l’autre ou encore disparition d’un CH… ),
- Présenter les coopérations déjà existantes même si elles ne sont pas
toujours formalisées,
- Il devra être complété des propos de Mme DUFLOT au travers de son
expérience de CHRU.
Les Dr ARRIGHI et Dr METAIS s’entendront pour réunir ces différents
éléments.
Une seconde phase INTERMEDIAIRE, à ne pas afficher en tant que stratégie
pour éviter de stagner à cette étape, est de travailler sur un GHT unique pour
démontrer notre capacité à mutualiser les moyens. Le GHT unique serait
constitué d’un double pivot avec un Directeur des coopérations à Bastia et un
à Ajaccio. Cette coopération reposerait sur la mise en commun d’une base de
données et d’informations uniques ainsi qu’un groupement de coopérations
sanitaires commun.x |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
38
www.ireps.corsica
Concernant les 2 clés d’entrée :
- La première clé d’entrée est de passer par une stratégie nationale (DGOS)
puis régionale (DG ARS). Le plaidoyer constitué, une délégation
rencontrerait la DG OS et DG ARS de Corse pour débattre et constituer
progressivement un dossier recevable. Cette étape réalisée, une
discussion pourra être ouverte avec le soutien de l’ARS auprès de la CRSA
et des directeurs d’établissements.
- La seconde clé d’entrée passe par la mobilisation et l’implication des
praticiens et chefs de pôles autour de ce projet. Il faudra les démarcher.
La participation de Bernard LECONTE est souhaitée.
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Action existante ou nouvelle NouvelleIreos
39
www.ireps.corsica
8. Atelier : Dépistage et prise en charge du handicap
Listing des invités et des participants
Fiche action 11 : Soutenir le dépistage
Fiche action 12 : Soutenir l’existant, développer de nouveaux outils et centraliser l’information
Fiche action 13 : Instituer des réunions pluridisciplinairesx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
40
www.ireps.corsica
Listing des invités et des participants
STRUCTURE NOM PRENOM MAIL Présents
CDC Dr. LEGALAIS Marie-Pierre mplegallais@haute-corse.fr x
Dr. CONSTANTINI
LUTZ Dominique dominique.costantini-lutz@orange.fr
x
CRA GUILLOUX Arnaud cracorsica.bastia@gmail.com x
CDC(PMI) TRAMONI Stéphane stephane.tramoni@isula.corsica
CDC MICHELANGELI Marie Pierre marie-pierre.michelangeli@isula.corsica x
CDC GRILLI Marie Françoise marie-francoise.grilli@isula.corsica x
Directeur du médico-
social, de la santé
environnementale et
de la veille sanitaire
MAGNAVACCA Joseph joseph.magnavacca@ars.sante.fr x
CDC CIANELLI Marie Marie.cianelli@isula.corsica xx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
41
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 11
Soutenir le dépistage
Objectif : Développer le dépistage précoce des troubles du développement chez l’enfant et renforcer la prise en charge
Objectifs opérationnels - Développer le dépistage néonatal et anténatal
Rappel des constats /contexte
Concernant le dépistage sensoriel, lorsque le test de surdité est douteux, il y a
parfois un manque de vigilance sur la vérification et donc un diagnostic tardif.
Ce retard provoque parfois des erreurs dans la prise en charge et par
conséquent se révèle tardive alors que des soupçons ont été évoqués après la
naissance. Les populations les plus fragiles maitrisant mal le français, ou qui ont
des difficultés de compréhension ou d’acceptation du « diagnostic », ou encore
trop éloignées du système de santé sont majoritairement concernées par cette
problématique. L’interprétariat n’étant pas suffisant pour ces usagers.
Toutefois le territoire bénéficie d’un bon maillage et d’une bonne coordination
interprofessionnelle entre les services PMI et les crèches. Il existe la possibilité
pour les services PMI de programmer des alertes via le logiciel « HORUS » pour
le suivi des enfants.
Des ressources de proximité comme les CAMSP sont également présents.
Une généticienne est accessible à l’hôpital. Cependant il persiste une pénurie de
spécialistes notamment des ORL, seulement trois pour la Haute-Corse, avec une
polarisation de ces derniers et des listes d’attente longues liées à ce manque de
praticiens.
Objectifs spécifiques
- Améliorer le suivi et le dépistage visuel et auditif
- Mener une campagne d’informations
MODALITES D’ACTIONS
Les pistes d’action envisagées pour le dépistage néonatal sont axées sur l’amélioration du suivi, de l’aiguillage et de l’information.
Sur l’amélioration du suivi et du dépistage visuel et auditif :
- Mise en place d’une alerte sur le logiciel « HORUS » de la PMI pour effectuer un rappel auprès des parents lors d’un premier soupçon de trouble auditif de l’enfant. Le logiciel mettrait en exergue la nécessité d’un examen complémentaire auprès d’un spécialiste si celui-ci n’a pas été effectué. Une relance pourrait être alors effectuée auprès des parents.
- Une réflexion pourrait être développée avec la CPAM pour effectuer également une information de vigilance auprès des parents et/ou du médecin traitant lorsqu’un bilan n’a pas été effectué et que la personne n’est pas joignable par les services PMI.x |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
42
www.ireps.corsica
Pour les campagnes d’informations :
- Une campagne de sensibilisation pourrait être menée auprès des médecins généralistes, des pédiatres et pharmaciens sur l’importance
du dépistage visuel précoce et de la possibilité d’un examen orthoptique
dès 9 mois pour certaines corrections (strabisme, …)
- Une campagne d’informations sur le dépistage précoce visuel et auditif pourrait être relayée via le dispositif PRADO de la CPAM et les sages-
femmes de la CdC
Concernant le dépistage Néonatal :
- Un travail avec la participation des obstétriciens pourrait être mené sur l’information aux futurs parents d’une possibilité de détection
génétique lorsqu'un cas de trouble est connu dans la famille et qu’il
existe un risque élevé pour l’enfant
Population cible
- Les futurs parents
- Les nourrissons
- Les populations fragiles
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser
CdC (PMI)
CPAM
Médecins spécialistes et URPS (Pédiatres, Obstétriciens, Médecins
généralistes, Orthoptistes)
Sages-femmes
Pharmaciens
Centre hospitalier
Action existante ou nouvelle Nouvelle
Moyens mobilisables ou à mobiliser
Services de :
- PMI
- Communicationx |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
43
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 12
Soutenir l’existant, développer de nouveaux outils et centraliser l’information
Objectif : Développer le dépistage précoce des Troubles du Neuro Développement (TND) et renforcer la prise en charge
Objectifs opérationnels
- Développer un outil retraçant le parcours du repérage à la prise en charge
- Informer les professionnels sur les procédures d’orientation et de prise en
charge
- Sensibiliser les médecins et les professionnels de l’enfance aux signes
d’alerte (notamment sur les DYS)
Rappel des constats /contexte
Le territoire bénéficie d’un bon maillage et d’une bonne coordination
interprofessionnelle. Des dispositifs régionaux tels que la Plateforme régionale
de coordination et d’orientation (PCO)* et le Répertoire Opérationnel des
ressources (ROR)*, le Centre de ressources autisme (CRA)… permettent
d’améliorer la prise en charge. Cependant des problèmes de lisibilité et de
compréhension du parcours subsistent. En effet, les usagers et les
professionnels rencontrent des difficultés d’informations sur les ressources
existantes et les moyens d’y accéder.
Plateforme régionale de coordination et d’orientation (PCO) TND pour les
enfants de 0 à 6ans révolu. La PCO est conçue comme un accélérateur de
parcours sur la base des ressources existantes. Les professionnels libéraux
participant à la plateforme bénéficieront d’une formation de mise à niveau sur
le cahier des charges des attendus.
Ces missions sont :
- Appui aux professionnels de la 1ère ligne
- Accompagnement – interventions pluridisciplinaires – enfants/familles
- Coordination des interventions des PDS libéraux mobilisés dans ce
parcours
- Mobilisation des structures de 3ème ligne
Le Répertoire Opérationnel des ressources (ROR) est un outil de description de
l’offre de santé destiné à tous les professionnels concernés par l’orientation des
patients. Il vise à décrire les ressources disponibles dans chaque établissement
de santé et doit s’étendre à l’ensemble de l’offre de soins extrahospitalière. Il
propose une information exhaustive sur l’offre de santé régionale et
extrarégionale, sans cloisonnement entre la ville et l’hôpital, sur les champs du
sanitaire et du médico-social.x |
PTE ECNR TEEN
ÉPATESTE A TEE
CORRE
ire
44
www.ireps.corsica
Modalités d’actions
L’action pour la collectivité se constituerait à plusieurs niveaux : Soutenir l’existant, développer de nouveaux outils Ad-Hoc et centraliser les informations.
Soutenir l’existant :
Les conférences ou colloques menés par la MDPH, CRA, CLS, … sont de bons
vecteurs d’information, de sensibilisation et de formation. Seulement ces
derniers sont généralement limités par un périmètre géographique et se
déroulent sur les grands pôles d’attractivité. Il s’agirait donc que la collectivité
soutienne et prenne part à ces initiatives lorsqu’elles sont probantes pour
pouvoir les dupliquer à l’échelon de la région.
La collectivité pourrait également aider à la diffusion du livret de la PCO au travers de ses différents services.
Développer de nouveaux outils ad-hoc
Pour améliorer la lisibilité, l’orientation et la compréhension des procédures, un
outil facilement accessible et/ou diffusable pourrait être créé dans une notion
de parcours pour recenser les structures et dispositifs avec leur localisation et
leur contact. Cet outil pourrait s’appuyer sur les travaux développés par Paris
« Diagnostiquer le handicap, à qui s’adresser » ou celui du CLSM de Bastia.
Attention toutefois à ne pas faire de doublon avec le ROR ou outils existants.
Sur le volet formation, à partir de l’exemple des modules de formation sur l’autisme proposés sur le site du CRA, des modules de formation E-Learning pour les TND pourraient être développés avec les ressources du territoire lorsqu’elles existent. Ces modules permettraient d’éviter les problèmes de diffusion, de disponibilité et d’organisation des professionnels à former. Cependant ils devront être adaptés en fonction du métier ou du public à qui ils s’adressent.
Centraliser l’information
Un site WEB à portée unique pourrait être créé pour recenser les partenaires par spécificités, les outils et les ressources disponibles, et rediriger le cas échéant vers le site de ces derniers. En effet, Il est nécessaire d’avoir un lieu dématérialisé de centralisation de l’ensemble des informations présents sur le(s) territoire(s).
Population cible Les professionnels Les usagers
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser
MDPH
PEP
ARS
Les dispositifs (PCO, CRA, …)
Action existante ou nouvelle Existante
Moyens mobilisables ou à mobiliser Services de Communication45
www.ireps.corsica
FICHE ACTION 13
Instituer des réunions pluridisciplinaires
Objectif : Développer le dépistage précoce des troubles du développement chez l’enfant et renforcer la prise en charge
Objectifs opérationnels - Créer une co-consultation spécialisée (pluriprofessionnels PMI-CAMSP) pour le diagnostic médical et l’information aux familles
Rappel des constats /contexte
Le territoire bénéficie d’un bon maillage et d’une bonne coordination
interprofessionnelle notamment entre les services PMI et les crèches.
Des ressources de proximité comme les CAMSP sont présents.
Cependant il persiste une pénurie de spécialistes avec une polarisation de ces
derniers.
Les listes d’attente sont longues.
De manière générale, les moyens humains, financiers et de formations sont
insuffisants
Modalités d’actions
L’action serait de finaliser et instituer la mise en place de réunions
pluridisciplinaires entre la PMI et le CAMSP pour éviter des orientations ne
nécessitant pas une prise en charge de soins CAMSP.
Une deuxième action consisterait à organiser et programmer 2 fois par an un
staff pluridisciplinaire régional avec les professionnels spécialistes (PMI,
pédopsychiatres, neuropédiatre et pédiatre) et les dispositifs pour étudier, sur
dossier, des cas spécifiques d’enfants sur l’ensemble du champ du handicap et
non uniquement sous l’angle des TND.
Attention, cette action est difficile à mettre en place par rapport aux contraintes
de temps et de disponibilité des professionnels spécialistes libéraux. De plus, il
ne faut pas que celle-ci complexifie, superpose (effet millefeuille administratif)
et double avec les dispositifs existants dédiés à la coordination.
Population cible - Les enfants avec une suspicion de trouble identifiés par la PMI - Les enfants de 0- 7 ans avec un handicap
Territoire Région
Porteur de l‘action Collectivité de Corse
Partenaires à mobiliser
CDC (PMI)
MPDH
AD PEP
Les dispositifs (PCO, CRA, …)
Action existante ou nouvelle Existante
Moyens mobilisables ou à mobiliser Services PMI MDPHIreos
46
www.ireps.corsica
9. Atelier : Etudes supérieures et enseignement
Concernant cette thématique, il n’a pas été nécessaire d’organiser un atelier spécifique puisque le
comité de pilotage regroupant l’Université de Corse, la Collectivité de Corse et les principaux
partenaires existait.
Suite aux Assises Territoriales de la Santé, ce comité de pilotage a été réactivé par l’Université de Corse.
Il se réunit régulièrement et permet d’instaurer des temps de travail afin de favoriser une meilleure
visibilité sur l’action menée, de renforcer la collaboration entre les différents partenaires et d’adapter
les réponses aux besoins relatifs à cette thématique.Ireops
ASSISE
TERRITURIALE
’ SALUTE ASSISES TERRITORIALES
DE LA SANTE
47
www.ireps.corsicaCentre
Hospitalier
de Bastia
La fragilité des séniors:
repérage et prévention
1ères Assises territoriales de la santé de Corse
Corte 6 juillet 2019
Marie Pierre PANCRAZI
Consultation mémoire et Centre fragilité
Centre hospitalier de BastiaPercentage aged
60 years or older
BE 30% or more
Eu 10 to <30%
kb | <10%
Le vieillissement démographique à travers le
monde: une veritable transition
2015 2050Figure 4 — La Corse, la région la plus vieillissante
Evolution des seniors dans les régions métropolitaines entre 2013 et 2050
Variation de la part des seniors (points de %)
15
14
13
12
17
10
Normandie
Grand Est
& @sretagne
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine D 4 @Pays de la Loire Centre-Val de Loire P © Nouvelle Aquitaine
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Hauts-de-France
+ Occitanie
@île-de-France
+ Auvergne-Rhône-Alpes
7,71 1,2 1,3 1,4 1,5 16 1,7 1,8 1,3
Croissance annuelle moyenne des 65 ans ou plus (%)
Source : Insee, Omphale 2017 - scénario centralVariation
globale
3 090
1 030
340
en % par an
EM 2,0 et plus
EM 0,8 à 2,0
EM 0 à 0,8
BI] moins de 0
C1 Aires urbaines
(C)
IGN
- Insee
2018
Croissance
démographique autour
des métropoles
Désertification du rural
où vivent surtout les
ainés
Isolement, défaut de
transport ,précarité,
déserts médicaux
>>> renoncement aux
soins
Source : Insee, Recensement de la population comparaison entre 2011 et 20161/3 sera âgé de 65 ans ou plus.
Le 4e âge augmenterait
fortement,
2 seniors / un jeune.
4700 Malades Alzheimer
aujourd’hui / 8000 dans 20 ans ( ARS
de Corse )
Des conséquences sanitaires et
un coût pour la collectivité
APA = 20 M d’euros
actuellement en Corse quid en
2050???
Corse:
Projections
alarmantes
à l’horizon
de 2050La grande vague griseGraphique 7.3. Dépenses de santé en pourcentage du PIB, 2016 (ou année la plus proche)
EM Public/Obligatoire M7 Volontaire/Paiements directs
% PIB
18 r
16
14 <
LAN
H
= = =
o
Fr Fr a =
OR PT
œ
+ eo —
Ͼ [AU
SR SOS ECS & D EAN SE SE ES ES ON LS EEE LS a S D D NL EE SSS SLT SE SNS SRE RES E° SL ES AT D LE SE RAS SPL OO ESC US S OV ES S Ÿ x SR NL Y D v LS S o <® Ss 4 ® S
LS D SD D
Note : Les dépenses excluent les investissements, sauf indication contraire.
1. Les estimations des dépenses australiennes excluent toutes les dépenses des services d’aide sociale au titre des établissements de soins aux personnes âgées.
2. Inclut les investissements.
Source : Statistiques de l'OCDE sur la santé 2017; Base de données de l'OMS sur les dépenses de santé mondiales. StatLink 52 http://dx.doi.org/10.1787/888933608713Part
dans
le
PIB
Coût de l'APA en points de PIB 0,60%
+++: scénario pessimiste : pas de compression de morbidité ont 0,5 5% pps — scénario central: réduction de la prévalence de 0,5% paran
0,50% | — - SCenario optimiste: réduction de la prévalence de 1% par ape"
045% +
040% +
0,35%
0,30% 1:
0,25% «
0,20%
2010 2015 2020 2025 2030 2035 2040 2045 2050
Population à risque de dépendance: impact financier majeur
•Coût de la dépendance en
France: 25 Milliard d’Euros
•La prévention peut
permettre d’économiser
10 Milliard d’Euros
(Assemblée des
départements de France
(ADF), mai 2011)Niveau 3 : 5% des PA
Nature des besoins : À
Niveau 2 : 15% des PA
Nature des besoins : À À
Niveau 1 : 80% des PA
Nature des besoins : A2
"eo
DANS
ACrEn
Niveau 3 :5% = Personne Agée complexe
Poly pathologies complexes et/ou avancée avec
incapacité lourde. Recours élevé des services
hospitaliers (3 ou + hospitalisations, recours
souvent aux urgences, etc.)
Gestion des cas à domicile
(Repérase par GEVA)
Niveau 2 :15% = PAERPA
Personne Agée En Risque de Perte d’Autonomie
Poly pathologie, dont 1 complexe à risque de
décompensation ou incapacité lourde. Besoins
d'accompagnement médico-social et risque
d'hospitalisation et recours aux urgences
Anticipation des ruptures, accompagnement
(Repéragse par SEGA: puis EGS 3 domicile )
Niveau L : 80% = Personne Agée Autonome
Une ou plusieurs maladies chroniques simples
et/ou incapacité et/ou fragilité. Prise en charge
en ville
Prévention, auto-soin, ETP
(Repérage par Vitesse de marche)Un cout en qualité de vie aussiJean-Marie Robine |
Tableau 1
Évolution de l'espérance de vie (EV), de l'espérance de vie sans incapacité (EVSI) et de l'espérance de vie avec incapacité (EVI), entre 2013 et 2015, par sexe, France entière, à la naissance
2013 78,7 62,9 15,8 79,9 85,0 64,2 20,8 75,6 2014 79,2 63,3 15,9 79,9 85,4 64,1 21,4 75,0 2015 78,9 62,6 16,3 79,3 85,0 64,4 (208 75,8 7 NT
Espérance de vie (EV) : série Insee France entière.
Espérance de vie sans incapacité (EVSI) et espérance de vie avec incapacité (EVI) : calculées avec la méthode d’Ehemu (http://www.ehemu.eu).
EVSI/EV*100 = la part de l’EVSI dans l’EV totale en pourcentage.
Plus que l’espérance de vie
C’est l'espérance de vie sans incapacité!
Esperance de vie sans incapacité (Drees janvier 2018): 64,1 ans (femmes) et 62,7 ans (hommes en France:Plus on vieillit plus on souffre de maladie chronique
Apres 50 ans cela concerne la moitié de la populationTABLEAU 6
Déclaration de «< maladie chronique »> selon Le sexe, évolution entre 2004 et 2014*
{en %)
2004 36,1 37,4 34,6
2006 34,4 35,9 32,8
2008 36,7 38,2 35,1
2010 36,9 38,6 35,0
2012 36,6 38,2 34,9
2013 36,2 38,2 34,1
2014 37,0 39,0 34,8
* Libellé de la question : « Avez-vous une maladie ou un problème de santé qui soit chronique ou de caractère durable ? » Champ » France métropolitaine, population vivant en ménage ordinaire, âgée de 16 ans ou plus. Source » Enquête statistique sur les ressources et les conditions de vie SRCV-SILC (Eurostat 2014).
GRAPHIQUE 8
Répartition des personnes déclarant une «< maladie chronique »> selon le sexe et l'âge,
en 2014 (en %)
EN Femmes M Hommes 80 % ZZ,9
70 68,3 69,2
60 55,5 56,2
50 47,2 46,0 - -
40 37,0 33,1
30 27,6
20
22,8 23,4
19,3
. 12,9
10 | SN _—_— _—
oO
De 16 à 24 ans De 25 à 34 ans De 35 à 44 ans De 45 à 54 ans De 55 à 64 ans De 65 à 74 ans De 75 à 84 ans 85 ans ou plus
* Libellé de la question : « Avez-vous une maladie ou un problème de santé qui soit chronique ou de caractère durable? >»
Champ » France métropolitaine, population vivant en ménage ordinaire, âgée de 16 ans ou plus. Source » Enquête statistique sur les ressources et les conditions de vie SRCV-SILC (Eurostat 2014).DE ..NTS FACTEURS DE FACTEURS DE RISQUE PRINCIPALES
RISQUE COMMUNS INTERMÉBIAIRES MALADIES
| MODIFIABLES da CHRONIQUES
POLITIQUES ET Lin din M) Le mes ENVIRONNEMENTAUX K /SaNQune alaules Car0iaques
SOUSJACENTS B.. Sédentarité Il Elévation du taux de Accidents vasculaires
Mondialisation glucose Den GéTÉDraUX
Ubanisatior us DRE |oméspés | Car pr NON MODIFIABLES ol Maladies respiratoires
Viilissement de ms NCES de poids/obésIté Chroniques la population Âge E
Hérédité Diabète
fac
DémencesCes maladies chroniques qui durent près d’un
tiers de la vie impliquent de nouvelles approches
• Actions de prévention II et III aire
• Parcours de soins à proximité du domicile
• Accompagnement
• Empowerment du patient et du proche ( Education therapeutique , nouvelles technologies)
• Nouveau paradigme : évoluer du soin curatif à la promotion de la santé pour éviter la dependancedé
Importance de repérer la fragilité après 65 ans
et le risque de bascule vers la dépendance:
Réversible
Robuste Fragile Dépendante
Irréversible
Stress
80%
15% 5%D Jémh "= 10 7
Evaluation de la fragilité :
Pourquoi?
– Repérer les « fragiles »: autonomes mais à haut risque de
déclin
– Instaurer des mesures préventives
– Réduire l’incidence des événements péjoratifs
– Améliorer la qualité de vie
– Possibilité de réduire la dépendance physique et cognitive
Réversible
Robuste Fragile Dépendant
Irréversible
Thérapeutiques (nutrition, activité
physique, thymie, sociale,
Traitement…) Stress
D’après Buchner et al. Age Ageing 25:386-91, 1996Sujet jeune Sujet Agé
Besoins dans les
conditions basales
Besoins dans les
conditions de stress
Capacités fonctionnelles
Vulnérabilité
Vieillir rend vulnérable
Mais tous les sujets âgés ne sont pas égaux : capacités intrinséquesMinor illness (eg, urinary tract infection)
LL } L/ o Independent
=
cm
œ C
2 D nu non meme me mu me mue me me me ne me me mu me mue nn nu mn nu nn nu mu nu mue nn ne mu nu nu nu mu mn nus nn nn mn ou mu
5 Z Dependent
| Figure 1: Vulnerability of frail elderly people to a sudden change in health
status after a minor illness
The green line represents a fit elderly individual who, after a minor stressor event
such as an infection, has a small deterioration in function and then returns to
homoeostasis. The red line represents a frail elderly individual who, after a similar
stressor event, undergoes a larger deterioration, which may manifest as functional
dependency, and who does not return to baseline homoeostasis. The horizontal
dashed line represents the cutoff between dependent and independent.
Clegg A et al. Lancet 2013 ahead of print
Robuste
Réaction
`face
à un
«stresseur »
mineur
En fonction
des capacités
intrinséquesMinor illness (eg, urinary tract infection)
LL } L/ o Independent
=
cm
œ C
2 D ne nos meme em me mu me me me ne me me ms me ms mn mn mn
5 Z Dependent
| Figure 1: Vulnerability of frail elderly people to a sudden change in health
status after a minor illness
The green line represents a fit elderly individual who, after a minor stressor event
such as an infection, has a small deterioration in function and then returns to
homoeostasis. The red line represents a frail elderly individual who, after a similar
stressor event, undergoes a larger deterioration, which may manifest as functional
dependency, and who does not return to baseline homoeostasis. The horizontal
dashed line represents the cutoff between dependent and independent.
Clegg A et al. Lancet 2013 ahead of print
Robuste
Fragile
Reaction
`face
à un
« stresseur »
mineurMinor illness (eg, urinary tract infection)
C1}
à
Independent
| Functional abilities D
Figure 1: Vulnerability of frail elderly people to a sudden change in health
status after a minor illness
The green line represents a fit elderly individual who, after a minor stressor event
such as an infection, has a small deterioration in function and then returns to
homoeostasis. The red line represents a frail elderly individual who, after a similar
stressor event, undergoes a larger deterioration, which may manifest as functional dependency, and who does not return to baseline homoeostasis. The horizontal
dashed line represents the cutoff between dependent and independent.
Clegg A et al. Lancet 2013 ahead of print
Robuste
Fragile
Dépendant
Reaction
`face
à un
« stresseur »
mineurEvaluation
Bourse
Jours
[] Very Good
[] Average
= Below Average
22
22
REPERAGE
EVALUATION
ET
PLAN
D’INTERVENTION
PERSONNALISE
ACCOMPAGNEMENT
ET
SUIVI
Parcours optimum des
personnes âgées fragilesQuel outil de repérage ? Critères de Fragilité proposés par Fried et al. J.Gerontol.A Biol.Sci.Med.Sci. 2001. 56: M146-M156
1 - Perte de poids >=5% par an
2 - Fatigue subjective : epuisé ou fatigué en permanence ou
fréquemment ?
3 - Activité physique : aucune activité physique ou moins de
1 à 2 marches par semaine
4 - Vitesse de marche : difficulté à marcher 100 mètres
5 - Force «grip strength» ( force musculaire bras)
3 ou plus = Fragile
1 ou 2 = Préfragile
0 = Non fragileHAS PR Toulouse (LA GÉRONTOPÔLE
Repérage de la Fragilité
Patients âgés de 65 ans +, non dépendant (ADL >= 5 /6)
OUI NON NE SAIT PAS
Est-ce que le patient vit seul ? Avez vous perdu du poids de façon involontaire au cours des
3 derniers mois ?
Vous sentez vous anormalement fatigué au cours des 3
derniers mois ?
Avez-vous des difficultés à vous déplacer au cours des 3
derniers mois ?
Avez-vous des problèmes de mémoire ? La vitesse de marche est elle lente (+ 4s pour 4 mètres ? )
Si oui à au moins une de ces questions :
D’après votre sens clinique, pensez vous que votre patient est fragile et qu’il a un risque accru d’entrée dans la dépendance ? OUI NON
Outil de repérage de la FragilitéApres le repérage quels outils
pour quantifier la fragilité ?
et éviter la bascule vers la dépendance?
1. L’ Évaluation Gérontologique Standardisée (EGS).
Nutrition, sédentarité, performances fonctionnelles, risque de chute,
cognition, moral, sociale, traitement
2. Le Plan Personnalisé de Soins
Une intervention CIBLEE/ FORTE/ PROLONGEE0 Social Environnement
Physique
Et
Fonctionnel
Nutritionnel Cognitif
Psychologique
Sensoriel
Les évaluations >> plan d’intervention
Aptitude fonctionnelle
Aidant Iatrogénie
chuteEFFICACITE DES ETUDES D’INTERVENTIONS
Diminution du déclin fonctionnel et de la mortalité Ellis G, et al. BMJ 2011;343: 6553)
Réduction du recours aux Maison de retraite et augmentation du maintien à domicile Beswick AD et al. Lancet 2008 Stuck AE, et al. JAMA 2002
(EGS) réduction du risque d’hospitalisation (RR 0,90 IC 95 % 0·84-0,98) Lancet 2008;371(9614):725- 35.
Exercice physique résultats positifs sur le déclin fonctionnel Lancet 2013;381(9868):752-62.
35 % des cas de maladie d’Alzheimer pourraient être évités ou retardés en contrôlant les facteurs de risque notemment nutrition ( etude 3C !)
Repérer la fragilité permet d’ organiser des interventions efficaces !JAMA Surgery | Original Investigation . . . . _. . . JAMA Surg. 2017:152(3)-233-240.
Association of a Frailty Screening Initiative With
Postoperative Survival at 30, 180, and 365 Days
Daniel E. Hall, MD, MDiv, MHSc:; Shipra Arya, MD, SM: Kendra K. Schmid, PhD; Mark A. Carlson, MD:
Pierre Lavedan, MD: Travis L. Bailey, BS: Georgia Purviance, RN; Tammy Bockman, RN, MHA;
Thomas G. Lynch, MD, MHCM; Jason M. Johanning, MD, MS
Table 3. Change in Mortality Before and After Implementing the FSF
30-d Mortality 180-d Mortality 365-d Mortality
Before FSI After FSI Total Before FSI After FSI Total Before FSI After FSI Total
Overall
No. dead 24 26 110 223 66 289 320 78 398
No. at risk 5275 3878 9153 5275 3392 8667 5275 2781 8056
Mortallty rate, % L6 0.7 12 42 19 3.3 6.1 2.8 49
Nonfrail
No. dead 60 10 70 176 36 212 252 42 294
No. at risk 5078 3454 8532 5078 3003 8081 5078 2472 7550
Mortallty rate, % 1.2 0.3 0.8 3.5 1.2 2.6 5.0 1.7 3.9
Frail
No. dead 24 16 40 47 30 77 68 36 104
No. at risk 197 424 621 197 BC 586 197 309 506
Mortality rate, % E__>D 6.4 ED 13.1 20.6 Abbreviation: FSI, Frailty Screening Initiative. with a Risk Analysis Index of 21 or higher were tbfiéidered frail. The number 3 Differences between mortality before and after implementing the FSI were (percentage) of frail patients was 621 (6.8%) at 30 days, 586 (68%) at 180
tested using the Pearson x? test_ Differences were significant at every time days. and 506 (6.3%) at 365 days. horizon and in every group (frail, nonfrail, and overall) at P < OOL Patients 28
N= 9153
FSI: 2011
Et reduit
la
mortalitéOrganisations innovantes pour la
prévention de la dépendance!
Evaluer, prévenir , agir pour bien vieillir à domicile!Le modèle du gérontopole de
Toulouse31
31
31
31
Ouvert en 2011
Equipe multidisciplinaire
Gériatre, IDE, pharmacien, diététicien,
neuropsychologue, Kiné….
Evaluation multi-domaine
Plan d’intervention personnalisé
Accompagnement
Suivi téléphonique (1 mois, 3 mois)
Réévaluation à 1 an
Gériatre IDE
APA
Kine ASoc
Plus de 6000
sujets âgés
fragiles évalués
1. l’Hôpital de jour d’évaluation des fragilités
du gérontopole de Toulouse32
32
32
2. Gérontopole actions de proximité avec
l’intervention des infirmiers formés en gériatrie
Formation d’infirmiers libéraux à domicile pour le diagnostic
et la prise en charge de la fragilité du sujet âgé à la demande
de médecins généralistes ( protocole de coopération HAS)
Mise à disposition des « Infirmiers d’évaluation
gérontologique » du Gérontopôle, ou d’autres CH pour initier
la prise en charge de la fragilité du sujet âgé hors les murs de
l’hôpitalLANGUEDOC-
ROUSSILLON
33
33
33
2011: lettre de mission de l’ ARS Midi-Pyrénées au Gérontopôle pour créer
l’ERVPD
Objectif: Etendre les actions du Gérontopôle de Toulouse à l’ensemble de la
région Midi-Pyrénées et les faire bénéficier de son expertise
2016: demande d’extension vers la région Occitanie en lien avec l’ARS
Occitanie
Equipe Régionale Vieillissement et
Prévention de la Dépendance (ERVPD)2
34
34
34
Développement des actions de proximité
« Hôpital hors les murs »
Environ 1800 sujets
âgés fragiles évalués en
agglomération
Toulousaine
Hôpital
Municipalité
Résidence
autonomie Domicile
Partenariats
Conseil départemental
CARSAT Midi-Pyrénées
Foyers logement
Municipalités
Mutuelles
Médecins généralistes
SAMU
…
Cabinet
médical
MSPGLOBAL TARGET:
Reduce the number of older
World Health adults who are care dependent 5 by 15 million by 2025
—_—
6 actions
Improve musculoskeletal
function, mobility and vitality
D ! Prevent severe cognitive impairment
: and promote psychological well-being
Ca D ee | Support caregivers
Integrated care for older people
Guidelines on community-level interventions to manage dedlines in intrinsic capacity
Maintain older adults’ capacity
to see and hear
Manage age-related conditions
such as urinary incontinence
Prevent falls
“ ©
e -* … r ie, » F = de Ve = - à : EELa déclinaison en haute CorseHôpital de
jour fragilité
du CH de
Bastia
• Création juin 2018 ( PAERPA-ARS )
• Evaluation pluridisciplinaire : gériatre ,
Psychogériatre, psychologue , infirmière +/-
assistante sociale => staff collégial => diagnostic
et plan de soin ou de prévention proposé
• Limites : manque de moyens
• Financement Paerpa : 0,3 ETP médecin , 0,7 ETP
psychologueCentre
fragilité
Bastia :
le plus
• Numéro d’accès direct pour usagers et
professionnels
• Outils de liaison partagés avec partenaires
• PAERPA
• Globule
• Délai de réponse ( RV ) moyenne dans les 22h
• Soit consultation, soit bilan neuropsy, soit hôpital
de jour pluridisciplinaire
• Évite l’hospitalisationCentre fragilité Bastia : actions de prévention
Nutrition
Entrainement
cérébral
Gestion
du stress
iatrogénie Sommeil
Activité
Physique
entourage
Parcours cerveau
en santé
Serious game
Consultation aidants
Café des aidants
Atelier mémoire
Entrainement
sur tablette
à domicile
Méditation
Education thérapeutique Alzheimer40
Haute Corse Expérimentation ARS
protocole de coopération infirmier à domicile
Collaboration Gérontopôle
Toulouse / ARS Corse
40h de formation
CH Bastia ( équipe fragilité)-PAERPA-
URPS inf
14 IDE libérales formées au
repérage de la fragilité en
Haute Corse en 2019
On espère former d’autres
promotions!
Repérage du sujet âgé fragile par le MG
Evaluation de la fragilité par
l’IDE à domicile
Prise de
décision par
l’infirmière
Signaux d’alerte
Délégation de tâche (MG/IDE formé)
Oui Non
Prise en
charge par
le MG
Accord du patient
Réunion de concertation
pluri-professionnelle dans
les 30 joursConclusion : Comment faire du vieillissement
démographique en Corse une opportunité?
• La Corse: peut devenir un véritable laboratoire d’innovation
Conventionner avec le gérontopole de Toulouse pour devenir « centre
fragilité associé »
Relever le challenge de l’OMS pour réduire la dépendance : prévention I aire sur facteurs de risque modifiable
Poursuivre la formation d’ infirmières de pratiques avancées
Développer des équipes ressources bien vieillir régionales ?
Créer de nouvelles organisations dans les territoires? : panier de soins
gradués , implications des intercommunalités
Evaluer les innovations? : observatoire du vieillissement , épidémiologie
régionaleATTENTION FRAGILE et ta
bonne santé...
ie atère |S pute
aire ut 4 muse
Le contre F
Vieillir en
Évaluation des fragjilités
et prévention dela dépendance
Site web « Ensemble prévenons la dépendance »
http://www.ensembleprevenonsladependance.fr
Symposiums, congrès Fragilité
Bulletin du Gérontopôle de toulouse
Plaquettes
Le Livre Blanc Fragilité
http://www.fragilite.org/livre-blanc.php
Site OMS évaluer les capacités intrinsèques pour
prévenir la dépendance
HAS : comment repérer la fragilité en ambulatoire
Pour en savoir plusHAS MALTE AUTORITÉ OI SANTE
sonnes es a pour d'idcctifior
tormimants do la fragéte ct d'agr sur ces
dtormnearts afin de rotarier la dépendance do
POINTS CES £ SOLUTIONS
ORGANISATION DES PARCOURS
Comment repérer
la fragilité en soins
ambulatoires ?
Une prévalence très variable, un repérage
le plus simple et le plus précoce possible
Deux mode do cioros do acte sont vaches.
HAS HMANITE AUTORITÉ Qt SANTÉ
nan.
PONTS CLÉS SOLUTIONS
=— ORGANISATION DES PARCOURS
Comment prendre en charge
les personnes âgées fragiles en ambulatoire ?
» Les points clés
Ce mesho ms es COMTE
Srttbo, soc dos sordcce d'aécio à le porSONne
Ce qu'il faut faire : anticiper pour prévenir
L perte d'autonomie ä 1 : ini fnfner l'évnhenti
À le afto Ou ropérege do le Eucélé par lo rméciocin traftant
ou per un dors Çeofcedonnes do sardo, fan, réorvorsert
soc, cc }, © méciocin coplquo los Lufts ot ls noce Co
réetuation à le porsonno Eacéo afin d'obioné son ahÔSON.
1 co récdecr cotin axpio
rat lorsomblo ds domaines définis à l'Annoo 1. 1 pout
trouver dos appuis auprés dos sufros name do l'équipe
Co sat prenaro, ont los Infrrrices, Gt LABEL
propontes par ls cuismns do chui, mulustes 6! enrdons
Taie à le poœsonno fé Focus 2} E pouf ÉGumart across œ © paœsonne & un cératre Eral. & un réccau do santé
Grontoiogque, & uno consustaton mano do géristrio ot rs cortainos shuations à un Mpiiai do jour do gérer.
C> Qu'i Rat Cuir:
+ éco d'or los prostatons d'éNSRAÉION PrOPOSÈE
per le casses do ÉraRo, MARÉES G NVCOS J'ai
ke porsonne;
+ mice MR cenoNt Ka ENST Macs -
- où Embor à Le sécflstion co locts ons cétrimerntt Go la
marcho Cirque.
de la personne 3960,
» la réduction du tsquoe do latrogéeio méScamon-
tousse ;
» l'adaptation dos prises on Charge on cas d'hos-
phalisation pour provenir la dépondance lo à
l'hospttaisation. #
Repérer et prendre en charge les
personnes âgées fragilesVendredi 5 juillet 2019
9h00 : Réception des participants – Accueil café
9h30-10h30 : Ouverture des Premières Assises Territoriales de la Santé
Discours d’ouverture
10h30-11h30 : Séance plénière
Comment la Collectivité de Corse peut-elle intervenir dans l’offre de soins ?
Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de la Martinique :
- M. Francis Carole, Conseiller exécutif territorial de la Martinique chargé des affaires sociales, de la santé et des solidarités.
- M. Benjamin Garel, Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire
Le Centre Départemental de santé de la Saône-et-Loire :
- M. André Accary, Président du Conseil Départemental de Saône-et-Loire
La fabrique des centres de Santé :
- Docteur Richard Lopez, responsable de la fabrique des centres de Santé
11h30-13h00 : Ateliers de Travail
Maison de santé pluri-professionnelle :
- M. Xavier Pieri, Coordonnateur des professionnels de santé libéraux Agence Régionale de Santé de Corse (ARS)
- Docteur François Agostini, Médecin généraliste, Président de la fédération corse des maisons et pôles de santé
Prise en charge du patient psychiatrique en situation de crise :
- Docteur Pauline Martin, Pédo-psychiatre du pôle psychiatrie infanto-juvénile au Centre Hospitalier de Castelluccio
- Docteur Nicole Graziani, Cheffe du service de Psychiatrie adultes au Centre Hospitalier de Bastia
Solutions face à la désertification médicale compte tenu des disparités territoriales : - Docteur Jean Canarelli, Président du Conseil de l’Ordre des médecins de la Corse-du-Sud - M. Christophe Arena, Directeur de l’Observatoire Régional de la Santé de Corse (ORS)
Bilan de la première année de médecine, perspectives pour une deuxième année : - Docteur Josette Dall’Ava-Santucci, Professeur à l’Université de Médecine Cochin-Port Royal - Mme Léa Cesari, étudiante, Présidente de l’association Asclepios, Associu di i studienti in salute
13h00-14h00 : Déjeuner sur place - Buffet
14h00-15h30 : Séance plénière
Comment la Collectivité de Corse peut-elle se projeter dans des solutions innovantes ?
Vers une expérience numérique en Corse :
- Docteur Pierre Simon, Past-Président de la société française de la télémédecine
Maison de santé virtuelle, Millesoins la santé sur un plateau :
- Docteur Catherine Prioux, Médecin sur le plateau des Millevaches à Faux-la-montagne (Corrèze)
Start-up Papillon, un moyen de lutter contre les déserts médicaux : - Docteur Antoine Prioux, Pharmacien sur le plateau de Millevaches à Bugeat (Corrèze) créateur de la Start-up Papillon
15h30-17h00 : Ateliers de Travail
Prévention des maladies émergentes :
- M. Jean-Baptiste Santoni, Chef du service de la lutte antivectorielle de la Collectivité de Corse - M. Josselin Vincent, Direction Santé Environnement, ARS de Corse
Expérience numérique en Corse :
- Docteur Augustin Vallet, Médecin généraliste référent du projet Alta Strada (télémédecine) Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux (URPS ML) - Docteur Florence Ottavy, Médecin dermatologue Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux
Accès aux soins de confort et bien être en Corse :
- Mme Laetitia Cucchi, Présidente de l’Association Inseme
- Docteur Sauveur Merlenghi, Président de la ligue contre le cancer de la Corse-du-Sud - Docteur Marie-Hélène Pietri-Zani, Médecin conseil, ARS de Corse
Offre de soins en cancérologie pédiatrique :
- Docteur Edeline Coinde, Cheffe de Pôle au Centre Hospitalier d’Ajaccio.
Samedi 6 juillet 2019
9h00 : Réception des participants – Accueil café
9h30-10h30 : Séance plénière
Quelle prévention développer sur tous les territoires ?
Parentalité :
- Docteur Christine Colin, Professeur titulaire en santé publique à l’Université de Montréal
La prévention chez les personnes âgées :
- Docteur Marie-Pierre Pancrazi, Médecin Psychiatre au Centre Hospitalier de Bastia responsable de l’unité mémoire.
10h30-12h00 : Ateliers de Travail
Dépistage et prise en charge précoce du handicap :
- Docteur Dominique Constantini-Lutz, Médecin Pédiatre
- M. Nonce Giacomoni, Président de l’association Espoir Autisme Corse
Parcours de soins et prévention chez les personnes âgées :
- Mme Marie Cianelli, Directrice de l’Autonomie, Collectivité de Corse
- Mme Julie Pantaloni-Baranovsky, Présidente de l’Union Nationale de l’Aide, des soins et des services à domicile (UNA)
Prévention des conduites addictives chez les jeunes :
- M. Laurent Croce, Directeur de la Protection de l’Enfance, Collectivité de Corse - Mme Michèle Bellone, Directrice de l’Association LEIA (Lien, Écoute, Initiative, Accompagnement) - M. Didier Ramelet-Stuart, Direction Adjointe chargée de la jeunesse, Collectivité de Corse
12h00-14h00 : Déjeuner sur place - Buffet
14h00-14h30 : Séance plénière
Trajectoire vers un CHR en Corse :
- Docteur Patrick Metais, Médecin responsable du Département d’Information Médicale du Centre Hospitalier de Bastia
14h30-16h00 : Restitution des Ateliers et Présentation des fiches actions
16h00 : Clôture des Premières Assises territoriales de la santéASSISE
TERRITURIALE
’ SALUTE ASSISES TERRITORIALES
DE LA SANTE
Ÿ >
Æ
1"
= |
COLLECTIVITÉ DE CORSE
ASSISE
TERRITURIALE
SALUTE ASSISES TERRITORIALES DE LA SANTE
7” CORTI
5/6-07-2019 i 5 è 6 di luddu di u 2019
pa
PROGRAMME
CORTI
5/6.07.2019
i 5 è 6 di luddu di u 2019
CdC/Dir.Com.Inst./06-2019/Istockphotos/PhP.