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Document publié le Mercredi 9 septembre 2026
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Seignanx - 2026 09 06 annexe1 reglement budgetaire financier 2026)
Thèmes du document : Budget, Banque, Fiscalité,
2
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION ....................................................................................................................................................... 3
1. Les modalités d’application et de modification du règlement ................................................................. 3
1.1. Les modalités d’application ................................................................................................................... 3
1.2. Les modalités de modification et d’actualisation .................................................................................. 3
2. Les règles relatives au budget................................................................................................................... 4
2.1. Le débat d’orientations budgétaires ..................................................................................................... 4
2.2. Le budget ............................................................................................................................................... 5
2.3. Le vote du budget primitif ..................................................................................................................... 6
2.4. Les décisions modificatives et le budget supplémentaire ..................................................................... 7
2.5. Le compte financier unique ................................................................................................................... 7
3. La gestion pluriannuelle des crédits ......................................................................................................... 8
4. L’exécution budgétaire et comptable ....................................................................................................... 9
4.1. La définition des engagements de dépenses......................................................................................... 9
4.2. Les rattachements et les restes à réaliser ........................................................................................... 10
4.2.1. Les rattachements ......................................................................................................................... 10
4.2.2. Les restes à réaliser ....................................................................................................................... 11
4.3. L’exécution des recettes et des dépenses ........................................................................................... 11
4.3.1. La gestion des demandes de paiement ......................................................................................... 11
4.3.2. La liquidation et l’ordonnancement .............................................................................................. 11
4.4. Les subventions versées ...................................................................................................................... 12
5. Les régies ................................................................................................................................................ 13
5.1. La création des régies .......................................................................................................................... 13
5.2. La nomination des régisseurs .............................................................................................................. 13
5.3. Les obligations des régisseurs ............................................................................................................. 13
5.4. Le suivi et le contrôle des régies .......................................................................................................... 14
6. L’actif ...................................................................................................................................................... 14
6.1. La gestion patrimoniale ....................................................................................................................... 14
6.2. La tenue de l’inventaire ....................................................................................................................... 15
6.3. L’amortissement .................................................................................................................................. 15
7. Le passif .................................................................................................................................................. 15
7.1. Les principes de la gestion de la dette................................................................................................. 15
7.2. Les engagements hors bilan ................................................................................................................ 16
7.3. Les provisions pour risques et charges ................................................................................................ 16
7.4. Les garanties d’emprunts .................................................................................................................... 173
INTRODUCTION
Le règlement budgétaire et financier (RBF) est obligatoire pour les communes et les
établissements publics de coopération intercommunale soumis, de droit ou par option, au
référentiel budgétaire et comptable M57.
L’article L. 5217-10-8 du Code Général des Collectivités Territoriales définit le contenu
minimum du règlement budgétaire et financier :
- Le règlement doit préciser les modalités de gestion des autorisations de programme,
des autorisations d'engagement et des crédits de paiement y afférents, et notamment
les règles relatives à la caducité et à l'annulation des autorisations de programme et
des autorisations d'engagement ;
- Il doit également préciser les modalités d'information du conseil communautaire sur
la gestion des engagements pluriannuels au cours de l'exercice.
Plus généralement, ce règlement budgétaire et financier se propose de décrire les règles
régissant la préparation, le vote et l’exécution du budget ainsi que la pratique budgétaire et
comptable de la communauté de communes du Seignanx.
1. LES MODALITES D’APPLICATION ET DE MODIFICATION DU REGLEMENT
1.1. LES MODALITES D’APPLICATION
Ce règlement budgétaire et financier entre en vigueur à compter du 9 septembre 2026 et
demeure en vigueur toute la durée de la mandature.
1.2. LES MODALITES DE MODIFICATION ET D’ACTUALISATION
Le présent règlement budgétaire et financier pourra être complété à tout moment en fonction
notamment des modifications législatives ou réglementaires qui nécessiteraient des
adaptations de règles de gestion.
Toute modification de ce règlement par voie d’avenant fera l’objet d’un vote par le conseil
communautaire.4
2. LES REGLES RELATIVES AU BUDGET
2.1. LE DEBAT D’ORIENTATION S BUDGETAIRE S
La tenue du débat d’orientations budgétaires doit avoir lieu dans un délai de dix semaines
précédant l'examen du budget primitif.
A cette occasion, un rapport d’orientations budgétaires est présenté au conseil
communautaire.
Ce rapport rappelle le contexte dans lequel se déroule l’élaboration budgétaire (conjoncture
économique, projet de loi de finances) et la situation financière de la communauté de
communes :
- Les orientations budgétaires envisagées portant sur les évolutions prévisionnelles des
dépenses et des recettes en fonctionnement et investissement. Sont notamment
précisées les hypothèses d’évolution retenues pour construire le projet de budget,
notamment en matière de fiscalité, de subventions ainsi que les principales évolutions
relatives aux relations financières entre la communauté et ses communes membres ;
- La présentation des engagements pluriannuels ;
- Les informations relatives à la structure et à la gestion de l’encours de la dette ;
- L’évolution des dépenses réelles de fonctionnement, exprimées en valeur, en
comptabilité générale de la section de fonctionnement ;
- L’évolution du besoin de financement annuel calculé comme les emprunts minorés des
remboursements de dette ;
- La structure des effectifs ;
- Des éléments sur la rémunération tels que traitements indiciaires, les régimes
indemnitaires, les bonifications indiciaires, les heures supplémentaires rémunérées et
les avantages en nature ;
- La durée effective du travail.
Le débat d’orientations budgétaires est acté par une délibération du conseil communautaire
qui doit faire l’objet d’un vote. Par son vote, le conseil prend acte de la tenue du débat et de
l’existence du rapport sur la base duquel se tient le débat.5
2.2. LE BUDGET
Le budget est l’acte par lequel sont prévues et autorisées par le conseil communautaire les
recettes et les dépenses de l’exercice (principe d’annualité). L’exercice budgétaire
communautaire s’étend du 1er janvier au 31 décembre de chaque année. Le budget comprend
les documents budgétaires suivants :
- Le budget primitif qui prévoit les recettes et les dépenses de l’exercice ;
- Le budget supplémentaire (le cas échéant) qui reprend les résultats de l’exercice
précédent, tels qu’ils figurent au compte financier unique (si les résultats n’ont pas
déjà fait l’objet d’une reprise anticipée au budget primitif) ;
- Les décisions modificatives.
Il est rappelé que la Communauté de communes du Seignanx dispose d’un budget principal et
de budgets annexes permettant d’identifier les services assujettis à la TVA (Zones d’activité et
Locations immobilières), les services industriels et commerciaux (Energies renouvelables), ou
encore la construction et l’exploitation de l’Equipement aquatique communautaire.
En dépenses, les crédits votés sont limitatifs, les engagements ne peuvent pas être créés et
validés sans crédits votés préalablement. En recettes, les provisions sont évaluatives. Les
recettes réalisées peuvent, par conséquent, être supérieures aux prévisions.
Les crédits doivent être affectés à des dépenses ou des catégories de dépenses définies dans
l’autorisation budgétaire. Ce principe de spécialité ne doit pas être confondu avec la règle de
non-affectation car si les recettes ne doivent pas être affectées, les crédits doivent au
contraire l’être avec précision.
L’ensemble des recettes et des dépenses doit figurer dans les documents budgétaires. De ce
fait, il est interdit de contracter des recettes et des dépenses, c’est-à-dire de compenser une
écriture en recette par une dépense ou inversement (double principe d’universalité).
L’ensemble des recettes doit financer l’ensemble des dépenses prévues au budget.
Le budget comporte deux sections :
- la section de fonctionnement, qui comprend les dépenses et les recettes annuelles et
permanentes liées à l’activité courante de la communauté de communes ainsi que les
subventions de fonctionnement et contributions versées à ses partenaires ;
- la section d’investissement, qui retrace les dépenses et les recettes relatives à des
opérations qui se traduisent par une modification de la consistance ou de la valeur du
patrimoine de la communauté de communes.
Chacune des sections est présentée en équilibre en dépenses et en recettes.6
Le budget doit être sincère : toutes les dépenses et toutes les recettes prévisibles doivent être
inscrites et ne doivent être ni sous-estimées, ni surestimées. Les dépenses obligatoires doivent
être prévues.
2.3. LE VOTE DU BUDGET PRIMITIF
La préparation du budget primitif s’inscrit d’abord dans une prospective pluriannuelle (travail
rétrospectif d’analyse des évolutions budgétaires, programmation pluriannuelle des
investissements…). Ce travail permet d’établir un cadre budgétaire de référence qui précise
les orientations générales et les objectifs à moyen terme.
Sur la base de ces orientations, des instructions de cadrage sont transmises à chaque service.
Elles indiquent le contexte dans lequel le budget s’inscrit, les prévisions d’évolution des
principales recettes et les objectifs à atteindre sur chaque poste de dépenses.
A partir de ces instructions, les services élaborent leurs propositions de budget avec l’appui
des services support. Ces propositions constituent une prévision des dépenses de l’exercice à
venir, mais également une prévision des recettes, incluant notamment les subventions
publiques attendues.
Le budget peut être adopté jusqu’au 15 avril de l’exercice auquel il s’applique. Par dérogation,
le délai est repoussé au 30 avril lors des années de renouvellement des assemblées
délibérantes.
Lorsque le budget est voté entre le 1er janvier et le 15 avril, les anticipations budgétaires
permettent d’engager en début d’année de nouvelles dépenses dans la limite du budget voté
l’année précédente en fonctionnement, et dans celle du ¼ des crédits d’investissement (hors
dette). Mais il faut que ces dépenses d’investissement aient été préalablement autorisées par
une délibération du conseil communautaire. Elles seront régulièrement reprises lors du vote
du budget primitif. Cette technique vaut aussi pour les subventions qui nécessitent une
décision précise et nominative du conseil.
Le budget communautaire est voté par nature : le niveau de vote des crédits est le chapitre
pour les sections d’investissement et de fonctionnement.
Par dérogation, le conseil a la possibilité d’opter pour le vote d’une ou plusieurs opérations en
section d’investissement. Le vote par opération apporte une plus grande souplesse en matière
de gestion des crédits budgétaires. En effet, le contrôle des crédits n’est pas opéré au niveau
du chapitre, mais à celui de l'enveloppe budgétaire globale réservée à cette opération par
l'assemblée, quelle que soit l'imputation par nature des dépenses.7
L’exécutif a également la possibilité de proposer au vote des autorisations de programmes et
des crédits de paiement en investissement, dans le cadre d’une délibération distincte.
Le budget doit être voté en équilibre réel. La capacité d’autofinancement brute doit
impérativement permettre le remboursement de la dette. En vertu de cette règle, la section
de fonctionnement doit avoir un solde nul ou positif. La communauté ne peut pas couvrir ses
charges de fonctionnement par le recours à l’emprunt.
Il est possible de voter lors de l’adoption du budget des crédits pour dépenses imprévues. En
cours d’année, ces crédits peuvent être affectés par décision de l’exécutif aux chapitres
budgétaires. Leur montant ne peut dépasser 7.5% des dépenses réelles de fonctionnement
ou d’investissement.
Le budget primitif est également composé d’un certain nombre d’annexes obligatoires
définies par les textes et qui traitent des autorisations de programme, de la dette, des
provisions, des concours attribués à des tiers, du personnel, etc.
Le budget primitif est accompagné d’une note synthétique. Ce document détaille la ventilation
des crédits par grands postes.
2.4. LES DECISIONS MODIFICATIVES ET LE BUDGET SUPPLEMENTAIRE
Au cours de l’exercice budgétaire, les prévisions de dépenses et de recettes formulées au sein
du budget primitif peuvent être amenées à évoluer et être revues lors d’une étape budgétaire
spécifique dénommée « décision modificative ».
Les décisions modificatives se conforment aux mêmes règles d’équilibre réel et de sincérité
que le budget primitif.
Le budget supplémentaire est une décision modificative particulière qui a pour double objet
de reprendre les résultats de l’exercice clos ainsi que les éventuels reports de crédits en
investissement (le montant des reports en dépenses et en recettes doit être conforme aux
restes à réaliser constatés au compte financier unique de l’exercice écoulé) et de proposer
une modification du budget en cours dans le cadre de cette reprise.
2.5. LE COMPTE FINANCIER UNIQUE
A l’issue de l’exercice comptable, un document de synthèse est établi afin de déterminer les
résultats de l’exécution du budget. Il s’agit du compte financier unique (CFU), qui s’est8
substitué, depuis 2024 à la communauté de commune, au compte administratif et au compte
de gestion. A lui seul, il remplit les mêmes fonctions de « rendus de compte ». Sont ainsi
retracées dans ce document :
- L’exécution budgétaire : les prévisions et leur réalisation (émission des mandats et des
titres de recettes) ;
- Les états financiers : bilan et compte de résultat, établis par le comptable, qui
permettent d’approfondir les analyses au-delà de la vérification de respect des
autorisations budgétaires données ;
- Les états annexés, qui présentent des informations complémentaires.
La préparation du compte financier unique s’appuie sur un travail collaboratif simplifié entre
les services de la communauté de communes et ceux du comptable public (dans le respect de
leurs prérogatives respectives) qui peut servir, si nécessaire, de levier à la fiabilisation de la
qualité des comptes.
3. LA GESTION PLURIANNUELLE DES CREDITS
La gestion pluriannuelle peut s’avérer nécessaire lorsqu’un projet a une durée de réalisation
qui s’étale sur plusieurs années.
La communauté de communes a fait le choix depuis l’exercice 2020 de gérer en pluriannuel
certaines opérations d’investissement afin d’en avoir une vision globale et d’en déterminer
l’impact sur les équilibres budgétaires à venir.
Ces autorisations pluriannuelles sont des autorisations de programmes (AP).
Les AP constituent la limite supérieure des dépenses qui peuvent être engagées pour
l’exécution des investissements. Elles demeurent valables, sans limitation de durée jusqu’à ce
qu’il soit procédé à leur annulation. Elles peuvent être révisées.
Les AP doivent être, dès le moment du vote, traduites en plusieurs enveloppes successives :
l’échéancier de crédits de paiement (CP). Les CP constituent la limite supérieure des dépenses
pouvant être mandatées pendant l’année pour couvrir les engagements contractés dans le
cadre de l’AP.
Les AP sont votées par le conseil communautaire dans le cadre d’une décision budgétaire,
prioritairement lors du budget primitif, par une délibération distincte. Les AP impactent
fortement les budgets futurs, en cumulant les CP chaque année. Leur volume, additionné aux
opérations hors AP, ne doit donc pas excéder la capacité annuelle d’investissement de la
communauté.9
La délibération précise l’objet de l’AP, son montant, et la répartition pluriannuelle des crédits
de paiement. Le cumul des crédits de paiement (CP) doit être égal au montant de l’AP.
La clôture de l’autorisation de programme a lieu lorsque toutes les opérations budgétaires qui
la composent sont soldées, clôturées ou annulées.
Hors révision ou annulation en conseil communautaire, une autorisation de programme
devient automatiquement caduque si elle ne fait pas l’objet d’un engagement juridique au
cours des deux exercices consécutifs à son vote.
Un bilan des autorisations de programme en cours est présenté lors du vote du compte
financier unique.
4. L’EXECUTION BUDGETAIRE ET COMPTABLE
L’exécution budgétaire et comptable s’appuie sur le principe de la séparation ordonnateur-
comptable. Il s’agit du principe de séparation des pouvoirs appliqué aux finances publiques
locales : celui qui ordonne (l’exécutif) ne paye pas et celui qui contrôle (le trésorier) n’ordonne
pas.
4.1. LA DEFINITION DES ENGAGEMENTS DE DEPENSES
La tenue d’une comptabilité d’engagement des dépenses est une obligation.
L’engagement comptable est une réservation de crédits budgétaires en vue de la réalisation
d’une dépense qui résulte d’un engagement juridique. L’engagement juridique est l’acte par
lequel un organisme public crée ou constate à son encontre une obligation de laquelle
résultera une charge.
L’engagement peut donc résulter :
- D’un contrat (marché, acquisition immobilière, emprunt, bail) ;
- De l’application d’une réglementation ou d’un statut (traitements, indemnités) ;
- D’une décision juridictionnelle (expropriation, dommages et intérêts) ;
- D’une décision unilatérale (octroi de subvention).
L’engagement comptable précède ou est concomitant à l’engagement juridique. La liquidation
et le mandatement ne sont pas possibles si la dépense n’a pas été engagée comptablement10
au préalable. L’engagement est constitué obligatoirement de trois éléments : un montant
prévisionnel de dépenses, un tiers concerné par la prestation, une imputation budgétaire.
L’engagement permet de répondre à quatre objectifs essentiels :
- S’assurer de la disponibilité des crédits ;
- Rendre compte de l’exécution du budget ;
- Générer les opérations de clôture (rattachement des charges et produits) ;
- Déterminer les restes à réaliser et reports.
L’engagement des autorisations de programme pluriannuelles intervient lors de la création
d’une obligation vis-à-vis d’un tiers, formalisée par la signature d’une convention, d’un
marché, d’un bon de commande ou tout autre document de nature juridique engageant la
communauté. À cet engagement juridique correspond un engagement comptable qui,
contrairement au principe d’annualité budgétaire, est ici pluriannuel : c’est bien l’AP qui est
engagée, comptablement et juridiquement. Les CP, c’est à dire les crédits annuels, n’ont plus
besoin d’être engagés. Ils font l’objet du mandatement. Lorsque les CP successifs sont
intégralement mandatés, l’AP est clôturée.
4.2. LES RATTACHEMENTS ET LES RESTES A REALISER
4.2.1. LES RATTACHEMENTS
Une dépense doit être rattachée à un exercice lorsque le service a été fait au cours de l’année
mais qu’elle n’a pas pu être mandatée avant la clôture budgétaire et comptable. Une recette
doit être rattachée à un exercice lorsque le droit a été acquis au cours de l’année mais que le
titre n’a pu être émis avant la clôture budgétaire et comptable. Le rattachement des charges
et des produits est un mécanisme comptable qui répond au principe de l’annualité budgétaire
en garantissant le respect de la règle de l’indépendance des exercices. Il permet de relier à un
exercice toutes les dépenses et recettes qui s’y rapportent. Le rattachement des charges et
des produits concerne uniquement la section de fonctionnement.
Ainsi, tous les produits et charges attachés à un exercice sont intégrés au résultat annuel de
l’exercice.
Les instructions comptables prévoient le rattachement dans la mesure où les montants ont
une incidence significative sur le résultat. La communauté de communes a ainsi fixé par
délibération un seuil minimum de 500,00 € TTC. En deçà de ce seuil, les dépenses et recettes
sont imputées sur le budget de l’année n+1.11
4.2.2. LES RESTES A REALISER
Les restes à réaliser en dépenses et en recettes concernent des opérations réelles en
investissement dont les crédits sont reportés sur l’exercice N+1. Ils concernent des crédits
hors AP. Il s’agit de dépenses engagées et non mandatées au 31 décembre de l’exercice, et
des recettes certaines n’ayant pas donnée lieu à l’émission d’un titre de recette.
Les restes à réaliser sont détaillés au compte financier unique.
4.3. L’EXECUTION DES RECETTES ET DES DEPENSES
4.3.1. LA GESTION DES DEMANDES DE PAIEMENT
L’ordonnance du 26 juin 2014 relative au développement de la facturation électronique
impose à tous les fournisseurs de la sphère publique de transmettre leurs factures via le portail
Chorus Pro : https://chorus-pro.gouv.fr/.
Les factures peuvent être transmises via ce portail en utilisant le numéro SIRET de la
communauté de communes (244 000 659 00015).
Le délai global de paiement des factures est fixé réglementairement à 30 jours répartis entre
20 jours pour l’ordonnateur et 10 jours pour le comptable public.
Le délai global de paiement peut être suspendu dans les cas prévus par la réglementation. La
facture est retournée sans délai au fournisseur. Si elle n’est pas liquidable pour le motif
d’absence de constat et de certification de service fait à la réception, cette dernière n’est, par
exception, pas retournée et le fournisseur doit être prévenu par écrit sans délai. Le délai de
paiement ne commencera à courir qu’à compter de la date d’exécution des prestations (date
du service fait).
4.3.2. LA LIQUIDATION ET L’ORDONNANCEMENT
La liquidation consiste à vérifier et constater le service fait, après réception et validation de la
facture. La certification du service fait est effectuée par le service à l’origine de la commande.12
Le service comptabilité contrôle l’exhaustivité des pièces justificatives et la cohérence avec les
engagements ou recettes à recouvrer.
L’ordonnancement des dépenses et des recettes se traduit par l’émission des pièces
comptables réglementaires (mandats et titres) qui permettent au comptable public
d’effectuer le visa, la prise en charge des ordres de payer/de recouvrement, et ensuite de
procéder à leur paiement ou recouvrement.
La signature du bordereau d’ordonnancement par l’ordonnateur ou son représentant
entraine :
- La validation de tous les mandats de dépenses compris dans le bordereau ;
- La justification du service fait pour toutes les dépenses résultant de ces mêmes
mandats ;
- La certification du caractère exécutoire de l’ensemble des pièces justificatives jointes
aux mêmes mandats.
Dès lors que le comptable public a accepté les pièces comptables, sa responsabilité est entière.
D’où l’importance de son contrôle, qui est un contrôle de régularité des pièces présentées (et
non d’opportunité).
4.4. LES SUBVENTIONS VERSEES
Une subvention est un concours financier volontaire et versé à une personne physique ou
morale dans un objectif d’intérêt général et local. L’article 59 de la loi n° 2014-856 du 31 juillet
2014 relative à l’économie sociale et solidaire donne la définition suivante des subventions
qui sont « des contributions facultatives de toute nature (…) décidées par les autorités
administratives et les organismes chargés de la gestion d’un service public industriel et
commercial, justifiées par un intérêt général ».
Les subventions accordées par la communauté de commune sont destinées au financement
d’opérations présentant un intérêt local et s’inscrivant dans les objectifs des politiques de la
communauté.
Une convention avec l’organisme est obligatoire lorsque la subvention dépasse un seuil défini
par décret (23 000,00 € à la date d’adoption du présent règlement), définissant l’objet, le
montant, les modalités de versement et les conditions d’utilisation de la subvention attribuée.
Une convention s’impose également en cas de condition particulière en subordonnant le
paiement.13
5. LES REGIES
Seul le comptable public est habilité à régler les dépenses et à encaisser les recettes de la
communauté. Ce principe connaît un aménagement avec les règles d’avances et de recettes
qui permettent, pour des motifs d’efficacité du service public, à des agents placés sous
l’autorité de l’ordonnateur et de la responsabilité du comptable public, d’encaisser certaines
recettes et de payer certaines dépenses.
La communauté de communes dispose de plusieurs régies d’avances et de recettes, pour la
culture (avance et recette), les gens du voyage (avance et recette), l’espace numérique
solidaire (recette) et la location de vélos à assistance électrique (recette). La gestion en régie
directe du futur équipement aquatique communautaire nécessitera également la création
d’une régie d’avance et de recette.
5.1. LA CREATION DES REGIES
La création d’une régie relève de la compétence du conseil communautaire. Cette
compétence peut être déléguée au Président en application de l’article L. 2122-22 Du Code
Général des Collectivités Territoriales. L’avis conforme du comptable public est requis. La
nature des recettes pouvant être perçues ainsi que les dépenses pouvant être réglées par
régie sont encadrées par les textes. L’acte constitutif indique le plus précisément possible
l’objet de la régie ; c’est-à-dire la nature des opérations qui seront réalisées par l’intermédiaire
de celle-ci.
5.2. LA NOMINATION DES REGISSEURS
Les régisseurs et leurs mandataires sont nommés par décision de l’exécutif sur avis conforme
du comptable public.
Cet avis conforme peut être retiré à tout moment lors du fonctionnement de la régie s’il
s’avère que le régisseur n’exerce pas correctement ses fonctions.
5.3. LES OBLIGATIONS DES REGISSEURS14
En sus des obligations liées à l’exercice des fonctions de tout fonctionnaire, les régisseurs sont
responsables personnellement et pécuniairement des opérations financières qui leurs sont
confiées. Le régisseur est également responsable des opérations des mandataires qui agissent
en son nom et pour son compte. Ainsi, en cas de perte, de vol ou de disparition des fonds,
valeurs et pièces justificatives qui lui sont remis, le régisseur assume la responsabilité
financière de ces disparitions. Le nouveau régime unifié de responsabilité des gestionnaires
publics en vigueur depuis le 1er janvier 2023 a supprimé l'obligation de cautionnement ainsi
que l'assurance en vue de couvrir la responsabilité personnelle et pécuniaire des régisseurs.
5.4. LE SUIVI ET LE CONTROLE DES REGIES
Les régisseurs doivent tenir une comptabilité générale qui fait apparaître et permet de justifier
à tout moment : 1° Pour les régies de recettes, la situation de leurs disponibilités et la
ventilation des recettes encaissées ; 2° Pour les régies d'avances, la situation de l'avance reçue,
des dépenses réalisées et de leurs disponibilités ; 3° Pour les régies de recettes et d'avances,
la situation de l'avance reçue, des dépenses réalisées, de leurs disponibilités et la ventilation
des recettes encaissées, ainsi qu'en fin d'exercice, les charges et les produits à rattacher à
l'exercice.
L’ordonnateur, au même titre que le comptable, est chargé de contrôler le fonctionnement
des régies et l’activité des régisseurs. Il peut s’agir d’un contrôle sur pièces, ou sur place.
En plus de ces contrôles sur pièces qu’il exerce lors de la régularisation des écritures, le
comptable public exerce ses vérifications sur place avec ou sans le service financier de
l’ordonnateur. Il est tenu compte, par l’ensemble des intervenants dans les processus, de ses
observations contenues dans les rapports de vérification.
6. L’ACTIF
6.1. LA GESTION PATRIMONIALE
La communauté dispose d’un patrimoine conséquent dévolu à l’exercice de ses compétences.
Ce patrimoine nécessite une écriture retraçant une image fidèle, complète et sincère. La
bonne tenue de l’inventaire participe également à la sincérité de l’équilibre budgétaire et au
juste calcul des recettes.15
Le patrimoine correspond à l’ensemble des biens meubles ou immeubles, immatériels ou
financiers, en cours de production ou achevés, propriétés de la communauté. Un bien est
valorisé à son coût historique dans l’inventaire.
6.2. LA TENUE DE L’INVENTAIRE
Chaque élément de patrimoine est référencé sous un numéro d’inventaire unique qui identifie
le compte de rattachement et qui est transmis au comptable public en charge de la tenue de
l’actif de la communauté. Tout mouvement en investissement doit faire référence à un
numéro d’inventaire. Un ensemble d’éléments peut être suivi au sein d’un lot. Il se définit
comme une catégorie homogène de biens dont le suivi comptable individualisé ne présente
pas d’intérêt. Cette notion ne fait pas obstacle à la possibilité par la suite de procéder à une
sortie partielle.
6.3. L’AMORTISSEMENT
L’amortissement est la réduction irréversible, répartie sur une période déterminée, du
montant porté à certains postes du bilan. L’amortissement pour dépréciation est la
constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de
l’usage, du changement technique ou de toute autre cause.
Les nomenclatures M57 et M4 posent le principe de l’amortissement d’une immobilisation au
prorata temporis. L’amortissement prorata temporis est calculé pour chaque catégorie
d’immobilisation, au prorata du temps prévisible d’utilisation. L’amortissement commence à
la date de début de consommation des avantages économiques ou du potentiel de service qui
lui sont attachés. Cette date correspond à la date de mise en service.
Une délibération spécifique précise les méthodes utilisées et la durée des amortissements.
7. LE PASSIF
7.1. LES PRINCIPES DE LA GESTION DE LA DETTE16
Le recours à l’emprunt fait l’objet d’une mise en concurrence. Le compte financier unique et
ses annexes mentionnent le montant de l’encours de la dette, la nature et la typologie de
chaque emprunt, le remboursement du capital et les charges financières générées au cours
de l’exercice.
7.2. LES ENGAGEMENTS HORS BILAN
Les engagements hors bilan sont des engagements qui ne sont pas retracés dans le bilan qui
présentent les trois caractéristiques suivantes :
- Des droits et obligations susceptibles de modifier le montant ou la consistance du
patrimoine ;
- Des engagements ayant des conséquences sur les exercices à venir ;
- Des engagements subordonnés à la réalisation de conditions ou d’opérations
ultérieures.
Les engagements hors bilan font l’objet d’un recensement exhaustif dans les annexes du
budget et du compte financier unique.
Les garanties d’emprunt octroyées par la communauté de commune relèvent de cette
catégorie d’engagements.
7.3. LES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES
Le provisionnement constitue l’une des applications du principe de prudence. Il permet par
exemple de constater une dépréciation, un risque ou d’étaler une charge à caractère
budgétaire ou financière.
Les provisions se décomposent en :
- Provisions pour litiges et contentieux ;
- Provisions pour pertes de changes ;
- Provisions pour risques et charges sur emprunts ;
- Autres provisions pour risques et charges.
La communauté applique le régime de droit commun, à savoir des provisions et dépréciations
semi budgétaires. Les provisions ainsi constituées sont retracées dans une annexe du compte
financier unique.17
Les dotations aux provisions se traduisent par une dépense de fonctionnement suivant la
connaissance ou l’évaluation du risque ou de la charge financière.
La reprise des provisions s’effectue en tant que de besoin, par l’inscription au budget ou en
décision modificative d’une recette de fonctionnement.
7.4. LES GARANTIES D’EMPRUNTS
La communauté de communes peut accorder sa caution à une personne morale de droit public
ou privé pour faciliter la réalisation des opérations d’intérêt public. Le fait de bénéficier d’une
garantie d’emprunt facilite l’accès au crédit des bénéficiaires de la garantie ou leur permet de
bénéficier d’un taux moindre.
La communauté garante s’engage, en cas de défaillance du débiteur, à assumer l’exécution de
l’obligation ou à payer à sa place les annuités du prêt garanti. Les garanties font l’objet de
conventions qui définissent les modalités de l’engagement de la communauté.
L’octroi de garantie d’emprunt donne lieu à délibération du conseil communautaire.
Plafonnement : Les garanties d’emprunt au bénéfice des personnes morales de droit public
ne sont soumises à aucune disposition particulière. S’agissant de personnes privées, les
garanties d’emprunts sont encadrées par deux règles prudentielles cumulatives visant à
limiter les risques :
- Plafonnement pour la communauté
Une collectivité ou établissement ne peut garantir plus de 50% du montant total de ses
recettes réelles de fonctionnement. Le montant total des annuités garanties ou cautionnées
à échoir au cours de l’exercice majoré du montant des annuités de la dette de la communauté
ne peut excéder 50% des recettes réelles de la section de fonctionnement. Le montant des
provisions constitués pour couvrir les garanties vient en déduction.
- Plafonnement par bénéficiaire
Le montant des annuités garanties ou cautionnées au profit d’un même débiteur ne doit pas
être supérieur à 10% du montant total susceptible d’être garanti.