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Document publié le Jeudi 18 décembre 2025
Lien du pdf (unknown - Communauté urbaine - Creusot Montceau - 11 d1766392969581)
Thèmes du document : Budget, Banque, Investissement et développement économique,
EXTRAIT DU REGISTRE
DES DELIBERATIONS
DEPARTEMENT DE SAONE-&-LOIRE
COMMUNAUTE URBAINE
CREUSOT MONTCEAU
RAPPORT N° II-2
25SGADL0230
SEANCE DU
18 DÉCEMBRE 2025
Nombre de conseillers en exercice :
70
Nombre de conseillers présents :
49
Date de convocation :
12 décembre 2025
Date d'affichage :
19 décembre 2025
OBJET :
Règlement Budgétaire et Financier -
Modification n°1
Nombre de Conseillers ayant pris
part au vote : 60
Nombre de Conseillers ayant voté
pour : 60
Nombre de Conseillers ayant voté contre : 0
Nombre de Conseillers s'étant
abstenus : 0
Nombre de Conseillers :
• ayant donné pouvoir : 11
• n'ayant pas donné pouvoir : 10
L'AN DEUX MILLE VINGT-CINQ, le 18 décembre à dix-huit
heures trente le Conseil communautaire, régulièrement
convoqué, s'est réuni en séance, Salle EVA - 71450 BLANZY, sous
la présidence de M. David MARTI, président
ETAIENT PRESENTS :
M. Yohann CASSIER - Mme Evelyne COUILLEROT - M. Jean-Marc
FRIZOT - M. Jean-François JAUNET - M. Georges LACOUR - M.
Jean-Claude LAGRANGE - Mme Frédérique LEMOINE - Mme
Isabelle LOUIS - M. Jérémy PINTO - M. Philippe PIGEAU - Mme
Montserrat REYES - M. Guy SOUVIGNY
VICE-PRESIDENTS
M. Abdoulkader ATTEYE - M. Jean-Paul BAUDIN - M. Denis
BEAUDOT - Mme Jocelyne BLONDEAU - Mme Jocelyne BUCHALIK
- M. Roger BURTIN - Mme Nadège CANTIER - M. Michel
CHARDEAU - M. Michel CHAVOT - M. Denis CHRISTOPHE - M.
Gilbert COULON - M. Daniel DAUMAS - M. Armando DE ABREU - M.
Christophe DUMONT - M. Gérard DURAND - Mme Pascale
FALLOURD - M. Bernard FREDON - M. Sébastien GANE - Mme
Séverine GIRARD-LELEU - M. Jean GIRARDON - M. Christian
GRAND - M. Gérard GRONFIER - Mme Céline JACQUET - Mme
Marie-Claude JARROT - M. Charles LANDRE - Mme Chantal
LEBEAU - M. Marc MAILLIOT - M. Guy MIKOLAJSKI - M. Felix
MORENO - Mme Viviane PERRIN - M. Marc REPY - Mme Christelle
ROUX-AMRANE - M. Enio SALCE - Mme Aurélie SIVIGNON - M.
Michel TRAMOY - M. Noël VALETTE
CONSEILLERS
ETAIENT ABSENTS & EXCUSES :
Mme Salima BELHADJ-TAHAR
M. Thierry BUISSON
M. Cyril GOMET
M. Didier LAUBERAT
Mme Christiane MATHOS
M. Frédéric MARASCIA
Mme Jeanne-Danièle PICARD
M. Jean PISSELOUP
M. Laurent SELVEZ
Mme Fabrice VESVRES
M. COMMEAU (pouvoir à Mme Isabelle LOUIS)
M. DURAND (pouvoir à M. Sébastien GANE)
Mme GHULAM NABI (pouvoir à M. Michel TRAMOY)
Mme LODDO (pouvoir à Mme Frédérique LEMOINE)
M. LUARD (pouvoir à M. Jean-Paul BAUDIN)
Mme MARTINEZ (pouvoir à M. Jean-Claude LAGRANGE)
Mme MEUNIER (pouvoir à M. Christophe DUMONT)
M. MEUNIER (pouvoir à M. David MARTI)
Mme MICHELOT-LUQUET (pouvoir à M. Bernard FREDON)
M. PRIET (pouvoir à Mme Montserrat REYES)
Mme SARANDAO (pouvoir à Mme Jocelyne BLONDEAU)
SECRETAIRE DE SEANCE :
M. Michel CHAVOTVu le référentiel budgétaire et comptable M57 du 1er janvier 2015 comprenant une nouvelle nomenclature fonctionnelle,
Vu la délibération n°23SGADL0153 en date du 23 novembre 2023 portant adoption de la nomenclature budgétaire et comptable M57 au 1er janvier 2024 pour les budgets Principal, ZA Coriolis et Zones d'aménagement économiques et commerciales,
Vu la délibération n°23SGADL0154 en date du 23 novembre 2023 portant adoption du Règlement Budgétaire et Financier,
Le rapporteur expose :
« Il est rappelé que la généralisation de la M57 à toutes les catégories de collectivités au 1er janvier 2024, a entraîné l’instauration d’un Règlement Budgétaire et Financier (R.B.F.). Le RBF a été adopté par délibération en date du 23 novembre 2023.
Il est également rappelé que ce règlement formalise les règles de gestion budgétaire et comptable de la CUCM, et précise notamment les modalités de gestion des autorisations de programme, des autorisations d’engagement et des crédits de paiement, en fixant les règles de caducité applicables aux crédits pluriannuels.
Au vu des nouvelles modalités de gestion qui seront mises en place pour les crédits de fonctionnement dans le cadre du budget 2026, il est proposé de mettre à jour le RBF, afin de préciser la gestion de ces crédits en Autorisation d’engagement et Crédits de Paiement.
En effet, les autorisations d'engagement constituent un aménagement au principe de l’annualité budgétaire, et représentent la limite supérieure des dépenses qui peuvent être engagées pour le financement de dépenses de fonctionnement bien spécifiques.
Les crédits de paiement représentent la matérialisation des AE, et constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être mandatées pendant l'année pour la couverture des engagements contractés dans le cadre des autorisations d'engagement correspondantes.
Il est donc proposé d’adopter le règlement budgétaire et financier modifié en conséquence (ces modifications apparaissent en rouge), et qui est annexé au présent rapport.
Je vous remercie de bien vouloir en délibérer. »
LE CONSEIL,
Après en avoir débattu,
Après en avoir délibéré,
DECIDE
- D’approuver la modification du Règlement Budgétaire et Financier, telle que jointe au présent
rapport.
Certifié pour avoir été reçu
à la sous-préfecture le 19 décembre 2025
et publié, affiché ou notifié le 19 décembre 2025
POUR EXTRAIT CERTIFIE CONFORMELE PRESIDENT,
David MARTI
LE PRESIDENT,
David MARTI
Le secrétaire de séance,
Michel CHAVOTREGLEMENT BUDGETAIRE ET FINANCIERPage - 1 - sur 40
SOMMAIRE
1. LE CADRE BUDGETAIRE ............................................................................................................ - 3 -
1.1. Les grands principes budgétaires ..................................................................................... - 3 -
1.1.1. Le principe de l’annualité budgétaire....................................................................... - 3 -
1.1.2. Le principe de l’universalité budgétaire ................................................................... - 4 -
1.1.3. Le principe de l’unité budgétaire ............................................................................. - 4 -
1.1.4. Le principe de spécialité budgétaire ........................................................................ - 4 -
1.1.5. Le principe de sincérité et d’équilibre budgétaire ................................................... - 5 -
2. LE BUDGET ET LE CYCLE BUDGETAIRE .................................................................................... - 5 -
2.1. Définition et contenu ........................................................................................................ - 5 -
2.2. Le débat d’orientation budgétaire .................................................................................... - 6 -
2.3. Le budget primitif .............................................................................................................. - 7 -
2.3.1. Le vote du budget primitif ........................................................................................ - 7 -
2.3.2. Les modalités de vote / vote par nature, fonction ou opération .............................. - 8 -
2.4. Les décisions modificatives (DM) ..................................................................................... - 9 -
2.5. Le compte administratif (CA) et le compte de gestion (CG) ............................................. - 9 -
2.5.1. Le compte de gestion (CG) ..................................................................................... - 10 -
2.5.2. Le compte administratif (CA) ................................................................................. - 10 -
2.6. Le budget supplémentaire (BS) ...................................................................................... - 11 -
2.7. Le calendrier budgétaire ................................................................................................. - 11 -
2.8. Le compte financier unique (CFU) .................................................................................. - 12 -
3. L’EXECUTION DU BUDGET ...................................................................................................... - 13 -
3.1. Le principe de séparation ordonnateur/comptable et rôles respectifs .......................... - 13 -
3.2. L’exécution des dépenses .............................................................................................. - 13 -
3.2.1. La gestion des tiers ................................................................................................ - 13 -
3.2.2. La comptabilité d’engagement .............................................................................. - 14 -
3.2.3. Enregistrement des factures .................................................................................. - 15 -
3.2.4. La gestion du service fait ........................................................................................ - 16 -
3.2.5. La liquidation .......................................................................................................... - 16 -
3.2.6. Le mandatement / l’ordonnancement ................................................................... - 16 -
3.2.7. Modification du régime de responsabilité des gestionnaires publics.................... - 17 -
3.2.8. Le paiement ............................................................................................................ - 17 -
3.2.9. Le délai global de paiement ................................................................................... - 18 -
3.2.10. Les écritures de régularisation (dépenses) ............................................................ - 18 -
3.3. L’exécution des recettes ................................................................................................. - 19 -
3.3.1. Le recouvrement .................................................................................................... - 19 -Page - 2 - sur 40
3.3.2. Les écritures de régularisation (recettes) .............................................................. - 19 -
3.4. La limite au recouvrement : l’admission en non-valeur ................................................. - 20 -
4. LES OPERATIONS DE FIN D’EXERCICE ................................................................................... - 20 -
4.1. La journée complémentaire ............................................................................................ - 20 -
4.1.1. Le rattachement des charges et des produits de l’exercice .................................. - 21 -
4.2. Les reports (restes à réaliser) ......................................................................................... - 21 -
5. GESTION DE LA PLURIANNUALITE ......................................................................................... - 22 -
5.1. Le plan pluriannuel des investissements ....................................................................... - 22 -
5.2. Les autorisations de programme (AP) / autorisations d’engagement (AE) et crédits de
paiement (CP) .............................................................................................................................. - 22 -
5.2.1. Principes des autorisations de programme (dépenses d’investissement) ........... - 22 -
5.2.2. Typologie des autorisations de programme (dépenses d’investissement) ........... - 24 -
5.2.3. Principes des autorisations d’engagement (dépenses de fonctionnement) ......... - 24 -
5.2.4. Cycle de vie des autorisations de programme et autorisations d’engagement .... - 25 -
6. GESTION DES IMMOBILISATIONS ......................................................................................... - 27 -
6.1. L’inventaire ..................................................................................................................... - 27 -
6.2. Les amortissements ........................................................................................................ - 28 -
6.2.1. Le calcul des amortissements ................................................................................ - 28 -
6.2.2. Les biens de faible valeur ....................................................................................... - 29 -
6.2.3. Synthèse des immobilisations obligatoirement amortissables ............................. - 30 -
6.2.4. Les durées d’amortissement.................................................................................. - 31 -
6.4. Les avances ..................................................................................................................... - 32 -
7. GESTION SPECIFIQUE ............................................................................................................ - 32 -
7.1. Les provisions ................................................................................................................. - 32 -
7.2. La gestion de la dette propre .......................................................................................... - 34 -
7.2.1. Principes généraux ................................................................................................. - 34 -
7.2.2. Nature des financements ....................................................................................... - 34 -
7.2.3. Modalités de consultation ...................................................................................... - 35 -
7.3. La dette garantie ............................................................................................................. - 35 -
7.3.1. Principes généraux ................................................................................................. - 35 -
7.3.2. Les garanties d’emprunt pour les opérations de logement social ......................... - 36 -
7.4. Les régies ........................................................................................................................ - 38 -
7.5.1. Le régisseur ............................................................................................................ - 38 -
7.5.2. Cadre juridique ....................................................................................................... - 39 -
7.5.3. Modalités de création, modification et clôture ...................................................... - 39 -Page - 3 - sur 40
PREAMBULE
À titre liminaire, le règlement budgétaire et financer est un document qui clarifie et précise
l’organisation financière. Il est obligatoire pour les collectivités qui adoptent le référentiel M57, qui
transpose une large part des règles budgétaires et comptables applicables aux Métropoles, Régions
et Départements.
Il doit être adopté avant toute délibération budgétaire relevant de l’instruction M57, au plus tard lors
de la séance qui précède celle du vote du budget primitif relevant de cette nomenclature.
Il fixe notamment les modalités d’adoption du budget, les règles de gestion des Autorisations de
Programme/ Crédits de Paiement, les règles d’amortissement, etc.
A ce titre, la CUCM en a profité pour établir un règlement le plus complet possible.
Celui-ci sera composé de différentes parties ayant pour objet :
1- Le cadre budgétaire ;
2- Le budget et le cycle budgétaire ;
3- L’exécution du budget ;
4- La gestion de la pluriannualité ;
5- La gestion des immobilisations ;
6- La gestion comptable spécifique.
Il s’agit du document de référence en matière financière. Il a également pour finalité de faciliter
l’appropriation des règles par l’ensemble des acteurs de la collectivité et de promouvoir une culture
de gestion commune.
Le présent règlement ne se substitue en aucun cas à la législation et à la réglementation nationales en
matière de finances publiques. Il en rappelle les grandes lignes (tout en n’ayant, en aucun cas,
vocation à le faire de manière exhaustive).
En cas d’évolution de la législation et de la règlementation en matière budgétaire et comptable qui
générerait une incompatibilité ou une contradiction avec les dispositions du présent règlement
budgétaire et financier, les nouvelles dispositions légales auront, dans tous les cas, la primauté sur
celui-ci.
1. LE CADRE BUDGETAIRE
1.1. Les grands principes budgétaires
1.1.1. Le principe de l’annualité budgétaire
Le budget prévoit les recettes et autorise les dépenses d’un exercice pour chaque année civile sur la
période du 1er janvier au 31 décembre. En conséquence, le budget de la Communauté urbaine Creusot-
Montceau, pour une année N, couvre la période du 1er janvier N au 31 décembre N.
Le budget peut toutefois être adopté jusqu’au 15 avril de l’exercice auquel il se rapporte (ou jusqu’au
30 avril en cas de renouvellement du conseil municipal).Page - 4 - sur 40
Il existe également plusieurs dérogations à ce principe d’annualité, parmi lesquelles, entre autres :
- La journée complémentaire, c’est-à-dire la journée comptable du 31 décembre N prolongée
jusqu’au 31 janvier N+1 pour permettre : l’émission des mandats correspondant à des services
faits et des titres pour des droits acquis au 31 décembre N pour la section de fonctionnement ;
la comptabilisation d’opérations d’ordre.
- Les reports de crédits : les dépenses engagées vis-à-vis d’un tiers, mais non mandatées en
fin d’année, peuvent être reportées sur l’exercice suivant pour permettre le paiement de ces
dépenses. A ce jour, ils sont exclusivement utilisés en section d’investissement par la CUCM.
- La gestion en autorisations de programme (AP) et crédits de paiement (CP) en
investissement qui permet de programmer des engagements dont le financement et la
réalisation sont exécutés sur plusieurs années.
1.1.2. Le principe de l’universalité budgétaire
L’universalité budgétaire est le principe selon lequel, l’ensemble des recettes du budget couvre
l’ensemble des dépenses. Il se décompose en deux règles :
- La règle de non-compensation, qui interdit la compensation/contraction de dépenses et de
recettes ;
- La règle de non-affectation, qui interdit l’affectation d’une recette à une dépense déterminée.
Il existe toutefois plusieurs dérogations à ce principe, parmi lesquelles, notamment :
- Les recettes affectées à une dépense particulière, conformément à des textes législatifs ou
règlementaires (pour lesquelles un état annexe de la maquette règlementaire du budget liste
et affiche les affectations) ;
- Les subventions d’équipement affectées au financement d’un équipement ;
- Les recettes qui financent une opération pour compte de tiers (opérations sous mandat).
1.1.3. Le principe de l’unité budgétaire
L’ensemble des dépenses et des recettes de la Communauté urbaine Creusot Montceau doivent
figurer dans un document unique.
Néanmoins, cette règle comporte deux exceptions :
- Le budget primitif peut être modifié au cours de l’exercice par d’autres décisions budgétaires ;
- Certaines activités et certains services publics dont l’objet nécessite un suivi dans des budgets
distincts annexes du budget principal.
1.1.4. Le principe de spécialité budgétaire
Les dépenses sont classées par nature au sein d’un chapitre et leur montant est limitativement
énoncé. La spécialisation des crédits exclut que des crédits ouverts au titre d’un chapitre déterminé
puissent être utilisés pour une dépense prévue à un autre chapitre, à l’exception des crédits
d’investissement lorsqu’ils sont votés par opération, ce qui n’est pas le cas pour la Communauté
Urbaine Creusot Montceau.Page - 5 - sur 40
Toutefois, il était possible, jusqu’à présent, de voter des crédits pour dépenses imprévues permettant
d’alimenter un autre chapitre en cas d’insuffisance de crédits (nomenclatures M14 et M52).
En M57, ce dispositif est remplacé par la possibilité pour l’exécutif de décider de virements de crédits
de chapitre à chapitre, à hauteur d’un plafond fixé par l’assemblée délibérante au plus à 7,5 % des
dépenses réelles de chaque section, conformément à l’art. L.5217-10-6 du code général des
collectivités territoriales (CGCT).
Par ailleurs, il est précisé que le régime M57 offre une possibilité nouvelle en matière de dépenses
imprévues qui s’inscrit dans un cadre pluriannuel défini à l’article L.5217-12-2 du CGCT, en reprenant
un mécanisme qui existait uniquement pour les régions soumises à la M71 et défini à l’article L.4322-
1 du CGCT. Toutefois, ce dispositif a vocation à être mis en œuvre par principe par les entités qui
utilisent par ailleurs des autorisations de programme et d’engagement. Le fonctionnement de ce
nouveau dispositif est détaillé dans la partie dédiée à la pluriannualité.
1.1.5. Le principe de sincérité et d’équilibre budgétaire
Le budget doit être voté en équilibre réel, ce qui exige trois conditions (article L. 1612-4 du CGCT) :
- Une évaluation sincère des dépenses et des recettes, ces dernières ne doivent pas être
volontairement sous-évaluées, ni surévaluées ;
- Des sections d’investissement et de fonctionnement votées chacune en équilibre ;
- Un remboursement de la dette exclusivement assuré par les recettes propres de la collectivité,
qui sont notamment l’autofinancement, le résultat d’investissement reporté et le résultat de
fonctionnement capitalisé, le FCTVA, la taxe d’aménagement, les subventions
d’investissement non-transférables, les recettes liées aux reprise de provisions et le produit
des cessions d’immobilisation.
2. LE BUDGET ET LE CYCLE BUDGETAIRE
2.1. Définition et contenu
Le budget est l’acte par lequel sont prévues et autorisées par l’assemblée délibérante (conseil
communautaire) les recettes et les dépenses d’un exercice. Il comporte deux sections : la section de
fonctionnement et la section d’investissement. Chacune des sections doit être présentée en équilibre.
Dans chacune des sections, les dépenses et les recettes sont classées par chapitres et articles.
Les prévisions du budget doivent être sincères, toutes les dépenses et toutes les recettes prévisibles
doivent être inscrites et ne doivent être ni sous-estimées, ni surestimées. Les dépenses obligatoires
doivent être prévues.
Le budget est constitué de l’ensemble des décisions budgétaires annuelles ou pluriannuelles se
déclinant en :
- Budget primitif (BP) ;
- Budget supplémentaire (BS)Page - 6 - sur 40
- Décisions modificatives (DM) ;
- Autorisations d’engagement (AE) et de programme (AP).
Le budget primitif (maquette règlementaire) doit être accompagné :
- D’un rapport de présentation ;
- D’une présentation brève et synthétique retraçant les informations financières essentielles
afin de permettre aux citoyens d’en saisir les enjeux.
- D’un certain nombre d’annexes obligatoires définies par les textes.
Les éventuels budgets annexes, biens que distincts du budget principal proprement dit, sont votés
dans les mêmes conditions par le Conseil communautaire.
La constitution de budgets annexes résulte le plus souvent d’obligations légales, et a pour objet de
regrouper les services dont l’objet est de produire ou d’exercer des activités qu’il est nécessaire de
suivre dans une comptabilité distincte.
En dépenses, les crédits votés sont limitatifs. Les engagements ne peuvent pas être créés et validés
sans crédits votés préalablement.
En recettes, les prévisions sont évaluatives. Les recettes réalisées peuvent, par conséquent, être
supérieures aux prévisions.
La section de fonctionnement est votée par nature au niveau du chapitre comptable avec une
présentation fonctionnelle, ventilée selon la classification la plus fine de l’instruction budgétaire et
comptable M57 que les crédits soient gérés de manière annuelle ou pluriannuelle (gestion par
Autorisations d’Engagement).
La section d’investissement est votée par chapitre budgétaire pour les crédits d’investissement
annuels et en Autorisations de Programme et en Crédits de Paiement pour les investissements
pluriannuels.
2.2. Le débat d’orientation budgétaire
En application de l’article L. 2312-1 du CGCT, la présentation des orientations budgétaires
communautaires par le Président intervient dans un délai de deux mois précédant l’examen du budget
primitif.
Ce débat constitue une étape incontournable du cycle budgétaire.
En effet, son objet réside dans la préparation de l’examen du budget de l’année à venir en donnant aux
conseillers communautaires, les informations qui leur permettront d’exercer de façon effective leur
pouvoir de décision à l’occasion du vote du budget primitif.
Ce débat s’appuie sur un rapport d’orientation budgétaire qui présente les orientations générales du
budget de l’exercice à venir, ainsi que les engagements pluriannuels envisagés, mais aussi l’évolution
et les caractéristiques de l’endettement de la collectivité.Page - 7 - sur 40
La loi n°2018-32 du 22 janvier 2018 précise qu’à l’occasion du débat sur les orientations budgétaires,
chaque collectivité territoriale doit présenter les orientations budgétaires envisagées portant sur les
évolutions prévisionnelles des dépenses et des recettes, en fonctionnement comme en
investissement.
Sont notamment précisées les hypothèses d’évolution retenues pour construire le projet de budget en
matière de concours financiers, fiscalité, de subventions, ainsi que les principales évolutions relatives
aux relations financières entre la commune et l’établissement public de coopération intercommunale
à fiscalité propre ou groupement de collectivités territoriales.
A l’occasion de ce débat, chaque collectivité territoriale présente ses objectifs concernant :
- L’évolution des dépenses réelles de fonctionnement, exprimées en valeur, en comptabilité
générale de la section de fonctionnement ;
- La présentation des engagements pluriannuels ;
- Des informations relatives à la structure et à la gestion de l’encours de la dette contractée et
les perspectives pour le projet de budget.
Le rapport susvisé comporte, en outre, une présentation de la structure et de l’évolution des dépenses
et des effectifs. Ce rapport précise notamment l’évolution prévisionnelle et l’exécution des dépenses
de personnel, de rémunérations, des avantages en nature et du temps de travail.
Conformément aux dispositions prévues par la loi NOTRe, le rapport sur les orientations budgétaires
fait l’objet d’une délibération spécifique prenant acte du débat.
2.3. Le budget primitif
2.3.1. Le vote du budget primitif
Le budget doit être voté en équilibre réel. Les ressources propres définitives doivent impérativement
permettre le remboursement de la dette. En vertu de cette règle, la section de fonctionnement doit
avoir un solde nul ou positif. La communauté urbaine ne peut pas couvrir ses charges de
fonctionnement par le recours à l’emprunt.
Le budget primitif (maquette règlementaire) doit être accompagné:
- D’un rapport de présentation ;
- D’une présentation retraçant les informations financières essentielles afin de permettre aux
citoyens d’en saisir les enjeux.
Pour mémoire, la maquette du budget primitif est également composée d’un certain nombre
d’annexes obligatoires définies par les textes (notamment les états de la dette propre et de la dette
garantie, les méthodes d’amortissement, les subventions versées).
Le projet de budget est préparé et présenté par le Président de la CUCM qui est tenu de le
communiquer aux membres du conseil communautaire de la CUCM avec les rapports correspondants
douze jours au-moins avant l’ouverture de la première réunion consacrée à l’examen dudit budget. Il
est présenté au conseil qui l’examine, puis le vote.Page - 8 - sur 40
Comme vu précédemment, il peut être adopté jusqu’au 15 avril de l’exercice auquel il s’applique. Par
dérogation, le délai est repoussé au 30 avril, notamment lors des années de renouvellement de
l’assemblées délibérante.
Si le budget de l’année N n’est pas voté avant le 1er janvier N, l’exécutif de la CUCM peut néanmoins,
en début d’année N, et jusqu’au vote du budget primitif N :
- Mettre en recouvrement les recettes,
- Engager, liquider et mandater les dépenses de fonctionnement dans la limite des crédits
inscrits au budget précédent,
- Engager, liquider, et mandater les dépenses d’investissement dans la limite du quart des
crédits inscrits l’année précédente sur autorisation de l’assemblée délibérante (article L.
1612-1 du CGCT).
Pour devenir exécutoire, le budget doit être transmis au contrôle de légalité.
2.3.2. Les modalités de vote / vote par nature, fonction ou opération
Le budget des communes et leurs groupements de 10 000 habitants et plus, peut être voté soit par
nature, soit par fonction (article L. 2312-3 du code général des collectivités territoriales).
Si le budget est voté par nature, il comporte, en outre, une présentation croisée par fonction ; s’il est
voté par fonction, il comporte une présentation croisée par nature. La nomenclature par nature et la
nomenclature par fonction sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé des collectivités
territoriales et du ministre chargé du budget.
De plus, la nomenclature M57 prévoit la possibilité d’un vote par opération d’équipement en dépenses
d’investissement (non-utilisé actuellement par la Communauté Urbaine).
Concernant ces différents modes de vote :
- Dans le cas d’un vote par nature : les crédits sont classés selon la nature économique de la
dépense ou de la recette, en référence au plan comptable général. Le vote intervient sur les
catégories de dépenses et de recettes : achats généraux, prestations de service, subventions,
charges de personnel, dette, etc.
- Dans le cas d’un vote par fonction : les crédits sont affectés selon la destination des dépenses
ou l’origine des recettes, en référence à la NFA (nomenclature fonctionnelle des
administrations).
- Dans le cas du vote d’une opération d’équipement : l’opération est constituée par un ensemble
d’acquisitions d’immobilisations, de travaux sur immobilisations et de frais d’études y
afférents aboutissant à la réalisation d’un ouvrage ou de plusieurs ouvrages de même nature.
Cette opération peut également comprendre des subventions d’équipements versées.
L’article L. 2312-2 du CGCT dispose que les crédits sont votés par chapitre et, si le conseil
communautaire en décide ainsi, par article. Dans ces deux cas, le conseil peut cependant spécifier que
certains crédits sont spécialisés par articles.
Il est précisé que la CUCM a fait le choix d’opter pour le vote par nature et n’a pas recours au vote par
opération d’équipement.Page - 9 - sur 40
Conformément à l’instruction budgétaire et comptable M57, le conseil communautaire peut déléguer
au Président, lors du vote du budget primitif, avec une mention spécifique intégrée dans la délibération
afférente, la possibilité de procéder à des mouvements de crédits de chapitre à chapitre, dans la limite
de 7,5% des dépenses réelles de chacune des sections, à l’exclusion des crédits relatifs aux dépenses
de personnel. Plus particulièrement, la maquette du BP M57 prévoit que ce plafond soit expressément
précisé dans le document budgétaire (annexe IB – modalités de vote du budget) : cette mention
permettant ainsi de formaliser la décision dans le cadre de l’adoption du Budget primitif mais aussi
des décisions modificatives et du budget supplémentaire.
Par ailleurs, le Président informe l’assemblée délibérante de ces mouvements de crédits lors de sa
plus proche séance.
2.4. Les décisions modificatives (DM)
Au cours de l’exercice, le budget primitif peut être complété par une ou plusieurs décisions
modificatives.
Les décisions modificatives ont pour objectif d’ajuster les prévisions budgétaires. Elles sont
nécessaires, par exemple, en cas de survenance d’évènements imprévisibles ou inconnus lors de la
préparation du budget primitif.
Elles n’ont pas vocation à remettre en cause les grands équilibres décidés lors du vote du budget
primitif.
Le conseil communautaire est amené, à cette occasion, à voter des dépenses nouvelles et les recettes
correspondantes (ressources nouvelles ou suppressions de crédits antérieurement votés).
Une décision modificative s’impose dès lors que le montant d’un chapitre préalablement voté doit être
modifié.
Les décisions modificatives (dont le budget supplémentaire) se conforment aux mêmes règles
d’équilibre réel et de sincérité que le budget primitif.
2.5. Le compte administratif (CA) et le compte de gestion (CG)
L’existence de ces deux documents comptables résulte du principe de séparation de l’ordonnateur
(Président) et du comptable public (Service de Gestion Comptable Creusot Montceau).
L’ordonnateur et le comptable public sont chargés, ensemble mais chacun dans son rôle, de
l’exécution du budget de la CUCM.
L’ordonnateur demande l’exécution des recettes et des dépenses.Page - 10 - sur 40
Le comptable public, seul chargé du maniement et de la conservation des fonds publics, en assure le
recouvrement ou le paiement, après avoir exercé les contrôles visant à constater la régularité de ces
recettes ou de ces dépenses, sans examiner leur opportunité.
2.5.1. Le compte de gestion (CG)
Le compte de gestion est établi par le comptable public, qui est tenu de le transmettre à l’ordonnateur
au plus tard le 1er juin de l’année suivant l’exercice. Pour chaque budget voté (budget principal et
chacun des budgets annexes), le compte de gestion retrace les opérations budgétaires en dépenses
et en recettes, selon une présentation analogue à celle du compte administratif. Il comporte :
- Une balance générale de tous les comptes tenus par le comptable public (comptes
budgétaires et comptes de tiers notamment correspondant aux créanciers et débiteurs de la
CUCM),
- Le bilan comptable, qui décrit de façon synthétique l’actif et le passif de la CUCM.
L’adoption du compte administratif et du compte de gestion fait l’objet de deux délibérations
distinctes, celle du compte de gestion devant être prise avant celle concernant le compte administratif.
Ces deux délibérations permettent de constater la stricte concordance des deux documents (compte
administratif et compte de gestion).
2.5.2. Le compte administratif (CA)
Le compte administratif traduit le bilan financier de l’ordonnateur. Il rapproche les prévisions des
réalisations effectives, et présente les résultats d’exécution du budget pour une année.
Les recettes/produits du compte administratif comprennent les titres émis sur l’exercice sur chaque
section ainsi que les crédits inscrits en « restes à réaliser » en investissement qui sont reportés sur
l’exercice suivant.
Les dépenses/charges du compte administratif retracent les mandats émis sur l’exercice ainsi que les
crédits inscrits en « restes à réaliser » en investissement qui sont reportés sur l’exercice suivant.
Le compte administratif constate ainsi le solde de chacune des sections et les restes à réaliser.
Le conseil communautaire adopte le compte administratif au plus tard le 30 juin de l’année suivant
l’exercice considéré.
Conformément aux dispositions prévues par l’article 107 de la loi NOTRe du 7 août 2015, une
présentation retraçant les informations essentielles est jointe au compte administratif afin de
permettre aux citoyens d’en saisir les enjeux.
Une délibération devra être prise pour l’ensemble des documents de présentation du compte
administratif et de la maquette budgétaire correspondante, sachant que le Président ne prend pas part
à ce vote.Page - 11 - sur 40
Celle-ci intègre principalement les réalisations effectives en dépenses et en recettes, pour chaque
section du budget, ainsi que leur évolution par rapport aux exercices précédents.
En fonctionnement, ces réalisations sont présentées par chapitre et par politique. Pour
l’investissement, elles sont présentées en fonction de plan du mandat défini.
La délibération inclut également des indicateurs sur la santé financière de la CUCM, à savoir les ratios
liés à la chaine de l’épargne.
Elle présente en outre les résultats comptables de l’exercice, dont l’affectation fait l’objet d’une
délibération spécifique.
Il est précisé que la CUCM procède généralement au vote du compte administratif lors de la séance
qui suit la validation de la concordance des comptes, c’est-à-dire une fois la vérification de la
cohérence entre la comptabilité du comptable et celle de la CUCM effectuée (généralement en mars
ou avril de l’année N+1).
2.6. Le budget supplémentaire (BS)
Pour une année N, le budget supplémentaire est une décision modificative particulière qui a pour
double objet :
- De reprendre, après le vote du compte administratif N-1, les résultats de l’exercice clos ainsi
que les éventuels restes à réaliser ;
- De proposer une modification du budget N dans le cadre de cette reprise.
Le vote du budget supplémentaire N ne peut intervenir qu’après adoption du compte administratif de
l’année N-1
2.7. Le calendrier budgétaire
En conclusion, le cycle budgétaire doit respecter le calendrier ci-dessous :Page - 12 - sur 40
Pour la CUCM, le calendrier budgétaire généralement mis en place est le suivant :
Etapes Période
1 Transmission de la note de cadrage Juin N
2 Rendu des propositions pour le budget primitif (BP) N+1 par les services Début septembre
3 Entretiens budgétaires avec la Direction générale Mi-septembre
4 Entretiens budgétaires avec les Vice- Présidents Fin septembre – début octobre
5 Débat d’Orientation Budgétaire Conseil communautaire d’octobre ou novembre
6 Vote du projet de BP N+1 Décembre
7
Traitement des opérations de fin
d’exercice (rattachements et RAR
notamment)
Fin décembre – début janvier
8 Vote du compte administratif et du budget supplémentaire Mars ou avril
9 Décisions modificatives (ajustements de crédits) En conseil communautaire en cours d’année (en fonction des besoins)
2.8. Le compte financier unique (CFU)
L’article 242 de la loi de finances pour 2019, modifié par l’article 137 de la loi de finances pour 2021,
permet à quelques collectivités locales volontaires d’expérimenter un compte financier unique (CFU),
pour une durée maximale de trois exercices budgétaires.
Le compte financier unique constitue un document unique dont la réalisation serait partagée entre
l’ordonnateur (le Président) et le comptable public, et qui aurait vocation à se substituer aux actuels
comptes administratif et de gestion.
Le CFU a vocation à devenir, à partir de 2024, la nouvelle présentation des comptes locaux pour les
élus et les citoyens, si le législateur en décide ainsi d’ici à cette date. Sa mise en place viserait plusieurs
objectifs :
- Favoriser la transparence et la lisibilité de l’information financière,
- Améliorer la qualité des comptes,
- Simplifier les processus administratifs entre l’ordonnateur et le comptable, sans remettre en
cause leurs prérogatives respectives.Page - 13 - sur 40
En mettant davantage en exergue les données comptables à côté des données budgétaires, le CFU
permettrait de mieux éclairer les assemblées délibérantes et pourra ainsi contribuer à enrichir le débat
démocratique sur les finances locales.
À terme, le CFU et le rapport sur le CFU composant un bloc cohérent participeront avec les données
ouvertes ("open data") à moderniser l'information financière.
3. L’EXECUTION DU BUDGET
3.1. Le principe de séparation ordonnateur/comptable et rôles respectifs
Les opérations relatives à l’exécution du budget relèvent exclusivement des ordonnateurs et des
comptables publics. Les fonctions d’ordonnateur et de comptable public sont incompatibles.
La qualité d’ordonnateur est conférée par l’article L. 5211-9 du CGCT au Président de la CUCM. Il peut
déléguer sa signature et se faire suppléer en cas d’absence ou d’empêchement.
Le comptable public du service de gestion comptable est le receveur principal des finances publiques.
L’ordonnateur :
- Constate les droits et les obligations,
- Liquide les recettes et émet les ordres de recouvrer,
- Engage, liquide et mandate les dépenses,
- Transmet au comptable public compétent les ordres de recouvrer et de payer assortis des
pièces justificatives requises ainsi que les certifications qu’il délivre.
Le comptable public :
- Prend en charge les ordres de recouvrer et de payer qui lui sont remis par l’ordonnateur,
- Assure le recouvrement et l’encaissement des recettes.
- Assure le paiement des dépenses.
3.2. L’exécution des dépenses
3.2.1. La gestion des tiers
La qualité de la saisie des données des tiers est une condition essentielle à la qualité des comptes de
la CUCM. Elle impacte directement la relation au fournisseur et à l’usager et fiabilise le paiement et le
recouvrement.
La création des tiers dans l’application financière est effectuée par la Direction des Finances.Page - 14 - sur 40
Toute demande de création d’un tiers par les services de la collectivité est conditionnée par la
transmission, a minima :
- De l’adresse,
- D’un relevé d’identité bancaire ou postale, et, pour les tiers étrangers, du nom et de l’adresse
de leur banque,
- Pour les sociétés, un extrait KBIS permettant de s’assurer que la société ne fait pas l’objet
d’une procédure collective, son référencement par n° SIRET et code APE,
- Pour un particulier : son identification par nom, prénom, adresse, ….
Seuls les tiers intégrés au logiciel financier peuvent faire l’objet d’engagements de dépenses ou de
recettes.
Dans tous les cas, les coordonnées bancaires devront être communiquées sous la forme d’un RIB
délivré par la banque du bénéficiaire. Seules les coordonnées indiquées dans l’acte d’engagement
d’un marché peuvent être saisies sans ce justificatif.
Les modifications de tiers suivent le même processus : la demande est effectuée par le service
gestionnaire avec les éléments justificatifs par mail à la cellule dépenses. Les modifications apportées
aux relevés d’identité bancaire sont traitées exclusivement par la Direction des Finances, après toutes
vérifications utiles, notamment auprès de l’entreprise, afin de contrôler que celle-ci est bien à l’origine
de la modification (procédure de vérification définie en interne).
3.2.2. La comptabilité d’engagement
La tenue de la comptabilité d’engagement des dépenses de fonctionnement comme d’investissement
constitue une obligation pour le Président, ordonnateur (article L.2342-2 du CGCT).
Il existe 2 types d’engagements :
3.2.2.1 L’engagement juridique
L’engagement juridique est l’acte par lequel la communauté urbaine crée ou constate à son encontre
une obligation de laquelle résultera une charge.
Engagements Exemples
Acte unilatéral Loi, décret, arrête attributif de subvention, commande, etc.
Contrat Marché, bail, crédit-bail, acquisition immobilière
Décision de justice Condamnation aux versements de dommages et intérêts,
d’une indemnité, etc.
Il doit rester dans la limite des autorisations budgétaires et ne peut être pris que par une personne
habilitée, c’est-à-dire que seul le Président, ou toute personne habilitée par délégation de signature,
peut engager juridiquement la Communauté Urbaine.
Les actes constitutifs des engagements juridiques sont notamment : les bons de commandes, les
marchés publics, les arrêtés, les délibérations, la plupart des conventions, etc.Page - 15 - sur 40
3.2.2.2 L’engagement comptable
L’engagement comptable doit précéder ou être concomitant à l’engagement juridique.
Il permet de s’assurer de la disponibilité des crédits pour l’engagement juridique que la collectivité
s’apprête à conclure, en vue de réaliser une future dépense.
Il est constitué obligatoirement, et a minima, de trois éléments :
- Un montant prévisionnel de dépenses ;
- Un tiers concerné par la prestation ;
- Une imputation budgétaire (chapitre et article, fonction).
Il est précisé que l’organisation actuelle prévoit :
- Que l’engagement comptable soit établi à la signature des bons de commande (de manière
automatisée au sein de l’outil financier). Un pré-engagement est par ailleurs matérialisé à
l’étape visa (préalable à la signature), afin de réserver les crédits.
- Que les autres engagements comptables soient créés à la demande des services et/ou
transmission des actes juridiques à la Direction des finances.
3.2.3. Enregistrement des factures
Depuis le 1er janvier 2020, le dépôt des factures est obligatoire sous forme électronique, via l’utilisation
du portail internet Chorus Pro du ministère des finances : https://chorus-pro.gouv.fr. Toute facture
adressée à un acheteur public doit être dématérialisée et déposée sur cette plateforme. Aucun
paiement relatif à un bon de commande et/ou marché notifié par la CUCM ne pourra être effectué sur
la base d’une facture qui ne serait pas dématérialisée par ce biais.
La CUCM a choisi de rendre obligatoire pour le dépôt des factures sur Chorus :
- Le numéro SIRET de la CUCM en fonction du budget concerné,
- Le numéro du service concerné,
- Le numéro d’engagement ou de bon de commande comportant la mention de l’année en cours.
Enfin, il est rappelé que le portail Chorus Pro n’est destiné qu’à la transmission des seules factures
respectant les éléments portés dans le décret n°2016-1478 du 2 novembre 2016 relatif au
développement de la facturation électronique : date d’émission de facture, désignation de l’émetteur
et du destinataire de la facture, référence de l’engagement ou de la commande, quantité et
détermination précise des produits livrés, des prestations et travaux réalisés…
Le dépôt de factures sur Chorus Pro ne doit pas se conjuguer avec des envois au format papier (risque
de doublon).
Les factures, une fois déposées sur le portail, puis intégrées dans le logiciel financier, sont enregistrées
par la Direction des Finances et transmises aux services pour vérification.
Par ailleurs, en ce qui concerne les factures transmises en papier, l'ordonnance du 26 juin 2014
relative à la facturation électronique donne la possibilité à la CUCM de rejeter une facture papier
devant être dématérialisée.
Il est précisé que la CUCM, à réception de la facture papier, informera l’entreprise concernée que les
factures suivantes ne pourront être traitées que lorsqu’elles seront transmises via le portail Chorus.Page - 16 - sur 40
3.2.4. La gestion du service fait
Le constat et la certification du « service fait » sont les étapes obligatoires préalables à la liquidation
d’une facture et sont effectués par la direction opérationnelle concernée.
Le contrôle consiste à certifier que :
- La prestation ou la livraison a bien été réalisée,
- La quantité facturée est conforme à la quantité livrée ou à la prestation commandée et
exécutée,
- Le prix unitaire est conforme au contrat, à la convention ou au bordereau de prix unitaire (BPU),
- La facture ne présente pas d’erreur de calcul,
- La facture comporte tous les éléments obligatoires permettant de liquider la dépense.
La personne en charge de la certification a donc la responsabilité de vérifier la bonne et totale
concordance entre la commande, l’exécution des prestations et la facture, en indiquant la date du
service fait (qui sera la date à laquelle la prestation a été réalisée et non la date du jour).
La facture est ensuite traitée comptablement par la Direction des finances.
Dans le cas où la demande de paiement ne comporte pas tous les éléments prévus par la loi ou le
marché public, celle-ci doit faire l’objet d’une suspension du délai de paiement, dans l’attente de
l’obtention des compléments par l’entreprise.
Par ailleurs, dans les cas de :
- Mauvaise exécution,
- Exécution partielle,
- Montants erronés,
- Prestations non détaillées en nature et/ou en quantité,
- Non concordance entre l’objet du bon de commande et les prestations facturées,
- Différence entre un bon de commande effectué sur devis et les prestations facturées ;
La facture doit être annulée. Le service fait n’est pas certifié, elle doit être rejetée et le motif
correspondant doit être précisé.
Il est rappelé que la non-exécution d’une prestation selon les termes et conditions d’un marché public
doit être attestée par un procès-verbal établi contradictoirement et signé par les parties.
3.2.5. La liquidation
La liquidation consiste à vérifier la réalité de la dette et à arrêter le montant de la dépense.
Par cette opération, dont a la charge la Direction des Finances, la dépense devient certaine et exigible.
La liquidation consiste notamment à rassembler et vérifier l’ensemble des pièces justificatives de la
prestation, d’en connaître la conformité avec l’engagement et d’en fixer le prix final.
3.2.6. Le mandatement / l’ordonnancement
L’ordonnancement consiste à donner l’ordre au Comptable Public de payer la dette de la Communauté
Urbaine, conformément aux résultats de la liquidation. Il donne généralement lieu à l’émission d’unPage - 17 - sur 40
mandat de paiement par l’Ordonnateur, accompagné des pièces justificatives prévues par l’annexe I
mentionnée à l’article D.1617-19 du CGCT.
Les bordereaux de paiement sont signés par les personnes disposant de la délégation.
Il est par ailleurs précisé que les créances certaines, liquidées et exigibles, font l’objet d’ordres de
recouvrer. Il s’agit de l’ordre donné au Comptable Public de recouvrer les recettes. Il donne lieu à
l’émission de titres de recettes.
3.2.7. Modification du régime de responsabilité des gestionnaires
publics
Il est précisé que, depuis le 1er janvier 2023, le régime de responsabilité des gestionnaires publics a
été modifié.
Le régime antérieur comprenait deux régimes d’engagement de la responsabilité financière
distinguant :
- Tous les agents des services publics, en particulier les ordonnateurs, justiciables devant la
Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF) ;
- Les comptables soumis à une responsabilité personnelle et pécuniaire au premier euro devant
la Cour des comptes et les chambres régionales et territoriales des comptes.
Le nouveau régime d’engagement unifie la responsabilité financière des gestionnaires publics. Il est
recentré sur les fautes graves, les préjudices financiers significatifs et des garanties renforcées de
procédure.
Plus particulièrement, le régime sanctionne :
- Les fautes graves ayant causé un préjudice financier significatif par le non-respect des règles
d’exécution des recettes et des dépenses ou de la gestion des biens publics : Attribution
injustifiée de subventions, non-respect de la chaîne de la dépense, défaut de service fait...
- D’autres infractions comme la faute de gestion applicable uniquement aux organismes à
caractère industriel et commercial, l’octroi d’un avantage injustifié, l’inexécution d’une
décision de justice, la gestion de fait (maniement non autorisé de deniers publics).
- Le non-respect de certaines règles structurantes de la dépense publique : Défaut de qualité
d’ordonnateur, défaut de saisine du contrôleur budgétaire...
Ainsi, tous les agents publics (ordonnateurs et comptables), fonctionnaires, contractuels, agents de
droit privé exerçant une mission de service public, à l’exclusion des ministres et des élus locaux,
sont concernés par la réforme.
Les responsables en titre seront principalement concernés plutôt que les agents dont l’action se
limite à appliquer les directives ou à suivre les instructions.
3.2.8. Le paiement
Hors cas spécifique des régies d’avances, le paiement effectif des dépenses de la collectivité ne peut
être effectué que par le comptable public.Page - 18 - sur 40
Le comptable public effectue les contrôles de régularité auxquels il est tenu. Ces contrôles portent
notamment sur :
- La qualité de l'ordonnateur ou de son délégué ;
- La disponibilité des crédits budgétaires ;
- L’exacte imputation budgétaire de la dépense ;
- La validité de la créance, matérialisée par la justification du service fait et l'exactitude des
calculs de la liquidation;
- Le caractère libératoire du règlement.
L’absence de prise en charge par le comptable d’un mandat ou d’un titre fait l’objet d’un rejet. Les
rejets doivent être motivés et entraînent la suppression pure et simple du mandat ou du titre.
Il est précisé qu’en concertation avec l’ordonnateur, le comptable public peut cibler ses vérifications
sur les opérations les plus importantes et les plus susceptibles de poser problème, dans le cadre d’un
contrôle hiérarchisé de la dépense (CHD) et d’un contrôle allégé en partenariat (CAP).
3.2.9. Le délai global de paiement
La CUCM et son comptable public sont soumis au respect du délai de paiement pour tout achat public
ayant donné lieu à un marché formalisé ou non, y compris pour les délégations de services publics.
Le délai global de paiement est fixé par voie réglementaire.
Conformément au décret n°2013-269 du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement
dans les contrats de la commande publique, ce délai ne peut aujourd’hui excéder 30 jours calendaires,
qui se répartissent en 20 jours pour l’ordonnateur et 10 jours pour le comptable.
Ce délai démarre à la date de réception de la facture et cesse à la date du virement bancaire opéré par
le comptable.
La date de réception de la facture correspond à la date de mise à disposition de cette dernière dans
Chorus Pro à destination de la CUCM ou, le cas échéant, de la demande de paiement à destination du
maitre d’œuvre.
3.2.10. Les écritures de régularisation (dépenses)
Les réductions ou annulations de dépenses ont généralement pour objet de rectifier des erreurs
matérielles.
Afin de déterminer le traitement comptable approprié, il convient de distinguer la période au cours de
laquelle intervient la rectification.
- Si l’annulation ou la réduction de la dépense mandatée intervient sur l’exercice en cours, elle
fait l’objet d’un mandat d’annulation. Le mandat rectificatif vaut alors ordre de reversement et
peut être rendu exécutoire dans les mêmes conditions qu’un titre de recettes.Page - 19 - sur 40
- Si l’annulation ou la réduction de la dépense mandatée intervient sur un exercice postérieur,
elle fait l’objet d’un titre de recettes.
3.3. L’exécution des recettes
Toute recette identifiée doit faire l’objet d’un engagement comptable lorsqu’elle est certaine. Cette
opération est sollicitée par les Directions à la Direction des finances.
La liquidation des recettes permet de vérifier l’existence de la recette de la CUCM, et d’en déterminer
le montant précis dès que la créance est exigible.
Elle se matérialise par un appel de fonds auprès du tiers (avis de somme à payer).
L’émission du titre de recettes est effectuée par la Direction des finances. Conformément aux résultats
de la liquidation, elle transmet un ordre de recouvrement au comptable public pour toute recette
exigible en faveur de la CUCM, accompagné des pièces justificatives.
3.3.1. Le recouvrement
Le recouvrement des créances relève exclusivement de la responsabilité du comptable public.
Les titres de recettes sont exécutoires dès leur émission et seul le comptable public est habilité à
accorder des facilités de paiement sur demande motivée du débiteur.
L’action en recouvrement des comptables publics locaux se prescrit par quatre ans à compter de la
prise en charge du titre de recettes.
Le recouvrement peut avoir lieu après émission de titre : après avoir effectué les contrôles, le
comptable public procède au recouvrement des titres de recettes s’il n’a détecté aucune anomalie.
Dans le cas contraire, il rejette les titres et pièces justificatives aux services de l’ordonnateur.
Le recouvrement peut également avoir lieu avant émission de titre : le comptable public porte alors en
compte d’attente les recettes perçues avant émission des titres et informe la collectivité au moyen
d’un état de compte d’attente. Ce n’est qu’après réception des titres et contrôle des pièces
justificatives associées, que le comptable pourra procéder à la comptabilisation des recettes dans les
comptes définitifs et apurer les comptes d’attente.
Le comptable public a l’obligation de recouvrer les créances dans les meilleurs délais. A défaut de
recouvrement amiable, il procède au recouvrement contentieux en mettant en œuvre les voies de
recours dont il dispose (huissier, saisie administrative à tiers détenteur, saisie-vente notamment).
3.3.2. Les écritures de régularisation (recettes)
Les réductions ou annulations de titres ont généralement pour objet de rectifier des erreurs
matérielles.Page - 20 - sur 40
Le traitement comptable diffère selon la période au cours de laquelle intervient la rectification :
- Si l’annulation ou la réduction du titre de recette porte sur un exercice en cours, la
régularisation se matérialisera par un titre d’annulation ou de réduction ;
- Si elle porte sur un exercice déjà clos, le document rectificatif sera un mandat.
3.4. La limite au recouvrement : l’admission en non-valeur
Le comptable public doit mettre en œuvre les moyens nécessaires pour parvenir au recouvrement des
titres de recettes émis par l’ordonnateur.
A défaut de recouvrement amiable, il procède au recouvrement contentieux comme vu
précédemment.
Lorsqu’une créance sur les exercices antérieurs est estimée irrécouvrable par le comptable public, elle
est soumise à l’approbation du conseil ou du bureau communautaire, qui peut décider de l’admettre
en non-valeur au vu des justifications produites.
A ce jour, la décision d’admettre en non-valeur des créances est déléguée au Bureau communautaire.
Plusieurs raisons possibles peuvent justifier l’admission en non-valeur, parmi lesquelles, notamment
l’insolvabilité, l’effacement des dettes dans le cadre de dossiers de surendettement, la disparition des
débiteurs, une décision de justice ou la caducité des créances.
4. LES OPERATIONS DE FIN D’EXERCICE
Elles ne se traduisent ni par un encaissement, ni par un décaissement, mais ont généralement une
incidence budgétaire dans la comptabilité de bilan, au compte administratif.
Un calendrier de clôture budgétaire est établi chaque année par la direction des finances, après un
échange avec le comptable public, afin de fixer les opérations de clôture de l’exercice et planifier une
reprise rapide de l’exécution budgétaire en N+1. Les dates limites d’exécution budgétaire en N et de
reprise en N+1 sont communiquées aux services de la collectivité via une note spécifique.
4.1. La journée complémentaire
Les documents de fin d’exercice sont établis après la clôture de l’exercice, c’est-à-dire au terme de la
journée dite « complémentaire » (31 janvier N+1).
Celle-ci permet, pour la direction des finances, la comptabilisation des dernières opérations de
l’exercice N, à savoir :Page - 21 - sur 40
- Prise en charge des derniers titres et mandats de la seule section de fonctionnement,
notamment dans le cadre de la mise en œuvre des délibérations du dernier conseil
communautaire de l’année N,
- Opérations d’ordre budgétaire et non budgétaire,
- Opérations de rattachement des charges et produits,
- Opérations relatives aux charges et produits constatés d’avance.
Afin de permettre une prompte clôture des comptes pour une connaissance rapide des résultats de
l’exercice, la CUCM s’attache à limiter, autant que possible, l’usage de la journée complémentaire.
4.1.1. Le rattachement des charges et des produits de l’exercice
En application du principe d’indépendance des exercices, la CUCM est tenue de faire apparaître dans
le résultat d’un exercice donné tous les produits et charges qui s’y rapportent. Seule la section de
fonctionnement est donc concernée.
La procédure de rattachement consiste à intégrer dans le résultat annuel :
- En dépenses, les crédits engagés non mandatés correspondant à des charges pour lesquelles
de façon cumulative, le service a été réalisé (règle du service fait). En d’autres termes, les
charges qui peuvent être rattachées sont celles pour lesquelles :
• La dépense est engagée ;
• Le service est fait avant le 31 décembre (date limite fixée) de l’année en cours ;
• La facture ou le paiement n’ont pas pu intervenir avant la date fixée.
- En recettes : les crédits engagés non titrés correspondant aux produits pour lesquels un droit
acquis au cours de l’exercice considéré, mais qui n’ont pu être comptabilisés en raison de la
non-réception par l’ordonnateur de la pièce justificative notamment.
De plus, le rattachement ne peut intervenir qu’à la condition que les crédits budgétaires soient ouverts
et disponibles au titre de l’exercice N.
4.2. Les reports (restes à réaliser)
La CUCM ne pratique pas les restes à réaliser en section de fonctionnement.
Les restes à réaliser concernent donc exclusivement la section d’investissement et correspondent :
- Aux dépenses d’investissement engagées non mandatées à la clôture de l’exercice telles que
ressortant de la comptabilité d’engagements tenue par la CUCM ;
- Aux recettes d’investissement certaines n’ayant pas donné lieu à l’émission d’un titre.
Les restes à réaliser d’un exercice N sont pris en compte pour le calcul du solde du compte
administratif N et sont repris dans le budget de l’exercice suivant (N+1).
L’état des restes à réaliser (hors AP/CP) est établi chaque année par l’ordonnateur (président de la
CUCM), puis transmis au comptable public pour visa de celui-ci. Les justificatifs sont transmis en
préfecture.Page - 22 - sur 40
L’établissements des restes à réaliser de l’exercice N permet également au comptable public, avant
le vote du budget de l’année N+1, de procéder au règlement de toutes dépenses correspondantes
(dépenses réelles d’investissement engagées avant le 31/12/N, et figurant à ce titre dans l’état des
restes à réaliser susvisé signé par l’ordonnateur et le comptable public).
Il est précisé qu’il est de pratique de limiter dans le temps l’utilisation des restes à réaliser (un à deux
ans maximum), la CUCM ayant recours assez largement aux AP/CP afin d’éviter de surmobiliser des
crédits sur un exercice.
5. GESTION DE LA PLURIANNUALITE
5.1. Le plan pluriannuel des investissements
Le plan pluriannuel des investissements (PPI) est, en premier lieu, l’outil de programmation des
investissements qui seront réalisés sur le mandat. Il est actualisé régulièrement afin de tenir compte
de l’évolution de la réalisation des projets. Il est élaboré en tenant compte du coût complet
prévisionnel des projets, du rythme de réalisation de chacun des investissements ainsi que des
capacités d’investissement de la CUCM tant sur le plan technique que financier. Il traduit les objectifs
établis dans le cadre du plan de mandat.
Dans ce cadre, les crédits de paiement annuels nécessaires à la mise en œuvre du PPI sont inscrits
chaque année au budget primitif et ajustés au budget supplémentaire ou lors des décisions
modificatives en tenant compte les éventuels aléas de réalisation et les adaptations éventuelles
rendues nécessaires par les évolutions législatives, réglementaires ou contractuelles.
Le PPI est ainsi l’outil de référence dans le cadre de la préparation budgétaire à la CUCM.
5.2. Les autorisations de programme (AP) / autorisations d’engagement (AE) et
crédits de paiement (CP)
5.2.1. Principes des autorisations de programme (dépenses
d’investissement)
Les opérations pluriannuelles peuvent être suivies budgétairement de deux façons :
- Dans le cadre d’opérations hors AP/CP, avec une gestion des crédits annuels similaire à une
gestion classique, le montant pluriannuel n’étant renseigné qu’à titre indicatif; le montant
correspondant à l’engagement juridique est toutefois nécessaire lorsque celui-ci est établi
pour procéder à l’engagement comptable ;
- Dans le cadre de la procédure d’autorisation de programme et crédits de paiement (AP/CP).
La gestion en AP/CP, prévue à l’article L. 2311-3 du code général des collectivités territoriales (CGCT),
constitue un mode de gestion et de planification du financement pluriannuel d’une dépense réelle
d’investissement de la CUCM (qu’il s’agisse de la construction d’un équipement, de subventions
d’équipement à un tiers ou, le cas échéant, d’un ensemble cohérent de projets d’investissement).Page - 23 - sur 40
Ce mode de gestion permet de déroger au principe d’annualité budgétaire, en proposant, dans une
délibération spécifique, le vote de l’assemblée sur un montant pluriannuel (autorisation de programme
-AP) et en inscrivant uniquement au budget annuel la dépense à régler au cours de l’exercice concerné
(crédits de paiement -CP).
Il s’agit d’un outil de pilotage des crédits. La gestion en AP/CP permet, en effet, une plus grande
lisibilité du budget intercommunal par une meilleure identification des crédits engagés pour les projets
ou interventions dont l’exécution est pluriannuelle.
La gestion en AP/CP permet également d’accroitre la qualité de l’information budgétaire et comptable:
- En présentant l’impact financier pluriannuel des projets décidés par la CUCM;
- En définissant le volume maximum des investissements par projet;
- En limitant la mobilisation prématurée de ressources pour le financement desdits projets, qu’il
s’agisse de la fiscalité ou du recours à l’emprunt;
- En ajustant les ressources nécessaires au fur et à mesure de la réalisation du projet.
Les articles L.2311-3et L. 5217-10-8 du Code général des collectivités territoriales définissent le
cadre juridique général applicable en matière de gestion des AP/CP.
Les autorisations de programme (AP) constituent la limite supérieure des dépenses qui peuvent être
engagées pour l’exécution des investissements.
Elles demeurent valables, dans la durée définie par délibération, jusqu’à ce qu’il soit procédé à leur
annulation. Elles peuvent être révisées.
Elles définissent l’évaluation financière globale du projet et permettent une gestion des dépenses sur
plusieurs exercices à travers un échéancier de crédits de paiement (CP) représentant la répartition des
dépenses prévisionnelles.
Les crédits de paiement sont inscrits au budget de l’année à laquelle ils se rapportent. Cette inscription
permet de procéder à la liquidation et au mandatement des dépenses dans le cadre d’une gestion en
AP/CP.
Les crédits de paiement (CP) constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être mandatées
pendant l’année pour la couverture des engagements contractés dans le cadre des autorisations de
programme correspondantes.
L'équilibre budgétaire de la section d'investissement s'apprécie en tenant compte des seuls crédits de
paiement.
Lorsque le budget n’est pas voté en fin d’année N-1, et pendant la période avant son vote en année N,
l’ordonnateur peut liquider et mandater dans la limite des crédits de paiement prévus au titre de
l'exercice par la délibération d'ouverture de l'autorisation de programme ou d'engagement. (Article
L.1612-1du Code général des collectivités territoriales).
Les crédits de paiement correspondants sont ensuite inscrits au budget lors de son adoption. Le
comptable public est en droit de payer les mandats émis dans les conditions ci-dessus.
Pour la CUCM, le vote des AP/CP et leur mise à jour intervient généralement lors du vote du Budget
Primitif et au moment du vote du Compte Administratif, afin d’ajuster les crédits de paiement en
fonction de la réalisation effective de l’année. Ce vote peut également intervenir en cours d’année, en
fonction de la nécessité de procéder à des ajustements.Page - 24 - sur 40
Les CP non consommés en fin d’exercice ne sont pas reportés sur l’exercice suivant et font, le cas
échéant, l’objet d’une nouvelle ventilation sur les exercices suivants.
5.2.2. Typologie des autorisations de programme (dépenses
d’investissement)
5.2.2.1 Les AP de projet
Une AP de projet a une durée variable en fonction de la durée du projet. Elle concerne par exemple
des projets liés à des opérations structurantes.
Une AP de projet doit être mise en place, à l’occasion d’une session budgétaire, si elle répond aux
critères cumulatifs suivants :
- Une opération spécifique et ciblée ;
- Une opération à caractère pluriannuel (couvrant à minima 2 exercices budgétaires
consécutifs) ;
- La durée est limitée dans le temps.
Une AP de projet pourra également être mise en place pour le suivi budgétaire de n’importe quel autre
projet, quel que soit son coût, dès lors que celui-ci présente un caractère pluriannuel et que le conseil
communautaire le jugera opportun.
5.2.2.2. Les AP de subventions
Elle concerne des projets d’investissement portés par des tiers, privés ou publics, et auxquels la CUCM
apporte son financement sous forme de subventions d’équipement ou de fonds de concours.
Les AP fonds de concours ont une durée variable en fonction de la durée du projet subventionné.
5.2.2.3. Les AP de programme
Les AP de programme correspondent à un ensemble d’opérations de même nature et financent un
ensemble cohérent d’opérations récurrentes, concourant à mettre en œuvre une politique publique
communautaire sur une durée indéterminée (ex : programme pluriannuel de voirie).
5.2.3. Principes des autorisations d’engagement (dépenses de
fonctionnement)
Conformément aux dispositions de l’article l.2311-3 du CGCT, les dotations budgétaires affectées aux
dépenses fonctionnement peuvent comprendre des autorisations d’engagement (AE) et des crédits de
paiement (CP).
Cette faculté est réservée aux seules dépenses résultant de conventions, de délibérations ou de
décisions, au titre desquelles la CUCM s'engage, au-delà d'un exercice budgétaire, à verser unePage - 25 - sur 40
subvention, une participation ou une rémunération à un tiers. Toutefois les frais de personnel et les
subventions versées à des organismes privés ne peuvent faire l'objet d'une autorisation d'engagement.
Les autorisations d'engagement constituent la limite supérieure des dépenses qui peuvent être
engagées pour le financement des dépenses mentionnées précédemment.
Les crédits de paiement constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être mandatées
pendant l'année pour la couverture des engagements contractés dans le cadre des autorisations
d'engagement correspondantes.
Elles demeurent valables sans limitation de durée jusqu'à ce qu'il soit procédé à leur annulation. Elles
peuvent être révisées.
Au-delà des caractéristiques spécifiques susvisées, les règles encadrant le cycle de vie applicables
aux autorisations d’engagement et à leurs crédits de paiement sont les mêmes que pour les
autorisations de programme.
5.2.4. Cycle de vie des autorisations de programme et autorisations
d’engagement
Seul le Conseil Communautaire est compétent pour voter l’ouverture des AP/AE, les réviser et les
clôturer.
Ces décisions font l’objet de délibérations distinctes pouvant être prises à l’occasion de toute session
budgétaire (toute séance du Conseil communautaire consacrée à l’adoption du budget primitif, du
budget supplémentaire ou d’une décision modificative).
5.2.4.1 Création et vote des AP/AE
Les AP/AE sont proposées par le Président au Conseil Communautaire, et votées par ce dernier dans
les conditions décrites ci-dessus.
A chaque AP/AE créée est associé un échéancier indicatif des crédits de paiement (CP). La somme de
l’échéancier prévisionnel des CP doit toujours être égale au montant globale de l’AP/AE.
Le détail est porté en annexe de la délibération, mais également dans les annexes « Présentation des
AP/AE votées » prévues dans le document comptable (maquette budgétaire type M57).
Pour ne pas alourdir le déroulement des instances communautaire, la CUCM a fait le choix de disposer
d’une délibération générale pour la gestion des AP/AE, dont le détail de chaque AP/AE figure en
annexe.
5.2.4.2 Affectation d’une AP/AE
L’affectation correspond à une réservation des crédits pluriannuels nécessaires à la réalisation d’une
ou plusieurs opérations ou dépenses d’investissement, ou dépenses de fonctionnement, identifiées
en termes de contenu, de coût et de délais.
Elle traduit le fait de bloquer une partie ou la totalité des crédits de l’AP/AE déterminés pour une
opération ou plusieurs opérations.Page - 26 - sur 40
Elle est obligatoirement préalable à tout engagement de dépense.
5.2.4.3 L’engagement d’AP/AE
Les engagements de dépenses s’effectuent par référence à l’AP/AE et non plus au CP ouvert au budget.
Il est possible d’engager à tout moment des dépenses sur une AP/AE ouverte, sans référence au
budget de l’exercice, facilitant ainsi la tenue de la comptabilité d’engagement.
5.2.4.4 Les mouvements de crédits entre AP/AE et à l’intérieur de chaque AP/AE
Mouvements de crédits entre AP/AE
Aucun mouvement de crédits n’est possible entre deux AP/AE sans révision de chacune des deux
AP/AE par délibération du conseil communautaires (cf. infra).
Mouvements de crédits entre opérations gérées en AP/AE distinctes et opérations gérées hors AP/AE
Aucun mouvement de crédits n’est possible entre opérations gérées dans des AP/AE distinctes et hors
AP/AE, sans qu’il n’ait été préalablement procédé à une révision de l’AP/AE (nécessitant donc une
délibération).
Mouvements de crédits internes à une AP/AE
Les modifications de montant de CP de l’exercice en cours, ou du montant global de l’AP/AE, ne
peuvent être réalisées que dans le cadre d’une décision budgétaire votée en conseil communautaire.
Il est toutefois désormais possible de procéder à des virements de crédits entre chapitres, dans la
limite du CP voté, par décision du Président.
Les virements entre articles, au sein d’un même chapitre, sont possibles, dans le respect du montant
total du CP.
Les AP/AE de dépenses imprévues
Par ailleurs la M57 rend désormais possible la mise en place d’une AP et/ou d’une AE de dépenses
imprévues, dont l’objet unique est de permettre l’abondement d’une ou plusieurs AP ou AE, du
montant de l’AP/AE seulement, afin de permettre la réalisation d’engagements pluriannuels
supérieurs, dans l’attente du prochain Conseil Communautaire.
Il est précisé que le montant de cette AP/AE est limité à 2 % des dépenses réelles de la section
d’investissement (les restes à réaliser sont exclus des modalités du calcul) ou de fonctionnement, et
que la CUCM proposera la mise en place de cette AP/AE dans la délibération générale de vote des
AP/AE, au moment du vote du budget primitif.Page - 27 - sur 40
6. GESTION DES IMMOBILISATIONS
Les immobilisations comprennent tous les biens et valeurs destinés à rester durablement sous la
même forme dans le patrimoine de la CUCM.
Leur suivi est assuré conjointement par l’ordonnateur et le comptable public. Ce suivi conjoint doit
permettre d’obtenir un résultat identique, régulier et sincère.
6.1. L’inventaire
La gestion de l’inventaire, registre justifiant la réalité physique des biens, est de la responsabilité de
l’ordonnateur, chargé de recenser les biens et de les identifier.
La tenue d’un inventaire est obligatoire et concerne,
- Les immobilisations corporelles : terrains, constructions, installations techniques,
matériels…etc. ;
- Les immobilisations incorporelles : subventions d’équipement versées, frais d’études et
d’insertions, logiciels, licences…etc. ;
- Les immobilisations en cours : travaux non terminés à la fin de l’exercice, avances et acomptes
versés…etc. ;
- Les immobilisations affectées, concédées, affermées ou mises à disposition ;
- Les immobilisations reçues en affectation ;
- Les immobilisations financières : créances, titres de participation.
Les informations concernant les entrées et les sorties des biens de l’inventaire figurent en annexe du
compte administratif.
Pour effectuer le suivi des biens acquis, un numéro d’inventaire est attribué par la Direction des
finances à chaque bien individualisable, afin de connaître le coût historique de chaque élément du
patrimoine. Ce numéro d’inventaire est rappelé lors des mouvements patrimoniaux affectant le bien
(cessions, mise à disposition, réforme, destruction, don…etc.).
Les mouvements patrimoniaux de l’exercice sont repris dans les annexes du compte administratif
relatives aux variations du patrimoine (état des entrées et des sorties d’immobilisations pendant
l’exercice).
Il est précisé que les services opérationnels sont tenus de faire remonter les évènements affectant les
immobilisations, afin qu’il soit procédé à leur mise à jour (sorties d’actif, etc.).
La nomenclature M57 pose la possibilité de la comptabilisation des immobilisations par composants,
lorsqu’un composant représente une forte valeur unitaire et une part significative du coût de l’actif
considéré, et si sa durée d’amortissement est significativement différente du composant principal de
l’immobilisation. Cette modalité de comptabilisation fait l’objet d’une appréciation au cas par cas.
En d’autres termes, lorsque des éléments d’un même bien sont exploités de manière différente, et ont
une durée d’utilisation différente, il est alors possible de les comptabiliser différemment avec un
numéro d’inventaire et un plan d’amortissement propre à chaque composant.
Exemple pour l’acquisition d’un camion-benne : il est possible de distinguer le numéro d’inventaire et
l’amortissement pour le camion et la benne.Page - 28 - sur 40
6.2. Les amortissements
La CUCM procède à l’amortissement de ses immobilisations, y compris celles reçues à disposition ou
en affectation.
Par exception, cet amortissement ne s’applique pas :
- Aux immobilisations propriété de la commune qui sont remises en affectation ou à
disposition ;
- Aux terrains (autres que les terrains de gisements) ;
- Aux aménagements et agencements de terrains (à l’exception des plantations d’arbres et
d’arbustes) ;
- Aux biens historiques et culturels dits sous-jacents (collections, œuvres d’art, etc…)
- Aux frais d’études et d’insertion suivis de réalisation ;
Il est précisé qu’une immobilisation est amortissable lorsque sa durée d’utilisation est limitée, c’est-
à-dire quand son usage attendu est limité dans le temps.
Les amortissements permettent l’amoindrissement de la valeur d’actif, résultant de l’usage, du temps
et de l’évolution des techniques. Ils permettent notamment d’assurer tout ou partie du financement
de leur renouvellement au terme de la période d’utilisation.
Par ailleurs, à la différence d’une dépréciation, la dotation aux amortissements a un caractère
irréversible. Ainsi, l’immobilisation constate la réduction irréversible, répartie sur la durée d’utilisation
de l’actif, du montant porté au poste concerné du bilan.
Un bien amortissable apparaît à l’actif du bilan à sa valeur d’entrée diminuée du cumul des
amortissements et des dépréciations, de façon à faire apparaître la valeur nette comptable des
immobilisations. La dotation aux amortissements de chaque exercice est comptabilisée en charges.
La sincérité du bilan et du compte de résultat de l’exercice exige la constatation d’amortissements et
de dépréciations.
6.2.1. Le calcul des amortissements
6.2.1.1 Définition du point de départ des amortissements
L’amortissement est calculé pour chaque catégorie d’immobilisations, au prorata du temps prévisible
d’utilisation. Il est établi un tableau d’amortissement qui sert à déterminer le montant des dotations à
inscrire chaque année au budget (compte 681). Il commence à la date de début de consommation des
avantages économiques ou du potentiel de service qui lui sont attachés. Cette date correspond
désormais à la date de mise en service, conformément à la règle du prorata temporis.
Néanmoins, il est possible qu’il soit nécessaire de mettre en place un aménagement de la règle du
prorata temporis pour les nouvelles immobilisations mises en service, notamment pour des catégories
d’immobilisations faisant l’objet d’un suivi globalisé à l’inventaire comme les biens acquis par lot, le
petit matériel ou l’outillage.Page - 29 - sur 40
La notion de lots : le lot se définit comme une catégorie homogène de biens acquis dont le suivi
comptable individualisé ne présente pas d’intérêt puisqu’ayant à la fois, une même durée
d’amortissement, une même imputation comptable et acquis par le biais du même marché. Le principe
de lot est appliqué dès lors que les trois conditions sont remplies. Un numéro d’inventaire est attribué
par lot.
L’aménagement de la règle du prorata temporis consiste à calculer l’amortissement à partir du 1er
janvier N+1 suivant l’acquisition, la dernière annuité courant jusqu’au 31 décembre de l’exercice
même lorsque le bien est vendu en cours d’année. Cet aménagement fait l’objet d’une délibération
listant les catégories de biens concernés.
Concernant les subventions d’équipement versées, la date de début d’amortissement de cet actif
spécifique correspond à la date de mise en service de l’immobilisation financée chez le bénéficiaire,
qu’elle ait été acquise ou construite. Chaque subvention d’équipement versée fait l’objet d’un plan
d’amortissement spécifique.
Par mesure de simplification, en l’absence d’information précise sur la date de mise en service de
l’immobilisation par l’entité bénéficiaire, il est précisé la Communauté Urbaine pourra amortir la
subvention d’équipement à compter de la date d’émission du mandat, pour les financements
d’acquisitions d’immobilisations et pour les financements d’immobilisations dont la construction est
effectuée sur une période courte (généralement inférieure à 12 mois).
6.2.1.2 Définition de la valeur amortissable
L’amortissement est opéré sur la valeur toutes taxes comprises de l’immobilisation pour les activités
relevant du budget général de l’entité et sur la valeur hors taxe pour les activités assujetties à TVA.
La base amortissable d’un actif est sa valeur brute (valeur d’entrée dans le patrimoine ou coût
historique). Tout plan d’amortissement commencé doit être poursuivi jusqu’à son terme, sauf fin
d’utilisation du bien (cession, affectation, réforme, destruction).
En principe, l’amortissement est linéaire (réparti de manière égale sur la durée de vie du bien).
Il se traduit par une dépense de fonctionnement imputée au compte 6811 « dotations aux
amortissements des immobilisations corporelles et « incorporelles » et une recette d’investissement
imputée à une subdivision du compte 28 « amortissements des immobilisations ».
Au bilan, les amortissements sont présentés avec les valeurs d’origine, de façon à faire apparaître la
valeur nette comptable des immobilisations.
6.2.2. Les biens de faible valeur
La CUCM a fixé à 1 000,00 € HT le seuil unitaire en deçà duquel les immobilisations s’amortissent en
un an, car ont peu de valeur et/ou une consommation très rapide.
Ce seuil est fixé pour tous les budgets.Page - 30 - sur 40
6.2.3. Synthèse des immobilisations obligatoirement amortissables
Les immobilisations qui doivent obligatoirement faire l’objet d’un amortissement sont les suivantes :
Immobilisations incorporelles :
202 « frais d’études, d’élaboration, de modifications et de révisions des documents d’urbanisme »
2031 « Frais d’études » (non suivis de réalisation)
2032 « Frais de recherche et de développement »
2033 « Frais d’insertion » (non suivis de réalisation)
204 « subventions d’équipement versées »
2051 « concessions et droits similaires »
208 « autres immobilisations incorporelles »
Immobilisations corporelles :
Celles figurant au comptes :
2114 « terrains de gisement »
2121 « plantations d’arbres et d’arbustes »
2156 « matériel et outillage d’incendie et de défense civile »
2157 « matériel et outillage technique »
2158 « autres installations, matériel et outillage techniques »
21612 et 21622 « dépenses ultérieures immobilisées »
218 « autres immobilisations corporelles »
Immobilisations reçues au titre d’une mise à disposition :
21714 « terrains de gisement »
21721 « plantations d’arbres et d’arbustes »
21757 « matériel et outillage techniques »
21758 « autres installations, matériel et outillage techniques »
21762 et 217622 « dépenses ultérieures immobilisées »
2178 « autres immobilisations corporelles reçues au titre d’une mise à disposition »
Immobilisations reçues en affectation :
2214 « terrains de gisement »
2221 « plantations d’arbres et d’arbustes »
2256 « matériel et outillage d’incendie et de défense civile »
2257 « matériel et outillage techniques »
2258 « autres installations, matériel et outillage techniques »
22612 et 22622 « dépenses ultérieures immobilisées »
228 « autres immobilisation corporelles »
213 « constructions »
214 « constructions sur sol d’autrui »
2153 « réseaux divers »
2154 « voies navigables »Page - 31 - sur 40
Immobilisations reçues au titre d’une mise à disposition :
2173 « constructions »
2174 « constructions sur sol d’autrui »
21753 « réseaux divers »
21754 « voies navigables »
2132 « bâtiments privés »
21352 « bâtiments privés »
2142 « constructions sur sol d’autrui-immeubles de rapport »
Immobilisations reçues au titre d’une mise à disposition :
21732 « constructions sur sol d’autrui – immeubles de rapport »
2232 « bâtiment privés »
Immobilisations reçues en affectation :
2242 « constructions sur sol d’autrui – immeubles de rapport »
Immobilisations reçues en affectation :
223 « constructions »
224 « constructions sur sol d’autrui »
2253 « réseaux divers »
2254 « voies navigables »
6.2.4. Les durées d’amortissement
La durée d’amortissement d’un actif est déterminée selon les critères suivants :
- Physique : l’actif subit une usure physique par l’usage qu’en fait la collectivité ou par le
passage du temps ;
- Technique : il est attendu que l’évolution technique impliquera l’obsolescence de l’actif, son
utilisation devenant inférieure à celle qui serait fondée sur sa seule usure physique. Il en est
notamment ainsi en cas d’obligation de mise en conformité à de nouvelles normes ;
- Juridique : l’utilisation est limitée dans le temps par une période de protection légale ou
contractuelle.
Ces critères ne sont pas exhaustifs, d’autres critères peuvent également être pris en compte. Si
plusieurs critères s’appliquent, il convient de retenir l’utilisation la plus courte résultant de
l’application de ces critères.
Les durées d’amortissement sont fixées pour chaque bien ou chaque catégorie de biens par le Conseil
communautaire, à l’exception :
- Des frais relatifs aux documents d’urbanismes visés à l’article L.121-7 du code de l’urbanisme
qui sont amortis sur une durée maximale de dix ans ;Page - 32 - sur 40
- Des frais d’études non suivies de réalisations, obligatoirement amorties sur une durée
maximum de cinq ans ;
- Des frais de recherche et de développement amortis sur une durée maximum de cinq ans en
cas de réussite du projet et immédiatement, pour leur totalité, en cas d’échec ;
- Des frais d’insertion amortis sur une durée maximum de cinq ans en cas d’échec du projet
d’investissement ;
- Des brevets, amortis sur la durée du privilège dont ils bénéficient ou sur la durée effective de
leur utilisation si elle est brève ;
- Des subventions d’équipement versées qui sont amorties sur une durée maximale de :
a) Cinq ans lorsque la subvention finance des biens mobiliers, du matériel ou des études,
auxquelles sont assimilées les aides consenties aux entreprises, non mentionnées aux b) et
c) ;
b) Trente ans lorsqu’elle finance des biens immobiliers ou des installations ;
c) Quarante ans lorsqu’elle finance des projets d’infrastructures d’intérêt national (exemples :
ligne TGV, logement social, réseaux très haut débit…).
6.3. Le transfert des frais d’étude
Lorsque les frais d’études contribuent effectivement à la réalisation d’un projet d’investissement futur,
ils sont imputés directement au compte 2031 « frais d’études » en section d’investissement.
Une fois l’opération de travaux achevée, toutes les dépenses effectuées sur l’opération doivent être
transférées à la subdivision des comptes 20 ou 21 correspondant à celle du bien. Ce transfert s’opère
par opérations d’ordre non budgétaires réalisées par le comptable public.
Les études non suivies de réalisation dans un délai maximum de trois ans à compter de leur
achèvement (mandatées dans leur totalité) sont susceptibles d’être amorties sur cinq ans.
Lorsqu’ils ne contribuent pas à la réalisation d’un projet d’investissement futur, ils sont imputés au
compte 617 « frais d’études et de recherche » de la section de fonctionnement.
6.4. Les avances
Les avances à mandataires dans le cadre d’opérations d’investissement sont enregistrées sur les
comptes dédiés 237 pour les immobilisations incorporelles et 238 pour les immobilisations
corporelles.
Une fois les travaux achevés, toutes les dépenses des comptes 231 et 232 sont intégrées à la
subdivision des comptes 20 et 21 correspondant au bien sur lequel les travaux ont porté, par opération
d’ordre non budgétaire réalisée par le Comptable Public.
7. GESTION SPECIFIQUE
7.1. Les provisionsPage - 33 - sur 40
Les provisions pour risques et charges sont des passifs dont l’échéance ou le montant n’est pas
fixé de façon précise.
Une provision doit être constatée :
- S’il existe, à la clôture de l’exercice, une obligation légale, règlementaire, conventionnelle ou
reconnue par l’entité ;
- S’il est probable ou certain, à la date d’établissement des comptes, qu’elle provoquera une
sortie de ressources au bénéfice de tiers sans contrepartie équivalente de celui-ci ;
- Si cette sortie de ressources peut être estimée de manière fiable.
Une provision doit être reprise :
- Intégralement, quand la communauté urbaine n’a plus d’obligation ou quand il n’est plus
probable que cette obligation entrainera une sortie de ressources sans contrepartie au moins
équivalente de la part du tiers ;
- Partiellement, en cas d’évaluation a la baisse du risque existant à la clôture de l’exercice.
Le montant des provisions doit être apprécié de manière telle que le budget traduit le plus fidèlement
possible la réalité de la situation financière de la Communauté Urbaine à un moment donné. Une
provision doit être complétée d’une dotation complémentaire quand le risque ou la charge
initialement évalué connait une augmentation du fait d’évènements nouveaux.
Ces provisions sont destinées à couvrir des risques et des charges nettement précisés quant à leur
objet et que des évènements survenus ou en cours rendent très probables. Elles sont réajustées au
fur et à mesure de la variation des risques et éventuellement des charges. Ce réajustement est exécuté
dès que possible, suivant la connaissance ou l’évolution du risque.
Elles n’ont pas vocation à servir à la constitution de réserves budgétaires, à couvrir des charges
futures d’amortissement ou de renouvellement de biens, à financer l’augmentation future des
charges annuelles récurrentes ou la diminution future de recettes annuelles récurrentes.
Elles sont retracées, en dépenses, au chapitre 68 "Dotations aux provisions" et, en recettes, au
chapitre 78 "Reprises sur provision". Seule la prévision de dépenses au compte 68 apparaît au budget
dans les opérations réelles. La contrepartie en recette d’investissement n’apparaît pas dans les
prévisions budgétaires mais elle est retracée par le Comptable Public.
En conséquence, la Communauté Urbaine émet un mandat au compte 68 pour constituer la dotation.
Le Comptable Public enregistre le mandat dans la comptabilité budgétaire et débite dans sa
comptabilité générale le compte 68 par le crédit du compte de provision à terminaison 1 (15..1, 29..1,
39..1, 49..1 et 59..1.)
Il s'agit d'une opération d'ordre semi-budgétaire.
La non-budgétisation de la recette permet une mise en réserve de la dotation. Elle reste disponible
pour financer la charge induite par le risque lors de la reprise.
Lorsqu’arrive le moment où la provision doit être reprise, seule une prévision de recette budgétaire est
à inscrire au compte 78, en opération réelle. Aucune dépense d’investissement n’apparaît au budget.Page - 34 - sur 40
7.2. La gestion de la dette propre
7.2.1. Principes généraux
Il est rappelé que, aux termes de l’article L2337-3 du CGCT, les collectivités peuvent recourir à
l’emprunt. L’article L.2331-8 du CGCT précise que les emprunts constituent des recettes non fiscales
pour financer la section d’investissement. En aucun cas ils ne peuvent couvrir un déficit de la section
de fonctionnement ou une insuffisance de ressources propres pour financer le remboursement en
capital de la dette.
Dans le cadre des délégations du Conseil communautaire, le Président de la CUCM est chargé de
procéder, dans les limites fixées par celui-ci, à la réalisation des emprunts destinés au financement
des investissements prévus par le budget, ainsi qu’aux opérations financières utiles à la gestion des
emprunts, y compris à des opérations de couverture des risques de taux et de change. Le Conseil
Communautaire en est informé lors de la séance suivante.
Il est précisé que la gestion de la dette de la CUCM tend à diversifier ses établissements bancaires
prêteurs, la structuration de sa dette, afin d’atténuer l’exposition au risque de taux (quand cela est
possible) et la mobilisation de produits simples et visibles à long terme.
En conséquence, la CUCM se fixe les principes de gestion suivants :
- La possibilité de recourir à des emprunts à taux variables en fonction des opportunités du marché et
en respectant un équilibre non strict entre emprunts à taux fixes et emprunts à taux variables ;
- Se sécuriser en diversifiant ses sources de financement ;
- Adapter la durée en fonction des investissements globalement financés.
7.2.2. Nature des financements
La nature des produits de financement auquel la communauté Urbaine peut recourir sont
principalement les suivants :
- Des emprunts bancaires à taux fixe et/ou à taux variables
- Des emprunts revolving
- Des lignes de trésorerie*
*Les lignes de trésorerie permettent de financer le décalage dans le temps entre le paiement des
dépenses et l’encaissement des recettes. Les crédits concernés par ces outils de gestion de trésorerie ne
procurent aucune ressource budgétaire et n’ont pas vocation à financer l’investissement.
Les principaux index de référence des contrats d’emprunts seront :
- Le taux fixe,
- Les indices monétaires de la zone Euro (EURIBOR, €STER, EONIA…),
- Les taux du livret A et du Livret d’Epargne Populaire (LEP).
Ces emprunts pourront comporter notamment une ou plusieurs caractéristiques ci-après :
- La faculté de passer de taux fixe au taux variable ou du taux variable au taux fixe,
- La faculté de modifier une ou plusieurs fois l’index relatif au calcul du ou des taux d’intérêt,Page - 35 - sur 40
- La faculté de procéder à des tirages échelonnés dans le temps avec la possibilité de
remboursement anticipé et/ou de consolidation,
- La faculté de remboursement in fine ou de remboursement linéaire.
La Communauté Urbaine pourra également procéder à des émissions obligataires.
7.2.3. Modalités de consultation
Bien que les marchés de services financiers ne soient pas soumis au Code de la Commande Publique,
les consultations d’emprunt seront réalisées auprès d’au moins cinq établissements bancaires, afin
de bénéficier de la meilleure offre possible, au regard des possibilités que présente le marché à un
instant donné, du gain financier espéré et des primes et commissions à verser.
7.3. La dette garantie
7.3.1. Principes généraux
Il est rappelé qu’une garantie d’emprunt est un engagement par lequel la collectivité accorde sa
caution à un organisme dont elle veut faciliter les opérations bancaires, en garantissant les
remboursements de l’emprunt en cas de défaillance du débiteur, afin de faciliter la réalisation des
opérations d’intérêts publics.
La décision d’octroyer une garantie d’emprunt est actuellement déléguée au Bureau communautaire.
Le contrat de prêt ou, le cas échéant, l’acte de cautionnement et les actes rattachés sont ensuite
signés par le Président.
La règlementation encadre de manière stricte les garanties que peuvent accorder les collectivités, en
limitant le champ d’action et imposant des obligations.
Ainsi, trois règles prudentielles cumulatives doivent être respectées dans le cadre de l’octroi de
garanties d’emprunt (à l’exception de celles en faveur du logement social, réalisées par des
organismes HLM ou SEM bénéficiant de subventions ou de prêts aidés par l’Etat). Elles sont les
suivantes:
- La règle du potentiel de garantie : une collectivité ne peut venir garantir des montants
d’emprunts supérieurs à 50% du montant total de ses recettes réelles de fonctionnement.
- La règle de la division des risques : le montant des annuités garanties ou cautionnées au
profit d’un même débiteur ne doit pas être supérieur à 10% du montant total susceptible
d’être garanti.
- La règle du partage des risques : la quotité maximale susceptible d’être garantie par une ou
plusieurs collectivités sur un même emprunt est fixée à 50%, un emprunt ne peut être
totalement garantie par une ou plusieurs collectivités. Ce taux peut être porté à 80% pour des
opérations d’aménagement menées en application des articles L300.1 à L300.4 du code de
l’urbanisme.Page - 36 - sur 40
Les garanties d’emprunts explicitement interdites sont détaillées ci-après:
• En raison de leurs destinées :
- Les garanties en faveur d’associations, de groupements sportifs et de sociétés anonymes
à objet sportif. Toutefois sont autorisées les garanties d’emprunts contractés en vue de
l’acquisition de matériels ou de la réalisation d’équipements sportifs par des associations
sportives dont le montant annuel des recettes n’excède pas 75 000€ (code du sport
L.113-1)
- Les garanties aux entreprises en difficulté (loi du 5 janvier 1988).
• En raison de leurs caractéristiques :
- Absence de ratios prédéfinis, c’est-à-dire excluant l’établissement d’un tableau
d’amortissement définissant les annuités de remboursement.
- Autres que sur un emprunt, tels que les lignes de trésorerie, les créances commerciales,
de loyer ou de contrat de crédit-bail.
Conformément à l’article L2313-1 du CGCT, la Communauté Urbaine communique, en annexe des
documents budgétaires, les informations suivantes concernant les garanties d’emprunt :
- La liste des organismes au bénéfice desquels la communauté urbaine a garanti un
emprunt ;
- Le tableau retraçant l’encours des emprunts garantis.
7.3.2. Les garanties d’emprunt pour les opérations de logement social
7.3.2.1 Contexte et enjeux
La production de logements sociaux sur le territoire est tributaire des garanties d’emprunt que sauront
accorder les collectivités territoriales compétentes en la matière, du fait de l’obligation légale de
couvrir à 100% par une garantie, les emprunts soulevés par un organisme de construction de
logements sociaux, pour les besoins d’une opération.
La garantie d’emprunt représente ainsi un des soutiens essentiels à la politique communautaire de
l’habitat, car l’octroi de garantie par la Communauté Urbaine permettra à l’emprunteur d’obtenir un
prêt dans des condition plus favorables, qui viendront abaisser le cout du crédit, et évitera également
de se soustraire à une garantie plus coûteuse auprès d’un organisme spécialisé.
7.3.2.2 Périmètre d’intervention
La Communauté Urbaine Creusot Montceau ne pourra accorder ses garanties d’emprunts que pour des
projets qui seront physiquement implantés sur le territoire communautaire.
7.3.2.3 Opérations éligibles
Sont considérées comme éligibles à la garantie communautaire, les opérations de toutes natures
destinées au logement social, dont les emprunts référencés à ce jour se trouvent dans le tableau ci-
dessous :Page - 37 - sur 40
7.3.2.4 Bénéficiaires
La Communauté Urbaine octroie sa garantie d’emprunt :
- Aux organismes d’habitation à loyer modéré au sens de l’article L411-2 du C.C.H ;
- Aux sociétés d’économie mixte de construction et de gestion de logements sociaux au sens
de l’article L 481-1 du C.C.H.
7.3.2.5 Quotité garantie par emprunt
Afin de contenir le montant de sa dette garantie, la Communauté Urbaine pourra accorder sa garantie
d’emprunt jusqu’à 50% du montant accordé par l’établissement prêteur.
Cependant, afin de ne pas nuire à la production de logement social sur son territoire, la collectivité
pourra étendre sa garantie jusqu’à 100% du montant emprunté en cas de refus de participation du
département et de la commune d’implantation du projet (hors PLAI).
Pour les emprunts siglés Prêts Locatifs Aidé d’Intégration (PLAI), l’organisme demandeur devra
également se tourner vers la Caisse de Garantie du Logement Locatif Sociale (CGLLS), qui peut
accorder sa garantie sans frais. En cas d’impossibilité d’octroi de garantie par cet organisme, la
collectivité pourra venir compléter sa garantie jusqu’à 100% du montant accordé.
7.3.2.6 Les caractéristiques des emprunts garantis
En cohérence avec la gestion de la dette propre de la Communauté Urbaine, dont la totalité de
l’encours de dette est classé 1A sur la charte de bonne conduite, soit le plus faible niveau de risque,
les demandes de garantie d’emprunt devront respecter ces mêmes critères.
Cependant, afin de ne pas restreindre l’accès au crédit, et son optimisation, notamment sur des
périodes de taux élevés, des demandes de garanties sur des emprunts ayant une cotation GISSLER
autre que 1A (1B ou 2A), pourront être étudiées par la collectivité.
Les emprunts « In Fine », où l’intégralité du capital de l’emprunt est remboursée à la dernière
échéance, ne pourront être garantis par la communauté urbaine.
Description de la portée de l'emprunt
PLAI Prêt locatif aide d'intégration Financement de la production de logements locatifs très sociaux
PLS Prêt Locatif Social
PLUS Prêt Locatif à Usage Social
PHARE
Prêt Habitat Amélioration Restructuration
Extension
Projets immobiliers destinés à des populations spéécifiques (personnes agées,
handicapées, jeunes, mineurs et GDV)
PAM Prêt Amélioration & Réhabilitation
Financement d'opérations de réhabilitation de logements locatifs sociaux
conventionnés
PTP Prêt Transfert de Patrimoine
Financement du transfert de patrimoine et de rachat de baux dans l'habitat
locatif social
PHBB Prêt Haut de Bilan Bonifié
Soutenir la rénovation thermique du parc social et la production de logements
sociaux
PPU Prêt Projet Urbain Financement des opérations situées dans les quartiers en veille active
Complément des prêts PLUS, PLAI, PLS
Complément du prêt PLS
Financement des opérations de production de logements locatifs sociaux
Prêt Booster
Prêt Complémentaire au locatif social
Détomination de l'empruntPage - 38 - sur 40
7.3.2.7 Prise d’effet de la garantie
La prise d’effet de la garantie par l’organisme devra intervenir dans les 2 années suivant la
décision/délibération venant accorder la garantie. Au-delà, et sans mobilisation des fonds sur cette
période, la demande de garantie devra être renouvelée.
7.3.2.8 Modification des caractéristiques
Les changements de caractéristiques des emprunts (remboursement anticipé, modification de taux ou
de durée…), venant modifier le montant des échéances garanties par la collectivité, devront faire
l’objet d’une information préalable et d’un avenant à la garantie accordée.
7.3.2.9 Mise en place d’un conventionnement
Afin de mettre en évidence les obligations réciproques des co-contractants, une convention
systématique devra être mise en place pour chaque garantie d’emprunt accordée. Elle pourra venir
préciser et compléter les engagements contractuels.
Les conventions intègreront notamment les dispositions concernant les réservations de logements,
les conditions de mises en jeu de la garantie et le remboursement des avances en cas de défaillance
de l’organisme, mais également le tribunal compétent en cas de litige.
7.4. Les régies
7.5.1. Le régisseur
Il est rappelé que le principe de séparation de l’Ordonnateur et du Comptable connait un
aménagement avec les régies d’avances et de recettes. Si, conformément aux principes de la
comptabilité publique, les Comptables Publics sont les seuls qualifiés pour manier les fonds publics
des collectivités locales, il est toutefois admis que des opérations peuvent être confiées à des
régisseurs qui agissent pour le compte ce celui-ci. Par ailleurs, il est nommé par l’Ordonnateur sur avis
conforme du Comptable Public.
Il convient également de préciser que depuis le 1er janvier 2023, l'ordonnance du 23 mars 2022 et
son décret d'application du 22 décembre 2022 ont supprimé le régime historique de responsabilité
personnelle et pécuniaire (RPP) des comptables publics et des régisseurs et instauré un régime de
responsabilité unifié, commun à l'ensemble des acteurs de la chaîne financière. Ce régime de
responsabilité des gestionnaires publics (RGP) s'inspire du modèle de la cour de discipline budgétaire
et financière (CDBF). Il sera réservé aux fautes les plus graves, celles qui portent atteinte à l'ordre
public financier.
La séparation des fonctions entre l'ordonnateur et le comptable étant préservée, les missions des
régisseurs demeurent inchangées et ces derniers continuent d'être les garants de la garde et de la
conservation des fonds et valeurs qu'ils recueillent ou qui leur sont avancés par les comptables
publics, du maniement des fonds et des mouvements de comptes de disponibilités, de la conservation
des pièces justificatives ainsi que de la tenue de la comptabilité des opérations. En conséquence, ils
demeurent soumis aux contrôles du comptable et de l’ordonnateur.Page - 39 - sur 40
Les modifications essentielles relatives aux régisseurs concernent, à l'instar des comptables, les
mécanismes de cautionnement et d'assurance : ainsi l'obligation de cautionnement et l'assurance en
vue de couvrir la responsabilité personnelle et pécuniaire disparaissent.
S'agissant du régime indemnitaire, le décret du 22 décembre 2022 précité renomme l'indemnité de
caisse et de responsabilité "indemnité de maniement de fonds", dans des conditions et selon des taux
permettant de maintenir le niveau d'indemnisation
7.5.2. Cadre juridique
Il existe trois sortes de régies :
- La régie de recettes, qui facilite l’encaissement des recettes et l’accès des usagers à un service de
proximité ;
- La régie d’avances, qui permet le paiement immédiat de la dépense publique dès le service fait pour
des opérations simples et répétitives ;
- La régie d’avances et de recettes, qui conjugue les deux aspects précédents.
L’organisation et le fonctionnement de ces trois types de régie sont prévus par le décret n°2005-1601
du 19 décembre 2005 et par l’instruction interministérielle n°06-031A-B-M du 21 avril 2006.
En dehors du cadre des régies, tout maniement de fonds (numéraire, chèques) est strictement interdit.
7.5.3. Modalités de création, modification et clôture
Par délégation du conseil communautaire, le Président peut procéder, par décision, à la création,
modification ou suppression de régies comptables. Ces décisions sont, dans tous les cas, soumises à
l’avis du comptable.
Les dispositions de l’acte constitutif de la régie définissent les opérations confiées aux régisseurs ainsi
que leurs conditions d’exécution et les modalités de fonctionnement de la régie.