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PLU - Rapport de présentation - Partie 1
Document publié le Jeudi 21 décembre 2023
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 1)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Logement, Transports,
Crédit photo : F. PILLOT C��������� �� C������s �� M��������-
T����������
P LAN L OCAL D' U RBANISME I NTERCOMMUNAL
DIAGNOSTIC SOCIO-
DÉMOGRAPHIQUE
PLUi
1.A Vu pour être annexé à la délibéra�on du Conseil communautaire du Signature et Cachet
Communauté de Communes du Mâconnais-Tournugeois
107 rue du Cardinal Fleury
Za du Pas Fleury, 71700 Tournus
03 85 51 05 56
URBICAND
71, rue Chabot Charny
21000 DIJON
03 80 36 49 42
urbicand@urbicand.com
1 . Rapport de présenta�onDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
1
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Contenu
1 LA DEMOGRAPHIE ET LA POPULATION ...................................................... 3
2 LES DYNAMIQUES RESIDENTIELLES .......................................................... 16
3 L’OFFRE DE SERVICES ET LA MOBILITE ..................................................... 28DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
2
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
4 LES DYNAMIQUES ECONOMIQUES .......................................................... 46
5 SYNTHESE SOCIOECONOMIQUE .............................................................. 72DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
3
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
1 LA DEMOGRAPHIE ET LA POPULATION
Principales dynamiques démographiques
Un territoire rural qui bénéficie d’un positionnement attractif
Le territoire du Tournugeois-Mâconnais/Val-de-Saône compte 24 communes pour une
population de 15 934 habitants en 2013, soit un peu moins de 3% de la population du
département de Saône-et-Loire.
Situé au Sud-Est du département de la Saône-et-Loire, limitrophe avec l’Ain, entre les
agglomérations de Mâcon et de Chalon-sur-Saône, le territoire se trouve aux portes nord
de l’aire urbaine de Mâcon (8 communes sur 24 sont considérées comme appartenant à
l’aire urbaine de Mâcon).
La progression du nombre d’habitants en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire est plus
importante dans les zones situées dans le prolongement du couloir du Val de Saône et
dans la grande aire urbaine de Dijon. Située dans un espace dynamique sur l’axe Lyon-
Dijon, le territoire bénéficie de la présence de grandes infrastructures (A6, TER, Paris Lyon
Marseille). Il reste toutefois un secteur de dimension rurale avec une densité moyenne de
60 habitants au km², ce qui le place en-dessous des moyennes supra territoriales (64,9
hab/km² en Saône-et-Loire et 107,5 hab/km² dans l’Ain, 59 en Bourgogne Franche-Comté
et 117 hab/km pour la France métropolitaine), une moyenne masquant cependant les
écarts importants de densité de population entre l’ouest du territoire et le couloir de la
vallée de la Saône, accueillant historiquement plus d’habitants.
Le développement du territoire s’organise autour de polarités urbaines de différents
niveaux :
• La ville de Tournus, ville intermédiaire de 5871 habitants entre Mâcon et Chalon-
sur-Saône, rayonne sur une partie importante du territoire, et au-delà.
• On retrouve plusieurs bourgs dynamiques proches de l’axe de la vallée de la
Saône, le long des axes de communication (Uchizy, Montbellet, Viré, Clessé et
Lacrost), qui concentrent avec la ville de Tournus 60% de la population totale du
territoire.
• On notera la présence d’un secteur plus patrimonial à l’ouest du territoire, dans
les monts du Mâconnais, avec le bourg historique de Lugny et 10 autres
communes comprises entre 34 habitants (Grevilly) et 602 (Saint-Gengoux-de-
Scissé).
- CC DU TOURNUGEOIS-
MACONNAIS-VAL-DE-SAONE
- 24 COMMUNES
- 15 934 HABITANTS EN 2013DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
4
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Les évolutions de la population
Des dynamiques de croissance qui se tassent depuis 2008
La population du territoire est restée relativement stable entre 1968 et 2000, malgré un
pic de croissance dans les années 1970. Depuis 2000, la croissance a été plus importante,
notamment dans le secteur du Mâconnais Val de Saône. Au final, le territoire a accueilli
1000 personnes supplémentaires entre 1999 et 2008.
L’armature démographique a connu des évolutions importantes sur cette même période :
• La ville centre de Tournus a perdu de la population depuis les années 70 (-1100 habitants entre 1975 et 2013), malgré un regain de croissance sur la première moitié des années 2000. Cette perte de population s’est faite en partie au profit du développement de plus petites communes, le long de l’axe de la RD906 et sur la rive gauche (Lacrost, Prety). La ville de Tournus concentre 37% de la population en 2013 contre 45% dans les années 70.
• Dans le secteur du Mâconnais, le bourg-centre de Lugny a plutôt progressé en nombre d’habitants mais cette progression s'est ralentie depuis 2008 (stabilité). • La moitié Sud du territoire, plus proche du pôle d’emplois de Mâcon, a connu le plus fort développement depuis le début des années 2000. Ce développement est lié en partie au desserrement de Tournus, mais aussi et surtout à l’arrivée d’actifs travaillant à Mâcon.
80
90
100
110
120
130
140
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013
Evolution de la population entre 1968 et 2013 Secteur du
Maconnais-Val-
de-Saône
Secteur du
Tournugeois
CC du
Tournugeois/Mâc
onnais-Val-de-
SaôneDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
5
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
L’étude des taux de variation annuel (cartes ci-après), relatant plus proportionnellement
les mouvements démographiques par communes, montre l’évolution de l’attractivité
économique du territoire depuis 1999 :
• Entre 1999 et 2008, le territoire a gagné 995 habitants, avec une croissance concentrée sur le sud du territoire. Le secteur du Tournugeois, au Nord, a connu une hausse de population plus mesurée, surtout concentrée le long des axes de communication et à Tournus, les communes plus enclavées du secteur de Brancion étant plutôt en recul démographique.
• Entre 2008 et 2013, le territoire a gagné 350 habitants. Les principales polarités urbaines ont été plus fragilisées, avec des pertes de population à Tournus et un arrêt de la croissance à Lugny. Les communes des monts du Mâconnais, à l’ouest, ont connu quant à elles un regain de dynamisme, au même titre que les communes de la Rive Gauche (Lacrost, Pretty).
0,1 0,1
-0,3 -0,1
0,7
0,4
0,64
-1,35
-0,84
-0,57
0,62
-0,27
0,8
0,3 0,1 0,1 0,3 0,1
1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 1999-2008 2008-2013
Evolution de la population en taux annuel de variation moyen
CC du Tournugeois/Mâconnais-Val-de-Saône
Tournus
Region Bourgogne et Franche ComtéDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
6
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
1999/2008 2008/2013
1999/2008
Solde migratoire
1999/2008
Solde naturel
2008/2013
Solde migratoire
2008/2013
Solde naturelDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
7
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Données
INSEE RGP
2013
Evolution de
la population
EVOLUTION 1999-2008 EVOLUTION 2008-2013
Commune Population 1999 Total TVAR Dont solde naturel Dont solde migratoire Population 2008 Total TVAR Dont solde naturel Dont solde migratoire Population 2013
Bissy-la-Mâconnaise 177 20 1,20 -0,06 1,26 197 12 1,19 -0,20 1,39 209
Burgy 90 14 1,62 0,23 1,39 104 9 1,67 0,56 1,12 113
Chardonnay 162 13 0,86 0,07 0,80 175 24 2,60 0,00 2,60 199
Clessé 700 128 1,88 0,69 1,19 828 -9 -0,22 0,61 -0,82 819
Cruzille 231 -2 -0,10 0,24 -0,34 229 27 2,25 0,17 2,09 256
Farges-lès-Mâcon 170 9 0,57 -0,89 1,47 179 39 4,02 0,93 3,09 218
Fleurville 471 -8 -0,19 0,00 -0,19 463 30 1,26 1,18 0,08 493
Grevilly 37 -2 -0,62 -0,31 -0,31 35 -1 -0,58 -1,73 1,16 34
La Chapelle-sous-Brancion 139 -16 -1,35 -0,59 -0,76 123 6 0,96 -0,16 1,12 129
La Truchère 218 -3 -0,15 0,21 -0,36 215 -14 -1,34 -0,67 -0,67 201
Lacrost 598 10 0,18 -0,48 0,66 608 99 3,06 0,37 2,69 707
Le Villars 235 18 0,82 -0,27 1,10 253 16 1,23 0,15 1,08 269
Lugny 798 116 1,52 0,14 1,38 914 -20 -0,44 0,07 -0,51 894
Martailly-lès-Brancion 139 -26 -2,27 -0,52 -1,75 113 7 1,21 0,17 1,04 120
Montbellet 654 117 1,85 0,65 1,20 771 35 0,89 0,18 0,71 806
Ozenay 224 -10 -0,51 -0,46 -0,05 214 21 1,89 -0,09 1,98 235
Plottes 602 -13 -0,24 0,07 -0,32 589 4 0,14 0,88 -0,75 593
Préty 557 -4 -0,08 -0,38 0,30 553 17 0,61 0,21 0,39 570
Royer 120 0 0,00 120 8 1,30 0,32 0,97 128
Saint-Albain 435 85 2,00 0,61 1,39 520 -5 -0,19 0,54 -0,73 515
Saint-Gengoux-de-Scissé 531 59 1,18 0,14 1,04 590 12 0,40 0,81 -0,40 602
Tournus 5629 322 0,62 -0,32 0,94 5951 -80 -0,27 -0,40 0,13 5871
Uchizy 729 48 0,71 0,09 0,62 777 63 1,57 0,47 1,10 840
Viré 954 139 1,52 0,54 0,99 1093 20 0,36 0,80 -0,44 1113
CC du Tournugeois-
Mâconnais-Val-de-Saône 14600 1014 0,84 -0,05 0,89 15614 320 0,41 0,12 0,29 15934
Département de Saône-et-
Loire 544893 9075 -0,03 0,21 0,08 553968 2254 0,08 -0,03 0,1 556222
Bourgogne-Franche-Comté 2727126 75393 0,3 0,2 0,1 2802519 17264 0,1 0,2 0 2819783
France métropolitaine 58518395 3616471 0,70 0,40 0,30 62134866 1562999 0,5 0,4 0,1 63697865DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Les migrations résidentielles Une attractivité portée par le desserrement mâconnais
Sur la période 2012/2013, le territoire a accueilli 852 nouveaux habitants, quand 724
résidents partaient du territoire.
• Les nouveaux arrivants proviennent pour 26% d’entre eux de l’aire urbaine de
Mâcon, et pour 11% de l’aire urbaine de Chalon-sur-Saône.
• Parmi les nouveaux habitants les personnes issues du centre de Mâcon s’installent plus largement à Tournus, Viré et Clessé.
• Les flux de personnes provenant de l’aire urbaine de Mâcon s’installent pour les
2/3 dans les communes à l’extrême sud du territoire dans le Val de Sâone,
proche des infrastructures (graphique ci-dessous)
• Les nouveaux habitants originaires de l’aire urbaine de Chalon s’installent pour la
moitié d’entre eux sur la commune de Tournus, puis préférentiellement sur les
communes de Montbellet et Lacrost.
• Les flux de nouveaux résidents sont pour plus de la moitié de Saône-et-Loire, et pour 25% environ, des départements du Rhône (10%), de l’Ain (7%) et de Côte d’Or (7%).
23%
21%
12%
11%
11%
7%
7%
4% 2% 2%
Commune de destination des nouveaux résidents originaire de
l'aire urbaine de Mâcon Viré
Saint-Albain
Clessé
Fleurville
Tournus
Lugny
Lacrost
Montbellet
Saint-Gengoux-de-Scissé
CruzilleDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
• A contrario les résidents sortant du territoire se dirigent davantage vers l’Ain (11%) que vers le département du Rhône (5%) ou de Côte d’Or (2%).
• Les deux aires urbaines de Chalon et Mâcon, attractives pour les habitants du territoire, attirent 1/3 des résidents sortant du territoire. Les gammes de services supérieurs présents sur l’agglomération (enseignement supérieur, santé…) encouragent le rapprochement de certaines population du territoire (jeunes étudiants, personnes nécessitant des soins médicaux particuliers ou des services de transport performants…).
Les caractéristiques de la population
Une population vieillissante
Si la classe d’âge des plus jeunes (0-14 ans) augmente, le territoire fait face à un
phénomène de vieillissement accentué par rapport aux tendances nationales, avec :
• une surreprésentation des plus de 75 ans au regard des moyennes nationales et régionales : 12% sur le territoire contre 9% en France métropolitaine et 10% en Bourgogne Franche Comté. Les proportions les plus importantes de personnes de + de 75 ans se retrouvent sur les communes de Tournus (15%), Ozenay (15%), Le Villars (14%) et Chardonnay (14%). Au total le territoire compte un peu plus de 1800 personnes de plus de 75ans.
• une progression de 2 points des 60-74 ans. Les plus de 60 ans représentent un peu plus de 30% de la population sur le territoire, contre 24% à l’échelle nationale et 27% à l’échelle régionale.
• un recul des parts des 15-29 ans et des 30-44 ans (- 2 points entre 1999 et 2013). Les 15/29 ans, au regard des moyennes supra territoriales, sont les plus sous représentés sur le territoire affichant une part de 14% en 2013 contre 18% en France et 16% en Bourgogne France Comté. Les 15/29 ans sont pour une grande partie les étudiants et jeunes actifs qui s’orientent vers les grandes aires urbaines pour les études supérieures puis pour leur premier emploi.
La catégorie des 45-59 ans demeure la plus représenté depuis 1999, atteignant 21% en
2013. D’une manière générale ce sont les tranches d’âge les plus avancées qui
connaissent les plus fortes augmentations depuis 1999.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
10
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
La majorité des communes affichent des indices de jeunesse faibles, signe d’une plus
grande proportion de personnes de plus 60ans par rapport aux personnes de moins de 20
ans. Le sud du territoire montre des indices plus hauts, ce qui est à mettre en lien avec la
dynamique démographique (apports migratoires importants avec en particulier l’arrivée
de jeunes ménages entre 1999 et 2008).
L’indice de jeunesse est le rapport entre le nombre de personne de moins de 20 ans et de plus de 60
ans. Pour exemple, la commune de Clessé compte 231 personnes de moins de 20 ans et 190
personnes de plus de 60 ans (231/190 =1,21) et montre donc un indice de 1,21.
0%
5%
10%
15%
20%
25%
0/14 15/29 30/44 45/59 60/74 Au-delà
de 75
ans
Répartition de la population par tranche d'âge en 2013
France métropolitaine
Bourgogne-Franche-Conté
Saône-et-Loire (71)
CC du
Tournugeois/Mâconnais-Val-
de-Saône
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
0/14 15/29 30/44 45/59 60/74 Au-delà de
75 ans
Evolution de la répartition de la population par tranche d'âge
1999
2008
2013DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
11
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Une taille des ménages qui diminue
La communauté de commune possède historiquement une taille des ménages en-dessous
de la moyenne métropolitaine. Cette taille moyenne atteint 2,14 personnes par ménage
en 2013..
La taille des ménages est en constante diminution sous l’effet du vieillissement de la
population et de l’éclatement des ménages (séparations et recompositions, familles
monoparentales, etc.).
Une large majorité de personnes seules
Les proportions les plus importantes de personnes seules se retrouvent dans la ville
centre de Tournus (44% de sa population) et dans les villages limitrophes (Plottes 35% et
le Villard 35%). Cette proportion plus marquée tient en partie à la plus grande diversité
d’habitat (logement locatif, à loyer modéré, de plus petite taille…) et à la présence des
services et équipements nécessaire aux personnes âgées et aux jeunes non motorisés. Le
départ des couples avec enfants vers les communes plus rurales proposant des parcelles
constructibles renforce la proportion dominante des personnes seules dans les pôles.
C’est également une problématique dans certains villages, par exemple la Chapelle-sous-
Brancion avec 38% de personnes seules ou encore Farges-les-Mâcon (35%).
Entre 1999 et 2013, la part des familles nombreuses a diminué, au profit d’une
augmentation des petits ménages :
• la proportion de couples avec enfants enregistre la plus forte baisse, avec une perte de 6 points
• les personnes seules et les couples sans enfants gagnent en représentativité (+3 point pour les personnes seules et +2 points pour les couples sans enfants)
Au-delà des personnes seules, on retrouve dans les villages une part importante des
couples sans enfants, globalement vieillissants (hausse des personnes de 45-59ans).
Les couples avec enfants sont plus important en proportion sur les communes au sud du
territoire, proches des axes de communication et ayant absorbée ces dernières années le
plus grand nombres de nouveaux habitants du territoire (installation de jeunes ménages
avec enfants).
3,06
2,88
2,7
2,57
2,4
2,3 2,25
2,83
2,70
2,55
2,40
2,27
2,17 2,14
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013
Evolution de la taille des ménages
France métropolitaine CC du Tournugeois/Mâcaonnais-Val-de-Saône
35%
32%
2%
1%
33%
32%
24%
30%
6%
6%
2013
1999
Evolution de la composition des ménages
Personne seule Sans famille autre Couple sans enfant
Couple avec enfant Famille monoparentaleDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
12
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Des catégories socioprofessionnelles marquées par la progression des retraités
En lien avec son augmentation démographique, le territoire gagne globalement des
effectifs dans les 6 catégories professionnelles recensées par l’INSEE. On note des
évolutions des CSP conséquentes :
▪ La catégorie des agriculteurs affiche un recul très marqué. Leur nombre a été presque
divisé par deux en l’espace de 15 ans, passant de 404 personnes en 1999 à 286 en
2013. La diminution de la représentation des professionnels de l’agriculture est
générale sur tout le territoire. Les communes particulièrement touchées par le recul
du nombre d’agriculteurs (par ordre d’importance) sont : Lugny, Martailly-les-
Brancion, Cruzille, Tournus et Chardonnay.
▪ Les artisans, commerçants et chefs d’entreprises baissent légèrement, passant de 5%
de la population en 1999 à 4% en 2013.
▪ Les professions intermédiaires gagnent en nombres de personnes et ont progressé
d’un point.
▪ Les cadres et professions intellectuelles supérieures ont augmenté de 2 points,
passant de 4 à 6% de la population des actifs; ils se retrouvent en plus grand nombre
sur les communes de Tournus, Viré, Clessé et St-Gengoux-de-Scissé. En proportion
parmi les actifs de chaque commune, ce sont les villages à forte typicité patrimoniale
comme Chardonnay (21%), Martailly-les-Brancion (12%), La Truchère (11%), Cruzille
(10%) ou encore Ozenay (10%) qui présentent les proportions de cadres les plus
importantes ;
▪ La part des retraités, de 36%, reste la plus importante. Cette proportion est similaire
à la moyenne régionale, mais bien en dessus de la moyenne nationale (26%). Les
retraités représentent aujourd’hui 1/3 des de la population et leur représentation a
progressé de 6 points depuis 1999. Le nombre de retraités a particulièrement
augmenté sur le secteur de Tournus et notamment dans les communes alentours
ayant accueillis les premières vagues de desserrement des années 70 (Plottes, Lacrost,
Prety). Ces populations autrefois en début de parcours résidentiel et professionnel
atteignent aujourd’hui l’âge de la retraite ;
▪ La part des ouvriers se maintient à 15% avec cependant une augmentation de leur
nombre (+157 personnes) ; La ville de Tournus a poerdu un nombre d’ouvriers
importants entre 1999 et 2013, quand les communes de Bissy-la-Mâconnaise, Uchizy
et Plottes en ont gagné ;
▪ La part des « sans activité professionnelle » a baissé de plus de 6 points depuis 1999,
passant ainsi à 11% de la population totale en 2013
5%
4%
4%
6%
11%
12%
15%
14%
15%
15%
30%
36%
17%
11%
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1999
2013
Répartion des catégories socioprofessionnelles en 1999 et 2013
Agriculteurs exploitants
Artisans, Comm., Chefs
entr.
Cadres, Prof. intel. sup.
Prof. intermédiaires
Employés
Ouvriers
Retraité
Autres sans activité
professionnelleDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
13
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Des revenus en dessus des moyennes nationales et départementales
Le revenu médian de la communauté de communes du Tournugeois s’élève à 18 811€
contre 20 428€ pour le Mâconnais Val de Saône. L’une et l’autre sont en dessus du revenu
médian départemental s’élevant à 18 811 €.
La part de ménages imposables est de 69% pour le Mâconnais-Val-de-Saône et de 58%
pour le Tournugeois. Ces différences s’expliquent en partie par la présence de la ville de
Tournus, abritant des publics plus fragiles fiscalement parlant. La part des ménages
imposables dans les échelons supérieurs est plus importante (63,2 % en Bourgogne-
Franche-Comté, 64% en France métropolitaine).
Communes Taille des ménages Médiane de revenu 2013
Part des
plus de 65
ans
Part des
moins de
20 ans
Nombre de
personnes
seules
Habitant
supplémentaire
depuis 2008
Bissy-la-Mâconnaise 2,21 19920 15% 27% 30 12
Burgy 2,60 21817 21% 29% 5 9
Chardonnay 2,19 21581 26% 20% 20 24
Clessé 2,44 21707 13% 30% 83 -9
Cruzille 2,26 20464 17% 29% 32 27
Farges-lès-Mâcon 2,18 21614 20% 24% 35 39
Fleurville 2,30 19730 20% 28% 57 30
Grevilly 2,19 31% 11% 5 -1
La Chapelle-sous-
Brancion 1,95 20740 28% 11% 24 6
La Truchère 2,15 18788 25% 25% 28 -14
Lacrost 2,20 20419 28% 25% 98 99
Le Villars 2,18 18924 31% 22% 44 16
Lugny 2,23 21106 20% 28% 128 -20
Martailly-lès-
Brancion 1,97 19851 20% 17% 20 7
Montbellet 2,35 19368 20% 27% 96 35
Ozenay 2,27 18603 25% 25% 29 21
Plottes 2,16 18808 19% 25% 96 4
Préty 2,05 21594 28% 19% 88 17
Royer 2,15 22042 21% 23% 20 8
Saint-Albain 2,18 19333 14% 28% 75 -5
Saint-Gengoux-de-
Scissé 2,23 20148 23% 25% 78 12
Tournus 1,96 18002 26% 26% 1234 -80
Uchizy 2,39 19012 20% 30% 94 63
Viré 2,30 20858 17% 28% 143 20DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
14
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Poursuite de la croissance et du vieillissement : un scenario « tendanciel » à anticiper
Des perspectives de croissance à l’échelle départementale
Le scénario central élaboré par le modèle Omphale de l’INSEE, pour l’évolution de la
population à l’horizon 2040, envisage que la croissance de la population va se poursuivre
sur le territoire départemental.
Le territoire devrait continuer de bénéficier du dynamisme du Val de Saône, qui constitue
un des territoires moteurs du département et de la Région. Ce secteur devrait bénéficier
de tendances de croissance supérieures à la moyenne départementale.
Toutefois, l’INSEE envisage que le rythme de croissance diminue par rapport aux années
2000, en lien avec deux facteurs : un solde naturel négatif venant peser sur la croissance
(davantage de décès que de naissance lié au vieillissement de la population), et une
accélération croissante du nombre de décès à partir des années 2030 (arrivée aux grands
âges des personnes issues du baby-boom).
Un vieillissement marqué à prévoir
A partir de 2020, les personnes de plus de 70 ans devraient gagner en nombre comme en
proportion à l’échelle nationale. Le profil du département de Saône-et-Loire, qui affiche
aujourd’hui un déficit des tranches d’âge de jeune population active (entre 20 et 40ans),
laisse penser que le département accueillera à l’horizon 2025 une large proportion de
personnes de plus de 50 ans, et des personnes de plus de 70 ans plus nombreuses
qu’aujourd’hui.
Ces tendances devraient se traduire par une diminution de la taille des ménages,
accentuée par le desserrement lié à l’évolution des modes de vies (recomposition plus
fréquente des familles, divorce…). La diminution de la taille des ménages implique, en casDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
15
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
de croissance démographique, une multiplication de ces derniers : les ménages seront
plus petits et beaucoup plus nombreux, ce qui impactera les besoins en logements pour
maintenir la population.
Des évolutions dans les équilibres urbains
Les tendances à l’œuvre depuis les années 70 (périurbanisation, perte d’habitants des
centres villes, desserrement des villes) sont appelées à évoluer, du fait des politiques
publiques d’amélioration de l’habitat à l’œuvre dans les villes.
Il faut bien anticiper l’effet des politiques de revitalisation, à Tournus (revitalisation du
centre-bourg dans le cadre du programme national), et dans les agglomérations de Mâcon
et de Chalon sur Saône. Les politiques engagées vont encourager le recentrage de
l’implantation des ménages sur les polarités urbaines, dynamique qui peut être accentuée
par l’évolution des comportements des ménages (diminution de l’attrait de l’accession,
recherche de rapprochement domicile – emploi).
Synthèse des dynamiques démographiques
Le territoire présente une situation démographique positive par rapport aux tendances
régionales, avec une population qui a augmenté de manière notable depuis le début des
années 2000 (+ 1000 habitants en 14 ans).
Toutefois, cette situation reste fragile à plusieurs niveaux :
• Elle concerne surtout les communes du Sud, qui se résidentialisent du fait de la
proximité du pôle d’emploi de Mâcon
• Les dynamiques se sont tassées depuis la crise économique de 2007-2008 qui a
diminué les capacités d’accession à la propriété des ménages.
• La ville de Tournus, principale polarité du territoire, a perdu des habitants depuis 2008
et connait plus globalement, depuis les années 1970, des difficultés démographiques à
prendre en compte.
Le projet de développement devra intégrer ces particularités, et devra aussi prendre en
compte certaines grandes évolutions démographiques qui vont influencer de manière
notable les besoins en logements et en services :
• La population du territoire est vieillissante, et va continuer de vieillir au moins
jusqu’en 2030, en cohérence avec les tendances nationales. Les personnes âgées sont
déjà plus nombreuses qu’à l’échelle départementale, et leur proportion va continuer
d’augmenter.
• Les ménages sont de plus en plus petits, et leur taille va continuer à diminuer en
parallèle du vieillissement (qui explique en bonne partie le desserrement des
ménages). Ce phénomène génère des besoins en logements importants, ne serait-ce
que pour maintenir le nombre d’habitants sur les territoires.
• Enfin, il faut bien prendre en compte les difficultés actuelles des ménages et la
réduction de leurs capacités d’investissement, qui a fait largement chuter l’accession
à la propriété depuis la crise de 2008 et qui génère des besoins en logements
différents (logements plus petits, logements locatifs, logements abordables).DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
16
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
2 LES DYNAMIQUES RESIDENTIELLES
2.1 Le parc de logements existants
2.1.1 Un parc de logement qui évolue
Le territoire de la communauté de communes comptabilise environ 9100
logements avec près de 80% de résidences principales, 11% de logements
vacants et 11% de résidences secondaires. La ville centre de Tournus
détient 40% du parc de logements, Viré et Lugny concentrent
respectivement 6% chacun.
Entre 2008 et 2013, le parc de logement a augmenté de 5,6% (+ 484
logements) avec les tendances suivantes :
▪ une croissance notable des résidences principales (+15% entre
1999 et 2013),
▪ une baisse lente et progressive du parc de résidences
secondaires (- 14% entre 1999 et 2013),
▪ une hausse marquée des logements vacants sur le dernier
recensement atteignant 11% du parc de logement en 2013 (+390
logements vacants entre 1999 et 2013).
6%
8%
10%
12%
14%
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013
Evolution des résidences secondaire et du logement
vacant
Résidence
secondaire
Logement
vacant
Commune
Nombres
de
logements
2013
Evolution
1999-2013 en
%
Résidences
principales
2013
Evolution
RP 1999-
2013 en %
Résidences
secondaires
2013
Evolution RS
1999-2013
en %
Logements
vacants
2013
Evolution LV
1999-2013 en
%
Bissy-la-Mâconnaise 115 27% 94 37% 11 -30% 9 57%
Burgy 65 6% 43 -1% 16 -11% 6 600%
Chardonnay 123 11% 91 26% 20 -33% 12 34%
Clessé 376 27% 335 23% 20 -12% 20 915%
Cruzille 151 1% 113 16% 23 -33% 14 -17%
Farges-lès-Mâcon 120 13% 100 39% 15 -26% 5 -65%
Fleurville 248 19% 214 15% 7 -45% 26 229%
Grevilly 43 1% 16 4% 23 -4% 4 29%
La Chapelle-sous-
Brancion 127 0% 66 8% 51 -11% 10 11%
La Truchère 145 -2% 94 1% 26 -36% 25 69%
Lacrost 363 18% 322 31% 24 -17% 17 -48%
Le Villars 174 25% 124 10% 22 17% 28 251%
Lugny 517 21% 401 14% 46 -12% 70 192%
Martailly-lès-Brancion 123 3% 61 9% 51 9% 11 -31%
Montbellet 409 26% 343 36% 35 -4% 32 -9%
Ozenay 169 1% 104 7% 33 -35% 33 65%
Plottes 345 15% 274 10% 30 -4% 41 115%
Préty 319 16% 278 25% 25 -25% 16 -10%
Royer 94 5% 60 24% 28 -3% 6 -50%
Saint-Albain 274 24% 237 25% 7 -24% 30 37%
Saint-Gengoux-de-
Scissé 323 14% 270 15% 23 -20% 30 51%
Tournus 3447 14% 2835 9% 144 2% 468 69%
Uchizy 461 22% 352 15% 55 8% 54 171%
Viré 567 21% 483 25% 34 -44% 50 127%
Tournugeois &
Mâconnais Val de 853 16% 7309 15% 771 -14% 1018 62%
Département de Saône-
et-Loire 304031 11% 251533 10% 22750 -8% 29747 39% Bourgogne-Franche-
Comté 1525114 13% 1266928 13% 116586 -9% 141601 48%
France métropolitaine 33574742 17% 27805420 17% 3198944 10% 2570379 31%DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
17
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
2.1.2 Un parc de logement relativement âgé
La répartition du bâti selon leur date d’achèvement montre une franche proportion de
bâti ancien sur le territoire de la communauté de communes. 51% des logements, soit un
logement sur deux, a été construit avant 1946. Les proportions de 14%, 19% et 16% pour
les trois autres périodes reflète l’effort régulier de construction.
Les moyennes à l’échelle du territoire lissent cependant des situations très contrastées
suivant les secteurs, avec des proportions de bâti ancien allant de 38% (Lacrost) à 88%
(Martailly-les-Brancion) :
• Les communes au nord-ouest du territoire enregistrent des taux de bâti ancien plus
important (Martailly-les-Brancion 88%, Ozenay 88%, Grevilly 86%, La-Chapelle-sur-
Brancion 86%) et dans leur prolongement, les communes de Chardonnay (71%),
Cruzille (71%) et Burgy (76%). La présence de patrimoine classé (Ozenay, Cruzille),
associé à l’éloignement des axes de communication (Grevilly, Burgy), expliquent en
partie le développement très mesuré de nouvelles constructions sur ces communes.
On notera la présence du site de Brancion, haut lieu pittoresque de Saône-et-Loire
pesant sur les chiffres du bâti construit avant 1946 pour la commune de Martailly-les-
Brancion.
• Les communes de Plottes, Fleurville, Prety, Lacrost affichent des taux importants de
logement construits entre 1971 et 1990, ce qui correspond au premier desserrement
de la ville de Tournus (quartiers des années 70 prenant la forme de zones
pavillonnaires extensives). La commune de Fleurville sur cette même période
accueille les premières vagues de desserrement de l’aire mâconnaise. Sur la dernière
période ce sont les communes de Clessé, Viré, Lacrost et Bissy-la-Mâconnaise qui
montrent des proportions importantes de bâti récent. Ces chiffres sont en corrélation
avec les dynamiques démographiques récentes du territoire (augmentation
démographique au sud alimentée par l’arrivée de jeunes ménages en quête
d’accession à la propriété proche des pôles d’emploi principaux migrations
domicile/travail en direction de Mâcon très importantes, etc….).
51%
14%
19%
16%
40%
19%
25%
16%
37%
20%
26%
17%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Avant 1946 Entre 1946 et 1970 Entre 1971 et 1990 Entre 1991 et 2010
Les logements selon la période d'achèvement CC du Tournugeois/Val-de-
Saône
Département Saône-et-Loire
Bourgogne-Franche-Comté
49,8%
61,6%
40,6%
8%
8%
24%
21%
15%
21%
21%
15%
15%
Viré
Lugny
Tournus
Logements selon la période d'achèvement
Avant 1946 Entre 1946 et 1970 Entre 1971 et 1990 Entre 1991 et 2010DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
18
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
2.1.3 Une vacance en hausse
Le territoire du Tournugeois & du Mâconnais-Val-de-Saône a gagné 400 logements
vacants entre 1999 et 2013, et compte aujourd’hui un peu plus de 1000 logements
vacants (11%). La proportion de logements vacants est plus importante qu’à l’échelle
départementale et a augmenté plus rapidement depuis 1999.
D’une manière générale, la moitié des communes du territoire montre une vacance
supérieure à 10%, ce qui est largement en dessus de la vacance théorique des
6% (vacance « normale » garante d’un marché de l’habitat fluide).
5%
6%
7%
8%
9%
10%
11%
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013
Evolution du poids de la vacance dans le parc de logement
CC du
Tournugeois/Mâco
nnais-Val-de-Saône
Dep de Saône et
Loire
Aire Urbaine de
Mâcon
Aire Urbaine de
ChalonDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
19
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Les communes les plus peuplées concentrent naturellement plus de logement vacants, au
regard du nombre de logement total plus important. Ainsi, Tournus, Lugny, Uchizy, Viré et
Plottes cumulent un peu plus de 680 logements vacants, soit 70% de la vacance générale
du territoire.
En proportion, cinq communes atteignent des pourcentages préoccupants : Ozenay (19%),
La Truchère (17%), Le Villars (16%) et enfin Tournus et Lugny où la vacance représente
14% du parc de logement (468 logts à Tournus, 70 à Lugny).
Seules cinq communes affichent des taux de vacance faible : Farges-lès-Mâcon (4%),
Clessé (5%), Prety (5%), Lacrost (5%) et Royer (6%).
La vacance « excédentaire », au-delà de la proportion de rotation de 6%, est
principalement concentrée à Tournus, qui à elle seule accueille près des deux tiers de la
vacance excédentaire.
Le focus sur l’âge du parc ancien montre la très proportion de logements vacants dans le
parc ancien (61% dans le bâti antérieur à 1919). Les coûts de réhabilitation parfois trop
élevés, et l’importance des biens de familles en indivision ou simplement délaissés
alimentent la vacance dite d’obsolescence.
0
100
200
300
Tournus/Plottes Lugny/Viré Autres communes
281
55
135
Nombre de logement vacant exédentaire (>6%)
61%
9%
11%
12%
4% 3%
Logements vacants selon la période d'achèvement
Avant 1919
de 1919 à 1945
de 1946 à 1970
de 1971 à 1990
de 1991 à 2005
de 2006 à 2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Tournus
Ozenay
Lugny
Uchizy
Viré
Plottes
La Truchère
Logements vacants selon la période d'achèvementDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
20
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
2.2 Typologie des résidences principales
2.2.1 Une représentation croissante de la propriété
La part des propriétaires occupants a progressé de 5 points entre les recensements de
1999 et 2013, passant de 63% à 68%. Cette tendance au renforcement de la propriété
correspond à un phénomène national au cours des années 2000.
L’offre de logements est de moins en moins diversifiée, avec une diversité concentrée
dans la ville de Tournus :
• Tournus accueille environ 50% de ménages en location, pour 50% de ménages propriétaires. Cela s’explique par la présence d’une offre importante de logements locatifs publics et privés.
• Les autres communes accueillent en moyenne 80% de propriétaires, cette proportion s’étant largement renforcée depuis 15 ans. Lugny, Viré et Plottes accueillent toutefois une proportion de locatifs, notamment des logements locatifs privés (le parc social reste très majoritairement concentrée à Tournus et à Plottes).
• En dépit de la tendance générale, certaines communes ont conforté leur parc locatif. C’est notamment le cas pour Fleurville et Lacrost.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
21
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
2.2.2 Une majorité de grands logements
D’une façon générale, les logements sont de grande taille, les 4 pièces et plus
représentent 70% du parc de logement en 2012 contre 65% en 1999. Les logements de 3
pièces et moins ne représentent que 29% des résidences principales en 2012 contre 34%
en 1999. Les 2/3 des petits logements (T1/T3) sont répartis dans les communes de
Tournus (57%) et Lugny (6%).
La croissance des grands logements est liée en partie à la typologie du bâti ancien mais
surtout aux logements pavillonnaires crées lors des dernières décennies.
L’évolution récente des typologies de ménage (hausse des personnes seules et des
familles monoparentales) induit un besoin croissant de logements de taille
intermédiaire (T2, T3). La production de petits logements, et de logements locatifs, est
nécessaire à plusieurs niveaux :
- C’est une condition essentielle pour capter des populations vieillissantes en
recherche de proximité de services ou ayant le souhait de rester sur leur commune
d’origine dans un logement plus adapté.
- Elle permet de répondre aux changements de situation de plus en plus fréquents
(célibat, divorce, veuvage, apprentis, saisonnier….).
- Cela permet de capter les ménages en début de parcours résidentiel, à partir d’une
autre stratégie que celle basée sur l’accession à la propriété.
2.2.3 Un parc locatif relativement polarisé sur Tournus, notamment pour l’habitat abordable
L’offre locative globale (sociale et privé) représente 30% des résidences principales en
2013. Le parc de logements abordables est principalement développé à Tournus, qui
accueille la grande majorité de l’habitat social :
• D’après les données de l’INSEE, la part du logement locatif social est de 9% et
représente un peu plus d’1/3 de l’offre locative. Le territoire dispose de plus de 550
logements locatifs sociaux concentrés à 90% dans les communes de Tournus, Plottes
et Lugny. 4 autres communes possèdent une offre de logement locatif social plus
faible mais restant proportionnellement équilibrée par rapport au nombre de
logement total des communes : Clessé, Lacrost, St-Gengoux-de-Scissé, Cruzille. Les
quartiers d’habitat social type années 70/80 se trouvent sur la commune de Plottes,
limitrophe à Tournus dans sa partie sud, le village de Plottes se trouvant sur les
hauteurs.
• Les communes possèdent pour la majorité d’entre elles des logements communaux,
qui viennent pallier les carences de logement social dans les petites communes. Les
communes de St-Gengoux-de-Scissé (17 logements communaux au total, via des
opérations de réhabilitation ou d’acquisition), Lugny (13 logements communaux et un
logement d’urgence), Viré (13 logements communaux), ou encore Uchizy (7
logements communaux). Ces logements ont, pour la quasi-totalité, occupés.
Les locatifs privés gérés par des particuliers ou par les municipalités offrent une
certaine diversité, notamment dans les petites communes (conventionnés privés et
communaux et/ou offre classique privée).
Depuis 1999, le volume de logements sociaux sur le territoire n’a pas augmenté,
cependant plusieurs opérations ont vu le jour sur le territoire ces dernières années.
Quatre bailleurs sociaux sont présents sur le territoire : l’OPAC de Saône-et-Loire, Mâcon
Habitat, la Semcoda et Dynacité, mais c’est l’OPAC qui possède le plus important
patrimoine avec 470 logements.
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Nombre de personne par ménage
Nombre de pièce par résidence principale
Comparaison : nombres de personnes par ménage et nombre de
pièces par logement, en 2013
1 2 3 4 5 et plusDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
22
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
L’OPAC est historiquement le bailleur le plus implanté (premier quartier d’habitat social
de Tournus), ce qui explique la teneur de son patrimoine. Néanmoins l’intervention de la
SEMCODA s’est renforcée au cours des dernières années. Les deux bailleurs ne proposent
pas les mêmes produits, ce qui permet davantage de diversification de l’habitat social en
construction neuve (cf. exemples ci-dessous). 73% du parc locatif de la SEMCODA se
présente sous forme de pavillonnaires (70 pavillons), soit du logement mitoyen ou
individuel.
La commune de Lacrost envisage un partenariat avec la SEMCODA pour la création d’un
ensemble commerce/logement à l’entrée de la commune. Plusieurs logements
conventionnés sont envisagés dans l’opération.
Peu d’opérations de réhabilitation portées par les bailleurs sociaux sont aujourd’hui
connues. Le logement social étant de moins en moins financés, les bailleurs sociaux
peuvent avoir des difficultés à porter les programmes de rénovation. De nouvelles formes
de montage financier semblent nécessaires pour favoriser la réhabilitation entre les
collectivités et les bailleurs sociaux.
Habitat collectif en cœur de ville, Lacrost (réalisation OPAC 71)
Habitat individuel en extension, Plottes (réalisation SEMCODA)
Certains quartiers d’habitat social souffrent d’une vacance de longue date et présentent
des typologies de logement inadaptées par rapport aux attentes des ménages.
Les logements collectifs HLM sont les plus touchés, et l’OPAC 71 prévoit la démolition de
certains de ces bâtiments dans l’optique de dé-densifier certaines zones par la
reconstruction de logements de formes différentes. Deux projets de démolition sont
aujourd’hui connus :
- TOURNUS : 2 immeubles dans le quartier des Sept Fontaines pour l’OPAC 71
- LUGNY : 1 immeuble pour Mâcon-Habitat
0 100 200 300 400 500 600
Tournus
Plottes
Lugny
Cruzille
Lacrost
Montbellet
Clessé
Répartition des logements sociaux en 2016
OPAC 71 SEMCODA DYNACITE MACON-HABITATDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
23
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Logement social sur le territoire 2.3 La construction neuve
2.3.1 Une production de logements en baisse, et déséquilibrée
D’après la base Sitadel des logements réellement commencés, environ 600 constructions
ont fait l’objet d’un permis de construire (ou déclarations préalables) entre 2005 et 2014,
soit 60 permis par an. Le rythme de production est croissant jusqu’en 2007, puis chute
brusquement en 2008, des suites de la crise.
En 2011, la construction neuve a été plus importante du fait de la sortie de lotissement
sur la commune de Lacrost et Tournus. Depuis, les rythmes se sont considérablement
amenuisés, et plusieurs parcelles de lotissements sont aujourd’hui vacantes (Saint-Albain,
Viré). Cette situation révèle une certaine détente récente de l’accession à la propriété
depuis la crise de 2007-2008.
0
50
100
150
2005 2006 2007 2008 2009 2011 2012 2013 2014
Nombre de construction neuve, données Sytadel
89%
11% 0%
Typologie de la construction neuve Logement individuel
(opération individuelle ou
groupée)
Logement collectif
Logement en résidence
OPAC 71 : Cruzille
Mâcon-Habitat : Cruzille
SEMCODA : Plottes
SEMCODA : Lacrost
OPAC 71 : PlottesDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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L’analyse de la typologie des logements commencés met en évidence l’importance de
l’individuel pur dans les formes d’aménagement (lots à bâtir). Cette forme de production
permet principalement d’accueillir des propriétaires accédant, et est peu favorable à la
diversification de l’offre de logements. Seuls Tournus, Plotte, Lacrost et Lugny ont produit
des opérations d’ensemble permettant la diversification de l’offre de logements
(lotissements, opérations d’aménagement).
L’analyse de la construction neuve met en évidence les déséquilibres du territoire en
termes de production de logements :
• Les communes le long des axes de communication (A6, RD 906) ont absorbé les plus importants volumes de constructions neuves. Certains villages ont accueilli entre 2005 et 2014 des constructions importantes par rapport à leur taille (Lacrost, Chardonnay , Uchizy…).
• Tournus a produit un nombre de logements important, mais insuffisant pour pallier à la diminution de la taille des ménages. Ce niveau de production n’a pas permis de maintenir la population.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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2.3.2 Un marché foncier et immobilier très disparate
Le prix de vente moyen au m² (maisons et appartements et terrains à bâtir) est
particulièrement lié à la proximité des axes de communication (Val de Saône) et de l’aire
urbaine de Mâcon (Sud du territoire). Ce prix est également dépendant du nombre et de
la qualité des produits proposés. Dans la moitié Nord-Ouest du territoire, le prix moyen au
m² est dégressif, d’autant plus dans certains bourgs proposant un nombre de biens à la
vente important (Lacrost, Uchizy, Plottes). D’après les entretiens élus, le prix au m² selon
les communes varie entre 40 et 70 m² sur le territoire selon les gradients lisibles sur la
carte des prix moyens de l’immobilier, ci-dessus.
On retrouve davantage de maisons à la réhabilitation dans les monts du mâconnais, où la
pression foncière viticole est plus forte et où le bâti patrimonial est attractif. Au contraire,
il existe plus de logement type années 70 à vendre sur les communes du Val-de-Saône et
autour de Tournus.
Source : estimations de prix meilleursagents.com, janvier 2016
Que ce soit par construction ou par achat dans l’ancien, le marché manque de petits
logements, de petites surfaces, qui permettraient de répondre aux évolutions de la
société : petits ménages, décohabitation, divorces, etc.
On retrouve sur le territoire un nombre de lots à bâtir non encore vendus important, sur
les communes suivantes par ordre décroissant : St-Albain, Préty, Viré, Uchizy, et une
vingtaine de lots sur Lacrost mis à la vente très récemment.
St-Albain Préty
Viré UchizyDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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2.3.3 Les travaux sur les bâtiments existants
Les dynamiques de réhabilitations ont été importantes sur les dix dernières années, de
manière globale sur tout le territoire. Les données Sitadel confirment ces tendances, et on
dénombre un peu plus de 200 bâtiments ayant reçu des travaux importants sur la période
de 2005 à 2015. On constate, comme pour la construction neuve, une diminution des
travaux à partir de 2007-2008.
Le territoire dénombre encore des bâtisses d’intérêt dans les centres bourgs, vacantes
et proche de l’abandon, sans aucun signe de mouvement (mise en vente, manifestations
du propriétaire).
2.4 La revitalisation du centre-bourg de Tournus
La ville de Tournus a élaboré, dans le cadre d’un appel à projets national, un programme
de revitalisation de son centre-bourg.
Le programme, qui vise globalement à redonner de l’attractivité au centre historique qui
connait une vacance importante (résidentielle et commerciale), va avoir des impacts
importants sur l’aménagement intercommunal des prochaines années. L’ambition de
reconquête des logements vacants du centre historique doit être intégrée dans les
projections de production de logements sur le territoire. Cette ambition pourra
questionner l’équilibre de l’offre à proposer entre le centre ancien de Tournus, les
quartiers plus récents de Tournus, et les villages limitrophes (Lacrost, Prety, Plottes en
particulier), ces communes constituant un ensemble fonctionnel unique en termes de
parcours résidentiels.
Les enjeux suivants ont été identifiés dans le cadre du diagnostic de revitalisation.
Enjeux à l’échelle de la ville
Quatre enjeux ont été identifiés à l’échelle de la ville de Tournus :
• Conforter le rayonnement sur le bassin de vie et élargir l'attraction de la ville, en
affirmant son identité, en diversifiant son offre commerciale, en affirmant sa
singularité résidentielle et en améliorant les entrées d’agglomération ;
• Capitaliser sur la polarité en emploi et sur les actifs, en développant l’offre de
services, en améliorant le lien entre la gare et le centre-ville, et en adaptant l’habitat
aux besoins des salariés en lien avec les entreprises ;
• Renforcer le rayonnement touristique de Tournus, en développant les produits, en
densifiant les équipements de loisirs, en traitant l’interface centre-ville / quai et
l’interface centre-ville / abbatiale, et en accompagnant la montée en gamme de
l’offre de camping ;
• Replacer le centre au cœur de la ville, et le connecter au reste de la ville, en traitant
l’urbanisation de la rive gauche, en connectant le centre-ville aux axes de flux, et en
connectant le centre-ville avec les quais.
34
49
29
14 13 15
6 9
12 12
0
10
20
30
40
50
60
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Nombre de constructions sur bâtiments existants, données Sitadel
Cruzille Grevilly Cruzille (réhabilitation en cours)DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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Enjeux à l’échelle du centre-ville
Quatre enjeux ont été identifiés à l’échelle du centre-ville :
• Doter le cœur de ville de locomotives commerciale de flux, en définissant un
périmètre prioritaire de centralité à conforter, en recentrant l’activité, en
développant d’une offre tertiaire de cœur de ville, et en accueillant des équipements
non alimentaires et des commerces différenciants (terroir) ;
• Resserrer les linéaires commerciaux, en réduisant le linéaire existant et en
recentrant les commerces, en différenciant les espaces, en améliorant les liens entre
les espaces commerciaux et avec les espaces de périphérie ;
• Créer des espaces de convivialité à forte identité, en renforçant la place du piéton
dans la ville, en aménageant les quais et en mettant en œuvre les projets urbains de
la place Carnot et de la place de l’Hôtel de ville ;
• Améliorer le parcours marchand et piéton en cœur de ville, en améliorant les liens
parkings / commerces, le lien abbaye / cœur de ville et le lien quais / cœur de ville.
2.5 Synthèse des dynamiques résidentielles
La production de logements sur le territoire a été, depuis les années 1990, très orientée
sur l’accession à la propriété, au détriment du parc locatif et des petits logements. Depuis
2007, on constate une forte chute des dynamiques d’accession et donc de construction,
ce qui explique en partie le ralentissement de la croissance démographique. La production
« type » de l’accession est en décalage par rapport à des besoins différents qui sont
montés en puissance : logements locatifs, logements abordables, logements plus petits et
moins chers, logements adaptés aux Personnes à Mobilité Réduite.
L’offre de logements diversifiés doit être confortée, mais elle reste très concentrée dans
les principales polarités (Tournus-Plottes et Lugny principalement). Ce constat pose la
question de l’échelle des parcours résidentiels, qui peuvent aujourd’hui être
intercommunaux mais pas communaux, les villages ne répondant pas aux besoins en
logements de manière complète. La polarisation de l’offre de logement tend à renvoyer
les personnes les plus fragiles (personnes à faibles ressources, personnes âgées) vers les
polarités, ce qui limite la mixité sociale.
Il faut bien souligner que ces tendances (difficultés à diversifier l’offre, et concentration de
la diversité dans les pôles) est directement liée à la manière de produire des logements. La
production de lots à bâtir, comme elle se fait très majoritairement dans les villages,
permet difficilement de produire autre chose que des grands logements en accession.
Enfin, le PLU devra intégrer l’enjeu de la revitalisation des centralités, qui conditionne
l’attractivité future du territoire. L’enjeu de revitalisation est particulièrement important
dans le centre ancien de Tournus, où des moyens conséquents vont être mobilisés pour
redonner de l’attractivité au parc de logements. Une offre de logements importante va
être mobilisable dans le centre historique, et cette offre devra être prise en compte dans
les choix intercommunaux de développement.
Les enjeux de revitalisation devront également être considérés dans les autres communes.
On retrouve à Lugny, et dans une moindre mesure dans certains villages et hameaux à
dimension patrimoniale, des problématiques notables de dévitalisation des centres
historiques, sur lesquelles le PLU pourra définir des objectifs.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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3 L’OFFRE DE SERVICES ET LA MOBILITE
3.1 Situation du territoire et positionnement régional
Le territoire bénéficie de la proximité des pôles d’emplois, de services,
d’équipement et de commerces mâconnais et chalonnais, en particulier
pour l’offre d’équipements et de services supérieurs.
La ville de Tournus joue un rôle structurant pour le territoire, en offrant
une gamme complète d’équipements et de services intermédiaires:
▪ Services administratifs : gendarmerie, trésorerie, Poste, Service
Départemental d’Incendie et de Secours,
▪ Formation : collège, Lycée agricole avec des filières générales
▪ Loisirs et culture : stade, gymnase, piscine, centre culturel et de
loisirs,
▪ Santé et services d’action sociale : hébergement pour personnes
âgées, centre médico-social, hôpital local,
▪ Deux supermarchés et plusieurs commerces spécialisés,
▪ Banques, maison de santé, dentistes, pharmacie, vétérinaire.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Le territoire est également maillé de pôles de proximité, dans sa partie Sud :
▪ Lugny, bourg principal du Haut Mâconnais, offre un panel de services et
d’équipements de proximité : agence postale, maison de santé, agence
d’assurances, opticien, fleuriste, distributeur de billet, station-service et
commerces d’usage quotidien (boulangerie, bar-tabac, pharmacie, etc.),
▪ Viré est un pôle secondaire qui est en train de se renforcer, avec
l’aménagement d’un espace de commerces de proximité au centre- ville
et l’arrivée prochaine d’un EHPAD, non loin d’un espace déjà dédié à
différents équipements d’accueil (foyer rural, maison de jeune, école,
stade foot…).
▪ Les habitants s’orientent également, en fonction de leur localisation
géographique, vers des pôles de proximité à l’extérieur du territoire, en
particulier Pont-de-Vaux et Cuisery, qui sont bien dotés en services et
également en commerces.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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3.2 L’organisation de l’offre de services
3.2.1 Une offre de santé qui se développe, et qui devra continuer de se développer
Une organisation territoriale orientée vers Mâcon
Onze Groupements Hospitaliers de Territoires ou GHT (dans le cadre de la loi de
modernisation du secteur de la santé) ont été délimités récemment en Bourgogne-
Franche-Comté, afin d’organiser la prise en charge du patient à une échelle territoriale
plus conséquente. Le territoire appartient au GHT « Bourgogne Méridionale », qui intègre
le Sud de la Saône et Loire.
L’hôpital de Tournus, considéré comme un hôpital local, ne comprend pas de services des
urgences, ni de maternité ni de service de chirurgie. Les habitants doivent donc s’orienter,
pour les besoins spécifiques, vers les pôles de références, qui sont Mâcon et Paray-le-
Monial pour le GHT « Bourgogne Méridionale ». Toutefois, une partie de la population du
territoire se dirige vers le pôle de Chalon, qui propose une offre hospitalière complète.
Mâcon reste le pôle principal utilisé pour le service des urgences et la maternité.
Une offre de santé de proximité qui se renforce
La structuration de l’offre de santé de proximité est relativement récente : l’ouverture des
maisons de santé de Tournus et Viré date de 2012, celle de Lugny de 2015. L’organisation
des professionnels comme des élus pour structurer l’offre de proximité rend compte d’un
réel dynamisme local, de la part des praticiens comme des bénéficiaires.
Les trois maisons de santé réunissent un peu plus d’une quarantaine de praticiens dont 10
généralistes. La maison de santé communautaire du Tournugeois comprend un local
conçu pour recevoir les petites urgences (palliant sommairement à l’absence d’hôpital).
• La maison de santé de Tournus (locaux intercommunaux) réunit un peu plus de 20
praticiens des différentes disciplines médicales. Inaugurée en 2012, elle est le résultat
d’une volonté commune entre praticiens et élus poursuivant plusieurs objectifs :
enrayer la fuite des spécialistes vers les pôles de Mâcon et Chalon, moderniser l’offre
par l’amélioration des conditions d’accueil et favoriser l’installation de nouveaux
praticiens. Un studio est à disposition pour de jeunes praticiens ou d’éventuels
remplaçants. Des professionnels de santé ont évoqué le développement d’un pôle de
gynécologie-obstétrique nécessitant des agrandissements pour de nouvelles activités.
• Le cabinet médical de Lugny, récemment terminé, héberge d’ores et déjà un panel
conséquent de 9 praticiens pluridisciplinaires (médecin généraliste, infirmier…) dans
des locaux communaux.
• La maison de santé de Viré, ouverte depuis 2012, compte 9 praticiens dont 4
médecins généralistes (ostéopathe, orthophoniste, cabinet d’infirmier,
pédicure/podologue, diététicien/nutritionniste).
La maison de santé du Tounugeois prévoit dans ses locaux une salle pour des
permanences de médecins spécialisés (gastro-entérologues, dermatologue,
gynécologie…), ces consultations reposant sur des diagnostics de médecins généralistes
du territoire estimant la consultation d’un spécialiste comme prioritaire. Un pôle médical
est en projet sur la ville de Tournus, pour venir conforter la maison médicale réalisée
quelques années auparavant.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
La présence et la répartition des pharmacies suivent de près la démographie médicale
avec 4 pharmacies sur la ville de Tournus, 1 à Lugny et une à Fleurville.
Maison de santé de Viré : Maison de santé de Tournugeois :
L’accessibilité de l’offre de santé
Avec une quarantaine de praticiens libéraux réunis dans les maisons de santé et les
médecins généralistes exerçant en dehors de ces structures, le territoire montre une
densité de praticiens satisfaisante, supérieure à la moyenne départementale (69 ETP pour
100 000 habitants).
Néanmoins, le nord-ouest du territoire
(la Chapelle-sous-Brancion, Ozenay,
Martailly-les-Brancion) montre une
accessibilité potentielle localisée aux
médecins généralistes moins
développée. La distance qui les sépare
du premier médecin généraliste est plus
importante que dans les autres
communes.
Accessibilité potentielle localisée
3.2.2 L’offre de services pour personne âgées
L’offre existante
La demande des seniors pour des logements en rez de chaussée, non loin des commerces
et services est importante, et particulièrement ressentie à Tournus et dans les bourgs
ruraux accueillant plus de services. Les projections démographiques, qui prévoient une
poursuite du vieillissement, laissent présager une hausse de la demande dans les
prochaines années.
En termes d’offre d’accueil médicalisée, le territoire compte pour l’instant 1 EHPAD, dans
les locaux de l’hôpital de Belnay (Saint-Philibert) à Tournus, de 180 places pour personnes
dépendantes. Une résidence pour personnes âgées autonomes compte également 70
logements à minima adaptés (ascenseur, visite médicale…). Pour une population de plus
de 15 000 habitants, le manque de lits pour personne dépendantes est déjà avéré.
Des services d’aides à la personne sont également implantés à Tournus, la Chapelle-sous-
Brancion et Lugny (ménage et soins à domicile). Cette offre permet de faciliter le maintien
à domicile des personnes âgées.
Les projets
Plusieurs projets en cours, qui vont permettre de renforcer l’offre d’accueil des personnes
âgées, méritent d’être soulignés :
• Plusieurs projets à destination de l’accueil de personnes âgées sont en cours sur la
commune de Tournus : l’agrandissement de l’EHPAD complété par la réalisation
d’une maison senior comprenant des logements non médicalisé (67 logements dont
12 adaptés). Le développement de la maison de santé prévu dans le centre-ville de
Tournus va dans le sens du rapprochement des services à la population.
• La commune de Viré accueillera à l’horizon 2019 un EHPAD d’une taille conséquente
(90 lits). Celui-ci viendra s’implanter au sein d’un espace déjà dédié aux équipements
publics (proche de l’école et du foyer rural).DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
• La commune de Lacrost, en partenariat avec la SEMCODA, ajuste un projet de
logements adaptés pour personnes âgées (rez de chaussée, système de gardiennage),
localisés sur la zone nouvellement urbanisée (lotissement sud-est).
• La commune de Lugny porte également un projet de Petites Unités de Vie (PUV), qui
doit venir améliorer l’offre d’accueil dans le bourg.
3.2.3 Les services scolaires
Le territoire propose une offre scolaire qui répond aux besoins des habitants pour le cycle
primaire et le cycle secondaire :
• Le territoire compte 3 collèges situés à Tournus et à Lugny, vers lesquels sont
orientés la majorité des adolescents de ce cycle. Le territoire compte également 2
lycées tous deux situés à Tournus. Les élèves du secondaire vont en priorité sur le
lycée de Tournus néanmoins une partie s’orientent sur le lycée de Mâcon (par le jeu
des options).
• Les effectifs du secondaire ont gagné une centaine d’élève entre 2005 et 2015.
Cependant une grande partie des communes au sud du territoire vont prioritairement
au Lycée de Mâcon, dont les effectifs sont à contrario en baisse (6326 élèves en
2005 ; 6224 élèves en 2015).
• Les effectifs de classe maternelle et de classe élémentaire ont perdu une centaine
d’élèves entre 2005 et 2015. Les pertes et les gains d’élèves par commune oscillent
rapidement d’une année sur l’autre (en corrélation avec les dynamiques
démographiques). Les petites communes connaissent des difficultés pour stabiliser
les effectifs, du fait de l’accueil de populations au coup par coup.
Pour l’enseignement supérieur, les villes de Dijon et Lyon accueillent une partie
importante des jeunes étudiants, sur les filières universitaires classiques. Néanmoins
l’offre universitaire et/ou professionnalisante de Chalon-sur-Saône et du Creusot offre
une alternative intéressante en fonction des orientations.
Le lycée d’horticulture et des paysages et le lycée Gabriel Voisin, proposent 3 sections
d’études supérieures (BTS/Licence pro).
• Un BTS Aménagement Paysager et une licence professionnelle en apprentissage (en
collaboration avec l’IUT de Dijon) pour le lycée d’horticulture et des paysages.
• Un BTS Conception et réalisation de systèmes automatiques au lycée Gabriel Voisin.
3.2.4 L’offre petite enfance
On retrouve sur le territoire une offre dédiée pour la petite enfance :
• Une micro crèche à Cruzille (8 places) de compétence intercommunal
• Un centre multi accueil à Viré en cours de travaux (modernisation et agrandissement) de compétence intercommunal avec 17 places.
• Une MAM (Maison d’Assistance Maternelle) à Lacrost de 12 places
• Une maison de l’enfance à Tournus (25 places)
• Une MAM à Uchizy (12 places)
• Une MAM à Saint-Gengoux-de-Scissé (dans des locaux commuaux)
Les maisons d’assistantes maternelles se développent maintenant plus fortement que les
crèches intercommunales. Avec un peu moins de 90 places (effectifs petite enfance), le
territoire montre une carence certaine en capacités d’accueil. En 2013, les enfants de
moins de 4 ans sont au nombre de 850.
Collège Etablissement 2005 2015
Lugny VICTOR HUGO 449 520
Lugny LA SOURCE 102 123
Tournus EN BAGATELLE 424 433
Lycée Etablissement 2005 2015
Tournus GABRIEL VOISIN 514 602DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
3.3 L’aménagement numérique
3.3.1 La couverture numérique du territoire
La couverture 2G sur le territoire, qui permet d’assurer les appels téléphoniques, est
quasiment complète sur les trois réseaux mobiles principaux (carte ci-contre à gauche).
Sur quelques points
ponctuels, seul le
réseau d’orange
France est disponible.
En revanche la
couverture 3G (carte
ci-contre à droite), qui
permet l’accès à
Internet, est beaucoup
plus contrastée selon
les secteurs. Le bassin
de Tournus / Lacrost /
Préty compte 4
opérateurs mobiles
assurant la couverture
3G. L’axe du Val-de-
Saône est lui aussi
bien doté avec une
moyenne de trois
opérateurs présents.
Les monts du
mâconnais (ouest du territoire), sont quant à eux moins bien couverts, présentant même
quelques zones blanches. Les trois grands opérateurs couvrent certaines zones avec une
légère dominance du réseau orange. La couverture 3G suit de près la géographie du
territoire et les reliefs, comme le montre la carte ci-contre.
- CC DU
TOURNUGEOIS-
MACONNAIS-VAL-
DE-SAONEDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
La couverture 4G sur le territoire avance à petits pas. Seules les grandes villes de Saône-
et-Loire (Chalon-sur-Saône et Mâcon) et leurs alentours (10klm) sont aujourd’hui
couverte par différents opérateurs, Orange en tête suivie de Bouygues télécom et SFR qui
a récemment couvert les zones de Chalon-sur-Saône et Mâcon.
3.3.2 La stratégie départementale de déploiement du Très haut Débit
Le Schéma directeur territorial d’aménagement numérique (SDTAN 71), réalisé en 2012,
planifie et organise l’aménagement numérique du département de Saône-et-Loire. Les
objectifs de déploiement du très haut débit via la pause de fibre optique sur le
département sont prévus selon 3 niveaux de cibles :
• Les sites stratégiques situés dans les chefs-lieux de canton et les communes sièges
d’EPCI: établissements de santé, sites d’enseignement, espaces culturels et
touristiques, etc.
• Les sites prioritaires non intégrés dans la liste précédente qui rassemblent les
différents équipements situés en dehors des chefs-lieux de canton et des communes
sièges d’EPCI jugés d’intérêt public ou économique : autres mairies ou équipements
publics, sites d’enseignements, espaces culturels et touristiques, ZAE.
• Les foyers des particuliers
La montée en débit doit s’échelonner sur plusieurs années à l’échelle départementale. La
desserte des sites stratégiques et de 25% des foyers est prévu pour 2017, puis les sites
prioritaires et 70% des foyers de 2017 à 2020 et la desserte à l’ensemble du territoire
départemental en 2025.
Plusieurs sites stratégiques listés dans le SDTAN se trouvent sur le territoire, pour
l’installation de la fibre optique:
• la zone d’activité de Lacrost ;
• les sites d’enseignements : le collège Victor Hugo de Lugny, le collège en Bagatelle de
Tournus ;
• les établissements de santé : le siège départemental des ADMR, l’EHPAD de la
Résidence de l’Arc et la maison de retraite des 7 fontaines à Tournus
• les bibliothèques municipales de Tournus et Lugny
• les espaces culturels et touristiques :
• Clessé : église romane
• Cruzille : Musée de l’outillage et artisanal et rural et Bourguignon
• Martailly-les-Brancion : Château de Brancion et l’église romane « Saint pierre »
de Brancion
• Ozenay : Eglise romane
• Tournus : Abbaye Saint-Philibert, église Sainte-Madelaine, Hôtel-Dieu et musée
de Greuze, le musée Bourguignon ; le musée du vélo, le siège de l’UDOTSI
La carte stratégique ci-après reprend les étapes d’installation de la fibre optique pour les
foyers. Le territoire doit bénéficier des premières phases d’équipement (en bleu), avec
une desserte prévue en 2020.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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3.4 Les infrastructures de transport
3.4.1 Un territoire bien irrigué au niveau régional et départemental
Le département de Saône-et-Loire tient une place stratégique au niveau régional. Aux
franges sud de la Bourgogne, jouxtant la plaine de Bresse et approchant l’aire
métropolitaine Lyonnaise, il est doté d’infrastructures structurantes à l’échelle nationale
(autoroute A6, axe PLM, RCEA, RN6…).
Le territoire d’étude tient une position intéressante au sein du département. Il est
traversé par l’axe ferré « Paris-Lyon-Marseille » (PLM), l’autoroute A6 (Lyon-Paris),
l’ancienne Route nationale 6 et le fleuve de la Saône. Le territoire compte trois ouvrages
de franchissement de la Saône (ponts), un échangeur autoroutier, deux gares SNCF, deux
ports de plaisance sur Tournus et la Truchère et quelques pontons le long de la Saône (Le
Villars, Pretty).
Le réseau routier du territoire est constitué de plusieurs niveaux d’infrastructures à
différencier :
• L’autoroute A6 traverse du nord au sud la région, reliant Lyon, Mâcon, Chalon-sur-
Saône à Paris. L’A31, plus au nord au niveau de la ville de Beaune permet de rejoindre
Dijon puis l’axe Dole, Besançon, Montbéliard redistribuant lui-même les flux routiers
vers la Suisse et l’Allemagne. Le territoire compte un échangeur au niveau de la ville
de Tournus, qui permet d’accès au réseau autoroutier de manière relativement
rapide pour la majorité des populations.
• La départementale D906 constitue un axe structurant du territoire. Ancienne Route
Nationale 6, reliant Paris à l’Italie, son tracé borde le fleuve de la Saône. Avec des
chaussées dédoublées, permettant les dépassements, cette infrastructure supporte
des trafics importants d’échelle locale comme régionale et nationale.
• Le territoire est maillé par un réseau de routes secondaires, desservant toutes les
communes du territoire, avec des niveaux de calibrage variables.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
3.4.2 Des trafics importants concentrés dans le val de Saône
Sur le territoire, environ 50% des actifs travaillent hors de leur commune de résidence. Un
petit peu plus de 3000 habitants sortent chaque jour pour travailler à l’extérieur du
territoire quand 2500 y rentrent. Les migrations domicile travail représentent à elles
seules, un volume de déplacements très important. Une grande partie des déplacements
se font en direction de Mâcon, ce qui occasionne des trafics fortement concentrés aux
heures de pointe. Ces trafics viennent s’additionner aux trafics de « transit », plus répartis
sur la journée et surtout concentrés sur la RD906 en complément de l’autoroute.
L’axe structurant de la RD 906 accueille plus de 10 000 véhicules/jour entre Sennecey-le-
Grand et Mâcon. Les trafics sont globalement stables : les comptages routiers enregistrent
une légère baisse (- 0,96%) de trafic pour le point de comptage permanent de Sennecey-
le-Grand, tandis que celui de Saint-Jean-la-Priche augmente de 0,14%. La commune de
Lacrost, sur la rive gauche, est également traversée par un axe routier fortement
fréquenté, la RD 975, qui accueille plus de 5000 véhicules / jour.
Si la concentration et la diversité des infrastructures est un véritable atout pour le
territoire, elles génèrent néanmoins des nuisances diverses. Les communes de Tournus,
Saint-Oyen, Fleurville et Saint-Albain traversées par la RD906 sont particulièrement
concernées par les contraintes liées aux trafics denses (nuisances sonores, promiscuité
des piétons et automobiliste, problèmes de vitesse….). Le franchissement des
infrastructures peut également représenter une problématique notable (autoroute,
fleuve, réseau ferré, nationale 6…) et les ouvrages de franchissement (ponts, tunnels…)
sont parfois sous dimensionnés ou mal placés, ce qui crée des points de congestion
(particulièrement dans la ville de Tournus).
Le réseau secondaire maille toutes les communes avec des trafics modérés : une majorité
des routes secondaires accueillent moins de 1000 vl/j, et quelques axes plus empruntés
ne dépassant pas les 2500 vl/j, comme : la RD 55 (Lugny - Fleurville) ; la RD 56 (Lugny –
Chardonnay - Tournus) ; la RD 14 (Tournus - Ozenay - Martailly-les-Brancion).
On notera peu d’évolution entre 2013 et 2014 sur les comptages, seule une portion de
route située sur la commune de Fleurville enregistre une baisse de flux imputable à un
nouvel aménagement.
COMPTAGE 2013
COMPTAGE ROUTIER 2014DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
38
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
3.4.3 Des enjeux d’accidentologie, notamment sur la RD906 et la RD 975
Le nombre d’accident sur le territoire n’est pas négligeable. La majorité d’entre eux se
situent sur les routes à grandes circulation, soit la D906 l’axe structurant principal et la
D975 traversant la commune de Lacrost pour rejoindre la bresse bourguignonne.
Sur 5 ans,les services du département de Saône-et-Loire ont recensé 11 accidents mortels
sur le territoire. Les dernières tendances sur le département de Saône-et-Loire montrent
une certaine diminution, mais l’aménagement des deux axes routiers reste un enjeu
important à traiter dans le cadre du PLU intercommunal.
Source : Préfecture de Sâone-et-LoireDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
39
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
3.4.4 Des projets d’aménagement à prendre en compte
Les aménagements récents ou en cours
• Aménagement du rond-point de Fleurville
L’aménagement d’un giratoire en 2015 a permis une sécurisation certaine du carrefour
sur la RD 906 et une baisse du trafic dans le village.
Les entrées sur les routes à grandes circulations sont généralement des points
accidentogènes, comme c’était le cas pour la commune de Fleurville. Sur les deux
carrefours existants, seul celui placé au nord de la commune était aménagé et sécurisé, ce
qui occasionnait un rabattement important des usagers vers celui-ci traversant le village
pour s’insérer sur la D906.
• L’aménagement du quartier de la gare à Tournus
La réalisation d’un giratoire au-devant de la gare et le réaménagement du parking
améliore la fonctionnalité de cet espace. Ces aménagements ont permis de soigner
l’entrée de ville nord et s’inscrivent dans le projet de sécurisation de la traversée de
Tournus (ralentissement aux entrées de ville).
• La requalification de l’entrée de ville sud de Tournus et l’aménagement du site du Pas fleury
La ville de Tournus mène une étude d’aménagement sur l’entrée de ville sud (avenue
Maréchal Leclerc/ avenue du 23 janvier), carrefour faisant le lien entre le centre ancien,
les quais de Saône et la RD 906 (avenue Maréchal Leclerc). L’objectif est d’améliorer les
aménagements pour mieux faire coexister les différents usagers (piétons, vélo,
automobiliste…).
Le projet s’intègre dans une réflexion d’ensemble sur le fonctionnement urbain de la ville.
La réhabilitation commencée de la zone du Pas Fleury en pôle d’équipement, la
revitalisation du centre-ville, le réaménagement des quais sont autant de projets issus
d’une réflexion urbaine cherchant une certaine cohérence d’ensemble et plaçant le
cheminement doux au cœur des aménagements.
A plus long terme et pour rendre complet le travail sur les entrées de ville, une
amélioration de la RD 906 sur sa partie nord (entre l’échangeur et la gare) est envisagée.
AVANT
APRES
Giratoire et
aménagements annexes Parking de la gareDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
40
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
L’esquisse du projet (ci-dessous) présente les aménagements prévus en vue d’améliorer les
liaisons piétonnes entre le centre ancien et le pôle d’équipement de la zone du Pas-Fleury.
Les projets à plus long terme évoqués
• L’aménagement de la traversée du hameau de St-Oyen
Le hameau de St-Oyen est traversé par la RD 906 et connait des problèmes importants de
sécurité. La réduction des vitesses (passer de 70 à 50) et l’aménagement d’espaces publics
font partis des améliorations prévues.
• Le projet de redimensionnement du pont de Fleurville
Le pont franchissant la Saône au niveau de Fleurville et de Pont-de-Vaux connait depuis
plusieurs années une remise en question de sa capacité, notamment pour supporter les
poids lourds.
Du fait des problèmes occasionnés par les limitations de tonnage (entreprises obligées de
faire un détour de 30 à 40 km pour le franchissement de la Saône), plusieurs sondages ont
été effectués et le tonnage autorisé des poids lourds a été élevé à 26 tonnes. La limitation
du tonnage contraint encore le transport de marchandise ou de matière première et
impacte l’économie des territoires, d’un côté comme de l’autre de la Saône.
La construction d’un autre pont en amont du pont actuel a été envisagée (la réhabilitation
de l’existant coutant tout aussi cher que la réalisation d’un nouveau pont). Une demande
d’inscription de ce projet au plan-Etat-Région-Rhône-Alpes a été formulée et le projet est
en cours d’approfondissement.
Pont de Fleuville/Pont-de-VauxDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
41
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
3.5 Les transports en commun et les mobilités douces
3.5.1 Une offre stratégique en transports en commun
Le réseau ferroviaire et la desserte TER
Le territoire est traversé par 2 lignes TER : Lyon/Dijon/Paris et Dijon/Chalon-sur-Saône/
Mâcon (ligne locale). Deux gares sont présentes et facilitent l’accès aux agglomérations
proches :
• la gare de Tournus, qui est accessible pour la majorité des communes du territoire en
moins de 20 minutes. En 2007, un cadencement supérieur y a été mis en place, avec
la volonté de faciliter les échanges entre pôles d’emplois et d’encourager l’utilisation
des transports en commun (Métropole Lyonnaise, Mâcon ou encore Chalon-sur-
Saône). Des trains à destination de Dijon, Mâcon et Lyon Part-Dieu sont en gare de
Tournus toutes les heures en heure de pointe, matin et soir (25 départs vers Mâcon
et Lyon par jour, 17 départs depuis Lyon-Part-Dieu vers Tournus, 25 départs de
Mâcon vers Tournus). Ce cadencement représente un atout majeur pour le territoire.
• la gare de Fleurville/Pont-de-Vaux située plus au sud, qui ne dispose pas de guichet,
permet aux communes du sud du territoire de rejoindre le réseau ferré quand
Tournus se trouve trop éloigné. C’est une gare qui est majoritairement utilisée pour
l’accès au pôle d’emploi de Macon (6 trains par jour au départ pour Mâcon, et pas de
lignes directes pour la métropole Lyonnaise mais des correspondances depuis Mâcon
centre).
L’aire couverte par les deux gares permet à tout habitant d’accéder au réseau TER en
moins de 20 minutes.
La gare de Tournus n’accueille pas de TGV. L’accessibilité aux grandes lignes nationales
peut se faire par les gares TGV environnantes : les gares du Creusot-Montceau (1h30
pour Paris), Mâcon-Loché (1h40 pour Paris), Mâcon Ville et Chalon-sur-Saône.
Les réseaux de bus existant ne proposent pas de navettes pour l’accès aux gares TGV de
Mâcon Loché et du Creusot, qui ne sont pas accessibles via le réseau TER (contrairement à
Mâcon Ville et Chalon sur Saône).DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
42
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
43
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
La desserte en transport en commun routiers
La desserte de transport en commun est organisée
par le conseil général de Saône-et-Loire (Réseau
Buscéphale). Deux lignes sont présentes sur le
territoire :
• La ligne 14 emprunte l’axe Nord-Sud où sont
concentrées les infrastructures routières et
ferroviaire. Reliant Chalon-sur-Saône et Mâcon,
elle dessert 7 communes du territoire, toutes
situées dans la vallée de la Saône. Le réseau
Buscéphale présente des avantages tarifaires
(billet 2€, tout public, toute distance) mais un
très faible cadencement (2 horaires par jours à
9h et 15h environ). Les communes de Tournus,
Le Villars, Farges-lès-Mâcon, Montbellet,
Fleurville et Saint-Albain sont desservies.
• La ligne 11 venant de Louhans passe sur la
commune de Lacrost, au nord-est et relie le
territoire à la Bresse Bourguignonne. Celle-ci
propose davantage d’horaires que la ligne 14 (4
horaires par jour en semaine).DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
44
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
3.5.2 Les mobilités douces
Le développement des déplacements piétons permet d’améliorer le cadre de vie des
habitants. Des cheminements piétons ou cyclistes sont parfois l’occasion de recréer du
lien ou des connexions entre les quartiers d’un village, et de faciliter l’accès aux
équipements. Il ne s’agit pas toujours d’inventer de nouveaux parcours de déplacement
mais d’observer les pratiques déjà en cours pour venir sécuriser certains itinéraires ou
les rendre plus praticables.
Des aménagements doux assez peu développés
La ville de Tournus porte plusieurs projets d’amélioration des cheminements doux. Le
centre ancien de Tournus présente une morphologie adaptée (densité du centre-ville,
stationnement complexe) et les déplacements doux peuvent encore y être améliorés
(aménagement des quais, liaison entre le centre-ancien et les quartiers plus récents,
liaison entre les quartiers d’habitat et les équipements et commerces…).
Les aménagements dédiés pour les déplacements doux restent peu nombreux dans les
villages. On retrouve principalement ces aménagements au niveau des traversées
d’infrastructures (RD906 et RD975 en premier lieu), car l’aménagement de connexions
douces permet en général de limiter les vitesses et de pacifier les traversées. Des
itinéraires doux ont ainsi été développés à Fleurville et Saint Albain.
La traversée de la Saône par les déplacements doux peut également constituer un
enjeu, notamment entre Tournus et Lacrost. Les habitants sont amenés à traverser la
Saône en vélo, et les connexions actuelles entre les deux communes restent peu
sécurisées (aménagements très routiers). Des commodités ou des cheminements doux
mériteraient d’être réalisés
entre ces communes
voisines, au niveau de la
RD37 et de la RD975, afin de
faciliter les échanges
quotidiens.
RD975 entre Tournus et Lacrost
Une densité plus importante d’aménagements doux à vocation touristique
Le territoire est traversé par la voie bleue qui longe la Saône, déjà aménagée en site
propre au Sud de Tournus. Cet itinéraire vise à remonter la Saône jusqu’en Haute-Saône
et ce depuis Mâcon, où des travaux d’aménagements viennent tout juste d’être
inaugurés.
Un large réseau départemental de sentiers de découverte, dénommé « balades vertes »,
sillonne les communes à l’ouest du territoire. Dans le cadre de son PDIPPR, le
département soutient et labellise plusieurs itinéraires piétons, de formes classiques
(sentiers de découverte entre 4 et 25 kilomètres) et des parcours thématiques (plus
courts et jalonnés de panneaux d’information). Le territoire compte 2 sentiers
thématiques (sentier du site médiéval de Brancion et sentier du vignoble entre Uchizy et
Frages les Mâcon), et plus d’une trentaine de parcours balisés.
L’usage de ces itinéraires touristiques pour les déplacements des habitants reste peu
développé mais peut-être imaginé dans certains cas.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
45
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
3.6 Synthèse des services et de la mobilité
Le territoire est plutôt bien doté en services, ce qui constitue un avantage conséquent :
les pôles supérieurs de Chalon et de Mâcon sont proches, les pôles intermédiaires de
Tournus et de Pont-de-Vaux offrent des services intermédiaires de qualité, Lugny et Viré
proposent une offre de proximité dans le Mâconnais, le niveau de desserte numérique est
plutôt bon par rapport à la moyenne départementale. Cette situation positive constitue un
atout, mais elle ne doit pas masquer quelques enjeux de renforcement de l’offre locale,
sur les services de petite enfance et sur les services pour personnes âgées, qui vont être
importants à l’avenir et qui sont plus limités aujourd’hui par rapport à la demande.
Les conditions de mobilité sont très satisfaisantes dans l’ensemble, grâce à la présence de
l’axe TER (et des gares de Tournus et de Fleurville), à la proximité des échangeurs
autoroutiers de l’A6, et au bon niveau de calibrage des voiries départementales. Seules
quelques communes des monts du Mâconnais sont un petit peu plus éloignées des
infrastructures, notamment dans le secteur de Brancion.
La gestion de la présence des infrastructures représente toutefois un enjeu important. En
effet, si ces dernières constituent un atout, elles impactent également les communes
qu’elles traversent. La politique d’aménagement et de développement peut faciliter
l’intégration des infrastructures, via la localisation pertinente des zones de
développement, l’aménagement des entrées et des traversées de villages (RD906 en
premier lieu), l’aménagement des franchissements et des connexions entre les deux rives
de la Saône. L’aménagement des deux pôles gare du territoire constitue également un
enjeu majeur, pour profiter pleinement de la présence de l’infrastructure ferrée.
Enfin, il convient de souligner que des améliorations peuvent être apportées aux réseaux
de mobilités douces (piétons, vélos), à des fins touristiques mais également, dans chaque
commune, pour les habitants. Des efforts ont d’ores et déjà été engagés dans la ville de
Tournus, et dans les villages proches de la voie bleue, pour développer et sécuriser les
cheminements doux, mais la marge de progrès reste importante.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
46
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
4 LES DYNAMIQUES ECONOMIQUES
4.1 Les dynamiques de l’emploi et de l’activité
4.1.1 Une tendance à la baisse de l’emploi sur place, avec une dichotomie Nord-Sud importante
Le territoire accueille environ 5900 emplois sur place, relativement concentrés dans les
polarités :
• Tournus, ville principale, accueille 3400 emplois soit 56% de l’offre du territoire.
• Lugny et Viré, bourgs secondaires du Mâconnais, accueillent respectivement 413 et
364 emplois, ce qui représente en tout 13% de l’emploi total
• Les autres villages accueillent un emploi diffus à hauteur de 30% de l’emploi total.
Entre 2008 et 2013, le territoire a perdu 150 emplois (-2,5%), alors qu’il avait gagné, entre
1999 et 2008, 270 emplois (+5%). Cette baisse d’activité est comparable à la moyenne
départementale qui montre un recul de 2% de l’emploi entre 2008 et 2013.
Le territoire perd globalement de l’emploi entre 2008 et 2013, cependant les
dynamiques propres aux différents secteurs se révèlent contrastées :
• La ville de Tournus perd de l’emploi depuis 2008, bien qu’ayant connu une hausse
d’une centaine d’emplois entre 1999 et 2008. Cette perte s’explique en partie par le
déménagement de deux entreprises industrielles conséquentes : une sur la zone
intercommunale de Lacrost (REXAM devenue ALBEA, 150 emplois environ), et
Wagner&Co Solar France partie vers Simandre. Le pôle d’emplois de Tournus s’avère
70
80
90
100
110
120
130
1975 1982 1990 1999 2008 2013
Evolution du nombre d'emploi au lieu de travail
Aire urbaine de Chalon-
sur-Saône
Aire urbaine de Mâcon
Tournus
Reste de la Communauté
de communesDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
47
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
fragile et continue de perdre de l’emploi (perte progressive et parfois très marquée
depuis les années 70). De tradition industrielle, la ville de Tournus souffre de la
diminution de l’emploi industriel (phénomène national). La progression des domaines
tertiaires n’est pas assez conséquente pour inverser les tendances.
• Les communes de Viré, Clessé et Fleurville, situées au sud du territoire et à proximité
de Mâcon ont gagné 60 emplois. Viré poursuit sa dynamique d’emploi depuis 1999,
quand Fleurville et Clessé ont retrouvé de la croissance par rapport aux débuts des
années 2000. Ce sont finalement les communes de taille intermédiaires (Viré,
Clessé) tournées vers Mâcon et les communes proches de Tournus qui portent la
croissance de l’emploi, principalement en lien avec le développement des services
dits présentiels (projet d’installation d’un EHPAD a Viré, création de commerces et
services en lien avec la résidentialisation).
• Les communes rurales abritent, pour certaines, quelques PME dans le domaine de
l’industrie et de l’artisanat, à ancrage local (entreprises familiales), qui se portent
plutôt bien en comparaison avec l’industrie lourde. Ces entreprises peuvent
représenter des volumes d’emplois conséquents (Fabricant parquet Protat à St-
Gengoux-de-Scissé 42 emplois, Jousseau Mécanique, 80 emplois à Viré, cave
coopérative de Lugny 80 emplois).
• Le cœur du territoire comprenant le bourg centre de Lugny enregistre des évolutions
plus négatives, mais sont globalement dans une situation de stabilité. La perte
d’emplois de Lugny reste très modeste, avec une perte d’une vingtaine d’emplois
depuis 1999.
4.1.2 Un territoire de plus en plus résidentiel
De plus en plus d’actifs résidents par rapport au nombre d’emplois sur place
Le territoire concentre un peu plus de 6600 personnes actives de plus de 15 ans pour un
peu plus de 5900 emplois. Le nombre d’actifs résidents est supérieur au nombre
d’emplois sur place, et ce différentiel a augmenté entre 1999 et 2008 sous l’effet de
l’accueil de nouveaux résidents travaillant à l’extérieur (à Mâcon en particulier).
Les pôles les plus pourvoyeurs d’emplois montrent un ratio emplois / actifs supérieur à 1 :
Tournus, (1,60) et Lugny (1) et Lacrost (1), ce qui démontre leur rôle dans l’emploi local
(ces communes ont plus d’emplois que d’actifs résidants).
Cruzille et Saint-Albain, avec un ratio supérieur à 1, montre elle aussi un certain
dynamisme économique : l’IME pour Cruzille et l’aire d’autoroute pour Saint-Albain
fournissent dans un cas comme dans l’autre de nombreux emplois pour des communes
n’ayant pas beaucoup de population.
Le reste des communes présente une vocation résidentielle nettement plus marquée,
avec des ratios emplois / actifs inférieurs à 1, et en-dessous de 0,5 pour la moitié des
villages du territoire.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
48
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Un tropisme mâconnais au sud, des bassins d’emploi plus autonomes à l’ouest et au nord
Les migrations domicile travail sont nombreuses à l’échelle du territoire, liées à l’accès
aux pôles d’emplois interne, mais également aux pôles d’emplois extérieurs :
• En 2013, 50% de la population active des deux communautés de communes travaille sur place (dans sa commune de résidence ou dans l’une des 24 communes du territoire). Cela montre que le territoire conserve une vocation d’emploi, liée à la présence des entreprises productives et des services aux personnes. 45% des emplois de Tournus (soit 1520 emplois) sont occupés par des actifs résidents.
• Les flux les plus importants d’actifs résidants sortants partent en direction de l’aire urbaine de Mâcon et plus modérément vers celle de Chalon-sur-Saône. Le tropisme vers le pôle de Mâcon concerne principalement les communes du sud du territoire, 8 communes ayant plus de 40% de leurs actifs qui travaillent dans l’unité urbaine de Mâcon (Fleurville, St-Albain, Montbellet, Burgy, Viré, Clessé, St Gengoux de Scissé, Bissy la Mâconnaise). La vocation résidentielle de ces communes se renforce, mais elle reste tempérée par la présence d’emplois sur place liés en particulier à la viticulture et à la petite industrie.
Parmi les flux sortants, on dénombre 1207 déplacements quotidiens vers Mâcon, et 320 vers Chalon qui représente le second pôle d’attraction. En termes d’orientation départementale, les actifs sortants se dirigent en grande majorité vers la Saône et Loire, mais également un petit peu vers l’Ain (615 actifs sortants pour 285 entrants).
• La communauté de communes attire un peu plus de 2790 actifs résidant à l’extérieur de la communauté de communes, dont 1910 captés par Tournus (soit 68% des actifs entrants).
Les actifs extérieurs viennent pour 22% d’entre eux des unités de Mâcon (211), Sennecey-le-Grand (200) et Chalon-sur-Saône (195). Les échanges entre Sennecey-le- Grand, Pont-de-Vaux, Simandre, et Cuisery marquent l’existence d’une organisation territoriale d’échelle locale.
6432 déplacements domicile travail quotidiens ont été recensés par l’INSEE en 2013 :
• 3177 actifs sortent du territoire pour travailler.
• 2292 actifs travaillent sur leur commune de résidence.
• 962 actifs travaillent sur une autre commune de la communauté de commune.
• 2790 actifs extérieurs entrent sur de la communauté de communes pour travailler.
Les « actifs résidants » sont les personnes de plus de 15 ans considérées comme actives et
habitants sur une commune du territoire de la communauté de communesDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Commune Emploi au lieu de travail 2013 Emploi au lieu de travail 1999 Variation de
l'emploi entre
99-08
Variation de
l'emploi entre
08-2013
Ratio
emploi/actif
2013
Ratio
emploi/actif
1999
Evolution du
ratio
emploi/actif 99-
2013
BISSY-LA-MACONNAISE 41 63 -3,8 -1,6 0,36 0,83 -0,47 BURGY 12 24 0,2 -13,6 0,25 0,45 -0,20 CHARDONNAY 59 55 0,9 -0,1 0,63 0,80 -0,17 CLESSE 159 132 1,8 0,5 0,42 0,38 0,03 CRUZILLE 131 120 0,0 1,7 1,09 1,12 -0,03 FARGES-LES-MACON 23 21 -1,4 4,6 0,22 0,35 -0,13 FLEURVILLE 130 132 -1,6 2,5 0,62 0,63 -0,01 GREVILLY 6 6 -2,1 3,6 0,38 0,43 -0,05 LA CHAPELLE-SOUS-BRANCION 16 23 -4,6 1,3 0,32 0,44 -0,12 LA TRUCHERE 11 13 1,2 -4,6 0,15 0,15 0,00 LACROST 276 129 1,6 13,2 1,00 0,57 0,43 LE VILLARS 24 25 -1,5 1,7 0,25 0,27 -0,02 LUGNY 415 411 0,9 -1,4 1,01 1,22 -0,21 MARTAILLY-LES-BRANCION 42 35 1,5 0,7 0,70 0,65 0,06 MONTBELLET 128 109 1,8 0,0 0,35 0,38 -0,03 OZENAY 49 42 -1,6 6,1 0,47 0,56 -0,09 PLOTTES 41 _ _ -6,4 0,17 _ _ PRETY 91 62 2,1 4,0 0,38 0,28 0,10 ROYER 16 10 4,2 1,9 0,27 0,26 0,01 SAINT-ALBAIN 284 331 0,7 -4,1 1,07 1,64 -0,57 SAINT-GENGOUX-DE-SCISSE 164 178 -0,4 -0,9 0,61 0,72 -0,11 TOURNUS 3331 3475 0,3 -1,3 1,57 1,48 0,09 UCHIZY 100 108 0,9 -3,2 0,27 0,39 -0,11 VIRE 346 269 1,4 2,6 0,64 0,61 0,03
CC du Tournugeois-
Mâconnais-Val-de-Saône 5894 5773 0,5 -0,5 0,89 0,98 -0,08 Département de Saône-et-
Loire 214516 206350 0,7 -0,4 0,98 0,99 -0,01 Bourgogne-Franche-Comté 1095564 1048154 0,8 -0,5 0,96 0,98 -0,02 France métropolitaine 25773895 22746200 1,3 0,1 0,99 0,99 0,00DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
50
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
4.1.3 Des secteurs d’activité qui évoluent
Le territoire accueille des emplois diversifiés, et est concerné par des tendances
relativement communes au niveau régional et national :
• L’activité agricole est très présente sur le territoire, représentant 9% de
l’emploi total (moyenne départementale : 5,5%). Cela s’explique par la
présence des activités viticoles, qui sont relativement dynamiques et plus
pourvoyeuses d’emplois que les autres activités agricoles. L’emploi généré
par la viticulture est bien supérieur à 10%, de nombreuses activités de
transformation étant classées dans l’industrie (caves coopératives
notamment). La part de ces activités a toutefois tendance à diminuer (-2
points entre 1999 et 2013), du fait de la résidentialisation du sud du territoire
qui génère des emplois de services aux personnes.
• Le territoire accueille des activités industrielles, à Tournus mais également
des PME PMI en milieu rural (petite industrie ou transformation liée à la
viticulture). L’industrie représente 16% de l’emploi sur place. Sa
représentation est moins importante que sur les territoires voisins (moyenne
départememtnale : 20%). Le poids de l’industrie dans l’emploi a fortement
diminué au cours des dernières années du fait de la mécanisation des
activités et des difficultés économiques pouvant générer des départs de
certaines entreprises (-7 points entre 1999 et 2013, plus importante baisse).
• L’emploi lié aux services a fortement augmenté, compensant en partie la
baisse des emplois industriels. La vocation résidentielle croissance du
territoire explique cette tendance, et le territoire accueille aujourd’hui une
part d’activités de services plus importante qu’à l’échelle départementale
(69% contre 67% en moyenne en Saône et Loire). La part des services a
augmenté de 8 points entre 1999 et 2013.
• L’économie du BTP représente environ 7% de l’emploi sur place, ce qui
correspond à la moyenne départementale.
0% 50% 100%
1975
1990
2008
Evolution des équilibre entre
sphère présentielle et sphère
productive, en nombre d'emplois
sur place
Sphère productive Sphère présentielle
0% 50% 100%
Tournus
Lugny
Viré
Saint-Albain
Saint-…
Zoom communal
585
654
553
1257
1140
948
1995
2391
2346
1421
1589
1802
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1999
2008
2013
Evolution de la répartition des emplois par secteur d'activité
Agriculture, Sylviculture et pêche
Industrie manufacturière, industries
extractives et autres
Construction
Commerce, transports, hébergement,
restauration
Adminsitration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
5%
9%
18%
16%
7%
7%
39%
40%
31%
27%
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Saône et Loire
Territoire du Tournugeois-
Mâconnais-Val-de-Saône
Répartion des emplois par secteur d'activité en 2013DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
4.1.4 Des tissus d’entreprises diversifiés à considérer
Le territoire accueille des tissus d’entreprises diversifiés, dont les besoins en termes
d’aménagement seront nécessairement différents :
• Une grande majorité des entreprises du territoire sont des TPE : on dénombre 1460 entreprises de moins de 6 salariés, ce qui représente 91% des entreprises locales. On retrouve ces TPE dans tous les domaines d’activité : agriculture & viticulture, BTP, artisanat, services aux personnes et aux entreprises.
31% des entreprises toutes tailles confondues appartiennent au secteur agricole, ce qui démontre l’importance de la viticulture dans les tissus d’activité. Celles-ci sont apparaissent en proportion plus importante à Lugny, Viré-Clessé, St-Gengoux-de- Scissé et Cruzille. L’activité viticole génère de l’emploi à destination de personnes non qualifiées de manière saisonnière (vendanges, taille…) mais aussi de manière plus durable (ouvriers qualifiés, cavistes..). Il résulte sur place le développement de toutes les activités en lien avec la filière (vente/réparation de machines agricole, transport logistique, intrants viticole, caveaux de vente/dégustation…) comptabilisé dans d’autres secteurs d’activités (commerce, industrie..).
• Les moyennes et grandes entreprises sont moins nombreuses, mais elles vont tendre à générer une part importante de l’emploi sur place. On dénombre 47 entreprises de plus de 20 salariés (cf. carte ci-après), localisées en bonne partie à Tournus.
1043
282
133
63
32 31 10 2 Répartion des entreprises par tranches d'effectifs
0 salarié
1 à 2 salariés
3 à 5 salariés
6 à 9 salariés
10 à 19 salariés
20 à 49 salariés
50 à 99 salariés
100 à 199 salariés
200 à 249 salariésDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Les grandes entreprises sont principalement présentes dans deux secteurs d’activités :
l’industrie et les services publics ou parapublics (administration, enseignement, santé et
action sociale).
• Sur 6 établissements de plus de 100 salariés, 4 d’entre eux sont attachés au secteur de l’industrie (les deux restants appartenant à la filière administrative) et se situent principalement sur la commune de Tournus (l’entreprise Rexam s’est déplacée sur la zone intercommunale située sur la commune voisine de Lacrost, faute de place sur Tournus). Ces 4 grandes entreprises représentent 20% environ de l’emploi total sur la ville de Tournus et 70% de l’emploi total du territoire lié à l’industrie. Elles présentent l’avantage de fournir de nombreux emplois mais peuvent constituer un facteur de risque pour le territoire, en cas de restructuration (capitaux internationaux) ou de déménagement. Une entreprise de fabrication de fauteuils et autres objets à destination des publics vieillissant s’est récemment installée à Tournus, réinvestissant des locaux laissés vacant par l’entreprise WAGNER.
• L’administration publique génère également des volumes d’emplois très importants, avec quelques « gros » employeurs comme les collèges (Tournus et Lugny), l’IME situé dans les murs du château de Cruzille, la ville de Tournus, l’hôpital local. La concentration administrative étant essentiellement sur Tournus.
• Enfin, on notera la présence de quelques grandes entreprises commerciales qui génèrent un emploi important. Deux établissements de grande distribution génèrent chacun plus de 50 emplois (ATAC à Tournus, Holding de restauration sur l’aire de Saint Albain).DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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ENTREPRISES PRIVEES PRINCIPALES DU TERRITOIRE (+ de 100 salariés)
Commune de Tournus
TOURNUS EQUIPEMENT : FABRICATION ET DISTRIBUTION DE MATERIELS ET PRODUITS DESTINES
A L’EQUIPEMENT DES COLLECTIVITES ET AU COMMERCE AGRO ALIMENTAIRE
TEFAL : FABRICATION ET VENTE D’ARTICLES POUR LE MENAGE
VALSPAR FRANCE CORPORATION : FABRICATION DE PEINTURES, VERNIS ET LAQUES POUR
TOUTE L’INDUSTRIE
ATAC : EXPLOITATION DE SUPERMARCHE
GASQUET ENTREPRISE : CONSTRUCTION DE LIGNES ELECTRIQUES
Commune de Lacrost
ALBEA : LA FABRICATION ET LA DISTRIBUTION D’EMBALLAGE POUR L’INDUSTRIE DE LA BEAUTE ET
DE LA SANTE
Commune de Saint-Albain
HOLDING DE RESTAURATION CONCEDEE : RESTAURATION DE TYPE TRADITIONNEL
4.2 Les dynamiques commerciales
4.2.1 Un positionnement intermédiaire entre deux grands pôles commerciaux de niveau supérieur
A égale distance de Chalon-sur-Saône et Mâcon, le pôle de Tournus rayonne localement
et fait figure de pôle de consommation hebdomadaire, qui offre un accès de qualité aux
commerces alimentaires et généralistes, ainsi qu’aux commerces de bricolage.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Le positionnement de Tournus entre les deux grands pôles représente un enjeu
important, en recherchant une complémentarité de l’offre et une consolidation des
dynamiques existantes :
• La proximité des deux grands pôles commerciaux de Mâcon et Chalon est une
opportunité pour le territoire, la majorité des populations ayant accès aux
commerces plus « occasionnels » (fréquence mensuelle ou annuelle) en moins de 30
minutes.
• Cette proximité peut également constituer un frein pour l’activité commerciale, car le
développement de l’offre occasionnelle sur le territoire reste difficile : le très haut
niveau de l’offre à Chalon et dans une moindre mesure à Mâcon rendrait cette offre
peu concurrentielle.
4.2.2 Une offre commerciale importante à Tournus, à conforter
Tournus accueille l’intégralité des grandes et moyennes surfaces du territoire. Seul Lugny
accueille également une moyenne surface dédiée à l’agriculture/Jardinage (Gamm vert).
Tournus présente une offre commerciale alimentaire et généraliste conséquente, qui a
connu un développement important de 2004 à 2008, avec l’installation de plusieurs
enseignes nationales (Big Mat, Bricomarché, La Halle, Chausséa). Les GMS sont
principalement dans les secteurs de l’alimentaire et du bricolage, ce qui est cohérent par
rapport à la fonction de pôle commercial intermédiaire de la ville (fréquence
hebdomadaire).
La zone de chalandise du pôle de Tournus, si l’on s’en tient à son envergure locale (offre
alimentaire et généraliste), est concurrencée en partie par les pôles à proximité de
Sennecey-le-Grand et Cuisery, et par le pôle de Pont de Vaux, qui présentent une offre
généraliste relativement développée en GMS.
L’évasion commerciale pour l’offre d’équipement à la personne, l’électroménager ou la
culture loisirs est importante, notamment vers les polarités d’emplois de Mâcon et
Chalon-sur-Saône. Si la diversification de l’offre peut se faire sur Tournus dans une
certaine mesure, le pôle pourra difficilement être concurrentiel avec les pôles de Chalon
et de Mâcon, qui sont très bien dotés.
En termes de diversification de l’offre, il convient de souligner l’importance de l’offre
commerciale de centre-ville (petites surfaces), qui représente un facteur d’attractivité
pour le pôle de Tournus, qui accueille des petits commerces nombreux et diversifiés
permettant de compléter l’offre en moyennes et grandes surfaces alimentaires ou
généralistes.
L’équilibre entre les petites surfaces de centralité et les GMS représente une question
importante, et le maintien des petits commerces de centralité représente un enjeu
majeur, économique (diversité de l’offre, attractivité touristique) et urbain (nécessité de
maintenir les dynamiques commerciales pour favoriser la revitalisation du centre ancien
de Tournus). La situation des petits commerces dans le centre de Tournus est souvent
difficile, et la vacance commerciale est développée. Le projet de revitalisation du centre
bourg a défini des orientations pour revitaliser les axes commerciaux principaux.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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4.2.3 Une offre commerciale de proximité dans les bourgs ruraux
On retrouve, dans les villages, une offre commerciale de proximité qui permet de limiter
les besoins en déplacement en répondant à des besoins de fréquence quotidienne. Cette
offre de proximité est particulièrement importante pour maintenir la diversité des
populations sur le territoire. Elle permet de maintenir en milieu rural les personnes les
plus fragiles dont les moyens de locomotion sont limités, notamment les personnes
âgées.
Le bourg de Lugny accueille l’offre de proximité la plus importante. Il présente un axe
commerçant avec une dizaine de cellules commerciales (boulangerie, boucherie, coiffure,
fleuriste, bureau de tabac, casino) dont quelques-unes sont vacantes. Un point de retrait
d’argent, une station-service, un marché…, sont tout autant de commodités locales qui
positionnent la commune de Lugny comme le plus important bourg secondaire du
territoire.
Plusieurs communes ont encouragé la réinstallation de petits commerces de proximité
(Viré, Clessé, Saint-Gengoux-de-Scissé), et d’autres les ont à minima conservés (Uchizy). A
noter que plusieurs marchés sont actifs sur le territoire ou à proximité, et qu’ils sont
relativement bien fréquentés (Lugny, Pont de Vaux, Tournus).
VIRE
ST-GENGOUX-DE-
SCISSE CLESSE
ALIMENTAIRE
BRICOLAGE
JARDINERIE
MEUBLES-DECO
ELECTROMENAGER
BROCANTE-SOLDERIE
EQUIP PERSONNE
CULTURE LOISIRS
Densité des GMS par secteur d’activité, TournusDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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4.2.4 Les dynamiques et tendances récentes d’implantation de GMS
Les dynamiques récentes d’implantation/extension de Grandes et Moyennes Surfaces
ont été relativement importantes. Elles concernent essentiellement Tournus :
• La zone commerciale, avenue de la résistance, proche du centre-ville, a accueilli sur
les dernières années la majeure partie des GSM (équipement à la personne,
alimentaire).
• Un simply market (moyenne surface alimentaire), implanté sur l’entrée sud de
Tournus, a réalisé une extension en 2009.
• L’enseigne LIDL (dernière implantation), a choisi l’entrée sud le long de la route
départementale 906, en dehors de toute zone commerciale dédiée.
Les dernières implantations commerciales montrent des stratégies d’implantation ciblées,
avec la recherche d’espaces accessibles en voiture comme à pied, depuis le centre comme
des périphéries de Tournus. Les créations de surfaces commerciales appartiennent en
majorité au secteur alimentaire et généraliste et au bricolage, à l’exception de
l’implantation de Défi Mode et de Chaussea en 2005 (avenue de la Résistance).
4.3 L’aménagement économique
4.3.1 Des besoins diversifiés à considérer dans le cadre du PLU intercommunal
L’analyse des tissus d’activité a mis en évidence la diversité des entreprises sur le
territoire. Les besoins des entreprises seront nécessairement variés :
• Actuellement, la majorité des entreprises sont des TPE, dans tous les domaines
d’activité. Beaucoup de ces entreprises ont des besoins limités en termes
d’aménagement (travail au lieu de résidence pour les services, besoins immobiliers
limités,…). Toutefois, il faut anticiper pour les entreprises artisanales et du BTP, des
besoins ponctuels pour le développement de locaux d’activité, de manière diffuse
sur le territoire. Si ces besoins sont assez limités en volume, il est important de les
satisfaire pour maintenir la diversité des activités en milieu rural.
La réponse à ces besoins peut passer par l’implantation en tissu mixte (zones U) ou
dans des espaces à vocation d’activité dédiés. La zone intercommunale de Fleurville-
Viré, par exemple, a accueilli des bâtiments artisanaux d’échelle locale. Au-delà de la
production d’offre foncière, il existe une demande croissante pour l’immobilier
d’entreprises, notamment pour accueillir des TPE ou des PME (hôtels d’entreprises,
pépinières, locaux artisanaux,…).
Une pépinière d’entreprises a été mise en place sur Tournus (pépinière « la Pépi’t),
qui inclut 5 bureaux et 9 ateliers. La demande est importante pour ce type
d’équipements, la pépinière actuelle ne permettant pas de répondre à l’ensemble des
demandes (100% d’occupation des bureaux, 66% d’occupation des ateliers). Cette
situation pose la question de l’offre à développer pour accueillir plus d’entreprises en
pépinières d’une part, et de l’offre à développer pour accueillir les entreprises sortant
de la pépinière au bout de 3 ans.
• On retrouve également des besoins diffus pour l’implantation des bâtiments
agricoles et viticoles (production et première transformation), qui peuvent monter
en puissance en particulier pour le bâti viticole, la filière étant plutôt dynamique. Si
les bâtiments de production bénéficient de modalités d’implantation facilitées en
zones agricoles, il convient d’anticiper les espaces préférentiels de développement, et
de bien prévoir les besoins liés à la transformation (cuveries).DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
• Enfin, il faut anticiper les besoins liés au développement des grandes industries et
des grands services publics (équipements, administrations,…) qui demandent à la
fois des surfaces plus conséquentes et un niveau de qualité supérieur des espaces
d’activité (accessibilité, desserte numérique, qualité des espaces publics,…).
Les besoins fonciers en question peuvent être
liés à l’implantation de nouvelles activités, mais
sont généralement plutôt associés à des
relocalisations d’activités pour permettre les
mises aux normes et le développement.
Afin d’estimer les besoins fonciers pour l’accueil
d’activité, une analyse des rythmes d’implantation
des dernières années a été réalisée en lien avec
l’analyse de la consommation foncière.
Entre 2002 et 2016, un petit peu plus de 13 hectares
ont été consommés en zones d’activités, ce qui
représente des rythmes d’implantation d’un petit
peu moins d’un hectare par an en moyenne.
Les implantations se sont surtout concentrées sur Tournus et Lacrost (zone
intercommunale), pour plus de 80%.
4.3.2 Une offre foncière à court terme plutôt modeste, mais des projets conséquents pour l’avenir
Une offre foncière à court terme plutôt modeste
Le recensement des espaces classés en zones d’activités met en évidence la présence
d’environ 28 hectares de surfaces inoccupées en ZAE (zones U ou 1AU), mais dont la
disponibilité réelle est remise en question :
• Près de la moitié de ces surfaces, soit 13 hectares, sont localisées dans les espaces
industriels de Tournus, notamment la zone des Joncs (7 ha), la zone de la Grande
Condémine (3,5 ha) et la zone industrielle de la gare (2 ha). Les secteurs identifiés
dans la zone des Joncs sont difficilement mobilisables en l’état, car contraints par la
présence de la ligne électrique qui traverse la zone. En outre, cette zone présente des
problématiques d’accessibilité (accès direct sur la RD 906 peu calibré). Dans le secteur
de la gare, les reliquats de la zone industrielle semblent difficiles à mobiliser
rapidement du fait des problématiques de maîtrise foncière.
En somme, en ce qui concerne les zones d’activité de Tournus, le principal espace
disponible correspond à une grande parcelle de 2 ha localisée dans la zone de la
Grande Condémine, près de l’autoroute (zone classée en 1AU dans le PLU). La ville
est caractérisée par une faible offre foncière disponible à court terme, ce qui a en
partie induit le déplacement de l’entreprise REXAM dans la zone intercommunale de
Lacrost.
• Les zones intercommunales de Lacrost et de Fleurville-Viré présentent une offre
d’accueil d’environ 7 ha à Lacrost et 2 ha à Fleurville-Viré. Cette offre représente un
potentiel réel pour les prochaines années, pour de l’accueil d’activités artisanales et
éventuellement, sur Lacrost, pour des entreprises plus importantes. Toutefois, il faut
souligner que le développement de la zone de Lacrost a induit le transfert d’une
entreprise industrielle importante de Tournus sur la Rive Gauche, ce qui a éloigné
l’emploi de la ville centre, générant des déplacements domicile travail
supplémentaires.
• On retrouve des disponibilités modérées dans certains villages du territoire, dans des
espaces d’activité à vocation villageoise (petit artisanat essentiellement). Ces
disponibilités sont à hauteur de 7 ha en tout, avec les plus grosses disponibilités à
Uchizy (2,2 ha), au Villars (1,7 ha) et à Montbellet (1,3 ha).
Au final, si l’on exclut les espaces à contraintes de Tournus et les espaces à vocation
villageoise, les espaces d’activités disponibles représentent 11 ha, ce qui reste modeste
par rapport aux besoins sur 15 ans.
Des projets conséquents à hiérarchiser
On retrouve également sur le territoire une trentaine d’espaces en projets, classés en
zones 2AU ou XNA dans les documents d’urbanisme :
Surface consommée
entre 2002 et 2016 (ha)
ZA communautaire
Lacrost 6,89
ZA villageoise Prety 0,91
Tournus ZA Nord 4,07
ZA villageoise Le
Villars 0,39
ZA villageoise Uchizy 0,63
ZAE Viré-Fleurville 0,47
TOTAL 13,36DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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• Le développement de la zone nord de Tournus (près de l’échangeur), qui a été
envisagé à long terme dans le PLU actuel, représente une emprise brute d’environ
17,5 hectares (probablement moins en surfaces d’installation réelle). Cette surface
représente un potentiel important par rapport aux besoins du territoire.
• Les autres projets à long terme à Tournus concernent essentiellement des petits
espaces d’extension de zones existantes, notamment une emprise d’un hectare sur la
Grande Condémine et un délaissé d’un demi-hectare sur la ZI des Joncs. On retrouve
une surface importante réservée sur la commune de Plottes pour un développement
en continuité de la zone des Joncs.
• Enfin, la zone intercommunale de Fleurville-Viré est concernée par un projet de
développement à plus long terme de près de 4 hectares en continuité de la zone
existante.
• Une surface de près de 2 ha est réservée actuellement dans le POS de Clessé pour
l’accueil d’activités économiques, sans que de projets concrets soient envisagés.
Espaces à vocation d'activité
(classés dans les POS ou PLU)
Surfaces bâties
(ha)
Surfaces non
bâties (ha)
Réserves ou projets
(2AU / XNA, ha)
Tournus - ZI des Joncs 13,5 6,9 0,5
Tournus - Zone Nord 3,2 0,4 17,4
Tournus - ZI de la Grande Condémine 10,2 3,5 1,1
Tournus - ZA Pas Fleury 15,7 - -
Tournus - ZA Gare 14 2,1 -
Plottes - Suite ZI des Joncs - - 5,3
Lacrost - ZA intercommunale 5,8 6,4 -
Lacrost - ZA villageoises 2,5 0,4 -
Prety - ZA villageoise 0,9 0,6 -
Uchizy - ZA villageoises 3,7 2,2 -
Le Villars - ZA villageoise 0,4 1,7 -
Fleurville - ZA villageoises 0,7 0,5 -
St Albain - ZA villageoises 0,9 0,4 -
Fleurville / Viré - ZA intercommunale 3,9 1,9 3,8
Clessé - ZA villageoise 0,3 - 1,8
Montbellet - ZA villageoises 3,5 1,3 -
TOTAL 79,2 28,3 29,9DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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Recensement des espaces à
vocation économique identifiés
dans les documents d’urbanisme
- Zones économiques de Tournus
- Zone intercommunale de
Lacrost
- Zone intercommunale de Viré-
FleurvilleDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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4.3.3 Le renouvellement des espaces d’activités, un enjeu déjà bien pris en compte
Le territoire est confronté à des enjeux de renouvellement des espaces d’activités, en
particulier sur les espaces industriels de Tournus qui constituent les espaces les plus
vieillissants. Plusieurs espaces ont fait ou font l’objet de réflexions de reconversion,
comme par exemple :
• Les anciens locaux PMT, route de Plottes, qui sont en cours de reconversion pour
accueillir les ateliers municipaux ;
• Quelques bâtiments vacants ont été revalorisés dans la zone du Pas Fleury, avec par
exemple le musée du vélo mis en place en 2011 sur un ancien site industriel. Les
politiques de réaménagement du Pas Fleury visent à redonner de l’attractivité à la
zone d’activité, en attirant de nouvelles activités et services sur la zone (locaux de la
Communauté de Communes, antenne de pôle emploi…).
• Le secteur de la gare reste un secteur à fort potentiel pour le renouvellement.
Certains espaces d’activités sont à reconquérir aux abords du site SEEB, et il est
envisagé de transférer le site du Gamm’ Vert en périphérie, afin de libérer un foncier
stratégique pour l’avenir de la ville.
4.4 Le développement touristique
4.4.1 Des dynamiques touristiques diversifiées, et saisonnières
Le territoire accueille des activités touristiques diversifiées, qui représentent un poids non
négligeable dans l’emploi local :
• D’une part, on retrouve à Tournus des activités importantes liées au tourisme cultuel
et patrimonial. L’abbaye Saint-Philibert, qui accueille environ 200 000 visiteurs
chaque année, est un des dix sites les plus fréquentés à l’échelle de la Bourgogne.
• Tournus se démarque également sur le plan culturel, avec une offre liée au Musée
Greuze (près de 10 000 visiteurs chaque année), et un positionnement intéressant sur
le tourisme gastronomique (restaurant Greuze, organisation du festival « Les Franco
Gourmandes » qui accueillait jusqu’à 20 000 visiteurs par an). Le renforcement de ce
positionnement représente un enjeu important, le tourisme gastronomique se
développant au niveau régional (projets de création de la cité de la gastronomie à
Dijon & de la cité des vins à Beaune, Macon et Chablis).
• En lien direct avec le tourisme gastronomique, le territoire est concerné par des
enjeux de structuration de l’oenotourisme, qui s’est fortement développé ces
dernières années à l’échelle régionale. Le renforcement d’une offre plus lisible,
portée par des prestataires aujourd’hui très dispersés (caves coopératives, vignerons
indépendants), représente un enjeu important pour accroitre les retombées
économiques de la filière oenotouristique sur le territoire. Le positionnement du
vignoble Mâconnais par rapport aux autres vignobles (Chalonnais, Côte d’or,
Beaujolais), et en lien avec ces derniers, représente une question importante.
• Le tourisme vert et patrimonial à dimension plus rurale est également bien
développé sur le territoire. Le territoire est traversé par la voie bleue, qui accueille
des fréquentations cyclotouristiques non négligeables (plus de 100 000 visiteurs
annuels comptabilisés à Mâcon), et on retrouve de nombreuses boucles et itinéraires
de randonnées qui permettent de mailler le territoire et de le connecter avec les
territoires voisins (Macon, Chalon, Cluny). Sur le plan patrimonial, le site de Brancion
accueille des flux touristiques importants, avec près de 25 000 visiteurs par an. C’estDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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également le cas pour les grottes d’Azé (et dans une moindre mesure pour les grottes
de Blanot), en limite du territoire d’étude.
• Enfin, le territoire bénéficie d’une situation stratégique vis-à-vis du tourisme fluvial,
avec deux points d’arrêt majeurs : le port de plaisance de Tournus, qui accueille des
bateaux de plaisance mais également des bateaux promenades et des paquebots
fluviaux (plus de 300 escales annuelles), et la halte nautique de La Truchère, qui
accueille en particulier des bateaux de plaisance (près de 4000 bateaux recensés en
2014).
Les pratiques touristiques sur le territoire sont marquées par une forte saisonnalité, avec
en particulier :
• Des fréquentations du tourisme vert et du tourisme fluvial concentrées sur la période
estivale, en particulier sur Juillet et Août ;
• Des fréquentations moins concentrées pour le tourisme cultuel, culturel et
patrimonial, mais avec une saisonnalité estivale tout de même présente.
Carte des principaux sites et itinéraires touristiquesDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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4.4.2 Des capacités d’hébergement non négligeables, à valoriser
On retrouve sur le territoire des hébergements touristiques diversifiés, pour un équivalent
de près de 6000 lits, dont 1500 à Tournus :
• Les lits touristiques « non marchands », équivalant aux résidences secondaires,
représentent plus de la moitié des capacités d’accueil, avec un peu moins de 4000
lits.
• Les hébergements de plein air (campings) représentent environ 900 lits, concentrés
principalement dans les campings de Tournus, Uchizy, Clessé et Lugny. L’offre en
hébergement de plein air reste modérée en comparaison avec les territoires voisins
qui vont accueillir des offres plus conséquentes (Pont de Vaux, Macon, Cluny).
• L’hôtellerie est fortement développée sur le territoire au prorata de la population
résidente. On décompte environ 950 lits en hôtellerie, dont 530 à Tournus (données
INSEE 2013). L’offre hôtelière est également développée dans la partie sud de la
RD906 (Saint Albain, Saint Oyen, Fleurville).
Globalement, le territoire présente la particularité d’accueillir des hébergements haut
de gamme (5 établissements classés 4 étoiles dont 2 à Tournus), ce qui constitue un
atout fort, l’offre haut de gamme restant peu développée à l’échelle départementale.
L’offre hôtelière associée historiquement à la RN6 présente cependant des difficultés
à se maintenir, et la montée en gamme qualitative des établissements existants, dont
la taille est souvent assez modeste, représente un enjeu important.
• Enfin, on retrouve en milieu rural des hébergements diffus en gîtes et chambres
d’hôtes, qui représentent entre 100 et 150 lits marchands. La structuration de cette
offre localisée représente un enjeu pour l’accueil en milieu rural et pour la
valorisation des produits touristiques du territoire (oenotourisme, tourisme vert,…).
Nombre de lits touristiques
Campings 900
Hôtels 950
Gîtes et chambres d’hôtes 150
Résidences secondaires 3 850
TOTAL 5 850DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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4.4.3 Des enjeux d’aménagement touristique pour mieux valoriser et connecter le territoire dans l’offre régionale
L’aménagement des sites touristiques et de leurs abords
L’aménagement des sites touristiques représente un enjeu à considérer dans le cadre du
PLUi, en particulier pour les sites « phares » comme l’abbaye St Philibert ou le site de
Brancion. Le site de l’abbaye fait l’objet d’une Orientation d’Aménagement et de
Programmation dédiée dans le cadre du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV)
de Tournus, prévoyant d’ores et déjà les modalités de son aménagement.
D’une manière plus globale, l’aménagement des secteurs « dégradés » ou en voie de
dégradation sur le plan paysager et urbain représente un enjeu touristique à part entière.
Cela concerne en particulier :
• L’aménagement de la RD906, cet axe étant à la fois un axe de découverte majeur du
territoire et un axe de desserte pour les visiteurs. Il accueille en outre une offre
hôtelière dont la pérennisation dépend en partie des modalités d’aménagement de
l’axe routier.
• L’aménagement des centralités historiques à valeur patrimoniale, en particulier le
centre historique de Tournus qui fait l’objet, dans certains secteurs, d’une
dégradation préoccupante. Le projet de revitalisation du centre bourg actuellement
en cours au niveau de la ville de Tournus devrait permettre d’améliorer la situation à
ce niveau.
L’aménagement des itinéraires touristiques
La « connexion » du territoire aux grands itinéraires de déplacement touristique
représente une question centrale pour attirer durablement de nouveaux visiteurs.
Actuellement, le territoire est desservi par la voie bleue, qui accueille plus de 100 000
visiteurs par an (cyclotourisme). Il est également traversé par le GR76 à l’Ouest du
territoire (Brancion, Martailly les Brancion, Cruzilles, Bissy la Mâconnaise…).
Plusieurs enjeux de connexion cyclable sont à mettre en évidence :
• L’amélioration de la connexion de la voie bleue entre Tournus et Chalon, et la
connexion avec l’Eurovéloroute 6 au niveau de la ville de Chalon ;DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
64
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
• La connexion avec le Tour de Bourgogne à vélo via Chalon et la vallée de la Dheune ;
• La connexion entre la voie bleue et la métropole lyonnaise via Mâcon et le Beaujolais,
afin de connecter la voie bleue et la Via Rhôna.
En outre, la connexion des bourgs et des gares avec les itinéraires cyclables représente
une question importante pour optimiser les retombées économiques du tourisme sur le
territoire. Des travaux ont d’ores et déjà été effectués afin d’améliorer ces connexions
(Saint Albain, Fleurville, Tournus,…). La promotion de boucles de découverte cyclables et
piétonnes au niveau du territoire peut représenter une occasion intéressante pour
améliorer les connexions avec la voie bleue et le GR76.
Sur le plan des circulations pédestres, il convient de souligner qu’un projet de valorisation
du « Chemin des moines » est en cours. Cet itinéraire relie Sennecey le Grand à Cluny et
traverse en bonne partie le territoire du PLUi.
Enfin, il convient d’évoquer la présence de la route des vins qui, si elle reste aujourd’hui
peu aménagée pour le report modal, constitue une porte d’entrée touristique importante
pour le territoire. L’aménagement de cet itinéraire afin de faciliter les reports modaux et
de mieux « connecter » la route aux centralités du territoire, représente une question
intéressante pour les prochaines années.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
65
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
4.5 Les dynamiques agricoles et sylvicoles
4.5.1 Contexte agricole du territoire d’étude
Le territoire des deux communautés de communes se caractérise
par la confluence de quatre grands ensembles agricoles :
• Au sud-ouest, les coteaux du mâconnais, des espaces
très majoritairement cultivés en vigne. Les espaces
agricoles sont entrecoupés de grands espaces naturels
forestiers (Mont de la Péralle, bois de Charvençon…). Ce
sont sur ces espaces que l’on retrouve les aires
d’appellation des AOP viticoles, sous la dénomination
Bourgogne.
• A l’est et au nord, en rive de la Saône, la bordure du
bassin de la Bresse et des terres arables qui sont
majoritaires (souvent destinées à la production
d’alimentation animale).
• Au nord-ouest du territoire, ou le relief est plus
fortement marqué, les espaces de prairies et de bocages
tendent à dominer, avec une ouverture sur le bassin
Charolais.
• En partant vers le nord, les plaines céréalières
La surface agricole utilisée (SAU) représente 65 % de la superficie
du territoire du Mâconnais Val de Saône et du Tournugeois en
2012
Les surfaces agricoles se répartissent essentiellement entre les
terres arables (40%), les prairies (37%) et la vigne (22%). Ces
dernières années, une légère progression des surfaces en vigne
est constatée.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
66
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
4.5.2 L’agriculture, une activité productrice de biens et de valeur
La production du territoire est estimée à partir des volumes produits sur le territoire, des
surfaces et rendements, et du cours des matières (octobre 2016). On estime ainsi, avec
une fourchette assez large (liée à la production viticole) que la valeur de la production
agricole est d’environ 100 millions d’euros.
Le tableau suivant illustre les volumes, valeurs et équivalences de consommation des
principales productions du territoire :
Les diverses filières présentes sur le territoire présentent des dynamiques propres :
• Viticulture : une filière qui se porte bien en export comme en vente locale, et une
progression des surfaces (+ 3% sur 2006-2014). Les défis de la filière viticole
portent sur la réponse environnementale à la demande émise par la société.
• Elevage : une filière en crise (cout des normes environnementales, concurrence
intra européenne, prix des aliments, stagnation des prix de vente, fin des quotas
laitiers…). De réelles interrogations se posent sur la pérennité de l’activité et
l’impact en termes d’occupation de l’espace. On notera enfin qu’il existe
quelques initiatives en circuits courts, qui permettent d’améliorer la valorisation
(boucherie, fromages…)
• Grandes cultures : cette filière est très dépendante du cours des matières à
l’échelle internationale, et peut être fragilisé lors d’années très difficiles comme
c’est le cas en 2016. Comme pour la viticulture, cette filière est confrontée au
défi agro-écologique.
• Fruits : de faibles surfaces en vergers (pommes, poires), avec une valorisation
régionale.
Le territoire est globalement bien couvert en termes de structures de l’aval
(transformation et commercialisation, avec 3 caves coopératives viticoles (Lugny, Viré, et
Clessé, ainsi que le magasin de la cave de Mancey), près de 40 caves particulières, 2
coopératives céréalières qui fournissent en outre des fournitures viticoles (Bourgogne du
Sud et Terre d’Alliances, du réseau Cérévia) et qui comptent 6 sites sur le territoire. Par
ailleurs, le territoire est couvert par la collecte de lait de SODIAAL (basé à Varennes), et
des négociants pour le bovin (bovin maigre et bovin gras). On notera enfin la présence
d’un magasin de producteurs situé à Fleurville.
Localisation des outils de
transformation (source
enquête 2016)DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
4.5.3 Dynamique démographique des exploitations agricoles
Structure des exploitations :
Le territoire comptait 245 exploitations agricoles en 2016 (source enquête Blezat
Consulting 2016), contre 310 en 210 et 521 en 2000 (source RGA 2010), soit une baisse
régulière et marquée de 5% par an.
Dans le même temps, les exploitations tendent à s’agrandir (+50% pour une taille
moyenne de 31 ha en 2010). Elles restent toutefois de taille inférieure à la moyenne
départementale, avec 31,6 ha en moyenne en 2010, contre 67,3 ha en Saône-et-Loire.
On distinguera les exploitations viticoles (10 à 15 ha en moyenne) des exploitations en
polyculture élevage (80 à 100 ha en moyenne).
Profil des exploitations :
Deux grands types de profils sont observés :
• les exploitations vinicoles (avec transformation individuelle ou collective)
• les exploitations engagées en polyculture élevage (avec ou sans vignes)
Profil des exploitations : orientation technico-économique (source enquête blezat Consulting 2016)
En 2016, on estime que plus de deux tiers des exploitations ont une activité viticole, dont
la moitié en activité unique, un quart avec une activité de transformation (caves
particulières) et un quart en complément d’autres productions. La polyculture-élevage
(majoritairement bovin viande) concerne 42 exploitations dont un tiers pratiquent la
viticulture. L’activité grandes cultures uniquement ne concerne que 6 exploitations, dont
quelques-unes transforment elles-mêmes leur production (farines, voire pain). D’autres
activités plus ponctuelles sont présentes : arboriculture, pépiniéristes-horticulteurs,
producteur de miel, production de plantes à parfum aromatiques et médicinales (PPAM),
centre équestre, vannerie… On notera aussi le développement des prestations de service
(ETA).DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Les exploitations présentent un faire-valoir majoritairement indirect, avec près de 85%
de fermage en moyenne. Le statut individuel est prévalent à 65% des exploitations. La
production brute standard (PBS) des exploitations a connu une progression de 3% entre
2000 et 2010, alors qu’elle a diminué à l’échelle départementale sur la même période.
(Source RGA 2010)
Avec 591 Unités de Travail Agricole (UTA) annuelles, l’emploi agricole représentait un peu
plus de 10% des emplois au lieu de travail sur le territoire en 2010. La main d’œuvre
moyenne est passée de 1,51 UTA*/exploitation en 2000 à 1,9 en 2010. Les exploitations,
moins nombreuses, sont donc à la fois plus grandes en surfaces, mais aussi en terme de
main d’œuvre. La main d’œuvre saisonnière représente près de 18% de l’emploi agricole,
soit plus de la moitié de l’emploi salarié agricole.
En outre, on estime que l’agriculture du territoire génère près de 600 emplois induits
(collecte, transformation, commercialisation…).
Transmission des exploitations :
La pyramide des âges en 2010 était similaire à celles des références locales, avec plus de
50% des exploitants ayant plus de 50 ans. (source RGA 2010)
Le taux de renouvellement est plutôt bon par rapport aux tendances locales et nationales,
avec environ 1 installation pour 2 départs. Ce taux est cependant moindre pour les
exploitations n’ayant pas d’atelier viticole. La transmission essentiellement familiale, et la
plupart des exploitations n’ayant pas de successeur sont vouées à partir à
l’agrandissement des structures voisines plutôt qu’à l’installation hors cadre familial.
Plusieurs freins à l’installation sont soulevés :
• Des difficultés économiques très marquées au sein de la profession. Ces difficultés
sont moins marquées pour la viticulture actuellement, mais très problématiques pour
l’élevage.
• Un investissement de départ élevé (machines, bâtiments), qui croit à mesure que les
exploitations sont de plus en plus grandes
• Un moral en berne et des parents qui n’incitent pas leurs enfants à partir sur un
métier « où l’on produit à perte ».
• Un accès au foncier assez limité, et qui part souvent à l’agrandissement
d’exploitations déjà en place. Pour les candidats à l’installation hors cadre familial, ce
facteur est un frein très important.
• La pénibilité du travail,
difficulté intrinsèque à l’activité
agricole, et plus fortement pour
l’élevage (qui demande une
disponibilité tous les jours de
l’année, avec une certaine
pénibilité) en font une
spécialité moins prisée par les
candidats à l’installation, même
si pour certains il s’agit d’une
affaire de passion du métier.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
4.5.4 Les potentialités des espaces agricoles
Le territoire d’étude se situe sous l’influence d’un climat semi-continental, qui présente
toutefois de nombreux microclimats, en lien avec la configuration géographique des
espaces (versants de collines, cours d’eau…).
A noter toutefois que l’évolution climatique entraine de façon croissante une importante
variabilité météorologique (fortes pluies, épisodes de sécheresse…), qui questionne
quant aux choix culturaux et encourage notamment le recours à des espèces plus
rustiques avec des précocités variables.
Les sols sont hétérogènes, globalement peu épais dans les collines et alluviaux dans la
vallée, conditionnant les potentialités culturales. Ils sont ponctuellement améliorés, avec
la mise en place de murets qui favorisent la rétention de terre, ou encore le drainage dans
les secteurs les plus humides. Les terroirs des coteaux sont particulièrement propices à la
culture de la vigne et sont reconnus par la mise en place d’appellations d’origine viticoles.
Ces terroirs sont recherchés, surtout dans un contexte économique favorable à la
production viticole. Le marché foncier est donc de plus en plus tendu (peu de disponibilité
du foncier, prix qui augmentent…).DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
70
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Le territoire présente une dynamique démographique hétérogène, avec un centre-ville
de Tournus qui se vide mais des coteaux viticoles attractifs.
Ces dynamiques entrainent un développement urbain variable, avec des conséquences
sur l’activité agricole :
• La consommation foncière est relativement modérée (0,06%/an sur la période 2002-
2016), mais elle contribue à renforcer la tension foncière existante sur les terres
agricoles.
• Un phénomène marqué de mitage urbain et la création de nouvelles poches
urbaines, qui compromettent la fonctionnalité des espaces (conflits de voisinage,
morcellement des parcellaires, difficultés de circulation…)
• La population se rurbanise, est moins habituée au fonctionnement d’un espace rural.
L’écart entre la vision des néoruraux et la réalité du territoire est parfois important.
Les agriculteurs témoignent : « Les nouveaux ruraux quittent la ville sans avoir
conscience du fonctionnement des espaces ruraux. Ils s’attendent à ne trouver aucun
bruit et aucune activité, ce qui n’est pas la réalité du territoire ». Les conflits d’usage
sont en hausse (bruit, la poussière, des interrogations sur les traitements effectués…),
avec des conséquences sur le moral des exploitants et sur leurs projets de
développement, malgré d’importants efforts consentis au quotidien dans le respect
des normes environnementales. La communication apparait désormais comme partie
intégrante du métier d’agriculteur.
La gestion environnementale est un point de crispation particulièrement fort. La question
de l’environnement est aujourd’hui une prise de conscience généralisée, garante du
développement durable de notre société. Il s’agit d’une attente sociétale et d’une cause
d’intérêt général, sur la biodiversité, les paysages, l’agriculture biologique, des loisirs
nature, l’eau potable, santé publique…
Diverses démarches sont mises en place par la profession pour répondre aux attentes des
citoyens :
• Des pratiques agricoles raisonnées et des cahiers des charges qui évoluent : Vigneron
Développement Durable, Le Blé de nos Campagnes…
• L’évolution du matériel agricole (exemple : enjambeur face par face)
• Le lavage des machines au sein de stations individuelles ou collectives
• L’agriculture biologique (24 exploitations sur 845 ha dont 15 viticulteurs ; une cuvée
sous AB mise en place par la Cave Coopérative de Lugny pour l’horizon 2019…)
• Quelques contractualisations de mesures agro-environnementales et climatiques
(MAEC) à proximité de la Saône
• Des démarches de communication sur les améliorations effectuées, le lien avec la
gestion des espaces verts publics…
Les zones sensibles en termes de biodiversité sont les plaines alluviales et les systèmes
bocagers. L’élevage extensif est considéré comme l’une des meilleures façons d’entretenir
ces espaces, en favorisant leur entretien et la biodiversité. Or cette filière étant en crise,
des problématiques de gestion pourraient apparaitre à moyen terme avec le recul des
élevages.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
71
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
4.5.5 Bilan des enjeux agricoles
Trois principaux axes d’enjeux se dessinent pour l’agriculture du territoire :
1. Le maintien des conditions de viabilité des exploitations
o En accompagnant l’installation et le développement (nouvelles activités,
transition agro-écologique…) notamment sur les espaces hors viticulture
o En limitant les conflits d’usage avec le voisinage et les conséquences sur les
possibilités de traitement (éviter le mitage urbain)
2. La préservation du foncier agricole, potentiel de production du territoire
o En termes de surfaces
o En termes de fonctionnalité (préservation des parcelles de proximité pour
les élevages…)
o Avec une attention particulière pour les espaces sous signe de qualité
3. La valorisation du rôle de l’agriculture dans les services à la collectivité
o Amélioration continue des pratiques environnementales et communication
o Services écosystémiques et paysagers (haies, enherbement,…)
o Diversification et filières locales
On retiendra principalement deux défis qui se posent : d’une part l’adaptation à la
demande environnementale, notamment pour la filière viticole, et d’autre part le
maintien d’exploitations agricoles sur les secteurs les moins viticoles (alentours de
Tournus notamment).
4.6 Synthèse des dynamiques économiques
Le territoire connait, depuis 2008, une situation économique plutôt difficile avec une
diminution de l’emploi sur place. Le sud du territoire est plutôt en croissance, les activités
viticoles étant dynamiques et l’accueil d’actifs travaillant à Mâcon permettant de
développer l’économie de services ou « présentielle ». Le bassin de vie de Tournus, moins
attractif sur le plan migratoire et plus dépendant de la présence de grandes industries,
connait des dynamiques moins favorables liées aux restructurations industrielles.
Le projet de développement devra anticiper les besoins d’aménagement économique des
entreprises locales, en intégrant la présence des « gros » employeurs (industries,
administrations) mais également en répondant aux attentes d’un tissu particulièrement
dense de TPE (artisanat, BTP, services, agriculture et viticulture), réparti de manière diffuse
sur le territoire. Il est important de pouvoir proposer une offre en immobilier
économique, et une offre foncière de qualité pour les entreprises plus importantes
(proximité de Tournus, bonne accessibilité, bonne desserte numérique).
Le maintien des activités commerciales représente également un enjeu notable, pour
soutenir l’emploi et pour répondre aux besoins des habitants. Il s’agit, principalement, de
consolider une offre déjà présente, en maintenant une offre satisfaisante de GMS
généralistes et alimentaires sur Tournus, et une offre commerciale de proximité qui joue
un rôle important à la fois dans le centre historique de Tournus, à Lugny et dans les
villages les plus importants.
Enfin, le projet de développement doit intégrer l’importance de l’économie agri-viticole
et de l’économie touristique, qui constituent d’importants vecteurs de développement
pour l’avenir. La limitation de l’étalement urbain, la préservation des paysages et du
foncier, la mise en valeur du territoire sont autant de pistes de réflexion pour consolider
ces économies. La limitation de la consommation d’espace, qui touche fortement les
espaces agricoles, représente un enjeu majeur pour préserver le potentiel productif du
territoire, au même titre que la préservation de certains espaces à enjeux comme les
espaces AOC.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
72
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
5 SYNTHESE SOCIOECONOMIQUE
5.1 Les enjeux d’aménagement et de développement
Une situation socioéconomique plutôt positive, mais qui reste fragile
Le territoire bénéficie d’une situation plutôt positive, qui s’explique par son
positionnement dans le couloir de développement du Val de Saône, entre Mâcon et
Chalon. Sur la tendance longue (1999 2013), la population s’est développée (+1000
habitants), et l’emploi aussi (+500 emplois).
Toutefois, ces tendances positives sont fortement relativisées depuis 2008, et l’impact de
la crise économique s’est fait sentir : le développement démographique a sensiblement
ralenti, et le territoire tend désormais à perdre de l’emploi, notamment dans le secteur du
Tournugeois qui souffre plus fortement des mutations des activités industrielles.
L’accueil de populations est plus complexe, du fait des tendances démographiques
« lourdes » (vieillissement, diminution de la taille des ménages), et des capacités
d’accession des ménages qui ont fortement diminué. Actuellement, les besoins des
populations s’orientent davantage sur les logements locatifs, les logements à coût
maîtrisé, les petits logements. Or, le territoire offre peu ce type de produits, en particulier
en-dehors de Tournus ou de Lugny. La capacité du territoire à produire une offre de
logements différentes et plus diversifiée représente une question importante qui
conditionnera l’attractivité future.
Une bonne irrigation par les réseaux d’infrastructures, qui génèrent toutefois des
contraintes
Le territoire bénéficie de la présence d’infrastructures d’envergure régionale, voire
nationale, avec en particulier l’autoroute A6 (échangeur à Tournus), l’ancienne Nationale
6, et l’axe ferré PLM (gares à Tournus et Fleurville).
La présence de ces infrastructures représente clairement un atout à valoriser dans les
politiques de développement local. C’est un atout à la fois pour accueillir des populations
travaillant dans les pôles limitrophes, pour maintenir / accueillir des entreprises qui
cherchent la proximité de l’autoroute, ou encore pour mieux capter les flux touristiques.
La présence des infrastructures représente, de manière localisée, une contrainte pour
l’aménagement des villes et des villages, du fait de l’effet de coupure qu’elles génèrent, et
des difficultés à traiter et à sécuriser les traversées de zones urbanisées. Le PLU gagnera à
proposer des objectifs clairs sur l’aménagement des secteurs concernés, afin de mieux
profiter de la présence des infrastructures tout en maîtrisant les contraintes qu’elles
génèrent.
Des dynamiques de desserrement qui apportent de la richesse, mais qui impactent le
fonctionnement du territoire
Des dynamiques de desserrement importantes s’expriment sur le territoire depuis la fin
des années 1990 :
• D’une part, les communes les plus proches de Mâcon ont accueilli des actifs
travaillant dans ce pôle, ce qui a généré de dynamiques de résidentialisation,
notamment entre 1999 et 2008. Le ralentissement de l’accession a, depuis lors, réduit
ce phénomène, mais il persiste.
• D’autre part, on constate un desserrement de Tournus dans les communes alentours,
en particulier sur la rive gauche (Lacrost, Prety). Ces tendances ont été
particulièrement marquées sur la période plus récente (2008 2013), ce qui explique
en partie la perte de population à Tournus.
Ces dynamiques de desserrement apportent des emplois dans les communes qui en
bénéficient, via le développement des activités de services en particulier. Elles ont
toutefois plusieurs effets pervers sur le territoire. Elles fragilisent les centralités urbaines,
que ce soit celle de Mâcon ou celle de Tournus. Elles génèrent des impacts notables sur
les villages d’accueil, avec en particulier une consommation accrue d’espaces agricoles, et
une dégradation des paysages villageois du fait de constructions mal maîtrisées sur le plan
urbain et architectural. Enfin, elles génèrent un éloignement des habitants par rapport
aux services et aux emplois, ce qui conduit à une augmentation des déplacements.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
73
PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
La revitalisation des villes et villages historiques : un enjeu majeur
Le territoire fait face à plusieurs niveaux d’enjeux en termes de revitalisation :
• En premier lieu, on retiendra l’enjeu majeur, et prioritaire, de revitalisation de la ville
de Tournus, qui conditionne l’attractivité globale du territoire. Il s’agit en particulier
de redonner de l’attractivité au centre historique (habitat, commerces), en
s’appuyant sur le projet de revitalisation en cours. Le PLU doit intégrer les objectifs
du projet de revitalisation et faciliter leur mise en œuvre. Il s’agit également de ne
pas délaisser les faubourgs qui jouxtent le centre historique, où l’on retrouve des
espaces d’activité et des quartiers résidentiels vieillissants. La revitalisation de ces
faubourgs constitue une question à traiter en complément de celle du centre bourg.
• Toujours concernant Tournus, il faut souligner que les problématiques de
revitalisation peuvent concerner les couronnes urbaines autour du centre-ville (en
particulier entre la RD906 et l’A6), où l’on retrouve à la fois des espaces économiques
vieillissants, des quartiers d’habitat collectif en mutation, et des quartiers résidentiels
à dominante pavillonnaire qui perdent en attractivité du fait de leur ancienneté.
• En second plan, le centre bourg de Lugny est confronté à des problématiques de
revitalisation à ne pas négliger (habitat ancien dégradé, vacance commerciale).
Même si l’ampleur du problème n’est pas la même, la solution n’est pas évidente et
les moyens déployés actuellement sont bien moindre en l’absence de programme de
revitalisation.
• Enfin, il faut souligner que la revitalisation peut, dans une moindre mesure, concerner
toutes les communes. La vacance est relativement élevée dans certains villages, et
elle tend à se développer. L’entretien des bâtiments historiques représente à la fois
un enjeu de cadre de vie, et de préservation du patrimoine.
Des besoins diversifiés d’aménagement économique, à anticiper
L’économie du territoire est particulièrement diversifiée, moins orientée sur les grosses
structures (industrie, administration) qu’en moyenne à l’échelle départementale. Le
réseau de TPE est particulièrement dense, du fait de la présence d’importants tissus
viticoles, agricoles et artisanaux sur tout le territoire.
La prise en compte des besoins d’aménagement des différents types d’entreprises
représente un enjeu important pour le PLUi :
• On retrouve des activités industrielles et commerciales relativement denses dans la
vallée de la Saône, en particulier à Tournus qui concentre une part importante des
grandes entreprises locales. Le développement économique dans ce secteur
nécessite de l’espace, et la ville de Tournus tend à saturer, avec peu de capacités à
court termes pour accueillir des projets de développement des entreprises locales. La
production d’espaces de qualité (desserte numérique, accessibilité routière, services
aux entreprises…) représente un enjeu pour que le territoire conserve ses
entreprises, et qu’il soit attractif pour capter des installations nouvelles. La
production d’espaces économique devra nécessairement être mesurée en fonction
des besoins, et combinée à des réflexions sur l’évolution des sites industriels et
commerciaux existants, dont certains sont vieillissants.
L’ampleur des projets économiques à long terme identifiés dans les documents
d’urbanisme (30 hectares environ qui se superposent aux espaces encore disponibles)
appelle à réfléchir à la hiérarchisation des projets existants, pour mieux concentrer
les investissements publics.
• Le PLUi devra également intégrer les besoins d’aménagement des TPE artisanales,
agricoles et viticoles, sur tout le territoire. Si les espaces d’activité communautaires
permettent d’accueillir dans un espace ciblé certaines activités artisanales, la majorité
des activités sont implantées dans le tissu bâti, et il convient de faciliter leur maintien
dans ces tissus, dans la limite où elles ne produisent pas de nuisances
problématiques.
Des réflexions pourront également être portées sur l’offre d’immobilier d’entreprises
pour maintenir les tissus de TPE, faciliter leur mise en réseau, en offrant à la fois des
espaces de développement de type pépinières ou location-vente, et en offrant des
espaces mutualisés en fonction des besoins des entreprises.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Agriculture, viticulture, tourisme : des filières porteuses pour l’avenir, à conforter
L’économie du territoire est portée en grande partie par les dynamiques agricoles et
surtout viticoles, en particulier dans les monts du Mâconnais où la viticulture génère de
nombreux emplois (production, transformation, commercialisation…). La prise en compte
des enjeux d’aménagement agri-viticoles représente une question importante, d’autant
que le développement urbain peut mettre en difficulté les activités productives :
prélèvements fonciers qui touchent principalement les terres agricoles, montée en
puissance des conflits d’usages entre résidents et activités viticole du fait de la proximité
entre les vignes et l’habitat, augmentation (mesurée) des conditions de déplacement des
exploitants,…
Le PLU est l’occasion de préciser les enjeux d’aménagement liés à l’agriculture et à la
viticulture, et de définir des objectifs de protection des espaces agri-viticoles (en
commençant par les espaces « stratégiques » à haute valeur agronomique ou reconnus
par des signes de qualité), qui constituent une ressource productive majeure liée au
territoire.
Concernant l’économie touristique, cette dernière ne doit pas être occultée. Le
développement touristique représente un potentiel sur le territoire, avec la possibilité de
consolider des filières clés en développement à l’échelle régionale et nationale
(oenotourisme, cyclotourisme, tourisme gastronomique pour citer les principales). La
création de richesses autour du tourisme représente une solution intéressante (bien que
partielle) pour pallier à la diminution de l’emploi productif (industriel notamment) qui a
fortement touché le territoire ces dernières décennies.
Le développement touristique peut être facilité par les politiques d’aménagement, en
particulier en anticipant l’aménagement des itinéraires touristiques (voies bleues, GR,
route des vins), l’aménagement des villes et villages qui sont traversés par ces itinéraires,
et les ramifications qui permettent d’irriguer le territoire depuis les grands itinéraires. Les
politiques d’urbanisme jouent également un rôle important sur le plan touristique via leur
volet patrimonial (le patrimoine bâti constituant un élément d’attractivité notable sur le
territoire), et via leur volet paysager (traitement des espaces dégradés, préservation de
points de vue ou de silhouettes de villages,…).DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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Synthèse des enjeux socioéconomiquesDIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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5.2 Les enjeux par secteur
Tournus et sa couronne
Les diminutions démographiques à Tournus posent clairement question pour l’avenir de la
ville, et de tout le territoire avec elle. On constate un desserrement de Tournus dans sa
première couronne, en particulier sur la rive gauche (Lacrost, Prety), qui génère des
impacts paysagers et un accroissement des déplacements. L’équilibre démographique
entre Tournus et sa couronne représentera une question importante pour le PLUi.
L’attractivité démographique de Tournus constitue un enjeu, lié à l’aménagement de la
ville et à l’offre de logements qui sera produite dans les prochaines années. La
revitalisation du centre bourg, l’aménagement du pôle gare, le développement d’une
offre diversifiée (logements locatifs, abordables, petits logements…), l’aménagement des
espaces publics, sont autant de leviers pour redonner de l’attractivité à la ville. Le projet
de revitalisation du centre bourg permettra de contribuer à l’attractivité démographique,
tout en améliorant le dynamisme commercial et touristique dans le centre ancien.
Tournus accueille une population importante, mais également des entreprises
d’envergure, avec les principaux « poids lourds » de l’emploi sur le territoire (industries,
administrations, commerces en particulier). La diminution de l’emploi à Tournus
s’explique en partie par le contexte difficile de l’industrie, mais également par les
difficultés de la ville à produire des espaces de développement de qualité pour les
entreprises en place qui souhaitent évoluer. Le renouvellement des espaces économiques
vieillissants de Tournus, et l’identification claire des possibilités de développement pour
les entreprises en place, représentent des questions importantes.
Le développement de la zone intercommunale de Lacrost permet aujourd’hui d’offrir des
surfaces de développement pour des grandes structures, mais situées de manière plus
éloignée par rapport à la ville centre et à l’autoroute, ce qui peut augmenter les
problématiques de déplacement et de franchissement de la Saône. Le PLUi devra
proposer une stratégie équilibrée de positionnement de l’offre foncière et immobilière
entre Tournus et Lacrost. Il conviendra également d’être particulièrement vigilants quant
à la destination des nouvelles surfaces d’activité, en évitant de générer des friches
économiques du fait de transferts d’opportunité et en encadrant finement le
développement commercial pour éviter de déstabiliser les tissus commerciaux existants.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
La Truchère et la confluence Saône - Seille
La commune de La Truchère présente une situation très particulière sur la confluence
Saône – Seille, qui génère des contraintes importantes vis-à-vis de son développement.
L’offre de logements sera nécessairement limitée sur la commune, mais pourra toutefois
être travaillée via l’accompagnement des réhabilitations et la mobilisation des dernières
dents creuses disponibles. Dans un contexte d’offre foncière limitée, il semble d’autant
plus nécessaire de travailler l’offre résidentielle diversifiée, pour offrir des parcours les
plus complets sur la commune, afin d’y soutenir la vie locale.
Le développement touristique représente également un enjeu important sur la
commune, qui accueille une halte fluviale importante. L’aménagement des espaces à
vocation touristique (quais, centre historique patrimonial, réserve naturelle,
hébergements,…) représente une question à mettre avant dans la politique de
développement de ce secteur.
Le secteur de Brancion
Le secteur Nord-Ouest du territoire, plus enclavé en termes de déplacements, présente
des dynamiques résidentielles modestes, mais cohérentes par rapport à l’échelle des
villages de ce secteur (petits villages), et par rapport à la sensibilité patrimoniale des
villages (densité importante de monuments historiques).
La réhabilitation du bâti ancien représente un enjeu dans ce secteur, pour attirer des
populations tout en préservant le patrimoine. Le secteur est actuellement dynamique
pour l’accueil de populations relativement aisées qui rénovent des résidences principales
ou secondaires. La préservation paysagère du secteur (protection des points de vue, du
bocage, du bâti…) représente un enjeu socioéconomique à part entière, et doit être
considérée comme tel.
Le développement économique de ce bien secteur peut également évoluer positivement,
de manière mesurée :
• Via le développement touristique, avec la présence du site de Brancion qui est à la
croisée de la route des vins et du chemin des moines.
• Via le développement viticole, le secteur étant susceptible d’accueillir
progressivement de nouvelles plantations dans les prochaines années / décennies.
Les monts du Mâconnais
Le secteur des monts du Mâconnais, au fonctionnement relativement autonome,
accueille d’importantes activités productives rurales, avec en premier lieu la viticulture
qui génère emplois et produits, mais également avec des activités artisanales et des
petites industries bien développées, à l’exemple de Saint Gengoux de Sissé. Les activités
présentielles sont également bien présentes, en particulier sur Lugny qui offre commerces
et services de proximité pour les habitants du secteur.
Globalement, ce secteur se porte bien, que ce soit sur le plan démographique ou sur le
plan économique. Plusieurs enjeux à moyen terme méritent toutefois d’être soulignés :
• Le maintien du dynamisme du bourg de Lugny représente une question importante
pour tout le secteur. En termes de commerces comme de services et de logement, le
bourg joue un rôle central, mais peine à se maintenir. Le soutien de l’offre de
logements diversifiés, l’aménagement des linéaires commerciaux dans le centre
historique, et la reconquête du bâti ancien dégradé dans le centre sont des enjeux
majeurs pour que Lugny conserve son rôle de bourg de manière durable.
• La préservation des espaces viticoles et agricoles représente un enjeu fondamental
pour le secteur, très orienté sur la viticulture. Tout l’enjeu sera de trouver des
solutions adaptées pour permettre le développement des villages sans ponctionner
d’espace stratégique, mais en conservant une qualité urbaine et des transitions de
qualité entre l’espace bâti et l’espace cultivé, afin de limiter les conflits d’usage.
• Le maintien de l’économie locale nécessite de bien anticiper les besoins fonciers et
immobiliers des entreprises, dans un contexte de tissu morcelé (TPE majoritaires). Il
s’agira de bien identifier les besoins et les possibilités de développement des
bâtiments d’activités, en limitant la proximité entre l’habitat et les activités les plus
nuisantes tout en préservant une mixité historique lorsque cela est pertinent.
• Enfin, le PLU pourra faciliter le développement de l’oenotourisme dans ce secteur en
traitant les enjeux d’aménagement associés, en particulier via le traitement des
espaces publics et de la route des vins (traversées de villages), via la préservation des
éléments de petit patrimoine viticole, et via les politiques de préservation et de
réhabilitation des espaces bâtis patrimoniaux.DIAGNOSTIC & ETAT INITIAL DE L’ENVIRONEMENT – MAI 2020] PLUI Diagnostic & Etat Initial de l’Environnement
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PLUi du Tournugeois et du Mâconnais Val de Saône – Diagnostic socioéconomique – Novembre 2016
Les terrasses viticoles de la Saône
A l’intermédiaire entre les monts du Mâconnais et le val de Saône, on retrouve un secteur
où les dynamiques migratoires sont assez importantes.
Ce secteur bénéficie à la fois de la proximité de l’axe de déplacement du val de Saône et
d’un cadre de vie attractif entre vignobles et terrasses surplombant la vallée.
Au sein de ce secteur, on distingue plusieurs ensembles dynamiques :
• Les communes de Viré et de Clessé sont marquées par des dynamiques viticoles et
oenotouristiques fortes, qui génèrent une activité sur place importante. C’est un
secteur productif qui, s’il attire nettement des actifs de l’agglomération mâconnaise,
maintient une activité locale suffisante pour ne pas se résidentialiser trop fortement.
Toutefois, la double dynamique migratoire et productive autour de la vigne génère
une urbanisation relativement importante qu’il convient de bien maîtriser pour
préserver le territoire, ses paysages et son environnement, sa fonctionnalité pour les
viticulteurs.
• La commune de Montbellet, organisée autour de multiples hameaux, présente une
situation particulière. La viticulture y est moins présente, et la commune a connu des
dynamiques migratoires importantes depuis le début des années 2000, en bonne
partie du fait de l’arrivée d’actifs de l’agglomération mâconnaise. La fonction
résidentielle de la commune s’est renforcée. La préservation des espaces agricoles,
plus diversifiés et moins « sacralisés » que les espaces AOC viticoles, représente un
enjeu fort sur la commune.
• Les communes d’Uchizy et de Farge les Mâcon présentent une situation intermédiaire
entre l’aire urbaine de Mâcon et la première couronne de Tournus. Les deux
communes ont accueilli également des dynamiques migratoires, avec l’arrivée d’actifs
de divers pôles alentours (Mâcon, Tournus, Chalon). La polarisation vers le Nord ou
vers le Sud est moins évidente dans ces deux communes. Comme dans le cas de
Montbellet, les communes se sont résidentialisées assez fortement, l’activité
endogène étant moins importante qu’à Viré ou Clessé. Leur vocation agricole /
viticole mérite d’être valorisée, au même titre que leur vocation touristique
potentielle, avec des liens qui peuvent être renforcés avec la voie bleue.
Fleurville – Saint Albain
Les communes de Fleurville et de Saint Albain présentent une situation bien à part par
rapport aux autres secteurs. Ces communes sont dans une phase de ralentissement de
l’attractivité migratoire, après avoir connu des dynamiques plus fortes dans les années
1970 et 1980 (première « vague » de desserrement de l’agglomération mâconnaise).
Le manque de foncier, l’importance des zones inondables et les contraintes générées par
la proximité des infrastructures diminue les capacités de ce secteur pour attirer des
populations résidentes, ce qui explique le ralentissement de la croissance
démographique.
Toutefois, ce secteur présente d’autres vocations économiques, avec en particulier la
présence de dynamiques commerciales notables le long de la RD906 (commerces
alimentaires de proximité, garages, restaurants et hôtels implantés historiquement le long
de l’axe) et en lien avec l’autoroute (aire de Saint Albain). L’organisation du
développement économique le long de la RD906 représente un enjeu important, à la fois
pour mieux tirer parti de la position stratégique des deux communes le long de l’axe, et
pour mieux organiser un développement qui n’est pas évident le long de l’axe routier
(enjeux de qualité paysagère, de sécurisation des traversées de bourgs).
Enfin, sur le plan touristique, le secteur peut être valorisé davantage, avec des liens avec
la voie bleue qui sont en cours d’amélioration. La proximité des deux bourgs avec la Saône
représente clairement un potentiel touristique, pour capter plus facilement les
cyclotouristes de passage.