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PLU - Annexes - AVAP Diagnostic des patrimoines
unknown - provins avap 04 diagnostic 2 2 patrimoine urbain
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Provins.
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Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Histoire et mémoire,
A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
II. 2
Patrimoine Patrimoine
urbain
158A Aire
de
mise
en
ire
de
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en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
II.2 A- Trame viaire –
II.2Aa Fondements de la trame
o
1
P
t
d
J
Ch
i
d
J
/ Ch
i
d
C
l
i
t
II.
2 a
Fondements
de
la
trame
viaire
de
la
cité
médiévale
1 a
2
o
1a
P orte
d e
J ouy
: Ch
emin
d e
J ouy
/ Ch
emin
d e
C oulommiers
et
Lagny/Chemin
de
la
Croix
et
Paris
o
1b
Porte
de
Saint
Jean
: Chemin
de
Nangis
et
Paris
/Chemin
de
Montereau
o
2a
Porte
de
Troyes
: Chemin
chaussée
de
Troyes
par
Pont
et
vallée
Provins a su conserver un nombre considérable
de
bâtiments
anciens, tant civils que religieux mais aussi la
majeure partie de
1 b
2 a
2 c
b
3
4
vallée
o
2b
Porte
de
Courloison :
Chemin
de
la
Ferté
Gaucher
/Chemin
de
Sézanne
par
Villiers
o
2c
Porte
de
Changis
: Chemin
de
Troyes
par
Nogent
o
3 Porte
de
Buat :
Chemin
de
Sens
par
Bray
.
mais
aussi
la
majeure
partie
de
son urbanisme médiéval fondée sur sa trame viaire. Cette trame s’appuie sur un axe fondateur Est Ouest en lien avec la
situation
géographique
de
Les
routes
d’accès
au
Moyen
‐ Age
/ Mesqui 1977
o
4 Porte
des
Bordes
: Chemin
du
Pressoir
Dieu
/ Chemin
d’Hermé
g
g
p
q
Provins
et
des
grands
pôles
urbains
et Foires de Champagne
du Moyen Age :
Meaux, et Coulommiers,
au
Nord Est
Troyes à l’Est, accessible par le
Situation
g éographique
de
Provins
y
p
plateau ou par la vallée.
Les voies de la Ville intra muros en lien avec les grandes routes du territoire,
et
les
activités
agricoles,
ont
déterminé
g
g
p
q
au
Moyen
Age
‐ Mesqui 1977
Les principaux axes de circulation, liés aux
routes
de
Champagne,
sont
toujours en place. L
è
i i
’
é
l’emplacement
des
portes
et
ponts de la ville intra muros. La route de Troyes par le plateau a déterminé
la
fourche
située
a
l’actuel emplacement de la mairie,
Le
système
viaire
s’est
structuré
initialement sur la base d’un axe Est /Ouest permettant de rejoindre via le Châtel
(Rue
de
Jouy)
(Ville
Haute)
Meaux/ Coulommiers à Troyes . Un axe Nord permettait de rejoindre
et la morphologie du tissu urbain.
p
j
directement la Ville Basse du chemin Meaux/Coulommiers/La Ferté Gaucher et d’accéder, à l’inverse, aux plateaux nord du territoire . La Chapelle
Saint
Médard, puis
Saint
Ayoul
‐ noyau de l’urbanisation initiée
par Thibault Ier
‐
marquait l’intersection
de ces deux axes (Rues dites aujourd’hui de
Courloison
et
de
la
Libération)
.
L’enceinte de bois qui protégeait dès le XIe
siècle
Saint
Ayoul
et
sa
Foire,
t it déjà l
t
d
C
l i
t
159
comptait déjà la porte de Courloison et la porte de Troyes.A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
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V Valeur
de
l’
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de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
Grands
axes
entrants
du
territoire
Le tracé des routes et la bifurcation sur le plateau,
mais
aussi
la
topographie,
l’hydrographie,
puis
la
mise
en
œuvre
des
différentes
enceintes
ont
conditionné
l’organisation et la structure de la ville. La
jonction
des
routes
venant
de
l’Ouest
(Chemin de Jouy / Chemin de Coulomniers et Lagny/Chemin
de
la
Croix
et
Paris)
se
fait
initialement sur une voie ( future rue de Jouy), à proximité
du
Châtel,
emplacement
de
foire
initial, dans l’axe du palais du Castrum. Le tracé de la rue Saint Jean s’infléchit pour venir se raccorder de façon perpendiculaire à la rue de Jouy.
Deux
rues
parallèles
complètent
le
dispositif
( rue des Orfèvres au nord et rue du
vieux Minage , au sud). La place centrale longtemps appelée place des
/
Trame
viaire
p rincipale
Changes/place
du
Châtel
s’
oriente
dans
la
continuité de l’axe de l’ancien castrum. Afin de rejoindre la Vallée et Troyes, un chemin (rue du Murot (actuelle rue Saint Thibault) se raccorde en oblique dans l’angle de la Place du Chât l
t
b
tt
i
ti
fi
p
p
C’est sur cet axe initial majeur Est Ouest que les différents noyaux d’urbanisation vont se développer ( Castrum, Saint Ayoul, puis urbanisation des pieds du coteau
)
(voir chapitre : les 3 grandes étapes de formation de la ville).
L’histoire de Provins, le développement démographique et économique, les mesures de protection instituées à partir de la fin du XIXe siècle, le développement de la circulation automobile
ont conduit peu à peu à l’évolution de cette
Châtel sans perturber cette organisation afin d’entamer sa « descente » vers la Vallée. Le pied du coteau est marqué par le passage du Durteint.
L’axe
se
poursuit
vers
l’est
avec
l’actuelle rue du Val puis rue de la Cordonnerie.
La route de Troyes par le plateau a déterminé la fourche de la Ville Basse ( au niveau de l’actuelle mairie) et la morphologie du tissu urbain. Les grandes rues historiques de la cité médiévale constituent aujourd’hui encore les axes majeurs de la Ville de Provins. La trame viaire principale et secondaire (ruelles, chemins verts, …) est directement
automobile,
ont conduit peu à peu à l évolution de cette
trame avec l’apparition des boulevards, la transformation des axes pénétrants en grandes avenues, et à partir des années 1960
‐ 1970 la mise en œuvre d’une trame viaire nouvelle
dans la vallée accompagnant l’urbanisation.
Cette trame
reste en évolution.
160
issue de la structure médiévale. Cette trame est notamment en lien avec : ‐
la convexité des limites de l’ancien castrum,
‐
le réseau hydrographique,
‐
la forme du tracé des enceintes
.
La D619, mise en œuvre pour contourner la cité historique, et venant « survoler » pour partie la vallée, constitue une césure dans cette trame.A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
Séquence
« rurale »
Ville
Haute
de
l’axe
Est
Ouest
II.2Ab II.2Ab Séquences
Séquences urbaines de l’axe fondateur de la Cité Médiévale
urbaines de l’axe fondateur de la Cité Médiévale
Porte
de
Jouy
Rue
de
Jouy
Place
du
Châtel
Rue
Saint
Thibaut
400
m
80
m
600
m
L’axe
fondateur
Est
Ouest
L’axe
fondateur
Est
Ouest
Porte
de
Jouy
Porte
de
Jouy
– – Porte
de
Troyes
Porte
de
Troyes
Colonne vertébrale de la ville Colonne vertébrale de la ville Colonne
vertébrale
de
la
ville
Colonne
vertébrale
de
la
ville
Du
plateau
agricole
à la
vallée
Du
plateau
agricole
à la
vallée
Hôtel
Dieu
Saint
Ayoul
Mairie
Porte
de
Troyes
Rue
du
Val
Rue
de
la
Cordonnerie
L’histoire de la Cité Médiévale semble illustrée et condensée dans cet axe de
500
m
350
m
Porte
de
Changis
sto e
de
a C té
éd é a e
se
b e
ust ée
et
co de sée
da s
cet
a e
de
moins de 2 km qui traverse la ville. Elle raconte de façon linéaire, par tableaux successifs, dans « l’ordre », l’évolution de la ville : de la ruralité à la ville de XVIII
‐ XX siècle sur une trame
et structure offrant un cadre paysager et urbain cohérent, harmonieux , et sans ruptures.
161
Séquence
« urbaine »
Ville
Basse
de
l’axe
Est
OuestA Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
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de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
II.2B - Système parcellaire : l’ilot et la parcelle L’organisation des îlots de la Ville Haute et Basse s’est
structurée
sur
la
base
des
grands
axes
d’urbanisation
de
la
ville
et
de
ses
étapes
de
formation. Une
partie
du
maillage
s’est
inscrite
Une
partie
du
maillage
s est
inscrite
perpendiculairement à ces axes définissant des îlots parallélépipédiques.
Ce
maillage
assez
régulier
autour de la colonne vertébrale de l’urbanisation, malgré
l’omniprésence
de
son
réseau
hydrographique en Ville Basse et le relief,
est
perturbé et déformé :
Terrasse
p ¾
En Ville Haute, par
l’implantation de la Tour
César, par l’évolution des fortifications du Châtel ( 1ere, 2eme et 3eme enceinte),
¾
En Ville Basse, par la fourche dans le réseau viaire qui définit un îlot triangulaire.
Le bâti ancien du centre et les alignements majeurs de la Ville sont directement issues de la structure viaire et urbaine, et des systèmes constructifs de la période médiévale. Le maillage viaire et hydrographique détermine la forme et la taille des îlots de la Ville. A l’exception de l’îlot « Terrasse » et de l’îlot qui le borde au nord, les îlots
issues
de
ce
maillage
sont
de
formes
relativement
parallélépipédiques,
permettant
la
définition de formes de parcelles simples
S
t
d
ll
b i
l
l
ét
it
162
définition
de
formes
de
parcelles
simples
.
Le parcellaire illustre l’histoire de l’évolution de la ville.
S ecteurs
d e
parcelles
urbaines
l es
plus
ét
roitesA Aire
de
mise
en
ire
de
mise
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l’
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l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
La parcelle La parcelle En Ville Haute, la taille des parcelles est très variable, y compris sur les axes majeurs ( rue de Jouy et rue Saint Jean)
:
les
grandes
parcelles
accueillent
souvent
de
grandes fermes. Les parcelles très étroites et /ou de petites dimensions sont rares.
Au Moyen Age, en pleine
apogée de la Cité, l’urbanisation était plus dense et le apogée de la Cité, l urbanisation était plus dense et le découpage d’îlots et parcellaires plus resserré. La Ville Haute possédait en effet des faubourgs comme porte Saint Jean. Le découpage des îlots se serait fait sur un plan en quadrillage.
Les
plans
du
XVIIIe
siècle
illustrent
cependant le desserrement du Châtel et une certaine déstructuration du maillage. Aujourd’hui, la trame du
Parcelles
rue
Saint
Thibault
Largeur
moyenne
: 5
m
Profondeur
moyenne
: 25
‐ 30
m
Surface
moyennes
: 150
m²
g
j
,
secteur fait apparaitre une structure assez régulière avec des
îlots
d’environ
40x80
m.
La
continuité
des
axes
structurants sur
l’ensemble
de
la
Ville
Haute
est un
puissant facteur d’unification et de cohérence. A contrario, la plupart des parcelles situées sur la rue du Val rue de la Cordonnerie rue de la Friperie
rue Vieille
Parcelles
rue
de
l’Eperonnerie
Largeur
moyenne
: 6m
Profondeur
moyenne
: 8
‐ 12
m
²
En Ville Haute, le parcellaire se caractérise par la diversité des tailles et configuration de terrains : Petites parcelles anciennes directement issues de la structure médiévale (
Val, rue de la Cordonnerie, rue de la Friperie , rue Vieille Notre Dame sont restées très étroites et de longueurs variables,
et la structure de l’hyper centre a peu évolué
depuis le Moyen Age. La
comparaison
du
cadastre
actuel
et
du
cadastre
napoléonien confirme la permanence de cette structure
Surface
moyennes
: 60
à 80
m²
Rue Saint Thibault, rue de l’Eperonnerie), et de secteurs d’urbanisation dense ( abords de la porte de Jouy, abords de la place du Châtel), d’une largeur de travée ( 4,50m à 5m) ;
Parcelle plus étendues correspondant à une situation plus excentrée et/ou à des regroupements de parcelles plus récents ;
parcellaire. En zone urbaine
dense, les parcelles
présentent une
façade étroite sur voie, souvent inférieure à 9 m. Les petites parcelles apparaissent comme le résultat des rescindements
en
bordure
de
rue
de
parcelles
plus
Parcelles laniérées, issues d’une structure rurale en voie de disparition, mais très présente au début du 19
e
siècle en particulier dans le secteur
du Cours aux Bêtes.
Le secteur le plus dense est aux abords de l’intersection des rues Saint Jean et Jouy
rue du Marché au Blé
et la rue de la Nasse avec des parcelles
rescindements
en
bordure
de
rue
de
parcelles
plus
grandes
qui
conservent
sur
l’arrière
une
profondeur
importante. L’espacement des murs mitoyens, dicté par la portée d’une poutre en bois varie de 4,50 m , pour une travée, à 6,00 m pour une travée avec un passage vers une cours arrière.
En
Ville
Basse,
les
parcelles
de
l’hypercentre
sont
quasi
systématiquement étroites : seule la profondeur des parcelles varie en fonction de l’îlot dans laquelle elle s’inscrit.
et Jouy, rue du Marché au Blé
et la rue de la Nasse avec des parcelles
d’environ 177 m² et de nombreuses parcelles de moins de 100 m². La superficie moyenne des parcelles est d’environ 375 m² environ.
Les
parcelles
de
8,00
à
9,00
m
correspondent
à
la
présence d’un refend intermédiaire issu souvent d’un regroupement de deux parcelles contiguës. Les
îlots, à
l’exception
de
ceux
du cœur de
la
ville
En
dehors
de
cet
hyper
centre,
les
tailles
de
parcelles
varient
sensiblement.
Pour
rappel,
une
grande
partie
des
zones
plus
périphériques de la ville intra muros urbanisées ou nécessaires aux activités
(comme
les
tiroirs)
est
restée
sous
occupée
(jardins,
potagers,) ou inoccupées ( ruines, friches) pendant des siècles , suite au déclin de Provins.
163
historique, sont en général de grandes dimensions, et ne présentent qu’une ou éventuellement deux façades sur une voie importante, construite en ordre continu. Le parcellaire induit la densité au sol du bâti.A Aire
de
mise
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ire
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l’A Architecture
et
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rchitecture
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du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
II.2C - Implantation du bâti Dans le tissu ancien, les constructions principales sont toujours implantées à l’alignement.
Les façades ne
sont pas en recul de la voie sauf en de rares occasions. Lorsque la façade du rez de chaussée est exceptionnellement implantée en retrait, la façade au niveau des étages retrouve systématiquement l’alignement. A contrario, les façades disposent parfois d’un léger encorbellement qui surplombe le trottoir à hauteur du premier étage. La façade
s’inscrit parallèlement à la voie, et plus rarement , en Ville Basse, perpendiculairement ( avec un
pignon). En Ville Haute, différents corps de ferme parfois transformés en habitat et percés, présentent leur pignon. L’analyse de l’implantation des constructions anciennes par rapport aux limites séparatives montre deux types d’occupation du sol. ‐
Construction implantée en double mitoyenneté, correspondant aux secteurs les plus denses, souvent les plus anciennement urbanisés (rue du Val, rue de la Friperie, rue de la Cordonnerie, …) ( Secteur « Terrasse »). Le front bâti continu est directement issu de l’étroitesse du parcellaire.
‐
Construction implantée sur une seule limite, lorsque la dimension de la parcelle le permet , en dehors d
l’h
à d
i
D
h
d
lô
i
l
l
de l’hyper centre à de rares exceptions. Des hauts murs de clôture en maçonnerie assurent alors la continuité urbaine du bâti.
Toutes les constructions anciennes, principales ou annexes, s’adossent systématiquement à une limite de la parcelle. La construction isolée en milieu de parcelle apparait au 19
e
siècle sur des grandes parcelles Les constructions
En Ville Haute, différents corps de ferme parfois transformés en habitat et percés, présentent leur pignon.
La
construction
isolée
en
milieu
de
parcelle
apparait
au
19
e
siècle
sur
des
grandes
parcelles
. Les constructions
du 19
e
siècle situées sur des parcelles plus étroites respectent le principe d’une double mitoyenneté. Elles
peuvent parfois cependant, contrairement aux bâtis plus anciens s’inscrire en recul de la voie pour dégager une petite cour d’accès permettant notamment d’aménager les emmarchements d’accès aux rez
‐ de
‐ chaussée
surélevés. Une clôture en ferronnerie d’art sur un muret à pierre vue vient alors assurer la continuité à l’alignement. Dans les ilots très denses de l’hyper centre ancien, un deuxième rang de constructions parallèles à la première est assez fréquent.
Sur certaines parcelles les courettes séparatives ont été préservées.
Dans d’autres,
les
deux corps de bâtiments ont fini par occuper l’intégralité de la surface de la parcelle.
164
Densité au sol du bâti induit par le parcellaireA Aire
de
mise
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ire
de
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V Valeur
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l’
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de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
II.2D -Hauteurs et densité
Quelques
exceptions
dans
le
paysage
urbain
Hauteur
RDC+1+combles
= hauteur
RDC+2+combles
Variation
des
hauteurs
d’étages
et
des
combles
: hauteur
RDC+2+combles
Les
hauteurs
des
constructions
du
tissu
ancien à Provins sont assez faibles avec une hauteur
maximum
de
R+2+combles
(à
l’exception de quelques constructions dont les moulins et silos).
Dans le tissu médiéval,
les hauteurs moyennes d’une construction RDC+1+
combles ou RDC+2+combles varient sensiblement en raison : ‐
des hauteurs irrégulières de chacun des niveaux, liées aux fonctions originelles et mixtes du bâti médiéval ; d
h
d
bl
lié
à l
f
d
d
bâ i
Ces constructions se concentrent le long des axes principaux de l’hyper centre en Ville Basse
où
elles
sont
fréquentes
et
contribuent
à
définir
un
front
urbain
régulier
:
l’étroitesse
des
façades
et
les
pentes
des
constructions
renforcent
l’impression
de
verticalité
du
bâti
Elles
Dans
un
tissu
caractérisé
par
une
hauteur
moyenne
assez
faible,
quelques constructions font exceptions comme
les
moulins
et
les
silos
‐
d es hauteurs des combles, liées notamment à la profondeur du bâti;
‐
et pour la Ville Haute de la présence de caves voutées qui induit le plus souvent une surélévation du niveau du RDC.
Une
construction
RDC+1+
combles
peut
ainsi
avoir
la
hauteur
d’une
construction
RDC+2+combles.
Cette
particularité
permet
sur
certaines
é
d
li
l
h
d
bâ i à l’ li
d’ ff i
l impression
de
verticalité
du
bâti.
Elles
apparaissent exceptionnelles en Ville Haute avec quelques immeubles de la Rue saint Thibault et de la rue de la Table Ronde, et la maison natale de Jean Desmarets et certains bâtiments du Lycée. A
l’exception
de
ces
secteurs
les
comme
les
moulins
,
et
les
silos
étrangers par leur dimension ( hauteur et
gabarit
général
étranger
aux
plafonds moyens des constructions) et leur type d’implantation, à la structure du tissu urbain.
séquences de lisser la hauteur moyenne du bâti à l’alignement et d’offrir un front plus harmonieux. Pour les constructions à usage exclusif d’habitat,
sur les voies aux abords de
ce pôle commercial multi séculaire, les hauteurs de constructions se lissent et deviennent plus régulières.
A
l exception
de
ces
secteurs,
les
constructions de Provins sur des voies plus périphériques
sont
essentiellement
en
RDC+1+combles.
Les densités les plus importantes sont concentrées dans l’hyper centre avec des parcelles de très faibles dimensions totalement occupées, mais aussi des parcelles étroites mais longues tout aussi occupées.
165
Hauteur
RDC+1+combles
= hauteur
RDC+2+combles
Pièces
graphiques
issues
de
la
ZPPAUP
2001
de
François
Raymond.A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
II.2E Volumes et assemblages Les volumes construits sont généralement simples mais doivent s’adapter à la configuration de la parcelle. La pente des combles, proche de 45° sauf exception, présente le plus souvent,
une
ligne
de
faitage
parallèle
à
la
rue,
l’adossement
en
mitoyenneté se faisant ainsi par des pignons
Dans la Ville Haute
la
Principe de développement du bâti Les bâtiments les plus anciens se caractérisent par des extensions multiples ayant le plus souvent entrainés des modifications du corps de bâtiment originel et principal.
mitoyenneté se faisant ainsi par des pignons.
Dans la Ville Haute, la
présence de pignons à l’alignement est plus fréquente. Mais la forme des toitures, les différences de niveau de constructions complexifient, enrichissent
et animent les silhouettes et volumes des
constructions, y compris à l’alignement. Les extensions dans le temps se sont faites par :
Ces extensions ou adjonctions de volumes annexes offrent toute une gamme
de
principes
de
raccordements
dont
les
plus
fréquents sont le suivants :
d
d’
¾
Rehaussement,
¾
Adjonction du bâti voisin et restructuration,
¾
Adjonction de volumes annexes, souvent de hauteur moindre afin de restreindre les problèmes de pénétration des toitures, lorsque la dimension de la parcelle le permettait
B ‐
adjonction d’un appentis en
pignon C ‐
adjonction d’un appentis en
façade D
‐
extension
du
volume
en
continuité dans le plan de la façade
la dimension de la parcelle le permettait.
Les extensions par adjonction de volume, réalisable « sur cours ou jardin arrière » génèrent une complexité importante qui participe à la richesse et caractérise la silhouette des villes anciennes. Elle est peu perceptible à l’exception de quelques séquences urbaines offrants des vues sur des fonds de parcelles, le front urbain étant particulièrement continu.
continuité dans le plan de la façade E ‐
extension en retour d’équerre
avec
ou
sans
pénétration
des
toitures F ‐
modification du comble par
adjonction d’un élément de toiture
Ce processus exclusivement sur l’arrière préserve la clarté de la lecture urbaine et la cohérence du front bâti, dès le premier stade d’évolution du tissu urbain. La complexité perçue dans la lecture des façades
arrières
depuis le fond de parcelle est notamment issue des multiples problèmes de raccordement des toitures et combles des diverses extensions.
j
G ‐
recomposition
de
la
morphologie
générale,
ou
le
bâtiment
d’origine
perd
son
caractère dominant. Extraits
de
la
ZPPAUP
2001
de
François
Raymond.
166A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
II.2F Cadre urbain – Rues et places
- Les principales rues et places de la Ville intra Muros
Les principales rues et places de la Ville intra Muros Les principales rues et places de la Ville intra Muros
Place
p
p
p
p
p
p
r teint rteint
Place /stationnement
8 8
Rue du Dur Rue du Dur
/stationnement
1 1
PLACES 1 ‐
du Châtel
2
‐ Saint Quiriace
3
Saint Ayoul
2 2
3 3
4 4
5 5
3
Saint Ayoul
4
De
la
Résistance
et
de
la
Déportation (Sainte Croix)
5
Du Cloitre
6
Honoré
de
3 3
6 6
7 7
6
Honoré
de
Balzac
7
Centre
sportif
et
culturel
Saint Ayoul
8
29
e Dragon
167A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
La diversité des espaces publics emblématiques de la Cité Médiévale La diversité des espaces publics emblématiques de la Cité Médiévale
La
ville
de
Provins
présente
un
réseau
de
voies
et
de
places
directement
issu
La
ville
de
Provins
présente
un
réseau
de
voies
et
de
places
directement
issu
de son passé médiéval et qui définit un ensemble d’espaces publics de différentes natures:
Les rues très urbaines de l’hyper centre, bordées de constructions anciennes de façon continue, qui correspondent aux grands itinéraires joignant les portes anciennes (voir séquence). Elles sont
marquées, en Ville Basse,
par la présence de boutiques
colorées et par l’importance du trafic et du stationnement automobile (les rues de Provins accueillent près de 300 places de stationnement payant) ;
Les places, lieux d’anciens marchés, liées à un édifice majeur de la ville comme la Place Saint Ayoul caractérisée par une simple élargissement comme la Place Saint Ayoul caractérisée par une simple élargissement de la chaussée liée à un carrefour,
ou la place du Châtel. Ces deux
places restent très différentes ( voir planche sur les places) ;
Les voies secondaires ou transversales dessinant un maillage d’îlots plus ou moins denses, bordées essentiellement par de l’habitat, en Ville Haute, ces rues desservent des fonds de parcelles bordés par des murs : la voie conserve un caractère urbain, tempéré par la végétation perçue derrière le mur (rue Maufranc, rue Savigny, …) ;
Les boulevards mis en œuvre à partir du XVIIIe siècle qui ceinturent la ville intramuros, dont une partie est traitée en allées plantées et restent inaccessibles aux automobiles,
Des venelles, ou voies et sentes , souvent en impasse, anciennes dessertes des lots à usage agricole ou de jardin par l’arrière, ou accès autrefois indispensables aux différents cours d’eau en Ville Basse. En ville Haute, ou dans le quartier de la Prairie de la Nozaie, ces voies ont un caractère rural marqué, avec accotements en herbes ( rue des Blancs manteaux, ruelles aux Chevaux, …)
(Voir « les réseaux de chemins »
dans les principaux
espaces verts de la ville intramuros » /Patrimoine
Paysager )
.
En ville Haute, les voies principales, anciennement pavées, sont recouvertes de bitume et sont caractérisées par l’omniprésence d’accotements enherbés et plantés ( iris, soucis…). Les trottoirs, lorsqu’ils existent, sont de faible l
(
f
d
d
é
à
d
l
)
largeur ( parfois de moins de 50 cm et rarement supérieurs à 1 m de large).
Les rues tranquilles de la Ville Haute
Outre la qualité et les caractéristiques d’un site, la présence et la place de l’automobile dans la ville impactent fortement son ambiance urbaine et paysagère . L’ambiance rurale et
médiévale
de la Ville Haute
repose aussi sur
la
Différents
espaces
publics
de
la
ville
Basse
168
rareté de l’automobile. A contrario, le trafic, et stationnement (nuisances sonores et impact visuel) dans la Ville Basse impactent plus fortement la qualité du paysage urbain.A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
Les grandes places de la ville Les grandes places de la ville
la Place du Châtel
, historique, multi séculaire, est caractérisée par la qualité du front bâti qui la cerne, la présence d’une Croix ( dont le
socle est classé), d’un puits, et une ligne de plantation qui l’encadre. Ces proportions définissent un espace de grande qualité. Outre la qualité architecturale des constructions qui bordent la place, les aménagements des cours et jardins privés perceptibles depuis la place, jouent un grand rôle dans la qualité de cet espace public majeur de la ville. Elle constitue le cœur de la Ville Haute, absorbe le flot « touristique et scolaire » , et accueille aujourd’hui une grande partie de l’offre de restauration touristique de la ville
Les aménagements des terrasses couvertes indispensables pour absorber ces visiteurs font
de restauration touristique de la ville.
Les aménagements des terrasses couvertes, indispensables pour absorber ces visiteurs, font
l’objet d’une attention particulière pour réduire leur impact dans le paysage. La place est préservée d’une trop grande présence automobile grâce aux différentes dispositions prises par la Ville ( aire d’accueil de Villecran, aménagement d’espaces de stationnement, …)
Provins disposent de différentes places en Ville Haute et Basse. Seules les 2 places situées en Ville Haute apparaissent comme entièrement dédiées à la définition et l’aménagement d’un espace public de vie, de convivialité, et de valorisation du patrimoine qui l’encadre. Le
besoin
en
espaces
de
stationnement
en
Ville
Basse
Le
besoin
en
espaces
de
stationnement
en
Ville
Basse,
indispensable à sa vitalité et attractivité ,
a conduit la Ville à
consacrer
l’ensemble
de
ses
places
ou
espaces
publics
au
stationnement, malgré leur haute valeur patrimoniale. Les 2 places de la Ville Haute sont :
la Place Saint Quiriace
, plus confidentielle, site occupé préalablement par le cimetière des Chanoines, plantées de tilleuls depuis
1744, caractérisée par la silhouette massive et emblématique de l’église,
Les 2 places de la Ville Haute sont :
la Place du Châtel
la Place Saint Quiriace
169A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
La
Ville
Basse
comprend,
en
dehors
des
voiries,
La place Saint
‐ Ayoul
est constituée du parvis de l’église et par extension de l’ensemble de l’espace issu de l’élargissement de la rue de la
différents
espaces
publics
urbains
dont
certains
constituent les places et placettes de la ville. Une part importante de ces espaces, y compris les plus patrimoniaux, sont consacrés au stationnement pour répondre aux besoins des habitants et préserver l’
i i é
i l
d
ill
Cordonnerie (qui passe d’environ 14 mètres à 24 mètres), sur une profondeur d’environ 100 m.
Elle constitue le cœur historique de la Ville
Basse. La place
‐ rue accueille le marché. Entièrement minérale, le stationnement y est autorisé et permet d’accéder facilement aux boutiques
et restaurants de l’ensemble de cet axe commercial ( Rue du Val / Rue de la Cordonnerie)
l’attractivité notamment commerciale du centre ville en
proposant une
offre
de stationnement proche
(près de 1250 places sont ainsi disponibles). La voiture si peu présente en Ville Haute envahit l’espace public de la Ville Basse. Aucun de ses espaces urbains n’est préservée de la voiture. Les places historiques sont liées à des monuments emblématiques de la ville et à l’histoire et la structure de la trame viaire. Provins
Ville
Basse
compte
3
places
à
caractère
historique
par
les
monuments
historiques
ou
La place de la Résistance et de la Déportation, au chevet de l’église Sainte Croix
, à moins de 100 mètres de la Mairie de Provins. Les
aménagements réalisés permettent de réduire la perception des espaces de stationnement au pied du chevet (63 places). Le dégagement devant le portail, Côté Ouest de l’église, étroit, fait l’objet d’un traitement d’une grande sobriété, concentré sur le sol qui s’inscrit dans la continuité de l
h
é
tt
t d
d
l’ill
i
d’
l
d dé
t (
h
t d
té i
)
historique
par
les
monuments
historiques
ou
ensemble patrimoniaux qui les bordent et/ou par leur place dans l’histoire et la structure de la trame viaire : La place Saint
‐ Ayoul,
La place de la Résistance et de la Déportation au chevet de Sainte Croix,
La place du Cloître
la chaussée, permettant de donner l’illusion d’un plus grand dégagement (avec changement de matériaux) .
La place du Cloître.
Elle compte par ailleurs :
La place Honoré de Balzac ,
La place du Centre Culturel et Sportif de Saint Ayoul
La place du 29ème Dragon, aux limites de la cité
La place du 29ème Dragon, aux limites de la cité intramuros
–
qui
s’articule
sur
le
boulevard
d’Aligre.
La place du Cloître,
à 80 mètres du parvis de Saint Ayoul. Le site était occupé par la collégiale Notre Dame du Val et un cloitre du même nom,
datant du 13
e
siècle et détruits à la Révolution. La place est
bordée notamment par un bâti régulier qui forme un ensemble d’une grande
cohérence et harmonie. La place est caractérisée par la présence de la Tour Notre Dame du Val, située à quelques dizaines de mètres. La Place est plantée de quelques arbres et est consacrée au stationnement automobile.
170A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
La Place Honoré de Balzac
, en Ville Basse, s'étend à l'emplacement de l'ancien couvent des
Cordeliers, détruit à la Révolution. Redessinée après la démolition du théâtre et de la prison, elle ne conserve de son aspect du XIX
e
siècle que le palais de justice et la fontaine dit Mattelin Boyer
édifiée
conserve de son aspect du XIX
e
siècle que le palais de justice et la fontaine dit Mattelin
‐ Boyer
, édifiée
entre 1865 et 1875. Réalisée dans les années 1980 et fortement marquée par l’architecture imposante mis en œuvre, elle est par ailleurs envahie par du stationnement automobile ( 52 places). La place et la composition urbaine s’axent sur la rue Jules Verne pour ouvrir et traduire la perspective sur Saint Quiriace. La flèche du Clocher de Saint Croix constitue un second repère visuel.
La Place du Centre Culturel et Sportif de Saint Ayoul. de Saint Ayoul.
La réalisation du centre culturel et sportif St Ayoul (2005
‐ 2010) a permis de créer de
nouveaux espaces publics
qui contribuent
à qualifier le chevet de Saint Ayoul. Les parvis nord et sud du Centre Culturel accueillent
une
aire
de
jeux
,
des
j
,
esplanades de pelouse et des places de stationnements plantés.
Aux portes de la ville, articulée sur le boulevard d’Aligre, la place du 29 e Dragon
p
,
g
,
p
g
devant
le
nouveau
Commissariat
de
Police
(2007
‐ 2011)
est
consacrée
aux
stationnements (400 et 500 places). Derrière le cordon vert des frondaisons du Boulevard d’Aligre, Saint Quiriace et la Tour César dominent la Vallée.
171A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
II.2G Séquences urbaines intramuros des XIXe et début du XXe siècles et quartier de projet
II.2Ga
Quartier gare II 2Ga « II 2Ga «
Quartier gare Quartier gare
» »
Avant sa construction et jusqu'aux années 1850, les environs de la gare sont encore relativement peu bâtis.
II .2Ga « II.2Ga « Quartier gare
Quartier gare »
»
C'est à partir de la réalisation du bâtiment
et
en
raison
de
l'augmentation
importante
de
la
population
que
le
quartier
s'urbanise
rapidement.
Une
disparité dans les constructions est
p
alors observable, la gare séparant en quelque sorte la ville en deux parties bien distinctes. Au nord de la gare, le centre
‐ ville
et la « ville historique » restent anciens
et
font
partie
intégralement
du
tourisme
de
Provins.
L'architecture
reste
d'époque médiévale. Au
sud
de
la
gare,
les
La gare se situe au sud de Provins. L'avenue Jean Jaurès, la rue des Bordes et la route de Champbenoist passent par la gare. La Voulzie coule juste au nord de la gare. À pied, la distance entre
constructions sont plus modernes avec, à l'est et au sud est, des quartiers
résidentiels
modernes
comme
Les
Charabeaux,
Les
Bellevues,
Farion,
Champbenoist,
les 4 Jean ou Belle
‐ Croix et, au sud
‐
Projet
de
liaisons
urbaines
gare
‐ centre
ville
XIXe
/ ‐
Fonds ancien et Archives de Provins / Villa
Garnier - Jardin Garnier Le chemin de fer arriva à Provins le 11 décembre 1858. La gare fit l'objet de nombreux projets qui, pour la plupart, n'ont pas été réalisés. Elle a connu plusieurs périodes d'améliorations et de déclins. Au début du XX
e
siècle, elle bénéficiait d'une desserte importante dont il ne reste plus que l'accès vers
C a
pbe o st passe t pa
a ga e
a
ou
e cou e juste au
o d de a ga e
p ed, a d sta ce e t e
l'hôtel de ville et la gare est de 700 mètres.
ouest
et
à
l'ouest,
des
zones
d'activités
constituant
la
partie
économique et commerciale de la ville. La
plupart
des
grandes
zones
i d
t i ll
t
i l
t
Paris. Cependant plusieurs projets visent à remettre en circulation certaines anciennes lignes. Provins était à l'époque une ville importante localement et qui comptait plus de 7 764 habitants en 1856. L'ancienne gare de Provins a été construite en bois, les autorités militaires désirant qu'elle puisse être
industrielles et commerciales sont installées à proximité de la gare. Les plus proches sont celles dites « de la Gare » et « des Bordes » ; un peu plus loin sont implantées la zone
commerciale
de
Champbenoist et le parc d'activités
172
détruite facilement lors de conflits. Le bois qui a permis de construire la gare provient de la ville d'Épernay. La gare fut construite pour accueillir Napoléon III lors de sa visite du chemin de fer.
Champbenoist et le parc d'activités des deux rivières.A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
Quartier Quartier
Gare Gare
l
i
i
hi
l
l
i
i
hi
l
le
patrimoine
architectural
et
l e
patrimoine
architectural
et
urbain
du
boulevard
Carnot
urbain
du
boulevard
Carnot
Façades
Boulevard
Carnot
Façades
sur
les
berges
de
la
Fausse
Rivière
/
173
Covisibilité
avec
la
GareA Aire
de
mise
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ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
Façades
Boulevard Carnot Boulevard
Carnot
Quartier Gare Le Quartier Gare Le Quartier
Gare
Le
Quartier
Gare
Le
patrimoine patrimoine
architectural
et
architectural
et
urbain
du
urbain
du
boulevard Carnot boulevard Carnot boulevard
Carnot
boulevard
Carnot
Façades
sur
l
b
d
174
les
b erges
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la
Fausse
RivièreA Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
II.2Gb Le II.2Gb Le quartier des casernes (Delort)
quartier des casernes (Delort)
Saint
Ayoul
Saint
Ayoul
Façade du grand hangar à charpente métallique, au
Quartier
Delort
Quartier
Delort
Prieuré
des
Prieuré
des
Bénédictins Bénédictins
Extrait
du
«
Plan
de
Provins
Deuxième
Phase
de
fortification
»
J
Façade
du
grand
hangar
à charpente
métallique,
au
nord
‐ ouest
du
manège
Quartier Montereau Quartier Montereau
Rue
de
Changis
Rue
de
Changis
Pour rappel, Saint Ayoul et le prieuré des Bénédictins ont constitué le cœur de l’urbanisation historique de la Ville Basse, initiée par Thibault 1
er
(en fondant le
monastère Saint Ayoul en 1048)
Extrait du « Plan de Provins – Deuxième Phase de fortification »
J.
Mesqui .
La fortification au Moyen Âge
Paris, 1979
Derrière Saint Ayoul et le Prieuré des Bénédictins se déployait un grand site appartenant à l’ordre des
Les
entrepôts
: vue
générale,
depuis
le
sud
‐ ouest.
Quartier
Montereau
Quartier
Montereau
y
)
p
y
g
pp
Bénédictins et traversé par le ruisseau de la Pinte. En 1815 Napoléon pense faire de Provins une place forte protégeant Paris. Le projet n'aboutit pas, mais plusieurs kilomètres de remparts de la ville basse disparaissent au profit d'une caserne : le quartier Delort
Provins
ville
basse
1963
Plan
de
la
Ville
de
Provins
, ancienne
capitale
de
la
Brie
(par
JB
Juris – 1809)
caserne
: le
quartier
Delort
.
Entre
autres
bâtiments
militaires,
un
manège
de
cavalerie
est
construit
en
1865
(date
portée
en
façade), mais aussi des écuries, et des entrepôts de stockages. Suite à sa désaffectation, le conseil municipal de
Les
écuries
: vue
extérieure,
depuis
le
sud.
Provins
décide
en
2003
de
créer
une
salle
de
spectacles dans le quartier Delort. Une opération d'urgence a été menée par le service de l'Inventaire en 2003 portant uniquement sur les bâtiments du quartier Delort promis à destruction ou transformation dans le cadre de ce projet, à savoir le
Quartier
Delort
et
quartier
Montereau
Quartier
Delort
et
quartier
Montereau
175
manège de cavalerie (1865) et les bâtiments annexes (limite 19e
‐ 20e siècle) : série d'entrepôts et hangar à
charpente métallique. http://www.culture.gouv.fr
Photographies
Stéphane
Asseline ©
Inventaire
général,
ADAGP
Saint
Ayoul
Saint
Ayoul
Rue
de
Changis
. Au
début
du
XX
e siècle
et
aujourd’hui.
L’ensemble monastique de Saint
‐ Ayoul ( prieuré
des
Bénédictins)
est
l’un
des
monuments
emblématiques de Provins
.A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
La restructuration du quartier Delort (XXIe siècle) La restructuration du quartier Delort (XXIe siècle)
Cinéma
intercommunal
Le
Rexy II
Centre
Culturel
et
Sportif
Saint
‐ Ayoul
Saint
Ayoul
et
Prieuré des
L’architecture de la caserne, témoin d’une époque, a été préservée et valorisée par des extensions et interventions contemporaines soignées , permettant de proposer des espaces d’accueil, de spectacles, de musiques et de sports.
Centre
Culturel
et
Sportif
Saint
‐ Ayoul
Prieuré
des
Bénédictins
Cinéma
intercommunal
Le
Rexy II
L’
hit
t
d
i é
é
l
t
t
i
l
f
t
té i
i
La restructuration du quartier s’est réalisée entre 2005 et 2010, dans une volonté de préserver pour partie l’architecture des casernes, et,
malgré le contexte historique et patrimonial du site, d’inscrire Provins, dans la
modernité.
Provins
Ville
Basse
1999
Provins
Ville
Basse
aujourd’hui
L’architecture du cinéma, résolument contemporaine, par les formes et matériaux mis en œuvres, s’inscrit avec élégance dans ce site historique. La végétalisation d’une partie des façades vient marquer le lien avec l’amorce des boulevards plantés. Achevé fin 2010, il vient remplacer le premier établissement inauguré en 1938
.
De nouveaux espaces publics : Les parvis nord et sud du Centre Culturel accueillent une aire de jeux , des esplanades de pelouse et 150 places de stationnements plantées. Le canal de l’ancien monastère, recouvert par la caserne, est dégagé et aménagé pour structurer
le
site
et
relier
les
différents
espaces
publics.
Une attention a été portée sur le traitement des sols (pierre de Bourgogne), des murets, le béton des murets et le choix des plantations (grande diversité) afin d’accompagner le vocabulaire du projet et de s’intégrer parfaitement au site historique (Eglise Saint Ayoul, Prieuré des Bénédictins). Une aire de stationnement plantée a été mise en œuvre au nord du site , permettant d’accueillir les spectateurs du cinéma et d’ élargir l’offre de stationnement en Ville Basse.
176A Aire
de
mise
en
ire
de
mise
en
V Valeur
de
l’
aleur
de
l’A Architecture
et
du
rchitecture
et
du
P Patrimoine atrimoine
– – 4 4 D
Diagnostic iagnostic
Une rue urbanisée fin 19
e
début 20
e
II.2Gc Rue Rebais II.2Gc Rue Rebais
Une
rue urbanisée fin 19
début 20
La
rue
est
marquée
par
la
présence
de
modénatures
de
briques
qui
semble
fortement
inspirée
par
l’architecture
des
casernes.
Elle
offre
un
linéaire
de
constructions
d’une
grande
harmonie
Typologie architecturale
similaire
entre
les
remparts
et
renforcé par la qualité et la cohérence des opérations de ravalement de façades dans les
choix
de
couleurs
des
menuiseries
notamment
(tons
verts
,
couleur
complémentaires
des
tons
briques).
Ces
constructions
de
grande
simplicité,
mais
l’ex
‐ quartier
de
casernes
toutes
uniques
définissent
une
séquence
urbaine de qualité, témoin d’une époque.
177