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unknown - Vie Villages N°59 WEB
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Marie.
Lien du pdf (unknown - Vie Villages N°59 WEB)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Ruralité,
Vieutai
37112
mm
FÉVRIER 2021 N° 59 - Rédaction et publicité : 06 74 68 71 12
vievillages.com
Agriculture :
la nouvelle donne
Ski :
Matthieu
Bailet, le
descendeur
qui monte P 36-37
p 2 à 1112
Le dossier
Agriculture, le retour aux valeurs
Après cinq années de guerre et de « disette », la priorité pour
les pouvoirs publics fut de donner à manger à la population.
C’était une autre époque, celle d’une agriculture extensive.
Il fallait produire beaucoup, pas cher, pour que tout le
monde puisse manger à sa faim.
Aujourd’hui, la préoccupation est devenue surtout « environ-
nementale » avec le développement de meilleures pratiques,
mais aussi « sociale » avec des paysans qui peinent à vivre
de leur travail.
Dans la Région Sud, l’agriculture ne représente plus que
4,5% de la production nationale.
Elle a beaucoup recul : il reste environ
20 000 exploitations contre 73 500
en 1970 !
Les Alpes-Maritimes n’échappent pas
à cette tendance : il n’y a en activité
actuellement que 2 000 chefs d’ex-
ploitations qui génèrent 1 700 em-
plois « familiaux » (conjoints, enfants)
et près de 3 000 salariés. C’est peu
pour un département d’un million
d’habitants...
Dans l’air du temps
Si le 06 n’est plus une grande terre
agricole, il a misé depuis quelques
années sur les produits de qualité et
d’authenticité. Les viandes de nos al-
pages, les miels, fruits, fleurs et le ma-
raîchage ont gardé leur place dans
le paysage économique, avec des ex-
ploitations modestes (70% ont moins
de 2,5 hectares de surface), ce qui correspond à la nature
de leur production. Il n’y a que le pâturage qui est gour-
mand en espaces et dans nos montagnes, il est bien servi...
Mais les cartes sont en train d’être rebattues avec l’installa-
tion de nouveaux arrivants.
Souvent des petits jeunes, bardés de diplômes, qui se re-
troussent les manches pour se défricher un chemin bordé
d’épines mais en phase avec le mode de vie auquel ils as-
pirent, davantage fait de valeurs « vraies » que de business-
plans...
Pour eux, l’aventure est belle mais pas
simple. Surtout quand les caprices du
temps s’en mêlent et que des inonda-
tions viennent ravager de jeunes ex-
ploitations forcément fragiles...
Dans ces pages, vous trouverez
quelques exemples de ceux qui ont
choisi de vivre de leur travail dans
notre moyen et haut pays.
La crise sanitaire renvoie vers d’autres
modèles de consommation comme
les circuits courts dans lesquels les
agriculteurs des Alpes-Maritimes s’ins-
crivent avec succès. Ils sont soutenus
par leurs clients, citadins ou pas, et
par les collectivités locales, Départe-
ment, Métropole et communautés de
commune en tête. Alors, au moment
de faire les courses, consommons bon
et local, car la tempête Alex n’a pas
emporté nos savoirs-faire !
MICHEL BERRY
Des ânes débroussailleurs à Grasse pour l’entretien de
parcelles de terrain.}s
3
Le dossier
Éco pâturage...
La ville de Grasse confie
désormais à un éleveur l’en-
tretien d’un nouvel espace
naturel enherbé en espace
urbain. À terme, 270 000 m2
d’espaces verts répartis sur
une vingtaine de sites feront
l’objet d’une prestation d’éco
pâturage par des chèvres,
brebis et ânes. Cette dé-
marche se veut aussi un dé-
monstrateur pour les autres
collectivités qui voudraient
«se lancer» dans ces pra-
tiques vertueuses.
Des expériences intéressantes
dans tout le 06 Le citron de retour !
Forts de la reconnaissance
du précieux label Indication
Géographique Protégée
(IGP), les agrumiculteurs de
Menton offrent un jus d’or
exceptionnel issu de 2 650
arbres qui produisent 50
tonnes de fruits par an.
1 500 citronniers supplémen-
taires vont être plantés tandis
qu’un projet de coopérative
est sur les rails.
Alex : heureusement, la solidarité...
La chambre d’agriculture s’est fortement mobilisée après la
tempête pour venir en aide aux exploitants : distribution de
foin, suivi des dossiers pour les assurances, évacuation des
déchets, aménagement d’accès, solidarité avec ceux qui ont
beaucoup ou tout perdu, comme dans la Roya avec la dis-
parition d’un berger, de troupeaux ou le ravage total d’une
culture d’herbes aromatiques. A l’heure du bilan, 150 agricul-
teurs ont été touchés dans nos vallées, des animaux emportés,
six bâtiments détruits, une centaine d’hectares de pâturages
disparus. Mais la solidarité permettra de se reconstruire !
Mouans-Sartoux : labo à ciel ouvert !
La commune a acquis l’ancien domaine agricole des « Hautes
Combes » (quatre hectares) et a créé une régie municipale
agricole pour produire des légumes bio pour ses restaurants
scolaires. La certification agriculture biologique « Ecocert »
est venue récompenser en 2010 cette initiative qui depuis
continue à... pousser. Pour cultiver cette propriété, Mouans a
recruté un agriculteur pour y produire des légumes de grande
qualité, goûteux, avec pour objectif de tendre vers 100 % des
trente tonnes de produits utilisés annuellement par les cantines
municipales. Et si toutes les villes qui le peuvent en faisaient
autant ?...
Profil atypique
L’agriculture de la région est
atypique : 78% des exploita-
tions ont une orientation ex-
clusivement végétale contre
42% sur le plan national,
17% une orientation exclu-
sivement animale et 5% un
profil mixte culture/élevage.
C’est la conséquence d’une
pression démographique im-
portante : le 13, le 83 et le
06 ont plus d’un million d’ha-
bitants. Et d’une géographie
particulière, avec une bande
littorale très urbanisée et des
zones de montagne ouvertes.
Les AMAP
Il ne suffit pas de bien pro-
duire, encore faut-il vendre !
Des AMAP ont fleuri dans les
principales villes du 06. Elles
offrent des débouchés aux
agriculteurs que les citadins
ont été heureux de « retrou-
ver » lors du premier confine-
ment. Alors, ne perdons pas
les bonnes habitudes... MICHEL BERRY
Que des avantages Les avantages de cette dé-
marche d’éco-pastoralisme
sont nombreux : préserva-
tion et développement de
la biodiversité, diminution
des coûts de gestion notam-
ment dans les endroits peu
accessibles aux engins, lutte
contre les incendies et contre
les espèces invasives, réduc-
tion des moyens mécaniques
et suppression des produits
chimiques, réduction des
nuisances sonores et de la
production de déchets verts
à la source, enrichissement
naturel du sol par l’apport
de matières organiques. Et
soutien du pastoralisme local
par une source de revenus
supplémentaire pour les éle-
veurs concernés.4
Le dossier
La Vésubie conserve sa capacité de production
Est-il nécessaire de rappeler que la vie des agriculteurs ins-
tallés le long des quarante-six kilomètres de la Vésubie a été
totalement bouleversée par les inondations catastrophiques
de début octobre ? Non, c’est l’évidence même. Mais quatre
mois après cet événement exceptionnel en intensité et en
violence, il faut savoir faire contre mauvaise fortune bon
cœur : le pire est désormais derrière nous et le temps de la
reconstruction est arrivé !
Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Lantosque, Saint-Jean-
la-Rivière, Utelle, Plan-du-Var... Les exploitations installées
dans la vallée se sont retrouvées totalement coupées du
monde avec les routes et les ponts emportés. Alors que la
« nature » était au repos et les récoltes faites, la situation a
surtout été critique pour les éleveurs. Certains n’avaient plus
rien à donner à leurs bêtes. Pour d’autres, les troupeaux,
paniqués, se sont égarés dans la montagne.
Le jardin des Alpes-Maritimes
La solidarité professionnelle a joué à plein. Très vite, les «col-
lègues » des départements voisins ont envoyé sur Nice des
tonnes de fourrage qui ont ensuite été acheminées grâce
aux moyens logistiques du Département et de la Métropole :
des camions ont réussi à passer sur les pistes provisoires,
tandis que les lieux les plus inaccessibles étaient approvi-
sionnés par hélicoptère. Les jeunes agriculteurs de la FDSEA
ont mis en ligne une cagnotte pour aider ceux qui ont tout
perdu ou dont l’outil de travail a été endommagé. Ils ont
redistribué à tous, syndiqués ou pas, les dons reçus dans les
semaines qui suivirent la tempête. Les aides de la chambre
d’agriculture, des collectivités territoriales dont la Région, de
l’État ont contribué à maintenir l’activité et la vie sur place.
Après la période des urgences, nous arrivons maintenant
dans la phase de la reconstruction sur le long terme. Elle
coïncide avec le printemps, clin d’œil du renouveau espéré
pour les agriculteurs. La Vésubie est le principal jardin des
Alpes-Maritimes. Ses capacités de production maraîchères
sont intactes. Les AMAP et autres circuits courts sont en place.
Après la pluie, (re)viendra le beau temps... M.B.
La spiruline du Mercantour est toujours disponible !
Même si leur exploitation de Roquebillière n’a pas été directement touchée par la tempête, Muriel et Hervé Le Guennec sont eux-aussi des victimes d’Alex. Ils produisent dans leurs bassins de la spiruline, une algue aux propriétés bienfaisantes pour la santé, qu’ils commercialisent surtout en proximité, pour les habitants de la vallée, les résidents secondaires, les touristes de Berthemont, etc.
Sauf qu’avec les dégâts occasionnés aux routes et aux structures touristiques, le couple a maintenant des difficultés pour écouler sa production qui s’est accumulée pendant l’été. Les effets de la tempête se sont rajoutés au premier confinement, qui avait déjà donné un gros coup de frein sur la commercialisation. Si les valléens sont fidèles, l’absence des résidents secondaires et des curistes se fait sentir sur les comptes de l’exploitation. Muriel et Hervé lancent donc un appel pour des achats en ligne. On peut les contacter au 07 52 62 33 63.
Erratum :
Raquettes et luges au col de Turini
Au Col de Turini, un domaine de
18 km de pistes attend les pro-
meneurs en raquettes ou à pied.
À la boutique du col, location de
raquettes et luges.
Tél. 04.93.54.15.45.
Contrairement à ce qui a été écrit
dans notre édition de janvier, la
luge tubbing n’est pas une activi-
té d’hiver, mais sera proposée les
week-ends de juin.Etat»
5
Le dossier
Vice-président de la chambre d’agriculture 06,
Jean-François Frère n’a pas sa langue sans sa
poche...
La solidarité a t-elle été au rendez-vous après la
tempête ?
Oui, nous avons été soutenus par les agriculteurs
des départements voisins. Ils ont offert 380 tonnes
de fourrage pour la Vésubie et la Roya, c’était in-
dispensable pour pouvoir nourrir nos bêtes alors
que les routes étaient coupées. Le Rotary, le Lions,
le Mérite agricole national, la Fédération des chas-
seurs, la FDSEA et le Crédit Agricole ont aussi
beaucoup aidé. Je veux saluer la mobilisation exceptionnelle du
Département et de la Métropole qui ont mis à disposition leurs
camions pour monter les secours. Des camionneurs ont aussi
transporté le fourrage gratuitement, c’est remarquable.
Où en est-on maintenant ?
Ce sont surtout les éleveurs qui ont été impactés par la tempête.
Toutes filières confondues, 82 exploitations ont été touchées dans
les vallées par Alex. Certains agriculteurs ne repartiront pas,
même si nous faisons tout pour soutenir la profession. D’autres
sont partis pour l’hiver dans les Bouches-du-Rhône avec leurs
troupeaux mais ils vont revenir. L’enjeu, c’est la relocalisation
des exploitations. Nous avons rencontré le préfet « tempête », il
nous a dit qu’il faudrait entre trois et huit ans pour reconstruire.
Quelles sont les principales difficultés ?
Elles sont liées à la problématique de la circulation
et de l’isolement. La grande masse de nos acheteurs
se trouve sur le littoral, qui reste difficile d’accès pour
les Valléens. Nous avons aussi perdu la clientèle des
restaurants, fermés depuis des mois, et maintenant
celle des stations de ski qui ne rouvriront pas cette
saison. Heureusement, la grande et moyenne distri-
bution a joué le jeu de la proximité, ce qui nous a
permis d’écouler une partie de nos produits. Mais la
période n’est pas simple !
Des choses qui ont bien moins marché ?
Nous demandons maintenant davantage d’efforts à
l’État. Parce que malgré tous les engagements pris par le mi-
nistre de l’Agriculture, nous sommes encore loin de nos besoins
et des attentes ! On sait que beaucoup de secteurs seront clas-
sés en rouge dans les vallées et donc inconstructibles. Mais il
faudra quand même que l’on puisse s’installer et que l’on ne
vienne pas nous parler de la défense du papillon bleu ou de la
grenouille rousse...
Des inquiétudes ?
Oui, avec trois loups du parc Alpha toujours en liberté, dont
une femelle de l’espèce arctique pesant 70 kilos qui a toujours
été très sauvage. Il ne faudrait surtout pas qu’elle se croise et
se reproduise parce que l’on irait au devant de nouveaux pro-
blèmes...
PROPOS RECUEILLIS PAR MICHEL BERRY
Jean-François Frère : « Nous attendons
maintenant une forte mobilisation de l’État »
Un Département attentif à l’agriculture
Les « calamités agricoles » ne sont pas
qu’une expression. Les maraîchers, oléi-
cultureurs, éleveurs, apiculteurs... Tous les
producteurs savent qu’un jour ou l’autre il
leur faudra « faire avec » les caprices de
la nature.
Mais ils ne sont pas seuls : le Départe-
ment a de longue date mis en place une
politique pour soutenir ce secteur indis-
pensable à l’alimentation et à l’entretien
des paysages. Et pour intervenir en cas
de coup dur.
Comme pour la lutte contre la bactérie
Xylella Fastidiosa qui attaque deux cents
espèces végétales dont les oliviers et les
agrumes et pour laquelle la collectivité
assure la prise en charge de traitements
phytosanitaires et d’agents spécialisés.
Ou encore contre le frelon asiatique
qui s’est « invité » sur le territoire depuis
une dizaine d’années et qui ravage les
colonies d’abeilles domestiques. Des cen-
taines de nids de l’envahisseur sont dé-
truits chaque année par des prestataires
mandatés et payés, par le Département.
Sensibilisation
Le programme Green Deal a permis
d’acheter 521 tonnes de fruits, de lé-
gumes et d’œufs produits sur place
pour quarante collèges maralpins tandis
qu’une charte d’engagement vers le zéro
pesticide était signée avec les acteurs
agricoles pour sensibiliser nos jeunes au
développement durable sans oublier la
mise en place d’une campagne de lutte
contre le gaspillage alimentaire auprès
des collègiens.
On pourrait citer d’autres initiatives, mais
dernièrement c’est bien sûr les consé-
quences de la tempête Alex qui a mobili-
sé toutes les énergies.
Le Département a versé des aides di-
rectes aux exploitants pour les soutenir,
les agents de Force 06 sont intervenus
auprès des éleveurs dont les installations
ont été ravagées. Quand la machine Dé-
partement se met en marche...6
Le dossier
Tout le monde rêve de man-
ger des produits naturels.
Heureusement, partout en
France et particulièrement
dans les Alpes-Maritimes,
des agriculteurs réflé-
chissent et s’organisent à
ce changement sociétal
en maîtrisant la production
de manière respectueuse
de l’environnement, mais
aussi en s’orientant vers la
vente directe dans des ma-
gasins collectifs (voir page
suivante).
C’est le cas de la ferme
Le Merinos, située au-des-
sus du village d’Utelle,
une exploitation à taille
humaine s’intégrant dans
une démarche de biodiver-
sité, de qualité, respectant
la nature, le bien-être ani-
mal et les hommes. « Nous
avons commencé l’exploi-
tation avec de l’élevage
ovin et caprin en 1979,
nous sommes passés de
un à dix hectares, raconte
Nadine Faraut qui gère la
ferme Le Merinos avec son
mari René, sa fille Amélie
et son gendre Hervé.
En raison de la pandémie,
les Faraut ne peuvent plus
actuellement recevoir des
hôtes dans leur ferme-au-
berge. Ils se sont donc fo-
calisés sur l’élevage et la
vente. La ferme auberge
Le Merinos, qui a engagé
un berger à l’année pour
garder les 400 brebis,
possède aussi un éventail
d’autres activités : « Nous
avons des porcs, des vo-
lailles, du maréchage, un
atelier de découpe (l’animal
a un numéro de naissance
qui le suit jusqu’au bout
pour la traçabilité) et nous
faisons aussi traiteur ».
Réglementations
lourdes
et coûteuses
Progressivement, les
consommateurs écœurés
par la « malbouffe », sont
de plus en plus deman-
deurs de produits locaux,
bio et tracés et se tournent
vers les producteurs locaux.
« Nous devons garder l’au-
thenticité de ce métier. Ce
n’est pas le consommateur
qui choisit son produit,
mais c’est la saisonnalité.
Il faut attendre que la pro-
duction le permette ».
L’avenir de ces fermes à
échelle humaine semblerait
tout rose s’il n’y avait un
problème récurrent relevé
par Nadine Faraut : « Tout
serait parfait s’il n’y avait
autant de contrôles sani-
taires. Nous ne les refusons
pas, mais il faut que cela
reste cohérent. Il y a trop
de réglementation et d’ad-
ministratif qui ont un impact
économique et sur notre
temps de travail. Nous pas-
sons plus de temps à res-
pecter les protocoles sani-
taires qu’à travailler. Nous
subissons des contrôles sur
l’hygiène, le pâturage, le
bien-être animal, etc. Nous
avons l’impression d’être
au tribunal tout le temps ».
Ne faudrait-il pas en effet
adapter la règlementation
à ces petites structures afin
qu’elles puissent continuer
à vivre décemment de leur
travail ?
DAVID VINCENT
La ferme Le Merinos,
route de la Madone, 06450 Utelle
Tél. 04.93.03.18.39
www.fermelemerinos.fr - ferme.
lemerinos@wanadoo.fr
À Utelle, la ferme Le Merinos prône
un modèle de changement sociétal7
Le dossier
Le panier de La Manda, espace convivial et gourmand, est
situé avenue du Train-des-Pignes à Colomars (petite route à
droite de la route de Grenoble en direction de l’arrière-pays
niçois, juste avant d’arrivée à hauteur du pont de La Manda).
En partenariat avec la commune de Colomars, ce magasin
regroupe une cinquantaine de producteurs et une dizaine
d’artisans de la région où les clients peuvent acheter des
produits locaux, bio et agriculture raisonnée.
« Les producteurs, originaires des Alpes-Maritimes, du Var,
des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes sont sélec-
tionnés après enquêtes et visites », explique Nadine Faraut,
présidente de l’association d’utilité agricole. « Le but est que
le consommateur retrouve le goût des produits du terroir en
achetant pas seulement un produit, mais aussi de l’humain
et du partage. Nous voulons permettre aux agriculteurs et
artisans de rendre le monde rural vivant, de valoriser le
patrimoine agricole et le tissu rural ».
Produits naturels et de saison
L’objectif de l’association est aussi écologique : « Il faut es-
sayer de faire prendre conscience au consommateur d’agir
à son niveau, de consommer local donc de réduire l’em-
preinte CO2, pour le respect de la planète ».
Les vendeurs du Panier de la Manda sont des membres de
l’association qui se succèdent à tour de rôle. « Ils mettent en
relation directe le citoyen et les producteurs et les incitent
à mieux consommer, consommer local, bio et culture rai-
sonnée avec une traçabilité des produits. Les producteurs
sont issus uniquement de petites exploitations. Il faut mettre
en avant cette alimentation sans additifs chimiques, 100%
naturelle et de saison. Le consommateur doit être incité
à rechercher la qualité nutritive, à changer son mode de
consommation, ne plus faire attention au diktat du prix le
plus bas ».
Dans le magasin bien achalandé et très coloré, les clients
sont de plus en plus nombreux. « Leur panier moyen est de
30 à 40 euros », conclut Nadine Faraut, elle-même agricul-
trice et gérante de la ferme-auberge Le Merinos à Utelle.
DAVID VINCENT
Le Panier de la Manda, avenue du Train-des-Pignes à Colomars. Ouvert du
mardi au samedi, non stop de 9 h à 19 h. Tél. 09.67.41.00.54
Le panier de La Manda : du local,
mais aussi de l’humain et du partage
Les produits proposés
Les agriculteurs et artisans originaires du 06, du
Var, des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-
Alpes proposent de nombreux produits dont voici
une liste non-exhaustive :
n Fruits : agrumes (Vallauris et Menton),
Pommes (Entrevaux), fruits dérivés (Bellefon-
taine), Noix (Ilonse et Utelle).
n Légumes : maraîchers (Ilonse, Saint-Blaise,
La Colle-sur-Loup, Colomars), pois chiches, len-
tilles (04).
n Viande : volaille, agneau (Belvédère),
porc du Merinos (Utelle), canards, foie gras de
la ferme Alexandre (Callian), bœuf charolais
(Serre-Ponçon), Aubrac (Annot).
n Poissons : truites (Cians).
n Produis laitiers : lait frais (Thorenc), fro-
mages de chèvre, de brebis et de vache (Péone),
tome de vache (Berthemont et Tende), yaourts
(Ascros).
n Macarons Mic Mac (Carros).
n Pain : bio de Falicon, pain cuit au feu de bois
(Coursegoules), pain bio (La Brigue).
n Huile d’olive (Colomars).
n Jus de fruits : (Alpes-de-Haute-Provence,
Belvédère et Belle-Fontaine).
n Épicerie fine : pâtes bio (04), pâtes
fraîches (Rigaud), farine, gnocchi, chocolat (Can-
ta Galet), miel, biscuits, confitures et bonbons
(Belvédère).
n Vins de Bellet (Nice) et Rasse (St-Jeannet).
n Bière du Comté : (Saint-Martin-Vé-
subie), Soca Biera (Nice), la Baieta (Pont-de-
Clans), la Storia (Cagnes).8
Le dossier
Depuis plusieurs années, des jeunes tentent l’aventure de
l’agriculture dans les Alpes-Maritimes. Par la volonté des
municipalités ou regroupés en GAEC (Groupement Agricole
d’Exploitation en Commun), ils répondent à des désirs d’in-
dépendance et de vie plus vraie, plus proche de la nature.
« Le nombre d’installations de jeunes agriculteurs est plutôt
stable, commente Jérôme Coche, secrétaire de la chambre
d’agriculture 06 et référent à l’installation. Depuis plusieurs
années, nous comptons une cinquantaine d’installlations par
an, et, en parcours aidé, de dix à douze par an. Les pro-
fils changent un peu, il y a moins de reprises d’exploitation
mais plus de ‘‘hors cadre’’ familial. Ce sont majoritairement
des ‘‘deuxième carrière’’ qui, à quarante ans, ont envie de
changer de vie. C’est ainsi que le maraîchage avec consom-
mation très locale a le vent en poupe ».
En voici quelques exemples :
Tourrette-Levens
Médéric et Lucie Bailet vivent depuis 2014 à la ferme de
la Sauréa, un domaine situé entre Tourrette-Levens et Châ-
teauneuf-Villevieille. Ils y élèvent avec succès des poulets et
des poules pondeuses (lire page 11).
Saint-Martin-du-Var
Un nouvel agriculteur s’est installé au 1er janvier 2021 sur
les terrains communaux de la Lauzière. Ces terrains d’une
superficie de 4 000 m² ont été acquis 140 000 euros par la
commune afin d’y installer un agriculteur qui exploitera en
bio. « C’est chose faite avec Claude Antoniazzi qui produi-
ra des plantes aromatiques, commente Arnaud Lenormand,
DGS de Saint-Martin-du-Var. Bonne chance à lui. Rappelons
que cette installation fait suite à celle des deux agriculteurs
installés quartier de la Digue en 2019 sur les terrains de plus
de deux hectares acquis par la commune pour 700 000 eu-
ros à la famille Villevieille. Un grand merci à la chambre
d’agriculture présidée par Michel Dessus et particulièrement
à Estelle Pernot pour leur aide sur ce dossier très important
pour le village ».
Isola
Céline et Sébastien ont lancé il y a deux ans Les Produits
Locaux de la Tinée et ont créé notamment une safranière
(lire page 11).
Marie-sur-Tinée
Cédric Mourmans a rejoint ses cousins aux Jardins de Ma-
rie, où ils produisent des PPAM (plantes à parfum, aromati-
sées et médicinales (lire page 8).
Levens
Depuis le 1 er janvier 2021, Delphine et Charles ont rejoint
leur associé Vincent à la Bergerie de la Porte Rouge (lire
page 10). DAVID VINCENT
Stabilité des demandes d’installations9
Le dossier
180, Avenue de la Porte des Alpes - Plan du Var - 06670 LEVENS
ALP'AZUR AUDIT Société d'expertise comptable
@ : lionel.alpazuraudit@orange.fr
@ : cmaria.alpazuraudit@orange.fr
Tél: 04.22.70.01.89
C’est au hameau de Rouvès, sur la commune de Marie, un
endroit préservé en pleine nature, que vivent toute l’année
Jean-Pierre et Josseline Abry, leur cousin Cédric Mourmans
et son fils Mathyas, 14 ans. Aux Jardins de Marie, ils pro-
duisent des PPAM (plantes à parfum, aromatisées et médici-
nales) tout en bio, depuis dix ans.
La propriété de treize hectares est totalement certifiée agri-
culture biologique et compte deux cents oliviers leur per-
mettant de produire leur huile d’olive bio : « Ce hameau,
situé à 530 mètres d’altitude, était autrefois le jardin des vil-
lages environnants, ayant une terre très fertile. Nous avons
poursuivi la production de plantes et nous y avons ajouté
nos produits de transformation, par exemple les baumes,
les sirops ». Au début de l’aventure, Josseline et Jean-Pierre
étaient tout seuls, puis, il y a trois ans, leur cousin Cédric et
son fils sont venus les rejoindre : « Il a une expérience de
huit ans de cuisine, il peut décliner nos plantes en produits
gastronomiques » indique Josseline.
Bien-être du corps et gastronomie
Les deux familles de Rouvès proposent donc deux axes au-
tour de la lavande, par exemple : le bien-être du corps (huiles
de lavande, baumes apaisants, tisanes) et gastronomique
(sirops, biscuits, sucres parfumés pour la pâtisserie) avec,
toujours, des produits du cru. « Dix-sept macérats solarisés
à base de notre huile d’olive notamment lavande, helychrise
italienne (immortelles), achillée millefeuille, millepertuis, pâ-
querettes et tant d’autres, classiques ou moins classiques...
De nombreuses tisanes de plantes sauvages cueillies à la
main, usitées (thym, romarin, sarriette, origan, etc.) ou un
peu oubliées comme la bétoine, une panacée du Moyen-
Âge. Nos cultures phares sont la rose centifolia, le calendula
officinal, l’échinacée pourpre et l’hélychrise italienne. Nous
avons une gamme d’hydrolats (lavande, romarin, thym, mil-
lepertuis, etc.) et une petite production d’huile essentielle de
lavande. Quant à Cédric, il confectionne du sirop de roma-
rin (à diluer dans l’eau ou du vin, très parfumé et rafraîchis-
sant ou pour parfumer un plat, du sucre à la lavande ou au
thym, des biscuits aux plantes et des sels parfumés.
De quoi occuper toute l’année les producteurs de Marie qui
commercialisent leur petite production : « Nous faisons très
peu de marchés, du fait de l’accessibilité de notre lieu, nous
livrons sur commande en points relais ou à domicile (par
SMS ou téléphone) (*) », conclut Cédric Mourmans qui es-
père, dès que les conditions préalables seront réunies (de
disposer d’une ressource d’eau potable), augmenter la par-
tie maraîchage (actuellement en auto-consommation), créer
une plantation d’amandiers et de fruitiers provençaux.
DAVID VINCENT
(*) Cédric Mourmans, tél. 07.61.22.68.60 ; Josseline Abry.
Tél. 06.81.28.17.39 ou www. ville-marie.fr
Oléiculture, plantes aromatiques
et maraîchage aux Jardins de Marie10
Le dossier
Reconversion réussie à la Bergerie
de la Porte Rouge à Levens Delphine Jaumoulle, 40 ans, Charles
Cremers-Laurent, 43 ans ont rejoint
Vincent de Sousa, leur associé au
GAEC (groupement agricole d’exploi-
tation en commun) de la Bergerie de
la Porte Rouge à Levens.
Pour ce couple d’agriculteurs, il s’agit
d’une reconversion : « Charles était
dans la communication et moi dans
l’événementiel, raconte Delphine, de
nationalité belge. Cela fait quatre ans
que nous avons quitté la Belgique.
Nous voulions revenir à la campagne,
nous avons fait du woofing pendant
dix ans dans la région Sud-Est ».
Pour devenir agriculteur, Charles a
suivi une formation à Digne, puis le
couple a poursuivi son apprentissage
dans la vallée du Jabron, puis en Dor-
dogne avant de rejoindre Levens.
« La ferme communale d’Éric et Hé-
lène, a été fondée en 2011 sur l’initia-
tive d’Antoine Véran, maire de Levens,
indique Delphine. La bergerie, louée à
la commune, a été créée avec des fonds
régionaux, départementaux et commu-
naux ».
La bergerie compte 180 brebis - dont
120 à la traite - qui pâturent sur les
monts de l’Arpasse et du Férion, par-
ticipent en débroussaillant à la lutte
contre les incendies.
« Nous voulions nous installer ici car
c’est une très belle région, où nous
pouvons faire de l’élevage extensif et
pâturant. De plus, la région est cham-
pionne dans la vente directe ».
Une autre conception
de l’alimentation
Charles et Delphine produisent des
tomes, du fromage lactique, des
yaourts, flans, agneaux, saucissons,
merguez et, en production complé-
mentaire, de la pâte d’olives. « Nous
vendons nos produits aux marchés de
Levens le dimanche, de Nice-Saleya
le samedi ainsi que dans des super-
marchés de Levens et Tourrette-Levens,
enchaîne Charles. Nous sommes aussi
présents dans des magasins de pro-
ducteurs à Antibes, La Gaude, à la
COOP des Baous au col de Vence, au
Panier de la Manda, à la Ruche qui
dit oui, à Monaco, etc. » Les jeunes
agriculteurs adhèrent ainsi à une autre
conception de l’alimentation : « Ce
qui est intéressant, c’est la mise en
place d’un système basé sur le pâtu-
rage. Ce ne sont pas des animaux
parqués sans bouger dans des enclos.
C’est aussi un lien plus sociétal, sans
intermédiaires, des rencontres avec
les clients, auxquels nous vendons
des produits locaux sains et de qua-
lité. Ce qui nous intéresse aussi, c’est
notre participation à la lutte contre les
incendies ».
Visiblement heureuse dans cette activi-
té, Delphine conclut : « Nous voulons
assurer la continuité de la bergerie,
pérenniser ce qui a été fait et amener
notre touche personnelle ».
DAVID VINCENT
Page Facebook : facebook.com/bergeriepor-
terouge
Ci-contre, de gauche à droite,
Séverine Albertini salariée
en fromagerie et les trois
associés Vincent De Sousa,
Delphine Jaumoulle
et Charles Cremers-Laurent.
(Photos Bergerie de Porte
Rouge)Sauréa en plein essor
11
Le dossier
Du safran cultivé dans la Tinée !
Les Isoliens Céline et Sébas-
tien ont lancé il y a deux
ans Les Produits Locaux de
la Tinée et ont créé notam-
ment une safranière qu’ils
ont implantée dans le ha-
meau du Bourguet, près de
Saint-Étienne-de-Tinée. Ils ré-
pondent à nos questions :
Le safran sert-il seulement
à colorer et aromatiser les
plats ?
Non, il a également de mul-
tiples bienfaits. Grâce au sa-
franal, l’« or rouge » agit sur
le système nerveux. Il traite
les insomnies, car il est légère-
ment sédatif, tout en étant pré-
cieux en cas de dépression
légère, de stress, d’anxiété et
de fragilité émotionnelle. Le
safran aide également à la
digestion, protège le foie et
permet de lutter contre l’excès
de cholestérol.
Le safran est-il un produit de
luxe ?
Il ne l’est finalement pas tant
que ça car il ne suffit que d’un
ou deux pistils par personne
pour composer ses plats. Ain-
si, un gramme de safran vous
permettra de confectionner
de 80 à 100 assiettes.
Mais à part la traditionnelle
paëlla ou encore du risotto,
que peut-on cuisiner avec du
safran ?
Le safran peut tout d’abord
se consommer dans du
thé. Pour cela, il vous suffit
d’ajouter un à deux pistils
par litre de thé vert. Il peut
être également cuisiné dans
des viandes comme le lapin,
l’agneau ou encore avec les
poissons et fruits de mer, lotte
au safran, pâtes safranées
aux gambas…
Mais encore ?
Il peut également être utilisé
en dessert, comme du riz
au lait safrané ou encore la
crème anglaise, du pain per-
du, des gâteaux. Pour finir,
ajouté à votre gelées et confi-
tures, il en exhaussera le goût
des fruits. Le safran est donc
une épice « multifonctions »
dont la récolte et le traitement
peuvent s’avérer fastidieux,
mais dont le résultat com-
pense largement tous les ef-
forts ! D.V.
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Médéric Bailet et Lucie Cateland
vivent depuis 2014 à la ferme de la
Sauréa avec leurs trois enfants, Jaya
8 ans, Elio, 6 ans et Achil, 4 ans. Le
jeune couple s’est installé sur les terres
du père de Méderic, un domaine
situé entre Tourrette-Levens et Châ-
teauneuf-Villevieille, au bout d’une
piste de trois kilomètres suivant le che-
min de Tralatorre.
« Nous vivions dans une yourte au dé-
but, puis nous avons loué une maison
à Tourrette-Levens », raconte Lucie.
Sur la pente herbeuse traversée par
un torrent, des poulaillers accueillent
chacun des poulets d’âge différent.
« Nous vendons 300 poulets et pin-
tades par mois. Nous sommes les pre-
miers et quasiment les seuls produc-
teurs de poulets bio du département.
Nous avons beaucoup investi pour
créer les bâtiments, la salle d’abat-
tage où ils sont plumés, vidés, mis sous
vide. Nous avons aussi construit deux
nouveaux bâtiments pour les poules
pondeuses. Nous produi-
sons ainsi 50 boîtes de six
œufs par jour ».
Dans ces poulaillers, les
poulets sont vraiment
élevés en plein air : « Ce
qui différencie le poulet bio d’un
autre poulet, c’est l’alimentation et les
conditions de vie. Nous vendons au
particulier, en vente directe, principa-
lement aux AMAP (Association pour le
maintien d’une agriculture paysanne)
sur les marchés et
magasins des vil-
lages ».
Le couple d’agri-
culteurs a depuis
deux ans embauché
un salarié : « Nous arrivons à sortir
trois salaires. Enfin, nous avons aus-
si construit une bergerie en bois de
400 m2 pour nos moutons ».
DAVID VINCENT
Contact : tél. 06.41.89.18.16
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La ferme de la Sauréa en plein essorS.A.S. Nicolas LANGLOIS
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CHALET EN 80IS
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Livres
Yoga de Emmanuel Carrère
En partant de l'idée première d'un "petit livre sou-
riant et subtil sur le yoga" Carrère, à la suite d'un
stage de méditation où il se retrouve déconnecté
du monde avec d'autres participants (ce qui nous
vaut certains passages d'une franche drôlerie) va
être confronté au drame, national et personnel, des
attentats de Charlie Hebdo qui va subitement inter-
rompre sa quête introspective et le plonger dans un
terrible état dépressif. Quatre mois d'hospitalisation
en psychiatrie avec un verdict sombre : bipolarité de type 2.
Après plusieurs électrochocs et un traitement de dingue dont
il ne nous cache rien (il ira même jusqu'à demander l'eutha-
nasie), Carrère poursuit son récit jusqu'à l'île de Leros, en
Grèce, où il aidera de jeunes réfugiés à leur insertion par le
biais de l'écriture.
Une confession sans fard, d'une honnêteté troublante, dans
laquelle il ne s'épargne pas. Mêlant tour à tour l'ironie à une
profonde détresse, prenant le lecteur à témoin et installant
une proximité, il nous plonge avec lui dans cet enfer qui em-
prisonne ses pensées et lui laisse peu de repos. Mais ici, pas
de faux semblants ni le
moindre apitoiement.
L'homme est cash, dans
cette confession sans
filtre, il ne cherche pas
à se donner le beau rôle
et ose dire. Ses angoisses, ses faiblesses, ses
manques et son envie de bien faire. Au travers
de ses questionnements d'homme aux abois,
c’est de nous dont il parle, de la vie, de ses errances, des dé-
tours qu'elle peut prendre et de ses petits bonheurs cachés.
Son texte est parsemé d'anecdotes, de références à des au-
teurs ou des livres lus, on apprend beaucoup de choses et
malgré la dureté du contexte, jamais on ne s'ennuie. Un
auteur dont je ne me lasse pas, très humain sous de trom-
peuses apparences d'autocentré, et dont l'intelligence et la
franchise sont encore profondément touchantes.
Paru chez P.O.L le 27 août 2020.
Broché. 22 euros.
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Numéro 59 Février 2021
Association Loi 1901
579, avenue Caravadossi
06790 Aspremont
Tél. 06 74 68 71 12
contact@vievillages.fr
N°ISSN : 2492-6841
Tirage : 10 300 exemplaires
Ont collaboré à ce numéro :
Roger Charles, Michel Berry,
David Vincent, Marie Sin,
Valérie Mantz, Jean-Michel
Maurice, Franz Chavaroche
ainsi que toutes les municipali-
tés présentes dans ce numéro :
Aspremont, Belvédère, La Bol-
lène-Vésubie, Castagniers,
Clans, Colomars, Duranus,
Falicon, Ilonse, Isola, Lan-
tosque, Levens, Marie, Rim-
plas, Roquebillière, Roubion,
Roure, La Roquette-sur-Var,
Saint-Blaise, Saint-Dalmas-
le-Selvage, Saint-Etienne-de-
Tinée, Saint-Martin-du-Var,
Saint-Martin-Vésubie, Saint-
Sauveur-sur-Tinée, Tour-
rette-Levens, Utelle, Valde-
blore, Venanson, La Trinité,
Saint-André de la Roche.
Crédits photographiques :
service iconographique
Nice-Matin/DR
Maquette : V&V CelMar Presse
Merci aux Editions Gilletta
Impression : SAS Nice-Matin
214, Bd du Mercantour - Nice
Tous droits réservés.
La reproduction, même partielle,
des articles est interdite.
Ne peut être vendu. Ne pas
jeter sur la voie publique.
Livres
« Tiburce », la vie pastorale
racontée aux petits et grands Avec Tiburce, le dernier livre de Pascal Colletta, même un ga-
min des villes pourra se mettre dans la peau... d’un petit mou-
ton ! Ce récit confirme son talent d’écrivain, dans une veine
dirigée cette fois vers les jeunes lecteurs. Il constitue une façon
détournée d’aborder sérieusement le thème de la vie pastorale,
pour expliquer que si elle n’est pas toujours drôle, elle peut se
révéler captivante et faire rêver d’aventures dans les grands
espaces. Cet ouvrage à couverture cartonnée peut faire office
de cadeau de Noël... après l’heure. Il est illustré par les aqua-
relles de Michaël Crosa, le même dessinateur qui était déjà
intervenu pour Ange, journal de guerre, autre récit de Pascal
Colletta. Paysan et artiste vivant à Ampus dans le Var, Michaël
livre d’excellents et touchants dessins, révélant une facette plus
humoristique que dans les ouvrages qui ont précédé. « Depuis
longtemps j’avais envie d’écrire pour les enfants, j’évoque une
vie que j’ai connue, mon père était berger à Illonse, et de gré
ou de force, il fallait aider ». Imagination, vécu : ce livre est à
la fois un roman et un documentaire : les animaux y parlent
comme chez Jean de la Fontaine, Tiburce revient sur sa vie de
petit mouton par une série de
flash-back. « Entre les lignes de
ses aventures pointent les ques-
tions du handicap et de la différence, le respect de la nature,
l’amitié, la transmission… » Auteur sensible, professeur des
écoles, Pascal Colletta a accompagné son roman d’un dossier
pédagogique qui est en libre accès en ligne. Cela permet au
jeune lecteur (et aux enseignants) de poursuivre la lecture de
Tiburce par de la géographie, des arts plastiques - on y voit
Dolly la brebis de Patrick Moya - de la musique et des polypho-
nies… Du coup le chanteur Aldebert lui a offert une chanson !
Explorant les facettes de la haute Tinée sous les angles les plus
inattendus, Pascal Colletta annonce la parution en avril d’un
livre qui alliera gastronomie et...anthropologie…
LISE TELL
Tiburce, Journal d’un mouton. 124 pages. 14,90 euros. Édité avec soin par «
Beurre Salé », maison nantaise, le livre en vente dans toutes les librairies, en ligne, et en dépôt-vente au magasin de presse de Saint-Étienne-de-Tinée, au Vival de Pont- de-Clans, au SPAR de Levens, à la presse de Saint-Martin-du-Var. Il est aussi vendu au Québec, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg.|. gues
in Victorine
_ Ernest | _
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> Eugène
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> René
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Par Roger Gilli et Jean-Pierre Spies, IEO-06
Premiers pas en niçois
Doi Joan e un Pèire Fan un ae entier...
Deux Jean et un Pierre
Font un âne tout entier...
De pichins noms
Des prénoms
Adèla – Adelina - Lina
> Adèle
Agata – Agueta > Agathe
Agustin - Gustin > Augustin
Alessandri - Sandri
> Alexandre
Alícia – Alitz -Aliç > Alice
Anna – Anneta – Annin –
Nanon > Anne
Andrea – Andrineta
> Andrée
Andrieu – Andrin -
Andrinon > André
Antòni - Tòni > Antoine
Antonieta - Tonieta
> Antoinette
Arleta > Arlette
Baptista – Tista – Tistet
> Baptiste
Baptistin - Titin > Baptistin
Benet > Benoît
Berta – Bergida > Berthe
Bertomieu > Barthélémy
Blai > Blaise
Brancai > Pancrace
Brèç > Brice
Carlo > Charles
Catarina – Catin > Catherine
Clara – Clareta – Claron
> Claire
Dàvid > David
Domènegue – Meneguin -
Menica > Dominique
Elisabet – Babet - Babèu
> Elisabeth
Enric > Henri
Ernest - Nèto > Ernest
Estève > Etienne
Eugèni – Gèna > Eugène
Faní > Fanny
Francés – Choas > François
Francesa – Choasa –
Choaseta - Françon – Faneta
– Faní > Françoise
Gaston – Gastonet > Gaston
Geneviva – Genevieva –
Viveta
> Geneviève
Glaudo – Glaudi > Claude
Jaufré > Geoffroy, Godefroy
Jaume > Jacques
Jaumelina – Jaumeta
> Jacqueline
Jiròme – Jiromin > Jérôme
Joan – Jan – Joanin - Joanet
– Janet - Joanòt – Janòt
> Jean
Joana – Jana - Joanon –
Janon – Janeta - Joaneta
> Jeanne
Jòrgi - Jòrge > Georges
Jousé – Gé - Gigé - Jousepin
- Pepin - Pípo – Jouselet -
Josèp> Joseph
Jousefina – Jousepina – Fifina
– Fina – Pepina > Joséphine
Juli > Jules
Julia - Julieta > Julie
Landri > Landry
Laurenç > Laurent
Loís > Louis
Loïsa > Louise
Maria – Marieta – Marion
-Mion - Mieta > Marie
Magdalena – Magdelon –
Nena
> Madeleine
Margarida – Margoton
> Marguerite
Miquèu – Miquelet – Miquelin
- Miquelon > Michel
Matieu > Mathieu
Noré > Honoré
Norina > Honorine
Nicolau > Nicolas
Pascau – Pascalin > Pascal
Pau – Paul > Paul
Pèire – Peiron – Peiret –
Peiròt – Peto > Pierre
Reinat > René
Ròsa – Roseta – Roson
> Rose
Sauvador > Sauveur
Susana – Suson – Zeta >
Suzanne
Ugo > Hugues
Victorina > Victorine
Ronde enfantine traditionnelle
(citée dans : Les Anciens jeux
du pays niçois, de Jean-Pierre
Baquié, docteur de l'Universi-
té de Nice)
Landri, Calandri
La filha de Lissandri
Plena de ròsas
Plena de flors
Bèla filha
Reviratz-vos...
La filha s'es revirada
E l'àngel l'a baiada
Plena de ròsas
Plena de flors
Bèla filha
Reviratz-vos...
Landri, Calandri
La fille de Lissandri
Pleine de roses
Pleine de fleurs
Belle fille
Retournez-vous...
La fille s'est retournée
Et l'ange l'a embrassée
Pleine de roses
Pleine de fleurs
Belle fille
Retournez-vous...
A si retrovar lo mes que
ven per la leiçon quaranta
setena !
Au mois prochain pour la
quarantième-septième leçon !EX nm.
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La Saint-Valentin approche, pensez massage duo !
Une séance de massage duo est un mo-
ment de détente et de plaisir pour deux per-
sonnes. Après une longue journée éprou-
vante, le corps qui accumule la fatigue, le
besoin d’un massage peut se révéler indis-
pensable ne serait-ce que pour remettre le
corps en état. C’est un moyen privilégié
pour lutter contre l’anxiété et le stress.
Les bienfaits sont multiples si l’on opte pour
le type de massage le plus indiqué.
Les bienfaits sont accrus du fait de la présence d’un conjoint
ou d’un(e) ami(e).
C’est un massage qui mise sur des techniques spécifiques,
sur l’environnement et sur la confiance. La présence d’une
deuxième personne permet de faciliter la pratique puisqu’elle
favorise la réception des soins, physiquement et psychologi-
quement.
Les avantages à en tirer
Bénéficier d’un massage en étant accompagné, c’est un
moyen plus efficace de tisser des liens plus intimes avec une
personne tout en bénéficiant d’un cadre
propice pour prendre soin de son corps.
Opter pour ce type de massage, c’est viser
l’obtention de résultats bien ciblés pour un
bien-être corporel généralisé et bénéficier
d’une profonde relaxation du corps. Les
séances de massage duo permettent de
prévenir et de bien appréhender le stress.
Les bienfaits peuvent être d’ordre sanitaire
en ce sens où, il permet de supprimer les
toxines et autres excès provenant du tabac et de l’alcool. Il
permet de favoriser la capacité de concentration afin d’éradi-
quer la fatigue généralisée du corps.
Toutes les personnes parties prenantes de la séance de mas-
sage peuvent bénéficier des mêmes avantages qui permettent
d’assurer un bien-être au quotidien. Le corps devient plus lé-
ger, plus ferme avec une structure nouvelle pour sa forme.
Initiation
Massage possible pour les duos, maman/enfant et pour les
couples. À Roquebillière ou à Carros
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Tourte aux pommes de terre et au thym
Pour la pâte :
- 450 g de farine
- 225 g de beurre
- 60 g de poudre d’amande
- 3 œufs
- 1 pincée de sel
Pour la garniture :
- 800 g de pommes de terre
farineuses
- 1 oignon
- 1 gousse d’ail
- Quelques branches
de thym
- 300 g de crème fraîche
liquide
- Sel (poivre)
- 1 jaune d’œuf
Instructions Pour la pâte :
À l’aide de la feuille du robot, mélanger la farine et la
poudre d’amandes avec le sel et le beurre mou coupé en
petits dès. Lorsque le beurre est incorporé à la farine, ajouter
les œufs. Pétrir jusqu’à ce que la pâte se ramasse en une
boule. Filmer et réserver au frais pendant 30 min.
Pour la garniture : Émincer finement l’oignon et l’ail et placer le tout dans un sa-
ladier. Ajouter la crème fraîche et le thym effeuillé. Saler et
poivrer. Éplucher les pommes de terre et les couper en fines
rondelles et les placer dans le saladier. Bien mélanger afin
que les pommes de terre soient enrobées de crème.
Pour le montage : Étaler 2/3 de la pâte sur une surface farinée et foncer un
moule à tarte de 22 cm de diamètre préalablement beurré.
Disposer la garniture aux pommes de terre en tassant bien.
Étaler le reste de pâte et détailler plusieurs bandes de 22 cm
de long et de 2 cm de large.
Recouvrir la tarte avec les bandes en les superposant de
sorte à réaliser un quadrillage. Découper ce qui dépasse.
Badigeonner de jaune d’œuf et parsemer d’un peu de thym.
Enfourner pendant environ 60 min dans un four préchauffé
à 180 °C en surveillant la cuisson (recouvrir d’un papier
aluminium à mi-cuisson).
Notes Pourquoi pas ajouter quelques petits lardons, histoire d’al-
léger ce plat ?
Retrouvez Miss Bretzel sur
rockthebretzel.com
info@rockthebretzel.com
Les bons petits plats de Miss Bretzel
Le mot de Miss Bretzel
Avec ces températures, je n’ai qu’une envie, manger des plats bien consis-
tants ! Et vous ? Ne me dites pas une salade car je ne vous croirai pas…
Pour ma part, des pommes de terre et de la crème, c’est exactement ce
dont j’ai besoin, le gras c’est la vie ! On oublie le régime, c’est certain,
mais qu’est-ce que c’est bon ! On a encore le temps avant de penser au
bikini de cet été ! Et pour se donner bonne conscience, on accompagnera
cette tourte d’une petite salade verte !REVIS GRARUIT - ARRIÈRE PRRMINIÇOIS ET VLLÉES T7 NN)
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Pour Carnaval, un maquillage fait maison En février, l’heure est aux déguisements !
Voici donc une recette simple et faite maison
qui vous permettra de maquiller vos p’tits
clowns et autres fleurs et princesses pour le
carnaval.
Il vous suffit de mélanger deux cuillères de lait
hydratant hypoallergénique et deux cuillères
de fécule de maïs (et le tout bio si possible)
avec une cuillère à soupe d’eau.
Ensuite divisez la pâte obtenue sur une pa-
lette de peinture ou dans les compartiments
d’une boite à œufs vide et ajoutez une goutte
de colorant alimentaire par compartiment
pour mettre de la couleur… Et hop, c’est fait !
Facile, non ?!?
On applique avec des petits pinceaux.
Nous vous conseillons de tester la recette sur
la peau de l’enfant avant de lui en mettre sur
le visage.NI RIT: à
18
Aspremont
La vie du village
Le CCAS au côté de la Métropole Nice-Côte d'Azur
pour faciliter l'accès à la vaccination des Aspremontois
Afin d’accompagner au mieux les autorités de santé éta-
tiques dans le lancement de la campagne de vaccination
contre la Covid-19, la Métropole Nice-Côte d’Azur, en lien
avec l’Agence Régionale de Santé, lance une plateforme
de préinscription en ligne afin de recenser les habitants de
la Métropole souhaitant se faire vacciner.
Nous vous rappelons que les publics prioritaires à vacciner
sont :
- Les résidents des Ehpad et résidences seniors
- Le personnel soignant de plus de cinquante ans
- Le personnel soignant de moins de cinquante ans avec
comorbidité
- Les aides à domicile
- Les résidents d’établissements spécialisés (IME,…)
- Les personnes âgées de plus de soixante-quinze ans
(tranche d’âge évolutive dans les semaines à venir).
Aussi, si vous êtes concerné(e), et si vous souhaitez vous
faire vacciner, il est nécessaire de vous inscrire sur vaccin-
covid19.nice.fr, la plateforme mise en place ou par télé-
phone au 04.97.13.56.00.
Pour toute question ou si vous rencontrez des difficultés
pour effectuer cette démarche en ligne, n’hésitez pas à
vous rapprocher du Centre Communal d’Action Sociale à
l’accueil de la mairie au 04.93.08.00.01.
La culture dès le plus jeune âge au centre de loisirs
Le centre de loisirs d’Aspremont a ex-
périmenté pendant les vacances de
Noël des stages de théâtre pour faire
découvrir aux enfants les plaisirs de
l’art dramatique.
C’est Bénédicte Leturcq, de l’asso-
ciation Chouette Productions, qui a
animé l’atelier des tout-petits, les trois-
cinq ans, le matin.
L’atelier, basé sur un échauffement
physique et vocal les a aidés à dé-
velopper l’imagination, la mémorisa-
tion, la concentration, tout en jouant
ensemble, comme une vraie petite
troupe de théâtre. L’atelier était orien-
té sur le thème de Noël.
Les enfants ont pu partager les joies
d’une aventure de groupe, se glisser
dans la peau de lutins gourmands,
ou joyeux, grincheux, travailleurs,
ou même dans la peau du Père ou
de la Mère Noël, afin d’imaginer
de véritables petits contes de Noël.
L’atelier des plus grands était animé
en binôme par Alain Forma et Béné-
dicte Leturcq, sur le thème du monde
d’Harry Potter, qui est très riche en
situations dramatiques.
Après un échauffement très ludique
en musique ou au moyen de sons fai-
sant appel aux cinq sens, les enfants
se sont épanouis en explorant leur
imaginaire.
Beaucoup de bénéfices sont ressortis
de ces stages. Tous les enfants ont
participé. Beaucoup ont surmonté
leur timidité, d’autres ont osé s’expri-
mer devant tout le monde.ee:
19
Belvédère
L’usine électrique du village (1902-1925)
De par sa situation, Belvédère a long-
temps profité de la force de l’eau pour
ses industries artisanales. Le village a
compté, le long d’un canal d’eau cou-
rante, trois scieries les unes derrière
les autres, deux moulins à farine et
une forge. De ces petites entreprises, il
ne reste plus actuellement que la scie-
rie Clar qui fonctionne toujours.
Quand la fée électricité est arrivée,
Belvédère en a profité très tôt.
Le 23 novembre 1902, le conseil mu-
nicipal s’est réuni pour étudier les de-
vis présentés par deux entrepreneurs
d’électricité(1). M. Piccinini proposait,
soit la concession de l’exploitation de
l’usine, soit l’installation de l’usine qui
restait la propriété de la commune.
Avec une puissance de vingt chevaux,
sous une chute de sept mètres avec un
débit de 280 litres la minute pour un
coût de 11 875,75 francs.
Le projet Joseph Mottet (2) proposait,
lui, d’installer l’usine pour la commune
avec une puissance de vingt-cinq che-
vaux sous une chute de 29,50 mètres
avec un débit de 140 litres minute
pour un coût de 13 675,15 francs.
C’est le projet de Joseph Mottet qui fut
retenu.
Cette usine, qui peut encore se voir
aujourd’hui, en-haut du village, au
quartier du Bial était alimentée par
l’eau du canal du Moulin. La garantie
était pour deux ans. Joseph Mottet se
chargeait d’apprendre à quelqu’un du
village, en six mois, le fonctionnement
de l’usine. Le coût de la consommation
était fixé : dix à douze francs par am-
poule, et à huit francs chacune si vous
en aviez plus de cinq.
Devenue insuffisante
en 1925
Le 22 août 1903, le conseil décide de
porter le prix de l’abonnement pour
les particuliers à un franc par bougie
(la bougie était l’unité de puissance
pour le courant). Il est prévu de donner
à l’église trois lampes gratuites d’une
puissance de seize bougies à condi-
tion qu’elles soient éteintes dès la fin
des offices.
Le 9 janvier 1904, un surveillant est
nommé, Philippe Laurenti, qui était
payé 530 francs par an, payables
par trimestre.
En 1925, l’usine est devenue insuffi-
sante pour la consommation de l’en-
semble du village qui est alors raccor-
dé au réseau de l’énergie électrique
du littoral. Un syndicat intercommunal
(Belvédère, La Bollène, Roquebillière,
Lantosque) est déclaré en préfecture,
le 5 octobre 1926 et le 2 juillet 1927.
Le 26 avril, le syndicat arrête le projet
présenté par le génie rural, la conces-
sion est donnée à la Société Énergie
électrique du Littoral Méditerranéen.
DAVID VINCENT
AVEC ALAIN GRINDA
1. A signaler que ce texte a été en partie emprun-
té à : Lou Sourgentin n° 146 d’avril 2001, Yvette
Morin-Albanesi, p. 12
2. Père d’Yvan Mottet, actuel maire de Saint-Mar-
tin-Vésubie, Joseph Mottet a aussi construit
une usine électrique à Saint-Martin. Le moteur
électrique rénové était exposé au musée qui a été
emporté par la tempête Alex.
L’usine électrique de la Gordolasque
En 1957, EDF a commencé les travaux pour une usine électrique dans la Gordolasque. Elle a
pris l’eau du lac Long, de la Fous et du lac Autier, et elle a fait une conduite forcée qui part
d’Emponrame jusqu’au Countet où se trouve l’usine. Cette conduite mesure 587 mètres pour
17 MW. Cela ne constitue qu’une partie des galeries et des usines de l’EDF en haute Vésubie.
Enfin, si le village reçoit une subvention d’EDF pour cette usine, Belvédère ne profite pas de
cette électricité qui est destinée aux villes de la Côte en cas de pénurie.
L’usine électrique est située
quartier du Bial. (Photo D.V.)20
Castagniers
La vie du village
Reprise des travaux d'élargissement dans le Portion
Distribution des paniers de Noël aux anciens
Fidèle aux traditions, le CCAS, centre
communal d'action sociale de la com-
mune a décidé, comme les années
précédentes, de faire bénéficier à nos
anciens de plus de 70 ans, d'un pa-
nier de Noël.
Leur panier a été distribué à leur do-
micile car pour des raisons sanitaires,
le banquet de fin d'année a été an-
nulé.
Ainsi, le samedi 19 décembre, le
maire Jean-François Spinelli, pré-
sident du CCAS, accompagné des
adjoints Raymond Michel, Raymond
Leautier, Christine Dubois, Eva
Larrieu, des conseillers municipaux
Isabelle Blain-Descormiers, Isabelle
Stefani, Claude Pastor, Jean-Louis
Cappan, Béatrice Amorison et les
membres du CCAS Sylviane Spinelli
et Michel Canovaro ont distribué les
paniers de Noël dans tous les quar-
tiers de la commune.#
21
Colomars
Les commerçants à l’affiche
La politique municipale agit pour la promotion des commerces en gé- néral au travers de l’embel- lissement et de la sécurisa-
tion du centre village, de la
communication à leur en-
droit sur les différents sup-
ports (affiches, réseaux so-
ciaux, etc.). C’est ainsi que
la mairie a fourni des sapins
de Noël pour l’ensemble des
commerçants de la com-
mune (photo DR ci-contre).
Ces premiers articles se-
ront suivis d’autres pour
promouvoir les commer-
çants de Colomars.
Éric régale ses clients à la Boucherie de Colomars
Boucher au SPAR du village,
Éric Maury, a eu envie de
voler de ses propres ailes et
a ouvert le 30 juin dernier
la Boucherie de Colomars,
en lieu et place d’un maga-
sin d’électroménager, dans
la rue principale. « Il faut
redynamiser le centre du
village, créer du lien so-
cial », explique le nouveau
gérant qui, entouré de trois
employés, régale ses clients.
« Mes spécialités, c’est du
fait-maison, des terrines, de
la porchetta, de la viande
d’exception provenant
de bêtes de concours,
des viandes tracées, ma-
turées, du veau fermier
du Limousin élevé sous
la mère, etc. »
Dans son magasin à
la superbe vitrine, on
trouve aussi de la char-
cuterie à la coupe, des
fromages, des petits pla-
teaux pour raclettes, pier-
rades et fondues, ainsi que
d’autres produits. En bref, de
la qualité, du sérieux et de la
bonne humeur ! D.V.
Les bons produits du Panier gourmand Dany et sa fille Christina Jourdan vous attendent au
Panier gourmand, une jolie épicerie aux rayons ac-
cueillants.
Ouvert depuis un an, le magasin propose des fruits
et légumes et toutes sortes d’aliments comme les pâtes
fraîches, des gnocchis, mais aussi des œufs de poules
de Colomars, du rhum niçois, du limoncello de Men-
ton, de la Socca Biera, des chocolats de Canta-Galet,
etc. Le mari de Christina, Christophe vend aussi du
poisson frais tous les week-ends.
Le samedi, il est possible de commander des sushis.
Et il se dit que Christophe va bientôt présenter d’autres
produits... D.V.
L’épicerie est ouverte sept jours sur sept, du lundi au samedi de 7 h 30
à 13 h et de 16 h à 19 h 30, le dimanche de 7 h 30 à 13 h.
Au Panier gourmand, les sourires de Dany et Laurine, vendeuse en apprentis-
sage. (Photos D.V.)22
Isola ZOOM SUR...NOS PRODUCTEURS
De la culture au naturel à la production locale
Madame le maire d’Isola et son conseil municipal sont très
attentifs au développement des activités agricoles sur leur
territoire et souhaitent se montrer au plus près des agricul-
teurs.
La commune d’Isola a déjà la chance de compter de nom-
breux agriculteurs : la vacherie du Castillon, l’apiculteur
Dans ma Ruche, un producteur de légumes dans la quartier
de SAS, Le safran du Mercantour, la Kamous Beer et le pôle
important que représente l'AFA autour de la châtaigne.
La volonté de cette nouvelle équipe municipale a été de
créer dès l’été dernier un marché de producteurs et d'arti-
sans qui se développera et se pérennisera été comme hiver
(hors complexité des incertitudes liées à la Covid). L'agri-
culture est un fer de lance et malgré la configuration de ce
territoire qui ne se veut pas plat et plutôt forestier, ils ont tenté
un autre type d'agriculture ouvert à tous avec la réalisation
d'un jardin partagé sur 1600m 2 qui offre une quinzaine de
parcelles potager ainsi qu'un poulailler partagé.
Le but étant de solidifier cette base avec d'une part des ani-
mations dédiées à l'ensemble de la population présentant la
culture au naturel et le sol vivant et aussi la réflexion d'ac-
croître la productivité sous serre ce qui permettrait une pro-
duction locale à destination des jeunes et des moins jeunes
de la commune.
Les chiens de traîneaux débarquent à Isola 2000
La station d’Isola 2000 avait décidé cette année de proposer
de nouvelles activités. Les remontées mécaniques étant fermées
pour cause de Covid-19, les balades avec chiens de traineaux
avec Olivier le Musher rencontrent un franc succès.
Comment ça marche ?
C’est Olivier, guide diplômé, passionné par les chiens de
traîneaux qui vous emmènera découvrir ce moyen de dépla-
cement avec ses huskies de Sibérie. Ils peuvent courir jusqu’à
30-35 km/h. Les chiens sont entraînés pendant plusieurs mois
à raison d’une quarantaine de kilomètres parcourus par jour-
née. Ce sont les deux chiens de tête qui suivent les ordres et
orientent le traîneau et à l’arrière de l’attelage, on retrouve
les chiens les plus costauds. L’activité proposée est une balade
d’une quarantaine de minutes à traîneau, traîneau tiré par un
attelage de plusieurs chiens, ce sont des huskies de Sibérie.
Ils sont généralement huit choisis parmi un groupe de onze
chiens. Le guide est “aux manettes” et vous profitez des pay-
sages qui défilent autour de vous.
Pour profiter de la montagne, il n’y pas seulement le ski, les ba-
lades en traîneau permettent de découvrir d’une autre manière
la station et ses alentours magnifiques.
En savoir +
Tarif : 60 euros pour un adulte, 90 euros pour deux adultes. Enfant de moins de dix ans : 25 euros. Réservation : 06.29.46.29.46
Courriel : traineaudesloupsblancs@gmail.com23
Isola Le châtaignier et Isola une longue histoir e
Depuis la Renaissance le châtaignier a occupé une place
prépondérante dans l’économie du village, il nourrissait
les habitants et les animaux, son bois chauffait l’hiver, ses
branches servaient de piquets et on en tressait des paniers,
ses feuilles étaient utilisées pour la litière du bétail.
Avec l’ouverture des routes fin XX e siècle son rôle de nour-
ricier est devenu un facteur économique, la vente des châ-
taignes sur la côte permettait d’acheter des meubles, des
chaussures, etc…
Prisé par les grilleurs de rue et par le public le « Marron
d’Isola » acquiert ses lettres de noblesse. Les commerçants
du village se transforment en grossistes et approvisionnent
les revendeurs.
Dans les années trente la coopérative de la Tinée est créée,
elle ne survivra pas à la guerre, en 1967 la première fête
des châtaignes est célébrée avec un franc succès, en 2020
la 53e édition n’a pas pu avoir lieu à cause de la Covid-19.
En 1997, l’association des propriétaires de la châtaigne-
raie est créée, elle a pour but de rénover les châtaigneraies
abandonnées, de lutter contre les maladies et
de promouvoir la châtaigne et surtout mettre en
place un atelier de transformation pour valori-
ser le fruit.
Les premiers travaux ont donné de bons ré-
sultats et pour répondre à l’attente des autres
communes de la vallée, nous avons créé l’as-
sociation Foncière Agricole de la Tinée en
2005, en 2012 la mairie d’Isola met à notre
disposition les locaux de l’’atelier de transfor-
mation de la châtaigne dont les
aménagements ont été financés
par le PIT « projet inter frontalier »
piloté par le parc du Mercantour.
Cet atelier sert aux adhérents
pour transformer les châtaignes
en crème de marron, sirop, bon-
bons, biscuits, glaces etc… L’ate-
lier est utilisé aussi pour la trans-
formation des petits fruits fraises,
framboises, pommes, etc… Devant
l’afflux de demandes, en 2018, la
mairie d’Isola a financé deux nou-
velles machines nous avons pu ain-
si,accélérer la cadence et accueillir
plus de participants.
Parce que nous ne pouvons pas
nous résigner à voir disparaître tout
ce patrimoine légué par nos an-
ciens, notre philosophie est d’offrir à
tous les habitants de la Tinée et de la Vésubie la possibilité
de transformer leurs fruits dans les locaux de l’AFA.
RAYMOND GIBERT
Fin décembre, plus de 2000 kilos de châtaignes ont été transformés. Ce qui correspond à 10 000 pots de 350 gr. À ces quantités, s’ajoutent les autres
fruits, les biscuits et pains d’épices.24
La Roquette-sur-Var Rétrospective des fêtes de fin d’année
Tout en tenant compte des obligations sanitaires dûes à la Covid 19 (distanciation, masque, gel hydroalcoolique), la commune
de La-Roquette-sur-Var a fêté Noël comme il se doit. Un grand merci à celles et ceux qui ont participé à ces événements.
Les illuminations
La municipalité mais aussi bon nombre
de particuliers nous ont émerveillés
par la diversité, la créativité et la beau-
té des installations.
En cette fin d’année 2020 aucun quar-
tier n’a été oublié. Que ce soit au vil-
lage perché ou au Hameau du Baus
Roux, les lumières ont brillé de mille
feux.
La chorale de Noël
Que serait un Noël sans une superbe
chorale ? Grâce à l’APE de l’école
des Quatre vents et de sa présidente
Aurélia Antelo, orchestré par Ann et
Florent à la guitare et Philippe Bruschi
au cayon, nous avons assisté à de
merveilleux chants de Noël. À cette
occasion nos habitants ont pu assister
à cette superbe représentation tout en
tenant compte des distanciations. Le
concert fut longuement applaudi pour
la qualité et la prouesse vocale des
jeunes enfants de l’école, prouesse
d’autant plus remarquable que tous ont
chanté masqués. À la sortie de l’église
les fifres, sous la présidence de Benoît
Bianci ainsi que le président du comité
des fêtes Rémi Baricala, ont pris la re-
lève de la chorale et c’est autour d’un
vin chaud offert par la commune, que
la soirée s’est achevée à 20 heures.
La visite du Père Noël
Quelle ne fut pas la surprise des enfants de
l’école des Quatre vents en voyant en chair et
en os le père Noël ! Encore un moment de pur
bonheur pour les petits. Merci à l’APE du vil-
lage et à ses bénévoles.25
La Roquette-sur-Var
La distributions
des paniers de Noël
Le 18 décembre au village, le 19 décembre au Baus Roux.
Cette fin d’année 2020 n’a pas permis à la commune d’orga-
niser comme tous les ans un déjeûner et un voyage pour les
anciens pour cause d’épidémie ! Ils ont tous reçu un superbe
panier composé de produits régionaux le tout dans un magni-
fique sac en toile de jute à l’effigie de La-Roquette-sur-Var. Invi-
tés à venir les chercher à la mairie du village ou à l’annexe du
Baus Roux, ils ont été accueilli par Madame la maire Nicole
Labbe. Un peu de musique, des petits fours, un verre de cham-
pagne ont permis à tous de passer un agréable après-midi.
Un grand merci à l’association des petits roquettans et sa
présidente Joëlle Lancien, à Nadine et Denis Fruleux, qui nous
ont permis d’étoffer ces paniers, merci aux bénévoles pour
leur présence et leur aide à la distribution.
Nouveau visage pour l’abri-bus et le rond-point
Le rond-point à changé de visage. La-Ro-
quette-sur-Var a aujourd’hui une nouvelle
vitrine représentative de la beauté de
notre village. Merci à la présidente Do-
ris Hansel et à Christian Ros et aux béné-
voles de Roc-et-tan-rêves pour avoir par-
ticipé à cette réalisation.
Un superbe spectacle organisé à l’école Charles-Albert
Les enfants de l’école du Hameau du Baus Roux ont eu le privilège d’assister à un conte de Noël offert par la Métropole « Où
est passé Noël » en présence de Madame la maire Nicole Labbe. Les enfants béats d’admiration et suspendus aux lèvres des
conteurs ont applaudi et redemandé une autre histoire n’ayant aucune envie que cela se termine.26
Levens
Le jardin public de nouveau
ouvert
Fermé depuis fort longtemps suite aux travaux de
réaménagement du lieu et de la réhabilitation du Foyer
Rural.
Les familles et enfants retrouvent depuis le samedi
16 janvier un lieu sécurisé sur un revêtement adapté en
plein centre du village.
Ouverture tous les jours de la semaine de 9 heures à
18 heures et cet horaire sera étendu à 20 heures en pé-
riode estivale. Un lieu de convivialité apprécié de tous.
La vie du village
Munissez-vous d’un panier...
Fruits et légumes, charcuteries, fromages, huiles d’olives, pâtes
fraiches, poissons… Tous les dimanches de 8 heures à 13 heures.
Place de la République. Port du masque obligatoire
Malgré la crise, le Bureau d’Information Touristique de Levens
vous accueille du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h
09 62 66 85 84 ou info.levens@nicecotedazurtourisme.com
Ci-dessous, à gauche, entouré de l’équipe, la visite de Marine
Brenier, députée et Caroline Migliore, conseillère départementale.
Ci-dessous, à droite, la préparation des vaccins en présence d’Auréa
Cophignon, docteur en biologie, conseillère municipale & métropoli-
taine de Nice et Antoine Veran, maire de Levens, vice-président de la
Métropole Nice Côte d’Azur.
Vaccinodrome
Accueil personnalisé, salle d’attente, box de vaccination individuali-
sé, espace de repos au complexe sportif du Rivet pour vacciner 268
personnes de 8h à 16h le mercredi 20 janvier. Toutes les personnes
inscrites qui se sont présentées ont été prises en charge par les équipes
administratives, techniques et médicales de Levens et de la Métropole
qui ont travaillé sans relâche dans une parfaite coordination.
Notre centenaire levensoise, madame Marcelle Brevi, du quartier de
La Bouissa, maman de madame Andrée Piggio, a été vaccinée contre
la Covid-19 (photo ci-contre). Elle est arrivée accompagnée de sa fille
et de son gendre, confiante et sereine. Elle a été saluée par toutes les
équipes, par le maire Antoine Veran et Michèle Castells, maire-ad-
joint.27
Saint-Martin-du-Var
Pour leur plus grand bonheur, les trente-
huit enfants inscrits de la commune ont
pu participer le 20 janvier dernier à
leur premier mercredi ski de la saison.
Malgré un temps pluvieux sur Saint-Mar-
tin-du-Var, les enfants ont profité d’une
journée nuageuse mais très agréable sur
Auron.
Après deux heures de ski avec les pro-
fesseurs de l’ESF et un pique-nique en
extérieur, ils ont terminé cette magnifique
journée par des courses de luges.
Rendez-vous est pris chaque mercredi
jusqu’au 17 février 2021.
Le premier mercredi ski de la saisonstepnametnncet
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Saint-Étienne-de-TinéeSaint-Martin-Vésubie
30 30
Nous vous savons préoccupés par la reconstruction de notre
village, c'est pourquoi nous tenons à vous apporter quelques
précisions. Nous sommes toujours en attente du Porté à
connaissance de l'État, qui conditionne le démarrage de
nombreux travaux et également des documents à compléter
par les sinistrés pour pouvoir prétendre au fonds Barnier.
Les travaux en cours :
- Pont Maïssa : il est prévu l'élargissement du chenal de
20 mètres, un regroupement de pierres utilisables est à pré-
voir dans le but d'améliorer le visuel de la rivière.
- Secteur Pinio et bas de la Madone : les travaux pour la
création d'un chenal ont démarré depuis le 25 janvier.
- Secteur Pinio : les travaux route de la Pinio, devraient dé-
marrer d’ici trois semaines.
- Secteur Charles-Boissier vers pont Maïssa : les travaux sont
en cours depuis le 25 janvier dernier sur le passage de la
route suite à l'autorisation du propriétaire pour passer.
- Route de Berthemont : une étude est en cours, et les travaux
débuteront dès que les conditions climatiques le permettront.
- Vallon du Vernet : possibilité d'une route inondable à
l’étude.
- Quartier Deloutre : ouverture prochainement d'une piste
provisoire pour sortir les véhicules en attente d'un accès plus
pérenne et sous réserve au préalable de la solidité du pont
de Venanson.
- Réparation avant l’été des chemins de randonnée partant
du village et des chemins de grande randonnée les plus fré-
quentés pour permettre le retour des randonneurs. Il faudra
cependant beaucoup de temps pour les réhabiliter tous, cer-
tains ayant subi d'énormes dégâts.
Concernant le bois dans la rivière, une grosse partie va être
récupérée par un entrepreneur local, qui va le recondition-
ner en plaquettes pour les chaudières à bois, en contrepartie
une centaine de stères sera transportée aux anciens com-
battants, pour les Saint-Martinois se chauffant au bois pour
l’hiver prochain. Les règles d’attribution seront décidées ulté-
rieurement en conseil municipal.
Assainissement
Concernant la mise en place d’une station d'épuration des
eaux usées (STEP) quartier Sclos, la solution retenue consis-
tera à mettre en place un poste de refoulement sur l’ancien
chemin du Boréon au-dessus de la parcelle 330 qui permet-
tra de raccorder le quartier Sclos vers le réseau en aval.
Ces rejets seront alors traités par l’Unité Mobile de Traite-
ment (UMT) installée au Touron.
Réseau internet et téléphonie
Bien que nous soyons régulièrement en lien avec l’opéra-
teur Orange, encore trop de quartiers mal ou pas desservis.
Nous vous tiendrons informés régulièrement des avancées
des travaux. L’ÉQUIPE MUNICIPALE DE SAINT-MARTIN-VÉSUBIE
Tempête Alex : le point sur l'avancée des travaux
Carnaval
Du samedi 27 février
au mardi 2 mars 2021
Cette année le thème sera
« Titoun, roi de l'avenir ». Le
programme sera adapté aux
conditions sanitaires, com-
munication du programme
courant février.
L’agenda31
Saint-Sauveur-sur-Tinée
Quand on allume la télévision ou la radio, les nouvelles
sont souvent les mêmes, autour d’un même sujet, la Covid…
Alors par ce temps morose, prenons la clef des champs, ou
plutôt des ruelles. Et rappelons-nous comme nous avons de
la chance de vivre dans un village qui regorge de trésors, et
où patrimoine se mêle à modernité.
En effet, au hasard des rues, nous pouvons découvrir des
statues très modernes de Paul Pacotto, artiste blavet : les
Randonneurs, le Baiser, sans oublier la Croix mariale qui
domine le village, tout près de la chapelle Saint-Roch.
Et, paradoxalement, dans ces mêmes rues, nos yeux se
portent sur de bien vieilles maisons aux linteaux sculptés
(datant de 1610 à 1829) nous laissant présager qu’aupa-
ravant dans cette demeure, se trouvait un coiffeur (photo
ci-dessous).Il y a également des devants de portes qu’on ap-
pelle échoppes, devant lesquels on imagine des commerces
de victuailles, de troc… (photo ci-dessus).
Ensuite, lorsque nous arrivons sur la place Emmanuel-Millo,
nous sommes devant l’église Saint-Michel qui prédomine.
Parfaitement entretenue par nos « prieuresses », elle ren-
ferme un retable peint en 1582 par Guillaume Planeta
(école des primitifs niçois).
Attenant à celle-ci, nous pouvons découvrir le clocher bâti
au XVe siècle et restauré en 1532 de style roman lombard.
Il abrite, à sa base, au-dessus de la porte d’entrée latérale,
une statue de Saint Paul, datée de 1455. C’est un des rares
exemples de statue médiévale en marbre du pays niçois.
Chapelles et lavoirs
Quand on quitte la place de
l’église, et que l’on se dirige
vers la Tinée, on découvre un
bâtiment à la fois sobre et ma-
gnifiquement rénové (extérieur
comme intérieur) : la chapelle
des Pénitents Blancs. Elle
conserve aujourd’hui une très
belle collection de chasubles
anciennes ainsi que les trésors
religieux du village.
Après avoir enjambé le pont de
la Tinée, il nous reste à découvrir la chapelle Saint-Blaise,
attenante au cimetière du village. Cet édifice accroche très
vite notre œil, étant donné son positionnement dans le vil-
lage, mais également par son clocher triangulaire… Une
rareté dans notre région (photos ci-contre). Nous ne pou-
vons pas terminer cette promenade touristique sans nous
rappeler qu’au détour des rues, nous pouvons également
découvrir deux lavoirs toujours alimentés en eau limpide et
qui peuvent encore être fréquentés (photos ci-dessus). Qu'en
est-il du fort de La Frassinéa ? Situé sur la commune de Rim-
plas, il est connu de tous les Blavets car très proche de notre
village, mais également parce qu’il est très bien entretenu
par Henri Bianco, Blavet connu de tous. Il nous permet de
faire un bond en arrière et nous
rappeler sa mission de faire
barrage à l’intrusion des chars
italiens, avant la Seconde
Guerre mondiale.
Quand confinement, couvre-feu
et pandémie seront des mots
qui appartiendront au passé,
comme il sera agréable de se
promener au détour de toutes
ces pépites remplies d’histoire
et de souvenirs…
Très vite, on l’espère !
Quand patrimoine et modernité se mêlent‘ #1,
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BAILET
Et si on parlait sport
36
Matthieu Bailet : « Objectif premier À 24 ans, le Niçois Matthieu
Bailet est le plus jeune skieur
du Top 30 de la coupe du
monde de descente. Très at-
taché à sa ville de naissance
ainsi qu’à la station d’Auron
où il a effectué ses premières
glisses, il revient dès qu’il
peut sur la Côte d’Azur, au-
près de ses amis de l’Inter
Club de Nice et à Auron.
Entre la descente de coupe
du monde de Bormio (Italie)
où il s’est classé 8e et celle
de Kitzbühel (Autriche) où il
a réalisé son meilleur résultat
de la saison en se hissant
aux 7e et 9 e places, puis à
la 8 e du Super G, le grand
espoir du ski français répond
aux questions de VieVillages.
Matthieu, sans parler de
Kitzbühel(*), la descente de
Bormio est-elle votre préfé-
rée ?
Oui, Bormio est une piste qui
me réussit. J’y ai réalisé des
super résultats. La première
fois (en 2017), j’y ai subi
une grosse blessure. Les 2e
et 3 e fois, ça a claqué (6 e
en 2018 et 2019). Sur cette
piste, iI n’y a pas de répit, il
y a de la glace, c’est un type
de ski que j’aime. Il faut ser-
rer les dents, tout envoyer. Et
si on regarde les écarts cette
fois-ci, c’est très serré ! C’est
hyper-motivant !
Dans les Alpes-Maritimes,
quelle est votre station favo-
rite ?
C’est Auron, une station que
j’aime ! Quand on se trouve
au cœur de la station, on a
plusieurs possibilités. J’aime
aller vers Demandols, dans
la montagne, loin du centre.
Auron, ce sont mes premiers
virages, je suis intimement
lié par le cœur et par mon
histoire.
Votre piste préférée à Au-
ron ?
C’est le Colombier. C’est là
où j’ai connu le plus d’émo-
tions, des super moments
avec les copains, des en-
gueulades avec les entraî-
neurs. J’adore tout le do-
maine. Tout jeune, je partais
le matin avec les copains,
avec des bonbons dans les
poches. C’était une immense
bouffée de liberté ! Puis,
j’aimais passer du temps au
local de l’Inter Club de Nice
avec mes copains, mes en-
traîneurs.
Lire en page suivante...
(*) L’interview a été réalisée avant les
épreuves de Kitzbühel
En bref
Né à Nice le 23 avril 1996
Licencié à l’Inter Club de Nice
Palmarès :
• Championnats de France :
12 podiums nationaux
- Champion de France junior (slalom)
2012, (descente) 2016, (super G)
2016 et 2017
- Champion de France (super G)
2015 et 2016, (descente) 2016
- Vice-champion de France junior
(super G) 2015
- Vice-champion de France (descente)
2015, (super G) 2017
- 3e en junior (descente) 2015
et 2017
• Champion du monde junior
de Super G en 2016
• Coupe du monde de descente,
décembre 2016 : 1 re entrée
dans le Top 30 mondial
2019 : 22 e du général descente
2020 : 17 e du général descente
2021 : 8 e de la descente de Bormio
(Ita) - 7 e et 9e de la descente
et 8e du SG de Kitzbühel (Aut)
Après Kitzbühel : 12 e du classement
général descente.#INFORMATIQUE
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Et si on parlait sport
« Nice, ma ville
de coeur »
Votre ville préférée ?
Nice, ma ville de cœur… Je
suis souvent ailleurs en mon-
tagne ou en voyage, mais je
reviens toujours à Nice, c’est
chez moi ! C’est la ville de
mon cœur ! J’y retrouve ma
chambre d’ado qui n’a pas
changé(*). À Nice, j’aime
l’air marin, j’y ai connu les
amitiés les plus fortes. J’ai la
fierté d’en parler, comme l’un
de mes entraîneurs Christophe
Saïoni. Nice, j’adore y faire
des pique-niques sur la plage
avec pissaladière et pan ba-
gnat. Après quelques heures
passées à me baigner, j’aime
aller déguster une bonne glace
chez Néron, dans le Vieux-
Nice.
Votre club de cœur ?
C’est l’Inter Club de Nice où
je suis toujours licencié. Je
peux citer son président, Paul
Raybaud : sans lui, il n’y au-
rait pas ce formidable dyna-
misme, ainsi que mes entraî-
neurs Jérémie Neitzel et Noël
Ferro. J’admire ces personnes
qui font vivre un club de ski sur
la Côte d’Azur. Je suis toujours
là avec eux lors des remises de
prix annuelles.
Vos casques se font remarquer
sur les pistes ?
Oui, depuis l’an dernier, je
peins mes casques. C’est mon
plaisir personnel de pouvoir
ajouter un peu plus d’intime,
de personnalité, de mon his-
toire. Ce sont des représenta-
tions de tableaux qu’avaient
peints ma mère. Ce casque
représente la ville de Nice,
la baie des Anges avec les
chaises bleues. C’est l’expres-
sion de la personne plus que
de l’athlète. Le skieur, on le re-
connaît à son casque. J’adore
l’art. Sur les pistes, à l’entraî-
nement, on me pose beaucoup
de questions sur mon casque.
Quels sont vos objectifs ?
La saison est déjà bien enta-
mée. Mes objectifs sont tous
liés à un désir de chercher mon
premier podium en coupe du
monde, d’aller chercher une
belle opportunité de répondre
à la question : "Pourquoi je me
lève tous les matins ?". Mon
but est d’atteindre cette saison
le Top 10 de la descente et le
Top 25 en Super G. Après, il
y a selon les épreuves des er-
reurs, des aléas, etc. On fera
les comptes en fin de saison.
Après Val d’Isère, Val Garde-
na et Bormio, le ski que j’arrive
à produire est très intéressant.
Maintenant, il faut que je
trouve une régularité. Je suis le
plus jeune skieur du Top 30 en
coupe du monde de descente.
J’en veux plus, j’ai envie de
faire mieux.
Quels sont vos rêves ?
J’ai deux grands rêves qui
m’animent : les Jeux olym-
piques et deux grandes des-
centes de coupe du monde.
Devenir médaillé olympique
ou remporter Bormio ou Kitz-
bühel, ce serait mon plus
grand rêve en tant que des-
cendeur.
RECUEILLI PAR DAVID VINCENT
(*) Sa sœur Margot, qui a arrêté sa
carrière, est entraîneuse à Val d’Isère.
podium en coupe du monde »
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Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce mi-
lieu sous sa propre responsabilité et doit prendre les précautions
nécessaires pour une pratique en toute sécurité.
Consultez les informations :
www.departement06.fr > Envie d’Alpes-Maritimes >
Terre de sports > Guides Randoxygène
Au départ de La Grave-de-Peille, gare ferroviaire (250 m)
Circuit de Lourquière
Description
Le site “cézannien” de Peillon, avec
ses hautes maisons aux sobres façades
entourées de restanques d’oliviers et
de cyprès séculaires, tranche avec la
proche vallée du Paillon, à vocation in-
dustrielle et artisanale, qui déroule en
contrebas son cours nonchalant.
Les vastes carrières et la cimenterie de
La Grave-de-Peille qu’on découvre au
cours de la montée initiale seront vite
oubliées au cours de ce circuit esthé-
tique qui ceint le bastion calcaire de
la pointe de Lourquière : vieux ponts
en arche, sentiers pavés et architecture
méditerranéenne créent une ambiance
authentique où il fait bon cheminer ;
on n’oubliera pas d’arpenter au pas-
sage les venelles moyenâgeuses qui
sillonnent le village de Peillon, perché
sur un éperon où trône l’église parois-
siale du XVIIIe.
Signalons qu’il n’est pas opportun de
stationner en voiture au village, car le parking d’une exiguïté
extrême ne suffit parfois même pas à accueillir les véhicules
des résidants.
Itinéraire
Depuis l’arrêt de la gare de La Grave-de- Peille, suivre vers
le Sud une petite route sur 500 mètres avant de traverser à
gauche la voie ferrée (barrière) ; un chemin s’élève dans la pi-
nède face aux vastes carrières et à la
cimenterie Vicat.
Rejoindre ainsi par une montée à flanc
de montagne la petite crête de la Colle
(430 m) d’où l’on découvre le site de
Peillon et la pointe de Lourquière.
Par une traversée au-dessus du cime-
tière, on coupe bientôt le chemin de
“lou Calada” venu du village ; conti-
nuer l’ascension par le vallon encaissé
de Galembert, d’abord en rive droite
sous les falaises du Baus Roux (site
d’escalade), puis en rive gauche après
un pont de pierre.
Parvenu à un second pont voûté,
tourner à droite pour remonter (Sud)
jusqu’au plateau résidentiel des Lacs (600 m).
Suivre quasiment à plat entre des propriétés la petite route de
desserte qui rejoint le hameau de St-Martin-de- Peille en 2 km
environ (Sud) ; on retrouve alors à droite (Ouest) le sentier qui
descend le ravin de Saint-Martin et ramène à Peillon en pas-
sant au pied des falaises de la pointe de Lourquière (678 m).
Après la visite du village, rentrer vers la Grave par l’itinéraire
suivi à la montée.
Fiche technique
Durée : 4h
Dénivelé :
+460 mètres / -460 mètres
Cartographie spécifique :
"NICE-MENTON" CÔTE D'AZUR
TOP 25 N° 3742 OT
RANDONNÉE MOYENNE
C
M
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MJ
CJ
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