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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Gennevilliers.
Lien du pdf (unknown - libre expression genmag avril 2022)
Thèmes du document : Énergies, Guerre en Ukraine, Inégalités sociales,
45
LIBRE EXPRESSION
CONTRIBUTION
NON
PARVENUE
GROUPE SOCIALISTE,
RÉPUBLICAIN, CITOYEN
OÙ SONT
LES MOYENS POUR
NOS ENFANTS ?
Laurent Noël
GENNEVILLIERS-ÉCOLOGIE/
EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS
CRISES ET
MYTHES ARCHAÏQUES
Richard Merra
UNION DES GENNEVILLOIS.E.S
C’est la saison de la DHG ou
Dotation Horaire Globale. Une
enveloppe d’heures attribuée à
chaque établissement du secon-
daire par la direction académique
afin d’assurer l’ensemble des
enseignements (obligatoires et
facultatifs) sur la semaine.
Comme chaque année depuis le
début de la mandature, les élus, les
parents, les enseignants doivent
interrompre le cours normal de
leur vie pour ne pas perdre les
moyens attribués aux établisse-
ments du secondaire de la ville.
Comme chaque année, un bras
de fer stérile s’engage avec la
direction académique.
Comme chaque année, bien que
celle-ci soit électoralement char-
gée, nous devons redoubler d’ori-
ginalité pour un simple maintien
des moyens existants.
N’avons-nous pas mieux ou en
tout cas plus utile à faire dans le
contexte de crises multiples que
nous traversons depuis plusieurs
années ?
Sans aucun doute oui.
Mais avons-nous le choix ?
Hélas non car notre éducation n’a
de prioritaire que le nom !
Cette année encore, nous, élu(e)s
socialistes, vous demandons d’être
solidaires des actions et initiatives
prises par la communauté éduca-
tive pour que nos enfants puissent
suivre une scolarité de qualité dans
des classes à taille humaine et
qu’enfin nous puissions consacrer
notre temps à améliorer les choses
plutôt qu’à défendre bec et ongle
les moyens que l’on nous vole.
Vos élu(e)s socialistes sont sur le
terrain pour défendre notre avenir
commun !
groupe.socialiste@ville-gennevil-
liers.fr - 01 40 85 63 56
BP10 / 92 230 Gennevilliers
Les générations nées avec la Paix
ne se sont pas méfiées du mythe
archaïque de l’Identité. Cette régres-
sion exprimée dans le nationalisme,
cultivée dans le populisme, rendue
opérationnelle par le « guide » auto -
ritaire, réapparaît en cas d’inquié-
tude. Régression, car seule la
protection du chef autorise la nostal-
gie d’une suprématie culturelle et
politique où seuls ceux qui nous res -
semblent peuvent assurer l’image de
notre propre existence. L’Identité
propose alors une alliance émotion-
nelle qui se jouera de tous les équi -
libres acquis au cours de l’histoire.
Les règles institutionnelles et géopo-
litiques sont ainsi bafouées.
L’Europe des nations, avatar de ces
archaïsmes, ne répond pas aux
enjeux environnementaux décrits par
le GIEC et à ceux de la guerre impé -
rialiste de Poutine. Si l’opérationna-
lité politique de l’Europe dépend
aujourd’hui des crises (Covid et
guerre puisque la crise environne-
mentale n’a toujours pas le statut
d’émergence), elle doit désormais
être pérennisée dans une construc-
tion institutionnelle. C’est un système
fédéral, défendu par les écologistes
qui rendrait compatibles démocratie
et diversités.
L’urgence de la guerre a aussi mis
en évidence celle de l’autonomie
énergétique européenne. Penser
qu’il s’agirait de la gagner vis-à-vis
de pays producteurs serait une
erreur : c’est de l’autonomie vis-à-vis
des énergies fossiles dont il s’agit.
Aussi, tout en mutualisant les poli-
tiques énergétiques, nous devrions
affecter les budgets de crise à l’ins -
tallation du « renouvelable ». S’agis-
sant de multiples solutions adaptées
aux territoires, elles seraient plus
fiables et plus sécures que des
usines de production centralisée.
Chacune plus modeste, leur mise en
œuvre serait rapide et créatrice
d’emploi.
Les régressions simplistes ne pro-
tègeront pas de la complexité de ce
siècle qui demande de sauver le
vivant et d’assurer la justice sociale.
L’humanité n’a d’autre chemin
que le développement de l’amitié
entre les peuples.
Le droit à la paix, à la sécurité et
à la liberté de circulation de tout
être humain doit constituer une
obligation fondamentale des États
et des institutions internationales.
La paix n’est pas seulement l’ab-
sence de guerre mais c’est aussi le
principe sur lequel doivent se fon-
der les rapports humains. En ce
sens, le progrès social, l’obtention
de droits sociaux pour l’ensemble
des populations favorisent une paix
durable.
La paix est une activité, pas une
passivité. Elle est un engagement
qui se pratique tous les jours dans
toutes nos interactions. Être un
spectateur passif face aux interac-
tions violentes des autres tue la
paix. Rester passif envoie le mau-
vais signal. Cela autorise les vio-
lents à augmenter la violence.
C’est en formant un contrepoids,
majoritaire, où la paix prime dans
les interactions humaines, qu’on
peut faire de la paix un choix de vie
où les interactions humaines se
fondent sur le cœur et la raison. Un
choix de vie à la fois individuel, col -
lectif, économique et politique.
La prévention durable des conflits
nécessite d’investir dans les
cultures de la paix et de disposer
d’institutions dédiées à la résolu-
tion non violente des conflits.
« Ceux qui aime la paix doivent
apprendre à s’organiser aussi effi-
cacement que ceux qui aiment la
guerre. » Martin Luther King.
FRONT DE GAUCHE GENNEVILLOIS
POUR L’AVENIR
DE L’HUMANITÉ, IL N’Y A
D’AUTRE CHEMIN QUE LA PAIX
Isabelle Massard
Les conséquences de cette guerre
fratricide sont multiples et impactent
l’Union Européenne ainsi que la
France.
1. Disparition dans les médias et les
instances politiques de toute infor-
mation sur la Covid. Notre pré-
sident, qui se prétendait en guerre
contre cette pandémie, s’en désin-
téresse totalement. Le flou concer-
nant les dispositions de gestes
barrières perdure. Il est à craindre
que l’allègement final de ces
mesures ne soit en fait que gesti-
culation électorale.
2. Occultation de la campagne élec-
torale pour l’élection présidentielle.
Le débat n’aura pas lieu.
3. Absence d’analyse et d’évaluation
du bilan du quinquennat. Pas de
retour sur les grèves, les violences
des black blocs, l’insécurité, le
fiasco de la réforme des retraites,
l’humiliation de la France avec le
contrat des sous-marins austra-
liens, la faillite militaire au Mali.
4. Mise en évidence de la dépendance
énergétique vis-à-vis de la Russie.
Ce conflit met en évidence les choix
énergétiques stratégiques
absurdes de l’Europe et de la
France. Vouloir «punir » la Russie
en boycottant le gaz russe est
impossible : l’Europe occidentale a
besoin de ce gaz (pour pallier les
périodes sans vent), d’autant que
nos dirigeants européens veulent
remplacer le maximum d’équipe-
ments thermiques par des équipe-
ments électriques.
5. Condamnation de la politique éner -
gétique française. Le risque gazier,
le naufrage des choix éoliens, la
fermeture absurde de la centrale
nucléaire de Fessenheim nous
indiquent la voie à suivre, à savoir
une politique volontariste fondée
sur l’énergie nucléaire. Notamment
l’utilisation des déchets nucléaires
avec des réacteurs à neutron rapide
de quatrième génération nous
apportera une électricité écono-
mique tout en résolvant la question
des déchets. Notre président a
décidé d’arrêter le programme
Astrid correspondant. Dommage !
46
LES CONTRIBUTIONS
PUBLIÉES
DANS CES PAGES
N’ENGAGENT
PAS LA RÉDACTION
DE GENNEVILLIERS
MAGAZINE
LES RÉPUBLICAINS
GUERRE EN UKRAINE.
QUELLES
CONSÉQUENCES ?
ENSEMBLE POUR GENNEVILLIERS
LES CHEVEUX
BLANCS,
NOS AÎNÉS !
Ibrahima Diallo Philippe Hallais
LES GENNEVILLOIS
CHOQUER
N’EST PAS
COMMUNIQUER...
Ahcen Meharga
Peut-être l’avez-vous vue, et
comme nous, vous avez été choqué
par une affiche dont la visée était
de célébrer la journée internatio-
nale des Droits des Femmes.
En effet, en guise d’illustration
visuelle, le choix du service com-
munication de la municipalité a été
de mettre un chien (ou sur d’autres
affiches de la même campagne un
véritable bestiaire : morue,
bécasse, moule, baleine).
Au premier abord, sans regarder
les «explications» en petit au bas
de l’affiche, on pourrait penser que
c’est une publicité de la SPA ou
pour la protection animale.
En fait, l’angle de traitement a
été, une nouvelle fois, de choquer
et le choix du chien était pour
dénoncer le terme infamant de
chienne, utilisé par des individus ô
combien méprisants à l’endroit des
Femmes.
Ce n’est pas la première fois que
la communication de la majorité
municipale s’illustre de cette
manière fort discutable et criti-
quable.
Déjà, lors de tensions et/ou vio-
lences entre jeunes de notre ville,
des vidéos avaient été produites
dans lesquelles la violence était
trop présente. La conclusion de ces
«outils» de dénonciation était de
dire en substance aux jeunes : «si
tu ne veux pas risquer d’être gra-
vement blessé ou de perdre la vie
et de laisser beaucoup de peine à
tes parents, tes proches, alors
tiens-toi à l’écart de tout cela.»
Ces messages paraissent à la
fois trop simplistes, accusateurs et
moralisateurs. Ils reprennent de
façon primaire les éléments, voire
banalisent les sujets qu’ils sont
censés combattre.
Même en matière de communi-
cation, les valeurs éthiques et de
respect réel pour la population
gennevilloise sont à appliquer en
permanence.
La catastrophe qui frappe le peuple
ukrainien, auquel nous apportons tout
notre soutien, ne doit pas nous faire
oublier les situations dramatiques que
vivent, à nos portes, ceux de nos conci -
toyens qui, jetés dans les oubliettes,
sont livrés à l’abandon.
Parmi ces sans voix, les Chibanis et
les Chibanias sont des anciens travail-
leurs immigrés, souvent originaires
d’Afrique du Nord et subsaharienne,
devenus retraités. Beaucoup d’entre
eux sont d’anciens soldats qui se sont
battus pour la France. Ils sont arrivés
en métropole au cours des trente glo -
rieuses et ils ont mené une vie labo-
rieuse, empreinte des affres de l’exil.
On compte plus de 900 000 personnes
considérées comme Chibanis. Depuis
des années, ces aînés se battent pour
leur droit. Un rapport du Haut Conseil
à l’intégration montre que leur situation
ne s’améliore pas. Aujourd’hui, des mil -
liers d’entre eux survivent comme ils
peuvent dans des conditions souvent
indignes, dans des foyers. Leur vulné-
rabilité, aggravée de la barrière de la
langue, entrave leur accès à leurs
droits. À Gennevilliers, beaucoup
d’entre eux se languissent dans des
foyers d’hébergement, ils n’ont pas
accès au logement social si vanté sur
notre commune. Un collectif des Chi-
banis a pourtant été créé, mais il a
beaucoup de mal à se faire entendre.
Les membres actifs de ce collectif
expliquent qu’ils œuvrent à sensibiliser
sur la situation de toutes les personnes
âgées vulnérables, en particulier des
seniors immigrés. Nous devons aider
ce collectif qui veut assurer des perma -
nences juridiques et sociales par des
professionnels afin de faciliter l’accès
aux droits comme le logement, la reva -
lorisation des retraites, la pension ou
les aides sociales.
La crise sanitaire augmente considé-
rablement la précarité chez les per-
sonnes âgées. C’est pourquoi, il y a
urgence à agir pour changer la vie de
ces personnes âgées vulnérables tout
en continuant à assurer la pérennité
des missions sociales en leur faveur,
déjà mises en place.
LIBRE EXPRESSION LES GROUPES
DU CONSEIL
MUNICIPAL
S’EXPRIMENT…
AVRIL 2022
LES CONTRIBUTIONS
PUBLIÉES DANS CES PAGES
N’ENGAGENT PAS LA RÉDACTION
DU SITE DE LA VILLE