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Document publié le Jeudi 1 avril 2021 par la commune de Gennevilliers.
Lien du pdf (unknown - libre expression genmag mars 2022)
Thèmes du document : Changement climatique, Démocratie, Guerre en Ukraine,
45
IBRE EXPRESSION
Nous avons atteint les limites des
idéologies solidement installées par
deux siècles d’histoire. Elles se sont
structurées sur la forme industrielle
de la production, et sur sa consom-
mation de masse induite qui partici-
pait à de meilleures conditions de vie.
Aussi, la relation humaine ne
s’émancipera-t-elle pas de l’échange
économique.
Le corolaire sera ce consensus
politique qui a défini le « Progrès »
à partir de la toute-puissance de
l’activité humaine sur la Nature. Le
Productivisme imposera ses règles.
Il organisera les termes d’une com-
pétition partagée par tous. L’inci-
dence sur l’écosystème planétaire
restera un angle mort!
C’est sur la seule distribution des
fruits de la croissance que se consti -
tueront les distinctions idéologiques.
La lutte de classes qui en est une
traduction réaliste, induira l’imagi-
naire d’une société subordonnée au
conflit entre exploiteurs et exploités.
Le fondement de ce qui est perçu
comme vital n’autorise alors pas
d’alternative à une dualité opposant
alliés et ennemis. Cette opposition
conviendra aux deux camps, tant elle
est efficace politiquement.
Le réveil est brutal lorsque
s’écroule la mythologie du producti-
visme aux funestes conséquences
pour le vivant. Brutal, car la mutation
est violente. Nous n’avons en effet
pas deux siècles à disposition pour
une évolution douce d’un logiciel à
bout de souffle.
Il vaudrait mieux que l’inquiétude
générée ne provoque pas des régres -
sions vers la pensée binaire. En effet,
la vision du monde qui déterminera
les projets de société ne peut se
réduire au seul deuil de relations
humaines fondées sur l’économie.
« L’habitabilité de la terre*» impose
désormais des contraintes qui bous-
culent d’autres concepts, comme
celui de Liberté (cf. la pandémie).
De la Philosophie au Droit, des
Sciences aux Théologies, en passant
par les Créations Artistiques, c’est
l’ensemble de ce qui constitue une
société humaine dépendante du
Vivant et de l’Environnement qui est
interrogé.
* Bruno Latour
GROUPE SOCIALISTE,
RÉPUBLICAIN, CITOYEN
POUR QUE LE LOGEMENT
FASSE (ENFIN) IRRUPTION
DANS LE DÉBAT NATIONAL !
Maria-Blanca Fernandez
GENNEVILLIERS-ÉCOLOGIE/
EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS
RÉVEIL BRUTAL
Richard Merra
La Ville, et ce depuis de très nom -
breuses années, attache beaucoup
d’importance à son tissu associatif
local qui prolonge activement les
axes de la politique sportive locale.
Plus de 50 associations contribuent
à notre politique volontariste dans ce
domaine pour développer des actions
structurantes pour la jeunesse mais
aussi pour tous les publics, favorisant
ainsi le bien-être, l’épanouissement,
la santé…
C’est dans cet esprit que la majo-
rité municipale a validé en mars 2021
la proposition de critères transpa-
rents et équitables pour les associa-
tions sportives, permettant de
déterminer le montant des subven-
tions allouées aux clubs sportifs.
Elles s’élèvent à 1,5 million d’euros
auxquels il faut ajouter les dépenses
permettant le bon fonctionnement
des installations mises à disposition
à titre gratuit soit près de 2,5 millions
d’euros/an entre les subventions
directes et indirectes.
Par ailleurs, la municipalité,
contrairement à beaucoup de villes
en France, a décidé de maintenir en
2021 et 2022, à même hauteur que
les années précédentes, les subven-
tions des associations malgré une
baisse significative des dotations de
l’État et un contexte sanitaire ayant
conduit celles-ci à interrompre leur
activité auprès de leurs adhérents et
à fragiliser leur équilibre écono-
mique.
La détermination des critères est
le fruit de multiples rencontres par-
tenariales menées avec l’ensemble
des associations sportives. Pendant
deux ans, des échanges multiples et
participatifs avec l’ensemble des
associations (près de 100 partici-
pants pour une cinquantaine d’asso-
ciations) ont permis d’aboutir sur des
critères partagés et consensuels.
Ainsi, le Conseil Local du Sport a été
réuni le 1er avril 2021 pour discuter,
échanger et partager les objectifs. Il
traduit l’attachement de la ville au
tissu associatif sportif par l’intermé-
diaire de ses forces vives : bénévoles
et salariés rendant un service public
de qualité auprès des Gennevillois.
De nombreuses villes aujourd’hui
nous contactent pour prendre
exemple sur le travail réalisé par la
Ville.
UNION DES GENNEVILLOIS.E.S
SOUTIEN CONTINU
ET TRANSPARENT
Mohamed Grichi
Après le rapport de la fondation
Abbé-Pierre, avec le monde du
logement qui ne cesse d’alerter
depuis cinq ans, vos élus socia-
listes appellent à l’irruption du
logement dans le débat et à une
mobilisation nationale pour le
logement :
- Pour que soit réaffirmé l’effort
de production nécessaire de loge-
ments, notamment sociaux, à hau-
teur d’au moins 150 000 par an
(dont une part prépondérante de
logements très sociaux) et l’exi-
gence de solidarité nationale entre
les villes ;
- Pour que soit pris à bras-le-
corps l’enjeu de maîtrise des coûts
(avec notamment la création de
foncières publiques) et des prix
(avec la mise en place effective de
l’encadrement des loyers);
- Pour que soit engagée la lutte
contre la précarité énergétique à
travers un grand plan pluriannuel
de rénovation des bâtiments et
l’instauration d’un tiers payant qui
permette de différer le rembourse -
ment des travaux au moment de la
vente du bien;
- Pour en faire un enjeu de pou -
voir d’achat par la mise en place
d’un bouclier logement pour les
locataires les plus fragiles.
Réaffirmons dans le débat natio-
nal que le logement est au cœur
des préoccupations quotidiennes
et du pouvoir d’achat des Français!
Réaffirmons qu’il est avant tout un
droit universel et un bien commun
dans notre société, et qu’il nous
faut bâtir une nouvelle sécurité
sociale du logement.
groupe.socialiste@ville-gennevil-
liers.fr - 01 40 85 63 56
BP10 / 92 230 Gennevilliers
Nous sommes dans une année
d’élections. On voit depuis plu-
sieurs années une baisse de la
participation électorale générali-
sée à toutes les élections. Ceci peut
s’expliquer par deux idées très
diffusées.
La première, dit que « quel que
soit l’élu et son parti, il ne produira
aucun changement réel et positif
pour notre société» : c’est la voie du
désespoir à laquelle il ne faut pas
céder. La deuxième idée, est celle
du « ils sont tous pourris» : c’est tout
aussi faux ! En votant massive-
ment, on peut mieux mettre l’ac-
cent sur l’éthique en politique.
Par contre, lorsque l’on ne se
déplace pas jusqu’aux urnes pour
voter le risque est énorme: laisser
le champ libre à des candidats très
dangereux pour la cohésion sociale
et l’unité.
Les électeurs de certains candi-
dats, dangereux pour notre société,
sont eux tous présents et mobilisés
le jour du vote. Quand bien même
ils sont minoritaires, ils paraissent
majoritaires face à l’ensemble des
votants.
Pour rappel, la date limite d’ins-
cription sur les listes électorales
est le 4 mars pour la présidentielle
et le 4 mai pour les législatives.
Notre pays a besoin de vous : allez
voter !
FRONT DE GAUCHE GENNEVILLOIS
LE MAUVAIS VOTE :
L’ABSTENTION ATTENTION !
Khalid Damoun
46
LES CONTRIBUTIONS
PUBLIÉES DANS
CES PAGES
N’ENGAGENT
PAS LA RÉDACTION
DE GENNEVILLIERS
MAGAZINE
LES RÉPUBLICAINS
URGENCE :
RÉINDUSTRIALISATION
DE LA FRANCE
ENSEMBLE POUR GENNEVILLIERS
JE VOTE DONC J’AGIS !
Sinan Karakus Philippe Hallais
Le vote est un acte par lequel un
citoyen participe, en se prononçant
dans un sens déterminé, au choix de
ses représentants ou à la prise d’une
décision. Le bulletin glissé dans l’urne
permet d’exprimer ou de pouvoir expri -
mer une opinion. Il n’est pas nécessaire
d’être sous l’emprise d’une idéologie ou
d’être encarté, il s’agit de se préoccuper
dans la mesure d’une conscience poli-
tique du destin de la cité. Certains
« démocrato-sceptiques » diront que
voter ne sert à rien et que les élections
se succèdent et rien ne change.
Aujourd’hui, la démocratie est aux
mains de l’arrogance technocratique
qui prétend faire notre bonheur, sans
nous consulter. Certains veulent nous
convaincre que notre parole est portée
par la démission démagogique qui
accepte sans discussion la sanction de
la demande qu’elle se manifeste à tra -
vers les enquêtes de marché, les
scores de l’audimat ou les cotes de
popularité. Ces gens oublient que les
sondages ne sont pas les élections.
Notre démocratie n’est plus le pou-
voir par le peuple et pour le peuple, elle
n’est plus portée par un régime repré-
sentatif. Notre démocratie est devenue
médiatique. Ceux qui contrôlent les
médias ont le monopole de la parole
publique. Ils distribuent le droit de s’ex -
primer dans l’iniquité la plus totale. La
xénophobie, le racisme, la haine, la
sédition sont devenus des moteurs
idéologiques qui ont pignon sur médias.
Nous devons rester lucides et ne nous
laissons pas impressionner par les
marchands de sable.
Les problèmes de notre quotidien
sont jetés derrière les discours infâmes
qui nous recommandent la docilité.
Nous devrions chercher refuge dans le
giron d’une classe politique qui nous
promet les pires catastrophes, si nous
refusons d’abdiquer notre liberté aux
profits des extravagances des marchés
de la haute finance. Refusons de céder
aux chantages de ces représentants de
malheurs. Ces gens ne peuvent plus
nous décevoir car nous n’avons plus
aucune confiance en eux.
Ne pas voter, c’est être un complice
passif de ce système des profiteurs qui
méprisent les classes laborieuses et
prétendent nous diviser et nous affaiblir
dans notre capacité de résister. Le fon-
dateur de la croix rouge disait: « Seuls
ceux qui sont assez fous pour penser
qu’ils peuvent changer le monde y par-
viennent. »
Voter est un geste simple pour un
individu et un chef-d’œuvre vital pour
notre démocratie.
Pour nous écrire : ensemblepour-
gennevilliers92230@gmail.com
LES GENNEVILLOIS
HOMMAGE ET DEVOIR
DE RECONNAISSANCE
À NOS AÎNÉS
Karine Chalah
Nous observons que la vieillesse
constitue une période de plus en
plus longue de la vie.
Les progrès de la science et
l’amélioration des conditions de vie
contribuent à l’allongement de la
durée de vie. Mais les inégalités
sociales demeurent et les repré-
sentations sociales oscillent entre
la vision positive et la vision stig-
matisante de la vieillesse.
Nous constatons que les Chiba-
nis sont souvent qualifiés «d’invi-
sibles » ou « d’oubliés » et leur
situation se dégrade de plus en
plus.
Il est important de rappeler que
les Chibanis sont arrivés durant
Les Trente Glorieuses pour recons -
truire la France de l’après-guerre.
Et que souvent les Chibanis ont
mené une vie laborieuse dans la
douleur de l’exil.
En effet à Gennevilliers, les Chi-
banis sont désignés comme les
anciens travailleurs immigrés des
usines « Chausson » généralement
maghrébins, mais également ori-
ginaires d’Afrique, retraités immi-
grés, mais aussi d’anciens soldats
ayant servi au sein de l’armée fran -
çaise.
Aussi, nous pouvons constater
que depuis de nombreuses années
leur situation ne s’améliore pas. Et
que leurs droits sont bafoués.
D’ailleurs, n’ayant pas la nationa-
lité française, ils touchent une
retraite beaucoup moins valorisée.
Ils sont retraités mais ils vivent
dans des conditions souvent
indignes, dans des foyers. Leur
vulnérabilité est doublée parfois
par la barrière de la langue, qui les
fait passer à côté de leurs droits
fondamentaux.
Il s’agit de rappeler que le groupe
de la majorité municipale refuse de
traiter le problème lié aux Chibanis
et se cantonne à une instrumenta-
lisation.
C’est pourquoi, nous pensons
que nous devons mieux accompa-
gner les Chibanis, qui sont genne-
villois, en favorisant leur accès au
logement social afin d’améliorer
leur quotidien et de leur redonner
plus de dignité.
LIBRE EXPRESSION La pandémie a été un terrifiant révélateur
de l’état déplorable de notre industrie. Nous
avons ainsi découvert que les éléments
nécessaires pour lutter contre l’épidémie
(masques, paracétamol, équipements respi-
ratoires…) n’étaient pas produits en France.
Les délocalisations non contrôlées ont déve-
loppé notre dépendance aux productions
étrangères, avec pour effet collatéral une
augmentation du chômage. L’humiliation a
été à son comble, lorsqu’il s’est avéré que la
France sera le seul grand pays à ne pas avoir
conçu rapidement un vaccin.
Ce diagnostic est dans le droit fil de la poli -
tique industrielle depuis 40 ans. La liste des
abandons est longue : à titre d’exemples, la
métallurgie avec ArcelorMittal, l’énergie avec
la vente d’Alstom Énergie à General Electric,
les télécommunications avec la cession de
Alcatel à Nokia… Ces opérations ont été réa -
lisées principalement par les gouvernements
depuis 2012, parfois à la limite de la déonto -
logie.
La situation est aggravée par les positions
de l’Union Européenne, qui exige une réduc -
tion des gaz à effet de serre, alors que l’Eu-
rope en émet fort peu.
En janvier, le gouvernement a exigé qu’EDF
vende l’électricité à perte à ses propres
concurrents ! C’est la solution insensée que
nos dirigeants ont imaginée pour que nos
compatriotes ne subissent pas une hausse
du prix de l’électricité de plus de 4%.
Pour réindustrialiser, il nous faut :
- Améliorer la productivité par moins d’im -
pôts, moins de taxes (France championne du
monde dans ce domaine).
- Réduire cette contrainte absurde des gaz
à effet de serre qui ne concerne pas notre
pays (nous n’émettons que 0,9% de l’en-
semble des gaz à effet de serre).
- Remettre en cause la loi énergétique,
bloquant le développement du nucléaire
(sans une énergie abondante, pilotable et
économique, aucune industrie ne peut se
développer économiquement)
- Arrêter la mise en place des énergies
prétendument renouvelables, notamment les
éoliennes.
- Permettre la relocalisation de certaines
industries par des aides financières, mais
également en réduisant les procédures
chères à notre administration, provoquant
une instabilité des normes. Certaines activi-
tés délocalisées ne « reviendront » sur le
territoire national que si ces conditions de
taxes et de normes sont économiquement
acceptables.
En conclusion, un ministère chargé de la
réindustrialisation doit être rapidement mis
en place dans notre pays.
LES GROUPES
DU CONSEIL
MUNICIPAL
S’EXPRIMENT…
MARS 2022
LES CONTRIBUTIONS
PUBLIÉES DANS CES PAGES
N’ENGAGENT PAS LA RÉDACTION
DU SITE DE LA VILLE