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Acte - 2026.020 annexe tampon
Document publié le Lundi 1 janvier 2024 par la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande.
Lien du pdf (Acte - 2026.020 annexe tampon)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Environnement, Aménagement du territoire,
123
Réalisé avec l’aide de l’Intelligence Artificielle Musely
Ce document résume les points clés du rapport d'activité 2024 de la Collectivité Eau du Bassin Rennais
(CEBR), en mettant l'accent sur la production et la distribution d'eau potable, la protection des ressources, et
les aspects financiers.
01. Identité et Chiffres Clés
• Territoire : 75 communes, 6 EPCI.
• Population desservie : 558 832 habitants (au 1er janvier 2024).
• Ressources : 17 (barrages, rivières, captages souterrains).
• Production 2024 : 26.8 millions de m³ d'eau potable.
• Infrastructures : 12 usines de traitement, 72 réservoirs, 4 795 km de canalisations.
• Délégataires : Veolia Eau, SAUR, SPL Eau du Bassin Rennais. La SPL assurera la distribution sur
l'ensemble du Bassin Rennais en 2025.
02.Protection des Ressources
• Fragilité des ressources : Suivi de la qualité (nitrates, pesticides, cyanobactéries). Amélioration
globale des nitrates, mais présence généralisée de métabolites de pesticides.
• Captages prioritaires : Avancement des procédures pour Rophémel, La Roche et Vau-Reuzé.
• Politique foncière : Acquisitions de terrains (43.72 ha en 2024) et baux ruraux à clauses
environnementales (BRCE) pour la protection des captages.
• Contrats de territoire : Accompagnement des agriculteurs vers des systèmes durables (désherbage
mécanique, colza associé, MAEC, paiements pour services environnementaux).
• Programme bocager : Maintien et valorisation du bocage sur Chèze-Canut.
Terres de Sources
• Marché public : 2ème année d'exécution du 3ème marché public pour la préservation de la qualité
de l'eau et de l'air.
• SCIC Terres de Sources : Outil économique collectif pour développer les ventes des produits
labellisés.
• Développement des filières : Consolidation des filières existantes (végétales et animales).
• Suivi des exploitations : Suivi de la démarche de progrès des exploitations engagées.
• Essaimage : Accueil de délégations et accompagnement de territoires partenaires.
03.Production
• Production : 26.6 millions de m³ (hors AVA). Export 2 381 000 m3.
Import de 3 906 000 m³ dont 1 271 000 m3 via l'Aqueduc Vilaine Atlantique (AVA).
• Rendement des usines : Amélioration à 95.7% en moyenne.
• Qualité de l’eau : 100% de conformité aux limites de qualité réglementaires (microbiologie et physico-
chimie).4
• Gestion patrimoniale : Investissements de 76 millions d'euros prévus entre 2024 et 2028. Travaux
importants à Rophémel (vidange, réhabilitation), Villejean (rénovation du réservoir), et La Mézière
(construction d'un nouveau réservoir).
• Schéma directeur : Étude en cours sur la production, la distribution et le plan de gestion de la sécurité
sanitaire des eaux (PGSSE).
04.Distribution
• Volume d’eau distribué : 24 373 000 m3.
• Nombre d’abonnés : 250 171.
• Consommation moyenne par abonné et par an : 97,4 m3.
• Rendement global des réseaux : 90,9 %.
• Renouvellement des réseaux : 56.42 km de réseau renouvelés en 2024.
• DECI : 1567 poteaux incendie contrôlés soit taux de contrôle de 98 % en 3 ans .
05.Suivi des délégations de la Production et Distribution
• Contrôle des 3 délégataires du service public de l’eau
• Qualité de service à l’usager : indicateurs de service disponibles
06.Prix et Solidarité
• Prix de l’eau : Harmonisation des prix en cours de finalisation. Mise en place d'un prix solidaire et
écologique.
• SMG Eau35 : Participation active et financière au SMG Eau35.
• Solidarité : Soutien aux associations locales et coopération institutionnelle avec la ville de Beitunia
(Palestine).
07.Démarche Énergétique
• Consommation énergétique : 14,97 GWh en 2024. Diminution de la consommation électrique
rapportée au m³ d’eau produit.
• Production d'énergie renouvelable : Environ 4% de la consommation (car impactée par l'arrêt de
Rophémel). Projets de micro-turbines et de panneaux photovoltaïques.
08.Relation Usagers et Elus
• Réponses aux usagers : Augmentation des demandes d'information et de réclamations.
• CCSPL : Réunions régulières de la Commission Consultative des Services Publics Locaux.
09.Finances
• Budget 2024 : Détails des dépenses et recettes en fonctionnement et investissement.
• Dette : 37,7 millions d'euros de capital restant à rembourser dont 64 % couverts par le SMG Eau35 au
titre du schéma départemental d’alimentation en eau.5
I. CARTE D’IDENTITE ........................................................................................................ 9
1. LES COMPETENCES DE LA COLLECTIVITE...................................................................................... 10
2. LES CHIFFRES-CLEF DE LA COLLECTIVITE ..................................................................................... 11
3. LA COLLECTIVITE ET SES DELEGATAIRES DE SERVICE PUBLIC ............................................................. 11
II. HISTORIQUE DE LA STRUCTURE ................................................................................. 12
III. ENJEUX DE LA GESTION DE L’EAU SUR LE BASSIN RENNAIS ET PROJET POLITIQUE ......... 12
IV. LES INSTANCES ........................................................................................................ 13
1. LE COMITE............................................................................................................................ 13
2. LE BUREAU ........................................................................................................................... 14
3. LA COMMISSION D’APPEL D’OFFRES ET LA COMMISSION D’OUVERTURE DES OFFRES LIEES AUX DELEGATIONS DE
SERVICES PUBLICS ........................................................................................................................ 14
4. LE SEMINAIRE DES ELUS ET LES GROUPES DE TRAVAIL ..................................................................... 15
V. L’ORGANISATION DES SERVICES ................................................................................ 15
I. LES CHIFFRES CLES ................................................................................................... 17
II. LA PROTECTION DE 17 RESSOURCES .......................................................................... 18
1. DES RESSOURCES DIVERSIFIEES ET COMPLEMENTAIRES ..................................................................... 18
2. DES RESSOURCES FRAGILES ..................................................................................................... 19
3. UN SUIVI SPECIFIQUE DES CAPTAGES SOUTERRAINS ....................................................................... 21
III. LA POLITIQUE DE PROTECTION EN 3 AXES PRINCIPAUX ............................................... 24
1. PROTECTION REGLEMENTAIRE DES CAPTAGES................................................................................... 24
2. PARCELLAIRE EN PROPRIETE DE LA COLLECTIVITE ............................................................................. 28
3. LES OPERATIONS A L’ECHELLE DES BASSINS VERSANTS ....................................................................... 33
IV. LA PROTECTION DE L’EAU VIA LA VALORISATION ECONOMIQUE DES PRODUCTIONS
AGRICOLES – TERRES DE SOURCES................................................................................... 43
1. LE MARCHE PUBLIC DE PRESERVATION DE LA QUALITE DE L’EAU ET DE L’AIR : UN ENGAGEMENT FORT DES
COLLECTIVITES TERRITORIALES ......................................................................................................... 43
2. LA SCIC TERRES DE SOURCES : L’OUTILS ECONOMIQUE COLLECTIF POUR DEVELOPPER LES VENTES DES
PRODUITS TERRES DE SOURCES ....................................................................................................... 48
3. LE DEVELOPPEMENT DES FILIERES DE PRODUCTION ........................................................................... 50
4. SUIVI DE LA DEMARCHE DE PROGRES DES EXPLOITATIONS ENGAGEES ................................................. 58
5. L’ANIMATION DU RESEAU D’EDUCATION A L’ALIMENTATION DURABLE .................................................. 60
6. COMMUNICATION EVENEMENTIELLE ET SUR LES RESEAUX SOCIAUX .................................................... 61
7. LE SOUTIEN AUX PROJETS ALLANT DANS LE SENS DE TERRES DE SOURCES ........................................... 63
8. LE PILOTAGE ET L’EVALUATION DE TERRES DE SOURCES ................................................................... 64
9. L’ESSAIMAGE DE LA DEMARCHE TERRES DE SOURCES ..................................................................... 656
I. LES CHIFFRES CLES ................................................................................................... 68
IV. PRESENTATION DES INSTALLATIONS ................................................................................... 69
V. DONNÉES QUANTITATIVES ET QUALITATIVES DE L’ANNÉE ............................................. 70
1. LES VOLUMES PRODUITS, EXPORTES ET IMPORTES .......................................................................... 70
2. DONNEES QUALITATIVES .......................................................................................................... 79
VI. LA GESTION PATRIMONIALE LIEE A LA PRODUCTION ................................................... 83
1. BARRAGES ............................................................................................................................ 84
2. CAPTAGES ET USINES DE POTABILISATION ..................................................................................... 87
3. ADDUCTION .......................................................................................................................... 96
4. RESERVOIRS ET POMPAGES ....................................................................................................... 98
5. LE CONTROLE DES TRAVAUX DE RENOUVELLEMENT REALISES PAR LES DELEGATAIRES ............................ 103
I. LES CHIFFRES CLES ................................................................................................. 105
II. UNE ORGANISATION EN 10 SERVICES ....................................................................... 105
III. POPULATION DESSERVIE, ABONNES ET VOLUMES CONSOMMES ............................... 106
IV. DONNEES QUANTITATIVES ET QUALITATIVES DE L’ANNEE .......................................... 107
1. VOLUMES CONSOMMES, CONSOMMATIONS MOYENNES ................................................................ 107
2. LA QUALITE DE L’EAU DISTRIBUEE ............................................................................................. 110
3. PERFORMANCES DES RESEAUX DE DISTRIBUTION ......................................................................... 111
VII. LA GESTION PATRIMONIALE LIEE A LA DISTRIBUTION ............................................... 114
1. LA CONNAISSANCE ET GESTION PATRIMONIALE DES RESEAUX.......................................................... 114
2. LES TRAVAUX REALISES PENDANT L’ANNEE ................................................................................. 115
3. LES TRAVAUX PREVUS L’AN PROCHAIN ....................................................................................... 122
VIII. ASSISTANCE A L’EXERCICE DE LA COMPETENCE DEFENSE EXTERIEURE CONTRE
L’INCENDIE ................................................................................................................... 123
1. SUIVI DES PRESTATIONS DE CONTROLE REGLEMENTAIRE DES POTEAUX INCENDIE PUBLICS ET PRIVES ........ 124
2. AMELIORATION DES ZONES NON COUVERTS EN DECI ................................................................... 124
3. REALISATION D’UN SCHEMA INTERCOMMUNAL DE DECI (SIDECI) .................................................. 124
I. LES DELEGATIONS DES SERVICES PUBLICS DE L’EAU POTABLE .................................... 126
II. LE CONTROLE ET LE SUIVI DES DELEGATIONS DE SERVICES PUBLICS .......................... 128
1. LE CONTROLE ET LE SUIVI DES DELEGATIONS DE SERVICES ............................................................. 128
2. LE PILOTAGE DE LA PRODUCTION .............................................................................................. 128
3. LE PILOTAGE DE LA DISTRIBUTION D’EAU POTABLE ........................................................................ 130
4. LE CONTROLE DES TRAVAUX DE RENOUVELLEMENT....................................................................... 131
III. LE CONTROLE ANALOGUE SUR LA SPL EAU DU BASSIN RENNAIS................................ 132
1. LE CONTROLE DE LA SOCIETE .................................................................................................. 132
2. LES ENSEIGNEMENTS DES EXERCICES DE 2015 A 2024 ................................................................. 133
3. LES FAITS MARQUANTS DE 2024 POUR LA SPL EAU DU BASSIN RENNAIS........................................... 134
IV. LA CONTINUITE DE SERVICE .................................................................................... 138
V. LA QUALITE DE SERVICE A L’USAGER......................................................................... 1387
1. DELAI D’OUVERTURE DES BRANCHEMENTS POUR LES NOUVEAUX ABONNES ....................................... 138
2. TAUX DE RESPECT DU DELAI D’OUVERTURE DES BRANCHEMENTS POUR LES NOUVEAUX ABONNES ........... 139
3. MONTANT DES ABANDONS DE CREANCE A CARACTERE SOCIAL OU DES VERSEMENTS A UN FOND DE SOLIDARITE
139
4. TAUX DE RECLAMATIONS ........................................................................................................ 140
5. TAUX D’IMPAYES SUR LES FACTURES DE L’ANNEE PRECEDENTE ........................................................ 140
I. LE PRIX SOLIDAIRE ET ECOLOGIQUE DU SERVICE D’EAU POTABLE ............................... 141
1. L’HARMONISATION DU PRIX DU SERVICE DE L’EAU SE POURSUIT....................................................... 143
2. MONTANT DE LA FACTURE TYPE 120 ET 60 M3 / AN........................................................................ 144
II. LA COLLECTIVITE MEMBRE DU SMG EAU 35 ............................................................... 145
III. LA SOLIDARITE INTERNATIONALE ............................................................................ 146
1. SOUTIEN AUX ASSOCIATIONS................................................................................................... 146
2. COOPERATION INSTITUTIONNELLE AVEC LA VILLE DE BEITUNIA, PALESTINE ........................................ 147
I. LA DEMARCHE ENERGETIQUE ................................................................................... 148
1. LA CONSOMMATION ENERGETIQUE ........................................................................................... 148
2. PRODUCTION D’ENERGIE RENOUVELABLE ..................................................................................... 150
II. ACTIONS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT ......................................................... 153
1. ANTICIPATION ET ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE.......................................................... 154
2. ANTICIPATION DES PROBLEMATIQUES EMERGENTES ......................................................................... 155
3. PETIT CYCLE DE L’EAU CIRCULAIRE ........................................................................................... 158
4. SOBRIETE DES PROCESS ET DES USAGES .................................................................................... 159
III. UNE POLITIQUE D’ECONOMIE D’EAU ....................................................................... 161
1. CONSEILLER LES DIFFERENTS UTILISATEURS ................................................................................... 162
2. UNE INCITATION A CONSTRUIRE ET RENOVER DES BATIMENTS PLUS SOBRES EN EAU ................................. 167
I. LA COMMUNICATION ............................................................................................... 173
1. PLAN DE COMMUNICATION D’EAU DU BASSIN RENNAIS ................................................................ 173
2. COMMUNICATION ECRITE ET MULTIMEDIA ................................................................................... 175
3. ACTIONS DE FORMATIONS ET ECHANGES ENTRE COLLECTIVITES ...................................................... 180
4. INFORMER LES HABITANTS SUR LE LIEN ENTRE L’EAU ET L’ALIMENTATION ........................................... 180
II. LA RELATION AUX ELUS ET AUX USAGERS .................................................................. 181
1. LA REPONSE DE LA COLLECTIVITE AUX DEMANDES DES USAGERS ..................................................... 181
2. RELATION AUX ELUS .............................................................................................................. 181
3. LE RAPPORT ANNUEL ............................................................................................................. 182
4. LA COMMISSION CONSULTATIVE DES SERVICES PUBLICS LOCAUX (CCSPL) ..................................... 1828
I. LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES ................................................................ 184
1. LA DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES .................................................................................. 184
2. COMITE SOCIAL TERRITORIAL ..................................................................................................... 184
3. L’EVOLUTION DES EFFECTIFS ...................................................................................................... 185
II. LES MOYENS DE LA COLLECTIVITE ET LES SYSTEMES D’INFORMATIONS ...................... 186
1. LA LOGISTIQUE ........................................................................................................................ 186
2. LES SYSTEMES D’INFORMATIONS ................................................................................................. 187
III. LES FINANCES ET RELATIONS CONTRACTUELLES ..................................................... 188
1. LE SUIVI DES FINANCES ............................................................................................................. 188
2. LES RELATIONS CONTRACTUELLES ............................................................................................... 189
IV. L’EXECUTION BUDGETAIRE ..................................................................................... 190
1. LE COMPTE ADMINISTRATIF DE L’ANNEE ........................................................................................ 190
I. TABLEAU RECAPITULATIF DES INDICATEURS REGLEMENTAIRES DES SERVICES D’EAU
POTABLES ..................................................................................................................... 193
II. COMPOSITION DU COMITE SYNDICAL DE LA COLLECTIVITE EAU DU BASSIN RENNAIS .. 194
III. SUIVI DE LA QUALITE DE L’EAU EN 2024 .................................................................... 197
IV. LISTE DES RESERVOIRS DE LA COLLECTIVITE ............................................................... 214
V. TARIFS ET VOLUME DE VENTE D’EAU EN GROS............................................................ 217
VI. PRIX DE L’EAU ........................................................................................................ 220
VII. NOTE AGENCE DE L’EAU LOIRE BRETAGNE .............................................................. 227
VIII. GLOSSAIRE ............................................................................................................. 2319
I. CARTE D’IDENTITE
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est la structure publique (syndicat mixte) qui, depuis le 1er janvier 2015,
produit et distribue l'eau potable aux habitants des 75 communes des 6 EPCI1 suivants :
• Les 43 communes de Rennes Métropole,
• Les 8 communes de Montfort Communauté,
• Les 19 communes de la Communauté de communes Val d’Ille-Aubigné,
• La Communauté de Communes de Saint-Méen-Montauban pour les communes d’Irodouër et de
Saint-Pern, celle de Brocéliande pour la commune de Bréal-sous-Montfort et enfin celle de Vallons de
Haute Bretagne Communauté pour la commune de Goven et le hameau de Pont-Réan sur Guichen.
Au 1er janvier 2024, la population légale d'Eau du Bassin Rennais est de 558 832 habitants (Source INSEE –
données 2020 en vigueur le 1er janvier 2023), soit près de la moitié du département d'Ille et Vilaine.
1 EPCI : établissement public de coopération intercommunale10
A noter que Brocéliande communauté a demandé
sa pleine intégration au sein de la Collectivité Eau
du Bassin Rennais à horizon 2025, ce que la
Collectivité a entériné. La dissolution du Syndicat
Mixte des Eaux de la Forêt de Paimpont. N’ayant
pas encore été acté, l’arrêté préfectoral
d’intégration de Brocéliande communauté dans la
Collectivité n’a pas pu être pris en 2024.
Les statuts de la Collectivité encore en application
en 2024 ont été fixés par l’arrêté préfectoral du 20
décembre 2021.
L'assemblée délibérante de la Collectivité Eau du
Bassin Rennais comporte 46 délégués titulaires et
46 suppléants. Elle est présidée par M. Michel
Demolder.
1. Les compétences de la Collectivité
L’eau est un patrimoine commun mais l’alimentation en eau potable de la population et son
assainissement nécessitent de nombreuses actions assurées par les services publics d’eau et
d’assainissement, dont le coût est répercuté aux usagers.
La Collectivité Eau du Bassin Rennais assure toutes les compétences liées à l’eau potable, à savoir : la
protection de la ressource, la production et la distribution de l’eau aux usagers.
Elle peut également assister ses collectivités membres en tant que maître d'ouvrage délégué, à travers des
conventions de mandat, ou mettre tout ou partie de ses services à disposition des collectivités membres
pour l'exercice de leurs compétences dans le cadre d'une convention réglementée par le Code général des
collectivités territoriales.
C'est le cas notamment pour la Défense Extérieure Contre l'Incendie (DECI) à travers la gestion des
hydrants, à la demande de certaines collectivités de son territoire.
La Collectivité est également compétente pour la production d’énergie renouvelable à partir de ses
installations (hydroélectrique et photovoltaïque) et pour mener des actions de coopération internationale
au titre de la loi Oudin.11
2. Les chiffres-clef de la Collectivité
Pour assurer l'approvisionnement en eau potable de son territoire, la Collectivité dispose de 17 ressources
(2 barrages, 2 captages en rivières dans le Couesnon et le Meu, 1 prise d’eau dans l’étang des Bougrières,
et 12 captages souterrains), 12 usines de traitement d'eau potable, 72 réservoirs et 4 795 km de
canalisations d'adduction et de distribution.
La Collectivité a produit 26.6 millions de m³ d'eau potable en 2024. Avec un potentiel de prélèvement dans
le milieu naturel de 52,5 millions de m³ en année normale et de 41 millions en année sèche, la Collectivité
Eau du Bassin Rennais est ainsi en capacité d'assurer le développement de son territoire et de participer à
la sécurisation de l’approvisionnement en eau des collectivités voisines. Malgré tout, elle est très engagée
dans la promotion des économies d’eau.
A noter qu’en 2024 l’aqueduc Vilaine Atlantique est devenu fonctionnel pour sécuriser réciproquement les
usines de Villejean et de Férel. Il apportera en moyenne une ressource supplémentaire de 4 millions de m3
par an à l’Ille et Vilaine.
En situation normale, l'ensemble des usines de traitement d'eau potable a une capacité de production de
145 179 m³ par jour, soit très supérieure aux besoins actuels situés entre 56 000 et 89 000 m³/j.
3. La Collectivité et ses délégataires de service public
La Collectivité est l’autorité organisatrice du service d’eau potable. À ce titre, elle est propriétaire
des infrastructures et assure la gouvernance, la protection de ses ressources, la réalisation des
travaux neufs, le choix du mode de gestion du service d’eau et le contrôle de ses exploitants. Au
1er janvier 2024, l’exploitation du service est confiée à trois opérateurs : Veolia Eau, la SAUR et
la Société Publique Locale (SPL) Eau du Bassin Rennais, dont les actionnaires sont la
Collectivité, la ville de Rennes et Rennes métropole. Depuis le 22 mai 2024, la ville de Rennes
ayant revendu ses actions de la SPL à Rennes métropole, le capital de la SPL est détenu à 32,6
% par Rennes Métropole et à 67,40 % par la Collectivité Eau du Bassin Rennais.
Au 1er janvier 2024, la SPL Eau du Bassin Rennais exploite la totalité des installations de
production sauf les 4 captages et usines transférées à la Collectivité en 2021 et 2022.
En 2024, la SPL assure la distribution sur 24 communes (6 en 2020). En 2025, au terme des
contrats avec les autres délégataires, elle assurera la distribution de l’eau potable sur
l’ensemble du Bassin Rennais.12
II. HISTORIQUE DE LA STRUCTURE
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est issue de la transformation du SMPBR - Syndicat Mixte de
Production d'eau potable du Bassin Rennais (SMPBR) - créé en 1992 et qui regroupait 9 collectivités locales
représentant 402 000 habitants.
III. ENJEUX DE LA GESTION DE L’EAU SUR LE BASSIN
RENNAIS ET PROJET POLITIQUE
Le territoire d'Eau du Bassin Rennais présente trois grandes caractéristiques :
Cette situation a conduit les élus du Bassin Rennais à voter une feuille de route autour de 8 objectifs pour
la période 2021-2026 :
Une forte expansion
démographique,
essentiellement en
couronne rennaise : +
1% par an
17 ressources en eau,
les 3 principales étant
superficielles,
sensibles en période de
sécheresse et éloignées
du lieu de
consommation
Une qualité d’eau
brute nécessitant des
traitements poussés
sur les paramètres
matières organiques et
micro-polluants, dont
les pesticides.
1 Protéger et restaurer la qualité des
ressources en eau
2 Economiser l’eau et investir pour satisfaire
les besoins futurs
3 Déployer des services performants et généraliser
l’exploitation publique par la SPL Eau du Bassin
rennais
4 Impliquer les usagers et leur offrir des
services de qualité
5
6
7
8
Construire un service de l’eau prospectif et
résilient
Déployer une proximité de gestion et de
partenariat avec les collectivités
Organiser les solidarités financières et
territoriales
Piloter la Collectivité pour déployer ces
objectifs13
Est composé de 46 délégués titulaires et 46
suppléants, désignés par les 6 EPCI membres ; ils
élisent le Président de la Collectivité.
Rennes Métropole
Monfort Communauté
Communauté de communes St-
Méen-Montauban
Communauté de communes Val
d’Ille Aubigné
Communauté de communes de
Brocéliande
Vallons de Haute Bretagne
Communauté La liste des élus du Comité est annexée au présent document (annexe 2).
3
37
3
1
1
1
Toutes les actions de la Collectivité sont liées à ces 8 objectifs ; elles sont regroupées dans la suite du
présent rapport en 8 missions politiques :
IV. LES INSTANCES
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est organisée en différentes instances. Son assemblée délibérante,
le Comité syndical, et le Bureau qui en émane, ont pris 137 délibérations en 2024.
1. Le Comité
1
2
3
4
5
6
7
8
Participer à la protection des ressources en
eau
Assurer la production de l’eau potable
Assurer la distribution d’eau potable et la défense
extérieure contre l’incendie
Assurer le suivi et le contrôle de l’exploitation
déléguée
Permettre l’exercice d’une solidarité
Adapter le service de l’eau au changement
climatique et aux problématiques émergentes
Assurer la relation avec les usagers et les
partenaires
Administrer la Collectivité
En 2024 le Comité s'est réuni dans l’Hôtel de
Rennes métropole à 6 reprises.
M. Michel DEMOLDER, Président14
Séance du comité du 24 septembre 2024
2. Le bureau
Membres du bureau Autres membres
Président –
1er Vice-Président –
2ème Vice-Président –
3ème Vice-Président –
4ème Vice-Président –
5ème Vice-Président –
6ème Vice-Président –
7ème Vice-Président –
8ème Vice-Président –
9ème Vice-Président –
3. La commission d’appel d’offres et la commission
d’ouverture des offres liées aux délégations de services
publics
Titulaires suppléants
Mme Flavie BOUKHENOUFA M. Pascal HERVE
M. Jean RONSIN Mme Marie-Edith MACE
M. Morvan LE GENTIL M. Pascal PINAULT
M. Yannick NADESAN M. Ludovic BROSSARD
M. Gaël LEFEUVRE M. Thierry LE BIHAN
Le Bureau syndical est composé par délibération du Comité du
31 janvier 2023 du Président, de 9 Vice-Présidents et de 8 autres
membres.
Le Bureau s'est réuni en 2024 à 9 reprises (dont 2 sans quorum).
La CAO s’est réunie 11 fois en 2024.
La Commission d'ouverture des offres
liées aux délégations de service public
est composée des mêmes membres.
Elle s'est réunie à 2 reprises en 2024.15
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est organisée en 5 pôles et une direction générale.
4. Le séminaire des élus et les groupes de travail
Le 13 avril 2024, la Collectivité Eau du Bassin Rennais a organisé un séminaire auquel ont participé une
quinzaine d’élus.
e matin a été consacré à 2 ateliers successifs : travail sur le bilan d’étape de la mandature puis
présentation du schéma directeur de la Collectivité.
L’après-midi les élus ont visité l’usine de Champs-Fleury à Bruz..
Le travail sur le bilan d’étape de la mandature a fait l’objet d’une présentation et d’un débat en Comité
syndical.
Des groupes de travail thématiques ouverts à tous les élus permettent aux agents des services concernés
de leur présenter l'état de leur travail et les points où il est nécessaire de décider d’orientations. Ils facilitent
la préparation des projets de délibérations qui seront présentés en Bureau ou en Comité.
Ils portent sur les thématiques suivantes : adaptation aux changements climatiques, recherche et
développement, infrastructures de production, infrastructures de distribution, protection de la
ressource, coopération internationale.
V. L’ORGANISATION DES SERVICES1617
Etablissement, mise en œuvre et suivi des
périmètres de protection des ressources en
eau potable qu’elle exploite.
Etablissement, le cas échéant, des plans de
gestion des territoires de ces ressources et
animation des comités de suivi
correspondants.
Maitrise d’ouvrage, seule ou avec d’autres
autorités compétentes, des programmes
d’actions et des aménagements techniques
jugés utiles pour assurer la protection de l’eau
sur les bassins-versants de ces ressources.
Soutien à la valorisation économique des
productions issues d’exploitations agricoles
situées en amont des captages d’eau
potable, notamment via le projet « Terres de
sources ».
La Collectivité exerce au titre de la protection des ressources les compétences suivantes :
I. LES CHIFFRES CLES18
II. LA PROTECTION DE 17 RESSOURCES
1. Des ressources diversifiées et complémentaires
Afin de produire en 2024 les 26.6 millions de m3 d'eau potable nécessaires à son approvisionnement et à
la sécurisation du département, la Collectivité Eau du Bassin Rennais capte ses eaux dans le milieu naturel,
pour l'essentiel à l'extérieur de son territoire.19
Tableau 1 : Caractéristiques des ressources de Collectivité Eau du Bassin Rennais (source : CEBR, 2025).
2. Des ressources fragiles
Un suivi de la qualité de l’eau brute est effectué au niveau de chaque captage par le délégataire du service
de production d’eau potable et par l'Agence Régionale de Santé (ARS). Un suivi complémentaire est réalisé
par la Collectivité à l’amont des captages en eaux superficielles à l’exutoire des différentes masses d’eau
2 UGVO : Eaux et Vilaine – Unité de gestion Vilaine Ouest
3 Observation : le bassin versant du Meu est sous contrat territorial porté par Eaux et Vilaine, Unité de Gestion Vilaine Ouest.
4 UGVE : Eaux et Vilaine – Unité de gestion Vilaine Est
Contrat BV ou PPC Type de captage
Surface
totale
(ha)
Communes
concernées
Surface
Agricole Utile
(ha)
Nombre de
sièges
d'exploitation
Nombre
d'exploitations de
plus de 3 ha sur la
zone
SAGE
Couesnon
Drains du
Coglais
Haut
Couesnon
Rance-
Frémur Haute-Rance
UGVO2
(Suite du
Syndicat du
Meu)
Chèze-Canut
Meu3
Asnières
La Loge
Chaumière
Douetté
Beauregard
Le Rocher
La Tournerie
Vau Reuzé
La Noé
UGVE4
Pavais-Fénicat-
Marionnais
Lillion-
Bougrières20
et des petits cours d’eau des bassins versants. Son but est de pouvoir évaluer les actions mises en place et
les réorienter si nécessaire.
Les résultats sont "bancarisés" et transmis annuellement à l'Agence de l'Eau Loire Bretagne pour être
exploités et mis à disposition du public sur le site de l'Observatoire de l'Environnement en Bretagne
(bretagne-environnement.fr).
Vous retrouverez en annexe 1 une synthèse des résultats de la qualité de l’eau par captage pour l’année
2024.
2.1 Nitrates : une amélioration sur l’ensemble des ressources
Les ressources superficielles sont pour la plupart impactées par les nitrates : le Couesnon, le Meu et
les ruisseaux de la Chèze et du Canut ainsi que certaines ressources souterraines comme les Drains du
Coglais et le puits du Vau-Reuzé.
Depuis le début des années 2000, une tendance à la baisse des concentrations sur l'ensemble des
ressources est constatée. Cependant, certains captages présentent encore des valeurs élevées en nitrates
et ont été classés captages prioritaires Nitrates au sein du SDAGE 2016-2021 (Vau-Reuzé et Couesnon).
2.2 Pesticides : une présence généralisée de métabolites5, accentuée
sur les ressources superficielles
Les ressources superficielles sont particulièrement exposées à la pollution par les pesticides, entraînés
par le ruissellement et l'érosion des sols. On observe 2 types de pics : les pics après usage fin de
printemps/début d’été, liés à l’utilisation de désherbants maïs ruisselant après des évènements pluvieux ;
et les pics hivernaux liés à l’utilisation de désherbants colza et céréales ruisselant après pluies ainsi qu’à
la présence des métabolites des différents désherbants lessivés quand les sols sont saturés en eau.
Les pics maximaux constatés ont été de 2.57 μg/L en cumul de pesticides au niveau du Barrage du Canut
et de la prise d’eau sur le Meu à Mordelles.
D’une manière générale on observe une baisse des concentrations maximales, liée à l’utilisation de
substances mères moins mobiles et moins persistantes, mais une hausse du bruit de fond avec des
concentrations régulières à des niveaux plus élevés, liée à la présence de nombreux métabolites.
5 Métabolite : sous-produit issu de la dégradation de la molécule mère d’un pesticide.
Dans sa feuille de route 2021-2026, la Collectivité s’est fixée une amélioration de l’eau brute d’ici 2025 de
-10% en nitrates par rapport à l’année 2018.21
Les nappes phréatiques sont elles aussi impactées par les métabolites dont la persistance est accentuée
par l’inertie des eaux souterraines.
Ainsi sur le captage de La Douetté à Saint Aubin d’Aubigné, et plus encore sur le captage de la Tournerie à
Gahard, les métabolites des désherbants maïs sont fréquemment quantifiés, à des niveaux de
concentration supérieurs à 1μg/L pour le Métolachlore ESA. Sur ces forages les concentrations en cumul
de pesticides atteignent des valeurs proches voire supérieures à celles mesurées sur des ressources
superficielles ; on note par exemple un pic maximal à 2.54μg/L sur l’un des forages de la Tournerie.
Depuis 2023, un métabolite du Chlorothalonil fongicide céréales interdit d’usage à compter de 2019 (le
Chlorothalonil R471811), a été retrouvé sur de nombreux captages et notamment sur le captage de la Noé
où des concentrations élevées ont été mesurées.
2.3 Les cyanobactéries : les retenues sous surveillance
L'ensemble des ressources superficielles fait l'objet d'une surveillance du développement du
phytoplancton et des cyanobactéries potentiellement productrices de toxines. La retenue de Rophémel et
celle de la Chèze connaissent une surveillance renforcée car ce sont des ressources particulièrement
sensibles à l'eutrophisation du fait de la richesse en nutriments (Nitrates/Phosphore) de leurs eaux.
Sur la retenue de la Chèze, au regard de la biomasse, la situation est bien meilleure que celle constatée
au niveau de la prise d’eau de Rophémel , car le développement du phytoplancton et des cyanobactéries
est limité par des concentrations plus faibles en phosphore. Néanmoins, depuis 2020 on constate une
densité et un biovolume de cyanobactéries plus élevés et en progression.
Des toxines ont été quantifiées à 2 reprises à la prise d’eau mais à des concentrations très faibles, bien
inférieures à la limite de qualité de 1μg/L.
En 2024, il n’y a pas eu de suivi cyanobactéries sur la retenue de Rophémel en raison de l’arrêt de l’usine
d’avril à décembre suite à la vidange du barrage pour travaux d’étanchéité sur son parement aval.
3. Un suivi spécifique des captages souterrains
La Collectivité Eau du Bassin Rennais exploite 12 ressources souterraines. Afin d’assurer la bonne gestion
des nappes captées et la pérennité des ouvrages de prélèvement (puits et forages), la Collectivité Eau du
Bassin Rennais met progressivement en place un suivi des ressources souterraines et de leurs captages
suivant trois axes :
• L’amélioration de la connaissance des ressources souterraines via la détermination ou la
précision des aires d’alimentation des captages souterrains,
• L’amélioration du suivi des ressources souterraines via la mise en place de réseaux de suivis
piézométriques,
D’ici 2025, La Collectivité s’est fixée un objectif de réduction des pics de pesticides de -25% par rapport à
2018 (pour les molécules mères).22
• L’entretien et la pérennisation des ouvrages et des prélèvements via des diagnostics, des
travaux de réhabilitation des forages existants et/ou la création de nouveaux forages. Cette mission
entrant dans le champ de la gestion patrimoniale des ouvrages de prélèvement, elle est présentée
au 2.3 du chapitre production du présent document.
3.1 La détermination des aires d’alimentation des captages souterrains
Ce volet a l’objectif de connaître ou améliorer les connaissances sur l’origine de l’eau afin de mieux protéger
la ressource des pollutions diffuses et estimer les capacités de production des nappes à travers la
détermination des aires d’alimentation des captages (AAC) qui ne sont pas dotés de périmètres de
protection éloignés.
Proposition d’AAC pour le captage du Rocher (source – étude CPGF – 2024)
Les ressources souterraines sont soumises à des problématiques de qualité d’eau. Aussi, la connaissance
de la géométrie et des limites de l’aire d’alimentation de ces captages ainsi que du fonctionnement
hydrogéologique des nappes captées est indispensable pour la mise en œuvre d’actions de protection de
la ressource en eau efficaces, au même titre que les actions de protection des ressources superficielles
menées sur les bassins versants.
En 2024 l’étude pour la
détermination de l’AAC du
captage du Rocher (commune de la
Chapelle-Chaussée) a été réalisée.
Cette dernière révèle une AAC
comprise entre 92 ha et 113 ha.23
Au-delà de la détermination de l’AAC, l’étude a démontré le faible impact des prélèvements au niveau du
forage sur les milieux aquatiques attenants. En effet, le captage du Rocher est encadré à l’Est et à l’Ouest
par des cours d’eau présentant des périodes d’assecs. Les investigations menées via notamment la
réalisation du jaugeage des cours d’eau en périodes de moyennes et de basses eaux en situation de
pompage soulignent une absence de pertes en eau vers la nappe entre l’amont et l’aval. Les pertes de
débits et les assecs observés sur le ruisseau à l’est du forage peuvent être attribués au détournement du lit
mineur du fond de vallée.
3.2 Le suivi des ressources via les réseaux piézométriques
La mise en place de réseaux de suivi piézométrique des ressources souterraines permet une gestion
quantitative optimale de la ressource.
A ce jour, les captages de Pavais Marionnais Fénicat et de Lillion Bougrières disposent d’un réseau de suivi
piézométrique semi-automatique pour le premier et automatique pour le second.
En 2024, le réseau de suivi en place sur Pavais Marionnais Fénicat, en lien avec les réseaux de suivi de
l’entreprise Stellantis, a permis la réalisation du bilan d’exploitation de la nappe tertiaire. Ce bilan a été
présenté et discuté avec l’entreprise Stellantis conformément à la convention pour une gestion commune
et responsable de la nappe souterraine de Bruz – Chartres de Bretagne signée en janvier 2023. Au regard de
la diminution des prélèvements constatée depuis 2014 liée à la baisse d'activité de Stellantis, il est convenu
que la Collectivité pourra augmenter ses prélèvements dans la nappe, dans la limite du volume maximal
de prélèvement commun à Eau du Bassin Rennais et Stellanti de 1 700 000 m3 par an.24
III. LA POLITIQUE DE PROTECTION EN 3 AXES
PRINCIPAUX
Afin de protéger la qualité de l’eau de ses captages, la Collectivité Eau du Bassin Rennais mène 3 politiques
complémentaires : une protection à l’échelle des périmètres de protection de captages, une protection par
la maîtrise foncière et une protection à l’échelle des aires d’alimentation de captages (bassin-versant).
1. Protection réglementaire des captages
La totalité des 17 captages de la Collectivité Eau du Bassin Rennais est dotée de périmètres de
protection. La mission de protection consiste à mettre en œuvre les prescriptions des arrêtés préfectoraux
de protection des captages (travaux, indemnisation des propriétaires et exploitants, …) dans les trois ans
suivant leur publication puis à vérifier le respect des servitudes instaurées.
En sus de ces obligations réglementaires, une politique volontariste d’acquisition foncière est menée par
la Collectivité Eau du Bassin Rennais sur les captages possédant une aire d’alimentation de surface limitée.
Les terrains achetés sont ensuite aménagés (plantations forestières, bocagères, mares, …) puis gérés
durablement, ou bien mis à disposition d’exploitant·e·s agricoles via des Baux Ruraux à Clauses
Environnementales (BRCE).
Indice d’avancement de la protection de la ressource en eau (Indicateur P108.3)
Cet indice traduit l’avancement des démarches administrative et de terrain mises en œuvre pour protéger
les points de captage :
• Indice 50 : Dossier déposé en préfecture
• Indice 80 : Arrêté préfectoral complètement mis en œuvre (terrains acquis, servitudes –mises en
place, travails terminés
• Indice 100 : Mise en place d’une procédure de suivi de l’application de l’arrêté
Les 17 captages exploités par la Collectivité Eau du Bassin Rennais sont dotés d’un périmètre de protection
de captage. Ils sont tous suivis annuellement (voir partie 1-1) dans le cadre d’une procédure de contrôle
mise en œuvre avec le SMG Eau 35.
L’indice d’avancement de la protection de la ressource en eau exploitée par la Collectivité est donc
de 100%.25
1.1 Le suivi des périmètres de protection
La Collectivité, en lien avec le SMG Eau 35, assure annuellement le contrôle du respect des prescriptions.
Le nombre d’infractions et de récidives diminuait
annuellement depuis 2015. Les récidives concernent
principalement la présence de véhicules hors
d’usage sur les parcelles, les dépôts sauvages de
déchets divers et le camping non autorisé (caravane
sur terrain privé).
Toutefois, en 2024, les conditions climatiques de
l’hiver ont particulièrement perturbé l’épandage des
fumiers qui sont restés entreposés au-delà des dates
autorisées, majorant ainsi le nombre d’écart à la
réglementation mais les contacts établis avec les
propriétaires ont permis de faire aboutir positivement
et rapidement 68% des infractions.
1.2 La révision des périmètres de protection de Chèze-Canut
Suite aux recommandations de l’Agence Régionale de Santé (ARS), la Collectivité Eau du Bassin Rennais a
décidé de lancer la procédure de renouvellement de l’autorisation de prélèvement et de révision des
périmètres de protection des retenues de la Chèze et du Canut.
L’hydrogéologue agréé a rendu son avis en date du 26 juin 2024 ; il a retenu le tracé des futurs périmètres
de protection proposé dans le cadre des études préalables. Il suggère également des prescriptions
associées à ces périmètres, issues pour la plupart de la Charte départementale de protection des
captages.
Une enquête publique est prévue à l’automne 2025, elle permettra au public de disposer d’une information
complète sur le projet et de présenter ses observations et propositions
Parallèlement, la Collectivité Eau du Bassin Rennais en lien avec la Société d’Aménagement Foncier et
d’Établissement Rural (SAFER) travaille à la constitution d’une réserve foncière dans le but d’organiser des
échanges parcellaires ultérieurs pour limiter les impacts sur les exploitations agricoles concernées.
La réserve est, à fin 2024 d’une cinquantaine d’hectares.
69 68
54
47
39
31
44 41
26 26
14 11
8 8
28
42
28
33
28
23
36
0
10
20
30
40
50
60
70
80
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Nb infractions Infractions-Récidives
dont nouvelles26
Les futurs périmètres de protection suite à l’avis de l’hydrogéologue agréé de juin 2024
1.3 Etat d’avancement des procédures « captages prioritaires »
Plusieurs captages de la Collectivité Eau du Bassin Rennais sont classés captages prioritaires6, à cause de
leur qualité de l’eau dégradée sur les paramètres pesticides et/ou nitrates. Pour ces captages classés, Eau
du Bassin Rennais, en tant que propriétaire du captage, se doit de :
• Définir l’aire d’alimentation du captage (AAC)
• Fournir un diagnostic des pressions agricoles et non agricoles s’exerçant sur l’AAC
• Etablir et mettre en œuvre un programme d’actions visant à restaurer la qualité de l’eau.
L’Instruction du Gouvernement du 5 février 2020 relative à la protection des ressources en eau utilisés pour la production d’eau destinée à la consommation humaine pose le cadre de la « stratégie captages prioritaires ». Les captages prioritaires sont des captages sur lesquels les actions des services de l’État se concentrent afin de restaurer la qualité de l’eau utilisée pour la consommation humaine. Les captages sélectionnés sont ceux présentant des problématiques accrues de qualité d’eau et/ou alimentant la population de manière déterminante. Ces captages sont identifiés dans les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et leur liste est mise à jour lors de la révision de ces documents.27
L’année 2024 aura permis l’avancement des procédures captages prioritaires pour les captages de
Rophémel, de La Roche et du Vau-Reuzé avec une prise d’arrêté préfectoral
Etat d’avancement des procédures captages prioritaires (source : CEBR, 2025)28
2. Parcellaire en propriété de la Collectivité
Asnières - La Loge -
Prairies Journaux 202 35,5
Chaumière 83 0,34
Chèze
372 169,7 415,36
Canut
La Douetté Beauregard 216 37,2
Drains du Coglais 2211 192,09
Lillion-Bougrières 1008 0,44
Le Meu 182 2,43
Mézières sur Couesnon 308 1,96
La Noé 288 63,43
Pavais-Fénicat-Marionnais 971 0,68
Le Rocher 37 15,2
Rophémel 917 19,2 40,41
La Tournerie 498 65,62
Vau Reuzé 274 28,37
Total surface sur PPC 188,9 899,03 Bassin versant Meu (hors
PPC) 28,42 Bassin versant Haut
Couesnon (hors PPC) 3,14 Bassin versant Chèze-Canut
(hors PPC) 37,05 Bassin versant Haute Rance
(hors PPC) 1,82
Total surface sur PPC 70,43
Hors PPC et BV 30,42
Sur les 999,88 ha propriété de la Collectivité Eau du Bassin Rennais, 90% sont situés sur les périmètres de
protection de captages. Les surfaces hors PPC ont vocation à servir de réserve foncière afin de réaliser des
échanges à plus ou moins long terme avec des parcelles situées en PPC.29
2.1 La protection de l’eau par le foncier agricole
Sur ces parcelles, la Collectivité Eau du Bassin Rennais propose aux agriculteurs un bail rural à clauses
environnementales (BRCE) : il s'agit d'un bail rural signé avec un exploitant agricole, qui lui confère tous les
droits habituels d'un bail rural classique mais qui contient des clauses environnementales que le locataire
doit respecter sous peine de dénonciation du bail. Le BRCE a été créé par la loi d'orientation agricole et est
encadré par décret du 8 mars 2007 no 2007-326.
La Collectivité effectue des contrôles d’indicateurs de pratiques et propose un accompagnement
technique. En contrepartie, le prix du bail est moins élevé (environ 1/4 d'un bail classique). Aujourd'hui,
71.44 ha sont soumis à un bail à clauses environnementales sur les parcellaires de la Collectivité :
18,51 ha sur les Drains du Coglais, 3.56 ha sur le Vau Reuzé, 7.75 ha sur la Douetté-Beauregard, 41,62 ha
sur La Noé. Les BRCE sont proposés lors de chaque nouvelle acquisition de terres agricoles.
Pour permettre la mise en œuvre de cette politique foncière sur Chèze-Canut et sur les Drains, la
Collectivité Eau du Bassin Rennais dispose depuis 2012, renouvelée en 2017, d'une convention avec la
Société d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural (SAFER) de Bretagne. Elle permet, en fonction
des opportunités qui se présentent, soit de mettre en réserve foncière des surfaces pour des échanges
ultérieurs entre exploitants, soit d’acquérir du foncier, afin de le louer à des exploitants agricoles.
Evolution des acquisitions directes (hors transfert de propriétés dans le cadre des
transferts de compétences)
Surfaces en ha
2018 5.74 ha
2019 1.81 ha
2020 10 ha
2021 2.5 ha
2022 6.91 ha
2023 18,05 ha
2024 43,72 ha*
*La forte augmentation des acquisitions en 2024 (43.72 ha dont 7,79 ha sur PPC) est liée à la constitution
d’une réserve foncière sur le bassin versant de Chéze-Canut en lien avec la révision des périmètres de
protection de ces captages.
Afin d’avoir une protection durable de l’eau, la maitrise foncière est un enjeu important. Outre les terrains en
périmètre de protection qui sont gérés en espaces naturels, certaines parcelles agricoles sur des secteurs
sensibles sont acquises dans le but de garder une activité agricole qui soit compatible avec la protection de
l’eau.
2.2 La gestion des terrains acquis par la Collectivité
La majorité des terrains situés autour des Drains du Coglais, des retenues de la Chèze, du Canut et de
Rophémel présentent des habitats très divers (boisements, prairies, zones humides, landes, tourbières,
…) ; leur gestion permet de maintenir la diversité et la qualité des écosystèmes présents pour protéger
naturellement et efficacement l’eau qui y transite avant captage.
La gestion des terrains, intégrée au contexte écologique et socio-économique du territoire local, s’appuie
sur des plans de gestion, outils de planification permettant de :
• Définir les objectifs de gestion en lien avec les enjeux du site
• Programmer la gestion à mettre en œuvre pour les années à venir.
2.2.a Plan de gestion des milieux naturels du site de Chèze-Canut
Dans le cadre du renouvellement du plan de gestion des milieux naturels du site de Chèze Canut, la
deuxième phase a permis de poursuivre la réalisation de diagnostics écologiques et de définir les enjeux et
les objectifs à long terme.31
2.2.b Mesure environnementales liées à la vidange du barrage de Rophemel
Des mesures environnementales ont été
réalisées pour compenser ou réduire l’impact de
la vidange du barrage de Rophémel sur le
milieu naturel. Une des mesures
environnementales sur le volet piscicole, a
consisté à créer une frayère à brochet localisée
en queue de retenue de Rophémel sur la
commune de Guenroc. Cette espèce a été
ciblée pour son caractère « parapluie » ce qui
veut dire que favoriser son habitat de
reproduction profite à de nombreuses autres
espèces de poissons.
Des ateliers thématiques avec des
visites in situ ont été organisés avec nos
différents partenaires pour recueillir
leurs attentes et échanger sur les choix
des actions de gestion à mettre en
œuvre.32
Les conditions écologiques favorables à la reproduction du brochet sont conditionnées par les niveaux
d'eau. La conception de la frayère s’est basée sur le fonctionnement hydrologique forcé afin de faire
coïncider les contraintes liées à la production d'eau potable et d’électricité à celles nécessaires aux
espèces piscicoles pour leur cycle de reproduction. L’aménagement de la frayère sera également
bénéfique à la Littorelle des Lacs, petite plante protégée et présente sur les berges de la retenue.
Ces mesures exceptionnelles ont donné l’occasion de communiquer auprès du grand public sur les actions
en faveur de la préservation de certaines espèces faunistiques et floristiques.
2.2.c Les boisements de la Collectivité
En tant que collectivité
publique propriétaire, la
Collectivité Eau du Bassin
Rennais voit ses
boisements et milieux
associés bénéficier du
régime forestier. 237 ha de
boisements sont
concernés et suite à la
première tranche de
travaux d’aménagement de
desserte forestière, des
exploitations de bois dans des parcelles jusqu’alors enclavées ont pu être programmées. Ces coupes
concernent principalement le site des Drains du Coglais où l’ONF, après avoir martelé les parcelles
(marquage des bois à abattre), propose les lots de bois à la vente auprès de professionnels. Ces bois seront
principalement destinés à la filière bois énergie (plaquettes).33
Sur le site de Chèze Canut, la matérialisation du parcellaire forestier
est en cours. Il est réalisé par l’ONF par secteur sur une durée de 3
ans (2023-2025) et permet de bien identifier les parcelles boisées
propriété de la Collectivité. Des plaquettes alu délimitent les
parcelles forestières et facilitent leur repérage pour l’ensemble des
personnes intervenant sur le site (Etudes et Chantiers, entreprises
forestières, Eco-garde).
Les communes de Maxent, Plélan-le-Grand et Saint-Thurial sont
identifiées comme présentant un risque d’incendie de végétation
considéré comme Fort d’après le Plan interdépartemental de
protection des forêts et landes contre l’incendie en Bretagne
(2024-2033). Les landes sèches et boisements du site de Chèze
Canut sont particulièrement exposés à ce risque. Un technicien de
l'ONF spécialiste de la Défense des forêts contre l’incendie (DFCI)
accompagne la Collectivité pour mettre en œuvre les actions de
gestion, notamment les Obligations Légales de
Débroussaillement (OLD) qui visent à limiter les risques de
propagation du feu et à faciliter l’intervention des sapeurs-
pompiers.
3. Les opérations à l’échelle des bassins versants
La Collectivité Eau du bassin Rennais gère en maitrise d’ouvrage 4 bassins versants sur lesquels se situent
certaines de ses prises d’eau : la Haute-Rance, le Haut-Couesnon, les Drains du Coglais et Chèze-Canut.
Chacun d’eux est intégré dans un contrat de territoire.
3.1 La protection de l’eau via les contrats de territoire : un
accompagnement vers des systèmes de production durables
3.1.a Des stratégies adaptées à chaque territoire
Les partenaires institutionnels que sont l’État, l’Agence de l’eau Loire Bretagne, la Région Bretagne
et les 4 départements bretons ont défini la politique régionale de protection des eaux et des milieux34
aquatiques. Elle s’inscrit dans le cadre des contrats de projet État-Région successifs, et de l’actuel Plan
breton pour l’Eau destiné à l’atteinte des objectifs de la Directive Cadre sur l’Eau : le bon état des eaux et
des milieux aquatiques. L’ensemble des actions visant à y contribuer sont réunies au sein de 4 « contrats
de territoires uniques » (CTu), sur les volets bocage, milieux aquatiques et pollutions diffuses : Rance-
Frémur, Couesnon, Vilaine Est et Vilaine ouest. Plusieurs maîtrises d’ouvrage y contribuent conjointement.
Ces contrats sont liés aux Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE), documents de
planification créés par la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 et permettant une gestion équilibrée de l’eau à
l’échelle d’un bassin versant. Ils ont été élaborés par l’ensemble des acteurs du territoire (élus locaux,
usagers, services de l’État) réunis au sein d’une Commission Locale de l’Eau (CLE). Toutes les décisions
ayant un lien avec le domaine de l’eau, prises par les services de l’État et les collectivités, doivent être
compatibles avec les SAGE. Le règlement de chaque SAGE est depuis la loi sur l’eau du 30 décembre 2006,
opposable aux tiers.
Toutes les aires d’alimentation de la Collectivité sont incluses à l’intérieur de trois périmètres de SAGE :
SAGE Rance-Frémur-Baie de Beaussais, SAGE Couesnon, SAGE Vilaine. Afin de protéger ses ressources en
eau, mais aussi de maintenir ses droits de production d’eau, la Collectivité Eau du Bassin Rennais participe
activement aux CLE de ces 3 SAGE.
La carte ci-dessous présente les caractéristiques des 4 bassins versants sur lesquels la Collectivité Eau
du Bassin Rennais est signataire du contrat territorial et met en œuvre les actions pollutions diffuses,
c’est-à-dire des actions de sensibilisation et des actions sur les activités agricoles, visant à tendre à des
pratiques respectueuses de la qualité de l’eau.35
3.1.b L’accompagnement concret et agricultrices vers des systèmes durables
La Collectivité Eau du bassin Rennais propose aux agriculteurs et agricultrices des actions volontaires pour
améliorer leurs pratiques agricoles au regard de la qualité de l’eau.
Depuis 2020, la Collectivité Eau du Bassin propose à tous les agriculteurs et agricultrices de ses 4
bassins versants de tester la technique du désherbage mécanique sur la culture du maïs. Les exploitations
s’engagent à ne pas utiliser de molécules de prélevées (molécules les plus retrouvées et les plus difficiles
à traiter), en contrepartie la Collectivité prend en charge le coût des passages d’outils mécaniques sur les
parcelles engagées ainsi que le coût de l’accompagnement technique dispensé par une structure de
conseil agricole. La réduction de l’IFT (indice de fréquence de traitement) est d’environ 30% avec la
substitution d’un passage chimique par un passage mécanique et d’environ 60% pour au moins deux
passages mécaniques.
Au total, en 2024, 41
agriculteur·ice·s des 4 bassins
versants ont pu tester ou
conforter cette pratique.
Cela correspond à 374 ha SAU
(Surface Agricole Utile) n’ayant
pas reçu de molécules de
prélevée qui sont problématiques
pour la qualité de l’eau.
L’année 2024 a été une année difficile
pour le désherbage mécanique à
cause de la forte pluviométrie. Les
agriculteurs et agricultrices ont été
plus réticents à se lancer ou à réitérer
l’expérience, ce qui expliquent en
partie un nombre d’engagés plus faible
cette année.
Sur la Haute-Rance, ce sont 10% des
agriculteurs de l’AAC qui ont
participé au dispositif.
Afin de maintenir l’attractivité du dispositif et massifier les surfaces désherbées mécaniquement, des
réflexions ont été initiées pour revoir le programme de la campagne de désherbage. De nouvelles
0
10
20
30
40
50
60
70
80
2020 2021 2022 2023 2024
Haut-Couesnon Drains du Coglais Chèze-Canut Haute-Rance
-50
50
150
250
350
2020 2021 2022 2023 2024
Haut-Couesnon
Drains du Coglais
Chèze-Canut
Haute-Rance36
structures d’accompagnement agricole ont également été intégrées au dispositif et permettent de
toucher de nouveaux agriculteurs et agricultrices.
Les MAEC sont un outil majeur du second pilier de la politique agricole
commune (PAC). Elles visent à accompagner le changement des pratiques
agricoles en rémunérant les agriculteur·ice·s pour le maintien ou le
développement de pratiques favorables à l’environnement sur la base des
surcoûts et manques à gagner. Elles s’adressent aux agriculteur·ice·s
volontaires, s’engageant pour une durée de 5 ans. Leur déploiement sur les 4
bassins versants constitue un axe majeur des stratégies agricoles des contrats
territoriaux.
L’année 2024 constitue la deuxième année de la nouvelle programmation
MAEC 2023-2027. Dans l’attente des chiffres précis issus des services
instructeurs, on peut estimer à 109 engagements qui ont été pris sur les
bassins versants de Chèze-Canut (10), de la Haute-Rance (15), des Drains du
Coglais (2) et du Haut Couesnon (3).
Le début d’année 2024 a été marqué par l’interruption de la dérivation du Canut pour contribuer au
remplissage du barrage de la Chèze, en raison d'une concentration élevée d'un métabolite du
Métazachlore, à 2,232 μg/L début décembre 2023. Rapidement un travail a été lancé pour monter une
action ciblant cette molécule.
Le métazachlore est une molécule utilisée en désherbage de pré et post levée du colza ; elle cible les
dicotylédones. Elle est fréquemment retrouvée dans l’eau car elle se transfère rapidement vers les fossés
puis les cours d’eau par ruissellement.
Le colza associé consiste à implanter le colza avec d'autres espèces dites « plantes compagnes » en un
seul passage. C’est une technique simple, sans surcoût (la collectivité prend en charge le coût d’achat des
semences de plantes compagne) et sans temps de main d’œuvre supplémentaire.
Cette technique apporte une plus-value agronomique et un impact positif sur la qualité de l’eau. Elle
répond à de multiples objectifs :
- Réduire l’utilisation d’herbicides tout en gardant une parcelle propre. Les plantes compagnes
couvrent le sol et empêchent la levée des adventices. En choisissant des espèces gélives, ou à
cycle court, elles disparaissent dans l’hiver sans impacter le rendement du colza.
- Limiter l’érosion à l’automne lorsque le colza n’est pas très développé ou après la récolte quand le
trèfle blanc se développe et couvre le sol, limitant ainsi les transferts de phytos vers l’eau.
Limiter l’utilisation des insecticides. Les plantes compagnes sont un plus pour diminuer les attaques en
jouant un rôle de confusion sur les altises qui peinent à repérer le colza.
En 2024, 4 exploitations se sont engagées à faire du colza associé sur 5ha sans utiliser de métazachlore.
Un bout de champs a été organisé pour diffuser la technique.37
La Collectivité Eau du Bassin Rennais participe à deux dispositifs expérimentaux de paiements pour
services environnementaux portés par l’Agence de l’Eau Loire Bretagne : l’un sur le captage du Vau-Reuzé
(Betton), l’autre sur le sous-bassin du Kerneuf, appartement à l’aire d’alimentation du captage de
Rophémel. L’objet de ce dispositif est de rémunérer les agriculteurs et agricultrices pour les services
environnementaux rendus, ici la préservation de la qualité de l’eau. Les exploitations engagées sont notées
chaque année selon des indicateurs qui diffèrent d’un PSE à l’autre (couverture du sol, réduction des
phytosanitaires, réduction des fuites de nitrates, gestion durable du bocage, mise en place de bandes
fleuries…). Les notes obtenues par indicateurs permettent ensuite de calculer la rémunération de chaque
exploitation engagée. Les exploitations volontaires bénéficient d’un accompagnement technique leur
permettant d’atteindre les objectifs du PSE.
L’année 2024 était la troisième année (sur 5) du dispositif PSE. Le bilan de mi-parcours révèle de vrais
changements de pratiques au sein des exploitations engagées sur le Kerneuf. Concernant les surfaces de
maïs désherbées mécaniquement, les agriculteurs estiment qu'ils "n'en faisaient pas autant" auparavant
et le nombre d'hectares engagés dans cette technique est en effet nettement supérieur à ceux de l'année
initiale du PSE : en moyenne sur les 4 exploitations, 76% des surfaces en maïs sont désherbées
mécaniquement.
Sur le Vau-Reuzé, les 4 exploitations engagées ont réussi à limiter les fuites d'azote.
Les agriculteurs sont satisfaits du dispositif et s'engageraient de nouveaux "si c'était à refaire".
Les premiers résultats permettent d'affirmer que les PSE constituent un véritable levier pour la transition
des exploitations. La rémunération permet aux agriculteurs de se lancer et de consentir aux efforts
demandés :
En portage de la Collectivité Eau du Bassin Rennais, un projet a été initié en 2024 sur le territoire de Chèze-
Canut. Une volonté des agriculteur·ice·s était présente sur le bassin versant, un groupe de travail a alors
été monté, celui-ci s’est réuni 4 fois. Un cadre de mesures a été défini autour des enjeux phytosanitaires.
Critères ciblés :
Volet gestion phytosanitaire
• Gestion herbicides des surfaces en culture annuelle (substitution, culture associée, désherbage
mécanique, IFT=0)
• Gestion hors-herbicides des surfaces en culture annuelle (Biocontrôle, IFT=0)
• Introduction d’une culture pérenne dans les rotations culturales
Une volonté de la Collectivité est de proposer un volet gestion des Infrastructures Agro-Ecologique (IAE)
& et un volet gestion de l'azote.
L’objectif est de permettre une rémunération progressive en fonction de la démarche de progrès.
Le PSE donne les moyens de tester
-Un agriculteur engagé en PSE sur le captage du Vau-Reuzé-383940
3.1.c Le programme bocager sur Chèze-Canut
Sur Chèze-Canut, le développement, la protection et la valorisation du bocage sont des priorités portées
par la Collectivité grâce au programme « Breizh Bocage ».
La troisième programmation Breizh bocage (BB3 : 2023-2027) se distingue par de nouvelles modalités de
financement et une simplification administrative du traitement des dossiers et se décline suivant une
nouvelle feuille de route qui guide l’animation du programme jusqu’en 2027.
Tout en maintenant la dynamique de plantation, elle
engage désormais la Collectivité à promouvoir la
gestion durable des haies et à encourager l’émergence
de filières locales de valorisation.
Malheureusement en 2024, comme indiqué
précédemment, la révision des périmètres de
protection a freiné de façon notable la dynamique de
plantation. Ainsi seules trois exploitations se sont
engagées dans le programme en générant 1995 ml de
travaux bocagers dont une majorité de plantation sur
talus.
Ces projets ont été réalisés dans de bonnes conditions
durant l’hiver 2024-2025.
Mais de nombreux projets sont en attente afin de
matérialiser les nouvelles limites des périmètres de
protection ; leur mise en œuvre, souhaitable
rapidement, devrait pouvoir compenser ce fléchissement
temporaire.
Depuis 2012, l’ensemble de ces travaux a permis une augmentation de 4 ml/ha de la densité bocagère
estimé aujourd’hui à 85 ml/ha de SAU.
Afin de suivre l’évolution du bocage en accord avec Brocéliande Communauté, l’animateur « Bocage » de
la Collectivité Eau du Bassin rennais accompagne les administrés sur le plan administratif et technique
pour valider le bien fondé des demandes d’arasement et suivre la mise en œuvre des compensations
exigées. Ces travaux sont à la charge de l’administré.
1849
14057
3185
5961
2204
4289
2145
2050
3395
5810
5200
1995
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
2012 2013 2014 2016 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Depuis juin 2021 et l’approbation du PLUi de Brocéliande Communauté, les 380 km de linéaires bocagers
présents sur le BV sont inscrits dans le règlement d’urbanisme, soit comme « élément du paysage à
préserver et à protéger », soit comme Espace Boisé Classé. Leur suppression est donc interdite sans
autorisation préalable et chaque destruction autorisée fait l’objet d’une compensation obligatoire.41
L’animateur participe également au groupe de travail « bocage » constitué d’élus de chaque commune et
des 3 techniciens intervenant sur le territoire de Brocéliande Communauté.
Le bocage, également protégé par la Politique Agricole Commune, fait donc l’objet d’une double protection
(Service urbanisme et DDTM). La Collectivité, disposant de l’agrément ad hoc, accompagne les exploitants
dans les démarches nécessaires auprès des services de l’Etat.
En 2024, aucune demande d’arasement n’a été déposée, illustrant ainsi une certaine stabilité de la maille
bocagère existante.
3.2 Sensibilisation des scolaires et des futur·e·s agriculteur·ice·s
Chaque année des animations scolaires sont proposées sur les aires d’alimentation de captages de la
Collectivité Eau du Bassin Rennais.
Avec la Maison de la Rance, 17 classes de 10
écoles du bassin versant de la Haute-Rance,
soit 388 élèves, de la grande section au CM2,
ont bénéficié du programme de
sensibilisation à la ressource en eau (3
séances d’animation sur l’année, qui
alternent séances en classes et en extérieur
et mobilisent différents outils pédagogiques).
Avec le REEPF – Réseau d’Education à l’Environnement en Pays de
Fougères (BV Haut-Couesnon et Drains) : 7 classes pour 170 élèves
en 2024.
Sur les PPC urbains de la Collectivité (Chartres de Bretagne, Bruz, Le Rheu, St
Jacques de la Landes, Betton, St Grégoire), le programme d’animation Eaud’Ici animé
par le centre de FENICAT de Bruz a permis de sensibiliser 12 classes soit 310 élèves.42
La Collectivité Eau du bassin Rennais travaille depuis plusieurs années avec le lycée/CFPPA de Caulnes
situé sur le bassin versant de la Haute-Rance. Diverses actions ont été menées en 2024 : intervention sur
la durabilité des exploitations agricoles, essai en lien avec l’érosion des sols, visite de l’usine de Rophémel
avec une intervention sur la qualité de l’eau du territoire et l’impact de l’agriculture sur la ressource,
présentation de la démarche Terres de Sources et visite d’un moulin du territoire.
Le Groupement des Agrobiologistes de Bretagne des Côtes-D’Armor (GAB 22) à intégré à son essai de
couverts végétaux les BTS du lycée de Caulnes. Les élèves ont ainsi réalisé des mesures de biomasse et un
test de fertilité des sols. Ils ont présenté leurs résultats devant les agriculteurs et agricultrices du territoire
lors d’une démonstration de matériel de destruction de couvert.
3.3 Les réseaux et la formation
Enfin, les agents du pôle Protection de la Collectivité Eau du Bassin Rennais sont adhérents à
l’ATBVB – Associations des Techniciens des Bassins Versants Bretons. Ils participent aux formations et
à la consolidation de ce réseau technique régional des techniciens chargés de la protection des ressources
en eau. Les agent.e.s sont également impliqué.e.s dans les échanges avec les autres acteurs des territoires
des sites pilotes du réseau Eau et Bio de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) dont fait
partie la Collectivité Eau du Bassin Rennais (une trentaine de territoires concernés).43
IV. LA PROTECTION DE L’EAU VIA LA VALORISATION
ECONOMIQUE DES PRODUCTIONS AGRICOLES –
TERRES DE SOURCES
Le 13 septembre 2019, le Premier Ministre a désigné Terres de Sources comme lauréat de l’appel à
projets Territoires d’innovation dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA). Cette
reconnaissance et l’accompagnement financier de 20.6 millions d’euros jusqu’en 2028 (5.9 M€ de
subventions, 14.7 M€ de prises de participation dans les sociétés ayant un projet d’investissement
compatible) qui en découle permettent d’aborder le développement de Terres de Sources avec
ambition.
1. Le marché public de préservation de la qualité de l’eau
et de l’air : un engagement fort des collectivités
territoriales
2024 a été la 2 ème année d’exécution du 3ème marché public du programme Terres de Sources. Ce « Marché
de préservation de la ressource en eau potable et de l’air du Bassin Rennais et des Pays de Rennes et de
Fougères » a été lancé en 2023 par un groupement de commandes d’acheteurs publics réunissant 71
partenaires : 2 syndicats d’eau potable, 1 syndicat de Bassin Versant, 7 Etablissements Publics de
Coopération Intercommunale (EPCI) et 61 communes.44
Ce marché public a été attribué en janvier 2023 à 88 exploitations agricoles qui ont répondu en groupement
via 2 mandataires distributeurs : la SCIC Terres de Sources et Pomona.
Le marché se décompose en 3 volets complémentaires :
1.1 VOLET 1 : L’Amélioration des indicateurs environnementaux
Ce volet consiste en l’application de pratiques agronomiques visant à réduire, voire supprimer l’utilisation
de produits phytosanitaires, équilibrer les apports d’azote dans le sol et mettre en place d’autres mesures
favorables à la qualité de l’eau et de l’air, ciblées par un diagnostic (rotation des cultures – plantation de
haies…).
Seules les exploitations agricoles mettant en place de nouvelles pratiques peuvent prétendre à une
rémunération pour prestation de service environnemental. Les exploitations d’agriculture biologique (AB)
qui par nature ont déjà des pratiques agronomiques vertueuses peuvent participer au marché sans
engagement dans une démarche de progrès et donc sans rémunération sur ce volet.
La prestation attendue pour ce marché consiste en une EVOLUTION DES PRATIQUES AGRICOLES
permettant :
• Une amélioration de la qualité de l’air, pour les acheteurs EPCI sur leur territoire de compétence,
• Une amélioration de la qualité de l’eau en amont des points de captage des eaux brutes, pour les
acheteurs syndicats de production d’eau potable (et les EPCI s’ils ont pris la compétence eau
potable).45
Au total, sur la durée du marché, cela représente un engagement financier d’environ 52.000 € HT pour la
Collectivité Eau du Bassin Rennais.
7 CC : Communauté de Communes
Thématique / Financeur
Nb d’Exploitations agricoles
Diag IDEA
financés
HT
Rémunération Prestation Service
Environnementale
SAU
concernée Retenues
dans le
marché
Eligibles
A une
rémunération
Annuelle
HT
Totale
sur 3 ans
HT
AIR 45 4 5 040 € 5 780 € 17 340 € 3 046 ha
CC7 Brocéliande 1 0 0 € 0 € 0 € 55 ha
CC Couesnon Marche de
Bretagne 2 0 0 € 0 € 0 € 258 ha
CC Pays de Châteaugiron
Cté 8 0 0 € 0 € 0 € 683 ha
CC St Méen Montauban 1 0 0 € 0 € 0 € 32 ha
CC Val d'Ille Aubigné 9 0 0 € 0 € 0 € 445 ha
Rennes Métropole 24 4 5 040 € 5 780 € 17 340 € 1 574 ha
CC St Montfort Cté 0 0 0 € 0 € 0 € 0 ha
EAU POTABLE 43 14 16 189 € 19 950 € 59 850 € 3 406 ha
Eau du Bassin Rennais 42 13 14 929 € 17 480 € 52 440 € 3 399 ha
Eau du Pays de Fougères 1 1 1 260 € 2 470 € 7 410 € 6 ha
TOTAL GENERAL 88 18 21 229 € 25 730 € 77 190 € 6 452 ha46
1.2 VOLET 2 : L’Education à l’Alimentation
Ce volet “Prestations Education à l’Alimentation
Durable” permet de rémunérer les producteurs pour
des présentations de leur activité agricole : visite de
ferme ou déplacement sur une structure pour
présenter leur travail.
Pour la 2ème année de déploiement de ce volet, ce
sont quatre fermes qui ont réalisé chacune une
prestation pédagogique auprès d'une soixantaine de
personnes au total, soit à la ferme (3), soit dans une
école sur le temps de la pause méridienne.
En 2024 comme en 2023, les commanditaires
sont uniquement Rennes Métropole (1 prestation)
et la Collectivité Eau du Bassin Rennais (3
prestations).
Ce volet reste sous-utilisé ; afin de sensibiliser les
acheteurs du groupement de commandes aux
possibilités offertes par ce volet, un flyer de
présentation a été édité.
1.3 VOLET 3 : Accessibilité aux produits agricoles durables
L’une des innovations du 3ème marché public est que désormais, les achats entre producteurs et acheteurs
publics ne se font plus en direct mais via des distributeurs, avec les objectifs :
• Pour les producteurs, de simplifier les livraisons et la gestion administrative,
• Pour les acheteurs, de réduire le nombre d’interlocuteurs, de massifier les livraisons et de bénéficier d’un service de facturation et de service après-vente robuste.
Ainsi, ce sont 2 candidats mandataires-distributeurs qui ont postulé au marché et ont été retenus :
• La SCIC Terres de Sources, ayant répondu conjointement avec la SCIC Manger Bio 35, avec une
offre qui réunit 87 producteurs,
• Pomona, avec un producteur.
En 2024, 32 communes et 5 EPCI ou syndicats d’eau ont actionné ce levier, sous deux formes :
• Achats de denrées alimentaires pour les communes dont la restauration scolaire est gérée en
régie,
• Achats de boissons pour les budgets Fêtes et Cérémonies pour les autres collectivités.
Le montant total sur le marché public en 2024 pour le volet 3 s’est élevé à 642 000 € HT, marquant ainsi une évolution significative par rapport aux précédents marchés.47
Ce volet est principalement porté par les achats de denrées alimentaires par les restaurations collectives.
Le marché Préservation de la ressource en eau permet aux acheteurs de s’approvisionner en produits
locaux en parallèle de leurs circuits habituels (marchés publics de fourniture de denrées alimentaires,
adhésion à des centrales d’achats, gré à gré).
En 2024, ces restaurations scolaires ont consacré entre 1% et 19% de leur budget d’achats alimentaires à
des produits agricoles du marché Préservation de la ressource en eau, avec une grande disparité de
montant d’achat entre les communes du groupement. L’objectif pour les années qui viennent, est de
comprendre comment Terres de Sources pourrait accompagner encore mieux les communes à acheter sur
le marché de prestation de service environnemental.48
En fin d’année 2024, il a été décidé de prolonger d’une année le Marché Public 3. L’année 2025 est
consacrée à la constitution d’un nouveau groupement de commande afin de pouvoir publier le marché
public 4 en 2026, pour exécution à partir de janvier 2027. De nouveaux syndicats d’eau, nouveaux EPCI et
ainsi de nouvelles communes sont intéressée pour rejoindre le mouvement Terres de Sources, permettant
ainsi l’éligibilité de nouveaux producteurs par l’intégration de leur territoire dans le marché.
2. La SCIC T erres de Sources : l’outils économique
collectif pour développer les ventes des produits T erres de
Sources
Afin de permettre le développement de la vente des
produits labellisés Terres de Sources, tout en
garantissant une gouvernance partagée du label et un
poids des agriculteurs dans les décisions, il a été
choisi de créer un outil économique performant, sous
la forme d’une société coopérative d’intérêt collectif
(*SCIC). Composée de 6 collèges, elle a vocation à
faire perdurer les valeurs de Terres de Sources, dont le
travail en concertation entre les différents acteurs du
territoire et le choix des décisions de filières par les
agriculteurs.
L’assemblée générale constitutive de la SCIC Terres
de Sources a eu lieu le 24 février 2022. A sa création,
la SCIC réunit 105 associés regroupés en 6 collèges
(70 producteurs – 67 exploitations et 3 groupements,
18 transformateurs, 7 collectivités – 5 EPCI et 2
syndicats d’eau, 7 associations, 2 partenaires
financiers – Banque populaire et France active Bretagne, 1 salarié).
Il s’agit d’une gouvernance innovante pour protéger l’environnement et l’air mêlant initiatives privées et
initiatives publiques, entreprises et société civile, agriculteurs et consommateurs et acheteurs, territoires
urbains et ruraux.49
Un comité stratégique composé des représentants de ces collèges a été élu.50
3. Le développement des filières de production
L’année 2024 a été marquée par
la consolidation et le
développement des filières
existantes et par la poursuite des
travaux sur de nouvelles filières
émergentes.51
3.1 Les filières végétales
Les filières Terres de Sources sont des démarches collectives regroupant producteurs, transformateurs et
distributeurs travaillant ensemble à la valorisation des productions respectueuses de l’environnement et à
une juste répartition de la valeur ajoutée entre les opérateurs. Chaque filière végétale vise à apporter aux
agriculteurs une solution pour des rotations bénéfiques pour la protection de la ressource en eau, de l’air
et la qualité agronomique des sols.
Les filières végétales Terres de Sources ont continué à agréger de nouveaux producteurs (45 contre 30
l’année précédente) autour des cultures de blé/blé bio, sarrasin/sarrasin bio, Chanvre Bio / Chanvre
Semences, légumineuses/cultures de diversification (quinoa, chia, millet). Les volumes consolidés
produits sur des exploitations labellisées ont atteint les 1300 tonnes sur 450/500 hectares, ce qui a permis
l’engagement Terres de Sources d’environ 8500 hectares de SAU (Surface Agricole Utile) situés pour moitié
sur les bassins versants d’alimentation en eau de la CEBR et pour moitié sur le territoire de Rennes
Métropole et des Communautés de communes contiguës. En effet, un agriculteur qui s’engage dans la
démarche Terres de Sources n’engage pas uniquement les surfaces valorisées en cultures Terres de
Source, mais bien l’ensemble de son exploitation et de sa SAU.
Concernant les cultures « zéro phyto » telles que le sarrasin, apportant sans nul doute un bénéfice pour la
protection de la ressource en eau, l’été 2024, marqué par une météo pluvieuse a été catastrophique pour
les récoltes. Nombre de producteurs ont dû retourner des parcelles, et pour ceux qui ont réussi à récolter,
les rendements étaient loin de ceux espérés. La Collectivité Eau du Bassin Rennais a souhaité valoriser la
prise de risque et l’effort environnemental de ces agriculteurs. Ainsi, elle a subventionné les agriculteurs à
hauteur de 150 €/ha pour les agriculteurs ayant récolté moins de 5 quintaux/ha, 250 €/ha pour les
agriculteurs n’ayant rien récolté, soit un total de 82.5 hectares subventionnés pour un montant total
représentant 14 175€.52
L’inscription en 2023 de la SCIC Terres de Sources comme Organisme Stockeur (OS) constitue un élément
structurant pour les filières de grandes cultures. Désormais en mesure de contractualiser d’une part les
récoltes auprès des agriculteurs en filière Terres de Sources et d’autre part les ventes auprès des premiers
transformateurs engagés dans ces démarches, la SCIC garantit à tous une sécurisation des flux physiques
et financiers.
Moteur du développement et de la pérennité, la recherche de nouveaux débouchés a mobilisé l’ensemble
de l’équipe Terres de Sources. 2024 aura été marquée par la concrétisation du projet d’une boulangerie
industrielle d’insertion professionnelle, Pain & Partage, partenaire de la filière blé bio Terres de Sources.
Cette boulangerie a démarré au premier trimestre 2025, laissant imaginer de belles perspectives de
développement (doublement voire triplement des surfaces de blé bio)
Compte-tenu de ses nombreux atouts à fort impact notamment sur les sols et l’eau, la culture du chanvre
a constitué également un objectif prioritaire de travail. Une expérimentation prometteuse a été menée
chez 4 agriculteurs du territoire, avec pour objectif de valoriser les pailles de chanvre.
La CAVAC, grosse coopérative
vendéenne, a accompagné notre
expérimentation, nous permettant de
tester du matériel de récolte, et de
valoriser nos pailles de chanvres, à
destination de leur usine de
biomatériaux pour l’éco-construction.53
Cette expérimentation nous a permis de répondre à un appel à projet AEP (Agriculture Ecologiquement
Performante), porté par la Région Bretagne, dont nous avons été lauréat. Cela va nous permettre durant les
3 prochaines années, de renouveler l’expérience, et de tester de nombreux itinéraires techniques,
débouchés, et matériels de récolte.
Malgré tout l’intérêt du chanvre, un petit bémol réside dans son manque de rentabilité à l’hectare lorsqu’il
est cultivé en itinéraire conventionnel.
En 2024, la Collectivité Eau du Bassin Rennais a subventionné les agriculteurs qui se sont engagés dans
l’expérimentation pour financer 50% de l’achat des semences, et pour couvrir l’équivalent d’un rendement
à 6T de fibre par hectare (rendement moyen obtenu : 4,6T/Ha), soit environ 3500€ par agriculteur.54
3.2 Les filières
Les filières Porc sur Paille, Porc Bio et Viande Bovine Bio issue du cheptel laitier ont poursuivi leur
déploiement, principalement porté par le débouché auprès de la restauration collective.
La filière Valorisation du Veau Laitier Croisé en Viande Bovine est toujours en construction avec l’Idele
(Institut de l’Elevage), EILYPS et Bigard, et devrait trouver un atterrissage fin 2025, début 2026.
L’année 2024 aura été marquée par des avancées sur le secteur laitier, l’une en conventionnel, l’autre en
agriculture biologique, toutes deux portées par des acteurs économiques du territoire.55
Eau des Portes de Bretagne a rejoint le programme Terres de Sources en fin d’année 2024. Eau des
Portes de Bretagne permet aux agriculteurs situés sur ses Bassins Versants de rejoindre le
programme Terres de Sources, consolidant ainsi les projets de structuration des filières Lait.
En parallèle, des contacts se sont poursuivis avec la Coopérative des Fermiers de Janzé dans l’optique de
la co-construction d’une filière poulet de chair Janzé/Terres de Sources, avec cependant un obstacle à
résoudre : la non-superposition de son périmètre de production avec celui de Terres de Sources.
Pour la suite sur les filières animales :
Ré-affirmé lors de la Conférence des Partenaires Terres de Sources le 18 octobre 2023, le changement
d’échelle sera la priorité des prochaines années. L’objectif à atteindre est d’embarquer de gros
intervenants – notamment du système coopératif agricole et des industriels de l’agro-alimentaire - sur
lesquels s’appuyer pour amplifier l’impact du programme Terres de Sources sur le territoire et sur la qualité
de l’eau. L’Ille et Vilaine, et qui plus est le territoire Terres de Sources, sont des territoires de polyculture-
élevage, qui « exportent » hors Ille et Vilaine la majorité de leur production. Dans ce contexte, il est
compliqué et coûteux de structurer des petites filières, impliquant une segmentation forte des productions
à la collecte, et des lignes dédiées dans les usines de production. Il est essentiel de trouver de nouveaux
leviers économiques pour embarquer les agriculteurs dans la préservation de la ressource en eau et de la
qualité de l’air. Ce sont les chantiers ouverts pour l’année 2025, les réflexions portent notamment sur la
sollicitation des entreprises privées du territoire via la RSE (Responsabilité Sociale & Sociétale des
Entreprises) pour contribuer au financement des efforts des agriculteurs.56
3.3 Les débouchés en dehors du marché public
Le marché public de préservation de la ressource en eau et de la qualité de l’air est un très bon levier pour
valoriser les produits agricoles des agriculteurs Terres de Sources en vente direct, via l’outil SCIC Terres de
Sources. Cependant, lorsqu’il s’agit de filières longues (c’est-à-dire qui réunit un collectif d’exploitations
agricoles et au moins un transformateur), qui embarquent un plus grand nombre d’agriculteurs, le seul
débouché de la restauration collective ne suffit pas pour tirer les filières, et ce à plusieurs titres :
• Les volumes restent petits
• Les filières développées ne sont pas forcément des produits consommés sur les marchés de la
restauration collective (ex : blé noir / chanvre).
Le travail de l’équipe Terres de Sources, en lien avec la SCIC Terres de Sources, est donc de multiplier les
débouchés, qu’ils soient en restauration privée, en restauration collective d’entreprises, au CHU, mais
aussi en magasins type artisans, et en GMS.
Ainsi, nos meuniers engagés trouvent leurs débouchés chez des artisans boulangers du territoire, dans des
crêperies ou chez des galettiers industriels. Ce sont aujourd’hui plus de 170 points de ventes qui
commercialisent des produits Terres de Sources. Des liens ont été par ailleurs développés avec des têtes
de réseaux en capacité de “prescrire” Terres de Sources à leurs usagers (Offices du Tourisme, associations
commerçantes...).
Mais dès lors que l’on touche à des débouchés industriels, la démarche doit se faire avec les agriculteurs,
et les metteurs en marché. L’année 2024 aura permis de poser les réflexions pour voir comment intéresser
les marques du territoire à s’engager dans la démarche Terres de Sources.57
Extrait de la carte interactive consultable sur le site www.terresdesources.fr58
4. Suivi de la démarche de progrès des exploitations
engagées
Deux ans après le début du marché public et grâce à un cahier des charges fixé, un bilan des pratiques pour
la campagne 2023-2024 a pu être effectué.
Les constats sont les suivants :
L’intégralité des producteurs respecte les critères d’entrée liées à l’interdiction d’usage des molécules de
prélevée, ce qui montre que le changement de pratique a été opéré pour ceux qui utilisaient ces molécules
avant l’intégration dans Terres de Sources. Le principal levier est la substitution par d’autres molécules
utilisées en post-levée. La baisse de l’usage des pesticides est contrastée selon les exploitations agricoles.
Certaines sont parvenues à diminuer la valeur de l’IFT.
Le profil de ces exploitations correspond à des personnes qui étaient déjà dans une logique de
réduction des phytos : Terres de Sources leur a apporté une valorisation de leurs produits agricoles et les a
confortées dans cette direction.
D’autres n’ont pour l’instant pas réussi à diminuer leur IFT (valeur identique) mais des actions concrètes
ont été effectuées : mise en place de désherbage mécanique, inscription à la MAEC forfaitaire de la région
Bretagne (réduction phyto), réflexion sur l’assolement avec intégration de chanvre et sarrasin. Les résultats
de ces efforts sont disponibles dans le bilan de campagne 2024.
4.1 MAEC Forfaitaire de la Région Bretagne
En 2023, la région Bretagne a accepté de reconnaitre la démarche de progrès Terres de Sources basée sur
le diagnostic IDEA comme un diagnostic d’entrée à la MAEC forfaitaire phytosanitaire. Cette MAEC coïncide
avec les exigences du label, avec un objectif de résultat visant à une réduction de 30 % de l’IFT herbicide et
hors herbicide dans un délai de 5 ans (contre 6 ans dans Terres de Sources). Cette MAEC permet d’apporter
une rémunération complémentaire aux producteurs, d’un montant annuel de 3600€ pendant 5 ans, soit un
total de 18 000€. Toutefois, peu de communication sur ce dispositif est effectuée et les dates d’inscription
ne coïncident pas avec le délai d’adhésion sur le terrain (diagnostic de moins de 6 mois et inscription avant
le 1er Juillet). Cela implique que les producteurs se manifestent sur le premier semestre de l’année et que
les conseillers soient réactifs pour donner de la visibilité quant à la valeur des IFT de départ. Le plus
souvent, la date d’inscription est dépassée.
4.2 Le cahier des charges transformateurs validé
Suite à l’atelier de groupe, rassemblant transformateurs, associations, producteurs transformateurs,
partenaires agricoles, le socle du cahier des charges transformateurs a été validé à l’unanimité.
Initialement, une réflexion sur le nombre d’ingrédients était pressentie mais les transformateurs ont choisi
d’adopter un taux minimum d’incorporation d’ingrédients Terres de Sources de 51 % pour donner plus de
valeur au label Terres de Sources.
Somme des ingrédients Terres de Sources / Somme des ingrédients d’origine agricole > 51 %59
En complément, une règle de calcul est définie pour s’assurer qu’un produit est constitué majoritairement
d’ingrédients agricoles afin d’éviter toute dérive incluant des ingrédients transformés ou comportant
beaucoup d’eau. Elle est définie comme suit :
*Les arômes, levures, additifs, enzymes sont des ingrédients et doivent être pris en compte dans le calcul.
L’objectif est donc de s’assurer que les produits Terres de Sources sont des produits peu transformés et les
plus naturels possible.
Ce cahier des charges souhaitant valoriser le plus possible les approvisionnements locaux, une souplesse
a été apportée grâce à la possibilité d’accorder des dérogations s’il n’existe pas de filière ou de production
Terres de Sources permettant de respecter ces pourcentages. Cette vigilance avait été émise pour le cas
de la meunerie où certaines farines ou blé doivent être complétés pour aboutir à un produit fini spécifique.
Par exemple, une dérogation a été accordée par la Collectivité Eau du Bassin Rennais à un Pastier, Maison
Hermine, dont l’ingrédient majoritaire est le blé dur, production non réalisable à date sur le territoire. Cela
a permis de réaliser un mélange avec du blé tendre Bio Terres de Sources et de tirer la filière en avant.
L’objectif 2024-2025 de l’équipe Terres de Sources sera de faire appliquer ce cahier des charges par
les transformateurs.
4.3 Une démarche de reconnaissance pour le label Terres de Sources
Lors de la finalisation du travail réalisé par l’organisme certificateur Certis, le système a montré
quelques incohérences concernant une gestion par la SCIC SAS Terres de Sources.
L’analyse du plan de financement du système a mis en avant qu’une certification collective engendrait pour
la SCIC SAS Terres de Sources des coûts conséquents liés à l’obligation de réaliser des audits complets si
plus de 10 adhésions étaient réalisées. En parallèle, le système proposé par Certis avec une certification
collective à destination des adhérents SCIC SAS Terres de Sources et une certification individuelle à
destination des non adhérents SCIC SAS Terres de Sources fait peser le risque d’une certification à double
vitesse avec des exigences différentes selon le statut d’adhésion. Un risque d’incohérence pour le
consommateur mais également pour les transformateurs des filières a été mis en avant via ce système. Il a
donc été choisi de s’orienter vers une démarche de reconnaissance, démarche privée de Bureau Veritas,
qui a pour objectif de s’assurer que les contrôles et exigences d’un cahier des charges sont bien mis en
œuvre sur le terrain. Ce dispositif a l’intérêt d’être plus souple, le consortium Terres de Sources coordonné
par Eau du Bassin Rennais ainsi que la SCIC SAS Terres de Sources décident des règles qu’elles souhaitent
voir appliquer et peuvent modifier le cahier des charges sur simple demande à l’organisme certificateur.
Somme des ingrédients d’origine agricole / Somme des ingrédients – eau – sel > 50 %
La construction d’un système de reconnaissance comportant plusieurs niveaux est en cours de
réflexion afin d’apporter plus de lisibilité sur la démarche de progrès des exploitations agricoles
envers le consommateur et suite à la demande d’association. Ce travail de construction sera
collaboratif afin de définir des seuils de progrès.60
5. L’animation du réseau d’éducation a l’alimentation
durable
En 2024, seules 12 des 21 conventions du PIA liées à l’éducation à l’alimentation durable étaient encore en
cours. Les missions du chargé de mission ont été réorientées vers les priorités économiques du
programme, pour la mobilisation des artisans, commerçants et restaurateurs. Ainsi l'animation du réseau
d’éducation s’est concentrée sur la consolidation d’une dynamique avec les partenaires, via notamment :
➔ Une rencontre annuelle des partenaires éducatifs pour un bilan de mi-parcours du PIA et rappel
sur les objectifs à poursuivre :
➔ Deux sorties de terrain, pour poursuivre l’acculturation des partenaires aux enjeux de Terres de
Sources :
▪ Une pour les collèges “Associations” et “Collectivités” de la SCIC, sur la ferme de Paul et Alain
Reslou (illustration ci-dessous), afin de mieux comprendre le cahier des charges du label et
ainsi favoriser une participation pertinente de chacun dans la SCIC (démocratie alimentaire) ;
▪ Une sur la réserve de la Chèze, pour une meilleure compréhension des enjeux d’eau potable.
Une seule nouvelle convention a été signée en 2024 avec l’association VRAC Rennes, en raison de son
activité de vente via cinq groupements d’achat. L’association souhaite notamment augmenter le nombre
de produits Terres de Sources à son catalogue et prévoit diverses animations afin de faire connaître le label.
Une communication sur Terres de Sources se poursuit par ailleurs chez les partenaires éducatifs dont la
convention est terminée.
L’accès aux produits, utile à certaines animations (ateliers cuisine...), s’est amélioré grâce à un travail de
référencement des points de ventes. Plus largement, l’une des plus-values des partenaires éducatifs est
le maintien d’une animation de proximité sur les enjeux généraux d’agriculture et d’alimentation durable.
Au final, en 2024, le nombre de bénéficiaires d’une action de sensibilisation aux enjeux de Terres de
Sources reste stable : environ 900 actions (dont plus de 500 par les Cols Verts Rennes) pour 8 000
bénéficiaires, pour moitié un public jeune, pour moitié un public adulte et familial A noter aussi la poursuite
d’actions structurantes pour le territoire :
• La mise à jour, le développement et l’animation du secteur « alimentation durable » du centre de
ressources de la Mce, , accessible à tout acteur en situation de sensibiliser son public
(enseignant, animateur, bénévole, professionnels sociaux, agent de collectivité…)
• La poursuite de la formation pré-qualifiante Mille Pas Vers la Ferme, de découverte des métiers
de l’agriculture durable
• La finalisation et la diffusion d’une charte incitative d’approvisionnement durable des festivals et
d’une action d’accompagnement par le Collectif des Festivals (6 festivals à date).
Accompagner le
changement des pratiques
alimentaires du grand-
public
Soutenir les filières : faire
connaître et comprendre le
label, les produits et les
points de vente ; soutenir les
producteurs
Favoriser l’implication
citoyenne dans les
comités et groupes de
travail.61
• L’Ecole de Cuisine Municipale de la Ville de Rennes, qui cible notamment les agents de cuisine
et administratifs.
• Le maintien d’une animation forte sur le Pays de Fougères sur les enjeux généraux d’agriculture
et d’alimentation durable vers diverses parties prenantes (associations, établissements
d’enseignement, agents et élus, habitants…).
6. Communication évènementielle et sur les réseaux
sociaux
6.1 La participation à des événements sur le territoire actuel Terres de
source
6.2 La communication sur les réseaux sociaux
La communication de Terres de Sources sur les réseaux sociaux s’effectue via Facebook, X,
Instagram et LinkedIn. Les posts permettent de valoriser les actions et les partenaires
impliqués et d’informer sur le développement de Terres de Sources.
Instagram :
1 167 abonnés (au 30/07/2025)
60 abonnés en plus sur l’année 2024 et 13 en moins.
Période du 01/01/2024 au 31/12/202462
LinkedIn :
2 157 abonnés (au 06/08/2025)
132 nouveaux abonnés sur la période de Août 2024 à Janvier 2025
Période du 05/08/2024 au 01/01/2025
Taux d’engagements8 moyen = 16.9%
X ( Twitter ) :
651 abonnés
En 2024 : 7 tweets – 6 j’aimes et 1 partage – moyenne des impressions 79.
Facebook :
1254 abonnés
8 Le taux d’engagement sur LinkedIn, correspond à la manière dont notre réseau réagit à nos publications. C’est une métrique qui
inclue les likes, les commentaires, les partages et les clics sur nos publications.
• De 0% à 2%, votre taux d’engagement est faible et peut être amélioré.
• De 2% à 5%, votre taux est moyen voire bon.
• Au-dessus de 5%, le taux est excellent.
Source : https://playplay.com/blog/fr/taux-engagement-linkedin/63
Période du 01/01/2024 au 31/12/2024
6.3 Le site internet
Un site dédié à Terres de Sources www.terresdesources.fr a été mis en ligne. Il vient accompagner toute la
stratégie de communication sur les réseaux sociaux pour promouvoir Terres de Sources et informer sur le
déploiement du projet.
366 utilisateurs en 2024.
7. Le soutien aux projets allant dans le sens de T erres de
Sources
7.1 Les investissements dans le cadre de l’AAP PIA France 2030 (Banque
des Territoires et Gwenneg)
En 2024, un projet d’investissement d’une entreprise a été agréé par le comité d’agrément le 6 décembre :
Les Bottes d’Anémone, fleuriste écoresponsable basée à Plescop (56), réalisant des prestations de
fleurissement pour des évènements professionnels et pour les particuliers, et valorisant les productions
florales de fermes françaises. Le projet de partenariat prévoit un travail avec la dizaine de fermes présentes
sur le Bassin Rennais.
Au total, ce sont 51 sociétés qui ont été identifiées et rencontrées, 7 projets agréés dont 2 ayant fait l’objet
d’un investissement direct de la Banque des Territoires (Antofénol et Resan), et 2 d’un investissement
indirect par Gwenneg (Weenat et Green Impulse).
7.2 Les subventions aux projets en dehors de l’AAP PIA France 2030
Un financement de la Collectivité Eau du Bassin Rennais est apporté à certaines structures, en lien avec
leurs engagements dans le développement de Terres de Sources.64
En 2024, deux décisions de financement ont été prises :
• Une aide de 50% pour l’achat des semences de chanvre pour partager la prise de risque des 4
agriculteurs qui ont expérimenté la culture du chanvre sur 20 ha
• Une subvention sur 3 ans à la coopérative Oxalis qui héberge l’activité économique “D’une graine
aux autres” pour son activité de création de nouvelles populations de semences de lentilles
génétiquement diversifiées, avec un modèle innovant développé par l’Inrae permettant
d’accélérer le processus, et sans droit de propriété intellectuelle.
8. Le pilotage et l’évaluation de Terres de Sources
En 2024, l’équipe au sein de la Collectivité Eau du Bassin Rennais est composée de 8 agents.
8.1 La gouvernance du programme
En 2024, la gouvernance du programme Terres de Sources est organisée de la manière suivante :
8.2 L’évaluation de l’opération Terres de Sources
Le dispositif d’évaluation a été défini avec notamment le concours du comité scientifique de Terres de
Sources, composé de 12 membres.
Les indicateurs sont en cours de définition.
Agrée et suit les projets
La Conférence des partenaires Terres de Sources organisée le 20 mars 2025 à l’Institut agro
de Rennes a accueilli 135 personnes (dont 20 en visio).65
9. L’essaimage de la démarche T erres de Sources
9.1 Accueil de deux délégations, présentation lors de 10 journées,
réunion de travail avec une cinquantaine d’interlocuteurs nationaux
En 2024, deux délégations ont été accueillies pour s’enquérir de l’expérience des partenaires Terres
de Sources :
• Un groupe de 37 élus et
techniciens membres de
l’association d’AgriParis Seine,
réunissant les agglomérations de
Paris, Rouen et du Havre, les 14 et
15 mai
• Un groupe de 20 élus et
techniciens du Loiret et du Jura
(Lons-le-Saunier) les 4 et 5 juin
Terres de Sources a été présentée lors de 10 journées :
• Master Alimentation du Monde de Montpellier, Bergerie nationale, Cggaaer, association
francophone des prairies et fourrages d’Angers, fédération aquaponie, groupe de travail
en Slovénie, Cour des comptes, journée AgriParis Seine, journée Eau de Paris, Assises
nationales de l’alimentation durable de Montpellier, ESS France
Ainsi qu’à une cinquantaine d’interlocuteurs nationaux :
Charente maritime, Cœur d’Essonne, Ardennes, Dijon agglo, Caen La Mer, Grand Genève, Agridea,
école architecture, Lorient agglo, Mayenne Laval agglo, Lille MEL, WWF, Terres en villes, groupe Vyv,
Nantes Métropole (3 avril, 10 juil), Pays de St Malo, ...
9.2 Accompagnement de deux territoires partenaires dans leur étude de
faisabilité
Suite à l’accueil des deux délégations du Sud Deux-Sèvres (Niort) en mai 2022, et de la Charente Maritime
(La Rochelle) en octobre 2023, ces deux territoires ont décidé de réaliser une étude de faisabilité pour
déployer le dispositif Terres de Sources avec le concours de prestataires. Un accompagnement a été réalisé
pour transférer l’expérience acquise.66
9.3 Organisation de la réponse à l’appel à projets européens Life
En 2024, il a été décidé de répondre à un appel à projets européen LIFE afin de concrétiser une alliance des
territoires Terres de Sources, en cohérence avec les engagements du projet TIGA, d’essaimage du dispositif
Terres de Sources.
L’organisation de la réponse a été élaborée : identification de l’appel à projets concerné, analyse des
exigences du cahier des charges, collaboration avec le Centre d’écodéveloppement de Villarceaux,
identification des attentes des territoires partenaires, ...
La réponse à l’appel à projets Life standard a ainsi pu commencer dès le début 2025 pour une réponse à
déposer avant mi-septembre 2025.67
Outre l’intérêt des territoires pour développer Terres de Sources, l’initiative interroge, interpelle et intéresse.
Ainsi, l’équipe est en contact régulier avec des organismes, associations, universités, écoles, instituts
techniques, instituts de recherches, etc… qui se renseignent ou nous demandent de témoigner sur Terres
de Sources pour en faire un exemple de structuration de filières au service de la transition agricole, de la
reterritorialisation de notre alimentation, et de la protection des biens communs.
L’année 2025 s’ouvre sur de beaux défis à relever en équipe, et avec le collectif de partenaires du
programme Terres de Sources !68
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est en charge :
o De l'étude des ressources en eau souterraine et de surface sur les plans qualitatif et quantitatif ;
o De l'étude et la réalisation des ouvrages de production d'eau potable ;
o De l'étude et la réalisation des canalisations d'interconnexion et de transfert de l'eau d'une unité
de production vers les services de distribution de la Collectivité, ou vers une collectivité voisine
achetant ou vendant de l'eau en gros à la Collectivité Eau du Bassin Rennais ;
o De l’organisation de l'exploitation de l'ensemble des barrages, des ouvrages de production d'eau
et des canalisations d'interconnexion et de transfert de l'eau produite ;
o Des livraisons permanentes et temporaires d'eau, achats, ventes et échanges d'eau avec d'autres
collectivités publiques compétentes en production ou distribution d'eau potable.
La Collectivité est propriétaire des barrages et des ouvrages de production d'eau potable ainsi que des
canalisations d'interconnexion et de transport d'eau qu'elle réalise.
Elle s’inscrit en matière de production dans le cadre des dispositions générales du schéma départemental
d'alimentation en eau potable porté par le SMG Eau 35.
I. LES CHIFFRES CLES69
IV. Présentation des installations
La production d’eau de la
Collectivité Eau du Bassin
Rennais s’appuie sur 17
ressources, soit 2 barrages
principaux (et 3 secondaires), 2
prises d’eau en rivière, 1 prise
d’eau en étang et 12 ressources
souterraines, mais aussi 12
installations de traitement, et un
réseau d’adduction de 240 km
d’eau brute et d’eau traitée :70
La Collectivité Eau du Bassin Rennais dispose également d’ouvrages de stockage d’eau potable situés à
proximité des usines ou le long des adductions et des réseaux de distribution. Ils représentent une capacité
totale de stockage de 117 055 m³ répartie sur 60 réservoirs au sol, sur tour ou enterrés et 10 bâches dans
les usines (cf : annexe 3). Voici les données quantitatives et qualitatives de l’année 2024.
V. DONNÉES QUANTITATIVES ET QUALITATIVES DE
L’ANNÉE
1. Les volumes produits, exportés et importés
1.1 Les volumes produits
L’eau est produite à partir de ces installations et transportée dans des adductions jusqu’aux compteurs de
vente d’eau en gros aux délégataires de la distribution de la Collectivité ou des collectivités voisines :
Autorisations existantes de prélèvement Usines
Capacité
nominale de
traitement
15 000 m³/j maxi soit 750 m3/h
18 000 m3/j ; 150 000 m3 en année normale
1 750 000 m3 en année exceptionnelle
1 500 m3/j Usine de la Noë à Saint Gregoire 1 500
Puits : 400 m³/j max
Forage : 240 m³/j max
2 160 m3/j
4 320 m3/j
1 680 m3/j
prélèvement limité à 3600m3/j ou 50 l/s Usine de Lillion à Le Rheu 3 600
prélèvement limité à 100 000 m3/an Usine de Montfort sur Meu 500
prélèvement réduit à 500 m3/j ou 175 000 m3/an Usine de la Chaumière à Feins 479
prélèvement limité à 400m3/j ou 146 000 m3 / an Usine du Rocher à la Chapelle Chaussée 400
Prèlèvement autorisé à 70m3/h et production limitée à
80m3/h Usine de la Haute Chellerais à Gahard 1 600
145 179
Ensemble des deux ressources
25 000
Pris d'eau en rivière Le
Couesnon
Autorisations de prélèvement et capacités de production des installations de traitement
Ressources
Usine de la Seinière à Mézières-sur-Couesnon
75 000
Barrage secondaire du
Prise d'eau en rivière
Prise d'eau en étang des
Bougrières
30 000
Bassin
du Meu
Barrage de la Chèze
80 000 m3/j
Usine de Villejean à Rennes
Barrage de Rophemel 1 500 m3/h Usine de Rophemel à Plouasne
Captage de Fénicat
400
Captage de la Marionnais
Usine de Champs Fleury à Bruz
Captage de la Noë
Captages de Vau Reuzé Usine de Vau Reuzé à Betton
TOTAL
15 000 m³/j maxi soit 750 m3/h
25 000 m³/j max
Drains du Coglais
1 200
Captage de Beauregard
Captages de la Tournerie
Usine de la Douettée à Saint Aubin d'Aubigné
Captages de Lillion
Drains Asnières
Captages de la Chaumière
Captage du Rocher
Captage de la Douéttée Prélèvement limité à 80 m3/h ou 1200 m3/j
5 500 Captage de la Pavais
Volume prélevé : 27.8 millions de m³
Volume produit : 26.6 millions de m³71
Une partie de l’eau produite est en effet exportée vers des collectivités extérieures au périmètre de la
Collectivité.
Le resserrement des deux courbes ci-après montre l’amélioration du rendement des usines avec de moins
en moins d’eau de process utilisée. Cette tendance s’explique par le pilotage de projets structurants de
modernisation réalisés par le pôle Production de la Collectivité dans une majorité des usines.
La mise en service de la conduite Aqueduc Vilaine Atlantique en 2024 a permis des échanges d’eau entre
la Collectivité et Eaux et Vilaine. Le solde positif d’import d’eau potable a été rajouté sur le graphique.72
31%
7% 50%
3,7%
1,1%
3,7%
0,2% 1,4%
0,4%
0,3%
0,9%
Répartition de la production 2024
Mézières sur Couesnon
Rophémel
Villejean
Champ Fleury
La Noé
Vau Reuzé
Lillion
Asnieres
La Douettée
La Chaumière
Le Rocher
La Haute Chellerais73
L’année 2024 a été marquée par
La vidange du barrage de Rophémel du 5
avril au 13 décembre 2024, réduisant fortement la
production à l’usine de Rophémel de janvier à avril
pour un total de 1 878 556 m3 (-74% par rapport à
2023),
Une pluviométrie importante, +17% à
Mézières, +69% à la Chèze et +3% à Rophémel,
soit en moyenne +24% par rapport à 2023,
La mise en service de la conduite Aqueduc
Vilaine Atlantique qui a permis un apport d’eau
vers Villejean de 1 034 608 m3 soit 235 966 m3 du
réservoir de Goven vers l’usine de Férel et
1 270 574 m3 de Goven vers Villejean,
Un prélèvement de 27 857 180 m3 (qui ne
comprend pas les volumes prélevés par l’usine de
Férel) le plus faible depuis 2017, en baisse de
6.7% par rapport à l’année 2022 et de 2.5% par
rapport à 2017 (2 années marquées par la
sécheresse),
Une bathymétrie dans le barrage de la
Chèze qui vient corriger son volume de 14 500 173
m3 à 13 140 000 m3 du fait d’une erreur d’estimation depuis l’origine de sa construction,
Une production à 26 646 784 m³ (hors volumes AVA) et 27 681 392 m3 avec les imports d’AVA,
la plus faible depuis 4 ans, en baisse de 1.4 % par rapport à 2022,
Le remplissage du barrage de la Chèze qui s’est fait sans l’utilisation du Meu et fortement à
partir de la dérivation du Canut : 1 723 604 m3 du barrage du Canut vers la Chèze du fait d’une
amélioration de la qualité d’eau dans le Canut,
L’usine de Villejean alimentée par un prélèvement important de 3 282 985 m³ dans la rivière
Le Meu et de 10 239 290 m3 dans le barrage de la Chèze (8 557 484 m3 en 2022), soit un total prélevé
de 13 522 275 m3,,
Un prélèvement dans le Couesnon qui a augmenté de 10% par rapport à 2023 du fait de
l’absence d’impact sécheresse pendant l’année,74
L’aqueduc Vilaine Atlantique mis en service début juillet 2024 a modifié notre production, avec une hausse
importante liée au transfert d’eau de début juillet à mi-août 2024 et une baisse de la mi-août à fin décembre.75
Les prélèvements dans le barrage de la Chèze et la rivière Le Meu n’ont jamais été aussi importants du fait
de l’arrêt de l’usine de Rophémel en mars 2024 pour travaux de modernisation.
0
2 000 000
4 000 000
6 000 000
8 000 000
10 000 000
12 000 000
14 000 000
16 000 000
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Origines des eaux transférées vers Villejean
Barrage de la Chèze Le Meu Les Bougrières
0
2 000 000
4 000 000
6 000 000
8 000 000
10 000 000
12 000 000
14 000 000
16 000 000
2000 2005 2010 2015 2020 2025 2030
Evolution des prélèvements Cheze + Meu + Bougrières
Total Linéaire (Total)76
Le rendement hydraulique global des usines augmente de 0.8% par rapport à l’année 2023 pour atteindre
suivant les sites de 83.3% (Usine de la Haute Chellerais, en cours de refonte) à 100% (Usine d'Asnières à
Montfort-sur-Meu), soit une moyenne de 95.7 %.
Le rendement des réseaux d’adduction est proche de 100% ; l’indice linéaire de perte s’améliore depuis
quelques années.
2020 2021 2022 2023 2024
Pertes Pour
Process Prélevé Produit
Volume
process
usine
Mézières sur
Couesnon 97,8% 98,2% 98,1% 97,8% 96,6% 292 707 8 619 348 8 326 641 292 707
Rophémel 91,6% 91,7% 92,2% 91,3% 90,2% 205 180 2 084 136 1 878 956 205 180
Villejean 95,4% 94,8% 94,8% 94,8% 94,8% 529 359 13 797 646 13 268 287 529 359
Champ Fleury 97,4% 97,2% 96,9% 96,9% 97,0% 30 623 1 021 245 990 622 30 623
La Noé 96,0% 96,5% 95,9% 95,7% 92,7% 22 915 314 481 291 566 22 915
Vau Reuzé Usine à
l'arrêt
Usine à
l'arrêt
Usine à
l'arrêt
Usine à
l'arrêt
Usine à
l'arrêt 65 65 0 65
Lillion 90,3% 96,1% 96,3% 96,0% 96,2% 39 260 1 029 749 990 489 39 260
Asnieres 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% - 54 212 54 212 0
La Douettée 99,3% 98,5% 97,7% 94,8% 93,3% 27 262 406 944 379 682 27 262
La Chaumière 88,5% 87,5% 96,0% 92,3% 96,6% 4 006 118 537 114 531 4 006
Le Rocher 99,5% 85,5% 97,6% 97,2% 96,8% 2 942 92 746 89 804 2 942
La Haute Chellerais 87,6% 86,3% 79,0% 81,1% 83,3% 50 795 303 440 252 645 50 795
Rendement global de
production et total
des pertes 94,8% 94,8% 94,1% 94,9% 95,7% 1 205 114 27 842 549 26 637 435 1 205 114
Volumes 2024 (m ³) Rendement77
1.2 Les volumes exportés
L’année 2024 est marquée par une stabilité du volume fourni aux collectivités extérieures, hormis la
nouvelle fourniture d’eau à Eaux et Vilaine via le SMG Eau 35 sur l’Aqueduc Vilaine Atlantique. En 2022 la
CEBR avait secouru Eau des Portes de Bretagne qui elle-même secourait le Syndicat de la forêt du Theil.
Fournitures d'eau extérieures au territoire de la Collectivité 2022
(m³)
2023
(m³)
2024
(m³)
% d'évolution
2024/2023
Communauté de Communes St Méen - Montauban 132 328 132 568 148 348 12%
Dinan Agglomération 114 986 116 504 115 914 -1%
Communauté de Communes de la Bretagne romantique 980 495 899 826 873 779 -3%
Communauté de Communes Bretagne romantique (adduction de Rophémel) 822 473 744 723 712 978 -4%
Communauté de Communes Bretagne romantique (usine du Rocher) 83 934 86 033 93 340 8%
Communauté de Communes Bretagne romantique (depuis réseau Bécherel) 29 220 29 156 31 514 8%
Communauté de Communes de la Bretagne romantique (depuis réseau Guipel) 44 868 39 914 35 947 -10%
Eau des Portes de Bretagne 1 615 086 806 803 792 950 -2%
Eau des Portes de Bretagne (Liffré depuis usine de Mézières-sur-Couesnon) 237 169 205 838 197 714 -4%
Eau des Portes de Bretagne (réservoir de Cesson-Sévigné) 832 841 80 124 87 926 10%
Eau des Portes de Bretagne (fourniture ex DSP ex SIE St Aubin - pour LCC) 470 519 450 589 467 838 4%
Eau des Portes de Bretagne (fourniture interne au contrat de DSP multipartite Vallée
du Couesnon - pour LCC) 74 557 70 252 39 472 -44%
Eau du Pays de Fougères 168 004 170 029 176 369 4%
Eau du Pays de Fougères (eau brute) 0 0 0 0%
Eau du Pays de Fougères (fourniture interne au contrat de DSP multipartite Vallée du
Couesnon - pour SEVC) 168 004 170 029 176 369 4%
SMPEP Ouest 35 13 116 17 336 37 850 118%
Eaux et Vilaine via SMGEau 35 (Aqueduc Vilaine Atlantique) 235 966
TOTAL 3 024 015 2 143 066 2 381 176 11%78
Les tarifs complets appliqués sur l’année 2024 pour l’ensemble des ventes d’eau sont présentés en
annexe 6.
1.3 Les volumes importés depuis les collectivités voisines
Une partie des communes du pourtour de
la Collectivité Eau du Bassin Rennais est
alimentée par les productions ou imports
d’eau des collectivités voisines, du fait de la
structuration historique des réseaux de
canalisations.
En 2024, la Collectivité a importé 3,9 millions de
m³, incluant 567 000 m³ produits par la CEBR et qui
transitent par la Communauté de Communes
Bretagne romantique pour alimenter les
communes du nord-est de la CEBR (CCVIA).
Part Collectivité
Part fixe
(€ / semestre
/ compteur)
Part variable
eau potable
(€ / m³)
Coûts
additionnels
Surtaxe
(€ / m³)
Contrat Production SPL
Eau des Portes de Bretagne - 0,5952 € 13 608,49 € 0,2268 €
Eau du Pays de Fougères (eau brute) 1 349,32 € - - 0,1248 €
Autres collectivités extérieures 1 376,86 € 0,5952 € - 0,2268 €
Contrat Production SAUR ex SPIR
Production Usine de la Douettée - 0,8430 € - 0,2268 €
Production Usine du Rocher - 0,6805 € - *
Contrat Production VEOLIA ex SIE Vallée du Couesnon
Production Usine de la Haute-Chellerais - - - 0,2268 €
* la production de l'usine du Rocher vendue à CCBr est en grande partie rachetée par la CEBR pour alimenter son territoire
Tarifs 2024 des ventes d'eau en gros aux collectivités extérieures
(montants HT)
Part délégataire
Volume 2024
(millions de m³)
Production Collectivité Eau du
Bassin Rennais pour son territoire 24,8 88%
Importation collectivités voisines
(hors transit par CCBr) 3,3 12%
Volume d'eau alimentant le
territoire Eau du Bassin Rennais 28,1
Collectivité fournisseuse Volume 2024 (m³)
Communauté de Communes de la Bretagne romantique 920 780
Eau des Portes de Bretagne 896 958
SIE Forêt du Theil 137 469
SIE des Bruyères 6 268
SMP Ouest 35 329 773
SM Eau de la Forêt de Paimpont 168 315
Communauté de Communes St Méen-Montauban 176 001
Eaux et Vilaine via SMGEau 35 (Aqueduc Vilaine Atlantique) 1 270 574
Total 3 906 13879
2. Données qualitatives
2.1 Le suivi de la qualité des eaux
L’eau produite et distribuée aux habitants doit respecter en permanence les normes nationales de
potabilité. La Collectivité s'appuie sur le programme de contrôle officiel réalisé par l’Agence Régionale de
la Santé (ARS), le programme d'auto-surveillance des délégataires et ses propres programmes de suivi.
La Collectivité participe à l'élaboration des programmes d'auto-surveillance des délégataires, s'assure du
respect de ces programmes et exerce une veille sur le suivi des non conformités.
La politique globale de suivi de la qualité d'eau par la Collectivité va au-delà des obligations réglementaires,
avec la recherche de molécules émergentes et de virus via un programme de recherche et développement.
Un glossaire en annexe 9 définit les différents termes en italique utilisés ci-après
Remarque : les imports depuis
la CCBr sont, pour une part
très significative, un transit via
les canalisations de la CCBr
d’une eau qui est produite en
amont par l’usine de la
Collectivité (Rophémel).80
Lillion Asnière La Chaumière La Haute Chellerais La Douettée Le Rocher
Taux de conformité
aux LIMITES de
qualité
réglementaires
Microbiologie 100% 100% 100% 100% 100% 100%
Physico-
chimie 100% 100% 100% 100% 100% 100%
Limite ou
Référence de
qualité
Teneur
2024
Rophémel Villejean
Mézières
sur
Couesnon
La Noé Champ Fleury
Contrôle ARS
et auto-
contrôle SPL
Contrôle ARS
et auto-
contrôle SPL
Contrôle ARS
et auto-
contrôle SPL
Contrôle ARS
et auto-
contrôle SPL
Contrôle
ARS et auto-
contrôle SPL
Nitrates 50 mg/L Moyenne 22,2 14,3 35,8 14,6 20,6 Total pesticides 0,5 μg/L Maximale 0,03 0,09 0,07 0,01 0,05 Trihalométhanes
(THM) 100 μg/L Moyenne 8,8 10,7 6,5 4,4 20,9 Bromates 10 μg/L Moyenne 1,1 0,8 0,7 0,4 0,9 Carbone Organique
Total (COT) 2 mg/L Moyenne 1,3 1,1 0,7 0,8 0,9 Dureté de l'eau (TH) aucune Moyenne 17,4 17,7 16,3 36,2 17,6
Limite ou
Référence de
qualité
Teneur
2024
Lillion Asniere La Chaumière La Haute Chellerais La Douettée Le Rocher
Contrôle ARS
et auto-
contrôle SPL
Contrôle ARS
et auto-
contrôle SPL
Contrôle ARS Contrôle ARS Contrôle ARS Contrôle ARS
Nitrates 50 mg/L Moyenne 3,1 12,7 3,0 16,8 19,2 0,2 Total pesticides 0,5 μg/L Maximale 0,21 0,07 0,16 0,07
(THM) 100 μg/L Moyenne 7,5 71,0 29,7 16,6 11,3 2,4 Bromates 10 μg/L Moyenne 1,4 0,7 3,6 0,6 0,5 1,3 Carbone Organique
Total (COT) 2 mg/L Moyenne 1,2 1,1 1,9 1,8 1,4 0,4 Dureté de l'eau (TH) aucune Moyenne 21,6 19,1 22,4 17,8 28,9 20,381
Concernant les paramètres de qualité de l’eau produite analysés dans le cadre du contrôle sanitaire
réglementaire :
Le bilan annuel de la qualité de l'eau produite, établi
par l'Agence Régionale de la Santé en 2024 en sortie
de l'ensemble des usines de production de la
Collectivité en fonctionnement, fait apparaitre un
taux de conformité aux limites de qualité
réglementaires de 100 % vis-à-vis de la
microbiologie et des paramètres physico-
chimiques.
Limites de qualité Références de qualité
Physico-chimiques Microbiologiques Physico-chimiques Microbiologiques Total ARS 0 0 7 1 8 SPL 0 0 4 11 15 SAUR 0 0 1 0 1 VEOLIA 0 0 6 0 6 Total 0 0 18 12 30
Limites de qualité :
o Respect à 100%.
Références de qualité :
o 1 dépassement pour les spores de
micro-organismes anaérobies sulfito-
réducteurs (2/100 mL) en sortie de
l’usine de la Haute-Chellerais le 19
décembre.
Limites de qualité :
o Respect à 100%
Références de qualité :
o 1 dépassement pour l’équilibre calco-
carbonique en sortie de l’usine de Mézières-
sur-Couesnon le 10 janvier.
o 1 dépassement pour la turbidité (11 NFU) en
sortie de l’usine de la Douettée le 27 août.
o 1 dépassement pour le fer (627 μg/L) en sortie
de l’usine de la Douettée le 27 août.
o 1 dépassement pour le manganèse (91,3 μg/L)
en sortie de l’usine de la Douettée le 27 août.
o 1 dépassement pour l’équilibre calco-
carbonique en sortie de l’usine de la Douettée
le 27 août.
o 2 dépassements pour le carbone organique
total en sortie de l’usine de la Haute-Chellerais
le 16 octobre (2,2 mgC/L) et le 19 décembre
(2,3 mgC/L)82
Concernant les paramètres de qualité de l’eau produite analysés dans le cadre des programmes
d’autosurveillance des délégataires :
Pour les analyses ayant identifié une non-conformité, l'ensemble des prélèvements de contrôle ont
immédiatement montré un retour à une situation conforme, excepté pour le carbone organique total sur les
usines de la Chaumière et de la Haute Chellerais. Ces 2 usines sont équipées de filtres à charbon actif en
grain qui ne sont pas adaptés pour le traitement de concentrations élevées en carbone organique total
comme celles retrouvées dans les eaux brutes des forages d’alimentation. Des études sont en cours pour
améliorer les performances des 2 usines avec l’emploi de nouveaux procédés de traitement.
Le bilan annuel détaillé du suivi de la qualité des eaux produites est présenté en annexe 1.
Limites de qualité :
o Respect à 100%.
Références de qualité :
o 1 dépassement pour les spores de micro-organismes anaérobies sulfito-réducteurs (2/100 mL) en
sortie l’usine de Mézières-sur-Couesnon le 19 mars.
o 2 dépassements pour les germes aérobies revivifiables à 22°C en sortie de l’usine de Villejean le 6
mai (300/100 mL) et le 19 novembre (300/100 mL).
o 2 dépassements pour les germes aérobies revivifiables à 36°C en sortie de l’usine de Lillion le 28 mai
(300/100 mL) et le 10 décembre (300/100 mL).
o 1 dépassement pour les coliformes (1/100 mL) en sortie de l’Asnière le 19 juin.
o 1 dépassement pour les germes aérobies revivifiables à 22°C (300/mL) en sortie de l’usine de la
Chaumière le 16 juillet.
o 1 dépassement pour les germes aérobies revivifiables à 36°C (300/mL) en sortie de l’usine de la
Chaumière le 16 juillet.
o 1 dépassement pour les coliformes (2/100 mL) en sortie de Villejean le 20 août.
o 2 dépassements pour les coliformes en sortie de l’usine Mézières-sur-Couesnon le 24 octobre (1/100
mL) et le 29 octobre (89/100 mL).
Limites de qualité :
o Respect à 100%.
Références de qualité :
o 1 dépassement pour le manganèse (51 μg/L) en sortie de l’usine de la Douettée le 25 avril.
o 6 dépassements pour le carbone organique total en sortie de l’usine de La Chaumière le 16 juin
(2,1 mgC/L), le 26 juin (2,1 mgC/L), le 9 septembre (2,1 mgC/L), le 8 octobre (2,3 mgC/L), le 6
novembre (2,3 mgC/L) et le 3 décembre (2,1 mgC/L).
o 4 dépassements pour le carbone organique total en sortie de l’usine de La Haute Chellerais le
9 octobre (2,2 mgC/L), le 6 novembre (2,2 mgC/L), le 27 novembre (2,6 mgC/L) et le 11
décembre (2,6 mgC/L).83
2.2 La fiche hebdomadaire d’information sur la production et la qualité
de l’eau
La Collectivité réalise et met en ligne en page d’accueil de son site internet une « fiche hebdomadaire de
synthèse sur le potentiel et la qualité » de l’eau brute et de l’eau produite et distribuée ". Elle y synthétise
toutes les données collectées auprès des différents délégataires, de l'ARS et de la DREAL :
• La disponibilité des 17 ressources et le potentiel de production d’eau associé,
• La production d’eau dans les 12 usines,
• La qualité des eaux brutes, produites et distribuées,
• Les volumes mensuels vendus aux autres collectivités
VI. LA GESTION PATRIMONIALE LIEE A LA
PRODUCTION
Le schéma directeur en cours de réalisation prend en compte le dynamisme démographique du périmètre
du Bassin Rennais et son élargissement, avec une évolution attendue de 1.1% par an de sa population entre
2020 et 2030 et plus de 100 000 nouveaux habitants attendus entre 2019 et 2040 ; cette tendance
engendrera une pression sur les besoins en eau encore accrus lors des épisodes de chaleur ou de
sécheresse comme l’ont prouvé les fortes demandes de 2017 et 2022.
Cependant depuis 5 ans, l’augmentation de la consommation sur le périmètre historique des 56
communes n’est « que » de 0.2 % chaque année donc décorrélée d’une croissance plus marquée de la
population.
L’année 2024 a montré une diminution des besoins de production (en intégrant l’import AVA) de 1.5 % par
rapport à 2022, en lien avec les campagnes de communication incitatives ; ces économies apportent une
faible marge pour compenser l'évolution du climat et la perspective de difficultés de remplissage de nos
ressources en cas d’année sèches successives.
Dans ce contexte, la Collectivité ne souhaite pas subir cette augmentation tendancielle des besoins en
eau sans agir.
La Collectivité va engager environ 76 millions d'euros d’études et travaux sur ses infrastructures de
production entre 2024 et 2028, afin d'envisager sereinement la sécurité de son approvisionnement dans
les 10 ans à venir et produire une eau de qualité irréprochable, y compris en termes de saveur.
L'année 2024 a été principalement marquée par la vidange du barrage de Rophémel et le démarrage des
travaux associés, la poursuite des travaux de réhabilitation de l’usine de Rophémel, la mise en service de
l’Aqueduc Vilaine Atlantique ou encore par la rénovation du réservoir de Villejean et la construction d’un
nouveau réservoir à la Mézière.84
1. Barrages
1.1 L’ensemble des barrages
Suite à la mise à jour de l’inventaire des ouvrages de la Collectivité au cours de l’année 2019, la liste des
ouvrages est la suivante :
Le suivi permanent de chaque ouvrage comprend :
• L’exploitation du barrage, réalisée par la SPL Eau du Bassin Rennais, avec l'auscultation régulière
et les opérations d’entretien et de renouvellement
• Le suivi réglementaire, assuré par la Collectivité, avec les rapports d'auscultation et de
surveillance et la visite technique approfondie.
Les deux structures sont accompagnées par GEOS, bureau d’études agréé « barrage ».
1.2 La gestion du barrage de la Chèze
Concernant l’exploitation du barrage, l’année 2024 n’a connu ni évènement de crue ni Evènement
Intéressant à la Sûreté Hydraulique (EISH) ni Précurseur à la Sécurité Hydraulique.
Les services de l’Etat ont mené une inspection périodique du barrage de la Chèze le 30 octobre
2024.L’année 2025 sera marquée par la réalisation du diagnostic exhaustif du barrage de la Chèze dans la
perspective de la révision de l’Etude De Dangers prévue pour 2026.
Suite aux travaux de rénovation du dispositif d’auscultation, les consignes écrites d’exploitation du barrage
ont été révisées afin de fiabiliser les mesures.
Les travaux de rénovation de la passerelle d’accès à la tour de prise d’eau ainsi que des travaux
hydromécaniques sur les vannes de ces ouvrages sont planifiés à moyen terme.
• Barrage de la Chèze : classe A selon l’arrêté préfectoral du 1er juillet 2019
• Barrage de Rophémel : classe B selon l’arrêté préfectoral du 25 avril 2018 avec exigence de
la classe A
• Barrage du Canut : classe C selon l’arrêté préfectoral du 14 avril 2009
• Barrage de Pont-Muzard : classe C
• Barrage du Néal : non-classé.
2 barrages
principaux
3 barrages
secondaires85
1.3 La gestion du barrage de Rophemel
En 2024, afin de permettre la réhabilitation de l’étanchéité et du génie civil du barrage qui date des années
1930, une vidange de la retenue a eu lieu. Cette réhabilitation a nécessité de nombreuses opérations
complexes, une forte disponibilité des différents acteurs et une grande coordination.
Les grandes étapes de la réhabilitation sont les suivantes :
➢ Dragage préventif de la retenue : janvier à mars 2024
➢ Vidange de la retenue avec pêche de sauvegarde et suivi physico-chimique en simultané : avril
2024
➢ Mise en place d’un Dispositif d’Etanchéité par Géomembrane (DEG) : mai à décembre 2024
➢ Remise en eau de la retenue : décembre 2024 à janvier 2025.
La phase de vidange connaissait de nombreux volets préparatoires avec notamment une phase de dragage
préventif afin de limiter la remise en circulation de sédiments lors de la phase d’abaissement du niveau de
l’eau. A titre d’information, un volume de sédiments d’environ 15 000 m3 a été extrait et est en cours de
déshydratation dans des bassins dédiés.
Également, des pêches de sauvegarde ont lieu avant et pendant l’abaissement afin de « sortir » l’ensemble
des poissons de la retenue et de les redistribuer dans des plans d’eaux environnants. Ces opérations ont
été menées en lien avec la Fédération de Pêche des Côtes d’Armor ainsi que les AAPPMA locales et
l’engagement de leurs bénévoles.
Vue du parement amont et l’ensemble des
échafaudages depuis la plateforme du batardeau.
Vue du parement amont équipé du dispositif
d’étanchéité depuis la tour d’exhaure.86
La phase d’abaissement s’est déroulée au cours du mois d’avril 2024 sous le contrôle strict d’un laboratoire
de suivi physico-chimique et ce, en lien étroit avec le pêcheur professionnel, l’exploitant et le maître
d’ouvrage.
Après une phase de nettoyage du parement amont, la mise en place des échafaudages et la pose de la DEG
se sont déroulées entre mai et décembre 2024. Lors de cette phase de travaux, 2 800 m2 de membrane ont
été posés et répartis selon 14 compartiments, chacun équipé d’un drain de fuite. A ce jour, les débits de
fuite sont minimes voire absents pour certains compartiments.
Après l’achèvement de la pose de la géomembrane, la remise en eau de la retenue a débuté selon un
rythme permettant de suivre l’évolution des débits de fuite et de faciliter les réparations en cas de besoin.
Les travaux de reprise du génie civil du parement aval démarreront en 2025 et se dérouleront jusqu’à la fin
du 1er trimestre 2026.
1.4 La gestion du barrage du Canut
Au cours de l’année 2024, aucune crue ni évènement particulier n’est enregistré sur le barrage du Canut.
Il est à noter que des travaux hydromécaniques sont prévus sur cet ouvrage conjointement avec ceux sur
le barrage de la Chèze.
1.5 La gestion du barrage de Pont-Muzard (en amont du barrage de la
Chèze)
Aucun évènement ni incident particulier n’est à déclarer pour l’année
2024.
A moyen terme, des reprises ponctuelles de génie civil des
évacuateurs de crue sont programmées.
Barrage de Pont-Muzard-Vue aval des évacuateurs de crue87
1.6 La gestion du barrage du Néal (en amont du barrage de Rophémel)
Aucun évènement ni incident particulier n’est à déclarer pour l’année 2024.
Le barrage du Néal a fait l’objet de travaux sur le parement aval : nettoyage, rejointement partiel et
aménagement d’un quai pour l’accès à l’eau.
Barrage du Néal-Vue du parement aval
avant travaux
Barrage du Néal-Vue du parement aval après travaux
2. Captages et usines de potabilisation
2.1 Le schéma directeur
Entre 2015 et 2021, la Collectivité a constaté une augmentation constante des besoins en eau d’environ 1,7 % par an liée :
• À une augmentation de la population et des activités économiques à desservir ; si l’on se base sur l’étude de l’INSEE et de l’AUDIAR, on augure 100 000 nouveaux habitants à l’horizon 2040/2019, • Des demandes ponctuelles de secours de territoires voisins, particulièrement en période de sécheresse,
• À des extensions du périmètre de la Collectivité.88
Afin répondre à ces besoins en eau, la Collectivité a décidé d’engager une étude sur les futurs travaux à entreprendre portant sur 3 volets : production, distribution et plan de gestion de la sécurité sanitaire des eaux (PGSSE).
La Collectivité Eau du Bassin Rennais dispose de 12 installations de production prélevant dans 17
ressources parfois situées loin du Bassin Rennais ; la capacité de production totale est supérieure à 145
000 m3/j. De plus, La Collectivité est interconnectée, depuis 2024, avec l’usine de Férel (56) via l’aqueduc
Vilaine Atlantique. En 2006, le SMPBR (prédécesseur de la Collectivité Eau du Bassin Rennais) a lancé les
premiers investissements du Schéma d’approvisionnement et de desserte en eau des adductions basé sur
le territoire historique du SMPBR. Les derniers investissements liés à la production ont été finalisés en 2020
après un investissement cumulé de plus de 100 millions d’euros entre 2006 et 2020. Ils ont permis
d’alimenter dans de bonnes conditions les abonnés malgré une forte croissance démographique et de
rééquilibrer l’alimentation en eau de façon homogène sur l’ensemble du périmètre de la Collectivité afin de
compenser les déficits constatés. Toutefois, l’intégration de nouveaux territoires, l’âge avancée de
certaines adductions structurantes, l’évolution de la Directive Cadre Eau et le réchauffement climatique
impactent les ressources et ont nécessité d’établir un nouveau schéma directeur d’approvisionnement.
En 2018, la Collectivité Eau du Bassin Rennais a approuvé son schéma de desserte de distribution d’eau
potable ainsi que l’étude de gestion patrimoniale effectués par le bureau d’études ARTELIA. Ce schéma de
desserte et de l’étude patrimoniale, débuté en 2016, portait sur le périmètre de la Collectivité au 1er janvier
2015 constituée de 56 communes (43 communes de Rennes Métropole et 13 communes hors Rennes
Métropole), avec environ 3600 km. Le transfert de la compétence eau potable de la Communauté de
Communes de Montfort au 1er janvier 2020, puis de la Communauté de Communes Val d’Ille d’Aubigné
depuis le 1er janvier 2021 et 2022, nécessite de réaliser un schéma de desserte pour les 19 communes
nouvellement intégrées en modifiant le schéma de 2018. La Collectivité souhaite également actualiser son
schéma de distribution par la mise à jour de certaines données de consommation et de prévision
d’urbanisation et réaliser des études complémentaires afin d’établir un nouveau programme de travaux
regroupant les 75 communes actuelles et ses 4 650 km de réseaux.
Enfin, la Collectivité Eau du Bassin Rennais entame la démarche d’élaboration d’un Plan de Gestion de la
Sécurité Sanitaire des Eaux (PGSSE). Elle a décidé d’établir son PGSSE en 1er lieu sur la partie de son
territoire exploitée par la Société Publique Locale Eau du Bassin Rennais lors de la mise en concurrence et
qui n’est pas amenée à faire l’objet de gros travaux dans les années qui viennent. Ce PGSSE partiel
constitue donc le 3ème volet de l’étude, plus opérationnel, mais basé sur l’état des lieux général à établir
dans le cadre du schéma directeur d’approvisionnement et du schéma de desserte. Un PGSSE
complémentaire sera réalisé ultérieurement.
Cette étude a été attribuée au groupement Bourgois-Artelia.
Sur le volet production
Sur le volet distribution89
L’année 2024 a permis de :
• Travailler sur les différents scénarii du volet production pour
▪ Proposer des réductions des pertes en eau dans les usines,
▪ Rechercher un potentiel de nouvelles ressources souterraines, de carrières utilisables ou de
nouveaux prélèvements en rivière,
▪ Améliorer le process dans l’usine de Champs Fleury pour optimiser son traitement,
▪ Augmenter la capacité de stockage avec la création d’un nouveau réservoir sur le service
Haut,
▪ Apporter une sécurisation supplémentaire à l’usine de Villejean,
• Tester les 19 modèles hydrauliques utilisés par les exploitants, et déterminer :
▪ Les insuffisances et améliorations à apporter en extension ou renforcement de réseau voire
en abandon de réseau,
▪ Les stockages ou stations de pompage à créer.
• Travailler sur les consommations pluriannuelles et projetées pour chaque entité hydraulique selon
plusieurs indicateurs, à la fois pour les usagers mais aussi les gros consommateurs et industriels.
Cela a conduit à déterminer une ambition forte de réduction des consommations avec une première
cible pour 2030 :
▪ Baisse des prélèvements de 10% dans les ressources par rapport à 2019 pour respecter le
plan gouvernemental sur l’eau présenté en mars 2023,
▪ Réduction des consommations unitaires d’au moins 17% entre 2019 et 2030 pour respecter
l’objectif ci-dessus tout en accompagnant le développement démographique et économique
(cible dotation par habitant ~ 35 m3 par an pour les consommations domestiques et activités
hors industriels de + 10.000m3/an),
▪ Réduction des fuites d’eau avec pour objectif un rendement moyen des réseaux de 91%, soit
une réduction des volumes de pertes d’environ 400.000m3/an
▪ Réduction des eaux de process utilisées dans les usines avec un objectif de 95.9%, soit une
réduction des volumes de pertes d’environ 800.000m3/an
▪ Baisse de la consommation unitaire moyenne des industriels de 17% avec un potentiel
d’accueil de nouveaux industriels à hauteur de 140 000 m3 par an.
• Finaliser le PGSSE sur l’unité de distribution de Champs Fleury comprenant les ressources, l’usine, le
réseau de distribution sur 10 communes et démarrer le PGSSE de l’unité de distribution de Villejean.
Ce travail a permis de recenser les risques et vulnérabilités sur ce territoire- et de les coter afin de
hiérarchiser les propositions d’amélioration.
2.2 La modernisation de l’usine de Rophémel
Les travaux de construction des
nouveaux ouvrages confiés au
groupement d'entreprises OTV, CNR,
LEDU et TSI, se poursuivent sous la
maitrise d'œuvre du cabinet Bourgois.90
Débuté en septembre 2023, le chantier progresse à un rythme soutenu et plusieurs phases déterminantes
ont été réalisées en 2024 grâce à l'engagement et l'implication de l'ensemble des intervenants. Fin 2024, la
structure principale du nouveau bâtiment se dessine, avec la réalisation du gros œuvre offrant ainsi un
premier aperçu de la future usine. Parallèlement, les équipements liés au process prennent place à
l'intérieur des nouveaux ouvrages.
Pompes de prélèvement de l'eau dans le
barrage
Pompes de lavage des filtres
La modernisation de l'usine consiste en la construction d’un bâtiment pour y installer une nouvelle filière
de traitement qui vise à améliorer la qualité de l'eau potable en adoptant les technologies de traitement les
plus vertueuses et efficaces avec :
▪ Une capacité de production modulable (450 à 1 500 m³/h soit 30 000 m³/j) pour répondre aux échanges d'eau saisonniers après la mise en service de l'Aqueduc Vilaine Atlantique (AVA),
▪ Un fonctionnement sur 2 files de traitement indépendantes et interconnectables pour faciliter l'exploitation et la maintenance,
▪ Une filière multi-barrières performante pour éliminer les matières organiques, la turbidité, les algues, les micropolluants émergents (pesticides et métabolites) avec une double étape d'adsorption sur charbon suivie d'une filtration. La diminution des teneurs du Carbone Organique Total (principal indicateur de la quantité de matière organique présente dans l'eau) permet de réduire les consommations en chlore et améliorer le goût de l'eau,
▪ Une maîtrise des pertes en eau liées au process avec le recyclage des premières eaux filtrées,
▪ Une démarche de développement durable et d'énergie renouvelable comprenant l'installation de panneaux photovoltaïques (Leur installation ultérieure relève d’un marché de travaux spécifique, distinct de l’opération principale)91
▪ Une conception avec des technologies peu énergivores et des équipements basse consommation,
▪ Une automatisation et une ergonomie optimisées,
▪ Un site contrôlé et protégé avec accès restreint et un système de cybersécurité renforcé.
Septembre 2023 à Juillet 2025 : premiers terrassements, construction de la nouvelle filière de
potabilisation, montage des équipements, travaux d'électricité et d'automatismes,
Avril à Novembre 2024 : pendant la vidange du barrage de Rophémel, arrêt de l'usine existante,
réfection des ouvrages conservés, renouvellement des équipements intégrés dans la nouvelle
filière,
Février 2025 : redémarrage de l'usine existante jusqu’à la mise en distribution à partir de la nouvelle
filière,
Juillet 2025 : Achèvement des travaux de la nouvelle filière,
Eté 2025 : début de la mise en service de la nouvelle filière de traitement,
Fin 2025 : distribution de l'eau à partir de la nouvelle usine.
À l’issue de la mise en service de la nouvelle usine, une seconde phase de travaux sera engagée, portant à
la fois sur l’ancienne et la nouvelle usine. Elle comprendra notamment l’installation de panneaux
photovoltaïques, la déconstruction des ouvrages de l’ancienne usine non réutilisés, la construction d’une
salle de réunion, ainsi que l’aménagement paysager du site avec la création d’un verger, la plantation
d’essences locales, et l’installation d’habitats favorables à la biodiversité (oiseaux et chauves-souris)
Les grandes étapes des travaux
Montant initial des travaux : 20,2 M €
25 personnes présentes sur le chantier
39 500 / 42 000 heures de production en génie civil dont 3 500 heures en travaux d'insertion
A fin 2024, 5200 m³ de béton sur 5600 et 465 Tonnes d’acier sur 490T ont été mis en œuvre.92
2.3 Réhabilitation de nos forages
En 2024, la réhabilitation des forages initiée en 2023 s’est poursuivie avec le nettoyage de deux forages sur
le site de la Tournerie à Gahard (F2 bis et F3) et du forage du Rocher sur la commune de La Chapelle-
Chaussée.
Sur le site de la Tournerie, les travaux d’un montant de
26 223 € HT ont permis d’améliorer la productivité du
forage F3 permettant ainsi de maintenir les conditions
actuelles d’exploitation
pendant les 10 prochaines
années.
En revanche, l’état très
dégradé du forage F2 bis n’a
pas permis de mener
l’ensemble des travaux de
réhabilitation prévus.
En effet, la réalisation de l’air lift (injection d’eau/air sous pression) a entraîné un effondrement du tubage
acier en dessous de 11 m tubage, ce dernier étant fortement corrodé. Le lancement des démarches pour
la création d’un nouveau forage en remplacement du F2 bis est prévu en 2025.
Sur le site du Rocher, les travaux d’un montant de 13 996
€ HT ont consisté en un simple entretien avec un brossage
des crépines et un curage de la base de l’ouvrage. Les
essais par paliers menés en fin de travaux ont montré une
amélioration de la productivité de l’ouvrage par rapport
aux derniers essais menés 1997 avec un rabattement
moindre pour des mêmes débits de prélèvement.93
2.4 Révision de l’autorisation d’épandage des boues
Une réflexion a été lancée début 2024 avec la DDTM 35, la SPL et l’entreprise Valbé sur la gestion des boues
produites par les petites usines de la Collectivité. Compte-tenu des faibles volumes concernés, il a été
décidé de valoriser ces boues sur les plans d’épandage de Mézières-sur-Couesnon, Rophémel et Villejean.
2.5 Réhabilitation de l’usine de la Haute Chellerais (Gahard)
L’usine de la Haute Chellerais, intégrée à la Collectivité le 1er janvier 2022, présente des difficultés à
respecter les références et limites de qualité définies pour l’eau potable ; des travaux y sont indispensables.
Afin de cibler clairement les investissements à engager et d’améliorer la qualité de l’eau produite, une
mission d’étude a été confiée au Cabinet Bourgois pour réaliser un diagnostic et proposer des solutions
techniques et économiques.
La Collectivité a décidé d’opter pour une double étape
d’adsorption : du charbon actif en poudre (CAP) sera injecté à la
place du lait de chaux dans le décanteur physico-chimique en tête
de filière pour faire une première élimination des polluants. Les
filtres à charbon actif en grains (CAG) seront renouvelés pour
permettre d’affiner le traitement et de garantir une eau conforme
aux limites et références de qualité.
Le projet a démarré en 2024 en maîtrise d’œuvre interne, avec une
phase de consultation pour retenir l’entreprise en charge des
travaux de fourniture et d’installation du silo de CAP et du système
de préparation et injection du CAP. Le groupe Saur a été choisi et les
travaux démarerront début 2025.
2.6 Réhabilitation de l’usine de Montfort-sur-Meu
L’unité de production de Montfort sur Meu, datant des années 1930 et 1940, est obsolète.
Diverses problématiques ont été relevées sur les
drains (débit et turbidité), sur l'usine (pas de
branchement électrique, Génie Civil dégradé, Process
de traitement limité), sur l'adduction (profil avec
difficultés de gestion) et sur le réservoir (vétusté
généralisée).
La Collectivité a donc souhaité établir un diagnostic
complet de l'installation afin de statuer sur
l'opportunité d'une réhabilitation. Le cabinet Bourgois
a réalisé une partie de la phase de diagnostic en 2024
avec l'analyse des données disponibles après
l'instrumentation des captages et de l'usine.94
Cette phase d'étude met en évidence :
• Un fonctionnement normal du captage de l'Asnière.
• Des dysfonctionnements multiples sur les captages de Loges et Prairie Journaux (colmatage des
drains, canalisation d'adduction d'eau brute obstruée et non localisable).
• Un dysfonctionnement de la conduite d'adduction entre l'usine et le réservoir de stockage demandant
un renouvellement partiel.
• Une capacité de production qui restera limitée compte tenu de la configuration actuelle du système
et de la faible capacité des captages actuels.
• Une période de nappes hautes seulement sur 1,5 mois par an (mars/avril) avec une production
maximale suivie d'une vidange progressive des nappes jusqu'à l'étiage en août.
Le bureau d'études rendra début 2025 son étude sur l'évolution de la filière de traitement pour remédier aux
problématiques listées. Un choix sera à réaliser sur le devenir de cette unité de traitement.
2.7 Réhabilitation des usines de La Chaumière (Feins), Lillion (Le Rheu)
et du Vau Reuzé (Betton)
Le suivi par la Collectivité des unités de production de La Chaumière, Lillion et du Vau Reuzé, construites
dans les années 1960-70, met en évidence diverses problématiques autant sur l'état des ouvrages que sur
la fiabilité et l'adaptabilité du process de traitement. L'émergence de nouveaux facteurs de pollution
interroge également sur le devenir de ces unités de production.
La Collectivité a donc souhaité lancer une mission d’assistance à maitrise d’ouvrage pour établir un
diagnostic complet de ces 3 installations et statuer sur l'opportunité d'une réhabilitation des ouvrages
existants ou la construction de nouvelles usines. Une consultation lancée mi-2023 a permis de retenir à
l'automne, le bureau d’étude SCE pour un montant de 60 000 euros. Des diagnostics et des missions
complémentaires nécessaires (levé topographique, étude structure…) ont été réalisés en 2024.
Pour l’usine de la Chaumière, le diagnostic a montré que le réacteur de décarbonatation était en mauvais
état et devait être remplacé. L’étape d’adsorption sur charbon actif doit être modernisée pour tenir compte
des variations de qualité d’eau et être évolutive dans le temps. Enfin le traitement des boues doit être
entièrement revu. Il est prévu de sélectionner un maître d’œuvre puis de démarrer la phase d’études en
2025, et la phase travaux fin 2026.
Pour l’usine de Lillion, il ressort de l’étude que le bâtiment d’exploitation est en mauvais état et doit être
reconstruit. Les réacteurs à charbon actif en grain ne sont pas adaptés pour la nouvelle problématique de
qualité d’eau rencontrée, à savoir le traitement des PFAS. Plusieurs procédés modernes sont envisagés :
adsorption sur charbon actif en poudre, charbon actif en micro-grain ou nanofiltration. Une autre solution
consisterait à fermer l’usine de Lillion et envoyer l’eau des 3 forages vers l’usine de Villejean via le pompage
des Bougrières. La Collectivité va poursuivre en 2025 sa réflexion sur le devenir de l’usine.
Enfin pour l’usine de Vau Reuzé, à l’arrêt depuis 2013, le diagnostic met en avant la nécessité de revoir
l’étape de déferrisation, avec l’ajout d’un nouveau réacteur plus performant et robuste. Le bâtiment actuel
est en bon état et sera conservé, tandis qu’un agrandissement de la lagune des eaux de lavage est
préconisé. Il est prévu de sélectionner un maître d’œuvre puis de démarrer la phase d’études en 2027, et la
phase travaux fin 2028.95
2.8 Villejean : phase 4
L’usine de Villejean construite en 1976 a fait l’objet de plusieurs refontes importantes (tête de filière, aval
de la filière, citernes, usine des boues, ...) accompagnées d’un programme de renouvellement annuel
conséquent par l’exploitant.
Du fait de la succession de différents intervenants au gré des refontes, les installations et systèmes
présentent des hétérogénéités qui peuvent conduire à des défaillances ou induisent des fonctionnements
non optimisés. C’est pour cette raison que l’usine de Villejean fait face à un besoin de rénovation de ses
installations électriques, automatismes et contrôles / commandes, cybersécurité pour répondre à un
impératif de pérennité, de fiabilité, de simplification, d’amélioration de l’exploitation et de sécurisation des
installations mais également d’uniformisation du parc.
La SPL, en tant que gestionnaire du service affermé, a missionné une assistance à maitrise d’ouvrage
auprès du groupement EPI/C&I Automatisme/ACCEIS.
Il ressort de cette étude une forte vulnérabilité et obsolescence des installations, rendant nécessaires des
investissements conséquents.
L’année 2024 a permis de contractualiser avec la SPL Eau du Bassin Rennais un contrat de délégation de
maitrise d’ouvrage pour le pilotage de cette opération chiffrée à 6 000 000 €.
La SPL assistée de son AMO, le bureau d’étude EPI, a rédigé en 2024 le cahier des charges pour retenir un
maitre d’œuvre. Le choix des candidatures a permis de retenir trois bureaux d’études : EDEIS Ingénierie,
EGIS Eau et SAFEGE au stade candidature.
Ces trois bureaux d’étude ont été invités à concourir à la consultation pour une remise des offres en janvier
2025.
2.9 Renouvellement des conduites de refoulement sur l’usine de la
Douettée (Saint-Aubin-d’Aubigné)
L’usine de la Douettée à Saint-Aubin-d’Aubigné dispose de 2
chambres enterrées dans le sol pour transférer l’eau traitée
depuis la bâche de stockage du site vers les réservoirs de Chasné-
sur-Illet, Gosné et Saint-Aubin-d’Aubigné. Une fuite a été
découverte par l’exploitant de l’usine (Saur) en 2023 sur l’une des
quatre canalisations connectant les 2 chambres. Compte-tenu de
l’ancienneté et de l’état de dégradation de ces canalisations en
fonte (DN125), des travaux ont été menés en 2024 sous la
direction des pôles Production et Distribution de la Collectivité
pour renouveler ces canalisations et les manchettes associées.
L’intervention s’est déroulée d’octobre à décembre avec
l’entreprise SATEC pour les travaux de terrassement et de
renouvellement des canalisations, et l’entreprise Saur pour les
manchettes.96
2.10 Travaux de terrassement et clôtures sur les usines de La Chaumière
(Feins), de la Douettée (Saint-Aubin-d’Aubig,é) et la Haute-Chellerais
(Gahard)
Le suivi des petites usines au nord de Rennes a montré qu’il était nécessaire de réaliser plusieurs petits
travaux de terrassement et de clôtures sur
plusieurs sites pour améliorer la circulation des
poids lourds et renforcer la sureté des sites. Les
entreprises COLAS pour les travaux de
terrassement et CLO 35 pour les clôtures ont été
retenues.
Sur l’usine de la Chaumière à Feins, les travaux
ont permis d’améliorer la circulation des poids
lourds et la manutention au niveau des filtres à
charbon actif en grain. La canalisation
d’évacuation des eaux sales qui était cassée a été
remplacée. Une nouvelle clôture respectant les
normes de sureté a été posée, ainsi qu’un nouveau portail.
Sur l’usine de la Douettée à Saint-Aubin-d’Aubigné, les travaux de terrassement ont été réalisés pour
agrandir la voie de circulation et faciliter la giration des poids lourds. Une modification sur la clôture
existante a également été réalisée pour permettre d’accéder à l’usine depuis 2 voies d’accès et ainsi
sécuriser les livraisons de réactifs.
Enfin le chemin d’accès aux forages alimentant l’usine de la Haute-Chellerais à Gahard a été refait pour
faciliter la circulation des engins nécessaires à l’entretien des ouvrages et des pompes.
3. Adduction
3.1 Refonte de l’alimentation de l’Ouest de Rennes : étude en cours
L’étude de refonte de l’alimentation de l’Ouest de Rennes lancée en octobre 2020 n’a pu être finalisée en
2024, sur les phases suivantes :
L’inspection acoustique de l’adduction de Rophémel (phase 3) nécessitant des arrêts d’exploitation, il a été
convenu de réaliser celle-ci en 2 temps. Le premier a été réalisé fin 2023, ainsi qu’environ la moitié des
fouilles de reconnaissance sur des zones estimées à fort risque de dégradation des conduites (zones
humides,…).
La deuxième partie des investigations est en attente de réalisation et dépendra de la confirmation ou non
de l’existence des fuites diagnostiquées lors de la première inspection.
Réalisation de diagnostics
structurels sur l’adduction de
Rophémel
Plan d’actions et
investissements97
3.2 Chambres de vannes
Un état des lieux interne réalisé sur les chambres de vannes a mis en évidence la nécessité d’effectuer des
réfections et mises aux normes de certains ouvrages. La Collectivité a réalisé les travaux de réfection et de
mises aux normes d’une chambre test sur l’adduction de la Chèze en 2021.
L’essai étant très concluant, il a été décidé de lancer en 2023, sous maitrise d’œuvre interne, une
consultation des entreprises afin de :
• Généraliser le type de réfections effectuées sur la Chambre test à 7 autres chambres de vannes du même type et présentant des nécessités de réfection et mises aux normes ; • Réhabiliter et mettre aux normes des chambres permettant un passage de bouchon racleur pour nettoyage des conduites ;
• Effectuer des réparations et mises aux normes « test », pour 1 chambre de vannes de type regard purgeur et 1 chambre de vannes de type regard de vidange ; • Réaliser sur la base de bons de commandes des réhabilitations et mises aux normes de divers chambres et regards aussi bien sur le réseau de production que de distribution.
Le marché est attribué en décembre 2023 à l’entreprise Fordiatec.
En 2024, il a été réalisé les réhabilitations pour un montant de 574 729 € HT. Le marché à bons de commandes d’un montant total de maximum 1 000 000 € HT, se poursuit en 2025.
Exemple d’aménagement de la chambre 11.1 :98
Le lot 1 a été attribué à TSM pour un
montant de : 1 097 008 € HT
Le lot 2 a été attribué au groupement Etandex/Jousse
pour un montant de : 1 160 309 € HT
4. Réservoirs et pompages
En 2024, la Collectivité est propriétaire de 70 ouvrages de stockage (réservoirs et citernes intégrées aux
usines) pour une capacité totale de 117 005 m3. Les principales modifications pour 2024 sont les
suivantes :
• Le réservoir de 400m3 de Pacé Nominoë a été abandonnée le 12 décembre 2023
• Le réservoir de 25m3 de La Haurée à Saint-Erblon a été déconstruit en janvier 2024.
• La bâche de contact chlore de 300m3 du service Bas de l’usine des Gallets qui avait été omise
lors des précédents RPQS.
Les ouvrages de stockage ont été construits majoritairement dans les années 70 pour une durée de vie
estimée à 80 ans.
4.1 Le programme pluriannuel de réhabilitation des réservoirs 2022-2025
Une consultation des entreprises a eu lieu en 2023. Le marché est décomposé en 2 lots :
OBJECTIFS MANDATURE 2022 2023 2024 2025 2026
Nombre de réservoirs réhabilités (programme P2 + Villejean service haut + Pacé La
Giraudais)
Objectif : 19 réhabilitations
complètes ou partielles
Travaux de réhabilitation complète : 4 ouvrages :
MORDELLES _ LIBERATION, CHAVAGNE _ CROIX
VERTE, MELESSE _ LA SAUDRAIS, ACIGNE _ LE
CHENE DEY
Travaux de réhabilitation partielle : 4 ouvrages :
MELESSE _ LA SAUDRAIS, LAILLE _ LA GAUDINAIS,
ACIGNE _ REPRISE DE BOURGON, SAINT-ERBLON_LA
HAUREE
Travaux de réhabilitation complète : 5 ouvrages :
RENNES _ SH GALLET, BEDEE _ La Retaudais,
L'HERMITAGE _ J.CARTIER, VEZIN LE COQUET _ BELLE
EPINE, FEINS _ bâche Usine
Travaux de réhabilitation partielle : 4 ouvrages :
ROMILLE _ LA GALERNE, LE RHEU _ LANDES D'APIGNE,
MONTFORT SUR MEU _ LE TERTRE 2, THORIGNE
FOUILLARD _ LE PORTAIL99
En 2024, les travaux des réservoirs suivants ont été finalisés ou démarrés :
Le programme se poursuit en 2025. Il sera ajouté à ce dernier la
réhabilitation complète du réservoir de Pacé, La Giraudais, qui a fait
l’objet, en 2024, d’un lavage et d’un diagnostic béton ayant mis en
évidence une dégradation importante de l’ouvrage.
Réservoirs Montant total en € HT
Lot1 CHAVAGNE_ Belle-Epine 165 054,10 €
Lot1 LAILLE 12 845,00 €
Lot1 ST ERBLON La Haurée 22 323,00 €
Lot2 VEZIN-LE-COQUET - Belle Epine 191 199,35 €
Lot1
ACIGNE_Le Chêne Dey
Démarré en 2024
Lot2
BEDEE - La Retaudais
Démarré en 2024
Lot2 LE RHEU - Landes D'Apigné Démarré en 2024
Lot2 THORIGNE-FOUILLARD - Le Portail Démarré en 2024
Total 391 421.45 €100
4.2 La réhabilitation du réservoir de Villejean à Rennes
En parallèle du programme pluriannuel ci-dessus et suite à la réalisation du by-pass du réservoir de Villejean en 2022
pour 620 000 €HT, la Collectivité a réalisé la réhabilitation du réservoir haut de Villejean de 5 500m3 sur une capacité
totale de 12 000 m3. L'opération de 2,7 millions d'€HT, suivie par le groupement de maitrise d'œuvre OKARE et SERTCO
a permis la réalisation des travaux d'étanchéité, de génie-civil et d'hydraulique. Le premier semestre de l'année 2024
a été consacré à sa remise en service et à la refonte du système d'automatisme intégrant l'Aqueduc Vilaine Atlantique
(AVA) :
• Plusieurs fuites détectées lors des tests d'étanchéité des cuves hautes ont demandé une forte
implication des acteurs pour respecter les calendriers de l'usine et du barrage de Rophémel qui
imposaient au préalable la remise en service du réservoir de Villejean.
• Les difficultés de mise en service de l'AVA par le SMG Eau35 ont également imposé aux équipes une
présence soutenue pour permettre un échange d'eau à partir de l'été 2024.
Au second semestre et au regard des difficultés liées à l'étanchéité de l'ouvrage, une démarche d'expertise
d'assurance a été lancée par l'entreprise TSM. Plusieurs investigations ont été engagées (étude et by-pass du
réservoir) afin de déterminer la cause des désordres et permettre une consolidation du revêtement d'étanchéité
début 2025. Par ailleurs, à la suite de désordres constatées à l'intérieur des canalisations posées par la SADE, cette
dernière a étudié en 2024 une procédure de reprise des canalisations impactées pour une réalisation des travaux en
2025.
L’étanchéité des cuves :
Le procédé Hydroclick constitué de plaques en PEHD
soudées entre-elles a été exploité par l'entreprise TSM sur
une durée de 8 mois.
D'autres phases ont concerné la mise en sécurité du
personnel à l'image de la reprise de l'escalier central et de
la mise en œuvre de plateformes de travail.
Mise en œuvre de la nouvelle étanchéité d’une des deux
cuves hautes du réservoir de Villejean
4.3 L’intégration de l’Aqueduc Vilaine Atlantique (AVA)
Le SMG Eau35, Maitre d'Ouvrage du projet AVA, a démarré en 2023 les travaux de la dernière tranche reliant Sixt sur
Aff à Rennes (Villejean). Cette interconnexion doit permettre des échanges d'eau entre le Morbihan et l'Ille et Vilaine
pour assurer une sécurisation réciproque de l'alimentation en eau des deux territoires.101
Ce projet prévoyait, sur le site de Villejean :
• La création d'un local de pompage au pied du
réservoir et l'ensemble des équipements permettant
son fonctionnement,
• La pose de canalisations assurant la liaison
entre l'AVA et le local de pompage,
• La pose de canalisations assurant la liaison
entre le local de pompage et le réservoir.
Dans le cadre d'un transfert ultérieur des ouvrages réalisés par le SMG Eau35, situés dans l'enceinte de l'usine à la
Collectivité, cette dernière accompagne logiquement, depuis avril 2023, le SMG 35 dans la coordination des travaux
de l'AVA en parallèle à la réhabilitation du réservoir de Villejean.
La mise en service de l'AVA a eu lieu de manière progressive à partir du printemps 2024. Une coordination importante
a été mise en place pour réaliser cette étape finale comprenant :
• Les raccordements définitifs, la mise en pression et la désinfection de l'adduction,
• La possibilité de stocker l'eau en provenance du Morbihan dans le réservoir de Villejean tout en
conservant le fonctionnement normal du site,
• La mise en service du groupe de pompage dans le sens usine de Villejean (35) vers usine de Férel (56)
pendant l'été 2024,
• La gestion de l'inversion de sens de circulation dans l'adduction à compter de fin aout.
Par ailleurs, un point de livraison de l'AVA est prévu au niveau de la commune de Mordelles afin de venir secourir le
secteur Ouest de Rennes en cas de dysfonctionnement de l'usine de Lillion. Une automatisation de cette vente en
gros sera à prévoir par la Collectivité en 2025.
4.4 Le réservoir de la Goberderie à La Mézière
Le projet de construction d'un nouveau réservoir de 2400 m3 sur tour de 36 m à La Mézière, rue de la Goberderie a vu
sa phase d'étude finalisée en 2023.
L'année 2024 a permis :
• L'attribution du permis de construire à la Collectivité,
• La consultation et le choix des entreprises de travaux pour la réalisation du futur réservoir et de son
intégration dans l'environnement. Le groupement Eiffage GC/EMTS a été sélectionné pour le marché de
travaux de construction à hauteur de 3,6 Millions d'euros et l'entreprise POTIN TP (Ex-LEHAGRE) réalisera
les aménagements extérieurs pour 141 000 Euros,
• Le démarrage des travaux a eu lieu en juin 2024 pour 20 mois.102
Cet ouvrage sera réalisé en béton de ciment blanc permettant une meilleure
intégration paysagère par rapport à un béton de ciment gris. Les cuves
seront constituées d'un béton précontraint par des câbles acier tendus
dans la structure afin de renforcer l'ouvrage et de réduire la quantité de
béton employée, améliorant de ce fait, le bilan carbone de ce projet.
La mise en service est actuellement projetée début 2026 après réalisation
des tests nécessaires pour vérifier le bon fonctionnement de l'ouvrage.
L'ancien réservoir de 330 m3, obsolète sera déconstruit à terme.
4.5 Refonte des pompages de Saint-Grégoire et de Melesse
L'étude "refonte de l'alimentation du nord de Rennes" a mis en évidence que les consommations 2030-2035 étaient
déjà atteintes sur ce secteur en 2020, ce qui a obligé la Collectivité à modifier le calendrier de mise à niveau des
installations concernées qui alimentent plus de 60 000 personnes. Plusieurs projets de l’amont vers l’aval sont en
cours pour un chiffrage estimé à 5.3 millions d’€.
La station des 11 journaux à Saint-Grégoire verra sa capacité de pompage augmenter de 350 à 600 m3/h, avec
l'intégration de nouvelles canalisations ainsi qu'un groupe électrogène à demeure afin de garantir une continuité
d’alimentation énergétique de la station de pompage.
Sur la station de La Saudrais à Melesse, la capacité de pompage devra passer de 200 à 400 m3/h afin d'alimenter le
futur ouvrage de la Goberderie à la Mézière.
Le premier semestre de l'année 2024 a permis de réaliser les consultations et le choix des entreprises. Le groupement
Eiffage Hydraulique-Clemessy/Eiffage Energie Système et Eiffage Construction réalisera les travaux sur la partie
pompage pour un montant global de 1,36 millions d'Euros. La réfection de la toiture terrasse des cuves de la station
des Onze-Journaux sera réalisée par Etandex pour un montant de 127 000 euros.
Le montant global de l'opération est de 1,49
millions d'euros, inférieur à l'estimation du
maitre d'œuvre chiffrée à 1,9 millions d'euros.
Le second semestre a vu le lancement de la
phase de préparation et de commande des
groupes de pompage pour un démarrage des
travaux prévus en janvier 2025. Ces derniers
devront être terminés avant la mise en service
du nouveau réservoir début 2026.103
4.6 La mise en sécurité des sites de stockage
Une réflexion a été lancée en 2024 sur les mises en sûreté des ouvrages de stockage avec une expérimentation sur le
château d’eau de Belle-épine à Vezin-Le-Coquet. L’étude en cours doit permettre de lancer, en 2025 ou 2026 des
travaux d’anti-intrusion et de lutte contre la malveillance sur cet ouvrage. Il en découlera un programme de travaux
sureté pluriannuel qui sera à mener sur l’ensemble des sites, suite à cette expérimentation.
4.7 La gestion des antennes Télécom
Fin 2024, la Collectivité dénombre
• 5 installations d’opérateurs privés de télécommunication réparties sur 5 ouvrages, dont 2 ont fait l’objet
d’un état des lieux en vue du démontage des antennes en 2025,
• 11 installations d’opérateurs publics sur 11 ouvrages, avec :
o la dépose en 2024 de l’antenne du Château d’eau de Vezin-Le Coquet Belle-Epine
o la dépose de la sirène du réservoir de Vern-sur-Seiche qui a été transférée à la mairie
Soit 16 réservoirs portant des antennes.
Face aux nombreuses difficultés rencontrées avec les opérateurs de télécommunication, la Collectivité a renforcé le
suivi de ces installations avec des visites régulières pour rappeler aux opérateurs leurs obligations en termes
d'entretien et de respect des sites de stockage. De même, les conventions arrivées à échéance ne sont plus
renouvelées.
5. Le contrôle des travaux de renouvellement réalisés par
les délégataires
Dans le cadre du contrat de délégation du service public (DSP) de production, la SPL a en charge la majorité des
travaux de renouvellement des installations de production et des points de comptage de vente d'eau.
Opérateurs privés
(Orange, Infraco,
Bouygues Telecom, Free
Mobile)
5 INSTALLATIONS 11 INSTALLATIONS
Rennes métropole
(Système LoRa)104
Les programmes annuels de travaux sont déterminés à partir du pré-
programme prévisionnel fixé dans le contrat, des constats issus de la
gestion patrimoniale des équipements et des réunions d’arbitrage entre
les équipes de la Collectivité et celles de la SPL. Le pré-programme
annuel est présenté chaque année aux élus du Comité.
La dotation annuelle de renouvellement 2024 a été fixée à 1 556 723 €, les
dépenses réellement réalisées en 2024 sont de 1 541 018 €, soit un écart effectif à la dotation de 15 705 €.
Conformément au contrat de DSP, cette somme sera reversée par la SPL à la Collectivité.
Durant l'année 2024, la SPL a démarré ou poursuivi plusieurs chantiers importants notamment :
• Le renouvellement d’automates sur divers sites,
• Des travaux de remplacement des conduites de CAP à l’usine de Villejean.
Les contrats de production avec Saur et Veolia Eau, transférés à la Collectivité suite à l’extension de son périmètre,
ne prévoient pas de travaux de renouvellement.
» 1 541 018 euros de travaux de
renouvellement production en
2024 réalisés par la SPL105
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est en charge :
• De l'étude et de la réalisation des ouvrages de distribution d'eau potable en tant que maître d'ouvrage ;
• De l'exploitation de l'ensemble des ouvrages de distribution d'eau ;
• De l'alimentation des usagers de son territoire en eau potable.
La Collectivité est propriétaire des ouvrages de distribution d'eau potable.
I. LES CHIFFRES CLES
II. UNE ORGANISATION EN 10 SERVICES106
+ 5 % de population sur les 5 dernières
années sur le périmètre historique de la
Collectivité (56 communes)
III. POPULATION DESSERVIE, ABONNES ET VOLUMES
CONSOMMES
38% des abonnés sont à Rennes (inférieur à la
proportion en population du fait qu’une part des
logements rennais n’a pas de compteur d’eau potable
individuel public).
2023 D101.0 -
Estimation du
nombre d’habitants
desservis
2024 D101.0 -
Estimation du
nombre d’habitants
desservis
554 300 558 832
Evolution à
isopérimètre (%)
0,8%
Evolution à
isopérimètre (Nb)
4 532
Source INSEE – pop. légale 2021 entrée en
vigueur 01/01/24
Rennes représente 41% de la
population du territoire de la
Collectivité Eau du Bassin Rennais
Nombre d'habitants par EPCI 2023 2024
Brocéliande Communauté 6 589 6 569 CC Montauban St Méen 3 361 3 375 CCVIA 38 789 39 241
Montfort Communauté 26 699 26 837 Rennes Métropole 471 952 476 936 Vallons de Haute Bretagne Communauté 6 910 5 874
2023 VP.56 -
Nombre d'abonnés
2024 VP.56 -
Nombre d'abonnés
246 253 250 171
Evolution à
isopérimètre (%)
1,6%
Evolution à
isopérimètre (Nb)
3 918
+11% d’abonnés en 5 ans sur le
périmètre historique de la
Collectivité (56 communes),
reflet du dynamisme
démographique du territoire, de la
diminution de la taille des
ménages et du vieillissement de
la population. Soit en moyenne
+2,3% par an.
Nombre d'abonnés par EPCI 2023 2024 Brocéliande Communauté 2 981 3 015 CC Montauban St Méen 1 369 1 367 CCVIA 17 737 17 800 Montfort Communauté 12 364 12 432 Rennes Métropole 209 182 212 929 Vallons de Haute Bretagne Communauté 2 620 2 628107
+1% de volumes consommés sur les
5 dernières années sur le périmètre
historique de la Collectivité (56
communes), soit en moyenne
+ 0,2%/an ; ce chiffre, rapproché de
l’augmentation de la population,
met en évidence une baisse de la
consommation d’eau moyenne par
abonné.
IV. DONNEES QUANTITATIVES ET QUALITATIVES DE L’ANNEE
1. Volumes consommés, consommations moyennes
La tarification par catégorie de la Collectivité
Eau du Bassin Rennais permet de différencier
les abonnés sur les secteurs déjà catégorisés
(99% des abonnés de la Collectivité en 2024).
Nombre
d'abonnés
Local à
Usage
d'Habitation
2024
Proportion
du nombre
total
d'abonnés
2024
Nombre
d'abonnés
Immeuble
Collectif de
Logement
2024
Proportion
du nombre
total
d'abonnés
2024
Nombre
d'abonnés
Autres
Abonnés
2024
Proportion
du nombre
total
d'abonnés
2024
Nombre
Total
d'abonnés
2024
Total services catégorisés 221 443 90% 7 774 3% 17 448 7% 246 665
01-Rennes-St-Jacques 88 793 88% 5 358 5% 7 289 7% 101 440 02-Secteur Sud (incluant Chantepie et Vern-sur-Seiche) 39 012 92% 928 2% 2 554 6% 42 494
03-Nord de Rennes 27 747 92% 420 1% 1 918 6% 30 085
04-Secteur Ouest 32 733 90% 265 1% 3 256 9% 36 254 05-Cesson-Sévigné 8 133 90% 247 3% 644 7% 9 024
06-Centre-Est-Montfort 21 234 91% 549 2% 1 531 7% 23 314 09-Aubigné, Feins, Montreuil-sur-Ille, Andouillé-Neuville 2 169 95% 2 0,1% 117 5% 2 288
11-Iffendic-nord, St-Gonlay 1 622 92% 5 0,3% 139 8% 1 766108
Rennes représente 42%
des volumes consommés
sur le territoire de la
Collectivité Eau du Bassin
Rennais.
A noter que sur le service 03-Nord de Rennes, le volume comporte des rattrapages par le délégataire sortant Veolia
suite à des dysfonctionnements de têtes radio sur les dernières années du contrat. ; Cela vient donc biaiser les
comparaisons entre les volumes 2023 et 2024
Service 2023 VP.232 - Volumes
consommés
comptabilisés
(m³)
2024 VP.232 -
Volumes
consommés
comptabilisés
(m³)
Evolution
01-Rennes-St-Jacques 10 824 466 10 950 669 1,2% 02-Secteur Sud 2 716 406 08-Chantepie-Vern 730 155 03-Nord de Rennes 2 512 770 2 642 441 5,2%
04-Secteur Ouest 3 489 589 3 459 100 -0,9% 05-Cesson-Sévigné 1 066 268 1 079 293 1,2% 06-Centre-Est-Montfort 2 235 910 2 218 490 -0,8% 09-Aubigné, Feins, Montreuil-sur-Ille, Andouillé-
Neuville 174 862 171 529 -1,9% 11-Iffendic-nord, St-Gonlay 146 551 157 558 7,5%
14- Gahard, Sens-de-Bretagne, Vieux-Vy-sur-
Couesnon 193 653 200 636 3,6% Total 24 090 630 24 372 846
1,2%
282 216 m³
3 493 130 1,4%
Evolution à isopérimètre
Evolution à isopérimètre
Volumes consommés par EPCI 2023 2024 Brocéliande Communauté 270 798 242 391 CC Montauban St Méen 109 881 116 939 CCVIA 1 474 328 1 504 104 Montfort Communauté 1 378 758 1 424 262 Rennes Métropole 20 652 739 20 883 656 Vallons de Haute Bretagne Communauté 204 126 201 494
Service 2023 VP.231 -
Consommation
moyenne par
abonné (m³/ab)
2024 VP.231 -
Consommation
moyenne par
abonné (m³/ab)
Evolution
Total Collectivite Eau du Bassin Rennais 97,8 97,4 -0,4%
01-Rennes-St-Jacques 108,8 108,0 -1%
02-Secteur Sud 80,1 08-Chantepie-Vern 75,3
03-Nord de Rennes 85,3 89,1 4% 04-Secteur Ouest 98,1 96,6 -2%
05-Cesson-Sévigné 121,4 119,6 -1% 06-Centre-Est-Montfort 97,8 95,2 -3%
09-Aubigné, Feins, Montreuil-sur-Ille, Andouillé-Neuville 76,6 75,0 -2% 11-Iffendic-nord, St-Gonlay 83,4 89,2 7%
14- Gahard, Sens-de-Bretagne, Vieux-Vy-sur-Couesnon 79,9 82,4 3%
78,6 -2%109
Sur le Bassin Rennais, 74% des volumes sont
consommés pour les usages domestiques et 26%
pour les usages professionnels.
NB : la référence nationale (INSEE) de
120 m³ par abonné est très éloignée de la
réalité du territoire du Bassin Rennais
(61,9 m³/ménage en 2024)
Indicateur feuille de route 2021-
2026 :
A horizon 2025, atteindre -5%
sur la consommation moyenne
de 2019, soit un objectif à 61
m³/abonné LUH/an
d’abonnés110
Des analyses de variation pluriannuelle de la consommation de certaines catégories d’usagers peuvent être
consultées dans le chapitre « adaptation aux changements climatiques » III - 2.2.5).
2. La qualité de l’eau distribuée
La qualité de l’eau distribuée est testée en de
nombreux points du réseau de distribution.
Les résultats des contrôles de la qualité de
l’eau potable réalisés par l'ARS sont
consultables pour chaque commune sur le
site Internet du Ministère des Solidarités et
de la Santé à l'adresse :
https://sante.gouv.fr/sante-et-
environnement/eaux/eau
Les délégataires réalisent aussi une surveillance permanente de la qualité de l’eau en de nombreux points des
réseaux.
Sur la qualité de l’eau produite, plus de détail dans le chapitre Production § III-2 et dans l’annexe 1.
Un suivi de la saveur à Rennes et St-Jacques est réalisé par la SPL Eau du Bassin Rennais dans un panel de
restaurants : 100% de conformité pour les 61 analyses réalisées en 2024.
• 100% de conformité aux limites de qualité d’eau microbiologiques et
99,95% de conformité aux limites physicochimiques
• Un rendement global de réseau à 90,9%
• Un bon indice linéaire de pertes global à 1,6 m³/km/jour
• Un indice de connaissance et de gestion patrimoniale de 115/120 à
l’échelle de la Collectivité
• 0,89 % de renouvellement du réseau en moyenne sur les 5 dernières
années
En 2024, 100% de conformité des prélèvements microbiologie et 99,95% de conformité des
prélèvements physico-chimie. Une seule non-conformité a été mesurée sur 1 896 prélèvements,
sur le paramètre plomb, au robinet d’un établissement scolaire. Le service a informé
l’établissement que le branchement d’eau potable n’étant pas en plomb, des investigations
étaient à réaliser sur le réseau intérieur de l’établissement.111
Indicateur feuille de route 2021-2026 :
A horizon 2025,
• Objectif rendement global 91%
• Aucun service < 85%
3. Performances des réseaux de distribution
Les performances des réseaux de distribution sont
directement liées à la gestion des fuites sur canalisations et
branchements (réseau public avant compteur).
La réparation des fuites détectées par les différentes
techniques de recherche de fuite ou signalées par des tiers
incombe au délégataire chargé de l'exploitation du réseau.
Le volume de perte occasionné par une fuite sur le réseau est
fonction de la durée de la fuite, du type de rupture, du diamètre
et du débit dans la canalisation concernée. Il est difficilement
appréciable, notamment du fait que la date de démarrage de la
fuite est souvent inconnue
Le rendement du réseau de distribution correspond au pourcentage du volume d’eau ayant circulé dans le réseau
et qui a été distribué aux abonnés, ou utilisé pour le service de distribution.
Les valeurs constatées sur la Collectivité Eau du
Bassin Rennais sont globalement bonnes, et les
rendements sont bien supérieurs à la moyenne
nationale : 90,9 % sur le Bassin Rennais en 2024
contre 81,2 % en moyenne nationale - Rapport
Eau France-SISPEA 2024 – données 2023.112
Indicateur feuille de route 2021-2026 :
A horizon 2025, objectif volume de
pertes < 2 millions de m³ sur le
périmètre 2020
Le volume de pertes correspond au volume
d’eau ayant circulé dans le réseau et qui n’a
pas été distribué aux abonnés, ou qui a été
utilisé pour le service.
L'Indice Linéaire de Pertes (ILP), permet de comparer les pertes d’un
réseau à l’autre.
Chaque réseau est qualifié rural, semi-urbain ou urbain en fonction du
nombre d’habitants au km de réseau (référentiel FNCCR).
La qualification de l’ILP pour chaque type de réseau - rural, semi-rural
ou urbain – est définie par l’Office internationale de l’eau.
2023 P104.3 -
Rendement du réseau
de distribution (%)
2024 P104.3 -
Rendement du réseau
de distribution (%)
Total Collectivité Eau du Bassin Rennais
services 01 à 09 en 2023 et services 01 à 11 en 2024
89,7% 90,9%
01-Rennes-St-Jacques 92,7 93,3
02-Secteur Sud (périmètre 2023 hors Chantepie-Vern) 89,2 90,0 08-Chantepie-Vern 89,1 91,2 03-Nord de Rennes 81,5 84,7 04-Secteur Ouest 88,9 88,8
05-Cesson-Sévigné 96,5 95,7 06-Centre-Est-Montfort 93,9 92,0 09-Aubigné, Feins, Montreuil-sur-Ille, Andouillé-Neuville 86,7 77,8
11-Iffendic-nord, St-Gonlay service non séparé 90,6
11-Iffendic-nord, St-Gonlay* 85,1 service séparé en 2024
14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon* 82,9 81,6
*donnée globale du contrat de DSP incluant les communes de la
Collectivité
2023 VP.CEBR.304
Volume de Pertes (m³)
2024 VP.CEBR.304
Volume de Pertes (m³)
2 646 078 2 543 145
Evolution (%)
Périmètre 2023 + 2 communes
-4%
Evolution (m3)
Périmètre 2023 + 2 communes -102 933
Total Collectivité
Eau du Bassin
Rennais
(hors services non
séparés)
Indicateur feuille de route 2021-2026 :
A horizon 2025, objectif Indice Linéaire
de Pertes < 1,6 m³/km/jour sur le
périmètre 2020 (services 01 à 10)113
L'indice Linéaire des Volumes Non Comptés (ILVNC) évalue les pertes par fuites et les volumes d’eau consommés
sur le réseau de distribution qui ne sont pas comptés.
Service 14 : non encore séparé du reste des réseaux des syndicats anciennement compétents. Le calcul des
indicateurs de performance pour les seules communes de la Collectivité n’est pas possible.
2023 P105.3 - Indice
linéaire des volumes
non comptés
(m³/km/j)
2024 P105.3 - Indice
linéaire des volumes
non comptés
(m³/km/j)
Total Collectivité Eau du Bassin Rennais
services 01 à 09 en 2023 et services 01 à 11 en 2024 1,7 1,6
01-Rennes-St-Jacques 4,3 3,9 02-Secteur Sud (périmètre 2023 hors Chantepie-Vern) 1,2 1,1 08-Chantepie-Vern 1,7 1,4
03-Nord de Rennes 2,3 2,0 04-Secteur Ouest 1,1 1,1 05-Cesson-Sévigné 0,8 0,9 06-Centre-Est-Montfort 0,8 1,1
09-Aubigné, Feins, Montreuil-sur-Ille, Andouillé-Neuville 0,7 1,2 11-Iffendic-nord, St-Gonlay service non séparé 0,4
11-Iffendic-nord, St-Gonlay* 1,2 service séparé en 2024 14- Gahard, Sens-de-Bretagne, Vieux-Vy-sur-Couesnon* 0,6 3,2 * donnée globale du contrat de DSP incluant les communes de la Collectivité
2023 P106.3 -
Indice linéaire
de pertes en
réseau
(m³/j/km)
2024 P106.3 -
Indice linéaire de
pertes en réseau
(m³/j/km)
2024 Densité
d'abonnés
(nb
abonnés/km
de réseau)
Type de
réseau
Qualification
ILP 2024
Total Collectivité Eau du Bassin Rennais
services 01 à 09 en 2023 et services 01 à 11 en 2024 1,7 1,6 54 Urbain Bon
01-Rennes-St-Jacques 4,2 3,9 183 Urbain Bon 02-Secteur Sud (périmètre 2023 hors Chantepie-Vern) 1,2 1,1 46 Semi-urbain Bon 08-Chantepie-Vern 1,7 1,4 71 Urbain Bon 03-Nord de Rennes 2,3 2,0 43 Semi-urbain Bon
04-Secteur Ouest 1,1 1,1 25 Rural Bon 05-Cesson-Sévigné 0,7 0,9 62 Urbain Bon 06-Centre-Est-Montfort 0,8 1,1 47 Semi-urbain Bon 09-Aubigné, Feins, Montreuil-sur-Ille, Andouillé-Neuville 0,7 1,2 21 Rural Bon 11-Iffendic-nord, St-Gonlay service non séparé 0,4 15 Rural Bon
11-Iffendic-nord, St-Gonlay* 5,8 service séparé en 2024
14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon* 3,3 3,2
*donnée globale du contrat de DSP incluant les communes de la
Collectivité114
VII. LA GESTION PATRIMONIALE LIEE A LA DISTRIBUTION
1. La connaissance et gestion patrimoniale des réseaux
En 2024, la Collectivité Eau du Bassin Rennais comptabilise 4 626 km de réseau de distribution répartis comme suit :
L’intégration de 19 nouvelles communes entre 2020 et 2022 a contribué à augmenter le linéaire de réseau de
distribution de 839 km (+ 22%) ; il est ainsi passé de 3 753 km à 4 589 km.
L’augmentation de 7 km entre
2023 et 2024 provient de
l’intégration d’extensions de
réseaux liés à la viabilisation des
zones d’aménagement (Z.AC.,
permis d’aménager) et à la mise à
jour du S.I.G.
Le graphique ci-après illustre cette augmentation :
Tableau 13_Linéaire du réseau de distribution
Service 2023 VP.77 - Linéaire de réseau hors branchements
(km)
2024 VP.77 - Linéaire de
réseau hors branchements
(km)
01 - Rennes-St-Jacques 554 km 555 km
02 - Secteur Sud 739 km 742 km 03 - Nord de Rennes 690 km 693 km 04 - Secteur Ouest 1 453 km 1 459 km
05 - Cesson-Sévigné 147 km 147 km 06 - Acigné-Brecé-Montfort-Pacé-Vezin-St-Gilles 503 km 498 km
08 - Chantepie-Vern 142 km 142 km 09 - Aubigné-Feins-Montreuil-Andouillé 109 km 109 km 11 - Montauban-St-Méen 116 km 116 km
14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon 165 km 165 km Total 4 619 km 4 626 km
Evolution en % 0,16%
Evolution en nombre 7 km
Tableau 13-Bis_Linéaire du réseau de distribution
Communauté Commune
Année 2023: Linéaire de réseau
(km)
(hors branchements)
Année 2024: Linéaire de réseau
(km)
(hors branchements)
Rennes Métropole 2 990 km 2 994 km
Com Com Val d'Ille Aubigné 804 km 808 km
Montfort Communauté 544 km 545 km
Com Com Brocéliande 101 km 102 km
Com Com Saint-Meen Mautauban 94 km 91 km
Com Com Vallons de Haut de Bretagne 86 km 86 km
Total 4 619 km 4 626 km115
Grâce à la structuration de son Système d’Information Géographique (S.I.G.), la Collectivité est capable d’agréger
les données de ses 3 délégataires du service de distribution pour parfaire la connaissance de son patrimoine et
établir son programme pluriannuel de renouvellement.
Ainsi, l’analyse du réseau de distribution permet de connaitre la répartition du réseau par communauté de
communes mais également la proportion des réseaux suivant la nature des matériaux constituant les canalisations.
A l’échelle intercommunale, on constate que le secteur Rennes-Saint Jacques se distingue avec une proportion de
conduite en PVC de 4.4% et en Fonte de 89.2% alors que pour les autres territoires la proportion est inversée avec
66.9% à 84.37% pour les conduites en PVC et de 1.56% à 20.26% pour les conduites en Fonte.
L’Indice de connaissance et de gestion patrimoniale des réseaux (indicateur réglementaire (P103.2B) permet de
qualifier la connaissance de son patrimoine.
Avec une note de 115/120, il reste à la Collectivité à améliorer :
2. Les travaux réalisés pendant l’année
En 2024, 56.42 km de réseau ont été renouvelés, majoritairement en maitrise d’ouvrage directe par la Collectivité
(55.07 km), via un accord cadre de travaux donnant lieu à l’attribution de marchés subséquents, après remise en
concurrence systématique des 10 entreprises membres de l’accord cadre.
Tableau 13_Ter_Répartition de la nature des conduites par Intercommunalité Intercomm
unalité Valeurs
Matériau Linéaire (km) % Linéaire (km) % Linéaire (km) % Linéaire (km) % Linéaire (km) % Linéaire (km) % Linéaire (km) %
Acier 0,00% 0,00% 0,00% 0 km 0,03% 0 km 0,02% 2 km 0,08% 0 km 0,08% 3 km 0,05%
Amiante-ciment 0,00% 10 km 10,76% 34 km 4,26% 1 km 1,04% 7 km 1,24% 33 km 1,37% 0,00% 86 km 1,85%
Fonte ductile 16 km 16,03% 1 km 1,17% 37 km 4,62% 14 km 13,60% 26 km 4,82% 297 km 12,14% 369 km 68,17% 760 km 16,43%
Fonte grise 3 km 3,24% 0,00% 7 km 0,82% 4 km 3,93% 6 km 1,18% 60 km 2,44% 114 km 21,04% 194 km 4,19%
Fonte indéterminée 1 km 0,98% 0 km 0,39% 2 km 0,24% 0 km 0,21% 1 km 0,16% 4 km 0,17% 0,00% 8 km 0,18%
Inconnu 1 km 1,07% 1 km 0,97% 3 km 0,37% 0 km 0,25% 3 km 0,49% 17 km 0,71% 1 km 0,15% 26 km 0,56%
Polychlorure de vinyle 27 km 26,40% 14 km 15,49% 289 km 35,74% 25 km 24,10% 137 km 25,46% 942 km 38,54% 9 km 1,60% 1 442 km 31,16%
Polychlorure de vinyle collé 41 km 40,53% 55 km 60,09% 378 km 46,75% 46 km 44,68% 318 km 58,92% 806 km 33,00% 15 km 2,83% 1 659 km 35,85%
Polyéthylène basse densité 0,00% 0,00% 0,00% 0 km 0,06% 0,00% 1 km 0,06% 2 km 0,44% 4 km 0,08%
Polyéthylène haute densité 12 km 11,74% 10 km 11,12% 58 km 7,19% 12 km 12,10% 42 km 7,70% 279 km 11,41% 18 km 3,36% 431 km 9,32%
Polyéthylène indéterminé 0,00% 0,00% 0 km 0,02% 0,00% 0 km 0,00% 0 km 0,00% 0,00% 0 km 0,00%
VP 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 2 km 0,08% 1 km 0,26% 3 km 0,07%
Béton âme tôle 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 11 km 2,08% 11 km 0,24%
Total général 101 km 100,00% 92 km 100,00% 808 km 100,00% 103 km 100,00% 539 km 100,00% 2 444 km 100,00% 541 km 100,00% 4 628 km 100,00%
Dont proportion cana Fonte 20,26% 1,56% 5,68% 17,73% 6,17% 14,75% 89,21% 20,80%
Dont proportion cana PVC 66,93% 75,59% 82,49% 68,78% 84,37% 71,54% 4,43% 67,01%
Dont proportion cana autres 12,81% 22,85% 11,83% 13,49% 9,46% 13,71% 6,36% 12,19%
Rennes Métropole 01-Rennes-St- Jacques Total
Linéaire
(km)
Total %
Com Com Brocéliande Com Com Saint- Meen Mautauban Com Com Val d'Ille Aubigné Com Com Vallons de Haut de Bretagne Montfort Communauté
2024 2025
Total Collectivité
La connaissance des dates ou périodes de
pose des canalisations pour une partie des
conduites posées avant les années 1970.
La localisation des branchements sur le
plan des réseaux, qui n’est pas connue sur
l’intégralité des réseaux. En effet, la
localisation systématique a été mise en
œuvre seulement il y a une dizaine d’années.116
Par ailleurs, depuis 2024, la Collectivité a repris également en maitrise
d’ouvrage la majorité des travaux de renouvellement sur le secteur de Rennes
et Saint-Jacques pour 2,58 km. Ainsi la part de renouvellement réalisée par
la SPL Eau de Bassin Rennais a été de 1.35 km contre habituellement environ
5.5 km.
La Collectivité a également procédé au renouvellement du réseau de
distribution de l’Avenue du Professeur Chartres Foulon sur Rennes par
l’utilisation d’une technique sans tranchée par un chemisage continu et
structurant. Ces travaux d’un linéaire d’environ 700 m pour une conduite en
fonte grise existante d’un diamètre de 250 mm ont été confiés, hors accord-
cadre de travaux, au groupement d’entreprises CISE TP Ouest / AXEO pour un
montant global de 592 533.00 € HT un montant global de 592 533.00 € HT.
L’augmentation importante du linéaire de renouvellement réceptionné
entre 2023 et 2024 s’explique par les nombreux chantiers engagés au
second semestre 2023, terminés et réceptionnés en 2024.117
2.1 Les marchés programmés de travaux de renouvellement en régime de
croisière
En 2023, la Collectivité a attribué le nouvel accord cadre de travaux pour la période 2023 à 2027 avec 10 entreprises,
fruit de l’expérience du précédent accord-cadre de 2019 à 2022.
Ce nouvel accord cadre a bénéficié d’une mesure de simplification.
Ainsi, la Collectivité gagne en réactivité
pour la consultation des entreprises pour
atteindre l’objectif de renouvellement
annuel du réseau.
Cet accord cadre de travaux permet
également de répondre aux besoins de
renouvellement de conduites du service
production.
Le coût des travaux dépend directement d’une somme de facteurs notamment :
• De la zone de travaux (en agglomération/hors agglomération) : facteur de coût x2,
• De la complexité des travaux (travaux de nuit ; travaux en hyper centre)
• De la densité de branchements à renouveler. Le coût des branchements peut représenter jusqu’à 40% du
total de l’opération
• De la nature de la canalisation (PEHD/Fonte), de son diamètre (Ø50 à Ø400mm) et des techniques de pose
(pose classique, pose avec une trancheuse),
• L’ensemble de ces paramètres impacte directement les moyens mis en œuvre et la cadence de travail de
l’entreprise.
Illustration des travaux de renouvellement en fonction de la nature de la conduite posée
Nature des
conduites
Linéaire total
(m) Total € HT Total €/m
Diamètre
moyen
Total €/m hors
branchement
Total sans
branchement
Part % cout
branchement
Fonte 13 837 m 5 849 392 € 423 €/m 221 mm 387 €/m 5 348 508 € 8,56%
PEHD 84 551 m 13 686 706 € 162 €/m 74 mm 120 €/m 10 170 159 € 25,69%
Total général 129 426 m 27 676 917 € 214 €/m 94 mm 173 €/m 22 414 486 € 19,01%
Fonte/PEHD 10,69% 21,13% 23,86%
Non compris: Travaux extension / sectorisation / renouvellement branchements seuls
Renouvellement 2023 et 2024 en fonction de la nature des conduites
Tab_20B_ Accord-Cadre Travaux_ Marchés subséquents attribués
ANNEE Nbr MS Montant attribué € HT Linéaire (m) Nbre brancht prix au mètre linéaire
2019 3 2 202 941,83 € 13 457 m 421 164 €/m
2020 9 6 528 571,55 € 43 751 m 1 005 149 €/m
2021 8 7 719 327,58 € 42 453 m 945 182 €/m
2022 6 5 622 180,50 € 29 395 m 647 191 €/m
TOTAL 26 22 073 021,46 € 129 056 m 3 018 171 €/m
2023 22 10 348 141,32 € 54 445 m 1 234 190 €/m
2024 28 12 283 101,67 € 53 685 m 1 290 229 €/m
TOTAL 50 22 631 242,99 € 108 130 m 2 524 209 €/m
Accord-Cadre 2019-2022
Accord-Cadre 2023-2027
Tab_20B_ Accord-Cadre Travaux_ Marchés subséquents attribués par service
Détail Montant attribué € HT Linéaire total Nbe Branchement
prix au
mètre
linéaire
Distribution 20 184 726,34 € 102 866 m 2 521 196 €/m
2023 9 507 646,32 € 51 849 m 1 234 183 €/m
2024 10 677 080,02 € 51 017 m 1 287 209 €/m
Production 2 446 516,63 € 5 264 m 3 465 €/m
2023 840 494,98 € 2 596 m 0 324 €/m
2024 1 606 021,65 € 2 668 m 3 602 €/m
Total général 22 631 242,97 € 108 130 m 2 524 209 €/m118
Illustration des travaux de renouvellement en fonction de la Zone du PLU (hors Rennes)
44% des travaux sont réalisés en
Zone U mais représentent 68% du
coût global. Le coût moyen s’établit
à 287 €/m en Zone U contre 105 € /m
en Zone AU et U
Illustration des travaux de renouvellement en Zone U suivant la localisation Hors Rennes et Rennes
Malgré le peu de chantiers réalisés
sur Rennes et Saint-Jacques, la
tendance montre clairement un
coût de renouvellement de 2 à 3 fois
supérieur aux autres communes.
Zone PLU Nb chantiers Linéaire Montant € HT Montant € HT / m
PLU- U 68 41 465 m 11 911 971 € 287 €/m
PLU- AU-A 43 53 560 m 5 644 458 € 105 €/m
Total 111 95 025 m 17 556 428 € 185 €/m
% Zones U Versus
Zones AU-A 61% 44% 68%
Non compris Travaux sur Rennes
Travaux extension / sectorisation / renouvellement branchements seuls
Renouvellement 2023 et 2024 en fonction des Zones du PLU
Zone PLU Nb chantiers Linéaire Montant € HT Montant € HT / m
Hors Rennes 68 41 465 m 11 911 971 € 287 €/m
Rennes 8 3 363 m 1 979 670 € 589 €/m
Total 76 44 828 m 13 891 640 € 310 €/m
% Hors Rennes
Versus Rennes 89% 92% 86%
Non compris Travaux Zone PLU AU-A
Travaux extension / sectorisation / renouvellement branchements seuls
Renouvellement 2023 et 2024 en fonction des Zones du PLU119
2.2 Vision globale des travaux de renouvellement
Le renouvellement des canalisations intègre des travaux
prioritaires, identifiés en concertation avec les
exploitants délégataires du service de distribution, et les
travaux d’opportunité) réalisés à l'occasion de projets de
réaménagement des communes ou groupements de
communes, du Conseil départemental ou d'autres
maîtres d'ouvrage.
Le bilan 2024 des travaux de renouvellement par service et par intercommunalité est le suivant :
Tableau 20_Linéaire de canalisations renouvelées
Service 2024 VP.CEBR.359 - Linéaire de
canalisation renouvelé par le
Délégataire (km)
2024 VP.CEBR.360 - Linéaire de
canalisation renouvelé par la
Collectivité (km)
2024 VP.CEBR.361 -
Linéaire total de
canalisation renouvelé
(km)
01 - Rennes-St-Jacques 1,35 km 1,78 km 3,13 km
02 - Secteur Sud 0,00 km 9,14 km 9,14 km
03 - Nord de Rennes 0,00 km 10,11 km 10,11 km
04 - Secteur Ouest 0,00 km 18,99 km 18,99 km
05 - Cesson-Sévigné 0,00 km 6,45 km 6,45 km
06 - Acigné-Brecé-Montfort-Pacé-Vezin-St-Gilles 0,00 km 4,56 km 4,56 km
08 - Chantepie-Vern 0,00 km 1,22 km 1,22 km
09 - Aubigné-Feins-Montreuil-Andouillé 0,00 km 1,83 km 1,83 km
11 - Montauban-St-Méen 0,00 km 0,00 km 0,00 km
14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon 0,00 km 1,00 km 1,00 km
Total 1,35 km 55,07 km 56,42 km
Tableau 20_Bis_Linéaire de canalisations renouvelées et taux de renouvellement
Service 2024 VP.CEBR.361 -
Linéaire total de
canalisation renouvelé
(km)
2024 VP.77 -
Linéaire de réseau
hors
branchements
(km)
Taux annuel de
renouvellement
01 - Rennes-St-Jacques 3,13 km 555 km 0,56%
02 - Secteur Sud 9,14 km 742 km 1,23%
03 - Nord de Rennes 10,11 km 693 km 1,46%
04 - Secteur Ouest 18,99 km 1 459 km 1,30%
05 - Cesson-Sévigné 6,45 km 147 km 4,40%
06 - Acigné-Brecé-Montfort-Pacé-Vezin-St-Gilles 4,56 km 498 km 0,91%
08 - Chantepie-Vern 1,22 km 142 km 0,86%
09 - Aubigné-Feins-Montreuil-Andouillé 1,83 km 109 km 1,67%
11 - Montauban-St-Méen 0,00 km 116 km 0,00%
14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon 1,00 km 165 km 0,60%
Total 56,42 km 4 626 km 1,22%
par service120
L'indicateur réglementaire
P 07.2 concernant le taux
moyen du renouvellement
du réseau lissé sur 5 ans
pour la période 2019-2023
s’établit quant à lui à 1.02%,
largement supérieur à la
moyenne nationale (0.66 % -
Rapport Eau France-SISPEA
2025 – données 2023).
Le graphique suivant montre que pour 2024, le taux annuel de renouvellement cible de 1.25% annuel fixé en 2018,
lors de l’adoption du schéma desserte sur le périmètre historique, a été quasiment atteint avec 1.22%.
Le bilan 2024 des travaux de renouvellement réalisés au cours de l’année et sur les 5 dernières années montre des
différences entre services. Elles s’expliquent principalement par l’opportunité des travaux en lien avec les
programmes de travaux des gestionnaires de voirie.
Intercommunalités 2024 VP.CEBR.361 - Linéaire total de canalisation renouvelé (km)
Année 2024: Linéaire de
réseau (km)
(hors branchements)
Taux annuel de
renouvellement
Rennes Métropole 42,24 km 2 994 km 1,41%
Com Com Val d'Ille Aubigné 7,97 km 808 km 0,99%
Montfort Communauté 4,69 km 545 km 0,86%
Com Com Brocéliande 0,40 km 102 km 0,39%
Com Com Saint-Méen Mautauban 1,11 km 91 km 1,22%
Com Com Vallons de Haut de Bretagne 0,00 km 86 km 0,00%
Total général 56,42 km 4 626 km 1,22%
Tableau_20_bis
Tableau 21
Service 2024 VP.CEBR.361 -
Linéaire total de
canalisation renouvelé
(km)
2024 VP.140 - Linéaire
de réseau renouvelé au
cours des cinq dernières
années (quelque soit le
financeur) (km)
2024 VP.77 - Linéaire de
réseau hors
branchements (km)
2024 P107.2 - Taux
moyen de
renouvellement des
réseaux d'eau potable
sur 5 ans(%)
01 - Rennes-St-Jacques 3,13 km 24,25 km 555 km 0,87%
02 - Secteur Sud 9,14 km 45,26 km 742 km 1,22% 03 - Nord de Rennes 10,11 km 33,17 km 693 km 0,96%
04 - Secteur Ouest 18,99 km 71,06 km 1 459 km 0,97% 05 - Cesson-Sévigné 6,45 km 10,02 km 147 km 1,37% 06 - Acigné-Brecé-Montfort-Pacé-Vezin-St-Gilles 4,56 km 37,38 km 498 km 1,50%
08 - Chantepie-Vern 1,22 km 6,20 km 142 km 0,87% 09 - Aubigné-Feins-Montreuil-Andouillé 1,83 km 5,54 km 109 km 1,01%
11 - Montauban-St-Méen 0,00 km 1,29 km 116 km 0,22% 14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon 1,00 km 1,00 km 165 km 0,12% Total avec intégration 56,42 km 235 km 4 626 km 1,02%
Linéaire et taux de renouvellement par intercommunalité121
Le renouvellement des branchements suite au renouvellement de la canalisation :
Selon le matériau et l'état du branchement, il est procédé soit au renouvellement complet du branchement, soit à
son report sur la nouvelle canalisation posée.
L’accessibilité et le renouvellement des compteurs
A l'occasion du renouvellement de branchements, la mise en conformité des compteurs du point de vue de
l'accessibilité est réalisée à chaque fois que cela est possible.
Le renouvellement des compteurs est assuré exclusivement par les délégataires. Le nombre de compteurs
renouvelés dans l'année pour un service dépend de plusieurs facteurs : taille du parc compteurs et pyramide des
âges, limite d'âge fixée par le contrat de délégation de service public en cours.
2.3 Travaux d’extension des réseaux et réponses aux demandes d’autorisations
Réalisation et accompagnement des travaux d'extension de réseau
Depuis 2018, La Collectivité laisse aux aménageurs publics et privés la maitrise d’ouvrage des études et des travaux
pour leurs projets d’aménagement. La rétrocession de ces ouvrages d’eau potable est conditionnée à l’application
stricte du cahier des prescriptions techniques que la Collectivité impose à l’ensemble des maitres d’ouvrage pour
garantir une qualité concourant à une bonne gestion patrimoniale.
Service
2024 VP.CEBR.363 - Nombre de
branchements renouvelés par le
Délégataire (nombre)
2024 VP.CEBR.364 - Nombre de
branchements renouvelés par la
Collectivité (nombre)
2024 VP.CEBR.365 - Nombre total
de branchements renouvelés
(nombre)
01 - Rennes-St-Jacques 134 142 276
02 - Secteur Sud 0 213 213
03 - Nord de Rennes 0 92 92
04 - Secteur Ouest 0 318 318
05 - Cesson-Sévigné 0 164 164
06 - Acigné-Brecé-Montfort-Pacé-Vezin-St-Gilles 0 177 177
08 - Chantepie-Vern 0 56 56
09 - Aubigné-Feins-Montreuil-Andouillé 0 17 17
14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon 0 93 93
Total 134 1 272 1 406
Tableau 22_ Nombre de branchement renouvelé
Service
2024 VP.CEBR.362 - Nombre
de compteurs renouvelés par
le Délégataire (nombre)
2024 VP.CEBR.427 - Nombre
de compteurs rendus
accessibles (u)
01 - Rennes-St-Jacques 4 404 16
02 - Secteur Sud 866 76
03 - Nord de Rennes 253 34
04 - Secteur Ouest 1 778 110
05 - Cesson-Sévigné 341 26
06 - Acigné-Brecé-Montfort-Pacé-Vezin-St-Gilles 1 537 19
08 - Chantepie-Vern 866 7
09 - Aubigné-Feins-Montreuil-Andouillé 44 4
11 - Montauban-St-Méen 233 0
14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon 458 36
Total 10 780 328
Tableau 23122
Depuis 2016, 107.61 km d’extension de
réseau ont été réalisés dans le cadre
d’opérations d’aménagement (ZAC,
permis d’aménager).
3. Les travaux prévus l’an prochain
Tableau 24
Service 2024 VP.CEBR.424 - Extensions en linéaire de
canalisations - sous
maitrise d'ouvrage
Collectivité (km)
2024 VP.CEBR.425 -
Extensions en linéaire de
canalisations - sous
maitrise d'ouvrage d'un
tiers (km)
2024 VP.CEBR.426 -
Linéaire total
d'extension (km)
01 - Rennes-St-Jacques 0,00 km 0,00 km 0,00 km
02 - Secteur Sud 0,00 km 0,40 km 0,40 km
03 - Nord de Rennes 0,00 km 1,60 km 1,60 km
04 - Secteur Ouest 0,30 km 3,80 km 4,10 km
05 - Cesson-Sévigné 0,00 km 0,00 km 0,00 km
06 - Acigné-Brecé-Montfort-Pacé-Vezin-St-Gilles 0,00 km 0,00 km 0,00 km
08 - Chantepie-Vern 0,00 km 0,00 km 0,00 km
09 - Aubigné-Feins-Montreuil-Andouillé 0,00 km 0,00 km 0,00 km
11 - Montauban-St-Méen 0,00 km 0,00 km 0,00 km
14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon 0,00 km 0,10 km 0,10 km
Total 0,30 km 5,90 km 6,20 km
Intercommunalités Extension (m)
Rennes Métropole 3,60 km
Com Com Val d'Ille Aubigné 2,00 km
Montfort Communauté 0,00 km
Com Com Brocéliande 0,60 km
Com Com Saint-Méen Mautauban 0,00 km
Com Com Vallons de Haut de Bretagne 0,00 km
Total général 6,20 km
Sur 2025, la Collectivité poursuit la dynamique de mise en concurrence des entreprises pour les travaux
de renouvellement par l’attribution d’une vingtaine de nouveaux marchés subséquents représentant 40
km de réseau et un coût de près de 10 millions d’€ HT.
Par ailleurs, la Collectivité engagera un programme pluriannuel, sur 4 ans, de mesures de C.V.M.
(Chlorure de Vinyle Monomère) sur 1 404 antennes identifiées à risque. Suivant les résultats des
mesures, les tronçons déclarés non-conformes seront systématiquement renouvelés.123
VIII. ASSISTANCE A L’EXERCICE DE LA COMPETENCE
DEFENSE EXTERIEURE CONTRE L’INCENDIE
Depuis le 1er janvier 2015, Rennes Métropole est compétente en matière de Défense Extérieure Contre l'Incendie
(DECI). Au vu du lien de la DECI avec le réseau d'eau potable, Rennes Métropole a confié à la Collectivité Eau du
Bassin Rennais, dans le cadre d'une convention, une mission d'assistance pour la gestion des 4598 Points d’Eau
Incendie publics (hydrants, réserves, points d’eau naturels et puisards métropolitains). Depuis la révision de la
convention en 2018, la Collectivité Eau du Bassin Rennais réalise les travaux et prestations DECI puis les refacture à
Rennes Métropole. Son rôle s'étend à la gestion des Points d'Eau Naturels Aménagés et réserves qui ne sont pas
raccordés au réseau d'eau potable ; enfin elle assure la conduite d'opérations pour la création de réserves incendie
et l’aménagement de points d’eau naturels.
En 2024, la prestation de contrôle, maintenance et travaux a été réalisée sur les 43 communes de Rennes Métropole
par la SPL-EBR via un marché In House entre la Collectivité et la Société Publique Locale Eau du Bassin Rennais (SPL)
dont Rennes Métropole est également actionnaire : 1567 contrôles débit-pression ont été réalisés, soit 1/3 du parc
d’hydrants.
La CEBR est également en assistance DECI pour 3 communes hors de Rennes Métropole : Melesse, Talensac et Bréal-
sous-Montfort, par le biais d'une convention.
Tableau 26: Indicateurs de suivi des points d'eau incendie
Nature de l'indicateur 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Nombre de PEI hors puisards 3951 3989 4138 4222 4 303 4 408 4 490
Nombre de poteaux contrôlés 1317 1312 1418 1351 707 2049 1567
Taux de contrôle de l'ensemble des poteaux sur 3 ans 122% 109% 100% 100% Sécheresse9 0,96 0,98
Taux d’indisponibilités 1.77% 1.85% 1.50% 1.37% 1.39% 1.43% 1,51%
Nombre des points d'eau indisponibles 71 74 62 58 60 63 68
Nombre de poteaux renouvelés 75 26 50 48 49 34 42
Taux de renouvellement des poteaux incendie 1.9 % 0.66 % 1.,23% 1.15% 1.15% 0.78% 0,95%
Nombre de poteaux nouvellement installés (hors ZAC et lotissement) 7 34 30 36 18 27 31
Nombre d'avis sur demandes d'autorisation urbanisme 826 833 562 825 763 732 654
Nombre d'avis défavorables 31 56 61 124 74 53 31
Le contexte de sécheresse a perturbé la campagne de mesures débit / pression (627 contrôles ont été repoussés à 2023) ;124
1. Suivi des prestations de contrôle règlementaire des poteaux
incendie publics et privés
Pour cette prestation, la SPL utilise une organisation et des moyens humains et techniques adaptés (matériel de
contrôle, GMAO, fiche de contrôle Poteau Incendie sur téléphone des agents, gestion des circuits de visite des PI…).
D’autre part, la Collectivité assure le suivi de la bonne réalisation des contrôles hydrauliques des poteaux incendie
privés qui doivent être réalisés annuellement par leurs propriétaires.
Enfin de nombreux rappels sont effectués par la Collectivité auprès de prestataires privés qui ne respectent pas les
modalités d’essais des tests débit-pression sur les poteaux incendie risquant de provoquer des casses de conduites
et des eaux sales chez les abonnés.
2. Amélioration des zones non couverts en DECI
Rennes Métropole a décidé d’avoir une démarche volontariste d’amélioration de la DECI sur les 88 zones supérieures
à 50 unités bâties, non couvertes en DECI. L’objectif est de traiter 8 zones par an dont 1 par la création de réserves
incendie si la commune met à disposition un terrain. 52 zones ont d’ores et déjà étaient traitées à fin 2024.
Autre dispositif entamé en 2021 quelle que soit la taille de la zone : la mise en place de conventions de mise à
disposition de points d’eau naturels entre Rennes Métropole et des propriétaires d’étangs privés et le rachat par
Rennes Métropole de réserves incendie privées mises en place par les pétitionnaires de Permis de Construire. Depuis
2021 on compte 5 conventions signées de rachat de réserves privées dont 3 projets terminés et 10 conventions
signées de mise à disposition de plan d’eau dont 5 achevés.
3. Réalisation d’un schéma intercommunal de DECI (SIDECI)
Le Règlement départemental de DECI de 2018 s’applique uniquement aux nouvelles constructions, du fait de la non
rétroactivité des textes réglementaires. Toutefois, les obligations du maire en matière de pouvoir de police générale
demeurent et il est possible d’améliorer la couverture de l’existant par la réalisation d’un schéma communal de DECI.
Le Schéma Intercommunal DECI (SIDECI) de Rennes Métropole permet au
maire de connaitre la DECI de sa commune et les carences de son territoire
en la matière, de définir les priorités d’équipements et de montrer la prise en
compte de ces carences et les actions de résorption envisagées.
Ainsi, la Collectivité Eau du Bassin Rennais réalise depuis 2022 3 à 5 schémas
communaux par an en co-construction avec les communes qui le
demandent. Les élus et services de ces communes par leur connaissance du
terrain, permettront d’identifier par exemple l’existence d’étangs
susceptibles d’être aménagés en points d’eau incendie.
Création d’une réserve incendie
au sol à La Boulais , Acigné125
Tableau 25: Etat de suivi des Schémas Communaux de Défense Extérieures Contre l'Incendie
Nom Début de réalisation Etape
Chevaigné 2024 Livré - Suivi période 1
Betton 2025 Courrier de candidature
Bourgbarré 2022 Retours inventaires
Cesson-Sévigné 2023 Retours inventaires
La Chapelle-Chaussée 2023 Livré - Suivi période 1
Laillé 2023 Livré - Suivi période 1
Melesse 2022 Livré - Suivi période 2
Miniac-sous-Bécherel 2022 Livré - Suivi période 2
Orgères 2022 Livré - Suivi période 1
Pacé 2023 Retours inventaires
Saint-Sulpice-la-Forêt 2023 Livré - Suivi période 1
Vezin-le-Coquet 2024 Retours inventaires126
I. LES DELEGATIONS DES SERVICES PUBLICS DE L’EAU
POTABLE
La Collectivité Eau du Bassin Rennais exerce la compétence eau potable :
• Directement, avec ses services et par des marchés publics,
• Par une délégation de service public (DSP). En 2024, 4 contrats de DSP
Production et 10 contrats de DSP Distribution. 2 de ces contrats sont en
co-maîtrise d’ouvrage suite aux transferts de compétence entre
intercommunalités.
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est :
• Propriétaire de toutes les installations d'eau potable
• Maître d'ouvrage des travaux neufs ou de renouvellement sur ses
installations (sauf travaux de renouvellement inclus dans les contrats
de DSP)
• Responsable du service d'eau, même lorsqu'il est délégué, donc
tenue de contrôler la bonne exécution du service délégué127
Le contrat de production lié à l’usine de la Chaumière et du réservoir de Feins avec VEOLIA Eau est arrivé à
échéance le 1er juillet 2024.
Le contrat de production concernant l’usine et les réservoirs de Gahard arrivera à échéance le 31 décembre
2024.
Après ces dates, ces installations sont intégrées dans le contrat production de la SPL Eau du Bassin Rennais.
Le contrat de Production ex SPIR (Usines de St Aubin et de la Chapelle-Chaussée) avec SAUR arrivera quant
à lui à échéance le 31/12/2028.128
II. LE CONTROLE ET LE SUIVI DES DELEGATIONS DE
SERVICES PUBLICS
1. Le contrôle et le suivi des délégations de services
Le contrôle s’appuie sur :
Des réunions régulières avec les délégataires, mensuelles ou trimestrielles selon les contrats
Des visites régulières des installations
Des transmissions de données par les délégataires : plus de 80 documents ou fichiers de données, avec une
fréquence allant de l'envoi systématique à la transmission annuelle
Le contrôle des rapports annuels des délégataires transmis au 1er juin N+1 et l’envoi en retour de listes
détaillées de remarques et demandes de compléments ou de corrections par la Collectivité aux délégataires.
Les rapports annuels des délégataires sont présentés devant le Comité syndical en septembre, puis devant la
Commission Consultative des Services Publics Locaux avant la fin de l’année.
2. Le pilotage de la production
Le contrôle s’appuie sur :
Des réunions régulières avec les délégataires, mensuelles ou trimestrielles selon les contrats
Des visites régulières des installations
Des transmissions de données par les délégataires : plus de 80 documents ou fichiers de données, avec une
fréquence allant de l'envoi systématique à la transmission annuelle
Le contrôle des rapports annuels des délégataires transmis au 1er juin N+1 et l’envoi en retour de listes
détaillées de remarques et demandes de compléments ou de corrections par la Collectivité aux délégataires.
Les rapports annuels des délégataires sont présentés devant le Comité syndical en septembre, puis devant la
Commission Consultative des Services Publics Locaux avant la fin de l’année.129
• Avenant n°10 :
o Intégration au périmètre d’affermage, à compter du 1er janvier 2025, à l’échéance du
contrat de DSP avec Veolia eau, de l’usine de potabilisation de La Haute Chellerais
à Gahard et des réservoirs sur tour de Gahard, ainsi que du clapet entre l’étang des
Bougrières et la Vilaine, posé en 2018 ;
o Révision du volume vendu de référence issu des installations de production
exploitées par la SPL pour intégrer les volumes produits par les usines de Feins et de
Gahard, ainsi que l’engagement d’achat à Eau et Vilaine (AVA). Le volume de
référence est porté à 26 096 000 m³/an ;
o Actualisation du coût moyen d’énergie et de produits de traitement au m³ vendu, à
0,2000 €/m³ dont 0,0806 €/m³ pour l’énergie et 0,1194 €/m³ pour les produits de
traitement. Ce coût intervient dans le calcul de la contribution au volume
excédentaire versée par le Délégataire en cas de volume annuel vendu supérieur au
volume de référence ;
o Ajout d’un engagement d’achat de 350 000 m³/an à Eau et Vilaine suite à la mise en
service de l’AVA, avec un mécanisme de facturation à la Collectivité de l’écart entre
le prix d’achat à Eau et Vilaine et le coût de production de la SPL Eau du Bassin
Rennais
o Intégration à l’économie du contrat de 47 k€ de charges d’exploitation annuelles des
équipements AVA, refacturées à la Collectivité ;
o Révision des tarifs de vente d’eau en gros incluant la baisse des coûts énergétiques :
-0,04 €/m³ à compter du 1er janvier 2025.
Au cours de l’année 2024, les équipes de la Collectivité ont mis au point avec la SPL 3 avenants successifs au contrat
de DSP Production, dont les principaux objets sont les suivants :
• Avenant n°8 :
o Intégration au périmètre d’affermage du tronçon de l’Aqueduc Vilaine Atlantique
entre Sixt-sur-Aff et l’usine de Villejean à Rennes (53 km de canalisation et le
réservoir de Goven), propriété du SMG Eau 35, ainsi que les ouvrages du SMG situés
à l’intérieur de l’enceinte de l’usine de Villejean, qui sont transférés en pleine
propriété par le SMG à la Collectivité à la mi 2024
o Révision de l’économie du contrat pour l’année 2024, en intégrant le prorata de
charges d’exploitation de l’AVA pour la période avril-décembre 2024 (9 k€), sans
modification des tarifs du contrat fixés par l’avenant n°7 pour l’année 2024
• Avenant n°9 :
o Intégration au périmètre d’affermage, à compter du 1er juillet 2024, à l’échéance du
contrat de DSP avec Veolia eau, de l’usine de potabilisation de la Chaumière à Feins
et du réservoir de Feins ;
o Révision de l’économie pour l’année 2024 en intégrant le prorata de charges et de
recettes pour la période juillet-décembre 2024 (34k€ de recettes, 24 k€ de charges),
sans modification des tarifs du contrat fixés par l’avenant n°7 pour l’année 2024.130
La SPL Eau du Bassin Rennais fournit un compte d'exploitation détaillé par contrat.
Recettes
CARE 2024
Dépenses CARE 2024 Résultat CARE
2024
Contrats Veolia Eau
14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon (contrat
production et distribution multipartite)
333 983 € 462 263 € -128 280€
23 – Production usine de Feins (contrat Aubigné-Feins-Montreuil-
Andouillé)
91 305 € 64607 € +26 698 €
Contrat SAUR
22 – Production usines de La-Chapelle-Chaussée et de St-Aubin-
d’Aubigné
Données non disponibles à date
La contribution complémentaire aux recettes de surtaxe reversée à la Collectivité en 2024 par la SPL s’est élevée à
1.396.148,28 €. € HT.
3. Le pilotage de la distribution d’eau potable
L'année 2024 a notamment permis :
De préparer le transfert des services distribution délégués à Veolia et Saur jusqu’au 31 décembre 2024, avec
les délégataires sortants et la SPL Eau du Bassin Rennais, futur délégataire à compter du 1er janvier 2025 ;
De préparer les avenants de fin de contrat avec Saur et Veolia Eau, en intégrant notamment les
compensations financières aux délégataires par la SPL, pour la mise à disposition de personnel afin de
préparer la transition et les extractions et saisies de données spécifiques, la prise en charge par la SPL des
coûts de modernisation des systèmes de télégestion supportés par Saur au-delà de la dotation de
renouvellement allouée au contrat Secteur Ouest, une compensation forfaitaire par Veolia Eau du coût de
relève pédestre pendant 2 ans pour les 38% de têtes émettrices du contrat Nord de Rennes qui
dysfonctionnent, et le reversement par Veolia Eau à la Collectivité des montants de charges prévus en 2017
au titre de l’intervention du Délégataire dans le processus d’aide Chèque Eau, qui n’a pas été mise en œuvre
du fait d’un changement de modalités décidé par la Collectivité ;
De préparer et voter le regroupement au 1/01/25 des 75 communes au sein d’un contrat unique Distribution
avec la SPL Eau du Bassin, transitoirement pour un an par avenant au contrat Rennes-St Jacques, et en
résiliant de manière anticipée les contrats Secteur Sud, Cesson-Sévigné et Centre-Est-Montfort avec la SPL ;
De réviser le Bordereau des Prix Unitaires du contrat de DSP distribution, qui fixe les prix des travaux facturés
aux tiers dans le cadre de la délégation de service public, avec application au 1/01/25 ; la révision a permis
d’établir un BPU simplifié, équilibré financièrement par type de travaux, et au plus proche de la réalité des
coûts de la SPL ;
De préparer avec la SPL Eau du Bassin Rennais la mise en œuvre des nouvelles modalités tarifaires au
1/01/25 : ajout d’une tranche supplémentaire avec une borne à 50 m³ pour la catégorie Local à Usage
d’Habitation, réinitialisation des tranches tarifaires au 1er janvier de l’année, adaptation des modalités
contractuelles à la réforme des redevances de l’Agence de l’Eau et ajout d’une condition de ressources pour
les abonnés bénéficiant du Crédit Eau Famille Nombreuse.131
La transmission aux délégataires des remarques et demandes de corrections ou compléments sur leurs rapports
annuels 2024 a donné lieu à la remise d'un rapport modifié pour chacun des services de la part des 3 délégataires.
Synthèse des comptes d’exploitation 2023 au format Comptes Annuels de Résultat d’Exploitation (CARE)
Les excédents des contrats de distributions de la SPL sont compensés par le déficit du contrat de production.
NB : pour les contrats SAUR les montants de recettes et dépenses sont communiqués par le délégataire arrondis au
millier d’euros, d’où un écart avec le résultat quand ils sont rapportés en euros.
A noter que les recettes des CARE n’intègrent pas le complément de rémunération pour les volumes consommés en
2024 après la dernière relève (« eau dans les compteurs »), qui lui seront reversés par la SPL en 2025 (336 k€ au total).
4. Le contrôle des travaux de renouvellement
Les contrats Production et Distribution sur Rennes-St-Jacques, conclus avec la SPL en 2015, prévoient que
les programmes annuels prévisionnels de renouvellement soient soumis à l’approbation du Comité
Syndical.
Au vu de l'importance du montant des travaux de renouvellement confiés à la SPL Eau du Bassin Rennais dans le
contrat production et le contrat distribution de Rennes-St-Jacques, un suivi précis est mené tout au long de l'année
par les services de la Collectivité lors des réunions mensuelles, des visites de chantiers et du contrôle des rapports
annuels.
Pour les délégataires privés, en cas de retard de réalisation par rapport à la dotation contractuelle annuelle, des frais
financiers s’appliquent ; pour la SPL, la dotation annuelle non consommée est reversée chaque année, le cas
échéant, à la Collectivité.
Service
2024 VP.CEBR.324
- Recettes (€)
2024 VP.CEBR.325
- Dépenses (€)
2024 VP.CEBR.327
- Résultat (€)*
Recettes CARE
2024
Dépenses CARE
2024
Résultat CARE
2024
Contrats SPL Eau du Bassin Rennais
01 - Rennes-St-Jacques 19 949 417 € 19 494 980 € 446 181 € 02 - Secteur Sud 6 800 344 € 5 683 425 € 1 115 193 € 05 - Cesson-Sévigné 1 585 103 € 1 491 836 € 92 766 €
06 - Centre Est Montfort 3 479 995 € 3 437 781 € 40 959 € Contrats SAUR
04 - Secteur Ouest 4 888 100 € 4 816 600 € 53 600 €
Contrats Veolia Eau
03 - Nord de Rennes 3 839 506 € 4 647 210 € -807 704 €
09 - Aubigné-Feins-Montreuil-Andouillé 265 090 € 408 465 € -143 375 € 11 - Iffendic-St Gonlay 167 061 € 43 124 € 92 954 € 14 - Gahard-Sens-de-Bretagne-Vieux-Vy-sur-Couesnon
(contrat production et distribution multipartite) 337 186 € 424 805 € -87 619 €132
III. LE CONTROLE ANALOGUE SUR LA SPL EAU DU BASSIN
RENNAIS
La Société Publique Locale (SPL) Eau du Bassin Rennais a dorénavant deux actionnaires : la Collectivité Eau du
Bassin Rennais et Rennes Métropole. En effet, la Ville de Rennes ne possédant plus de compétence en lien avec
l’objet social de la SPL, elle a décidé, lors de son conseil municipal du 19 février 2024, de sortir du capital de la SPL
et céder ses 587 actions à Rennes Métropole pour un prix total ferme de 293.500 €.
La Collectivité et Rennes Métropole doivent, conformément à la loi, exercer
sur la SPL un contrôle analogue à celui qu’elles exercent sur leurs propres
services. Chaque actionnaire désigne des élus au sein du Conseil
d’Administration (CA) de la SPL.
1. Le contrôle de la société
Le contrôle analogue est exercé en premier lieu par les élus administrateurs de la SPL, désignés par ses 2
actionnaires. En conséquence de la cession de titres de la ville à la Métropole, la Collectivité Eau du Bassin Rennais
détient 67,4% du capital de la SPL Eau du Bassin Rennais, et Rennes Métropole 32,6%. Le nombre de représentants
siégeant au conseil d’administration de la SPL a donc été ajusté, en septembre 2024, avec 5 représentants de la
Collectivité et 3 représentants de Rennes Métropole. La direction de la Collectivité assiste aux débats.
Conseil d’administration Actionnaire Période 01/01/2023 au 31/12/2023
Président de la SPL Collectivité Eau du Bassin Rennais P. Hervé
Administrateur Collectivité Eau du Bassin Rennais M. Demolder
Administrateur Collectivité Eau du Bassin Rennais J. Ronsin
Administrateur Collectivité Eau du Bassin Rennais M. Le Gentil
Administrateur Collectivité Eau du Bassin Rennais T. Le Bihan
Administrateur Rennes Métropole F. Boukhenoufa
Administrateur Rennes Métropole JF. Monnier
Administrateur Rennes Métropole D. Yvanoff133
D'un point de vue financier, il convient de noter que la transparence vis-à-vis de la Collectivité d'une part,
l'efficience de gestion et les effets d'échelle liés à l'extension du périmètre d'intervention de la SPL d'autre
part, ont permis de procéder à la passation de plusieurs avenants de rééquilibrage de l'économie des
contrats de DSP de la production et de la distribution souvent au bénéfice de la Collectivité (cf données
financières ci- après).
C'est au Conseil d’administration de la SPL qu'est notamment voté le compte-rendu annuel de gestion. Celui-ci est
ensuite soumis à l’Assemblée Générale des actionnaires qui se réunit au moins une fois par an.
Pour renforcer le contrôle sur la SPL, quatre comités ont été créés. Ils réunissent élus membres du Conseil
d'Administration, directeurs et responsables de pôles de la Collectivité Eau du Bassin Rennais et chefs de service de
la SPL :
2. Les enseignements des exercices de 2015 à 2024
D’un point de vue technique, les sécheresses 2016-2017, 2022 ou encore la crise sanitaire COVID-2019 ont démontré
toute la pertinence de confier l’ensemble de la production d’eau potable à un seul délégataire. Par ailleurs, les
reprises successives des contrats de distribution par la SPL ont renforcé la visibilité d’Eau du Bassin Rennais » vis-à-
vis des usagers ; elles permettent sur le terrain une harmonisation des pratiques et un investissement important des
équipes (rendement, recherche de fuite, SIG, relation usagers, transparence de gestion de la dotation de
renouvellement).
La qualité de la relation usagers se traduit par les performances du plateau téléphonique, par la prise en compte des
abonnés les plus précaires (implication dans le déploiement de la tarification sociale, Fonds de Solidarité Logement,
visites-conseils des Ambassadeurs de l’eau de la Collectivité) et également par le lien avec les grands comptes
(CHU,…).
Une synergie entre la Collectivité et la SPL s’est organisée sur des sujets stratégiques : sujets énergétiques et
changement climatique, recherche et développement, apport du regard d’exploitant dans la conduite des projets
d’investissement portés par la Collectivité, exploitation du barrage de Rophémel et gestion des crues, déploiement
d’une politique de sureté, exercice de la compétence « défense extérieure contre l’incendie », coopération
internationale avec la ville de Beitunia en Palestine,…
Comité Métiers sur
les aspects
techniques de
production et
distribution d'eau
potable
Comité Finances sur
les questions
budgétaires et
d'organisation des
achats
Comité Usagers sur la
relation aux usagers
mais aussi
l'articulation de celle-
ci avec l'ensemble des
activités de la SPL
Comité Ressources
humaines de la SPL.
Le capital social de la SPL Eau du Bassin Rennais présente un montant de 3 600 000 €.134
3. Les faits marquants de 2024 pour la SPL Eau du Bassin
Rennais
La SPL Eau du Bassin Rennais exerce ses activités dans le cadre de 3 principaux types de contrats :
• Un contrat de délégation de service public de production d’eau potable avec la CEBR pour la très grande majorité du territoire de la Collectivité Eau du Bassin Rennais ;
• 4 contrats de distribution d’eau potable avec la CEBR, pour 24 communes en 2024 • 1 contrat in House de contrôle, maintenance et travaux relatifs aux points d’eau incendie du territoire de Rennes Métropole avec la CEBR agissant comme maître d’ouvrage délégué de Rennes Métropole.
Exploitation du réseau de production :
• Hormis l’approvisionnement en eau des délégataires de distribution de la Collectivité, la SPL continue d’assurer en 2024 l’approvisionnement en eau potable des collectivités et syndicats d’eau extérieurs au Bassin Rennais sous la forme de ventes en gros (dont des secours) à un prix unique, en tant que fournisseur exclusif pour le compte de la Collectivité Eau du Bassin Rennais.
• Les volumes totaux de ventes d’eau en gros pour l’année 2024 sont de 28,64 Mm3 pour un chiffre d’affaires de 17,05 M€. Sur ce total, la part correspondant à des ventes internes à la SPL entre la production et la distribution est de 19,33 Mm3 pour un chiffre d’affaires de 11,51 M€.
• Les achats d’eau externes ont représenté un volume total de 3,68 Mm3 (2,65 Mm3 + Aqueduc Vilaine Atlantique (AVA) 1,03 Mm3) pour un coût de 3,57 M€ (2,81 M€ + AVA 0,76 M€), soit en moyenne 1,061 €/m3 hors AVA.
• Considérant le prix unique de vente en gros de la SPL en 2024, soit 0,5952 €/ m3, la revente de ces volumes a généré une perte de 1,23 M€ sur l’exercice 2024 hors AVA.
• Ces différences tarifaires, intégrées dans l’équilibre économique contractuel de la SPL, participent à la solidarité territoriale portée par la Collectivité Eau du Bassin Rennais.
Exploitation du réseau de distribution :
• Au cours de l’année 2024, la SPL a réalisé un chiffre d’affaires au titre des ventes d’eau aux usagers de 26,88 M€ pour un volume de 17,73 Mm3 sur les 24 communes dont elle a assuré la distribution d’eau potable : • Rennes – St Jacques : 17,18 M€ pour 10,94 Mm3
• Centre Est - Montfort : 2,91 M€ pour 2,22 Mm3
• Cesson-Sévigné : 1,24 M€ pour 1,08 Mm3
• Sud (14 communes) : 5,55 M€ pour 3,49 Mm3
Cette activité représente 71% du chiffre d’affaires de la société.
Au-delà de l’activité courante, les principaux faits marquants de l’année 2024 sont résumés ci-dessous.
Périmètre d’exploitation :
Au cours de l’année 2024, le périmètre d’exploitation de la SPL au titre de son contrat de DSP Distribution n’a pas
évolué ; cependant, pour ce qui concerne les communes de Chantepie et Vern-sur-Seiche, 2024 constitue le premier
exercice en année pleine, l’exploitation en distribution sur ces deux communes ayant été reprise par la SPL en juillet
2023.
Concernant le contrat de DSP Production, plusieurs évolutions sont intervenues en 2024 :
• Un avenant au contrat de production pour la prise en gestion de l’Aqueduc Vilaine Atlantique (AVA) : Avec
cet avenant, la SPL s’est vu confier par la Collectivité l’exploitation du tronçon de l’AVA situé entre Sixt-sur-
Aff et l’usine de Villejean, ainsi que les équipements de l’AVA situés dans l’enceinte de l’usine de Villejean
(surpression). Après une période d’essais et validation préalables, l’équipement AVA a été pris en
exploitation par la SPL le 12 juillet 2024.135
Cette mise en service de l’AVA a notamment permis de sécuriser l’approvisionnement en eau potable
consécutif à l’arrêt de la production de l’usine de Rophémel. En effet, dans le cadre des travaux de rénovation
du barrage et de construction de la nouvelle usine de Rophémel pilotés par la Collectivité, cette unité de
production a été mise à l’arrêt et le barrage vidangé au premier semestre 2024, pour une remise en service
en 2025.
Environ 1 million de m3 d’eau ont été acheminés à Villejean via l’AVA. La Collectivité a compensé à la SPL une
partie des surcoûts liés à cet achat d’eau (soit 206 000 € sur 525 000 € de surcoût)
• Un nouvel avenant au contrat de production, afin d’intégrer au périmètre d’exploitation de la SPL l’usine de
potabilisation de La Chaumière et son réservoir, situés à Feins à compter du 1er juillet 2024.
• Au cours de l’année 2024, différentes réunions de travail ont été menées pour définir les avenants aux
contrats de DSP de production et distribution pour l’année 2025. Ces avenants ont notamment pour but de
redéfinir les paramètres de l’équilibre économique des contrats dans le cadre des extensions de périmètre
prévues au 01/01/2025 sur la production (usine de Gahard) et la distribution (51 nouvelles communes).
Concernant le contrat de distribution, un nouveau bordereau de prix unitaires travaux a été construit pour une entrée
en vigueur le 1er janvier 2025.
Projet Bat’eau : Réhabilitation du siège social de la SPL :
Il est rappelé que lors du CA du 27 septembre 2023, les administrateurs de la SPL ont approuvé les orientations du
plan de financement du projet Bat’eau, et validé dans ce cadre le recours à l’emprunt.
Initialement prévu à hauteur de 4,5 M€ sur un budget total du projet de 8,3 M€, le montant emprunté a été ramené à
4 M€.
En avril 2024, le nouveau bâtiment logistique de Beauregard a été livré, les aménagements intérieurs effectués, et le
stock a déménagé depuis l’ancien magasin (situé au R0 du bâtiment principal) dans ce nouveau bâtiment.
Fin avril 2024, les salariés ont également quitté les bureaux du bâtiment principal pour rejoindre les locaux
temporairement loués à Saint Jacques de la Lande pendant la durée des travaux, soit jusqu’en novembre 2025. Les
travaux de réhabilitation du bâtiment principal ont ainsi pu démarrer en mai 2024.
En septembre 2024, les administrateurs ont délibéré en faveur de la signature d’avenants sur les lots gros œuvre
(+18,5%), charpente (19,5%), serrurerie (+21,5%), pour un surcoût total de 378 K€. Le marché ascenseur a été
attribué pour 34 K€.
Enfin, pour préparer la prise en gestion de la distribution des communes du secteur Nord de Rennes au 01/01/2025,
un bail de location a été conclu pour un bâtiment avec entrepôt et bureaux à Montreuil le Gast, afin d’y accueillir les
équipes réseau et travaux du secteur nord. Le bâtiment a été mis à disposition de la SPL le 15 décembre 2024.
Gouvernance :
Lors du conseil d’administration du 22 mai 2024, les administrateurs ont favorablement délibéré en faveur de la
modification du mode de désignation des censeurs siégeant au conseil. Dans ce cadre, le nombre de censeurs
siégeant à chaque conseil d’administration restera de 3, choisis parmi un collège de 5 censeurs désignés en
Assemblée générale, et dont le mandat sera de 6 ans avec un renouvellement partiel tous les 3 ans afin d’assurer une
continuité.
Les 5 candidatures reçues pour le renouvellement des censeurs ont été présentées lors de ce même conseil
d’administration, puis soumises et validées lors de l’assemblée générale ordinaire le 19 juin 2024.136
Divers :
Au cours de l’année 2024, la SPL a signé avec la Collectivité EBR deux conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée.
• La première, signée en juillet 2024, délègue à la SPL la mise à niveau des dispositifs de protection active
des sites sensibles de production et stockage d’eau potable, pour une enveloppe confiée de 469 K€ sur la
période 2024-2025.
• La seconde porte sur une phase du projet de refonte globale des systèmes électriques, automatismes,
contrôle commandes et cybersécurité de l’usine de Villejean (Phase 4), dotée d’une enveloppe globale de
6.628 K€ (2024-2028).
En matière de Recherche et Développement, un ingénieur de la SPL coordonne l’activité pour le compte de la SPL, la
Collectivité et Rennes Métropole. La chaire Eau et Territoires a été renouvelée avec la Fondation de l’université de
Rennes. Pour Eau du Bassin Rennais, les 4 axes de travail de recherche et développement sont la quantité d’eau, la
qualité de l’eau, les process et l’écologie territoriale.
L’année 2024 aura enfin été marquée par une poursuite du ralentissement de l’inflation constaté en 2023 sur les coûts
énergétiques. La facture électrique de la SPL s’est finalement élevée à 3.2 millions d’€ (elle reste cependant du
double de celle de 2022)
La SPL Eau du Bassin Rennais compte 228 salariés au 31 décembre 2024 et présente un
effectif moyen de 215.7 ETP au titre de l’année 2024.
La masse salariale s’élève à 10 997 k€.137
Les comptes 2024 de la SPL ont été certifiés sans réserve par le commissaire aux comptes.
Le tableau ci-après présente les résultats et la situation financière de la société pour les trois derniers exercices :
2021 2022 2023 2024
Total produits 35 392 600 37 945 172 50 041 993 51 034 994
Dont ventes d’eau internes 7 103 019 7 833 259 12 772 023 11 549 453
Total charges (hors IS) 35 030 178 37 470 560 50 162 205 51 200 836
Dont achats d’eau internes 7 103 019 7 833 259 12 772 023 11 549 453
Dont masse salariale et charges associées 9 851 303 10 443 988 10 996 892 12 522 618
Dont sous-traitance et fournitures 9 887 265 10 180 475 11 193 219 10 989 372
Dont contribution CEBR 810 221 623 228 3 005 105 1 512 976
Impôt sur les sociétés 155 598 176 583 -16 906 18 549
Résultat net 206 823 298 029 -103 306 - 184 392
Capital social 1 800 000 1 800 000 1 800 000 1 800 000
Réserves (après affectation résultat) 2 654 644 2 952 673 2 849 367 2 664 975
Trésorerie nette 16 507 023 15 935 393 17 080 291 20 587 452
Dettes financières 1 728 515 1 535 805 1 340 674 5 022 476
Il convient de noter un changement de méthode comptable de la SPL en 2024 :
Les redevances perçues et reversées pour le compte de tiers (CEBR, AELB, collectivités) sont sorties du compte de
résultat et reclassées en comptes de tiers :
• Pas d’impact résultat
• Image plus fidèle (CA, charges)
• Comparabilité /autres SPL
• Abaissement du seuil CA (CSRD, cotisation FedEPL, …)
Les redevances concernées par le changement de méthode ont représenté 22.721 K€ en 2024.
Les grandes lignes de la situation financière sont :
Une masse salariale et des charges d'exploitation en croissance, en accompagnement du niveau d'activité,
de la préparation de l’extension 2025 ainsi qu’en conséquence de l’inflation en 2022 et 2023.
Une exploitation qui permet, comme le prévoient les contrats de la SPL, de verser une contribution à la
Collectivité Eau du Bassin Rennais (1 362 000 €) et 80% des recettes énergétiques renouvelables (73 708€)
Un résultat net déficitaire de -184 392 €.
Des capitaux propres et un niveau de trésorerie en relation avec l'activité de la société.
Par ailleurs, les contrats de DSP prévoient la réalisation de travaux de renouvellement par la SPL.
La SPL y a consacré un budget de 5 359 000 €.138
Ce délai est fixé par chaque
contrat de délégation de service
public
Le budget 2025 a été présenté aux actionnaires en décembre 2024 :
Il affiche un déficit comptable de - 646 K€, dont les principaux facteurs et hypothèses sont les suivants :
Volumes : hypothèse de stabilité des volumes vendus aux usagers sur le périmètre existant (18 Mm3), et
impact de l’intégration des 51 nouvelles communes au 1er janvier 2025 (+6,3 Mm3)
Tarifs : hausse moyenne du prix de vente d’eau aux abonnés de +2,5%, mais impact à la baisse du nouveau
bordereau de prix travaux sur le CA (-370 K€)
Effectifs : les recrutements relatifs à l’extension de territoire s’achèveront au cours du 1er semestre, pour une
prévision cible à 237 ETP fin 2025
Produits de traitement et électricité : le renouvellement des marchés de produits de traitement a été prévu
avec une hypothèse de stabilité tarifaire, tandis que les charges d’électricité seront en baisse sensible
(prévision d’effet tarif environ -1 M€)
Autres charges : en dehors d’évolution spécifique, une hypothèse d’inflation a été prise en compte à hauteur
de +2,5%
Le 18 décembre 2024, le conseil d’administration a approuvé à l’unanimité le budget 2025 dont la perte comptable
est de - 646 K€, ainsi que les CEP et avenants 2025 aux contrats de DSP distribution et production.
IV. LA CONTINUITE DE SERVICE
Le taux d'occurrence des interruptions de service non programmées correspond au nombre de coupures d'eau,
par millier d'abonnés, survenues au cours de l'année pour lesquelles les abonnés concernés n'ont pas été informés
à l'avance (réparations de fuites sur canalisations et accessoires, réparations de fuites sur branchement ayant
entraîné une coupure sur le réseau de desserte).
Sur l’ensemble des services y compris ceux non séparés, le taux varie entre 0,7 et 3,5 ‰.
V. LA QUALITE DE SERVICE A L’USAGER
1. Délai d’ouverture des branchements pour les nouveaux
abonnés
La perte estimée au titre de l’année 2025 sera absorbée par les réserves de la SPL
Indicateur feuille de route
2021-2026 :
A horizon 2025, 1,5‰
P151.1 - Taux d'occurrence des interruptions
de service non programmées (‰)
2023 2024
Total Collectivité Eau du Bassin Rennais
2023 : Services 1 à 10, hors services non séparés
2024 : Services 1 à 11, hors service 14 non séparé
1,4 1,4
2024 D151.0 - Délai maximal d’ouverture des branchements
pour les nouveaux abonnés défini par le service (jour) 1139
les branchements restent dans la
plupart des cas en eau entre 2 abonnements ; la SPL n’a
pas d’outil permettant de tracer les éventuelles
ouvertures hors délai
le nombre d’ouvertures hors délai est
spécifiquement suivi et indiqué dans le Rapport Annuel
du Délégataire
la non-fermeture de
branchement à la résiliation est toujours la pratique
majoritaire ; le taux de respect déclaré par le délégataire
est de 100%.
2. Taux de respect du délai d’ouverture des branchements pour les
nouveaux abonnés
Cet indicateur n’est pas suivi de la même façon par les 3 délégataires :
3. Montant des abandons de créance à caractère social ou des
versements à un fond de solidarité
Les montants incluent les
contributions des délégataires
au Fond de Solidarité Logement
(FSL) du Département d'Ille-et-
Vilaine.
La SPL Eau du Bassin Rennais et Saur versent un montant annuel forfaitaire au FSL basé sur le nombre
d’abonnés. Le cas échéant, les montants non utilisés sont conservés par le FSL. Veolia Eau pratique
l’abandon de créances en fonction des demandes instruites par le FSL, dans la limite d’un montant annuel
forfaitaire calculé sur le nombre d’abonnés.
En 2024, sur les services 1 à 11, 1 950 abandons de créance au titre du Fonds de Solidarité Logement.
Les données ne sont pas disponibles à
l’échelle du territoire de la Collectivité
pour le service 14 non séparé.
P152.1 - Taux de respect du délai
maximal d’ouverture des
branchements pour les nouveaux
abonnés
2023 2024
Contrats SPL en 2023
01-Rennes-St Jacques
02-Secteur Sud
05-Cesson-Sévigné
06-Centre Est Montfort
Contrats SAUR en 2023
04-Secteur Ouest 98,3 98,8
Contrats Veolia Eau en 2023
03-Nord de Rennes
09-Aubigné, Feins, Montreuil-sur-Ille,
Andouillé-Neuville
11-Iffendic-nord, St-Gonlay
14- Gahard, Sens-de-Bretagne, Vieux-
Vy-sur-Couesnon
modalités de suivi en
cours d'ajustement
100,0 100,0
VP.119 - Somme des abandons de créances et
versements à un fonds de solidarité (TVA
exclue) (€ HTVA)
2023 2024
Total Collectivité Eau du Bassin Rennais
Services 1 à 11, hors service 14 non séparé 28 529 € 30 461 €
P109.0 - Montant des abandons de créance
ou des versements à un fonds de solidarité
(€/m³)
2023 2024
Total Collectivité Eau du Bassin Rennais
Services 1 à 11, hors service 14 non séparé 0,0012 € 0,0013 €140
Les données du graphique correspondent à
l’évolution des services 1 à 10 (ajout
intégration de communes supplémentaires
au service 4 en 2022 et 2023). En 2024 la
donnée correspond à 72 des 75 communes
du périmètre, représentant 99% des volumes
vendus sur le périmètre.
4. Taux de réclamations
Le taux de réclamations est le nombre de réclamations écrites, reçues par les délégataires ou directement
par la Collectivité, rapporté au nombre d'abonnés divisé par 1 000.
Sont prises en compte les réclamations relatives à des écarts ou des non-conformités vis-à-vis
d'engagements contractuels, d'engagements de service, notamment au regard du règlement de service, ou
vis-à-vis de la réglementation, à l'exception de celles relatives au niveau de prix.
5. Taux d’impayés sur les factures de l’année précédente
Le taux d'impayés correspond au taux d'impayés au 31 décembre de l'année N sur les factures de fourniture
d’eau émises pour l'année N-1, hors réalisation de branchements et de travaux divers.
Sur l’ensemble des services y compris ceux non séparés, le taux 2024 varie entre 0,78 et 2,31%.
Indicateur feuille de route 2021-
2026 :
A horizon 2025, taux de réclamation
< 3 pour 1000 abonnés
P155.1 - Taux de réclamations
(nb/1000 ab)
2023 2024
Total Collectivité Eau du Bassin Rennais
Services 1 à 9, hors services non séparés 0,77 1,05
En 2024,
263 réclamations écrites hors services non séparés (hors motif prix de l'eau) :
• 143 reçues par les délégataires
• 120 reçues par la Collectivité141
I. LE PRIX SOLIDAIRE ET ECOLOGIQUE DU SERVICE
D’EAU POTABLE
2024 : structure de prix solidaire et écologique en place sur 72 des 75 communes. Les 3 dernières
communes passeront à la nouvelle structure tarifaire en 2025, à l’échéance du contrat de délégation de
service public concerné.
Tranche 1 gratuite : pour une consommation annuelle, hors parts SMG Eau 35 et Agence de l’Eau Loire-Bretagne
Immeubles collectifs de logement : usage non individualisé des immeubles collectifs
Allocation Eau 2024 : 20€ par
bénéficiaire de la « complémentaire
santé solidaire sans participation
financière ».142
2015-2019 : déploiement progressif du
dispositif
2024 : en place sur les 72 communes
en tarification progressive.
Pas de campagne de communication
sur l’action depuis 2021.
2020-2021 : Aide 30€/bénéficiaire RM, 15 € hors RM,
2022-2024 : Aide 40€/bénéficiaire RM, 20€ hors RM
Crédit Eau Famille Nombreuse :
• Dispositif correctif pour les familles abonnées car seules impactées par la progressivité du tarif
• Sur demande des familles avec justificatifs à fournir
• 30 €/ enfant à compter du 3ème pour les
communes de Rennes Métropole qui co-
finance au titre de l’assainissement, 15 €
pour les communes de la Collectivité hors
Rennes Métropole
• Montant moyen accordé par famille
demandeuse en 2024 : 43 €
• Taux de recours au Crédit Eau Famille
NNombreuse
Dispositif d’aide Chèque Eau (= allocation eau) :
• Pour les bénéficiaires de la Complémentaire Santé
Solidaire gratuite, abonnés ou non,
• 40€ par bénéficiaire et par an pour les communes
de Rennes Métropole qui co-finance au titre de
l’assainissement,
• 20€ pour les communes de la Collectivité hors
Rennes Métropole
• Aide automatique au paiement des charges d’eau,
et d’assainissement sur Rennes Métropole
• Partenariat avec la CPAM 35
• Depuis 2019, virement bancaire en masse avec
courrier fléchant l’aide.
Les 13% de bénéficiaires éligibles qui
ne reçoivent pas l’allocation sont des
bénéficiaires sans coordonnées
bancaires enregistrées auprès de la
CPAM ou avec coordonnées erronées.143
1. L’harmonisation du prix du service de l’eau se poursuit
L'objectif d'un prix unique des services de
l'eau et l'assainissement a été fixé en 2015
par la Collectivité Eau du Bassin Rennais et
par Rennes Métropole pour leurs périmètres
respectifs.
La convergence a commencé en 2016 pour
les 56 communes historiques de la
Collectivité, avec une harmonisation
atteinte au 1/01/23 pour les usagers
domestiques (logements individuels et
consommations non individualisées des
immeubles collectifs), et au 1er janvier 2025
pour les autres abonnés (professionnels).
Les 3 communes de Montfort Communauté ayant intégré la Collectivité en 2020 ont rejoint la convergence
débutée en 2016.
Pour les 16 communes de la CCVIA ayant intégré la Collectivité en 2021-2022, la convergence se fait à
horizon 2028 pour les consommateurs domestiques et en 2030 pour les autres abonnés.
Nombre de bénéficiaires éligibles à l’aide Chèque Eau 2024 par EPCI membre
Rennes Métropole 18 456
Communauté de Communes Val d'Ille Aubigné 374
Montfort Communauté 281
Brocéliande Communauté 67
Vallons de Haute-Bretagne Communauté 55
Communauté de Communes St Méen-Montauban 24144
2. Montant de la facture type 120 et 60 m3 / an
A noter qu’en 2025, les tarifs de l’eau ont été fortement impactés à la hausse par un élément exogène qui
est l’augmentation liée à la réforme des redevances de l’Agence de L’eau Loire Bretagne (impact +5,25
centimes d’€ TTC/m³)
A noter que la référence nationale des 120 m3 par an n'est pas adaptée au Bassin Rennais où la
consommation moyenne par abonné domestique en 2024 est de 61,9 m³. Aussi, la Collectivité suit
également le prix pour une facture type de 60 m³.
Service Abonnés concernés Prix TTC au m³
pour 120 m³
au 1/01/24
(Indicateur
D102.0)
Prix TTC au m³
pour 120 m³
au 1/01/25
(Indicateur
D102.0)
Variation Montant TTC
facture de
120 m³
au 1/01/2024
Montant TTC
facture de
120 m³
au 1/01/2025
Frais d'accès au
service pour les
nouveaux
abonnés (HT)
au 1/01/2025
01 - Rennes St-Jacques Local à usage d'habitation 2,538 € 2,725 € 7,3% 304,61 € 326,99 € 38,13 €
02 - Secteur Sud Local à usage d'habitation 2,538 € 2,725 € 7,3% 304,61 € 326,99 € 38,13 € 03 - Nord de Rennes Local à usage d'habitation 2,589 € 2,725 € 5,2% 310,68 € 326,99 € 38,13 €
04 - Secteur Ouest Local à usage d'habitation 2,544 € 2,725 € 7,1% 305,29 € 326,99 € 38,13 €
04 - Secteur Ouest (Guipel, Vignoc) Local à usage d'habitation 2,619 € 2,694 € 3% 314,32 € 323,29 € 38,13 €
04 - Secteur Ouest (Mouazé, St-Aubin-d'Aubigné, St-
Germain-sur-Ille, St-Médard-sur-Ille)
Local à usage d'habitation 2,720 € 2,748 € 1% 326,35 € 329,78 € 38,13 €
04 - Secteur Ouest (Langouët, St-Gondran, St-
Symphorien)
Local à usage d'habitation 2,656 € 2,694 € 1% 318,68 € 323,24 € 38,13 €
05 - Cesson-Sévigné Local à usage d'habitation 2,538 € 2,725 € 7,3% 304,61 € 326,99 € 38,13 €
06 - Centre Est Montfort Local à usage d'habitation 2,538 € 2,725 € 7,3% 304,61 € 326,99 € 38,13 €
09 - Aubigné, Feins, Montreuil-sur-Ille,
Andouillé-Neuville
Local à usage d'habitation 2,661 € 2,712 € 1,9% 319,27 € 325,41 € 38,13 €
11 - Iffendic Nord - St Gonlay Local à usage d'habitation 2,613 € 2,725 € 4,3% 313,56 € 326,99 € 38,13 €
14 - Gahard, Sens-de-Bretagne, Vieux-Vy-sur-
Couesnon
Local à usage d'habitation 2,962 € 2,772 € -6,4% 355,40 € 332,61 € 38,13 €
Service Abonnés concernés Prix TTC au m³
pour 60 m³
au 1/01/24
(Indicateur
D102.0)
Prix TTC au m³
pour 60 m³
au 1/01/25
(Indicateur
D102.0)
Variation Montant TTC
facture de
60 m³
au 1/01/2024
Montant TTC
facture de
60 m³
au 1/01/2025
Frais d'accès au
service pour les
nouveaux
abonnés (HT)
au 1/01/2025
01 - Rennes St-Jacques Local à usage d'habitation 2,553 € 2,699 € 5,7% 153,19 € 161,92 € 38,13 €
02 - Secteur Sud Local à usage d'habitation 2,553 € 2,699 € 5,7% 153,19 € 161,92 € 38,13 €
03 - Nord de Rennes Local à usage d'habitation 2,604 € 2,699 € 3,6% 156,22 € 161,92 € 38,13 €
04 - Secteur Ouest Local à usage d'habitation 2,559 € 2,699 € 5,5% 153,53 € 161,92 € 38,13 €
04 - Secteur Ouest (Guipel, Vignoc) Local à usage d'habitation 2,922 € 2,916 € 0% 175,29 € 174,94 € 38,13 €
04 - Secteur Ouest (Mouazé, St-Aubin-d'Aubigné, St-
Germain-sur-Ille, St-Médard-sur-Ille)
Local à usage d'habitation 2,977 € 2,927 € -2% 178,62 € 175,59 € 38,13 €
04 - Secteur Ouest (Langouët, St-Gondran, St-
Symphorien)
Local à usage d'habitation 2,871 € 2,834 € -1% 172,24 € 170,03 € 38,13 €
05 - Cesson-Sévigné Local à usage d'habitation 2,553 € 2,699 € 5,7% 153,19 € 161,92 € 38,13 €
06 - Centre Est Montfort Local à usage d'habitation 2,553 € 2,699 € 5,7% 153,19 € 161,92 € 38,13 €
09 - Aubigné, Feins, Montreuil-sur-Ille,
Andouillé-Neuville
Local à usage d'habitation 2,942 € 2,916 € -0,9% 176,53 € 174,98 € 38,13 €
11 - Iffendic Nord - St Gonlay Local à usage d'habitation 2,643 € 2,699 € 2,1% 158,55 € 161,92 € 38,13 €
14 - Gahard, Sens-de-Bretagne, Vieux-Vy-sur-Couesnon Local à usage d'habitation 3,490 € 3,050 € -12,6% 209,42 € 182,98 € 38,13 €145
II. LA COLLECTIVITE MEMBRE DU SMG EAU 35
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est membre du SMG Eau35, syndicat mixte départemental. Sa
population (2024) constitue 49,6 % de celle du SMG Eau35.
Le SMG Eau35 a notamment pour objet la
mise à jour du schéma départemental
d'approvisionnement en eau, la gestion du
fonds de concours départemental pour la
sécurisation et le renforcement de la
ressource en eau potable du département
ainsi que le soutien aux structures de
production pour la protection de la ressource,
(soit 0,18€/m3 d’eau consommé)
Les ouvrages financés par le SMG Eau 35 sont
susceptibles de permettre les échanges d’eau
entre les structures de production, qui
participent à la sécurisation de
l’approvisionnement de l'ensemble du
département.
Les éléments principaux de la coopération avec le SMG Eau35, pour l’année 2024, sont :
Remontée par la Collectivité au SMG Eau35 d’une contribution voisine de 4 M € en 2024
Contribution de 6,3 millions d’euros versées par le SMG à la Collectivité pour le financement
d’investissements d’importance départementale (6 170 000 €) et la protection de la ressource (138 000 €).
1 Gestion des flux financiers relatifs à la
perception et au reversement de la Surtaxe
du SMG Eau 35 en compte de tiers
2 Echange sur le programme ECODO
3
Assistance du SMG Eau35 sur l’exploitation
potentielle des captages souterrains
abandonnés et des anciennes carrières
4 Révision des périmètres de protection
de captage de Chèze Canut
5 Mise en œuvre des Paiements pour Services
Environnementaux et finalisation de la
détermination de l’aire d’alimentation sur le
captage prioritaire de Vau-Reuzé
6 Mise en service de l’aqueduc Vilaine
Atlantique
Suivi des deux opérations importantes
financées par le SMG : Barrage et usine de
Rophémel
7
8
Négociation sur les règles de financement
par le SMG du programme de travaux des
drains et aqueduc du Coglais146
III. LA SOLIDARITE INTERNATIONALE
La Loi Oudin Santini de février 2005 permet à la Collectivité de développer des actions de solidarité
internationale sur l’eau et de financer les opérations qu’elle soutient dans la limite de 1 % de ses
produits de vente d’eau, soit 140 000 € au budget 2023.
La politique de solidarité internationale sur l’eau de la Collectivité comprend deux axes :
1. Soutien aux associations
La Collectivité a défini en 2015 les critères d'éligibilité et d'évaluation des projets déposés par des
associations ou des communes de son territoire. Elle est ainsi susceptible de financer des projets
correspondant à ses propres compétences à savoir :
• La protection des ressources en eau, à
l'exception des projets qui relèvent de la
compétence assainissement ;
• La création de puits, de barrage, de
pompage ou d'adduction pour l’eau potable
• La création ou l'amélioration des
ouvrages de stockage et de distribution de
l'eau potable ;
• Les actions permettant de réduire les
pertes en eau ou favorisant les économies
d'eau.
Tableau récapitulatif des subventions accordées en 2024
Association Commune Pays intervention Montant octroyé
DEFI Betton MADAGASCAR 5 535 €
Chimie Solidaire Rennes TOGO 4 000 €
AVUNID St Sauveur-des-Landes TOGO 22 000 €
Solidarité Bretagne Cambodge Noyal-Châtillon-sur- Seiche CAMBODGE 4 800 €
Pompiers Solidaires Bretagne Châteaugiron TOGO 14 982 €
Total année 2024 51317 €
Le soutien financier à des
actions portées par le secteur
associatif local.
Une coopération décentralisée
avec la commune de Beitunia, en
Palestine, visant à l'amélioration du
service d'eau potable rendu à la
population de la commune.147
2. Coopération institutionnelle avec la ville de Beitunia,
Palestine
Située à 3 km à l'ouest de Ramallah et à 14 km au nord de Jérusalem, Beitunia, 40 000 habitants, est la
troisième plus grande ville par sa population dans le Gouvernorat de Ramallah. L’eau est gérée en régie par
la Ville qui achète l’eau en gros à Jerusalem Water Undertaking, structure intercommunale palestinienne
pour l'eau potable regroupant Jérusalem Est, Ramallah et Albirah.
Le réseau était en mauvais état avec des pertes
supérieures à 30 %. La Ville fait face à de nombreuses
difficultés : pression insuffisante sur certains tronçons,
pertes d’eau en réseau importantes … Les coupures d’eau
sont régulières, surtout en été. L’eau est ainsi coupée 48 h
durant la semaine, soit 16 h tous les trois jours. La mairie
manquait de données de base (plans et caractéristiques du
réseau) concernant son réseau d’eau, ce qui l'empêchait
d'intégrer une structure intercommunale.
Depuis 2016, la coopération avec la ville de Beitunia a pour
objectif d'améliorer le fonctionnement de son réseau d'eau
potable et de réduire les pertes, via un schéma directeur
qui a défini les travaux prioritaires et la réalisation de ces
travaux. Elle permet également de former et
professionnaliser les agents de la régie de Beitunia à
l'exploitation de leurs réseaux, notamment à partir
d'échanges avec les services d'Eau du Bassin Rennais. Les
échanges entre élus investiguent également les questions
de gouvernance et d’échanges citoyens.
En France, la Collectivité Eau du Bassin Rennais s'appuie sur l'expertise de l'ONG HAMAP en matière de
coopération avec la Palestine, en lui confiant un rôle d'Assistance à Maîtrise d'Ouvrage.
Cette coopération bénéficie des soutiens financiers de l’Agence Française de Développement (AFD) et de
l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne.
Plusieurs sessions de formation des agents de la régie municipale de Beitunia ont été organisées ces
dernières années.
Des travaux sur les réseaux de distribution (11 km), sur l’adduction principale (3km) reliant le point de
livraison d’eau au réservoir principal et enfin sur ce réservoir (inopérant depuis 15 ans) ont permis
d’améliorer considérablement l’accès à l’eau pour la population de Beitunia.
En 2024, a été construite techniquement et financièrement la prochaine convention de coopération qui
intègre un volet eau potable et un volet assainissement, en partenariat avec Rennes Métropole et la
municipalité de Ramallah. Ces travaux seront déployés à partir de 2025.148
I. LA DEMARCHE ENERGETIQUE
La Collectivité s’est engagée dans une démarche énergétique basée sur trois piliers :
L’objectif principal de la démarche énergétique est d’améliorer le mix énergétique de la Collectivité Eau du
Bassin Rennais, dont l’ambition est d’atteindre un taux de consommation d’origine renouvelable de 35 %
(hors production renouvelable nationale). Le taux 2024 d’autoproduction d’énergie renouvelable par
rapport à la consommation de la Collectivité a chuté, il est de ~4% du fait de l’indisponibilité de la centrale
hydroélectrique de Rophémel sur la majorité de l’année suite à la vidange du barrage de Rophémel pour
effectuer les travaux de réfection de l’étanchéité du barrage.
1. La consommation énergétique
1.1 Analyse de la consommation d’énergie
La consommation globale sur le
périmètre d’exploitation d’Eau du
bassin Rennais pour l’année 2024 est
de 14,97 GWhs.
Les consommations globales ainsi que
les ratios de consommation au m3
produits de 2017 à 2024 sont
présentées dans la figure suivante.
On observe une diminution de la consommation rapportée au m3 produit, de 3% par rapport à 2023.
Cette baisse peut s’expliquer par une amélioration globale du rendement énergétique de deux gros
ouvrages : les usines de Villejean et Mézières sur Couesnon.
On constate également une baisse de la consommation globale du patrimoine de la Collectivité de 4% par
rapport à l’année 2023, soit 600 MWh, principalement en lien avec l’arrêt de l’usine de Rophémel pour
travaux pendant 9 mois (l’usine de Villejean ayant un coût KWH/m3 plus faible). L’absence de sécheresse
et de températures extrêmes a permis à la Collectivité de ne pas prélever dans le Meu. De plus, Eau du
Bassin Rennais a reçu plus d’un
Sobriété Efficacité Renouvelabilité
400,00 600,00 800,00 10,00 15,00 20,00
Energie consommée par m3
produit (Wh/m3)
Consommations
d'électricité en GWh Année
Suivi annuel des
consommations globales et
spécifiques
Consommations annuelles
Consommations spécifiques149
1.2 Recherche d’efficacité énergétique
Audit énergétique :
La 3ème phase de la mission d’audit énergétique réalisée en 2024 a permis de proposer un plan d’actions de
remplacement de pompages et variateurs, notamment sur le site de Mézières sur Couesnon, Champs
Fleury et Villejean en 3 temps, permettant d’économiser 477 MWh par an pour un coût d’investissement
d’environ 224 000 €.
Ces travaux sont inscrits dans le programme de renouvellement piloté par la SPL Eau du Bassin Rennais.
Intelligence artificielle :
L’usine de Champ Fleury, identifiée comme la plus énergivore du patrimoine en termes de ratio de
consommation énergétique (Wh/𝑚3), a été sélectionnée pour une expérimentation visant à optimiser le
pilotage des systèmes pompes-réservoirs à l’aide d’une solution d’intelligence artificielle développée par
la société Pure control.
En 2024, des ajustements ont été réalisés sur les programmes d’automate pour permettre aux installations
d’être compatibles et communicantes avec le système Purecontrol. Cela a permis de démarrer le pilotage
IA des installations au 1er octobre 2024.
Durant les mois suivants, plusieurs ajustements ont été nécessaires afin de traiter les instabilités liées à la
perte temporaire de pilotage IA et à l’intégration des pratiques d’exploitation.
Malgré ces difficultés, il est important de souligner que la solution IA mise en place vise à réaliser des
économies d’énergie en favorisant une consommation décalée vers les heures creuses.
468,16
678,92
341,38
911,38
652,85 679,26
350,40
0,00
100,00
200,00
300,00
400,00
500,00
600,00
700,00
800,00
900,00
1000,00
Syst de
production
de Mézières
sur C
Syst de
production
de
Rophémel
Syst de
production
de Villejean
Syst de
production
de Champ
Fleuri
Syst de
production
de la Noé
Syst de
production
de Lillion
Syst de
production
de La
Chaumière
CONSO SPÉCIFIQUE EN WH/M3
SYSTÈME DE PRODUCTION
Conso spécifique des principales
usines150
2. Production d’énergie renouvelable
2.1 Analyse de la production d’énergie
Dans le cadre de sa transition énergétique, la Collectivité s’appuie sur un mix de production renouvelable
composé d’une turbine hydroélectrique et trois centrales photovoltaïques. Ces installations contribuent à
la réduction de l’empreinte carbone tout en renforçant l’autonomie énergétique. Leur performance est
suivie en continu afin d’optimiser les rendements. D’autres installations renouvelables (deux microturbines
et 10 parcs photovoltaïques) sont également prévues sur un ensemble de sites afin de renforcer
''l'orientation stratégique énergétique de la Collectivité'' et poursuivre la dynamique engagée.
Le tableau ci-dessous présente les données des installations existantes :
Site de
production
Centre de
Rophémel
Villejean
Pulsazur
Villejean boue Usine Mézière Part de la
consommation
Type de
centrale
Hydroélectrique Photovoltaïque Photovoltaïque Photovoltaïque
Puissance
installée
(kW)
2500 100 25 6 -
Prod 2019
(MWh)
319 117 29 7 3%
Prod 2020
(MWh)
3052 113 28 7 21%
Prod 2021
(MWh)
2373 110 28 3,2 16%
Prod 2022
(MWh)
1244 112 27 6 8%
Prod 2023
(MWh)
256 109 28 5,8 3%
Prod 2024
(MWh)
452 94 27 4,9 4%
La part de consommation couverte par les installations renouvelables de la Collectivité s’élève 4% en 2024,
une valeur très impactée par l’arrêt prolongé de la turbine pendant la vidange du barrage de Rophémel. Cet
arrêt est survenu en mars 2024 et a duré jusqu’à la fin de l’année.
La production photovoltaïque de l’ensemble des installations PV est très marquée par un gisement solaire
exceptionnellement faible en 2024, une des années les moins ensoleillées des trois dernières décennies151
2.2 Micro-turbine
L’installation d’une micro-turbine
en lien avec l’arrivée de l’Aqueduc
Vilaine Atlantique (AVA) sur le site
de Villejean est en phase de
finalisation. Les démarches
administratives sont en cours,
notamment l’attente de
l’autorisation de raccordement de
la turbine au réseau d’eau potable
par les services compétents.
D’une puissance de 25kW, cette turbine, prévue pour fonctionner en autoconsommation, tournera avec
l’eau gravitaire en provenance de Férel 8 mois par an et alimentant les 2 cuves hautes du réservoir. La
production est estimée à 90 000kWh/an. Sa mise en service est prévue en 2025.
L’installation d’une micro-turbine sur le site des Gallets sera réalisée après la refonte du même site. En
configuration actuelle de ce site, le gisement est estimé à 70 MWh/an.
2.3 Sécurisation d’alimentation énergétique
La Collectivité a mis en œuvre des solutions visant à garantir l’alimentation énergétique des sites
stratégiques en cas de coupure, tout en assurant la continuité de service.
Les 3 types de solutions ont été déployés dépendant notamment de la criticité de l’usine, de la
configuration du réseau alimentant l’ouvrage, du coût mis en œuvre.
Les groupes électrogènes constituent une solution de secours autonomes et sont
particulièrement adaptés aux sites déportés ou aux installations nécessitant une alimentation de
secours immédiate et durable.
Les coffrets de raccordement sont installés dans les sites où la modularité / présence d’une
source d’énergie complémentaire est requise.
Enfin, les cellules motorisées sont utilisées dans les sites les plus sensibles où
l’automatisation, la continuité d’alimentation et la rapidité d’intervention sont essentielles.152
Les travaux réalisés en 2024 sont :
Vue de face du groupe électrogène installé à Bédé
Vue de face du coffret de raccordement BT installé à Mézières sur Couesnon
Vue de face des cellules motorisées installées au site des Galets
3 groupes électrogènes ont été installés
sur les sites de pompage ayant des
réservoirs aval de faibles autonomies
(environ 3h) : le réservoir de Bédée, la
reprise de la Caliorne, et la surpression
des Landelles.
Des coffrets de raccordement permettant de
basculer du réseau ENEDIS à un groupe
électrogène mobile ont été installés sur les
sites n’acceptant pas une coupure électrique
plus longue que de 8h à 12h, notamment
l’usine de Champ Fleury et ses captages
Pavais et Marionnais, ainsi que le captage de la
Roche à Mézières sur Couesnon.
Les cellules motorisées sont utilisées sur les sites
ayant deux arrivées HT distinctes. Le basculement
d’une artère HT à l’autre est réalisé à distance par
ENEDIS pour réduire le temps de la coupure. Les
cellules ont été installées sur le site des Gallets et
l’usine de Champ Fleury.
Le solde des travaux (installation des cellules
motorisés à Villejean) sera réalisé en 2025 après le
redémarrage de l’usine de Rophémel.153
2.4 Installation de panneaux photovoltaïques
Dans le cadre de la transition énergétique de la Collectivité, une mission a été engagée pour identifier le
potentiel de développement photovoltaïque sur l’ensemble du patrimoine. Cette démarche vise à renforcer
la production locale d’énergie renouvelable et accélérer l’atteinte de l’objectif de 35%
d’autoconsommation d’ici 2035.
En 2024, le bureau d’étude Tecsol a été retenu pour la maitrise d’œuvre. Une phase de diagnostic a été
menée sur 14 sites, permettant d’évaluer leur faisabilité technique et énergétique. Le choix a été resserré
sur plusieurs critères comme la surface disponible, l’accessibilité et l’état des structures portantes. A
l’issue de cette phase, 8 sites ont été retenus pour une surface de 6 700 m² et un taux de couverture estimé
à 7,6% de l’énergie consommée.
En fin de l’année 2024, deux consultations ont été lancées pour la passation des marchés suivants :
• Le marché géotechnique : vise à vérifier la faisabilité d’installations photovoltaïques au sol.
• Le marché structurel : a pour vocation de vérifier la capacité portante des toitures afin de s’assurer
qu’elles peuvent accueillir la charge des panneaux photovoltaïques.
Les entreprises attributaires de ces marchés débuteront leurs prestations en 2025.
II. ACTIONS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT
Eau du Bassin Rennais est confrontée à des problématiques émergentes nécessitant l'engagement de
programmes de recherche dans des champs d'expertises très divers (chimie, sciences du sol et du sous-
sol, sciences de l'eau, agronomie, économie, droit, santé, environnement, numérique, …). Le contexte de
changement climatique, le développement de notre territoire, la vulnérabilité quantitative et qualitative des
ressources en eau, les questions des abonnés, la transition numérique, la transition agro-écologique vont
alimenter dans les prochaines années le besoin de recherche et développement.
Le travail de recherche et développement pour être efficace ne peut pas être mené sans relations étroites
avec les autres acteurs (Collectivités, Universitaires, Entreprises innovantes, Exploitants par exemple). La
première Chaire Eaux et Territoires (2019-2023), menée en collaboration avec l’Université Rennes 1 et
Rennes Métropole a permis de modéliser l’impact du changement climatique sur les bassins versants du
Bassin Rennais.
Une nouvelle Chaire Eaux et Territoires
(2024-2028) de la Fondation de l’Université
de Rennes a démarré le 7 octobre 2024 ; elle
a pour partenaires la Collectivité, la SPL,
Rennes Métropole et le SMG Eau 35 et porte
sur 3 grands axes de travail : (1) la
modélisation des retenues, (2) le transfert
des pesticides et (3) l’optimisation des
rejets de station d’épuration.154
En complément, le travail mené dans le cadre du projet IRIS-E, qui réunit les forces académiques et
socioéconomiques du territoire afin de faire de la métropole rennaise et de la Région Bretagne le
laboratoire européen pour la transition environnementale, sera associé à celui de la Chaire.
1. Anticipation et adaptation au changement climatique
1.1 Anticipation et modélisation des ressources
Une compréhension approfondie du fonctionnement des retenues est essentielle pour estimer les pertes
vers le milieu souterrain et évaluer l’impact du changement climatique sur leurs capacités de remplissage.
Ce projet de modélisation a été lancé dans le cadre de la thèse de Ronan Abhervé et poursuivi en 2024 avec
le post-doctorat d’Alexandre Coche au sein du laboratoire Géosciences. Il se concentre sur les systèmes
de retenue, qui constituent la principale source d’approvisionnement en eau du Bassin Rennais.
Le bassin versant de la Chèze est un
système aquifère réactif, avec une faible
capacité à stocker l’eau, ce qui le rend
sensible aux variations climatiques.
L'objectif était de modéliser ce réservoir
pour anticiper les périodes de faible niveau
d'eau et les épisodes de surverse. Malgré les
défis de convergence et de calibrage, cette
approche vise à mieux reproduire les
niveaux historiques du réservoir et à prédire efficacement les fluctuations futures. Un premier bilan des flux
a permis d'inventorier les processus clés du réservoir, incluant les apports par les ruisseaux latéraux, les
précipitations et les échanges souterrains. Les fuites souterraines, peu influencées par la gestion du
réservoir, soutiennent les débits de la rivière Chèze en aval. Les écoulements de surface constituent
l’essentiel des apports au réservoir, influençant fortement son niveau. Pour gérer les prélèvements et les
ressources d’appoint du Meu et du Canut, il est nécessaire que la modélisation repose sur des prévisions
fiables de pluies, adaptées aux horizons temporels (hebdomadaires à mensuels). Différentes méthodes de
couplage ont été testées pour intégrer ces écoulements de surface dans le modèle.
Les prochaines étapes du projet seront menées dans le cadre de la thèse de Bastien Boivin qui a démarré
en octobre 2024 et vise à affiner le modèle du système Chèze-Canut. Une poursuite des travaux sur
d’autres sites sera réalisée, notamment sur la retenue de Rophémel et les retenues de la Haute-Vilaine en
lien avec le SMG Eau 35. Les prévisions saisonnières ou à court terme seront couplées avec le modèle de
réservoir, et les différents modèles de gestion des ressources seront interconnectés pour créer un système
de modélisation global du Bassin Rennais.
1.2 Transfert des pesticides
Les pesticides et leurs métabolites sont la principale et la plus difficile pollution à traiter dans les usines de
production d’eau potable. Comprendre leur transfert depuis les parcelles agricoles vers les ressources en
eau est essentiel pour mettre en place des politiques de protection efficaces. Ce projet lancé en 2024 dans
le cadre d’un dispositif universitaire « PhD Track » prévoit une analyse approfondie des transferts de
Modélisation des flux de fuite de la retenue
de la Chèze vers le milieu souterrain155
pesticides dans les bassins versants de la Chèze et du Canut, associée à une modélisation précise de ces
phénomènes.
La première étape consiste à analyser les données existantes, suivie par la réalisation de campagnes de
prélèvements et d’analyses sur les bassins versants pour compléter les informations. Ensuite, les modèles
adaptés aux spécificités locales seront définis et ajustés, en intégrant les données chimiques disponibles.
Un focus sera porté sur l’acide trifluoroacétique qui est un PFAS et un sous-produit de dégradation de
pesticides fluorés. Cette démarche aboutira à une modélisation détaillée des transferts de pesticides pour
prédire leur concentration. Les résultats seront partagés avec les agriculteurs pour discuter avec eux des
bénéfices liés à un changement de pratique (désherbage mécanique, allongement des rotations, prairies,
bocage, …).
Pour le Canut, des actions spécifiques de suivi et de modélisation seront menées. En continu, le suivi du
bassin versant inclura la maintenance et l’observation des équipements, des analyses (éléments majeurs,
traces, isotopes, gaz dissous) et la valorisation des résultats obtenus. La modélisation des transferts de
pesticides sur le bassin versant se déroulera en plusieurs étapes : d’abord, la définition des molécules
cibles et de leurs caractéristiques chimiques, puis la constitution de chroniques de données, pour enfin
développer le modèle qui représentera fidèlement les dynamiques de transfert observées.
1.3 Hydraulique des drains du Coglais
Depuis 1883, les drains du Coglais alimentent Rennes en eau potable, mais leur fonctionnement
hydrogéologique reste encore mal compris. Une étude lancée en 2024 vise à éclaircir les relations entre les
drains, les ruisseaux et la nappe phréatique, notamment en analysant l'origine de l'eau et les dynamiques
hydrologiques, qui varient selon les conditions (hautes et basses eaux). Les pratiques agricoles, comme la
transition vers l'agriculture biologique, influencent les flux d'éléments, tout comme les projets de
restauration écologique envisagés dans le secteur.
Le projet s’articule autour de l’étude de certains sous-bassins versants, spécifiquement les drains 2, 3, 4,
7, 10, et 12, touchés par des modifications écologiques et agricoles. Il inclut plusieurs étapes, notamment
la synthèse des données existantes et l’exploration géophysique pour caractériser le sous-sol. La phase
d’étude sur l’hydrologie et la qualité de l’eau consistera en la mesure des débits, le suivi piézométrique et
l'analyse hydrochimique, isotopique et en radon pour mieux comprendre les échanges eau, nappe et sous-
sol. Une synthèse des résultats est prévue chaque année, accompagnée d’un schéma conceptuel final de
fonctionnement des drains en 2026. Ces résultats permettront d’évaluer la sensibilité des drains aux
changements environnementaux, agricoles et climatiques.
2. Anticipation des problématiques émergentes
Plusieurs études démarrées en 2023 ont été poursuivies en 2024 sur la présence et le devenir de nouveaux
polluants dans les ressources en eau et les usines de production d’eau potable d’Eau du Bassin Rennais.
Les résultats de ces études doivent permettre de préparer l’intégration à venir ou probable de ces nouveaux
polluants dans la réglementation.156
2.1 PFAS
Une mise à jour du code de la santé publique a été réalisée fin 2022 suite à la refonte de la directive
européenne sur l’eau potable en 2020. 7 nouveaux paramètres de qualité d’eau avec des limites de qualité
associées ont été ajoutés, parmi lesquels figurent les substances per- ou polyfluoroalkylées (PFAS). La
CEBR a mené des études en 2023 et 2024 sur ces nouveaux polluants. L’objectif était de caractériser l’état
des ressources en eau et de déterminer avec la SPL l’efficacité des filières de potabilisation pour éliminer
les PFAS.
Les PFAS sont retrouvés dans toutes les principales ressources en
eau du Bassin Rennais à des concentrations bien inférieures à la
limite de qualité des eaux traitées (0,1 μg/L), sauf sur l’étang des
Bougrières utilisé comme secours lors des sécheresses (environ 0,16
μg/L). La réalisation des campagnes d’échantillonnage sur le bassin
hydrographique de cet étang a montré que la nappe souterraine était
également contaminée. Les PFAS y proviennent des eaux pluviales et
de la rivière Le Petit Blosne en amont de l’étang, avec des
concentrations de l’ordre de 0,2 à 0,5 μg/L. D’autres étangs au sud de
la zone sont touchés par cette pollution, avec des concentrations
beaucoup plus élevées, jusqu’à 4,5 μg/L. Cette contamination est
attribuée à la présence d’anciennes décharges enterrées dans
lesquelles ont été enfouis des déchets de l’industrie automobile, de
la ville de Rennes et de l’assainissement. En revanche la rivière la
Vilaine ne présente pas des concentrations problématiques en PFAS.
Pollution en PFAS dans les étangs au sud-ouest de Rennes.
Les essais d’adsorption en laboratoire ont montré que certains PFAS s’adsorbent peu sur du Charbon Actif
en Poudre (CAP) pour des doses habituellement rencontrées sur les usines d’eau potable. Le suivi des
performances des filtres à Charbon Actif en Grain (CAG) sur l’usine de Lillion a confirmé la difficulté à
éliminer correctement les PFAS par adsorption sur charbon actif. Une chute rapide des performances y est
observée et un renouvellement des filtres tous les 2 mois (au lieu d’un renouvellement annuel avant la
découverte des PFAS) est nécessaire pour respecter la limite de qualité des eaux traitées (soit un surcoût
annuel estimé à 100 000 €). Les différents essais d’adsorption ont montré que les PFAS les plus petits et
hydrophiles sont moins bien adsorbés que les composés grands et hydrophobes.
A la suite de cette étude, plusieurs pistes sont envisagées pour remédier à la pollution en PFAS. A court
terme, il est nécessaire d’optimiser le fonctionnement des filtres de l’usine de Lillion et de sélectionner un
meilleur CAG. A long terme, il est envisagé de transférer l’eau sur une usine mieux adaptée à cette pollution
ou de revoir la filière de traitement de l’usine de Lillion en augmentant le nombre de filtres ou en employant
d’autres procédés.157
Concentration en acides haloacétiques dans l’eau
traitée de plusieurs usines de production d’eau
potable du bassin rennais.
2.2 Acides haloacétiques
Les acides haloacétiques (HAA) sont un groupe de sous-produits de désinfection qui se forment lorsque le
chlore utilisé pour désinfecter l'eau potable réagit avec la matière organique naturelle présente dans l'eau.
La concentration des HAA dans l'eau potable est réglementée par les autorités sanitaires. En France, la
limite de qualité est de 60 microgrammes par litre (μg/L) pour la somme des cinq HAA les plus courants.
D’autres HAA sont présents dans l’eau mais leur concentration n’est pas réglementée.
Pour mieux comprendre la formation de ces HAA et connaitre leurs concentrations dans les eaux traitées,
une étude a été lancée avec le LERES (Laboratoire d'étude et de recherche en environnement et santé),
plateforme technologique d'analyse chimique et microbiologique de l'École des hautes études en santé
publique (EHESP). 15 HAA sont étudiés sur l’eau traitée des usines de Villejean, Rophémel, Mézières-sur-
Couesnon, Lillion, La Noé et Champ-Fleury.
Tout d’abord, cette étude a permis de montrer que
la future limite de qualité sur les 5 HAA fixée à 60
μg/L est respectée sur l’ensemble des stations
étudiées (points de production) et sur les deux
points de distribution alimentés par la station de
Villejean (Rennes). Parmi les 5 HAA, c’est l’acide
dibromoacétique (DBAA) qui est le plus quantifié.
Aucun HAA chloré n’est quantifié dans les eaux
souterraines.
Parmi les composés émergents, ce sont les composés bromés ou mixtes qui sont prédominants : l’acide
bromochloroacétique (BCAA), l’acide bromodichloroacétique (BDCAA) et l’acide dibromochloroacétique
(DBCAA).
Ce travail a également permis de montrer que :
Les usines alimentées par des eaux superficielles ou mixtes présentent des concentrations en
HAA plus importantes que celles alimentées par des eaux souterraines, sauf l’usine de Lillon qui
présente des concentrations en DBCAA et DBCAA comparables aux usines alimentées par des eaux
de surface.
Tout en étant conforme à la norme, plusieurs composés bromés dépassent certaines valeurs
guides sanitaires ou indicatrices proposées par l’ANSES en novembre 2023. Le LERES et la Collectivité
se rapprocheront des autorités sanitaires pour échanger sur ce constat et analyser les conséquences.
En ce qui concerne les conditions de formation, le rapport COT/Br- est un indicateur corrélé au
degré d’incorporation du brome dans les HAA, donc ce ratio est pertinent pour suivre le potentiel de
formation de HAA bromés.
La nature du COT estimée par l’utilisation du SVA254 n’a pas donné de résultats probants à ce
stade de l’exploitation des données158
Une meilleure connaissance de la réactivité des précurseurs (matière organique, bromures) et des
conditions de (re)chloration en production et dans les réseaux pourraient permettre de mieux gérer la
production des HAA, notamment bromés.
3. Petit cycle de l’eau circulaire
Le petit cycle de l’eau désigne l’ensemble des étapes que l’eau suit lorsqu’elle est utilisée par l’homme,
depuis son prélèvement jusqu’à son retour dans le milieu naturel. Rendre ce cycle plus vertueux est devenu
nécessaire pour faire face à la raréfaction des ressources en eau, en lien avec le changement climatique et
l’augmentation des coûts pour traiter des polluants toujours plus nombreux et difficiles. Développer la
circularité des flux entre l’eau potable et l’assainissement peut avoir des impacts positifs notamment des
bénéfices économiques et environnementaux.
3.1 Recyclage des terres de décantation
La prise en compte des métabolites de pesticides dans le pilotage des usines de Mézières-sur-Couesnon
et Villejean a conduit depuis quelques années à fortement augmenter les doses de charbon actif en poudre
(CAP). En conséquence, les terres de décantation (TDD), qui récupèrent l’ensemble des matières solides
issues de l’eau brute et des process de traitement, se concentrent en CAP. L’idée de ce projet lancé en
2023 est d’utiliser les terres de décantation produites sur l’usine de production d’eau potable de Villejean
comme réactif sur l’usine de traitement des eaux usées de Beaurade. En effet ces terres de décantation
sont riches en chlorure ferrique et en CAP, deux réactifs qui participent à l’élimination du phosphore, des
métaux lourds et des micropolluants organiques. Une réduction de la consommation en chlorure ferrique
sur l’usine de Beaurade serait ainsi envisageable pour des performances de traitement similaires. Un
dernier avantage serait une élimination du CAP par incinération dans la filière boue de Beaurade, et donc
l’absence d’épandage sur des terres agricoles.
Des essais ont été menés à l’échelle du laboratoire par les équipes R&D de la SPL depuis 2023 pour étudier
la capacité de ces TDD, mais également celle des boues liquides de l’usine de Villejean, à traiter les
polluants contenus dans l’eau usée à l’entrée de la station d’épuration de Beaurade. Ces essais montrent
une réelle efficacité, avec un abattement supérieur à 80% pour le phosphore et proche de 60% pour la
matière organique. Pour trois résidus médicamenteux, le cuivre et le zinc, des abattements variables mais
intéressants sont observés selon la molécule et la dose.
Pour faire suite à ces résultats prometteurs, une étude de faisabilité sera lancée en 2025 pour travailler sur
la possibilité technique et économique de réaliser à grande échelle ce transfert des terres de décantation
de Villejean à Beaurade.159
Diminution de la
concentration en phosphore
dans les eaux usées pour
différentes doses de boues
liquides riches en chlorure
ferrique et charbon actif en
poudre.
3.2 Projet REPOLISH
Dans un contexte de changement climatique qui intensifie les défis liés à la gestion du cycle d’usage de
l’eau (aussi appelé petit cycle de l’eau) dans nos villes, le projet REPOLISH (Removal of Emerging
POLlutants In the SHort water cycle) propose des solutions innovantes pour traiter voire réutiliser en toute
sécurité les eaux urbaines du Bassin Rennais. Ce projet, dont le montage a été finalisé en 2024 avec un
démarrage au second semestre 2025, vise ainsi à répondre à des enjeux environnementaux et sanitaires
cruciaux.
REPOLISH cherche à étudier et mettre en œuvre des procédés de traitement d'eau innovants, notamment
la nanofiltration fibres creuses, en caractérisant leurs performances avec des techniques d’analyses de
polluants innovantes dites non ciblées, pour améliorer la qualité de l'eau dans le cadre de la production
d’eau ou de la réutilisation des eaux usées traitées. Les principaux polluants ciblés sont les micropolluants
ainsi que les polluants microbiologiques et les microplastiques. Le projet vise à répondre à deux principales
contraintes : la réutilisation sécurisée des eaux usées traitées pour des usages tels que l’arrosage
d’espaces verts, l'irrigation ou la recharge de ressources superficielles (étang), et la fourniture d'une eau
potable de qualité en période de sécheresse. Les terrains d’étude sont localisés dans la Métropole de
Rennes mais l’idée du projet est de servir de démonstrateur pour d’autres villes en France.
Le projet est une collaboration entre l’Université d’Aix-Marseille (équipe Procédés Membranaires du
laboratoire Mécanique, Modélisation et Procédés Propres), l’Ecole Pratique des Hautes Études de
l’Université Paris Sciences et Lettres (laboratoire Milieux environnementaux, transferts et interactions dans
les hydrosystèmes et les sols), Eau du Bassin Rennais et la société InovaYa.
4. Sobriété des process et des usages
Réduire les gaspillages et optimiser chaque étape du cycle de l’eau, de la production à la consommation,
est nécessaire pour faire face à une augmentation de la demande en eau et parvenir à une diminution des
prélèvements dans les ressources en eau. Cela passe par des réseaux mieux entretenus, des équipements
et des procédés économes, et une sensibilisation accrue des usagers. Cette approche est essentielle pour
préserver la ressource et répondre aux défis climatiques.160
4.1 Projet DREauP
Un consortium composé de 5 collectivités a été constitué en 2022 (SMEGREG, CEBR, Eau de Paris, Eau 17,
Régie des Eaux de Bordeaux), le CSTB et l’INRAE pour travailler ensemble sur un projet de recherche destiné
à mieux connaitre les consommations des usagers au sein de leurs foyers, afin d’actualiser précisément le
référentiel de consommation. Ces mesures in situ, auprès de 500 foyers, seront complétées d’enquêtes
auprès des ménages et d’un dispositif expérimental de psychologie sociale portant explicitement sur les
leviers sociotechniques et cognitifs de la réduction des consommations d’eau potable.
La première phase du projet (connaissance du parc des équipements et expérimentation des technologies
de mesure) a été engagée en 2023. Un travail de recherche et de benchmarking a donné lieu à une pré-
sélection de technologies de compteurs capables de répondre à la précision de mesure recherchée à partir
de 2024 et ainsi d’affecter chaque puisage d’eau à un type d’usage de l’eau.
Une expérimentation en conditions réelles sur un panel de 10 foyers, s’est déroulée au cours du premier
semestre 2024 et a permis de choisir la technologie de mesure à déployer à partir de 2025.
Un accord de consortium avec 20 collectivités et 2 organismes de recherche a pu être signé en début
d’année, actant les différents financements du projet.
En parallèle un marché a été attribué à l’entreprise TMO pour le recrutement des 500 foyers volontaires
(tirage au sort dans les bases abonnés des collectivités participantes, envoi d’un mail de sollicitation,
échange téléphonique avec les volontaires et signature de la convention de participation), ainsi qu’un
marché à la société Diehl pour l’acquisition du matériel de mesure.
4.2 Nouveaux charbons à « faibles coûts carbone »
Le charbon actif est un réactif indispensable pour le traitement de la matière organique, des pesticides et
de leurs métabolites. Avec l’augmentation des taux de traitements pour réussir à éliminer des molécules
de plus en plus hydrophiles et réfractaires à l’adsorption, le coût économique pour la mise en œuvre du
charbon est de plus en plus important. L’impact environnemental du charbon actif est également un
facteur à prendre en compte, car il est très souvent produit à l’étranger à partir de matériaux fossiles « brulés
» dans des fours à très haute température. La production, le transport et la valorisation agricole du charbon
actif engendrent donc des émissions de CO2 importantes. De plus cette production à l’étranger fragilise
l’indépendance géopolitique du traitement de l’eau potable en France.
Produire à moindre coût des charbons actifs locaux à partir de biomasse locale, par exemple du bois ou
des déchets agroalimentaires, permettrait de réduire l’utilisation de produits provenant de l’étranger avec
un coût et un impact environnemental importants. Les performances d’adsorption et la faisabilité
économique et technique d’une production locale doivent cependant être démontrées.
Des essais ont été menés en 2024 par la SPL en collaboration avec l’Ecole des Métiers de l’Environnement
à Bruz pour tester des charbons actifs à « faibles coûts carbone » produits dans les laboratoires de l’école
à partir de biomasse locale. Les essais doivent se poursuivre en 2025 pour caractériser plus finement le
potentiel des biochars pour le traitement de l’eau potable.161
III. UNE POLITIQUE D’ECONOMIE D’EAU
Pour l’aider dans sa réflexion pour construire son nouveau programme Ecodo, la Collectivité a engagé en
2024 une phase de concertation, accompagnée par un bureau d’études spécialisé et ainsi recueillir les avis
et idées d’habitants, experts et élus.
Trois groupes de travail ont été constitués, pour réfléchir en parallèle à différents aspects de l’enjeu de
réduction des consommations d’eau :
• Un groupe d’une dizaine d’élus ;
• Un groupe de 28 experts (partenaires de la CEBR, spécialistes de l’eau et de l’habitat,
représentants des consommateurs, acteurs de la transition écologique, acteurs d’autres
politiques publiques concernées par des enjeux de sobriété...) ;
• Un comité de 30 usagers domestiques du service de l’eau, chargé de recommander des pistes pour
consommer moins d’eau dans les logements.
Ainsi entre le mois de février et le mois de juin 3 réunions du comité usagers, 3 réunions du groupe experts
et une réunion du groupe d’élus se sont tenues autour de la question « Comment réduire significativement
nos consommations d’eau potable sur le territoire ».
Les échanges au cours de cette phase de concertation ont été très riches et ont nourri la réflexion de la
Collectivité.
Aucun des groupes de concertation ne conteste les
principes directeurs et les actions centrales
actuelles du programme Ecodo. Ainsi, le prochain
plan d'action doit être envisagé dans une certaine
continuité de contenu.
Par contre la phase de concertation a révélé un
consensus unanime sur la nécessité de faire évoluer
le programme Ecodo en l'élargissant et en
intensifiant les actions jugées actuellement
insuffisantes pour répondre aux défis.
Les propositions issues de cette concertation serviront à construire le plan d’actions pour les 5 années à
venir. La Collectivité a ainsi utilisé toute cette matière pour ébaucher des propositions de grands axes
d’actions, discutées début 2025 pour valider un nouveau programme au cours de l’année.162
Le suivi des consommations d’eau
comptabilisées depuis 2019, sur le
périmètre historique (services 1 à 10),
montre une tendance à la baisse des
consommations unitaires des
différentes catégories d’usagers (cf.
Partie Distribution, chapitre III)
Cette baisse a permis de maintenir un
volume de consommation globale
identique malgré une augmentation du
nombre d’abonnés et de la population du
territoire, générant une économie d’eau
cumulée sur 5 ans de plus de 7 millions
de m³.
1. Conseiller les différents utilisateurs
1.1 Sensibilisation des abonnés domestiques
L’équipe d’ambassadeurs
de l’eau, composée de 2
binômes intervient auprès
du grand public pour le
sensibiliser aux économies
d’eau et à la promotion de
l’eau du robinet.
Pour analyser plus finement l’évolution de la consommation moyenne des abonnés, la prise en compte de la
diminution de la taille des foyers (en nombre de personnes) sera à intégrer.
Poursuite de la mission des ambassadeurs de l’eau163
Pour toucher un public toujours plus large, et apporter une
information à un public a priori non intéressé par le sujet, les
ambassadeurs ont développé depuis 2023 des animations en
entreprises.
Sur des moments de pause ou des temps dédiés par
l’entreprise aux sujets de la transition écologique, les
ambassadeurs ont sensibilisé les usagers et leur ont distribué
des kits d’économie d’eau ; ces interventions ont eu lieu dans
des entreprises comme Keolis, La Société Générale,
Décathlon, Leroy Merlin…
Ces échanges sont également l’occasion pour certaines
entreprises de démarrer un diagnostic de leurs équipements
sanitaires avec les ambassadeurs ou de le demander à la
technicienne de la Collectivité en charge des entreprises,
selon le degré de complexité.
• En porte-à-porte : en 2024, 5
communes ont été touchées :
Prolongation de l’intervention de 2023
sur Bruz au 1er trimestre 2024 puis
intervention sur les communes de
Melesse et Betton, à partir du mois
d’avril ; près de 440 personnes ont ainsi
été rencontrées. Un partenariat a
également été développé avec Aiguillon,
Espacil et Neotoa pour une intervention
des ambassadeurs dans plusieurs
immeubles collectifs de Saint-Armel,
Melesse et Rennes. Un peu plus de 230
personnes ont été rencontrées.
• En animation : environ 85 animations
grand public réparties sur tout le
territoire ont permis de toucher au total 3
600 personnes.
• En visites individuelles : au domicile
des usagers qui souhaitent bénéficier de
conseils personnalisés. Dans le cadre
d’un partenariat avec plusieurs CDAS,
les ambassadeurs de l’eau ont conseillé
58 foyers en situation de
surconsommation.
Au total, ce sont environ 7 800 kits qui
ont été distribués en 2024, en
animation grand public, en porte-à-
porte, en animation scolaire ou par
courrier sur demande. En 2024 des
dépôts de kits aux mairies volontaires
ont également été proposés.
En 2023, pour renforcer le travail des ambassadeurs en
porte à porte, une expérimentation du dispositif Voisin Malin
avait été testée dans le quartier de Maurepas à Rennes,
portée par l’association La Cohue. Elle avait permis de
réaliser 169 entretiens. Cette opération qui a été appréciée
et très qualitative a été reconduite en 2024.
Malheureusement au vu du contexte de sécurité
défavorable en fin d’année sur le quartier, l’opération a dû
être suspendue et décalée à début 2025.
Un jeu sur l’empreinte eau a été conçu en partenariat avec l’Alec du Pays
de Rennes pour sensibiliser le grand public aux consommations d’eau
liées à la production, la distribution et le traitement des produits, biens
ou services, que nous consommons au quotidien. Les ambassadeurs de
l’eau ont eu l’occasion d’utiliser ce jeu lors d’animations grand public.164
En complément du matériel distribué gratuitement par les ambassadeurs, les
usagers peuvent également trouver dans les magasins partenaires de
l’opération « Charte Ecodo », une signalétique mettant en évidence les
équipements hydro-économes.
1.2 Sensibilisation des scolaires
Les associations Eau et Rivières de
Bretagne et Les Petits Débrouillards
assurent pour la Collectivité la
sensibilisation aux économies d’eau de
50 classes par an (1 200 élèves/an), sur
un cycle annuel de 4 animations. En
2024, 1 160 élèves ont ainsi été
sensibilisés dans 48 classes.
En 2024, il a été proposé aux écoles de participer à un jeu concours. Au vu du peu d’écoles inscrites, il a été
décidé d’annuler la tenue de ce jeu et de requestionner son organisation pour le prochain marché
d’animation scolaire.
Poursuite de la Charte Ecodo en partenariat avec les magasins de bricolage
Cette opération initiée en 2017 avec 6
magasins et élargie à 15 magasins reste
pertinente, en l’absence de règlementation
nationale imposant le matériel hydro-
économe dans les constructions neuves. La
Collectivité a interpellé les différents
députés du territoire à ce sujet en 2022.165
Les Petits Débrouillards réalisent aussi pour la Collectivité des animations à destination des enfants des
centres de loisirs et autres animations d’été dans les quartiers : en 2024, 201 enfants y ont participé au
cours de 16 animations.
1.3 Sensibilisation des professionnels
Depuis 2021, un partenariat a été monté avec la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ille-et-Vilaine (CCI
35), dans l’objectif d’accompagner les gros consommateurs du territoire (consommations supérieures à
3 000 m³/an) vers des solutions d’économie d’eau potable. L’objectif est de réaliser sur 3 ans 60 diagnostics
initiaux, 30 pré-projets et d’organiser 3 ateliers de partage des bonnes pratiques.
En 2023, des entretiens techniques avaient été réalisés avec 20 entreprises, 7 pré-projets effectués, et un
atelier technique Ecodo à destination des industriels avait regroupé 15 participants sur les
thématiques d’optimisation du nettoyage dans l’industrie agro-alimentaire, les techniques de comptage et
le monitoring, ainsi que le déploiement de la télérelève par la CEBR.
En 2024, le logo a évolué en Ecod’o PRO. En novembre une réunion a permis de poser le le bilan de
l’opération : au vu des enjeux, la CEBR a décidé de renforcer le suivi de ces gros consommateurs en interne,
avec le recrutement d’un technicien dédié à cette mission.
En parallèle, un partenariat a été passé entre le SMG Eau35 et la CCI pour effectuer les diagnostics initiaux
sur le département.
Accompagnement des gros consommateurs par la CCI 35
Accompagnement des communes166
La Collectivité a poursuivi, en 2024, l’accompagnement des services techniques des communes de son
territoire dans le diagnostic et le suivi de leurs consommations d’eau potable, dans le but de leur faire
réaliser des économies d’eau. 39 communes (soit 55%) sont engagées activement, dont 23 communes qui
ont bénéficié d’une restitution de leur guide de préconisations. A noter que sur la Ville de Rennes, des
actions de réduction des consommations d’eau ont été réalisées depuis 2012, et qu’un nouvel état des
lieux est en cours dans le cadre du plan de sobriété eau afin d’établir un nouveau programme d’actions.
Par ailleurs, la Communauté de Communes du Val d’Ille d’Aubigné a initié la démarche de diagnostic de
ses équipements intercommunaux en 2024 avec l’appui de l’Alec du Pays de Rennes.
1.4 Fonds ECODO
Le bilan des demandes de subventions sur le fonds ECODO (montant du fonds : 270 000 €/an) est le
suivant :
2021 2022 2023 2024
Nombre de demandes acceptées 33 21 21 34
Individualisation des compteurs d'eau froide
* Diagnostic des immeubles 15 15 11 9
* Travaux 9 3 4 8
Nombre de logements concernés 109 127 184 152
Investissements en faveur des économies d'eau 9 3 6 17
Montant des aides accordées prévisionnelles (HT) 89 453 € 53 287 € 76 774 264 192
Taux de sollicitation du fonds annuel d'économie d'eau 33% 20% 28% 98%
BILAN DES SOLLICITATIONS DU FONDS ECODO
30 communes ont sollicité
au moins une fois le fonds
Ecodo depuis sa mise en
place en 2015.167
Rennes Métropole a aussi sollicité des aides sur le fonds Ecodo pour différents projets permettant de
réaliser des économies d’eau (travaux de modernisation de l’unité de valorisation énergétique de Villejean,
la création d’une nouvelle aire de lavage à Montgermont et la mise en place d’un système de récupération
d’eau de pluie à la cité artisanale du Blosne pour l’arrosage et le nettoyage de la voirie).
Par ailleurs, en 2024, d’autres acteurs du territoire ont également sollicité le fonds Ecodo pour des études
ou des travaux permettant de réaliser des économies d’eau :
Cooperl - Montfort-sur-Meu Condenseur adiabatique et recyclage d'eau
Cap Accession Récupération d'eau de pluie pour usages intérieurs sur un collectif de 15 logements à Acigné
Association Foncière Urbaine Libre du Cora -
Pacé Mise en place de sous-compteurs
2. Une incitation à construire et rénover des bâtiments
plus sobres en eau
2.1 Incitation à l’individualisation publique des consommations d’eau
froide
L'individualisation publique des consommations d'eau (froide) consiste en l'installation de compteurs
abonnés au service de l'eau dans chaque logement. Elle permet aux ménages de connaître et de suivre leur
consommation réelle, et aussi d’avoir accès à la tarification progressive avec la première tranche gratuite.
La littérature indique que l'individualisation des consommations permet de diminuer jusqu'à 20 % la
consommation d'eau des foyers.
La réglementation impose l’individualisation des consommations dans les constructions neuves, mais
laisse le choix aux constructeurs entre l’individualisation par des compteurs publics ou par des compteurs
privés gérés directement par les propriétaires, qui ne peuvent pas servir de base à la facturation du service
de l’eau. Parmi les immeubles collectifs mis en service en 2023, 94% sont individualisés en compteurs
publics
Pour les nombreux immeubles anciens non équipés de compteurs individuels sur le Bassin Rennais, dont
1 500 à Rennes, la Collectivité finance à 100 % le diagnostic, et à 70% des travaux de pose de compteurs.
Ce financement venait à l’origine en complément des aides de l’Agence de l’eau, qui ne subventionne plus
ces travaux depuis 2019.
En 2024, la Collectivité a reçu et accepté 9 demandes d’aide pour la réalisation de travaux
d’individualisation (152 logements). 9 diagnostics d’individualisation ont été réalisés en 2024.
En 2024 la Collectivité a également réalisé une étude bilan et perspectives de la politique d’aide à
l’individualisation des immeubles anciens en comptages publics d’eau froide. Entre 2017 et 2023 la
Collectivité a investi 344 000 € pour 51 opérations d’individualisation sollicitées par les copropriétés ou
bailleurs sociaux, représentant 2 291 logements. Avec la participation de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne
jusqu’en 2016 le montant de subvention total est de 490 000 €.168
La comparaison de l’évolution 2019-2023 des consommations des immeubles individualisés avec
subvention avec celle des consommations de l’ensemble du parc des immeubles ou d’un échantillon
d’immeubles non individualisés ne permet pas de mettre en évidence une diminution des consommations
liée au passage en compteurs individuels publics. A noter que pour les logements en eau chaude collective,
1/3 de la consommation du logement n’est pas comptabilisée par le compteur public d’eau froide.
Au vu de ces éléments, la poursuite de la politique de subvention à l’individualisation sera réinterrogée pour
le prochain programme Ecodo.
2.2 Intégration des préconisations Ecodo dans le référentiel Cerqual
A l’occasion des visites des ambassadeurs de l’eau chez des usagers en situation de surconsommation, la
Collectivité a pu constater que les logements neufs, y compris dans le parc social, ne sont pas
nécessairement équipés en matériel hydro-économe, ce qui peut provoquer des surconsommations. Aussi
la Collectivité s’est rapprochée de Rennes Métropole pour faire évoluer les exigences de qualité
environnementale de l’offre nouvelle de logements aidés par Rennes Métropole.
Dans le cadre de l’écriture du prochain Programme Local de l’Habitat, le travail de réflexion a été poursuivi
avec Rennes Métropole et CERQUAL pour intégrer des préconisations d’économies d’eau dans les
exigences territorialisées de la partie Eau. Ces exigences, qui concernent les débits d’eau aux points de
puisage dans le logement, le temps d’attente de l’eau chaude et l’accessibilité des compteurs, s’appliquent
à partir du 3ème trimestre 2024 aux constructions de logements aidés par Rennes Métropole.
2.3 Expérimentation de la télérelève des compteurs d’eau
Depuis 2018 la Collectivité, en partenariat avec la SPL Eau du Bassin Rennais, Rennes Métropole et le
prestataire Wi6labs, expérimente sur une cinquantaine de capteurs installés chez des gros
consommateurs professionnels, différents modèles de capteurs communiquant avec le réseau LoRa de
Rennes Métropole. L’année 2023 a permis d’acter le passage à un déploiement industriel du service de
télérelève en équipant les plus gros consommateurs.
Il a ainsi été décidé d’équiper les 3 000 gros abonnés consommant 30 % des volumes distribués par Eau du
Bassin Rennais en 2023. Les abonnés professionnels consommant plus de 1 000 m3 et les compteurs
communaux de plus de 100 m3 sont concernés par le service de télérelève, qui sera gratuit pour ces
abonnés.
En 2024, la Collectivité Eau du Bassin Rennais a été lauréate d’un Appel à Projet « Sobriété en eau » de
l’Agence de l’Eau Loire Bretagne qui permettra de financer le déploiement de ces 3000 équipements de
télé-relève.
L’année 2024 a, en outre, permis de conclure un marché In House avec la SPL Eau du Bassin Rennaispour
l’installation des équipements, assurer leur suivi, travailler sur le plan de déploiement et identifier les sites
prioritaires ; il permettra également de poursuivre la coopération avec Rennes Métropole autour de son
réseau LoRa.169
2.4 Incitation à la récupération d’eau de pluie (REP)
En partenariat avec la Collectivité, l’ALEC du Pays de Rennes a développé deux programmes d’actions sur
la récupération d’eau de pluie (REP) :
L’accompagnement des porteurs de projets dans le cadre d’une expérimentation de 2 ans qui a
débuté en 2022 et se poursuit. 15 projets de particuliers, bailleurs, promoteurs et collectivités, et 9 projets
de remises en service de systèmes de récupération d’eau de pluie sont concernés.
Un nouveau programme d’actions sur la récupération d’eau de pluie en 2024 en poursuivant
l’accompagnement de nouveaux porteurs de projets :
• Habitants, dont futurs acquéreurs en ZAC, en habitat individuel et collectif (5 projets) ;
• Collectivités locales (2 projets) ;
• Aménageur, promoteurs, bailleurs sociaux et constructeurs (2 projets) ;
• Entreprises (3 projets).
La récupération d’eau de pluie sera également promue dans les opérations d’aménagement et les conseils
pour poursuivre la diffusion de l’information (guide, outil de dimensionnement…) et faciliter le passage à
l’action.
Ces temps forts ont été rythmés par l’intervention de
l’Alec du Pays de Rennes, de la CEBR et de la Direction
de l’Assainissement de Rennes Métropole pour aborder
le contexte et les enjeux de l’eau sur le territoire, la
gestion des eaux pluviales, l’intérêt et les aspects
techniques et règlementaires liés à l’utilisation de l’eau
de pluie.
Une maquette sur la récupération d’eau de pluie a été
réalisée par un maquettiste comme démonstrateur lors de
sessions de formations.
En 2024, un accompagnement des
entreprises pour la REP
Trois entreprises accompagnées ;
Promotion de la REP dans le cadre
du parcours de formation-action en
Zones d'Activités Commerciales.
Et aussi
Trois entreprises accompagnées ;
Quatre sessions de formation à
destination des équipes de
conception d’Aiguillon, de Néotoa,
de Giboire et d’Archipel Habitat.
Deux formations à destination des
professionnels (plombiers, architectes…)
sur les aspects techniques et
réglementaires de la REP (40 participants).170
2.5 Etudes sur les profils de consommation d’eau des abonnés du Bassin
Rennais
Depuis 2020, Pour mieux comprendre les comportements des usagers domestiques vis-à-vis de la
consommation d’eau potable ainsi que les variations de consommation d’un service ou d’une commune
à l’autre, la Collectivité confie des études à l’Audiar, destinées à analyser les profils de consommation et
observer les tendances d’évolution dans le temps.
Une nouvelle étude a été produite en 2024, pour observer les évolutions de consommation sur la période
2019-2023, à l’échelle de la commune, et également établir une analyse spécifique des consommations
portant sur des compteurs n’ayant pas changé d’abonné entre 2019 et 2023 (5 ans), ainsi qu’une analyse
des consommations des entreprises implantées dans 5 zones d’activités du bassin à titre exploratoire.
Cette baisse reste moins marquée dans les appartements (-3,6%), que dans les maisons individuelles (-
6,4%). Une légère hausse est observée dans le parc social (+0,6%).
Par ailleurs la baisse observée des consommations domestiques concerne davantage les petits
consommateurs.
L’étude a actualisé les consommations moyennes (60 m3/abonné en 2023 tout type de logement LUH) en
fonction du type d’habitat :
• Consommation moyenne en appartement : 49,3 m³/an/abonné
• Consommation moyenne en maison individuelle : 72 m³/an/abonné
Un suivi particulier est réalisé par la Collectivité sur les 120 gros consommateurs de plus de 6 000 m³ par
an.
NB : pour la catégorie Agriculture, l’augmentation en 2024 est liée à 2 abonnés. Pour la catégorie Hébergement,
l’augmentation est liée à 1 abonné qui a subi une importante fuite.
Gros consommateurs (+ 6000 m³/an)
Type d'activité
Volumes
consommés 2023
Volumes
consommés 2024
Nombre
d'abonnés
2024
Evolution
Total Collectivité Eau du Bassin Rennais 3 032 930 2 999 093 117 -1,12%
Industrie agro-alimentaire 1 281 479 1 299 985 12 1%
Activité hospitalière 441 329 425 332 13 -4%
Hébergement (ehpad, cité U, prison, caserne…) 302 081 338 493 23 12%
Enseignement/recherche 253 918 208 890 14 -18%
Equipement sportif et culturel 231 140 210 998 12 -9%
Tertiaire 169 922 156 079 15 -8%
Administration 123 491 131 326 10 6%
Autres industries 101 557 98 038 7 -3%
Autres 87 462 73 114 6 -16%
Agriculture 40 552 56 838 5 40%
Les résultats de cette étude montrent que la consommation moyenne par abonné en 2023 est la plus
faible observée depuis 2017 (début des mesures disponibles) : 97,8 m3, avec une baisse des
consommations de – 6% à l’échelle de la CEBR entre 2019 et 2023.171
Dans le cadre de son suivi des gros consommateurs, la Collectivité a connaissance de certains volumes
surconsommés dus à des fuites.
Les plus gros volumes de fuites connues pour l’année 2024 sont estimés à 23 000 m³ (1 hébergement et 1
équipement sportif).
Cela ne représente qu’une partie du volume global de fuites chez les gros consommateurs, qui ne peut être
mesuré par la Collectivité.172
2.6 Participation à l’étude « changement de comportement », en
partenariat avec Rennes Métropole
La Collectivité mène depuis plusieurs années des réflexions avec les services de Rennes Métropole sur les
questions de changement de comportements. Une prestation d’assistance à maitrise d’ouvrage pour
l’élaboration d’une stratégie globale de changement de comportement sur le territoire, sur toutes les
thématiques ayant un impact environnemental (déplacements, énergie, déchets et eau) a été confiée à un
groupement piloté par l’entreprise NF étude.
Le prestataire a réalisé en 2023 un état des lieux des politiques menées.
Parmi les orientations proposées, la stratégie de la massification a été retenue en 2024, dans une logique
d’aller vite vers des changements concrets, visibles et massifs au sein de la population, avec la volonté d’aller
ensuite vers un portage et un soutien d’actions plus ambitieuses et plus en rupture.
Le plan d’actions se décline en trois temps :
1. Une campagne de sensibilisation sur le territoire, pour marquer le coup, à mener dès 2025
2. Un déploiement d’actions ou de requestionnement des actions existantes adaptées aux enjeux de
massification pour permettre et faciliter le passage à l’action des publics cibles ; Cette phase sera
complétée par l’émergence d’expérimentation en 2025
3. Une démarche d’évaluation des impacts pour comprendre les implications des expérimentations et faire
du feedback aux habitants en 2025-2026.
Plusieurs réunions de travail inter-services ont été nécessaires pour identifier les axes de travail et les priorités
d’actions.173
I. LA COMMUNICATION
Depuis 2015, La Collectivité et la SPL Eau du Bassin Rennais communiquent à travers une marque et un visuel
commun pour améliorer la lisibilité du service pour les usagers.
1. Plan de communication d’Eau du Bassin Rennais
Le plan de communication commun se décline entre les deux entités, conformément à la répartition des cibles
et des thématiques. Le logigramme ci-après rappelle cette répartition entre la Collectivité et la SPL :
La Collectivité Eau du Bassin Rennais (rectangles bleus)
s'adresse en priorité au citoyen et au contribuable.
La SPL eau du Bassin Rennais (rectangles rouges) s'adresse en
priorité à l'usager du service public de l’eau174
En 2024, la Collectivité et la SPL ont choisi d’être accompagnées par l’agence de Communication Rennais R2
pour faire évoluer la stratégie de communication d’Eau du Bassin Rennais……
Ce travail avec R2 a
permis d’établir et de
chiffrer un plan d’actions
pluriannuel composé
d’une quinzaine de fiches.
Un exemple de fiche
action du plan de
communication proposé
par l’agence R2 :175
2. Communication écrite et multimédia
La Collectivité Eau du Bassin Rennais dispose de trois outils principaux de communication
2.1 La lettre d’information
L'Inf'eau du Bassin Rennais a vocation à s'adresser à un
public averti, ou du moins sensibilisé au domaine du
service public d'eau potable : élus locaux, militants
associatifs, enseignants et étudiants, entreprises,
partenaires agricoles.
En 2024, la Collectivité a édité deux numéros de
l'Inf'eau du Bassin Rennais.
2.2 Le site internet
78 108 utilisateurs10 sur le site internet Eau du Bassin Rennais en 2024.
Le site www.eaudubassinrennais-collectivite.fr a été conçu afin de mettre à disposition du public un maximum
de données sur les problématiques de l'eau potable sur le Bassin Rennais. Il est régulièrement mis à jour, tant
par des flashs d'actualité que par l'insertion de nouveaux documents émis par la Collectivité sur les Instances,
la qualité de l'eau, la disponibilité des ressources…
Le site intègre un portail www.eaudubassinrennais.fr qui permet à tous les usagers d’accéder à leurs services
en ligne, quel que soit leur délégataire.
10 Nombre total d'utilisateurs uniques ayant enregistré un événement.
Une lettre d’information Un site internet Les réseaux sociaux176
2.3 Les réseaux sociaux
La communication sur les réseaux sociaux s’effectue via Facebook, X, Instagram et LinkedIn. Les posts
permettent de valoriser les actions, les partenaires impliqués et d’informer sur le développement de Terres de
Sources.
LinkedIn
1 358 abonnés sur LinkedIn au 11/08/2025.
126 nouveaux abonnés sur la période d’Août 2024 à Janvier 2025
Taux d’engagements11 moyen = 9.5%
11 Le taux d’engagement sur LinkedIn, correspond à la manière dont notre réseau réagit à nos publications. C’est une
métrique qui inclut les likes, les commentaires, les partages et les clics sur nos publications. • De 0% à 2%, votre taux d’engagement est faible et peut être amélioré.
• De 2% à 5%, votre taux est moyen voire bon.
• Au-dessus de 5%, le taux est excellent.
Source : https://playplay.com/blog/fr/taux-engagement-linkedin/177
919 abonnés
En 2024 – 21 tweets – 48 likes, 4 commentaires, 23 partages – moyenne des impressions 276
241 abonnés sur Facebook en Juillet 2024
X (anciennement Twitter)
Facebook
Période du 01/01/2024 au 31/12/2024
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2.4 Campagne digitale
En 2024, la Collectivité a mené une campagne de communication digitale pour encourager les habitants du
Bassin Rennais à faire des économies d’eau.
Ce message, sans être moralisateur, indique aux usagers l’importance de consommer de manière raisonnable
à partir d’un contenu plus pédagogique et imagé.
La campagne a été réalisée en 2 parties : une campagne dite de notoriété et une campagne de considération.
Notoriété : il s’agissait de relayer le message auprès des internautes les plus susceptibles de s'en souvenir en
diffusant une vidéo pédagogique autour de différentes thématiques sur les gestes d’économie d’eau et
optimiser sur la lecture complète du format.
Publication active pendant 30 jours à partir du 14/10/2024.
Considération : visait à encourager les
internautes à effectuer des actions
pour en savoir plus, en re-ciblant les
personnes engagées avec la vidéo
(campagne de notoriété) à l’aide de
formats statiques reprenant les
principaux messages. Optimisée aux
clics, nous cherchons à ce que
l’audience se renseigne davantage sur
la page.179
2.5 Evènementiels
Eau du Bassin Rennais a ouvert de manière
exceptionnelle le site de l’usine et du barrage de
Rophémel à Plouasne (22) lors des Journées du
Patrimoine des 21 & 22 septembre 2024 pour le plus
grand plaisir de plus de 520 visiteurs, beaucoup
habitant les environs, les autres, usagers du Bassin
Rennais.
La manifestation, fort appréciée par les visiteurs, a été
l’occasion d’expliquer le fonctionnement d’un service
public d’eau potable aux usagers, ainsi que les travaux
de réhabilitation de l’usine et du barrage ; elle a permis
d’expliquer pourquoi et comment la Collectivité
propriétaire de l’ensemble du site a procédé à la vidange totale du barrage ainsi que les mesures
environnementales prises dans ce cadre.
2.5 Communication dans la presse
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est également
présente dans la presse.
Des communiqués de presse sont régulièrement
envoyés à différents correspondants afin de les tenir
informés d’événements, de travaux et autres
actualités de la Collectivité Eau du Bassin Rennais.
Eau du Bassin Rennais et Terres de
Sources ont été mécènes de l’édition
2024 de Tout Rennes Court.
Eau du Bassin Rennais était également présent à la 25ème
édition des Carrefour des Gestions Locales de l’eau les 21 et
22 janvier 2024 au côté de Rennes Métropole.180
3. Actions de formations et échanges entre collectivités
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est membre du Comité d'Organisation du Carrefour des Gestions
Locales de l'Eau (CGLE), un des plus grands salons professionnels sur l’eau en France.
Elle y tient un stand avec la SPL Eau du Bassin Rennais et en partenariat avec Rennes Métropole
Assainissement.
Lors de l’édition 2024, la Collectivité a animé un atelier consacré à l’opération Terres de Sources et proposé à
ses visiteurs un buffet avec des produits issus des exploitations agricoles labellisées Terres de Sources.
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est membre de la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes
et des Régies (FNCCR), de France Eau Publique (FEP) et du réseau Eau d'IDEAL Connaissances. Le Président
de la Collectivité est membre du COPIL de la FEP.
Le pôle Protection de la ressource est partie prenante des échanges entre les différentes structures maîtresses
d’ouvrage de programmes de protection des eaux et des milieux aquatiques de Bretagne dans le cadre de
l’ATBVB (Association des Techniciens de Bassins Versants de Bretagne).
4. Informer les habitants sur le lien entre l’eau et l’alimentation
La Collectivité Eau du Bassin Rennais a lancé en 2022 un projet de Maison de l’eau et de l’alimentation située
sur le site des Gallets à Rennes. L’objectif était d’ouvrir un centre pédagogique sur ces 2 thématiques fortement
liées, sur le site où se trouve le réservoir souterrain des Gallets dont les visites patrimoniales lors des Journées
du patrimoine ont toujours beaucoup de succès.
L’année 2023 a été consacrée à l’élaboration du préprogramme dans le cadre d’un travail collaboratif.
Ont participé à cette étude hormis des agents de la Collectivité et de la SPL Eau du bassin Rennais, des élus,
six associations environnementales, des partenaires institutionnels, muséographiques et des enseignants et
des chercheurs.
A l’issue de l’étude réalisée par la coopérative d’architectes LAO et la muséographe Laure Armand D’Hérouville
avec la participation de nombreux partenaires associatifs et institutionnels, et malgré l’adoption du
préprogramme par le Comité de la Collectivité, compte tenu de la crise économique, il a été décidé, sur la
demande de Rennes Métropole, de suspendre le projet et de chercher à l’intégrer, en tout ou partie, dans des
structures muséographiques existantes comme l’écomusée de la Bintinais, l’Espace des sciences afin de
limiter les dépenses d’investissement et de fonctionnement.
Le projet a connu une réorientation en 2024 vers 4 opérations :
• Une exposition temporaire puis itinérante sur l’Eau et l’Alimentation aux Champs libres avec l’Espace
des sciences et l’Université de Rennes
• Un véhicule-animation pour les ambassadeurs de l’eau
• Une participation au « sentier métropolitain » porté par la Direction de la Culture de la métropole
• Une participation au parcours agropastoral de l’Ecomusée.
La Collectivité Eau du Bassin Rennais a ainsi également renoncé à la mise en valeur du patrimoine industriel
du réservoir des Gallets et son ouverture au public. Cependant les visites exceptionnelles tous les 2 ans durant
les Journées du patrimoine seront maintenues.181
II. LA RELATION AUX ELUS ET AUX USAGERS
1. La réponse de la Collectivité aux demandes des usagers
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est responsable du service apporté à l’usager, même si le service est
délégué. A ce titre, elle se doit d’informer ses usagers et d’être à leur écoute.
Les réclamations reçues en 2024 à la Collectivité concernaient principalement les thématiques suivantes :
• Facturation, y compris dysfonctionnement des dispositifs de télérelève pour les usagers équipés et
contestation de la facturation, de frais de relance pour retard de paiement ;
• Problème de qualité de l'eau : problème de goût, turbidité ou d'eau calcaire
• Problème de fuite ou d'infiltration d'eau : fuite avant compteur, fuite après compteur et demande de
dégrèvement, dégât des eaux… ;
• Problème suite aux travaux réalisés par le service de l'eau : problème d'accès à l'habitation, remise
en état des chaussées, désagrément lié à une coupure d'eau… ;
• Difficulté d’accès au compteur et de lecture de l’index …
• Problème de manque de pression ;
• Revendications quant à l’évolution du prix de l’eau ;
• Plainte concernant la relation avec les délégataires suite à des réponses apportées par ces
derniers…
Le nombre de demandes d’information et de réclamations
reçues en direct par la Collectivité a fortement augmenté en
2024 mais reste faible en valeur absolue par rapport au
nombre d’abonnés. La facturation est la thématique la plus
fréquente pour l’ensemble des sollicitations (42).
Par ailleurs, le nombre de contacts relatifs au dispositif
d’aide Chèque Eau reste identique à 2023 : cela représente
une trentaine de contacts (avec suivi de dossiers) non
comptabilisée ici.
Près de 163 000 demandes d’usagers ont été reçues et traitées par les 3 délégataires en 2024.
2. Relation aux élus
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est particulièrement attentive à maintenir sur son territoire un lien étroit
avec les élus et les services publics des communes et établissements publics de coopération intercommunale
(communautés de communes et métropole).
Le pôle distribution est ainsi organisé par référents de secteurs, interlocuteurs privilégiés des élus et
techniciens, qui peuvent transmettre un dossier plus complexe à des collègues d’autres pôles de la
Collectivité, et assurer son suivi.
La Collectivité a assuré cette année plusieurs présentations de ses activités lors de conseils des assemblées
délibérantes de ses intercommunalités membres, sur la demande de celles-ci.182
3. Le rapport annuel
Depuis 2020, la Collectivité réalise un unique rapport annuel tenant lieu de rapport annuel d’activités en tant
que syndicat mixte (art. L.5211-39 du Code Général des Collectivités Territoriales- CGCT) et de Rapport sur le
prix et la qualité du service d’eau (RPQS) (art. L2224-1 à 5 du CGCT). Il est consultable dans toutes les mairies
du territoire et mis en ligne sur le site de la Collectivité.
4. La Commission Consultative des Services Publics Locaux
(CCSPL)
La CCSPL, prévue par l’article L. 1413-1 du Code général des collectivités territoriales a pour vocation de
permettre l’expression des usagers des services publics par la voix des associations représentatives.
Composition de la CCSPL de la
Collectivité sous la
présidence de M. Michel
DEMOLDER :
ASSOCIATIONS MEMBRES
Eau & rivières de bretagne
Les Colocaterre
Collectif Eau du Pays de Rennes
Association pour la Taxation des Transactions financières pour l'Action Citoyenne ATTAC
Confédération Nationale du Logement CNL 35
Maison de la Consommation et de l'Environnement MCE
Union Fédérale des Consommateurs - Que Choisir ? UFC – Que Choisir
Union Départementale des Associations Familiales d’Ille-et-Vilaine UDAF 35
Association Leo Lagrange pour la Défense des consommateurs d'Ille-et-Vilaine ALLDC 35
INDECOSA CGT 35 Défense des Consommateurs INDECOSA CGT 35
Consommation Logement et Cadre de Vie
Association Rennaise pour la Maîtrise de l’Energie dans les Copropriétés ARMEC
Fédération Départementale de l'Association Agréée de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques des Côtes d’Armor FDAAPPMA 22
Fédération Départementale de l'Association Agréée de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques de l’Ille-et-Vilaine FDAAPPMA 35
La Nature en Ville
Elus Titulaires Elus Suppléants183
La CCSPL s'est réunie 2 fois en 2024 principalement sur
• La présentation du RPQS et des rapports annuels des 3 délégataires de services publics
de la Collectivité, un point sur les ressources et les grands travaux,
• Une étude sur les PFAS et une comparaison de l’eau en bouteille et l’eau du robinet
• Le bilan des actions de protection de la ressource, le contexte des ressources vis-à-vis
des métabolites et l’état de ces ressources.
De plus les services d’Eau du Bassin Rennais ont accueilli, le 24 octobre, les représentants du
milieu associatif sur le site de Rophémel pour :
• Une visite des chantiers de l’usine et du barrage,
• Des échanges sur le nouveau plan de communication, sur le schéma directeur ou encore
sur les dossiers d’actualité d’Eau du Bassin.184
I. LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES
1. La direction des ressources humaines
La gestion des ressources humaines est intégrée à la Direction. Elle comprend notamment :
Mais aussi le suivi de rémunération avec l’établissement des salaires et primes des agents ainsi que des
indemnités des élus. En 2024, 961 paies ont été calculées et mandatées.
2. Comité Social Territorial
Le Comité Social Territorial (CST) est constitué depuis 2023 et réparti de la manière suivante :
Le collège employeur représenté par 3 élus (titulaires) et 3 membres de la Direction (suppléants).
Le collège des représentants du personnel avec 4 représentants syndicaux titulaires et 2 suppléants.
La gestion des carrières
La gestion des emplois et des compétences
L’information et la communication RH, le dialogue social
Pour cette année 2024, le CST s’est réuni 6 fois, notamment pour aborder les sujets suivants :
• Approbation d’un plan de formation
• Revalorisation du Régime Indemnitaire : prime fixe (IFSE) et Complément Indemnitaire (CI)
• Revalorisation du Chèque déjeuner et de l’indemnité repas
• Présentation du Rapport Social Unique
• CST dédié à l’Hygiène et Sécurité : Présentation d’un bilan complet, convention d’inspection
Hygiène et Sécurité avec le Centre Départemental de Gestion (CDG) (désignation de l’ACFI),
présentation du rapport de l’ACFI
• Mise en place d’une astreinte (limitée à la durée de la vidange du barrage de Rophemel)
• Charte déontologique relative aux cadeaux et invitations185
3. L’évolution des effectifs
Fin 2024, la Collectivité comptait 65 collaborateurs dont 52 postes permanents au tableau des effectifs et trois
apprentis en alternance.
La Collectivité a connu une période d’augmentation significative de l’effectif entre 2021 et 2023,
(+ 25%) s’expliquant principalement par l’extension du périmètre, la montée en puissance de certains projets,
(notamment Terres de Sources) et l’émergence de nouveaux projets impliquant la nécessité de renforcer les
équipes (en particulier sur l’équipe Support impactée par l’augmentation de l’activité), l’engagement de la
Collectiivté dans l’accueil d’apprentis.
Pour l’année 2024, l’effectif des équipes s’est stabilisé et il n’a pas été créé de nouveaux postes. En revanche,
le dernier poste contractuel d’ambassadeur de l’eau à temps complet (catégorie C) a été converti en poste
statutaire comme les 3 autres qui avaient été pérennisés en 2022 et 2023.
La collectivité a toutefois eu recours à quelques collaborateurs contratuels pour des missions de quelques
mois :
Une archiviste 6 mois
Une chargée de communication en renfort à 60% d’ETP
Une animatrice Bassin Versant sur les drains à partir de septembre 2024 (0,5 ETP)
Une apprentie pour construire le programme ECODO (de janvier à août 2024)
Un renfort d’un mois pour le projet Terres de Sources.
Zoom sur les dépenses de personnel :
En 2024, les effectifs de la Collectivité sont de 60,2 Equivalent Temps Plein (ETP).
Les dépenses de personnel et des élus s'élèvent à 3 690 852 €.
L’augmentation des dépenses de personnels entre 2023 et 2024 s’explique notamment par : l’effet
année pleine d’un contrat créé en cours d’année 2023, une augmentation du personnel intérimaire
entre les deux années (+18 000) , une augmentation des primes et une revalorisation de la valeur des
Chèques déjeuners (+33000), le contrat prévoyance employeur (+7000), une forte augmentation de
la CNRACL (+60 000), de l’urssaf (+30 000) et la cotisation aux caisses (+ 60 000)
Les remboursements d'assurance couvrant le coût de l'absence des agents représentent 46 578 € en
2024.186
II. LES MOYENS DE LA COLLECTIVITE ET LES SYSTEMES
D’INFORMATIONS
Appui essentiel à la Direction Générale et aux autres pôles métiers afin de mener à bien les projets de la
Collectivité, le pôle Finances – Affaires juridiques – Logistique - Informatique (FALI) exerce ses compétences
dans les domaines de l'organisation des moyens de la Collectivité, de l'élaboration et du suivi des Systèmes
d'Information, de la gestion budgétaire et financière, du juridique et de la réalisation d'achats publics.
1. La logistique
Pour les déplacements professionnels, 8 voitures et 2 vélos à assistance électrique sont à disposition des
agents. En complément, la Collectivité a souscrit un contrat d’autopartage de véhicule ainsi que pour l’accès
au réseau STAR.
Le volume de courriers à traiter poursuit sa décroissance sur plusieurs années, consécutive du déploiement
de la dématérialisation des échanges avec les partenaires.
Outre la dématérialisation obligatoire de toutes les factures, les activités juridiques et les finances sont
quasiment totalement dématérialisées ; les actes sont signés par signature électronique et les échanges
transitent par la plateforme acheteur Mégalis Bretagne ou par mail selon les cas.
La Collectivité Eau du Bassin Rennais est propriétaire d'un
plateau de bureaux de 850 m2 au sein de l'immeuble du
Mabilay depuis fin 2016. Ce plateau a fait l’objet d’un
réaménagement en 2023 afin de permettre l’accueil d’un
effectif agrandi. Les équipes ont réintégré les lieux en avril
2024.
Tous les agents sont équipés d’un équipement nomade, connecté au
réseau informatique de la Collectivité et équipé des outils logiciels
d’audioconférence et de visioconférence afin de permettre à ceux qui
le souhaitent de télétravailler dans de bonnes conditions. Sur site, le
parc matériel comprend notamment 3 copieurs multifonction et un
traceur, des vidéos projecteurs et équipements de visioconférence
dans les salles de réunion.187
La dématérialisation s’est étendue
progressivement à d’autres activités de la
Collectivité et de nombreuses
correspondances sont échangées par courriel
ou via des plateformes d’échanges.
Les coûts d’affranchissement sont désormais
majoritairement des frais d’envoi en nombre
(flashs d’information agricoles et Kits Ecodo par
exemple).
2. Les systèmes d’informations
La cellule SI-SIG rattachée au pôle FALI assure la gestion des Systèmes d'Informations, dont le Système
d'Informations Géographiques (SIG). Dans ce cadre, elle œuvre au bon fonctionnement des réseaux
informatiques et assure le suivi du parc informatique et des prestataires informatiques (maintenance,
hébergement de données…). Par un partenariat étroit avec Rennes Métropole, certains achats sont mutualisés
et la Collectivité bénéficie d'un appui technique, notamment sur la sécurisation du système informatique.
La cellule gère et exploite les bases de données de la Collectivité. Dans un souci d’amélioration permanente
de la gestion des données de la Collectivité, la cellule perfectionne les outils existants et développe de
nouveaux applicatifs grâce à un travail d’analyse portant notamment sur les besoins des pôles, leur intégration
dans le SIG global de la Collectivité et les perspectives d’évolutions techniques de ce dernier.
Le Responsable de la cellule est le garant de la bonne application du Règlement Général sur la Protection des
Données européen (RGPD) et le DPO (Data Protection Officer) de la Collectivité ; il est l’interlocuteur officiel
de la CNIL pour la Collectivité.188
III. LES FINANCES ET RELATIONS CONTRACTUELLES
1. Le suivi des finances
Outre la préparation du budget, le pôle Finances – Affaires juridiques – Logistique - Informatique a la charge de
son exécution, à savoir :
• Le suivi de la consommation des crédits budgétaires,
• La validation des factures,
• L’élaboration de demandes de paiement envers des tiers redevables,
• Le mandatement et l'ordonnancement des dépenses et des recettes, puis leur transmission en
Trésorerie,
• Les demandes et le suivi des subventions.
La Collectivité a opté pour la dématérialisation totale de sa chaîne comptable : mise en place
progressivement depuis fin 2014, le processus comptable est complètement dématérialisé depuis
2020.
Après le ralentissement initié en 2020 du fait de l’arrêt des travaux et prestations lors
du confinement du printemps 2020, le nombre de mandats de dépenses et de titres
de recettes transmis en trésorerie est à nouveau en progression depuis 2021 (+56%
entre 2020 et 2025). La quantité de mandats est en constante augmentation et
traduit le développement des équipes techniques et des projets qu’elles mettent en
œuvre.189
Grâce à l'anticipation et une bonne définition des besoins collectifs, la Collectivité privilégie la
contractualisation d'accords-cadres sur plusieurs années, outil permettant d'assurer un cadre
réglementaire et technique sûr tout en fournissant de la souplesse dans la programmation des travaux et
prestations s'y rapportant.
2. Les relations contractuelles
Le pôle Finances – Affaires juridiques – Logistique - Informatique assure la gestion des achats de la Collectivité
et veille au respect de la réglementation en matière d'achats publics. Mettant leur expertise au service des
projets techniques, les agents chargés de l'achat public accompagnent les pôles techniques dans le choix des
procédures. Ils assurent la rédaction des pièces administratives des dossiers de consultation, gèrent les
procédures de mise en concurrence, contribuent à l'élaboration des rapports d'analyses des offres, finalisent
les dossiers de marchés et gèrent la rédaction des avenants éventuels.
Le pôle gère également les actes d’exécution des marchés publics tels que les déclarations de sous-traitance,
les ordres de services, les bons de commandes et contrôle les décomptes financiers.
Il en est de même pour les autres contrats tels que les conventions, les partenariats et les baux.
En cas de litiges et contentieux, le pôle en assure le suivi, en lien avec les conducteurs d’opération et élabore
des préconisations juridiques adaptées aux problématiques soulevées.
À titre d'exemple, sont gérés sur ce principe une partie des opérations de pose de canalisations de distribution
d'eau potable, tant en travaux qu'en maîtrise d'œuvre, coordination sécurité-santé, contrôle technique,
prestations d'expertise foncière, la reprographie et production de supports de communication, les analyses
d’eau, les actions d’accompagnement sur les bassins versants, ou encore l’assistance juridique.
Lorsque cela est pertinent, la Collectivité mutualise certains achats avec la SPL Eau du Bassin Rennais par la
constitution de groupements de commande spécifiques (diagnostics amiante-plomb, ...). La Collectivité
utilise aussi, pour l'acquisition de certains biens (petit mobilier, informatique, véhicule...), les centrales
d'achat, telles que l'UGAP ou REGATE, la centrale d'achat initiée par Rennes Métropole.
En évolution permanente, la règlementation sur les contrats publics fait l'objet d'une veille juridique
partagée par l'ensemble des agents chargés de l’élaboration et de la gestion de ces contrats.
La Collectivité étudie pour l'ensemble de ses marchés de travaux et services la pertinence de mise en place
de clauses sociales dans l’objectif de faire de l'insertion une porte d'entrée vers l'emploi durable. Dans ce
cadre la Collectivité est accompagnée par l’Association Réso Solidaire qu’elle soutient financièrement (16 000
€ en 2024) pour les projets sur le Bassin Rennais, ou par Dinan Agglo pour les projets sur son bassin d’emploi.190
IV. L’EXECUTION BUDGETAIRE
1. Le compte administratif de l’année
Le compte administratif 2024 a été soumis au Comité lors de sa séance du 12 juin 2025. Les documents s’y
rapportant sont disponibles sur le site de la Collectivité.
Dépenses Recettes Solde
FONCTIONNEMENT
Exécutions 2024 - Opérations réelles 8 513 317,06 € 19 173 179,26 € 10 659 862,20 €
Exécutions 2024 - Opérations d'ordre 4 540 224,74 € 1 159 728,58 € -3 380 496,16 €
Exécution en fonctionnement de l'exercice 2024 13 053 541,80 € 20 332 907,84 € 7 279 366,04 €
Report de l'exercice antérieur 2023 (Excédent) 6 782 568,56 € 6 782 568,56 €
TOTAL section de Fonctionnement 13 053 541,80 € 27 115 476,40 € 14 061 934,60 €
INVESTISSEMENT (inclus les comptes de tiers)
Exécutions 2024 - Opérations réelles 44 462 512,37 € 24 830 369,60 €
Dont affectation du résultat 2023 7 852 980,88 €
Exécutions 2024 - Opérations d'ordre 1 271 028,42 € 4 651 524,58 € 3 380 496,16 €
Exécution en investissement de l'exercice 2024 45 733 540,79 € 29 481 894,18 € -16 251 646,61 €
Report de l'exercice antérieur 2023 (Excédent) 15 569 555,25 € 15 569 555,25 €
TOTAL section d'Investissement 45 733 540,79 € 45 051 449,43 € -682 091,36 €
TOTAL des exécutions 2024 58 787 082,59 € 72 166 925,83 € 13 379 843,24 €
Restes à réaliser 2024 reportés en 2025 -Investissement 22 880 205,44 € 13 470 412,90 € -9 409 792,54 €
Total cumulé après restes à réaliser d'investissement 81 667 288,03 € 85 637 338,73 € 3 970 050,70 €
Restes à réaliser 2024 reportés en 2025 - Fonctionnement 1 583 011,02 € 1 171 049,38 € -411 961,64 €
Total cumulé global 83 250 299,05 € 86 808 388,11 € 3 558 089,06 €
-19 632 142,77 €
Vue Globale (y compris les comptes de tiers)
Répartition des dépenses réelles (hors report) :191
Le montant total de capital d'emprunt restant à rembourser par la Collectivité au 31 décembre 2024
est de 37,7 millions d’euros. 64 % du capital restant dû sont liés à des emprunts contractés pour
financer des travaux inscrits au schéma départemental : ils sont donc couverts par le SMG Eau 35
d'alimentation en eau potable ; leurs annuités sont remboursées par le SMG Eau 35 à due proportion.
La dette de la Collectivité est bien répartie entre différents prêteurs publics et privés et présente une diversité
de types de taux correcte.
La durée d'extinction de la dette totale de la Collectivité (Indicateur de performance P153.2 au 1er janvier 2024)
est de 5,15 ans. Elle correspond à la durée théorique nécessaire pour rembourser la dette du service d'eau
potable si la Collectivité affectait à ce remboursement la totalité de l'autofinancement dégagé par le service.
En ne prenant en compte que les emprunts non remboursés par le SMG Eau35, la durée d’extinction de la dette
de la Collectivité est de 1,12 ans.
Répartition des recettes réelles (hors report) :
Zoom sur la dette :192193
I. TABLEAU RECAPITULATIF DES INDICATEURS
REGLEMENTAIRES DES SERVICES D’EAU POTABLES
Type Code Libellé N° page RPQS 2023
Abonnés Indicateur descriptif D101.0 Estimation du nombre d’habitants desservis 104
Abonnés Indicateur de performance P151.1 Taux d’occurrence des interruptions de service non programmées 136
Abonnés Indicateur de performance P152.1 Taux de respect du délai maximal d’ouverture des branchements pour les nouveaux abonnés 137
Abonnés Indicateur descriptif D151.0 Délai maximal d’ouverture des branchements pour les nouveaux abonnés défini par le service 136
Abonnés Indicateur descriptif D102.0 Prix TTC du service au m³ pour 120 m³ 142
Qualité de
l’eau Indicateur de performance P108.3
Indice d’avancement de la protection de la ressource en
eau 22
Qualité de
l’eau Indicateur de performance P101.1
Taux de conformité des prélèvements sur les eaux
distribuées réalisés au titre du contrôle sanitaire par rapport
aux limites de qualité pour ce qui concerne la microbiologie
108
Qualité de
l’eau Indicateur de performance P102.1
Taux de conformité des prélèvements sur les eaux
distribuées réalisés au titre du contrôle sanitaire par rapport
aux limites de qualité pour ce qui concerne les paramètres
physico-chimiques
108
Réseau Indicateur de performance P104.3 Rendement du réseau de distribution 110
Réseau Indicateur de performance P105.3 Indice linéaire des volumes non comptés 111
Réseau Indicateur de performance P106.3 Indice linéaire de pertes en réseau 111
Réseau Indicateur de performance P103.2B Indice de connaissance et de gestion patrimoniale des réseaux d’eau potable 113
Réseau Indicateur de performance P107.2 Taux moyen de renouvellement des réseaux d’eau potable 117
Gestion
financière Indicateur de performance P109.0
Montant des abandons de créance ou des versements à un
fonds de solidarité 137
Gestion
financière Indicateur de performance P153.2 Durée d’extinction de la dette de la collectivité 189
Gestion
financière Indicateur de performance P154.0
Taux d’impayés sur les factures d’eau de l’année
précédente 138
Abonnés Indicateur de performance P155.1 Taux de réclamations 138194
II. COMPOSITION DU COMITE SYNDICAL DE LA
COLLECTIVITE EAU DU BASSIN RENNAIS
Composition du Comité Syndical de la Collectivité Eau du Bassin Rennais au 31/12/2024
Membres Communes Civilit é Prénom Nom Délégation
BROCELIANDE
COMMUNAUTE
BREAL SOUS MONTFORT M. Roland HERCOUËT Titulaire
SAINT-THURIAL M. David MOIZAN Suppléant
COMMUNAUTE DE
COMMUNES SAINT-
MEEN MONTAUBAN
SAINT PERN Mme Marie-Hélène FRENOY Titulaire
IRODOUER M. Alain BUISSON Suppléant
COMMUNAUTE DE
COMMUNES VAL
D'ILLE-AUBIGNE
LA MEZIERE M. Régis GEORGET Titulaire
MELESSE Mme Marie-Edith MACE Titulaire
SENS-DE-BRETAGNE M. Gérard MOREL Titulaire
GUIPEL M. Loïc ALMERAS Suppléant
SAINT-AUBIN-D'AUBIGNE M. Gérard PERRIGAULT Suppléant
AUBIGNE M. Pascal VASNIER Suppléant
MONTFORT
COMMUNAUTE
PLEUMELEUC M. Christophe LEDUC Titulaire
MONTFORT SUR MEU M. Eric NEDELEC Titulaire
BEDEE M. Jean RONSIN Titulaire
LA NOUAYE Mme Fabienne BONDON Suppléant e
IFFENDIC M. Yannick BRE Suppléant
TALENSAC M. Yves TERTAIS Suppléant
RENNES
METROPOLE
NOUVOITOU Mme Marie-Paule ANGER Titulaire
CHARTRES DE BRETAGNE Mme Nathalie BENTZ Titulaire
SAINT JACQUES DE LA LANDE Mme Fabienne BILLARD Titulaire
RENNES Mme Flavie BOUKHENOUFA Titulaire
RENNES M. Ludovic BROSSARD Titulaire
RENNES M. Didier CHAPELLON Titulaire
BRUZ Mme Marion CHEVALIER Titulaire
SAINT GREGOIRE M. Philippe CHUBERRE Titulaire
PONT PEAN M. Michel DEMOLDER Titulaire
PACE M. Hervé DEPOUEZ Titulaire
CHEVAIGNE M. Jérôme DESBROUSSES Titulaire
L'HERMITAGE M. Michel ECOLLAN Titulaire
CESSON-SEVIGNE Mme Gisèle EL DIB Titulaire
BOURGBARRE M. Eric GERARD Titulaire
RENNES M. Daniel GUILLOTIN Titulaire
LAILLE M. Pascal HERVE Titulaire
VEZIN LE COQUET M. René- François HOUSSIN Titulaire
ACIGNE Mme Emilie JARDE Titulaire
VERN SUR SEICHE M. André LAITU Titulaire
MORDELLES M. Thierry LE BIHAN Titulaire
MONTGERMONT Mme Nathalie LE DEVEHAT Titulaire
SAINT-GILLES M. Antoine LE FRECHE Titulaire
BETTON M. Morvan LE GENTIL Titulaire195
THORIGNE FOUILLARD M. Gaël LEFEUVRE Titulaire
RENNES Mme Claire LEMEILLEUR Titulaire
SAINT ARMEL Mme Morgane MADIOT Titulaire
LE RHEU M. Luc MANGELINCK Titulaire
CHANTEPIE M. Fabrice MATHOULIN Titulaire
CORPS NUDS M. Hubert MINNITI Titulaire
RENNES M. Jean-François MONNIER Titulaire
RENNES M. Yannick NADESAN Titulaire
CHAVAGNE M. Alborz NIKZAD Titulaire
LA CHAPELLE CHAUSSEE M. Pascal PINAULT Titulaire
SAINT ERBLON M. Matthieu POLLET Titulaire
NOYAL CHATILLON SUR
SEICHE Mme Valériane PRONIER Titulaire
GEVEZE M. Guy RIO Titulaire
LANGAN M. Daniel YVANOFF Titulaire
BETTON M. Loïc ALLIAUME Suppléant
CHAVAGNE Mme Hélène AMOURIAUX- PICARD Suppléant e
ACIGNE Mme Marie BABEL Suppléant e
ORGERES M. Laurent BAUDE Suppléant
BOURGBARRE M. Hervé BAUDOIN Suppléant
MORDELLES M. Michel BERTHELOT Suppléant
PARTHENAY DE BRETAGNE M. Khalil BETTAL Suppléant
BRECE M. Philippe BOINET Suppléant
RENNES Mme Iris BOUCHONNET Suppléant e
CINTRE M. Gwenaël DANION Suppléant
LE VERGER Mme Delphine DELCAMBRE Suppléant e
BECHEREL M. Michel DURAND Suppléant
CESSON-SEVIGNE M. Jean-François GODEFROY Suppléant
RENNES Mme Valérie FAUCHEUX Suppléant e
L'HERMITAGE Mme Martine FAUDE Suppléant e
LA CHAPELLE DES FOUGERETZ M. Jean-François GIFFARD Suppléant
MINIAC SOUS BECHEREL M. Dominique GOUAILLER Suppléant
CLAYES Suppléant
NOYAL CHATILLON SUR
SEICHE M. Sébastien GUERET Suppléant
SAINT JACQUES DE LA LANDE M. Edwin HAGGAN Suppléant
RENNES M. Laurent HAMON Suppléant
NOUVOITOU M. Jacques HARDOUIN Suppléant
RENNES M. Marc HERVE Suppléant
CHARTRES DE BRETAGNE Mme Dina JOALLAND Suppléant e
LANGAN M. Thierry JOLIVET Suppléant
BRUZ M. Alain KERMARREC Suppléant
LA CHAPELLE THOUARAULT M. Daniel LEBOIS Suppléant
SAINT SULPICE LA FORET Mme Aurélie LORET Suppléant e196
LAILLE Mme Françoise LOUAPRE Suppléant e
THORIGNE FOUILLARD Mme Aude MAHEO Suppléant e
LA CHAPELLE THOUARAULT M. Patrick MORRE Suppléant
LE RHEU Mme Chantal PETARD-VOISIN Suppléant
MONTGERMONT M. Laurent PRIZE Suppléant
VEZIN LE COQUET Mme Aurélie QUEMENER Suppléant e
PONT PEAN M. Nicolas RATY Suppléant
RENNES Mme Emmanuelle ROUSSET Suppléant e
SAINT-ARMEL M. Gilles SIMON Suppléant
VALLONS DE HAUTE
BRETAGNE
COMMUNAUTE
GUICHEN-PONT REAN M. Julien DUBOIS Titulaire
GOVEN M. Jean-François PLAIN Suppléant197
III. SUIVI DE LA QUALITE DE L’EAU EN 2024
(La synthèse annuelle 2024 de l’Agence Régionale de Santé est imprimée séparément)
Cette annexe détaille les résultats du suivi de la qualité des eaux brutes des 17 ressources de la Collectivité
Eau du Bassin Rennais et des eaux produites par les usines de potabilisation.
Le suivi de la qualité de l'eau est constitué du contrôle officiel réglementaire effectué par l'Agence Régionale
de Santé (ARS), de l'auto-contrôle assuré par la SPL Eau du Bassin Rennais, la SAUR et Véolia dans le cadre de
leur contrat de délégation de service public de production d'eau potable, et des programmes spécifiques
portés par la Collectivité Eau du Bassin Rennais ou par la Société Publique Locale Eau du Bassin Rennais.
Principales limites de qualité réglementaires (Code de la santé
publique)
Eau brute Eau traitée destinée
à la consommation humaine
Paramètres physico-chimiques
Bromates - 10 μg/L
Carbone organique total 10 mg/L -
Total microcystines - 1 μg/L
Nitrates
50 mg/L (eau de surface)
100 mg/L (eau souterraine)
50 mg/L
Pesticides par substance 2 μg/L 0,1 μg/L
Pesticides totaux 5 μg/L 0,5 μg/L
Total trihalométhanes - 100 μg/L
Paramètres microbiologiques (bactéries)
Escherichia coli 20 000 / 100 mL 0 / 100 mL
Entérocoques 10 000 / 100 mL 0 / 100 mL
• Les limites de qualité portent sur des paramètres qui, lorsqu'ils sont présents dans l'eau, sont
susceptibles de générer des effets immédiats ou à plus long terme sur la santé.
• Les références de qualité concernent des substances sans incidence directe sur la santé aux teneurs
habituellement observées dans l'eau, mais pouvant mettre en évidence une présence importante d'un
paramètre au niveau de la ressource et/ou un dysfonctionnement des stations de traitement ; les
dépassements des références de qualité peuvent aussi être à l'origine d'inconfort ou de désagrément
pour le consommateur.
Par ailleurs suite à l’actualisation en 2020 des travaux de l’ANSES sur l’évaluation des risques liés à la présence
de cyanobactéries et leurs toxines dans les eaux douces, de nouvelles modalités de suivi environnemental et
de gestion sanitaire ont été définies par la Direction Générale de la Santé sur les plans d’eau où des activités
aquatiques récréatives sont susceptibles d’être observées.198
Les dispositions retenues reposent notamment sur :
• La présence d’efflorescence et/ou de mortalité animale ;
• Le suivi des cyanobactéries potentiellement toxinogènes, exprimée en biovolume (mm3/L) : si la
somme des biovolumes des genres toxinogènes est supérieure à 1 mm3/L, le dosage de 4 toxines
est réalisé.
• La concentration en toxines : le niveau de risque est apprécié au regard des quatre valeurs guides
suivantes :
μ
Bilan de la qualité des eaux brutes
Teneurs en nitrates, matière organique et pesticides dans les eaux brutes alimentant les usines de
Rophémel, Villejean, et Mézières-sur-Couesnon
Aucun dépassement des limites de qualité pour l'eau brute (50mg/L) n'a été constaté en 2024 sur les
ressources superficielles. La situation vis-à-vis des nitrates s'est améliorée sur l'ensemble des ressources,
une première baisse a eu lieu début des années 2000 et une seconde à partir de 2009/2010. Cette tendance
est moins marquée sur les bassins versant de Chèze-Canut car ces cours d’eau sont caractérisés par des
variations saisonnières de la concentration en nitrates très importantes.
Exemple du Couesnon à Mézières sur Couesnon :
Usine de Rophémel
EAUX
SOUTERRAINES
Drains du Coglais
(Ensemble des drains)
Le Couesnon
(Mézières sur
Couesnon)
Retenue de
Rophémel
Le Meu
(Mordelles)
Retenue de La
Chèze Retenue du Canut Entrée Canut étang des
Bougrières
Maxi 46,7 40,4 28,8 31,7 18,5 31,7 30,1 2,5 Moyenne 42,1 28,2 22,1 15,7 13,3 12,3 15,0 1,2 Quantile 90 sur 3 ans 46 34 25 27 24 29 30 3
Tendance
SAGE Rance :
NO3<25mg/L
Fréquence de dépassement
de l'objectif SAGE 88% 1% 25% 0% 0% 0% 98% 0% Dépassement des 50mg/L
(limite de qualité eau brute
de surface)
-
Années de dépassement des
50 mg/L 2023 2022
Nitrates 2024
Usine de Mézières sur Couesnon Usine de Villejean
EAUX DE SURFACE
SAGE Couesnon : NO3<40mg/L SAGE Vilaine : NO3<35mg/L Objectif SAGE199
L'évolution de la moyenne mobile calculée sur l'historique des concentrations en nitrates témoigne d'une
amélioration importante et régulière de la situation au cours de la première moitié des années 2000. Cette
évolution favorable a pris fin avec la dégradation observée en 2006 et 2007. Une nouvelle phase
d'amélioration s'est amorcée à partir de 2008.
En observant, les flux de nitrates pondérés par l'hydraulicité (donc avec affranchissement de la pluviométrie)
on constate une amélioration en 4 paliers :
• Des flux autour des 30kg/ha/an fin des années 90
• Baisse début des années 2000 pour atteindre les 26 kg/ha/an
• Depuis l'année hydrologique 2008/2009 nouvelle baisse pour atteindre les 24kg/ha/an
• Depuis 2013/2014 nouvelle baisse pour atteindre un palier autour de 20 kg/ha/an
• Et depuis 2018/2019 la tendance à la baisse continue avec des flux autour des 19Kg/ha/an200
Les dépassements de la limite de qualité de 10 mg/L de COT sont constatés principalement en hiver après
les épisodes pluvieux (érosion liée à des couverts végétaux peu développés et absence de barrières physiques)
et au printemps/été après des pluies importantes, voire des orages (Maïs peu développé et absence de
barrières physiques). Durant ces périodes, le prélèvement d'eau reste autorisé mais le débit de
fonctionnement de l’usine est réduit afin de sécuriser la production d'eau et minimiser les coûts de traitement.
La seule solution pour limiter ces transferts dans la ressource serait la reconstitution d'un maillage bocager
efficient et des pratiques agronomiques limitant l'érosion des sols.
Usine de Rophémel
EAUX
SOUTERRAINES
Drains du Coglais
(Ensemble des drains)
Le Couesnon
(Mézières sur
Couesnon) (1)
Retenue de
Rophémel (1)
Le Meu
(Mordelles) (1)
Retenue de La
Chèze Retenue du Canut (2) Entrée Canut étang des
Bougrières
Maxi 3,1 12 11,3 12,4 6,7 12,36 16 6,5 Moyenne 0,95 5,35 7,8 6,72 6,13 8,83 7,62 5,64
Tendance
Fréquence de dépassement
10mg/L 0% 3% 11% 2% 0% 9% 4% 0% Nombre de Dépassement
des 10mg/L (limite de qualité
eau brute)
- 2 3 2 - 5 1 -
Années de dépassement 2022 - 2023 - 2024 2024 2022 - 2023 - 2024 2022 - 2023 - 2024 2022 - 2024
(1)dépassements des 10mg/L principalement en hiver et lors des orages en été ; (2)Pics importants principalement en été en lien avec densité algual
Matières organiques (COT)
2024
Usine de Mézières sur Couesnon Usine de Villejean
EAUX DE SURFACE201
Aucun dépassement des limites de qualité pour l'eau brute : 5 μg/L pour le cumul des pesticides et 2μg/L
par substance n’a été constaté en 2024 ; néanmoins un métabolite du Métazachlore, un désherbant du
colza a été quantifié à des concentrations importantes au niveau de la retenue du Canut et au niveau de
la prise d’eau du Meu. Le Couesnon, le Meu, la retenue de Rophémel et la retenue du Canut restent des
ressources vulnérables aux pesticides, surtout à la suite de fortes précipitations ou en période hivernale
lorsque les sols saturés favorisent le lessivage des métabolites stockés.
D’une manière générale on constate une baisse des concentrations maximales, mais une plus grande
diversité de substances quantifiées avec une omniprésence des substances de désherbage du maïs et leurs
métabolites ainsi que les substances de désherbage des céréales et du colza.
Notons également la présence d’un biocide, le Tolyltriazole (ou Benzotriazole), qui est couramment employé
comme additif anticorrosif dans les liquides de refroidissement industriel ainsi que dans les fluides
hydrauliques et les fluides dégivreurs et anti-givre utilisés en aviation ; il est aussi utilisé dans les détergents
de lave-vaisselle pour la protection de l’argent.
Usine de Rophémel
EAUX SOUTERRAINES
Drains du Coglais
(Ensemble des drains)
Le Couesnon
(Mézières sur Couesnon) Retenue de Rophémel
Le Meu
(Mordelles) Retenue de la Chèze Retenue du Canut Entrée Canut étang des Bougrières
Nbre d'analyses 169 382 155 429 536 649 134 120 Concentration Max 0,94 1,73 1,43 2,57 1,35 2,97 1,68 0,21
Somme Pesticides Max Labo 0,17 1,34 0,52 1,31 0,43 0,68 - 0,17 Date Maxi 10/12/2024 14/05/2024 06/02/2024 05/03/2024 10/12/2024 17/12/2024 08/02/2024 19/11/2024 Val. Max / molécule 0,46 0,99 0,74 1,80 0,47 1,68 0,49 0,06
Substances > 1μg/L sur 3
ans - Métazachlore ESA /
Dimethenamide -
Métazachlore ESA / AMPA /
CMBA (Met Sulcotrione) /
Alachlor ESA / Acetochlor
ESA
Métolachlor ESA Métazachlore ESA / Dimethenamide - -
Nbre de dépassements > à
0,1 μg/L sur 3 ans 197 323 228 245 417 321 103 2 Nbre de substances
quantifiées>0.1μg/L sur 3
ans
3 22 14 21 13 26 26 2
Fréquence de dépassement
des 0.5μg/L (Limite eau
potable) sur 3 ans
61% 94% 100% 64% 95% 85% 80% 0%
Tendance/5 ans
Commentaires
Usage Maïs :
Metolachlor ESA
Retrait Usage : Chlorothalonil-
R471811, Alachlor ESA,
Usage Maïs :
Metolachlor ESA,Metolachlor
OXA, Dicamba, Nicosulfuron
ASDM, Diméthénamide,
Usage Colza :
Métazachlore, Quinmerac,
Fluazifop, Métazachlore OXA,
Métazachlore ESA,
Tritosulfuron, , Diflufenicanil,
Chlortoluron,
Usage Mixte autre :
Glyphosate,AMPA, fosetyl-
aluminium,
Tolyltriazole
Retrait Usage :
Alachlor ESA, Propiconazole,
Cyromazine, Chlorothalonil-
R471811, Parathion méthyl
Usage Maïs :
Metolachlor ESA, Metolachlor
OXA, Nicosulfuron ASDM,
Nicosulfuron AUSN
Usage Colza :
Métazachlore ESA,
Métazachlore OXA
Usage Céréales: Dichlorprop,
Clopyralide, Flufénacet ESA,
, Diflufenicanil, Fenpropidine
Usage Mixte :
AMPA,
Retrait Usage :
Alachlor ESA, Chlorothalonil-
R471811
Usage Maïs :
Metolachlor ESA, Métolachlore
total, Terbuthylazine, Dicamba,
Terbuthylazine désethyl,
Mésotrione, Nicosulfuron,
Nicosulfuron ASDM,
Nicosulfuron AUSN,
Usage Colza :
Métazachlore ESA,
Métazachlore OXA,
Métazachlore,
Usage Céréales:
Thiafluamide, Flufénacet ESA,
Diflufenicanil, Clopyralide, 2,4-
D
Usage Mixte :
AMPA, Triclopyr,Tolyltriazole
Retrait Usage :
Chlorothalonil-R471811,
Usage Maïs :,
Metolachlor ESA, Métolachlore
NOA Nicosulfuron ASDM,
Nicosulfuron AUSN,
Metolachlor OXA,
Diméthénamide ESA
Usage Colza :
Métazachlore ESA,
Métazachlore OXA
Usage Céréales:
Flufénacet OXA, Flufénacet
ESA,
Usage Mixte :
AMPA, Tolyltriazole,
Retrait Usage :
Chlorothalonil-R471811,
Usage Maïs :
Metolachlor ESA, Métolachlore
NOA Nicosulfuron ASDM,
Nicosulfuron AUSN,
Metolachlor OXA,
Diméthénamide ESA,
Métolachlore total, Dicamba,
Diméthénamide,
Diméthénamide OXA
Nicosulfuron,
Mésotrione,Tritosulfuron
Usage Céréales:
Flufénacet ESA, Flufénacet
OXA, Chlortoluron,
Clopyralide, Tébuconazole
Usage Colza :
Métazachlore ESA,
Métazachlore OXA,
Usage Mixte :
AMPA, Glyphosate, 2,4-
MCPA,
Retrait Usage :
Chlorothalonil-R471811
asulame, N,N-dimethyl-N'-
phenyl-
Usage Maïs :
Metolachlor ESA,
Métazachlore ESA,
Metolachlor OXA,
Diméthénamide ESA,
Diméthénamide OXA
Nicosulfuron ASDM,
Nicosulfuron AUSN,
Métolachlore NOA, Dicamba
Usage Céréales:
Thiafluamide, Flufénacet ESA,
Flufénacet OXA, Fluroxypyr,
Clopyralide
Usage Colza :
Métazachlore OXA,
Propyzamide
Usage Mixte :
Glyphosate, AMPA, 2,4-
MCPA, Triclopyr,
Métaldéhyde
Retrait Usage :
Propiconazole,,Chlorothalonil
SA, Chlorothalonil-R471811,
Hexazinone, Dinosèbe
Usage Maïs :
Nicosulfuron ASDM
Retrait Usage :
N,N-dimethyl-N'-phenyl
Dépassement des 2μg/L -
limite qualité eau brute pour
une sustance
Années de dépassement 2023 Dépassement des 5μg/L -
limite qualité eau brute pour
le total des pesticides
Années de dépassement
Pesticides 2024
Usine de Mézières sur Couesnon Usine de Villejean
EAUX DE SURFACE202
Evolution des concentrations en cumul pesticides sur les principales
ressources superficielles :
La prise d’eau de Mézières sur Couesnon sur le Couesnon :
Depuis 2017 on note une élévation du niveau des pics à mettre en relation avec un suivi renforcé de la
Collectivité et de la SPL Eau du Bassin Rennais sur les métabolites de pesticides notamment des
Chloroacétamides. Mais on constate également des pics importants en mai/juin avec la présence des
molécules mères des désherbants maïs : Métolachlore, Diméthénamide, Mésotrione.203
La prise d’eau de Rophémel :
Depuis 2010 on observait un tassement des pics ; la fréquence de dépassement des 0.5μg/l était en baisse
depuis 2008. (Limite de qualité pour l'eau potable en cumul de pesticides). Cette tendance à la baisse peut
être mise en relation avec un niveau d'engagement dans les MAE phytos important sur le bassin versant
entre 2008 et 2010 (180 contrats MAE signés entre 2008 et 2010 sur 30% de la surface agricole du bassin
versant).
En 2017 on constate une hausse du niveau des pics de concentration avec de nombreux pics au-delà des
2μg/L. (20% des analyses). En 2018 la situation est assez semblable avec un pic max record de 4.59μg/L
proche de la limite de qualité des eaux brutes.
En 2024, peu d’analyses ont été réalisées du fait de la vidange du Barrage de Rophémel et par là même, l’arrêt
de l’usine de mi-avril à début décembre. La fréquence de dépassement des 0.5μg/L est en hausse : 60% des
analyses en 2017, et 90% des analyses sur le sur les 3 dernières années.
Cette situation s'explique en partie par la mise en place d'un nouveau programme de suivi par la SPL Eau du
Bassin Rennais avec l'analyse de nombreux métabolites de pesticides notamment les métabolites du
Métolachlore et du Métazachlore. Néanmoins, même en écartant ces métabolites de l'analyse, le constat reste
le même : une dégradation de la situation depuis 2016 avec une présence importante des substances de
désherbage du Maïs (molécules mères).204
La prise d’eau de Mordelles sur le Meu :
Depuis 2008 on observait une baisse des pics de concentration en pesticides à mettre en relation avec un
niveau d’engagement important dans les MAE phytos sur le bassin versant et imputable à une forte baisse
des concentrations en AMPA (métabolite du Glyphosate mais également métabolite de certains produits
détergents)
Cette baisse s’est confirmée à partir de 2011 avec une mobilisation importante sur la réduction des phytos en
lien avec l’arrêté préfectoral du 19 octobre 2011 interdisant l’utilisation de l’isoproturon (herbicide céréales)
et du Métolachlore, Diméthénamide (herbicides maïs) sur les parcelles classées à risque fort ou moyen de
ruissellement.
Depuis 2017 on constate une augmentation du niveau des pics avec de nombreux pics au-delà des 2μg/L à
mettre en lien avec l’analyse de nombreux métabolites ; cela met en exergue un niveau de contamination
des eaux du Meu par les pesticides, élevé.205
La prise d’eau de la Chèze – Barrage de Saint-Thurial :
Les pics de concentrations ont baissé jusqu’en 2012 où les dépassements de la limite de qualité pour l’eau
potable (0.5μg/L) étaient peu nombreux ; depuis 2017 on constate une augmentation plus importante des
pics de concentrations et par là même une augmentation de la fréquence de dépassement de la limite des
0.5μg/L. Cette situation s’explique en partie par un renforcement du programme de suivi avec l’analyse de
nouveaux métabolites de pesticides (produits de dégradation de la molécule mère) et par les transferts
d’eau vers la retenue de la Chèze, soit à partir du Meu (Hiver/printemps 2019 : 3.4 millions de m3), soit à partir
du Canut (Hiver 2022/2023 : 3.8 millions de m3).206
La dérivation du Canut – Barrage du Canut :
Les fortes concentrations en pesticides et en métabolites, notamment en Métazachlore ESA et Métolachlore
ESA rendent l'exploitation de cette ressource difficile. En novembre 2023 un pic de 2.23μg/L en Métazachlore
ESA a provoqué l’arrêt de la dérivation vers la retenue de la Chèze ; cette même substance a été quantifiée à
une concentration de 1.68μg/L en décembre 2024.
Ci-dessous la liste des substances quantifiées en 2024 pour chaque captage d’eau superficielle ainsi que
leur fréquence de quantification :207208
Surveillance saisonnière du développement du phytoplancton dans
les retenues de Rophémel et de la Chèze et sur les autres ressources
en eaux superficielles
Dans les deux retenues, le développement du phytoplancton fait l'objet d'un suivi hebdomadaire pendant la
période estivale. La surveillance porte à la fois sur la zone de surface (zone euphotique) et sur la prise d'eau,
située en profondeur. Le développement des cyanobactéries est plus important dans la zone de surface, du
fait de l'ensoleillement et de la température de l’eau.
Le Couesnon et l’étang des Bougrières sont aussi surveillés.
Au niveau des usines de Rophémel et de Villejean, la surveillance de la filière de traitement est accentuée, et
le cas échéant les traitements sont renforcés (augmentation des dosages de charbon actif en poudre et de
chlorure ferrique pour favoriser l'élimination des algues dans les décanteurs.)209
Suivi des cyanobactéries à la prise d'eau de Rophémel
A noter qu’il n’y a pas eu de suivi en 2024 du fait de la vidange du barrage
En 2015 la prolifération des cyanobactéries avait été assez tardive mais intense surtout au niveau de la prise
d'eau. Le maintien d'un niveau bas du barrage par EDF expliquait en partie cette particularité. L'usine avait été
en arrêt du 10 septembre au 30 septembre.
En 2019 le développement des cyanobactéries aura été important tout au long de la saison ; la densité
maximale a été constatée au mois de septembre : 388 360 cell/mL. C’est un niveau record sur la période de
suivi depuis 2001. Le niveau d’eau le plus bas du barrage a été constaté début octobre avec un niveau autour
des 2 millions de m3.
Ces 3 dernières années le développement des cyanobactéries a été relativement faible.
La biomasse au niveau de Rophémel en 2023 augmente à partir du mois d’août avec une présence dominante
des cyanos (Microcystis ont une taille de cellule plus importante) ; on remarque un pic maximal au mois
d’octobre à un niveau très élevé 49 mm3/L. Pour rappel le seuil de vigilance de la Direction Générale de Santé
est de 1mm3/L:210
Le suivi des toxines est réalisé lorsque le nombre de cyanobactéries dépasse les seuils de 100 000 cellules/ml
dans la zone euphotique(1) ou 20 000 cellules/ml au niveau de la prise d'eau. Parallèlement, l'Agence
Régionale de Santé recherche également les toxines mensuellement pendant la période à risque.
En 2024, il n’y a pas eu de suivi.
Suivi des cyanobactéries à la prise d'eau de la Chèze
o Densité de Cyanobactéries à la prise d’eau de la Chèze
Sur la retenue de la Chèze, le développement des cyanobactéries est limité par des concentrations
faibles en phosphore ; la retenue de Pont Muzard jouant un rôle épurateur.211
Néanmoins, depuis 2020 on constate une densité de cyanobactéries plus élevée au niveau de la prise
d’eau.
Ainsi, on note des dépassements réguliers des 20 000 Cell/mL depuis 2020 (seuil d’alerte OMS).
En 2024, la densité maximale est de 19 560 cell/mL au mois de septembre ; des toxines ont été quantifiées
à deux reprises mais à des concentrations faibles, bien inférieures à la limite de qualité de 1μg/L.
En termes de densité cellulaire l’année 2022 a été l’année avec la plus forte densité cellulaire au niveau de la
zone euphotique sur 20 ans de suivi et la troisième année la plus forte en Biomasse (après 2007 et 2008).
Cependant au regard de la biomasse qui est proportionnelle à la charge de phosphore, la situation est bien
meilleure sur la retenue de la Chèze que sur la retenue de Rophémel ; mais le nombre de dépassement du
seuil de vigilance ANSES est en progression ces 5 dernières années.
Tableau de synthèse :
Teneurs en nitrates et pesticides dans les eaux brutes alimentant les usines de Champ Fleury, de Lillion, de La
Noé, de Vau Reuzé, de Montfort, de la Chaumière, de la Douetté, du Rocher et de La Haute Cellerais.
Etang des
Bougrières
Couesnon
Mézières
Prise d'eau* Zone de surface Prise d'eau Zone de surface Prise d'eau Prise d'eau
Densité max de cyanobactéries
(nb cell/mL) 19 560 39 540 12 175 16 200
Biovolume de cyanobactérie Max
(mm3/L)* 1,60 2,66 0,90 1,13 Date pic Biomasse 24-sept.-24 3-sept.-24 15-oct.-24 17-sept.-24 Dépassements du seuil d'alerte OMS :
- 20 000 cell/mL aux prises d'eau
- 100 000 cellules/mL dans les zones de
surface
Aucun Aucun Aucun Aucun
Dépassements du seuil d'alerte DGS -
Biovolume >1 mm3/L
1
(septembre)
3
(septembre à
octobre)
Aucun 1 (septembre)
Nbre de recherche toxines 7 6 6
Quantification toxines microcystines
2
(MaxTotal
Microcystines
0,015μg/L)
Aucune
quantification
Aucune
quantification
2024 Retenue de Rophémel • Retenue de la Chèze
Non recherché
en zone de
surface
*Seuil d'alerte DGS plans d'eau en biovolume des genres toxinogènes : 1 mm3/L
Pas de suivi en 2024
Vidange du barrage212
Aucun dépassement des limites de qualité pour l'eau brute (100mg/L) n'a été constaté en 2024 sur les
ressources souterraines.
Le captage du Vau Reuzé est à l'arrêt depuis 2013 du fait des fortes teneurs en fer des eaux du forage. L'eau du
puits ne peut être utilisée seule du fait des concentrations en nitrates qui ont augmenté fortement entre 1993
et 2001 ; depuis la tendance est à la baisse avec un percentile 90 de 53 mg/L sur les trois dernières années.
Néanmoins la fréquence de dépassement des 50 mg/L (limite de qualité pour l’eau potable) reste élevée : 75%
en 2024.
Ce captage a été classé Captage prioritaire au SDAGE en 2015. Des démarches sont engagées par la
Collectivité pour la reconquête de la qualité de l’eau sur Vau Reuzé (Acquisitions foncières, contrat territorial,
mis en place de PSE, Terres de sources).
Aucun dépassement des limites de qualité pour l'eau brute (5 μg/L pour le cumul des pesticides et 2μg/L par
substance) n’a été constaté en 2024.
Les captages de La Noé, La Douetté et Beauregard ainsi que le captage de la Tournerie sont le plus impactés
par les pesticides avec des concentrations maximales pouvant dépasser les 1μg/L ; et dans une moindre
mesure le captage de la Marionnais et le puits n°4 du captage de Lillion ainsi que le captage de la Chaumière.
Usine du
Rocher
Drains de
l'Asnière
Drains Loge-
Prairie
Journeux
Forage 1 Forage 2 Forage mélange Forage Douettée Puits Douettée Puits Beauregard Mélange Eau Brute Forage F2(Bis) Forage F3
Suivi ARS Suivi ARS/SPL Suivi ARS/Véolia Suivi ARS Suivi ARS Suivi ARS/SAUR/AELB Suivi SAUR Suivi ARS/SAUR Suivi ARS/SAUR Suivi ARS/SAUR Suivi ARS/Véolia Suivi ARS/Véolia
Maxi 7,1 26,7 0,6 21 17 23,7 >0,5 >0,5 >0,5
Quantile 90 sur 3 ans 6,04 26,7 1,02* 22,3 14,3 26,24 - - 0,4*
Tendance 10 dernières années
Fréquence de dépassement
50mg/L (limite de qualité eau
distribuée et norme DCE bon état
des eaux souterraines)
- - - - - - - - -
Dépassement des100mg/L (limite
de qualité - eau brute souterraine) - - - - - - - - -
Usine de la Chaumière Usine de Montfort
Captage du
Rocher
Captage de Beauregard-La Douettée
Usine de La Douettée
Drains de Montfort Captage de La Chaumière
Pas de suivi Pas de suivi Pas de suivi
Captage de La Tournerie
Usine de La Haute Cellerais
*Peu de valeurs
EAUX SOUTERRAINES
Nitrates 2024
Forage Puits Forage Puits Puits 2 Puits 3 Puits 4 Mélange EB Lillion
Suivi ARS/SPL Suivi ARS/SPL + AELB Suivi ARS/SPL Suivi ARS/SPL Suivi ARS Suivi ARS Suivi ARS + AELB Suivi SPL Suivi ARS Suivi ARS Suivi ARS Suivi SPL
Maxi 51,5 17,2 23,3 25,4 27,2 28,2 28,3 >0,5 >0,5 >0,5 6,7
Quantile 90 sur 3 ans 52,9 16,86 22,8 23,7* 29,05* 26,9* 25,4 - - - 3,5
Tendance 10 dernières années
Fréquence de dépassement
50mg/L (limite de qualité eau
distribuée et norme DCE bon état
des eaux souterraines)
75% - - - - - - - - - -
Dépassement des100mg/L (limite
de qualité - eau brute souterraine) - - - - - - - - - - -
Nitrates 2024
Usine de Champ Fleury
Mélange EB
Champs Fleury
Usine de Lillion Usine de Vau Reuzé Usine de La Noé
Captage du Vau Reuzé Captage de La Noé Captage de La
Pavais
Captage de La
Marionnais
Captage du
Fénicat
EAUX SOUTERRAINES
Captage de Lillion
Pas de suivi
*Peu de valeurs213
Depuis 2023 l’analyse des métabolites du Chlorothalonil (fongicide Céréales interdit depuis 2019) a mis en
évidence la présence quasi généralisée du Chlorothalonil R471811 au niveau des captages avec parfois des
concentrations élevées particulièrement sur le captage de La Noé.
Les substances dépassant la norme du bon état écologique pour les eaux souterraines des 0.1μg/L et limite
de qualité pour l’eau potable sont principalement les métabolites du Métolachlore, désherbant de pré-levée
utilisé sur le maïs et le Chlorothalonil R471811, métabolite d’un fongicide céréales interdit depuis 2019. Ces
dépassements sont très fréquents sur les captages de la Noé, la Douetté, Beauregard ainsi que sur les forages
de la Tournerie. Sur ces derniers on observe des concentrations en Métolachlore ESA très élevées
dépassant les 1μg/L.
Forage Puits Forage Puits Puits 2 Puits 3 Puits 4 Mélange EB Lillion
Nbre d'analyses 24 21 9 51 12 167 189 297
Concentration totale Max 1,18 0,37 0,23 0,58 0,06 0,35 0,47 0,71
Somme Pesticides Max Labo 0,04 0,02 0,19 0,54 0,04 0,19 0,26 0,41
Val. Max / molécule 0,67 0,22 0,19 0,17 0,04 0,13 0,18 0,27
Substances quantifiées
>1 μg/L
Substances
quantifiées>0,1μg/L
Chlorothalonil-
R471811,
Chlorothalonil-
R471811,
Ethidimuron,
Chlorothalonil-
R471811,
2,6-
Dichlorobenzam
ide,
Chlorothalonil-
R471811,
2-hydroxy
atrazine,
Metolachlor
ESA,
Chlorothalonil-
R471811,
2-hydroxy
atrazine,
Chlorothalonil-
R471811,
2-hydroxy
atrazine,
Métaldéhyde,
Metolachlor
ESA,
Tolyltriazole,
Chlorothalonil-
R471811,
Nbre de substances quantifiées>
0.1μg/L (norme DCE bon état des
eaux souterraines par substance)
1 1 2 2 0 3 2 5
Nbre de dépassements > à
0,1 μg/L 27 24 18 14 - 12 13 88 Dépassement des 0.5μg/L
(norme DCE bon état des eaux
souterraines pour le total des
pesticides)
100% - - 50% - - - 62%
Dépassement des 5μg/L (limite de
qualité des eaux brutes pour le
total des pesticides)
Captage du Vau Reuzé Captage de La Noé Captage de La
Pavais
Captage de La
Marionnais
Captage du
Fénicat
Mélange EB
Champs Fleury
Usine de Champ Fleury
Pesticides 2024
Usine de Vau Reuzé Usine de La Noé Usine de Lillion
Captage de Lillion
EAUX SOUTERRAINES
Pas de suivi
Usine du
Rocher
Drains de
l'Asnière
Drains Loge-
Prairie
Journeux
Forage 1 Forage 2 Forage mélange Forage Douettée Puits Douettée Puits Beauregard Mélange Eau Brute Forage F2(Bis) Forage F3
Nbre d'analyses 10 22 10 104 98 26 48 72 74
Concentration totale Max 0,13 0,25 0,52 1,72 1,14 1,68 0,37 2,54 2,31
Somme Pesticides Max Labo 0,04 0,12 0,32 0,14 0,03 0,03
Val. Max / molécule 0,13 0,18 0,32 0,77 0,69 0,84 0,21 1,09 1,47
Substances quantifiées
>1 μg/L
Metolachlor
ESA / Alachlor
ESA
Metolachlor
ESA /
Metolachlor
OXA
Substances
quantifiées>0,1μg/L
Chlorothalonil-
R471811,
Métazachlore
ESA,
Nicosulfuron
ASDM,
Chlorothalonil-
R471811,
Alachlor ESA,
Metolachlor
ESA,
Métolachlore
NOA 413173,
Metolachlor
OXA,
Chlorothalonil-
R471811,
Metolachlor
OXA,
Metolachlor
ESA,
Métolachlore
NOA 413173,
Chlorothalonil-
R471811,
Propyzamide,
Metolachlor
ESA,
Métolachlore
NOA 413173,
Metolachlor
OXA,
Chlorothalonil-
R471811,
Metolachlor
ESA,
Métolachlore
NOA 413173,
Chlorothalonil-
R471811,
Chlorothalonil-
R471811,
Metolachlor
OXA,
Metolachlor
ESA,
Nicosulfuron
ASDM,
Métolachlore
NOA 413173,
Diméthénamide
ESA,
Chlorothalonil-
R471811,
Diméthénamide
OXA,
Metolachlor
ESA,
Nicosulfuron
ASDM,
Metolachlor
OXA,
Métolachlore
NOA 413173,
Chlorothalonil-
R471811,
Diméthénamide
ESA,
Diméthénamide
OXA,
Métazachlore
ESA,
Nbre de substances quantifiées>
0.1μg/L (norme DCE bon état des
eaux souterraines par substance)
1 3 5 5 4 3 1 7 8
Nbre de dépassements > à
0,1 μg/L 1 10 38 93 61 19 15 96 78 Dépassement des 0.5μg/L
(norme DCE bon état des eaux
souterraines pour le total des
pesticides)
- - 25% 94% 92% 71% - 85% 86%
Dépassement des 5μg/L (limite de
qualité des eaux brutes pour le
total des pesticides)
Captage du
Rocher
Usine de la Chaumière
Captage de Beauregard-La Douettée
Usine de La Douettée Usine de Montfort
Drains de Montfort Captage de La Chaumière Pesticides 2024
Usine de La Haute Cellerais
Captage de La Tournerie
EAUX SOUTERRAINES214
IV . LISTE DES RESERVOIRS DE LA COLLECTIVITE
SECTEUR COMMUNE RESERVOIR
SUR
TOUR /
AU SOL
/ SOUS
SOL
ANNEE
CONSTRUCTION
EXPLOITAN
T
DSP
Volume m3
déclaré en
2024
RENNES
BRUZ CHAMP FLEURY SUR TOUR 1969 SPL EBR 1500
ROPHEMEL USINE SOUS SOL 1964 SPL EBR 3500
USINE 2025 SPL EBR
USINE 2025 SPL EBR
BRUZ CHAMP FLEURY AU SOL 2001-2009 SPL EBR 4500
SAINT
GREGOIRE LES 11 JOURNAUX AU SOL 2010 SPL EBR 2000
BEDEE La Prioulais AU SOL 1965 SPL EBR 15000
RENNES SB GALLET SOUS SOL 1932 SPL EBR 28000
RENNES SB GALLET cuve de contact SOUS SOL SPL EBR 300
RENNES SH GALLET SUR TOUR 1966 SPL EBR 5000
RENNES SB VILLEJEAN SUR TOUR 1963 SPL EBR 6500
RENNES SH VILLEJEAN SUR TOUR 1964 SPL EBR 5500
RENNES Bâche contact chlore (BCC) SOUS SOL 1974 SPL EBR 2675
RENNES Bâche déchloration (BDC) SOUS SOL 1974 SPL EBR 500
RENNES Bâche neutralisation (BNE) SOUS SOL 1974 SPL EBR 500
RENNES Citerne Eau traitée (CET) SOUS SOL 1974 SPL EBR 5350
RENNES Puisard
BACHE
PROCES
S
1974 SPL EBR 1150
ERCE PRES
LIFREE ERCE - LES LANDELLES AU SOL 2012 SPL EBR 6000
SAINT
GILLES CHEMINEE D'EQUILIBRE
SUR
TOUR 1964 SPL EBR
PLEUMELEU
C CHEMINEE D'EQUILIBRE
SUR
TOUR 1964 SPL EBR
MEZIERES USINE SOUS SOL 2021 SPL EBR 2500
RENNES UP - BACHES LILLION AU SOL 1966 SPL EBR 300215
PLOUASNE TOUR DE MISE EN CHARGE SUR TOUR 1965 SPL EBR
EST
CESSON LE PATIS TATELIN SUR TOUR 2013 SPL EBR 3000
ACIGNE VERDAUDAIS SUR TOUR 1963 SPL EBR 150
ACIGNE LE CHENE DEY SUR TOUR 1963 SPL EBR 300
ACIGNE REPRISE DE BOURGON AU SOL 1989 SPL EBR 400
OUEST
PLEUMELEU
C
PARTHENAY/PLEUMELE
UC
SUR
TOUR 1970 SAUR 150
ROMILLE LA GALERNE SUR TOUR 1966 SAUR 400
SAINT PERN CHANTECLE SOUS SOL 1970 SAUR 50
SAINT PERN BOURDON AU SOL 1970 SAUR 400
BEDEE La Prioulais SOUS SOL 1966 SAUR 50
BEDEE La Retaudais SUR TOUR 1970 SPL EBR 450
IRODOUER LE PONT GIFFARD SUR TOUR 1970 SAUR 200
CINTRE REPRISE DE CINTRE AU SOL 2006 SAUR 400
L'HERMITAG
E J.CARTIER
SUR
TOUR 1963 SAUR 1000
TALENSAC TALENSAC SUR TOUR 1971 SAUR 200
TALENSAC REPRISE DE TALENSAC AU SOL 1971 SAUR 60
BREAL SOUS
MONTFORT REPRISE DE BREAL AU SOL 2011 SAUR 600
MORDELLES LIBERATION SUR TOUR 1966 SAUR 1200
CHAVAGNE CROIX VERTE SUR TOUR 1966 SAUR 400
GOVEN LA HAYRIE SUR TOUR 1968 SAUR 400
LE RHEU LANDES D'APIGNE SUR TOUR 1965 SAUR 300
BECHEREL LES HAUTS LIEUX SUR TOUR 1965 SAUR 300
NORD
PACE LA GIRAUDAIS SUR TOUR 2004 SPL EBR 1400
PACE NOMINOE SUR TOUR
1970 n'est plus en
activité depuis fin
2023
SPL EBR
SAINT
GILLES LA MAISON NEUVE
SUR
TOUR 1970 SPL EBR 400
VEZIN LE
COQUET BELLE EPINE
SUR
TOUR 1970 SPL EBR 400
LA MEZIERE BEAUSEJOUR SUR TOUR Années 70 VEOLIA 330
MONTREUIL
LE GAST LA HAUTE GORGE AU SOL Années 70 VEOLIA 250
MELESSE LA SAUDRAIS AU SOL 1990 VEOLIA 2000216
MELESSE LA SAUDRAIS AU SOL 1980 VEOLIA 1000
MELESSE LA SAUDRAIS AU SOL Années 70 VEOLIA 500
THORIGNE
FOUILLARD LE PORTAIL
SUR
TOUR Années 70 VEOLIA 1000
BETTON LA LOUVRAIS AU SOL 2000 VEOLIA 500
SUD
BRUZ LA HAYE DE PAN SUR TOUR 1947 SPL EBR 800
LAILLE LA GAUDINAIS SUR TOUR 1968 SPL EBR 500
ORGERES LE TELEGRAPHE SUR TOUR Années 70 SPL EBR 150
LAILLE LA CALIORNE SOUS SOL Années 70 SPL EBR 120
SAINT
ERBLON LA HAUREE AU SOL
Années 70
déconstruit en 2024 SPL EBR
SAINT
ARMEL BEAUREGARD
SUR
TOUR 1964 SPL EBR 300
VERN SUR
SEICHE LA GARE
SUR
TOUR Années 70 SPL EBR 200
CORPS
NUDS LE CHATENAY
SUR
TOUR 1974 SPL EBR 300
OUEST
(Montfor
t +
Iffendic)
MONTFORT
SUR MEU LES BATAILLES
SUR
TOUR Années 70 VEOLIA 300
MONTFORT
SUR MEU LE TERTRE 1 AU SOL Années 70 SPL EBR 550 MONTFORT
SUR MEU LE TERTRE 2 AU SOL Années 80-90 VEOLIA 700 MONTFORT
SUR MEU LE TERTRE 3 AU SOL 2014 VEOLIA 1500
IFFENDIC Le Haut du Coup AU SOL ? SAUR 200
IFFENDIC LA VILLE AU VEQUE SUR TOUR 1963 VEOLIA 200
EST
(CCVIA)
+ Gahard
MONTREUIL
SUR ILLE Pierre Bise
SOUS
SOL ? VEOLIA 200
FEINS La Cour Roussel SUR TOUR 1958 SPL EBR 300
FEINS bâche Usine AU SOL 1958 VEOLIA 100
GUIPEL La Justice SUR TOUR 1963 SAUR 300
VIGNOC Le Haut Ranson SUR TOUR 1985 SAUR 300
SAINT
D'AUBIGNE Rue du Château d'eau
SUR
TOUR 1966 SAUR 500
GAHARD Rue d'Aléron sur tour années 80 VEOLIA 400
GAHARD Bâche de l'usine AU SOL années 80 VEOLIA 120
Volume total
117
005
Nombre de
réservoirs 70217
V. TARIFS ET VOLUME DE VENTE D’EAU EN GROS218
Bilan annuel des ventes d’eau en gros 2024 (y compris parts abonnements)
dont parts
Volumes
vendus
(m³)
Prix moyen
facturé
HT / m³
DELEGATAIR
E CEBR AELB
Production SPL Eau du
Bassin Rennais
Territoire Villes de Rennes et
Saint-Jacques de la Lande 11 867 899 0,629 € 0,5952
€ - € 0,034 €
Territoire Nord de Rennes 3 138 839 0,629 € 0,5952 € - € 0,034 €
Territoire Secteur Sud 3 898 380 0,629 € 0,5952 € - € 0,034 €
Territoire Ville de Cesson-
Sévigné 1 134 802 0,629 € 0,5952
€ - €
0,034
€
Territoire Centre Est Montfort14 2 430 198 0,629 € 0,5952 € - € 0,034 €
Territoire Secteur Ouest 4 168 196 0,629 € 0,5952 € - € 0,034 €
Territoire Val d'Ille Aubigné - ex
SPIR 249 328 0,629 € 0,5952
€ - €
0,034
€
Territoire Iffendic nord - St
Gonlay 174 189 0,629 € 0,5952
€ - €
0,034
€
Territoire Aubigné - Feins -
Montreuil-sur-Ille - Andouillé
Neuville
222 598 0,629 € 0,5952 € - € 0,034 €
Communauté de Communes
Bretagne Romantique (ex SPIR) 712 978 0,860 € 0,5991
€
0,2268
€
0,034
€
Communauté de Communes St
Méen - Montauban 148 348 0,893 € 0,6323
€
0,2268
€
0,034
€
Dinan Agglomération (Ville de
Plouasne) 115 994 0,903 € 0,6427
€
0,2268
€
0,034
€
Contrat DSP multipartite CEBR -
EPF - SEVC - LCC/EPB
(ex SMPBC - SIE de la Vallée du
Couesnon)
245 296 0,867 € 0,6064 € 0,2268 € 0,034 €
SMPEP Ouest 35 37 850 0,929 € 0,6680 € 0,2268 € 0,034 €
Eau des Portes de Bretagne (ex
SYMEVAL) 96 850 0,997 € 0,7357
€
0,2268
€
0,034
€
Eau du Pays de Fougères (ex
SMPBC - SIE du Coglais) - Eau
brute
0 - #DIV/0! #DIV/0! #DIV/0!
Production SAUR
Communauté de Communes
Bretagne Romantique (usine du
Rocher)
93 340 0,716 € 0,6805 € - € 0,0354 €
Eau des Portes de Bretagne
(usine de la Douettée) 467 838 1,105 € 0,8430 € 0,2268
€
0,0354
€
29 202 923 0,649 € 0,601 € 0,014 € 0,034 €
Production VEOLIA EAU
Eau du Pays de Fougères
(usine de la Haute-Chellerais
- Gahard)
176 369 0,2268 € - € - € - €
Eau des Portes de Bretagne
(usine de la Haute-Chellerais
- Gahard)
39 472 0,2268 € - € - € - €
29 418 764 - € - € - € - €
14 Le territoire Centre Est Montfort inclut les communes d'Acigné, Brécé, Montfort-sur-Meu, Pacé, Vezin-le-Coquet,
Saint-Gilles et Le Rheu.219
En 2024, le prix moyen de vente d’eau en gros varie de 0,629 € HT / m³ (pour les ventes d’eau sur le territoire de
la Collectivité) à 1,105 € HT / m³ (vente d’eau à Eau des Portes de Bretagne pour le volume produit à l’usine de
la Douettée).
Cette variation s’explique par le fait qu’il n’y a pas de part fixe (abonnement) ni de surtaxe facturées sur les
ventes d’eau en gros du territoire de la Collectivité contrairement aux ventes extérieures. En effet, pour le
territoire de la Collectivité, la surtaxe est imputée sur le tarif distribution et donc facturée directement à
l’usager.
La production d’eau CEBR par Veolia Eau à l’usine de Gahard alimente en distribution des communes de Liffré
Cormier Communauté et du Syndicat des Eaux de la Vallée du Couesnon co-maîtres d’ouvrage du contrat DSP
avec Veolia pour la distribution. Le prix facturé par la Collectivité à Eau des Portes de Bretagne et Eau du Pays
de Fougères, collectivités acheteuses respectivement pour les 2 collectivités co-contractantes distributrices,
correspond à la part CEBR pour la Production. Ces ventes d’eau interne ne comportent pas de part délégataire
car ce dernier se rémunère directement auprès des abonnés du contrat de DSP.
L’ensemble des tarifs appliqués par vente d’eau est détaillé dans le tableau page précédente.220
TARIFS 2025 EAU POTABLE (au 1
er
janvier)
Ref secteur contrat DSP Délégataire Communes concernéesK 2025 Part Délégataire (HT) Part fixe annuelle / compteur
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Part variable
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
Coût de production et d'achat d'eau
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
Part Collectivité Eau du Bassin Rennais (HT) Part fixe annuelle / compteur
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Part variable
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,5752 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,6247 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,7504 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
1,2198 €
Part SMG 35 (HT) Contribution pour SMG Eau 35
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
Part Agence de l'Eau (HT) Redevance prélèvement
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
Redevance consommation eau potable
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
Redevance performance des réseaux
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
Tarif TTC facture de 120 m³ (compteur Ø 15 mm) (TVA 5,5%)
326,99 €
326,99 €
326,99 €
Tarif TTC € / m³
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,725 €
2,462 €
2,621 €
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
RENNES - ST JACQUES
RENNES - ST JACQUES
CENTRE EST MONTFORT
Rennes
Saint-Jacques de la Lande
Acigné, Pacé, Saint-Gilles, Vezin-le-Coquet
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
1,0000
1,0000
1,0000
VI. PRIX DE L’EAU221
TARIFS 2025 EAU POTABLE (au 1
er
janvier)
Ref secteur contrat DSP Délégataire Communes concernéesK 2025 Part Délégataire (HT) Part fixe annuelle / compteur
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Part variable
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
Coût de production et d'achat d'eau
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
Part Collectivité Eau du Bassin Rennais (HT) Part fixe annuelle / compteur
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Part variable
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0 à 30 m³
0,6266 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,5752 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,6247 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,7504 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
1,2198 €
Part SMG 35 (HT) Contribution pour SMG Eau 35
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
Part Agence de l'Eau (HT) Redevance prélèvement
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
Redevance consommation eau potable
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
Redevance performance des réseaux
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
Tarif TTC facture de 120 m³ (compteur Ø 15 mm) (TVA 5,5%)
326,99 €
326,99 €
326,99 €
Tarif TTC € / m³
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,725 €
2,462 €
2,621 €
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
CENTRE EST MONTFORT
CENTRE EST MONTFORT
CENTRE EST MONTFORT
Brécé
Montfort-sur-Meu
Le Rheu
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
1,0000
1,0000
1,0000222
TARIFS 2025 EAU POTABLE (au 1
er
janvier)
Ref secteur contrat DSP Délégataire Communes concernéesK 2025 Part Délégataire (HT) Part fixe annuelle / compteur
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Part variable
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
Coût de production et d'achat d'eau
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
Part Collectivité Eau du Bassin Rennais (HT) Part fixe annuelle / compteur
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Part variable
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,5752 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,6247 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,7504 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
1,2198 €
Part SMG 35 (HT) Contribution pour SMG Eau 35
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
Part Agence de l'Eau (HT) Redevance prélèvement
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,037 €
Redevance consommation eau potable
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,330 €
Redevance performance des réseaux
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
Tarif TTC facture de 120 m³ (compteur Ø 15 mm) (TVA 5,5%)
326,99 €
326,99 €
326,99 €
Tarif TTC € / m³
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,725 €
2,462 €
2,621 €
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
CESSON-SEVIGNE
SECTEUR SUD
SECTEUR SUD
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
Cesson-Sévigné
Bourgbarré, Bruz, Chartres-de-Bretagne, Corps-Nuds, Guichen (secteur Pont-Réan), Laillé,
Noyal-Chatillon-sur-Seiche, Orgères, Pont-Péan, Saint-Armel, Saint-Erblon
Nouvoitou
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
1,0000
1,0000
1,0000223
TARIFS 2025 EAU POTABLE (au 1
er
janvier)
Ref secteur contrat DSP Délégataire Communes concernéesK 2025 Part Délégataire (HT) Part fixe annuelle / compteur
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Part variable
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
Coût de production et d'achat d'eau
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
Part Collectivité Eau du Bassin Rennais (HT) Part fixe annuelle / compteur
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
28,45 €
Ø 15 mm
17,28 €
Ø 15 mm
17,28 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
19,84 €
Ø 20 mm
19,84 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
25,96 €
Ø 30 mm
25,96 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
44,41 €
Ø 40 mm
44,41 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
71,67 €
Ø 60 mm
71,67 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
126,27 €
Ø 80 mm
126,27 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
255,87 €
Ø 100 mm
255,87 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
536,15 €
Ø 150 mm - 200 mm
536,15 €
Part variable
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
0,0000 €
0,4093 €
0 à 200 m³
0,4083 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,4702 €
201 à 1 000 m³
0,3400 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,4047 €
> 1 000 m³
0,2243 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,3979 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
0,1592 €
Part SMG 35 (HT) Contribution pour SMG Eau 35
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
Part Agence de l'Eau (HT) Redevance prélèvement
0,037 €
0,037 €
0,037 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
Redevance consommation eau potable
0,330 €
0,330 €
0,330 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
Redevance performance des réseaux
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
Tarif TTC facture de 120 m³ (compteur Ø 15 mm) (TVA 5,5%)
326,99 €
326,99 €
323,29 €
Tarif TTC € / m³
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,694 €
2,284 €
F° C°
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
SECTEUR SUD
SECTEUR OUEST
SECTEUR OUEST
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
Chantepie, Vern-sur-Seiche
Chavagne, Cintré, La Chapelle-Thouarault, L'Hermitage, Mordelles, Talensac, Bréal-sous-Montfort, Goven, Bécherel, La Chapelle-Chaussée, Langan, Miniac-sous-Bécherel, Bédée, Breteil, Clayes, Irodouër, La Nouaye, Parthenay-de-Bretagne, Pleumeleuc, Romillé, Saint-Pern, Le Verger
Guipel, Vignoc
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
1,0000
1,0000
1,0000224
TARIFS 2025 EAU POTABLE (au 1
er
janvier)
Ref secteur contrat DSP Délégataire Communes concernéesK 2025 Part Délégataire (HT) Part fixe annuelle / compteur
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Part variable
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
Coût de production et d'achat d'eau
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
Part Collectivité Eau du Bassin Rennais (HT) Part fixe annuelle / compteur
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
27,47 €
Ø 15 mm
17,01 €
Ø 15 mm
17,01 €
25,96 €
Ø 15 mm
17,01 €
Ø 15 mm
17,01 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
19,84 €
Ø 20 mm
19,84 €
Ø 20 mm
19,84 €
Ø 20 mm
19,84 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
25,96 €
Ø 30 mm
25,96 €
Ø 30 mm
25,96 €
Ø 30 mm
25,96 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
44,41 €
Ø 40 mm
44,41 €
Ø 40 mm
44,41 €
Ø 40 mm
44,41 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
71,67 €
Ø 60 mm
71,67 €
Ø 60 mm
71,67 €
Ø 60 mm
71,67 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
126,27 €
Ø 80 mm
126,27 €
Ø 80 mm
126,27 €
Ø 80 mm
126,27 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
255,87 €
Ø 100 mm
255,87 €
Ø 100 mm
255,87 €
Ø 100 mm
255,87 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
536,15 €
Ø 150 mm - 200 mm
536,15 €
Ø 150 mm - 200 mm
536,15 €
Ø 150 mm - 200 mm
536,15 €
Part variable
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
0,0000 €
0 à 200 m³
0,5714 €
0 à 200 m³
0,5327 €
0 à 10 m³
0,0000 €
0 à 200 m³
0,5560 €
0 à 200 m³
0,5080 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,4840 €
201 à 6 000 m³
0,4371 €
201 à 6 000 m³
0,3593 €
11 à 50 m³
0,3937 €
201 à 6 000 m³
0,4523 €
201 à 6 000 m³
0,3783 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,5097 €
> 6 000 m³
0,4063 €
> 6 000 m³
0,3208 €
51 à 100 m³
0,4943 €
> 6 000 m³
0,3819 €
> 6 000 m³
0,2903 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,4645 €
101 à 150 m³
0,4491 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
0,0758 €
> 150 m³
0,0604 €
Part SMG 35 (HT) Contribution pour SMG Eau 35
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
Part Agence de l'Eau (HT) Redevance prélèvement
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
Redevance consommation eau potable
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
Redevance performance des réseaux
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
Tarif TTC facture de 120 m³ (compteur Ø 15 mm) (TVA 5,5%)
326,99 €
329,78 €
323,24 €
Tarif TTC € / m³
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,748 €
F° C°
F° C°
2,694 €
F° C°
F° C°
hors part fixe
hors part fixe
SECTEUR OUEST
SECTEUR OUEST
SECTEUR OUEST
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
Iffendic Sud
Mouazé, St Aubin d'Aubigné, St Germain-sur-Ille, St Médard-sur-Ille
Langouët, St-Gondran, St-Symphorien
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
1,0000
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
1,0000
1,0000225
TARIFS 2025 EAU POTABLE (au 1
er
janvier)
Ref secteur contrat DSP Délégataire Communes concernéesK 2025 Part Délégataire (HT) Part fixe annuelle / compteur
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Bornes de puisage
16,83 €
Part variable
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
11 à 50 m³
1,1825 €
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
Coût de production et d'achat d'eau
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
-
€
Part Collectivité Eau du Bassin Rennais (HT) Part fixe annuelle / compteur
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
9,71 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
25,51 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 15 mm
18,16 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
21,17 €
Ø 20 mm
15,52 €
Ø 20 mm
15,52 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
27,71 €
Ø 30 mm
25,96 €
Ø 30 mm
25,96 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
47,39 €
Ø 40 mm
44,41 €
Ø 40 mm
44,41 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
76,49 €
Ø 60 mm
71,67 €
Ø 60 mm
71,67 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
134,77 €
Ø 80 mm
126,27 €
Ø 80 mm
126,27 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
273,08 €
Ø 100 mm
255,87 €
Ø 100 mm
255,87 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
572,22 €
Ø 150 mm - 200 mm
536,15 €
Ø 150 mm - 200 mm
536,15 €
Part variable
0 à 10 m³
0,0000 €
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
-
€
0,5782 €
0,6266 €
0 à 10 m³
-
€
0 à 200 m³
0,5272 €
0 à 200 m³
0,4618 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,5752 €
11 à 50 m³
0,5298 €
201 à 6 000 m³
0,4996 €
201 à 500 m³
0,4290 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,6247 €
51 à 100 m³
0,4643 €
> 6 000 m³
0,4427 €
> 500 m³
0,3613 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,7504 €
101 à 150 m³
0,3773 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
1,2198 €
> 150 m³
-
€
Part SMG 35 (HT) Contribution pour SMG Eau 35
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
0,18 €
Part Agence de l'Eau (HT) Redevance prélèvement
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
Redevance consommation eau potable
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
Redevance performance des réseaux
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
0,02 €
Tarif TTC facture de 120 m³ (compteur Ø 15 mm) (TVA 5,5%)
326,99 €
326,99 €
325,41 €
Tarif TTC € / m³
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,725 €
2,462 €
2,621 €
2,712 €
F° C°
F° C°
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
hors part fixe
NORD DE RENNES
MONTFORT COMMUNAUTE
VAL D'ILLE AUBIGNE
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
Gévezé, La Chapelle-des-Fougeretz, Montgermont, Saint-Grégoire, Betton, Thorigné-Fouillard, La Mézière, Montreuil-le-Gast, Melesse, Chevaigné, Saint-Sulpice la Forêt
Iffendic Nord, Saint-Gonlay
Andouillé-Neuville, Aubigné, Feins, Montreuil-sur-Ille
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
1,0000
1,0000
1,0000226
TARIFS 2025 EAU POTABLE (au 1
er
janvier)
Ref secteur contrat DSP Délégataire Communes concernéesK 2025 Part Délégataire (HT) Part fixe annuelle / compteur
20,33 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 15 mm
38,04 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 20 mm
44,38 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 30 mm
58,08 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 40 mm
99,32 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 60 mm
160,31 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 80 mm
282,46 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 100 mm
572,38 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Ø 150 mm - 200 mm
1 199,34 €
Bornes de puisage
16,83 €
Part variable
0 à 10 m³
-
€
1,1889 €
1,2903 €
11 à 50 m³
1,1825 €
51 à 100 m³
1,2863 €
Bornes de puisage
101 à 150 m³
1,5498 €
eau potable
1,2903 €
> 150 m³
2,5337 €
eau de recyclage
-
€
Coût de production et d'achat d'eau
-
€
-
€
-
€
Part Collectivité Eau du Bassin Rennais (HT) Part fixe annuelle / compteur
32,41 €
Ø 15 mm
21,24 €
Ø 15 mm
21,24 €
Ø 20 mm
17,23 €
Ø 20 mm
17,23 €
Ø 30 mm
25,96 €
Ø 30 mm
25,96 €
Ø 40 mm
44,41 €
Ø 40 mm
44,41 €
Ø 60 mm
71,67 €
Ø 60 mm
71,67 €
Ø 80 mm
126,27 €
Ø 80 mm
126,27 €
Ø 100 mm
255,87 €
Ø 100 mm
255,87 €
Ø 150 mm - 200 mm
536,15 €
Ø 150 mm - 200 mm
536,15 €
Part variable
0 à 10 m³
-
€
0 à 200 m³
0,5394 €
0 à 200 m³
0,4587 €
11 à 50 m³
0,5435 €
201 à 6 000 m³
0,5841 €
201 à 1 000 m³
0,5083 €
51 à 100 m³
0,4780 €
> 6 000 m³
0,5841 €
> 1 000 m³
0,5083 €
101 à 150 m³
0,3118 €
> 150 m³
-
€
Part SMG 35 (HT) Contribution pour SMG Eau 35
0,18 €
0,18 €
0,18 €
Part Agence de l'Eau (HT) Redevance prélèvement
0,0370 €
0,0370 €
0,0370 €
Redevance consommation eau potable
0,3300 €
0,3300 €
0,3300 €
Redevance performance des réseaux
0,02 €
0,02 €
0,02 €
Tarif TTC facture de 120 m³ (compteur Ø 15 mm) (TVA 5,5%)
332,61 €
Tarif TTC € / m³
2,772 €
F° C°
F° C°
VAL D'ILLE AUBIGNE
SPL EAU DU BASSIN RENNAIS
Gahard, Sens-de-Bretagne, Vieux-Vy sur Couesnon
Local à usage d'habitation
Immeuble collectif de logements
Autres abonnés
1,0000227
VII. NOTE AGENCE DE L’EAU LOIRE BRETAGNE228229230231
VIII. GLOSSAIRE
Les limites de qualité : portent sur des paramètres qui, lorsqu’ils sont présents dans l’eau, sont susceptibles
de générer des effets immédiats ou à plus long terme sur la santé.
Les références de qualité : concernent des substances sans incidence directe sur la santé aux teneurs
habituellement observées dans l’eau, mais pouvant mettre en évidence la présence importante d’un
paramètre au niveau de la ressource et/ou un dysfonctionnement des usines de traitement. Les dépassements
des références de qualité peuvent aussi être à l’origine d’inconfort ou de désagrément pour le consommateur.
Les différents paramètres non conformes trouvés dans nos ressources
Activité alpha globale : estimation de la radioactivité alpha en prenant en compte la radioactivité artificielle
et naturelle. La mesure de la radioactivité alpha est ramenée au volume de support prélevé exprimé en litres
pour les liquides et en grammes pour les solides. La référence de qualité est fixée à 0,1 Bq/l.
Carbone Organique Total (COT) : indicateur de la présence de matières organique dans l’eau. La référence de
qualité est fixée à 2 mg/l.
Équilibre calco-carbonique : ce paramètre permet de vérifier le caractère agressif ou incrustant de l’eau. La
réglementation précise que l’eau traitée doit être à l’équilibre ou légèrement incrustante.
Fer total : le fer sous forme dissoute ou oxydée est naturellement présent dans certaines eaux brutes et lié à
la nature du sol ou du sous-sol. Sa référence de qualité est fixée à 200 μg/l. Sa présence en excès dans l’eau
traitée peut générer de la couleur.
Manganèse : le manganèse sous forme dissoute ou oxydée est naturellement présent dans certaines eaux
brutes et lié à la nature du sol ou du sous-sol. Sa référence de qualité est fixée à 50 μg/l.
Métolachlore ESA : métabolite de pesticides déclaré pertinent par l’ANSES (molécule issue de la dégradation
de la molécule mère d’un pesticide) et intégrée en avril 2021 dans le contrôle sanitaire règlementaire.
Métolachlore NOA : métabolite de pesticides déclaré pertinent par l’ANSES (molécule issue de la dégradation
de la molécule mère d’un pesticide) et intégrée en avril 2021 dans le contrôle sanitaire règlementaire.
Microorganismes revivifiables à 22°C et 36°C : la mesure de ce paramètre est un indicateur permettant de
mettre en évidence la présence de germes non pathogènes dans l’eau traitée. C’est l’évolution de la valeur
habituelle qui est interprétée (+ ou – 10 fois).
Sélénium : le manganèse sous forme dissoute ou oxydée est naturellement présent dans certaines eaux
brutes et liées à la nature du sol ou du sous-sol. Sa référence de qualité est fixée à 50 μg/l. Sa présence en
excès dans l’eau traitée peut générer de la couleur.
Spores de micro-organismes anaérobies sulfito-réducteurs : un groupe de bactéries se développant
uniquement en absence d’oxygène et qui possèdent des caractéristiques biochimiques particulières,
notamment la production de sulfure d’hydrogène. Dans le cadre des analyses d'eau, ce paramètre est utilisé
comme témoin de la qualité de filtration et/ou marqueur d'une contamination fécale.
Turbidité : indicateur de la présence de matières en suspension dans l’eau. La mesure de la turbidité permet
en mettre en évidence des dysfonctionnements dans la filière de traitement.
ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
ARS : Agence Régionale de Santé
DCE : Directive Cadre sur l’Eau
DGS : Direction Générale de la Santé
PSE : Paiements pour Services Environnementaux232
SAGE : Schéma de Gestion et d’Aménagement des Eaux
TA : Titre alcalimétrique
TAC : Titre alcalimétrique complet
TH : Titre hydrotimétrique
THM : Trihalométhanes