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PLU - Rapport de présentation - Partie 1
Document publié le Mercredi 2 avril 2025
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 1)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Logement, Transports,
1. Rappor t de présentation
2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD)
3. O rientations d’Aménagement et de Programmation (OAP)
4a. Règlement
4b. Plan(s) de règlement
5. Annexes du PLU
D ossier approuvé par délibération
du Conseil Communautaire en date
du 21 I 10 I 2015
Le Président de la Communauté
de communes
R É P U B L I Q U E
F R A N Ç A I S E
Plan Loc al d ’Urbanisme
I n t e r c o m m u n a l d u
H A T T G A U3 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Ta b l e d e s m a t i è r e s
I. Préambule 11
I. 1 Présentation du territoire 13
I.1 - 1 La situation géographique et administrative 13
I.1 - 2 Histoire du territoire 15
I. 2 Les dynamiques supra-communales 21
I.1 - 3 Le Schéma de Cohérence Territoriale de l’Alsace du Nord 21 I.2 - 1 La Communauté de Communes de l'Outre-Forêt 24
II. Profil démographique et habitat 29
II. 1 Contexte démographique et seuils d’équilibre à l’échelle "Intercommunale" 31
II.1 - 1 Une croissance démographique soutenue 31
II.1 - 2 Une population qui vieillit ... comme partout ailleurs 33
II.1 - 3 Une taille des ménages qui se r éduit ... comme partout ailleurs 34
II. 2 Habitat et seuils d’équilibre à l’échelle "Intercommunale" 36
II.2 - 1 Le parc de logements et son évolution 36
II.2 - 2 Les caractéristiques du parc de logement actuel 37
II.2 - 3 Résidences secondaires et logements vacants 39
II.2 - 4 Vers un décalage croissant entre le parc existant et les " besoins " du territoire 40
II. 3 Démographie, habitat et seuils d’équilibre à l’échelle des communes 45
II.3 - 1 La répartition de la population entre les communes de l’Intercommunalité 45 II.3 - 2 Des évolutions différentes d’une commune à l’autre 464 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
II. 4 Le potentiel de création de logements : une évaluation commune par commune 47
II.4 - 1 La méthode d ’évaluation 47
II.4 - 2 Un " bilan de capacit é " pour chaque commune 49
II.4 - 3 Les "capacités" actuelles des documents d'urbanisme sur la démographie? 58
III. Étude sur l'Habitat 59
III. 1 Les dynamiques socio-démographiques 62
III.1 - 1 Une population en croissance régulière 62
III.1 - 2 Les ménages dans le HATTGAU 64
III.1 - 3 Caractéristiques de la population du HATTGAU 66
III.1 - 4 L'emploi et les ressources des habitants 69
III. 2 Le logement 72
III.2 - 1 Un parc immobilier qui progresse en nombre 72
III.2 - 2 Un parc immobilier ancien 73
III.2 - 3 Des propriétaires occupants et un parc locatif concentré dans deux communes 74 III.2 - 4 Typologie des logements selon statut d'occupation 75
III.2 - 5 L'habitat indigne 76
III.2 - 6 La vacance de logements : une tendance à l'augmentation 77 III.2 - 7 Le programme Renov'Habitat 67 78
III.2 - 8 Le logement locatif social 80
III.2 - 9 Les permis de construire de 1999 à 2009 82
III. 3 Le marché local de l'habitat 83
III.3 - 1 A propos du contexte des marchés de l’habitat 83
III.3 - 2 Les produits, le marché... ce que le territoire a à "offrir" ou à "vendre" 84 III.3 - 3 L'activité du marché 85
III. 4 Les enjeux et perspectives en matière d'habitat 915 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
IV. Économie, déplacements et foncier d’activités 93
IV. 1 Contexte économique 95
IV.1 - 1 Le tissu économique 95
IV.1 - 2 L’emploi 98
IV. 2 Lieux de travail et modes de déplacements 103
IV.2 - 1 Le Hattgau : un territoire accessible 103
IV.2 - 2 Lieux de tr avail et modes de déplacements 106
IV. 3 L’Offre Foncière sur le Hattgau 108
IV.2 - 3 L’offre foncière d’activités 108
IV.3 - 1 Les besoins 112
V. Formes urbaines et étalement urbain 115
V. 1 Une forme urbaine caractéristique 117
V.1 - 1 La ferme caractéristique des villages du Hattgau 117
V.1 - 2 L’aspect des rues anciennes des villages 118
V.1 - 3 L’aspect caractéristique des silhouettes des villages 119
V. 2 Comment conserver et valoriser ce patrimoine ? 123
V.2 - 1 Des interventions spontanées des propriétaires 123
V.2 - 2 L’importance des conditions locales 126
V.2 - 3 Une étude de cas dans le Ha ttgau : Oberroedern 127
V.2 - 4 Une démarche communale de développement 1346 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
V. 3 Les formes urbaines plus récentes et leurs impacts 135
V.3 - 1 Les lotissements 135
V.3 - 2 Une nécessaire diversification de l’habitat 136
V. 4 L’étalement urbain 137
V.4 - 1 Un constat sur la consommation foncière 137
V.4 - 2 Une situation qui n’est plus soutenable... 138
V.4 - 3 La consommation foncière depuis 2002 139
V. 5 Estimation des besoins fonciers 143
V.5 - 1 Trouver une corrélation entre les besoins en logements et la consommation foncière 143 V.5 - 2 Optimiser l'utilisation du foncier dans l'enveloppe urbaine 149
VI. Identité paysagère du territoire et des communes 151
VI. 1 Les grandes constantes du paysage du Hattgau 153
VI.1 - 1 Le paysage originel : le résultat d’une adaptation aux contraintes naturelles 153 VI.1 - 2 L’espace villageois 154
VI. 2 Une perte de lisibilité des structures paysagères 158
VI.2 - 1 De nouvelles " logiques " d’urbanisation à l’œuvre 158
VI.2 - 2 Le "patrimoine eau" dans le Hattgau... 159
VI.2 - 3 Vers l’effacement des structures paysagères et des espaces de respiration 160
VI. 3 La perception de l’identité paysagère: entre diversité et banalisation 161
VI.3 - 1 La route comme unique point de vue 161
VI.3 - 2 Un outil de lec ture rapide du paysage 1637 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
VI. 4 Les enjeux paysagers sur le Hattgau 164
VI.4 - 1 Les entrées de ville 164
VI.4 - 2 Les extensions du bâti 166
VI.4 - 3 L’industrie, les services et les exploitations agricoles 169 VI.4 - 4 Centralité et espaces publics 170
VII. Analyse environnementale 171
VII. 1 État initial de l’environnement 173
VII.1 - 1 Caractéristiques physiques du milieu 173
VII.1 - 2 Ressources naturelles 182
VII.1 - 3 Les milieux naturels 194
VII.1 - 4 Santé et nuisances 221
VII.1 - 5 Risques et pollution 232
VII.1 - 6 Scénario au fil de l'eau 252
VII. 2 Analyse des enjeux environnementaux 256
VII.2 - 1 Hiérarchisation des enjeux environnementaux du territoire 256 VII.2 - 2 Définition des enjeux environnementaux du territoire 262
VIII. Exposés des choix retenus 263
VIII. 1 Exposés des choix retenus pour l'élaboration du PADD 265
VIII.2 - 1 Le parti d'aménagement 265
VIII.1 - 1 Orientation 1 du PADD 266
VIII.1 - 2 Orientation 2 du PADD 271
VIII.1 - 3 Orientation 3 du PADD 2758 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
VIII. 2 Exposés des choix retenus pour établir les "OAP" 278
VIII.2 - 1 Secteurs de Betschdorf 278
VIII.2 - 2 Secteurs de Stundwiller 292
VIII.2 - 3 Secteur de Hatten 299
VIII.2 - 4 Secteurs de Aschbach 305
VIII.2 - 5 Secteurs de Rittershoffen 308
VIII.2 - 6 Secteurs de Oberroedern 311
VIII. 3 Exposé des motifs de la délimitation des zones 314
VIII.3 - 1 La délimitation des grandes catégories de zones : U, AU, A et N 314 VIII.3 - 2 La pr ise en compte du risque "inondation". 316
VIII.3 - 3 Contenu des zones : les zones urbaines "U" 319
VIII.3 - 4 Contenu des zones : les zones à urbaniser "AU" 325
VIII.3 - 5 Contenu des zones : les zones agricoles "A" 330
VIII.3 - 6 Contenu des zones : les zones naturelles "N" 332
VIII.3 - 7 Les emplacements réservés (ER) 335
VIII.3 - 8 Évolution des espaces boisés classés (EBC) 336
VIII. 4 Exposé des motifs des règles 338
VIII.4 - 1 Le contenu du règlement écrit : les 16 articles du PLU 338 VIII.4 - 2 Principes des règles écrites : les zones urbaines "U" 339 VIII.4 - 3 Principes des règles écrites : les zones à urbaniser "AU" 344 VIII.4 - 4 Principes des règles écrites : les zones agricoles "A" 345 VIII.4 - 5 Principes des règles écrites : les zones naturelles "N" 3479 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
IX. Évaluation environnementale 349
IX. 1 Objets et objectifs de l'évaluation environnementale 351
IX.1 - 1 Contexte réglementaire 351
IX.1 - 2 Contexte communal 353
IX. 2 Le Plan Local d'Urbanisme intercommunale du HATTGAU 354
IX.2 - 1 Les trois axes d’aménagement du PLUi du HATTGAU 354
IX. 3 Incidences notables prévisibles du projet sur l'environnement 357
IX.3 - 1 Analyse des incidences de l'ensemble des documents au regard des enjeux environnementaux 357
IX.3 - 2 Analyse des zones susceptibles d’être touchées de manière notable 380 IX.3 - 3 Analyse des incidences cumulées 415
IX.3 - 4 Analyse de la consommation d’espace 417
IX. 4 Cohérence du PLU 419
IX.4 - 1 Cohérence externe du PLU 419
IX.4 - 2 Cohérence interne du PLU 426
IX. 5 Évaluation des incidences Natura 2000 427
IX.5 - 1 Les sites Natura 2000 concernes 427
IX.5 - 2 Enjeux flor istiques et faunistiques sur le territoire 433
IX.5 - 3 Évaluation des atteintes du projet sur les habitats et les espèces d'intérêt communautaire 439 IX.5 - 4 Évaluation des incidences résiduelles après mesures 441 IX.5 - 5 Conclusions sur la compatibilité du PLU avec la démarche Natura 2000 44210 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
X. Indicateurs permettant dévaluer les résultats de l’application du plan 443
X. 1 Dispositif de suivi 445
X.1 - 1 Contexte 445
X.1 - 2 Indicateurs de veille environnementale 446
X. 2 Analyse de la consommation d’espace 448
X.2 - 1 Tableau d'évolution des superficies de zones à urbaniser "AU" 448 X.2 - 2 Tableau d'évolution des superficies de zones urbaines "U" 449 X.2 - 3 Tableau d'évolution des superficies de zones agricoles et naturelles "A" et "N" 450 X.2 - 4 Modifications notables du "zonage" 451
XI. Résumé non technique 453
XI. 1 Diagnostic urbain 455
XI.1 - 1 Présentation du territoire 455
XI.1 - 2 Profil démographique et habitat 457
XI.1 - 3 Programme Local de l'Habitat 461
XI.1 - 4 Économie, déplacements et foncier d’activités 466
XI.1 - 5 Formes urbaines et étalement urbain 469
XI.1 - 6 Identité paysagère du territoire et des communes 474
XI. 2 Environnement 478
XI.2 - 1 État initial 478
XI.2 - 2 Analyse des enjeux 491
XI.2 - 3 Incidences notables prévisibles du projet sur l'environnement 492 XI.2 - 4 Cohérence interne et externe du PLU 502
XI.2 - 5 Évaluation des incidences Natura 2000 504
XII. Annexes 50711 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
I . P r é a m b u l e12 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 513 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Présentation et localisation du territoire
La Communauté de Communes de l’Outre-Forêt, dont le siège se
trouve à Hohwiller, a été créée le 1er janvier 2014 par la "fusion" des
Communautés de Communes du Soultzerland et du Hattgau.
Par délibération du Conseil Communautaire du 17 septembre 2014, il à
été décidé de "la poursuite de la procédure d’élaboration du PLUi du Hattgau
dans son périmètre initial selon les dispositions en vigueur antérieurement
à la publication de la loi Accès au Logement et un Urbanisme Rénové", dite
loi ALUR.
Le présent PLU est établi sur le périmètre de l'ancienne Communautés
de Communes du Hattgau et regroupe les communes de :
• Aschbach,
• Betschdorf
• Hatten
• Oberroedern
• Rittershoffen
• Stundwiller
Le territoire du Hattgau est situé en Alsace du Nord, dans le département
du Bas-Rhin, sur la partie nord et au-dessus du massif forestier de
Haguenau et au sud du début de la chaîne des Vosges.
Le Hattgau est à environs 17 km au Sud de Wissembourg et à 20 km au
Nord-Est de Haguenau.
Le territoire intercommunal appartient à l’arrondissement de
Wissembourg et au canton de Soultz-Sous-Forêts1.
1 Sources : Communauté de Communes de l'Outre-Forêt.
I. 1 Présentation du territoire
I.1 - 1 La situation géographique et administrative
STRASBOURG
WISSEMBOURG KARLSRUHE
LAUTERBOURG
HAGUENAU
SAVERNE A
3 5
A5
SELTZ
SOULTZ-SOUS-FORETS
A4
A 3
5 2
CC HATTGAU
CC OUTRE-FORET
Territoire du HATTGAU14 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
source : viamichelin15 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
I.1 - 2 Histoire du territoire
Le territoire de l’Outre-Forêt1 a été marqué par l’Histoire : évêché de
Spire, Guerre des Paysans en 1525, Guerre de Trente Ans (1618-1648),
Guerres de Louis XIV, Révolution et Empire, Guerre de 1870, de 1914-
1918 et Deuxième Guerre Mondiale.
Ces événements ont provoqué émigrations et immigrations, façonné
des modes de vie, de pensée du territoire et les paysages.
Betschdorf
Le village des Potiers
Dès la fin du XVIe siècle, Betschdorf devient un village de potiers
suite à l’arrivée d’un certain potier allemand nommé Knoetchen qui
apporte avec lui son secret de fabrication de la poterie sur grès en 1586.
Rapidement, Betschdorf devient un centre de production important
et fournit notamment la vaisselle d’une bonne partie de la région.
Actuellement, la technique ancestrale du grès vernis au sel reste utilisé
par les artisans locaux.
Cinq villages en une seule commune
Betschdorf est formé de la fusion de deux communes Niederbetschdorf
et Oberbetschdorf qui a eu lieu le 1er mars 1971. L’année suivante, le
26 juin 1972, les villages de Kulhendorf, Reimerswiller et Schwabwiller
fusionnent à Betschdorf et deviennent des communes associées.
1 L’Outre-Forêt est une région naturelle située à l’extrême Nord de l’Alsace, à proximité de la frontière avec l’Allemagne (région du Palatinat). Le territoire commence au Nord, " au-delà " de la forêt de Haguenau.
Un village préservé
Betschdorf est le village du territoire qui a été le moins touché par les
destructions de la guerre. C’est pourquoi les façades et les toitures ont
pu être inscrites aux Monuments historiques depuis un arrêté du 24
janvier 1978 au titre de la loi 19102. Les rues concernées sont les rues
des Potiers, rue Dr. Deutsch, Grand’Rue, de Rittershoffen, de l’Herbe et
la Vieille Rue.
Cependant la "rupture" avec l’habitat pavillonnaire se fait sentir.
Hatten et Rittershoffen
Situés sur la ligne Maginot, les villages de Rittershoffen et de Hatten
ont connu une destruction quasi-totale, suite à "l’opération Nordwind"
en janvier 1945. Il s’agissait d’une dernière offensive allemande de la
Seconde Guerre Mondiale visant à reconquérir Strasbourg.
Sur les 365 maisons que comptaient Hatten, 350 furent détruites.
La reconstruction a été faite dans le respect de la forme urbaine
historique.
Aschbach, Oberroedern et Stundwiller
Des communes liées dans le passé
En 1376, les trois villages forment ensemble l’Obergericht, une
dépendance du prince évêque Spire3.
2 Source : Wikipédia
3 Source : Site Web de la Communauté de Communes de l'Outre-Forêt.16 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les trois villages ont été sinistrés de manière importante par la guerre
1939-1945, mais ils ont su malgré tout préserver des traits de caractères
forts. Stundwiller a été sinistré au quatre-cinquième et Aschbach au
deux tiers.
En 1974, les communes d’Aschbach, Oberroedern, et Stundwiller
décident de fusionner. Cependant cette fusion sera de courte durée,
puisqu’en 1988 Aschbach sera rétabli dans ces limites communales,
suivie en 1989 par Oberroedern4.
Mis à part les destructions, l’autre impact de la guerre réside dans
la présence de ligne Maginot : casemates de Hatten, Oberroedern,
Kulhendorf, musée de l’Abri à Hatten...
Cette histoire resurgit au milieu des champs ou des pavillons. Elle
mériterait certainement d’être plus lisible et intégrée pour participer à
une découverte du patrimoine du Hattgau.
Les monuments historiques
Il existe 72 constructions présentant un intérêt architectural sur le
territoire du Hattgau, recensées par la DRAC5. Il s’agit essentiellement
de maisons et de fermes situées dans le centre du village. Il existe par
ailleurs un monument historique inscrit, l’église protestante à Betschdorf.
Tous travaux réalisés à l’intérieur d’un périmètre de 500 mètres de rayon
autour de ce monument est soumis à une autorisation préalable. Un
périmètre de protection de monument historique déborde également
sur la commune d’Oberroedern
4 Source : Wikipédia
5 Direction Régionale des Affaires Culturelles La casemate Rieffel à Oberroedern
Grande rue à Betschdorf
Rue principale à Hatten
Clocher de l’église Saint-Michel à
Hatten17 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les églises qui sont classées aux titre des monuments historiques:
• l’église à colombage de Kuhlendorf (1er quart du XIXe siècle),
• l’église Saint Georges de Schwabwiller (3e quart du XVIIIe siècle, 2nd
quart du XXe siècle),
• l’église Saint Laurent de Reimerswiller (limite XVe-XVIe siècle, milieu
du XVIIIe, 2nd quart du XIXe siècle),
• l’église Saint Jean Baptiste à Betschdorf (4ème quart du XXe siècle),
• le temple à Betschdorf (3ème quart du XVIIIe siècle),
• le temple-école à Reimerswiller (2nd quart du XIXe siècle),
• l’église paroissiale Assomption-de-la-Vierge à Betschdorf (1ère moitié
du XVe siècle, 3ème quart du XVIIIe siècle, 3ème quart du XIXe siècle),
• l’église de l’Immaculée Conception d’Oberroedern (XVe siècle, 2nd
moitié du XXe siècle),
• l’église de l’Immaculée Conception d’Aschbach (3ème quart du XIXe
siècle, 1er quart du XXe siècle, 2nd quart du XXe siècle),
• l’église Saint-Gal de Rittershoffen (4ème quart du XXe siècle).6
Les moulins font également l’objet d’une inscription. Il s’agit de quatre
moulins à Betschdorf : Altmuhl, Steinmuhl , Neumuhl, le moulin de
Schwabwiller et le moulin d’Oberroedern.7
6 Source : www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr
7 idem
Si le territoire du Hattgau a été marqué par les conflits et les destructions
de l’histoire, le fait d’être situé relativement à l’écart des grands axes de
circulation, ou des itinéraires touristiques " classique ", cet isolement a
permis la préservation de ses traditions : une architecture à colombage
encore fortement représentée, une poterie traditionnelle originale, etc.
Richesses archéologiques
Le territoire compte 29 sites archéologiques, qui sont recensés sur les
communes de Betschdorf, Hatten, Rittershoffen et Stundwiller.18 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Patrimoine du Hattgau
Légende
Casemates
Edifices reli-
gieux
Moulins
Rues inscrites
Source : Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), réalisation REDD.19 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
PAT R I M O I N E C U LT U R E L R E C E N S É À L A D R A C20 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
S I T E S A R C H É O LO G I Q U E S21 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les communes du Hattgau restent sous influence de l’agglomération de
Wissembourg et de l’agglomération urbaine de Haguenau-Bischwiller.
En effet, l’essentiel de la vie des habitants se tourne majoritairement
vers ces communes et l’Allemagne qui représentent une zone d’emploi
importante pour la communauté de communes.
Le territoire du Hattgau est intégrée dans l’aire du Schéma de Cohérence
Territoriale de l’Alsace du Nord (SCoTAN)1. Ce dernier définit les grandes
lignes de la planification des politiques d’aménagements des territoires
sous influences des agglomérations de Haguenau-Bischwiller et
Wissembourg.
Dans ce dispositif, le Hattgau est positionné en limite Est de l’aire du
SCoTAN, à la jonction avec le SCoT de la "Bande Rhénane Nord" auxquelles
seront soumises notamment les communes voisines de Trimbach, Buhl,
Seltz, Kesseldorf, etc.
Les communes du Hattgau sont actuellement engagées dans plusieurs
structures intercommunales dont les compétences sont bien définies
mais dont les limites territoriales varient en fonction des thématiques
abordées. On peut citer outre la Communauté de Communes de
l'Outre-Forêt, le Syndicat des Eaux du canton de Seltz et le Syndicat
Intercommunal d’Eau Potable des communes du canton de Soultz-
sous-Forêts, le SIVOM de la Vallée du Seebach, le Syndicat des Eaux et de
l’Assainissement du Bas-Rhin (SDEA), etc.
1 Se substituant aux anciens Schémas Directeurs, les SCoT sont des documents réglementaires de planification stratégique définis par les lois Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU) du 13 décembre 2000 et Urbanisme et Habitat du 2 juillet 2003 révisées par la loi dite Grenelle II portant Engagement National pour l’Environnement (ENE) du 12 juillet 2010 et la loi de Modernisation de l’Agriculture et de la Pêche du 27 juillet 2010.
I.1 - 3 Le Schéma de Cohérence Territoriale de l’Alsace du Nord
Source : Conseil Départemental du Bas-Rhin
Périmètres des SCoT du Bas-Rhin
I. 2 Les dynamiques supra-communales
Territoire
du
HATTGAU22 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
A ce titre, les communes du Hattgau sont identifiées dans l’armature
urbaine d’un territoire élargi et ont chacune leur rôle à jouer.
Le PLU intercommunal, doit être compatible, avec les directives du
SCoTAN, et à ce titre il convient de trouver au niveau du Hattgau la place
de chaque commune dans son territoire.
Ainsi concernant le territoire du Hattgau, on peut distinguer :
• 1 pôle d’équilibre formé des communes de Betschdorf et Hatten;
• 4 villages que sont Aschbach, Oberrœdern, Rittershoffen et
Stundwiller.
Selon le SCoTAN, "Les pôles d’équilibre n’ont pas l’obligation de se dévelop-
per, contrairement aux niveaux les plus élevés. Mais s’ils choisissent de le
faire, ils veilleront à la cohérence de leurs développements éventuels.
Si ces pôles font le choix de la croissance urbaine, ils veilleront à ce que celle‐
ci soit équilibrée du point de vue des fonctions développées. (...)
Les pôles d’équilibre devront accroître la diversité de leur offre résidentielle
en complétant la gamme des logements offerts, tant en termes de statut
(accession-location) qu’en termes de taille des logements, notamment en
direction des petits logements"3.
Concernant les "villages", il précise que "le développement des villages
3 Source : PADD du SCoTAN, p. 8 et 9.
Le territoire du Hattgau : un site d’accueil de populations
identifiées par le SCoTAN
Le SCoTAN, approuvé le 26 mai 2009, fixe les grands principes de
développement de l’Alsace du Nord, et encadre notamment la croissance
démographique des différentes communes qui le composent.
L’armature urbaine, au sens du SCoTAN, est formée de cinq niveaux
différenciés ayant un rôle particulier dans le développement du territoire
de l’Alsace du Nord2.
2 Source : PADD du SCoTAN
Les niveaux de l’armature urbaine sont formés par :
1. les agglomérations. Formées, d’une part, l’ensemble
urbain de Haguenau‐Bischwiller et, d’autre part,
Wissembourg ;
2. les villes‐relais. Formées par les ensembles urbains de
Niederbronn‐les‐Bains / Reichshoffen‐Gundershoffen
et du Val de Moder ;
3. les pôles d’équilibre. Formés par les communes de
Soultz‐sous‐Forêts, Woerth et le " binôme " Betschdorf‐
Hatten ;
4. les pôles émergents. Formés par les ensembles urbains
de Pechelbronn, Mertzwiller, Batzendorf et Lembach ;
5. les villages.23 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
est nécessaire à l’équilibre du territoire, mais il devra être mesuré et
proportionnel à leur rôle dans l’armature urbaine. Leur croissance spatiale,
en particulier, devra être limitée"4.
Dans ce contexte il est précisé dans le Document d’Orientations
Générales (DOG) du SCoTAN que "la capacité d’accueil globale des
secteurs d’extension à vocation résidentielle résultant des prescriptions d’un
document local d’urbanisme ne peut être inférieure à l’indicateur de densité
moyenne fixée par le SCoTAN à l’échelle de chaque secteur d’extension"5.
Ainsi les densités moyenne minimum sont définies comme suit :
• 12 logements/ha dans les villages,
• 20 logements/ha dans les pôles d’équilibre.
C’est donc dans un cadre législatif bien précis que le Plan Local
d’Urbanisme doit s’inscrire en tenant compte des contraintes qui
s’imposent.
Concernant les structures urbaines telles que définies par le SCoTAN,
on peut se poser la question du statut de la commune de Rittershoffen,
définie comme un "village", mais située entre deux agglomérations
définies communément (Hatten et Betschdorf ) comme des pôles
d’équilibre... De même, il semblerait que pour la définition des communes
dites "associées" de Betschdorf, que sont Schwabwiller, Reimerswiller et
Kuhlendorf se soit le caractère urbain qui prime et non administratif et
sont considérées comme des "villages".
4 Source : PADD du SCoTAN p.9.
5 Source : DOG du SCoTAN, p. 16.24 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
I.2 - 1 La Communauté de Communes de l'Outre-Forêt
La Communauté de Communes de l’Outre-Forêt a été créée le 1er janvier
2014. Elles est issue de la "fusion" de la Communautés de Communes du
Soultzerland et de la Communautés de Communes Hattgau.
Par délibération du Conseil Communautaire du 17 septembre 2014, il à
été décidé de "la poursuite de la procédure d’élaboration du PLUi du Hattgau
dans son périmètre initial selon les dispositions en vigueur antérieurement
à la publication de la loi Accès au Logement et un Urbanisme Rénové", dite
loi ALUR.
La Communauté de Communes de l’Outre-Forêt est une forme
d’Établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI). Il s’agit
d’une structure administrative régie par le code général des collectivités
territoriales, regroupant des communes ayant choisi de développer un
certain nombre de compétences en commun, comme par exemple les
transports en commun, l’aménagement du territoire ou la gestion de
l’environnement.
Les EPCI se sont particulièrement développés depuis la loi dite
"Chevènement" relative au renforcement et à la simplification de la
coopération intercommunale du 12 juillet 19991.
1 Depuis la réforme des collectivités territoriales de 2010, les catégories d’EPCI à fiscalité propre sont les :
• communautés de communes.
• communautés d’agglomération, si elles regroupent au moins 50.000 habitants. Avec comme condition supplémentaire qu’il y ait au moins une commune de plus de 15.000 habitants.
• communautés urbaines, pour les regroupements de plus de 450 000 habitants.
• métropoles, pour les regroupements de plus de 500.000 habitants qui veulent disposer de compétences plus grandes que les communautés urbaines.
La Communauté de Communes de l’Outre-Forêt est donc un EPCI à
fiscalité propre, c’est-à-dire qu’elle dispose du droit de prélever l’impôt,
sous forme de fiscalité additionnelle à celle perçue par les communes,
ou, dans certains cas, à la place des communes (c’est l’exemple de la taxe
professionnelle unique). En pratique, cela signifie qu’elle vote les taux
d’imposition qu’elle veut voir appliquer, dans le respect des dispositions
légales.
Elle comporte 13 communes membres : Aschbach, Betschdorf, Hatten,
Hoffen, Keffenach, Memmelshoffen, Oberroedern, Retschwiller,
Rittershoffen, Schoenenbourg, Soultz-sous-Forêts, Stundwiller et
Surbourg2.
La Communauté de Communes de l’Outre-Forêt a son siège à Hohwiller
et le Conseil communautaire se compose de :
• 8 délégués pour Betschdorf
• 6 délégués pour Soultz-sous-Forêt
• 3 délégués pour Surbourg
• 3 délégués pour Hatten
• 2 délégués pour Hoffen
• 1 délégué pour Aschbach + 1 délégué suppléant
• 1 délégué pour Keffenach + 1 délégué suppléant
• 1 délégué pour Memmelshoffen + 1 délégué suppléant
• 1 délégué pour Oberrœdern + 1 délégué suppléant
• 1 délégué pour Retschwiller + 1 délégué suppléant
• 1 délégué pour Rittershoffen + 1 délégué suppléant
• 1 délégué pour Schoenenbourg + 1 délégué suppléant
• 1 délégué pour Stundwiller + 1 délégué suppléant
2 Source : http://cc-outreforet.com25 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
La Communauté de Communes comporte également 6 communes
dites "associées" :
• Hohwiller, associée à Soultz-sous-Forêts;
• Hermerswiller et Leiterswiller associées à Hoffen;
• Kuhlendorf, Reimerswiller et Schwabwiller associées à Betschdorf.
Afin de remplir au mieux sa mission de service publique, la Communauté
de Communes s’est dotée d’un ensemble de compétences. Ces
compétences ont été transférées de l’échelon communal au niveau
intercommunal.
Certaines de ces compétences sont rendues obligatoires par la loi.
C’est le cas de "l’aménagement de l’espace communautaire", du
"développement économique" et du "développement touristique".
L’aménagement de l’espace communautaire
Cette compétence regroupe :
• L’élaboration, le suivi, la modification et la révision du Schéma de
Cohérence Territoriale de l’Alsace du Nord (SCoTAN);
• Les études, la transformation en PLU (révision) ou la modification,
des POS existants. L’élaboration, la modification ou la révision du
Plan Local d’Urbanisme des communes membres;
• L’élaboration, la révision et la mise en œuvre de la charte
d’aménagement et de développement de la Communauté de
Communes de l'Outre-Forêt;
• L’étude, l’élaboration, l’acquisition et la gestion d’un Système
d’Informatisation Géographique (SIG) avec numérisation des
couches cadastrales;
• L’étude, la création, l’acquisition foncière, l’aménagement, la
gestion et l’entretien de plates-formes départementales des zones
d’activités soutenues financièrement et techniquement par le
Conseil Départemental du Bas-Rhin;
• Et l’étude, la création, l’acquisition foncière, l’aménagement et
la gestion de Zones d’Aménagement Concertés (ZAC) (Sont
d’intérêt communautaire les ZAC ayant pour objet la création de
zones d’activités économiques à caractère industriel, agricole,
de recherche, artisanal, touristique, commercial et tertiaire d’une
contenance minimum d’un seul tenant de 2 hectares.26 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le développement économique
Cette compétence regroupe:
• La constitution de réserves foncières pour la création de toutes
nouvelles zones d’activités économiques à finalité industrielle,
artisanale, tertiaire et commerciale;
• Les étude, création, acquisition foncière, aménagement, entretien
et gestion de zones d’activités industrielles, agricoles, artisanales,
commerciales ou a vocation tertiaire, touristique, de recherches,
d’une contenance minimum d’un seul tenant de 2 hectares;
• les études de faisabilité et d’impact destinées à apprécier les
opportunités de création et de gestion de zones d’activités
économiques communautaire à vocation économique, industrielle,
artisanale, commerciale et tertiaire;
• La promotion et l’animation économique sur le territoire de la
communauté, liées à la création, au maintien d’emplois, à l’insertion
professionnelle , à la recherche, à l’installation et au développement
d’entreprises artisanales, industrielles, agricoles, commerciales et de
services;
• L'étude, la réalisation, la gestion et l’entretien d’ateliers relais, de
pépinière d’entreprises, d’hôtels d’entreprises (surface minimale de
150 m²)
Les projets suivants sont d’ores et déjà considérés d’intérêt
communautaire :
• L’hôtel d’entreprises à Hatten;
• La participation au financement de crédits bail immobilier;
• La participation aux services d’appui et d’aides aux entreprises et
aux créateurs d’entreprises;
• L’étude, la réalisation, la gestion et l’exploitation d’équipements
nécessaires au développement de l’énergie géothermique profonde;
• l'intégration au périmètre de solidarité et participation aux plates-
formes constituant des zones d’activités soutenues financièrement
et techniquement par le Conseil Départemental du Bas-Rhin.
Par contre, les zones communales existantes et aménagées au 31
décembre 2008, ne sont pas reconnues d’intérêt communautaire.27 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le développement touristique
Cette compétence regroupe les études et mises en œuvre d’actions et
de moyens favorisant le développement touristique, c’est-à-dire :
• L’étude, la réalisation et l’entretien des signalisations touristiques
prévues dans le schéma de signalisation approuvé par le conseil de
la communauté;
• L’étude, la réalisation, l’aménagement, l’entretien et la promotion
de circuits pédestres, pistes cyclables et circuits touristiques
uniquement pour ce qui est des liaisons intercommunales;
• Le soutien à toute opération tendant à favoriser l’amélioration de
l’accueil, de l’information, de la promotion, communication et de
l’animation touristique dans le cadre de conventions d’objectifs
passées avec la communauté de communes;
• L’étude, la création, les extensions, les aménagements, la gestion
et l’entretien d’équipements et de services de tourisme d’intérêt
communautaire3;
• Le soutien, participation aux offices de tourisme et syndicats
d’initiative.
• La rénovation, remise en place et mise en valeur du petit patrimoine
rural.
La Communauté de Communes de l'Outre-Forêt s’est, de plus, dotée
3 Sont considérés d’intérêt communautaire les actions, les équipements et les services qui
concernent au moins 3 communes. Sont exclus les constructions existantes actuelles : le musée de
la poterie à Betschdorf, le musée de l’école de Rittershoffen, et le musée de l’Abri de Hatten.
d’un ensemble de compétences optionnelles et facultatives telles que :
• La protection et la mise en valeur de l’environnement et du soutien
aux actions de maîtrise de la demande d’énergie;
• La politique du logement et du cadre de vie;
• La construction, l’entretien et le fonctionnement d’équipements
culturels et sportifs;
• La politique en faveur de la jeunesse et de la petite enfance;
• La politique en faveur des personnes âgées;
• La politique en faveur des collectivités et des associations4.
L’ensemble de ces compétences, permettent à la Communauté de
Communes de l'Outre-Forêt d’avoir un vision stratégique de planification
sur un territoire élargi, qui compte près de et de jouer la carte des
complémentarités entre les communes.
4 Pour plus d’informations, se référer au site Web de la Communauté de Communes de l'Outre-Forêt à la page : http://www.http://cc-outreforet.com/la-communaute-de-communes/ competences28 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 529 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
I I . P r o f i l d é m o g r a p h i q u e e t h a b i t a t30 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 531 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
En 2009, le territoire du Hattgau comptait 8.6041 habitants avec une
croissance constante depuis 40 ans.
• 1968 constitue un "minimum historique", avec 6.415 habitants ;
• 2009 : 8.604 habitants ;
Soit une augmentation entre 1968 et 2009 de + 2.189 habitants, qui
représente une croissance démographique soutenue de plus de 33% en
40 ans.
Cette croissance est en augmentation ces dernière années. Depuis 1999 elle
est passée à + 10 %, soit une croissance annuelle moyenne de 1 %/an.
On peut distinguer dans le Hattgau deux types de communes :
• Aschbach, Rittershoffen et Stundwiller : qui ont connu une perte d’ha -
bitants dans les années 70 et/ou 80, avant de repartir à la hausse (très
forte pour Aschbach) ;
• Betschdorf, Hatten et Oberroedern : qui connaissent une croissance
continue et plutôt régulière.
Les préconisations du SCoTAN permettent encore d’envisager un déve-
loppement significatif, l’Alsace du Nord ayant un réel besoin en loge-
ments (900 annuellement sur l’ensemble du SCoTAN), et Betschdorf/
Hatten a été identifié comme pôle d’équilibre secondaire du territoire.
Le solde migratoire (différence entre les départs et les arrivées sur un
territoire) est le "moteur" principal de la croissance démographique. En
effet elle contribue pour plus des 2/3 de la croissance.
1 Source: INSEE, recensement 2009
Le territoire du Hattgau connaît une croissance démographique particulièrement dynamique. Elle est ainsi supérieure à celle du Bas-Rhin depuis 2006.
C roissances démographiques comparées
II. 1 Contexte démographique et seuils d’équilibre à l’échelle "Intercommunale"
II.1 - 1 Une croissance démographique soutenue
Appliqué au Hattgau : il convient de s’interroger sur les besoins réel des communes. Si l’on ap- plique les tendances enregistrées ces dernières années, les besoins seraient de l’ordre de 900 loge- ments à l’échelle du territoire soit à l’échéance 10-15 ans une moyenne de 60 logts/ans.
1968-75 1975-82 1982-90 1990-99 1999-09 1968-2009
3,0% 6,3% 5,0% 6,0% 10,0% 34,1%
croissance de population
100
105
110
115
120
125
130
135
140
1968 1975 1982 1990 1999 2009
Hattgau Bas-Rhin32 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
1975 marque une arrivée massive de personnes extérieures a territoire,
et donc une accélération de son développement.
Depuis 1975, c’est le flux migratoire qui prédomine dans l’évolution
démographique. Cette tendance possède même sa propre particularité
dans le Hattgau : des gens quittent les deux "grosses" communes pour
s’installer dans les villages. Les soldes migratoires des villages en sont
d’autant plus impactés.
Un solde migratoire important se traduit souvent dans la période
suivante par un excédent naturel. Celui-ci sera d’autant plus important et
bénéfique pour les communes, si l’offre en habitat s’adresse à la catégorie
des "jeunes ménages". Les lotissements n'ont pas attiré les populations
auxquelles ils étaient prédestinés (familles avec enfants). Ainsi se limiter
à accueillir la population des plus de 40 ans n’aura, par exemple, aucun
impact sur les établissements scolaires, bien au contraire: il n’est pas rare
dans le Hattgau qu’une commune ayant ouvert un lotissement a fermé
une classe.
La croissance est ainsi basée principalement sur l’apport migratoire, ce
qui traduit aussi le caractère attractif du territoire. Tendance qui s’est très
fortement accélérée ces dernières années.
Le vieillissement de la population est un phénomène général et
O rigine de l ’évolution démographique depuis 196833 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
inéluctable, compte-tenu de l’allongement de la durée de vie et de la
stabilisation - à terme - de la population. Ce qui peut poser problème, ce
sont les écarts trop importants d’un territoire à l’autre.
Dans le territoire du Hattgau, la part des plus de 65 ans correspond à la
moyenne du département du Bas-Rhin.
Dans le Hattgau en 2008:
• 15 % de personnes de + de 65 ans, soit environ 1.300 personnes,
dont :
• 49 % de personnes de + de 75 ans, soit environ 650 personnes,
Demain dans le Hattgau (horizon 2025), en appliquant les projections
établies au niveau nationales, sur une population de 10.000 habitants
se seront :
• 18,5 % de personnes de + de 65 ans, soit environ 1.850 personnes,
dont :
• 51 % de personnes de + de 75 ans, soit environ 940 personnes,
La plupart de ces personnes ne viendront pas de l’extérieur, elles sont
déjà sur le territoire, dans le logement où elles vont vieillir ; cela pose la
question d’une offre de logements adaptés aux besoins des seniors, et
leur permettant de rester autonome, dans le cadre de vie de leur choix,
le plus longtemps possible.
Le Hattgau, au même titre que le département, présente une très forte
représentation des 20/64 ans, c’est à dire des actifs.
La diminution de la taille des ménages est un phénomène général
S truc ture de la population par âge
Le HAT TGAU
BAS -RHIN
II.1 - 2 Une population qui vieillit ... comme partout ailleurs34 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
des sociétés contemporaines, lié notamment au vieillissement de
la population et à diverses évolutions sociologiques (diminution du
nombre d’enfants par famille, raréfaction des foyers avec plusieurs
générations sous le même toit, augmentation des divorces/séparations,
etc.).
On peut également parler de " décohabitation", qui correspond à un
moment au cours duquel des personnes vivant sous un même foyer
cessent d'habiter sous le même toit, suite à une rupture conjugale
ou à une mutation professionnelle par exemple. Il s'agit ainsi d'un
phénomène sociodémographique plus global, du fait que les familles
tendent à se scinder plus facilement aujourd'hui. De fait, il est de plus
en plus fréquent de voir les membres d'un foyer, autrefois cohabitants
ensemble, vivre séparément.
La taille des ménages est généralement plus faible dans les territoires
"urbains" que dans les territoires " ruraux " ; cependant, la tendance est
globalement à la diminution.
La structure traditionnelle (couple avec un ou plusieurs enfants) est en
recul, d’où une progressive sous-utilisation des grands logements. Cette
évolution s’ajoute à l’augmentation de la part des personnes âgées qui
vivent seules dans leur logement.
Sur le territoire du Hattgau, la taille moyenne des ménages est passée
d'une moyenne de 3,71 personnes par foyer en 1968 à 2,53 personnes
en 2009, soit une perte de plus d’une personne par logement en 40 ans.
II.1 - 3 Une taille des ménages qui se réduit ... comme partout ailleurs
Taille du foyer 1 pers. 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers.+
Nombre de foyers 720 1169 702 556 161 41
Part des foyers 21% 35% 21% 17% 5% 1%
Nombre d'habitants 720 2338 2106 2224 805 246
Part des habitants 9% 28% 25% 26% 10% 3%
Année 1968 1975 1982 1990 1999 2009
Population 6415 6610 7025 7378 7821 8604
Logements (RP) 1729 1820 2162 2436 2821 3399
Taille des ménages 3,71 3,63 3,25 3,03 2,77 2,53
Evolution de la population et du nombre de logements *
* Source: INSEE, recensement de la population 2009.
Répar tition des ménages en fonc tion de la taille du foyer
Concrètement, les personnes vivant SEULES ou à DEUX représentent :
• 56 % des ménages
• 37 % des habitants du Hattgau
Ainsi, sur le territoire du Hattgau, comme ailleurs en France, la part des
personnes vivant seules ou à deux devrait continuer à s’accroître !35 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Projec tion de l'impac t de la diminution de la taille des
ménages 1
1 La taille moyenne des ménages est obtenue en divisant le nombre de résidences
principales par le nombre de ménages. Entre 1990 et 2009, soit 19 ans on a eu une diminution
moyenne de la taille des ménage de 0,48 soit une diminution par an de 0,027. En s'appuyant
sur ce chiffre et le nombre d'année qu'on considère, on peut projeter la diminution future de la
taille des ménages. Ce dernier calcul se fait avec une pondération de 0,5 qui prend en compte le
ralentissement de la diminution de la taille des ménages avec les années.
Séveloppement urbaine et diminution de la taille des ménage
Les conséquences de la diminution de la taille des ménage :
• pour maintenir la population "à niveau", il faut sans cesse créer de
nouveaux logements;
• pour répondre aux exigences de ménages de plus en plus petits, il
faut produire des logement adaptés à des besoins nouveaux.
Sur la base d'un projection de la diminution de la taille des ménages
dans le Hattgau, (cf tableau ci-contre) on constate que :
• compte-tenu de la diminution probable de la taille des ménages,
il faudrait plus de 500 logements supplémentaires, pour maintenir
la population en 2030 à son niveau actuel (INSEE 2009), soit 8.604
habitants;
• sans production de logements nouveaux, le territoire perdrait plus
de 1.000 habitants en moins de 20 ans.
Ainsi, la prise en compte de la "décohabitation" est importante pour
l'avenir du territoire, et pour répondre au besoin en logements dans le
territoire du Hattgau.
année 2020 2030
Population 8604 8604
Taille des ménages 2,36 2,20
Logements Nécessaires 3648 3908
logements suppémentaires 249 509
Population sans aucune construction : 8017 7483
Soit une baisse de population de: -587 -1121
Projection de l'impact de
la diminution de la taille des ménages36 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le nombre de résidences principales est équivalent à celui des ménages,
son évolution est donc corrélée à celle de la population mais également
à la diminution moyenne de la taille des ménages ;
On compte au dernier recensement de l’INSEE2 1.625 résidences
principales de plus qu’en 1968, pour "seulement" 2.121 habitants
supplémentaires ...
Dans le Hattgau, en 2008 :
• 92 % des logements étaient résidences principales,
• 1 % des logements étaient résidences secondaires,
• 7 % des logements étaient considérés comme vacants,
Entre 1990 et 2008, on compte une augmentation totale de 918
logements alors que parallèlement, la population a augmenté de 1.158
habitants, soit une moyenne de 1,26 habitants supplémentaires par
logement construit !
Le rythme de construction moyen dans le Hattgau, sur la période 1990 à
2008, est d’environ 35 logts/an :
• dont environ 28 maisons individuelles par an;
• et environ 7 logements en collectifs par an...
... soit un rapport de 20 %. Il convient également de préciser que la part
des collectifs réalisés l’est surtout à Hatten-Betschdorf. Il semble que
pour répondre davantage à la demande ce taux devrait monter à 30%
dans les prochaines années.
On peut noter que par rapport au Bas-Rhin le Hattgau compte une part
légèrement plus importante de logements vacants (7 % contre 6 %) et
moins de résidences secondaires (1 % contre 2 %).
2 Source: INSEE, recensement de la population 2008.
Évolution des logement par c atégorie
Par t comparée des logements par c atégorie
Source: INSEE, recensement de la population 2008.
Source: INSEE, recensement de la population 2008.
II. 2 Habitat et seuils d’équilibre à l’échelle "Intercommunale"
II.2 - 1 Le parc de logements et son évolution37 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le parc immobilier du Hattgau est relativement ancien.
On peut constater que :
• 54 % des logements datent d’avant 1975;
• 24 % des logements datent d’avant 1949 (ce chiffre étant minoré
par les destructions importantes sur le territoire liées aux
bombardements de la 2nde Guerre Mondiale).
De plus, le parc immobilier est très largement dominé par l’habitat
individuel :
• 83 % de logements en maison individuelle
• 16 % en appartement
... et large prédominance du statut de propriétaire-occupant :
• 78 % de propriétaires
• 19 % de locataires (dont 3,3 % locataires du parc social de 106
logements)
Époque de construc tion des logements
II.2 - 2 Les caractéristiques du parc de logement actuel
Sources : INSEE, recensement de la population 2008.38 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le territoire du Hattgau est dans une situation relativement classique
pour un territoire rural, avec une très large prédominance de la maison
individuelle, en accession à la propriété (plus de 90 % des maisons sont
en accession), et où le logement social est presque absent.
On retrouve deux types de communes :
• Betschdorf et Hatten : plus de 20 % de collectifs, des logements
légèrement plus petits, plus de 20 % de locatifs, présence de
logements sociaux, etc ;
• les autres communes : plus de 90 % d’habitats individuels et
d’accession à la propriété, aucun logement social.
L’objectif fixé ne doit cependant inverser ces tendances mais jouer la
complémentarité territoriale entre les communes du Hattgau.
Résidences principales selon le
statut d ’occ upation
L a par t logements collec -
tifs / individuels
Sources : INSEE, recensement de la population 2008.39 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Résidences secondaires :
Le taux de résidences secondaires est explicite : 0,8 %. Cela confirme le
caractère résidentiel du territoire du Hattgau.
De plus il convient de noter que le parc de résidences secondaires se
renouvelle lentement et de façon cyclique: 76 % datent d’avant 1975
Parc de logements vacants :
La part de logements vides ou vacants est importante avec 243
logements, dont plus de la moitié à Betschdorf (126 logements). Il
peut y avoir un lien entre les contraintes liées au classement de la rue
principale (POS, STAP3 et donc des contraintes architecturales). Ce type
de logement se retrouve surtout dans les logements anciens, puisque
près de 56 % des logements vacants datent d’avant 1949.
Signalons que le Conseil Départementale du Bas-Rhin 67 procède à
des études de terrains, visant à comparer la vacance avec la vacance
statistique, qui précisent ces données. Ces études sont actualisées
annuellement. Précisons qu'elles ne contredisent en rien le constat sur
le logement vacant dans le territoire du Hattgau.
3 Anciennement Services Départementaux de l’Architecture et du Patrimoine (SDAP), Services Territoriaux de l’Architecture et du Patrimoine depuis la réforme de 2010.
Répar tition des résidences secondaires et logements vac ants
selon l ’ancienneté
Logements vac ants Résidences secondaires et
logements occ asionnels
II.2 - 3 Résidences secondaires et logements vacants
Sources : INSEE, recensement de la population 2008.
Sources : INSEE, recensement de la population 2008.40 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
En termes de tailles de logements
Aujourd’hui, les habitants vivant seuls ou à deux représentent plus
de la moitié des foyers du territoire du Hattgau (56 %, pour 37 %
de la population), alors que les ménages de 4 personnes et plus ne
représentent que 24 % des foyers (pour 39 % de la population), et leur
proportion devrait continuer à diminuer.
Face à cela, le parc de logements actuel propose une majorité de grands
logements :
• 12 % seulement de logements de moins de 70 m2
• 60 % de logements de plus de 100 m2
En soi, la grande taille des logements est un agrément, et à ce titre, il ne
s’agit pas de loger la population dans de petits logements, à condition
toutefois que cette situation soit choisie et non subie.
Le tableau ci-contre, qui croise la taille des ménages avec le nombre
de pièces des logements qu’ils occupent, tente d’évaluer la "sur et
sous-occupation" du parc de logements, sachant que cette notion est
fortement subjective. Le but n’est évidemment pas de "limiter" l’espace
de vie des personnes, mais d’être attentif à des situations de détresse
potentielle, par exemple lorsque des personnes âgées se retrouvent
seules dans de grands logements qu’elles n’arrivent plus à entretenir...
Or ces situations vont se développer et il s’agit de s’y préparer.
Pour ces personnes en situation de détresse, il convient de proposer à
l’avenir des solutions pour rester dans leur commune tout en trouvant
un logement confortable adapté à leurs besoins. Collectifs adaptés,
résidence Seniors, maison de ville, plein-pied, maison de retraite, etc.
Taille du parc de logements et occ upation
L’offre de petits logements sur le territoire semble faire défaut. De plus, une part importante du parc actuel (environ 35 %) semble offrir les conditions d’une "sous occupation" (en orange sur le tableau ci-dessus). Ce sont autant de logements qui sont tout à fait susceptible de réintégrer le marché du logement, voir dans certains cas (rénovation par exemple) d’être redécoupé en plus petits logements.
S uper ficie des logements
II.2 - 4 Vers un décalage croissant entre le parc existant et les " besoins " du territoire
1 pers 2 pers 3 pers 4 pers 5 pers 6 pers Total
1 pièce 0,4% 0,0% 0,0% 0,0% 0,0% 0,0% 0,4%
2 pièces 3,8% 1,2% 0,2% 0,1% 0,0% 0,0% 5,3%
3 pièces 5,0% 5,8% 2,3% 0,8% 0,2% 0,1% 14,2%
4 pièces 5,0% 8,3% 5,6% 3,3% 0,7% 0,1% 22,9%
5 pièces 4,1% 10,2% 6,0% 5,8% 1,6% 0,3% 27,9%
6 pièces 3,3% 9,4% 6,8% 6,6% 2,3% 0,7% 29,2%
Total 21,5% 34,9% 21,0% 16,6% 4,8% 1,2% 100%
Sources : INSEE, recensement de la population 2008.41 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
En termes de statuts d’occupation
Le parc locatif est une "porte d’entrée" sur le territoire :
• sur 10 personnes installées depuis moins de deux ans
sur le Hattgau, 5 habitent en locatif ...
La proportion de personnes en location décroît ensuite, en
fonction de leur ancienneté d’installation sur le territoire
(cf tableau ci-contre). Cela peut signifier que les gens se
sentent bien dans le territoire et s’y installent durablement
en devenant propriétaire. Mais le locatif est un moyen pour
attirer de nouvelles personnes sur le territoire, voir d’éviter
"l’évasion" vers d’autres communes hors du Hattgau. Les
jeunes en particulier peuvent être visés: dans une politique
d’accueil de nouvelles populations, la construction de
logements pour une offre en locatif, public ou privé, doit
être encouragée.
Le parc locatif est une "attache" sur le territoire :
• sur 10 ménages dont la personne de référence à moins
de 25 ans installés dans le Hattgau, 7 habitent en
locatif...
La taille des logements locatifs est en moyenne nettement
inférieure à celles des logements en accession à la
propriété. Il existe donc une corrélation entre le "déficit" de
petits logements, et le "déficit" de logements locatifs.
En effet, l’analyse croisée montre que la majorité des
logements petits et moyens se trouvent dans le parc locatif,
notamment parce que le locatif se retrouve souvent sous
forme d’appartements.
Taille du parc de logements et occ upation*
Les nouveaux arrivants recherchent du loc atif*...
... de même que les jeunes.*
moins de
20 ans
20 à 24
ans
25 à 39
ans
40 à 54
ans
55 à 64
ans
65 à 74
ans + 75 et + TOTAL
Propriétaires 40,0% 16,4% 60,2% 79,9% 87,1% 90,4% 87,7% 77,8%
Locataires 40,0% 62,3% 30,4% 15,1% 8,4% 4,5% 5,9% 15,8%
Locataires HLM 20,0% 14,8% 4,4% 2,9% 3,0% 1,2% 0,5% 3,0%
Locataires Meublés 0,0% 4,9% 1,0% 0,7% 0,2% 0,2% 0,0% 0,6%
Loges gratuitement 0,0% 1,6% 4,0% 1,4% 1,4% 3,8% 5,9% 2,7%
* Sources : INSEE, recensement de la population 2008.
- de 2 ans 2 à 5 ans 5 à 9 ans 10 à 19 ans 20 à 29 ans 30 ans et + Total
Propriétaires 41,4% 53,0% 65,6% 85,9% 90,3% 94,9% 77,8%
Locataires 48,1% 36,2% 25,8% 10,0% 3,3% 1,6% 15,8%
Locataires HLM 6,8% 6,6% 3,9% 1,7% 3,3% 0,5% 3,0%
Locataires Meublés 2,8% 1,1% 0,4% 0,7% 0,2% 0,0% 0,6%
Logés gratuitement 0,9% 3,1% 4,3% 1,7% 2,9% 3,0% 2,7%
Total 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100%
Moins de
25m 2
De 25 à
40m 2
De 40 à
70m 2
De 70 à
100m 2
De 100 à
150m 2
Plus de
150m 2 Total
Propriétaires 0,2% 0,6% 5,1% 24,2% 56,3% 18,2% 100%
Locataires 0,4% 8,1% 37,1% 62,1% 20,6% 3,6% 100%
Loges gratuitement 0,0% 3,5% 18,6% 37,2% 40,7% 7,0% 100%
Total 0,2% 1,8% 9,8% 28,1% 45,9% 14,2% 100%42 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
% des
ménages
Revenus
déclarés
en €
Ménages non
imposés
10% 12 642 23%
20% 14 851
30% 17 111
40% 19 905
50% 22 780
60% 25 522
70% 28 854
Plafond de
ressources PLA-I PLUS PLS
1 pers 10 424 18 955 24 641
2 pers 15 188 25 313 32 907
3 pers ou jeune
ménage 18 264 30 441 39 573
En termes de parc social
On compte 101 logements sociaux sur le territoire du Hattgau (42 à
Hatten et 59 à Betschdorf ) aujourd’hui, soit 2,7 % du parc de logements1.
Cela paraît faible, sur un territoire où, compte-tenu du niveau des
revenus déclarés :
• plus de 70 % de la population semble éligible au logement social
"standard" (PLUS),
• 30 à 50 % semble éligible au logement "très social" (PLAI).
Les deux graphiques ci-contre ont pour objectif de rapprocher les
revenus des habitants du Hattgau (tableau du haut) aux plafonds de
ressources exigés pour être éligible à un logement social (tableau du
bas).
Sur le graphique du haut, le groupe des foyers fiscaux imposables est
divisé en 10 sous-groupes, représentant chacun 10 % du nombre total
de foyers fiscaux imposables. Pour chaque sous-groupe de 10 %, il
indique la moyenne des revenus annuels déclarés des foyers du sous-
groupe concerné (sauf pour le sous-groupe de 10 % ayant le revenu le
plus élevé, pour lequel la donnée n’est pas disponible).
Si on y ajoute les ménages non imposables (environ 35 % sur le territoire
du Hattgau), on peut en déduire qu’environ 60 % des ménages ont un
revenu annuel inférieur à 15.000 €, chiffre à comparer aux différents
seuils du logement social.
Ces chiffres sont cependant à relativiser avec la situation réelle des
habitants : beaucoup sont propriétaires de leur logements, ont fini de
rembourser leur crédit. C’est notamment le cas de nombreux retraités,
qui rentrent dans cette catégorie de personnes éligibles mais qui ne
1 Source : INSEE 2008.
Rappel : plafonds de ressources conditionnant l ’attribution
d ’un logement social
Revenus déclarés43 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
demanderont a priori pas de logement social.
Néanmoins, l’importance de ces chiffres montre que le logement social
rend un service bien plus large que de loger les personnes en situation
de forte précarité : il peut être utile à toutes les étapes de la vie et permet
notamment à des jeunes ou à des personnes âgées de rester dans leur
commune ou tout au moins à proximité immédiate.
Réajuster le parc de logement sur le territoire
Le parc de logements a une inertie très grande, d’autant plus dans un
territoire qui "construit" raisonnablement.
Si l’on considère que l’offre actuelle de logements sur le territoire du
Hattgau manque un peu de diversité et mérite d‘être complétée afin de
mieux répondre à la demande des différents groupes démographiques
(jeunes, personnes âgées, nouveaux arrivants, personnes seules, etc.), les
principales opportunités de "ré-équilibrage" résident dans les nouveaux
quartiers à créer.
Cela signifie que la répartition des logements à créer sur ces nouveaux
quartiers ne doit pas être calquée sur le profil actuel du parc (83 % de
maisons individuelles pour 17 % d’appartements) mais doit donner une
large place aux types de logements qui "manquent" sur le territoire.
On peut constater que si le rythme de construction a diminué ces
dernières années, la part des appartements a diminué plus fortement,
ce qui semble aller à l’encontre des besoins du territoire en matière de
logements suivant les catégorie de population à capter ou maintenir sur
le territoire.
Évolution de la par t de logements collec tifs / individuels
Avant 1949 Depuis 199944 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Au rythme de construction actuel, et si on décidait de ne plus construire
du tout de logements individuels, il faudrait près de 40 années pour
atteindre - à l’échelle de tout le parc - une proportion de 30 % collectif /
70 % individuel.
Même en faisant cela, l’équilibre général du parc de logements des
communes ne va pas se trouver bouleversé.
Il convient de noter qu'une part importante de la construction se fait
aujourd'hui de manière "diffuse", c'est-à-dire sur des parcelles privées
en agglomération, et que ces parcelles accueillent essentiellement des
projets de maisons individuelles.
Même dans les zones d’extension, des projets de maisons individuelles
resteront bien entendu possible. Viser un objectif proche de 30 à 35 %
de collectif est bien plus réaliste.
Évolution de la par t de logements collec tifs / individuels45 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
II. 3 Démographie, habitat et seuils d’équilibre à l’échelle des communes
II.3 - 1 La répartition de la population entre les communes de l’Intercommunalité
Les six communes du Hattgau se distinguent par des poids
démographiques très inégaux.
Sur une base purement démographique, on peut esquisser 3 catégories :
• Betschdorf, le bourg-centre de près de 4.000 habitants,
• Hatten, " pôle secondaire " avec près de 2.000 habitants,
• 4 villages, de moins de 1.000 habitants, avec une nuance pour
Rittershoffen (près de 1.000 habitants, sur l’axe routier principal,
avec commerces de proximité)
Poids démographique comparé des communes46 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le territoire du Hattgau a connu une croissance continue depuis 40 ans
pour compter, en 2008, 8.536 habitants1. Le territoire intercommunal n’a
jamais connu de diminution démographique importante depuis 1968.
Les communes connaissent deux types de croissance démographique:
• Aschbach, Rittershoffen et Stundwiller : perte d’habitants dans les
années 70 et/ou 80, avant de repartir à la hausse (très forte pour
Stundwiller) ;
• Betschdorf, Hatten et Oberroedern : croissance continue et plutôt
régulière.
En l’absence - globalement - d’une politique volontariste de l’habitat,
l’évolution récente de la population des communes est largement liée à
des facteurs " aléatoires ", en premier lieu la disponibilité de foncier.
Il est possible de se donner davantage de moyens, à l’avenir, pour
maîtriser la production de terrains à bâtir, donc de logements ; si l’on
se place dans cette perspective, se pose alors la question de "planifier"
la production de logements : quelles quantités / quels types / à quels
endroits ?
Pour décider où leur implantation est pertinente, il faut considérer
plusieurs facteurs :
• Localiser le foncier disponible,
• Déterminer, avec les acteurs de la vie local (élus, associations,
services communaux, etc.), les communes pour lesquelles l’arrivée
de nouveaux habitants est cruciale pour maintenir le niveau
d’équipements et de services essentiels à l’échelle de la commune,
1 Source: INSEE, recensement de la population 2008.
Évolution démographique comparée des communes
II.3 - 2 Des évolutions différentes d’une commune à l’autre
• Évaluer la pertinence de l’implantation d’habitat par rapport à la
gestion des mobilités car l’apport de nouvelles populations va
modifier les flux.
Ces "seuils d’équilibre" sont à apprécier et à déterminer pour chaque
commune, afin de pouvoir déterminer la localisation prioritaire des
futures zones d’habitat.
80
90
100
110
120
130
140
150
160
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
Evolu&on de la popula&on
Aschbach Betschdorf Ha:en Oberroedern Ri:ershoffen Stundwiller47 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Pour évaluer le potentiel de création de nouveaux logements sur le
territoire du Hattgau, plusieurs "ressources" possibles doivent être prises
en compte :
1. Le potentiel de création de nouveaux logements dans le bâti
déjà existant peut être mis en valeur :
• par la remise sur le marché de logements actuellement vacants,
• par la transformation de résidences secondaires, ou d’hébergements
de vacances, en résidences principales,
• par la rénovation de constructions existantes, permettant de créer
de nouveaux logements (en divisant de grands logements, en
récupérant des combles ou des dépendances etc.) ; ce potentiel est
notamment important dans le bâti ancien, et représente une chance
pour la réhabilitation du patrimoine ancien.
La mise en valeur de ce potentiel dépend avant tout des décisions
individuelles de particuliers. La collectivité peut toutefois créer un
contexte favorable, par exemple en suscitant sur place la création d’une
offre attractive de logements pour des personnes âgées dépendantes
dans de grands logements vieillissants et sous-utilisés.
Ce potentiel est complexe à évaluer, et demande une connaissance
suffisante du terrain.
Nous proposerons une évaluation sommaire de ce potentiel, commune
par commune, en accord avec les élus locaux.
2. Le potentiel de création de nouveaux logements par
reconstruction sur des sites d’activités désaffectés.
Compte-tenu de l’ampleur des investissements à réaliser (démolitions,
réaffectations, dépollutions éventuelles, etc.), mais aussi de la complexité
des enjeux qui peuvent se présenter, l’implication de la collectivité est
généralement une condition décisive pour que de tels projets puissent
se faire, tout en apportant une plus-value urbaine importante.
L’intérêt de ce type de site est d’une part de résorber une "friche urbaine"
et d’autre part d’avoir une intervention à une large échelle qui permette
une réflexion urbaine d’ensemble pour le bien de la collectivité.
Sur le territoire du Hattgau, on peut identifier un site correspondant à
cette typologie :
• Le site de l’entreprise Cérabati à Betschdorf, rue de la Sauer;
Se pose ensuite la question, naturellement, des perspectives de
réaffectation, de la programmation urbaine, y compris à vocation
économique.
II. 4 Le potentiel de création de logements : une évaluation commune par commune
II.4 - 1 La méthode d’évaluation48 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
3. Le potentiel de création de logements neufs en zone urbaine :
Il s’agit d’un potentiel se trouvant sur des parcelles déjà constructibles à
ce jour car situé en zone urbaine. Deux cas de figure sont à considérer :
• le cas des parcelles ayant déjà une construction, mais étant
suffisamment grandes pour en accueillir une ou plusieurs autres,
• le cas des parcelles non surbâties, théoriquement disponibles pour
l’accueil de constructions neuves.
Ce potentiel a été approché par un traitement informatique, s’appuyant:
• sur les fonds de plans numérisés;
• puis sur une vérification sur le terrain avec les représentants locaux.
Une carte des " disponibilités foncières " de chaque commune du
territoire, a été réalisée en choisissant de ne prendre en compte :
• que les parcelles non actuellement surbâties,
• à l’intérieur des zones classées initialement dans les POS comme
zones urbaines à vocation principale d’habitat (UA/UB), ou dans les
zones constructibles des cartes communales,
• et en calculant leurs surfaces cumulées, commune par commune.
Il convient de noter d'une part, qu'une partie de ces terrains ne peuvent
pas techniquement être utilisables pour la construction, compte
tenu de leur configuration. D’autre part, qu'une partie des parcelles
théoriquement disponibles se rattache à des unités foncières plus vastes
(par exemple en constituant le jardin d’une habitation mitoyenne/
voisine...), et peut de ce fait être difficilement mobilisable.
Mais si, dans le même temps, on choisit de ne pas évaluer le potentiel
de constructions supplémentaires sur les terrains déjà surbâtis (qui est
considérable dans le territoire du Hattgau, compte-tenu de la taille
souvent grande des terrains), on obtient ainsi un bon indicateur - et une
évaluation plutôt " prudente " du potentiel de " densification " des zones
urbaines actuelles.
À ce propos, il est important de souligner que ce potentiel foncier en
zone constructible représente deux choses :
• un potentiel qui peut contribuer à la résolution des problèmes
d’habitat du territoire,
• mais aussi un potentiel " capricieux ", qui peut localement se
débloquer de manière brutale, sans que la collectivité puisse
maîtriser les opérations réalisables du fait d’un classement en zone
"U" des POS ou constructible des cartes communales.
4. Le potentiel de création de logements neufs sur les zones
destinées à être ouvertes à l’urbanisation.
Conjointement nous avons évalué le potentiel foncier disponible en
zone constructible, nous avons mis en regard les surfaces classées en
zones d’extension (zones NA) dans les trois communes disposant d’un
POS (Betschdorf, Hatten et Rittershoffen).49 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Concrètement, le potentiel foncier de chaque commune est évalué de
la manière suivante :
• calcul de la surface cumulée des parcelles non surbâties en zones
"U" ou constructible des cartes communales1, en considérant qu’elle
équivaut au potentiel de surfaces techniquement disponibles pour
de la densification d’habitat en zones déjà constructibles ; à noter
que cette surface est une surface constructible " nette " puisqu’elle
ne comprend pas d’espace public ;
• nous prenons ensuite les surfaces classées en NA non bâties pour
les communes en POS, et en déduisons 30 % au titre des espaces
publics qu’il sera nécessaire d’y créer afin de viabiliser les terrains2 ;
Pour convertir ce potentiel en nombre de logements :
• on applique au potentiel foncier en zone "U" de la commune
concernée, une MAJORATION de la densité moyenne de logements
AVÉRÉE (cf tableau ci-contre) ;
• on applique sur les zones futures les densités minimales imposées
par le SCoTAN3, à savoir 20 logt/ha pour Hatten, 17 logt/ha pour
Betschdorf4 et 12 logt/ha pour les autres communes.
1 Sur cette surface, nous considérons que 60 % peuvent être effectivement mobilisables
dans un avenir prévisible, à échéance 10 15 ans ;
2 Les 60 % des terrains non surbâtis en zones " U " additionnés aux 70 % des surfaces des
zones " NA " donnent ainsi un potentiel de surfaces disponibles pour de la construction ; 3 Les densités du SCoTAN appliquées ici sont celles en vigueur à la date 21 I 10 I 2015 4 Dans ce cas, on considère une densité moyenne communale, plus en adéquation avec la réalité urbaine, par application d’une densité de 20 logts/ha sur la commune "centre" de Betschdorf est une densité de 12 logts/ha pour les trois communes associées, au même titre que les "villages" au sens du SCoTAN.
II.4 - 2 Un " bilan de capacité " pour chaque commune
Tableau des densités réelles de chaque commune
Ce "bilan de capacité" permet d’avoir une évaluation des possibilités
actuellement offertes pour la création de logements et de les mettre en
rapport avec les besoins du territoire du Hattgau.
Note: dans le Hattgau, la densité moyenne de logements, résidences
secondaires comprises, rapporté à la surface des zones urbaines,
s'établie aujourd'hui à environ 10 logements/hectare. Cette densité a
été poussée à près de 12 logements/hectare pour estimer le potentiel
urbain. Cette faible densité représente néanmoins une augmentation
importante par rapport à la réalité du territoire et permet de penser que
le potentiel intramuras estimé est un potentiel à minima.
A la densité moyenne de logements de chaque commune une majoration a été applique dans l'évaluation du potentiel intramuros.
COMMUNE
averée projetée
ASCHBACH 7,8 10
BETSCHDORF 8,7 11
HATTEN 11,1 13
OBERROEDERN 10,6 12
RITTERSHOFFEN 10,8 12
STUNDWILLER 8,5 11
moyenne sur le HATTGAU 9,6 11,5
Densité intramuros50 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Ex trait des c ar tes d ’évaluation du potentiel urbain
Bâti potentiellement
"mutable", granges, etc.
Parcelles non bâties en zone
constructible
Zones NA du POS
Les études de capacité en renouvellement urbain pour chaque commune
présentent ainsi :
1 une carte permettant une localisation du potentiel en fonction
de trois critères:
• zones d'urbanisation futures inscrites au POS encore disponibles (en
orange);
• les parcelles non bâties en agglomération (en jaune);
• les bâtiments susceptible d'êtres reconverti pour accueillir du
logement (en rouge).
2 un tableau permet de rappeler les données (taille de la commune,
nombre de logements actuels, foncier disponible, etc.) qui permettent de
fonder l'analyse du potentiel en renouvellement des communes.51 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Recensée Mobilisable
(60%)
Potentiel intramuros 2,9 1,7 17
Surface
(en ha)
projet de lotissement 1,9
Surfaces
(en ha)
Enveloppe urbaine actuelle 35
Potentialités de
construction 3,64
Croissance estimée
(15/20 années à venir…) 10,4%
23
Nombre de logements
246
40,2
16,3%
Surface (en ha) Nombre de
logements
potentiels
Nombre de logements
S ituation ac tuelle d ’ASCHBACH
dents creuses
Bâtis mutables
LÉGENDE
Projet de lotissement
Création de lo gements da ns le bâti réhabilitable
estimé entre 15 et 20 lo gements.52 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
S ituation ac tuelle de BETSCHDORF et des communes associées
Recensée Mobilisable
(60%)
Potentiel intramuros 11,6 7,0 77
Surface
Zones "NA" restantes (POS) 38,9
Surfaces
Enveloppe urbaine actuelle 204
Potentialités de
construction 45,9
Croissance estimée
(15/20 années à venir…) 22%
Nombre de logements
1699
543
32%
Surface (en ha) Nombre de
logements
potentiels
Nombre de logements
467
dents creuses
Bâtis mutables
LÉGENDE
Projet de lotissement
Création de lo gements da ns
le bâti réhabilitable estimé
entre 30 et 40 lo gements53 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
S ituation ac tuelle de HAT TEN
1
Recensée Mobilisable
(30%)
Potentiel intramuros 4,2 1,3 16
Surface
(en ha)
Zones "NA" restantes (POS) 8,7
Surfaces
(en ha)
Enveloppe urbaine actuelle 76,8
Potentialités de construction 15,2
Croissance estimée
(15/20 années à venir…) 20%
Surfaces
(en ha)
Potentiel de la zone de
jardins rue des Seigneurs (1) 3,4
Potentiel de la cité des
Mirabelles (2) 1,8
68
36
294
34%
Nombre de logements
Nombre de logements
Nombre de logements
174
872
Nombre
de
logements
potentiels
Surface (en ha)
2
Recensée Mobilisable
(60%)
Potentiel intramuros 4,2 2,5 33
Surface
(en ha)
Zones "NA" restantes (POS) 8,7
Surfaces
(en ha)
Enveloppe urbaine actuelle 76,8
Potentialités de construction 16,4
Croissance estimée
(15/20 années à venir…) 21%
Surfaces
(en ha)
Potentiel de la zone de
jardins rue des Seigneurs (1) 3,4
Potentiel de la cité des
Mirabelles (2) 1,8
68
36
311
36%
Nombre de logements
Nombre de logements
Nombre de logements
174
872
Nombre
de
logements
potentiels
Surface (en ha)
Création de lo gements da ns
le bâti réhabilitable estimé à
une trenta ine de lo gements
dents creuses
Bâtis mutables
LÉGENDE
Projet de lotissement54 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
S ituation ac tuelle d ’OBERROEDERN
Recensée Mobilisable
(30%)
Potentiel intramuros 2,1 0,6 8
Surface
projet de lotissement 0
Surfaces
Enveloppe urbaine actuelle 20
Potentialités de
construction 0,63
Croissance estimée
(15/20 années à venir…) 3,2%
Surface (en ha) Nombre de
logements
potentiels
3,8%
Nombre de logements
0
Nombre de logements
198
7,56
Note: Oberroedern est la seule
commune qui ne possède plus de
zone d’extension dans son docu-
ment d’urbanisme actuel.
Recensée Mobilisable
(60%)
Potentiel intramuros 1,9 1,1 14
Surface
projet de lotissement 0
Surfaces
Enveloppe urbaine actuelle 20
Potentialités de
construction 1,14
Croissance estimée
(15/20 années à venir…) 5,7%
Surface (en ha) Nombre de
logements
potentiels
6,9%
Nombre de logements
0
Nombre de logements
198
13,68
Création de lo gements da ns le bâti réhabili -
table estimé entre 15 et 20 lo gements
dents creuses
Bâtis mutables
LÉGENDE
Projet de lotissement55 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
S ituation ac tuelle de RIT TERSHOFFEN
Recensée Mobilisable
(60%)
Potentiel intramuros 3,8 2,3 27
Surface
Zones NA restantes 5,6
Surfaces
Enveloppe urbaine actuelle 41
Potentialités de
construction 7,88
Croissance estimée
(15/20 années à venir…) 19,2%
403
94,56
23,5%
Surface (en ha) Nombre de
logements
potentiels
Nombre de logements
Nombre de logements
67
Création de lo gements
da ns le bâti réhabilitable
estimé à près de 30 lo ge -
ments
dents creuses
Bâtis mutables
LÉGENDE
Projet de lotissement56 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Recensée Mobilisable
(60%)
Potentiel intramuros 1,8 1,1 12
Surface
projet de lotissement 3,9
Surfaces
Enveloppe urbaine actuelle 23
Potentialités de
construction 5,0
Croissance estimée
(15/20 années à venir…) 21,7%
Surface (en ha)
59
28,3%
Nombre
de
logements
potentiels
Nombre de logements
47
Nombre de logements
207
S ituation ac tuelle de STUNDWILLER
Création de lo gements da ns le bâti réhabili -
table estimé entre 15 et 30 lo gements
dents creuses
Bâtis mutables
LÉGENDE
Projet de lotissement57 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Aschbach Betschdorf Hatten Oberroedern Rittershoffen Stundwiller TOTAL Surfaces identifiées 3 11,6 4,2 2,1 3,6 1,8 26,3
Surfaces considérées 60% 1,7 6,5 2,4 1,2 2,0 1,0 14,7
Nombres de logements (densité actuelle
légèrement "boostée") 17 71 31 14 24 11 168
Les POS
Hatten Rittershoffen Betschdorf 3 communes associées TOTAL
Zones d'extensions disponibles (ha) 13,9 5,6 32,4 6,5 58,4
Nombres de logements (SCOTAN)* 278 67 648 78 1071
Les Cartes communales
Stundwiller Aschbach Oberroedern TOTAL
Surfaces de lotissement restant disponibles 3,9 1,9 0 5,8
Nombres de logements (SCOTAN)* 47 23 0 70
* 12 log/ha pour les villages et 20 log/ha pour les pôles d'équilibre
Tableau réc apitulatif de l ’évaluation du potentiel foncier, commune par commune.
Potentiel ac tuel d ’ex tension urbaine
Potentiel intramuros
De plus, il existe de nombreuses potentialités de transformation de granges agricoles ou autres bâtiments mutables. A l'aide d'un recensement non exhaustif, on estime qu'il existe un potentiel de création de logements d'environ 140 logements. Ce potentiel comprend également un quart du nombre de logements vacants, chiffre qui s'élève à près de 50 logements.
Ce sont au total plus de 360 logements qu'il est possible de créer en intramuros.58 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Ce calcul est certes théorique, mais représente une évaluation crédible
du potentiel de construction neuve sur le territoire du Hattgau.
Rappelons qu’il tient compte des possibilités de création de nouveaux
logements dans le bâti existant, mais non pas des possibilités de
réutilisation de sites désaffectés (friches industrielles).
Ce qu’il démontre, c’est que l’enveloppe totale des zones constructibles
et des zones d’extension urbaine prévues dans le POS actuel permet de
réaliser bien plus de logements qu’il n’est nécessaire si l’on veut assurer
des objectifs démographiques raisonnables.
Par contre, si l’on veut que cette production de logements puisse se faire
de manière globalement maîtrisée par la collectivité, échelonnée dans
le temps et répartie de manière cohérente, il est nécessaire :
• de faire le " tri " dans les zones NA actuelles,
• de conserver celles qui sont correctement localisées, ou en créer de
nouvelles, présentant un réel intérêt pour les communes concernées
et dont l’ouverture à l’urbanisation peut être programmée
correctement ...
• de rééquilibrer les surfaces entres les communes, d’assurer un
minimum pour tout.
Reste maintenant à faire le raisonnement en sens inverse : de quelles
surfaces d’extensions urbaines le territoire du Hattgau a-t-elle réellement
besoin sur la base d’un objectif raisonnable d’équilibre démographique
à l’échelle intercommunale, ? ...
A retenir ...
À l’échelle du territoire du Hattgau :
• 26,3 ha de parcelles non construites en zones constructibles des
POS (zone "U") et des Cartes Communales (hors secteurs non
aménagés) ;
• près de 6 ha en carte communale sont des projets de lotissements
• près de 59 ha de terrains constructibles restants en zone "NA"
• 72 ha au total de surfaces constructibles disponibles
Soit, sur ces bases, un potentiel de :
• plus de 1.400 logements;
• 10.900 habitants à 12.000 habitants dans les 6 communes du
territoire du Hattgau;
• qui représenterait une croissance de population allant de 25% à
40% !
II.4 - 3 Les "capacités" actuelles des documents d'urbanisme sur la démographie?59 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
I I I . É t u d e s u r l ' H a b i t a t 1
1 Note: l'ensembles des graphiques et projections statistiques du présent chapitre sont établie sur une base de durée de 6 ans, conformément au règles régissent les PLH, et non 15 comme le reste du document. Si les graphiques, sur des thématiques communes, ne sont pas identiques, les ordres de grandeurs demeure comparables.60 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 561 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
La Communauté de Communes du Hattgau avait engagé une démarche
d’élaboration d’un Plan Local de l’Urbanisme Intercommunal (P.L.U.I),
qui intègre un volet habitat faisant fonction de Programme Local de
l’Habitat (P.L.H.). Cette démarche, poursuivi par la Communauté de
Communes de l'Outre-Forêt, s’inscrit dans le cadre :
• de l’élaboration d’un P.L.H., en conformité avec les articles L302-1 à
L302-9 du code de la construction et de l’habitation issus de la loi du
25 mars 2009 (la loi MOLLE) de mobilisation pour le logement et la
lutte contre l'exclusion;
• du renforcement de l’articulation entre le PLU et le PLH,
conformément à la loi MOLLE (article 30) et de la loi dite « Grenelle
2 » n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national
pour l'environnement, les PLU élaborés et approuvés par des EPCI
intégrant des dispositions tenant lieu de PLH.
Pour accompagner la collectivité dans l’élaboration du diagnostic
habitat et marché immobilier, et du programme d’actions, les bureaux
d’étude ont réalisé les démarches suivantes :
• Entretien avec chaque maire et les élus et personnes associées, sur
les problématiques et enjeux des communes
• Visite de terrain de chaque commune pour visualiser les questions
d'urbanisme, d'habitat et d'aménagement
• Exploitation des sources statistiques existantes : recensements INSEE,
enquêtes sur le parc locatif social (EPLS), Fichier des Logements par
Communes (FILOCOM/DGI), mairies (éléments statistiques, DIA…),
les permis de construire (SITADEL), C.A.F., F.S.L.…
• Entretiens avec des acteurs locaux : agences immobilières,
promoteurs-constructeurs, opérateur du programme d’intérêt
général, bailleur social, contacts téléphoniques avec des propriétaires
bailleurs
• Entretiens avec des représentants des partenaires du P.L.H. (Conseil
Départemental, ANAH)
• Réunions de travail avec le bureau d’étude en charge de l’élaboration
du PLUI ( REDD / [inSitu] )
• Réunions de travail et de synthèse avec les représentants de la
Communauté de Communes
Le volet qui suit présente la synthèse du diagnostic habitat, qui a
débouché sur l’élaboration d’un document d’orientations et d’actions,
validé par la Communauté de Communes le 5 Juin 2012.62 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
III. 1 Les dynamiques socio-démographiques
III.1 - 1 Une population en croissance régulière
4 001
1 975
912
510 471 667
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
4 000
4 500
Betschdorf Hatten Rittershoffen Oberroedern Stundwiller Aschbach
Population 2008 (population municipale)
La population de la Communauté de Communes compte un peu plus
de 8.500 habitants. La population de Betschdorf en représente près de
la moitié (4000 habitants).
Les populations cumulées de Hatten et Betschdorf représentent 70%
de la population de la Communauté de Communes, traduisant une
polarisation autour de ces deux communes.
La population de la Communauté de Communes connaît un rythme
de croissance sensiblement identique à celui du Bas-Rhin, même si ce
rythme est légèrement plus soutenu.
Cette croissance de population du Hattgau figure parmi les croissances
les plus importantes du secteur : en effet, elle est plus élevée que celles de
ses voisines de Sauer-Pechelbronn, Soultzerland, Pays de Wissembourg,
Delta de la Sauer.
Elle est moins importante, depuis 1999, que celle de la Plaine de la Sauer
et du Seltzbach.
CCH
Soultzerland
Pays de Wissembourg
Sauer-Pechelbronn
Plaine de la Sauer et du
Seltzbach
Seltz - Delta de la Sauer
90
95
100
105
110
115
120
125
130
135
140
1975 1982 1990 1999 2008
Comparaison avec les secteurs environnants
100
105
110
115
120
125
130
135
1975 1982 1990 1999 2009
Hattgau Bas-Rhin
Évolution intercensitaire de la population
Population 200863 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
En examinant de plus près la croissance des communes du Hattgau, on
constate quelques différences selon les communes.
Le pôle Betschorf-Hatten est en croissance progressive depuis 1975,
alors que la croissance des villages s’effectue par palier, traduisant les
rythmes de livraison des lotissements.
On relèvera en particulier la progression remarquable de Stundwiller : le
rythme de croissance des petites communes (Stundwiller a moins de 500
habitants) peut en effet être fortement impactée par des programmes
de lotissement, l’apport de population nouvelle étant d’autant plus
sensible si la commune d’accueil est un petit village.
Entre 1999 et 2008, toutes les communes, à l’exception de Rittershofffen,
gagnent de la population du fait d’apports migratoires. Des communes
comme Oberroedern ou Stundwiller ont même des soldes migratoires
important, à mettre en relation avec la livraison de lotissements.
En outre, l’augmentation de la population liée au solde migratoire peut
être renforcée par le solde naturel, également positif pour toutes les
communes. Des communes comme Stundwiller ou Aschbach ont ainsi
des soldes naturels relativement important, conséquence là encore
d’apports migratoires dans les périodes précédentes (jeunes ménages
s’installant dans les lotissements et taux de natalité)
En comparant avec les territoires voisins, le Hattgau se démarque en
figurant en tête par rapport au solde migratoire : en effet, il est parmi les
plus importants sur le secteur du nord de l’Alsace, dépassant les soldes
migratoires du Soultzerland, Sauer-Pechelbronn et Sauer/Seltzbach.
Betschdorf Hatten
Rittershoffen
Oberroedern
Stundwiller
Aschbach
90
100
110
120
130
140
150
160
170
1975 1982 1990 1999 2008
-1,0
0,0
+1,0
+2,0
+3,0
Betschdorf Hatten Rittershoffen Oberroedern Stundwiller Aschbach
Solde naturel 1999 à 2008
Solde migratoire 1999 à 2008
-0,3
-0,2
-0,1
0,0
+0,1
+0,2
+0,3
+0,4
+0,5
+0,6
+0,7
+0,8
CCH Soultzerland Pays Wissembourg Sauer-Pechelbronn Sauer/Seltzbach Seltz/Delta de la Sauer
Variations annuelles moyennes dues aux soldes naturels et migratoires entre 1999 et 2008
Solde naturel 1999 à 2008 Solde migratoire 1999 à 200864 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
III.1 - 2 Les ménages dans le HATTGAU
Le territoire du Hattgau est caractérisé par une forte présence des
familles avec enfants. Cette caractéristique distingue ce territoire par
rapport à la moyenne départementale : il y a proportionnellement
davantage de familles avec enfants sur le Hattgau que dans l’ensemble
du département, et, inversement, il y a moins de couples sans enfant et
de personnes isolées.
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
1100
1200
1300
1400
personnes seules Couples sans enfant Couples avec enfant familles
monoparentales
Ménages hors
familles
CCH : typologies familiales
1999 2008
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
personnes seules couples sans enfants couples avec enfants familles monoparentales ménages hors familles
CCH 2008 Bas-Rhin
On constate toutefois une inversion de ces tendances d’un recensement
à l’autre, avec une progression significative des ménages de petite
taille (personnes seules, couples sans enfant, familles monoparentales)
entre 1999 et 2008. A l’inverse, les familles avec enfants sont
proportionnellement en baisse entre ces deux recensements.
En conséquence, si les couples avec enfants restent la structure familiale
dominante sur le secteur, la tendance est toutefois en passe de s’inverser,
annonçant des modifications dans les compositions socio-familiales,
avec une présence plus marquée des personnes isolées et des petits
ménages.
0,0%
1,0%
2,0%
3,0%
4,0%
5,0%
6,0%
7,0%
8,0%
9,0%
1999 2008
7,3%
8,1%
6,5%
8,4%
Familles monoparentales
Bas-Rhin CCH
Ceci se traduit également par une augmentation significative des
familles monoparentales : composant 6,5% des ménages en 1999, elles
représentent 8,4% en 2008 ; cette progression est plus importante que
celle de la moyenne départementale.
L’ensemble de ces éléments traduit une évolution des structures
sociales et familiales du territoire, qui ne seront pas sans avoir des
incidences sur les besoins de logements. En effet, ces évolutions,
rajoutées au desserrement des ménages constatés au plan local et
national, renforcent déjà et vont encore renforcer la demande pour
des petits logements ; or, les petites typologies sont peu présentes
sur ce secteur.65 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les ménages sont en grande majorité de petite taille : 56% des ménages
comptent une à deux personnes (64% sur le Bas-Rhin), 77% des ménages
comptent trois personnes ou moins.
La taille des ménages a diminué ces quarante dernières années : de
3,7 à 2,5 personnes par ménage sur le territoire du Hattgau ; le même
phénomène est certes observé sur l’ensemble du département (de 3,3
à 2.3 personnes par ménage), mais cette baisse de la taille des familles
est proportionnellement plus rapide sur le Hattgau, et tend à rejoindre
la moyenne départementale.
Les projections de l’INSEE indiquent que la taille des ménages continuera
à baisser dans les années à venir : elle passerait pour la France entière de
2,3 à 2.16 ou 2,14 à l’horizon 2019 selon les hypothèses.
En partant de l’hypothèse que le territoire de Hattgau s’aligne sur
la moyenne du département, cela entraînerait automatiquement, à
population constante, près de 250 ménages supplémentaires à l’horizon
2019 du seul fait de cette baisse de la taille des ménages, voire autour
de 500 en supposant que cette baisse rejoigne la projection nationale
moyenne.
Compte tenu de ces évolutions prévisible, la question de l’adaptation
du parc à la typologie des ménages se pose : en effet, le parc immobilier
s’est principalement constitué ces 30 dernières années par les apports
de lotissement, en conséquence des maisons individuelles et donc des
grands logements, or les évolutions socio-démographiques montrent
que la taille des ménages se réduit, ce qui va nécessairement se
traduire pour une croissance de la demande de petits logements.
718
1 173
703
553
163
40
0
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
1 pers 2 pers 3 pers 4 pers 5 pers 6 pers ou +
CCPH : taille des ménages66 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Si l'on compare la population du territoire du Hattgau avec celle du
Département, on constate que :
• les générations au-delà de 40 ans sont fortement représentées
• les classes d’âges de moins de 20 ans sont moins représentées
La pyramide des âges du Hattgau traduit un vieillissement de la
population, encore peu marqué du fait du renouvellement lié au solde
migratoire. Un renouvellement moins important dans les années à venir,
comparée à la période 1990 – 2008, se traduira néanmoins par une
accentuation de cette tendance au vieillissement.
III.1 - 3 Caractéristiques de la population du HATTGAU
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
0-14 ans 15-29 ans 30-44 ans 45-59 ans 60-74 ans 75 ans ou plus
CCH 1999 CCH 2008
-90 -80 -70 -60 -50 -40 -30 -20 -10 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
-90 -80 -70 -60 -50 -40 -30 -20 -10 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
55
60
65
70
75
80
85
90
95
100
Femme
Homme
-9000 -8000 -7000 -6000 -5000 -4000 -3000 -2000 -1000 0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000 9000
-9000 -8000 -7000 -6000 -5000 -4000 -3000 -2000 -1000 0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000 9000
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
55
60
65
70
75
80
85
90
95
100
Femme
Homme
P yramide des ages
Bas-Rhin
Hattgau
Cette tendance au vieillissement de la population se constate en
mesurant les évolutions des classes d’âge entre 1999 et 2008 :
• Les 60 ans et plus, qui représentaient 18,2% de la population en
1999, composent 20,4% de la population en 2008
• Cette progression est plus rapide que la moyenne départementale
(Bas-Rhin : 18% en 1999 et 19.7% en 2008)67 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Une population à dominante ouvrière
La catégorie ouvrière est nettement plus représentée sur le secteur du
Hattgau, comparée à la moyenne du département : 30% sur Hattgau
contre 17% en moyenne sur l’ensemble du département.
En revanche, les professions intermédiaires (cadres moyens) et les cadres
supérieurs sont moins bien représentés : 16% contre 23%.
Cette structure socioprofessionnelle caractérise une population de
condition modeste, dont le niveau de vie est lié à l’activité industrielle,
au travail frontalier, ainsi qu’à la bi-activité au sein des ménages (le
taux d’emploi des femmes en âge d’être active est même légèrement
supérieur à la moyenne du département).
C’est également révélateur de la structure de l’emploi sur le secteur
et à proximité, en Allemagne, pour une bonne part caractérisée par la
main d’œuvre ouvrière : 40% des emplois occupés par les actifs sont des
emplois industriels ou de la construction.
On retrouve ce poids important des populations ouvrières en
comparant le secteur du Hattgau aux zones avoisinantes : par rapport
aux arrondissements de Haguenau et de Wissembourg, les catégories
ouvrières sont davantage représentées sur le Hattgau.
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Agriculteurs exploitants
Artisans, Comm., Chefs entr.
Cadres, Prof. intel. sup.
Prof. Intermédiaires
Employés
Ouvriers
Retraités
Autres inactifs
Population de 15 ans ou plus : catégories socioprofessionnelles
Bas-Rhin CCH
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Agriculteurs exploitants
Artisans, Comm., Chefs entr.
Cadres, Prof. intel. sup.
Prof. Intermédiaires
Employés
Ouvriers
Retraités
Autres
Arrondissement Haguenau
Arrondissement Wissembourg
Bas-Rhin
CCH68 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
La proportion des cadres augmente et celle des ouvriers
baisse
Cette présence de la catégorie ouvrière reste nette, malgré qu'elle
ait fortement diminuée, comme c’est le cas en général, ces quarante
dernières années.
L’analyse de ces évolutions montre aussi la baisse inexorable des
agriculteurs au sein de la population : encore à 8% en 1975, ils ne
représentent plus que 1% de la population en 2008.
En revanche, les cadres intermédiaires et supérieurs, ainsi que les
employés progressent. Tendanciellement, les courbes tendent à
rejoindre celle des ouvriers.
Évolution de quelques c atégories socioprofessionnelles
(sur la par t de population ac tive)
Ouvriers
Professions
intermédiaires
Cadres et professions
intellectuelles
Agriculteurs
Employés
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
1975 1982 1990 1999 2008
Evolution de quelques catégories socioprofessionnelles (sur la part de population active)69 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
L'emploi
Les taux d’activité, d’emploi et de chômage sur le territoire de Hattgau
sont légèrement plus favorables que ceux du département, avec un taux
d’emploi supérieur et un taux de chômage inférieur
III.1 - 4 L'emploi et les ressources des habitants
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
Taux d'actifs (actif sur pop) Taux d'emploi Taux de chômage (chomeurs sur actifs)
CCH
Bas-Rhin
0
2
4
6
8
10
12
14
Betschdorf
Hatten
Rittershoffen Oberroedern Stundwiller
Aschbach
CCH
Bas-Rhin Alsace
Taux de chômage
On constate néanmoins des disparités selon les communes : le taux de
chômage le plus élevé est à Hatten (11,8%), le plus bas à Oberroedern
(4,2%)
Le nombre d’emplois sur la zone augmente légèrement : il passe de
2.019 en 1999, à 2.174 en 2008
Le territoire du Hattgau est essentiellement une zone résidentielle : il
y a nettement moins d’emplois que d’actifs occupés dans la zone ; en
conséquence, cette zone de résidence accueille essentiellement des
actifs travaillant en dehors de cette zone.
Comparé aux secteurs avoisinants, l’indicateur de concentration
d’emploi (rapport entre le nombre d’emplois sur la zone et les actifs ayant
un emploi résidant sur la zone) est sensiblement le même que celui du
Soultzerland, mais nettement inférieur à celui du Pays de Wissembourg.
Enfin, il faut rappeler que le travail frontalier est une réalité bien présente
sur le territoire du Hattgau : en 2008, près de 30% de la population active
travaille à l’étranger.
CCH année 2008
Nombre d'emplois dans la zone 2.174
Actifs occupés résidant dans la zone 4.062
Indicateur de concentration d'emploi 53,5
Soultzerland 56,7
Pays de Wissembourg 94,7
Sauer-Pechelbronn 43,7
L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone.70 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les ressources des habitants
En moyenne, les revenus annuels nets des ménages du territoire du
Hattgau sont inférieurs à la moyenne départementale de près de 2.000€,
corroborant le constat relatif aux catégories socioprofessionnelles, à
savoir que dans l’ensemble les conditions socio-économiques sont en
général modestes.
Toutefois, il y a des différences sensibles entre les communes :
• Betschdorf, Hatten et Rittershoffen ont effectivement des revenus
par foyer fiscaux proches de cette moyenne de la Communauté de
Communes
• Oberroedern, Aschbach et surtout Stundwiller ont des revenus
moyens par foyers fiscaux plus proches de la moyenne
départementale
A titre de comparaison, le revenu moyen déclaré est de 23.436 € sur le
Soultzertland et de 23.776 € pour le pays de Wissembourg, supérieurs à
celui du Hattgau (22.491 €)
Il est à relever également que 52 % des ménages du Hattgau ont des
ressources qui leur permettraient de justifier d’un logement locatif
social. Près d’un quart ont d’ailleurs des ressources inférieures à 60% du
plafond de ressources HLM, seuil généralement considéré comme étant
celui des bas revenus.
23%
29%
48%
Situation des ménages par rapport au plafonds de ressources HLM (source : filocom 2009)
< 60% plafond HLM
entre 60 et 100 %
> 100 %
Revenus nets déclarés moyens, ensemble des foyers fisc aux
S ituation des ménages par rappor t au plafonds de ressources
HLM
Source : filocom 200971 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les allocataires de la CAF
Les statistiques de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) permettent
de préciser cette analyse sur les conditions socio-économiques des
ménages :
• 979 allocataires de la Caisse d’Allocations Familiales sont recensés,
représentant 3144 personnes couvertes, soit 37% de la population.
Ce taux est significativement inférieur à la moyenne départementale
(45%). Il s’agit essentiellement de couples avec enfants
La part des allocataires à bas revenus est également significativement
plus faible sur le territoire par rapport à la moyenne départementale:
36% contre 45% (revenu par unité de consommation < 956 €)
Le nombre de bénéficiaires de minimas sociaux est de 125 allocataires,
soit 12,8% des allocataires, dont :
• 57 RSA Socle (86 bénéficiaires du RSA au total)
• 68 AAH
En conclusion, s’il fallait résumer les conditions socio-économiques
des ménages du Hattgau, elles sont caractéristiques de ménages,
dont en général au moins un des membres a un emploi, souvent
dans l’industrie ou le bâtiment, avec des revenus modestes, mais sans
fragilité sociale ou indice de précarité marquant pour la plupart.72 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le parc de logements sur le Hattgau est en progression constante
depuis 1975. En comparant la progression des résidences principales
avec l’évolution de la population entre 1975 et 2008, il apparait que la
progression des résidences principales est plus importante que celle de
la population : en effet, le nombre moyens de personnes par résidence
principale était de 3,6 personnes en 1975 pour être de 2,5 personnes en
2008, traduisant la baisse de la taille des ménages et le desserrement.
III. 2 Le logement
III.2 - 1 Un parc immobilier qui progresse en nombre
La progression du nombre de logements est parmi les plus importantes
du secteur, comparée aux communautés de communes de Sauer-
Pechelbronn, Wissembourg et Soultzerland ; Seule la Plaine de la Sauer
et du Seltzbach connait une progression encore plus importante.
CCH
Soultzerland
Pays de Wissembourg
Sauer-Pechelbronn
Plaine de la Sauer et du
Seltzbach
100
120
140
160
180
200
220
1975 1982 1990 1999 2008
1 820
2 162
2 436
2 821
3 354
1 951
2 328
2 602
3 008
3 625
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
4 000
1975 1982 1990 1999 2008
Evolution nombre logements et du nombre de résidences principales
Résidences principales Ensemble logements
Source : INSEE 2008
Source : INSEE 2008
Évolution du nombre logements et du nombre de résidences
principales
Évolution comparée du nombre logements et du nombre de
résidences principales73 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le parc immobilier du Hattgau est relativement diversifié du point de
vue de son ancienneté, se partageant pour moitié en constructions
érigées avant 1975 et pour moitié après 1975. Dans le parc récent, on
relèvera que les logements construits après 1990 représentent 30% du
parc, traduisant la dynamique des programmes de lotissements.
III.2 - 2 Un parc immobilier ancien
0
200
400
600
800
1000
1200
avt 1949 entre 1949 et 1974 entre 1975 et 1989 entre 1990 et 2006
Année de construction résidences principales
En terme de typologie, ce parc est caractérisé par la place importantes
des grands logements, essentiellement des maisons : les T5 et plus
représentent 57 % du patrimoine et les maisons 82%.
Les petits logements sont en faible nombre : 13 T1 et 180 T2, soit 10% du
parc. En y rajoutant les T3, cela fait 35% du parc.
La comparaison avec la typologie des ménages fait ainsi clairement
592
2756
Type résidence principale
Appartements
Maisons
Type de résidence principale
apparaître une sous-densification de l’occupation des logements:
les personnes isolées et les ménages comptant deux personnes
représentent 1891 ménages, soit 56% des ménages du Hattgau, alors
que le patrimoine est essentiellement constitué de T4 et de T5.
F1
13
F2
180 F3
475
F4
769
F5+
1917
Typologie des logements
Typologie des logements74 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Il s’agit d’un parc de propriétaires occupants pour l’essentiel : 2600
propriétaires occupants pour 650 locataires (dont 550 dans le parc
locatif privé). Comparée à la moyenne du département du Bas-Rhin, la
proportion de propriétaires occupants est nettement plus importante
(78% contre 57%)
III.2 - 3 Des propriétaires occupants et un parc locatif concentré dans deux communes
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CCPH Bas-Rhin
Propriétaire occupant Locataire Logé gratuitement
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Betschdorf Hatten Rittershoffen Oberroedern Stundwiller Aschbach CCH
Part des propriétaires occupants sur les résidences principales
La part des propriétaires occupants est toujours supérieure à 70%, quelle
que soit la commune. Les villages en comptent toutefois une part plus
importante (dépassant les 80%)
Deux communes concentrent l’essentiel du parc locatif : il s’agit de
Betschdorf, avec 337 logements, et Hatten, avec 204 logements. A elles
seules, ces deux communes concentrent 82% du parc locatif sur le
territoire du Hattgau
337
204
47
16 24 27
0
50
100
150
200
250
300
350
400
Betschdorf Hatten Rittershoffen Oberroedern Stundwiller Aschbach
Les logements locatifs (privés et sociaux)75 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
La distribution de la typologie des logements selon les statuts
d’occupation fait ressortir les deux éléments suivants :
• Les propriétaires occupants résident pour l’essentiel dans des grands
logements, à partir du T4 et au-delà;
• Les logements locatifs sont en général plus petits (principalement
du T3), mais néanmoins avec une part non négligeable de grands
logements locatifs ; c’est ainsi que les T4 et plus sont au nombre de
280, soit 43% du parc locatif, alors que les T2 sont au nombre de 47,
soit 19% du parc locatif.
Ce que nous disent les professionnels de l’immobilier :
Les professionnels de l’immobilier, qu’ils soient privés ou sociaux,
nous disent que les grands logements locatifs se louent difficilement,
en revanche il y a une demande sur les petits logements locatifs (F2/
F3), encore accentuée par la demande de célibataires et de familles
monoparentales, aux ressources généralement faibles.
Il y a ainsi un décalage entre la configuration typologique du parc
locatif et la demande de logements locatifs.
III.2 - 4 Typologie des logements selon statut d'occupation
0
47
218
561
846
934
13
125
236
175
75
30
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1 000
1 pièce 2 pièces 3 pièces 4 pièces 5 pièces 6 pièces ou plus
Propriétaire Locataire76 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
III.2 - 5 L'habitat indigne
Concernant l'habitat indigne, le diagnostic réalisé s'est appuyé sur les
trois éléments de constat suivants :
• tous les maires rencontrés et interrogés sur la question n'observent
pas le phénomène sur leur commune
• constat partagé par les travailleurs sociaux qui indiquent des
phénomènes de précarité des ménages mais pas d'habitat indigne
• par ailleurs, les observations de terrain (toutes les communes ont
fait l'objet d'une visite) n'ont pas révélé de signes extérieurs de
logements indignes.
Cette convergence d'observations, conduit à conclure qu'il n'y a pas de
problématique d'habitat indigne sur le pays de Hattgau.77 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les données statistiques cumulent des réalités diverses agrégeant la
vacance par défaut de demande à la vacance liée à la commercialisation,
la rotation, la grande vétusté… Elles n’indiquent en conséquence pas un
nombre de logements réellement vides pouvant potentiellement être
remis sur le marché, mais permettent d’évaluer des tendances : les données
de l’INSEE indiquent ainsi une augmentation de la vacance sur le secteur,
mais au final ce taux est proche de la moyenne du Bas-Rhin.
III.2 - 6 La vacance de logements : une tendance à l'augmentation
0,03
0,035
0,04
0,045
0,05
0,055
0,06
0,065
0,07
1968 1975 1982 1990 1999 2008
Hattgau Bas-Rhin
Selon l’INSEE, ce sont des logements inoccupés se trouvant dans l'un des cas suivants :
• proposés à la vente, à la location,
• déjà attribués à un acheteur ou un locataire et en attente d'occupation,
• en attente de règlement de succession,
• conservés par un employeur pour un usage futur au profit d'un de ses employés,
• gardés vacants et sans affectation précise par le propriétaire (exemple : un logement
très vétuste, ...).
La vacance selon Filocom1 (données 2009)
• 292 logements sont vacants, dont 172 vacants depuis plus d’un an;
• Toujours selon cette source, l’essentiel de ces logements vacants
depuis plus d’un an est situé à Betschdorf (107 sur les 172);
• Sur ces 107, une soixantaine sont vacants depuis plus de 4 ans.
Les sources (Filocom) témoignent d'un phénomène de vacance
chronique (plus de quatre ans) situé presque exclusivement sur
Betschdorf (60 logements concernés en 2009). Ces données chiffrées
recoupent parfaitement les observations de terrain qui ont montré la
présence de grands immeubles vides notamment sur la rue principale,
trouvant difficilement repreneur quand ils sont en vente du fait de
leur taille, leur localisation sur rue, leur prix de vente et le niveau de
réinvestissement nécessaire à leur réhabilitation.
1 La source FILOCOM considère la situation d'occupation du logement au 1er janvier de chaque année au regard de la TH, payée si le logement est occupé à cette date, ou non s'il est vacant. Elle prend en compte l'ensemble du parc, même en l'état d'abandon. Par contre l’INSEE ne considère que le parc de logements occupés ou susceptibles de l'être et donc en état d'habitabilité78 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le Conseil Départemental du Bas-Rhin, délégataire de la gestion des aides
à l'habitat privé de l'ANAH, a engagé une action pour la réhabilitation
du parc privé ancien de logements, appelée Rénov’Habitat 67. Elle se
déploie sur chacun des territoires, sous la forme d’un PIG d’amélioration
de l’habitat.
Ces programmes visent à soutenir les travaux de réhabilitation et de
remise en état des logements anciens, par des aides financières et une
assistance technique aux propriétaires.
Les objectifs sont :
• l’amélioration de l’habitat en matière de sécurité, de salubrité,
d’équipement et de confort;
• la lutte contre l’habitat indigne;
• les travaux de sortie d’insalubrité et de péril;
• la mise sur le marché de logements locatifs à loyers maîtrisés.
A travers une démarche :
• de réhabilitation énergétique des logements du parc privé ancien;
• et de mise aux normes minimales d’habitabilité des logements
locatifs.
Les aides sont accessibles aux propriétaires dont les logements ont plus
de 15 ans.
III.2 - 7 Le programme Renov'Habitat 67
Les aides pour les propriétaires bailleurs peuvent atteindre 25 à 35%
d’un plafond de travaux fixé à 400 € HT/m2 dans la limite de 80 m2 par
logement, sous condition de loyer maîtrisé. Ils doivent s’engager à louer
leur logement réhabilité à un loyer modéré pendant 9 ans (2012).
Pour les propriétaires occupants, peuvent être mobilisées les aides de
l'ANAH, de l'État (Programme "Habiter Mieux") et du du Bas-Rhin, sous
condition de plafonds de ressources (2012) :
• l'ANAH, avec des taux de subvention de 10 à 50%, sur un montant de
travaux plafonnés entre 20.000 et 50.000 € H.T., selon la nature des
travaux, sous conditions de ressources
• Programme "Habiter Mieux", "aide de solidarité écologique" de
1 600 € pour des travaux d’amélioration thermique, si les gains
énergétiques sont équivalents ou supérieurs à 25%
• Conseil Départemental du Bas-Rhin :
• abondement de 15% des aides de l’ANAH, majoré en cas d’aide
complémentaire de la Communauté de Communes,
• majoration de "l’aide de solidarité écologique" de 500 €,
• abondement des aides, en cas de travaux d’adaptation du
logement à la perte d’autonomie de 25%, sur un montant de
travaux plafonnés à 9.200 € pour les ménages à revenus très
modestes.79 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
A été analysée l’activité de réhabilitation subventionnée par l’ANAH et
le Conseil Départemental sur la période 2006 à 2012 (les conditions
de subvention peuvent être différentes de celles de 2012 indiquée ci-
dessus).
Nombre de logements subventionnés ANAH et/ou CD67 entre
2006 et mars 2012
Total Dont propriétaires
occupants
Dont propriétaires
bailleurs
44 31 13
La réhabilitation du parc privé ancien avec les aides de
l'ANAH et du Conseil Départemental du Bas-Rhin
Le patrimoine de plus de 15 ans (critère d’éligibilité ANAH) représente
près de 90% des logements du Hattgau, soit 2700 logements hors HLM.
Sur ces 2700 logements, 2200 sont occupés par leur propriétaire, dont
près de 700 par des propriétaires de plus de 65 ans.
Le nombre de logements subventionnés dans le cadre du PIG sur la
période 2006 – 2012 est significatif : 44 logements sur un peu plus de
5 ans.
Pour les propriétaires occupants, les travaux concernent
essentiellement des aménagements sanitaires (adaptation, création
d’espace, accessibilité), des remplacements de menuiserie, des mises
aux normes électriques, des travaux d’adaptation pour personnes âgées
ou handicapées.
A relever que sur ces 5 années et sur les 31 logements propriétaires
occupant, 5 ont été subventionnés dans la catégorie logements indignes
(2 à Hatten et 3 à Betschdorf ), généralement avec des montants divers,
mais qui peuvent être importants (montant moyens des travaux:
35.000€).
Quant aux logements propriétaires occupants hors habitat indigne, le
montant moyen de travaux se situe autour de 7500 €, mais là encore
avec une grande diversité :
• 10 dossiers inférieurs à 5.000 €
• 12 dossiers entre 5.000 et 10.000 €
• 5 dossiers entre 10.000 et 20.000 €
• 4 dossiers supérieurs à 20.000 €
Pour les propriétaires bailleurs, il s’agit essentiellement de deux
opérations de créations de logements dans d’anciennes granges : une
opération de 6 logements à Aschbach et une opération de 6 logements
à Rittershoffen.80 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
La Communauté de Communes compte 115 logements locatifs
sociaux au 1er janvier 2010, soit 3.5% des résidences principales. Deux
opérateurs sont présents : l’OPUS 67 avec 79 logements et DOMIAL avec
36 logements.
Le parc locatif social est situé à Betschdorf pour 63 logements et Hatten
pour 52 logements. Il s’agit d’un patrimoine construit avant 1990, dont
pour l’essentiel entre 1970 et 1990.
La typologie est dominée par des grands logements (34 T4 et 11 T5) et
des moyennes surfaces (33 T3). Par contre, il y a peu de petits logements
(5 T1 et 23 T2).
Le patrimoine a une distribution de loyer qui est la suivante :
• T2 : entre 250 et 256 € à Betschdorf et 235 à 242 € à Hatten
• T3 : entre 292 et 321 € à Betschdorf et 266 à 377 € à Hatten
• T4 : entre 348 à 369 € à Betschdorf et 308 à 454 € à Hatten
• T5 : entre 438 et 446 € à Betschdorf et 419 à 475 € à Hatten
Ce patrimoine OPUS67 a pour l’essentiel été réhabilité dans les années
90. Les informations obtenues auprès du bailleur permettent d’affirmer
que le marché de l’offre et de la demande est plutôt détendu :
• Le nombre de jours de vacance annuelle a tendance à augmenter
et les grands logements se louent difficilement : 2 T5 vacants à
Betschdorf et 2 T4 vacants à Hatten (depuis plus d’un an, en mars
2012);
• Les petits logements se louent plus facilement, mais le stock
III.2 - 8 Le logement locatif social
0
10
20
30
40
50
60
70
Hatten Betschdorf
52
63
Logements locatifs sociaux Logements loc atifs sociaux
Typologie des logements loc atifs sociaux
5
23
33 34
11
0
5
10
15
20
25
30
35
40
T1 T2 T3 T4 T5
Typologie des logements locatifs sociaux
Source : EPLS 201081 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
de demandes est faible : c’est ainsi que l’OPUS enregistre une
quarantaine de demandes sur Betschdorf et une vingtaine sur
Hatten;
• Pour relouer les logements au fil des rotations, des démarches
commerciales actives sont menées : annonces internet, courriers
dans boîtes aux lettres…
• Il s’agit d’une demande de condition modeste, voire démunie, avec en
particulier des bénéficiaires du RSA et des familles monoparentales;
• La relocation est plus facile à réaliser sur le secteur de Soultz et
Seltz (plus proche de la frontière pour Seltz, commerces et services,
proximité gare) que sur le secteur du Hattgau.
ANNÉE DE FIN DE CONSTRUCTION DES LOGEMENTS
avant 1970 1970 - 1989 1990 - 1999 à partir de 2000
48 67 0 0
L’hébergement, l’insertion
La commune de Betschdorf compte une maison-relai, gérée par
l’association "Le Toit haguenovien". Composée d’une douzaine de
logements, cette maison-relai est une forme d’habitat à caractère
collectif avec des parties privatives et l’animation d’une vie collective
par un hôte. Elle est destinée à des personnes défavorisées souffrant
d’isolement social et affectif, pouvant difficilement accéder à un
logement de droit commun. L’objectif est de leur permettre l’accès à
un logement autonome durable en favorisant la réadaptation à la vie
quotidienne.
Le logement des gens du voyage
Il n’a pas été mentionné de problématique particulière sur le territoire
du Hattgau, concernant les gens du voyage, itinérants ou sédentaires.
Le Schéma départemental d’accueil des gens du voyage (SDAGV) révisé
2011 – 2017 mentionne un passage annuel de 5 caravanes (3 semaines
maximum) sur un parking alimenté en eau et électricité, concernant des
familles se déplaçant pour des raisons professionnelles.
Aucune commune du Hattgau ne compte plus de 5.000 habitants, et,
à ce titre, elles ne sont pas soumises à l’obligation de figurer dans le
SDAGV (Loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat
des gens du voyage).82 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
On constate une tendance à l’augmentation du rythme de construction
jusqu’en 2006 et une décroissance à partir de 2006.
Sur l’ensemble de la période 1999 – 2009 ce sont 641 permis de construire
qui ont été commencés, soit un rythme moyen d’une soixantaine par an,
avec une crête en 2006 (126 permis), qui depuis décroit, pour atteindre
en 2009, 47 permis de construire.
Note : par logement ordinaire, on entend un type d’habitation qui n’est ni communautaire (foyers pour personnes âgées …), ni hébergement (hôtel, …). Une construction n’est considérée commen- cée dans SITADEL qu’après réception de la déclaration d’ouverture de chantier. Le champ couvert comprend l’ensemble des opérations de construction à usage d’habitation (logements) soumises à la procédure du permis de construire. Nature des travaux : construction neuve, extension, niveaux supplémentaires, changement de destination, locaux sans fondation et autres travaux
III.2 - 9 Les permis de construire de 1999 à 2009
0
50
100
150
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Permis de construire logements ordinaires commencés
0
20
40
60
80
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Permis de construire logements individuels commencés
0
10
20
30
40
50
60
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Permis de construire logements collectifs commencés
Permis de construire logements ordinaires commencés
Permis de construire logements individuels commencés
Permis de construire logements collec tifs commencés83 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le marché immobilier local s'inscrit dans un contexte national marqué
par l'événement majeur de la crise de 2008 :
• 2000-2007 : croissance du secteur immobilier sans rapport avec les
valeurs « réelles »
• 2008 - 2009 : la crise et l'effondrement
• 2010 - 2011 : des territoires qui réagissent différemment
• des retours à la hausse dans les territoires métropolitains
tendus ;
• des situations qui se stabilisent à la périphérie de ceux-ci ;
• des fragilités qui subsistent ailleurs.
Aujourd'hui un marché marqué principalement par :
• la réforme du système bancaire et une plus grande difficulté d'accès
au crédit ;
• une diminution de l'intérêt du régime fiscal lié à l'investissement
immobilier ;
• des politiques publiques en matière de logement qui se resserrent
et qui sont transférées vers les délégataires, en l'occurrence pour la
Communauté de Communes, le Département.
III. 3 Le marché local de l'habitat
III.3 - 1 A propos du contexte des marchés de l’habitat
Plus localement, il s'inscrit dans un territoire qui dispose d'une attractivité
« structurelle » liée à sa position « au milieu » des grands bassins d'emploi
à sa périphérie :
• Si il fallait pointer un facteur de fragilité : une centralité « en creux »
par rapport aux territoires voisins mieux desservis par l'infrastructure
de transport en commun, le rail ;
• Un marché du Hattgau inscrit sous l'influence des tendances et
des interactions du marché de l'Alsace du Nord d'Outre Forêt hors
« banlieue » et zone d'influence de Strasbourg.84 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
On distingue dans le Hattgau trois grandes familles de produits
immobiliers:
• le patrimoine traditionnel : la demeure et ses dépendances suivant
ses différentes modalités
• le bâti traditionnel ou de la reconstruction (la distinction entre
Betschdorf préservé et les autres communes ayant été en
partie détruites pendant la guerre)
• des volumes plus ou moins importants
• le patrimoine plus récent des années 70/80/90/2000 produit par
extension sous forme de lotissement ou par mitage dans l'emprise
du village ancien
• l'habitat collectif d'initiative publique (locatif social) ou privée
(locatif privé) selon ses différents âges.
III.3 - 2 Les produits, le marché... ce que le territoire a à "offrir" ou à "vendre"
le patrimoine traditionnel
le patrimoine récent
l'habitat collectif d'initiative publique85 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
L'ac tivité dans l'existant : les transac tions pour les maisons
DIA Maisons
Total en
€ des
Transactions
Nb et moyenne des prix des transactions par année pour
des maisons
Nb de
transactions/
Taille
2007/2011 2011 2010 2109 2008 2007 Inf 6 ares 18
HATTEN 5 362 775
36 4 9 9 8 6 De 6 à 10 ares 8
150 000 152 000 140 000 146 000 124 000 170 000 Sup à 10 ares 10
BETSCHDORF 18 976 283
104 27 29 20 20 8 (1/2 année) Inf 6 ares 37
182 000 180 000 195 000 160 000 181 000 200 000 De 6 à 10 ares 40
Total 24 339 058 Sup à 10 ares 27
L'observation des DIA à Betschdorf et Hattgau (tableau ci-dessus)
montre que l'activité dans l'existant a généré en 5 ans pour 24 M€ de
transactions (potentielles) auxquelles il faudrait ajouter les transactions
des autres communes du Hattgau. Elle s'est montrée relativement plus
intense et plus stable à Betschdorf qu'à Hatten.
Ce marché ne semble pas avoir été affecté par la crise de 2008 du point
de vue des volumes et a connu une baisse moyenne de prix relativement
modérée par rapport à d'autres territoires (environ 10%). En effet, le prix
moyen de l'existant se situe désormais autour de 150.000 à 180.000 €
très proche de ce que l'on observe sur d'autres territoires.
Actuellement 70% des transactions sur les propriétés bâties se réalisent
sur une parcelle de moins de 10 ares.
Enfin, les acheteurs (information disponible uniquement sur Betschdorf )
proviennent à 55% de l'extérieur de la Communauté de Communes,
confirmant l'attractivité du territoire déjà attestée par les données
démographiques :
• 45% Hattgau
• 20% Outre-Forêt
• 35% autres ( de Strasbourg à Haguenau)
III.3 - 3 L'activité du marché
L'approche de l'activité du marché a combiné deux formes d'observation
• Les observations objectives
• les transactions via les DIA
• les permis de construire
• l'activité de réhabilitation
• Les entretiens avec les Maires, les opérateurs, aménageurs, agents
immobiliers, des interviews de propriétaires bailleurs et les échanges
avec les deux organismes HLM.86 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
L'ac tivité dans l'existant : les transac tions pour les terrains
hors lotissement
FONCIER
2007/2011
Nb de transactions Moyenne en € des prix à l'are
HATTEN 13 7 700
BETSCHDORF 39 7 300
La cinquantaine de transactions foncières hors lotissement en 5 ans,
soit 10 par an, traduit dans les chiffres, l'existence d'un marché de la «
dent creuse » qui est parfaitement visible quand on se promène dans le
secteur...
Son prix moyen tourne autour de 7 500 € l'are (parcelles prises en compte
entre 4 et 15 ares), un niveau de prix voisin de ce qui se pratiquait en
lotissement ces dernières années mais en dessous des prix actuels.
L'activité dans l'existant : quelques réflexions provisoires
• Une dynamique du marché dans l'existant à Hatten/Betschdorf dont
le rythme ne s'est pas démenti au cours des années de « crise »
• Une vingtaine de transactions par an, maisons et terrains confondus,
à comparer avec l'activité de permis de construire en logements
individuels d'une trentaine d'unités depuis trois ans
• Ce phénomène est à rapprocher également des prévisions du PLUI
concernant la répartition de logements à créer entre ancien et neuf
à l'horizon de 10 à 15 ans : 350 / 750
• Des acheteurs à 55% hors Hattgau permettant d'affirmer que
le renouvellement de la population passe également par le «
renouvellement » de l'ancien
• Enfin, un ajustement au marché de la part des vendeurs en terme de
prix mais sans effondrement témoignant également de l'attractivité
de celui-ci.87 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
L'activité dans le neuf en accession
Il s'agit d'un marché dominé par la maison individuelle qui laisse une
marge très étroite pour le logement collectif.
Actuellement, une trentaine de permis de construire pour logements
individuels est déposée par an après le PIC de 2006 de 60 logements.
En observant les chiffres sur les 10 dernières années en lotissement (230
lots produits auxquels il faut ajouter la production en dents creuses),
le marché rejoint finalement son niveau moyen après la surchauffe du
milieu des années 2000.
Un marché sans doute plus sensible à la conjoncture que l'ancien mais
qui constitue le second socle de l'offre d'habitat du Hattgau. Avec
des opérations en cours, des projets dans les cartons et des réserves
foncières qui permettent d'être confiants dans la capacité de production,
y compris pour les communes hors pôle Betschdorf/Hatten, la maison
individuelle neuve constitue un facteur d'attractivité du Hattgau.
Finalement, l'obstacle majeur en mesure de ralentir la production
pourrait provenir davantage de la perte de capacité économique des
ménages à accéder à la propriété.
D'où deux exigences majeures : la maîtrise des coûts (construction et
foncier) et la diversification des produits pour s'adapter à ces "nouvelles"
clientèles recherchant des produits complets autour et en dessous de
200.000 €.
Cette prédominance de l'habitat individuel positionne le logement
collectif en accession davantage comme une niche de marché ou
comme une étape d'un parcours résidentiel.
En effet, les opérateurs immobiliers interrogés nous ont permis
d'approcher les tendances :
• les F2 et plus difficilement les F3 trouvent acheteurs. La clientèle :
des personnes entre 30 et 40 ans seules ou en couple
• pour les F4/F5 la vente est très difficile
• Un F5 se vend à 170/180.000 €
• Un F3 à 150.000 €
• comparativement au prix d'acquisition d'une maison ancienne,
les grands logements ne sont pas compétitifs
• Les opérateurs jugent qu'il y a un marché pour une opération d'une
vingtaine de logements tous les dix ans pour un prix de vente
nécessairement en dessous de 2500€/m2, prix de plus en plus
difficile à atteindre compte tenu des coûts de la construction
• Pour l'heure, ils ne cherchent pas à se développer sur le secteur.88 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le marché locatif privé
On distingue deux produits pour deux profils d'opérateurs :
• le logement en petit collectif acheté par des investisseurs et produit
par des opérateurs/promoteurs immobiliers
• le logement réhabilité dans l'existant (maison et dépendances)
produit par des propriétaires bailleurs.
C'est un marché sur lequel on observe une certaine détente. Cette
détente se vérifie particulièrement pour les grands logements (à partir
du F3) qui connaissent depuis 2 à 3 ans une relocation difficile. Les petits
logements se louent mieux sauf quand ils sont chers (F2 à 440/535€),
pour ceux ci, il n'est pas rare d'observer un phénomène de vacance de
plusieurs mois entre deux locations.
Le locatif privé dans le Hattgau s'adresse principalement à deux
clientèles :
• célibataires et jeunes couples actifs au début de leur parcours
résidentiel
• familles monoparentales trouvant dans le locatif une solution
provisoire ou durable à leur besoin de logement
• la tendance générale observée par les logeurs : un appauvrissement
de la clientèle (ce n'est pas un phénomène propre au Hattgau).
Les propriétaires développent deux stratégies pour fidéliser la clientèle :
• le prix : les propriétaires ne répercutent pas nécessairement
l'augmentation réglementaire
• la qualité :
• les logements sont plutôt performants thermiquement et les
propriétaires recherchent la maîtrise du coût des charges
• les logements sont rafraîchis entre deux locations notamment
par les propriétaires bailleurs.89 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le marché locatif social
Deux opérateurs se partagent le parc de logements :
• OPUS 79 logements
• DOMIAL 34 logements
Le marché est détendu et il connait des phénomènes de vacance qui
dépasse la seule vacance technique.
Les produits sont plutôt vieillissants et la typologie formée de grands
logements se trouve en situation de désajustement par rapport à la
demande. De plus, une certaine fluidité entre locatif privé et locatif
social, compte tenu des niveaux de prix, prive ce marché d'une clientèle
qui se tourne vers le privé.
DOMIAL développe une stratégie de vente pour laquelle aucune
information a filtré.
Finalement, on observe une grande similitude avec le marché locatif
privé qui se manifeste par la détente du marché notamment dans les
territoires hors « agglomérations ».90 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
L'activité du marché : ce qu'il faut retenir
Comparativement à d'autres territoires, le Hattgau est passé à travers
la crise de 2008 sans dégâts majeurs, témoignant d'une bonne santé
du marché immobilier et d'une faible vulnérabilité au phénomène
conjoncturel :
• une baisse mesurée en matière de production entre neuf et ancien"
• une érosion de prix peu significative"
• une inflexion de taille pourtant : le locatif moins demandé"
• cette bonne santé s'est opérée néanmoins en pratiquant des prix
plus ajustés que les territoires voisins notamment à Seltz.
• Sur l'accession
• le produit d'appel du pays : la maison individuelle dans le
patrimoine existant ou dans le neuf en lotissement ou par
mitage dans l'emprise urbaine existante"
• le rééquilibrage exigé par les "textes" entre neuf et ancien
(patrimoine bâti ou foncier) est déjà à l'oeuvre sur le territoire
• des marges de plus en plus étroites pour les ménages accédants
nécessitant la mise sur le marché de nouveaux "produits" très
ajustés à la clientèle en termes de prix"
• le "collectif" en accession : des opérateurs qui ne cherchent pas
à intervenir sur le secteur donc un besoin d'imagination pour
réaliser des opérations qui s'ajustent au besoin des nouveaux
parcours résidentiels (jeunes actifs, vieillissement...).
• Sur le locatif privé et social
• Un marché détendu : s'agit-il d'un tassement (durable) de la
demande ou d'un désajustement entre offre et typologie (prix,
qualité, taille...)?
• Des opérateurs professionnels prudents et réservés mais
des opérateurs "particuliers", propriétaires bailleurs, dont le
dynamisme est à encourager et à "conseiller".
• Des opérateurs "sociaux" avec lesquels il est nécessaire de
discuter pour redéfinir la fonction et la destination de leur parc
de logements.91 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Un enjeu de maîtrise des prix pour garder la compétitivité du
territoire:
le Hattgau est attractif quand il un peu moins cher que ces voisins en :
• foncier
• coût d'acquisition (coût de construction ou coût acquisition-
réhabilitation)
• loyers
Sur la question de l'équilibre entre neuf et ancien
• Le territoire connait une dynamique entre l'ancien et le neuf lancée
à peu près à la même vitesse mais avec des différences :
• pour l'ancien elle n'est pas uniformément répartie sur le
territoire: plus vaillante à Bestchdorf qu'à Hatten et les autres
communes (mais les potentiels ne sont pas les mêmes)
• ce ne sont pas les mêmes opérateurs qui produisent
• sur l'ancien : il faut compter sur le dynamisme de l'initiative
des particuliers
• pour le neuf : ce sont les communes qui décident du
rythme en lançant des opérations de lotissement (une fois
la maîtrise foncière acquise)
• Le rééquilibrage entre neuf et ancien s'opérant par le jeu du marché,
la question de la production de logement relève davantage d'une
question de cadence entre :
• neuf et neuf : besoin de coordination entre les communes pour
ne pas lancer la commercialisation des opérations en même
temps
III. 4 Les enjeux et perspectives en matière d'habitat
• entre neuf et ancien : doit-on favoriser la production dans
l'ancien par des dispositifs renforcés d'encouragement pour
son renouvellement?
Sur la question de l'accession
• La forme traditionnelle du lotissement et de la maison individuelle
pure doit opérer une inflexion : diversification des produits individuels
pour répondre aux besoins et capacités des clientèles (habitat
groupé, habitat intermédiaire...). L'exigence environnementale
rejoint la nécessité économique dans les communes dont les
réflexions sont déjà bien avancées à ce sujet
Sur la question du locatif et la détente du marché privé ou
social
• quelle attitude adoptée vis à vis du locatif alors que la demande se
tasse mais que l'on pressent intuitivement que le besoin demeure
• la réponse n'est sans doute pas dans l'augmentation du volume de
l'offre en neuf
• elle se trouve davantage dans l'adaptation de l'ancien à la nouvelle
donne de la demande
• à négocier avec les opérateurs sociaux?
• et avec les bailleurs privés?92 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 593 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
I V. É c o n o m i e , d é p l a c e m e n t s e t f o n c i e r d ’ a c t i v i t é s94 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 595 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Une situation en termes d’emplois qui s’est améliorée...
En 2008, le territoire du Hattgau compte 2.174 emplois, chiffre en
progression par rapport à 1999 (2.019 emplois). Cette progression est à
mettre en relation avec l’évolution démographique :
• Le territoire de Hattgau a gagné 155 emplois pendant qu’elle
progressait de 715 habitants ;
• Population : + 9,1 %, population active : + 16,8 %, emplois : +7,7 %.
Depuis 1999, la part de la population active augmente plus fortement
que la population, signe qu’il se crée de l’emploi dans le secteur. En
effet, depuis 1990, les emplois ont progressé de 27 % pendant que la
population gagnait près de 16 %...
... Cependant l’écart entre "emplois proposés sur place" et actifs habitant
le Hattgau s’est légèrement creusé, signe que le Hattgau reste un territoire
résidentiel, et la situation semble même plus tranchée qu’auparavant...
On peut distinguer deux types de communes :
• Celles qui concentrent les emplois, qui sont en grande majorité
recensés à Hatten (735) et surtout à Betschdorf (1.235), soit 90 % des
emplois à elles deux (pour 70 % de la population) ;
• Les autres communes du Hattgau offrent très peu d’emplois (58 à
Aschbach, 50 à Oberroedern, 69 à Rittershoffen et 27 à Stundwiller)1.
On retrouve cette répartition de l’emploi sur le territoire au travers du
1 Source : données statistiques locales de l’INSEE, 2008.
Évolutions comparées: Population/Ac tifs/Emplois
IV. 1 Contexte économique
IV.1 - 1 Le tissu économique
Source : INSEE, recensement 2008.
Source : INSEE, recensement 2008.
2008 1999
Nombre d'emplois dans la
zone 2 174 2 019
Actifs ayant un emploi
résidant dans la zone 4 062 3 627
Indicateur de
concentration d'emploi 54 56
Taux d'activité parmi les 15
ans ou plus en % 63 6196 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
nombre d’établissements. Hatten et Betschdorf regroupent en 2011
92% des établissement du Hattgau2 (cf tableau ci-contre).
Sur l’ensemble du territoire du SCoTAN, Haguenau et Bischwiller sont
de loin les communes qui offrent le plus d’emplois avec environs 21.000
emplois.
Le "binôme" Betschdorf / Hatten arrive juste derrière des communes
comme Reichshoffen, Schweighouse ou Niederbronn-les-Bains.
Cependant, avec Soultz, Betschdorf et Hatten constituent un pôle
d’emplois non négligeable entre Haguenau et Wissembourg. Cela
permet de limiter en partie les déplacements vers ces villes et de
s’affirmer comme un "pôle d’équilibre" secondaire dans l’armature du
territoire.
Un taux d’emploi qui se stabilise autour de 50 %
Le taux d’emploi met en rapport le nombre d’emplois sur la commune
et ses actifs. Il permet d’apprécier si la commune ou un territoire est plus
ou moins un pôle d’emplois, ou davantage résidentiel.
En 2008, avec 2 174 emplois, 4 421 actifs avec un taux de chômage
variant selon les sources entre 7% et 8,5%, soit proche de la moyenne
départementale.
2 Recensement des établissements inscrits au Registre du commerce et des services.
Source: Chambre du Commerce et de l’Industrie (CCI) 2011.
Chambre de Commerce et d'Industrie de Strasbourg et du BasRhin Direction Information Economique et TIC
10 place Gutenberg 67081 Strasbourg Cedex
Tél. 03 88 75 25 10 Fax 03 88 75 90 36
Email : fichier@strasbourg.cci.fr
INFORMATION SUR LES ETABLISSEMENTS DU BASRHIN
REPARTITION DES ETABLISSEMENTS PAR COMMUNES
COMMUNES Nbre Etab. % Nbre Sal.
ASCHBACH 9 4,69% 27
BETSCHDORF 96 50,00% 740
HATTEN 62 32,29% 565
OBERROEDERN 6 3,13% 5
RITTERSHOFFEN 15 7,81% 22
STUNDWILLER 4 2,08% 2
TOTAUX 192 100,00% 1 361
Sur la Communauté de Communes de : 44 HATTGAU ET ENVIRONS
Répar tition des établissements entre les communes du
territoire du Hattgau
Source : Chambre du Commerce et de l’Industrie, 2011.97 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Il y a au final, sur le territoire du Hattgau, 1 emploi pour 2 actifs (taux
exact 0,49). Le nombre d’emplois sur place ne couvre donc pas les
besoins des actifs locaux, d’où la nécessité de trouver un emploi en
dehors du Hattgau.
Ce taux d’emploi reste tout à fait significatif pour un secteur rural sous
influence de grandes agglomérations voisine (Haguenau, Wissembourg
voire Strasbourg) voire de l’Allemagne. Ce qui permet néanmoins de faire
de Betschdorf / Hatten l’un des pôles secondaires d’équilibre identifiés
par le SCoTAN.
Ce classement au SCoTAN n’est pas sans intérêt : il offre à ces 2 communes
la possibilités de pouvoir inscrire dans leur document d’urbanisme une
Zone d’Activité (ZA) de 30 ha au maximum.
Maintenir le taux d’emploi à 0,5 apparaît comme un objectif déjà très
ambitieux. Cela nécessite en effet d’offrir, sur le territoire intercommunal:
• pour un objectif de 9 000 habitants, 300 emplois supplémentaires ;
• pour un objectif de 9 500 habitants, 550 emplois supplémentaires ;
• pour un objectif de 10 000 habitants, 800 emplois supplémentaires.
Cela implique également que les ZA soient dédiées, de manière
privilégiées, à des activités créatrices d’emplois. La logistique est par
exemple très consommatrice de foncier pour peu d’emplois produits
sur place. Ceci dit, elle bénéficie à d'autres entreprises, ce qui permet
des emplois "indirect", mais pas nécessairement sur le territoire. Il y a
donc une notion de "densité d’emplois" (emplois par hectare) qui est
importante à prendre en compte dans l'utilisation foncière.
Taux d ’emplois des Communes du Hattgau
Aschbach : 0,17
Betschdorf : 0,6
Hatten : 0,67
Oberroedern : 0,3
Rittershoffen : 0,17
Stundwiller : 0,11
Polarité du SCoTAN98 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
L’emploi privé
Le territoire de l’Alsace du Nord est face à un défi important en terme
d’emploi : la récente évolution de l’emploi salarié à la baisse et la
prédominance du secteur industriel plaide pour un renforcement de
l’existant et par une progressive diversification vers des emplois tertiaires.
Un relatif maintien du nombre d’emplois privés dans le Hattgau : grâce
à quelques grandes entreprises, Hatten et Betschdorf proposent plus de
1.650 emplois privés en 2008, complétés par 600 emplois dans le public,
l’agriculture ou des activités libérales.
Le chiffre des emplois privés est globalement stable depuis 1999 dans
son ensemble. Les 160 emplois perdus à Betschdorf ont été "compensés"
par plus de 150 nouveaux emplois à Hatten, réduisant progressivement
le différentiel entre ces communes.
La zone d’activités créée à Hatten, à l’entrée Est, s’est traduit par de
nombreux emplois : on en recense entre 350 et 400 sur place. Le projet
de plate-forme départementale, au sud de la route de Seltz (RD 28),
devrait permettre de poursuivre l’effort de création d’emplois locaux.
Les principaux fournisseurs d’emplois dans le territoire sont entre autres
Schroff, Wienerberger et Striebig.
L’industrie au sens large est le secteur qui emploie aujourd’hui le plus
grand nombre de personnes. Les 32 établissements industriels sur le
territoire du Hattgau emploient à eux seuls 507 personnes, soit 16 % des
établissement qui emploient 37 % des salariés3.
3 Source : CCI, 2001.
Établissements et emplois dans le privé
110
115
120
125
130
135
0
800
1600
2400
1993 1996 1999 2002 2005 2008
Nb d'emplois privés Nb d'établissements
Chambre de Commerce et d'Industrie de Strasbourg et du BasRhin
Direction Information Economique et TIC
10 place Gutenberg 67081 Strasbourg Cedex
Tél. 03 88 75 25 10 Fax 03 88 75 90 36
Email : fichier@strasbourg.cci.fr
INFORMATION SUR LES ETABLISSEMENTS DU BASRHIN
REPARTITION DES ETABLISSEMENTS PAR CATEGORIES
SECTEURS D'ACTIVITES Nbre Etab. % Nbre Sal.
INDUSTRIES 32 16,67% 507
BTP 26 13,54% 104
COMMERCE 51 26,56% 137
CHR 19 9,90% 49
SERVICES 64 33,33% 564
TOTAUX 192 100,00% 1 361
Sur la Communauté de Communes de : 44 HATTGAU ET ENVIRONS Répar tition des établissements relevant du Hattgau par
sec teur d ’ac tivités
Source : Chambre du Commerce et de l’Industrie, 2011.
IV.1 - 2 L’emploi99 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Des emplois en phase avec la population active
L’industrie emploie aujourd’hui le plus de monde, avec un peu plus de
600 personnes. C’est néanmoins, un secteur qui perd des emplois (200 de
moins qu’en 2000). Les transports font également parti des employeurs
majoritaires, avec près de 481 emplois.
Au final, les emplois ouvriers, avec 1 000 emplois au total, pèsent pour
50 % du total des emplois.
Avec 137 emplois, le secteur du commerce est le troisième secteur
d’emploi. Il se situe devant le secteur du BTP, traditionnellement fort en
milieu rural, il offre 104 emplois.
Le territoire du Hattgau compte 19 établissements dans l’hôtellerie-
restauration qui emploient 49 salariés. Il s’agit du plus petit secteur
d’activités.
Au final, suivant les indicateurs de l’INSEE, les emplois ouvriers,
représentent près de la moitié des emplois existants sur le territoire,
avec plus de 1.100 emplois.
Parallèlement, il est nécessaire de mettre en relation la typologie des
emplois avec la population active afin de savoir si les emplois proposés
sur place sont en phase avec les attentes et/ou la formation des habitants.
On peut constater que :
• 46 % des actifs sont ouvriers, ce qui correspondrait au paysage des
emplois locaux (la moyenne bas-rhinoise est de 30 %) ;
Répar tition des emplois
Répar tition des Ac tifs
Source : INSEE, 2008.100 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
• suivent, de loin, les employés et les professions intermédiaires (25 %
et 18 %, contre 27 % et 24 % dans le Bas-Rhin)
• les cadres et les professions intellectuelles supérieures ne sont que
7 %, les commerçants et artisans 3 % (contre 14 % de cadre dans le
Bas-Rhin)
• 75 % de la population est soit non diplômée, soit titulaire d’un BEP/
CAP, contre 60 % dans le Bas-Rhin
L’offre d’emplois correspond étroitement aux qualifications de la
population active locale. Ce n’est pas tant le type d’emploi qui est
problématique que leur nombre. L’installation d’entreprises ne se
décide pas uniquement par l’inscription de règles d’urbanisme, mais
par une politique volontariste de la Communauté de Communes devant
l’accompagner.
Une agriculture encore bien présente sur la commune.
"Les exploitations bas-rhinoises suivent l'évolution régionale : en 10 ans, le
département a perdu quelques 1.730 unités. Les structures de petite taille,
à faible potentiel productif, sont les plus touchées par ces disparitions. Les
exploitations qui se sont maintenues se réorganisent et se concentrent, avec
des surfaces moyennes et des cheptels plus importants. Ces grandes unités
font davantage appel à une main- d’oeuvre salariée permanente mais aussi
saisonnière. Parallèlement, l’agriculture bas-rhinoise se maintient sur ces
deux secteurs phares : les grandes cultures et la viticulture, qui regroupent
près de deux exploitations sur trois."1.
Le nombre d’exploitations agricoles, ayant leur siège dans le Hattgau, est
passé de 231 en 1988 à 145 au dernier recensement "AGREST" de 2010, soit
une diminution de près de 60 % du nombre d'exploitations agricoles ! Cette
baisse du nombre d’exploitants est même supérieure à la baisse constatée
au niveau régional et départemental, avec un nombre d’exploitations dans
le Bas-Rhin qui est passé de 13.624 en 1988 à 7.841 en 2010, soit une baisse de "seulement" 42% sur la même période.
L’orientation technico-économique des communes du territoire est
caractérisée par la polyculture et le polyélevage. Seule la commune d'
Asbasch est à dominante de culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP).
Ces types de cultures n’ont pas changé depuis les années 2000.
Les surfaces de terres labourables ont augmentées de plus de 534 hectares
(+17 %) pour atteindre une superficie de 3.169 hectares répartie entre
exploitants (pas nécessairement de le territoire). Par contre, les surfaces
"toujours en herbe" ont diminuées, passant de 809 à 676 hectares (-20%).
Cette diminution peut être liée à l'évolution du cheptel (en "unité de gros
bétail, tous aliments") qui est passé, dans les mêmes proportions, entre 1988
et 2010, de 3.675 unités à 3.050. Cette diminution est bien souvent liée à des
1 Source : données Agreste, novembre 2011.101 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
O rientation technico - économique des communes (ex trait)
Hattgau
Source : Agreste, recensement agricole 2010.
facteurs socio-économiques : mises aux normes coûteuses, baisse des prix
du lait et/ou de la viande, difficultés du métier d’éleveur, contraintes, etc.
Concernant l'évolution de la surface agricole, on peut noter que dans
le Hattgau la "surface agricole utilisée" est passée de 3.469 ha en 1988
à 3.868 ha en 20102, ce qui représente néanmoins une augmentation
de 10% en plus de 20 ans. Dans le même temps, le travail dans les
exploitations agricoles (en Unité de Travail Agricole3) est passé de 254
UTA en 1988 à 138 UTA en 2010, représentant une baisse de plus de 84%.
Les exploitations agricoles jouent cependant un rôle économique sur
la commune et représentent un tissu de "PME" qui génère de l'activité.
Aujourd'hui, les exploitants du territoire doivent disposer d'un minimum
de 25 hectares (Surface Minimum d’Installation4) pour pouvoir être
considérés comme exploitants agricoles .
Un des enjeux est donc lié directement au maintien des terres labourables
et des élevages pour maintenir la diversité culturale et paysagère des
communes. Pour ce faire, un des objectifs est de veiller au maintien
des activités agricoles existantes, en limitant les surfaces à ouvrir à
l’urbanisation, voire de "déclasser" des zones à urbaniser du POS.
2 Attention, il s'agit de "surface agricole utilisée" -SAU- par les exploitations qui ont leur siège dans la commune. Ces exploitations peuvent utiliser des surfaces sur la commune mais aussi hors de la commune (voire du département). L'ensemble des terres est ramené au siège de l'exploitation. La SAU comprend les superficies en terres arables, les superficies toujours en herbe, les cultures permanentes de l'exploitation. A noter qu'à compter de 2010, les superficies en arbres de Noël sont comptées dans la SAU.
3 L’unité de travail annuel (UTA) est le volume de travail effectué par une personne à temps complet durant une année (229 jours).
4 La superficie minimale d’installation fixant par petite région les surfaces en deçà desquelles les installations ne doivent plus être encouragées. Elle a ainsi été définie à l’origine comme la surface d’une exploitation de polyculture d'élevage sur laquelle un jeune ménage pourra disposer d’un revenu minimum.102 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
P
GA
(ho
Ga
G
(h
G
app
deu
Jachères 3,7 -68,2%
Jardins et vergers
familiaux 0,4 3,5%
Total SAU 197,4 +0,5%
Densité des exploitations
par commune
Nombre d’exploitations par commune
50 exploitations et plus
Strasbourg
Source : Agreste - Recensements agricoles
Source : Agreste - Recensement agricole 2010
terres consacrées à la vigne. Les autres
cultures permanentes, principalement les
vergers, baissent de 5% et les surfaces
légumières de 4%. Enfin, l’espace occupé
par les bâtiments et cours s'accroît de 3%
pour atteindre 1 893 ha.
Source : Agreste - Recensements agricoles
Progression des formes sociétaires
Répartition par statut (en%)
2010
2 4
3
75
Exploitation
individuelle
Autres
EARL
Autre
société civile
16
GAEC
(hors
Gaec laitier)
Exploitation
individuelle
GAEC
(hors
Gaec laitier)
EARL Autres
2000 1 2
9
4
84
Autre
société civile
moyenne de 80 têtes en 2000 à 284 têtes
en 2010 !
Doublement des EARL
Si les ¾ des exploitations sont encore
en statut individuel en 2010 (84% en
2000), ce statut tend à diminuer au profit
des formes sociétaires, notamment les
exploitations agricoles à responsabilité
limitée. Ces dernières ont vu leur part
doubler en 10 ans, de 9% à 16% des
exploitations. 9 EARL sur 10 sont des
grandes exploitations générant une PBS
de 100 000 euros et plus. ⅓ seulement
des grandes exploitations étaient en
EARL en 2000 contre la moitié 10 ans plus
tard. Même si elles restent marginales,
les sociétés civiles laitières ont fait leur
apparition dans le département entre les
deux recensements.
Type de surface Surfaces (milliers ha) Évolution 2010/2000
SCOP 111,6 +4,3%
Plantes industrielles 7,1 +21,8%
Cultures fourragères 15,5 +33,2%
STH 48,8 -2,4%
Légumes 1,6 -3,5%
Pommes de terre 0,8 +0,5%
Fleurs 0,1 -14,9%
Vignes 6,8 +6,3%
Cultures permanentes 1,1 -4,6%
Jachères 3,7 -68,2%
Jardins et vergers
familiaux 0,4 3,5%
Total SAU 197,4 +0,5%
549 exploitation
production sous s
213 exploitations
BIO ou sont en cour
263 envisagent u
d’ici 2015
2 075 exploitations
1 430 exploitations
197 420 hectares
exploitations dont
le Bas-Rhin
72% de terres labo
55% de céréales
8% de cultures fou
25% de superfic
herbe
42% de la surfac
vigne
90 hectares de mir
95 hectares de que
29% de superficie
reçu de traitement
2 110 exploitation
des haies ou d
d’arbres
280 font de la vent
Densité des exploitations
par commune
Nombre d’exploitations par commune
50 exploitations et plus
de 20 à 49 exploitations
de 5 à 19 exploitations
de 1 à 4 exploitations
sans exploitation
Strasbourg
Source : Agreste - Recensements agricoles
Source : Agreste, recensement agricole 2010.
Densité d’exploitations à l’échelle départementale :
Le Hattgau se situe dans une zone de densité d’exploitations plutôt élevée, les communes présentes dans cette zone comptent en moyenne entre 20 à 49 exploitations agricoles sur leur territoire.
Notons que la commune de Betschdorf figure dans la tranche la plus élevée. En 2010, elle comptait 50 exploitations sur son ban.
Hattgau Avec 145 exploitations agricoles
recensées en 2010, le Hattgau est un
territoire dont la vocation agricole
est importante.
Nombre d'exploitations par
commune (AGREST 2010):
• 20 à Aschbach
• 29 à Hatten
• 50 à Betschdorf
• 18 à Oberroedern
• 23 à Rittershoffen
• 5 à Stundwiller
Densité des exploitations par commune103 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Hoffen
Seltz
Roppenheim
Soultz
-sous-Forêts
Hoelschloch
Walbourg
Hunspach
Les transports en commun
Un maillage TER à proximité
Aucune ligne de TER ne dessert le Hattgau,
mais le territoire peut s’appuyer sur un
maillage de gares SNCF situé à faible
distance, notamment celles de Soultz-
sous-Forêts, Hoffen, Seltz et Walbourg.
Ces gares sont implantées sur les lignes
de Strasbourg-Haguenau-Wissembourg-
Neustadt et de Strasbourg-Lauterbourg.
Soultz-sous-Forêts et Seltz sont les gares
les mieux desservies.
À Soulz-sous-Forêts, en 2011, on compte
15 dessertes quotidiennes dans le sens
Soultz-sous-Forêts - Strasbourg et 10
dessertes quotidiennes dans le sens
Strasbourg - Soultz-sous-Forêts.
À Seltz, en 2011, on compte 17 dessertes
quotidiennes dans le sens Seltz-
Strasbourg et 10 dessertes quotidiennes
dans le sens Strasbourg-Seltz.
Source : Fond de carte Géoportail, réalisation REDD 2011
IV. 2 Lieux de travail et modes de déplacements
Le réseau de bus
Le Conseil Départemental du Bas-Rhin organise un réseau de transport interurbain sur l’ensemble du département. Tous les villages du Hattgau disposent d’arrêts de bus. En 2011, 3 lignes traversent le territoire du Hattgau : la 309 reliant Seltz et Haguenau, la 312 reliant Betschdorf et Wissembourg et la 313 reliant Seltz et Wissembourg.
La ligne 309 compte 7 allers vers Seltz et 5 retours vers Haguenau les jours ouvrables. Elle traverse les communes de Betschdorf, Rittershoffen, Hatten et Stundwiller.
Positionnement des gares TER
IV.2 - 1 Le Hattgau : un territoire accessible104 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le Rhin
Le Rhin
Le Rhin
tram A tram D
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Ingwiller
Strasbourg
Baggersee
Obernai
Erstein
Limersheim
Stephansfeld
Hoenheim-Gare
Brumath
Saverne
Truchtersheim
Wasselonne
Marlenheim
Strasbourg
Molsheim
Rosheim
Rotonde
Bischwiller
Herrlisheim
Rheinau
Soultz-sous
Forêts
Seltz
Lauterbourg
Roeschwoog
Wissembourg
Woerth
Soufflenheim
Niederbronn-les-Bains
Haguenau
Sarre-Union
Diemeringen
Drulingen
Ottersthal
Eckartswiller
St-Jean-Saverne
Ernolsheim-lès-Saverne
Dossenheim-sur-Zinsel
Neuwiller-lès-Saverne
Weiterswiller
Weinbourg
Erckartswiller Obersoultzbach
Niedersoultzbach
Bouxwiller
La-Petite-Pierre
Blaesheim
Krautergersheim
Innenheim
Meistratzheim
Hindisheim
Niedernai
Bernardswiller Saint-Nabor
Boersch
Ottrott
Mont Sainte-Odile
Schirmeck Klingenthal
Schaeffersheim Krafft
Geispolsheim
Illkirch-
Graffenstaden
Plobsheim
Eschau
Nordhouse
CHE
Hipsheim Ichtratzheim
Bilwisheim
Donnenheim
Mittelhausen
Hohatzenheim
Wingersheim
Schwindratzheim
Gingsheim
Bernolsheim
PDA
Gebolsheim
Hochstett
Wahlenheim
Huttendorf
Grassendorf
Morschwiller
Ringeldorf
Wittersheim
Waldolwisheim
Altenheim
Furchhausen
Friedolsheim
Kleinfrankenheim
Rumersheim
Reitwiller
Gimbrett
Gougenheim Duntzenheim
Rohr
Durningen
Kienheim
Schnersheim
Avenheim
Saessolsheim
Niedermodern
Uberach
Pfaffenhoffen
La Walck
Romanswiller
Schwenheim
Maennolsheim
Marmoutier
Singrist
Crastatt
Wolschheim
Landersheim
Otterswiller
Wintzenheim-K.
Nordheim
Kuttolsheim
Wangenbourg
Woellenheim
Rangen
Hohengoeft
Willgottheim
Wiwersheim
Dossenheim-K.
Neugartheim-
Ittlenheim
Cosswiller
Wangen
Urmatt Niederhaslach
Oberhaslach
Donon
Grandfontaine
Wackenbach
Mémorial d'Alsace-Moselle
Rothau Struthof
Rosenwiller
Holtzheim
Hangenbieten
Duttlenheim
Griesheim
près-M.
Duppigheim
Breuschwickersheim
Achenheim
Ernolsheim
sur-Bruche
Oberschaeffolsheim
Stutzheim
Offenheim
Behlenheim
Ittenheim
Quatzenheim
Hurtigheim
Fessenheim-
le-Bas
Freudeneck
Engenthal
-le-Bas
-le-Haut
Schneethal Westhoffen
Balbronn
Bischofslaeger
Wolfsthal
Kirchheim
Odratzheim
Traenheim
Handschuheim
Furdenheim
Flexbourg
Dahlenheim
Kolbsheim
Scharrachbergheim
Irmstett Bergbieten
Dangolsheim Soultz-les-Bains
Osthoffen
Ergersheim
Avolsheim
Pfettisheim
Hœrdt
Hœrdt Z.I.
Geudertheim
Schirrhoffen
Schirrhein
Oberhoffen
s/ Moder
Camp
d’Oberhoffen
Gambsheim
Kaltenhouse
Rohrwiller
Drusenheim
Offendorf
Reichshoffen
Four
à Chaux
Pfaffenbronn Col du
Pfaffenschlick
Climbach
Neudoerfel
Wingen
Biblisheim
Didiland
Gunstett
Surbourg
Stundwiller
Aschbach
Seebach
Geitershof
Schleithal Riedseltz
Ingolsheim Salmbach
Hunspach
Hoffen
Leiterswiller
Niederlauterbach
Scheibenhard
Port
Oberroedern
ZA
Buhl Niederroedern
Beinheim
Roppenheim
Auenheim
Rountzenheim
Schaffhouse
près Seltz
Schwabwiller
Reimerswiller
Kesseldorf
Betschdorf
Rittershoffen
Hatten
Preuschdorf
Kutzenhausen
Oberkutzenhausen
Merkwiller-
Pechelbronn
Froeschwiller
Langensoultzbach
Lembach
Château de
Fleckenstein
Morsbronn
les Bains
Hegeney
Hinterfeld Walbourg Durrenbach
ZA Sauer
Marienthal
Gries
Engwiller
Gumbrechtshoffen
Niefern
Mulhausen
Rothbach
Offwiller Zinswiller
Oberbronn
Kindwiller
Uhrwiller Bischholtz
Weitbruch
Bitschhoffen
Rottelsheim
Kriegsheim
Niederschaeffolsheim
Berstheim
Ohlungen
Uhlwiller
Wintershouse
Batzendorf
Dauendorf
Niedermodern
Uberach
Pfaffenhoffen
La Walck
Thal-Marmoutier
Reinhardsmunster
Hengwiller
Birkenwald
Allenwiller
Dimbsthal
Salenthal
Haegen
Lohr
Metting
Vescheim
Phalsbourg
Danne-et-Quatre-Vents
Bettwiller
Durstel
Adamswiller
Waldhambach Weislingen
Lorentzen Domfessel
Harskirchen
Asswiller
Petersbach
Ottwiller
Gungwiller
Windhof
Mackwiller
Bissert
Liebfrauenthal
Schweighouse
s/ Moder
Goersdorf Mitschdorf
Weyersheim Bietlenheim
Hochfelden
Mommenheim
Woellenheimertlhal
Zeinheim
Berg-Bellevue
Berg-Wolsthof
Siewiller
Bitche
Winden
Wörth
Karlsruhe
Achern - B¸ hl
Kehl
Sarrebourg
Paris
Sarrebourg
Sarreguemines
Saarbr¸ cken
Sarrebourg
Haguenau
Haguenau
Bischwiller
Strasbourg
Haguenau
Oberbronn
Erstein
Klingenthal
Colmar
Mulhouse
Truchtersheim
Truchtersheim
Saessolsheim
Saverne
La Walck
Saverne
Sarreguemines
Saarbr¸ cken
Willgottheim
Wasselonne
Scharrachbergheim
Duppigheim
Europa Park
Rhinau
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0 5 10 km
Plan des lignes interurbaines
du Réseau 67 ALSACE dU nOrd - BAndE rHénAnE édition juillet 2011
L É G E N D E
Ligne régulière
Desserte à certaines heures
Pôle d'échanges
Voie ferrée
Limite du département
Bac rhénan
Auto'trement
Aire de covoiturage
Gare
de Wissembourg
Zone
d'Activité Sud
Fortifications
Place de
la Foire
Lycée
Hôpital
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WISSEMBOURG
Rted eWeiler
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Ro
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Ru
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A v. d e
la Gare
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Rue
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D 263
Woerth - Niederbronn-Les-Bains
Château de Fleckenstein
Betschdorf
Seltz
Lauterbourg
0 0.25 0.5 km
L2com - Juin 2009
avenir transport / antoni
310 311
lK / foell
Mugler
véolia transport / Kunegel
avenir transport / eschenlauer
avenir transport / strieBig
313
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316 317
331
LIGNES DESSERVIES PAR :
w w w . b a s - r h i n . f r
Photo : Christophe Urbain
2€ tarif
unique laissez-nous
vous transporter !
1 er juillet 2011 / nouveaux tarifs
Pour tout savoir sur les transports du Conseil Général
du Bas-Rhin, un téléopérateur est à votre disposition
du lundi au vendredi de 8 heures à 18 h 30
et le samedi de 8 heures à 12h et de 13h30 à 17h
informations pratiques
Conception et réalisation V.O - Juillet 2011
Le Rhin
Le Rhin
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tram A tram D
tram A tram B
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tram C tram D tram E tram F
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320 310
03 405
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Ingwiller
Strasbourg
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Obernai
Erstein
Limersheim
Stephansfeld
Hoenheim-Gare
Brumath
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Truchtersheim
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Marlenheim
Strasbourg
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Rotonde
Bischwiller
Herrlisheim
Rheinau
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Forêts
Seltz
Lauterbourg
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Wissembourg
Woerth
Soufflenheim
Niederbronn-les-Bains
Haguenau
Ottersthal
kartswiller
t-Jean-Saverne
Ernolsheim-lès-Saverne
Dossenheim-sur-Zinsel
Neuwiller-lès-Saverne
Weiterswiller
Weinbourg
Erckartswiller Obersoultzbach
Niedersoultzbach
Bouxwiller
tite-Pierre
Blaesheim
Krautergersheim
Innenheim
Meistratzheim
Hindisheim
Niedernai
Bernardswiller Saint-Nabor
Boersch
Ottrott
Mont Sainte-Odile
Schirmeck Klingenthal
Schaeffersheim
Bolsenheim Striegel
Krafft
Geispolsheim
Illkirch-
Graffenstaden
Plobsheim
Eschau
Nordhouse
CHE
Hipsheim Ichtratzheim
Bilwisheim
Donnenheim
Mittelhausen
Hohatzenheim
Wingersheim
Schwindratzheim
Gingsheim
Bernolsheim
PDA
Gebolsheim
Hochstett
Wahlenheim
Huttendorf
Grassendorf
Morschwiller
Ringeldorf
Wittersheim
Waldolwisheim
Altenheim
Furchhausen
Friedolsheim
Kleinfrankenheim
Rumersheim
Reitwiller
Gimbrett
Gougenheim Duntzenheim
Rohr
Durningen
Kienheim
Schnersheim
Avenheim
Saessolsheim
Niedermodern
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Pfaffenhoffen
La Walck
Romanswiller
Schwenheim
Maennolsheim
Marmoutier
Singrist
Crastatt
Wolschheim
Landersheim
Otterswiller
Wintzenheim-K.
Nordheim
Kuttolsheim
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Woellenheim
Rangen
Hohengoeft
Willgottheim
Wiwersheim
Dossenheim-K.
Neugartheim-
Ittlenheim
Cosswiller
Wangen
Urmatt Niederhaslach
Oberhaslach
fontaine
Struthof
Rosenwiller
Holtzheim
Hangenbieten
Duttlenheim
Griesheim
près-M.
Duppigheim
Breuschwickersheim
Achenheim
Ernolsheim
sur-Bruche
Oberschaeffolsheim
Stutzheim
Offenheim
Behlenheim
Ittenheim
Quatzenheim
Hurtigheim
Fessenheim-
le-Bas
Freudeneck
Westhoffen
Balbronn
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Kirchheim
Odratzheim
Traenheim
Handschuheim
Furdenheim
Flexbourg
Dahlenheim
Kolbsheim
Scharrachbergheim
Irmstett Bergbieten
Dangolsheim Soultz-les-Bains
Osthoffen
Ergersheim
Avolsheim
Pfettisheim
Hœrdt
Hœrdt Z.I.
Geudertheim
Schirrhoffen
Schirrhein
Oberhoffen
s/ Moder
Camp
d’Oberhoffen
Gambsheim
Kaltenhouse
Rohrwiller
Drusenheim
Offendorf
Reichshoffen
Four
à Chaux
Pfaffenbronn Col du
Pfaffenschlick
Climbach
Neudoerfel
Wingen
Biblisheim
Didiland
Gunstett
Surbourg
Stundwiller
Aschbach
Seebach
Geitershof
Schleithal Riedseltz
Ingolsheim Salmbach
Hunspach
Hoffen
Leiterswiller
Niederlauterbach
Scheibenhard
Port
Oberroedern
ZA
Buhl Niederroedern
Beinheim
Roppenheim
Auenheim
Rountzenheim
Schaffhouse
près Seltz
Schwabwiller
Reimerswiller
Kesseldorf
Betschdorf
Rittershoffen
Hatten
Preuschdorf
Kutzenhausen
Oberkutzenhausen
Merkwiller-
Pechelbronn
Froeschwiller
Langensoultzbach
Lembach
Château de
Fleckenstein
Morsbronn
les Bains
Hegeney
Hinterfeld Walbourg Durrenbach
ZA Sauer
Marienthal
Gries
Engwiller
Gumbrechtshoffen
Niefern
Mulhausen
Rothbach
Offwiller Zinswiller
Oberbronn
Kindwiller
Uhrwiller Bischholtz
Weitbruch
Bitschhoffen
Rottelsheim
Kriegsheim
Niederschaeffolsheim
Berstheim
Ohlungen
Uhlwiller
Wintershouse
Batzendorf
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Niedermodern
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Pfaffenhoffen
La Walck
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Goersdorf Mitschdorf
Weyersheim Bietlenheim
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Bischwiller
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Truchtersheim
Saessolsheim
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La Walck
Saverne
Sarreguemines
Saarbr¸ cken
Willgottheim
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Scharrachbergheim
Duppigheim
Europa Park
Rhinau
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0 5 10 km
Plan des lignes interurbaines
du Réseau 67 ALSACE dU nOrd - BAndE rHénAnE édition juillet 2011
L É G E N D E
Ligne régulière
Desserte à certaines heures
Pôle d'échanges
Voie ferrée
Limite du département
Bac rhénan
Auto'trement
Aire de covoiturage
Gare
de Wissembourg
Zone
d'Activité Sud
Fortifications
Place de
la Foire
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WISSEMBOURG
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D 263
Woerth - Niederbronn-Les-Bains
Château de Fleckenstein
Betschdorf
Seltz
Lauterbourg
0 0.25 0.5 km
L2com - Juin 2009
avenir transport / antoni
310 311
lK / foell
Mugler
véolia transport / Kunegel
avenir transport / eschenlauer
avenir transport / strieBig
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LIGNES DESSERVIES PAR :
w w w . b a s - r h i n . f r
Photo : Christophe Urbain
2€ tarif
unique laissez-nous
vous transporter !
1 er juillet 2011 / nouveaux tarifs
Pour tout savoir sur les transports du Conseil Général
du Bas-Rhin, un téléopérateur est à votre disposition
du lundi au vendredi de 8 heures à 18 h 30
et le samedi de 8 heures à 12h et de 13h30 à 17h
informations pratiques
Conception et réalisation V.O - Juillet 2011
Source : Fond de carte GoogleEarth, réalisation REDD 2011
Source : Conseil Départemental du Bas-Rhin, 2011.
N
70 km, 55 minutes
22 km, 30 minutes
85km, 1 heure 20 minutes
123 km, 1 heure 25 minutes
Entzheim Entzheim
CC du HATTGAU CC du HATTGAU
Karlsruhe-Soellingen Karlsruhe-Soellingen
Zweibrücken Zweibrücken
Stuttgart Echterdingen Stuttgart Echterdingen
La ligne 312 compte 7 allers vers Betschdorf et 5 retours vers
Wissembourg par jour ouvrable. Elle traverse les communes de
Betschdorf, Rittershoffen, Hatten et Oberroedern.
La ligne 313 compte 9 allers en direction de Seltz et 11 retours en
direction de Wissembourg. Elle traverse les communes de Stundwiller
et Aschbach.
Les communes privilégiées par le réseau sont Betschdorf, Rittershoffen,
Hatten et Stundwiller qui sont reliées à trois pôles urbains : Haguenau,
Seltz et Wissembourg. Aschbach et Oberroedern sont connectées à
deux pôles seulement.
Le Réseau 67 permet de relier les communes aux gares TER qui jouxtent
le territoire : la ligne 309 relie les gares de Seltz et Haguenau, la ligne
312 relie les communes aux gares de Hoffen et Wissembourg et enfin
la ligne 313 assure un lien vers les gares de Wissembourg et Seltz. Les
correspondances - TER sont permises.
Les aéroports les plus proches
On peut identifier 4 aéroports qui sont localisés à moins de 1 heure 30
minutes depuis Hatten / Betschdorf, il s’agit de l’aéroport de Zweibrucken,
Stuttgart-Erchterdingen, Entzheim et Karlsruhe-Soellingen (Baden-
Baden).
L’aéroport le plus proche du territoire du Hattgau est celui de Karlsruhe-
Soellingen (Baden-Baden), il est accessible en 30 minutes depuis Hatten.
Le troisième plus grand aéroport européen, l’aéroport international de
Francfort, est situé à environ 170 km, soit moins de 2 heures de route.105 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les modes doux
Un réseau cyclable en projet
Les projets de pistes cyclables du Hattgau s’inscrivent dans les
orientations Plan Vélo 2020 du Conseil Départemental du Bas-
Rhin. L’axe Betschdorf-Seltz a été identifié comme une "liaison
cyclable structurante".
Les projets de la communauté de communes de l'Outre-Forêt
s’inscrivent dans une logique de renforcement de cet axe du
Hattgau.
Source : Communauté de Communes du Hattgau, 2011
alisations
bles et voies vertes
bles
onnés
aptée
tes
aires
lobal
iers départements
réseau des grands
Source : Plan Vélo 2020 de Conseil Départemental du Bas-Rhin
Ex trait de la c ar te " Plan vélo 2020 "
A plus long terme, la Communauté de Communes envisage de relier Aschbach, Oberroedern et Stundwiller par des pistes cyclables, cer elles n’en disposent pas encore.106 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Une dissociation entre habitat et lieu de travail
Depuis quelques années, on assiste à une différenciation de plus en plus
fréquente entre l’endroit " où l’on vit " et celui " où l’on travaille ".
L’amélioration de l’accessibilité des communes et de la vitesse de
déplacements ont augmenté progressivement la distance entre habitat
et emploi sans augmenter le temps de déplacements. Le coût du foncier
à proximité des principaux pôles d’emplois joue aussi " en faveur " des
communes plus éloignées, attractives autant pour le cadre de vie que
pour le côté financier.
Ce phénomène est visible dans le Hattgau, entre 1999 et 2008 :
• la population a fortement augmentée (plus de 9 %);
• les personnes travaillant dans leur commune ont diminué de 15 %
(100 actifs) ...
• pendant que les personnes travaillant dans une autre commune,
dans le département, ont augmenté de 40 %...
Les personnes qui sont venues s’installer dans le Hattgau avaient très
probablement déjà un emploi dans une autre commune.
La politique d’habitat que mettra en place la Communauté de Communes
aura un impact direct sur ce taux : si l’on privilégie l’accession à la propriété
ou des terrains de construction pour de la maison individuelle, ce sont
des personnes en capacité d’acheter ou de construire qui viendront
s’installer. On vise dans ce cas des ménages installés " financièrement ",
et pas en construction.
Mode de transpor t des ac tifs du territoire
IV.2 - 2 Lieux de travail et modes de déplacements
Source : INSEE, 2008.
Ceux-ci auront déjà probablement un emploi, pas nécessairement sur
le territoire, et participeront à l’augmentation des déplacements sur les
axes principaux, notamment vers l’autoroute A 35 ou vers la RD 263.
Transpor ts en
commun 3 %
Pas de transpor t
4 % M arche à pied 4 %
D eux roues 4 %107 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Modes de déplacement selon le lieu de travail
16919
14238
13356
7318
5155
5142
3524
2138
1016
840
430
14904
13266
12596
11432
10034
9233
8428
8104
7732
7662
7364
7299
7022
7020
6378
6371
6289
5867
5827
5742
5497
5437
5313
5288
5030
5021
4986
4979
4821
4683
4520
4406
4331
4257
4241
4126
4007
3990
3912
3882
3678 3520
3438
3421
3338
3234
3222
3132
3128
3086
3013
2991
2839
2789
2778
2732
2643
2634
2580
2470
2343
2302 2202
52
2081
2007
1996
1923
1901
1892
1879
1850
1737
1714
1708
1708
1695
1678
1669
1653
1640
1579
1560
1533
1515
1496
1488
1462
1380
1356
1350
1341
1332
1290
1276
1262
1239
1219
1203
1179
1158
1152
1130
1105
1070
1031
1003
976
967
939 931
922
898
858
846
845
835
787
781
780
779
779
751
697
696
694
693
692
685
680
590
587
585
570
558
539
533
519
504
496
490
468
465
459
444
412
406
400
389
365 346
344
328
271
260
230
166
133
96
C ar te des comptages routiers 2009
Dans la
commune de
résidence
Dans une autre
commune du
département
Dans un autre
département
de la région
Hors région en
France
métropolitaine
Etranger ENSEMBLE
Pas de transport 20% 0% 0% 0% 0% 4%
Marche à pied 16% 0% 0% 0% 0% 4%
Deux roues 10% 2% 0% 0% 0% 3%
Voiture 54% 93% 100% 67% 96% 85%
Transports en
commun 0% 4% 0% 33% 4% 3%
ENSEMBLE 100% 100% 100% 100% 100% 100%
Source : INSEE, 2008.
Source : Conseil Départemental du Bas-Rhin, 2009.
Une prédominance de la voiture
Malgré de nombreuses rues s’appelant "de la gare", "du chemin de fer",
on ne recense aucune gare ou arrêt train dans les communes : le moyen
de déplacement privilégié et quasi unique pour se rendre sur son lieu
de travail, même pour les actifs résidents, est la voiture à 86 %. Ce taux
est tiré à la baisse par les actifs résidents (ceux qui habitent et travaillent
dans la même commune) : un peu plus de 1 personnes sur 2 s’y rendent
en voiture. Pour les autres, la marche reste le moyen privilégié avec les
deux roues.
La proportion des personnes utilisant la voiture monte à 93 % pour
ceux travaillant à l’extérieur. Haguenau capte une partie des actifs du
Hattgau et ce malgré une ligne de bus vers cette ville. La voiture reste
plus performante que les transports en commun.
Pour les actifs travaillant en Allemagne (environ 1 200 personnes), un
très petit nombre utilise les transports en commun pour s’y rendre,
probablement sous la forme d’un ramassage organisé par des entreprises.
Plus de 96 % se rendent à l’étranger en voiture alors que l’Allemagne
n’est distante que d’une quinzaine de kilomètres.
L’enjeu des déplacements va s’amplifier avec la volonté de croissance
démographique : si le nombre d’emplois ne suit pas la croissance de
population, si les zones d’emplois ne sont pas accessibles autrement
qu’en voiture, le poids de celle-ci ne cessera de croître.
En 2009, par exemple, on comptait près de 6.000 véhicules entre le ZA
Rothsmatt et l’entrée de Hatten et 5.300 véhicules dans la traversée
urbaine de Betschdorf dont l'emprise de la voirie est étroite.108 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Au niveau intercommunal
Les différents POS des communes du Hattgau comptent plus de 130 ha de
zones dédiées uniquement aux activités économiques. Plus exactement,
ces zones sont uniquement situées sur les bans de Betschdorf et Hatten.
La moitié des emplois sur le territoire sont situés dans ces zones.
Ces zones concentrent les activités générant les plus de nuisances par
rapport à la proximité des habitations.
Loc alisation des Zones d ’Ac tivités sur le territoire du Hattgau
(en violet)
IV.2 - 3 L’offre foncière d’activités
IV. 3 L’Offre Foncière sur le Hattgau109 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
À Betschdorf
UXa : entreprise Wienerberger, Tuilerie, insérée dans le village.
L’exploitation des sous-sols à l’arrière de l’usine est prévue pour une
vingtaine d’années encore, et cette date apparaît aujourd’hui comme
un maximum.
UXa : rue de la Sauer, très importante friche industrielle de 8 ha. Les
bâtiments sont en partie inutilisés, l’arrière sert de lieu de stockage.
UXb : principale zone d’activités de Betschdorf. Elle n’est que
partiellement remplie et elle présente un important potentiel d’accueil
(près d’une vingtaine d’hectares). Elle possède le désavantage d’être
relativement enclavée : il est nécessaire de traverser la commune de
Betschdorf par des rues pas forcément adaptées à cet usage pour y
accéder ou emprunter la route des Juifs vers Soufflenheim.
La zone INA2, qui offre encore 3,5 ha de potentiel. Néanmoins, compte
tenu de la situation de la zone UXb à l’arrière et du potentiel qu’offre ce
secteur pour accueillir d’autres fonctions, il n’est pas garanti que cette
zone soit reconduite à des fins d’activités.
Les surfaces proposées dans le cadre du SCoTAN apparaissent comme
proche de la réalité au regard du potentiel encore existant.
Le devenir de la friche est aussi un enjeu essentiel du PLU pour la
commune et même au-delà (programme mixte mêlant pépinière ou
hôtel d’entreprises, habitat, locaux d’activités artisanales et tertiaires...).
UXb
UXa
UXa
UXbi
INA2
En violet, les Zones d’Activités existantes.
INA2
extrait du POS.
Le potentiel foncier disponible dans la zone est encore important.110 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
À Hatten
Zones UX et INA2 : la zone industrielle de la Rothsmatt, occupe près de
60 ha.
Située le long de la RD28, à moins de 10 km de l’autoroute A35 (vers
Seltz), cette situation idéale a permis d’accueillir la plate-forme logistique
de Daimler (Striebig).
L’extension de cette zone est d’ores et déjà prévue. La commune de
Hatten a été retenue pour bénéficier de l'accompagnement du Bas
Rhin au titre du dispositif des plateformes départementales1. Le projet,
d’environ 50 ha, situé au niveau de la ZA de la Rothsmatt entre la RD28 et
la forêt de Haguenau reste encore à préciser. Le projet consiste à l’accueil
d’entreprises dédiées en priorité aux activités liées au développement
durable qui pourront bénéficier de la géothermie du secteur.
Ce site présente un intérêt particulier du fait de la possibilité d’accès à la
géothermie profonde. Dans ce contexte, la réalisation d’une Plate-Forme
Départementale d'Activité (PFDA) dédiée à des entreprises industrielles
ayant de forts besoins serait tout à fait envisageable.
Toutefois, le choix de s’engager dans un projet de PFDA relève de
l’échelon local. Au regard du projet proposé, le Département accepte ou
non la départementalisation de la future zone d’activités.
1 Le Département accompagne le développement de plates-formes départementales d’activités qui permettent l’accueil de nouvelles grandes entreprises industrielles ou logistiques. Depuis 1997, pour mieux articuler les différents types de zones d’activités, leurs complémentarités, leurs vocations respectives, etc. Le Département s’appuie sur un schéma d’organisation des zones d’activités structuré en 4 niveaux : les "plates-formes départementales d’activités industrielles ou logistiques" (niveaux III et IV) ; les "zones d’activités intercommunales" (niveau II) ; et les " zones artisanales d’intérêt local " (niveau I).
UX
INA2
INA2
L’extension de la zone d’activités de Hatten s’inscrit dans le cadre des plates formes départemen- tales du Conseil Départemental du Bas-Rhin. Plusieurs hypothèses d’agrandissement sont en cours de réflexion.
Pour le Département, si un projet de PFDA devait se développer sur
Hatten, celui-ci serait réalisé strictement à des fins d’accueil d’entreprises
industrielles en lien avec la géothermie profonde.111 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
A noter que la redistribution de la Taxe Professionnelle est fléchée dans le
cadre du maillage départemental sur l’ensemble du périmètre de l’ADEAN
(Association pour le DEveloppement de l’Alsace du Nord, correspondant
aux périmètres des SCoT BRN et Alsace du Nord) et concerne deux autres
plates-formes existantes ou en cours d’aménagement (Lauterbourg et
Brumath).
Pour permettre à d’autres entreprises de venir s’installer, il reste
une dizaine d’hectares dans la ZA de la Rothsmatt actuelle. Une
complémentarité semble d’ores et déjà avoir été trouvée avec la zone
de Betschdorf, notamment au niveau des tailles de parcelles qui seront
proposées (plus importantes à Hatten).
À la sortie de Hatten vers Rittershoffen, une zone INA2 avait été inscrite.
Elle accueille déjà une entreprise de matériel agricole, mais un espace
encore significatif reste libre. Elle accueil également depuis 2011 un
petit supermarché " Carrefour contact ". Une entreprise exerçant dans
l’automobile doit également s’implanter.
Ce sont autant d’éléments qui constituent l’amorce d’une zone artisanale
et commerciale, qui bénéficierait pleinement de sa situation sur l’axe le
plus fréquenté du territoire (RD 28/RD 243).112 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Éléments de réflexion
Sur les 120 ha des zones d’activités aménagées dans le territoire
du Hattgau (hors la friche à Betschdorf ), on recense un peu plus de
1.000 emplois. Si l’on retire les espaces encore disponibles, on arrive
approximativement à un ratio de 12 à 13 emplois à l’hectare.
Ce taux, s'il est relativement faible, malgré la présence de 3 importantes
entreprises s'explique par la présence d’une activité logistique.
Cependant, la création de réserves foncières par certaines entreprises est
nécessaire et il convient de préciser que le nombre d'emplois à l'hectare,
comme critère de sélection des entreprises destinées à s'implanter
en zones d'activités, n'est pas satisfaisant. D'une part parce que cette
variable est appelée à évoluer de façon imprévisible dans un sens ou
dans un autre, d'autre part parce que même si une entreprise ne crée
pas un nombre d'emplois significatif, sa contribution à une chaîne de
valeur économique peut être majeure. Dans ce cas, sa contribution à la
richesse du territoire doit être appréciée au-delà du seul critère relatif à
la création d'emplois
Une fois le potentiel clairement identifié sur chaque zone, une
appréciation du nombre potentiel d’emplois doit permettre d’apprécier
l’efficacité de l’utilisation foncière faite. Il semblerait que ce chiffre
devrait être proche des 500 emplois, chiffre qui permet de maintenir le
taux d’emplois à 0,5 avec une population d’environ 10.000 habitants.
Chaque "village", au sens du SCoTAN, (Aschbach, Oberroedern,
Rittershoffen et Stundwiller) a théoriquement la possibilité d'urbaniser
jusqu'à 2 ha de zones d’activités dans le cadre du SCoTAN. Le
développement de zones économiques dans les villages est possible à
condition qu'il réponde à un besoin local, de proximité.
"Le développement économique des villages répond aux besoins de la
population locale. Il s’appuie sur le développement et le renforcement des
services et des commerces de proximité, privilégiant l’emploi ou le réemploi
des surfaces urbanisées existantes. La taille des sites communaux à vocation
d’activités est limitée et proportionnelle à l’ancrage territorial des activités;
en tout état de cause elle ne saurait dépasser une superficie de 2 hectares
par village."1
Certains sites présentaient un intérêt par rapport à ce type d’implantation.
Par exemple, il avait été imaginé qu’une zone réservée aux commerces
aurait pu avoir un intérêt à l’entrée Ouest de Schwabwiller. En effet, sa
localisation proche de la RD263, lui offrant bonne visibilité et accessibilité
sans traverser une agglomération, rendait le site intéressant. Cependant
il a été décidé de ne pas poursuivre les réflexions sur de nouveaux
sites. Les surfaces d’extensions étant déjà importantes et la fonction
commerciale probablement plus pertinente au centre du territoire, à
Hatten, il semble important d’éviter les doublons.
De fait, aucun besoin n’est recensé par les communes concernées à
ce jour. De plus, afin de favoriser une armature d’activités cohérente
sur le Hattgau, il n’est pas envisagé de créer des surfaces uniquement
dédiées à de l’activité dans les communes de Aschbach, Oberroedern,
Rittershoffen et Stundwiller.
Par contre, il n’est pas du tout exclu que des activités, compatibles avec
l’habitat, s’implantent dans les zones d’extensions. Ceci afin de favoriser
des quartiers permettant d’envisager une mixité fonctionnelle à même
de limiter les déplacement et de créer de l’emploi en zone à priori
résidentielle.
1 Source : DOG du SCoTAN, p. 26.
IV.3 - 1 Les besoins113 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Légende
Projet de zone «AUx» du PLUi
Potentiel d’extension: 9,7 ha
-dont PDFA : 53,9 ha
Potentiel existant
Friches industrielles (en zones UX): 10,7 ha
«Dent creuse» existantes : 21,7 ha
Zone d’activités existantes
Somme des zones UX : 114 ha
Zone commerciale Hatten 3,4 ha
Carte préfigurant la redéfinition du zonage de la communauté de communes du Hattgau
Document de trav
12 rue Ehrmann
F-67000 STR ASBOURG
T. +33 (0)3 88 24 13 28
E. contac t@redd.fr
D oc ument du 23 mai 2011
Représentation c ar tographique des premiers éléments de projets de zones d ’ac tivités114 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les possibilités de développement économique
Le SCoTAN permet au territoire du Hattgau d'utiliser une enveloppe
foncière de 30 hectares pour son développement économique.
Actuellement, 21,2 hectares de foncier sont disponibles:
• 13 hectares de foncier sont disponibles dans la zone d'activités à
Betschdorf
• 8,2 hectares de foncier disponible dans la zone d'activité à Hatten
Ces secteurs encore libres seront urbaniser en priorité. Mais, il est
important d'anticiper les nouveaux besoins et de toujours garder des
possibilités de développement.
C'est pourquoi, il est projetté de créer environ 10,5 hectares (PFDA
comprise) supplémentaires de zones d'extensions sur le territoire :
• 54,4 hectares à Hatten (PFDA uniquement et à long terme -2AU-),
• 7,4 hectares à Betschdorf.
Au total, 28,6 hectares de foncier seront exploitables dans les années à
venir (hors PFDA).
Ce calcul ne tient pas compte des friches industrielles dont les surfaces
représentent près de 10 hectares.
Il s'agit de Cérabati et d'Élumatec à Betschdorf. La friche à Hatten, une
ancienne scierie fait déjà l'objet d'une recomposition urbaine2.
2 Un permis d'aménager a été accordé sur ce site le 19 décembre 2012 et un arrêté de la vente des lots a été pris le 18 mai 2015.
A ce jour, ce potentiel foncier et bâti étant incertain, en raison de l'état
de délaissement de ces friches, il n'est pas pris en compte dans les
possibilité de développement économique du territoire. Le pari de leur
re-mobilisation peut être vu comme un avantage supplémentaire.
Signalons, sur le site Cérabati à Betschdorf qu'une étude "d'opportunité
et de faisabilité" a été menée en 2012 par la Communauté de Communes
concernant la requalification de la friche3.
3 Étude réalisée par l'Atelier Villes et Paysages du 4 septembre 2012.115 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
V. F o r m e s u r b a i n e s e t é t a l e m e n t u r b a i n116 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5117 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les villages du Hattgau sont marqués par la répétition d’une forme
traditionnelle d’exploitation agricole, disposée en "L" :
• cour ouverte sur la rue ;
• habitation sur l’un des côtés de la cour, en limite séparative et avec
pignon sur rue et faîtage perpendiculaire à la rue ;
• dépendance agricole (étable / grange) au fond de la cour, avec ligne
de faîtage parallèle à la rue ;
• petite dépendance de faible épaisseur reliant la maison d’habitation
et la grange ;
• les fermes voisines sont généralement séparées par une étroite
venelle, généralement en impasse, typique de la tradition locale
alsacienne : le "schlupf".
Les constructions les plus anciennes sont en structure bois / torchis
apparente (colombages), mais la plupart notamment celles construites
à partir du milieu du XIXe siècle sont en briques.
Les constructions ont des volumes simples, et sont généralement peu
ornementées.
Aujourd’hui, la plupart de ces propriétés n’ont plus de fonction agricole
et sont notoirement sous-occupées. Faute d’entretien, les dépendances
agricoles commencent à se dégrader, ce qui pose dès à présent la
question de la conservation de ce patrimoine.
V. 1 Une forme urbaine caractéristique
V.1 - 1 La ferme caractéristique des villages du Hattgau118 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
La figure de la ferme en "L" se répète par dizaines le long des rues des
villages, ce qui leur confère une identité forte.
L’alternance des pignons et des cours, en particulier, donne au paysage
urbain un rythme caractéristique, ainsi qu’une très grande homogénéité,
d’un bout à l’autre du village.
Des constructions récentes ont commencé à s’implanter en rupture avec
ce mode d’agencement traditionnel. Elles montrent que ce modèle - lié
à un mode de vie rural traditionnel - ne correspond plus au mode de vie
actuel.
Afin de conserver durablement cette forme - basée sur la répétition
d’une figure simple -, les règles d’urbanisme devront être penser en
conséquence.
V.1 - 2 L’aspect des rues anciennes des villages119 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
De la même manière qu’elle donne aux rues des villages leur identité, la
forme des fermes traditionnelles donne aux silhouettes des villages leur
aspect caractéristique.
La " façade villageoise " typique est constituée d’un alignement presque
continu, formé par l’arrière des dépendances agricoles, sur lequel se
détache le clocher.
Entre cette façade urbaine et le milieu naturel ou agricole se trouve dans
la majorité des cas des vergers qui marquent la transition entre espace
ouvert et village.
V.1 - 3 L’aspect caractéristique des silhouettes des villages120 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
A schbach Betschdor f
Source : CC Hattgau, photo www.leuropevueduciel.com Source : CC Hattgau, photo www.leuropevueduciel.com121 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Hatten Oberroedern
Source : CC Hattgau, photo www.leuropevueduciel.com Source : CC Hattgau, photo www.leuropevueduciel.com122 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Source : CC Hattgau, photo www.leuropevueduciel.com Source : CC Hattgau, photo www.leuropevueduciel.com
R ittershoffen S tund willer123 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Certains propriétaires ont entrepris de réhabiliter les anciennes
dépendances agricoles, montrant ainsi qu’un réel potentiel existe.
Ces opérations méritent évidemment d’être saluées et
encouragées. Néanmoins, si l’on se place dans la perspective
d’une "généralisation" des réhabilitations de granges, certaines
questions se posent :
• l’impact sur la sécurité routière, par la multiplication des
entrées-sorties de voitures sur la rue principale (chaque cour
se transformant en un stationnement pour 3 à 5 voitures),
• l’amenée des viabilités au fond de chaque cour : si chacun
gère cette question de manière individuelle sans se soucier de
ce que fait le voisin, on va multiplier inutilement les linéaires
de réseau ...
• à terme, de nombreuses propriétés vont se scinder, générant
des situations complexes potentiellement génératrices de
conflits (droits de passages, servitudes pour le passage de
réseaux etc...).
Les communes pourront choisir d’en faire leur mode de
développement privilégié.
Auquel cas, des solutions peuvent être envisagées, afin :
• de susciter et de faciliter les projets de propriétaires,
• d’anticiper et de gérer correctement les conséquences pour
la collectivité,
• de valoriser et de préserver durablement les formes urbaines
patrimoniales des villages, tout en évitant l’étalement urbain.
Deuxième rang
V. 2 Comment conserver et valoriser ce patrimoine ?
V.2 - 1 Des interventions spontanées des propriétaires124 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Poteau - poutre Reprise de fondation en sous-oeuvre Pose des réseaux
Intérieur d’une grange à Oberroedern
Dalle intermédiaire
L’intervention peut constituer en une réhabilitation des
volumes existants, qui est en général plutôt assimilable
à une rénovation lourde car tout est à reprendre, voire à
créer de toutes pièces :
• structures porteuses ;
• planchers ;
• réseaux ...
Les volumes anciens peuvent être investis partiellement
ou en totalité, partagés avec des garages ou transformés
intégralement en habitations, etc.125 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Reconstruction / substitution
Dans certains cas, une nouvelle construction se substitue
purement et simplement à l’ancienne.
Nonobstant l’architecture de la construction nouvelle,
qui peut dialoguer de manière plus ou moins heureuse
avec les constructions avoisinantes, cette solution reste
préférable à une implantation faite sans aucune relation
avec la logique traditionnelle du village.
Maison d’habitation reconstruite à l’emplacement d’une grange à Oberroedern
Maison implantée selon une logique pavillonnaire, dans le village ancien
d’Oberroedern.126 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Pour déterminer ce qu’il est possible de faire
"collectivement", il faut considérer plusieurs critères :
• la topographie;
• la desserte par les réseaux;
• la structure du parcellaire et - en particulier - s’il
y a des voies publique d’accès en arrière des
granges...
En fonction de ces trois critères, on peut déterminer
dans quelle mesure il vaut mieux :
• se contenter d’encourager et d’encadrer les
projets des particuliers ;
• organiser l’aménagement de certains secteurs
afin d’optimiser les possibilités de réhabiliter et/
ou de construire. Créer de nouvelles voies, des
stationnements, des réseaux, etc.
L’élaboration du PLU est par excellence le bon
moment pour faire ce travail de reconnaissance, afin
de faire se rejoindre toute une série d’enjeux :
• la production de logements ;
• la mise en valeur du patrimoine ;
• l’amélioration du "fonctionnement urbain" de la
commune...
V.2 - 2 L’importance des conditions locales127 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Afin de tenter d’évaluer le potentiel résidant dans la réhabilitation
des dépendances agricoles, nous avons pris comme étude de cas
Oberroedern.
V.2 - 3 Une étude de cas dans le Hattgau : Oberroedern
Un travail de terrain à permis d’identifier et recenser les bâtiments
d’habitation existant (en orange), ceux qui ont déjà été réhabilités (en
jaune) et les granges qui ne sont plus exploitées à des fins agricoles.
Légende
logements existants
anciennes dépendances agricoles réhabilitées en logements,
anciennes dépendances agricoles désaffectées ou sous-utilisées
OBERROEDERN - 480 hab (2006)
Potentiel habitable dans l'existant
Granges, dépendances en second rang
Surface d'emprise totale (m2) 11307
SHON de 19222
à 24027
Nombre de logements potentiels de 240
à 300128 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
En théorie, si toutes les dépendances agricoles étaient réhabilitées en
logements, on pourrait très largement doubler la population du village
sans construire une seule habitation nouvelle hors du village.
Dans ce cas:
• 100% du potentiel en création de logements permettrait de créer
entre 240 et 300 logement;
• Soit, à raison de 2,55 hab/logt, une population nouvelle de 610 à 760
habitant.
S’il est évident qu’il n’y aura pas 250 logements construit l’horizon de
10/15 ans, cette simulation a pour effet de montrer qu’une réserve de
logements très importante existe à Oberroedern, et très probablement
dans toutes les agglomérations du Hattgau.
OBERROEDERN - 480 hab (2006)
Potentiel habitable dans l'existant
Granges, dépendances en second rang
Surface d'emprise totale (m2) 11307
SHON de 19222
à 24027
Nombre de logements potentiels de 240
à 300
OBERROEDERN - 510 habitants (RP 2008) 10 % de ce potentiel, représentant 3 à 4 granges réhabilitées permettent d’envisager dans ce cas la réalisation d’une vingtaine de logements et d’accueillir plus d’une cinquantaine d’habitants.
Il est inévitable qu’une partie des corps de ferme actuels se transforment
en logements et/ou en activités dans les années à venir, au regard de la
tendance actuelle (notamment à Stundwiller), mais également du statut
des occupants, des cas de successions, etc.129 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Cas 1: accès possible uniquement par l’avant
Pas de chemin en arrière de la propriété ; en cas
d’aménagement de logement dans l’ancienne
dépendance agricole :
• l’accès doit se faire par l’avant,
• les réseaux doivent passer par la cour
commune,
• le stationnement doit s’organiser autour de
la cour commune (soit au rez-de-chaussée
de l’ancienne grange, soit en utilisant
l’ancienne dépendance sur limite).
Les logements neufs doivent soit valoriser
les volumes bâtis existants de la grange, soit
s’y substituer plus ou moins, de manière à
conserver la cohérence de la forme d’ensemble.
Les trois configurations rencontrées à Oberroedern130 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Cas 2: accès également possible par l’arrière
... sans viabilités
Un chemin existe en arrière de la propriété mais ne comporte pas de viabilités ; en cas d’aménagement de logement dans l’ancienne dépendance agricole :
• l’accès automobile et le stationnement peuvent se gérer par l’arrière, de manière indépendante des constructions de l’avant ;
• les réseaux doivent passer par la cour commune.
Les logements neufs doivent soit valoriser les volumes bâtis existants de la grange, soit s’y substituer plus ou moins, de manière à conserver la cohérence de la forme d’ensemble. Cette situation offre davantage de souplesse pour développer des projets comportant plusieurs logements, et bien gérer la question du stationnement.
Dans cette même configuration, il peut être intéressant d’envisager le report des garages de l’autre côté de la voie, ce qui :
• dégage de l’espace sur la parcelle
• crée une "appropriation" du chemin par les riverains ; le chemin devient comme une "cour partagée" ...
Ce système est utilisé dans certains projets urbains contemporains. Il implique de réaliser des garages "ajourés", laissant des transparences visuelles, dans l’esprit des petites dépendances agricoles d’autrefois.131 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
... avec viabilités
Un chemin viabilisé existe en arrière de la propriété :
• l’aménagement de la dépendance agricole peut
se gérer de manière totalement indépendante
des autres constructions de la propriété ;
• des constructions neuves peuvent également
s’édifier de l’autre côté de la rue.
Les logements neufs doivent soit valoriser les
volumes bâtis existants de la grange, soit s’y
substituer plus ou moins, de manière à conserver la
cohérence de la forme d’ensemble.
Les constructions neuves en vis-à-vis devraient
également observer des logiques d’implantation
similaires (accolement, pignon parallèle à la rue),
afin de préserver la "silhouette" du village.132 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Ce que l’on peut faire dans le cadre de démarches communales d’aménagement
Aménager un chemin en arrière d’un alignement de fermes anciennes
facilite énormément la réalisation de projets et permet ainsi de
développer le potentiel lié à la réhabilitation des granges.
Des outils sont disponibles (emplacement réservé, Association
Foncière Urbaine...). Par contre, il est préférable d’avoir une adhésion
des riverains au projet.
La structure du parcellaire est un critère déterminant dans la
faisabilité.
Type 1
Type 2
Type 3133 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
A Oberroedern, le "doublement" de la rue principale côté sud
pourrait faciliter la valorisation du potentiel des dépendances
anciennes.
Ce doublement ne se traduirait pas forcément par une "rue"
continue, avec un gabarit routier ; elle pourrait se réaliser :
• par des voies étroites,
• dimensionnées pour permettre seulement la desserte des
riverains,
• aménagées de manière "rustique", dans l’esprit de chemins
ruraux,
• disposées en "boucles", de manière à décourager le passage
de transit et à obliger à rouler au pas, etc.
Type 1
Type 2
Type 3134 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Réaliser un aménagement cohérent nécessite d’encadrer l’implantation
et la volumétrie des constructions nouvelles.
Le village-rue, structure dominante dans le Hattgau, ne peut être
pérennisé que par la mise en place de règles cadres. Quelle que soit
la configuration, si l’on veut conserver les caractéristiques de la forme
urbaine des villages, il est indispensable de maîtriser l’implantation et la
volumétrie générale des constructions nouvelles.
Cela peut être géré par le règlement du PLU, complété la cas échéant
par des règles graphiques, et des Orientations d’Aménagement et de
Programmation (OAP).
La conservation de la forme d’ensemble du village est beaucoup plus
importante que les détails d’architecture et de matériaux, même si l’on
peut souhaiter, en l’occurrence, que les rénovations et les constructions
neuves s’inscrivent avec sobriété dans le contexte existant.
Au coeur de l’attractivité touristique, les élus peuvent appréhender les
cœurs villageois de différentes manières. Entre la " mise sous cloche " et
la liberté totale, l’éventail des possibilités est très important en terme
de protection du patrimoine bâti. Le règlement et le plan de règlement
veilleront à proposer un équilibre entre maintien de la forme urbaine
(alignement, gabarits,...) et la liberté permettant aux personnes le
souhaitant de faire évoluer leur bâtiment.
Les vieilles bâtisses sont en effet généralement coûteuses à entretenir et
pas toujours adaptées aux exigences des modes de vie actuels ou d’une
architecture bioclimatique. Il conviendra donc d’encadrer ce qui mérite
d’être préservé (la forme urbaine des bâtiments donnant sur l’espace
public) et d’être plus " permissif " sur le reste afin de permettre aux villages
de se renouveler de l’intérieur, avec les évidentes retombées positives
en terme d’économie du foncier, de coût des réseaux à entretenir, de
limitation des déplacements...
V.2 - 4 Une démarche communale de développement135 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
A partir des années 70 mais surtout 80 et 90, l’ensemble des villages se
sont fortement développés, essentiellement sous forme de lotissement
(développement organisé), mais aussi à certains endroits par une
urbanisation plus diffuse et du remplissage.
Sans vision d’aménagement d’ensemble, le remplissage urbain, de
parcelles vides en agglomération a généré une urbanisation peu dense.
Ce remplissage au coup par coup participe à "gaspiller" un foncier intra-
muros de plus en plus précieux.
Depuis 20 ans, le Hattgau a vu, comme la quasi totalité des communes
alsacienne, apparaître une nouvelle mutation du lotissement
pavillonnaire, sous l’effet de la raréfaction et du renchérissement du
foncier :
• la taille des parcelles tend à se réduire fortement pour atteindre
environ 5 ares, voire moins : la forme se rapproche de plus en plus
du carré...
• très souvent, la conservation des règles de prospects habituelles
(reculs de 3 à 5 m par rapport à l’alignement et aux limites
séparatives) positionne la maison au centre de la parcelle, et ne laisse
que d’étroites marges de recul tout autour de celle-ci ; les jardins ne
sont dorénavant plus synonymes d’intimité et il n’y a plus de place
que pour les constructions annexes. La partie la plus sacrifiée par la
diminution de la taille des parcelles est l’arrière des parcelles.
• le manque de place et le refus de construire sur limite a
"naturellement" positionné le garage sous la maison.
Les exemples de lotissements récents, d’Aschbach Stundwiller ou Oberroedern accordent une place considérable à l’automobile dans les espaces publics. Aires de jeux, placettes, etc, sont "sacrifiées", souvent pour des raisons économiques et cela se traduit par des espaces où la rela- tion de voisinage est difficile et le mieux vivre ensemble oublié..
V. 3 Les formes urbaines plus récentes et leurs impacts
V.3 - 1 Les lotissements136 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
L’habitat intermédiaire1, dont fait partie la maison jumelée est encore
très rare sur le territoire. Même si dans les opérations les plus récentes
(par exemple dans le lotissement Sud à Stundwiller), quelques unes sont
visibles, preuve que le besoin existe tout de même.
La question que pose principalement ce type de lotissements, dans le
cadre d’une planification urbaine sur un "temps long" reste la possibilité
d’évolution de ces constructions dans le futur. Deux grandes lignes se
dégagent : l’agrandissement / l’extension ou la construction d’annexes...
Il est important de définir la manière d’utiliser au mieux des parcelles
contraintes par leurs tailles mais également par une implantation de
maison majoritairement positionnée en plein milieu du terrain...
1 Le concept d’habitat intermédiaire désigne un habitat " intermédiaire " entre la maison individuelle et le collectif. Il à pour objectif de donner à l’habitat collectif l’allure et certains avantages de la maison individuelle ou, inversement, de penser le groupement des logements individuels de façon à approcher les densités du logement collectif.
...ou la construction en second rang ?
Q uelles possibilités d ’évolution ?
l’extension...
V.3 - 2 Une nécessaire diversification de l’habitat137 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Légende
avant_1960
1960-2000
APRÈS 2000
La réalité de l’avancée de l’urbanisation...
+ 200 ha : c’est évolution de l’emprise bâtie à usage d’habitat depuis
les années 60
La consommation foncière est le corollaire de la densité. Pour réellement
mesurer l’impact des différentes vagues d’extensions qu’a connu la
commune, il est intéressant de mesurer la surface consommée par les
constructions sur des espaces agricoles, des vergers, etc.
Légende
avant_1960
1960-2000
APRÈS 2000
V. 4 L’étalement urbain
avant 1960
1960 - 2000
après 2000
V.4 - 1 Un constat sur la consommation foncière
LÉGENDE138 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
1970 : 6.500 habitants
sur 175 hectares
2010 : 8.500 habitants
sur 385 hectares
Croissance de population :
+ 30 %
Croissance des
zones urbanisées :
+ 120 %
Le tableau ci-dessous présente les évolutions comparées de la croissance
de la population et la croissance urbaine à vocation d’habitat1.
Période Superficie des
extensions
(en ha)
Croissance en % de la
partie urbanisée
Croissance
comparée de la
population
Village avant années 70 175
Années 1970 à 2000 190 + 108 + 23 %
Depuis 2000 20 + 6 + 6,5 %
Au final, la surface bâtie du village a plus que doublée (multipliée par
2,2) depuis les années 60 / 70, alors que la population n’a augmenté que
de 30 %.
On peut constater que sont surtout les décennies 60, 70 et 80 qui
ont été très fortement consommatrices de foncier, avec 190 ha de
terrains urbanisés, soit une moyenne de près d'environ 1 ha par an
par commune. Le rythme s’est quelque peu ralenti depuis les années
2000. Sur le Hattgau, ce sont environ 5 hectares qui sont consommés
annuellement.
La réduction significative de la taille des terrains et la progression de
construction de logements collectifs dans les années 90 expliquent en
partie cette diminution.
La progression de la "tâche urbaine" ne se traduit pas par une
progression démographique proportionnelle, la question de l’efficacité
de l’utilisation foncière se pose pour le futur...
1 Les surfaces urbaines prises en considération dans ce calcul comprennent le tissu d'habitat ainsi que les équipements compris dans le tissu urbain villageois, tels mairie, bibliothèque, école, etc. Ne sont pas comprises les grandes emprises à vocation spécialisées, du type zone d'activité (ex. ZI du "Bannholz" à Betschdorf ou "Striebig" Hatten), ou terrains de sports et loisirs.
V.4 - 2 Une situation qui n’est plus soutenable...139 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le tableau ci-dessous présente les consommation foncière dans
chacune des commune du Hattgau depuis 20021.
Commune Superficie urbanisée
(en ha)
Densité moyenne
(en logts/ha)
Betschdorf 8,7 13,5
Hatten 5,9 13,5
Rittershoffen 2,4 10
Aschbach 6,9 7,5
Oberroedern 2,6 12,5
Stundwiller 3,7 11,5
TOTAL 30,2 11,5
On peut constater que, sur une période de 10 ans, se sont au moins
30 hectares de foncier qui on été urbanisé à des fins d'habitat sur le
territoire du Hattgau.
De plus, si l'on croise ces données avec les densités moyenne d'habitat
pratiquées sur ces terrains urbanisés, on constate qu'elles restent faible :
de l'ordre de 11,5 logement par hectare en moyenne.
1 Les surfaces urbanisées prises en considération dans ce calcul et les plans sont issues des données transmises par les communes (permis d'aménager, permis de construire, etc.).
V.4 - 3 La consommation foncière depuis 2002
Les densités varient entre 7,5 et 13,5 logements par hectares. Sans
surprise, se sont les communes de Hatten et Betschdorf qui présentent
les densités les plus importantes. La commune d'Aschbach voit sa
moyenne s'établir à 7,5 logements par hectare du fait qu'une part
importante de l'urbanisation s'est faite de façon spontanée, sous forme
permis de construire de maisons individuelles.
Si l'on observe les aménagements récents, tel celui de Schwabwiller
par exemple, on constate que les communes commencent à amorcer
une meilleur utilisation du foncier, puisque les derniers lotissements se
réalisent avec des densité proche de 14 voir 15 logements par hectare.
Ainsi l'enjeux sur le territoire et de consommer moins de foncier, sur
une période plus longue, d'au moins 15 années, avec des densités
nettement plus importantes que celles pratiquées à ce jour sur le
territoire.140 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Urbanisation de Betschdor f141 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Urbanisation de R ittershoffen et Hatten142 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Fossé
Fossé
Fossé
Fossé
Fossé
(Ruisseau)
Dorfgraben
Fossé
Fossé
Dorfgraben
( Ruisseau )
Dorfgraben
Fossé
Fossé
Dorfgraben
Dorfgraben
( Ruisseau )
commun
Fossé
Fossé
Fossé
Fossé
Fossé
Fossé
dit
Seebaechel
Fossé
Fossé
Fossé Fossé
Urbanisation de des villages de A schbach, Oberroedern et S tund willer143 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les principes pris en compte pour trouver les équilibres de
développement entre les communes
Nous proposons les critères prioritaires suivants (qui peuvent se cumuler
ou non, selon les cas) :
1. par principe, une répartition permettant à chaque commune
d’assurer le maintien de sa population actuelle,
2. le maintien de secteurs dont l’aménagement permettrait de corriger
certains dysfonctionnements existant dans la commune (par
exemple améliorer la circulation en créant des maillages nouveaux,
"rattraper" une entrée de ville disgracieuse, etc.),
3. le maintien de secteurs dont l’aménagement peut être maîtrisé et
planifié par la collectivité (soit directement parce qu’elle détient le
foncier, soit indirectement),
A contrario, on pourrait envisager le reclassement en zones naturelles
ou agricoles protégées :
• des secteurs difficiles d’accès, dont l’aménagement soulève des
difficultés techniques disproportionnées,
• des secteurs dont le morcellement foncier rend un aménagement
d’ensemble "spontané" par les propriétaires hautement improbable,
et où par ailleurs une intervention forte de la collectivité pour
maîtriser le foncier ne se justifie pas.
Il est cependant évident que le volume des surfaces inscrites aujourd’hui
dans les POS et les Cartes Communales est très, voire trop, important
d’une part, mais aussi inéquitablement réparti.
Poursuivre dans le tout individuel reviendrait :
• à ne pas répondre aux besoins de nombreux habitants du Hattgau,
• à ne pas répondre aux besoins de nouveaux arrivants,
• à menacer les structures scolaires,
• consommer 30 à 40 % de foncier supplémentaire.
Introduire 30 % de logements collectifs dans les constructions des
prochaines années rééquilibrerait très progressivement l’offre à l’échelle
du territoire (l’habitat collectif passerait de 16 % à 20 % du total des
logements).
Même en réalisant 100 % des constructions sous forme de collectifs,
le chiffre arriverait à terme à 35 %. L’inertie est importante et l’habitat
individuel répond encore à un besoin dans le Hattgau. Il n’est donc pas
question de l’interdire, mais plutôt de le compléter par d’autres formes,
le collectif mais aussi l’habitat intermédiaire, forme bien adaptée à des
communes rurales.
V. 5 Estimation des besoins fonciers
V.5 - 1 Trouver une corrélation entre les besoins en logements et la consommation foncière144 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Maintenir la population
Avant d'évaluer les besoins en terme
de foncier, il faut tout d'abord estimer
le nombre de logement à créer pour
le simple maintien de la population en
raison de la dé-cohabitation des ménages.
Afin d'arriver au plus juste, l'estimation
a été faite commune par commune
en ajustant la taille des ménages de
chacune.1
Pour maintenir la population à 8.604
habitants en 2030, le territoire du Hattgau
devra créer 509 logements.
1 Au chapitre II nous affichons un besoin de 509
logements pour le maintien de la population. Il s'agit
du résultat correspondant au besoin de l'ensemble du
territoire si l'on affecte la même taille des ménages à
toutes les communes. Ici, le calcul est plus fin, il est fait
par commune, d'ou une différence dans les résultats.
Pour la question de la projection de taille des ménages en
2030 se reporter à l'explication III.1-3.
La population si aucune construction n'est réalisée est
calculée en fonction de la population actuelle et de la
diminution de la taille des ménage année par année
projetée.
Nombre de logements à créer par communes pour le maintien de sa population
Nombre de logements à créer pour l'intercommunalité pour le maintien de sa population
HATTEN 1 965 818 2,40 1646 2,01 159
BETSCHDORF 4 072 1603 2,54 3764 2,35 131
RITTERSHOFFEN 903 366 2,47 770 2,11 63
ASCHBACH 655 230 2,85 532 2,31 53
Logements
supplémentaires
pour le maintien
de la population
Population
communale
(RGP 2009)
Nombre de
résidences
principales
Taille des
ménages
2009
Taille des
ménages
2030
Population sans
aucune
construction
2030
HATTGAU 8 604 3 399 2,53 7 483 2,2 509
HATTEN 1 965 818 2,40 1646 2,01 159
BETSCHDORF 4 072 1603 2,54 3764 2,35 131
RITTERSHOFFEN 903 366 2,47 770 2,11 63
ASCHBACH 655 230 2,85 532 2,31 53
STUNDWILLER 490 188 2,61 470 2,5 8
OBERROEDERN 519 194 2,68 456 2,35 23
Total 8 604 3 399 7 638 437
Logements
supplémentaires
pour le maintien
de la population
Population
communale
(RGP 2009)
Nombre de
résidences
principales
Taille des
ménages
2009
Taille des
ménages
prévue en
2030
Population sans
aucune
construction
2030145 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le renforcement du bipôle Betschdorf-Hatten
Le tableau ci-contre met en avant la volonté du territoire de
renforcer démographiquement son bipôle.
Une croissance potentielle plus élevée est affectée à Hatten
et Betschdorf. En effet dans la projection théorique, Hatten
et Betschdorf pourront croître de près de 15 % d'ici 2030,
alors que les "villages" (au sens SCoTAN) de 7 %.
Ces deux communes présentent des éléments de centralités
importants : concentration notables de commerces et de
services de proximité.
Ces centralités reposent sur une fréquentation venant de
tout le territoire du Hattgau. Il est important de les conforter,
mais il n’est pas nécessaire pour cela de "construire juste à
côté". L’essentiel est de conforter leur accessibilité depuis
les autres communes du Hattgau.
À Rittershoffen se maintient un fragile tissu de petits
commerces de proximité. La survie de ces commerces
dépend peut-être davantage d’une fréquentation de
"proximité" ; elle pourrait donc se trouver confortée par le
développement de l’habitat.
Un chiffre à retenir : en moyenne 100 logements
permettent de faire fonctionner 70 m2 de commerce de
détail. Si l’on ramène ce chiffre à l’objectif de construction
de logement que se fixent les communes du Hattgau, qui
s’élève à 900 logements, l’apport de population permettrait
théoriquement de faire fonctionner 630 m2 de commerce
de détails.
Nombre de logements " théoriques" nécessaire pour le maintien et le développe - ment démographique 1
La croissance affecté au Hattgau est de 0,7% par an. En effet, entre 1999 et 2009 la croissance moyenne annuelle était d’environ 1%, cette croissance correspondant à la période "d’avant crise". Les communes du Hattgau ont fait le choix de minorer cette croissance, en se fixant un objectif de croissance plus probable de 0,7% par an d'ici 2030.
Une telle croissance permettra néanmoins de renforcer le Hattgau dans le territoire de l’Alsace du Nord.
1 La croissance correspond à une croissance moyenne, à l'échelle du Hattgau, de 0,7% par an. La croissance de l'année "N" étant répercutée sur l'année "N+1", la croissance globale n'est pas la simple addition de la croissance annuelle sur la période donnée. La croissance est calculée par "incrémentation" , c'est-à-dire par adjonctions successives d'incréments de la variable de croissance.
HATTEN 0,8% 14,5% 2250 285 142 301
BETSCHDORF 0,8% 14,5% 4663 591 251 382
RITTERSHOFFEN 0,4% 7,0% 966 63 30 93
ASCHBACH 0,4% 7,0% 701 46 20 73
STUNDWILLER 0,4% 7,0% 524 34 14 22
OBERROEDERN 0,4% 7,0% 555 36 16 39
HATTGAU 12,3% 9 660 1 056 472 909
Croissance
affectéed'ici
2030
Population en
2030
Croissance
annuelle affectée
Population
supplémentaire
attendue
Logements
nécessaires au
développement
démographique
Logments
nécessaires au
maintien et au
développement146 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
À l’échelle des 6 communes du
Hattgau, pour assurer un objectif
d’équilibre théorique de 9.700
habitants en 2030 :
Plus de 900 logements à créer dont
500 pour le simple maintien de la
population et environ 400 pour le
développement démographique
Il est possible de créer un minimum
de 350 logements en intramuros.
En raison de leur statut de bipôle,
Hatten et Betschdorf doivent
appliquer une densité minimale
de 20 logements à l'hectare contre
12 logements à l'hectare pour les
villages.
En appliquant ces densités aux
besoins des communes, il apparaît
une surface nécessaire totale de près
de 31 hectares pour l'ensemble des
communes du Hattgau.
Besoins foncier " théoriques" nécessaire par communes pour le maintien et le développement démo - graphique
HATTEN 1,2% 22% 2410 435 208 333
BETSCHDORF 1,2% 22% 4881 880 381 549
RITTERSHOFFEN 0,6% 10,0% 1003 91 42 88
ASCHBACH 0,6% 10,0% 734 67 27 65
STUNDWILLER 0,6% 10,0% 518 47 20 39
OBERROEDERN 0,6% 10,0% 561 51 21 45
Croissance affectée
sur 15 ans Population en 2025
Croissance
annuelle affectée
Population
supplémentaire
attendue
Logements
nécessaires au
développement
démographique
Logments
nécessaires au
maintien et au
développement
HATTGAU 18,4% 10107 1571 699 1119
301 31 12 28 230 11,5
382 71 32 33 246 12,3
93 24 9 29 31 2,6
73 17 3 16 37 3,1
22 11 6 16 -11 0,0
39 11 3 14 11 0,9
909 165 65 136 543 30,3
20
12
Potentiel
intramuros
éstimé
Nombre de
logements à
créer dans les
granges
réhabilitables
Surface
nécessaire
(en ha)
Nombre de
logements
vacants
mobilisables
Densité
SCoTAN
(logt/ha)
Nombre de
logements en
potentiel
intramuros
(60%)
Logments
nécessaires au
maintien et au
développement
N.B. Les densités du SCoTAN appliquées ici sont celles en vigueur à la date 21 I 10 I 2015147 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les communes du Hattgau ont réussi
à contenir la totalité de ses surfaces à
ouvrir à l'urbanisation en dessous de
29 hectares.
Le besoin d'ensemble est respecté,
néanmoins le bilan par commune est
forcément plus "inégale".
Par exemple, la commune de
Hatten, plus "vertueuse" n'utilise
pas entièrement ses possibilités
de développement, ce qui
permet de compenser en partie la
"gourmandise" des villages.
Le choix de répartition "interne"
des zones à urbaniser retenu sur le
territoire est entièrement assumé
par les 6 communes du Hattgau.
Les communes ont acceptées
le principe d'un lissage et d'une
redistribution des zones.
Comparaison entre le besoin " théorique "identifié et les choix des élus
HATTEN 1,2% 22% 2410 435 208 333
BETSCHDORF 1,2% 22% 4881 880 381 549
RITTERSHOFFEN 0,6% 10,0% 1003 91 42 88
ASCHBACH 0,6% 10,0% 734 67 27 65
STUNDWILLER 0,6% 10,0% 518 47 20 39
OBERROEDERN 0,6% 10,0% 561 51 21 45
Croissance affectée
sur 15 ans Population en 2025
Croissance
annuelle affectée
Population
supplémentaire
attendue
Logements
nécessaires au
développement
démographique
Logments
nécessaires au
maintien et au
développement
HATTGAU 18,4% 10107 1571 699 1119
Il convient également de préciser qu'un "phasage" réglementaire de l'ouverture à l'urbanisation est prévu. En effet sur les 28,4 hectares prévu pour développer principalement l'habitat, on peut distinguer :
• 17,6 hectares qui seront urbanisables à court terme et moyen terme (IAU), soit 62 % des zone "AU";
• 10,6 hectares à long termes (IIAU), soit 37 % des zone "AU".
IAU IIAU total Logements potentiels
11,5 2,7 3,3 6,0 120 5,5
12,3 10,7 5,3 16,0 321 -3,7
2,6 1,1 0,6 1,7 20 0,9
3,1 1,2 0,0 1,2 14 1,9
0,0 1,4 0,0 1,4 17 -1,4
0,9 0,6 1,3 1,9 23 -1,0
30,3 17,6 10,6 28,2 514 2,2
Différence
Surface
nécessaire
(en ha)
Surfaces futures en zone "AU" du PLU (en ha)148 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Il convient de préciser ce tableau en précisant qu'une part importante de
ces surfaces, près d'une quinzaine d'hectares, permet une valorisation
du potentiel foncier intramuros.
En effet sur les 28,2 hectares de zones à urbaniser (I et IIAU), il convient
de noter que:
• 13,9 hectares, soit 49%, sont des emprises foncière qui sont
contenue dans le "périmètre urbain" des communes;
• 14,3 hectares, peuvent être considéré comme des extensions
d'agglomération.
La localisation des ces zones dans l'enveloppe urbaine est importante.
En effet il semblait plus opportun d'envisager une urbanisation en
agglomération, afin notamment d'économiser le foncier agricole et
naturel et de limiter le coût en terme de mise en place de réseaux.
Cependant, il convient de noter que ce sont, dans la plupart, des cas
des zones où la "rétention foncière" est importante (de 40 à plus de
80%), ce qui rend le caractère opérationnel incertain, mais permet
néanmoins de préserver un potentiel constructible dans les villages.
A titre d'exemple :
A BETSCHDORF, la commune a choisi de valoriser un secteur prairial entre
la Vieille rue et la rue de la Poste. La surface du secteur est d’environ 3,5
hectares. Cette surface ne sera pas "grignotée" sur de nouvelles terres
agricoles. Sa localisation est idéale car proche du pôle d’équipements et
pôle commercial de BETSCHDORF.
A HATTEN, deux secteurs intramuros sont valorisés. Il s’agit de l’îlot vert
entre la rue Neuve, la rue des Seigneurs et la rue des Jardins d’une surface
de près de 4 hectares (IIAU) et de la "dernière tranche" du lotissement
autour du musé de l'Abris.
A ASCHBACH, l’implantation d’une zone à urbaniser en partie nord de
l'agglomération, dans le prolongement de la rue des Lilas, correspond
à la "terminaison" d'un lotissement dont cette zone faisait partie. Cette
zone, sur du foncier communale permettrais de boucler la voirie et de
compléter le village.
A RITTERSHOFFEN, à l’arrière de l’église catholique de se trouve un
secteur libre d’environ 1 hectare, dont la valorisation permettra la
création de logement à proximité des équipements de structurants de
la commune.149 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Variations possibles des besoins des sur faces à ouvrir à l'urbanisation dans le territoire du Hattgau à l ’horizon 2030
Exemple de répartition Individuel Intermédiaire Collectif
Soit une
densité de
(en logts/ha)
densité de
logement voirie
comprise
hyp. A 20 40 40 33 23
hyp. B 34 33 33 28 20
hyp. C 30 40 30 29 20
hyp. D 40 40 20 26 18
hyp. E 60 20 20 22 16
Avec un objectif de création d'environ 550 logements à produire en zone à urbaniser, la surface nécessaire varie entre 23 hectares et 35 hectares.
Typologie de
logement Individuel Intermédiaire Collectif
Espace public
(en%)
Emprises
foncières (en ares) 6 3 1,5 30%
Consommation foncière éstimée
suivant objectif de logements Répartition Individuel Intermédiaire Collectif Surface
habitat (en ha)
Surface totale
(en ha)
hyp. A 110 219 219 16,4 23,5
1/3 chaque 186 181 181 19,3 27,6
hyp. C 164 219 164 18,9 27,0
hyp. D 219 219 110 21,4 30,5
hyp. E 329 110 110 24,6 35,2
logements crées
V.5 - 2 Optimiser l'utilisation du foncier dans l'enveloppe urbaine150 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Par rapport à ces objectifs de consommation foncière, les communes
du Hattgau ont réussis à contenir la totalité de ses surfaces à ouvrir à
l'urbanisation à court terme (I AU) en dessous de 18 hectares (17,6 ha).
Les secteur classé au PLU en zones IIAU, urbanisables à long terme (au-delà
de 10 ans), présentent tous de très grande difficultés d'aménagement
liées à des causes divers (topographiques, morcellement foncier,
absence de réseau, etc.) rendant les projets plus difficile à mener.
Aussi le territoire compte essentiellement sur le potentiel disponible à
court terme, de 17 hectares, pour tenir ces objectifs démographiques.
C'est essentiellement dans ce sens que la densité demandée sur certains
secteurs (cf. Orientations d'Aménagement et de programmation -OAP),
comprise entre 15 et 25 logements par hectare, permet d'orienter le
projet vers des densité plus proche du "scénario C".
Ainsi, si l'on se base sur le potentiel disponible à court terme en zone
IAU, les objectifs du Hattgau sont d'orienter les constructions vers une
répartition du type 30 % de maisons individuelles, 40 % de logements
intermédiaires et 30 % de logements collectifs. Étant entendu que
les plus fortes densités seraient appliquées aux deux communes de
Betschdorf et Hatten.151 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
V I . I d e n t i t é p a y s a g è r e d u t e r r i t o i r e e t d e s c o m m u n e s152 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Paysage et document d’urbanisme
La loi SRU1 affirme davantage la place du paysage, l’importance et
l’intérêt de l’entrée paysagère dans l’élaboration du SCoT et des PLU.
À ce titre, le SCoT de l’Alsace du Nord a intégré dans sa réflexion une
entrée paysagère et défini les paysages du Hattgau comme des collines
de l’Outre-Forêt. Derrière cette unité paysagère, se réfèrent des principes
et prescriptions d’aménagement qu’il s’agit aujourd’hui de traduire dans
les Plans Locaux d’Urbanisme.
Paysage et étude territoriale
Aussi, l’étude territoriale donne l’occasion d’avoir cette réflexion
paysagère qui dépasse les limites administratives de la commune.
Il ne s’agit pas de prendre en compte uniquement les seuls paysages
remarquables, mais bien l’ensemble du paysage urbain, agricole et rural,
englobant tous les espaces du quotidien, qu’ils soient préservés, en
mutation ou dégradés.
1 la loi Solidarité et Renouvellement Urbains, dite SRU du 13 décembre 2000.
Le but de la démarche est :
• D’une part, de reconnaître les particularismes paysagers du Hattgau,
qui nous amènent logiquement à penser que l’aménagement
de l’ensemble du territoire ne peut plus s’envisager de manière
uniforme, sans règles particulières
• D’autre part, de reconnaître l’identité paysagère particulière sur
laquelle le projet urbain pourra s’appuyer, se décliner, se diversifier
et la politique paysagère mise en oeuvre dans le cadre du PLU
L’aspect " règlementaire " ne résout pas tout les problèmes en matière
de paysage. Il reste la traduction d’un projet mais ne le détermine pas.
Il sera d’autant plus pertinent que le projet de la collectivité sera bien
défini.
Au-delà du document d’urbanisme, il s’agit de sensibiliser les acteurs du
territoire sur l’importance de leurs actions sur leur " paysage quotidien ".153 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les logiques des premières implantations de l’habitat et de l’utilisation
des sols, ont été largement conditionnées par les facteurs naturels
présents dans le Hattgau. Une certaine organisation de l’espace par
l’Homme a permis d’édifier un paysage dont nous héritons aujourd’hui.
La géographie et le climat sont des composantes qui ont joué un rôle
dans cette construction.
1. Une colonisation humaine de la vallée à l’écart des terrains trop pen-
tus. Des villages sur versants ou hauteur pour échapper aux inonda -
tions des rivières.
2. Environnement naturel , un facteur du développement des siècles
durant :
• les rivières (Sauer, Seltzbach...) : énergie hydraulique,
• les forêts : énergie thermique, construction,
• le sous-sol : terres propices à la polyculture, poterie (argiles de
l’époque tertiaire).
3. Une consommation économe des espaces : un usage raisonné de
l’espace est pratiqué depuis des temps reculés. Les usages faits
du sol concourent généralement à économiser l’espace au profit
de l’agriculture et surtout des meilleures terres, ou à se préserver
des dangers naturels :
• des villages groupés en hameaux ou villages-rues,
• un espace domestique privé réduit sur les parcelles (habitat tra -
ditionnel avec jardins et vergers accolés),
• des cultures sur les terrains les plus secs et des prairies sur les
parcelles plus fraîches.
VI. 1 Les grandes constantes du paysage du Hattgau
Ex trait de la "c ar te de C assini", X VII - X VII e.
VI.1 - 1 Le paysage originel : le résultat d’une adaptation aux contraintes naturelles154 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Le bâti traditionnel
Caractéristiques du bâti typique
L’architecture à colombage est fortement représentée dans le
Hattgau, l’influence des techniques observable dans le Bade-
Wurtemberg voisin est bien visible, même si les structures sont plus
complexes et plus évoluées.
Particulièrement à Betschdorf, un grand nombre de maisons à
colombages, certaines datant du XVIIIème siècle, se trouvent de
chaque côté de l’artère principale. Elles étaient considérées comme
biens meubles puisqu’on pouvait les démonter et les remonter
ailleurs. L’ossature en bois provient de la forêt proche.
Certaines maisons abritent des éléments décoratifs, sculpture sur
bois, poterie originale. Depuis le néolithique, des poteries sont en
effet façonnées dans la région.
Le grès de Betschdorf fait partie des grès rhénan. Les caractéristiques
sont : la couleur grise du tesson, motifs décoratifs où la couleur bleue
de cobalt prédomine, le vernis au sel. La technique a été mise au point
aux XVème et XVIème siècles dans différents centres de la Rhénanie.
Bâti et agriculture
Enfin, l’architecture du bâti traditionnel est fortement influencé par
les usages agricoles de l’époque.
Ainsi, les fermes prennent la forme d’un "L" et s’associent deux par
deux, afin de créer une cour centrale. Le pignon le plus petit aligné
sur la rue permet de maintenir un accès large à la cour ceinturée par
les bâtiments des deux fermes.
VI.1 - 2 L’espace villageois155 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
L’organisation du village
La forme des villages
L’organisation des villages a été fortement influencé par le relief :
• Dans le cas de position en surplomb (Schwabwiller, Reimerswiller,
Kuhlendorf, Stundwiller), des villages sous forme de hameaux sont
nés.
• Dans d’autres cas (Oberroedern, Betschdorf, Hatten, Aschbach),
le développement des villages s’est fait le long d’axes importants,
souvent longeant la rivière. Plus linéaires que groupés, ces villages
peuvent être définis comme village-rue.
• Rittershoffen est un cas un peu particulier : s’il reste relativement
groupé en hameau, son développement se fait principalement le
long de la rue principale.
Les points de repères des villages correspondent aux clochers des
églises, certains silos, château d’eau ou encore cheminée d’usine. Ils
permettent dans le paysage vallonné sans autre repère de situer au loin
les différentes communes.
La ceinture périvillageoise
Dans les collines d’Outre-Forêt, une ceinture verte autour des villages
est caractéristique. Il peut s’agir de vergers, de jardins, mais également
de houblonnières utilisées pour aromatiser la bière (Reimerswiller).156 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les éléments naturels végétaux, en vert sur la carte, participant à l’identité du Hattgau (vergers, bosquets, alignements d’arbres...)157 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
L’impact de l’histoire sur le tissu urbain
L’Outre-Forêt a été marquée par l’histoire : évêché de Spire, Guerre des
Paysans en 1525, Guerre de Trente Ans (1618-1648), Guerres de Louis
XIV, Révolution et Empire, Guerre de 1870, de 1914-18 et Seconde
Guerre mondiale.
Ces événements ont provoqué émigrations et immigrations, façonné
des modes de vie et de pensée.
La Seconde Guerre Mondiale a particulièrement touché le Hattgau,
que ce soit Aschbach sinistrée aux deux tiers lors des combats de
janvier 1945, Stundwiller au quatre cinquième ou encore Rittershoffen
et Hatten qui ont été complètement détruites...
Les reconstructions, dont certaines ont été achevées en 1966, donnent
une homogénéité aux villages touchés.
A Betschdorf, l’ensemble urbain situé de chaque côté de diverses
rues (rue des Potiers, du Dr. Deutsch, Grand’Rue, de Rittershoffen, de
l’Herbe, Vielle Rue) est inscrit au titre de la loi 1930 et assure également
une homogénéité du centre ancien.
Cependant, la discontinuité avec l’habitat pavillonnaire se fait sentir.
L’autre impact de la guerre sur le paysage réside dans la présence
d’ouvrages de la Ligne Maginot : Casemates de Hatten, Oberroedern,
Kuhlendorf, Musée de l’Abri à Hatten...
Cette histoire resurgit au milieu des champs ou des pavillons. Elle
mériterait d’être plus lisible et intégrée pour une meilleure attractivité.158 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Un étalement urbain...
L’étalement urbain continue le long des voies de communication
principales : le long de la RD28 et RD243, aux entrées des communes et
tend vers une " conurbation " entre Hatten et Rittershoffen.
L’étalement diffus de l’habitat sur les terrains autour des villages :
pavillonnaires en lotissement, petits immeubles... Une perte de lisibilité
des villages hameaux ou villages-rues est à déplorer.
Les industries sont localisées en périphérie proche ou lointaine des
villages. Ces espaces mono-fonctionnels se distinguent nettement des
espaces villageois du fait de la forme, couleur et surface des bâtiments
et de leurs annexes (parkings, etc.)
Les exploitations agricoles qui sont adaptés aux nouveaux usages
agricoles (surface, traitement photovoltaïque, nuisances olfactives...)
se localisent également en périphérie. Ces installations contribuent à
l’étalement du village.
VI. 2 Une perte de lisibilité des structures paysagères
VI.2 - 1 De nouvelles " logiques " d’urbanisation à l’œuvre159 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Un patrimoine qui s’est effacé progressivement...
À l’origine de l’implantation de nombreux villages, l’eau est aujourd’hui
en retrait :
• aménagements peu ou pas visibles dans les villages
• disparition des signes extérieurs de la présence d’eau : la ripisylve1
• étangs privatisés, à l’abri des regards
• les moulins et minoteries privatisés à l’écart de la vie villageoise
(Schwabwiller, Betschdorf, Oberroedern...)
La question est de savoir quelle place on veut apporter à l’élément eau
à l’avenir ? Va-t-on vers une banalisation de l’eau et de ses usages ? La
mise en valeur, ou non, de ce patrimoine pose des questions :
• la place de l’eau comme composante dans les urbanisations à venir ?
• l’eau comme un attrait pour les communes ?
• l’intérêt de lire à nouveau les vallées structurantes de Sauer, et de
Seltzbach dans le paysage ?
1 La forêt riveraine, rivulaire ou ripisylve (étymologiquement du latin ripa, " rive " et sylva, "forêt") est l’ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d’un cours d’eau. Ce sont généralement des formations linéaires cohérentes, étalées le long de cours d’eau.
VI.2 - 2 Le "patrimoine eau" dans le Hattgau...160 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
On assiste depuis les années 70 à une disparition progressive de la trame
verte, qui fait l’originalité du paysage urbain et de l’identité paysagère
du Hattgau. Vergers en ceinture périvillageoise, ripisylves, lisières
forestières, Etc.
De plus, les villages tendent à se rejoindre en perdant de leur identité
propre de villages-rues ou villages-hameaux.
On voit de plus en plus des limites brutales et sans transition entre :
• les espaces urbanisés et les espaces agricoles et naturels ;
• l’habitat et l’industrie.
Les espaces agricoles ne sont pas étranger à la disparition d’éléments du
patrimoine végétal. En plus des extensions urbaines le patrimoine arboré
souffre de l’intensification d’une agriculture souvent monospécifique
(maïs, blé,...).
Les vergers péri-villageois qui vont disparaître (ci-dessus l’exemple de Rittershoffen)
Les zones constructibles tournées vers l’extérieur et qui consommeront
du foncier posent question. Cependant, bien aménagées elles peuvent
également jouer un rôle dans l’organisation de la commune.
Respect des paysages ne signifie pas mécaniquement arrêt de
l’urbanisation, mais plutôt une urbanisation respectueuse de son site.
VI.2 - 3 Vers l’effacement des structures paysagères et des espaces de respiration161 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
...Depuis les axes principaux
Encadré par la RD 263 à l’Ouest (Haguenau / Wissembourg) et l’A35 à
l’Est (Strasbourg / Lauterbourg), le territoire est traversé par les RD 243
et RD 28, premières et uniques portes d’entrée dans le Hattgau.
Les routes départementales marquant l’axe Est-Ouest (RD 28, RD 263)
sont a la fois :
• des infrastructures routières servant de transit entre la Vallée du
Rhin et les Vosges du Nord ;
• Mais aussi un axe de desserte des communes.
Dans les deux cas, la route fait à la fois office d’entrée de ville et de
fenêtre sur le Hattgau. Le traitement urbain de cet axe conditionne la
perception de la qualité urbaine et paysagère des communes. C’est un
élément qui participe tant à l’identité du paysage qu’à la perte de sa
lisibilité.
Alternativement les RD 243 et RD 28 prennent un aspect de :
• route de liaison : voie de liaison entre les communes, traversant
des espaces relativement ouverts,
• rue principale en coeur de village, bordée d’ensembles bâtis
homogènes et d’une largeur variable.
VI. 3 La perception de l’identité paysagère: entre diversité et banalisation
Source : ONF Lorraine, 2010
VI.3 - 1 La route comme unique point de vue162 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
... Depuis les axes secondaires
Les villages d’Aschbach, de Stundwiller et d’Oberroedern sont
desservis par des axes secondaires : les RD 52 et RD 245.
Le traitement de ces routes plus faiblement fréquentées est
sensiblement le même que sur les routes principales : pas de
boulevard urbain, ni de route à une voie...
Par contre, la perception du paysage depuis ces axes secondaires
diffèrent, du fait de l’importance moindre du trafic.
Le territoire est également quadrillé par des chemins ruraux.
Difficilement accessibles en véhicule léger, ils permettent aux
exploitants agricoles d’atteindre leurs parcelles. Ils ont l’occasion de
découvrir des paysages plus lointains, plus inédits...
La voie verte : une vision courte mais différente...
L’ancienne voie ferrée entre Surbourg et Betschdorf a été aménagée
en voie verte sur environ 4,6 km. Elle permet de découvrir un tronçon
du territoire sous un angle différent. On circule à une allure qui se
prète à la découverte des paysages, on découvre les arrières de
village, etc.
La continuité sur le tronçon Rittershoffen / Hatten, voire au-delà
jusqu’à Seltz devrait être mis en chantier dans les années à venir (cf.
Plan " vélo 2020 " du Conseil Départemental du Bas-Rhin)163 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
La route
• Les RD restent avant tout des voies de liaison entre les communes,
• Les changements de traitements (variations de largeur, des mobiliers urbains, des fronts urbains) annoncent les villages, • Les tronçons en hauteur permettent de mieux percevoir les variations du paysage.
Les coupures vertes
• Leurs surfaces et leurs qualités varient fortement.
La voie verte
• Le tracé de la voie passe derrière les bourgs ou
le long des fonds de parcelles (jardins,...).
VI.3 - 2 Un outil de lecture rapide du paysage
Source : ONF Lorraine, 2010164 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
Les transitions bâti / non bâti
L’entrée de ville donne la première image des communes en quelques
mètres seulement...
Sur le Hattgau, les fronts bâtis et végétalisés (haies hautes de thuya,
microboisements...) sont nombreux, sans transition avec le monde
agricole et le coeur de village souvent patrimonial.
Largement occupées par de l’habitat, les entrées de ville peuvent
être également marquées par des activités économiques qu’elles
soient agricoles, industrielles et / ou de services (cf. point suivant sur
les activités économiques).
Les villages rapprochés du Nord et Hatten / Rittershoffen offrent peu
de coupures vertes et les ceintures de vergers tendent à disparaître :
pas de réelle entrée de ville marquée, pas de zones de respiration.
VI. 4 Les enjeux paysagers sur le Hattgau
VI.4 - 1 Les entrées de ville165 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
L’aménagement des abords de la route / rue
L’aménagement de la rue principale joue autant sur la perception
que le paysage qu’elle expose : largeurs, aménagements de trottoirs...
L’urbanisation le long de la rue principale importe également : retrait
plus ou moins important des maisons, vues sur arrières de jardins à la
place des entrées,...
Des aménagements en amont de l’urbanisation : plantations réalisées
de vergers en ceinture d’une future zone urbanisée...
Le SCoTAN et les entrées de ville
Sur l’aspect paysager et urbain, il est précisé que sont nécessaires
le "maintien des coupures vertes, fronts bâtis de qualité privilégiant
l’encadrement bâti des voies, l’image urbaine, le traitement paysager et
la plantation des parkings, la qualité des matériaux, une délimitation de
l’espace privé et public...".166 P L U i n t e r c o m m u n a l e d u H A T T G A U • • R a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n • • A t e l i e r [ i n S i t u ] • O r é a d e - B r è c h e • • 2 1 o c t o b r e 2 0 1 5
La localisation des zones constructibles
Les zones constructibles actuelles nécessitent une réflexion
intercommunale sur la localisation et la nature de ces extensions.
Exemple, si le Hattgau maintient ses coupures vertes, Oberroedern
devrait limiter son urbanisation vers Stundwiller, et réciproquement...
De même, la ceinture verte est à protéger autour des villages et
l’urbanisation devrait être réalisée de manière privilégiée dans le centre :
sur de l’ancien, dans les dents creuses, les friches industrielles...
Cependant, des vergers existent également à l’intérieur des villages. Ces
rares espaces végétalisés sont parfois de véritables espaces de verdure
pour les habitants et / ou de qualité environnementale. Cela implique de
réfléchir à l’interaction " espaces naturels /urbanisation " (quelle forme ?
quelle limite ? quelle emprise ?...), voire de localiser les espaces naturels
"pauvres".
VI.4 - 2 Les extensions du bâti