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Acte - la chenille processionnaire du chene
Conseil Municipal - Séance du Conseil Municipal 19 octobre 2018
Compte-Rendu - 2020 8 juin 2020
Déliberation - 2020 9 juillet 2020
unknown - ONF 2020
unknown - ARS mai
Conseil Municipal - Chenilles processionnaires 1
unknown - Livret dactivités n°2
unknown - Affiche chenilles processionnaires 1
Déliberation - 2024090503 ONF
Acte - 2020 Livret Processionnaire CHE Inrae ONF
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune d'Hargnies.
Lien du pdf (Acte - 2020 Livret Processionnaire CHE Inrae ONF)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Mode, textile et habillement, Bois et produits du bois,
LA PROCESSIONNAIRE DU CHÊNE
MIEUX LA CONNAÎTRE POUR MIEUX S’EN PROTEGER
À destination du grand public
Auteurs
Anne-Sophie BRINQUIN,
Christophe BAILLY,
Jean-Claude MARTIN,
Hubert SCHMUCK
INRAe - Centres PACA et Grand-Est1. LE CYCLE DE VIE DE LA PROCESSIONNAIRE DU CHÊNE
La processionnaire du chêne, Thaumetopoea processionea,
est un Lépidoptère ravageur, spécifique du chêne, présent en
Europe de l'ouest et notamment dans les régions du nord-
est de la France.
Comme chez tous les Lépidoptères, le cycle se décompose
en trois phases successives : la phase adulte caractérisée
par les papillons, la phase larvaire qui comprend six stades
de chenilles différenciées (L1 à L6), et la phase nymphale
qui correspond à la transformation des chenilles en
chrysalides.
Les chenilles sont très grégaires et se déplacent en
processions. Elles se nourrissent de jour comme de nuit du
feuillage de leur arbre hôte, et se regroupent en moyennes
puis en grandes colonies sur les troncs et charpentières des
chênes, au fur et à mesure du développement des stades
larvaires, jusqu’à la nymphose.
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1. LE CYCLE DE VIE DE LA PROCESSIONNAIRE DU CHÊNE
La phase adulte est
caractérisée par de petits
papillons de nuit discrets
de 30 mm d’envergure,
qui émergent durant l’été
de mi-juillet à fin août. La
femelle dépose une
ponte unique contenant
une centaine d’œufs sur
des rameaux de chêne.
Les jeunes chenilles de stade L1, à peine écloses, se
regroupent au niveau des bourgeons pour s’alimenter. Le
développement des chenilles s’échelonne entre mi-avril et
fin juin, et passe par six stades larvaires successifs.
Les chenilles de stades L1 à L3 sont très mobiles et se
déplacent en procession dans l’arbre pour se nourrir.
Les chenilles de stades L4 à L6 sont beaucoup moins
mobiles et se regroupent en colonies, formant de gros
amas de soies et de chenilles sur les charpentières et les
troncs des chênes.
Les chenilles de stade L6
se transforment ensuite en
chrysalides début juillet,
avant métamorphose et
envol des papillons vers
mi-juillet.
Les pontes passent l’hiver
sous forme de plaques de
couleur grise (ooplaques)
très résistantes aux
intempéries. L’éclosion ne
se produira que quelques
jours avant le
débourrement des
chênes, vers mi-avril.
Papillons Pontes Chenilles Chrysalides
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2. LES RISQUES SANITAIRES ET LES BONS GESTES À AVOIR
La processionnaire du chêne pose de véritables problèmes d’ordre sanitaire sur les arbres et sur les hommes et animaux.
© J
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G Demolin
© I Bornard
De plus, à partir du stade L3, les chenilles libèrent dans l’air des poils urticants très allergènes pouvant provoquer des atteintes cutanées (démangeaisons pouvant mettre jusqu’à deux semaines à disparaître, œdèmes…), des atteintes oculaires (glaucome, cataracte…) ou encore des atteintes respiratoires (crise d’asthme…). Ces soies urticantes sont disséminées par le vent pendant tout l’été, et les reliquats de nids de nymphose, accrochés sur les grosses branches et les troncs, conservent leur potentiel d’urtication même pendant l’hiver.
En effet, les chenilles sont à l’origine d’importantes défoliations sur les chênes (jeunes et adultes) provoquant un ralentissement de la croissance des arbres atteints. Toutefois, une défoliation totale ne provoque pas directement la mort des arbres hôtes. Cependant, les défoliations répétées sur plusieurs années contribuent à leur affaiblissement, et ces arbres deviennent ainsi plus sensibles aux stress hydriques et aux attaques d’autres parasites et/ou pathogènes, comme l’oïdium par exemple (maladie du feuillage).4
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Le caractère urticant des chenilles commence dès le troisième stade larvaire. Ces soies urticantes sont aussi très présentes dans les nids de nymphose, même après plusieurs années, c'est pourquoi il est dangereux de manipuler des nids même vides. Ainsi, la destruction des nids de processionnaire du chêne nécessite un équipement individuel de protection (EPI) pour le manipulateur afin de le protéger des risques d'urtication (masque, gants, lunettes, combinaison…).
LES BONNES PRATIQUES POUR ÉLIMINER LES NIDS DE NYMPHOSE
Avant toute manipulation, bien se protéger tout le corps en s’équipant d’une combinaison, d’un masque et de gants.
préférer une intervention le matin par temps humide
pulvériser abondement une solution d’eau savonneuse sur le nid de nymphose retirer le nid humide et le placer dans un sac plastique étanche et bien fermé
LES BONNES PRATIQUES POUR ÉVITER LES URTICATIONS
En cas de pullulations dans les secteurs forestiers :
s’équiper de manches longues, d’un pantalon et de chaussures montantes éviter de rentrer dans les massifs forestiers par fortes chaleurs et vents soutenus
2. LES RISQUES SANITAIRES ET LES BONS GESTES À AVOIR
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3. NE PAS CONFONDRE LA PROCESSIONNAIRE DU CHÊNE…
Le bombyx disparate (Lymantria dispar) est un ravageur inféodé aux chênes mais qui est très polyphage. Les chenilles des derniers stades larvaires sont reconnaissables par leurs paires de taches rouges et bleues. Les chenilles ne sont pas grégaires et peuvent se laisser suspendre par un fil de soie. La nymphose a lieu généralement sur l'arbre et la chrysalide peut aussi être suspendu à son fil de soie. Les pontes recouvertes d'écailles sont généralement déposées sur le tronc, mais aussi sur n'importe quel support (pierres, rochers, murs et murets...). Il n'y a pas de confusion possible avec les pontes de processionnaire du chêne disposées en long manchon autour d’un petit rameau.
… AVEC LE BOMBYX DISPARATE
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INRAE
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INRAE
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La processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) peut être confondue avec la processionnaire du chêne à cause de son comportement larvaire grégaire. En effet, les chenilles se déplacent également en processions. Toutefois, il est important de vérifier l’arbre hôte, car la processionnaire du pin attaque, comme son nom l’indique, toutes les espèces de pins, ainsi que les cèdres et quelques espèces de sapins, alors que la processionnaire du chêne ne s’attaquent qu’aux chênes caduques. De plus, leur cycle de vie n’est pas le même, les chenilles processionnaires du pin se développent durant l’hiver dans leur nid, alors que les chenilles processionnaires du chêne se développent durant le printemps et l’été. Enfin, lorsque les chenilles sont observées en procession au sol, durant l’hiver ou au printemps (voire à l’automne en climat océanique), il s’agit de la processionnaire du pin qui entre en procession de nymphose, dans le but de s’enterrer et de se nymphoser.
… AVEC LA PROCESSIONNAIRE DU PIN
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4. LES FICHES TECHNIQUES DE LUTTE
2 LA GESTION PAYSAGÈRE ET SYLVICOLE
La gestion paysagère et la lutte sylvicole consiste à améliorer la biodiversité des peuplements en privilégiant le mélange d’espèces, afin de réduire le nombre et l’accessibilité des arbres hôtes, et de constituer un refuge pour les ennemis naturels. La lutte prophylactique par abattage d’un arbre infesté de manière récurrente peut aussi être une solution de lutte contre la processionnaire du chêne.
LE PIÉGEAGE DES PAPILLONS 1
La pose de pièges à phéromone de synthèse consiste à attirer les papillons mâles présents sur le secteur pendant l’ensemble de la période de vol, réduisant ainsi les accouplements et le nombre de pontes potentielles.
Les pièges doivent être installés de manière à quadriller la surface à « traiter ». De plus, les pièges auront une meilleure efficacité s’ils sont accrochés à une grande hauteur (> 8 mètres). Attention, cette méthode de lutte ne peut être efficace que si les populations de processionnaires du chêne sont faibles, et dans le cas de petits bosquets et/ou d’arbres isolés. A l’échelle de grands massifs et/ou en cas de pullulation, cette méthode devient contraignante à mettre en œuvre, avec un nombre trop important de pièges à installer sur la surface à traiter. © J - C Martin © INRAE
Ainsi, plutôt que d’être utilisée à des fins de lutte, cette méthode peut être utilisée à des fins de monitoring, c’est-à-dire de surveillance de la dynamique de la population, dans le but de mettre en place par la suite d’autres techniques de gestion. A la fin de la période de vol, les pièges doivent être démontés et vidés, afin d’être réutilisés l’année suivante.7
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4. LES FICHES TECHNIQUES DE LUTTE
LA LUTTE MICROBIOLOGIQUE 3
La lutte microbiologique consiste à appliquer sur le feuillage des arbres infestés par la processionnaire du chêne une préparation microbiologique contenant la bactérie Bacillus thuringiensis kurstaki (Btk). L’emploi de ce bioinsecticide s’effectue principalement durant le mois de mai, lorsque les chenilles se trouvent aux stades L1 à L4. La pulvérisation se fait à partir du sol.
Bien que très efficace, cette technique possède toutefois plusieurs inconvénients. Ainsi, son application requiert des conditions climatiques optimales (vent < 18 km/h, légère humidité relative, pas de pluie…). De plus, le Btk a une courte période de résistance (entre 8 à 10 jours), et doit être éventuellement appliqué une seconde fois durant la saison. Enfin, ce produit touche toutes les larves de Lépidoptères et peut donc impacter d’autres chenilles non cibles.
© J
- C Martin
4 LA LUTTE MÉCANIQUE
La lutte mécanique consiste à prélever et détruire manuellement les nids de processionnaires du chêne. Cette destruction peut se faire par pulvérisation d’eau savonneuse sur les nids, puis décrochage et/ou aspiration des nids, qui seront ensuite emballés dans des sacs étanches. Cette technique n’est cependant pas adaptée à de grands arbres ni sur de grandes surfaces.
Attention : Il est indispensable d’utiliser des équipements de protection (combinaisons, gants, lunettes et masques), afin de se protéger des soies urticantes qui se trouvent en grande quantité dans les nids même vides.
Attention : l’usage du Btk est soumis à la règlementation en cours et bénéficie d’une AMM en tant que « phytocide ». Bien que la pulvérisation par voie aérienne soit interdite, des études sur l’application ciblée de ce produit par drone sont en cours. Toutefois, ce mode d’application est également soumis à une règlementation spécifique.8
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4. LES FICHES TECHNIQUES DE LUTTE
Le nichoir avec un orifice de
diamètre 28 mm est plus adapté à la
mésange bleue Cyanistes caeruleus.
Le nichoir avec un orifice de
diamètre 32 mm est plus adapté à la
mésange charbonnière Parus major.
Néanmoins ce type d’ouverture à
l’avantage de permettre aussi aux
autres mésanges de nidifier.
Ø 32 mm
Ø 28 mm
© J
- C Martin
© J
- C Martin
POSE DE NICHOIRS 5
Des observations de terrain ont montré que les mésanges s’installent rapidement dans les nichoirs installés pendant l’hiver et prélèvent d’importantes quantités de nourriture (insectes, graines…) à proximité des sites de nidification, notamment en période de nourrissage des oisillons. L’implantation de nichoirs spécifiques aux mésanges au sein des sites infestés pourrait contribuer à contrôler les populations du ravageur.
L’installation des nichoirs doit se faire en début
d’automne, avant la période de nidification des
mésanges, à une hauteur supérieure à 1,80 m afin
qu’elles puissent s’y sentir en sécurité. Le trou d’entrée
doit être orienté de façon à abriter la couvée des vents
dominants et des rayons du soleil. Les nichoirs bois ou
béton-bois sont aussi performants. Le nettoyage
annuel des nichoirs est obligatoire à l’automne.
Les chauve-souris s’alimentent d’insectes volants,
dont des papillons. L’installation de nichoirs
spécifiques pourrait également contribuer à réguler les
populations du ravageur.
© C Bailly
Des études plus poussées permettraient de vérifier l’impact des mésanges et des chauve- souris sur le taux d’infestation de la processionnaire du chêne.9
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4. LES FICHES TECHNIQUES DE LUTTE
6 ÉTUDES EN COURS
Des études, encore exploratoires à ce jour, contribuent à compléter le panel déjà existant des méthodes de lutte respectueuses de l’environnement, afin de réguler les populations de processionnaires du chêne.
Ainsi, l’UEFM conduit des études sur les parasitoïdes oophages de ce ravageur. Ces parasitoïdes pondent dans les œufs des processionnaires, induisant ainsi une réduction de la descendance et donc un contrôle de la population. Les recherches sont en cours.
L’UEFM conduit également, en partenariat avec le Département Santé des Forêts (DSF) et l’Office National des Forêts (ONF), une étude comportementale de la processionnaire du chêne, et notamment de son comportement grégaire. Le but est de développer un perturbateur capable :
- soit de disperser les colonies, rendant ainsi les chenilles vulnérables. En effet, le comportement grégaire de ces chenilles est essentiel pour leur survie.
- soit de guider les chenilles vers un système de capture.
Enfin, des recherches sont effectuées sur la confusion sexuelle, technique consistant à saturer l’air de phéromone sexuelle afin de perturber les papillons mâles et de réduire leur chance de rencontrer des partenaires femelles et donc d’engendrer une descendance. Ainsi, les diffuseurs de phéromone peuvent être déposés sur les houppiers des chênes, soit via l’utilisation de perches télescopiques, soit via un système de largage automatisé par drone. Les recherches sont en cours et il n’y a aucune Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) de ces diffuseurs à ce jour en France. © INRAE
© INRAE
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4. LES FICHES TECHNIQUES DE LUTTE
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7 LA LUTTE COMBINÉE
Il est important de noter que chaque technique de lutte
décrite vise des stades précis dans le cycle de vie de la
processionnaire du chêne, et que plusieurs techniques
peuvent être combinées au cours d’une même année,
selon le risque estimé. Ainsi, il est tout à fait possible :
d’installer des nichoirs à mésanges sur le
site infesté, au début de l’automne,
de détruire manuellement les nids de
processionnaires du chêne (ATTENTION :
équipement de protection approprié),
d’installer des pièges à phéromone avant le
vol des papillons, début juillet,
de réaliser un traitement microbiologique au
mois de mai, lorsque les chenilles sont
encore petites.
Pour une lutte efficace dans le temps, respectueuse
de l’environnement et afin de prévenir le risque, il est
conseillé de combiner les méthodes (sauf le piégeage
des papillons et la confusion sexuelle qui ne peuvent pas
être associés ensemble).
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5. LES ENNEMIS NATURELS
Enfin, la processionnaire du chêne possède un cortège
d’ennemis naturels susceptibles de réguler les
populations, notamment au cours de pullulations. Ces
ennemis sont des prédateurs de larves et/ou de papillons
(oiseaux, chauve-souris, calosomes…), des parasites,
des pathogènes (virus, champignons…) et des
parasitoïdes (tachinaires…). En voici quelques
exemples…
Il faut donc pouvoir se protéger de la processionnaire
du chêne tout en respectant et préservant ses
ennemis naturels. Ainsi, une gestion durable consiste
d’abord à favoriser les habitats des parasites et
prédateurs naturels.
© L
- M Nageleisen
Calosome
© C Bailly
Larve de calosome
© C Bailly
Fauvette des jardins Sylphe à 4 points
© J
- C Martin
© C Bailly
Mouche tachinaire Ichneumonidé
© H SchmuckFiches
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6. TROUVER D’AUTRES INFOS
Sites internet référents
Application mobile/smartphone gratuite
Ce guide technique est aussi disponible chez :
Pour citer ce livret :
www6.paca.inrae.fr/entomologie_foret_med
www.ephytia.fr
www.ecophyto-pro.fr
www.plante-et-cite.fr
AGIIR (Alerter et Gérer les Insectes Invasifs et/ou Ravageurs)
Application téléchargeable sur Google Play ou Apple Store
INRAE Unité expérimentale Entomologie et Forêt Méditerranéenne (UEFM) « Recherche de solutions respectueuses de l’environnement pour la gestion du risque entomologique en forêt et en Jardins, Espaces Verts et Infrastructures (JEVI) »
Contact : biocontrole.lepido.zna@inrae.fr
BRINQUIN, Anne-Sophie, BAILLY, Christophe, MARTIN, Jean-Claude. La processionnaire du chêne : mieux la connaître pour mieux s’en protéger. A destination du grand public. INRAE/ONF. Avril 2020.
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