Offres
API
Connexion
Documents similaires
PLU - Rapport de présentation - Partie 14
PLU - Rapport de présentation - Partie 14
PLU - Rapport de présentation - Partie 14
PLU - Rapport de présentation - Partie 14
PLU - Rapport de présentation - Partie 14
PLU - Rapport de présentation - Partie 1
PLU - Rapport de présentation - Partie 5
PLU - Rapport de présentation - Partie 1
PLU - Rapport de présentation - Partie 4
PLU - Rapport de présentation - Partie 1
PLU - Rapport de présentation - Partie 14
Document publié le Jeudi 12 décembre 2019
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 14)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Environnement,
Déclinaison opérationnelle
du Schéma régional de
cohérence écologique
Évaluation du Plan Paysage Trame
Verte et Bleue de 2007 et
actualisation du diagnosticCitation
recommandée
BIOTOPE, 2014. Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Communauté d’agglomération Maubeuge Val de Sambre
Version / indice Version finale du 27 novembre 2014
Date 27 novembre 2014
Nom de fichier BIOTOPE_DIAGNOSTIC_TRAME VERTE ET BLEUE_CAMVS_DOCUMENT_FINAL
N° de contrat
BIOTOPE 2014004
Responsable projet Cédric ELLEBOODE celleboode@biotope.fr et Guillaume LEFRERE glefrere@biotope.fr
Contrôle Qualité Bénédicte LEFEVRE blefevre@biotope.fr
Contrat n° 2014004
Déclinaison opérationnelle du
Schéma régional de cohérence
écologique
Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue
de 2007 et actualisation du diagnosticDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic Novembre 2014. 1
Sommaire
I. Introduction 5
I.1 Contexte général 5
I.1.1 Une nature essentielle, en péril 5
I.1.2 Une évolution nécessaire des politiques de préservation de la nature 6
I.1.3 L’élaboration d’une trame verte et bleue régionale 7
I.2 Une déclinaison de la trame verte et bleue à l’échelle de la Communauté d’Agglomération Maubeuge – Val de Sambre 9
I.2.1 Une démarche engagée localement dès 2007 9
I.2.2 Objectifs de la présente étude 11
II. Le Plan Paysage Trame Verte de 2007 13
II.1 Organisation et contenu du Plan Paysage Trame Verte 13
II.1.1 Diagnostic des potentialités des principaux sites naturels du territoire 13
II.1.2 Schéma directeur et de définition d’une stratégie territoriale 17
II.1.3 Définition d’un programme d’actions opérationnel 19
II.2 Présentation des sites 24
II.3 Gouvernance du PPTV 27
III. Evaluation du PPTV et de sa mise en œuvre 29
III.1 Méthode d’évaluation du PPTV 29
III.1.1 Exploitation des rapports d’activités et autres données bibliographiques 29
III.1.2 Collecte et analyse de données géolocalisées 30
III.1.3 Consultation des acteurs locaux 33
III.2 Evaluation des sites identifiés dans le PPTV 36
III.3 Evaluation transversale du PPTV 61
III.3.1 Bilan des actions réalisées dans le cadre du PPTV 61
III.3.1 Les retombées sur la biodiversité 76
III.3.2 Les retombées du PPTV sur le cadre de vie 87
III.3.3 Les retombées économiques du PPTV 87
III.3.4 Quelle sensibilisation des acteurs locaux à la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques ? 89
III.3.5 Atouts et limites du document produit en 2007 pour une mise en œuvre concrète du plan d’actions 95
IV. Actualisation du diagnostic du territoire 99
IV.1 Méthode d’actualisation du diagnostic du territoire 101
IV.1.1 Analyse des enjeux écologiques du territoire 101
IV.1.2 Analyse des enjeux socio-économiques en lien avec la biodiversité 105
IV.1.3 Les outils et acteurs du territoire en lien avec la biodiversité 105Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic Novembre 2014. 2
IV.2 Les enjeux écologiques du territoire 106
IV.2.1 Les éco-paysages 106
IV.2.2 Les grands milieux naturels ou sous-trames du territoire 107
IV.2.1 Les espèces et habitats à enjeux 142
IV.2.2 Les réservoirs de biodiversité 145
IV.2.3 Les principaux corridors écologiques 149
IV.2.4 La fragmentation des milieux naturels et son impact sur la biodiversité 153
IV.3 Les outils de prise en compte du patrimoine naturel au cœur de l’aménagement du territoire 158
IV.3.1 Les outils de reconnaissance de la biodiversité 158
IV.3.3 Les outils de planification 167
IV.3.4 Les outils de gestion 173
IV.4 Les enjeux socio-économiques en lien avec les espaces naturels 175
IV.4.1 La gestion des eaux 175
IV.4.2 Les activités agricoles et forestières 185
IV.4.4 Les aménagements urbains et les activités industrielles 191
IV.4.5 Les activités de tourisme et de loisirs (chemins de randonnée, véloroute…) 195
IV.5 Les acteurs de l’environnement sur le territoire 197
IV.5.1 Les acteurs intervenant dans la gestion des espaces naturels 198
IV.5.2 Les acteurs de la connaissance et de l’animation du territoire 203
IV.5.3 Information, contrôle, surveillance et protection 207
IV.5.4 Portage foncier 210
IV.5.5 Financement des opérations de gestion et de restauration des espaces naturels 212
V. Conclusion 217
VI. Glossaire des sigles 219
VII. Glossaire 221
IX. Bibliographie 223
IX.1 Articles et ouvrages 223
IX.2 Ressources disponibles sur Internet 225
X. Annexes 226Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic Novembre 2014. 3
Table des illustrations
Figure 1. Carte des continuités écologiques du SRCE-TVB du Nord – Pas-de-Calais....................8
Figure 2. Carte de présentation du territoire de la CAMVS .............................................. 10
Figure 3. Première page et exemple du contenu du diagnostic du PPTV .............................. 13
Figure 4. Carte de la trame verte et bleue de l’AMVS présentée dans le diagnostic du PPTV de 2007 15
Figure 5. Carte des unités paysagères provisoires présentée dans le diagnostic du PPTV de 2007 16
Figure 6. Carte des secteurs définis pour l’élaboration du schéma directeur et de la stratégie territoriale dans le PPTV de 2007 ................................................................................. 18
Figure 7. Carte de synthèse de la stratégie territoriale de la trame verte de l’AMVS figurant dans le PPTV de 2007 ...................................................................................................... 19
Figure 8. Exemple de carte de synthèse associée aux thématiques d’actions ........................ 20
Figure 9. Exemple de fiche action extraite du PPTV de 2007............................................ 22
Figure 10. Représentation graphique de la surface pour chaque cœur de nature identifié dans le PPTV 25
Figure 11. Cœurs de nature identifiés dans le PPTV de 2007 (Source : Géovision, 2007) ............ 26
Figure 12. Carte des friches industrielles identifiées sur le territoire de l’AMVS (Source ARCH) .. 83
Figure 13. Superficie relative occupée par les cœurs de nature du PPTV de 2007 et les réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB sur le territoire des 23 communes de l’AMVS (Source : ARCH) .......... 84
Figure 14. Superficie relative occupée par les cœurs de nature du PPTV de 2007 et les réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB sur le territoire des 42 communes de la CAMVS (Source : ARCH) ....... 84
Figure 15. Analyse comparative de la trame verte et bleue et des continuités du SRCE ............ 86
Figure 16. Carte présentant le périmètre de l’AMVS et celui de la CAMVS ............................ 100
Figure 17. Schéma des continuités écologiques (source : Guide méthodologique, Trame verte et bleue et documents d’urbanisme) ............................................................................... 102
Figure 18. Schéma des sous-trames (source : CEMAGREF, 2009) ........................................ 103
Figure 19. Superficie relative des principaux milieux sur le territoire des 42 communes de la CAMVS (Source : ARCH) ............................................................................................ 107
Figure 20. Superficie relative des principaux milieux sur la région du Nord-Pas-de-Calais (Source : Sigale 2009, SRCE-TVB) ................................................................................ 107
Figure 21. Carte des grands types de milieux composant la CAMVS (Source ARCH) ................. 108
Figure 22. Carte des habitats naturels (Source ARCH) .................................................... 109
Figure 23. Composition des milieux boisés de la CAMVS (Source : ARCH) .............................. 110
Figure 24. Carte des boisements de la CAMVS (Source ARCH)............................................ 111
Figure 25. Graphique exprimant les linéaires de haies sur certaines communes de la CAMVS ..... 112
Haies à Aulnoye-Aymeries - Biotope............................................................................. 113
Bocage sur la CAMVS (CAMVS) .................................................................................... 113
Figure 26. Carte du réseau des haies de la CAMVS (Source : ARCH) .................................... 114
Figure 27. Types de haies observées sur le territoire de la CAMVS (Source : ARCH) ................. 115
Figure 28. Composition des principaux milieux ouverts de la CAMVS (Source : ARCH) .............. 120
Prairie à Aulnoye-Aymeries - Biotope ........................................................................... 120Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic Novembre 2014. 4
Figure 29. Carte des prairies et/ou bocage de la CAMVS (Source : ARCH) ............................. 121
Figure 30. Composition des principaux milieux humides de la CAMVS (Source : ARCH) ............. 126
Figure 31. Cartes des milieux humides et plans d’eau du territoire de la CAMVS .................... 128
Cours d’eau à Bachant - Biotope ................................................................................. 132
Figure 32. Zonage des échanges nappe-rivière (source : CAMVS) ....................................... 133
Figure 33. Carte des cours d’eau du territoire de la CAMVS .............................................. 135
Figure 34. Composition des principaux milieux anthropisés de la CAMVS (Source : ARCH) ......... 139
Figure 35. Carte du niveau d’intérêt des réservoirs de biodiversité du scénario de référence Trame verte et bleue sur le territoire de la CAMVS .......................................................... 148
Figure 36. Carte du niveau d’intérêt des composantes du scénario de référence TVB de la CAMVS 151
Figure 37. Carte du scénario de référence de la trame verte et bleue du territoire de la CAMVS 152
Figure 38. Carte des barrages infranchissables sur le territoire du Nord-Pas-de-Calais (source : PDPG 59) 154
Figure 39. Carte des principales occupations du sol fragmentant le territoire de la CAMVS ....... 155
Figure 40. Carte des principaux ouvrages hydrauliques présents sur le territoire de la CAMVS ... 156
Figure 41. Carte des zonages réglementaires et d'inventaires présents sur le territoire de la CAMVS (CG59, DREAL Nord-Pas-de-Calais) ..................................................................... 159
Figure 42. Les continuités écologiques identifiées dans le PNR de l’Avesnois (source : PNR de l’Avesnois) 164
Figure 43. Le SRCE-TVB à l’échelle du territoire de la CAMVS (Source : SRCE-TVB) ................. 168
Figure 44. Carte des SAGE présents sur le territoire de la CAMVS ...................................... 172
Figure 45. Carte de la qualité des eaux superficielles en 2008 sur le territoire du SCoT de l’Avesnois (source : SCoT Avesnois) ............................................................................. 177
Figure 46. Carte des sensibilités des aires d’alimentation des captages (source : CAMVS) ......... 178
Figure 47. Carte des enjeux sur la ressource en eau sur le territoire de la CAMVS .................. 181
Figure 48. Carte des typologies des surfaces agricoles présentes sur le territoire de la CAMVS ... 187
Figure 49. Carte sur les enjeux urbains et les activités industrielles ................................... 194Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic Novembre 2014. 5
I. Introduction
I.1 Contexte général
I.1.1 Une nature essentielle, en péril
La dégradation rapide des milieux naturels, leur fragmentation et plus largement l’artificialisation des territoires sont à l’origine d’une perte massive et irréversible de biodiversité. Chaque année, on estime qu’un millier d’espèces animales et végétales disparaissent de notre planète. Ce phénomène ne concerne pas uniquement les zones tropicales ou les pays en voie de développement. Toutes les régions du monde et tous les types de milieux naturels sont affectés, y compris notre région. Ainsi, selon l’observatoire de la biodiversité de la région Nord – Pas-de-Calais, plus d’un quart de la flore régionale est menacé à court ou moyen terme et une espèce disparaît chaque année depuis le début du XIXe siècle. Parmi les espèces animales présentes dans la région Nord-Pas-de-Calais, cinq sont considérées « en danger critique d’extinction » sur les listes rouges mondiale et nationale et 35 sont classées « en danger » sur les listes rouges nationale et régionale (oiseaux et mammifères).
Or, ce n’est pas uniquement une richesse patrimoniale qui disparaît. C’est aussi une richesse fonctionnelle : cette nature, souvent qualifiée « d’ordinaire », facilite les déplacements et dispersions d’espèces animales et végétales remarquables au sein des territoires.
On oublie par ailleurs trop souvent que la biodiversité et les espaces naturels jouent un rôle vital pour l’humanité en rendant de nombreux services (appelés services écosystémiques) qui contribuent au bien-être de l’homme :
Ils jouent par exemple un rôle fondamental pour notre alimentation ou notre approvisionnement en eau douce ;
De nombreux médicaments dérivent de plantes sauvages ;
Les zones humides filtrent les polluants et stockent transitoirement les volumes d’eau arrivant massivement, évitant les inondations de zones habitées ;
La végétation et notamment les forêts régulent notre climat par le biais du stockage du carbone et du cycle de l’eau (plus largement, les espaces naturels nous protègent des catastrophes naturelles) ;
Ils sont aussi à l’origine de nombreux services culturels et recèlent des fonctions récréatives, éducatives ou encore une valeur esthétique, paysagère ou spirituelle.
Des recherches scientifiques sur l’évaluation des bénéfices économiques globaux de la biodiversité ont permis de mettre en évidence des montants astronomiques. Ainsi, selon une étude du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE in UICN, Comité français, 2012), 40% de l’économie mondiale serait dépendante de services rendus par la nature. À l’échelle de la planète, la valeur économique totale de la pollinisation par les insectes est estimée à 210 milliards de dollars US, soit 9,5% du rendement agricole mondial en 2005 (Gallai et al, 2009).
Ces évaluations démontrent que la préservation de la biodiversité et des espaces naturels n’est pas qu’une affaire de naturalistes mais qu’elle nous concerne tous. Outre les enjeux que la nature couvre, le rythme actuel de l’érosion de la biodiversité impose que des mesures soient prises immédiatement à toutes les échelles.
Par conséquent, la préservation des espaces naturels et des espèces devient un enjeu majeur et impose, tant pour la nature que pour l’Homme, une stratégie pour un aménagement du territoire en cohérence avec la conservation de la nature, en particulier sur le territoire de la Communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre (CAMVS).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic Novembre 2014. 6
I.1.2 Une évolution nécessaire des politiques de
préservation de la nature
Les scientifiques s’accordent pour reconnaître la fragmentation des paysages et des habitats naturels qu’ils renferment comme l’une des premières causes actuelles d’extinction de la biodiversité. Les effets de la fragmentation se traduisent à la fois par l’isolement des milieux naturels les uns par rapport aux autres et par la réduction constante des surfaces des habitats naturels, avec des répercussions inévitables sur les espèces, pour lesquelles le brassage génétique est freiné. Si la fragmentation n’est pas un phénomène nouveau, son ampleur, son accélération et la puissance des facteurs socio-économiques qui l’encouragent sont aujourd’hui préoccupantes.
Ainsi, les politiques traditionnelles de protection de la nature fondées essentiellement sur la préservation d’îlots de nature isolés ne suffisent plus à enrayer le phénomène de perte de biodiversité. Au-delà des espaces naturels protégés, gérés (parfois « jardinés », considèrent certains), la prise en compte des milieux naturels doit changer d’échelle et intégrer la nature dite « ordinaire » (bords de route, friches, espaces verts, cultures, haies …) qui relie entre eux les espaces de plus grande biodiversité. La prise en compte des milieux naturels, de la faune et de la flore ne doit plus se limiter aux espèces et espaces naturels protégés. C’est le fonctionnement de l’écosystème dans son ensemble qu’il apparaît nécessaire d’aborder aujourd’hui pour une « biodiversité durable ».
La réponse la mieux adaptée vise donc à favoriser les connexions écologiques et paysagères pour maintenir ou créer des liens entre les zones naturelles protégées et la nature « ordinaire » et favoriser ainsi les échanges entre les populations animales et végétales. Ainsi, cette nature ordinaire contribue souvent à rendre plus fonctionnels les écosystèmes déjà fragilisés, en particulier dans les espaces anthropisés. C’est pourquoi, les notions de corridors écologiques et de réseaux écologiques sont indissociables de la fragmentation paysagère (au sens de l’écologie du paysage).
C’est pourquoi, l’AMVS a été précurseur dans la région Nord-Pas-de-Calais, en établissant son premier schéma de trame verte et bleue qui avait pris la forme de « Plan Paysage Trame Verte » (PPTV) affichant le paysage comme une clé d’entrée majeure de prise en compte de la biodiversité.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic Novembre 2014. 7
I.1.3 L’élaboration d’une trame verte et bleue régionale
La prise de conscience de la nécessité de mettre en place une nouvelle stratégie de préservation de la nature a émergé relativement tôt en région Nord - Pas-de-Calais et s’est traduite par l’élaboration d’une trame verte et bleue régionale adossée au schéma régional d’aménagement et de développement du territoire (SRADT) adopté en 2006.
Cette préoccupation régionale de préservation des continuités écologiques a ensuite été reprise au niveau national dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Ainsi, la Loi de programmation du 3 août 2009 dite « loi Grenelle 1 » fixe l’objectif de constituer pour 2012 une trame verte et bleue, outil d’aménagement du territoire qui permettra de créer des continuités territoriales. La loi portant Engagement national pour l’environnement (ENE) du 12 juillet 2010 dite « loi Grenelle 2 » a donné les moyens d’atteindre cet objectif à travers l’élaboration de Schémas Régionaux de Cohérence Écologique (SRCE).
En région Nord – Pas-de-Calais l’élaboration du SRCE s’est achevée en juillet 2014. Au final, le terme de « SRCE - TVB » a été retenu pour dénommer ce schéma et l’inscrire ainsi en filiation de la trame verte et bleue régionale adoptée en 2006. Le SRCE-TVB fournit un diagnostic actualisé du territoire régional ainsi qu’une présentation des enjeux relatifs à la préservation et à la remise en bon état des continuités écologiques à l’échelle régionale et par éco-paysage. Un volet de ce document présente et cartographie à l’échelle régionale les continuités écologiques retenues pour constituer la trame verte et bleue régionale et les éléments qui la composent. Il contient également un plan d’actions stratégique comprenant notamment les mesures contractuelles et les mesures prévues pour accompagner la mise en œuvre des continuités écologiques sur le territoire régional.
Contrairement au schéma de trame verte et bleue adopté par le Conseil régional en 2006, le SRCE- TVB revêt une portée réglementaire.
Les collectivités et l’État doivent prendre en compte, au sens juridique du terme, le SRCE-TVB dans les décisions relatives aux documents de planification et à certains projets ou infrastructures linéaires susceptibles d'affecter les continuités écologiques. De ce fait, le SRCE-TVB constitue un document essentiel pour l’actualisation du schéma de trame verte et bleue de la CAMVS.
CONTEXTE GENERAL : BILAN
L’érosion de la biodiversité due, entre autres, à la fragmentation des habitats naturels et à leur dégradation est perceptible sur notre territoire. Les différentes politiques et programmes mis en œuvre montre la volonté, à toutes les échelles, de limiter cette érosion.
En effet, il est nécessaire de préserver la biodiversité remarquable et ordinaire car elle représente à la fois les enjeux écologiques du territoire mais aussi des enjeux fonctionnels. Ainsi, la nature rend de nombreux services (nourriture, cycle de l’eau, matières premières, pollinisation,…). Ces services écosystémiques justifient de s’intéresser à la biodiversité, au-delà de l’approche strictement écologique.
La Trame verte et bleue est un outil œuvrant pour la restauration et le maintien des continuités écologiques (lieu de vie et axe de déplacement de la faune et de la flore). Elle est reprise à l’échelle régionale en schéma régional pour la cohérence écologique (SRCE-TVB). Cet outil est à décliner sur le territoire de la CAMVS pour disposer d’un outil d’aide à la décision et d’un schéma trame verte et bleue du territoire.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic Novembre 2014. 8
Figure 1. Carte des continuités écologiques du SRCE-TVB du Nord – Pas-de-Calais.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 9
I.2 Une déclinaison de la trame verte et bleue à
l’échelle de la Communauté d’Agglomération Maubeuge
– Val de Sambre
I.2.1 Une démarche engagée localement dès 2007
La Communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre qui regroupe depuis le 1er janvier 2014 42 communes et qui compte près de 127 000 habitants est située au sud du département du Nord sur la moitié nord de l’Avesnois, à la frontière de la Belgique.
Avec le Boulonnais, l’Avesnois représente l’un des secteurs les plus verdoyants du Nord – Pas-de- Calais. Il se caractérise par ses paysages bocagers au sud et par des paysages à dominante ouverte au nord. Ces paysages sont en outre ponctués de massifs forestiers importants. S’appuyant sur la vallée de la Sambre et bien qu’il soit dominé par des milieux ouverts agricoles, ce territoire abrite de grandes richesses écologiques dont certaines espèces animales et végétales sauvages rares et menacées. Cette richesse écologique s’explique en partie par la position de la CAMVS à l’interface de différents ensembles écologiques et paysagers tels que la forêt de Mormal, le Bavaisis, le Pays d’Avesnes ou la Fagne de Solre. À ce titre, la communauté d’agglomération joue un rôle fondamental dans le fonctionnement des écosystèmes locaux et régionaux, car le territoire se situe en position de carrefour majeur.
Comme ailleurs, les richesses écologiques de ce territoire subissent toutefois certaines pressions : l’industrialisation de la vallée de la Sambre et l’urbanisation qui l’accompagne ont grignoté et isolé de nombreux espaces naturels au détriment de la biodiversité.
Afin d’enrayer la dégradation des espaces naturels et de préserver les paysages de son territoire, la communauté d’agglomération s’est engagée dans une dynamique de protection et de mise en valeur des espaces naturels avec l’adoption en 2007 d’un Plan Paysage Trame Verte (PPTV). Cette dynamique s’est ensuite amplifiée en 2011 avec l’adoption d’un programme d’actions communautaire Développement Durable. A cette époque, l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre (AMVS) s’étendait sur 23 communes.
Depuis le 1er janvier 2014, 19 communes supplémentaires se sont associées à celles composant l’AMVS pour former la Communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre (voir figure 2). Sept ans après l’élaboration du Plan Paysage Trame Verte de l’AMVS, la CAMVS a souhaité actualiser ce programme compte tenu des évolutions du territoire et de la réglementation et de façon à disposer d’une vision claire des enjeux et attentes techniques en matière de biodiversité avant l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, qui permettra de fixer les priorités sur le territoire en matière d’aménagement du territoire.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 10
Figure 2. Carte de présentation du territoire de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 11
I.2.2 Objectifs de la présente étude
Au regard des évolutions territoriales et réglementaires, la présente étude vise donc à concilier au mieux l’aménagement et le développement du territoire de la CAMVS avec la préservation des espaces naturels, de la biodiversité et des paysages.
Afin de tirer parti de l’expérience acquise à l’échelle du territoire mais aussi plus largement, la première partie de cette étude ambitionne de dresser un bilan qualitatif et quantitatif des actions mises en œuvre dans le cadre du Plan Paysage Trame Verte de 2007.
L’objectif est ensuite de définir une nouvelle stratégie territoriale en s’appuyant à la fois sur un diagnostic actualisé du territoire et le bilan du plan précédent afin de l’étendre à l’ensemble des 42 communes.
Cette stratégie se concrétise notamment à travers l’élaboration d’un nouveau schéma de trame verte et bleue qui se doit de prendre en compte le SRCE-TVB mais qui souhaite aussi intégrer les divers enjeux socio-économiques du territoire. Afin d’appliquer et traduire facilement cette stratégie dans les documents d’urbanisme, le schéma de trame verte et bleue communautaire sera ensuite décliné à l’échelle parcellaire.
Au-delà de l’élaboration d’un schéma de trame verte et bleue très précis, l’objectif de cette étude est d’aboutir à la construction d’un nouveau plan d’actions opérationnel. Ce plan d’actions devra apporter des solutions concrètes pour traiter les grands enjeux du territoire, à savoir :
La requalification des friches (industrielles, commerciales) et des espaces dégradés à vocation environnementale ;
La mise en valeur des réservoirs de biodiversité de portée territoriale et supra-territoriale ;
Le maintien ou la reconnexion des milieux entre eux, en lien avec la notion de trame écologique ;
La protection et la mise en valeur de l’environnement et du paysage ;
La gestion et le suivi des espaces naturels et des espèces associées ;
Le développement des modes de déplacement doux ;
La communication, la sensibilisation et la pédagogie ;
L’aménagement d’équipements de loisirs et de découverte de l’environnement.
Ainsi, au-delà de la vision centrée sur la préservation de la biodiversité, l’objectif est bien ici de placer la mise en valeur et le développement des services rendus par la nature au cœur de la stratégie territoriale et du plan d’actions.
Le succès d’un tel plan d’actions est basé sur l’appropriation de ce nouveau Schéma de trame verte et bleue par les différents acteurs du territoire et suppose l’implication de chacun en fonction de ses compétences. Pour cette raison, les principaux acteurs du territoire en lien avec l’aménagement, la gestion et l’utilisation des espaces naturels sont associés dès l’amont aux différents étapes de l’étude, au travers de consultations, de réunions techniques, ou encore de comités techniques (dits comités techniques élargis).
Quant aux élus, ils ont désigné 2 référents qui ont eu pour rôle d’accompagner le déroulement de l’étude ; la validation politique constituera la dernière étape, visant à voter la prise de compétence en matière de Trame verte et bleue, en fonction des conclusions et perspectives techniques fournies par le projet.
L’objectif est au final de renforcer la dynamique territoriale et d’appuyer de nombreuses actions sur la participation active et mutualisée des différents acteurs du projet.
La communication est essentielle pour la compréhension et l’appropriation du projet. Et ceci à toutes les échelles d’intervention sur le territoire (personnes privés, publiques, gestionnaires, aménageurs, financeurs, etc.).
Le premier volet de l’étude est consacré à l’évaluation du Plan Paysage Trame Verte de 2007 et à l’actualisation du diagnostic du territoire. Après une description succincte du PPTV, un bilanDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 12
quantitatif et qualitatif de ce document et de sa mise en œuvre est dressé. Le diagnostic actualisé comprend quant à lui une synthèse des enjeux écologiques du territoire dont une analyse et une première cartographie des continuités écologiques. Ce diagnostic est complété par :
Une description des outils de prise en compte du patrimoine naturel dans l’aménagement du territoire ;
Une analyse des enjeux socio-économiques locaux qui interagissent avec les milieux naturels ;
Une liste des acteurs de l’environnement sur le territoire.
Le diagnostic identifiera les grands enjeux écologiques mais aussi socio-économiques en lien avec la biodiversité présents sur le territoire. Cela permettra de définir les objectifs du schéma de la TVB du territoire par l’élaboration d’une stratégie territoriale. La mise en œuvre de cette stratégie se fera via un programme d’actions qui accompagnera cette dernière.
DECLINAISON DE LA TVB A L’ECHELLE DE LA CAMVS : BILAN
L’adoption du SRCE-TVB et la fusion de l’AMVS avec d’autres entités pour former la CAMVS impose à cette dernière d’élaborer son schéma de trame verte et bleue. Pour cela, la CAMVS compte s’appuyer sur le Plan Paysage Trame Verte, de 2007, qui identifie une trame verte sur le territoire de l’AMVS. Ce PPTV se compose d’un diagnostic, d’une stratégie territoriale et d’un programme d’actions associées.
Par conséquent, dans l’objectif d’établir le schéma directeur de la trame verte et bleue, il est nécessaire d’évaluer le PPTV dans son ensemble, que ce soit au niveau de la forme, du fond et des retombées de sa mise en œuvre sur le territoire.
Le PPTV est un support conséquent mais il présente quelques lacunes notamment au niveau de points méthodologiques. De même, le territoire est désormais plus important et les enjeux écologiques et socio-économiques demandent à être actualisés. Les attentes de la CAMVS sont aussi plus exigeantes afin que le nouveau schéma directeur devienne un outil de planification du territoire.
L’évaluation du PPTV se poursuivra donc avec une actualisation d’un diagnostic adapté au nouveau périmètre de la collectivité et prenant en considération les enjeux socio-économiques qui manquaient au PPTV de 2007.
Le schéma directeur de la trame verte et bleue qui sera défini suite au diagnostic doit être un outil d’aide à la décision au service du territoire et de ses acteurs. Pour cela, il doit offrir une lecture commune et partagée en fonction des compétences de chacun.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 13
II. Le Plan P aysage T rame V erte de 2007
II.1 Organisation et contenu du Plan Paysage Trame
Verte
Le Plan Paysage Trame Verte (PPTV), approuvé par le Conseil de communauté le 12 avril 2007, affiche dans sa terminologie, uniquement la clé d’entrée relative aux espaces terrestres (« trame verte », alors qu’il faut d’ores et déjà mettre en avant la prise en compte des continuités aquatiques, qui constituent un angle important des actions menées.
Le PPTV a été élaboré en trois phases successives, formalisée chacune par un rapport (Géovision, 2007) :
Phase du diagnostic des potentialités des sites, 103p ;
Phase d’élaboration du schéma directeur / définition d’une stratégie territoriale, 74p ;
Phase du programme d’actions concrètes, 78p.
Figure 3. Première page et exemple du contenu du diagnostic du PPTV
Le contenu et les éléments de méthode utilisés pour chacune des phases du PPTV de 2007 sont décrits et analysés succinctement ci-après sur la base des trois rapports d’étude produits.
II.1.1 Diagnostic des potentialités des principaux sites
naturels du territoire
Le diagnostic territorial du PPTV s’est appuyé à la fois sur une synthèse bibliographique, des consultations d’acteurs locaux et des visites de terrain. Le rapport ne précise toutefois pas quels ont été les acteurs consultés et la nature des visites de terrain, ce qui constitue une limite pour cerner le partage de l’élaboration du PPTV avec les acteurs locaux, mais aussi la plus-value des visites de terrain par rapport aux données documentaires.
Le rapport du diagnostic du territoire de l’AMVS s’articule en cinq parties :
Une présentation du territoire de l’AMVS ;
Une description des caractéristiques écologiques et du patrimoine naturel ;
Une analyse du patrimoine paysager ;Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 14
Une analyse du potentiel touristique ;
Une définition des enjeux du territoire.
II.1.1.1 Présentation du territoire
La partie dédiée à la présentation du territoire fournit des éléments de contexte physiques (géologie, géomorphologie, hydrologie) ainsi que des éléments de contexte socio-économiques (situation à l’échelle régionale ; informations succinctes sur les communes et la population locale ; unités paysagères du territoire ; projets en cours sur le territoire et implication du Conseil Général pour l’amélioration du cadre de vie via le Fond d’Aménagement du Nord). Cette partie s’achève par une synthèse de quelques caractéristiques du territoire distinguées en atouts ou contraintes pour le développement de la trame verte du territoire.
II.1.1.2 Une description des caractéristiques
écologiques et du patrimoine naturel
La description des caractéristiques écologiques et du patrimoine naturel du territoire est organisée autour de trois axes majeurs mis en évidence localement par le Schéma régional d’orientation de la Trame verte et bleue du Nord – Pas-de-Calais :
Le corridor fluvial de la vallée de la Sambre ;
Un corridor forestier et bocager situé au nord de la Sambre ;
Un corridor forestier et bocager situé au sud de la Sambre.
Les principaux sites naturels qui jalonnent ces axes ont été qualifiés de cœur de nature et leurs caractéristiques écologiques (milieux naturels dominants, espèces et habitats remarquables) décrites successivement. Au total 17 sites, dont plusieurs sont des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF) sont présentés. Une hiérarchisation des cœurs de nature selon leur niveau d’intérêt écologique est proposée « à dire d’expert ». Elle distingue :
- des cœurs de nature d’intérêt national,
- des cœurs de nature d’intérêt régional
- des cœurs de nature d’intérêt local. Soulignons que certains cœurs de nature considérés d’intérêt local ne sont pas décrits mais simplement cartographiés.
Une analyse très succincte de la fonctionnalité écologique de chacune des trois grandes continuités écologiques mises en évidence est réalisée dans des rubriques intitulées « Atouts/Contraintes ». Ces analyses débouchent sur des synthèses des enjeux définissant plusieurs objectifs de conservation et de restauration pour chaque continuité écologique.
En conclusion de cette partie, une carte de synthèse de la trame verte et bleue du territoire met en évidence :
Une hiérarchisation des cœurs de nature ;
Une typologie des principaux corridors écologiques potentiels : corridors relevant de la trame verte, corridors relevant de la trame bleue, différenciation des « corridors principaux à conserver en priorité » des « corridors secondaires à renforcer voire à recréer ».
Remarquons que cette partie du diagnostic contient également un paragraphe relatif à l’impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité et les continuités écologiques, ce qui constitue une approche originale à l’époque.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 15
Figure 4. Carte de la trame verte et bleue de l’AMVS présentée dans le diagnostic du PPTV de 2007Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 16
II.1.1.3 Une analyse du patrimoine paysager
Une partie importante du diagnostic est également consacrée à la description du patrimoine paysager du territoire. Les caractéristiques paysagères de chaque grand type d’occupation du sol tel que les espaces agricoles, le bocage, les boisements, le bâti, les installations industrielles et les équipements de transport sont décrites. Une attention particulière est portée à l’étalement urbain qui est à l’origine d’une urbanisation diffuse et d’une fragmentation accrue des espaces naturels sur le territoire sans pour autant apporter des chiffres précis liés à ce phénomène.
En s’appuyant sur une série de photographies et de croquis, sont ensuite décrites et analysées les ambiances paysagères caractéristiques du territoire. L’analyse des différentes composantes du paysage permet d’aboutir à la différenciation de huit unités paysagères qui s’individualisent compte tenu de leur occupation du sol et de leurs ambiances paysagères particulières. La carte de ces huit unités paysagères proposée dans le diagnostic figure ci-après.
Figure 5. Carte des unités paysagères provisoires présentée dans le diagnostic du PPTV de 2007
II.1.1.4 Une analyse du potentiel touristique
Dans le PPTV de 2007, le tourisme est perçu comme un atout important pour le développement du territoire et la préservation des espaces naturels. Le diagnostic fait néanmoins état d’un déficit du territoire en termes d’attrait et d’équipements touristiques.
Trois axes de développement potentiels pour les activités touristiques sont mis en avant :
- la randonnée ;
- le patrimoine militaire hérité en particulier de la ligne Maginot ;
- les cours d’eau et plans d’eau.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 17
II.1.1.6 Une définition des enjeux du
territoire
Le rapport du diagnostic du territoire de l’AMVS s’achève avec une synthèse des enjeux du territoire. Trois grands enjeux plus ou moins explicites sont identifiés :
Accompagner les mutations ;
Permettre la reconnaissance du territoire dans sa globalité par le développement des
activités ;
Informer, sensibiliser et communiquer.
Le premier enjeu concerne l’aménagement du territoire. Il s’agit de mieux concilier l’urbanisation et le développement du territoire avec la préservation du patrimoine naturel et paysager. Plusieurs pistes d’actions sont d’ores et déjà proposées à ce stade de l’étude : l’intégration des futurs aménagements dans le paysage et le réseau écologique, le développement des circulations douces, l’aménagement des centres urbains et des espaces publics, la préservation des ceintures vertes existantes autour des villages, la renaturation des friches industrielles.
Le second enjeu se rapporte à la valorisation du patrimoine naturel et culturel de l’AMVS afin de favoriser le développement des activités touristiques et de loisirs. Les potentialités de développement mises en avant sont liées à la Sambre et aux plans d’eau, au patrimoine militaire et aux points de vue paysagers remarquables.
Le troisième enjeu concerne la compréhension et l’encouragement de la mise œuvre de la trame verte grâce à un travail d’information, de sensibilisation et de communication auprès des élus et de la population. Dans ce cadre, deux axes de travail sont proposés : « intégrer tous les acteurs dans la démarche » et « favoriser une approche pédagogique ».
II.1.2 Schéma directeur et de définition d’une stratégie
territoriale
Le volet du PPTV de 2007 dédié au schéma directeur et à la stratégie territoriale définit, sur la base des enjeux mis en lumières à l’issue du diagnostic, les principales actions à mettre en œuvre par secteur afin de mettre en œuvre la politique trame verte de l’AMVS. Ainsi, cette partie de l’étude apparaît déjà très opérationnelle puisque diverses actions sont décrites et localisées assez précisément.
Elles visent d’une part à planifier l’affectation du sol et la gestion des espaces en identifiant :
Des secteurs à protéger, à valoriser et/ou à conserver au sein des cœurs de nature et des corridors écologiques mis en évidence dans le diagnostic ;
Des friches à réhabiliter et des secteurs à privilégier pour la mise en œuvre d’une gestion différenciée des espaces verts ;
Des coulées vertes à créer pour relier les espaces verts urbains aux cœurs de nature.
D’autre part, les actions proposées visent une valorisation de la trame verte grâce au développement des activités touristiques et de loisirs. Dans ce cadre, les propositions d’actions portent en particulier sur la création de nouveaux circuits de randonnée, la rénovation ou la création de sentiers et chemins. Les points d’intérêt naturels, culturels et paysagers existants ont été pris en compte dans la définition des circuits de randonnées proposés.
Les différentes propositions d’actions du schéma directeur sont associées à des secteurs précis du territoire de l’AMVS. Ainsi, les trois principaux corridors écologiques identifiés sur le territoire – le corridor fluvial de la Sambre, le corridor forestier et bocager du Nord de la Sambre et le corridor forestier et bocager du sud de la Sambre - ont été découpés en différents secteurs correspondant à des unités écologiques et paysagères homogènes. Ces secteurs sont présentés sur la carte ci-après.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 18
Figure 6. Carte des secteurs définis pour l’élaboration du schéma directeur et de la stratégie territoriale dans le PPTV de 2007
Dans le rapport concernant le schéma directeur et la définition d’une stratégie territoriale, les différents secteurs sont traités successivement. Pour chaque secteur, est fourni en premier lieu un rappel des éléments de diagnostic qui le caractérise. Un certain nombre d’objectifs sont ensuite énoncés. Pour chacun des objectifs une ou plusieurs actions sont proposées. Ces propositions sont étayées par quelques précisions techniques, des photographies du ou des sites concernés, des informations sur le ou les acteurs concernés, les sources de financement possibles. La description de la stratégie proposée pour chaque secteur s’achève par :
Un tableau de synthèse des actions proposées réparties selon trois thématiques : écologie, paysage et tourisme ;
Une carte sectorisant les différentes actions proposées sur le secteur en question.
Soulignons que le rapport relatif au schéma directeur et à la définition d’une stratégie territoriale ne précise pas la méthodologie qui a été utilisée pour définir les listes d’objectifs et d’actions établies pour chaque secteur.
Une carte de synthèse de la stratégie territoriale définie est présentée dans le troisième volet de l’étude dédié au programme d’actions concrètes. Cette carte figure ci-après.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 19
Figure 7. Carte de synthèse de la stratégie territoriale de la trame verte de l’AMVS figurant dans le PPTV de 2007
II.1.3 Définition d’un programme d’actions opérationnel
Le rapport du programme d’actions du PPTV s’articule en trois grandes parties :
Une synthèse des enjeux et des objectifs identifiés pour la mise en œuvre de la trame verte ;
Un recueil de fiches actions ;
Un exemple de mise en œuvre de la trame verte et bleue sur des sites pilotes.
La synthèse des enjeux et des objectifs du PPTV a été organisée selon cinq thématiques :
- les cœurs de nature,
- les « continuités naturelles »,
- les cœurs de ville,
- les loisirs de proximité et les liaisons douces,
- la communication et le suivi.
Pour chacune de ces thématiques, les enjeux associés sont rappelés. Une liste de 35 actions a ensuite été définie. Ces dernières sont codifiées selon les thématiques définies comme le montre le tableau suivant (N pour les actions concernant les cœurs de natures, C pour les continuités naturelles, etc.). Certaines des actions proposées ont déjà été citées dans le volet du PPTV dédié à la stratégie territoriale. D’autres actions sont en revanche nouvelles. Pour les quatre premièresDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 20
thématiques, l’analyse est en outre complétée par des cartes de synthèse des espaces concernés par chaque thématique.
Les cartes de synthèse donnent un niveau d’information relativement succinct et, souvent, ne concerne pas l’ensemble des actions définies dans chaque thématique comme le montre l’illustration suivante. Celle-ci correspond à la thématique des cœurs de ville mais ne reprend explicitement que l’action V7 : « Entretien raisonné des espaces verts publics ».
Figure 8. Exemple de carte de synthèse associée aux thématiques d’actions
Tableau 1. Liste des actions décrites dans le programme d’actions du PPTV de 2007
Thématiques Actions
Les cœurs de
nature
Action N1 : créer des Réserves Naturelles Régionales
Action N2 : créer des Espaces Naturels Sensibles
Action N3 : assurer la complémentarité du plan d’actions avec les PLU Action N4 : assurer une gestion sylvicole raisonnée et favoriser la progression des surfaces boisés aux passages des corridors forestiers
Action N5 : assurer la gestion des cours d’eau adaptée à la préservation des coulées vertes
Action N6 : améliorer la gestion des mares de chasse
Action N7 : assurer une gestion des mares prairiales
Action N8 : créer et gérer un réseau de gîtes pour la préservation des chiroptères
Les continuités
naturelles
Action C1 : sensibilisation et pratique d’une gestion durable de l’agriculture
Action C2 : maintien d’une agriculture périurbaine
Action C3 : gestion des bords de champs cultivés
Action C4 : faciliter le déplacement de la faune en intégrant les corridors dans les projets routiers
Action C5 : protection du maillage bocagerDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 21
Tableau 1. Liste des actions décrites dans le programme d’actions du PPTV de 2007
Thématiques Actions
Action C6 : préserver les capacités écologiques et environnementales des bords de route
Action C7 : suivi et limitation de l’extension des espèces invasives
Action C8 : développer les conseils pour la gestion environnementale des jardins privés
Action C9 : entretien raisonné (partie extensive de la gestion différenciée)
Cœurs de ville
Action V1 : améliorer la gestion hydraulique en milieu urbain
Action V2 : améliorer la gestion des points lumineux et de l’énergie
Action V3 : réhabiliter les sols pollués
Action V4 : aménager durablement les parcs d’activités avec la démarche PALME
Action V5 : principe du choix des essences et de leur culture
Action V6 : aménagement HQE
Action V7 : entretien raisonné des espaces verts publics (partie intensive de la gestion différenciée)
Loisirs de
proximité et
liaisons douces
Action L1 : valoriser et développer les parcours piétons et cyclables
Action L2 : valoriser et conserver les points de vue remarquables
Action L3 : réalisation de panneaux d’information/sensibilisation
Action L4 : création des livrets d’information sur les offres d’espaces naturels, de loisirs et les liaisons douces sur le territoire
Action L5 : créer un réseau de véloroutes voies vertes
Démarche
globale et
sensibilisation
Action G1 : mutualisation des bonnes pratiques
Action G2 : communication sur la trame verte
Action G3 : sensibilisation des scolaires et de la population aux enjeux de la trame verte
Action G4 : approfondissement des connaissances scientifiques des sites
Action G5 : identification et suivi des indicateurs environnementaux pour chaque action
Action G6 : création d’un observatoire de suivi de l’évolution du projet
Le recueil de fiches actions est organisé selon les thématiques définies précédemment. Chaque fiche est structurée de façon plus ou moins identique et comprend :
Un rappel de l’objectif ;
Un descriptif des modalités techniques de mise en œuvre ;
Une liste des acteurs pouvant être associés à l’action avec des indications sur leur domaine
d’intervention respectif ;
La ou les source(s) de financement possible et des éléments de coût ;
Eventuellement des éléments de calendrier ;
Dans certains cas des recommandations pour le suivi de la mise en œuvre ;
Une carte et une liste codifiée des sites concernés par la mesure.
Il faut noter que les actions et leurs objectifs restent très généraux comme le montre l’action V7 : « Entretien raisonné des espaces verts publics ». Son objectif « Faire perdurer les savoir-faire en matière de jardinage et d’horticulture pour valoriser au mieux les cœurs de ville tout en préservant l’environnement » n’apporte pas de seuils qualitatifs ou quantitatifs à atteindre. De même, elle ne donne pas la manière opérationnelle de mettre en œuvre l’action (absence d’un plan de gestion différenciée par exemple).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 22
Figure 9. Exemple de fiche action extraite du PPTV de 2007
Le recueil de fiches actions est suivi de plans d’actions focalisés sur certains sites pilotes considérés comme prioritaires. L’objectif, même s’il n’est pas explicite, est d’utiliser ces sites comme des « vitrines » de la mise en œuvre du PPTV en y appliquant de façon exemplaire et expérimentale les plans d’actions proposés. Ces sites sont en particulier le Marais d’Aymeries et la ZAC de Grévaux les Guides. Pour ces deux sites, une analyse succincte des enjeux locaux et une liste d’actions sont proposés. Bien qu’ils ne fassent pas l’objet de propositions particulières, d’autres sites prioritaires sont cités dans cette partie du document : la carrière de Watissart, les prairies de Leval, les prairies humides de la boucle de la Sambre à Pont-sur-Sambre, les prairies humides de la Vaqueresse à Roussies, la zone humide des Marpiniaux à Boussois-Marpent.
Le rapport du programme d’actions du PPTV s’achève avec un tableau récapitulatif des 35 actions auxquelles chaque acteur du territoire est susceptible de contribuer. Pour chacune des actions la ou les modalité(s) d’intervention de l’acteur est/sont détaillée(s). Cinq modalités sont distinguées selon que l’acteur initie, pilote, réalise, soutient ou finance (cf. III.3.1).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 23
ORGANISATION ET CONTENU DU PLAN PAYSAGE TRAME VERTE : BILAN
La forme du PPTV
Le PPTV se compose de trois phases :
- Phase du diagnostic des potentialités des sites,
- Phase d’élaboration du schéma directeur / définition d’une stratégie territoriale, - Phase du programme d’actions concrètes.
Le diagnostic présente le territoire, les caractéristiques écologiques et du patrimoine naturel de ce dernier, analyse le patrimoine paysager, le potentiel touristique. Il définit ensuite les enjeux du territoire. Ce diagnostic s’accompagne de cartographies et d’illustrations photographiques. Il est nécessaire de noter l’absence d’une analyse des enjeux socio-économiques (sur les activités agricoles par exemple).
Le volet du PPTV de 2007 dédié au schéma directeur et à la stratégie territoriale définit les principales actions à mettre en œuvre par secteur afin de mettre en œuvre la politique trame verte de l’AMVS. Cette stratégie définit les secteurs à protéger, à valoriser ou à conserver, les friches à réhabilités, les coulées vertes à créer. Elle se compose d’un tableau de synthèse des actions proposées réparties selon trois thématiques : l’écologie, le paysage et le tourisme. Une carte sectorisant les différentes actions proposées sur la zone en question est associée. Néanmoins il est nécessaire de noter l’absence de l’explication méthodologique concernant la définition des listes d’objectifs et d’actions.
Le programme d’actions s’articule en trois grandes parties
- une synthèse des enjeux et des objectifs identifiés pour la mise en œuvre de la trame verte ;
- un recueil de fiches actions ;
- un exemple de mise en œuvre de la trame verte et bleue sur des sites pilotes.
La synthèse des enjeux et des objectifs du PPTV a été organisée selon cinq thématiques :
- les cœurs de nature,
- les « continuités naturelles »,
- les cœurs de ville,
- les loisirs de proximité et les liaisons douces,
- la communication et le suivi.
Les actions sont codifiées selon ces cinq thématiques. Chaque action fait l’objet d’une fiche rappelant l’objectif, le descriptif de l’action, les acteurs à engager, le financement, l’estimation financière, une carte associée, et les secteurs concernés par l’action. Les objectifs ne sont pas quantifiés, l’estimation financière pas chiffrée. Cette absence de chiffre limite la portée de ces fiches actions qui restent généralistes.
Ainsi le caractère général des actions nécessitent d’établir parfois un cahier des charges avant de pouvoir passer au plan opérationnel de l’action. De même, plusieurs acteurs sont susceptibles d’être associés à la fiche action, ce qui peut rendre sa mise en œuvre peu visible.
Le fond du PPTV
Le diagnostic du PPTV identifie 17 cœurs de nature. Ils sont situés dans les trois corridors définis dans le diagnostic (corridor fluvial de la vallée de la Sambre et les corridors forestiers et bocagers au nord et au sud de la Sambre).
Son analyse du territoire permet de dégager trois grands enjeux :
- Accompagner les mutations,
- Permettre la reconnaissance du territoire dans sa globalité par le développement des activités,
- Informer, sensibiliser et communiquer.
Afin de répondre à ces enjeux, 35 actions ont été définies et réparties selon les cinq thématiques susmentionnées. Un objectif est assigné à chacune de ces actions.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 24
II.2 Présentation des sites
Le diagnostic territorial qui a été réalisé dans le cadre du PPTV en 2007 identifie 17 sites naturels qui se démarquent compte tenu de leur intérêt écologique relativement élevé. Ces sites qui abritent de nombreuses espèces et habitats naturels remarquables ont été désignés comme étant les cœurs de nature du territoire.
Au total, 17 cœurs de nature sont présentés dans le rapport du diagnostic territorial du PPTV de 2007. Une évaluation « à dire d’expert » de leur niveau d’intérêt écologique relatif a permis de les hiérarchiser et de distinguer 1 cœur de nature d’intérêt national, 6 d’intérêt régional, 7 d’intérêt local et 3 d’intérêt régional et local.
Soulignons que dans le PPTV de 2007, 3 cœurs de nature considérés d’intérêt local ne sont pas décrits mais simplement cartographiés. Un identifiant commençant par la lettre Z a été attribué à ces sites dans le tableau précédent et dans la carte qui suit. Les critères selon lesquels le niveau d’intérêt a été défini ne sont pas précisés dans le PPTV.
La liste des de ces cœurs de nature est présentée dans le tableau ci-après. Une carte de localisation des différents cœurs de nature est également présentée à la fin de ce paragraphe, avec des surfaces allant de 5 à 441,6 ha, soit une moyenne de 141 ha.
Tableau 2. Liste des cœurs de nature identifiés dans le PPTV de 2007
Identifiant Nom du site
Niveau
d'intérêt
Superficie
(Ha)
B22 Plaine alluviale de la Sambre à Leval Régional 114.9
B23 Prairies humides d'Aulnoye-Aymeries Régional 75.1
B24a Prairies humides de la boucle de la Sambre Régional 143.7 B24a Prairies humides de la boucle de la Sambre Local 110,1
B25 La Vaqueresse aux portes de Maubeuge Régional 31.4
B26 Les Marais des Marpiniaux Régional 25.8
B26 Les Marais des Marpiniaux Local 10.5
B31 Les franges bocagères de la forêt de Mormal National1 262.5
B32 Les bois de la haute Lanière, Hoyaux et du Fay Régional 318.1
B32 Les bois de la haute Lanière, Hoyaux et du Fay Local 43.8
B33 Les prairies de Maubeuge Local 141.8
B41 La vallée de l'Escrière entre Colleret et Recquignies Régional 387.5
B42 Les bois de Jeumont et de Watissart Régional 441.6
B43 Bois de Branleux Régional 57.3
B44 Vallée de la Tarsy Local 145.9
B45 Enclave prairiales de Rousies Local 43.8
B46 Prairies et carrières de Ferrière la Grande Local 212.1
B47 Vallées de la Solre et du Quiévelon Local 406.1
B48 Bois des Bons Pères Local 157.3
B49 Fond de Cousolre Local 26.8
1 Le niveau d’intérêt national mentionné ici correspond au niveau d’intérêt écologique du cœur de nature que représente la
Forêt de Mormal. Le rapport de diagnostic du PPTV de 2007 ne mentionne toutefois pas le niveau d’intérêt écologique intrinsèque du site B31 « Les franges bocagères de la forêt de Mormal ».Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 25
Tableau 2. Liste des cœurs de nature identifiés dans le PPTV de 2007
Identifiant Nom du site
Niveau
d'intérêt
Superficie
(Ha)
Z01 Boisement du lieu-dit "Le petit Maubeuge" à Aulnoye-Aymeries Local 5.0
Z02
Prairies au sud de l'ancienne centrale électrique de Pont-sur-
Sambre Local 31.8
Z03 Bocage, sources et ruisseaux du lieu-dit "la Buchelotte" à Marpent Local 45.8
Source : Géovision – 2007
Figure 10. Représentation graphique de la surface pour chaque cœur de nature identifié dans le PPTV
Remarquons que d’autres cœurs de nature se décomposent en plusieurs sous-unités dont le niveau d’intérêt écologique relatif n’est pas nécessairement le même. C’est par exemple le cas pour le site B24 « Prairies humides des boucles de la Sambre » dont certaines sous-unités sont considérées comme d’intérêt régional alors que d’autres ont été évaluées comme d’intérêt local.
Précisons enfin que dans le PPTV de 2007 des « zones en lien écologique direct avec les cœurs de nature » ont été identifiés en périphérie de certains sites. Le rapport de la « phase du diagnostic des potentialités des sites » ne mentionne toutefois pas la portée de ces délimitations complémentaires. Il semblerait qu’il s’agisse d’espaces naturels tampons qui jouent un rôle important dans le maintien des qualités et du fonctionnement écologiques du cœur de nature qu’elles ceinturent. Le site B31 « Franges bocagères de la forêt de Mormal » est le seul site présenté dans le rapport du diagnostic parmi ces « zones en lien écologique direct avec les cœurs de nature ».
Les 17 cœurs de nature identifiés correspondent en grande partie aux milieux boisés et bocagers. Ainsi 12 sites correspondent à ce type de milieu et les 5 autres à celui des milieux humides. Les trois autres cœurs non décrits mais cartographiés appartiennent aux milieux boisés et bocagers.
441,6
5
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500
B22B23B24B25B26B31B32B33B41B42B43B44B45B46B47B48B49 Z01 Z02 Z03
Surface (ha)
Code du site
Surface (ha) par site
PRESENTATION DES SITES : BILAN
17 cœurs de nature sont décrits par le diagnostic. Un seul est considéré d’intérêt régional, 6 d’intérêt régional, 7 d’intérêt local, et 3 d’intérêt régional et local. 3 autres sites d’intérêt local sont cartographiés mais non décrits.
La surface moyenne de ces vingt sites est de 141 ha avec une surface minimum de 5 ha et une superficie maximum de 441,6 ha.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 26
Figure 11. Cœurs de nature identifiés dans le PPTV de 2007 (Source : Géovision, 2007)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 27
II.3 Gouvernance du PPTV
Un comité consultatif réunissant les acteurs locaux de la protection et de la gestion des espaces naturels a été mis en place le 24 octobre 2008, soit 23 structures. Ce comité était piloté jusqu'en 2014 par le Président de la Commission Environnement et le Vice-président délégué à la Trame verte de l’AMVS, aux espaces naturels et à l’Agenda 21. Les partenaires associés au programme d’actions viennent compléter cette liste.
Tableau 3. Membres du comité consultatif de suivi du PPTV
Type d'organisme Organisme représenté
Collectivités locales
Conseil Régional Nord Pas de Calais – Direction Environnement, Energie et Déchets
Conseil Général du Nord– Espaces naturels sensibles
Conseil Général du Nord– Direction de l’Environnement et du
Développement des Territoires
Comité Départemental du Tourisme du Nord
Services et établissements publics de
l'État
Préfecture du Nord
Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du
Logement du Nord-Pas-de-Calais
Direction régionale de l’agriculture et de la forêt du Nord-Pas-de-Calais
Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM)
Voies Navigables de France– Lille et Maubeuge
Agence de l'Eau Artois Picardie
Conseil scientifique de l’Environnement du Nord-Pas-de-Calais
Office National des Forêts
Centre Régional de la Propriété Forestière Nord-Pas-de-Calais Picardie
(CRPF)
Chambre du Commerce et de l'Industrie d’Avesnes
Chambre régionale d'Agriculture du Nord-Pas-de-Calais
Établissement Public Foncier
Associations
Conservatoire Botanique National de Bailleul
Parc Naturel Régional de l'Avesnois
Conservatoire des Sites Naturels du Nord et du Pas de Calais
CPIE Bocage de l'Avesnois
Agence de Développement et d'Urbanisme de la Sambre (ADUS)
Fédération du Nord de Pêche et protection du milieu aquatique
Association des Sauvaginiers de la Sambre et des 2 Helpes
Le rôle du comité consultatif est de veiller à la mise en œuvre du PPTV et au bon déroulement des actions et d’établir le bilan de leur réalisation. En effet, depuis 2008, une réunion annuelle, avec un support visuel (diaporama) permet de présenter l’avancée des actions mises en œuvre dans le cadre du PPTV ainsi que les actions proposées pour l’année à venir. Cette réunion rassemble les différents partenaires financiers, institutionnels et associatifs des champs d’action du PPTV. Les échanges entre les membres se concluent par un avis rendu sur les projets futurs.
Le tableau suivant montre une liste non exhaustive des acteurs locaux qui ont été identifiés dans le PPTV de 2007 comme des partenaires associés au programme d’actions. Certains acteurs comme l’association « les Blongios » n’étaient pas identifiés dans cette liste mais ont participé à la mise en œuvre du programme d’actions.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 28
Tableau 4. Partenaires associés au programme d’actions
Type d'organisme Organisme représenté
Collectivités locales
AMVS
Communes
Conseil Général du Nord
Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais
Services et
établissements publics
de l'État
Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
Agence de l’eau Artois Picardie
Chambre d’agriculture
Centre Régional de la Propriété Forestière
Direction régionale/départementale de l’agriculture et de la forêt du Nord-Pas-de-Calais
Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM)
Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement du Nord- Pas-de-Calais
Etablissement Public Foncier (EPF)
Mission Inter-Service de l’Eau
Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS)
Office National des Forêts (ONF)
Etablissement et services d’aide par le travail Val-de-Sambre (ESAT)
Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural (SAFER)
Europe Union Européenne
Associations / Syndicat
Agence de Développement et d'Urbanisme de la Sambre (ADUS)
Conservatoire des Sites Naturels du Nord et du Pas de Calais
Parc Naturel Régional de l'Avesnois
Conservatoire Botanique National de Bailleul
Syndicat Mixte Val de Sambre (SMVS)
Association de chasse / Fédération départementale des chasseurs du Nord
Association de randonneurs
Chico-Mendès / Les Blongios
Comité départemental du tourisme du Nord
Coordination Mammalogique du Nord de la France
Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) Bocage de l'Avesnois
Groupe Ornithologique et Naturaliste du Nord-Pas-de-Calais (GON)
Société Mycologique de Nord de la France
Association de Développement Agricole et Rural de la Thiérache
Autres acteurs
Propriétaires privés / Gestionnaires
Bureau d’études
Enseignants / Ecoles (Lycée agricole d’Arras)
Service de l’eau (service de l’eau de l’AMVS, Noréade)
GOUVERNANCE DU PPTV : BILAN
Le comité consultatif chargé d’évaluer les mesures mises en œuvre par le PPTV réunit plusieurs acteurs. Ces derniers appartiennent aux collectivités locales et territoriales (4), aux services de l’état et établissements publics (12) et aux associations (7). De nombreux acteurs ont été identifiés dans le PPTV comme des partenaires associés au programme d’actions. D’autres, non cités en 2007, ont participé à la mise en œuvre de certaines actions.
Le rôle du comité consultatif est d’établir un bilan des actions menées au cours de l’année avant de définir celles à mener pour l’année suivante.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 29
III. Evaluation du PPTV et de sa mise en
œuvre
III.1 Méthode d’évaluation du PPTV
L’évaluation du Plan Paysage Trame Verte de 2007 a été réalisée selon deux approches :
Une approche sitologique qui décrit les différents cœurs de nature identifiés dans la trame verte de 2007 et qui dresse un bilan des enjeux, des usages et des actions mises en œuvre sur chacun d’entre eux ;
Une approche transversale qui dresse une synthèse des retombées du PPTV de 2007 sur le plan de la biodiversité, du paysage et des aspects socio-économiques. Dans cette analyse, une attention particulière est portée sur les effets qu’auront eus les actions qui découlent de ce plan sur les acteurs locaux, notamment au niveau de leur sensibilisation vis-à-vis de la biodiversité. Cette approche transversale s’achève par une analyse critique du document en lui-même et des méthodes qui ont été utilisées pour élaborer cette première stratégie territoriale de prise en compte des continuités écologiques.
L’évaluation du Plan Paysage Trame Verte de 2007 repose sur différentes sources d’informations complémentaires :
Des données bibliographiques (rapport d’activités, inventaires naturalistes, études complémentaires…) ;
Des données géographiques disponibles sous SIG (zonages du patrimoine naturel, SRCE-TVB, cadastre, zonages des documents d’urbanisme…) ;
Des informations issues de la consultation des acteurs locaux (structures en lien avec la gestion et la préservation des espaces naturels, communes, associations locales…).
Précisons qu’au-delà de l’évaluation du PPTV de 2007, les informations et données collectées lors de cette première étape de l’étude seront exploitées dans les phases ultérieures.
III.1.1 Exploitation des rapports d’activités et autres
données bibliographiques
III.1.1.1 Rapports d’activités
Ils se présentent sous la forme de diaporamas projetés lors des réunions annuelles du comité consultatif en janvier 2009, janvier 2010, février 2011, 2012 et 2013.
Chacun des diaporamas dresse le bilan de l’année précédente et propose des actions pour l’année suivante, ceci pour chacune des 35 actions listées dans la phase 3 (programme d’actions) du PPTV. Seules les parties « bilan » ont été prises en compte pour analyser les retombées du PPTV et produire les fiches d’analyse des cœurs de nature de la communauté d’agglomération.
III.1.1.2 Autres données bibliographiques
En complément des diaporamas des comités consultatifs, d’autres documents ont été exploités pour évaluer le PPTV de 2007 et sa mise en œuvre :
- des documents de cadrage, de portée nationale ou régionale, tels que les Orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques (annexe du décret n°2014- 45 du 20 janvier 2014) ;Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 30
- schéma régional de cohérence écologique Trame verte et bleue du Nord-Pas-de-Calais de 2014 ;éléments de connaissance des enjeux environnementaux à une échelle plus large que celle du territoire : Charte du Parc naturel régional de l’Avesnois 2010-2022, fiches ZNIEFF, diagnostic et enjeux majeurs du bassin versant de la Sambre, localisation et caractérisation des zones humides dans la vallée de la SAMBRE, SCOT Sambre Avesnois, SAGE de la Sambre ;
- études, plans de gestion et bilans naturalistes liés aux sites réhabilités, fournis par la CAMVS (Pantegnies à Pont-sur-Sambre, Marpiniaux à Marpent, Lac du Paradis à Louvroil, bras mort de Leval) et aux projets futurs ou en cours de réalisation : requalification et valorisation des friches Vitrant-Manesse/Trieux et faïencerie de Rousies, de l’ex-friche SOFER (Pont-sur-Sambre), de l’écoquartier du Pot d’Argent à Louvroil, de l’extension du parc d’activités de Grevaux-les-Guides- La Marlière, ainsi que des documents et études relatifs à la mise en œuvre de la gestion différenciée.
Ont été également exploités des documents transmis par les structures consultées, évoqués lors des consultations et envoyés sur demande écrite de Biotope. Ces documents sont :
L’étude du Conservatoire d’Espaces Naturels sur la recherche de gîtes de chiroptères au niveau des communes de l’AMVS ;
L’étude du bras mort de Leval, l’inventaire du chemin de halage de la Sambre et le pré- inventaire de la friche industrielle de Ferrière-la-Grande transmis par le CPIE ;
L’inventaire communal de la biodiversité de Bousignies-sur-Roc et Obrechies réalisé par le PNR de l’Avesnois, l’étude du PNR sur les haies et les pratiques d’entretien et le plan régional d’action porté par le PNR en faveur de la Pie grièche grise.
La liste complète et les références précises des documents utilisés sont présentées dans la partie « bibliographie ».
III.1.2 Collecte et analyse de données géolocalisées
En complément des rapports d’étude, des bilans d’inventaires et autres documents bibliographiques, un certain nombre de couches d’informations géographiques ont été collectées auprès de différents organismes et exploitées pour évaluer le PPTV de 2007 et sa mise en œuvre. Les 6 organismes concernés et la liste des données géographiques communiquées sont listés dans le tableau ci-après.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 31
Tableau 5. Liste des données géolocalisées
Nature de la donnée
transmise
Nature de la ou des
couches transmises Format Couverture géographique Date de la donnée
Échelle de
création de la
donnée
Fournisseur des données
Flore
Taxons soumis à
réglementation et/ou à
valeur patrimoniale
Couche des observations
de flore patrimoniale
Couche
vectorielle de
polygones
associée à un
fichier excel
Périmètre des 42
communes de la CAMVS
et bande tampon de 2 km
2014 Variable
CBNBl via le Réseau des
acteurs de
l’information
naturaliste (RAIN)
Données Faune
Couche des observations
de faune par groupe et
par espèce
Couche
vectorielle de
polygones
Périmètre des 42
communes élargi d’une
bande tampon de 2 km
2014 1/100000ème
GON via le Réseau des
acteurs de
l’information
naturaliste (RAIN)
Données du schéma
régional de cohérence
écologique – trame verte
et bleue
Corridors terrestres et
aquatiques
Espaces naturels relais
Espaces à renaturer
Points de conflit
Réservoirs linéaires
aquatiques
Réservoirs de
biodiversité
Zones de conflits
Couche
vectorielle de
polygones
Région Nord-Pas-de-Calais 2014 1/25000ème DREAL et Région Nord- Pas-de-Calais
Cartographie des habitats
naturels
Couche des habitats
naturels ARCH
Évolution des habitats
entre 2005 et 2009
Couches
vectorielles de
polygones
Région Nord-Pas-de-Calais 2009 1/10000ème
Conseil Régional du
Nord-Pas-de-Calais
http://www.arch.nordp
asdecalais.fr/
Inventaire des mares par
commune
Couches Mares Prairiales
par communes
Étangs points d’eau
situés dans un jardin
Mares en projet AMVS
Couche
vectorielle de
polygones
Périmètre des 23
communes de l’AMVS 2009 1/10000ème
Agence de
développement et
d’urbanisme de la
Sambre (ADUS)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 32
Tableau 5. Liste des données géolocalisées
Nature de la donnée
transmise
Nature de la ou des
couches transmises Format Couverture géographique Date de la donnée
Échelle de
création de la
donnée
Fournisseur des données
Friches Couche des périmètres
Couche
vectorielle de
polygones
Périmètre des 23
communes de l’AMVS 2010 1/10000ème ADUS
Haies inventaire 2009 Localisation des haies
Couche
vectorielle de
lignes
Périmètre des 23
communes de l’AMVS 2009 1/10000ème ADUS
Programme 2013
d’entretien des haies
Localisation des haies
taillées
Couche
vectorielle de
lignes
Périmètre des 23
communes de l’AMVS 2013 1/10000ème ADUS
Zonage des PLU des
communes
Couche des types de
zone (agricole, à
urbaniser, naturelle…)
Couche
vectorielle de
polygones
Périmètre des 23
communes de l’AMVS 2009 1/10000ème ADUS
Cadastre 2011 Couche du bâti Couche du parcellaire Couches vectorielles Périmètre des 23 communes de l’AMVS 2011 AMVS
Foncier AMVS Couche des propriétaires des terrains
Couche
vectorielle de
polygones
Périmètre des 23
communes de l’AMVS 2013 1/10000ème AMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 33
III.1.3 Consultation des acteurs locaux
Différentes personnes ou organismes ressources ont été consultés pour évaluer le PPTV et actualiser le diagnostic du territoire. Certains ont été interrogés via une enquête, d’autres ont été consultés grâce à des entretiens physiques ou téléphoniques.
III.1.3.1 Questionnaires
Un questionnaire d’enquête a été élaboré pour sollicitation des communes adhérentes auparavant à l’AMVS et des associations locales pratiquant des activités dans la nature.
Ce questionnaire avait pour but d’évaluer l’appropriation du concept de trame verte et bleue, la connaissance du PPTV de 2007, l’implication de l’organisme consulté dans la conception ou la mise en œuvre du PPTV de 2007, et plus généralement dans des actions en faveur de l’environnement. Il demandait aussi d’identifier les espaces naturels et espèces sauvages les plus emblématiques et intéressants à l’échelle de l’AMVS, les principales menaces pesant sur eux, les projets portés par la commune pouvant être pris en compte par l’étude, les informations susceptibles d’être mises à disposition, et enfin les propositions de l’organisme consulté pour contribuer à l’actualisation du PPTV.
Deux variantes du questionnaire ont été établies pour tenir compte des spécificités des deux groupes ciblés (communes et associations locales). Les questionnaires et la synthèse des réponses obtenues figurent en annexe du rapport (annexe 1 et 2).
Questionnaires adressés aux communes
L’AMVS (à l’époque de la phase d’étude) a adressé le questionnaire accompagné d’un courrier soit au maire soit, s’il y en avait un, au référent communal pour les questions d’environnement (conseiller municipal, adjoint au maire, responsable de l’urbanisme ou éco-garde).
Les 23 communes qui constituaient l’AMVS en 2007 ont été consultées. 7 communes, situées sur la moitié est du territoire de l’actuelle CAMVS, ont répondu, soit un taux de réponse de 30% :
- FERRIERE-LA-PETITE
- JEUMONT
- LOUVROIL
- MARPENT
- MAUBEUGE
- QUIEVELON
- ROUSIES
Questionnaire associations locales
De même, l’AMVS a adressé le questionnaire aux présidents des associations dont les activités se déroulent dans les espaces naturels. La liste des associations consultées figure dans le tableau ci- après.
Tableau 6. Liste des associations locales consultées
Nom de l’association Réponse
1 Autour du Sentier Émeraude
2 Les cyclos randonneurs Ferrièrois
3 Club cyclo Touriste de Maubeuge X
4 Comité des sports de Ferrière-la Grande X
5 Association des randonneurs du Val de Sambre
6 Club d'athlétisme de Marpent XDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 34
Tableau 6. Liste des associations locales consultées
Nom de l’association Réponse
7 VVT club Pontois X
8 Les archers de la Sambre X
9 Les randonneurs Jeumontois X
10 Le Gardon (Marpent, Jeumont)
11 IME Jeumont
12 Club Nature collège De Gaulle de Jeumont X
13 Association des Jardiniers de Maubeuge et vallée de la Sambre X
14 Les sauvaginiers de la Sambre
15 Pettita les Traits du Nord
16 Association chéneux Chez nous
Huit associations ont répondu sur les 16 consultées soit un taux de réponse de 50 %. La plupart des associations ayant répondu sont également situées dans la moitié est du territoire de l’AMVS (à l’époque de l’étude), hormis le VTT Club Pontois, situé à l’ouest.
III.1.3.2 Consultations des acteurs locaux de la
conservation et de la gestion des milieux naturels
Des entretiens téléphoniques ou physiques ont permis de recueillir des informations sur la base d’un guide d’entretien. Ce guide d’entretien et les réponses des différents acteurs consultés figurent en annexe du présent rapport (annexe 3).
Pour chaque structure consultée, l’entretien a permis d’aborder les points suivants :
- les actions de la structure consultée sur le territoire de l’AMVS : description, contribution de ces actions à la TVB, difficultés rencontrées ;
- les enjeux du territoire en termes de biodiversité : espèces, habitats, principales continuités écologiques à maintenir ou à restaurer en priorité, principales menaces pesant sur ces continuités ;
- le plan paysage trame verte de l’AMVS – Bilan : connaissance du PPTV et des actions mises en œuvre dans ce cadre depuis 2007, participation de la structure concernée à ces actions, analyse critique du PPTV et des actions mises en œuvre jusqu’à présent (contenu/forme) ;
- le plan paysage trame verte de l’AMVS – Perspectives : actions à mettre en œuvre, moyens et outils à mobiliser, synergies et antagonismes avec les autres enjeux du territoire, freins et opportunités, contributions possibles de la structure consultée.
En complément de ces questions, les consultations avaient pour objectif de collecter des données bibliographiques complémentaires pouvant être mise à disposition par les structures consultées.
Au total sept structures ont été consultées selon cette méthodologie. Ces structures, la date de la consultation et la nature des données complémentaires transmises sont listées dans le tableau ci- après.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 35
Tableau 7. Acteurs ressources consultés
Organisme
consulté
Nom du contact Date de
l’entretien
Études et données complémentaires
transmises
Association Les
Blongios
François GRIFFAULT
Coordinateur de l'équipe
salariée /chargé de projets
participatifs de territoire
16/12/2013 Aucune
CEN Nord-Pas-
de-Calais
Benoit GALLET
Chargé de mission territorial 06/02/2014
- Etude sur la recherche de gîtes de
chiroptères sur les communes de
l’AMVS
CPIE Bocage de
l'Avesnois
Jean-Baptiste LEFEVRE
Responsable du patrimoine
naturel
18/12/2013
- Étude du bras mort de Leval
- Inventaire du chemin de halage de
la Sambre
- Pré-inventaire de la friche
industrielle de Ferrière-la-Grande
Fédération de
pêche du Nord
Emmanuel PETIT
Directeur 13/02/2014 Aucune
Fédération des
chasseurs du
Nord
Grégory BINOIT
Agent de développement
sur le secteur Avesnes Nord,
Avesnes Sud et Maubeuge
06/03/2014
- Surface concernée par les CIPAN
sur le territoire de l’AMVS par
année
- Nombre de mètres linéaires de
haies plantées par an
- Bilan par commune des jachères
faune sauvage et des jachères
fleuries
- Localisation géographique des
huttes de chasse et des haies, sous
forme de couche SIG.
PNR de
l'Avesnois
Guillaume DHUIEGE
Responsable du pôle
patrimoine et eau
18/03/2014
- Plan régional d’action porté par le
PNR en faveur de la Pie grièche
grise
- Rapport sur l’impact des modes de
gestion du bocage de l’Avesnois sur
la communauté d’oiseaux nicheurs
des haies
Conseil Général
du Nord Christophe HILDEBRAND 19/05/2014
Schéma directeur des espaces
naturels
Plan de gestion, acquisitions
foncières et inventaire ENS du bras
mort de Leval
Plan de gestion du site des Prés
Leval et calendrier associé
METHODE D’EVALUATION DU PPTV : BILAN
L’évaluation du PPTV s’est appuyée sur l’analyse et l’exploitation des rapports d’activités, des données bibliographiques disponibles ainsi que sur la consultation d’acteurs locaux. Cette dernière a reposé sur des questionnaires à destination des communes de l’ancienne AMVS (6 réponses sur 23) et des associations locales (8 réponses sur 16). Des acteurs ont également été consultés avec pour objectifs de recueillir leurs avis sur les enjeux du territoire, le bilan du PPTV et la perspective de ce dernier.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 36
III.2 Evaluation des sites identifiés dans le PPTV
Un bilan des enjeux et des actions mises en œuvre a été réalisé pour chacun des sites identifiés dans le PPTV de 2007. Ce bilan est présenté sous la forme d’une fiche synthétique pour chacun des sites.
Les actions programmées dans le PPTV de 2007 sur chacun des sites sont listées et leur mise en œuvre jusqu’à ce jour a été évaluée. Afin de faciliter la lecture un code couleur a été utilisé pour faciliter la distinction des différents types d’actions. Ce code couleur est repris dans le tableau ci- après.
Actions de restauration, de gestion et de suivi écologique
Actions de communication, de sensibilisation et d’accueil du public
Actions de protection et mise en place de partenariats
Plusieurs sources d’informations ont été exploitées pour évaluer chaque site. Celles-ci sont récapitulées dans le tableau ci-après.
Tableau 8. Sources d’information exploitées pour évaluer les sites du PPTV Rubrique Sources d’information
Nom et codification du site PPTV de 2007
Niveau d’intérêt relatif PPTV de 2007
Superficie totale, Communes
concernées
Couche SIG des sites du PPTV et des cœurs de nature de l’AMVS
Couche SIG des communes de l’AMVS
Bilan des actions PPTV de 2007 et rapports d’activités
Principaux milieux naturels Photographies aériennes de 2009
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Fiches ZNIEFF, PPTV de 2007, bilans naturalistes, rapports
d’activité, rapports d’expertise
Niveau de connaissance de la flore et
de la faune, date du dernier
inventaire
Fiches ZNIEFF, bilans naturalistes, rapports d’activité, rapports
d’expertise, consultations des acteurs locaux
Carte
Couche SIG des sites du PPTV et des cœurs de nature de l’AMVS
Couches SIG des zonages réglementaires et d’inventaire du
patrimoine naturel
Couches SIG des composantes du SRCE-TVB
Protections réglementaires et zonages
d’inventaires
Couches SIG des zonages réglementaires et d’inventaires du
patrimoine naturel
Propriété foncière
Couches SIG extraites du cadastre localisant les parcelles
appartenant aux organismes suivants : AMVS, Département, EPF,
État, OPAC, Promocil, Région, SAFER, SIVU, SMVS, Ville, privés
Position par rapport aux continuités
écologiques mises en évidence dans le
SRCE-TVB
Atlas cartographique du SRCE-TVB
Tendances évolutives du paysage et de Comparaison des photographies aériennes de 2007 et 2009Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Evaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2006 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 37
Tableau 8. Sources d’information exploitées pour évaluer les sites du PPTV Rubrique Sources d’information
l’urbanisme
Équipements existants pour l’accueil
du public
Visites de sites, photos aériennes, rapports d’activité, documents de
communication
Principaux usages et activités sur le
site
Bibliographie, consultations des acteurs locaux
Perception par les acteurs locaux Consultations des acteurs locaux
Recommandations dans le cadre de
l’actualisation du schéma de trame
verte et bleue
Synthèse élaborée par Biotope d’après les enjeux et continuités
écologiques issus du SRCE-TVB
Comme cela est rappelé sur les fiches décrivant chaque site, les listes des habitats patrimoniaux ne sont pas exhaustives. Seules les habitats connus les plus remarquables et emblématiques des sites sont cités.
En outre, soulignons que parmi les habitats patrimoniaux listés certains sont potentiels car leur observation a été menée sur un périmètre plus large que le site lui-même ou alors leur observation est relativement ancienne (années 1990). Sur la question des périmètres, c’est notamment le cas pour les données issues des fiches ZNIEFF de type 1 qui ont été exploitées lorsque les sites recoupent ces zonages du patrimoine naturel.
Certains sites du PPTV 2007 ont été séparés en deux afin d’isoler la partie de site reprise en tant que cœur de nature d’intérêt communautaire qui a fait l’objet d’actions spécifiques. Ceci a conduit à faire évoluer la codification de certains sites en différenciant une partie a et une partie b. Les sites concernés par cette différenciation sont listés dans le tableau ci-après.
Tableau 9. Sites du PPTV de 2007 séparés en deux entités
Identifiant Nom du site
B22a Plaine alluviale de la Sambre à Leval hors bras mort de Leval
B22b Bras mort de Leval
B24a Prairies humides de la boucle de la Sambre hors réserve naturelle de Pantegnies
B24b Réserve naturelle de Pantegnies
B26a Les Marais des Marpiniaux (hors site des portes des Marpiniaux)
B26b Site des portes des MarpiniauxDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 38
Site B22a : Plaine alluviale de la
Sambre à Leval hors bras mort de
Leval - Espace Naturel Sensible
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007)
Superficie totale : 111,76 ha
Communes concernées : AULNOYE-AYMERIES, LEVAL Régional
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Gestion du maillage bocager
Mise en place du programme d’entretien des haies (2011)
Maintien du bocage pour son intérêt écologique, économique et
paysager
Intégration de la protection du maillage bocagers sur les communes en cours d’élaboration des PLU (Les communes du PNR bénéficient de l’appui technique et de la méthodologie développée par le PNR)
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Gestion conservatoire du patrimoine naturel des prairies humides de Leval grâce au classement en Espace naturel Sensible
Utilisation de la coulée verte dans Leval comme corridor
biologique
Créer une continuité écologique à travers les arbres et les mares
inscrites au plan FAN dans la continuité des plantations d’aulnes de la vallée de la Tarsy
Améliorer la gestion des mares de chasse
Intégration écologique et paysagère des mares de chasse
Valorisation et prolongement des chemins pédestres, création de chemins équestres et cyclistes
Sensibilisation et pratique d’une gestion durable de l’agriculture
Préservation du patrimoine arboré remarquable
Principaux milieux naturels
Prairies plus ou moins humides, haies, fourrés humides,
mégaphorbiaies, cariçaies, plans d’eau, cours de la Sambre.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Prairies humides et mégaphorbiaies mésotrophes, cariçaies, végétations amphibies et aquatiques.
Niveau de connaissance de la
flore Faible
Niveau de connaissance de la
faune
Bon (oiseaux) moyen
(amphibiens) Autres :
faible à aucun
Les connaissances flore existantes sont issues de l’inventaire de la ZNIEFF 1 réalisé en 2010. Le site est totalement inclus dans cette ZNIEFF 1 et représente environ 9% de sa superficie.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
ENS du département du Nord "Les prés Preuvost" (pp)
ENS du département du Nord "Les prés" et zones de préemption
associées (pp)
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 1 "Basse vallée de la Sambre entre l’Helpe Mineure et les étangs de Leval" (n°81-02)
ZNIEFF 2 "Plaine alluviale de la Sambre en amont de Bachant" (n°81) Zonages dans le PLU : zone N (95 %), zone A (5 %)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus en grande partie dans un réservoir de biodiversité de la sous trame des milieux humides.
Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux : un corridor de milieux humides et un corridor rivière tous deux axés sur la vallée de la Sambre, un corridor rivière représenté par l'aval de la Tarsy, un corridor bocager reliant le bocage du sud de l’Avesnois aux espaces bocagers situés en lisière nord de la forêt de Mormal. Soulignons que les bandes enherbées longeant le cours de la Sambre et de la Tarsy sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Non.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (prairie et quelques surfaces de cultures), sylviculture
(peupleraies) tourisme
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants et les touristes, Chasse et pêche.
Véloroute de la Sambre aménagée sur le chemin de halage et chemin PDIPR
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site :
écrêtement de crues
Perception par les acteurs locaux
Le CPIE accorde une importance à ce site sur lequel il réalise des actions : gestion différenciée depuis 2009, animation de sorties guidées. Le Conservatoire souligne la présence d’espèces patrimoniales : pie-grièche grise, plusieurs espèces d’odonates. La fédération de pêche prévoit une étude sur la traversée de Leval par la Tarsy et une protection de ce cours d’eau. Communes et associations n’évoquent pas ce site.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Les actions mises en œuvre sont à poursuivre et les actions prévues à mettre en œuvre, selon des priorités que définira la CAMVS.
78%
5% 15%
2% Privés
Etat
Département
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 39
Site B22b : Bras mort de Leval Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 3,16 ha Communes concernées : LEVAL, SASSEGNIES Régional
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Élaboration d’un plan de gestion par le CPIE (2012)
Élagage de sécurisation (2012)
Travaux forestiers (2013)
- Élagage ponctuels de Saules
- Coupe d’Aulnes en bordure du bras mort sur 5 zones
Travaux de revalorisation (2013)
Pose de mobiliers (bancs, tables de pique-nique, poubelles..), signalétique de jalonnement
Valorisation pédagogique du milieu naturel et Sensibilisation des
scolaires et de la population aux enjeux de la trame verte
Visites guidées sur les cœurs de nature de l’AMVS par le CPIE Bocage de l’Avesnois « Découverte de la vie aquatique » et « Papillons et libellules le long de la Sambre » (2009) « Amphibiens » (2010)
/
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement ()
ou partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Prairies humides, forêts riveraines, forêts et fourrés très humides, lisières humides à grandes herbes, végétations aquatiques, eaux douces.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Habitats hygrophiles à aquatiques hébergeant un cortège de communautés rares ainsi que des oiseaux nicheurs. Stationnement d'oiseaux aquatiques (anatidés et limicoles en particulier).
Niveau de connaissance de la flore Bon Niveau de connaissance de la faune Bon
Les connaissances faune flore existantes sont issues de l’inventaire de la ZNIEFF 1 réalisé en 2010 et de l’étude réalisée par le CPIE en 2013.
Le site ne représente qu’une très faible partie de la ZNIEFF 1, alors que le site est inclus à 100 % dans la ZNIEFF 1.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
Zonages dans les documents d’urbanisme : N
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus dans un réservoir de biodiversité de la sous trame des milieux humides.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Les travaux de revalorisation du bras mort en 2013 ont consisté à poser sur les berges des mobiliers de repos et d'information ainsi que des panneaux directionnels.
Équipements existants pour l’accueil du public
Table de pique-nique, bancs, borne directionnelle, panneau d’informations, aire de retournement. Absence de parking.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (prairie), tourisme
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants et les touristes, Chasse et pêche.
Véloroute de la Sambre aménagée sur le chemin de halage et chemin PDIPR
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site :
écrêtement de crues
Perception par les acteurs locaux
Ancien méandre de la Sambre, délaissé lors de la canalisation. Son aménagement par l’AMVS en 2013 est apprécié par les habitants de Leval et les pêcheurs. Le CPIE Bocage de l’Avesnois a réalisé l’étude écologique du projet et le plan de gestion en 2012-2013 et effectue un suivi des espèces depuis 2010. Il signale un problème d’envasement et de fermeture du milieu, qui menace les roselières. La Fédération de pêche a accompagné le projet sur le volet biodiversité et les aménagements pour les pêcheurs. Même si le site n’est pas explicitement mentionné par les élus locaux et les associations locales, les acteurs insistent sur le grand intérêt écologique des prairies humides de la vallée de la Sambre et plus généralement sur les enjeux liés aux zones humides.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé. Actions à poursuivre en partenariat avec la ville de Leval et le CPIE Bocage de l’Avesnois.
7%
67%
26%
Privé
VNF
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 40
-Site B23 : Les prairies humides
d’Aulnoye Aymeries
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 75,1 ha
Communes concernées : AULNOYE-AYMERIES, PONT-SUR-SAMBRE Régional
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Plantations de haies, d’arbres et d’arbustes
Aménagement paysager du tronçon Véloroute Aulnoye-Pont (2009)
Essai de traitement des zones de Renouée du Japon dans le
cadre de l’aménagement de la Véloroute – Voie verte (2009)
Création d’un réseau de Véloroutes – Voies Vertes
Aménagement du tronçon entre Aulnoye-Aymeries et Pont-sur-
Sambre (2007-2008)
Sensibilisation du public dans le cadre du programme Véloroutes
– Voies vertes
Installation de panneaux d’information/sensibilisation (2009-2010)
Sensibilisation des scolaires et de la population aux enjeux de la
trame verte
Animation par le CPIE Bocage de l’Avesnois d’un club Passionature
Prise en compte de l’intérêt écologique des prairies humides
pour leur gestion
Aménagement de la place du Prieuré (hameau de Aymeries) et des bords de la Sambre
Développer un corridor bocager entre la forêt de Mormal et la Sambre en s’appuyant sur le ruisseau de la Sambrette
Protection réglementaire des milieux naturels les plus
remarquables
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Site dominé par des prairies plus ou moins humides parcourues par un réseau de haies bocagères. Présence de quelques plans d’eau, d’une plantation d’arbres et de quelques parcelles de cultures annuelles.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Prairies humides (prairies de fauche à Oenanthe fistuleuse et Laîche des renards, prairies de fauche à Séneçon aquatique et Brome en grappe…), herbiers aquatiques dont des herbiers flottants à Hottonie des marais, mégaphorbiaies mésotrophes à Reine des prés
Niveau de connaissance de la
flore Bon
Niveau de connaissance de la
faune Bon
Diagnostic écologique réalisé en 2013 par Biotope pour le PNR de l’Avesnois dans le cadre d’une étude pré-opérationnelle pour la restauration du fonctionnement hydraulique et écologique du marais d’Aymeries et pour la valorisation du site par une ouverture raisonnée au public.
Inventaire des végétations, de la flore, des mollusques, des insectes, des poissons, des amphibiens, des reptiles, de l’avifaune (en période de reproduction et en période internuptiale), des micromammifères et des chauves-souris sur un périmètre englobant totalement le site B23.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PN ENS du département du Nord "Marais d'Aymeries" (pp)
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 1 "Prairies humides d’Aymeries" (n°81-05)
ZNIEFF 2 "Plaine alluviale de la Sambre en amont de Bachant"
Zonages dans le PLU : zone N (97%) et zone A (3%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus totalement dans le réservoir de biodiversité "Prairies humides d'Aymeries" associé à la sous trame des zones humides.
Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux : un corridor de milieux humides axé sur la vallée de la Sambre et un corridor rivière représenté par le ruisseau de la Sambrette. Soulignons que les bandes enherbées longeant la Sambrette sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Centre équestre proche du site.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (prairie et quelques surfaces de cultures), sylviculture
(peupleraie)
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants,
Plan d’eau de chasse
Véloroute voie verte et chemin PDIPR
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site :
écrêtement de crues
Perception par les acteurs locaux
Le Conservatoire anime un groupe de travail sur la restauration du marais d’Aulnoye-Aymeries avec le PNR. La fédération de pêche identifie ce site, ainsi que l’ensemble des zones humides le long de la Sambre comme réservoir de biodiversité. Même si le site n’est pas explicitement mentionné par les élus locaux et les associations locales, les acteurs insistent sur le grand intérêt écologique des prairies humides de la vallée de la Sambre et plus généralement sur les enjeux liés aux zones humides.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue
Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Les actions de la CAMVS sur ce site sont à redéfinir en fonction de l’intervention du Département du Nord et du PNR de l’Avesnois.
91%
2%
6%1% Privé
SAFER
Département
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 41
Site B24a Prairies humides de la
boucle de la Sambre hors RNR de
Pantegnies
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007)
Superficie totale : 230,6 ha
Communes concernées : AULNOYE-AYMERIES, BACHANT, PONT-SUR-SAMBRE Régional Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Plantations de haies, d’arbres et d’arbustes
Aménagement paysager du tronçon Véloroute Aulnoye-Pont (2009)
Louvroil – Pont (2010-2011)
Inventaire des mares prairiales
Inventaire des mares de Pont-sur-Sambre (2009) Inventaire des mares prairiales par un stagiaire (localisation, approche sociologique,
gestion) (2009)
Programme Gestion Différenciée du Conseil Régional
Plans de gestion différenciée (2011)
Montage technique du dossier, communication (2012)
Création d’un réseau de Véloroutes – Voies Vertes
Aménagement du tronçon entre Aulnoye-Aymeries et Pont-sur-
Sambre (2007-2008)
Réalisation de panneaux d’information/sensibilisation
Conception de panneaux dans le cadre de la Véloroute Aulnoye-Pont (2010) Conception panneaux Gestion Différenciée (2009) Pose (2010)
Potentialité de liaison naturelle entre la forêt de Mormal et les zones humides de la boucle de la Sambre
Conserver les coulées vertes autour des ruisseaux dont le ruisseau de la Fosse.
Valorisation de la carrière Boschetti
Protection des secteurs proches des zones de captage. Valorisation touristique par liaison entre la halte fluviale et la carrière via le GR
Valorisation des prairies aux abords de Pont sur Sambre
Protection de manière règlementaire des secteurs de prairies humides et de bocages
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Site traversé par la Sambre et dominé par des prairies plus ou moins humides parcourues par un réseau de haies bocagères. Présence de nombreuses mares et autres plans d’eau et quelques petits boisements.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Prairies humides abritant des espèces végétales remarquables : stellaire des marais, achillée sternutatoire, colchique d’automne, scirpe des bois, véronique à écussons.
Niveau de connaissance de la
flore Faible
Niveau de connaissance de la
faune Faible
Les connaissances faune flore existantes sont issues principalement de l’inventaire de la ZNIEFF 1 "Prairies humides d’Aymeries" réalisé en 2010. Bien que le site B24a soit totalement inclus dans cette ZNIEFF 1, celui-ci ne représente que 13 % de la superficie totale de la ZNIEFF.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 1 "Prairies humides d’Aymeries" (n°81-05)
ZNIEFF 2 "Plaine alluviale de la Sambre en amont de Bachant"
Zonages dans le PLU : zone N (82,80 %), zone A (12,71 %), zone U
(1,16 %), zone AUA (2,61 %)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus totalement dans les réservoirs de biodiversité "Prairies humides d'Aymeries" et "Sambre a Pont- Sur-Sambre" associés à la sous trame des milieux humides.
Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux : un corridor de milieux humides et un corridor rivière tous deux axés sur la vallée de la Sambre, un corridor forestier reliant la "Haie d'Avesnes" aux boisements du nord de l'Avesnois (bois Hoyaux, bois de la Lanière, nord de la forêt de Mormal...). Les bandes enherbées longeant le cours de la Sambre sont également des corridors écologiques du SRCE.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Parking proche d’un des sites, base nautique à proximité
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (prairies humides et quelques surfaces de cultures),
sylviculture (feuillus / peupleraie)
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants,
Chasse et pêche
Véloroute de la Sambre aménagée sur le chemin de halage et chemin PDIPR
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Emprise industrielle
L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site :
écrêtement de crues
Perception par les acteurs locaux
Le CPIE a déjà observé le Grand-duc sur le terril de l’ancienne carrière de Pont-sur-Sambre, y conduit le projet de gestion différenciée et considère les prairies alluviales de la Sambre comme des habitats remarquables. L’association « VTT Pontois » est informée d’un projet de boucles de randonnées pédestres et cyclistes au départ de Pont-sur-Sambre. Les autres associations et les communes n’évoquent pas ce site.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Réaliser des prospections naturalistes complémentaires afin de cibler les secteurs du réservoir de biodiversité où il convient d’intervenir prioritairement. Agir en partenariat avec les agriculteurs compte tenu de la prédominance des prairies sur le site.
92%
2% 4% 2% Privé
AMVS
Etat
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 42
Site B24b : Réserve naturelle
régionale de Pantegnies
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 37,3 ha
Communes concernées : PONT-SUR-SAMBRE Régional
Actions mises en œuvre
Création d’une réserve naturelle régionale
Réhabilitation de la friche de l’ancienne centrale électrique
Création d’une réserve naturelle régionale (2011) Requalification environnementale du site de l’ancienne centrale thermique EDF. Achat du terrain par l’EPF. Signature d’une convention opérationnelle EPF/AMVS. Restauration et valorisation du cœur de nature Organisation de chantiers bénévoles par les Blongios
Approfondissement des connaissances scientifiques du site Diagnostics écologiques et plans de gestion du site de Pantegnies (ALFA, 2009 ; CEN, 2012) Suivis naturalistes annuels par le CPIE entre 2010 et 2012 et le CEN depuis 2013.
Création et gestion de mares prairiales
Valorisation et développement de parcours piétons et cyclables Aménagement d’un sentier piéton et cyclable (2009) Remise en état et sécurisation des sentiers 20 000 € TTC (2011)
Création d’un réseau de Véloroutes – Voies Vertes
Aménagement du tronçon entre Aulnoye-Aymeries et Pont (2007-2008)
Visites guidées sur le site par le CPIE et les Blongios
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement () ou
partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Site dominé par des fourrés et boisement plus ou moins humides,
présence de quelques plans d’eau et prairies humides, d’un terril
issue de l’exploitation de l’ancienne centrale électrique.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Végétations de bas-marais, cariçaies, mégaphorbiaie, prairies humides, ourlets herbacés des espaces boisés et végétations herbacées pionnières se développant sur le terril
Niveau de connaissance de la
flore Bon
Niveau de connaissance de la
faune Bon
Les connaissances faune et flore existantes sont issues d’un diagnostic écologique complet réalisé en 2009 (habitats naturels, flore, entomofaune, herpétofaune, avidaune) dans le cadre du plan de gestion du site, de l’inventaire de la ZNIEFF 1 en 2010 et du suivi naturaliste de 2012. Soulignons toutefois que le site ne représente que près de 10 % de la ZNIEFF 1 bien qu’il soit totalement couvert par celle-ci.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
RNR de Pantegnies (en cours de classement)
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 1 "Prairies humides d’Aymeries" (N°
ZNIEFF 2 "Plaine alluviale de la Sambre en amont de Bachant"
Zonages dans le PLU : zone N (97,29 %), zone U (2,71 %)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus totalement dans le réservoir de biodiversité "Sambre à Pont-Sur-Sambre" associé à la sous trame des milieux humides. Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux : un corridor de milieux humides et un corridor rivière tous deux axés sur la vallée de la Sambre, un corridor forestier reliant la "Haie d'Avesnes" aux boisements du nord de l'Avesnois (bois Hoyaux, bois de la Lanière, nord de la forêt de Mormal...). Soulignons que les bandes enherbées longeant le cours de la Sambre sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009, cependant sur la parcelle voisine, construction de la nouvelle centrale Powéo à la place de la friche.
Équipements existants pour l’accueil du public
Bancs, aire de pique-nique, support vélos, platelage, observatoire ornithologique, cheminement depuis le parking d’entrée et panneaux d’informations et pédagogiques. Conception et pose d’un parcours pédagogique (à l’entrée du site Z02).
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (prairies), sylviculture (feuillus), tourisme
Convention avec un agriculteur pour la gestion de prairies
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants et les touristes, Chasse Véloroute de la Sambre aménagée sur le chemin de halage
Autres
fonctions
Organisation de chantier nature avec l’association Blongios
Mise à disposition du site pour le championnat régional de VTT et pour le Téléthon. Sortie guidée par le CPIE
Convention avec la fédération de chasse pour la surveillance du site Maintien des témoignages de l’activité. Friche industrielle
L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site : écrêtement de crues
Perception par les acteurs locaux
La réserve naturelle de Pantegnies est bien connue des acteurs locaux de l’environnement (CPIE Bocage de l’Avesnois, CEN, association les Blongios, Fédération des chasseurs du Nord…) compte tenu de leurs diverses interventions sur le site et aussi de l’intérêt écologique du site. En revanche, ce site est peu cité explicitement par les communes et les associations locales qui ont répondu au questionnaire. Soulignons toutefois que les toutes les communes qui ont répondu au questionnaire sont situées dans la partie est de la CAMVS. L’association « VTT Pontois » évoque néanmoins plusieurs fois ce site.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Toute comme le site B24a, ce site est à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. La poursuite des suivis écologiques permettra d’y mesurer l’impact des mesures de gestion et de restauration sur la biodiversité. La requalification environnementale des autres espaces en friche de l’ancienne centrale électrique pourrait également permettre d’étendre le site.
14%
86%
Privé
AMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 43
Site B25 : La Vacqueresse aux
portes de Maubeuge – Espace
Naturel Sensible
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007)
Superficie totale : 31,4 ha
Communes concernées : MAUBEUGE, ROUSIES Régional
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Inscription du site en zone naturelle dans les PLU
Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007
Conservation du maillage bocager
Protection réglementaire des haies dans les documents d’urbanisme, classement selon l’article L123.1.7 du code d’urbanisme (Action mise en œuvre par le PNR Avesnois)
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Désenclavement du site de la Vacqueresse
Valorisation du circuit pédestre autour de la Vacqueresse, continuité du circuit vers les remparts de Maubeuge en passant par le chemin de halage et en aval vers Boussois
Aménagement en piste cyclable des contre-allées autour de la N49 afin de relier la commune d’Assevent
Création d’une trame verte le long de la Solre
Préserver une coulée verte reliant la Vacqueresse au bois de
Maubeuge en suivant le cours de la Solre
Renforcement de la transition entre parcelles cultivées et
prairies, conservation des terrains compris entre les prairies de
Maubeuge et du site de la Vacqueresse
Gestion conservatoire du patrimoine naturel des prairies
humides de la Vacqueresse, en zone de préemption dans le cadre de la politique des espaces naturels sensibles
Principaux milieux naturels
Prairies humides, plans d’eau, cours de la Solre et rive droite de la Sambre
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Prairies de fauche à Séneçon aquatique et Brome en grappe.
Niveau de connaissance de la
flore Moyen
Niveau de connaissance de la
faune Faible
Les connaissances faune et flore existantes sont issues principalement de l’inventaire de la ZNIEFF 1. Selon la fiche ZNIEFF, cet inventaire mérite d’être complété et actualisé pour la flore et les habitats. Pour la faune, seul le groupe des poissons a fait l’objet d’un inventaire.
Soulignons que le site est totalement inclus dans la ZNIEFF 1 et celui-ci représente 53% de la superficie de la ZNIEFF.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
ENS du département du Nord "Prairies de la Vacqueresse" et zones de préemption associées (pp)
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 1 "Prairies humides de Rousies" (n° 174)
Zonages dans le PLU : zone N (100 %)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus totalement dans le réservoir de biodiversité "Prairies humides de Rousies" associé à la sous trame des milieux humides. Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux : un corridor de milieux humides et un corridor rivière tous deux axés sur la vallée de la Sambre, un corridor de rivière représenté par la Solre, un corridor forestier reliant le bois des Bons pères et les bois du sud-est de l'Avesnois au bois de la Haute Lanière. Soulignons que les bandes enherbées longeant le cours de la Sambre et de la Solre sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Aménagement du bord de Sambre, au nord.
Parking aménagé et véloroute de la Sambre aménagée sur le chemin de halage de l’autre côté de la RD 136 (rue d’Assevent).
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (prairies, haies)
Loisirs Chasse
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site : écrêtement de crues
Perception par les acteurs locaux
Aucune association, aucune commune ni aucun acteur consulté n’évoque le site de la Vacqueresse.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Les actions de la CAMVS sur ce site sont toutefois à redéfinir en fonction de l’intervention du Département du Nord. Comme le site est le support d’une continuité écologique forestière d’importance régionale, il semble important d’y restaurer le maillage bocager.
82%
13%
5%
Privé
Département
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 44
Site B26a : les marais des
Marpiniaux (hors site des Portes
des Marpiniaux)
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007)
Superficie totale : 22,3 ha
Communes concernées : BOUSSOIS Régional
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Aide à l’aménagement et la gestion écologique des mares
Création de nouvelles mares (2012) (Programme 22 v’là les mares du PNR Avesnois)
Approfondissement des connaissances scientifiques du site Inventaires naturalistes des mares crées ou restaurées en dehors du site des Marpiniaux (CPIE, 2012 et 2013)
Sensibilisation des propriétaires via les associations de chasse
Réunions avec les chasseurs du marais et réunion publique pour les habitants des communes de Marpent et Boussois (2011)
Valorisation pédagogique du site
Création d’une carte touristique dans le cadre du projet Véloroute Voie Verte avec la mise en valeur des cœurs de nature (2011)
Inscription du site en zone naturelle dans les PLU
Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007
Améliorer la gestion des mares de chasse
Intégration écologique et paysagère des mares de chasse
Adaptation de la charge de pâturage des prairies
Adaptation du chargement à l’intérêt écologique des parcelles via des MAE
Création d’un guide à destination des propriétaires
Création d’un sentier piétonnier
Uniquement sur le site des Portes des Marpiniaux
Mise en place de conventions de gestion
Uniquement sur le site des Portes des Marpiniaux
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Prairies humides, réseaux de mares et de roselières, cariçaies, fourrés et boisements humides, plans d’eau.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Herbiers aquatiques dont des herbiers à Utricularia australis, prairie de fauche mésophile mésotrophe recelant un cortège floristique diversifié, complexe de mégaphorbiaies et de cariçaies
Niveau de connaissance de la
flore Assez bon
Niveau de connaissance de la
faune Faible
Les connaissances faune et flore existantes sont issues de l’inventaire de la ZNIEFF 1. La flore semble y être assez bien connue mais la cartographie des habitats doit y être précisée. Les données disponibles sur la faune se limitent principalement au groupe des poissons. Le site B26a est intégralement inclus dans la ZNIEFF 1 néanmoins, celui-ci ne couvre que 28 % de la ZNIEFF.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 1 « Prairies humides du Boussois » (n°173)
Zonages dans le PLU : zone N (96 %), zone A (4 %)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus totalement dans le réservoir de biodiversité "Prairies humides du Boussois" associé à la sous trame des milieux humides.
Support pour trois corridors écologiques régionaux : un corridor de milieux humides et un corridor rivière tous deux axés sur la vallée de la Sambre, et un corridor bocager reliant le bocage du sud de l’Avesnois aux espaces bocagers de la vallée de la Trouille de Villers-Sire-Nicole à Vieux-Reng.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Entre 2007 et 2009, une mare semble avoir été agrandie et une mare supplémentaire créée dans la partie est du site.
Équipements existants pour l’accueil du public
Esplanade / aire de camping-car à proximité proche du site.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (marais, quelques prairies), tourisme
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants et les touristes, Chasse
Véloroute de la Sambre aménagée sur le chemin de halage et liaison chemin PDIPR
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site : écrêtement de crues
Rue Mousset, ancien passage vers le site (accessible depuis la RD 336, rue Armand Beugnies Hameau de Rocq)
Perception par les acteurs locaux
En dehors du site des Portes des Marpiniaux récemment aménagé, les communes, associations et autres acteurs de l’environnement n’évoquent pas ce site.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Renforcer les actions de préservation et de restauration de la biodiversité hors du site des Marpiniaux en association les chasseurs et les agriculteurs. Réaliser des prospections naturalistes complémentaires afin de cibler les secteurs du réservoir de biodiversité où il convient d’agir prioritairement.
95%
2% 3% Privé
Etat
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 45
Site B26b : Site des Portes des
Marpiniaux
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 26,9 ha
Communes concernées : BOUSSOIS, MARPENT Régional Local
Actions mises en œuvre
Réhabilitation des zones de friches - Acquisition foncière d’une partie du site (une parcelle à Marpent), mise en place d’une servitude. Travaux de restauration et de valorisation des zones humides (2012) Coût définitif 208 000 € HT, Convention avec VNF, la fédération de pêche et l’association de pêche de Marpent pour la gestion hydraulique du site. Gestion du site par le CAT. Organisation de chantiers nature (Les Blongios)
Aide à l’aménagement et la gestion écologique des mares - Mise en œuvre du programme « 22 v’là les mares » (2011)
Approfondissement des connaissances scientifiques du site - Diagnostic écologique et plan de gestion (ALFA, 2008 ; Osmose Ing., 2012), Suivis écologiques annuels depuis 2009 (CPIE Avesnois)
Requalification hydraulique
Sensibilisation des scolaires et de la population aux enjeux de la trame verte - Inauguration du site (2012). Création d’une plaquette d’information à destination du grand public (2012). Organisation de clubs passionature et de visites guidées (CPIE Avesnois). Installation de panneaux d’information sur le site (2011)
Valorisation et développement des parcours piétons et cyclables - Création de cheminements (piétons, cyclistes, PMR) et d’un parcours de santé. Création de la Véloroute Voie Verte (VVV). Création d’une carte touristique et installation de panneaux d’information sur la VVV.
Protection du site des Portes des Marpiniaux - Inscription en zone naturelle au PLU et respect des règles imposées dans le PPRI. Convention avec la Fédération de chasse pour la surveillance du site
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement () ou
partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Boisements plus ou moins humides, roselières, cariçaies et mégaphorbiaies
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Cariçaies, telles que des cariçaies à Laîche paniculée
Niveau de connaissance de la
flore
Bon Niveau de connaissance de la
faune
Bon
Diagnostic écologique réalisé par ALFA en 2008 sur les habitats naturels, la flore, les insectes, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois (pp)
ZNIEFF 1 « Prairies humides du Boussois » (pp)
Zonages dans le PLU : zone N (96 %), zone U (4 %)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus en partie dans le réservoir de biodiversité "Prairies humides du Boussois" associé à la sous trame des milieux humides. Support pour trois corridors écologiques régionaux : un corridor de milieux humides et un corridor rivière tous deux axés sur la vallée de la Sambre, et un corridor bocager reliant le bocage du sud de l’Avesnois aux espaces bocagers de la Vallée de la Trouille de Villers-Sire-Nicole à Vieux-Reng. Soulignons que les bandes enherbées longeant le cours de la Sambre sont également des corridors écologiques du SRCE.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Création de chemins pédestres, restauration de zones humides et de plans d’eau, plantation d'arbres, restauration de milieux ouverts.
Pas d’urbanisation
Équipements existants pour l’accueil du public
Fléchage d'un parcours santé sur le cœur de nature
Panneaux pédagogiques dans l’opération de valorisation de la zone humide. Panneaux de gestion différenciée, borne directionnelle.
Parking d’accueil du public. Ponton, bancs, corbeille, rambarde et parcours sportifs. Parc H Barbusse à proximité du site
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (quelques prairies), sylviculture (feuillus, peupleraie), tourisme
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants et les touristes, Chasse, pêche, tir à l’arc.
Véloroute de la Sambre aménagée sur le chemin de halage et réseau cyclable existant
Autres
fonctions
Friche industrielle. Mise aux normes du bâtiment d'activités
Véloroute : aménagement d'une halte à l'entrée du site depuis le chemin de halage (parking, vélos, tables et bancs, panneaux d'informations) et aménagement d'une mare.
Convention avec la fédération de chasse pour la surveillance du site Sorties guidées ayant pour thème "les papillons" et "la mare et son intérêt au jardin. L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site : écrêtement de crues. Le site n’est pas accessible au public en rive droite
Perception par les acteurs locaux
Le site de la Porte des Marpiniaux est bien connu des acteurs locaux de l’environnement (CPIE Bocage de l’Avesnois, Fédération de Pêche, association les Blongios, Fédération des chasseurs du Nord…) compte tenu de leurs diverses interventions sur le site. Plusieurs associations y pratiquent leurs activités : club environnement du collège de Jeumont, Archers de la Sambre, club d’athlétisme de Marpent. Le club environnement a participé à l’aménagement des mares et le club d’athlétisme y a créé un cross.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Toute comme le site B26a, ce site est à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. La poursuite des suivis écologiques permettra d’y mesurer l’impact des mesures de gestion et de restauration sur la biodiversité.
5%
93%
2%
Privé
AMVS
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 46
Site B31 : Les franges bocagères
de la forêt de Mormal
Niveau d’intérêt écologique du cœur de nature associé (PPTV,
2007) Superficie totale : 262,5 ha
Communes concernées : AULNOYE-AYMERIES, PONT-SUR-SAMBRE National
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Aucune action particulière n’a été mise en œuvre sur ce site par
l’AMVS
Conservation du maillage bocager
Protection réglementaire des haies dans les documents d’urbanisme, classement selon l’article L123.1.7 du code d’urbanisme (Action mise en œuvre par le PNR Avesnois)
Inventaire complet des mares par le lycée agricole
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Aménagement de passages routiers pour la grande faune à
proximité de la forêt de Mormal
Valorisation touristique et sensibilisation du public
Création de boucles pédestres et cyclables
Installation de panneaux d’information/stations de découverte
présentant l’intérêt écologique et paysager des zones bocagères aux abords de la forêt de Mormal
Conservation de liaisons écologiques entre les zones boisées et les prairies de la vallée
Conservation des franges bocagères
Coulée verte le long du ruisseau de la Fosse et de la Sambrette
Maintien de continuité entre forêt, bocage et vallée
Principaux milieux naturels
Site dominé par des prairies dont les parcelles sont souvent bordées de haies bocagères, présence de quelques parcelles de cultures annuelles au sud-est du site et de plantations d’arbres en lisière de forêt.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Pas d’informations disponibles spécifiquement sur ce secteur.
Niveau de connaissance de la
flore Faible
Niveau de connaissance de la
faune Faible
Les seules connaissances naturalistes disponibles sont issues de l’inventaire de la ZNIEFF 1 "Forêt domaniale de Mormal et ses lisières". Bien que le site B31 soit totalement inclus dans cette ZNIEFF 1, celui-ci ne couvre que 2 % de la superficie totale de la ZNIEFF.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
SIC "Forêts de Mormal et de Bois l'Evêque, Bois de la Lanière et plaine alluviale de la Sambre" (pp)
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 1 "Forêt domaniale de Mormal et ses lisières" (pp) n°20-01
ZNIEFF 2 "Complexe écologique de la forêt de Mormal et des Zones bocagères associées" (pp)
Zonages dans le PLU : zone N (1,7%), zone A (93,76%), zone NC
(3,59%), zone U (0,95%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus totalement dans le réservoir de biodiversité "Forêt domaniale de Mormal et ses lisières" associé à la sous trame des forêts.
Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux :un corridor bocager reliant le bocage du sud de l’Avesnois aux espaces bocagers situés en lisière nord de la Forêt de Mormal et un corridor rivière représenté par le ruisseau de la Sambrette. Les bandes enherbées longeant le cours de la Sambrette sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changements significatifs entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Non.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (prairies et cultures), sylviculture (feuillus, peupleraie)
Loisirs
Véloroute voie verte et chemin PDIPR
Chasse
Autres
fonctions
Habitat isolés / Blockhaus / emprise industrielle et autre emprise publique Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Quads & Buggy (La Porquerie) à proximité du site
Perception par les acteurs locaux
Les randonneurs Jeumontois et le VTT Pontois pratiquent parfois leurs activités aux alentours de la forêt de Mormal. Les autres associations, les communes et les acteurs consultés n’évoquent pas ce site.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Réaliser des prospections naturalistes complémentaires afin de cibler les secteurs du réservoir de biodiversité où il convient d’intervenir prioritairement. Agir en partenariat avec les agriculteurs compte tenu de la prédominance des prairies sur le site.
99%
1%
Privé
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 47
Site B32 : Les bois de la Haute
Lanière, Hoyaux et du Fay
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie : 361,9 ha (dont 318,1 ha d’intérêt local et 43,8 ha d’intérêt régional)
Communes concernées : FEIGNIES, VIEUX-MESNIL Régional Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Inscription du site en zone naturelle dans les PLU
Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007
Conservation du maillage bocager aux abords de la forêt de
Mormal, et des Bois Frennes, Delhayes et Hoyaux
Protection réglementaire des haies dans les documents d’urbanisme, classement selon l’article L123.1.7 du code d’urbanisme (Action mise en œuvre par le PNR Avesnois)
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Valorisation des bois de Hoyaux et du Fay
Ouverture au public du Bois Hoyaux
Création d’un parcours botanique
Création de boucles pédestres et cyclables
Conservation du maillage bocager aux abords de la forêt de Mormal, et des Bois Frennes, Delhayes et Hoyaux
Sensibilisation du monde agricole à l’importance du maillage bocager et contractualisation (MAE)
Principaux milieux naturels
Site dominé par des boisements et du bocage. Quelques parcelles de cultures annuelles et une zone résidentielle sont également inclues dans la partie sud du site
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Chênaies à jacinthe des bois recelant une des principales populations nationales de Gagée à spathe.
Niveau de connaissance de la flore Moyen Niveau de connaissance de la faune Faible
Les seules connaissances naturalistes disponibles sont issues de l’inventaire des ZNIEFF 1 « " Bois de la Haute Lanière, bois Hoyaux et bois du Fay" et "Forêt domaniale de Mormal et ses lisières". Bien que le site B32 soit totalement inclus dans ces ZNIEFF 1 et notamment dans la première d’entre elles, celui-ci ne couvre que 2,6 % de la superficie totale de la ZNIEFF 1 « " Bois de la Haute Lanière, bois Hoyaux et bois du Fay" et moins de 1% de la ZNIEFF 1 "Forêt domaniale de Mormal et ses lisières". La connaissance des habitats et de la flore (phanérogames) est considérée comme moyenne à bonne dans la ZNIEFF 1 « " Bois de la Haute Lanière, bois Hoyaux et bois du Fay". Elle est en revanche faible ou nulle pour la plupart des groupes faunistiques hormis celui des amphibiens.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
SIC "Forêts de Mormal et de Bois l'Evêque, Bois de la Lanière et plaine alluviale de la Sambre" (pp)
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 1 "Forêt domaniale de Mormal et ses lisières" (pp) n°20-01
ZNIEFF 1 " Bois de la Haute Lanière, bois Hoyaux et bois du Fay" (n°82) ZNIEFF 2 "Complexe écologique de la forêt de Mormal et des Zones bocagères associées" (pp)
Zonages dans le PLU : zone N (79,17%), zone A (15,76%), zone NC
(0,24%), zone U (4,83%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus quasi-intégralement dans les réservoirs de biodiversité du "Bois de la Haute Lanière, bois Hoyaux et bois du Fay" et de la "Forêt domaniale de Mormal et ses lisières" associés à la sous trame des forêts.
Support pour deux corridors écologiques régionaux : un corridor forestier reliant la forêt de Mormal aux espaces boisés du nord de l'Avesnois et de la Belgique, un corridor bocager reliant les espaces bocagers situés en lisière de la Forêt de Mormal au bocage de la Vallée de la Trouille de Villers-Sire- Nicole à Vieux-Reng.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Non.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (prairies, cultures et verger), sylviculture
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants,
Projet de pistes cyclables
Chasse
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Habitat
Perception par les acteurs locaux
Il arrive aux membres du Club cyclotouriste de Maubeuge d’emprunter des chemins dans les bois. Le bocage, les zones humides, les bois et bosquets sont des espaces naturels emblématiques et intéressants aux yeux de la commune de Maubeuge. Le CPIE déplore l’arrachage de haies le long du bois des lanières. Les autres acteurs, communes et associations n’évoquent pas ce site.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Réaliser des prospections naturalistes complémentaires afin de cibler les secteurs du réservoir de biodiversité où il convient d’intervenir prioritairement. Agir en partenariat avec les propriétaires forestiers et les agriculteurs compte tenu de la prédominance des boisements et prairies sur le site.
99%
1%
Privé
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 48
Site B33 : Les prairies de Maubeuge
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 141,8 ha
Communes concernées : LOUVROIL, MAUBEUGE, ROUSIES Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre Renforcement et préservation des coulées vertes et du réseau
hydrographique
Plans de gestion différenciée sur les trois communes concernées (2011) 22 v’là les mares 2 créations et 2 restaurations sur M
aubeuge (2011)
Entretien de quelques haies sur les parties nord du site
Valorisation et création de chemins de randonnées et de pistes cyclables
Tronçon Maubeuge – Ferrière-la-Grande de la Véloroute Voie Verte (2012)
Assurer la complémentarité du plan d’actions avec les PLU
Suivi élaboration PLU de Maubeuge sur le volet environnemental (2010) Mise en place d’ateliers TVB Maubeuge, suivi SCOT Sambre-Av. (2011)
Protection du maillage bocager
Protection réglementaire de haies dans les documents d’urbanisme (Action mise en œuvre par le PNR Avesnois sur son territoire)
Conservation des zones prairiales et des haies
Préservation d’une coulée verte le long du ruisseau de la Pisselotte Aménagement du passage sur la N2 pour la faune
Protection des abords qui doivent rester inconstructibles
Conservation des zones bocagères et en particulier des saules têtards
Renforcement de la transition entre parcelles cultivées et prairies Conserver les terrains compris entre les prairies de Maubeuge et du site de la Vaqueresse, valoriser les terrains du quartier de l’Epinette et du Faubourg St-Ghislain
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement ()
ou partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Sites dominés par du bocage. Présence de quelques parcelles de cultures annuelles notamment dans la partie sud du site et de petits boisements. Ruisseau de la Pisselotte au nord.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Pas d’informations disponibles spécifiquement sur ce site.
Niveau de connaissance de la flore Faible Niveau de connaissance de la faune Faible
Aucune donnée naturaliste disponible
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois (pp)
Zonages dans le PLU : zone AUA (10,57%), zone A (45,15%), zone N (32,78%), zone U (11,49%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Les prairies de Maubeuge ne recoupent aucun réservoir de biodiversité du SRCE-TVB Les prairies situées en bordure nord de Maubeuge sont le support de plusieurs corridors écologiques: un corridor forestier reliant le bois des Bons pères et les bois du sud-est de l'Avesnois au bois de la Lanière, un corridor rivière représenté par le ruisseau de la Pisselotte. Les bandes enherbées longeant la Pisselotte sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Au Nord, pas de changement entre 2007 et 2009. Au Sud, grignotage des prairies au profit de l'urbanisation et des cultures annuelles sur environ 5% de cette partie du site.
Équipements existants pour l’accueil du public
Parc et plan d’eau du Paradis proche de la partie sud du site.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (prairies et cultures), sylviculture (feuillus)
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants,
Chasse (à confirmer)
GR pays de l’Avesnois, véloroute voie verte et projet de piste cyclable
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Cimetière, habitat, chantier, emprise hospitalière, équipement sportif et blockhaus. Zonage PLU 1AU et 1AUh
Concerné par l’orientation d’aménagement du PLU pour la route de Mons et le secteur des Sarts
Projet d’écorquartier du Pot d’argent
Lotissement en cours de construction
Site enclavé par les habitations
Perception par les acteurs locaux
Sans mentionner explicitement ce site, la commune de Maubeuge estime que le bocage fait partie des espaces naturels les plus intéressants et les plus emblématiques de la CAMVS. Les autres communes ne mentionnent ni ce site ni le bocage ou les prairies. Plusieurs associations consultées utilisent et attachent quant à elle une importance aux sentiers et chemins ruraux qui traversent notamment le bocage (randonneurs jeumontois, VTT Pontois, comité des sports de Ferrière-le-Grande, club cyclotouriste de Maubeuge). Pour les acteurs de l’environnement consultés, le bocage constitue, en général, un enjeu écologique important sur le territoire de l’AMVS et dans l’Avesnois.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue L’intégration des différentes sous-unités de ce site dans le schéma de TVB actualisé est à évaluer au regard des données naturalistes qui pourront être collectées au cours de l’étude et de l’analyse des potentialités écologiques du site. Les parties nord du site sont néanmoins le support de corridors écologiques d’intérêt régional. Le cours de la Pisselotte doit y être préservé et le bocage renforcé. La proximité de Maubeuge offre l’opportunité de conserver et développer des « poumons verts » aux portes de la ville au profit de la nature et des habitants.
92%
2% 4% 2% Privé
AMVS
Etat
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 49
Site B41 : La vallée de l’Escrière
entre Colleret et Recquignies
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 387,5 ha
Communes concernées : CERFONTAINE, COLLERET, RECQUIGNIES Régional
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Limitation de l’extension urbaine de Colleret / Inscription du site en zone naturelle dans les PLU
Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007
Conservation du maillage bocager
Protection réglementaire des haies dans les documents d’urbanisme, classement selon l’article L123.1.7 du code d’urbanisme (Action mise en œuvre par le PNR Avesnois)
Gestion différenciée des espaces verts dans Colleret
Préservation des lisières forestières et mise en œuvre d’une gestion écologique de celles-ci
Valorisation du patrimoine militaire et des chemins de randonnée
Protection du fond de la vallée de l’Escrière
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement ()
ou partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Site caractérisé par ses multiples boisements séparés par des cultures annuelles et des espaces bocagers notamment au sud, vers Colleret. Site axé sur le cours d’un ruisseau : l’Escrière.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Végétations forestières méso-acidiphiles à neutrophiles, herbiers aquatiques à Callitriche hamulata, prairies de fauche inondable, prairies mésophiles mésotrophes
Niveau de connaissance de la flore Moyen Niveau de connaissance de la faune Faible
Les connaissances faune et flore existantes sont issues principalement de l’inventaire de la ZNIEFF 1 "Vallée de l’Escrière entre Recquignies et Colleret" qui couvre la quasi-totalité du site et le dépasse assez largement de telle sorte que le site ne représente que 40 % de la surperficie de la ZNIEFF. Nombreuses espèces déterminantes de ZNIEFF dont une très rare et en danger d'extinction : Callitriche hamulata.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois (pp)
ZNIEFF 1 "Vallée de l’Escrière entre Recquignies et Colleret" (n°78)(pp)
Zonages dans le PLU : zone AUA (0,05%), zone A (45,48%), zone N
(53,58%), zone NC (0,06%), zone U (0,83%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus quasi-intégralement dans le réservoir de biodiversité "Vallée de l'Escrebieux, marais de Wagnonville et bois des Anglais" associé à la sous trame des forêts. Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux : des corridors forestiers reliant les bois du sud-est de l'Avesnois au bois de la Lanière, un corridor bocager reliant le bocage du sud de l’Avesnois aux espaces bocagers de la vallée de la Trouille de Villers-Sire-Nicole à Vieux-Reng, un corridor rivière représenté par l'Escrière. Les bandes enherbées longeant l'Escrière sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Stade avec parking de proximité.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (cultures et quelques prairies), sylviculture (feuillus et conifères)
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants et les touristes, Chasse
GR pays de l’Avesnois, Chemin PDIPR et projet de piste cyclable
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Ouvrage de Rocq, enceinte militaire (Fort militaire privé), camping, habitat
Perception par les acteurs locaux
Aucun des acteurs locaux consultés ne mentionne explicitement ce site. Les boisements et le bocage de la CAMVS sont toutefois considérés dans leur ensemble comme des éléments du patrimoine naturel supports d’activités de plein air.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Réaliser des prospections naturalistes complémentaires afin de cibler les secteurs du réservoir de biodiversité où il convient d’intervenir prioritairement. Agir en partenariat avec les propriétaires forestiers et les agriculteurs compte tenu de la prédominance des boisements et prairies sur le site.
90%
6% 4%
Privé
Etat
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 50
Site B42 : Les bois de Jeumont et
de Watissart
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 441,6 ha
Communes concernées : COLLERET, JEUMONT, MARPENT Régional
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Conservation du corridor forestier qui passe par le bois de
Jeumont
Entretien de quelques haies en lisière sud-ouest du bois de Jeumont
Valorisation touristique du site de Watissart
Organisation d’une demi-journée de sensibilisation-formation en
partenariat avec le PNR Avesnois et le CPIE : visite du site de Watissart (2012)
Site pilote pour la gestion différenciée
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Reconquête de la qualité de l’eau du site de Watissart
Étude du bassin versant du site de Watissart pour cibler les principales causes de la pollution
Systématiser les bandes enherbées en bord de ruisseau
Conserver les prairies et haies
Conservation du corridor forestier qui passe par le bois de Jeumont Préserver les marges bocagères et leurs continuités entre les boisements, Gestion patrimoniale des boisements
Éviter les plantations de résineux et de peupliers
Valorisation des chemins inscrits au PDIPR
Création d’une réserve régionale ou d’un espace naturel sensible
Principaux milieux naturels
Site surtout forestier bordé de cultures annuelles avec ponctuellement des éléments de bocage
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
La ZNIEFF 1 au sein de laquelle s’inscrit le site abrite notamment des boisements et ourlets forestiers acidiphiles, des mégaphorbiaies et prairies humides forestières, des fragments de pelouses acidiclines.
Niveau de connaissance de la flore Moyen Niveau de connaissance de la faune Faible
Les connaissances faune et flore existantes sont issues principalement de l’inventaire de la ZNIEFF 1 "Bois de Branleux" qui couvre la quasi-totalité du site et le dépasse de telle sorte que le site représente 71 % de la surperficie de la ZNIEFF.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois (pp)
ZNIEFF 1 "Bois de Branleux" (n°84)
Zonages dans le PLU : zone N (95,54%), zone A (4,40%), zone NC (0,07%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus quasi-intégralement dans le réservoir de biodiversité "Bois de Branleux et bois de Jeumont" associé à la sous trame des forêts.
Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux : un corridor forestier reliant les bois du sud- est de l'Avesnois au bois des Bons Pères et au-delà au bois de la Lanière, un corridor forestier reliant les forêts du sud-est de l'Avesnois aux boisements situés au nord de Jeumont en Belgique, un corridor rivière représenté par le ruisseau de Watissart. Les bandes enherbées longeant le ruisseau de Watissart sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Nombreux pour les activités de pêche, plongée, VTT, Course.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (cultures prairies), sylviculture (feuillus)
Loisirs
Chasse
Chemin PDIPR et projet de piste cyclable
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Habitat isolé ; Paint-ball privé
Perception par les acteurs locaux
Les randonneurs Jeumontois pratiquent leurs activités dans le bois de Jeumont, de même que le club d’athlétisme de Marpent, qui fréquentent aussi le site de Watissart. Le club environnement du collège de Jeumont souhaiterait la création de nouveaux espaces naturels et de mares, la commune de Jeumont considère ce bois comme un espace naturel emblématique et intéressant.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Réaliser des prospections naturalistes complémentaires afin de cibler les secteurs du réservoir de biodiversité où il convient d’intervenir prioritairement. Agir en partenariat avec les propriétaires forestiers compte tenu de la prédominance des boisements.
97%
3%
Privé
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 51
Site B43 : Le bois de Branleux
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 57,3 ha
Communes concernées : COLLERET Régional
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Préservation du site
Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Création d’une réserve régionale ou d’un espace naturel sensible
Assurer une gestion sylvicole raisonnée et favoriser la progression des surfaces boisées aux passages des corridors forestiers
Création d’une coulée verte
Entre Colleret et le Bois de Branleux, longeant le ruisseau de l’Escrière, à la place du chemin existant déjà cet endroit.
Conservation du corridor forestier qui passe par les bois de
Branleux, Jeumont, des Piques, de Marpent et vers l’ouest Grand Bois et Bois des Foyaux
Préserver les marges bocagères et leurs continuités entre les boisements Gestion patrimoniale des boisements, éviter les plantations de résineux et de peuplier
Principaux milieux naturels
Site largement forestier bordé de bocage et de quelques parcelles de cultures annuelles
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
La ZNIEFF 1 au sein de laquelle s’inscrit le site abrite notamment des boisements et ourlets forestiers acidiphiles, des mégaphorbiaies et prairies humides forestières, des fragments de pelouses acidiclines.
Niveau de connaissance de la flore Moyen Niveau de connaissance de la faune Faible
Les connaissances faune et flore existantes sont issues principalement de l’inventaire de la ZNIEFF 1 "Bois de Branleux" qui couvre la quasi-totalité du site. Le site ne représente toutefois que 9,2 % de cette ZNIEFF 1.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 1 "Bois de Branleux" (n°84)
Zonages dans les documents d’urbanisme : zone N (95 %) et zone A (5%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclus totalement dans le réservoir de biodiversité "Bois de Branleux et bois de Jeumont" associé à la sous trame des forêts.
Support pour un corridor forestier reliant les bois du sud-est de l'Avesnois au bois situés dans le nord de l'Avesnois et au-delà, en Belgique.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Non Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (cultures prairies), sylviculture (feuillus)
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants,
Chasse
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Habitat isolé
Perception par les acteurs locaux
Aucun des acteurs locaux consultés ne mentionne explicitement ce site. Les boisements et le bocage de la CAMVS sont toutefois considérés dans leur ensemble comme des éléments du patrimoine naturel supports d’activités de plein air.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Site à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours du réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Réaliser des prospections naturalistes complémentaires afin de cibler les secteurs du réservoir de biodiversité où il convient d’intervenir prioritairement. Agir en partenariat avec les propriétaires forestiers compte tenu de la prédominance du boisement.
100% PrivéDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 52
Site B44 : La vallée de la Tarsy
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 145,9 ha
Communes concernées : LEVAL, MONCEAU-SAINT-WAAST Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Assurer la gestion des cours d’eau adaptée à la préservation des
coulées vertes (Tarsy)
Projet de travaux de restauration de la Tarsy sur Leval (2012)
Maintien du bocage permettant de relier écologiquement la vallée
de la Tarsy au bois du comte par une action au niveau des PLU Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007 Protection réglementaire des haies dans les documents d’urbanisme, classement selon l’article L123.1.7 du code d’urbanisme (Action mise en œuvre par le PNR Avesnois)
Conforter un paysage traditionnel par le choix des essences et de leur culture (Berges de la Tarsy à Leval)
Coulée verte entre la vallée de la Tarsy et les prairies de Leval
Prolongement des chemins pédestres, création de chemins équestre et cycliste
Réaménager le chemin passant le long de la voie ferrée (inscrit au PDIPR) et installer un ponton pour pouvoir traverser la Tarsy
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement ()
ou partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Site dominé par du bocage et parcouru par la Tarsy dont la ripisylve est dominée par des boisements linéaires d’Aulne glutineux. La vallée de la Tarsy recèle également quelques petits boisements et étangs artificiels.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Herbiers aquatiques mésotrophes
Niveau de connaissance de la flore Faible Niveau de connaissance de la faune Faible
Pas d’inventaires ni de données naturalistes disponibles sur ce site.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois
Zonages dans le PLU : zone N (34,28%), zone A (52,10%), zone NC
(3,39%), zone U (5,23%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Inclut un réservoir de biodiversité humide situé en fond de vallée de la Tarsy. Il recoupe également une petite partie d'un réservoir de biodiversité bocager dénommé "Garde de Dompierre".
Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux : un corridor forestier reliant le complexe bocager et la couronne boisée de Dourlers, Saint-Aubin et Floursies à la forêt de Mormal, un corridor rivière représenté par la Tarsy. Les bandes enherbées longeant la Tarsy et ses affluents sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Centre équestre
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (cultures prairies), sylviculture (feuillus, peupleraie)
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants,
Chasse et pêche
Chemin PDIPR et projet de piste cyclable
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Centre équestre, ferme et habitat
Perception par les acteurs locaux
Aucune des communes ou des associations locales consultées ne mentionne explicitement ce site. Le bocage de la CAMVS est toutefois considéré dans son ensemble comme un élément du patrimoine naturel support d’activités de plein air. Parmi les acteurs locaux de la conservation de la nature, la fédération de pêche considère comme prioritaire le rétablissement de la continuité écologique de la Sambre et de ses affluents, dont la Tarsy. Dans le cadre du PDPG, elle prévoit un projet sur la Tarsy : génie écologique sur les berges, recharge granulométrique du lit, protection rapprochée du cours d’eau.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Les parties du site qui recoupent des réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB sont nécessairement à reprendre dans le schéma de TVB actualisé et à étendre selon les contours de ces réservoirs. L’intégration des autres parties du site dans le schéma de TVB actualisé est à évaluer au regard des données naturalistes qui pourront être collectées au cours de l’étude et de leur intérêt pour la conservation et la restauration des corridors écologiques qui traversent ce site et qui ont été mis en évidence dans le SRCE-TVB.
93%
1% 6%
Privé
AMVS
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 53
Site B45 – Enclaves prairiales de
Rousies
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 43,8 ha
Communes concernées : FERRIERE-LA-GRANDE, ROUSIES Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Programme Gestion Différenciée
Élaboration d’un diagnostic écologique et d’un plan de gestion
différenciée d’une partie du site (Espace Chico Mendès) (2011)
Communication sur la trame verte
Réunion publique : 15 personnes (2012)
Empêcher l’urbanisation du site
Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Reconnexions des enclaves prairiales de Rousies sur la Solre
Ouverture au public avec acquisition foncière et création d’un espace de détente en bord de Solre
Désenclavement du site de la Vacqueresse
Création d’un axe vert autour des itinéraires pédestres et cyclables
Conservation d’une ceinture verte
Cette ceinture relie les prairies de Rousies, Maubeuge et Louvroil. Elle permettra de protéger le milieu naturel des pressions de l’urbanisation.
Conservation d’une trame verte autour de la Solre
Principaux milieux naturels
Site dominé par du bocage et des boisements essentiellement concentrés en bordure de la Solre. Présence de quelques plans d’eau et d’un espace récemment urbanisé au nord.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Prairies et boisements humides (valeur patrimoniale à confirmer et préciser)
Niveau de connaissance de la flore Faible Niveau de connaissance de la faune Faible
Un inventaire des habitats naturels de la flore et des oiseaux a été réalisé en 2011 sur environ un quart du site dans le cadre du programme gestion différenciée.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois
Site Chico Mendès (pp)
Zonages dans le PLU : zone N (32,96 %), zone A (4,53 %), zone U
(14,13%), zone NC (0,11 %)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
L'enclave prairiale de Rousies ne recoupe aucun réservoir de biodiversité du SRCE-TVB
Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux : un corridor de milieux humides et un corridor rivière tous deux axés sur la vallée de la Solre. Les bandes enherbées longeant le cours de la Solre sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Au nord-ouest, destruction de prairies pour la construction d'un lotissement (sur environ 2,4 ha) et plantation d'un boisement.
Équipements existants pour l’accueil du public
Non
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (culture, prairies), sylviculture (feuillus, peupleraie),
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants,
Chasse
Chemin PDIPR et projet de piste cyclable
Autres
fonctions
Friche de la faïencerie déclarée intérêt communautaire au titre de la trame verte et bleue
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Habitat : Zonage PLU UC et UD. L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site : écrêtement de crues.
Site enclavé par les habitations
Perception par les acteurs locaux
Aucune des communes ou des associations locales consultées ne mentionne explicitement ce site. Le bocage de la CAMVS est toutefois considéré dans son ensemble comme un élément du patrimoine naturel support d’activités de plein air. La commune de Rousies souhaite garder des zones à urbaniser dans son PLU. Le CPIE met en œuvre la gestion différenciée à Rousies.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Bien que le site B45 ne recoupe aucun réservoir de biodiversité du SRCE-TVB, celui-ci est concerné par plusieurs corridors écologiques d’intérêt régional. L’intégration de l’ensemble ou d’une partie de ce site dans le schéma de TVB actualisé est donc à évaluer au regard des données naturalistes complémentaires qui pourront être collectées au cours de l’étude et de leur intérêt pour la conservation et la restauration de ces corridors écologiques.
79%
16%
5% Privé
AMVS
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 54
Site B46 : Prairies et carrières de
Ferrière-la-Grande
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 212,1 ha
Communes concernées : FERRIERE-LA-GRANDE Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre Programme Gestion Différenciée
Élaboration du plan de gestion Différenciée de la commune(2010)
Mise en œuvre du programme 22 v’là les mares (Partenariat PNR Avesnois)
Ferrière-la-Grande : 1 création de mare
Communication sur la trame verte
Réunion publique : 60 habitants (2011)
Création d’une véloroute –voie verte
Gare de Maubeuge reliée au relai Eco-Vélo de Ferrière-la-Grande, soit 5 km.
Réhabilitation des friches industrielles de l’usine SPIE et du site Dolomie
Sensibilisation et pratique d’une gestion durable de l’agriculture
Aménagement d’une piste cyclable le long de la D936
Développer en continuité la piste cyclable prévue dans l’étude FDAN sur la commune de Colleret sur les communes de Cerfontaine et Ferrière la Grande.
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement ()
ou partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Site dominé par du bocage. Présence d’anciennes carrières formant aujourd’hui des plans d’eau ceinturés par des espaces boisés, au sud. Le site abrite également un ancien fort militaire colonisé par une végétation boisée et des plantations d’arbres.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Non connus
Niveau de connaissance de la flore Faible Niveau de connaissance de la faune Faible
Inventaires de la flore et des oiseaux réalisés en 2010, a priori sur l’ensemble de la commune, dans le cadre du programme gestion différencié.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois
Zonages dans le PLU : zone AUA (5,17%), zone AUB (3,45%), zone A (23,77%), zone N (64,19%), zone NC (0,85%), zone U (2,56%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Les prairies et carrières de Ferrière la Grande ne recoupent aucune continuité écologique d'importance régionale
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009. Risque de grignotage du site par l’urbanisation au nord.
Équipements existants pour l’accueil du public
Non
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (culture, prairies), sylviculture (feuillus, peupleraie et conifères)
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants,
Chasse et pêche
Chemin PDIPR, projet de piste cyclable et GR Pays de l’Avesnois
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Zonage PLU 2AU et 1AU
Espace en friche et habitat isolé
Un des trois sites est enclavé par les habitations
Perception par les acteurs locaux
Aucune des communes ou des associations locales consultées ne mentionne explicitement ce site. Le bocage de la CAMVS est toutefois considéré dans son ensemble comme un élément du patrimoine naturel support d’activités de plein air. Le CPIE a organisé la fête de la nature à Ferrière-la-Grande en 2014, y met en œuvre la gestion différenciée et a réalisé un pré-inventaire dans une friche industrielle. La fédération des chasseurs considère les lignes de chemin de fer désaffectées, en particulier celle qui passe par Ferrière-la-Grande comme des continuités écologiques.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue L’intégration des différentes sous-unités de ce site dans le schéma de TVB actualisé est à évaluer au regard des données naturalistes qui pourront être collectées au cours de l’étude et de l’analyse des potentialités écologiques du site. Dans la mesure où peu de données naturalistes sont disponibles sur ce site, des inventaires de terrain complémentaires devraient y être envisagés. Des mesures sont à prendre pour éviter l’extension de l’urbanisation au niveau de la zone bocagère au nord du site.
99,81
%
0,19%
Privé
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 55
Site B47 : Vallées de la Solre et du
Quiévelon
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 406,1 ha
Communes concernées : COLLERET, FERRIERE-LA-GRANDE, FERRIERE-LA-PETITE, QUIEVELON Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Sélection des friches à vocation environnementale
Vitrant-Manesse - Trieux à Ferrière-la-Grande et faïencerie de Rousies (2011)
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Création d’une trame verte le long de la Solre
Préserver une coulée verte reliant la Vaqueresse au bois de Maubeuge en suivant le cours de la Solre : prendre appui sur la trame verte de Ferrière la Grande définie dans le projet FDAN, valoriser et gérer de manière différenciée les aménagements réalisés derrière l’usine Forges, valoriser et intégrer dans la coulée verte les étangs de pêches privés
Valorisation du vallon de la Solre, des bocages et bois à ses abords par la coulée verte, valoriser et compléter les chemins inscrits au PDIPR.
Valorisation des points de vue depuis le ruisseau du Quiévelon, des chemins de randonnée
Création de pistes cyclables autour du projet véloroutes
Principaux milieux naturels
Site dominé par deux boisements et des espaces bocagers. La partie ouest du site est axée sur le cours de la Solre et la partie est sur le cours du Quievelon.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Non connus.
Niveau de connaissance de la flore Faible Niveau de connaissance de la faune Faible
Inventaires de la flore et des oiseaux réalisés en 2010, sur la commune de Ferrière-la-Grande, dans le cadre du programme gestion différenciée.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
ENS du département du Nord "Voie verte de l'avesnois" (pp)
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 2 "Complexe écologique de la Fagne Forestière" (pp)
ZNIEFF 1 "Haute Vallée de la Solre et ruisseau de l’Ecrevisse" (n°76-011) (pp)
Zonages dans le PLU : inconnus
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Le site recoupe un réservoir de biodiversité de la sous-trame des milieux humide dénommé "Haute vallée de la Solre et ruisseau de l'Ecrevisse" et une partie de la Solre amont identifié comme un réservoir de biodiversité de rivière dans le SRCE-TVB.
Support pour plusieurs corridors écologiques régionaux : un corridor de milieux humides et un corridor rivière tous deux axés sur la vallée de la Solre, un corridor forestier reliant les boisements de la haute vallée de la Thure aux bois du nord de l'Avesnois. Les bandes enherbées longeant le cours de la Solre et les ruisseaux du Quiévelon et du Blanc Rieu sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Partie ouest, vers le sud : disparition de cultures annuelles au profit d'une petite zone d'activités. Partie est deux défrichements dont un pour la construction d'un bâtiment.
Équipements existants pour l’accueil du public
Non
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (culture, prairies), sylviculture (feuillus et conifères)
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants,
Chasse et pêche
Véloroute voie verte, chemin PDIPR, projet de piste cyclable et GR Pays de l’Avesnois
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité /
Animations
Visite guidée sur les cœurs de nature
Zonage PLU 1AU
Emprise industrielle, friche industrielle, équipement sportif, habitat et espace en friche
L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site :
écrêtement de crues
Perception par les acteurs locaux
Aucune des communes et des associations locales consultées ne mentionne explicitement ce site. Les boisements et le bocage de la CAMVS sont toutefois considérés dans leur ensemble comme des éléments du patrimoine naturel supports d’activités de plein air. La Fédération de pêche considère comme très alarmantes les menaces qui pèsent sur la vallée de la Solre : absence de continuité transversale et longitudinale, pollutions et rejets, intensification agricole, artificialisation des berges et du lit majeur, disparition des zones humides, urbanisation.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Bien que le site B47 ne recoupe aucun réservoir de biodiversité du SRCE-TVB, celui-ci est concerné par plusieurs corridors écologiques d’intérêt régional. L’intégration de l’ensemble ou d’une partie de ce site dans le schéma de TVB actualisé est donc à évaluer au regard des données naturalistes complémentaires qui pourront être collectées au cours de l’étude et de leur intérêt pour la conservation et la restauration de ces corridors écologiques.
90%
1% 9% Privé
Département
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 56
Site B48 : Bois des bons pères
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 157,3 ha
Communes concernées : CERFONTAINE, RECQUIGNIES, ROUSIES Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Préservation du site
Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Intégrer les préoccupations écologiques dans la réhabilitation de la friche du Bois des Bons pères
Entretien différencié des structures végétales pour apporter de la biodiversité (pelouse, prairie, lisière) au niveau de la traversée du bois des Bons Pères par la RD236 (accotement routier sensible).
Assurer une gestion sylvicole raisonnée et favoriser la progression de surfaces boisées aux passages des corridors forestiers
Ouverture au public du bois des Bons Pères
Valorisation des berges de la Sambre
Aménager un chemin de randonnée reliant la Vacqueresse aux bords de Sambre en passant par le nord du bois des Bons Pères
Renforcement de la continuité du corridor en préservant les
linéaires de haies et prairies existants entre la vallée et le bois.
Principaux milieux naturels
Site largement dominé par des milieux boisés. Inclusion de quelques parcelles de prairie et de cultures annuelles en lisière.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Non connus
Niveau de connaissance de la flore Faible Niveau de connaissance de la faune Faible
Pas d’inventaires ni de données naturalistes disponibles sur ce site.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois
Zonages dans le PLU : zone N (84,15%), zone A (9,81%), zone U (3,90%), zone naturelle constructible (R123.8) : 0,77.
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Le bois des Bons Pères ne recoupe aucun réservoir de biodiversité du SRCE-TVB
Support pour un corridor forestier d'importance régional reliant les boisements du sud-est de l'Avesnois au bois de la Haute Lanière. Contribue également dans une certaine mesure au corridor de zones humides situé en bordure nord du site et axé sur la vallée de la Sambre.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Défrichement d'une parcelle au nord-ouest du site, représentant environ 5% du bois, entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Ponton de pêche PMR
Parking d’accueil du public aménagé
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (culture, prairies), sylviculture (feuillus et conifères), tourisme
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants et les touristes, Chasse et pêche
Véloroute de la Sambre aménagée sur le chemin de halage, chemin PDIPR, réseau cyclable existant
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Zone 1AU au PLU
Blockhaus, habitat isolé
L’aléa aux risques d’inondation est très fort à hauteur du site : écrêtement de crues
Site enclavé par les habitations sur la partie nord-est
Perception par les acteurs locaux
Aucun des acteurs locaux consultés ne mentionne explicitement ce site. Les boisements de la CAMVS sont toutefois considérés dans leur ensemble comme des éléments du patrimoine naturel supports d’activités de plein air.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Bien que le site B48 ne recoupe aucun réservoir de biodiversité du SRCE-TVB, celui-ci est concerné par plusieurs corridors écologiques d’intérêt régional. L’intégration de l’ensemble ou d’une partie de ce site dans le schéma de TVB actualisé est donc à évaluer au regard des données naturalistes complémentaires qui pourront être collectées au cours de l’étude et de leur intérêt pour la conservation et la restauration de ces corridors écologiques. Une partie du boisement est constituée de terrains publics. Il serait intéressant d’évaluer dans quelle mesure ces espaces pourraient bénéficier d’une gestion écologique favorable au renforcement des corridors écologiques mis en évidence.
96%
2% 2%
Privé
Promocil
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 57
Site B49 : Fonds de Cousolre
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 26,8 ha
Communes concernées : COLLERET Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Préservation du site
Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007
Le PPTV de 2007 ne mentionne aucune action particulière pour ce site.
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement ()
ou partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Bocage
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Non connus
Niveau de connaissance de la flore Faible Niveau de connaissance de la faune Faible
Pas d’inventaires ni de données naturalistes disponibles sur ce site.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois
Zonages dans les documents d’urbanisme : Zone A (100%)
Propriété foncière
Pas de données disponibles
Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Le Fond de Coussolre ne recoupe aucun réservoir de biodiversité du SRCE-TVB
Support pour un corridor bocager d'importance régional reliant le bocage du sud de l'Avesnois aux espaces bocagers des vallées de l'Escrebieux et de la Trouille vers le nord. Les bandes enherbées longeant les ruisseaux de Coulmies et de Grandireux en bordure sud du site sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Non
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (culture, prairies)
Loisirs Chasse
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Perception par les acteurs locaux
Aucune des communes et des associations locales consultées ne mentionne explicitement ce site. Le bocage de la CAMVS est toutefois considéré dans son ensemble comme un élément du patrimoine naturel support d’activités de plein air.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue Bien que le site B49 ne recoupe aucun réservoir de biodiversité du SRCE-TVB, celui-ci est concerné par un corridor écologique bocager d’intérêt régional. L’intégration de l’ensemble ou d’une partie de ce site dans le schéma de TVB actualisé est donc à évaluer au regard de sa fonctionnalité écologique et des données naturalistes complémentaires qui pourront être collectées au cours de l’étude.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 58
Site Z01 : Zone boisée du lieu-dit
"Le petit Maubeuge"
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 5,0 ha
Communes concernées : AULNOYE-AYMERIES Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Diagnostic écologique du site de la Florentine (40 ha) incluant le site Z01
Cartographie des habitats naturels, inventaires faune et flore réalisés par le CPIE Bocage de l’Avesnois
Programme Gestion Différenciée
Communication : réunion avec les acteurs du site (2012)
Préservation d’une continuité de la trame verte entre les communes de Berlaimont et d’Aulnoye
• Traitement en gestion différenciée avec intégration de parcelles gérées extensivement sur les bords de Sambre
• Réhabilitation des zones de friches
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement ()
ou partiellement () mises en œuvre
Principaux milieux naturels
Boisement
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Non connus
Niveau de connaissance de la flore Moyen Niveau de connaissance de la faune Faible
Un inventaire des habitats naturels, de la flore et des oiseaux a été réalisé en 2011 sur le site de la Florentine englobant le site Z01 dans le cadre du programme gestion différenciée.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois
Zonages dans les documents d’urbanisme : zone A (100%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Ce site est distant des continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Site proche du centre socio-culturel, lieu d’animation avec aire de pique- nique, aire de jeux, plateau multisports, skate parc et terrain de pétanque.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (prairies), sylviculture (feuillus), tourisme
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants et les touristes, Chasse et pêche
Circuit de randonnées pédestre, chemin sauvage
La Tour Florentine
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Friche traité par l’EPF
Espace en friche, espace vert urbain et périurbain
Perception par les acteurs locaux
Aucun des acteurs locaux consultés ne mentionne explicitement ce site. Les boisements de la CAMVS sont toutefois considérés dans leur ensemble comme des éléments du patrimoine naturel supports d’activités de plein air.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue L’intégration de ce site ou éventuellement d’un site plus large couvrant l’ensemble du site dit de la Florentine dans le schéma de TVB actualisé est à évaluer au regard de sa fonctionnalité écologique et des données naturalistes complémentaires qui pourront être collectées au cours de l’étude. Le caractère public des terrains qui composent ce site constitue également un élément déterminant pour son intégration dans le schéma de TVB actualisé.
7% 1%
38% 54%
Département
AMVS
SMVS
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 59
Site Z02 : Prairies au sud de
l'ancienne centrale électrique de
Pont-sur-Sambre
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 31,8 ha
Communes concernées : BACHANT, PONT-SUR-SAMBRE Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Préservation du site
Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Réhabilitation de la friche EDF Centrale Thermique.
Réaménager la partie sud du parc en parc d’activités par des entreprises locales en préservant les zones humides en bord de Sambre et le terril abritant une colonie d’hirondelle de rivage, au nord de la centrale électrique
Valorisation des prairies aux abords de Pont sur Sambre :
Mise en valeur possible du site en amont de Pont sur Sambre (panneau d’information et de sensibilisation) avec un accès direct depuis le GR.
Sensibilisation et pratique d’une gestion durable de l’agriculture
Protection de manière règlementaire des secteurs de prairies
humides et de bocages
Prise en compte de l’intérêt écologique et paysager dans les documents d’urbanisme, classement au titre de l’article L123.1.7.
Principaux milieux naturels
Site dominé par du bocage et de l’habitat résidentiel. Présence de bassins artificiels dans la partie ouest du site et d’espaces boisés au nord et au sud.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Non connus
Niveau de connaissance de la flore Faible Niveau de connaissance de la faune Faible
Pas d’inventaires ni de données naturalistes disponibles sur ce site.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
PNR de l’Avesnois
ZNIEFF 2 "Plaine alluviale de la Sambre en amont de Bachant" (pp)
Zonages dans le PLU : zone A (58,21%), zone N (8,51%), zone U (33,28%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Les prairies au sud de l'ancienne centrale électrique de Pont-sur-Sambre ne recoupent aucune continuité écologique d'importance régionale. Elles se trouvent toutefois à proximité directe du réservoir de biodiversité de milieux humide de la "Sambre a Hautmont, Boussières-sur-Sambre et Saint-Remy-Du-Nord et de corridors écologiques d'intérêt régional: un corridor de milieux humides et un corridor rivière tous deux axés sur la vallée de la Sambre, un corridor forestier reliant la "Haie d'Avesnes" aux boisements du nord de l'Avesnois (bois Hoyaux, bois de la Lanière, nord de la forêt de Mormal...)
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Entre 2007 et 2009, creusement d'un plan d’eau en limite ouest du site.
Équipements existants pour l’accueil du public
Parking de proximité, panneaux d’informations, aire de pique-nique, corbeille et support vélos.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (cultures, prairies), sylviculture (feuillus, peupleraie), tourisme
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants et les touristes, Chasse et pêche
Véloroute voie verte
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
EDF centrale, friche industrielle
Habitat
Zone UC au PLU
Perception par les acteurs locaux
Aucune des communes et des associations locales consultées ne mentionne explicitement ce site. Le bocage de la CAMVS est toutefois considéré dans son ensemble comme un élément du patrimoine naturel support d’activités de plein air.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue L’intégration de ce site dans le schéma de TVB actualisé est à évaluer au regard de sa fonctionnalité écologique et des données naturalistes complémentaires qui pourront être collectées au cours de l’étude.
60%
37%
3%
Privé
AMVS
CommuneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 60
Site Z03 : Bocage, sources et
ruisseaux du lieu-dit "la
Buchelotte" à Marpent
Niveau d’intérêt relatif (PPTV de 2007) Superficie totale : 45,8 ha
Communes concernées : MARPENT, RECQUIGNIES
Local
Actions mises en œuvre Actions recommandées en 2007, non mises en œuvre
Sensibilisation des scolaires et de la population aux enjeux de la trame verte
Animation d’un club Passionature : Enfants de 6-12ans accueillis
pendant les vacances scolaires à Marpent (2009)
Préservation du site
Suivi de l’élaboration des PLU sur le territoire de l’AMVS depuis 2007
Légende : actions programmées dans le PPTV de 2007 () ou non
programmées et mise en œuvre depuis 2007 (), actions totalement
() ou partiellement () mises en œuvre
Conservation d’une zone tampon
Cette zone se situe aux abords de la vallée de la Sambre, sur les
communes de Jeumont, Marpent et Recquignies, entre les zones
urbanisées du pied du coteau et les zones boisées. Y préserver les espaces prairiaux et limiter la progression de l’urbanisation.
Assurer la complémentarité du plan d’actions avec les PLU
Préservation de secteurs clés pour la définition des corridors écologiques et de la trame paysagère
Principaux milieux naturels
Site dominé par du bocage et parsemé de petits boisements et de
ruisseaux. Présence d’un secteur urbanisé au nord.
Habitats patrimoniaux (non exhaustif)
Non connus
Niveau de connaissance de la flore Faible Niveau de connaissance de la faune Faible
Pas d’inventaires ni de données naturalistes disponibles sur ce site.
Protections réglementaires et zonages d’inventaires
Aucun zonage du patrimoine naturel
Zonages dans le PLU : zone N (22,08%), zone A (56,06%), zone NC
(1,80%), zone U (19,97%)
Propriété foncière Position par rapport aux continuités écologiques mises en évidence dans le SRCE-TVB
Le site "Bocage, sources et ruisseaux du lieu-dit "la Buchelotte" à Marpent" ne recoupe aucune continuité écologique d'importance régionale. Il se trouve toutefois à proximité directe du réservoir de biodiversité forestier "Bois de Branleux et bois de Jeumont". Ce réservoir de biodiversité est notamment le support de corridors forestiers et bocagers reliant les milieux boisés et bocagers du sud de l'Avesnois à ceux présents dans le nord du territoire. Les bandes enherbées longeant le ruisseau de la Chapelle situées en bordure ouest du site sont également des corridors écologiques du SRCE-TVB.
Tendances évolutives du paysage et de l’urbanisme
Pas de changement significatif entre 2007 et 2009.
Équipements existants pour l’accueil du public
Non.
Principaux usages et activités sur le site
Activités
économiques
Agriculture (cultures, prairies), sylviculture (feuillus, peupleraie)
Loisirs
Lieu de découverte et de promenade pour les habitants,
Chasse
GR Pays de l’Avesnois, chemin PDIPR, projet réseau cyclable
Autres
fonctions
Programme de sensibilisation des scolaires à la biodiversité / Animations Visite guidée sur les cœurs de nature
Zone UC au PLU
Blockhaus
Habitat
Site enclavé par les habitations
Perception par les acteurs locaux
Aucune des communes et des associations locales consultées ne mentionne explicitement ce site. Le bocage de la CAMVS est toutefois considéré dans son ensemble comme un élément du patrimoine naturel support d’activités de plein air.
Recommandations dans le cadre de l’actualisation du schéma de trame verte et bleue L’intégration de ce site dans le schéma de TVB actualisé est à évaluer au regard de sa fonctionnalité écologique et des données naturalistes complémentaires qui pourront être collectées au cours de l’étude.
100% PrivéDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 61
III.3 Evaluation transversale du PPTV
III.3.1 Bilan des actions réalisées dans le cadre du PPTV
L’approche sitologique présentée précédemment a permis de dresser un premier bilan de la mise en œuvre du PPTV en détaillant d’une part les actions planifiées et mises en œuvre au niveau de chacun des cœurs de nature et en analysant d’autre part les enjeux écologiques, les principales contraintes et opportunités existantes pour chacun d’entre eux.
Le tableau suivant complète cette approche en dressant un bilan transversal des différentes actions mises en œuvre et en analysant leur impacts avéré ou potentiel sur la biodiversité, le cadre de vie et les activités socio- économiques du territoire.
Les actions étant nombreuses, elles ont été regroupées, pour plus de lisibilité, par type d’actions, en fonction des objectifs et des moyens employés :
- Restauration et gestion de milieux naturels,
- Suivi et connaissance,
- Sensibilisation et information du public,
- Protection des milieux naturels,
- Autres opérations.
Dans ce tableau de synthèse, pour chaque action, le rôle de l’AMVS est précisé selon la typologie suivante :
Rôle Définition/implication
Pilote L’AMVS décide des actions et du calendrier, sollicite des partenaires financiers et/ou techniques, passe commande auprès d’un prestataire
Finance ou
cofinance
L’AMVS supporte financièrement l’opération, seule ou avec d’autres partenaires
Réalise Les agents de l’AMVS mettent en œuvre l’action
Partenaire L’AMVS relaye et encourage l’opération d’un partenaire
EVALUATION DES SITES IDENTIFIEES DANS LE PPTV : BILAN
Plusieurs actions ont été définies pour chaque site identifié dans le PPTV. Ces actions correspondent aux 35 du programme d’actions mais déclinées de manière plus opérationnelle.
Au total sur les 23 sites analysés (17 cœurs de nature décrits (dont trois séparés en deux sites) et trois autres seulement cartographiés dans le PPTV de 2007), plus de 40 actions ont été réalisées totalement, plus de 25 partiellement. Cependant 70 n’ont pas pu être mises en œuvre, ce qui représente plus de 50% des actions prévues dans le PPTV.
Le bilan de la connaissance faunistiques est, sur ¾ quart des sites faible et pour bonne pour le quart restant. Pour la flore, elle est faible pour près de la moitié des sites, moyenne pour un quart et bonne pour le quart restant.
En ce qui concerne la maitrise foncière, elle est essentiellement privée. Celle-ci représente souvent près de ¾ que la superficie des sites. Le reste appartient aux communes mais aussi à l’agglomération, au département, à l’état ou d’autres organismes comme Voies Navigables de France (VNF).
Ces actions sont sources d’aménités. Elles ont des retombées positives sur la gestion de l’eau (plantation de haies qui limitent les coulées de boues,…), sur les activités touristiques (véloroute,…), etc.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 62
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
Restauration et
gestion de
milieux naturels
Création de mares,
restauration de
mares prairiales et
de zones humides
(création de
nouvelles
dépressions
humides,
reprofilage de
berges, curage de
fossés, étrépage
du sol, ouverture
de mare par coupe
de ligneux…)
Pilote et
cofinance les
travaux et les
études
préalables
Porte des
Marpiniaux
Réserve naturelle
de Pantegnies
Prairies humides
des boucles de la
Sambre
Marais de
Boussois
Prairies de
Maubeuge
Prairies et
carrières de
Ferrière-la-
Grande
Abords de la
Véloroute
Louvroil – Pont-
sur-Sambre
Communes de
Feignies et de
Louvroil
Partenaires
financiers :
- Conseil régional
- UE (FEDER)
Partenaires
techniques :
- PNRA Opération
« 22 v’la les
mares »
- Les Blongios
(chantiers
nature)
- ESAT Val-de-
Sambre
Développement de
la flore et des
végétations des
zones humides.
Restauration
d’habitats pour la
faune :(mollusques,
crustacés, odonates,
amphibiens, oiseaux
des zones humides
(Gorgebleue à
miroir…), chauves-
souris…
Contribution au
renforcement de
continuités
écologiques des
milieux humides
Développement
de la diversité et
de la qualité des
micro-paysages
humides
- Emploi des
personnes
handicapées via les
travaux de l’ESAT,
- Développement du
lien social et de
l’éducation à
l’environnement via
les Blongios
- Développement des
loisirs et du tourisme
via les mares aux
abords de la
Véloroute notamment
- Contribution à
l’économie locale via
les travaux par
entreprises
Coût total de
l’opération
« 22 v’la les
mares » :
34 514 €
Etendre et
renforcer la
protection des
réservoirs de
biodiversité, en
particulier ceux
des zones
humides
(priorité 1,
écopaysage Val
de Sambre)
Préserver la
fonctionnalité
écologique de la
vallée de la
Sambre en y
limitant
l’urbanisation et
le
développement
de certaines
activités
perturbatrices
(creusement
d’étangs,
populiculture,
etc.) et en y
restaurant des
espaces
naturels, si
possible ouverts
(priorité 1,
écopaysage Val
de Sambre)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 63
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
Mise en place d’un
ouvrage pour la
gestion des
niveaux d’eau et la
mise en connexion
de la Sambre et
des zones humides
voisines
Pilote et
cofinance
Portes des
Marpiniaux
Partenaires
financiers :
- Conseil régional
- UE (FEDER)
Partenaire
technique :
VNF
Développement de
la faune, de la flore
et des habitats des
milieux humides.
Restauration de
frayères pour les
poissons et
notamment le
Brochet
Contribution à
l’économie locale via
les travaux par
entreprises
Création d’un
ouvrage Préserver les
cours d’eau et
restaurer leurs
fonctionnalités
écologiques
(priorité 1
écopaysages Val
de Sambre et
Avesnois)
Mise en place de
convention pour la
gestion des
niveaux d’eau au
niveau de certains
sites naturels
(gestion de la
vanne
hydraulique)
Réalise
Partenaire
technique :
Fédération et
association de
pêche de
Marpent
Développement du
lien social et de
l’éducation à
l’environnement via
l’association de pêche
de Marpent
Mise en place
d’une
convention
pour un
ouvrage
Restauration et
gestion de
milieux naturels
Restauration de
cours d’eau Pilote
Flamenne à
Maubeuge
Stade projet
pour la Tarsy à
Leval et la Solre à
Ferrière-la-
Grande
Partenaire
financier : AEAP
Partenaires
techniques :
Fédération du
Nord pour la
pêche et la
protection du
milieu aquatique
PNRA, VNF
Ville de
Maubeuge
Diversification des
habitats,
développement des
frayères, de la
ripisylve et plus
largement de la
faune et de la flore
associée aux cours
d’eau.
Amélioration de la
continuité
écologique des
cours d’eau
Contribution à
l’économie locale via
les travaux d’études
Projets de
travaux de
restauration de
la Tarsy à Leval
et de la Solre à
Ferrière-la-
Grande
Préserver les
cours d’eau et
restaurer leurs
fonctionnalités
écologiques
(priorité 1
écopaysages Val
de Sambre et
Avesnois)
Protection de la
ressource en eau /
Mise en place
Pilote Partie nord du
bassin Sambre -
Communauté de
communes
Sambre –
Amélioration de la
qualité de l’eau et
par conséquent
Peut améliorer la
qualité bocagère
des paysages en
Peut contribuer à
accompagner les
agriculteurs dans des
Élaboration
d’un diagnostic
territorialDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 64
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
d’une opération de
reconquête de la
qualité de l’eau
(ORQUE)
Avesnois Avesnois
Noréade
Service eau de
l’AMVS
diversification de la
faune, de la flore et
des habitats
aquatiques
fonction des
mesures
retenues
pratiques plus
durables et moins
couteuses
multi-pressions
Restauration et
gestion de
milieux naturels
Restauration de
milieux naturels
ouverts
(opérations de
déboisement, de
débroussaillage,
étrépage de sol…)
Fauche tardive
avec exportation
des produits de
fauche
Pilote
Bras mort de
Leval
Réserve naturelle
de Pantegnies
Partenaire
financier :
Conseil régional
Partenaires
techniques :
FPPMA
ESAT du Val-de-
Sambre
Chantier de
bénévoles
Service espaces
verts de la
CAMVS
Développement de
la flore et des
végétations
prairiales
Restauration
d’habitats pour la
faune des milieux
prairiaux et
bocagers :
Papillons,
Orthoptères,
Amphibiens,
Oiseaux (pies
grièches, Huppe
fasciée…)
Restauration des
continuités
écologiques
prairiales et
bocagères
Développement
de la diversité et
de la qualité du
paysage bocager
- Emploi des
personnes
handicapées via les
travaux de l’ESAT,
- Développement du
lien social et de
l’éducation à
l’environnement via
les travaux de
bénévoles
-
Préserver la
fonctionnalité
écologique de la
vallée de la
Sambre en y
limitant
l’urbanisation et
le
développement
de certaines
activités
perturbatrices
(creusement
d’étangs,
populiculture,
etc.) et en y
restaurant des
espaces
naturels, si
possible ouverts
(priorité 1,
écopaysage Val
de Sambre) Pilote
Les Portes des
Marpiniaux
Maintien des
paysages ouverts -
Plantation d’arbres
fruitiers et autres
plantations
Partenaire
Ensemble du
territoire dans le
cadre de
l’opération
Plantons le décor
Partenaire
technique et
financier : PNRA
dans le cadre de
son opération
Contribution au
renforcement du
cadre de vie
urbain
- Éducation à
l’environnement
- Contribution à
l’économie locale via
l’activité des
3000 arbres et
arbustes
commandés
par les
Maintenir la
perméabilité de
la matrice et
conforter leDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 65
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
« Plantons le
décor »
Développement de
la faune, de la flore
et des habitats des
milieux boisés
Développement des
continuités
écologiques boisées
Renforcement du
paysage bocager,
identitaire du
territoire
pépinières
- Contribution à
l’amélioration des
habitudes
alimentaires et à la
santé
habitants dans
le cadre de
l’opération
Plantons le
décor
maillage bocager
dans les zones
fragilisées
(priorité 1
écopaysage de
l’Avesnois)
Restauration et
gestion de
milieux naturels
Plantation de haies
bocagères
Pilote et
cofinance
En parallèle de
l’aménagement
de la véloroute
Pilotage : Service
développement
touristique
Partenaire
technique :
PNRA
Développement de
la flore et des
végétations
prairiales
Restauration
d’habitats pour la
faune des milieux
prairiaux et
bocagers :
Papillons,
Orthoptères,
Amphibiens,
Oiseaux (pies
grièches, Huppe
fasciée…)
Restauration des
continuités
écologiques
prairiales et
bocagères
Renforcement du
paysage bocager,
identitaire du
territoire
- Développement des
loisirs et du tourisme
via les haies aux
abords de la
Véloroute
- Contribution à
l’économie locale via
les travaux par
entreprises
2,2 km de haie
le long de la
VVV
Maintenir et
restaurer le
bocage au
niveau des
corridors de
prairies / bocage
(priorité 1 Val de
Sambre)
Maintenir la
perméabilité de
la matrice et
conforter le
maillage bocager
dans les zones
fragilisées
(priorité 1
écopaysage de
l’Avesnois)
Entretien de haies
bocagères Pilote et réalise
18 communes
concernées
Partenaire
financier
Conseil Général
Partenaires
techniques :
- PNR (expertise)
- ADARTH
(sensibilisation
des agriculteurs à
Idem ci-dessus
Maintien du
paysage bocager,
identitaire du
territoire
Accompagnement des
agriculteurs dans des
pratiques plus
écologique et durables
Convention
d’entretien de
191 km de
haies sur 2 ans
de programme
avec une
quinzaine
d’agriculteurs
(sur un total de
Maintenir et
restaurer le
bocage au
niveau des
corridors de
prairies / bocage
(priorité 1 Val deDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 66
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
ce programme)
-ADUS
(cartographie)
1000 km de
haies agricoles)
Programme mis
en place en
2012
Sambre)
Restauration
d’arbres têtards
Pilote et
cofinance
Réserve naturelle
de Pantegnies
Partenaire
financier
Conseil Général
Restauration
d’habitats pour la
faune cavernicole:
Oiseaux (Chevêche
d’Athéna…),
Chauves-souris /
Restauration des
continuités
écologiques
prairiales et
bocagères
Renforcement du
paysage bocager,
identitaire du
territoire
Développement du
lien social et de
l’éducation à
l’environnement via la
fédération de chasse
50 arbres :
frênes, saules,
charmes,
érables
champêtres
Aménagement et
protection de sites
d’hibernation pour
les chauves-souris,
création d’un
réseau de refuges
Pilote et
cofinance
Site du Fort
Leveau à Feignies
Remparts de
Maubeuge :
prison blanche et
casemate des
Cantuaines
Maître d’œuvre :
CEN
Protection et
renforcement des
populations locales
de chauves-souris
-
- Contribution au bien
être via l’amélioration
de la proximité
homme-nature
- Contribution à
l’économie locale via
les travaux par
entreprises
Aménagement
de 3 sites
Subvention
globale
annuelle au
CEN : 10 K€
(travaux et
animation)
-
Restauration et
gestion de
milieux naturels
Lutte contre les
espèces exotiques
envahissantes
Pilote et
cofinance
Ensemble du
territoire
Partenaires
techniques :
- Chantiers
d’insertion de
Maubeuge et
Feignies
PNRA
- CPIE (Suivi)
- Association du
fort de Leveau
Impacts positifs sur
les espèces
d’origine locale
Préservation du
paysage local
- Emploi des
personnes
handicapées via les
travaux de l’ESAT
Traitement
contre la
Renouée du
Japon, le
Solidage glabre
2 véloroutes
déjà traitées
Préserver les
cours d’eau et
restaurer leurs
fonctionnalités
écologiques
(priorité 1
écopaysage
Avesnois)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 67
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
- ESAT
(traitements)
Élaboration de
plans de gestion
écologique
Pilote et
cofinance
Réserve naturelle
de Pantegnies
Site des Portes
des Marpiniaux
Bras mort de
Leval
Partenaire
technique :
- CPIE Bocage de
l’Avesnois
Développement des
espèces et habitats
à enjeux sur les sites
concernés
Restauration de
continuités
écologiques
Préservation du
paysage local
Contribution au bien
être via l’amélioration
de la proximité
homme-nature
4 plans de
gestion
Etendre et
renforcer la
protection des
réservoirs de
biodiversité
(priorité 1
écopaysage de
l’Avesnois)
Élaboration de
plans de gestion
différenciés
Partenaire de
l’opération
Régional
Boussois,
Jeumont,
Ferrière-la-
Grande, Feignies,
Louvroil,
Aulnoye-
Aymeries, Pont-
sur-Sambre,
Rousies et
Maubeuge
Lac du Paradis à
Louvroil
Parc des Ruaults
à Boussois
Partenaires
financiers :
- Conseil régional
Partenaires
techniques :
- CPIE (suivi des
sites)
Augmentation de la
biodiversité en
milieu urbain et
péri-urbain.
Diversification des
milieux et des
habitats
9 communes
100 ha
1ère tranche 40
K€ TTC dont
50% financé
par le CR
2ème tranche 32
K€TTC
Insérer des
espaces de
diversité
écologique dans
la continuité
urbaine du Val
de Sambre
(priorité 3
écopaysage du
Val de Sambre) Aménagement
durable des parcs
d’activités avec la
démarche Parc
d'Activité Labellisé
pour la Maîtrise de
l'Environnement
(PALME)
Partenaire
Commune de
Pont-sur-Sambre
Pôle
développement
économique
Contribution à la
préservation de la
nature ordinaire aux
abords des parcs
d’activité
Préservation du
paysage local
Contribution à
l’attractivité
économique
territoriale
1 parc
d’activité
Suivi et
Inventaires
globaux faune / Pilote et
Zones humides
de Pantegnies,
Partenaire
technique :
Meilleure
connaissance des - -
Coût du
diagnostic des -Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 68
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
connaissance flore cofinance des Porte des Marpiniaux, du
Parc des Ruaults
à Boussois
Sites pilotes pour
la gestion
différenciée
- CPIE
- CEN
habitats, de la faune
et de la flore locale
Optimisation des
opérations de
gestion
sites en gestion
différenciée :
27 K€TTC (dont
20 K€ du CR)
Mise en place de
suivis naturalistes
y compris espèces
exotiques
envahissantes
Pilote et
cofinance
Réserve naturelle
de Pantegnies,
marais de
Boussois, Portes
des Marpiniaux,
Parc du
Watissart
(Jeumont),
Louvroil,
Ferrière-la-
Grande, Feignies,
Boussois,
Remparts de
Maubeuge, Fort
de Cerfontaine,
Fort de Leveau
Partenaires
techniques :
- CEN, CPIE
- CMNF
Meilleure
connaissance des
habitats, de la faune
et de la flore locale
Optimisation des
opérations de
gestion
- -
Découverte de
nouvelles
stations de
d’insectes
(Conocéphale
des roseaux,
Tétrix des
carrières,
Amaryllis,
Zygène de la
filipendule,
Argyope
fasciée…) et de
flore (Myosotis
des bois,
Grande Berle…)
-
Inventaire des sites
d’hibernation et de
reproduction des
chauves-souris
Inventaire
spécifique en zone
forestière
Pilote et
cofinance
Bâtiments
communaux : 13
communes
concernées
Remparts de
Maubeuge, Fort
de Leveau
Partenaires
techniques :
-CEN
- CMNF
- Architecte des
bâtiments de
France
Meilleure
connaissance des
populations locales
de chauves-souris
- -
6 sites
aménagés et
suivis
-
Recensement des
friches à vocation
environnementale,
des sols pollués et
des friches
industrielles
Pilote et
cofinance
Ensemble du
territoire
Partenaires
financiers :
- UE
- Conseil régional
Partenaires
techniques :
Identification de
nouveaux espaces
ayant une vocation
écologique afin d’y
conserver et
restaurer des
Requalification
des paysages -
40 friches
recensées
couvrant une
superficie
cumulée de
494 hectares
-Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 69
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
- Agence
d’urbanisme de
Maubeuge
- CLE Sambre
milieux naturels sur
le long terme
Suivi et
connaissance
Inventaire des
mares de chasse et
mares prairiales
sur les zones
humides
Pilote et
cofinance
Ensemble du
territoire
Partenaires
techniques
Lycée agricole
d’Arras
Stagiaire M2
CPIE Bocage de
L’avesnois
Meilleure
connaissance de la
biodiversité
Optimisation de la
stratégie de
conservation et de
restauration des
continuités
écologiques de
milieux humides
Identification des
éléments
identitaires du
paysage
Education à
l’environnement via la
participation
d’écoliers
262 mares
inventoriées
dont 50% en
mauvais état
de
conservation.
-
Élaboration d’un
inventaire
quantitatif et
qualitatif des
espaces verts
publics de l’AMVS
et mise en place
d’un programme
d’actions
Atlas des espaces
verts
Pilote et
cofinance
Ensemble du
territoire
Partenaire
technique :
- ADUS
Communes
Optimisation de la
stratégie de
conservation et de
restauration de la
biodiversité et des
continuités
écologiques
Préservation du
paysage local
Contribution à
l’attractivité
économique
territoriale et au bien-
être social
550 ha
d’espaces verts
publics
recensés
-
Sensibilisation et
information du
public
Mise en place de
panneaux
d’information au
niveau des espaces
naturels
Pilote et
cofinance
Au niveau de 4
cœurs de nature
Le long des VVV
Sur les
communes
concernées par
la gestion
différenciée
Partenaire
financier :
- Conseil régional
Partenaires
techniques :
- CEN, CPIE
Diminution des
impacts et
nuisances causés
sur les espaces
naturels par le
public fréquentés
Meilleure
connaissance de la
biodiversité du
territoire
Mobilisation du
-
Education à
l’environnement et
développement
d’aménités
Création d’une
signalétique
gestion
différenciée :
8 300 € HT avec
50% de
cofinancement
du CR
49 panneaux
installés dans
18 communes
Etendre et
renforcer la
protection des
réservoirs de
biodiversité
(priorité 1
écopaysages du
Val de Sambre et
Avesnois)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 70
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
public en faveur des
politiques de
protection de la
biodiversité
Sensibilisation et
information du
public
Edition de
documents de
communication
(plaquettes…) sur
les espaces
naturels de l’AMVS
et la lutte contre la
renouée du Japon
Pilote et
cofinance
Cœurs de nature
de Pantegnies,
des Portes des
Marpiniaux
Espaces verts et
bords de route
en gestion
différenciée
-
4 plaquettes :
Marpiniaux : 2,
Pantegnies : 1,
Renouée du
Japon : 1
Communications
dans les médias
Pilote et
cofinance
Ensemble du
territoire - -
Articles parus
dans la presse
locale et les
journaux
communaux
Campagne
« Quelle nature
chez vous ? »
Etendre et
renforcer la
protection des
réservoirs de
biodiversité
(priorité 1
écopaysages du
Val de Sambre et
Avesnois)
Organisation de
réunions publiques
d’information et
de sensibilisation
sur la biodiversité
en général
Pilote et
cofinance
Cœurs de nature,
sites en gestion
différenciée
CPIE Bocage de
l’Avesnois
Communes
d’accueil
-
22 classes
sensibilisées
soit 530 élèves
5 demi-
journées
d’animation
1 action de
terrain
Organisation de
visites guidées
pour le grand
public au sein des
espaces naturels
Pilote ou
partenaire
Pantegnies, bois
de Jeumont et de
Watissart, bras
mort de Leval,
prairies humides
d’Aulnoye-
Aymeries, Porte
des Marpiniaux,
Partenaire
financier :
- Conseil régional
Partenaires
techniques :
- Les Blongios
- CPIE
Diminution des
impacts et
nuisances causés
par la fréquentation
du public
Mobilisation du
public en faveur des
politiques de
-
Education à
l’environnement et
développement
d’aménités
2009 : 6 visites
soit 25
participants
2011 : 5 sorties
60 participantsDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 71
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
Lieu-dit La
Buchelotte à
Marpent, Prairies
et carrières de
Ferrière-le-
Grande, enclaves
prairiales de
Rousies
protection de la
biodiversité
Sensibilisation et
information du
public
Organisation
d’animations pour
les enfants (Club
Passionature)
Pilote et
cofinance
Porte des
Marpiniaux,
Marpent,
Aulnoye-
Aymeries,
Maubeuge,
Rousies, Pont-
sur-Sambre
Partenaire
technique :
- CPIE
Incitation des
enfants (6 à 12 ans)
à agir en faveur de
la biodiversité
-
En 2011,
subvention de
29700€ au CPIE
pour
l’animation du
club et les
visites guidées
Subventions
2012 : CPIE 25
K€, Les
Blongios 3600
€, CEN 10 K€.
Etendre et
renforcer la
protection des
réservoirs de
biodiversité
(priorité 1
écopaysages du
Val de Sambre et
Avesnois)
Organisation de
chantiers nature,
d’ateliers
participatifs
Pilote et
cofinance
Site des Portes
des Marpiniaux
Réserve naturelle
de Pantegnies
Partenaires
techniques :
Association les
Blongios
Club nature du
collège de
Jeumont
IME de Jeumont
CAT et CSN
Club IDEO de
Maubeuge
Gestion et
restauration de la
biodiversité des
sites
Prise de conscience
et respect de la
biodiversité et des
espaces naturels
-
Moyenne de 6
chantiers et 60
participants
chaque année
Conventionnemen
t avec le CPIE pour
l’animation dans le
cadre de la nuit
européenne de la
chauve-souris
Réalise
Étangs Monier
(Maubeuge)
Fort Leveau
(Feignies)
Maison
Folies/remparts
Partenaires
techniques :
CPIE, CEN et
CMNF
Contribution à une
meilleure
connaissance du
public de la
biodiversité
Prise de conscience
-
2010 : 29
participants
2011 : 80
participants
2012 : 120
2013 : 170Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 72
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
(Maubeuge) et respect de la
biodiversité et des
espaces naturels
Sensibilisation des
gestionnaires de
site à la lutte
contre les espèces
exotiques
envahissantes
Pilote Ensemble du territoire
Partenaires
techniques :
- PNRA
- CPIE
Impacts positifs sur
les espèces
d’origine locale
- - -
Protection des
milieux naturels
Création de cœurs
de nature /
acquisition ou
cession gratuite
par les communes
d’espaces naturels
Pilote
Les Portes des
Marpiniaux
Pantegnies
Partenaires
financiers :
- Union
européenne
(50%)
- Conseil régional
30%
Protection des sites
naturels sur le long
terme
Contribution au
renforcement de
continuités
écologiques des
milieux humides
Optimisation de la
stratégie de
conservation et de
restauration des
continuités
écologiques des
milieux humides
La mise en valeur
et la protection
des sites
permettent de
créer des espaces
remarquables du
point de vue
paysager
Les sites permettent le
développement
d’espaces d’aménités.
Les nombreux travaux
réalisés contribuent à
l’activité économique
du territoire.
Marpiniaux :
Superficie de
30 ha (18 ha
boisements,
8,5 zones
ouvertes et 3,5
de zones
humides
Etendre et
renforcer la
protection des
réservoirs de
biodiversité
(priorité 1
écopaysages du
Val de Sambre et
Avesnois)
Mise en place de
conventions
opérationnelles
avec l’EPF
Pilote
Pantegnies
Vitrant
Manesse/Trieux
(Ferrière-la-
Grande)
Faïencerie
(Rousies)
Miroux (Ferrière-
la-Grande)
Seyfert
(Jeumont)
EPF
Convention
signée en 2012
entre l’AMVS et
l’EPFDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 73
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
Création d’une
réserve naturelle
régionale
Pilote Réserve naturelle de Pantegnies
Partenaires
techniques et
financier :
Conseil régional
Superficie de
Pantegnies 37
ha
Coût des
diagnostics et
du plan de
gestion: 26 910
€ TTC avec un
co-financement
du Conseil
régional à
hauteur de 20
000 € plus
5 471 € TTC
pour la
procédure de
classement en
RNR
Etendre et
renforcer la
protection des
réservoirs de
biodiversité
(priorité 1
écopaysages du
Val de Sambre et
Avesnois)
Protection des
milieux naturels
Suivi de
l’élaboration des
PLU communaux
sur le volet
environnemental
Inscription des
espaces naturels
dans les PLU
Protection de
manière
règlementaire des
secteurs de
prairies humides et
du maillage
bocager
Réalise
Ensemble des
communes du
territoire
Partenaires
techniques :
PNRA
ADUS
Communes
Protection des
espaces naturels sur
le long terme
Impact positif et
direct sur la
protection
durable des
éléments
remarquables du
paysage
La protection via les
PLU implique
directement chaque
particulier
propriétaire d’un
élément naturel ou
paysager remarquable
Accompagnem
ent de 18 PLU
Surveillance de
certains sites
naturels
Pilote
Portes des
Marpiniaux et
Pantegnies
Fédération des
chasseurs du
Nord
Prévention du
braconnage et
limitation des
perturbations de la
- -
Conventions
signées en
2011Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 74
Tableau 10. Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV
Type d’actions Nature de l’action Rôle de l’AMVS
Sites ou
secteurs
concernés
Partenaires Impacts sur la biodiversité Impacts sur le cadre de vie Impacts socio- économiques Indicateurs
Contribution
anticipée aux
objectifs du
SRCE-TVB
biodiversité
Autres
opérations
Participation de
l’AMVS à
l’élaboration de la
charte forestière
pilotée par le PNR
Avesnois
Partenaire de
l’opération Sous-trame forêt
CRPF, Centre du
bois de Trélon,
ONF, PNR
Avesnois
Gestion sylvicole
plus favorable aux
espèces typiques
des milieux boisés
et progression des
surfaces boisées
Restauration des
continuités
écologiques
forestières
La gestion
durable des bois
permet de
conserver des
arbres
patrimoniaux
remarquables
Cela aide à la qualité
des bois ouverts au
public
4 sites suivis
régulièrement
Améliorer la
continuité
forestière entre
la Thiérache, les
forêts
avesnoises et le
massif
préardennais
(priorité 1
écopaysage
Avesnois)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 75
Pour compléter ce bilan transversal des actions, le tableau ci-après présente un bilan financier synthétique des principales dépenses engagées par l’AMVS pour des opérations d’aménagement et de gestion des espaces naturels depuis le début de la mise en œuvre du PPTV. Il permet de constater que l’AMVS a financé ces opérations d’envergure à hauteur de 31% en moyenne.
L’AMVS a donc mobilisé des cofinanceurs : Union Européenne via le FEDER, Conseil Régional, Conseil Général, à hauteur de 70% du montant des opérations.
Cependant, certains aménagements et espaces nécessitent une gestion (véloroute, entretien des espaces,…) que la CAMVS doit aujourd’hui assumer seule.
Tableau 11. Principales dépenses engagées pour des opérations d’aménagement et de gestion des espaces naturels (source : rapport d’activités 2009, 2010,2011, 2012, 2013)
Opération Coût total Participation AMVS
Requalification de friches à vocation
environnementale (actions de
gestion et de restauration hors
travaux d’aménagement)
- Pantegnies
- Les Portes des Marpiniaux
- Bras mort de Leval
1 012 582,1 € HT 302 904,46 € HT
Entretien de haies pour les
agriculteurs en 2012 et 2013 40 378,34 € HT 10 766,61 € HT Mise en place de plans de gestion
différenciée sur 9 espaces verts
communaux
60 150,10 € HT 30 075 € HT
Total 1 113 688,17 € HT 346 103,07 € HTDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 76
III.3.1 Les retombées sur la biodiversité
En l’absence d’indicateurs qui auraient permis d’évaluer finement l’impact des mesures sur la biodiversité, les retombées du PPTV de 2007 sont évaluées principalement à partir du bilan des actions et de l’effet attendu de ces actions.
Selon le type d’actions mises en œuvre, différentes retombées directes et indirectes sur la biodiversité peuvent être identifiées. Afin de qualifier ces retombées, une approche par grand type de milieu naturel a été retenue. Cette approche est complétée par une analyse spécifique des actions en faveur du groupe des chauves-souris, des retombées indirectes sur la biodiversité et de la contribution du PPTV à la préservation et la restauration des continuités écologiques désormais retenues dans le SRCE-TVB.
III.3.1.1 Actions sur les milieux humides
Alors que le Schéma de l’époque affichait la Trame verte uniquement (PPTV), une part importante des actions mises en œuvre ont concerné les zones humides avec de nombreuses actions de création ou de restauration de zones humides : par exemple création ou restauration de mares, reprofilage de berges, curage de fossés, réouverture de milieux humides, reconnexion de zones humides avec le cours d’eau adjacent…
En complément, de ces opérations de génie écologique, quelques zones humides ont fait l’objet de mesures de protection soit par l’intermédiaire d’acquisitions foncières, de la création d’une réserve naturelle régionale (site de Pantegnies) ou encore de leur classement en zone naturelle dans les documents d’urbanisme.
Les actions mises en œuvre sont toutefois concentrées essentiellement sur certains sites du PPTV :
- Prairies humides des boucles de la Sambre (B24a) ;
- Réserve naturelle de Pantegnies (B24b) ;
- Marais de Boussois (B26a) ;
- Porte des Marpiniaux (B26b) ;
- Prairies de Maubeuge (B33) ;
- Prairies et carrières de Ferrière-la-Grande (B46).
Ces actions ont eu un impact très positif sur les sites concernés, comme en témoignent les suivis naturalistes du CEN et du CPIE effectués sur ces sites. Ces suivis mettent en évidence le retour d’espèces patrimoniales. Elles ont permis de façon générale le développement de la flore et des végétations des zones humides, la restauration d’habitats pour la faune inféodée à ce type de milieu. Dans la mesure où la plupart des actions mises en œuvre sont concentrées sur les cœurs de nature de l’époque du réseau écologique, les retombées des actions sur la préservation et la restauration des continuités écologiques de zones humides semblent toutefois plus limitées.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 77
ZOOM SUR LE CŒUR DE NATURE DE PANTEGNIES (COMMUNE DE PONT-SUR-SAMBRE)
DESCRIPTIF SOMMAIRE
Le site de l'ancienne centrale thermique de Pont-sur-Sambre (CEN, Plan de Gestion 2012-2016) constitue un espace où l'industrie a opéré de profonds bouleversements des milieux naturels mais aussi engendré l'expression de nouvelles conditions. La physionomie du site est originale par la présence d’un terril de cendre, seul terril présent en Avesnois. Le site cache des traces d'un ancien paysage bocager bien conservé. Il offre donc une belle potentialité de restauration d'un habitat qui s'est beaucoup raréfié et dégradé en région.
OPERATIONS DE REQUALIFICATION
Contexte : en 2004 l'AMVS a signé avec l'EPF une convention opérationnelle de requalification des abords de l'ancienne centrale électrique de Pont sur Sambre ayant donné lieu à des travaux en 2005.
Opérations ayant permis de valoriser 37 ha de cœur de nature et de restaurer 2 ha de zones humides :
- le déboisement dans la zone de marais avec le creusement de la mare principale,
- la démolition de vestiges industriels dangereux,
- la plantation de 15620 plants forestiers et de 320 arbres à tiges,
- la réalisation de cheminements de randonnée,
- le reprofilage des anciens bassins de décantation avec la création d’un fossé de collecte des eaux de plateforme,
- le déboisement sélectif et des fauches exportatrices,
- la mise en sécurité du marais.
RICHESSE PATRIMONIALE
Le cœur de nature de Pantegnies accueille quelques 371 espèces végétales et 202 espèces animales constituant une biodiversité remarquable, abritant pas moins de 53 espèces patrimoniales au niveau régional, national et même européen. Cette diversité faunistique et floristique est en partie liée à la mosaïque de milieux présents avec le gradient des milieux secs à aquatiques et ouverts à fermés. Elle est illustrée, par exemple, par la présence de l'Achillée sternutatoire (Achillea ptarmica), le Colchique d'automne (Colchicum autumnale), le Myosotis des forêts (Myosotis sylvatica), le Scirpe des forêts (Scirpus sylvaticus), la Stellaire des marais (Stellaria palustris).
Biotope - Achillea ptarmica Biotope - Scirpus sylvaticus Biotope - Stellaria palustris
En plus de sa richesse écologique, le site est la première réserve naturelle régionale du territoire.
ESPACES D’AMENITES
Son ouverture au public est un élément important d’amélioration du cadre de vie et d’attractivité touristique. Cependant, la fréquentation du public et la forte attractivité du site pour la pratique des sports de nature pourraient induire des perturbations non négligeables sur la faune, la flore et les habitats par des problèmes d’intrusions au cœur du site (hors des sentiers de découvertes) en occasionnant piétinement et dérangement, ce qui justifie une présence régulière par le biais d’un gestionnaire.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 78
ZOOM SUR LE CŒUR DE NATURE DES PORTES DES MARPINIAUX (COMMUNE DE BOUSSOIS/MARPENT)
DESCRIPTIF SOMMAIRE
Cet espace s’inscrit dans la vallée de la Sambre qui constitue et présente une mosaïque remarquable de milieux naturels résultant du caractère inondable de la zone et de l’évolution naturelle des milieux suite à l’arrêt des activités. Sont ainsi recensés 18 ha de boisements, 8,5 ha de zones ouvertes et 3,5 ha de zones humides.
OPERATIONS DE REQUALIFICATION
Les travaux effectués ont permis de valoriser 30 ha de cœur de nature et de restaurer 3 ha de zones humides.
RICHESSE PATRIMONIALE
Les inventaires ont ainsi mis en évidence la richesse écologique du site mettant en avant la biodiversité inféodée aux milieux humides :
- 66 espèces d’oiseaux, dont 55 nicheuses sur le site ou à proximité ;
- 18 espèces d’odonates (libellules et demoiselles) ;
- 16 espèces de papillons ;
- 9 espèces d’orthoptères (criquets, sauterelles) ;
- 7 espèces de mammifères protégés nationalement (Hérisson d’Europe et 6 espèces de chauve-souris) ;
- 6 espèces d’amphibiens tous protégés au niveau national ;
- 365 espèces de plantes dont 7 espèces protégées au niveau régional et 27 espèces végétales patrimoniales.
Biotope - Caloptérix vierge (Calopteryx virgo) Biotope - Machaon (Papilio machaon)
ESPACES D’AMENITES
L’opération est une réussite sur plusieurs points :
- elle est un lieu de découverte, pédagogique et de promenade ;
- sur le plan hydraulique, elle a permis une amélioration de la gestion hydraulique du marais et du volume de stockage des crues de la rivière Sambre ;
- elle contribue à un projet de valorisation d’ensemble : logique de développement durable en traitant les franges d’une ancienne friche industrielle, en partenariat avec les associations locales (chasse et pêche), les utilisateurs et propriétaires du marais. Les travaux sont réalisés par des associations d’insertion.
Cet aménagement a obtenu le prix Chloro’Ville 2013. Ce prix décerné lors du salon ENVIRONORD s’adresse à l’ensemble des collectivités territoriales de la région Nord-Pas-de-Calais et récompense les actions et projets environnementaux ou de développement durable des territoires. Le projet a également fait l’objet d’une nomination au Grand Prix des zones humides.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 79
III.3.1.2 Actions sur les milieux prairiaux et
bocagers
Peu d’actions de restauration et de gestion des milieux naturels ont concerné les milieux prairiaux proprement dits. Une gestion de certaines prairies par fauche tardive avec exportation a été appliquée sur quelques cœurs de nature : Porte des Marpiniaux, Réserve naturelle de Pantegnies et Bras mort de Leval ainsi qu’au niveau de quelques espaces verts des communes ayant fait l’objet d’un plan de gestion différenciée.
Les actions relatives au bocage ont concerné principalement les haies : près de 2,2 km de haies plantés dans le cadre des travaux d’aménagement des véloroutes voies vertes. Une opération de sensibilisation auprès des agriculteurs a par ailleurs conduit à la signature de conventions avec une quinzaine d’entre eux en 2012, pour les aider dans l’entretien de 80 km de haies agricoles. En relayant l’opération « Plantons le décor» menée par le PNR Avesnois, l’AMVS a contribué indirectement à la plantation de 15 000 arbres et arbustes et de près de 500 arbres fruitiers depuis 2009 sur son territoire. 50 arbres têtards ont également été restaurés au niveau du site de Pantegnies. Ces plantations s’ajoutent aux 980 km de haies présents sur le territoire de la CAMVS (source : Arch)
Le suivi de la révision ou de l’élaboration des PLU par la CAMVS a également permis de protéger réglementairement une partie des haies du territoire de l’AMVS.
Aucun inventaire ou suivi écologique en lien avec le PPTV n’a concerné spécifiquement les secteurs de prairies ou de bocage. De ce fait, les retombées des actions précitées sur la faune et la flore associées à ce type de milieu sont difficilement quantifiables. À l’échelle du territoire, les rares actions mises en œuvre au niveau des prairies n’ont a priori que des retombées très localisées sur la biodiversité.
Pourtant, les prairies sont parmi les espaces naturels dont la surface a le plus régressé au cours de ces dernières décennies tant à l’échelle régionale que sur le territoire de l’AMVS et de la CAMVS aujourd’hui.
En effet au plan régional, entre 2005 et 2009, près de 7000 ha de prairies sur 1949 km² soit 3,6 % ont été détruits au profit de cultures annuelles et de nouveaux espaces urbanisés (SIGALE, 2009).
A l’échelle de la CAMVS, les prairies pâturées qui ont régressé de 3% de 2005 à 2009 (ARCH, Couche Evol0509).
Les différentes actions réalisées en faveur des éléments boisés du bocage (haies, arbres têtards et arbres fruitiers) sont en revanche de plus grande ampleur et concernent bien souvent l’ensemble du territoire. L’impact de ces actions sur la biodiversité est donc probablement plus significatif. En soutenant la conservation du réseau de haies de l’ensemble du territoire, l’AMVS a favorisé la conservation et le développement de la flore et de la faune des milieux bocagers : Papillons, Orthoptères, Amphibiens, Oiseaux (pies grièches). Par ailleurs, cette action diffuse qui ne se limite pas aux cœurs de nature du territoire contribue au maintien et à la restauration des continuités écologiques de milieux bocagers et forestiers.
III.3.1.3 Actions sur les milieux boisés
Le PPTV de 2007 listait deux actions en faveur des milieux boisés (N4 : assurer une gestion sylvicole raisonnée et favoriser la progression des surfaces boisés aux passages des corridors forestiers / C5 : protection du maillage bocager).Très peu d’actions mises en œuvre par l’AMVS ont donc concerné spécifiquement ces milieux. Au-delà des actions réalisées en faveur du bocage, des plantations d’arbres et d’arbustes ont été réalisées dans le cadre :
- de l’aménagement de quelques cœurs de nature et espaces verts (Porte des Marpiniaux, RNR de Pantegnies, Lac du Paradis à Louvroil, Parc des Ruaults à Boussois) cofinancés par l’AMVS ;
- de l’opération Plantons le décor relayée localement par l’AMVS.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 80
Les plantations effectuées concernent toutefois des espaces souvent restreints et isolés d’autres espaces boisés. Par conséquent, à l’échelle de l’AMVS, l’impact de ces plantations sur la biodiversité remarquable associée aux milieux boisés reste probablement limité. Comme évoqué précédemment, les plantations et les autres actions plus diffuses en faveur de la conservation et de la restauration du réseau de haies contribuent toutefois de façon significative au maintien et au renforcement des connexions écologiques de milieux boisés. Le réseau de haies bocagères et les bosquets disséminés dans le paysage constituent des espaces boisés relais qui facilitent le déplacement des espèces animales et végétales forestières entre les réservoirs de biodiversité boisés.
Au niveau des boisements existants et notamment des cœurs de nature boisés, l’action concerne uniquement la participation de l’AMVS à l’élaboration d’une charte forestière pilotée par le PNR Avesnois. Cette charte, signée le 30 juin 2011 vise à créer un nouvel espace d’échanges et de concertation entre tous les partenaires de la forêt, privés et publics et doit permettre la mise en œuvre de pratiques de gestion sylvicole plus favorables à la biodiversité des milieux boisés.
III.3.1.4 Actions sur les cours d’eau
Malgré la compétence « Eau » de l’agglomération, le Plan Paysage Trame verte de 2007 avait peu développé le volet trame bleue dans son plan d’actions. Le caractère privé de la majorité des berges complique l'intervention de la collectivité sur les cours d'eau. De ce fait, ce volet n’a pas été considéré comme prioritaire en phase d’élaboration du PPTV. La prise de conscience de cette lacune a toutefois permis l’émergence de plusieurs projets de restauration de cours d’eau ces dernières années. Ainsi, à ce jour, les actions de l’AMVS en faveur des cours d’eau ont couvert des études avant travaux sur trois cours d’eau : la Tarsy, la Solre et la Flamenne. A ces études, s’ajoute le diagnostic territorial multi-pression (DTMP) en cours sur la partie nord du bassin Sambre – Avesnois et qui s’inscrit dans une opération de reconquête de la qualité de l’eau (ORQUE).
De ce fait, quasiment aucune retombée directe du PPTV de 2007 sur la biodiversité des cours d’eau ne peut être constatée pour l’instant. Des retombées indirectes, difficilement mesurables et sans doute très réduites, peuvent toutefois être envisagées. Ces retombées sont liées aux diverses actions de communication et de sensibilisation menées par l’AMVS auprès de la population et des acteurs du territoire. Ces opérations de communication souvent orientées vers la biodiversité des milieux humides et aquatiques ont participé à une prise de conscience collective et sont susceptibles d’avoir encouragé des comportements individuels plus respectueux de l’environnement et notamment de ce type de milieu. On peut également citer que les actions menées sur les cours d’eau jouent un rôle pour la lutte contre les inondations.
III.3.1.5 Actions spécifiques sur le groupe des
chauves-souris
Plusieurs actions de l’AMVS ont concerné spécifiquement le groupe des chauves-souris. Ces actions confiées au CEN, avec l’appui de la CMNF ont consisté notamment à aménager et protéger des sites favorables à l’hibernation ou à la reproduction des chauves-souris.
Ces travaux d’aménagement, qui se sont déroulées en dehors des cœurs de nature du PPTV (fort Leveau à Feignies, prison blanche et casemate des Cantuaines à Maubeuge, bâtiments communaux d’Obrechies et Rousies), contribuent à préserver et renforcer les populations locales de chauves- souris. Les suivis annuels réalisés par le CEN et financés par l’AMVS mettent en évidence une augmentation progressive du nombre de chauves-souris dans les principaux sites d’hivernation connus sur le territoire.
III.3.1.6 Les anciennes friches industrielles :
des sites au cœur de la politique TVB de l’AMVS
La reconversion des anciennes friches industrielles du territoire est au cœur de la politique environnementale de l’AMVS depuis plusieurs années. Ainsi, l’AMVS était régulièrement sollicitée par les communes de son territoire pour la reconversion de ces friches et la démarche se poursuit aujourd’hui encore pour la CAMVS.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 81
Afin de prioriser la réhabilitation des friches, le Conseil de communauté du 23 juin 2011 a validé des critères de réponse à la sollicitation d’une commune ainsi que la procédure d’intervention de l’EPF.
Conditions préalables à l’intervention de l’AMVS en tant que maître d’ouvrage
Il convient que la friche soit déclarée d’intérêt communautaire, à savoir qu’elle réponde aux trois critères suivants :
- existence d’un potentiel environnemental sur le périmètre déterminé, attesté à la suite du pré-diagnostic d’une association ou d’un bureau d’études ;
- proximité du site avec un corridor fluvial ou forestier-bocager identifié dans le schéma de TVB ;
- surface du site minimale d’1 ha.
Conditions relatives à la maîtrise foncière, au financement et au diagnostic de la friche
Si la commune est déjà propriétaire du terrain, elle doit le céder à l’AMVS pour l’euro symbolique. Si le terrain appartient à des tiers, l’EPF se charge de l’acquisition, après qu’une convention ait été passée entre l’EPF et l’AMVS.
La commune doit classer au minimum 80% de la surface du site en zone naturelle dans son PLU.
L’AMVS recherche des co-financements, fait réaliser un diagnostic complet, un schéma d’aménagement et un plan de gestion. L’intervention technique peut ensuite être assurée par l’EPF.
Le tableau suivant détaille l’avancement des opérations relatives aux friches déclarées d’intérêt communautaire à ce jour.
Tableau 12. État d’avancement des opérations de requalification des friches d’intérêt communautaire
Friche État
d’avancement
Bilan Coût/financement/
Indicateurs
Les Portes des Marpiniaux
sur la commune de
Boussois/Marpent
(ancienne friche HK
Porter)
Travaux terminés
3 ha de zones humides restaurés
30 ha de cœur de nature valorisés
1er prix Chlorovilles 2013 1 500 000 euros HT pour les deux opérations (travaux
tout confondus)
Financés à 50% par le FEDER
et à 30% par le Conseil
Régional)
Réserve naturelle
régionale de Pantegnies à
Pont-sur-Sambre
(ancienne centrale
thermique EDF)
Travaux terminés
2 ha de zones humides restaurés
37 ha de cœur de nature valorisés
Site classé en réserve naturelle
régionale et co-géré par la CAMVS et
le CEN
Vitrant Manesse Trieux à
Ferrière-la-Grande
Convention en cours
de signature avec
l’EPF
Diagnostic urbain et
paysager terminé
Avant-projet rédigé
Opération et plan
de financement
validés
L’avant-projet prévoit la création
d’une zone de loisirs, aménagement
de la zone naturelle, extension du
relais écos-vélos et création de
jardins familiaux
Des subventions sont sollicitées par
la CAMVS afin de réaliser des
travaux de :
- restauration des milieux naturels
- hydrauliques
-aménagement (cheminement
piéton, mobiliers, platelage)
- plantations et entretien pendant 2
ans
Emprise du site : 3,2 ha
Durée du projet : 3 ans
Montant de l’opération 3 M€
dont 675 K€ à la charge de la
CAMVS
Études et travaux à la charge
de la CAMVS estimés à 520
K€.
Friche de la Faïencerie à
Rousies
Convention signée
avec l’EPF
Diagnostic urbain et
paysager terminé
Des ateliers d’acteurs ont fait
émerger des scénarios
d’aménagement possibles : ferme
urbaine, maison de la vallée de la
Solre, maraîchage, tourisme et
Emprise foncière de 1,4 ha
Durée de l’opération estimée
à 2 ansDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 82
Tableau 12. État d’avancement des opérations de requalification des friches d’intérêt communautaire
Friche État
d’avancement
Bilan Coût/financement/
Indicateurs
Étude de faisabilité
terminée
mode de déplacements doux sont
envisagés Coût de l’opération estimé à 2 M€ dont 300 K€ à la charge
de la CAMVS et 250 K€ à la
charge de la commune de
Rousies
Friche Miroux à Ferrière-
la-Grande
Étude pré-
opérationnelle
réalisée
La requalification à pour but un
aménagement mixte :
- habitat individuel et collectif (R+2)
- parc paysager et pédagogique en
fond de vallée de la Solre
Emprise du projet : 1,6 ha.
Quartier de la gare
Jeumont/Marpent
Site SERIM-MARMOR–à
Marpent et friche Seyfert -
Convention conclue
entre l’EPF et la
CAMVS
Acquisition de la
friche Seyfert à
Jeumont en cours
par l’EPF
L’objectif est la constitution de
réserve foncière pour la mise en
œuvre de la politique de l’habitat.
Surface totale des 2 sites :
22,8 ha.
Montant de l’acquisition des
terrains : 450 K€.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 83
Figure 12. Carte des friches industrielles identifiées sur le territoire de l’AMVS (Source ARCH)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 84
III.3.1.7 Autres actions ayant des retombées
indirectes sur la biodiversité
Les retombées positives pour les continuités écologiques du SRCE-TVB
Une première analyse visant à étudier les cœurs de nature du PPTV de 2007 permet de constater que 13 sites sur 23 sont totalement inclus dans un réservoir de biodiversité du SRCE-TVB. Un autre site n’y est que partiellement inclus. En termes de surface, 1993 ha des sites du PPTV sur 3297ha sont intégrés dans les réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB, soit 60% de la surface totale des sites.
Les cœurs de nature du PPTV représentent ainsi 30% de la surface cumulée des réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB identifiés sur le territoire de l’AMVS (périmètre d’action du PPTV). A l’inverse, 25% de la surface des réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB ne sont pas inclus dans le PPTV de 2007.
Figure 13. Superficie relative occupée par les cœurs de nature du PPTV de 2007 et les réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB sur le territoire des 23 communes de l’AMVS (Source : ARCH)
Si l’on se réfère au nouveau périmètre de la CAMVS, les réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB en dehors des sites du PPTV représentent 69% de leurs surfaces. Ainsi, l’élargissement du périmètre de la Communauté d’agglomération apporte 6 262 ha supplémentaires de réservoirs de biodiversité.
Figure 14. Superficie relative occupée par les cœurs de nature du PPTV de 2007 et les réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB sur le territoire des 42 communes de la CAMVS (Source : ARCH)
Superficie relative PPTV/SRCE-TVB sur le territoire des
42 communes de la CAMVS
Réservoirs de biodiversité
du SRCE-TVB en dehors des
sites du PPTV
Sites communs au PPTV et
au SRCE-TVB
Sites du PPTV en dehors des
réservoirs de biodiversité
1303 ha
1993
ha 7343 ha
Superficie relative PPTV/SRCE-TVB sur le territoire des
23 communes de l'AMVS
Réservoirs de biodiversité
du SRCE-TVB en dehors des
sites du PPTV
Sites communs au PPTV et
au SRCE-TVB
Sites du PPTV en dehors des
réservoirs de biodiversité
1303 ha
1993 ha
1081
haDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 85
La carte présentée ci-après, permet de confronter les deux schémas de trame verte et bleue afin de mettre en évidence leurs convergences et divergences, avec une importante précaution en ce qui concerne l’échelle d’utilisation des données.
Les autres types d’actions favorables à la biodiversité
L’AMVS a également mené des actions plus transversales dont les retombées sur la biodiversité sont souvent indirectes : amélioration des connaissances (inventaires naturalistes), définition ou planification d’opérations futures de restauration ou de gestion d’espaces naturels (plans de gestion, plans de gestion différenciée) sur l’ensemble du territoire ou des sites en particulier. La constitution d’un atlas des espaces verts de l’AMVS, le recensement des friches à vocation environnementale, des sols pollués et des friches industrielles entrent également dans ce cadre.
D’autres actions sont liées à la sensibilisation et l’information du public. Depuis l’élaboration du PPTV, une partie importante des actions mises en œuvre a porté sur la communication afin de susciter, auprès du grand public et des acteurs du territoire, une prise de conscience de la biodiversité qui les entoure et des menaces qui pèsent sur celle-ci.
L’objectif est au final d’influencer le comportement du public pour qu’il soit plus respectueux de l’environnement. Afin d’évaluer plus précisément la portée des actions de communication mise en œuvre dans le cadre du PPTV, une enquête et des consultations ont été réalisées dans le cadre de la présente étude. La partie III.3.4 analyse, à travers les résultats de cette enquête et de ces consultations, l’impact des actions de communication réalisées.
Au-delà de l’analyse des actions mises en œuvre, une analyse croisée du SRCE-TVB et du Plan paysage trame verte de 2007 permet d’évaluer dans quelle mesure le PPTV défini préalablement au SRCE-TVB, permet aujourd’hui de contribuer à la préservation et au renforcement des continuités écologiques d’importance régionale.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 86
Figure 15. Analyse comparative de la trame verte et bleue et des continuités du SRCEDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 87
III.3.2 Les retombées du PPTV sur le cadre de vie
Aucun indicateur spécifique n’a été retenu à ce sujet.
Par synthèse de l’analyse détaillée des diverses actions à effet sur le cadre de vie (cf. Tableau « Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV »), il apparaît un lien entre démarche écologique et paysage : la diversité des milieux mis en valeur (mares, milieux humides, bocage, forêts…) contribue à la diversité mais aussi à l’identité des paysages. Par conséquent, ces actions contribuent à l’amélioration générale du cadre de vie de la population sur le territoire.
Certaines démarches ont des concrétisations directes, comme la plantation de haies, la renaturation de friches, la création de mares…, d’autres ont un effet moins perceptible mais tout aussi important comme la protection d’éléments remarquables dans les PLU.
D’autres mesures du PPTV peuvent aussi contribuer au cadre de vie : par exemple, l’amélioration de la gestion des points lumineux et de l’énergie, concrétisée par la prise de compétence de l’éclairage public par l’AMVS.
A noter que la valorisation des points de vue remarquables, proposée dans l’ancien PPTV, n’a été concrétisée.
III.3.3 Les retombées économiques du PPTV
III.3.3.1 Impact socio-économique direct
Pour rappel, les principales dépenses, qui ont été engagées depuis l’adoption du PPTV en 2007, pour des opérations d’aménagement et de gestion des espaces naturels représentent plus d’un million d’euros financés à hauteur de plus d’environ 30% par l’AMVS.
Le tableau « Actions réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PPTV » permet d’identifier un grand nombre d’acteurs ayant participé aux actions mises en œuvre (salariés de l’AMVS, associations, entreprises,…). Cette implication, par effet induit, participent à l’économie du territoire (logement, alimentation, divers service, etc.).
Le PPTV a permis également de favoriser l’emploi de personnes à faible qualification professionnelle, via les entreprises d’espaces verts, ou des personnes en situation de handicap, via les travaux des ESAT.
Le PPTV permet aussi d’assurer la dynamique des associations comme le CPIE, Les Blongios, le CEN. C’est ainsi qu’en 2012 le montant des subventions s’est élevé à 25 000 euros pour le CPIE, 3 600 euros pour Les Blongios et 10 000 euros pour le CEN soit un total de 38 600 euros.
A noter que l’absence d’indicateurs sur la provenance des matériaux, des entreprises, etc, rend difficile cette déclinaison des retombées socio-économiques.
III.3.3.2 Impact économique indirect
Tout travail sur le cadre de vie contribue à l’activité économique au travers, à minima, les quatre points suivants :
- l’attractivité économique territoriale. La qualité des parcs d’activités économiques mais aussi la qualité du territoire dans lesquelles elles s’implantent est aujourd’hui un facteur essentiel.
- l’attractivité touristique. Le PPTV permet, par exemple, de mettre en valeur les abords des chemins de randonnée (dont la Véloroute). Associée à la mise en valeur du patrimoine bâti, le patrimoine naturel et paysager en est un élément indéniable du tourisme vert.
- l’agriculture durable. Le PPTV incite à la plantation de haies qui contribuent à améliorer les conditions bioclimatiques des cultures, à accueillir des insectes auxiliaires des cultures (pollinisation, prédateurs des ravageurs…), à limiter le ruissellement. Les mares ont aussi un effet économique reconnu depuis longtemps pour l’élevage.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 88
III.3.3.3 Impact social
L’éducation à l’environnement est aujourd’hui une nécessité pour assurer la sauvegarde de notre planète, mais c’est aussi, dans le cadre du PPTV, un moyen d’offrir aux habitants des moments de détente via la participation à des animations, le suivi des panneaux de signalisation et de présentation des sites…
D’autres activités comme les chantiers de bénévoles sont une réelle demande sociale aujourd’hui : il s’agit de répondre au besoin de proximité entre l’homme et la nature. Ces chantiers sont aussi des moments de convivialité et accentuent le lien social. Les associations de pêche, de chasse, de protection de la nature… sont des acteurs qui répondent directement aux besoins et à la demande des habitants.
Il faut souligner l’implication de l’Etablissement et service d’aide par le travail (ESAT) du Val-de- Sambre qui a participé à la création de mares ou encore à la restauration de zones humides. Les ESAT permettent à une personne handicapée d’exercer une activité si elle ne peut être autonome.
III.3.3.4 Impact sur la santé
Comme pour les sujets précédents, l’impact du PPTV sur la santé ne peut être mesuré par l’absence d’indicateurs. Il est toutefois reconnu qu’un maillage de trame verte et bleue contribue à l’amélioration de la qualité de l’air, et notamment en milieu urbain.
Aussi, le réchauffement climatique, qui présentera des pics de chaleur, pourra être atténué par la présence d’espaces verts de proximité jouant un rôle tampon.
Enfin, l’aspect social présenté précédemment a aussi un effet sur la santé psychologique de chaque habitant du territoire et chaque usager des cheminements naturels créés.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 89
III.3.4 Quelle sensibilisation des acteurs locaux à la
préservation et la remise en bon état des continuités
écologiques ?
III.3.4.1 Bilan des actions de communication
mises en œuvre depuis 2007
Le succès d’une politique trame verte et bleue repose en grande partie sur sa compréhension et son appropriation par les différents acteurs du territoire. L’adhésion du plus grand nombre à cette politique est essentiel pour enclencher une dynamique et mettre œuvre des actions partagées et efficaces pour la préservation et la restauration des continuités écologiques.
Le PPTV en 2007 avait identifié l’enjeu « Informer, sensibiliser, communiquer ». Aussi, depuis l’élaboration du PPTV, de nombreuses actions de communication et d’information ont été mises en œuvre afin de sensibiliser et informer la population et les différents acteurs du territoire sur les continuités écologiques et la biodiversité.
Ces actions qui se sont appuyées sur différents moyens de communication et qui ont ciblé différents publics sont récapitulées dans le tableau ci-après.
Tableau 13. Actions de sensibilisation des acteurs locaux
Actions Publics ciblés Sites ou secteurs concernés, thème abordé Eléments chiffrés
Élaboration de documents de communication
Edition de plaquettes
d’information sur les cœurs
de nature
Grand public Réserve naturelle de Pantegnies Site des Portes des Marpiniaux -
Edition d’une plaquette sur
la Renouée du Japon Grand public Renouée du Japon 1
Création d’un poster sur les
offres d’espaces naturels, de
loisirs, de liaisons douces sur
le territoire
Grand public
Le marais d’Aymeries
Le bras mort d’Aymeries 1
Création d'un poster sur les
arbres têtards Grand public Les arbres têtards 1
Réalisation d’un atlas des
espaces verts par l’ADUS Territoire de l’AMVS 1
Réalisation d’une carte des
véloroutes voies vertes Grand public
L’Euro-véloroute n°3
Vélo-route voie verte de l’Avesnois 1
Mise en place de panneaux d’information
Mise en place de panneaux
pédagogiques et de
panneaux de consignes au
public dans les cœurs de
nature
Visiteurs des
sites
Réserve naturelle de Pantegnies
Site des Portes des Marpiniaux -
Mise en place de panneaux
d’information/sensibilisation
dans le cadre du projet
Cyclo-touristes
Prairies humides des boucles de la
Sambre (hors RN de Pantegnies)
Marais de Boussois (hors site des
-Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 90
Tableau 13. Actions de sensibilisation des acteurs locaux
Actions Publics ciblés Sites ou secteurs concernés, thème abordé Eléments chiffrés
Véloroutes Portes des Marpiniaux)
Véloroute Aulnoye-Pont-sur-Sambre
Création d’une signalétique
« Gestion différenciée »
Grand public
visiteur des
sites
Espaces verts et bords des routes
traités en gestion différenciée
Création d’une
signalétique
gestion
différenciée :
8 300 € HT avec
50% de
cofinancement du
Conseil Régional
49 panneaux
installés dans 18
communes
Organisation de réunions d’information et de sensibilisation
Visite guidée des cœurs de
nature
Population,
touristes
Réserve naturelle de Pantegnies
Les Portes des Marpiniaux
Bois de Jeumont et de Watissart
2009 : 6 visites soit
25 participants
2011 : 5 sorties soit
60 participants
Excursion pédagogique et
sensibilisation aux enjeux de
la trame verte
Population,
scolaires
Bras mort de Leval
Prairies humides d’Aulnoye-Aymeries
Les portes des Marpiniaux
Enclaves prairiales de Rousies
Prairies et clairières de Ferrière-la-
Grande
Bocage, les sources et ruisseaux du
lieu-dit "la Buchelotte" à Marpent
20 classes en 2007-
2008
22 classes en 2009
soit 530 élèves
(CPIE)
2011 : 22 classes
sensibilisées soit
530 élèves
5 demi-journées
d’animation
1 action de terrain
Réunions d’échanges et
d’information sur la gestion
différenciée
Élus,
techniciens et
gestionnaires
des
communes
Prairies humides d’Aulnoye-Aymeries
Prairies humides des boucles de la
Sambre (hors RN de Pantegnies)
30 participants
Visite d’une réserve
naturelle régionale
Élus,
techniciens et
gestionnaires
des
communes
30 participants
Visite des sites des Ruaults
et de Watissart et atelier sur
la coulée verte de Feignies
Grand public PNRA CPIE 40 participants le 24 juin 2011Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 91
Tableau 13. Actions de sensibilisation des acteurs locaux
Actions Publics ciblés Sites ou secteurs concernés, thème abordé Eléments chiffrés
Réunions publiques
d’information sur l’entretien
des haies
Agriculteurs
14 agriculteurs
inscrits soit 80 km
de haies
entretenues
Réunion publique sur la
gestion différenciée Population
Jeumont
Ferrière-la-Grande
Visite de terrain pour la mise
en place du programme
d’entretien des haies
Agriculteurs
Organisation d’évènements ou de manifestations publics
Organisation de 3 nuits
européenne de la chauve-
souris – vente de gîtes de
chiroptères
Grand public 1 au Fort Leveau de Feignies 2 dans les remparts de Maubeuge
80 participants
22 gîtes artificiels
vendus le 27 août
2011
Organisation de chantiers
nature par l’intermédiaire
de l’association les Blongios
Bénévoles
Groupes
constitués
(IME, ESAT,
collégiens)
Site des Portes des Marpiniaux
Réserve naturelle de Pantegnies
En 2009 et 2010, 3
chantiers, 24
participants au
total
Depuis 2011, 4
chantiers et 40
participants au
total en moyenne
par an et par site
Organisation d’activités avec
les enfants dans le cadre du
Club passionature
Enfants de 6 à
12 ans
Porte des Marpiniaux
Marpent
Aulnoye-Aymeries
Maubeuge
Rousies
Pont-sur-Sambre
De 2009 à 2011,
subvention de 30
K€ au CPIE pour
l’animation du club
et les visites
guidées
Organisation d’un concours
photo sur les paysages de
l’AMVS
Habitants Territoire de la CAMVS 55 participants en 2007-2008
Organisation de 2 forums
sur la gestion différenciée
en collaboration avec le
PNRA et le CPIE
Grand public 60 participants
Tenue d’un stand « Quelle
nature chez vous ? » Grand public 4 fêtes et foires
Communication dans les médiasDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 92
Tableau 13. Actions de sensibilisation des acteurs locaux
Actions Publics ciblés Sites ou secteurs concernés, thème abordé Eléments chiffrés
Diffusion d’articles dans le
magazine « L’Agglo », les
rapports d’activité annuels,
la presse locale au sujet de
la trame verte, de l’entretien
des haies
Lecteurs Territoire de l’AMVS
Rubrique TVB sur le site
internet de l’AMVS Internautes Territoire de l’AMVS
Une page internet
difficilement
accessible
III.3.4.1 Analyse des résultats de l’enquête
réalisée auprès des élus et des associations locales
Afin d’évaluer la portée du PPTV de 2007 et notamment des différentes actions de communication qui ont été mises en œuvre dans ce cadre, des questionnaires ont été adressés aux élus locaux ainsi qu’aux associations locales dont les activités sont en contact avec la nature. La partie III.1.3.1 détaille la méthodologie utilisée pour cette enquête.
Dans la mesure où seulement 7 communes sur 23 et 8 associations locales sur 16 ont répondu à l’enquête, les résultats sont à interpréter avec précaution. Malgré tout, les questionnaires reçus permettent de dégager certaines informations et tendances concernant la sensibilisation des acteurs locaux à la préservation des continuités écologiques et plus largement à la biodiversité.
Les réponses des communes et associations à l’enquête sur la préservation et la remise en état des espaces de nature témoignent d’un niveau minimal de connaissance et de sensibilisation. Les connaissances sont toutefois hétérogènes selon les personnes consultées. Plusieurs personnes consultées souhaitent être davantage informées sur la trame verte et bleue et les actions mises en œuvre dans ce cadre.
Six représentants des communes sur sept connaissent le concept de trame verte et bleue. Pour deux représentants des communes, les élus locaux en connaissent le principe. Les représentants des communes consultés estiment que la population de leur commune ne connaît pas le sujet, qu’il lui semble vague et/ou qu’il est loin de leurs préoccupations. Un élu estime que globalement les personnes qui ne sont pas directement concernées par cette problématique ne sont pas assez informées, un autre qu’il conviendrait de présenter le sujet en présentant une réalisation concrète telle que l’éco-quartier du pot d’Argent à Louvroil.
Trois élus ont des questions à poser sur la trame verte et bleue. L’un souhaiterait connaître le bilan des actions menées, un autre la façon dont sa ville pourrait intégrer le projet. Un troisième pose des questions sur les nouveaux principes d’aménagement qu’elle sous-tend et les moyens de réconcilier la ville avec la nature.
Le PPTV de 2007 est connu de la majorité avec cinq représentants de communes sur six ; six communes sur sept indiquent qu’elles ont été associées à la démarche et cinq sur sept qu’elles se sont impliquées dans sa mise en œuvre.
Des élus de différentes municipalités ont participé à plusieurs projets initiés dans le cadre du PPTV :
- « 22 V’la les mares » et « Plantons le décor »,
- Visites des cœurs de nature organisées par l’AMVS pour les techniciens et élus locaux,
- Réunions publiques concernant les cœurs de nature, la gestion différenciée,
- Requalification environnementale de la commune,
- Création de mares,Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 93
- Programme de gestion différenciée,
- Protection de chauves-souris,
- Accueil d’association de bénévoles pour le maintien de friche.
Trois élus sur sept formulent toutefois plusieurs critiques vis-à-vis du PPTV de 2007 :
- manque de communication sur le PPTV au regard du besoin de sensibilisation des élus et des techniciens municipaux
- nombre de lieux à protéger définis par le PPTV jugé insuffisant à l’échelle de l’agglomération
- souhait d’une politique active de reboisement avec une communication vis-à-vis des établissements scolaires et de la population.
- regret de l’absence de gestion des crues de la Solre, qui d’une part fragilise les berges et d’autre part engendre des dépôts d’alluvions qui obstruent le lit de la rivière.
Au sujet de la participation des communes à des actions en faveur de l’environnement, 4 communes sur 7 y ont participé récemment : l’une a planté des arbres et arbustes d’essences locales sur son territoire, une autre a participé aux réunions publiques concernant le futur éco-quartier, une troisième a organisé une opération « Nettoyons la nature » en lien avec son école, et enfin la dernière a contribué à un projet d’éco-pâturage, de jardins familiaux traditionnels et de potagers dans les écoles.
Les élus ont une bonne connaissance des milieux à enjeu et citent l’ensemble des sous-trames du SRCE comme des milieux emblématiques et intéressants, à l’exception des prairies. Ils citent cependant peu d’espèces animales et végétales emblématiques de leur territoire (6). Ils ont également bien conscience des menaces qui pèsent sur les milieux naturels : la destruction des milieux, la pollution, l’assèchement des zones humides, l’urbanisation, les labours, les éclairages publics, la circulation routière et l’utilisation de véhicules non adaptés tels que les quads. Deux élus évoquent le manque de respect et de connaissance de la nature des usagers. Un élu souligne également le manque de sensibilité et de connaissance des techniciens et élus vis-à-vis des enjeux environnementaux.
Les associations consultées comptent 569 adhérents au total. Six associations sont sportives, l’une est un club de jardiniers et la dernière le club environnement d’un collège. Elles pratiquent leurs activités dans les jardins et espaces verts (en particulier le site des Marpiniaux) ou sur les chemins, sentiers et les routes de l’AMVS.
Cinq associations sur huit connaissent le concept de trame verte et bleue et ont eu connaissance du PPTV lancé par l’AMVS en 2007. Deux d’entre eux ont été associées à l’élaboration du PPTV mais quatre (sur les huit ayant répondu) se sont impliquées dans sa mise en œuvre.
Ces associations ont pris part à diverses actions :
- aménagement des mares sur le site des Marpiniaux,
- préservation du site de Pantegnies,
- Evènement sportif (cyclotourisme et athlétisme) sur un des sites susmentionnés
- Actions en faveur de l’environnement, en majorité des opérations d’entretien de sites (pour six associations sur huit).
Quatre associations portent des projets en lien avec la biodiversité mais qui ne sont pas en lien direct avec la biodiversité. Ils concernent la préservation d’espèces protégées, l’étude de la faune et de la flore ou encore l’aménagement de nouveaux circuits de randonnée ou de pistes d’éducation routière dans les sites naturels.
Dans le cadre de leurs activités, ces associations émettent plusieurs souhaits quant aux espaces naturels. Ces derniers devraient être :
- plus diversifiés et accessibles,
- moins pollués par l’industrie
- aménagés pour leur sport dans le respect de l’environnement.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 94
La restauration et la création de chemins de promenade sont aussi demandées, notamment autour du site des Marpiniaux.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 95
III.3.5 Atouts et limites du document produit en 2007 pour une mise en œuvre concrète du plan d’actions
Le Plan paysage trame verte de 2007 peut être considéré comme une étude pionnière en matière de politique trame verte et bleue. A cette époque, la trame verte et bleue du Nord – Pas-de-Calais sortait à peine et les études des continuités écologiques étaient encore relativement rares. Par conséquent, l’important socle méthodologique, issu notamment des réflexions du Grenelle de l’environnement, n’existait pas encore. Malgré tout, le PPTV contenait déjà des éléments intéressants tant du point de vue de la méthodologie utilisée que de la forme et l’organisation du document.
Afin de tirer parti de cette première trame verte et bleue et notamment de l’expérience acquise à travers sa mise en œuvre et l’exploitation des trois rapports d’étude produits, une analyse des atouts et limites du PPTV de 2007 a été réalisée. Cette analyse est détaillée dans le tableau ci-après.
Tableau 14. Atouts et limites du document produit en 2007 pour une mise en œuvre concrète du plan d’actions
Document Atouts Limites
Ensemble du
document PPTV
Découpage du document en trois tomes correspondant chacun
à une phase de l’étude : 1. Diagnostic des potentialités des
sites, 2. Élaboration du schéma directeur / définition d’une
stratégie territoriale, 3. Programme d’actions concrètes
La multifonctionnalité de la trame verte et bleue est mise en
avant et prise en compte pour aboutir au programme
opérationnel d’actions.
Le PPTV contient un volet sur le développement de la nature
en ville. Il accorde également une importance à l’information
et à la sensibilisation du public.
Le PPTV s’appuie sur le réseau des acteurs locaux et
régionaux de la protection et de la gestion des espaces
naturels.
Les documents qui composent le PPTV contiennent de
nombreuses illustrations, cartes et photographies du
Les méthodologies utilisées pour les différentes étapes du PPTV sont décrites de façon très lacunaire. La méthode utilisée pour sélectionner, hiérarchiser et délimiter les corridors et les sites d’intérêt écologique n’est pas décrite et ne paraît pas s’appuyer sur des critères standardisés. Cela rend l’actualisation impossible sur de mêmes bases.
Les questions d’écologie sont souvent focalisées sur les cœurs de nature dans les différentes phases de l’étude, notamment dans les phases 1 et 2. L’enjeu de restauration des continuités écologiques pour lutter contre les effets de la fragmentation des habitats et les actions qui en découlent sont insuffisamment développés et mis en avant. La finalité de la restauration des « continuités naturelles » est trop perçue comme une opportunité de liaison entre les espaces urbains et les espaces naturels.
Le volet du PPTV dédié à la trame bleue est insuffisamment développé.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 96
Tableau 14. Atouts et limites du document produit en 2007 pour une mise en œuvre concrète du plan d’actions
Document Atouts Limites
territoire.
Phase de diagnostic
des potentialités
des sites
Analyse transversale du territoire, non uniquement focalisée
sur les aspects écologiques, qui intègre des considérations
économiques et sociales, notamment le paysage et le
tourisme.
Le diagnostic s’appuie sur diverses études réalisées
précédemment et en reprend les conclusions et
préconisations. Le diagnostic s’appuie en particulier sur le
schéma régional d’orientation de la trame verte et bleue du
Nord – Pas-de-Calais.
Les principaux milieux et espaces d’intérêt écologique sont
bien mis en évidence : vallée de la Sambre, boisements et
bocage. Le diagnostic souligne également l’importance du
réseau hydrographique : intérêt piscicole de la Sambre et de
ses affluents.
Pour chaque secteur du territoire, une analyse croisée des
atouts et contraintes vis-à-vis du maintien et de la
restauration des continuités écologiques permet d’identifier
les principaux enjeux.
La question émergente de la pollution lumineuse et de la
nécessité de développer des corridors noirs est abordée dans
le diagnostic.
Le diagnostic paysager du territoire est très complet et bien
illustré.
L’analyse du potentiel touristique met en lumière un certain
nombre d’opportunités pour appuyer et stimuler la
conservation et la restauration des continuités écologiques.
Le diagnostic s’achève par une synthèse des principaux
L’intitulé du premier tome annonce d’emblée un diagnostic focalisé sur des sites alors qu’un diagnostic des enjeux de l’ensemble du territoire et notamment des corridors écologiques à préserver ou renforcer entre les sites apparaîtrait plus approprié
Seuls trois corridors principaux sont identifiés. La déclinaison locale du schéma régional d’orientation de la trame verte et bleue du Nord – Pas-de-Calais apparaît de ce fait imprécise et limitée.
Seules deux sous-trames principales sont implicitement distinguées :
- une sous-trame fluviale qui regroupe le cours de la
Sambre, ses principaux affluents, et les prairies
humides ;
- une sous-trame forestière et bocagère.
La description des différents sites est hétérogène. Les enjeux écologiques de certains sites ne sont pas toujours décrits précisément.
La carte de synthèse des principaux corridors écologiques et cœurs de nature fait apparaître des corridors secondaires et des « zones en lien écologique direct avec les cœurs de nature » non décrits dans le diagnostic. À l’opposé, elle ne figure pas les continuités écologiques importantes que constitue le réseau hydrographique.
L’analyse de la fragmentation du territoire est très succincte et est traitée principalement d’un point de vue paysager.
Les enjeux socio-économiques en lien avec la préservation et la restauration des continuités écologiques sont surtout abordés duDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 97
Tableau 14. Atouts et limites du document produit en 2007 pour une mise en œuvre concrète du plan d’actions
Document Atouts Limites
enjeux. point de vue du potentiel touristique. Les autres activités socio- économiques telles que l’agriculture, les activités industrielles sont abordées très succinctement dans le diagnostic paysager.
La synthèse des enjeux proposée à la fin du document marginalise les enjeux écologiques ; notamment ceux en lien avec la restauration des continuités écologiques qui finalement n’apparaissent que très peu ou en filigrane.
Le document ne contient pas de bibliographie.
Phase d’élaboration
du schéma
directeur/définition
d’une stratégie
territoriale
Dans un souci d’opérationnalité, la stratégie est déclinée par
secteur.
Pour chaque secteur des objectifs stratégiques sont
spatialisés. Les cartographies de chaque secteur identifient
ainsi : des secteurs à protéger, des secteurs à valoriser, des
secteurs à conserver…
Une liste des acteurs qu’il serait souhaitable d’associer est
proposée pour chaque orientation stratégique.
Une synthèse des orientations stratégiques est présentée pour
chaque secteur.
Le document ne contient pas de présentation et de cartographie globales de la stratégie proposée.
Les objectifs stratégiques cartographiés ne sont pas toujours repris et détaillés dans la liste des objectifs proposées par secteur. Des coulées vertes sont parfois cartographiées. Toutefois les objectifs qui y sont associés ne sont pas clairs.
Le document dédié à l’élaboration du schéma directeur et à la définition de la stratégie territoriale anticipe la phase suivante et propose déjà des actions très précises qui auraient plutôt vocation à figurer dans le programme d’actions concrètes.
Programme
d’actions concrètes
À chaque axe stratégique défini, est associé un ensemble
cohérent d’actions.
Les fiches actions sont relativement complètes et sont
souvent assorties d’une cartographie. Chaque fiche rappelle
l’objectif de l’action et en fournit une description. Des
informations sur les partenaires et leur rôle respectif dans la
mise en œuvre de l’action sont indiqués ainsi que des
éléments de financement, de calendrier et de suivi.
Le document contient un récapitulatif des actions pour
chacun des acteurs concerné.
Le document ne contient pas de tableau de synthèse des actions. Les actions ne sont pas hiérarchisées.
Un certain nombre d’actions concrètes citées dans le document dédié à la définition de la stratégie territoriale ne sont pas reprises dans le volet dédié au programme d’actions.
Les deux zooms proposés sur des espaces considérés comme prioritaires sont peu opérationnels et la déclinaison du plan d’actions y reste très générale.Il ne figure pas d’indicateurs pouvant aider à l’évaluation ultérieure.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 98
Le travail d’analyse des atouts et limites du Plan paysage trame verte réalisé en 2007 a permis d’orienter l’élaboration de la présente étude de déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique.
Dans la mesure du possible, les points forts du PPTV ont été repris et les fragilités corrigées de façon à aboutir à un nouveau document plus complet, pédagogique et opérationnel qui tient compte autant des attentes de la CAMVS et du Conseil Régional que des dernières évolutions réglementaires et méthodologiques en matière d’élaboration de schéma de trame verte et bleue.
EVALUATION TRANSVERSALE DU PPTV : BILAN
Le PPTV a eu plusieurs incidences positives, non seulement sur la biodiversité mais aussi sur l’aspect économique ou encore social.
Plus de 40% actions mises en œuvre sur les différents sites ont concerné la restauration et la gestion des milieux, 20% le suivi et la connaissance, 25% la sensibilisation et l’information du public et 15% la protection des milieux naturels.
Ces actions ont permis un renforcement de la biodiversité sur plusieurs sites comme en témoigne les suivis naturalistes effectués par le Conservatoire des Espaces Naturels du Nord et du Pas-de- Calais ou encore par le CPIE Bocage de l’Avesnois. Ces actions ont concerné en grande partie les milieux bocagers (restauration et création de haies), certaines zones humides (mares) les friches industrielles et les sites abritant des chauves-souris.
Indirectement, la mise en œuvre des actions du PPTV a permis de conforter les continuités écologiques identifiées dans le SRCE-TVB car 1 993 ha des sites concernés par le PPTV (soit 60% de la surface totale cumulée de ces sites) sont compris dans ces espaces d’intérêt régional.
Le PPTV a eu également des retombées socio-économiques même si on constate une absence d’indicateurs permettant d’évaluer qualitativement et quantitativement ces dernières. Plus d’un million d’euros ont été engagés pour de grosses opérations (requalification des friches à vocation environnementale, mise en place de gestion différenciée sur 9 sites communaux, entretien de haies entre 2012 et 2013) financées à hauteur d’environ 30% par l’AMVS. Les actions mises en œuvre ont impliqué divers acteurs (service de l’AMVS, bureau d’études, associations,…), ce qui entraine des effets induits sur l’économie (logement, restauration,…). Elles ont également eu des impacts positifs sur le cadre de vie et l’attractivité touristiques avec la création d’aménagements spécifiques (panneaux d’informations, véloroute,…).
Un effort de sensibilisation est engagé au sein du territoire avec la parution de documents de communication à destination du grand public (panneaux d’information sur la RNR de Pantegnies,…), l’organisation de visites et de réunions d’informations, d’évènements, de manifestations publiques, etc.
Les résultats d’enquête auprès des communes et des associations (30% des 23 communes et 50% des 16 associations contactées ont répondu) montrent que les acteurs locaux s’engagent et sont prêts à s’engager en faveur de la Trame verte et bleue du territoire.
Pour conclure, l’analyse du PPTV a permis d’identifier les atouts et richesses d’un tel document mais aussi les faiblesses et limites. Ces lacunes devront être complétées par le nouveau diagnostic, prélude du schéma directeur de la Trame verte et bleue du territoire.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 99
IV. Actualisation du diagnostic du
territoire
Le Plan Paysage Trame Verte avait permis de dresser un premier diagnostic du territoire en 2007. Ce diagnostic s’est focalisé essentiellement, à l’époque, sur les enjeux écologiques et paysagers ainsi que leur valorisation possible à travers les activités de tourisme et de loisirs. L’actualisation de la trame verte et bleue du territoire et du plan d’actions qui en découle nécessite de disposer d’un diagnostic mis à jour. Cette actualisation est nécessaire compte tenu :
- De l’extension du périmètre d’intervention de la nouvelle collectivité, la communauté d’agglomération comptant désormais 42 communes contre 23 pour l’agglomération ;
- De l’évolution connue par le territoire depuis 2007, et donc de ses enjeux écologiques et socio-économiques, et des moyens mobilisés au plan territorial pour la connaissance de ceux-ci ;
- De la volonté de disposer d’une approche plus transversale et intégratrice de la trame verte et bleue qui prenne mieux en compte les différentes activités socio-économiques du territoire en lien avec les espaces naturels et la biodiversité ;
- De l’évolution de la réglementation et de la nécessité de décliner précisément la trame verte et bleue à l’échelle locale pour la prendre en compte dans les documents d’urbanisme communaux et/ou intercommunaux.
Au-delà de la production d’un état des lieux actualisé du territoire, le diagnostic a surtout vocation à préparer la définition d’une nouvelle stratégie territoriale adossée à un schéma directeur de trame verte et bleue actualisé.
Afin de satisfaire ces différents objectifs, le nouveau diagnostic du territoire analysera les points suivants :
- Les enjeux écologiques du territoire ;
- Les outils aujourd’hui existants et mobilisables pour prendre en compte le patrimoine naturel dans l’aménagement du territoire ;
- Les principaux enjeux et activités socio-économiques en lien avec les espaces naturels ;
- Les acteurs de l’environnement intervenant sur le territoire de la CAMVS.
Au préalable, la méthodologie utilisée pour actualiser le diagnostic est décrite en vue de permettre son application lors de la prochaine actualisation.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 100
Figure 16. Carte présentant le périmètre de l’AMVS et celui de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 101
IV.1 Méthode d’actualisation du diagnostic du
territoire
IV.1.1 Analyse des enjeux écologiques du territoire
IV.1.1.1 Préambule : notions de réservoirs de
biodiversité et de corridors écologiques
La fragmentation des paysages
Dans de très nombreuses régions, dont le Nord-Pas-de-Calais, l’urbanisation, l’intensification de l’agriculture et la pollution remettent en cause la pérennité de la biodiversité. L’artificialisation du territoire détruit ou isole des espaces importants pour la survie des espèces animales et végétales.
Les scientifiques s’accordent pour reconnaître la fragmentation des paysages et des habitats naturels qu’ils renferment comme l’une des premières causes actuelles d’extinction de la biodiversité. Les effets de la fragmentation se traduisent à la fois par l’isolement des milieux naturels les uns par rapport aux autres et la réduction constante des surfaces des habitats naturels. Si la fragmentation n’est pas un phénomène nouveau, son ampleur, son accélération et la puissance des facteurs socio-économiques qui l’encouragent sont aujourd’hui préoccupantes.
Plusieurs raisons sont à l’origine de ce phénomène :
- Les réseaux de transport. Les infrastructures linéaires (voies ferrées, routes, autoroutes,…) forment des barrières souvent infranchissables pour de nombreuses espèces animales à déplacement terrestre.
- Les espaces artificialisés. Si certaines entités peuvent être évitées et contournées, ce n’est pas le cas des grandes agglomérations qui représentent une surface urbaine trop importante (zones industrielles et commerciales, résidentielles). Une urbanisation linéaire le long des infrastructures menant à une conurbation est parfois observée augmentant l’infranchissabilité de ces obstacles.
- La gestion des espaces et l’activité humaine. De nombreux espaces représentent une barrière pour la faune en raison de la gestion employée. Par exemple, l’agriculture intensive peut diminuer la fonctionnalité des continuités écologiques (absence de zone de refuge, utilisation de produits phytosanitaires). D’autres activités peuvent perturber des milieux générant une perte d’habitats naturels pour de nombreuses espèces.
- La pollution lumineuse. Résultat des activités humaines, la pollution lumineuse peut impacter fortement les migrations nocturnes de certains oiseaux, insectes et chauves – souris. Ainsi des phénomènes d’attraction ou de répulsion peuvent être observés. Il convient donc de prendre en considération ce type de fragmentation dans le cadre de la trame verte et bleue.
- Les aménagements ponctuels. Il s’agit en particulier des aménagements hydrauliques sur les cours d’eau. Ainsi les barrages, seuils ou encore les installations hydroélectriques compartimentent les cours d’eau et constituent souvent des barrières infranchissables pour les poissons migrateurs.
- Les obstacles aériens. Les lignes à haute tension mais aussi des éléments comme les éoliennes peuvent représenter des obstacles pour l’avifaune migratrice et les chauves- souris. Au-delà du risque de mortalité par collision, ces ouvrages peuvent modifier de quelques centaines de mètres les trajectoires des flux migratoires et accroître la fatigue des espèces.
Soulignons que les conséquences du changement climatique sont susceptibles d’être aggravées par la fragmentation, en empêchant le déplacement des espèces animales imposées de modifier leur aire de répartition à cause de ce phénomène mondial.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 102
Les discontinuités artificielles représentent la principale cause de la fragmentation. Néanmoins, il existe certains obstacles naturels comme les cours d’eau, les haies ou encore les boisements qui sont infranchissables pour certaines espèces. Par conséquent, c’est la mosaïque des différents types d’habitats naturels qui permet le maintien des connexions écologiques pour les diverses communautés animales et végétales.
Il est important de noter que les corridors écologiques de certaines espèces vont représenter des barrières infranchissables pour d’autres. Il est donc primordial d’évaluer la fonctionnalité des corridors à partir d’espèces cibles. Ces espèces n’ont pas les mêmes capacités de déplacement et ne fréquentent pas les mêmes milieux.
Les continuités écologiques
La réponse la mieux adaptée serait donc de favoriser les connexions écologiques et paysagères pour maintenir ou créer des liens entre les zones naturelles protégées et la nature « ordinaire » et favoriser ainsi les échanges entre les populations animales et végétales. Bien que ses qualités écologiques soient moindres, la nature ordinaire apparaît moins défavorable aux espèces que les milieux artificialisés environnants. Ainsi, cette nature ordinaire contribue souvent à rendre plus fonctionnels les écosystèmes déjà fragilisés. C’est pourquoi, les concepts de corridors écologiques et de réseaux écologiques sont indissociables de la fragmentation paysagère.
En effet, les espèces animales et végétales ont besoin de se déplacer pour assurer leur survie, même les espèces les moins mobiles. Les continuités écologiques permettent ainsi :
- aux individus de se rencontrer pour « échanger » leurs gènes. Il s’agit d’éviter la consanguinité en favorisant le brassage génétique des populations.
- aux individus de se déplacer pour assurer l’ensemble de leurs besoins vitaux (se nourrir, accéder à des zones de repos, de nidification, etc.).
- aux populations animales et végétales de reconquérir un site à partir d’un autre en se dispersant via les corridors écologiques.
Pour être fonctionnels, les continuités écologiques doivent être composées de :
- réservoirs de biodiversité. Ce sont des zones riches en biodiversité dans lesquelles les individus peuvent réaliser tout ou partie de leur cycle de vie (alimentation, reproduction, migration et repos).
- corridors écologiques. Ils représentent les « couloirs », les voies de déplacement, utilisés par la faune et la flore, reliant les réservoirs de biodiversité. Ces liaisons fonctionnelles entre écosystèmes ou habitats d’une espèce permettent sa dispersion et sa migration. Généralement, ce sont des structures linéaires (haies, bords de chemin, ripisylve,…), en « pas japonais » (ponctuation d’espaces relais comme les mares ou les bosquets), ou en matrices paysagères (type de milieu paysager). Ces corridors peuvent également jouer le rôle d’habitats pour la faune et la flore.
Figure 17. Schéma des continuités écologiques (source : Guide méthodologique, Trame verte et bleue et documents d’urbanisme)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 103
Une nouvelle notion est apportée par la TVB : les sous-trames. Chaque sous-trame correspond à un type de milieu auquel est associé un cortège d’habitats et d’espèces. L’ensemble des sous-trames forme le réseau écologique et chaque composante du réseau écologique est associée à une ou plusieurs sous-trames. On distinguera, par exemple, la sous-trame des boisements, celles des prairies et bocage, celles des milieux humides,…
Figure 18. Schéma des sous-trames (source : CEMAGREF, 2009)
IV.1.1.2 Les éco-paysages
La description des éco-paysages s’appuie essentiellement sur celle établie par le SRCE-TVB. Elle a pour rôle de montrer les grands types de paysages sur lesquels s’inscrit le territoire.
IV.1.1.3 Description des milieux, espèces et
habitats à enjeux
Cette description a pour objectif de disposer d’un état des lieux actualisé et partagé des principaux enjeux de la CAMVS du point de vue des milieux, des espèces et des habitats naturels. Il s’agit donc dans un premier temps d’identifier les milieux, espèces et habitats les plus remarquables et les mieux représentés sur le territoire puis de déterminer les principales menaces qui pèsent sur eux.
La principale source d’informations exploitée pour réaliser cette description est le Schéma régional de cohérence écologique – Trame verte et bleue du Nord – Pas-de-Calais (version d’avril 2014). Une attention particulière a été portée, dans ce cadre, à l’analyse des enjeux réalisée pour les éco- paysages « Vallée de la Sambre » et « Avesnois ». Ont aussi été utilisés les données naturalistes transmises dans le cadre des demandes effectuées auprès du RAIN, les fiches descriptives des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), les formulaires de description standard (FSD) ou les documents d’objectifs des sites Natura 2000. De plus, les informations communiquées lors des consultations des acteurs locaux de la conservation de la nature ont également été prises en compte (Voir la partie III.1.3.).
Enfin, des précisions ont été recherchées sur certains sites internet tels que celui des réserves naturelles de France (http://www.reserves-naturelles.org/), celui du Conservatoire d’Espaces Naturels (http://www.cen-npdc.org), du Muséum d’histoire naturelle (http://inpn.mnhn.fr), de la DREAL Nord-Pas-de-Calais (http://carmen.developpement- durable.gouv.fr/24/Nature_et_paysages.map).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 104
IV.1.1.5 Actualisation du schéma de trame
verte et bleue du territoire
Identification des réservoirs de biodiversité d’intérêt régional et d’intérêt local
Plusieurs réservoirs de biodiversité identifiés dans le SRCE-TVB n’avaient pas été inclus dans le PPTV de 2007. Il convient donc d’intégrer ces espaces au schéma TVB actualisé en tant que réservoirs de biodiversité d’intérêt régional du nouveau schéma TVB.
L’étape suivante revient à repérer les réservoirs de biodiversité d’intérêt local. Pour cela, une analyse croisée des espèces végétales et animales d’intérêt patrimonial est effectuée avec l’occupation du sol. Les résultats sont pondérés en fonction du groupe de l’espèce (amphibiens, oiseaux,…) et de son statut patrimonial (espèce protégée, statut de rareté,…) comme précisé dans le tableau suivant (système de pondération précisé en Annexe 4). L’objectif est d’identifier des espaces naturels non considérés comme des réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB mais qui accueillent pourtant une forte concentration d’espèces animales et végétales d’intérêt patrimonial. Cette analyse a été effectuée à dire d’experts.
Tableau 15. Définition des réservoirs de biodiversité d’intérêt local
Organisme fournissant les
données d’observation Méthode de pondération
Flore CBNBl
- Affectation des espèces végétales aux sous-trames
- Coefficient de pondération en fonction des critères définis (annexe) - Sommes des intérêts des plantes observées calculées par polygone donnant un intérêt global
Faune GON
- Pondérations des observations avec les statuts de rareté et de menace - Requête sur la base de données des observations
- Couche de synthèse des points
- Analyse des secteurs de concentration d’espèces patrimoniales et définition s’il y a lieu ou pas de les considérer comme réservoir de biodiversité local
Analyse croisée par BIOTOPE sur le plan spatial : couche des habitats naturels ARCH, l’orthophotoplan, SCAN 25, ENS, sites du PPTV, friches industrielles, sites gérés par l’association Chico-Mendès avec les couches de pondération des intérêts patrimoniaux de la faune et de la flore
Aux résultats de cette analyse sont ajoutés les principaux sites d’hibernation des chauves-souris afin de compléter la liste des réservoirs de biodiversité d’intérêt local du territoire.
A noter que cette méthodologie s’appuie sur des critères écologiques validés et reconnus. Par conséquent, elle ne tient pas compte des cœurs de nature identifiés, d’après une méthodologie différente, dans le PPTV de 2007 (pour rappel 1303 ha de ces cœurs de nature ne sont pas inclus dans un réservoir de biodiversité du SRCE-TVB).
La suite de la méthode consiste à identifier les sous-trames dominant les réservoirs de biodiversité d’intérêt local.
Identification des corridors écologiques
L’actualisation du schéma de la trame verte et bleue se poursuit avec l’identification des corridors de biodiversité. Cette définition consiste à déterminer les corridors d’intérêt régional issus du SRCE- TVB et de réinterpréter leur tracé d’après une analyse visuelle de l’occupation du sol et de l’ortho- photo au 1/25 000. Cette interprétation visuelle s’effectue par sous-trame.
Cette interprétation visuelle a pour objectif d’accorder les enjeux régionaux déterminés à l’échelle du 1/100 000ième, avec l’occupation des sols du territoire à une échelle beaucoup plus fine, qui induit de préciser les tracés du SRCE-TVB, mais aussi d’intégrer les réservoirs d’intérêt local aux continuités écologiques du territoire de la CAMVS, c’est-à-dire compléter les corridors reconnus au plan régional par les corridors d’échelle territoriale. En effet certains réservoirs de biodiversité d’intérêt local ne pouvant être reliés par des corridors d’intérêt régional, la méthode consiste à identifier en complément les corridors d’intérêt local. Ces corridors complémentaires aux corridorsDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 105
d’intérêt régional doivent permettre de relier les réservoirs d’intérêt local entre eux ainsi qu’à des réservoirs d’intérêt régional. Là aussi, l’interprétation visuelle est effectuée par sous-trame.
IV.1.1.6 Analyse de la fragmentation du
territoire
La fragmentation des territoires avait été présentée de façon très succincte dans le PPTV de 2007. L’actualisation du schéma de la TVB consiste donc à identifier les principaux éléments fragmentants du territoire.
Cette identification repose essentiellement sur une interprétation des données cartographiques de l’occupation des sols (base de données ARCH), sur le repérage des principales infrastructures de transport (hormis les lignes à haute tension), ainsi que sur les obstacles ponctuels potentiels (données Référentiel des Obstacles à l’Ecoulement,…).
IV.1.2 Analyse des enjeux socio-économiques en lien avec
la biodiversité
Les différents enjeux socio-économiques présents sur le territoire de la CAMVS et en lien avec la biodiversité retenus concernent : la gestion des eaux, les activités agricole et forestière, l’activité industrielle, l’aménagement urbain, le tourisme et le cadre de vie.
L’analyse des enjeux socio-économiques consiste à établir un état des lieux pour chacun d’eux, d’après les principales données accessibles sur le territoire. Ces données proviennent de différents documents de référence : le SCoT Sambre-Avesnois, le SAGE de la Sambre, la charte du PNR de l’Avesnois, etc.
L’état des lieux donnent un aperçu des principales caractéristiques de chaque enjeu comme, par exemple, la quantité et la qualité des eaux du territoire pour l’enjeu sur la gestion des eaux ou la surface consacrée à la production bovine pour celui réservé à l’activité agricole. Il permet ainsi de dégager les principales problématiques en lien avec la trame verte et bleue et la biodiversité en général.
Cet état des lieux conduit alors, pour chaque enjeu, à la définition de leurs impacts négatifs mais aussi positifs sur la biodiversité.
IV.1.3 Les outils et acteurs du territoire en lien avec la
biodiversité
La présentation des outils et des acteurs du territoire en lien avec la biodiversité repose dans un premier temps sur l’étude des outils déjà en place sur le territoire de la CAMVS et les actions réalisées dans le cadre du PPTV. Elle est suivie par une recherche bibliographique et une analyse du SRCE-TVB car celui-ci intègre une partie sur les acteurs et outils mobilisables pour l’élaboration des schémas territoriaux de TVB.
La recherche bibliographique est complétée par les données issues de la consultation des acteurs permettant au final un inventaire assez exhaustif des outils et acteurs mobilisables sur le territoire de la CAMVS.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 106
IV.2 Les enjeux écologiques du territoire
IV.2.1 Les éco-paysages
Le SRCE-TVB définit les enjeux régionaux par grands types de milieux mais aussi par éco-paysages. Ces derniers ont été déterminés selon une approche plurithématique du territoire : la géographie, les représentations artistiques et touristiques, le sentiment d’appartenance (approche sociale), les paysages naturels (approche écologique), les paysages ruraux (approche agricole), les paysages urbains (approche historique, écologique et urbanistique), etc.
Le territoire de la CAMVS est inséré dans deux grands éco-paysages : le Val-de-Sambre et l’Avesnois
IV.2.1.1 Le Val de Sambre
Le Val de Sambre s’identifie par son fort caractère industriel. On observe ainsi une vallée urbaine industrielle développée autour de la Sambre canalisée. Il y a quelques décennies, le système prairial alluvial était très ouvert dans la partie aval du territoire. Cependant celui-ci est aujourd’hui régresse et est en voie de fermeture suite aux changements d’occupation du sol.
Désormais les terres agricoles se situent principalement sur les hauteurs de la vallée. Elles se composent de cultures, de prairies mais aussi d’un bocage plus ou moins résiduel.
Le contraste entre ces espaces agricoles, a tendance bocagère sur certains secteurs, et les ambiances urbaines, en vallée de la Sambre sont très marquées.
La dynamique d’évolution a conduit à la désindustrialisation du territoire ce qui pour effet la reconversion des friches industrielles en espaces naturels.
La Sambre à Maubeuge – (ScoT Sambre-Avesnois)
IV.2.1.2 L’Avesnois
Contrairement au Val de Sambre marqué par l’industrialisation du siècle passé, l’Avesnois a conservé un paysage bocager et boisé. On observe des massifs forestiers, des haies bocagères, des haies basses taillées, alignements d’arbres ou encore des arbres têtards qui apportent une certaine prégnance de ce type de milieu.
Plusieurs ambiances bocagères sont révélées : bocage de plateau, de colline, de plaine humide, forestier. Ce territoire agricole s’identifie aussi par de nombreux produits locaux issus de la diversification agricole (arboriculture, etc.). Au sein de ce bocage s’organise un pôle urbain central (Avesnes-sur-Helpe), des pôles industriels comme Fourmies, de l’habitat dispersé et un patrimoine rural riche.
On constate aujourd’hui une altération progressive de la trame bocagère voire sa disparition.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 107
Paysage avesnois à Aulnoye-Aymeries - Biotope
IV.2.2 Les grands milieux naturels ou sous-trames du
territoire
En dépit de son urbanisation relativement importante, avec 20% d’espaces anthropisés (zones urbanisées et autres espaces artificialisés), le territoire de la Communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre abrite des espaces naturels relativement importants et diversifiés.
31% du territoire sont occupés par des prairies soit 10 600 ha (ARCH, 2009) contre 15,7% pour la région (SRCE-TVB) et 12 % du territoire sont occupés par les forêts et les milieux semi-naturels soit 3 950 ha, contre 9,9 % pour la région. Bien que supérieure à la moyenne régionale, la proportion de forêts et milieux semi-naturels est cependant bien inférieure à celle de la France qui est de 34 % en moyenne (CORINE Land Cover, 2006). De même celle des zones humides qui représente 0,3 % du territoire de la CAMVS et 0,4 % de celui de la région contre 1,2 % pour la France métropolitaine.
Les terres cultivées représentent quant à elles 36% du territoire de la CAMVS alors qu’elles couvrent 56,7% de la région Nord – Pas-de-Calais.
L’urbanisation héritée du développement industriel important du territoire se concentre principalement le long de la vallée de la Sambre. À noter que les friches industrielles, qui sont intégrés dans la catégorie « autres espaces artificialisés » représentent une superficie non négligeable de 206,79 ha soit 0,6 % du territoire de la CAMVS (source : ARCH 2009). Selon les choix retenus au plan territorial, certaines pourraient constituer des espaces à forte plus-value écologique.
Figure 19. Superficie relative des principaux milieux sur le
territoire des 42 communes de la CAMVS (Source :
ARCH)
Figure 20. Superficie relative des principaux milieux sur la région
du Nord-Pas-de-Calais (Source : Sigale 2009, SRCE-TVB)
17%
3%
36% 31%
12%
0,30%
0,70% Zones urbaines
Autres espaces
artificialisés
Terres cultivées
Prairies
Forêts et milieux
semi-naturels
Milieux humides
Surfaces en eaux
11%
5%
57%
16%
10% 0,40%
0,80% Zones urbaines
Autres espaces
artificialisés
Terres cultivées
Prairies
Forêts et milieux
semi-naturels
Milieux humides
Surfaces en eauxDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 108
Figure 21. Carte des grands types de milieux composant la CAMVS (Source ARCH)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 109
Figure 22. Carte des habitats naturels (Source ARCH)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 110
IV.2.2.1 Les forêts et milieux boisés
État des boisements de la CAMVS
Même si l’Avesnois est avant tout une région bocagère, sur les buttes ou les sols trop ingrats pour l’élevage ou la culture, ou par nécessité du maintien d’espaces forestiers dans l’économie rurale traditionnelle (bois d’œuvre et bois de chauffage notamment), les bois et forêts y occupent encore une place importante. Toutefois, les principaux massifs boisés de l’Avesnois, tels que les forêts de Mormal ou de Trélon, sont toutefois situés en dehors du territoire de la CAMVS.
Ainsi, au sein de la communauté d’agglomération, les boisements ne couvrent que 3942 hectares soit 12% du territoire (ARCH, 2009). Ils sont concentrés dans le quart sud-est du territoire et sur ses bordures sud et ouest. Les principaux massifs boisés du territoire sont : la Forêt communale de Cousolre (230 ha), le Bois de Jeumont (210 ha), le Bois de Marpent (126 ha) ou encore le Bois du Fay (74 ha).
Sur le territoire de l’Avesnois, les feuillus sont très largement représenté avec des essences comme le Chêne pédonculé représentant près de la moitié des surfaces boisées des forêts de production (45% en 2000), le Chêne sessile, le Charme, le Hêtre ou encore les Frênes.
Au sein de la CAMVS, on retrouve ces essences dans les forêts caducifoliées qui occupent une surface de 2 853 ha en 2009 ou encore dans les forêts riveraines (ripisylves) représentant 378 ha de la superficie de l’agglomération. Les autres plantations sont présentes sur une faible superficie (78 ha en 2009 pour les résineux). Ainsi, la surface boisée au sein de la CAMVS avoisine les 4 000 ha (3 942 ha, source : Arch).
Figure 23. Composition des milieux boisés de la CAMVS (Source : ARCH)
Milieu boisé à Recquignies (CAMVS)
73%
10%
7%
5%
3% 2% Forêts caducifoliées
Forêts riveraines, forêts
et fourrés très humides
Plantations
indéterminées
Plantations de peupliers
Fourrés
Plantations de conifèresDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 111
Figure 24. Carte des boisements de la CAMVS (Source ARCH)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 112
Contrairement au reste de la région Nord-Pas-de-Calais, la surface globale des boisements a légèrement baissé. Ainsi, entre 2005 et 2009, la surface globale des milieux boisés de la CAMVS s’est réduite de 1% soit 33 hectares (ARCH, 2009). Les nouvelles plantations ont augmenté de 66% en quatre ans.A contrario, les plantations de conifères et de peupliers ont régressé (respectivement de 3% et de 7%) peut-être dû à une exploitation de la ressource.
Tableau 16. Types de forêts et boisements de la CAMVS
Habitat
Surface (ha) Évolution
2005 2009
Surface
(ha) Proportion
Forêts caducifoliées 2872 2853 -19 -1%
Forêts riveraines, forêts et fourrés très humides 382 378 -4 -1%
Plantations indéterminées 283 283 0 0%
Plantations de peupliers 228 212 -16 -7%
Fourrés 122 118 -4 -3%
Plantations de conifères 80 78 -2 -3%
Jeunes plantations 8 20 +12 66%
Total 3975 3942 -33 -1%
Source : ARCH
La question actuelle est d’envisager le devenir de ces plantations : deviendront-elles de véritables espaces boisés abritant les espèces inféodées à ces milieux ou les choix d’implantation et la conduite des plantations amèneront-ils à des espaces de friches, sans véritable vocation forestière ? En effet, la petite taille des boisements, leur isolement dans certains cas, l’absence de compétences suffisantes en matière de sylviculture peuvent amener des difficultés déjà perçues sur d’autres territoires en la matière. Par ailleurs, une autre interrogation serait de cerner les espaces sur lesquelles ont lieu les plantations ?
L’Avesnois est une région bocagère et une part non négligeable des milieux boisés y est également représentée par le réseau de haies bocagères. L’Avesnois est en effet, avec le Boulonnais, l’une des deux grandes régions bocagères du Nord-Pas-de-Calais. Même si à l’échelle de l’Avesnois, la CAMVS est moins bien pourvue en espaces bocagers, certains secteurs de la communauté d’agglomération conservent encore un réseau de haies relativement dense, notamment la bordure ouest de la CAMVS, la périphérie de Maubeuge et les secteurs de Ferrière-la Grande, Ferrière-la-Petite et Colleret comme le montre l’illustration suivante.
Figure 25. Graphique exprimant les linéaires de haies sur certaines communes de la CAMVS
0
20
40
60
80
100
120
140
160
Linéaire de haie (en km)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 113
Au total, 14 communes possèdent entre 10 et 50 km de linéaire de haies, et une vingtaine de communes moins de 2 km de linéaire de haies. Cette analyse cache des disparités qualitatives, la notion de haie n’étant pas strictement réservée à la haie bocagère, mais cela donne une image claire de l’identité locale.
Les haies représentaient, en 2009, 980 kilomètres linéaires au total, sur l’ensemble du territoire de la CAMVS, avec une majorité de haies basses taillées. (ARCH, 2009).
Tableau 17. Types de haies sur le territoire de la CAMVS
Type de haie Linéaire en 2009 (km)
Haie basse taillée 541
Haie arbustive 210
Haie arborée hétérogène 207
Alignement d'arbres 22
Total 980
Source : ARCH
Haies à Aulnoye-Aymeries - Biotope
Bocage sur la CAMVS (CAMVS)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 114
Figure 26. Carte du réseau des haies de la CAMVS (Source : ARCH)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 115
Figure 27. Types de haies observées sur le territoire de la CAMVS (Source : ARCH)
Évolution des haies
Entre 2005 et 2009, sur le territoire de la CAMVS, 3,5 km de nouvelles haies ont été identifiés par photo-interprétation tandis que 30 km ont été détruits. Le bilan du linéaire de haies apparaît donc négatif avec une diminution de ce linéaire de 26,5 km (soit - 2,65 %) sur le territoire de la CAMVS, ce qui contraste avec les efforts entrepris en Avesnois par de nombreux acteurs pour assurer la préservation d’un patrimoine naturel paysager dont le rôle vis-à-vis des inondations est conséquent par ailleurs.
Les richesses écologiques des milieux boisés de la CAMVS
Compte tenu de leur ancienneté, de leur gestion plutôt extensive et de leur fréquentation humaine relativement faible, la plupart des massifs boisés accueillent encore une biodiversité importante et caractéristique des milieux forestiers. Dans la région Nord-Pas-de-Calais, ils abritent, avec les milieux associés (clairières et lisières forestières, mares forestières...), 31 % de la flore régionale d’intérêt patrimonial majeur. Parmi ces espèces, environ la moitié est protégée au niveau régional et 76 % de ces espèces sont inscrites sur la liste rouge nationale des espèces menacées. De nombreuses espèces animales rares et menacées exploitent également les milieux boisés. Parmi celles-ci, citons : la Martre des pins, le Pic noir, la Cigogne noire ou encore le Lucane cerf-volant.
Biotope – Martre des Pins (Martes martes) Biotope – Lucane cerf-volant (Lucanus cervus)
Le réseau de haies offre également des habitats pour de nombreuses espèces forestières. Il facilite en outre le déplacement des espèces forestières entre les principaux boisements. Les haies accueillent par exemple plusieurs espèces de mammifères inféodés aux milieux boisés tels que l’Ecureuil roux ou le Muscardin.
Sur le territoire de la CAMVS, les massifs boisés les plus remarquables correspondent aux trois ZNIEFF forestières :
- La ZNIEFF du « Bois de la Haute Lanière, bois Hoyaux et bois du Fay », autour de Feignies, à l’Ouest de Maubeuge et de Ferrière-la-Grande, recèle une grande diversité de végétations du fait des conditions de sol et d'humidité très variées. Le site héberge un des fleurons de la
2% 21%
22%
55%
Alignement d'arbres
Haie arborée hétérogène
Haie arbustive
Haie basse tailléeDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 116
flore régionale, la Gagée à spathe, espèce protégée en France, connue uniquement dans deux départements (Nord et Ardennes). Cette ZNIEFF accueille aussi le Triton crêté, espèce d’intérêt européen, au niveau du Bois Hoyaux et la Grande æschne (libellule), bien répandue dans le bassin de la Sambre.
- L’intérêt de la ZNIEFF, « Bois de Branleux », réside dans la diversité des végétations forestières liée aux conditions géologiques et topographiques variées et dans la présence de certaines végétations à tonalité montagnarde. On peut y noter la présence du Mélampyre des prés et d’une population de Maïanthème à deux feuilles, ce dernier taxon étant rare et protégé dans le Nord-Pas de Calais, exceptionnel dans l’Avesnois.
- La ZNIEFF, « vallée de l’Escrière, entre Recquignies et Colleret », à l’Est de Maubeuge, regroupe à la fois du bocage et des forêts d’intérêt communautaire.
Le bocage est favorable à une multitude d’espèces animales qui profitent de cette imbrication des milieux ouverts, boisés et humides. Ainsi, diverses espèces d’amphibiens telles que le Triton crêté bénéficient de la proximité de différents habitats pour réaliser leur cycle de vie.
Certains systèmes bocagers bien conservés et gérés de manière extensive constituent l’ultime refuge d’espèces d’oiseaux rarissimes comme par exemple la Pie grièche grise ou la Huppe fasciée. Le bocage est également stratégique pour le maintien de la Chevêche d’Athéna.
Les services rendus par les milieux boisés.
Au-delà de leur valeur écologique et paysagère, il est important de souligner que les services que rendent les forêts à l’homme sont inestimables : services de production (oxygène, bois de chauffage, bois d’œuvre, pâte à papier, matériaux d’isolation…), de régulation (stockage du carbone, prévention des sols, purification de l’air, régulation hydrique et du climat...). La forêt a aussi une valeur récréative et l’accueil du public en forêt est un bon vecteur de sensibilisation aux enjeux de préservation de la biodiversité.
En dépit de leur superficie réduite, les haies bocagères sont également très utiles à l’homme. Sur le plan agronomique, la haie améliore les conditions microclimatiques des parcelles agricoles voisines et sert de brise-vent pour le bétail. Témoin de l’exploitation du territoire, elle marque le paysage rural et permet l’intégration des bâtiments d’élevage et leur protection contre les intempéries. De plus, elle assure une bonne protection des eaux et des sols (rôle tampon et anti-érosion). L’exploitation de la haie apporte une production de bois importante (bois de chauffage, bois d’œuvre, copeaux...), mais peut aussi trouver d’autres débouchés (fruits, teintures...). Comme souligné précédemment, la haie abrite de nombreuses espèces qui y nichent, s’y nourrissent, ou s’y réfugient. Réservoir d’auxiliaires, elle permet ainsi de lutter contre les ravageurs des cultures.
Biotope - Triton Crêté (Triturus cristatus) Biotope - Écureuil roux (Sciurus vulgaris)
Les menaces qui pèsent sur les boisements de la CAMVS
La fragmentation des espaces boisés par les cultures annuelles, des espaces urbanisés, les routes, les lignes haute-tension, parfois des grillages, qui morcèlent les massifs boisés en parcelles plus petites et plus ou moins isolées constitue l’une des principales menaces pour leur biodiversité. Cette fragmentation entraîne l'extinction locale d'espèces typiquement forestières pour lesquelles la taille réduite des boisements, cumulée à l’effet de lisière avec le risque à terme de nonDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 117
renouvellement eu égard aux difficultés de conduire les jeunes plantations de faible surface, ne permet plus le maintien de populations viables.
L’exploitation rapide (rotation de 18 à 20 ans) et les coupes à blanc forestières limitent fortement les surfaces de forêt âgées composées de vieux arbres, et offrant une quantité importante de bois mort sur pied ou au sol. Or ce type de forêt est essentiel au développement des espèces xylophages et des espèces cavernicoles tels que divers champignons, coléoptères ou pics. D’autres pratiques de gestion telles que la fauche régulière du sous-bois, voire le travail du sol, limitent le développement et la pérennité des espèces végétales et animales forestières.
Bien qu’elle favorise dans une certaine mesure les espèces forestières, les plantations d’arbres n’ont qu’un intérêt limité. Les plantations de conifères peuvent avoir un impact positif pour quelques espèces ; cependant le bilan de ces plantations est globalement négatif pour la biodiversité et surtout la naturalité et la typicité des écosystèmes concernés. Les peupleraies peuvent favoriser l’apparition d’une ambiance forestière qui facilite la reprise des essences de feuillus indigènes lorsque la conversion des peuplements est souhaitée. Cependant, certaines plantations en timbres-poste entrainant le morcellement du paysage, favorisant les espèces généralistes, adaptées aux milieux semi-ouverts, au détriment des espèces spécialistes qui dépendent d'habitats homogènes sur de grandes surfaces (ex : la Bécasse des bois, le Pic noir ou la Bondrée apivore).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 118
IV.2.2.3 Les milieux ouverts et intermédiaires
État des milieux ouverts et intermédiaires de la CAMVS
Il s’agit des milieux les plus représentés sur le territoire de la CAMVS : les cultures (36%) et les prairies (31%) avec une dominance de grands espaces cultivés au Nord et au Sud-Est et une dominance des praires sur les franges Ouest et Est.
La proportion de cultures, premier type d’habitat par rang de surface (36% du territoire), est cependant bien inférieure à la moyenne régionale (52,20%). Les prairies de l’Avesnois résistent bien à la pression agricole.
Bien que les cultures soient aujourd’hui en grande partie dégradées d’un point de vue de la biodiversité locale, on peut encore y reconnaître localement une flore caractéristique, certes fortement appauvrie, des cultures céréalières (Blé et Orge principalement) et des cultures sarclées ou légumineuses (betteraves, légumineuses, pommes de terre). Pour cette raison, les milieux ouverts agricoles sont décrits dans ce chapitre au même titre que les autres espaces naturels.
Terres cultivées à Marpent (CAMVS)
Quelques rares champs de blé et d’orge hébergent encore plusieurs espèces messicoles aujourd’hui en voie de disparition comme la Nielle des blés (Agrostemma githago) le Bleuet (Centaurea cyanus) ou le Coquelicot (Papaver rhoeas et Papaver dubium).
Biotope – Nielle des blés (Agrostemma githago) Biotope - Bleuet (Centaurea cyanus)
Les bandes enherbées pérennes (bandes enherbées d’au moins 5 m de large, le plus souvent en bordure de cours d’eau, en contexte de cultures intensives) représentant moins de 0.1 % du territoire, soit le tiers de la moyenne régionale (0,27%). .
Même si leur enjeu patrimonial est faible, ces bandes enherbées servent de bandes tampons pour protéger les cours d’eau vis-à-vis de la pollution d’origine agricole, pour limiter les phénomènes d’érosion des sols (apport de matières en suspension dans les cours d’eau) et les apports de nutriments (azote, phosphore) ou encore des pesticides.
Enfin, l’habitat « vergers » correspond aux cultures de ligneux pour la production de fruits, de haute et basse tige, intensifs ou traditionnels. Ils représentent une proportion de moins de 0.1% du territoire, inférieure à la moyenne régionale de 0,114%.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 119
Composition des milieux ouverts et intermédiaires de la CAMVS
Tableau 18. Les milieux ouverts de la CAMVS
Habitat Surface (ha)
Proportion
des milieux
ouverts
Proportion
du
territoire
Prairies
Prairies pâturées (pâtures mésophiles) 6301 27,58% 18,65% Prairies indifférenciées (sans indice de fauche ou
de pâturage), clairières, ourlets ou zones péri-
urbaines non gérées (prairies mésophiles) 1956 8,56% 5,79% Prairies humides, peu ou pas pâturées. Fauche
possible 1179 5,16% 3,49%
Prairies de fauche (prairies à fourrage des plaines) 1116 4,88% 3,30% Prairies améliorées (présentant des traces de
travail du sol) 7 0,03% 0,02%
Cultures
Grandes cultures 12229 53,53% 36,19%
Bandes enherbées pérennes 29 0,13% 0,09% Vergers : cultures de ligneux pour la production de
fruits 27 0,12% 0,08%
Total 22844 100% 67,61%
Source : ARCH
Avec une couverture de 10 600 ha en 2009, soit 31 % du territoire, les prairies permanentes constituent le second type de milieux ouverts représentés. Cette proportion est le double de la moyenne régionale (15,8%). Le réseau dense de haies champêtres de l’Avesnois structure le paysage de bocage avec des parcelles de taille relativement petite.
Les prairies dans l’Avesnois, sont des végétations ouvertes d’origine essentiellement anthropique dominées par les graminées et les légumineuses. Elles constituent des milieux agricoles dont la vocation est le pâturage ou le fauchage (ponctuellement s’y rapportent des ourlets et clairières ainsi que les prairies péri-urbaines sans vocation agricole ou récréative).
Les pâtures mésophiles (moyennement humides) fertilisées, régulièrement pâturées, sur des sols bien drainés représentent 18,65 % du territoire, soit le double de la moyenne régionale (9%) et sont réparties sur l’ensemble du territoire.
POUR EN SAVOIR PLUS : LES HABITATS OUVERTS DU TERRITOIRE
LA VEGETATION DES PRAIRIES
La végétation des prairies se caractérisent avant tout par l’abondance des graminées. Les prairies pâturées, piétinées par les sabots des bovins, sont essentiellement colonisées par des graminées assez basses [Ivraie vivace (Lolium perenne), Cynosure crételle (Cynosurus cristatus), etc.] et par des plantes rampantes [Trèfle rampant (Trifolium repens), Renoncule rampante (Ranunculus repens)]. Elles se caractérisent également par la présence d’un certain nombre de plantes à fleurs présentant des rosettes comme la Pâquerette vivace (Bellis perennis) ou le Plantain à larges feuilles (Plantago major), particulièrement résistantes au piétinement.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 120
Figure 28. Composition des principaux milieux ouverts de la CAMVS (Source : ARCH)
Les prairies de fauche représentent 3,3% du territoire, contre 2,9% au plan régional. Cet habitat correspond aux prairies à fourrage mésophiles fertilisées et bien drainées.
POUR EN SAVOIR PLUS : LES HABITATS OUVERTS DU TERRITOIRE
LA FAUCHE
La fauche, évènement unique dans l’année, éventuellement répété en fin de saison, permet le développement d’une végétation plus haute que dans les prairies pâturées constamment par le bétail. A côté des graminées qui dominent et des Astéracées [Leucanthème commune (Leucanthemum vulgare), Centaurée jacée (Centaurea jacea), Achillée millefeuille (Achillea millefolium), etc.] et Fabacées [Vesces (Vicia spp.), Gesses (Lathyrus spp.), Trèfles (Trifolium spp.), etc.] fréquentes dans tous les types de prairies, les Apiacées [Berce commune (Heracleum sphondylium), Silaüs des prés (Silaum silaus), Boucage élevé (Pimpinella major), etc.] sont particulièrement caractéristiques des prairies de fauche.
Prairie à Aulnoye-Aymeries - Biotope
5%
8%
28%
5%
54%
Prairies peu ou pas pâturées.
Fauche possible
Prairies indifférenciées,
clairières, ourlets ou zones
péri-urbaines non gérées
Prairies pâturées
Prairies de fauche
Grandes culturesDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 121
Figure 29. Carte des prairies et/ou bocage de la CAMVS (Source : ARCH)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 122
Évolution des milieux ouverts et intermédiaires de la CAMVS
Tableau 19. Évolution des milieux ouverts de la CAMVS de 2005 à 2009
Surface (ha) Évolution
Habitat 2005 2009 Surface (ha) Proportion
Grandes cultures 11849 12229 +380 3%
Prairies pâturées (pâtures mésophiles) 6525 6301 -224 -3% Prairies indifférenciées, clairières, ourlets ou zones
péri-urbaines non gérées 2635 1956 -679 -26% Prairies humides peu ou pas pâturées, fauche
possible 1152 1179 +27 2%
Prairies de fauche 835 1116 +281 25%
Bandes enherbées pérennes 28 29 +1 1% Prairies améliorées (présentant des traces de travail
du sol) 20 7 -13 -65% Vergers : cultures de ligneux pour la production de
fruits 19 27 +8 30%
Total 23063 22844 -219 -4%
Source : ARCH
Entre 2005 à 2009, les prairies pâturées ont régressé de 224 ha soit 3%. A contrario les prairies humides ont augmenté de 2%ce qui est positif, compte-tenu de la valeur écologique de ces milieux. Les grandes cultures ont augmenté (3%).
Les richesses écologiques des milieux ouverts et intermédiaires de la CAMVS
Les cultures présentent bien peu d’espèces végétales rares tant ces milieux sont aujourd’hui appauvris. Dans l’Avesnois, ces espèces dites messicoles sont notamment la Nielle des blés, le Pied d’alouette des champs ou encore le Bleuet.
Cet habitat peut, selon les cas, servir de zones de nourrissage ou de repos pour les Vanneaux huppés et autres oiseaux migrateurs. Les espèces d’oiseaux les plus remarquables qui utilisent les cultures annuelles pour nicher et s’alimenter sont notamment le Busard Saint-Martin ou encore le Busard cendré. Des espèces comme l’Alouette des Champs, le Bruant jaune, la Perdrix grise mais aussi le Lièvre d’Europe et présentent également de forts enjeux dans les plaines du Nord –Pas-de-Calais.
Les vergers présentent un enjeu écologique et patrimonial secondaire : ils peuvent accueillir des oiseaux et insectes. Plus ils sont âgés (vergers traditionnels de haute tiges), plus leur intérêt écologique et patrimonial s’accroît, surtout s’ils sont implantés sur une prairie fauchée de façon peu intensive.
Biotope – Busard cendré (Circus pygargus) Biotope – Lièvre d’Europe (Lepus europeus)
Les rares prairies peu ou pas amendées et non traitées constituent désormais des habitats remarquables abritant presque toujours des espèces végétales rares et menacées. Parmi ces espèces, citons par exemple l’Alchémille velue, la Gaudinie fragile, la Fritillaire pintade,Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 123
l’Oenanthe à feuilles de Silaüs, la Scorsonère des prés, l’Ache rampante, etc., typiques pour la plupart de prairies hygrophiles.
L’une des autres richesses écologiques des prairies de l’Avesnois réside aussi dans son organisation en bocage, la complémentarité des différents milieux qui le composent jouant un rôle majeur dans la richesse et la diversité de cet écosystème : prairies, haies et mares prairiales.
Les prairies de fauche présentent un enjeu patrimonial fort au plan régional. Les communautés végétales, qui sont d’intérêt communautaire, sont encore assez fréquentes, mais les formes diversifiées sont devenues particulièrement rares et se limitent aux territoires bocagers les moins atteintes par l’agriculture intensive telles que l’Avesnois. Les prairies mésohygrophiles fauchées de l’Avesnois abritent ainsi quelques espèces d’intérêt patrimonial protégées : Colchique d’automne (Colchicum autumnale), Silaüs des prés (Silaum silaus). Par ailleurs, les prairies de fauche sont, d’une manière générale, très attractives pour les insectes floricoles.
Milieux ouverts urbains
Les milieux ouverts (prairies) sont assez peu développés en milieu urbain, et souvent représentés par les délaissés ferroviaires (anciennes gares et voies ferrées attenantes) assez secs.
Les milieux ouverts mésophiles (prairies, pelouses, etc.) sont quant à eux bien développés : dans les parcs et jardins (publics ou privés), les voies de communication (voies rapides, rocades, etc.). La façon dont ils sont gérés (tontes plus ou moins fréquentes, avec exportation ou non, fauche, etc.) régit la richesse et la diversité des espèces animales et végétales. Ce sont les espaces où il existe peut-être le plus de potentiel pour le développement de la nature en ville, moyennant une gestion adaptée, facilitée dans les prochaines années par l’évolution de la réglementation en matière de produits phytosanitaires. Ces potentialités sont d’autant plus intéressantes que les accotements des voies de communication constituent autant de corridors écologiques potentiels pour de nombreuses espèces inféodées aux prairies.
Les services rendus par les milieux ouverts de la CAMVS
Les services rendus par les prairies relèvent des quatre catégories définies par le Millenimum Ecosystem Assessment (MEA, 2005) : services support, services d’approvisionnement, services de régulation et services culturels.
Véritable support de biodiversité, les prairies constituent également une ressource alimentaire fondamentale pour les ruminants, indiscutable déterminant de la qualité des productions animales, dont l’importance dans un territoire marqué par l’élevage est reconnue. Par ailleurs, les prairies peuvent contribuer par leur diversité et leur composition floristique à la pollinisation des cultures et à l’hébergement, et plus largement au maintien, d’une faune sauvage diversifiée.
Les prairies jouent un rôle majeur dans une multitude de processus de régulation : régulation du climat par la fixation et le stockage de carbone, contribution à la fixation symbiotique de l’azote opérée par les légumineuses très présentes dans ces écosystèmes, régulation de la qualité de l’eau. Enfin, la qualité des paysages de prairies bocagères confère à ces espaces une valeur esthétique et culturelle très communément partagée, souvent reprise par l’imagerie publicitaire pour illustrer la qualité des produits alimentaires qui lui sont plus ou moins associés ou encore la quiétude de ce type de paysage.
Les menaces qui pèsent sur les milieux ouverts et intermédiaires de la CAMVS
Selon le SRCE-TVB, au plan régional, les milieux ouverts sont les milieux qui souffrent actuellement le plus de l’urbanisation du territoire. La réglementation étant désormais relativement stricte quant à la protection des milieux boisés, l’aménagement du territoire et l’extension urbaine se font essentiellement au détriment des milieux ouverts et en particulier des prairies.
Le changement des productions agricoles au profit des grandes cultures se fait aussi au détriment des prairies. Pourtant ces dernières rendent de nombreux services en agissant sur les eaux de ruissellement, l’érosion des sols, etc. Elles peuvent également servir de zones d’expansion de crues et attirer les auxiliaires de cultures qui se nourriront des insectes ravageurs.
Rappelons le rôle important des bandes enherbées au niveau des accotements des voies de communication, en tant que zones refuges et corridors écologiques. Jusqu’à récemment, ces fonctions des bandes enherbées étaient largement négligées alors que les pratiques évoluentDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 124
désormais en matière de gestion, intégrant ces continuités écologiques, tant par le Département que par certaines communes (gestion différenciée).
Il faut souligner que la mise en place de bandes enherbées le long des cours d’eau fait partie de l’éco-conditionnalité des aides PAC. L’éco-conditionnalité impose une mise en place de plusieurs mesures pour pouvoir recevoir les subventions issues de la PAC.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 125
IV.2.2.5 Les milieux humides et plans d’eau
État des milieux humides et plans d’eau de la CAMVS
Jadis, l’Avesnois, à l’image de la région Nord – Pas-de-Calais, avait une forte proportion de zones humides. Celles-ci ont largement été modifiées ou détruites pour la création de nouvelles terres exploitables. Par ailleurs, les villes se sont développées dans le lit majeur des principaux cours d’eau, à l’image de la Sambre, et une grande partie d’entre eux a également été profondément modifiée pour lutter contre les crues ou bien pour utiliser la force de l’eau, faisant disparaître les zones humides associées. Ainsi, la Sambre et plusieurs de ses affluents traversant les villes sont canalisés et leurs berges sont bétonnées (ex : Watissart). Ces conditions défavorables à la faune et à la flore aquatiques et hygrophiles sont souvent également affectées par la mauvaise qualité de l’eau.
La CAMVS a bien compris l’importance de l’enjeu que représentent les milieux humides et les principales réalisations du PPTV ont bénéficié à ce type de milieu. Ainsi la revalorisation de de l’ancienne centrale thermique EDF en réserve naturelle régionale de Pantegnies a permis de restaurer 2 ha de zones humides et celle de la friche HK Porter en cœur de nature des Portes de Marpiniaux 3 ha (ce projet ayant reçu le 1er prix chlorovilles en 2013). La CAMVS a également relayé et encouragé l’opération « 22 v’la les mares » du PNR Avesnois.
Composition des milieux humides et plans d’eau de la CAMVS
Tableau 20. Les milieux humides de la CAMVS
Habitat
Surface
(ha)
Proportion
des milieux
humides
Proportion du
territoire
Prairies humides : faciès graminéens, sur sol humide. Prairies peu ou
pas pâturées. Fauche possible 1179 83,591% 3,489%
Eaux douces : plans d'eau douce, en dehors des végétations visibles 129 9,133% 0,381%
Lisières humides à grandes herbes, mégaphorbiaies : végétations
relativement hautes, à larges feuilles. En principe non pâturées et
non fauchées (sauf entretien éventuel)
85 6,034% 0,252%
Végétations aquatiques : végétations flottantes ou immergées 10 0,727% 0,030%
Galets ou vasières non végétalisées: fonds ou rivages des lacs
temporairement exondés 3 0,232% 0,010%
Végétations de ceinture des bords des eaux : roselières, cariçaies.
Végétations hautes, inondées quasiment en permanence 2 0,151% 0,006%
Communautés amphibies : végétations de rive exondées des plans
d'eau 1 0,090% 0,004%
Végétations immergées des rivières : tapis de végétations immergées
des cours d'eau <1ha 0,042% 0,002%
Total 1408 100% 4,17% Source : ARCHDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 126
Figure 30. Composition des principaux milieux humides de la CAMVS (Source : ARCH)
Il faut ajouter à ces habitats les mares qui ne sont pas recensées dans l’occupation des sols Arch. Sur le territoire de l’ancienne AMVS (périmètre des 23 communes), plus de 260 mares prairiales ont été recensées (source : ADUS). On peut supposer que leur nombre est plus conséquent sur le territoire de la CAMVS.
POUR EN SAVOIR PLUS : LES HABITATS HUMIDES DU TERRITOIRE
LES PRAIRIES HUMIDES
Elles représentent 3,49 du territoire de la CAMVS soit davantage que la moyenne régionale de 2,55 %.
Cet habitat correspond aux prairies dont la flore est conditionnée par l’humidité du substrat (inondations de l’ordre de 1 à 6 mois par an). L’essentiel de ces prairies connaît une exploitation agricole par fauche ou pâturage et reçoit alors une fertilisation mais certaines prairies sont non fertilisées et donc beaucoup plus oligotrophes et sont très peu exploitées (suintements d’eaux pauvres en nutriments en système bocager, layons forestiers, etc.).
Deux types de végétation illustrent cet habitat :
- les prairies hygrophiles brièvement à longuement inondables, en général dans le lit majeur des rivières). Elles se caractérisent par une végétation dense composée de plantes de taille moyenne (0,2-0,6 m en général). Les nombreuses espèces caractéristiques de la classe sont surtout des plantes vivaces (hémicryptophytes), en particulier des graminoïdes (famille des Poacées, Cypéracées, Joncacées), liées aux prairies fraîches à plus ou moins longuement inondées. Aux espèces typiquement prairiales s’ajoutent un certain nombre d’espèces caractéristiques d’autres végétations comme les espèces des roselières et cariçaies ou les espèces des mégaphorbiaies par exemple.
- les prairies extensives hygrophiles à mésohygrophiles. Elles se développent sur substrat humide et sont le plus souvent de hauteur moyenne (généralement moins de 1 m) avec une large présence d’espèces graminoïdes telles que des Joncs (Juncus div. sp.), des Laîches (Carex div. sp.), la Molinie bleue (Molinia caerulea) et l’Agrostide des chiens (Agrostis canina); leur productivité moindre permet la présence de plantes moins compétitives et souvent assez rares à l’échelle régionale : Renouée bistorte (Persicaria bistorta), Scorsonère humble (Scorzonera humilis), Dactylorhize tacheté (Dactylorhiza maculata), Silaüs des prés (Silaum silaus), etc.
LES EAUX DOUCES
Ellesreprésentent 0,38 % du territoire de la CAMVS, moins que la moyenne régionale de 0,424 %. Cet habitat correspond aux lacs, étangs, mares et pièces d’eau artificielles contenant de l’eau douce, les ceintures végétales n’en faisant pas partie.
Les galets ou vasières non végétalisées représentent 0,01% du territoire, comme au plan régional. Cet habitat correspond aux fonds ou rivages des plans d’eau non végétalisés et aux galets ou vases temporairement soumis aux fluctuations naturelles ou artificielles du niveau d’eau.
LES LISIERES HUMIDES A GRANDES HERBES
Elles représentent 0,25% du territoire de la CAMVS, moins que la moyenne régionale de 0,33 %.
Les habitats assez humides, au niveau des bordures de cours d’eau, des prairies alluviales et des forêts hygrophiles, sont colonisés par une végétation de hautes herbes (surtout des dicotylédones à feuilles larges) qu’on désigne par le terme de mégaphorbiaie.
84%
9%
6%
1%
Prairies humides
Eaux douces
Lisières humides à
grandes herbes
Végétations
aquatiquesDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 127
Les mégaphorbiaies, végétations vivaces luxuriantes, denses et hautes de 1-1,5 m, s’étendent de manière spatiale ou linéaire le long des rivières et au sein des marais, parfois en lisière ou dans les chemins des forêts hygrophiles. Elles sont caractérisées par de grandes hémicryptophytes à larges feuilles, comme l’Angélique sauvage (Angelica sylvestris), la Filipendule ulmaire (Filipendula ulmaria), l’Epilobe hérissé (Epilobium hirsutum), l’Eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabinum), la Lysimaque commune (Lysimachia vulgaris), la Valériane rampante (Valeriana repens), etc. On y observe aussi des espèces volubiles telles que la Calystégie des haies (Calystegia sepium), la Morelle douce-amère (Solanum dulcamara) ou le Houblon grimpant (Humulus lupulus).
Biotope – Morelle douce amère (Solanum dulcamara) Biotope – Epilobe hérissé (Epilobium hirsutum)
Ces végétations se développent en règle générale de manière linéaire en lisière des forêts, le long des cours d’eau ou en bordure des prairies. Mais elles peuvent également s’étendre sur des surfaces conséquentes dans les clairières forestières, dans les prairies abandonnées ou dans les roselières et cariçaies asséchées. Elles sont alors fréquemment en mélange avec des végétations arbustives.
LES VEGETATIONS AQUATIQUES
Les végétations aquatiques représentent 0,03% du territoire de la CAMVS, soit moitié moins que la moyenne régionale de 0,06 %.
Cet habitat correspond aux végétations immergées ou flottantes des plans d’eau et autres eaux stagnantes.
Ces végétations aquatiques regroupent :
• les végétations flottantes non enracinées. Il s’agit de végétations de plantes annuelles non enracinées et flottant librement qui forment généralement des tapis assez denses à la surface des plans d’eau ou entre deux eaux. La végétation présente au minimum une strate flottante, à laquelle se rajoute chez certaines communautés une strate infra-aquatique. La diversité des espèces indigènes de ces végétations est plutôt réduite : lenticules (ou lentilles d’eau) de la famille des Lemnacées (Lemna minor, Lemna trisulca), Spirodèle à plusieurs racines (Spirodela polyrhiza), etc. Ces végétations pionnières des milieux aquatiques qui, en l’absence de perturbations, laissent place à des herbiers enracinés ou se superposent à ceux-ci.
• les herbiers enracinés des eaux douces, végétations de plantes aquatiques enracinées à feuilles flottantes ou à feuilles submergées. Les communautés végétales ont une structure généralement assez simple et sont assez pauvres en espèces, mais il est possible d’en rencontrer certaines beaucoup plus complexes et diversifiées. Une famille domine largement la flore de ces végétations (Potamogetonaceae), accompagnée de quelques genres d’autres familles : renoncules aquatiques (Ranunculus sg. Batrachium), Callitriche, les myriophylles (Myriophyllum sp. plur.), les nénuphars (Nuphar lutea, Nymphaea alba), etc.. On y trouve également quelques espèces amphibies comme la Bérule à feuilles étroites (Berula erecta) et la Renouée amphibie (Persicaria amphibia) par exemple.
Mareà Aulnoye-Aymeries - Biotope Bras mort à Aulnoye-Aymeries - BiotopeDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 128
Figure 31. Cartes des milieux humides et plans d’eau du territoire de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 129
Évolution des milieux humides et plans d’eau de la CAMVS
Tableau 21. Évolution des milieux humides et plans d’eau de la CAMVS de 2005 à 2009
Surface (ha) Évolution
Habitat 2005 2009 Surface Proportion
Lisières humides à grandes herbes, mégaphorbiaies :
végétations relativement hautes, à larges feuilles. En
principe non pâturées et non fauchées (sauf entretien
éventuel) 73 85 +12 17% Végétations aquatiques : végétations flottantes ou
immergées 7 1 -6 -85% Galets ou vasières non végétalisés: fonds ou rivages
des lacs temporairement exondés 3 3 0 0% Végétations de ceinture des bords des eaux : roselières,
cariçaies. Végétations hautes, inondées quasiment en
permanence 2 2 0 0% Communautés amphibies : végétations de rive
exondées des plans d'eau 1 1 0 0% Végétations immergées des rivières : tapis de
végétations immergées des cours d'eau <1ha <1ha 0 0%
Total 86 92 6
Source : ARCH
Les milieux humides de la CAMVS, notamment les lisières humides, ont progressé entre 2005 et 2009 hormis les végétations aquatiques.
Les richesses écologiques des milieux humides et plans d’eau de la CAMVS
Les prairies hygrophiles et les lisières humides à grandes herbes ont un enjeu écologique et patrimonial fort. Elles peuvent abriter quelques espèces qui ont un intérêt patrimonial au niveau régional voire national, comme par exemple l’Ache rampante (Apium repens), la Renoncule à feuilles d’ophioglosse (Ranunculus ophioglossifolius), la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la Dactylorhize négligée (Dactylorhiza praetermissa) ou encore l’Eléocharide à une écaille (Eleocharis uniglumis), etc.
Les prairies extensives hygrophiles à mésohygrophiles comportent des végétations d’intérêt communautaire, toutes étant menacées sur l’ensemble dans la région Nord-Pas-de-Calais. Il en est de même pour un nombre très important d’espèces comme par exemple la Scorsonère humble (Scorzonera humilis), le Sélin à feuilles de carvi (Selinum carvifolia) et la Renouée distorte (Persicaria bistorta).
Les végétations aquatiques présentent aussi un enjeu patrimonial fort. Les différents types de végétations de cet habitat sont souvent d’intérêt communautaire. Les herbiers enracinés des eaux douces abritent des espèces particulièrement rares et menacées dans le Nord-Pas-de-Calais, suite notamment à la dégradation de la qualité des eaux : Oenanthe fluviatile (Oenanthe fluviatilis), Renoncule en pinceau (Ranunculus penicillatus), Potamot de Fries (Potamogeton alpinus), etc.
L’enjeu écologique des galets ou vasières non végétalisés est fort. Cet habitat peut, dans certains cas, accueillir lors des étiages estivaux, des végétations annuelles rares et menacées en région. Par ailleurs, les espaces couverts par cet habitat sont souvent importants comme sites d’alimentation des limicoles migrateurs.
Les lisières humides à grandes herbes sont d’intérêt communautaire quand elles sont en lisière forestière ou en bordure de cours d’eau. Elles abritent des espèces d’intérêt patrimonial au niveau régional, comme par exemple le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), l’Angélique officinale (Angelica archangelica subsp. archangelica), la Guimauve officinale (Althaea officinalis), le Scirpe des forêts (Scirpus sylvaticus) ou encore la Cardère poilue (Dipsacus pilosus).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 130
Biotope – Scirpe des forêts (Scirpus sylvaticus) Biotope – Cardère poilue (Dipsacus pilosus)
Par ailleurs, l’intérêt des mégaphorbiaies et autres ourlets hygrophiles pour l’entomofaune est indéniable à la fois comme source de nourriture à l’état adulte mais également larvaire (Hétérocères, Syrphidés, etc.).
Mégaphorbiaie à Aulnoye-Aymeries - Biotope
Les mares sont fréquentées par les amphibiens, notamment en période de reproduction. On peut citer la présence du Triton crêté (Triturus cristatus), une espèce d’intérêt patrimonial. D’autres groupes d’espèces comme les odonates (libellules et demoiselles) affectionnent ce type de milieu.
Les services rendus par les milieux humides et plans d’eau de la CAMVS
Ces écosystèmes procurent une grande variété de produits indispensables pour notre société, qu’il s’agisse de ressources naturelles ou de productions agricoles. Ils participent à l'alimentation en eau pour la consommation humaine et aux besoins liés aux activités agricoles et industrielles. Ils fournissent une large variété de produits : des matières premières utilisées par exemple pour la construction (bois, roseaux…), l’artisanat ou le chauffage. La production des milieux humides peut également être issue de l’agriculture ou de l’élevage, pour l’alimentation humaine et animale : production agricole (herbage, pâturage, fruits, produits maraîchers, exploitation forestière, roseaux...), production piscicole (pêche, pisciculture, etc.).
Ces hydrosystèmes jouent un rôle discret mais indispensable dans la prévention des risques naturels (inondations, sécheresse), la purification de l’eau (traitement des eaux usées), mais aussi la conservation de la biodiversité (refuges de pollinisateurs...).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 131
Les milieux humides participent aussi à la régulation des
microclimats. Les précipitations et la température
atmosphérique peuvent être influencées localement par
les phénomènes d'évaporation intense des terrains et de
la végétation (évapotranspiration) qui caractérisent les
milieux humides. Elles peuvent ainsi préserver certaines
activités agricoles (alimentations fourragères,
élevages,…) des effets des sécheresses.
Enfin, les milieux humides ont joué, et jouent toujours,
un rôle essentiel dans notre vie sociale et culturelle.
Dans le passé, nombre de grandes civilisations ont pu
naître et prospérer près des cours d’eau et l’image
actuelle reflète ce développement aux abords des
principaux cours d’eau du territoire. Pour nos sociétés
contemporaines, ce sont des lieux de détente, de
rencontres et de loisirs. Ils offrent un riche patrimoine
paysager, source d’inspirations et d’émotions
renouvelées.
Portes des Marpiniaux Photo CAMVS
Les menaces qui pèsent sur les milieux humides et plans d’eau de la CAMVS
Si la création de réseaux de fossés de drainage et de canaux a favorisé l’extension des habitats aquatiques et des espèces associées, cela a en revanche entraîné l’assèchement et la forte régression des zones humides, notamment les prairies alluviales. Aujourd’hui, les zones humides non exploitées sur le plan agricole y sont relictuelles. Elles ont été valorisées à des fins cynégétiques. Longtemps perçues comme des milieux inutiles ou insalubres, nombre de zones humides ont également été remblayées.
Compte tenu de leur position topographique basse, à l’instar des cours d’eau, les zones humides concentrent naturellement les pollutions. Ainsi, l’augmentation des effluents domestiques et industriels et des fertilisants épandus sur les terres agricoles concourt à la pollution et à l’eutrophisation des zones humides. La faible valeur agricole et l’inaccessibilité des prairies humides non drainées a souvent conduit à leur abandon progressif au profit de mégaphorbiaies ou, parfois, de roselières, et de zones de fourrés ou à leur reconversion pour la populiculture évoquée précédemment, ou les activités cynégétiques.
Les chasseurs au gibier d’eau ont contribué au maintien du caractère ouvert ou aquatique de certaines zones humides qui constituent ainsi des espaces relais de biodiversité, voir des réservoirs de biodiversité même si certains aménagements cynégétiques ont parfois été réalisés au détriment de milieux naturels ou semi-naturels du plus grand intérêt.
Enfin, un grand nombre de zones humides alluviales ont également été plantées de peupliers. Ces plantations monospécifiques contribuant à assécher les milieux humides font disparaître des habitats remarquables, leur faune et leur flore.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 132
IV.2.2.7 Les rivières et autres cours d’eau
L’eau est, avec le bocage et la forêt, l’une des
grandes richesses de l’Avesnois : elle modèle les
paysages, elle est à l’origine d’une faune et
d’une flore exceptionnellement riches et
représente une ressource importante pour
chacun : habitants, agriculteurs, industriels,
plaisanciers, pêcheurs ou encore chasseurs
(PNRA, SAGE de la Sambre, 2012).
La rive droite de la Sambre est beaucoup plus
développée que la rive gauche en affluents ; la
Sambre reçoit d’amont en aval, sur le territoire
de la CAMVS : la Tarsy, le ruisseau des Cligneux
et la Solre. En revanche, les limites du bassin
versant français se trouvant très proches de la
rive gauche, on trouve de ce côté uniquement la
Flamenne.
Cours d’eau à Bachant - Biotope
État des rivières et autres cours d’eau de la CAMVS
Le linéaire de cours d’eau sur le territoire est d’environ 440 km (source : BD Topo). Cette valeur doit inciter à une place de choix de la trame bleue dans la stratégie territoriale.
Tableau 22. Rivières et autres cours d’eau de la CAMVS
Habitat Surface (ha)
Proportion
des milieux
humides
Proportion
du
territoire
Eaux courantes : Rivières et cours d'eau 108 99,459% 0,318% Végétations immergées des rivières : tapis de végétations
immergées des cours d'eau <1ha 0,541% 0,002%
Total 108 100% 0,318%
Source : ARCH
Le territoire de la CAMVS est entièrement inclus dans le bassin hydrographique Artois – Picardie et se reporte au SDAGE associé, approuvé par arrêté préfectoral du 20 novembre 2009, et fixant les objectifs chiffrés d’état écologique et chimique, à atteindre en 2015 pour les différentes masses d’eau.
L’état des lieux des districts hydrographiques Escaut, Somme et côtiers Manche Mer du Nord, Meuse (partie Sambre) a été adopté par le Comité de Bassin Artois Picardie le 6 décembre 2013.
Tableau 23. Liste des masses d’eau de surface et leur typologie
Code
masse
d’eau
Nom de la
masse d’eau Typologie Catégorie
Masse d’eau
fortement
modifiée
Risque de non
atteinte du bon
état écologique
FRB2R46 Sambre GM 22 cyprinicole oui
FRB2R54 Solre P 22 salmonicole non
FRB2R59 Tarsy TP 22 salmonicole recalibrage, rectification oui
FRB2R60 Hante TP 22 salmonicole oui
FRB2R39 Thure salmonicole non
FRB2R21 Flamenne salmonicole très forte ouiDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 133
Tableau 23. Liste des masses d’eau de surface et leur typologie
Code
masse
d’eau
Nom de la
masse d’eau Typologie Catégorie
Masse d’eau
fortement
modifiée
Risque de non
atteinte du bon
état écologique
urbanisation
Les cours d’eau se répartissent en 4 classes de taille : très petit (TP), petit (P), moyen (M), grand (G). Les pressions à l’origine du risque de non atteinte du bon état/bon potentiel écologique sont l’hydromorphologie et l’agriculture pour la Flamenne, la Solre, la Tarsy et la Hante, l’assainissement et l’agriculture pour la Sambre, l’assainissement l’hydromorphologie et l’agriculture pour la rivière Sambre.
Le débit des cours d’eau présents sur le territoire varie fortement au cours de l’année. Comme le relève le SAGE de la Sambre, les affluents de cette rivière sont soumis à de sérieux étiages avec, par exemple, un débit de 0,31 m3/s pour la Solre à Ferrière-la-Grande et inférieur à 0,1 m3/s pour la Flamenne à Douzies (source : SAGE Sambre) ou encore de l’ordre de 0,152 m3/s pour le Tarsy. Ces étiages estivaux sont dus au climat semi-continental (précipitations plus faibles en été) mais aussi par un contexte géologique et pédologique particulier. En effet les roches, essentiellement peu perméables, limitent l’alimentation des cours d’eau par les nappes souterraines comme le montre l’illustration suivante.
Figure 32. Zonage des échanges nappe-rivière (source : CAMVS)
Tableau 24. Liste des masses d’eau souterraines
Code
masse
d’eau
Nom de la masse d’eau Type de masse d’eau Surperficie (km²) État chimique et quantitatif
1016 Calcaires de l'Avesnois Socle 673 Bon étatDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 134
POUR EN SAVOIR PLUS : LES HABITATS AQUATIQUES DU TERRITOIRE
LA VEGETATION IMMERGEE
La végétation immergée des rivières occupe 0,002% du territoire de la CAMVS (0,007%) en région Nord-Pas-de-Calais. Elle correspond aux tapis de plantes aquatiques visibles des rivières. Elle comprend des herbiers enracinés des eaux douces, caractérisés par des végétations de plantes aquatiques enracinées à feuilles submergées. Les communautés végétales sont généralement assez simples (une seule strate), pauvres en espèces (souvent dominées par une seule espèce).
La famille des Potamogetonaceae domine largement la flore, accompagnée de quelques plantes d’autres familles comme les Renoncules aquatiques (surtout Ranunculus sg. Batrachium généralement celles à feuilles capillaires), les Callitriche et autres plantes aquatiques des cours d’eau.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 135
Figure 33. Carte des cours d’eau du territoire de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 136
En Avesnois, le paysage est sillonné par un réseau dense de petits cours d’eau naturels relativement vifs. En dépit de son caractère artificiel, le réseau de fossés et de canaux a été colonisé par des communautés végétales spécifiques, et par la flore et faune aquatiques régionales qui les caractérisent ; il s’agit donc aujourd’hui de milieux semi-naturels souvent en continuité avec les cours d’eau naturels du territoire.
Malgré les nombreuses menaces qui pèsent sur les écosystèmes des cours d’eau de la région Nord- Pas-de-Calais, il s’agit toujours à ce jour de milieux relativement continus formant des corridors écologiques bien distincts.
Évolution des rivières et autres cours d’eau de la CAMVS
Tableau 25. Évolution des rivières et cours d’eau entre 2005 et 2009
Surface (ha) Évolution
Habitat 2005 2009 Surface Proportion
Eaux courantes : rivières et cours d'eau 108 108 0 0% Végétations immergées des rivières : tapis de végétations
immergées des cours d'eau <1ha <1ha 0 0%
Total 108 108 0 0%
Source : ARCH
Les richesses écologiques des rivières et autres cours d’eau de la CAMVS
En Avesnois, plusieurs cours d’eau naturels de bonne qualité abritent encore une grande diversité d’invertébrés dont certaines espèces patrimoniales telles qu’une espèce de moule d’eau douce : la Mulette épaisse ou encore l’Ecrevisse à pieds blancs. Il s’agit du seul secteur de la région Nord-Pas- de-Calais où le Cincle plongeur profite encore des nombreux insectes aquatiques pour se nourrir.
A la faveur de la bonne qualité de l’eau et des ripisylves diversifiées, le Castor d’Europe fait progressivement son retour dans les cours d’eau de l’Avesnois, avec un programme spécifique envisagé par la Région Nord-Pas-de-Calais dans les prochaines années.
Les cours d’eau de la région Nord-Pas-de-Calais et leur dynamique naturelle localement encore active permettent le développement de diverses végétations hygrophiles attenantes au cours d’eau.
L’enjeu patrimonial de l’habitat « eaux courantes » est fort car il peut, dans certains cas, accueillir lors des étiages estivaux, des végétations annuelles rares et menacées en région Nord-Pas-de-Calais. Par ailleurs, les espaces couverts par cet habitat sont souvent importants comme sites d’alimentation des limicoles migrateurs.
Les services rendus par les rivières et autres cours d’eau de la CAMVS
Comme pour les milieux humides, leurs services sont nombreux : approvisionnement (eau douce, poisson), transport (navigation fluviale), habitat pour les espèces animales et végétales, étape du grand cycle de l’eau, façonnement des paysages par l’érosion, services culturels : activités récréatives, esthétique, touristique … Le rôle des cours d’eau dans les phénomènes d’inondations justifie par ailleurs une approche conjointe avec les milieux humides de leur lit majeur.
Les menaces qui pèsent sur les rivières et autres cours d’eau de la CAMVS
Les herbiers enracinés des eaux douces sont potentiellement présents dans tous les cours d’eau. Toutefois, les pratiques industrielles, agricoles et l’urbanisation ont fortement altéré la qualité des eaux. Un grand nombre de végétations aquatiques ont donc disparu ou se sont appauvries et banalisées.
L’essor industriel de la région Nord-Pas-de-Calais puis l’intensification de l’agriculture ont dégradé la qualité des eaux superficielles. Une grande partie des polluants rejetés notamment dans les zones industrielles ont rejoint les cours d’eau. Une partie des engrais et des produits phytosanitaires s’infiltrent dans les sols puis gagnent à leur tour tous ces mêmes cours d’eau. L’absence puis l’insuffisance des réseaux d’assainissement couplées à la forte densité de la population aggravent davantage la pollution des cours d’eau. Les diverses pollutions constatées se traduisent principalement par : l’accumulation de substances chimiques toxiques telles que les métaux lourds dans la lame d’eau et les sédiments, l’eutrophisation des eaux et la proliférationDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 137
d’algues filamenteuses, l’accroissement des matières en suspension et la baisse de la transparence de l’eau.
Bien que la réglementation en matière de rejets dans les cours d’eau soit désormais beaucoup plus stricte et que de nombreux efforts soient faits pour restaurer la qualité des cours d’eau, notamment à travers la mise en œuvre de la Directive cadre sur l’eau et la déclinaison du SDAGE Artois- Picardie, la qualité de la plupart des cours d’eau régionaux est encore médiocre à moyenne. C’est ainsi que 5 cours d’eau sur 7 risquent de ne pas atteindre le bon état écologique exigé par la DCE en 2015.
De plus, à l’image de la région Nord – Pas-de-Calais, la plupart des cours d’eau importants ont fait l’objet de divers aménagements depuis plusieurs siècles : installation de seuils et barrages pour utiliser l’énergie hydraulique des cours d’eau, pour la pisciculture ou encore pour l’irrigation, rectification et canalisation de cours d’eau, busages (notamment en vue d’étendre les espaces urbanisés).
Ces divers aménagements nuisent à la fonctionnalité écologique des cours d’eau. Ils limitent la continuité écologique longitudinale des cours d’eau et les migrations de la faune aquatique de l’amont vers l’aval ou de l’aval vers l’amont.
La canalisation des cours d’eau et l’artificialisation des berges réduisent quant à eux leur continuité écologique transversale. Ainsi, la dynamique naturelle des cours d’eau et le déplacement progressif des méandres, quand ceux-ci subsistent, sont très souvent bloqués.
Cela limite la diversité et le renouvellement des habitats aquatiques. La plupart du temps, les crues sont contenues et la disparition des périodes d’inondation réduit la connexion écologique avec les annexes alluviales du lit majeur.
L’artificialisation des berges pénalise de nombreuses communautés végétales et espèces animales ou végétales qui exploitent cette zone d’interface entre le milieu terrestre et le milieu aquatique.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 138
IV.2.2.9 Les territoires artificialisés
On parle d’artificialisation du sol ou d'un milieu, d'un habitat naturel ou semi-naturel quand ces derniers perdent les qualités qui sont celles d'un milieu naturel (capacité autoentretenue à abriter une certaine biodiversité, des cycles naturels (cycle du carbone, cycle de l'azote, cycle de l'eau, cycle de l'oxygène, etc.) et biogéochimique (Puits de carbone par exemple).
L'artificialisation s'accompagne généralement d'une moindre résilience écologique. À titre d'exemple l'artificialisation de la nature dans les espaces verts, sur les talus routiers ou par l'éclairage artificiel peut induire des situations de piège écologique, de roadkill (animaux écrasés ou blessés par les véhicules), de nuisances et pollution lumineuse, etc.
Composition des territoires artificialisés de la CAMVS
Tableau 26. Territoires artificialisés de la CAMVS
Habitat
Surface
(ha)
Proportion
des milieux
artificialisés
Proportion
du
territoire
Villes, villages et sites industriels : aires d'occupation humaine et
zones d'activités industrielles et commerciales 5484 82,290% 16,230% Parcs urbains et grands jardins : espaces verts créés à des fins
récréatives (parcs et jardins urbains, jardins ouvrier, golfs,
terrains de sport ) 322 4,825% 0,952% Réseaux routiers et espaces associés (aires de repos, bassins de
rétention, bordures) 264 3,954% 0,780% Friches : végétations basses, clairsemées, non pérennes,
caractéristiques des sols remaniés. Friches agricoles 207 3,103% 0,612%
Réseaux ferrés 130 1,949% 0,384%
Abords routiers larges d'au moins 10 m 83 1,247% 0,246%
Carrières en activité 68 1,022% 0,201%
Abords de réseaux ferrés d'au moins 10 m 67 1,001% 0,197%
Carrières abandonnées (pas d'évolution entre 2005 et 2009) 21 0,321% 0,063%
Voies de chemin de fer, gares de triage et autres espaces ouverts 9 0,134% 0,026% Lagunes et réservoirs industriels : voies d'eau artificielles,
bassins, en contexte industriel 8 0,125% 0,025% Terrils, crassiers et autres tas de détritus, non boisés
(cheminement et extraction de schistes compris) 2 0,030% 0,006%
Total 6665 100% 19,723%
Source : ARCH
Villes, villages et sites industriels
Cet habitat correspond aux espaces urbanisés et zones d’activités industrielles et commerciales. Les jardins privés ont été intégrés dans les zones résidentielles ainsi que les chantiers. Il représente 16,2%du territoire de la CAMVS, supérieur à la moyenne régionale de 12,8% et très supérieur à la moyenne nationale de 5,1 % en 2006 (Corine Land Cover).
Parcs urbains et grands jardins
Cet habitat correspond aux espaces verts urbains et péri-urbains : grands parcs urbains, squares, jardins ouvriers, espaces verts de zones d’activité, parcs de loisirs, golfs, terrains de sport, etc. Il représente 0,95 % du territoire de la CAMVS, identique à la moyenne régionale.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 139
Figure 34. Composition des principaux milieux anthropisés de la CAMVS (Source : ARCH)
Les friches
Elles représentent 0,61% du territoire de la CAMVS et 0,48% du territoire régional. Cet habitat correspond aux végétations basses, clairsemées, non pérennes, caractéristiques des sols remaniés. Il s’agit essentiellement de zones en mutation (friches agricoles mais aussi chantiers). En dehors des friches post-culturales, les friches se situent au niveau des décombres, terrains vagues et autres zones remaniées.
POUR EN SAVOIR PLUS : LES ESPACES URBAINS DU TERRITOIRE
LES FRICHES
Les friches sont le terrain d’élection des plantes bisannuelles et de plusieurs espèces vivaces à développement rapide. Nombre de chardons dont le Cirse commun (Cirsium vulgare), l’Armoise commune (Artemisia vulgaris) et plusieurs Brassicacées (Crucifères) sont fréquentes dans ces milieux.
Sur les terrains les plus riches et profonds, sur des matériaux argileux ou limoneux frais à humides, on trouvera le Chardon crépu (Carduus crispus) tandis que sur sol sec, crayeux ou sableux, ce sont le Cirse laineux (Cirsium eriophorum) et le Chardon penché (Carduus nutans) qui se développent de préférence. On retrouve également dans ces friches des espèces comme le Panais cultivé (Pastinaca sativa), la Carotte commune (Daucus carota subsp. carota), la Picride fausse-épervière (Picris hieracioides), le Millepertuis perforé (Hypericum perforatum), la Vipérine commune (Echium vulgare), la Tanaisie commune (Tanacetum vulgare), le Mélilot blanc (Melilotus albus), la Silène blanche (Silene latifolia subsp. alba), etc. En raison du caractère rudéral, ubiquiste et largement répandu de ces milieux, peu d’espèces rares s’y rencontrent.
Évolution des territoires artificialisés de la CAMVS
Tableau 27. Évolution des territoires artificialisés de la CAMVS
Surface (ha) Évolution
Habitat 2005 2009 Surface Proportion
Villes, villages et sites industriels 5332 5483 151 3%
Parcs urbains et grands jardins 335 322 -13 -4%
Réseaux routiers 258 264 6 2%
Friches 130 207 77 60%
Réseaux ferrés 130 130 0 0%
Abords routiers 79 83 4 4%
85%
5%
4%
3%
2% 1%
Villes, villages et sites
industriels
Parcs urbains et grands
jardins
Réseaux routiers
Friches
Réseaux ferrés
Abords routiersDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 140
Carrières en activité 43 68 25 57%
Abords de réseaux ferrés 67 67 0 0%
Carrières abandonnées 24 21 -3 -12% Voies de chemin de fer, gares de triage et
autres espaces ouverts 9 9 0 0%
Lagunes et réservoirs industriels 5 8 3 45%
Terrils, crassiers et autres tas de détritus 2 2 0 0
Total 6414 6664 2450 3,68%
Les richesses écologiques territoires artificialisés de la CAMVS
Les enjeux écologiques des milieux anthropisés sont généralement faibles. Cependant certains espaces tels que friches peuvent présenter un intérêt. Les champs abandonnés ou au repos (jachères) et autre espaces interstitiels sur des sols perturbés ou à la composition originale, sont colonisés par de nombreuses plantes pionnières, parfois de plantes exotiques comme la Buddléia de David (Buddleja davidii) ou nitrophiles. Ces milieux fournissent parfois des habitats qui peuvent être utilisés par des animaux d’espaces ouverts. Les friches présentent souvent d’abondantes floraisons estivales très colorées qui peuvent avoir un certain intérêt esthétique. Mais elles servent surtout de zones d’alimentation et de refuge pour de nombreuses espèces d’insectes par rapport à d’autres espaces, comme les grandes cultures, où nourriture et abris sont rares.
De même, les bassins de décantation, du fait du caractère hautement nitrophile de la végétation2 ne présentent guère d’intérêt patrimonial pour les habitats et la flore, excepté pour le Séneçon des marais (Tephroseris palustris), une espèce végétale en voie de disparition et protégée en France. En revanche, ils constituent des biotopes de substitution importants pour l’avifaune. En effet, ils peuvent jouer un grand rôle tant en période d’hivernage et de reproduction qu’aux moments des migrations, notamment pour les limicoles et les échassiers.
Les territoires artificialisés abritent aussi certaines espèces d’intérêt tels que les hirondelles, les chauves-souris comme la Pipistrelle commune, la Chouette effraie ou encore le Hérisson d’Europe. Ainsi certaines espèces d’oiseaux et de chauves-souris fréquentant les espaces urbains utilisent l’architecture des bâtiments pour nicher (combles et greniers, caves, cavités dans les murs,…). Leur présence en ville est due à plusieurs facteurs comme la disparition et la dégradation de leurs habitats naturels d’origine. C’est le cas du Hérisson d’Europe qui fuit désormais les espaces agricoles où certaines pratiques lui sont néfastes (utilisation de pesticides, arrachage des haies,…) pour se diriger vers les espaces péri-urbains et urbains. Cela s’explique par une gestion de plus en plus raisonnée des espaces verts avec l’exemple de l’utilisation des produits phytosanitaires qui tend à diminuer. Ce retour de la nature en ville contribue aux bénéfices fournis par les écosystèmes urbains : régulation des populations d’insectes nuisibles par leurs prédateurs, rafraichissement de l’air ambiant par la végétation, amélioration de la qualité de l’air, réduction de la pollution des sols, purification de l’eau,…
2 Les vases et les sols sont très riches en azote et autres substances nutritives en raison de leur origine en partie industrielleDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 141
Biotope – Hirondelle des cheminées (Hirundo rustica) Biotope – Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus)
Ces espaces représentent un support potentiel pour la mise en place de compensation écologique induits par certains projets de territoire.
Les milieux anthropiques sont soumis à une forte pression (pollution lumineuse, bruit,…) défavorables à de nombreuses espèces animales et végétales. Les efforts engagés en faveur de la nature en ville (gestion différenciée des espaces verts,…) sont propices à l’accueil de certaines espèces mais aussi à l’amélioration du cadre de vie des habitants (réduction des pollutions chimiques, amélioration de la qualité de l’air,…).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 142
IV.2.1 Les espèces et habitats à enjeux
Le SRCE-TVB répertorie un certain nombre d’espèces à enjeux régional recensées dans l’Avesnois et le Val de Sambre. Cependant toutes ne sont pas présentes au sein du territoire de la CAMVS. Le tableau suivant cite les espèces et habitats naturels d’intérêt régional dont la présence sur le territoire a été certifiée par différents organismes (GON, CBNBl, CEN,…).
Tableau 28. Espèces et habitats à enjeu
Taxon Principaux milieux naturels utilisés
Source
Nom français Nom scientifique
Boisements
Prairies et bocage Milieux humides et
plans d’eau
Rivières et autres
cours d’eau
Cavités souterraines
Végétation
Prairies de fauche longuement inondables de l’Oenantho
fistulosae - Caricetum vulpinae prairies de fauche hygrophiles
du Senecioni aquatici - Oenanthetum mediae, en limite d’aire
vers l’est (vallée de la Sambre semblant constituer cette
limite) où elles laissent la place au Senecioni aquatici -
Brometum racemosi plus continental prairies de fauche
mésohygrophiles du Colchico autumnalis - Arrhenatherenion
elatioris(probablement le Silao silai - Colchicetum autumnalis)
X SRCE-TVB
Flore
Gagée à spathe : une des deux
stations françaises Gagea spathacea X SRCE-TVB
PNRA, CBNBl
Alchémille velue Alchemilla filicaulis subsp. vestita X SRCE-TVB, CBNBl
Scorsonère des prés Scorzonera humilis X SRCE-TVB, CBNBl
Saxifrage granulée Saxifraga granulata X SRCE-TVB, CBNBl
Oenanthe à feuilles de silaüs Oenanthe silaifolia X SRCE-TVB, CBNBl
Grande cuscute Cuscuta europaea X SRCE-TVB
CPIE, CBNBl
Stellaire des marais Stellaria palustris X CEN, CBNBl
Myosotis des bois Myosotis sylvatica X X CPIE, CBNBl
InsectesDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 143
Caloptéryx vierge Calopteryx virgo X SRCE-TVB, CPIE, GON
Grande Aeschne Aeshna grandis X SRCE-TVB, GON
Cordulie métallique Somatochlora metallica X SRCE-TVB, GON
Sympétrum vulgaire Sympetrum vulgatum X SRCE-TVB, GON
Conocéphale des roseaux Conocephalus dorsalis X SRCE-TVB, GON
Criquet ensanglanté Stethophyma grossum X SRCE-TVB, GON
Nacré de la Sanguisorbe Brenthis ino X SRCE-TVB, GON
Grand Mars Apatura iris X SRCE-TVB, GON
Petit Mars Apatura ilia X SRCE-TVB, GON
Thécla du prunier Satyrium pruni X SRCE-TVB, GON
Argus myope Lycaena tityrus X SRCE-TVB, GON
Grande tortue Nymphalis polychloros X SRCE-TVB, GON
Poissons
Loche d'étang Misgurnus fossilis X SRCE-TVB,
Fédération de
pêche
Brochet Esox lucius X SRCE-TVB,
Fédération de
pêche
Bouvière Rhodeus sericeus amarus X Fédération de pêche
Amphibiens
Triton crêté Triturus cristatus X SRCE-TVB, CEN, GON
Reptiles
Lézard des murailles Podarcis muralis x x SRCE-TVB
Oiseaux
Cigogne noire Ciconia nigra X SRCE-TVB, CPIE, GONDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 144
Cincle plongeur Cinclus cinclus X SRCE-TVB, PNRA, CPIE, GON
Pie-grièche grise Lanius excubitor X SRCE-TVB, PNRA
CEN, GON
Pie-grièche écorcheur Lanius collurio X SRCE-TVB, PNRA, GON
Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus X SRCE-TVB, GON
Râle des genêts Crex crex X SRCE-TVB, GON
Sterne pierregarin Sterna hirundo X SRCE-TVB, GON
Pic mar Dendrocopos medius X SRCE-TVB, GON
Pic noir Dryocopus martius X SRCE-TVB, GON
Grande Aigrette Casmerodius albus X SRCE-TVB, GON
Caille des blés Coturnix coturnix X Fédération de pêche
Hibou Grand-Duc Bubo bubo X X X CPIE, CEN
Chouette chevêche Athene noctua X CPIE
Mammifères (chauves-souris)
Oreillard roux, Murin de
Daubenton, Murin à
moustaches, Murin de
Natterer, Murin de Beichstein,
Murin à oreilles échancrées,…
Plecotus auritus, Myotis
daubentonii, Myotis
msystacinus, Myotis
nattereri, Myotis
bechsteinii, Myotis
emarginatus
X
CEN, SRCE-TVB
(Murin de
Beichstein)
Source : SRCE-TVB, consultations des acteurs
33 espèces représentant un enjeu régional sont présentes sur le territoire de la CAMVS. D’autres ont aussi un intérêt local.
Par conséquent, le territoire a une responsabilité pour :
- 1 habitat naturel (prairie de fauche),
- 8 espèces floristiques,
- 12 insectes,
- 3 poissons,
- 1 amphibien,
- 1 reptile,
- 13 oiseaux,
- l’ensemble des chauves-souris présentes sur le territoire.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 145
IV.2.2 Les réservoirs de biodiversité
Les réservoirs de biodiversité correspondent à des espaces de fort intérêt en raison de leurs caractéristiques écologiques et/ou de leur diversité biologique.
Le nom des réservoirs, leur intérêt, les espèces à enjeux connues sur ces derniers sont présentés en Erreur ! Source du renvoi introuvable..
IV.2.2.1 Les réservoirs de biodiversité
régionaux
La première étape de l’actualisation du schéma de la TVB de l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre a consisté à repérer les réservoirs de biodiversité décrits par le SRCE-TVB et présents sur le territoire.
Ces réservoirs de biodiversité d’intérêt régional occupent une surface de 9 336 ha soit près de 25 % du territoire de la CAMVS. La sous-trame forestière représente près de la moitié surfacique de ces réservoirs (4 614 ha).
Tableau 29. Caractéristiques des réservoirs de biodiversité régionaux présents sur le territoire de la CAMVS
Typologie des sous-
trames
Occupation
spatiale Caractéristiques Espèces visées
Sous-trame forestière 4 614 ha
Présents sur les limites
administratives de
l’agglomération, séparés ainsi par
les zones urbaines ou encore par
des espaces de grandes cultures.
Une partie du massif forestier de
la Lanière et de la forêt de Mormal
compose ces réservoirs de
biodiversité forestiers.
Cigogne noire
Grande cuscute
Prairies/bocage 554 ha
A l’est et au nord du territoire,
dans les vallées alternant entre
milieux prairiaux et haies
bocagères (vallée de l’Helpe ou
encore les hautes vallées de la
Solre et de la Thure)
Pies-grièches
écorcheur et grise
Milieux humides 1 169 ha
Essentiellement présentes aux
abords de la Sambre et de ses
affluents, traversant de part en
part le territoire
Sterne pierregarin,
Râle des genêts
Stellaire des marais
Terrils et autres milieux
anthropiques
15 ha Présent au nord-est du territoire -
Autres milieux* Environ 3 000 ha Surtout situés en périphérie des réservoirs régionaux forestiers
-
* Réservoirs de biodiversité régionaux dont la mosaïque de milieux est difficilement individualisable ou bien incluant des zones tampons appartenant à la matrice agricole. C’est le cas, par exemple, des complexes d’habitat comme les ensembles prairies-bocage-cultures, milieux humides-cultures ou encore forêts-cultures.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 146
IV.2.2.2 Les réservoirs de biodiversité
d’intérêt local
L’actualisation du schéma TVB de la CAMVS doit aller au-delà de la prise en compte des réservoirs de biodiversité d’intérêt régional sur son territoire eu égard à sa responsabilité propre, complémentaire à ce qui est attendu à l’échelle supérieure. Sur un plan scientifique, cela est justifié par l’approche à une échelle plus fine, qui justifie non seulement de préciser les contours issus de la lecture régionale mais aussi de compléter par une appréhension des enjeux territoriaux. L’actualisation doit aussi permettre la définition de réservoirs de biodiversité dont l’intérêt est essentiellement local et dont la préservation est tout aussi importante que pour ceux d’intérêt régional.
A noter que la démarche pourra être encore affinée à l’échelle de la commune, voire d’une exploitation agricole, etc. tissant au final un réseau dense associant réservoirs de biodiversité et corridors.
Tableau 30. Caractéristiques des réservoirs de biodiversité d’intérêt local du territoire de la CAMVS
Nombre de réservoirs
de biodiversité
d’intérêt local
(par sous-trame)
17 réservoirs d’intérêt local dont ;
- 3 de la sous-trame forestière, soit 151 ha
- 6 de la sous-trame milieux humides, soit 70 ha
- 1 de la sous-trame autres milieux (gare)
- 1 de la sous-trame prairies/bocage, soit 120 ha
- 1 de la sous-trame milieux humides/prairies et/ou bocage
- 5 de la sous-trame milieux humides/forêts
Surface totale 443 ha soit un peu plus de 1,3 % du territoire de la CAMVS
Justification des
réservoirs de
biodiversité d’intérêt
local
6 réservoirs d’intérêt local identifiés pour leur intérêt floristique
6 réservoirs d’intérêt local identifiés pour leur intérêt faunistique dont 3 pour la présence de gîtes de chauves-souris (présence de plusieurs espèces telles que l’Oreillard roux, le Murin de Daubenton, à moustaches, de Beichstein et de Natterer)
3 réservoirs d’intérêt local identifiés pour leur intérêt floristique et faunistique
2 réservoirs d’intérêt local identifiés pour leurs milieux particuliers (carrière, zone humide,…)
La représentation des cinq réservoirs de biodiversité d’intérêt local appartenant à la sous-trame prairies et/ou bocage (120 ha) est très importante en raison de la rareté des réservoirs d’intérêt régional pour cette sous-trame. Ces réservoirs permettent la préservation de plusieurs espèces d’orthoptères, de lépidoptères mais aussi d’oiseaux ou d’espèces végétales. Il conviendra donc de relier ces espaces entre eux mais aussi, dans la mesure du possible, à des corridors d’intérêt régional afin de favoriser le maintien de l’intérêt local de ces réservoirs.
Il est à noter que certains espaces ont été identifiés d’intérêt local mais sont déjà inclus dans un réservoir de biodiversité régional.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 147
Les cœurs de nature du PPTV de 2007
L’identification des réservoirs de biodiversité d’intérêt local s’appuie seulement sur la méthodologie basée sur des critères écologiques (cf. IV.1.1.5). Par conséquent, comme cité dans la partie méthodologique, les cœurs de nature identifiés dans le PPTV de 2007, et non inclus dans un réservoir de biodiversité du SRCE-TVB, n’ont pas été considérés comme des réservoirs d’intérêt local. La méthode employée a quand même fait ressortir des réservoirs d’intérêt local qui étaient aussi identifiés, totalement ou en partie, comme des cœurs de nature dans le PPTV : les prairies et carrières de Ferrière-la-Grande (site B46), la vallée de la Solre et Quiévelon (site B47) et le Fond de Cousolre (site B49). Cependant, la méthodologie utilisée conduit à l’exclusion de certains sites identifiés en 2007 du scénario de référence de la TVB, comme les prairies de Maubeuge (site B33 dans le PPTV de 2007) sur la commune de Louvroil. Pour information, le PPTV de 2007 souligne que, malgré un intérêt écologique limité, ces prairies peuvent servir de base de travail pour la recréation de corridors écologiques.
Les cœurs de nature aujourd’hui exclus du scénario de référence, soit par un manque de données écologiques, soit par un intérêt écologique local non reconnu, pourront faire l’objet de prospections spécifiques afin d’analyser leurs potentialités écologiques (comme mentionné dans la partie concernant l’évaluation du PPTV) au travers du plan d’actions.
La carte suivante présente une hiérarchisation des réservoirs de biodiversité du scénario de référence TVB du territoire de la CAMVS.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 148
Figure 35. Carte du niveau d’intérêt des réservoirs de biodiversité du scénario de référence Trame verte et bleue sur le territoire de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 149
IV.2.3 Les principaux corridors écologiques
Les corridors écologiques sont parfois difficiles à appréhender car ils ne correspondent pas toujours à une structure bien identifiée comme une rivière ou une haie. Par conséquent les corridors écologiques identifiés pour le scénario de référence sont les couloirs de déplacements potentiellement les plus fonctionnels pour la faune et la flore entre différents réservoirs de biodiversité.
IV.2.3.1 Les corridors écologiques régionaux
L’étape succédant à la définition des réservoirs de biodiversité d’intérêt régional et local, est l’identification des corridors écologiques d’intérêt régional sur le territoire de la CAMVS.
Ces corridors relient l’ensemble des réservoirs de biodiversité d’intérêt régional présents sur le territoire de la CAMVS hormis quelques espaces appartenant à la sous-trame « autres milieux » et dont aucun corridor écologique régional n’a été défini.
Quatre sous-trames accueillent des corridors écologiques sur le territoire de la Communauté d’agglomération :
- la sous-trame forestière dont les corridors relient les massifs forestiers présents en partie sur le territoire ;
- la sous-trame des milieux humides dont les corridors sont représentés par des prairies et boisements humides,… Il est important de rappeler que les réservoirs de biodiversité de cette sous-trame sont surtout présents aux abords de la Sambre et de ses affluents.
- La sous-trame aquatique avec la Sambre comme corridor écologique d’intérêt régional ;
- La dernière sous-trame identifiée est celle des milieux prairiaux. Les corridors sont assez conséquents au sud-ouest et au nord du territoire en raison de la faible présence de réservoirs de biodiversité régionaux pour cette sous-trame. En revanche, la proximité des réservoirs à l’est du territoire augmente le nombre de corridors écologiques sur cette partie de la CAMVS.
L’actualisation a consisté à une identification des corridors écologiques à une échelle de 1/25 000. Cela a amené à modifier le tracé de certains corridors écologiques d’intérêt régional afin qu’ils soient en cohérence avec l’occupation du sol suite à l’analyse de cette dernière et à la photo- interprétation. Cette approche justifie la définition de plusieurs corridors à l’échelle de la CAMVS correspondant à un corridor régional identifié dans le SRCE-TVB.
A souligner également que certains cœurs de nature du PPTV 2007, non inclus dans un réservoir de biodiversité du scénario de référence, sont traversés par un corridor d’intérêt régional à l’instar du site B43 « enclaves prairiales de Rousies » où sont présents un corridor écologique de la sous-trame des milieux humides.
IV.2.3.2 Les corridors écologiques d’intérêt
local
Certains réservoirs de biodiversité d’intérêt local sont proches des corridors de biodiversité d’intérêt régional. Le travail d’actualisation a donc consisté, avant de définir des corridors d’intérêt local, d’ajuster les tracés de corridors régionaux afin qu’ils puissent effectivement relier les réservoirs de biodiversité locaux.
Ensuite, de nouveaux corridors, en s’appuyant sur une analyse de l’occupation des sols et de la photo-interprétation, ont été identifiés pour permettre de relier les réservoirs de biodiversité d’intérêt local lorsque les corridors d’intérêt régional ne suffisent pas. Ces nouveaux couloirs de déplacement sont considérés d’intérêt local.
Les corridors d’intérêt local concernent les sous-trames des milieux humides, des prairies et/ou bocage ainsi que la sous-trame forestière. Ces corridors permettent notamment de relier les réservoirs de biodiversité locaux appartenant à la sous-trame prairies et/ou bocage et situés dans laDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 150
partie sud-ouest du territoire aux réservoirs de biodiversité d’intérêt régional les plus proches localisés en limite sud du territoire.
L’identification des corridors écologiques permet de montrer que plusieurs réservoirs de biodiversité d’intérêt local sont traversés par des corridors d’intérêt régional. Ils peuvent donc servir d’espaces relais entre des réservoirs de biodiversité d’intérêt régional.
La carte suivante présente la hiérarchisation des composantes du scénario de référence TVB du territoire de la CAMVS. Ces composantes sont ensuite illustrées par sous-trame dans le scénario de référence TVB du territoire de la CAMVS.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 151
Figure 36. Carte du niveau d’intérêt des composantes du scénario de référence TVB de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 152
Figure 37. Carte du scénario de référence de la trame verte et bleue du territoire de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 153
IV.2.4 La fragmentation des milieux naturels et son impact
sur la biodiversité
Aujourd’hui la fragmentation des milieux est considérée comme l’une des causes majeures de l’érosion de la biodiversité. Elle se traduit par une diminution des surfaces des habitats et par l’augmentation des distances entre les habitats. La conséquence directe est l’isolement des populations animales et végétales dans des fragments d’habitats naturels de plus en plus restreints qui ne suffisent plus à satisfaire leurs différents besoins.
Au sein du territoire de la CAMVS, plusieurs éléments fragmentant sont identifiés. En premier lieu se trouve l’entité urbaine de Maubeuge et des communes limitrophes. Ces espaces artificialisés concentrés au centre du territoire ont pour conséquence de séparer les réservoirs de biodiversité les uns des autres et d’augmenter la difficulté de les connecter entre eux. Cette urbanisation se poursuit au nord-est et sud-est du territoire par le biais des infrastructures linéaires.
Celles-ci sont principalement représentées par la Nationale 2 (N2) qui sépare le territoire selon un axe nord-sud et les départementales D649 et D936 coupant la CAMVS sur un axe est-ouest. Ces infrastructures font partie des éléments les plus fragmentants du territoire.
L’agglomération Maubeuge Val de Sambre est aussi soumise à une forte pollution lumineuse induisant une perturbation non négligeable pour les espèces nocturnes. De même, d’autres activités humaines comme l’agriculture intensive participent à la dégradation d’habitats naturels et semi- naturels servant de corridors entre les réservoirs de biodiversité identifiés sur le territoire de la CAMVS. Cela a donc pour conséquence d’isoler ces derniers.
L’ensemble des cours d’eau de la CAMVS sont concernés par au moins un ouvrage hydraulique. Des actions ont toutefois été engagées récemment dans le cadre du SDAGE Artois-Picardie et du plan de gestion des poissons migrateurs (PLAGEPOMI) pour améliorer la libre circulation des poissons. La carte présentée après celle des « Principales occupations du sol fragmentant les milieux naturels du territoire de la CAMVS » illustrent les ouvrages hydrauliques présents sur le territoire. Néanmoins de nombreux ouvrages ne sont pas recensés. La Fédération Départementale de pêche du Nord a recensé les barrages infranchissables sur le territoire du département du Nord comme le montre l’illustration ci-dessous issue du PDPG 593. L’impact de ces barrages ne repose pas seulement sur l’entrave à la circulation piscicole mais prend aussi en compte principalement la perte de surfaces favorables à la Truite fario (accueil et reproduction).
3 PDPG : Plan départemental pour la protection du milieu aquatique et la gestion des ressources piscicolesDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 154
Figure 38. Carte des barrages infranchissables sur le territoire du Nord-Pas-de-Calais (source : PDPG 59)
Il est nécessaire de remarquer que la Sambre peut représenter une discontinuité naturelle pour certaines espèces animales au sein du territoire de la CAMVS.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 155
Figure 39. Carte des principales occupations du sol fragmentant le territoire de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 156
Figure 40. Carte des principaux ouvrages hydrauliques présents sur le territoire de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 157
LES ENJEUX ECOLOGIQUES DU TERRITOIRE : BILAN
Les types de milieux du territoire
Le territoire de la CAMVS s’insère dans deux éco-paysages : le Val de Sambre marqué par la vallée industrialisée de la Sambre et l’Avesnois au caractère bocager.
Plusieurs grands types de milieux composent la CAMVS.
Ces dernières années, on constate une diminution des prairies au profit des cultures et de l’urbanisation.
Les milieux naturels et semi-naturels rendent divers services : ressources alimentaires, énergétiques, diminution du risque d’inondation, maintien des sols, absorption du CO2, préservation du cadre de vie, etc. Cependant, les pollutions, la dégradation des habitats naturels, l’artificialisation des sols ou encore la canalisation des cours d’eau menacent les espèces animales et végétales qui vivent dans ces milieux
Les espèces à enjeux sur le territoire
33 espèces représentant un enjeu régional sont présentes sur le territoire de la CAMVS. D’autres ont aussi un intérêt local.
Par conséquent, le territoire accueille plusieurs espèces à enjeux :
- 1 habitat naturel (prairie de fauche),
- 8 espèces floristiques,
- 12 insectes,
- 3 poissons,
- 1 amphibien,
- 1 reptile,
- 13 oiseaux,
- l’ensemble des chauves-souris présentes sur le territoire.
Les continuités écologiques du territoire
Les réservoirs de biodiversité d’intérêt régional représentent 25% du territoire (9 336 ha). Ceux d’intérêt local, au nombre de 17, (non compris dans ceux d’intérêt régional) occupent 443 ha soit 1,3% du territoire. Des corridors, représentant les « couloirs » de déplacements potentiellement les plus fonctionnels pour la faune et la flore relient ces réservoirs.
Les éléments fragmentants sur le territoire
Plusieurs éléments fragmentent le paysage de la CAMVS : ouvrages hydrauliques, urbanisation, infrastructures linéaires, etc. Il conviendra dans la stratégie territoriale de croiser ces éléments avec les continuités écologiques pour évaluer la fonctionnalité de ces dernières.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 158
IV.3 Les outils de prise en compte du patrimoine
naturel au cœur de l’aménagement du territoire
IV.3.1 Les outils de reconnaissance de la biodiversité
Dans le but de mieux les protéger, les espaces naturels les plus remarquables de la CAMVS ont été couverts et délimités par différents zonages. Certains de ces zonages, dits de « protection », sont associés à des contraintes visant à protéger le patrimoine naturel qu’ils recèlent. Trois types de protections ont été utilisés : les protections réglementaires, la maîtrise foncière ou d’usage et les mesures contractuelles. D’autres zonages, n’ont, au contraire, aucune portée juridique. Ils visent simplement à porter à la connaissance du public l’intérêt écologique de sites naturels.
La carte présentée ci-après localise les différents zonages du patrimoine naturels existants sur le territoire de la CAMVS.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 159
Figure 41. Carte des zonages réglementaires et d'inventaires présents sur le territoire de la CAMVS (CG59, DREAL Nord-Pas-de-Calais)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 160
IV.3.1.1 Les espaces naturels protégés
réglementairement
Le territoire de la CAMVS comporte une réserve naturelle régionale, deux sites Natura 2000 et bénéficie d’un arrêté de protection de biotope.
Les réserves naturelles régionales
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE RECONNAISSANCE DU TERRITOIRE
LES RESERVES NATURELLES REGIONALES
Une réserve naturelle régionale est un outil réglementaire garantissant la préservation d’un site naturel à l’intérêt patrimonial fort pour la faune et la flore mais aussi le patrimoine géologique ou paléontologique (Art. L. 332-2 du Code de l’Environnement). Ce classement implique l’encadrement de certaines activités (agricoles, pastorales, forestières, exécution de travaux, constructions, circulation et stationnement,…). La chasse, la pêche et l’extraction de matériaux se poursuivent selon la réglementation en vigueur.
Tableau 31. Réserve naturelle régionale sur le territoire de la CAMVS
Nom de la réserve et code
Date de
classement
Superficie classée
(ha)
Pantegnies 01/06/2013 36,68
La région Nord – Pas-de-Calais s’est dotée d’un programme RNR ambitieux. L’objectif affiché par le Conseil Régional était de classer 5 nouvelles RNR par an à partir de 2008. Même si ce rythme n’a pu être tenu, de nombreuses RNR ont été créées depuis 2007 et plusieurs projets sont en cours de labellisation.
A travers cet outil, la région Nord-Pas-de-Calais se fixe plusieurs objectifs :
- protéger durablement les espaces naturels patrimoniaux les plus remarquables tant du point de vue de leur faune, de leur flore que de leur écosystème. La durée de classement des RNR en Nord – Pas-de-Calais est fixée à 10 ans, reconductible ;
- agir ensemble. Le classement d'un site en RNR est une démarche partagée et concertée. Il s'adresse prioritairement aux projets portés par des propriétaires publics ou privés volontaires ;
- valoriser le patrimoine naturel et lutter contre sa banalisation
- contribuer au développement écologique, économique et social du territoire
- éduquer à l'environnement et répondre à une demande sociale en matière de connaissances, de découvertes d'espaces naturels de qualité, d'écotourisme et d'aménité.
Les arrêtés préfectoraux de protection de biotope
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE RECONNAISSANCE DU TERRITOIRE
LES ARRETES PREFECTORAUX DE PROTECTION DE BIOTOPE
La protection d’un biotope est instituée par arrêté préfectoral. Ce statut de protection permet de prévenir la disparition des espèces rares ou fortement menacées (espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées) par la fixation de mesures de conservation des biotopes ou milieux naturels nécessaires à leur alimentation, à leur reproduction, à leur repos ou à leur survie. Ces biotopes peuvent être constitués par des mares, des marais, des haies, des bosquets, des pelouses ou par toutes autres formations naturelles peu exploitées par l'homme.
Un arrêté de protection de biotope peut également avoir pour objet l'interdiction de toute action portant atteinte de manière indistincte à l'équilibre biologique des milieux et notamment l'écobuage, le brûlage, le broyage des végétaux, la destruction des talus et des haies, l'épandage de produits antiparasitaires.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 161
Tableau 32. Arrêtés de protection de biotope sur le territoire de la CAMVS
Nom de l’APPB et code Date de classement Superficie du site Communes concernées
Massif forestier de la lanière FR3800773 22/04/2010 900 ha Feignies Vieux- Maisnil
Cet arrêté a pour objectif de protéger l’une des plantes les plus rares de la flore française : la Gagée à spathe (Gagea spathacea), ainsi que d’autres plantes protégées et menacées au niveau régional, en particulier le Cresson doré (Chrysosplenium alternifolium), la Stellaire des bois (Stellaria nemorum), la Laiche allongée (Carex elongata).
Les sites du réseau Natura 2000
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE RECONNAISSANCE DU TERRITOIRE
LES SITES DU RESEAU NATURA 2000
Natura 2000 est un réseau européen de sites naturels identifiés pour la rareté ou la spécificité de certains habitats ou espèces animales et végétales. L’objectif de ce réseau est de maintenir ou rétablir les qualités biologique et écologique de ces sites et de les valoriser. Ainsi, un projet touchant un site Natura 2000 ne peut être autorisé que si l'évaluation des incidences démontre que les enjeux de conservation du site ne sont pas menacés.
Le territoire de la CAMVS est concerné par deux sites Natura 2000 :
Tableau 33. Sites Natura 2000
Nom du site et code
Date du site
enregistré
comme SIC
Superficie
Forêts de Mormal et de Bois l'Evêque, Bois de la Lanière et Plaine
alluviale de la Sambre FR3100509 26/01/2013 987 ha Hautes Vallées de la Solre, de la Thure, de la Hante et leurs
versants boisés et bocagers FR3100512 26/01/2013 241 ha
IV.3.1.2 Les espaces naturels préservés par
maîtrise foncière
Les sites du Conservatoire des Espaces Naturels Nord-Pas-de-Calais (CEN)
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE RECONNAISSANCE DU TERRITOIRE
LES SITES DU CONSERVATOIRE DES ESPACES NATURELS NORD-PAS-DE-CALAIS
Association à but non lucratif créée en 1994, le Conservatoire d'espaces naturels agit, en partenariat avec les acteurs locaux, les collectivités, les administrations et les associations, pour la préservation, la gestion et la mise en valeur du patrimoine naturel régional.
Afin d'assurer une protection pérenne des espaces naturels, le Conservatoire a recours à la maîtrise foncière (acquisition et bail emphytéotique) et à la maîtrise d'usage (location et convention de gestion). Cette méthode permet aussi l'application, dans de bonnes conditions, des plans de gestion. En Nord – Pas-de-Calais, 68 sites couvrant au total 1517 hectares sont déjà protégés et gérés par le Conservatoire d'espaces naturels. Les sites acquis et gérés par le CEN recèlent une extraordinaire biodiversité puisque plus de la moitié de la faune et de la flore régionale y est désormais sauvegardé.
Six sites sont actuellement gérés par le CEN sur le territoire de la CAMVS :Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 162
Tableau 34. Sites gérés par le CEN sur le territoire de la CAMVS
Nom du site Intérêts Superficie des sites Maîtrise foncière
RNR de Pantegnies
(co-gestion avec la
CAMVS)
Etape migratoire pour de nombreuses espèces. Nidification
des Hirondelles de rivage sur le terril et ses falaises. On
trouve sur le site des espèces comme le Triton crêté et le
Myosotis des forêts.
37 ha
Propriétaire : CAMVS
Souterrains du fort
de Leveau (Feignies)
Refuge d’hibernation pour sept espèces dont, l'oreillard
roux, le murin de Daubenton, le murin à moustaches et le
murin de Natterer.
8ha25a
Propriété de la ville de
Feignies sur laquelle il se
situe
Gites à chiroptères
Remparts de
Maubeuge
Protection de sites d’hibernation sur les sites de a prison
blanche et de la Casemate des Cantuaines.
Propriété de la Ville de
Maubeuge
Fort de Cerfontaine
(Colleret)
Le fort de Cerfontaine sur la commune de Colleret fait
office de gîte à chauves-souris et accueille plusieurs
espèces menacées et rares en région Nord-Pas-de-Calais
(8 espèces au total).
2,6 ha – Propriété de l’ONF
Gites à Chiroptères
d’Obrechies - -
Carrière de
l’Horipette
(Bachant)
L’exploitation du site est à l’origine d’un environnement
pionner qui a profité, à l’arrêt de cette dernière, d’une
tranquillité favorable à l'installation d'habitats et d'espèces
originales voire rares comme le Hibou Grand-Duc, présent
sur le site depuis deux ans.
22 ha
Propriété de la CAMVS
Source : Rapport d’activités du CEN
Les Espaces Naturels Sensibles (ENS)
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE RECONNAISSANCE DU TERRITOIRE
LES ESPACES NATURELS SENSIBLES
Les espaces naturels sensibles sont des espaces de nature ayant un intérêt pour la biodiversité mais aussi en termes de fonctionnalité qu’elle soit sociale, récréative ou en matière de préservation du paysage. Les départements sont en charge de la politique des ENS. Son action consiste à se rendre acquéreur de propriétés répondant aux critères des ENS. Cette acquisition se fait de manière amiable ou par voie de préemption.
Suite à l’acquisition, les sites font l’objet d’inventaires faunistiques et floristiques et sont aménagés pour être ouverts au public si leur taille le permet.
Ces sites s’intègrent au réseau de la trame verte et bleue de par leur caractère écologique mais aussi de par leur fonction d’accessibilité au public. Ils permettent une découverte des espaces naturels du territoire.
Au sein du territoire de la CAMVS, cinq espaces naturels sensibles (regroupés en plusieurs propriétés) acquis par le Conseil Général sont présents. Ils occupent une surface d’un peu plus de 44 ha.
Tableau 35. Espaces Naturels Sensibles présent sur le territoire de la CAMVS
Nom de l’ENS Commune concernée Emprise du site sur la CAMVS
Marais d’Aymeries Aulnoye-Aymeries 2,19 ha
Les prés Preuvost Aulnoye-Aymeries 9,16 haDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 163
Les prés Leval 9,56 ha
Prairies de la Vaqueresse Rousies 4,83 ha
Voie verte de l’Avesnois Ferrière-la-Grande, Ferrière-la- Petite, Obrechies 10,05 ha
Emprise totale des ENS sur le territoire de la CAMVS 44,41 ha
Source : CG 59
Le parc naturel régional
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE RECONNAISSANCE DU TERRITOIRE
LES PARCS NATURELS REGIONAUX
Les parcs naturels régionaux sont créés pour préserver et mettre en valeur de grands espaces ruraux habités dont les paysages, les milieux naturels et le patrimoine culturel sont de grande qualité mais dont l’équilibre est fragile. Chaque PNR s’organise autour d’un projet concerté de développement durable inscrit dans une charte de parc. Ce projet de développement vise en particulier la protection et la valorisation du patrimoine naturel et culturel du territoire.
Le PNR de l’Avesnois regroupe 129 communes regroupant 131 000 habitants sur une superficie de 125 000 hectares. Dix-huit des 42 communes du territoire de la CAMVS sont comprises dans ce périmètre.
Tableau 36. Parc naturel régional sur le territoire de la CAMVS
Nom et identifiant Décret du
Surface du parc comprise sur le
territoire de la CAMVS
Parc Naturel Régional de l'Avesnois FR8000036 13/03/1998 16 683 ha
Source SRCE-TVB – Cahier technique
Les documents de planification des collectivités et de leurs groupements doivent être compatibles avec la charte du PNR. Or celle du PNR de l’Avesnois identifie les principales continuités écologiques de son territoire en hiérarchisant les corridors écologiques à conforter et ceux à restaurer comme le montre l’illustration suivante. Le nouveau schéma directeur de la CAMVS devra donc être compatible y incluant ces continuités écologiques dans sa TVB répondant ainsi à la première ambition de la charte : un territoire « réservoir » de la biodiversité régionale.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 164
Figure 42. Les continuités écologiques identifiées dans le PNR de l’Avesnois (source : PNR de l’Avesnois)
Bilan des mesures de protection et perspectives
En dehors du Parc naturel régional, le total des surfaces protégées est donc de :
Tableau 37. Surfaces des sites protégés comprises sur le territoire de la CAMVS
Type de protection Surface (ha)
Réserves naturelles régionales 37 Arrêté préfectoral de protection de biotope 121 Sites Natura 2000 90
Sites du Conservatoire des Espaces Naturels (maîtrise foncière) 33
Espaces Naturels Sensibles (maîtrise foncière) 44
Total des surfaces comprises dans le territoire de la CAMVS 298
Près de 0,88 % de la surface du territoire de la CAMVS (33 789 ha) est concerné par au moins une mesure de protection ou de gestion (hors PNR), contre 3,76 % pour la région Nord-Pas-de-Calais et 15,16% au plan national.
Au vu des menaces pesant sur la biodiversité sur le territoire, un des enjeux de la trame verte est bleue pourrait être d’étendre les surfaces en protection forte afin de mieux préserver les espaces naturels les plus intéressants, de les élargir ou d’en créer de nouveau au titre des continuités écologiques.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 165
IV.3.1.3 Les espaces naturels inventoriés et
labellisés
Les zonages d’inventaires identifient des secteurs représentant un certain intérêt patrimonial sur le plan écologique. Leur définition s’appuie sur la présence d’espèces animales et végétales au statut particulier.
Il existe différents types de zonages d’inventaires. Les Zones d’Importance pour la Conservation des oiseaux (ZICO), par exemple, un inventaire réalisé dans le cadre de Natura 2000 et les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique. Sur le territoire de la CAMVS, seules des ZNIEFF sont recensées.
Les zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE RECONNAISSANCE DU TERRITOIRE
LES ZONES NATURELLES D’INTERET ECOLOGIQUE, FAUNISTIQUE ET FLORISTIQUE
L’inventaire des ZNIEFF a pour objectif d’identifier et de décrire des secteurs présentant un fort intérêt biologique et un bon état de conservation. Initiée en 2006, l’actualisation des ZNIEFF s’est appuyée sur des campagnes d’inventaires de terrain et une méthodologie validée par le Conseil Scientifique Régional de Protection de la Nature (CSRPN). Les ZNIEFF ont vocation à être un outil de connaissance des espaces naturels et de leurs richesses écologiques. A ce titre, aucune réglementation opposable aux tiers n’y est associée. Elles permettent une meilleure prévision des incidences des aménagements et des nécessités de protection de certains espaces fragiles.
Deux types de ZNIEFF sont distinguées:
- les zones de type I, secteurs d'une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d'espèces, d'associations d'espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional.
- les zones de type II, grands ensembles naturels (massif forestier, vallée, plateau, estuaire, etc.) riches et peu modifiés, ou qui offrent des potentialités biologiques importantes.
A noter que les ZNIEFF du Nord-Pas-de-Calais ont fait l’objet d’une modernisation en 2011.
Quatorze ZNIEFF de type I sont présentes sur le territoire de la CAMVS. La surface cumulée de ces dernières comprises sur le territoire est de 9 163 ha, soit plus de 25% du territoire. Concernant les ZNIEFF de type II, elles sont au nombre de trois et occupent 6 370 ha du territoire de l’Agglomération de Maubeuge Val de Sambre, soit près de 20% de la superficie de cette dernière.
Tableau 38. ZNIEFF de type 1 modernisées
Nom du site Identifiant national Code régional Superficie comprises sur le territoire de la CAMVS
La forêt domaniale de Mormal et ses lisières 310007223 002-01 1803 ha
Prairies humides d'Aymeries 310014127 081-05 834 ha Basse vallée de la Sambre entre l'Helpe Mineure et
les étangs de Leval 310009336 081-02 365 ha Bois de Branleux et bois de Jeumont 310009341 84 622 ha Bois de la Haute Lanière, bois Hoyaux et bois du
Fay 310013363 82 1718 ha Complexe bocager et couronne boisée de Dourlers,
St-Aubin et Floursies 310013684 83 954 ha Haute Vallée de la Solre et ruisseau de l'Ecrevisse 310014140 076-11 69 ha Prairies humides de Rousies 310014130 174 59 ha Prairies humides du Boussois 310014129 173 79 ha Vallée de l'Escriere entre Recquignies et Colleret
(Grand Bois, Bois des Foyaux, Bois d'Ostergnies...) 310013362 78 963 haDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 166
Tableau 38. ZNIEFF de type 1 modernisées
Nom du site Identifiant national Code régional Superficie comprises sur le territoire de la CAMVS
Vallée de l'Helpe Majeure entre Ramousies et
Noyelles-sur-Sambre 310013732 86 78 ha Haute vallées de la Thure et ses versants boisés 310009338 076-12 882 ha Vallée de la Hante entre le bois de la Petite
Comagne et le bois de Beumont 310009339 77 537 ha Vallée de la Trouille de Villers-Sire Nicole à Vieux-
rang 310013772 165 200 ha Total 9163 ha
Source SRCE-TVB – Cahier technique
Tableau 39. ZNIEFF de type 2 modernisées
Nom du site Identifiant national Code régional Superficie comprise sur le territoire de la CAMVS
Complexe écologique de la forêt de Mormal et
des zones bocagères associées 310013702 2 1892 ha Complexe écologique de la Fagne forestière 310013726 76 2594 ha Plaine alluviale de la Sambre en amont de
Bachant 310030102 81 1884 ha Total 6 370 ha
Source SRCE-TVB – Cahier technique
La surface totale cumulée des ZNIEFF de type I et II est de 11 758 ha soit près de 35% du territoire. Ce calcul de surface prend en compte les superpositions de zonage qu’il existe entre les ZNIEFF de type I et de type II.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 167
IV.3.3 Les outils de planification
IV.3.3.1 Le Schéma Régional de Cohérence
Ecologique – Trame Verte et Bleue
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE PLANIFICATION
LE SCHEMA REGIONAL DE COHERENCE ECOLOGIQUE
Le Schéma Régional de Cohérence écologique TVB du Nord-Pas-de-Calais (SRCE-TVB) approuvé en juillet 2014 décline au niveau régional les enjeux définis par les orientations nationales (ON) pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques. Ces orientations ont été adoptées par décret en Conseil d’Etat.
Par conséquent, le SRCE-TVB se compose, entre autres, d’un diagnostic du territoire et d’une présentation des enjeux relatifs à la préservation et à la remise en bon état des continuités écologiques à l’échelle régionale. Il présente aussi les éléments (réservoirs de biodiversité, corridors écologiques) constituant la trame verte et bleue régionale. Il définit également un plan d’actions stratégique destiné à accompagner les communes concernées par le SRCE-TVB dans la mise en œuvre des continuités écologiques.
Ce schéma oblige l’Etat, les collectivités et leurs groupements à prendre en compte les continuités écologiques d’intérêt régional au travers leur documents de planification (SCoT, PLU, charte de PNR,…) et projets. Cette prise en compte demande aux personnes publiques concernées (collectivités,…) de préciser les mesures destinées à éviter, réduire et compenser les atteintes aux continuités écologiques qu’ils sont susceptibles d’entraîner après s’être assurer de l’impact qu’aura leur document de planification ou leur projet sur les continuités écologiques régionales. La notion de prise en compte est importante. Elle permet à une collectivité de pouvoir s’écarter des objectifs du SRCE-TVB si elle peut le justifier par un motif d’intérêt général.
Les continuités écologiques représentent près de 28 % du territoire de la CAMVS pour une surface totale de 9 336 ha (surface des réservoirs de biodiversité compris dans le périmètre de la CAMVS). Au plan régional, elles se décomposent en dix sous-trames différentes. Six d’entre elles sont présentes sur le territoire de la CAMVS :
Tableau 40. Sous-trame du SRCE-TVB présentes sur le territoire de la CAMVS
Nom de la sous-trame Surface au sein de la CAMVS (réservoir de biodiversité)
Forêts 4 614 ha Prairies/bocage 554 ha Milieux humides 1 169 ha Terrils et autres milieux anthropiques 15 ha Autres milieux 2 984 ha Cours d’eau - Total des surfaces 9 336 ha
Source : SRCE - TVB
Le SRCE-TVB est précisé dans la carte suivante à l’échelle du territoire de la CAMVS.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 168
Figure 43. Le SRCE-TVB à l’échelle du territoire de la CAMVS (Source : SRCE-TVB)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 169
IV.3.3.2 Les documents d’urbanismes existants
sur le territoire la CAMVS
Le Schéma de Cohérence Territorial Sambre-Avesnois (SCoT)
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE PLANIFICATION
LE SCHEMA DE COHERENCE TERRITORIAL
Le SCoT est un document d’urbanisme. Il exprime un projet de territoire en fixant des orientations sur l’organisation des espaces urbanisés, naturels et agricoles d’un territoire. Il se doit d’atteindre des objectifs quantitatifs et qualitatifs faisant de lui un document stratégique de planification.
Ce schéma doit répondre à trois grands principes qui sont :
- Le principe d’équilibre d’après une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, agricoles, ruraux et urbains ;
- Le principe de développement durable ;
- Le principe de diversité des fonctions et de mixité sociale.
Le SCoT se compose d’un rapport de présentation, d’un Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) fixant les grands enjeux et objectifs du territoire et d’un Document d’Orientations et d’Objectif faisant office de règlement.
Le 27 mars 2007 a été créé le syndicat mixte du SCoT Sambre-Avesnois, structure porteuse du SCoT. Le périmètre de ce dernier comprend près de 150 communes dont la totalité de la CAMVS et environ 250 000 habitants.
La CAMVS doit prendre en compte la TVB dessinée à l’échelle du SCoT Sambre-Avesnois. Cette dernière s’appuie largement sur celle établie par le SRCE-TVB.
Le SCoT Sambre-Avesnois a été arrêté le 22 juillet 2013 (il n’est pas approuvé). Il est opposable aux Plans Locaux d’Urbanisme. Un de ses grands axes est « Valoriser l’environnement et prendre soin du cadre de vie ». Ce dernier regroupe divers objectifs :
- Maintenir la biodiversité, protéger et retrouver, si nécessaire, les continuités écologiques,
- Limiter l’artificialisation des sols
- Rechercher un bon équilibre entre les usages des milieux naturels
- Préserver, protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel,
- Préserver la ressource en eau,
- Etc.
Le schéma directeur TVB de la CAMVS devra être plus ambitieux que les objectifs susmentionnés dans le SCoT Sambre-Avesnois, notamment en proposant des objectifs quantifiables et qualifiables.
Les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU)
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE PLANIFICATION
LE PLAN LOCAL D’URBANISME (INTERCOMMUNAL)
Le PLU est également un document d’urbanisme établi à l’échelle d’une commune ou d’un EPCI. Il permet de construire un projet d’urbanisme et d’aménagement sur le territoire communal (ou intercommunal) et en établit les règles générales d’utilisation du sol.
Ce document d’urbanisme se compose d’un rapport de présentation, d’un PADD définissant les orientations générales d’aménagement, d’Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP), d’un règlement et d’annexes.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 170
A ce jour, vingt-deux PLU sont approuvés sur le territoire de la CAMVS. Quatre sont en cours d’élaboration. Huit communes sont en PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal).
Source : CAMVS, ADUS
Les PLU doivent prendre en compte le schéma TVB proposé par la CAMVS selon le principe de la hiérarchie des normes. Le PLU constitue un document majeur pour la trame verte et bleue locale car il définit des règles d’usage à l’échelle de la parcelle. Il représente donc un outil de choix pour la mise en place et la définition stratégique de la trame verte et bleue de la Communauté d’Agglomération de Maubeuge-Val de Sambre.
IV.3.3.3 le SDAGE Artois-Picardie, le SAGE de
la Sambre et le SAGE Escaut
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Artois-Picardie (SDAGE)
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE PLANIFICATION
LE SCHEMA DIRECTEUR D’AMENAGEMENT ET DE GESTION DES EAUX
Le SDAGE identifie les cours d’eau, partie de cours d’eau ou les canaux occupant un rôle de réservoir biologique. A l’issue de quoi, le préfet coordonnateur de bassin établit une liste des cours d’eau sur lesquels les nouveaux ouvrages constituant un obstacle à la continuité écologique ne pourront être acceptés. Le SDAGE s’articule avec le SRCE-TVB. Il doit le prendre en compte et réciproquement.
Le SDAGE Artois-Picardie, adopté le 16 octobre 2009, est un document de planification destiné à encadrer les choix à encadrer les activités et aménagements des acteurs du bassin versant concerné. Il répond à la Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE) du 23 octobre 2000. Le SDAGE fixent des objectifs pour la période 2010-2015 concernant la qualité et la quantité des eaux de surfaces ou encore souterraines ainsi que des orientations telles que la gestion et la protection des milieux aquatiques.
Ce document a plusieurs objectifs en faveur des continuités écologiques :
- le bon état chimique des cours d’eau,
- le bon état écologique des cours d’eau,
- le bon potentiel écologique des cours d’eau,
- définition des zones protégées,
- etc.
Les autres objectifs (surveillance de la qualité des eaux brutes captées, réduction des substances prioritaires et suppression des substances dangereuses prioritaires, etc.) ont un effet induit sur la fonctionnalité des continuités aquatiques en agissant sur l’amélioration des masses d’eau du territoire.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 171
Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE)
POUR EN SAVOIR PLUS : LES OUTILS DE PLANIFICATION
LE SCHEMA D’AMENAGEMENT ET DE GESTION DES EAUX
Le SAGE est un outil stratégique de planification définit à l’échelle d’un bassin versant d’un cours d’eau principal et de ses affluents. Sur ce périmètre, Il veille à la préservation des milieux aquatiques en encadrant les activités et l’utilisation des ressources naturelles. Il doit permettre d’atteindre les objectifs imposés par la Directive Cadre sur l’Eau (atteinte du bon état écologique et chimique des cours d’eau d’ici 2015, avec possibilité de dérogations pour 2021 et 2027). Pour cela, il se compose d’un Plan d’Aménagement et de Gestion Durable de la Ressource en eau et des milieux aquatiques (PAGD) définissant les objectifs, leurs conditions de réalisation ainsi qu’un règlement. Au PAGD s’ajoute un atlas cartographique, un rapport environnemental évaluant les effets du SAGE sur l’environnement et d’un rapport de présentation à destination du grand public. Les décisions prises par les collectivités et l’Etat doivent être compatibles avec les objectifs et les orientations du SAGE.
Deux SAGE couvre le territoire de la CAMVS. Le premier, le SAGE Sambre, fut approuvé le 21 septembre 2012. Il occupe une superficie de 1 254 km² et concerne 122 communes dont 36 sur le territoire de la CAMVS. La structure porteuse du document est le Parc Naturel Régional de l’Avesnois. Ce document de gestion des eaux revêt un intérêt particulier pour l’identification de la trame verte et bleue à l’échelle de la CAMVS. En effet, le SAGE Sambre mentionne la nécessité de préserver la continuité latérale et longitudinale du lit majeur des cours d’eau. A ce titre, il identifie les zones humides qui devront être reprises dans les documents d’urbanisme. Il évoque également l’importance de la préservation et restauration de la fonctionnalité des écosystèmes aquatiques notamment en ce qui concerne la ripisylve. Des dispositions auxquelles les documents émis par les collectivités devront être compatibles.
La reconquête de la qualité de l’eau, la préservation durable des milieux aquatiques ou encore la maîtrise des risques d’inondation et d’érosion sont des enjeux du SAGE de la Sambre. Certains des objectifs définis pour répondre à ces derniers sont en lien avec la Trame verte et bleue comme :
- la préservation et/ou la restauration de la qualité des cours d’eau et des milieux aquatiques,
- la restauration de la fonctionnalité biologique et hydraulique des cours d’eau et des milieux aquatiques associés,
- la restauration, le maintien et/ou l’amélioration de la biodiversité et de la fonctionnalité biologique des cours d’eau et des milieux aquatiques,
- la restauration des continuités hydrauliques et sédimentaires des cours d’eau,
- la reproduction piscicole naturelle,
- la préservation, la restauration et/ou le maintien de la fonctionnalité des milieux aquatiques, notamment les zones humides.
Le second SAGE, le SAGE Escaut est en cours d’élaboration. Il concerne un territoire de 2 005 km² regroupant 248 communes dont 6 communes de la CAMVS (Bersillies, Bettignies, Gognies-Chaussée, Mairieux, Vieux-reng et Villers-Sire-Nicole).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 172
Figure 44. Carte des SAGE présents sur le territoire de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 173
IV.3.4 Les outils de gestion
Il existe plusieurs outils de gestion en faveur de la mise en œuvre de la trame verte et bleue. Certains d’entre eux sont associés à des zonages règlementaires. C’est le cas, par exemple, des plans de gestion des RNR.
Tableau 41. Les outils de gestion en faveur de la mise en œuvre de la TVB
Nom de l’outil Description de l’outil Intérêts de l’outil pour la TVB
Mesures agro-
environnementales
territorialisées (MAEt) et
Mesures
agroenvironnementales
et climatiques (en cours)
Mises en place dans le cadre de la
Politique Agricole Commune (PAC).
Contrat signés entre l’Etat et un
agriculteur pour une durée de 5 ans.
Rémunération en échange de
bonnes pratiques agricoles pour
l’environnement adaptées aux
enjeux locaux
Permet de maintenir des continuités
écologiques et d’y engager une
gestion adaptée (entretien de haies,
d’arbres isolés, entretien de mares,
de fossés, de ripisylves, de talus
enherbés, remise en herbe de
parcelles cultivées,…)
Bail rural à clauses
environnementales
Bail rural avec l’intégration de
clauses demandant le respect de
pratiques environnementales. Est
restreint à certains zonages et
périmètres
Les clauses choisies permettent
d’engager une gestion adaptée en
faveur de la création, restauration
ou maintien des continuités
écologiques (non retournement des
prairies, diversification de
l’assolement, interdiction de
produits phytosanitaires,…)
Bail emphytéotique
Biens immobiliers à usage industriel
ou commercial, agricole ou
d’habitation
Permet de maîtriser les terrains
publics situés sur des continuités
écologiques ou encore de maintenir
et entretenir l’existant.
Contrat Natura 2000*
Démarche contractuelle engageant
un ensemble d’actions favorables à
la conservation et/ou au
rétablissement des habitats
naturels, des habitats d’espèces et
des espèces ayant justifié la création
du site Natura 2000
Permet le financement de travaux
(gestion pastorale des milieux,
restauration de forêt alluviale,…)
évitant un surcoût liés à l’entretien
et la restauration des milieux
naturels aux propriétaires privés et
non privés.
Charte Natura 2000*
Démarche volontaire et
contractuelle répondant aux
objectifs de conservation des
habitats naturels et des espèces
définis par le Document d’Objectifs
(DOCOB) d’un site Natura 2000
Outil d’adhésion contribuant à la
conservation des habitats naturels,
des habitats d’espèces et des
espèces d’un site Natura 2000
Convention de gestion
Délégation de l’entretien d’un site
par un propriétaire à un
gestionnaire (association locale,…)
dans l’objectif que la structure
engage une gestion adaptée aux
enjeux écologiques
Ces outils sont favorables au
maintien et à l’entretien des
continuités écologiques en
proposant une gestion adaptée
notamment par la rédaction de
clauses. Convention d’occupation
précaire
S’adresse à un propriétaire voulant
déléguer l’entretien d’un site à un
gestionnaire désirant en assurer la
maîtrise d’usage sans pour autant
en assurer la maîtrise foncièreDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 174
LES OUTILS DE PRISE EN COMPTE DU PATRIMOINE NATUREL : BILAN
Les outils de reconnaissance de la biodiversité
0,88 % du territoire (hors PNR) est préservé par des zonages réglementaires ou par maîtrise foncière. Ces protections concernent la RNR de Pantegnies, un arrêté préfectoral de protection de biotope, deux sites Natura 2000. S’ajoute les espaces naturels sensibles du Conseil général et les sites gérés par le conservatoire des espaces naturels du Nord et du Pas- de-Calais qui permettent de protéger les espaces les plus remarquables du territoire.
35% du territoire (plus de 11 750 ha) est couvert par des zonages d’inventaires de la biodiversité. Ainsi 14 zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique de type I et 3 de type II sont présentes sur le territoire de la CAMVS.
Les outils planification
Plusieurs documents cadres en matière de planification territoriale (SRCE-TVB, SDAGE Artois- Picardie, SAGE de la Sambre, Charte du PNR de l’Avesnois, SCoT Sambre-Avesnois) définissent les grands enjeux du territoire en matière de continuités écologiques. Le schéma directeur de la TVB du territoire devra prendre en compte ou être compatible avec ces documents.
Les outils de gestion
Les mesures agroenvironnementales territorialisés, les conventions de gestion, les chartes et contrats Natura 2000 permettent d’engager des mesures et des actions en faveur de la biodiversité. Ceci par le biais de contrats entre un gestionnaire (association, agriculteurs,…) et un propriétaire, une collectivité locale ou encore l’Etat.
Convention de mise à
disposition de terrain
d’assiette
Convention signée entre une
collectivité ou une personne morale
de droit privée (association agrée
pour l’environnement) et un
propriétaire afin d’engager des
travaux financés par la collectivité
Les travaux effectués ont pour
objectifs de créer et maintenir de
façon pérenne des réservoirs de
biodiversité et des corridors
écologiques
Bail de pêche
Contrat entre un bailleur et un
preneur offrant à ce dernier le droit
de pêche sur le cours d’eau ou autre
milieu aquatique présent sur le
terrain appartenant au bailleur
Ce bail a pour intérêt de maîtriser la
gestion du milieu aquatique en
maintenant ce dernier en état et en
permettant l’encadrement de la
gestion des continuités aquatiques
Plan forêt régional
Concerne des projets
d’agroforesterie d’un propriétaire,
d’un exploitant ou d’une commune
répondant au projet de
développement forestier du conseil
régional du Nord-Pas-de-Calais.
Ce plan est favorable à la création,
au maintien et à la restauration des
continuités écologiques forestières
et bocagères. L’agroforesterie
participe aux trames écologiques de
qualité au sein de la région Nord-
Pas-de-Calais.
* Chaque site Natura 2000 doit faire l’objet d’un document d’objectifs (DOCOB) qui contient, entre autres, les actions éligibles au travers de contrats Natura 2000, de chartes Natura 2000 et de MAEt.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 175
IV.4 Les enjeux socio-économiques en lien avec les
espaces naturels
IV.4.1 La gestion des eaux
IV.4.1.1 État des lieux sur le territoire de la
CAMVS
POUR EN SAVOIR PLUS : LA GESTION DE L’EAU
LES MASSES D’EAU DU TERRITOIRE
Le linéaire des eaux de surface est d’environ 440 km sur le territoire de la CAMVS (source : BD Topo), exprimant le chevelu de cours d’eau représentés.
Une seule masse d’eau souterraine est présente sur le territoire de la CAMVS, « Calcaires de l’Avesnois » qui représente une surface de 673 ha.
Prélèvements d’eau pour la consommation humaine, l’agriculture et les activités industrielles
La réserve d’eau sur le bassin versant de la Sambre, de l’ordre de 120 millions de m3, offre au territoire du SAGE Sambre une autonomie pour l’approvisionnement en eau. Cependant, le SAGE, souligne que cette réserve est potentiellement fragile en raison d’une augmentation des prélèvements pour répondre à une hausse de la demande. D’après le SAGE Sambre, en 2003, 28 millions de m3 ont été prélevés sur le bassin versant de la Sambre. :
- 90 % (soit 25,4 millions de m3) de ces prélèvements ont concerné la ressource en eau souterraine (contre 94% pour la région du Nord-Pas-de-Calais). 38% de ces prélèvements souterrains concernent l’usage industriel (9.7 millions de m3) et 62% l’alimentation en eau potable (15,8 millions de m3) ;
- Les 10% concernant la ressource en eau superficielle (soit 3 millions de m3) ont été prélevés uniquement pour répondre aux besoins d’industriels, situés essentiellement au niveau de (Jeumont, Boussois, Louvroil, Hautmont,…).
Fin 2005, 209 captages soumis à autorisation ont été recensés sur le bassin versant de la Sambre. Ils sont au nombre de dix sur le territoire de la CAMVS. Les prélèvements les plus conséquents se situent sur les communes de l’ex-agglomération de Maubeuge Val de Sambre et du syndicat mixte de Maubeuge Val de Sambre (près de 57% des prélèvements sur le territoire du bassin versant de la Sambre destinés à l’alimentation en eau potable en 2003).
En 2003, le volume d’eau potable consommé à l’échelle du bassin versant de la Sambre fut de 9,6 millions de m3 soit environ 330 litres d’eau par jour et par abonnés (78 000 abonnés en 2003) (source : SAGE Sambre). Sur le territoire du bassin versant, l’eau potable est consommée par divers usagers :
- 72% de l’eau potable (soit près de 7 millions de m3) est consommée par les particuliers pour leur usage domestique (douche, bain, machine à laver, arrosage, vaisselle, etc.) ;
- 16% est utilisée par le secteur industriel ;
- le secteur agricole représente quant à lui 6% de la part consommée ;
- 6% de consommation sont issus de divers usages (crèches, écoles, municipalité,…).
La consommation domestique évaluée à 70% de la consommation totale constitue une moyenne de 90 litres d’eau par jour et par habitant (2003), ce qui est inférieur à la moyenne nationale (150 litres d’eau par habitant et par jour).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 176
Cette répartition de la consommation à l’échelle du bassin versant de la Sambre ne traduit pas celle du territoire de la CAMVS. En effet, même si la consommation en eau potable destinée à l’usage domestique est de l’ordre de 76% en 2011 sur le territoire de la CAMVS, 17% est utilisée pour l’agriculture et seulement 3% pour l’usage industriel. Les autres usages concernent 4% de la consommation totale qui était de 6 574 259 m3 en 2011 (source : CAMVS). Cette situation est liée au portrait plus contrasté du nouveau territoire, avec une part rurale plus conséquente par la fusion des deux territoires.
Si le SAGE Sambre souligne la diminution de la consommation d’eau potable depuis 1995, des pertes d’eau (en raison de conduites déficientes, de la vétusté des tuyaux,…) restent toutefois observables tout au long du réseau. Cela amène à un certain gaspillage en entraînant une perte de 35% des eaux à l’échelle du bassin versant de la Sambre. Cette perte est évaluée à 0,03 m3 par km et par jour, en 2011, sur le périmètre actuel de la CAMVS pour les communes dont la distribution est gérée par le biais d’un contrat de délégation de service public pour l’eau potable (EAU & FORCE) (Aulnoye- Aimeries, Bachant, Boussois, Ferrière-la-Grande, Jeumont, Louvroil, Marpent, Maubeuge, Monceau- Saint-Waast, Neuf-Mesnil, Pont-sur-Sambre, Recquignies et Rousies). ou Noréade (Assevent, Cerfontaine, Colleret, Elesmes, Jeumont, Louvroil, Obrechies, Quiévelon, Vieux-Mesnil, Beaufort, Boussières-sur-Sambre, Eclaibes, Ecuelin, Saint-Rémy-Chaussée, Sassegnies, Bersillies, Bettignies, Gognies-Chaussée, Mairieux, Vieux-Reng, Villers-Sire-Nicole, Aibes, Cousolre, Bousignies-sur-Roc).
Gestion des eaux usées, pollutions et qualité de l’eau
Une grande diversité de cours d’eau et de milieux humides est présente sur le bassin versant de la Sambre. Mais malgré cette richesse, le bon potentiel écologique des cours d’eau est limité par la qualité physico-chimique. Cette dernière varie de moyenne à très mauvaise en raison de plusieurs facteurs de déclassement comme la présence d’azote ammoniacal, de phosphates et de matières azotées (source : Sage Sambre). Cette présence peut se justifier par :
- des grandes cultures aux abords de certains cours d’eau comme la Solre ;
- un assainissement qui ne suffit pas comme par exemple au niveau de la Sambre canalisée (Jeumont) ;
- une pollution industrielle ;
- d’importants étiages sur certains cours d’eau (Tarsy, Flamenne) qui peut avoir pour conséquence de concentrer les pollutions.
D’autres facteurs pouvant perturber la qualité physique des cours d’eau peuvent être cités : présence d’ouvrages hydrauliques, une ripisylve insuffisamment structurée, de lourds aménagements de berges,…
Le mauvais état chimique du bassin s’explique par la présence de sédiment issus de la pollution industrielle actuelle et historique du Val de Sambre ainsi que par l’industrie, l’agriculture, l’usage domestique ou encore une gestion des eaux pluviales insuffisante.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 177
Figure 45. Carte de la qualité des eaux superficielles en 2008 sur le territoire du SCoT de l’Avesnois (source : SCoT Avesnois)
La ressource en eau souterraine du bassin versant est relativement de bonne qualité, en comparaison du reste du bassin Artois-Picardie. Néanmoins, une détérioration de la qualité de l’eau souterraine s’observe depuis quelques décennies en raison de l’augmentation des teneurs en nitrates et produits phytosanitaires). Certains aquifères sont plus touchés que d’autres comme ceux autour de Ferrière-la-Grande, Aulnoye-Aymeries ou encore Limont-Fontaine. Plusieurs des communes de la CAMVS sont concernés par des dépassements de la norme phytosanitaire : Limont- Fontaine, Aulnoye-Aymeries, Ferrière-la-Petite, Hautmont, Bachant ou encore Rousies. La carte suivante montre les sensibilités aux pollutions diffuses des aires d’alimentation des captages sur le territoire de la CAMVS :Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 178
Figure 46. Carte des sensibilités des aires d’alimentation des captages (source : CAMVS)
Cependant, et il est nécessaire de le souligner, les récents efforts en matière d’assainissement, la mise en place de la gestion différenciée dans plusieurs communes ou encore l’évolution de la réglementation de manière positive tendent à réduire les sources polluantes et permettent d’envisager des résultats plus satisfaisants sur le long terme, d’autant plus avec l’évolution de la réglementation relative aux produits phytosanitaires, que ce soient pour les collectivités (2020) ou les particuliers (2022).
La gestion adaptée des eaux usées est également primordiale pour contribuer à l’amélioration chimique et biologique des eaux superficielles. Les communes, qui ont la compétence assainissement se sont structurées en syndicats afin de mieux gérer le traitement des eaux usées.
Communes Equivalent habitant (EH) de la station d’épuration (STEP)
Maubeuge 92 500
Jeumont 37 000 (sous utilisée en raison de la diminution de la population et de la désindustrialisation de la Vallée de la Sambre)
Aulnoye-Aymeries 21 000
Source : SCoT Sambre Avesnois
Néanmoins l’état des lieux du SAGE souligne que la collecte est peu efficace sur le bassin versant de la Sambre. Le taux de réalisation des travaux de raccordement collectif, souvent inférieur à 50% en milieu rural, explique en partie que plus de 80% des STEP collectent moins de la moitié de leur effluents. Le non raccordement des habitants au réseau collectif, les problèmes de fuites ont également un impact fort. Il existe aussi des dysfonctionnements des réseaux de collecte polluante. L’intrusion d’eaux claires parasites dans les réseaux d’eaux usées et le raccordement anarchique des eaux pluviales sur le réseau d’eaux usées peuvent provoquer le rejet d’eaux usées non traités dans le milieu naturel. De même en cas de réseau séparatif, les eaux pluviales rejetées sans traitement peuvent être chargées en hydrocarbures et matières en suspension (MES).
Peu d’informations existent concernant l’efficacité épuratoire de l’assainissement non collectif.
Drainage des milieux humides pour l’agriculture
Le territoire de la CAMVS s’inscrit sur le bassin versant de la Sambre mais aussi sur celui de l’Escaut. Sur ce dernier, les surfaces labourables augmentent au détriment des surfaces d’élevage. L’usage agricole présent dans la Sambre Avesnois entraine moins de risques de pollution et de ruissellementDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 179
des eaux pluviales que sur d’autres territoires car 60% de la surface agricole utile (SAU) est représentée par des prairies (source : SCoT Sambre-Avesnois)
Certains secteurs peuvent potentiellement exercer une certaine pression sur la ressource en eau. En effet, les cantons de Hautmont et de Maubeuge Nord ont une forte proportion de terres labourables (plus de 60% de la SAU) avec un risque de pollution par l’utilisation de produits phytosanitaires ou encore un ruissellement plus important). Sur le secteur de Hautmont, 16% de la SAU est drainée. Sur celui de Maubeuge sud, cette surface représente 12% de la SAU.
Les impacts du drainage ne sont pas neutres sur la ressource en eau car 10% des parcelles drainées sur le bassin versant de la Sambre sont situées dans des zones de crues centennales. Ces dernières accueillent des milieux humides et représentent des zones de régulation des crues limitant le risque d’inondations.
Utilisation des cours d’eau pour la navigation et autres activités
Les eaux superficielles du bassin versant sont essentiellement prélevées pour l’usage industriel. Cette activité s’appuie par ailleurs sur la Sambre comme liaison fluviale. Ainsi, la Sambre canalisée, lorsqu’elle est ouverte, permet le transport de fret par une connexion avec les réseaux principaux européens et le Bassin Parisien. La Sambre est également le support d’activités touristiques avec, notamment, la présence de promenades fluviales et l’aménagement de la Vélo Route Voie Verte.
Le réseau des cours d’eau présents sur le territoire de la CAMVS se caractérise par une canalisation ou le busage de certains tronçons à l’instar de la Sambre canalisée, par le recalibrage des lits mais aussi par la présence d’ouvrages hydrauliques. Ainsi près d’une cinquantaine d’ouvrages sont recensés d’après le Référentiel d’Obstacles à l’Ecoulement (ROE) et l’Agence de l’eau Artois- Picardie sur le territoire de la CAMVS : seuils, ponts ou autres. Ces éléments artificiels sont des obstacles à la continuité écologique des cours d’eau.
Lutte contre les inondations
Si le climat semi-continental est à l’origine de faibles précipitations en été, il est aussi responsable de précipitations abondantes et intenses en hiver. Ce phénomène météorologique, ajouté au contexte pédologique (présence de roches peu perméables recouvertes d’argiles) favorise le débordement des cours d’eau et donc des crues. D’après le SAGE, ce sont 6000 ha, sur le bassin versant de la Sambre et de ses affluents comme la Solre, qui sont classés en zones inondables.
Les crues observées sur le territoire ont donc une origine naturelle mais à laquelle s’associent des facteurs humains. En effet, le bassin versant de la Sambre se caractérise par une importante densité de cours d’eau qui se dirigent vers la Sambre canalisée. Cependant sa pente, inférieure à celle de ses affluents, provoque un phénomène d’engorgement et de débordement à la confluence de la Sambre canalisée et de ses affluents. A cela s’ajoute une urbanisation importante sur le lit majeur de la Sambre ou encore de la Solre aval, dès les 19ème et 20ème siècles. La majeure partie des surfaces inondables des communes se sont transformées en zone à vocation industrielle. Afin d’échapper aux inondations, des terrains ont été surélevés (remblaiement de zones humides), diminuant alors le champ d’expansion des crues. D’autres facteurs comme le changement des pratiques agricoles (arrachage des haies, drainage) ont diminué le stockage naturel des eaux et, par conséquent, accentué le risque de crues. Ainsi, d’après le SAGE Sambre, les communes les plus touchées présentes sur le territoire de la CAMVS sont Aulnoye-Aymeries, Maubeuge ou encore Cousolre.
Ces phénomènes d’inondations se sont accentués ces dernières années. Pourtant la vallée de la Sambre présente plusieurs atouts naturels pour l’expansion des crues comme une surface importante de zones humides et plus généralement de zones naturelles d’expansion des crues ou encore l’existence de zones bocagères et forestières qu’il convient de maintenir pour limiter les phénomènes d’inondations.
Plusieurs outils et actions en faveur de la limitation de l’aléa inondations existent sur le territoire du bassin versant de la Sambre :
- l’atlas des zones inondables ;
- le Plan d’Exposition aux Risques d’Inondation approuvé sur la Sambre canaliséeDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 180
- des Plans de Prévention des Risques d’Inondation prescrits ou en cours sur les principaux affluents de la Sambre dont la Solre ;
- un dispositif d’information et d’annonce de crue nommé procédure « Vigilance crue ».Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 181
Figure 47. Carte des enjeux sur la ressource en eau sur le territoire de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 182
IV.4.1.2 Impacts de la gestion des eaux sur la
biodiversité
La gestion des eaux actuelle sur le territoire de la CAMVS et plus généralement à l’échelle du bassin versant de la Sambre engendre différents impacts, négatifs mais aussi positifs sur la biodiversité.
Les ouvrages hydrauliques et la requalibration des cours d’eau
LES IMPACTS NEGATIFS
Les ouvrages hydrauliques (une cinquantaine recensée sur le territoire de la CAMVS) ont diverses conséquences sur la biodiversité. Ils peuvent provoquer un effet « retenue » en créant un plan d’eau en amont. L’effet « retenue » de chaque ouvrage, cumulé à l’échelle du bassin versant de la Sambre, induit en moyenne sur la région une perte de 25 % des habitats aquatiques d’eau courante indispensables aux animaux et végétaux. Par ailleurs, ces aménagements constituent des obstacles au transit sédimentaire et aux continuités écologiques. 78% de ces ouvrages sont infranchissables par les poissons alors que seulement 6 % ont un usage économique (hydroélectricité ou pisciculture) en contexte salmonicole. Les anguilles et autres grands migrateurs (aloses, lamproies, saumons et truites de rivière) sont particulièrement affectés par la présence de ces obstacles, puisqu’ils limitent l’accès aux frayères situées en amont des cours d’eau.
Au sein de la CAMVS, une douzaine d’ouvrages hydrauliques ne sont pas équipés de passes à poissons permettant le passage de ces espèces aquatiques comme le Moulin d’Obrechies ou le seuil présent à Rousies (source : ROE). A noter qu’un travail de recensement des ouvrages hydrauliques sur le territoire est à engager afin de compléter les données disponibles.
Certains cours d’eau ou parties de cours d’eau comme le Tarsy ont été canalisés, busés ou requalibrés afin d’étendre les espaces urbanisés, d’y permettre la navigation, de drainer les zones humides ou encore pour limiter les risques d’inondation. Les conséquences pour la biodiversité sont multiples :
- Ils limitent la continuité écologique longitudinale des cours d’eau et les migrations de la faune aquatique ;
- Ils réduisent la continuité écologique transversale en influant sur la dynamique naturelle des cours d’eau ou encore en réduisant les zones humides qui ne sont plus alimentées ;
- Ils limitent la diversité et le renouvellement des habitats aquatiques. La plupart du temps, les crues sont contenues et la disparition des périodes d’inondation réduit la connexion écologique avec les annexes alluviales du lit majeur ;
- L’artificialisation des berges pénalise de nombreuses communautés et espèces animales ou végétales qui exploitent cette zone d’interface entre le milieu terrestre et le milieu aquatique.
LES IMPACTS POSITIFS
De nombreuses actions ont été engagées sur le territoire de la CAMVS pour réduire ces impacts négatifs :
- La restauration des affluents de la Flamenne, de la Tarsy ou de la Solre par la Fédération départementale de pêche ou Voies navigables de France (VNF) ;
- L’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) contribue à l’identification des zones humides, des frayères ou des obstacles à l’écoulement ;
- Voies Navigables de France (VNF) a également contribué à la mise en connexion de la Sambre et des zones humides voisines ;
- La mise en place de convention avec les associations locales de pêche permet de gérer les niveaux d’eaux (ex : site de la porte des Marpiniaux).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 183
Les prélèvements d’eau et les pollutions engendrées par les activités humaines
LES IMPACTS NEGATIFS
L’essor industriel de la région puis l’intensification de l’agriculture ont dégradé la qualité des eaux superficielles. Le rejet de certains polluants issus des activités agricoles (produits phytosanitaires), industrielle (effluves industrielles) mais aussi domestiques ont des conséquences sur les qualités biologique et chimiques des eaux. Ces pollutions sont accentuées par le dysfonctionnement des réseaux d’assainissement. Elles se traduisent principalement par :
- l’accumulation de substances chimiques toxiques (métaux lourds) dans l’eau et les sédiments ;
- l’eutrophisation des eaux ou encore l’accroissement des matières en suspension (MES).
Ces pollutions issus d’activités humaines peuvent porter atteinte au bon état de qualité écologique de certains cours d’eau comme la Sambre ou la Hante. La conséquence sur la biodiversité est la disparition d’espèces qui ont des exigences écologiques particulières comme la Truite fario fréquentant les eaux bien oxygénées.
Une partie de ces pollutions s’infiltre dans le sol et menace la qualité des eaux souterraines qui alimentent en partie les cours d’eau de la CAMVS en particulier sur les secteurs au contexte pédologique favorable à l’infiltration des eaux (milieu poreux, typologie kartisque ou très fissurée) comme sur la Tarsy ou la Solre (cf figure précédente sur les zonages des échanges nappe-rivière).
Les prélèvements d’eau, même souterrains, impactent le régime hydrologique des rivières et peuvent menacer l’intégrité des milieux aquatiques. Beaucoup d’espèces de poissons nécessitent des cours d’eau préservés tant quantitativement que qualitativement, pouvant offrir une alimentation, des possibilités de refuges et des lieux de frai en quantité suffisante.
LES IMPACTS POSITIFS
Depuis 2013, le Parc naturel régional de l’Avesnois travaille à la mise en place de plans d’actions en faveur de la Trame verte et bleue concertés et hiérarchisés à l’échelle des intercommunalités du Parc naturel régional de l’Avesnois et du SAGE de la Sambre.
Il faut aussi souligner la mise en place de programmes comme la gestion différenciée des espaces verts qui permet une utilisation moindre des produits phytosanitaire et l’application d’actions réduisant le risque de pollution (zone tampon,…).
La CAMVS est aussi le maître d’ouvrage d’une Opération de Reconquête de la Qualité des Milieux (ORQUE) dont le plan d’actions est quasiment validé. Cette ORQUE, en partenariat avec Noréade et la Communauté de Communes Sambre Avesnois, doit permettre, en autres, d’accompagner les agriculteurs et d’aider les communes afin de réduire l’usage de produits phytosanitaires. Ainsi un marché est en cours pour la réalisation d’un diagnostic agricole (réalisation d’un Aquavallée et proposition de diagnostics individuels d’exploitations gratuits aux agriculteurs). Un projet de marché est également engagé pour accompagner les communes dans la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires. Des mesures favorables à la diminution de l’émission de pollution sur le territoire.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 184
La prévention des crues et des inondations
LES IMPACTS NEGATIFS
L’urbanisation passée des zones d’expansion des crues a eu diverses conséquences sur la biodiversité comme le remblaiement de zones humides et de frayères conduisant dans certains secteurs à l’absence de certaines espèces telles que le Brochet. Cette diminution de zones d’expansion de crues au profit d’activités industrielles et agricoles augmente aussi le risque de pollution des milieux aquatiques lorsque l’eau sort de son lit mineur pour gagner le lit majeur.
LES IMPACTS POSITIFS
La réglementation et l’application des documents de prévention (PPRI, Plan d’Exposition aux Risques,…) et le Schéma en cours vise à permettre au territoire de la CAMVS de concilier les enjeux socio-économiques (sécurité des biens et des personnes) avec ceux des enjeux naturels (préservation et restauration des frayères,…).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 185
IV.4.2 Les activités agricoles et forestières
Les espaces agricoles participent à la variété des paysages et à la biodiversité en abritant une diversité plus ou moins importante d’habitats et d’espèces ; cette diversité variant en fonction du type de pratiques agricoles.
IV.4.2.1 État des lieux des activités agricoles
sur le territoire de la CAMVS
L’état des lieux suivant s’appuie en particulier sur les données du SCoT Sambre-Avesnois. Ces données proviennent en partie du RGA (Recensement général agricole) de 2000.
Comme sur l’ensemble de la région, les conditions naturelles, pédologiques et agronomiques sont favorables à l’activité agricole (SCoT Sambre-Avesnois). Cette activité occupait plus de la moitié de la superficie du territoire de l’Avesnois avec près de 60% de surface agricole utile (SAU) au sein du périmètre du SCoT contre 61.9% en région (en 2000. Les territoires de la CAMVS les plus agricoles étaient localisés dans les communes périphériques de l’agglomération de Maubeuge. A l’inverse, les communes dont la part de SAU était inférieure à 50% (toujours en 2000) correspondent aux espaces les plus industrialisées de la Sambre industrielle allant de Hautmont jusque Jeumont et Aulnoye- Aymeries.
La SAU déclarée par les exploitants au recensement général agricole (RGA) en 2010 était de 81 650 ha soit 58% du territoire comme le montre le tableau suivant. On observe donc une baisse de la SAU au cours de la dernière décennie. Différentes causes sont à afficher, notamment la progression de l’urbanisation pour la ville de Maubeuge ou le canton de Berlaimont, le retrait de l’activité agricole (déprise agricole).
Tableau 42. Caractéristiques agricoles sur différents territoires
2010
Part de superficie
agricole utile (SAU)
sur le territoire (en%)
Part de la superficie
toujours en herbe au
sein de la SAU
Taille moyenne des
exploitations (ha)
Âge moyen des
exploitants
SCoT Sambre-Avesnois 58,0 56,6 59,2 48,3
Nord-Pas-de-Calais 65,9 19,6 60,8 48,2
France métropolitaine 49,2 28,3 55,0 50,2
Source : Direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt Nord-Pas-de-Calais, Service régional d´Information statistique et économique - Recensement agricole 2010
En 2010, à l’échelle du SCOT Sambre-Avesnois, les exploitations agricoles ont une SAU moyenne de 59 ha pour 61 ha en région Nord-Pas-de-Calais et 53 ha dans le département du Nord. Cette surface a augmenté de plus de 40 % depuis 2000, pour 33 % en région et 26 % dans le département du Nord. Toutefois, les exploitations de petite taille en surface prédominent encore, avec 54 % des exploitations de moins de 50 ha.
Des systèmes diversifiés sont maintenus. Selon l’orientation technico-économique des exploitations, la vocation de l’arrondissement d’Avesnes-sur-Helpe reste l’élevage bovin, majoritairement laitier : 40% des exploitations du territoire sont spécialisées dans la production laitière en 2010. Le nombre d’exploitations spécialisées dans la production bovine (production laitière et/ou de viande) représente 63% des exploitations du territoire. Ce territoire est le principal bassin laitier régional et regroupe 22% des bovins et des vaches laitières. Le nombre de bovins a globalement peu diminué, une partie du cheptel laitier a été reconverti en cheptel allaitant, d’où l’augmentation de la proportion d’élevage orientés bovin mixte. Ces évolutions sont la continuité d’un long mouvement de restructuration de la filière depuis l’instauration en 1984 des quotas laitiers.
Comme sur l’ensemble de la région, et malgré cette forte prédominance laitière, le territoire présente des systèmes de production diversifiés (voir illustrations suivantes). L’augmentation duDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 186
nombre d’exploitations consacrées aux grandes cultures, aux dépens de systèmes liés à l’élevage, doit inciter à des réflexions collectives sur le maintien de l’identité du territoire, sur les risques en matière d’inondation à l’avenir.
Source : DRAAF Nord - Pas-de-Calais
Bien qu’en nette régression, avec une diminution des surfaces de 9 % entre 2000 et 2010, soit près de 4 600 ha, les prairies permanentes représentent encore 57 % de la surface agricole utilisée du territoire, à comparer avec le taux de 20% au niveau régional. Sur le territoire de la CAMVS, les prairies représentent environ 46% des milieux ouverts (les forêts ne sont pas prises en considération, source : Arch). Cette disparition est liée essentiellement à la diminution du nombre d’exploitations orientées vers l’élevage au profit des cultures annuelles, à l’extension de l’urbanisation sur les prairies proches des zones urbaines et partiellement aux évolutions du mode d’alimentation du bétail (systèmes intégrant davantage le mais dans les rations). A cet effet, les efforts engagés pour la préservation de l’élevage méritent d’être renforcés.
A l’échelle du SCOT de l’Avesnois, les terres labourables représentent 43 % de la SAU pour 80% au niveau régional, soit 5 % des terres labourables régionales. Sur le territoire de la CAMVS, les grandes cultures représentent environ 36% de l’occupation des sols la CAMVS et près de 56% des milieux ouverts (source : Arch). Pour la majeure partie des grandes cultures, les surfaces cultivées ont augmenté entre 2000 et 2010 : 15 % pour les céréales, 25% pour les oléoprotéagineux… On note toutefois un net recul de la betterave industrielle. Les exploitants intègrent dans leur assolement essentiellement des céréales (21 % de la sole), peu d’oléagineux (3 % pour 6 % au niveau régional). Bien qu’on retrouve une diversité de productions végétales, l’assolement est plutôt moins diversifié que sur le reste de la région Nord-Pas-de-Calais comme le montre la carte suivante, du fait de l’orientation élevage. Ainsi, en plus de l’élevage bovin, les autres élevages d’herbivores sont relativement bien présents aussi sur l’arrondissement qui compte 13 % de l’effectif ovin régional, 25 % de l’effectif caprin et 11 % de l’effectif d’équidés.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 187
Figure 48. Carte des typologies des surfaces agricoles présentes sur le territoire de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 188
IV.4.2.2 Impact des activités agricoles sur la
biodiversité
Les espaces agricoles sont à la fois des espaces de production de denrées alimentaires et des milieux abritant une diversité d’habitats et d’espèces associées, plus ou moins nombreuses selon les milieux et la nature des pratiques agricoles.
LES IMPACTS NEGATIFS
L’usage de produits phytosanitaires est une des causes du déclin de la biodiversité. Dans les cultures annuelles, par exemple, les espèces végétales messicoles sont les premières touchées par cette pratique. De manière générale, les invertébrés et notamment les insectes, dont les pollinisateurs, sont les premiers animaux touchés par l’épandage des produits phytosanitaires.
L'apport d'engrais notamment minéraux peut occasionner une accumulation de l’azote et du phosphore dans les rivières et les zones humides conduisant à un phénomène d’eutrophisation excessive. Dans le milieu aquatique, cette eutrophisation se manifeste généralement par le développement d’algues filamenteuses et une augmentation de la turbidité de l’eau au détriment d’herbiers aquatiques de plantes vasculaires ou de bryophytes et de la faune qui les exploite. Le drainage des zones humides au profit des cultures et de la populiculture est responsable de la disparition d’un grand nombre d’espèces inféodées à ces milieux.
Les aménagements fonciers et l’arrachage des haies ont contribué, notamment dans les années 1970-1990, à la régression du bocage et simplifié le paysage au détriment des espèces animales et végétales qui utilisent ce milieu. Ainsi, parallèlement à la diminution des haies et à l’augmentation des parcelles, il est observé une diminution importante des populations animales auxiliaires telles que les insectes pollinisateurs et les prédateurs de rongeurs et autres animaux ravageurs. Cette tendance d’arrachage est liée à la diminution de l’élevage nécessitant des surfaces en herbe au profit des grandes cultures. Par conséquent, cette tendance est toujours observée aujourd’hui sur le territoire du SCoT Sambre-Avesnois. Néanmoins, l’implication du PNR de l’Avesnois permet de limiter la destruction systématique du bocage.
La mécanisation des récoltes est à l’origine de la régression de la faune sauvage nichant dans les champs. Les moissons hâtives sont ainsi néfastes en particulier à la survie des busards. Par ailleurs, le labour profond des sols et certaines pratiques culturales peuvent influer sur la biologie des sols et être la cause d'une diminution de la pédofaune (faune vivant dans le sol).
LES IMPACTS POSITIFS
Certaines cultures annuelles hébergent encore des espèces végétales messicoles en voie de disparition. Les friches, les bords de chemins agricoles abritent de nombreuses espèces végétales rudérales. Les jachères et bandes enherbées, espaces non traités jouent également un rôle très important, abritant un grand nombre d’insectes et d’espèces d’oiseaux. De nombreuses espèces animales et végétales profitent ainsi des moindres éléments structurant du paysage issus de l’activité agricole (bords de chemins, fossés, haies, murets, talus, mares, mais aussi dépôts de fumier) pour se nourrir ou encore s’abriter.
Les pratiques de pâturage (élevages bovin et ovin) permettent d’éviter la fermeture de milieux remarquables les moins fertiles et les moins accessibles (pelouses sèches, marais) et donc d’éviter la disparition de milieux naturels originaux ainsi que la faune et la flore patrimoniales inféodées à ces milieux comme le montre la partie précédente sur les enjeux écologiques du territoire (cf. IV.2.2.2).
Il est important de souligner les efforts engagés sur le territoire de la CAMVS pour préserver les éléments agricoles favorables à la biodiversité. Ainsi, le PNR de l’Avesnois est opérateur en matière de Mesures Agro-environnementale Territorialisées (MAEt) permettant de mettre en œuvre des pratiques agricoles adaptées aux milieux et aux espèces et de préserver voire restaurer des habitats naturels (mares, haies). Des actions proposées par le PNR sur la restauration de mares prairiales ou la plantation de haies bocagères sont à recenser. D’autres structures comme la fédération départementale des chasseurs du Nord proposent un accompagnement pour améliorer la biodiversité au sein des bandes enherbées prévues par l’éco-conditionnalité de la PAC ou pour la plantation de haies bocagères.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 189
Même s’il elle est encore marginal à ce jour, l’agriculture biologique est essentielle dans le cadre du développement de la trame verte et bleue. Il favorise notamment le retour de la petite faune (insectes et autres invertébrés notamment) et de la flore sauvages dans les espaces naturels interstitiels des cultures. En outre, les parcelles d’agriculture biologique constituent des réservoirs importants conducteurs des espèces «auxiliaires de l’agriculture ». L’Avesnois concentre un quart des producteurs en agriculture biologique de la région Nord-Pas-de-Calais, essentiellement des producteurs laitiers. Néanmoins l’agriculture biologique de la région Nord-Pas-de-Calais ne représente qu’à peine 1% des exploitations biologiques existantes sur le territoire national (source : INSEE).
IV.4.2.3 État des lieux des activités forestières
POUR EN SAVOIR PLUS : LES ACTIVITES FORESTIERES
LES BOISEMENTS SUR LE TERRITOIRE DE L’AVESNOIS
La surface agricole présente sur le territoire du SCoT Sambre-Avesnois est moins importante que la moyenne surfacique consacrée à l’agriculture dans la région Nord-Pas-de-Calais. Ceci s’explique par une « sur-représentation » des espaces boisés à l’échelle du SCoT Sambre-Avesnois. Les espaces boisés occupaient en 2000, près de 17% de la superficie de l’arrondissement de l’Avesnes dont la moitié est privée. Les forêts publiques et privées couvrent plus de 20% de la superficie du PNR de l’Avesnois (source SCoT Sambre-Avesnois).
Au sein de la CAMVS, les boisements couvrent 3942 hectares soit 12% du territoire (ARCH, 2009).Ils sont concentrés dans le quart sud-est du territoire et sur ses bordures sud et ouest. On observe une légère augmentation de ces boisements (+0,5% de la surface agricole utile entre 1998 et 2000 sur le territoire du SCoT) due au recul des prairies naturelles mais aussi grâce à la reconquête des friches industrielles et agricoles. Cette augmentation n’est pas observé sur le territoire de la CAMVS où l’on constate une diminution d’environ de 1% (source : Arch).
L’Office National des Forêts (ONF) gère 374 ha d’espaces boisés au sein des forêts présentes sur le territoire de la CAMVS comme le montre le tableau suivant.
Tableau 43. Les forêts de la CAMVS gérées par l’ONF
Nom Surface (ha) Situation sur le territoire
Forêt communale de Cousolre 230 en plusieurs parcelles Sud-Est
Forêt communale de Bousignies-Sur-Roc 54 en plusieurs parcelles Est
Forêt sectionale de Wiheries 34 Est au Nord de Bousignies
Forêt domaniale de Cerfontaine 22 Centre, Sud-Est de Maubeuge
Forêt communale d'Obrechies 20 Sud
Forêt communale de Quièvelon 14 Sud-Est
Total 374
Source : ONF
En 2007, les volumes de bois récoltés avoisinent les 350 000 m3 en Nord-Pas-de-Calais, soit 0,9% des volumes totaux nationaux (source : DRAAF). Par ailleurs, les volumes de bois sciés en 2005 représentent respectivement 72 milliers de m3 soit 0,7% du volume de bois sciés en France métropolitaine. Sur le territoire du SCoT, le volume prélevé était de 62 928 m3 (source : SCoT Sambre-Avesnois). La majorité du bois exploité est exporté à l’extérieur du territoire du SCoT.
Il est nécessaire de noter la présence de la populiculture au sein du territoire du SCoT Sambre- Avesnois. Cette production tend à augmenter : 914 ha en 1990, 1 338 ha en 2005. Au sein de la CAMVS, ce type de boisements représentait 228 ha en 2005 et 212 en 2009 (source : Arch) soit une diminution de 7%. Il n’y a pas d’autres données concernant le territoire de la CAMVS.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 190
IV.4.2.4 Impact des activités forestières sur la
biodiversité
LES IMPACTS NEGATIFS
Les vieux boisements favorables à la biodiversité forestière diminuent avec la réduction des cycles sylvicoles (exploitation plus rapide du bois) due à une intensification de la pratique.
Les plantations d’arbres qui peuvent parfois être faites en essences exotiques participent à l’artificialisation des forêts au détriment de la biodiversité locale. Si la plantation de conifères peut avoir un impact positif pour quelques espèces, le bilan de ces plantations est globalement négatif pour la biodiversité. Ces plantations dénaturent la végétation des sous-bois (acidification, ombrage, réseaux trophiques...). Néanmoins il convient de noter que les surfaces occupées par les résineux sont faibles sur le territoire de la CAMVS (78 ha en 2009).
La populiculture se fait au détriment des prairies humides qui jouent un rôle primordial tant sur le plan écologique (frayère,…) que sur le plan hydrique (zone d’expansion de crues,…).
L’accroissement des surfaces boisées peut être freiné par la compétition pour l’espace et des conflits d’usage, engendrés par l’urbanisation et les infrastructures, et par la nécessité de maintenir l’activité agricole sur les terres fertiles, qui constituent une spécificité historique du Nord-Pas-de-Calais.
LES IMPACTS POSITIFS
Les forêts régionales sont de plus en plus gérées dans une optique multifonctionnelle (production de bois, pratique de la chasse, protection des sols et des milieux, accueil du public,…).
La diversité du traitement des essences et des structures à différentes échelles contribue au développement de la biodiversité des forêts jeunes.
Le maintien d’arbres morts, sénescents ainsi que d’arbres à cavités (arbres têtards) est favorable aux espèces cavernicoles telles que les Pics ou les chauves-souris
La mise en œuvre des politiques incitatives de plantation, de mobilisation de bois et de gestion durable des forêts limite la progression des plantations d’arbres exotiques au profit de forêts de feuillus indigènes gérées de façon plus écologique (Plan de développement de massif lancé par le Centre régional de la propriété forestière).
Des tendances se dessinent en faveur de la biodiversité. L’accroissement des surfaces forestières lié principalement à la déprise agricole sur les terres moins fertiles ou plus difficilement accessibles, à la requalification de friches industrielles, à la réalisation de boisements compensatoires suite aux défrichements et à la création de nouveaux espaces boisés pour la pratique de la chasse, est relayée par le Plan forêt du Conseil régional.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 191
IV.4.4 Les aménagements urbains et les activités
industrielles
IV.4.4.1 État des lieux sur le territoire de
l’AMVS
Les aménagements urbains
Les surfaces urbanisées sur le territoire de la CAMVS représentent près de 20% du territoire (6 664 ha) (source : Arch). Ces dernières regroupent les villes, villages, sites industrielles, parcs urbains, réseaux routiers et friches ou encore les réseaux ferrés.
La superficie de l’urbanisation a augmenté de 3,85 % entre 2005 et 2009 et la tendance se poursuit. Ainsi, d’après les données fournis par l’ADUS, 293 hectares du territoire de la CAMVS sont considérés comme des zones à urbaniser à court ou moyen terme dans les documents d’urbanisme. 124 ha sont définis comme à urbaniser à long terme. Ces surfaces représentent environ 1,2 % de la superficie de la CAMVS. Ces zones sont situées essentiellement en périphérie de l’urbanisation existante comme le montre la carte suivante.
Les activités industrielles
La Sambre a joué un rôle déterminant dans le développement industriel de la CAMVS (source : ADUS) et de fait sur l’accroissement démographique de ce territoire. Ce sont sur les berges de la Sambre que se sont développées les industries dès 1850 (Verreries, métallurgies, forges, machines- outils, céramiques). Leur localisation s’est donc décidée selon la proximité des voies d’eau (ferroviaires par la suite), et toute une population s’est rapprochée de ces lieux de production, générateurs d’emplois. La désindustrialisation du territoire amorcée il y a quelques décennies a conduit à une disparition de ces activités ainsi qu’à une diminution de la population. Cela a eu pour conséquence l’apparition de nombreuses friches industrielles. Celles-ci représentent 0,61% du territoire de la CAMVS.
Seules quelques grosses activités industrielles perdurent aujourd’hui sur le territoire de la CAMVS.
Tableau 44. Etablissements industriels de plus de 100 salariés
2011 Nom ou raison sociale Tranche d’effectifs Secteur d’activité
1 MAUBEUGE CONSTRUCTION AUTOMOBILE 2000 à 2999 salariés Fabrication de matériels de transport
2 JSPM JEUMONT - SYSTEMES POMPES MECAN 500 à 999 salariés Fabrication de machines et équipements n.c.a.
3 VALLOUREC MANNESMANN OIL & GAS FRANCE 500 à 999 salariés Métallurgie & fab. de prdts
métalliques sauf machines &
équipmnts
4 MYRIAD 250 à 499 salariés Métallurgie & fab. de prdts
métalliques sauf machines &
équipmnts
Source : Insee - Connaissance locale de l´Appareil ProductifDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 192
IV.4.4.3 Impact des aménagements urbains et
des activités industrielles sur la biodiversité
Les aménagements urbains
LES IMPACTS NEGATIFS
Les zones urbanisées ne représentent pas un habitat favorable pour la faune et la flore avec de nombreuses perturbations (imperméabilisation, pollution atmosphérique, sonore, bruit,…). Ces nuisances peuvent aussi s’observer en périphérie des espaces artificialisés.
L’extension de l’urbanisation se fait au détriment des espaces naturels, semi-naturels et agricoles entrainant leur destruction et dégradation.
LES IMPACTS POSITIFS
Certaines espèces ont su tirer parti de ces espaces qui deviennent des habitats de substitution (architecture des bâtiments,…). Néanmoins ces derniers sont caractérisés par de Des perturbations qui peuvent être atténuées par un retour de la nature en ville. En effet celles-ci apporte divers services au milieu urbain :
- par exemple, la présence d’arbres ou de points d’eau au cœur de l’entité urbaine participe au rafraichissement de l’air ambiant ;
- les écrans de verdure peuvent également diminuer la pollution sonore ;
- certains végétaux sont utilisés pour filtrer les eaux pluviales et usées ;
- le maintien de zones d’expansion de crues aux abords des cours d’eau réduit le risque d’inondation ;
- certaines espèces animales comme les chauves-souris régulent les populations d’insectes ;
- etc.
Sur le territoire de la CAMVS des actions comme la mise en place de la gestion différenciée sont favorables à ce renforcement de la biodiversité au sein des espaces urbains.
L’enjeu concernant l’aménagement urbain sur le territoire de la CAMVS concerne surtout deux types d’espaces (voir carte suivante) :
- les zones à urbaniser. Leur futur aménagement peut et doit être pensé selon la trame verte et bleue. Ceci est d’autant plus vrai s’il se révèle qu’une composante de la TVB est identifiée sur un de ces secteurs ou en périphérie.
- les friches industrielles. Ces espaces sont le support d’une biodiversité particulière et participent au retour de la nature en ville en servant de zones de refuge ou de dispersion pour la faune et la flore.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 193
Les activités industrielles
LES IMPACTS NEGATIFS
Comme beaucoup d’activités humaines, l’activité industrielle entraîne des consommations d’espace, d’eau, d’énergie, la production de déchets, le rejet de polluants. Ces rejets sont à l’origine de pollutions diverses de l’eau, de l’air et des sols.
L’industrie est à l’origine d’émissions de polluants dans l’air. Les principaux polluants émis par l’industrie sont le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d’azote (NOx), les composés organiques volatils non métalliques (COVNM), les poussières, le plomb, et les dioxines. Ces diverses émissions polluantes sont à l’origine d’émissions de gaz à effets de serre (GES) et d’une dégradation de l’air qui peut se révéler néfastes pour la faune et la flore.
Les activités industrielles, sont aussi à l’origine d’une modification des paysages et d’une pollution importante des sols. Le Nord–Pas-de-Calais est la deuxième région la plus touchée de France par les sites et sols pollués après la région Rhône-Alpes (13 % des sites connus au niveau national). La base de données BASOL recense 13 sites rien que sur les communes de Maubeuge, Aulnoye-Aymeries et Jeumont comme la fonderie. Compte tenu des activités recensées, 23 % des sites sont susceptibles d’avoir utilisé des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et 20 % d’être pollués par le chrome, l’arsenic, le bore, le zinc, le nickel ou le plomb. Ces substances sont essentiellement toxiques qui, même à une dose minime peuvent être néfastes à la faune et à la flore. Ces substances se retrouvent non seulement dans le sol mais aussi dans l’eau comme le révèle SAGE de la Sambre. Ainsi, en 2003, sur le territoire de la CAMVS plusieurs rejets ont été identifiés : des rejets d’azote global, de cadmium (substance toxique d’origine minérale), ou encore de matière organique en suspension (MES), tous faisant partie des rejets les plus importants du bassin versant. Un autre rejet à l’origine d’une pollution toxique, considéré comme l’un des plus gros au niveau régional, fut identifié aussi sur le territoire de la CAMVS en 2003 (source : SAGE Sambre). Ces polluants ont diverses conséquences. L’azote global, par exemple, piège l’oxygène présent dans l’eau et peut donc asphyxier la faune aquatique.
D’après l’annuaire sur la qualité de l’eau de 2008, seulement 20 % des masses d’eau dans l’Avesnois devraient atteindre d’ici à 2015 le bon état écologique même si les émissions d’origine industrielle ont très fortement baissé au cours de cette dernière décennie pour les paramètres de pollution classiques.
LES IMPACTS POSITIFS
la situation s’est globalement améliorée au cours de ces dernières années, d’une part grâce aux programmes de réduction des émissions polluantes engagés par les exploitants et encadrés réglementairement par l’action de l’inspection des installations classées, d’autre part en raison de la fermeture de certains sites. En raison d’un effet de substitution énergétique et d’un effet structurel lié aux fermetures et délocalisations, les émissions de CO2 de l’industrie régionale sont en diminution de 16,77 % depuis 1990, et avoisinent les 22 millions de tonnes en 2010
Il faut également relever l’apparition de nombreuses friches industrielles et de carrières abandonnées, résultant des activités industrielles passées. Ces espaces constituent de nouveaux milieux naturels souvent favorables à une faune et à une flore pionnière remarquable. La CAMVS a intégré dès 2007, dans son PPTV, ces milieux particuliers. Ainsi de nombreuses actions ont été réalisées en faveur de ces espaces comme les portes de Marpiniaux. Les travaux engagés sur cette ancienne friche ont permis de restaurer 3 ha de zones humides et de valoriser 30 ha de cœur de nature. Ces aménagements ont remporté le 1er prix Chlorovilles 2013. Les actions en faveur des friches industrielles doit être encouragée. Ces espaces doivent donc faire partie intégrante de la nouvelle stratégie d’action du schéma directeur de la TVB proposée par la CAMVS.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Janvier 2014. 194
Figure 49. Carte sur les enjeux urbains et les activités industriellesDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 195
IV.4.5 Les activités de tourisme et de loisirs (chemins de
randonnée, véloroute…)
LES IMPACTS NEGATIFS
Les secteurs attractifs du territoire, concernés par les activités de loisirs et de tourisme, sont exposés aux risques de dégradation des espaces sensibles et à la banalisation du paysage.
C’est le cas principalement des berges de Sambre par des aménagements en lien avec les déplacements, l’urbanisation proche et les friches industrielles dans les parties agglomérées à l’aval d’Aulnoye-Aymeries.
Le tourisme de proximité et les activités de loisirs sur les territoires ruraux et les massifs forestiers sont autant de facteurs aggravant provoqués par un manque d’encadrement de l’hébergement et l’itinérance. Là aussi une sur-fréquentation peut porter atteinte la biodiversité et accélère l’appauvrissement du patrimoine bâti. Il génère également des dégradations dues à la pollution des déchets, à l’accroissement du trafic en tout genre et perturbent les habitats naturels.
Le patrimoine militaire en particulier les fortifications de l’époque Vauban à Maubeuge ainsi que les forts du 19ème siècle (Boussois, Feignies, …) et les traces de la ligne Maginot représentant un potentiel culturel donc touristique sont peu ou pas valorisés et par conséquent exposés aux risques de dégradations dus à la pression urbaine.
LES IMPACTS POSITIFS
A l’inverse, certaines parties du territoire se sont dotées depuis quelques années d’une politique volontaire d’interventions en matière d’attractivités touristiques et ludiques contribuant à l’amélioration des paysages et de la biodiversité.
C’est notamment le cas de la reconquête des friches industrielles dans la partie agglomérée, par la dépollution, la création d’équipements publics ou de projets d’éco quartiers, de parc d’activités labélisé PALME. Certains secteurs sous l’action de la puissance publique, des collectivités territoriales ont permis l’ouverture de sites naturels et de requalification des milieux antropisés notamment dans les zones humides et les zones expansions de crues.
L’ouverture des berges de Sambre à l’itinérance, la réalisation d’un tronçon de la véloroute voie verte constituent des avancées en matière de mise en valeur raisonnée des milieux naturels et de créations de lieux d’aménité au bénéfice des populations locales comme des personnes en transit.
Les parcs d’activités à haute qualité environnementale, Grévaux les Guides par exemple, sont également des lieux où la mixité travail/loisirs/découverte du tourisme industriel favorisent une mise en valeur des richesses naturelles. C’est le cas également l’ancienne centrale thermique de Pont Sur Sambre en englobant le secteur de la rive droite dans un programme de renaturation des bassins et terril d’exploitation de la centrale.
.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 196
LES ENJEUX SOCIO-ECONOMIQUES EN LIEN AVEC LA BIODIVERSITE : BILAN
Les espaces naturels et semi-naturels sont le support de nombreuses activités humaines. Afin que le schéma directeur de la Trame verte et bleue soit un outil de territoire accepté par tous, il est nécessaire de prendre en considération les activités socio-économiques en considération.
Des activités comme l’agriculture génèrent des habitats favorables à de nombreuses espèces animales et végétales. De nombreuses actions comme l’Opération de reconquête de la qualité des eaux en cours d’élaboration sur le territoire de la CAMVS sont aussi bénéfiques à la biodiversité.
Cependant certaines tendances actuelles (régression de l’activité agricole et modification des pratiques, extension de l’urbanisation, rejets de pollutions dans les milieux aquatiques, etc.) sont néfastes pour les espaces et espèces évoluant sur le territoire.
Pour respecter sa dimension transversale (et pas seulement écologique), la stratégie territoriale veillera à concilier ces enjeux socio-économiques avec les enjeux écologiques.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 197
IV.5 Les acteurs de l’environnement sur le territoire
Les acteurs de l’environnement sont nombreux sur le territoire de la CAMVS. Leurs domaines d’intervention et compétences sont en outre complémentaires. De ce fait, ils constituent des partenaires précieux de la CAMVS pour la mise en œuvre de la trame verte et bleue.
Le champ d’intervention des différents acteurs du territoire et les principales actions qu’ils ont mises en œuvre ou programmées en lien avec la trame verte et bleue sont détaillées dans les tableaux ci-après. Afin de mettre en évidence le rôle potentiel que pourraient avoir les différents acteurs dans des actions futures, les recommandations issues du plan d’action du SRCE-TVB ont été intégrées dans les différents tableaux.
Précisons que les différents acteurs sont regroupés en fonction de leur rôle principal : gestion des espaces naturels, connaissance et animation, contrôle et surveillance, portage foncier, financement.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 198
IV.5.1 Les acteurs intervenant dans la gestion des espaces naturels
Tableau 45. Les acteurs intervenant sur les espaces naturels
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE)
Conservatoire
d'espaces naturels du
Nord et du Pas-de-
Calais
http://www.cen-
npdc.org
Gestion conservatoire de sites naturels
Participation en tant qu'expert à des comités de
gestion d'espaces naturels
Accompagnement des politiques liées à
l'aménagement et à la gestion du territoire
régional : trame verte et bleue, Natura 2000
Secrétariat du groupe Mares du Nord-Pas-de-Calais
http://www.groupemaresnpdc.org/
Aménagement et protection
de sites d’hibernation pour les
chauves-souris, création d’un
réseau de refuges
Inventaire des sites
d’hibernation et de
reproduction des chauves-
souris
Convention avec la SAFER
Inventaire communal de la
biodiversité (ICB)
(Obrechies, Bousignies-
sur-Roc))
Acquisition et/ou gestion
d’espaces naturels
remarquables et tous types de
milieux abritant des espèces de
faune et de flore sauvages à
protéger
Maîtrise d’ouvrage
d’opérations en lien avec la TVB
Conseil général du Nord
Service espaces
naturels sensibles (ENS)
www.lenord.fr
Acquisition ou gestion pour le compte de tiers
d’espaces naturels sensibles sur des secteurs
forestiers, de marais, d'eaux vives, de prairies
humides, de prairies sèches...
Maîtrise d’ouvrage au service des territoires en
matière d’assainissement, gestion et entretien des
cours d'eau, lutte contre les inondations et l'érosion
des sols...
44,41 ha d’acquis au titre des
ENS (Aulnoye-Aymeries,
Leval, Rousies)
Pérennisation des réservoirs de
biodiversité et des corridors
écologiques du SRCE-TVB via
l’acquisition, la gestion et le
classement en espaces naturels
sensibles
Conseil régional du
Nord-Pas-de-Calais
www.nordpasdecalais.f
r
Co-construction et mise en œuvre du SRCE-TVB
Élaboration et mise en œuvre du plan forêt
régional, qui vise à doubler à l’horizon 2040 le taux
de boisement en région Nord-Pas-de-Calais au
travers d’une démarche partenariale
Création des réserves naturelles régionales
Création de la réserve
naturelle régionale de
Pantegnies
Elaboration du SRCE-TVB
Mise en œuvre du SRCE-
TVB
Parc Naturel Régional
de l’Avesnois
www.parc-naturel-
avesnois.fr
Accompagnement des acteurs locaux publics et
privés dans le développement des trames vertes et
bleues
Accompagnement dans la mise en œuvre des
Restauration de la Flamenne
à Maubeuge
Organisation de chantiers
nature, d’ateliers participatifs
Restauration de la Tarsy à
Leval et de la Solre à
Ferrière-la-Grande
Plantation d’arbres
Tirer parti des actions
d’assistance à maîtrise
d’ouvrage, d’animation et
d’ingénierie proposées par leDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 199
Tableau 45. Les acteurs intervenant sur les espaces naturels
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE)
Pole protection et
gestion du patrimoine
naturel et de l’eau
dispositifs locaux et départementaux de gestion
pérenne du bocage
Développement de la contractualisation agro-
environnementale
Actions en faveur de la Trame Bleue : favoriser la
restauration, l’entretien, voire la création de mares
prairiales
Restauration de milieux (milieux aquatiques, milieux
naturels ouverts,…)
(Expertise)
Sensibilisation des
gestionnaires de site à la lutte
contre les espèces exotiques
envahissantes
Assistance à maîtrise
d’ouvrage pour diverses
opérations sur la CAMVS (22
vlà les mares, fleurissement
pérenne des communes
rurales de l’AMVS, mise en
œuvre de la politique du
CG59 pour l’entretien et la
plantation des haies)
Accompagnement de la
CAMVS pour la mise en place
de la TVB dans les documents
d’urbanisme
fruitiers et autres
plantations dans le cadre
de son opération
« Plantons le décor »
Plantation et entretien de
haies bocagères
Lutte contre les espèces
exotiques envahissantes
PNRA dans sa charte pour la
mise en œuvre opérationnelle
de la TVB
Office National des
Forêts
www.onf.fr/
Gestion durable de la forêt :
- Production du bois
- Préservation de la biodiversité
- Accueil du public (randonneurs, cavaliers,
cyclistes)
- Prévention des risques naturels
Participation à l’élaboration
de la charte forestière pilotée
par le PNR Avesnois
Centre
régional de
la propriété
forestière
Nord Pas-de-
Calais-
Picardie (CRPF)
Amélioration les habitats naturels forestiers
Élaboration des outils de description de ces
écosystèmes, mettre en place des observatoires de
ces écosystèmes sur le changement climatique ou
sur les dégâts de gibier
Surveillance de la santé des forêts privées
Participation à l’élaboration
de la charte forestière pilotée
par le PNR AvesnoisDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 200
Tableau 45. Les acteurs intervenant sur les espaces naturels
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE)
http://www.crpfnorpic.
fr/
Fédération régionale
des chasseurs du Nord
– Pas-de-Calais
http://www.chasseurs-
npdc.fr/
et
Fédération
départementale des
chasseurs du Nord
http://www.chasse59.fr
/
Contributions à une meilleure connaissance et à une
meilleure gestion de la faune et de la flore locale :
inventaires faune & flore, plans de gestion de sites,
études sur la biologie des espèces animales et des
écosystèmes Représentation des intérêts des
chasseurs auprès des instances : Comité de pilotage
« zones humides » de l'Agence de l'Eau / Groupe
« mares » Nord - Pas de Calais / Réunion élargie du
CSRPN / Observatoire de la biodiversité,
commissions des SAGE…
Interventions sur site : conseil de gestion, chantier
nature, suivi de travaux
Conseils et l’expertise technique auprès du réseau
des partenaires : plantations de haies, CIPAN,
Natura 2000)
Restauration d’arbres têtards
Surveillance de sites
naturels (Portes des
Marpiniaux et Pantegnies)
Mise en place d’une école
de la nature dans le bois
de Chainais (Obrechies)
Implantation de haies
bocagères (participation à
l’achat, diagnostic
préalable,…)
Convention avec les
agriculteurs pour mettre
en place des semences
apportant favorables à la
biodiversité (en lien avec
le programme CIPAN)
Passation de contrats (MAET,
bail rural…) avec les
propriétaires et utilisateurs de
l’espace rural (privés et publics)
pour :
- le maintien d’espaces naturels
favorables au fonctionnement
de la trame (haies, bosquets,
zones humides, pelouses
calcicoles, bande enherbée...) ;
- une gestion écologique de ces
espaces naturels (exemples :
taille des haies de haies
bocagères, fauche tardive de
bandes enherbées,...);
- des actions de remise en bon
état d’espaces naturels
(exemple : curage de mares,...).
- la création d’éléments de
trames (exemple : plantation de
haies, boisements).
Fédération
départementale de
pêche du Nord
http://www.peche59.c
om/
Participation à la protection du milieu aquatique et
du patrimoine piscicole départemental,
Réalisation d’opérations de mise en valeur piscicole
: aménagements, travaux, alevinages, etc.
Restauration de la Flamenne
à Maubeuge
Restauration de milieux
naturels ouverts (opérations
de déboisement, de
débroussaillage, étrépage de
sol…)
Restauration de la Tarsy à
Leval et de la Solre à
Ferrière-la-Grande
Etude comportementale
du Brochet sur la Sambre
identifier connexion avec
les complexes humides)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 201
Tableau 45. Les acteurs intervenant sur les espaces naturels
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE)
CPIE Bocage de
l’Avesnois
http://www.cpie-
avesnois.eu/ Elaboration de plans de gestion d’espaces verts et naturels
Élaboration de plans de
gestion écologique
Élaboration de plans de
gestion différenciés avec 9
sites pilotes (Leval, Pont-sur-
Sambre, Feignies, Maubeuge,
Ferrière-la-Grande, Rousies,
Jeumont)
Association « Les
Blongios »
http://www.lesblongios
.fr/
Organisation et réalisation de chantiers écologiques
de volontaires et de bénévoles. Ces chantiers visent
à la conservation, la restauration, la préservation et
la gestion des milieux naturels ainsi qu’à la
formation des membres actifs de l’association à
cette gestion, à la découverte de la nature et à la vie
de groupe.
Chantiers bénévoles organisés
sur les Portes des Marpiniaux
et la réserve de Pantegnies
Organisation de visites
guidées pour le grand
public au sein des espaces
naturels
Organisation de chantiers
nature, d’ateliers
participatifs
Nord-Nature Chico-
Mendès
http://ww
w.nn-
chicomend
es.org/
Réhabilitation des terrains abandonnés en espace
nature à vocation pédagogique
Création de mares écologiques et pédagogiques
Information et sensibilisation au concept de gestion
différenciée et accompagnement des collectivités
Organisation de chantiers
nature, d’ateliers participatifs
(Boussois, Ferrière-la-Grande,
Rousies, Aulnoye-Aymeries)
Voies navigables de
France (VNF)
http://www.vnf.fr
Gestion du réseau fluvial (rivières et canaux) pour
garantir tous les usages de l’eau : activités de
transport de marchandises, alimentation des
industries et des populations, irrigation, production
Mise en place d’un ouvrage
pour la gestion des niveaux
d’eau et la mise en connexion
de la Sambre et des zones
Restauration de la Tarsy à
Leval et de la Solre à
Ferrière-la-GrandeDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 202
Tableau 45. Les acteurs intervenant sur les espaces naturels
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE)
d’énergie hydraulique, tourisme, loisirs nautiques
Entretien et modernisation des ouvrages : barrages
de navigation, barrages réservoirs, canaux, berges
humides voisines
Restauration de la Flamenne
à Maubeuge
Établissement et
Services d'Aide par le
Travail (ESAT) Les
ateliers du Val-de-
Sambre de Maubeuge
et d’Haumont
http://www.reseau-
gesat.com/
Anciennement CAT de
Maubeuge
Entretien et création d'espaces verts
Création de mares,
restauration de mares
prairiales et de zones
humides
Restauration de milieux
naturels ouverts
Fauche tardive avec
exportation des produits
de fauche
Lutte contre les espèces
exotiques envahissantes
(Interventions)
Associations locales de
pêche et de chasse
Protection des milieux aquatiques, mise en valeur et
surveillance du domaine piscicole départemental
Développement du gibier et de la faune sauvage
dans le respect d’un équilibre agro-sylvo-
cynégétique
Régulation des animaux nuisibles
Convention pour la
gestion des niveaux d’eau
(gestion de la vanne
hydraulique) sur le site
des Portes des Marpiniaux
(Association de pêche de
Marpent)
Les communes
(Maubeuge, Louvroil,
Ferrière-la-Petite,
Rousies, Marpent,…)
http://www.ville-
maubeuge.fr/
Compétences communales :
- Gestion des espaces verts
- Propreté urbaine
- Gestion des déchets
- Règlement des plantations
- Inscription de la TVB dans le PLU
Restauration de la
Flammenne à Maubeuge
Mise en place de la gestion
différenciée autour des
étangs, création de Mares,
protection et suivi des
chauves-souris (Maubeuge)
Gestion différenciée (sites
pilotes) (Leval, Pont-sur-
Création de corridors verts à
l’échelle du territoire
communal (Jeumont)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 203
Tableau 45. Les acteurs intervenant sur les espaces naturels
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE)
Sambre Feignies, Maubeuge,
Ferrière-la-Grande, Rousies,
Jeumont)
Participation à plusieurs
opération (Plantons le décor,
Nettoyons la nature) et
projets (« 22, Vlà les mares »)
(Ferrière-la-Petite, Marpent)
IV.5.2 Les acteurs de la connaissance et de l’animation du territoire
Tableau 46. Les acteurs de la connaissance et de l’animation du territoire
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB
Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
CEN du Nord-Pas-de-Calais
Animation partenariale, apport de
connaissances scientifiques sur les habitats
naturels et les espèces
Inventaire des sites
d’hibernation et de
reproduction des chauves-
souris
Suivi d’espèces sur la RNR de
Pantegnies
Edition de documents de
communication (plaquettes…)
sur les espaces naturels de la
CAMVS et la lutte contre la
renouée du Japon
Mise en place de panneaux
d’information au niveau des
espaces naturelsDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 204
Tableau 46. Les acteurs de la connaissance et de l’animation du territoire
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB
Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
PNR de l’Avesnois
Valorisation du patrimoine naturel
Accueil, éducation et formation du public
Sensibilisation des gestionnaires de site à la lutte
contre les espèces exotiques envahissantes
Animation de la nuit de la
chauve-souris (en coordination
avec le CPIE, la coordination
mammalogique du Nord de la
France et la CAMVS)
Pilotage de l’élaboration de la
charte forestière
Animateur des MAET sur son
territoire depuis 2008
Conseil Général du Nord
Surveillance, gestion et entretien de ces milieux,
suivis scientifiques et techniques
Accueil du public, visites guidées des sites
Fédération régionale des
chasseurs du Nord-pas-de-
Calais
Fédération départementale
des chasseurs du Nord
Fédération départementale
de pêche du Nord
Animations pédagogiques : reconnaissance des
cris d'oiseaux, observation d'anatidés,
présentation d'empreintes d'animaux sauvages,
Club nature junior, stage nature
Expositions ou manifestations cynégétiques
dans tout le département
Information du public sur la protection des
milieux aquatiques et le loisir-pêche
Nord-Nature Chico-Mendès
Information et sensibilisation au concept de
gestion différenciée et accompagnement des
collectivités
Animation Vigie-Nature pour
la réalisation d’un suivi
scientifique des papillons sur
le site Chico Mendès de
Boussois
CPIE Bocage de l’Avesnois
http://www.cpie-
avesnois.eu/
Réalisation d’inventaires faune/flore
Réalisation de suivis écologiques
Animations pour les enfants à la journée, en
classes vertes, pour les centres aérés
Conception d’outils pédagogiques (panneaux
d’information, édition de documents) sur les
Suivi des espèces (Marpent,
Leval) (Hirondelle de rivage,
orchidée, Pyrole à feuilles
ronde)
Suivis écologiques (site des
Marpiniaux)
Animation de sorties guidées
Suivis naturalistes (site des
Marpiniaux, commune de
Marpent, bras mort de Leval)
Suivi des sites bénéficiant
d’une gestion contre les
espèces exotiques
envahissantesDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 205
Tableau 46. Les acteurs de la connaissance et de l’animation du territoire
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB
Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
espaces naturels et la lutte contre la Renouée du
Japon.
Sensibilisation des adultes (sorties, stages…)
Organisation de réunions d’information des élus
et techniciens)
(nuit européenne de la chauve-
souris, fréquence grenouille,
sortie « cœur de nature »
Organisation d’animations
pour les enfants (Club
Passionature, intervention sur
le développement durable
dans les centres sosciaux)
Formation sur la gestion
différenciée
Appel à candidatures pour
l’organisation d’un chantier
école avec les habitants et les
techniciens (Ferrière-la-
Petite)
Inventaire annuel
flore/amphibiens/odonates
depuis 2012 dans le cadre de
l’opération « 22 V’là les
mares »
Groupe ornithologique et
naturaliste du Nord et du
Pas-de-Calais
http://www.gon.fr/
Prospection et étude de la faune sauvage dans la
région Nord-Pas-de-Calais
Pôle concentrateur et fédérateur des données
sur la faune (Pôle faune) (Réseau des Acteurs de
l’Information Naturaliste)
Soutien au schéma régional de cohérence
écologique
Collecte, centralisation et mise
à disposition de données
géoréférencées sur la faune de
la CAMVS
Collecte et centralisation de
données géoréférencées sur
la faune de la CAMVS
Conservatoire botanique
national de Bailleul
http://www.cbnbl.org
Observation et la compréhension des modes de
vie des plantes sauvages : connaissance,
inventaires,
Coordination d’un réseau d’une centaine de
botanistes, amateurs ou professionnels. qui
s’organise également, via le dispositif RAIN et
des outils tels Digitale2
Conservation... in-situ ou ex-situ
Assistance et le conseil : accompagnement des
acteurs du territoire dans l’aménagement du
territoire et la conservation du patrimoine
naturel végétal
Éducation, formation, information : conférences,
Collecte, centralisation et mise
à disposition de données
géoréférencées sur la flore et
les végétations de la CAMVS
Collecte et centralisation de
données géoréférencées sur
la flore et les végétations de
la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 206
Tableau 46. Les acteurs de la connaissance et de l’animation du territoire
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB
Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
ateliers et temps de formation, publications,
centre de ressources
Coordination
Mammalogique du Nord de
la France
http://www.cmnf.fr/
Réalisation d’inventaire des mammifères du
Nord–Pas-de–Calais / études de terrain sur
diverses espèces de mammifères sauvages
Mise en œuvre de moyens de protection des
espèces
Actions de sensibilisation auprès de publics
variés
Animation dans le cadre de la
nuit européenne de la chauve-
souris
Collecte et centralisation de
données géoréférencées sur la
mammalofaune de la CAMVS
Association de
Développement Agricole et
Rural Thiérache-Hainaut
(ADARTH)
Organisation et promotion du développement
agricole dans l’Avesnois : actions techniques,
portant notamment sur la culture de l'herbe,
animation du territoire, actions de
communication
Plantation et entretien de
haies bocagères
(sensibilisation des
agriculteurs à ce programme)
Agence de développement
et d’urbanisme de la
Sambre
http://www.adus.fr Mise à disposition des moyens d’études permettant la préparation des décisions des
communes de la CAMVS
Connaissance du territoire de la CAMVS, SIG,
animation d’ateliers thématiques sur des sujets
qui intéressent les élus
Recensement des friches à
vocation environnementale,
des sols pollués et des friches
industrielles
Élaboration d’un inventaire
quantitatif et qualitatif des
espaces verts publics de l’AMVS
et mise en place d’un
programme d’actions
Atlas des espaces verts
Suivi de l’élaboration des PLU
communaux sur le volet
environnemental
Cartographie des haies
plantées et entretenues par
la CAMVS
Animation d’atelier infra-
régionaux pour faciliter
l’appropriation de la TVB et
sa prise en compte dans les
documents d’urbanismeDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 207
Tableau 46. Les acteurs de la connaissance et de l’animation du territoire
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB
Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
Inscription des espaces naturels
dans les PLU
Office national de la chasse
et de la faune sauvage
(ONCFS)
http://www.oncfs.gouv.fr/ Études et recherches sur la faune sauvage et ses
habitats
IV.5.3 Information, contrôle, surveillance et protection
Tableau 47. Information, contrôle et surveillance
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
Direction régionale de
l’Environnement, de
l’Aménagement et du
Logement (DREAL)
http://www.nord-pas-de-
calais.developpement-
durable.gouv.fr/
Réponse aux demandes d’informations sur les
projets et fourniture de données sur
l’environnement et notamment la biodiversité.
Centralisation et communication des données sur
les zonages du patrimoine naturel et le SRCE-TVB
Participation au comité de
suivi du PPTVDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 208
Tableau 47. Information, contrôle et surveillance
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
Direction départementale
des territoires et de la Mer
(DDTM)
http://www.nord.gouv.fr
Police de l’eau, gestion de l’eau et de la pêche (en
eau douce), activités liées à la connaissance des
milieux (qualité des eaux)
Accompagnement de la mise en œuvre de la
continuité écologique des cours d'eau
Portage de la politique de gestion des sites Natura
2000 et coordination de l'instruction des études
d’incidences, lutte contre les espèces exotiques
envahissantes
Participation à la mise en place de la trame verte et
bleue
Porter à connaissance (PAC) des collectivités locales
des informations nécessaires à l’exercice de leurs
compétences en matière d’urbanisme.
« Instruction des dossiers
Lois sur l’eau »
« Instruction des
dossiers Lois sur l’eau »
Office national de l’eau et
des milieux aquatiques
(ONEMA)
http://www.onema.fr
Police de l’eau et des milieux aquatiques
Contribution à la connaissance des milieux humides
et aquatiques
Appui technique aux opérations de préservation des
espèces aquatiques et de restauration des milieux
aquatiques dans les territoires. Par exemple, il
participe aux actions en faveur de l’habitat et de la
libre circulation des poissons migrateurs
Contrôle du respect de la réglementation des usages
de l’eau et des milieux aquatiques et constatation des
infractions sur le territoire de la CAMVS
Contribution à l’identification des zones humides, des
frayères, des obstacles à l’écoulement de l’eau (ROE)
sur le territoire de la CAMVS
Office national de la chasse
et de la faune sauvage
Surveillance des territoires et police de
l’environnement et de la chasse,
Contrôle du respect de la réglementation sur la faune
sauvage de la CAMVSDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 209
Tableau 47. Information, contrôle et surveillance
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
(ONCFS)
http://www.oncfs.gouv.fr/
Appui technique et conseil aux collectivités
Parc Naturel Régional de
l’Avesnois
www.parc-naturel-
avesnois.fr
Accompagnement des acteurs locaux publics et
privés dans le développement des trames vertes et
bleues devant être compatibles avec la charte du
PNRDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 210
IV.5.4 Portage foncier
Tableau 48. Les porteurs fonciers
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
Établissement public
Foncier (EPF) du Nord-Pas-
de-Calais
http://www.epf-npdc.fr/
Exclusivement sur les propriétés privées. Si
intervention sur le foncier agricole, articulation
possible avec la SAFER au titre d’une convention
tripartite Région Nord-Pas-de-Calais -EPF-SAFER)
Acquisition et portage d’espaces naturels ou à
renaturer (maintien de l’existant, gestion adaptée,
remise en bon état, création) pour le compte des
collectivités
Consolidation des sites de recyclage foncier en «
réservoir de biodiversité » et renforcement des
corridors écologiques entre les sites
Développement de l’offre foncière pour la
protection des ressources en eau, de la qualité de
l’air et de la biodiversité
Intervention sur les fonciers à risques naturels ou
technologiques
Mise en place de
conventions
opérationnelles pour
l’acquisition des friches
des Portes des Marpiniaux
et Vitrant Manesse/Trieux
Acquisition d’espaces à renaturer
Acquisition de bâtis sur des zones
à risques
Conseil général du Nord
Service espaces naturels
sensibles (ENS)
www.lenord.fr
Acquisition et/ou gestion pour le compte de tiers
d’espaces naturels sensibles
Acquisition d’environ 44
ha sur le territoire de la
CAMVS au titre des ENS
(Marais d’Aymeries, prés
Preuvost, les prés, prairies
de la Vaqueresse)
Sociétés d’aménagement
foncier et d’établissement
rural (SAFER)
http://www.flandres-
artois.safer.fr/
Études foncières, diagnostics de territoire,
observations du marché, négociations foncières,
achats, ventes, gestion, travaux et aménagements…
Informations sur les prix, surface, nature,
vendeur/acquéreur, comparaison sur plusieurs
années, zoom sur un secteur particulier…
Participation à des conventions sur l’aménagement
du territoire
Préservation, gestion, création de
réservoirs de biodiversité et de
corridors écologiques
Convention tripartite Région Nord-
Pas-de-Calais /EPF/SAFER en cours
pour organiser la mise œuvre
locale du plan forêt régional et des
déclinaisons locales de la trameDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 211
Tableau 48. Les porteurs fonciers
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
Négociation amiable (utilisée dans 90% des cas);
usage du droit de préemption (encadré par l’État)
dans le but de maintenir la vocation agricole d’un
bien ou pour protéger l’environnement
verte et bleue des agglomérations
Agence de l’eau Artois-
Picardie
http://www.eau-artois-
picardie.fr
En application du SDAGE, sauvegarde des zones
humides approuvées par le comité de bassin : aide
aux acquisitions foncières du CEN (gestionnaire du
site) ou des collectivités
Convention avec la SAFER
Réseau ferré de France
www.rff.fr
Location ou cession de terrains à des collectivités
pour développer des opérations d’aménagement et
des équipements publics
Aménagement de son patrimoine, et plus
particulièrement des emprises ferroviaires, au
service de projets urbainsDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 212
IV.5.5 Financement des opérations de gestion et de restauration des espaces naturels
Tableau 49. Les financeurs
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB
Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
Conseil régional Nord-Pas-
de-Calais
www.nordpasdecalais.fr
Co-construction et mise en œuvre du SRCE-TVB
Financement de mesures pour réduire l’impact des
transports sur la faune, l’eau et les écosystèmes
via :
- la trame verte et bleue
- la diminution de la pollution lumineuse
- le programme « Véloroutes et voies vertes »
Programme de développement
rural (hexagonal et régional)
2007-2013 cofinancé par le CR
du Nord Pas-de-Calais, l’Agence
de l’eau Artois-Picardie, l’Etat et
l’Europe via le FEADER)
Cofinancement de
l’étude sur la
Déclinaison
opérationnelle du SRCE
Contrat de projet Etat-
Région
Programme opérationnel
du FEDER (Appel à projet
« corridor boisé » / « appel
à projet « zones humides »
Agence de l’eau Artois-
Picardie
www.eau-artois-picardie.fr
Lutte contre les pollutions diffuses agricoles
(produits phytosanitaires et nitrates).
Soutien aux actions de restauration des milieux
aquatiques, de la continuité écologique et des zones
humides
Financement des projets pour la gestion des eaux
usées par temps de pluie et des projets
d’assainissement non collectifs pour les petites
communes
Aide aux collectivités pour mieux traiter les eaux
usées domestiques
Accompagnement des opérations de reconquête de
la qualité des eaux, de mise en place de périmètre
de protection des captages et d'interconnexion des
réseaux
Aide aux travaux visant à : faciliter la circulation des
poissons, renaturer les berges, planter des bandes
enherbées, rétablir des méandres, effacer ou
aménager les obstacles ou encore protéger les
zones humides
Cofinancement de l’élaboration
de plans de gestion différenciée
Programme de développement
rural (hexagonal et régional)
2007-2013 cofinancé par le CR
du Nord Pas-de-Calais, l’Agence
de l’eau Artois-Picardie, l’Etat et
l’Europe via le FEADER)
Incitation à la mise en
place d’une opération
de reconquête de la
qualité de l’eau
(ORQUE) auprès des
collectivités
Aide pour la
restauration de la Tarsy
à Leval et de la Solre à
Ferrière-la-Grande
Programme opérationnel
du FEDER (Appel à projet
appel à projet « zones
humides »)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 213
Tableau 49. Les financeurs
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB
Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
Conseil général du Nord
Service espaces naturels
sensibles (ENS)
http://www.lenord.fr
Soutien des acteurs publics au boisement dans le
Nord au travers de quatre aides :
- à la plantation et l'entretien de haies bocagères,
- au boisement à caractère forestier,
- à la plantation de vergers "hautes tiges" de variété
ancienne,
- à la plantation d'arbres têtards alignés ou isolés.
Programme opérationnel
du FEDER (Appel à projet
« corridor boisé »)
Établissement public
foncier
www.epf-npdc.fr/
Participation sur fonds propres au financement des
travaux :
- de renaturation et de remise en bon état
écologique (40% à 60%)
- de déconstruction et dépollution des
infrastructures (usines, bâtis) (40% à 60%)
Renaturation des sites
Résorption de friches
Préservation de la
ressource en eau
Union Européenne
http://europe-en-
nordpasdecalais.eu/Les-
fonds/Fonds-europeen-de-
developpement-
regional/Programme-
operationel
http://www.parc-naturel-
avesnois.fr/blog/2013/01/
15/les-mesures-agro-
environnementales-
territorialisees/
Cofinancement d’infrastructures liées notamment à
l’environnement, à l’énergie et au transport (via le
Fond Européen de Développement Régional
(FEDER)
Cofinancement de programmes (création de zones
humides, recensement de friches,…)
Programme de développement
rural (hexagonal et régional)
2007-2013 cofinancé par le CR
du Nord Pas-de-Calais, l’Agence
de l’eau Artois-Picardie, l’Etat et
l’Europe via le FEADER)
Programme opérationnel
du FEDER (Appel à projet
« corridor boisé » / « appel
à projet « zones humides »)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 214
Tableau 49. Les financeurs
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB
Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)
Eau et Force - Filiale de la
Lyonnaise des Eaux
https://www.eau-et-
force.com/
Distribution d'eau potable, d’eau pour usages
industriels et agricoles
Assainissement
Portage du programme « Agir pour la ressource en
eau »
Restauration de la Flammenne à
Maubeuge
Syndicat Intercommunal de
Distribution d'Eau du Nord
(SIDEN)-Syndicat
Intercommunal
d’Assainissement du Nord
(SIAN) et sa régie Noréade
Entretien, construction et amélioration des
équipements d’eau potable et d’assainissement des
communes adhérentes
Mise en place d’une
opération de
reconquête de la qualité
de l’eau (ORQUE)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 215
Tableau 49. Les financeurs
Organisme Champ d’intervention en lien avec la TVB
Actions en matière de biodiversité sur le territoire de la CAMVS
Déjà réalisées En cours Potentielles (Source : SRCE-TVB)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 216
LES ACTEURS DE L’ENVIRONNEMENT SUR LE TERRITOIRE : BILAN
Les acteurs intervenant sur le territoire sont nombreux. Leurs champs d’intervention diffèrent selon leurs actions. On peut ainsi les regrouper en différentes catégories :
- Les acteurs intervenant sur la gestion du territoire comme le Conservatoire des espaces naturels, le Conseil général (avec sa politique ENS), l’Office national des forêts ou encore la CAMVS ;
- Ceux intervenant pour la connaissance de la biodiversité comme les associations agrées pour la protection de l’environnement (CPIE, CMNF, CBNBl,…) qui organisent des sorties, effectuent des suivis naturalistes, etc. ;
- Les acteurs s’occupant du contrôle et de la surveillance des espaces naturels tels que l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ou l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques ;
- Les acteurs intervenant sur le portage foncier comme l’Etablissement public foncier ;
- Et ceux pouvant financer les opérations, actions ou projets engagés sur le territoire tels que l’Agence de ‘eau Artois-Picardie.
Bien entendu, plusieurs acteurs comme le CEN ou la CAMVS interviennent dans plusieurs champs d’actions. En cela la stratégie devra s’attacher à définir précisément les rôles de chacun pour éviter la multiplication des interlocuteurs.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 217
V. Conclusion
Le Plan Paysage Trame Verte (PPTV) se révèle être, en 2007, une étude pionnière en matière de politique TVB. Ce document, s’appuyant sur un important réseau d’acteurs, est l’illustration de l’engagement de l’AMVS en matière de protection et de mise en valeur de ses espaces naturels.
Ce document se compose d’un diagnostic du territoire, d’un schéma directeur et de définition d’une stratégie territoriale et d’un programme d’actions. L’application de ce dernier a eu des retombées positives sur la biodiversité grâce aux nombreuses actions engagées comme la création de mares prairiales et de zones humides, la plantation de haies bocagères ou encore la restauration de cours d’eau.
Ces actions faisaient suite à un diagnostic territorial ayant permis d’identifier les principaux sites d’intérêt pour la biodiversité comme la vallée de la Sambre ainsi que les boisements et le bocage avesnois. Néanmoins, le document présente quelques faiblesses comme un volet dédié à la TVB insuffisamment développé, en partie expliqué par la quasi-inexistance de retours d’expérience en 2006. Pour la même raison, certaines parties du diagnostic étaient relativement succinctes comme celle sur l’analyse de la fragmentation ou encore celle dédiée aux enjeux sociaux-économiques. Ces exemples illustrent certaines limites du PPTV qui, néanmoins, montrait l’implication de l’AMVS dès 2006 en matière de préservation des continuités écologiques.
La validation du SRCE-TVB, document cadre en matière de TVB, donne l’occasion à la CAMVS d’actualiser son schéma directeur TVB et de pallier aux limites du précédent document.
La première phase de l’actualisation du schéma directeur a consisté à identifier et analyser les enjeux écologiques du territoire de la CAMVS concernant notamment les zones humides, les milieux ouverts, forestiers ou encore les cours d’eau. Une analyse croisée entre les données issues des différents organismes du territoire et celles provenant du SRCE-TVB ont permis d’établir une liste d’espèces animales et végétales à enjeux. Un élément absent du PPTV.
La suite de l’actualisation est caractérisée par l’identification des réservoirs de biodiversité et corridors écologiques à l’échelle de la CAMVS. Cette identification s’appuie sur les continuités écologiques d’intérêt régional du SRCE-TVB. Elle repose aussi sur la détermination de continuités écologiques d’intérêt local qui n’étaient pas recensées dans le PPTV de 2007. Cette étape répond à la trame verte et bleue proposée par le SRCE-TVB et identifie de nouveaux espaces naturels et semi-naturels absents dans le PPTV. Ainsi, six sous-trames sont présentes sur le territoire de la CAMVS (celles des milieux aquatiques, des zones humides, des prairies et bocage, des terrils et autres milieux anthropiques, la sous-trame forestière, et les autres milieux) en comparaison des deux sous-trames du PPTV (sous-trame fluviale et forestière/bocagère). L’actualisation se poursuit par une analyse des éléments fragmentant puis des enjeux socio-économiques. Cette partie révèle le lien étroit qu’il existe entre certaines activités comme l’agriculture ou la gestion des eaux avec le maintien des continuités écologiques ainsi que les menaces et opportunités que peuvent représenter ces activités sur la biodiversité.
Cette première phase doit permettre d’établir une nouvelle stratégie d’actions répondant aux enjeux régionaux, issus du SRCE-TVB, et locaux identifiés au travers des enjeux précédemment actualisés. Par conséquent, la stratégie d’action de la TVB devra notamment veiller :
- à la préservation et la restauration des continuités écologiques d’intérêt régional du SRCE- TVB et d’intérêt local ;
- à encourager les efforts engagés par la collectivité et acteurs du territoire en faveur de la biodiversité comme la lutte contre les produits phytosanitaires et les pollutions en général (gestion différenciée, ORQUE,…) ;
- à la conciliation entre les activités socio-économiques et la mise en œuvre de la TVB en poursuivant les nombreuses actions réalisées ou en cours (restauration des structures paysagères du paysage agricole comme les mares ou les haies, mise en valeur des friches industrielles,…) ;Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 218
- à la poursuite de l’amélioration des connaissances naturalistes et au suivi des sites protégées ou encore gérés par les différents organismes du territoire,… ;
- etc.
Le présent diagnostic représente donc un document cadre proposant une présentation exhaustive du territoire de la CAMVS en matière de biodiversité. Il permet d’identifier les enjeux écologiques et socio-économiques à la fois régional et local.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 219
VI. Glossaire des sigles
ADUS Agence de développement et d’urbanisme de la Sambre
ADARTH Association de développement agricole et rural de la Thérache
AEAP Agence de l’eau Artois-Picardie
AMVS Agglomération Maubeuge-Val de Sambre
APPB Arrêté préfectoral de protection de biotope
CAMVS Communauté d’agglomération Maubeuge-Val de Sambre
CBNBl Conservatoire botanique national de Bailleul
CEN Conservatoire des espaces naturels
CG Conseil général
CLE Commission locale de l’eau
CMNF Coordination mammalogique du Nord de la France
CPIE Centre permanent d’initiatives pour l’environnement
CR Conseil régional
CRPF Centre régional de la propriété forestière
DREAL Direction régional de l’environnement, de l’aménagement et du logement
DTMP Diagnostic territorial multi-pression
ENS Espace naturel sensible
EPF Etablissement public foncier
ESAT Etablissement et service d’aide par l’état
FPPMA Fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques
GON Groupe ornithologique et Naturaliste du Nord
HQE Haute qualité environnementale
ONCFS Office national de la chasse et de la faune sauvage
ONEMA Office national de l’eau et des milieux aquatiques
ONF Office national des forêts
ORQUE Opération de reconquête de la qualité des cours d’eau
PDPG Plan départemental pour la protection du milieu aquatique et la gestion des ressources piscicoles
PLU(i) Plan local d’urbanisme (intercommunal)
PNRA Parc naturel régional de l’Avesnois
PPTV Plan paysage trame verte
RAIN Réseau des acteurs de l’information naturaliste
RNR Réserve naturelle régionale
ROE Référentiel des obstacles à l’écoulement
SAGE Schéma d’aménagement et de gestion des eaux
SAFER Société d’aménagement foncier et d’établissement rural
SAU Surface agricole utileDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 220
SDAGE Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux
SCoT Schéma de cohérence territoriale
SIG Système d’information géographique
SIGALE Système d’information géographique de la région Nord-Pas-de-Calais
SIVU Syndicat intercommunal à vocation unique
SIVOM Syndicat intercommunal à vocation multiple
SMVS Syndicat mixte du Val de Sambre
SRADT Schéma régional de l’aménagement et du développement du territoire
SRCE Schéma régional de cohérence écologique
ST Sous-trame
TVB Trame verte et bleue
VNF Voies navigables de France
ZNIEFF Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristiqueDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 221
VII. Glossaire
Biotope
Milieu, correspondant à des conditions physiques et chimiques, caractérisé par l’exposition, la pente, la nature du sous-sol (roche-mère) et du sol (richesse en nutriments, Ph, granulométrie, capacité de rétention d’eau, etc..), le climat (précipitations, humidité, inondabilité éventuelle, ensoleillement, températures, etc.), les influences humaines (agriculture, sylviculture, pollutions, autres perturbations, etc.).
Chiroptère
Chauve-souris
Cœur de nature ou cœur de biodiversité
Terme équivalent à celui de réservoir de biodiversité dans la trame verte et bleue régionale de 2006. Il existe cependant des différences entre les réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB et les cœurs de nature du Schéma régional TVB de 2006. En effet, dans le cadre de l’identification de réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB, certains cœurs de nature du SRTVB de 2006 n’ont pas été repris ou n’ont été repris que partiellement. Ceci s’explique par l’amélioration et la mise à jour des connaissances (ex : nouveau site prospecté ou nouvelle espèce recensée) et la disparition ou la forte dégradation de certains milieux naturels.
Corridor écologique
Les corridors écologiques assurent des connexions entre des réservoirs de biodiversité, offrant aux espèces des conditions favorables à leur déplacement et à l’accomplissement de leur cycle de vie.
Habitat naturel (où l’action de l’homme est censée être relativement faible)
Constitué d’un biotope (voir ci-dessus), d’une ou plusieurs communautés végétales caractérisées par une certaine physionomie (muscinale, herbacée, arbustive, arborescente) dépendant des espèces qui la composent et d’une ou plusieurs communautés animales associées, avec des espèces inféodées à une ou plusieurs espèces végétales, à une végétation, à une « niche écologique » ou à un microhabitats particulier ou utilisant un territoire plus grand que l’habitat considéré pour exercer leurs diverses activités vitales.
Habitat semi-naturel ou artificiel
Milieux dont l’existence et la pérennité sont essentiellement dues à l’action de l’homme.
Hétérocère
Papillon de nuit à l’inverse des Rhopalocères qui sont des Papillons de jours
Limicole
Petit échassier (oiseau)
Odonate
Les odonates correspondent à l’ordre des libellules et des demoiselles
Orthoptère
Insecte appartenant à l’ordre des Criquets et Sauterelles
Réservoir de biodiversité (Définition issue du document-Cadre Orientations nationales)
Les réservoirs de biodiversité sont des espaces dans lesquels la biodiversité, rare ou commune, menacée ou non menacée, est la plus riche ou la mieux représentée, où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie (alimentation, reproduction, repos) et où les habitats naturels peuvent assurer leur fonctionnement, en ayant notamment une taille suffisante. Ce sont des espaces pouvant abriter des noyaux de populations d’espèces à partir desquels les individus se dispersent, ou susceptibles de permettre l’accueil de nouvelles populations d’espèces.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 222
Syrphidé
Insecte appartenant à la famille des mouchesDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 223
IX. Bibliographie
IX.1 Articles et ouvrages
ACP, Plan d’assurance qualité des Travaux de revalorisation du bras mort de Leval, 2013,13p.
ADUS AMVS, Présentation espaces verts et gestion différenciée, Août 2008, 27 pages.
Agence Noyon, Extension du parc d’activités de Grevaux les Guides La Marliere, étude d’impact, Juin 2012, 316 pages.
Alfa Diagnostic écologique et fonctionnel et plan de gestion sur l’ancien site industriel HK Porter - Marpent et Boussois, JUILLET 2008, 80 pages.
Alfa et AMVS, Élaboration de plans de gestion différenciée, présentation à la réunion de lancement avec les gestionnaires, décembre 2009.
Alfa, Grille d’analyse des sites pilotes pour la gestion différenciée, février 2010.
Alfa, « Boussois, Feignies, Ferrière-la-Grande, Jeumont, Louvroil : Élaboration des plans de gestion différenciée des sites pilotes de l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre 2010-2014. État des lieux », Avril 2010, 41 pages.
Alfa, Plan de gestion différenciée des sites pilotes de l’Agglomération Maubeuge-Val de Sambre, Octobre 2010, 114 pages.
Alfa, Plan de gestion 2011-2020 du site de Pantegnies, MARS 2010, 169 pages.
Alfa et AMVS, Travaux de valorisation écologique et paysagère du Lac du Paradis (Louvroil-59) lot 1 (valorisation écologique et paysagère) et lot 2 : mise en place de parcours sportif et pédagogique : cahier des Clauses Techniques Particulières, cahier des détails, bordereaux des prix unitaires, détail estimatifs, compte-rendu de la 4ème réunion de terrain, 2011 et 2012.
AMVS, Présentations au comité consultatif du PPTV, années 2009 à 2013.
AMVS, Dossier de candidature Appel à projets Trame Verte et Bleue Restauration des milieux naturels Zones humides Les Portes des Marpiniaux, Juillet 2009, 8 pages.
AMVS, Flyer de présentation au public du site des Portes des Marpiniaux, oct. 2009, 2 pages.
AMVS, Alfa, Demande de classement en réserve naturelle régionale, nov. 2010, 119 pages.
AMVS, Dossier Grand prix Zones humides, Marpiniaux, octobre 2011, 51 pages.
AMVS, Fiches de présentation synthétique de dossier Aménagement écologique et paysager du site ex friche SOFER, Demande formulée au titre du Pays Sambre Avesnois Mars 2012, 4 pages.
AMVS, Cahier des clauses techniques particulières marche public de maitrise d’œuvre aménagement et valorisation du site de l’ex-friche SOFER, Commune de Pont-sur-Sambre, Mars 2012, 7 pages.
AMVS, Conservatoire des espaces naturels, Osmose, Cahier des clauses techniques particulières pour la restauration et la valorisation de la zone humide de Pantegnies, janvier 2013, 51 pages.
AMVS, Périmètre de la convention opérationnelle du site de Pantegnies, janvier 2012, plans masse des travaux de restauration des milieux naturels et de l’accueil du public, oct. 2012, panneau de chantier des travaux, août 2013.
AMVS, Plan cadastral du bras mort de Leval, avril 2014.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 224
Champ libre, BUREGAP, CERE, AMVS, Étude pré-opérationelle de requalification et valorisation des friches Vitrant et faïencerie, Juin 2013, 3 pages.
Citadia Conseil Plan Local d’Urbanisme de Maubeuge, Orientations d’Aménagement et de Programmation, Version du 1 août 2012.
Conseil général du Nord, Plan de gestion du site des Prés Leval et calendrier associé, 2011.
Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, Kent County Council, Centre régional de phytosociologie zgréé Conservatoire botanique de Bailleul, Programme Interreg IVA 2 Mers, Guide d’interprétation des habitats naturels ARCH, sept 2012, 163p.
Conservatoire d’Espaces Naturels (CEN), Plan de gestion 2012-2016 du cœur de nature de Pantegnies, déc. 2011, 165 pages.
CEN, Tableau des actions réalisées par le Conservatoire des espaces naturels sur les sites de l’AMVS: nombre de jours et coûts.
CEN, Plan d’actions chiroptères, recherche de sites de mise bas, janvier 2012.
CPIE Bocage de l’Avesnois, Bilan des suivis naturalistes de 2012 du cœur de nature de Pantegnies.
CPIE, CEN, Bilans naturalistes : liste des espèces animales et végétales observées dans les cœurs de nature de l’AMVS, de 2002 à 2012 selon les sites.
Fontaine G, Inventaire des mares prairiales dans l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre. Rapport de stage, Master 2 Mutation des Territoires Urbains et Développement Intégré des Littoraux, 2009 et son annexe cartographique.
Gallai, N., Salles, J.-M., Settele, J. et Vaissière, B. E., 2009. Economic valuation of the vulnerability of world agriculture confronted with pollinator decline. Ecological Economics, 2007.
Géovision, Étude de programmation de la trame verte et bleue communautaire, Agglomération Maubeuge-Val de Sambre, Groupe, 2007.
Les Blongios, Bilan des chantiers nature 2012 de l’association sur les sites de Pantegnies et des Marpiniaux, 8 pages.
OSMOSE Ingénierie Roubaix, Plan de Gestion Écologique 2012 – 2017 de la Zone humide du site des portes des Marpiniaux, 2012, 68 p.
PNRA, Diagnostic et enjeux majeurs du bassin versant de la Sambre, mai 2008, 102 pages.
PNRA, Rapport sur l’impact des modes de gestion du bocage de l’Avesnois sur la communauté d’oiseaux nicheurs des haies, 2011.
Parc naturel régional de l’Avesnois (PNRA), Plan d’actions annuel en faveur de la Pie-grièche grise en moyenne vallée de Sambre, 2012
PNRA, Charte du Parc naturel régional, rapport de charte, 184 pages et plan du parc.
PNRA, Agence de l’eau, Conseil Régional et Conseil Général, SAGE de la Sambre :
- présentation du dossier soumis à enquête publique, 22 pages
- rapport d’évaluation environnementale, 49 pages
- plan d’aménagement et de gestion durables
PNRA, Bureau d’études X. Hardy, Localisation et caractérisation des zones humides dans la vallée de la SAMBRE, juin 2008, 36 pages.
Parent O, Azimut Agence Noyon, Projet d’éco quartier du Pot d’Argent, Louvroil 59, approche environnementale de l’urbanisme, compilation des documents produits par le groupement, Juillet 2010, 188 pages.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 225
SAFEGE/ANTEA/GEONORD Diagnostic Territorial Multi-pression de la partie nord du bassin Sambre – Avesnois, Rapport de phase 1 : propriétés de la zone d’étude, juin 2013, 287 pages et annexes 770 pages.
UICN, Comité français, 2012. Panorama des services écologiques fournis par les milieux naturels en France. Volume 1 Contexte et enjeux. 48 pp.
IX.2 Ressources disponibles sur Internet
Agence de l’eau Artois Picardie, ETAT DES LIEUX DES DISTRICTS HYDROGRAPHIQUES Escaut, Somme et Côtiers Manche Mer du Nord Meuse (Partie Sambre), Octobre 2013, disponible sur internet : http://www.eau-artois-picardie.fr/IMG/pdf/Etat_des_lieux_Escaut_Sambre_2013.pdf.
COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE, Études & documents n° 92 Quelle évaluation économique pour les services écosystémiques rendus par les prairies en France métropolitaine ?, Juillet 2013, disponible sur internet : http://www.developpement- durable.gouv.fr/IMG/pdf/E_D_92_prairies.pdf
Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, FICHE SIGNALETIQUE CAMVS, disponible sur Internet : http://www.sigale.nordpasdecalais.fr/RESSOURCES/Fiches_territoires/Fiche%20A10%20- %20CA%20de%20Maubeuge%20Val%20de%20Sambre.pdf
Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, Schéma régional de cohérence écologique Trame verte et bleue, 2014, disponible sur internet : http://www.nord-pas-de-calais.developpement- durable.gouv.fr/?-SRCE-TVB
Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, outil régional de cartographie des habitats, disponible sur Internet: http://arch.nordpasdecalais.fr
Conservatoire d’espaces Naturels, Rapport d’activités 103, disponible sur Internet : http://www.cen-npdc.org/pdf/Synthese_Rapport_2013.pdf, 2013.
DDTM du Nord, Porter à connaissance de l’État Plan de Déplacements Urbains de Maubeuge Val de Sambre mai 2012, disponible sur Internet :
http://www.nord.gouv.fr/content/download/11234/68156/file/PAC_PDU_Maubeuge_Val_de_Sambr e_cle7291c5.pdf.
DRAAF Nord - Pas-de-Calais, L’agriculture du SCOT Avesnois en 2010, disponible sur Internet.
DREAL Nord-Pas-de-Calais, Fiches ZNIEFF, Inventaire national du Patrimoine naturel, disponible sur Internet : http://inpn.mnhn.fr, liste des espaces inventoriés site internet de la DDTM du Nord.
MEDDE, Document-cadre Orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques, annexe du décret n°2014-45 du 20 janvier 2014, disponible sur Internet : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/20131008_doc_cadre_ONTVB.pdf.
INSEE, Vers une filière forêt-bois en Nord-Pas-de-Calais et Picardie, déc. 2010, disponible sur Internet : http://insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=19&ref_id=17020
Parc Naturel régional de l’Avesnois, Schéma d’aménagement et de gestion des eaux, 2007 à 2012, disponible sur Internet : http://sage-sambre.parc-naturel-avesnois.fr/.
SCOT Sambre Avesnois, documents disponibles sur internet : http://www.scot-sambre- avesnois.com/telechargement.html.
UICN France (2013). Panorama des services écologiques fournis par les milieux naturels en France - volume 2.3 : les écosystèmes urbains. Paris, disponible sur Internet : UICN France - Services Ecosystèmes urbains.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 226
X. Annexes
Annexe 1 : Synthèse des questionnaires adressés aux communes
Annexe 2 : Synthèse des questionnaires adressés aux associations locales
Annexe 3 : Guide d’entretien des consultations des acteurs locaux de la conservation et de la gestion des milieux naturels
Annexe 4 : Système de pondération de la flore et de la faune pour la détermination des réservoirs de biodiversité d’intérêt local
Annexe 5 : Noms des réservoirs de biodiversité, leurs intérêts et les espèces à enjeux connues sur ces derniersDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 227
Annexe 1.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 228
ENQUETE
SUR LA PRESERVATION ET LA REMISE EN ETAT
DES ESPACES DE NATURE
Communauté d’Agglomération Maubeuge – Val de Sambre
QUESTIONNAIRE COMMUNES
7 communes ont répondu sur les 23 communes consultées soit un taux de réponse de 30%.
Communes ayant répondu :
Commune représentée
Prénom Nom
Fonction au sein
de la commune
Adresse e-mail
Numéro de téléphone
Nom du référent de la
commune en matière
d’environnement
FERRIERE-LA-PETITE
Julien HOTTIAUX
Conseiller délégué
julien.hottiaux@amvs.fr
06 74 58 48 94
Julien HOTTIAUX
JEUMONT
Éric HARTER
Responsable urbanisme
eric.harter@mairie-jeumont.fr
03 27 39 50 55
A nommer
LOUVROIL
Joëlle AUQUIERT
Adjointe au maire
joelleauquiert@wanadoo.fr
06 08 60 34 92
MARPENT
Jean-Marie ALLAIN
Maire
Jean-marie.allain@wanadoo.fr
06 12 10 06 86
MAUBEUGE
Benoit LAGOET
Responsable Eco-Garde
Benoit.lagoet@ville-
maubeuge.fr
03 27 53 75 88
Benoit LAGOET
QUIEVELON
Gérard HUART
Maire
huartge@wanadoo.fr
06 37 07 15 08
Gérard HUART
ROUSIES
Pierre ROCHE
Maire
Mairie.rousies@wanadoo.fr
03 27 62 15 01
Raymond JOUVE
06 32 09 78 86
Le concept de Trame Verte et Bleue
Connaissez-vous le concept de Trame Verte et Bleue ?
Oui Non Total
Nombre de
réponses
6
(Ferrière-la-Petite)
(Louvroil)
(Marpent)
(Maubeuge)
(Quiévelon)
(Rousies)
1
(Jeumont)
7
Pourcentage 86% 14% 100%Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 229
Qu’en est-il pour vos collègues / élus ? Pour les autres acteurs locaux et la population ? - Je pense que globalement les personnes qui ne participent pas directement à des actions sur cette problématique ne sont pas assez informées (Ferrière-la-Petite)
- Ne connaissent pas non plus (Jeumont)
- Je pense que la TVB est loin de leurs préoccupations premières pour la plupart et si le futur
écoquartier en devient un maillon, il serait souhaitable de parler de « nature en ville » et de faire en
sorte que ce nouveau quartier puisse « déteindre » sur toute la ville (Louvroil)
- Les élus connaissent le principe, la population je ne sais pas (Marpent)
- Ne connaissent pas (Quiévelon)
- Quelques élus sont informés – pour les autres et la population le sujet est vague (Rousies).
Avez-vous des questions sur le concept de trame verte et bleue ?
- Existe-t-il un bilan des actions menées sur les cours d’eau, notamment la Solre ? Vont-ils faire
l’objet d’actions spécifiques ? (Ferrière-la-Petite)
- Que prévoit le dispositif ? Quelles actions ? Quelle stratégie d’intégration à la trame verte et bleue ?
Comment le territoire communal peut-il s’y inscrire ? (Jeumont)
- Comment fait-on pour relier un espace naturel à un autre, liaisons douces, comment fait-on pour que
la fréquentation humaine de ces lieux soit un atout et non pas un problème, quel éclairage pour quelle
sécurité, quelle communication pour responsabiliser la population ? Comment traverser une route
telle que l’ex RN2 (liaison douce ?) Comment réconcilier notre urbanisation dense avec le végétal,
créer des zones vertes, des passerelles végétales … ? (Louvroil)
- Non (2 réponses) (Quiévelon, Rousies).
La Trame Verte et Bleue de la CAMVS
Aviez-vous connaissance du Plan Paysage Trame Verte lancé par La communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre en 2007?
Oui Non Pas de
réponse
Total
Nombre de
réponses
4
(Louvroil)
(Marpent)
(Quiévelon)
(Rousies)
2
(Ferrière-la-Petite)
(Jeumont)
1 7
Pourcentage 57% 29% 14% 100%
Votre commune a-t-elle été associée à cette démarche ?
Oui Non Total
Nombre de
réponses
6
(Ferrière-la-Petite)
(Jeumont)
(Louvroil)
(Marpent)
(Maubeuge)
(Rousies)
1 (à l’agglo depuis
2012) (Quiévelon)
7Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 230
Pourcentage 86% 14% 100%
Votre commune s’est-elle impliquée dans la mise en œuvre de la démarche ?
Oui Non Total
Nombre de
réponses
5
(Ferrière-la-Petite)
(Louvroil)
(Marpent)
(Maubeuge)
(Rousies)
2
(Jeumont)
(Quiévelon)
7
Pourcentage 71% 29% 100%
Si oui, comment ? Y avez-vous participé personnellement ?
- Participation à l’appel à projets « 22, Vlà les mares », malheureusement les 2 sites proposés n’ont
pas été retenus - Participation à l’opération « plantons le décor » (Ferrière-la-Petite)
- Réunions avec les techniciens et d’autres élus, visites de sites (berges de la Sambre, les mares, le
parc et le plan d’eau, les Marpiniaux), réunions publiques dans notre ville pour les travaux du parc et
du plan d’eau, gestion différenciée, pour le futur écoquartier, réunions publiques également (Louvroil)
- A la fois en tant que maire (pour la requalification environnementale, d’initiative communale) et
ensuite comme vice-président délégué à la TVB (Marpent)
- Création de mares (4) – gestion différenciée aux étangs Monier, protection et suivi des chauves-
souris (Maubeuge)
- Nous possédons une friche Chico Mendès qui est traversée par la ligne RFF et par la Solre ; Un
maintien du site est réalisée par une association « Amicale Chico Mendès faune et flore » (Rousies).
Si non, pourquoi ?
- Méconnaissance et départ en retraite du référent (non remplacé) (Jeumont)
Quelles sont les critiques que vous pourriez formuler vis-à-vis des actions réalisées par la CAMVS en faveur de la Trame Verte et Bleue ? Pour rappel, les principales actions mises en œuvre dans ce domaine sont rappelées en introduction du questionnaire.
- Un manque de communication au regard du besoin de sensibilisation des élus et techniciens
(Jeumont)
- Définir davantage de lieux à protéger à l’échelle de l’agglomération, avec une politique de
reboisement imposée, communiquer avec la population afin d’éviter certains dégâts, travailler avec
les écoles de toutes les villes, nous sommes l’un des départements les moins boisés de France (Louvroil)
- La Solre dépose des alluvions sur son tracé et les différentes élévations des niveaux/débit et
inondations ont une influence néfaste sur les rives et dans le centre de Rousies. Un dépôt d’alluvions
de plusieurs dizaines de mètres cube obstrue de plus en plus le lit de la rivière ; problème de berge
que nous avons consolidée à l’endroit de son passage dans la ZAC du centre (Rousies).
Votre commune a-t-elle participé récemment à des actions en faveur de l’environnement ? Un lien avec la démarche de Trame Verte et Bleue pourrait-il être fait ?Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 231
- En partenariat avec le CPIE Bocage Avesnois nous avons réalisé des plantations écologiques
(essences locales…) devant le groupe scolaire (Ferrière-la-Petite)
- Réunions publiques concernant le futur écoquartier où il est question d’un cœur de zone humide très
riche en matière de faune et de flore, cœur de zone à protéger et à valoriser (Louvroil)
- Opération « nettoyons la nature » sur le site avec l’école (Marpent)
- Eco-pâturage – jardins familiaux Provinces Françaises – Potagers dans les écoles (Maubeuge)
- Non pas récemment ; Toutefois une étude de reclassement de l’ancienne faïencerie (centre-ville) a
été prise en main par l’agglomération et a abouti à une déclaration d’intérêt communautaire (projet :
Benoit Lecomte) (Rousies)
- Non (2 réponses) (Jeumont, Quiévelon).
De manière générale, de quel(les) actions, outils ou assistance pourriez-vous avoir besoin pour améliorer la qualité de l’environnement de votre commune ?
- La commune possédant un bois nous souhaiterions pouvoir établir un plan de gestion de ce bois –
Gestion du cours d’eau La Solre (Ferrière-la-Petite)
- Conseil/expertise – Financier pour une étude visant à identifier le patrimoine naturel remarquable et
à sauvegarder (cf. conseil jury Villes et villages fleuris, Madame Lucot) – Comment intégrer la trame
verte et bleue dans l’urbanisme (dans la continuité du PLU - article 13) (Jeumont)
- Des outils pour les enfants (écoles, collèges) afin de préserver, de respecter la nature (Louvroil)
- Expertise et ingénierie ponctuelle sur les projets d’aménagement (Marpent)
- Aménagement de la vallée de la Flamenne et de la Pisselotte (Maubeuge)
- Transfert de la voie ferrée au CG 59 -> continuité de la voie verte jusqu’aux portes de Maubeuge –
Nettoyage de la Solre notamment en centre-ville et étude globale du tracé (Rousies).
Selon vous, quels sont les espaces naturels et espèces animales / végétales sauvages les plus emblématiques et intéressants (car rares et / ou menacées) ?
A l’échelle de la communauté d’agglomération :
- La Sambre (Jeumont)
- Les espaces naturels humides et toutes les espèces animales et végétales qui s’y rapportent, faire une
étude (Louvroil)
- Le triton crêté et certaines espèces de papillons (Marpent)
- Le bocage, les zones humides, les bois et bosquets (Maubeuge)
- Lathrée écailleuse (Lathraea squamaria) (Rousies)
A l’échelle de votre commune :
- Tritons, salamandres, orvet (Ferrière-la-Petite)
- Watissart, étang Lapeyre, bois de Jeumont, plaines du Nord (Jeumont)
- Ecoquartier, château Boch, ruisseau près des jardins familiaux qui alimente le plan d’eau du paradis (Louvroil)
- Le triton crêté et certaines espèces de papillons (Marpent)
- Les remparts de Maubeuge, les cours d’eau, les chauves-souris, le butome à ombelle (étangs Monier)
(Maubeuge)
- Le PLU a délimité les territoires constructibles. Ce qui est en place à ce jour n’est pas une crainte.
Mais il faut préserver les espaces des constructions neuves/nouvelles (Rousies).
Selon vous, quelles sont les principales menaces qui pèsent sur ces espaces naturels et espèces animales / végétales sauvages emblématiques ou intéressants ?Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 232
A l’échelle de la communauté d’agglomération :
A l’échelle de votre commune :
- Assèchement des mares ou des zones humides (Ferrière-la-Petite)
- Destruction du milieu, pollution des cours d’eau (Maubeuge)
A l’échelle de la communauté d’agglomération et de la commune :
- L’urbanisation et les labours (Marpent)
- Manque de respect des usagers – manque de sensibilité des usagers, techniciens, élus aux enjeux
environnementaux – manque d’information – méconnaissance des mesures de prévention et mise en
valeur (Jeumont)
- Les incivilités, la non-connaissance de ces milieux aboutit à de nombreuses maladresses,
l’urbanisation très dense, la circulation, les éclairages publics, l’utilisation de véhicules non adaptés à
ces milieux (ex. les quads) (Louvroil)
- L’urbanisation et les labours.
Votre commune porte-t-elle des projets pouvant être pris en compte par l’étude Trame Verte et Bleue? - Pas pour le moment (Ferrière-la-Petite)
- La volonté de créer des corridors verts à l’échelle du territoire communal (cf. étude centre-ville-pôle
gare) – soutien au projet de réouverture de la Sambre (Jeumont)
- L’écoquartier, les liaisons douces, la réhabilitation du château Boch et de son arc, en faire un lieu
pour la jeunesse : accueil des petits, périscolaire, centre aéré, classes vertes… (Louvroil)
- On a déjà été bien servis ! Mais la question de la protection des mares agricoles reste un enjeu fort (Marpent)
- Non pas encore (Quiévelon).
Disposez-vous d’études, informations, données pouvant être utiles à l’élaboration de l’étude ? Vous serait-il possible de nous les transmettre ?
- Non (3 réponses) (Jeumont) (Louvroil) (Quiévelon)
- Suivi des populations des chauves-souris dans les remparts, étude Gestion différenciée sur les étangs
(bureau d’études Alfa) (Maubeuge)
- Au sujet de la friche Chico Mendès, M. Benoit Lecomte possède des documents qui peuvent
répondre (Rousies).
Comment votre commune pourrait-elle contribuer à la mise en œuvre de la Trame Verte et Bleue ? - Développement des plantations dites « écologiques » - restauration de mares – sensibilisation de la population aux différents enjeux (Ferrière-la-Petite)
- En s’impliquant dans la démarche d’évaluation et de diagnostic – En mobilisant des référents dans
ses services (Jeumont)
- Le site des Marpiniaux peut accueillir des groupes découverte à la journée (Marpent)
- Ne sais pas (Quiévelon)
- Réalisation d’une continuité de la voie verte aménagée pour faciliter le déplacement faunistique –
Reprendre le lit et les berges de la Solre pour un déplacement sambre – Solre des poissons –
Améliorer les zones de déplacement des batraciens et autres amphibiens (Rousies).
Quelles difficultés pourraient vous freiner ?Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 233
- Difficultés en moyens humains et financiers (Ferrière-la-Petite)
- Disponibilité des personnels et sa qualification progressive sur ces sujets (Jeumont)
- Urbanisation très dense, les grands axes routiers par leur fréquentation, difficulté de relier ces petits
cœurs de nature – l’élaboration de liaisons douces ne sera pas suffisante pour se déplacer d’un espace
« naturel » à l’autre mais sera tout de même une première approche vers la ville de demain (Louvroil)
- La difficulté majeure sera le financement et les compétences (soutien) des projets d’aménagement
autour de l’axe Nord-Sud sur la Solre (Rousies).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 234
Annexe 2.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 235
ENQUETE
SUR LA PRESERVATION ET LA REMISE EN ETAT
DES ESPACES DE NATURE
Communauté d’Agglomération Maubeuge – Val de Sambre
QUESTIONNAIRE ASSOCIATIONS LOCALES
8 associations ont répondu sur les 16 consultées soit un taux de réponse de 50%.
Association représentée Prénom Nom
Fonction au sein de
l’association
Adresse e-mail
Numéro de téléphone
Les randonneurs Jeumontois Daniel WUILLOT
Président
danetnad@gmail.com
03 27 62 76 93
Les jardiniers de Maubeuge et
Vallée Sambre
Marie DESPUYOS-DEHON
Présidente
mariedepuyos@aol.fr
03 27 62 85 28
06 50 44 59 70
Club environnement du collège
de Jeumont
Laurence CANONNE
Les Blongios
locanonne@yahoo.fr
06 29 89 79 45
Archers de la Sambre
(Marpent)
Jean-Pierre WILLOT Millot.nicole@orange;fr
03 27 63 19 10
06 42 93 71 34
VTT Pontois Patrick ARBONNIER
Secrétaire
Patrick.arbonnier@nordnet;fr
03 27 63 83 68
Comité des sports
FERRIERE-LA-GRANDE
Jean-Claude MEYRE
Président
03 27 65 04 75
06 69 30 85 96
Club cyclo Touriste de
Maubeuge
Bernard GUILBAUX
Secrétaire
ectmaubeuge@gmail.com
06 85 02 16 91
Club d’Athlétisme de MARPENT
MSL
Frédéric BROUTIN
Président
Frederic.broutin0716@orange.fr
Votre association et la trame verte et bleue
Combien d’adhérents compte-t-elle ?
90 (les randonneurs Jeumontois) – 169 (les jardiniers de Maubeuge) – environs 20 à 30 élèves chaque année
(club environnement du collège Ch. De Gaulle à Jeumont) – 65 licenciés en 2013 (FFC et UFolep) (VTT
Pontois) – 100 (Comité des sports de Ferrière) - 67 (Club cyclotouriste de Maubeuge) – 53 (Club
d’athlétisme de Marpent)
Où pratique-t-elle ses activités ? (secteur géographique)
- L’Avesnois, la Thiérache, le Hainaut (Be) (les randonneurs Jeumontois)
- Maubeuge et villages environnants (les jardiniers de Maubeuge)
- Jeumont, site des Marpiniaux (club environnement du collège)
- Les portes des Marpiniaux, Marpent (Archers de la Sambre)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 236
- Basés à Pont-sur-Sambre, nous rayonnons sur tout l’Avesnois mais participons également à des
manifestations sur la Belgique et plus rarement sur d’autres régions de France (var, Jura, Bretagne,
Alpes…) (VTT Pontois)
- La majorité des activités se passent dans les locaux sportifs de la ville sauf le cyclotourisme qui se
pratique en Sambre Avesnois (Comité des sports de Ferrière)
- Avesnois Sambre (Club cyclotouriste de Maubeuge)
- Marpent (Club d’athlétisme de Marpent)
Quels sont les espaces naturels concernés par ces activités ?
- Les sentiers du bocage, les forêts (Mormal, Jeumont) (les randonneurs Jeumontois)
- Ferme du 200 (siège social) et remparts de Maubeuge (les jardiniers de Maubeuge)
- Mares, jardins, espaces verts du collège (club environnement du collège)
- Zone réservée au tir à l’arc (Archers de la Sambre)
- Pour notre section VTT, tous les chemins, sentiers, pistes traversant des espaces naturels – plus
particulièrement la forêt de Mormal, el chemin de halage de la Sambre, les chemins et sentiers
sillonnant la campagne… (VTT Pontois)
- Tout espace public, le VTT emprunte surtout les chemins et sentiers autorisés (Comité des sports de
Ferrière)
- Passages dans les bois et chemins ruraux lors de la pratique du VTT (Club cyclotouriste de
Maubeuge)
- Stade du Bel Air Marpent – parc des Marpiniaux – Watissart - Jeumont (Club d’athlétisme de
Marpent)
Dans le cadre de vos activités, quels sont les attentes et besoins éventuels de votre structure en termes de création de nouveaux espaces naturels, de gestion et d’aménagement des espaces naturels existants, de communication sur les espaces naturels ?
- Une plus grande diversité et une meilleure information sur les espaces naturels (les randonneurs
Jeumontois)
- Peut-être créer d’autres espaces naturels sur Jeumont autour du collège : création de nouvelles
mares… (club environnement du collège)
- Nous est-il possible d’occuper la pointe attenante à notre zone (n°2 sur votre plan) pour ajouter une
ou deux cibles (Archers de la Sambre)
- Ne pas trop enclaver ces espaces naturels et laisser une certaine liberté au public pour les parcourir -
à mon sens ces espaces doivent rester « perméables » à l’activité sans les « clôturer » pour autant –
c’est aux activités périphériques de s’adapter en polluant et en détruisant moins la nature (activités
industrielles en particulier) (VTT Pontois)
- Sites naturels aménagés pour l’initiation de la pratique dans le plus grand respect de l’environnement
(Comité des sports de Ferrière)
- Restaurer les chemins de promenade labourés ou remblayés illégalement par les agriculteurs,
particulièrement pour respecter la biodiversité (Club cyclotouriste de Maubeuge)
- Aménagement de chemins autour des Marpiniaux pour avoir différents parcours (Club d’athlétisme
de Marpent).
Quelles difficultés votre association rencontre-t-elle pour la pratique de ses activités dans les espaces naturels ?Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 237
- Certains sentiers sont inaccessibles, présence de détritus, haies non taillées, ornières de passage des
quads (les randonneurs Jeumontois)
- Aucune difficulté (Archers de la Sambre)
- Au regard du faible impact que le vélo a sur les espaces naturels, sur le respect de ceux-ci que notre
association a prouvé depuis de nombreuses années (ONF : forêt de Mormal, VNF puis AMVS :
chemin de halage de la Sambre, communes traversées…), nous estimons que des demandes
d’autorisation sont parfois trop coercitives malgré notre reconnaissance de sérieux (VTT Pontois)
- L’école VTT du comité des sports est avant tout un lieu d’éducation pour former des VTTistes
citoyens et responsables ; Ceci implique une parfaite connaissance des passages autorisés (Comité
des sports de Ferrière)
- Suppression de voies et passages dans la campagne – opposition des propriétaires privés pour
traverser les bois et secteurs agricoles (Club cyclotouriste de Maubeuge)
- Pas de locaux pour se rassembler, se déshabiller (vestiaire) – pas de WC pour le public ni de banc
pour les anciens (repos) (Club d’athlétisme de Marpent).
Le concept de Trame Verte et Bleue
Connaissez-vous le concept de Trame Verte et Bleue ?
Oui Non Total
Nombre de
réponses
5
(les jardiniers de Maubeuge)
(club environnement du collège)
(Archers de la Sambre)
(VTT Pontois)
(Comité des sports de Ferrière)
3
(les randonneurs Jeumontois)
(Club cyclotouriste de
Maubeuge)
(Club d’athlétisme de Marpent)
8
Pourcentage 63% 37% 100%
Avez-vous des questions sur le concept de trame verte et bleue ?
- L’AMVS est-elle toujours prête à interdire les installations à risques tel qu’elle l’a fait pour le cas
ARF à Pont-sur-Sambre ? (VTT Pontois)
- Non (Comité des sports de Ferrière)
- Allez-vous continuer à aménager le parc des Marpiniaux ? (Club d’athlétisme de Marpent)
La Trame Verte et Bleue de la CAMVS
Aviez-vous connaissance du Plan Paysage Trame Verte lancé par La communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre en 2007?
Oui Non Total
Nombre de
réponses
5
(les jardiniers de Maubeuge)
(club environnement du collège)
(VTT Pontois)
(Comité des sports de Ferrière)
(Club d’athlétisme de Marpent)
3
(les randonneurs Jeumontois)
(Archers de la Sambre)
(Club cyclotouriste de
Maubeuge)
8
Pourcentage 63% 37% 100%Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 238
Votre association a-t-elle été associée à cette démarche ?
Oui Non Total
Nombre de
réponses
2
(VTT Pontois)
(Comité des sports de
Ferrière)
6
(les randonneurs Jeumontois)
(les jardiniers de Maubeuge)
(club environnement du collège)
(Archers de la Sambre)
(Club cyclotouriste de Maubeuge)
(Club d’athlétisme de Marpent)
8
Pourcentage 25% 75% 100%
Votre association s’est-elle impliquée dans la mise en œuvre de la démarche ?
Oui Non Total
Nombre de
réponses
4
(club environnement du collège)
(VTT Pontois)
(Comité des sports de Ferrière)
(Club d’athlétisme de Marpent)
4
(les randonneurs Jeumontois)
(les jardiniers de Maubeuge)
(Archers de la Sambre)
(Club cyclotouriste de
Maubeuge)
8
Pourcentage 50% 50% 100%
Si oui, comment ? Y avez-vous participé personnellement ?
- Aménagement des mares sur le site des Marpiniaux – déboisement, réimplantation de saules têtards
(club environnement du collège)
- Lors de la sauvegarde du site de Pantegnies (classé en ZN en 2013) et de la lutte contre l’installation
en lieu et place du CPT d’une activité hautement polluante (incinérateur), M. BAILLY J.J., moi-
même et avec l’aide de M. HUVELLE nous avons monté un dossier auprès de la Fondation de
France en 2002 qui a conduit à l’octroi d’une subvention dans le cadre du programme « Ensemble
pour gérer le territoire » ; cette action a donc permis d’engager la réhabilitation de ce site industriel
pollué vers sa « renaturation » et donc d’aboutir aujourd’hui à son classement en ZN (VTT Pontois)
- Dans la mesure où je suis l’initiateur du projet Relais Eco-vélo (Comité des sports de Ferrière)
- De 2001 à 2007, j’ai créé un cross dans le parc des Marpiniaux afin de faire connaître ce parc.
Aujourd’hui arrêté pour cause de budget (Club d’athlétisme de Marpent).
Si non, pourquoi ?
- En 2007, non dirigeant de l’association (les randonneurs Jeumontois)
- L’association n’a pas été contactée (les jardiniers de Maubeuge)
- Nous n’avons pas d’information complémentaire (Archers de la Sambre)
- Méconnaissance de la démarche (Club cyclotouriste de Maubeuge).
Quelles sont les critiques que vous pourriez formuler vis-à-vis des actions réalisées par la CAMVS en faveur de la Trame Verte et Bleue ? Pour rappel, les principales actions mises en œuvre dans ce domaine sont rappelées en introduction du questionnaire.
- Aucune (Archers de la Sambre) (Comité des sports de Ferrière)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 239
- Si la démarche paraît utile, il y a pourtant une critique qui peut s’appliquer à beaucoup de projets
d’aménagement. Ceux-ci bénéficient de moyens aprfois conséquents quant à leur installation, apr
contre le suivi et l’entretien lors des années suivantes sont bien souvent à la merci de dotations
aléatoires ; Aussi lorsque de telles actions sont projetés, il conviendrait d’y inclure un suivi durable
afin que les moyens investis ne le soient pas à fonds perdus (VTT Pontois)
- Pas encore assez connu. Faire plus de publicité et plus de panneaux afin de faire venir le public (Club
d’athlétisme de Marpent).
Votre association a-t-elle participé récemment à des actions en faveur de l’environnement ? Un lien avec la démarche de Trame Verte et Bleue pourrait-il être fait ?
- En partenariat avec le comité départemental du Nord, opération « Sentiers propres » en 2011 et 2012
à Solre-le-Château. Opération non reconduite due à la non-participation de la population (les
randonneurs Jeumontois)
- Ateliers nichoirs, refuge d’hivernage pour papillons, techniques de jardinage respectueux de
l’environnement (les jardiniers de Maubeuge)
- Oui, en novembre 2013, autour d’une mare (club environnement du collège)
- Accueil des chevaux pour débardage régulièrement – entretien du terrain en coordination avec M.
Benoit Lecomte (débroussaillage manuel, maintien de buissons pour les lapins et autres) (Archers de
la Sambre)
- Nous estimons qu’à l’exemple du site de Pantegnies, en entretenant les pistes que le parcours
comprend, nous avons effectivement contribué à la démarche (VTT Pontois)
- Organisation de l’Emeraude VTT afin de participer à la promotion du relais Eco-vélo et plus
particulièrement à la promotion de notre territoire dans le milieu du VTT (Comité des sports de
Ferrière)
- Déblayage et nettoyage des chemins de pratique du VTT (Club cyclotouriste de Maubeuge)
- Non car son but est l’athlétisme et par manque de temps (compétitions tous les week-ends) et par
manque de bénévoles (Club d’athlétisme de Marpent).
De manière générale, de quel(les) actions, outils ou assistance pourriez-vous avoir besoin pour améliorer la qualité de vos activités tout en contribuant à l’amélioration de l’environnement ? - Non concerné au titre de l’association (les randonneurs Jeumontois)
- Faire le lien avec l’opération « Plantons le décor » et les activités du PNR (les jardiniers de
Maubeuge)
- Nous n’avons pas besoin d’assistance (travail effectué par les archers) mais des besoins en outils
(scies, grand sécateur, coupe-branche, fourches, etc.) (Archers de la Sambre)
- Depuis 2009, nous avons été associés à l’AMVS (M. Lecomte et Allain), à la réalisation de
compétitions VTT sur le site de la ZN de Pantegnies plus des courses à pied dans le cadre des
téléthons 2012 et 2013 ; ces manifestations se sont bien déroulé dans l’esprit de notre engagement
envers le respect des sites (faune et flore) en limitant au maximum l’impact de notre intervention, en
diffusant une information dans ce sens aux participants et en veillant après les passages des épreuves
à un nettoyage scrupuleux du circuit (VTT Pontois)
- Cité plus haut (Comité des sports de Ferrière)
- Passage régulier de la brigade verte afin de pérenniser les chemins et passages en campagne (Club
cyclotouriste de Maubeuge)
- Un local pour accueillir les associations (Club d’athlétisme de Marpent).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 240
Selon vous, quels sont les espaces naturels et espèces animales / végétales sauvages les plus emblématiques et intéressants (car rares et / ou menacées) à l’échelle de l’agglomération ? - Non concerné au titre de l’association (les randonneurs Jeumontois)
- Oiseaux (hirondelles), papillons (les jardiniers de Maubeuge)
- L’étude Alfa sur la zone de Pantegnies de décembre 2002 mettait en avant la protection d’espèces
animales et végétales parmi lesquelles l’hirondelle de rivage et l’Alectoria. La première a en partie
déserté le site suite aux aménagements pratiqués au pied de la falaise (terril), ‘l’autre fut recouverte
lors de l’implantation du chemin de promenade ! (VTT Pontois)
- Le hérisson par exemple mais toutes les espèces sont à prendre en compte. J’ai personnellement
planté 600 hêtres sur ma propriété donc acteur respectueux de la biodiversité (Comité des sports de
Ferrière)
- Toutes les espèces végétales et animales méritent d’être protégées (Club cyclotouriste de Maubeuge)
- Je m’inquiète de la disparition des abeilles – je pense que le parc des Marpiniaux est intéressant à
exploiter tant pour les espèces que pour l’homme (Club d’athlétisme de Marpent).
Votre structure porte-t-elle des projets pouvant être pris en compte par l’étude Trame Verte et Bleue? - Préservation des espèces protégées présentes à la ferme du 200 de Maubeuge (les jardiniers de Maubeuge)
- Etude de la faune/flore du coin nature du collège en mai 2014 (club environnement du collège)
- Pas particulièrement si ce n’est au niveau de l’information, d’un projet de boucles de randonnées
pédestres et cyclistes au départ de Pont-sur-Sambre alliant la rivière (Sambre), les zones humides, la
forêt, le bocage, la réhabilitation des friches industrielles, l’histoire… (VTT Pontois)
- Réalisation de pistes d’éducation routière à proximité du relais Eco-vélo (Comité des sports de
Ferrière)
- Non (les randonneurs Jeumontois) (Club cyclotouriste de Maubeuge) (Club d’athlétisme de
Marpent).
Disposez-vous d’études, informations, données pouvant être utiles à l’élaboration de l’étude ? Vous serait-il possible de nous les transmettre ?
- Dès que l’étude sera faite, il est possible de vous les transmettre (club environnement du collège)
- Non (les randonneurs Jeumontois) (Archers de la Sambre) (Comité des sports de Ferrière) (Club
cyclotouriste de Maubeuge) (Club d’athlétisme de Marpent)
- L’étude Alfa de décembre 2002 faite pour le compte de l’AMVS que vous devez détenir (VTT
Pontois)
Comment votre structure pourrait-elle contribuer à la mise en œuvre de la Trame Verte et Bleue ? - En faisant une action d’information sur l’état des zones d’espaces naturels (les randonneurs Jeumontois)
- Animation autour du verger conservatoire (stage de greffage/taille/conférences), présentation et
popularisation des variétés potagères de la région (les jardiniers de Maubeuge)
- Vous pouvez nous contacter pour une réunion avec les archers pour nous donner plus d’info
(Archers de la Sambre)
- De par notre pratique et expérience des chemins de l’Avesnois, nous pourrions signaler d’éventuels
problèmes ou particularismes intéressant les sites parcourus (VTT Pontois)
- Dans les aménagements pédagogiques (Comité des sports de Ferrière)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 241
- Nous y contribuons en essayant de sensibiliser les riverains et agriculteurs au respect des espèces et
des voies rurales en campagne (Club cyclotouriste de Maubeuge)
- Je ne sais pas (Club d’athlétisme de Marpent).Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 242
Annexe 3.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 243
EVALUATION ET REVISION DU PLAN PAYSAGE TRAME VERTE DE
L’AGGLOMERATION MAUBEUGE – VAL DE SAMBRE
-
CONSULTATION DES PRINCIPAUX ACTEURS LOCAUX DE LA PRESERVATION ET DE LA RESTAURATION DES ESPACES NATURELS
-
GUIDE D’ENTRETIEN
INTRODUCTION SUR LES OBJECTIFS DE L’ETUDE ET DE LA CONSULTATION
L’Agglomération Maubeuge Val de Sambre (AMVS) s’investit depuis plusieurs années dans la préservation des milieux naturels. Un Plan Paysage Trame Verte (PPTV) avait dans ce contexte été adopté en 2007 avec pour objectif d’esquisser une première trame verte de son territoire et de reconquérir les espaces naturels et les friches industrielles par des actions de protection et de mise en valeur.
Parmi les actions mises en place par l’AMVS, citons : la restauration et la valorisation des sites naturels de Pantegnies (Pont-sur-Sambre) et des Marpiniaux (Boussois / Marpent), l’entretien de haies bocagères, l’organisation de la nuit européenne de la chauve-souris, le suivi écologique de mares…
Après six ans de mise en œuvre du programme d’actions, l’AMVS souhaite l’actualiser. L’objectif est d’intégrer à la fois les évolutions du territoire et de la réglementation suite au Grenelle de l’Environnement. Le nouveau plan, intitulé Plan Paysage Trame Verte et Bleue a ainsi pour ambition : - de définir une nouvelle stratégie territoriale conciliant les enjeux écologiques avec les enjeux sociaux et économiques du territoire,
- de proposer un nouveau programme opérationnel tout en renforçant la dynamique collaborative à l’échelle de l’agglomération.
Via cet entretien, l’AMVS souhaite :
- mobiliser les savoirs locaux dans la réalisation d’un nouveau diagnostic territorial, - s’appuyer sur le ressenti et l’expérience des acteurs locaux de la préservation et de la restauration des espaces naturels pour évaluer le précédent plan et ajuster au mieux la nouvelle démarche en favorisant une appropriation de la démarche et l’implication de chacun.
1. INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE CONSULTEE
Nature de l’entretien : Date :
Structure :
Nom : Adresse e-mail :
Prénom : Numéro de téléphone :
Fonction :
2. ACTIONS DE LA STRUCTURE CONSULTEE SUR LE TERRITOIRE DE L’AMVS
- Description des missions de la structure sur le territoire en lien avec la démarche en cours - Liste des actions réalisées depuis 2007 (nature et localisation) sur le plan de la protection des espaces (naturels, verts), la gestion de ces espaces, l’animation/pédagogie
- Quelle contribution de ces actions à la TVB ; lien avec le Schéma actuel de l’AMVS - Difficultés rencontrées pour la mise en œuvre de ces actions : financières/partenariats/techniques/autresDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 244
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
3. LES ENJEUX DU TERRITOIRE EN TERMES DE BIODIVERSITE
A vos yeux, quelles sont :
- Les espèces et habitats les plus remarquables /emblématiques à l’échelle de l’AMVS - Les principales menaces qui pèsent directement sur ces espèces et habitats - Les continuités écologiques à maintenir et/ou restaurer en priorité
- Les réservoirs de biodiversité majeurs pour le territoire
- Les principales menaces qui pèsent sur ces continuités écologiques
Quelles sont les sources d’informations disponibles pour évaluer les enjeux du territoire en termes de biodiversité ? - Mise à disposition d’études et de données utiles à l’évaluation et l’actualisation du PPTVDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 245
- Bibliographie à prendre en compte pour l’évaluation et l’actualisation du PPTV
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
4. LE PLAN PAYSAGE TRAME VERTE DE L’AMVS – BILAN
- Connaissance du PPTV et des actions mise en œuvre dans ce cadre depuis 2007 - Participation de la structure consultée à ces actions
- Analyse critique du PPTV et des actions mises en œuvre jusqu’à présent (Contenu/Forme)
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 246
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
5. LE PLAN PAYSAGE TRAME VERTE DE L’AMVS – PERSPECTIVES
- Quelles actions faudrait-il mettre en œuvre prioritairement d’après vous ? En matière de protection des milieux naturels et des espèces, de gestion et restauration des espaces, de pédagogie, autres… - Quels moyens et outils faudrait-il mobiliser à votre avis ? Techniques, humains, financiers, autres… - Quels freins et opportunités pour la préservation et la restauration des continuités écologiques sur le territoire ? Au plan financier, de la communication, au plan technique, en matière de planification, autres… - Quels synergies et antagonismes avec les autres enjeux du territoire (agriculture, exploitation forestière, activités industrielles, paysage, gestion de la ressource en eau, tourisme, loisirs, attractivité du territoire…) ? - Quelles contributions votre structure pourra-t-elle apporter à l’avenir à la mise en œuvre de la TVB locale ? Projets de nouvelles actions sur le territoire. Quelle intégration possible dans le nouveau schéma ?
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 247
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
……………………………………………………………………………………………........
Merci pour votre contribution
Contacts
Maîtrise
d’ouvrage AMVS Aurore Leprêtre
aurore.lepretre@amvs.fr
Tel. 03 27 53 01 00
Bureau d’études
Mandataire BIOTOPE Cédric Elleboode
celleboode@biotope.fr
Tel. 03 21 10 51 52
Bureau d’études
Cotraitant Agence NOYON Vincent Helleboid
vincent.helleboid@agencenoyon.fr
Tel. 03 21 35 57 69Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 248
Annexe 4.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 249
Hiérarchisation de l’intérêt floristique des polygones – Système de pondération pour la flore
Rareté Menace
C Commune NE Non évalué AC Assez commue DD Données insuffisantes PC Peu commune LC Préoccupation mineure AR Assez rare NT Quasi menacé R Rare VU Vulnérable RR / TR Très rare EN En danger E Exceptionnel CR En danger critique d’extinction
Patrimonialité Pondération
Taxon patrimonial +1
Rareté Pondération
PC +1
AR +2
R +3
RR +4
E +5
Menace Pondération
DD +1
NT +3
VU +4
EN +5
CR +6
Hiérarchisation de l’intérêt faunistiques des polygones – Système de pondération pour la faune
Système de pondération des odonates
Déterminante de ZNIEFF (colonne
"REGLEMENTAIRE" contient "Z 1") Pondération
Espèce dét. de ZNIEFF +1
Rareté régionale (RAR_REG) Pondération
AC +1
PC +2
AR +3
R +4
RR +5
Menace régionale (LRR) Pondération
DD +1
NT +3
VU +4
EN +5
CR +6
Système de pondération des lépidoptères, rhopalocères et orthoptèresDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 250
Déterminante de ZNIEFF (colonne
"REGLEMENTAIRE" contient "Z 1") Pondération
Espèce dét. de ZNIEFF +2
Rareté régionale (RAR_REG) Pondération
AC +2
PC +4
AR +6
R +8
RR +10
Système de pondération des amphibiens et des reptiles (Classe = B ou R)
Déterminante de ZNIEFF (colonne "REGLEMENTAIRE" contient "Z 1") Pondération
Espèce dét. de ZNIEFF +1 Directive Habitats Faune Flore Annexe II (colonne "REGLEMENTAIRE" contient "DH II") Pondération
Espèce Directive Habitat +1
Rareté régionale (RAR_REG) Pondération
AC +2
PC +4
AR +6
R +8
RR +10
Système de pondération de l’avifaune nicheuse (Classe = O)
Prendre en compte uniquement les oiseaux pour lesquels colonne « REPRODUCTI » = « Possible » ou « Probable » ou « Certaine »
Déterminante de ZNIEFF (colonne "REGLEMENTAIRE" contient "Z 1") Pondération
Espèce dét. de ZNIEFF +1 Directive Oiseaux Annexe I (colonne "REGLEMENTAIRE" contient "DO
I") Pondération
Espèce Directive Oiseaux +1
Rareté régionale (RAR_REG) Pondération
PC +1
AR +2
R +3
RR +4
E +5
Menace régionale (LRR) Pondération
L +1
R +2
D +3
VU +4
EN +5
Système de pondération de l’avifaune non nicheuse (Classe = O) Prendre en compte uniquement les oiseaux pour lesquels colonne « REPRODUCTI » = « Jamais » et colonneDéclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 251
« COMPORTEME » <> « Hn21 à Hn39 »
Déterminante de ZNIEFF (colonne "REGLEMENTAIRE" contient "Z 1") Pondération
Espèce dét. de ZNIEFF +3 Directive Oiseaux Annexe I (colonne "REGLEMENTAIRE" contient "DO
I") Pondération
Espèce Directive Oiseaux +4
Menace nationale en hiver (LRNh) Pondération
DD +1
NT +2
VU +3
EN +4
CR +5
Système de pondération des mammifères (Classe = M)
Déterminante de ZNIEFF (colonne "REGLEMENTAIRE" contient "Z 1") Pondération
Espèce dét. de ZNIEFF +1 Directive Habitats Faune Flore Annexe II (colonne "REGLEMENTAIRE" contient "DH II") Pondération
Espèce Directive Habitat +1
Rareté régionale (RAR_REG) Pondération
AC +1
PC +2
AR +3
R +4
RR +5
Menace régionale (LRR) Pondération
R +3
VU +4
EN +5Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic.
Novembre 2014. 252
Annexe 5.Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 253Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 254
Nom réservoir Intérêt Espèces à enjeux connues sur le réservoir de biodiversité
Réservoir d’intérêt régional
Vallée de l’Helpe Majeure entre Ramousies et Noyelles-
sur-Sambre ZNIEFF de type I
Myosotis des bois (flore)
Stellaire des marais (flore)
Grande aeschne (libellule)
Caloptéryx vierge (libellule)
Conocéphale des roseaux (criquet)
Criquet ensanglanté (criquet)
Grand Mars (papillon)
Argus myope (papillon)
Grande Tortue (papillon)
Thécla du prunier (papillon)
Brochet (poisson)
Loche d’étang (poisson)
Bouvière (poisson)
Truite fario (poisson)*
Triton crêté (amphibien)
Pie-grièche écorcheur (oiseau)
Pie-grièche grise (oiseau)
Vallée de l’Escrebieux, marais de Wagnonville et bois des
Anglais
Site d’hibernation des chauves-souris (Fortin 2 de
Marpent)
ZNIEFF de type I
Brochet (poisson)
Bouvière (poisson)
Oreillard roux (chauve-souris)
Murin à museau noir (chauve-souris)
Vallée de la Trouille de Villers-Sire-Nicole à Vieux-Reng ZNIEFF de type I Triton crêté (amphibien)
Loche d’étang (poisson)
Truite fario (poisson)*
Vallée de la Hante entre le bois de la Petite Comagne et
le bois de Beumont ZNIEFF de type I
Myosotis des bois (flore)
Caloptéryx vierge (libellule)
Nacré de la Sanguisorbe (papillon)
Grande Tortue (papillon)
Loche d’étang (poisson)
Truite fario (poisson)*
Sambre à Pont-sur-Sambre - Sambre à Hautmont, Boussières-sur-Sambre et Saint-
Rémy-du-Nord - Sambre à Berlaimont, Aulnoye-Aymeries et Leval -
Rempart de Maubeuge ZNIEFF de type I Murin de Daubenton (chauve-souris)
Murin à museau noir (chauve-souris)
Murin de Natterer (chauve-souris)
Prairies humides de Boussois ZNIEFF de type I
Prairies de fauche longuement inondables
Saxifrage granulée (flore)
Stellaire des marais (flore)
Cordulie métallique (libellule)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 255
Nacré de la Sanguisorbe (papillon)
Brochet (poisson)
Loche d’étang (poisson)
Bouvière (poisson)
Truite fario (poisson)*
Prairies humides de Rousies ZNIEFF de type I
Prairies de fauche longuement inondables
Brochet (poisson)
Loche d’étang (poisson)
Bouvière (poisson)
Truite fario (poisson)*
Prairies humides d’Aymeries ZNIEFF de type I
Prairies de fauche longuement inondables
Grande aeschne (libellule)
Caloptéryx vierge (libellule)
Grande Tortue (papillon)
Forêt domaniale de Mormal et ses lisières ZNIEFF de type I
Grande aeschne (libellule)
Calopteryx vierge (libellule)
Sympétrum vulgaire (libellule)
Criquet ensanglanté (criquet)
Grand Mars (papillon)
Petit Mars (papillon)
Grande Tortue (papillon)
Thécla du prunier (papillon)
Loche d’étang (poisson)
Truite fario (poisson)*
Triton crêté (amphibien)
Cigogne noire (oiseau)
Pic mar (oiseau)
Pie-grièche écorcheur (oiseau)
Pie-grièche grise (oiseau)
Murin de Beichstein (chauve-souris)
Oreillard roux (chauve-souris)
Haute vallée de la Thure et ses versants boisés ZNIEFF de type I
Myosotis des bois (flore)
Saxifrage granulée (flore)
Scorsonère des prés (flore)
Grande aeschne (libellule)
Caloptéryx vierge (libellule)
Grand Mars (papillon)
Nacré de la Sanguisorbe (papillon)
Grande Tortue (papillon)
Thécla du prunier (papillon)
Loche d’étang (poisson)
Truite fario (poisson)*
Oreillard roux (chauve-souris)
Haute vallée de la Solre et ruisseau de l’Ecrevisse ZNIEFF de type I Alchémille velue (flore)
Stellaire des marais (flore)
Grande aeschne (libellule)Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 256
Calopteryx vierge (libellule)
Grand Mars (papillon)
Nacré de la Sanguisorbe (papillon)
Thécla du prunier (papillon)
Loche d’étang (poisson)
Truite fario (poisson)*
Garde de Dompierre -
Complexe bocager et couronne boisée de Dourlers, Saint-
Aubin et Floursies ZNIEFF de type I
Myosotis des bois (flore)
Grande aeschne (libellule)
Caloptéryx vierge (libellule)
Grand Mars (papillon)
Grande Tortue (papillon)
Loche d’étang (poisson)
Truite fario (poisson)*
Bois de la Haute Lanière, bois Hoyaux et bois du Fay ZNIEFF de type I
Myosotis des bois (flore)
Grande aeschne (libellule
Loche d’étang (poisson)
Truite fario (poisson)*
Triton crêté (amphibien)
Bois de Branleux et bois de Jeumont ZNIEFF de type I
Grande aeschne (libellule)
Caloptéryx vierge (libellule)
Argus myope (papillon)
Loche d’étang (poisson)
Truite fario (poisson)*
Basse vallée de la Sambre entre l’Helpe Mineure et les
étangs de Leval ZNIEFF de type I
Prairies de fauche longuement inondables
Grande aeschne (libellule)
Caloptéryx vierge (libellule)
Sympétrum vulgaire (libellule)
Conocéphale des roseaux (criquet)
Argus myope (papillon)
Thécla du prunier (papillon)
Grand Mars (papillon)
Loche d’étang (poisson)
Brochet (poisson)
Bouvière (poisson)
Truite fario (poisson)*
Triton crêté (amphibien)
Râle des genêts (oiseau)
Pie-grièche écorcheur (oiseau)
Pie-grièche grise (oiseau)
Oreillard roux (chauve-souris)
Réservoir d’intérêt local
1
Zone humide ARCH
Site Chico Mendès
Intérêt floristique
-Déclinaison opérationnelle du Schéma régional de cohérence écologique. Évaluation du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de 2007 et actualisation du diagnostic. Novembre 2014. 257
2
Prairies humides ARCH
ZP ENS 59
Intérêt floristique
Prairies de fauche longuement inondables
3 Intérêt floristique et faunistique -
4 Intérêt floristique - 5 Intérêt floristique - 6 Intérêt floristique - 7 Intérêt faunistique et floristique - 8 Intérêt faunistique et floristique -
Rempart de Maubeuge Intérêt faunistique et floristique Murin de Daubenton (chauve-souris)
Murin à museau noir (chauve-souris)
Murin de Natterer (chauve-souris)
9 Intérêt faunistique et floristique -
10 Intérêt faunistique (rhopalocères) -
Rempart de Maubeuge Intérêt faunistique Site d’hibernation de chauves-souris Murin de Daubenton (chauve-souris)
Murin à museau noir (chauve-souris)
Murin de Natterer (chauve-souris)
11 Intérêt faunistique -
12 Intérêt ARCH (carrière abandonnée) Intérêt faunistique -
Fort de Leveau Hibernation chauves-souris Murin de Bechstein Murin à museau noir
Fort de Boussois Hibernation chauves-souris Oreillard roux Murin à museau noir
13
Boisement ARCH
Site Chico Mendès
Intérêt floristique
-
*Espèce cible (cf. Stratégie territoriale)Schéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
AIBESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
ASSEVENTSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
AULNOYE-AYMERIESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
BACHANTSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
BEAUFORTSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
BERLAIMONTSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
BERSILLIESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
BETTIGNIESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
BOUSIGNIES-SUR-ROCSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
BOUSSIERES-SUR-SAMBRESchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
BOUSSOISSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
CERFONTAINESchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
COLLERETSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
COUSOLRESchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
ECLAIBESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
ECUELINSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
ELESMESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
FEIGNIESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
FERRIERE-LA-GRANDESchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
FERRIERE-LA-PETITESchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
GOGNIES-CHAUSSEESchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
HAUTMONTSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
JEUMONTSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
LEVALSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
LIMONT-FONTAINESchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
LOUVROILSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
MAIRIEUXSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
MARPENTSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
MAUBEUGESchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
MONCEAU-SAINT-WAASTSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
NEUF-MESNILSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
OBRECHIESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
PONT-SUR-SAMBRESchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
QUIEVELONSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
RECQUIGNIESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
ROUSIESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
SAINT-REMY-CHAUSSEESchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
SAINT-REMY-DU-NORDSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
SASSEGNIESSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
VIEUX-MESNILSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
VIEUX-RENGSchéma de la Trame verte et bleue du Val de Sambre
F
0 250 500
Mètres
Sources : Orthophoto 2015, ADUS,
DREAL et Région NPDC, PNRA, Biotope
Réalisation : CAMVS, 2017
Légende
Réservoirs de Biodiversité
Autres milieux
Forêts
Prairies et/ou bocage
Terrils et autres milieux anthropiques
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Corridors écologiques
Forêts
Forêts / prairies et/ou bocage
Prairies et/ou bocage
Milieux humides
Milieux humides / forêts
Milieux humides/ forêts / prairies et/ou bocage
Milieux humides / prairies et/ou bocage
Milieux humides/ milieux anthropiques
Cours d'eau (Réservoirs de biodiversité)
Cours d'eau (Corridors écologiques)
Couvertures végétales
permanentes le long des cours d'eau
Autres rivières
Hiérarchisation des continuités écologiques
Zones "coeur"
Points de vigilance : mares prairiales
Zones de vigilance: friches, carrières, espaces gérés par le CEN, Sites N2000
Haies et alignements d’arbres préservés au titre de l’article L123-1-5-III.2° du code de l’urbanisme dont l’arrachage et la destruction sont soumis à une déclaration préalable auprès du Maire de la commune (communes du PNRA dont le PLU est approuvé)
TRAME VERTE
TRAME BLEUE
VILLERS-SIRE-NICOLE