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Document publié le Jeudi 1 janvier 2015 par la commune de Givors.
Lien du pdf (unknown - Rapport financier 2017)
Thèmes du document : Fiscalité, Investissement et développement économique, Banque,
2017Introduction ............................................ 3
En bref .................................................... 4
Les principaux produits .......................... 5
La fiscalité ........................................................................................... 5
La fiscalité professionnelle..................................................................5
Les impôts « ménages ».......................................................................14
Les autres impôts.................................................................................17
Les reversements de fiscalité .............................................................19
Les concours de l’État ......................................................................... 21
La contribution au redressement des finances publiques ...............21
La dotation globale de fonctionnement..............................................22
Les compensations fiscales ................................................................25
Les autres produits............................................................................. 25
La redevance d’assainissement..........................................................25
La péréquation ........................................ 27
Une péréquation propre aux collectivités du bloc communal......... 27
Le fonds de péréquation des ressources intercommunales et
communales .........................................................................................27
La dotation de solidarité communautaire ..........................................27
La péréquation propre aux départements........................................ 28
La dotation de compensation métropolitaine ....................................28
Le fonds national de péréquation des droits de mutation à titre
onéreux..................................................................................................28
Le fonds de solidarité des départements ..........................................28
Le fonds national de péréquation de la cotisation sur la valeur
ajoutée des entreprises .......................................................................28
Le dispositif de compensation péréquée ...........................................28
Les charges d’exploitation ...................... 29
Les charges de personnel.................................................................. 29
Les allocations individuelles de solidarité........................................ 30
Le revenu de solidarité active..............................................................30
L’allocation personnalisée d’autonomie ............................................30
La prestation de compensation du handicap.....................................30
Les frais de séjour................................................................................30
Les subventions de fonctionnement .................................................. 31
Les contingents et contributions obligatoires .................................. 31
Les prestations à l’entreprise et services extérieurs ....................... 32
Sommaire
2
L’épargne................................................ 33
La dette ................................................... 34
Les caractéristiques de la dette ......................................................... 34
La structure de la dette...................................................................... 34
Le classement « Gissler » ....................................................................34
Les types de taux ..................................................................................35
Les prêteurs..........................................................................................35
La capacité de désendettement......................................................... 35
La gestion active de la dette et l’optimisation des frais financiers .. 36
La trésorerie ....................................................................................... 36
L’investissement ..................................... 37
La structure des ressources d’investissement ................................ 37
Les contrats partenariaux.................................................................. 38
Les dépenses d’investissement......................................................... 38
La programmation pluriannuelle des investissements....................38
Les investissements réalisés en 2017................................................39
Les subventions d’équipement versées .............................................39
La Métropole, coordinatrice du développement urbain................... 39
Annexes .................................................. 40
Les gestions externes ........................................................................ 40
Les garanties d'emprunt .....................................................................40
Principaux organismes suivis .............................................................40
Autres organismes suivis ....................................................................42
Les principes comptables et la consolidations des comptes ........... 42
Périmètre de consolidation des comptes ..........................................42
Procédure de consolidation.................................................................43
Subventions et fonds de concours ......................................................43
Présentation des comptes ................................................................. 44
Comptes consolidés.............................................................................44
Budget principal – hors retraitement .................................................45
Budget annexe des eaux – hors retraitement ...................................46
Budget annexe de l’assainissement – hors retraitement.................47
Budget annexe du réseau de chaleur – hors retraitement ..............48
Budget annexe des opérations d’urbanisme en régie
directe – hors retraitement .................................................................49
Budget annexe du restaurant administratif
– hors retraitement ..............................................................................50
Table des abréviations........................................................................ 51La Métropole de Lyon est une
collectivité à statut particulier issue
de la fusion de la Communauté urbaine
de Lyon et du département du Rhône
sur son territoire au 1er janvier 2015.
Elle constitue la plus importante
démarche de mutualisation sur
le plan national et une innovation
institutionnelle à même de générer
des économies et de renforcer
l’efficience de sa gestion.
Ce rapport financier présente les recettes et les
dépenses majeures de la collectivité et permet
d’évaluer la gestion et la santé financière
de la structure. En raison de son caractère unique,
la Métropole de Lyon exerce l’ensemble des
compétences d’une intercommunalité et d’un
département. Il a semblé judicieux à certains titres
de distinguer entre ce qui relève de l’ancien périmètre
communautaire et de l’ancien périmètre départemental,
par exemple concernant les différentes composantes
de la dotation globale de fonctionnement (DGF1).
Mais la Métropole est bien désormais une collectivité
unique, et à ce titre ne peut pas être comparée aux
structures intercommunales ou aux départements sans
des précautions méthodologiques spécifiques.
L’année 2017 présente les caractéristiques suivantes :
des volumes financiers importants en fonctionnement :
2,4 milliards d’euros de charges et 2,8 milliards
d'euros de produits ;
des investissements opérationnels pour
un montant brut de 422 M€;
une épargne nette qui s’établit à 214 M€;
une capacité de désendettement de 4,8 années.
Le rapport financier doit permettre de prendre un recul
suffisant pour apprécier les évolutions financières.
Dans la mesure du possible, les chiffres sont présentés
sur 6 années, de 2012 à 2017 incluses, à périmètre
reconstitué. Il n’est cependant pas possible de produire
des données suffisamment homogènes sur toute
cette période, notamment en matière budgétaire.
Pour cette édition du rapport financier, les chiffres
couvrent alors une période de 3 ans, de 2015 à 2017.
Introduction
3
1 les abréviations sont reprises dans les annexes, page 51En bref
Tous budgets retraités,
en M€
Dépenses de fonctionnement : 2 391,0 M€
(cf. Procédure de consolidation, page 43)
Recettes de fonctionnement : 2 847,4 M€
Recettes d’investissement : 424,3 M€ Dépenses d’investissement : 779,3 M€
Recettes fiscales
Dotations et participations
Divers
Produits des services
Emprunt
Subventions
Divers autres
Emprunt
Dépenses d'équipement
Subventions d'équipement
Divers autres
Subventions hors aides à la personne
et frais de séjour et hébergement
Charges de personnel
Aide à la personne
Charge à caractère général
Frais de séjour et hébergement
Atténuations de produits
Divers
Frais financiers
4
65,4%
18,5%
9,0%
7,1%
19,8%
17,5%
16,4%
13,9%
12,9%
12,7%
4,1%
2,7%
67,6%
17,6%
14,8%
43,5%
40,0%
9,5%
7,0%RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 5 5
Les principaux produits
Le total des recettes de la Métropole de Lyon atteint
3,3 milliards d’euros en 2017. Parmi celles-ci, les recettes
« régulières et permanentes », retracées dans la section
de fonctionnement du budget, représentent 2,8 milliards
d’euros. Elles comportent spécialement des recettes
fiscales et des transferts financiers reçus de l’État.
La fiscalité
Les produits fiscaux revenant à la Métropole de Lyon représentent
un total de 1,9 milliard d’euros, soit les deux tiers des recettes
de fonctionnement. Pour 1,4 milliard d’euros, ils sont issus
du territoire et pour 0,5 milliard d’euros, ils correspondent
à des affectations de recettes nationales ou à des flux
entre collectivités.
18,0%
16,3%
14,6%
8,4%
7,3%
DMTO
CVAE
TFPB,TFPNB,
TATFPNB
CFE
TH
TEOM
TICPE
TSCA
IFER
& TASCOM
La fiscalité professionnelle
Les entreprises contribuent au financement des collectivités
territoriales à travers quatre impôts spécifiques :
la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) est
un impôt à taux unique national appliqué à la valeur ajoutée;
la cotisation foncière des entreprises (CFE) correspond à
l’ancienne composante foncière de la taxe professionnelle;
l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER)
comporte plusieurs composantes et s’adresse à certaines
catégories de contribuables;
la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM).
Outre ces impôts, les entreprises contribuent pour une part
significative à certains impôts dits « ménages » : la taxe
foncière sur les propriétés bâties et la taxe d’enlèvement
des ordures ménagères.
La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
En un mot…
Longtemps la première ressource fiscale de la
Métropole de Lyon (avec encore 389,3 M€ en 2016),
elle ne l’est plus en 2017 du fait du doublement de la
part de cette taxe revenant aux régions (25 % du produit
jusqu’en 2016, 50 % à compter de 2017).
La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
(CVAE) est l'une des deux composantes de la
contribution économique territoriale (CET) avec la
cotisation foncière des entreprises (CFE).
Les entreprises et les travailleurs indépendants cotisent
dès lors que leur chiffre d’affaires dépasse 500 000 €.
Le taux applicable à leur valeur ajoutée augmente
progressivement, en fonction du chiffre d’affaires, de 0 à
1,5 %. Le taux de 1,5 % s’applique aux entreprises dont le
chiffre d’affaires est supérieur à 50 M€.
Les collectivités locales bénéficiaires (dont la Métropole
de Lyon) bénéficient d’une CVAE égale à 1,5 % de la
valeur ajoutée de toutes les entreprises dont le chiffre
d’affaires dépasse 152 500 €.
19,9%
1,8%
18,0%
16,3%
14,6%
9,7% 8,4%
7,3%
4,0%RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 6
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Répartition du produit entre collectivités 100% 100% 100% 100% 100% 100%
… dont part intercommunale 26,5 % 26,5 % 26,5 % 26,5 % 26,5 % 26,5 %
… dont part départementale 48,5 % 48,5 % 48,5 % 48,5 % 48,5 % 23,5 %
… dont part régionale 25,0 % 25,0 % 25,0 % 25,0 % 25,0 % 50,0 %
Produit revenant au territoire (M€) 480,9 507,6 499,0 511,1 519,0 558,7
variation n/n-1 +5,6 % -1,7 % +2,4 % +1,5 % +7,6 %
… dont part intercommunale 127,4 134,5 132,2 135,4 137,5 148,1
… dont part départementale 233,2 246,2 242,0 247,9 251,7 131,3
… dont part régionale 120,2 126,9 124,8 127,8 129,8 279,4
Produit revenant à la Métropole de Lyon (M€)* 360,6 380,7 374,2 383,3 389,2 279,4
variation n/n-1 +5,6 % -1,7 % +2,4 % +1,5 % -28,2 %
(*) montant reconstitués en périmètre Métropole (parts intercommunale et départementale réunies) de 2012 à 2014
Sur la part départementale du produit, la Métropole de Lyon contribue à un fonds national de péréquation au titre de la CVAE (cf Le fonds de solidarité des départements, page 28).
Les entreprises n’acquittent le plus souvent pas la totalité de la CVAE revenant aux collectivités : ce n’est le cas que pour celles dont le chiffres d’affaires dépasse 50 M€. Localement, ce sont les quatre cinquièmes du produit qui sont payés par les entreprises ; le reste est pris en charge par l’État par un mécanisme de dégrèvement.
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Produit revenant à la Métropole de Lyon (M€)* 360,7 380,7 374,3 383,3 389,3 279,4
… dont fraction payée par les entreprises (M€) 290,5 304,5 295,1 301,9 305,4 220,5
… dont fraction dégrevée (M€) 70,1 76,2 79,2 81,5 83,8 58,5
Produit revenant à la Métropole de Lyon (M€)* 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%
… dont fraction payée par les entreprises (%) 80,6 % 80,0 % 78,8 % 78,7 % 78,5 % 78,9 %
… dont fraction dégrevée (%) 19,4 % 20,0 % 21,2 % 21,3 % 21,5 % 21,1 %
(*) montants reconstitués en périmètre Métropole (parts intercommunale et départementale réunies) de 2012 à 2014
Produits
La CVAE revenant aux collectivités sur le territoire
de la Métropole de Lyon représente 558,7 M€ en 2017.
Jusqu’en 2014, la Communauté urbaine de Lyon, en tant
qu’EPCI à fiscalité professionnelle unique (FPU), percevait
la totalité de la part revenant au bloc communal, soit 26,5 %
du produit total, tandis que le département du Rhône
en percevait 48,5 % et la région Rhône-Alpes 25,0 %.
En 2015 et 2016, la Métropole de Lyon a perçu 75 % du produit
revenant au territoire, soit les deux parts intercommunale et
départementale. À compter de 2017, un peu plus de la moitié
de la part départementale de CVAE (25 points de produit sur
48,5 points, soit environ 52 %) est affectée aux régions. Ainsi,
la Métropole de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes
reçoivent à égalité 50 % du produit issu des entreprises.
En périmètre reconstitué sur l’ensemble de la période,
le produit revenant à la Métropole est passé de 360,7 M€
en 2012 à 279,4 M€ en 2017, lorsque le produit issu des
entreprises est passé de 480,9 M€ à 558,7 M€, en progression
moyenne de 3,0 % par an. L’évolution d’une année à l’autre est
cependant irrégulière, et a été particulièrement forte entre
2016 et 2017, à +7,6 %.
Si le produit de CVAE a reculé entre 2016 et 2017, la loi a prévu
un mécanisme d’ajustement, avec la mise en place d’une
attribution de compensation spécifique (cf L'attribution de
compensation « CVAE », page 20).RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 7
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Entreprises à CVAE négative (u) 224 281 320 311 267 277
variation n/n-1 n.s +13,9 % -2,8 % -14,1 % +3,7 %
Produit de CVAE des entreprises à CVAE négative (M€)* -2,3 -5,0 -4,4 -3,6 -2,7 -1,8
variation n/n-1 n.s -11,3 % -18,7 % -24,9 % -32,5 %
(*) montants reconstitués en périmètre Métropole (parts intercommunale et départementale réunies) de 2012 à 2014
Contribuables
Le nombre de contribuables a progressé plus rapidement (+5,7 % en moyenne annuelle sur la période) que le produit issu des entreprises (+3,0 %).
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Ensemble des entreprises (u) 23 888 26 803 28 054 29 082 29 746 31 581
variation n/n-1 +12,2 % +4,7 % +3,7 % +2,3 % +6,2 %
Produit de CVAE correspondant (M€)* 360,3 380,7 374,3 383,3 389,3 279,4
variation n/n-1 +5,7 % -1,7 % +2,4 % +1,5 % -28,2 %
(*) montant reconstitués en périmètre Métropole (parts intercommunale et départementale réunies) de 2012 à 2014
La plupart des entreprises sont « à CVAE positive » : elles alimentent les ressources fiscales de la Métropole. Il est remarquable d’observer la progression régulière des entreprises mono-établissement dans l’ensemble : elles passent de 88,2 % du nombre des entreprises en 2012 à 91,2 % en 2017, ce qui suggère le dynamisme du tissu économique du territoire.
Tous les ans, entre 200 et 300 entreprises se voient reverser une partie de la CVAE qu’elles ont acquittée précédemment : elles sont dites « à CVAE négative », et les montants reversés par l’État viennent minorer les ressources de la collectivité (pour 1,8 M€ en 2017).
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Ensemble des entreprises (u) 23 664 26 522 27 734 28 771 29 479 31 304
Entreprises mono-établissement (u) 20 870 23 414 24 796 25 855 26 680 28 551
variation n/n-1 +12,1 % +4,6 % +3,7 % +2,5 % +6,2 %
…entreprise mono-établissement, en % du nombre total 88,2 % 88,3 % 89,4 % 89,9 % 90,5 % 91,2 %
Entreprises pluri-établissements (u) 2 794 3 108 2 938 2 916 2 799 2 753
…établissement correspondant (u) 11 274 12 040 11 596 11 686 11 395 11 117
…nombre moyen d’établissements (u) 4,0 3,9 3,9 4,0 4,1 4,0
Produit de CVAE des entreprises à CVAE positive (M€) 362,6 385,7 378,7 386,9 392,0 281,2 variation n/n-1 +6,4 % -1,8 % +2,2 % +1,3 % -28,3 %
(*) montant reconstitués en périmètre Métropole (parts intercommunale et départementale réunies) de 2012 à 2014RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 8
Concentration du produit
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Pourcentage cumulé de produit de CVAE
pourcentage cumulé d'entreprises
Répartition de la CVAE par section de la nomenclature d’activités française
Section
code section
en % du produit total de CVAE
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Agriculture, sylviculture et pêche A 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 %
Industries extractives B 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 %
Secteur primaire 0,0% 0,1% 0,1% 0,1% 0,0% 0,0%
Industrie manufacturière C 18,9 % 17,8 % 16,4 % 17,0 % 16,6 % 16,1 %
Production et distribution d'électricité, de gaz,
de vapeur et d'air conditionné D 2,2 % 1,5 % 2,0 % 2,1 % 1,7 % 1,9 %
Production et distribution d'eau ; assainissement, gestion
des déchets et dépollution E 0,7 % 0,6 % 0,7 % 0,7 % 0,9 % 0,9 %
Construction F 5,9 % 6,2 % 6,8 % 6,3 % 6,0 % 5,4 %
Secteur secondaire 27,7% 26,1% 25,9% 26,1% 25,2% 24,1%
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles G 16,2 % 16,5 % 17,2 % 16,7 % 16,3 % 15,3 %
Transports et entreposage H 6,5 % 6,8 % 6,7 % 6,8 % 6,2 % 5,9 %
Hébergement et restauration I 2,2 % 2,3 % 2,9 % 2,6 % 2,7 % 2,4 %
Information et communication J 7,0 % 7,2 % 7,7 % 8,0 % 8,5 % 8,7 %
Activités financières et d'assurance K 10,3 % 10,4 % 7,9 % 9,6 % 9,8 % 10,6 %
Activités immobilières L 1,5 % 1,8 % 1,9 % 2,1 % 2,1 % 2,4 %
Activités spécialisées, scientifiques et techniques M 15,1 % 13,5 % 16,1 % 14,6 % 15,2 % 16,1 %
Activités de services administratifs et de soutien N 6,9 % 7,2 % 7,7 % 7,3 % 7,6 % 7,9 %
Administration publique O 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,2 % 0,2 % 0,4 %
Enseignement P 0,6 % 0,6 % 0,7 % 0,6 % 0,7 % 0,6 %
Santé humaine et action sociale Q 2,8 % 2,8 % 3,6 % 3,8 % 3,9 % 3,8 %
Arts, spectacles et activités récréatives R 0,6 % 0,6 % 0,6 % 0,6 % 0,5 % 0,6 %
Autres activités de services S 0,6 % 0,7 % 0,8 % 0,9 % 0,8 % 1,1 %
Activités des ménages en tant qu'employeurs T - - - - - -
Secteur tertiaire 70,3% 70,4% 73,8% 73,8% 74,7% 75,9%
Non ventilé 2,0 % 3,4 % 0,3 % 0,1 % - -
Ensemble 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%
Répartition par secteur d’activité
Produits
La concentration du produit de CVAE est importante :
pour les seules entreprises à CVAE positive, il faut 70 %
des entreprises pour atteindre 10 % du produit, et 90 %
des entreprises pour atteindre 25 % du produit.
La moitié du produit de CVAE provient de 527 entreprises.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 9
Effectifs
Répartition de la CVAE par section de la nomenclature d’activités française
Section
code section
en % du nombre d'établissements
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Agriculture, sylviculture et pêche A 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,1 % 0,1 %
Industries extractives B 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 %
Secteur primaire 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1%
Industrie manufacturière C 8,9 % 8,1 % 7,8 % 7,5 % 7,2 % 7,1 %
Production et distribution d'électricité, de gaz,
de vapeur et d'air conditionné D 0,9 % 0,8 % 0,8 % 0,8 % 0,8 % 0,8 %
Production et distribution d'eau ; assainissement, gestion
des déchets et dépollution E 0,5 % 0,7 % 0,7 % 0,7 % 0,7 % 0,8 %
Construction F 8,8 % 8,8 % 8,8 % 8,8 % 8,6 % 8,7 %
Secteur secondaire 19,1% 18,4% % 18,0% % 17,7% 17,3% 17,4%
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles G 23,8 % 24,0 % 24,6 % 24,1 % 23,5 % 22,1 %
Transports et entreposage H 2,5 % 2,5 % 2,4 % 2,4 % 2,4 % 2,4 %
Hébergement et restauration I 5,0 % 5,4 % 5,6 % 5,6 % 5,6 % 5,5 %
Information et communication J 4,4 % 4,5 % 4,5 % 4,3 % 4,1 % 4,0 %
Activités financières et d'assurance K 6,0 % 5,6 % 5,4 % 5,7 % 5,9 % 6,3 %
Activités immobilières L 3,9 % 4,5 % 4,8 % 5,3 % 5,6 % 6,0 %
Activités spécialisées, scientifiques et techniques M 14,9 % 13,8 % 15,1 % 15,3 % 15,4 % 16,6 %
Activités de services administratifs et de soutien N 8,3 % 8,0 % 8,8 % 8,5 % 8,7 % 8,2 %
Administration publique O 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 %
Enseignement P 1,1 % 1,3 % 1,4 % 1,3 % 1,4 % 1,4 %
Santé humaine et action sociale Q 5,0 % 3,6 % 5,8 % 6,4 % 6,7 % 6,9 %
Arts, spectacles et activités récréatives R 0,5 % 0,6 % 0,6 % 0,6 % 0,7 % 0,7 %
Autres activités de services S 1,7 % 2,0 % 2,2 % 2,1 % 2,2 % 2,2 %
Activités des ménages en tant qu'employeurs T - - - - - -
Secteur tertiaire 77,2% 75,7% 81,1% 81,8% 82,3% 82,5%
Non ventilé 3,6 % 5,8 % 0,8 % 0,4 % - -
Ensemble 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%
La cotisation foncière des entreprises
En un mot…
Avec 226,5 M€ en 2017, c’est la 4e ressource fiscale de la
Métropole de Lyon. La cotisation foncière des entreprises
(CFE) est l'une des 2 composantes de la contribution
économique territoriale (CET) avec la cotisation sur
la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).
La CFE est basée normalement sur les biens soumis à
la taxe foncière. Les plus petites entreprises relèvent
néanmoins souvent d’un régime particulier, dit « de la
cotisation minimum ». Seules les collectivités du bloc
communal (communes et EPCI) perçoivent la CFE.
L’année 2017 est marquée par la première application
de la révision des valeurs locatives des locaux professionnels,
visant à renforcer l’équité entre les contribuables : les bases
d’imposition précédentes, obsolètes, ne permettaient pas
de l’assurer.
La révision est assortie de différents mécanismes
amortisseurs permettant d’organiser une transition plus
commodément supportable pour les entreprises dont les
cotisations augmentent. Cette évolution se fait à produit
constant pour les collectivités bénéficiaires de l’impôt.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 10
Concentration de la base d’imposition
107 000 entreprises du territoire, regroupant près
de 114 000 établissements, relèvent de la CFE.
La concentration du produit de CFE est importante.
Sensiblement, il faut 70 % des entreprises pour atteindre
10 % du produit, et 90 % des entreprises pour atteindre 20%
du produit. La moitié du produit de CFE provient de 539
entreprises.
Dans plus de trois quarts des cas, les entreprises relèvent
du régime spécifique des cotisations minimums (voir ci-
dessous). Il s’agit alors souvent de personnes exerçant
une activité sous le régime de la microentreprise
(autoentrepreneurs, micro-entrepreneurs).
Contribution foncière des entreprises
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Ensemble des entreprises (u) 75 032 80 064 87 272 93 316 96 913 107 084 variation n/n-1 +6,7 % +9,0 % +6,9 % +3,9 % +10,5 %
Produit de CFE correspondant (M€) 185,9 193,7 198,4 214,2 219,4 226,5 variation n/n-1 +4,2 % +2,4 % +8,0 % +2,4 % +3,3 %
Entreprises ne relevant pas de la cotisation minimum (u) 26 371 25 124 23 556 23 517 23 135 23 932 … en % du nombre total 35,1 % 31,4 % 27,0 % 25,2 % 23,9 % 22,3 %
Produit de CFE correspondant (M€) 162,2 167,0 170,3 182,4 186,0 189,9 … en % du nombre total 87,2 % 86,2 % 85,8 % 85,1 % 84,8 % 83,8 %
Entreprises relevant de la cotisation minimum (u) 49 755 54 940 63 716 69 799 73 778 83 152 … en % du nombre total 66,3 % 68,6 % 73,0 % 74,8 % 76,1 % 77,7 %
Produit de CFE correspondant (M€) 23,8 26,7 28,1 31,8 33,4 36,6 … en % du produit total 12,8 % 13,8 % 14,2 % 14,9 % 15,2 % 16,2 %
Bases, taux et produits
Cotisation foncière des entreprises
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Bases d’imposition (M€) 682,2 710,6 727,8 748,4 766,4 790,3
variation n/n-1 +4,2 % +2,4 % +2,8 % +2,4 % +3,1 %
Taux (%) 27,26 % 27,26 % 27,26 % 28,62 % 28,62 % 28,62 %
variation n/n-1 — — +5,0% — —
Produit des rôles généraux (M€) 185,9 193,7 198,4 214,2 219,4 226,5
variation n/n-1 +4,2 % +2,4 % +7,9 % +2,4 % +3,3 %
La forte progression du nombre des entreprises relevant
des cotisations minimums entre 2013 et 2014 (presque 9 000
entreprises supplémentaires) s’explique par le dynamisme
de la création d’entreprises sur le territoire de la Métropole,
mais aussi par l’évolution du dispositif applicable localement.
Contribuables
Environ un quart des entreprises relèvent du régime de droit commun, et leurs cotisations sont calculées en fonction de la valeur locative fiscale des locaux qu’elles utilisent pour leur activité. Les grandes entreprises en font partie, et ce groupe apporte les cinq sixièmes du produit total de CFE.
0 %
10 %
20 %
30 %
40 %
50 %
60 %
70 %
80 %
90 %
100 %
0 % 10 % 20 % 30 % 40 % 50 % 60 % 70 % 80 % 90 % 100 %
Pourcentage cumulé de produit de CFE
Pourcentage cumulé d'entreprisesRAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 11
Cotisation minimum selon le chiffre d’affaires (en €)
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Chiffre d’affaires <= 10 000 € (groupe 1) 480 488 136 145 146 147
10 000 € < chiffre d’affaires <= 32 600 € (groupe 2) 480 488 273 289 292 294
32 600 € < chiffre d’affaires <= 100 000 € (groupe 3) 480 488 491 520 525 529
100 000 € < chiffre d’affaires <= 250 000 € (groupe 4) 480 488 627 664 671 676
250 000 € < chiffre d’affaires <= 500 000 € (groupe 5) 480 488 927 982 992 1 000
chiffre d’affaires > 500 000 € (groupe 6) 480 488 1 199 1 271 1 283 1 294
Cotisations minimums de CFE
Jusqu’en 2013, les contribuables à la CFE devaient s’acquitter
d’une cotisation minimum dont le montant était indépendant
de leur chiffre d’affaires. Depuis 2014, plusieurs montants
sont fixés en fonction de la tranche de chiffre d’affaires,
ce qui a permis de réduire les contributions des entreprises
à faible chiffre d’affaires et d’augmenter celles des
entreprises à chiffre d’affaires supérieur à 100 000 €.
Cotisation foncière des entreprises-concentration du produit par établissement
L’observation de la concentration du produit de CFE par établissement met en évidence les contributions des différents groupes de contribuables relevant de la cotisation minimum.
0 %
10 %
20 %
30 %
40 %
50 %
60 %
70 %
80 %
90 %
100 %
0 % 10 % 20 % 30 % 40 % 50 % 60 % 70 % 80 % 90 % 100 %
Pourcentage cumulé de produit de CFE
Pourcentage cumulé d'établissements
1
2
3
4
5
6RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 12
Répartition par secteur d’activité
Produits
Répartition de la CFE par section de la nomenclature d’activités française
Section
code section
en % de la base totale de CFE
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Agriculture, sylviculture et pêche A 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 %
Industries extractives B 0,1 % 0,1 % 0,1 % 0,1 % 0,1 % 0,1 %
Secteur primaire 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1%
Industrie manufacturière C 24,3 % 23,0 % 26,0 % 26,0 % 22,9 % 21,7 %
Production et distribution d'électricité, de gaz,
de vapeur et d'air conditionné D 2,8 % 2,7 % 2,8 % 3,0 % 2,7 % 2,2 %
Production et distribution d'eau ; assainissement, gestion
des déchets et dépollution E 1,2 % 1,3 % 1,5 % 1,4 % 1,4 % 1,3 %
Construction F 4,2 % 4,2 % 3,3 % 3,2 % 4,0 % 4,0 %
Secteur secondaire 32,5% 31,2% 33,6 % 33,6% 31,0% 29,2%
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles G 21,7 % 21,9 % 21,8 % 21,6 % 20,9 % 21,1 %
Transports et entreposage H 8,9 % 8,6 % 9,6 % 9,8 % 8,7 % 9,8 %
Hébergement et restauration I 4,4 % 4,4 % 4,7 % 4,6 % 4,4 % 4,4 %
Information et communication J 3,8 % 3,7 % 3,8 % 3,8 % 3,7 % 3,4 %
Activités financières et d'assurance K 4,8 % 4,5 % 5,0 % 5,0 % 5,2 % 4,5 %
Activités immobilières L 1,8 % 1,9 % 1,1 % 1,1 % 2,1 % 2,3 %
Activités spécialisées, scientifiques et techniques M 10,2 % 11,4 % 10,1 % 10,2 % 11,6 % 12,5 %
Activités de services administratifs et de soutien N 3,8 % 3,8 % 3,5 % 3,5 % 3,8 % 3,8 %
Administration publique O 0,9 % 1,0 % 0,8 % 0,8 % 1,0 % 0,2 %
Enseignement P 1,1 % 1,3 % 1,4 % 1,3 % 1,4 % 1,0 %
Santé humaine et action sociale Q 4,2 % 4,3 % 3,4 % 3,5 % 4,5 % 4,8 %
Arts, spectacles et activités récréatives R 0,9 % 0,9 % 0,9 % 0,9 % 0,9 % 1,1 %
Autres activités de services S 1,2 % 1,9 % 1,2 % 1,3 % 1,2 % 1,8 %
Activités des ménages en tant qu'employeurs T - - - - - 0,0 %
Secteur tertiaire 66,7% 68,6% 66,2% 66,2% 68,2% 70,7%
Non ventilé 0,7 % 0,2 % 0,1 % 0,1 % 0,7 % -
Ensemble 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 13
Effectifs
Répartition de la CFE par section de la nomenclature d’activités française
Section
code section
en % du nombre d'établissements
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Agriculture, sylviculture et pêche A 0,1 % 0,1 % 0,1 % 0,1 % 0,1 % 0,1 %
Industries extractives B 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 %
Secteur primaire 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1%
Industrie manufacturière C 5,2 % 5,1 % 4,8 % 4,8 % 4,4 % 3,9 %
Production et distribution d'électricité, de gaz,
de vapeur et d'air conditionné D 0,5 % 0,5 % 0,4 % 0,5 % 0,4 % 0,4 %
Production et distribution d'eau ; assainissement, gestion
des déchets et dépollution E 0,4 % 0,4 % 0,5 % 0,4 % 0,4 % 0,4 %
Construction F 8,1 % 8,0 % 9,0 % 8,6 % 7,5 % 7,0 %
Secteur secondaire 14,2% 14,0% 14,7 % 14,3% 12,7% 11,7%
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles G 21,4 % 20,7 % 19,3 % 18,9 % 19,1 % 18,1 %
Transports et entreposage H 2,0 % 1,9 % 2,3 % 2,3 % 1,8 % 2,9 %
Hébergement et restauration I 5,6 % 5,4 % 4,5 % 4,7 % 4,7 % 4,1 %
Information et communication J 3,7 % 3,8 % 3,7 % 3,8 % 3,6 % 3,7 %
Activités financières et d'assurance K 4,6 % 4,8 % 4,2 % 4,7 % 4,9 % 4,6 %
Activités immobilières L 5,8 % 5,8 % 5,0 % 5,9 % 6,7 % 7,2 %
Activités spécialisées, scientifiques et techniques M 17,2 % 17,4 % 17,0 % 17,2 % 17,5 % 19,1 %
Activités de services administratifs et de soutien N 5,2 % 5,4 % 5,6 % 5,4 % 5,2 % 4,9 %
Administration publique O 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 %
Enseignement P 1,9 % 2,1 % 2,5 % 2,3 % 2,4 % 2,4 %
Santé humaine et action sociale Q 11,3 % 11,4 % 10,1 % 10,8 % 11,1 % 10,9 %
Arts, spectacles et activités récréatives R 1,1 % 1,3 % 1,6 % 1,5 % 1,6 % 1,6 %
Autres activités de services S 3,6 % 6,0 % 9,2 % 8,1 % 3,6 % 8,8 %
Activités des ménages en tant qu'employeurs T - - - - - 0,0 %
Secteur tertiaire 83,7% 85,8% 85,1% 85,5% 82,4% 88,3%
Non ventilé 2,0 % 0,1 % 0,1 % 0,1 % 4,8 % -
Ensemble 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%
Les impositions forfaitaires sur les entreprises de réseaux
Elles représentent 7,9 M€ en 2017. Les impositions
forfaitaires sur les entreprises de réseaux (IFER), troisième
élément de la fiscalité strictement professionnelle avec la
CVAE et la CFE, concernent un petit nombre d’entreprises
des secteurs de l’énergie, du transport ferroviaire et des
télécommunications. Elles s’ajoutent aux deux composantes
de la contribution économique territoriale (CVAE et CFE).
Une partie est affectée aux recettes intercommunales,
une partie aux recettes départementales et une partie
aux recettes régionales.
Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Produits (M€) 5,4 5,9 6,6 6,9 7,2 7,9
… dont part intercommunale 4,3 4,7 5,1 5,3 5,5 6,0
… dont part departementale 1,1 1,2 1,5 1,6 1,7 2,0
variation n/n-1 +10,2 % +11,3 % +4,7 % +4,4 % +10,7 %
(*) montants reconstitués en périmètre Métropole (parts intercommunale et départementale réunies) de 2012 à 2014RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 14
La taxe sur les surfaces commerciales
La TASCOM représente 19,2 M€ en 2017. Elle est due par
les entreprises exploitant les magasins de commerce de détail
quelle que soit leur forme juridique. Sont visés les magasins :
dont la surface de vente est d’au moins 400 m2 (ou moins,
s’ils appartiennent à un réseau de magasins d’une surface
cumulée d’au moins 4 000 m2) ;
ouverts après le 1er janvier 1960 ;
dont le chiffre d’affaires hors taxe est d’au moins 460 000 €
l’année précédant la taxation.
Le montant de la taxe est égal au produit de la surface de
vente par un taux. Ce dernier est fixé en fonction du chiffre
d’affaires par m2, de 5,74 €/m² à 34,12 €/m².
Taxe sur les surfaces commerciales
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Produits (M€) 12,3 14,2 13,7 14,6 15,6 19,2
variation n/n-1 +14,9 % -3,1 % +6,0 % +7,0 % +23,5 %
Coefficient multiplicateur 1,00 1,05 1,05 1,05 1,10 1,10
Bases, taux et produits
Taxe d’habitation
2012 2013 2014 2015* 2016 2017
Bases d’imposition (M€) 1 783,3 1 850,5 1 874,2 1 958,4 1 949,5 1 977,4 variation n/n-1 +3,8 % +1,3 % +4,5 % -0,5 % +1,4 %
Taux (%) 7,25 % 7,25 % 7,25 % 7,61 % 7,61 % 7,61 %
variation n/n-1 — — +5,0 % — —
Produit des rôles généraux (M€) 129,3 134,2 135,9 149,0 148,4 150,5 variation n/n-1 +3,8 % +1,3 % +9,7 % -0,5 % +1,4 %
(*) modification du périmètre de la collectivité
Les impôts « ménages »
En un mot…
Les impôts dits « ménages » concernent essentiellement
les habitants du territoire de la Métropole. La taxe
d’habitation est acquittée par les occupants des
logements, qu’ils en soient propriétaires ou locataires.
La taxe foncière sur les propriétés bâties et non-bâties
est acquittée par le propriétaire des biens concernés. Une
part significative du produit de la taxe foncière sur les
propriétés bâties provient de locaux d’activités.
La taxe d’habitation
La taxe d’habitation (5e recette fiscale) représente 150,5 M€
en 2017. Son produit progresse faiblement, après le recul
observé en 2016.
La loi prévoit que le Conseil de Métropole peut appliquer au
montant de la taxe un coefficient multiplicateur compris entre
0,80 et 1,20. Ce coefficient ne peut être que progressivement
réduit ou augmenté, de 0,05 au maximum par rapport à la
valeur de l’année précédente. Le coefficient actuellement
appliqué est de 1,10 suite à une délibération du Conseil de
Métropole du 21 septembre 2015.
La très forte évolution du produit entre les années 2016
et 2017 tient à la nouvelle obligation, pour les entreprises
exploitant les magasins de plus grandes surfaces (plus de
2 500 m2), d’anticiper le paiement de la taxe. Sur la seule
année 2017, ces entreprises auront ainsi dû acquitter
l’équivalent d’une année et demie de taxe.
Cet effet transitoire disparaîtra à compter de 2018.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 15
Taxe d’habitation
2012 2013 2014 2015* 2016 2017
Articles correspondant à des résidences principales (u) 592 399 603 049 609 715 620 053 625 873 632 939 variation n/n-1, avec correction de périmètre +1,8 % +1,1 % +1,7 % +0,9 % +1,1 %
(*) modification du périmètre de la collectivité
La taxe foncière sur les propriétés bâties
La taxe foncière sur les propriétés bâties représente 253,8 M€ en 2017. Elle est issue de près de 629 000 articles, correspondant aussi bien à des locaux d’habitation qu’à des locaux d’activités. Ces derniers représentent 37 % du produit total de la taxe.
Bases, taux et produits
Taxe foncière sur les propriétés bâties
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Bases d’imposition (M€) 1 936,2 2 010,3 2 049,9 2 109,0 2 154,9 2 191,4 variation n/n-1 +3,8 % +2,0 % +2,9 % +2,2 % +1,7 %
Taux (%) 11,03 % 11,03 % 11,03 % 11,58 % 11,58 % 11,58 %
variation n/n-1 — — +5,0 % — —
Produit des rôles généraux (M€) 213,6 221,7 226,1 244,2 249,5 253,8 variation n/n-1 +3,8 % +2,0 % +8,0 % +2,2 % +1,7 %
(*) montants reconstitués en périmètre Métropole de 2012 à 2014
Taxe foncière sur les propriétés bâties
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Articles taxés (u) 571 691 583 476 594 312 608 770 618 108 628 905 variation n/n-1, avec correction de périmètre +2,1 % +1,9 % +2,4 % +1,5 % +1,7 %
La taxe foncière sur les propriétés non-bâties
Recette marginale en milieu urbain généralement dense, le produit de la taxe foncière sur les propriétés non-bâties (TFPNB) ne représente que 103 k€ en 2017. Une taxe additionnelle à la TFPNB représente une recette un peu plus importante : 753 k€ en 2017.
Bases, taux et produits
Taxe foncière sur les propriétés non bâties
2012 2013 2014 2015* 2016 2017
Bases d’imposition (M€) 5,3 5,4 5,3 5,4 5,5 5,4
variation n/n-1 +2,3 % -2,0 % +1,1 % +1,5 % -0,9 %
Taux (%) 1,82 % 1,82 % 1,82 % 1,91 % 1,91 % 1,91 %
variation n/n-1 — — +5,0 % — —
Produit des rôles généraux (M€) 0,097 0,099 0,097 0,103 0,105 0,103 variation n/n-1 +2,3 % -2,0 % +6,1 % +1,5 % -1,5 %
(*) modification du périmètre de la collectivité
Articles taxés
Parmi les locaux d’habitation taxés, la plupart sont des
résidences principales. Leur nombre progresse de plusieurs
milliers chaque année : ainsi en 2017, le nombre d’articles
correspondant à des résidences principales progresse de plus
de 7 000 unités. Les autres locaux taxés sont des résidences
secondaires ou des dépendances bâties isolées.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 16
La taxe d’enlèvement des ordures ménagères
En un mot…
La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (la TEOM) est une taxe facultative, annexe à la taxe foncière sur les propriétés bâties. C’est un impôt dont le montant ne dépend pas du service effectivement rendu.
La Métropole de Lyon perçoit la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) du fait de sa compétence « gestion des déchets ménagers et assimilés».
Taxe d’enlèvement des ordures ménagères
2012 2013 2014 2015* 2016 2017
Bases d’imposition (M€) 1 876,4 1 941,5 1 990,3 2 047,3 2 103,1 2 140,6 variation n/n-1 +3,5 % +2,5 % +2,9 % +2,7 % +1,8 %
Taux (%) 6,13 % 6,14 % 6,14 % 6,14 % 6,13 % 6,09 %
variation n/n-1 +0,1 % -0,0 % -0,1 % -0,2 % -0,6 %
Produit des rôles généraux (M€) 115,1 119,3 122,2 125,6 128,8 130,4 variation n/n-1 +3,6 % +2,5 % +2,8 % +2,6 % +1,2 %
(*) modification du périmètre de la collectivité
Le produit de TEOM évolue régulièrement pour atteindre 130 M€ au compte administratif 2017.
Taxe d’enlèvement des ordures ménagères
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Taux appliqué selon le type de collecte en porte à porte
6 collectes/semaine « service complet » 6,79 % 6,79 % 6,79 % 6,79 % 6,79 % 6,79 %
6 collectes/semaine « service normal » 6,32 % 6,32 % 6,32 % 6,32 % 6,32 % 6,32 %
5 collectes/semaine « service normal » s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. 5,05 %
4 collectes/semaine « service normal » 5,05 % s.o. s.o. s.o. s.o. 5,05 %
3 collectes/semaine « service normal » 5,05 % 5,05 % 5,05 % 5,05 % 5,05 % 5,05 %
2,5 collectes/semaine « service normal » 4,12 % 4,12 % 4,12 % 4,12 % 4,12 % 4,12 %
2 collectes/semaine « service normal » 4,12 % 4,12 % 4,12 % 4,12 % 4,12 % 4,12 %
1,5 collecte/semaine « service normal » 2,97 % 2,97 % 2,97 % 2,97 % 2,97 % 2,97 %
1 collecte/semaine « service normal » s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.
Taux moyen, tous types de services 6,13 % 6,14 % 6,14 % 6,14 % 6,13 % 6,09 %
Bases, taux et produit
Le Conseil de Métropole vote les taux de la TEOM. Cinq taux différents sont associés aux conditions de collecte en porte à porte sur des secteurs définis par le Conseil de Métropole.
Les taux de la TEOM sont restés inchangés sur la période 2012-2017 sous revue.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 17
Les autres impôts
Les droits de mutation à titre onéreux
Le produit des droits de mutation à titre onéreux (DMTO, dénomination commune des droits d’enregistrement et de la taxe de publicité foncière, y compris la taxe additionnelle départementale) atteint 308,3 M€ en 2017, en progression de 12,4 % par rapport à 2017. Les DMTO deviennent la première recette fiscale de la Métropole, dépassant en 2017 la CVAE du fait de l’évolution législative concernant cette dernière (cf Produits, page 6).
Après la hausse des taux décidée en 2014 par le Conseil
général du Rhône, la ressource évolue aujourd’hui
essentiellement en fonction du marché de l’immobilier ancien.
Cette progression peut être comprise à partir d’éléments
sur le volume des transactions et le niveau des prix :
Droits de mutation à titre onéreux
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Produits (M€) 219,9 198,3 225,2 248,1 274,4 308,3
variation n/n-1 -6,9 % -13,6 % +10,2 % +10,6 % +12,4 %
(*) montants estimés pour les années 2012 à 2014 sur la base des travaux de la CLERCT
L’évolution du produit s’explique différemment selon
les périodes :
de 2005 à 2007, avec un volume de mutations stable,
le produit a progressé par effet prix ;
en 2008 et 2009, le nombre de transactions recule
conjointement aux prix ;
après la reprise de 2010 et 2011, les années 2012 à 2013
sont marquées essentiellement par un recul du nombre de
transactions, avec un niveau de prix égal ;
en 2014, le produit progresse par effet taux : le Conseil
général du Rhône a porté le taux de droit commun à 4,5 %
contre 3,8 % auparavant, qui s’applique à compter du 1er juin ;
en 2015, la hausse du produit s’explique par effet volume
et par effet taux (la hausse de 2014 s’applique à l’année
entière), avec des prix stables ;
en 2016 par la combinaison d’un effet volume plus prononcé
et d’un effet prix ;
en 2017, l’effet volume s’accentue, et les prix poursuivent
leur progression.
Sur la dernière année, l’évolution du produit des DMTO peut
être imputée pour 60 % à un effet volume, et pour 40 % à un
effet prix.
Nombre de mutations (cumul sur 12 mois)
Indice des prix des appartements anciens dans l’agglomération de Lyon
35 000 140
120
100
80
60
40
20
0
30 000
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
1.01 2005 1.01 2007 1.01 2009 1.01 2011 1.01 2013 1.01 2015 1.01 2017 1.01 2019
0RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 18
La taxe de séjour
La taxe de séjour, pour un montant de près de 7 M€,
est acquittée par les personnes qui séjournent dans les
établissements de tourisme et les chambres d’hôtes.
Compte-tenu de sa double nature, la Métropole perçoit la
taxe de séjour (ressource des collectivités du bloc communal)
et la taxe additionnelle à la taxe de séjour (ressources des
départements). La taxe de séjour permet de financer les
dépenses liées à la fréquentation touristique ou à la protection
de leurs espaces naturels touristiques dans un but touristique.
La taxe d’aménagement
La taxe d’aménagement se compose de deux parts :
l’une intercommunale et l’autre départementale. Son fait
générateur est le dépôt d’un permis de construire.
Ainsi elle est payée par des particuliers et des professionnels.
La part intercommunale est imputée en section
d’investissement, destinée à financer des projets de
la Métropole. La part départementale est imputée en section
de fonctionnement et est destinée à financer la politique de
protection des espaces naturels sensibles et les dépenses
du Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement
local. Cette part départementale représente un montant
de 15,5 M€ en 2017, contre 19,2 M€ en 2016.
Taxe d’aménagement
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Part « départementale »
(TDCAUE, TDENS, TA, en M€) 6,1 5,5 6,4 11,9 19,2 15,5
Part « communale » (TLE, TA en M€) 21,9 19,8 13,9 16,4 22,8 18,1
Ensemble 28,0 25,3 20,3 28,3 42,0 33,6
variation n/n-1 -9,6 % -19,8 % +39,3 % +48,7 % -20,0 %
(*) montants estimés pour les années 2012 à 2014 sur la base des travaux de la CLERCT
Taxe départementale sur la consommation finale d'électricité
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Produits (M€) 11,6 12,4 12,1 11,9 12,3 13,5
variation n/n-1 +7,2 % -2,9 % -1,2 % +3,0 % +9,8 %
(*) montants estimés pour les années 2012 à 2014 sur la base des travaux de la CLERCT
Taxe de séjour
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Produits (y compris taxe additionnelle, M€) 4,9 5,3 5,7 5,5 6,0 6,8 variation n/n-1 +8,4 % +9,0 % -4,0 % +8,6 % +13,4 %
(*) montants estimés pour les années 2012 à 2014 sur la base des travaux de la CLERCT
La taxe départementale sur la consommation finale d’électricité
La taxe locale sur la consommation finale d’électricité
s’applique à l’électricité livrée par un fournisseur et
consommée à un point de livraison situé sur le territoire
de la Métropole.
Peuvent être redevables à la taxe :
les fournisseurs d’électricité : personnes qui produisent ou
achètent de l’électricité en vue de la revendre à un utilisateur
final ;
les personnes qui produisent de l’électricité qu’elles utilisent
pour les besoins de leur activité économique.
L’assiette est constituée des seuls volumes d’électricité
livrés par un fournisseur à un utilisateur final ou produit
par une personne l’utilisant pour les besoins de son activité
professionnelle. On retrouve cette taxe sur les factures
des fournisseurs d’électricité qui la répercutent aux
consommateurs.
Elle représente 13,5 M€ pour l’année 2017, en hausse
significative par rapport à 2016.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 19
Les reversements de fiscalité
En un mot…
L’État procède chaque année à des reversements de
fiscalité nationale au profit des départements pour
compenser les charges qu’il leur a transférées. Il organise
également des reversements au profit des collectivités qui
n’ont pas retrouvé dans la fiscalité de substitution à la taxe
professionnelle l’intégralité de la ressource antérieure.
À l’intérieur de l’ensemble intercommunal lyonnais,
d’importants flux financiers existent entre les communes
et la Métropole via les attributions de compensation
(reversements permettant d’assurer la neutralité
de la spécialisation fiscale lorsqu’elle commence de
s’appliquer).
La garantie individuelle de ressources
Suite à la suppression de la taxe professionnelle en 2010,
certaines collectivités n’ont pas retrouvé leur niveau
de ressources antérieur avec les nouvelles ressources
fiscales qui leur ont été affectées. Elles bénéficient
d’une attribution du Fonds national des garanties
individuelles de ressources (FNGIR), reversement de
fiscalité des collectivités spontanément « gagnantes »
aux collectivités spontanément « perdantes ».
Dans le principe, la réforme se faisant « à somme nulle » :
les collectivités « gagnantes » subissent un prélèvement sur
leurs ressources fiscales (elles alimentent le Fonds national
de garantie individuelle des ressources) et les collectivités
perdantes bénéficient d’un reversement de ce fonds ;
parce que les prélèvements ne permettent pas de
couvrir les reversements attendus des collectivités
« perdantes », un complément leur est versé sous
forme d’un concours financier de l’État : la dotation de
compensation de la réforme de la taxe professionnelle.
La Métropole de Lyon fait partie des collectivités
« perdantes », et bénéficie d’une garantie individuelle de
ressources atteignant 107,6 M€, au titre de l’ancienne
communauté urbaine et de l’ancien département. Elle a
vocation à être versée indéfiniment, sans indexation.
Garantie individuelle de ressources
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Part intercommunale 94,5 94,6 95,5 96,2 96,2 96,2
Part départementale 11,7 11,4 11,4 11,4 11,4 11,4
FNGIR, ensemble 106,2 106,0 106,9 107,6 107,6 107,6
variation n/n-1 -0,2 % +0,9 % +0,7 % - -
(*) montants reconstitués en périmètre Métropole de 2012 à 2014
Les attributions de compensation « FPU »
Les attributions de compensation constituent l’essentiel des
reversements de fiscalité de la Métropole vers les communes
du territoire. Elles ont une double vocation :
assurer la neutralité financière de la spécialisation fiscale
(l’application de la fiscalité professionnelle unique), aussi
bien pour les Communes que pour la Métropole ;
assurer la neutralité financière des transferts de
compétences, pour les Communes et pour la Métropole.
En 2017, les attributions de compensation atteignent
203 M€. Ce montant est un solde : 32 communes reçoivent
des attributions de compensation (pour un total de 213,6
M€) tandis que 26 autres en versent (pour un total de 10,6
M€). Cette situation singulière découle de la forte intégration
fiscale (associée à l’importante intégration de compétences)
préalable à la mise en place de la fiscalité professionnelle
unique.
Quelques transferts de compétences ont conduit à des
ajustements des attributions de compensation :
les transferts de deux compétences relevant auparavant
de la Ville de Lyon (« coordination ou soutien financier
à des manifestations culturelles de rayonnement
d’agglomération », « soutien financier aux clubs sportifs
professionnels pour la mission d’intérêt général relative à la
formation ») ont conduit à minorer de 1,5 M€ l’attribution de
compensation revenant à la ville centre, à compter de 2005 ;
les transferts de la compétence « politique du logement
d'intérêt communautaire », à compter de 2006, et de la
compétence « tourisme », à compter de 2010, ont également
conduit à ajuster les attributions de compensation de
quelques communes, se traduisant par une minoration
globale de 0,3 M€.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 20
Les éléments de variation du volume des attributions de compensation versées sur la période sont :
la correction des attributions de compensation revenant
aux Communes de Givors et Grigny, qui ont intégré la
communauté urbaine de Lyon en 2007, explique la baisse
des attributions de compensation versées à compter
de 2013 (- 0,2 M€) ;
la prise en compte, en 2015, de l’entrée de Quincieux dans
le périmètre communautaire (au 1er juin 2014), explique
la croissance des attributions de compensation versées à
compter de cette année-là (+1,5 M€).
Attributions de compensation
2012 2013 2014 2015* 2016 2017
Attributions de compensation versées, M€
(Métropole à Communes) 212,4 212,2 212,2 213,7 213,7 213,7
Attributions de compensation reçues, M€
(Communes à Métropole) 10,7 10,7 10,7 10,7 10,7 10,7
(*) modification du périmètre de la collectivité
L'attribution de compensation « CVAE »
Le transfert de 25 points de CVAE des Départements aux
Régions a réduit le produit fiscal perçu par la Métropole de
Lyon (cf Produits, page 6).
En 2017, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a versé
à la Métropole de Lyon 129,3 M€ correspondant :
aux 25 points de CVAE transférés, en valeur 2016,
soit 129,8 M€...
… minorés de la valorisation, prorata temporis, du coût net
des transports scolaires transférés à la Région, soit 0,5 M€.
Un artefact comptable n’a pas permis la comptabilisation,
sur l’année 2017, de l’intégralité des sommes versées, mais
seulement des 11 douzièmes de celles-ci, soit 118,6 M€.
Le prélèvement sur les paris hippiques
et jeux de cercles en ligne
À compter de 2014, le produit du prélèvement dû par le Pari
mutuel urbain (PMU) ou les sociétés de courses intéressées
pour les paris organisés dans les conditions fixées par
l'article 5 de la loi du 2 juin 1891 et par les personnes devant
être soumises, en tant qu'opérateur de paris hippiques en
ligne, à l'agrément mentionné à l'article 21 de la loi n° 2010-
476 du 12 mai 2010, est affecté à concurrence de 15 % aux
établissements publics de coopération intercommunale sur
le territoire desquels sont ouverts au public un ou plusieurs
hippodromes, au prorata des enjeux des courses hippiques
effectivement organisées par lesdits hippodromes.
En 2017, ce prélèvement a rapporté 750k€ à la Métropole
au titre de l’hippodrome de Parilly notamment.
Le reversement du prélèvement pour déficit de logements sociaux
Certaines communes subissent un prélèvement pour déficit de logements sociaux, prévu par le Code de la construction et de l’habitation. Compétente pour effectuer des réserves foncières en vue de la réalisation de logements sociaux et dotée d'un programme local de l'habitat, la Métropole de Lyon se voit attribuer ce prélèvement. La Préfecture n’ayant pas procédé au versement en 2015, on constate un rattrapage lors de l’exercice 2017 avec un montant encaissé de 2,2 M€.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 21
La taxe spéciale sur les conventions d’assurance
Une fraction du taux de la taxe spéciale sur les contrats
d’assurance (TSCA) est destinée à financer les transferts
de compétences aux départements prévus par la loi LRL
du 13 août 2004. Une première fraction a été décidée en
2004, portant sur la TSCA afférente aux véhicules terrestres
à moteur. Puis de 2005 à 2007 cette fraction a été majorée
afin de couvrir les nouvelles charges transférées chaque
année dans le cadre de la mise en œuvre de la loi LRL.
Depuis 2008, un nouveau texte vient fixer à 11,55 % la fraction
de tarif de la TSCA afférente aux véhicules terrestres à
moteur versée aux départements en compensation des
transferts réalisés entre 2005 et 2008, et élargit l’assiette
transférée aux départements à la TSCA afférente aux
contrats incendie et navigation. En 2017, cela représente
une recette de 61,9 M€ pour la Métropole de Lyon.
Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
TICPE « article 59 » (RMI/RSA) 105,1 104,7 104,7 104,7 104,7 104,7
TICPE « article 52 » (compétences diverses) 9,1 9,0 9,1 9,2 9,3 9,4
TICPE, ensemble 114,2 113,7 113,7 113,8 113,9 114,0
variation n/n-1 -0,4 % +0,1 % +0,1 % +0,1 % +0,1 %
(*) montants estimés pour les années 2012 à 2014 sur la base des travaux de la CLERCT
Taxe spéciale sur les conventions d'assurance
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
TSCA « article 52 » (compétences diverses) 34,3 34,5 34,5 35,0 32,5 39,1
TSCA « article 53 » (SDIS/SDMIS) 19,5 19,6 19,6 19,8 18,2 22,8
TSCA, ensemble 53,8 54,2 54,1 54,8 50,7 61,9
variation n/n-1 +0,6 % -0,1 % +1,3 % -7,5 % +22,1 %
(*) montants estimés pour les années 2012 à 2014 sur la base des travaux de la CLERCT
La taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques
Les départements perçoivent deux parts du produit de la taxe
intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP),
devenue TICPE. La première, instituée par la loi de finances
pour 2004, est destinée à compenser la décentralisation
du RMI/RMA à compter du 1er janvier 2004. Celle-ci
représente 104,7 M€ pour la Métropole de Lyon. En raison de
l’augmentation du droit à compensation dû aux départements,
une seconde part a été transférée en 2008, affectant pour
l’ensemble des départements une fraction du tarif de cette
taxe aux quantités de carburant vendues chaque année sur
l’ensemble du territoire national. Celle-ci représente une
recette de 9,4 M€ pour la Métropole de Lyon en 2017.
Les concours de l’État
Au cœur des transferts financiers de l’État aux collectivités
(100,07 milliards d’euros en 2017), les concours représentent
51,96 milliards d’euros, dont les dotations de fonctionnement et
dotations de compensation notamment. Mais cette enveloppe a
fortement diminué depuis 2014, car elle est le vecteur choisi par
l’État pour porter la contribution des collectivités territoriales aux
efforts demandés aux finances publiques.
La contribution au redressement
des comptes publics
Depuis 2014, les collectivités territoriales ont été plus
étroitement associées au redressement des finances
publiques. Une montée en puissance progressive a été prévue,
qui devait voir leur contribution passer de 1,5 milliard d’euros
en 2014 à 12,5 milliards d’euros à compter de 2017.
L’accroissement de la contribution au redressement des
finances publiques (CRFP) pour les collectivités du bloc
communal ayant été limité, en 2017, à 1,0 milliard d’euros,
contre 2,1 milliards prévus initialement, la CRFP atteint cette
année-là 11,5 milliards d’euros. Cette forme de contribution
ne devrait pas être accentuée au-delà de 2017.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 22
La dotation globale de fonctionnement
En un mot…
La dotation globale de fonctionnement (DGF) constitue le principal concours financier versé par l'État aux collectivités locales. Son montant et les critères de sa répartition sont fixés chaque année par la loi de finances. En raison de son statut particulier, la Métropole de Lyon perçoit les dotations propres aux EPCI et aux départements. Depuis 2014, la DGF est le « vecteur » privilégié de la contribution au redressement des finances publiques des collectivités territoriales.
CRFP — Métropole de Lyon
2012 2013 2014* 2015 2016 2017
Métropole assimilée à un EPCI (M€) - - 10,5 36,2 61,7 73,8
Métropole assimilée à un Département (M€) - - 10,7 36,6 62,2 88,4
Contribution totale de la Métropole (M€) - - 21,1 72,8 123,9 162,1 variation n/n-1 (%) +244,3 % +70,3 % +30,9 %
(*) montant de la part départementale reconstitué en périmètre Métropole pour l'année 2014
Ainsi, pour 2017 et les années suivantes, la CRFP de la Métropole de Lyon atteint 162,1 M€. Cela représente une part importante des recettes de fonctionnement de la Métropole : 2,7 % en 2015 et 4,5 % en 2017.
Les composantes de la DGF sont le plus souvent déterminées à partir de la population de la collectivité bénéficiaire. Une des singularités de la Métropole de Lyon tient à l’existence de deux « populations DGF », l’une intercommunale et l’autre départementale :
La répartition de la contribution est opérée entre les
collectivités du bloc communal et les régions au prorata
de leurs recettes réelles de fonctionnement. Pour les
départements, la répartition est réalisée en fonction
des populations, des revenus des habitants et des taux de
la taxe foncière sur les propriétés bâties. La Métropole de
Lyon est ici encore assimilée à un EPCI d’une part, à un
département d’autre part. Sa contribution est donc double :
Populations DGF (à périmètre courant)
2012 2013 2014 2015* 2016 2017
Populations totales (1) 1 305 243 1 316 926 1 331 267 1 346 720 1 358 625 1 374 964 … dont populations municipales (2) 1 284 927 1 296 166 1 310 082 1 324 637 1 336 994 1 354 476
… dont populations comptées à part (3) 20 316 20 760 21 185 22 083 21 631 20 488
Résidences secondaires (4) 10 328 10 405 10 565 10 939 11 624 13 020
Places de caravanes non pondérées (5) 330 356 356 356 356 356
Places de caravanes pondérées (6) 556 562 562 562 562 562
Populations DGF (au sens des EPCI) = (1)+(4)+(6) 1 316 127 1 327 893 1 342 394 1 358 221 1 370 811 1 388 546
Populations DGF (au sens des Départements) = (2)+(4) 1 295 255 1 306 571 1 320 647 1 335 576 1 348 618 1 367 496
(*) modification du périmètre de la collectivité
CRFP — France
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Ensemble des collectivités du bloc communal (M€) - - 840,0 2 911,0 4 982,0 6 017,5 … dont Communes - - 588,0 2 038,0 3 488,0 4 213,0
… dont EPCI - - 252,0 873,0 1 494,0 1 804,5
Ensemble des départements (M€) - - 476,0 1 624,0 2 772,0 3 920,0
Ensemble des régions (M€) - - 184,0 635,0 1 086,0 1 537,0
Ensembles des collectivités territoriales (M€) - - 1 500,0 5 170,0 8 840,0 11 474,5 variation n/n-1 (%) +245,1 % +71,0 % +41,5 %RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 23
DGF « intercommunale »
La dotation globale de fonctionnement perçue par la
Métropole de Lyon en tant qu’EPCI comporte deux grandes
composantes : la dotation d’intercommunalité et la dotation
de compensation.
La dotation d’intercommunalité
Elle correspond à une dotation par habitant de chacune des
catégories d’EPCI, indexée chaque année selon un taux fixé
par le Comité des finances locales (CFL). Compte-tenu du gel
en valeur des concours financiers de l’État aux collectivités
territoriales adopté en loi de finances initiale pour 2011
et 2012, l’ensemble des dotations par habitant de chaque
catégorie est égal à celui de 2010.
Ainsi, pour 2017, le montant de la dotation de la Métropole
de Lyon de 75,04 € par habitant correspond à la dotation de
base des communautés urbaines (CU) de 60 € majorée du
dispositif de garantie mise en place pour les CU créées avant
2008. Le montant global de la dotation d’intercommunalité
s’élève donc initialement à 102,9 M€. Cette évolution est liée
exclusivement à l’effet population, positif pour la Métropole.
Dans le cadre de la réduction des concours financiers de
l’État aux collectivités territoriales, la Métropole subit
une diminution de sa DGF intercommunale. Pour 2017, la
Métropole de Lyon constate une ponction de 73,8 M€ après
des ponctions de 10,4 M€ en 2014, 36,2 M€ en 2015
et 61,7 M€ en 2016.
Dotation d'intercommunalité
2012 2013 2014 2015* 2016 2017
Population DGF (au sens des EPCI, à périmètre courant) 1 313 091 1 324 810 1 339 199 1 358 221 1 370 811 1 388 546
Dotation d'intercommunalité n-1 avant CRFP 97,7 98,8 99,6 100,7 101,9 102,9 … dont dotation de base n-1 78,2 79,0 79,7 80,5 81,5 82,2
… dont dotation de garantie n-1 19,6 19,8 20,0 20,2 20,4 20,6
Part dynamique de la population +1,0 +0,9 +1,1 +1,2 +0,9 +1,3
… dont sur la dotation de base +0,8 +0,7 +0,9 +0,9 +0,8 +1,1
… dont sur la dotation de garantie +0,2 +0,2 +0,2 +0,2 +0,2 +0,3
Dotation d'intercommunalité n avant CRFP 98,8 99,6 100,7 101,9 102,9 104,2
CRFP totale de l'année (part EPCI) - - 10,5 36,2 61,7 73,8
… dont CRFP 2014 - - 10,5 10,5 10,6 10,5
… dont surplus de CRFP 2015 - - - 25,7 25,8 25,7
… dont surplus de CRFP 2016 - - - - 25,4 25,3
… dont surplus de CRFP 2017 - - - - - 12,4
Dotation d'intercommunalité n après CRFP 98,8 99,6 90,3 65,8 41,1 30,4
(*) modification du périmètre de la collectivité
La dotation de compensation
Cette part de la DGF est liée aux nombreuses réformes de
la taxe professionnelle. Un taux d’indexation est fixé chaque
année par le Comité des finances locales. En 2017, cette
fraction (225,2 M€) représente près de 78 % de la DGF totale
de la Métropole. Cette proportion augmente mécaniquement
du fait de la baisse de la dotation d’intercommunalité.
De 2008 à 2010, elle comprend 2 fractions :
l'ancienne compensation « part salaires » (allocation
compensatrice de la suppression de la fraction imposable
des salaires dans la base de taxe professionnelle en 2003) ;
l’ancienne attribution du fonds national de péréquation
de la taxe professionnelle (compensation au titre
des baisses de dotation de compensation de taxe
professionnelle subies entre 1998 et 2001).
En 2011, elle intègre les nouvelles dispositions liées
à la suppression de la taxe professionnelle à savoir :
Une nouvelle fraction (+) correspondant à la
réintégration des prélèvements France Télécom
réalisés en 2003 sur l’ancienne part « salaires » ;
Une minoration (-) correspondant au produit de la taxe
sur les surfaces commerciales (TASCOM) perçu par l’État
sur le territoire du Grand Lyon en 20101 soit-12,3 M€.
Compte tenu des besoins de financement de la
DGF (croissance de population, développement
de l’intercommunalité, accentuation de la
péréquation), le CFL a fixé pour 2017, un taux
d’écrêtement de 1,94 % sur la fraction CPS.
(1) Cette minoration figée à son montant 2010 est reconduite chaque année. En contrepartie, le Grand Lyon perçoit la TASCOM depuis 2011 (ressource transférée en lien avec la suppression de la taxe professionnelle).RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 24
DGF « départementale »
La dotation forfaitaire
La dotation forfaitaire évolue d’une année à l’autre en fonction
de la population et subit un écrêtement contribuant à la
couverture des besoins de financement au sein de la DGF
des départements. Elle est par ailleurs le « vecteur » de la
contribution au redressement des finances publiques des
départements.
La dotation de compensation
Elle a été substituée, au début des années 2000, à d’autres
concours financiers de l’État. En principe gelée, elle a subi
en 2017 une minoration permettant d’abonder le programme
budgétaire « sécurité civile » de l’État, dont un programme
d’investissement pour les services départementaux d’incendie
et de secours et le nouveau système de prime de fidélisation
et de reconnaissance des sapeurs-pompiers volontaires.
La dotation de péréquation urbaine
Elle s’adresse aux départements « urbains », c'est-à-dire
ceux pour lesquels la densité de population est supérieure à
100 habitants au km² et dont le taux d’urbanisation (nombre
de communes comprises dans une unité urbaine au sens de
l’Insee) est supérieur à 65 %. De surcroît, le potentiel financier
par habitant du département doit être inférieur ou égal à 1,5
fois le potentiel financier par habitant moyen, et le revenu par
habitant doit être est inférieur à 1,4 fois le revenu par habitant
moyen. Dans les deux cas, la référence est la moyenne de
l’ensemble des départements « urbains ». La Métropole de
Lyon reçoit une dotation qui progresse.
Dotation de compensation EPCI
2012 2013 2014 2015* 2016 2017
Dotation de compensation 240,3 236,0 233,4 229,6 225,2 219,0 … dont part SPPS 237,4 233,0 230,5 226,7 222,3 216,1
… dont part DCTP 2,9 2,9 2,9 2,9 2,9 2,9
Indexation de la part SPPS
… coefficient de l'année 0,985 490 0,981 655 0,989 139 0,978 175 0,980 649 0,972 213
… coefficient amalgamé de 2011 à 2017 0,985 490 0,967 411 0,956 904 0,936 020 0,917 907 0,892 401
(*) modification du périmètre
Dotation forfaitaire départementale
2012 2013 2014* 2015 2016 2017
Population DGF (au sens des départements,
à périmètre courant) 1 295 255 1 306 571 1 320 647 1 335 576 1 348 618 1 367 496
Dotation forfaitaire n-1 avant CRFP n.d. n.d. n.d. 178,0 177,7 177,3
Part dynamique de la population n.d. n.d. n.d. +1,1 +1,0 +1,4
Écrêtement n.d. n.d. n.d. -1,4 -1,4 -1,6
Dotation forfaitaire n avant CRFP n.d. n.d. 178,0 177,7 177,3 177,1
CRFP totale de l'année - - 10,7 36,6 62,2 88,4
… dont CRFP 2014 - - 10,7 10,7 10,7 10,7
… dont surplus de CRFP 2015 - - - 25,9 25,9 25,9
… dont surplus de CRFP 2016 - - - - 25,6 25,6
… dont surplus de CRFP 2017 - - - - - 26,2
Dotation d'intercommunalité n après CRFP n.d. n.d. 167,4 141,1 115,1 88,8
(*) montant de la part départementale reconstitué en périmètre Métropole pour l'année 2014RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 25
Le total de la DGF du territoire de la Métropole
Ensemble de la DGF
2012 2013 2014* 2015** 2016 2017
Part intercommunale 339,1 335,6 323,7 295,3 266,3 249,4
… dont dotation d'intercommunalité 98,8 99,6 90,3 65,8 41,1 30,4
… dont dotation de compensation 240,3 236,0 233,4 229,6 225,2 219,0
Part départementale n.d. n.d. 226,9 201,2 176,5 150,3
… dont dotation de compensation n.d. n.d. 40,4 40,4 40,4 40,2
… dont dotation forfaitaire n.d. n.d. 167,4 141,1 115,1 88,8
… dont dotation de péréquation urbaine n.d. n.d. 19,1 19,8 20,9 21,3
Ensemble n.d. n.d. 550,6 496,6 442,8 399,7
(*) montants reconstitués en périmètre Métropole pour la part départementale (**) modification du périmètre
Les compensations fiscales
Les éléments complétant le produit fiscal sont
essentiellement la compensation de la suppression de la
part des salaires de la TP (présente sur toute la période)
et de nouveaux éléments apparus en 2011 : dotation de
compensation de la réforme de la taxe professionnelle
et garantie individuelle de ressources.
En 2017, elles comportent notamment :
la compensation des exonérations de taxe d’habitation,
pour 4,3 M€, calculée à partir des bases exonérées en 2011
et d’un taux historique de taxe d’habitation (3,64 %). Ce
montant est en diminution en 2017 du fait d’une révision
des exonérations des personnes veuves (et en lien avec
l’augmentation du produit en 2015) mais devrait augmenter
à nouveau en 2017 (en lien avec la diminution du produit
2017 pour les mêmes raisons) ;
la dotation de compensation de la réforme de la taxe
professionnelle, pour 65,1 M€, complément de la garantie
individuelle de ressources (cf. ci dessus et qui concerne à la
fois l’ancienne communauté urbaine et l’ancien département
du Rhône sur le territoire) ;
la dotation unique des compensations spécifiques à la taxe
professionnelle (DUCSTP) est substituée à d’anciennes
compensations de dispositifs d’allégement de TP non
transposables à la nouvelle fiscalité professionnelle ; elle
représente 3,38 M€, en recul constant (cette enveloppe
servant de variable d’ajustement pour équilibrer les
versements de l’État aux collectivités territoriales) ;
la dotation pour transfert de compensations d’exonération
de fiscalité directe locale, qui concerne uniquement la partie
départementale de la Métropole, et représente 5,65 M€. Elle
aussi est en diminution.
Les autres produits
La redevance d’assainissement
La redevance d'assainissement est perçue sur la facture d'eau
proportionnellement à la consommation ; elle est de 0,9790 €/
m 3 HT en 2017 (contre 0,9624 €/m3 HT en 2015).
La redevance d’assainissement est exclusivement affectée
au budget annexe de l'assainissement. Elle atteint 70,8 M€
en 2017 et représente 2,5 % des produits de fonctionnement
consolidés retraités.
En un mot…
La loi prévoit que tout service public d’assainissement
donne lieu à perception d’une redevance
d’assainissement : chaque consommateur doit participer
à la protection de la ressource en eau par sa contribution
financière.
Du point de vue de l’usager : la participation est égale au
volume d’eau consommé multiplié par le tarif au mètre
cube d’eau adopté par le Conseil de métropole chaque
année. Elle est clairement identifiée dans la facture d’eau.
Du point de vue de la collectivité : le produit de la
redevance contribue au financement des ouvrages
destinés à collecter, transporter et traiter les eaux usées
afin de les rejeter sans pollution dans le milieu naturel.
Redevance assainissement
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Produits (M€) 61,7 60,1 62,7 64,7 68,5 70,8
variation n/n-1 -2,6 % +4,3 % +3,3 % +5,9 % +3,3 %RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES PRODUITS 26
Le prix de l’eau comprend plusieurs éléments. La part
variable du prix hors taxe comprend :
le prix de l’eau comme matière première ; c’est la partie
du prix qui revient au fermier ;
la redevance d’assainissement, au profit de la Métropole ;
des taxes prélevées pour le compte de Voies Navigables
de France (établissement public créé en 1991 pour assurer
l’entretien des voies navigables) ;
des redevances prélevées au profit de l’Agence de l’eau :
une part au titre de l’eau potable et de la solidarité avec les
communes rurales (depuis 2005), et une autre au titre de la
lutte contre la pollution.
La redevance d’abonnement pour un compteur de 15 mm
correspond aux besoins d’un ménage-type consommant 60 m3
d’eau par semestre (référence INSEE).
Le prix de l’abonnement est fixé à 20,975 € HT, contre 24,90 €
HT en 2015. Le prix de l’eau est passé de 1,3754 € à 1,3853 €
le m 3 en 2017.
Depuis le 1 er janvier 2014, le taux de TVA applicable sur
l’ensemble des postes d’assainissement est de 10 %, contre
5,5% pour l’eau potable.
Les recettes liées au secteur social
Pour financer les dépenses sociales relevant des compétences
départementales, la Métropole de Lyon touche
plusieurs recettes :
au titre de l’APA, la Métropole perçoit une recette en
provenance de la Caisse Nationale de Solidarité pour
l’Autonomie (CNSA), pour un montant de 34,2 M€ en 2017 ;
au titre du RSA, outre la TICPE, qui est une recette de
fiscalité transférée par l’État à la Métropole (voir ci-dessus),
celle-ci perçoit une recette en provenance du Fonds de
Mobilisation Départemental pour l’Insertion (FMDI) pour un
montant de 12,2 M€ ;
Au titre de la PCH, la Métropole perçoit une recette
de la CNSA pour 10,4 M€.
Les autres recettes
La Métropole perçoit d’autres recettes, pour des montants
très variables. L’une des plus significatives est le produit
des péages sur le tronçon nord du périphérique, ouvrage en
tunnel sur la plus grande partie de son étendue.
Pour les années 2012 à 2014, les chiffres sont présentés hors
reversements conventionnels au département du Rhône,
Recettes liées au secteur social
2012 2013 2014 2015 2016 2017
CNSA APA (M€) n.d. n.d. n.d. 25,5 33,0 34,2
CNSA MDMPH (M€) n.d. n.d. n.d. 1,2 1,3 1,3
CNSA PCH (M€) n.d. n.d. n.d. 10,4 12,0 10,4
FMDI (M€) n.d. n.d. n.d. 9,5 9,0 12,2
cofinanceur de l’ouvrage, reversements disparus avec la
création de la Métropole.
La baisse des produits est associée aux importants travaux de
renforcement de la sécurité de l’ouvrage, ayant entraîné des
fermetures de celui-ci.
Péages sur BPNL
2012* 2013* 2014* 2015 2016 2017
Péages BPNL (M€) 31,7 36,8 37,1 37,6 33,5 31,7
variation n/n-1 +16,0 % +0,9 % +1,5 % -11,0 % -5,2 %
(*) hors reversements au Conseil général du RhôneRAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LA PÉRÉQUATION 27
En un mot…
La péréquation est un mécanisme de redistribution qui vise à réduire les écarts de richesse entre les territoires. Elle peut être horizontale, c’est-à-dire entre collectivités d’un même niveau, ou verticale, c’est-à-dire en provenance de l’État et à destination des collectivités. La Métropole est majoritairement contributrice à ces mécanismes dès lors qu’il s’agit de péréquation horizontale, que ce soit au niveau du bloc communal, au niveau départemental ou concernant un mécanisme spécifique au territoire de l’ancien département du Rhône.
Concernant les dotations de péréquation départementales, l’année de référence étant parfois antérieure à la création de la Métropole, il peut s’agir d’un calcul portant sur l’ancien département du Rhône réparti par la suite entre les deux collectivités.
La péréquation
Une péréquation propre aux collectivités du bloc communal
Le fonds de péréquation des ressources
intercommunales et communales
Mis en œuvre pour la première fois en 2012, le fonds
de péréquation des ressources intercommunales et
communales (FPIC) est alimenté par des prélèvements sur
les ressources des communes et EPCI appartenant à des
ensembles intercommunaux « riches ». Des reversements
sont opérés au profit d’ensembles à ressources plus faibles,
dont les contribuables sont plus fortement sollicités, et
dont les charges sont plus élevées. En tant que composante
de l’ensemble intercommunal lyonnais, la Métropole de
Lyon est soumise à un prélèvement de 20,6 M€ en 2017.
Les communes du territoire subissent globalement, cette
même année, un prélèvement de 14,8 M€. L’ensemble
intercommunal lyonnais n’est pas éligible au reversement.
La dotation de solidarité communautaire
C’est une enveloppe mise en place et votée par le Conseil
communautaire et renouvelée par le Conseil de la
Métropole à destination des communes du territoire.
En 2017, elle comporte 8 fractions ayant
des vocations différentes :
quatre fractions péréquatrices, réparties en tenant compte
des ressources des communes et d’indicateurs de charges ;
deux fractions non péréquatrices, réparties en fonction de
FPIC
2012 2013 2014 2015* 2016 2017
Enveloppe nationale 150,0 360,0 570,0 780,0 1 000,0 1 000,0
variation n/n-1 (%) +140,0 % +58,3 % +36,8 % +28,2 % -
Contribution de l'ensemble intercommunal lyonnais 2,9 8,1 14,0 18,9 28,5 35,4 variation n/n-1 (%) +180,7 % +72,0 % +35,3 % +51,1 % +24,0 %
Contribution de la Métropole de Lyon 1,4 4,3 7,4 10,0 16,6 20,6 … dont contribution de base 1,1 3,7 6,4 8,6 14,8 18,3
… dont prise en charge des contributions de certaines communes 0,2 0,6 1,0 1,4 1,8 2,3
variation n/n-1 de la contribution de la Métropole +210,2 % +71,8 % +35,5 % +66,1 % +23,8 %
(*) modification du périmètre
l’évolution cristallisée des bases de l’ancienne TP,
et de la population ;
deux fractions d’ajustement, permettant notamment
d’encadrer la variation d’une année sur l’autre de sa dotation,
pour chaque commune.
Le montant de la dotation de solidarité communautaire
versée aux communes s’est élevé à 20,5 M€ en 2017. Celui-ci
est figé depuis 2014, à un ajustement près, en 2015, lié à la
modification du périmètre communautaire.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LA PÉRÉQUATION 28
Dotation de solidarité communautaire
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Dotation de solidarité communautaire (M€) 20,0 20,5 20,5 20,5 20,5 20,5 variation n/n-1 +2,3 % - +0,0 % - -
La péréquation propre aux départements
La dotation de compensation métropolitaine
Lors de la séparation du département du Rhône en deux
parties selon le tracé de l’ancienne communauté urbaine,
les éléments financiers ont été étudiés par une commission
locale d’évaluation des charges transférées. Celle-ci s’est
attachée à maintenir l’équilibre des finances de chacune des
deux nouvelles collectivités en observant le niveau d’épargne
résultant de la séparation. En conséquence, la Métropole de
Lyon est tenue de verser chaque année au département du
nouveau Rhône une dotation de compensation métropolitaine
afin de garantir l’équilibre financier qui prévalait avant la
scission du département. Celle-ci s’est élevée à 75,0 M€
en 2015, sur la base de données non définitives. Elle a été
révisée en 2016, et représente 72,3 M€ à compter de 2017.
L’application d’un prorata temporis en 2016 a conduit à un
versement, cette année-là, de 74,7 M€.
Le fonds national de péréquation des droits de
mutation à titre onéreux
Ce fonds, mis en place en 2011, vise à rééquilibrer
les recettes entre départements en fonction de la
dynamique et du niveau de leurs recettes de DMTO. Il
est destiné aux départements dont le potentiel financier
par habitant est inférieur à la moyenne nationale.
Étant alimenté par un prélèvement sur les produits des
DMTO de tous les départements, un département peut
être à la fois contributeur et bénéficiaire tout comme pour
le FPIC. Le département du Rhône, en 2014, était déjà
contributeur. En 2015, la Métropole de Lyon l’était à son
tour, pour un montant de 18,4 M€ (calcul effectué sur les
recettes DMTO de 2014 affectées aux deux collectivités
selon la clé de répartition CLERCT). En 2017, le prélèvement
opéré sur les recettes de la Métropole s’élève à 27,4 M€. Il
progresse fortement, en corrélation avec le produit perçu.
Le fonds de solidarité des départements
Ce fonds, le plus récent, a été mis en place en 2014 puis
pérennisé par la loi de finances pour 2015 suite aux
grandes difficultés financières rencontrées par certains
départements. Il est alimenté par un prélèvement de
0,35 % sur l'assiette des DMTO de tous les départements.
Cette somme est ensuite répartie entre les départements
éligibles selon des critères de richesse et le reste à
charge des allocations individuelles de solidarité.
En 2017, la Métropole de Lyon a versé 5,5 M€
et n'a rien perçu.
Le fonds national de péréquation de la cotisation sur
la valeur ajoutée des entreprises
Ce fonds, mis en place en 2011, vise lui aussi à redistribuer
une fraction des ressources fiscales des départements
entre eux, cette fois-ci concernant la CVAE (donc
le dynamisme des ressources issues de la fiscalité
professionnelle). Les départements bénéficiaires sont
déterminés par un indice synthétique de ressource et
de charges tenant compte du potentiel financier par
habitant, du revenu moyen par habitant, du nombre de
bénéficiaires RSA et du nombre de personnes de plus
de 75 ans. En 2017, compte-tenu de ces éléments, la
Métropole de Lyon a contribué à hauteur de 5,3 M€.
Le dispositif de compensation péréquée
Ce dispositif de péréquation verticale est une ponction
sur les recettes de l’État en direction des départements,
qui vise à compenser une partie de leur reste à charge au
titre des dépenses d’allocations individuelles de solidarité
en fonction de critères de richesse. Institué en 2014,
le montant à distribuer au niveau national correspond
aux frais de gestion de la taxe foncière perçus par l’État
soit 3% du produit de TFPB. En 2017, cela représente
une recette de 15,1 M€ pour la Métropole de Lyon.
Péréquation départementale
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Métropole contributrice — Ensemble (M€) n.d. n.d. n.d. 106,9 109,5 110,6 … dont Dotation de compensation métropolitaine (M€) n.d. n.d. n.d. 75,0 74,7 72,3
… dont Fonds de péréquation des DMTO (M€) n.d. n.d. n.d. 18,4 24,8 27,4
… dont Fonds de solidarité des Départements (M€) n.d. n.d. n.d. 8,6 5,0 5,5
… dont Fonds de péréquation de la CVAE (M€) n.d. n.d. n.d. 4,9 5,0 5,3
Métropole attributaire — Ensemble (M€) n.d. n.d. n.d. 14,8 18,0 15,1 … dont Dispositif de compensation péréquée (M€) n.d. n.d. n.d. 12,1 13,6 15,1
… dont Fonds de solidarité des Départements (M€) n.d. n.d. n.d. 2,7 4,4 0,0RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES CHARGES D’EXPLOITATION 29
En un mot…
Les charges d’exploitation sont des dépenses nécessaires
au fonctionnement des services de la collectivité. Elles
regroupent principalement :
les frais de rémunération des personnels ;
les dépenses d’entretien et de fournitures ;
les frais de fonctionnement divers liés à l’exercice des
compétences de la collectivité.
À compter de 2015, et afin de s’adapter à la diminution des
dotations de l’État, la Métropole a engagé un important
travail de réflexion sur le niveau de ses dépenses de
fonctionnement et le moyen de les réduire, appelé
« Chantier Marges de Manœuvre » (CMM).
Celui-ci a conduit à une réduction des dépenses de
fonctionnement au niveau des charges à caractère
général de la collectivité ainsi que pour les subventions et
prestations de services vers l’extérieur.
Les charges de personnel
En un mot…
Les charges de personnel sont constituées des
rémunérations brutes des agents de la Métropole, des
charges patronales liées à ces rémunérations et des frais
assimilées (dépenses liées aux accidents de travail, au
chômage, à l'intérim ; participation de la Métropole aux
mutuelles des personnels, aux abonnements de transport
et aux titres restaurant …)
Toutes ces dépenses enregistrées sur plusieurs comptes
sont regroupées dans le chapitre 012 « charges de
personnel et frais assimilés » et au chapitre 017 « RSA »
(pour les agents de la Métropole recrutés en contrats
aidés et les agents gérant la politique RSA)
Les charges
d’exploitation
Charges de personnel
(en M€) 2015 2016 2017
Budget principal corrigé 376,2 384,0 391,2
Budget principal 377,1 384,0 391,2
Correction charges de personnel de la régie
intéressée du périphérique nord -1,1 - -
Budget annexe des eaux 1,6 2,1 2,4
Budget annexe de l'assainissement 27,5 27,9 28,7
Budget annexe du restaurant communautaire 1,7 1,8 1,9
Total 406,9 415,8 424,1
variation n/n-1 (%) n.s. +2,2 % +2,0 %
En 2017, les charges de personnel atteignent 424,1 M€ pour
l’ensemble des budgets, soit 17,7 % des dépenses réelles
de fonctionnement retraitées.
Les éléments majeurs d'évolution pour 2017 sont :
l’effet « glissement, vieillissement et technicité »
(GVT, + 4,6 M€) ;
l’augmentation de la valeur du point décidée par l’État de
0,6% au 1er juillet 2016 (+ 3,6 M€ en année pleine) ;
les décrets 2016 pour la révision des parcours
professionnels, carrières et rémunération (PPCR,+2,4 M€)
qui comprennent notamment la transformation en points
d’indice majoré d’une partie du montant du régime
indemnitaire perçu par l’agent, la mise en place de nouvelles
modalités d’avancement d’échelon (cadencement unique) et
de nouvelles échelles indiciaires dont la revalorisation s’étale
jusqu’en 2020.
Structure des effectifs au 31 décembre
Sur emplois permanents par catégorie 2015 2016 2017
Catégorie A 1 440 1 472 1 486
Catégorie B 1 864 1 909 1 899
Catégorie C 5 012 5 026 4 964
Total 8 316 8 407 8 349
Variation n/n1 en % +1,1 % -0,7 %
Assistants familiaux 311 310 292
Contrats aidés 137 136 158
Taux de vacance sur emplois permanents
des délégations (moyenne annuelle) 8,37 % 8,13 % 8,40 %RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES CHARGES D’EXPLOITATION 30
Au 31 décembre 2017, l’effectif payé par la Métropole de Lyon
sur emplois permanents, tous budget confondus, est de 8 349
agents. À cette même date 292 assistants familiaux et 158
agents en contrats aidés travaillent également à la Métropole.
Le taux de vacance d’emploi se situe à 8,4 %.
Les allocations
individuelles de solidarité
En un mot…
L’aide sociale est une solidarité de la Métropole envers
toute personne dans le besoin de par son état de santé, sa
situation économique et/ou sociale. Cette aide est légale,
c’est-à-dire définie par la loi, et constitue une dépense
obligatoire pour la collectivité.
Trois allocations sont visées : le revenu de solidarité active
(RSA), l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et
la prestation de compensation du handicap (PCH). Ces
dépenses étant obligatoires, la Métropole est soumise aux
évolutions du nombre de bénéficiaires d’une part, et au
montant alloué décidé par l’État d’autre part (notamment
dans le cadre des revalorisations).
Outre les allocations individuelles de solidarité au sens strict, la Métropole verse des allocations au titre d’un mécanisme concernant les personnes handicapées, sans nouveaux entrants, l’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP), à 1 353 bénéficiaires.
Le revenu de solidarité active
Le chapitre 017 est consacré aux dépenses liées au RSA. On
y trouve l’allocation versée, différentes dépenses d’insertion
ainsi que des frais de personnel (dans le cadre des contrats
aidés). Les allocations représentent 226,9 M€ en 2017.
On dénombre 40 000 bénéficiaires du RSA pour l’année 2017,
en progression de 2,5 % par rapport à 2016.
Les autres dépenses, liées aux contrats aidés et aux actions
d’insertion, s’élèvent à 20,6 M€.
L’allocation personnalisée d’autonomie
L’APA est destinée à financer la dépendance des personnes de
plus de 60 ans. Elle s’élève à 102,7 M€ en 2017, dont 56,8 M€
consacrés aux bénéficiaires de l’APA à domicile et 45,9 M€
versés au titre des personnes en établissement.
La prestation de compensation du handicap
La Métropole contribue à la prise en charge des personnes
dépendantes ou en perte progressive d’autonomie, vivant à
domicile ou accueillies en établissement.
Dans ce cadre, elle verse une prestation de compensation du
handicap pour 47,6 M€.
Allocations individuelles de solidarité
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Revenu de solidarité active — Ensemble (M€) n.d. n.d. n.d. 234,0 242,8 247,5 … dont allocations (M€) n.d. n.d. n.d. 213,3 222,4 226,9
… dont insertion (M€) n.d. n.d. n.d. 18,4 17,2 17,1
… dont autres (M€) n.d. n.d. n.d. 2,3 3,2 3,5
Allocation personnalisée d'autonomie — Ensemble (M€) n.d. n.d. n.d. 97,2 99,0 102,7 … dont à domicile (M€) n.d. n.d. n.d. 54,1 54,6 56,8
… dont versée à l'établissement (M€) n.d. n.d. n.d. 34,3 35,5 36,8
… dont versée aux bénéficiaires en établissement (M€) n.d. n.d. n.d. 8,9 8,8 9,1
Prestation de compensation du handicap (M€) n.d. n.d. n.d. 46,2 46,2 47,6
Les frais de séjour
Outre ces prestations sociales, la Métropole est aussi
compétente pour la prise en charge de frais de séjour
des personnes âgées ou handicapées qui résident en
établissement spécialisé et dont les ressources sont
Allocation compensatrice pour tierce personne
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Allocation compensatrice pour tierce personne n.d. n.d. n.d. 10,0 9,7 9,3 variation n/n-1 (%) -3,1 % -4,6 %
Frais de séjour
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Frais de séjour — Ensemble (M€) n.d. n.d. n.d. 288,0 291,7 309,4 … dont personnes en situation de handicap (M€) n.d. n.d. n.d. 141,1 145,9 158,0
… dont famille et enfance (M€) n.d. n.d. n.d. 108,0 112,2 117,0
… dont personnes avancées en âge (M€) n.d. n.d. n.d. 38,9 33,6 34,4
trop faibles pour en assumer le coût. Les dépenses
correspondantes s’élèvent à 158,0 M€ pour les personnes
handicapées, 117,0 M€ au titre de l’aide sociale à l’enfance et
34,4 M€ pour les personnes âgées.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES CHARGES D’EXPLOITATION 31
Les subventions
de fonctionnement
En un mot…
Une subvention est un concours financier attribué
de façon discrétionnaire et sans contrepartie, en vue
du financement d’une mission d’intérêt général.
Les comptes de subventions de l’instruction comptable
« M49 » dont relèvent les budgets annexes des eaux et de
l’assainissement ont été assimilés aux comptes de
subventions de l’instruction comptable « M57 ». Ainsi, les
subventions d’exploitation inscrites au compte 6743 de la
« M49 » ont été assimilées au compte 657. Ce poste de
dépenses représente 6,4 % des dépenses réelles de
fonctionnement retraitées en 2017, soit 153,0 M€.
Les subventions exceptionnelles enregistrées au compte
674 concernent les participations aux déficits de ZAC ; elles
atteignent 36,9 M€. Il s’agit d’opérations d’aménagement
d’envergure tels que :
le secteur Nexans Girondins à Lyon : 7,2 M€ mandatés
en 2013, 2014 et 2015, 7,3 M€ en 2016 et 2017 ;
le quartier Confluence : 11,4 M€ en 2015, 7 M€ en 2016
et 2017 ;
la ZAC du Terraillon à Bron : 3,4 M€ en 2015, 5,9 M€
en 2016 (dont une partie au titre des engagements
de l’ancien Département du Rhône) et 2 M€ en 2017 ;
la ZAC de Lyon Part-Dieu : 8,5 M€ en 2016 et 2017 ;
les Gratte-Ciel à Villeurbanne : 5 M€ en 2017.
Subventions de fonctionnement
(en M€) 2015 2016 2017
Budget principal 133,3 134,3 119,8
657 92,7 89,1 82,9
674 40,6 45,1 36,9
Budget annexe des eaux 0,5 0,6 0,5
Budget annexe de l'assainissement 0,6 0,5 0,7
Budget annexe des opérations d'urbanisme
en régie directe - - -
Budget annexe du restaurant communautaire 0,0 0,2 0,3
Budget annexe du réseau de chaleur 31,8
Total 134,4 135,4 153,0
variation consolidée n/n-1 (%) n.s + 0,8 % + 3,0 %
Ratio subventions/dépenses
de fonctionnement 5,9 % 5,6 % 6,4 %
Les contingents
et contributions obligatoires
En un mot…
A l’inverse des subventions qui correspondent à des
concours volontaires, les contingents et contributions
obligatoires (intitulé du compte 655 de la « M57 ») sont
des participations rendues obligatoires par la loi.
Les participations obligatoires sont présentées selon
le périmètre du compte 655 de la « M57 ». En 2017, elles
atteignent 252,9 M€ soit 10,6 % des dépenses réelles
de fonctionnement consolidées retraitées.
Ce poste comprend la participation statutaire versée
au Syndicat mixte des transports pour le Rhône et
l’agglomération lyonnaise et la participation au Service
départemental et métropolitain d’incendie et secours (SDMIS).
La contribution « eaux pluviales » (17,5 M€) du budget
principal au budget de l’assainissement fait l’objet
d’un retraitement (voir plus bas).
Les contributions au Sytral et au SDMIS étaient composées
de deux parts jusqu’en 2016. À compter de 2017,
les anciennes parts EPCI et Département fusionnent.
La contribution 2017 au Sytral s’élève à 139,8 M€, en baisse
de 3 % suite notamment à une modification des statuts
du syndicat par arrêté préfectoral du 31 août 2017.
La contribution au SDMIS s’élève à 113,1 M€, en hausse
de 1,5 % par rapport à 2016.
Contingents et participations obligatoires
(en M€) 2015 2016 2017
SYTRAL 148,6 144,1 139,8
SDMIS-part ex-EPCI 29,0 29,0 -
SDMIS-part ex-DEPT 80,8 82,4 113,1
Total 258,4 255,6 252,9
variation consolidée n/n-1 (%) n.s. -1,1 % -1,1 %
Ratio participations obligatoires
/dépenses de fonctionnement 11,3 % 10,6 % 10,6 %RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LES CHARGES D’EXPLOITATION 32
Les prestations confiées à l'entreprise sont présentées
selon le périmètre du compte de charges 61 « services
extérieurs » des nomenclatures comptables « M57 »
et « M4 ». Ce poste de dépenses représente 9,6% des
dépenses réelles de fonctionnement retraitées en 2017.
Elles atteignent 228,5 M€, en hausse de 4,1 % par rapport
à 2016. Parmi les principaux domaines d’intervention
des prestations confiées à l’entreprise on retrouve :
la gestion des déchets, pour 68,9 M€ ; la forte
progression de ce poste (+ 8,9% par rapport à 2016)
s’explique par la mise en place de nouveaux marchés
de collecte pour la période 2017-2024, avec l’extension
des périmètres d’intervention des entreprises ;
la création, l’aménagement et l’entretien de la voirie,
pour 31,8 M€ (+ 2,0% par rapport à 2016) ;
le nettoiement, pour 30,5 M€ (+ 0,2% par rapport à 2016) ;
le fonctionnement général de l’institution (loyers
et charges locatives, prestations informatiques…),
pour 30,5 M€ (-2,5% par rapport à 2016).
En un mot…
Les services extérieurs s’entendent comme des charges externes autres que les achats. Cela concerne les dépenses facturées par une entreprise pour l’exécution d’un service public, pour la gestion des biens meubles et immeubles.
Prestations à l’entreprise et services extérieurs (M€)
(en M€) 2015 2016 2017
Budget principal 210,1 194,1 203,6
Budget annexe des eaux 0,5 0,2 0,2
Budget annexe de l'assainissement 24,0 24,9 24,5
Budget annexe du réseau de chaleur 0,2 0,2 0,2
Budget annexe des opérations d'urbanisme
en régie directe - 0,0 -
Budget annexe du restaurant communautaire 0,1 0,1 0,1
Total 234,9 219,4 228,5
variation n/n-1 (%) n.s -6,6% +4,1%
Les prestations à l'entreprise et services extérieursRAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - L’ÉPARGNE 33
L’épargne
En un mot…
Pour une collectivité, l’épargne
correspond à la part des recettes
de fonctionnement disponible
après déduction de différentes
charges d’exploitation et de charges
liées à la dette. Plusieurs niveaux
d’épargne sont distingués selon
l’étendue des charges retenues.
L'épargne de gestion atteint 504,6 M€
en 2017. Avec un résultat financier encore
important, à – 48,1 M€, du fait de la
présence d’indemnités de remboursement
anticipé, l’épargne brute s’élève à 456,4 M€.
Après prise en compte de l’amortissement
de la dette, pour 241,9 M€, l’épargne
nette ressort à 214,5 M€, remontant après
le creux de 2016 essentiellement dû à
l’opération de désensibilisation de la dette.
L’épargne
(en M€) 2015 2016 2017
(1) Charges courantes 2 175,9 2 194,3 2 285,8
... dont charges à caractère général 350,1 320,2 332,4
... dont charges de personnel et frais assimilés (a) 402,7 410,3 418,1
... dont atténuation de produits 286,0 297,0 304,3
... dont dépenses sociales 329,7 341,8 350,1
... dont autres charges de gestion courante 806,8 824,2 880,2
... dont frais de fonctionnement des groupes
d'élus 0,7 0,7 0,7
(2) Produits courants 2 678,5 2 690,7 2 724,3
... dont produits des services du domaine et
ventes diverses corrigés 202,6 193,9 202,3
... dont impôts et taxes 1 629,6 1 687,7 1 756,6
... dont dotations et participations 630,9 581,5 526,4
... dont compétences sociales 142,5 151,1 156,6
... autres produits de gestion courante 67,3 69,5 75,1
... dont atténuation de charges 5,7 7,2 7,3
(3) = (2)-(1) Excédent brut courant 502,6 496,4 438,5
(4) Charges exceptionnelles corrigées 51,6 59,8 41,4
... dont participations aux ZAC 40,6 49,7 36,8
... dont règlement litige SDIS relatif au transfert
des personnels 3,0 3,0 -
... dont règlement litige chauffage urbain - - -
... dont annulation titre sur exercice antérieur
(contentieux ALC SPPS) - - -
... dont autres charges exceptionnelles 8,1 7,2 4,5
(5) Dotations aux provisions 1,0 0,3 0,2
(6) Produits exceptionnels 39,5 39,1 107,0
(7) Reprises sur provisions 9,5 1,8 0,7
(8) = (6)+(7)- (4)-(5) Résultat exceptionnel corrigé - 3,7 - 19,2 66,1
(9) = (3) +(8) Épargne de gestion corrigée 499,0 477,2 504,6
(10) Frais financiers payés au cours de l'année 67,3 145,6 63,5
… dont frais financiers dûs au titre de l'exercice 61,5 45,0 38,7
… dont INCE -1,1 -2,4 - 0,7
… dont Indemnités de Remboursement Anticipé
et frais liés à renégociation 12,0 12,0 21,4
… dont INCE 6,8 5,2 2,7
(11) Produits financiers 8,6 17,2 15,4
… dont versement du fonds de soutien - 14,1 14,1
… dont reversement CG69 7,8 2,5 -
(12) = (11)-(10) Résultat financier -58,6 -128,4 -48,1
(13) = (9) +(12) Épargne brute corrigée 440,3 348,8 456,4
(14) Emprunts et dettes assimilées (charges) 189,9 261,9 338,2
(15) Mouvements à neutraliser 5,0 72,2 96,2
(16) = (14)-(15) Amortissement de la dette 184,9 189,8 241,9
(17) = (13)-(16) Épargne nette corrigée 255,5 159,0 214,5
(a) : y compris les charges de personnel du périphérique nord, en régie intéressée, pour 1M€ en 2015.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LA DETTE 34
La dette
Les caractéristiques de la dette
L’encours de dette de la Métropole de Lyon s’élève, au 31
décembre 2017, à 2 188,5 M€.
La variation de l’encours entre 2016 et 2017 (+ 4,0 %) s’explique
largement par la constatation de l’engagement pris par la
Métropole dans le cadre du partenariat public/privé contracté
d’une part en vue de la conception, la réalisation et le
financement des travaux de mise en sécurité des tunnels
du boulevard périphérique nord de Lyon et, d’autre part, en
vue de la gestion de cet ouvrage. Cet engagement est chiffré
à 131,8 M€.
La structure de la dette
Le classement « Gissler »
La charte de bonne conduite entre les établissements
bancaires et les collectivités locales, dite « Charte Gissler »,
permet une meilleure compréhension des produits proposés
aux collectivités en les rangeant selon une matrice à double
entrée : le chiffre (de 1 à 5) traduit la complexité de l’indice
servant au calcul des intérêts de l’emprunt et la lettre (de A à
E) exprime le degré de complexité de la formule de calcul des
intérêts. Une catégorie « hors Charte » (F6) regroupe tous les
produits déconseillés par la Charte.
La durée de vie résiduelle des emprunts de la Métropole recule de plus d’un an. Le taux moyen est encore en recul, après l’importante baisse de 2016 liée à la renégociation de la dette toxique en provenance du Département.
Caractéristiques au 31 décembre de chaque année
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Encours (M€) n.d. n.d. n.d. 2 131,8 2 103,4 2 188,5
variation n/n-1 (%) - 1,3 % + 4,0 %
Durée résiduelle moyenne (années et mois) n.d. n.d. n.d. 11 a 08 m 12 a 09 m 10 a 08 m
Taux moyen n.d. n.d. n.d. 3,25 % 1,93 % 1,54 %
Répartition « Gissler » de l'encours
2012 2013 2014 2015 2016 2017
A1 (en % du total) n.d. n.d. n.d. 90,47 % 99,58 % 97,72 %
A2 (en % du total) n.d. n.d. n.d. - - 1,53 %
B1 (en % du total) n.d. n.d. n.d. 0,67 % 0,42 % 0,34 %
C1 (en % du total) n.d. n.d. n.d. - - 0,41 %
F6 (en % du total) n.d n.d n.d 8,86 % - -
L’encours de dette de la Métropole ne comporte plus
depuis 2016 d’emprunt de catégorie « F6 », après les
opérations de désensibilisation menées cette année-
là (ces opérations sont décrites en détail dans l’édition
2016 du rapport financier de la Métropole).
La Métropole de Lyon a choisi de recourir, pour une part
limitée des emprunts contractés en 2017, à des produits
classés « A2 » et « C1 » offrant de bonnes conditions
financières.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LA DETTE 35
Les types de taux
L’encours de dette au 31 décembre 2017 se décompose ainsi :
50,5 % à taux fixe ;
43,0 % à taux variable ;
6,5 % basé sur le livret A et l’inflation.
La progression de la part des emprunts à taux variable
par rapport à 2016 permet à la Métropole d’optimiser
ses frais financiers, en bénéficiant d’un taux moyen
sur cette partie de son encours de 0,26 %.
Les prêteurs
193 emprunts ont été contractés auprès de 16 groupes
bancaires. Le principal prêteur, SFIL, représente près d’un
cinquième du volume des financements. Le deuxième
prêteur est la Banque Européenne d’Investissement, avec
plus de 16 % des financements. Le groupe Banque Populaire
Caisse d’Épargne et la Caisse des dépôts et consignations
représentent respectivement 12 % et 10 % des financements.
La Banque Postale et la Société Générale, avec 8 % de
financement chacune, occupent une position plus modeste
mais de plus en plus important pour la Société Générale.
26%
20%
16%
12%
10%
8%
8%
Répartition des prêteurs
Autres banques
SFIL
BEI
BPCE
CDC
Banque postale
Société générale
La capacité de désendettement
La capacité de désendettement est un ratio d’analyse financière qui mesure le rapport entre l’encours de dette et l’épargne (ou capacité d’autofinancement). Il exprime le poids de la dette en nombre d’années d’épargne et permet, en rapportant le stock de dette à l’épargne brute, de mesurer le niveau d’endettement de la collectivité et de mettre en évident sa solvabilité.
La remontée de l’épargne brute s’accompagne d’une amélioration de la capacité de désendettement, qui revient en deçà de 5 années.
Capacité de désendettement
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Encours (M€) n.d. n.d. n.d. 2 131,8 2 103,4 2 188,5
Épargne brute (M€) n.d. n.d. n.d. 440,3 348,8 456,4
Capacité de désendettement (années) n.d. n.d. n.d. 4,8 6,0 4,8RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - LA DETTE 36
La gestion active de
la dette et l'optimisation
des frais financiers
La gestion active de la dette a pour objectif de permettre
une sécurisation de la dette et une optimisation des frais
financiers.
Dans le cadre de cette gestion active de la dette et afin de
limiter un excédent de trésorerie significatif, plusieurs types
d’opérations ont été conduits en 2017 :
des remboursements anticipés d’emprunts sans et
avec refinancement ont pu générer 36,5 M€ d’économies
d’intérêts sur la durée résiduelle ; Au budget principal,
des remboursements anticipés secs à hauteur de 48,9 M€
ont limité une trésorerie abondante et ont permis une
économie d’intérêts de 4,8 M€ ; Aux budgets annexes, des
remboursements anticipés secs à hauteur de 29 M€ ont
contribué à limiter l’excédent de trésorerie.
une renégociation des emprunts aux marges élevées avec
un accord en 3 lots avec la CDC (remboursement anticipé de
31 M€ d’emprunt à livret A comprenant des marges élevées,
refinancement de 31,8 M€ d’emprunt à livret A en l’indexant
sur l’inflation de manière à couvrir le risque de hausse de
l’inflation et mise en place de 35 M€ de flux nouveau long-
termes sur les budgets eau et assainissement avec des durées
plus longues et en phase avec la durée de vie des réseaux).
La trésorerie
Dans le cadre de sa gestion de trésorerie, La Métropole doit
disposer d’une ou plusieurs lignes de trésorerie qu’elle peut
mouvementer quotidiennement par tirage ou remboursement
selon ses besoins réels en flux de trésorerie, ses arbitrages de
taux, de remboursement anticipés et d’optimisation des frais
financiers.
En 2017, la Métropole disposait de 3 lignes de trésorerie d’un
montant de 50 M€ chacune, à la Banque Postale, la BNP et
la Société Générale.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - L’INVESTISSEMENT 37
L’investissement
La structure des ressources d'investissement
En un mot…
La section d’investissement présente les dépenses non récurrentes qui, par nature, ont vocation à modifier ou enrichir le patrimoine de la collectivité. Ces dépenses sont financées par les ressources propres de la collectivité, par des dotations, des subventions de partenaires et éventuellement par l’emprunt.
La répartition du financement de l’investissement opérationnel
donne une idée de l'effort propre de la Métropole de Lyon
(épargne nette, fiscalité sur l'investissement) et de ses liens,
d'une part avec ses partenaires (subventions, transferts), d'autre
part avec les marchés financiers (emprunts).
En 2017, le volume du financement de l’investissement
progresse d’un tiers par rapport à 2016. L’épargne nette
progressant dans la même proportion, sa contribution au total
reste stable, à près de 40 %.
Le volume du FCTVA connaît une érosion conjoncturelle, avec
la baisse des dépenses éligibles en 2016.
C’est surtout le niveau des emprunts de financement des
équipements qui, progressant de plus du double pour
atteindre 190,5 M€, modifie la structure des ressources : les
nouveaux emprunts passent de 18,9 % à 35,1 % du total du
financement de l’investissement.
Structure du financement de l’investissement opérationnel (en M€)
2015 2016 2017
(1) Épargne nette corrigée 255,5 158,9 214,5
soit 48,3 % 33,5 % 39,5 %
(2) Ressources propres d’investissement 97,1 98,2 74,8
soit 18,4 % 20,7 % 13,8%
... dont F.C.T.V.A 48,0 41,1 30,9
... dont TA et reliquat TLE 16,9 22,8 18,1
... dont autres ressources propres d'investissement 32,3 34,2 25,7
(3) Subventions 69,0 68,8 62,7
soit 13,0 % 14,5 % 11,6 %
... dont amendes de police 22,3 21,3 22,7
(4) Emprunts et dettes assimilées (produits) 107,3 147,9 286,8
(5) Mouvements à neutraliser 0,1 0,1 96,3
... dont refinancement de dette - 72,1 96,2
... dont autres emprunts et dettes assimilées 0,1 0,1 0,1
(6) = (5)- (4) Emprunts de financement corrigés 107,2 75,8 190,5
soit 20,3 % 18,9 % 35,1 %
(7) = (1) + (2)
+ (3) +(6) Financement de l'investissement 528,8 401,8 542,5RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - L’INVESTISSEMENT 38
Les contrats partenariaux
Les contrats partenariaux constituent une source de recettes
importantes pour la Métropole de Lyon. Conclus entre l’État,
la Région et la Métropole, ils sont destinés à financer des
projets concertés, majoritairement en investissement.
Le Contrat de Plan État-Région (CPER) et son volet
Contrat Métropolitain (CM) représentent pour la période
2016-2020 et pour chacun des partenaires plus de 283
M€. Dans le cadre du Pacte Métropolitain 2017 (fonds
annuel d’investissement), l’État a accordé à la Métropole
12,5 M€. Les principaux domaines concernés par ces
divers contrats de financements sont les transports et
la mobilité, l’enseignement supérieur et la recherche.
Concernant les programmes Europe H2020, la Métropole
bénéficie de crédits du Fonds européen de développement
régional (FEDER). Ainsi, elle dispose de 8 M€ dans le cadre
de l’Investissement territorial intégré (ITI), subventions
destinées essentiellement à l’amélioration de la performance
énergétique des logements à vocation sociale. Plus de 19
M€ d’autres crédits FEDER sont consacrés à des projets
métropolitains tel que la diffusion de la fibre optique sur les
zones d’activité du territoire (10 M€).
La Métropole participe aux appels d’offres sur divers
projets européens. Actuellement, sont en cours
de réalisation plus de 7 M€ dont le projet ELENA
(soutien de la plate-forme ECORENOV) et URBACT II
(amélioration de la mise en œuvre de plans d’action
et de stratégies urbaines intégrées et durables).
Les dépenses
d’investissement
En un mot…
La Métropole de Lyon met en œuvre ses projets
d’investissements dans le cadre d’une liste des projets
à réaliser au cours du mandat. Cette liste constitue
la programmation pluriannuelle des investissements.
Elle a été votée en 2015 par le Conseil de Métropole
pour la période 2015-2020.
La Métropole assure la gestion de ses investissements
opérationnels en autorisations de programme et crédits de
paiement (AP/CP) au niveau de chacune de ses politiques
publiques. L’article L. 2311-3 du code général des collectivités
territoriales (CGCT) prévoit que « les autorisations de
programme constituent la limite supérieure des dépenses qui
peuvent être engagées pour le financement des
investissements […]. Les crédits de paiement constituent la
limite supérieure des dépenses pouvant être mandatées
pendant l’année pour la couverture des engagements
contractés dans le cadre des autorisations de programme
correspondantes ».
La programmation pluriannuelle
des investissements
Les projets à réaliser sont définis dans une
délibération structurante décrivant la programmation
pluriannuelle des investissements.
Six domaines représentatifs des compétences de la Métropole
ont été identifiés pour un montant global brut de 3,5 milliards
d’euros :
développement économique/emploi
culture-sport-éducation : 623,7 M€;
solidarité et habitat : 580,5 M€;
aménagements et centralités : 513,5 M€;
voirie/déplacements/mobilité/modes doux : 1 000,5 M€;
environnement : 534,8 M€;
patrimoine et moyens : 266,9 M€.
La délibération du Conseil de Métropole n° 2015-0475 du
6 juillet 2015 fournit le détail de la programmation pour
chacun de ces axes.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - L’INVESTISSEMENT 39
Les subventions d’équipement versées
Pour permettre une lecture cohérente, les « subventions
exceptionnelles d’équipement » constatées au compte 6742 des
instructions comptables « M4 » dont relèvent les budgets annexes
des eaux, de l’assainissement et du réseau de chaleur, ont été
consolidées avec les « subventions d’équipement versées »
constatées aux subdivisions du compte 204 de l’instruction
comptable « M57 ».
Les subventions d’équipement consolidées, pour un montant
de 79,6 M€ portent principalement sur les domaines de
l’habitat et du logement, pour près des deux tiers du total,
puis pour des parts comprises entre 5 % et 10 %, sur les
domaines de la cohésion des territoires (dont la politique de
la Ville), du cycle de l’eau, de l’enseignement supérieur et de
la recherche, du développement économique de la Métropole.
Subventions d’équipement
(en M€) 2015 2016 2017
Budget principal 120,4 106,1 78,4
Budget annexe des eaux 0,7 0,8 1,0
Budget annexe de l'assainissement 0,2 0,3 0,2
Budget annexe des opérations
d’urbanisme en régie directe - - -
Budget annexe du restaurant
communautaire - - -
Budget annexe du réseau de chaleur - - -
Total 121,3 107,2 79,6
variation n/n-1 (%) n.s. -11,6 % -25,7 %
La Métropole, coordinatrice
du développement urbain
La Métropole assure la maîtrise d’ouvrage des projets
d’aménagements urbains. Elle fixe leurs modalités de mise en
œuvre avec les différents services métropolitains mais aussi les
aménageurs ou opérateurs privés. Ces projets d’aménagement
se distinguent par leur nature, leur taille, leurs enjeux et leur
complexité. Parmi les projets les plus emblématiques on compte
Confluence (Lyon 2e), la Duchère (Lyon 9e), Carré de Soie (Vaulx-
en-Velin), le Puisoz, la Part-Dieu (Lyon 3e) ou encore l’Hôtel-Dieu
(Lyon 2e).
Ainsi elle affirme son rôle de coordinatrice du développement
urbain et économique du territoire et apporte son soutien
à des projets de grande envergure et des opérateurs privés.
Sur des territoires identifiés, elle a pour vocation de faire
émerger un projet partagé entre les villes concernées et
la Métropole via ses missions territoriales, d’impulser une
dynamique de projet et d’être garante de la mise en œuvre
des choix stratégiques résultants d’une volonté politique
commune.
Les investissements réalisés en 2017
Tous budgets confondus, le montant réalisé en 2017 sur
le périmètre de la programmation pluriannuelle s’élève
à 782,3 M€ en dépenses et 657,9 M€ en recettes.
La progression des dépenses réalisées sur l’ensemble
des macro-politiques (hors ressources) par rapport à 2016
(+14,4 %) permet de retrouver le fort niveau atteint en 2015.
Ventilation des dépenses réelles d'investissement (non retraitées) par macro-politique publique
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Aménagement du territoire n.d. n.d. n.d. 93,8 103,8 105,4
Economie, éducation, culture, sport n.d. n.d. n.d. 53,1 59,2 83,0
Environnement n.d. n.d. n.d. 63,5 48,3 51,5
Mobilité n.d. n.d. n.d. 133,6 84,8 106,1
Solidarités et habitat n.d. n.d. n.d. 89,4 72,5 75,5
Sous-total, hors macro-politique « Ressources » n.d. n.d. n.d. 433,5 368,5 421,6
variation n/n-1 (%) - 15,0 % + 14,4 %
Ressources n.d. n.d. n.d. 222,2 294,7 360,7
Total, y compris macro-politique « Ressources » n.d. n.d. n.d. 655,6 663,2 782,3RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 40
Annexes
Les gestions externes
Les garanties d'emprunt
Depuis l’année 2015, l’encours des garanties d’emprunts de la
Métropole regroupe les encours de l’ex-Communauté urbaine
de Lyon et celui de l’ex-Département du Rhône correspondant
à des opérations situées sur le territoire de la Métropole.
À la fin 2017, l’encours de dette garantie atteint 4 029 M€,
en progression de 1,9 % par rapport à l’année précédente
(3 955 M€).
Cet encours est composé à près 94 % de garanties apportées
au titre de l’habitat social :
la part des trois offices publics de l’habitat de la Métropole
(Grand Lyon Habitat, Est Métropole Habitat et Lyon Métropole
Habitat, ce dernier reprenant la part de l’encours de l’OPAC
du Rhône sur le territoire de la Métropole) représente
1 908 M€, soit 47,4 % de l’encours total, en progression
de 1,1 % ;
le reste de l’encours relatif au logement social concerne
les organismes de type entreprise sociale pour l’habitat et
autres bailleurs, pour 1 865 M€, 46,3 % de l’encours total, en
progression de 3,3 %.
Les garanties accordées dans le cadre de la politique publique
des solidarités représentent un encours de 168 M€, 4,2 % du
total, en baisse de 1 M€ par rapport à 2016.
Les garanties accordées dans le cadre de la politique publique
de l’éducation est de 26 M€, 0,7 % du total.
Enfin, les garanties accordées dans le cadre des opérations
dites « loi Galland » représentent 62 M€, 1,5 % du total, en
baisse de 6 M€ (- 9 %) par rapport à 2016. Les emprunts
garantis sont relatifs à des opérations d’aménagement,
en soutien à des opérations relatives à des projets de
locaux d’activité économique ou commerciale, ou liés à des
aménagements urbains.
Les caractéristiques financières de l’encours garanti sont
marquées par la part importante du logement social avec
une prédominance des taux basés sur le Livret A, un taux
moyen faible au autour de 1,7 % et une durée de vie résiduelle
moyenne longue : pour près de 90 % de l’encours, la maturité
est supérieure à 15 ans.
Les garanties d’emprunts font l’objet de contrôles à deux
niveaux : au moment de leur mise en place, puis tout au long
de la vie des prêts avec une attention particulière portée
aux organismes jugés les plus sensibles financièrement,
notamment les associations.
Principaux organismes suivis
La Métropole est liée statutairement ou conventionnellement
avec des organismes externes dans le cadre de l’exercice
d’une mission d’intérêt général ou d’une délégation d’une
partie de ses compétences. Une direction dédiée de la
Métropole (la direction de l’évaluation et de la performance)
suit ces organismes.
Parmi ceux-ci figurent 45 organismes dits « stratégiques »,
qui relèvent d’un contrôle renforcé exercé en binôme avec
les directions opérationnelles de la Métropole. Des analyses
approfondies ou audits, au cas par cas, ont été menés en
particulier pour les organismes relevant des politiques
publiques des Solidarités.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 41
Nom de l'organisme Activité Statut juridique Relations du Grand Lyon avec l'organisme
Office de tourisme Développement et promotion du tourisme Association Membre (subvention)
ADERLY Agence pour le développement économique de la région lyonnaise Association Membre (subvention)
Agence d’Urbanisme de la
Région Lyonnaise (AURL) Conduite d’études en matière d’urbanisme Association Membre (subvention
et cotisation)
Comité de la Foire
international de Lyon Propriétaire du Parc des expositions de Lyon Association Membre
Comité des œuvres sociales Actions en faveur du personnel de la Métropole et des autres collectivités adhérentes dans le domaine social, culturel et sportif. Association Membre (subvention)
Lyon Sport Métropole Activités sportives en faveur du personnel de la Métropole et des autres collectivités partenaires Association Membre (subvention)
Gourguillonnaise Activités culturelles en faveur du personnel de la Métropole et des autres collectivités partenaires Association Membre (subvention)
Établissement Public des
Autoroutes Rhodaniennes de
l’Information (EPARI)
Exploitation d’un réseau de diffusion de communications électroniques Syndicat mixte Membre (participation)
Syndicat mixte pour
l’amélioration et la gestion
du parc de loisirs et du lac
Miribel Jonage (SYMALIM)
Aménagement et exploitation du parc de Miribel-Jonage Syndicat mixte Membre (participation)
Syndicat Mixte du Parc
Industriel de la Plaine de
l’Ain (SMPIPA)
Aménagement de la ZI de la Plaine de l’Ain Syndicat mixte Membre (participation)
Syndicat mixte des Monts
d’or Préservation, restauration et mise en valeur des Monts d’or Syndicat mixte Membre (participation)
SYTRAL Financement, organisation et exploitation des transports en commun Syndicat mixte Membre (participation)
Musée des Confluences Gestion du musée des confluences EPCC Membre (participation)
Grand Lyon Habitat (OPH) Développement de l’offre de logement social EPIC EPCI de rattachement
Est Métropole Habitat (EMH) Développement de l’offre de logement social EPIC EPCI de rattachement
Lyon Métropole Habitat
(LMH) Développement de l’offre de logement social EPIC EPCI de rattachement
SDMIS Service Départemental et Métropolitain d’Incendie et de Secours EPA Membre (participation)
SERL Société d’Équipement du Rhône et de Lyon SEM Actionnaire
SEM Patrimoniale Gestion du patrimoine SEM Actionnaire
S.A Immobilière d’Économie
Mixte (SAIEM) de Vaulx-en-
Velin
Portage immobilier et gestion d’un bâtiment commercial SEM Actionnaire
SPL Lyon Part Dieu Aménagement de l’opération Lyon Part-Dieu SPL Actionnaire
SPL Lyon Confluence Aménagement de l’opération Lyon Confluence SPL Actionnaire
La SPL Rhône Amont
(SEGAPAL) Gestion d’espaces publics SPL Actionnaire
Société des Aéroports de
Lyon Exploitation des sites aéroportuaires SA
Membre du Conseil
de surveillance et
actionnaire de la
société
Société Euronews Exploitation d’une chaîne de télévision à vocation européenne SA Actionnaire de la sociétéRAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 42
Autres organismes suivis
Nom de l'organisme Activité Statut juridique Relations du Grand Lyon avec l'organisme
Lyon Parc Auto (LPA) Gestion de parcs de stationnement SEM Membre (participation) et Autorité délégante
Veolia Eau, Nantaise des
eaux
Production et distribution d’eau potable et exploitation de réseaux
d’assainissement Sociétés Autorités délégantes
Énergie Lyon Villeurbanne
Avenir (ELVYA), ELYDE, Engie,
Dalkia
Production et exploitation du réseau de distribution de chaleur et de froid urbains Sociétés Autorités délégantes
Valorly Incinération des déchets SAS Autorité délégante
GL Events Cité Centre des
Congrès de Lyon Exploitation du Centre des Congrès SA Autorité délégante
Blue Green-Golf Grand Lyon/
Chassieu Conception, financement, réalisation et gestion du golf SA Autorité délégante
LEONORD Exploitation du Boulevard Périphérique Nord de Lyon SAS Autorité délégante
Effia, Vinci et Q-Park Gestion de parcs de stationnement Sociétés Autorités délégantes
OGF Atrium Gestion et exploitation des cimetières SA Autorité délégante
COVAGE Déploiement du Très Haut Débit SA Autorité délégante
ENEDIS, EDF et GRDF Exploitation des réseaux de gaz et d’électricité Sociétés Autorité délégante
Elior, Scolarest, Coralys,
Mille et un repas, SHCB Gestion de la restauration scolaire dans les collèges Sociétés Autorités délégantes
Périmètre de consolidation des comptes
Les comptes des organismes extérieurs n'ont pas été intégrés
dans cette consolidation. En effet, un bon nombre d'entre eux
(sauf les SEM) n'ont pas de lien en capital avec la Métropole
de Lyon. Le seul lien contractuel rend souvent peu explicite
la possibilité de consolidation (concessionnaires et fermiers).
La nature même des comptabilités tenues (plan comptable
général ou diverses instructions comptables publiques)
ajoute à la difficulté. En revanche, une analyse systématique
du risque financier a été réalisée sur l'ensemble des
structures concernées. Les comptes consolidés sont donc les
comptes propres à la Métropole de Lyon, régis par des règles
comptables distinctes.
En effet, la Métropole gère ses compétences :
dans son budget principal en comptabilité « M57 » ;
dans cinq budgets annexes : budget des eaux et budget
de l'assainissement (tous deux en instruction comptable
« M49 »), budget annexe des opérations d'urbanisme en régie
directe, budget annexe du réseau de chaleur (instruction
comptable « M41 ») et budget du restaurant administratif
(relevant de l’instruction comptable « M14 »).
Le tableau ci-dessous indique la part respective de chacun
des budgets dans les comptes consolidés présentés plus loin.
Cette part varie peu d’une année sur l’autre.
Part des différents budgets dans les comptes consolidés 2017
Charges de
fonctionnement
Produits de
fonctionnement
Charges
d'investissement
Produits
d'investissement Charges (total) Produits (total)
BP 94,7 % 94,1 % 88,5 % 99,0 % 93,2 % 94,7 %
BAE 0,3 % 0,9 % 2,3 % 0,0 % 0,8 % 0,8 %
BAA 3,0 % 3,5 % 8,6 % 0,5 % 4,4 % 3,1 %
BARC 1,4 % 1,2 % 0,6 % 0,5 % 1,2 % 1,1 %
BAOURD 0,6 % 0,2 % 0,0 % 0,0 % 0,4 % 0,2 %
BARA 0,1 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,1 % 0,0 %
BP : budget principal ; BAE : budget annexe des eaux ; BAA : budget annexe de l'assainissement ; BARC : budget annexe du réseau de chaleur BAOURD : budget annexe des opérations d'urbanisme en règle directe ; BARA : budget annexe du restaurant administratif
Les principes comptables et la consolidation des comptesRAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 43
Procédure de consolidation
Les comptes de la Métropole ont été consolidés (budget
principal et budgets annexes) en éliminant un certain nombre
de mouvements inter-budgétaires qui gonflent artificiellement
les masses budgétaires. Il s’agit :
des participations du budget principal à l’équilibre de
budgets annexes ;
de subventions d’équipement du budget principal à certains
budgets annexes.
Retraitements identiques dans deux budgets en k€
Objet Dépense/charge du budget… 2017 Recette/produit du budget...
Subvention
d'équilibre du budget
principal au budget
annexe opérations
d'urbanisme en régie
directe
BP
65821 6 938,2
6 938,2 BAOURD 75822
Subvention d'équilibre
du budget principal
au budget annexe
du restaurant
administratif
BP
65821 2 280,6
2 280,6 BARA 75822
Contribution du
budget principal au
budget annexe de
l'assainissement au
titre des eaux pluviales
BP
6558 22 851,3
22 851,3 BAA 7063
Subvention
d'équipement du
budget principal au
budget annexe de
l'assainissement au
titre des eaux pluviales
BP
2041512 4 098,8
4 098,8 BAA 1318
BP : budget principal; BAE : budget annexe des eaux; BAA : budget annexe de l’assainissement; BARC : budget annexe réseau de chaleur; BAOURD : budget annexe des opérations d’urbanisme en régie directe; BARA : budget annexe du restaurant administratif
Retraitements différents dans deux budgets en k€
Objet Dépense/charge du budget… 2017
Recette/
produit
du budget…
Subvention
d'équipement du
budget principal
au budget annexe
du restaurant
administratif
BP
2041512 84,5
184,0 BARA 1328
Subventions et fonds de concours
Afin d’assurer une analyse sur plusieurs exercices, les
subventions les subventions des budgets en « M4 » ont été
traités comme suit :
le compte 6743 est assimilé au compte 657 de la « M57 »
pour les subventions de fonctionnement ;
le compte 6742 est assimilé au compte 204 pour les
subventions d’équipement.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 44
Présentation des comptes
Comptes consolidés
Consolidation des comptes 2015-2017 (k€) après retraitements
Fonctionnement/exploitation
Produits 2015 2016 2017 2016/ 2017
Produits des services,
du domaine et ventes
diverses
202 605,1 193 852,0 202 289,6 +4,4 %
... dont redevance
d'assainissement 64 744,2 68 542,9 70 810,2 +3,3 %
Impôts et taxes 1 629 565,9 1 687 616,3 1 756 627,3 +4,1 %
... dont impôts locaux 1 154 264,2 1 172 055,7 1 201 389,8 +2,5 %
... dont taxe
d'enlèvement des
ordures ménagères
126 249,9 128 985,7 131 062,7 +1,6 %
Dotations et
participations 630 854,5 581 466,6 526 377,6 -9,5 %
... dont D.G.F. 501 706,4 442 813,1 399 742,2 -9,7 %
Autres produits
de gestion courante 67 263,4 69 501,9 75 121,8 +8,1 %
Atténuation de charges 5 710,7 7 156,4 7 265,9 +1,5 %
Chapitre 016-APA 25 658,9 33 525,3 35 484,0 +5,8 %
Chapitre 017-RSA 116 866,9 117 534,7 121 152,2 +3,1 %
Total des produits de
gestion courante 2 678 525,5 2 690 653,1 2 724 318,4 +1,3%
Produits financiers 8 644,5 17 187,8 15 388,1 -10,5%
Produits exceptionnels 39 513,1 39 130,4 107 009,6 +173,5%
Reprises sur provisions 9 458,6 1 805,1 650,0 -64,0%
Transferts de charges - - -
Ensemble 2 736 141,7 2 748 776,4 2 847 366,1 +3,6%
Charges 2015 2016 2017 2016/ 2017
Charges à caractère
général 350 057,8 320 204,0 332 367,1 +3,8 %
Charges de personnel
et frais assimilés 402 652,8 410 317,5 418 061,0 +1,9 %
Atténuation de produits 285 986,9 297 044,6 304 298,1 +2,4 %
Autres charges de
gestion courante 806 800,6 824 190,7 880 247,9 +6,8 %
Chapitre 016-APA 95 638,8 98 969,5 102 671,3 +3,7 %
Chapitre 017-RSA 234 018,3 242 820,6 247 463,8 +1,9 %
Frais de
fonctionnement
des groupes d'élus
720,8 731,7 721,5 -1,4 %
Total des charges de
gestion courante 2 175 876,0 2 194 278,6 2 285 830,7 +4,2%
Charges financières 67 292,5 145 561,6 63 532,2 -56,4%
Charges exceptionnelles 51 633,4 59 829,4 41 390,7 -30,8%
Dotations aux provisions 1 000,0 300,0 200,0 -33,3%
Ensemble 2 295 801,8 2 399 969,6 2 390 953,6 -0,4%
Investissement
Recettes 2015 2016 2017 2016/ 2017
Subventions
d’investissement 68 997,6 68 780,3 62 702,1 -8,8 %
Emprunts et dettes
assimilées 107 273,4 147 947,5 286 817,7 +93,9 %
Immobilisations
incorporelles (sauf 204) 71,0 - 12,0 n.s.
Subventions
d’équipement versées 3 055,8 539,4 1 083,6 +100,9 %
Immobilisations
corporelles 654,7 7 808,5 3 853,2 -50,7 %
Immobilisations en
cours 3 248,0 2 975,7 2 008,1 -32,5 %
Total des produits
d’équipement 183 300,5 228 051,5 356 476,7 +56,3%
Dotations, fonds divers
et réserves (hors 1 068) 64 845,8 64 007,0 49 047,3 -23,4 %
Participations - - - n.s.
Autres immobilisations
financières 4 313,4 9 236,3 540,6 -94,1 %
Total des produits
financiers 69 159,2 73 243,3 49 587,9 -32,3%
Opérations pour compte
de tiers 20 952,0 13 617,5 18 225,9 +33,8%
Ensemble 273 411,7 314 912,3 424 290,4 +34,7%
Dépenses 2015 2016 2017 2016/ 2017
Immobilisations
incorporelles (sauf 204) 12 208,3 13 414,7 14 930,3 +11,3 %
Subventions
d’équipement versées 119 480,3 106 163,9 75 440,1 -28,9 %
Immobilisations
corporelles 82 441,7 97 240,0 96 867,1 -0,4 %
Immobilisations en
cours 199 232,0 151 658,7 199 201,9 +31,3 %
Total des charges
d’équipement 413 362,3 368 477,3 386 439,4 +4,9%
Dotations, fonds divers
et réserves 2 387,2 2 589,8 3 329,9 +28,6 %
Subventions
d’investissement 2 467,2 3 266,4 1 843,2 -43,6 %
Emprunts et dettes
assimilées 189 865,3 261 926,6 338 156,6 +29,1 %
Participations 6 660,6 4 966,5 2 534,6 -49,0 %
Autres immobilisations
financières 6 340,8 310,1 18 223,1 +5775,8 %
Total des charges
financières 207 721,1 273 059,5 364 087,5 +33,3%
Opérations pour compte
de tiers 23 926,1 16 860,4 28 669,5 +70,0%
Ensemble 647 634,3 658 397,2 779 346,4 +18,4%
Nota :
Afin d’assurer la cohérence de l’analyse pluriannuelle, et compte-tenu des spécificités des instructions comptables M41, M49 et M57, les regroupements suivants ont été effectués :
> les subventions du compte 6743 des budgets annexes en M41 et M49 ont été remontées en « Autres charges de gestion courante », au même niveau que les subventions des comptes 657 de la M57 ;
> les subventions du compte 6742 des budgets annexes en M41 et M49 ont été assimilées aux « Subventions d'équipement versées » des comptes en 204* de la M57.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 45
Budget principal - hors retraitements
Comptes hors retraitements (K€)
Fonctionnement/exploitation
Produits 2015 2016 2017
Produits des services,
du domaine et ventes diverses 105 620,9 96 664,3 86 034,3
... dont redevance d'assainissement - - -
Impôts et taxes 1 629 565,9 1 687 616,3 1 756 627,3
... dont impôts locaux 1 154 264,2 1 172 055,7 1 201 389,8
... dont taxe d'enlèvement des
ordures ménagères 126 249,9 128 985,7 131 062,7
Dotations et participations 611 304,8 563 516,7 513 235,1
... dont D.G.F. 501 706,4 442 813,1 399 742,2
Autres produits de gestion
courante 76 661,5 65 193,3 70 863,6
Atténuation de charges 4 774,0 6 738,2 6 819,1
Chapitre 016 27 224,4 33 525,3 35 484,0
Chapitre 017 116 866,9 117 534,7 121 152,2
Total des produits de gestion courante 2 572 018,5 2 570 788,8 2 590 215,7
Produits financiers 8 644,5 17 187,8 15 388,1
Produits exceptionnels 39 070,0 37 183,0 72 830,7
Reprise sur provisions 9 458,6 1 805,1 650,0
Transferts de charges - - -
Ensemble 2 629 191,5 2 626 964,7 2 679 084,5
Charges 2015 2016 2017
Charges à caractère général 303 576,3 271 796,1 283 200,9
Charges de personnel
et frais assimilés 371 815,8 378 550,8 385 098,3
Atténuation de produits 285 986,9 297 044,6 304 298,1
Autres charges de gestion
courante 845 566,2 853 518,7 874 395,7
Frais de fonctionnement
des groupes d'élus - 731,7 721,5
Total des charges de gestion courante 2 138 167,8 2 143 431,9 2 197 849,6
Charges financières 60 271,2 179 125,1 57 265,9
Charges exceptionnelles 45 863,8 59 384,7 40 008,7
Provisions 1 000,0 300,0 200,0
Ensemble 2 245 302,9 2 382 241,8 2 295 324,2
Investissement
Recettes 2015 2016 2017
Subventions d'investissement 65 900,5 65 537,2 58 347,7
Emprunts et dettes assimilées 95 121,4 187 349,5 286 817,7
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) 71,0 - 12,0
Subventions d'équipement
versées 3 055,8 539,4 1 083,6
Immobilisations corporelles 654,7 7 808,5 3 853,2
Immobilisations en cours 3 248,0 2 975,7 2 008,1
Total des produits d'équipement 168 051,3 264 210,4 352 122,3
Dotations, fonds divers et
réserves (hors 106) 64 845,8 64 007,0 49 047,3
Participations - - -
Autres immobilisations
financières 3 857,5 9 236,3 540,6
Total des produits financiers 68 703,3 73 243,3 49 587,9
Opérations pour compte de tiers 21 552,0 13 617,5 18 225,9
Ensemble 258 306,7 351 071,2 419 936,1
Charges 2015 2016 2017
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) 11 158,5 11 920,0 13 409,7
Subventions d'équipement
versées 120 435,9 106 116,3 78 400,8
Immobilisations corporelles 68 829,1 95 081,2 93 252,3
Immobilisations en cours 172 569,5 126 053,8 167 704,4
Total des charges d'équipement 372 993,0 339 171,2 352 767,1
Dotations, fonds divers
et réserves 2 387,2 2 589,8 3 329,9
Subventions d'investissement 2 335,6 3 266,4 1 743,8
Emprunts et dettes assimilées 165 479,3 238 091,5 286 791,5
Participations 6 660,6 4 966,5 2 534,6
Autres immobilisations
financières 13 352,1 5 149,1 18 109,0
Total des charges financières 190 214,9 254 063,3 312 508,8
Opérations pour compte de tiers 23 926,1 16 860,4 28 669,5
Ensemble 587 134,0 610 095,0 694 095,4
Nota :
Afin d'assurer la cohérence de l'analyse, et compte-tenu des spécificités des instructions comptables M41, M49 et M57, les regroupements suivants ont été effectués : > les subventions du compte 6743 des budgets annexes en M41 et M49 ont été remontées en « Autres charges de gestion courante », au même niveau que les subventions des comptes 657 de la M57 ;
> les subventions du compte 6742 des budgets annexes en M49 ont été assimilées aux « Subventions d'équipement versées » du compte 204 de la M14.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 46
Budget annexe des eaux - hors retraitements
Comptes hors retraitements (K€)
Fonctionnement/exploitation
Produits 2015 2016 2017
Produits des services,
du domaine et ventes diverses 25 524,1 24 043,8 23 853,0
... dont redevance d'assainissement - - -
Impôts et taxes - - -
... dont impôts locaux - - -
... dont taxe d'enlèvement
des ordures ménagères - - -
Dotations et participations 601,3 815,5 647,4
... dont D.G.F. - - -
Autres produits de gestion
courante 1 863,0 653,6 606,1
Atténuation de charges 104,3 83,7 101,7
Chapitre 016 - -
Chapitre 017 - -
Total des produits de gestion courante 28 092,8 25 596,7 25 208,2
Produits financiers - - -
Produits exceptionnels 325,0 917,8 442,9
Reprise sur provisions - - -
Transferts de charges - - -
Ensemble 28 417,8 26 514,5 25 651,1
Charges 2015 2016 25 651,1
Charges à caractère général 2 331,3 1 992,3 2 134,2
Charges de personnel
et frais assimilés 1 623,1 2 079,9 2 379,8
Atténuation de produits - - -
Autres charges de gestion
courante 1 476,3 1 452,9 1 416,3
Frais de fonctionnement
des groupes d'élus - - -
Total des charges de gestion courante 5 430,6 5 525,1 5 930,4
Charges financières 920,6 1 009,4 931,5
Charges exceptionnelles 5 441,5 16,0 127,4
Provisions - - -
Ensemble 11 792,6 6 550,6 6 989,2
Investissement
Recettes 2015 2016 2017
Subventions d'investissement 721,5 540,1 82,8
Emprunts et dettes assimilées 8 000,0 - -
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) - - -
Subventions d'équipement
versées - - -
Immobilisations corporelles - - -
Immobilisations en cours - - -
Total des produits d'équipement 8 721,5 540,1 82,8
Dotations, fonds divers
et réserves (hors 106) 0,0 - -
Participations - - -
Autres immobilisations
financières 455,8 - -
Total des produits financiers 455,9 - -
Opérations pour compte de tiers - - -
Ensemble 9 177,3 540,1 82,8
Charges 2015 2016 2017
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) 518,3 641,5 740,2
Subventions d'équipement
versées 670,8 848,4 1 023,5
Immobilisations corporelles 11 165,2 20,6 175,8
Immobilisations en cours 6 571,8 8 616,6 11 089,3
Total des charges d'équipement 18 926,2 10 127,0 13 028,7
Dotations, fonds divers
et réserves - - -
Subventions d'investissement - - -
Emprunts et dettes assimilées 4 496,0 4 051,4 5 075,2
Participations - - -
Autres immobilisations
financières - - -
Total des charges financières 4 496,0 4 051,4 5 075,2
Opérations pour compte de tiers - - -
Ensemble 23 422,2 14 178,5 18 103,9
Nota : Afin d’assurer la cohérence de l’analyse pluriannuelle en dépit de la réforme de la nomenclature, les regroupements suivants ont été effectués : › les subventions du compte 6 743 des budgets annexes en M49 ont été remontées en « Autres charges de gestion courante », au même niveau que les subventions du compte 657 de la M14 ;
› les subventions du compte 6 742 des budgets annexes en M49 ont été assimilées aux « Subventions d’équipement versées » du compte 204 de la M14.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 47
Budget annexe de l’assainissement
- hors retraitements
Comptes hors retraitements (K€)
Fonctionnement/exploitation
Produits 2015 2016 2017
Produits des services,
du domaine et ventes diverses 94 369,5 96 682,6 108 165,3
... dont redevance d'assainissement 64 744,2 68 542,9 70 810,2
Impôts et taxes - - -
... dont impôts locaux - - -
... dont taxe d'enlèvement
des ordures ménagères - - -
Dotations et participations 12 251,7 11 834,1 11 872,3
... dont D.G.F. - - -
Autres produits de gestion
courante 1 908,5 1 626,7 1 525,7
Atténuation de charges 832,3 334,3 345,0
Chapitre 016 - -
Chapitre 017 - -
Total des produits de gestion courante 109 361,9 110 477,6 121 908,4
Produits financiers - - -
Produits exceptionnels 117,9 1 026,5 526,1
Reprise sur provisions - - -
Transferts de charges - - -
Ensemble 109 479,9 111 504,2 122 434,4
Charges 2015 2016 2017
Charges à caractère général 34 487,1 35 132,6 35 401,4
Charges de personnel
et frais assimilés 27 492,1 27 924,6 28 714,5
Atténuation de produits - - -
Autres charges de gestion
courante 2 665,2 771,4 1 030,8
Frais de fonctionnement
des groupes d'élus - - -
Total des charges de gestion courante 64 644,3 63 828,6 65 146,8
Charges financières 5 498,9 5 050,4 4 989,1
Charges exceptionnelles 322,2 326,1 1 254,7
Provisions - - -
Ensemble 70 465,4 69 205,1 71 390,6
Investissement
Recettes 2015 2016 2017
Subventions d'investissement 3 010,4 2 142,1 6 258,1
Emprunts et dettes assimilées 1 402,0 598,0 -
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) - - -
Subventions d'équipement
versées - - -
Immobilisations corporelles - - -
Immobilisations en cours - - 0,0
Total des produits d'équipement 4 412,4 2 740,1 6 258,1
Dotations, fonds divers
et réserves (hors 106) - - -
Participations - - -
Autres immobilisations
financières - - -
Total des produits financiers - - -
Opérations pour compte de tiers - - -
Ensemble 4 412,4 2 740,1 6 258,1
Dépenses 2015 2016 2017
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) 531,5 853,3 780,4
Subventions d'équipement
versées 183,7 258,2 199,1
Immobilisations corporelles 2 433,3 2 128,8 1 838,3
Immobilisations en cours 19 958,2 16 885,8 20 331,6
Total des charges d'équipement 23 106,7 20 126,1 23 149,5
Dotations, fonds divers
et réserves - - -
Subventions d'investissement 131,6 - -
Emprunts et dettes assimilées 18 786,3 18 618,9 43 506,9
Participations - - -
Autres immobilisations
financières 25,6 61,0 114,1
Total des charges financières 18 943,5 18 679,9 43 621,0
Opérations pour compte de tiers - - -
Ensemble 42 050,2 38 806,0 66 770,5
Nota :
Afin d'assurer la cohérence de l'analyse, et compte-tenu des spécificités des instructions comptables M41, M49 et M57, les regroupements suivants ont été effectués : > les subventions du compte 6743 des budgets annexes en M41 et M49 ont été remontées en « Autres charges de gestion courante », au même niveau que les subventions des comptes 657 de la M57 ;
> les subventions du compte 6742 des budgets annexes en M49 ont été assimilées aux « Subventions d'équipement versées » du compte 204 de la M14.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 48
Comptes hors retraitements (K€)
Fonctionnement/exploitation
Produits 2015 2016 2017
Produits des services,
du domaine et ventes diverses - - -
... dont redevance d'assainissement - - -
Impôts et taxes - - -
... dont impôts locaux - - -
... dont taxe d'enlèvement
des ordures ménagères - - -
Dotations et participations - - -
... dont D.G.F. - - -
Autres produits de gestion
courante 2 108,7 2 028,3 2 126,3
Atténuation de charges - - -
Chapitre 016 - - -
Chapitre 017 - - -
Total des produits de gestion courante 2 108,7 2 028,3 2 126,3
Produits financiers - - -
Produits exceptionnels - - 33 204,6
Reprise sur provisions - - -
Transferts de charges - - -
Ensemble 2 108,7 2 028,3 35 330,9
Charges 2015 2016 2017
Charges à caractère général 188,9 192,3 227,2
Charges de personnel
et frais assimilés - - -
Atténuation de produits - - -
Autres charges de gestion
courante - - 31 774,2
Frais de fonctionnement
des groupes d'élus - - -
Total des charges de gestion courante 188,9 192,3 32 001,4
Charges financières 601,7 376,7 345,7
Charges exceptionnelles 2,9 79,9 -
Provisions - - -
Ensemble 793,5 648,9 32 347,1
Investissement
Recettes 2015 2016 2017
Subventions d'investissement 481,0 508,6 2 112,3
Emprunts et dettes assimilées 2 750,0 - -
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) - - -
Subventions d'équipement
versées - - -
Immobilisations corporelles - - -
Immobilisations en cours - - -
Total des produits d'équipement 3 231,0 508,6 2 112,3
Dotations, fonds divers
et réserves (hors 106) - - -
Participations - - -
Autres immobilisations
financières - - -
Total des produits financiers - - -
Opérations pour compte de tiers - - -
Ensemble 3 231,0 508,6 2 112,3
Dépenses 2015 2016 2017
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) - - -
Subventions d'équipement
versées - - -
Immobilisations corporelles - - 1 591,9
Immobilisations en cours 132,4 93,3 34,0
Total des charges d'équipement 132,4 93,3 1 625,8
Dotations, fonds divers
et réserves - - -
Subventions d'investissement - - -
Emprunts et dettes assimilées 1 103,6 1 164,8 2 783,0
Participations - - -
Autres immobilisations
financières - - -
Total des charges financières 1 103,6 1 164,8 2 783,0
Opérations pour compte de tiers - - -
Ensemble 3 860,9 1 258,0 4 408,8
Nota :
Afin d'assurer la cohérence de l'analyse, et compte-tenu des spécificités des instructions comptables M41, M49 et M57, les regroupements suivants ont été effectués : > les subventions du compte 6743 des budgets annexes en M41 et M49 ont été remontées en « Autres charges de gestion courante », au même niveau que les subventions des comptes 657 de la M57 ;
> les subventions du compte 6742 des budgets annexes en M49 ont été assimilées aux « Subventions d'équipement versées » du compte 204 de la M14.
Budget annexe du réseau de chaleur
- hors retraitementsRAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 49
Budget annexe des opérations d’urbanisme
en régie directe - hors retraitements
Comptes hors retraitements (K€)
Fonctionnement/exploitation
Produits 2015 2016 2017
Produits des services,
du domaine et ventes diverses 4 681,7 1 431,0 6 332,3
... dont redevance d'assainissement - - -
Impôts et taxes - - -
... dont impôts locaux - - -
... dont taxe d'enlèvement
des ordures ménagères - - -
Dotations et participations 6 696,7 5 300,2 622,9
... dont D.G.F. - - -
Autres produits de gestion
courante - 7 381,9 6 938,2
Atténuation de charges - - -
Chapitre 016 - -
Chapitre 017 - -
Total des produits de gestion courante 11 378,5 14 113,1 13 893,4
Produits financiers - - -
Produits exceptionnels - 0,9 5,2
Reprise sur provisions - - -
Transferts de charges - - -
Ensemble 11 378,5 14 114,1 13 898,5
Charges 2015 2016 2017
Charges à caractère général 11 846,1 10 129,2 10 473,7
Charges de personnel
et frais assimilés - - -
Atténuation de produits - - -
Autres charges de gestion
courante - 3 492,1 3 424,8
Frais de fonctionnement
des groupes d'élus - - -
Total des charges de gestion courante 11 846,1 13 621,3 13 898,5
Charges financières - - -
Charges exceptionnelles 3,0 22,1 -
Provisions - - -
Ensemble 11 849,1 13 643,5 13 898,5
Investissement
Recettes 2015 2016 2017
Subventions d'investissement - - -
Emprunts et dettes assimilées - - -
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) - - -
Subventions d'équipement
versées - - -
Immobilisations corporelles - - -
Immobilisations en cours - - -
Total des produits d'équipement - - -
Dotations, fonds divers
et réserves (hors 106) - - -
Participations - - -
Autres immobilisations
financières - - -
Total des produits financiers - - -
Opérations pour compte de tiers - - -
Ensemble - - -
Dépenses 2015 2016 2017
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) - - -
Subventions d'équipement
versées - - -
Immobilisations corporelles - - -
Immobilisations en cours - - -
Total des charges d'équipement - - -
Dotations, fonds divers
et réserves - - -
Subventions d'investissement - - -
Emprunts et dettes assimilées - - -
Participations - - -
Autres immobilisations
financières - - -
Total des charges financières - - -
Opérations pour compte de tiers - - -
Ensemble - - -
Nota :
Afin d'assurer la cohérence de l'analyse, et compte-tenu des spécificités des instructions comptables M41, M49 et M57, les regroupements suivants ont été effectués : > les subventions du compte 6743 des budgets annexes en M41 et M49 ont été remontées en « Autres charges de gestion courante », au même niveau que les subventions des comptes 657 de la M57 ;
> les subventions du compte 6742 des budgets annexes en M49 ont été assimilées aux « Subventions d'équipement versées » du compte 204 de la M14.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 50
Budget annexe du restaurant administratif
- hors retraitements
Budget principal-comptes hors retraitements (K€)
Fonctionnement/exploitation
Produits 2015 2016 2017
Produits des services, du domaine
et ventes diverses 908,6 807,0 755,9
... dont redevance d'assainissement - - -
Impôts et taxes - - -
... dont impôts locaux - - -
... dont taxe d'enlèvement
des ordures ménagères - - -
Dotations et participations - - -
... dont D.G.F. - - -
Autres produits de gestion
courante 1 825,2 2 039,0 2 280,6
Atténuation de charges 0,1 0,2 0,1
Chapitre 016 - -
Chapitre 017 - -
Total des produits de gestion courante 2 733,9 2 846,2 3 036,6
Produits financiers - - -
Produits exceptionnels 0,2 2,1 0,1
Reprise sur provisions - - -
Transferts de charges - - -
Ensemble 2 734,1 2 848,3 3 036,7
Charges 2015 2016 2017
Charges à caractère général 1 020,0 961,4 929,6
Charges de personnel
et frais assimilés 1 721,8 1 762,2 1 868,3
Atténuation de produits - - -
Autres charges de gestion
courante 25,5 153,2 276,2
Frais de fonctionnement
des groupes d'élus - - -
Total des charges de gestion courante 2 767,2 2 876,9 3 074,2
Charges financières - - -
Charges exceptionnelles - 0,5 -
Provisions - - -
Ensemble 2 767,2 2 877,4 3 074,2
Investissement
Recettes 2015 2016 2017
Subventions d'investissement 47,2 52,3 184,0
Emprunts et dettes assimilées - - -
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) - - -
Subventions d'équipement
versées - - -
Immobilisations corporelles - - -
Immobilisations en cours - - -
Total des produits d'équipement 47,2 52,3 184,0
Dotations, fonds divers
et réserves (hors 106) - - -
Participations - - -
Autres immobilisations
financières - - -
Total des produits financiers - - -
Opérations pour compte de tiers - - -
Ensemble 47,2 52,3 184,0
Dépenses 2015 2016 2017
Immobilisations incorporelles
(sauf 204) - - -
Subventions d'équipement
versées - - -
Immobilisations corporelles 14,1 9,5 8,9
Immobilisations en cours - 9,5 42,7
Total des charges d'équipement 14,1 18,7 51,5
Dotations, fonds divers
et réserves - - -
Subventions d'investissement - - 99,5
Emprunts et dettes assimilées - - -
Participations - - -
Autres immobilisations
financières - - -
Total des charges financières - - 99,5
Opérations pour compte de tiers - - -
Ensemble 14,1 18,7 151,0
Nota :
Afin d'assurer la cohérence de l'analyse, et compte-tenu des spécificités des instructions comptables M41, M49 et M57, les regroupements suivants ont été effectués : > les subventions du compte 6743 des budgets annexes en M41 et M49 ont été remontées en « Autres charges de gestion courante », au même niveau que les subventions des comptes 657 de la M57 ;
> les subventions du compte 6742 des budgets annexes en M49 ont été assimilées aux « Subventions d'équipement versées » du compte 204 de la M14.RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 51
Table des abréviations
ACTP : allocation compensatrice pour tierce personne
ADERLY : Agence pour le développement économique
de la région lyonnaise
AFL : Agence France locale
AIS : allocations individuelles de solidarité
AP/CP : autorisations de programme / crédits de paiement
APA : allocation personnalisée d’autonomie
AURL : Agence d’urbanisme de la région lyonnaise
BAA : budget annexe de l’assainissement
BAE : budget annexe des eaux
BAOURD : budget annexe des opérations d’urbanisme
en régie directe
BARA : budget annexe du restaurant administratif
BARC : budget annexe du réseau de chaleur
BEI : Banque européenne d’investissement
BP : budget principal
BPCE : Banque populaire caisse d’épargne
BPNL : Boulevard périphérique nord de Lyon
BTP : bases, taux et produits
C/S : chiffre d’affaires au m2
CA : compte administratif
CDC : Caisse des dépôts et consignations
CE : Caisse d’épargne
CET : contribution économique territoriale
CFE : cotisation foncière des entreprises
CFL : Comité des finances locales
CG69 : Conseil général du Rhône
CGCT : Code général des collectivités territoriales
CLERCT : Commission locale d’évaluation des ressources et
des charges transférées
CMM : chantier marge de manœuvre
CNSA : Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie
CPER : Contrat de plan État-Région
CPS : compensation part salaires
CRD : capital restant dû
CRFP : contribution au redressement des finances publiques
CU : communauté urbaine
CVAE : cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
DCTP : dotation de compensation de la taxe professionnelle
DGF : dotation globale de fonctionnement
DMTO : droits de mutation à titre onéreux
DSC : dotation de solidarité communautaire
DUCSTP : dotation unique des compensations spécifiques à la
taxe professionnelle
EDF : Électricité de France
ELENA : European Local ENergy Assistance
EMH : Est Métropole Habitat
EPA : établissement public administratif
EPARI : Établissement public des autoroutes rhodaniennes de
l’information
EPCC : établissement public de coopération culturelle
EPCI : établissement public de coopération intercommunale
EPIC : établissement public à caractère industriel et
commercial
ESH : entreprise sociale pour l’habitat
FB : foncier bâti
FCTVA : fonds de compensation pour la taxe sur la valeur
ajoutée
FMDI : fonds de mobilisation départemental pour l’insertion
FNB : foncier non bâti
FNGIR : fonds national des garanties individuelles de
ressources
FPIC : fonds de péréquation des ressources intercommunales
et communales
FPU : fiscalité professionnelle unique
FSE : Fonds social européen
GLH : Grand Lyon habitat
GRDF : Gaz Réseau Distribution France
HT : hors taxe
ICNE : intérêts courus non échus
IFER : imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux
INSEE : Institut national de la statistique et des études
économiques
LBP : la Banque Postale
LMH : Lyon Métropole Habitat
LPA : Lyon parc auto
LRL : libertés et responsabilités locales
MDMPH : maison départementale et métropolitaine des
personnes handicapées
MS : masse salariale
NAF : nomenclature d’activités française
OPAC : Office public d’aménagement et de construction
OPH : office public de l’habitat
PBB : Deutsche Pfandbriefbank
PCH : prestation de compensation du handicap
PMU : Pari mutuel urbain
PPI : programmation pluriannuelle des investissements
RMA : revenu minimum d’activité
RMI : revenu minimum d’insertion
RP : résidences principales
RRF : recette réelle de fonctionnement
RSA : revenu de solidarité active
SA : société anonyme
SAIEM : société anonyme immobilière d’économie mixte
SAS : société par actions simplifiée
SCI : société civile immobilière
SEM : société d’économie mixte
SERL : Société d’équipement et d’aménagement du Rhône et
de Lyon
SDMIS : Service départemental et métropolitain d’incendie et
secours
SEGAPAL : société publique locale de gestion des espaces
publics du Rhône Amont
SFIL : anciennement « société de financement local »
SMPIPA : Syndicat mixte du parc industriel de la plaine de l’Ain
SPL : société publique locale
SYMALIM : Syndicat mixte pour l’aménagement et la gestion
de l’île de Miribel JonageRAPPORT ANNUEL FINANCIER 2017 - ANNEXES 52
SYTRAL : Syndicat mixte des transports pour le Rhône et
l’agglomération lyonnaise
T : taux
TA : taxe d’aménagement
TASCOM : taxe sur les surfaces commerciales
TDCAUE : taxe départementale des conseils d’architecture,
d’urbanisme et d’environnement
TDCFE : taxe départementale sur la consommation finale
d’électricité
TDENS : taxe départementale des espaces naturels sensibles
TEOM : taxe d’enlèvement des ordures ménagères
TFPB : taxe foncière sur les propriétés bâties
TFPNB : taxe foncière sur les propriétés non bâties
TH : taxe d’habitation
TICPE : taxe intérieure sur la consommation de produits
énergétiques
TIPP : taxe intérieure de consommation sur les produits
pétroliers
TLE : taxe locale d’équipement
TLCFE : taxe locale sur la consommation finale d’électricité
TP : taxe professionnelle
TSCA : taxe spéciale sur les contrats d’assurance
TVA : taxe sur la valeur ajoutée
ZAC : zone d’aménagement concertée20, rue du lac
CS 33569
69505 Lyon cedex 03
Tél. 04 78 63 40 40
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