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Document publié le Mercredi 30 décembre 2015 par la commune de Givors.
Lien du pdf (unknown - Rapport annuel 2017 propreté)
Thèmes du document : Environnement, Énergies, Aménagement du territoire,
2
La Métropole de Lyon, collectivité
territoriale, est compétente pour la gestion
des déchets ménagers et assimilés*
(collecte, traitement et valorisation).
En 2017, le périmètre de la collectivité
couvre 59 communes pour un total de
1 370 678 habitants (données INSEE 2015).
Conformément à l’article L 2224-17-1
du Code général des collectivités
territoriales (CGCT), issu du décret
n°2015-1827 du 30 décembre 2015,
le président de la Métropole de Lyon
doit présenter un rapport annuel sur
le prix et la qualité du service public
de prévention et de gestion des déchets
destiné, principalement, à l’information
des usagers.
Ce rapport contient notamment
les informations suivantes :
› La situation de la collecte par rapport
à l’atteinte des objectifs de prévention
et de gestion des déchets fixés au niveau
national.
› Les recettes et dépenses du service par
flux de déchets et par étape technique.
Les indicateurs techniques et financiers,
fondés sur la compatibilité analytique du
service de prévention et de gestion des
déchets et devant figurer dans le rapport,
sont énumérés en annexe des articles
D 2224-1 et suivants du CGCT.
Après présentation au conseil de la
Métropole, le présent rapport accompagné
de l’avis du conseil, sera mis à la
disposition du public et transmis aux
maires de chacune des communes pour
une présentation en conseil municipal.
Avant-propos
À NOTER
Les données présentées dans ce document ont été
arrêtées au premier trimestre 2018.
Les chiffres sont arrondis à la tonne près, ce qui
peut expliquer des écarts lorsque des données sont
sommées.
Les mots suivis d’un * dans ce document, font l’objet
d’une définition dans le glossaire en pages 69 et 70.
1. LA PRÉVENTION
DES DÉCHETS .......... 10
› Les objectifs de réduction et évolution statistique .11
› Vers l’élaboration du programme local
de prévention des déchets 2019-2024 ...............11
› Le développement du compostage ...................12
› La lutte contre le gaspillage alimentaire
et pour une consommation responsable..........13
› Le projet « zéro gaspi » dans les écoles ...........15
› Les donneries, l’art du réemploi à partir
des déchèteries ....................................................16
› La sensibilisation de la population...................17
SOMMAIRE
› Les faits marquants ..................................................... 4
› La définition de la gestion des déchets .................. 6
› Le territoire desservi .................................................. 8SOMMAIRE 3
2. LA COLLECTE DES
DÉCHETS MÉNAGERS
ET ASSIMILÉS (DMA) ... 18
› Les différents dispositifs de collecte ..................19
› Les actions d’optimisation.....................................25
› La collecte des déchets ménagers et assimilés :
résultats quantitatifs et qualitatifs.......................27
3. LE TRAITEMENT
DES DÉCHETS ........... 32
› Les différents traitements ......................................33
› Zoom sur le devenir des déchets
de déchèteries .........................................................34
› Zoom sur le recyclage des emballages
et papiers issus de la collecte séparée ..............36
› Synthèse : le recyclage des déchets ménagers
et assimilés...............................................................39
› La valorisation énergétique des déchets
ménagers et assimilés............................................40
› Le traitement en installation de stockage
des déchets (ISD).....................................................41
› Les sites de traitement ...........................................43
4. LA SYNTHÈSE DE LA
GESTION DES FLUX DES
DÉCHETS .................. 51
5. LES ACTIONS POUR
LIMITER L’IMPACT
DES ACTIVITÉS
SUR L’HOMME ET
L’ENVIRONNEMENT .. 54
› Les mesures prises pour améliorer les
conditions de travail des agents en termes
d’hygiène et sécurité ...........................................55
› Les actions pour limiter l’impact sur la santé
et l’environnement................................................56
6. LES MODES
DE GESTION ET
PRINCIPALES
PRESTATIONS .......... 57
› La collecte : un partage privé / public ..............58
› Le traitement : des prestations
en grande partie déléguées ...............................59
7. LE BILAN FINANCIER ..61
› Des dépenses stables ..........................................62
› Des recettes en hausse .......................................63
› Le coût net de la gestion des déchets
(dépenses - recettes) ...........................................64
8. LES INDICATEURS
DE SUIVI ................. 65
GLOSSAIRE .............. 68INTRODUCTION
4 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Parce que la gestion des espaces
publics nécessite d’assurer
une plus grande proximité aux
territoires, aux habitants et aux
maires, les services de la collecte
des déchets ont été regroupés,
avec les services de la voirie
et du nettoiement, dans une
direction Territoires Services
Urbains. Ainsi, à partir de mai
2017, les mairies bénéficient
d’un interlocuteur unique pour
l’ensemble des activités des
services urbains.
La territorialisation
des activités
de collecte : vers
plus de proximité
Dans le cadre du renouvellement des marchés publics,
les services métropolitains veillent à intégrer des
clauses d’insertion pour permettre à des personnes
en difficultés d’accéder à un emploi. En 2017, ce sont
plus de 41 000 heures d’insertion qui ont été réalisées
sur le seul périmètre de la gestion des déchets,
principalement sur les marchés de collecte et de
fourniture de bacs à compost.
Des marchés publics
tournés vers l’insertion
Le nouveau
marché de collecte Dans le cadre du nouveau marché
de collecte, composé de 5 lots, les
prestataires assurent le service sur les
communes de Bron, Lyon, Tassin-la-Demi-
Lune, Vaulx-en-Velin, et Villeurbanne.
L’ensemble des flux est concerné :
ordures ménagères résiduelles (OMR),
collecte sélective des emballages légers
et papiers en mélange (bacs de tri et silos)
et collecte sélective du verre (silos).
Dans les autres communes, la collecte
des bacs est assurée en régie, par les
agents de la Métropole. Les silos sont
collectés par des prestataires, sur tout
le territoire.
La mise en place du nouveau
cadre de la collecte Le 22 mai, le marché de collecte des
déchets qui avait débuté en 2012 est
arrivé à son terme. Un nouveau cadre
pour la collecte a été mis en place.
L’ensemble des activités de collecte
d’ordures ménagères et assimilées est
concerné, tant en bacs qu’en silos, et quel
que soit le mode de collecte (régie ou
entreprise). Les objectifs du nouveau cadre
de la collecte (NCC) sont :
› d’améliorer les conditions de travail des agents de la collecte, en mettant un
terme à la pratique du fini-parti et en leur
permettant de disposer de 2 samedis sur
3 de repos ;
› de garantir un service public de qualité dans un cadre économique maîtrisé.
Un important dispositif de concertation
a été mis en place auprès des agents
et de leur encadrement, mais aussi
auprès des instances politiques et des
organisations syndicales. Des retours
réguliers sont réalisés auprès d’eux, par
l’intermédiaire de réunions d’information,
ainsi que par la diffusion de documents
supports récapitulant l’avancée des
différentes étapes du projet.
LES FAITS
MARQUANTSINTRODUCTION 5
Le nouveau marché de collecte prévoit
que 90 % des véhicules des prestataires
de collecte soient des véhicules dit
« propres », à terme. Il impose également
que le reste de la flotte soit à la norme
EURO 6. En 2017, le parc de véhicules des
prestataires de collecte a été constitué
de 10 bennes à ordures ménagères (BOM)
électriques et de 47 BOM au Gaz Naturel
pour Véhicules, dans le cadre des deux
marchés successifs. Par ailleurs, leurs
flottes de véhicules légers comprenaient
14 automobiles électriques. La collecte en
régie s’oriente également vers ce type
de BOM, avec l’arrivée, prévue en 2018,
des premiers véhicules au GNV.
La promotion du tri est notamment
réalisée par les agents métropolitains
à l’aide de 2 véhicules électriques : les
« ELECTRIZZ », qui ont été inaugurés le
16 décembre 2017.
En 2017, le transport des journaux-revues-
magazines triés en centres de tri a été
réalisé à 93 % par voie ferrée de Lyon
jusque dans les Vosges (voir page 56).
Une Métropole
aux activités « propres »
Sous la marque
de la solidarité
› 7 985 € de subvention à l’Association Française contre les Myopathies (AFM) calculée en fonction
du tonnage de papiers, journaux et magazines collectés,
tout au long de l’année.
› 88 660 € de dons à la Ligue contre le Cancer grâce à la collecte du verre, soit 4 520 € de plus qu’en 2016.
› 609 tonnes de vêtements collectés en déchèteries au profit de l’entreprise solidaire Le Relais (Emmaüs)
et du Foyer Notre-Dame des Sans Abri, soit une
augmentation de 25 % en tonnage par rapport à 2016.
7 985 € de subvention
à l’AFM
88 660 € de dons à la Ligue
contre le Cancer
609 tonnes de vêtements collectés
au profit de l’entreprise
solidaire Le Relais et du Foyer
Notre-Dame des Sans Abri
En novembre, 3 nouveaux espaces
de réemploi, les donneries, ont ouvert
leurs portes au sein des déchèteries
de Décines-Charpieu, Vaulx-en-Velin
et Villeurbanne Sud.
Ouverture
de 3 nouvelles
donneries
10 bennes à ordures ménagères
électriques
47 bennes à ordures ménagères
au Gaz NaturelINTRODUCTION
6 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Le lexique à l’usage
des acteurs de la gestion
des déchets1
Élaboré par le ministère de la transition écologique
et solidaire et en collaboration avec l’ADEME, il précise
le périmètre de la gestion des déchets :
› le rôle de la prévention ;
› les différents modes de collecte : en porte-à-porte*, en apport volontaire, séparée ;
› les diverses étapes de traitement : la valorisation matière* (recyclage*, remblaiement), la valorisation
énergétique* ou le traitement ultime, le stockage.
1. Collection “Références”
du Service de l’Économie, de
l’Évaluation et de l’Intégration
du Développement durable
(SEEIDD) du Commissariat
Général au Développement
Durable (CGDD), en partenariat
avec l’ADEME, mai 2012.
La gestion des déchets
LA DÉFINITION
DE LA GESTION DES DÉCHETS
TRAITEMENT
Recycleries*
Compostage
domestique
Réemploi*
Autres actions
de prévention
Regénération
Réutilisation
Compostage
Recyclage* Valorisation
matière*
Valorisation
énergétique*
Remblaiement
Fabrication de
combustibles
solides de
récupération
GESTION DES DÉCHETS
Statut de déchet
Valorisation*
Élimination
COLLECTE
PRÉVENTIONINTRODUCTION 7
Les étapes de la gestion des déchets
PAPETERIE
USINE
DE RECYCLAGE
MÉTAL
BACS GRIS
PLATEFORME
DE MATURATION
ORDURES MÉNAGÈRES
NON RECYCABLES
ÉLECTRICITÉ/
VAPEUR
INSTALLATION
DE STOCKAGE DE
DÉCHETS DANGEREUX
CHIFFONS/FILTRES
ACIER/BTP
MATÉRIAUX
DE PLÂTRE
PANNEAUX DE
PARTICULES
REMBLAIS
INSTALLATION DE STOCKAGE
DE DÉCHETS NON DANGEREUX
GRAVES DE DÉCONSTRUCTION
INSTALLATION DE STOCKAGE
DE DÉCHETS INERTES
COMPOST
BOUTEILLES
PLASTIQUES
BACS VERTS
CENTRE DE TRI
PAPETERIE
PLASTURGIE
PAPIER/CARTON
VERRE SILOS A VERRE
VERRERIE
GROS CARTONS
GRAVATS
ENCOMBRANTS
DÉCHETS VÉGÉTAUX
MÉTAUX
TEXTILES/
VÊTEMENTS
DÉCHETS
SPÉCIFIQUES
DÉCHÈTERIES
PLÂTRE
BOIS
DEEE + MEUBLES
PILES/BATTERIE
HUILES DE VIDANGE
MÉTALLURGIE
(dont réemploi)
DIFFUS
CENTRE DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
(AVEC TRAITEMENT SPÉCIFIQUE)
Les actions
de prévention
des déchets
représentent
un potentiel
d'évitement
(en kg par an
et par habitant)
de :
1. Limiter
vos emballages,
p 26 kg
de déchets
en moins.
2. Préférer
des écorecharges,
p 1 kg de
déchets en moins.
3. Produire votre
compost,
p 40 kg de déchets
en moins.
4. Optimiser
vos impressions,
p 6 kg de
déchets en moins.
5. Utiliser
un stop-pub,
p 15 kg de
déchets en moins.
6. Donner
vos vêtements,
p 2 kg de
déchets en moins.
7. Réutiliser
votre cabas,
p 2 kg de déchets
en moins.
8. Faire réparer
vos appareils,
p de 16 à 20 kg
de déchets
en moins.
9. Acheter en vrac
et à la coupe,
p 2 kg de
déchets en moins.
10. Lutter contre
le gaspillage
alimentaire,
p 14 kg
de déchets
en moins.
Les actions
de prévention
des déchets
représentent
un potentiel
d'évitement
(en kg par an
et par habitant)
de :
1. Limiter
vos emballages,
p 26 kg
de déchets
en moins.
2. Préférer
des écorecharges,
p 1 kg de
déchets en moins.
3. Produire votre
compost,
p 40 kg de déchets
en moins.
4. Optimiser
vos impressions,
p 6 kg de
déchets en moins.
5. Utiliser
un stop-pub,
p 15 kg de
déchets en moins.
6. Donner
vos vêtements,
p 2 kg de
déchets en moins.
7. Réutiliser
votre cabas,
p 2 kg de déchets
en moins.
8. Faire réparer
vos appareils,
p de 16 à 20 kg
de déchets
en moins.
9. Acheter en vrac
et à la coupe,
p 2 kg de
déchets en moins.
10. Lutter contre
le gaspillage
alimentaire,
p 14 kg
de déchets
en moins.
CENTRE DE
VALORISATION
ÉNERGÉTIQUE
PLATEFORME DE COMPOSTAGE
USINE DE TRAITEMENT
SPÉCIFIQUE
USINE DE VALORISATION
DE MATIÈRE
USINE DE MÉTALLURGIE
PRODUITS
MÉTALLIQUES
ET PRODUITS
PLASTIQUES
LE DÉCHET SA COLLECTE SON TRAITEMENT SA NOUVELLE VIE PRÉVENTIONINTRODUCTION
8 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
La Métropole de Lyon collecte et traite les déchets ménagers
et assimilés sur l’ensemble de ses 59 communes.
Le terme “assimilés” signifie qu’elle gère aussi les déchets
produits par les entreprises et administrations, tant qu’ils sont
de même nature et en même quantité que ceux d’un ménage.
1 370 678 HABITANTS + de 600 000 FOYERS 59 COMMUNES 538,5 KM 2
LE TERRITOIRE
DESSERVIINTRODUCTION 9
Les 5 territoires des services urbains (collecte, nettoiement, voirie)
0 5 2,5
Kilomètres
Bron Lyon 8e Lyon 7e
Lyon 3e
Villeurbanne
Vaulx-en-Velin
Décines
Meyzieu
Jonage
Chassieu
St-Priest
Mions Corbas
Vénissieux
Feyzin Irigny
Pierre-Bénite
St-Genis-Laval
Oullins
St-Fons
Lyon 2e
Lyon 5e
Lyon 1er Lyon 6e
Lyon 4e
Lyon 9e
Écully
Champagne
au Mt d’Or
Dardilly
Limonest
St-Didier
au Mt d’Or
St-Cyr
au Mt d’Or
Caluire
et Cuire
Rillieux
La Pape
Collonges
au Mt d’Or
St-Romain
au Mt d’Or
Poleymieux
au Mt d’Or
Couzon
au Mt d’Or
Rochetaillée
s/ Saône
Fleurieu
s/ Saône Cailloux
s/ Fontaine
Montanay
Quincieux
St-Germain
au Mt d’Or
Neuville
s/ Saône
Curis
au Mt d’Or
Albigny
Sathonay
Village
Fontaines
s/ Saône
Fontaines
St-Martin
Sathonay
Camp
Lissieu
La Tour
de Salvagny
Marcy
l’Étoile
Tassin
la Demi-Lune
St-Genis
Les-Ollières
Craponne
Francheville
La Mulatière
Ste-Foy
Lès-Lyon
Solaize
Grigny
Charly
Vernaison
Givors
Charbonnières
Genay
N
CTM Val de Saône
CTM Plateau Nord
CTM Ouest Nord
CTM Porte des Alpes
CTM Les Portes du Sud
CTM Val d’Yzeron
CTM Lônes et Coteaux du Rhône
CTM Rhône Amont
CTM Lyon-Villeurbanne
CTM : Conférence Territoriale des Maires
Nord Ouest
Centre Est
Est
Ouest Sud
Centre Ouest
0 5 2,5
Kilomètres
Lyon 7e
Fe Irigny
Pierre-Bénite
St-Genis-Laval
Oullins
St-Fon
Lyon 2e
Lyon 5e
Lyon 1er Lyon 6
Lyon 4e
Lyon 9e
Écully
Champagne
au Mt d’Or
Dardilly
Limonest
St-Didier
au Mt d’Or
St-Cyr
au Mt d’Or
Calu
et Cu
Collonges
au Mt d’Or
St-Romain
au Mt d’Or
Poleymieux
au Mt d’Or
Couzon
au Mt d’Or
Rochetaillée
s/ Saône
Fleuri
s/ Saô
M
Quincieux
St-Germain
au Mt d’Or
Neuville
s/ Saône
Curis
au Mt d’Or
Albigny
Font
s/ S
Fo
St
Lissieu
La Tour
de Salvagny
Marcy
l’Étoile
Tassin
la Demi-Lune
St-Genis
Les-Ollières
Craponne
Francheville
La Mulatière
Ste-Foy
Lès-Lyon
Vernaison
Charbonnières
Genay
CTM Ouest Nord
CTM Val d’Yzeron
CTM Lônes et Coteaux du RhôneLA PRÉVENTION
DES DÉCHETS
Priorité en matière de gestion des déchets,
la réduction à la source des déchets est une
démarche intégrée par les services de la
Métropole de Lyon. Les actions déjà engagées
se poursuivent, elles comprennent l’évitement
des bio-déchets au travers du compostage
et de la lutte contre le gaspillage alimentaire,
la promotion de la seconde vie des déchets
par les donneries ou encore la sensibilisation de
la population par le biais de partenariats.
Grâce au lancement d’un appel à manifestation
d’intérêt sur l’économie circulaire dans le
cadre du label « Zéro Déchet Zéro Gaspillage »,
plusieurs initiatives et projets locaux bénéficient
d’un soutien financier ou logistique de la part
de la Métropole.
Par ailleurs, la Métropole répond à son
obligation règlementaire en lançant la
perspective du nouveau Programme Local de
Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés
(PLPDMA) dans le but d’œuvrer sur l’évitement
à la source de la production de déchets.
La Métropole poursuit aussi son travail de
recensement et de conseil de différents acteurs
du territoire menant des initiatives en faveur
d’une baisse de la production de déchets.
1Objectifs de réduction
et évolution statistique
La loi de transition énergétique pour une croissance verte
de 2015, a réaffirmé la primauté de la prévention et de la
réduction de la production de déchets, avec l’objectif
de réduire de 10 % les quantités de déchets ménagers
et assimilés produits par habitant, en 2020 par rapport
à 2010.
En 2017, la quantité de DMA sur le territoire métropolitain
a diminué de 5,3 % par rapport à cette même année de
référence. Cette réduction des déchets n’est cependant
pas assez significative dans la perspective d’atteindre
l’objectif de réduction de 10 %. Ce dernier se traduit par
l’atteinte du seuil de 372,7 kg/hab. de DMA en 2020
(414,1 kg/hab. de DMA en 2010). L’enjeu premier est donc
de renforcer la diminution à la source de la production
de déchets.
Vers l’élaboration
du programme local
de prévention des déchets
2019-2024
L’année 2017 est marquée par le lancement de la
démarche du prochain Programme Local de Prévention
des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA) qui
portera sur la période 2019-2024.
Outre la définition d’un état des lieux des types et
quantités de DMA produits sur le territoire, des acteurs
concernés et des mesures de prévention déjà mises
en place, le nouveau programme local de prévention
doit préciser les objectifs de réduction des quantités
de déchets ménagers et assimilés produits, ainsi que
les mesures mises en place pour les atteindre et les
indicateurs associés.
Le projet de PLPDMA s’intègre dans le projet plus global
« Économie Circulaire Déchet Zéro Gaspillage (ECZG) »
et plus précisément au sein du domaine « demande et
comportement des consommateurs » de l’économie
circulaire au travers des piliers « consommation
responsable » et « allongement de la durée d’usage ».
Une délibération de septembre 2017 a permis de créer
l’instance de pilotage et de suivi du projet : la Commission
Consultative d’Élaboration et de Suivi (CCES). Elle est
composée de différents acteurs : élus de la Métropole,
éco-organismes, organismes institutionnels, associations,
autres collectivités... Cette CCES s’est réunie pour la
première fois en novembre 2017. Elle a déterminé les
modalités d’élaboration du projet, ainsi que le calendrier.
Cette instance a notamment validé la tenue de plusieurs
groupes de travail associant d’autres acteurs du territoire
en vue de proposer des pistes d’actions. L’objectif
de cette concertation est d’alimenter le contenu du
futur programme, notamment les fiches-actions qui
constitueront la feuille de route du projet pendant 6 ans.
Depuis 2010,
les déchets
ménagers
et assimilés
ont diminué de
5,3 % Entre 2010 et 2016,
ce taux était de
4,35 %
OBJECTIF LÉGAL
DE RÉDUCTION
POUR 2020 :
-10 %
FAIT
MARQUANT
Le prochain programme
local de prévention
des déchets s’inscrira
dans un projet global
autour de l’économie
circulaire.
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS 11Le développement
du compostage
Depuis 2016, la Métropole de Lyon s’est dotée de deux
cadres d’achat lui permettant d’intensifier son action
en faveur du compostage de proximité. En 2017, une
quarantaine de projets ont pu être accompagnés par
ce dispositif aussi bien dans le cadre de la fourniture
du matériel que de l’accompagnement aux techniques
du compostage.
LE RENFORT D’UNE ASSISTANCE
À MAÎTRISE D’OUVRAGE
Le premier marché public consiste en un marché
d’assistance à maîtrise d’ouvrage confié à l’association
Trièves Compostage et à la société coopérative PISTYLES
à l’automne 2016.
Le porteur de projet de compostage peut être une
copropriété, un bailleur, une association ou une
commune. Il signe une convention de mise à disposition
du matériel de compostage avec la Métropole de Lyon.
L’organe décisionnel du porteur de projet doit avoir
délibéré en faveur de sa mise en place. La Métropole
organise deux à trois comités de sélection chaque année.
Les projets retenus bénéficient ensuite d’un
accompagnement pour une durée de 9 mois (sites en
pieds d’immeuble et de quartiers) ou 18 mois (sites de
cantines scolaires) afin de parvenir à l’autonomie de
gestion. Ce dispositif est complété par des sessions de
formation « guide composteurs ». En 2017, deux sessions
de guides composteurs ont été organisées et ont
regroupé une trentaine de participants.
En 2017, le partenariat entre la Métropole et l’équipe
PISTYLES-TCE a permis l’initiation de 47 projets de
compostage partagé : 24 sites en pieds d’immeubles,
13 sites à l’échelle d’un quartier et 10 sites au sein des
écoles du territoire.
UNE ENTREPRISE D’INSERTION
POUR FABRIQUER DES COMPOSTEURS
Le second marché public est un marché d’insertion
visant la fabrication de composteurs. La prestation est
confiée à l’entreprise Rhône Insertion Environnement.
La prestation consiste en la fabrication des composteurs
et la fourniture du petit matériel.
La Métropole de Lyon met ici aussi en œuvre sa
compétence « Insertion » et soutien à l’Économie Sociale
et Solidaire (ESS).
47 projets de
compostage
partagé.
Près de
1 500 personnes
rencontrées,
700 quizz
remplis, et
400 personnes
prêtes à recevoir
régulièrement
des informations
de la part des
associations
sur le gaspillage
alimentaire
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS
12 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
IC
IO
NCOMPOS
T E
L A
M
ÉT
RO
PO
LE
S’E
NGA GE
POURVO
TRE
CA
DR
E
DE
V I
E1. boisson traditionnelle à base de lait fermenté du sous-continent indien
2. procédé de conservation des denrées alimentaires par stérilisation
à la chaleur, dans des récipients hermétiquement clos
1 487 personnes
sensibilisées
22 familles en route
vers le zéro-déchet
à Vénissieux
Je me souviens de ce que j’ai mis sur ma bulle
d’engagement, et je l’ai respecté.
Je me tiens à ma résolution.
Je n’ai pas trop fait attention et je ne me souviens plus
de ma bulle d’engagement.
Rien
Sur le thème « anti gaspi »,
qu’avez-vous changé dans votre comportement depuis ?
A fait des recettes, rangé son frigo, mis en place
une récupération* de biodéchets...
A mis en place quelques actions : DLC, attention
à ses achats.
A mis en place peu d’actions car beaucoup étaient
déjà faites.
Actions mises en place à la suite de l’atelier
Enquête sur l’essaimage des actions
Le prestataire a réalisé en 2017 une enquête pour mesurer
la diffusion de l’action anti-gaspi par les personnes
sensibilisées, et le comportement adopté à la suite des
interventions.
› Pour les ateliers : sur un panel de 15 personnes interrogées (issues de la base de participants aux
ateliers), 33 % ont réellement pris un engagement de
réduction du gaspillage. 100 % en ont parlé autour d’eux,
dans le cadre personnel, associatif ou professionnel.
Enfin, 80 % ont essayé les recettes de Récup & Gamelles.
› Pour les animations grand public : sur 13 participants interrogés, 70 % de comportements sont considérés
comme positifs à la suite de l’animation avec la mise en
place d’un engagement concret. Les participants ont été
attirés par l’aspect simple, l’argument économique et les
recettes. 85 % des participants ont diffusé le message.
Les 5 axes de la lutte contre
le gaspillage alimentaire
et pour une consommation
responsable
Dans le cadre de sa politique locale de prévention des
déchets, la Métropole a souhaité réaliser des actions
autour de la lutte contre le gaspillage alimentaire et
pour une consommation plus responsable. Pour cela,
un marché public a été mis en œuvre à l’automne 2016.
Pour rappel, le groupement lauréat est composé de
l’association Récup & Gamelles, l’association Aremacs,
Efemera et du bureau d’études et de conseil Verdicité.
Cinq axes ont été choisis par la Métropole pour lutter
contre le gaspillage alimentaire. Les actions réalisées
en 2017 sont synthétisées selon les différents axes.
AXE 1 - SENSIBILISATION À LA LUTTE CONTRE
LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE AUPRÈS DU GRAND
PUBLIC LORS D’ÉVÉNEMENTIELS (FESTIVALS,
MARCHÉS, ÉVÉNEMENTS SPORTIFS…)
19 interventions ont eu lieu, à : Bron, Caluire-et-Cuire,
Chassieu, Dardilly, Écully, Fontaines-sur-Saône, Grigny,
Lyon 2e, Lyon 4e , Lyon 7e, Lyon 8e , Lyon 9e, Rillieux-la-
Pape, Saint-Genis-Laval, Saint-Priest, Vaulx-en-Velin,
Vénissieux et Villeurbanne. Deux types d’animations sont
proposés :
› Dégustation culinaires : soupes avec utilisation de restes variés de légumes, cakes salés et sucrés
confectionnés avec du pain rassis, cakes parfois
agrémentés de restes de légumes, pesto aux fanes de
légumes ou jus de fruits effectués à partir de restes de
fruits (la préparation des mets est faite en amont
de l’animation).
› Démonstration, ateliers participatifs : cocktail chaud pommes cannelle, pesto aux fanes, velouté de laitue
et jus de fruits (préparation en direct avec le public).
Sur cet axe : 1108 personnes sensibilisées, soit une
moyenne de 58 personnes par évènement.
41% des personnes ont rempli les quizz. La durée
moyenne des événements est de 3 heures environ.
AXE 2 - SENSIBILISATION À LA LUTTE CONTRE
LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE AUPRÈS DU GRAND
PUBLIC LORS D’ATELIERS/FORMATIONS (EN PETITS
GROUPES)
34 ateliers ont été réalisés auprès d’un public varié
(enfants, adultes, séniors), à : Bron, Décines-Charpieu,
Lyon 1er, Lyon 3e, Lyon 6e, Meyzieu, Pierre-Bénite, Saint-
Fons, Saint-Genis-Laval, Saint-Priest, Vénissieux et
Villeurbanne. Les animations proposées en 2017 prennent
deux formes :
› Atelier « cuisto » : préparation de mets issus de denrées « sauvées » du gaspillage alimentaire (exemple de
recettes : velouté de laitue, gaufres avec pâte à base de
pain rassis, cocktail pomme-cannelle, lassi1…).
› Atelier bocaux : apprentissage des différentes techniques de stockage (appertisation2, conservation
dans le sucre, le vinaigre…) pour différentes recettes
(pesto aux fanes, confiture…).
Sur cet axe : 379 personnes sensibilisées, soit un peu plus
de 11 participants par atelier.
La durée des ateliers est de 2 heures. Le quizz se fait
pendant l’atelier, et permet des échanges. En moyenne,
40% des participants laissent leurs coordonnées
(adultes).
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS 13AXE 3 - ORGANISATION ET ACCOMPAGNEMENT
D’UN RÉSEAU DE FAMILLES « ZÉRO DÉCHET - ZÉRO
GASPI » SUR UNE COMMUNE DE LA MÉTROPOLE
Les actions de cet axe en 2017 ont notamment consisté
en trois phases.
› Sélection d’une commune sur la base de différents critères (mixité sociale, production de déchets,
offre disponible sur le territoire, solutions de gestion
alternative des déchets proches, points d’appui sur
le territoire). C’est Vénissieux qui a été sélectionnée.
› Sélection des familles témoins à la suite de la constitution d’un appel à candidatures mobilisant
les services sur le premier semestre 2017. Plusieurs
outils ont été utilisés pour communiquer (affiche,
page internet sur le site de la Métropole, formulaire
d’inscription).
› Démarrage de l’accompagnement d’une durée totale de 6 mois incluant une phase de pesée à partir
d’octobre 2017.
Lors de la réunion de lancement, près de 22 familles
ont répondu présent. Plusieurs temps collectifs ont été
organisés sur la fin de l’année 2017 et d’autres ont été
planifiés sur 2018.
AXE 4 - CONTRIBUTION À LA CRÉATION D’OUTILS
DE COMMUNICATION AUTOUR DU GASPILLAGE
ALIMENTAIRE
Un livret anti-gaspi a été finalisé en début d’année.
Il comporte des informations et des astuces pour le grand
public. Il est notamment diffusé auprès des personnes
sensibilisées lors des animations et des ateliers,
et est mis à disposition sur les sites des partenaires.
AXE 5 - SENSIBILISATION DES AGENTS DE
LA MÉTROPOLE DE LYON À LA LUTTE CONTRE
LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE PAR LE BIAIS D’UNE
FORMATION PERMETTANT DE PORTER LE MESSAGE
DE LA MÉTROPOLE.
› 2 sessions de formation à destination des agents de la direction adjointe gestion des déchets (technicien
optimisation, animateurs de collecte et messagers du tri)
ont été organisées, en septembre et décembre 2017.
Près de 24 agents ont ainsi pu assimiler des informations
utiles pour leurs missions en lien avec les habitants
et acteurs du territoire au quotidien.
EXEMPLARITÉ DE LA MÉTROPOLE
AU RESTAURANT ADMINISTRATIF :
HALTE AU GASPI
La prise en compte du développement durable
est une préoccupation constante du restaurant
administratif métropolitain.
Elle commence par l’acte d’achat : acheter de la
qualité avec un prix juste contribue à réduire le
gaspillage alimentaire constitué par les restes sur les
plateaux, moins de perte à la cuisson, plus gustatif...
La production de bio-déchets au restaurant
administratif
(en cuisine et sur les « fins de plateaux »)
représente environ 50 grammes par convive.
La moyenne nationale est de 135 grammes,
d’après une étude menée par l’ADEME.
Enfin, la décision d’acquérir un éco-digesteur
a été prise, via un marché public.
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS
14 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLe projet « zéro gaspi »
dans les écoles
La direction adjointe gestion des déchets est associée
depuis 2014 au projet des classes culturelles numériques
porté par la DINSI (Direction Innovation Numérique et
Systèmes d’Information) avec d’autres directions et
services de la Métropole (éducation, développement
durable…).
Ce projet « zéro gaspi » consiste à travailler avec
plusieurs établissements sur la lutte contre le gaspillage
alimentaire. Accompagnés par la designer Léa Bougeault
du studio de design culinaire Miit, des collégiens mènent
l’enquête au sein de leur établissement, identifient
les causes du gaspillage et proposent des dispositifs
innovants, ludiques et adaptés afin de sensibiliser leurs
camarades et, à terme, réduire la production de déchets
au collège.
7 classes volontaires de collèges sur le périmètre de la
Métropole de Lyon sont ainsi concernées pour l’année
scolaire 2016 / 2017. Il s’agit des établissements Georges-
Clemenceau à Lyon 7e , Jean Moulin à Lyon 5e,
La Clavelière à Oullins, Maryse-Bastié à Décines-
Charpieu, Marcel-Dargent à Lyon 3 e et Evariste-Galois
à Meyzieu. Une restitution annuelle des projets a été
réalisée le 2 juin 2017 au Domaine de Lacroix-Laval,
comme en 2016.
Sur le site Zéro Gaspi, les classes rendent compte de leurs
actions pour lutter contre le gaspillage alimentaire.
Grâce à la satisfaction de tous les acteurs, l’opération
a été reconduite pour l’année scolaire 2017 / 2018 avec
9 autres classes sur les collèges Honoré-de-Balzac
de Vénissieux, Jean-Baptiste-de-la-Salle de Lyon 4e ,
Professeur Marcel-Dargent de Lyon 3e et Evariste-Galois
de Meyzieu. http://zerogaspi.laclasse.com/
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS 15Les donneries*,
l’art du réemploi à partir
des déchèteries
L’idée de réutiliser ou réparer des objets en bon état est
au cœur de la démarche de réduction des déchets menée
par notre collectivité depuis plusieurs années. Plusieurs
espaces de réemploi – appelés donneries – ont été mis
en place depuis novembre 2015. Fin 2017, 12 déchèteries
disposent de tels espaces, soit 3 de plus qu’en 2016
(ouverture en novembre 2017, d’une donnerie sur les
déchèteries de Décines-Charpieu, Vaulx-en-Velin et
Villeurbanne Sud). Les autres donneries sont localisées
dans les déchèteries de Caluire-et-Cuire, Champagne-au-
Mont-d’Or, Décines-Charpieu, Francheville, Grigny,
Lyon 9e, Mions, Pierre-Bénite, Saint-Genis-les-Ollières,
Saint-Priest, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne Sud.
À l’exception des vêtements, du linge et des chaussures,
pour lesquels le don est déjà organisé via les bornes
de collecte sur l’espace public ou privé, la plupart des
autres objets peut être donnée : consoles et jeux vidéo,
ordinateurs, téléviseurs, appareils photo, téléphones,
lecteurs CD, DVD, livres, vélos et pièces détachées,
articles de sport et de loisirs, instruments de musique,
jeux, jouets, peluches, meubles, objets de décoration,
vaisselle, électroménager, outils de bricolage et de
jardinage, montres et bijoux, équipements bébé,
accessoires et bagagerie...
Les dons sont acceptés le matin. Ils sont acheminés
chaque après-midi vers les sites d’associations relevant
de l’économie sociale et solidaire1. Ces associations
ont été retenues via un appel à projets qui a été
renouvelé en 2016. Après les avoir réparés si nécessaire,
ces structures les mettent ensuite à disposition des
personnes en difficulté ou les vendent à des particuliers.
Cette activité leur permet ainsi de bénéficier d’une
ressource financière pour leurs autres actions solidaires.
Malgré la communication opérée, les tonnages de
dons réceptionnés par les structures bénéficiaires ont
diminué par rapport à l’année 2016 : 287 tonnes au lieu
de 318 (-9,7 %). Ces tonnages sont estimés à l’aide d’une
méthodologie partagée avec l’ensemble des structures
impliquées. Au niveau national, la tendance baissière des
gisements est également observée.
Les dons relevant de la catégorie « loisirs » sont les plus
importants en termes de contenants et de quantités (plus
de 60 % des contenants, plus de 40 % du poids). Cette
catégorie est suivie par celles des dons « maison » et
« mobilier ».
Au niveau des apports journaliers, près de 700 kg en
moyenne sont collectés par jour sur l’ensemble des
donneries en 2017, soit moins de 80 kg par donnerie. Le
poids est cependant très variable selon les sites, les jours
(le samedi est en général plus propice aux apports de
dons) et les mois. L’échelle d’apports des dons se situe
entre 40 et 120 kg.
Les donneries
ont récolté
287
tonnes de dons
1. « Espace vêtements du cœur », « Foyer Notre-Dame des sans-abri », « La p’tite rustine », « Change de chaîne », « Les bikers », « Chat perché », « Tricycle », « Emmaüs Lyon », « Envie Rhône », « Estime », SARL Groupe Vita, « REED ».
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS
16 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLa sensibilisation
de la population
Dans le cadre du plan d’éducation au développement
durable (PEDD), différentes actions ont été menées
en 2017.
JEUNE PUBLIC : LA PRÉVENTION
DES DÉCHETS À L’ÉCOLE
La sensibilisation des publics scolaires s’effectue
grâce aux interventions de nombreuses associations,
essentiellement la FRAPNA, Apieu Mille Feuilles et
Eisenia.
Près de 25 classes ont fait l’objet d’interventions
pédagogiques dans 16 écoles, 2 collèges, 1 centre social,
1 résidence en lien avec un bailleur, ainsi que lors de la
restitution du projet « zéro gaspi », soit près de 870 élèves
sensibilisés. Depuis 2011, 89 écoles primaires ont été
concernées par les interventions soit un taux cumulé de
27 % au regard du nombre d’écoles primaires publiques
(325) et 5 670 élèves sensibilisés.
ALLER À LA RENCONTRE DU GRAND PUBLIC
La sensibilisation auprès des publics adultes s’est
poursuivie. Ainsi, des interventions ont été menées au
sein de 2 centres sociaux (Georges-Levy à Vaulx-en-
Velin et Louis-Braille à Saint-Priest), 1 crèche (Arlequin
à Lyon 3e ), 2 associations (Chantier éducatif et Épicerie
sociale & solidaire de Saint-Priest) et dans le cadre
d’1 évènement (sur la commune de Dardilly) par les
associations la FRAPNA, Eisenia et Apieu Mille Feuilles.
Les thématiques portaient sur la réduction des déchets
(lutte contre le gaspillage alimentaire et compostage),
sur l’amélioration du tri mais aussi sur la propreté et
l’amélioration du cadre de vie en visant les habitants
et/ou le personnel des entités concernées. Près de
110 personnes ont ainsi été sensibilisées.
L’ESSENTIEL
LA PRÉVENTION DES DÉCHETS
La production de déchets ménagers et
assimilés a diminué de 5,3 % par rapport
à 2010, un score insuffisant par rapport à
l’objectif légal de 10 %. La Métropole a donc
démarré l’élaboration du programme local de
prévention des déchets. Parallèlement, elle a
prolongé ses efforts de réduction à la source :
compostage, lutte contre le gaspillage
alimentaire, sensibilisation, augmentation du
nombre de donneries dans les déchèteries.
L’association AREMACS est intervenue pour réaliser
des actions de sensibilisation en assurant la gestion
opérationnelle des déchets lors d’évènements, après
avoir mis en place une signalétique dédiée, sur Décines-
Charpieu (« But en or ») et Vénissieux (« Fête du sport et
de la jeunesse »). Elle a également souhaité impliquer
les citoyens dans une démarche de compostage sur
2 événements : « Les printanières de Bron » et « Sur place
ou à emporter », à Villeurbanne. AREMACS a également
formé à la gestion des déchets des membres de l’école
d’ingénierie INSA et de la commune de Feyzin. Enfin,
elle a accompagné le centre social Graine de Vie et
l’association BACLY, pour leurs actions sur la thématique.
Les structures Récup & Gamelles et Conscience
et Impact Écologique ont poursuivi une démarche
d’accompagnement auprès de 14 restaurateurs sur la
prévention et la gestion des déchets avec la réalisation
de diagnostics et des propositions d’actions. La méthode
réside sur des temps d’échange collectif à partir
d’une phase d’état des lieux. Une diffusion des bonnes
pratiques est aussi réalisée, notamment par le biais
d’une newsletter.
La MJC Confluence a poursuivi son projet innovant
« Consommation éco-citoyenne à Confluence sur les
pratiques alimentaires et la gestion des déchets ».
Il consiste à aborder les questions de réduction et
de valorisation des déchets, mais aussi la thématique
de l’alimentation afin d’impulser une dynamique citoyenne
et participative auprès des habitants, à l’échelle du
quartier Perrache-Confluence. Questionnaires, réunions
collectives et ateliers participatifs ont permis de réunir
près de 180 personnes.
Autre fait marquant de l’année, 1 nouvelle structure
a intégré le PEDD en 2017 avec la même volonté de faire
évoluer les pratiques et tendre vers le changement
de comportement. Il s’agit de l’entité « Atelier Soudé »,
dont l’objet est d’œuvrer en faveur de la promotion
de la seconde vie des déchets à travers la réparation
d’appareils électroniques et électriques. L’action a
consisté en un test pilote sur la réalisation d’ateliers
de co-réparations et de formation de bénévoles au sein
de la MJC de Villeurbanne, et un test d’ateliers ludiques
dans deux établissements scolaires.
870 élèves
sensibilisés
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS 17LA COLLECTE
DES DÉCHETS
MÉNAGERS ET
ASSIMILÉS (DMA)
L’arrêté du président de la Métropole, pris le
28 janvier 2016, définit les principes en vigueur,
au sein de la collectivité, pour la gestion des
déchets.
La Métropole met en œuvre différents
dispositifs de collecte (bacs, silos) pour
les déchets produits au quotidien. Pour les
déchets occasionnels, en complément des
19 déchèteries métropolitaines, elle développe
des dispositifs alternatifs, seule ou en lien avec
des éco-organismes.
Enfin, pour améliorer les performances, des
actions de sensibilisation sont mises en place
auprès de différents publics.
Ces mesures doivent permettre d’atteindre les
objectifs définis par la réglementation.
2LES DIFFÉRENTS
DISPOSITIFS DE COLLECTE
Au sein de la Métropole de Lyon, les
déchets ménagers et assimilés sont
collectés à l’aide de différents dispositifs.
Les bacs roulants : service
normal ou complet
La collecte en bacs concerne les Ordures Ménagères et
Assimilées (OMA*), hors verre, c’est-à-dire les ordures
ménagères résiduelles et les emballages ménagers
légers et papiers*. La collecte a lieu entre 5h30 et 13h30,
deux types de services sont proposés :
› La collecte “en service normal” où le personnel chargé de la collecte assure uniquement le vidage des bacs
disposés sur le domaine public.
› La collecte “en service complet” où les bacs sont récupérés dans leur lieu de stockage, vidés et replacés
par le personnel (uniquement sur Lyon et Villeurbanne).
La collecte des ordures ménagères résiduelles est
réalisée une à cinq fois par semaine en fonction de la
densité de l’habitat (voir fréquences de collecte ci-après),
à l’aide de bacs gris. Ces bacs sont achetés ou loués
par les usagers.
La collecte sélective des emballages ménagers légers
et des papiers est effectuée de 0,5 à 2 fois par semaine,
en fonction de la densité de l’habitat. La collecte
s’effectue dans des bacs verts à couvercle jaune mis
à disposition et entretenus par le Grand Lyon.
164 bennes
à ordures
ménagères
19 déchèteries
réparties sur
le territoire
(cf. carte page 26)
207 571 bacs verts
(soit 49 887 600
litres)
266 571 bacs gris
(soit 63 333 180
litres)
2 566 silos à verre
appartenant
à la Métropole,
soit 1 silo pour
534 habitants
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 19Bron Lyon 8e Lyon 7e
Lyon 3e
Villeurbanne
Vaulx-en-Velin
Décines
Meyzieu
Jonage
Chassieu
St-Priest
Mions Corbas
Vénissieux
Feyzin Irigny
Pierre-Bénite
St-Genis-Laval
Oullins
St-Fons
Lyon 2e
Lyon 5e
Lyon 1er Lyon 6e
Lyon 4e
Lyon 9e
Écully
Champagne
au Mt d’Or
Dardilly
Limonest
St-Didier
au Mt d’Or
St-Cyr
au Mt d’Or
Caluire
et Cuire
Rillieux
La Pape
Collonges
au Mt d’Or
St-Romain
au Mt d’Or
Poleymieux
au Mt d’Or
Couzon
au Mt d’Or
Rochetaillée
s/ Saône
Fleurieu
s/ Saône Cailloux
s/ Fontaine
Montanay
Quincieux
St-
Germain
au Mt
d’Or
Neuville
s/ Saône
Curis
au Mt d’Or
Albigny
Sathonay
Village
Fontaines
s/ Saône
Fontaines
St-Martin
Sathonay
Camp
Lissieu
La Tour
de Salvagny
Marcy
l’Étoile
Tassin
la Demi-Lune
St-Genis
Les-Ollières
Craponne
Francheville
La Mulatière
Ste-Foy
Lès-Lyon
Solaize
Grigny
Charly
Vernaison
Givors
Charbonnières
Genay
N
La fréquence de collecte des OMA en bacs
F1,5
F2
F2,5
F2/F3
F3
F3/F6
F6/F5/F3
F6
F3/F4
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
20 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
0 5 2,5
KilomètresCOMMUNES FRÉQUENCE DE COLLECTE NOMBRE D’HABITANTS JOUR(S) DE COLLECTE ORDURES MÉNAGÈRES RÉSIDUELLES JOUR(S) DE COLLECTE SÉLECTIVE (EMBALLAGES ET PAPIERS)
ALBIGNY-SUR-SAÔNE F2 (1+1) 2 836 mardi jeudi
BRON
F3 (2+1) 1
F6 (5+1)
40 694
lundi et vendredi
ou mardi et samedi
ou tous les jours sauf dimanche et jour de tri
mercredi ou jeudi
CAILLOUX-SUR-FONTAINES F2 (1+1) 2 598 lundi jeudi
CALUIRE-ET-CUIRE
F6 (5+1) 1
F3 (2+1)
42 292
mardi et samedi
ou tous les jours sauf jeudi et dimanche
jeudi
CHAMPAGNE AU MONT D’OR F3 (2+1) 2 5 681 mardi et vendredi mercredi
CHARBONNIERES-LES-BAINS F3 (2+1) 5 003 mardi et vendredi jeudi
CHARLY F1,5 (1+0,5) 4 471 lundi mercredi semaines impaires
CHASSIEU F3 (2+1) 10 121
lundi et vendredi
ou mardi et vendredi
ou mardi et samedi
mercredi ou jeudi
COLLONGES-AU-MONT-D’OR F3 (2+1) 4 012 lundi et vendredi mercredi
CORBAS F3 (2+1) 11 055 lundi et jeudi mardi
COUZON-AU-MONT-D’OR F2 (1+1) 2 603 mardi jeudi
CRAPONNE F3 (2+1) 10 979 mardi et vendredi mercredi
CURIS-AU-MONT-D’OR F2 (1+1) 1 172 mardi vendredi
DARDILLY F3 (2+1) 8 622 lundi et jeudi mercredi
DECINES-CHARPIEU
F3 (2+1) 1
F6 (5+1)
27 362
lundi et vendredi
ou mardi et vendredi
ou tous les jours sauf dimanche et jour de tri
mercredi
ou jeudi
ECULLY
F3 (2+1) 2
F6 (5+1)
17 947
lundi et vendredi
ou tous les jours sauf dimanche et mercredi
mercredi
FEYZIN F3 (2+1) 9 645 mardi et samedi jeudi
FLEURIEU-SUR-SAONE F2 (1+1) 1 420 mardi jeudi
FONTAINES-SAINT-MARTIN F2 (1+1) 3 087 mardi jeudi
FONTAINES-SUR-SAONE F3 (2+1) 6 816 lundi et vendredi mercredi
FRANCHEVILLE
F3 (2+1) 2
F6
14 361
lundi et vendredi
ou tous les jours sauf dimanche et mercredi
mercredi
GENAY F3 (2+1) 5 419 mardi et vendredi jeudi
GIVORS F3 (2+1) 19 374 mardi et vendredi jeudi
GRIGNY F2,5 (2+0,5) 9 567 lundi et vendredi mercredi semaines paires
IRIGNY F3 (2+1) 8 583 lundi et jeudi mercredi
JONAGE F3 (2+1) 5 849
lundi et vendredi
ou mardi et vendredi
ou mardi et samedi
mercredi ou jeudi
LA MULATIERE F3 (2+1) 6 260 mardi et samedi jeudi
LA TOUR-DE-SALVAGNY F3 (2+1) 4 071 mardi et samedi jeudi
LIMONEST F3 (2+1) 3 583 mardi et vendredi mercredi
LISSIEU F3 (2+1) 3 101 mardi et vendredi jeudi
LYON 1 F6 (4+2) 29 551 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 2 F6 (4+2) 30 436 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 3 F6 (4+2) 101 882 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 4 F6 (4+2) 36 145 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 5 F6 (4+2) 48 182 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
Le tableau ci-après répertorie, pour chaque commune,
la fréquence de collecte et le nombre d’habitants.
Les fréquences et jours de collecte en bacs - par commune
1. Fréquence majoritaire
2. Fréquence majoritaire, certaines rues de la commune sont desservies en fréquence 6 (collecte des ordures ménagères tous les jours sauf le dimanche et le(s) jour(s) de collecte sélective)
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 21Les silos : un maillage
du territoire en progression
DANS CERTAINS SECTEURS :
POUR LES ORDURES MÉNAGÈRES RÉSIDUELLES
La collecte des ordures ménagères résiduelles est
parfois réalisée à l’aide de silos aériens ou enterrés :
› 185 silos enterrés répartis sur certains sites de Caluire- et-Cuire, Chassieu, Couzon-au-Mont-d’Or, Écully,
Givors, Lyon 5e , Lyon 8e, Lyon 9e , Neuville-sur-Saône,
Rillieux-la-Pape, Vénissieux et Villeurbanne.
Pour les emballages ménagers légers et les papiers :
› 131 silos enterrés sur les communes de Caluire-et- Cuire, Chassieu, Couzon-au-Mont-d’Or, Écully, Givors,
Lyon 5e, Lyon 8e , Lyon 9e, Neuville-sur-Saône, Rillieux-la-
Pape, Vénissieux et Villeurbanne
› 81 silos aériens sur des zones d’habitat dense de : Ecully, Oullins, Pierre-Bénite, Rillieux-la-Pape,
Saint-Fons, Saint-Priest, Vaulx-en-Velin, Vénissieux,
Vernaison et Villeurbanne.
› 7 silos aériens à papier uniquement sur la seule commune de Quincieux.
1. Fréquence majoritaire
2. Fréquence majoritaire,
certaines rues de la commune
sont desservies en fréquence
6 (collecte des ordures
ménagères tous les jours sauf
le dimanche et le(s) jour(s) de
collecte sélective)
COMMUNES FRÉQUENCE DE COLLECTE NOMBRE D’HABITANTS JOUR(S) DE COLLECTE ORDURES MÉNAGÈRES RÉSIDUELLES JOUR(S) DE COLLECTE SÉLECTIVE (EMBALLAGES ET PAPIERS)
LYON 6 F6 (4+2) 50 596 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 7 F6 (4+2) 81 480 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 8 F6 (4+2) 85 229 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 9 F6 (4+2) 49 774 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
MARCY-L’ETOILE F2 (1+1) 3 789 lundi jeudi
MEYZIEU F3 (2+1) 32 863 lundi et jeudi ou lundi et vendredi ou mardi et vendredi mercredi ou jeudi
MIONS F3 (2+1) 12 938 lundi et jeudi mardi
MONTANAY F2 (1+1) 3 089 mercredi jeudi
NEUVILLE-SUR-SAONE F3 (2+1) 7 376 lundi et vendredi jeudi
OULLINS F3 (2+1) 26 428 mardi et samedi jeudi
PIERRE-BENITE F3 (2+1) 10 257 mardi et samedi jeudi
POLEYMIEUX-AU-MONT-D’OR F2 (1+1) 1 312 mardi vendredi
QUINCIEUX
F2 (1+1) 1
F3 (2+1)
3 456
lundi
ou lundi et vendredi
mercredi
RILLIEUX-LA-PAPE
F3 (2+1) 1
F6 (5+1)
30 375
lundi et vendredi
ou tous les jours sauf mercredi et dimanche
mercredi
ROCHETAILLEE-SUR-SAÔNE F2 (1+1) 1 506 lundi vendredi
SAINT-CYR-AU-MONT-D’OR F3 (2+1) 2 5 513 lundi et vendredi mercredi
SAINT-DIDIER-AU-MONT-D’OR F3 (2+1) 2 6 589 mardi et samedi jeudi
SAINTE-FOY-LES-LYON F3 (2+1) 21 978 lundi et vendredi mercredi
SAINT-FONS
F3 (2+1) 1
F4 (3+1)
18 156
lundi et vendredi
ou lundi, mercredi et vendredi
mercredi
SAINT-GENIS-LAVAL F3 (2+1) 21 342 mardi et vendredi jeudi
SAINT-GENIS-LES-OLLIERES F2 (1+1) 4 774 lundi mercredi
SAINT-GERMAIN-AU-MONT-
D’OR
F2 (1+1) 1
F3 (2+1)
3 042 lundi ou lundi et vendredi mercredi
SAINT-PRIEST
F6 (5+1) 1
F5 (4+1)
F3 (2+1)
45 097
tous les jours sauf mercredi et dimanche
ou lundi, mardi, jeudi et vendredi
ou mardi et vendredi ou lundi et jeudi
mercredi
SAINT-ROMAIN-AU-MONT-D’OR F2 (1+1) 1 189 mardi jeudi
SATHONAY-CAMP F2 (1+1) 5 688 mardi jeudi
SATHONAY-VILLAGE F2 (1+1) 2 332 mardi jeudi
SOLAIZE F3 (2+1) 2 941 lundi et vendredi mercredi
TASSIN-LA-DEMI-LUNE
F6 (4+2) 1
F3 (2+1)
21 793
lundi, mercredi, jeudi et samedi
ou lundi et jeudi
mardi et vendredi
mardi
VAULX-EN-VELIN
F6 (5+1) 1
F3 (2+1)
47 313
tous les jours sauf mercredi et dimanche
ou mardi et vendredi
mercredi
VENISSIEUX
F6 (5+1) 1
F3 (2+1)
64 273
tous les jours sauf mercredi et dimanche
ou lundi et vendredi
ou mardi et vendredi
mercredi
VERNAISON F2 (1+1) 4 745 lundi mercredi
VILLEURBANNE F6 (4+2) 148 665 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
TOTAL 1 370 678 hab.
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
22 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSSUR TOUT LE TERRITOIRE : POUR LE VERRE
La collecte du verre s’effectue dans les 2 566 silos
répartis en 2 438 silos aériens et 128 silos enterrés
disposés sur l’espace public. Cela représente une
moyenne de 1 silo pour 534 habitants. Le parc de silos à
verre actifs a augmenté de 67 unités en 2017 (+ 3 %).
Les déchèteries :
une solution pour les
déchets occasionnels
À travers un réseau de 19 déchèteries, les usagers
peuvent venir déposer les déchets occasionnels non
pris en charge par la collecte des ordures ménagères et
assimilées, en raison de leur nature ou de leur volume.
La déchèterie est donc un mode de collecte adapté pour
des déchets encombrants et des déchets spécifiques,
notamment en raison de leur toxicité. Les autres déchets
acceptés sont les : cartons, papiers, métaux, bois, plâtre,
appareils électriques et électroniques, fenêtres, meubles,
textiles, déchets végétaux et gravats.
Les déchèteries ont pour objectif premier de répondre
en priorité aux besoins des ménages. Les accès des
professionnels (entreprises et administrations) sont
donc limités et payants. L’ensemble des sites est doté
de CASCAD, outil informatique permettant d’assurer un
contrôle effectif de la limitation à quatre passages par
mois pour tous les véhicules utilitaires et les remorques.
Ceci doit permettre de limiter les apports de déchets
des professionnels afin que les déchèteries puissent
bénéficier en priorité aux ménages.
Les alternatives
aux déchèteries fixes
Les déchèteries classiques ne permettent pas de
répondre à l’ensemble des besoins des habitants pour
collecter des déchets produits de manière occasionnelle.
Par exemple, des déchèteries sont parfois saturées en
raison de pics d’apports liés à une production saisonnière
(particulièrement pour les déchets verts). En milieu
urbain, certains usagers ne sont pas véhiculés, ce qui
rend complexe l’accès aux déchèteries. La Métropole
de Lyon développe des initiatives pour offrir d’autres
dispositifs de collecte, adaptés aux besoins.
› Depuis 2008, la Métropole organise début janvier une collecte de sapins sur l’espace public, sur des lieux de
proximité. En 2017 : 173 points de collecte répartis sur
64 communes ou arrondissements.
› Depuis 2015, une collecte saisonnière de déchets verts est mise en place le samedi (de 9h30 à 12h30 et de 13h30
à 16h30), au printemps et à l’automne, sur des communes
de l’agglomération éloignées des déchèteries fixes. En
2017, 10 points ont été actifs sur Albigny-sur-Saône,
Charly, Collonges-au-Mont-d’Or, Fontaines-Saint-Martin,
Jonage, Lissieu, Marcy-L’étoile, Quincieux, Saint-Cyr-au-
Mont-d’Or et Saint-Romain-au-Mont-d’Or. Ce dispositif a
soulagé la fréquentation des déchèteries de Champagne-
au-Mont-d’Or, Neuville-sur-Saône ou Saint-Genis-les-
Ollières et a permis aux usagers éloignés des déchèteries
fixes de pouvoir déposer leurs déchets végétaux.
› À Bron, Lyon (tous les arrondissements) et Vénissieux, Eco-Systèmes, éco-organisme agréé pour la gestion des
Déchets Électriques et Électroniques (DEEE) ménagers,
a continué son expérimentation de collectes solidaires
en centre-ville. Ces collectes se sont déroulées toute
l’année (hors été), le samedi, sur 29 emplacements de
collecte (squares ou places), à raison d’une à deux
collectes trimestrielles par commune ou arrondissement.
Ce dispositif a été renforcé fin 2016 par un partenariat
avec Éco-mobilier (éco-organisme en charge de la
collecte des Déchets d’Équipement d’Ameublement)
qui a mis en place une collecte de meubles en même
temps qu’Eco-Systèmes, sur Lyon 3e et Bron. Ce test s’est
prolongé courant 2017.
› À Lyon, une déchèterie fluviale est en place depuis le 3 décembre 2016, à titre expérimental. Elle est amarrée
les samedis, de 9h à 16h, sur le quai Fulchiron (Lyon
5e ), hors période de crue de la Saône. Ce dispositif
permet aux usagers de se débarrasser de leurs déchets
électriques et électroniques, déchets dangereux* des
ménages, déchets encombrants mais aussi de leurs
cartons, papiers, métaux, meubles et textiles.
› Pour s’adapter aux spécificités des territoires et aux contraintes des habitants, la Métropole fait évoluer son
offre de service en veillant à maîtriser le coût de gestion.
Les éco-organismes opérationnels (pour les meubles,
les DEEE, les DDS) viennent également compléter l’offre
du service public de gestion des déchets en proposant
des solutions complémentaires de collecte (reprise en
magasin ou à la livraison, partenariat avec des acteurs de
l’économie sociale et solidaire...). Par exemple, en 2017,
EcoDDS a organisé des journées « déchet-tri » avec des
grandes enseignes du bricolage.
› DASTRI, l’éco-organisme en charge de la collecte et du traitement des Déchets d’Activité de Soin à Risque
Infectieux (DASRI) continue à développer des points de
collecte. Ces déchets dangereux posent des problèmes
d’hygiène et de sécurité lorsqu’ils sont jetés dans les
bacs de collecte. Les patients en auto-traitement doivent
rapporter leurs déchets perforants dans les points de
collecte répertoriés sur le site http://nous-collectons.
dastri.fr/
› Les usagers disposant de déchets contenant de l’amiante peuvent contacter la Métropole qui, après
vérification, pourra prendre à sa charge une partie du
traitement de ces déchets.
173 points de collecte
de sapins
en janvier
10 points de collecte
de déchets verts
au printemps
et en automne
Un réseau
de 19
déchèteries
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 23Localisation des déchèteries et quantités collectées en 2017
Lyon 7e
Vénissieux
Feyzin
Saint-Priest
Caluire-et-Cuire
Mions
Pierre-Bénite
Décines-Charpieu
Genas
Rillieux-la-Pape
Vaulx-en-Velin
Villeurbanne Nord
Villeurbanne Sud
Neuville-sur-Saône
Champagne-
au-Mont-d’Or
St-Genis-
les-Ollières
Francheville
Grigny
Lyon 9e
N
› CALUIRE-ET-CUIRE 62 impasse des Lièvres
› CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR Impasse des Anciennes Vignes
› DÉCINES-CHARPIEU 66-68 rue Barbezat
› FEYZIN - 26 rue Léon Blum
› FRANCHEVILLE - 29 route de la Gare
› GENAS - Rue de l’Égalité
› GRIGNY - 28 avenue Chantelot
› LYON 7e - 12 boulevard de l’Artillerie
› LYON 9e - 82 avenue Sidoine Apollinaire
› MIONS - Boulevard des Nations
› NEUVILLE-SUR-SAÔNE Avenue des Frères Lumière
› PIERRE-BÉNITE - Chemin de la Gravière
› RILLIEUX-LA-PAPE - Route de Fontaines
› SAINT-GENIS-LES-OLLIÈRES 2 avenue Louis Pradel
› SAINT-PRIEST - Rue du Mâconnais
› VAUX-EN-VELIN - 15 rue Mendès France
› VÉNISSIEUX - Rue Jean Moulin
› VILLEURBANNE NORD Rue Alfred Brinon
› VILLEURBANNE SUD 100-110 avenue Paul Krüger
LA LOCALISATION DES DÉCHÈTERIES
Inférieur à 5 999 tonnes
de 6 000 à 7 999 tonnes
de 8 000 à 9 999 tonnes
supérieur à 10 000 tonnes
0 5 2,5
Kilomètres
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
24 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLe tri des emballages
et du papier : équiper,
contrôler et sensibiliser
MISE EN PLACE DE BACS OPERCULÉS
Débutée en 2009, la mise en place de bacs operculés est
une solution technique pour diminuer les erreurs de tri :
la taille de l’opercule incite les usagers à respecter les
consignes de tri en jetant leurs emballages en vrac dans
le bac.
Les sacs de déchets ménagers sont alors déposés dans
le bac gris. Ainsi, les usagers-trieurs sont assurés que
leur tri n’est pas souillé par des erreurs. En 2017, plus de
1 000 bacs de ce type ont été mis en place.
CONTRÔLE DE LA QUALITÉ DU TRI
Sur le terrain, les équipes de la Métropole effectuent un
contrôle qualité du tri qui peut donner lieu à des actions
correctives ou à des retours d’information auprès de la
population lorsque la qualité s’est améliorée.
En 2017, des actions de ce type ont été menées sur
18 communes : Albigny-sur-Saône, Caluire-et-Cuire,
Chassieu, Collonges-au-Mont-d’Or, Corbas, Craponne,
Dardilly, Décines-Charpieu, Feyzin, Meyzieu,
La Mulatière, Oullins, Pierre-Bénite, Rillieux-la-Pape,
Saint-Fons, Saint-Genis-Laval, Saint-Priest et Vaulx-en-
Velin.
REFUS DE BACS DE TRI
Cette action est basée sur des suivis de collecte
permettant un repérage des adresses où la qualité du
tri est jugée mauvaise. Les bacs de tri concernés ne
sont pas collectés et les foyers sont sensibilisés aux
consignes de tri durant plusieurs semaines.
L’action se déroule en 2 temps :
› Un premier contrôle des bacs, effectué le matin avant la collecte, permet d’identifier les adresses
présentant des erreurs de tri. Les usagers concernés
sont sensibilisés dans la semaine. Cette sensibilisation
est faite l’après-midi, de 13 heures à 19 h 30. En l’absence
des habitants, les messagers du tri laissent un courrier
indiquant les bonnes consignes et un numéro de contact
téléphonique. Le but est de donner aux usagers-trieurs
les consignes de tri essentielles, dans un objectif
pédagogique.
› Lors d’un deuxième contrôle, les bacs présentant à nouveau des erreurs de tri ne sont pas collectés (refusés)
lors de la collecte sélective. Ils sont alors pris en charge
lors de la tournée de collecte des ordures ménagères
résiduelles.
En 2017, ces opérations ont concerné les communes de
Mions et Feyzin.
ACTIONS DE SENSIBILISATION
À LA COLLECTE SÉLECTIVE
Toutes les actions ci-dessous sont menées sur une partie
ou l’ensemble des communes mentionnées, à l’échelle
d’une rue, d’un quartier, d’une ronde ou parfois même
d’un immeuble.
ANIMATIONS DE QUARTIER ET
SENSIBILISATION DES HABITANTS
Les animations en pied d’immeuble et la sensibilisation en
porte-à-porte permettent de toucher un large public.
Elles ont concerné 24 communes en 2017 : Albigny-
sur-Saône, Bron, Champagne-au-Mont-d’Or, Chassieu,
Collonges-au-Mont-d’Or, Craponne, Dardilly, Feyzin,
Francheville, Grigny, La Mulatière, Lyon 9e, Meyzieu,
Mions, Oullins, Pierre-Bénite, Rillieux-la-Pape, Saint-
Fons, Saint-Genis-Laval, Saint-Priest, Sathonay-Camp,
Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne.
1 000 bacs operculés
mis en place pour
la collecte des
emballages
+ de
42 000 adultes et
+ de
1 000 jeunes sensibilisés
LES ACTIONS
D’OPTIMISATION
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 25FORMATIONS DE RELAIS DE PROXIMITÉ
Elles concernent des publics variés (gardiens
d’immeubles, agents municipaux, personnel hospitalier,
animateurs, agents d’entretien…), et plus généralement
toute personne susceptible de diffuser les consignes de tri.
Ils sont sensibilisés lors d’animations organisées,
notamment en périscolaire, par la Métropole et par les
associations conventionnées avec la collectivité dans le
cadre du plan éco-citoyen.
SENSIBILISATION DU JEUNE PUBLIC
Parce qu’ils sont les trieurs de demain et de très bons
relais d’information, les enfants et les jeunes adultes
(écoliers, collégiens et étudiants) sont une cible
privilégiée des enseignements au tri.
Ils sont sensibilisés lors d’animations organisées par
la Métropole, notamment en périscolaire, et par les
associations conventionnées avec la collectivité dans le
cadre du plan éco-citoyen.
VISITES DES DEUX CENTRES DE TRI
La visite d’un centre de tri est une méthode originale
et riche d’enseignements pour mieux comprendre les
consignes de tri et la gestion des déchets.
Plus de 310 visites de centre de tri ont été faites, soit
environ 7 570 personnes sensibilisées.
SENSIBILISATION SUR DES MARCHÉS
Le marché est un espace propice à la diffusion de
l’information sur les consignes de tri. Des animations
ont eu lieu, en 2017, sur les marchés de Champagne-
au-Mont-d’Or, Grigny, Lyon 4ème, Lyon 9ème, Montanay,
Neuville-sur-Saône, Rillieux-la-Pape, Saint-Fons, Vaulx-
en-Velin et Villeurbanne.
La collecte du verre :
challenger les collectivités
En 2017, des actions visant à dynamiser la collecte du
verre ont continué à être menées sur le territoire.
La Métropole de Lyon a poursuivi l’opération des
« Trophées du Verre » : chaque année, la commune
enregistrant la meilleure progression de recyclage
du verre est récompensée. Cette édition a porté sur
les tonnages de verre triés en 2016 ainsi que sur le
dynamisme des communes à promouvoir le tri du verre.
45 communes et arrondissements1 ont choisi de
s’engager dans une démarche plus globale de
communication et d’incitation au tri du verre, soit une de
plus qu’en 2016.
Ce travail de concertation avec les mairies organisé dans
le cadre du Plan d’Amélioration de la Collecte a permis la
mise en place de 317 nouveaux silos.
Les lauréats 2018 désignés à partir des données 2017
sont :
› Trophée du verre de la commune de plus de 20 000 habitants : Caluire-et-Cuire
› Trophée du verre de la commune de moins de 20 000 habitants : Collonges-au-Mont-d’or
› Trophée du dynamisme : Saint-Priest
EXEMPLARITÉ DES AGENTS : TOUS AU TRI
Les travaux initialement menés en 2015 et l’action
« Exemplarité » du programme d’amélioration de la
collecte ont été consolidés. Le tri des emballages est
en cours de généralisation à l’ensemble des locaux
métropolitains. Les messagers du tri interviennent
régulièrement dans les bâtiments équipés pour
sensibiliser leurs collègues.
LES DÉCHETS DES PROFESSIONNELS :
RÉDUIRE LA COLLECTE
La Métropole est compétente pour la collecte et le
traitement des déchets ménagers et assimilés. Le terme
"assimilés" se rapporte aux déchets des producteurs non
ménagers (entreprises, administrations, associations, …).
La collectivité collecte les déchets de ces établissements
en même quantité et de même qualité que ceux d’un
ménage. Ainsi, elle collecte au maximum 840 litres par
semaine et par producteur non ménager (à noter que
cette quantité intègre à la fois les ordures ménagères
résiduelles et la collecte sélective).
Pour les apports en déchèterie, une limitation à
4 passages par mois a été fixée pour les véhicules
utilitaires et les remorques.
Depuis 2007, la Métropole accompagne les producteurs
non ménagers pour qu’ils aient recours à des prestataires
privés de collecte. Dans ce cadre, 95 établissements ont
été sensibilisés et mis en conformité, en 2017.
DES OUTILS DE
COMMUNICATION
ADAPTÉS
9 500 guides du
« trieur épanoui »
13 900 affiches sur le tri
5 500 sacs de pré-tri
20 250 flyers
23 900 stickers sur les jours
de collecte.
1. Les challengeurs : Albigny-sur-Saône, Bron, Caluire-et-Cuire, Champagne-au-Mont-d’Or, Charbonnières-les-Bains, Charly, Collonges-au-Mont- d’Or, Corbas, Craponne, Curis-au-Mont-d’Or, Dardilly, Décines-Charpieu, Feyzin, Fontaines-Saint-Martin, Francheville, Grigny, Irigny, La Mulatière, Limonest, Lissieu, Lyon 3e, Lyon 6e, Lyon 7e, Lyon 8e, Mions, Montanay, Neuville-sur-Saône, Pierre-Bénite, Poleymieux-au-Mont-d’Or, Quincieux, Rillieux-la-Pape, Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, Saint-Didier-au-Mont-d’Or, Saint-Fons, Saint-Genis-Laval, Saint-Genis-les-Ollières, Saint-Germain-au Mont-d’Or, Saint-Priest, Saint-Romain-au-Mont-d’Or, Sainte-Foy-lès-Lyon, Sathonay-Camp, Tassin-la-Demi-Lune, Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Vernaison et Villeurbanne.
7 500 personnes
ont visité les
centres de tri
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
26 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS1. Les quantités collectées en collectes ponctuelles étaient incluses dans les collectes en déchèteries avant 2014
LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS
ET ASSIMILÉS : RÉSULTATS
QUANTITATIFS ET QUALITATIFS
Évolution de la quantité de DMA collectés :
une légère hausse liée à l’augmentation
de la population Le tonnage global de Déchets
Ménagers Assimilés
collectés augmente
très légèrement de
+ 0,2 % entre 2016 et 2017,
(soit + 1 164 t.) alors
que la population a
augmenté de
1,2 %
QUANTITÉ COLLECTÉE
(en tonne) 2015 2016 2017
Évolution
2016-2017
Population de référence 1 336 994 1 354 476 1 370 678 +1,2%
Ordures ménagères résiduelles 307 266 309 617 310 504 +0,3%
Emballages légers et papier
(collecte sélective) 63 613 64 127 64 102 -0,0%
Emballages en verre
(collecte sélective) 27 587 29 077 29 688 +2,1%
Sous-total ordures ménagères 398 466 402 821 404 293 +0,4%
Déchèteries 131 169 133 016 132 540 -0,4%
Collectes ponctuelles 1 527 647 815 +26,0 %
Total déchets ménagers assimilés 530 162 536 484 537 648 +0,2%
Évolution de la quantité de DMA collectés
Il s’agit là du tonnage collecté et apporté en sites de traitement.
Les collectes ponctuelles prises en compte sont les collectes saisonnières de déchets verts, celle des sapins, la collecte d’amiante, et les tonnages collectés par la déchèterie fluviale River’Tri. Au global, ces tonnages présentent une forte augmentation (voir détail en page 30).
COLLECTE
DU VERRE
+ 611 tonnes
soit + 2%
par rapport à 2016
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 27QUANTITÉ COLLECTÉE
(en kg par an et par
habitant)
Base 2010 2015 2016 2017 Évolution 2016-2017 Évolution 2010-2017
Ordures ménagères
résiduelles 247,2 229,8 228,6 226,5 -0,9 % -8,4 %
Emballages et papier
(collecte sélective) 49,8 47,6 47,3 46,8 -1,2 % -6,1 %
Emballages en verre 19,3 20,6 21,5 21,7 +0,9 % +12,3 %
Sous total ordures
ménagères 316,3 298,0 297,4 295,0 -0,8 % -6,8 %
Déchèteries 97,8 98,1 98,2 96,7 -1,5 % -1,1 %
Collectes ponctuelles
(papiers, amiante,
végétaux)1
0 0,39 0,48 0,59 +24,5% -
Total déchets ménagers
assimilés 414,1 396,5 396,1 392,2 -1 % -5,3 %
Quantité collectée par habitant (en kg par an et par habitant)
Pour le verre, on note une progression de 2,4 kg/hab., entre 2010 et 2017, alors que la quantité produite par habitant baisse de 20,7 kg pour les ordures ménagères résiduelles et de 3 kg pour les emballages légers et papiers. Cela démontre une nette amélioration du geste de tri du verre.
FAIT
MARQUANT
› Légère hausse de la quantité de verre trié
(+ 0,9 %),
› Baisse de la quantité de déchets apportés en
déchèteries (-1,5 %, soit
1,5 kg par habitant).
1. Les quantités collectées en
collectes ponctuelles étaient
incluses dans les collectes en
déchèteries avant 2014
Qualité des emballages
et papiers collectés séparément
QUANTITÉ COLLECTÉE
(en tonnes) 2015 2016 2017
Évolution
2016-2017
Tonnages recyclés 43 700 43 459 40 636 -6,5 %
Tonnages de refus de tri 18 339 18 822 20 868 +10,9 %
Taux de refus 29,6 % 30,2 % 33,9% +12,3 %
Évolution de la qualité des emballages légers collectés séparément
sur les 3 dernières années
Les tonnages indiqués sont les tonnages acceptés par les filières de recyclage, en sortie de centres de tri de la collecte sélective. Ils sont donc le reflet du tri effectué par les habitants mais aussi du process des sites de traitement qui sont vieillissants. Les tonnages recyclés sont les tonnages effectivement pris en charge par les filières, ils ne tiennent pas compte des éventuels stocks de matière dans les centres de tri. Des efforts restent à fournir sur le geste de tri des habitants.
Réduction des
déchets ménagers
et assimilés
produits
(en kg/hab.) :
la quantité de DMA
a baissé de
5,3 % de 2010 à 2017.
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
28 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSQuantité et qualité de la collecte sélective par conférence des Maires
Sur la carte ci-après, la qualité est estimée à partir de caractérisations faites sur des échantillons représentatifs, à l’échelle de chaque conférence des maires.
N
Territoire
du Val de Saône
Territoire Ouest Nord
Territoire du
Plateau Nord
Territoire du
Val d’Yzeron
Territoire Lyon Villeurbanne
Territoire Rhône Amont
Territoire de la
Porte des Alpes
Territoire
Les Portes du Sud
Territoire des Lônes
et Côteaux du Rhône
QUANTITÉ COLLECTÉE
25 à 30 kg/hab./an
30,01 à 45kg/hab./an
45,01 à 60 kg/hab./an
60,01 à 75 kg/hab./an
QUALITÉ DE LA COLLECTE
SÉLECTIVE
Très satisfaisant
Satisfaisant
Moyen
Insuffisant
territoires des conférences
des maires
0 5 2,5
Kilomètres
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 29Quantité collectée par déchèterie
Commune - Déchèterie
Tonnages
2015 2016 2017
Caluire-et-Cuire 5 164 5 863 6 817
Champagne-au-Mont-d’Or 9 654 9 175 8 359
Décines-Charpieu 7 617 7 624 7 935
Feyzin - 1 953 2 474
Francheville 6 965 7 416 8 035
Genas 10 595 10 721 9 643
Grigny 4 793 4 852 5 041
Lyon 7e 8 939 8 634 8 397
Lyon 9e 10 775 10 491 10 036
Mions 5 388 5 662 5 655
Neuville-sur-Saône 7 220 7 113 6 938
Pierre-Bénite 7 818 7 657 7 346
Rillieux-la-Pape 7 199 7 017 6 722
Saint-Genis-les-Ollières 8 015 7 959 8 036
Saint-Priest 5 313 5 528 5 247
Vaulx-en-Velin 5 388 5 076 4 881
Vénissieux 6 356 5 706 5 612
Villeurbanne Nord 5 756 5 229 6 189
Villeurbanne Sud 8 214 9 340 9 176
Quantité et type de déchets déposés en déchèterie - de 2015 à 2017 (données en tonnes)
Type de déchets 2015 2016 2017 Part en 2017 Évolution 2016-2017
Cartons Papiers 8 038 8 110 8 038 6 % -0,9 % - 73 t.
Métaux en mélange 6 567 6 630 6 454 5 % -2,7 % - 176 t.
Bois 18 077 16 478 15 952 12 % -3,2 % - 527 t.
Plâtre 3 752 3 644 3 763 3 % +3,3 % + 119 t.
DEEE 5 734 6 028 5 824 4 % -3,4 % - 204 t.
Fenêtres 35 36 47 0 % +31,1 % + 11 t.
Meubles 6 668 9 388 12 635 10 % +34,6 % + 3 247 t.
Textiles 277 485 608 0 % +25,2% + 122 t.
Déchets verts 29 535 31 975 28 621 22 % -10,5 % - 3 354 t.
DDM (filière DDS
et hors filière) 1 906 1 598 1 720 1 % +7,6 % + 121 t.
Gravats 31 984 30 736 30 637 23 % -0,3 % - 99 t.
Encombrants
non valorisés 18 596 17 906 18 241 14 % +1,9 % + 335 t.
Total 131 169 133 016 132 540 - - 476 t.
Quantité et qualité de la collecte en déchèteries
DEPUIS 2015,
+ DE 2
MILLIONS D’ACCÈS ANNUELS
DANS LES
DÉCHÈTERIES.
EN 2017, LA FRÉQUENTATION
A DE NOUVEAU
AUGMENTÉ DE
+0,5 % PAR RAPPORT À 2016.
132 540
TONNES de déchets
apportés en
déchèteries
(hors donneries)
=
96,7 KILOS par habitant.
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
30 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSAu global, la quantité de déchets déposés en déchèterie
a diminué de 476 tonnes par rapport à 2016 avec une
forte diminution des déchets végétaux (- 3 354 tonnes).
L’augmentation des tonnages de meubles (+ 3 247 t.)
s’explique par la mise en place de bennes dédiées
dans 3 nouvelles déchèteries, en partenariat avec
l’éco-organisme Eco-Mobilier. Les tonnages captés
ont mécaniquement fait baisser, dans des proportions
moindres cependant, les tonnages de bois (- 527 t.)
et de métaux (- 176 t.).
Le développement de nouvelles filières de recyclage
(bois, plâtre) et de filières à responsabilité élargie du
producteur, en partenariat avec des éco-organismes
(pour les DEEE, les meubles, les DDS, les textiles), permet
d’améliorer les performances de tri et de valorisation,
mais exige un meilleur accompagnement des usagers.
Les agents d’accueil en déchèterie, en plus des missions
traditionnelles d’entretien et de gestion courante du site,
ont donc pour mission l’accueil et le conseil aux usagers.
Le recyclage de certains déchets permet également de
contribuer à des actions de solidarité. Par exemple, les
radiographies argentiques sont collectées sur toutes les
déchèteries et l’association « Terre d’Amitié » assure le
transport par des bénévoles jusqu’à un site de recyclage,
leur permettant ainsi de financer des projets de solidarité
menés en Afrique. Dans certaines déchèteries, les
palettes en bois sont également collectées séparément et
transportées par l’association « Les Rouilleurs » de Saint-
Foy-les-Lyon, leur permettant de financer des projets
dans les quartiers défavorisés.
Par rapport
à 2016
3 354
tonnes de déchets
végétaux en moins
et
3 247
tonnes de meubles en plus
L’ESSENTIEL COLLECTE DES DÉCHETS
MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
La Métropole met en place des bacs
operculés qui ne laissent passer que
les déchets souhaités. Sur certaines
communes, le tri des ménages est
contrôlé, ce qui permet de cibler des
actions de sensibilisation. Le public est
aussi sensibilisé par des animations, par
la formation de personnes relais, par la
visite des centres de tri et par la remise de
« trophées du verre ».
Le tonnage des déchets collectés augmente
moins vite que la population, mais les refus
de tri augmentent de manière importante.
Les apports en déchèteries diminuent, avec
une baisse des déchets végétaux, mais une
hausse des meubles.
Cartons, papiers : 6%
Acier : 5 %
Bois : 12 %
Plâtre : 3 %
DEEE : 4 %
DDM : 1 %
Fenêtres : 0 % 1
Meubles : 10 %
Textiles : 0 % 1
Déchets verts : 22 %
Gravats : 23 %
Encombrants non
valorisés : 14 %
Types de déchets déposés en déchèterie
Collectes alternatives
aux déchèteries : vers plus
de déchets valorisés
La collecte saisonnière de déchets végétaux reste
constante avec 440 tonnes collectées en 2017
(442 t. en 2016), comme celle des sapins (augmentation
de 10 tonnes, avec 202 t. collectées en 2017). Ces deux
flux ont été orientés vers la valorisation organique*.
La déchèterie fluviale a permis d’orienter 162 tonnes
vers les filières de traitement. En 2016, ce dispositif avait
permis de collecter des déchets mais aucun apport en
filière de traitement n’avait été fait.
Les collectes de DEEE « en centre-ville » ont représenté
64,5 tonnes déposées par les usagers correspondant
à 4 800 visites. Cette collecte est « préservante » : elle
permet le réemploi* ou la réutilisation des équipements
pouvant encore servir pour leur fonction initiale. Ces
dispositifs participent aux efforts de prévention des
déchets. Suivant les catégories, entre 10 et 30 % des
apports peuvent bénéficier d’une seconde vie. Les autres
apports sont acheminés vers des centres de dépollution
et de recyclage identiques à ceux des DEEE collectés en
déchèterie.
L’expérimentation mise en œuvre en partenariat avec
Eco-mobilier, quant à elle, n’a pas été concluante. Le
tonnage collecté n’était pas suffisant et la qualité des
meubles récupérés était moindre. L’éco-organisme a
donc mis fin à ce test.
QUELQUES SOLUTIONS COMPLÉMENTAIRES
DE COLLECTE HORS SERVICE PUBLIC
› DEEE - Eco-Systèmes a continué les collectes de proximité au sein de l’habitat collectif pour 28 tonnes
(31 t. en 2016). L’éco-organisme a continué ses
partenariats avec les distributeurs, les centres de
service agréés et les entreprises de l’Économie Sociale
et Solidaire pour environ 4,2 kg par habitant
(ce chiffre comprend les déchets collectés sur le
territoire métropolitain et sur celui du Département).
› Textiles - collecte via les bornes situées sur le domaine public et privé : un peu plus de 3 500 tonnes
› Déchets d’Activité de Soin à Risque Infectieux - DASTRI a pu collecter 16,8 tonnes (contre 12,3 en 2016
et 8,6 en 2015), sur le territoire de la Métropole.
1. Inférieur à 0,5 %
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 31LE TRAITEMENT
DES DÉCHETS
3Le traitement comprend toutes les opérations de :
› valorisation matière : recyclage (compostage, réutilisation* ou régénération*), remblaiement et
production de combustibles de solides de récupérations,
› valorisation énergétique,
› élimination en installation de stockage des déchets.
Les déchets collectés sont orientés vers un de ces modes
de traitement. Cela ne signifie pas que toutes les tonnes
envoyées suivront ce mode de traitement. En effet,
certaines, de par leur nature, devront être réorientées
vers un autre type de traitement. Par exemple, les déchets
végétaux sont orientés vers le compostage (valorisation
matière), mais la totalité des tonnes entrantes sur site de
compostage ne peuvent être compostées :
› les branches trop épaisses sont régénérées en combustibles pour alimenter des chaudières à bois ;
› les petites pierres et autres déchets inertes* sont utilisés en remblaiement ou envoyés en stockage.
Par ailleurs, le process de chaque mode de traitement
peut engendrer la production de nouveaux déchets, les
résidus ou sous-produits de traitement, qui doivent à leur
tour être traités. Par exemple, les déchets orientés vers la
valorisation énergétique sont incinérés. Leur combustion
génère des mâchefers mais aussi des résidus de fumées
d’incinération (les suies et gâteaux).
Ces déchets secondaires sont orientés vers une filière
adaptée :
› les suies et gâteaux (Résidus d’Épuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères - REFIOM) sont
orientés vers une installation de stockage des déchets
(élimination) ou vers des exploitations de cavités de
saumure (valorisation matière) ;
› les mâchefers sont transportés vers une plateforme de maturation. Ils pourront ensuite être orientés vers la
valorisation matière (remblai en sous-couche routière) ;
› les métaux issus des mâchefers (extraits en usine d’incinération ou sur plateforme de maturation) sont
orientés vers le recyclage.
Ainsi, les sous-produits d’un mode de traitement font
eux-mêmes l’objet d’un traitement, jusqu’à ce qu’on ne
puisse plus les traiter. On parle alors de déchet ultime.
Après leur collecte, les déchets ménagers et assimilés
ont été majoritairement orientés vers l’incinération avec
production d’énergie (59,7 %) et aussi vers :
› la valorisation matière de type recyclage : 29,5 % (30 % en 2016 et 28 % en 2015),
› la valorisation matière hors recyclage (déchets utilisés pour le remblaiement de carrière) : 1,7 %,
› le stockage : 9,1 % (7 % en 2016 et 9 % en 2015)..
Modes de traitement suivis par
les déchets ménagers et assimilés en 2017
Valorisation
énergétique : 60 %
Valorisation matière -
Recyclage : 29 %
Valorisation matière -
Hors recyclage : 2 %
Stockage : 9 %
LES DIFFÉRENTS
TRAITEMENTS
60 % sont valorisés
énergétiquement
31 % font l’objet
d’une valorisation
matière
9 % sont stockés
PARMI LES
DÉCHETS
MÉNAGERS
ET ASSIMILÉS :
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 3372 % DES DÉCHETS
DE DÉCHÈTERIES
ONT ÉTÉ
ORIENTÉS VERS
LA VALORISATION
MATIÈRE.
EN BAISSE DE
0,9 %
12 635
tonnes DE MEUBLES
ONT ÉTÉ
VALORISÉES
(+ 35.%)
ZOOM SUR LE DEVENIR
DES DÉCHETS DE DÉCHÈTERIES
Globalement, la part de chaque mode de traitement est la
même qu’en 2016.
Les matériaux orientés vers la valorisation matière et
provenant des déchèteries baissent de 0,9 % cette année,
soit - 863 tonnes, avec une forte baisse des quantités
de déchets végétaux collectés en déchèteries puis
compostés (-3 354 t.).
La quantité de déchets envoyés en stockage augmente
très légèrement par rapport à 2016 (249 tonnes, +0,7 %).
La part du stockage reste donc stable à 27 % (contre
33 % en 2015).
Valorisation énergétique : 1 %
Installation de stockage des déchets : 27 %
Valorisation matière : 72 %
Les modes de traitement des déchets de déchèteries (en tonnes)
2015 :
18 décheteries
131 169 t
2016 :
19 décheteries
133 016 t
2017 :
19 décheteries
132 540 t
0
20 000
40 000
60 000
80 000
100 000
79 194
86 730 85 784
Valorisation matière
Recyclage
8 996 9 079
Valorisation matière
Hors recyclage
1 636 1 313 1 452
Valorisation
énergétique
35 977 36 226
Installation de
stockage des déchets
43 229
7 111
LES DÉCHETS DE DÉCHÈTERIES ONT MAJORITAIREMENT ÉTÉ ORIENTÉS VERS LA VALORISATION MATIÈRE (72 %)
2017
19 déchèteries
132 540 t.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
34 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLes modes de traitement principaux des déchets issus des déchèteries (en tonnes)
Mode de traitement et quantité 2017 Types de déchets Tonnages 2015 Tonnages 2016 Tonnages 2017 Évolution 2016-2017
Valorisation matière
94 863 t
Recyclage - Régénération
ou réutilisation
(certains DEEE et textiles)
Cartons 4 842 4 988 4 938 -1,0 %
Papiers 3 196 3 122 3 100 -0,7 %
Métaux en mélange 6 567 6 630 6 454 -2,7 %
Bois 18 077 16 478 15 952 -3,2 %
Plâtre 3 752 3 644 3 763 +3,3 %
DDM : Huile de vidange 140 138 142 +2,6 %
DDM : Batteries 101 113 94 -16,8 %
DDM : Piles 30 34 33 -5,7 %
Déchets d’Équipements
Électriques et
Électroniques (DEEE)
5 734 6 028 5 824 -3,4 %
Fenêtres 35 36 47 +31,1 %
Meubles 6 668 9 388 12 635 +34,6 %
Gravats 241 3 669 3 573 -2,6 %
Textiles 277 485 608 +25,2 %
Recyclage - Compostage Déchets verts 29 535 31 975 28 621 -10,5 %
Remblaiement Gravats 7 111 8 996 9 079 +0,9 %
Valorisation énergétique
1 452 t Valorisation énergétique
DDM : Autres
Déchets Dangereux
des Ménages
1 636 1 313 1 452 +10,6 %
Stockage
36 226 t
Stockage en installation de
stockage de déchets inertes
(gravats) et non dangereux
(encombrants)
Gravats 24 633 18 071 17 985 -0,5 %
Encombrants 18 596 17 906 18 241 +1,9 %
131 169 133 016 132 540 -0,4 %
Les déchets verts déposés en déchèteries (comme ceux
des collectes ponctuelles saisonnières) font l’objet d’une
valorisation organique. Leur compostage consiste en une
fermentation aérobie (en présence d’air) qui dégrade
la matière organique. Ce traitement s’effectue sur des
sites de compostage contrôlés. En quelques mois, ils
sont transformés en compost, un amendement organique
pour les sols de culture qui se substitue aux engrais
chimiques. Leur tonnage a diminué de 10% par rapport
à l’année dernière (- 3 354 tonnes). Le flux des déchets
verts est le plus impacté par les variations saisonnières
et météorologiques. Les pics de production génèrent
donc des pics de fréquentation pour de nombreuses
déchèteries (hors Lyon et Villeurbanne).
Les déchets en bois sont majoritairement valorisés en
matière pour la fabrication de panneaux de particules.
En 2017, la filière bois a rencontré une crise de
débouchés. Les sites de traitement ont réussi malgré tout
à absorber les flux en provenance de la Métropole, en
baissant si besoin les apports d’autres clients. Fin 2017, la
situation est revenue à la normale. La baisse du tonnage
sur ce flux, comme celle constatée sur le flux des métaux
en mélange est sans doute la résultante de la mise en
place de 3 nouvelles bennes meubles sur des déchèteries
très fréquentées (Lyon 7 ème, Saint-Priest et Vénissieux). Ce
flux augmente considérablement (+35 %).
Les gravats sont orientés prioritairement vers la
valorisation matière, selon les besoins des filières :
utilisation en remblaiement de carrières ou réutilisation
en applications routières, après recyclage en graves de
déconstruction. Les gravats n’ayant pu être valorisés sont
envoyés en installations de stockage de déchets inertes.
Tous les déchets dangereux collectés en déchèteries
sont traités dans des filières spécialisées, pour en
maîtriser l’impact sur l’environnement (pollutions du
sol, de l’air, de l’eau). Il existe deux voies de traitement
: le recyclage matière (c’est le cas par exemple
pour les piles, batteries et huiles de vidange) ou la
valorisation énergétique (peintures, solvants…) dans des
incinérateurs dotés de systèmes de traitement de fumées
adaptés.
Les DEEE sont orientés vers le recyclage. Dans le détail,
sur les 5 824 tonnes collectées, on peut considérer que :
› la valorisation matière a concerné 4 694 tonnes (80,6 %),
› 431 tonnes ont été valorisées énergétiquement (7,4 %),
› 699 tonnes ont été envoyées en stockage (12,0 %).
LES TONNAGES
DE DÉCHETS
VERTS (VÉGÉTAUX)
COLLECTÉS SONT
EN BAISSE :
- 10 %
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 35ZOOM SUR LE RECYCLAGE
DES EMBALLAGES ET PAPIERS
ISSUS DE LA COLLECTE SÉPARÉE
Les résultats :
baisse des performances
Une fois collectés, les emballages légers (c’est-à-
dire hors verre) et les papiers triés par les habitants
sont transportés jusqu’aux centres de tri. Ils sont alors
séparés par catégorie de matériau, puis expédiés vers
des filières de recyclage. En 2017, quatre centres de
tri ont accueilli la collecte sélective issue des déchets
ménagers du Grand Lyon :
› Pour les emballages légers et papiers en mélange : – Centre de tri Veolia (Rillieux-la-Pape) : 44 009 tonnes,
– Centre de tri Nicollin (Saint-Fons) : 20 057 tonnes,
› Pour les papiers de Quincieux collectés en apport volontaire :
– Jusqu’à juillet 2017 : société Coved (Irigny) : 19 tonnes
– À partir de juillet 2017 : société RDS (réception à
Vénissieux et tri à L’Horme) : 16 tonnes.
Soit 64 102 tonnes de déchets issues de la collecte
sélective pour 40 636 tonnes orientées vers le recyclage.
Dans les centres de tri, les refus, erreurs de tri des
habitants, sont séparés des matériaux recyclables.
En 2017, ils ont été majoritairement dirigés vers la
valorisation énergétique dans l’une des deux UTVE* de
la Métropole (16 851 tonnes). En période de délestage
des 2 UTVE, 91 tonnes ont dû être orientées vers des
usines d’incinération extérieures à la Métropole et 3 291
tonnes vers une Installation de Stockage de Déchets Non
Dangereux (ISDND). Les refus de tri volumineux, quant
à eux, sont isolés des autres refus car ils ne peuvent
pas être traités en UTVE, en raison de leur taille trop
importante. 618 tonnes ont ainsi été dirigées vers la filière
de stockage (ISDND). Enfin, 11 tonnes de gros refus en
plastique ont été orientées vers la valorisation matière.
Les emballages en verre triés par les habitants sont
acheminés vers une plateforme de massification avant
d’être rechargés vers des usines, où ils seront recyclés
en bouteilles de verre après avoir été transformés en
calcin.
QUANTITÉ RECYCLÉE
(HORS VERRE)
› 40 636 tonnes
REFUS DE TRI
› 20 863 tonnes
FREINTE*
› 1 048 tonnes
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
36 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSQuantité recyclée par matériau issus de la collecte sélective (en tonnes)
Les matériaux recyclés provenant de la collecte
séparée des papiers et emballages (hors verre) baissent
considérablement (- 2 811 tonnes). Dans le détail, c’est la
quantité de papiers recyclés et plus particulièrement le
flux Journaux-Revues-Magazines (JRM) qui accusent la
plus forte baisse (- 2 933 tonnes).
Cette tendance est bien supérieure à celle constatée sur
le gisement mis sur le marché, du fait du développement
de supports numériques. Cette forte baisse peut, en
partie, s’expliquer par les exigences renforcées des
filières de recyclage, liées au contexte mondial difficile,
en 2017.
La quantité de verre recyclé augmente de nouveau
(+2 %).
Matériaux Tonnage recyclé en 2015 Tonnage recyclé en 2016 Tonnage recyclé en 2017 Évolution 2016-2017
Emballages en acier 908 1 064 928 - 12,8%
Emballages en aluminium 116 190 134 - 29,5%
Emballages en papier/carton 10 219 12 138 12 512 +3,1%
Briques alimentaires 733 595 406 -31,7%
Emballages en plastique 2 927 2 952 3 082 +4,4%
Emballages en verre 26 265 30 102 30 681 +1,9%
Papiers 28 786 26 505 23 572 -11,1%
Sous-total emballages
(légers + verre) 41 168 47 041 47 742 +1,5%
Sous-total emballages
et papiers (hors verre) 43 689 43 444 40 633 -6,5%
Total avec les papiers 69 954 73 546 71 313 -3,0%
Objectif national :
le recyclage de 75 %
des emballages
Pour le calcul des performances de recyclage, le
gisement de déchets peut être estimé selon 2 sources :
› estimation à l’échelle nationale par l’organisme CITEO2,
› estimation à l’échelle locale, suite à l’étude de caractérisation des ordures ménagères (MODECOM*)
menée en 2012 sur le Grand Lyon.
Dans un souci d’homogénéité nationale, CITEO a établi
une méthodologie pour le calcul du taux moyen de
recyclage. C’est cette méthodologie qui a été suivie
dans ce rapport. Ainsi, sont prises en compte les tonnes
recyclées de :
› emballages en plastique, carton, papier, verre, acier et aluminium issus de la collecte sélective,
› acier et aluminium issus des mâchefers d’incinération des DMA, à hauteur de 50 % de leur poids,
› emballages en carton issus des déchèteries, à hauteur de 28 % du total de fibreux collecté par la collectivité.
La formule de calcul du taux de recyclage est :
1. La loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, dit « Grenelle 1 », a été promulguée le 3 août 2009. 2. Suite à la publication de l’arrêté du 23 août 2017, la Métropole a pris acte de la fusion des sociétés EcoFolio et Eco-Emballages sous la nouvelle entité SREP SA. La SREP SA a adopté en septembre 2017 la marque commerciale Citeo : elle reprend les engagements pris par les 2 anciens éco-organismes dans le cadre de leurs agréments respectifs. Eco-Emballages était l’éco-organisme agréé pour la filière des emballages ménagers, agrément 2011-2016 prolongé en 2017. EcoFolio était l’éco-organisme de la filière papiers graphiques.
Estimation des gisements de déchets
Gisement
CITEO
Gisement
MODECOM
Emballages
acier / alu 6,474 5,520
Emballages
carton / papier 15,259 30,830
Emballages
plastique 16,816 5,980
Emballages verre 34,480 30,030
Total 73,029 72,360
4
Perf. métaux
Gist. métaux
Perf. Papiers – cartons
Gist. Papiers – cartons
Perf. plastiques
Gist. plastiques
Perf. verre
Gist. verre
LA LOI
GRENELLE 11
FIXE L’OBJECTIF
D’ATTEINDRE UN
TAUX DE RECYCLAGE
DES DÉCHETS
D’EMBALLAGES DE
75 %
Ces chiffres ne tiennent pas compte des éventuels stocks de matière en attente d’évacuation par les centres de tri.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 37Le taux moyen de recyclage est donc respectivement
de 46,1 % (CITEO) et 48,7 % (MODECOM). Dans les 2 cas,
des efforts doivent être fournis pour tendre à l’objectif du
Grenelle. La quantité recyclée en kg par habitant est en
baisse par rapport à 2016 mais supérieure aux résultats
de 2015 (voir taux de recyclage ci-après).
Au regard des chiffres du MODECOM, les performances
de recyclage du verre, des plastiques, de l’aluminium
et de l’acier sont meilleures que si l’on se rapporte au
gisement national. En revanche, pour les emballages en
carton et papier, le taux est moins bon.
Le taux de recyclage du verre est proche de l’objectif de
75 % (gisement MODECOM).
2017
Tonnage
recyclé
Performance
(en kg/hab.)
Perf. /
gisement
CITEO
Perf. /
gisement
MODECOM
Emballages
acier / alu 3 937,088 2,872 48,3% 56,6%
Emballages
carton / papier 12 917,950 9,424 61,8% 30,6%
Emballages
plastique 3 081,625 2,248 13,4% 37,7%
Emballages
verre 30 680,730 22,384 64,9% 74,5%
Total 50 617,393 36,929 46,1% 48,7%
Les résultats 2015 et 2016
2015 2016
Tonnage
recyclé
Performance
(en kg/hab.)
Perf. /
gisement
CITEO
Perf. /
gisement
MODECOM
Tonnage
recyclé
Performance
(en kg/hab.)
Perf. /
gisement
CITEO
Perf. /
gisement
MODECOM
Emballages
acier / alu 3 702,470 2,769 42,8% 50,2% 4 125,788 3,046 47,1 % 55,2 %
Emballages
carton /
papier
13 359,879 9,992 65,5% 32,4% 13 715,604 10,126 66,4 % 32,8 %
Emballages
plastique 2 926,978 2,189 13% 36,6% 2 952,359 2,180 13,0 % 36,4 %
Emballages
verre 26 265,160 19,645 57% 65,4% 30 102,000 22,224 64,5 % 74,0 %
Total 46 254,487 34,596 44,6 % 46,2 % 50 895,751 37,576 47,7 % 49,6 %
Les performances de recyclage par matériau, selon la formule de calcul de CITEO :
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
38 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSSYNTHÈSE : LE RECYCLAGE
DES DÉCHETS MÉNAGERS
ET ASSIMILÉS
Le tableau de synthèse ci-dessous indique la quantité
de déchets directement orientés vers le recyclage,
par provenance.
157 868 tonnes de déchets ont été orientées vers le
recyclage en 2017, soit une baisse de 1,9 % (environ 3 050
tonnes de moins) par rapport à 2016.
La majorité des déchets provient des déchèteries (54 %),
26 % des centres de tri et plus de 19 % des silos à verre.
Déchets ménagers et assimilés orientés vers le recyclage (en tonnes)
Déchets
Total 2015 Total 2016 Total 2017
Détail 2017 par type de collecte Évolution 2016-2017
Déchèteries Silos verre Centres de tri Autres collectes % En tonne
Verre 26 265 30 102 30 681 - 30 681 - - +1,92 % +578
Cartons 15 060 17 126 17 464 4 938 - 12 512 14 +1,97 % +337
Briques
alimentaires
733 595 406 - - 406 - -31,72 % -189
Papier 31 989 29 628 26 680 3 100 - 23 572 9 -9,95 % -2 947
Acier 908 1 064 928 - - 928 - -12,85 % -137
Aluminium 116 190 134 - - 134 - -29,63 % -56
Plastique 2 927 2 952 3 082 - - 3 082 - +4,38 % +129
Bois 18 077 16 478 15 990 15 952 - - 38 -2,97 % -489
Métaux en
mélange
6 567 6 630 6 466 6 454 - - 12 -2,47 % -164
Plâtre 3 752 3 644 3 763 3 763 - - - +3,27 % +119
Piles 30 34 33 33 - - - -5,73 % -2
Batteries 101 113 94 94 - - - -16,78 % -19
Fenêtres 35 36 47 47 - - - +31,06 % +11
Huiles de
vidange
139 138 142 142 - - - +2,58 % +4
DEEE 5 746 6 036 5 850 5 824 - 4 22 -3,08 % -186
Meubles 6 668 9 388 12 663 12 635 - - 28 +34,89 % +3 275
Textiles 277 485 609 608 - - 1 +25,47 % +124
Gravats 241 3 669 3 573 3 573 -2,60 % -95
Déchets
végétaux
30 038 32 610 29 263 28 621 - - 642 -10,26 % -3 346
Total 149 669 160 921 157 868 85 784 30 681 40 636 767 -1,90 % -3 053
La provenance des matériaux
Déchèteries : 54 %
Silos verre : 19 %
Centre de tri : 26 %
Collectes ponctuelle : 1 %
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 39Sur les 310 504 tonnes d’ordures ménagères résiduelles
produites, 300 445 ont été orientées vers la valorisation
énergétique dans les deux UTVE appartenant à la
Métropole et 1 448 tonnes dans une usine d’incinération
extérieure (à Védène et Bourgoin-Jallieu).
Suite au tri effectué en centres de tri, les refus ont
été majoritairement réorientés vers la valorisation
énergétique :
› dans les deux UTVE de la Métropole : 16 851 tonnes,
› dans les usines de valorisation de Védène et Bourgoin- Jallieu : 91 tonnes délestées des UTVE de la Métropole.
L’incinération de ces déchets ménagers et assimilés
a engendré la production de résidus d’incinération.
Seuls sont données ici les tonnages issus des deux UTVE
métropolitaines. Les 317 296 tonnes de DMA
de la Métropole de Lyon représentent 82,40 % des
déchets traités sur ces sites.
Le tonnage théorique de résidus de traitement imputable
aux seuls DMA de la Métropole est donc estimé dans le
tableau ci-dessous proportionnellement au taux des DMA
dans les entrants.
Estimation de résidus de traitement des DMA de la Métropole en 2017 (en tonnes)
LA VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
DES DÉCHETS MÉNAGERS
ET ASSIMILÉS
1 - Métaux ferreux issus des mâchefers (extraction directe en UTVE) (1) 3 669
2 - Mâchefers envoyés aux plateformes de maturation (après valorisation
énergétique) (2)
61 125
dont métaux ferreux issus des mâchefers
(extraction sur les plateformes de maturation)
1 362
dont métaux non ferreux issus des mâchefers
(extraction sur les plateformes de maturation)
691
dont Mâchefers valorisés en sous-couches (remblais) 53 897
Mâchefers envoyés en stockage suite à analyses 0
Total mâchefers produits (1+2) 64 794
dont traitement en valorisation matière 59 619
96,7 % des ordures
ménagères
produites ont été
incinérées dans
les 2 UTVE
de la Métropole.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
40 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLes déchets collectés par la Métropole de Lyon sont
traités dans différentes installations.
Après tri ou après traitement, il reste une part de déchets
ultimes à enfouir en Installation de Stockage des
Déchets : Inertes (ISDI*), Non Dangereux (ISDND*),
ou Dangereux (ISDD*).
Le stockage est la solution ultime pour les déchets
non valorisables. Pour toutes les catégories enfouies,
l’ensemble des déchets est acheminé vers des
installations de stockage privées (voir détail en page 48).
Les déchets ménagers
orientés vers un site
de stockage après tri
à la source : une légère
hausse des volumes
Les encombrants de déchèterie ont augmenté de
335 tonnes en 2017, ce sont donc 18 241 tonnes
d’encombrants qui ont été orientées vers une ISDND
(contre 17 906 t. en 2016). Ce tonnage reste cependant
inférieur au niveau 2015 (18 596 t.) et des années
antérieures.
En centre de tri, les refus de tri de gros volume ne peuvent
être orientés vers la filière de valorisation énergétique. Ces
déchets sont donc isolés et dirigés vers le stockage
(618 t.).
En 2017, le stockage est resté la seule solution
de traitement pour ces déchets.
Les déchets ménagers
orientés directement vers
un site de stockage suite
au délestage des UTVE :
la solution ultime
Les capacités des deux installations de valorisation
énergétique présentes sur le territoire permettent
d’éviter de traiter les ordures ménagères en installation
de stockage, sauf en cas d’arrêt pour des raisons de
maintenance ou tout autre incident. Dans ce cas, la
valorisation énergétique sur des installations en dehors
de la Métropole est privilégiée.
Si elle n’est pas possible, une partie des ordures
ménagères doit alors être délestée et orientée
directement vers une ISDND. En 2017, le traitement en
ISDND a été nécessaire pour 8 610 tonnes d’ordures
ménagères (soit 2,8 % des OM collectées) et 3 291 tonnes
de refus de tri.
LE TRAITEMENT EN
INSTALLATION DE STOCKAGE
DES DÉCHETS* (ISD)
+ 335
tonnes D’ENCOMBRANTS
ORIENTÉS VERS
UNE INSTALLATION
DE STOCKAGE (PAR
RAPPORT À 2016)
DÉLESTAGE :
8 610
tonnes D’OM STOCKÉES
EN 2017
ET 3 291 TONNES
DE REFUS DE TRI
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 41Les déchets résultant
d’un site de traitement
En 2017, l’indice de réduction des quantités de déchets
non dangereux* non inertes admis en installations de
stockage avec une base 100 en 2010 est de -19 %
(38 190 tonnes ont été traitées en ISDND en 2010).
Cet indice était de -41 % en 2016. La baisse des
performances est liée au recours au stockage lors des
périodes de délestage des deux UTVE de la Métropole
(11 901 tonnes de DMA ont ainsi été stockées en 2017
contre 1 289 tonnes, en 2016, soit 10 612 tonnes de plus).
L’objectif de la Loi de transition énergétique est de
réduire de 30 % les quantités de déchets non dangereux
non inertes admis en installation de stockage en 2020
par rapport à 2010. Les résultats 2017 démontrent bien
que l’atteinte de l’objectif est directement dépendante
des conditions technico-économiques du moment. En
cas de délestage sur une UTVE, si les UTVE extérieures
en contrat avec la Métropole n’ont pas de disponibilité
(de vide de four), le recours au stockage est la solution
ultime.
Stockage : quantité de déchets issus de la collecte des DMA de la Métropole (en tonnes)
2010 2015 2016 2017
EN ISDD (REFIOM ISSUS DE LA VALORISATION
ÉNERGÉTIQUE) 6 083 3 465 3 545 3 093
EN ISDND (ENCOMBRANTS, OMR*, REFUS DE TRI,
MÂCHEFERS) 38 190 22 663 22 528 30 771
dont déchets orientés vers stockage suite au
délestage des UTVE Lyon Nord et / ou Lyon Sud : 3 590 1 289 11 901
dont ordures ménagères 3 172 694 8 610
dont refus de tri 418 595 3 291
dont déchets directement orientés
vers le stockage : 19 073 21 239 18 870
dont encombrants de déchèteries 18 596 17 906 18 241
dont refus de tri encombrants 459 576 618
dont déchets amiantés 18 12 11
dont mâchefers non-conformes 0 2 745 0
EN ISDI (GRAVATS NON VALORISÉS) 23 263 24 633 18 071 17 985
Total des déchets stockés 67 536 50 761 44 144 51 849
Les installations
de stockage gérées
par la Métropole
L’ISDI SITUÉ À GENAS
Les derniers apports de gravats ont eu lieu en août 2013,
marquant la fin de l’enfouissement de déchets sur le
site. Le réaménagement du site est désormais achevé.
La post-exploitation du site comprend l’entretien des
espaces verts avec la lutte contre les plantes invasives,
le traitement du biogaz et une surveillance des rejets
(biogaz et lixiviats).
L’ISDND SITUÉ À RILLIEUX-LA-PAPE
Ce site n’accueille plus de déchets depuis fin 2004, il
est passé en phase de post-exploitation en 2007 et fait,
depuis, l’objet d’un suivi régulier. Une unité de traitement
du biogaz permet de réduire les émissions de gaz à effet
de serre dans l’atmosphère.
3 093 tonnes
de résidus
d’incinération
(REFIOM)
ont été enfouis
- 13 % par rapport
à 2016
30 771 tonnes
de DMA stockées
en 2017
+ 37 % par rapport
à 2017
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
42 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLES SITES
DE TRAITEMENT
Les 2 unités de traitement
et valorisation énergétique
de la Métropole :
Gerland et Rillieux-la-Pape
La Métropole de Lyon possède deux unités de traitement
et valorisation énergétique (UTVE) des ordures
ménagères résiduelles, qui ont été mises en service en
1989. Elles sont toutes les deux certifiées ISO 14 001 pour
le suivi des performances environnementales.
L’une est située dans le 7e arrondissement de Lyon,
dans le quartier de Gerland, au port Édouard-Herriot
(UTVE Lyon sud). Elle est propriété du Grand Lyon et est
exploitée en régie par du personnel métropolitain.
L’autre se trouve sur la commune de Rillieux-la-Pape
(UTVE Lyon nord), construite et exploitée par la société
VALORLY (SITA - Suez Environnement), dans le cadre d’un
contrat de délégation de service public d’une durée de
trente ans.
La capacité totale des deux sites est de 380 000 à
400 000 tonnes par an.
Le schéma ci-dessous présente le procédé industriel en
place à l’UTVE Lyon sud. Celui de l’usine Lyon nord est
sensiblement identique.
Le process de Valorisation énergétique de l’usine Lyon Sud
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 43En 2017, 247 384 tonnes de déchets ont été traitées à
l’usine Lyon sud. Le temps de fonctionnement cumulé
des trois lignes d’incinération a légèrement diminué cette
année, tout en restant à un niveau très satisfaisant. Cette
légère baisse de traitement s’explique par une durée des
opérations de maintenance plus élevée qu’en 2016.
Le résultat 2017 de l’usine Lyon Nord a quant à lui été
marqué par un incident imposant l’arrêt d’une des deux
lignes d’incinération en avril 2017 pendant 7 semaines.
Après une année 2016 de référence en termes de
disponibilité et de rendements des équipements, le
fonctionnement de l’usine a suivi cet élan jusqu’en avril
2017. Il a été ensuite pénalisé par l’explosion d’une trémie
d’alimentation de four sans aucune conséquence autre
que matérielle.
Le site a dû mettre en œuvre des moyens de secours pour
détourner les ordures ménagères sur d’autres filières de
traitement et assurer la bonne réception des déchets sur
le site.
Malgré tout, les résultats techniques et
environnementaux de l’usine Lyon Nord, rapportés
à la tonne incinérée, restent honorables et proches
du nominal atteint l’année précédente.
L’usine Lyon sud a maintenu une capacité de vide
de four, en prenant en charge des déchets qui ne
relèvent pas de sa compétence directe, mais qui sont
tous produits sur son territoire géographique. Ce sont
des déchets dits d’activité économique, assimilables
aux déchets ménagers, dont le traitement est compatible
avec les installations de l’UTVE Lyon sud.
La part de ces déchets dans les tonnages incinérés
a diminué par rapport à 2016 et représente
26 000 tonnes (-8%). L’apport d’un flux régulier
de déchets est un moyen d’optimiser le fonctionnement
des unités d’incinération et de valorisation énergétique
et d’obtenir un traitement plus rentable, techniquement
et financièrement.
LES TONNAGES RÉCEPTIONNÉS ET INCINÉRÉS
Origine des déchets réceptionnés pour incinération sur les 2 sites métropolitains
Type de déchets
Total 2015 Total 2016
2017
Lyon sud Lyon nord Total 2017
Collecte d’ordures ménagères 301 779 308 326 175 101,02 134 127,29 309 228,31
Ébouage* (y compris feuilles) 6 115 6 150 4 825,98 819,26 5 645,24
Corbeilles de propreté 3 891 4 350 3 649,86 621,71 4 271,57
Marchés alimentaires et forains 7 534 7 546 7 602,00 1,94 7 603,94
Collectes privées 31 562 28 447 26 208,48 0,00 26 208,48
Grand Lyon : autres directions 2 445 2 615 2 339,64 446,44 2 786,08
Communes extérieures au Grand
Lyon 21 067 21 496 21 359,36 0,00 21 359,36
Refus de tri 17 386 17 622 6 297,20 10 591,40 16 888,60
Total 391 779 396 553 247 383,54 146 608,04 393 991,58
Tonnage des déchets incinérés avec valorisation énergétique
Données en tonnes 2015 2016 2017 Évolution 2016-2017
Lyon Sud 247 180 250 839 247 384 -1,4 %
Lyon Nord 141 473 145 714 137 661 -5,5 %
Unités extérieures 5 469 0 1 561 -
Tonnage total incinéré 394 122 396 553 386 605 - 2,5 %
Au total
385 045
tonnes de déchets
ont été valorisés
énergétiquement
dans les 2 UTVE
de la Métropole.
LES DEUX SITES
PEUVENT TRAITER
AU TOTAL JUSQU’À
400 000
tonnes DE DÉCHETS PAR AN
FAIT
MARQUANT
À partir du printemps
2017, le résultat de
l’usine Lyon Nord
a été pénalisé par
l’explosion d’une trémie
d’alimentation de four.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
44 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS1. Le calcul a été modifié en 2017, c’est pourquoi les valeurs 2016 ne sont pas identiques à celles données dans le rapport annuel concerné.
LA PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE
La performance énergétique est le rapport entre la
somme des énergies entrantes (déchets et gaz) et la
somme des énergies valorisées (chauffage, électricité
et vapeur industrielle). Elle traduit la capacité technique
d’une usine d’incinération à fournir de l’énergie
thermique et électrique à partir de la combustion de
déchets.
Cet indicateur est calculé selon la formule précisée
dans la circulaire 09-030 du 30 mars 2009 publié
au Bulletin officiel des douanes le 30 mars 2009.
Pe =
(2,6Eep + 1,1Eth p ) - (2,6Eea + 1,1Etha+Eca)
2,3 T
FCC
Un facteur de correction climatique (FCC) a été intégré au
calcul, à compter de 2017. La méthode appliquée est celle
définie dans l’annexe VI de l’arrêté du 3 octobre 2012 et
modifié par l’arrêté ministériel du 28 décembre 2017 puis
complété par les précisions de calculs communiquées
par les douanes. Le FCC pour les installations en
exploitation et autorisées, conformément à la législation
de l’Union en vigueur, avant le 1er septembre 2015 a été
fixé à 1,089. De plus, le seuil minimal de performance
énergétique permettant de reconnaitre une usine
d’incinération comme une unité de valorisation a été
revalorisé à 65 % au lieu de 60 %.
Performance énergétique des UTVE
UTVE Lyon Sud UTVE Lyon Nord
Année 2016 2017 2016 2017
Ancienne règle de calcul – seuil 60 % (sans FCC) 74,0 % - 55,0 % -
Calcul en vigueur – seuil 65% (avec FCC) 80,6 % 1 80,2 % 59,9 %1 66,0 %
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 45LA FOURNITURE ÉNERGÉTIQUE
DES RÉSEAUX DE CHAUFFAGE URBAIN
Malgré un tonnage incinéré légèrement en baisse,
l’UTVE Lyon sud a valorisé une quantité de chaleur de
239 781 MWh sur le réseau de chauffage urbain « Centre
Métropole », soit +1 % par rapport à 2016. Ce bon résultat
est, en partie, dû aux conditions climatiques sur 2017 et
également à une communication renforcée entre les deux
exploitants UTVE / Réseau « Centre Métropole », à travers
les nouvelles conditions du contrat de DSP du réseau de
chauffage, confiée à ELM (Dalkia) depuis le
1er janvier 2017.
L’UTVE Lyon Nord est également le fournisseur principal
d’un réseau de chauffage urbain, celui de Rillieux-la-
Pape. Sur ce réseau, une chaufferie au bois AMBREA
vient compléter la part d’énergie renouvelable fournie par
l’usine sur le réseau en cas de demande importante, pour
assurer une part supérieure à 50 %. La vente de chaleur
produite par l’UTVE Lyon Nord au réseau de chauffage
urbain a représenté 84 892 MWh en 2017 (+1,9%), un
chiffre toujours en augmentation depuis 2015 du fait de
la fiabilisation des équipements et de l’optimisation de
l’interface UTVE- Réseau de chauffe.
LA PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ
En parallèle de la production de chaleur, la vapeur
produite est également valorisée sous forme d’électricité.
En 2017, l’UTVE Lyon Sud a atteint une production
électrique de 64 317 MWh, couvrant pour moitié sa propre
consommation et revendant le surplus. La production
électrique vendue sur le réseau en 2017 s’élève à 30 369
MWh, ce qui représente la consommation électrique
annuelle moyenne de 12 150 foyers (équivalent foyer
moyen 2 500 kWh/an hors chauffage et eau chaude).
Cette légère baisse, par rapport à 2016, est due à un
arrêt de 5 semaines de l’une des turbines suite à casse
matérielle, mi-août 2017. Cet arrêt a été en partie
compensé par un niveau de production élevé sur le
restant de l’année.
Depuis janvier 2015, l’usine Lyon sud est inscrite sur le
registre français des garanties d’origine de l’électricité,
ainsi pour l’année 2017, 15 184 MWh ont reçu un
complément de valorisation en tant qu’énergie certifiée
d’origine renouvelable.
En 2017, l’UTVE Lyon Nord a produit 35 861 MWh
électriques, dont 15 249 MWh ont été utilisés pour le
fonctionnement des installations. 20 612 MWh ont été
vendus sur le marché libre de vente d’électricité. Une
baisse de la production est à noter sur 2017 du fait de
l’arrêt de maintenance majeure obligatoire qui s’est tenu
en mars 2017. La part réinjectée sur le réseau d’électricité
correspond à l’équivalent de la consommation annuelle
de 8 240 foyers moyens.
PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE ET TGAP*
La performance énergétique intervient également sur le
niveau de la Taxe générale sur les activités polluantes
(TGAP) acquittée sur chaque tonne de déchets incinérée.
Pour bénéficier de la réduction maximale de la TGAP,
les installations doivent répondre aux 3 critères de
performance retenus :
› la valeur de rejet des oxydes d’azote inférieure à 80 mg/Nm³ ;
› la certification ISO 14 001* ;
› le taux de performance énergétique qui doit être supérieur ou égal à 65%.
Avec le maintien de la certification environnementale ISO
14 001, l’UTVE Lyon sud remplit ces trois critères. L’usine
Lyon Nord remplissait déjà les 2 premiers critères en 2016
et, en 2017, atteint également le taux de performance
énergétique. La performance énergétique de L’UTVE Lyon
Nord a augmenté chaque année depuis 2015 grâce aux
travaux de fiabilisation des équipements, à l’optimisation
de la fourniture d’énergie sur le réseau de chauffage
et depuis 2017, à la mise en place de comptages
complémentaires permettant d’intégrer les quantités
d’énergie autoconsommées par le process dans le calcul
du taux. Ainsi, l’usine Lyon Nord bénéficie également de
cette minoration pour 2017 en respectant les 3 critères de
performance.
Les deux UTVE
ont valorisé
respectivement
1 % (Lyon sud)
et
1,9 % (Lyon nord)
de chaleur en plus
sur les réseaux de
chauffage urbain
Les deux UTVE
ont produit
l’équivalent de la
consommation de
20 390
foyers en électricité.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
46 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSMâchefers produits en 2017 sur l’ensemble des déchets réceptionnés (en tonnes)
Métaux ferreux extraits directement en UTVE 4 149
Mâchefers envoyés aux plateformes de maturation
(après valorisation énergétique)
69 118
dont métaux ferreux extraits sur les plateformes de
maturation
1 541
dont métaux non ferreux extraits sur les plateformes de
maturation
781
dont Mâchefers valorisés en sous-couches (remblais) 60 945
Total mâchefers produits 73 267
dont traitement en valorisation matière 67 415
RÉSIDUS D’ACTIVITÉ : REFIOM ET MÂCHEFERS
L’incinération de déchets ménagers et assimilés est
génératrice de nouveaux types de déchets, les résidus
de traitement. Les résidus solides d’incinération sont
principalement des mâchefers, résidus incombustibles
(verre, cailloux, métaux) récupérés en sortie des fours.
Les Résidus d’Épuration des Fumées (REFIOM) sont
produits en moindre proportion lors du dépoussiérage des
fumées (cendres) et du traitement des eaux de lavage des
fumées (gâteaux).
À leur tour, ces résidus sont traités dans des filières
adaptées.
En 2017, 7 185 tonnes de REFIOM (suies et gâteaux)
ont été produites dans les UTVE Lyon nord et Lyon sud.
Ce sont des déchets ultimes orientés pour leur grande
majorité vers l’Installation de Stockage de Déchets
Dangereux (ISDD) de Bellegarde (Gard) et Drambon (Côte
d’Or). Par ailleurs, 51% de la production de suies (3 687
tonnes) a été valorisée en Allemagne pour le comblement
de cavités d’extraction de sel (valorisation matière -
remblaiement).
Les mâchefers d’incinération subissent un premier tri
des métaux ferreux sur site. Ils sont ensuite dirigés vers
une plateforme de maturation pour en extraire les métaux
ferreux et non ferreux (aluminium) résiduels, et les
préparer à la valorisation en achevant la dégradation de
la matière organique à l’air libre.
De l’usine à la destination finale en sous-couche routière,
la traçabilité est assurée grâce à un plan d’assurance
qualité. Les quantités de mâchefers produites et
envoyées sur les plateformes sont directement
proportionnelles aux quantités de déchets incinérés.
Sur une année classique, hors incident majeur, la
production sur les deux usines reste relativement stable
et varie entre 70 000 et 85 000 tonnes qui se répartissent
sur les deux plateformes actuelles. En 2017, 69 118 tonnes
ont été produites.
L’acier issu de l’incinération baisse par rapport à 2016
(- 581 tonnes, - 9 %) alors que l’aluminium augmente
légèrement (+81 tonnes, +12%).
Après maturation, les sorties de mâchefers en vue d’être
valorisés dépendent des débouchés contractualisés
par les exploitants des plateformes. Ce fonctionnement
explique les écarts entre les tonnages entrants et
sortants sur une même plate-forme sur une année. La
Métropole est particulièrement attentive à l’évolution
de cette filière et travaille à élargir les débouchés de
valorisation sur son périmètre immédiat. En 2017,
2 chantiers en maitrise d’ouvrage métropolitaine ont
intégré la valorisation de mâchefers en remblais pour un
tonnage de 2 265 tonnes.
En parallèle, la direction adjointe « Déchets » continue
de participer, avec les autres collectivités membres de
COVADE* (Coopération de Valorisation des Déchets), à
des réflexions sur de nouvelles voies de valorisation des
mâchefers. En 2017, ce sont 60 945 tonnes de mâchefers
qui ont été valorisées en sous-couche-routière, soit 17 %
de plus qu’en 2016.
69 118 tonnes
DE MÂCHEFERS
ONT ÉTÉ PRODUITES
60 945 tonnes
DE MÂCHEFERS
VALORISÉES
EN SOUS-COUCHE-
ROUTIÈRE (+17 %)
7 185 TONNES
DE RÉSIDUS DE
FUMÉES ONT ÉTÉ
PRODUITES PAR LES
DEUX UTVE
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 47Les autres sites de transfert et de traitement
VILLE TONNAGE
VERS VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
QUAI DE TRANSFERT
Déchets de la collecte d’ordures ménagères, avant départ vers l’UTVE Lyon Sud Givors (69) 8 507
INCINÉRATION
Usine d’incinération de Védène Védène (84) 987
Usine d’incinération de Bourgoin-Jallieu Bourgoin-Jallieu (38) 496
MATURATION DU MÂCHEFER
Plate-forme de maturation LELY Saint-Quentin-sur-Isère (38) 15 985
Plate-forme de maturation MODUS - VALORIS (MOULIN TP) Bourgoin-Jallieu (38) 20 568
Plate-forme de maturation PERRIER TP Saint-Priest (69) 32 565
VERS STOCKAGE
QUAIS DE TRANSFERT AVANT DÉPART VERS ISD
SUEZ (reprise d’encombrants, déchets d’ébouage, refus de tri, ordures ménagères, pour stockage majoritaire)
Quincieux, Saint-Fons et Vaulx-en-Velin (69) 25 073
RHÔNE ENVIRONNEMENT (reprise d’amiante pour stockage) Saint-Genis-Laval (69) 11
PLATEFORME D’ÉGOUTTAGE AVANT DÉPART VERS ISD
SITES DU GRAND LYON (déchets de balayage mécanisé) Givors, Rillieux-la-Pape et Villeurbanne (69) 7 276
NICOLLIN (déchets de balayage mécanisé) Saint-Fons (69) 2 988
INSTALLATION DE STOCKAGE DES DÉCHETS
ISDD ECOSPACE (traitement de REFIOM) Vaivre-et-Montoille (70) 255
ISDD BELLEGARDE (traitement de REFIOM) Bellegarde (30) 959
ISDD SUEZ (traitement de REFIOM) Drambon (21) 2 284
ISDND SUEZ (mâchefers non conformes, déchets de balayage égouttés, refus de tri) Satolas (38) 7 731
ISDND SUEZ SATROD (déchets du nettoiement, ordures ménagères, refus de tri) Roche-la-Molière (42) 7 977
ISDND NICOLLIN (déchets de balayage égouttés, déchets d’ébouage,
ordures ménagères)
Saint-Romain-en-Gal (69) 3 153
VERS VALORISIATION MATIÈRE – RECYCLAGE (régénération ou réutilisation)
QUAI DE TRANSFERT
Déchets issus de la collecte sélective, avant départ vers centre de tri Nicollin Givors (69) 1 527
CENTRE DE TRI DES DÉCHETS ISSUS DE LA COLLECTE SÉLECTIVE
Centre de tri NICOLLIN Saint-Fons (69) 20 053
Centre de tri VEOLIA Rillieux-la-Pape (69) 44 000
Centre de tri COVED (silos papier de Quincieux) Irigny (69) 19
Centre de tri RDS (silos papier de Quincieux) Vénissieux (69) puis L’Horme (42) 16
VERRE
GUERIN (plateforme de stockage avant départ filière) Saint-Fons (69) 29 688
O-I Manufacturing France - Usine de recyclage du verre Labégude (07), Béziers (34), Veauche (42) 30 681
PAPIERS ET CARTONS
SUEZ RV (recyclage des cartons d’emballages issus de la collecte sélective) - Négoce
Plusieurs papeteries en France et en Europe 12 506
NOVATISSUE (briques alimentaires) Laval-sur-Vologne (88) 406
European Paper Recycling / Norske Skog (papiers issus de la collecte sélective) Golbey (88) 13 292
VEOLIA (reprise des papiers-cartons issus de la collecte sélective et des cartons issus des déchèteries) - Négoce
Plusieurs papeteries en France et en Europe 7 743
NICOLLIN (reprise des papiers-cartons issus de la collecte sélective) - Négoce Plusieurs papeteries en France et en Europe 4 079
COVED (reprise pour recyclage des cartons et papiers collectés en déchèteries) - Négoce
Plusieurs papeteries en France et en Europe 2 431
RDS (reprise pour recyclage des cartons et papiers collectés en déchèteries) - Négoce
Plusieurs papeteries en France et en Europe 3 805
MÉTAUX
PURFER (métaux des : déchèteries, services communautaires, associations...) Saint-Pierre-de-Chandieu (38), après regroupement sur Oullins,
Vaulx-en-Velin et Villefranche (69)
6 680
BAUDELET METAUX (recyclage de l’aluminium issus des mâchefers) Blaringhem (59) 290
BOONE (recyclage de l’acier issu des mâchefers) Différents sites en France 162
CSR (recyclage de l’aluminium issu des mâchefers) Courbevoie (92) 171
EMIRATES (recyclage de l’acier issu des mâchefers) Altavilla (Italie) 45
GALLOO (recyclage de l’aluminium issu des mâchefers) Halluin (59) 116
PREFERNORD (recyclage de l’acier issu des mâchefers) Fretin (59) 221
RDS (recyclage de l’acier issu des mâchefers) Différents sites en France 514
SOFREST (recyclage de l’acier issu des mâchefers) Saint-Dié (88) - siège social 19
SMR (recyclage de l’aluminium issu des mâchefers) Skawina (Pologne) 203
Sites de transfert et de traitement classés par type de traitement
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
48 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSVILLE TONNAGES
VAL’AURA (reprise pour recyclage de l’acier issu des mâchefers) Uckange (57) 4 728
ARCELOR MITTAL (recyclage de l’acier issu de la collecte sélective,
hors Quincieux)
Fos-sur-Mer et Aix-en-Provence (13) 927
REGEAL - AFFIMET (recyclage de l’aluminium issu de la collecte sélective,
hors Quincieux)
Compiègne (60) 134
PLASTIQUES
VALORPLAST (emballages plastiques issus de la collecte sélective, hors Quincieux) 15 usines en France pour 80 % et 100 % en Europe
3 079
BOIS
EGGER (déchèteries, après prétraitement chez Serdex ou Sita) Rambervilliers (88) 10 069
LIGNATEC (déchèteries) Meyzieu (69) 6 211
Association les Rouilleurs Sainte-Foy-lès-Lyon (69) 15
PLÂTRE
PLACOPLATRE (après prétraitement chez Serdex puis Nantet) Chambéry (73) 3 763
FENÊTRES
SERDEX (déchèteries) Chambéry (73) 47
DÉCHETS DANGEREUX DES MÉNAGES
FAURE (recyclage des huiles minérales collectées en déchèteries) Irigny (69) 290
COREPILE (recyclage des piles collectées en déchèteries) 8 usines en France et 3 autres en Europe 33
Rhône-Alpes Argent (reprise des radiographies pour traitement) Genas (69) 3
DÉCHETS D’EQUIPEMENT ÉLECTRIQUES ET ELECTRONIQUES (DEEE)
Filière agréée DEEE : ECO-SYSTEMES > SITA DEEE Feyzin (69), regroupement avant traitement sur différents sites
5 873
Filière agréée RECYLUM (lampes et tubes fluo) Riom (63) 22
AUTRES DÉCHETS
Filière agréée “meubles” : ECO-MOBILIER > SERDEX, VEOLIA, SECONDLY SUD EST, SIBUET
Saint-Priest (69), Meyzieu (69), Flaviac (07),
Chamoux-sur-Gelon (73)
12 663
Filière agréée “textiles” : ECO TLC Paris - Sites non communiqués 609
VERS VALORISATION MATIÈRE – RECYCLAGE - COMPOSTAGE
Plate-forme de compostage RACINE Décines-Charpieu (69) 12 378
Plate-forme de compostage RACINE Ternay (69) 9 121
Plate-forme de compostage VALTERRA Anthon ou La Côte-Saint-André (38) 8 704
VERS VALORISATION MATIÈRE – REMBLAIEMENT
Cavités d’extraction de sel (REFIOM) Allemagne 3 687
VERS FILIÈRES MIXTES
QUAIS DE TRANSFERT GRAVATS – AVANT VALORISATION MATIÈRE : REMBLAIEMENT OU RECYCLAGE / STOCKAGE
SERDEX (reprise de gravats) Lyon 7 (69) 23 959
BUTY (reprise de gravats) Vaulx-en-Velin (69) 3 390
RHÔNE ENVIRONNEMENT (reprise de gravats) Saint-Genis-Laval (69) 2 867
ROGER MARTIN (reprise de gravats) Chuzelles (38) 956
DÉCHETS DANGEREUX : VERS USINES DE TRAITEMENT SPÉCIFIQUES (VALORISATION ÉNERGÉTIQUE MAJORITAIRE, RECYCLAGE)
REGROUPEMENT ET PRÉ-TRAITEMENT
SARPI (batteries et déchets ménagers spéciaux) : filières EcoDDS et Grand Lyon La Talaudière (42) 1 552
SITES DE TRAITEMENT DES DÉCHETS DANGEREUX
Périmètre Grand Lyon : SARPI Salaise-sur-Sanne (38) 606
Périmètre de la filière agréée EcoDDS Paris - Sites non communiqués 946
L’ESSENTIEL
TRAITEMENT DES DÉCHETS
Le traitement des déchets comprend la valorisation
matière, la valorisation énergétique et l’élimination en
installation de stockage des déchets. Chaque mode de
traitement peut engendrer la production de nouveaux
déchets qui seront à leur tour traités. Les emballages
légers et les papiers triés par les habitants sont expédiés
vers des filières de recyclage, tout comme ceux en
verre qui sont recyclés en bouteilles. Le stockage est
la solution ultime pour les déchets non valorisables.
La Métropole gère 2 installations de stockage en
post-exploitation et possède 2 unités de traitement et
valorisation énergétique à Gerland et à Rillieux-la-Pape.
Les autres activités de traitement sont gérées par des
entreprises.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 49LA SYNTHÈSE DE LA
GESTION DES FLUX
DES DÉCHETS
44. LA SYNTHÈSE DE LA GESTION DES FLUX DES DÉCHETS
52 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
La gestion des flux des déchets
NETTOIEMENT
COLLECTE MÉTROPOLE DE LYON -
Déchets ménagers et assimilés
› Collectes p
› Grand Lyon
Communes
Corbeilles de propreté : 75 t
Végétaux : 233 t
Encombrants : 535 t
Plateforme de tri : 14 t
Marchés alimentaires : 7 604 t
Corbeilles de propreté : 4 197 t
Ébouage : 5 645 t - Plateforme de tri : 6 482 t
Balayage mécanisé : 6 648 t
Collecte
en décheterie
132 540 t
Collecte des silos
à verre 29 688 t (2)
Alternatives
aux déchèteries
(saisonnières,
River-Tri)
815 t
Collecte des
ordures ménagères
résiduelles
310 504 t
CENTRES DE TRI
(2)
64 102 t 8610 t
69 118 t
de mâchefers
9 079 t
de gravats
USINES DE RECYCLAGE
REMBLAIS
1 541 t d’acier
781 t d’aluminium
12 464
t
17 362 t
301893 t
28 621 t
14 t
230 t
513 t 7 t
1
3 910 t
refus de tri
17 985 t
en ISD
16 947 t
refus de tri
30 681 t
recyclées
(2)
57 163 t
recyclées
60 945 t
de mâchefers matures
40 636 t
recyclées
Collecte sélective
des emballages légers
et papiers 64 102 t
Valorisation matière (recyclage)
Valorisation matière (compostage)
Valorisation énergétique
Valorisation matière (hors recyclage)
Stockage
Traitement spécifique
(1) les chiffres sont arrondis à la tonne
(2) Ces différences s’expliquent
par des variations de stocks
537 647 t
135 742 t
69 118 t
30 575 t
3 687 t
de suies
PLATEFORME
DE MATURATION
PARCS & JARDINS
CENTRES TECHNIQUES
858 t
124 t
4 t4. LA SYNTHÈSE DE LA GESTION DES FLUX DES DÉCHETS 53
rivées : 29208 t
autres directions : 3 527 t
extérieures : 21 359 t
PLATE FORMES
DE COMPOSTAGE
592 t (gâteaux)
INSTALLATIONS DE STOCKAGE DE DÉCHETS
Dont ISDD** : 3 497 t avec
2 905 t de suie
592 t de gâteaux
(résidus traitement
fumées)
Dont ISDI*** : 18 396 t
17 985 t gravats collectés en décheteries
411 t gravats autres direction du Grand lyon
Dont ISDND* : avec 43 862 t
12 464 t issues du nettoiement
18 241 t collectées en déchèteries
12 520 t d’ordures ménagères (dont 3 910 t de refus de tri)
57 t d’autres collectes
11 t d’amiante
535 t parcs et jardins ou centres techniques
34 t issues de la déchèterie fluviale (encombrants)
60 945 t mâchefers matures
9 079 t gravats de décheteries
124 t gravats autres direction du Grand Lyon
3 687 t de suies
UNITÉS DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
642 t
50 328 t
75 t
t 4 t 124 t
411 t en ISDI
57 t en ISDND
130 t
452 t
45 t d’amiante
18 241 t
en ISDND
3 339 t
de mâchefers
DI
2 905 t
de suie
41 t
233 t
535 t
4 149 t
d’acier
*ISDND : Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux
**ISDD : Installation de Stockage de Déchets Dangereux
**ISDI : Installation de Stockage de Déchets Inertes
73 835 t
65 755 t
29 767 t
386 605 t Pour incinération
51 094 t
USINE DE TRAITEMENT
1 466 t (DDS)
S
AUTRES COLLECTES
620 174 Tonnes TOTAL COLLECTE ET NETTOIEMENT DU GRAND LYON 568 222 TONNES
TOTAL GRAND LYON EN 20175. LES ACTIONS POUR LIMITER L’IMPACT DES ACTIVITÉS SUR L’HOMME ET L’ENVIRONNEMENT
54 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
LES ACTIONS POUR
LIMITER L’IMPACT
DES ACTIVITÉS
SUR L’HOMME ET
L’ENVIRONNEMENT
5LES MESURES PRISES
POUR AMÉLIORER
LES CONDITIONS DE TRAVAIL
DES AGENTS EN TERMES
D’HYGIÈNE ET SÉCURITÉ
5. LES ACTIONS POUR LIMITER L’IMPACT DES ACTIVITÉS SUR L’HOMME ET L’ENVIRONNEMENT 55
La Direction Eau et Déchets est engagée dans la
politique santé-sécurité de la Métropole et la décline sur
l’ensemble des activités de gestion des déchets, à l’aide
d’un programme annuel de prévention.
L’année 2017 a marqué l’aboutissement du projet de
nouveau cadre de la collecte, avec comme mesure
emblématique la fin de la pratique accidentogène du
« fini-parti », qui est effective depuis septembre 2017.
Cette évolution majeure s’est déroulée dans de bonnes
conditions, grâce à l’important travail de concertation
préalable réalisé, tant avec les agents qu’avec les
organisations syndicales, mais aussi et surtout grâce
au sens du service public de l’ensemble des agents
de collecte, ainsi que de la forte implication de
l’encadrement à tous les niveaux. La fin du fini-parti a
permis d’amorcer une tendance à la baisse significative
des accidents du travail.
Toujours en lien avec le projet de nouveau cadre de
la collecte, de nouvelles actions ont été initiées ou
poursuivies dans le courant de l’année 2017 :
› L’évolution des vêtements de travail : le nouveau marché permettra de doter dès l’été 2018 les agents de collecte
de vêtements plus légers, plus « respirants » et surtout
en haute visibilité intégrale, ce qui constituera une
amélioration significative pour les agents, tant en termes
de conditions de travail que de prévention du risque
routier
› L’évolution des locaux de travail : la quasi-totalité des aménagements de locaux définis en 2016
(agrandissement de hall de départ, rénovation et
extension de sanitaires, etc.) a été mise en œuvre dans le
courant de l’année 2017
› Les parcours professionnels : l’expérimentation du parcours d’éboueur-conducteur initiée en 2016 est
pérennisée en 2017-2018, avec une deuxième vague
d’une vingtaine d’agents intégrée à celui-ci
› Le matériel : de nombreux tests de matériels visant à améliorer la sécurité et les conditions de travail ont été
initiés en 2017 (barres de maintien chauffantes, caméras
auto-dégivrantes, boîtiers éco-conduite, 2e klaxon).
Le bilan de ces tests permettra, s’ils sont concluants,
d’envisager un déploiement dans les années à venir
En parallèle, des actions de fond se sont poursuivies tout
au long de l’année 2017 :
› Le déploiement, par étapes, auprès de l’ensemble des agents d’actions de formation visant à les « outiller »
dans leurs relations quotidiennes avec les usagers, mais
également en cas de confrontation à un public agressif.
› La réalisation d’aménagements de voirie afin de sécuriser les circuits de collecte :
– suppression de marche arrière ou de manœuvres
dangereuses,
– facilitation de la manipulation des bacs par la création
d’aires de présentation et/ou d’abaissements de trottoirs
› Le maintien en conformité des équipements de travail (réalisation de contrôles périodiques, traitement des
réserves).
› Le contrôle des ambiances de travail (mesures d’exposition au bruit, aux produits chimiques).
› La réalisation de plans de prévention, protocoles de sécurité et conventions visant à maîtriser les risques
de co-activité avec des entreprises tierces, ou en cas
d’intervention sur des sites privés.
› L’évaluation des risques professionnels, l’analyse des accidents pour proposer des mesures correctives, le
traitement des signalements d’anomalies et les réponses
aux rapports d’inspection de sécurité.
Par ailleurs, la Métropole s’implique dans la préservation
de la santé des salariés des entreprises extérieures.
En particulier, deux évolutions intégrées dans le
renouvellement des marchés de collecte fin 2016 ont été
mises en œuvre de manière effective en mai 2017 :
› l’obligation de mettre en œuvre annuellement un programme d’actions de prévention des risques
professionnels et d’amélioration des conditions de travail,
› l’interdiction de la pratique du “fini-parti”, à l’instar de ce qui a été fait sur le périmètre régie.5. LES ACTIONS POUR LIMITER L’IMPACT DES ACTIVITÉS SUR L’HOMME ET L’ENVIRONNEMENT
56 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Vêtements respirants, barres de maintien
chauffantes, aménagement des locaux de
travail, fin du « fini-parti »… La Métropole
a encore amélioré la sécurité des agents
de collecte. Le transport des déchets a
de plus en plus recours aux véhicules au
gaz naturel ou au rail. Enfin, en plus des
matières recyclées, les déchets de la
Métropole produisent de l’électricité verte
ou évitent des émissions de gaz à effet de
serre.
LES ACTIONS POUR LIMITER
L’IMPACT SUR LA SANTÉ
ET L’ENVIRONNEMENT
À la collecte
Dans le cadre du plan oxygène de la Métropole de Lyon
et en application de la loi de transition énergétique, une
obligation de déploiement de véhicules “propres” a été
intégrée au renouvellement des marchés de collecte,
effectifs à compter du 22 mai 2017. Cette évolution vise
le déploiement progressif d’un parc composé à 90 % de
véhicules GNV sur les communes de Bron, Lyon, Tassin-
la-Demi-Lune, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne. Fin 2017,
47 BOM au GNV étaient en circulation.
En parallèle, les équipages de collecte en régie se dotent
également de véhicules GNV, à partir de 2018.
Dans les unités
de valorisation énergétique
Les deux unités de traitement et valorisation des déchets
de la Métropole sont certifiée ISO 14 001. Chaque année
un audit de surveillance est réalisé dans chacune des
deux usines pour contrôler le bon fonctionnement du
système de management environnemental. Pour l’UTVE
Lyon Sud, il a été réalisé en janvier 2016 et a résulté au
maintien de la certification.
La Métropole de Lyon poursuit son engagement de
transparence environnementale et met à disposition du
public les documents relatifs aux certifications et les
résultats des analyses mensuelles sur
www.grandlyon.com pour l’usine Lyon sud et sur
www.valorly.fr pour l’usine Lyon nord.
Grâce aux 2 unités de valorisation énergétique :
› 23 111 équivalents-logements sont alimentés en chauffage urbain ;
› 50 981 MWH d’électricité sont produits, soit l’équivalent de la consommation moyenne de 20 390 foyers
Dans les autres activités
de traitement Pour le transport des journaux-revues-magazines, triés
en centres de tri, la voie ferroviaire a de nouveau été
favorisée, avec 92% des transports effectués par rails.
Ainsi, 566 camions ont été évités sur les routes, depuis
les sites de la Métropole de Lyon jusqu’à l’usine Norske
Skog, à Golbey (Vosges), soit plus de 187 000 km (trajets
aller uniquement).
Le traitement des déchets verts a permis la production
de 12 012 tonnes de compost normé dont 9 632 tonnes
de compost utilisable en Agriculture Biologique, soit
l’équivalent de l’amendement de 642 hectares.
7 596 barils de pétroles non consommés et 24 016 tonnes
de CO2 évités grâce à la collecte de 1 146 592 appareils
électriques et électroniques triés sur le territoire
métropolitain.
Le recyclage des 6 454 tonnes de ferrailles collectées
en déchèteries ont permis d’éviter1 la consommation
énergétique nécessaire à la production de l’équivalent
en acier et aluminium primaires, soit 17 822 MWh
et les émissions de GES qui y sont liées, soit :
6 920 tonnes éq. CO 2.
Cette liste est non exhaustive.
Fin 2017,
47
bennes à ordures
ménagères roulant
au gaz naturel
étaient
en circulation.
566 camions
évités
sur les routes en
transportant par le
rail les journaux triés
en centre de tri.
1. source : FEDEREC / ADEME avril 2017
CERTIFICATION
ISO 14 001 des 2 UTVE
L’ESSENTIEL
ACTIONS POUR LIMITER L’IMPACT DES ACTIVITÉS
SUR L’HOMME ET L’ENVIRONNEMENT6. LES MODES DE GESTION ET PRINCIPALES PRESTATIONS 57
LES MODES
DE GESTION
ET PRINCIPALES
PRESTATIONS
6
Pour l’exploitation du service public
d’élimination des déchets, la Métropole de Lyon
mise sur une complémentarité des activités
gérées en régie et des prestations confiées
à des entreprises.58 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
FAIT
MARQUANT
Les nouveaux marchés
de collecte
en bacs
ont démarré en mai.
L’année 2017 est marquée par le démarrage du nouveau
marché de collecte en bacs des ordures ménagères
et assimilés à partir du 22 mai. L’organisation de cette
collecte s’est donc déclinée différemment avant et après
cette date.
De même, la prestation de collecte des silos a été
modifiée suite au démarrage d’un nouveau marché dédié
au 20 mars.
En revanche, l’exploitation des 19 déchèteries
métropolitaines a été confiée à des entreprises tout au
long de l’année, le marché en cours s’achevant en 2019.
La gestion de la déchèterie fluviale, en expérimentation,
est également assurée par une entreprise.
Le schéma ci-après synthétise l’organisation de l’année.
LA COLLECTE : UN PARTAGE
PRIVÉ / PUBLIC
Flux & contenants Secteur géographique du 01/01 au 18/03 du 20/03 au 21/05 du 22/05 au 31/12
PORTE-À-
PORTE
OMR + CS hors verre
(Bacs gris / bacs jaunes)
Toutes communes hors Lyon,
Villeurbanne, Bron, Tassin
et Vaulx-en-Velin
Régie
Bron, Tassin et Vaulx-en-Velin Régie Prestataires de service
Lyon et Villeurbanne Prestataires de service
APPORT
VOLONTAIRE
CS hors verre + OMR
(Silos enterrés)
Toutes communes, hors Lyon
et Villeurbanne Régie Prestataires de service
CS hors verre + OMR
(Silos enterrés) Lyon et Villeurbanne Prestataires de service
Verre
(Silos enterrés et aériens)
Toutes communes, hors Lyon
et Villeurbanne Prestataires de service
Verre
(Silos enterrés et aériens) Lyon et Villeurbanne Prestataires de service
CS hors verre
(Silos aériens)
Toutes communes, hors Lyon
et Villeurbanne Prestataires de service
Autres DMA
(Déchèteries) Toutes les communes Prestataires de service
Autres DMA
(Alternatives aux déchèteries) Toutes les communes Prestataires de service ou éco-organismes
Synthèse de l’organisation de l’année
6. LES MODES DE GESTION ET PRINCIPALES PRESTATIONS6. LES MODES DE GESTION ET PRINCIPALES PRESTATIONS 59
Le traitement :
des prestations en grande
partie déléguées
› L’incinération des ordures ménagères résiduelles avec production d’énergie est essentiellement partagée entre
l’UTVE Lyon sud (7e), exploitée en régie par la Métropole
et l’UTVE Lyon nord (Rillieux-la-Pape), de la société
VALORLY, dans le cadre d’une délégation de service
public.
› Le tri de la collecte sélective des emballages légers et papiers est assuré par des entreprises sur leurs
propres centres de tri, dans le cadre de marchés de
prestation de services.
› La valorisation matière et le stockage des déchets collectés sont assurés par des entreprises, dans le cadre
de marchés de traitement ou contrats de reprise.
2017 Régie Marché public de service Délégation
COLLECTE EN BACS
Ordures ménagères
et collecte sélective
46 % des tonnages collectés
par les subdivisions de collecte
54 % des tonnages collectés par les prestataires 1 :
› Propolys › Sita Lyon
› Nicollin SAS
-
Guérin Logistique
COLLECTE EN SILOS
Ordures ménagères
et collecte sélective
14 % des tonnages collectés
par les services de collecte
86 % des tonnages collectés par les prestataires :
› Propolys › Sita Lyon
› Nicollin SAS › Guérin Logistique
Verre - 100 % des tonnages collectés par les prestataires Guérin et Onyx -
Exploitation des déchèteries -
100 % des prestations gérées par : Coiro TP, Onyx
Ara, Ourry, Coiro Environnement, Sita Lyon /
Nicollin
-
TRAITEMENT
Centres de tri - 100 % des prestations gérées par : Nicollin et Onyx -
Valorisation matière 100 % des prestations gérées par des prestataires, variables selon les flux de déchets
Valorisation énergétique 64 % des tonnages traités par UTVE Lyon Sud -
36 % des tonnages
traités par UTVE Lyon
Nord : VALORLY
Installations de stockage
de déchets -
100 % des prestations gérées par :
Nicollin, Sita, Coved -
Maturation des mâchefers - 100 % des prestations gérées par : Modus Valoris – Moulin TP, Sita Lyon, Lely -
Traitement des REFIOM 100 % des prestations gérées par : Mineral Plus GMBH, Sita
Les acteurs de la collecte et du traitement des déchets
1. Certains opérateurs interviennent en tant que sous-traitants de prestataires en marché avec la Métropole, après autorisation de cette dernière.6. LES MODES DE GESTION ET PRINCIPALES PRESTATIONS
60 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
En millions d’€ 2015 2016 2017 Variation 2016 - 2017
COLLECTE
Collecte en bacs 17,90 17,59 20,65 +17,4 %
Collecte en silos 1,39 1,46 1,80 +23,3 %
Exploitation des déchèteries 7,72 8,07 8,07 0 %
Prestations d’intérim pour la collecte 1,68 1,29 1,45 +12,4 %
TRAITEMENT
Tri des déchets recyclables 7,96 8,17 8,35 +2,2 %
Valorisation des déchets de déchèteries
(dont compostage)
5,40
1,63
5,66
1,37
5,30
1,24
- 6,4 %
- 9,5 %
Valorisation énergétique à l’usine
de Rillieux-la-Pape (Lyon Nord) 13,89 14,04 14,16 +0,9 %
Traitement des résidus d’incinération
(mâchefers, RÉFIOM) 3,24 3,17 3,02 - 4,7 %
Stockage de déchets en ISDND privés 1,57 1,48 1,44 - 2,7 %
Principales prestations rémunérées de 2015 à 2017
L’ESSENTIEL
MODES DE GESTION
Les collectes en bacs et en silos
se partagent entre une gestion
en régie et des prestations gérées
par des prestataires. De même, une UTVE
sur deux est en régie, l’autre est déléguée.
Quant aux déchèteries, centres de tri,
valorisation et stockage, ils sont assurés
par des entreprises.7. LE BILAN FINANCIER 61
7 LE BILAN FINANCIER7. LE BILAN FINANCIER
62 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Le montant annuel des dépenses d’élimination des
déchets (collecte et traitement) comprend l’ensemble
des dépenses directes de fonctionnement (marchés de
prestations de service, locations, fournitures diverses
et études), les dépenses de personnel métropolitain
directement affecté à la collecte et au traitement des
déchets ainsi que les frais de structure (amortissements,
entretien des bâtiments, infrastructures …).
En 2017, les dépenses de gestion des déchets
(fonctionnement et amortissements) se sont élevées à
147,4 M€, soit une variation de +0,8 % par rapport à 2016.
COMMUNICATION : 1 %
Principalement les dépenses de communication
à destination des communes, des usagers et l’activité
des messagers du tri.
Les dépenses relatives aux messagers du tri
représentent 3/4 de ce poste.
Pas d’évolution notable
ÉTUDES ET RÉDUCTION DES DÉCHETS : 1 %
Études réalisées par la direction concernant la gestion
des déchets et les actions en faveur de la prévention
des déchets.
Baisse sur 2017 due notamment à la fin du projet PAC
(Plan d’Amélioration de la Collecte), spécifique sur
l’année 2016, et à la fin des études sur le futur système
de traitement.
PRÉ-COLLECTE : 3 %
Gestion des contenants, bacs de collecte sélective,
silos aériens et enterrés ou corbeilles de propreté.
Après une hausse sensible en 2016, on retrouve en
2017 un montant plus conforme à celui des années
précédentes, notamment grâce à un nouveau marché
de lavage des silos moins coûteux.
COLLECTE : 55 %
Collecte en bacs, en silos et en déchèteries,
exploitation du quai de transfert de Givors-Grigny,
collectes alternatives et saisonnières, collecte des
corbeilles de propreté, ébouage et collecte des déchets
des marchés alimentaires et forains.
Augmentation des dépenses de collecte, notamment
sur l’activité collecte en bacs, due en partie à une prise
en compte plus fine de la masse salariale affectée, qui
contribue à hauteur de 43% au montant de la collecte
en bacs. L’organisation du nouveau marché de collecte
à fin mai et de la fin du fini-parti (septembre) ont
généré une légère augmentation de la masse salariale,
particulière à cette année.
VALORISATION MATIÈRE : 11 %
Centres de tri des déchets issus de la collecte sélective
et valorisation des déchets des déchèteries.
Légère baisse des dépenses à mettre en lien avec la
baisse des tonnages collectés en déchèterie.
VALORISATION ÉNERGÉTIQUE : 27 %
Deux unités d’incinération de déchets pour valorisation
énergétique.
Baisse des dépenses à mettre pour partie en lien avec
la baisse des tonnages incinérés sur l’usine Lyon Sud.
STOCKAGE : 2 %
Enfouissement des déchets non valorisés.
Augmentation des dépenses de stockage due
notamment à l’augmentation des tonnages délestés.
DÉPENSES 2017
LES
INVESTISSEMENTS
Les investissements sont
intégrés via un calcul
d’amortissement dans le
coût complet.
Cependant, le montant
des investissements
réalisés en 2017 est de
7,5 M€, dont près de
4,4 M€ de Gros Entretien
Renouvellement
(GER) pour l’usine de
valorisation énergétique
Lyon Sud.
En 2017,
les dépenses
de gestion des
déchets se sont
élevées
à 147,4 M €,
soit une variation de
+ 0,8 % par rapport
à 2016.
= Les dépenses de
collecte (y compris
pré-collecte,
communication,
études et prévention)
s’établissent
à 88,7 M €
(+3,6 % par rapport
à 2016)
+ Les dépenses de
traitement s’élèvent
à 58,7 M €
(-3,1 % par rapport
à 2016).
€
Répartition des dépenses 2017
Communication : 1 %
Études et réduction des déchets : 1 %
Pré-collecte : 3 %
Collecte :
55 %
Valorisation
matière : 11 %
Valorisation
énergétique : 27 %
Stockage : 2 %
Dépenses
2017 :
147,4 M €7. LE BILAN FINANCIER 63
Les recettes 2017 s’élèvent à 35,6 M€ TTC, soit une
hausse de 1,8 % par rapport à 2016.
RECETTES INDUSTRIELLES : 65 %
Vente d’énergie issue de l’incinération,vente de
matériaux recyclables.
Les recettes liées à la vente matière affichent une
progression de 5 % par rapport à 2016 :
› vente matière issue de la collecte sélective (y compris verre) : 5,3 M€,
› vente matière des déchets issus des déchèteries : 3,4 M€.
Les recettes liées à la valorisation énergétique sont en
léger repli de 4 % :
› chaleur : 6,9 M€, › électricité : 0,9 M€.
SOUTIENS ET AIDES : 32 %
Versés par les organismes extérieurs.
Après une année 2016 très dynamique du fait des
subventions liées au PAC (Plan d’Amélioration de la
Collecte), le montant des soutiens retrouve le niveau
de 2015.
Les principaux versements des organismes extérieurs
sont :
› Citéo : 11,5 M€ › Eco-mobilier : 0,4 M€
› OCAD3E : 0,4 M€
AUTRES RECETTES : 3%
Remboursement du FCTVA, pénalités, cessions
de véhicule, redevance d’accès en déchèteries,
redevance pour la collecte des bateaux...
Les recettes d’accès en déchèterie s’élèvent à 462 K€,
soit une hausse de 19 % par rapport à 2016. Cette
augmentation est à mettre en lien avec l’augmentation
tarifaire voté en décembre 2016.
RECETTES 2017
ISSUES DES ACTIVITÉS
Répartition des recettes 2017
Autres recettes : 3 %
Recettes
industrielles : 65 %
Soutiens
et aides : 32 %
Recettes
2017 :
35,6 M €7. LE BILAN FINANCIER
64 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Le coût aidé en € TTC par tonne présente une
augmentation de 1 %, cohérente avec l’augmentation
constatée en dépenses, en 2017, sur le périmètre gestion
des déchets.
Coût aidé
2015 2016 2017
Coût aidé en M€ TTC 112,5 111,2 111,8
Coût aidé en € TTC / tonne 204,0 200,0 202,0
Évolution du coût net par flux de déchets
(en € TTC par tonne)
2015 2016
OMR
2017
Verre Recyclables Déchets de déchèteries
107 101
217
204 216
77 80 78
278
261 250
103
2015 2016 2017 2015 2016 2017 2015 2016 2017
LE COÛT NET DE LA GESTION
DES DÉCHETS
UN FINANCEMENT PAR LA TAXE
D’ENLÈVEMENT DES ORDURES
MÉNAGÈRES
La gestion des déchets est financée par la taxe
d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM),
dont le produit s’est élevé en 2017 à 131 M€.
Des coûts très variables
selon les flux de déchets
Les résultats financiers globaux cachent des disparités
importantes entre les différents flux de déchets. Ces
variations s’expliquent essentiellement par des niveaux
de soutien et de recettes industrielles variables en fonction
du type de déchets.
Le verre est le flux de déchets le moins coûteux. Ainsi,
outre l’intérêt environnemental du recyclage du verre
(recyclable à l’infini), chaque tonne de verre jetée dans les
silos spécifiques, plutôt que dans les bacs gris, évite à la
collectivité une dépense de près de 138 € par tonne.
Un déchet porté en déchèterie revient ainsi à 101 € par
tonne contre plus de 500 € s’il est déposé sur l’espace public
(dépôts sauvages).
2017
(en € TTC par tonne) Coût brut Recettes Coût net
Ordures ménagères
résiduelles 253 37 216
Recyclables
(hors verre) 449 199 250
Verre 111 33 78
Déchets
des déchèteries 135 34 101
Coûts nets en M€ TTC (euros courants)
0
20
40
60
80
100
120
2015 2016 2017
29,4
83,1
28,0
83,2
24,6
87,2
Collecte Traitement
0
20
40
60
80
100
62,1
22,0
61,4
20,7
63,6
18,0
2015 2016 2017
Coûts nets par habitant en € TTC
(euros courants)
Collecte Traitement
Un déchet porté
en déchèterie
revient à
101 €
par tonne
Les dépôts
sauvages dans
l’espace public
reviennent
à plus de
500 €
la tonne
0
50
100
150
200
2015 2016 2017
47,7
156,7
39,9
162,1 155,0
45,0
Coûts nets à la tonne en € TTC
(euros courants)
Collecte Traitement
€LES INDICATEURS
DE SUIVI
8
Les indicateurs de suivi visent à évaluer
la qualité et la performance du service public
de collecte, de traitement et de valorisation
du Grand Lyon. Cette clarification des activités,
souhaitée notamment par les membres
de la commission consultative des services
publics locaux, s’inscrit dans une démarche
de développement durable et une volonté
de transparence.19,4
46,7 48,1
20,0 20,2
48,3
20,6 21,5
47,6 47,3
21,7
46,8
10
20
30
40
50
60
70
2010
19,3
49,8
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Évolution de la quantité de déchets ménagers et assimilés
collectés (OM, CS, verre et déchèterie) (en Kg/Hab)
Évolution de la quantité d’ordures ménagères et assimilés
collectés (OM, CS, verre et hors déchèterie) (en Kg/Hab)
Évolution du refus de tri de la collecte sélective - hors
stock en centres de tri [en %]
La quantité globale de déchets ménagers et assimilés collectée diminue
encore, par habitant : - 5,3% par rapport à 2010. Des efforts restent à faire
pour viser l’objectif de réduciton de 10% à horizon 2020.
La quantité d’ordures ménagères et assimilées produite par habitant
baisse de nouveau cette année pour atteindre les 295 kg.
Ce qui représente une baisse de 6,7% depuis 2010.
Le taux de refus en sortie de centres de tri augmente. Il est calculé
sur la base des tonnes acceptées par les filières et effectivement
recyclées. Il ne tient pas compte des tonnes stockées en centres de tri,
en attente d’évacuation vers les filières de recyclage.
La quantité de verre produit par habitant augmente de près de 1%
alors que la quantité d’emballages ménagers diminue de 1%.
Évolution de la quantité de collecte sélective
et de verre collecté (en Kg/Hab)
CS - emballages en verre CS - emballages légers et papiers
380
400
420
440
460
2010
414,1
2012 2013 2014 2015 2016 2017
409,7
399,4 402,2 396,1 395,6
391,7
10
20
30
40
50
2010
26,4
2012 2013 2014 2015 2016 2017
25,9
27,5 29,7 29,6
30,2
33,9
260
280
300
320
340
360
380
400
2010
316,3
2012 2013 2014 2015 2016 2017
308,6 301,9 301,5 298,0 297,4
295,0
8. LES INDICATEURS DE SUIVI
66 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSÉvolution de la quantité de déchets déposés en déchèterie
(en Kg/Hab) et de leur valorisation
Évolution de la quantité de déchets dangereux collectés
(en Kg/Hab)
La quantité de déchets déposés en déchèterie est inférieure à la quantité
apportée en 2010, par habitant. Par ailleurs, la valorisation représente
73% du traitement contre 57 % en 2010.
La quantié de déchets dangereux (y compris batteries) collectés
(déchèterie et River’tri) augmente de 7,5% par rapport à 2016 qui était
une année avec un tonnage particulièrement faible pour ce type de
déchets.
part valorisée (Kg/Hab) part enfouie (Kg/Hab)
Total déchèterie (Kg/Hab)
Répartition des filières de traitement suivies
par les déchets ménagers et assimilés (en tonnes)
Filières de traitement suivies par les déchets ménagers
et assimilés (en tonnes)
Stockage Valorisation énergétique
Valo. matière (recyclage, organique et remblaiement)
La valorisation (énergétique et matière) diminue et le stockage
augmente : 2017 a été marquée par le recours au délestage sur les 2 UTVE
métropolitaines. Ces chiffres ne tiennent pas compte des résidus
de traitement.
Part stockage
Part valorisation matière
71,6
26,6 26,4
65,8
32,3
39,0
58,7
38,8
60,2
40,9
0
20
40
80
60
100
120
2010
55,4
42,4
2012 2013 2014 2015 2017 2016
70,3
61,6
0,5
0,7
0,9
1,3
1,1
1,5
2010
0,92
2012 2013 2014 2015 2016 2017
1,11
1,40 1,43
1,18
1,25
1,11
0
100 000
200 000
500 000
400 000
300 000
600 000
2010
61 151
168 034
324 739
61 151
2012 2013 2014 2015 2016 2017
176 976
327 780
55 311
318 329
55 669
145 666 150 738
315 886
64 754
156 779 169 720
323 182
47 306
327 875
37 866 48 802
320 290
166 946
0
2012 2010 2013 2014 2015 2016 2017
11,6% 10,5% 10,7% 12,2% 9,0% 9,1%
26,6% 27,4% 28,0% 28,4% 29,7% 31,7% 31,1%
61,7% 62,1% 61,3% 59,4% 61,3% 61,2% 59,8%
7,1%
Part valorisation énergétique
8. LES INDICATEURS DE SUIVI 6768
GLOSSAIRE
RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
GLOSSAIREGLOSSAIRE 69
GLOSSAIRE
AMIANTE LIÉ
Il s’agit d’amiante, associé à d’autres matériaux ;
(par exemple, l’amiante-ciment). Les déchets d’amiante
lié sont le plus souvent issus des travaux relatifs à
la réhabilitation et à la démolition dans le secteur du
bâtiment et des travaux publics.
CERTIFICATION ISO 14 001
La norme ISO 14 001 constitue un cadre définissant
des règles d’intégration des préoccupations
environnementales dans les activités de l’organisation
afin de maîtriser les impacts sur l’environnement et ainsi
concilier les impératifs de fonctionnement et de respect
de l’environnement.
COLLECTE EN PORTE-À-PORTE
Toute collecte à partir d’un emplacement situé au plus
proche des limites séparatives de propriétés dans la
limite des contraintes techniques et de sécurité du
service (décret n°2016-288).
COVADE
Charte de coopération de valorisation des déchets signé
entre les élus du Grand Lyon, d’Organom*, du SITOM
Nord-Isère et du SYTRAIVAL afin de mutualiser et
optimiser les installations de traitement des déchets
des territoires en prenant en compte les spécificités
de chacun.
DÉCHETS ASSIMILÉS
Les déchets dits assimilés regroupent les déchets
des activités économiques pouvant être collectés avec
ceux des ménages, eu égard à leurs caractéristiques
et aux quantités produites.
DÉCHETS DANGEREUX
Déchets qui représentent un risque pour la santé ou
l’environnement et qui nécessitent un traitement adapté.
DÉCHETS DIFFUS SPÉCIFIQUES (DSS)
Déchets de bricolage ou de jardinage produits
occasionnellement par les ménages. Appelés auparavant
déchets dangereux des ménages ou DDM.
DÉCHETS INERTES
Déchets qui ne subissent aucune modification
physique, chimique, ou biologique importante. Ils ne
se décomposent pas, ne brûlent pas, ne produisent
aucune autre réaction physique ou chimique, ne sont pas
biodégradables et ne détériorent pas d’autres matières
avec lesquelles ils entrent en contact, d’une manière
susceptible d’entraîner une pollution de l’environnement
ou de nuire à la santé humaine.
DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
Il s’agit des déchets produits par les ménages et les
producteurs non ménagers, sous certaines conditions.
Ces déchets collectés par le service public d’élimination
des déchets comprennent les déchets collectés en
déchèterie, les ordures ménagères résiduelles (bacs gris)
et les déchets collectés séparément (bacs verts et silos).
DÉCHETS NON DANGEREUX
Les déchets non dangereux non inertes sont variés.
Généralement, on les définit par défaut comme étant
ceux qui ne présentent aucune des caractéristiques
spécifiques aux déchets dangereux.
DONNERIE
La donnerie est un lieu implanté dans une déchèterie.
On peut y donner des objets encore en état ou réparables
afin qu’ils puissent connaître une deuxième vie.
ÉBOUAGE
Le service du nettoiement assure l’enlèvement de tous
les déchets encombrants ou déchets non assimilables
aux ordures ménagères présentées sur le domaine
public, hors points de collecte en bac (dépôts sauvages,
déchets de balayages…).
FREINTE
Il s’agit de la perte matière liée à un process de tri, soit
la différence entre la quantité entrante et la quantité
sortante.
ISD
Installation de Stockage des Déchets.
ISDD
Installation de Stockage de Déchets Dangereux.
Ancien CSDU ou CET de classe 1.
ISDI
Installation de Stockage de Déchets Inertes.
Ancien CSDU ou CET de classe 3.
ISDND
Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux.
Ancien CSDU ou CET de classe 2.
MODECOM
La méthode de caractérisation des ordures ménagères
est une méthode de caractérisation des déchets
mise au point par l’ADEME. Elle permet de connaître
la composition des ordures ménagères en qualité
(type de déchets) et en quantité (gisements de déchets),
et ceci par type d’habitat. Elle a été menée en 2012
sur le Grand Lyon.70
GLOSSAIRE
RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
ORDURES MÉNAGÈRES ET ASSIMILÉES (OMA)
Les ordures ménagères et assimilées sont les
déchets produits quotidiennement par les ménages
et les producteurs non ménagers qui sont pris en
charge par le service public de gestion des déchets
(ordures ménagères résiduelles et déchets collectés
sélectivement).
Les déchets produits occasionnellement par les ménages
(les déchets verts, les déchets d’encombrants, les
déchets dangereux, les déblais et gravats…) en sont
exclus.
ORDURES MÉNAGÈRES RÉSIDUELLES (OMR)
Désigne la part des déchets qui restent après
les collectes sélectives. Ce sont les déchets collectés
dans le bac gris.
ORGANOM
Syndicat mixte de traitement des déchets ménagers
et assimilés qui regroupe 7 EPCI (196 communes,
312 000 habitants) sur le département de l’Ain.
PAPIERS
Les papiers évoqués dans le rapport annuel englobent
tous ceux qui sont recyclables : journaux, magazines,
catalogues, annuaires, prospectus, publicités, courriers,
lettres, impressions… Seules exceptions, les papiers
qui n’en sont pas et qui ne sont pas à trier, comme
les papiers collants ou les papiers d’aluminium.
Source : www.citeo.com
RÉCUPÉRATION
Opération qui consiste à collecter et/ou trier des
déchets en vue d’une valorisation des biens et matières
les constituant.
RECYCLAGE
Retraitement des matériaux ou des substances contenus
dans des déchets au moyen d’un procédé de production
de telle sorte qu’ils donnent naissance ou sont incorporés
à de nouveaux produits, matériaux ou substances
aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins.
RECYCLERIE
Le principe de la recyclerie est de permettre aux
associations caritatives de récupérer des objets au sein
des déchèteries, avant que ceux-ci ne soient jetés.
RÉEMPLOI
Opération par laquelle un bien usagé, conçu
et fabriqué pour un usage particulier, est utilisé
pour le même usage ou un usage différent.
RÉUTILISATION
Opération par laquelle le bien usagé est utilisé plusieurs
fois pour le même usage.
REFIOM
Résidu d’Épuration de Fumée d’Incinération d’Ordures
Ménagères, soit les cendres d’électrofiltres
et de chaudières, et les gâteaux de filtration des stations
de traitement physico-chimique des eaux de lavages
des fumées.
RÉGÉNÉRATION
Le déchet, après transformation, retrouve les mêmes
caractéristiques physico-chimiques et peut être utilisé
comme une matière vierge.
STOCKAGE
Opération d’élimination ultime des déchets. Il concerne
la fraction des déchets qui ne peut pas être valorisée par
réemploi ou recyclage dans des conditions techniques
et économiques du moment. L’appréciation du caractère
ultime des déchets est opérée au niveau des territoires
couverts par les plans d’élimination des déchets.
TAXE GÉNÉRALE SUR LES ACTIVITÉS POLLUANTES
(TGAP)
Elle est due par les entreprises dont l’activité ou les
produits sont considérés comme polluants : déchets,
émissions polluantes, huiles et préparations lubrifiantes,
lessives, matériaux d’extraction... Son montant
et le taux applicable varient selon les catégories
d’activités et de produits. La TGAP sur les carburants
et celle relative aux installations classées font l’objet
de formalités déclaratives spécifiques.
UTVE
Les Unités de Traitement et de Valorisation Énergétique
incinèrent les ordures ménagères non recyclables.
La combustion des déchets produit de la vapeur, utilisée
pour le chauffage urbain et la production d’électricité.
VALORISATION
Terme générique recouvrant le réemploi, la réutilisation,
la régénération, le recyclage, la valorisation organique
ou la valorisation énergétique des déchets.
VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
Utilisation d’une source d’énergie résultant du traitement
des déchets.
VALORISATION MATIÈRE
Traitement des déchets permettant leur réemploi,
réutilisation ou recyclage.
VALORISATION ORGANIQUE
Traitement organique aérobie ou anaérobie de déchets
organiques pour produire une matière fertilisante
organique retournant au sol.RAPPORT ANNUEL 2017 sur le prix et la qualité du service public
de prévention et de gestion des déchets
ménagers et assimilés
Métropole de Lyon
Direction Eau et Déchets
20, rue du lac – 69003 lyon
www.grandlyon.com Conception et mise en page : Résonance Publique / Crédits photos : J. Léone, L. Danière, E. Soudan, ADEME, CITEO, Fotolia / Impression : OTT - décembre 2018