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unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 38 Espelette Notice Zonage pluviale Espelette
Document publié le Samedi 1 janvier 2022
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 38 Espelette Notice Zonage pluviale Espelette)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes,
= PaYs
/= Basque
eUSKAL
HERRIA
COMMUNAUTÉ
D'AGGLOMÉRATION
HIRIGUNE
ELKARGOA
COMUNAUTAT
D'AGLOMERACION
« e
= Pays 7 Basque Sat
EUSKAL HERRIA
COMMUNAUTÉ AGENCE DE L'EAU D'AGGLOMÉRATION ADOUR-GARONNE
HIRIGUNE
ELKARGOA ÉTABLISSEMENT PUBLIC DE L'ÉTAT
COMUNAUTAT
D'AGLOMERACION
~ Département des Pyrénées Atlantiques ~
COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION PAYS BASQUE
COMMUNE D'ESPELETTE
ETUDE DU SCHEMA DIRECTEUR
DES EAUX PLUVIALES
NOTICE DE ZONAGE PLUVIAL
___________________________________________________________
Maitre d'ouvrage Partenaire Chargé d'étude
Communauté d’Agglomération Pays
Basque
Euskal Hirigune Elkargoa
Errepira - route d’Halsou
Errepira – Haltsuko Bidea
64480 LARRESSORE
64480 LARRESORO
: 05.59.70.34.35
Agence de l'Eau Adour Garonne
7, passage de l'Europe BP 7503
64075 Pau cedex
: 05 59 80 77 90
INGEAU Conseils
4 rue Raoul Perpère - Le Forum
64 100 BAYONNE
: 05.59.57.77.04 / : 05.59.57.77.54
ingeau@ingeau.fr
___________________________________________________________
V2-Novembre 2021= ESPEL.003 – Novembre 2021 page 2
COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION PAYS BASQUE / SECTEUR 3 COMMUNE D'ESPELETTE
VERIFICATION DES DOCUMENTS
Numéro du projet : ESPEL.003
Intitulé du projet : Schéma Directeur des Eaux Pluviales
Intitulé du document : Schéma Directeur des Eaux Pluviales de la commune d'Espelette / Notice Zonage Pluvial
Version
Rédacteur
NOM / Prénom
Vérificateur
NOM / Prénom
Date d’envoi
JJ/MM/AA
COMMENTAIRES
Documents de référence / Description des
modifications essentielles
1 SISTIAGA Yoann IBARROLA Beñat 21/06/2021 Version initiale
2 SISTIAGA Yoann IBARROLA Beñat 18/11/2021 Modif mesures préventives : recul de 3m du haut de berge.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 3
Sommaire
1 Introduction ............................................. 6
1.1 Objectifs du zonage ................................................... 6
2 Cadre réglementaire.................................. 8
2.1 Code général des collectivités territoriales ................ 8
2.2 Code civil ................................................................... 9
2.2.1 Droit de propriété ...........................................................9
2.2.2 Servitudes d'écoulement ..................................................9
2.3 Code rural .................................................................. 9
2.4 Code de l'environnement ......................................... 10
2.5 Enquête publique ..................................................... 10
2.6 Le SDAGE Adour Garonne ........................................ 11
2.6.1 Présentation du SDAGE Adour Garonne............................ 11
2.6.2 Portée juridique du SDAGE ............................................. 12
2.6.3 Compatibilté SDAGE/Zonage des Eaux Pluviales................ 12
3 Diagnostic de la situation actuelle ............. 13
3.1 Présentation du contexte général ............................ 13
3.1.1 Géographie .................................................................. 13
3.1.2 Topographie ................................................................. 14
3.1.3 Géologie ...................................................................... 15
3.1.4 Pluviométrie ................................................................. 18
3.1.5 Hydrographie................................................................ 24
3.2 Situation actuelle des eaux pluviales ....................... 26RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 4
3.2.1 caractéristiques du système D'assainissement des eaux pluviales 26
3.2.2 définition du risque inondation ........................................ 27
3.2.3 incidences sur la qualité ................................................. 29
3.2.4 Mesures existantes ........................................................ 30
4 situation future des eaux pluviales ............ 31
4.1 Développement urbanistique et risques associés .... 31
4.2 Imperméabilisation ................................................. 31
4.3 Mesures compensatoires prises par la collectivité ... 32
4.4 Pourquoi modifier la gestion actuelle des eaux pluviales ? 32
5 Zonage d'Assainissement Pluvial ............... 33
5.1 Mesures Curatives ................................................... 33
5.1.1 Aménagements contre les débordements ......................... 33
5.1.2 Définition des aménagements ......................................... 33
5.1.3 Aménagements contre la pollution .................................. 35
5.2 Mesures Preventives ................................................ 37
5.2.1 Nécessité de la maitrise du ruissellement à l'unité foncière . 37
5.2.2 Nature des mesures Preventives ..................................... 37
5.2.3 Définition de secteurs d’application des mesures préventives44
5.2.4 Règles à appliquer......................................................... 46
5.2.5 Maîtrise qualitative des eaux pluviales ............................. 48
5.3 Moyens de contrôle .................................................. 50
5.3.1 Mise en place d’un service de contrôle des ouvrages projetés50
5.3.2 Contrôle des ouvrages réalisés ....................................... 50
6 Annexes ................................................ 51RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 5
Tables des illustrations
Figure 1 : Plan de situation de la commune d'Espelette ................................................................. 13
Figure 2 : Topographie sur la commune d'Espelette ...................................................................... 14
Figure 3 : Extrait de la carte géologique Vectorisée du BRGM au 1/50 000éme ................................. 16
Figure 4 : Extrait de la carte de remontée de nappe BRGM ............................................................ 17
Figure 5: Évolution des pluies statistiques de période de retour 10 ans de 0 à 120 min – données de la station de Biarritz .............................................................................................................. 19
Figure 6 : Évolution des pluies statistiques de période de retour 10 ans de 120 à 1 440 min – données de la station de Biarritz ...................................................................................................... 20
Figure 7 : Hyétogrammes des pluies de projet de type estival (durée 2 heures) .............................. 23
Figure 8 : Hyétogrammes des pluies de projet de type hivernal (durée 4 heures) ............................ 23
Figure 9 : Réseau hydrographique sur la commune d'Espelette ...................................................... 25
Figure 10 : Principe du seuil au moins de 20cm au-dessus du niveau de voirie principale ................... 37
Figure 11 : Principe de récupération des eaux à la parcelle ............................................................ 38
Figure 12 : Principe du seuil au minimum de 30cm au-dessus des côtes de crues ............................. 38
Figure 13 : Principe du recul de 3m de part et d'autre du haut de berge d'un cours d'eau .................. 39
Figure 14 : Principe du recul de 1.5m d'un ouvrage pluvial enterré ................................................. 39
Figure 15 : répartition des coefficients d’apport en fonction du type de surfaces ............................... 47
Table des tableaux
Tableau 1 : Hauteurs de précipitations sur 24 heures sur les stations de Biarritz, Pointe de Socoa et Espelette pour différentes périodes de retour ........................................................................ 18
Tableau 2: Caractéristiques des pluies de projet de type estival, de durée 2 heures .......................... 22
Tableau 3: Caractéristiques des pluies de projet de type hivernal, de durée 4 heures ........................ 23RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 6
1 INTRODUCTION
1.1 OBJECTIFS DU ZONAGE
La gestion intégrée des eaux pluviales représente actuellement un enjeu majeur aussi bien en ville qu’en zone rurale. En zone urbaine, les sols largement imperméabilisés transportent de nombreux polluants et favorisent le ruissellement. En milieu plus rural, les activités agricoles contribuent à augmenter le ruissellement par temps de pluie.
La gestion des eaux pluviales permet donc de répondre à plusieurs autres enjeux : la préservation de la qualité des eaux pour ses usages, la réduction du risque inondation et de mouvement de terrain et le développement de l’aménagement durable du territoire.
Ainsi, la gestion intégrée des eaux pluviales privilégie une gestion à la source voire à l’emprise foncière en maîtrisant les eaux pluviales au plus près de leur point de chute pour limiter le ruissellement.
En France, la gestion des eaux pluviales est encadrée par différents outils comme les Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux, les schémas d’aménagement et de gestion des eaux….
Le zonage pluvial est un outil de gestion des eaux pluviales à l’échelle communale et compatible avec les autres schémas.
L’article L2224-10 du Code Général des Collectivités Territoriales impose que :
"Les communes ou leur groupement délimitent, après enquête publique : (…)
Les zones où les mesures doivent être prises pour limiter l’imperméabilisation des sols afin d’assurer la maîtrise du débit et de l’écoulement des eaux pluviales et de ruissellement ;
Les zones où il est nécessaire de prévoir des installations pour assurer la collecte, le stockage éventuel et, en tant que de besoin, le traitement des eaux pluviales et de ruissellement lorsque la pollution qu’elles apportent au milieu aquatique risque de nuire gravement à l’efficacité des dispositifs d’assainissement. "
L’objectif du zonage pluvial est donc de maîtriser les débits d’eaux pluviales et de ruissellement, ce qui permet :
➢ De limiter les désordres causés par les inondations sur les personnes et les biens ;
➢ De maîtriser l’impact des rejets de temps de pluie sur le milieu récepteur, améliorant ainsi la qualité de l’eau des cours d’eau, des lacs et des plages.
Le zonage pluvial doit donc être en cohérence avec les documents de planification urbaine, qui intègrent à la fois l’urbanisation actuelle et future.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 7
Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire de mettre en œuvre, par bassin versant, deux types de mesures :
Mesures curatives permettant de remédier aux insuffisances capacitaires du réseau en situation actuelle et aux problèmes de qualité des milieux récepteurs ;
Mesures préventives pour les zones d’urbanisation futures et pour les zones urbanisées existantes. Il s’agit de prescriptions de nature à protéger les personnes et les biens pour des périodes de retour d’inondation de 10 ans à 30 ans, en application de la norme NF EN 752-2-3-4. Le zonage fournit ainsi les valeurs de débit à ne pas dépasser pour tout nouvel aménagement et de manière générale pour toute nouvelle demande d’urbanismeRAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 8
2 CADRE REGLEMENTAIRE
2.1 CODE GENERAL DES COLLECTIVITES
TERRITORIALES
La maîtrise quantitative et qualitative est prise en compte dans le zonage des eaux pluviales, dans le cadre de l’article L2224-10 du Code Général des Collectivités Territoriales.
Cet article oriente les communes vers une gestion des eaux pluviales à la source, en intervenant sur les mécanismes générateurs et aggravants des ruissellements, et tend à mettre un frein à la politique de collecte systématique des eaux pluviales. Il a également pour but de limiter et de maîtriser les coûts de l’assainissement pluvial collectif.
En pratique, le zonage des eaux pluviales doit permettre aux communes de délimiter après enquête publique :
Les zones où les mesures doivent être prises pour limiter l’imperméabilisation des sols et assurer la maîtrise du débit et de l’écoulement des eaux pluviales et de ruissellement ;
Les zones où il est nécessaire de prévoir des installations pour assurer la collecte, le stockage éventuel et, en tant que de besoin, le traitement des eaux pluviales et de ruissellement lorsque la pollution qu’elles apportent au milieu aquatique risque de nuire gravement à l’efficacité des dispositifs d’assainissement.
Ces deux alinéas orientent clairement vers une gestion des eaux pluviales à partir de la source, en intervenant sur les mécanismes générateurs et aggravants des ruissellements, et tend à mettre un frein à la collecte des eaux pluviales sans ouvrage compensateur. Cela permet ainsi de limiter et de maîtriser les coûts de l’assainissement pluvial collectif. Le choix effectué par la commune repris dans le dossier de zonage est à la fois de limiter l’imperméabilisation et de limiter les rejets.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 9
2.2 CODE CIVIL
2.2.1 DROIT DE PROPRIETE
Les eaux pluviales appartiennent au propriétaire du terrain sur lequel elles tombent, et "tout propriétaire a le droit d’user et de disposer des eaux pluviales qui tombent sur ses fonds " (article 641 du Code Civil).
Le propriétaire a un droit étendu sur les eaux pluviales, il peut les capter et les utiliser pour son usage personnel, les vendre ou les laisser s’écouler sur son terrain.
2.2.2 SERVITUDES D'ECOULEMENT
On distingue deux types de servitudes :
La servitude d’écoulement : "les fonds inférieurs sont assujettis envers ceux qui sont plus élevés, à recevoir les eaux qui en découlent naturellement sans que la main de l’homme y ait contribué » (article 640 Code Civil). Toutefois, le propriétaire du fond supérieur n’a pas le droit d’aggraver l’écoulement naturel des eaux pluviales à destination des fonds inférieurs (article 640 alinéa 3 et article 641 alinéa 2 du Code Civil).
Les servitudes d’égout de toits : " tout propriétaire doit établir des toits de manière que les eaux pluviales s’écoulent sur son terrain ou sur la voie publique ; il ne peut les faire verser sur les fonds de son voisin " (article 981 du Code Civil).
2.3 CODE RURAL
Il n’existe pas d’obligation générale de collecte des eaux pluviales. Si elles choisissent de les collecter, les communes peuvent le faire dans le cadre d’un réseau séparatif.
De même et contrairement aux eaux usées domestiques, il n’existe pas d’obligation générale de raccordement des constructions existantes ou futures aux réseaux publics d’eaux pluviales qu’ils soient unitaires ou séparatifs.
Le maire ou l’autorité compétente peut réglementer le déversement d’eaux pluviales dans son réseau d’assainissement pluvial ou sur la voie publique, dans le respect de la sécurité routière (article R122-3 du Code de la voirie routière et R161-16 du Code Rural). Les prescriptions sont généralement inscrites dans le règlement d’assainissement pluvial ou dans un règlement d’assainissement global pour les eaux usées et les eaux pluviales.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 10
2.4 CODE DE L'ENVIRONNEMENT
Le Code de l’environnement précise la nomenclature (annexe de l’article R214-1, en
application des articles L214-1 à L214-3) et la procédure des opérations soumises à
autorisation ou déclaration (articles R214-6 et suivants du Code de l’environnement).
Les principaux ouvrages concernés sont :
Les rejets d’eaux pluviales (surface desservie et interceptée supérieure à 1 ha – rubrique 2.1.5.0) au milieu naturel (nappe ou cours d’eau) ;
Les plans d’eau permanents ou non (superficie supérieure à 0.1 ha – rubrique 3.2.3.0).
Ces rubriques sont décrites dans le décret n°93-743 du 29 mars 1993 relatif à la nomenclature des opérations soumises à autorisation ou déclaration en application de l’article 10 de la loi sur l’eau n°92-3 du 3 janvier 1992. Ce décret présente une version consolidée de janvier 2017.
La Communauté d'Agglomération Pays Basque s’est engagé dans une démarche qui vise à
régulariser sa situation administrative aux titres des rubriques 2.1.5.0 et 3.2.3.0 de l’article
R214-1 du Code de l’environnement. Cette régularisation fait l’objet d’une demande
d’autorisation au titre des articles L214-1 à L214-5 du code de l’environnement.
Le zonage d’assainissement des eaux pluviales est également soumis à demande d’examen
au cas par cas en application de l’article R. 122-18 du code de l’environnement. L’avis de
l’autorité environnementale en réponse à cette demande est présenté en annexe 5.
2.5 ENQUETE PUBLIQUE
L’enquête publique préalable à la délimitation des zones d’assainissement pluvial est prévue aux articles R123-7 à R123-23 du code de l’environnement.
Le document est réalisé conformément aux textes réglementaires issus de la loi sur l’eau concernant le zonage pluvial.
Ce dossier d’enquête comprend deux pièces :
La notice justifiant le zonage ;
Le plan de zonage.
Il a pour objet d’informer le public et de recueillir ses appréciations, suggestions et commentaires afin de permettre à la commune de disposer de tous les éléments nécessaires à sa décision.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 11
Après approbation, il est ensuite intégré au Plan Local d’Urbanisme de la commune ou à la carte communale sous forme d’annexe. Le PLU ou la carte communale peuvent ainsi édicter des mesures particulières liées à la maîtrise des ruissellements, des risques d’inondation ou de rejets polluants, notamment en reprenant les dispositions issues d’études de zonage d’assainissement pluvial.
Ces prescriptions seront intégrées au PLU lors des prochaines révisions.
Enfin, pour être rendu opposable, le zonage pluvial doit être soumis à enquête publique
mais doit également passer au contrôle de légalité et faire l’objet d’un arrêté.
2.6 LE SDAGE ADOUR GARONNE
2.6.1 PRESENTATION DU SDAGE ADOUR GARONNE
Le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) 2016-2021 pour le
bassin Adour Garonne est un document d'orientation stratégique pour la gestion des eaux
et des milieux aquatiques, élaboré conformément à la transposition de la Directive Cadre
Européenne par la loi n° 2004-338 du 21 avril 2004. Ce schéma concerne pour la période
2016 à 2021 le bassin Adour Garonne auquel appartient le territoire de la commune
d'Espelette.
Le SDAGE répond à la législation relative à la gestion des eaux et des milieux aquatiques
inscrite dans le Code de l'Environnement, et a pour objectif principal l'atteinte du bon état
des eaux du bassin Adour Garonne en 2021.
Il définit quatre orientations à poursuivre au travers de 154 dispositions :
A. Créer les conditions de gouvernance favorables à l'atteinte des objectifs du SDAGE
B. Réduire les Pollutions
C. Améliorer la gestion quantitative
D. Préserver et restaurer les fonctionnalités des milieux aquatiquesRAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 12
2.6.2 PORTEE JURIDIQUE DU SDAGE
Le SDAGE s'appuie sur la réglementation existante pour orienter les activités ou les
aménagements ayant un impact sur la ressource en eau et les milieux aquatiques.
S'il ne crée pas de droit nouveau ni de procédure nouvelle, les collectivités publiques
doivent assurer la compatibilité et la cohérence de leurs décisions avec les orientations,
objectifs et dispositions du SDAGE.
Cette obligation de compatibilité s'applique aux documents d'urbanisme et aux
documents annexes comme le zonage des eaux pluviales.
2.6.3 COMPATIBILTE SDAGE/ZONAGE DES EAUX PLUVIALES
Le zonage des Eaux Pluviales présenté dans le présent rapport ne présente aucune
incompatibilité avec les orientations et les dispositions du SDAGE Adour Garonne.
Les dispositions du zonage vont dans le sens des dispositions du SDAGE relatives à
l'information et à la sensibilisation du public et des acteurs de l'assainissement, à la
gestion des eaux pluviales, à la réduction des pollutions et des aléas d'inondation.
Le tableau ci-après présente les quatre orientations du SDAGE, ainsi, que les dispositions
de ce document directement concernées par les mesures du zonage des eaux pluviales
objet du présent rapport. (Tableau en pièce jointe)RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 13
3 DIAGNOSTIC DE LA SITUATION
ACTUELLE
3.1 PRESENTATION DU CONTEXTE GENERAL
3.1.1 GEOGRAPHIE
La commune d'Espelette est située sur la province basque du Labourd à la frontière
espagnole dans le département des Pyrénées Atlantiques.
Elle couvre une superficie de 26.85km2 pour une population de 2 080 habitants, selon le
dernier recensement INSEE de 2016.
Figure 1 : Plan de situation de la commune d'Espelette
N
920 m
173m
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 14
Le territoire de la commune d'Espelette est délimité par :
Les communes d'Ainhoa et de Souraïde à l’Ouest,
La commune d'Itxassou à l'Est,
Les communes d'Ustaritz et de Larressore au Nord,
L'Espagne au Sud.
3.1.2 TOPOGRAPHIE
Les altitudes sur le territoire de la commune sont comprises entre 33m le long du ruisseau
du Latsa au Nord et 749m au Sud Est au niveau du Mondarrain.
Figure 2 : Topographie sur la commune d'Espelette
(Source fr-fr.topographic-map.com)
N
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 15
3.1.3 GEOLOGIE
Les sols que l’on retrouve sur le territoire de la commune d'Espelette sont pour la plupart
peu favorables à l’infiltration des eaux.
On retrouve en effet principalement :
Faciès Flych de Mixe :
Sur une grande partie Nord de la commune, faciès avec alternance d'argile et de
grès.
Dépôts Fluviatiles :
Basse plaine alluviale que l'on retrouve le long des cours d'eau en partie aval des
bassins versants au niveau du bourg.
Albien, Aptien :
Faciès calcaire, calcaréo-gréseux et schisto-gréseux que l'on retrouve en aval de
fortes pentes en partie centrale de la commune.
Grés à Voltzia :
Composés de grés bigarrés, d’argilites, de psammites, de grés en dalles. Cette
formation comprend à la base des grés en dalles, de couleur blanche, pourprée, rose
ou verdâtre, suivis de psammites friables ;
Schistes noir et grès avec lentilles de marbre :
Faciès du carbonifère inférieur, rocheux et imperméable en partie sud.
Granite de la Haya et Mont Faaleguy :
Faciès du carbonifère inférieur et moyen, rocheux au sud.1-3, . je
Dépêts fluvistiles : terrasses
7 Gx
Riss : alluvions, galets et graviers, ssbles et limons. lentilles d'argile plastique, cônes fluvioglacisires
në-ct
Cénomsnien et Albien : "Flysch de Mixe” : slternance d'argile et de grès
n5-6(2
Aibeñaoten : faciès calcaire et calcsréo-gréseux, conglomérats 8 ciment cslcsire
C7] 1
ADR Aptien : faciès schisto-gréseux
n5s
Aotien inférieur : marnes de St-Suzanne
17118
Rhétien-Hettangien inférieur : dolomies, brèches et cargneules
16-7
Keuper : marnes bsriolées, argiles gypsifères. calcaires et dolomies, cargneules
t1-2(2) Gres 2 Voltzis
t1-2(2
Trias inférieur : Grès bigarrés, argiles rouges, grès-conglomératique
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 16
Figure 3 : Extrait de la carte géologique Vectorisée du BRGM au 1/50 000éme
Légende
N
ñ
4
Rome
At: 3
St-Pée-
-Nivelle
Base de Loisirs du Lox
de St Péesur
+ Zones sensibles aux remontées de nappes
L D Zones potentiellement sujettes t aux débordements de nappe
| . : CEz # EE Zones potentiellement sujettes
aux inondations de cave
Pas de débordement de nappe
ni d'inondation de cave
Hiveile
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 17
La commune d'Espelette présente un relief très vallonné au sud de la RD918 qui traverse
la commune d'Est en Ouest, avec en point haut les 749m du Mondarrain.
Les altitudes sur le territoire de la commune sont comprises entre 33m le long du ruisseau
du Latsa au Nord et 749m au Sud Est au niveau du Mondarrain.
Le point bas de la commune se trouve au nord du bourg le long du ruisseau du Latsa,
seul endroit ou l'influence de la nappe peut être observée.
L'influence de la nappe est globalement très faible.
Figure 4 : Extrait de la carte de remontée de nappe BRGM
Légende
N
a
ln RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 18
3.1.4 PLUVIOMETRIE
La pluviométrie est appréciée à partir des formules de Montana, qui s’expriment de la
manière suivante :
h(t) = a t1-b
I(t) = a t-b
Avec t : durée de l’événement pluvieux, en minutes
h(t) : hauteur précipitée de l’événement pluvieux de durée t, en mm
I(t) : intensité de l’événement pluvieux de durée t, en mm/ min
Les coefficients de Montana sont les paramètres a et b. Ils sont calculés à partir des
données enregistrées sur les stations Météo France pour différentes périodes de retour.
Analyse des stations météorologiques existantes
La station Météo France la plus proche disposant de ces données statistiques est la station
de Biarritz Anglet.
Météo France dispose également d’une station à Ciboure, au niveau du sémaphore de
Socoa et d’une station à Espelette. Les coefficients de Montana ne sont cependant pas
disponibles sur ces stations.
Les pluies journalières pour plusieurs périodes de retour ont été collectées auprès de Météo
France pour les 3 stations citées. Elles sont présentées dans le tableau suivant.
Tableau 1 : Hauteurs de précipitations sur 24 heures sur les stations de Biarritz, Pointe de Socoa et Espelette pour différentes périodes de retour
Biarritz Pointe de Socoa Espelette
1 mois 27.7 29.2
6 mois 53.9 57.7
1 an 68.4 71.0
5 ans 94.9 82.9 90.6
10 ans 111.8 98.6 100.2
30 ans 139.8 125.5 113.0
50 ans 153.6 139.1 118.2
100 ans 173.4 158.9 124.6
Hauteur de précipitation journalière (mm)
Durée de retour
Non disponiblesee ee ee ee ee ce me ce ue ce ce ce ce ue ce ue ce ue ce ue ce ue me ce ue ce me ce ue ce ue me ce me ce me ce me ce ue ce ue ce ue me ce me ce me ce ue ce ue me ue me ce me ce me ce ue ce me me ce me ce me om ce me ce ne me ue me ce me eo oo ce me me ue me mt @RNOCIQN mm me me me ce mn ne me ce me cn me cn
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8
$
£
Précipitation {mm]
$
Durée de pluie (mn)
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 19
On constate que les hauteurs de pluie journalières calculées pour les périodes de retour de
5 ans et plus sont plus importantes sur la station de Biarritz que sur les deux autres
stations.
Pour les faibles périodes de retour, les données ne sont pas disponibles sur la station
d’Espelette. Les hauteurs de pluie journalières calculées pour la station de la pointe de
Socoa sont plus élevées que celles de la station de Biarritz pour ces périodes de retour.
Cette analyse est à nuancer par le fait que les données de la station de Socoa se basent
sur un faible nombre d’événements.
Ce qu’il faut retenir…
Evolution de la pluviométrie
Les coefficients de Montana calculés par Météo France à diverses périodes ont été collectés.
Ces données permettent de quantifier l’évolution de la pluviométrie statistique depuis
1974.
Les hauteurs de pluie calculées avec les coefficients de 2009 et 2011 sont équivalentes.
Seule la courbe issue des coefficients de 2009 est donc présentée sur les graphiques.
Figure 5: Évolution des pluies statistiques de période de retour 10 ans de 0 à 120 min – données de la station de Biarritz
Au vu de ces éléments, la prise en compte des données de la station de
Biarritz ne semble pas minimiser les hauteurs de pluie. Elle va même
plutôt dans le sens d’une analyse sécuritaire avec des statistiques de
pluviométrie légèrement supérieures à celles des autres stations.
+20%120
110
&
3
R
(uw)
seudpeid
none
1320 1120 520 720 220
Durée de pluie
320 120
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 20
Pour les pluies courtes (0 à 120 min), les conclusions de l’analyse sont les suivantes :
Les coefficients de 1974 surpassent les autres,
Les hauteurs de pluie calculées à partir des coefficients de 1999 sont relativement
faibles,
Les hauteurs de pluie calculées à partir des coefficients postérieurs à 1999 tendent à
augmenter :
⚫ + 3% pour une pluie de 20 min,
⚫ + 12% pour une pluie de 30 min,
⚫ + 20% pour une pluie de 60 min.
Figure 6 : Évolution des pluies statistiques de période de retour 10 ans de 120 à 1 440 min – données de la station de Biarritz
Pour les pluies plus longues (de 2 à 24 h), les conclusions de l’analyse sont les suivantes :
Les coefficients de 1974 surestiment les hauteurs de pluies et ne sont pas valides,
Les hauteurs de pluie tendent à augmenter depuis 1980 :
⚫ + 20% pour une pluie de 3 heures,
⚫ + 20% pour une pluie de 6 heures,
⚫ + 20% pour une pluie de 12 heures,
⚫ + 20% pour une pluie de 24 heures.
L’augmentation des hauteurs de pluie se concentre principalement entre les années
1999 et 2009 avec + 16% en 10 ans.= Pays
A Basque
euskaL
HERRIa
communauté E'a0SomÉmaTION
maeums Mraneoe
COMUMAUTAT mm mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm———————— œD'AROUOERRE ES mm um com me com me cm me cm me ce cm me cm
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 21
Les éléments précédents montrent une évolution manifeste depuis 1999 des
hauteurs de pluie déterminées par les coefficients de Montana issus d’analyses
de Météo France.
Cela montre que les événements pluviométriques enregistrés depuis le début des années
2000 ont été relativement concentrés et importants par rapport aux événements
enregistrés sur les 30 années précédentes, faisant évoluer les traitements statistiques des
pluies du secteur (+20% sur les pluies décennales de durée 1heure à 24heures depuis
1980).
Ce qu’il faut retenir…
Pluies de projet
La capacité hydraulique du réseau a été évaluée grâce au modèle élaboré. Pour ce faire,
des pluies synthétiques ont été construites à partir des données disponibles et simulées
ensuite à l’aide du modèle.
Les principales caractéristiques des évènements pluvieux testés sont :
◼ Durée des pluies
Les risques d’inondation pouvant intervenir en été suite à des orages intenses et également
en hiver pour des événements pluvieux plus longs et moins intenses, il est apparu
nécessaire de simuler deux types de pluies de projet :
Pluies de projet de type estival représentant des orages intenses
(Durée intense 15 min, durée totale de 2h),
Pluies de projet de type hivernal plus étalées dans le temps
(Durée intense 30 min, durée de 4 h).
On peut en conclure que la pluie décennale de durée 2 heures actuelle est
plus importante que celle utilisée dans les années 1980-1990 pour
dimensionner les collecteurs et les ouvrages.
Elle se rapproche de la pluie trentennale de l’époque.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
CAPB / Commune d'Espelette
ESPEL.003 – Novembre 2021 page 22
◼ Périodes de retour
Le choix des périodes de retour va s’appuyer sur les recommandations de la norme NF
EN 752 :
Pluie de fréquence décennale (T = 10 ans) : les aménagements devront permettre
de supprimer l’ensemble des débordements pour la période de retour 10 ans. Il
s’agit de la pluie de référence en termes de dimensionnement des réseaux et ouvrages
depuis plus de 20 ans, en accord avec l’Instruction Technique relative aux Réseaux
d’Assainissement des Agglomérations de 1977. Cette pluie permettra de contrôler la
capacité des conduites initialement dimensionnées pour cette occurrence tout en
analysant les modifications urbanistiques étant survenues avec une augmentation de
l'imperméabilisation compensée ou pas ;
Pluie de fréquence trentennale (T = 30 ans) : la pluie trentennale est retenue
comme pluie exceptionnelle vers laquelle le niveau de protection contre les inondations
à terme sera pris. Les aménagements proposés devront permettre de limiter les
débordements pour cette période de retour de manière à ce qu’ils ne portent pas
atteinte aux biens et aux personnes (pas de débordements résiduels en risque fort) ;
Pluie de fréquence cinquantennale (T = 50 ans) : La modélisation de cette pluie
ne servira pas au dimensionnement des aménagements proposés car cela engendrerait
des contraintes techniques et économiques trop importantes pour la collectivité. Les
risques résiduels après aménagements pourront être définis pour cette période de
retour sur les zones à forts enjeux.
◼ Pluies de projet obtenues
Les pluies de projet sont des pluies double-triangle construites à partir des coefficients de
Montana disponibles pour la station Météo France de Biarritz- Anglet (64).
Les caractéristiques de ces coefficients sont les suivantes :
Coefficients calculés pour des durées d’événements comprises entre 6 min et 6 heures,
Coefficients les plus récents disponibles auprès de Météo France au mois de janvier
2015 calculés à partir des données de la période 1962 – 2012.
Tableau 2: Caractéristiques des pluies de projet de type estival, de durée 2 heures
Période
de retour
Hauteur période
intense (mm)
(15 min)
Hauteur période non
intense (mm)
Hauteur
totale (mm)
(2 heures)
10 ans 17.3 29.7 47.0
30 ans 21.9 40.6 62.5
50 ans 24.3 46.8 71.1Hauteur
d'eau
(mm/min)
18
16
14
1.2
0:00 0:20 0:40 1:00 1:20 1:40 2:00 2:20 2:40 3:00 320 3:40 400
' ; T
Temps (h)
' T
Hiver 10 ans |
—— Hiver 30 ans
Hiver 50 ans
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 23
Figure 7 : Hyétogrammes des pluies de projet de type estival (durée 2 heures)
Tableau 3: Caractéristiques des pluies de projet de type hivernal, de durée 4 heures
Période de
retour
Hauteur période
intense (mm)
(30 min)
Hauteur période
non intense (mm)
Hauteur
totale (mm)
(4 heures)
10 ans 24.6 41.0 65.6
30 ans 31.6 57.1 88.7
50 ans 35.3 66.4 101.7
Figure 8 : Hyétogrammes des pluies de projet de type hivernal (durée 4 heures)
0
0.5
1
1.5
2
2.5
0:00 0:10 0:20 0:30 0:40 0:50 1:00 1:10 1:20 1:30 1:40 1:50 2:00
Temps (h)
Hauteur d'eau (mm/min)
Eté 10 ans
Eté 30 ans
Eté 50 ansRAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 24
3.1.5 HYDROGRAPHIE
Les cours d’eaux principaux présents sur la commune sont les suivants :
Ruisseau Latsa :
Code hydrographique : Q9320500. Il prend sa source sur la commune d'Espelette
en contrebas du Mondarrain et de l'Urrezti, puis s’écoule sur 15km en passant
par la commune de Larressore avant de rejoindre la Nive au niveau d'Ustaritz.
Halzabaltzako erreka
Urotxeko erreka
Ruisseau Lapitchouri
Zubizabaletako erreka
Urloko erreka
Farendegiko erreka
Erdiko erreka
Mandobideko erreka.
Ruisseau Etcheverria
Mandobideko Erreka
Ruisseau Gnomignoyborda
Ruisseau Boulonborda
Ithurartia erreka
Pouchanteco erreka
Ruisseau du Mondarrain
Ruisseau Hachaugaina
Secarreta Erreka
Ruisseau de Frantxuyaa nt ' x " Le
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RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 25
Figure 9 : Réseau hydrographique sur la commune d'Espelette
(Source IGN - Géoportail)
Le Latsa
Hachaugaina
Lapitchouri
Mondarrain
Secarreta
Frantxuya
Erdiko Erreka
Pouchanteco erreka
Ithurartia erreka
Boulonborda
Zubizabaleko erreka
Gnomignoyborda
Etcheverria
Urotxeko erreka
Mandobideko erreka
Halzabaltzako erreka
Urloko erreka
Farendiko Erreka
N
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 26
3.2 SITUATION ACTUELLE DES EAUX
PLUVIALES
Dans le cadre du zonage pluvial, à travers la modélisation des réseaux d’eaux pluviales et
un découpage des bassins versants, un diagnostic capacitaire a été réalisé.
A l’issue du diagnostic, des aménagements ont été définis de manière à éviter les
débordements des eaux pluviales par rapport à une pluie décennale de durée 2
heures et 4 heures en situation actuelle.
3.2.1 CARACTERISTIQUES DU SYSTEME
D'ASSAINISSEMENT DES EAUX PLUVIALES
Le système d'assainissement de la commune d'Espelette est de type séparatif.
Il se compose de :
⚫ 9.33 km de réseaux pluviaux de Ø200 à Ø1000mm ;
⚫ 205 regards de visite ;
⚫ 172 grilles d'absorption ;
⚫ 6 bassins de rétention à ciel ouvert : 1 privé + 5 publics ;
⚫ 27 exutoires pluviaux principaux :
➢ 13 sur le ruisseau du Latsa,
➢ 1 sur le ruisseau Urloko Erreka,
➢ 5 sur le ruisseau Zubizabaleko erreka,
➢ 8 sur des fossés.
⚫ Pas de déversoirs d’orage ;
⚫ Pas de poste pluvial.
⚫ Nombreux busages de ruisseaux sous voirie ;RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 27
3.2.2 DEFINITION DU RISQUE INONDATION
Les risques sont définis par le croisement territorialisé des vulnérabilités et de l’aléa
inondation.
Il s’agit donc de la manifestation en un site donné d’un aléa susceptible de s’exercer sur
des populations, biens activités, caractérisés par un niveau de vulnérabilité.
La vulnérabilité des sites face à l’inondation est liée à la densité de population exposée
et/ou aux intérêts socio-économiques impactés par le phénomène considéré.
Trois classes de vulnérabilité sont proposées :
Vulnérabilités faibles : il s’agit de secteurs de la commune d'Espelette où
l’inondation a peu de conséquences du point de vue humain dans un premier temps
puis économique,
Vulnérabilités moyennes : il s’agit de secteurs de la commune d'Espelette où
l’inondation impacte un habitat peu dense,
Vulnérabilités fortes : il s’agit de secteurs de la commune d'Espelette où l’inondation
a des conséquences importantes du point de vue humain et économique.
Trois classes d’aléas sont proposées :
❑ Aléas faibles : il s’agit de volumes de débordement hors des réseaux d’évacuation des eaux pluviales relativement limités qui, dans la plupart des cas, se répartissent sur une surface limitée et dont le temps de ressuyage est relativement rapide ; la limite de volume débordé hors des réseaux proposée pour un aléa faible est de 500 m3 ;
❑ Aléas moyens : il s’agit de volumes de débordement hors des réseaux d’évacuation des eaux pluviales qui commencent à devenir conséquents et qui peuvent s’étendre sur des surfaces relativement importantes avec un temps de ressuyage relativement perceptible ; les limites de volume débordé hors des réseaux proposées pour un aléa moyen sont entre 500 et 1 500 m3 ;
❑ Aléas forts : il s’agit de volumes de débordement hors des réseaux d’évacuation des eaux pluviales qui sont conséquents et qui s’étendent sur des surfaces relativement importantes avec un temps de ressuyage pouvant engendrer une gêne et des conséquences économiques ; le volume débordé hors des réseaux pour un aléa fort serait supérieur à 1 500 m³.
Les tableaux ci-après synthétisent ces risques :RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 28
Pour une pluie décennale :
Aléa faible Aléa moyen Aléa fort
Vulnérabilités faibles Risque faible Risque faible Risque faible
Vulnérabilités moyennes Risque moyen Risque fort Risque fort
Vulnérabilités fortes Risque fort Risque fort Risque fort
Pour une pluie trentennale et cinquantennale :
Aléa faible Aléa moyen Aléa fort
Vulnérabilités faibles Risque faible Risque faible Risque faible
Vulnérabilités moyennes Risque moyen Risque moyen Risque fort
Vulnérabilités fortes Risque moyen Risque fort Risque fort
Le tableau ci-dessous reprend pour mémoire les résultats des calculs capacitaires menés
sur les communes en situation actuelle (pluies 10 et 30 ans de durée 2 et 4 heures) et
permettant d’attribuer un risque aux différents secteurs
Commune Secteur
Risque inondation
actuel
P10ans 2h/4h
Risque inondation
actuel
P30ans 2h/4h
ESPELETTE
1 – Secteur Attalaiko bidea Faible Faible
2 – Secteur Puillanenia Faible Faible
3 – Centre Bourg / Karrika Nagusia - Moyen
4- Secteur Matxinbordako bidea /
Arrochtenia - Faible
5- Bassin Darraidou / RD918 - Moyen
6- Secteur Barnetxeko bidea / Jaureguy Faible Faible
7- RD918 Est - Moyen
8 -RD918 Ouest / Maison Médicale - -
9 -Gazitegiko bidea - -
10- Xerenda / Place de la Croix - -RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 29
3.2.3 INCIDENCES SUR LA QUALITE
Un autre objectif du schéma directeur était de pouvoir évaluer l’impact des rejets pluviaux
du réseau d’assainissement sur le milieu récepteur. Pour ce faire une analyse détaillée a
été menée à l’aide du modèle hydraulique afin d’évaluer le fonctionnement hydraulique du
réseau pour des pluies courantes. Ce modèle a permis de définir l’impact des rejets sur la
qualité des milieux récepteurs en vue du respect des objectifs de qualité définis au niveau
national sur les différentes masses d’eau superficielles, suite à la Directive Cadre
Européenne sur L’Eau.
Le schéma directeur d’assainissement pluvial a fait l’objet de l’analyse des effets de choc
provoqués sur le milieu par les déversements du réseau d’assainissement pluvial par temps
de pluie. La méthodologie est détaillée dans le chapitre 3 « Impact des rejets pluviaux sur
le milieu récepteur » du rapport d'étude du Schéma Directeur.
L’impact de l’ensemble des rejets pluviaux identifiés sur les paramètres les plus pénalisants
a été estimé. La simulation hydraulique a été réalisée pour un évènement pluvieux de type
orageux représentatif des pluies estivales (pluie mensuelle de durée 2h intense sur 15
minutes).
Les résultats des simulations pour la pluie mensuelle avec l'impact des rejets pluviaux
d'Espelette sur le milieu récepteur principal, le Latsa figure ci-dessous.
Les valeurs surlignées en jaune indiquent des dépassements du seuil de bon état
écologique.
Rejets Espelette dans le Latsa :
DBO5 MES DCO E coli
Flux totaux rejetés
(somme Q*C) en Kg 7.348 73.48 91.85 1837 Débit maximum rejeté
(somme Q) en m3/s 1.837 1.837 1.837 1.837
LATSA
QMNA5 (Q initial) en m3/s 0.055 0.055 0.055 0.055
Concentration initiale mg/l 4.5 13.5 25 1E+03
DBO5 mg/l MES mg/l DCO mg/l E coli NPP/100ml
Concentration aval rejets
en mg/l 4.01 39 49 1E+03RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 30
Les résultats des simulations montrent qu’après dilution l’état physico-chimique du Latsa
est dégradé pour la DCO et les MES, l'état écologique reste en bon état pour la DBO5 et E.
Coli, mais les concentrations aval atteintes pour les MES et DCO restent cependant
inférieures aux seuils définis portant atteinte à la vie piscicole.
3.2.4 MESURES EXISTANTES
Le PLU actuel d'Espelette prévoit, pour l'assainissement pluvial, des prescriptions générales
applicables sur l'ensemble de la commune, à savoir :
"Les aménagements réalisés sur le terrain doivent garantir l'écoulement des eaux pluviales
dans le réseau collecteur. En l'absence de réseau, ou en cas de réseau insuffisant, les
aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux pluviales (et éventuellement
ceux visant à la limitation des débits évacués du terrain) doivent être adaptés à l'opération
et au terrain et être conformes, le cas échéant, aux prescriptions de l'autorité
administrative : des dispositifs destinés à retenir les eaux de ruissellement sur le terrain
avant évacuation doivent être aménagés pour réduire la vitesse et la quantité d’eau
évacuée dans les fossés ou le réseau public. Ces aménagements sont à la charge exclusive
du propriétaire ou de l’aménageur."
La commune d'Espelette ne prévoit donc pas de règle précise concernant la
compensation d'imperméabilisation à la parcelle par la création d'un bassin de
rétention.
En pratique seules les opérations de constructions importantes (Lotissement, Zac) ont fait
l'objet de créations de bassins de rétention des eaux pluviales.
Les différentes simulations montrent une dégradation relative de la qualité des cours d’eau
provoquée par les surverses unitaires et les rejets pluviaux directs. Les résultats sont sans
doute surévalués par les hypothèses sécuritaires utilisées dans le calcul et notamment : le
débit d’étiage, l’absence d’effet de dilution des cours d’eau, l’absence de l’auto-épuration
des cours d’eau, la concomitance des pointes des débits du réseau.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 31
4 SITUATION FUTURE DES EAUX
PLUVIALES
Dans le cadre du schéma directeur des eaux pluviales, le terme de « situation future » ou
« situation tendancielle » désigne un état pour l’horizon 2040.
4.1 DEVELOPPEMENT URBANISTIQUE ET
RISQUES ASSOCIES
Les projets d’extensions urbaines sont de deux types :
➢ Zones d’habitat ;
➢ Zones d’activités.
Ils posent potentiellement plusieurs contraintes vis-à-vis de la gestion des eaux pluviales:
Augmentation de la sensibilité aux débordements des réseaux situés en aval ;
Accroissement de la pollution du milieu naturel par augmentation des surverses des
réseaux unitaires en aval ou par augmentation des surfaces ruisselées sur les zones
séparatives.
4.2 IMPERMEABILISATION
Le développement urbain de la commune d'Espelette entrainera une augmentation des
coefficients d’imperméabilisation des sols.
Le scénario appelé « tendanciel » permet :
De prendre en compte les perspectives de développement urbain à l’échelle du
territoire communautaire, c’est-à-dire les nouveaux projets d’urbanisme à l’échelle de
25 ans soit à horizon 2040 ;
D’évaluer l’évolution des coefficients d’imperméabilisation à terme.
L’évolution des coefficients d’imperméabilisation est évaluée en fonction des règles des
documents d’urbanisme, applicables au mois de juin 2021, qui ne règlementent pas
spécifiquement la surface imperméabilisée des parcelles (comprenant bâtiments mais aussi
terrasses, parkings, voies de desserte, abris secondaires).RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 32
4.3 MESURES COMPENSATOIRES PRISES PAR
LA COLLECTIVITE
Le programme de travaux d’assainissement pluvial de la commune d'Espelette s’oriente
autour de trois axes :
◼ Limitation des surverses unitaires au milieu naturel, avec notamment la création de
volumes de rétention supplémentaires pour préserver la qualité de l’eau et la mise
en séparatif ou pseudo séparatif des réseaux d’assainissement ;
◼ Limitation des débordements avec la construction et/ou optimisation de réseaux et
ouvrages de stockages sur les secteurs sensibles ;
◼ Limitation du ruissellement en amont des sites urbanisés les plus sensibles.
4.4 POURQUOI MODIFIER LA GESTION
ACTUELLE DES EAUX PLUVIALES ?
Si des solutions curatives peuvent être mises en place pour résoudre les problèmes actuels,
des mesures préventives sont indispensables pour assurer la protection des biens, des
personnes et du milieu naturel à l’avenir.
Pour compenser les effets de l’urbanisation, une politique de maîtrise des ruissellements
doit être mise en œuvre par la commune pour les nouvelles constructions et infrastructures
publiques et privées.
Les mesures s’orientent ainsi autour de la ;
Maîtrise des débordements urbains en incitant la limitation des débits rejetés aux
réseaux lors de fortes pluies.
Maîtrise des rejets polluants.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 33
5 ZONAGE D'ASSAINISSEMENT PLUVIAL
5.1 MESURES CURATIVES
Deux types d’aménagements intimement liés sont envisagés sur la commune, ceux axés
sur la problématique des débordements et ceux axés sur la problématique de la pollution.
En effet, ces deux types d’aménagements se rejoignent, les opérations prévues pour
diminuer les risques d’inondations étant également destinées à améliorer la qualité des
milieux récepteurs en particulier dans les secteurs sensibles.
5.1.1 AMENAGEMENTS CONTRE LES DEBORDEMENTS
Le diagnostic capacitaire réalisé sur l’ensemble du réseau pluvial et unitaire de la commune
a permis de mettre en évidence des dysfonctionnements hydrauliques en situation actuelle
pour 3 périodes de retour :
Pluie décennale de durée 2 heures ou 4 heures ;
Pluie trentennale de durée 2 heures ou 4 heures ;
Pluie cinquantennale de durée 2 heures ou 4 heures.
Ce diagnostic capacitaire a conduit à proposer des aménagements visant à résoudre les
problèmes actuels pour une pluie décennale de durée 2 heures et 4 heures et une
protection à terme (horizon 2040) pour une pluie trentennale de durée 2 heures.
Ces aménagements sont de plusieurs types :
Renforcement / création / remplacement de réseau de collecte,
Création de bassins tampons,
Renforcement de busages,
5.1.2 DEFINITION DES AMENAGEMENTS
Le tableau ci-après répertorie l’ensemble des aménagements prévus dans le schéma
directeur d’assainissement pluvial sur Espelette.= Pays
A Basque
euskaL
HERRIà
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 34
Priorité Secteur
Pluies prises en
compte pour les
aménagements
Risque
État initial
P10-2h
Typologie
d’aménagements Consistance des aménagements
Coût estimé Niveau SDEP
(€ HT)
Secteurs 1+2
Attalai et Puillanenia
Pluie 10 ans
2 heures Faible
Limitation des
débordements
Création et Renforcement réseaux
290ml Ø400mm
80ml Ø500mm
135ml Ø800mm
260 000 €HT
Secteur 4
Matxinbordako Borda
Pluie 10 ans
2 heures Faible
Limitation des
débordements
Renforcement busage
15ml Ø800mm 12 000 €HT
Lapitzagako Bidea
Camping
Pluie 30 ans
2 heures
-Dysfonctionnement
régulier
-Absence de réseau
Limitation des
débordements
Création réseau pluvial
200ml Ø400mm 110 000€ HT
Secteurs 1+2
Apeztegi
Pluie 30 ans
2 heures Faible
Limitation des
débordements
Création bassin de rétention
V = 400m³ / Qp = 6l/s 90 000€HT*
Secteur Kattalin Pluie 10 ans 2 heures Faible Limitation des débordements
Solution n°2 : Gravitaire vers l’aval
Création réseau pluvial
200ml Ø500mm
90 000€ HT
Solution n°1 (PM) : Pompage
Création poste Pluvial Kattalin
Qp = 450m³/h
PM
140 000€ HT
562 000 € HT
* non compris acquisition foncière
Ces aménagements permettent de réduire les risques de débordement.
Ils ont fait l’objet d’une hiérarchisation afin de définir les priorités du programme de travaux.
La hiérarchisation retenue dans le cadre du schéma directeur pourra être actualisée et adaptée selon les attentes du maître d’ouvrage, les moyens financiers de la collectivité et les opportunités qui se
présenteront dans l’avenir pour la mise en œuvre de certains travaux d’aménagements notamment de voiries.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 35
5.1.3 AMENAGEMENTS CONTRE LA POLLUTION
GESTION DES AXES HYDRAULIQUES
Il s’agit de définir des règles de gestion des talwegs, fossés et réseaux. Les différentes
mesures de gestion des eaux pluviales sont exposées ci-dessous et doivent trouver une
déclinaison dans les documents d’urbanisme locaux.
Axes hydrauliques :
Les facteurs hydrauliques visant à freiner la concentration des écoulements vers les
secteurs aval et à préserver les zones naturelles d’expansion ou d’infiltration des eaux sont
à prendre en compte sur l’ensemble des talwegs, fossés et réseaux de la commune.
Les principes généraux d’aménagement reposent sur :
La conservation des cheminements naturels ;
Le ralentissement des vitesses d’écoulement ;
Le maintien des écoulements à ciel ouvert plutôt qu’en souterrain ;
La réduction des pentes et allongement des tracés, l’augmentation de rugosité des
parois dans la mesure du possible ;
La favorisation de l’infiltration.
Les axes naturels d’écoulement existants ou ayant disparus partiellement ou totalement,
doivent être maintenus voire restaurés lorsque cette mesure est justifiée par une
amélioration de la situation locale.
Maintien des zones d'expansion des crues
Pour les vallons et fossés secondaires débordant naturellement, le maintien d’une largeur
libre minimale sera demandé dans les projets d’urbanisme, afin de conserver une zone
d’expansion des eaux qui participe à la protection des secteurs situés en aval.
Entretien
Les collecteurs situés sous domaine public doivent être entretenus par la commune de
manière régulière. Les fossés doivent également être régulièrement entretenus par le
gestionnaire de la voirie.
Considérés comme des accessoires de voirie, les bouches d’absorption (avaloirs, grilles,
caniveau fente…) appartiennent au service compétent de la voirie.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 36
DÉFINITION DES INTERVENTIONS GÉNÉRALES
Dans le but d’améliorer la qualité de l’assainissement pluvial sur la commune, des actions
pourront être envisagées. La démarche de ces interventions est la suivante :
➢ Réalisation de campagnes de mesures et analyses des prélèvements ;
➢ Recherche de surverses et de mauvais branchements d’eaux usées sur le réseau
pluvial ;
➢ Réalisation d’études sur les ouvrages pour limiter la pollution rejetée au milieu selon
les résultats de la recherche de surverse des eaux usées vers les eaux pluviales et
de sources de pollution ;RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 37
5.2 MESURES PREVENTIVES
Si les mesures curatives améliorent considérablement la situation actuelle, elles ne sont
pas calculées pour faire face à la situation 2040. Sans mesures préventives, on reviendra
à la situation actuelle en pire car les zones à l’aval seront devenues plus vulnérables.
5.2.1 NECESSITE DE LA MAITRISE DU RUISSELLEMENT A L'UNITE FONCIERE
La pérennisation du système global d’assainissement passe par une limitation des débits
rejetés à la parcelle vers le réseau. Pour compenser les effets de l’urbanisation, la politique
de maîtrise des ruissellements mise en œuvre sur le territoire de la commune concerne les
nouvelles constructions et les infrastructures publiques et privées.
5.2.2 NATURE DES MESURES PREVENTIVES
Le zonage pluvial doit respecter :
Les prescriptions suivantes :
Toute construction nouvelle bénéficiera d’un niveau des seuils d’entré situé, en
altitude, au moins 20 cm au-dessus du niveau de la voirie principale adjacente ou
au droit d'une construction en contrebas de la voirie à30 cm au-dessus du niveau
d'assise.
Figure 10 : Principe du seuil au moins de 20cm au-dessus du niveau de voirie principaleRAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 38
Toute nouvelle construction en dessous du niveau de voirie sera aménagée en
conséquence : clapet anti-retour, pompage.
Sur les terrains d’assiette situés en hauteur par rapport à la voirie principale, les
eaux de ruissellement ne devront pas être renvoyées vers la voirie. Une grille
transversale devra être implantée en limite de parcelle. Les eaux récupérées par la
grille devront être gérées sur la parcelle du projet (infiltration ou rétention avec
débit régulé). A noter que pour le bon fonctionnement des grilles avaloirs, ces
dernières feront l’objet d’un entretien régulier à la charge des propriétaires ;
Figure 11 : Principe de récupération des eaux à la parcelle
Toute construction nouvelle sur le secteur bénéficiera d’un niveau des seuils
habitables situé en altitude, au minimum 30 cm au-dessus du niveau des cotes de
crue centennale ou de la plus forte crue connue des cours d’eau de la zone.
Figure 12 : Principe du seuil au minimum de 30cm au-dessus des côtes de cruesRAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 39
Afin de conserver les cours d’eaux et leurs berges et pouvoir en assurer
l’entretien :
Toute construction à proximité de cours d’eau doit respecter un recul de 3,0 m de
part et d’autre du haut de berge du cours d’eau ou d’un écoulement à ciel ouvert.
Figure 13 : Principe du recul de 3m de part et d'autre du haut de berge d'un cours d'eau
Afin de conserver les canalisations eaux pluviales existantes et pouvoir en
assurer l’entretien :
Toute construction respectera un recul de 1.5 m de part et d’autre du nu extérieur
d’un ouvrage enterré de transit des eaux pluviales.
Figure 14 : Principe du recul de 1.5m d'un ouvrage pluvial enterré
1.5MRAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 40
Tout bassin de rétention non étanche (permettant l’infiltration d’une partie des
eaux), respectera un recul de 3 m vis-à-vis des systèmes d’assainissement
individuel et devra impérativement être implanté en aval hydraulique du dispositif
ANC. L’étude devra démontrer la déconnexion des deux systèmes. De même, tout
bassin de rétention non étanche respectera un recul de 5 m vis-à-vis des
constructions. Enfin, ce type d’ouvrage ne devra pas créer de désordre sur les
terrains en aval immédiat (parcelles riveraines, voirie publique).
Dans le cas de discordance entre le règlement de PLU et la notice du zonage pluvial ; la
disposition la plus contraignante s’applique.
Les partis pris sont destinés à ne pas aggraver les caractéristiques hydrauliques et à
faciliter leur surveillance et leur entretien.
L’incitation au respect des coefficients de ruissellement naturels
Réduction des surfaces de voirie aux stricts besoins et conservation au maximum de la
végétation sur les espaces non roulés. Il s’agit d’employer pour les revêtements circulés
des matériaux poreux (pavés non joints, structures alvéolaires végétalisées…).RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 41
La limitation du coefficient d’imperméabilisation.
Le PLU de la commune d'Espelette définit à l’échelle de chaque parcelle un coefficient
d’imperméabilisation qui se traduit en pourcentage d’espace de pleine terre à respecter.
Définition du coefficient de l’espace de pleine terre
Les espaces de pleine terre existants seront maintenus dans le respect des pourcentages
suivants déterminés en fonction de l’occupation du sol :
◆ Zones urbaines : imperméabilisation globale limitée à 65 % ce qui correspond
à une proportion des espaces de pleine terre de 35 % sur l’emprise foncière
concernée ;
◆ Zones d’activités : imperméabilisation globale limitée à 80 % ce qui
correspond à une proportion des espaces de pleine terre de 20 % sur l’emprise
foncière concernée ;
◆ Campings : imperméabilisation globale limitée à 40 % ce qui correspond à une
proportion des espaces de pleine terre de 60 % sur l’emprise foncière concernée ;
◆ Zones naturelles, zones agricoles ou espaces boisés classés (EBC) :
imperméabilisation très limitée possible, ce qui correspond à une proportion des
espaces de pleine terre de 95 % sur l’emprise foncière concernée ;
L’application des règles relatives au respect de l’espace de pleine terre s’analyse sur
l’assiette foncière du projet en l’absence de disposition compensatoire proposée par la
collectivité à l’échelle du bassin versant.
L’espace peut être qualifié de pleine terre s’il n’est le support
d’aucun aménagement autre que les aménagements propres
aux jardins et espaces verts, ni d’aucune construction, aussi
bien au-dessus du sol qu’au-dessous du niveau du sol naturel
sur une profondeur de 10 mètres. L’espace de pleine terre
correspondant aux espaces verts non aménagés et non occupés.
Il peut en revanche être traversé par des réseaux techniques
aériens ou souterrains.
A noter que pour les projets situés sur une emprise foncière inférieure ou égale à 500 m², les ouvrages d’infiltration ou de rétention des eaux pluviales peuvent être implantés dans les espaces de pleine terre. La surface du bassin de rétention ou d’infiltration n’est pas déduite de l’espace de pleine terre.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 42
Lors d’une division, le reliquat de l’unité foncière d’origine devra également respecter le
pourcentage d’espace de pleine terre défini.
En l’absence de prescriptions spécifiques relatives au respect de l’espace de pleine terre
dans le PLU ou PLUi, ce sont les prescriptions présentées ci-dessus qui s’appliquent.
La compensation à l'imperméabilisation.
Dans le cadre de la rétention des eaux pour la lutte contre les inondations, tout nouvel
aménagement générant une augmentation de l’imperméabilisation du sol en place devra
bénéficier de la mise en place d’un volume de stockage des eaux pluviales
correspondant à l’écrêtement de la pluie 88mm/m² imperméabilisé, avec un débit
de fuite de 3l/s/ha pour les surfaces nouvellement aménagées et imperméabilisées.
L’application de cette règle est effectuée sur des superficies d’imperméabilisation
supplémentaires par rapport à l’existant et cumulées aux surfaces antérieures de plus
de 40 m2 à compter l’application du présent zonage pluvial.
A partir de la date d’approbation du zonage pluvial, l’imperméabilisation
supplémentaire sera définie en fonction du projet du pétitionnaire et des
imperméabilisations antérieures à la demande dont le pétitionnaire devra prouver
qu’elles ont été autorisées préalablement par l’État ou les collectivités territoriales.
La démolition totale d’une construction existante entraîne la perte des droits
acquis.
Les propriétaires des nouvelles constructions devront mettre en
œuvre un régulateur/limiteur de débit approuvé par les services.
Dans tous les cas, il sera nécessaire de respecter un diamètre
minimal de l’orifice de fuite de
20 mm avec grille de protection démontable pour assurer son
entretien.
Pour toute nouvelle construction, le raccordement des trop-pleins
de bassin de rétention sur un collecteur unitaire ou pluvial est
interdit.
Tout raccordement d’épuisement de nappe notamment de parking
souterrain sur un réseau pluvial ou unitaire raccordé à une station
de traitement est interdit.
Un ouvrage de rétention ou d’infiltration de surface ne doit
posséder aucun trop plein vers l’extérieur de l’unité foncière.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 43
Pour toute opération réalisée sur une emprise foncière supérieure ou égale à 1 500 m2
et/ou sur des surfaces imperméabilisées modifiées dans le cadre du projet, il pourra être
demandé, en fonction de la capacité de l’exutoire, une amélioration par rapport à la
situation existante en vue de ramener le débit de rejet à 3l/s/ha pour une pluie de 88mm.
Cette disposition permettra une amélioration de la teneur en MES des eaux pluviales
provenant de ces ouvrages. Les MES correspondent aux principaux vecteurs de la pollution
urbaine dans les eaux pluviales.
· la circulation gravitaire des eaux pluviales
Pour simplifier la gestion des réseaux et garantir une fiabilité à long terme.
· la valorisation des eaux pluviales
Par une valorisation du paysage et végétalisation accrue, par une circulation gravitaire à ciel ouvert et par l’aménagement de bassins de rétention paysagers. La ressource peut également être utilisée après stockage.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 44
5.2.3 DEFINITION DE SECTEURS D’APPLICATION DES MESURES PREVENTIVES
Deux secteurs d’application des préconisations des aménagements sont définis. Il s’agit
de :
Secteur d’application stricte de l’ensemble des mesures préventives sur
l’ensemble de la commune : toutes les zones sont soumises aux règles
d’aménagement prescrites dans le zonage pluvial.
Exceptionnellement, secteur d’application au cas par cas : secteur sur lequel il
est possible de déroger exceptionnellement à certaines règles. Chaque dossier sera
soumis par le pétitionnaire pour approbation aux services techniques de
l’Agglomération.
Feront également l’objet d’une application au cas par cas les situations
suivantes :
◆ les parcelles directement riveraines des cours d’eau suivants : Nive, Adour,
Nivelle, Bidassoa, Bidouze, sous réserve que le rejet des eaux pluviales issues de
ces parcelles se fasse directement vers le cours d’eau ;
◆ les constructions et installations techniques nécessaires au fonctionnement des
réseaux, les équipements d’infrastructure de service public dans la limite des
aménagements suivants : cimetière, hôpital, service public de l’eau et de
l’assainissement.
Ces secteurs sont cartographiés sur le plan de zonage de la commune en
annexe 4.= Pays
A Basque
euskaL
HERRIa
communauté E'a0SomÉmaTION
maeums Mraneoe
COMUMAUTAT mm mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm———————— œD'AROUOERRE ES mm um com me com me cm me cm me ce cm me cm
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 45
Ce qu’il faut retenir…
L’étude de l’état tendanciel du schéma directeur a démontré l’impact
que pouvait avoir l’ouverture et la densification de l’urbanisation sans
mise en place de mesures compensatoires.
Afin d’assurer un fonctionnement pérenne des réseaux, la règle de
zonage qu’il a été décidé d’imposer est celle d’une compensation
hydraulique pour toute surface imperméabilisée soumise à autorisation
d’urbanisme par la mise en place de rétention sur la base d’un stockage
de 88 mm de pluie avec un rejet à débit régulé limité à 3 l/s/ha. Cette
mesure compensatoire permet que les rejets de la zone
considérée lorsqu’elle est urbanisée, soient inférieurs ou égaux
aux rejets de cette même zone avant urbanisation.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 46
5.2.4 REGLES A APPLIQUER
5.2.4.1 Typologie des ouvrages
Le recours à des techniques « alternatives » aux réseaux d'assainissement pluviaux permet
de réduire les flux d'eaux pluviales le plus en amont possible en redonnant aux surfaces
de ruissellement un rôle régulateur fondé sur la rétention. Les techniques alternatives
s’intègrent également lorsque la capacité d’infiltration n’est pas bonne. Dans ce dernier
cas, elles permettent de stocker de la même façon qu’un bassin de rétention avec un débit
de fuite vers les réseaux. Elles ont l'avantage d'être moins coûteuses que les ouvrages
classiques et s'intègrent plus facilement dans la ville, à condition que la capacité
d'infiltration du terrain et la topographie le permettent.
Les techniques à mettre en œuvre sont à choisir en fonction de l'échelle du projet :
A l'échelle de la construction : citernes ou bassins d'agrément, toitures terrasses ou
végétalisées si ces aménagements sont autorisés dans le PLU communal ;
A l'échelle de l’emprise foncière : stockage dans des bassins de rétention à ciel ouvert
(secs ou en eau) ou enterrés (vides ou en SAUL), accessibles, hydrocurables et
inspectables, parkings stockants ;
A l'échelle d'un lotissement :
◆ Au niveau de la voirie : chaussée à structure réservoir précédée d’un ouvrage de
décantation, extensions latérales de la voirie (fossés, noues...) ;
◆ Au niveau du quartier : stockage dans des bassins à ciel ouverts (secs ou en eau)
ou enterrés (vides ou en SAUL), hydrocurables et inspectables, puis évacuation
vers un exutoire de surface ;
◆ Autre solution intéressante : les tranchées drainantes qui permettent le stockage
et la restitution à débit régulé et la chaussée réservoir précédée d’un système de
décantation.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 47
5.2.4.2 Dimensionnement des ouvrages de rétention
Les futurs ouvrages de rétention seront dimensionnés pour une hauteur d’eau à stocker de
88mm de surface imperméabilisée avec un débit de fuite de 3l/s/ha et un diamètre
minimal de 20 mm de l’orifice de fuite préconisé. Il devra être équipé d’une grille
de protection démontable pour assurer son entretien.
Pour calculer les surfaces imperméabilisées, trois classes de surfaces élémentaires sont
proposées dans le tableau ci-dessous en fonction de leur usage et de leur revêtement. Un
coefficient d’apport est affecté à chacune de ces classes de surface.
(1) SURFACE
TOTALEMENT
IMPERMEABILISEE
(2) SURFACE
REGULEE
(3) SURFACE
PERMEABLE OU
INFILTREE
Toiture, voirie, toiture
terrasse, parking totalement
imperméabilisé, trottoir, piste
cyclable, bassin à ciel ouvert,
noues, tuile, asphalte, béton,
dallage,
Toiture végétalisée,
evergreen ou autre solution
favorisant l’infiltration, voirie
en gravillons, cailloux
Espace naturel ou végétalisé
(pelouse, espace boisé,
prairie…), espace géré par
une solution compensatoire
indépendante
Coefficient d’apport = 1 Coefficient d’apport = 0,5 Coefficient d’apport = 0
Figure 15 : répartition des coefficients d’apport en fonction du type de surfaces
Le pré-dimensionnement de l’ouvrage de compensation est obtenu en calculant :
V (en m3) = S imperméabilisée (en m²) x 0,088 (m)
Exemple de dimensionnement :
Sur une emprise foncière de 1200 m² aménagée en créant 350 m² de parking
imperméabilisé, 150 m² de toiture terrasse et 100 m² d’accès en cailloux, le
volume du bassin de rétention à prévoir est de :
V = (350x1+150x1+100x0,5) x 0.088 = 48,4m3
Le débit de fuite du bassin est de Qf = (350+150+100) x 0.0003 = 0,18 l/s
La base de dimensionnement d’ouvrage de fuite, de type orifice calibré, de bassin
de rétention est joint en annexe 3.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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5.2.4.3 Possibilité d’infiltration à l’emprise foncière
Les solutions d’infiltration à l’emprise foncière peuvent être proposées pour compenser
l’imperméabilisation sous réserve que le pétitionnaire démontre la capacité du sol à infiltrer
en :
Réalisant des essais d’infiltration à la profondeur projetée des systèmes d’infiltration
(étude de sol à fournir) ;
Ayant une connaissance suffisante du niveau de la nappe en période de nappe haute.
Dans ce cas, le dimensionnement des ouvrages est imposé par la capacité d’infiltration des
sols. Toutefois, lors de pluies de longue durée, les sols rencontrés sur l'agglomération,
souvent très limoneux ou argileux, ne permettent pas l'obtention d'un débit d’infiltration
suffisant.
5.2.5 MAITRISE QUALITATIVE DES EAUX PLUVIALES
Deux types de pollution peuvent être définis en milieu urbain :
Pollution accidentelle : pollution ponctuelle occasionnée par un déversement
accidentel de matière polluante ou toxique liée à une activité du secteur urbain ;
Pollution chronique : principalement générée par l’accumulation de polluants durant
les périodes de temps secs.
L’origine de pollution des eaux pluviales peut provenir de plusieurs facteurs : circulation
automobile, déchets divers solides ou liquides, déjections animales, érosion des sols et
chantiers, industrie et divers rejets liés aux mauvais branchements de réseaux d’eaux
usées.
A noter que lors de la mise en place des ouvrages d’écrêtement sur les emprises foncières,
les trop-pleins ne seront pas autorisés par connexion directe sur les réseaux collectifs
enterrés.
5.2.5.1 Lutte contre la pollution chronique
Les techniques alternatives sont par nature efficaces pour limiter la pollution chronique
rejetée au milieu naturel, compte tenu de la bonne décantabilité des eaux de ruissellement.
Les ouvrages à privilégier sont les suivants :
Les bassins de retenue, les noues et les tranchées drainantes permettant une
décantation des particules ;
Les barrières végétales permettant la filtration passive : bandes enherbées ou bandes
végétalisées ;
Les massifs filtrants permettant une filtration mécanique des particules.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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5.2.5.2 Lutte contre la pollution accidentelle
Plusieurs types de dispositifs sont adaptés aux pollutions accidentelles :
Le bassin ou la zone de confinement étanche ;
Le séparateur à hydrocarbures et débourbeur déshuileur en sortie de bassin.
Ces dispositifs doivent être accompagnés de dispositifs de confinement (vanne) afin de
pallier d’éventuels transferts vers le milieu.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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5.3 MOYENS DE CONTROLE
Les règles définies ci-avant correspondent à une évolution des dispositifs et la mise en
place réelle d’ouvrages notamment en terrain privatif.
Il est donc nécessaire que les projets et les réalisations soient contrôlés afin de s’assurer
de la conformité des ouvrages aux règles dictées ci-avant.
5.3.1 MISE EN PLACE D’UN SERVICE DE CONTROLE DES OUVRAGES PROJETES
L’objectif est de vérifier :
Les plans de masse, dimensionnements, calibrages ajutages, pentes radiers… ;
Les dispositifs d’infiltration ;
Les conditions de raccordements au réseau public.
5.3.2 CONTROLE DES OUVRAGES REALISES
Les ouvrages de rétention doivent faire l’objet d’un suivi régulier, à la charge des
propriétaires : curages et nettoyages, vérification canalisations de raccordement,
vérification du bon fonctionnement des installations (pompes, ajutages) et des conditions
d’accessibilité.RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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6 ANNEXESRAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ANNEXE 1
COMPATIBILITE DU SDAGE ADOUR-GARONNEcommunauté
COMPATIBILITE DU SDAGE ADOUR GARONNE 2016-2021
ORIENTATION A Orientation B ORIENTATION C ORIENTATION D Créer les conditions de gouvernance Réduire les pollutions Améliorer la gestion quantitative Préserver et restaurer les fonctionnalités des
favorables à l'atteinte des objectifs du milieux aquatiques
SDAGE
DISPOSITIONS Zonage Eaux DISPOSITIONS Zonage Eaux | DISPOSITIONS Zonage Eaux Pluviales | DISPOSITIONS Zonage Eaux Pluviales Pluviales Pluviales
Optimiser l'organisation des moyens et des | Agir sur les rejets en Gérer durablement la ressource en Réduire la vulnérabilité et les aléas inondation
acteurs micropolluants et macropolluants
A9 | Informer et Le Zonage Eaux B2 | Réduire les Les mesures | C10 | Restaurer La préférence D50 | Adapter les Les dispositions
sensibiliser le pluviales, pollutions du zonage l'équilibre données à l'infiltration projets curatives et public document public, dues au ont pour quantitatif | des eaux pluviales et à d'aménagement | préventives énoncées
participe à la ruissellement | effet induit des masses | la limitation des dans le zonage ont sensibilisation, à la d'eaux ou direct de d'eau surfaces pour objectif de
gestion des eaux pluviales réduire les souterraines | imperméabilisées maîtrise des
pluviales auprès du pollutions dans le zonage ruissellements et de public, des apportées au lorsqu'elle est possible réduire l’aléa
techniciens et des milieu participe à la recharge inondation élus locaux. récepteur et à l'alimentation de localement et en aval
par les eaux la nappe alluviale des futurs zones à
pluviales aménager
A10 | Informer les D51 | Adapter les élus, les cadres, dispositifs aux
les animateurs enjeux et les
techniciens des
collectivités
territoriales
Intégrer les enjeux de l'eau dans les projets
d'urbanisme et d'aménagement du
territoire, dans une perspective de
changements globaux
A39 | Identifier les Objectif suivi dans
solutions et les | le cadre de
limites de l'élaboration du
l'Assainissement | zonage des eaux
en amont des pluviales
projets
d'urbanisme et
d'aménagement
du territoire
RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ESPEL.003 – Novembre 2021 page 53RAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ANNEXE 2
CARTOGRAPHIE DES MESURES CURATIVESRAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ANNEXE 3
BASE DE DIMENSIONNEMENT D'OUVRAGE DE
FUITE DE TYPE CALIBRE DE BASSIN DE
RETENTION> 17000 5,1
40 à 500 0,012 0,15 20
500 à 1000 0,15 0,3 20
1000 à 5000 0,3 1,5
_ Dispositif de 5000 à 6000 1,5 1,8 régulation
6000 à 17000 1,8 5,1 approuvé type vortex
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Base de dimensionnement d’ouvrage de fuite type orifice calibréRAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ANNEXE 4
ZONAGE DE LA COMMUNE D'ESPELETTERAPPORT Schéma Directeur des Eaux Pluviales
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ANNEXE 5
DEMANDE D'EXAMEN AU CAS PAR CAS :
AVIS DE L'AUTORITE ENVIRONNEMENTALE