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Conseil Municipal - OPPO MAG 342 WEB
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Biarritz.
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Thèmes du document : Aménagement du territoire, Démocratie, Handicap et inclusivité,
40 MAI!JUIN 2025
Expression des groupes politiques | Talde politikoen adierazpena
Tribunes des oppositions
BIARRITZ NOUVELLE VAGUE
GUILLAUME BARUCQ
Hypertension fiscale
J’ai de plus en plus de mal à entendre en
conseil municipal que les impôts des Biarrots
n’ont pas augmenté sur ce mandat. Cette
affirmation recyclée en pré-campagne est
fausse et trompeuse.
Non seulement tous les impôts, directs et
indirects, ont augmenté mais de nouveaux
moyens de ponctionner les habitants et les
visiteurs ont été mis en place.
Si les taux d’imposition n’ont pas changé, les
bases ont augmenté. Pour stabiliser les
impôts, il aurait donc fallu baisser les taux
– pratique peu courante chez les élus de
l’ancienne école qui considèrent
l’augmentation des impôts comme une
fatalité pour financer une dépense publique
galopante.
Pourtant, c’est possible. David Lisnard, maire
de Cannes et président de l’AMF l’a
démontré cette année dans sa commune en
baissant la taxe foncière grâce à une gestion
rigoureuse.
À Biarritz, à l’inverse, la majorité a laissé filer
les impôts par une passivité fiscale assumée.
Même la surtaxe sur les résidences
secondaires a été votée, en contradiction
avec la promesse de campagne qui avait
valu des voix à la liste arrivée en tête… au
détriment des listes réalistes qui avaient
annoncé la couleur et souhaitaient réaffecter
ce produit fiscal au logement.
Tous les impôts et taxes ont augmenté à
Biarritz depuis 2020 : taxe foncière, taxe
d’habitation (pour ceux qui y sont encore
assujettis), taxe de séjour, droits de
mutation…
Même les résidents principaux qui louent
ponctuellement leur logement voient leur
fiscalité augmenter cette année alors que
c’était un moyen d’arrondir les fins de mois
ou de conserver un bien.
Cette pression fiscale s’accentue dans un
contexte de hausse généralisée : inflation,
eau, énergie…
Rien ne sera épargné au citoyen : la mairie a
misé sur les impôts moins visibles mais non
moins douloureux comme le stationnement
devenu payant de nos plages populaires au
sud et jusqu’au Phare au nord.
Des outils de contrôle comme la déjà
tristement célèbre voiture « sulfateuse à PV »
ont été déployés pour maximiser les
recettes… au détriment des résidents, des
travailleurs et des visiteurs.
Quand je discute avec les Biarrots, il apparaît
que cet œdème fiscal est devenu asphyxiant.
Une remise à plat s’impose donc.
En médecine, on sait qu’une pression
artérielle trop élevée peut avoir de lourdes
conséquences. C’est la même chose avec la
pression fiscale.
Je proposerai des traitements non
médicamenteux pour la faire baisser avec
une gestion plus saine mais toujours
ambitieuse pour Biarritz.
Guillaume Barucq
BIARRITZ ENSEMBLE
PATRICK DESTIZON
De la sauvegarde de l’Eglise
Sainte Eugénie !
Lors du conseil municipal du 31 mars dernier,
la question de la sauvegarde de l’Eglise
Sainte Eugénie était à l’ordre du jour.
En effet suite à un léger séisme ressenti le 16
février 2023, des nouvelles fissures sont
apparues sur les voutes de l’édifice, ce qui a
conduit à une fermeture des lieux pour des
raisons de sécurité.
Un architecte du patrimoine et deux bureaux
d’études, l’un pour le bâtiment et l’autre pour
l’étude des sols, ont été alors missionnés pour
établir un diagnostic.
L’Eglise a été bâtie à la fin du XIXème siècle
sur un remblais, ce qui explique la fragilité du
sol.
Deux ans pour établir un diagnostic parait
très long et traduit l’absence de motivation
de la majorité sur ce dossier.
Une consultation a finalement été lancée le
31 janvier afin de désigner une équipe dont la
mission sera triple.
Tout d’abord il s’agira de définir la technique
la plus adaptée pour « consolider les sols,
renforcer les fondations » et « réparer les
ouvrages structurels endommagés ».
En second lieu il s’agira de « restaurer la
totalité du clos et couvert de l’édifice
(maçonneries, couverture, vitraux et
menuiseries) »
Enfin il s’agira de « restaurer les maçonneries
et parements intérieurs » et de remettre « en
service l’orgue ».
Le coût global devrait atteindre 10 335 480 €
TTC dont 8 775 480 € TTC de travaux et
1 580 000 € TTC d’honoraires et de frais
d’études et de missions.
La consolidation des sols est le préalable
indispensable à ces travaux.
Différentes techniques sont envisageables,
soit alternativement, soit de façon conjointe.
La première est celle des micropieux qui
consiste à insérer des micropieux dans le
sous-sol pour s’ancrer dans la roche ou dans
un sol stable.
L’inconvénient de cette méthode est que le
forage est nécessairement vertical, ce qui
peut poser des problèmes en cas de présence
de réseaux souterrains.
L’autre technique est celle dite du « jet
grouting » qui consiste à forer des puits puis
à y injecter un coulis de béton sous pression.
Le coulis de béton en se mêlant à la terre
densifie et consolide ainsi les sols.
L’avantage de cette technique est qu’elle
permet des forages obliques moins
problématiques pour les réseaux avec
toutefois un risque de remontée des sols.
D’autres techniques sont peut-être
également envisageables (congélation des
sols, etc.) mais quoiqu’il en soit, cette
sauvegarde sera complexe, coûteuse et
probablement pas mise en œuvre avant les
élections. Nous suivrons ce dossier qui a pris
du retard de près.
p.destizon@biarritz.fr
Patrick Destizon41 MAI!JUIN 2025
BIARRITZ.FR
EUSKAL HERRIAN VERT
ET SOLIDAIRE TALDEA
LYSIANN BRAO, BRICE MORIN
Subventions : un manque de
transparence et des choix
budgétaires discutables
Depuis plusieurs années, une question revient
sans cesse concernant la gestion des
subventions municipales : celle de la
transparence. En effet, il est évident que les
demandes de subventions des associations
et les montants alloués manquent de clarté.
Si la ville souhaite vraiment renforcer la
confiance des citoyens, il serait souhaitable
que toutes les demandes soient publiées, y
compris celles qui ne sont pas financées. Une
telle mesure permettrait d’apporter une plus
grande visibilité sur les choix budgétaires de
la municipalité. Cela renforcerait la crédibilité
des processus décisionnels et garantirait une
gestion transparente des finances publiques.
Une autre question préoccupante concerne
la réduction des subventions allouées aux
associations locales. Il est apparu qu’une
grande majorité des associations subissent
une diminution de leurs financements, parfois
de quelques centaines, parfois de plusieurs
milliers d’euros. Si, à première vue, ces
baisses peuvent sembler minimes par rapport
au budget global de la ville, elles peuvent
avoir des répercussions considérables pour
des structures souvent fragiles, n'ayant que
peu de marge de manœuvre financière. La
question qui se pose alors est de savoir si ces
réductions sont justifiées dans un contexte de
plus en plus difficile pour les associations, qui
peinent à équilibrer leurs budgets tout en
poursuivant des missions d’intérêt général.
L’analyse des réductions et augmentations
spécifiques par secteur révèle des tendances
inquiétantes. La baisse de 126 250 € pour la
culture et de 112 570 € pour le secteur sport
et jeunesse est particulièrement
préoccupante.
De plus il est légitime de s’interroger sur la
subvention accordée au nouveau festival du
film alors que des petites associations
peinent à maintenir leurs activités. Les
grosses entreprises partenaires de ce festival
ne pourraient-elles pas contribuer davantage
au financement de cet événement, plutôt que
de compter sur des fonds publics ? Les
petites associations, qui jouent un rôle crucial
dans la cohésion sociale et culturelle de la
ville, méritent un soutien plus constant et
prioritaire.
Il semble donc nécessaire de réévaluer les
priorités budgétaires de la ville, en prenant
en compte l’impact direct des financements
sur la vie locale et la pérennité des structures
associatives.
N’hésitez pas à nous faire remonter vos
remarques à b.morin@biarritz.fr et l.brao@
biarritz.fr
Brice Morin
BIARRITZ D’ABORD
RICHARD TARDITS
Hôtel du Palais
L’avenir de l’Hôtel du Palais est revenu à
l’ordre du jour lors du Conseil Municipal du 31
Mars 2025. Mme le Maire nous a demandé de
voter une délibération visant à anticiper le fait
que la SOCOMIX (société d’économie mixte
dans laquelle la ville est 55% majoritaire et
qui « gère » l’hôtel du Palais à travers son
partenaire contracté HYATT) ne pourrait
probablement pas verser à la ville le loyer du
bail emphytéotique les trois prochaines
années. La compensation sera des intérêts
dans trois ans pour cette exemption de loyer.
La SOCOMIX avait honoré son engagement
en 2023 mais ce n’était que l’arbre qui cachait
la forêt car même si le chiffre d’affaires est
tout à fait raisonnable, loin de son prévisionnel
tout de même, les ratios économiques ne
rassurent pas du tout la banque à qui la
SOCOMIX a emprunté 50 millions d’Euros, et
celle-ci nous demande de réduire cet emprunt
d’au moins 5 millions pour rester en
concordance avec le pouvoir de
remboursement de la SOCOMIX.
Cette situation ne fera qu’empirer dans le
temps pour la bonne et simple raison que les
revenus hôteliers dans notre ville sont très
bons pendant la saison estivale et
catastrophiques l’hiver. Tout simplement : le
coût journalier d’exploitation ne s’amortit pas
l’hiver car il n’est pas couvert par les revenus.
On a beau se concentrer pour augmenter le
nombre de visiteurs « affaires » sur les ailes de
saison ou l’hiver mais on sait tous que notre
ville n’a pas la même attractivité en saison
hivernale. Lors du mandat précédent, alors
que les services de la ville négociaient avec
différents prospects susceptibles de prendre la
gestion de notre hôtel, un de ces prospects, la
chaîne Four Seasons, professionnel de
l’hôtellerie de luxe, avait été disqualifié car il
ne voulait ouvrir l’hôtel que du mois de Mars
au mois d’Octobre. Le Maire clamait à ceux
qui voulaient l’entendre qu’une de ses
conditions SINE QUA NON serait que l’hôtel
soit ouvert toute l’année. Malheureusement, il
faut se rendre à l’évidence que le peu de profit
que nous dégageons l’été est vite englouti par
les pertes de l’hiver !
Nous devons agir vite et intelligemment pour
éviter que nous ne puissions plus faire face à
cette dette et que les actionnaires minoritaires
de la SOCOMIX ne se positionnent pour
reprendre l’hôtel du Palais à moindre coût.
Nous devons impliquer les Biarrots en
proposant un référendum qui décrira les
différentes options qui s’offrent à nous et
décider tous ensemble de l’avenir de ce joyau
immobilier.
Richard Tardits
CONSEILLER INDÉPENDANT
Demain, toujours demain
Le budget voté le 31 mars dernier résume bien
ce qu’a été la gestion municipale durant ce
mandat qui touche à sa fin.
Les questions et remarques formulées par les
conseillers municipaux d’opposition avant le
vote n’ont donné lieu à aucune réponse ou
explication de la part de la majorité.
Nous avons eu droit à un silence remarquable.
On ne discute plus pour expliquer ses choix.
On les impose.
Omniprésente sur tous les médias à sa
disposition, la majorité communique42 MAI!JUIN 2025
Expression des groupes politiques | Talde politikoen adierazpena
beaucoup et à grand frais (du contribuable),
mais reste muette en séance du Conseil
municipal quand il s’agit de discuter de son
dernier budget.
C’est une approche totalement dépassée du
débat et de la démocratie représentative.
Quoi qu’il en soit, les Biarrots pourront
constater l’écart entre les promesses, le
programme, et les réalisations effectives.
Les projets non-réalisés sont repoussés au
prochain mandat, quand ils ne sont pas
abandonnés.
Et pour toute explication, on préfère se
reposer sur le contexte économique difficile
(a-t-il été une seule fois favorable ?) et rejeter
la responsabilité sur nos partenaires
institutionnels, ou chose désormais habituelle,
sur l’Etat.
Actes manqués ou tentative de paraître
indispensable pour 6 années de plus ?
s.carrere@biarritz.fr
Sébastien Carrère
CONSEILLER INDÉPENDANT
Le stationnement qui rend
fou !
L’arrivée des beaux jours à Biarritz amène
son lot d’incohérences. La plus frappante est
surement celle concernant le stationnement.
Durant la moitié de l’année (du 1 er avril au 15
novembre), la ville est divisée en quatre
zones. Dans ces quatre zones, le
stationnement est payant durant la saison
estivale. En zone rouge et orange, il vous en
coûtera 6 euros pour stationner votre
véhicule durant 2h30, le temps d’un
restaurant sans dessert ni promenade
digestive puisque le montant de l’arnaque
s’élèvera à 35€ pour 3h30 ! Rassurez-vous, si
vous habitez dans ces zones vous aurez le
droit de vous faire extorquer 30€ par mois
pour pouvoir vous y stationner. Si
malheureusement vous habitez en dehors de
ce patchwork de zones multicolores mais que
vous vous garez dans une rue incluse dans ce
zonage alors tant pis pour vous pas
d’abonnement possible ! Ouf la première
heure est gratuite !
En revanche pour le parking de la Milady le
stationnement est gratuit pour les biarrots.
Je cherche toujours à comprendre la
cohérence de cette décision ! Car selon moi
un biarrot est un biarrot, quel que soit son
quartier, et il ne doit pas y avoir de différence
de traitement. Pour rappel, les biarrots
peuvent stationner gratuitement à la Milady
mais doivent payer dans le quartier du phare,
pour le plus grand bonheur et malheur des
riverains et commerçants.
Il me semble juste de limiter le temps de
stationnement afin de favoriser la rotation en
centre-ville, mais pas avec ce tarif prohibitif
en plus d’être incompréhensible (je vous
invite à visiter la page internet de la mairie).
La situation atteint un sommet de bêtise et
de déshumanisation avec la mise en
circulation d’un véhicule équipé d’une
caméra qui lit automatiquement les plaques
et vous envoie votre amende dans les
meilleurs délais ! Je préférerais que la priorité
soit mise sur les stationnements gênants et
dangereux, notamment sur les trottoirs ou
place pour personnes à mobilité réduite.
Ma proposition est claire : Pour les visiteurs,
harmoniser la tarification sur les zones littoral
et centre-ville, limiter le stationnement à 4h,
pour les biarrots rendre le stationnement au
tarif raisonnable de 1€ pour la même durée
maximale. Cette alternative permet aux
biarrots de continuer à profiter du littoral et
du centre-ville toute l’année.
Malheureusement ma proposition a été
balayée d’un revers de main en conseil
municipal, surement car elle est trop
protectrice pour les biarrots.
Jean-Baptiste Dussaussois Larralde
CONSEILLER INDÉPENDANT
L’épicerie du bâtiment
J'observe une contradiction entre le discours
de Mme Arosteguy sur la cherté du marché
de l'immobilier à Biarritz et les valeurs
auxquelles elle brade notre patrimoine. Elle
s'est émue dernièrement dans la Presse pour
établir que le « prix moyen de l'immobilier est
de 8.250€ par m2 environ, pouvant même
atteindre les 12.000 selon les quartiers ».
La côte immobilière, on la subit tous mais
pas de la même manière. Cela est très
dommageable pour le tissu social : jeunes
foyers, familles, retraités modestes et, plus
largement, personnes aux revenus
insuffisants pour rester vivre dans leur ville de
naissance ou de cœur. Par contre, une
municipalité a la main sur le patrimoine
communal. Et là, le bât blesse et les
discordances de la maire éclatent au plein
jour.
Depuis 2020, début du mandat de Mme
Arosteguy, les Biarrots voient s'envoler - à
des prix dérisoires - ce qui constituait notre
richesse commune : villa Sion (400m2 +
terrain de 8.000m2 = 1.700.000€) soit 4250
euros/m², auberge de jeunesse (plus de
2.000m2 + terrain de 6.500m2 = 2.130.000€)
soit 1065 euros m², villa Fal (1.300m2 + terrain
de plus de deux hectares = 2.000.000€) soit
1538 euros m². Cette honteuse liste n'est pas
terminée : un bout de parcelle de la chapelle
Impériale pourtant Classée Monuments
Historiques et donc inaliénable (33m2 à
30.000€) soit 909 euros le m² de terrain, et
les locaux de la police municipale (460m2
1.400.000€) soit 3043 euros le m² en plein
centre-ville.
Comme si cela ne suffisait pas, la maire
continue son dessein de nous appauvrir en
voulant céder le bâtiment du CCAS situé
dans le carré administratif du square
d'Ixelles.
Après avoir réalisé plus de 80 millions d'euros
de travaux et signé un bail emphytéotique de
75 ans entre la Socomix et la société
hôtelière Hyatt, la maire nous emmène, à pas
feutrés, vers une vente de l'Hôtel du Palais. Si
une vente aurait pu être envisagée AVANT les
travaux et la signature de ce bail, aujourd'hui
elle entraînerait notre ville à la ruine. Même si
la ville est actionnaire-majoritaire à 55,57%,
avec l'actionnaire JC Decaux qui détient à lui
seul 39,09%, cela nous engage à être
vigilants. Ce dernier ayant investi
15.000.000€ pour atteindre ce niveau de
participation, il est facile de comprendre
qu'en posant seulement 10.000.000€ sur la
table, le groupe deviendrait majoritaire et la
ville de Biarritz, donc nous tous Biarrots,
perdrions beaucoup d'argent en continuant
de rembourser les 80 millions d’euros
d’emprunt des travaux, encore une décision
court-termiste. Toutes ces décisions, pèseront
sur le long terme, il est temps de réfléchir à
l’avenir…
La réponse, nous la connaissons tous.
Corine Martineau