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Déliberation - Tribune Oppo MAG JAN FEV24 WEB
Document publié le Lundi 3 mai 2021 par la commune de Biarritz.
Lien du pdf (Déliberation - Tribune Oppo MAG JAN FEV24 WEB)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Institutions publiques, Inégalités sociales,
40 JANVIER ! FÉVRIER 2024
Expression des groupes politiques | Talde politikoen adierazpena
Tribunes des groupes d'opposition
BIARRITZ NOUVELLE VAGUE
GUILLAUME BARUCQ
Chères Biarrotes,
chers Biarrots,
Je vous adresse mes meilleurs vœux de santé,
d’épanouissement et de bien-être pour cette
nouvelle année.
Déjà 2024 ! Le temps file à Biarritz, peut-être
encore plus vite qu’ailleurs, tellement il fait
bon y vivre et s’y baigner.
Tout n’y est pas rose pour autant et nous
sommes là, en tant que conseillers
municipaux, pour participer aux décisions
qu’implique notre vie citoyenne.
Je vois 3 priorités pour Biarritz en cette
nouvelle année :
- Le logement :
Encore et toujours ce problème majeur qui ne
fait que s’aggraver car les bonnes solutions
ne sont pas proposées. Les dernières mesures
législatives projetées ne résoudront rien mais
augmenteront la charge fiscale de tous.
Chacun est concerné, que ce soit directement
ou indirectement avec les difficultés que nos
enfants rencontreront pour se loger. Avec la
hausse des taux d’intérêts, ce sont les classes
moyennes y compris supérieures qui se voient
interdites d’accès à la propriété. Le logement
social peinant à sortir de terre, seuls les plus
fortunés d’entre nous peuvent se loger ou se
reloger à Biarritz.
Notre ville devrait proposer des solutions
innovantes pour préserver la mixité sociale
qui fait notre ADN.
- La sécurité :
Malgré les grands renforts de
communication, il m’a été relaté cet été des
faits de délinquance, de violences et de
trafics ou de consommation de drogues
auxquels notre station n’est pas habituée.
Pour rester un havre de paix, je crois aux
moyens humains renforcés et à la médiation,
sans négliger les appoints que peuvent
représenter le bon éclairage de certains
endroits, la vidéo-surveillance quand elle est
ciblée et aux autres moyens de dissuasion.
- L’environnement :
Malgré les difficultés conjoncturelles comme
l’augmentation des coûts et des délais de
travaux, je déplore l’absence de nouvelle
réalisation d’assainissement.
Je soutiendrai la piétonnisation et les
aménagements nécessaires à condition
que cela soit fait de manière intelligente
en concertation avec les riverains et les
commerçants.
Je continuerai à pousser toutes les mesures
de lutte contre le réchauffement de notre
ville (arborisation, lutte contre les îlots de
chaleur, blanchiment de toitures…) et son
autonomie (énergétique, alimentaire…).
Je resterai constructif pour permettre que
notre ville avance grâce à une opposition
qui a souvent raison… et à une majorité
qui saura mieux l’écouter.
Voilà pour mes résolutions.
Bonne année et santé à toutes et tous !
Guillaume Barucq
BIARRITZ ENSEMBLE
PATRICK DESTIZON
Manœuvres financières
douteuses autour du cinéma
Le Royal !
Tout d’abord nous vous présentons pour
vous-même et les êtres chers tous nos vœux
de santé et de bonheur pour l’année 2024.
Le cinéma Le Royal après un important
programme de rénovation financé par la
commune était géré depuis 2003 par
l’association V.O dans le cadre d’une
délégation de service public à laquelle il a
été décidé de mettre fin contre notre avis.
Le conseil municipal du 3 mai 2021 a alors
choisi parmi 3 candidats la SAS Etoile
Cinéma pour gérer notre cinéma dans le
cadre d’un appel à projets.
Puis le conseil municipal du 24 septembre
2021 autorisait la signature d’un bail
emphytéotique administratif de 40 ans pour
la gestion du cinéma assorti d’un loyer
dérisoire de 1200 "/an durant les 8 premières
années justifié par les 1 816 000 " H.T
de travaux que s’engageait à réaliser
l’exploitant.
La SAS Etoiles Cinémas devait réaliser les
travaux entre avril et décembre 2022
(annexe 8 du bail), ce qu’elle n’a pas fait.
L’article 12 du bail indiquait bien pourtant
que « les parties conviennent que la durée du
bail et le montant de la redevance visée à
l’article 18.1 ont été arrêtés notamment en
considération du montant d’investissement ».
Interrogée par mes soins lors du conseil
municipal du 3 avril dernier, la maire m’a
remis copie d’un courrier du 7 février
rappelant au directeur général de la société
ses obligations contractuelles et exigeant
que les travaux soient réalisés « dans un
délai de 12 mois à compter de la réception
du présent courrier ».
Le délai d’un an est bientôt passé, les travaux
n’ont toujours pas démarré et la SAS Etoile
Cinéma exploite un cinéma qui réalise autour
de 100 000 entrées par an et qui a déjà fait
l’objet d’importantes rénovations entre 2015
et 2020 (fauteuils, moquettes, système de
projection, sanitaires, hall d’accueil) pour un
loyer modique de seulement 100 " par mois.
Mais alors que la logique aurait dû conduire
l’exécutif municipal à demander la résiliation
du bail emphytéotique administratif, cette
dernière accorde de façon invraisemblable
l’autorisation à la SAS Etoiles Cinémas de
céder la totalité de ses parts dans la société
dédiée à l’exploitation du cinéma à trois
sociétés parisiennes et une locale.
La délibération n’indique pas qui prendra
le contrôle ni s’il y a une contrepartie à cette
cession et encore moins son montant
mais celle-ci est plus que probable.
Voilà une bien étrange façon qui pose
question de récompenser un délégataire
défaillant qui a grugé la ville.
Patrick Destizon41 JANVIER ! FÉVRIER 2024
BIARRITZ.FR
EUSKAL HERRIAN VERT
ET SOLIDAIRE TALDEA
LYSIANN BRAO, BRICE MORIN
Eau Secours
Une analyse de la politique publique sur la
qualité des eaux de baignades portée par
madame La Maire en sa qualité de vice-
présidente de la Communauté
d’Agglomération Pays Basque permet de
comprendre qu’offrir une eau de baignade
de qualité toute l’année n’est pas une
priorité de notre territoire.
Et pourtant… Cela touche toutes les
générations, toutes les personnes qui veulent
bénéficier des bienfaits de l’océan : aux
traditionnels surfeurs et surfeuses, s’ajoutent
nos enfants pratiquant un sport nautique,
nos anciens qui se baignent toute l’année
pour garder la forme, nos professionnels
qui œuvrent pour notre sécurité…
La seule chose dont nous sommes sûrs
est que toutes et tous, à un moment ou
à un autre de l’année, s’immergent dans
une eau qui est nocive et qui risque de
leur provoquer des problèmes de santé.
De grands travaux sont planifiés pour
réduire les déversements des eaux usées
en cas de fortes pluies mais ce n’est pas
pour de tout de suite.
En attendant de proposer un jour une eau
saine de baignade tous les jours de l’année,
la priorité a été mise sur l’information au
grand public.
On ne cherche plus à travailler à une eau
salubre, on cherche plutôt à alerter les
baigneurs qu’elle est polluée.
Approche assez sarcastique.
Mais même là, la différence entre le
traitement des habitants à l’année et
des visiteurs est criante. L’économie
du surtourisme a encore frappé !
Pendant la saison estivale, les plages sont
surveillées. Si l’eau est polluée, le drapeau
violet est hissé et les usagers aquatiques sont
prévenus de la dangerosité que représente
leur immersion dans l’eau. Il faut protéger
les vacanciers des tourbillons de bactéries !
Hors saison, plus de surveillance, plus de
drapeau violet, plus de système d’alerte
efficace et réactif pour prévenir les usagers
qu’ils se baignent ou qu’ils surfent dans un
océan rempli d’excréments. En conséquence,
on voit régulièrement des personnes à l’eau,
inconscients du danger sanitaire auquel ils
sont exposés après un déversement d’eaux
usées dans l’océan.
À défaut de régler le problème des réseaux
séparatifs dans l’immédiat, pourrions-nous
au moins être transparents avec nos
concitoyens et les prévenir quand ces
évènements se produisent ?
Pourrions-nous arrêter de nous cacher
derrière le pavillon bleu et protéger la santé
de nos baigneurs, surfeurs, et tous usagers
de l’océan et ce, toute l’année ?
Il est temps de prendre vos responsabilités
sur ce sujet, madame La Maire.
Lysiann Brao
CONSEILLER INDÉPENDANT
Loyer fantôme et société
écran : la magie du cinéma
Après de longs atermoiements, la Ville
de Biarritz avait enfin mis en demeure
l’exploitant du Cinéma le Royal de réaliser
les travaux de rénovation prévus dans le bail.
Présentée en 2021 par la majorité municipale
comme le repreneur idéal, la société « SAS
Étoile Cinémas Développement Holding »
s’est révélée défaillante en ne remplissant
pas ses obligations.
Le lancement d’un nouvel appel à projet
laissait croire que le bail serait résilié et
que la Ville choisirait un autre exploitant.
Pour mémoire, jusqu’en 2021, le cinéma
était exploité sous contrat de délégation
de service public par l’association Version
Originale, avec un bilan très positif.
On pouvait donc espérer de la majorité
municipale qu’elle admette que le modèle
d’exploitation voulu par elle était bancal,
et qu’elle revienne à un mode de gestion
adapté à notre cinéma.
Non seulement l’inconséquente holding
n’a pas été « remerciée », mais elle vient
d’obtenir un blanc-seing inattendu
de la municipalité.
Malgré l’opacité du dossier, le Conseil
municipal (1) a autorisé le transfert du bail
à une société de substitution, la « SASU Étoile
Cinémas Royal », et a validé la cession des
actions de cette dernière à 4 autres sociétés.
Montant du capital ? Inconnu.
En d’autres termes, en validant ce montage
baroque, la majorité a autorisé une société
privée à monétiser et à céder l’unique cinéma
de la Ville, pour une durée de 40 années.
Les yeux fermés.
Pendant 2 ans, cette société que l’on conforte
aujourd’hui a exploité le cinéma contre une
redevance dérisoire d’une centaine d’euros
par mois, en s’affranchissant des travaux
de rénovation prévus.
Avec une facilité déconcertante, on donne
quittance au nom de la Ville, tout en
affirmant qu’elle n’a pas les moyens de
« gaspiller » de l’argent pour son cinéma.
Il vaut mieux être bien accroché à son
fauteuil lorsque l’on vous assène un tel
raisonnement en séance du Conseil
municipal.
Je ne vois dans cette affaire que la
satisfaction d’intérêts privés au détriment
de l’intérêt général. Dans quel but ?
Ce premier épisode aura certainement
une suite…
Que ce programme ne décourage pas
les cinéphiles de fréquenter le Royal.
Au contraire, ce sera un soutien à ses salariés
qui portent au quotidien la gestion
du cinéma sur leurs épaules.
Je vous souhaite une très bonne année 2024.
(1) Séance du 24 novembre 2023. 7 conseillers
municipaux d’opposition ont voté contre.
s.carrere@biarritz.fr
Sébastien Carrère42 JANVIER ! FÉVRIER 2024
Expression des groupes politiques | Talde politikoen adierazpena
Tribunes des groupes d'opposition
CONSEILLER INDÉPENDANT
Meilleurs vœux à Biarritz et
aux Biarrots
2023 aura été une année supplémentaire,
sans réalisation, sans ambition, dénuée de
sens politique. Le sens politique à Biarritz
doit uniquement et simplement porté une
ambition pour le bien de la ville et des
Biarrots. Dans ce registre, l’année 2023 est
restée une page blanche, griffonnée, raturée
et finalement illisible. Les ratures, dispersées
le long de belles et élégantes lignes décrivant
l’avenir de notre ville, sont inévitables et
peuvent démontrer le sens du beau et du
grand souhaité pour Biarritz. Mais des ratures
perdues sur une page blanche ne sont que
la démonstration d’une histoire démarrée
sans ligne directrice, sans projet, sans valeur.
Je souhaite donc que 2024 soit la première
page du renouveau pour Biarritz, je souhaite
que cette première page de la nouvelle
histoire ne doive pas attendre 2026.
Chers Biarrots, Chères Biarrotes, je vous
adresse mes meilleurs vœux pour 2024.
Jean-Baptiste Dussaussois Larralde
CONSEILLER INDÉPENDANT
Halles aux amendes !
Voilà quelques semaines, plusieurs
commerçants du marché des Halles de
Biarritz ont eu la mauvaise surprise de
recevoir une amende de 150 " par soirées
d'été durant lesquelles ils n'auraient pas
respecté les horaires d’ouverture imposés
par la municipalité.
Rester ouvert pendant la saison jusque tard
le soir, afin d'attirer les touristes et dynamiser
le centre-ville, n’est pas toujours évident pour
ces commerçants courageux, debout aux
aurores pour préparer leurs produits, ouvrir
leur étal et enfin tout ranger et nettoyer
après une journée de labeur. Cette obligation
d'ouverture en nocturne représente une
charge de travail supplémentaire, parfois
impossible à assumer pour ces TPE.
Sanctionner lourdement de la sorte révèle
une déconnexion avec le quotidien.
Créer une ambiance accusatrice et pesante
financièrement installe une distance envers
ces élus répressifs.
D'autant plus qu’une inquiétude grandit avec
la transformation progressive du marché des
Halles en un lieu de consommation festif,
au détriment de sa vocation première
de commerces alimentaires auxquels
étaient associés ceux de plantes.
Bientôt, à l’intérieur des Halles, un stand
de dégustation avec boissons viendra
remplacer celui de fleurs ; on ne pourra
refuser à d’autres ce que l’on a accordé à
certains... Cette décision irréfléchie de la
Majorité municipale préfigure une
dénaturation du rôle nourricier séculaire
de nos Halles. Veut-on qu’elles deviennent
une bodega géante, comme à Madrid ou
Lisbonne ? Alors même qu'affluent des
plaintes de riverains qui dénoncent les
nuisances sonores et autres débordements
causés par ces activités de restauration,
en nombre dans ce quartier ?
Que veut-on faire des Halles ? Un banal
déambulatoire pour touristes et curieux en
tous genres, qui se contentent de regarder ?
Plutôt qu'une standardisation de la cité, ne
doit-on pas préférer une ambiance populaire
- au sens noble du terme - où les saveurs et
les odeurs se mêlent aux couleurs des fleurs,
des fruits et des légumes, aux fanions de
notre club de rugby, et au son d'une banda
improvisée qui entonne un chant en
euskara ?
Le problème demeure le même : celui
d'une vision pour la ville. L'âme et l'identité
de notre cité pâtissent de mauvaises
décisions, aux Halles comme ailleurs,
exacerbées par une communication
autocentrée, ne dissimulant plus la perte
d’authenticité et la « dysnélandisation »
de notre ville.
Mais quand on ne comprend pas grand-
chose, on ne peut pas faire grand-chose.
Car il va de la ville comme pour les Halles :
des Halles sans primeurs sont des Halles
qui meurent...
c.martineau@biarritz.fr
Corine Martineau
MAIRIE DE BIARRITZ
biarritz.fr • 05 59 41 59 41
mairie@biarritz.fr
Ouverture des services
municipaux du lundi au
vendredi de 8h30 à 12h 30
et de 13h30 à 17h. Chaque
premier samedi du mois,
de 9h à 12h.
ALLO MME LE MAIRE
0 800 70 60 64
allomadamelemaire
@biarritz.fr
ÉTAT!CIVIL
05 59 41 54 25
INFOS JEUNES BIARRITZ
31 bis, rue Pétricot
05 59 41 01 67
DESTINATION BIARRITZ
Square d’Ixelles
05 59 22 37 10
BILLETTERIE SPECTACLES
05 59 22 44 66
CCAS SERVICES SOCIAUX
Square d’Ixelles
05 59 01 61 00
MAISON DES ASSOCIATIONS
Rue Darrichon
05 59 41 39 90
MÉDIATHÈQUE
Rue Ambroise Paré
05 59 22 28 86
POLICE MUNICIPALE
Avenue Joseph Petit
05 59 47 10 57
SERVICE MUNICIPAL
DU LOGEMENT
05 59 24 14 78
ALSH MOURISCOT
05 59 23 09 94
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PROCHAIN CONSEIL MUNICIPAL
le 22 janvier 2024 à 17 h.
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