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PLU - Annexes - annexes dossier creation ZAC
Document publié le Mercredi 12 avril 2006 par la commune de Rubelles.
Lien du pdf (PLU - Annexes - annexes dossier creation ZAC)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Environnement,
DEPARTEMENT DE SEINE ET MARNE
agence
d'aménagement
et
d'urbanisme
hôtel entreprises, rue Monchavant 77250 ECUELLES Tel.: 01.60.70.25.08. Fax.: 01.60.70.29.20
Rubelles
VU pour être annexé à la délibération du :
Zone
d’Aménagement
Concerté
des Trois Noyers
Dossier
de
CréationZONE D’AMENAGEMENT CONCERTE
DOSSIER DE CREATION
« les Trois Noyers »
Bordereau des pièces constitutives du dossier
Pièce n° 1 Délibération
Pièce n° 2 Rapport de présentation
Pièce n° 3.1 Plan de situation au 1 / 25 000 ème
Pièce n° 3.2 Plan de délimitation au 1 / 1 500 ème
Pièce n° 3.3 Programme prévisionnel au 1 / 1 500 ème
Pièce n° 4 Etude dʼimpact.
Pièce n° 5 Régime au regard de la taxe locale dʼéquipement et mode de réalisation.
____________________________________________________________
• L’élaboration technique du dossier est menée pour le compte de la Commune de RUBELLES par l’agence d’aménagement et d’urbanisme Eu.Créal, Hôtel des entreprises, rue Monchavant - 77 250 Ecuelles. Cette agence est dirigée par Eric Henderycksen, urbaniste responsable des études ; exerce en libéral depuis octobre 1994 : Docteur (2003) et diplôme d’Études Approfondies (1999), de l’Institut Français d’Urbanisme - École Nationale des Ponts-et-Chaussées ; maîtrise des Sciences et Techniques 1981, du Centre d’Études Supérieures d’Aménagement (École Polytechnique universitaire de Tours).
Urbaniste qualifié par l’Office Professionnel de Qualification des Urbanistes (O.P.Q.U) n° 77, renouvelé le 12 avril 2006.
L’agence met à la disposition de ses maîtres d’ouvrage :
- un assistant d’études écologue, Licence Sciences de la Vie et de la Terre (Paris VI 2008), en Licence professionnelle Ressource et Qualité de l’Eau dans l’Environnement ;
- un assistant d’études, BTS option bois et habitat, en Licence professionnelle Eco-construction (Université Pierre et Marie Curie) ; - une chargée d’études, diplôme de Capacité en Droit (2000), de Paris I Panthéon - Sorbonne ; - une chargée d’études et de communication, juriste : diplôme d’Études Approfondies de Droit Social, Paris I Panthéon - Sorbonne. Maîtrise de Gestion ; Maîtrise des Sciences et Techniques de Droit Social du Travail.
____________________________________________________________agence
d'aménagement
et
d'urbanisme
hôtel entreprises, rue Monchavant 77250 ECUELLES Tel.: 01.60.70.25.08. Fax.: 01.60.70.29.20
VU pour être annexé à la délibération du :
DEPARTEMENT DE SEINE ET MARNE
Rubelles
Zone
d’Aménagement
Concerté
des Trois Noyers
Pièce n° 1
PROCÉDURE
Dossier de Créationagence
d'aménagement
et
d'urbanisme
hôtel entreprises, rue Monchavant 77250 ECUELLES Tel.: 01.60.70.25.08. Fax.: 01.60.70.29.20
VU pour être annexé à la délibération du :
DEPARTEMENT DE SEINE ET MARNE
Rubelles
Zone
d’Aménagement
Concerté
des Trois Noyers
Pièce n° 2
RAPPORT DE
PRESENTATION
Dossier de Création- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Rapport de présentation - février 2010 -
SOMMAIRE
-----
CHAPITRE I - OBJET ET JUSTIFICATION DE L’OPÉRATION
A - OBJET DE L’OPÉRATION
1 : Situation géographique et facteurs de développement............................................................................3
2 : Évolutions économiques et démographiques............................................................................................ 2.1 - Évolutions démographiques .......................................................................................................4 2.2 – Le logement ................................................................................................................................6 2.3 – Evolutions économiques ............................................................................................................8
B - JUSTIFICATION DE L’OPÉRATION
1 : Au regard des équilibres généraux ...........................................................................................................9
2 : Au regard des orientations du PADD ......................................................................................................... 2.1 – Assurer un développement résidentiel régulier ...................................................................... 10 2.2 – Préserver les éléments de qualité de vie ................................................................................ 11
3 : Au regard du choix du site .......................................................................................................................... 3.1 – Dans les documents d’urbanisme supra-communaux ........................................................... 12 3.2 – Dans le plan local d’urbanisme................................................................................................ 14
CHAPITRE II – DESCRIPTION DE L’ÉTAT DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT
A – ÉTAT INITIAL DU SITE
1 : Milieu physique............................................................................................................................................ 1.1 – Géologie.................................................................................................................................... 17 1.2 – Risque lié à la présence d’argiles............................................................................................ 18 1.3 – Climatologie .............................................................................................................................. 19 1.4 – Hydrologie................................................................................................................................. 20
2 : Milieu biologique.......................................................................................................................................... 2.1 – Occupation du sol..................................................................................................................... 21 2.2 – Faune et flore............................................................................................................................ 22
3 : Transports.................................................................................................................................................... 3.1 – Les voies routières existantes ................................................................................................. 24 3.2 – Les voies routières projetées................................................................................................... 25 3.3 – Les transports en commun ...................................................................................................... 27 3.4 – Les migrations domicile-travail ................................................................................................ 28
B – L’ENVIRONNEMENT DE LA ZONE CONCERNÉE
1 : Occupation du sol et paysages ............................................................................................................... 30
2 : État de la desserte en voirie et réseaux.................................................................................................... 2.1 – Desserte en voirie .................................................................................................................... 32 2.2 – Desserte en réseaux ................................................................................................................ 33
CHAPITRE III – PROGRAMME DE CONSTRUCTION ET JUSTIFICATION DU PROJET
A – PROGRAMME PRÉVISIONNEL DES CONSTRUCTIONS................................................................................
1 : Analyse de la vocation économique de la zone ..................................................................................... 34 2 : Éléments de programmation.................................................................................................................... 35
B – JUSTIFICATION DU PROJET
1 : Justifications du projet au regard des dispositions d’urbanisme en vigueur......................................... 38 2 : Justifications du projet au regard de l’insertion dans l’environnement naturel ou urbain .................... 40- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
1
EXTRAITS DU CODE DE L’URBANISME
----------
Art. R. 311-2 (Décret nº 2006-959 du 31 juillet 2006 art. 3 I Journal Officiel du 2 août 2006)
- La personne publique qui a pris l’initiative de la création de la zone constitue un dossier de création, approuvé, sauf lorsqu’il s’agit de l’Etat, par son organe délibérant. Cette délibération peut tirer simultanément le bilan de la concertation, en application du sixième alinéa de l’article L. 300-2.
Le dossier de création comprend :
a) Un rapport de présentation, qui expose notamment l’objet et la justification de l’opération, comporte une description de l’état du site et de son environnement, indique le programme global prévisionnel des constructions à édifier dans la zone, énonce les raisons pour lesquelles, au regard des dispositions d’urbanisme en vigueur sur le territoire de la commune et de l’insertion dans l’environnement naturel ou urbain, le projet faisant l’objet du dossier de création a été retenu ;
b) Un plan de situation ;
c) Un plan de délimitation du ou des périmètres composant la zone ;
d) L'étude d'impact définie à l'article R. 122-3 du code de l'environnement.
Le dossier précise également si la taxe locale d'équipement sera ou non exigible dans la zone.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
2
CHAPITRE I – OBJET ET JUSTIFICATION DE L’OPÉRATION
A - OBJET DE L’OPÉRATION
L’opération porte sur la réalisation d’une opération d’aménagement, à vocation de logements, que la Commune de Rubelles envisage de réaliser sous la forme d’une zone d’aménagement concerté, au sens des articles L311-1 et suivants du code de l’urbanisme.
Ci-dessous : extrait de la carte IGN au 1 / 25 000.
Cette opération, d’une superficie de quelque 22 hectares, s’inscrit dans un contexte géographique, économique et démographique qui nécessite tout d’abord d’être caractérisé.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
3
1 : Situation géographique et facteurs de développement (source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
• Distante de Paris d'environ 45 kilomètres, Rubelles est une commune péri-urbaine qui jouxte, au Nord, Melun, la préfecture du département de la Seine et Marne.
L’influence de cette ville sur le territoire communal de Rubelles est marquée : axes majeurs de circulation (RD 605, RD 471 et RD 636), importance des zones d'activités ou commerciales (ZA de Saint Nicolas), développement récent de la construction.
Cependant la partie Nord de la commune présente les caractères d'une zone rurale et agricole, ouverte sur le plateau de la Brie, avec des espaces naturels de qualité.
En 1999, la commune comptait 1 653 habitants, et 1 848 habitants en 2006 (contre 1754 en 1990 et 1822 en 1982 – source recensement INSEE), pour une superficie totale de 392 hectares.
Le territoire communal est limité par les communes suivantes :
- Melun au Sud
- Voisenon à l'Ouest
- Saint Germain-Laxis et Montereau-sur-le-Jard au Nord
- Maincy à l'Est
La commune appartient à l'arrondissement de Melun et au canton de Melun Nord.
Elle fait également partie de la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine (CAMVS créée le 1er janvier 2002) qui intègre 14 communes, pour une population totale de 105 410 habitants(1). Rubelles est localisée en première couronne de cette agglomération.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
4
2 : Évolutions économiques et démographiques
• 2.1 - Évolutions démographiques (source INSEE)
• Taux d'accroissement annuels :
- entre 1962 et 1968 : + 4,03 % (+ 3,31 % dû au solde migratoire et + 0,72 % dû au solde naturel). - entre 1968 et 1975 : + 7,40 % (+ 7,27 % dû au solde migratoire et + 0,13 % dû au solde naturel). - entre 1975 et 1982 : + 13,62 % (+ 12,89 % dû au solde migratoire et + 0,73 % dû au solde naturel). - entre 1982 et 1990 : - 0,48 % (- 0,92 % dû au solde migratoire et + 0,44 % dû au solde naturel). - entre 1990 et 1999 : - 0,65 % (- 0,82 % dû au solde migratoire et + 0,17 % dû au solde naturel). - entre 1999 et 2006 : + 1,60 % (+1,40 % dû au solde migratoire et + 0,30 % dû au solde naturel).
Note importante :
L’analyse présentée ci-après se fonde uniquement sur des données officielles et légales, c’est-à-dire celles des différents recensements généraux de population (SOURCE : INSEE).
Nota bene :
Population municipale Population comptée à part Population totale Source : Recensement de la population 2007 - Limites territoriales au 1er janvier 2009 1 830 53 1 883
commune % canton canton
niveau 356 7,0% 5 101
population 1962 solde migratoire
solde naturel
niveau 451 8,0% 5 607
population 1968 solde migratoire 78
solde naturel 17
niveau 742 9,4% 7 902
population 1975 solde migratoire 286
solde naturel 5
niveau 1 822 15,5% 11 785
population 1982 solde migratoire 1 022
solde naturel 58
niveau 1 753 13,3% 13 148
population 1990 solde migratoire -132
solde naturel 63
niveau 1 653 10,2% 16 155
population 1999 solde migratoire -126
solde naturel 26
niveau 1 848 - -
population2006 solde migratoire 164 -
Provisoire* solde naturel 31 -
population sans double compte- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
5
(source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
• Le solde naturel diminue régulièrement depuis 1975 ; en 1999, le taux est devenu inférieur à celui du Département et à celui des communes de taille identique, contrairement aux périodes antérieures.
A Rubelles, sur la période 1975-1982, la très forte augmentation du nombre d’habitants est liée aux apports migratoires particulièrement importants, notamment par rapport aux territoires de référence.
Depuis 1982, le solde migratoire a chuté, au point de devenir négatif, à la différence des deux territoires de référence. Cela signifie qu’il y a eu plus de départs que d’arrivées de nouveaux habitants dans la commune ; ce mouvement migratoire n’a pas été compensé par l’excédent naturel. Il est redevenu faiblement positif entre 1999 et 2006.
• Entre 1982 et 1999, la structure par âge de la population a très fortement évolué.
On observe ainsi une très nette progression de la classe d’âge des 40-59 ans (de 19,8% à 40,3%) et aussi de celle des 60 ans ou plus (de 5,7 % à 16,5%). En parallèle, la proportion des plus jeunes et des 20-39 ans dans la population totale diminue très nettement, passant de 74,5% à 43,2%. En 2006, les moins de 20 ans représentent 462 personnes et les plus de 60 ans 371.
On assiste donc à un vieillissement de la population marqué, ce qui est traduit également par l’évolution de l’indice de jeunesse (part des moins de 20 ans / plus de 60 ans) :
- 6,87 en 1982,
- 3,39 en 1990,
- 1,47 en 1999
- 1,24 en 2006.
La répartition par classes d'âge en 1999 à Rubelles est très différente des moyennes départementales.
La classe d’âge des 40-59 ans est fortement surreprésentée, à l’inverse des moins de 40 ans qui sont 43,2% de la population contre 58,1% pour le Département. La part des 60 ans ou plus est de 16,5% à Rubelles et 14,6% pour le Département.
• Entre 1999 et 2006, la structure par âge de la population a évolué dans le sens d’un vieillissement accentué, puisque – tant pour les hommes que pour les femmes, les parts respectives n’ont que peu varié pour les 0 à 19 ans et les 20 à 39 ans, tandis que la part des 40 à 59 ans a diminué au profit des plus de 60 ans.
Tableau, source : INSEE.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
6
• 2.2 – Le logement
• La notion de point mort correspond aux logements construits dans une hypothèse de stabilité démographique : s’il y a croissance de population des résidences principales, la production de logements est supérieure au point mort, s’il y a régression, elle lui est inférieure.
Les besoins en logements liés au point mort sont de trois types :
- le renouvellement, c'est-à-dire le remplacement des logements détruits ou désaffectés, (ainsi que la suppression de logements dans un même immeuble, ou - à l'inverse - augmentation du nombre de logements dans un même immeuble quand le renouvellement présente une valeur négative) ; - la compensation de l’accroissement (ou de la diminution...) du nombre de résidences secondaires et de logements vacants ;
- la compensation du desserrement, c'est-à-dire l’impact de la baisse du nombre moyen d’occupants par résidence principale, sur la part des logements construits qui a contribué à l’augmentation démographique.
L’effet démographique mesure la consommation de logements due uniquement à l’augmentation de population = nombre de logements construits - point mort (par ex. 34 – (+ 55) = variation du nombre d’habitants des RP en T1 / taille moyenne des ménages en T1 (par ex. -63 / 3,08).
• Il faut ici en particulier noter :
- Un taux d’occupation des logements en baisse constante depuis 1982 (3,31 contre 2,60 en 2006), soit une perte de plus de 0,7 habitant par logement (0,71). Sur 539 résidences principales en 1982 et à nombre de logements constant, cela signifie une perte d'environ 380 habitants.
Cette évolution du taux d’occupation des logements est caractéristique d’une population vieillissante, ayant des enfants en âge de quitter le domicile parental. Rubelles reste toutefois dans une moyenne supérieure aux données nationales (2,40 en 1999), ce qui signifie que la population des logements existants va poursuivre sa diminution dans les prochaines années.
- Un “renouvellement” des logements relativement faible, sauf entre 1982 et 1990 : l'augmentation nette en logements n'est que de 15 unités, malgré la construction de 34 logements. Le "renouvellement" représente donc 56 % des logements construits durant cette période.
- Un effet démographique négatif entre 1982 et 1999, en raison du faible nombre de logements construits et de la forte diminution de la taille moyenne des ménages : la population de Rubelles a diminué malgré la construction de quelques dizaines de logements.
1975 1982 1990 1999 2006
delta
1975/82
delta
1982/90
delta
1990/99
delta
1999/2006
population sans double compte 742 1822 1753 1653 1848 1080 -69 -100 195
taux d'occupation 3,12 3,31 3,08 2,77 2,60 0,19 -0,23 -0,31 -0,17
population résidences principales 690 1782 1719 1607 1797 1092 -63 -112 190
résidences principales 221 539 558 580 691 318 19 22 111
résidences secondaires 7 11 10 9 4 4 -1 -1 -5
logements vacants 21 23 20 26 18 2 -3 6 -8
parc total 249 573 588 615 713 324 15 27 98
logements construits 332 34 34 110
renouvellement (logt T0- logt T1 + construits) 8 19 7 12
variation RS + LV 6 -4 5 -13
desserrement (population RP en T0/ taux d'occupation T1) - RP en T 0 -13 40 63 38
point mort 1 55 75 37
effet démographique 331 -21 -41 73- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
7
• En ce qui concerne l’incidence nette, en termes d’augmentation du nombre d’habitants, de l’accroissement du parc de résidences principales, on note les évolutions ci-après.
Entre 1975 et 1982, le nombre de résidences principales augmentait de 318 et la population (des résidences principales) de 1 092 habitants, soit une incidence de 3,43 habitants par logement, chiffre qui traduit un mouvement soutenu d'apport de population, avec des ménages déjà constitués.
Entre 1982 et 1990, le nombre de résidences principales augmentait de 19, et la population diminuait de 63 habitants, chiffre important, et qui traduit le phénomène de desserrement la population (de 3,31 à 3,08 habitants/logement).
Entre 1990 et 1999, le nombre de résidences principales augmentait de 22 unités, et la population diminuait de 112 habitants, chiffre qui reflète la poursuite du desserrement de la population (de 3,08 à 2,77 habitants/logement).
Entre 1999 et 2006, le nombre de résidences principales augmentait de 111 unités, et la population de 190 habitants, soit 1,71 habitant par logement, chiffre qui reflète la poursuite du desserrement de la population (de 2,77 à 2,60 habitants/logement).
Sur la période de 1975 à 2006, on constate une augmentation nette de 1 107 habitants, pour une augmentation de 470 résidences principales, soit une incidence nette de 2,36 habitants par logement. Ce phénomène de desserrement tendanciel est donc une caractéristique significative de l’équation population / logement de la commune de Rubelles.
• En termes de composition du parc de logements, on note par ailleurs un déséquilibre significatif :
Au regard de l’article 55 de la loi SRU1, la Commune de Rubelles est donc redevable d’un prélèvement de 152,45 € par logements manquants, le nombre de logements sociaux étant inférieur à 20 % des résidences principales. Pour mémoire, 20 % des 691 résidences principales représentent 138 logements.
1 Loi solidarité et renouvellement urbain, article L302-5 du code de la construction et de l’habitation.
• Logements sociaux décomptés (article L302-5 du CCH) :
- Ceux appartenant aux organismes HLM, à l’exception en métropole de ceux construits ou acquis et améliorés à compter du 5 janvier1977 et ne faisant pas l’objet d’une convention définie à l’article L351-2 du CCH (APL) - Les autres logements conventionnés dans les conditions définies à l’article L351-2 du CCH (APL) dont l’accès est soumis à des conditions de ressources.
- Les logements appartenant aux SEM des DOM, à l’Entreprise minière et chimique et aux sociétés à participation majoritaire de celle- ci, les logements appartenant aux houillères de bassin, ainsi qu’aux sociétés à participation majoritaire des Charbonnages de France - Les logements ou les lits des logements-foyers de personnes âgées, handicapées, de jeunes travailleurs, de travailleurs migrants et logements foyers dénommés résidences sociales, ainsi que les places des CHRS (1 logement équivalent à 3 places).
RESIDENCES PRINCIPALES 1975 1982 1990 1999 2006
résidences principales 221 539 558 580 691
logements individuels * * 531 564 684
logements collectifs * * 18 16 7
propriétaires * * 460 473 583
locataires * * 68 82 94
dont logements aidés * * 49 44 53
% de logements aidés / total * * 8,78 7,59 7,67
logements non aidés * * 18 37 41
logés gratuitement * * 30 25 *
* = données non disponibles- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
8
• 2.3 - Évolutions économiques
Population active et emploi : (source INSEE 1982,1990 et 1999)
Le taux d'activité : population active. Le taux d’emploi : nombre d’emplois population totale nombre d’actifs
Ce dernier taux constitue un indicateur du nombre d'emplois offert par l'aire d'étude et donc de sa vitalité économique ; il ne préjuge évidemment pas du niveau de l'emploi sur place de la population active locale (voir deuxième tableau : l’emploi sur place entre 1975 et 1999).
Au cours des années 90, le nombre de chômeurs augmente (+13,6%) ; cette tendance est toutefois beaucoup moins accusée que dans les territoires de référence. Ainsi, le taux de chômage en 1999 reste faible (6,1%).
Le taux d'activité communal (49,7%) est comparable à celui du département, et proche de la moyenne des communes comprenant de 1000 à 2000 habitants.
Enfin, notons que seulement 8,8 % des actifs travaillent dans la commune en 1999 et 7 % en 2006 ; ce taux est faible, notamment par rapport aux territoires de référence.
En mars 2002, 924 emplois sont proposés sur le territoire communal, la majeure partie se situant dans la zone d’activités Saint-Nicolas, d’une superficie de 8 hectares.
La progression du nombre d’emplois à Rubelles, au cours des dernières années, a été importante, puisqu’en 2006, 1 316 emplois salariés sont recensés dans la seule zone d’activités.
*
* *
1975 1982 1990 1999 2006
population 742 1822 1753 1653 1848
actifs 318 868 871 821 857
emplois 120 400 268 845 1265
taux d'activité 42,9 47,6 49,7 49,7 46,4
taux d'emploi 37,7 46,1 30,8 102,9 147,6
nombre
d'actifs
total des
emplois
actif ayant
son emploi
dans la
commune
venant de
commune
extérieure
actifs allant
à l'extérieur
% actifs
ayant son
emploi sur
place
chômeurs*
1975 318 120 69 51 234 21,7 15
1982 868 400 96 304 734 11,1 38
1990 871 268 97 171 730 11,1 44
1999 821 845 72 773 699 8,8 50
2006 857 1265 89 1176 720 7,0 47
Soit 5,48 % de la population active en 2006- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
9
B – JUSTIFICATION DE L’OPÉRATION
1 : Au regard des équilibres généraux
Des données qui précèdent, il apparaît que la Commune de Rubelles nécessite un rééquilibrage dans la composition de son parc de logements.
Le territoire peut en effet être caractérisé comme suit :
• Au chapitre des points positifs, on notera : (source : projet d’aménagement et de développement durable du PLU approuvé le 25 janvier 2008)
- Un dynamisme important de la demande en matière de logement.
- Une stabilité de la population accueillie au cours des années 80.
- Un environnement boisé privilégié.
- Un taux d'activité élevé.
- Des logements récents, donc confortables.
- Un niveau d'équipement adapté.
- L'appartenance à une Communauté d'Agglomération.
• Au chapitre des points qui doivent alerter, on notera :
- Un vieillissement de la population.
- La stabilité de la population sur les 20 dernières années qui ne favorise pas le rajeunissement.
- Des voies importantes comportant des nuisances et des contraintes (L.111-1-4).
- Une liaison urbaine peu valorisante avec Melun.
• En conclusion, les pistes de réflexion proposées sont :
Sur la base de l’analyse de l’état initial du site et du diagnostic socio-économique, la municipalité a défini plusieurs objectifs qui forment l’ossature de la stratégie d’aménagement et de développement communal.
Ces objectifs s’articulent autour de trois grands thèmes :
- ASSURER UN DEVELOPPEMENT RESIDENTIEL RÉGULIER ET ADAPTÉ
- PRESERVER LES ÉLÉMENTS DE QUALITÉ DE VIE
- PERMETTRE LE DÉVELOPPEMENT DES DIVERSES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES.
Ces choix constituent les options fondamentales des élus pour le devenir de leur commune. La création de la ZAC doit conforter l’ensemble de ces objectifs démographiques et sociaux.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
10
2 : Au regard des orientations du PADD
• 2.1 - Assurer un développement résidentiel régulier (source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
La commune souhaite maintenir un rythme régulier d'évolution de la population. Pour les 10 années à venir, elle souhaite assurer un rythme moyen de construction, d'environ 40 logements par an, soit un effort important par rapport au rythme de ces 15 dernières années (8,4 logements par an).
• ORIENTATION 1 : Rechercher des extensions urbaines dans les derniers espaces manoeuvrables
L'urbanisation existante, les nuisances routières, ainsi que la protection des espaces de qualité environnementale limitent les zones d'urbanisation à vocation résidentielle.
Le secteur des Trois Noyers offre le potentiel le plus important.
Un petit espace à proximité des 3 Moulins permet le renforcement du tissu existant.
L'urbanisation nouvelle doit être maîtrisée grâce à un phasage opérationnel optimal.
• ORIENTATION 2 : Prévoir des extensions plus économes de l'espace
Une meilleure gestion des extensions de l'urbanisation passe par une diminution de la surface des terrains à bâtir.
Celle-ci doit s'accompagner d'une variété d'implantation du bâti, plus fidèle aux implantations traditionnelles. On constate que, grâce à des implantations mieux pensées, les constructions anciennes dégagent plus de terrain privatif libre que les réalisations plus récentes.
• ORIENTATION 3 : Favoriser la mixité sociale
Le P.L.U. de Rubelles s'attache à favoriser la mixité sociale par la répartition judicieuse de plusieurs types de logement correspondant à toutes les catégories de la société sans négliger le logement conventionné.
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* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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• 2.2 – Préserver les éléments de qualité de vie (source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
• ORIENTATION 1 : Maintenir les éléments qui font la qualité de la commune
Rubelles possède des éléments essentiels à la qualité de vie : fort couvert boisé succédant à de grands espaces ouverts, présence de l'eau, limites franches d'urbanisation.
Les règles du P.L.U. doivent veiller à préserver ces éléments ainsi que les principes d'urbanisation qui permettent leur valorisation.
De même, de nombreux éléments bâtis traditionnels émaillent le ban communal. Ils ne sont pas protégés au titre des monuments historiques. La Loi Paysage permet cependant au P.L.U. d'en assurer le relevé et d'imposer des règles pour tous travaux les concernant.
Pour cela, les opérations nouvelles devront privilégier la variété comme l'harmonie dans le domaine de la hauteur, des formes et des couleurs (via un nuancier).
De meilleures implantations permettraient également d'apporter à la fois une certaine densité sans réduire les espaces libres.
• ORIENTATION 2 : Raccorder les extensions aux zones urbanisées proches
Le secteur des Trois Noyers, au potentiel important, est en partie enclavé par des constructions éparses le long de la RD 636 et par la RD471; les quelques accès possibles doivent être optimisés afin d'éviter des opération en cul-de-sac.
De la même façon, des liaisons avec le village ainsi qu'avec les autres quartiers doivent être recherchées, même si les premières sont complexes à établir.
• ORIENTATION 3 : Favoriser la création de liaison douces
Le P.L.U. permet de définir les liaisons éventuelles qu'il faut protéger et (ou) créer :
- accès au village,
- cheminement le long du ru du Jard.
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* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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3 : Au regard du choix du site
• 3.1 – Dans les documents dʼurbanisme supra-communaux
Le site retenu pour réaliser la zone d’aménagement concerté des Trois Noyers est inscrit en «espace partiellement urbanisable» dans le schéma directeur régional (approuvé le 26 avril 1994) et en espace constructible, à vocation dominante de logements, dans le schéma directeur local (approuvé le 13 décembre 2006).
Ci-dessous : extrait du SD-RIF du 26 avril 1994.
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* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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La constructibilité du site a été confirmée par le projet de révision du SD-RIF (« pastilles » d’urbanisation préférentielle).
Ci-dessous : extrait du schéma directeur de Melun du 13 décembre 2006.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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• 3.2 – Dans le plan local d’urbanisme
• Dans le PLU approuvé le 25 janvier 2008, le site est décrit comme suit :
« Un secteur, plus important, n’est plus classé en zone naturelle. Il s’agit de la partie à vocation résidentielle du secteur 2 AU, secteur situé entre la RD 471 et la RD 636.
Le caractère essentiel de cette opération pour le devenir de Rubelles sera expliqué par la suite, on se bornera ici à exposer les raisons qui font que la zone 2AU dans son ensemble ne pouvait pas accueillir de l’activité agricole de manière pérenne.
Par sa situation de proximité avec la commune de Melun, et d'enclavement entre deux voies à forte circulation, la vocation agricole du secteur était en suspens. Le secteur est en effet situé en immédiate première couronne de la ville centre, il est donc un enjeu du devenir de l’agglomération à court terme.
Les conséquences pour l’agriculture seraient un compartimentage de l’espace agricole rendant improductive son exploitation et compliquant les déplacements des engins agricoles.
En limite Sud du ban communal passe la RD 605, rocade Nord de Melun. Le réseau routier de Rubelles est relié à plusieurs autres infrastructures routières rapides : les accès à l’A 5, à la RN 104, ainsi qu’à la RN 4 sont proches.
Si le devenir de la zone a d’ores et déjà fait l’objet d’une réflexion poussée, la complexité des enjeux ne permet pas d’ouvrir la zone à l’urbanisation dès l’approbation du P.L.U.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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En effet, l’aménagement global et l’urbanisation de cette zone posent des questions qui méritent une réflexion plus aboutie, notamment à cause de la taille de cet espace.
Les interrogations concernent en premier lieu l’articulation de l’urbanisation future avec les infrastructures routières qui ont, sur la zone, une forte emprise foncière, visuelle et sonore. Aussi, les opérations à venir devront être pensées de manière à limiter les nuisance des voies.
Des liaisons avec l’urbanisation existante devront être prévues afin d’éviter que les nouveaux quartiers soient isolés.
Par ailleurs, les moyens de réduire les nuisances paysagères et sonores feront l’objet d’une réflexion au moyen d’une étude particulière, obligatoire au regard de l’article L. 111-1-4 du Code de l’Urbanisme.
Comme il a déjà été évoqué, ce secteur est intégré à la réflexion sur l’organisation du réseau de transport de l’agglomération melunaise et même de la Région francilienne. Des projets d’infrastructures routières lourdes concernent le secteur.
La définition précise de l'urbanisation du secteur ne peut se faire sans inclure la version définitive de ces projets routiers qui auront une grande influence sur la zone.
En plus des enjeux liés aux infrastructures de transport, l’aménagement de la zone doit être pensé de manière à optimiser l’articulation entre la partie résidentielle et la partie activités. Si la séparation établie par la RD 471 est nette, il reste nécessaire de réfléchir aux moyens de réduire les éventuelles nuisances de l’activité sur les habitations.
Cela demande un droit des sols qui évite les opérations partielles, que seul le classement en 2AU de la zone permet. Lorsque tout ou partie des hypothèques seront levées, une modification du P.L.U. pourra ouvrir ce secteur à l'urbanisation.
A tous ces enjeux techniques se superposent des enjeux institutionnels : le secteur doit faire l’objet d’une bonne entente entre la Commune, la CAMVS, le Conseil Général (qui gère les RD 471, 636 et 605), la ville de Melun et la commune de Voisenon. »
• Le ch oix d u s ite d es Tro is Noy ers, p ou r ré al ise r un e z o ne d ’a mé n ag e me nt conc e rté à d esti n ati on d e lo g e ment, r ép o nd a in si à u n p arti d ’a mé n ag e me nt déf in i da ns to us l es doc u me nts d e pl an ificat io n.
C’est p ou rq u oi le pl a n l oc al d’ ur b an is me a été mo dif ié le 2 9 octo br e 2 00 9, afi n n ota mme nt d’ o uvr ir à l’ ur b an isat io n u ne p arti e de la z o ne 2 A U ( re cl asse me nt da ns un s ecte u r 1 A U a).
Ce re cl asse me nt c o nce r ne l es t er ra ins s ur l esq u e ls la Mu nici p alit é pr oj ett e de r é alis e r la z on e d ’a mé n ag e ment c onc e rté, à l ’iss ue de l ’ét ud e q ui est effe ctu é e da ns l e d oss ie r d e cr é ati on de la ZA C.
Le pl a n d e zo n ag e mo difi é est pr és ent é e n p a ge s uiv a nte.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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CHAPITRE II - DESCRIPTION DE L’ÉTAT DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT
A – ÉTAT INITIAL DU SITE
1 : Milieu physique
Rubelles se situe sur le plateau de la Brie. Il s'étend au Nord d'une boucle de la Seine, dont un des affluents secondaires, le Jard, traverse le territoire communal et le village de Rubelles. Il emprunte un cours artificiel sur environ 50% de son passage dans Rubelles.
Le point le plus haut se situe à la cote 81, au Nord du ban communal, sur la RD n° 471. Le point le plus bas est localisé en limite communale au Sud-Est de la commune, à la retombée vers le fond du vallon de l’Almont, à la cote 49. La dénivelée totale est donc de 32 mètres.
• 1.1 - Géologie :
Rubelles appartient à la région géologique du plateau calcaire de la Brie ; ce type de terrain (calcaire et meulière de la Brie) affleure sur une vaste partie du territoire. Sur le tronçon Nord- Sud du vallon du Jard, le calcaire et le gypse de Champigny ont été dégagés ainsi que des terrains argileux (argile verte). Le fond de vallée du Jard est comblé par des alluvions.
• Description sommaire des
assises :
Limons des plateaux (LP) :
Cette formation meuble
recouvre de vastes étendues à la
surface des plateaux ; elle est
constituée par des dépôts argilo-
sableux fins et compacts, parfois
lités et zonés, avec passage de
cailloutis. D’un brun foncé et
argilo-sableux vers le sommet, ces
dépôts, parfois fendillés dans la
partie moyenne, sont calcareux à
la base et présentent alors une
couleur plus claire. Leur épaisseur
croît vers le nord-est, où ils
dépassent parfois 3 mètres (Vers
Gretz, Tournan).
Sanoisien :
Calcaires et Meulières de
Brie (g1b, g1bm) : Cette
importante assise, d’une épaisseur
moyenne de 10 mètres, constitue
la plate-forme structurale
supérieure de la Brie. Elle
renferme des bancs calcaires et
marneux au nord-ouest, mais
ailleurs, l’assise est entièrement
silicifiée et se présente sous le
faciès meulier (g1bm).- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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• 1.2 - Risque lié à la présence d’argiles
Rubelles est concernée par le risque de retrait-gonflement d’argiles. On observe toutefois que le site de l’opération est pour l’essentiel identifié en zone d’aléas faibles.
L’arrêté préfectoral 06/DAIDD/ENV n° 124 a fixé la liste des risques à prendre en compte sur le territoire de la commune de Rubelles et les documents à consulter pour l’information des acquéreurs et des locataires de biens immobiliers sur les risques naturels et technologiques majeurs.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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• 1.3 - Climatologie
Les données suivantes sont tirées de la station de Météo France de Melun-Villaroche. Elles sont donc applicables à la ville de Rubelles.
Le climat est de type océanique dégradé, du fait de la réduction de l’activité des dépressions cycloniques au centre du bassin Parisien.
Les précipitations moyennes de l’ordre de 675 mm, croissent du sud-ouest au nord-est en fonction de l’altitude. Elles sont bien réparties tout au long de l’année. Les températures sont relativement clémentes.
Les vallées constituent des unités plus chaudes que les plateaux balayés par les vents. Les vents dominants sont de secteur sud-ouest, comme l’indique la rose des vents sur la période 1960-1990.
Les moyennes d’insolation (en heures) par mois, entre 1986 et 1995, font apparaître un maximum au mois de juillet (246,5 heures)et un minimum en décembre (53 heures). Le total annuel des durées d’insolation a varié de 1.532,6 heures en 1987 à 2.010,4 heures en 1990.
Les précipitations ont varié de 532 mm en 1989 à 836 mm en 1988. En moyenne, sur 10 ans, le mois d’octobre reçoit le plus de précipitations (64,5 mm) et le mois de novembre est le moins pluvieux (48,4 mm). La moyenne des températures moyennes quotidiennes sur cette même période montre un maximum en juillet (19,2°C) et un minimum en janvier (4°C).
36 02
04
06
08
10
12
14
16
18
20
22
24
26
28
30
32
34
1.3 %
2 - 4 M/S
5 - 8 M/S
> 8 M/S- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
20
• 1.4 - Hydrologie : (source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
Le Jard présente
une orientation Est-
Ouest, avant d’obliquer
vers le Sud. Son tracé
est alors grossièrement
parallèle au boulevard
Charles de Gaulle.
Ce ruisseau est
en fait une création
artificielle datant d’un
millier d’année, recueil-
lant les eaux de
ruissellement du plateau
afin d’alimenter des
moulins.
On constate en
effet, que le ruisseau
n’occupe pas toujours
les fonds de vallon et
qu’il se trouve parfois en
hauteur par rapport à la
vallée. Plusieurs plans
d’eau ponctuent le ru du
Jard.
Le Jard se jette
dans l’Almont, qui rejoint
la Seine à Melun.
En juin 1979 a été
créé le Syndicat Inter-
communal du Ru du
Jard, à l’initiative des
communes de Rubelles
et Voisenon, pour sa
gestion et son entretien.
Le territoire de la
commune de Rubelles
est compris dans l’aire
du Schéma Directeur
d’Aménagement et de
Gestion des Eaux
(SDAGE) du bassin
Seine-Normandie, ap-
prouvé le 20 septembre
1996.
*
* *
Le Ru du Jard- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
21
2 : Milieu biologique
(NOTA BENE : ce chapitre fait l’objet des plus longs développements dans l’étude d’impact)
• 2.1 – Occupation du sol :
• La répartition de l'occupation du sol est la suivante (source : analyse visuelle à partir de la vue aérienne de 2006 – les valeurs cadastrales peuvent être différentes) :
- En jaune : Les terres cultivées (ou en jachère) représentent une superficie de 12,83 hectares.
- Les bois (4,70 ha., en vert moyen) et friches (1,91 ha. en vert clair) représentent une superficie de 6,61 hectares.
- Un ancien plan d'eau (asséché) représente une superficie approchée de 0,10 hectares (vestige de l’ancien lit du ru du Jard).
Les autres surfaces intégrées dans le périmètre de la ZAC (environ 1,50 ha.) sont représentées par des voies (chemins d’exploitation) ou par des propriétés construites.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
22
• 2.2 – Faune et flore :
• Les richesses biologiques identifiées à cette date sont les suivantes (espèces protégées, source : inventaire national du patrimoine naturel) :
- Directive 92/43/CEE du 21 mai 1992, modifiée par la directive 97/62/CEE concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages. Annexe V.
Nom valide Nom vernaculaire
Ruscus aculeatus L. Fragon, Petit houx
- Convention relative à la conservation de la
vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe, 19
septembre 1979, Berne. Annexe III.
Nom valide Nom vernaculaire
Erinaceus europaeus Hérisson d'Europe
Linnaeus, 1758
Arrêté du 17 avril 1981 modifié fixant les listes des mammifères protégés sur l'ensemble du territoire. Article 1. Nom valide : Erinaceus europaeus Linnaeus, 1758. Nom vernaculaire : Hérisson d'Europe.
• Le site étudié comporte en outre des zones humides.
Les données de l'INPN, en l'absence de données constatées sur le territoire de Rubelles, peuvent renseigner (sous réserve de vérification …) sur les espèces protégées susceptibles d'être présentes sur le site, en raison du fait qu'elles ont été observées dans une commune limitrophe.
Aucune espèce protégée n’a été observée sur le site (au regard de la bibliographie disponible). Des observations localisées doivent compléter le diagnostic préalable.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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Liste des espèces protégées recensées dans la commune : Saint-Germain-Laxis .
Directive 92/43/CEE du 21 mai
1992 modifiée par la directive
97/62/CEE concernant la conservation
des habitats naturels ainsi que de la
faune et de la flore sauvages. Annexe
II. Annexe IV.
Convention relative à la
conservation de la vie sauvage et du
milieu naturel de l'Europe, 19
septembre 1979, Berne. Annexe II.
Arrêté du 22 juillet 1993 fixant la
liste des amphibiens et reptiles
protégés sur l'ensemble du territoire.
Article 1.
Nom valide Nom vernaculaire
Triturus cristatus (Laurenti, 1768) Triton crêté
Règlement (CE) n° 338/97 modifié
(1497/2003 du 18 août 2003) du Conseil du 9
décembre 1996 relatif à la protection des
espèces de faune et de flore sauvages par le
contrôle de leur commerce. Annexe B
Nom valide Nom vernaculaire
Himantoglossum Orchis bouc
hircinum (L.) Spreng.
Cette plante est caractéristique des
milieux calcaires (pelouses maigres, friches,
etc.). Elle été observée à proximité de la zone
d’étude (rue du Château). Sa présence sur le
site mérite donc une vérification.
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* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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3 : Transports
• 3.1 – Les voies routières existantes : (source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
La commune bénéficie d’une bonne accessibilité par la route.
Elle est desservie par :
- L'ex-route nationale n° 36 aujourd'hui RD 636, vers Meaux, voie d’évitement par l’Est de la région parisienne, qui permet de rejoindre l’A5, et la RN 19.
- la route nationale n° 105, rocade Nord de Melun,
- la route départementale n° 471, axe Nord-Sud, de Marne-La-Vallée à Melun, elle donne accès à la RN 4 et à l’A4,
- la route départementale n° 82 qui se prolonge par la RD n° 215, vers l’Est, en direction de la Ferté-Gaucher ;
- la RD 117, qui relie l’Est de la ville au centre de Melun (depuis la RD 636 à la Place St-Jean à Melun).
Les trafics routiers enregistrés sont importants :
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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• 3.2 – Les voies routières projetées : (source PLU approuvé le 25 janvier 2008)- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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• Le territoire de la commune de Rubelles est concerné, dans sa partie Nord, par le projet de voie de contournement de l’agglomération melunaise, voie rapide d’environ 20 km qui contourne Melun à l’Ouest et qui relie l'ex-route nationale 36 depuis le Nord de Saint-Germain-Laxis à l’autoroute A6 à Saint-Fargeau- Ponthierry.
Ce projet de voie de contournement de l’agglomération melunaise est inscrit dans le SDAURIF depuis 1976 et son inscription a été confirmée dans le schéma directeur de la région Ile- de-France (SDRIF). Il figure également dans le schéma directeur de la région melunaise.
Le projet de voie assurera une fonction régionale de liaison entre les autoroutes A5 et A6 et une fonction locale de contournement Nord-Ouest de l’agglomération melunaise. En améliorant les échanges intercommunaux de grande couronne, cette rocade contribuera au développement économique et urbain de l’agglomération, en permettant de contourner les parties les plus urbanisées.
Cette voie permettra en outre d’engager des opérations de requalification des avenues et voies urbaines délestées. En outre, elle permettra de soulager la route Départementale 636 en traversée du bourg de Rubelles et de Saint-Germain-Laxis d’une part importante du trafic entre le Nord et le Sud du département.
• Par ailleurs, le « Dossier de Voirie d’Agglomération » pour la région melunaise fait apparaître, concernant directement Rubelles, une déviation de la RD 36 par l’aménagement de la RD 471 et la création d’une liaison nouvelle entre la RD 471 et la RD 36 au nord de Saint- Germain-Laxis.
La réalisation de telles nouvelles infrastructures permettrait, là aussi, de diminuer de façon très substantielle le trafic routier sur la RD 636 à Rubelles.
Durant la période de cinq ans comprise entre 2000 et 2005, deux accidents corporels (mortels) ont été recensés dans l’agglomération de Rubelles sur la route Départementale 636 – un sur la RD82 et deux sur la RD117.
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* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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• 3. 3 – Les transports en commun : (source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
La commune s’inscrit principalement dans un réseau de transport en commun qui la relie au centre ville et à la gare de Melun par le réseau TRAM exploité par la Société Veolia transport.
La ligne B assure la desserte au Centre Commercial de Rubelles de 07 h 00 à 20 h 00.
Les lignes A et N assurent plusieurs arrêts dans la commune. La première ligne dessert la commune de 09h à 15h. La deuxième présente trois liaisons quotidiennes vers la Gare de Melun le matin, et quatre liaisons quotidiennes vers la Place Henri Guy l'après-midi.
Le centre commercial de Rubelles est inscrit dans une desserte élargie favorisant les liaisons avec l’ensemble des communes formant le cœur de l’agglomération.
Les secteurs résidentiels situés à l'Est de la commune ne sont pas mis directement en relation avec la gare de Melun.
Ligne B- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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• 3. 4 – Les migrations domiciles-travail : (source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
• Le Syndicat Melunais d’Etudes et de Programmation (SMEP), a engagé une démarche d’élaboration d’un plan local des déplacements sur la totalité du territoire relevant de sa compétence, dont Rubelles.
Le diagnostic renseigne sur les modes de déplacement entre domicile et lieu de travail : 699 sorties et 773 entrées, hors mouvements internes à la ville (72 déplacements).- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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Toutefois, ces chiffres, issus du recensement de 1999 ne tiennent pas compte du développement de la zone d'activités Saint-Nicolas, qui, avec ces 1200 à 1300 emplois modifie considérablement les données ci-dessus, données par l'étude du P.D.U.
En effet, Rubelles est aujourd'hui un pôle d'emplois et le nombre d'actifs entrants est très supérieur à celui des actifs sortants.
Il s'agit toujours de données issues du recensement de 1999. Toutefois, dans la mesure où les chiffres ne sont pas des valeurs absolues, on peut penser que les évolutions portant sur les comportements en matière de mode de déplacement ont peu évolué.
- Les déplacements domicile - travail intra-communaux
Moins de 10 % des actifs résident et travaillent à Rubelles. L’usage de la voiture particulière est, dans ce cas, très courant, puisqu’il représente 47 % des déplacements. Le deux-roues n’est pas utilisé. Le recours à la marche à pied concerne 18 % des actifs ; 3 % utilisent les transports en commun et 7 % utilisent plusieurs modes de transport.
- Les échanges domicile – travail vers Paris : 68 personnes, soit 9 % des actifs résidants à Rubelles, travaillent à Paris ; 76,5 % utilisent les transports en commun pour s’y rendre.
• L’urbanisation des années 1950-1970 a conduit à la réalisation d’opérations sans réflexion d’ensemble sur les déplacements entre les différents secteurs. Aussi, il existe aujourd’hui sur la commune un certain nombre de besoins localisés pour améliorer le système de circulation et recréer des liens entre secteurs physiquement proches mais que le système de voirie isole.
De la même manière, les constructions situées au lieu-dit « la Pièce Saint-Nicolas » doivent être reliées au reste du tissu urbain.
Grâce au maillage du réseau francilien, Rubelles est bien desservi par les voies routières. Cependant, l’appartenance à un vaste territoire très intégré, notamment sur le plan des déplacements, oblige la commune à prendre en compte les besoins qui se font ressentir à une échelle plus grande.
Or il existe depuis longtemps une « asphyxie croissante » du réseau de l’agglomération melunaise, mis en avant par le Projet Communautaire Cap 2013 de la CAMVS réalisé en 2004. Ceci est dû à la structure radiale du réseau routier de l’agglomération, centré sur Melun. Il y a donc un besoin important de création de voirie en périphérie de Melun.
Aussi, le Plan Local des Déplacements prévoit-il la création de nouvelles voies routières sur la partie Sud du territoire communal. Elles devraient permettre de réduire le trafic sur la RD 636 et la RD 471. Le P.L.D. analyse aussi les besoins en matière de transports en commun et envisage des améliorations. Ces dernières ne requièrent pas de mobilisation particulière du foncier.
Sur le plan des déplacements doux, le Schéma de Circulations Douces de la Région Melunaise, exposé dans le P.L.D., prévoit l'aménagement de quelques liaisons piétonnières. Des espaces, notamment le long du Ru du Jard, devront être protégés à cet effet. Des liaisons transversales sont planifiées dans le P.L.U.
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* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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B – L’ENVIRONNEMENT DE LA ZONE CONCERNÉE
1 : Occupation du sol et paysages
L'opération porte sur un ensemble de parcelles pour la plupart non construites, occupées par des terres cultivées et des boisements, situées sur le plateau et en lisière immédiate de l'urbanisation qui s'est développée le long de la RD 636 (route de Meaux).
L’analyse paysagère du site se fonde sur deux éléments : le jeu entre les données du relief et l'occupation du sol ; différents champs visuels significatifs de la sensibilité du site.
• Les données du relief permettent de caractériser deux types d'espaces : la moitié Nord de la zone descend en pente douce vers le vallon du ru du Jard, la moitié Sud est quasiment plane.
À cette structure sont associés deux types d'occupation du sol, déterminés aussi par la géologie : des bois, friches et plans d'eau dans la partie Nord ; des terres agricoles mises en séquences par le bois des Trois Noyers et par des plantations d'alignement dans la partie Sud.
Ceci permet de qualifier la partie Nord de "paysage fermé" (elle l'est aussi en termes d'accessibilité …), et la partie Sud de "paysage séquentiel et orienté" : les lignes de force du paysage sont déterminées par les boisements.
• Les principaux champs visuels qui caractérisent la perception du paysage sont les suivants :
Ci-dessus : vue prise depuis le carrefour giratoire. La vue est ouverte vers l'Est (mais tout cet avant-plan sera occupé par la pointe Sud de la ZAC). Elle est orientée vers le Nord par les plantations d'alignement qui limitent le champ visuel du côté Ouest. Le plan moyen est représenté par les franges pavillonnaires implantées le long de la RD 636 et l'arrière-plan par les boisements.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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Ci-avant : vue prise depuis la RD 636. Le linéaire de la route présente une seule échappée visuelle vers la zone, limitée par les constructions pavillonnaires en avant-plan, et par un horizon interne représenté par les boisements. Cette séquence est particulièrement sensible, dans le sens où elle constituera la "façade" de l'opération, donnant sur la principale voie d'accès au site.
Ci-dessus : vue prise depuis la RD 471 vers le Nord. Le côté Ouest de la zone d'étude présente un grand linéaire au contact de la route (environ 400 mètres). Il constitue un espace assez restreint dont la perception est très orientée vers le Nord, par les plantations d'alignement observables du côté Est et par le bois "des Mâles Voisines", à l'Ouest.
Ce linéaire présente une sensibilité toute particulière, en raison de la nécessité de mener une réflexion approfondie sur la façon dont on entend organiser la limite de l'urbanisation à venir, laquelle devra composer avec la zone d'activités qui sera réalisée du côté Ouest.
Deux familles de solutions se présentent en théorie, soit l'urbanisation "tournera le dos" à la RD 471, mais dans ce cas il faudra gérer une perception de fonds de parcelles ; soit elle se présentera face à la voie, et dans ce cas il faudra composer, en termes de hauteurs, d'aménagement d'un "boulevard urbain", etc. avec la zone d'activités située en vis-à-vis.
Ci-dessus : vue prise depuis la RD 471 vers le Sud. Cette photographie souligne elle aussi les enjeux qui se posent en matière de paysage à créer. Cette urbanisation constituera la future entrée de l'agglomération de Melun.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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2 : État de la desserte en voirie et réseaux
• 2.1 – Desserte en voirie :
• La question de la desserte viaire s'inscrit dans un contexte défini par le plan de déplacements de l'agglomération de Melun, qui énonce les orientations suivantes pour la commune de Rubelles :
"Rubelles : la volonté est de voir s’apaiser le trafic sur la RD 471 et la RN 36 qui génèrent actuellement des effets de coupures pénalisants, pour donner un statut plus local à ces voies, et sécuriser leur traversée.
Dans l’état actuel des projets routiers inscrits au DVA, la RD 471 est incluse au projet de rocade. Une étude devra être réalisée afin de quantifier les impacts locaux de ce projet, et d’évaluer les possibilités de variante du tracé ou les conditions d’une meilleure insertion de la RD471 en traversée de Rubelles, en cohérence avec les projets urbains de la commune dans ce secteur (la commune de Rubelles souhaite en effet utiliser les disponibilités foncières aux abords de la RD 471 pour développer l’habitat et les activités)".
• Compte tenu de la situation des terrains d'assiette du projet au regard de la voirie existante, la question des accès, routiers et piétonniers, peut être décrite de la façon suivante :
- On note tout d'abord que la partie Nord de la ZAC se présente comme totalement enclavée par rapport au centre ancien de Rubelles, pourtant situé à une centaine de mètres "à vol d'oiseau".
Cette situation tient au fait qu'aucun accès à l'avenue du Château - fût-ce piétonnier - ne permet semble-t-il de rejoindre la partie Nord du site, non plus qu'à partir de la rue de la Faïencerie. De même, le chemin d'exploitation dit des Trois Noyers paraît avoir été partiellement privatisé.
Le rétablissement d'une liaison piétonnière vers le centre historique de la commune représente donc un enjeu pour cette opération. En toute hypothèse, il semble cependant difficile d'imaginer un désenclavement routier de ce côté, et ceci restreint objectivement l'intérêt d'une urbanisation de la partie la plus septentrionale de la ZAC.
- La partie Sud-Est du site présente une accessibilité a priori satisfaisante : les terrains sont accessibles depuis la RD 636 par les parcelles n° 15 et 16, ainsi que par le chemin d'exploitation dit de la Pièce Saint-Nicolas, en tant que cheminement piétonnier envisageable.
La difficulté vient ici, d'une part, du faible nombre de points de liaison avec la RN 36, d'autre part, de la nécessité d'aménager au mieux l'entrée de la ZAC à partir de cette route qui présentait un niveau de trafic de plus de 11 000 véhicules/jour en 2004 (dont 900 camions - source CDES).
- La partie Sud-Ouest du site présente une accessibilité continue sur la RD 471, mais celle-ci se révèle dangereuse en raison même de la proximité de cette voie, qui supportait un niveau de trafic de plus de 6 000 véhicules/jour en 2004. Dans ce cas, on ne peut que conseiller de limiter le plus possible les accès directs sur cette RD.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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• 2.2 – Desserte en réseaux :
• La RD 471 n’est desservie par aucun réseau.
Cette voie devra nécessairement être équipée, en raison du projet de zone d’activités poursuivi du côté Ouest de la voie. Cette disposition permettra ainsi de réaliser un réseau maillé avec la ZAC de logements, notamment en ce qui concerne l’adduction en eau potable.
• La RD 636 est pourvue en réseaux d’eau (ø 200 mm) et d’assainissement collectif, géré sous un système séparatif (ø 200 mm pour les eaux usées et ø 400 mm pour les eaux pluviales).
Les cotes radier de ces réseaux (71,65 m pour les eaux usées et 72,46 m pour les eaux pluviales) permettent un raccordement de la zone.
• Concernant la gestion des eaux pluviales, et compte tenu de la superficie de l’opération, on peut envisager, du moins pour les quartiers d’habitat individuel, une gestion des eaux pluviales "à la parcelle", pour les eaux de toiture et de ruissellement privatives.
Ceci réduira d’autant les apports brutaux sur le réseau public des eaux pluviales, en cas de séquence orageuse : celui-ci ne collectera que les eaux de ruissellement des espaces publics (voirie, parking). Cette solution permet aussi d’éviter l’assèchement des sols, et donc de limiter les mouvements de retrait-gonflement d’argile.
• La gestion des eaux pluviales nécessitera l’aménagement, en aval, d’un ouvrage d’épuration-régulation, lequel devra faire l’objet d’une justification au titre de la loi sur l’eau. Sa localisation préférentielle correspond à l’ancien étang situé en rive droite du ru du Jard, à l’extrémité Nord de la zone d’étude.
Sans anticiper sur un niveau plus approfondi d’analyse (dossier « loi sur l’eau »), une première évaluation conduit à définir la capacité suivante : L’ensemble des eaux de ruissellement issues de l’emprise de la ZAC, sera régulé à 0,5 l/s/ha. Les ouvrages de stockage des eaux de ruissellement seront, par hypothèse, dimensionnés pour une pluie de 55 mm en 4 heures.
Régulation et Traitement
ouvrages communs
Surface
brute Coef.
Surface
active
volume généré
par une pluie de
55 mm en 4h00
débit de
fuite à 0,5
l/s/ha
= Q
volume de
fuite à 0,5
l/s/ha pdt
4h00
(3,6 x 4 x Q)
volume de
stockage à
prévoir
Voies internes 8,0 m et 10,0
m 20 000 m2 90% 18 000 m2 990 m3 1,0 l/s 14 m3 976 m3
Zones inconstructibles pour
espace vert
d'accompagnement et de
rétention des eaux pluviales
10 000 m2 30% 3 000 m2 165 m3 0,5 l/s 7 m 3 158 m3
1,5 l/s 1 134 m3
Les dimensions de lʼétang (asséché) existant en limite Nord du site paraissent donc suffisantes – sous réserve dʼaménagements – pour servir dʼouvrage de régulation.
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* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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CHAPITRE III – PROGRAMME DE CONSTRUCTION ET JUSTIFICATION DU PROJET
A – PROGRAMME PRÉVISIONNEL DES CONSTRUCTIONS
1 : Analyse de la vocation économique de la zone
De manière à caractériser la charge foncière admissible qui correspond au marché du logement dans le secteur de Melun-Nord (en valeurs 2007), une enquête sur les prix a été effectuée, dont les données exhaustives sont présentées en Annexe 2 de l’étude de faisabilité réalisée en 2007.
Ces éléments peuvent être utilisés pour établir une évaluation de l'équilibre de l'opération, en termes de faisabilité, c'est-à-dire en ordres de grandeurs.
Mais ceci n'est valable que pour les conditions économiques qui prévalent en 2007 : rien ne dit en effet ni que le marché du logement se maintiendra à ce niveau, ni que les coûts de construction n'évolueront pas dans un sens ou dans l'autre.
Ces valeurs s'établissent comme suit :
Type de logement prix moyen au m2 en € (arrondi)
Appartements zone de Melun Nord 2 700
Maisons ville de Melun (Nord) 3 100
Maisons Rubelles 3 100
Maisons Vert-Saint-Denis 2 600
Maisons Cesson 2 900
On constate donc que Rubelles est placé dans la fourchette haute du marché immobilier local. Ce constat est, bien entendu, limité aux seules maisons individuelles, au regard du faible nombre (voire de l’absence) de transactions concernant les appartements.
Il permet de conclure à une forte demande de la part des ménages, laquelle se porte sur un site aujourd’hui marqué par un caractère « résidentiel » très affirmé : cet état de fait représente une relative sécurité en termes de commercialisation, à condition toutefois de définir une politique des prix qui tienne compte des nouvelles conditions économiques qui prévalent depuis l’été 2007.
Une spéculation « à la baisse », de la part des ménages candidats à une acquisition, n’est en effet pas à exclure, avec un comportement attentiste qui peut influencer les conditions de commercialisation des opérations.
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* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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2 : Éléments de programmation
• Le parti d’aménagement préférentiel a été défini sur la base d'un gradient de densité croissant orienté vers la future zone mixte (habitat, commerces et services) de "la Fourche" (au Sud), de manière à rapprocher les secteurs denses des futurs commerces et services.
Les besoins des habitants qui viendront occuper ces logements nécessitent en effet une réponse en termes de proximité immédiate avec les commerces et services prévus dans la zone Sud (mamans avec jeunes enfants, personnes âgées sans voiture, etc.).
Toutefois, quelques parcelles, situées aux carrefours avec les principaux axes internes à l’opération, seront affectées à ce type de logements.
A contrario le secteur "résidentiel" sera adossé aux espaces naturels, préservés ou reconstitués, et situés dans la partie Nord du site.
Ce parti d’aménagement se décline de la façon suivante : un total de 355 à 390 logements, soit de 22 à 24 logements/ha sur 156 500 m2 urbanisés et répartis comme suit :
- zone Nord affectée d'un C.O.S moyen de 0.20 = 8 300 m2 SHON sur 40 400 m2 de terrain, soit environ 50 logements ; la surface moyenne des lots ≈ 700 m2 ;
- zone centrale affectée d'un C.O.S moyen de 0.22 = 16 400 m2 SHON sur 73 000 m2 de terrain, soit de 120 à 130 logements ; la surface moyenne des lots ≈ 400 m2 ;
- zone Sud affectée d'un C.O.S moyen de 0.50 = 14 000 m2 SHON sur 28 100 m2 de terrain, soit de 140 à 150 logements ;
- zone dite « de la Fourche », affectée d’un C.O.S moyen de 0,20 ≈ 7 000 m2 de SHON sur 34 800 m2 de terrains (dont 15 000 m2 cessibles et 4 000 m2 HO affectés au logement) , soit de 55 à 60 logements.
Cette dernière comportera en outre 2 000 m2 HO affectés aux équipements et 1 000 m2 HO de commerces et services.
- En termes de logements sociaux, le déficit (au regard de l’article 55 de la loi SRU) se monte actuellement à environ 85 logements [(691 x 0,2) – 53]. Mais 84 sont soit en cours de construction (38), soit prévus à court (26) ou à moyen terme (20). Il convient donc de prévoir les logements conventionnés nécessaires pour compenser l'augmentation du nombre de résidences principales dans la future ZAC. La Ville disposera d’environ 114 logements aidés à court terme.
Avec un maximum de 1 100 résidences principales à long terme, le besoin en logements sociaux dans la ville serait donc de (1 100 x 0,2 – 135) environ 85, ce qui est compatible avec le projet présenté. ( 85 / 360 ≈ 24 %)
• En termes de prospective, on peut établir les évaluations suivantes :
On négligera ici, compte tenu de leurs faibles valeurs numériques) les évolutions relatives aux résidences secondaires et logements vacants, ainsi que le « renouvellement » des logements.
- Nombre de résidences principales en 1999 : 580
- Nombre de logements construits 1999 – 2006 : 110 (source : ministère du Logement) (- Nombre de résidences principales 2006 : 691)
- Nombre de logements autorisés en 2007 et après : 84
- Nombre de logements envisagés dans la ZAC : 375
- Total après achèvement de la ZAC (2020 ?) ≈ 1 150- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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La population de Rubelles en 2006 s’élevait à 1 848 habitants, pour un nombre de résidences principales qui peut être évalué à 691 (sources INSEE), soit une taille moyenne des ménages de 2,67 habitants par logement.
Si l’on considère (arbitrairement) que chaque nouveau logement a induit en moyenne un apport de 3,2 habitants (soit 110 x 3,2 = 350 habitants), on peut estimer que la population des 580 résidences principales de 1999 ne représente plus que (1 848 – 350)/ 580 = 2,58 habitants par logement (voire moins, suivant le peuplement des 110 logements construits).
• On partira de l’hypothèse que la taille moyenne des ménages en 2020 dans le parc de logements existant en 2006 sera de l’ordre de 2,5 (hypothèse haute), et de 3 dans les logements de la ZAC (et autres) en 2020.
Dans cette hypothèse, la population de Rubelles serait de (avec 375 logements dans la ZAC et 84 logements construits depuis 2006) : (691 x 2,5) + (375 x 3) + (84 x 3) = 3 104 habitants (arrondis par défaut à 3 000).
Dans une seconde hypothèse, la population serait de (avec globalement ≈ 420 logements nouveaux dans la commune au delà du futur engagé) : (691 x 2,5) + (420 x 3) + (84 x 3) = 3 227 habitants (arrondis par défaut à 3 200).
• Concernant les effectifs scolaires, les données actuelles sont les suivantes :
- Ecole élémentaire : 5 classes et 133 élèves, soit 0,19 élève par logement. - Ecole maternelle : 3 classes et 77 élèves, soit 0,11 élève par logement.
On notera que ces chiffres sont exactement dans la moyenne des valeurs habituellement rencontrées … en milieu rural et en milieu péri-urbain d’urbanisation ancienne : de l’ordre de 0,20 pour les primaires et de 0,12 pour les maternelles (à peine peut-on ici supposer une évasion possible vers des écoles de la ville-centre …).
Suivant le recensement effectué par les Services Municipaux, 15 élèves de Rubelles sont scolarisés en dehors de la ville, mais ses écoles accueillent en revanche des élèves d’autres communes (environ 50).
Il est proposé de retenir (par excès) les valeurs de 0,20 pour les classes primaires et de 0,12 pour les maternelles, mais cela dépend – à échéance de 2020 – de la taille moyenne du parc de logements, comme des évolutions générales des pratiques sociales et du vieillissement de la population.
Sur une hypothèse de 1 100 résidences principales, la population scolaire serait donc de :
- Ecole élémentaire : 0,20 x 1 100 = 220 élèves, soit de 8 à 9 classes. - Ecole maternelle : 0,12 x 1 100 = 132 élèves, soit 5 classes.
La réalisation de la ZAC induirait donc le besoin de 3 à 4 classes élémentaires et de 2 classes maternelles.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
37
• Une étude effectuée par l'agence Eu.Créal dans un secteur de Seine-et-Marne comparable a permis par ailleurs d'établir des ratios, en termes de superficies utiles, pour les autres équipements de superstructure.
Ces ratios sont à prendre comme valeurs indicatives et doivent être adaptés au regard d'une notion de polyvalence des utilisations, comme de la proximité des équipements d'une ville-centre telle que Melun ….
Nature des équipements ratios pour 5 000 habitants en m2 (ou en unité)
équipements socioculturels :
(bibliothèque, cinéma, école de musique, locaux
associatifs, musées, salle des fêtes, théâtre,
etc.) 2 000
équipements sportifs :
terrains de football, rugby
gymnase (hors scolaire)
1
1 600
équipements médico-sociaux :
(halte-garderie, crèche, PMI et dispensaire,
foyer de
travailleurs, foyer pour personnes âgées,
maison de retraite)
2 600
On constate qu'avec ses quelque 900 m2 de salles socioculturelles (salle Emile Trelat et espace Saint-Exupéry) pour une population de moins de 2 000 habitants, Rubelles n'apparaît pas actuellement comme nécessitant davantage d'équipements.
Pour une population de l'ordre de 3 000 habitants "à terme", en revanche, il apparaîtrait nécessaire d'augmenter l'offre en équipements socioculturels d'une superficie d'environ 400 m2 (mais ceci est à relativiser compte tenu de la proximité de Melun).
Une partie de ces équipements pourrait trouver place dans les "locaux communs résidentiels" de la future zone d'aménagement concerté.
En termes d'équipements sportifs, il ne semble pas nécessaire d'envisager la réalisation d'un terrain de football, mais davantage sans doute de répondre à un besoin en matière d'équipements sportifs couverts.
Le besoin se fait sentir soit pour une salle des fêtes, soit pour un gymnase (suivant l’évolution de l’usage de l’équipement actuel).
En termes d'équipements médico-sociaux, il sera sûrement nécessaire d'augmenter la capacité de la garderie périscolaire et du restaurant scolaire.
En outre, l’extension sur place des écoles nécessitera le déplacement des terrains de tennis. C’est la raison pour laquelle le parti d’aménagement retenu a prévu la localisation d’un équipement de ce type (voir en page 42).
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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B – JUSTIFICATION DU PROJET
1 : Justifications du projet au regard des dispositions dʼurbanisme en vigueur
• Schéma Directeur de la Région Melunaise : (source : PLU approuvé le 25 janvier 2008)
« La commune est comprise dans le périmètre du Schéma Directeur, approuvé le 16 décembre 2006. Le projet de Z.A.C respecte ce document de planification tant dans ses objectifs que dans ses prescriptions.
Au-delà de ces objectifs génériques, les prescriptions imposées par le Schéma Directeur, qu’elles soient chiffrées ou graphiques, sont entièrement respectées. Ainsi, la population prévue pour Rubelles en 2020 s’élève à 2 700 habitants. Le P.L.U. devrait se traduire par une population en deçà de cette limite supérieure, puisqu’il est prévu qu’elle atteigne moins de 2 500 habitants en 2015.
Ce chiffre se fonde sur l’hypothèse d’un rythme de construction de 40 logements annuels, pour 2,5 personnes par logement, sur une période de 8 ans. 1
Les traductions graphiques planifiant les secteurs d’extensions, résidentiels et économiques, sont également respectées. Le secteur des Trois Noyers dont la partie Ouest est destinée à l’habitat et la partie Est aux activités étaient déjà inscrites dans le Schéma Directeur.
L’extension résidentielle du centre ancien du village était également inscrite au Schéma Directeur, le document graphique fait d’ailleurs apparaître une extension plus grande que celle qui est prévue par le P.L.U. »
• La zone à urbaniser « fermée » 2 AU : (source : PLU approuvé le 25 janvier 2008)
« Il s’agit d’espaces naturels destinés à l’urbanisation pour lesquels les réseaux situés à proximité ne sont pas dimensionnés de façon satisfaisante et (ou) dont la complexité demande la mise en oeuvre d'études complémentaires destinées à préciser, entre autres, le système de desserte.
Elles ne peuvent être urbanisées que dans le cadre d’une modification, d’une révision simplifiée ou d’une révision générale du présent plan. Seules quelques occupations et utilisations du sol (relatives aux réseaux publics) y sont admises dans l’immédiat.
Le classement en zone 2 AU, plutôt qu’en zone 1 AU, permet à la commune de maîtriser le rythme d’urbanisation des zones d’extension. En effet, contrairement à la zone 1AU, la zone 2AU est inconstructible dans l’immédiat notamment à cause de l'éloignement des réseaux mais également à cause de la complexité d'urbanisation la zone en raison de sa profondeur, de l'existence de deux voies très circulantes et de la question de l'interface habitat/activités.
Elle constitue donc un important potentiel foncier et sera urbanisée au fur et à mesure des besoins, mais sur un schéma global.
On distingue deux secteurs (sans que ceux-ci fassent l’objet d’une réglementation distincte) séparés par la RD 471 :
- la partie Ouest, au niveau du lieu-dit « les Hautes Bornes » ainsi que la pointe Sud de la partie plus à l'Est, entre les RD 636 et RD 471, à vocation d’activités ;
- la partie Est, situé au lieu dit « les Trois Noyers », entre la RD 636 et la RD 471 qui a vocation à devenir un secteur résidentiel. »
• « Les Trois Noyers », secteur à vocation résidentielle :
Pour respecter l’objectif du P.A.D.D. de développement démographique, lui-même repris du Schéma Directeur et du Projet Communautaire Cap 2013, la commune doit chercher de nouveaux espaces d’extension.
1 A cette échéance, la Z.A.C ne sera en effet pas totalement achevée.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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En effet, le tissu urbain a une réceptivité très réduite et si une légère densification est envisageable, elle ne permettrait pas de répondre aux objectifs du P.A.D.D. et encore moins à ceux du Schéma Directeur qui fixait le nombre d’habitants en 2015 à 2 500.
Les documents de planification intercommunale avaient déjà repéré ce secteur pour les extensions de l'habitat. Le secteur des Trois Noyers présente l’avantage d’être en continuité avec l’urbanisation existante, même si l’intégration des nouveaux quartiers devra passer par la création de liaisons pour franchir la RD 636 vers le reste du tissu résidentiel et vers le vieux Rubelles.
L’urbanisation du secteur sera l’occasion d’intégrer au tissu urbain les quelques habitations déjà établies sur la partie à l’Ouest de l’ex- Route Nationale et qui sont aujourd’hui totalement isolées.
Le secteur présente également l’avantage de prélever de l’espace agricole dont l’avenir est compromis plutôt que d’urbaniser la partie Nord de la commune où les terres agricoles sont plus productives et plus faciles d’accès.
A terme, environ 400 nouvelles constructions pourraient voir le jour sur le secteur.
Cette perspective est en parfait accord avec le P.L.H. qui déterminait, en 2005 l'objectif de 100 à 200 pavillons individuels à l'horizon 5 à 10 ans, ce qui correspondait à un rythme de construction d'environ 10 à 20 logements par an. Les perspectives communales sont supérieures 40 logements par an, la contribution de cette zone est donc d'autant plus essentielle. »
• Plan Local de l'Habitat (PLH) de la Communauté d'Agglomération Melun Val de Seine :
La commune de Rubelles est concernée par le PLH de l'agglomération approuvé par le conseil communautaire du 27 janvier 2005. (sa dernière version établissant des perspectives pour 2010-2015).
Les contributions communales de Rubelles au PLH prévoient "un développement à horizon de 5 - 10 ans, pouvant représenter de l'ordre de 100 à 200 pavillons, avec une éventualité de réaliser des logements locatifs aidés et intermédiaires, en pavillons individuels."
Le présent projet se situe en avance sur le PLH puisqu'il planifie un rythme de construction aux alentours de 40 logements par an, soit environ 320 réalisations à l'horizon 2015. Sur le plan de la mixité sociale, le projet de PLU dépasse les objectifs du PLH.
• Le Plan Local des Déplacements de la Région Melunaise (P.L.D.)
Le P.L.D. de la Région Melunaise s'inscrit dans le Plan des Déplacements Urbains de la Région Ile-de-France. Il détermine principalement des orientations en matière de hiérarchisation de la voirie, de transports collectifs, de circulations douces et inter-modalités, de livraisons en ville et de stationnement.
Rubelles est concernée au premier plan par la structure de la voirie. Deux orientations majeures ont des conséquences directes sur le P.L.U.. Il s’agit de l’orientation n°1 qui traite de la déviation de la RD 636. ainsi que de l’orientation n° 3 qui a pour objet la requalification d’axes, la RD 471 et la RD 636 en ce qui concerne Rubelles.
Le P.L.U. intègre ces projets, de même que le projet de Z.A.C : le site prévu pour accueillir la déviation de la RD fait l’objet d’un classement en 2 AU afin de différer son urbanisation et de prendre ainsi en compte la version définitive du projet routier.
La réflexion sur la requalification de la RD 471 se traduit dans le P.L.U. par la mise en place d’un emplacement réservé destiné à la création d’un rond-point. Les alignements d’arbres le long de ces voies ne sont pas remis en question par les projets d’extension.
L’entrée de ville par le Sud, via la RD 636, fera l’objet d’une requalification lors de la modification du P.L.U. pour ouvrir la zone 2AU à l’urbanisation. Un emplacement réservé au niveau de lieu-dit «le Fond des Ponceaux» permettra d’assurer le cheminement piétonnier ainsi qu’un aménagement valorisant le paysage.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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2 : Justifications du projet au regard de l’insertion dans l’environnement naturel ou urbain
• Du Nord au Sud, les contraintes majeures qui vont conditionner lʼurbanisation de la zone, sont les suivantes :
- Le point le plus bas de la zone est à traiter en espace de régulation et d’épuration des eaux pluviales, de préférence sous forme de dépression (noue) pouvant se remplir en cas de fortes précipitations. On peut aussi envisager de reconstituer un étang en eau, au motif d’une meilleure valorisation biologique, sous réserve toutefois de mesures à prendre en termes de sécurité (quant à l’accès du public).
- Toute la frange Nord de la zone présente une interface sensible avec le bois qui en constitue la limite, et qui est identifié, dans le futur schéma directeur régional, comme un espace de continuité écologique. L’enjeu sera d’organiser, en termes d’aménagement du site, une transition entre la limite d’urbanisation et cette lisière (par des espaces verts, des cheminements en liaison douce, un parc paysager, etc.).
- Le centre de la zone est occupé par le bois des Trois Noyers et d’anciennes plantations d’alignement qui paraissent non entretenues : ces éléments, très déterminants de l’équilibre initial du site, seront soit à requalifier (c’est-à-dire à restaurer ou reconstituer sur place), soit à déplacer.
Les différentes solutions envisageables pour le traitement de ces espaces représentent des variables majeures des scénarios d’aménagement possibles.
- Toute la frange Est du site (moins les parcelles n° 15 et 16) présente une interface sensible avec un tissu résidentiel existant. L’enjeu sera ici de restreindre les risques de conflits entre riverains, en évitant toute fréquentation publique avec les limites de ces propriétés (lesquelles sont sans doute appelées à être morcelées …).
- Toute la frange Ouest du périmètre d’étude (plus les parcelles n° 15 et 16 côté Est) présente une interface avec des voies routières importantes, principaux axes visuels à partir desquels l’intégration urbaine de l’opération sera jugée. Il s’agira, au regard de cette question, de mener une réflexion sur le traitement de la « couture », du front bâti, entre la voie publique et ce nouveau quartier d’habitation.
- La limite Sud de la zone soulève une problématique particulière.
Rubelles ne disposant pas de centralité à proprement parler, les quelque 3,5 hectares de « la Fourche » (intégrés in fine dans le périmètre de la ZAC habitat), peuvent représenter une opportunité pour réaliser un centre fonctionnel associant commerces et services, avec une urbanité qui soit plus satisfaisante que celle du centre commercial actuel, essentiellement conçu dans une optique de centre commercial de rocade et non comme un quartier de Rubelles.
- Corollaire de cette question - la ZAC ne pouvant se présenter comme un tissu construit indifférencié - une discussion a été menée quant aux choix des densités construites, à la fois dans l’absolu (raisonne-t-on sur des densités pavillonnaires, avec des C.O.S de 0,20 ou 0,25, ou sur des valeurs plus élevées ?), mais aussi au regard d’une notion d’échelonnement (de gradient) des densités depuis le Nord vers de Sud.
Deux solutions se présentaient : soit on favorise une centralité vers le centre ancien du village, soit on l’oriente vers les nouveaux quartiers d’activités. Les choix possibles en termes de densités et d’orientation du gradient de densité représentaient eux aussi des variables majeures pour les différents scénarios d’aménagement.
Le parti d’aménagement retenu est celui qui ménage une densité croissante depuis la partie Nord vers le Sud.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
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Ce choix s’explique à la fois :
- par les caractéristiques géologiques du site, la partie Nord étant la moins propice à la construction et en revanche la mieux adaptée à la création d’un espace de parc paysager ;
- par la nécessité de rapprocher les secteurs d’habitat collectif et individuels groupés de la partie de ZAC qui sera plus particulièrement affectée aux équipements et activités (« la Fourche »), pourvu que cette dernière soit traitée en interface.
• Le document qualitatif du projet urbain, s'inspirant des cinq critères de la loi Barnier traite ci-après :
- Des nuisances (ici le bruit, essentiellement) :
Cette question trouvera sa solution dans l’application des prescriptions relatives aux axes bruyants (arrêté préfectoral). Par ailleurs, un dossier au titre de la Loi sur l’eau sera déposé dans le cadre de la création de la ZAC en ce qui concerne l’impact hydrologique du projet.
- De la sécurité (différenciation des fonctions, accès, routes, carrefours, contre-allées) :
Les prescriptions, en termes de création d’accès et de distribution des voies internes (y compris piétonnières), doivent assurer une sécurité routière optimale. Ce point doit toutefois être précisé, à l’issue des études menées par le Conseil Général dans le cadre de l’aménagement des RD 471, 636 et 605.
- De l’architecture (gabarit, hauteur, toitures, matériaux, couleurs, percements, façades) :
Les prescriptions réglementaires de la zone 1AU (article 11), tendent à une qualité optimale de l’architecture, notamment en ce qui concerne la réflexion sur les coloris (en référence aux préconisations du CAUE).
- De l’urbanisme (marges de recul, cohérence avec l’existant, orientation parcellaire et du paysage, transitions, plantations, enseignes) :
La principale directive à prendre en compte est celle de la hauteur des constructions.
• L’effort devra aussi porter, à travers la réalisation de ce projet, sur les points suivants :
- une mise en valeur de la nouvelle entrée de Rubelles par des plantations d'alignement de haut jet (platanes, principalement), et par une limitation de la présence du signe publicitaire ;
- une différenciation du traitement de l'espace public, en adéquation avec de nouvelles fonctions (circulations douces), comme avec les fonctions actuelles, un traitement soigné des limites d'emprises.
• Ch oix de s ol uti ons o pé rat io n ne ll es :
La s ol uti o n r ete n ue po u r l a r éa lis ati on d u futu r q ua rti er d’ h ab itat r és id e d a ns la c ré ati o n d ’u n e Z. A. C (zo n e d ’a mé n ag e me nt co nc ert é) d ont le r ap p ort d e pr ése nt ati on et l e c a hi er d es ch ar g es re p re nd ro nt et p réc ise r ont l es é lé me nts d u pr oj et u rb ai n.
Le sc hé ma pr és ent é e n p ag e s uiv ant e pro p ose un pa rti d ’a mé n ag e me nt déc li né s uiv a nt l es p ri nci pe s d’ a mé na g e me nt et l es él é ments d e p ro gr a mmat io n déf in is ci- av ant.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
42
• Schéma de composition urbaine : (échelle 1 / 4 000)
COMMUNE DE RUBELLES
ZONE D’AMENAGEMENT CONCERTE LOGEMENT
- Plan de composition – octobre 2009 -
Voiries primaires
Trame verte
Habitat faible densité
Habitat densité moyenne
Habitat densité forte
Equipements
Activités périphériques
Aménagement de carrefour
ZAE projetée
ZAE existante- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
43
• A partir de ce choix, le principe d’aménagement envisagé ici est décliné en fonction de deux variables essentielles du projet :
1 - Un maillage de voirie déterminé par la trame parcellaire (ce qui représente un choix fondé sur l’Histoire, mais qui est somme toute arbitraire : on pourrait tout autant retenir un système de voirie en « vermicelle », comme ce fut longtemps la mode).
Ce principe a été retenu pour l’ensemble des variantes étudiées.
Ce choix vise aussi à reconstituer les plantations d’alignement existantes dans un axe Nord- Nord-Est, et à positionner en parallèle à cet axe la voie principale de la zone, laquelle pourra ainsi être traitée en boulevard.
Celui-ci gagnerait alors à avoir pour point focal, en partie Sud, un bâtiment de la zone d’équipement qui soit traité de façon très qualitative.
Côté Ouest, le parti retenu propose une contre-allée aménagée le long de la RD 471 (et sans aucun accès direct), avec – en espace-tampon – une large bande de terrain (6 ou 7 m), support d’une plantation d’alignement qui vienne équilibrer les masses construites pour servir de cadre à un nouveau traitement de la RD 471 (en « entrée de ville »).
L’aménagement d’un carrefour (en giratoire ?) est proposé, en partie Nord, pour sécuriser l’accès à la zone à partir de cette route.
Le côté Est ne présente aucune réelle alternative : la voie d’accès sera réalisée au centre du linéaire non construit existant sur la RD 636, à partir d’un aménagement de carrefour qui offre les meilleures garanties de sécurité (giratoire ou autre).
Il serait par ailleurs intéressant de rendre public le chemin d’exploitation de la Pièce Saint- Nicolas, sous forme d’accès piétonnier.
Le côté Nord, occupé par le parc urbain projeté, et accessible uniquement par les voies internes de la zone, devrait – dans un schéma idéal – être désenclavé par un cheminement piétonnier en direction du centre ancien (chemin des Trois Noyers).
2 - Un gradient de densité croissant du Nord au Sud : cette solution parie sur le fait que la nouvelle centralité de Rubelles sera localisée au Sud, pour peu que les parcs d’activités prévus soient traités en quartiers structurés et non en « zones » sans composition urbaine.
Elle « tourne le dos » au centre ancien. Cette solution est en outre cohérente avec une forte présence construite annoncée – au Sud – et une nécessité de protection des espaces naturels – au Nord.
Le schéma de composition présenté en page précédente fait apparaître les principes ou orientations d’aménagement applicables à la zone, validés par délibération du conseil municipal le 19 mars 2009 :
1 - Les points suivants ont été validés par le Conseil Municipal :
- le périmètre de l’opération incluant la pointe au sud du périmètre initial ; - un gradient de densité du plus dense, au Sud, vers le moins dense, au Nord ; - un espace vert paysager en partie Nord et une trame verte structurée à partir de l’ancienne allée reliant le château à Melun ;
- le schéma de voirie, dans ses éléments structurants de desserte, avec une liaison RD 471 / RD 636.
-- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
44
2 - En particulier, la « pointe » Sud, située entre les RD 636 et 471, représente le secteur le plus sensible en termes de paysage urbain.
Les principes retenus sont les suivants :
- un front végétal marquant l’entrée de la commune pour lui donner un caractère résidentiel et créer ainsi un contraste fort entre les zones d’activités Est (actuelle) et Ouest (future) ; - la moitié Sud de cet espace est réservée à des équipements récréatifs, sportifs, bâtiments publics, mettant à profit le paysage boisé et formant un espace-tampon supplémentaire pour les logements ;
- la partie Nord du site est partagée entre une opération de logements individuels (entrée Est), plusieurs bâtiments de logements collectifs, avec locaux commerciaux et de services en rez-de- chaussée.
3 - OBJECTIF : respecter l’équilibre à 20 % minimum de logements conventionnés, à l’échelle de l’ensemble de la commune, après réalisation de l’opération.
• En termes de hauteur et de densité, les valeurs suivantes ont été retenues :
SECTEUR HAUTEUR SHON
Habitat faible densité R + 1 + C 8 300 m2
Habitat densité moyenne R + 1 + C 16 400 m2
Habitat forte densité R + 2 + C 19 000 m2
TOTAL 43 700 m2
NOTA :
Au moins 1 000 m2 de SHON seront affectés à des activités commerciales, artisanales de service à la personne, de bureaux ou de services.
Il n’est pas fixé de limite en termes de SHON pour les équipements collectifs publics.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers – Rapport de présentation – février 2010 -
45
• Schéma de simulation : (échelle 1 / 4 000)
Ce schéma propose une répartition indicative entre les espaces construits et les espaces verts, publics ou privatifs.
*
* *
Le parti d’aménagement envisagé se décline de la
façon suivante : un total de 355 à 380 logements, soit de
22 à 24 logements / ha sur 156 500 m2 urbanisés, et de 29
à 31 logements / hectare sur 122 200 m2 hors voirie (26
300 m2) et espaces verts internes (8 000 m2).VU pour être annexé à la délibération du :
agence
d'aménagement
et
d'urbanisme
hôtel entreprises, rue Monchavant 77250 ECUELLES Tel.: 01.60.70.25.08. Fax.: 01.60.70.29.20
DEPARTEMENT DE SEINE ET MARNE
Rubelles
Zone
d’Aménagement
Concerté
des Trois Noyers
Pièce n° 3.1
PLAN DE
SITUATION
échelle 1 / 25 000
Dossier de CréationLimite communale
73
80
83
76
78
78
79
64 75
71
73 75
70
70
49
83,75
82,50
81,25
81,25
82,50
82,50
82,50
77,50
77,50
77,50
77,50
75
75
75
75
75
70
70
70
70
70
70
50
50
55
55
60
65
65
65
65
70
70
65
65
60
60
75 75
75
77,5
77,5
80
80
80
80
81,25
Limite de ZAC- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 1 1
Sommaire
Préambule
........................................................................5
•
Objet et contenu de l’étude d’impact..................................5
•
L’aire d’étude .....................................................................7
•
Le site étudié .....................................................................9
•
Les objectifs du projet........................................................10 Présentation de la commune
•
La situation ........................................................................12
•
La desserte........................................................................13
•
La structure communale ....................................................17
•
Le milieu physique et naturel .............................................20
•
La population et le logement..............................................22
•
Les équipements, commerces et services .........................26
•
L’activité économique et l’emploi .......................................27
•
Synthèse............................................................................29
I. ÉTAT INITIAL DU SITE ET DE L’ENVIRONNEMENT
1. La structure du site étudié
..........................................30
•
Le mode d’occupation des sols..........................................31
•
La structure foncière ..........................................................32
•
Synthèse............................................................................33 2. Les caractéristiques physiques du site
.....................34
•
Le relief..............................................................................35
•
Le sol et la géologie...........................................................36
•
L’hydrographie et l’hydrogéologie ......................................37
•
Le climat et les eaux superficielles.....................................38
•
Synthèse............................................................................40
3. Le milieu biologique
.................................................... 41
•
La végétation..................................................................... 42
•
La faune ............................................................................ 46
•
La valeur écologique ......................................................... 49
•
Synthèse ........................................................................... 50 4. Le milieu humain
......................................................... 51
•
La population, le logement. Les activités économiques ..... 53
•
Synthèse ........................................................................... 54 5. La desserte et les déplacements
................................ 55
•
La desserte automobile ..................................................... 56
•
Le trafic automobile ........................................................... 57
•
L’accessibilité et le stationnement ..................................... 58
•
Les transports collectifs..................................................... 59
•
Les parcours piétons et cyclistes....................................... 60
•
Synthèse ........................................................................... 61 6. La qualité de l’air et l’environnement sonore
............ 62
•
La qualité de l’air ............................................................... 63
•
L’environnement sonore et vibratoire................................. 64
•
Synthèse ........................................................................... 67 7. Le milieu urbanisé
....................................................... 68
•
La trame viaire et la trame bâtie, fonctionnement urbain ... 69
•
Les réseaux et la collecte des déchets .............................. 70
•
Synthèse ........................................................................... 73 8. Les paysages
.............................................................. 74- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 2 2
•
Les entités urbaines et paysagères ...................................75
•
Les grandes lignes structurantes du paysage....................77
•
La perception des sites ......................................................78
•
Analyse des paysages .......................................................81
•
Synthèse............................................................................82 9. Le contexte législatif et réglementaire
.......................83
•
Les prescriptions supra communales.................................84
•
Les prescriptions communales...........................................86
•
Les servitudes d’utilité publique, protection du patrimoine .88
•
Synthèse............................................................................89
II.
RAISONS
POUR
LESQUELLES,
PARMI
LES
SOLUTIONS
ENVISAGEES, LE PROJET PRESENTE A ETE RETENU
1. Les principes d’aménagement : rappel général
........90
•
Les objectifs d’évolution du secteur : rappels.....................92
•
Les principes généraux d’aménagement ...........................93 2. L’analyse des solutions envisagées
..........................95
•
Les variantes d’insertion dans l’environnement..................96
•
Les variantes de desserte .................................................99 3. Le projet présenté
........................................................100
•
Le périmètre de la ZAC......................................................101
•
Le programme prévisionnel de construction ......................102
•
Le projet d’aménagement ..................................................103
III. ANALYSE DES EFFETS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT ET LA SANTE
A. Les impacts permanents du projet : effets et mesures
d’accompagnement
1. Effets sur la structure du site
..................................... 105
•
Le mode d’occupation des sols et la structure foncière ..... 106 2. Effets sur les caractéristiques physiques du site
..... 107
•
Le climat, le relief et la géologie ........................................ 108
•
L’hydrographie, les eaux superficielles et souterraines...... 109 3. Effets sur le milieu biologique
................................... 112
•
La végétation, la faune, la valeur écologique..................... 113 4. Effets sur le milieu humain
......................................... 114
•
La démographie, l’habitat, l’activité économique ............... 115
•
Les équipements et les finances communales .................. 116 5. Effets sur la desserte et la circulation
....................... 120
•
La desserte automobile, piétonnière et cyclable ................ 121
•
Le trafic automobile généré par la ZAC ............................. 122
•
Le trafic automobile aux heures de pointe, capacité.......... 123
•
Les transports collectifs, les parcours piétons et cyclistes . 124 6. Effets sur la qualité de l’air et de l’environnement sonore
•
La qualité de l’air ............................................................... 126
•
L’environnement sonore et vibratoire................................. 127- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 3 3
7. Effets sur le milieu urbanisé
.......................................128
•
La trame viaire, la trame bâtie ...........................................129
•
Le fonctionnement urbain ..................................................130
•
Les réseaux et la collecte des déchets ..............................131 8. Effets sur les paysages
...............................................132
•
Les paysages ....................................................................133
•
La perception des sites ......................................................134 9. Compatibilité avec le cadre législatif et réglementaire
•
Le patrimoine archéologique..............................................136
•
Les documents supra communaux ....................................137 B. Les impacts temporaires du projet : effets et mesures
d’accompagnement
C. Effets permanents et temporaires du projet sur la santé et
la
commodité
du
voisinage
:
effets
et
mesures
d’accompagnement IV. MESURES ENVISAGEES POUR SUPPRIMER, REDUIRE ET, SI POSSIBLE,
COMPENSER
LES
CONSEQUENCES
DOMMA-
GEABLE DU PROJET SUR L‘ENVIRONNEMENT ANNEXES : LES FONDEMENTS JURIDIQUES DE L’ÉTUDE ....................... LEXIQUE .................................................................................... METHODES UTILISEES POUR EVALUER LES EFFETS..........- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 4
CADRE JURIDIQUE
--------
Article R311-2 (Décret nº 2006-959 du 31 juillet 2006 art. 3 I Journal Officiel du 2 août 2006) La personne publique qui a pris l'initiative de la création de la zone constitue un dossier de création, approuvé, sauf lorsqu'il s'agit de l'Etat, par son organe
délibérant. Cette délibération peut tirer simultanément le bilan de la concertation, en application du sixième alinéa de l'article L.300-2.
Le dossier de création comprend : a) Un rapport de présentation, qui expose notamment l'objet et la justification de l'opération, comporte une description de l'état du site et de son environnement,
indique le programme global prévisionnel des constructions à édifier dans la zone, énonce les raisons pour lesquelles, au regard des dispositions d'urbanisme en vigueur sur le territoire de la commune et de l'insertion dans l'environnement naturel ou urbain, le projet faisant l'objet du dossier de création a été retenu ;
b) Un plan de situation ; c) Un plan de délimitation du ou des périmètres composant la zone ; d) L'étude d'impact définie à l'article R. 122-3 du code de l'environnement. Le dossier précise également si la taxe locale d'équipement sera ou non exigible
dans la zone.
Art. R. 311-7 du Code de l'Urbanisme - La personne publique qui a pris l’initiative de la création de la zone constitue un dossier de réalisation approuvé, sauf
lorsqu’il s’agit de l’Etat, par son organe délibérant. Le dossier de réalisation comprend :
a) Le projet de programme des équipements publics à réaliser dans la zone ; lorsque celui-ci comporte des équipements dont la maîtrise d’ouvrage et le
financement incombent normalement à d’autres collectivités ou établissements publics, le dossier doit comprendre les pièces faisant état de l’accord de ces personnes publiques sur le principe de la réalisation de ces équipements, les modalités de leur incorporation dans leur patrimoine et, le cas échéant, sur leur participation au financement ;
b) Le projet de programme global des constructions à réaliser dans la zone ; c) Les modalités prévisionnelles de financement de l’opération d’aménagement, échelonnées dans le temps ; Le dossier de réalisation complète en tant que de besoin le contenu de l’étude d’impact mentionnée à l’article R. 311-2, notamment en ce qui concerne les
éléments qui ne pouvaient être connus au moment de la constitution du dossier de création.
L’étude d’impact mentionnée à l’article R. 311-2 ainsi que les compléments éventuels prévus à l’alinéa précédent sont joints au dossier de toute enquête
publique concernant l’opération d’aménagement réalisée dans la zone. Auteurs du projet, membres de l’agence Eu.Créal : -
Eric Henderycksen, docteur en urbanisme : responsable de l’agence. Dominique Baillon, DEA droit, maîtrise de sciences sociales, maîtrise de gestion :
chargée d’études en aménagement, droit de l'urbanisme, finances locales et communication. Thomas Suchecki, licence de biologie, licence professionnelle Ressource et Qualité de l’Eau dans l’Environnement : assistant d’études écologue.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 5
Préambule Objet et contenu de l’étude d’impact
L’étude d’impact porte sur la création d’une zone d’aménagement concerté (ZAC), à
vocation de logement, dans la commune de Rubelles, en Seine-et-Marne. Cette opération est menée
sous l’autorité de la Municipalité
, prescriptrice de la commande.
Elle porte sur un ensemble de parcelles pour la plupart non construites, sur une
superficie d’environ
22 ha
, occupées par des terres cultivées et des boisements, situées sur
le plateau et en lisière immédiate de l'urbanisation qui s'est développée le long de la RD 636 (route de Meaux). Le site est compris dans la fourche formée par les RD 471 et 636.
Cette
étude
d’impact
est
un
élément
constitutif
des
dossiers
de
création
et
de
réalisation de la ZAC.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 6
Préambule Objet et contenu de l’étude d’impact
Conformément à l’article R122-3 du Code de l’Environnement, l’étude d’impact présente :
Une analyse de l'état initial du site et de son environnement, portant notamment sur les richesses naturelles et les espaces naturels agricoles,
forestiers, maritimes ou de loisirs, affectés par les aménagements ou ouvrages.
Une analyse des effets directs et indirects, temporaires et permanents du projet sur l'environnement, et en particulier sur la faune et la flore, les
sites et paysages, le sol, l'eau, l'air, le climat, les milieux naturels et les équilibres biologiques, sur la protection des biens et du patrimoine culturel et, le cas échéant, sur la commodité du voisinage (bruits, vibrations, odeurs, émissions lumineuses) ou sur l'hygiène, la santé, la sécurité et la salubrité publique.
Les raisons pour lesquelles, notamment du point de vue des préoccupations d'environnement, parmi les partis envisagés qui font l'objet d'une
description, le projet présenté a été retenu.
Les mesures envisagées par le maître de l'ouvrage ou le pétitionnaire pour supprimer, réduire et, si possible, compenser les conséquences
dommageables du projet sur l'environnement et la santé, ainsi que l'estimation des dépenses correspondantes.
Une analyse des méthodes utilisées pour évaluer les effets du projet sur l'environnement mentionnant les difficultés éventuelles de nature
technique ou scientifique rencontrées pour établir cette évaluation.
Afin de faciliter la prise de connaissance par le public des informations contenues dans l'étude, celle-ci fait l'objet d'un résumé non technique.
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 7
Préambule L’aire d’étude
En termes
de situation géographique,
Rubelles
est
localisé au Nord-Est de l'agglomération melunaise, en rive droite du ru de l'Almont.
Cette commune est représentative
d'une périphérie
essentiellement résidentielle
, accompagnée toutefois d'un
pôle d'activités (le centre commercial de Saint-Nicolas), à l'embranchement de la rocade Nord de Melun et de la RD 636 (route de Meaux).
Sur le plan
géomorphologique
, on est en présence
de la frange Sud du plateau de Brie Centrale, entaillé par le cours de la Seine (ci-contre : carte de source IGN Géoportail 2007).
Le ru du Jard, traverse le territoire communal et le
bourg de Rubelles. Le point le plus haut se situe à la cote 81, au Nord du territoire, sur la RD n° 471. Le point l e plus bas est localisé en limite communale au Sud-Est de la commune, à la retombée vers le fond du vallon de l’Almont, à la cote 49. La dénivelée
totale
est
donc
de
32
mètres
sur
le
ban
communal.
Cette disposition, sur un relief tabulaire partiellement
plan,
conditionne
les
caractéristiques
paysagères
de
la
commune
:
si
l'on
excepte
le
vallon
du
ru
de
Rubelles
(affluent de l'Almont),
les
séquences
paysagères
sont
ici
déterminées non pas par le relief ("la structure primaire"), mais par la succession des
motifs paysagers
, la trame de
l'occupation du sol.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 8
Préambule L’aire d’étude
La structure de l’occupation des sols est la suivante : (source : vues aériennes Zorgloob)
À l'échelle de l'agglomération :
À l'échelle de la commune :
À l'échelle du site de l’opération :
La
zone
d’étude
es t
loc alis ée
en
f range
Nord
de
l’agglom ération
de
Melun,
dans
une
c om m une
f ortem ent m arquée par le logem ent individuel.
Elle
prend
plac e
dans
un
«es pac e-c harnière»,
s itué au Sud-Oues t du village his torique (ou
noy au
v illageois
)
de Rubelles ,
et
délim ité
par
des
routes
départem entales s truc turantes .
L’oc c upation
du
s ol
des s ine
un
es pac e
à
dom inante
naturelle,
c om pos é
de
bois em ents ,
de
c ham ps
c ultivés
ou
en
j ac hère
et,
s ur
la
f range
Es t,
d’une
urbanis ation
c ons tituée
princ ipalem ent
de
logem ents
individuels ,
qui
s ’es t
développée
en
appui
de
la
route
de
Meaux ,
au
gré
des
opportunités f onc ières .- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 9
Préambule Le site étudié
(photo aérienne
ci-avant,
source google 2007)
Le périmètre de l'opération présente une superficie d'environ
22 hectares
, comprise entre la RD 636 et la RD 471. Ce périmètre délimite, du
Nord au Sud : -
Un espace de friches
, en bordure de quelques étangs situés aux points les plus bas de la zone (avec des cotes NGF comprise entre 65 et 70
m), qui constitue les franges Sud du parc du château de Rubelles (parcelle n° 20). Cette propriété (le château de Rubelles) représente la principale richesse de la commune en ce qui concerne le patrimoine construit. -
Un bosquet
, en position centrale dans l'angle formé par la RD 636 et la RD 471, d'une superficie d'environ 2 hectares (parcelles n° 21 à
28).Cet espace boisé, non accessible au public, nécessite une attention particulière au regard de son rôle hydrologique et biologique. -
Des terres cultivées
en champs ouverts et des friches (champs en jachères), pour le reste de la zone, traversées par une plantation
d'alignement (qui est historiquement associée au château : confer carte d'État-Major de 1876).
Ces terres sont directement au contact de la RD 471, sur un linéaire de 450 mètres, par les parcelles n° 401 et 403. Elles ne sont directement
au contact de la RD 636 que par les parcelles n°
15 et 16, sur un linéaire
d'environ 90 mètres. Le reste de la frange Est de la zone étudiée côtoie le
tissu résidentiel existant.
Source : site Internet des Monuments Historiques - Domaine de Rubelles, à Rubelles (77). - Catégorie : Demeure. - adresse : Solers (rue). - éléments protégés MH : - 1 ) salle des machines, pavillon : époque de construction : 1ère moitié 17e
siècle. Propriété d'une personne privée. Date protection MH : 28 décembre 1984 : inscrit MH.
- 2) Pavillon dit des Gardes ; pavillon situé au Sud-Est de la cour d'honneur ; - 3) Pavillon de repos, situé à l'extrémité Sud de la pièce d'eau (cadastré
B1,16)
inscription par arrêté du 28 décembre 1984. - type d'étude : Recensement immeubles MH. - N°
notice : PA00087261 © Monuments historiques, 19 92.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 10
Préambule Les objectifs du projet
(source : plan local d’urbanisme)
•
Rééquilibrer l’offre de logements En termes de composition du parc de logements, on note un déséquilibre significatif : le pourcentage de logements aidés dans Rubelles ne
dépasse pas aujourd’hui 8 %, avec 53 logements sociaux en 2006 (voir page 25).
Au regard de l’article 55 de la loi SRU
1 , la Commune de Rubelles devrait en effet présenter un parc de logements disposant d’au moins 20 %
de logements conventionnés, rapportés au nombre de résidences principales, soit 138 logements aidés, pour les 691 résidences principales recensées en 2006.
Avec 64 logements sociaux en cours de construction (dont 26 programmés à court terme), la Ville devrait ainsi présenter environ 114
logements aidés (3 logements ayant perdu leur classement), mais il subsisterait un déficit substantiel, qui doit nécessairement être compensé.
Cet objectif justifie de réaliser la présente opération.
•
Améliorer le paysage et les liaisons interquartiers. La commune de Rubelles a posé, à travers son Plan Local d'Urbanisme, les principes d'une urbanisation maîtrisée des terrains de la ZAC des
Trois Noyers, compte tenu de la forte
pression foncière
qui s'exerce sur ces terres agricoles et du potentiel de développement économique et de
l’habitat qu’ils représentent. -
Ce secteur est déjà le lieu d'implantation de diverses activités économiques, principalement commerciales et artisanales et de programmes de
construction de logements (ZAC Saint-Nicolas). -
L'aménagement projeté doit permettre d'achever la ZAC par un projet global cohérent et maîtrisé dans le cadre de la Loi relative au
renforcement de la protection de l'environnement (Loi n°
95-101 du 2 février 1995 et article L111-1-4 du code de l'urbanisme). Le projet d'urbanisme
qui fait l'objet de la présente étude d'impact a pour principal objectif de proposer un aménagement cohérent de l'ensemble des espaces d'activités et une meilleure homogénéité du territoire communal et intercommunal. -
L'ouverture à l'urbanisation de ce secteur doit permettre d'entraîner la
requalification de l'ensemble de l'entrée Sud de la commune
.
L'urbanisation doit aboutir à l'insertion de ces espaces dans un paysage structuré mais aussi dans leur environnement large (les quartiers habités de la commune, les espaces agricoles). 1 Loi solidarité et renouvellement urbain, article L302-5 du code de la construction et de l’habitation.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 11
-
Cette ambition se traduira par un travail important sur les aménagements paysagés en bordure des voies, mais aussi à l'intérieur et aux
franges des sites. -
Un autre objectif du projet est de
minimiser la coupure fonctionnelle actuelle entre le Nord et le Sud de la commune
en proposant des
liaisons et des transitions entre les quartiers d'habitat et les secteurs d'activités, favorisant la fréquentation du site et les échanges inter-quartiers. Le projet doit ainsi contribuer à l'amélioration des liaisons intercommunales.
L'extension de la zone des Trois Noyers doit également permettre d'améliorer l'offre de logements, notamment sociaux, à l'échelle de la
commune et de la Communauté d’Agglomération. La zone d'activités, en limites Sud et Ouest de l'opération, doit contribuer à augmenter l'offre d'emploi locale. Le développement de ce territoire peut par conséquent participer à un
rééquilibrage entre habitat et emploi
.
-
Le projet est donc l'occasion, dans une perspective de développement durable, de rationaliser l'utilisation des espaces fonciers encore
disponibles, d'améliorer la mixité fonctionnelle et de contribuer à la réduction des déplacements automobiles domicile-travail à l'échelle de la région. •
Contribuer à l'équilibre habitat-emploi Cet objectif s’exprime à travers le choix d’une vaste superficie affectée aux activités économiques. Une surface de l’ordre de 34 hectares
2
est en effet affectée aux activités dans la zone 2 AU du plan local d’urbanisme, tant pour soutenir le
développement économique local que pour rétablir l’équilibre habitat-emploi, en intégrant l’augmentation de population active qui sera générée par la construction de 350 à 400 logements.
A partir des ratios habituellement rencontrés dans des zones d’activités situées en périphérie de centres urbains (de l’ordre de 40 emplois à
l’hectare en moyenne), l’urbanisation des zones d’activités est susceptible de favoriser la création de quelque 1 300 à 1 400 emplois.
Ce nombre est à rapporter aux 1 300 à 1 400 emplois observables en 2006, soit un doublement. Avec une population (à terme) de 3 000
habitants (et sans doute un taux d’activités de 50 %, soit 1 500 actifs), le taux d’emplois de Rubelles serait de 2 600 / 1 500 ~ 1,70.
Rubelles deviendrait ainsi un pôle d’activités de premier plan pour la périphérie melunaise.
*
*
*
2
30 hectares, après intégration de « la Fourche » dans le périmètre de la ZAC habitat ; dont 24 hectares réellement urbanisables (hors voiries existantes).- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 12
Présentation de la commune La situation
(source : plan local d'urbanisme approuvé le 25 janvier 2008)
•
Distante de Paris d'environ 45 kilomètres, Rubelles est une commune péri-urbaine qui jouxte, au Nord, Melun, la préfecture du département de
la Seine et Marne.
L’influence de cette ville sur le territoire communal de Rubelles est marquée : axes majeurs de circulation (RD 605 RD 636 et RD 471),
importance des zones d'activités ou commerciales (Zone d’Activités de Saint-Nicolas), développement récent de la construction.
Cependant la partie Nord de la commune présente les caractères
d'une zone rurale et agricole, ouverte sur le plateau de la Brie, avec des espaces naturels de qualité.
En 1999, la commune comptait 1 653 habitants (contre 1 754 en
1990,
et
1
822
en
1982
–
source
recensement
INSEE
sans
double
compte), pour une superficie totale de 392 hectares. La population de 2006 s’élève à 1 848 habitants. •
Le territoire communal est limité par les communes suivantes :
-
Melun au Sud,
-
Voisenon à l'Ouest,
-
Saint Germain-Laxis et Montereau-sur-le-Jard au Nord,
-
Maincy à l'Est.
•
La commune appartient à l'arrondissement de Melun et au canton de
Melun Nord.
Elle fait également partie de la Communauté d’Agglomération
Melun
Val de Seine (CAMVS créée le 1er janvier 2002) qui intègre 14 communes, pour une population totale de 105 410 habitants (en 1999).
Rubelles est localisée en première couronne de cette agglomération.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 13
Présentation de la commune La desserte
(source : plan local d'urbanisme approuvé le 25 janvier 2008)
La commune bénéficie d’une bonne accessibilité par la route. Elle est desservie
par (ci-contre : extrait de la carte IGN au 1 / 25 000) : -
L'ex-route nationale n°
36, aujourd'hui RD 636, v ers Meaux, voie d’évitement par
l’Est de la région parisienne, qui permet de rejoindre l’A5, et la RN 19. -
La route nationale n°
105, maintenant RD 605, roc ade Nord de Melun,
-
La route départementale n°
471, axe Nord-Sud, de Marne-La-Vallée à Melun, qui
donne accès à la RN4 et à l’A4, -
La route départementale n° 82, qui se prolonge pa r la RD n° 215, vers l’Est, en
direction de la Ferté-Gaucher. -
La RD n°
117, qui relie le nord de Rubelles au ce ntre de Melun.
Les trafics routiers enregistrés sont importants :- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
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Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 14
Présentation de la commune La desserte
(source : plan local d'urbanisme approuvé le 25 janvier 2008)
Les voies routières projetées Le territoire de la commune de Rubelles est concerné, dans sa partie Nord, par le
projet de voie de contournement de l’agglomération
melunaise
, voie rapide d’environ 20 km qui contourne Melun à l’Ouest et qui relie l'ex-route nationale 36 depuis le Nord de Saint-Germain-Laxis à
l’autoroute A6 à Saint-Fargeau-Ponthierry.
Ce projet de voie de contournement de l’agglomération melunaise est inscrit dans le SDAURIF depuis 1976 et son inscription a été confirmée
dans le schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF). Il figure également dans le schéma directeur de la région melunaise.
Le projet de voie assurera une fonction régionale de liaison entre les autoroutes A5 et A6 et une fonction locale de contournement Nord-Ouest
de l’agglomération melunaise.
En améliorant les échanges intercommunaux de grande couronne, cette rocade contribuera au développement économique et urbain de
l’agglomération melunaise, en permettant de contourner les parties les plus urbanisées. Cette voie permettra d’engager des opérations de requalification des avenues et voies urbaines ainsi délestées. En outre, elle permettra de soulager la route Départementale 636 en traversée du bourg de Rubelles et de Saint-Germain-Laxis d’une part importante du trafic entre le Nord et le Sud du département.
Par ailleurs, le « Dossier de Voirie d’Agglomération » pour la région melunaise fait apparaître, concernant directement Rubelles, une déviation
de la RD 36 par l’aménagement de la RD 471 et la création d’une liaison nouvelle entre la RD 471 et la RD 36 au nord de Saint-Germain-Laxis. La réalisation de telles nouvelles infrastructures permettrait, là aussi, de diminuer de façon très substantielle le trafic routier sur la RD 636 à Rubelles.
Durant la période de cinq ans comprise entre 2000 et 2005, deux accidents corporels ont été recensés dans l’agglomération de Rubelles sur la
route Départementale 636 – un sur la RD82 et deux sur la RD117.
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
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Présentation de la commune La desserte (source : plan local d'urbanisme approuvé le 25 janvier 2008)
Les transports en commun La
commune
s’inscrit
principalement
dans
un
réseau
de
transport en commun qui la relie au centre ville et à la gare de Melun par le réseau TRAM exploité par la Société Véolia transport.
La
ligne
G
assure
la
desserte
au
Centre
Commercial
de
Rubelles de 07 h 00 à 20 h 00.
Les lignes A et N assurent plusieurs arrêts dans la commune. La première ligne dessert la commune de 09 h 00 à 15 h 00. La
deuxième présente trois liaisons quotidiennes vers la Gare de Melun le matin, et quatre liaisons quotidiennes vers la Place Henri Guy l'après-midi.
Le centre commercial de Rubelles est inscrit dans une desserte
élargie
favorisant
les
liaisons
avec
l’ensemble
des
communes
formant le cœur de l’agglomération. Les secteurs résidentiels situés à l'Est de la commune ne sont pas mis directement en relation avec la gare de Melun.
*
*
*
Ligne B- Zone d’aménagement
concerté
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de
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Présentation de la commune La structure communale
(source : plan local d'urbanisme approuvé le 25 janvier 2008)
Le tissu bâti de Rubelles comporte une grande variété de
type de constructions. Afin d'en réaliser une analyse didactique et de faciliter la description, les typologies ont été répertoriées selon huit secteurs, définis soit par l'homogénéité de ces constructions, soit par la localisation géographique particulière.
La
zone
hachurée
sur
la
carte
ci-contre,
représente
le
patrimoine bâti de Rubelles. Les trois pavillons du Château de Rubelles (le pavillon dit des Machines, le pavillon situé à Sud-Est de la cour d'honneur, et le pavillon de repos situé à l'extrémité Sud de la
pièce
d'eau)
construits
au
XVIIe
siècle,
sont
classés
à
l'inventaire des monuments historiques, le 28 décembre 1984. 1
Le tissu ancien Les
maisons
de
ce
secteur
représentent
le
patrimoine
architectural de la ville et sont majoritairement en bon état. Il s’agit de maisons individuelles en pierre, datées du XIXe / XXe siècle. Elles sont de type R+C ou R+1+C. Leur taille est très variable.
Les éléments métalliques et en bois des façades forgent
l'identité
architecturale
de
Rubelles.
Le
type
de
couverture
prédominant est le toit à deux versants, en tuiles « petit moule ». On trouve des lucarnes de formes variées et des fenêtres de toit.
Les clôtures des terrains (quand elles sont présentes) sont
souvent en pierre, surtout celles qui se localisent dans la rue principale (Rue de la Faïencerie).
Les
constructions
occupent
souvent
la
quasi-totalité
du
terrain
sur
lequel
elles
sont
implantées.
Elles
sont
souvent
mitoyennes (soit sur un côté, soit des deux côtés). On trouve cependant quelques constructions en seconde ligne dans la Rue de
la
Faïencerie.
L'implantation
s'effectue
pignon
sur
rue
(constructions
perpendiculaires
à
la
voie),
ou
façade
sur
rue
(constructions parallèles à la voie). Lorsque les constructions sont en recul, l'alignement est marqué par le mur de clôture.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 18
Présentation de la commune La structure communale
(source : plan local d'urbanisme approuvé le 25 janvier 2008)
2
La Route de Meaux (RD 636) Sur la route de Meaux, les maisons sont individuelles, souvent du type R+C, de taille petite à moyenne et présentant une typologie architecturale variable. La
plupart des constructions sont récentes, recouvertes d'un enduit. Mais on trouve aussi quelques maisons plus anciennes. Leurs façades sont en pierres apparentes ou enduites. On rencontre aussi des constructions très récentes. Le type de couverture prédominante est à deux pans en tuile mécanique.
La plupart des constructions sont en bon état et présentent des huisseries soit en bois, soit en métal. Les clôtures sont faites de matériaux variés (grilles
métalliques, végétation, maçonnerie enduite, pierre). Les maisons sont implantées sur des terrains de surface moyenne (de 800 à 1000m2) et en recul par rapport à la voie. L'alignement est marqué par les clôtures. L'orientation des constructions est souvent façade principale sur rue, et donc parallèle à la voie. 3
Rue des Bertagnes – Rue des Longs Réages Dans ce secteur, les maisons sont récentes du type R + C, de taille moyenne à grande. Les murs de façades sont recouverts d'enduits aux tons clairs ; les
portes et les fenêtres portent une autre couleur, plus foncée. La plupart des éléments de façade (portes, fenêtres et portails) sont en bois, mais on trouve aussi des éléments en plastique et en verre.
Les maisons de ce secteur sont plus particulièrement caractérisées par la grande ouverture de garage sur la façade principale et par les portes, vitrées ou
pas, présentes sur la façade. Le toit des constructions est à deux versants et en tuile mécanique. La transition entre l'espace public et l'espace privé n'est pas fortement marqué. Presque tous les terrains sont clôturés. Les constructions sont implantées sur des terrains de 700 à 900 m2 et en recul. 4
Les Ponceaux Ce secteur regroupe des maisons individuelles, du type R+C, de taille moyenne. L'homogénéité de la typologie des constructions indique qu'elles ont été
construites via une même opération d'aménagement. Toutes les constructions de ce secteur sont récentes. L'utilisation de matériaux industriels est importante. Le plastique, par exemple, est utilisé pour les volets, portes, clôtures et portails.
Les façades sont de couleurs claires (beige, blanc, jaune clair). On constate également l'importance donnée aux ouvertures de garage, en premier plan sur la
façade principale. On observe les constructions de forme rectangulaire. Le toit est à deux pans et en tuiles. La lucarne est triangulaire. Les maisons sont implantées façade principale sur rue et comportent souvent un appentis accolé à la construction principale. 5
Frange Est Les maisons individuelles, du type R+C, de taille moyenne datent des années 70 ou sont plus récentes (surtout au Nord du secteur). Les façades sont toujours
de couleurs claires (beige, blanc et jaune clair). Le toit est toujours à deux pans, en tuiles, avec une inclinaison de 45°
.
On observe un certain mélange de matériaux dans les menuiseries : les ventaux sont souvent en bois, et les volets en plastique. On remarque la présence de
fenêtres de toit. Les clôtures enduites caractérisent l'époque des constructions. Au Nord du secteur, les terrains ne sont pas encore clôturés sur l'espace public- Zone d’aménagement
concerté
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de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 19
Présentation de la commune La structure communale
(source : plan local d'urbanisme approuvé le 25 janvier 2008)
6
Le Val Praslin Les maisons individuelles sont du type R+C, de grande taille et récemment construites (années 2000). Les façades ont le même ton de couleur claire. Dans
l’ensemble de la « Résidence Val Praslin », les maisons sont presque identiques et avec des implantations, typologies et volumétries très semblables.
La typologie des constructions est conforme à celle observée dans le secteur des Ponceaux : les habitations sont formées par l'assemblage de plusieurs
volumes. Des débords de toiture sont appuyés sur une colonne et forment auvent. Le matériau est la tuile mécanique. L'inclinaison du toit est de 45°
.
On remarque l'importance donnée aux ouvertures de garage dans la façade principale, toujours localisées dans le premier plan de la construction. On
constate deux variations d'une même typologie architecturale, qui caractérisent l'homogénéité de l'opération : Les maisons R + 1 de 10 à 11 mètres de hauteur. 7
Frange Sud Les maisons individuelles sont du type R + C ou R + 1 et de taille moyenne. Certaines ont une date de construction relativement ancienne ; d’autres
correspondent à des opérations récentes, comme la résidence "Villas du Moulin". Les façades sont de couleurs claires.
Les dates des constructions sont assez variables dans ce secteur. Les constructions plus anciennes se rencontrent à l'Est du secteur (au bord de la rue des
Trois Moulins). On remarque l'exemple d'une maison ancienne qui a subi des modifications assez équilibrées.
La construction originale se situe derrière et l'extension a été implantée pignon sur rue, avec une clôture à parement de pierre. La partie Ouest de la Rue des
Trois Moulins concentre de nouvelles opérations. 8
La zone d'activités La zone d'activités de Rubelles est constituée de bâtiments qui occupent une grande surface, d'une hauteur maximale de 10 à 12 mètres. Parmi les activités
les plus présentes visuellement, on peut observer des hôtels et des commerces.
On constate la présence d'immeubles à destination de services - comme la Caisse Primaire d'Assurance Maladie - assez discrets par rapport aux autres
constructions du secteur. Le bâtiment est en verre foncé, avec une clôture métallique noir sur muret.
La typologie architecturale de ces constructions est celle de "grande boîte fermée". Ces bâtiments ne s'insèrent ni dans Rubelles, ni dans Melun. Ils ne
s'harmonisent pas non plus entre eux.
Les couleurs des façades sont claires et les éléments de publicité, surtout ceux des hôtels, créent une pollution visuelle dans la zone. Les clôtures sont
souvent constituées de grilles métalliques. Les implantations sont isolées sur des grands terrains (surface moyenne de 2000m2) avec un parking.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 20
Présentation de la commune Le milieu physique et naturel
(source : P.L.U approuvé le 25 janvier 2008)
Rubelles se situe sur le plateau de la Brie. La commune s'étend au Nord d'une boucle
de la Seine, dont un des affluents secondaires, le Jard, traverse le territoire communal et le bourg de Rubelles.
Le point le plus haut se situe à la cote 81, au Nord du territoire, sur la RD n° 471.
Le
point le plus bas est localisé en limite communale au Sud-Est de la commune, à la retombée vers le fond du vallon de l’Almont, à la cote 49. La dénivelée totale est donc de 32 mètres. •
Géologie : Rubelles appartient à la région géologique du plateau calcaire de la Brie. Ce type de
terrain (calcaire et meulière de la Brie) affleure sur une vaste partie du territoire. Sur le tronçon Nord- Sud du vallon du Jard, le calcaire et le gypse de Champigny ont été dégagés ainsi que des terrains argileux (argile verte). Le fond de vallée du Jard est comblé par des alluvions. •
Description sommaire des assises : Limons des plateaux (LP) : Cette formation meuble recouvre de vastes étendues à la surface des plateaux. Elle est
constituée par des dépôts argilo-sableux fins et compacts, parfois lités et zonés, avec passage de cailloutis. D’un brun foncé et argilo-sableux vers le sommet, ces dépôts, parfois fendillés dans la partie moyenne, sont calcareux à la base et présentent alors une couleur plus claire. Leur épaisseur croît vers le nord-est, où ils dépassent parfois 3 mètres (vers Gretz, Tournan).
Sanoisien : Calcaires et Meulières de Brie (g1b, g1bm) : Cette importante assise, d’une épaisseur
moyenne
de
10
mètres,
constitue
la
plate-forme
structurale
supérieure
de
la
Brie.
Elle
renferme des bancs calcaires et marneux au nord-ouest, mais ailleurs l’assise est entièrement silicifiée et se présente sous le faciès meulier (g1bm).- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 21
Présentation de la commune Le milieu physique et naturel
(source : P.L.U approuvé le 25 janvier 2008)
•
Le Jard présente une orientation Est-Ouest, avant d’obliquer vers le Sud. Son tracé
est alors grossièrement parallèle au boulevard Charles de Gaulle.
Ce ruisseau est en fait une création artificielle datant d’un millier d’année, recueil-
lant les eaux de ruissellement du plateau afin d’alimenter des moulins.
On constate en effet, que le ruisseau n’occupe pas toujours les fonds de vallon et
qu’il se trouve parfois en hauteur par rapport à la vallée. Plusieurs plans d’eau émaillent le ru du Jard.
Le Jard se jette dans l’Almont, qui rejoint la Seine à Melun. En juin 1979 a été créé le Syndicat Intercommunal du Ru du Jard, à l’initiative des
communes de Rubelles et Voisenon, pour sa gestion et son entretien.
Le territoire de la commune de Rubelles est compris dans l’aire du Schéma
Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Seine-Normandie, approuvé le 20 septembre 1996. •
Des espaces boisés et espaces paysagers à préserver, ont été repérés au SDRIF. Le schéma directeur de la région melunaise prévoit l’organisation et la protection
d’une ceinture verte des « villages » de Voisenon à Vaux-le-Vicomte, établissant
une
continuité naturelle entre les parcs boisés des châteaux de Voisenon, de Rubelles, la vallée de l’Almont jusqu’à la plaine de la Croix Bernard.
La continuité « écologique » complète n’est pas assurée par les différents parcs car
ils sont tous fermés de murs.
Les alignements d’arbres le long des routes, les restes d’anciennes haies, les bois
qui ponctuent le paysage agricole, constituent des facteurs de diversité écologique et paysagère.
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 22
Présentation de la commune La population et le logement
(source INSEE)
Structure de la population •
Taux d'accroissement annuels :
-
entre 1962 et 1968 : + 4,03 %
(+ 3,31 % dû au solde migratoire et
+ 0,72 % dû au solde naturel). -
entre 1968 et 1975 :
+ 7,40
%
(+ 7,27 % dû au solde migratoire et
+ 0,13 % dû au solde naturel). -
entre 1975 et 1982 :
+ 13,62
%
(+ 12,89 % dû au solde migratoire
et + 0,73 % dû au solde naturel). -
entre 1982 et 1990 :
- 0,48 %
(-
0,92 % dû au solde migratoire et
+ 0,44 % dû au solde naturel). -
entre 1990 et 1999 :
- 0,65 %
(- 0,82 % dû au solde migratoire et
+ 0,17 % dû au solde naturel). Note importante :
L’analyse ci-après se fonde sur des données officielles et
légales,
c’est-à-dire
celles
des
différents
recensements
généraux
de
population (INSEE). Les valeurs de solde migratoire et de solde naturel pour 2006 ne sont pas encore disponibles. •
Le solde naturel diminue régulièrement depuis 1975 ; en 1999, le taux
est devenu inférieur à celui du Département et à celui des communes de taille identique, contrairement aux périodes antérieures.
A Rubelles, sur la période 1975-1982, la très forte augmentation du
nombre
d’habitants
est
liée
aux
apports
migratoires
particulièrement
importants, notamment par rapport aux territoires de référence.
Depuis 1982, le solde migratoire a chuté, au point de devenir négatif, à
la différence des deux territoires de référence. Cela signifie qu’il y a eu plus de départs que d’arrivées de nouveaux habitants dans la commune ; ce mouvement migratoire n’a pas été compensé par l’excédent naturel. Population municipale
Population comptée à part
Population totale
Source : Recensement de la population 2007 –
Limites territoriales au 1er janvier 2009
1 830
53
1 883
commune
% canton
canton
niveau
356
7,0%
5 101
population 1962
solde migratoire solde naturel niveau
451
8,0%
5 607
population 1968
solde migratoire
78
solde naturel
17
niveau
742
9,4%
7 902
population 1975
solde migratoire
286
solde naturel
5
niveau
1 822
15,5%
11 785
population 1982
solde migratoire
1 022
solde naturel
58
niveau
1 753
13,3%
13 148
population 1990
solde migratoire
-132
solde naturel
63
niveau
1 653
10,2%
16 155
population 1999
solde migratoire
-126
solde naturel
26
niveau
1 848
-
-
population 2006
solde migratoire
164
-
solde naturel
31
-
population sans double compte- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 23
•
Entre 1982 et 1999, la structure par âge de la population a très fortement évolué. On observe ainsi une très nette progression de la classe d’âge des 40-59 ans (de 19,8% à 40,3%) et aussi de celle des 60 ans ou plus (de 5,7 % à 16,5%). En
parallèle, la proportion des plus jeunes et des 20-39 ans dans la population totale diminue très nettement, passant de 74,5% à 43,2%.
En 2006, les moins de 20 ans
représentent 462 personnes et les plus de 60 ans 371.
On assiste donc à un vieillissement de la population marqué, ce qui est traduit également par l’évolution de l’indice de jeunesse (part des moins de 20 ans /
part des plus de 60 ans) : -
6,87 en 1982,
-
3,39 en 1990,
-
1,47 en 1999,
-
1,24 en 2006. La répartition par classes d'âge en 1999 à Rubelles est très différente des moyennes départementales. La classe d’âge des 40-59 ans est fortement surreprésentée, à l’inverse des moins de 40 ans qui sont 43,2% de la population contre 58,1% pour le
Département. La part des 60 ans ou plus est de 16,5% à Rubelles et 14,6% pour le Département. •
Entre 1999 et 2006, la s truc ture par âge de la population a évolué dans le s ens d’un vieillis s em ent acc entué, puis que - tant pour
les hom m es que pour les f em m es - les parts res pec tives n’ont que peu varié pour les 0 à 19 ans et les 20 à 39 ans , tandis que la part des 40 à 59 ans a dim inué au prof it des plus de 60 ans .
Tableau, source : INSEE.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 24
Présentation de la commune La population et le logement Evolution des logements •
La
notion
de
point
mort
correspond
aux
logements construits dans une hypothèse de stabilité démographique : s’il y a croissance démographique, la production de logements est supérieure au point mort, s’il y a régression, elle lui est inférieure.
Les besoins en logements liés au point mort
sont de trois types : -
le « renouvellement », c'est-à-dire le remplace-
ment des logements détruits ou désaffectés, (ainsi que la suppression de logements dans un même immeuble, ou
-
à
l'inverse
-
l’augmentation
du
nombre
de
logements quand il présente une valeur négative) ; -
la compensation de l’accroissement (ou de la diminution...) du nombre de résidences secondaires et de logements vacants ;
-
la compensation du desserrement, c'est-à-dire l’impact de la baisse du nombre moyen d’occupants par résidence principale, sur la part des logements construits qui a
contribué à l’augmentation démographique.
L’effet démographique
mesure la consommation de logements due uniquement à l’augmentation de population = nombre de logements construits - point mort (par
ex. 34 – (+ 55) = variation du nombre d’habitants des RP en T1 / taille moyenne des ménages en T1 (par ex. -63 / 3,08). •
Il faut ici en particulier noter
:
-
Un taux d’occupation des logements en baisse constante depuis 1982 (3,31 contre 2,60 en 2006), soit une perte de plus de 0,7 habitant par logement (0,71).
Sur 539 résidences principales en 1982 et à nombre de logements constant, cela signifie une perte d'environ 380 habitants.
Cette évolution du taux d’occupation des logements est caractéristique d’une population vieillissante, ayant des enfants en âge de quitter le domicile parental.
Rubelles reste toutefois dans une moyenne supérieure aux données nationales (2,40 en 1999),
ce qui signifie que la population des logements existants va
poursuivre sa diminution dans les prochaines années. -
Un “renouvellement” des logements relativement faible, sauf entre 1982 et 1990 : l'augmentation nette en logements n'est que de 15 unités, malgré la
construction de 34 logements. Le "renouvellement" représente donc 56 % des logements construits durant cette période. -
Un effet démographique
négatif
entre 1982 et 1999, en raison du faible nombre de logements construits et de la forte diminution de la taille moyenne des
ménages : la population de Rubelles a diminué malgré la construction de quelques dizaines de logements.
1975
1982
1990
1999
2006
delta 1975/82
delta 1982/90
delta delta 1990/99
delta
1999/200
6
population sans double compte
742
1822
1753
1653
1848
1080
-69
-100
195
taux d'occupation
3,12
3,31
3,08
2,77
2,60
0,19
-0,23
-0,31
-0,17
population r
sidences principales
690
1782
1719
1607
1797
1092
-63
-112
190
r
sidences principales
221
539
558
580
691
318
19
22
111
r
sidences secondaires
7
11
10
9
4
4
-1
-1
-5
logements vacants
21
23
20
26
18
2
-3
6
-8
parc total
249
573
588
615
713
324
15
27
98
logements construits
332
34
34
110
renouvellement (logt T0- logt T1 + construits)
8
19
7
12
variation RS + LV
6
-4
5
-13
desserrement (population RP en T0/ taux d'occupation T1) - RP en T 0
-13
40
63
38
point mort
1
55
75
37
effet d
mographique
331
-21
-41
73- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 25
Présentation de la commune La population et le logement •
En c e qui c onc erne l’inc idenc e nette, en term es d’augm entation du nom bre d’habitants , de l’ac c rois s em ent du parc de rés idenc es
princ ipales , on note les évolutions c i-après .
Entre 1975 et 1982, le nombre de résidences principales augmentait de 318 et la population (des résidences principales) de 1 092 habitants, soit une incidence
de
3,43
habitants par logement, chiffre qui traduit un mouvement soutenu d'apport de population, avec des ménages déjà constitués. Entre 1982 et 1990, le nombre de résidences principales augmentait de 19, et la population diminuait de 63 habitants, chiffre important, et qui traduit le
phénomène de desserrement la population (de 3,31 à 3,08 habitants/logement).
Entre 1990 et 1999, le nombre de résidences principales augmentait de 22 unités, et la population diminuait de 112 habitants, chiffre qui reflète la poursuite du
desserrement de la population (de 3,08 à 2,77 habitants/logement).
Entre 1999 et 2006, le nombre de résidences principales augmentait de 111 unités, et la population de 190 habitants, soit 1,71 habitant par logement, chiffre
qui reflète la poursuite du desserrement (de 2,77 à 2,60 habitants/logement).
Sur la période de 1975 à 2006, on c ons tate une augm entation nette
de 1107 habitants , pour une augm entation de 470 rés idenc es princ ipales , s oit une inc idenc e nette de
2,36 habitants par logement
. Ce phénom ène
de des s errem ent tendanc iel es t donc une c arac téris tique s ignif ic ative de l’équation population / logem ent de Rubelles . •
En
termes
de
composition
du
parc
de
logements,
on
note
par
ailleurs
un
déséquilibre significatif : le pourcentage de logements aidés ne dépasse pas 8 %.
Au regard de l’article 55 de la loi SRU
3 , la Commune de Rubelles est donc
redevable
d’un
prélèvement
de
152,45
€
par
logements
manquants,
le
nombre
de
logements sociaux étant inférieur à 20 % des résidences principales. Pour mémoire, 20 % des 691 résidences principales représentent 138 logements. 3 Loi solidarité et renouvellement urbain, article L302-5 du code de la construction et de l’habitation. •
Logements sociaux décomptés (article L302-5 du CCH) :
- Ceux appartenant aux organismes HLM, à l’exception en métropole de ceux construits ou acquis et améliorés à compter du 5 janvier1977 et ne faisant pas l’objet d’une convention définie à l’article L351- 2 du CCH (APL) - Les autres logements conventionnés dans les conditions définies à l’article L351-2 du CCH (APL) dont l’accès est soumis à des conditions de ressources. - Les logements appartenant aux SEM des DOM, à l’Entreprise minière et chimique et aux sociétés à participation majoritaire de celle-ci, les logements appartenant aux houillères de bassin, ainsi qu’aux sociétés à participation majoritaire des Charbonnages de France - Les logements ou les lits des logements-foyers de personnes âgées, handicapées, de jeunes travailleurs, de travailleurs migrants et logements foyers dénommés résidences sociales, ainsi que les places des CHRS (1 logement équivalent à 3 places).
RESIDENCES PRINCIPALES
1975
1982
1990
1999
2006
r
sidences principales
221
539
558
580
691
logements individuels
*
*
531
564
684
logements collectifs
*
*
18
16
7
propri
taires
*
*
460
473
583
locataires
*
*
68
82
94
dont logements aid
s
*
*
49
44
53
% de logements aid
s / total
*
*
8,78
7,59
7,67
logements non aid
s
*
*
18
37
41
log
s gratuitement
*
*
30
25
*
* = donn
es non disponibles- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 26
Présentation de la commune Les équipements, commerces et services.
Les moyens en équipements se présentent comme suit (source communale avril 2007) :
équipement
adresse
Terrain en m2
Emprise au sol en m2
Surfaces utiles en m2
Mairie
27 rue de la Faïencerie
872
305
213 (3 salles de réunions, 1 local technique, 7 bureaux)
Ateliers municipaux
30 rue de la Faïencerie
376
213
Ferme
Cours du Parc
1 117
416
Salle Emile Trelat
135 bd Ch. de Gaulle
3 016
548
694 (dont un logement de 90 m2, une mezzanine de 60 m2)
Groupe scolaire
rue des Trois Moulin
13 482
dont 7 886 pour l’école, le
restaurant scolaire et la garderie
1 186 (11 classes, bureaux, sanitaires, circulation)
85 (logement de fonction) - 93 (garderie)
270 (restaurant scolaire de 120 rationnaires)
Terrains de sport
rue des Trois Moulins
5 600 (tennis et espaces libres)
Espace Saint-
Exupéry
rue de Solers
43 535
374 (salle d’entraînement judo, atelier peinture, atelier figurinistes, salle de réunion, sanitaires, circulations)
Le groupe scolaire Claudine Fabrici totalise 8 classes, 3 maternelles et 5 primaires.
Les collèges et lycées se situent dans la commune de Melun.
Les équipements sportifs, culturels et de loisirs : salle polyvalente Emile Trélat, un
terrain de sports, le parc de l’Espace Saint Exupéry, une salle d'entraînement de Judo, une maison des associations (peinture, figurine…)
Les bâtiments administratifs : la Mairie, les Services Techniques Le cimetière est partagé avec la commune de Voisenon. En ce qui concerne les services de
santé, on compte une maison médicale, une
pharmacie,
un
opticien
et
un
prothésiste dentaire.
Dans
la
zone
d’activités
Saint-
Nicolas se trouve un hypermarché avec sa galerie marchande, laquelle regroupe une
petite
vingtaine
d’enseignes
commerciales variées.
Au
total,
158
salariés
sont
employés
sur
ce
site
commercial,
100
d’entre eux travaillant à l’hypermarché.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 27
Présentation de la commune L’activité économique et l’emploi
Population active et emploi :
(source INSEE 1982,1990, 1999 et 2006)
Le taux d'activité :population active.
Le taux d’emploi :
nombre d’emplois
population totale
nombre d’actifs
Ce
dernier
taux
constitue
un
indicateur
du
nombre
d'emplois
offert
par
l'aire
d'étude
et
donc
de
sa
vitalité
économique
;
il
ne
préjuge
évidemment
pas
du
niveau
de
l'emploi sur place de la population active locale ( voir deuxième tableau : l’emploi sur place entre 1975 et 2006).
Au cours
des
années
1990,
le
nombre
de
chômeurs
augmente (+ 13,6%). Cette tendance est toutefois beaucoup moins accusée que dans les territoires de référence. Ainsi, le taux de chômage en 1999 reste faible (6,1%).
Le taux d'activité communal (49,7%) est comparable à
celui du département, et proche de la moyenne des communes comprenant de 1000 à 2000 habitants.
Enfin, notons que seulement 8,8 % des actifs travaillent
dans la commune en 1999 et 7 % en 2006 ; ce taux est faible, notamment par rapport aux territoires de référence.
En mars 2002, 924 emplois sont proposés sur le territoire
communal, la majeure partie se situant dans la zone d’activités Saint-Nicolas, d’une superficie de 8 hectares.
La
progression
du
nombre
d’emplois,
au
cours
des
dernières
années,
a été importante,
puisqu’en 2006,
1 316
emplois salariés sont recensés dans la seule zone d’activités (de
sources
communales :
comme
toujours
différentes
des
valeurs INSEE …).
1975
1982
1990
1999
2006
population
742
1822
1753
1653
1848
actifs
318
868
871
821
857
emplois
120
400
268
845
1265
taux d'activité
42,9
47,6
49,7
49,7
46,4
taux d'emploi
37,7
46,1
30,8
102,9
147,6
nombre d'actifs
total des emplois
actif ayant son emploi dans la commune
venant de commune ext
rieure
actifs allant ˆ l'ext
rieur
% actifs ayant son emploi sur place
ch™meurs*
1975
318
120
69
51
234
21,7
15
1982
868
400
96
304
734
11,1
38
1990
871
268
97
171
730
11,1
44
1999
821
845
72
773
699
8,8
50
2006
857
1265
89
1176
720
7,0
47
Soit 5,48 % de la population active en 2006- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 28
Présentation de la commune L’activité économique et l’emploi
(source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
•
L'agriculture La commune ne compte plus qu’une exploitation agricole. En conséquence, les statistiques du recensement général agricole ne sont pas exploitables, en
application de la loi sur le secret statistique. Située sur le plateau de Brie, les terres communales sont dévolues aux cultures.
Depuis 1990, 772 m2 de locaux agricoles ont été construits, pour la seule année 2002 (source : DRE, données SITADEL). Il s'agit de la reconstruction suite à
la tempête de 1999.
Le schéma directeur de la région melunaise prévoit qu’une grande partie au Nord du territoire communal restera agricole. Deux autres établissements emploient un peu plus de 100 salariés : le groupe LOGIREP (Trois Moulins Habitat et Société Immobilière pour la Seine et
Marne) ; la Caisse des Français à l'Etranger. La zone d’activités regroupe également trois hôtels et deux enseignes de restauration. •
Rythme de construction des locaux commerciaux et industriels Les statistiques concernant la surface des locaux à usage d’activité commencés sur une période de 15 ans nous permettent d’analyser, année par année,
l’importance de la construction à vocation commerciale et de dégager un rythme moyen.
Dans le domaine commercial, durant les 15 dernières années, Rubelles a connu un rythme moyen annuel de construction de 524 m2, avec un total de 7 860
m2, répartis de la façon suivante (
Source : DRE, données SITADEL
) :
Locaux commerciaux (surface des locaux commencés 1990-2004), pour un total de 7 860 mètres carrés :
-
1992 : 897 mètres carrés
-
1993 : 5 942 mètres carrés
-
1999 : 611 mètres carrés
-
2001 : 410 mètres carrés. En outre, 14 artisans ou professions libérales étaient recensés dans le territoire communal en 2002, dans des domaines d’activités divers : maçonnerie,
menuiserie, électricité, couverture - plomberie, peinture, garage automobile, taxi, paysage et espaces verts, architecture, ingénierie, expertise comptable et prothèse dentaire. Entre 1990 et 2004, 1401 m2 de locaux à usage industriel ont été commencés, en 1991 (Source : DRE, données SITADEL). Outre l’hypermarché et sa galerie marchande, 15 autres établissements occupent la zone d’activités. Le plus gros employeur dans la commune est la CPAM (avec 784 salariés).- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 29
Présentation de la commune Synthèse
(source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
Des données qui précèdent, il apparaît que Rubelles nécessite un
rééquilibrage dans la composition de son parc de logements.
Le territoire peut en effet être caractérisé comme suit :
•
Au chapitre des points positifs, on notera :
(source : projet d’aménagement et de développement durable du PLU - 25 janvier 2008)
-
Un dynamisme important de la demande en matière de logement.
-
Une stabilité de la population accueillie au cours des années 1980.
-
Un environnement boisé privilégié.
-
Un taux d'activité élevé.
-
Des logements récents, donc confortables.
-
Un niveau d'équipement adapté.
-
L'appartenance à une Communauté d'Agglomération.
•
Au chapitre des points qui doivent alerter, on notera :
-
Un vieillissement de la population.
-
La stabilité de la population sur les 20 dernières années qui ne favorise pas le rajeunissement.
-
Des voies importantes comportant des nuisances et des contraintes (article L.111-1-4 du code de l’urbanisme).
-
Une liaison urbaine peu valorisante avec Melun.
•
En conclusion, les pistes d’action proposées sont : Sur la base de l’analyse de l’état initial du site et du diagnostic socio-économique, la municipalité a défini plusieurs objectifs qui forment
l’ossature de la stratégie d’aménagement et de développement communal. -
ASSURER UN DEVELOPPEMENT RESIDENT IEL RÉGULIER ET ADAPT É.
-
PRESERVER LES ÉLÉMENT S DE QUALIT É DE VIE.
-
PERMET T RE LE DÉVELOPPEMENT DES DIVERSES ACT IVIT ÉS ÉCONOMIQUES. Ces choix constituent les options f ondamentales des élus pour le devenir de leur commune. La création de la ZAC doit
conf orter l’ensemble de ces objectif s démographiques et sociaux.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
30
I. ÉTAT INITIAL DU SITE ET DE L’ENVIRONNEMENT
1. La structure du site étudié
La carte d’occupation des sols en 1999, réalisée par l’Institut
d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Ile-de-France (IAURIF), fait apparaître sur le site étudié : des cultures, des bois et des espaces qualifiés en « autre rural ».
- COMMUNE DE RUBELLES - ZAC DES TROIS NOYERS -
- étude d’impact -
- échelle : 1 / 10 000 ème – source fond vue aérienne zorgloob
E
N
O
S- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
31
I.1 Etat initial du site et de son environnement : la structure du site
Les modes d’occupation des sols
Ils sont identifiés comme suit sur le schéma ci-contre
(source : analyse visuelle à partir de la vue aérienne de 2006 – les valeurs cadastrales peuvent être différentes) :
- En jaune : les terres cultivées (ou en jachères)
représentent une superficie de 12,83 hectares.
Ces terres sont directement au contact de la RD 471, sur
un linéaire de 450 mètres, par les parcelles n° 401 et 403.
Elles ne sont directement au contact de la RD 636 que
par les parcelles n° 15 et 16, sur un linéaire d'environ 90
mètres. Le reste de la frange Est de la zone étudiée côtoie le
tissu résidentiel existant.
- Les bois et y compris l’ancienne allée du château (4,70
ha., en vert moyen) et les friches (1,91 ha. en vert clair)
représentent une superficie de 6,61 hectares.
Le bois le plus étendu se présente en position centrale
dans l'angle formé par la RD 636 et la RD 471, avec une
superficie d'environ 2 hectares (parcelles n° 21 à 25).
- Un ancien plan d'eau (asséché) représente une superficie
approchée de 0,10 hectares.
Ces espaces de friches, en bordure de quelques étangs,
sont situés aux points les plus bas de la zone (avec des cotes
NGF comprises entre 65 et 70 m), qui constituent les franges
Sud du parc du château de Rubelles (parcelle n° 20).
Les autres surfaces intégrées dans le périmètre de la
ZAC (environ 1,50 ha.) sont représentées par des voies
(chemins d’exploitation) ou par des propriétés construites.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
32
I.1 Etat initial du site et de son environnement : la structure du site
La structure foncière
Les propriétés sont représentées par
plusieurs ensembles fonciers, appartenant à
une quinzaine de propriétaires différents.
Le morcellement du site est donc
significatif, et facteur de complexité pour les
acquisitions foncières.
On notera cependant que la Sté Gil
Promotion possède 13 % du foncier, et la SCI
« Domaine de Rubelles » 43 % de la
superficie concernée.
En termes de « valeurs cadastrales », le
foncier est représenté essentiellement par des
« terres » (73 %) et par des « bois et taillis
simples » (19 %).
parcelles surfaces nature
ZA 14 a M. Elio Azzolini 1 530 jardin, sol
ZA 15 Indivision Antoine Marie Alain Gaullier 7 483 terres
ZA 18 Indivision Mme Laetitia Daniele Maryse Trenet ; M. Guillaume Francis Trenet 10 787 terres ZA 534 Indivision Mme Laetitia Daniele Maryse Trenet ; M. Guillaume Francis Trenet 13 160 terres ZA 16 Monsieur Didier Pouligny, 879 route de Meaux Rubelles 4 236 terres ZA 26 Monsieur Didier Pouligny, 879 route de Meaux Rubelles 4 349 terres ZA 20 SCI le Domaine de Rubelles M. Sassanfar 27 579 terres
ZA 401 SCI le Domaine de Rubelles M. Sassanfar 45 285 terres ZA 400 Gill Promotion, 11 route de Chevry 77 170 Brie-Comte-Robert 507 terres ZA 402 Gill Promotion, 11 route de Chevry 77 170 Brie-Comte-Robert 4 735 terres ZA 403 Gill Promotion, 11 route de Chevry 77 170 Brie-Comte-Robert 7 223 terres ZA 407 Gill Promotion, 11 route de Chevry 77 170 Brie-Comte-Robert 46 terres ZA 399 SNC SOFONEG, 45 rue Cambon 75001 Paris 3 597 terres ZA 396 Gill Promotion, 11 route de Chevry 77 170 Brie-Comte-Robert 1 984 terres ZA 397 Gill Promotion, 11 route de Chevry 77 170 Brie-Comte-Robert 3 308 terres ZA 398 Gill Promotion, 11 route de Chevry 77 170 Brie-Comte-Robert 333 terres ZA 19 Mme Jacqueline Marie Cornu 8 627 terres
ZA 27 Monsieur Michel Léon Jean Parois 2 938 terres
ZA 557 commune de Rubelles 363 terres
ZA 23 SCI le Domaine de Rubelles M. Sassanfar 6 480 bois, taillis simple ZA 555 commune de Rubelles 5 560 bois, taillis simple
ZA 404 Gill Promotion, 11 route de Chevry 77 170 Brie-Comte-Robert 7 934 bois, taillis simple ZA 405 Gill Promotion, 11 route de Chevry 77 170 Brie-Comte-Robert 588 bois, taillis simple ZA 406 SNC SOFONEG, 45 rue Cambon 75001 Paris 8 169 bois, taillis simple ZA 25 Mme Solange Françoise Guy, épouse Bouillon Roger, née le 17 avril 1 250 bois, taillis simple ZA 21 M. Robert Emile Valentin Trenet 1 094 bois, taillis simple ZA 22 M. Robert Emile Valentin Trenet 1 167 bois, taillis simple ZA 24 M. Louis Jules Camille Emile Demyttenaere 4 683 bois, taillis simple ZA 28 Mme Solange Françoise Guy, épouse Bouillon Roger, née le 17 avril 8 041 vergers ZA 157 Monsieur Didier Pouligny, 879 route de Meaux Rubelles 1 890 jardin, sol ZA 32 Michel Léon Jean Parois 985 sol
ZA 156 M. Robert Adrien Gabriel Pouligny, 905 route de Meaux 2 120 jardin, terres, sol ZA 31 André Henri Billault 1 150 terrain
ZA 145 chemin d'exploitation des Trois Noyers 1 000
ZA 146 chemin d'exploitation de la pièce de St-Nicolas 1 389
TOTAL 201 570- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
33
I.1 Etat initial du site et de son environnement : la structure du site
Synthèse
Le schéma ci-contre, dont le code couleurs renvoie au
tableau de la page précédente, synthétise le morcellement des
propriétés.
Si l’on excepte les propriétés de la SCI du « Domaine de
Rubelles », lesquelles présentent une certaine continuité dans
la partie Nord du site, l’ensemble du périmètre se présente
comme un patchwork, grevé de discontinuités.
Aucune unité foncière ne semble présenter à elle seule la
« masse critique » (en fait de superficie), pour autoriser une
réalisation de la ZAC par tranche, tout en respectant une
cohérence technique et financière dans la réalisation des
équipements.
De ce fait un remembrement foncier au moins partiel, par
acquisition de la collectivité publique, apparaît comme un
préalable nécessaire à la phase opérationnelle.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
34
I. ÉTAT INITIAL DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT
2. Les caractéristiques physiques du site (plan de source cadastrale)
E
N
O
S- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
35
I.2 Etat initial du site et de son environnement : les caractéristiques physiques du site
Le relief
- Le système de
pentes : le plan en page
précédente fait apparaître
les principales courbes de
niveaux (de source IGN).
La majeure partie des
terrains, soit un peu plus de
la moitié Sud de la zone, est
plane. Elle se situe au
niveau 75 m NGF (niveau
général de la France).
Cette situation risque
d'induire des contraintes
spécifiques en termes
d'assainissement (pendage
des canalisations).
La partie Nord du site
se présente suivant une
pente, assez sensible,
d'environ 3 %, entre les
cotes 75 mètres et 65
mètres NGF, aux abords du
vallon du ru du Jard.
Cette configuration,
au contraire du cas
précédent, risque d'induire
des écoulements super-
ficiels rapides, et nécessite
de ce fait un dispositif de
régulation (bassin d’écrête-
ment, infiltration "à la
parcelle" des eaux de ruis-
sellement privatives, etc.).- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
36
I.2 Etat initial du site et de son environnement : les caractéristiques physiques du site
Le sol et la géologie
- La stratigraphie : la carte géologique du BRGM (bureau de la recherche géologique et minière - feuille de Melun), fait apparaître trois niveaux
géologiques :
. La strate des "Marnes Vertes" (G1a), au Nord du site, est celle mise à jour par le vallon du ru de Rubelles. Elle est peu propice à la construction, en raison des niveaux argileux qu'elle contient.
. La strate du "calcaire et meulière de Brie" (G1b), est visible à la rupture de pente entre les cotes 72 et 74 mètres NGF.
. La roche-mère est recouverte par la couche du limon des plateaux (Lp), riche au plan agronomique. Cette strate présente toutefois fréquemment des risques d'hydromorphie (puissance comprise entre 1,5 et 2 mètres d'épaisseur).
Sur ce plan, la commune de Rubelles est concernée par un risque de retrait-gonflement d'argiles.
Les dispositions de l'arrêté préfectoral n° 06/ DAIDD/ENV n° 124 sont à prendre en compte, qui prescrivent une obligation d'information au bénéfice des acquéreurs et des locataires de biens immobiliers.
On o b s e r v e to u te fo is q u e le s i te d e l’o p é r a ti o n e s t p o u r
l’e s s e n tie l id e n ti fi é e n z o n e d ’ a lé a s fa ib le s .
Se u le la p a r t ie N o r d , q u i c o r r e s p o n d à l a c o u c h e g é o l o g iq u e d e s m a r n e s v e r t e s , p r é s e n te d e s a l é a s fo r ts .
En terme de pédologie, les cartes de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) identifient des « sols bruns lessivés » et des « complexes de meulières de Brie ».
Les sols bruns lessivés ou Luvisol, sont des sols présentant une forte illuviation d'argile. L'horizon supérieur est appauvri en argile et en fer, il est plus clair et perméable (horizon E). L'horizon sous-jacent concentre l'argile et le fer, il est plus coloré et présente une structure polyédique ou prismatique (BT).- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
37
I.2 Etat initial du site et de son environnement : les caractéristiques physiques du site
L’hydrographie et l’hydrogéologie (source : BRGM, carte géologique de Melun)
• La nappe du réservoir oligocène ou nappe du calcaire de Brie :
Les terrains ologocènes n’atteignent une épaisseur importante
qu’en forêt de Fontainebleau, où la masse des sables stampiens
recouvre le calcaire de Brie. Partout ailleurs (buttes sableuses
exceptées), c’est le calcaire de Brie seul qui constitue le réservoir, et contient la nappe phréatique des plateaux de Brie et de Bière. Cette nappe, proche du sol, reçoit les eaux d’infiltration dont la percolation est toutefois retardée par la couverture limoneuse très peu perméable qui retient de nombreuses mares.
La présence d’une couverture limoneuse, souvent liée à des
sables et des matériaux argilo-sableux mêlés aux calcaires et
meulières, assurent une assez bonne filtration malgré le caractère
superficiel de la nappe ; mais celle-ci reste vulnérable aux pollutions, surtout chimiques, d’origine industrielle, urbaine ou agricole.
Quelques puits ou captages sollicitent cette nappe et de
nombreuses sources apparaissent au contact des marnes vertes,
parfois plus bas (sources d’éboulis). Leurs débits sont assez faibles, en général 3 à 15 m3 /h, sauf celle du ru de Maincy, dont le débit
atteindrait 100 m3/h. Les caractères chimiques des eaux des plateaux de Brie et de Bière sont calcaires, un peu alcalines (pH 7,1 à 7,3), moyennement minéralisées (p à 18° = 1650 à 2000 Ω/cm), bicar- bonatées calciques, assez dures (degré hydrotimétrique de 29 à 38°).
• La nappe du réservoir des calcaires éocènes ou « nappe du calcaire de Champigny» :
C’est la principale nappe aquifère de la feuille de Melun. Son réservoir est constitué par le calcaire de Champigny (Ludien), bien développé sur toute la feuille, plus ou moins vacuolaire et silicifié en général, sauf vers l’ouest où il devient plus marneux. Ce calcaire est surtout aquifère dans les vallées, sous les alluvions, où il est particulièrement altéré et fissuré. Des phénomènes karstiques se développent dans l’est de la feuille par suite de la position élevée des calcaires et du caractère plus dégradé de leur couverture. Les engouffrements connus se rencontrent dans les thalweg et peuvent se produire même à travers une épaisseur de marnes allant jusqu’à 10 mètres. Le réservoir est aussi constitué du calcaire de Saint-Ouen et divers calcaires du Lutétien (Marnes et caillasses, essentiellement).
Les eaux de cette nappe sont généralement un peu alcalines (pH 7,0 à 7,4), pas très minéralisées (p à 18° = 1500 à 2500 Ω/cm), ni très dures (dH 25 à 32°) bicar-bonatées calcaires.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
38
I.2 Etat initial du site et de son environnement : les caractéristiques physiques du site
Le climat Les données sont tirées de la station de
Météo France de Melun-Villaroche. Elles
sont donc applicables à la ville de Rubelles.
Le climat est de type océanique
dégradé, du fait de la réduction de l’activité
des dépressions cycloniques au centre du
bassin Parisien.
Les précipitations moyennes, de l’ordre
de 675 mm, croissent du sud-ouest au nord-
est en fonction de l’altitude. Elles sont bien
réparties tout au long de l’année. Les
températures sont relativement clémentes.
Les vallées constituent des unités plus
chaudes que les plateaux balayés par les
vents. Les vents dominants sont de secteur
sud-ouest, comme l’indique la rose des vents
sur la période 1960-1990.
Les moyennes d’insolation (en heures)
par mois, entre 1986 et 1995, font apparaître
un maximum au mois de juillet (246,5
heures) et un minimum en décembre (53
heures). Le total annuel des durées
d’insolation a varié de 1.532,6 heures en
1987 à 2.010,4 heures en 1990.
Les précipitations ont varié de 532 mm
en 1989 à 836 mm en 1988. En moyenne,
sur 10 ans, le mois d’octobre reçoit le plus de
précipitations (64,5 mm) et le mois de
novembre est le moins pluvieux (48,4 mm).
La moyenne des températures
moyennes quotidiennes sur cette même
période montre un maximum en juillet
(19,2°C) et un minimum en janvier (4°C).
36 02
04
06
08
10
12
14
16
18
20
22
24
26
28
30
32
34
1.3 %
2 - 4 M/S
5 - 8 M/S
> 8 M/S
ROSE DES VENTS- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
39
I.2 Etat initial du site et de son environnement : les caractéristiques physiques du site
Le réseau hydrographique est composé localement
d’étangs et de douves associés au château de Rubelles,
l’ensemble étant drainé par le ru du Jard.
La majeure partie des terrains étudiés n’est
actuellement pas imperméabilisée.
Ils sont composés pour l’essentiel de terres agricoles
et de quelques friches. Mais les sols sont a priori peu
perméables en surface (limon des plateaux).
Par ailleurs, l’objectif est de ne pas saturer le réseau
d’assainissement des eaux pluviales, non plus que le ru du
Jard, actuellement en limite de capacité.
L’objectif est donc de réguler les eaux de
ruissellement issues de l’opération à une valeur proche de
celle observable au stade actuel, soit de l’ordre de 0,5 l /
seconde et par hectare.
Les solutions sont à rechercher dans la réalisation
d’un bassin d’épuration-régulation. On peut aussi
envisager, du moins pour les quartiers d’habitat individuel,
une gestion des eaux pluviales "à la parcelle", pour les
eaux de toiture et de ruissellement privatives.
Ceci réduira d’autant les apports brutaux sur le
réseau public des eaux pluviales, en cas de séquence
orageuse : celui-ci ne collectera que les eaux de
ruissellement des espaces publics (voirie, parking). Cette
solution permet aussi d’éviter l’assèchement des sols, et
donc de limiter les mouvements de retrait-gonflement
d’argile.
Les eaux superficielles- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
40
I.2 Etat initial du site et de son environnement : les caractéristiques physiques du site
Synthèse : les contraintes physiques structurantes
• Du Nor d a u Su d, l es co ntr ai nt es maj eu res qu i vo nt co n diti o nn er l’ ur ba nis ati o n d e l a zon e s ont l es s uiv ant es :
- Le p oi nt le p lus bas d e la z on e est à t ra i ter e n esp ac e d e r é gu lat io n et d’ é pu rat io n des ea ux pl uvi al es, d e pr éfé r enc e sous f or me d e d ép re ssi on (n o ue ) p o uva nt se r e mpli r e n c as d e fo rtes pr éci pit ati o ns .
On p e ut auss i env isa g er d e r ec on stitu e r u n éta n g en e a u ( o u pa rti ell e me nt), a u motif d’ u ne meil le ur e v al or is atio n bi ol og iq u e, s o us r és erv e to utef ois d e me s ur es à pr e nd re e n ter me s d e séc u rité (q u ant à l’ acc ès d u pu bl ic).
- Tout e la fr an ge Nor d de l a z on e pr és en te u n e i nt erf ace se nsi bl e av ec l e b ois q ui e n c onst itu e l a li mite, et qu i est id ent ifié, d ans le f utu r sch é ma dir ect eu r r ég io n al, co mme u n esp ac e d e c onti n uit é éco lo gi q ue.
L’ en je u se ra d ’o r ga nis er, e n te r mes d’ a mén a ge me nt d u site, u n e tra nsiti o n ent re l a li mite d ’u rb a nis ati on et c ette lis iè r e (p ar des es pac es v erts, des c h e mi n e ment s en li ais on do uc e, u n p a rc p ays ag er, et c. ).
- Le c e ntr e d e l a z on e est occ u pé p ar l e bo is d es Tro is Noye rs et d’ a nci en n es p la ntati o ns d ’a li gn e me nt q ui p ar aiss en t no n e ntr ete n ues : ce s él é ments, tr ès d éte r mi n ants d e l’ é qu ili br e i niti al du sit e , sero nt soit à re q ua lifi er (c ’est -à -d ir e à rest au re r o u r ec on stitu er s ur pl ac e), s oit à d é pl ace r.
Les d iffé re nt es s ol uti ons e nvi sa g ea bl es po ur l e t ra ite me nt de ce s esp ac es re pr é sent e nt des va ri ab le s maj e ur es de s scén a ri os d ’a mé na g e ment p ossi bl es.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
41
I. ÉTAT INITIAL DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT
3. Le milieu biologique
Selon les informations disponibles sur le site Internet de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN), il n’existe, sur le territoire de Rubelles :
- aucun espace protégé,
- aucun site d’intérêt communautaire, ni aucune zone de protection spéciale au titre de la directive NATURA 2000. - aucune zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).
Les seules espèces protégées identifiées à proximité ou dans la zone d’étude sont :
- Ruscus aculeatus L. ou Fragon, Petit houx,
- Himantoglossum ou Orchis bouc,
- Erinaceus europaeus ou Hérisson d'Europe.
Sur les 180 espèces recensées dans la commune, on y dénombre : 162 espèces indigènes, 16 introduites (Acer platanoides, etc.) dont 2 envahissantes (Conyza canadensis = Vergerette du Canada et Robinia pseudoacacia = Robinier faux-acacia) ; et deux cryptogènes1 (Eupatorium cannabinum = Eupatoire à feuilles de chanvre, Linnaria vulgaris = Linaire commune).
Des inventaires spécifiques sur site ont été réalisés en septembre 2008, de manière à caractériser plus précisément les différents espaces ou biotopes et àpréciser la valeur écologique du site.
*
* *
1 Qui a été engendré dans un endroit caché, en particulier dans le corps d'un autre être vivant.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
42
I.3 Etat initial du site et de son environnement : le milieu biologique
La végétation
• Les richesses biologiques identifiées à cette date sont les suivantes (espèces protégées, source : inventaire national du patrimoine naturel) :
- Directive 92/43/CEE du 21 mai
1992, modifiée par la directive
97/62/CEE concernant la conservation
des habitats naturels ainsi que de la
faune et de la flore sauvages. Annexe
V.
Nom valide : Ruscus aculeatus L.
Nom vernaculaire : Fragon, Petit houx.
- Règlement (CE) n° 338/97
modifié (1497/2003 du 18 août 2003)
du Conseil du 9 décembre 1996 relatif
à la protection des espèces de faune et
de flore sauvages par le contrôle de
leur commerce. Annexe B
Nom valide : Himantoglossum hircinum
L. Spreng.
Nom vernaculaire : Orchis bouc.
Cette plante est caractéristique
des milieux calcaires (pelouses
maigres, friches, etc.). Elle été
observée à proximité de la zone
d’étude (rue du Château). Sa présence
sur le site mérite donc une vérification.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.3 Etat initial du site et de son environnement : le milieu biologique
La végétation
Le site de la future Z.A.C. des Trois Noyers de Rubelles comporte quatre types de formations végétales. Une évaluation écologique réalisée en 2008 a permis d’y recenser les espèces végétales.
1. Culture et végétation commensale2
L’exploitation des parcelles cultivées n’étant pas intensive, on dénombre dans les champs quelques espèces commensales du blé, telles le Liseron des champs, la Stellaire moyenne, la Moutarde des champs, le Coquelicot…
2. Végétation herbacée des bermes3 routières, des chemins et des bordures des habitations
Cette végétation diversifiée se retrouve sur les bermes de la route de Meaux (RD 636), de Lagny (RD 471) ainsi que sur le chemin des Trois Noyers et le chemin dit de la Pièce Saint-Nicolas destiné à l’exploitation du bois. On l’observe également le long des jardins mêlée à des espèces horticoles.
Elle est formée par :
- Des espèces nitrophiles4 (Berce sphondyle, Ronce commune, Ortie dioïque, Armoise commune, Clématite des haies …).
- Des espèces des friches (Cardère à foulon, Chardon, Cirse vulgaire, Calamagrostis commun, Potentille rampante …).
- Des espèces des sols tassés (Plantain lancéolé, Plantain à larges feuilles …).
- Des espèces prairiales (Dactyle, Pâturin des prés, Fromental, Houlque, Achillée Millefeuille, Trèfle blanc …).
- Des espèces horticoles (Lauriers …).
- Des espèces indicatrices d’une rudéralisation5 (Euphorbe épurge, lierre …).
2
Espèce associée à l’espèce principale. 3
Espace étroit ménagé entre un canal ou un fossé et la levée de terre qui le borde pour éviter les éboulements et servir de chemin. 4 Espèce qui croît sur des sols riches en composés azotés. 5
Les espèces rudérales sont caractéristiques des terrains fortement transformés par l’activité anthropique.
Euphorbe épurge- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
44
I.3 Etat initial du site et de son environnement : le milieu biologique
La végétation
3. Friche herbacée et arbustive
Il s’agit d’anciennes zones cultivées laissées à l’abandon. Les Bryophytes (mousses) et les Lichens y sont abondants. Concernant la végétation herbacée, on y retrouve globalement un melting-pot d’espèces des bermes routières et des champs. La friche herbacée est formée par :
- Des espèces des friches (Cardère à foulon, Chardon, Cirse vulgaire, Calamagrostis commun …). - Des espèces prairiales (Dactyle, Pâturin des prés, Fromental, Houlque, Achillée Millefeuille …). - Des espèces de sols tassés (Plantain lancéolé, Plantain à larges feuilles …). - Des espèces nitrophiles (Berce sphondyle, Ronce commune, Ortie dioïque, Armoise commune, Clématite des haies …). - Des espèces commensales du blé (Liseron des champs, Stellaire moyenne, Moutarde des champs, Coquelicot …).
A cette friche herbacée s’ajoute une flore arbustive éparse composée de Cynorrhodons, de Noisetiers, de Robiniers (faux acacia), de Fusains d’Europe …
4. Bois, bosquets et ancienne route du château
Cette formation est composée de trois strates :
- La strate arborescente comprend des Noyers, Cerisiers, Chênes, Frênes, Châtaigniers, Marronniers et des espèces témoignant d’une rudéralisation (Platane …).
- La strate arbustive est constituée de Noisetiers, Robiniers, Cynorrhodons et de quelques Fusains d’Europe.
- La strate herbacée est surtout composée d’espèces nitrophiles, telles la Ronce commune et l’Ortie dioïque.
A noter la présence très importante de Lierre dans le sous-bois et l’abondance de Bryophytes et de Lichens poussant sur le substrat caillouteux. Fusain : bonnet d’évêque (ou de prêtre).- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.3 Etat initial du site et de son environnement : le milieu biologique
La végétation
Carte de l’occupation des sols détaillée et grandes formations végétales :
Terres cultivées
Boisements
Friches herbacées et arbustives
Ancienne route du Château- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.3 Etat initial du site et de son environnement : le milieu biologique
La faune
- Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe, 19 septembre 1979, Berne. Annexe III.
Nom valide Nom vernaculaire
Erinaceus europaeus Hérisson d'Europe Linnaeus, 1758
Arrêté du 17 avril 1981 modifié fixant les listes des mammifères protégés sur l'ensemble du territoire. Article 1.
Nom valide : Erinaceus europaeus Linnaeus, 1758.
Nom vernaculaire : Hérisson d'Europe.
• Le site étudié comporte en outre des zones humides.
Les données de l'INPN, en l'absence de données publiées concernant le territoire de Rubelles, peuvent renseigner (sous réserve de vérification …) sur les espèces protégées susceptibles d'être présentes sur le site, en raison du fait qu'elles ont été observées dans une commune limitrophe.
Aucune espèce protégée n’a été observée dans le périmètre d’étude (au regard de la bibliographie disponible). Des observations localisées ont donc complété le diagnostic préalable.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.3 Etat initial du site et de son environnement : le milieu biologique
La faune
L’inventaire faunistique est représenté par deux groupes principaux : l’avifaune et les mammifères. Effectué en automne, hors période de reproduction, il ne prétend pas à l’exhaustivité. Néanmoins, une analogie avec des inventaires pratiqués dans des milieux similaires en Ile-de-France permet de pallier ce manque.
1. L’avifaune
• Les oiseaux nicheurs sur le site :
- Espèces associées aux buissons et arbustes : Merle noir, Rouge-gorge familier, Troglodyte mignon.
- Espèces associées aux terres cultivées, friches et espaces dégagés : Faisan de Colchide, Perdrix grise.
- Espèces associées aux bois et aux vieux arbres : Mésange bleue, Mésange charbonnière, Pie bavarde, Pigeon ramier, Corneille noire, Buse variable.
A noter que la découverte de boulettes de réjection sur le site amène à penser qu’une petite communauté de Chouettes hulotte y réside.
• Les oiseaux nicheurs à proximité du site :
- Espèces associées aux espaces bâtis : Moineau domestique, Pigeon biset urbain. - Espèces associées aux jardins et parcs : tourterelle turque.
Troglodyte mignon
Tourterelle turque- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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2. Les mammifères
De nombreuses preuves trouvées sur le site ainsi que l’observation directe de certains individus permettent d’affirmer la présence de plusieurs espèces. Celles-ci sont classées en deux catégories :
• Les espèces résidentes
- Le Lapin de garenne (lagomorphe 6 ) : très présent localement. De très nombreux crottoirs ainsi que des grattis ont été observés dans les champs et les friches.
- Le Renard roux (canidé7 carnivore) : plusieurs excréments retrouvés, dont un caractéristique, perché sur une souche (marquage de territoire), attestent de sa présence.
- Le Surmulot (muridé8 rongeur) : une charogne découverte dans un champ.
- Le Lièvre (lagomorphe) : un seul indice de sa présence a été observé (fèces) dans le bois.
- Le Hérisson (érinacéidé9 omnivore) : potentiellement présent sur le site (aucun indice de sa présence n’a été observé). Il est considéré comme espèce protégée.
- L’Ecureuil roux (sciuridé10 rongeur) : Potentiellement présent sur le domaine d’étude. Il est également considéré comme espèce protégée.
Surmulot
• Les espèces de passage
La présence de sangliers et de chevreuils est exclue en raison de l’absence d’habitats possibles. En revanche, compte tenu de la mitoyenneté avec le bois de la Pièce de Saint-Nicolas, de la présence d’un point d’eau aux abords de la zone et des témoignages laissés par les chasseurs, on peut penser que ces deux espèces effectuent régulièrement des incursions sur le site.
6 Ordre de mammifères classés autrefois dans l’ordre des rongeurs.
7 Comprend des mammifères carnassiers aux molaires nombreuses, aux griffes non rétractiles comme les loups, les chiens, les chacals ou les renards.
8 Famille de mammifères terrestres appartenant à l'ordre des rongeurs
9 Famille qui inclut la plupart des hérissons.
10 Famille de mammifères rongeurs incluant notamment les écureuils, les chiens de prairies et les marmottes.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.3 Etat initial du site et de son environnement : le milieu biologique
La valeur écologique
• La valeur écologique globale prend en compte :
- La valeur floristique.
- La valeur faunistique.
- Des critères qualitatifs comme l’originalité des groupements et des habitats, leurs potentialités écologiques, leur degré d’artificialisation et leur complémentarité.
Compte tenu de la prédominance des cultures ainsi que de la faible variété des milieux, on peut dès lors diagnostiquer pour le périmètre de la ZAC, une faible valeur écologique.
La valeur floristique
- Aucune espèce rare ou peu fréquente n’a été répertoriée localement. Pour être considérée comme peu fréquente, une espèce doit en effet se montrer « assez rare » ou « peu commune » à l’échelle de la région Ile-de-France ce qui n’est nullement le cas ici.
- La faible variété des milieux, les techniques agricoles utilisées, ainsi que le caractère rudéral du milieu nuisent à la diversité floristique. Par ailleurs, la forte concentration en azote des sols tend à favoriser la monospécificité des espèces (Ortie dioïque, Ronce commune…).
On conclura en attestant de la faible valeur floristique du site et de l’absence quasi probable d’espèces végétales indigènes protégées ou remarquables.
N.B : ne sont pas significatives, en termes de valeur floristique du milieu, les espèces recensées qui sont subspontanées(1), naturalisées(2), adventices(3) ou cultivées.
La valeur faunistique
La valeur faunistique est principalement établie à partir de la richesse spécifique et du peuplement en espèces remarquables.
• L’avifaune
Des investigations sur le terrain permettent d’affirmer qu’au moins 13 espèces nicheuses (Merle noir, Rouge gorge familier, Troglodyte mignon, Faisan de Colchide, Perdrix grise, Mésange bleue, Mésange charbonnière, Pie bavarde, Pigeon ramier, Corneille noire, Buse variable et Chouette hulotte) sont présentes dans la zone. La notion d’espèces potentiellement nicheuses amène ce total à 20, ce qui reste un résultat très médiocre comparé aux 160 espèces (source : Dossier de création de la ZAC "Le Noyer aux Perdrix" / Etude d’impact réalisée par le bureau d’étude Ecosphère) recensées en Ile-de-France.
Cette faible diversité s’explique essentiellement par :
- La proximité de deux routes départementales.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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- L’importance des cultures et des friches herbacées.
- La nature dégradée des bois et bosquets (coupes de bois, dépôts d’ordures, sentiers très fréquentés…). - Une périurbanisation importante.
L’impact de ces facteurs sur le site ne favorise guère la nidification des espèces. Par ailleurs, les espèces nicheuses et potentiellement nicheuses recensées sur le site sont toutes fréquentes en Ile-de-France.
• Les mammifères
Seules des espèces fréquentes ont été répertoriées sur le terrain. Compte tenu de sa piètre qualité, il n’est pas en mesure d’abriter des espèces remarquables. En revanche, deux espèces protégées (le hérisson et l’écureuil roux) sont potentiellement existantes sur le site, mais aucun indice de leur présence n’a été relevé.
Du fait d’un manque d’habitat de bonne qualité et d’un environnement peu favorable, le peuplement faunistique se révèle peu diversifié. La valeur faunistique du site est donc considérée comme globalement faible.
Synthèse :
Formation végétales Valeur floristique Valeur Faunistique Commentaires Valeur
écologique
globale
Culture et végétation
commensale
Végétation herbacée
des bermes routières,
des chemins et des
bordures des habitations
Friche herbacée et
arbustive
Bois, bosquets et
ancienne route du
château
Faible
Faible
(moyenne pour
le hérisson et
l’écureuil roux)
Toutes les
formations
végétales
présentes sur le
site sont
fortement
artificialisées ou
très courante
dans la région
Faible à moyenne
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
51
I. ÉTAT INITIAL DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT
4. Le milieu humain (source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
Les objectifs socio-démographiques concernant cette opération ont été définis dans le « projet d’aménagement et de développement durable » du plan local d’urbanisme.
• Assurer un développement résidentiel régulier :
La commune souhaite maintenir un rythme régulier d'évolution de la population. Pour les 10 années à venir, elle souhaite assurer un rythme moyen de construction, d'environ 40 logements par an, soit un effort important par rapport au rythme de ces 15 dernières années (8,4 logements par an).
• ORIENTATION 1 : Rechercher des extensions urbaines dans les derniers espaces manoeuvrables
L'urbanisation existante, les nuisances routières, ainsi que la protection des espaces de qualité environnementale limitent les zones d'urbanisation à vocation résidentielle.
Le secteur des Trois Noyers offre le potentiel le plus important.
Un petit espace à proximité des 3 Moulins permet le renforcement du tissu existant. L'urbanisation nouvelle doit être maîtrisée grâce à un phasage opérationnel optimal.
• ORIENTATION 2 : Prévoir des extensions plus économes de l'espace
Une meilleure gestion des extensions de l'urbanisation passe par une diminution de la surface des terrains à bâtir.
Celle-ci doit s'accompagner d'une variété d'implantation du bâti, plus fidèle aux implantations traditionnelles.
On constate que, grâce à des implantations mieux pensées, les constructions anciennes dégagent plus de terrain privatif libre que les réalisations plus récentes.
• ORIENTATION 3 : Favoriser la mixité sociale
Le P.L.U. de Rubelles s'attache à favoriser la mixité sociale par la répartition judicieuse de plusieurs types de logements, correspondant à toutes les catégories de la société sans négliger le logement conventionné.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
52
• Préserver les éléments de qualité de vie :
• ORIENTATION 1 : Maintenir les éléments qui font la qualité de la commune
Rubelles possède des éléments essentiels à la qualité de vie : fort couvert boisé succédant à de grands espaces ouverts, présence de l'eau, limites franches d'urbanisation.
Les règles du P.L.U. doivent veiller à préserver ces éléments ainsi que les principes d'urbanisation qui permettent leur valorisation.
De même, de nombreux éléments bâtis traditionnels émaillent le ban communal. Ils ne sont pas protégés au titre des monuments historiques.
La Loi Paysage permet cependant au P.L.U. d'en assurer le relevé et d'imposer des règles pour tous travaux les concernant.
Pour cela, les opérations nouvelles devront privilégier la variété comme l'harmonie dans le domaine de la hauteur, des formes et des couleurs (via un nuancier).
De meilleures implantations permettraient également d'apporter à la fois une certaine densité sans réduire les espaces libres.
• ORIENTATION 2 : Raccorder les extensions aux zones urbanisées proches
Le secteur des Trois Noyers, au potentiel important, est en partie enclavé par des constructions éparses le long de la RD 636 et par la RD471; les quelques accès possibles doivent être optimisés afin d'éviter des opération en cul-de-sac.
De la même façon, des liaisons avec le village ainsi qu'avec les autres quartiers doivent être recherchées, même si les premières sont complexes à établir.
• ORIENTATION 3 : Favoriser la création de liaison douces
Le P.L.U. permet de définir les liaisons éventuelles qu'il faut protéger et (ou) créer : accès au village, cheminement le long du ru du Jard.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
53
I.4 Etat initial du site et de son environnement : le milieu humain
La population, le logement. Les activités économiques
L’environnement immédiat de la zone d’étude n’est concerné
par une occupation humaine que sur sa limite Est.
La ZAC des Trois Noyers se présente en effet comme située
en frange d’urbanisation, à l’Ouest du site construit actuel, avec en limite Est la résidence de la Hunoye et en limite Nord-Est /Sud- Ouest, les propriétés individuelles essaimées le long de la RD 636.
Le côté Sud de la RD 636 est constitué d’une urbanisation de
pavillons individuels, édifiées soit au coup-par-coup, soit dans le contexte d’opérations d’ensemble.
La limite Ouest, formée par la RD 471, sera au contact de
zones d’activités : ZAC à créer sous compétence communautaire.
La limite Sud de la ZAC sera elle aussi au contact d’une zone
d’activités : une complémentarité est à trouver, à la fois en termes d’urbanisme et de fonctions, entre ces deux zones.
Par ailleurs, la commune de Rubelles est concernée par le
Programme Local de l'Habitat (PLH) de la Communauté
d'Agglomération Melun Val de Seine, approuvé par le conseil
communautaire du 27 janvier 2005.
Les contributions de Rubelles au PLH prévoient "un
développement à horizon de 5-10 ans, pouvant représenter de
l'ordre de 100 à 200 pavillons, avec une éventualité de réaliser des logements locatifs aidés et intermédiaires, en pavillons individuels."
Le présent projet se situe en avance sur le PLH puisqu'il
planifie un rythme de construction aux alentours de 40 logements par an, soit environ 320 réalisations à l'horizon 2015.
Sur le plan de la mixité sociale, le projet de PLU dépasse les
objectifs du PLH : la zone UD devrait accueillir, à court terme, une quarantaine de logements locatifs aidés en logements collectifs et maisons individuelles.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
54
I.4 Etat initial du site et de son environnement : le milieu humain
Synthèse
La zone d’aménagement concerté est située en frange d’agglomération, ce qui implique de prendre des précautions en termes de gestion de la limite entre la nouvelle opération et les implantations actuelles : espaces de transitions entre les quartiers, gestion des circulations (routières, piétonnières et cyclables, etc.).
La commune souhaite assurer un rythme moyen de construction, d'environ 40 logements par an, soit un effort important par rapport au rythme de ces 15 dernières années (8,4 logements par an).
Le secteur des Trois Noyers offre le potentiel le plus important de la commune en termes d'urbanisation à vocation résidentielle, ce qui justifie de réaliser la présente opération.
La commune s'attache à favoriser la mixité sociale par la répartition judicieuse de plusieurs types de logements, correspondant à toutes les catégories de la société, sans négliger le logement conventionné.
Rubelles possède des éléments essentiels à la qualité de vie : fort couvert boisé succédant à de grands espaces ouverts, présence de l'eau, limites franches d'urbanisation.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
55
I. ÉTAT INITIAL DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT
5. La desserte et les
déplacements
Le site de l’opération
présente une accessibilité
très favorable par la route :
- la rocade Nord de Melun
permet d’accéder à la RN 105,
et à la Francilienne,
- la route de Meaux donne
un accès immédiat à
l’échangeur autoroutier de St-
Germain-Laxis, sur l’A5.
- les travaux routiers
programmés doivent encore
renforcer cette caractéristique.
La proximité de Melun
représente aussi un facteur de
développement déterminant,
grâce à la proximité des
infrastructures de transports en
commun : lignes SNCF-RER
cadencées et lignes régulières
d’autocars.
Ce mode de desserte est
toutefois relativement pénalisé
par les ruptures de charges
nécessaires pour accéder à la
gare ferroviaire, implantée en
limite Sud de Melun.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.5 Etat initial du site et de son environnement : la desserte et les déplacements
La desserte automobile : analyse du site en termes d'accessibilité routière. (source PLU approuvé le 25 janvier 2008)
• Cette question s'inscrit dans un contexte défini par le plan de déplacements de l'agglomération de Melun, qui énonce les orientations suivantes pour la commune de Rubelles :
"Rubelles : la volonté est de voir s’apaiser le trafic sur la RD 471 et la RN 36 qui génèrent actuellement des effets de coupures pénalisants, pour donner un statut plus local à ces voies, et sécuriser leur traversée.
Dans l’état actuel des projets routiers inscrits au DVA, la RD 471 est incluse au projet de rocade. Une étude devra être réalisée afin de quantifier les impacts locaux de ce projet, et d’évaluer les possibilités de variante du tracé ou les conditions d’une meilleure insertion de la RD 471 en traversée de Rubelles, en cohérence avec les projets urbains de la commune dans ce secteur (la commune de Rubelles souhaite en effet utiliser les disponibilités foncières aux abords de la RN 471 pour développer l’habitat et les activités)".
• Compte tenu de la situation des terrains d'assiette du projet au regard de la voirie existante, la question des accès, routiers et piétonniers, peut être décrite de la façon suivante :
- On note tout d'abord que la partie Nord de la ZAC se présente comme totalement enclavée par rapport au centre ancien de Rubelles, pourtant situé à une centaine de mètres "à vol d'oiseau".
Cette situation tient au fait qu'aucun accès à l'avenue du Château - fût-ce piétonnier - ne permet de rejoindre la partie Nord du site, non plus qu'à partir de la rue de la Faïencerie. De même, le chemin d'exploitation dit des Trois Noyers reste un accès très confidentiel.
Le rétablissement d'une liaison piétonnière vers le centre historique de la commune représente donc un enjeu pour cette opération. En toute hypothèse, il semble cependant difficile d'imaginer un désenclavement routier de ce côté, et ceci restreint objectivement l'intérêt d'une urbanisation de la partie la plus septentrionale de la ZAC.
- La partie Sud-Est du site présente une accessibilité a priori satisfaisante : les terrains sont accessibles depuis la RD 636 par les parcelles n° 15 et 16, ainsi que par le chemin d'exploitation dit de la Pièce Saint-Nicolas, au moins en tant que cheminement piétonnier envisageable.
La difficulté vient ici, d'une part, du faible nombre de points de liaison avec la RN 36, d'autre part, de la nécessité d'aménager au mieux l'entrée de la ZAC à partir de cette route, laquelle présentait un niveau de trafic de plus de 11 000 véhicules/jour en 2004 (dont 900 camions - source CDES).
- La partie Sud-Ouest du site présente une accessibilité continue sur la RD 471, mais celle-ci se révèle dangereuse en raison même de la proximité de cette voie, qui supportait un niveau de trafic de plus de 6 000 véhicules/jour en 2004. Dans ce cas, on ne peut que conseiller de limiter le plus possible les accès directs sur la RD.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.5 Etat initial du site et de son environnement : la desserte et les déplacements
Le trafic automobile
• La commune bénéficie d’une bonne accessibilité par la route. Elle est desservie par :
- l'ex-RN 36 , aujourd'hui RD 636, vers Meaux, voie d’évitement par l’Est de la région parisienne, qui permet de rejoindre l’A5, et la RN 19, - la route nationale n° 105, rocade Nord de Melun,
- la route départementale n° 471, axe Nord-Sud, de Marne-La-Vallée à Melun, elle donne accès à la RN4 et à l’A4, - la route départementale n° 82 qui se prolonge par la RD n° 215, vers l’Est, en direction de la Ferté-Gaucher.
• Le Plan Local des Déplacements de la Région Melunaise s'inscrit dans le Plan des Déplacements Urbains de la Région Ile-de-France.
Il détermine principalement des orientations en matière de hiérarchisation de la voirie, de transports collectifs, de circulations douces et inter-modalités, de livraisons en ville et de stationnement. Rubelles est concernée par la structure de la voirie.
Deux orientations majeures ont des conséquences directes sur le P.L.U. (et donc la ZAC).
Il s’agit de l’orientation n°1 qui traite de la déviation de la RD 636, ainsi que de l’orientation n°3 qui a pour objet la requalification d’axes, la RD 471 et la RD 636, en ce qui concerne Rubelles.
La réflexion sur la requalification de la RD 471 se traduit dans le P.L.U. par la mise en place d’un emplacement réservé destiné à la création d’un rond-point.
Les alignements d’arbres le long de ces voies ne sont pas remis en question par les projets d’extension.
L’entrée de ville par le Sud, via la RD 636, fera l’objet d’une requalification dans le contexte de la ZAC. Un emplacement réservé au niveau de lieu-dit « le Fond des Ponceaux » permettra d’assurer le cheminement piétonnier ainsi qu’un aménagement valorisant le paysage.
D’autres objectifs, la création d’une zone 30 par exemple ou l’amélioration des fréquences des transports en communs, concernent la commune, concernent directement le projet de ZAC.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
58
I.5 Etat initial du site et de son environnement : la desserte et les déplacements
L’accessibilité et le stationnement
En limite de l’opération, le station-
nement correspond, le long de la RD 471,
à une fonction d’arrêt temporaire assurée
par un bas-côté traité en stabilisé (photo-
graphie ci-contre).
Le long de la RD 636, la fonction de
stationnement n’est nécessaire qu’au droit
des sections construites. Elle est gérée par
un simple élargissement du traitement des
bas-côtés en stabilisé, au droit des entrées
de propriétés et des espaces de station-
nement « de jour » ; alors que les linéaires
non construits sont occupés par des
bermes enherbées (photo de droite).
L’ensemble donne une impression d’espace à dominante « rurale », le traitement de la voirie se présentant – sur les bas côtés – comme une succession d’interventions ponctuelles, aménagées au gré des besoins mais sans intention d’ensemble, en termes de gestion du stationnement ou des accès à la voirie. Le tout apparaît comme préjudiciable à un optimum au regard de la sécurité routière.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.5 Etat initial du site et de son environnement : la desserte et les déplacements
Les transports collectifs (sources : horaires 2008)
Rubelles est desservi par les
lignes suivantes, principalement au
droit du centre commercial en ce qui
concerne la zone d’étude :
- la ligne G : dessert Rubelles
en direction de la gare de Melun,
mais par une ligne avec corres-
pondance sur la ligne D,
- la ligne N : au départ vers la
gare (6 h 33, 7 h 09, 7 h 52, 8 h 16),
au retour de la gare (17 h 04, 17 h
56, 18 h 41, 19 h 24),
- la ligne 37 (Melun – Ozouer-
le-Voulgis), assure une desserte
ponctuelle, en « heures creuses »
vers Ozouer, et à 7 h 50 en direction
de Melun (sans aller jusqu’à la gare).
Dans la perspective d’une
augmentation démographique, il ap-
partiendra aux autorités compé-
tentes d’organiser une offre de
service plus régulière et plus directe
vers la gare RER de Melun, avec au
moins un point d’arrêt au droit du
nouveau quartier.
L’objectif doit être ici de
faciliter le rabattement des migrants
journaliers vers la gare, avec des
horaires et une cadence incitatifs.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
60
I.5 Etat initial du site et de son environnement : la desserte et les déplacements
Les parcours piétons et cyclistes
Il n’existe pas de piste cyclable aux
abords de l’opération.
L’aménagement futur des RD 636 et
471 devra en tenir compte et proposer une
offre en ce sens (piste ou bande cyclable)
dans la requalification de la voie.
Le réseau de cheminements piéton-
niers est principalement représenté par le
chemin de grande randonnée dit GR 1, qui
relie notamment Melun à Vaux-le-Vicomte.
A l’intérieur de la zone elle-même, il
existait un réseau de sentiers, visibles sur la
carte IGN ci-contre, mais dont ne subsistent
plus aujourd’hui que le tronçon du chemin
d’exploitation dit « de la Pièce de Saint-
Nicolas », vers la route de Meaux, et le
Chemin des Trois Noyers, vers la rue de la
Faïencerie (emplacement réservé n°3).
A l’extérieur de la zone, la rue des
Longs Réages (parallèle à la route de
Meaux) peut représenter une alternative en
termes de circulations douces, pour un
accès en direction de la zone commerciale.
La constitution d’un réseau de liaisons
douces représente un enjeu essentiel, en
termes de mesures d’accompagnement,
pour cette opération.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
61
I.5 Etat initial du site et de son environnement : la desserte et les déplacements
Synthèse
En termes de traitement de la voirie et desserte (tous modes), les points qui nécessitent d’être pris en compte sont :
- La requalification et la sécurisation des linéaires de la RD 636 comme de la RD 471, au droit de l’opération, la gestion du stationnement.
- Cette réflexion sur la requalification des axes devra en outre prendre en considération la « mise en scène » de la nouvelle entrée de ville.
- La vocation résidentielle de la zone et sa situation à proximité d’axes routiers structurant ne doivent pas faire oublier la nécessité de mettre en place une offre de transports en commun incitative.
- La constitution d’un réseau de liaisons douces, internes et périphériques, représente aussi un enjeu essentiel, en termes de mesures d’accompagnement, pour cette opération.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I. ÉTAT INITIAL DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT
6. La qualité de l’air et l’environnement sonore
• En application de la Loi du 31 Décembre 1992 relative à la lutte contre le bruit des infrastructures terrestres, et de l'arrêté préfectoral du 15 février 1999 (en hachures obliques sur le schéma ci-contre) :
- La RD 471 est classée en catégorie 4, protégée par un couloir de nuisance acoustique de 30 mètres de part et d'autre de cette voie ;
- La RD 636 est classée en catégorie 3, protégée par un couloir de nuisance acoustique de 100 mètres de part et d’autre de la voie ;
- Le tronçon commun RD 636 / RD 471 est classé en catégorie 2, un couloir de nuisance acoustique de 250 mètres de part et d’autre de la voie ; - La RD 605 est classée en catégorie 2, protégée par un couloir de nuisance acoustique de 250 mètres de part et d’autre de la voie.
Dans ces périmètres, des prescriptions concernant l'isolement des
constructions à usage d'habitation sont imposées.
• Dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, un indice de la qualité de l’air est obligatoirement calculé par l’association de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) territorialement compétente.
L’indice calculé conformément à l’article 3 de l’arrêté de 22 juillet 2004 prend l’appellation d’indice ATMO. Cet indice permet de disposer d'une information synthétique sur la pollution atmosphérique urbaine de fond. L'indice ATMO n'est pas calculé dans les zones rurales et ne permet pas non plus de caractériser les pollutions au voisinage immédiat, par exemple, de sources de pollutions telles que des installations industrielles ou de grands axes routiers. Arrêté du 22 juillet 2004 relatif aux indices de la qualité de l’air, JO du 25 novembre 2004.
L’indice ATMO est calculé à partir de quatre polluants réglementés : le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2), l’ozone (O3), les particules en suspension (PM10).
Il permet d’évaluer quotidiennement la qualité de l’air avec un chiffre allant de 1 à 10 :
1-2 : Très bon ; 3-4 : Bon ; 5 : Moyen ; 6-7 : Médiocre (correspondant approximativement au déclenchement de la procédure d’information et de recommandation du public pour l’indice global régional ; 8-9 : Mauvais (correspondant approximativement au déclenchement de la procédure d’alerte du public pour l’indice global régional) ; 10 : Très mauvais.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.6 Etat initial du site et de son environnement : la qualité de l’air et l’environnement sonore
La qualité de l’air
TABLEAU DE CORRESPONDANCE INDICES – CONCENTRATIONS
CONCENTRATIONS (μg/m3)
INDICES No2 O3 Particules (PM10) SO2
Couleur Classe Qualitatif Moy.
Max. H
Moy.
Max. H
Moy. Max.
J
Moy. Max.
H
1 Très bon 0 - 29 0 – 29 0 - 9 0 - 39
2 Très bon 30 - 54 30 – 54 10 - 19 10 - 79
3 Bon 55 - 84 55 – 79 20 - 29 80 - 119
4 Bon 85 - 109 80 – 104 30 - 39 120 - 159
5 Moyen 110 - 134 105 – 129 40 - 49 160 - 199
6 Médiocre 135 - 164 130 – 149 50 - 64 200 - 249
7 Médiocre 165 - 199 150 – 179 65 - 79 250 - 299
8 Mauvais 200 - 274 ** 180 – 209 ** 80 - 99 ** 300-399 **
9 Mauvais 275 - 399 210 - 239 100 – 124 400 – 499
10 Très mauvais > = 400 *** >= 240 *** >= 125 *** >=500 ***
L’indice ATMO est calculé quotidiennement par AIRPARIF à partir des mesures effectuées par les stations urbaines et périurbaines.
Il est porté à la connaissance de tous par les medias locaux, régionaux, voire nationaux, et disponible sur le site www. airparif.asso.fr. Un indice est également déterminé pour 8 secteurs centraux de l’agglomération et quatre secteurs périphériques. L’indice ATMO n’a été mis en place au niveau national qu’en 2000, mais AIRPARIF dispose d’un indice de la qualité de l’air depuis 1992. Les mesures effectuées depuis montrent une évolution positive de la qualité de l’air en Ile-de-France.
Entre 1998 et 2006, l’indice ATMO mesuré par AIRPARIF a été : très bon à bon (81,5 % des jours), moyen à médiocre (17,4% des jours), mauvais à très mauvais (1,13 % des jours).- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.6 Etat initial du site et de son environnement : la qualité de l’air et l’environnement sonore
L’environnement sonore et vibratoire
Cette question renvoie principalement aux normes applicables en matière d’isolement phonique des constructions. Pour les habitations, les règles applicables sont définies par l’arrêté du 30 mai 1996, relatif aux modalités de classement des infrastructures de transports terrestres et à l'isolement acoustique des bâtiments d'habitation dans les secteurs affectés par le bruit.
Cet arrêté a pour objet, en application du décret no 95-21 du 9 janvier 1995 :
- de déterminer, en fonction des niveaux sonores de référence diurnes et nocturnes, les cinq catégories dans lesquelles sont classées les infrastructures de transports terrestres recensées ; - de fixer la largeur maximale des secteurs affectés, situés de part et d'autre des infrastructures ; - de fixer les modalités de mesure des niveaux sonores de référence et les prescriptions que doivent respecter les méthodes de calcul prévisionnelles ;
- de déterminer l'isolement acoustique minimal des façades des pièces principales et cuisines contre les bruits des transports terrestres.
Les niveaux sonores de référence, permettant de classer les infrastructures de transports terrestres recensées et de déterminer la largeur maximale des secteurs affectés par le bruit, sont :
- pour la période diurne, le niveau de pression acoustique continu équivalent pondéré A, pendant la période de 6 heures à 22 heures, noté LAeq (6 heures-22 heures) ;
- pour la période nocturne, le niveau de pression acoustique continu équivalent pondéré A, pendant la période de 22 heures à 6 heures, noté LAeq (22 heures-6 heures).
On distingue deux situations : celle où le bâtiment est construit dans une rue en U, celle où le bâtiment est construit en tissu ouvert.
• Dans les rues en U - Le tableau du haut donne la valeur de l'isolement minimal en fonction de la catégorie de l'infrastructure, pour les pièces directement exposées au bruit.
Ces valeurs sont diminuées, sans pouvoir être inférieures à 30 dB (A) avec un décalage d'une classe d'isolement pour les façades latérales et un décalage de deux classes pour les façades arrière.
• En tissu ouvert - Le tableau ci-contre donne, par catégorie d'infrastructure, la valeur de l'isolement minimal des pièces en fonction de la distance entre le bâtiment à construire et :
- pour les infrastructures routières, le bord extérieur de la chaussée la plus proche ; - pour les infrastructures ferroviaires, le bord du rail extérieur de la voie la plus proche.
Les valeurs du tableau peuvent être diminuées de façon à prendre en compte l'orientation de la façade par rapport à l'infrastructure, la présence d'obstacles tels qu'un écran ou un bâtiment entre l'infrastructure et la façade pour laquelle on cherche à déterminer l'isolement, conformément aux indications du tableau.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.6 Etat initial du site et de son environnement : la qualité de l’air et l’environnement sonore
L’environnement sonore et vibratoire
La présence de deux routes départementales, à fort trafic, aux abords du site engendre des nuisances sonores.
Les trafics respectifs des deux routes départementales qui bordent le site sont de 6000 véhicules/jour en 2004 sur la RD 471 (route de Lagny) et de 11000 véhicules/jour (dont 900 poids lourds, ce qui représente 8% du trafic) en 2004 pour la RD 636 (route de Meaux). Le terme de « voies bruyantes » est utilisé dès que le trafic routier dépasse les 5000 véhicules/jour.
Malgré l’absence de campagne de mesure du bruit sur le site, un classement sonore des infrastructures terrestres est effectué par la préfecture (arrêté préfectoral n° 99 DAI 1 CV 019 du 15 février 1999 relatif au classement des infrastructures de transports terrestres et à l’isolement acoustique des bâtiments d’habitation dans les secteurs affectés par le bruit).
Ce classement permet d’affecter à une route une catégorie sonore en fonction du niveau sonore qu’elle émet. Les infrastructures de transports terrestres sont classées en cinq catégories selon le niveau de bruit qu’elles engendrent, la catégorie 1 étant la plus bruyante. Par ailleurs, à chaque catégorie correspond une zone affectée par le bruit de part et d’autre de la voie.
Catégorie
Niveau sonore
diurne (L)
(en dB)
Niveau sonore
nocturne(L)
(en dB)
Largeur affectée par le bruit, de part et
d’autre de la voie
(en m)
1 > 81 > 76 300 m
2 76 < L ≤ 81 71 < L ≤ 76 250 m
3 70 < L ≤ 76 65 < L ≤ 71 100 m
4 65 < L ≤ 70 60 < L ≤ 65 30 m
5 60 < L ≤ 65 55 < L ≤ 60 10 m- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.6 Etat initial du site et de son environnement : la qualité de l’air et l’environnement sonore
L’environnement sonore et vibratoire
Les bâtiments à construire dans un secteur affecté par le bruit devront donc s’isoler en fonction de leur exposition sonore. La première mesure consiste à faire de l’isolement acoustique de façade.
L’isolation est généralement quantifiée par une grandeur appelée isolement acoustique normalisé DnT, exprimé en dB
Un arrêté a pour objet, l'application des dispositions du décret n° 95-21 du 9 janvier 1995, sachant qu'il ne faut pas perdre de vue que l'isolement de façade, ne concerne pas que les fenêtres, mais l'ensemble de la façade.
Il existe deux méthodes pour quantifier et évaluer les nuisances sonores :
La première, décrite à l'Article 6 de l'arrêté est simplifiée et consiste par catégorie d'infrastructure à définir des valeurs d'isolement, qui peuvent être diminuées en fonction de la distance entre le bâtiment et la voirie considérée, de l'orientation de la façade ou de la présence d'obstacles. Cette méthode très approximative ne tient pas compte des étages, de la topographie, des réverbérations et de la climatologie.
La deuxième, décrite à l'Article 7 de l'arrêté est complète et consiste en l'estimation précise des niveaux sonores en façade, en prenant en compte l'évolution du trafic dans le temps, des données urbanistiques et topographiques particulières, de l'implantation de la construction dans le site, ainsi que des occurrences météorologiques locales.
Les atténuations par la distance sont définies par le tableau suivant (les valeurs d’atténuation sont en dB) :
Distances en m 0 10 15 20 25 30 40 50 65 80 100 125 160 200 250
1 45 45 44 43 42 41 40 39 38 37 36 35 34 33 32
2 42 42 41 40 39 38 37 36 35 34 33 32 31 30
3 38 38 37 36 35 34 33 32 31 30
4 35 33 32 31 30 Catégorie
5 30- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune de Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 -
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I.6 Etat initial du site et de son environnement : la qualité de l’air et l’environnement sonore
Synthèse
Bilan des émissions annuelles pour la commune de RUBELLES (estimations faites pour l'année 2000)
Polluant NOx CO SO2 COVNM PM10 CO2
Emissions totales 40.9 t 135.8 t 7.6 t 40.5 t 4.5 t 10.5 kt
Le bilan des émissions annuelles pour Rubelles situe la commune dans une catégorie peu polluée.
Rubelles et la zone d’aménagement concerté des Trois Noyers, sont par ailleurs situés dans des périmètres soumis à des normes d’isolation phonique, imputables aux deux routes qui délimitent l’opération.
Toutefois, l’hypothèse d’une déviation de la RD 471, demandée par la Municipalité de Rubelles permettrait de réduire ces nuisances.
La création d’un axe raccordé à la future voie de contournement de la Plaine de Montaigu, à hauteur de la station électrique et rejoignant le carrefour de la RD 82 et de la RD 471, permettrait de diminuer la circulation sur la RN 36 et la RD 471 dans la traversée de Rubelles.
*
* *- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 68
I. ÉTAT INITIAL DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT 7. Le milieu urbanisé
Rue des Trois Moulins Rue de la Faïencerie- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 69
I.7
Etat initial du site et de son environnement : le milieu urbanisé
La trame viaire et la trame bâtie. Le fonctionnement urbain •
La carte présentée en page précédente met en exergue la répartition des constructions et des voies dans le tissu construit. L’ensemble du tissu bâti est représenté, principalement, par les quartiers résidentiels à dominante pavillonnaire situés au Sud de la route de
Meaux et, dans une moindre mesure, par le Vieux Rubelles, concentré le long de la rue de la Faïencerie et de ses voies adjacentes.
Ces quartiers Sud sont irrigués par un ensemble de voies de distribution desservant
des impasses, souvent publiques, mais à caractère privatif. Ces voies de distribution rejoignent un axe structurant, représenté par la rue des Trois Moulins, laquelle débouche au carrefour à feux, formé par la route de Meaux et la rue de la Faiencerie.
On
peut
considérer
que
ce
système,
très
stéréotypé
dans
sa
conception, a toutef ois le mérite de f onctionner de f açon satisf aisante en termes de sécurité des échanges routiers.
On notera aussi la très faible densité de l’urbanisation de Rubelles : si l’on excepte
la superficie bâtie que représente la zone d’activité de Saint-Nicolas, les 713 logements recensés en 2006 sont répartis dans des zones constructibles dont la superficie s’élève à 84 hectares (source : rapport de présentation du P.L.U, page 136), soit une densité moyenne de
8,5 logements à l’hectare seulement.
Le linéaire des voies de desserte des secteurs pavillonnaires avoisine par ailleurs
(en ordres de grandeur), les 12 km, soit 24 km de linéaires de trottoirs et (24 000 / 713
≈ )
34 mètres en moyenne de linéaires de façades des terrains. Dans la réalité, la largeur moyenne des façades des lots varie de 12 mètres à 30 mètres suivant les opérations. •
La zone d’étude proprement dite est au contact des urbanisations linéaires situées au Nord de la route de Meaux, et des quartiers attenants au
vieux Rubelles : une transition devra être imaginée, dans l’optique d’une cohabitation entre le nouveau quartier et l’existant.
La ZAC des Trois Noyers doit aussi anticiper sur la réalisation des quartiers d’activités périphériques prévus dans les programmes de la
communauté d’agglomération : sa conception devra intégrer, pour son fonctionnement futur, le fait qu’elle s’inscrira dans un environnement bâti.
Par ailleurs, la commune n’est pas soumises à des risques naturels (en dehors des risques de retrait-gonflement d’argiles déjà évoqués). Il
n’existe pas non plus de risques technologiques.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 70
I.7
Etat initial du site et de son environnement : le milieu urbanisé
Les réseaux et la collecte des déchets
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du bassin Seine-Normandie (SDAGE), approuvé le 20 septembre 1996, fixe des prescriptions
afin de garantir la qualité de l'eau. Le P.L.U. s'inscrit dans le respect de ces prescriptions : -
La présence d'un réseau collectif de récupération des eaux usées dans les zones urbanisées et à urbaniser minimise les risques de pollution de l'eau par des
installations individuelles mal entretenues. -
L'article 4 du règlement de chaque zone impose, pour l'ensemble des zones autorisant des constructions, des normes en matière de gestions des eaux
pluviales. Des dispositifs de gestion des eaux pluviales à l’unité foncière peuvent être imposés lorsque le réseau est insuffisant. -
Le Ru du Jard est protégé d'une urbanisation à proximité immédiate par des normes de retrait des constructions ainsi que par des mesures de conservation
des végétaux qui le bordent sur une grande partie de son lit.
Concernant la gestion des eaux pluviales, et compte tenu de la superficie de l’opération, on peut envisager, du moins pour les quartiers d’habitat individuel,
une gestion des eaux pluviales "à la parcelle", pour les eaux de toiture et de ruissellement privatives.
Ceci réduira d’autant les apports brutaux sur le réseau public des eaux pluviales, en cas de séquence orageuse : celui-ci ne collectera que les eaux de
ruissellement des espaces publics (voirie, parking). Cette solution permet aussi de limiter l’assèchement des sols et les mouvements de retrait-gonflement d’argile.
La gestion des eaux pluviales nécessitera l’aménagement, en aval, d’un ouvrage d’épuration-régulation, lequel devra faire l’objet d’une justification au titre de
la loi sur l’eau. Sa localisation préférentielle correspond à l’ancien étang situé en rive droite du ru de Rubelles, à l’extrémité Nord de la zone d’étude.
Sans anticiper sur un niveau plus approfondi d’analyse juridique (
confer
dossier Loi sur l’Eau), une première évaluation conduit à définir la capacité suivante :
L’ensemble des eaux de ruissellement issues de l’emprise de la ZAC, sera régulé à 0,5 l/s/ha. Les ouvrages de stockage des eaux de ruissellement seront, par hypothèse, dimensionnés pour une pluie de 55 mm en 4 heures. Régulation et Traitement ouvrages communs
Surface brute
Coef.
Surface active
volume généré par une pluie de 55 mm en 4h00
débit de fuite à 0,5 l/s/ha= Q
volume de fuite à 0,5 l/s/ha pdt 4h00
(3,6 x 4 x Q)
volume de stockage à
prévoir
Voies internes 8,0 m et 10,0 m
20 000 m2
90%
18 000 m2
990 m3
1,0 l/s
14 m3
976 m3
Zones inconstructibles pour espace vert d'accompagnement et de rétention des eaux pluviales
10 000 m2
30%
3 000 m2
165 m3
0,5 l/s
7 m 3
158 m3
1,5 l/s
1 134 m3
Les dimensions de l’étang (asséché) existant en limite Nord du site paraissent donc suffisantes – sous réserve d’aménagements – pour servir d’ouvrage de
régulation.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 71
I.7
Etat initial du site et de son environnement : le milieu urbanisé
Les réseaux et la collecte des déchets
Les points de raccordement
aux réseaux sont limités, dans la situation
actuelle,
à
ceux
qui
empruntent la RD 636.
D’autres hypothèses de rac-
cordement
pourront
être
envisa-
gées, en fonction des programmes concernant
les
ZAC
d’activités
prévues sur la RD 471.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 72
I.7
Etat initial du site et de son environnement : le milieu urbanisé
Les réseaux et la collecte des déchets •
La RD 471 n’est desservie par aucun réseau. Cette voie devra nécessairement être équipée, en raison du projet de zone d’activités poursuivi du côté Ouest de
la voie. Cette disposition permettra ainsi de réaliser un réseau maillé avec la ZAC de logements, notamment en ce qui concerne l’adduction en eau potable.
La RD 636 est pourvue en réseaux d’eau (ø 200 mm) et d’assainissement collectif, géré sous un système séparatif (ø 200 mm pour les eaux usées et ø 400
mm pour les eaux pluviales). Les cotes radier
de ces réseaux (71,65 m
pour les eaux usées et 72,46 m pour les eaux pluviales) permettent un raccordement de la
zone.
Dans la ZAC, les rejets d’eaux usées sont évalués à 165 m3 jour.
•
La collecte des déchets :
(source : PLU)
Situation administrative : la collecte des résidus ménagers de la commune de RUBELLES est confiée au SMITOM sous le contrôle des services de la
communauté d’agglomération de Melun Val-de-Seine. -
Etat actuel : Le traitement par incinération est effectué dans l’usine située au lieu dit « Tertre de Chérisy » sur la commune de Vaux-le-Pénil. Le traitement par
compostage des déchets verts est effectué dans la plateforme Cybèle, à Cesson.
Le tri est obligatoire dans la commune et, suivant leur nature, les déchets : soit sont collectés au porte à porte, à l’aide de contenants fournis par la collectivité
à chaque famille ; soit doivent être portés dans les points d’apport volontaire mis à la disposition des usagers sur le territoire de la commune.
Organisation de la collecte des ordures :
-
Les ordures ménagères : contenant « Noir » collecté à domicile les Mardi et Vendredi.
-
Les emballages cartons, métalliques ou plastiques : contenant « Jaune » collecté à domicile le Jeudi.
-
Les déchets verts : contenant « Marron » collecté à domicile le lundi.
-
Les verres blancs et de couleur : apport volontaire.
-
Les papiers et revues : apport volontaire.
-
Les encombrants : collectés à domicile tous les 4ème jeudis de chaque mois (sauf exception annoncée à l’avance).
-
Les textiles : aucune disposition particulière.
-
Les autres déchets : Les pneumatiques, les piles, les produits dangereux, les huiles et les peintures doivent être retournés à l’industrie ou au commerce qui les
met en circulation ou portés à la déchetterie de Vaux-le-Pénil. Les gravats
plâtras et déchets de chantier doivent être, aux frais des intéressés, portés en décharge
soit par transport individuel, soit par la location de benne multidéchets, ou portés à la déchetterie de VAUX LE PENIL.
Les points d’apport volontaire sont situés : sur l’aire de stationnement réservée à la salle Emile Trélat, sur la Place Henry Guy, sur le bord de la route de
Meaux (à hauteur du n°
809), sur l’aire de stationn ement du centre commercial « Champion ».
-
Situation future : Le développement de l’urbanisation tel qu’il est planifié par le P.L.U. n’entraîne pas un accroissement de la population tel qu’il
serait nécessaire de mettre en place des mesures supplémentaires de collecte et de traitement des déchets.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
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Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 73
I.7
Etat initial du site et de son environnement : le milieu urbanisé
Synthèse -
Toute la frange Est du site (moins les parcelles n°
15 et 16) présente une interface sensible avec un tissu résidentiel existant.
L’enjeu sera ici de restreindre les risques de conflits d’usage, en évitant toute fréquentation publique avec les limites de ces propriétés
(lesquelles sont sans doute appelées à être morcelées …). -
Toute la frange Ouest du périmètre d’étude (plus les parcelles n° 15 et 16 côté Est) présente une int erface avec des voies routières
importantes, principaux axes visuels à partir desquels l’intégration urbaine de l’opération sera jugée.
Il s’agira, au regard de cette question, de mener une réflexion sur le traitement de la « couture », du front bâti, entre la voie publique et ce
nouveau quartier d’habitation. -
La limite Sud de la zone soulève une problématique particulière. Rubelles ne disposant pas de centralité à proprement parler,
les quelque 3,5
hectares de « la Fourche »
(intégrés
in fine
dans le périmètre de la ZAC habitat)
peuvent représenter une opportunité pour réaliser un pôle de centralité
de quartier fonctionnel, associant commerces et services, avec une urbanité qui soit plus satisfaisante que celle du centre commercial actuel
,
essentiellement conçu dans une optique de centre commercial de rocade et non comme un quartier de Rubelles. -
Corollaire de cette question : pour ne pas produire un tissu construit indifférencié, une discussion a été menée quant aux choix des densités
construites, à la fois dans l’absolu (raisonne-t-on sur des densités pavillonnaires, avec des C.O.S de 0,20 ou 0,25, ou sur des valeurs plus élevées ?), mais aussi au regard d’une notion d’échelonnement (de gradient) des densités depuis le Nord vers de Sud.
Deux solutions se présentent : soit on favorise une centralité vers le centre ancien du village, soit on l’oriente vers les nouveaux quartiers
d’activités. Les choix possibles
en termes de densités et d’orientation du gradient de densité
représentent eux aussi des variables majeures
pour les différents scénarios d’aménagement.
Le parti d’aménagement retenu est celui qui ménage une densité croissante depuis la partie Nord vers le Sud.
*
*
*- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 74
I. ÉTAT INITIAL DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT 8. Les paysages : approche théorique
Une définition de paysage aujourd’hui largement partagée est celle contenue dans la Convention européenne du paysage, adoptée sous les
auspices du Conseil de l’Europe en 2000. Selon cette définition, « paysage désigne une partie du territoire, telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations ».
La typologie établie à partir de la géomorphologie identifie :
-
d’une part, en termes de reliefs : les plaines ou plateaux et les grandes vallées fluviales, les lacs ou étangs, les côtes (ou « cuesta »), les
petites vallées, les pénéplaines, et les vallées encaissées, -
d’autre part, en termes d’occupation du sol, les cultures ou prés, les boisements continus, les bocages (système de haies) et des alternances
de bois et cultures.
À partir de cette analyse, on retiendra trois grands types d’espaces : les paysages ouverts, les paysages séquentiels, les paysages fermés. Ces trois grands morphotypes, observables dans le secteur d’étude, peuvent être tabulaires, orientés ou fermés, en fonction du mode
d’occupation du sol, comme du relief.
TYPOLOGIE
ETABLIE A PARTIR
DE LA
GEOMORPHOLOGIE
plaine ou plateau,
grande vall
e
fluviale
lacs,
tangs
c™te (ou "cuesta")
petite vall
e
p
n
plaine
vall
e
encaiss
e
LES PAYSAGES
OUVERTS
paysage tabulaire ouvert
paysage
lacustre ouvert
paysage de c™te ouvert
paysage
orient
ouvert
paysage collinaire ouvert
LES PAYSAGES SEQUENTIELS
paysage tabulaire s
quentiel
paysage lacustre s
quentiel
paysage de
c™te s
quentiel
paysage orient
s
quentiel
paysage collinaire s
quentiel
LES PAYSAGES
FERMES
paysage
tabulaire ferm
paysage de c™te ferm
paysage
orient
ferm
paysage
collinaire ferm
paysage
orient
ferm
,
paysage ferm
- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
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Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 75
I.8
Etat initial du site et de son environnement : les paysages
Les entités urbaines et paysagère
(source : P.L.U)
•
Le Grand Paysage La présence de Rubelles
dans le grand paysage est peu perceptible.
En
effet,
l'urbanisation
implantée essentiellement dans les vallons n'est pas visible de la plaine.
Par
ailleurs,
son
écrin
boisé l"efface" de la
vue
que
l'on peut avoir depuis les voies de
contournement
de
l'agglo-
mération.
Les perspectives les plus
directes sur la configuration du village sont obtenues à partir de la route de Meaux, et – dans une moindre mesure – depuis la route de Lagny.
Ci-contre :
vue
satellite
(orientée oblique) de Rubelles.
Cette
vue
met
bien
en
évidence
l’écrin
boisé
qui
ceinture
l’urbanisation
et
la
masque des vues lointaines.
*
*
*- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
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Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 76
I.8
Etat initial du site et de son environnement : les paysages
Les entités urbaines et paysagère
(source : P.L.U)
•
Les Entrées de Ville Le contraste est particulièrement important entre l'entrée Sud et l'entrée Nord de Rubelles. Au Sud, bien qu'en continuité avec l'agglomération de Melun, le passage sur la RD 605 confère un
véritable effet d'entrée aux aménagements situés au-delà du pont.
Les photos montrent que ces aménagements donnent plutôt une image de délaissement peu valorisante
pour Rubelles (photo du haut).
Lorsque l'on progresse sur la RD 636, une très faible impression d'urbanité se dégage ; l'entrée est en
"creux". Cette avenue est large, peu arborée et bordée de bâti peu dense et assez petit. Il faut arriver au carrefour de la rue de la Faïencerie pour visualiser la présence d'une centralité.
Au Nord en revanche, la lisibilité de l'espace est remarquable, tant sur le plan vertical avec l'alignement
de platanes le long de la RD 636 que par la lisière des bois qui vient s'interposer devant la plaine et masquer le vallon du ruisseau du Jard (photo centrale).
Plus loin vers l'Ouest, l'urbanisation de Voisenon est peu perceptible. L'entrée de Rubelles se matérialise
par la pénétration dans un espace boisé limité par des murs et des grilles qui apportent leur part d'urbanité.
Cette organisation est similaire, l'alignement d'arbres en moins, lorsque l'on vient de la RD471. En
revanche, sur cette voie, on longe le bois et Rubelles n'apparaît pas vraiment, la vue venant se fixer sur le bâti melunais au Sud (photo du bas).
Les entrées secondaires présentent un caractère rural ou « bucolique » :
-
Vue du Nord de la rue de Solers, avec à gauche le pavillon "des Machines" classé ;
-
Vue sur le cimetière, à l'Ouest du territoire ;
-
Entrée par la RD 471 dans l'avenue du Château côté Ouest. La traversée de Rubelles par la RD117, ancienne voie ferrée du « Tacot de Verneuil », est assez
particulière, car en contre-haut des principaux quartiers qu'elle dessert. La perception est alors principalement celle d'un boisement partiellement construit.
Cette sensation est exacerbée lorsque l'on se dirige vers le Sud. La vue porte alors, à travers les arbres,
sur les grands ensembles de Melun.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
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Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 77
I.8
Etat initial du site et de son environnement : les paysages
Les grandes lignes structurantes du paysage
La vue satellite ci-contre
met en évidence les principales composantes du paysages.
Rubelles inscrit son tissu
construit
dans
une
trame
boisée
composée :
-
au
Nord,
du
parc
du
château
de
Rubelles
et
des
propriétés
voisines,
avec
une
densité arborée forte et quasi- continue, -
au
Sud,
d’opérations
à
dominante
pavillonnaire,
à
la
trame foncière très
lâche,
qui
octroit une part importante aux plantations ornementales.
L’espace
adjacent
au
village
est
représenté
par
le
plateau
agricole
,
ponctué
de
bosquets
et
de
haies
cham-
pêtres, lesquelles soulignent le tracé des chemins ruraux.
Le
front bâti
de Melun,
délimité par la rocade, constitue l’arrière-plan des vues que l’on a
depuis
le
secteur
Nord
de
cette agglomération.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 78
I.8
Etat initial du site et de son environnement : les paysages
La perception des sites
Les principaux champs visuels qui caractérisent la perception du paysage
sont les suivants :
Ci-contre : vue prise depuis le carrefour giratoire situé au Nord de la RD 605
(rocade de Melun).
La vue est ouverte du côté Est (mais tout cet avant-plan sera occupé par la partie
Sud de la ZAC, traitée en écrin boisé) ; elle est orientée vers le Nord par les plantations d'alignement de l’ancien chemin d’accès au château, lesquelles limitent le champ visuel du côté Ouest.
Le plan moyen est représenté par les franges pavillonnaires implantées le long de
la RD 636 et l'arrière-plan par les boisements de la Pièce de Saint-Nicolas.
Ci-contre : vue prise depuis la RD 636. Le linéaire de la route présente une seule échappée visuelle vers la zone, limitée
par les constructions pavillonnaires en avant-plan, et par un horizon interne représenté par les boisements (bosquet avec – en arrière-plan – l’ancienne allée du château et ses alignements plantés).
Cette séquence est particulièrement sensible en termes de paysages, dans le sens
où elle constituera la seule "façade" de l'opération sur la route de Meaux, donnant sur la principale voie d'accès au site.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
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Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 79
I.8
Etat initial du site et de son environnement : les paysages
La perception des sites
Ci-contre : vue prise depuis la RD 471 vers le Nord. Le côté Ouest de la zone d'étude présente un grand linéaire au contact de la route
(environ 400 mètres).
Il constitue un espace assez restreint dont la perception est très orientée vers le
Nord, par les plantations d'alignement observables du côté Est (haie libre) et par le bois "des Mâles Voisines", à l'Ouest.
Ce linéaire présente une sensibilité toute particulière, en raison
de la nécessité de
mener une réflexion approfondie sur la façon dont on entend organiser la limite de l'urbanisation à venir, laquelle devra en outre composer avec la zone d'activités (ou les espaces dédiés aux sports ?) qui sera réalisée du côté Ouest.
Ci-contre: vue prise depuis la RD 471 vers le Sud. Cette photographie souligne elle aussi les enjeux qui se posent en matière de
paysage à créer, tant en ce qui concerne le traitement de l’espace pubic (voirie), qu’en ce qui concerne l’implantation et l’aspect architectural des bâtiments qui seront implantés de part et d’autre de la voie.
Cette urbanisation constituera en outre la future entrée de l'agglomération de
Melun, avec pour point focal les tours des quartiers Nord de Melun : on se trouve donc en présence d’un site particulièrement sensible au plan qualitatif.
Le cadre de cette future entrée de ville représente d’autant plus un défi que deux
opérations distinctes se partageront l’occupation des alignements : la ZAC des Trois Noyers, avec un traitement d’écrin boisé à la Fourche (carrefour RD 636, RD 471) et une autre ZAC d’activités (voir le schéma directeur de Melun, page 77), ou un espace affecté aux équipements sportifs.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 80
I.8
Etat initial du site et de son environnement : les paysages
La perception des sites
A gauche : vue prise depuis la RD 636 vers le Nord. Cette vue met en évidence la qualité de traitement de l’espace public, gâce uniquement aux plantations d’alignement. Les bas-côtés, en revanche, sont d’un
traitement « de rase campagne », inadapté à la fonction résidentielle et
d’entrée d’agglomération que ce linéaire remplit
depuis
quelques
décennies :
un
cheminement piétonnier, séparé de la chaussée, constituerait un minimum d’urbanité, tant en termes fonctionnels que de paysages.
A droite : vue prise depuis la RD 636 vers le Sud. Cette photographie souligne elle aussi les enjeux qui se posent en matière de paysage à créer, pour une « entrée de ville » valorisante. Cette urbanisation
constituera en effet la future entrée de l'agglomération de Melun, au même titre que la RD 471. Recréer des continuités d’alignements plantés, aménager des circulations piétonnières sécurisées (et non le long de la chaussée !), harmoniser le cadre bâti de part et d’autre de la voie, représentent les orientations à étudier.
*
*
*- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
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Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 81
I.8
Etat initial du site et de son environnement : les paysages
L’analyse des paysages
Les données du relief permettent de caractériser
deux types
d'espaces
:
la
moitié
Nord
de
la
zone
descend
en
pente
douce
vers
le
vallon
du
ru
de
Rubelles, la moitié Sud est quasiment plane.
À
cette
structure
sont
associés
deux
types
d'occupation du sol, déterminés aussi par la géologie : des bois, friches et plans d'eau dans la partie Nord ; des terres agricoles
mis en séquences par le bois des
Trois Noyers et par des plantations d'alignement dans la partie Sud.
Ceci
permet
de
qualifier
la
partie
Nord
de
"paysage
fermé"
(elle
l'est
aussi
en
termes
d'accessibilité
…),
et
la
partie
Sud
de
"paysage
séquentiel et orienté" : les lignes de force du paysage sont déterminées par les boisements.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 82
I.8
Etat initial du site et de son environnement : les paysages
Synthèse -
La présence de Rubelles dans le « grand paysage » est peu perceptible : l'urbanisation implantée essentiellement dans les vallons n'est pas
visible de la plaine. Par ailleurs, son écrin boisé l"efface" de la vue que l'on peut avoir depuis les voies de contournement de l'agglomération. -
La partie Nord du site étudié représente un "paysage fermé" et la partie Sud un "paysage séquentiel et orienté", les lignes de force du paysage
sont déterminées par les boisements. -
Le long des voies structurantes : recréer des continuités d’alignements plantés, aménager des circulations piétonnières sécurisées, harmoniser
le cadre bâti de part et d’autre de la voie, représentent les orientations à étudier. -
Le cadre de la future entrée de ville, côté RD 471, représente un défi ; deux opérations distinctes se partageront les côtés de la voie : la ZAC
des Trois Noyers, avec un traitement d’écrin boisé à la Fourche (carrefour RD 636, RD 471), et une autre ZAC d’activités ou un espace affecté aux équipements sportifs.
*
*
*- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
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I. ÉTAT INITIAL DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT 9. Le contexte législatif et réglementaire
L’opération projetée s’inscrit dans un contexte législatif et réglementaire dont les articles les plus essentiels sont les suivants :
•
Article L311-1
(Loi nº 2000-1208 du 13 décembre 2000 art. 7 1º Journal Officiel du 14 décembre 2000 en vigueur le 1er avril 2001)
Les zones d'aménagement concerté sont les zones à l'intérieur desquelles une collectivité publique ou un établissement public y ayant vocation décide d'intervenir pour
réaliser ou faire réaliser l'aménagement et l'équipement des terrains, notamment de ceux que cette collectivité ou cet établissement a acquis ou acquerra en vue de les céder ou de les concéder ultérieurement à des utilisateurs publics ou privés.
Le périmètre et le programme de la zone d'aménagement concerté sont approuvés par délibération du conseil municipal ou de l'organe délibérant de l'établissement public de
coopération intercommunale.
Sont toutefois créées par le préfet, après avis du conseil municipal de la ou des communes concernées ou de l'établissement public de coopération intercommunale
compétent, les zones d'aménagement concerté réalisées à l'initiative de l'Etat, des régions, des départements ou de leurs établissements publics et concessionnaires et les zones d'aménagement concerté situées, en tout ou partie, à l'intérieur d'un périmètre d'opération d'intérêt national.
Une même zone d'aménagement concerté peut être créée sur plusieurs emplacements territorialement distincts.
•
Article L311-2
(Loi nº 2000-1208 du 13 décembre 2000 art. 7 2º Journal Officiel du 14 décembre 2000 en vigueur le 1er avril 2001)
A compter de la publication de l'acte créant une zone d'aménagement concerté, les propriétaires des terrains compris dans cette zone peuvent mettre en demeure la
collectivité publique ou l'établissement public qui a pris l'initiative de la création de la zone, de procéder à l'acquisition de leur terrain, dans les conditions et délais prévus à l'article L. 230-1. •
Article R311-5
(Décret nº 2006-959 du 31 juillet 2006 art. 3 II Journal Officiel du 2 août 2006)
L'acte qui crée la zone d'aménagement concerté en délimite le ou les périmètres. Il indique le programme global prévisionnel des constructions à édifier à l'intérieur de la
zone. Il mentionne le régime applicable au regard de la taxe locale d'équipement. •
Article R311-6
(Décret nº 2007-1177 du 3 août 2007 art. 2 II Journal Officiel du 5 août 2007 en vigueur le 1er octobre 2007)
L'aménagement et l'équipement de la zone sont réalisés dans le respect des règles d'urbanisme applicables. Lorsque la commune est couverte par un plan local d'urbanisme,
la réalisation de la zone d'aménagement concerté est subordonnée au respect de l'article L. 123-3.
L'aménagement et l'équipement de la zone sont : 1º Soit conduits directement par la personne morale qui a pris l'initiative de sa création ; 2º Soit concédés, par cette personne morale, dans les conditions définies par les articles L. 300-4 à L. 300-5-2. Lorsque l'opération doit faire l'objet d'une étude de sécurité publique en application de l'article R. 111-48, cette étude doit être reçue par la sous-commission départementale
pour la sécurité publique de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité avant le commencement des travaux de réalisation des voies et espaces publics.
La réalisation de l’opération projetée doit en outre être compatible avec les orientations des documents supra-communaux (schéma directeur régional du 26
avril 1994 et schéma directeur local). Il doit aussi être conforme avec les prescriptions du plan local d’urbanisme. Le choix du site des Trois Noyers, pour réaliser une zone concerté à destination de logement, répond à un parti d’aménagement défini dans tous les documents de planification.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 84
I.9
Etat initial du site et de son environnement : le contexte législatif et réglementaire
Les prescriptions supra communales
Le
site
retenu
pour
réaliser
la
zone
d’aménagement concerté des Trois Noyers est inscrit en «espace
partiellement
urbanisable»
dans
le
schéma
directeur
régional
(approuvé
le
26
avril
1994)
et
en
espace
constructible,
à
vocation
dominante
de
logements, dans le schéma directeur local (approuvé le 13 décembre 2006).
Ci-contre : extrait du SD-RIF du 26 avril 1994. La notion d’espace partiellement urbanisable doit
être précisée :
confer
SDRIF p 103 (chapitre 4.3)
D’ici 2003 les schémas directeurs locaux devront
avoir fait apparaître la localisation : 1° - des espaces maintenus au moins jusqu’en 2015 d ans leur usage actuel, généralement naturel ou agricole,
à hauteur de
40%
de la surface des espaces partiellement urbanisables en
grande couronne et de 20% à Paris et dans les départements de la proche couronne. 2° - des espaces maintenus, dans une première étape , dans leur
usage
actuel,
généralement
naturel
ou
agricole,
mais
ayant vocation à être ouverts à l’urbanisation ultérieurement, à hauteur d’au plus 30% de la surface des espaces partiellement urbanisables, en grande couronne et d’au plus 40 % à Paris et dans les départements de la proche couronne. 3° -
des
autres
espaces,
qui
devront
avoir
été
ouve rts
à
l’urbanisation avant 2003, à hauteur d’au moins 30% de la surface
des
espaces
partiellement
urbanisables
en
grande
couronne et d’au moins 40% à Paris et dans les départements de la proche couronne.
D’ici 2015, les schémas directeurs locaux devront avoir
ouvert à l’urbanisation la totalité des espaces définis en 2° et 3° . Ces différents pourcentages seront appréciés à l’échelle du périmètre de chaque schéma directeur local.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 85
I.9
Etat initial du site et de son environnement : le contexte législatif et réglementaire
Les prescriptions supra communales
Ci-contre : extrait du schéma directeur de Melun, approuvé le 13 décembre
2006.
Après
répartition,
à
l’échelle
du
schéma
directeur,
des
sites
restant
constructibles, avec restitution des 40 % devant rester naturels au sein des espaces
« partiellement
urbanisables »,
le
schéma
local
identifie
le
secteur
d’étude en extension à vocation d’habitat dans sa totalité (hachures rouges).
La constructibilité du site a été confirmée par le projet de révision du SD-
RIF (« pastilles » d’urbanisation préférentielle, schéma du bas).
Les prescriptions projetées dans ce document (non encore opposable à la date de
rédaction de cette étude), sont les suivantes :
Les prévisions et décisions d’urbanisme concernant les secteurs d’urbanisation
préférentielle doivent : -
renforcer et hiérarchiser les centralités ;
-
favoriser
des
densités
soutenues,
en
termes
de
logements,
d’activités,
d’équipements et de services ; -
permettre des densités en matière de logements ne devant pas être inférieures à
35 logements par hectare en moyenne, à l’échelle du quartier (équipements et voirie inclus), sauf en cas de servitude ou d’éléments patrimoniaux ou paysagers à protéger ; -
augmenter et diversifier l’offre de logements dans le respect des objectifs fixés par
le SDRIF (cf. chapitre 2.1) et favoriser l’accueil d’une économie de proximité dans les espaces à vocation mixte et d’habitat.
L’urbanisation
doit
s’effectuer
en
continuité
du
bâti
existant,
sauf
s’il
s’avère
nécessaire de maintenir une continuité agricole, naturelle ou boisée, ou une coupure d’urbanisation (cf. §correspondant).
L’urbanisation progressive ne doit pas déstabiliser les activités agricoles. L’intégration des projets dans leur environnement est essentielle et les fronts entre
l’urbain et les espaces agricoles, boisés ou naturels doivent être maîtrisés et traités (cf. § correspondant).- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 86
I.9
Etat initial du site et de son environnement : le contexte législatif et réglementaire
Les prescriptions communales •
Dans le PLU approuvé le 25 janvier 2008, le site est décrit comme suit, avec une
définition
d’objectifs
à atteindre en termes d’aménagement :
« Un secteur, plus important, n’est plus classé en zone naturelle. Il s’agit de la
partie à vocation résidentielle du secteur 2AU, secteur situé entre les RD 471 et 636.
( … ) Par sa situation de proximité avec la commune de Melun, et d'enclavement
entre deux voies à forte circulation, la vocation agricole du secteur était en suspens. Le secteur est en effet situé en immédiate première couronne de la ville centre, il est donc un enjeu du devenir de l’agglomération à court terme.
Les conséquences pour l’agriculture seraient un compartimentage de l’espace
agricole rendant improductive son exploitation et compliquant les déplacements des engins agricoles.
(…) Si le devenir de la zone a, d’ores et déjà, fait l’objet d’une réflexion poussée,
la
complexité
des
enjeux
ne
permet
pas
d’ouvrir
la
zone
à
l’urbanisation
dès
l’approbation du P.L.U. En effet, l’aménagement global et l’urbanisation de cette zone posent des questions qui méritent une réflexion plus aboutie, notamment à cause de la taille de cet espace.
Les interrogations concernent en premier lieu l’articulation de l’urbanisation future
avec les infrastructures routières qui ont, sur la zone, une forte emprise foncière, visuelle et sonore.
Aussi, les opérations à venir devront être pensées de manière à limiter les
nuisance des voies. Des liaisons avec l’urbanisation existante devront être prévues afin d’éviter que les nouveaux quartiers soient isolés. Par ailleurs, les moyens de réduire les nuisances paysagères et sonores feront l’objet d’une réflexion au moyen d’une étude particulière, obligatoire au regard de l’article L. 111-1-4 du Code de l’Urbanisme.
Comme il a déjà été évoqué, ce secteur est intégré à la réflexion sur l’organisation du réseau de transport de l’agglomération melunaise et même de la Région
francilienne. Des projets d’infrastructures routières lourdes concernent le secteur.
La définition précise de l'urbanisation du secteur ne peut se faire sans inclure la version définitive de ces projets routiers qui auront une grande influence sur la
zone. En plus des enjeux liés aux infrastructures de transport, l’aménagement de la zone doit être pensé de manière à optimiser l’articulation entre la partie résidentielle et la partie activités. Si la séparation établie par la RD 471 est nette, il reste nécessaire de réfléchir aux moyens de réduire les éventuelles nuisances de l’activité sur les habitations.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 87
I.9
Etat initial du site et de son environnement : le contexte législatif et réglementaire
Les prescriptions communales •
Le choix du site des Trois Noyers, pour réaliser une zone d’aménagement
concerté à destination de logement, répond ainsi à un parti d’aménagement défini dans tous les documents de planification.
C’est pourquoi le plan local d’urbanisme a été modifié le 29 octobre 2009,
afin
notamment
d’ouvrir
à
l’urbanisation
une
partie
de
la
zone
2
AU
(reclassement dans un secteur 1 AU a).
Ce
reclassement
concerne
les
terrains
sur
lesquels
la
Municipalité
projette de réaliser la zone d’aménagement concerté, à l’issue de l’étude qui est effectuée dans le dossier de
création
de la ZAC. Le plan de zonage modifié est
présenté ci-contre.
La zone 1 AU constitue une zone
d'urbanisation
future
peu
ou
pas
équipée. Les réseaux suffisants existent à proximité.
Elle comporte un secteur 1 AU a, qui a été ouvert à l’urbanisation à
l’occasion de la modification du P.L.U, dans le cadre de la création d’une zone d’aménagement concerté à vocation de logement.
Il n’est pas fixé de minimum parcellaire (superficie minimale des terrains). L'emprise au sol des constructions de toute nature y compris les annexes
ne peut excéder 40% de la superficie de la propriété.
Dans le secteur 1 AU a, la hauteur totale des constructions varie de R +
comble à R + 2 + comble, selon les secteurs définis dans les orientations d’aménagement, niveau de sous-sol non compris.
En
outre,
toute
opération
d’aménagement,
en
secteur
1
AUa,
devra
respecter
les
principes
de
réalisation
d’espaces
verts,
figurant
dans
les
« orientations
d’aménagement »,
en
termes
de
localisation,
de
fonction
et
d’emprise.
Tout terrain d’assiette d’une ou plusieurs constructions devra présenter
une surface non imperméabilisée au moins égale à 30 % de sa superficie totale.
Dans le secteur 1 AU a, une surface de plancher hors œuvre nette
(SHON) globale est définie pour chaque secteur figurant dans les orientations d’aménagement.- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 88
I.9
Etat initial du site et de son environnement : le contexte législatif et réglementaire
Les servitudes d’utilité publique et la protection du patrimoine
Il existe trois servitudes d'utilité publique situées à proximité de la
zone d’aménagement concerté : -
Le périmètre de protection de différents pavillons du domaine de
Rubelles (Pavillon dit des machines, pavillon situé au Sud-Est de la cour d'honneur, pavillon de repos situé à l'extrémité Sud de la pièce d'eau).
Inscription par arrêté ministériel du 28 décembre 1984.
-
Le site classé, correspondant au parc du château de Rubelles. Le domaine de Rubelles (parcelles B n°
1 à 5, 7 à 10 , 13, 16, 17 et
124)
est
concerné
par
cette
servitude.
Les
travaux
sont
soumis
à
autorisation préfectorale ou ministérielle selon leur nature. -
Un périmètre de protection de captage. La qualité des eaux du captage de la commune de Voisenon est
protégée
par
un
périmètre
rapproché
qui
limite
les
possibilités
de
construction à l’Ouest de la commune, au niveau du centre. Arrêté préfectoral DDAF SERU 344 du 4 août 1988.
Seule la première servitude concerne directement le périmètre de
la ZAC des Trois Noyers.
Par ailleurs, aucune donnée concernant
l’archéologie
ne figure
dans le plan local d’urbanisme.
On trouve toutefois cités, dans plusieurs documentations, des
vestiges
préhistoriques
et
antiques,
tels
qu’une
sépulture
gauloise
fouillée en 1979.
Les textes relatifs aux lois sur l’archéologie préventive seront en
toute hypothèse appliqués …- Zone d’aménagement concerté des Trois Noyers - Commune
de
Rubelles – dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 89
I.9
Etat initial du site et de son environnement : le contexte législatif et réglementaire
Synthèse
Le projet de zone d’aménagement concerté des Trois Noyers s’inscrit dans une volonté de planification à la fois, régionale, intercommunale et
communale : -
L’urbanisation du site est prévue dans le schéma directeur régional du 26 avril 1994, avec obligation d’ouverture à l’urbanisation à échéance
2015 au plus tard. -
Cette urbanisation est confirmée dans le projet de schéma directeur régional révisé (pastilles d’urbanisation préférentielle).
-
Le schéma directeur de l’agglomération de Melun identifie le site des Trois Noyers comme urbanisable à destination de logements.
-
Le plan local d’urbanisme du 25 janvier 2008 classe les terrains concernés en réserve foncière 2 AU, urbanisables après modification.
-
Le plan local d’urbanisme a été modifié, de manière à permettre la réalisation de la ZAC, en précisant le parti d’aménagement.
-
Le site est concerné par la servitude de protection des pavillons du château de Rubelles, inscrits au titre des Monuments Historiques.
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 90
II. RAISONS POUR LESQUELLES, PARMI LES SOLUTIONS ENVISAGEES, LE PROJET PRESENTE A ETE RETENU 1. Les principes d’aménagement : rappel général des contraintes et enjeux d’aménagement (de la page 73) •
Du
Nord
au
Sud,
les
contraintes
majeures
qui
vont
conditionner l’urbanisation de la zone sont les suivantes : -
Le point le plus bas de la zone est à traiter en espace de
régulation et d’épuration des eaux pluviales, de préférence sous forme de dépression (noue) pouvant se remplir en cas de fortes précipitations.
On peut aussi envisager de reconstituer un étang en eau,
au motif d’une meilleure valorisation biologique, sous réserve toutefois de mesures à prendre en termes de sécurité (quant à l’accès du public). -
Toute la frange Nord de la zone présente une interface
sensible
avec
le
bois
qui
en
constitue
la
limite,
et
qui
est
identifié, dans le futur schéma directeur régional, comme un espace de continuité écologique.
L’enjeu sera d’organiser, en termes d’aménagement du
site, une transition entre la limite d’urbanisation et cette lisière (par des espaces verts, des cheminements en liaison douce, un parc paysager, etc.).- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 91
II-1
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : les principes d’aménagement
Rappel général des contraintes et enjeux d’aménagement (de la page 73) -
Le centre de la zone est occupé par le bois des Trois Noyers et d’anciennes plantations d’alignement qui paraissent non entretenues : ces éléments, très
déterminants de l’équilibre initial du site, seront soit à requalifier (c’est-à-dire à restaurer ou reconstituer sur place), soit à déplacer.
Les différentes solutions envisageables pour le traitement de ces espaces représentent des variables majeures des scénarios d’aménagement possibles.
-
Toute la frange Est du site (moins les parcelles n°
15 et 16) présente une interface sensible avec un tissu résidentiel existant. L’enjeu sera ici de restreindre les
risques de conflits entre riverains, en évitant toute fréquentation publique avec les limites de ces propriétés (sans doute appelées à être morcelées …). -
Toute la frange Ouest du périmètre d’étude (plus les parcelles n° 15 et 16 côté Est) présente une int erface avec des voies routières importantes, principaux
axes visuels à partir desquels l’intégration urbaine de l’opération sera jugée. Il s’agira, au regard de cette question, de mener une réflexion sur le traitement de la « couture », du front bâti, entre la voie publique et ce nouveau quartier d’habitation. -
La limite Sud de la zone soulève une problématique particulière. Elle est au contact d’une future zone d’activités. Soit on souhaite favoriser une limite
hermétique entre deux fonctions urbaines qui cohabitent parfois difficilement (cela dépend de la nature des activités), soit on favorise au contraire une transition et une perméabilité entre deux fonctions qui peuvent être complémentaires. Celle-ci devra se concevoir en termes de liaison de voirie et de gabarits de constructions.
Rubelles ne disposant pas de centralité à proprement parler, les quelque 3,5
hectares de « la Fourche » peuvent représenter une opportunité pour réaliser un centre fonctionnel associant commerces et services, avec une urbanité qui soit plus satisfaisante que celle du centre commercial actuel, essentiellement conçu dans une
optique
de
centre
commercial
de
rocade
et
non
comme
un
quartier
de
Rubelles. -
Corollaire de cette question - la ZAC ne pouvant se présenter comme un
tissu construit indifférencié - une discussion est nécessaire quant aux choix des densités construites : -
à la fois dans l’absolu (raisonne-t-on sur des densités pavillonnaires, avec
des C.O.S de 0,20 ou 0,25, ou sur des valeurs plus élevées ?), -
mais
aussi
au
regard
d’une
notion
d’échelonnement
(de
gradient)
des
densités depuis le Nord vers de Sud.
Deux solutions se présentent : soit on favorise une centralité vers le centre
ancien du village, soit on l’oriente vers les nouveaux quartiers d’activités.
Les choix possibles en termes de densités et d’orientation du gradient de
densité représentent eux aussi des variables majeures pour les différents scénarios d’aménagement.
L’Allée du château. Première moitié du XX è siècle.
Une valeur historique et un rôle structurant de l’espace bâti.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 92
II-1
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : les principes d’aménagement
Les objectifs d’évolution du secteur : rappels •
Rééquilibrer l’offre de logements Concernant la composition du parc de logements, le déséquilibre significatif : le pourcentage de
logements aidés
dans Rubelles ne dépasse pas aujourd’hui
8
%,
avec 53 logements sociaux en 2006 (voir page 25).
Au regard de l’article 55 de la loi SRU, la Commune de Rubelles devrait en effet présenter un parc de logements disposant d’au moins
20 % de logements
conventionnés, rapportés au nombre de résidences principales, soit 138 logements aidés, pour les 691 résidences principales recensées en 2006.
Avec 64 logements sociaux en cours de construction (dont 26 programmés à court terme), la Ville devrait ainsi présenter environ 114 logements aidés, mais il
subsisterait un déficit substantiel, qui doit nécessairement être compensé.
Au regard de l’article 55 de la loi SRU, la Commune de Rubelles est donc redevable d’un prélèvement de 152,45 € par logements manquants, le nombre de
logements sociaux étant inférieur à 20 % des résidences principales. Pour mémoire, 20 % des 691 résidences principales représentent 138 logements.
Cet objectif justifie de réaliser la présente opération.
•
Améliorer le paysage et les liaisons interquartiers. La Commune a posé, à travers son Plan Local d'Urbanisme, les principes d'une urbanisation maîtrisée des terrains de la ZAC des Trois Noyers, compte tenu
de la forte
pression foncière
qui s'exerce sur ces terres agricoles et du potentiel de développement économique et de l’habitat qu’ils représentent.
-
L'aménagement projeté doit permettre d'achever la ZAC par un projet global cohérent et maîtrisé dans le cadre de la Loi relative au renforcement de la
protection de l'environnement (Loi n°
95-101 du 2 f évrier 1995 et article L111-1-4 du code de l'urbanisme).
Le projet d'urbanis me qui fait l'objet de la prés ente étude d'impac t a pour princ ipal objec tif de propos er un aménagement c ohérent
de l'ens emble des es pac es d'ac tiv ités et une meilleure homogénéité du territoire c ommunal et interc ommunal. -
L'ouverture à l'urbanisation de ce secteur doit permettre d'entraîner la
requalification de l'ensemble de l'entrée Sud de la commune
. L'urbanisation doit
aboutir à l'insertion de ces espaces dans un paysage structuré mais aussi dans leur environnement large (les quartiers habités, les espaces agricoles). -
Cette ambition se traduira par un travail important sur les aménagements paysagés en bordure des voies, mais aussi à l'intérieur et aux franges des sites.
-
Un autre objectif du projet est de
minimiser la coupure fonctionnelle actuelle entre le Nord et le Sud de la commune
en proposant des liaisons et des
transitions entre les quartiers d'habitat et les secteurs d'activités, favorisant la fréquentation du site et les échanges inter-quartiers. Le projet doit ainsi contribuer à l'amélioration des liaisons intercommunales (notamment en matière de « liaisons douces »).- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 93
II-1
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : les principes d’aménagement
Les principes généraux d’aménagement •
A partir de cette hypothèse, le principe d’aménagement envisagé ici est décliné en fonction de
deux variables essentielles du projet
, mais
que l’on a calé arbitrairement, pour le scénario n° 1 : 1 -
Un maillage de voirie
déterminé par la trame parcellaire (ce qui représente un choix fondé sur l’Histoire, mais qui est somme toute arbitraire :
on pourrait tout autant retenir un système de voirie en « vermicelle », comme ce fut longtemps la mode). Ce principe est proposé comme schéma de base pour l’ensemble des variantes.
Ce choix vise aussi à reconstituer les plantations d’alignement existantes dans un axe Nord-Nord-Est, et à positionner sur cet axe la voie
principale de la zone, laquelle pourra ainsi être traitée en boulevard. Celui-ci gagnerait alors à avoir pour point focal, en partie Sud, un bâtiment de la zone d’activités qui soit traité de façon très qualitative.
Côté Ouest, le parti envisagé propose une contre-allée aménagée le long de la RD 471 (et sans aucun accès direct), avec – en espace-
tampon – une large bande de terrain (6 ou 7 m), support d’une plantation d’alignement qui vienne équilibrer les masses construites pour servir de cadre à un nouveau traitement de la RD 471 (en « entrée de ville »). L’aménagement d’un carrefour (en giratoire ?) est proposé, en partie Nord, pour sécuriser l’accès à la zone à partir de cette route.
Le côté Est ne présente aucune réelle alternative : la voie d’accès sera réalisée au centre du linéaire non construit existant sur la RD 636, à
partir d’un aménagement de carrefour qui offre les meilleures garanties de sécurité (giratoire ou autre). Il serait par ailleurs intéressant de rendre public le chemin d’exploitation de la Pièce Saint-Nicolas, sous forme d’accès piétonnier.
Le côté Nord, occupé par le parc urbain projeté, et accessible uniquement par les voies internes de la zone, devrait – dans un schéma idéal –
être désenclavé par un cheminement piétonnier en direction du centre ancien (chemin des Trois Noyers). 2 -
Un gradient de densité
croissant du Nord au Sud : cette solution parie sur le fait que la nouvelle centralité de Rubelles sera localisée au Sud,
pour peu que les parcs d’activités prévus soient traités en quartiers structurés et non en « zones » sans composition urbaine.
Elle « tourne le dos » au centre ancien. Cette solution est en outre cohérente avec une forte présence construite annoncée – au Sud – et une
nécessité de protection des espaces naturels – au Nord.
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 94
II-1
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : les principes d’aménagement
Les principes généraux d’aménagement
Voiries primaires Trame verte Habitat faible densité Habitat densité moyenne Habitat densité forte Equipements Activités périphériques Aménagement de carrefour
ZAE projetée
ZAE existante
Le schéma de composition ci-contre fait apparaître les
principes ou
orientations
d’aménagement
applicables
à
la
zone,
validés
par
délibération du conseil municipal le 19 mars 2009 : 1 -
Les points suivants ont été validés par le Conseil Municipal :
-
le périmètre de l’opération incluant la pointe au sud du périmètre initial ;
-
un gradient de densité du plus dense, au Sud, vers le moins dense, au
Nord ; -
un espace vert paysager en partie Nord et une trame verte structurée à
partir de l’ancienne allée reliant le château à Melun ; -
le schéma de voirie, dans ses éléments structurants de desserte, avec une
liaison RD 471 / RD 636. 2 -
En
particulier,
la
« pointe »
Sud,
située
entre
les
RD
636
et
471,
représente le secteur le plus sensible en termes de paysage urbain.
Les principes retenus sont les suivants :
-
un front végétal
marquant
l’entrée
de
la
commune
pour
lui
donner
un
caractère résidentiel et créer ainsi un contraste fort entre les zones d’activités Est (actuelle) et Ouest (future)
;
-
la
moitié
Sud
de
cet
espace
est
réservée
à
des
équipements récréatifs, sportifs, bâtiments publics, mettant à profit
le
paysage
boisé
et
formant
un
espace-tampon
supplémentaire pour les logements ; -
la partie Nord du site est partagée entre une opération
de logements individuels (entrée Est), plusieurs bâtiments de logements collectifs, avec locaux commerciaux et de services en rez-de-chaussée. 3 -
OBJECTIF :
respecter l’équilibre à 20 % minimum de
logements conventionnés, à l’échelle de l’ensemble de la commune, après réalisation de l’opération.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 95
II. RAISONS POUR LESQUELLES, PARMI LES SOLUTIONS ENVISAGEES, LE PROJET PRESENTE A ETE RETENU 2. L’analyse des solutions envisagées
Avant d’avoir effectué le choix du schéma de principe présenté ci-avant, avaient été déclinées plusieurs variantes, établies en fonction principalement de
deux
variables
: l’orientation du
gradient de densité
(vers le Nord ou vers le Sud) et la
protection des boisements
. Ci-dessous : vue satellite orientée, qui met en
évidence
l’atout que représente la trame boisée existante
, pour une insertion réussie de l’urbanisation future vis-à-vis du caractère actuel de Rubelles. En outre,
le périmètre d’étude initial a été étendu, après discussion, sur la pointe Sud de la zone (la Fourche) : l ‘objectif est de maîtriser l’aménagement de l’entrée de ville.
*
*
*
Périmètre initial Périmètre étendu- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 96
II-2
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : l’analyse des solutions envisagées
Les variantes d’insertion dans l’environnement •
Le scénario n°
1 : "le parti de la table rase" :
Sur les bases présentées ci-avant, trois quartiers
avaient été proposés : -
Au Nord : une zone à vocation résidentielle, affectée
d'un C.O.S moyen de 0.20, soit 7 400 m2 de SHON sur 37.000 m2 de terrain, et environ 70 logements individuels.
Le
calcul
permet
de
dégager
une
superficie
moyenne de lots de l’ordre de (37 000 x 0,90 / 70 =) 475 m2. -
Au centre : une zone à vocation mixte « résidentielle
– accession sociale – logements collectifs », affectée d'un C.O.S moyen de 0.40, soit 28 400 m2 de SHON sur 71 000 m2
de
terrain,
et
environ
300
à
400
logements
(en
fourchettes hautes théoriques).
Le
calcul
permet
de
dégager
une
superficie
moyenne de terrain par logement de l’ordre de (71 000 x 0,90
/
300
=)
213
m2
(avec
beaucoup
de
variabilité
possible). -
Au
Sud :
une
zone
à
vocation
principale
de
logements collectifs, affectée d'un C.O.S moyen de 0.60, soit 16 800 m2 de SHON sur 27 800 m2, et environ 170 à 230 logements (toujours en valeurs théoriques).
Au total, cette variante de base propose de 540 à 700 logements,
avec une densité comprise entre 40 et 50 logements à l’hectare (le nouveau SD-RIF envisage une densité minimale de 35 logements à l’hectare).- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 97
II-2
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : l’analyse des solutions envisagées
Les variantes d’insertion dans l’environnement •
Le scénario n°
2 : "une solution intermédiaire" :
Si aucune compensation de la suppression du bois
des
Trois
Noyers
ne
pouvait
être
trouvée,
ce
scénario
propose de préserver toute la partie Nord du bois, plus la reconstitution d’un bois naturel (et non d’un parc urbain) en limite Nord du site (à la place des friches existantes). La superficie boisée serait équivalente à la superficie actuelle.
Le deuxième élément que l’on a fait varier dans ce
scénario est celui du « gradient de densité ». Dans le cas présent, il est inversé par rapport à la solution précédente, avec un C.O.S élevé au Nord et faible au Sud.
Cette
solution
vise
à
conforter
la
centralité
"historique" de Rubelles, en raison du fait qu’une cohérence harmonieuse
avec
la
future
zone
d’activités
(au
Sud)
représentait initialement un pari très incertain … Elle ne peut se concevoir sans une action forte de la Commune en fait de désenclavement de la partie Nord. La réouverture et l’élargissement
du
chemin
des
Trois
Noyers,
en
tant
qu’accès piétonnier, représenterait un minimum.
Trois quartiers étaient proposés :
-
Au
Nord :
une
zone
à
vocation
principale
de
logements collectifs, affectée d'un C.O.S moyen de 0.60, soit 17 000 m2 de SHON sur 28 300 m2 de terrain, et environ 170 à 250 logements (en valeurs théoriques). -
Au centre (secteur inchangé) : une zone à vocation
mixte
« résidentielle
–
accession
sociale
–
logements
collectifs », affectée d'un C.O.S moyen de 0.40, soit 28 400 m2 de SHON sur 71 000 m2 de terrain, et environ 300 à 400
logements.
La
superficie
moyenne
de
terrain
par
logement reste de l’ordre 213 m2. -
Au Sud : une zone à vocation résidentielle, affectée
d'un C.O.S moyen de 0.20, soit 5 600 m2 de SHON sur 27 800 m2 de terrain, et environ 55 logements individuels. Le calcul permet de dégager une superficie moyenne de lots de l’ordre de (27 800 x 0,90 / 55 =) 455 m2.
Au total, cette variante de base propose de 525 à 730 logements,
avec une densité comprise entre 40 et 60 logements à l’hectare.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 98
II-2
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : l’analyse des solutions envisagées
Les variantes d’insertion dans l’environnement •
Le
scénario
n°
3
:
"un
quartier
dans
un
environnement boisé" :
Celui-ci
reprend
le
principe
du
deuxième
scénario (gradient de densité orienté vers le Nord, pour limiter la cohabitation avec les zones d’activités), mais en
privilégiant
délibérément
la
préservation
de
l’ensemble des espaces boisés et friches observables actuellement.
De ce point de vue, outre sa proximité avec le
centre
ancien,
le
quartier
affecté
aux
logements
collectifs, inscrit dans un environnement boisé au Nord et à l’Est, serait particulièrement privilégié.
Trois quartiers étaient toujours envisagés :
-
Au
Nord :
une
zone
à
vocation
principale
de
logements collectifs, affectée d'un C.O.S moyen de 0.60, soit 12 600 m2 de SHON sur 21 000 m2 de terrain, et environ 125 à 180 logements. -
Au centre (secteur réduit en superficie) : une zone
à vocation mixte « résidentielle – accession sociale – logements collectifs », affectée d'un C.O.S moyen de 0.40, soit 27 000 m2 de SHON sur 67 500 m2 de terrain, et environ 270 à 385 logements. La superficie moyenne de terrain par logement est de l’ordre 225 m2. -
Au
Sud :
une
zone
à
vocation
résidentielle,
affectée d'un C.O.S moyen de 0.20, soit 5 600 m2 de SHON sur 27 800 m2 de terrain, et environ 55 logements individuels. Le calcul permet de dégager une superficie moyenne de lots de l’ordre de (27 800 x 0,90 / 55 =) 455 m2.
Au total, cette variante de base propose de 450
à 620 logements, avec une densité comprise entre 40 et 50 logements à l’hectare.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 99
II-2
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : l’analyse des solutions envisagées
Les variantes de desserte
La
problématique
des
accès
est
décrite
en
pages 55 et suivantes de l’étude.
Les
études
sont
diligentées
par
le
Conseil
Général, dans le contexte de l’urbanisation du plateau Nord de Melun.
L’hypothèse
d’une
déviation
de
la
RD
471,
demandée par la Municipalité de Rubelles permettrait de réduire les nuisances diverses imputables aux RD 471 et 636.
La création d’un axe raccordé à la future voie
de contournement de la Plaine de Montaigu, à hauteur de la station électrique et rejoignant le carrefour de la RD
82
et
de
la
RD
471,
permettrait
en
effet
de
diminuer la circulation sur la RN 36 et la RD 471 dans la traversée de Rubelles.
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 100
II. RAISONS POUR LESQUELLES, PARMI LES SOLUTIONS ENVISAGEES, LE PROJET PRESENTE A ETE RETENU 3. Le projet présenté
Le projet retenu a été défini sur la base du
périmètre étendu
présenté en page 95, à partir :
-
d’un choix stratégique, pour maîtriser le devenir de la pointe (la « Fourche »), située entre les RD 471 et 636, compte tenu de la sensibilité paysagère du site et
de la stratégie de développement commercial de la Municipalité, laquelle consiste à maintenir des commerces quotidiens et de proximité pour les Rubellois ; -
d’une f
aisabilité géométrique d’un découpage par lot
de chaque secteur : le résultat obtenu dégage un potentiel en logements
inférieur aux calculs
théoriques
– avec des superficies non construites et donc une
densité végétale
qui sera compatible avec le caractère résidentiel de la commune.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 101
II.3
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : le projet présenté
Le périmètre de la ZAC
L’état parcellaire des propriétés composant le périmètre de la
ZAC est le suivant :
parcelles
surfaces
nature
ZA 14 a
1 530
ZA 15
7 483
terres
ZA 18
10 787
terres
ZA 534
13 160
terres
ZA 16
4 236
terres
ZA 26
4 349
terres
ZA 20
27 579
terres
ZA 401
45 285
terres
ZA 400
507
terres
ZA 402
4 735
terres
ZA 403
7 223
terres
ZA 407
46
terres
ZA 399
3 597
terres
ZA 396
1 984
terres
ZA 397
3 308
terres
ZA 398
333
terres
ZA 19
8 627
terres
ZA 27
2 938
terres
ZA 159
828
terres
ZA 23
6 480
bois, taillis simple
ZA 158 (partie)
7 581
bois, taillis simple
ZA 404
7 934
bois, taillis simple
ZA 405
588
bois, taillis simple
ZA 406
8 169
bois, taillis simple
ZA 25
1 250
bois, taillis simple
ZA 21
1 094
bois, taillis simple
ZA 22
1 167
bois, taillis simple
ZA 24
4 683
bois, taillis simple
ZA 28
8 041
vergers
ZA 157
1 890
jardin, sol
ZA 32
985
sol
ZA 156
2 120
jardin, terres, sol
ZA 31
1 150
terrain d'agr
ment
ZA 145
1 000
ZA 146
1 389
B 573
200
TOTAL
204 256- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 102
II.3
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : le projet présenté
Le programme prévisionnel de construction •
Le parti d’aménagement se décline de la façon suivante :
un total de 360 à 390 logements
, soit de 29 à 32 logements/ha sur 122 200 m2 urbanisés (hors
voirie et espaces verts internes), et répartis comme suit : -
zone Nord affectée d'un C.O.S de 0.20 = 8 300 m2 SHON sur 40 400 m2 de terrain, soit environ 50 logements ; la surface moyenne des lots
≈
700 m2 ;
-
zone centrale affectée d'un C.O.S de 0.22 = 16 400 m2 SHON sur 73 000 m2 de terrain, soit de 120 à 130 logements ; la surface moyenne des lots
≈
400 m2 ;
-
zone Sud affectée d'un C.O.S moyen de 0.50 = 14 000 m2 SHON sur 28 100 m2 de terrain, soit de 140 à 150 logements ;
-
zone dite « de la Fourche », affectée d’un C.O.S moyen de 0,20
≈
7 000 m2 de SHON sur 34 800 m2 de terrains (dont 15 000 m2 cessibles et 4 000 m2 HO affectés au logement) , soit de 55 à 60 logements. Cette dernière
comportera en outre 2 000 m2 HO affectés aux équipements et 1 000 m2 HO de commerces et services.
La question de l’emplacement du carrefour giratoire sur la RD 471 dépend en partie des solutions d’aménagement qui prévaudront pour la zone d’activités
prévue à l’Ouest.
Pour cette raison, les possibilités envisageables ont été examinées, de manière à présenter une position argumentée aux responsables de la voirie
départementale. Il est indiqué qu’aucun accès à la ZAE ne se fera sur le contournement de la RD 471 par l’Ouest, demandé par la Municipalité de Rubelles. Ce parti nécessite d’examiner les besoins en équipements communaux : les prochains chapitres traitent de ces questions. -
En termes de logements sociaux
, le déficit (au regard de l’article 55 de la loi SRU) se monte actuellement à
environ 85 logements [(691 x 0,2) – 53]. Mais 84
sont soit en cours de construction (38), soit prévus à court (26) ou à moyen terme (20)
. Il convient donc de prévoir les logements conventionnés nécessaires pour
compenser l'augmentation du nombre de résidences principales dans la future ZAC. La Ville disposera de
114 logements à court terme (et 135 à long terme).
Avec un maximum de 1 100 résidences principales à terme, le besoin en logements sociaux dans la ville serait donc de
(1 100 x 0,2 – 135) environ 85, ce qui
est compatible avec le projet présenté. ( 85 / 360
≈
24 %)
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 103
II.3
Raisons pour lesquelles, parmi les solutions envisagées, le projet présenté a été retenu : le projet présenté
Le projet d’aménagement •
Le parti d’aménagement préférentiel a été défini sur la base
d'un gradient de densité croissant orienté vers la zone de "la Fourche" (au Sud), de manière à rapprocher les secteurs denses des futurs commerces et services.
Les besoins des habitants qui viendront occuper ces logements
nécessitent en effet une réponse en termes de proximité immédiate avec les commerces et services prévus dans la zone Sud (mamans avec jeunes enfants, personnes âgées sans voiture, etc.).
Toutefois, quelques parcelles, situées aux carrefours avec les
principaux axes internes à l’opération, seront affectées à ce type de logements.
A contrario
le secteurs
"résidentiel" (en tout
cas
le moins
dense) sera adossé aux espaces naturels, préservés ou reconstitués, et situés dans la partie Nord du site.
Le
parti
d’aménagement
envisagé
se
décline
de
la
façon
suivante : un total de
360 à 390 logements
, soit de 23 à 25 logements
/ ha sur 156 500 m2 urbanisés, et de 29 à 32 logements / hectare sur 122 200 m2 hors voirie (26 300 m2) et espaces verts internes (8 000 m2).
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 104
III. ANALYSE DES EFFETS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT ET LA SANTE A. Les impacts permanents du projet : effets et mesures d’accompagnement Etat initial du site (source
: Google 2005).
Etat du site après réalisation (simulation).- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 105
III.A.1 ANALYSE DES EFFETS PERMANENTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT 1. Effets sur la structure du site •
L’impact
principal
de
la
ZAC
sur
les
modes
actuels
d’occupation
des
sols
sera
une réduction : -
des
espaces
agricoles
de l’ordre de 15 hectares, sur un total de 207 ha cultivables (soit 7,3 %) ; -
des
bois
et
taillis
de
l’ordre de 4 hectares sur un total de 74,5 ha (soit 5,4 %) ; -
le solde est constitué de
propriétés bâties, de « sol » et de voirie rurale.
Concernant les espaces
boisés,
le
parti
d’aménage-
ment
retenu
prévoit
une
reconstitution à superficie au moins
équivalente,
avec
l’aménagement
d’un
parc
urbain de 3,15 hectares, plus de l’ordre de 0,80 hectare de plantations périphériques – et la
requalification
de
l’allée
centrale
en
promenade
publique (> 0,6 ha).
Des
pourparlers
sont
menés par la Commune avec l’exploitant
et
les
proprié-
taires, de manière à minorer l’impact
négatif
de
cet
aménagement sur l’économie agricole locale.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 106
III.A.1
Les impacts permanents du projet : effets sur la structure du site
Le mode d’occupation des sols et la structure foncière
Le
projet
aura
un
impact
important,
puisqu’il
traduit
un
changement
d’affectation des sols avec la création de 21 hectares d’un nouveau quartier d’habitat, dont 17 hectares urbanisés et 4 hectares d’espaces boisés.
Effet direct sur la structure foncière : La
majeure
partie
des
terrains
est
actuellement
louée
par
leurs
propriétaires à un exploitant agricole.
Cette opération nécessitera d’acheter les parcelles, afin de réaliser les
aménagements
et
viabilisations
des
nouveaux
quartiers.
Pour
cela,
la
Commune envisage de mandater l’établissement public foncier régional.
Les
accords amiables seront privilégiés.
Les terrains à urbaniser feront l’objet d’un nouveau découpage foncier
afin d’être cédés à des constructeurs ou aménageurs.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 107
III.A. ANALYSE DES EFFETS PERMANENTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT 2. Effets sur les caractéristiques physiques du site
Le f utur quartier d’habitation es t loc alis é à l’Es t de la RD 471 (route de Lagny), c ’es t-à-dire s ous les vents dom inants , de f lux de
s ud-oues t. La rangée d’arbres et d’arbus tes , traitée en « haie libre » et
prés ente tout
le long de c ette voie,
du c ôté Es t
de la route,
représ ente à la f ois
une c arac téris tique m aj eure du pays age ac tuel et une opportunité pour l’intégration de c ette opération
au regard
des vents c om m e des nuis anc es divers es (s onores , ém anations ) générées par le traf ic routier.
En
term es
d’ins ertion
dans
le
s ite,
c ette
bande
bois ée
représ ente
aus s i
un
point
d’ac c roc he
pour
c onc evoir
une
c outure
,
une
trans ition, entre le dom aine routier et l’urbanis ation.
36
02
04
06
08
10
12
14
16
18
20
22
24
26
28
30
32 34
1.3 %
2 - 4
M/S
5 - 8 M/S > 8
M/S
ROSE DES VENTS- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 108
III.A.2
Les impacts permanents du projet : impacts sur les caractéristiques physiques du site
Le climat, le relief et la géologie •
Le projet n’aura aucun impact sur le relief, en dehors
d’éventuels « merlons » ponctuellement nécessaires pour des raisons liées à la protection phonique. •
Quant à la géologie, l’impact sur
projet
sera minime,
compte tenu de la nature des terrains : la partie construite de la ZAC sera en effet édifiée sur la partie des terrains non soumise au risque de retrait-gonflement d’argiles.
En outre, le choix d’un traitement des eaux pluviales « à
la parcelle » garantira à la fois un faible débit de rejet dans le ru du Jard et une recharge régulière des sols en eau météorique.
Le
projet
ne
nécessitera
pas
d’importants
travaux
de
terrassement en déblais ou remblais. Néanmoins, en fonction de
la
présence
ou
non
de
niveaux
de
sous-sols
pour
les
constructions,
les
caractéristiques
du
site
pourront
ponctuellement être modifiées. •
L’impact sur le climat sera minoré. Il pourra modifier les
effets du vent de façon marginale : les constructions implantées de part et d’autre des voies nouvelles pourront en effet créer localement des accélérations dans la circulation de l’air.
Toutefois, le choix du renforcement d’une bande boisée
le long de la RD 471 (sous les vents dominants) entraînera mécaniquement une atténuation de la vitesse du vent dans le nouveau quartier d’habitation.
Cette
bande
boisée
constituera
ainsi
la
mesure
d’accompagnement
privilégiée,
pour
atténuer
les
effets
de
l’urbanisation sur le climat.
Le choix des types de logements, privilégiant l’éco-construction, et donc les bâtiments à faible consommation énergétique, contribuera aussi à minorer l’impact
de l’urbanisation sur le climat local.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 109
III.A.2
Les impacts permanents du projet : impacts sur les caractéristiques physiques du site
L’hydrographie, les eaux superficielles et souterraines
(NOTA : Aucun périmètre de captage d’eau potable n’est concerné par le projet.)
•
Les eaux usées et le trafic sur le site sont
susceptibles
d’engendrer
une
pollution
des
eaux superficielles : -
La
pollution
chronique
est
liée
au
lessivage
de
résidus,
à
l’usure
des
pneumatiques sur la chaussée, à la corrosion des
carrosseries,
aux
hydrocarbures
et
aux
particules issues des gaz d’échappement.
La détermination des surfaces précises
des
zones
imperméabilisées
(chaussée,
parking, …) est indispensable á l’appréciation de la charge polluante et des phénomènes de dilution. -
La
pollution
accidentelle
est
liée
aux
déversements de substances toxiques par des véhicules accidentés. La probabilité d’une telle pollution reste limitée. -
La pollution saisonnière est générée par
divers produits de déverglaçage utilisés
pour
l’entretien des routes en hiver. Les chlorures sont très mobiles et sont donc susceptibles de migrer progressivement vers la nappe alluviale. -
La pollution liée á la période des travaux
est
générée
par
d’éventuelles
fuites
d’hydrocarbures
ou
d’huile
des
engins
de
terrassement. -
La carte ci-dessus identifie le site comme
zone vulnérable aux nitrates
. Si la disparition des surfaces cultivées doit permettre localement de réduire le risque de
pollution par les nitrates, le traitement des eaux usées et pluviales dans l’opération projetée comme les modalités techniques de réalisation des réseaux devront garantir l’innocuité des effluents au regard de la qualité de la nappe aquifère.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 110
III.A.2
Les impacts permanents du projet : impacts sur les caractéristiques physiques du site
L’hydrographie, les eaux superficielles et souterraines •
Le trafic sur le site est susceptible d’engendrer une pollution par les hydrocarbures. Les hydrocarbures, les huiles et les graisses sont peu solubles dans l’eau
et se disposent en couches successives à la surface. Ils donnent à l’eau un aspect irisé et lui procurent une odeur et une saveur désagréables. Dans les secteurs calmes, ils peuvent s’étendre en surface sur une grande distance, diminuant ainsi la tension superficielle du plan d’eau et gênant sa réoxygénation par l’atmosphère. Ceci ralentit le pouvoir auto-épurateur du système. D’autre part, ces composés sont peu biodégradables et vont donc s’accumuler dans les réseaux trophiques.
Impact quantitatif : l’imperméabilisation d’une surface importante (parking, allées, toitures, …) contribue, lors d’épisodes de fortes pluies, au ruissellement de
volumes importants d’eau et modifie les caractéristiques physiques des transferts eau/sol/sous-sol. L’imperméabilisation peut également avoir des conséquences sur l’écoulement et l’évacuation des eaux pluviales. Les vitesses d’écoulement sont en effet plus importantes et le débit à l’exutoire augmente.
Le dimensionnement des dispositifs de gestion et de traitement des eaux pluviales prendra en compte l’ensemble des eaux de ruissellement. L’impact
quantitatif du projet sur les eaux superficielles sera donc faible (
confer
page suivante). Remarque : les impacts sur les eaux superficielles seront détaillés dans un
dossier à instruire au titre de la Loi sur l’eau
1 .
Les eaux pluviales issues de la voirie seront recueillies par un réseau de collecte (le long des voies publiques) constitué de caniveaux épuratoires. Elles seront
évacuées progressivement vers une noue végétalisée.
On ne note par ailleurs aucune présence de drainages agricoles.
•
Salage saisonnier des routes: les produits utilisés sont le chlorure de sodium (sous forme cristallisée ou en saumure), le CaCI2, les abrasifs lorsque la
température est inférieure à - 5°
C, l’urée (CO(NH2) 2) sur les ouvrages d’art, le glycol, le ferrocyanure, etc. pour empêcher la prise en masse du sel, et le chlorate ou
l’hexamétaphosphate de sodium pour limiter la corrosion des métaux.
Les effets sur la santé peuvent être les suivants : les eaux chlorurées sont laxatives, elles peuvent être préjudiciables aux personnes atteintes de maladies
cardio-vasculaires ou rénales. Le Glycol suscite des insuffisances rénales. L’hydrolyse de l’urée donne de l’ammoniaque qui se transforme en nitrites et nitrates par oxydation bactérienne. Ces composants provoquent une inflammation des muqueuses intestinales et une hypotension chez l’adulte, une méthémoglobinémie chez le nourrisson.
Entretien des espaces verts : certains produits phytosanitaires sont toxiques pour les humains, les animaux et les végétaux. L’effet nocif peut être immédiat en
cas de surdosage ou d’intervention intempestive, ou différé dans l’espace (migration du produit dans l’eau et le sol) et le temps (rémanence des produits). Les produits utilisés par les services d’entretien ne sont pas toxiques aux doses employées. •
Nota bene : la Commune de Rubelles est signataire de la charte « Aquibrie », aux termes de laquelle la Ville s’engage à :
-
participer à la reconquête de la qualité de l’eau de la nappe du Champigny,
-
mettre en œuvre une démarche progressive de réduction des désherbants chimiques, voire de leur suppression dans le cadre de l’entretien de ses espaces
publics, -
informer et sensibiliser les administrés à la démarche de mise en œuvre et les inciter à des gestes éco-citoyens.
1
Rubrique 2. 1. 5. 0. Rejet d'eaux pluviales dans les eaux douces superficielles ou sur le sol ou dans le sous-sol, la surface totale du projet, augmentée de la surface correspondant à la partie du bassin naturel dont les écoulements sont interceptés par le projet, étant :
1°
Supérieure ou égale à 20 ha (A)
; 2°
Supérieure à 1 ha mais inférieure à 20 ha (D).- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 111
III.A.2
Les impacts permanents du projet : impacts sur les caractéristiques physiques du site
L’hydrographie, les eaux superficielles et souterraines •
Mesure d’accompagnement :
les travaux consisteront en la création :
●
d’équipements de desserte
publique
de la future zone d’activités (voirie,
piste cyclable, réseaux divers, etc.). Superficie de la voirie principale =
27 743 m
2
●
de zones résidentielles, mixtes et semi collectives, emprises constructibles
= 133 362 m
2
●
d’espaces verts
publics
d'accompagnement paysager de l’opération et à
fonction
d’infiltration
des
eaux
pluviales
(plantations,
alignements,
espaces
paysagers)
=
46 742 m
2 .
Soit
une
surface
totale
de
207
847
m
2 ,
pour
laquelle
des
mesures
compensatoires sont nécessaires, afin de limiter l’impact de l’aménagement sur la quantité comme
sur la qualité des écoulements pluviaux.
Désignation des surfaces dans l'emprise de la zone
Surface brute
surface sans régulation
surface vers régulation à la
parcelle
surface vers régulation
noues
communes
Voiries de desserte et parking internes à l’opération
27 743 m
2
27 743 m
2
Zones résidentielles, mixtes et semi collectives
133 362 m
2
133 362 m
2
zones non constructibles espace vert paysage et rétention d’eaux pluviales
46 742 m
2
46 742 m
2
TOTAL 'emprise ZAC’
207 847 m
2
0 m
2
180 104 m
2
27 743
m
2
Pour la régulation et le traitement des eaux de ruissellement issues de
l'ensemble des ouvrages réalisés dans le lotissement, il est prévu : -
un ouvrage de
1 329 m
3
de stockage ou bassin de rétention ;
-
un débit de fuite maximal de
1,39 litres
par seconde ;
-
un pré-traitement des effluents par des ouvrages de type « débourbeurs-
séparateurs à hydrocarbures » placés aux points de collecte du bassin.
La
vidange
sera
effectuée,
après
pré-traitement
dans
l'ouvrage
de
traitement
des
eaux
pluviales
de
type
« débourbeur
-
séparateur
à
hydrocarbures» et régulation dans la noue, dans le « décanteur lamellaire », puis dans la canalisation de débit de fuite.
1
2
Emplacement du futur ouvrage de régulation et d’épuration des eaux de chaussée (point bas)
Coupe du sud vers le nord
60 65 70 75 80
distance
altitude en m 2
Emplacement du futur ouvrage de régulation et d’épuration des eaux de chaussée (point bas)
Coupe d'ouest en est
60 65 70 75 80 85
distance
altitude en m 1- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 112
III.A. ANALYSE DES EFFETS PERMANENTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT 3. Effets sur le milieu biologique- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 113
III.A.3
Les impacts permanents du projet : effets sur le milieu biologique
La végétation, la faune, la valeur écologique
Le secteur d’étude ne présente pas d’espèce végétale rare, emblématique ou protégée à l’échelle départementale, régionale ou même nationale. Le cortège et
les associations observées ici sont communes et largement représentées à proximité du site, souvent sur des surfaces nettement plus importantes.
Les habitats rencontrés sur le site sont caractérisés par un intérêt écologique moyen à faible.
•
La flore : La création de ce nouveau quartier d’habitation aura pour principal effet de faire disparaître des milieux bénéficiant d’une valeur écologique faible à moyenne. La disparition des espèces floristiques dans le périmètre d’étude ne concerne principalement que l’emprise du Bois des Trois Noyers, puisque l’essentiel du site
d’étude est représenté par des terres cultivées sans intérêt floristique particulier. Bien qu’irrémédiable, elle apparaît peu dommageable dans la mesure où ces formations végétales sont largement représentées á l’échelle locale et qu’elles seront reconstituées dans la partie basse du site.
L’impact sur la flore locale sera donc faible.
•
La faune : La faune locale, lors de l’étude de terrain, ne révélait pas d’intérêt particulier. Elle est associée á
l’occupation
du
sol
actuelle,
faite
principalement
de
champs
cultivés,
et
secondairement
de
friches
et
d’éléments boisés. Les espèces associées au bois des Trois Noyers seront principalement délocalisées á quelques mètres, là où ces milieux sont encore représentés.
Si quelques espèces protégées (avifaune notamment) sont susceptibles d’être présentes sur site, au
motif évident qu’elles ont déjà été identifiées sur le territoire communal (
confer
annexe 3), il n’en demeure pas
moins
que
l’emprise
sollicitée
par
l’opérations
n’entraînera
pas
une
perturbation
telle,
qu’elle
puisse
compromettre réellement leurs conditions d’habitat.
Le projet d’aménagement ne modifiera donc pas les caractères, spatiaux et fonctionnels, des habitats
des espèces répertoriées sur et à proximité du site, dans la mesure où le parti d’aménagement retenu prévoit la reconstitution.
L’impact sur la faune locale sera donc faible.
•
Mesures d’accompagnement : La
rec ons ti tuti on
d’ un
boi s ement
c onti gu
aux
boi s
di ts
de
l a
« P i èc e
de
S ai nt-
Ni c ol as »,
au
Nord-Oues t
de
l a
zone.
Repl antati on
de
l ’ al l ée
du
Château.
A ménagement
d’ un
bos quet
en
parti e
S ud
du
s i te
(« l a
Fourc he »).
L’ ens embl e
s e
prés entera
en
outre
c omme une trame verte c onti nue entre l e Nord et l e S ud de l ’ opérati on.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 114
III.A. ANALYSE DES EFFETS PERMANENTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT 4. Effets sur le milieu humain •
La
réalis ation
de
la
ZAC
aura
pour
c ons équenc e
d’augm enter
le
nom bre
de
logem ents
rec ens és
en
2006,
d’environ
66
%
et
la
population d’au m oins autant, au regard du f ait que c ette urbanis ation attirera néc es s airem ent des f am illes avec enf ants .
Cet ac c rois s em ent dém ographique s ubs tantiel ne peut s e c onc evoir, au regard des divers es im plic ations qu’il entraînera pour la
c ollec tivité, que s ur un rythm e régulé.
A c et égard, l’obj ec tif ex pos é dans le plan loc al d’urbanis m e (40 logem ents par an en m oyenne)
peut
être
c onf irm é.
Cette
régulation
représente
la
mesure
d’accompagnement
indispensable,
pour
atténuer
les
effets
de
l’accroissement démographique, raison pour laquelle l’échéance de réalisation est env isagée à l’horiz on 2020.
0
500 1000 1500 2000 2500 3000 3500
1975
1982
1990
1999
2006
2013
2020
population sans double compte résidences principales- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 115
III.A.4
Les impacts permanents du projet : effets sur le milieu humain
La démographie, l’habitat, l’activité économique •
La population s’élevait en
2006 à 1 848 habitants, pour un nombre
de
691
résidences
principale.
Si
l’on
considère
que
chaque
nouveau
logement
a
induit en moyenne un apport de 3,2 habitants (soit 110 x 3,2 = 350 habitants), on peut estimer que
la
population
des
580
résidences principales de 1999 ne représentait plus que (1 848 – 350)/ 580 = 2,58 habitants par logement (voire moins, suivant le
peuplement
des
110
logements construits). •
On partira de l’hypothèse que la
taille moyenne des ménages en 2020
dans le parc de logements existant en 2006 sera de l’ordre de 2,5 (hypothèse haute), et
de 3 dans les logements de la ZAC (et autres) en 2020 (avec ainsi un taux moyen communal de [691 x 2,5 + 450 x 3] / 691 + 450
= 2,70 habitants/logement
).
Dans cette hypothèse, la population de Rubelles serait de (avec 375 logements dans la ZAC et 84 logements construits depuis 2006) : (691 x 2,5) + (375 x 3)
+ (84 x 3) = 3 104 habitants (arrondis par défaut à 3 000).
Dans une seconde hypothèse, la population serait de (
avec globalement
≈
420 logements nouveaux dans la commune au delà du
futur engagé
) : (691
x 2,5)
+ (420 x 3) + (84 x 3) = 3 227 habitants (arrondis par défaut à 3 200).
Dans les hypothèses présentées ici, on observerait un taux global d’occupation des logements de 2,70 habitants par logement, donc un
resserrement
de
population par rapport à 2006 (2,55 habitants/logement),
imputable à l’apport de familles constituées dans la ZAC.
Cela se traduirait, arithmétiquement, par un
desserrement
de population
négatif
: - 38 logements.
NOTA BENE : Ces valeurs représentent nécessairement un
pic
démographique, tel qu’il sera constaté à l’achèvement de la ZAC. La ville ne disposera plus
ensuite que de possibilités marginales d’urbanisation et – sauf cas exceptionnel d’équilibre entre les besoins et le type d’offre en logements – la population diminuera ensuite régulièrement, comme cela a pu être observé de 1982 à 2006, avec une diminution de la taille des ménages.
A terme (2035 ?) la population se stabiliserait à : 1 150 x 2,50
≈
2 900 habitants.
1975
1982
1990
1999
2006
2020
delta 1975/82
delta 1982/90
delta 1990/99
delta
1999/2006
delta
2006/2020
population sans double compte
742
1822
1753
1653
1848
3 100
1080
-69
-100
195
1 252
taux d'occupation
3,12
3,31
3,08
2,77
2,55
2,70
0,19
-0,23
-0,31
-0,22
0,15
population résidences principales
690
1782
1719
1607
1763
3 100
1092
-63
-112
156
1 337
résidences principales
221
539
558
580
691
1 150
318
19
22
111
459
résidences secondaires
7
11
10
9
4
4
4
-1
-1
-5
0
logements vacants
21
23
20
26
18
20
2
-3
6
-8
2
parc total
249
573
588
615
713
1 174
324
15
27
98
461
logements construits
332
34
34
110
455
renouvellement (logt T0- logt T1 + construits)
8
19
7
12
-6
variation RS + LV
6
-4
5
-13
2
desserrement (population RP en T0/ taux d'occupation T1) - RP en T 0
-13
40
63
50
-38
point mort
1
55
75
49
-42
effet démographique
331
-21
-41
61
497- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 116
III.A.4
Les impacts permanents du projet : effets sur le milieu humain
Les équipements et les finances communales •
Concernant les effectifs scolaires,
les données actuelles
sont les suivantes :
-
Ecole élémentaire : 5 classes et 133 élèves, soit 0,19 élève par logement.
-
Ecole maternelle : 3 classes et 77 élèves, soit 0,11 élève par logement. On notera que ces chiffres sont exactement dans la moyenne des valeurs habituellement
rencontrées … en milieu rural et en milieu péri-urbain d’urbanisation ancienne : de l’ordre de 0,20 pour les primaires et de 0,12 pour les maternelles (à peine peut-on ici supposer une évasion possible vers des écoles de la ville-centre …).
Suivant le recensement effectué par les Services Municipaux, 15 élèves de Rubelles sont
scolarisés en dehors de la ville, mais ses écoles accueillent en revanche des élèves d’autres communes (environ 50).
Il
es t
propos é
de
retenir
(par
ex c ès )
les
valeurs
de
0,20
pour
les
c las s es
prim aires
et
de
0,12
pour
les
m aternelles ,
m ais
c ela
dépend
–
à
éc héanc e
de
2020
–
de
la
taille
m oyenne
du
parc
de
logem ents ,
c om m e
des
évolutions
générales des pratiques s oc iales et du vieillis s em ent de la population.
Sur une hypothèse de 1 100 résidences principales, la population scolaire serait donc de :
-
Ecole élémentaire : 0,20 x 1 100 = 220 élèves, soit de
8 à 9 classes.
-
Ecole maternelle : 0,12 x 1 100 = 132 élèves, soit
5 classes.
Mesure d’accompagnement : la réalisation de la ZAC induirait donc le besoin de
3 à 4 classes élémentaires
et de
2 classes maternelles.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 117
III.A.4
Les impacts permanents du projet : effets sur le milieu humain
Les équipements et les finances communales •
Une étude effectuée par l'agence Eu.Créal dans un secteur de Seine-et-Marne comparable a permis par ailleurs d'établir des ratios, en termes de superficies
utiles, pour les autres équipements de superstructure.
Ces ratios sont à prendre comme valeurs indicatives et doivent être adaptés au regard d'une notion de polyvalence des utilisations, comme de la proximité des
équipements d'une ville-centre telle que Melun ….
Nature des équipements
ratios pour 5 000 habitants en m2
(ou en unité)
équipements socioculturels : (bibliothèque,
cinéma,
école
de
musique,
locaux
associatifs, musées, salle des fêtes, théâtre, etc.)
2 000
équipements sportifs : terrains de football, rugby gymnase (hors scolaire)
1
1 600
équipements médico-sociaux : (halte-garderie, crèche, PMI et dispensaire, foyer de travailleurs, foyer pour personnes âgées, maison de retraite)
2 600
On constate qu'avec ses quelque 900 m2 de salles socioculturelles (salle Emile Trelat et espace Saint-Exupéry) pour une population de moins de 2 000
habitants, Rubelles n'apparaît pas actuellement comme nécessitant davantage d'équipements.
Mesure d’accompagnement : pour une population de l'ordre de 3 000 habitants "à terme", en revanche, il apparaîtrait nécessaire d'augmenter l'offre en
équipements socioculturels d'une superficie d'environ 400 m2 (mais ceci est à relativiser compte tenu de la proximité de Melun).
Une partie de ces équipements pourrait trouver place dans les "locaux communs résidentiels" de la future zone d'aménagement concerté. En termes d'équipements sportifs, il ne semble pas nécessaire d'envisager la réalisation d'un terrain de football, mais davantage sans doute de répondre à un
besoin en matière d'équipements sportifs couverts.
Le besoin se fait sentir soit pour une salle des fêtes, soit pour un gymnase (suivant l’évolution de l’usage de l’équipement actuel). En termes d'équipements médico-sociaux, il sera sûrement nécessaire d'augmenter la capacité de la garderie périscolaire et du restaurant scolaire. En outre, l’extension sur place des écoles nécessitera le déplacement des terrains de tennis. C’est la raison pour laquelle le parti d’aménagement retenu a
prévu la localisation d’un équipement de ce type.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 118
III.A.4
Les impacts permanents du projet : effets sur le milieu humain
Les équipements et les finances communales
(résumé de l’étude effectuée en 2007 : le détail des calculs figure dans cette étude)
Nota Bene : la population de Rubelles devant en toute hypothèse rester inférieure à 3 500 habitants, les règles de la loi électorale seront assez identiques à celles qui sont en actuellement en vigueur, avec Rubelles comptant moins de 2 000 habitants. Le nombre de conseillers municipaux passera cependant de 19 à 23.
COMMUNES DE MOINS DE 3500 HABITANTS
Code électoral articles : L227 et L252 à L257 articles R124 et R125 Code général des collectivités territoriales : articles L2122-1 et L2122-4
COMMUNES DE PLUS DE 3500 HABITANTS
Code électoral : articles L227 et L260 à L270 R. 127-1 à R. 128-1 Code
général
des
collectivités
territoriales
:
articles L. 2122-1 et L2122-4
Principe
Les citoyens élisent les conseillers municipaux : -
pour
6
ans
(toutefois,
cette
durée
est
exceptionnellement
prolongée
d'un
an
pour
le
prochain scrutin puisque le renouvellement des conseils municipaux prévu en 2007 est reporté à 2008), -au suffrage universel direct, - au
scrutin
majoritaire
de
liste
à
deux
tours,
l'élection pouvant être acquise au premier tour. Les listes peuvent être panachées, il est possible d'ajouter ou supprimer des candidats, sans que le vote soit nul.
Les citoyens élisent les conseillers municipaux : -
pour
6
ans
(toutefois,
cette
durée
est
exceptionnellement
prolongée
d'un
an
pour
le
prochain scrutin puisque le renouvellement des conseils municipaux prévu en 2007 est reporté à 2008), - au suffrage universel direct, -au scrutin de liste à 2 tours, selon un système combinant
scrutin
majoritaire
et
scrutin
proportionnel. Tout
bulletin
modifié
en
quoi
que
ce
soit
est
déclaré nul. De même, le panachage est interdit.
Composition des listes
Dans
les
communes
de
moins
de
2
500
habitants, les listes peuvent être incomplètes, et les candidatures individuelles sont admises. Pour les communes comprises entre 2 500 et 3.500 habitants, les listes doivent comporter autant de candidats que de sièges à pourvoir.
Les listes doivent comporter autant de candidats que
de
sièges
à
pourvoir
et
être
composées
alternativement d'un candidat de chaque sexe.
Mode de scrutin
Au premier tour, sont élus les candidats qui ont obtenu
la
majorité
absolue
des
suffrages
exprimés (plus de 50 % des voix), et un nombre de voix supérieur à 25 % des électeurs inscrits. Pour les sièges restant à pourvoir, il est procédé à un second tour. Au second tour, les candidats obtenant le plus grand nombre de voix sont élus.
1er tour Si
une
liste
obtient
la
majorité
absolue
des
suffrages exprimés (plus de 50% des voix), elle obtient 50 % des sièges. Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes (y compris la liste majoritaire) ayant obtenu plus
de
5
%
des
suffrages
exprimés,
en
proportion du nombre de suffrages obtenus. Sinon, il est procédé à un 2e tour.
Recettes : récapitulatif des concours financiers de l’Etat. Conclusion
:
pour
ce cas particulier, en fonction
des
paramètres
retenus
comme
variables,
on constate que les dotations
de
l'Etat
augmentent globale- ment
en
raison
directe de l'augmen- tation du nombre de logements
(+ 57 %),
mais
non
de
l'augmentation de la population (+ 77 %). (les autres variables ne
sont
pas
maî-
trisables
à
moyen
terme). DOTATION FORFAITAIRE Dotation de base
125263
238620
Dotation superficiaire
1197
1197
Complément de garantie
73602
73602
DOTATION FORFAITAIRE TOTALE
200062
313419
56,66%
DSR - FRACTION PEREQUATION Part potentiel financier/habitant effort fiscal
2219
5491
Part voirie
1677
2040
Part élèves
5462
8964
DOTATION TOTALE
9358
16495
76,27%
TOTAL DOTATIONS
209420
329914
57,54%
DOTATIONS
POPULATION DGF = 1699
POPULATION DGF = 3000
Evotution en %- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 119
III.A.4
Les impacts permanents du projet : effets sur le milieu humain
Les équipements et les finances communales
(résumé de l’étude effectuée en 2007 : le détail des calculs figure dans cette étude)
Dépenses : conséquences de l’urbanisation sur le montant des dépenses.
Si l'on applique aux données de RUBELLES les pourcentages d'évolution des
ratios de dépenses constatés au niveau national, en fonction du changement de strate, on observera les évolutions suivantes : -
Dépenses réelles de fonctionnement/population :+ 19,40 %
-
Dépenses d'équipement brut/population
:
+
6,69 %
-
Encours de dette/population
:
+ 26,08 %
Quant aux ratios ci-dessus, on observe que seuls augmentent - en moyenne - les
dépenses de personnel et l’encours de la dette, en fonction du changement de strate démographique : avec une augmentation de 9 % pour le premier poste et de près de 4 % pour le second.
Il
res te
que
c es
évaluations
ne
représ entent
que
des
indic ateurs
,
des s ituations
médianes
, les quelles ne préj ugent pas de l’im pac t réel de
l’opération proj etée s ur l’évolution des f inanc es de Rubelles .
Ratios nationaux de dépenses 2005 - Valeurs en %
0,00% 10,00% 20,00% 30,00% 40,00% 50,00% 60,00% 70,00% 80,00% 90,00% 100,00%
Dépenses de
personnel/dépenses
réelles de
fonctionnement
Dépenses de fonct & rembour. Dette en cap./
rec. Réelles
Dépenses d'équipement brut/recettes réelles de
fonctionnement
Encours de la
dette/recettes réelles
de fonctionnement
De 500 à moins de 2000 habitants De 2000 à moins de 3500 habitants De 3500 à moins de 5000 habitants
Ratios 2005 - RUBELLES
Valeurs
(¤/hab)1690 hab
Valeurs
(¤/hab)3000 hab
Dépenses réelles de fonctionnement/population
641,00
765,37
Dépenses d'équipement brut/population
433,86
462,88
Encours de dette/population
1 067,15
1345,45
Ratios nationaux de dépenses 2005 - Valeurs en ¤/hab
-
100,00 200,00 300,00 400,00 500,00 600,00 700,00 800,00 900,00
De 500 à moins de 2000
habitants
De 2000 à moins de 3500
habitants
De 3500 à moins de 5000
habitants
Dépenses réelles de fonctionnement/population Dépenses d'équipement brut/population Encours de dette/population
Ratios 2005 - RUBELLES
Valeurs en % 1690 hab
Valeurs en % 3000 hab
Dépenses de personnel/dépenses réelles de fonctionnement
45,00%
49,30%
Dépenses de fonct & rembour. Dette en cap./ rec. Réelles
98,00%
98,90%
Dépenses d'équipement brut/recettes réelles de fonctionnement
61,00%
56,80%
Encours de la dette/recettes réelles de fonctionnement
149,00%
154,50%- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 120
III.A. ANALYSE DES EFFETS PERMANENTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT 5. La desserte et la circulation •
Une
étude
prospective
de
trafic diligentée par la CAMVS a été présentée en septembre 2009. •
Son constat est le suivant : Des
difficultés
actuelles
de
circulation aux Heures de Pointe. -
Saturation de la RD 605, RD
606 et la RD 306 à l’approche du quadrilatère
en
accès
Nord
de
Melun. -
Saturation de la RD 606 et
Avenue Thiers en accès Sud de Melun. -
Saturation et (ou) difficultés
au
niveau
des
franchissements
urbains actuels dans Melun avec répercussion sur les Quais. -
Difficultés de circulation sur
la
RD
372
en
traversée
de
Dammarie-les-Lys. -
Saturation de la RD 607 en
traversée de St Fargeau et Pringy ainsi
que
du
franchissement
de
Seine.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 121
III.A.5
Les impacts permanents du projet : effets sur la desserte et les déplacements
La desserte automobile, piétonnière et cyclable
Aucune
desserte
continue
n’est
organisée
pour
les
circulations
dites
« douces »
(piétonnières et cyclables), mais la conception des voiries permet le plus souvent (dans les rues principales) une circulation des piétons dans de bonnes conditions de confort et de sécurité.
Les
données
disponibles,
en
véhicules /jour,
concernant
les
flux
de
circulation
automobile sont les suivantes (années 2002 et 2004, et en ordres de grandeur) : -
RD 471, route de Lagny : 6 180 véhicules par jour ;
-
RD 636, roure de Meaux : 11 350 véhicules par jour. De tels niveaux de trafic ne sont pas contraignants
dans l’absolu, en termes de
facteurs limitants d’urbanisation : la limite se situe autour de 15 000 à 17 000 vh/jr. Ils sont toutefois
en
augmentation
et
présentent
des
valeurs,
à
l’heure
de
pointe
du
soir,
qui
entraînent une saturation aux points d’échange. Ils représentent en outre une nuisance environnementale et un facteur de risque pour les voyageurs et les riverains.
Ci-dessous : tableau issu de l’étude commandée la CAMVS sur les évolutions probables des niveaux de trafic dans l’agglomération melunaise.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 122
III.A.5
Les impacts permanents du projet : effets sur la desserte et les déplacements
Le trafic automobile généré par la ZAC •
Le trafic qui sera généré à terme sur la future voie de primaire de la
ZAC peut s’apprécier suivant trois paramètres (du moins tant que la ZAC d’activité n’est pas en fonctionnement) : -
le report d’une partie du trafic actuel constaté sur la RD 471 qui a
pour origine ou destination les quartiers Est de Rubelles : sans doute quelques centaines de véhicules au plus, donc une valeur négligeable, -
la desserte des mouvements internes à la ZAC vers l’extérieur (et
retour), principalement aux heures des migrations pendulaires, -
la desserte des équipements que l’on projette de construire dans le
nouveau quartier d’habitation.
Il est en effet improbable que des mouvements s’effectuent depuis
la route de Meaux en venant du Nord-Est, en direction du Nord par la route de Lagny … par des déplacements qui transiteraient dans la ZAC.
Le secteur Sud-Est de Rubelles (au Sud de la route de Meaux)
représente
environ
600
logements
et
quelque
1
500
habitants.
Le
nouveau quartier d’habitation représentera en ordre de grandeur 400 x 3,0
≈
1 200 habitants. Avec
un
taux
moyen
de
1,6
véhicule
par
ménage
( confer
recensement de 2006) et en supposant deux mouvements quotidiens au minimum : -
le niveau de trafic ayant la ZAC pour destination serait ainsi > 600
x 1,6 x 2
≈
1.900 véhicules/jour (cela dépend du nombre et de la nature
des équipements) ; -
le niveau de trafic généré dans la ZAC serait > 400 x 1,6 x 2
≈
1.300 véhicules/jour.
Au vu des mouvements pendulaires constatés en 1999 (rapport de
présentation page 28), la quasi-totalité des déplacements s’effectueront vers le Sud, en direction de Melun et des communes périphériques, ou en direction de la gare SNCF, si Paris représente la destination finale.
On
observera
que
la
ZAC
peut
avoir
pour
conséquence
un
accroissement de l’ordre de 25 % du niveau de trafic sur la RD 636 …- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 123
III.A.5
Les impacts permanents du projet : effets sur la desserte et les déplacements
Le trafic automobile aux heures de pointe. La capacité des voies et des carrefours •
Cette
question
renvoie
à
l’évaluation
générale
des
projets
routiers,
effectuée
par
la
Communauté d’Agglomération, et dont les conclusions, concernant la partie Nord de l’agglomération de Melun, sont les suivantes :
Sur
la
base
des
projets
d’urbanisation
recensés,
ont
été
réalisées
deux
hypothèses
de
développement sur l’horizon 2020 avec : •
En Hypothèse Basse :
-
Pour les deux grandes opérations de logements (Clos Saint Louis et Montaigu) : 50 % du
programme d’activités et 50 % sur les logements, -
Pour les Z.A.E. de la C.A.M.V.S. et autres petites opérations : 70 % du programme de
logements et 30 % sur les activités. •
En Hypothèse Haute prise en compte de 100 % des projets avec :
A
Projets
urbains
sur
la
commune
de
Rubelles
(Z.A.C.
des
3
Noyers
avec
400
nouveaux
logements, « les Males Voisines » pour 4,5 ha d’activités, les Hautes Bornes sur 20 ha et 3.5 ha la zone en pointe) … et tous les autres projets. •
Synthèse des études :
-
La prise en compte des
Hypothèses Hautes de développement induit un accroissement général de la demande de déplacements, de + 10% dans
l ’agglomération, conduisant à l’accentuation de ces effets. -
Sans prise en compte de nouvelles voies accompagnant le développement urbain programmé à l’horizon 2020 : un risque d’aggravation importante de la
saturation du réseau de l’agglomération aux Heures de Pointe. -
La prise en compte des projets routiers du département (RD 1605 et liaison A6-RD 142) ne permettra de résoudre qu’en partie ces difficultés prévisionnelles :
Améliorations sur la RD 607 en traversée de St Fargeau-Ponthierry et Pringy (avec amélioration desserte du l’urbanisation projeté)
et sur la RD 605 au Nord
de
Melun (avec desserte de l’urbanisation de la plaine de Montaigu). •
En
l’état
ac tuel
des
c onnais s anc es
et
des
proj ets
identif iés ,
il
apparaît
donc
que
l’im pac t
de
la
« ZAC
habitat »
s ur
le
traf ic
autom obile représ entera une valeur m arginale, au regard de l’ens em ble des déplac em ents c om ptabilis és à l’horizon 2020, pour autant que
les
proj ets
routiers
du
Départem ent
s e
réalis ent.
Il
n’en
dem eure
pas
m oins
que
l’un
des
obj ec tif s
de
f onc tionnem ent
de
c ette
opération doit tendre à privilégier l’us age des trans ports en c om m un et des m odes doux , c e qui s uppos e par ailleurs une organis ation attrac tive de c e type d’of f res .- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 124
III.A.5
Les impacts permanents du projet : effets sur la desserte et les déplacements
Les transports collectifs, les parcours piétons et cyclistes •
La desserte locale en transports
collectifs
apparaît
suffisan-te,
en
termes d’itinéraires et de rabattement vers la gare SNCF.
Des
points
d’arrêt
devront
cependant être aménagés au droit de la ZAC et dans la ZAC, pour desservir les futurs équipements collectifs. •
Concernant les liaisons douces
(piétonnières
et
cyclables),
l’effort
devra
être
porté
sur
la
réalisation
d’itinéraires
continus,
sécurisés
et
cohérents.
Cette
cohérence
devra
être
recherchée dans le contexte global de l’urbanisation
du
Sud
de
Rubelles,
c’est-à-dire
en
intégrant
dans
la
réflexion
la
ZAC
habitat
et
la
ZAC
activités
(cette
dernière
étant
sous
compétence communautaire). •
Ces aspects de la desserte du
site
seront
précisés
au
stade
du
dossier de réalisation de la ZAC, la Commune
étant
aujourd’hui
dans
l’attente : -
d’une
étude
de
traversée
d’agglomération (Conseil Général), -
de l’étude de la ZAC activités
(Communauté d’Agglomération).- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 125
III.A. ANALYSE DES EFFETS PERMANENTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT 6. La qualité de l’air et l’environnement sonore
(photographies : mai-juin 2008)
La RD 636 (route de Meaux) : 11 500
véhicules par jour en 2004, dont 8 % de poids lourds.
Un facteur de risque à maîtriser pour
les quelque 400 ménages qui vivront dans la ZAC ou à proximité, avec une augmentation de trafic prévue sur la RD 636 comprise entre
5
et
30
%
suivant
les
hypothèses
( confer
page 121).
Avec aussi un niveau de trafic de 6 200
véhicules par jour en 2002 sur la RD 471, l’environnement sonore et la qualité de l’air dans
la
ZAC
nécessiteront
donc
un
traitement particulier.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 126
III.A.6
Les impacts permanents du projet : la qualité de l’air et l’environnement sonore
La qualité de l’air •
La qualité de l’air : L’augmentation des gaz polluants dus à l’augmentation du trafic peut avoir pour conséquence l’aggravation des phénomènes suivants :
-
Pluies acides : elles sont responsables de la libération massive d’éléments toxiques (métaux lourds, aluminium, ...) bloqués dans les sédiments.
-
Pollution photo-oxydante : les oxydes d’azote participent à la formation des « smogs » qui sont des brumes oxydantes pour les yeux et le système respiratoire.
-
La réduction des concentrations en dioxyde d’azote entre 2006 et 2020 sera essentiellement due aux améliorations techniques des moteurs, malgré une
augmentation prévisible importante du trafic sur les deux RD qui délimitent la ZAC.
Les concentrations les plus importantes sont à prévoir au carrefour des RD 636 et 471, en raison de la multiplicité des échanges. Mais cette situation sera
atténuée par la réalisation d’un bosquet au Sud de la Fourche.
A l’éc helle du proj et,
c es
im pac ts
ne
peuvent
apparaître
s ignif ic atif s .
Au
c ontraire,
l’am élioration
de
la
f luidité
de
la
c irc ulation
dans
la
ville,
avec
les
proj ets
routiers
envis agés ,
doit
avoir
globalem ent
pour
c ons équenc e
une
dim inution
des
nuis anc es
liées
à
la
c irc ulation routière, et une m oindre c ons om m ation de c arburants . •
Poussières et vibrations : L’émission de poussières et de vibrations liées aux travaux de terrassement durant la phase de chantier pourra occasionner une gêne temporaire pour les
riverains. L’émission de poussières, notamment, est susceptible de dégrader momentanément la qualité de l’air et la qualité de l’eau (colmatage). Cet impact sera nul après cessation des travaux. •
Les mesures d’accompagnement concernant la qualité de l’air seront précisées au stade du dossier de réalisation de la ZAC, lorsque les choix de
programmation auront été effectués.
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 127
III.A.6
Les impacts permanents du projet : la qualité de l’air et l’environnement sonore
L’environnement sonore et vibratoire •
Bruit : Le bruit est défini comme un ensemble de sons sans harmonie ou par toute sensation auditive désagréable ou gênante. Les sources de bruits aux abords du projet sont peu nombreuses mais nuisantes. Le trafic routier des RD 636 et 471 confèrent au secteur une ambiance sonore importante. La plus importante est liée au trafic sur la RD 636. Les mouvements
y sont soutenus dans les deux sens de circulation.
Les riverains du site du projet pourraient être incommodés par le bruit
lors de la phase de chantier, principalement ceux situés le long de la route de Meaux.
Les horaires des activités du chantier seront limités à ceux des heures ouvrables du lundi au samedi. La pollution sonore pourra s’avérer gênante pour les habitations avoisinant les zones de travaux. Mais cette gêne sera limitée dans le temps.
L’augmentation du trafic pourra en outre générer des gênes supplémentaires aux riverains (pollution sonore, pollution visuelle, pollution olfactive, …), mais la
pollution sonore induite par le projet est limitée à celle qui sera induite par la faible augmentation du trafic des véhicules légers sur la voie nouvelle.
Il est reconnu par l’OMS (organisation mondiale de la santé) qu’une exposition prolongée au bruit a un impact sur la santé. Les troubles les plus importants sont les suivants : déficit auditif, perturbation du sommeil (pour des nuisances sonores nocturnes), affections des fonctions
physiologiques (tension artérielle, réflexes …), aggravations de troubles mentaux, baisse du niveau de performance (baisse de l’attention, de la capacité de mémorisation, …), effets sociaux et comportementaux (gêne).
Ces effets sont particulièrement évidents au sein de populations exposées à des nuisances sonores élevées et prolongées. Le f ond s onore généré par le proj et ne devrait pas oc c as ionner de tels ef f ets . Le proj et engendrera en ef f et une augm entation de
traf ic m odérée, m ais qui n’apparaîtra pas c om m e une f orte s ourc e de bruit au vu des nuis anc es s onores ac tuelles . L’augm entation du niveau s onore liée à la réalis ation du proj et s era donc peu perc eptible, c om pte tenu du niveau de bruit ac tuel s ur la RD 636.
Conc ernant le bruit s ubi par les nouveaux habitants , c elui-c i pourra être réduit à travers l’applic ation des dis pos itions de l’arrêté
préf ec toral n° 99 DAI 1CV 019 du 15 f évrier 1999, l equel délim ite les s ec teurs af f ec tés par le bruit liés à c es inf ras truc tures .
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 128
III.A. ANALYSE DES EFFETS PERMANENTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT 7. Effets sur le milieu urbanisé •
La
première
conséquence
de
l’opération
projetée
sera d’étendre le site construit, au détriment de l’usage des sols et des paysages actuels.
Les
c onc epteurs
de
l’opération
(élus
et
tec hnic iens )
s e
s ont
attac hés ,
à
travers
les
dif f érents
s c énarios
d’am énagem ent
tes tés ,
à
m inorer
les
im pac ts
du
proj et
s ur
les
m ilieux
c ons truits ac tuels .
Ils ont aussi cherché à mettre à profit la nécessité de
cette urbanisation (imposée notamment par le Sd-RIF), pour améliorer la qualité de vie dans la commune : -
création de cheminements internes permettant une
meilleure liaison entre les quartiers anciens et récents, -
création de promenades plantées et d’espaces verts
paysagers (allée du château et parc, au Nord du site), -
développement
d’un
ensemble
de
nouveaux
équipements collectifs et sportifs (la Fourche).
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 129
III.A.7
Les impacts permanents du projet : effets sur le milieu urbanisé
La trame viaire et la trame bâtie •
Le projet aura un effet sur le
réseau de rues de la commune, en complétant la desserte.
Il
permettra
une
meilleure
connexion des quartiers construits de part et d’autre de la route de Meaux avec le centre ancien de Rubelles,
que
ce
soit
avec
l’aménagement de la RD 636 ou par le réseau de cheminements qui débouchera
sur
le
chemin
d’exploitation des Trois Noyers.
Le projet ne nécessite donc
pas,
quant
à la trame viaire,
de
mesure d’accompagnement. •
Le projet aura un effet positif
sur la trame construite, en excluant les
bâtiments
aux
volumes
trop
importants
(avec
des
logements
individuels
et
des
logements
collectifs de quelques dizaines de logements au plus).
Mesure d’accompagnement : Le
cahier
des
charges
de
cession de terrain, dans le dossier de
réalisation,
imposera
des
implantations
et
des
volumétries
de
bâtiments
aux
constructions
pour
garantir
leur
insertion
dans
l’environnement général de la ville.
Voiries primaires Trame verte Habitat faible densité Habitat densité moyenne Habitat densité forte Equipements Activités périphériques Aménagement de carrefour- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 130
III.A.7
Les impacts permanents du projet : effets sur le milieu urbanisé
Le fonctionnement urbain •
Au
stade
du
dossier
de
création
de
cette
zone
d’aménagement
concerté,
il
n’est
pas
envisageable
de
décrire le futur fonctionnement urbain de façon précise.
Il est
en effet
à
préalable
nécessaire
de
réduire
l’incertitude
sur
diverses
questions,
aujourd’hui
en
suspens : -
le programme de la ZAC d’activités prévue et son
impact
sur
le
fonctionnement
général
du
Nord
de
l’agglomération de Melun ; -
les
choix
qui
seront
effectués
quant
aux
projets
routiers étudiés par le Département et la CAMVS ; -
le contenu de l’étude de traversée d’agglomération
qui doit être diligentée par le Département sur la RD 636.
On a vu en effet que le traitement actuel de la route
de Meaux, à mi-chemin entre celui de la rase campagne et celui de l’entrée de faubourg, est inadapté à son statut actuel de support d’urbanisation …
a fortiori
à son statut de
futur boulevard urbain.
Ces questions seront donc traitées dans le dossier
de réalisation de la ZAC, en fonction des décisions qui auront été prises sur ces différents points.
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 131
III.A.7
Les impacts permanents du projet : effets sur le milieu urbanisé
Les réseaux et la collecte des déchets •
Concernant les réseaux : L’ensemble de l’opération sera desservie en réseaux divers : eau, assainissement, électricité, éclairage, gaz, etc. Le détail de ces équipements sera précisé au stade du dossier de réalisation de la ZAC.
•
Concernant la collecte des déchets : (source : site Internet municipal)
•
Collecte sélective et déchets :
-
Aucun dépôt, de quelque nature que ce soit, ne doit être fait sur les trottoirs en dehors des jours de collecte sélective dont le
fonctionnement est le suivant : •
Collecte à domicile :
-
Déchets verts : Lundi matin : Container spécial plus fagots liés* de 1,30 m maximum de long et dont les branches qui les
constituent ne doivent pas avoir un diamètre supérieur à 13 cm. (Aucun sac plastique ne sera ramassé). * avec de la corde et non pas avec du fil de fer ou du fil électrique -
Emballages : Jeudi matin : Bouteilles plastiques, cartons, boites de conserve métal ( couvercle jaune)
-
Ordures ménagères : Mardi et vendredi matin (couvercle marron foncé)
-
Encombrants : Quatrième jeudi de chaque mois : Un "encombrant" est un déchet volumineux (plus de 30cm) et solide qui n'est pas
accepté en ordures ménagères ni en emballages. Ne sont pas collectés : les pneumatiques de véhicules, les pots de peintures, les batteries de toutes sortes, les piles, les platrats, les gravats, le placoplâtre, les tôles d'amiante-ciment, les souches d'arbre, tous les liquides polluants (huiles, décapants, acides, etc..). •
Apports volontaires : Quatre lieux d'apport sont à la disposition des Rubellois pour y déposer le
verre et le papier Il est demandé de se conformer aux informations données sur
place : Place Henri Guy, RD 636 entre les feux tricolores et le Rond-point, sur l'aire de stationnement de la Salle Emile Trélat, sur l'aire de stationnement du Centre Commercial de la ZAE St-Nicolas.
Un point d’apport sera prévu dans la ZAC.
•
Déchetterie : du tertre de Cherisy à Vaux-le-Pénil. Tous les habitants peuvent obtenir gratuitement une carte d’accès.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 132
III.A. ANALYSE DES EFFETS PERMANENTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT 8. Effets sur les paysages
(ci-dessous : extrait du plan de l’Intendance, fin du XVIII e siècle).- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 133
III.A.8
Les impacts permanents du projet : effets sur les paysages
Les paysages
Les
vues
ci-contre
permettent
de
caractériser les perspectives les plus sensibles de l’opération au plan paysager : -
En
haut,
une
vue
de
« la
Fourche »,
laquelle
représente
la
perspective
la
plus
sensible de la future entrée de ville depuis le Sud : l’objectif est d’y aménager un bosquet, élément structurant de la trame verte, volonté symbolique d’affirmer la densité végétale de la ville, « écrin » des futurs équipements collectifs et protection visuelle de l’opération. -
En bas, une vue depuis le Nord de la
future urbanisation, sur la RD 471, laquelle va représenter
la
future
entrée
de
ville
depuis
l’entrée par la route de Lagny : l’objectif est de renforcer la trame boisée de la haie libre qui longe
la
voie,
à
la
fois
facteur
d’intégration
paysagère, d’isolation acoustique (relative …) et de marge de retrait de l’urbanisation.
Le détail des conséquences de la ZAC
sur
les
paysages
sera
précisé
au
stade
du
dossier de réalisation, en fonction des choix de programmation
qui
auront
été
privilégiés
et
définitivement fixés.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 134
III.A.8
Les impacts permanents du projet : effets sur les paysages
La perception des sites •
La perception de la zone d’aménagement concerté va en effet
considérablement évoluer sous l’impulsion de trois facteurs,
dont les deux premiers, concernant
le traitement de l’espace public immédiat, sont à ce jour
inconnus
- et dont le troisième doit encore faire l’objet d’affinements :
-
le parti d’aménagement qui sera retenu à l’issue de l’étude de
traversée d’agglomération
, laquelle doit être menée sous l’égide du Conseil Général, et qui n’est
pas commencée à ce jour, avec notamment une inconnue quant au traitement des futurs carrefours et de la requalification des emprises ; -
les choix qui seront effectués par le Département et la CAMVS, en ce qui concerne les projets routiers généraux pour l’agglomération de Melun, et qui font
aujourd’hui l’objet de discussions entre ces collectivités et la Mairie de Rubelles ; -
le parti d’aménagement de la ZAC, lequel doit être affiné notamment en ce qui concerne les choix à effectuer en termes de typologies et de morphologies
architecturales, de modes de construction (consommations énergétiques) … et sans doute aussi quant au plan de masse définitif.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 135
III.A. ANALYSE DES EFFETS PERMANENTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT 9. Compatibilité avec le cadre législatif et réglementaire
: ci-dessous : le projet de nouveau schéma directeur régional, adopté mais non encore approuvé.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
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Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 136
III.A.9
Les impacts permanents du projet : compatibilité avec le cadre législatif et réglementaire
La protection du patrimoine archéologique
Aucun site archéologique identifié ne concerne directement
l’aire d’étude. Une sépulture gauloise a été découverte et fouillée en 1979, au lieu-dit « les Huttes ».
Toutefois, en cas de découverte fortuite, les textes suivants sont
applicables : -
Répartition
des
compétences
Etat
et
collectivités
territoriales
:
Articles L522-2 à L522-8. -
Mise en oeuvre des opérations d'archéologie préventive : Articles
L523-1 à L523-14. -
Financement de l'archéologie préventive : Art. L524-1 à L524-16.
-
Ordonnance n° 2004-178, du 20 février 2004, relati ve à la partie
législative du code du patrimoine. Article L.114-2, code du patrimoine. Article L510-1 : Constituent des éléments du patrimoine archéologique tous les
vestiges
et
autres
traces
de
l'existence
de
l'humanité,
dont
la
sauvegarde et l'étude, notamment par des fouilles ou des découvertes, permettent de retracer le développement de l'histoire de l'humanité et de sa relation avec l'environnement naturel. Article L521-1 : L'archéologie préventive, qui relève de missions de service public, est partie intégrante de l'archéologie. Elle est régie par les principes applicables à toute recherche scientifique. Elle a pour objet d'assurer, à terre
et
sous
les
eaux,
dans
les
délais
appropriés,
la
détection,
la
conservation ou la sauvegarde par l'étude scientifique des éléments du patrimoine archéologique affectés ou susceptibles d'être affectés par les travaux publics ou privés concourant à l'aménagement. Elle a également pour objet l'interprétation et la diffusion des résultats obtenus. Article L522-1 : L'Etat veille à la conciliation des exigences respectives de la
recherche
scientifique,
de
la
conservation
du
patrimoine
et
du
développement économique et social. Il prescrit les mesures visant à la détection, à la conservation ou à la sauvegarde par l'étude scientifique du patrimoine
archéologique,
désigne
le
responsable
scientifique
de
toute
opération d'archéologie préventive et assure les missions de contrôle et d'évaluation de ces opérations.
Des
sondages
de
diagnostic
archéologique
devront
être
effectués, dans le cadre de la loi.
Fiche de la sépulture gauloise de Rubelles
(source
http://cat.inist.fr
- CNRS).
Titre du document / Document title Une sépulture gauloise à Rubelles (au lieu-dit les Huttes). Auteur(s) / Author(s) ADAM
R. ; CHANEZ J.-C. ; LE BLAY J.-C. ; NEMITZ G. ;
Résumé / Abstract Inhumation en fosse garnie de pierres. Epée et éléments de fourreau, pointe de lance, lame de poignard en fer. Un anneau de bronze fermé a été découvert en surface à proximité de la tombe. Revue / Journal Title Bulletin du Groupement Archéologique de Seine-et-Marne Melun Source / Source 1980, vol. 21, pp. 33-38 Langue / Language Français Mots-clés anglais / English Keywords France ; Seine et Marne ; Iron ; La Tene ; Burial, chronology ; Burial ; Tomb form ; Ditch ; Burial rites ; Inhumation ; Coffin ; Stone, surround ; Grave goods ; Metal industry ; Metal industry ; Sword ; Weapon ; Dagger ; Spearhead ; Ring ; Bronze ; Prehistory of Europe ; Mots-clés français / French Keywords Rubelles ; France ; Seine et Marne ; Fer ; La Tène ; Sépulture, chronologie ; Sépulture, type ; Tombe, forme ; Fosse ; Rite funéraire ; Inhumation ; Cercueil ; Pierre, entourage ; Mobilier funéraire ; Industrie métallique ; Industrie métallique, objet ; Epée ; Arme ; Poignard ; Pointe de lance ; Anneau ; Bronze, matière ; Préhistoire de l'Europe.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 137
III.A.9
Les impacts permanents du projet : compatibilité avec le cadre législatif et réglementaire
Les documents supra-communaux •
Schéma Directeur de la Région Melunaise :
(source : PLU approuvé le 25 janvier 2008)
« La commune est comprise dans le périmètre du Schéma Directeur, approuvé le 16 décembre 2006. Le projet de Z.A.C respecte ce document de planification tant
dans ses objectifs que dans ses prescriptions.
Au-delà de ces objectifs génériques, les prescriptions imposées par le Schéma Directeur, qu’elles soient chiffrées ou graphiques, sont entièrement respectées. Ainsi,
la population prévue pour Rubelles en 2020 s’élève à 2 700 habitants. Le P.L.U. devrait se traduire par une population en deçà de cette limite supérieure, puisqu’il est prévu qu’elle atteigne moins de 2 500 habitants en 2015.
Ce chiffre se fonde sur l’hypothèse d’un rythme de construction de 40 logements annuels, pour 2,5 personnes par logement, sur une période de 8 ans.
2
Les traductions graphiques planifiant les secteurs d’extensions, résidentiels et économiques, sont également respectées. Le secteur des Trois Noyers dont la partie
Ouest est destinée à l’habitat et la partie Est aux activités étaient déjà inscrites dans le Schéma Directeur. L’extension résidentielle du centre ancien du village était également inscrite au Schéma Directeur, le document graphique fait d’ailleurs apparaître une extension plus grande que celle qui est prévue par le P.L.U. » •
Plan Local de l'Habitat (PLH) de la Communauté d'Agglomération Melun Val de Seine : La commune de Rubelles est concernée par le PLH de l'agglomération approuvé par le conseil communautaire du 27 janvier 2005. Les contributions communales de
Rubelles au PLH prévoient "un développement à horizon de 5 -10 ans, pouvant représenter de l'ordre de 100 à 200 pavillons, avec une éventualité de réaliser des logements locatifs aidés et intermédiaires, en pavillons individuels."
Le présent projet se situe en avance sur le PLH puisqu'il planifie un rythme de construction aux alentours de 40 logements par an, soit environ 320 réalisations à
l'horizon 2015. Sur le plan de la mixité sociale, le projet de PLU dépasse les objectifs du PLH. •
Le Plan Local des Déplacements de la Région Melunaise (P.L.D.) Le P.L.D. de la Région Melunaise s'inscrit dans le Plan des Déplacements Urbains de la Région Ile-de-France. Il détermine principalement des orientations en matière
de hiérarchisation de la voirie, de transports collectifs, de circulations douces et inter-modalités, de livraisons en ville et de stationnement.
Rubelles est concernée au premier plan par la structure de la voirie. Deux orientations majeures ont des conséquences directes sur le P.L.U. Il s’agit de l’orientation
n° 1 qui traite de la déviation de la RD 636. ainsi que de l’orientation n°
3 qui a pour objet la requa lification d’axes, la RD 471 et la RD 636 en ce qui concerne Rubelles.
Le P.L.U. intègre ces projets, de même que le projet de Z.A.C : le site prévu pour accueillir la déviation de la RD fait l’objet d’un classement en 2 AU afin de différer
son urbanisation et de prendre ainsi en compte la version définitive du projet routier.
La réflexion sur la requalification de la RD 471 se traduit dans le P.L.U. par la mise en place d’un emplacement réservé destiné à la création d’un rond-point. Les
alignements d’arbres le long de ces voies ne sont pas remis en question par les projets d’extension. » 2 A cette échéance, la Z.A.C ne sera en effet pas totalement achevée.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 138
III. ANALYSE DES EFFETS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT ET LA SANTE B. Les impacts temporaires du projet : effets et mesures d’accompagnement- Zone d’aménagement
concerté
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Noyers - Commune
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Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 139
III.B. ANALYSE DES EFFETS TEMPORAIRES DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT Les effets pendant la période de chantier •
Le chantier se résumera essentiellement à des travaux de terrassement. Les impacts temporaires sont liés à la phase des travaux : la qualité paysagère sera dégradée par les opérations de décapage des sols et la présence
d’engins de chantier.
Les impacts temporaires de la phase de travaux concernent les nuisances occasionnées par les chantiers, à savoir :
-
L’émission de poussières, laquelle est susceptible de dégrader momentanément la qualité de l’air et la qualité des eaux (colmatage).
-
Les nuisances sonores : elles sont limitées dans le temps (heures ouvrables de la semaine durant la phase de chantier).
-
Le déplacement de la faune vers des milieux de substitution proches.
-
Un impact visuel fort depuis les habitations riveraines et les axes routiers les plus proches.
-
Une pollution accidentelle des eaux par les hydrocarbures des engins de chantier ne peut être exclue, même si ce genre d’accident reste rare. La remise en état du site nécessite l’utilisation d’engins mobiles. Les risques de pollution et de dangers pour la santé humaine seront donc liés á l’activité de
chantier qui sera très temporaire.
La pollution sonore induite pendant la phase des travaux préparatoires par les engins roulants sur le chantier sera temporaire. Les horaires de l’activité seront
limités à ceux des heures ouvrables du lundi au samedi. Enfin, les engins seront conformes aux législations en vigueur vis-à-vis des normes antibruit.
En cas d’accident qui occasionnerait le déversement de lubrifiant ou carburant, la dépollution sera réalisée par un organisme spécialisé. La pollution de l’air
occasionnée lors du chantier restera négligeable.
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
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III. ANALYSE DES EFFETS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT ET LA SANTE C. Les impacts sur la santé et la commodité du voisinage- Zone d’aménagement
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III.C. ANALYSE DES EFFETS SUR LA SANTE ET LA COMMODITE DU VOISINAGE La santé •
Santé et qualité des eaux : Le système de gestion et de traitement des eaux de pluie, notamment du ruissellement, qui sera mis en place lors de l’aménagement du quartier permettra :
-
de protéger les milieux récepteurs et leur usage,
-
de maîtriser le ruissellement urbain, à l’origine de pollutions par débordement à l’aval du réseau (gestion à la source, stockage, infiltration, etc.). Les pollutions accidentelles potentielles pendant les chantiers seront évitées par l’étanchéité des surfaces de stockage des produits, le recueil des eaux de
lavage, etc. Le projet n’induit donc aucun risque notable sur la qualité des eaux destinées ou non à la consommation humaine. •
Santé et environnement sonore : Les effets du projet sur l’environnement sonore, au vu de l’augmentation du trafic, ne seront pas négligeables, mais l’application des dispositions de l’arrêté
préfectoral n°
99 DAI 1CV 019 du 15 février 1999 pe rmettra de réduire ces impacts négatifs.
•
Santé, hygiène et salubrité : Le détail des conséquences de la ZAC sur la santé publique sera précisé au stade du dossier de réalisation de la ZAC, en fonction des choix de
programmation qui auront été privilégiés.
*
*
*- Zone d’aménagement
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III.C. ANALYSE DES EFFETS SUR LA SANTE ET LA COMMODITE DU VOISINAGE La santé, les coûts collectifs des pollutions et nuisances •
L’indice pollution population (IPP) : (source http://www.ecologie.gouv.fr/La-monetarisation-de-l-indice.html). Cet indice est calculé à partir des données de dispersion déduites des simulations croisées avec les données de densité de population. Les ministères de l’Equipement, de la Santé et de l’Ecologie ont établi en février 2005 un guide méthodologique relatif au volet « air » des études d’impact des
infrastructures routières. L’impact sur la santé de la pollution atmosphérique est mesuré par un indice d’exposition, appelé IPP, égal au produit de la concentration en polluant par la population riveraine :
où i est l’indice de la zone, N le nombre de zones, CCi est la concentration en polluant, POPi la population de la zone i. L’IPP est calculé à partir d’un modèle
local de dispersion des polluants dans l’atmosphère et pour chaque type de polluant (comme par exemple les particules fines PM10 ou le NO2). •
La méthodologie : Une étude récente de la D4E (cf. document de travail 05-M06) s’est attachée à trouver une relation économique donnant une valeur monétaire à cet indice
d’exposition pollution population IPP.
La nouvelle méthode d’évaluation proposée est établie à partir de :
-
la perte d’espérance de vie (PEV), issue de résultats récents d’études épidémiologiques. Ainsi, le gain moyen d’espérance de vie par personne exposée est de
5 mois pour une réduction de la pollution de 15 μgr de PM10 par m3 et une espérance de vie moyenne de 80 ans ; -
la valeur de l’année de vie (VAV) spécifique aux impacts sanitaires de la pollution due aux transports, estimée avec des méthodes d’évaluation contingente. La
valeur centrale retenue dans l’étude est de 50 000 €.
On obtient alors une estimation du point d’IPP par polluant (26,2 € par pers.*μgr NO2/m3 pour le NO2), ce qui permet ensuite de valoriser directement les
impacts sanitaires des projets à partir de l’IPP déjà calculé au préalable. •
La part des effets sanitaires dans les analyses : La part de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans l’évaluation des projets d’infrastructure est faible. Elle représenterait entre 0,4 % et 2 % du
bénéfice net actualisé. Les gains de temps sont, par contre, prépondérants et on peut légitimement s’interroger sur les valeurs unitaires utilisées pour prendre en compte ces effets. Des travaux de recherche sont en cours à ce sujet. Une utilisation de la méthodologie IPP aboutirait à une augmentation de la part de l’impact sanitaire de la pollution routière d’un facteur 2 à 5 tout en restant inférieur à 10 % du bénéfice net actualisé.
Le détail des conséquences de la ZAC en termes de coûts collectifs, de pollution et de nuisances sera précisé au stade du dossier de réalisation de la ZAC, en
fonction des choix qui auront été privilégiés.- Zone d’aménagement
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Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 143
III.C. ANALYSE DES EFFETS SUR LA SANTE ET LA COMMODITE DU VOISINAGE Les consommations énergétiques, la commodité du voisinage •
Le choix de privilégier l’éco-construction se traduira par les conséquences suivantes : Actuellement, la consommation moyenne annuelle d'énergie du secteur résidentiel est de l'ordre de
240 kW
h d'énergie primaire par m2 par an.
Le but est d'atteindre une consommation moyenne d'énergie en France d'environ 50kWhep/m2.an Il conviendra donc de respecter la réglementation thermique des bâtiments neufs. La réglementation Thermique 2005 s'applique aux bâtiments neufs, qu'ils soient résidentiels ou tertiaires. Elle vise d'une part à améliorer la performance
énergétique des bâtiments neufs, d'autre part, à limiter le recours à la climatisation.
La RT 2005 s'attache :
>
à inciter au recours aux énergies renouvelables > favoriser la conception bioclimatique,
>
imposer une consommation maximale d'énergie pour les bâtiments
>
renforcer les exigences sur le bâti (notamment en termes d'isolation) > les équipements et le confort d'été. La RT 2005 est respectée :
•
soit
par
la
réalisation
d'une
étude
thermique
•
soit
par
l'application
de
solutions
techniques
agréées
par
le
ministère
en
charge
de
la
construction
Le maître d'ouvrage doit pouvoir justifier de la conformité du bâtiment construit par la présentation de la synthèse d'étude thermique standardisée. Faire réaliser un diagnostic de performance énergétique à la construction : le maître d'ouvrage d'une construction neuve fait réaliser, à l'achèvement du bien,
un diagnostic de performance énergétique et le remet au futur acquéreur au plus tard, à la réception du bien.
Réaliser une étude de faisabilité des approvisionnements en énergie : dans le cas d'une construction nouvelle de plus de 1000 m2 et préalablement au dépôt
de
la
demande
du
permis
de
construire,
le
maître
d'ouvrage
doit
réaliser
une
étude
de
faisabilité
technique
et
économique
des
diverses
solutions
d'approvisionnement en énergie du bâtiment qui s'appuient sur le recours aux énergies renouvelables et aux systèmes les plus performants.
Le détail des conséquences de la ZAC en termes de consommation énergétique sera précisé au stade du dossier de réalisation de la ZAC, en fonction des
choix qui auront été privilégiés.- Zone d’aménagement
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IV. MESURES COMPENSATOIRES Les mesures envisagées pour supprimer, réduire et, si possible, compenser les conséquences dommageables du projet sur l’environnement •
Milieu physique : Pendant la phase de chantier, toutes les précautions seront prises pour éviter une pollution des eaux souterraines ou superficielles. Les eaux de ruissellement de chaussée seront collectées par le système de caniveaux d’infiltration. Un système d’épuration des eaux (débourbeur –
séparateur à hydrocarbures), sera installé avant rejet dans le ru. •
Milieux naturels et paysages : Les mesures énoncées dans ce paragraphe sont valables pour la flore, la faune et le paysage, ces trois thèmes étant indubitablement liés. Période de défrichement : Afin de limiter les risques de mortalité sur la faune durant la phase des travaux, les opérations de décapage des sols auront lieu en
dehors de la période de reproduction de la faune (laquelle s’étend d’avril à juillet).
Plantations ornementales : Pour l’ensemble des plantations, les espèces floristiques indigènes méritent d’être privilégiées dans les plantations ornementales.
Les espèces locales sont en effet plus résistantes que les espèces importées, car elles sont mieux adaptées aux conditions du milieu naturel. Par ailleurs, elles s’intègrent d’autant plus facilement au paysage local qu’elles en font partie naturellement.
Rappelons que les plantations sont surtout intéressantes pour l’avifaune, en particulier lorsque leur structure est proche du naturel, c’est-à-dire hétérogène.
Dans la mesure du possible, il faut proscrire les alignements mono-spécifiques. Un mélange d’espèces, la constitution de plusieurs strates (avec par exemple une haie basse doublant les plantations d’alignement) sont non seulement propices à l’utilisation de ces plantations par la faune mais favorisent également l’intégration paysagère du projet. •
Milieu humain : Sécurité publique : Pour prévenir les risques d’atteinte á la sécurité publique lors de la phase de travaux, une clôture (avec dispositifs de signalisation) sera
érigée autour des zones en travaux. Celles-ci ne représenteront donc pas un danger particulier pour les habitants, les agriculteurs, et les promeneurs présents aux abords du site.
Afin de minimiser les risques d’accidents liés au flux de circulation supplémentaire que générera l’aménagement du site, il conviendra de prévoir une
signalisation adaptée à cette nouvelle situation.
Patrimoine archéologique (rappel) : Toute découverte fortuite intervenant lors des travaux devra faire l’objet d’une information immédiate auprès du Service
Régional de l’Archéologie afin que les mesures utiles pour leur préservation puissent être prises.- Zone d’aménagement
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Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 145
IV. MESURES COMPENSATOIRES Les mesures envisagées pour supprimer, réduire et, si possible, compenser les conséquences dommageables du projet sur l’environnement Rappel succinct des mesures d’accompagnement et (ou) compensatoires :
Concernant les espaces boisés, le parti d’aménagement retenu prévoit une reconstitution à superficie au
moins équivalente, avec l’aménagement d’un parc urbain de 3,15 hectares, plus de l’ordre de 0,80 hectare de plantations périphériques – et la requalification de l’allée centrale en promenade publique (> 0,6 ha).
Des pourparlers sont menés par la Commune avec l’exploitant et les propriétaires, de manière à minorer
l’impact négatif de cet aménagement sur l’économie agricole locale. Cette opération nécessitera d’acheter les parcelles, afin de réaliser les aménagements et viabilisations des nouveaux quartiers. Pour cela, la Commune envisage de mandater l’établissement public foncier régional. Les accords amiables seront privilégiés.
Le choix du renforcement d’une bande boisée le long de la RD 471 (sous les vents dominants) entraînera
mécaniquement une atténuation de la vitesse du vent dans le nouveau quartier d’habitation. Cette bande boisée constituera ainsi la mesure d’accompagnement privilégiée, pour atténuer les effets de l’urbanisation sur le climat.
Le choix des types de logements, privilégiant l’éco-construction, et donc les bâtiments à faible consommation
énergétique, contribuera aussi à minorer l’impact de l’urbanisation sur le climat local.
Pour la régulation et le traitement des eaux de ruissellement issues de l'ensemble des ouvrages réalisés
dans le lotissement, il est prévu : -
un ouvrage de
725 m
3
de stockage ou bassin de rétention ;
-
un débit de fuite maximal de
2,3 litres
par seconde ;
-
un pré-traitement des effluents par des ouvrages de type « débourbeurs-séparateurs à hydrocarbures »
placés aux points de collecte du bassin.
Concernant l’a mise en valeur des milieux naturels, sont prévus : la reconstitution d’un boisement contigu aux bois dits de la « Pièce de Saint-Nicolas », au Nord-
Ouest de la zone, la replantation de l’allée du Château, l’aménagement d’un bosquet en partie Sud du site (« la Fourche »). L’ensemble se présentera en outre comme une trame verte continue entre le Nord et le Sud de l’opération.
L’objectif exposé dans le plan local d’urbanisme (40 logements par an en moyenne) peut être confirmé.
Cette régulation représente la mesure d’accompagnement
indispensable, pour atténuer les effets de l’accroissement démographique, raison pour laquelle l’échéance de réalisation est envisagée à l’horizon 2020.
La réalisation de la ZAC induira le besoin de
3 à 4 classes élémentaires
et de
2 classes maternelles.
Il apparaît nécessaire d'augmenter l'offre en équipements socioculturels d'une superficie d'environ 400 m2 (mais ceci est à relativiser compte tenu de la proximité de
Melun). En outre, l’extension sur place des écoles nécessitera le déplacement des terrains de tennis. C’est la raison pour laquelle le parti d’aménagement retenu a prévu la localisation d’un équipement de ce type.
Les mesures d’accompagnement concernant les déplacements seront précisées au stade du dossier de réalisation de la ZAC. De même en ce qui con cerne l’impact
sur le climat : cette évaluation dépend en effet de choix de programmation (éco-quartier, éco-construction), qui restent à effectuer.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
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Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 146
ANNEXES : LES FONDEMENTS JURIDIQUES DE L’ÉTUDE
------------------------------
Zones d’aménagement concerté
--------
Art. L. 123-3 -
Dans les zones d’aménagement concerté, le plan local d’urbanisme précise en outre :
a)
La localisation et les caractéristiques des espaces publics à conserver, à modifier ou à créer ;
b)
La localisation prévue pour les principaux ouvrages publics, les installations d’intérêt général et les espaces verts. Il peut également déterminer la surface de plancher développée hors œuvre nette dont la construction est autorisée dans chaque îlot, en fonction, le cas échéant, de la nature
et de la destination des bâtiments. Art. L.123-11 -
Lorsque l’enquête prévue à l’article L. 123-10 concerne une zone d’aménagement concerté, elle vaut enquête préalable à la déclaration d’utilité publique des travaux
prévus dans la zone à condition que le dossier soumis à l’enquête comprenne les pièces requises par le code de l’expropriation pour cause d’utilité publique. Art. L. 123-15. -
Lorsque le projet d’élaboration, de modification ou de révision d’un plan local d’urbanisme a pour objet ou pour effet de modifier les règles d’urbanisme applicables à
l’intérieur d’un périmètre de zone d’aménagement concerté créée à l’initiative d’une personne publique autre que la commune, l’avis de ladite personne publique est requis préalablement à l’approbation du plan local d’urbanisme élaboré, modifié ou révisé. Lorsque la zone d’aménagement concerté a été créée à l’initiative d’un établissement public de coopération intercommunale, cette approbation ne peut intervenir qu’après avis favorable de cet établissement public. Art. R. 123-20 -
Lorsque l’avis de la personne publique qui a pris l’initiative de la création d’une zone d’aménagement concerté est requis en application de l’article L. 123-15 sur le
projet d’élaboration, de modification ou de révision du plan local d’urbanisme concernant cette zone, cet avis est réputé émis en l’absence de réponse dans le délai de trois mois à compter de la saisine de cette personne publique. Article L311-1
(Loi nº 2000-1208 du 13 décembre 2000 art. 7 1º Journal Officiel du 14 décembre 2000 en vigueur le 1er avril 2001)
Les zones d'aménagement concerté sont les zones à l'intérieur desquelles une collectivité publique ou un établissement public y ayant vocation décide d'intervenir
pour réaliser ou faire réaliser l'aménagement et l'équipement des terrains, notamment de ceux que cette collectivité ou cet établissement a acquis ou acquerra en vue de les céder ou de les concéder ultérieurement à des utilisateurs publics ou privés.
Le périmètre et le programme de la zone d'aménagement concerté sont approuvés par délibération du conseil municipal ou de l'organe délibérant de l'établissement
public de coopération intercommunale.
Sont toutefois créées par le préfet, après avis du conseil municipal de la ou des communes concernées ou de l'établissement public de coopération intercommunale
compétent, les zones d'aménagement concerté réalisées à l'initiative de l'Etat, des régions, des départements ou de leurs établissements publics et concessionnaires et les zones d'aménagement concerté situées, en tout ou partie, à l'intérieur d'un périmètre d'opération d'intérêt national.
Une même zone d'aménagement concerté peut être créée sur plusieurs emplacements territorialement distincts.
Article L311-2
(Loi nº 2000-1208 du 13 décembre 2000 art. 7 2º Journal Officiel du 14 décembre 2000 en vigueur le 1er avril 2001)
A compter de la publication de l'acte créant une zone d'aménagement concerté, les propriétaires des terrains compris dans cette zone peuvent mettre en demeure la
collectivité publique ou l'établissement public qui a pris l'initiative de la création de la zone, de procéder à l'acquisition de leur terrain, dans les conditions et délais prévus à l'article L. 230-1.
1
1
Art. L. 230-1. - Les droits de délaissement prévus par les articles L. 111-11, L. 123-2, L. 123-17 et L. 311-2 s’exercent dans les conditions prévues par le présent titre. La mise en demeure de procéder à l’acquisition d’un terrain
bâti ou non est adressée par le propriétaire à la mairie de la commune où se situe le bien. Elle mentionne les fermiers, locataires, ceux qui ont des droits d’emphytéose, d’habitation ou d’usage et ceux qui peuvent réclamer des servitudes.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
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Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 147
Article L311-3
(Loi nº 85-729 du 18 juillet 1985 art. 26 XII Journal Officiel du 19 juillet 1985)
Lorsqu'un terrain est compris dans une zone d'aménagement concerté, il ne pourra être fait application des dispositions de l'article L. 213-11.
2
Article L311-4
(Modifié par la LOI n°
2009-323 du 25 mars 2009 - ar t. 43)
Il ne peut être mis à la charge de l'aménageur de la zone que le coût des équipements publics à réaliser pour répondre aux besoins des futurs habitants ou usagers
des constructions à édifier dans la zone. Les autres intéressés sont mis en demeure de faire valoir leurs droits par publicité collective à l’initiative de la collectivité ou du service public qui fait l’objet de la mise en demeure. Ils sont tenus de se faire connaître à ces derniers, dans le délai de deux mois, à défaut de quoi ils perdent tout droit à indemnité. Art. L. 230-2. - Au cas où le terrain viendrait à faire l’objet d’une transmission pour cause de décès, les ayant droit du propriétaire décédé peuvent, sur justification que l’immeuble en cause représente au moins la moitié de l’actif successoral et sous réserve de présenter la demande d’acquisition dans le délai de six mois à compter de l’ouverture de la succession, si celle-ci n’a pas été formulée par le propriétaire décédé, exiger qu’il soit sursis, à concurrence du montant de son prix, au recouvrement des droits de mutation afférents à la succession tant que ce prix n’aura pas été payé. Art. L. 230-3
. (Modifié par la loi n°
2009-323 du 25 mars 2009 - ar t. 32
) - La collectivité ou le service public qui fait l’objet de la mise en demeure doit se prononcer dans le délai d’un an à compter de la réception en mairie de la demande
du propriétaire. En cas d’accord amiable, le prix d’acquisition doit être payé au plus tard deux ans à compter de la réception en mairie de cette demande. A défaut d’accord amiable à l’expiration du délai d’un an mentionné au premier alinéa, le juge de l’expropriation, saisi soit par le propriétaire, soit par la collectivité ou le service public qui a fait l’objet de la mise en demeure, prononce le transfert de propriété et fixe le prix de l’immeuble. Ce prix, y compris l’indemnité de réemploi, est fixé et payé comme en matière d’expropriation, sans qu’il soit tenu compte des dispositions qui ont justifié le droit de délaissement. La date de référence prévue à l’article L. 13-15 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique est celle à laquelle est devenu opposable aux tiers le plus récent des actes rendant public le plan local d’urbanisme ou l’approuvant, le révisant ou le modifiant et délimitant la zone dans laquelle est situé le terrain. En l’absence de plan d’occupation des sols rendu public ou de plan local d’urbanisme, la date de référence est, pour le cas mentionné à l’article L. 111-9, celle d’un an avant l’ouverture de l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique, pour les cas mentionnés à l’article L. 111-10, celle de la publication de l’acte ayant pris le projet en considération et, pour les cas mentionnés à l’article L. 311-2, un an avant la création de la zone d’aménagement concerté. Le juge de l’expropriation fixe également, s’il y a lieu, les indemnités auxquelles peuvent prétendre les personnes mentionnées à l’article L. 230-2. Le propriétaire peut requérir l’emprise totale de son terrain dans les cas prévus aux articles L. 13-10 et L. 13-11 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique. Art. L. 230-4.
. (
Modifié par la loi n°
2009-323 du 25 mars 2009 - art . 32
) - Dans le cas des terrains mentionnés à l’article L. 123-2 et des terrains réservés en application de l’article L. 123-17, les limitations au droit de construire et la
réserve ne sont plus opposables si le juge de l’expropriation n’a pas été saisi trois mois après l’expiration du délai d’un an mentionné à l’article L. 230-3. Cette disposition ne fait pas obstacle à la saisine du juge de l’expropriation au-delà de ces trois mois dans les conditions prévues au troisième alinéa de l’article L. 230-3. Art. L. 230-5. - L’acte ou la décision portant transfert de propriété éteint par lui-même et à sa date tous droits réels ou personnels existants sur les immeubles cédés même en l’absence de déclaration d’utilité publique antérieure. Les droits des créanciers inscrits sont reportés sur le prix dans les conditions prévues à l’article L. 12-3 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique. Art. L. 230-6. - Les dispositions de l’article L. 221-2 sont applicables aux biens acquis par une collectivité ou un service public en application du présent titre.” 2 Article L213-11
Les biens acquis par exercice du droit de préemption doivent être utilisés ou aliénés aux fins définies à l'article L. 210-1. L'utilisation ou l'aliénation d'un bien au profit d'une personne privée autre que le concessionnaire d'une opération d'aménagement ou qu'une société d'habitations à loyer modéré doit faire l'objet d'une délibération motivée du conseil municipal ou, le cas échéant, d'une décision motivée du délégataire du droit de préemption. Si le titulaire du droit de préemption décide d'utiliser ou d'aliéner à d'autres fins un bien acquis depuis moins de cinq ans par exercice de ce droit, il doit informer de sa décision les anciens propriétaires ou leurs ayants cause universels ou à titre universel et leur proposer l'acquisition de ce bien en priorité. A défaut d'accord amiable, le prix est fixé par la juridiction compétente en matière d'expropriation, conformément aux règles mentionnées par l'article L. 213-4. A défaut d'acceptation dans le délai de trois mois à compter de la notification de la décision juridictionnelle devenue définitive, les anciens propriétaires ou leurs ayants cause universels ou à titre universel sont réputés avoir renoncé à l'acquisition. Dans le cas où les anciens propriétaires ou leurs ayants cause universels ou à titre universel ont renoncé expressément ou tacitement à l'acquisition dans les conditions visées aux alinéas précédents, le titulaire du droit de préemption doit également proposer l'acquisition à la personne qui avait l'intention d'acquérir le bien. Le titulaire du droit de préemption n'est tenu de respecter cette procédure que lorsque le nom de l'acquéreur était inscrit dans la déclaration mentionnée à l'article L. 213-2.- Zone d’aménagement
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Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 148
Lorsque la capacité des équipements programmés excède les besoins de l'opération, seule la fraction du coût proportionnelle à ces besoins peut être mise à la charge
de l'aménageur.
Lorsqu'un équipement doit être réalisé pour répondre aux besoins des futurs habitants ou usagers des constructions à édifier dans plusieurs opérations successives
devant faire l'objet de zones d'aménagement concerté,
de conventions de projet urbain partenarial
ou de programmes d'aménagement d'ensemble, la répartition du coût
de cet équipement entre différentes opérations peut être prévue dès la première, à l'initiative de l'autorité publique qui approuve l'opération.
Lorsqu'une construction est édifiée sur un terrain n'ayant pas fait l'objet d'une cession, location ou concession d'usage consentie par l'aménageur de la zone, une
convention conclue entre la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale et le constructeur précise les conditions dans lesquelles celui-ci participe au coût d'équipement de la zone. La convention constitue une pièce obligatoire du dossier de permis de construire ou de lotir. Article L311-5
(Loi nº 2005-809 du 20 juillet 2005 art. 4 Journal Officiel du 21 juillet 2005)
L'aménagement et l'équipement de la zone sont conduits directement par la personne publique qui a pris l'initiative de sa création ou concédés par cette personne
publique, dans les conditions précisées aux articles
L. 300-4 et L. 300-5.
Lorsque le concédant ou le concessionnaire conclut avec des propriétaires de terrains situés à l'intérieur de la zone une convention définissant les conditions dans
lesquelles ces propriétaires participent à l'aménagement, cette convention est distincte de la convention de participation financière prévue par le dernier alinéa de l'article L. 311-4. Article L311-6
(Loi nº 2000-1208 du 13 décembre 2000 art. 7 4º Journal Officiel du 14 décembre 2000 en vigueur le 1er avril 2001)
Les cessions ou concessions d'usage de terrains à l'intérieur des zones d'aménagement concerté font l'objet d'un cahier des charges qui indique le nombre de mètres
carrés de surface hors oeuvre nette dont la construction est autorisée sur la parcelle cédée. Le cahier des charges peut en outre fixer des prescriptions techniques, urbanistiques et architecturales imposées pour la durée de la réalisation de la zone.
Le cahier des charges est approuvé lors de chaque cession ou concession d'usage par le maire ou le président de l'établissement public de coopération
intercommunale, lorsque la création de la zone relève de la compétence du conseil municipal ou de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale, et par le préfet dans les autres cas.
Le cahier des charges devient caduc à la date de la suppression de la zone. Les dispositions du présent alinéa ne sont pas applicables aux cahiers des charges
signés avant l'entrée en vigueur de la loi nº 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains. Article L311-7
(Loi nº 2003-590 du 2 juillet 2003 art. 44 Journal Officiel du 3 juillet 2003)
Les plans d'aménagement de zone approuvés avant l'entrée en vigueur de la loi nº 2000-1208 du 13 décembre 2000 précitée demeurent applicables jusqu'à
l'approbation par la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent d'un plan local d'urbanisme. Ils ont les mêmes effets pour la zone intéressée que les plans locaux d'urbanisme. Ils sont soumis au régime juridique des plans locaux d'urbanisme tel qu'il est défini par les articles L. 123-1 à L. 123-18, à l'exception du deuxième alinéa de l'article L. 123-1.
Ils peuvent faire l'objet :
a)
D'une modification, à condition que le changement apporté au plan d'aménagement de zone ne porte pas atteinte à l'économie générale des orientations d'urbanisme
concernant l'ensemble de la commune, et sous les conditions fixées aux b et c de l'article L. 123-13 ; b)
D'une révision simplifiée dans les conditions définies par le huitième alinéa de l'article L. 123-13 ;
c)
D'une mise en compatibilité selon les modalités définies par l'article L. 123-16.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 149
Les projets de plan d'aménagement de zone qui ont été arrêtés en vue d'être soumis à enquête publique conformément à l'article L. 311-4 en vigueur avant
l'application de la loi nº 2000-1208 du 13 décembre 2000 précitée, demeurent soumis aux dispositions législatives antérieures. Ils seront intégrés aux plans locaux d'urbanisme dès leur approbation. Article L311-8
(inséré par Loi nº 2000-1208 du 13 décembre 2000 art. 7 4º Journal Officiel du 14 décembre 2000 en vigueur le 1er avril 2001)
Un décret en Conseil d'Etat détermine, en tant que de besoin, les modalités d'application du présent chapitre.
Section I : Création des zones d'aménagement concerté Article R 311-1
(Décret nº 2001-261 du 27 mars 2001 art. 1 Journal Officiel du 28 mars 2001)
L'initiative de création d'une zone d'aménagement concerté peut être prise par l'Etat, une collectivité territoriale ou par un établissement public ayant vocation, de par
la loi ou ses statuts, à réaliser ou à faire réaliser l'objet de la zone. Article R 311-2
(Décret nº 2006-959 du 31 juillet 2006 art. 3 I Journal Officiel du 2 août 2006)
La personne publique qui a pris l'initiative de la création de la zone constitue un dossier de création, approuvé, sauf lorsqu'il s'agit de l'Etat, par son organe délibérant.
Cette délibération peut tirer simultanément le bilan de la concertation, en application du sixième alinéa de l'article L.300-2.
Le dossier de création comprend :
a)
Un rapport de présentation, qui expose notamment l'objet et la justification de l'opération, comporte une description de l'état du site et de son environnement, indique
le programme global prévisionnel des constructions à édifier dans la zone, énonce les raisons pour lesquelles, au regard des dispositions d'urbanisme en vigueur sur le territoire de la commune et de l'insertion dans l'environnement naturel ou urbain, le projet faisant l'objet du dossier de création a été retenu ; b)
Un plan de situation ;
c)
Un plan de délimitation du ou des périmètres composant la zone ;
d)
L'étude d'impact définie à l'article R. 122-3 du code de l'environnement. Le dossier précise également si la taxe locale d'équipement sera ou non exigible dans la zone.
Article R 311-3
(Décret nº 2001-261 du 27 mars 2001 art. 1 Journal Officiel du 28 mars 2001)
Lorsque la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent a pris l'initiative de la création de la zone, la délibération approuvant le
dossier de la zone porte création de celle-ci.
Dans les autres cas, la personne publique qui a pris l'initiative de la création de la zone adresse le dossier de création à l'autorité compétente pour la créer. Dans le
cas prévu à l'article R. 311-4, elle l'adresse également à la commune ou à l'établissement public de coopération intercommunale compétent en vue de recueillir son avis. Article R 311-4
(Décret nº 2001-261 du 27 mars 2001 art. 1 Journal Officiel du 28 mars 2001)
Lorsque la création de la zone est de la compétence du préfet, le conseil municipal de la commune sur le territoire de laquelle il est envisagé de créer la zone ou
l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent émet préalablement un avis sur le dossier de création.
L'avis est réputé émis à l'issue d'un délai de trois mois à compter de la réception par le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale
du dossier de création.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 150
Article R 311-5
(Décret nº 2006-959 du 31 juillet 2006 art. 3 II Journal Officiel du 2 août 2006)
L'acte qui crée la zone d'aménagement concerté en délimite le ou les périmètres. Il indique le programme global prévisionnel des constructions à édifier à l'intérieur de
la zone. Il mentionne le régime applicable au regard de la taxe locale d'équipement.
Il est affiché pendant un mois en mairie ou au siège de l'établissement public de coopération intercommunale compétent et, dans ce cas, dans les mairies des
communes membres concernées. Mention de cet affichage est insérée en caractères apparents dans un journal diffusé dans le département.
Il est en outre publié :
a)
Lorsqu'il s'agit d'une délibération du conseil municipal d'une commune de 3 500 habitants et plus, au recueil des actes administratifs mentionné à l'article R. 2121-10
du code général des collectivités territoriales ou, lorsqu'il s'agit d'une délibération de l'organe délibérant d'un établissement public de coopération intercommunale comportant au moins une commune de 3 500 habitants et plus, au recueil des actes administratifs mentionné à l'article R. 5211-41 dudit code si un tel recueil existe ; b)
Lorsqu'il s'agit d'un arrêté préfectoral, au recueil des actes administratifs de l'Etat dans le département. Chacune de ces formalités de publicité mentionne le ou les lieux où le dossier peut être consulté. Les effets juridiques attachés à la création de la zone ont pour point de départ l'exécution de l'ensemble des formalités de publicité prévues au deuxième alinéa ci-
dessus. Pour l'application du présent alinéa, la date à prendre en compte pour l'affichage en mairie ou au siège de l'établissement public de coopération intercommunale compétent est celle du premier jour où il est effectué. Article R 311-5-1
(inséré par Décret nº 2007-1177 du 3 août 2007 art. 2 I Journal Officiel du 5 août 2007 en vigueur le 1er octobre 2007)
Lorsque l'opération doit faire l'objet d'une étude de sécurité publique en application de l'article R. 111-48, la personne publique qui a pris l'initiative de la création de la
zone d'aménagement concerté, ou son concessionnaire, est entendue par la sous-commission départementale pour la sécurité publique de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité, prévue par le décret nº 95-260 du 8 mars 1995, en vue de préciser les éléments essentiels qui devront être pris en compte dans l'étude. Section II : Réalisation des zones d'aménagement concerté Article R 311-6
(Décret nº 2007-1177 du 3 août 2007 art. 2 II Journal Officiel du 5 août 2007 en vigueur le 1er octobre 2007)
L'aménagement et l'équipement de la zone sont réalisés dans le respect des règles d'urbanisme applicables. Lorsque la commune est couverte par un plan local
d'urbanisme, la réalisation de la zone d'aménagement concerté est subordonnée au respect de l'article L. 123-3.
L'aménagement et l'équipement de la zone sont :
1º
Soit conduits directement par la personne morale qui a pris l'initiative de sa création ;
2º
Soit concédés, par cette personne morale, dans les conditions définies par les articles L. 300-4 à L. 300-5-2. Lorsque l'opération doit faire l'objet d'une étude de sécurité publique en application de l'article R. 111-48, cette étude doit être reçue par la sous-commission
départementale pour la sécurité publique de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité avant le commencement des travaux de réalisation des voies et espaces publics. Article R 311-7
(Décret nº 2001-261 du 27 mars 2001 art. 1 Journal Officiel du 28 mars 2001)
La personne publique qui a pris l'initiative de la création de la zone constitue un dossier de réalisation approuvé, sauf lorsqu'il s'agit de l'Etat, par son organe
délibérant. Le dossier de réalisation comprend :- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 151
a)
Le projet de programme des équipements publics à réaliser dans la zone ; lorsque celui-ci comporte des équipements dont la maîtrise d'ouvrage et le financement
incombent normalement à d'autres collectivités ou établissements publics, le dossier doit comprendre les pièces faisant état de l'accord de ces personnes publiques sur le principe de la réalisation de ces équipements, les modalités de leur incorporation dans leur patrimoine et, le cas échéant, sur leur participation au financement ; b)
Le projet de programme global des constructions à réaliser dans la zone ;
c)
Les modalités prévisionnelles de financement de l'opération d'aménagement, échelonnées dans le temps. Le dossier de réalisation complète en tant que de besoin le contenu de l'étude d'impact mentionnée à l'article R. 311-2, notamment en ce qui concerne les éléments
qui ne pouvaient être connus au moment de la constitution du dossier de création.
L'étude d'impact mentionnée à l'article R. 311-2 ainsi que les compl
éments éventuels prévus à l'alinéa précédent sont joints au dossier de toute enquête
publique concernant l'opération d'aménagement réalisée dans la zone. Article R 311-8
(Décret nº 2001-261 du 27 mars 2001 art. 1 Journal Officiel du 28 mars 2001)
Le conseil municipal ou l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ou, lorsque la création de la zone relève de sa
compétence, le préfet, après avis du conseil municipal ou de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent, approuve le programme des équipements publics.
L'avis du conseil municipal ou de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent est réputé émis à l'issue d'un délai de trois
mois à compter de la réception par le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale du dossier de réalisation. Article R 311-9
(inséré par Décret nº 2001-261 du 27 mars 2001 art. 1 Journal Officiel du 28 mars 2001)
L'acte qui approuve le dossier de réalisation et celui qui approuve le programme des équipements publics font l'objet des mesures de publicité et d'information
édictées par l'article R. 311-5. Article R 311-10
(Décret nº 2001-261 du 27 mars 2001 art. 1 Journal Officiel du 28 mars 2001)
Dans le cas mentionné au 2º de l'article R. 311-6 :
1º
L'acte déclarant d'utilité publique les acquisitions de terrains bâtis ou non situés dans une zone d'aménagement concerté peut prévoir que l'expropriation sera réalisée
par l'aménageur ; 2º
Les immeubles expropriés en vue de la réalisation de l'opération peuvent être cédés de gré à gré et sans aucune formalité par l'expropriant à l'aménageur, à condition
que le prix de vente soit au moins égal au prix d'achat majoré des frais exposés par l'expropriant. Article R 311-11
(Décret nº 2001-261 du 27 mars 2001 art. 1 Journal Officiel du 28 mars 2001)
Mention des contributions exigées, des taxes et contributions versées ou obtenues dans le cadre de la réalisation des zones d'aménagement concerté est portée sur
le registre prévu à l'article R. 332-41 dans les conditions que déterminent cet article et l'article R. 332-42. Section III : Suppression ou modification d'une zone d'aménagement concerté Article R 311-12
(Décret nº 2001-261 du 27 mars 2001 art. 1 Journal Officiel du 28 mars 2001)
La suppression d'une zone d'aménagement concerté est prononcée, sur proposition ou après avis de la personne publique qui pris l'initiative de sa création, par
l'autorité compétente, en application de l'article L. 311-1, pour créer la zone. La proposition comprend un rapport de présentation qui expose les motifs de la suppression.
La modification d'une zone d'aménagement concerté est prononcée dans les formes prescrites pour la création de la zone. La décision qui supprime la zone ou qui modifie son acte de création fait l'objet des mesures de publicité et d'information édictées par l'article R. 311-5.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 152
Etudes d’impact
CODE DE L’ENVIRONNEMENT
Partie législative - Livre Ier : Dispositions communes - Titre II : Information et participation des citoyens - Chapitre II : Evaluation environnementale
Section 1 : Etudes d'impact des travaux et projets d'aménagement
Art. L.122-1 - Loi n°
2005-1319 du 26 octobre 2005 - art. 1 - Les travaux et projets d'aménagement qui sont entrepris par une collectivité publique ou qui nécessitent une
autorisation ou une décision d'approbation, ainsi que les documents d'urbanisme, doivent respecter les préoccupations d'environnement.Les études préalables à la réalisation d'aménagements ou d'ouvrages qui, par l'importance de leurs dimensions ou leurs incidences sur le milieu naturel, peuvent porter atteinte à ce dernier, doivent comporter une étude d'impact permettant d'en apprécier les conséquences. Cette étude d'impact est transmise pour avis à l'autorité administrative de l'Etat compétente en matière d'environnement par l'autorité chargée d'autoriser ou d'approuver ces aménagements ou ces ouvrages.Sans préjudice de l'application des dispositions des articles L. 11-1-1 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et L. 126-1 du présent code relatives à la motivation des déclarations d'utilité publique et des déclarations de projet, lorsqu'une décision d'octroi ou de refus de l'autorisation concernant le projet soumis à l'étude d'impact a été prise, l'autorité compétente en informe le public et, sous réserve du secret de la défense nationale, met à sa disposition les informations suivantes : -
la teneur de la décision et les conditions dont celle-ci est le cas échéant assortie ;
-
les motifs qui ont fondé la décision ;
-
les lieux où peuvent être consultées l'étude d'impact ainsi que, le cas échéant, les principales mesures destinées à éviter, réduire et si possible compenser les effets négatifs
importants du projet.
Art. L.122-2 - Ordonnance 2004-489 2004-06-03 - Si une requête déposée devant la juridiction administrative contre une autorisation ou une décision d'approbation d'un projet
visé au second alinéa de l'article L. 122-1 est fondée sur l'absence d'étude d'impact, le juge des référés, saisi d'une demande de suspension de la décision attaquée, y fait droit dès que cette absence est constatée.
Art. L.122-3 - Loi n°
2005-1319 du 26 octobre 2005 - art. 1
I. - Un décret en Conseil d'Etat précise les modalités d'application du présent chapitre. II. - Il fixe notamment : 1° Les conditions dans lesquelles les préoccupation s d'environnement sont prises en compte dans les procédures réglementaires existantes ; 2° Le contenu de l'étude d'impact qui comprend au m inimum une analyse de l'état initial du site et de son environnement, l'étude des modifications que le projet y
engendrerait, l'étude de ses effets sur la santé et les mesures envisagées pour supprimer, réduire et, si possible, compenser les conséquences dommageables pour l'environnement et la santé ; en outre, pour les infrastructures de transport, l'étude d'impact comprend une analyse des coûts collectifs des pollutions et nuisances et des avantages induits pour la collectivité ainsi qu'une évaluation des consommations énergétiques résultant de l'exploitation du projet, notamment du fait des déplacements qu'elle entraîne ou permet d'éviter ;
3° Les conditions dans lesquelles sont rendues publ iques l'étude d'impact, ainsi que les principales mesures destinées à éviter, réduire, et si possible compenser les effets
négatifs importants du projet ;
4°
La liste limitative des ouvrages qui, en raison de la faiblesse de leurs répercussions sur l'environnement, ne sont pas soumis à la procédure de l'étude d'impact ; 5°
Les conditions dans lesquelles le ministre charg é de l'environnement peut se saisir ou être saisi, pour avis, de toute étude d'impact.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 153
III. - Il désigne l'autorité administrative saisie pour avis en application du deuxième alinéa de l'article L. 122-1 et détermine les conditions dans lesquelles cet avis est élaboré
et mis à la disposition du public.
CODE DE L’ENVIRONNEMENT
Partie réglementaire - Livre Ier : Dispositions communes - Titre II : Information et participation des citoyens - Chapitre II : Evaluation environnementale
Décret n°
93-245 du 25 février 1993 relatif aux étu des d'impact et au champ d'application des enquêtes publiques et modifiant le décret n°
77-1141 du 12 octobre 1977 pris pour
l'application de l'article 2 de la loi n°
76-629 du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature, annexe du décret n°
85-453 du 23 avril 1985 pr is pour l'application de la loi n°
83-
630 du 12 juillet 1983 relative à la démocratisation des enquêtes publiques et à la protection de l'environnement abrogés par le décret n°
2005-935 du 2 août 2005 re latif à la partie réglementaire du code de l'environnement
Ordonnance n°
2006-460 du 21 avril 2006
Décret n°
2006-578 du 22 mai 2006
Décret n°
2009-368 du 1er avril 2009
Décret n°
2009-496 du 30 avril 2009
Décret n°
2009-1414 du 19 novembre 2009
Section 1 : Etudes d'impact des travaux et projets d'aménagement
Art. R.122-1 - Les préoccupations d'environnement qu'aux termes des dispositions du premier alinéa de l'article L. 122-1 doivent respecter les travaux et projets
d'aménagement qui sont entrepris par une collectivité publique ou qui nécessitent une autorisation ou une décision d'approbation ainsi que les documents d'urbanisme, sont celles qui sont définies à l'article L. 110-1.
Les études préalables à la réalisation d'aménagements ou d'ouvrages prescrites par la présente section sont faites par le pétitionnaire ou le maître de l'ouvrage. Il en est
toutefois autrement si une procédure particulière établie par décret et concernant certains travaux ou projets d'aménagement charge une personne publique de ces études. Dans tous les cas, la dénomination précise et complète du ou des auteurs de l'étude doit figurer sur le document final.
Les
préoccupations
d'environnement
sont
prises
en
compte
par
les
documents
d'urbanisme
dans
le
cadre
des
procédures
qui
leur
sont
propres.
La
réalisation
d'aménagements ou d'ouvrages donne lieu à l'élaboration d'une étude d'impact, sauf dans les cas visés aux articles R. 122-4 à R. 122-8.
Art. R122-1-1 -
Décret n°
2009-496 du 30 avril 2009 - art. 1
I.-Sous réserve des dispositions du II et du III ci-dessous, l'autorité administrative de l'Etat compétente en matière d'environnement mentionnée à l'article L. 122-1 est le
ministre chargé de l'environnement :
1° Pour les projets de travaux, d'ouvrages ou d'amé nagements pour lesquels la décision d'autorisation, d'approbation ou d'exécution est prise par décret ou par un ministre
ainsi que, sauf disposition réglementaire particulière, si cette décision relève d'une autorité indépendante ;
2°
Pour tout projet de travaux, d'ouvrages ou d'amé nagements, lorsque ce projet fait l'objet d'une étude d'impact dont il décide de se saisir en application du 5°
du II de l'article
L. 122-3.
II.-L'autorité administrative de l'Etat compétente en matière d'environnement mentionnée à l'article L. 122-1 est la formation d'autorité environnementale du Conseil général de
l'environnement et du développement durable pour les projets de travaux, d'ouvrages ou d'aménagements qui donnent lieu à une décision du ministre chargé de l'environnement ou à un décret pris sur son rapport ainsi que pour les projets qui sont élaborés par les services déconcentrés dans les domaines relevant des attributions du même ministre ou sous la- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 154
maîtrise d'ouvrage d'établissements publics relevant de sa tutelle. Pour l'application du présent alinéa, est pris en compte l'ensemble des attributions du ministre chargé de l'environnement telles qu'elles résultent des textes en vigueur à la date à laquelle l'autorité administrative de l'Etat compétente en matière d'environnement est saisie.
III.-Dans les cas ne relevant pas du I ou du II ci-dessus, l'autorité administrative de l'Etat compétente en matière d'environnement mentionnée à l'article L. 122-1 est le préfet
de la région sur le territoire de laquelle le projet de travaux, d'ouvrage ou d'aménagement doit être réalisé ou, lorsque le projet est situé sur plusieurs régions, le préfet coordonnateur désigné par le Premier ministre. Dans ce dernier cas, le préfet coordonnateur consulte, avant de rendre son avis, les autres préfets de région concernés par le projet.
IV.-Les autorités administratives de l'Etat compétentes en matière d'environnement mentionnées ci-dessus rendent leur avis après avoir consulté, au titre de leurs attributions
dans le domaine de l'environnement, les préfets des départements sur le territoire desquels est situé le projet, ainsi que, le cas échéant, le préfet maritime au titre des compétences en matière de protection de l'environnement qu'il tient du décret n°
2004-112 du 6 février 2004 relati f à l'organisation de l'action de l'Etat en mer.
Art. R122-2 - Le pétitionnaire ou le maître de l'ouvrage peut obtenir de l'autorité compétente pour autoriser ou approuver le projet de lui préciser les informations qui devront
figurer dans l'étude d'impact. Les précisions apportées par l'autorité compétente n'empêchent pas celle-ci de faire, le cas échéant, compléter le dossier de demande d'autorisation ou d'approbation et ne préjugent pas de la décision qui sera prise à l'issue de la procédure d'instruction.
Art. R122-3. I. - Le contenu de l'étude d'impact doit être en relation avec l'importance des travaux et aménagements projetés et avec leurs incidences prévisibles sur l'environnement. II. - L'étude d'impact présente successivement : 1° Une analyse de l'état initial du site et de son environnement, portant notamment sur les richesses naturelles et les espaces naturels agricoles, forestiers, maritimes ou de
loisirs, affectés par les aménagements ou ouvrages ;
2° Une analyse des effets directs et indirects, tem poraires et permanents du projet sur l'environnement, et en particulier sur la faune et la flore, les sites et paysages, le sol,
l'eau, l'air, le climat, les milieux naturels et les équilibres biologiques, sur la protection des biens et du patrimoine culturel et, le cas échéant, sur la commodité du voisinage (bruits, vibrations, odeurs, émissions lumineuses) ou sur l'hygiène, la santé, la sécurité et la salubrité publique ;
3° Les raisons pour lesquelles, notamment du point
de vue des préoccupations d'environnement, parmi les partis envisagés qui font l'objet d'une description, le projet
présenté a été retenu ;
4° Les mesures envisagées par le maître de l'ouvrag e ou le pétitionnaire pour supprimer, réduire et, si possible, compenser les conséquences dommageables du projet sur
l'environnement et la santé, ainsi que l'estimation des dépenses correspondantes ;
5° Une analyse des méthodes utilisées pour évaluer
les effets du projet sur l'environnement mentionnant les difficultés éventuelles de nature technique ou scientifique
rencontrées pour établir cette évaluation ;
6° Pour les infrastructures de transport, l'étude d 'impact comprend en outre une analyse des coûts collectifs des pollutions et nuisances et des avantages induits pour la
collectivité ainsi qu'une évaluation des consommations énergétiques résultant de l'exploitation du projet, notamment du fait des déplacements qu'elle entraîne ou permet d'éviter.
III. - Afin de faciliter la prise de connaissance par le public des informations contenues dans l'étude, celle-ci fait l'objet d'un résumé non technique. IV. - Lorsque la totalité des travaux prévus au programme est réalisée de manière simultanée, l'étude d'impact doit porter sur l'ensemble du programme. Lorsque la réalisation
est échelonnée dans le temps, l'étude d'impact de chacune des phases de l'opération doit comporter une appréciation des impacts de l'ensemble du programme.
V. - Des arrêtés interministériels peuvent préciser pour certaines catégories d'ouvrages le contenu des dispositions qui précèdent.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 155
Art. R122-4 - Décret n°
2006-578 du 22 mai 2006. - N e sont pas soumis à la procédure d'étude d'impact les travaux d'entretien et de grosses réparations, quels que soient les
ouvrages ou aménagements auxquels ils se rapportent. Les travaux de modernisation et de renforcement mentionnés à l'article R. 122-5 ne font l'objet d'une étude d'impact que lorsqu'ils dépassent les seuils fixés à l'article R. 122-8.
Art. R122-5 - Décret n°
2009-368 du 1er avril 2009 - art. 1 - Ne sont pas soumis à la procédure de l'étude d'impact, sous réserve des dispositions de l'article R. 122-9, les
aménagements, ouvrages et travaux définis au tableau ci-après, dans les limites et sous les conditions qu'il précise. CATÉGORIES D'AMÉNAGEMENTS, D'OUVRAGES ET DE TRAVAUX
ÉTENDUE DE LA DISPENSE
1
o
Ouvrages et travaux sur le domaine public fluvial et maritime.
Travaux de modernisation.
2
o
Voies publiques et privées.
Travaux de renforcement et travaux de sécurité, lorsque ces derniers sont localisés et d'un montant inférieur à 1 900 000 euros.
3
o
Etablissements conchylicoles, aquacoles et, d'une manière générale,
tous établissements de pêche concédés sur le domaine public maritime sauf ceux soumis à la réglementation des installations classées pour la protection
Tous travaux ou aménagements.
4
o
Remontées mécaniques.
Travaux d'installation d'un montant inférieur à 950 000 euros et travaux de modernisation.
5
o
Transport et distribution d'électricité.
Travaux d'installation ou de modernisation des ouvrages de tension inférieure à 63 kV. Constructions et travaux d'installation ou de modernisation concernant les liaisons souterraines de tension inférieure à 225 kV. Constructions et travaux d'installation ou de modernisation concernant les liaisons souterraines de tension égale à 225 kV et d'une longueur inférieure ou égale à 15 km. Travaux d'électrification des voies ferrées.
6
o
Réseaux de distribution de gaz.
Travaux d'installation et de modernisation.
7
o
Transport de gaz, d'hydrocarbures et de produits chimiques.
Travaux de modernisation des canalisations et ouvrages.
8
o
Production d'énergie hydraulique.
Travaux d'installation et de modernisation des ouvrages dont la puissance maximum n'excède pas 500 kW.
9
o
(D. n
o
2006-649, 2 juin 2006, art. 54)
Recherches de mines et de
carrières.
Mines : travaux soumis à déclaration en vertu du décret n
o
2006-649 du 2 juin 2006.
Carrières : travaux soumis à autorisation en application des
articles 109 et 109-1 du code minier
et du
décret n
o
97-181 du 28 février 1997 pris pour son application.
10
o
Installations classées pour la protection de l'environnement.
Travaux soumis à déclaration.
11
o
Réseaux d'assainissement, d'évacuation des eaux pluviales et de
distribution d'eau.
Travaux d'installation et de modernisation.
12
o
Réservoirs de stockage d'eau.
Travaux concernant les réservoirs de stockage d'eau sur tour d'une capacité inférieure à 1 000 m
3
et
les autres réservoirs de stockage d'eau d'une superficie inférieure à 10 ha.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 156
13
o
Gestion, mise en valeur et exploitation des forêts.
Tous travaux et opérations.
14
o
Correction des torrents, restauration des terrains en montagne, lutte
contre les avalanches, fixation des dunes, lutte contre l'incendie.
Tous équipements et ouvrages.
15
o
Défrichements soumis aux dispositions du
code forestier
et premiers
boisements soumis à autorisation au titre du code rural.
Défrichements et premiers boisements portant sur une superficie inférieure à 25 hectares.
16
o
Réseaux et télécommunications.
Travaux d'installation et de modernisation intéressant les réseaux de câbles ou de conducteurs.
17
o
Sémaphores régis par la
loi du 11 juillet 1933
.
Tous travaux.
18
o
Terrains de camping.
Travaux d'aménagement de terrains comportant moins de 200 emplacements.
19
o
Ouvrages destinés à l'épuration des eaux des collectivités locales.
Ouvrages permettant de traiter un flux de matières polluantes inférieur à celui produit par 10 000 habitants au sens de l'
article R. 780-3 du code de la santé publique
.
20
o
Production d'énergie éolienne.
Travaux d'installation et de modernisation des ouvrages dont la hauteur du mât est inférieure ou égale à 50m
21
o
(Supprimé à compter du 1
er
octobre 2006 par D. n
o
2006-880, 17 juill.
2006, art. 34, I et 38) 22
o
Travaux et ouvrages de défense contre la mer.
Travaux d'une emprise totale inférieure à 2 000 mètres carrés.
23
o
Projets d'affectation de terres incultes ou d'étendues semi naturelles à
l'exploitation agricole intensive.
Projets portant sur une superficie inférieure à 50 hectares.
Art. R122-6
- Ne sont pas soumis à la procédure de l'étude d'impact, sous réserve des dispositions de l'article R. 122-9, les aménagements, ouvrages et travaux définis au
tableau ci-après, dans les limites et sous les conditions qu'il précise.
Catégories d'aménagements, d'ouvrages et de travaux
Étendue de la dispense
1°
Constructions soumises à permis de construire da ns les communes ou parties de communes dotées, à la date du dépôt de la demande, d'un plan local d'urbanisme ou d'un plan d'occupation des sols ou d'un document en tenant lieu ayant fait l'objet d'une enquête publique.
Toutes constructions à l'exception de celles visées au 7°
et aux b, c et d du 9°
du II de l'article R* .
122-8.
2°
Constructions soumises à permis de construire da ns les communes ou parties de communes non dotées, à la date du dépôt de la demande, d'un plan local d'urbanisme ou d'un plan d'occupation des sols ou d'un document en tenant lieu ayant fait l'objet d'une enquête publique.
Toutes constructions, à l'exception de celles visées au 7°
et au 9°
du II de l'article R*. 122-8.
3°
Constructions ou travaux visés aux articles R*. 421-8, R*. 421-9 et R*. 421-17 du code de l'urbanisme. Tous constructions et travaux.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 157
4°
Lotissements situés dans des communes ou parties de communes dotées, à la date du dépôt de la demande, d'un plan local d'urbanisme ou d'un plan d'occupation des sols ou d'un document en tenant lieu ayant fait l'objet d'une enquête publique.
Tous lotissements.
5°
Lotissements situés dans des communes ou parties de communes non dotées, à la date du dépôt de la demande, d'un plan local d'urbanisme ou d'un plan d'occupation des sols ou d'un document en tenant lieu ayant fait l'objet d'une enquête publique.
Lotissements permettant la construction d'une superficie hors oeuvre nette inférieure à 5 000 mètres carrés.
6°
Affouillements et exhaussements du sol.
Toutes opérations dans les communes couvertes par un plan local d'urbanisme.
7°
Coupes et abattages d'arbres soumis à la déclara tion prévue à l'article L. 130-1 du code de l'urbanisme.
Toutes coupes et abattages.
8°
Opérations de démolition prévues aux articles R* . 421-26. à R. 421-28 du code de l'urbanisme .
Toutes opérations.
9°
Aménagement de terrains pour le stationnement de caravanes.
Terrains comportant un nombre d'emplacements inférieur à 200.
10°
Garages collectifs de caravanes visés à l'artic le R*. 421-19 du code de l'urbanisme.
Toutes opérations.
11°
Parcs d'attractions et aires de jeux ou de spor ts visés à l'article R*. 421-19 du code de l'urbanisme.
Tous installations et travaux, à l'exception :- des terrains de golf visés au II de l'article R*. 122-8 ;- des bases de plein air et de loisirs d'un montant de 1 900 000 euros et plus ;- des terrains aménagés pour la pratique de sports ou loisirs motorisés visés au II de l'article R*. 122-8.
12°
Aires de stationnement et dépôts de véhicules v isés à l'article R*. 421-19 du code de l'urbanisme.
Tous installations et travaux dans les communes couvertes par un plan local d'urbanisme.
Art. R122-7 - Les dispenses d'étude d'impact résultant des dispositions du tableau de l'article R. 122-6 ne sont pas applicables aux catégories d'aménagements, ouvrages et
travaux figurant au tableau de l'article R. 122-5.
Art. R122-8 - Décret n°
2009-1414 du 19 novembre 200 9 - art. 5I.-
Ne sont pas soumis à la procédure de l'étude d'impact, sous réserve des dispositions de l'article R. 122-9,
les aménagements, ouvrages et travaux dont le coût total est inférieur à 1 900 000 euros
. En cas de réalisation fractionnée, le montant à retenir est celui du programme général de
travaux. II.-Toutefois, la procédure de l'étude d'impact est applicable quel que soit le coût de leur réalisation, aux aménagements, ouvrages et travaux définis ci-après :
1°
Opérations d'aménagements fonciers agricoles et forestiers visées au 1°
de l'article L. 121-1 du co de rural, y compris leurs travaux connexes ;
2°
Travaux d'installation ou de modernisation des l ignes aériennes de transport et de distribution d'électricité de tension supérieure ou égale à 63 kV. Constructions et travaux
d'installation ou de modernisation concernant les liaisons souterraines de tension égale à 225 kV et d'une longueur supérieure à 15 km. Constructions et travaux d'installation ou de modernisation concernant les liaisons souterraines de tension supérieure à 225 kV. Travaux d'installation ou de modernisation des postes de transformation dont la tension maximale de transformation est supérieure ou égale à 63 kV ;
3° Autorisations relatives aux ouvrages utilisant l 'énergie hydraulique dont la puissance maximale brute totale est supérieure à 500 kW, à l'exception des demandes de
changement de titulaire, des changements de destination de l'énergie ou des avenants ne modifiant pas la consistance ou le mode de fonctionnement des ouvrages ;
4°
Ouverture de travaux miniers et de travaux de st ockage souterrain soumis à autorisation en vertu du
décret n°
2006-649 du 2 juin 2006
.
5°
Aménagements de stockages souterrains de gaz, d' hydrocarbures ou de produits chimiques ;- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
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de
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6° a) Travaux nécessitant une autorisation en application de la législation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement ; b) Travaux nécessitant une autorisation de création ou une autorisation de courte durée ou une autorisation de mise à l'arrêt définitif et de démantèlement ou une autorisation
de mise à l'arrêt définitif et de passage en phase de surveillance, en application de l'article 29 de la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la tr ansparence et à la sécurité en matière nucléaire ;
7°
Réservoirs de stockage d'eau "sur tour" d'une ca pacité égale ou supérieure à 1000 m3 et autres réservoirs de stockage d'eau d'une superficie égale ou supérieure à 10 ha
;
8°
Aménagement de terrains de camping ou de station nement de caravanes comportant 200 emplacements ou plus ; 9°
Constructions soumises à permis de construire lo rsqu'il s'agit de :
a) La création d'une superficie hors oeuvre brute supérieure à 5 000 mètres carrés sur le territoire d'une commune non dotée, à la date du dépôt de la demande, d'un plan
local d'urbanisme ou d'un plan d'occupation des sols ou d'un document en tenant lieu ayant fait l'objet d'une enquête publique ;
b) La construction d'immeubles à usage d'habitation ou de bureau d'une hauteur au-dessus du sol supérieure à 50 mètres ; c) La création d'une superficie hors oeuvre nette nouvelle à usage de commerce supérieure à 10 000 mètres carrés ; d) La construction d'équipements culturels, sportifs ou de loisirs susceptibles d'accueillir plus de 5 000 personnes ; 10°
Création de zones d'aménagement concerté ;
11°
Lotissements permettant la construction de plus de 5 000 mètres carrés de surface hors oeuvre brute sur le territoire d'une commune non dotée, à la date du dépôt de la
demande, d'un plan local d'urbanisme ou d'un plan d'occupation des sols ou d'un document en tenant lieu ayant fait objet d'une enquête publique ;
12°
Opérations autorisées par décret en application de l'alinéa 3 de l'article L. 130-2 du code de l'urbanisme ;
13°
Défrichements et premiers boisements d'un seul tenant soumis à autorisation et portant sur une superficie d'au moins 25 hectares ;
14° Ouvrages destinés à l'épuration des eaux des co llectivités locales permettant de traiter un flux de matières polluantes au moins équivalent à celui produit par 10 000
habitants, au sens de l'article R. 1416-3 du code de la santé publique ;
15°
Travaux d'installation des ouvrages de producti on d'énergie éolienne dont la hauteur du mât dépasse 50 mètres ;
16°
Travaux d'installation d'ouvrages de production d'électricité à partir de l'énergie solaire installés sur le sol dont la puissance crête est supérieure à 250 kilowatts ;
17°
Les laboratoires souterrains destinés à étudier l'aptitude des formations géologiques profondes au stockage des déchets radioactifs ;
18°
Travaux d'installation de remontées mécaniques dont le coût total est supérieur ou égal à 950 000 euros ;
19°
Terrains de golf dont le coût total est égal ou supérieur à 1 900 000 euros ou qui sont accompagnés d'opérations de construction d'une surface hors oeuvre nette égale ou
supérieure à 1 000 mètres carrés ;
20°
Aménagement de terrains pour la pratique de spo rts ou loisirs motorisés d'une emprise totale supérieure à 4 hectares ;
21°
Travaux d'un montant supérieur à 1 900 000 euro s portant sur la création d'une gare de voyageurs, de marchandises ou de transit ou sur l'extension de son emprise ;
22°
Travaux et ouvrages de défense contre la mer d' une emprise totale supérieure à 2 000 mètres carrés ;- Zone d’aménagement
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23°
Projets d'affectation de terres incultes ou d'é tendues semi naturelles à l'exploitation agricole intensive portant sur une superficie d'au moins 50 hectares ;
24° Travaux, ouvrages et aménagements réalisés en v ue de l'exploitation d'eau destinée à la consommation humaine dans une forêt de protection mentionnés à l'article R.
412-19 du code forestier, à l'exclusion des travaux de recherche
NOTA: Décret n° 2009-1414 du 19 novembre 2009 art 9 : Les dispositions du présent article entrent en vigueur le premier jour du mois suivant la date de sa publication au
Journal officiel.Toutefois, elles ne sont pas applicables aux projets dont la demande de permis de construire a été déposée avant la date de publication du présent décret.
Art. R122-9
- Ordonnance n°
2006-460 du 21 avril 2006 - art. 2 (V)
- Décret n°
2009-368 du 1er avril 2009 - art. 1
Pour les travaux et projets d'aménagements définis au présent article, la dispense, prévue aux articles R. 122-5 à R. 122-8, de la procédure d'étude d'impact est subordonnée
à l'élaboration d'une notice indiquant les incidences éventuelles de ceux-ci sur l'environnement et les conditions dans lesquelles l'opération projetée satisfait aux préoccupations d'environnement :
1°
Travaux ou aménagements d'un coût total inférieu r à 1 900 000 euros réalisés sur le domaine public fluvial ou maritime sous le régime de la concession prévu aux articles
L. 3211-10 et L. 3211-15 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que les travaux de création ou d'extension d'un port de plaisance ;
2°
Travaux d'installations de remontées mécaniques et travaux d'aménagement de pistes pour la pratique de sports d'hiver, lorsque leur coût total est inférieur à 950 000 € ; 3° Travaux d'installation des ouvrages aériens de t ransport et de distribution d'électricité de tension inférieure à 63 kV. Constructions et travaux d'installation ou de
modernisation concernant les liaisons souterraines de tension supérieure ou égale à 63 kV et inférieure à 225 kV. Constructions et travaux d'installation ou de modernisation concernant les liaisons souterraines de tension égale à 225 kV et d'une longueur inférieure ou égale à 15 km ;
4° Autorisations relatives aux ouvrages utilisant l 'énergie hydraulique dont la puissance maximale brute totale est inférieure ou égale à 500 kW, à l'exception des demandes
de changement de titulaire, des changements de destination de l'énergie ou des avenants ne modifiant pas la consistance ou le mode de fonctionnement des ouvrages ;
5° Ouverture de travaux miniers et de travaux de st ockage souterrain soumis à déclaration en vertu du décret n° 2006-649 du 2 juin 2006 et travaux de rec herches de
carrières soumis à autorisation dans les zones définies aux articles 109 et 109-1 du code minier et en application du décret n°
97-181 du 28 février 1997
6°
Travaux de défrichement et de premiers boisement s soumis à autorisation et portant sur une superficie inférieure à 25 hectares ; 7° Ouvrages et équipements relatifs à la correction des torrents, à la restauration des terrains en montagne, à la lutte contre les avalanches, à la fixation des dunes et à la
défense contre l'incendie ;
8°
Ouverture de terrains aménagés pour le camping o u le stationnement de caravanes comportant moins de 200 emplacements ; 9°
Ouvrages destinés à l'épuration des eaux des col lectivités locales, d'une capacité de traitement inférieure à celle des ouvrages visés au 14°
du II de l'article R. 122-8 ;
10°
Travaux concernant les réservoirs de stockage d 'eau " sur tour " d'une capacité inférieure à 1 000 m3 et les autres réservoirs de stockage d'eau d'une superficie égale ou
supérieure à 2 ha et inférieure à 10 ha ;
11°
Travaux d'hydraulique agricole dont le coût tot al est compris entre 950 000 et 1 900 000 euros ;
12° Travaux et ouvrages de défense contre la mer d' une emprise totale inférieure à 2 000 mètres carrés ; 13° Travaux d'installation des ouvrages de produ ction d'énergie
éolienne dont la hauteur du mât est inférieure ou égale à 50 mètres.
Article R122-10 - Le montant des seuils financiers de la présente section est révisé en même temps et dans les mêmes proportions que ceux visés au III de l'article R. 123-1.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 160
Art. R122-11 - Décret n°
2006-578 du 22 mai 2006 - art. 1 JORF 23 mai 2006
I. - L'étude d'impact est insérée dans les dossiers soumis à enquête publique lorsqu'une telle procédure est prévue. II. - Il est créé dans chaque préfecture un fichier départemental des études d'impact qui indique pour chaque projet l'identité du maître d'ouvrage, l'intitulé du projet, la date de
la décision d'autorisation ou d'approbation du projet et l'autorité qui a pris la décision, le lieu où l'étude d'impact peut être consultée. Ce fichier est tenu à la disposition du public.Lorsque la décision d'autorisation ou d'approbation du projet ne relève pas de la compétence d'une autorité de l'Etat, un exemplaire du résumé non technique de l'étude d'impact est adressé par l'autorité compétente à la préfecture du département du lieu d'implantation du projet, accompagné des informations mentionnées à l'alinéa précédent.
III. - Lorsqu'elle constate qu'un projet est susceptible d'avoir des incidences notables sur l'environnement d'un autre Etat, membre de l'Union européenne ou partie à la
convention du 25 février 1991 sur l'évaluation de l'impact sur l'environnement dans un contexte transfrontière signée à Espoo, ou lorsqu'elle est saisie par l'Etat affecté par le projet, l'autorité compétente lui notifie sans délai l'arrêté d'ouverture de l'enquête publique et lui transmet un exemplaire du dossier d'enquête. Le résumé non technique de l'étude d'impact mentionné au III de l'article R. 122-3 et l'indication de la façon dont l'enquête publique s'insère dans la procédure administrative sont traduits, si nécessaire, dans la langue de l'Etat intéressé, les frais de traduction étant à la charge du pétitionnaire ou du maître d'ouvrage. La notification de l'arrêté d'ouverture d'enquête fixe également le délai dont disposent les autorités de cet Etat pour manifester leur intention de participer à l'enquête publique. L'enquête publique ne peut commencer avant l'expiration de ce délai.Le ministre des affaires étrangères est informé au préalable par l'autorité compétente. Si celle-ci est une collectivité territoriale, elle fait transmettre le dossier par le préfet.L'autorité compétente pour prendre la décision d'autorisation ou d'approbation du projet adresse aux autorités de l'Etat concerné le contenu de la décision accompagné des informations prévues par l'article L. 122-1 et par l'article R. 122-16.Les délais prévus par les procédures réglementaires applicables aux projets en cause sont augmentés, le cas échéant, pour tenir compte du délai de consultation des autorités étrangères.
Art. R122-12 - Décret n°
2006-578 du 22 mai 2006 - a rt. 1
-I. - En l'absence d'enquête publique ou d'une procédure équivalente de consultation du public prévue par un texte particulier et avant toute décision d'autorisation,
d'approbation ou d'exécution d'aménagements ou d'ouvrages nécessitant une étude d'impact ou une notice d'impact dont l'Etat ou un de ses établissements publics est le maître d'ouvrage, celui-ci doit mettre à la disposition du public un dossier comprenant l'étude d'impact ou la notice d'impact et, le cas échéant, la demande d'autorisation, l'indication des autorités compétentes pour prendre la décision et celles des personnes auprès desquelles peuvent être obtenus des renseignements sur le projet. D'une durée d'un mois pour une étude d'impact et de quinze jours pour une notice d'impact, la mise à disposition du public s'opère dans les conditions suivantes :
1°
Le maître de l'ouvrage publie un avis qui fixe :
a) La date à compter de laquelle le dossier mentionné à l'alinéa 1er est tenu à la disposition du public et la durée pendant laquelle il peut être consulté ; b) Les lieux, jours et heures où le public peut prendre connaissance du dossier et formuler ses observations sur un registre ouvert à cet effet. 2° L'avis mentionné au 1°
est publié par voie d'aff iches dans les communes intéressées. Lorsque le projet comporte une étude d'impact, l'avis est également publié dans deux
journaux diffusés dans le département, huit jours au moins avant la date à compter de laquelle l'étude d'impact est mise à la disposition du public. Lorsque l'étude d'impact porte sur une opération d'importance nationale, l'avis est publié dans deux journaux à diffusion nationale.
3°
Le maître d'ouvrage dresse le bilan de la mise à disposition du public et le tient à la disposition du public selon des procédés qu'il détermine. Lorsque le projet est soumis à
autorisation ou approbation ce bilan est adressé préalablement à l'autorité compétente.
II. - Lorsque les ouvrages sont entrepris pour le compte des services de la défense nationale, le ministre chargé de la défense organise l'information et la consultation du
public selon des modalités compatibles avec le secret de la défense nationale qu'il lui appartient de préserver.
Art. R122-13 -
Décret n°
2009-496 du 30 avril 2009 - art. 2
I.-L'autorité compétente pour prendre la décision d'autorisation, d'approbation ou d'exécution des travaux, de l'ouvrage ou de l'aménagement projetés transmet le dossier
comprenant l'étude d'impact et, le cas échéant, la demande d'autorisation, à l'autorité administrative de l'Etat compétente en matière d'environnement définie à
l'article R. 122-1-1
. Le
préfet adresse au ministre le dossier comprenant l'étude d'impact et, le cas échéant, la demande d'autorisation, lorsque ce dernier a pris la décision de se saisir de l'étude en application du 5°
du II de l'article L. 122-3. L'au torité administrative de l'Etat compétente en matière d'environnement, lorsqu'elle tient sa compétence du I ou du II de l'article R. 122-- Zone d’aménagement
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1-1, donne son avis dans les trois mois suivant la date de réception du dossier mentionné au premier alinéa et, dans les autres cas, dans les deux mois suivant cette réception.L'avis est réputé favorable s'il n'a pas été émis dans ce délai.L'avis ou l'information relative à l'existence d'un avis tacite est rendu public par voie électronique sur le site internet de l'autorité chargée de le recueillir.L'autorité compétente pour prendre la décision d'autorisation, d'approbation ou d'exécution des travaux, de l'ouvrage ou de l'aménagement projetés transmet l'avis au pétitionnaire.L'avis est joint au dossier d'enquête publique ou de la procédure équivalente de consultation du public prévue par un texte particulier.
II.-Lorsque les travaux, l'aménagement ou l'ouvrage sont entrepris pour le compte des services de la défense nationale, le ministre chargé de la défense détermine les
modalités de transmission de l'étude d'impact par l'autorité chargée d'autoriser ou d'approuver les aménagements ou ouvrages compatibles avec le secret de la défense nationale qu'il lui appartient de préserver.
Art. R122-14 -
Décret n°
2009-496 du 30 avril 2009 - art. 3
- Pour les aménagements ou ouvrages soumis à autorisation ou à approbation d'une autorité administrative, le
pétitionnaire doit, sauf dans le cas où une procédure particulière met cette étude à la charge d'une personne publique, compléter le dossier de sa demande par l'étude d'impact ou par la notice prévue à l'article R. 122-9 lorsqu'il ressort des dispositions de la présente section que ce document est exigé.
Lorsqu'un aménagement ou ouvrage assujetti à l'étude d'impact ou à la notice donne successivement lieu à plusieurs décisions d'autorisation ou d'approbation, un exemplaire
de l'étude d'impact ou de la notice doit être joint à chacun des dossiers de demande concernant l'opération.
L'étude d'impact et l'avis de l'autorité administrative de l'Etat compétente en matière d'environnement ou la notice sont, lorsqu'il y a lieu à enquête publique, compris dans le
dossier d'enquête.
Lorsque les travaux, les aménagements ou les ouvrages sont entrepris pour le compte des services de la défense nationale, le ministre chargé de la défense détermine les
modalités de transmission de l'étude d'impact ou de la notice par l'autorité chargée d'autoriser ou d'approuver les aménagements ou ouvrages compatibles avec le secret de la défense nationale qu'il lui appartient de préserver.
Art. R122-15 - L'étude ou la notice d'impact comprise dans le dossier d'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique d'une infrastructure de transports terrestres
nouvelle et d'une modification ou transformation significative d'une infrastructure existante précise au moins les hypothèses de trafic et de conditions de circulation retenues pour déterminer les nuisances sonores potentielles de l'infrastructure, les méthodes de calcul utilisées et les principes des mesures de protection contre les nuisances sonores qui seront mis en oeuvre par les applications locales des dispositions du décret n° 95-22 du 9 janvier 1995 relat if à la limitation du bruit des aménagements et infrastructures de transports terrestres.
Art. R122-16
- L'information du public prévue à l'article L. 122-1 est assurée par l'autorité compétente selon les modalités prévues par les dispositions réglementaires
applicables à l'aménagement ou à l'ouvrage projeté. À défaut de telles dispositions, cette information est faite par une mention insérée dans deux journaux diffusés dans le ou les départements intéressés ; pour les opérations d'importance nationale, elle est faite en outre dans deux journaux à diffusion nationale.- Zone d’aménagement
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LEXIQUE
Établi d’après :
PARENT, S., 1991.
Dictionnaire des Sciences de l’Environnement.
Hatier-Rageot, 748 p.
JONES, G. et al., 1990.
Dictionary of Environmental Science
, Collins, 473 p.
RAMEAU, J.-C., MANSION, D. & DUME, G., 1989.
Flore Forestière Française ; guide écologique illustré ;
vol. 1 : plaines et collines. IDF, DERF et ENGREF, Dijon, 1785 p.
GUINOCHET. M. & de VILMORIN, R., 1984.
Flore de France
(fascicule 5).Éditions du CNRS, Paris, pp. 1598 à 1879.
DE LANGHE, J-E. et al., 1983.
Nouvelle flore de la Belgique, du Grand Duché du Luxembourg, du nord de la France et des régions voisines
. 3ème éd., Édition du patrimoine
du Jardin Botanique de Belgique, Meise, 1015 p.
acidiphile ou acidophile :
se dit d’une plante ou d’un groupement végétal croissant préférentiellement en conditions stationnelles acides (sols et eaux) ; par extension, se dit
de ces conditions elles-mêmes.
acidicline ou acidocline :
se dit d’une plante ou d’un groupement végétal croissant préférentiellement en conditions stationnelles assez acides (sols et eaux) ; par extension,
se dit de ces conditions elles-mêmes.
aulnaie :
bois d’aulnes ou riche en aulnes.
bas-marais :
terrain saturé d’eau, sans écoulement naturel possible : point le plus bas d’un marécage.
biodiversité :
terme synonyme avec “diversité biologique”, c’est-à-dire “diversité du monde vivant” ; classiquement on distingue trois niveaux de biodiversité : la diversité
écosystémique (= diversité des milieux et biotopes), la diversité spécifique (diversité des espèces vivantes) et la diversité intraspécifique (diversité génétique au sein d’une même espèce) ; le maintien de la biodiversité est l’un des défis majeurs de notre civilisation.
biotope :
ensemble théorique des conditions physico-chimiques définissant un écosystème donné.
caducifolié(e) :
à feuilles caduques, et par extension à arbres caducifoliés.
calcicole / calciphile :
se dit d’une plante ou d’un groupement végétal qui se rencontre préférentiellement sur des sols riches en calcium ; par extension, se dit de ces
conditions elles-mêmes.
cariçaie :
formation végétale de milieu humide dominée par des Laîches (genre scientifique : Carex).
écosystème :
système ouvert défini approximativement dans l’espace et dans le temps et modélisant l’ensemble des relations des êtres vivants entre eux et des êtres vivants
avec l’environnement physico-chimique ; le concept est opérationnel à des échelles très variables (ex. : forêt tropicale, mare temporaire, souche en décomposition …).
espèce :
unité fondamentale de la classification des êtres vivants, dénommée par un binôme scientifique international composé d’un nom de genre suivi d’un nom d’espèce
(ex. : Homo sapiens).
eutrophe :
riche en éléments nutritifs permettant une forte activité biologique et par voie de conséquence, non acide.
flore :
ensemble des espèces végétales rencontrées dans un espace donné (voir végétation).
formation végétale :
type de végétation défini plus par sa physionomie que sa composition floristique (ex. : prairie, roselière, friche, lande, etc.) ; ce terme renvoie en général
à une description moins fine de la végétation que celui de “groupement végétal”.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 163
fourré :
jeune peuplement forestier composé de brins de moins de 2,50 mètres de haut, dense et difficilement pénétrable.
friche :
formation se développant spontanément sur un terrain abandonné depuis quelques années.
fruticée :
formation végétale dense constituée par des arbustes et arbrisseaux souvent épineux.
groupement végétal :
voir phytocénose*.
habitat :
environnement physico-chimique et biologique dans lequel vit et se reproduit une espèce.
héliophile :
se dit d’une plante ou d’un groupement végétal qui ne peut se développer complètement qu’en pleine lumière (contraire = sciaphile) ; par extension, se dit de ces
conditions elles-mêmes.
hélophyte :
forme biologique des plantes croissant enracinées dans la vase, dont les organes pérennants (bourgeons d’hiver) passent la mauvaise saison submergés, mais
dont les parties supérieures sont aériennes.
herbacé :
qui a la consistance souple et tendre de l’herbe ; on oppose en général les plantes herbacées aux plantes ligneuses.
humus :
matière organique provenant de la décomposition de débris végétaux ; l’humus brut s’accumule à la surface du sol en se mélangeant peu avec les particules
minérales (il est en général acide) ; l’humus doux se mélange rapidement à la partie minérale, formant une structure typique en grumeaux.
hydromorphe (sol) :
sol subissant un engorgement temporaire ou permanent.
hygrophile :
se dit d’une plante ou d’un groupement végétal ayant besoin de fortes quantités d’eau tout au long de son développement et croissant en conditions très
humides (sol inondé en permanence) ; par extension, se dit de ces conditions elles-mêmes.
lande :
formation végétale caractérisée par la dominance d’arbrisseaux sociaux (ex. : lande à bruyère, lande à joncs, etc.).
ligneux :
formé de bois ou ayant la consistance du bois ; on oppose généralement les espèces ligneuses (arbres, arbustes, arbrisseaux, sous-arbrisseaux) aux espèces
herbacées.
magnocariçaie :
formation végétale de milieu humide dominée par de grandes Laîches (= Carex).
manteau (forestier) :
végétation linéaire essentiellement arbustive située en lisière de forêt.
mégaphorbiaie :
formation végétale de hautes herbes se développant sur des sols humides et riches.
mésophile :
se dit d’une plante ou d’un groupement végétal croissant préférentiellement en conditions moyennes, en particulier d’humidité et de sécheresse ; par extension,
se dit de ces conditions elles-mêmes.
mésotrophe :
moyennement riche en éléments nutritifs, modérément acide et induisant une activité biologique moyenne.
messicole :
espèce végétale annuelle dont le milieu préférentiel est le champ de céréales.
mixte (boisement) :
boisement composé d’un mélange de feuillus et de résineux.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Dossier de création - Etude d'impact – février 2010 - 164
neutrophile :
se dit d’une plante ou d’un groupement végétal croissant préférentiellement dans des milieux de pH neutres (ni acides, ni basiques) ; par extension, se dit de
ces conditions elles-mêmes.
nitrophile :
se dit d’une plante ou d’un groupement végétal croissant sur des sols riches en composés azotés ; par extension, se dit de ces conditions elles-mêmes.
oligotrophe :
très pauvre en éléments nutritifs et ne permettant qu’une activité biologique réduite.
ourlet (forestier) :
végétation herbacée et/ou de sous-arbrisseaux se développant en lisière des forêts ou des haies.
pelouse :
formation végétale basse, herbacée et fermée, dominée par les graminées. Les pelouses se distinguent des prairies par le fait qu’elles sont situées sur des sols
plus pauvres en nutriments et qu’elles existent et se maintiennent souvent indépendamment de l’action de l’homme (pas ou peu fertilisées - pas de fauchage
- éventuellement un
pâturage extensif) en raison de conditions extrêmes de sol et de climat, ne permettant pas le développement de ligneux.
phragmitaie :
roselière (voir ce mot) dominée par le roseau à balais (= phragmite).
pionnier (ère) : 1 - relatif à une espèce ou un ensemble d’espèces aptes à coloniser des terrains nus. 2 - relatif à une espèce ou un ensemble d’espèces annonçant l’évolution future de la végétation (exemple : pionnière forestière dans une friche). prairie :
formation végétale herbacée, fermée et dense, dominée par les graminées et faisant l’objet d’une gestion agricole par fauche ou pâturage.
roselière :
peuplement dense de grands hélophytes (voir ce mot), par exemple de roseaux.
rudéral (ale, aux) :
se dit d’une espèce ou d’une végétation caractéristique de terrains fortement transformés par les activités humaines (décombres, jardins, friches
industrielles, zones de grande culture …).
sciaphile :
se dit d’une plante ou d’un groupement végétal tolérant un ombrage important (contraire : héliophile).
spontané(e) (espèce/végétation …) :
qui croît à l’état sauvage dans le territoire considéré.
thermophile :
se dit d’une plante ou d’un groupement végétal qui croît préférentiellement dans des sites chauds (et généralement ensoleillés) ; par extension, se dit de ces
conditions elles-mêmes.
touradon :
grosse touffe atteignant 1 mètre de hauteur résultant de la persistance au cours des années des feuilles basales et de la souche de certaines plantes herbacées
(ex. : touradons de carex au bord des eaux).
tourbière :
étendue marécageuse dont le sol est exclusivement composé de matière organique végétale non totalement décomposée (tourbe).
végétation :
ensemble des phytocénoses* présentes dans un espace donné.
zone humide :
secteur où la nappe se trouve, au moins une partie de l’année, proche de la surface (au-dessus ou au-dessous) ; il en résulte des milieux aquatiques ou
inondables.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - a
RESUME NON TECHNIQUE DE L’ETUDE D’IMPACT
-------------------
1 - Objet et contenu de l’étude d’impact
L’étude d’impact porte sur la création d’une zone d’aménagement concerté (ZAC), à vocation de logement, dans la commune de Rubelles, en Seine-et-Marne.
Cette opération est menée
sous l’autorité de la Municipalité
, prescriptrice de la commande.
Elle est établie sur un ensemble de parcelles pour la plupart non construites, d’une une superficie d’environ
22 ha
, occupées par des terres cultivées et des
boisements, situées sur le plateau et en lisière immédiate de l'urbanisation qui s'est développée le long de la RD 636 (route
de Meaux). Le site est compris dans la
fourche formée par les RD 471 et 636.
Conformément à l’article R122-3 du Code de l’Environnement, l’étude
d’impact comprend :
Une analyse de l'état initial du site et de son environnement, portant
notamment sur les richesses naturelles et les espaces naturels agricoles, forestiers,
maritimes
ou
de
loisirs,
affectés
par
les
aménagements
ou
ouvrages.
Une analyse des effets directs et indirects, temporaires et permanents
du projet sur l'environnement, et en particulier sur la faune et la flore, les sites et paysages, le sol, l'eau, l'air, le climat, les milieux naturels et les équilibres biologiques, sur la protection des biens et du patrimoine culturel et, le cas échéant, sur la commodité du voisinage (bruits, vibrations, odeurs, émissions lumineuses) ou sur l'hygiène, la santé, la sécurité et la salubrité publique.
Les
raisons
pour
lesquelles,
notamment
du
point
de
vue
des
préoccupations d'environnement, parmi les parties envisagées qui font l'objet d'une description, le projet présenté a été retenu.
Les mesures envisagées par le maître de l'ouvrage ou le pétitionnaire
pour
supprimer,
réduire
et,
si
possible,
compenser
les
conséquences
dommageables du projet sur l'environnement et la santé, ainsi que l'estimation des dépenses correspondantes.
Une analyse des méthodes utilisées pour évaluer les effets du projet sur
l'environnement mentionnant les difficultés éventuelles de nature technique ou scientifique rencontrées pour établir cette évaluation.
Un résumé non technique.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - b
2 - Les objectifs du projet •
Rééquilibrer l’offre de logements En termes de composition du parc de logements, on note un déséquilibre significatif : le pourcentage de logements aidés dans Rubelles ne dépasse pas
aujourd’hui 8 %, avec 53 logements sociaux en 2006.
Au regard de l’article 55 de la loi SRU
1 , la Commune de Rubelles devrait en effet présenter un parc de logements disposant d’au moins 20 % de logements
conventionnés, rapportés au nombre de résidences principales, soit 138 logements aidés, pour les 691 résidences principales recensées en 2006.
Avec 64 logements sociaux en cours de construction (dont 26 programmés à court terme), la ville devrait ainsi présenter environ 114 logements aidés
(3 logements ayant perdu leur classement), mais il subsisterait un déficit substantiel qui doit nécessairement être compensé.
Cet objectif justifie de réaliser la présente opération.
•
Améliorer le paysage et les liaisons inter-quartiers. La commune de Rubelles a posé, à travers son Plan Local d'Urbanisme, les principes d'une urbanisation maîtrisée des terrains de la ZAC des Trois Noyers,
compte tenu de la forte
pression foncière
qui s'exerce sur ces terres agricoles et du potentiel de développement économique et de l’habitat qu’ils représentent.
-
Ce secteur est déjà le lieu d'implantation de diverses activités économiques, principalement commerciales et artisanales et de programmes de construction de
logements (ZAC Saint-Nicolas). -
L'aménagement projeté doit permettre d'achever la ZAC par un projet global cohérent et maîtrisé dans le cadre de la Loi relative au renforcement de la
protection de l'environnement (Loi n° 95-101 du 2 f évrier 1995 et article L111-1-4 du code de l'urbanisme). Le projet d'urbanisme qui fait l'objet de la présente étude d'impact a pour principal objectif de proposer un aménagement cohérent de l'ensemble des espaces d'activités et une meilleure homogénéité du territoire communal et intercommunal. -
L'ouverture à l'urbanisation de ce secteur doit permettre d'entraîner la
requalification de l'ensemble de l'entrée sud de la commune
. L'urbanisation doit
aboutir à l'insertion de ces espaces dans un paysage structuré, mais aussi dans leur environnement large (les quartiers habités de la commune, les espaces agricoles). -
Cette ambition se traduira par un travail important sur les aménagements paysagers en bordure des voies, mais aussi à l'intérieur et aux franges des sites.
-
Un autre objectif du projet est de
minimiser la coupure fonctionnelle actuelle entre le nord et le sud de la commune
en proposant des liaisons et des
transitions entre les quartiers d'habitat et les secteurs d'activités, favorisant la fréquentation du site et les échanges inter-quartiers. Le projet doit ainsi contribuer à l'amélioration des liaisons intercommunales.
L'extension de la zone des Trois Noyers doit également permettre d'améliorer l'offre de logements, notamment sociaux, à l'échelle de la commune et de la
Communauté d’Agglomération. La zone d'activités, en limites sud et ouest de l'opération, doit contribuer à augmenter l'offre d'emploi locale. Le développement de ce territoire peut par conséquent participer à un
rééquilibrage entre habitat et emploi
.
1
Loi solidarité et renouvellement urbain, article L302-5 du code de la construction et de l’habitation.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - c
-
Le projet est donc l'occasion, dans une perspective de développement durable, de rationaliser l'utilisation des espaces fonciers encore disponibles, d'améliorer
la mixité fonctionnelle et de contribuer à la réduction des déplacements automobiles domicile-travail à l'échelle de la région. •
Contribuer à l'équilibre habitat-emploi Cet objectif s’exprime à travers le choix d’une vaste superficie affectée aux activités économiques. Une surface de l’ordre de 34 hectares
2
est en effet affectée aux activités dans la zone 2 AU du plan local d’urbanisme, tant pour soutenir le développement
économique local que pour rétablir l’équilibre habitat-emploi, en intégrant l’augmentation de population active qui sera générée par la construction de 350 à 400 logements.
A partir des ratios habituellement rencontrés dans des zones d’activités situées en périphérie de centres urbains (de l’ordre de 40 emplois à l’hectare en
moyenne), l’urbanisation des zones d’activités est susceptible de favoriser la création de quelque 1 300 à 1 400 emplois.
Ce nombre est à rapporter aux 1 300 à 1 400 emplois observables en 2006, soit un doublement. Avec une population (à terme) de 3 000 habitants (et sans
doute un taux d’activités de 50 %, soit 1 500 actifs), le taux d’emploi de Rubelles serait de 2 600 / 1 500
≈
1,70.
Rubelles deviendrait ainsi un pôle d’activités de premier plan pour la périphérie melunaise.
3 - L’analyse des solutions envisagées
Ci-contre :
vue
satellite
orientée,
qui
met en évidence
l’atout que représente la
trame boisée existante
, pour une insertion
réussie
de
l’urbanisation
future
vis-à-vis
du
caractère
actuel
de
Rubelles.
En
outre,
le
périmètre d’étude initial a été étendu, après discussion, sur la pointe sud de la zone (la Fourche) :
l ‘objectif
est
de
maîtriser
l’aménagement de l’entrée de ville.
*
*
*
2
30 hectares, après intégration de « la Fourche » dans le périmètre de la ZAC habitat ; dont 24 hectares réellement urbanisables (hors voiries existantes).
Périmètre initialPérimètre étendu- Zone d’aménagement
concerté
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de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - d
3.1.
Trois familles de solutions ont été envisagées au plan théorique :
-
Le scénario n°
1 : "le parti de la table rase" :
Sur les bases présentées ci-avant, trois quartiers avaient été
proposés : -
Au nord : une zone à vocation résidentielle, affectée d'un
C.O.S moyen de 0.20, soit 7 400 m² de SHON sur 37.000 m² de terrain, et environ 70 logements individuels.
Le calcul permet de dégager une superficie moyenne de lots
de l’ordre de (37 000 x 0,90 / 70 =) 475 m². -
Au
centre :
une
zone
à
vocation
mixte
« résidentielle
–
accession
sociale
–
logements
collectifs »,
affectée
d'un
C.O.S
moyen de 0.40, soit 28 400 m² de SHON sur 71 000 m² de terrain, et environ 300 à 400 logements (en fourchettes hautes théoriques).
Le calcul permet de dégager une superficie moyenne de
terrain par logement de l’ordre de (71 000 x 0,90 / 300 =) 213 m² (avec beaucoup de variabilité possible). -
Au
sud :
une
zone
à
vocation
principale
de
logements
collectifs, affectée d'un C.O.S moyen de 0.60, soit 16 800 m² de SHON sur 27 800 m², et environ 170 à 230 logements (toujours en valeurs théoriques).- Zone d’aménagement
concerté
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Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - e
•
Le scénario n°
2 : "une solution intermédiaire" :
Si aucune compensation de la suppression du bois
des
Trois
Noyers
ne
pouvait
être
trouvée,
ce
scénario
propose de préserver toute la partie Nord du bois, plus la reconstitution d’un bois naturel (et non d’un parc urbain) en limite nord du site (à la place des friches existantes). La superficie boisée serait équivalente à la superficie actuelle.
Le deuxième élément que l’on a fait varier dans ce
scénario est celui du « gradient de densité ». Dans le cas présent, il est inversé par rapport à la solution précédente, avec un C.O.S élevé au nord et faible au sud.
Cette
solution
vise
à
conforter
la
centralité
"historique" de Rubelles, en raison du fait qu’une cohérence harmonieuse
avec
la
future
zone
d’activités
(au
sud)
représentait initialement un pari très incertain… Elle ne peut se concevoir sans une action forte de la Commune en fait de désenclavement de la partie nord
. La réouverture et
l’élargissement
du
chemin
des
Trois
Noyers,
en
tant
qu’accès piétonnier, représenterait un minimum.
Trois quartiers étaient proposés :
-
Au
nord :
une
zone
à
vocation
principale
de
logements collectifs, affectée d'un C.O.S moyen de 0.60, soit 17 000 m² de SHON sur 28 300 m² de terrain, et environ 170 à 250 logements (en valeurs théoriques). -
Au centre (secteur inchangé) : une zone à vocation
mixte
« résidentielle
–
accession
sociale
–
logements
collectifs »,
affectée
d'un
C.O.S
moyen
de
0.40,
soit
28 400 m² de SHON sur 71 000 m² de terrain, et environ 300 à 400 logements. La superficie moyenne de terrain par logement reste de l’ordre 213 m². -
Au sud : une zone à vocation résidentielle, affectée
d'un C.O.S moyen de 0.20, soit 5 600 m² de SHON sur 27 800 m² de terrain, et environ 55 logements individuels. Le calcul permet de dégager une superficie moyenne de lots de l’ordre de (27 800 x 0,90 / 55 =) 455 m².
Au total, cette variante de base propose de 525 à 730 logements,
avec une densité comprise entre 40 et 60 logements à l’hectare.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - f
•
Le
scénario
n°
3
:
"un
quartier
dans
un
environnement boisé" :
Celui-ci reprend le principe du deuxième scénario
(gradient de densité orienté vers le nord, pour limiter la cohabitation
avec
les
zones
d’activités),
mais
en
privilégiant délibérément la préservation de l’ensemble des espaces boisés et friches observables actuellement.
De ce point de vue, outre sa proximité avec le
centre
ancien,
le
quartier
affecté
aux
logements
collectifs, inscrit dans un environnement boisé au nord et à l’est, serait particulièrement privilégié.
Trois quartiers étaient toujours envisagés :
-
Au
nord :
une
zone
à
vocation
principale
de
logements collectifs, affectée d'un C.O.S moyen de 0.60, soit 12 600 m² de SHON sur 21 000 m² de terrain, et environ 125 à 180 logements. -
Au centre (secteur réduit en superficie) : une zone
à vocation mixte « résidentielle – accession sociale – logements
collectifs », affectée d'un C.O.S moyen de
0.40, soit 27 000 m² de SHON sur 67 500 m² de terrain, et environ 270 à 385 logements. La superficie moyenne de terrain par logement est de l’ordre 225 m². -
Au
sud :
une
zone
à
vocation
résidentielle,
affectée d'un C.O.S moyen de 0.20, soit 5 600 m² de SHON sur 27 800 m² de terrain, et environ 55 logements individuels. Le calcul permet de dégager une superficie moyenne
de
lots
de
l’ordre
de
(27 800
x
0,90 / 55)
= 455 m².
Au total, cette variante de base propose de 450
à 620 logements, avec une densité comprise entre 40 et 50 logements à l’hectare.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
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Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - g
3.2. Le projet présenté Le projet retenu a été défini sur la base du
périmètre étendu
présenté en page « c », à partir :
-
d’un choix stratégique, pour maîtriser le devenir de la pointe (la « Fourche »), située entre les RD 471 et 636, compte tenu de la sensibilité paysagère du site et
de la stratégie de développement commercial de la Municipalité, laquelle consiste à maintenir des commerces quotidiens et de proximité pour les Rubellois ; -
d’une f
aisabilité géométrique d’un découpage par lot
de chaque secteur : le résultat obtenu dégage un potentiel en logements
inférieur aux calculs
théoriques
– avec des superficies non construites et donc une
densité végétale
qui sera compatible avec le caractère résidentiel de la commune.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
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de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - h
3.3. Le projet d’aménagement : •
Le parti d’aménagement préférentiel a été défini sur la
base d'un gradient de densité croissant orienté vers la zone de "la Fourche" (au sud), de manière à rapprocher les secteurs denses des futurs commerces et services.
Les
besoins
des
habitants
qui
viendront
occuper
ces
logements
nécessitent
en
effet
une
réponse
en
termes
de
proximité
immédiate
avec
les
commerces
et
services
prévus
dans
la
zone
sud
(mamans
avec
jeunes
enfants,
personnes
âgées sans voiture, etc.).
Toutefois, quelques parcelles, situées aux carrefours avec
les principaux axes internes à l’opération, seront affectées à ce type de logements.
A contrario
le secteur "résidentiel" (en tout cas le moins
dense)
sera
adossé
aux
espaces
naturels,
préservés
ou
reconstitués, et situés dans la partie nord du site.
Le parti d’aménagement envisagé se décline de la façon
suivante : un total de
360 à 390 logements
, soit de 23 à 25
logements
/
ha
sur
156
500
m²
urbanisés,
et
de
29
à
32
logements / ha sur 122 200 m² hors voirie (26 300 m²) et espaces verts internes (8 000 m²).
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
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Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - i
4 – L’état initial du site 4.1 – La structure du site 4.1.1
Les modes d’occupation du sol Ils sont identifiés comme suit sur le schéma ci-contre (
source :
analyse visuelle à partir de la vue aérienne de 2006 – les valeurs cadastrales peuvent être différentes
) :
-
En jaune
: les terres cultivées (ou en jachères) représentent une
superficie de 12,83 hectares.
Ces terres sont directement au contact de la RD 471, sur un
linéaire de 450 mètres, par les parcelles n°
401 et 403.
Elles ne sont directement au contact de la RD 636 que par les
parcelles n° 15 et 16, sur un linéaire
d'environ 9 0 mètres. Le reste de
la frange Est de la zone étudiée côtoie le tissu résidentiel existant. -
Les bois et y compris l’ancienne allée du château (4,70 ha. en
vert moyen
) et les friches (1,91 ha. en vert clair
) représentent une
superficie de 6,61 hectares.
Le bois le plus étendu se présente en position centrale dans
l'angle
formé
par
la
RD
636
et
la
RD
471,
avec
une
superficie
d'environ 2 hectares (parcelles n°
21 à 25).
-
Un
ancien
plan
d'eau
(asséché)
représente
une
superficie
approchée de 0,10 hectares.
Ces espaces de friches, en bordure de quelques étangs, sont
situés
aux points les plus bas de la zone (avec des cotes NGF
comprises entre 65 et 70 m), qui constituent les franges Sud du parc du château de Rubelles (parcelle n°
20).
Les autres surfaces intégrées dans le périmètre de la ZAC
(environ
1,50
ha.)
sont
représentées
par
des
voies
(chemins
d’exploitation) ou par des propriétés construites.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - j
4.1.2
La structure foncière Les
propriétés
sont
représentées
par
plusieurs
ensembles
fonciers, appartenant à une quinzaine de propriétaires différents.
Le
morcellement
du site est donc significatif, et facteur de
complexité pour les acquisitions foncières.
On
notera
cependant
que
la
Sté
Gil
Promotion
(en
bleu)
possède 13 % du foncier, et la SCI « Domaine de Rubelles » (en saumon), 43 % de la superficie concernée.
En
termes
de
« valeurs
cadastrales »,
le
foncier
est
représenté essentiellement par des « terres » (73 %) et par des « bois et taillis simples » (19 %). 4.1.3
Synthèse Le
schéma
ci-contre,
dont
chaque couleur
renvoie à un
propriétaire différent, synthétise le morcellement des propriétés.
Si l’on excepte les propriétés de la SCI du « Domaine de
Rubelles » lesquelles présentent une certaine continuité dans la partie Nord du site, l’ensemble du périmètre se présente comme un patchwork, grevé de discontinuités.
Aucune unité foncière ne semble présenter à elle seule la
« masse
critique »
(en
fait
de
superficie),
pour
autoriser
une
réalisation
de
la
ZAC
par
tranche,
tout
en
respectant
une
cohérence
technique
et
financière
dans
la
réalisation
des
équipements.
De ce fait un remembrement foncier au moins partiel, par
acquisition de la collectivité publique, apparaît comme un préalable nécessaire à la phase opérationnelle.
*
*
*- Zone d’aménagement
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4.2 – Les caractéristiques physiques du site 4.2.1
Le relief La majeure partie des terrains, soit un peu plus de la moitié Sud de la zone, est plane. Elle se situe au niveau 75 m NGF (niveau général de la France). Cette situation
risque d'induire des contraintes spécifiques en termes d'assainissement (pendage des canalisations).
La partie Nord du site se présente suivant une pente, assez sensible, d'environ 3 %, entre les cotes 75 mètres et 65 mètres NGF, aux abords du vallon du ru du Jard.
Cette configuration, au contraire du cas précédent, risque d'induire des écoulements superficiels rapides, et nécessite de ce fait un dispositif de régulation (bassin d’écrêtement, infiltration "à la parcelle" des eaux de ruissellement privatives, etc.). 4.2.2
La qualité des sols et la géologie
•
La carte géologique du BRGM (bureau de la recherche géologique et minière - feuille de Melun), fait apparaître trois niveaux géologiques :
-
La strate des "Marnes Vertes" (G1a), au Nord du site, est celle mise à jour par le vallon du ru de Rubelles.
Elle est peu propice à la construction, en raison des
niveaux argileux qu'elle contient. -
La strate du "calcaire et meulière de Brie" (G1b), est visible à la rupture de pente entre les cotes 72 et 74 mètres NGF.
-
La roche-mère est recouverte par la couche du limon des plateaux (Lp), riche au plan agronomique. Cette strate présente toutefois fréquemment des risques
d'hydromorphie (puissance comprise entre 1,5 et 2 mètres d'épaisseur). •
Sur ce plan, la commune de Rubelles est concernée par un risque de retrait-gonflement d'argiles. Les dispositions de l'arrêté préfectoral n° 06/ DAI DD/ENV n° 124 sont à prendre en compte, qui prescri vent
une obligation d'information au bénéfice des
acquéreurs et des locataires de biens immobiliers.
On
obs erve
toutef ois
que
le
s ite
de
l’opération
es t
pour
l’es s entiel
identif ié
en
zone
d’aléas
f aibles.
Seule
la
partie
Nord,
qui
c orres pond à la c ouc he géologique des m arnes vertes , prés ente des aléas f orts . 4.2.3
L’hydrogéologie
•
Le site est concerné par deux nappes d’eau souterraines :
-
La nappe du réservoir oligocène ou nappe du calcaire de Brie.
-
La nappe du réservoir des calcaires éocènes ou « nappe du calcaire de Champigny».- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - l
4.2.4
Le climat
•
Les données sont tirées de la station de Météo France de Melun-Villaroche. Elles sont donc applicables à la ville de Rubelles.
-
Le climat est de type océanique dégradé, du fait de la réduction de l’activité des dépressions cycloniques au centre du bassin Parisien.
-
Les précipitations moyennes, de l’ordre de 675 mm, croissent du sud-ouest au nord-est en fonction de l’altitude. Elles sont bien réparties tout au long de
l’année. Les températures sont relativement clémentes. -
Les vents dominants sont de secteur sud-ouest, comme l’indique la rose des vents sur la période 1960-1990.
-
Les moyennes d’insolation (en heures) par mois, entre 1986 et 1995, font apparaître un maximum au mois de juillet (246,5 heures) et un minimum en
décembre (53 heures). Le total annuel des durées d’insolation a varié de 1.532,6 heures en 1987 à 2.010,4 heures en 1990. -
Les précipitations ont varié de 532 mm en 1989 à 836 mm en 1988. En moyenne, sur 10 ans, le mois d’octobre reçoit le plus de précipitations (64,5 mm) et le
mois de novembre est le moins pluvieux (48,4 mm). -
La moyenne des températures moyennes quotidiennes sur cette même période montre un maximum en juillet (19,2°
C) et un minimum en janvier (4°
C).
4.2.5
Les eaux superficielles
•
Le réseau hydrographique est composé localement d’étangs et de douves associés au château de Rubelles, l’ensemble étant drainé par le ru du Jard. La majeure partie des terrains étudiés n’est actuellement pas imperméabilisée. Par ailleurs, l’objectif est de ne pas saturer le réseau d’assainissement des eaux pluviales, non plus que le ru du Jard, actuellement en limite de capacité. L’objectif est donc de réguler les eaux de ruissellement issues de l’opération à une valeur proche de celle observable au stade actuel, soit de l’ordre de 0,5 l /
seconde et par hectare.
Les solutions sont à rechercher dans la réalisation d’un bassin d’épuration-régulation. On peut aussi envisager, du moins pour les quartiers d’habitat individuel,
une gestion des eaux pluviales "à la parcelle", pour les eaux de toiture et de ruissellement privatives.
Ceci réduira d’autant les apports brutaux sur le réseau public des eaux pluviales, en cas de séquence orageuse : celui-ci ne collectera que les eaux de
ruissellement des espaces publics (voirie, parking). Cette solution permet aussi d’éviter l’assèchement des sols, et donc de limiter les mouvements de retrait- gonflement d’argile.
*
*
*- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - m
4.3 – Le milieu biologique 4.3.1 La flore
Le site de la future Z.A.C. des Trois Noyers de Rubelles se divise en quatre types de formations végétales. Une étude d’impact écologique
réalisée en 2008 a permis de recenser les espèces végétales s’y trouvant. A.
Culture et végétation commensale
(1)
L’exploitation des parcelles cultivées n’étant pas intensive, on dénombre dans les champs quelques espèces commensales du blé telles le
Liseron des champs, la Stellaire moyenne, la Moutarde des champs, le Coquelicot… B.
Végétation herbacée des bermes
(2)
routières, des chemins et des bordures des habitations
Cette végétation diversifiée se retrouve sur les bermes de la route de Meaux (D636), de Lagny (D471) ainsi que sur le chemin des Trois Noyers
et le chemin dit de la Pièce Saint-Nicolas destiné à l’exploitation du bois. On l’observe également le long des jardins mêlée à des espèces horticoles. Elle est formée par :
•
Des espèces nitrophiles
(3)
(Berce sphondyle, Ronce commune, Ortie dioïque, Armoise
commune, Clématite des haies…) ; •
Des espèces des friches (Cardère à foulon, Chardon, Cirse vulgaire, Calamagrostis
commun, Potentille rampante…) ; •
Des espèces des sols tassés (Plantain lancéolé, Plantain à larges feuilles…) ;
•
Des
espèces
prairiales
(Dactyle,
Pâturin
des
prés,
Fromental,
Houlque,
Achillée
Millefeuille, Trèfle blanc…) ; •
Des espèces horticoles (Lauriers…) ;
•
Des espèces indicatrices d’une rudéralisation
(4)
(Euphorbe épurge, lierre…).
Euphorbe épurge- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - n
C.
Friche herbacée et arbustive Il s’agit d’anciennes zones cultivées laissées à l’abandon. Les Bryophytes (mousses) et les Lichens y sont abondants. Concernant la végétation
herbacée, on y retrouve globalement un melting-pot d’espèces des bermes routières et des champs. La friche herbacée est formée par : •
Des espèces des friches (Cardère à foulon, Chardon, Cirse vulgaire, Calamagrostis commun…) ;
•
Des espèces prairiales (Dactyle, Pâturin des prés, Fromental, Houlque, Achillée Millefeuille…) ;
•
Des espèces de sols tassés (Plantain lancéolé, Plantain à larges feuilles…) ;
•
Des espèces nitrophiles (Berce sphondyle, Ronce commune, Ortie dioïque, Armoise commune, Clématite des haies…) ;
•
Des espèces commensales du blé (Liseron des champs, Stellaire moyenne, Moutarde des champs, Coquelicot…).
A cette friche herbacée s’ajoute une flore arbustive éparse composée de Cynorrhodons, de Noisetiers, de Robiniers (faux acacia), de Fusains d’Europe… D.
Bois, bosquets et ancienne route du château Cette formation est composée de trois strates :
•
La strate arborescente comprend des Noyers, Cerisiers, Chênes, Frênes,
Châtaigniers,
Marronniers
et
des
espèces
témoignant
d’une
rudéralisation
(Platane…). •
La strate arbustive est constituée de Noisetiers, Robiniers, Cynorrhodons et
de quelques Fusains d’Europe. •
La strate herbacée est surtout composée d’espèces nitrophiles telles la
Ronce commune et l’Ortie dioïque. A noter la présence très importante de Lierre dans le sous-bois et l’abondance de Bryophytes et de Lichens poussant sur le substrat caillouteux. (1)
Espèce associée à l’espèce principale.
(2)
Espace étroit ménagé entre un canal ou un fossé et la levée de terre qui le borde pour éviter les éboulements et servir de chemin.
(3)
Espèce qui croît sur des sols riches en composés azotés.
(4)
Les espèces rudérales sont caractéristiques des terrains fortement transformés par l’activité anthropique.
Fusain d’Europe- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - o
Carte de l’occupation des sols simplifiée et grandes formations végétales (source : IAURIF)
:
Terre
s cultivées
Boisements Friches herbacées et arbustives Ancienne route du Château Terre
s cultivées- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - p
4.3.2 La Faune
L’inventaire faunistique est représenté par deux groupes principaux : l’avifaune et
les mammifères. Cette étude ne prétend pas à l’exhaustivité car effectuée en automne, hors période de reproduction. Néanmoins, une analogie avec des inventaires pratiqués dans des milieux similaires en Ile-de-France permet de pallier ce manque. A.
L’avifaune
•
Les oiseaux nicheurs sur le site :
-
Espèces associées aux buissons et arbustes : Merle noir, Rouge gorge familier,
Troglodyte mignon. -
Espèces associées aux terres cultivées, friches et espaces dégagés : Faisan de
Colchide, Perdrix grise. -
Espèces associées aux bois et aux vieux arbres : Mésange bleue, Mésange
charbonnière, Pie bavarde, Pigeon ramier, Corneille noire, Buse variable.
A noter que la découverte de boulettes de réjection sur le site amène à penser
qu’une petite communauté de Chouettes hulotte y réside. •
Les oiseaux nicheurs à proximité du site :
-
Espèces
associées
aux
espaces
bâtis :
Moineau
domestique,
Pigeon
biset
urbain. -
Espèces associées aux jardins et parcs : tourterelle turque.
*
*
*
Troglodyte mignon Tourterelle turque- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - q
B.
Les mammifères De nombreuses preuves trouvées sur le site ainsi que l’observation directe de certains individus permettent d’affirmer la présence de plusieurs
espèces sur le site. Ces espèces sont classées en deux catégories : ●
Les espèces résidentes
-
Le Lapin de garenne (lagomorphe
(1)
) : très présent sur le site. De très nombreux crottoirs
ainsi que des grattis ont été observés dans les champs et les friches. -
Le
Renard
roux
(canidé
(2)
carnivore) :
plusieurs
excréments
retrouvés,
dont
un
caractéristique perché sur une souche (marquage de territoire), attestent de sa présence. -
Le Surmulot (muridé
(3)
rongeur) : une charogne découverte dans un champ ;
-
Le Lièvre (lagomorphe) : un seul indice de sa présence a été observé (fèces) dans le
bois. -
Le Hérisson (érinacéidé
(4)
omnivore) : potentiellement présent sur le site (aucun indice de
sa présence n’a été observé). Il est considéré comme espèce protégée. -
L’Ecureuil roux (sciuridé
(5)
rongeur) : Potentiellement présent sur le domaine d’étude. Il
est également considéré comme espèce protégée.
●
Les espèces de passage La présence de sangliers et de chevreuils est exclue en raison de l’absence d’habitats possibles. En revanche, compte tenu de la mitoyenneté
avec le bois de la Pièce de Saint-Nicolas, de la présence d’un point d’eau aux abords du site et des témoignages laissés par les chasseurs on peut penser que ces deux espèces effectuent régulièrement des incursions sur le site. (1)
Ordre de mammifères classés autrefois dans l’ordre des rongeurs.
(2)
Comprend des
mammifères
carnassiers aux molaires nombreuses, aux
griffes
non rétractiles comme les
loups
, les
chiens
, les
chacals
ou les
renards
.
(3)
Famille de
mammifères
terrestres appartenant à l'ordre des
rongeurs
.
(4)
Famille qui inclut la plupart des hérissons.
(5)
Famille de mammifères rongeurs incluant notamment les écureuils, les chiens de prairies et les marmottes. Surmulot- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - r
4.3.3 La valeur écologique La valeur écologique globale prend en compte : •
La valeur floristique ;
•
La valeur faunistique ;
•
Des critères qualitatifs comme l’originalité des groupements et des habitats, leurs potentialités écologiques, leur degré d’artificialisation et leur
complémentarité.
Compte tenu de la prédominance des cultures ainsi que de la faible variété des milieux, on peut dès lors diagnostiquer pour le site, une faible
valeur écologique. A.
La valeur floristique
-
Aucune espèce rare ou peu fréquente n’a été répertoriée sur le site. En effet, pour être considérée comme peu fréquente, une espèce doit se
montrer « assez rare » ou « peu commune » à l’échelle de la région Ile-de-France ce qui n’est nullement le cas sur le site. -
La faible variété des milieux, les techniques agricoles utilisées ainsi que le caractère rudéral du milieu nuisent à la diversité floristique. Par
ailleurs, la forte concentration en azote des sols tend à favoriser la monospécificité des espèces (Ortie dioïque, Ronce commune…).
On conclura en attestant de la faible
valeur floristique du site et de l’absence quasi probable d’espèces végétales indigènes protégées ou
remarquables. N.B : ne sont pas significatives, en termes de valeur floristique du milieu, les espèces recensées qui sont subspontanées
(1)
,
naturalisées
(2)
,
adventices
(3)
ou cultivées.
B.
La valeur faunistique La valeur faunistique est principalement établie à partir de la richesse spécifique et du peuplement en espèces remarquables.
•
L’avifaune Des investigations sur le terrain permettent d’affirmer qu’au moins 13 espèces nicheuses
(Merle noir, Rouge gorge familier, Troglodyte mignon,
Faisan de Colchide, Perdrix grise, Mésange bleue, Mésange charbonnière, Pie bavarde, Pigeon ramier, Corneille noire, Buse variable et Chouette hulotte)
sont présentes sur le site. La notion d’espèces potentiellement nicheuses amène ce total à 20, ce qui reste un résultat très médiocre
comparé aux 160 espèces
(source : Dossier de création de la ZAC "Le Noyer aux Perdrix" / Etude d’impact réalisée par le bureau d’étude
Ecosphère)
recensées en Ile-de-France.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - s
Cette faible diversité s’explique essentiellement par : -
La proximité de deux routes départementales ;
-
L’importance des cultures et des friches herbacées ;
-
La nature dégradée des bois et bosquets (coupes de bois, dépôts d’ordures, sentiers très fréquentés…) ;
-
Périurbanisation importante.
L’impact de ces facteurs sur le site ne favorise guère la nidification des espèces. Par ailleurs, les espèces nicheuses et potentiellement nicheuses recensées sur le site sont toutes fréquentes en Ile-de-France. •
Les mammifères Seules des espèces fréquentes ont été répertoriées sur le site et compte tenu de sa piètre qualité, il n’est pas en mesure d’abriter des espèces
remarquables. En revanche, deux espèces protégées (le hérisson et l’écureuil roux) est potentiellement existante sur le site mais aucun indice de sa présence n’a été relevé.
Du fait d’un manque d’habitat de bonne qualité et d’un environnement peu favorable, le peuplement faunistique se révèle peu diversifié. La
valeur faunistique du site est donc considérée comme globalement faible. 4.3.4 Synthèse :
Formation végétales
Valeur floristique
Valeur Faunistique
Commentaires
Valeur écologique globale
Culture et végétation commensale
Végétation herbacée des bermes routières,
des chemins et des bordures des
habitations
Friche herbacée et arbustive
Bois, bosquets et ancienne route du
château
Faible
Faible (moyenne pour le hérisson et l’écureuil roux)
Toutes les formations végétales
présentes sur le site sont
fortement artificialisées ou très
courante dans la région
Faible à moyenne
(1)
Plante cultivée, échappée des jardins ou des cultures, croissant spontanément un certain temps, mais ne se propageant pas en se mêlant à la flore indigène.
(2)
Espèce exotique ayant trouvé, sous nos latitudes, des conditions favorables lui permettant de se reproduire et de se maintenir spontanément (ex : Robinier faux-acacia).
(3)
Plante étrangère à la flore indigène, persistant temporairement dans des milieux soumis à l’influence humaine, en particulier dans les cultures. Dans le cadre des productions agricoles ou
horticoles, une plante adventice est considérée comme une « mauvaise herbe ».- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - t
4.4 – Le milieu humain 4.4.1
La population, le logement et les activités économiques La ZAC des Trois Noyers se présente comme située en
frange
d’urbanisation
, à l’Ouest du site construit actuel, avec en limite Est la
résidence de la Hunoye et en limite Nord-Est /Sud-Ouest, les propriétés individuelles essaimées le long de la RD 636. -
Le côté Sud de la RD 636 est constitué d’une urbanisation de
pavillons individuels, édifiées soit au coup-par-coup, soit dans le contexte d’opérations d’ensemble. -
La limite Ouest, formée par la RD 471, sera au contact de zones
d’activités : ZAC à créer sous compétence communautaire. -
La limite Sud de la ZAC sera elle aussi au contact d’une zone
d’activités :
une
complémentarité
est
à
trouver,
à
la
fois
en
termes
d’urbanisme et de fonctions, entre ces deux zones.
Par
ailleurs,
la
commune
de
Rubelles
est
concernée
par
le
Programme Local de l'Habitat (PLH) de la Communauté d'Agglomération Melun Val de Seine, approuvé par le conseil communautaire du 27 janvier 2005. Les contributions de Rubelles au PLH prévoient "un développement à horizon de 5-10 ans, pouvant représenter de l'ordre de 100 à 200 pavillons, avec une éventualité de réaliser des logements locatifs aidés et intermédiaires, en pavillons individuels." 4.4.2
Synthèse La
zone
d’aménagement
concerté
est
située
en
frange
d’agglomération, ce qui implique de prendre des précautions en termes de gestion
de
la
limite
entre
la
nouvelle
opération
et
les
implantations
actuelles :
espaces
de
transitions
entre
les
quartiers,
gestion
des
circulations (routières, piétonnières et cyclables, etc.).
La commune souhaite assurer un
rythme moyen de construction, d'environ
40 logements par an
, soit un effort important par rapport au rythme de ces 15
dernières années (8,4 logements par an). La commune s'attache à favoriser la mixité sociale par la répartition judicieuse de plusieurs types de logements, correspondant à toutes les catégories de la société, sans négliger le logement conventionné.
Le secteur des Trois Noyers offre le potentiel le plus important de la commune en termes d'urbanisation à vocation résidentielle, ce qui justifie de réaliser la
présente opération. Rubelles possède des éléments essentiels à la qualité de vie : fort couvert boisé succédant à de grands espaces ouverts, présence de l'eau, limites franches d'urbanisation.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - u
4.5 – La desserte et les déplacements 4.5.1
La desserte automobile
•
Le site de l’opération présente
une accessibilité très favorable par la route
:
-
la rocade Nord de Melun permet d’accéder à la RN 105, et à la Francilienne,
-
la route de Meaux donne un accès immédiat à l’échangeur autoroutier de St-Germain-Laxis, sur l’A5.
-
les travaux routiers programmés doivent encore renforcer cette caractéristique.
•
Compte tenu de la situation des terrains d'assiette du projet au regard de la voirie existante, la question des accès, routiers et piétonniers, peut être décrite de
la façon suivante :
On note tout d'abord que la partie Nord de la ZAC se présente comme totalement
enclavée
par rapport au centre ancien de Rubelles, pourtant situé à une
centaine de mètres "à vol d'oiseau".
Cette situation tient au fait qu'aucun accès à l'avenue du Château - fût-ce piétonnier - ne permet de rejoindre la partie Nord du site, non plus qu'à partir de la
rue de la Faïencerie. De même, le chemin d'exploitation dit des Trois Noyers reste un accès très confidentiel.
Le rétablissement d'une liaison piétonnière vers le centre historique de la commune représente donc un enjeu pour cette opération. En toute hypothèse, il
semble cependant difficile d'imaginer un désenclavement routier de ce côté, et ceci restreint objectivement l'intérêt d'une urbanisation de la partie la plus septentrionale de la ZAC. -
La partie Sud-Est du site présente une accessibilité a priori satisfaisante : les terrains sont accessibles depuis la RD 636 par les parcelles n°
15 et 16, ainsi que
par le chemin d'exploitation dit de la Pièce Saint-Nicolas, au moins en tant que cheminement piétonnier envisageable. La difficulté vient ici, d'une part, du faible nombre de points de liaison avec la RN 36, d'autre part, de la nécessité d'aménager au mieux l'entrée de la ZAC à partir de cette route, laquelle présentait un niveau de trafic de plus de 11 000 véhicules/jour en 2004 (dont 900 camions - source CDES). -
La partie Sud-Ouest du site présente une accessibilité continue sur la RD 471, mais celle-ci se révèle dangereuse en raison même de la proximité de cette
voie, qui supportait un niveau de trafic de plus de 6 000 véhicules/jour en 2004. 4.5.2
Le trafic automobile
•
La commune bénéficie d’une bonne accessibilité par la route. Elle est desservie par :
-
l'ex-RN 36, aujourd'hui RD 636, vers Meaux, voie d’évitement par l’Est de la région parisienne, qui permet de rejoindre l’A5, et la RN 19,
-
la route nationale n°
105, rocade Nord de Melun,
-
la route départementale n°
471, axe Nord-Sud, de Marne-La-Vallée à Melun, elle donne accès à la RN4 et à l’A4,
-
la route départementale n°
82 qui se prolonge pa r la RD n°
215, vers l’Est, en direction de la Fert é-Gaucher.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - v
4.5.3
L’accessibilité et le stationnement
-
En limite de l’opération, le stationnement correspond, le long de la RD 471, à une fonction d’arrêt temporaire assurée par un bas-côté traité en stabilisé.
-
Le long de la RD 636, la fonction de stationnement n’est nécessaire qu’au droit des sections construites. Elle est gérée par un simple élargissement du
traitement des bas-côtés en stabilisé, au droit des entrées de propriétés et des espaces de stationnement « de jour » ; alors que les linéaires non construits sont occupés par des bermes enherbées.
L’ensemble donne une impression d’espace à dominante « rurale », le traitement de la voirie se présentant – sur les bas côtés – comme une succession
d’interventions ponctuelles, aménagées au gré des besoins
mais sans intention d’ensemble,
en termes de gestion du stationnement ou des accès à la voirie. Le tout
apparaît comme préjudiciable à un optimum au regard de la sécurité routière. 4.5.4
Les transports collectifs Rubelles est desservi par les lignes de bus suivantes, principalement au droit du centre commercial en ce qui concerne la zone d’étude :
-
la ligne G : dessert Rubelles en direction de la gare de Melun, mais par une ligne avec correspondance sur la ligne D,
-
la ligne N : au départ vers la gare (6 h 33, 7 h 09, 7 h 52, 8 h 16), au retour de la gare (17 h 04, 17 h 56, 18 h 41, 19 h 24),
-
la ligne 37 (Melun – Ozouer-le-Voulgis), assure une desserte ponctuelle, en « heures creuses » vers Ozouer, et à 7 h 50 en direction de Melun (sans aller
jusqu’à la gare).
Dans la perspective d’une augmentation démographique, il appartiendra
aux autorités compétentes d’organiser une offre de service plus régulière et plus
directe vers la gare RER de Melun, avec au moins un point d’arrêt au droit du nouveau quartier.
L’objectif doit être ici de faciliter le rabattement des migrants
journaliers vers la gare, avec des horaires et une cadence incitatifs. 4.5.5
Les parcours piétons et cyclistes Il n’existe pas de piste cyclable aux abords de l’opération. L’aménagement futur des RD 636 et 471 devra en tenir compte et proposer une offre en ce sens (piste ou bande cyclable) dans la requalification de la voie. Le réseau de cheminements piétonniers est principalement représenté par le chemin de grande randonnée dit GR 1, qui relie notamment Melun à Vaux-le-
Vicomte. A l’intérieur de la zone elle-même, il existait un réseau de sentiers, visibles sur la carte IGN ci-contre, mais dont ne subsistent plus aujourd’hui que le tronçon du chemin d’exploitation dit « de la Pièce de Saint-Nicolas », vers la route de Meaux, et le Chemin des Trois Noyers, vers la rue de la Faïencerie.
A l’extérieur de la zone, la rue des Longs Réages (parallèle à la route de Meaux) peut représenter une alternative en termes de circulations douces, pour un
accès en direction de la zone commerciale.
La constitution d’un réseau de liaisons douces représente un enjeu essentiel, en termes de mesures d’accompagnement, pour cette opération.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - w
4.6 – La qualité de l’air et l’environnement sonore 4.6.1
La qualité de l’air L’indice ATMO est calculé quotidiennement par AIRPARIF à partir des
mesures effectuées par les stations urbaines et périurbaines.
Il est porté à la connaissance de tous par les medias locaux, régionaux,
voire nationaux, et disponible sur le site www. airparif.asso.fr. Un indice est également déterminé pour 8 secteurs centraux de l’agglomération et quatre secteurs périphériques. L’indice ATMO n’a été mis en place au niveau national qu’en 2000, mais AIRPARIF dispose d’un indice de la qualité de l’air depuis 1992. Les mesures effectuées depuis montrent une évolution positive de la qualité de l’air en Ile-de-France.
Entre 1998 et 2006, l’indice ATMO mesuré par AIRPARIF a été : très
bon à bon (81,5 % des jours), moyen à médiocre (17,4% des jours), mauvais à très mauvais (1,13 % des jours). 4.6.2
L’environnement sonore
•
En application de la Loi du 31 Décembre 1992 relative à la lutte contre le bruit des
infrastructures terrestres, et de l'arrêté préfectoral du 15 février 1999 (en hachures obliques sur le schéma ci-contre) : -
La RD 471 est classée en catégorie 4, protégée par un couloir de nuisance acoustique
de 30 mètres de part et d'autre de cette voie ; -
La RD 636 est classée en catégorie 3, protégée par un couloir de nuisance acoustique
de 100 mètres de part et d’autre de la voie ; -
Le tronçon commun RD 636 / RD 471 est classé en catégorie 2, un couloir de nuisance
acoustique de 250 mètres de part et d’autre de la voie ; -
La RD 605 est classée en catégorie 2, protégée par un couloir de nuisance acoustique
de 250 mètres de part et d’autre de la voie.
Dans ces périmètres, des prescriptions concernant l'isolement des constructions à
usage d'habitation sont imposées.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - x
4.7 – Le milieu urbanisé 4.7.1
La trame viaire et la trame bâtie et le fonctionnement urbain
Rue de la Faïencerie Rue des Trois Moulins
•
La
carte
présentée
ci-contre
met
en
exergue la répartition des constructions et des voies dans le tissu construit.
L’ensemble du tissu bâti est représenté,
principalement,
par
les
quartiers
résidentiels
à
dominante pavillonnaire situés au Sud de la route de Meaux et, dans une moindre mesure, par le Vieux Rubelles, concentré le long de la rue de la Faïencerie et de ses voies adjacentes.
Ces quartiers Sud sont irrigués par un
ensemble de voies de distribution desservant des impasses, souvent publiques, mais à caractère privatif. Ces voies de distribution rejoignent un axe structurant, représenté par la rue des Trois Moulins, laquelle débouche au carrefour à feux, formé
par
la
route de Meaux et
la rue de la
Faiencerie.
O n
p e u t
c o n s i d é r e r
q u e
c e
s y s t è m e ,
t r è s
s t é r é o t y p é
d a n s
s a
c o n c e p t i o n ,
a
t o u t e f o i s
l e
m é r i t e
d e
f o n c t i o n n e r
d e
f a ç o n
s a t i s f a i s a n t e
e n
t e r m e s
d e
s é c u r i t é
d e s
é c h a n g e s
r o u t i e r s .
On notera aussi la très faible densité de
l’urbanisation
de
Rubelles :
si
l’on
excepte
la
superficie bâtie que représente la zone d’activité de Saint-Nicolas, les 713 logements recensés en 2006 sont répartis dans des zones constructibles dont la superficie s’élève à 84 hectares, soit une densité moyenne de
8,5 logements à l’hectare
seulement.
Par
ailleurs,
la
commune
n’est
pas
soumises à des risques technologiques.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - y
4.7.2
Les réseaux et la collecte des déchets
•
La RD 471 n’est desservie par aucun réseau. Cette voie devra nécessairement être équipée, en raison du projet de zone d’activités poursuivi du côté Ouest de
la voie. Cette disposition permettra ainsi de réaliser un réseau maillé avec la ZAC de logements, notamment en ce qui concerne l’adduction en eau potable.
La RD 636 est pourvue en réseaux d’eau (ø 200 mm) et d’assainissement collectif, géré sous un système séparatif (ø 200 mm pour les eaux usées et
ø 400 mm pour les eaux pluviales). Les cotes radier de ces réseaux (71,65 m pour les eaux usées et 72,46 m pour les eaux pluviales) permettent un raccordement de la zone.
Dans la ZAC, les rejets d’eaux usées sont évalués à 165 m3 jour.
•
La collecte des déchets : Situation administrative : la collecte des résidus ménagers de la commune de RUBELLES est confiée au SMITOM sous le contrôle des services de la
communauté d’agglomération de Melun Val-de-Seine. -
Etat actuel : Le traitement par incinération est effectué dans l’usine située au lieu dit « Tertre de Chérisy » sur la commune de Vaux-le-Pénil. Le traitement par
compostage des déchets verts est effectué dans la plateforme Cybèle, à Cesson.
Le tri est obligatoire dans la commune et, suivant leur nature, les déchets : soit sont collectés au porte à porte, à l’aide de contenants fournis par la collectivité
à chaque famille ; soit doivent être portés dans les points d’apport volontaire mis à la disposition des usagers sur le territoire de la commune. -
Situation future : Le développement de l’urbanisation tel qu’il est planifié par le P.L.U. n’entraîne pas un accroissement de la population tel qu’il serait
nécessaire de mettre en place des mesures supplémentaires de collecte et de traitement des déchets. 4.8 – Les paysages 4.8.1
Les entités urbaines et paysagères
•
La présence de Rubelles dans le grand paysage est peu perceptible.
-
En effet, l'urbanisation implantée essentiellement dans les vallons n'est pas visible de la plaine.
-
Par ailleurs, son écrin boisé « l’efface » de la vue que l'on peut avoir depuis les voies de contournement de l'agglomération. Les perspectives les plus directes sur la configuration du village sont obtenues à partir de la route de Meaux, et – dans une moindre mesure – depuis la route
de Lagny. •
Le contraste est particulièrement important entre l'entrée Sud et l'entrée Nord de Rubelles. Au Sud, bien qu'en continuité avec l'agglomération de Melun, le passage sur la RD 605 confère un véritable effet d'entrée aux aménagements situés au-delà
du pont.
Au Nord en revanche, la lisibilité de l'espace est remarquable, tant sur le plan vertical avec l'alignement de platanes le long de la RD 636 que par la lisière des
bois qui vient s'interposer devant la plaine et masquer le vallon du ruisseau du Jard.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - z
4.8.2
Les
grandes
lignes
structurantes du paysage
La vue satellite ci-contre met en
évidence les principales composantes du paysages.
Rubelles
inscrit
son
tissu
construit
dans
une
trame
boisée
composée : -
au Nord, du parc du château de
Rubelles
et
des
propriétés
voisines,
avec
une
densité
arborée
forte
et
quasi-continue, -
au
Sud,
d’opérations
à
dominante
pavillonnaire,
à
la
trame
foncière très lâche, qui octroit une part importante
aux
plantations
ornementales.
L’espace adjacent au village est
représenté
par
le
plateau
agricole
,
ponctué
de
bosquets
et
de
haies
cham-pêtres, lesquelles soulignent le tracé des chemins ruraux.
Le
front bâti
de Melun, délimité
par la rocade, constitue l’arrière-plan des vues que l’on a depuis le secteur Nord de cette agglomération. 4.8.3
L’analyse des paysages La
partie
Nord
du
site
étudié
représente un "paysage fermé" et la partie Sud un "paysage séquentiel et orienté",
les
lignes
de
force
du
paysage
sont
déterminées
par
les
boisements.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - aa
4.9 – Le cadre législatif et réglementaire
Le projet de zone d’aménagement concerté des Trois Noyers s’inscrit dans
une volonté de planification à la fois, régionale, intercommunale et communale : -
L’urbanisation du site est prévue dans le schéma directeur régional du 26
avril 1994, avec obligation d’ouverture à l’urbanisation à échéance 2015 au plus tard.
Ci-contre : extrait du schéma directeur de Melun, approuvé le 13 décembre
2006.
Après
répartition,
à
l’échelle
du
schéma
directeur,
des
sites
restant
constructibles, avec restitution des 40 % devant rester naturels au sein des espaces
« partiellement
urbanisables »,
le
schéma
local
identifie
le
secteur
d’étude en extension à vocation d’habitat dans sa totalité
(hachures rouges).
La constructibilité du site a été confirmée par le projet de révision du SD-
RIF (« pastilles » d’urbanisation préférentielle, schéma du bas). -
Cette
urbanisation
est
confirmée
dans
le
projet
de
schéma
directeur
régional révisé (pastilles d’urbanisation préférentielle). -
Le schéma directeur de l’agglomération de Melun identifie le site des Trois
Noyers comme urbanisable à destination de logements. -
Le plan local d’urbanisme du 25 janvier 2008 classe les terrains concernés
en réserve foncière 2 AU, urbanisables après modification. -
Le
plan
local
d’urbanisme
a
été
modifié,
de
manière
à
permettre
la
réalisation de la ZAC, en précisant le parti d’aménagement. -
Le site est concerné par la servitude de protection des pavillons du château
de Rubelles, inscrits au titre des Monuments Historiques.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - bb
5 – Les impacts et les mesures réductrices ou compensatoires 5.1. Effets sur la structure du site : Le mode d’occupation des sols et la structure foncière
L’impact principal de la ZAC
sur les modes actuels d’occupation des sols sera une réduction des espaces agricoles de l’ordre de 15 hectares, sur un total de
207 ha cultivables et une réduction des bois et taillis de l’ordre de 4 ha sur un total de 74,5 ha.
Le projet aura un impact important, puisqu’il traduit un changement d’affectation des sols avec la création de 21 hectares d’un nouveau quartier d’habitat, dont
17 hectares urbanisés et 4 hectares d’espaces boisés.
Les terrains à urbaniser feront l’objet d’un nouveau découpage foncier afin d’être cédés à des constructeurs ou aménageurs.
5.2. Effets sur les caractéristiques physiques du site •
Le climat, le relief et la géologie Le projet n’aura aucun impact sur le relief, en dehors d’éventuels « merlons » ponctuellement nécessaires pour des raisons liées à la protection phonique. Quant à la géologie, l’impact sur projet sera minime, compte tenu de la nature des terrains : la partie construite de la ZAC sera en effet édifiée sur la partie des
terrains non soumise au risque de retrait-gonflement d’argiles.
En outre, le choix d’un traitement des eaux pluviales « à la parcelle » garantira à la fois un faible débit de rejet dans le ru du Jard et une recharge régulière des
sols en eau météorique.
L’impact sur le climat sera minoré. Il pourra modifier les effets du vent de façon marginale : les constructions implantées de part et d’autre des voies nouvelles
pourront en effet créer localement des accélérations dans la circulation de l’air. Toutefois, le choix du renforcement d’une bande boisée le long de la RD 471 (sous les vents dominants) entraînera mécaniquement une atténuation de la vitesse du vent dans le nouveau quartier d’habitation. Cette bande boisée constituera ainsi la mesure d’accompagnement
privilégiée, pour atténuer les effets de l’urbanisation sur le climat.
Le choix des types de logements, privilégiant l’éco-construction, et
donc les bâtiments à faible consommation énergétique, contribuera aussi à minorer l’impact de l’urbanisation sur le climat local. •
L’hydrographie, les eaux superficielles et souterraines
(NOTA : aucun périmètre de captage d’eau potable n’est concerné par le projet.)
Les eaux usées et le trafic sur le site peuvent engendrer une pollution des eaux superficielles. Le trafic sur le site est susceptible d’engendrer une pollution par les hydrocarbures. Le dimensionnement des dispositifs de gestion et de traitement des eaux
pluviales prendra en compte l’ensemble des eaux de ruissellement. L’impact quantitatif du projet sur les eaux superficielles sera donc faible. Remarque : les impacts sur les eaux superficielles seront détaillés dans un dossier à instruire au titre de la Loi sur l’eau.
Les eaux pluviales issues de la voirie seront recueillies par un réseau de collecte (le long des voies publiques) constitué de caniveaux épuratoires. Elles seront
évacuées progressivement vers une noue végétalisée.- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - cc
5.3. Effets sur le milieu biologique : La végétation, la faune, la valeur écologique
Le secteur d’étude ne présente pas d’espèce végétale rare, emblématique ou protégée à l’échelle départementale, régionale ou même nationale. Les habitats
rencontrés sur le site sont caractérisés par un intérêt écologique moyen à faible. L’aménagement de la ZAC apparaît peu dommageable dans la mesure où ces formations végétales sont largement représentées à l’échelle locale. L’impact sur la flore locale sera donc faible.
Si quelques espèces protégées (avifaune notamment) sont susceptibles d’être présentes sur site, au motif évident qu’elles ont déjà été identifiées sur le
territoire communal (
confer
annexe 3), l’emprise sollicitée par l’opération n’entraînera pas une perturbation telle qu’elle compromette réellement leurs conditions
d’habitat.
Mesures d’accompagnement :
La rec ons titution d’un bois em ent c ontigu aux bois dits de la « Pièc e de Saint-Nic olas », au nord-oues t de
la
zone.
Replantation
de
l’allée
du
Château.
Am énagem ent
d’un
bos quet
en
partie
s ud
du
s ite
(« la
Fourc he »).
L’ens em ble
s e
prés entera en outre c om m e une tram e verte c ontinue entre le nord et le s ud de l’opération. 5.4. Effets sur la desserte et la circulation •
Le trafic qui sera généré à terme sur la voie de primaire de la ZAC peut s’apprécier suivant 3 paramètres (tant que la ZAC d’activité n’est pas en
fonctionnement) : -
le report d’une partie du trafic actuel constaté sur la RD 471 qui a pour origine ou destination les quartiers est de Rubelles :
≈
100 véhicules, donc une valeur
négligeable, -
la desserte des mouvements internes à la ZAC vers l’extérieur (et retour), principalement aux heures des migrations pendulaires,
-
la desserte des équipements que l’on projette de construire dans le nouveau quartier d’habitation. Avec un taux moyen de 1,6 véhicule par ménage (
confer
recensement de 2006) et en supposant deux mouvements quotidiens au minimum :
-
le niveau de trafic ayant la ZAC pour destination serait ainsi > 600 x 1,6 x 2
≈
1 900 véhicules/jour (cela dépend du nombre et de la nature des équipements) ;
-
le niveau de trafic généré dans la ZAC serait > 400 x 1,6 x 2
≈
1 300 véhicules/jour.
•
En
l’état
ac tuel
des
c onnais s anc es
et
des
proj ets
identif iés ,
il
apparaît
donc
que
l’im pac t
de
la
« ZAC
habitat »
s ur
le
traf ic
autom obile représ entera une valeur m arginale, au regard de l’ens em ble des déplac em ents c om ptabilis és à l’horizon 2020, pour autant que
les
proj ets
routiers
du
départem ent
s e
réalis ent.
Il
n’en
dem eure
pas
m oins
que
l’un
des
obj ec tif s
de
f onc tionnem ent
de
c ette
opération doit tendre à privilégier l’us age des trans ports en c om m un et des m odes doux , c e qui s uppos e par ailleurs une organis ation attrac tive de c e type d’of f res . 5.5. Effets sur la qualité de l’air et de l’environnement sonore •
A
l’éc helle
du
proj et,
c es
im pac ts
ne
peuvent
apparaître
s ignif ic atif s .
Au
c ontraire,
l’am élioration de la f luidité de la c irc ulation
dans
la
ville,
avec
les
proj ets
routiers
envis agés ,
doit
avoir
globalem ent
pour
c ons équenc e
une
dim inution
des
nuis anc es
liées
à
la
c irc ulation routière, et une m oindre c ons om m ation de c arburants .- Zone d’aménagement
concerté
des Trois
Noyers - Commune
de
Rubelles - Etude d'impact - résumé non technique – décembre 2010 - dd
•
Poussières et vibrations : l’émission de poussières et de vibrations liées aux travaux de terrassement durant la phase de chantier pourra occasionner une
gêne temporaire pour les riverains. Les poussières, notamment, sont susceptibles de dégrader momentanément la qualité de l’air et la qualité de l’eau (colmatage). Cet impact sera nul après cessation des travaux. •
L’environnement sonore et vibratoire : le fond sonore généré par le projet ne devrait pas occasionner de tels effets. Le projet engendrera en effet une
augmentation de trafic modérée, mais qui n’apparaîtra pas comme une forte source de bruit au vu des nuisances sonores actuelles. L’augmentation du niveau sonore liée à la réalisation du projet sera donc peu perceptible, compte tenu du niveau de bruit sur la RD 636. 5.6. Effet sur le milieu humain •
La
réalis ation
de
la
ZAC
aura
pour
c ons équenc e
d’augm enter
le
nom bre
de
logem ents
rec ens és
en
2006,
d’environ
66
%
et
la
population d’au m oins autant, au regard du f ait que c ette urbanis ation attirera néc es s airem ent des f am illes avec enf ants . 5.6. Effets sur le milieu urbanisé
Les c onc epteurs de l’opération (élus et tec hnic iens) s e s ont attac hés , à travers les dif f érents s c énarios d’am énagem ent tes tés ,
à
m inorer les im pac ts du proj et s ur les m ilieux c ons truits ac tuels .
Ils ont aussi cherché à mettre à profit la nécessité de cette urbanisation (imposée notamment par le Sd-RIF),
pour améliorer la qualité de vie dans la
commune : -
création de cheminements internes permettant une meilleure liaison entre les quartiers anciens et récents,
-
création de promenades plantées et d’espaces verts paysagers (allée du château et parc, au nord du site),
-
développement d’un ensemble de nouveaux équipements collectifs et sportifs (la Fourche).
5.7. Effets sur les paysages
Le détail des conséquences de la ZAC sur les paysages sera précisé au stade du dossier de réalisation, en fonction des choix de programmation qui auront
été privilégiés et définitivement fixés.
*
*
*VU pour être annexé à la délibération du :
agence
d'aménagement
et
d'urbanisme
hôtel entreprises, rue Monchavant 77250 ECUELLES Tel.: 01.60.70.25.08. Fax.: 01.60.70.29.20
DEPARTEMENT DE SEINE ET MARNE
Rubelles
Zone
d’Aménagement
Concerté
des Trois Noyers
Pièce n° 5
Régime TLE
Mode de
Réalisation
Dossier de CréationREGIME AU REGARD DE LA TAXE LOCALE D'EQUIPEMENT
ET MODE DE REALISATION CHOISI
--------------------
Article R 311-2 (Décret nº 2006-959 du 31 juillet 2006 art. 3 I Journal Officiel du 2 août 2006)
La personne publique qui a pris l'initiative de la création de la zone constitue un dossier de création, approuvé, sauf lorsqu'il s'agit de l'Etat, par son organe délibérant. Cette délibération peut tirer simultanément le bilan de la concertation, en application du sixième alinéa de l'article L.300-2.
Le dossier de création comprend :
a) Un rapport de présentation, qui expose notamment l'objet et la justification de l'opération, comporte une description de l'état du site et de son environnement, indique le programme global prévisionnel des constructions à édifier dans la zone, énonce les raisons pour lesquelles, au regard des dispositions d'urbanisme en vigueur sur le territoire de la commune et de l'insertion dans l'environnement naturel ou urbain, le projet faisant l'objet du dossier de création a été retenu ;
b) Un plan de situation ;
c) Un plan de délimitation du ou des périmètres composant la zone ;
d) L'étude d'impact définie à l'article R. 122-3 du code de l'environnement. Le dossier précise également si la taxe locale d'équipement sera ou non exigible dans la zone.
La taxe locale d'équipement ne sera pas exigible.
Art. R. 311-6 - (Décret nº 2007-1177 du 3 août 2007 art. 2 II Journal Officiel du 5 août 2007 en vigueur le 1er octobre 2007)
L'aménagement et l'équipement de la zone sont réalisés dans le respect des règles d'urbanisme applicables. Lorsque la commune est couverte par un plan local d'urbanisme, la réalisation de la zone d'aménagement concerté est subordonnée au respect de l'article L. 123-3.
L'aménagement et l'équipement de la zone sont :
1º Soit conduits directement par la personne morale qui a pris l'initiative de sa création ;
2º Soit concédés, par cette personne morale, dans les conditions définies par les articles L. 300-4 à L. 300-5-2.
L’aménagement et l’équipement de la zone seront concédés par la Commune de Rubelles, selon les stipulations d’une convention publique d’aménagement répondant aux conditions définies aux articles L. 300-4 et L. 300-5.