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Procès Verbal - PV CM 14102024
Procès Verbal - PV du CM du 2 mars 2023
Document publié le Jeudi 2 mars 2023 par la commune de Douarnenez.
Lien du pdf (Procès Verbal - PV du CM du 2 mars 2023)
Thèmes du document : Changement climatique, Environnement, Énergies,
ù
Ville de | Kêr
a
D'OUARNENEZ
CONSEIL
MUNICIPAL
JEUDI
2
MARS
2023
à
18
H
30
PROCÈS-VERBAL
SÉANCE
DU
JEUDI
2
mars
2023
Le
2
mars
de
l’an
deux
mil
vingt-trois,
le
Conseil
municipal
de
DOUARNENEZ,
convoqué
le
23
février
2023,
s'est
réuni
en
séance
ordinaire
à
la
Mairie,
sous
la
présidence
de
Madame
Jocelyne
POITEVIN,
Maire.
CONSEILLERS
EN
EXERCICE
: 33
Nombre
de
conseillers
présents
: 26
Mme
POITEVIN
-
M.
BOUCHERON
-
Mme
TILLIER
-
Mme
LAOUENAN
LE
LEC
-
M.
POULMARCH
-
Mme
DRÉANO
- Mme
CLÉMENT
- M.
JAFFRY
- M.
ARROUES
- Mme
TANGUY
- Mme
VIGOUROUX-BUREL
-
M.
HÉMERY
-
M.
PLANCHETTE
-
Mme
OLIER
-
M.
GUILIELMUS
-
Mme
BERBER
-
M.
BUSSEREAU
-
Mme
CHEVERT
-
M.
NICOLAS
-
M.
TUPIN
-
M.
DELBOT
-
Mme
CROM
-
M.
TOUZÉ
-
Mme
BOUIN
-
M.
QUÉRÉ
- Mme
DULU-MARTIN
Nombre
de
conseillers
représentés
: 7
M.
LE
MOIGNE
donne
procuration
à
Mme
POITEVIN
- M.
GUILLEMOT
donne
procuration
à Mme
OLIER
- M.
LE
LANN
donne
procuration
à
Mme
DRÉANO
- M.
JOLLÉ
donne
procuration
à
M.
JAFFRY
-
Mme
JOLLY
donne
procuration
à
Mme
CHEVERT
- M.
JANNIC
donne
procuration
à
M.
PLANCHETTE
-
Mme
LE
BUANEC
donne
procuration
à Mme
CLÉMENT
Le
quorum
est
atteint.
Mme
LAOUENAN
LE
LEC,
Adjointe
au
Maire,
a
été
élue
secrétaire
de
séance.
L'intégralité
de
la
séance
du
Conseil
a
fait
l’objet
d’un
enregistrement
vidéo
et
d’une
diffusion
en
direct
sur
les
différents
supports
numériques
de
la
Ville.
Cet
enregistrement
est
accessible
sur
le
site
internet
de
la
Ville
depuis
le
2/03/2023,
à
l'adresse
suivante
:
www.douarnenez.bzh/actualites/conseil-municipal-special-climat-avec-jean-jouzel/ |
Procès-verbal
de
la
séance
du
Conseil
municipal
du
2
février
2023
— Approbation
Le
procès-verbal
est
adopté
à
l'unanimité.
Compte
rendu
des
décisions
prises
par
le
Maire
au
titre
de
l'article
L.
2122-22
du
Code
général
des
collectivités
territoriales
Cette
présentation
ne
suscite
pas
de
remarque.
Mme
POITEVIN
présente
ensuite
le
déroulé
de
cette
séance
exceptionnelle
dédiée
aux
enjeux
climatiques
et
émet
la
possibilité
que
d’autres
séances
spéciales
soient
organisées
à
l'avenir
pour
échanger
sur
des
questions
sociétales
qui
retiendraient
l'attention
de
l'assemblée.
Mme
POITEVIN
remercie
Mme
OLIER,
qui
avait
été
chargée
de
solliciter
un
intervenant
pour
évoquer
le thème
du
climat.Mme
POITEVIN
précise
ensuite
les
modalités
d'intervention
de
M.
Jean
JOUZEL
qui
présentera
tout
d'abord
le
document
joint
en
annexe
puis
répondra
aux
questions
des
conseillers
municipaux
exclusivement,
le
public
n'étant
pas
autorisé
à
intervenir,
cette
séance
respectant
le
formalisme
réglementaire
des
réunions
ordinaires
du
conseil
municipal.
Elle
informe
néanmoins
le
public
de
la
possibilité
de
transmettre
par
écrit
à
un
membre
de
l'assemblée
une
question
qui
n'aurait
pas
été
abordée.
Elle
précise
également
que
la
configuration
de
la
salle
du
Conseil
municipal
offre
la
même
capacité
d'accueil
que
l'Auditorium
et
que
la
séance
est
filmée
et diffusée
en
direct
sur
les
réseaux.
Mme
POITEVIN
présente
M.
Jean
JOUZEL,
paléoclimatologue
à
la
carrière
particulièrement
brillante,
qui
a
reçu
la
médaille
d’or
du
CNRS,
la
plus
haute
distinction
scientifique
en
France,
le
prix
Veltesen,
considéré
comme
l'équivalent
du
Prix
Nobel
pour
les
Sciences
de
la
Terre,
et
qui
est
également
membre
de
l'académie
des
Sciences
de
France,
d'Italie,
d'Europe,
des
Etats-Unis
et
d'Australie.
Elle
le
remercie
de
mettre
à
la disposition
des
conseillers
son
expertise
sur
le
climat.
M.
TOUZÉ
remercie
M.
JOUZEL
de
sa
présence.
Il déplore
que
son
intervention
soit
organisée
dans
le
cadre
formel
d'un
conseil
municipal
et
dans
la
salle
habituelle
du
Conseil
municipal
alors
que
la
Salle
des
fêtes,
disponible
ce
soir-là,
auraît
permis
d'accueillir
un
public
plus
nombreux.
Mme
POITEVIN
rappelle
que
la
séance
est
filmée
et
diffusée
en
direct
grâce
à
des
moyens
techniques
déployés
de
façon
exceptionnelle.
M.
JOUZEL
présente
ensuite
son
support
annexé
qui
dresse
un
état
des
lieux
et
une
prospective
du
réchauffement
climatique
à
l'échelle
mondiale
puis
locale
et
de
ses
conséquences.
En
réaction
à
la
présentation
de
la
répartition
des
contributions
aux
émissions
de
gaz
à
effet
de
serre
(GES)
par
secteur
d'activité
en
France,
Mme
BOUIN
demande
si
la
part
représentée
par
l'industrie
intègre
les
émissions
liées
à
l'activité
industrielle
française
en
dehors
du
territoire.
M.
JOUZEL
précise
que
cette
part
représente
les
émissions
produites
sur
le
territoire
uniquement,
qui
sont
de
l'ordre
de
6
tonnes
par
habitant,
qu'il
convient
de
distinguer
de
la
notion
d'empreinte
carbone
qui
intègre
également
les
émissions
liées
à
l'importation,
à
hauteur
de
10
tonnes
par
habitant. M.
JOUZEL
poursuit
son
exposé
et
conclut
en
encourageant
les
élus
à
consulter
les
propositions
issues
de
la
Convention
citoyenne
pour
le
climat
qui
peuvent
être
mises
en
œuvre
localement,
et
qui
vont
au-delà
de
ce
qui
est
inscrit
dans
la
loi.
Il
plaide
également
en
faveur
du
développement
significatif
des
énergies
renouvelables
qu'il
estime
être
le
seul
moyen
d'atteindre
l'objectif
de
la
neutralité
carbone
d'ici
2050
et
rappelle
le rôle
important
de
l'adaptation
à
l'échelle
locale.
Mme
POITEVIN
remercie
M.
JOUZEL
de
son
intervention
et
ouvre
le
débat.
Mme
OLIER
déclare
avoir
pris
connaissance
dans
une
émission
télévisée
d'un
scénario
qui
prévoit
une
augmentation
de
la
température
moyenne
de
4°
C,
voire
de
7°
C
pour
le
scénario
le
plus
pessimiste.
Elle
demande
à
M.
JOUZEL
pourquoi
il
retient
une
projection
d'augmentation
de
3°C
seulement. M.
JOUZEL
confirme
avoir
évoqué
une
augmentation
de
3°
C
à
l'échelle
planétaire,
mais
qui
serait
de
l'ordre
de
4°
C
en
moyenne
en
France.
Mme
OLIER
poursuit
en
évoquant
la
projection
du
réchauffement
climatique
qui
serait
plus
important
en
France
que
dans
le
reste
de
l'Europe.
M.
JOUZEL
explique
que
tous
les
continents,
l'Europe
y
compris,
se
réchauffent
plus
vite
que
la
moyenne
qui
inclut
le
réchauffement
plus
lent
des
océans.
S'agissant
du
réchauffement
climatique
en
France,
il
précise
qu'il
est,
en
moyenne,
identique
à
celui
constaté
en
Europe
et
reste
inférieur
au
réchauffement
2
à
3 fois
plus
rapide
constaté
dans
les
régions
du
Nord
de
l'Europe
et de
l'Arctique.
M.
TUPIN
donne
lecture
d'une
question
du
public
qui
demande
si
M.
JOUZEL
est
favorable
à
des
politiques
de
décroissance.M.
JOUZEL
indique
être
favorable
à
la
décroissance
de
la
consommation
énergétique
comme
le
prévoit
d'ailleurs
la
législation
européenne
qui
fixe
pour
objectif
la
neutralité
carbone
d'ici
2050.
Il
déclare
être
également
favorable
à
la
sobriété
et
plus
globalement
à
un
autre
modèle
de
développement
qui
privilégie
l'éducation,
la
qualité
de
vie.
ll
estime
que
le
PIB
mondial
ne
peut
poursuivre
une
croissance
indéfinie
et
que
le
maintien
de
l'activité
pour
les
jeunes
est
indispensable.
Selon
lui,
la
transition
écologique
ne
se
limite
pas
au
climat
et
à
la
biodiversité,
elle
est
également
sociale,
culturelle
et
économique.
Elle
est
positive
et
est
incontournable.
Elle
favorise
la
création
d'emplois,
l'innovation
—
à
laquelle
M.
JOUZEL
dit
être
favorable
—
si
elle
contribue
à
la
baisse
des
émissions
de
GES
et
à
l'objectif
de
neutralité
carbone.
Il
alerte
en
revanche
sur
les
incidences
de
l'innovation
numérique,
par
exemple
avec
le
déploiement
de
la
5G,
qui
va
à
l'encontre
de
ces
objectifs. Mme
TANGUY,
se
déclarant
à
titre
personnel
très
sensibilisée
aux
éco-gestes,
s'interroge
sur
le
moyen
d'éduquer
et
de
transmettre
ces
bonnes
pratiques
aux
jeunes,
aux
entreprises,
aux
citoyens.
M.
JOUZEL
insiste
sur
l'importance
de
communiquer
sur
l'ampleur
des
problèmes
et
des
enjeux,
il
évoque
également
les
leviers
financiers,
comme
l'augmentation
de
la
taxe
carbone
par
exemple,
abandonnée
en
2018.
Il
estime
qu'elle
aurait
dû
être
compensée
pour
les
bas
revenus
et
recommande
de
bien
en
expliquer
les
finalités
pour
recevoir
l'adhésion
des
citoyens.
Il explique
avoir
proposé
sa
mise
en
œuvre
au
niveau
régional
et
qu’elle
soit
destinée
à
financer
des
investissements
locaux
pour
être
alors
mieux
perçue.
M.
DELBOT
remercie
M.
JOUZEL
de
sa
présence.
Il
informe
vouloir
transmettre
dans
un
premier
temps
les
questions
que
le
public
ne
pourra
poser
en
raison
du
formalisme
de
cette
réunion
qu'il
déplore.
I!
souhaite
que
cette
réunion
initie
dès
demain
des
actions
en
faveur
de
la
lutte
contre
le
réchauffement
climatique
et
non
pas
seulement
en
faveur
de
fladaptation
prônée
par
le
Gouvernement.
II lit ensuite
une
question
du
public
: « Avec
un
réchauffement
de
2°
C
très
probable,
avez-vous
étudié
une
projection
des
rendements
agricoles
et
l'impact
sur
la
sécurité
alimentaire,
est-
ce
que
certains
végétaux
ne
poussent
plus
?
».
M.
JOUZEL
répond
qu'il
est
prouvé
que
la
productivité
agricole
serait
moins
affectée
avec
une
augmentation
de
la
température
de
1,5°
C
plutôt
que
de
2°
C.
Même
si
la
productivité
augmente
dans
certaines
régions,
les
rendements
des
4
cultures
principales
(riz,
maïs,
soja
et
blé)
ont
tendance
à
décroître
à
mesure
que
le
réchauffement
augmente,
il
faut
donc
le
limiter
à
1,5°
C
si
possible
pour
préserver
la
productivité
agricole.
M.
JAFFRY
demande
quelles
sources
d'énergie
propre
sont
à
développer
sur
le
territoire,
et
s’il
faut
installer
des
panneaux
solaires
ou
photovoltaïques
en
dépit
des
interrogations
relatives
à
leur
recyclage. M.
JOUZEL
estime
qu'il
faut
en
effet
développer
le
solaire
tout
en
prenant
en
compte
les
problématiques
de
recyclage
et d'approvisionnement
de
certains
matériaux.
Il précise
que
le
coût
des
panneaux
solaires
a
été
divisé
par
10
en
10
ans.
Il
ajoute
qu'il
faut
également
développer
l'éolien,
terrestre
et
en
mer,
l'utilisation
de
la
biomasse
(bois-énergie,
méthanisation),
la
création
de
réseaux
de
chaleur.
li encourage
l'éolien
en
mer
au
vu
des
5
000
éoliennes
offshores
installées
en
Europe
qui
fonctionnent
sans
interférer
avec
la
pêche.
I! faut,
selon
lui,
encourager
les
particuliers
dans
cette
voie
des
énergies
renouvelables.
Mme
BOUIN
s'interroge
sur
l'énergie
produite
par
la
mer.
M.
JOUZEL
confirme
que
la
région
s’y
prête
particulièrement
et
qu'il
faut
poursuivre
les
recherches
à
ce
sujet,
en
dépit
des
premières
expériences
qui
n'ont
pas
été
concluantes.
Mme
BOUIN
souhaite
revenir
sur
une
remarque
de
M.
JOUZEL
concernant
les
contraintes
éventuelles
imposées
par
les
Bâtiments
de
France.
Elle
considère
que
les
prescriptions
émises
par
ce
service
sont
des
freins
à
l'installation
de
panneaux
solaires
ou
à
certains
travaux
d'aménagement,
d'isolation
thermique
par
exemple,
et
qu'il
est
nécessaire
que
les
élus
se
battent
pour
que
l'Assemblée
Nationale
légifère
à
ce
sujet.M.
JOUZEL
invite
à
consulter
les
dispositions
de
la
loi
d'accélération
du
déploiement
des
énergies
renouvelables
à
ce
sujet
et
à
ne
pas
négliger
le
solaire
thermique.
Mme
BOUIN
évoque
ensuite
la
problématique
des
toilettes
sèches
et
de
certaines
communes
qui
en
interdisent
l'installation.
Mme
CROM
relaie
une
question
du
public
:
«
Pour
anticiper
une
insécurité
alimentaire,
quelles
mesures
pourriez-vous
recommander
au
Conseil
municipal
à
mettre
en
œuvre
aujourd'hui
sachant
qu'une
majorité
de
la
population
se
fournit
en
alimentation
dans
les
supermarchés
avec
des
fournisseurs
et
des
matières
qui
viennent
de
loin
?
».
M.
JOUZEL
rappelle
que
la
Convention
citoyenne
évoque
cette
problématique
de
la
relocalisation
des
productions
agricoles,
source
de
développement
des
territoires,
et
de
nature
à
sécuriser
les
approvisionnements.
11
appelle
la
municipalité
à
encourager
l'agriculture
de
proximité,
les
ventes
directes. Mme
POITEVIN
évoque
les
normes
européennes
qui
s'imposent
aux
producteurs
français
et
non
aux
pays
importateurs,
créant
ainsi
des
discordances
entre
les
pays
et
une
concurrence
déloyale,
à
l'image,
par
exemple,
des
normes
concernant
l'agriculture
conventionnelle
ou
biologique
qui
ne
sont
pas
harmonisées,
au
sein
même
de
l'Europe.
M.
DELBOT
évoque
alors
la
mise
en
place
en
cours
par
Douarnenez
Communauté
du
Projet
Alimentaire
Territorial
(PAT)
et
regrette
que
l’adjoint
à
la
Transition
écologique
n'y
ait
jamais
participé
et
pense
que
c’est
un
engagement
que
la
municipalité
pourrait
prendre.
Il
interroge
ensuite
le
Maire
sur
les
actions
envisagées
et
rappelle
les
nombreuses
sources
d'information
et
de
documentation
évoquées
plus
tôt
par
M.
JOUZEL
à
disposition
des
élus,
le
rapport
du
GIEC
par
exemple.
Il souhaite
pointer
le
manque
d'ambition
de
Mme
POITEVIN
et
le
fait
qu'elle
ne
soit
pas
à
la
hauteur
des
enjeux.
ll souhaite
qu'elle
agisse
en
faveur
du
climat
avec
ambition,
pas
uniquement
par
le
biais
d'un
Comité
consultatif
de
la
Transition
écologique
dont
le
budget
se
limite
à
7
000
€,
budget
que
l’adjoint
à
la
Transition
écologique
a
tenté
d'ergoter,
et
ce
alors
même
que
la
municipalité
a
engagé
des
travaux
d'enfouissement
de
réseaux
pour
un
montant
de
100
000
€.
Il
évoque
également
le
déploiement
de
caméras
de
vidéo-protection
proposé
pour
un
montant
de
120
000
€
en
réponse
à
un
sentiment
d'insécurité
alors
que,
s'agissant
du
climat,
l'insécurité
est
avérée.
Il
demande
à
ce
que
le
budget
pour
la
Transition
écologique
soit
à
la
hauteur
des
enjeux.
Mme
OLIER
précise
que
le
budget
de
7
000
€
concerne
le
Comité
de
la
Transition
écologique
et
non
les
transitions.
Elle
rappelle
que
des
dépenses
sont
investies
dans
les
transitions
et
cite
pour
exemple
l'étude
menée
sur
les
bâtiments
municipaux
qui
conduira
à
des
travaux
de
rénovation
énergétique.
Elle
rappelle
également
les
mesures
prises
pour
limiter
l'éclairage
public
et
appelle
à
ne
pas
tout
mélanger.
Mme
POITEVIN
veut
rappeler
que
cette
réunion
ne
doit
pas
être
l'occasion
de
faire
le
procès
des
uns
et
des
autres
et
considère
que
M.
DELBOT
est
hors-sujet.
Elle
ajoute
que
des
mesures
sont
prises
et
souhaite
que
cette
séance
se
passe
dans
un
esprit
consensuel.
M.
DELBOT
lui
rappelle
qu'à
l'occasion
d'un
débat
au
cours
duquel
il l'avait
alertée
sur
les
objectifs
de
zéro
artificialisation
nette
au
regard
des
multiples
projets
de
constructions
encouragés
par
la
municipalité,
Mme
POITEVIN
l'avait
assimilé
à
un
ayatollah.
Il tient
à faire
remarquer
que
ses
propos
sont
toujours
tenus
de
façon
posée,
et
ce
même
quand
le
sujet
le
passionne
et
le
concerne,
à
la
différence
de
Mme
POITEVIN
qu'il
estime
être
sortie
de
ses
gonds.
Mme
CLÉMENT
fait
mention
de
la
loi
PACTE
de
2019
qui
a
renforcé
la
RSE
(responsabilité
sociétale
des
entreprises)
et
demande
si
cette
démarche,
basée
sur
la
norme
ISO
26
000
pourrait
être
menée
de
façon
volontaire
et
constituer
un
levier
pour
les
collectivités
pour
encourager
les
entreprises,
en
terme
de
développement
économique.
M.
JOUZEL
confirme
l'utilité
du
RSE
pour
les
entreprises.
I!
considère
par
ailleurs
que
le
PCAET
(Plan
climat-air-énergie
territorial),
outil
intercommunal,
est
l'objet
d'action
principal
au
niveau
local.
[Il
insiste
sur
la
nécessité
d'évaluer
sa
mise
en
œuvre
et
de
contrôler
la
tenue
des
engagements
pris.M.
BOUCHERON
évoque
ensuite
la
problématique
du
suremballage
des
produits
alimentaires
et
pharmaceutiques
qui
génère
des
déchets
résiduels
non
négligeables
et
dont
le
traitement
est
polluant.
1! questionne
M.
JOUZEL
sur
l'existence
de
travaux
voire
d'avancées
à
ce
sujet.
M.
JOUZEL
indique
que
ces
réflexions
importantes
n'ont
pas
été
menées
au
sein
du
GIEC
mais
ont
été
abordées,
par
exemple,
lors
de
la
Convention
citoyenne
pour
le
climat
ou
du
Grenelle
de
l'Environnement. Mme
BOUIN
émet
le
souhait
que
toutes
les
propositions
issues
de
la
Convention
citoyenne,
y
compris
les
propositions
non
retenues,
soient
mises
en
ligne
sur
le
site
de
la
Ville.
M.
GUILIELMUS
s'interroge,
au
regard
d'un
projet
de
création,
en
Arabie
Saoudite,
d'une
ville
zéro
carbone
autonome
en
électricité
et
en
eau,
sur
la
possibilité
de
généraliser
l'autonomisation
en
électricité
des
villes.
M.
JOUZEL
fait
remarquer
que
ce
pays
dispose,
par
son
climat,
d'énergie
solaire
à
volonté,
ce
qui
n'est
pas
le
cas
de
tous
les
pays.
Il
revient
sur
la
nécessité
pour
la
France
de
tenir
les
engagements
inscrits
dans
la
loi
et
de
les
décliner
au
niveau
des
communes
ou
des
territoires.
Il
rappelle
que
la
Bretagne
produit
seulement
11%
de
son
énergie.
M.
BOUCHERON
fait
remarquer
que
certaines
productions
d'électricité
sont
aléatoires
et
fluctuantes
au
cours
de
l’année
et
soulève
donc
la
problématique
du
stockage
de
l'énergie,
de
son
coût
et
de
ces
incidences
pour
les
territoires.
M.
JOUZEL
explique
que
la
part
de
l'énergie
renouvelable
intermittente
pourrait
s'élever
à
40
%
en
France,
bien
au-delà
de
sa
part
actuelle,
et
qu'elle
est
prédictible.
Il ajoute
que
les
coûts
de
stockage
de
l'énergie
ont
été
divisés
par
6
en
10
ans.
il
existe
par
ailleurs
au
Mans
un
système
de
stockage
dans
le
sol
saisonnier.
Il
considère
que
lintermittence
n'est
pas
un
vrai
problème
mais
qu'il
est
mis
en
avant
par
les
détracteurs
du
renouvelable.
M.
TOUZÉ
se
demande
si
le
centralisme
français
n’est
pas
un
des
freins
au
développement
des
énergies
renouvelables
et
de
la
transition
écologique.
M.
JOUZEL
convient
que
le
nucléaire
est
un
système
centralisé
au
regard
des
énergies
renouvelables
qui
irriguent
les
territoires.
Il est
convaincu
par
la
production
d'énergie
de
proximité.
M.
DELBOT
relaie
une
question
du
public
:«
M.
JOUZEL,
pensez-vous
que
l’ensemble
des
mesures
suivantes
aille
dans
le
sens
de
la
lutte
contre
le
changement
climatique
:couper
des
arbres
de
plus
de
40
ans
en
bonne
santé,
construire
de
nouvelles
résidences
individuelles
sur
des
terres
agricoles,
soutenir
la
venue
de
paquebots
de
croisière
dans
la
Baie
de
Douarnenez,
ne
pas
soutenir
l'association
locale
de
promotion
du
vélo
?
»
M.
JOUZEL
confirme
l'importance
de
la
promotion
de
l'usage
du
vélo
et
admet
avoir
cessé,
à
titre
personnel,
de
faire
des
croisières.
Il fait
part
du
constat
de
la
reprise
du
secteur
du
transport
aérien
et
les
réflexions
à
mener
à
ce
sujet
car
il contribue
aux
émissions
de
GES,
à
l'instar
du
numérique
et
du
déploiement
de
la
5G.
Mme
BOUIN
évoque
le
dernier
rapport
d'Oxfam
qui
fait
apparaître
que
les
10%
les
plus
riches
de
la
population
mondiale
polluent
autant
que
le
reste
de
la
population.
M.
JOUZEL
le
confirme
et
explique
être
sensibilisé
à
cette
problématique
de
justice
climatique.
Mme
BOUIN
donne
lecture
d'une
question
du
public
relative
à
l'engagement
des
scientifiques
dans
la
vie
politique
et
la
prise
de
décision.M.
JOUZEL
répond
être
très
attaché,
d'un
point
de
vue
institutionnel,
à
la
mission
du
GIEC
qui
consiste
à faire
un
diagnostic
et
alerter,
avec
l'espoir
que
les
décideurs
politiques
s'appuient
sur
ses
rapports
pour
prendre
des
décisions.
Il se
félicite
de
l'inscription
dans
la
loi
des
recommandations
du
GIEC.
II
déplore
néanmoins
le
fossé
existant
entre
les
textes
et
la
réalité.
Il
considère
que
les
scientifiques
ont
la
possibilité
de
s'impliquer
ou
de
s'engager
dans
la
vie
publique
en
tant
que
citoyens.
Il dit
apprécier
cette
articulation
entre
le
GIEC
qui
fait
un
diagnostic,
la
convention
Climat
et
les
décideurs
politiques
et
insiste
sur
l'importance
de
la
mise
en
œuvre
locale
de
ces
décisions
et
l'implication
des
citoyens.
Mme
OLIER
s'inquiète,
au
regard
de
l'intérêt
croissant
pour
l'énergie
électrique,
du
recyclage
des
batteries
et
des
conditions
d'extraction
du
lithium.
Elle
s'interroge
sur
les
progrès
de
la
recherche
à
ce
sujet.
M.
JOUZEL
rapporte
des
progrès
constatés
en
Californie
où
l'on
a
pu
mettre
au
point
des
batteries
qui
durent
30
ans,
au
lieu
de
10
ans
actuellement,
rendant
moins
critique
à
l'avenir
le
problème
de
l'approvisionnement
en
matériaux.
Il
évoque
également
la
solution
de
l'hydrogène
pour
stocker
l'énergie
renouvelable
non
utilisée
et fait
confiance
en
la
recherche
et
l'innovation.
Mme
POITEVIN
remercie
à
nouveau
M.
JOUZEL
de
sa
présence.
L'ordre
du
jour
étant
épuisé,
la
séance
est
levée
à
20h30.
La
secrétaire,
Le
Maire,
Françoise
LAOUENAN
LE
LEC
Jocelyne
POITEVIN