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Thèmes du document : Environnement, Investissement et développement économique, Énergies,
CHARTE MÉTROPOLITAINE
POUR UNE
CONSTRUCTION
CIRCULAIREPAGE 2
EDITO
La construction est un secteur économique essentiel, situé au cœur des enjeux d’attractivité, de rééquilibrage territorial et de résilience de notre métropole. La filière est fortement sollicitée pour répondre aux besoins de rénovation et de réhabilitation de nos quartiers, bâtiments, infrastructures, friches et services urbains. Nous constatons chaque jour l’engagement des professionnels du secteur qui contribuent à l’amélioration du cadre de vie métropolitain. Je tiens à remercier l’ensemble des partenaires, aménageurs, bailleurs, promoteurs, maîtres d’œuvre, architectes, entreprises de travaux, artisans, et tant d’autres, qui œuvrent avec compétence au service du renouvellement urbain.
Nous partageons aujourd’hui un même constat. Nous devons toutes et tous apporter notre pierre à l’édifice pour identifier des solutions face au dérèglement climatique et faire converger nos objectifs de développement urbain, de sobriété matière et énergétique, et de protection de l’environnement. La construction, nous le savons, est porteuse d’enjeux stratégiques en matière de gestion des ressources. Elle concentre près de 40% des matières consommées et 75% des déchets générés à l’échelle métropolitaine.
Depuis la création de la Métropole en 2016, nous avons fait de l’économie circulaire une priorité de notre politique de développement économique. Elle se concrétise aujourd’hui par une stratégie ambitieuse d’économie circulaire et solidaire portée par notre Vice-Président Xavier Lemoine, dont je salue l’engagement. Ce parti pris se décline pleinement au sein de nos propres opérations d’aménagement, comme en témoigne le chantier exemplaire du Centre Aquatique Olympique, ou de notre Schéma Métropolitain de Cohérence Territoriale.
Nous souhaitons désormais aller plus loin, en impulsant une dynamique collective qui rassemble l’ensemble des décideurs et des acteurs économiques du territoire autour d’ambitions partagées. Tous ensemble, nous devons aujourd’hui mettre nos compétences et notre expertise au service de la transition du secteur de la construction vers l’économie circulaire.
La Charte Métropolitaine pour une Construction Circulaire a vocation à amplifier, accélérer et massifier ces pratiques, dont le passage à l’échelle s’avère aujourd’hui indispensable pour répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux de notre métropole.
Le cadre d’élaboration et l’ambition de ce référentiel sont à souligner. Nous nous sommes inspirés de de documents existants. Nous avons engagé une concertation élargie, impliquant plus de cinquante représentants de la chaîne de valeur de la construction.
La Charte Métropolitaine qui en est issue est unique ! Elle rassemble un socle d’engagements communs à l’ensemble des acteurs de la chaîne, mais également des objectifs spécifiques, propres à chaque branche de métiers. La réciprocité de ces engagements, qui restent volontaires, non-contraignants mais ambitieux et structurants, est déterminante. Elle démontre une volonté partagée d’agir et de faire évoluer ses pratiques au service de l’intérêt général.
Je remercie chaleureusement l’ensemble des signataires de cette Charte, qui démontrent ainsi leur engagement en faveur d’une Métropole Circulaire !
Patrick Ollier, Ancien ministre, Président de la Métropole du Grand Paris, Maire de Rueil-MalmaisonPAGE 3
REMERCIEMENTS
Nous remercions l’ensemble des participants de la taskforce dédiée à l’élaboration de la Charte Métropolitaine pour une Construction Circulaire :
LISTE DES PARTICIPANTS PAR COLLÈGE
Prescripteurs
EPT Est Ensemble ; EPT Grand-Orly Seine Bièvre ; EPT Plaine Commune ; Gennevilliers ; Nanterre ; Paris ; Région IDF ; Sevran.
Maîtres d’ouvrages (MOA)
AORIF ; Eiffage ; EPFIF ; Fédération des EPL ; FPI Ile-de-France ; Grand Paris Aménagement ; Nacarat ; Seine Saint Denis Habitat ; SEMAPA ; Sequano ; SGP ; SOLIDEO ; USH.
Maitres d’oeuvre (MOE) et assistances à maitrise d’ouvrage (AMO)
ADVIES ; Antea Groupe ; Antonini ; Booster du Remploi ; Cabinet Silvert ; Démocles ; GINGER DELEO ; Grand Huit ; Ordre des architectes ; REMIX Réemploi et Matériaux ; SETEC.
Entreprises
Bouygues Bâtiment France Europe ; CAPEB ; FFB ; FRTP ; Premys ; Prodemo ; Vinci Construction.
Gros œuvre
CEMEX ; Cycle Terre ; FIBois ; SEDDRe ; SGP ; UNICEM Ile-de-France
Second œuvre
Cycle Up ; Depuis 1920 ; FILMM ; KALEI ; MOBIUS ; Réavie ; Saint-Gobain Solutions France ; SNIP ; Tricycle – Baticycle ; VALDELIA.
RÉDACTION :
▪ Hugo Maurer, Camille Saint Jean, Flore Van de Meulebroeke pour Neo-Eco.
▪ Adrian Deboutière, chargé de mission économie circulaire et animation territoriale, Métropole du Grand Paris.
Nous remercions également les membres du comité de suivi, composé de partenaires métropolitains qualifiés qui ont supervisé l’élaboration de la Charte.
▪ Emmanuelle Moesch, Ingénieure d’études à l’Université Gustave Eiffel (Chaire Economie Circulaire et Métabolisme Urbain).
▪ Clotilde Champetier, Responsable économie circulaire chez OREE.
▪ Hélène Méténier puis Elise Mahieu, chargées de mission économie circulaire chez Ekopolis.TABLE DES MATIÈRES
EDITO .............................................................................................................................................................2
REMERCIEMENTS ...........................................................................................................................................3
INTRODUCTION .............................................................................................................................................5
1. ENGAGEMENTS - GÉNÉRAUX ...................................................................................................................6
2. ENGAGEMENTS - PRESCRIPTEURS ............................................................................................................7
3. ENGAGEMENTS - MAÎTRES D’OUVRAGES (MOA) .................................................................................12
4. ENGAGEMENTS - MAÎTRE D’OEUVRE (MOE) ET ASSISTANCES À MAÎTRISE D’OUVRAGE (AMO) ......19
5. ENGAGEMENTS - ENTREPRISES GENERALES DE TRAVAUX ...................................................................23
6. ENGAGEMENTS - FILIÈRES DE GROS-ŒUVRE .........................................................................................27
7. ENGAGEMENTS - FILIÈRES DE SECOND ŒUVRE ET EQUIPEMENTS ......................................................31
LEXIQUE .......................................................................................................................................................36
SIGNATURE ..................................................................................................................................................41PAGE 5
INTRODUCTION
La Charte Métropolitaine pour une Construction Circulaire est un référentiel d’engagements ambitieux, volontaires, non-contraignants et réciproques. Elle vise à fédérer l’ensemble des parties prenantes de la chaîne de valeur de la construction autour d’objectifs et d’une vision commune de la transition vers l’économie circulaire. Les engagements de la Charte ont fait l’objet d’une concertation poussée conduite entre octobre 2021 et mars 2022, qui a réuni plus de cinquante acteurs représentatifs de la chaîne de valeur de la construction au sein du territoire métropolitain.
Ce document se structure de la manière suivante :
▪ Un socle d’engagements généraux partagés par l’ensemble des signataires ;
▪ Des blocs d’engagements spécifiques propres à chaque branche de signataires répartis entre prescripteurs, maîtres d’ouvrages, maîtres d’œuvre, entreprises de travaux, filières gros-œuvre, filières second-œuvre et équipements ; chaque bloc d’engagement se décline en sous-objectifs opérationnels.
Tout signataire de la Charte adhère donc aux engagements généraux et aux engagements spécifiques le concernant. Un signataire peut tout à fait adhérer aux objectifs de plusieurs branches. Une collectivité peut ainsi à la fois signer la charte au titre de ses compétences en matière de prescription et de maitrise d’ouvrage. De la même façon, un acteur économique peut à la fois signer en tant que maître d’ouvrage, maître d’œuvre et entreprise de travaux du fait d’activités diversifiées. Ce choix est précisé avant signature en fin de document.
Au sein de chaque bloc d’engagement spécifique, ont également été annexés :
▪ Des objectifs opérationnels « pour aller plus loin », plus avancés et proposés à titre prospectif,
▪ Des indicateurs livrés à titre indicatif, afin de faciliter le pilotage des engagements par les organisations signataires.
Il n’a pas été prévu à ce stade d’intégrer de paliers de performance qualitatifs ou quantitatifs, et de définir des modalités d’évaluation et de suivi des engagements des signataires. Ce choix se justifie par la volonté métropolitaine de constituer une charte qui soit la plus engageante possible, quel que soit le niveau de maturité des acteurs.
La Métropole reste toutefois ouverte à une évolution de la Charte, tant dans son contenu, pour s’adapter aux évolutions de la réglementation et des pratiques, que dans le suivi des performances réelles des signataires. De telles modifications devront alors être discutées par les instances de gouvernance amenées à suivre son évolution, et faire l’objet d’une information spécifique adressée à l’ensemble des signataires.
Un Catalogue des Solutions est par ailleurs structuré par la Métropole du Grand Paris afin d’accompagner les signataires de la Charte à mettre en œuvre ses engagements. Cet outil comprend notamment un guide pédagogique dédié à l’intégration de l’économie circulaire lors des différentes phases de mise en œuvre des opérations d’aménagement, recense l’ensemble des ressources, outils et porteurs de solutions disponibles sur le territoire métropolitain et au-delà, et documente des retours d’expériences inspirants.1. INTÉGRER LES GRANDS PRINCIPES
DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE DANS LES
OBJECTIFS ET LE FONCTIONNEMENT DE
L’ORGANISATION
▪ Considérer les ressources naturelles comme des
biens communs à préserver afin de répondre aux
besoins des générations futures.
▪ Mettre les enjeux de l’économie circulaire au cœur
de la gouvernance et de la stratégie de l’organisation.
▪ Adopter les principes de sobriété et de réduction
du gaspillage, notamment en préservant et en
allongeant la durée de vie des ouvrages et matériaux.
▪ Privilégier le recours aux éco-matériaux de
proximité*.
▪ Mettre en œuvre la hiérarchie des modes de
traitement des déchets.
2. S’ENGAGER DANS LES DYNAMIQUES
DE COOPÉRATION AU SERVICE DE LA
RÉSILIENCE DU TERRITOIRE
▪ Contribuer à l’émergence d’actions multi-acteurs.
▪ Partager les retours d’expériences et s’inscrire au
sein du réseau des acteurs engagés de la Métropole
du Grand Paris : grandpariscirculaire.org.
▪ S’inscrire au sein des réseaux de coopération
territoriaux portés par les collectivités et/ou les
organisations professionnelles (fédérations et éco-
organismes).
3. ENGAGER UNE DÉMARCHE
D’AMÉLIORATION CONTINUE DES
PRATIQUES
▪ Favoriser la montée en compétences de ses
équipes.
▪ Privilégier le recours aux pratiques d’économie
circulaire (approvisionnement responsable, éco-
conception, allongement de la durée d’usage, etc.) en
veillant à objectiver les bénéfices socio-économiques
et environnementaux générés.
▪ Faire preuve de transparence concernant
les performances réelles de la filière (suivi des
engagements, traçabilité).
▪ Communiquer sur les engagements pris.
4. EXPÉRIMENTER ET DÉVELOPPER
DE NOUVELLES MÉTHODOLOGIES ET
SOLUTIONS
▪ Contribuer à la pérennisation et au développement
de filières locales de réemploi et recyclage.
▪ Multiplier les opérations pilotes qui vont plus
loin que la réglementation et les normes afin de
faire évoluer les pratiques, à l’instar du « permis
d’innover » autorisé par la loi ELAN.
▪ Contribuer à leur diffusion afin de généraliser les
bonnes pratiques et viser leur passage à l’échelle.
5. CONTRIBUER À LA MOBILISATION
DE FONCIER DÉDIÉ AUX PLATEFORMES
DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE ET
ACCOMPAGNER LE DÉVELOPPEMENT
D’ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES
▪ Contribuer à l’identification des espaces sous-
utilisés potentiellement mobilisables, pérennes ou
temporaires, dans l’objectif d’accueillir les activités
d’économie circulaire (entreposage en vue du
réemploi, reconditionnement, recyclage, etc.).
▪ Prendre part aux réflexions multi-acteurs permettant
d’implanter des plateformes d’économie circulaire sur
ces espaces (sécurisation d’approvisionnements et
d’exutoires, modèles économiques, logistique, etc.).
▪ Co-construire les projets d’implantation avec les
riverains, afin de renforcer l’acceptabilité sociale et
la mixité d’usage (offre de services pour les citoyens,
diminution des nuisances).
1. ENGAGEMENTS - GÉNÉRAUX
* marchés publicsPAGE 7
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Inscription
d’engagements
propres à l’économie
circulaire au sein
des documents
stratégiques et de
planification.
QUANTITATIFS :
▪ Nombre / Part des
opérations intégrant des
clauses favorisant l’économie
circulaire.
A TITRE D’EXEMPLE :
▪ % de matériaux issus du
réemploi / réutilisation /
recyclage dans les projets de
construction
▪ % de matériaux valorisés sur
les projets de réhabilitation/
démolition
▪ Évaluation et consolidation
des bénéfices économiques,
sociaux et environnementaux
générés (emplois locaux/
insertion créés, ressources
naturelles économisées,
déchets évités, CO2e évité,
etc.)
2. ENGAGEMENTS - PRESCRIPTEURS Le champ des prescripteurs fait ici référence aux décideurs publics et privés qui fixent les grands objectifs applicables aux opérations d’aménagement les concernant. Les collectivités métropolitaines, communes et établissements publics territoriaux, jouent notamment un rôle de prescription via leurs compétences en matière de planification ou d’aménagement.
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Structurer une gouvernance
technique et politique autour
de l’économie circulaire
▪ Diffuser les objectifs d’éco-
nomie circulaire auprès de l’en-
semble des professionnels du
territoire via une feuille de route
dédiée (MOA publics et privés,
MOE, entreprises, etc.).
▪ Engager une réflexion vi-
sant à optimiser l’usage du bâti
et des infrastructures existantes
(reconversion de bureaux en
logements, réduction de la va-
cance, réversibilité et mutabili-
té, etc.).
▪ Développer une réflexion sur
la chronotopie : mutualisation
des espaces urbains en fonction
du moment de la journée.
1. ASSURER UN PORTAGE POLITIQUE AMBITIEUX
▪ Soumettre une vision ambitieuse et circulaire de l’aménagement,
afin de sensibiliser les professionnels et la société civile.
▪ Identifier l’économie circulaire comme un levier clé de l’aménagement
durable en appliquant ses grands principes : sobriété, efficience et
résilience. Ces principes se déclinent également en modes d’action
: éco-conception, urbanisme transitoire, approvisionnement local,
logistique durable, valorisation de l’existant, etc.
▪ Porter les enjeux de l’économie circulaire auprès d’autres instances
et partenaires (aménageurs publics, bailleurs sociaux, etc.)PAGE 8
2. CONTRIBUER À L’ÉMERGENCE DE PROJETS D’AMÉNAGEMENT CIRCULAIRES
▪ Participer aux travaux portés par les centres de ressources régionaux
et métropolitains dans le but de se former, monter en compétence et
relayer les dispositifs existants au plus près du terrain.
▪ Fournir un appui méthodologique aux porteurs de projets
d’aménagement circulaires, notamment en les orientant vers les
solutions de financement disponibles (fonds européens, nationaux,
régionaux et métropolitains).
▪ Faciliter le travail de sourcing réalisé par les maîtres d’ouvrages
en référençant les apporteurs de solutions locaux, en lien avec les
fédérations professionnelles.
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Renforcer les dynamiques
partenariales avec d’autres ins-
titutions et/ou le privé, pour le
montage d’opérations inno-
vantes (partenariats publics-pri-
vés ou publics-publics, sociétés
d’économie mixte, etc.).
▪ Activer des leviers de sou-
tien (financiers et autres) en fa-
veur des projets de construction
ou d'aménagement favorisant
l'économie circulaire.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Désigner un couple de
référent élus/technicien
visant à porter la
politique d’économie
circulaire (échelle
communale ou renvoi vers
un référent mutualisé au
sein des EPT).
QUANTITATIFS :
▪ Nombre de projets de
construction circulaire/
innovante accompagnés.
▪ Suivi des financements
mobilisés et des surcoûts
éventuels des opérations.PAGE 9
3. FACILITER LE PASSAGE À L’ÉCHELLE ET LA GÉNÉRALISATION DES PROJETS
INNOVANTS ET CIRCULAIRES
▪ Promouvoir et valoriser les opérations pilotes en consolidant et
partageant les retours d’expériences.
▪ Adopter des objectifs clairs et mesurables, notamment via la
planification (SDRIF / SCOT / PLUi / PLU) pour impulser la transition
vers l’économie circulaire dans le secteur de l’aménagement et de la
construction.
▪ Prescrire des pratiques d’économie circulaire au sein des opérations
portées par la collectivité et/ou par ses partenaires (aménageurs
publics, bailleurs sociaux, maîtrise d’ouvrage déléguée, etc.),
notamment via des documents prescriptifs (cahier de prescriptions,
fiches de lot, cahier des charges de missions, etc).
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Se doter d’une expertise
transversale (interne et/ou ex-
terne) en matière d’économie
circulaire afin de généraliser sa
prise en compte au sein des opé-
rations de la collectivité.
▪ Accompagner la massifica-
tion des projets innovants du
territoire en s’appuyant sur le
rôle de prescription et d’incita-
tion de la collectivité (condition-
nalité des financements, octroi
des permis de construire et de
démolir, etc.).
▪ Conditionner l’octroi des per-
mis de construire et de démolir à
la mise en cohérence des projets
avec les objectifs d’économie cir-
culaire de la collectivité.
▪ Communiquer largement sur
les opérations réalisées et parti-
ciper ainsi à la sensibilisation des
parties prenantes.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Consolidation des
retours d’expériences
et des leviers
méthodologiques.
QUANTITATIFS :
▪ %/ Nombre de projets
pouvant être qualifiés
d’innovants/circulaires.
▪ Investissements publics et
privés générés.
▪ Emplois non-délocalisables
créés.PAGE 10
4. FACILITER LA COOPÉRATION ET LES SYNERGIES TERRITORIALES, EN
RENFORÇANT LA CONNAISSANCE DES
FLUX DE MATÉRIAUX ET LA MISE EN
RÉSEAU DES MAÎTRES D’OUVRAGES
▪ Participer à l’animation des communautés de mise en réseau
des maîtres d’ouvrage du territoire en vue de favoriser le partage
d’expérience et la coopération.
▪ Soutenir la structuration de démarches de coopération/synergies
inter-chantiers en adoptant le rôle de facilitateur territorial : mettre
en réseau les acteurs de la chaîne de valeur et diffuser les besoins
identifiés au sein des différentes opérations (matériaux, expertise et
services, etc.).
▪ Contribuer à la diffusion des outils, notamment numériques, de
mise en correspondance des besoins et disponibilités en ressources
des chantiers du territoire.
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Déploiement d’études ter-
ritoriales de type métabolisme
urbain, visant à mieux connaître
les opérations en cours et à ve-
nir, les flux de matériaux gé-
nérés, et le matching potentiel
entre l’offre et la demande de
matériaux liées aux opérations.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Consolidation et
diffusion des besoins
des différentes
opérations.
QUANTITATIFS :
▪ Nombre de synergies inter-
chantiers.
▪ Part de matériaux réemployés
/ recyclés, etc.PAGE 11
5. CONTRIBUER À L’ÉMERGENCE DE NOUVELLES FILIÈRES D’ÉCONOMIE
CIRCULAIRE (MOBILISATION DE FONCIER,
ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES TEMPORAIRES
ET PÉRENNES)
▪ Participer à l’identification des fonciers potentiellement
mobilisables (pérennes ou temporaires) pour développer des solutions
d’approvisionnement durable, d’entreposage, de reconditionnement
et/ou de recyclage des matériaux de construction.
▪ Étudier l’opportunité de mobilisation de ces fonciers, en relation
avec les propriétaires et maîtres d’ouvrage associés, afin de développer
des activités temporaires ou pérennes d’économie circulaire.
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Élaborer un plan stratégique
dédié à l’allocation de foncier
aux activités de développement
économique durables co-éla-
boré par les services aménage-
ment, urbanisme, développe-
ment économique et durable.
▪ Mobiliser et accompagner
les acteurs économiques suscep-
tibles de développer des activi-
tés d’économie circulaire sur les
fonciers identifiés (dispositifs de
soutien à l’insertion et à l’écono-
mie circulaire, mise en relation
avec les partenaires pertinents,
etc.).
▪ Accompagner l’émergence
de solutions logistiques ver-
tueuses et renforcer le report
modal vers le fluvial et/ou le
rail, en fonction des atouts et
contraintes du territoire.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Comité de travail
inter-services et élus
dédié à l’usage du
foncier.
QUANTITATIFS :
▪ Nombre de terrains / m²
identifiés.
▪ Nombre de plateformes
locales créées. créés.PAGE 12
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Définir des objectifs de
moyens relatifs à l’économie
circulaire (part des opérations
concernées, montants attri-
bués).
▪ Définir des bonus-malus rela-
tifs à l’atteinte de performances
ciblées en matière d’économie
circulaire, et plus largement des
performances environnemen-
tales.
▪ Déployer de nouveaux mo-
dèles d’achats lorsque cela
s’avère pertinent : contrat-cadre,
contrats de performance, etc.
▪ Pivoter vers une approche en
coût global, intégrant les exter-
nalités.
3. ENGAGEMENTS - MAÎTRES
D’OUVRAGES (MOA) Le maître d’ouvrage est selon la loi « la personne morale pour laquelle l’ouvrage est construit ». Il peut s’agir
entre autres d’une collectivité, d’un aménageur, d’un bailleur social ou d’un promoteur privé.
1. REDÉFINIR SA STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT AU PRISME DE
L'ÉCONOMIE CIRCULAIRE
▪ Adapter la feuille de route de la structure en intégrant les principes
d’économie circulaire : sobriété, éco-conception, approvisionnement
durable, déconstruction sélective, réemploi, etc.
▪ Transposer ces principes en objectifs quantitatifs, et les intégrer
au sein des contrats / appels d’offre engageant maîtres d’œuvre,
bureaux d’études techniques et entreprises de travaux.
▪ Faire évoluer les marchés pour encourager l’innovation et faciliter
l’accès aux TPE/PMEs innovantes :
– Autoriser les variantes, prestations supplémentaires éventuelles
et l’allotissement,
– Donner plus de poids à la valeur technique dans les règlements
de consultation,
– Elaborer des critères d’évaluation de la circularité des offres,
permettant l’évaluation objective des offres au vu des objectifs
fixés (exemple : utilisation des matériaux alternatifs, performance
environnementale du transport, gestion des déchets, etc).
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Réinterrogation
des objectifs de
développement de la
structure au prisme des
enjeux de sobriété et
d’économie circulaire.
▪ Intégration d’une
part variable incitative
(bonus)
QUANTITATIFS :
▪ Part des marchés intégrant
des objectifs et clauses
d’économie circulaire.
▪ Répartition des critères
d’attribution, notamment entre
note technique, performances
environnementales et prix.PAGE 13
2. RENFORCER SES COMPÉTENCES ET S’APPUYER SUR UN ÉCOSYSTÈME DE
PARTENAIRES
▪ Se doter d’une expertise transversale en matière d’économie
circulaire, applicable aux différentes phases du projet (préfiguration,
conception, phase chantier, etc.).
▪ Identifier et mobiliser les soutiens techniques et financiers éventuels
en amont des projets, en s’appuyant notamment sur les différents
centres de ressources existants et les partenaires institutionnels.
▪ Généraliser le suivi et l’évaluation des pratiques d’économie circulaire
afin de s’ancrer dans une dynamique d’amélioration continue.
▪ Intégrer les futurs partenaires de la chaîne de valeur dès les phases
de conception pour anticiper les freins éventuels (maîtres d’œuvre,
entreprises de travaux, assureurs, bureaux de contrôle, etc.).
▪ Annexer aux objectifs du marché la description des rôles et
responsabilités des différentes parties prenantes de l’opération
(sourcing, validation des gisements, optimisation logistique, etc.)
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Participer aux travaux menés
par les centres de ressources et
associations dédiés à la construc-
tion circulaire (par exemple, et
de manière non exhaustive :
Ekopolis, ORÉE, Fondation Bâti-
ment Energie, Démoclès, Boos-
ter du Réemploi, Circolab, Maxi-
milien, etc.).
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Identification d’un
service/référent
économie circulaire au
sein de la structure.
▪ Adhésion à des
réseaux / centres de
ressources.
QUANTITATIFS :
▪ Part des marchés passés ayant
mobilisé des compétences
internes/externes en économie
circulaire.
▪ Part des acheteurs formés à
l’économie circulaire.
▪ Part des projets ayant
bénéficié d’un soutien
financier lié à l’économie
circulaire.PAGE 14
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Prendre en compte les usages
attendus des futurs habitants,
dès l’amont des projets.
▪ Travailler à la restructuration
d’actifs existants et à la réversi-
bilité/mutabilité des nouveaux
projets.
▪ Encourager la mixité fonc-
tionnelle en phase de program-
mation, et l’intégration d’offres
de services à destination des ha-
bitants en matière d’économie
circulaire (ateliers de réparation,
fab-lab, sites de compostage,
conciergeries, etc.).
▪ Généraliser le recours à des
outils visant à éco-concevoir les
projets (métabolisme, BIM, ACV,
etc.).
▪ Expérimenter les pratiques
de construction innovantes et
sobres, par exemple le hors-site
(2D et 3D).
3. ADOPTER LES PRINCIPES D’ÉCO- CONCEPTION ET DE SOBRIÉTÉ DÈS
L’AMORÇAGE DES PROJETS
▪ Mettre la sobriété et l’éco-conception au cœur des marchés et de
l’expression des besoins : préserver l’existant autant que possible,
limiter la consommation de matières premières, viser la sobriété
énergétique et la neutralité carbone, optimiser l’usage du foncier
et du bâti, allonger la durée de vie des ouvrages et des matériaux,
anticiper l’évolution des usages et des besoins, etc.
▪ Favoriser autant que possible la densification des infrastructures
et du bâti dans l’optique de limiter l’artificialisation, de favoriser la
sobriété et la préservation de l’existant.
▪ Coordonner les ambitions en matière d’économie circulaire et de
rénovation énergétique, notamment via le choix des matériaux.
▪ Envisager des actions d’urbanisme transitoire pour optimiser l’usage
du foncier en amont du lancement des opérations.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Formation des équipes
aux enjeux de sobriété
et d’éco-conception.
▪ Généralisation
de l’intégration de
l’économie circulaire à
la définition du besoin
(marché).
QUANTITATIFS :
▪ Nombre de m² préservés.
▪ Quantité de matières vierges
préservées.
▪ Émissions et flux évités
(énergie grise, eau, etc.).
▪ Part/quantité de matériaux
réemployés substitués à des
matières vierges (in situ et ex-
situ).
▪ Part/quantité de matériaux
recyclés.
▪ Impacts environnementaux
évités.
▪ Nombre d’opérations
intégrant les principes de
sobriété et d’éco-conception.PAGE 15
4. ENCOURAGER L’ÉMERGENCE DE DYNAMIQUES DE COOPÉRATION ENTRE
DIFFÉRENTS CHANTIERS
▪ S’inscrire dans l’écosystème de projets locaux en identifiant les
autres grands chantiers en cours ou à venir.
▪ Participer à l’identification des synergies potentielles, par exemple :
– En partageant les besoins sur les bases de données et plateformes
numériques (besoins en matériaux, recherche d’exutoires pour les
PEMD),
– En se rapprochant des animateurs territoriaux et des démarches
de coopération existantes.
– Programmer les besoins logistiques inhérents à la mise en œuvre
de ces synergies :
– Prévoir des espaces de stockage sur site dans la mesure du
possible (grands chantiers),
– Se connecter aux plateformes physiques d’entreposage et de
reconditionnement des matériaux.
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Travailler à l’identification
d’espaces de mutualisation, no-
tamment dédiés au stockage
et reconditionnement des ma-
tériaux, en partenariat avec les
porteurs de solutions.
▪ Envisager la mutualisation de
services et d’espaces vie entre
chantiers de proximité pour ré-
duire les coûts et les nuisances.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Démarche de création
de synergies locales.
QUANTITATIFS :
▪ Nombre de synergies locales
créées.
▪ Pourcentage de matériaux
réemployés en proximité.
▪ Tonnage déchets évités et
déviés de l’enfouissement.
▪ Nombre de kms/camions
évités (+ tCO2e évitées).PAGE 16
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Introduire la notion de flexi-
bilité dans les marchés, pour
faciliter le recours aux maté-
riaux de réemploi disponibles au
temps t, tout en maintenant un
niveau d’exigences techniques
et sanitaires élevées.
▪ Définir des objectifs chiffrés
relatifs au recours aux matériaux
de l’économie circulaire.
▪ Définir un montant minimum
(au prorata du coût de l’opéra-
tion, par exemple) alloué à l’ap-
provisionnement en matériaux
alternatifs
▪ Demander à ce que tout
non-recours aux matériaux al-
ternatifs soit justifié par les
MOE et entreprises (disponibi-
lité, surcoûts, faisabilité techni-
co-économique, etc.).
5. PRIVILÉGIER UN APPROVISIONNEMENT AUPRÈS DES
FILIÈRES DURABLES ET DE PROXIMITÉ
▪ Privilégier le réemploi sur site : déblais, matériaux concassés,
produits déposés dans le respect de la réglementation existante
▪ Viser un recours massifié aux matériaux de l’économie circulaire
(gros-œuvre et second-œuvre) pour les usages le permettant :
– Filières bio / géo-sourcées,
– Matériaux issus des filières de réemploi et de reconditionnement,
– Matériaux incorporant des matières recyclées.
▪ Encourager le recours à des Fiches de Données Environnementales
et Sanitaires (FDES) pour les produits neufs et veiller plus largement à
la durabilité des matériaux utilisés.
▪ Minimiser les distances logistiques et encourager le recours au
report modal.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Démarche de sourcing
des matériaux.
▪ Utilisation des outils
mis à disposition par les
territoires.
QUANTITATIFS :
▪ Pourcentage de matériaux
réemployés.
▪ Pourcentage de matériaux
recyclés.
▪ Pourcentage de matériaux
bio-sourcés.
▪ Pourcentage de matériaux
géo-sourcés.PAGE 17
6. ASSURER UNE GESTION ET UNE TRAÇABILITÉ OPTIMISÉES DES PRODUITS,
ÉQUIPEMENTS, MATÉRIAUX ET DÉCHETS
▪ S’inscrire en adéquation avec les objectifs régionaux de valorisation
des déchets du BTP (tous déchets : 75 % en 2025 et 85% en 2031 /
Inertes : 80 % en 2025 et 90% en 2031).
▪ Établir une stratégie de réduction des déchets en systématisant les
diagnostics PEMD quelle que soit la surface du projet (élargi dans la
mesure du possible en diagnostic ressources), le tri 7 flux et le respect
de la hiérarchie de traitement de déchets (ex : dépose sélective, don
du surplus de matériaux, etc.).
▪ Veiller à respecter l’ensemble des attendus en termes de traçabilité
des PEMD (formulaires de récolement, certificats de cession,
déclaration auprès des plateformes dédiées, etc.).
▪ Évaluer précisément les performances en matière de gestion des
déchets (prévention, réemploi, recyclage, autres valorisations, etc.).
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Consolider les bases de
données internes et externes
(centres de ressources, fédéra-
tions, etc.) relatives aux meil-
leurs exutoires disponibles loca-
lement.
▪ Positionner la structure
comme un fournisseur de maté-
riaux alternatifs (terres excavées,
granulats concassés, produits et
matériaux déposés, etc.) plutôt
qu’en tant que producteur de
déchets, en anticipant les freins
éventuels.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Généralisation des
diagnostics PEMD et
des formulaires de
recollement ADEME/
CSTB.
QUANTITATIFS :
▪ Tonnage de déchets évités
▪ Tonnage de déchets déviés
de l’enfouissement
▪ Tonnage de ressources
réemployées / recyclées /
valorisées.PAGE 18
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Associer les futurs usagers
dès la conception du projet pour
veiller à ce que les espaces amé-
nagés, les équipements et les
produits installés répondent à
leurs attentes.
7. INTRODUIRE LES ENJEUX D’ÉCONOMIE CIRCULAIRE LORS DES
PHASES DE CONCERTATION AVEC LES
USAGERS ET HABITANTS
▪ Ancrer le projet dans le territoire et favoriser son acceptabilité
(nuisances possibles, perceptions par rapport aux matériaux valorisés,
etc.) en concertant les riverains et les futurs usagers.
▪ Participer à la sensibilisation des citoyens aux pratiques vertueuses
comme le réemploi (faire évoluer les perceptions négatives), via des
espaces de démonstration et des visites terrain.
▪ Sensibiliser les futurs habitants aux usages et modes de
consommation sobres et circulaires.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Réalisation
d’enquêtes.
▪ Démarche de
concertation.
QUANTITATIFS :
▪ Nombre d’ateliers de
concertation.
▪ Nombre de riverains
sensibilisés.PAGE 19
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Engager une démarche
pro-active en termes de re-
cherche et développement
(nouveaux procédés construc-
tifs et leur réversibilité en vue
d’anticiper la seconde vie des
bâtiments, utilisation d’éco-ma-
tériaux, etc.).
▪ Privilégier une approche de
co-conception le plus en amont
possible du projet, afin de par-
tager les écueils potentiels et
leviers à mettre en œuvre avec
la maitrise d’ouvrage et les en-
treprises de travaux.
4. ENGAGEMENTS - MAÎTRE
D’OEUVRE (MOE) ET ASSISTANCES
À MAÎTRISE D’OUVRAGE (AMO) Selon la loi MOP, le maître d’œuvre est la personne qui détient une compétence technique et qui est chargée, par le maître d’ouvrage, de concevoir, de coordonner et de contrôler la bonne exécution des travaux. L’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) est un tiers auquel est confié la réalisation d’études pour réaliser le projet.
1. PROMOUVOIR LES PRINCIPES D’ÉCO- CONCEPTION ET DE SOBRIÉTÉ, LE PLUS EN
AMONT POSSIBLE DES PROJETS
▪ Être force de proposition auprès des maîtrises d’ouvrage, notamment
via :
– Des méthodologies et des outils d’analyse pour objectiver les
solutions innovantes,
– Des variantes ambitieuses en matière d’éco-conception et
d’évolution des usages, si cela est autorisé,
– Des retours d’expérience permettant de rassurer les porteurs de
projets.
▪ Anticiper les enjeux assurantiels et juridiques induits par l’utilisation
de techniques non courantes.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Maîtrise d’outils et
de méthodologies
avancées en matière
d’éco-conception.
▪ Formation continue
des équipes.
QUANTITATIFS :
▪ Montants investis en R&D
pour développer des méthodes
basées sur l’économie
circulaire.PAGE 20
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Inviter la maîtrise d’ouvrage
à revoir à la hausse certains ob-
jectifs en matière d’approvision-
nement durable et de valorisa-
tion matière.
2. SOURCER ET ENCOURAGER L’UTILISATION EN MATÉRIAUX LOCAUX ET
DURABLES
▪ Informer la maîtrise d’ouvrage quant à la maturité des filières et les
capacités des territoires.
▪ Provisionner dans les réponses d’appel d’offres, un temps dédié au
sourcing des matériaux alternatifs locaux.
▪ Identifier autant que possible les gisements de matériaux alternatifs
de proximité, via :
– Le réemploi in-situ,
– Les synergies inter-chantiers (identification des produits,
équipements et matériaux issus des chantiers environnants et
susceptibles d’être incorporés),
– Les plateformes de reconditionnement et recyclage.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Favoriser la montée
en compétence au sein
des organisations et
celle des équipes de
maîtrise d’ouvrage.
QUANTITATIFS :
▪ Pourcentage de matériaux
sourcés durables et locaux.
▪ Economies et surcoûts
éventuels générés par
l’approvisionnement durable.PAGE 21
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Sur la base des connaissances
terrain et en s’appuyant sur les
réseaux de coopération locaux,
identifier de nouvelles boucles
de valorisation.
3. VEILLER À LA GESTION OPTIMALE ET À LA TRAÇABILITÉ DES PRODUITS,
ÉQUIPEMENTS, MATÉRIAUX ET DÉCHETS
▪ Alerter le maître d’ouvrage sur ses obligations en matière de gestion
et de traçabilité de déchets et lui proposer des solutions adaptées,
notamment en coordonnant efficacement les différents diagnostics
règlementaires (amiante, plomb, PEMD, etc.).
▪ Proposer des méthodologies de mise en œuvre du diagnostic PEMD
intégrant l’identification d’exutoires locaux les plus élevés/nobles sur
la hiérarchie des déchets.
▪ Veiller à la traçabilité effective des produits, équipements, matériaux
et déchets issus des chantiers (déblais, granulats concassés, etc.) :
– Vérifier la réalisation des formulaires de récolement,
– Vérifier la conformité et la mise en place des contrats de cession
lors de dons ou de vente de produits, équipements et matériaux.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Sourcing des
meilleures solutions
disponibles en termes
de gestion des
matériaux identifiés
dans les PEMD.
QUANTITATIFS :
▪ Performance en matière
de gestion des matériaux
identifiés dans les PEMD (%
réemploi, % recyclé, etc.).
▪ Evaluation des coûts/surcoûts/
gains liés à la gestion circulaire
des PEMD.PAGE 22
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Proposer l’aménagement de
plages de flexibilité, lorsque cela
est rendu possible par le MOA,
afin de renforcer l’agilité du
chantier en matière d’approvi-
sionnement durable, et notam-
ment de recours au réemploi.
▪ Proposer des modules de
formation/mise à niveau des ac-
teurs de la chaîne de valeur sur
les principes d’économie circu-
laire et leur mise en œuvre.
4. PRENDRE EN COMPTE LES CONTRAINTES SPÉCIFIQUES À
L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE DANS LE CADRE
DE LA COORDINATION DE PROJET
▪ Être force de proposition pour faciliter l’articulation entre les acteurs,
afin de fluidifier les opérations liées à l’économie circulaire (temps de
dépose sélective, incorporation de matériaux alternatifs, etc.).
▪ Ouvrir un dialogue entre les praticiens pour favoriser le partage de
savoir-faire et itérer régulièrement sur l’avancement du projet et les
retours d’expérience passés.
▪ Accompagner la montée en compétence des autres acteurs de
la chaîne de valeur, qu’il s’agisse de la maîtrise d’ouvrage ou des
entreprises qui réalisent les opérations.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Favoriser la montée
en compétence des
acteurs de la chaîne de
valeur.
QUANTITATIFS :
▪ Estimation du temps passé à
la formation et aux échanges
concernant les principes
d’économie circulaire et leur
mise en œuvre pour chaque
projet.PAGE 23
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Impliquer, en collaboration
de la MOE et/ou l’AMO, la maî-
trise d’ouvrage afin de lever les
contraintes spécifiques des opé-
rations d’économie circulaire
(temporalité, coûts, espaces de
stockage et logistique afférente,
etc.).
▪ Désigner un acteur du chan-
tier en charge de la promotion
des bonnes pratiques d’écono-
mie circulaire, directement en
lien avec l’ensemble des parties
prenantes de l’opération
▪ Proposer, à l’occasion de la
passation des marchés, des va-
riantes, lorsque cela est autori-
sé, permettant une optimisation
des objectifs fixés par la maîtrise
d’ouvrage.
1. CONTRIBUER À L’ATTEINTE DE PERFORMANCES ÉLEVÉES EN MATIÈRE
D’ÉCONOMIE CIRCULAIRE, EN LIGNE
AVEC LES AMBITIONS PARTAGÉES PAR LA
MAÎTRISE D’OUVRAGE
▪ Optimiser la planification temporelle et spatiale du chantier pour
faciliter la conduite des opérations d’économie circulaire (diagnostics
réglementaires, temps dédié à la dépose et identification des exutoires
les plus pertinents, espaces et contenants appropriés pour le tri sur
site, sourcing des matériaux alternatifs, etc.).
▪ Envisager, à l’occasion de réunions de chantiers, des échanges
relatifs à l’économie circulaire, où les différents corps de métiers
pourront exposer leurs freins et étudier avec la MOE et/ou l’AMO
comment les lever.
5. ENGAGEMENTS - ENTREPRISES
GENERALES DE TRAVAUX Une entreprise générale de travaux est considérée comme une société exerçant plusieurs activités de la construction, en mesure de conduire seule, ou avec l’appui de sous-traitants et partenaires, la mise en œuvre des travaux d’une opération.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Optimisation du
calendrier d’exécution
des travaux prenant en
compte les contraintes
opérationnelles
induites par l’économie
circulaire.
QUANTITATIFS :
▪ Évaluation, lorsque cela
est possible, des surcoûts
/ économies induites par
les opérations d’économie
circulaire.PAGE 24
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Démarche
d’amélioration
continue.
QUANTITATIFS :
▪ Tonnage de déchets évités
(prévention).
▪ Tonnage de ressources
réemployées.
▪ Tonnage de déchets valorisés.
▪ Nombres de filières
spécifiques mobilisées (avec
prise en compte des contraintes
d’emprise chantier).
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Sensibiliser au mieux les
compagnons et les entreprises
sous-traitantes aux enjeux de
l’économie circulaire sur le chan-
tier.
▪ Être force de proposition
et challenger les pratiques de
la MOE, afin de participer au
transfert de connaissance vers
les autres acteurs de la construc-
tion.
▪ Mesurer et valoriser les béné-
fices environnementaux et so-
ciaux économiques liés à la ges-
tion circulaire des opérations.
2. APPLIQUER DU MIEUX POSSIBLE LA HIÉRARCHIE DE TRAITEMENT DES
DÉCHETS SUR LE CHANTIER ET LA BASE
VIE (PRÉVENTION, RÉEMPLOI, RECYCLAGE,
VALORISATION, ÉLIMINATION)
▪ Limiter au maximum la production de déchets et le gaspillage
(surplus de chantier, calepinage, etc.).
▪ Prioriser, à chaque fois que cela est possible, des solutions de
réemploi in-situ (terres excavées, matériaux, équipements, etc.) ou
sur des chantiers de proximité.
▪ Appliquer à minima la réglementation en vigueur liées à la gestion
des déchets inertes, non-dangereux et dangereux (filières dédiées et
agréées, conditions de manutention, etc.).
▪ Mettre en œuvre les bonnes pratiques et recommandations émises
par les différentes organisations professionnelles du secteur (FFB,
SEDDRe, FRTP, CAPEB, FNADE, etc.) : signalétique, manutention, etc.
– Dans le cadre d’opérations de déconstruction :
– Prioriser les méthodes de déconstruction préservantes,
– Identifier, avec la MOE et/ou AMO, les éléments qui doivent faire
l’objet d’une dépose minutieuse et faire appel à des professionnels
qualifiés pour la dépose des matériaux.
▪ Veiller à la traçabilité des produits, équipements, matériaux et
déchets, par le biais des bordereaux de suivi, afin qu’ils soient orientés
vers les filières de réemploi, reconditionnement et recyclage les plus
adaptées.PAGE 25
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Encourager le recours à des
modes de transports alternatifs
(fluvial, ferroviaire) quand cela
est possible.
3. OPTIMISER LA LOGISTIQUE CHANTIER
▪ Favoriser l’optimisation des livraisons sur chantier (encourager la
livraison en horaires décalés si possible, limitation du nombre de
livraison).
▪ Privilégier les flottes de véhicules propres dès lors qu’il existe des
solutions économiquement et techniquement viables.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Optimisation des
déplacements et
livraisons sur chantier.
QUANTITATIFS :
▪ Nombre de kms de camions
évités et TCO2e associées.PAGE 26
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Consolider au sein de l’en-
treprise les savoir-faire et les
retours d’expérience relatifs à
l’économie circulaire
▪ Tisser au mieux des liens avec
les start’up et les associations
locales pour soutenir le dévelop-
pement d’activités innovantes et
à visées sociales.
▪ Développer la recherche de
mutualisations et d’échanges de
matériaux avec d’autres chan-
tiers de proximité.
▪ Contribuer aux travaux des
fédérations, réseaux, centres de
ressources et associations spé-
cialisées sur les questions de
construction durable et/ou cir-
culaire.
4. S’ANCRER DANS UNE DYNAMIQUE D’AMÉLIORATION CONTINUE DES
PRATIQUES, NOTAMMENT EN MATIÈRE
D’INTÉGRATION ET DE COOPÉRATION
TERRITORIALE
▪ Engager des démarches internes ambitieuses en matière de RSE et
d’innovation environnementale.
▪ S’appuyer sur les organisations professionnelles pour mettre en
place des méthodes vertueuses d’amélioration continue des pratiques
(RSE, gestion des déchets…)
▪ Consolider la connaissance des meilleures solutions disponibles en
matière d’approvisionnement du rable et de valorisation.
▪ Privilégier, lorsque cela est techniquement et économiquement
viable, le recours aux acteurs de proximité, et notamment aux TPE/
PMEs innovantes et entreprises de l’économie sociale et solidaire.
▪ Encourager le recours à l’apprentissage et l’insertion professionnelle.
déconstruction :
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Évaluation de la
performance RSE de
l’entreprise (ex : outil
bâtisseur responsable
FFB).
▪ Base de retours
d’expériences et de
connaissances internes
en matière d’économie
circulaire.
▪ Partenariats locaux.
QUANTITATIFS :
▪ Évolution des indicateurs
chiffrés liés à la performance
environnementale et sociale de
l’entreprise :
▪ Réduction des émissions de
GES,
▪ Réduction des
consommations de ressources
naturelles, d’énergie et d’eau,
▪ Réduction de la production
de déchets,
▪ Nombre d’emplois en
apprentissage / insertion.PAGE 27
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Participer à l’effort de sortie
du statut de déchet des matières
premières secondaires.
▪ S’orienter vers des démarches
de certification des matériaux
avec l’appui d’experts dédiés.
▪ Prendre en compte les be-
soins des utilisateurs par le biais
d’enquêtes dédiées.
1. FOURNIR DES MATÉRIAUX ALTERNATIFS DE QUALITÉ EN VEILLANT
À LEUR INNOCUITÉ SANITAIRE ET
ENVIRONNEMENTALE
▪ Produire des éco-matériaux en valorisant les gisements locaux et
permettant l’économie de matières vierges (bio-sourcés, géo-sourcés,
granulats et bétons recyclés, etc.).
▪ Mettre à disposition les informations nécessaires pour garantir
la qualité des matériaux alternatifs fournis (traçabilité des matières
entrantes, respect des normes techniques, etc.).
▪ Produire des fiches type FDES ou ACV simplifiée pour les
éco-matériaux produits afin de documenter leur performance
environnementale.
6. ENGAGEMENTS - FILIÈRES DE
GROS-ŒUVRE Cette branche rassemble l’ensemble des fournisseurs de matériaux de construction nécessaires aux travaux du
gros-œuvre et participent à la stabilité et la solidité de l’ouvrage (béton, terre, bois, etc.). Elle intègre à la fois les fournisseurs de matériaux neufs, réemployés ou recyclés.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Catalogue actualisé
des matériaux/éco-
matériaux fournis.
QUANTITATIFS :
▪ Niveau de performance
environnementale et technique
des matériaux fournis et/ou de
qualification des process.
▪ Pourcentage de matières
recyclées incorporées dans les
éco-matériaux fournis
▪ Part des éco-matériaux
relative à l’ensemble des
matériaux produitsPAGE 28
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Étudier les possibilités de
développement de nouvelles fi-
lières de recyclage.
▪ Répondre à des appels à pro-
jets (AAP) et appels à manifesta-
tion d’intérêt (AMI) pour finan-
cer les innovations et participer
à des démarches partenariales.
2. AMÉLIORER LES PROCESS INTERNES SUR LES PLATEFORMES
▪ Améliorer l’efficacité énergétique des équipements, des bâtiments
et des outils numériques.
▪ Limiter les pertes matières et valoriser les co-produits issus des
process internes ou d’autres industries (fines, copeaux, sciures, etc.).
▪ Mettre en place des process de gestion durable de l’eau (collecte
des eaux pluviales, réutilisation des eaux usées traitées, etc.).
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Démarche
d’amélioration
continue.
QUANTITATIFS :
▪ Tonnage de CO2 évités.
▪ Tonnage de matière
valorisée.
▪ Volumes d’eau économisés.PAGE 29
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Mettre à disposition des ser-
vices mutualisés à destination
des professionnels (base vie, lo-
cation d’équipements, etc.).
▪ Identifier les partenariats
adéquats pour développer une
stratégie d’innovation et de
R&D (acteurs de la recherche,
partenaires économiques, etc.).
▪ Elargir la typologie de pro-
duits, équipements, matières
et déchets acceptés au sein des
plateformes, dans le respect de
la réglementation et de la future
REP, afin de renforcer le mail-
lage territorial et les solutions
de captation des gisements.
▪ Dans le cadre de la nouvelle
filière REP pour les déchets du
bâtiment, contribuer à un mail-
lage des plateformes de solu-
tions pour le réemploi, le recy-
clage et la revalorisation.
3. S’ANCRER DANS LES DYNAMIQUES DE COOPÉRATION LOCALES
▪ Communiquer sur l’offre d’accueil, les conditions d’acceptabilité
des matériaux de substitution et les stocks disponibles des matériaux
alternatifs, en mobilisant les outils existants sur le territoire et en
prenant contact avec les animateurs territoriaux spécialisés en
économie circulaire.
▪ Se connecter au réseau existant pour massifier (voire mutualiser) le
transport de matériaux en zone dense.
▪ Optimiser la logistique urbaine (double-fret) et privilégier le
recours au transport fluvial et au fret ferroviaire, lorsque le contexte
géographique et les contraintes technico-économiques le permettent.
▪ Contribuer aux travaux développés par les fédérations (FRTP,
SEDDRe, UNICEM), les collectivités et les associations spécialisées
pour renforcer les synergies territoriales.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Référent économie
circulaire.
▪ Rayon/distance
d’approvisionnement et
de fourniture.
QUANTITATIFS :
▪ Tonnage de matériaux
alternatifs produits et
distribués localement.PAGE 30
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ S’appuyer sur les associations
locales, notamment actives dans
le secteur de l’ESS ainsi que les
associations de riverains, pour
faciliter le travail de concerta-
tion.
▪ Proposer une accultura-
tion des riverains par le biais
de «journées portes ouvertes»,
dans le respect des règles de sé-
curité.
4. CRÉER DES RETOMBÉES SOCIO- ÉCONOMIQUES POSITIVES, EN VEILLANT
À RÉDUIRE LES NUISANCES ET EN
OPTIMISANT L’INTÉGRATION URBAINE DES
PLATEFORMES
▪ Contribuer à la création d’emplois locaux, non-délocalisables, si
possible en insertion.
▪ Faire preuve de pédagogie vis-à-vis des élus et des riverains pour
s’assurer de leur adhésion au projet.
▪ Penser les lieux de recyclage et de transformation de matière pour
qu’ils génèrent le moins de nuisances possible en termes de bruit, de
trafic, de poussières, etc.
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Enquêtes auprès des
riverains.
QUANTITATIFS :
▪ Nombre d’emplois non-
délocalisables créés.PAGE 31
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Catalogue actualisé
des matériaux fournis.
▪ Démarche qualité et
contrôle sur l’ensemble
de la chaîne.
QUANTITATIFS :
▪ Niveau de performance
environnementale et
technique des matériaux
fournis à unité fonctionnelle
égale (CO2e, ressources
naturelles, etc.).
7. ENGAGEMENTS - FILIÈRES DE
SECOND ŒUVRE ET EQUIPEMENTS Cette branche rassemble l’ensemble des fournisseurs de matériaux et équipements nécessaires aux travaux du second-œuvre concourant à l’habitabilité de l’ouvrage. Elle intègre à la fois les fournisseurs de matériaux neufs, réemployés, reconditionnés ou recyclés.
1. FOURNIR DES PRODUITS ET ÉQUIPEMENTS DE QUALITÉ EN VEILLANT
À LEUR INNOCUITÉ SANITAIRE ET
ENVIRONNEMENTALE
▪ Mettre à disposition de manière transparente l’ensemble des
informations nécessaires permettant de :
– Faciliter la prise en main des produits et équipements par les
utilisateurs,
– Démontrer le respect de l’ensemble des normes techniques et
sanitaires,
– Documenter leur performance environnementale.
▪ Développer une démarche de qualité et de traçabilité rigoureuse,
afin de rassurer les utilisateurs finaux quant à la bonne réalisation de
l’ensemble des étapes d’entreposage, de reconditionnement et de
mise à disposition des produits/matériaux de réemploi/réutilisation.
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ S’orienter vers des démarches
volontaires de contrôle qualité
et/ou de certification avec l’ap-
pui d’experts dédiés des maté-
riaux et produits ne bénéficiant
pas d’un marquage CE.PAGE 32
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Démarche d’éco-
conception engagée sur
l’ensemble de la chaîne
de production.
▪ Moyens dédiés
à l’innovation et
à la recherche et
développement.
QUANTITATIFS :
▪ Tonnage de CO2 évités.
▪ Part des PEMD éco-conçus,
réemployés ou reconditionnés
relativement à l’ensemble des
PEMD fournis.
2. PRIVILÉGIER L’ÉCO-CONCEPTION ET ADOPTER DES PRATIQUES ÉCO-
RESPONSABLES
▪ Devenir moteur dans la création de nouveaux éco-matériaux / éco-
produits.
▪ S’approvisionner, autant que possible, avec des matériaux bio/géo-
sourcés, réemployés ou recyclés.
▪ Concevoir des produits facilement transportables, démontables et
réparables.
▪ Lorsque c’est possible, développer de nouveaux procédés de
« remanufacturing » et d’« upcycling », visant à créer de nouveaux
produits en réutilisant tout ou partie de produits et équipements.
▪ Veiller à réduire les emballages.
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Investiguer les possibilités de
développement et d’évolution
vers de nouveaux modèles éco-
nomiques, de type économie de
fonctionnalité.PAGE 33
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Démarche
d’amélioration
continue.
QUANTITATIFS :
▪ Tonnage de CO2 évités.
▪ Tonnage de matières
valorisées.
▪ Volumes d’eau économisés.
3. AMÉLIORER LES PROCESS INTERNES EN CŒUR D’USINE / PLATEFORME
▪ Améliorer l’efficacité énergétique des équipements, des outils-
machines, des bâtiments et des outils numériques.
▪ Améliorer les process afin de réduire la consommation d’eau,
notamment par la récupération des eaux de pluie et / la réutilisation
des eaux usées traitées.
▪ Limiter les pertes matières, valoriser les co-produits éventuels.
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Étudier les possibilités de
développement de nouvelles fi-
lières de reconditionnement (lo-
gistique inverse, remise à neuf,
etc.).PAGE 34
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Enquêtes auprès des
riverains.
QUANTITATIFS :
▪ Nombre d’emplois non
délocalisables créés.
4. CRÉER DES RETOMBÉES SOCIO- ÉCONOMIQUES POSITIVES, EN VEILLANT
À LIMITER LES NUISANCES ET À
OPTIMISER L’INTÉGRATION URBAINE DES
PLATEFORMES
▪ Mettre en avant la valeur ajoutée des projets pour l’activité
économique et sociale, notamment sur la question de la relocalisation
et de la création d’emplois non-délocalisables.
▪ Faire preuve de pédagogie vis-à-vis des élus et des riverains pour
s’assurer de leur adhésion au projet.
▪ Réduire les nuisances et s’intégrer dans le paysage urbain par des
aménagements spécifiques.
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Proposer des espaces pour
l’accueil du public afin d’organi-
ser des visites pour les élus et les
citoyens, dans une démarche de
sensibilisation.
▪ Proposer, lorsque cela s’y
prête, des services, produits et
équipements aux particuliers,
dans une logique d’offre glo-
bale.PAGE 35
INDICATEURS LIÉS :
QUALITATIFS :
▪ Référent économie
circulaire au sein de
l’entreprise.
▪ Rayon/distance
d’approvisionnement et
de fourniture.
QUANTITATIFS :
▪ Tonnage de matériaux
alternatifs produits et
distribués localement.
5. S’ANCRER DANS LES DYNAMIQUES DE COOPÉRATION LOCALES, POUR MASSIFIER
LES FLUX ET VISER LE PASSAGE À
L’ÉCHELLE DES PRATIQUES DU RÉEMPLOI
ET DU RECYCLAGE
▪ Communiquer sur la capacité d’accueil et les conditions
d’acceptabilité des matériaux déconstruits,, notamment en lien avec
les éco-organismes, les plateformes numériques existantes et les
animateurs territoriaux de l’économie circulaire.
▪ Se connecter au réseau existant pour massifier (voire mutualiser) le
transport de matériaux en zone dense.
▪ Dans le cadre de la filière REP pour les déchets du bâtiment,
contribuer à un maillage des plateformes de solutions pour le
réemploi, le recyclage et la revalorisation.
▪ Intégrer des clauses de réinsertion et renforcer le lien avec les
associations locales de l’ESS.
POUR ALLER PLUS LOIN :
▪ Étudier l’opportunité d’in-
tégrer des démarches multimo-
dales en matière de logistique.
▪ Mettre à disposition des ser-
vices mutualisés à destination
des professionnels (base vie,
location d’équipements, etc.),
voire des riverains dans le res-
pect des normes d’accueil de
public (ressourcerie ouverte au
public, formations, etc.).
▪ Favoriser le déploiement de
pratiques transversales, en s’ap-
puyant notamment sur des APP
ou des AMI pour soutenir l’in-
vestissement et les dynamiques
partenariales inhérentes.
▪ Ex : ouvrir les plateformes de
collecte à des activités de stoc-
kage (réemploi).PAGE 36
TERME DEFINITION REFERENCE
ACV L’ACV est un acronyme pour Analyse du Cycle
de Vie, une méthode normalisée qui permet de
mesurer les effets quantifiables de produits ou de
services sur l’environnement.
ADEME
BIM Le BIM est un acronyme anglo-saxon pour
Building Information Modeling. C’est une
méthode de travail améliorant la collaboration
en s’appuyant sur une ou des maquette(s)
numérique(s) représentant l’ouvrage en trois
dimensions, utilisant des logiciels.
Fédération Française
du Batiment
Co-conception La méthodologie de co conception intègre une
approche d’innovation sociale, de design, et de
créativité autour de la co-production d’objets
concrets., le processus allant de l’idée au
prototypage.
C’est à l’occasion du processus de co-
conception que les animateurs vont promouvoir
l’apprentissage collaboratif.
CNFPT
Déconstruction
sélective
Le démontage sélectif d’installations techniques
ou de certains éléments d’une construction, afin
de valoriser les déchets et de réduire les mises à la
décharge ».
La déconstruction constitue donc un processus
continu qui génère de nouvelles ressources.
Larousse
Densification D’une manière générale, la densification est
l’augmentation du nombre d’habitants par
kilomètre carré dans un espace donné.
ENS Lyon
Eco-conception Consiste à intégrer la protection de
l’environnement dès la conception des biens ou
services. Elle a pour objectif de réduire les impacts
environnementaux des produits tout au long de
leur cycle de vie.
Ministère de la
transition écologique
Eco-matériau Matériau de construction qui répond aux critères
techniques habituellement exigés des matériaux
de construction mais qui possède également
des critères environnementaux ou socio-
environnementaux, tout au long de son cycle de
vie.
Réseau éco habitat
LEXIQUEPAGE 37
Economie de la
fonctionnalité
Un système privilégiant l’usage plutôt que la
vente d’un produit. Elle vise à développer des
solutions intégrées de biens et services dans une
perspective de développement durable. Ainsi,
l’échange économique ne repose plus sur le
transfert de propriété de biens, qui restent la
propriété du producteur tout au long de son cycle
de vie, mais sur le consentement des usagers à
payer une valeur d’usage.
Ministère de la
transition écologique
EIT EIT pour écologie industruelle territoriale :
la quantification des flux de ressources, et
notamment des matières, de l’énergie et de
l’eau, à optimiser les flux de ces ressources
utilisées et produites à l’échelle d’un territoire
pertinent, dans le cadre d’actions de coopération,
de mutualisation et de substitution de ces
flux de ressources, limitant ainsi les impacts
environnementaux et améliorant la compétitivité
économique et l’attractivité des territoires.
Ministère de la
transition écologique
Externalité Effet positif ou négatif de l’activité d’une
organisation ou d’une personne sur
l’environnement humain, naturel ou économique.
Bulletin officiel de
l’éducation nationale,
de la jeunesse et des
sports
FDES Fiche de Données Environnementales et Sanitaires
: c’est un document normalisé qui présente
les résultats de l’Analyse de Cycle de Vie d’un
produit ainsi que des informations sanitaires
dans la perspective du calcul de la performance
environnementale et sanitaire du bâtiment pour
son éco-conception.
INIES
Filière REP Les filières à responsabilité élargie des
producteurs (REP) sont des dispositifs particuliers
d’organisation de la prévention et de la gestion
de déchets qui concernent certains types de
produits. Ces dispositifs reposent sur le principe
de responsabilité élargie du producteur, selon
lequel les producteurs, c’est-à-dire les personnes
responsables de la mise sur le marché de certains
produits, peuvent être rendus responsables de
financer ou d’organiser la prévention et la gestion
des déchets issus de ces produits en fin de vie.
Ministère de la
transition écologique
Matériaux
alternatifs
Tout matériau élaboré à partir d’un matériau de
déconstruction du BTP et destiné à être utilisé,
seul ou en mélange avec d’autres matériaux,
alternatifs ou non, au sein d’un matériau.
CEREMAPAGE 38
Matériaux bio-
sourcés
matériaux issus de matière organique
renouvelable, de la biomasse d’origine végétale
ou animale tels que la paille, le liège, etc.
Ministère de la
transition écologique
Matériaux géo-
sourcés
matériaux issus de ressources d’origine minérale,
tels que la terre crue ou la pierre sèche.
Ministère de la
transition écologique
Métabolisme urbain Le métabolisme territorial désigne l’ensemble des processus de consommation et de transformation
de l’énergie et des matières mises en jeu par le
fonctionnement des territoires.
Ministère de la
transition écologique
Mixité d’usage La multifonctionnalité se dit d’un espace dans
lequel différentes fonctions se côtoient, c’est-à-
dire différentes modalités d’habiter l’espace et d’y
produire.
ENS Lyon
Mutabilité La capacité d’un territoire à évoluer, appréhendée
principalement à partir du foncier (disponibilité,
constructibilité, desserte, divisibilité), et de sa plus
ou moins grande capacité, possibilité à être cédé,
aménagé, bâti.
Union Habitat
Reconditionnement Un produit ou une pièce détachée d’occasion, au sens de l’article L. 321-1 du code de commerce,
peut être qualifié de “ produit reconditionné ”
ou être accompagné du terme “ reconditionné ”,
dès lors que les conditions suivantes sont réunies :
« 1° Le produit ou la pièce détachée a subi des
tests portant sur toutes ses fonctionnalités afin
d’établir qu’il répond aux obligations légales de
sécurité et à l’usage auquel le consommateur
peut légitimement s’attendre ;
« 2° S’il y avait lieu, le produit ou la pièce
détachée a subi une ou plusieurs interventions
afin de lui restituer ses fonctionnalités. Cette
intervention inclut la suppression de toutes les
données enregistrées ou conservées en lien avec
un précédent usage ou un précédent utilisateur,
avant que le produit ou la pièce ne change de
propriétaire.
Décret n° 2022-190 du
17 février 2022
Recyclage Toute opération de valorisation par laquelle les
déchets (y compris organiques) sont retraités en
substances, matières ou produits aux fins de leur
fonction initiale ou à d’autres fins.
Les opérations de valorisation énergétique des
déchets, celles relatives à la conversion des
déchets en combustible et les opérations de
remblaiement ne sont pas qualifiées d’opérations
de recyclage.
Article L541-1-
1 du code de
l’environnementPAGE 39
Réemploi Toute opération par laquelle des substances,
matières ou produits qui ne sont pas des déchets
sont utilisés de nouveau pour un usage identique
à celui pour lequel ils avaient été conçus.
Article L541-1-
1 du Code de
l’environnement
Réhabilitation La réhabilitation urbaine consiste à rénover
sans détruire, sans raser, à la différence de la
rénovation. Elle suppose le respect du caractère
architectural des bâtiments et du quartier
concerné.
Ens Lyon
Resilience La capacité d’un territoire à anticiper, à réagir
et à s’adapter pour se développer durablement
quelles que soient les perturbations auxquelles il
doit faire face.
CEREMA
Ressources
naturelles
Sources de matière et d’énergie accessibles
économiquement dans l’environnement naturel
sous forme primaire avant leur transformation par
l’activité humaine.
Une ressource naturelle peut être renouvelable à
l’échelle humaine (biomasse animale ou végétale,
eau) ou non (ressources métallique, minéraux,
ressources énergétique fossile, uranium).
Insee
Réutilisation Toute opération par laquelle des substances,
matières ou produits qui sont devenus des
déchets sont utilisés de nouveau.
Article L541-1-
1 du Code de
l’environnement
Réversibilité Aptitude d’un ouvrage, neuf ou existant, à
changer facilement d’usage plusieurs fois dans le
temps.
Qualite Construction
Sobriété La « sobriété » renvoie à des démarches
multiples, dont le dénominateur commun est une
recherche de « moins »,
de modération des biens et des services produits
et consommés, tout en recherchant un « mieux »,
notamment
une augmentation de la qualité de vie et du bien-
être – où le « mieux » et le « moins » sont des
notions relatives.
ADEMEPAGE 40
Sourcing « Sourçage » (de l’Anglais « to source »)
Actions menées par l’acheteur afin de connaître
un marché fournisseur, son fonctionnement et
son évolution : les fournisseurs qui le composent,
le degré de concurrence entre
eux, les technologies, la structuration des coûts et
les modèles économiques du secteur,
les méthodes et processus, les innovations, les
différents acteurs qui interviennent dans le
processus de mise à disposition d’un produit/
service (sous-traitants, fabricants de composants
etc…), et les tendances du marché.
Il s’agit d’une démarche active de recherche et
d’identification d’opérateurs économiques,
suivie d’échanges avec les fournisseurs relatifs aux
produits/services qu’ils commercialisent
et à leurs méthodes et savoir-faire. Ces actions
sont menées en amont de la consultation.
Ministrèe de
l’économie
Techniques non-
courantes
Courantes et non-courantes, les assureurs
distinguent :
-les travaux normalement garantis (techniques
courantes)
-les travaux nécessitant une déclaration préalable
de la part de l’entreprise, et une éventuelle
adaptation de la prime d’assurance à l’évaluation
du risque encouru (techniques non courantes).
Il s’agit d’une relation contractuelle établie par les
assureurs.
CSTB
Urbanisme
transitoire
Il englobe toute initiative qui vise, sur des terrains
ou bâtiments inoccupés, à réactiver la vie locale
de façon provisoire, lorsque l’usage du site
n’est pas déterminé ou que le projet urbain ou
immobilier tarde à se réaliser.
Institut Paris RégionPAGE 41
SIGNATURE
Je soussigné, _________________________________
représentant de l’organisation ______________________________
Implique par ma signature mon organisation à respecter les engagements suivants de la Charte Métropolitaine pour une Construction Circulaire.
– Engagements généraux
– Engagements - prescripteurs
– Engagements - MOA
– Engagements - MOE / AMO EC
– Engagements - Entreprises générales de travaux
– Engagements - Filières de gros œuvre
– Engagements - Filières de second œuvre
Signature