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Arrêté - Préfecture - Gard - Pièce3 6b DAE Résumé non techn
Arrêté - Préfecture - Gard - Pièce3 6a DAE Document d'incidences V3 Partie 2 3 compressed
Document publié le Mercredi 14 août 2024
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Gard - Pièce3 6a DAE Document d'incidences V3 Partie 2 3 compressed)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire,
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la rétention de l'eau et les fonctionnalités
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humidesD4 intégrer la gestion des espèces faunistiques et floristiques dans les politiques de gestion de l'eau, en renforçant la lutte contre les espèces invasivestit.
“iER RCE ERRTEEES
INSTITUT NATIONAL DE L'ENVIRONNEMENT INDUSTRIEL ET DES RISQUES (&)
Monsieur le Directeur Régional
DRIRE Languedoc-Roussillon
6, avenue de Clavières
30319 ALES CEDEX
N/Réf, : SSE-YPa/CS
32MZ01/L01 Verneuil-en-Halatte, le 2 juin 1994
Objet: Etude réalisée sur le secteur de MALBOSC, commune de LAVAL
PRADEL.
Monsieur le Directeur,
Pour faire suite à votre courrier du 4 mars 1994, veuillez trouver, ci-joint, en trois
exemplaires, une note de synthèse sur les effondrements karstiques de MALBOSC.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de nos sentiments
distingués.
Le Directeur Général Adjoint,
PJ.3
>- Tél 1331 44556677-
1 B 198 SENLIS : SIRET 381 984
44556699 - Télex: 140094
9- APE 7701 Parc Technologique ALATA - B P N° 2 - 6 Etablissement Public à cé uik-en-Hala striel 81 ColIN=RIS INSTITUT NATIONAL DE L'ENVIRONNEMENT INDUSTRIEL ET DES RISQUES
SSE-YPa/CS Verneuil-en-Halatte, le ler juin 1994
32MZO01/R02
EFFONDREMENTS DANS LE KARST TRIASIQUE GYPSEUX
DU SECTEUR MALBOSC
(LA GRAND'COMBE, GARD)
NOTE DE SYNTHESE
À la demande de la DRIRE Languedoc-Roussillon, l'INERIS a réalisé pour le compte des
HBCM, Unité d'Exploitation du Gard, une étude sur les risques représentés par l'ennoyage des travaux miniers souterrains des OULES et de RICARD, près de la GRAND'COMBE (référence SSE YPa/CS 26EA25/R05 du 30 décembre 1993). Cette étude consacrée aux liaisons entre les différents réservoirs miniers que constituent les vieux travaux en cours
d'ennoyage, a par ailleurs permis de faire le point sur l'existence de cavités souterraines de dissolutions, dans le gypse triasique, à l'aplomb ou au voisinage des travaux miniers du secteur de MALBOSC, cavités pouvant donner lieu à l'apparition de dangereux
effondrements de terrains (fontis). Cette note reprend les conclusions de ce rapport relatives
aux risques d'effondrements.
Le secteur de MALBOSC étudié (ainsi que le secteur de MONTREDON, en marge de la
zone d'étude) (figures 1 et 2) a été affecté par plusieurs effondrements naturels liés à des
dissolutions karstiques dans le gypse triasique, à proximité du lit majeur du Gardon. La
plupart des effondrements sont d'origine géologique (quaternaire récent ?), voire historique. Le dernier effondrement s'est produit en février 1984 à l'aplomb d'un secteur exploité 10 ans auparavant par les Houillères des Cévennes dans le secteur de MALBOSC.
L'INERIS a effectué une analyse des données géologiques, hydrogéologiques et minières disponibles pour évaluer l'impact des travaux miniers sur la zone sensible de MALBOSC (annexe 1). Cette approche a été complétée par la réalisation de 4 sondages destructifs de 200 à 290 mètres de profondeur, avec diagraphies instantanées et différées. Suite à la décision prise par les HBCM de pomper 100 à 150 m3/heure d'eau dans la nappe baignant les remblais comblant l'effondrement de 1984 (étude BRGM du 01/04/1992 "Alimentation en eau industrielle de l'U.E. Gard, compte rendu des recherches et travaux réalisés en 1991"), il
s'agissait de préciser les risques représentés par ce pompage sur l'environnement géologique
et hydrogéologique près des habitations de MALBOSC (annexe 2).SSE-YPa/CS 32MZ01/R02 2/23
Des recommandations ont été effectuées pour envisager un programme de reconnaissance complémentaire à celui de Charbonnages de France, au titre des risques naturels, au
voisinage du village de MALBOSC centre, pour confirmer les premiers résultats obtenus
par ces 4 forages. Ces possibilités ont été envisagées lors d'une réunion à la sous-préfecture
d'ALES, le 18 février 1994, où les conclusions de ce rapport ont été portées à connaissance
des élus de la commune de LAVAL-PRADEL et de l'Administration. Par ailleurs, une
réunion d'informations pour les habitants de MALBOSC est prévue le 10 juin 1994.
1 INCIDENCES DE L'EXPLOIT N MINIERE DE: LES R_LE
TERRAINS DE RECOUVREMENT TRIASIQUES
L'exploitation houillère des OULES, au Sud de la GRAND'COMBE (4,5 millions de m3 de
dépilages, de 1959 à 1976) s'est développée le long de la plaine alluviale du Gardon, dans
un faisceau houiller parfois très proche de la base du Trias (50 à 100 mètres), entre les cotes
NGF - 100 et - 300 mètres. 1 à 4 couches ont été dépilées par longues tailles généralement
foudroyées sauf dans le secteur de MALBOSC, où elles ont été remblayées
pneumatiquement, en raison de la proximité du Trias aquifère (figures 3 et 4).
Le Trias, karstique et aquifère, riche en marnes et en gypse/anhydrite, a posé de nombreux
problèmes lors du creusement des puits. Pendant l'exploitation, malgré le remblayage
pneumatique des tailles, d'importantes venues d'eau se sont manifestées dans le secteur de MALBOSC au niveau des fractures engendrées par les affaissements miniers à la base des
terrains secondaires. Elles ont provoqué la vidange totale ou partielle de réserves karstiques triasiques proches du toit des terrains houillers exploités.
Le siège des OULES a été délaissé en mai 1986 avec arrêt de l'exhaure.
Les vieux travaux des OULES sont aujourd'hui totalement ennoyés et le niveau des eaux s'est stabilisé à hauteur de la nappe sous-alluviale du Gardon (+ 170 m au niveau des puits
des OULES), sans engendrer de problèmes particuliers (aucune résurgence visible).
Les affaissements miniers, suivis depuis 1972 au titre d'arrêtés préfectoraux dans le
secteur de MALBOSC, sont stabilisés au droit de la voie SNCF, dans le méandre du
Gardon. Au niveau du village de MALBOSC, de très faibles mouvements (2 à
5 centimètres) sont perceptibles entre les levers de 1979 à 1993. D'après l'analyse des
données géologiques et hydrogéologiques, conjointe à la présence proche d'effondrements karstiques, ces mouvements résiduels pourraient être attribués aux dissolutions actives des terrains gypseux, plutôt qu'à un reliquat d'affaissement minier.
Il E EMENTS KA ES DU SECTEUR DE
Un brutal effondrement de terrain (noté "D" sur la figure 5) s'est produit dans la nuit du 26 au 27 février 1984 près du village de MALBOSC, sur une propriété HBCM. Cette cavité s'est produite à l'aplomb d'un secteur exploité entre 1972 et 1974 (figures 5, 6, 7). Seule la 8ème
couche, épaisse de 2,60 m, a été exploitée par 3 tailles remblayées (tailles 820, 821 et 822) à
la cote - 200, soit 385 mètres de profondeur, avec pour conséquence la formation d'une
d'avec les moyens le sn 6 La probriéré au client qui ab res ou publicitaires, à utiliserSSE-YPa/CS 32MZ01/R02 3/23
cuvette d'affaissement de 0,50 mètre entre 1972 et 1975. L'orifice circulaire, d'une trentaine
de mètres de diamètre, laissait apparaître des parois verticales voire surplombantes dans des
formations marno-calcaires. Le fond de la cavité était ennoyé à la cote + 158 m, à 28 mètres
de profondeur (surface à la cote + 186 m). Les sondages exploratoires réalisés en juin 1989
par les HBCM., avant comblement de la cavité par des schistes de lavoir, ont confirmé le
surplomb de la cavité en direction du Nord.
Des traces d'effondrements anciens, antérieurs à toute exploitation minière, existent par
ailleurs dans ce secteur sur le flanc de coteau, entre le village de MALBOSC et la voie
ferroviaire longeant le Gardon, notamment 3 impacts circulaires.
Le premier, noté C, est visible 100 m au Nord de l'effondrement de 1984, en contrebas de la
route, avec une structure déprimée circulaire en surface de 30 mètres de diamètre.
L'effondrement est totalement remblayé et occupé par une vigne.
Deux autres traces d'effondrements contigus, notés A et B, sont observables 200 m au Sud de
l'effondrement de 1984. D'un diamètre de 40 mètres chacun, l'impact B est occupé par une
zone marécageuse constamment en eau à la cote + 183 m, l'impact À est encore plus marqué
dans la topographie occupé par un plan d'eau plus profond (non sondé) à une cote
approximative de + 180 m, les bords de la cuvette étant aux cotes + 187 à
+ 190 mètres. D'après les habitants du village, ces effondrements A et B pourraient dater du
XIXème siècle.
Les 4 effondrements circulaires s'alignent selon une direction NO-SE, correspondant sensiblement à la direction de faille (20 à 30 mètres de rejet) observée dans les travaux de
8ème couche, entre les tailles 821 et 822 à 350 mètres de profondeur.
Un 5ème effondrement, noté E, se serait produit dans les années 1920 à l'angle du carrefour
MALBOSC/CASSAGNES, immédiatement à l'Est de l'effondrement C. Aucune trace de cet événement rapporté par les habitants du hameau n'est visible dans le terrain en question
(ardin).
Des dépressions ouvertes perpendiculairement à la vallée du Gardon (allure de dolines), sont par ailleurs visibles dans la topographie en pied de coteau, immédiatement à l'Ouest des
effondrement.
L'analyse des nombreuses données géologiques et hydrogéologiques recueillies, permet d'établir que ces manifestations sont liées à la dissolution active du gypse triasique présent entre 70 et 200 mètres de profondeur, sur des épaisseurs atteignant plusieurs dizaines de mètres. Ces effondrements se localisent le long d'accidents géologiques qui ont permis de canaliser les flux d'eaux sous-saturés de la nappe sous-alluviale du Gardon, et d'accélérer le processus de dissolution, avec développement du réseau karstique sur ces discontinuités tectoniques. Lorsque le volume des cavités atteint une taille critique, il se produit alors une
rupture brutale de la voûte avec effondrement des terrains de recouvrement (mécanisme de "fontis"). Certains facteurs peuvent alors accélérer le processus de ruine engagé, et
déclencher l'effondrement : action de fortes pluies alourdissant les terrains de recouvrement et provoquant des surcharges hydrauliques, action de séismes, perturbations d'ordre
hydraulique (rabattement de nappes par pompages), influence de travaux miniers..
Ce document à dé srl avec 1 à des ins régiemenraires ou Pub voir.aire ge l'INERIS. Les résultats SOA(a propriété du lent qui S'Oblige. en ca£ de Cormmutication à des ter légratement ou de manlère objective et à en citer. dans à mesuredu possible, lotigine INERISLis
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SSE-YPa/CS 32MZ01/R02 4/23
Ces dissolutions sont particulièrement concentrées au niveau du méandre de MALBOSC. Ce type de dissolutions gypseuses a particulièrement été décrit par TOULEMONT ( 1987), dans le lit majeur des fleuves parisiens (méandre de Gennevilliers sur la Seine, Marne à Neuilly-
Plaisance), où les phénomènes de décharge sous-alluviale de la nappe entraînent une
évolution régressive des berges, dans la zone concave des. méandres.
Le passage de l'exploitation minière sous cette zone naturellement sous-minée par le
développement d'un karst actif dans le gypse n'aurait fait qu'accélérer un processus de ruine inéluctable de cavités déjà bien évoluées, en augmentant la perméabilité de fissures des
terrains et en les déstabilisant mécaniquement (affaissement, vidanges d'aquifères).
TIT EFFONDREMENTS ANCIENS, SECTEUR DE MONTREDON
Au moins 4 impacts circulaires d'effondrements sont visibles en rive droite de la plaine
alluviale, sur les flancs du coteau marno-calcaire hettangien, en surplomb de la route
nationale entre MONTREDON et LA CROUZETTE (cf. photo), en dehors de toute influence
minière. Le trias contient toujours dans ce secteur des épaisseurs de gypse et d'anhydrite
importantes (quelques dizaines de mètres), à moins de 200 mètres de profondeur, d'après les sondages d'exploration réalisés par CdF dans les années 1960.
IV P DU _POMPA: 'EFFONDREMENT D E
RE AVITES P, OFOND,
L'U.E. GARD a mis en service, en avril 1992, une unité de pompage d'eau industrielle
puisant les eaux de l'aquifère karstique, dans la cavité remblayée de l'effondrement de 1984,
à raison de 100 à 150 m3/h (figures 7 et 8).
Devant les risques classiques d'aggravation des dissolutions naturelles du trias gypseux par
pompage au voisinage des habitations de MALBOSC, l'INERIS a recommandé de trouver
une solution alternative pour alimenter le lavoir en eau et d'engager une campagne de sondages en vue d'analyser le risque lié à la présence d'éventuelles cavités, entre le site de pompage et les zones habitées.
La recherche d'un nouveau site de pompage a été confiée à un hydrogéologue conseil
régional. Cette étude est arrivée à son terme et le pompage a été transféré en juin 1994, dans
une zone moins sensible, près de l'ancienne gare de MALBOSC, dans les eaux du karst
calcaire hettangien.
Quatre forages destructifs diagraphiés (diagraphies instantanées et différées), de 200 à 290 mètres de profondeur, ont été réalisés a proximité des zones d'habitation (figures 5 et 6).
Les résultats de sondages ont confirmé la présence de cavités de dissolution dans le gypse,
entre 100 et 250 mètres de profondeur dans 3 des 4 sondages (annexe 2).
établi avec les moyens et le savoir-faire de l'INERIS. Les résultats SON 1 res où pub AIS à utikerletaies résultas intégralementou me manieSSE-YPa/CS 32MZ01/R02 5/23
Le forage MALBOSCA exécuté près de la place du village n'a pas mis en évidence de zone
de dissolution dans ce secteur, bien que les bancs de gypse/anhydrite soient particulièrement développés, entre 140 et 275 mètres de profondeur.
Les 3 autres forages (MALBOSC3 au Sud Ouest près de l'ancienne école, MALBOSCS près du carrefour MALBOSC/CASSAGNES, MALBOSC6 près des maisons sur la butte au dessus de ce carrefour) présentent 2 horizons de cavitation franche sur 5 à 7 mètres de
hauteur vers 100 mètres et 200 mètres de profondeur, notamment pour le sondage de
MALBOSC6 réalisé près d'un lotissement de 4 villas situé dans l'alignement structural des 4 impacts d'effondrements. La hauteur des vides observés ponctuellement à l'endroit des sondages n'est pas en soi alarmante, mais l'existence de vides beaucoup plus développés
latéralement reste à craindre.
Au vu des informations ponctuelles fournies par ces 4 forages :
— le village de MALBOSC proprement dit, dressé sur un entablement de calcaires
hettangiens, n'apparaît pas sous-miné par le karst gypseux, au moins au niveau du
sondage MALBOSCA4. De plus l'entablement calcaire est relativement épais (30 à
50 mètres) et n'apparaît pas fracturé par de gros accidents. Il constitue de ce fait une
certaine protection contre des montées de voûtes issues de l'affaissement du toit de
cavités de dissolution dans les marnes gypseuses,
— le groupe d'habitations sur la butte au dessus du carrefour MALBOSC/CASSAGNES se
situe dans le prolongement de l'axe structural jalonné par les 4 impacts d'effondrements,
outre le 5ème impact signalé près du carrefour qui daterait des années 1920. Les zones de
dissolutions, repérées ponctuellement en sondage vers les cotes + 105 + 95 m , + 50 +
40 m et + 15 + 10 m, avec des épaisseurs ne présentant pas de risque immédiat vu leur
profondeur au-delà de 100 mètres, sont susceptibles d'être toutefois beaucoup plus
développées latéralement, voire en profondeur au-delà de la zone sondée, entre 190 et
290 mètres de profondeur pour MALBOSCS et 6,
— le secteur au Sud-Ouest du village reconnu par le sondage MALBOSC3, au-delà de
l'ancienne école, près des anciens effondrements jumeaux, présente une configuration
analogue avec des cavités modérément développées au droit du sondage.
Le karst à l'origine des effondrements est actif, et le drainage des eaux de la nappe karstique
profonde, non saturées (200 à 1100 mg/l), est susceptible à plus où moins long terme
d'augmenter le volume des cavités existantes, jusqu'à ce qu'elles parviennent à la taille critique d'effondrement. La teneur en sulfates des eaux à la résurgence de LA TOUR
(250 mg/l), dans la nappe du GARDON près de la gare de MALBOSC (550 à 900 mg/l), ou
dans le pompage de l'effondrement de 1984 (500 à 600 mg/l), est révélatrice d'une importante dissolution du gypse triasique, entre le secteur des pertes du Gardon, près du FESC, et les
résurgences de LA TOUR et de DAUTHUNES.
A part les reconnaissances par sondages avec un maillage suffisamment serré, il n'existe pas de procédés de reconnaissance permettant de repérer d'importantes cavités au-delà de 50 mètres de profondeur.
moyens et le savoir-faire de l'INEJ ni, Les résutat 36n aires. À Vilser sait 'ésuitats téSSE-YPa/CS 32MZ01/R02 6/23
CLUSIONS ET RE NDATION;
Au vu de ces éléments, il convient que la municipalité de MALBOSC prenne les
dispositions nécessaires au niveau du P.O.S. pour interdire toute nouvelle construction dans
le périmètre concerné (probablement l'essentiel du territoire de la commune).
Concernant l'existant, un complément de reconnaissances par sondages nous paraît
nécessaire pour confirmer l'absence de dissolutions autour du centre du village (au moins 3
sondages à 130 kF).
Il y a possibilité de surveiller à long terme l'évolution des cavités repérées dans les
sondages restés accessibles en réalisant périodiquement (tous les 2 à 3 ans) un contrôle par diagraphies nucléaires (60 kF pour les 4 sondages réalisés). La poursuite de la surveillance du réseau de plots topographiques, mis en place par les HBCM dans le cadre du suivi des
affaissements miniers, peut également permettre de déceler les zones où les tassements
superficiels provoqués par les dissolutions profondes sont les plus importants.
Reste à déterminer la conduite à tenir pour le lotissement situé dans l'axe des
effondrements, à moins de 50 mètres des effondrements C et E, et où les indices de
cavitation décelés dans les sondages MALBOSCS et 6 ne sont pas négligeables.
Ces conclusions sont établies, pour le secteur examiné, sur la rive gauche du Gardon entre les OULES et la gare de MALBOSC. Le risque d'apparition de fontis subsiste d'une façon générale tout le long de la plaine alluviale du Gardon où le Trias est présent à moins de 200 -
250 mètres de profondeur, comme l'attestent les traces d'effondrements visibles en rive droite au Sud de MONTREDON à proximité de la route nationale.
Y. PAQUETTE
faire ge l'INERIS, Les résul asLL =
2
EE
SSE-YPa/CS 32MZ01/R02 7/23
ETUDES EFFECTUEES
BRGM 78 LRO 232 PR - 05/09/1978
Etude des pertes et résurgences de la vallée du Gardon en amont d'Alès. Influence sur les lâchures en provenance du barrage de Sainte-Cécile d'Andorge (Gard).
BRGM 85 LRO 607 PR - 22/07/1985
Etude relative aux incidences hydrogéologiques et géotechniques du délaissement des
travaux de DESTIVAL. Rapport préliminaire.
BRGM 85 LRO 627 PR - 23/12/1985
Etude hydrogéologique et géotechnique relative au délaissement du siège des OULES.
CERCHAR GAI-RPo 71-1574/01 - 29/04/1986
Remblayage de la mine de RICARD.
INERIS GAI-YPa 71-6168/R01 - 07/01/1992
Ennoyage des travaux miniers de RICARD, examen des risques de réactivation du glissement
du puits du Gouffre.
BRGM 92 LRO 953 PR - 01/04/1992 U.E. Gard
Alimentation en eau industrielle Compte Rendu des recherches et travaux réalisés
en 1991.
INERIS GAI-JJs 71-6242/R01 - 10/05/1992
Mise en sécurité du carreau du puits RICARD.
INERIS GAI-JJs 71-6242/R02 - 29/07/1992
Ouverture partielle au public du carreau du puits RICARD.
INERIS GAI-YPa/CS 71-6246/L01 - 15/7/1992
Compte rendu de visite UE GARD 6 et 7 juillet 1992. Pompage d'eau industrielle dans le Kkarst gypseux de Malbosc.
INERIS GAI-YPa/CS 71-6246/R02 - 20/10/1992
Compte rendu de visite U.E. GARD 18 septembre 1992 et 6-7 octobre 1992. Pompage d'eau industrielle dans le karst gypseux de Malbosc.
INERIS GAI-YPa/CS 71-6246/R02 - 30/03/1993
Compte rendu de visite U.E. GARD 16 et 17 février 1993. Pompage d'eau industrielle dans le karst gypseux de Malbosc, recherche d'une alternative.Led
Lund
Lunel
Led
Lund
|
L
L
Se
nl
L_ 2
SSE-YPa/CS 32MZ01/R02 8/23
INERIS GAI-YPa/CS 71-6246/R03 - 30/03/1993
Compte rendu de visite U.E. GARD 17 et 18 mars 1993. Recherche d'eau industrielle pour le
lavoir du Fesc.
INERIS GAI-YPa/CS 71-6246/R04 - 22/6/1993
Compte rendu de visite U.E. GARD 17 et 18 juin 1993. Recherche d'une alternative au
pompage d'eau industrielle dans le karst gypseux de Malbosc.
ORENGO R.
Recherches d'eau dans les alluvions du Gardon pour les lavoirs à charbon rapport n° 1 :
février 1993, rapport n° 2 : février mars 1993.
ORENGO R.
Compte rendu concernant les forages effectués sur l'aire de stockage à charbon du site de la
Gare de MALBOSC, rapport avril/mai 1993.
ORENGO R.
Rapport sur les pompages effectués dans le cadre de l'étude sur l'alimentation en eau des lavoirs à charbon. Etude physico-chimique, étude piézométrique - août septembre 1993.pre
2.
=
SSE-YPa/CS 32MZ01/R02 9/23
A XEI
DONNEES GEOLOGIQUES
1 LITHOSTRATIGRAPHIE
Les affleurements observables dans le secteur OULES-MALBOSC sont essentiellement des
terrains marno-calcaires du Trias et du Lias.
+ LIAS:
Le Lias, composé de dolomies et calcaires , constitue l'ossature des reliefs du secteur:
+ SINEMURIEN :
Il s'agit de calcaires argileux en gros bancs, de teinte gris-bleu, à surface noduleuse et interlits
marneux.
+ HETTANGIEN :
L'Hettangien supérieur comprend une formation de dolomies compactes, en bancs métriques, séparés par des joints argilo-marneux (100 m d'épaisseur). Ces dolomies sont intensément
karstifiées et bréchifiées à l'affleurement.
L'Hettangien inférieur est sous forme de calcaire argileux gris, en petits bancs décimétriques,
à délit noduleux et intercalation de joints marneux (10 à 15 m d'épaisseur).
+ RHETIEN:
Le Rhétien, parfois absent, peut atteindre une dizaine de mètres. Il correspond à un calcaire
grisé, en bancs décimétriques et à intercalations marneuses. Il est parfois. difficilement
discernable de l'Hettangien inférieur.
° TRIAS:
Dans le région de la Grand'Combe, le Trias du secteur LASCOUS, LAVAL, MAS-DIEU et
MALBOSC comporte les trois termes de la série germanique, avec des faciès évaporitiques lagunaires, contrairement au Trias du secteur LES TAILLADES, BRANOUX, LA FAVEDE, LA POMAREDE qui présente des faciès gréseux grossiers dits de bordure (GRAS 1969).
Le Trias à faciès évaporitique se compose, de haut en bas :
— d'une cinquantaine de mètres de marnes bariolées, verdâtres à lie-de-vin, à rares
intercalaires de calcaire fin jaunâtre et grès grossiers, surmontant un ensemble de
puissance variable (50 à 100 m) de marnes et grès alternant avec des bancs massifs
d'anhydrite et de gypse (faciès KEUPER).SET
2
Er
SSE-YPa/CS 32MZ01/R02 10/23
— de 50 à 80 mètres de calcaires gris à tendance dolomitique, calcaires marneux et marnes sombres attribués au MUSCHELKALK. Les évaporites restent abondantes à la partie
supérieure et comportent exceptionnellement de minces passées de sel gemme. La base de la formation est marquée par une trentaine de mètres de calcaires dolomitiques,
souvent vacuolaires, à lits marneux noirs.
— d'une dizaine de mètres de conglomérats de base plus ou moins arkosiques (faciès
BUNTSANDSTEIN).
2 CARTOGRAPHIE
Le lever géologique du secteur de MALBOSC affecté par les effondrements, dans le méandre
du Gardon, montre à l'affleurement les bancs calcaires et gréseux de la base de l'hettangien et
du rhétien, s'ennoyant vers le Sud-Est (10 à 30°).
Le village de MALBOSC repose sur un éperon de calcaires argileux et dolomies compactes
hettangiens, également pentés vers le Sud-Est (10 à 40°).
Un linéament NNE-SSW correspond sensiblement à l'alignement des effondrements observés.
Les calcaires dolomitiques hettangiens apparaissent très karstifiés voire localement
bréchifiés. GRAS (1969) cite un "chaos de calcaires dolomitiques hettangiens" très
karstifiés, visible sur 200 m entre LE MAZEL et MALBOSC, au-dessus de la voie SNCF. Il
attribue ce chaos "à la dissolution des évaporites triasiques sous-jacentes par la nappe
alluvionnaire du Gardon et l'affouillement direct par le cours d'eau des séries marneuses déconsolidées".
Un certain nombre de ces karsts sont pénétrables et se développent sur plusieurs dizaines de mètres.
Finelle (1981) signale par ailleurs, dans le vallon de BELLIERE, l'existence de brèches intra-
formationnelles particulièrement développées sur une quinzaine de mètres d'épaisseur dans les formations argilo-calcaires du Trias moyen. Ces brèches se sont formées au cours de la
diagénèse précoce en milieu évaporitique, dans un cadre structural instable. Elles contribuent à augmenter notablement la perméabilité de ces formations en zone saturée et à les rendre particulièrement sensibles à la dissolution.
3 PUITS ET SONDAGES
La géologie profonde est précisée par la coupe de l'ancien puits de MALBOSC (n° 1) et un
sondage carotté réalisé en 1885 : MALBOSC n° 17 bis (figure 9).
Un deuxième sondage (n° 2 où MALBOSC17) réalisé en 1932 près de la gare de MALBOSC
@ proximité de l'ancien puits MALBOSC2) n'a malheureusement pas été carotté dans les terrains secondaires si ce n'est les grès de base du Trias (contact Trias/Houiller à la
profondeur de 344 m, soit une cote de - 178 m ; contact Houiller/micaschistes à 630 m de
profondeur soit une cote de - 464 m).
le, l'origine INERISSET
-
Le
SSE-YPa/CS 32MZ01/R02 11/23
La coupe type des terrains secondaires est fournie par le sondage 17 bis, foré à proximité de
l'effondrement de 1984 :
0 - 16,05 m calcaires en petits bancs
16,05 - 24,50 m grès
24,05 - 78,35 m marnes irisées
78,35 - 111,50 m grès à ciment calcaire
111,50 - 150,00 m MARNES GYPSEUSES
(cote NGF +60.2 à +21,6)
150,00 - 155,26 m calcaire
155,26 - 158,66 m calcaire coloré en rouge
158,66 - 164,16 m calcaire
164,16 - 167,21 m marnes grises
167,21 - 170,29 m MARNES GRISES GYPSEUSES SALIFERES
(cote NGF +4,4 à +1,4)
170,29 - 185,98 m marnes noires dures feuilletées
185,98 - 195,98 m calcaire
195,98- 205,98 m schistes
205,98 - 207,98 m schistes micacés
207,98 - 226,98 m grès de la base BASE TRIAS
226,98 - 243,78 m schistes TOIT DU HOUILLER
cote - 54,32 m
La coupe du puits de MALBOSCI1, à 300 mètres au Sud-Ouest du sondage 17 bis, en bordure
du Gardon, montre une lithostratigraphie comparable avec des indices de gypse sur de plus grandes épaisseurs, entre 70 et 170 mètres de profondeur (cote + 98 à + 47 m et + 16 à
+4 m).
Les formations gypsifères (marnes gypseuses) apparaissent donc sous les marnes irisées sur
une épaisseur supérieure à la cinquantaine de mètres, entre 50 et 170 mètres de profondeur (deux horizons sulfatés vers les cotes + 60 et + 5 m).
Le creusement du puits de reconnaissance de MALBOSCI1 s'est avéré à l'époque
particulièrement fastidieux dans la traversée des terrains triasiques aquifères, puisque commencé en avril 1861, il a été interrompu en mai 1868 à 167 mètres de profondeur, à la
base de la formation gypseuse, suite à une importante venue d'eau de 240 m3/h. Le forage a ensuite été repris en mars 1883 et s'est achevé en septembre 1885 à 389 mètres.
Ces recherches n'ont alors donné lieu à aucune mise en exploitation, vu la nature fortement
aquifère des terrains de couverture.
4 HYDROGE DU SECT DE BOSC
Le contexte hydrogéologique du secteur a été examiné par le BRGM lors de l'étude du
délaissement du siège des OULES de 1985 ainsi que dans le cadre de l'étude des pertes et
résurgences de la vallée du Gardon en amont d'ALES en 1978.er
2.
Li
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Ces travaux (colorations et lâchures du barrage de Sainte-Cécile d'Andorge) ont mis en évidence l'existence des pertes des eaux du Gardon au niveau de la centrale du FESC et du
méandre de MALBOSC (figure 1), pertes pouvant mettre à sec le lit aérien du Gardon à
l'étiage.
Ces pertes se produisent lorsque le lit du Gardon recoupe les calcaires karstifiés hettangiens ou les dolomies triasiques, à pendage Sud, à une altitude voisine de + 170 m au niveau de la
grande faille des OULES qui semble jouer un rôle prépondérant dans les infiltrations
souterraines.
Les eaux infiltrées ressortent en partie au niveau des sources de LA TOUR et de
DAUTHUNES à la côte + 150 m. Elles sont captées pour l'alimentation d'ALES et des agglomérations avoisinantes, après un temps de passage de 2 jours pour une distance de
4 200 à 4 800 m.
Le débit des sources à l'aval de DAUTHUNES est de 500 l/s pour un débit mesuré du Gardon
de 182 1/s au niveau de la centrale du FESC, de 168 l/s au niveau du puits des OULES et de
50 L/s face aux carrières SOPIL (étude BRGM 1985).
La teneur en sulfates des eaux au niveau des captages est de l'ordre de 220 à 250 mg/l et
traduit un important lessivage des gypses triasiques (à l'amont des pertes du FESC cette
teneur est de 50 mg/l). Avec un débit de 500 1/s et une concentration en sulfates de
250 mg/l le volume annuel de gypse triasique dissous sur le seul trajet des pertes avoisinerait
les 4 000 tonnes !
BIBLIOGRAPHIE
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Trias cévenol aux environs d'Alès (d'après les sondages des Houillères du Bassin des Cévennes). Colloque sur le Trias de la France et des régions limitrophes, Montpellier, Mém. B.R.G.M, n° 15, pp. 187 - 193.
GRAS H. - 1969
Quelques aspects des circulations d'eau dans le Trias de la Grand' Combe (Gard). Compte rendu Acad. Sc. Paris, D, 269, p. 1614-1617.
FINELLE J.C. - 1981
Contribution à l'étude du Trias de la bordure sous-cévenole. Stratigraphie, sédimentologie. Thèse 3° cycle, Univ. Dijon, 241 p., inédit.
PAULHAC J.P. - 1945
Contribution a l'étude du Trias des environs d'Alès, Gard, France.
Bull. Soc. Geol. France, 5° série, t XV, pp. 411-417
Ce document a été érabi à de ins réglementaires oùLt
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SSE-YPa/CS 32MZ01/R02 13/23
ANNEXE II
RESULTATS DES FORAGES HBCM POUR RECHERCHE DE CAVITES
KARSTIQUES ET RECHERCHE D'EAU
4 forages profonds ont été effectués avec pour objectif la recherche de cavités karstiques non loin des habitations du village de MALBOSC (MALBOSC 3, 4, 5 et 6), outre 3 forages de
recherche d'eau sur le carreau du FESC (FESC 1, 2, 3) (figures 10 et 11):
X YF Z prof. date fin
NGF (m) foration
MALBOSC 3 737 104,53 211 169,16 194,61 253,20 9/11/92
MALBOSC 4 737 237,14 211 335,38 202,68 287,20 25/11/92
MALBOSC 5 737 211,43 211 429,63 206,49 206,60 7/12/92
MALBOSC 6 737 220,10 211 514,96 217,27 193,40 714193
FESCI 736 289,72 212 662,94 178,87 141,00 26/10/92
FESC3 736 549,61 212 797,60 177,72 138,00 3/11/92
Nota : le forage FESC2, (X 736 799,26, Y 212 780,89, Z 176,39) de 57 mètres de
profondeur n'a recoupé que des terrains houillers.
Les résultats obtenus ont été synthétisés sur une planche hors-texte couleur non jointe à cette
note (cf. rapport original INERIS).
L'interprétation des diagraphies nucléaires et instantanées, conjointe au lever de cuttings, a permis d'établir de bonnes corrélations lithostratigraphiques sur l'ensemble de ces 5 forages qui ont tous reconnu une partie du Trias.
Par ailleurs, dans le cadre de la recherche d'un point de pompage moins sensible que le
pompage dans l'effondrement de 1984, 3 forages d'exploration et de test ont été effectués prés de la gare de Malbosc, 2 forages destructifs avec essais de pompage (MALBOSC 1 et 2), 1
forage carotté de calage d'une cinquantaine de mètres de longueur (MALBOSC7) (cf.
rapports ORENGO).
X Y Z prof. date fin
NGF (m) foration
MALBOSC 1 737155,80 | 210731,67 | 157,35 12 04/93 MALBOSC 2 737 202,96 210 794,85 160,55 40 29/04/93 MALBOSC 7 737 258,37 210 814,64 158,06 50 27/10/93É="]
=
ARRET
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LITHOSTRATIGRAPHIE
SONDAGE DE REFERENCE : MALBOSC4
Le sondage le plus caractéristique au plan lithostratigraphique est le sondage de MALBOSC4, réalisé près de la place du village de MALBOSC, avec une profondeur de 287 mètres.
Après avoir traversé en tête une trentaine de mètres de terrains calcaro-dolomitiques de la base de l'Hettangien et du Rhétien, ce sondage a reconnu l'essentiel de la série triasique.
La partie supérieure du Trias se présente sous une épaisse série (de 31,5 à 124,5 mètres de profondeur) à dominante marneuse, avec intercalations de petits bancs calcaires ou gréseux. Les marnes et argilites d'abord noires au sommet de la série sont bariolées à la base (vertes et rouges).
De 124,5 m à 140 m les cuttings révèlent des argilites jaunes finement litées à passées gréseuses et calcaires.
Puis l'on rencontre des argilites grises à noires à passées gréseuses ou dolomitiques et des horizons sulfatés particulièrement caractéristiques sur les diagraphies neutron et gamma-ray, de 140 m à 234,5 m (les pics de 600 à 1500 coups par secondes sur la diagraphie neutron indiquant une très faible porosité correspondraient à de l'anhydrite, les pics de 400 à 600 coups par secondes seraient du gypse, forme hydratée de l'anhydrite). Les bancs d'anhydrite se présentent sous la forme de bancs décimétriques à métriques, excepté à la base de la formation où l'on aurait un banc épais de 13 mètres d'après l'interprétation des diagraphies nucléaires. Deux pics très radioactifs sur la diagraphie gamma-ray à 189 m et 200 m constituent des repères pour les corrélations avec les autres sondages.
La base du sondage recoupe des formations plus carbonatées de 234,5 à 273 mètres avec marnes noires, calcaires dolomitiques et quelques passées de gypse/anhydrite, notamment un banc de 5 mètres de 268 à 273 mètres.
D'après les coupes des anciens sondages 17 bis et du puits de Malbosc, ce sondage a du stopper à une dizaine de mètres du toit du houiller (fin du sondage à la cote - 84 m, toit du houiller dans le sondage 17 bis à - 54 m NGF, au puits de Malbosc : - 78,5 NGF).
Aucune zone de dissolution importante n'est perceptible à la lecture des différentes diagraphies.
SONDAGE MALBOSC3
La lithostratigraphie de ce sondage de 253 mètres de profondeur, effectué au-delà de l'ancienne école, près de l'effondrement double A et B, est identique à MALBOSCA4.
1 sropriété au tient qui oblige. alement ou de manre Gbjective ét à en lue, darFRET
2
Fe
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0à26m : calcaire hettangien inférieur et rhétien,
26 à 107 m : marno-calcaire (marnes noires puis bariolées),
107 à 125 m : argilites jaunes dominantes,
125 à 235,5 m :argilites noires à passées gréseuses et dolomitiques et gypse + anhydrite, .
235,5 m à 253,2 m : série carbonatée et gypse-anhydrite.
On observe, d'après la diagraphie neutron, des bancs d'anhydrite de 1 à 2 mètres d'épaisseur à
140, 152, 156 et 184 mètres et des bancs massifs de 208,5 à 235 m et 240 à 246,5 mètres.
Les diagraphies instantanées et différées révèlent la présence d'une cavité franche de 220 à
227 mètres (cotes NGF - 25 à -32). Cette observation est confirmée àla foration par la chute
du train de tige et l'absence de remontée de cuttings. Les difficultés de foration au marteau
fond de trou ont eu lieu dès 214 mètres avec absence de remontée de cuttings et serrage
nécessitant la poursuite du forage au trépan. Une petite chute de l'outil a eu lieu également
sur 1 mètre, de 205 à 206 mètres, au toit du banc d'anhydrite massif. La zone détendue et
fracturée au toit de la cavité atteindrait donc une quinzaine de mètres d'épaisseur de
205 mètres à 220 mètres.
SONDAGE MALBOSCS5
Ce sondage de 206,6 mètres de profondeur a été effectué près du carrefour
MALBOSC/CASSAGNES, non loin de l'effondrement C. Sa coupe lithostratigraphique est la suivante :
0à14,5m : calcaire hettangien inférieur et rhétien,
14,5à90m : marno-calcaire (marnes noires puis bariolées),
90à110m : argilites dominantes jaunes et bariolées,
110à206m : argilites noires à passées gréseuses et dolomitiques et gypse + anhydrite.
Seuls 2 bancs d'anhydrite de 0,50 à 1 mètre d'épaisseur auraient été recoupés à 119 et
149 mètres (pics neutron à 600 et 750 coups/sec.). Le gypse a été identifié dans les cuttings
depuis 117 mètres jusqu'en fond de forage.
Des difficultés de foration ont été constatées à la base de la série marno-calcaire, entre
90 et 110 mètres de profondeur dans la zone des argilites jaunes, avec absence de remontée de cuttings, vitesses d'avancement hachées, lentes à rapides et tendance au serrage du train de tige (augmentation du couple de rotation). L'interprétation des diagraphies nucléaires révèle la présence de 2 zones de cavitation franches (pics densité à 99-100 m et 107-110 m, soit
entre les cotes +107 à + 96 m).
Enfin une autre zone de cavitation franche a été rencontrée en fond de forage, de 192 à 198 m (cotes + 15 à 9 m). Après une forte augmentation de pression sur l'outil et du couple de rotation associée à une remontée anormalement élevée de cuttings de 190 à 192 mètres, le forage a été repris au tricône avec injection de mousse polymère. La vitesse
nt à êté établi avec les moyensset le savoi lerrentaires ou publairs, à utiser a nicatii àdes tiers sdes fins sible, ltigine INERISEr
Æ
RE
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d'avancement a alors enregistré une brutale élévation de 192 à 198 mètres puis
de 202 à 203 m. Le forage a été stoppé à 207 mètres
alors qu'il était en pertes totales.
On est donc en présence d'une zone karstifiée à partir de 190 mètres et jusqu'à
au moins 207 mètres de profondeur, avec une cavité franche
de 192 à 198 mètres.
SONDAGE MALBOSC6
Ce sondage de 193,4 mètres de profondeur a été effectué près des villas sur la butte
dominant MALBOSC, dans le prolongement de l'axe
des différents effondrements.
Sa coupe lithostratigraphique est la suivante :
0 à 29,1 m : calcaire hettangien inférieur et rhétien,
29,1 à 110m : marno-calcaire (marnes noires puis bariolées),
110 à 123,6 m : argilites dominantes jaunes et bariolées,
123,6 à 193 m : argilites noires à passées gréseuses et dolomitiques et gypse
abondant.
La diagraphie neutron ne présente pas de pics à faible porosité révélateurs d'anhydrite
(les cuttings de gypse sont toutefois abondants à partir de 110
mètres).
Le forage a été en pertes totales de 55 à 105 mètres, sans remontée de cuttings.
Une première zone de cavitation à la base de la série marno-calcaire est également
rencontrée entre 111 et 125 mètres (cotes + 106 à + 92 m) avec élévation progressive
des vitesses d'avancement. Sur les diagraphies
nucléaires, 2 zones de cavitation franche sont perceptibles
de 111 à 112 m et de 118 à 122 m. Les cuttings de cette zone étaient riches en
gypse.
Enfin une zone de cavitation franche a été observée de 168,4 m à 175,2 m (cotes + 49
à + 42 m). Après une augmentation de la pression
sur l'outil de 167 à 169 m, les vitesses à
l'avancement se sont emballées de 169 à 175 m. Les diagraphies nucléaires confirment
l'existence de cette cavité.
DAGE, CILET3
Ces 2 forages avaient pour objectif premier la recherche d'eau, aussi ont-ils une profondeur limitée à 141 et 138 m.
Après avoir recoupé les formations calcaires et les marnes bariolées du toit du trias, les
horizons sulfatés ont été atteints à 120 m (FESC1) et 117 m (FESC3) de profondeur soit aux
cotes de + 56m et + 60m Les forages ont été stoppés après avoir traversé une quinzaine de
mètres d'argilites et de gypse/anhydrite. Les diagraphies n'ont pas révélé de cavitations particulières sur ces zones reconnues.
de LINERIS. Les résuliaesee
ES
Le
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SONDAGES M, OSCI, 2 et7
Le forage destructif MALBOSCI, dans le lit du Gardon, a traversé 7,5
mètres d'alluvions grossières avant d'atteindre
des formations mMarno-calcaires apparemment très karstifiées (de
7,5 à 12 mètres).
Le forage destructif MALBOSC2, sur la piste longeant le lit du Gardon, après avoir traversé
14 mètres d'alluvions grossières a recoupé cette formation marno-calcaire très
karstifiée jusqu'à 38,50 mètres, des cavernes franches
étant observées de 27 à 31 m et de 38,5 à 41 m.
Le forage carotté MALBOSC7 réalisé à proximité a eu pour objectif de
reconnaître précisément cet ensemble karstique avant
d'envisager un pompage durable dans ce secteur.
Sous 8 mètres d'alluvions, le forage a reconnu un ensemble dolomitique très karstique
jusqu'à une brèche de faille vers 29-31 mètres,
puis un ensemble marno-calcaire noirâtre jusqu'à 46
mètres avant d'atteindre le toit d'une formation de marnes noires. Ces niveaux correspondent aux calcaires dolomitiques de la base de l'Hettangien puis aux marnes noires du toit
du Trias. Les premiers bancs de gypse seraient à une centaine
de mètres sous cet ensemble marneux imperméable.
3EOL
. D'EA EUR ULFA'
Tous ces sondages ont rencontré diverses venues d'eau et ont subi également des pertes
partielles ou totales lors de la traversée de zones karstiques plus ou moins franches.
Le sondage le plus significatif de ce point de vue est MALBOSC3 où le débit d'eau estimé
à 36 m3/h tout le long du forage a doublé à 214
mètres au toit de la zone de cavitation avant d'avoir
une perte totale à 222 mètres au niveau du karst. Les prélèvements effectués à 110 m,
134 m et 200 m montrent une teneur en sulfates croissantes: 48 mg/l, 99,7 mg/l et 175
mg/l. Les eaux au niveau de la zone de dissolution
sont donc sous-saturées.
Deux prélèvements effectués dans MALBOSC4 à 55 et 105 mètres dans la série marno-
calcaire du toit du trias donnent des teneurs de 87 et 86 mg/l.
Deux prélèvements effectués dans MALBOSCS à 101,5 et 170 mètres, au toit et au coeur de la série gypseuse, donnent des
teneurs élevées, de 428 et 1211 mg/l.
Les arrivées d'eau les plus importantes sont dans la plaine alluviale, au droit des sondages FESCI, avec des débits mesurés à air lift de 70 et 80 m/h, à 66 et 81 mètres de profondeur,
et FESC3 avec des débits mesurés de 90 et 120 m%/h, à 90 et 105 mètres de profondeur. Les
teneurs en sulfates sont également plus fortes et croissantes avec la profondeur, elles atteignent 850 mg/l dans FESC1 à 133 mètres, au niveau des argilites à passées de gypse.es
EE
ES
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+ PIEZOMETRIE ET E UTION 1993
Les niveaux piézométriques de la nappe profonde mesurés dans différents sondages HBCM (figures 11 et 12) montrent un gradient Nord Sud, parallèle au gradient observé dans la nappe sous-alluviale du Gardon (FESC1 : 160,3 m, FESC3 : 157,1 m, MALBOSCS6 : 159,6 m,
MALBOSCS : 158,2 m, MALBOSCA : 157,8 m, MALBOSC3 : 157,6 m, MALBOSCI :
155,5 m, MALBOSC2 : 155,8 m).
Le suivi de l'évolution de la piézométrie au cours de 1993 et début 1994 montre la fluctuation
du niveau de cette nappe profonde en relation avec la pluviométrie. L'élévation de la nappe
avec les fortes pluies de l'automne 1993 est très forte sur les sondages FESCI, 2 et 3 (8 à
10 mètres) et moindre sur les sondages MALBOSC (2 à 4 mètres). L'impact des pluies de
printemps 1994 est par contre davantage marqué dans le forage MALBOSC6 (+ 6 mètres). Il s'agit d'un aquifère karstique en liaison avec les bassins versants où affleurent très largement les calcaires et marno-calcaires hettangiens et triasiques, avec de fortes transmissivités. Au niveau du secteur FESC/OULES, cet aquifère n'est qu'en liaison partielle avec le lit aérien du Gardon qui présente des transmissivités faibles du fait du colmatage des alluvions par les
fines schisto-charbonneuses décantées depuis des dizaines d'années (rapports ORENGO). Par ailleurs les cavitations karstiques peuvent être plus développées dans le secteur de
MALBOSC et les effets d'élévation de la nappe avec la pluviométrie seraient moins marqués dans ce secteur du fait de cette forte perméabilité et de l'évacuation de l'onde de crue vers le
Gardon.
avec les moyenset le savoir-faire ce lINERIS. Le fDublirtaires, à utile lesqis ésuats intégrateLi
=
EX
SSE-YPa/CS 32MZ01/R02 19/23
ANNEXE III
BIBLIOGRAPHIE GENERALE
A BA HOUIL : __EFFONDREMENT: FAISSEMEN
HYDROGEOLOGIE, VENUES D'EAUX
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FIG 1 GEOLOGIE DE LA VALLEE DU GARDON
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