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Document publié le Dimanche 1 janvier 2017
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Thèmes du document : Grandes et moyennes entreprises, Industrie, Environnement,
1
Abattoir de Digne-les-Bains
Rapport d’activité 20252
Table des matières
1. Introduction.......................................................................................................................... 3
1.1 Contexte ....................................................................................................................................... 3
1.2 Un service public pour l’élevage régional .................................................................................... 3
1.3 La gestion au quotidien ................................................................................................................ 3
2. Bilan de l’activité en 2025 ...................................................................................................... 4
2.1 Actualités et faits marquants ....................................................................................................... 4
2.2 Tendances de l’année 2025 .......................................................................................................... 5
2.2.1 L’abattoir dans l’économie régionale en 2025 ......................................................................... 5
2.2.2 Les tendances internes ............................................................................................................. 6
2.2.3 Bilan détaillé des volumes traités ............................................................................................ 8
3. Contrôle qualité et hygiène ................................................................................................... 8
3.1 Contrôle sanitaire ......................................................................................................................... 8
3.2 Contrôles et traçabilité................................................................................................................. 9
4. Perspectives.......................................................................................................................... 9
5. Rapport financier ................................................................................................................ 11
5.1 Dépenses de fonctionnement ........................................................................................................... 11
5.2 Recettes de fonctionnement ............................................................................................................. 12
5.3 Dépenses d’investissement ............................................................................................................... 13
5.3 Recettes d’investissement ................................................................................................................. 13
5.4 Conclusion et perspectives ................................................................................................................ 133
1. Introduction
1.1 Contexte
La gestion et le développement de l’abattoir de Digne-les-Bains est une compétence transférée à Provence
Alpes Agglomération à sa création au 1er janvier 2017. Elle était auparavant assurée par le Syndicat mixte
de l’abattoir de Digne-les-Bains, qui se composait des anciennes communautés de communes Asse Bléone
Verdon et Duyes Bléone, et des communes de l’ancienne communauté de communes de la Haute-Bléone.
Le syndicat mixte a été dissout au 31 décembre 2016.
Avant le Syndicat Mixte, l’activité était exploitée par une SARL dans le cadre d’un affermage. La SARL se
composait d’un gérant et de 96 associés éleveurs. À la suite de la liquidation de la société exploitante fin
2015, la gestion a donc été reprise en régie publique par le syndicat mixte, puis intégrée à Provence Alpes
Agglomération en 2017.
La gestion par la Communauté d’Agglomération est issue de la compétence « Actions de promotion,
soutien, développement de l’économie rurale et forestière ». Provence Alpes Agglomération assure
également la gestion de l’abattoir de Seyne, aujourd’hui en délégation de service public.
1.2 Un service public pour l’élevage régional
L’abattoir est multi-espèces et se compose d’une salle d’abattage et d’un atelier de découpe, installés dans
le même bâtiment. Une prestation de transformation vient compléter l’offre (préparation hachée salée,
saucisserie) aux éleveurs. L’activité d’abattage et de découpe s’adresse aux éleveurs pratiquant la vente
directe, aux bouchers, à la restauration collective ou encore aux négociants grossistes.
Bovin, porcs, cabris, caprins, ovins, veaux, chevaux : toutes les espèces sont accueillies, pour répondre aux
besoins spécifiques des 320 éleveurs locaux et soutenir l’ensemble des filières, y compris celles présentant
une faible rentabilité. L’abattoir possède les agréments Viande Bovine Française et Agriculture biologique.
L’abattoir de Digne-les-Bains offre un service sur-mesure, où la qualité prime sur la quantité. Il n’y a pas de
minimum de volume, de calibrage ou de restriction par espèce. Cet outil de proximité est privilégié par les
éleveurs, notamment les éleveurs recherchant un service multi espèces adapté aux circuits courts et à la
vente directe.
1.3 La gestion au quotidien
Le transfert de compétence au 1er janvier 2017 s’est accompagné d’une reprise de personnel, qui a été
rattaché au service Développement économique et touristique. Au 1er janvier 2025, ce sont 14 agents qui
garantissent l’activité de l’abattoir, dont deux administratifs (directrice et assistante).
En raison de sa qualification juridique, les agents exploitant l'abattoir relèvent du droit privé. Cette
spécificité distingue le fonctionnement de l'abattoir de celui des autres services de la collectivité. Ce statut4
permet de répondre aux contraintes d'exploitation propres à l'activité d'abattage (organisation du travail,
horaires, continuité du service, technicité des métiers).
Le secrétariat est ouvert tous les jours pour la prise de rendez-vous des éleveurs (du lundi au jeudi de 8 H
à 12 H et de 14 H à 17 H, et le vendredi de 7 H à 13 H). Le service est ensuite réparti en trois temps :
- Rentrées des bêtes (veille de l’abattage) :
• Dimanche de 16 H à 19 H – Ovins/caprins/porcins
• Lundi de 16 H à 19 H – Ovins/caprins
• Mercredi de 16 H à 19 H – Bovins/veaux/équins
- Récupération des produits finis découpés le vendredi matin (de 7 H 15 à 12 H)
- Récupération des carcasses du lundi au jeudi (de 6 H à 10 H)
2. Bilan de l’activité en 2025
2.1 Actualités et faits marquants
En novembre 2024, l’abattoir de Puget-Théniers, situé à 86 km de l’abattoir de Digne-les-Bains, a connu un
accident impliquant sa fermeture pour un an. Un report de clientèle des Alpes-Maritimes a par conséquent
été observé. La part des éleveurs des Alpes-Maritimes est passé de 6% en 2024, à 13% en 2025, sans pour
autant constater une augmentation significative du tonnage.
En effet, 2024 signe aussi l’ouverture du nouvel abattoir de Gap (84 km). D’un tonnage dix fois supérieur à
l’outil de Digne-les-Bains, il a pu progressivement capter des flux initialement dignois. En janvier 2025, c’est
au tour de l’abattoir de Seyne de rouvrir, par le biais d’éleveurs locaux réunis en société coopérative pour
répondre à la délégation de service public de Provence Alpes Agglomération (40 km).
Ces différents mouvements ne sont pas sans impact sur le panorama général de provenance des éleveurs
utilisateurs de l’abattoir, mais force est de constater que les tonnages restent stables, voire augmentent
légèrement en 2025. En août 2025, le prestataire collectant les cuirs et peaux a informé l’abattoir qu’il ne
reprendrait plus les peaux d’agneaux. Ce prestataire unique sur la région a accepté un arrangement en
collectant les cuirs gratuitement (contre un rachat de 5€ par cuir par le passé - les peaux d’agneaux étant
déjà repris à zéro). Cet équilibre reste donc fragile.
Le dernier trimestre 2025 a été particulièrement marqué par le désengagement de prestataires
d’évacuation des sous-produits animaux (SPAn, déchets d’abattage/découpe). Le prestataire chargé des
sous-produits animaux de catégorie 3 (SPAnC3), c'est-à-dire les matières d'origine animale présentant un
risque sanitaire faible, a connu une fermeture administrative. La direction de l’abattoir de Digne-les-Bains
a trouvé in extremis un arrangement avec un prestataire de remplacement, moyennant un surcoût non
négligeable de 1 000 € par collecte. L’abattoir a contractualisé avec un nouveau prestataire fin 2025 qui
donne satisfaction, mais ayant nécessité d’investir dans des bacs d’enlèvement adaptés (6 636 €).
Du côté des investissements, le système de pesée fiscale vieillissant a été remplacé pour garantir une
continuité de service réglementaire (5 520,60 €), ainsi qu’une machine à emballer sous-vide d’occasion
supplémentaire (7 500 €).5
Par délibération n°16 du 10 décembre 2025, Provence Alpes Agglomération a modifié les tarifs en vigueur
à l’abattoir de Digne-les-Bains, pour une mise en application en 2026. Les tarifs n’avaient pas été modifiés
depuis le 7 décembre 2022 (délibération n°31). Cette révision étant applicable uniquement à compter de
l’exercice 2026, elle est sans incidence sur les produits de l’exercice 2025.
L’augmentation tarifaire de 2025 varie de 1% (sur l’abattage) et de 4 à 8% (sur la découpe) et se justifie par
la hausse globale des coûts de fonctionnement de l’abattoir (matières premières, équipements, énergie,
masse salariale).
2.2 Tendances de l’année 2025
2.2.1 L’abattoir dans l’économie régionale en 2025
Le rôle de l’abattoir de Digne-les-Bains dépasse les frontières de Provence Alpes Agglomération puisque 67
% des volumes proviennent de clients extérieurs au territoire intercommunal en 2024. Cette part monte à
70,1% dans le tonnage en 2025.
Répartition du tonnage par départe ent et par PCI en 2025
Alpes-de-Hte-Provence Alpes-Maritimes Bouches-du-Rhône Var Autres départements
CC : CC Alpes d'Azur (5,6%)
C P : CA du Pays de Grasse (3,5%)
C : Métropole ice Côte d Azur (3%)
: Aix-Marseille Métropole (4,5%)
P : CA Provence Alpes Agglomération
(29,9%)
CC P : CC Alpes Provence Verdon (10%)
CCP : CC Pays de Forcalquier - Montagne
de Lure (8,5%)
: CA Durance Luberon Verdon
Agglomération (4,6%)
CC B : CC Sisteronais -Bu ch (2,3%)
CC PPB : CC Haute -Provence Pays de Banon
(1,9%)
CC P : CC Vallée de l'Ubaye Serre -Ponçon
(0,5%)
CC : CC Lacs et Gorges du Verdon (8,9%)
C P : CA de la Provence Verte (4,5%)
C P : CA Dracénie Provence Verdon (3,6%)
CCP : CC Provence Verdon (2,6%)6
2.2.2 Les tendances internes
Ces dernières années, les tonnages abattus sont en hausse, grâce à des prestations adaptées aux saisons
et aux besoins des clients pour
valoriser la totalité de leurs
carcasses. Il s’agit toutefois d’un
contexte de reprise : 420 tonnes
d’abattage en 2025, 417 en 2024,
385 en 2023, 378 en 2022.
Toutefois, l’abattoir culminait à
465 tonnes en 2020, 450 en 2019.
Au-delà des années de pandémie
qui ont affecté l’économie, la
baisse structurelle des tonnages
s’explique principalement par la
hausse du prix de vente des bêtes
sur pieds (achat par les
maquignons) qui a incité les
éleveurs à privilégier ce débouché au détriment de la vente directe.
A ce jour, aucun lien de corrélation entre la filière viande locale et les tonnages de l’abattoir n’est établi.
Les tendances locales mériteraient d’être étudiées par une étude de marché.
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500
2 0 1 7 2 0 1 8 2 0 1 9 2 0 2 0 2 0 2 1 2 0 2 2 2 0 2 3 2 0 2 4 2 0 2 5
TONNES
EVO LUT IO N DE L'A BAT TAGE ET DE LA
DÉCO UPE DEPUIS LA REPRISE PA R PA A
Tonnage abattage Tonnage découpe
60% 20%
13%
5% 2% 0% 0%
Répartition du tonnage glo al par départe ent en 2025
Alpes-de-Hte-Provence
Var
Alpes-Maritimes
Bouches-du-Rhône
Vaucluse
Drôme
Hautes-Alpes7
L'atelier de découpe traite environ 40 % du tonnage annuel de l'abattoir en 2025. La prestation génère près
de 47 % des redevances d'activité. Les ateliers de découpe privés du secteur répondent aux besoins
complémentaires des éleveurs du territoire.
L’atelier de transformation est plus saisonnier. La fabrication de hachés est particulièrement à la hausse
depuis la reprise post pandémie en 2022. La fabrication de saucisse est globalement à la baisse depuis les
années de pandémie.
Enfin, la viande labellisée Agriculture biologique représente 25% des tonnages sur les trois dernières
années, après un pic important en 2023 (110,6 tonnes).
AB 2025
Têtes Tonnage (kg)
BOVI S 116 30279,8
VEAUX 67 9918,6
PORCS 324 30479,6
OVI S 1785 25684,9
CAPRI S 319 2737,6
TOT 2611 99 101
5000,0
6000,0
7000,0
8000,0
9000,0
10000,0
11000,0
12000,0
13000,0
14000,0
15000,0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026
Kilogrammes
EVOLUTION SAUCISSERIE ET FABRICATION DE HÂCHÉ
DEPUIS LA REPRISE PAR PAA
Saucisse Hâché
18
20
22
24
26
28
30
2014 2016 2018 2020 2022 2024 2026
Part de bio
La viande labellisée agriculture biologique8
2.2.3 Bilan détaillé des volumes traités
Le détail des volumes abattus en 2024 et 2025 est le suivant :
ESPECES 2024 2025 TÊTES TONNAGE (kg) TÊTES TONNAGE (kg)
BOVINS 553 147 106 511 134 530
CABRIS 670 5 432 886 7 778
CAPRINS 137 2 458 138 2 378
PORCS 1 098 116 570 1 317 134 772
COCHES 20 3 408 10 1 133
EQUINS 4 597 2 614
DIVERS GIBIER 0 0 2 46
VEAUX 309 41 568 298 42 656
AGNEAUX 5 110 75 615 4 776 70 747
OVINS
ADULTES 849 19 546 831 19 110 AGNEAUX
CREPINES 450 3 854 654 5 701
PORCELETS 36 748 46 1 126
TOTAUX 9 236 416 900* 9 471 420 590*
* Les totaux sont calculés à partir des données exactes puis arrondis. Un léger écart peut apparaître en
effectuant la somme des valeurs arrondies.
3. Contrôle qualité et hygiène
L’abattoir de Digne-les-Bains garantit une sécurité sanitaire optimale des viandes et des installations grâce
à un respect strict de la réglementation.
3.1 Contrôle sanitaire
Afin de garantir la conformité des activités de l'abattoir aux exigences sanitaires en vigueur, Provence Alpes
Agglomération s'appuie sur un prestataire externe chargé du suivi des Plans de Maîtrise Sanitaire (PMS)
des activités d'abattage, de découpe et de transformation. Ce dernier assure notamment la mise à jour des
procédures, le suivi des bonnes pratiques d'hygiène, la formation des agents, le contrôle des
enregistrements réglementaires ainsi que l'accompagnement de l'établissement lors des inspections et
audits sanitaires.
Dans le cadre de ce dispositif, des autocontrôles microbiologiques sont réalisés tout au long de l'année
conformément au plan d'échantillonnage défini dans le PMS. Les prélèvements sont analysés par le
Laboratoire départemental vétérinaire, afin de vérifier la maîtrise sanitaire des procédés.9
Ces contrôles portent notamment sur :
• L'hygiène des carcasses, au travers du suivi de la flore mésophile aérobie, des entérobactéries et
de la recherche de Salmonella ;
• L'hygiène des surfaces, permettant de vérifier l'efficacité des opérations de nettoyage et de
désinfection des équipements et locaux.
Pour l'année 2025, les résultats des analyses confirment un niveau de maîtrise sanitaire satisfaisant :
• Contrôles microbiologiques sur carcasses : 100 % des prélèvements sont conformes aux exigences
réglementaires, dont 53,3 % de résultats satisfaisants et 46,7 % de résultats acceptables, aucun
résultat n'ayant été classé non satisfaisant.
• Contrôles microbiologiques des surfaces : 88 % des prélèvements sont satisfaisants, avec
seulement 8 résultats non satisfaisants sur 66 prélèvements réalisés, témoignant d'une bonne
maîtrise des opérations de nettoyage et de désinfection.
3.2 Contrôles et traçabilité
Les inspecteurs des services vétérinaires de l’Etat (DDETS-PP 04) assurent la réalisation des inspections
sanitaires officielles ante-mortem et post-mortem de l'ensemble des animaux introduits. Ces contrôles
permettent de vérifier l'état sanitaire des animaux avant leur abattage, puis la conformité des carcasses et
des abats destinés à la consommation.
Parallèlement, un dispositif de traçabilité est mis en œuvre à chaque étape de la chaîne de production. Il
permet d'assurer le suivi des animaux et des produits depuis leur réception jusqu'à la remise des carcasses,
des découpes et des produits transformés aux usagers de l'établissement, garantissant ainsi la conformité
aux exigences réglementaires et la capacité à retracer chaque lot en cas de besoin.
4. Perspectives
L’année 2025 a permis de renforcer la structuration du service d’abattage au sein de Provence Alpes
Agglomération. Rattaché au service Développement économique et touristique, et en l’occurrence
directement à son responsable, l’abattoir a néanmoins un fonctionnement indépendant (budget annexe,
gestion directe des ressources humaines, suivi par le Vice-président référent). Depuis 2017, le service
Ingénierie de Provence Alpes Agglomération intervient en appui ponctuel pour les subventions
d’investissement.
Entre 2021 et 2025, l’outil a été valorisé par le service Développement économique et touristique dans le
cadre du Projet Alimentaire Territorial, comme essentiel au soutien et à la promotion des circuits-courts.
C’est cette ambition qui a conduit le service à renforcer la recherche de subventions tant d’investissement
que de fonctionnement, auprès d’acteurs locaux (territoire d’industrie) et régionaux.
Par la suite, la création d’un poste de responsable adjoint du service Développement économique et
touristique au 1er septembre 2025 a acté de nouvelles modalités de collaboration, constituant un renfort
stratégique auprès de l’abattoir. Dans ce cadre, un plan pluriannuel d’investissement a été élaboré en10
octobre 2025, en concertation avec le service Bâtiments et Énergie, afin de hiérarchiser les besoins de
modernisation, de maintenance et de réfection de l’équipement.
Cette programmation fait apparaître plusieurs niveaux de priorité, hiérarchisés selon des critères
d’hygiène, de sécurité, de bien-être animal, de conformité réglementaire et de niveau de vétusté. Les
investissements prioritaires identifiés pour 2026 concernent la sécurisation des agents d’abattage,
l’amélioration des équipements d’hygiène et de bien-être animal, ainsi que de la sécurisation du site et de
ses bâtiments.
Cette programmation devra être articulée avec la réflexion prospective engagée sur l’avenir de l’outil
d’abattage.
En effet, malgré des investissements constants (plus de 500 000 € injectés entre 2018 et 2023) et la
subvention d’équilibre apportée par la collectivité (150 000 € en 2025, 200 000 € prévus en 2026), l’outil
atteint un niveau d'obsolescence critique sur son site actuel (cf partie 5).
Considérant la portée régionale de l’équipement, Provence Alpes Agglomération prévoit en 2026 le
lancement d'une mission d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO). Cette mission comprendra deux volets
complémentaires et stratégiques :
1. Une étude prospective des besoins du territoire,
2. Un accompagnement stratégique à la décision pour définir les scénarios d'aménagement du site,
le modèle économique et les modalités d'une gouvernance incluant les partenaires institutionnels.
L'objectif est de donner aux collectivités les éléments pour aider à la décision, et faire évoluer cet outil de
proximité vers un pôle régional performant, résilient et durable.11
5. Rapport financier
5.1 Dépenses de fonctionnement
Dépenses réelles 2025 2024 Variation
Charges de personnel 618 900 614 919 1%
Fournitures 66 668 78 408 -15%
Fluides 61 465 69 774 -12%
Amortissements d'investissement 42 004 35 106 20%
Impôts et taxes 37 196 37 676 -1%
Déchets 43 532 29 707 47%
Petits travaux 38 773 31 081 25%
Maintenance 31 646 26 644 19%
Honoraires 27 606 24 721 12%
Prestations externalisées 14 033 12 531 12%
Intérêts emprunts 7 541 3 864 95%
Frais postaux et de télécommunication 2 946 2 564 15%
Sinistres hors assurances 2 460 - -
Créances irrécouvrables 1 645 - -
Autres charges de gestion courante (matériel
roulant, assurance, services bancaires etc.)
1 957 2 202 -11%
Total général 998 372 969 196 3%
En 2025, les dépenses s’élèvent à 998 372 €, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2024 (969 196 €).
Les charges de personnel constituent le principal poste de dépenses, avec 618 900 €, soit environ 62 % des
dépenses totales. Elles restent globalement stables par rapport à 2024 (+1 %).
Les dépenses de fournitures diminuent de 15 % par rapport à 2024, traduisant un possible surplus de stock.
Les dépenses de fluides diminuent de 12 % suite à une baisse d’environ 3 000 € sur la facture d’eau et
assainissement, et d’environ 5 000 € sur la facture d’électricité.
Le poste de dépenses concernant l’enlèvement des déchets (sous-produits animaux) a augmenté de 47%,
suite à une réorganisation en urgence liée aux prestataires (cf partie « 2.1 Actualités et faits marquants »).
Le poste « petits travaux », en hausse de 25 %, recouvre la réparation de la chambre froide, les
interventions de dépannage électrique notamment sur les machines, les petites améliorations dans les box
ou dans le process. Les dépenses de maintenance sont également en hausse de 19 %, principalement en
raison du changement de prestataire de Provence Alpes Agglomération pour la maintenance des
installations thermiques.
Les annuités d’emprunt enregistrent une hausse en 2025, en lien avec la souscription en 2024 d’un nouvel
emprunt de 150 000 € sur 20 ans destiné au financement des investissements. Sa première annuité de
remboursement s’est élevée à 12 536,25 € en 2025. Cette évolution doit toutefois être mise en perspective
avec l’extinction prochaine d’un emprunt existant, dont le remboursement prendra fin courant 2027.12
5.2 Recettes de fonctionnement
La régie de l’abattoir a réalisé en 2025 un total de 773 756,94 € de recettes liées aux prestations de services.
En 2024 ce montant s’élevait à 778 596,28 € soit une baisse de 1 %.
Les prestations de services représentent environ 75% des recettes réelles totales de l’abattoir et se
décomposent comme suit :
o Atelier de découpe et conditionnement : 366 333,41 €
- Découpe et transformation : 179 170,37 €
- Conditionnement / emballage : 103 039,90 €
- Autres prestations d'ateliers annexes : 84 123,14 €
o Lignes d'abattage par espèces : 392 607,16 €
o Bovins : 121 977,68 €
o Veaux : 43 868,40 €
o Ovins / Caprins : 115 367,63 €
o Porcins : 91 922,88 €
o Solipèdes / Équidés : 19 470,57 €
o Prestations annexes (emballage, accès à l’électricité, frais d’équarrissage sur saisie) : 14 816,37 €
Total prestations de service : 773 756,94 €
L’abattoir a également bénéficié en 2025 d’une subvention d’équilibre du budget principal à hauteur de
150 000 €, notamment pour soutenir les remboursements d’emprunt.13
5.3 Dépenses d’investissement
Nature 2025 2024
Matériel de bureau et matériel informatique 0 10 965
Autres matériels 21 255 137 691
Constructions 0 10 856
Total général 21 255 159 512
En 2025, les investissements réalisés ont porté sur le renouvellement d’équipements nécessaires au bon
fonctionnement de l’abattoir, ainsi que sur l’amélioration des conditions d’exploitation.
Ils comprennent notamment l’acquisition de bacs destinés à la gestion des déchets (pour s’adapter au
nouveau prestataire), d’une nouvelle machine sous vide, ainsi que le remplacement de plusieurs
équipements ou pièces nécessaires au fonctionnement des installations existantes : distributeur
hydraulique pour le poussoir (salle de découpe), moteur pour la machine à moelle et radiateurs pour les
vestiaires.
L’année 2024 a quant à elle été marquée par le solde du remplacement d’une machine indispensable au
process d’abattage (échaudeuse et épileuse porcine), et l’installation d’un système de vidéosurveillance et
d’alarme intrusion. Ces deux postes ont été subventionnés par le Plan de relance « modernisation de
l’abattoir de Digne-les-Bains ». L’investissement dans un nouveau nettoyeur haute pression constitue un
autre poste de dépense. Enfin, le principal investissement de 2024 est la rénovation globale du système de
chauffage (passage d’une chaudière fioul à une chaudière gaz et raccordement au gaz de ville).
5.3 Recettes d’investissement
n ter es de recettes d’investisse ent, les 60 345,56 € correspondent au solde d’une subvention
accordée par FranceAgriMer en 2023 concernant le plan de modernisation des abattoirs (cf partie 5.2),
perçu en 2025.
5.4 Conclusion et perspectives
En fonctionnement, face à 998 372 € de charges d'exploitation, les produits des prestations de services
facturés directement aux usagers (Chapitre 70) ont généré 773 757 € de recettes. Ces ventes de services
se répartissent de manière équilibrée entre la ligne d'abattage (392 607,16 €, soit 50,7 %) et les ateliers de
découpe et de conditionnement (366 333,41 €, soit 47,3 %).
Le taux de couverture direct du service par les prestations facturées aux usagers s'établit ainsi à 77,5 %.
L’équilibre financier a été complété en 2025 par une subvention d’équilibre de 150 000 € versée par le
budget principal. La progression des dépenses de fonctionnement (+3 %) alors que les recettes issues des14
prestations diminuent légèrement (-1 %) appelle à maintenir une vigilance sur l’évolution des charges et
sur le niveau d’activité de l’abattoir.
Le budget principal 2026 de la collectivité prévoit une subvention d’équilibre de 200 000 €, traduisant la
nécessité de maintenir un soutien financier du budget principal vers le budget annexe dans un contexte de
besoins importants de maintenance et de modernisation de l’équipement. L’objectif demeure de
consolider le niveau d’activité et les recettes associées, tout en poursuivant la maîtrise des charges de
fonctionnement.
L’année 2026 constituera également une année structurante pour l’avenir de l’abattoir, avec la possibilité
de mobiliser de nouveaux financements pour les investissements, notamment dans le cadre du fonds
FEADER IAA+. Comme évoqué en partie 4, le lancement prévu d’une mission d’Assistance à Maîtrise
d’Ouvrage est destiné à éclairer les choix de la collectivité concernant l’évolution de l’équipement et son
modèle économique.
Cette réflexion devra s’inscrire dans une démarche de coopération avec les différents territoires utilisateurs
de l’abattoir, ainsi qu’avec le Département et la Région, afin d’identifier les modalités d’un partenariat
permettant de conforter l’avenir de cet outil structurant pour les filières d’élevage et l’économie locale.