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unknown - rapport developpement durable 2024 v2
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Mérignac.
Lien du pdf (unknown - rapport developpement durable 2024 v2)
Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Énergies,
Rapport
Développement
Durable
20243 2
Chères Mérignacaises, chers Mérignacais,
Le changement climatique fait aujourd’hui l’objet d’un consensus scientifique international. Pourtant, la dernière conférence mondiale de lutte contre le dérèglement climatique - la COP 29 - a échoué à dégager un accord commun quant aux mesures pour y faire face. Nous sommes parfois tentés de baisser les bras et de penser que nos actions individuelles, et même collectives à l’échelle d’une ville comme Mérignac, ne sont pas à la hauteur des enjeux. Nos efforts sont pourtant essentiels. Ce nouveau rapport, qui retrace l’ensemble des actions et initiatives de notre collectivité en 2024, le démontre.
Des projets ambitieux aboutissent, comme le réseau de chaleur urbain du centre-ville, la poursuite de notre plan de sobriété énergétique et la rénovation thermique de nombreux bâtiments. À l’automne, les premières récoltes de la Ferme des chênes de Chemin-Long ont commencé à alimenter les cuisines de nos crèches municipales et le maraîcher pourra démarrer la vente directe à la ferme dès la fin d’année.
À côté de ces grands projets structurants, nous avons renforcé les actions de proximité pour faciliter votre quotidien, vous proposer des solutions accessibles, vertueuses pour l’environnement comme pour votre pouvoir d’achat. Nos équipes d’animation de la transition écologique incarnent cette écologie positive et soucieuse de ne laisser personne sur le bord du chemin.
Les actions de sensibilisation, participatives et ludiques, sont aussi essentielles à l’engagement du plus grand nombre pour relever le défi environnemental. Le succès de la première édition de la Fête de la nature nous a convaincus de reconduire cet évènement familial chaque année.
Enfin, j’ai proposé à l’automne 2024 un grand projet pour les 6 années à venir, « Continuons Mérignac Ville Verte ». Pour adapter notre ville au réchauffement climatique, pour développer des espaces de respiration et de nature dans chaque quartier, en veillant à toujours à vous associer à l’amélioration de votre cadre de vie.
Nous pouvons limiter notre impact sur la planète sans négliger les solidarités indispensables pour que la crise climatique ne se double pas d’une crise sociale. C’est le chemin que poursuit Mérignac.
Bien à vous,
Édito
Alain Anziani
Maire de Mérignac
Sommaire
Le développement
durable à Mérignac
Nos modes de vie actuels et le fonctionnement de notre
économie produisent des déséquilibres à court, moyen
et long terme, qui remettent en cause les principes de
développement durable. Qualité de vie, emploi, biodiversité,
santé, justice sociale… Comment Mérignac se positionne-t-
elle dans cette transition écologique ? Quel est le sens et le
poids de cette action ?
04 PAGE
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
Il a été adopté par
193 pays à New York
en septembre 2015
A Mérignac, la dimension collaborative et solidaire fait
pleinement partie des pratiques pour mener la transition
écologique de la Ville en profondeur et pour continuer
d’améliorer le cadre de vie. Seul on va plus vite, ensemble on
va plus loin ! Les habitants sont prêts pour les changements
à opérer et en sont même souvent à l’initiative.
Une écologie
pour tous Ce sont 17 objectifs pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenaria
Il a été adopté par
193 pays à New York
en septembre 2015
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
Il a été adopté par
193 pays à New York
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Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
Il a été adopté par
193 pays à New York
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Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenar
Il a été adopté par
193 pays à New York
en septembre 2015
08 PAGE
Dans un contexte mondial très marqué par les fluctuations du
coût de l’énergie, la Ville amplifie sa mission environnementale
et la nécessité de faire des économies. Elle poursuit son plan
de sobriété, maintient ses chantiers structurants, en engage de
nouveaux sans perdre de vue l’ambition d’une métropole plus
autonome en énergie.
Climat et énergie
C’est un
programme universel
de développement durable
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
Il a été adopté par
193 pays à New York
en septembre 2015
L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
de développement durable
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
Il a été adopté par
193 pays à New York
en septembre 2015
12 PAGE
Après avoir longtemps occupé une place périphérique dans
l’aménagement des villes, elle redevient aujourd’hui plus que
jamais centrale. A Mérignac, la nature propose des zones
de loisirs et de ressourcement aux habitants, contribue au
rafraîchissement des zones urbanisées, permet de protéger
la biodiversité, produit parfois des ressources alimentaires.
L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
de développement durable
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
Il a été adopté par
193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
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Biodiversité
et usage des sols 18
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A Mérignac, la réduction de la production de déchets, les
économies d’eau, la lutte contre le gaspillage alimentaire
font partie des principaux leviers pour réduire les pollutions
et préserver nos ressources.
L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
de développement durable
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pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
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C’est un
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C’est un
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Gestion des ressources 27
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193 pays à New York
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Apaiser la circulation, concilier les différents usages, offrir
un air plus respirable… Bordeaux Métropole s’est engagée
dans une politique ambitieuse en faveur des mobilités
douces et durables en encourageant la pratique du vélo,
de la marche et l’utilisation des transports en commun
sur son territoire. Deuxième commune la plus étendue de
la Métropole, Mérignac tient un rôle important dans cette
démarche.
Mobilité 14
PAGE
C’est un
programme universel
de développement durable
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les p
Il a été adopté par
193 pays à New York
en septembre 20155 4
Le développement
durable à Mérignac En 2003, Mérignac est pionnière en Gironde avec
son Agenda 21. La démarche est nouvelle à l’échelon
communal, le concept de développement durable est
en plein essor et la Ville s’engage dans ce mouvement
de fond avec un poste dédié à la gestion de cet outil de
pilotage global qu’est l’Agenda 21. Progressivement, la
prise en compte des enjeux de développement durable se
traduit dans les pratiques quotidiennes de la Ville grâce
à trois plans d’actions successifs lancés en 2006, 2011
et 2017. Cette vision globale basée sur l’équilibre entre
les piliers environnementaux, sociaux et économiques
est désormais largement intégrée dans le pilotage de
l’action de la Ville. L’urgence climatique et la protection
de la nature étant des enjeux majeurs, la feuille de route
du mandat actuel a donné un nouveau cap en accélérant
les projets en matière de transition écologique et
solidaire et en renforçant progressivement les moyens
dédiés à l’animation de ces actions.
Objectifs de
Développement Durable
de l’ONU
L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
de développement durable
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
Il a été adopté par
193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
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193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
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de développement durable
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pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
Il a été adopté par
193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
de développement durable
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pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
Il a été adopté par
193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
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Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
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193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
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193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
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193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
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193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
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Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
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193 pays à New York
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C’est un
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
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pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
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193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
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Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
de développement durable
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
Il a été adopté par
193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
de développement durable
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
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193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
de développement durable
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
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193 pays à New York
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L’Agenda 2030, c’est quoi ?
C’est un
programme universel
de développement durable
Ce sont 17 objectifs
pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et par les partenariats
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193 pays à New York
en septembre 2015
PLAFOND
ÉCOLOGIQUE
PLANCHER
SOCIAL
LIMITES
DE NOTRE PLANÈTE
Focus sur la Vie Associative
Dans la continuité des rencontres de la vie associative
2022 sur l’utilité sociale, un travail collaboratif « Agenda
2030 Associations » a été lancé lors des Rencontres
de la Vie Associative des 30 novembre et 1er décembre
dernier 2023.
L’objectif est de disposer à Mérignac d’un référentiel
élaboré par et pour les associations autour des 17
objectifs de développement durable (ODD) de l’agenda
2030.
Ce référentiel a pour vocation de favoriser la collaboration
entre les associations, de partager les meilleures
pratiques, d’identifier les problèmes communs, de
renforcer les capacités des acteurs associatifs etc. Il
doit permettre aux associations de prendre conscience
de leur valeur ajoutée sur le territoire mérignacais, la
mettre en avant et d’en faire un levier de mobilisation de
bénévoles.
Avec 630 associations référencées sur son territoire, 15 000 bénévoles estimés et 5 millions d’euros de subventions annuelles, Mérignac est fière de son tissu associatif et soutien ce dernier avec détermination.
650
15 000
5 millions
associations
bénévoles
d’euros de subventions
Des discussions globales autour des enjeux, des défis et
des opportunités auxquels sont confrontés les acteurs
du monde associatif se sont tenues et des ateliers
autour des objectifs de développement durable se sont
déroulés lors du 1er semestre 2024.
Livré en octobre 2024, le référentiel sera ensuite
présenté en Conseil Local de la Vie Associative.
3 actions prioritaires ont d’ores et déjà été identifiées
pour le territoire pour chaque ODD.
Cet engagement se manifeste également par
des actions concrètes. En février, le service Vie
Associative a proposé un atelier Fresque du climat
dédié exclusivement aux bénévoles des associations.
En septembre, le forum des associations a travaillé à la
réduction des déchets produits au cours de la journée,
notamment par l’offre de restauration.
Porte-à-porte - Ateliers
Budget participatif
Fête de la Nature et des Jardins
Arbre en fête - Instances jeunesse
Associations - Seniors
Conseil de Développement et
de Transition Ecologique
Ecologie
pour tous :
Labels
Réduction des plastiques
Menus végétariens
Biodéchets
Achats responsables
Circuit court
Numérique responsable
Zéro gaspi
Zéro déchet
Ressources :
Modernisation des
systèmes d’arrosage
Télérelève
Télégestion
Augmentation
des compteurs
Aides financières
Dispositifs hydro-économes
Sensibilisation
Eau :
Energie verte
Relampage
Panneaux photovoltaïques
Réemploi - Isolation
Rénovation
Extinction éclairage
nocturne
Réseau de chaleur
Décret tertiaire
Energie :
Aménagements
cyclables
Tramway - Bus express
Multimodalité
Freefloating
Pédibus
Challenge de la mobilité
Aides financières
Location VAE
Mobilité :
Sciences participatives
Gestion différenciée
Zéro phyto
Renaturation
Jardins partagés
Ferme urbaine
Arbres remarquables
1 million d’arbres
Biodiversité :
BESOINS
HUMAINS
FONDAMENTAUX7 6
Focus sur le Conseil de Développement
et de Transition Ecologique
Plusieurs instances participatives représentent les
Mérignacais : Voix des Aînés pour les séniors, Impact
pour les jeunes, Conseil Municipal des Enfants pour les
écoliers, un atelier et un conseil pour chacun des 10
quartiers. L’écologie a également ses représentants : le
Conseil de Développement et de Transition Ecologique
(CDTE). Il se compose de 60 membres : 20 issus des
conseils de quartier, 20 désignés par le Maire comme
personnes qualifiées, 20 tirés au sort sur les listes
électorales. Ce CDTE est un organisme consultatif,
force de proposition dans tous les domaines de la vie de
la commune. Il a publié en 2024 son premier rapport.
Le CDTE a travaillé autour de deux thèmes
principaux :
- Mérignac : avançons vers l’autonomie énergétique
- Mérignac demain, la ville de toutes les proximités
3 questions à Denis ABRAND, vice-président
du Conseil de Développement et de Transition
Ecologique
Quelle a été votre méthode de travail en lien avec
les services de la ville pour la construction de votre
premier rapport ?
Nous nous sommes réunis tous les mois pendant deux
ans et demi afin de travailler sur les sujets de l’autonomie
énergétique et de la proximité. Grâce au travail de
Laure Clerteau Juge, chargée de mission démocratie
participative, nous avons pu rencontrer l’élu Bastien
Rivières, des techniciens des services de la Ville et de
Bordeaux Métropole et des intervenants extérieurs :
Alec, CREAQ, H² Vallée, Solévent…
Que vous ont apporté toutes ces rencontres ?
Tous ces acteurs nous ont permis de monter en
connaissance, de croiser leurs analyses d’experts avec
les expériences très diverses et la pratique citoyenne
des membres du CDTE. Nous avons également traité
beaucoup de données sur le volet Energie et exploité
une riche bibliographie sur le volet Proximité.
Selon vous, quels sont les sujets parmi ceux traités
dans votre rapport sur lesquels la Ville devrait encore
accélérer ?
Sur l’énergie, les priorités sont de communiquer sur la
sobriété et l’efficacité, et d’être plus proactif et incitatif
pour accélérer la production solaire en favorisant
l’autoconsommation.
Pour le volet transport, il s’agirait d’harmoniser les
modes de déplacement et de mettre plus en avant
l’argument du temps de déplacement effectif. Il s’agit
également de lutter contre la barrière psychologique
du risque en améliorant la sécurisation et les qualités
d’usage des infrastructures (aménagements cyclables
et trottoirs).
Pour le thème de la « proximité », il faut redynamiser
la vie de quartier par la dynamique commerciale et
pourquoi pas des commerces multiservices. Ajoutons
les dispositifs proposés : Véhicule d’Idées, d’Echanges
Nomade et Solidaire (VIENS), appli et tiers-lieux, pour
favoriser le lien social, fondateur du vivre ensemble.
Les Mérignacaises et Mérignacais se retrouveront
pleinement dans la maxime « une proximité heureuse
pour une urbanité vivante » de l’urbaniste Carlos Moreno.
le rapport du CDTE
c’est quoi
?
25
7
20
20 pages
ateliers
interventions et
interviews
réunions
de propositions
pour l’avenir
En première partie, le CDTE a travaillé sur le thème de
l’énergie et de l’autonomie énergétique. Après un rapide
constat des consommations françaises et locales,
une attention est portée à la règlementation. Puis des
propositions sont formulées pour une ville plus verte,
par le biais d’installations vertueuses, ingénieuses,
tournées vers le solaire.
Des préconisations sont également faites concernant
les transports, le nécessaire partage des espaces,
les alternatives à l’autosolisme et les pistes pour
une meilleure cohabitation des différents modes
de transports. Enfin, le rapport s’intéresse au
développement du territoire, ses commerces, son offre
culturelle, la qualité de vie et le vivre-ensemble. Là
encore, les objectifs suivent le constat. Dans chaque
chapitre, plusieurs propositions sont formulées, parfois
avec différents niveaux de faisabilité : accessible,
inventive, ultime.
Porte-à-porte : l’heure du bilan
Après un an de sensibilisation et d’accompagnement
des habitants à domicile, les résultats de ce projet-
test d’un an sont positifs : les Mérignacais ont réservé
un accueil très favorable aux cinq animatrices et se
sont engagés massivement pour progresser dans leur
démarche de transition écologique.
Ecologie pratique
En septembre à Capeyron et en mars à Arlac, l’équipe
d’animation a mené auprès des habitants des ateliers
d’écologie pratique. Après avoir sensibilisé les
habitants en porte-à-porte sur l’intérêt de pratiquer
des écogestes au quotidien, l’équipe a accueilli près de
200 personnes au sein des maisons de quartier pour
des animations autour de la réduction des déchets, de
l’énergie, de l’alimentation et de l’intérêt de faire soi-
même certains produits de base. L’animation a ensuite
été répétée sous un format plus restreint pour une
dizaine de bénéficiaires du Relais des aidants.
Budget participatif
Parmi les projets lauréats des Budgets Participatif
2021 et 2023, plusieurs contribuent directement à la
transition écologique de la Ville.
En septembre, un des projets a vu le jour : une matinée
d’animations autour du Zéro déchet et du recyclage s’est
tenue à l’occasion du marché d’Arlac. Ramassage de
déchets, sensibilisation au réemploi ou au compostage
et associations spécialisées ont accueilli une centaine
de personnes.
A Mérignac, la dimension collaborative et solidaire fait pleinement partie des pratiques pour mener la transition écologique de la Ville en profondeur et pour continuer d’améliorer le cadre de vie. Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ! Aussi, cette mutation ne s’envisage pas sans l’adhésion des habitants. De nombreuses animations sur tous les thèmes leur sont destinées. Les Mérignacais sont prêts pour les changements et mieux, ils en sont souvent à l’initiative !
1012 foyers sensibilisés
1995 écogestes acceptés
1854 écogestes réussis
957 accompagnements téléphoniques
grâce à 6 000 appels
9 personnes sur 10 acceptent de participer après
avoir été sollicitées
Une écologie pour tous9 8
Initiative d’habitants
Le domaine de Fantaisie a accueilli en octobre la journée
« des arbres et de l’eau ». Conférence sur les arbres,
stands autour de la biodiversité… 200 personnes ont
profité de cet événement impulsé par les membres du
conseil de quartier des Eyquems.
Quand la jeunesse s’intéresse
Les écoliers ont bénéficié d’un projet avec la ferme
pédagogique. Quatre classes, soit une centaine
d’enfants de 7 à 9 ans ont parlé alimentation et potager
lors d’un cycle d’animation à la ferme. Le concours de
dessin final a été présenté lors de la Fête de la Nature.
En plus de la centaine ayant suivi ce projet, c’est plus de
2500 élèves qui ont visité la ferme au cours de l’année
scolaire 2023-2024. La ferme a également accueilli 316
enfants de moins de 3 ans et plus de 600 personnes en
situation de handicap, tous âges confondus.
Les adolescents se sont mobilisés aussi. Par le biais de
l’instance représentative des 11-30 ans, l’Impact, ils ont
proposé un projet intergénérationnel autour des déchets
et de la consommation. Atelier de sensibilisation,
exposition sur l’impact carbone des objets du quotidien
et balade propreté ont rassemblé lors d’une après-midi
une vingtaine d’habitants jeunes… et moins jeunes ! De
leur côté, les collégiens des Eyquems ont participé au
programme Make it better : un échange international
avec des élèves portugais, polonais et espagnols pour
dresser un constant du changement climatique dans
différents milieux naturels de la région : Bordeaux,
Arcachon, Gavarnie… D’autres pays du programme
travaillent eux sur la biodiversité ou l’énergie. Un film
sera présenté dans les pays partenaires à l’issue du
projet.
Les séniors aussi
Présentation du dispositif d’animation en porte-à-porte
et des possibilités offertes par l’équipe d’animation,
ateliers nichoirs dédiés, test en avant-première du
parcours des arbres remarquables : les animations
proposées par la Ville ont été régulièrement déclinées
pour les séniors.
Du zéro déchet d’urgence
Le CCAS a proposé à des femmes victimes de violence
de fabriquer elles-mêmes leur kit d’hygiène composé
de savon, dentifrice et déodorant solides. Ces ateliers
ont permis de réaliser une sensibilisation auprès d’une
vingtaine d’entre elles sur les enjeux environnementaux
(composition des produits, réduction des déchets).
Fête de la Nature
Le 25 mai, la Ville organisait sa première Fête de la
Nature et des Jardins. Une journée d’animations autour
de la nature et des thèmes périphériques comme
l’alimentation et la réduction des déchets. A travers
plus d’une vingtaine de stands, les visiteurs ont appris
à favoriser la biodiversité dans leur jardin, découvert les
bonnes pratiques pour composter, fabriqué une bombe
à graines, acheté des plantes aromatiques, semé
des tomates cerises ou encore découvert les arbres
remarquables de la Ville. C’était également l’occasion
pour les habitants de donner leur avis sur la gestion du
bassin versant du Peugue rassemblant le Peugue, les
Ontines et la Devèze.
Concertation, initiations, ateliers, spectacle… c’est un
beau succès pour cette première édition qui a accueilli
plus de 3 000 personnes !
L’arbre en fête
Ayant pour thème « l’arbre nourricier », la troisième
édition de la Semaine de l’arbre permettait d’assister
à un ciné-débat sur la place de l’arbre et l’alimentation
dans la ville de demain, de participer à une fresque de
la biodiversité, des balades naturalistes ou des ateliers
autour du bois. Une centaine de personnes a profité
des animations tandis que 450 arbres fruitiers ont été
distribués aux habitants pour contribuer à verdir la
commune depuis leur jardin. Parallèlement, plus de
600 élèves ont bénéficié d’une animation offerte par
Bordeaux Métropole sur le thème de l’arbre, tandis
que l’équipe d’animation mérignacaise a proposé à une
trentaine d’enfants du périscolaire de Rosa Bonheur des
jeux sur le même thème.10
Eclairer moins, éclairer mieux
L’effort se poursuit grâce au plan de modernisation
renforcé afin de convertir 100% des 11 000 points
lumineux en LED d’ici fin 2026, divisant ainsi leur
consommation par deux. 1300 points les plus
énergivores avaient déjà été remplacés durant l’hiver
2022-2023. Courant 2023, c’est 2650 autres lanternes
qui ont été changées, portant à 53% le nombre de
candélabres équipés en LED. En complément, une partie
du réseau est dotée de dispositifs dits communicants,
qui permettent une adaptation fine de la puissance
de chaque point lumineux, toujours pour optimiser la
consommation. Ces derniers peuvent être rallumés à
pleine puissance à distance en cas de circonstances
exceptionnelles.
L’élargissement de deux heures de la plage d’extinction
nocturne de l’éclairage public courant 2023 a contribué
également aux économies d’énergie estimées à 27 %
entre 2022 et 2023.
Les équipements sportifs de plein air s’inscrivent
dans la continuité de cette démarche. Le relampage
de plusieurs équipements (au Burck et à Brettes) a été
entamé, comme l’amélioration de certains équipements
existants (minuteries, réglages…).
Énergie Mérignac s’engage pour réduire sa consommation d’énergie mais aussi pour une consommation décarbonée.
Instauré fin 2022, le plan de sobriété donne à voir des premiers résultats encourageants tandis que les projets pour une énergie plus verte se multiplient.
Lors de l’hiver 2022-2023, les enseignes lumineuses et
bâtiments de 2000 commerçants et entreprises avaient
fait l’objet de contrôles nocturnes suite à un courrier de
sensibilisation au respect de la réglementation en ma-
tière d’extinction. 10 % des structures avaient fait l’ob-
jet d’un rappel à l’ordre. L’opération a été renouvelée au
printemps 2024. Il ne restait plus que 4 % d’enseignes
en non-conformité. Parmi elles, deux tiers étaient des
nouvelles enseignes.
Une baisse des consommations
au sein des bâtiments
Outre la sensibilisation des usagers, la diminution de la
consommation d’énergie passe par des équipements
techniques plus performants mais aussi une meilleure
isolation des installations. Engagée sur les deux ter-
rains, la Ville réalise des efforts importants, notamment
pour ses bâtiments scolaires, nombreux sur le terri-
toire. Pour l’année 2023, Mérignac est fière d’afficher
une baisse de 13% de la consommation énergétique
par rapport à la moyenne de la période 2017-2019. Ces
chiffres ne sont pas le seul résultat d’un hiver 2023
-2024 doux : cette baisse est calculée avec une cor-
rection climatique, c’est à-dire en considérant un hiver
identique (correction Degrés Jours Unifiés). Couplé à la
rénovation de nos bâtiments, le plan de sobriété a por-
té ses fruits : campagne de sensibilisation aux usagers,
baisse des températures de consigne, travaux de per-
formance énergétique... Les usagers n’ont pas rencon-
tré de baisse de confort tandis que les consommations
ont globalement diminué. Ces résultats encourageants
seront à confirmer pour l’hiver 2024-2025. Si la baisse
globale est vérifiée, elle sera d’autant plus remarquable
que le patrimoine bâti, lui, augmente.
Rénover l’existant
Le Dispositif Éco Énergie Tertiaire dit « décret tertiaire »,
impose une réduction des consommations énergé-
tiques progressive pour les bâtiments tertiaires de
plus de 1 000m². Cette nouvelle réglementation vise à
économiser 60% d’énergie finale dans ces bâtiments à
l’horizon 2050. A Mérignac, ce sont 85 500m² qui sont
concernés, soit 64% de la consommation totale des
équipements de la Ville. Mérignac s’y conforme en ayant
déclaré sur la plateforme OPERAT tous les bâtiments
concernés et en déployant une stratégie de rénovation
de son patrimoine afin d’atteindre les objectifs fixés.
Une dizaine de chaufferies de différents équipements
(sportifs, scolaires, culturels) ont été modernisées entre
2022 et 2023 avec des chaudières à condensation. Deux
autres chaufferies sont programmées en 2024/2025
(écoles Anatole France et Pont-de-Madame) et un in-
ventaire du matériel de chauffage-ventilation-climati-
sation a été réalisé pour planifier le renouvellement à
moyen terme. Dans les bâtiments de l’Hôtel de ville, les
émetteurs de chaleur et de froid ont été changés afin de
garantir un usage plus performant.
Année Nombre PDL Energie Finale (kWhef) Coût (€ TTC)
2020 3 122 641 501 793
2021 260 3 001 668 -4 % 506 703 1 %
2022 257 2 985 967 -1 % 537 565 6 %
2023 259 2 183 040 -27 % 620 466 15 %
0
100
200
300
400
500
600
700
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
2020 2021 2022 2023
Coût en k€ TTC
Consomma
ti on en MWh
Evolution des consommations et des coûts ECLAIRAGE
PUBLIC
Conso EF Coût
11
La rénovation énergétique est désormais au cœur de
chaque chantier sur le territoire. 2024 a vu la poursuite
des études pour l’école Joséphine Baker et la salle po-
lyvalente du centre-ville (ancienne CPAM), l’atelier des
Arts, la crèche Croqu’île ou la toiture du Pin Galant. Le
démarrage de travaux sur ces sites est échelonné entre
juin 2024 et début 2025.
Une attention particulière est apportée aux écoles. Les
projets de rénovation énergétique s’intègrent dans une
démarche plus générale d’amélioration du cadre pour
les usagers. Les écoles Oscar Auriac, Jules Ferry et
Jean Macé sont actuellement à l’étude pour bénéficier
d’une rénovation énergétique mais aussi d’une restruc-
turation générale, d’un redimensionnement plus adapté
aux capacités d’accueil et d’une cour végétalisée. L’ana-
lyse croisée confort thermique-inclusion-usages des
cours d’écoles a été achevée début 2023 et a donné lieu
à un ensemble de recommandations et de propositions
pour la transformation des cours. Sur cette base, les
travaux ont été engagés au cours de l’été 2023 à l’école
Jean Jaurès 2, et les plantations effectuées à l’automne.
Dans la continuité, un travail d’analyse des besoins avec
les acteurs de l’école élémentaire Anatole France s’est
déroulé sur l’année 2023-2024. Les travaux commence-
ront été 2025.
2015 2018 202313 12
Bien penser le neuf
Les consommations énergétiques et le confort des
usagers sont désormais des critères primordiaux lors-
qu’une construction est envisagée sur le territoire. Deux
grands projets viendront confirmer cette démarche à
moyen terme. La rénovation de la salle du Krakatoa ac-
cordera une place majeure à l’optimisation énergétique
avec des objectifs de performance élevés ainsi qu’un
volet de réemploi in situ des matériaux de la salle ac-
tuelle. Le projet est désormais connu, les travaux dé-
buteront début 2025. Par ailleurs, des objectifs chiffrés
ont été fixés pour le nouveau gymnase Léo Lagrange :
ils concernent la luminosité (lumière naturelle favori-
sée), le confort acoustique et thermique, la consomma-
tion d’énergie et le recours à des matériaux de réemploi
et bio ou géo-sourcés. Un parking perméable et un ilot
de fraîcheur viendront compléter l’ensemble. Une at-
tention particulière sera portée au réemploi : 4 contai-
ners de matériaux issus de la déconstruction de l’ancien
stade nautique Jean Badet seront mis à disposition de
ce chantier en particulier.
Zone d’Accélération des Energies Renouvelables
Dans le cadre de la loi dite « d’accélération de la pro-
duction d’énergies renouvelables », la Ville a identifié et
voté en Conseil Municipal des zones d’accélération fa-
vorables à l’accueil de projets d’énergies renouvelables.
Concernant l’énergie solaire, les centrales solaires au
sol dans les espaces péri-urbains non artificialisés ne
sont pas jugées prioritaires au regard des enjeux de bio-
diversité et d’adaptation au réchauffement climatique.
Il est ainsi proposé de prioriser le déploiement de pan-
neaux photovoltaïques sur les toitures et les parkings.
Les projets connus d’aménagement photovoltaïque sur
toiture de bâtiments existants ou futurs sont cartogra-
phiés ainsi que par extension l’ensemble des toitures des
bâtiments actuels. En effet, ces derniers sont considé-
rés comme pouvant tous potentiellement accueillir des
panneaux photovoltaïques du fait de notre ensoleille-
ment. La faisabilité technique (orientation, ombrage…)
et la pertinence écologique ou économique de chaque
projet dépendent de facteurs qu’il n’était pas possible
d’analyser au cas par cas. La ville fait donc un choix
maximaliste incitant tous les propriétaires de bâtiment
à se poser la question et ainsi à favoriser une accéléra-
tion de production d’énergie renouvelable massive.
Concernant les ombrières photovoltaïques sur les aires
de stationnement, une analyse a été faite sur toutes
celles de plus de 1500 m². Ont été retirées des zones
d’accélération : les aires de stationnement présentant
un patrimoine arboré et celles incluses dans des zones
de projet avec des mutations potentielles (logement,
espaces verts, développement économique).
Bordeaux Métropole a fourni des éléments permettant
de définir également des zones d’accélération pour la
géothermie et le chauffage biomasse. Ces éléments
étudient la faisabilité de réseaux de chaleur en fonc-
tion de l’importance des besoins et des potentialités du
sous-sol, notamment pour la géothermie profonde. Les
projets en cours de déploiement ont été cartographiés
(Mérignac centre et OIM Bordeaux Aéroparc), ainsi que
les zones de futurs projets potentiels.
Produire de l’énergie
Engagé en 2020, le plan photovoltaïque poursuit son
développement. Les installations permettent l’auto-
consommation tantôt individuelle, tantôt collective.
En 2024, la Ville a voté la signature d’une convention
d’occupation temporaire du domaine public pour 30 ans
sur la toiture du groupe scolaire Edouard Herriot : des
panneaux photovoltaïques vont être installés sur les
1900m². Cette mise à disposition du toit au profit de la
société citoyenne Solevent est une première et permet
aux citoyens d’investir dans les énergies renouvelables.
Des travaux de renforcement des charpentes et de ré-
fection des couvertures seront planifiés en 2025 pour
permettre l’installation des panneaux entre 2025 et
2026. Ces panneaux permettront à terme une puissance
installée de 100kWce qui produira l’électricité équiva-
lente à la consommation de 60 logements.
La consommation actuelle des bâtiments municipaux
s’élève à 4648 MWh. Mérignac s’est fixé un objectif am-
bitieux de 20% de production d’énergie renouvelable en
2026. A ce jour, 9.3% de la consommation électrique
est produite par le photovoltaïque grâce à des pan-
neaux sur 8 équipements municipaux comme la Maison
des Habitants de la Glacière. Des opérations sont en
cours au relais des solidarités, la Maison des Habitants
de Beaudésert et à l’école des Bosquets. D’autres sites
enfin pourraient faire l’objet d’études : les écoles Os-
car Auriac, Marcelin Berthelot, Bourran, Jean Macé, les
gymnases Chemin Long et Léo Lagrange. Ainsi, à court
terme (2024-2025), ce seraient 162kWc supplémen-
taires qui seraient produits.
Le réseau de chaleur urbain du centre-ville (RCU) déve-
loppé par Mixener sous Maîtrise d’ouvrage de Bordeaux
Métropole a permis le raccordement du gymnase Robert
Brettes, de ses tribunes, du roller stadium et de la Mai-
son des Associations en octobre 2023, suivi de l’Hôtel
de ville en novembre. Le Pin Galant bénéficie du réseau
de chaleur depuis novembre 2024. A plus long terme, les
écoles Jean Jaurès, Jules Ferry et la médiathèque se-
ront également chauffées par cette chaudière biomasse
alimentée par des plaquettes de bois issues essentielle-
ment de forêts locales gérées durablement. Une visite
a été organisée pour les agents afin de leur faire dé-
couvrir ce nouvel équipement. A la fin de l’hiver 2023-
2024, les premiers retours étaient encourageants :
les habitants ont enregistré en moyenne une baisse de
15% sur leur facture d’énergie au cours de la première
année.15
animateur bénévole d’ateliers Fresque du climat et Fresque de la biodiversité à Mérignac.
Vous donnez régulièrement de votre temps pour informer et sensibiliser les Mérignacais sur les enjeux clima- tiques et de biodiversité. Sentez-vous un intérêt grandissant pour ces sujets ?
Sur cette question, la réponse est claire : c’est oui ! Cela fait deux ans que je mène des actions de sensibilisation, et il y a une nette progression des sujets environnementaux dans les débats. Il y a deux ans, beaucoup de gens n’étaient que peu conscients des enjeux, des risques et du travail qu’il reste à faire. Ils étaient aussi très peu conscients des co-bénéfices qu’apporte cette transition sur des sujets comme la santé ou la résilience écono- mique.
Ils sont plus sensibilisés… Pour autant, les gens sont-ils prêts à s’engager ?
Aujourd’hui, le dépassement de certaines frontières planétaires n’est plus que rarement un débat, le débat se porte plus sur les solutions, souvent difficiles à trouver tant le défi pour notre société est immense. Ce défi est encore plus colossal quand on tente de l’affronter seul. C’est pourquoi les participants sont de plus en plus nom- breux à vouloir s’investir et s’engager pour contribuer à leur niveau pour un avenir meilleur. Ce qui manque sou- vent est un cadre (collectif) dans lequel canaliser sa motivation.
Selon vous, quelles seraient les actions concrètes que devrait mettre en place la Ville de Mérignac pour accé- lérer les changements de comportement individuels ?
La transition écologique est une mission complètement transverse qui nécessite des synergies entre les diffé- rents acteurs qui composent la société. Ainsi, la Ville de Mérignac peut multiplier son impact en s’associant à ses habitants. Je proposerais donc d’organiser une Convention Citoyenne, comme cela a été fait au niveau national et sur la ville de Bordeaux. La Ville de Mérignac fait déjà beaucoup de choses dans le cadre de sa politique de transi- tion écologique via de nouveaux aménagements, des aides aux habitants et entreprises, de la formation et de la collaboration avec des associations locales. Mais un des défis reste l’adoption de ces mesures par la population. Selon moi, cette démarche permettra à la fois de voir émerger des solutions encore plus pertinentes pour chaque habitant et d’engager beaucoup plus de monde dans la transition, démultipliant le succès des politiques de la ville. Enfin, la Ville de Mérignac doit continuer à faire un maximum d’efforts sur les sujets prioritaires, comme faire que la voiture individuelle devienne un mode de transport secondaire au profit des mobilités douces, soute- nir la rénovation énergétique, faciliter une plus grande végétalisation de notre alimentation, faire reculer l’artifi- cialisation des sols, préserver la biodiversité locale, sécuriser notre accès à l’eau et nos ressources en général…
3 questions à Declan Owens,
Les habitants aussi
En dehors des projets sur le patrimoine bâti portés par
la Ville, des initiatives fleurissent sur le territoire, impul-
sées par d’autres services municipaux comme par des
collectifs divers.
Depuis 2022, des ateliers de la Fresque du climat sont
organisés à la médiathèque. Ainsi, chaque année, près
de cent participants sont sensibilisés aux enjeux du
changement climatique. Un format qui plaît, et se dé-
cline désormais sur d’autres thèmes comme la biodi-
versité ou le numérique. À l’automne 2024, de nouvelles
thématiques seront abordées comme l’économie cir-
culaire, ou encore des ateliers complémentaires pour
ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances et
leurs moyens d’action. En octobre 2023, la médiathèque
a également organisé un atelier d’écriture pour 10 per-
sonnes sur le thème de l’exploration des paysages en
mutation climatique, en partenariat avec la Maison de la
poésie de Bordeaux.
Le collectif Veilleurs d’énergie, rassemblant divers
acteurs (habitants, associations), encadré par l’asso-
ciation Arts et Loisirs d’Arlac, s’est réuni à plusieurs
reprises pour imaginer des actions d’éducation à l’en-
vironnement à destination des Mérignacais : atelier sur
l’énergie au Burck ou sensibilisation à la consommation
énergétique à Arlac, ces ateliers ont touché au total plus
d’une soixantaine de participants.
Consommer mieux
Pour se fournir en électricité, il est possible d’acheter de
l’énergie dite « verte » car d’origine renouvelable avec
un système de garantie d’origine. Les garanties d’ori-
gine sont soit européennes, soit locales. Dans ce der-
nier cas, on parle de « Haute valeur environnementale
» (HVE). Pour le gaz, il est également possible d’avoir
des contrats avec garantie d’origine pour favoriser l’in-
jection de biogaz dans les réseaux, avec la même dis-
tinction entre des garanties d’origines : européennes ou
locales (HVE).
La Ville réfléchit dès à présent à ses achats de gaz et
d’électricité pour la période 2026-2028. L’objectif ?
Faire évoluer les consommations de façon encore plus
vertueuse, c’est-à-dire réduire l’empreinte carbone de
la consommation énergétique tout en favorisant la pro-
duction d’énergie locale.
• Le gaz
A ce jour, 29% des consommations de gaz sont garan-
ties d’origine européenne. La nouvelle stratégie d’achats
permettra d’alimenter certains bâtiments en gaz HVE,
plus vertueux encore. Sera concerné le patrimoine neuf,
le patrimoine récent ou entièrement rénové. Le gaz ga-
ranti d’origine sera réservé au patrimoine partiellement
isolé ou avec un système énergétique rénové. Enfin, le
reste des bâtiments bénéficiera du gaz classique. Avec
cette réorientation, 25% des consommations de gaz
ville seront garanties d’origine et 30% en HVE.
• L’électricité
Actuellement, 15% des consommations électriques
sont garanties d’origine européenne et 39% en HVE. La
démarche va encore plus loin que pour le gaz : une éner-
gie HVE sera retenue pour le patrimoine neuf, récent
et les bâtiments partiellement isolés ou fonctionnant
avec des énergies renouvelables. L’électricité classique
(issue du mixte national) alimentera le reste des bâti-
ments.
Avec cette réorientation, 25% des consommations de
gaz ville seront garanties d’origine européenne 30% en
HVE tandis que 43% des consommations électriques
seront en HVE afin de participer au développement de
la production locale d’énergies renouvelables.
Les entreprises en réseau
Avec la Zone d’Intégration des Réseaux Intelligents (ZIRI),
le secteur économique de Mérignac-Le Haillan optimise
son activité dans le domaine de la mobilité, des déchets,
de l’énergie et des services. Les entreprises engagées
peuvent promouvoir le covoiturage entre leurs collabo-
rateurs, grouper leurs achats d’énergie verte, recruter
un même prestataire pour gérer leurs déchets indus-
triels ou encore récupérer les déchets d’une entreprise
voisine pour les valoriser. Cette mutualisation permet
d’optimiser les déplacements et rationnaliser les coûts.
Quand écologie rime avec économie : en 2023, ZIRI a
permis à ses adhérents d’économiser 145 000€.
1417 16
Mobilité Depuis 2021, Bordeaux Métropole s’engage dans la transformation de ses infrastructures de transport en
s’appuyant sur son schéma des mobilités. Avec entre autres son 3è plan vélo, son 1er plan piéton, les projets sont ambitieux et l’évolution se fait à un rythme soutenu. Vélo, covoiturage, tramway… Mérignac apporte largement sa contribution au changement.
Des aménagements multimodaux
Trajets domicile-travail, professionnels, loisirs : la
multiplicité des besoins justifie des équipements plus
nombreux, mais surtout connectés entre eux. Les
aménagements de la voirie sont désormais pensés
en termes de multimodalité. L’extension de la ligne du
tramway s’accompagne d’aménagements piétons, le
nouvel itinéraire du Bus express G est longé par la piste
cyclable 1 du réseau REVe (Réseau Express Vélo), les
gares se dotent d’abris vélos sécurisés…
Tramway
L’extension de la ligne A du tramway a fêté son premier
anniversaire en avril 2024. Après une année de
fonctionnement, le bilan est très positif. Après avoir
connu un pic de fréquentation à 11 000 voyageurs, la
fréquentation de la ligne s’est stabilisée autour de 7 000
voyageurs par jour en semaine, contre 6 500 initialement
prévus. 60% des utilisateurs de la ligne ne se rendent
pas à l’aéroport. Très fréquentée par les salariés de
l’Aéroparc, les clients ou salariés du centre commercial
Mérignac Soleil, la ligne facilite le report modal avec un
cadencement toutes les 10 minutes. Le parking relais
Caroline Aigle est en cours d’aménagement et sera livré
fin 2024.
7 000 voyageurs par jour en semaine
Bus express
Inauguré le 1 er juin, le premier Bus express de la
métropole relie la gare Saint-Jean à Saint-Aubin du
Médoc. Bénéficiant du même système de régulation
du trafic que le tramway, le bus G circule toutes les
6 à 12 minutes et traverse le territoire mérignacais au
niveau du Grand Louis. Alternative au tramway pour
desservir les communes périphériques, le Bus express
a déjà trouvé son public. Objectif de cette nouvelle
ligne : 50 000 passagers par jour, 18 000 déplacements
automobiles quotidiens en moins.
Freefloating
Lancé en février 2023 à Mérignac, le service de vélos,
scooters et trottinettes en libre-service vient compléter
l’offre de transport TBM. Entre 7 000 et 11 000 trajets
sont comptabilisés chaque jour sur la métropole. Au
démarrage, seuls 40 déplacements par jour étaient
enregistrés sur la commune, contre 400 aujourd’hui.
50% des trajets enregistrés se font sur notre territoire,
45% se font entre Bordeaux et Mérignac. Après Bordeaux,
Mérignac est la première utilisatrice du service avec ses
52 stations dont un tiers sont connectées au tramway
ou aux bus. Une offre complémentaire qui permet de
désaturer les transports en commun, pallier le manque
dans des quartiers peu desservis ou à des horaires
moins bien couverts.
part modale du vélo à
30% en 2030 Vélo Bordeaux Métropole souhaite faire passer la part modale du vélo à 30% en 2030. Avec cinq
itinéraires du Réseaux Express Vélo (REVe) passant sur son territoire, Mérignac prend part à l’évolution des transports. Répondant à des normes très précises (largeur, signalétique), ces lignes rapides et sécurisées facilitent l’accès aux usagers. La ligne 1 qui relie Saint-Aubin à Bordeaux-Gare Saint-Jean traverse le territoire sur près de 1.2km, longeant le tracé du Bus express G. Livrée en 2024, elle fait partie des premiers kilomètres sur les 272 que comptera le REVe une fois achevé. Les 14 itinéraires prévus sur la métropole relieront les aménagements cyclables de chaque commune entre eux. Si seulement 7.5km sont officiellement déclarés comme en service à l’été 2024 (dont une partie à Mérignac), en réalité la plupart des pistes ou bandes cyclables sont déjà en service : il leur manque encore la signalétique ou une mise aux normes spécifique pour être déclarées REVe. 80% des aménagements du réseau sont d’ores et déjà planifiés, avec en plus de la partie cyclable à proprement parler, des accès piétons étudiés et la végétalisation des itinéraires.
A l’échelle de la commune, les kilomètres cyclables sont
en nette progression. Sur les 330 km de voirie, 78% sont
classés en zone 30km/h : ce qui représente tous les cœurs
de quartier, sauf en extra-rocade. Mettre photo de piste
cyclable lambda, de cyclistes…
2024 > 7,2 km 2026 > 100 km
19 km en 2014
41 km en 2019
52 km en 2024
de pistes réalisées sur l’ensemble du réseau REVe
de pistes cyclables
en voie propre19 18
+5% de bandes cyclables
+16% pistes cyclables
+30% voies vertes
Pour favoriser la multimodalité et sécuriser le stationnement
vélo, la Ville a multiplié les abris : deux ont été installés au
Burck et place Charles de Gaulle par Bordeaux Métropole,
deux sont accessibles aux abords des gares de Caudéran et
Arlac.
Depuis
le début
du mandat
Les associations prennent le relais
Partenaires de la Ville, les associations Vélo Cité et Léon
à vélo participent à la dynamique cycliste du territoire,
notamment en accompagnant les salariés avec une
quinzaine d‘interventions en entreprise dans l’année,
des sensibilisations à la sécurité et à l’entretien du
matériel. Quatre réunions annuelles associations/Ville
permettent aussi de faire remonter les besoins des
usagers en aménagements cyclables. Léon à vélo, c’est
aussi 14 adultes formés par la vélo-école pour apprendre
à pédaler et gagner en autonomie et 912h d’ouverture au
public pour apprendre à entretenir soi-même son vélo !
L’aéroparc : un enjeu majeur
Avec deux axes majeurs pour entrer et sortir de la
commune et 47 000 emplois dans la zone, l’aéroparc
mérite un projet de transport bien spécifique. Au vu de
la fréquentation, un séquençage des travaux s’impose,
qui devrait s‘achever en 2029. Couloirs de bus, voies
dédiées au covoiturage et voies vertes viendront
compléter les axes de circulation classiques. Au total,
ce sont 15 km de voies qui mettront l’accent sur le report
modal dans cette zone. Un Bus Express reliera les deux
axes Nord et Sud par le boulevard techno, longé par
l’itinéraire cyclable REVe 2. Cinq abris vélos sécurisés
ont également été installés dans la zone. L’enjeu ?
Fluidifier cet itinéraire domicile-travail très fréquenté,
sécuriser le report modal des salariés, déjà satisfaisant
par rapport à d’autres axes en extra-rocade.
A pied également
Les piétons ne sont pas oubliés ! Le premier plan
piéton de la métropole, relayé par Mérignac, tient
compte des besoins de ceux qui choisissent la marche
pour se déplacer. Certaines discontinuités piétonnes
sont revues, la signalétique adaptée et lors de chaque
aménagement tramway ou bus express, les abords
sont pensés en parallèle pour faciliter et sécuriser les
déplacements pédestres. Ainsi, avenue du Chut, les
travaux effectués offrent un espace privilégié aux piétons
avec une zone végétalisée et une expérimentation : un
revêtement de trottoir destiné à limiter le stockage de
la chaleur. Ce béton organique teinté (non bitumeux)
permet de réduire l’effet réfléchissant. Entre juin 2020
et mai 2024, les aires piétonnes ont augmenté de 21% et
les zones de rencontre de 71%.
Quand l’école s’y met aussi
Les bonnes habitudes se prennent dès le plus jeune
âge... Plusieurs écoles ont déjà leur pédibus : Rosa
Bonheur, Marcelin Berthelot et Anatole France. A
l’initiative de parents d’élèves, soutenus par la ville, ces
dispositifs permettent aux enfants d’aller à l’école à pied
en petit groupe. En 2024, les établissements Anatole
France et Oscar Auriac ont réfléchi à de nouvelles lignes
en lien avec les services de la ville pour les aspects
techniques et sécuritaires. En septembre 2024,
c’est ainsi 9 lignes de pédibus et un vélobus qui sont
proposées aux écoliers !
Le Savoir Rouler à Vélo continue à être enseigné avec 40
classes de cycle 2 et 18 classes de cycle 3 inscrites dans
le projet pour l’année 2023-2024. La Ville s’est équipée
d’une flotte de 40 vélos enfants permettant le prêt lors
des séances d’apprentissage aux élèves n’en possédant
pas. Une sortie à destination d’un parc de la Ville pour
les CM1-CM2 est en préparation pour le printemps 2025
: elle permettra de concrétiser les apprentissages de
l’année tout en préparant à l’autonomie pour l’entrée au
collège.
Enfin, le Challenge de la Mobilité inter-écoles 2024
incitant à changer ses habitudes de déplacement pour
deux semaines a mobilisé le groupe scolaire Rosa
Bonheur, les maternelles Marcelin Berthelot et Anatole
France, soit près de 650 élèves… et leurs parents !
Exemplarité interne
La troisième édition du Challenge de la Mobilité a réuni
50 agents qui ont effectué 360 trajets en mobilités
alternatives début juin. Avec 6 540 km effectués en vélo,
tramway, car ou train, c’est 1 140 kg de CO2 évités par les
agents municipaux, soit le
double de l’édition 2023 : des
chiffres très encourageants !
2023 a vu le lancement du
Forfait Mobilités Durables.
Sur 1400 agents, 228 en ont
fait la demande, attestant
de leur intérêt pour le
covoiturage ou le vélo pour
se rendre au travail. Un beau
démarrage !
Service de location VAE
C’est plus de 230 contrats de location de vélo à
assistance électrique qui ont été signés depuis le 1er
juillet 2023. Les 50 nouveaux vélos acquis début 2024
ont permis de répondre à la très forte demande et les
4 vélos cargos à destination des familles ont connu un
très vif succès. De nombreux Mérignacais, conquis, ont
renouvelé leur demande de location. Offre de proximité
de près de 200 vélos appréciée pour ses tarifs, elle est
complémentaire à l’offre location longue durée de la
Métropole lancée à l’été 2023 par TBM-Cykléo.
Aide à l’achat VAE
La Ville poursuit son soutien aux habitants souhaitant
s’engager pour les mobilités douces. En février 2024, le
conseil municipal a voté l’évolution des aides à l’achat
de VAE en fonction des revenus et l’augmentation de
l’enveloppe de 20 à 30 000€. Cette aide de 100€ à 350€
selon les revenus et le modèle du vélo a déjà été versée
à 112 habitants en 5 mois.
Etendue des expérimentations
Après plus d’un an d’usage, le bilan est positif pour deux
aménagements cyclables. La priorité des vélos sur les
voitures au giratoire Mendès France est une réussite :
le taux de respect a augmenté et les habitants comme
les associations cyclistes approuvent l’initiative qui
sera généralisée à chaque nouveau giratoire dont les
conditions de sécurité le permettront.
Rue Alfred de Vigny, la chaussée à voie centrale banalisée
ou CVCB à voie banalisée est pérennisée, les usagers se
sont approprié cet aménagement encore mal connu.
Celui-ci sera renouvelé : une dizaine de projets sont à
l’étude, notamment à Bourranville, lorsque la chaussée
ne permet pas de doubles bandes cyclables.21 20
Véhicules électriques
Le Schéma Directeur pour les Infrastructures de
Recharge des Véhicules Electriques (SDIRVE) planifie
le déploiement des stations. 2 nouvelles ont vu le jour
à Mérignac, quartier du Burck et stade du Jard, d’autres
sont en projet au Grand Louis et près de la chapelle
Sainte Bernadette. La majorité de l’offre reste privée,
la Ville complétant seulement l’offre des opérateurs. A
l’échelle de la métropole, MetPark va créer 1500 points
de recharge, dont 50 au parking de Mérignac centre.
Bordeaux est une des métropoles les mieux équipées
de France.
adhérent et bénévole pour l’association Léon à vélo.
Quel est le rôle de l’association vis-à-vis des aménagements cyclables ?
Notre rôle est de donner un avis sur les projets d’aménagement qu’on nous présente, mais aussi de faire remonter les problèmes d’aménagements cyclables rencontrés par les adhérents de l’association... si possible en y apportant une solution ! Pour ça, nous rencontrons chaque trimestre lors d’une réunion les responsables techniques de Mérignac, de la Métropole et une personnalité politique de la Ville.
Avez-vous vu une évolution des aménagements sur le territoire mérignacais ces dernières années ?
Oui, il y a une évolution visible des aménagements mais le territoire est grand et les évolutions ne sont pas forcément égales sur l’ensemble de la ville. Le plus notable, ce sont les ponts au-dessus de la rocade : leur aménagement re- présente un confort cycliste très appréciable. Les aménagements de la zone aéroportuaire ont aussi permis d’aug- menter le nombre de « vélotaffeurs ».
Quelles sont les principales demandes des usagers ?
Il y en a plusieurs : l’accès au centre-ville n’est toujours pas aisé à vélo pour tous les usagers. Il y a également la demande d’avoir des pistes cyclables là où la cohabitation avec les voitures fait « peur »… Et de rendre plus compré- hensibles les cheminements cyclables à l’approche des grands ensembles commerciaux comme Mérignac Soleil.
3 questions à Max Clogenson,
Se déplacer, on en parle !
Pouvoir s’arrêter pour parler mobilité, c’est la proposition
de la médiathèque qui a accueilli deux événements
sur le sujet. Une rencontre littéraire avec Laurent
Castaignède, auteur de « La voiture électrique est-
elle la solution ? » et la projection du film « La joyeuse
vadrouille » sur le thème de vacances en famille et à vélo
à travers la France ont rassemblé près de 70 personnes.
Biodiversité
et usage des sols
Au travers de ce schéma directeur, la Ville entend continuer à répondre à quatre enjeux majeurs :
La production d’espaces verts de proximité pour tous les
Mérignacais et dans chaque quartier de la ville, à moins de 500 m
de chaque habitation, où chacun peut se rendre à pied.
La lutte contre les ilots de chaleur par la désartificialisation et la
renaturation de l’espace public et privé
La protection de la biodiversité et de
la ressource en eau
L’association de la population à la
réalisation de la ville verte
Plus d’espaces verts…
Le second semestre 2023 a vu l’ouverture de deux
nouveaux parcs. Avenue du Truc, rue des millepertuis,
une surface boisée de 1.5ha en zone humide assure
désormais la liaison entre Capeyron et le centre-ville
dans le prolongement de l’allée Sampieri, favorisant un
déplacement doux entre ces deux quartiers jusqu’alors
mal reliés. Des aménagements comme des tables
de pique-nique ont été ajoutés pour en favoriser
l’appropriation.
Inauguré en décembre, le parc des Lavandières est
le fruit d’une concertation avec les habitants : conseil
de quartier, élèves des écoles voisines, séniors... tous
ont pu donner leur vision de cet espace qui offre un
demi-hectare d’espace vert dans un secteur jusqu’ici
La ville s’est dotée en octobre 2024 d’un document stratégique et opérationnel : le schéma directeur “Continuons Mérignac Ville Verte”.
Ce schéma directeur permet de définir des orientations précises en tenant compte des besoins de la population et des ressources de la collectivité. Il couvre la période 2024-2030 et les engagements financiers qu’il génère seront intégrés au plan pluriannuel d’investissement et dans l’ensemble des documents budgétaires de la collectivité.
peu végétalisé. La pierre déjà présente sur le site
a été réutilisée pour les aménagements tandis que
l’ancien puits a été mis à profit pour l’arrosage. 20% de
la surface du parc n’est pas accessible au public afin
d’éviter piétinement et taille des végétaux. Ces 5 000m²
situés rue Maubec et soustraits à l’urbanisation ont fait
l’objet d’un mécénat citoyen en 2022 (financement des
habitants en échange de contreparties comme des23 22
ateliers nature) et sont désormais très investis par les
différents publics, notamment à la fin de la journée
scolaire ou par les employés du quartier pendant la
pause repas. Automne 2024, la rue Maubec bénéficiera
d’une requalification complète pour conforter un
cheminement doux autour de la poste et du groupe
scolaire.
La fin de l’année 2024 devrait également voir la
finalisation du jardin situé à l’arrière de la Maison des
habitants de la Glacière.
Au parc du Renard, l’extension côté Est progresse : la
clôture est installée autour des 3 500m² de l’extension,
l’inventaire faune et flore obligatoire est en cours.
Avec ses arbres fruitiers, sa gestion différenciée, ses
aménagements légers qui laissent place à la nature
spontanée, le parc du Renard est un exemple en matière
de gestion moderne des espaces verts.
Avec une quinzaine de parcs et jardins dont 8 sont éco-
labellisés, le territoire offre de nombreuses zones de
détente et de fraîcheur. Les parcs font d’ailleurs l’objet
d’une ouverture plus ample lors de l’activation du plan
canicule.
… bien protégés
Mérignac a la chance de compter sur son territoire des
sites sélectionnés par deux programmes européens
de protection de la biodiversité pilotés par Bordeaux
Métropole. Un concerne la diminution des pollutions
lumineuses (prévision de la modification de l’éclairage
public nocturne sur une dizaine de sites), un autre vise
à conforter des zones naturelles de ressourcement
pour l’homme. Cette démarche permet, par ricochet,
de favoriser la biodiversité. Une expérimentation est
prévue au bois du Burck avec, entre autres, la mesure
de l’environnement sonore.
Plantation d’arbres
De 2020 à 2023, près de 65 000 sujets ont été plantés
(arbres, arbustes et jeunes plants). Les deux dernières
années ont été consacrées à renforcer les plantations
dans les parcs et espaces verts existants, surveiller
et conforter l’état des plantations fragilisées par la
sécheresse. La renaturation des espaces se fait selon
une programmation pluriannuelle. La place Jolibois à
Arlac et le lotissement des Ergots aux Eyquems entre
autres en ont bénéficié. Dans ce dernier, une parcelle
acquise au lotissement a permis la création d’un jardin.
Parcours des arbres remarquables
Recensés lors de la 11è modification du Plan Local
d’Urbanisme, les arbres remarquables ont désormais
leur balade ! Testés en amont par des associations
de randonneurs ou de cyclistes, les trois itinéraires
permettent depuis mai d’aller à la rencontre des sujets
les plus majestueux ou les plus rares, à pied ou à
vélo, dans les quartiers d’Arlac-le Burck, Centre ville-
Capeyron et autour de Bourran. Ce sont près de 70
arbres qui sont ainsi valorisés pour les promeneurs.
S’alimenter en circuit court
Les travaux de la ferme urbaine visant à alimenter en
légumes et aromates les crèches de la Ville ont démarré.
Hiver 2023-2024, le forage a été réalisé, haies et clôtures
sont venues délimiter l’espace. La signature du bail rural
en mars 2024 est venue formaliser l’engagement, tandis
que le travail du sol a pu débuter en avril. Les premières
plantations sont prévues pour l’hiver 2024-2025. Elles
ont été pensées par le maraîcher en collaboration avec
le personnel de restauration de la Petite Enfance : la
production correspondra ainsi aux besoins des enfants
et aux compétences techniques des cuisiniers.
Le cimetière au naturel
Engagée dans une démarche zéro phyto depuis 2022
conformément à la règlementation, l’équipe s’est
dotée de matériel pour pouvoir adapter ses pratiques.
Une étude a été réalisée pour aménager une partie
des espaces ainsi que choisir les plantes les plus
adaptées. Avec l’extension prévue, les cendres issues
de la crémation seront dispersées dans un espace
paysagé. Ce retour au naturel se révèle bénéfique pour
la flore mais aussi pour la faune. Des papillons sont
régulièrement observés par l’équipe, plus nombreux
qu’auparavant, notamment les citrus.
Maison de la Nature
La Ville a préempté le bâtiment pour en faire un lieu de sensibilisation à l’environnement, à destination du tout public mais aussi des scolaires. Le marché de maîtrise d’œuvre pour la réhabilitation du bâtiment et la scénographie intérieure est en cours de lancement suite à des études techniques. La Maison de la Nature sera le lieu d’inspiration, de sensibilisation et de passage à l’action pour tous les âges. Elle héberge déjà l’association Léon à vélo en mettant à sa disposition un local de 240m².25 24
Budgets participatifs
Après un vote en faveur de nichoirs à hirondelles en
2021, le Budget Participatif 2023 a vu la victoire d’un
projet de nichoirs à mésanges. Six ateliers gratuits
ont ont été proposés des habitants par l’association
la Huppe Verte. L’occasion d’assembler et vernir son
nichoir, mais aussi de repartir avec de précieux conseils
pour l’accrocher et l’entretenir. Près de 50 personnes se
sont ainsi engagées pour la protection des mésanges.
Grâce aux votes des citoyens pour le Budget Participatif
Métropolitain « Plantons 1 million d’arbres » en 2021,
l’association Cybèle gère aujourd’hui une parcelle de
2000m2 avenue de l’Alouette et y réalise un jardin-forêt
sur une période de 5 ans. Les bénévoles ont planté une
haie de sorbiers et d’aubépines ainsi qu’un alignement
de petits fruitiers, et ont réalisé une première spirale
aromatique. Un inventaire d’état initial de la flore et de
la faune diurne/nocturne est en cours.
les infrastructures de la base aérienne passent au vert
La BA 106 située à Beutre a accueilli 24 élèves du groupe
scolaire voisin Oscar Auriac. Personnel militaire et
enfants ont planté ensemble 50 cerisiers, châtaigniers
et grenadiers, utiles à la bonne pollinisation des abeilles.
10 moutons ont également rejoint la base pour un projet
d’éco-pâturage.
Une ferme plus accessible
La ferme de découverte de Bellevue ouvre désormais
ses portes au public une fois par mois, le mercredi
après-midi. L’occasion pour les familles de s’informer
sur l’éco-pâturage, de découvrir les animaux présents
grâce aux nouveaux panneaux pédagogiques réalisés
par l’imprimerie municipale mais aussi de participer
à de nombreux ateliers. Au cours de l’année scolaire
2023-2024, près de 1000 personnes ont bénéficié de
ces ouvertures au public. En ajoutant les groupes, la
ferme a accueilli 4500 visiteurs.
Quand les associations prennent le relais
En mai, une visite du parc du Luchey a permis à
l’association Cybèle d’initier les habitants aux bienfaits
des arbres comestibles pour les insectes et les oiseaux
autant que pour l’Homme ! Organisées au cours de
l’été, 4 autres balades en soirée ont fait découvrir aux
visiteurs de Bourran et du Vivier la faune nocturne qui
vit dans ces parcs.
L’association La Huppe Verte a également proposé
différentes animations autour des papillons, des
insectes ou des amphibiens sur le territoire mérignacais.
Des moutons au parc
Eté 2023, cinq moutons de race landaise ont pris leurs
quartiers à Bourran en partenariat avec le Conservatoire
des races d’Aquitaine. Une action symbolique aux vertus
pédagogiques qui permet de sensibiliser les visiteurs au
respect de la biodiversité et des animaux mais aussi aux
alternatives à la tonte mécanique.
Quand l’école s’y met aussi
Le périscolaire de l’école Edouard Herriot a programmé
des temps d’animation sur les feux de forêts et les
risques pour la biodiversité. Au total, ce sont 45 enfants
qui ont été sensibilisés à la protection des milieux
forestiers.
Sciences participatives
Depuis mai, la Ville s’est dotée de tunnels à hérisson pour permettre aux habitants d’observer ces mammifères amis du jardinier. Le principe ? Un tunnel garni de croquettes incite le hérisson à entrer pour manger. En passant dans une zone recouverte de charbon, il dépose ses empreintes. Celles-ci sont prises en photo par l’utilisateur qui fait remonter son observation sur le site internet dédié à la Mission Hérisson. A ce jour, plus d’une cinquantaine de Mérignacais ont emprunté un tunnel pour participer à l’expérience, et la plupart déclare avoir recueilli des empreintes. Une bonne nouvelle pour la santé de cette espèce parapluie, c’est-à-dire dont le territoire est assez étendu pour assurer la protection d’autres espèces.27 26
participante au concours des jardins et balcons fleuris.
Pouvez-vous nous présenter votre jardin ?
C’est une petite parcelle de 400m² dans le quartier Peychotte. Elle est protégée par de grands arbres du terrain voisin. Il y a un grand nombre d’essences, de plantes ayant des floraisons à des périodes différentes. Il y a des pommiers, des aromates, des espèces favorables aux pollinisateurs comme les bleuets… J’ai privilégié les plantes locales. Avant mon arrivée, le jardin était déjà bien entretenu : j’ai conservé l’existant, mais enlevé les plantes exotiques envahis- santes ou les guirlandes électriques, sources de pollution lumineuse pour les insectes nocturnes.
Qu’implique une gestion du jardin telle que la vôtre ?
Je taille les arbres lorsque c’est vraiment nécessaire, j’arrose uniquement lorsque c’est indispensable. Parfois, il faut accepter d’avoir une pelouse un peu sèche quand il n’a pas plu... Un tel jardin demande à réfléchir à ce que l’on plante, où on le plante… Je privilégie les vivaces. Je n’ai pas l’impression d’y consacrer beaucoup de temps. Je préfère laisser faire la nature et limiter mon intervention. En revanche, on voit les bénéfices de toutes ces petites actions : les tournesols géants ont permis l’arrivée d’un couple de chardonnerets en migration, on voit souvent un hérisson…
Avez-vous toujours eu une approche respectueuse de l’environnement au jardin ? Voyez-vous une évolution des pratiques ?
J’ai toujours été sensible à l’environnement depuis toute petite, une sensibilité renforcée en ayant eu un enfant. Mon jardin permet de l’éduquer à l’environnement : je lui montre les phasmes qui y vivent, on cherche le nom des papillons observés… J’ai l’impression que depuis quelques années, on parle davantage de biodiversité, de bonnes pratiques de jardinage. Il faudrait une prise de conscience plus rapide, des jardiniers mieux informés, même si ça vient dou- cement.
3 questions à Alizée Angelini,
Jardins partagés
De nouveaux jardins collectifs ont fleuri en 2024 :
4 sites ont vu le jour sous la supervision de la Scop
Saluterre dans les écoles Arnaud Lafon, Rosa Bonheur,
Ferdinand Buisson et Joséphine Baker. Ces projets
ont été l’occasion d’un travail commun entre scolaire
et périscolaire. Les enfants ont été accompagnés
pour réfléchir à la notion de jardin, les besoins et la
réalisation. Saluterre a également mené des ateliers
auprès d’autres structures : au Burck, au sein des
résidences Technowest Logement Jeunes pour
imaginer 2 nouveaux projets ainsi qu’à Beaudésert pour
la plantation d’un verger d’une dizaine d’arbres.
Gestion
des ressources
Une cuisine centrale labellisée
Avec ses 23 000 repas livrés chaque jour, le Syndicat
Intercommunal à Vocation Unique est un acteur
incontournable du territoire sur les questions
d’alimentation. Pour la dixième année consécutive,
la cuisine centrale est labellisée « établissement bio
engagé, niveau 2 », impliquant que 35% des produits
servis sont issus de l’agriculture biologique. Alors
que la loi Egalim fixe à 20% la part de produits bio en
restauration collective, le SIVU revendique :
Le label Ecocert en cuisine niveau 2 a également été
renouvelé : il récompense les établissements engagés
à hauteur de 40% de produits bio, mais aussi une
gestion écologique de l’eau, de l’énergie, des déchets et
produits d’entretien. Il valorise également le savoir-faire
en exigeant que 50% des produits servis soient cuisinés
à partir de produits bruts ou peu transformés.
Enfin, les engagements de la cuisine centrale ont été
récompensés par la première édition des trophées
Fairtile Max Havelaar. Avec 13% de produits équitables
issus de l’agriculture biologique, le SIVU détient le
meilleur taux des cuisines centrales de France ! Le prix
du jury a mis l’accent sur la commande publique qui
encourage la juste rémunération des agriculteurs. Ainsi,
les fruits sont commandés au kilo et non plus à la pièce,
allégeant ainsi les contraintes de calibre contraignantes
pour les producteurs.
50%
29%
27%
57%
34%
30%
60%
40%
80%
49%
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2026 2028
100% viande porc
98% viande bœuf
38% fruits légumes
sont issus
du commerce
équitable Nord-Nord
ou Nord-Sud.29 28
Moins de protéines animales dans l’assiette
Parce qu’une alimentation décarbonée passe
inévitablement par la réduction de la consommation
de viande, les efforts sur ce sujet se poursuivent. Les
restaurants scolaires servent, conformément à la loi,
un repas végétarien par semaine, et vont même plus
loin dans la démarche : il n’est pas rare de compter
deux repas végétariens sur cinq jours. Lors de la fête
de la Nature et des Jardins, les 80 repas proposés
aux exposants et organisateurs ne comportaient pas
de viande, et le service Culture a également inscrit
cette volonté de systématiser la démarche pour ses
nombreux évènements dans son plan d’action à moyen
terme. La sensibilisation des habitants s’accentuera à
partir de l’automne : l’équipe d’animation de la Transition
écologique intègrera dans ses propositions d’écogestes
« je teste un jour végétarien par semaine » .
Frigos partagés
Installés progressivement depuis 2019, les 6 frigos
partagés de la commune ont trouvé leur public. Un
nouveau a été installé au Burck afin de doubler la
capacité des denrées disponibles dans ce quartier. Fin
2024, une rencontre est prévue avec les maisons de
quartier de Beaudésert, Beutre, Chemin-Long et Arlac
pour implanter 4 nouveaux frigos dans ces quartiers.
Vers la réduction du plastique
La loi Egalim prévoit qu’au 1er janvier 2025, les contenants
plastique pour cuire, réchauffer ou servir seront interdits.
Dès 2022, le SIVU a mené des expérimentations avec des
bacs inox et poursuit sa transition vers la réduction des
déchets. De la production à la livraison, ce changement
implique un investissement de 25 à 35 millions d’euros,
avec aménagement des installations permettant le
nouveau conditionnement, le lavage, renouvellement de
la flotte de véhicules pouvant transporter des charges
plus lourdes... Actuellement, 10 à 14 000 barquettes
en cellulose sortent quotidiennement de la chaîne de
production. En 2025, le SIVU mettra en service des
bacs inox, dans un premier temps pour les restaurants
seniors et du personnel, soit 20% de son activité.
65 000 bacs et couvercles vont être achetés. Une
attention particulière a été accordée à la provenance :
le matériel est allemand et
devrait durer 10 ans. Cet
investissement de 1 800 000 €
est à mettre en perspective
avec les 800 000 € que coûtent
chaque année les barquettes
jetables.
Parallèlement à ce projet, des
efforts sont faits pour réduire
au maximum les déchets. Les
pique-niques des enfants sont
désormais 100% vrac. Une
réflexion est également en
cours pour limiter l’usage des
consommables : serviettes en
papier, essuie-mains jetables…
Tri des biodéchets : tous concernés
Conformément à la règlementation,
le tri des biodéchets se fera dans les
crèches et les restaurants séniors
à partir de septembre 2024. En
2023, ce sont 65 tonnes de restes
alimentaires qui ont été collectées
et revalorisées par les Détritivores.
Avec l’obligation de tri depuis le
1er janvier 2024, la Ville a souhaité
répondre aux sollicitations des
habitants en complétant l’offre de Bordeaux Métropole
avec deux distributions de composteurs sur son
territoire (en mars et en mai au parc du Vivier). Au total,
ce sont 795 composteurs délivrés aux habitants entre
le 1 er janvier et le 30 juillet. Parmi eux, 177 ont même été
livrés à domicile par le nouveau service proposé par
Bordeaux Métropole.
depuis 2012,
5092
composteurs distribués aux habitants
Des repas bio en circuit court
Un travail d’harmonisation des repas pour les crèches
municipales est en cours : en prévoyant des repas
similaires, elles pourront bénéficier de commandes
groupées et garantir à tous les enfants inscrits une
alimentation identique. Un travail effectué en parallèle
du projet de ferme urbaine : le maraîcher et le personnel
de restauration des crèches se sont rencontrés afin
d’échanger sur les repas des enfants. Légumes à
produire, recettes à créer… bientôt pour les 0-3 ans :
des menus bio en circuit court et cuisinés sur place !
Quand les associations prennent le relais
Le collectif Je nettoie ma ville, soutenu par l’association
Arts et Loisirs d’Arlac, a organisé une dizaine de sorties
ramassage de déchets en 2023. Avec une moyenne
de 20kg de déchets par sortie, le collectif confirme
son engagement sur le territoire et la nécessité de
poursuivre la sensibilisation des habitants. Des ateliers
ont entre autres été menés à Arlac, Yser ou Saint-
Augustin. Invité à une de ces actions, le Rotary Club a
également participé à une opération ramassage.
Du zéro gaspi itinérant
Figurant parmi les lauréats du Budget participatif
2021, la conserverie mobile (COMMER) poursuit son
développement : les animations ont commencé dès
2023, une convention de partenariat a été signée en avril
2024. Le projet a pour vocation de sillonner les quartiers
pour accompagner les habitants dans la réduction du
gaspillage alimentaire en mettant en bocaux les restes,
en reprenant la maîtrise de sa consommation et de son
alimentation tout en créant du lien social.
Exemplarité interne
Une étude sur les déchets municipaux est en cours de-
puis le printemps 2024 : elle porte sur un diagnostic et
un plan d’actions pour la prévention des déchets, l’op-
timisation de leur gestion et la systématisation de l’ap-
plication des décrets multiflux. Les ateliers municipaux
bénéficient désormais d’un système de tri spécifique
des déchets dangereux, les agents ont été sensibilisés
lors d’une matinée dédiée. L’enquête interne sur les do-
tations en bacs de collecte a commencé en mai : elle
vise à recenser les besoins de chaque site municipal
pour mieux dimensionner les équipements. Cette ratio-
nalisation de la dotation devrait également permettre
des économies.
L’imprimerie municipale s’est vu renouveler son la-
bel Imprim’ vert. Il récompense les sites d’impression
respectant 5 critères : la non-utilisation de certains
produits classés CMR (cancérogènes, mutagènes ou
toxiques pour la reproduction), le bon stockage et l’éli-
mination conforme des produits dangereux, le suivi des
consommations énergétiques du site et la sensibilisa-
tion environnementale du personnel et des usagers. Le
site utilise du papier issu de forêts gérées durablement,
les chutes sont revalorisées en blocs-notes pour les bu-
reaux ou données aux périscolaires pour les dessins des
enfants. Les produits chimiques sont vérifiés et chan-
gés pour de plus vertueux si possible afin de réduire au
maximum l’impact sur les agents et l’environnement.
Ainsi, les encres sont végétales et l’additif utilisé sur la
le matériel d’impression pour gros volumes est compo-
sé d’alcool de betterave.31 30
La charte achats responsables
Engagée depuis plusieurs années dans une démarche
de développement durable concernant ses achats au
travers de considérations sociales, environnementales
et économiques, Mérignac renforce sa démarche avec
la création d’une charte d’achats responsables rédigée
en concertation avec les acheteurs, adoptée en avril
2024 par le Conseil Municipal. L’achat public représen-
tait 43 millions d’euros en 2022, soit 33% du budget de la
Ville. Avec ce document, elle anticipe l’obligation d’août
2026 au titre de la loi Climat et Résilience d’intégrer le
développement durable dans tous les marchés publics.
Ce que dit la loi :
• 30% des marchés comprennent au moins une disposi-
tion sociale
• 100% des marchés comprennent au moins une dimen-
sion environnementale
• Prise en compte du coût global et du cycle de vie des
produits et services dans les critères de jugement des
offres
Essai réussi pour le sport
En juin, le service des Sports s’est doté d’un plan pour
une gestion écoresponsable des sites sportifs et de
ses manifestations. 10 supports de tri ont été achetés
pour l’événementiel, ainsi qu’un bac de récupération du
verre. Des filtres plus fins seront installés afin de retenir
les granulés de remplissage des terrains et éviter leur
fuite dans les eaux pluviales. Ces mêmes granulés,
issus de pneumatiques, seront remplacés à terme par
des matières biosourcées : liège ou résidus de maïs.
Les produits habituels pour nettoyer la résine utilisée en
handball ou la magnésie en gymnastique ont été testés
avec une nouvelle déclinaison à base de bactéries et
d‘algues : les résultats sont satisfaisants et l’utilisation
va être étendue. Les peintures de traçage utilisées sur
les terrains ont fait l’objet d’un test avec une référence
à base d’algues. Concluant également, ce premier essai
sera poursuivi sur plusieurs mois. Objectif pour 2026 :
la labellisation Pelouse Sportive Ecologique.
Quand l’école s’y met aussi
Les accueils de loisirs ne se contentent pas de proposer
des activités récréatives aux enfants, ils contribuent
également à l’éducation des futurs citoyens. Cette année,
une trentaine d’enfants de l’école élémentaire Anatole
France a fait le choix de créer son Monsieur Carnaval
uniquement avec des matériaux de récupération, tandis
qu’à l’école Herriot, les enfants du périscolaire de 3 à 11
ans ont été sensibilisés à la protection des ressources
par le biais de jeux, d’affichage et d’une opération
ramassage de déchets dans la cour.
Numérique responsable
En mars 2023 s’est tenue la seconde édition du mois du
numérique responsable. Cette nouvelle opération, cette
fois-ci à destination des habitants en plus des agents, a
connu un franc succès sur le territoire. Deux fresques du
numérique ont été organisées, une sensibilisation sous
forme de quiz pour le personnel et surtout, une grande
collecte d’objets électriques ou électroniques. Ecrans,
téléphones, imprimantes, bouilloires, cafetières… ce
sont près de 28 tonnes d’équipements collectées sur
la Métropole, soit 15 000 objets ! Mérignac a largement
apporté sa contribution avec 3027 kg d’objets collectés
par la Maison des Associations afin de les recycler ou les
réemployer avec l’entreprise Ecomicro.
La Culture vers le zéro déchet
La médiathèque s’est emparée du sujet « déchets »
grâce à diverses propositions. L’exposition photo
de Michel Ekeba invitait à réfléchir sur l’extraction
minière, le dépôt sauvage de déchets informatiques
et la consommation numérique occidentale, tandis
que l’atelier Furoshiki se proposait d’apprendre à ses
16 participants comment emballer ses cadeaux dans
un tissu réutilisable. Le service Culture a produit un
plan d’actions en faveur de la transition écologique
avec des ambitions à court, moyen et long terme. Le
recours à la vaisselle réutilisable, le tri des biodéchets
lors des manifestations ou la réutilisation des supports
de communication en font partie. La médiathèque a
de son côté entamé un travail de réflexion vers une
bibliothèque plus verte. Des tests ont été menés pour
équiper les livres avec de nouvelles couvertures.
Une enquête a été réalisée auprès des usagers pour
connaître leurs attentes : ils se déclarent favorables à la
limitation de l’usage du plastique pour couvrir les livres
et envisagent unanimement de continuer à emprunter
des ouvrages s’ils n’étaient plus couverts. La structure
recycle déjà ses ouvrages sortis de collection auprès du
Livre vert, entreprise de réinsertion locale et valorise
ses nombreux déchets papier avec Elise Atlantique.33 32
Eau
Depuis plus de 20 ans, la Ville a engagé des démarches en faveur d’une maîtrise de la consommation d’eau. Cette ambition, inscrite dans le cadre de l’Agenda 21, a été un exemple de mise en œuvre d’une politique environnementale volontariste à une époque où la problématique des ressources n’était pas un sujet aussi majeur. La technique a beaucoup évolué : télérelève pour déterminer les fuites, télégestion pour un arrosage optimisé, sélection de nouvelles espèces vivaces pour le fleurissement, arrêt des traitements phytosanitaires… Cette démarche s’est accompagnée de la formation des agents en faveur de pratiques plus vertueuses. Dans le même temps, les représentations des habitants ont changé : l’usager accepte, voire réclame désormais une limitation des arrosages et de nouvelles pratiques de la part des services techniques.
Ces facteurs conjugués ont permis à Mérignac de franchir des paliers dans la mise en œuvre de la politique d’économie et de maîtrise de l’eau et d’obtenir des résultats significatifs.
Arrosage des espaces verts et plantations
2 cuves de 40m 3 et 4m 3 sont installées au centre
espaces verts. Une autre existe à Mérignac centre pour
arroser la place et l’avenue de l’Yser. Le centre espaces
verts et le centre propreté participent actuellement à
l’expérimentation de la SABOM concernant la valorisation
des eaux pluviales pour des usages ne nécessitant pas
d’eau potable.
Des travaux de modernisation des systèmes d’arrosage
des espaces verts publics sont prévus fin 2024 et
en 2025 avec l’installation, sur 12 espaces verts, d’un
système d’optimisation de l’arrosage automatique
avec pluviomètres, anémomètres, sondes. La cible est
d’économiser 5000 m3 /an.
En parallèle, le paillage des massifs est devenu
systématique et le centre horticole fournit autant que
possible des espèces végétales adaptées aux usages,
aux sols et peu consommatrices d’eau. Les sécheresses
des dernières années et les arrêtés d’interdictions
d’arroser qui peuvent en découler incitent à faire évoluer
les pratiques.
Enfin, la Ville participe à un consortium d’acteurs piloté
par la Régie de l’eau Bordeaux Métropole avec des
financements de l’Agence de l’eau Adour-Garonne afin
de mettre en œuvre un plan d’action ambitieux d’ici à
2027. Dans ce cadre, la Direction des sports a lancé en
2024 un audit global du système d’arrosage des terrains
et espaces verts des 6 sites sportifs de Mérignac. Elle
ambitionne 6000m 3 d’économies grâce à la réalisation
de travaux en 2025/2026 pour moderniser les systèmes
d’arrosage, avec notamment la mise en place d’un
dispositif de pilotage centralisé pour le fontainier des
sites sportifs.
En 26 ans, alors que le nombre de compteurs a augmenté
de 37%, la consommation globale en eau a diminué de
41% (dont -20% pour les bâtiments ou assimilés et -66%
pour les espaces verts gérés par Bordeaux Métropole).
Ceci démontre l’efficacité des actions de sobriété en
eau engagées par la collectivité et la conception de
nouveaux bâtiments et espaces verts économes en eau.
Les actions de sobriété en eau ont permis de maintenir
une dépense constante (+1% d’augmentation seulement
entre 1997 et 2023).
Télérelève et télégestion
Depuis 2014, l’Eau de Bordeaux Métropole a mis en place
la télérelève sur les compteurs d’eau de la Ville dont le
diamètre est supérieur à 20 mm, pour les espaces
verts et les bâtiments. Elle permet de surveiller les
consommations à J+3 ou J+5 et d’être plus réactif en
cas de fuite. Une réflexion est en cours pour équiper
l’intégralité des compteurs espaces verts et terrains de
sports. Si le test s’avérait concluant, l’expérimentation
serait étendue à tous les bâtiments.
La télégestion de l’arrosage consiste en sa
programmation centralisée sur l’ensemble du territoire.
Ce système, complété par des pluviomètres et des
anémomètres, autorise la modification instantanée de
la programmation d’arrosage en fonction des conditions
climatiques et permet le décalage du programme
d’arrosage et l’arrêt immédiat en cas de détection de
pluie. Ce système est déjà en service sur le secteur
Charles-de-Gaulle-Yser et près des écoles Jean Jaurès.
Il est en cours de déploiement aux abords du tramway.
Le déploiement de la télégestion sur le territoire sera
généralisé en 2024-2025, il est estimé à 140 000€.
Des investissements pour le bâtiment
Pour chaque bâtiment neuf, les systèmes hydro-
économes sont généralisés : chasses d’eau double débit,
mousseurs aux robinets, temporisation systématique…
Les espaces verts autour de la construction livrée sont
conçus de façon à être économes en eau.
A l’avenir, pour une meilleure détection des fuites,
la télérelève sera mise en place pour les compteurs
dont les tuyaux ont un diamètre intérieur inférieur à
15mm. La réalisation d’un audit sur l’eau permettra de
déterminer les actions et investissements nécessaires
pour réduire les consommations. Pour les bâtiments
neufs, il est étudié la possibilité d’alimenter les
sanitaires par les eaux pluviales grâce à l’installation de
cuves de récupération : un blocage réglementaire sera
néanmoins à lever. Enfin, la suppression des compteurs
inutilisés permettra de réaliser des économies autant
que de limiter le risque de fuites.
La consommation en eau
des bâtiments de la Ville
- 20%
Augmentation de la
surface bâtie
+ 9%
2018
1997
2023
202335 34
Coordinateur antenne Gironde de l’association Water Family.
Pouvez-vous nous présenter l’association ?
L’association Water Family - Du Flocon à la Vague est reconnue d’intérêt général. Elle agit pour la préservation de l’eau, de notre santé et de l’ensemble du vivant grâce à l’éducation et à la formation à l’écologie scientifique. Depuis 2009, nous développons des programmes pédagogiques avec une approche d’éducation positive et une valorisation des bonnes pratiques à destination des scolaires, du grand public, des entreprises, des associations, des organisa- teurs d’événements etc. En 2023, nous avons sensibilisé à l’échelle nationale 40 000 élèves et 1000 professionnels.
Quelles ont été vos interventions sur le territoire mérignacais entre juillet 2023 et juillet 2024 ?
Au cours de l’année scolaire 2023-2024, l’antenne Gironde de la Water Family a sensibilisé plus de 150 élèves méri- gnacais aux enjeux de la préservation de l’eau. Nous sommes intervenus dans les écoles du Parc, Édouard Herriot et Joséphine Baker sur le programme pédagogique « Pédag’Eau ». Ce dispositif co-construit avec la Régie de l’Eau de Bordeaux Métropole permet de poser un regard à 360° sur la ressource en eau avec pour objectif de comprendre son origine, son parcours jusqu’au robinet et l’importance de la préserver sur notre territoire métropolitain.
Quel est le bilan de ces animations ?
Ces sensibilisations et formations aux enjeux de l’eau répondent à un réel besoin de la part de la communauté édu- cative. Les enseignants manquent parfois de temps et surtout d’outils pour éduquer sur ces sujets qui sont au pro- gramme de l’Education Nationale. Chaque année, la Water Family reçoit de plus en plus de demandes d’interventions de la part des écoles et des entreprises. Nous remarquons une réelle envie de toutes et tous de mieux comprendre le fonctionnement de la gestion de la ressource en eau. Il existe une méconnaissance générale de la population. Être capable de vulgariser ces savoirs-là pour les transmettre au plus grand nombre, c’est poser la première pierre d’un changement de comportements !
3 questions à Mathis PÉAN,
Un soutien aux habitants
La Ville a reconduit sa politique d’aide à l’achat de
récupérateurs d’eau. Depuis 2022, ce sont plus de 120
habitants qui ont reçu cette aide de 50€ pour s’équiper
d’un dispositif de collecte des eaux de pluie.
Entre 2013 et 2016, 6000 kits économiseurs d’eau ont été
distribués aux Mérignacais. L’économie a été estimée à
10% par foyer, soit environ 60 000 m3. L’opération va
être renouvelée dans le cadre de la sensibilisation en
porte-à-porte à partir de 2025 sur 3 ans pour couvrir
6000 nouveaux foyers.Ville de Mérignac - Direction Générale des Services / Direction de la Transition Ecologique Hôtel de Ville
60, avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny
33700 Mérignac
ecologie@merignac.com - 05 56 12 87 31
merignac.com
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Ils accompagnent les ambitions de la Ville
Une attention particulière pour limiter l’impact environnemental du Rapport Développement Durable.
Ce document a été écoconçu. Comment son impact environnemental a-t-il été limité ? En économisant de l’encre !
Concrètement, c’est :
• Réduire le nombre d’aplats de couleurs et préférer l’utilisation de trames
• Utiliser des typographies moins gourmandes en encre
• Veiller à la taille des photos, pour qu’elles conservent leur rôle d’illustration sans qu’elle n’occupent trop de place
• Convertir le profil colorimétrique des photos pour éviter la surimpression (superposition d’une trop grande quantité d’encre)
L’imprimerie de la Ville de Mérignac est par ailleurs certifiée Imprim’Vert, ce qui signifie qu’elle met en place des actions concrètes pour diminuer l’impact environnemental de son activité. Ce Rapport Développement Durable témoigne d’une logique de transition écologique intégrée dans toutes les politiques publiques mises en œuvre par l’équipe municipale et les agents de la collectivité.
Octobre 2024
Conception, impression : Ville de Mérignac
Crédits photos : Adobe Stock - Christophe Héry - Anne-Laure Stern - Ville de Mérignac