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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Créteil.
Lien du pdf (Conseil Municipal - rapport developpement durable 2018)
Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Énergies,
ADAM AUS
: ÉVÉLOPPEMENT
OL —I Res
Ville de Créteil
RAPPORT 2018
DÉVELOPPEMENT DURABLEDURABLE m 2018
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Sommaire
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
2DURABLE m 2018
05 Éditorial 05
Introduction 07
Bilan des politiques publiques et des actions mises en œuvre sur le territoire cristolien 09
1. La lutte contre le changement climatique et la protection
de l’atmosphère, cœur de l’engagement collectif des acteurs
du territoire 10
2. La préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources,
une priorité pour une ville au cadre de vie harmonieux 28
3. Le développement de modes de consommation et de production
responsables, levier indispensable d’une ville durable 38
4. La cohésion sociale et la solidarité entre les générations,
ciment du vivre ensemble 44
5. L’épanouissement des cristoliens et la satisfaction de leurs besoins
essentiels, conditions indispensables au développement de chacun
au sein de la cité 52
Bilan des actions conduites au titre de la gestion du patrimoine, du fonctionnement et des activités
internes de la commune 59
1. L’efficacité énergétique des bâtiments de l’administration 60
2. L’optimisation de la flotte automobile de la commune 61
3. La maîtrise des consommables et la gestion des déchets 62
4. La commande publique responsable 63
5. La gestion des ressources humaines 64
Engagement en faveur du développement durable au sein des budgets primitifs pour 2019 67
3
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018TE
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Éditorial
4
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018DURABLE m 2018
L ’ urgence environnementale représente un défi majeur pour nos sociétés. Nous devons impérativement faire évoluer nos modes de vie, de production et de consommation pour préserver les ressources naturelles et la biodiversité, faire barrage aux fléaux du dérèglement climatique et inventer un développement plus équitable, respectueux de la planète et du devenir des générations futures. La municipalité de Créteil s’est engagée résolument dans cette voie depuis plusieurs décennies. Pionnière en matière d’écologie urbaine, la ville multiplie
ses efforts, dans la concertation et l’échange citoyen, pour améliorer ses
pratiques et innover, notamment dans les domaines liés à l’urbanisme, au
développement économique et à l’aménagement du cadre de vie. Cette
ambition est nourrie par l’engagement collectif de nombreux acteurs aux
côtés de la municipalité : Grand Paris Sud Est Avenir, Créteil Habitat Semic, le
tissu économique et associatif, les conseils de quartier et les habitants qui
contribuent, au travers d’actions exemplaires, à la construction d’un avenir
responsable.
Cet engagement s’est manifesté cette année encore avec volontarisme sur
notre territoire, comme l’illustre ce rapport.
Depuis les vastes opérations de rénovation thermique de l’habitat, permettant
de conjuguer protection de l’environnement et amélioration du pouvoir
d’achat de nos concitoyens, jusqu’aux initiatives en faveur de la préservation
de la biodiversité, en passant par le renforcement des démarches liées à
l’économie circulaire, notre ville continue d’affirmer son ambition en matière
de développement durable.
Mais nous avons pleinement conscience de n’être qu’au début du chemin.
L’adoption en 2019 d’un Plan climat air énergie territorial, commun aux seize
communes du territoire, sera une prochaine étape dans la construction d’une
stratégie de transition économique, écologique et durable soucieuse de
préserver le cadre de vie et la possibilité, pour chacun et chacune, de satisfaire
ses besoins et de s’épanouir au sein de la cité.
Laurent CATHALA
5
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018DURABLE m 2018
Introduction
6
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018DURABLE m 2018
L e Rapport Brundtland de la commission mondiale sur l’environnement de l’ONU définissait en 1987 le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins des générations présentes, et notamment des plus pauvres d’entre eux, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Cet enjeu majeur, qui impose de concilier le développement humain avec le respect de l’environnement, tout en garantissant le bien-être des individus et le progrès social et économique apparait comme une équation complexe. En effet, garantir un modèle
de société durable signifie d’être à même de laisser aux générations futures un
patrimoine environnemental, social et économique non altéré.
Une approche équilibrée et exigeante est donc nécessaire afin de diminuer l’impact
environnemental de nos activités et garantir à nos concitoyens un développement
où chacun trouve sa place tout en préservant l’emploi et l’attractivité économique
des territoires. Tendre vers ce nouveau modèle sous-entend un changement de
paradigme et un engagement collectif de l’ensemble des acteurs.
C’est ce défi que Créteil relève avec exigence et ambition depuis de nombreuses
années.Territoire propice aux innovations et à la conduite de démarches exemplaires,
s’y déploient au quotidien nombres d’actions et initiatives volontaristes portées par
les acteurs institutionnels, les bailleurs sociaux, les entreprises, le tissu associatif et les
habitants.
Au cœur de cette dynamique collective, la Ville conduit, avec le déploiement des
politiques municipales et de son projet urbain, l’ambition d’un développement
durable de son territoire. A cet effet, elle construit, en lien avec ses partenaires, les
conditions d’une transition écologique et d’un modèle de ville durable qui concilie
l’exigence d’une solidarité qui rassemble, d’un développement responsable, et d’un
vivre ensemble apaisé.
C’est de cet engagement collectif de l’ensemble des acteurs du territoire municipal
que se nourrit chaque année depuis 2011 le contenu du rapport sur le développement
durable.
Aussi pour cette année encore, ce document se propose, au travers du prisme des
cinq finalités du développement durable, de porter un regard sur le bilan des politiques
publiques et des actions mises en œuvre sur le territoire en 2018, de mettre en lumière
les actions d’éco-exemplarité les plus significatives réalisées en interne par les services
de la Ville et de présenter les perspectives envisagées pour 2019 à travers un budget
transversal développement durable, synthétisant l’ensemble des engagements
budgétaires de la collectivité et de ses partenaires en faveur de cet enjeu majeur au
sein de leurs budgets primitifs.
7
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 20188
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018"DURABLE 2018
1. La lutte contre le changement climatique et la protection
de l’atmosphère, cœur de l’engagement collectif des acteurs
du territoire 10
2. La préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources,
une priorité pour une ville au cadre de vie harmonieux 28
3. Le développement de modes de consommation
et de production responsables, levier indispensable
d’une ville durable 38
4. La cohésion sociale et la solidarité entre les générations,
ciment du vivre ensemble 44
5. L’épanouissement des cristoliens et la satisfaction de leurs besoins
essentiels, conditions indispensables au développement
de chacun au sein de la cité 52
Bilan des politiques
publiques
et des actions
mises en œuvre
sur le territoire cristolien
9
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018Ambition partagée
Construire
une véritable
stratégie
territoriale
de transition
écologique,
économique
et durable
1. LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
ET LA PROTECTION DE L’ATMOSPHÈRE,
CŒUR DE L’ENGAGEMENT COLLECTIF
DES ACTEURS DU TERRITOIRE
À travers leurs politiques publiques, la gestion de leurs services et de leur
patrimoine, les collectivités territoriales ont une responsabilité dans la
lutte contre les gaz à effet de serre (GES). En relation directe avec les
acteurs de terrain, habitants, entreprises et associations, elles peuvent
agir sur les secteurs résidentiels et des transports, responsables de
plus des deux tiers des émissions de GES, et mobiliser leurs politiques
d’aménagement urbain pour une gestion exemplaire et maîtrisée des
consommations d’énergie.
Depuis plusieurs années déjà, Créteil s’est résolument engagée, en
lien avec ses partenaires, au premier duquel Grand Paris Sud Est Avenir
(GPSEA), dans cette voie et de nombreuses actions sont aujourd’hui
mises en œuvre sur notre territoire pour maîtriser et réduire l’impact
environnemental du secteur résidentiel et des activités de la Ville et pro-
poser des solutions alternatives.
10DURABLE m 2018
Jie
Principales
sources d’énergie
utilisées en 2015
Évolution des consommations d’énergies
entre 2005 et 2015 par secteur d’activité sur Créteil
Consommations réelles en Mwh
Agriculture Industrie Résidentiel Tertiaire Transport
Source : Données Airparif décembre 2018
-2%/an
2%/an
-2%/an -1%/an
-4 %/an
100000 2005
2015 0
200000
300000
400000
500000
600000
700000
800000
1.1. La volonté commune d’inscrire
les ambitions du territoire au sein
d’un Plan climat ambitieux
1.1.1. Du plan climat-énergie communal
à la formalisation prochaine d’un PCAET
Outil de planification offert aux collecti-
vités pour répondre aux enjeux globaux
de réduction des émissions de GES et
d’adaptation au changement climatique,
la Ville de Créteil s’est saisie très tôt de
ce dispositif et adopta dès 2014 un Plan
Climat-Energie Territorial (PCET) pour la
période 2014-2018.
Ce document, qui constituait le cadre
de référence de l’engagement de la
commune en matière de transition éner-
gétique, était décliné en quatre priorités :
un chauffage urbain mixant les énergies,
la lutte contre la précarité énergétique
dans un habitat économe en énergie, une
culture d’économie d’énergie, une collec-
tivité exemplaire. Fil conducteur donc des
actions et initiatives volontaristes entre-
prises depuis 2014 en la matière par la
commune et ses partenaires, cette com-
pétence de planification stratégique a été
transférée par la loi à GPSEA à sa création,
le 1er janvier 2016.
A ce titre, cette structure a engagé depuis
deux ans, un travail visant à l’adoption
d’une stratégie territoriale en la matière
formalisée au sein d’un Plan Climat Air
Energie Territorial (PCAET). Un diagnostic
liminaire a donc été réalisé entre 2017 et
2018, en lien avec l’ADEME et l’agence de
l’Energie du Val-de-Marne, afin d’identifier
les vulnérabilités spécifiques au territoire,
d’améliorer les connaissances des consé-
quences du dérèglement climatique et
de la hausse des coûts de l’énergie, ainsi
que définir une stratégie d’adaptation.
A l’appui de ce diagnostic, GPSEA ambi-
tionne désormais de construire avec ses
communes membres, une véritable straté-
gie territoriale de transition écologique,
économique et durable, gage de l’ambi-
tion partagée des acteurs locaux pour le
climat.
1.1.2. Les principaux éléments
de diagnostic relatifs au territoire
communal
Le diagnostic du PCAET a été effectué
à l’échelle des seize communes pour la
période 2005-2015 et, à ce titre, les ensei-
gnements suivants peuvent être tirés pour
le territoire communal :
L’énergie
Il ressort de ce diagnostic que les prin-
cipales sources d’énergie utilisées en
2015 étaient le gaz naturel (35 %), l’élec-
tricité (25 %), les produits pétroliers (25 %)
et le chauffage urbain (18 %). A ce titre,
la consommation énergétique du terri-
toire municipal, qui est principalement
générée par les secteurs tertiaire (40 %)
et résidentiel (36 %), s’est réduite entre
2005 et 2015 de - 1,6 %/an, et même de
- 3,1 %/an entre 2012 et 2015, alors même
que parallèlement la population cristo-
lienne augmentait en moyenne de 0,2 %
par an.
35 % Gaz naturel.
25 % Électricité.
25 % Produits pétroliers.
18 % Chauffage urbain.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
11DURABLE m 2018
ir Outre le constat que ce sont les secteurs
des transports (- 4 %/an) et résidentiel
(- 2 %/an) qui portent principalement
cette baisse de consommation énergé-
tique sur la période, il a été identifié que
plus de 54 % des consommations liées au
secteur résidentiel concernaient le parc
de logements construits avant 1975, qui
vieillissant, constitue ce que l’on peut
appeler des « passoirs énergétiques ».
Un état des lieux du risque de précarité
énergétique des ménages de GPSEA a
été réalisé. Ce dernier permet d’identifier
que 74 % de la population municipale est
exposée à un risque très élevé (30 %) ou
élevé (44 %), risques qui sont la résultante
de plusieurs phénomènes tels que le prix
de l’énergie, l’efficacité énergétique des
bâtiments et le revenu des ménages. Aussi
l’enjeu en la matière réside principalement
en l’engagement des différents acteurs
locaux dans la rénovation thermique des
parcs privés et sociaux, en l’extension des
réseaux de chauffage collectif et urbain et
en l’accompagnement des populations
connaissant des situations de précarité.
En ce qui concerne la production d’éner-
gie, le diagnostic identifie la singularité du
territoire cristolien qui dispose d’un réseau
de chaleur urbain de qualité couvrant
ainsi les besoins de plus de 60 000 habi-
tants en chauffage et en eau chaude.
Recourant à quatre types d’énergie dif-
férentes : le gaz, le fuel, la géothermie et
la récupération de la chaleur produite
par l’incinération des ordures ménagères,
cette production d’énergie s’appuie sur
un mix énergétique constitué à 57,97 %
en énergies renouvelables et de récupé-
ration (EnR’R) en 2018 participant ainsi à
réduire les émissions de GES du territoire.
De forts potentiels de renforcement de
la part de ces EnR’R dans la production
de chaleur et d’électricité ont ainsi été
identifiés que ce soit en termes de géo-
thermie (extension du réseau de chaleur),
que de récupération de chaleur liées à
la valorisation des ordures ménagères
(modernisation de l’usine d’incinération
Valo’Marne).
L’air
Le territoire communal a connu entre 2005
et 2015 une tendance globale à la baisse
des niveaux de pollution chronique que
ce soit en termes d’émission des polluants
atmosphériques (- 47 % à - 59 %) ou de GES
(- 9 %) ainsi que de concentrations de ces
derniers dans l’air que respirent nos conci-
toyens.
Globalement inférieur aux moyennes
métropolitaine et régionale, et en baisse
continue depuis de nombreuses années,
le niveau de concentration de polluant
dans l’air respecte les valeurs limites
autorisées sauf, occasionnellement lors
des pics de pollution qui peuvent toucher
la partie nord du territoire de GPSEA, plus
dense et proche des grands axes routiers.
Dans l’ensemble, les émissions en GES sur
notre territoire sont principalement géné-
rées par le transport routier (21 %) et le
secteur résidentiel (35 %) et, pour certains
types de polluant par le secteur industriel.
Aussi, les enjeux identifiés en la matière
pour les acteurs locaux résident en l’amé-
lioration et la densification de l’offre de
transport en commun, mode de transport
privilégié par 49 % des cristoliens, et les
modes de circulations douces ainsi que le
portage d’opérations de rénovation ther-
mique du secteur résidentiel.
Évolution annuelle émissions de polluants atmosphériques
et de gaz à effet de serre entre 2005 et 2015 sur Créteil
Emissions annuelles des polluants atmosphériques en t/an et des gaz à effet de serre en kteqCO2/an SO2 NOx COVNM NH3 PM10 PM2.5 GES directes
hors production
d’énergie
+ indirectes
Source : Données Airparif décembre 2018
-1,3%/an
-5%/an
-7 %/an
-9 %/an -5
%/an -6%/an
-1 %/an
1000 -
900 -
800 -
700 -
600 -
500 -
400 -
300 -
200 -
100 -
0 -
2005
2015
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
12DURABLE m 2018
a
(J D)
1.1.3. Les perspectives de travail
collectives pour 2019
Fort de ce diagnostic, des orientations et
potentialités qu’il a permis d’identifier, et
au regard des actions exemplaires en
matière de développement durable déjà
entreprises sur le territoire communal,
seront envisagés successivement en 2019
par les services du Territoire :
• la formalisation des objectifs stratégi-
ques et chiffrés que souhaite porter
GPSEA, et, ce, en adéquation avec les
documents stratégiques métropolitains
et régionaux,
• la proposition de fiche actions opéra-
tionnelles dans chacun des cinq pans
envisagés,
• la concertation sur ces objectifs terri-
toriaux avec tous les acteurs locaux et,
au premier titre les communes membres,
pour envisager les modalités de leurs
déclinaisons,
• le vote du projet de PCAET et de son
évaluation environnementale qui sera
soumis au Conseil de territoire au second
semestre 2019.
La Ville de Créteil, consciente des attentes
et des enjeux majeurs associés à un déve-
loppement durable et harmonieux du
cadre de vie de nos concitoyens, et déjà
moteur de cette transition énergétique sur
le territoire communal depuis des années,
souhaite faire de son engagement et
de son expérience une chance pour le
territoire et s’inscrira donc en 2019 aux
côtés de GPSEA et des autres communes
membres dans cette démarche de construc-
tion collective d’un futur commun.
1.2. L’engagement de la commune
en faveur de la réduction
son impact environnemental
En tant que « Territoire à énergie positive
pour la croissance verte (TEPCV) », la Ville
de Créteil mène des actions exemplaires
sur son patrimoine et porte une attention
toute particulière à la réduction de ses
émissions de GES au travers d’une consom-
mation d’énergie maitrisée et du choix
vertueux d’un mix énergétique pour le
réseau de chauffage urbain, service
qu’elle propose à de nombreux cristoliens.
1.2.1. Les actions exemplaires menées
sur le patrimoine municipal
Les opérations de rénovation
thermique des bâtiments municipaux
Dans le cadre de l’appel à projets « TEPCV »
porté par le ministère de l’écologie, du
développement durable et de l’énergie,
la commune a obtenu un accompagne-
ment à hauteur d’un million d’euros afin
de mener un certain nombre de travaux
d’envergure pour favoriser l’amélioration
des performances énergétiques de son
patrimoine bâti et de ses infrastructures.
Aussi ont pu être menés depuis 2016 sur
le patrimoine communal, les travaux sui-
vants :
• l’isolation thermique de la piscine du
Colombier, au travers de la réflexion de
son étanchéité,
• l’isolation thermique d’un hall du centre
sportif Eyquem, avec la création d’un
faux-plafond, le remplacement d’une
baie vitrée de 35 m² et le remplacement
de l’éclairage,
• le remplacement de deux façades du
bâtiment Gounod, occupé par le service
du 3ème âge, et sa mise en accessibilité,
• l’isolation par l’extérieur du bâtiment
des logements de fonction du groupe
scolaire des Guiblets ainsi que le rempla-
cement des menuiseries et les vitrages et
la rénovation du système de chauffage
pour assurer un passage du fioul à gaz,
• la rénovation de l’éclairage public dans
le quartier de l’Echat avec le remplace-
Air
Économie durable
PCAET
Éco- exemplarité
Climat
Énergie
SRCAE PCAEM
Les thématiques du PCAET
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
13DURABLE m 2018
cn
ment de 100 luminaires par des lumi-
naires Led dans les rues Esquirol, Thomas
Edison, Enesco, etc.
• la rénovation de l’éclairage public dans
différents secteurs de Créteil avec le
remplacement de lanternes énergivores
portant sur 104 foyers lumineux du quar-
tier du Palais, du quai de la Croisette ou
encore du centre technique municipal.
La dernière action prévue, dans ce cadre,
portera sur le remplacement des menui-
series extérieures de l’école élémentaire
Félix Eboué. Les objectifs poursuivis par
cette intervention ont pour ambition de
favoriser la réduction des consomma-
tions d’énergie pour le chauffage avec
des déperditions thermiques sur les zones
traitées divisées par sept et l’amélioration
du confort thermique des utilisateurs en
toutes saisons.
Parallèlement, plusieurs autres chan-
tiers non subventionnées ont été réalisés
en 2018 afin d’assurer l’amélioration de
l’isolation thermique des bâtiments par
l’extérieur ou divers travaux (faux plafonds
isolant, radiateurs, chaufferie) notamment
au sein des groupes scolaires Casalis, Alle-
zard, Gerbault, Victor Hugo, des Buttes, Le
Cleac’h, Péguy, Monge et du gymnase
des Buttes.
La poursuite de la modernisation
de l’éclairage public
La spécificité du réseau d’éclairage
public de Créteil réside en son alimenta-
tion en haute tension à partir de 5 postes
de transformation raccordés au réseau
d’EDF ce qui permet de bénéficier d’un
coût d’achat de l’énergie moindre. L’âge
moyen du réseau est d’environ 50 ans et il
est constitué sur chaque nœud du réseau,
de 575 transformateurs enterrés (3 200
Volts > 220 Volts) et de 253 boîtes de cou-
pure qui alimentent en basse tension les
quelques 9 000 points lumineux sur la ville.
Alors que l’éclairage public représente
plus de 30 % des dépenses générales
d’électricité de la commune, la munici-
palité a mené depuis plusieurs années
des opérations visant à la rénovation
progressive de l’ensemble de ses instal-
lations en matière d’éclairage public.
Pour ce faire, les services de la Ville rem-
placent systématiquement les luminaires
par une technologie Led qui, en plus de
permettre d’importantes réductions de
consommation d’électricité et des frais
de maintenance du fait d’une durée de
vie de 25 ans, assure une luminosité plus
efficace.
Le programme de remplacement des
ampoules à ballon fluorescent conte-
nant du mercure (couleur blanche), qui
équipent encore un peu moins de 20 %
du parc de lanternes s’est également
poursuivi en 2018 avec la mise en place
de 235 lanternes Led principalement loca-
lisées dans les quartiers de la Brèche, de
la Lévrière, des Coteaux du Sud, du Mont
Mesly et la place Jean Giraudoux. Aussi
c’est un total de 428 lanternes qui a été
remplacé en 2018 (après 444 en 2017).
En parallèle, l’allumage et l’extinction
de l’éclairage public sont réglés auto-
matiquement grâce à des interrupteurs
crépusculaires. Toutes les lanternes rem-
placées sont systématiquement équipées
de ballasts électroniques, qui permettent
d’abaisser la luminosité de 20 % pendant
une partie de la nuit.
En 2018, les actions menées ont ainsi per-
mis une diminution de la consommation
électrique de - 5,36 % par rapport à celle
de 2017. La consommation énergétique
est ainsi passée de 6 620 240 kWh fin 2016
INDICATEURS
9 000 points
lumineux.
428 lanternes
remplacées
en 2018.
50 ans : âge moyen
du réseau.
- 5,36% : diminution
de la consommation
électrique, entre
2017 et 2018.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
14DURABLE m 2018
à 5 744 298 kWh fin 2018. Les travaux de
modernisation de l’éclairage public réa-
lisés ont permis d’éviter l’émission de 28
tonnes de GES.
1.2.2. Le choix du chauffage urbain
et d’un mix-énergétique vertueux
Le réseau de chauffage urbain
et les travaux d’optimisation menés
Le réseau de chauffage urbain, géré par
la Société de Chauffage Urbain de Créteil
(SCUC) du groupe DALKIA à travers une
délégation de service public, permet de
fournir en chauffage et électricité actuel-
lement l’équivalent de 37 574 logements
(66 % de logements et 34 % d’équipe-
ments).
Avec le choix du chauffage urbain, Cré-
teil contribue à réduire les émissions de
GES mais aussi à alléger les factures des
usagers, avec une énergie moins chère
que le gaz et un taux de TVA moindre
(taux réduit à 5,5%), compte tenu du mix
énergétique avec plus de 50% d’énergies
renouvelables depuis le 1er juillet 2014.
Travaux menés sur le puit
de géothermie
Mis en service en 1988, le système de
géothermie installé dans le Mont-Mesly
est composé de deux puits, un d’exhaure
et le second d’injection. Plusieurs séries
d’opérations menées en 2010 et 2015 ont
permis d’augmenter le débit nominal du
puits d’exhaure pour atteindre 280 m 3/h
permettant ainsi une meilleure valori-
sation de la ressource géothermale.
Parallèlement, deux pompes à chaleur
industrielle haute température, d’une puis-
sance totale de 8 MW, ont été installées en
2014 sur le site et ont été raccordées avec
les équipements existants.
Cette configuration permet depuis d’amé-
liorer sensiblement la récupération de la
chaleur de la géothermie, de maximiser
le rendement des pompes et de valoriser,
depuis sa mise en service, 27 000 MWh
d’énergie renouvelable sur le réseau de
chauffage urbain, soit 6 022 tonnes de CO2
économisées.
Au mois de novembre 2017, un incident
électrique a rendu toutefois inopérante la
pompe à chaleur, qui n’a pu être remise
en état de marche que pour la saison de
chauffe 2018/2019, réduisant ainsi les per-
formances du mix-énergétique pour cette
année à 57,97 % contre 64,2 % avant l’in-
cident.
Travaux de rénovation et d’extension
du réseau de chauffage urbain
De 2014 à 2017, des travaux de rénovation
du réseau de chauffage ont été réali-
sés dans le quartier du Mont-Mesly pour
accompagner les travaux d’isolation des
bâtiments pilotés par le bailleur social.
En 2016, des travaux de raccordement
de l’hôpital Henri Mondor au réseau de
chauffage urbain ont été menés. En effet,
les études d’aménagement de la gare fer-
roviaire Créteil-Echat, avaient démontré la
nécessité de déplacer la chaufferie Echat
Est de la ville qui se trouvait à proximité
de l’hôpital. Parallèlement cet établisse-
ment envisageait le renouvellement de
ses sous-stations de chauffage et de sa
chaufferie qui présentaient un état de
vétusté et d’obsolescence avancé. De la
concomitance de ces deux situations est
apparue l’hypothèse de l’installation de
cette nouvelle chaufferie en lieu et place
de l’ancienne chaufferie de l’hôpital et au
renouvellement des installations de chauf-
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
15DURABLE m 2018
‘ie
fage pour permettre le raccordement de
l’hôpital au réseau de chauffage urbain
de la Ville.
En 2018, ont été réalisées des études de
préfiguration de travaux d’extension du
réseau entre la chaufferie du quartier
de la Croix des Mèches et le quartier du
Grand Colombier, d’une part, et dans le
quartier du Parc Duvauchelle en lien les
projets d’installation envisagés du siège
de la Fédération Française de Hand-ball,
de la société Valéo et de deux complexes
hôteliers, d’autre part.
Le projet de modernisation de l’usine
d’incinération «Valo-Marne »
Présenté en 2018, le projet d’extension
du centre de valorisation énergétique
« Valo’Marne », porté par les sociétés SUEZ
et TIRU (filiale d’EDF), à hauteur de 900 mil-
lions sur 20 ans, et, ce, en lien avec le
SMITDUVM, GPSEA et la Ville, commence à
se préciser dans l’optique de faire de cet
équipement structurant de notre territoire
un référence en matière d’économie cir-
culaire et solidaire.
En effet, ce projet ambitieux dont la livrai-
son est prévue pour 2023 poursuit les
objectifs suivants :
• augmenter à l’avenir la capacité de
l’usine à valoriser les déchets aujour-
d’hui non incinérables (déchets de
grande taille) et non valorisables
(déchets mêlés) afin qu’ils ne soient
plus enfouis,
• accroitre la production de chaleur
recyclée fournie par l’usine au réseau
de chauffage urbain au travers du déve-
loppement du réseau cristolien (3 ème four
d’incinération) qui permettra de fournir
aux 19 communes adhérentes du SMIT-
DUVM une électricité verte au prix de
l’électricité normale, d’éclairer 34 000
foyers et d’en chauffer 37 000 et, ce, à
une TVA réduit compte tenu du recours
au mix-énergétique,
• réduire la consommation des res-
sources en eau et en gaz naturel,
respectivement, de moitié au travers
du choix d’un traitement sec, et non plus
humide, des fumées et de 75 %, et baisser
les émissions de CO2 grâce à l’installa-
tion d’un puit carbone qui piègera ces
rejets atmosphériques pour les trans-
former en oxygène grâce à l’action de
micro algues,
• créer une station de production d’hy-
drogène pour alimenter une flotte de
véhicules propres à partir de l’électricité
produite sur le site grâce à l’incinération
des déchets,
• développer une serre agricole urbaine
de 4 500 m 2 alimentée par la chaleur inu-
tilisée de l’usine ainsi qu’une seconde
serre qui sera dédiée à des parcours
pédagogiques et d’éducation au déve-
loppement durable,
• favoriser l’insertion et créer des emplois
locaux avec un objectif affiché de 300
emplois directs et indirects et 325 000
heures en insertion sur les vingt ans
d’exploitation.
Vertueux pour l’environnement, ambitieux
en matière d’insertion et d’emploi, ce pro-
jet est une chance pour notre territoire
et permettra également, compte tenu de
nouveaux gains de productivité envisa-
gés durant le temps de la concession, de
réduire le coût pour les usagers de 40 €
INDICATEURS
47,4 km : longueur
du réseau.
242,739 MW :
puissance souscrit.
37 574 équivalents
logements
raccordés.
57,97% d’énergies
renouvelables
en 2017/2018.
77,88% : rendement
global du réseau.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
16DURABLE m 2018
ATELIER NATURE LOCAUX ATUEA LA FABRIQUE VA SR - LE JARDIN EN VRLE TÉCHNIQUES À ÉERGE PRAIRSE PLEURUE
À € «
Sr le n°" ‘ É s \e
ae , .
A ” _ Ve,
S 4 an v NT = & A
ur ep v S =
que
par tonnes de déchets traitées et confir-
mer ainsi la dynamique de diminution de
la taxe sur les ordures ménagères (TEOM)
enclenchée en 2018.
1.3. Le développement d’un
modèle urbain nouveau pour
une ville durable et responsable
C’est avec l’exigence constante qu’im-
pose l’ambition d’une ville durable, que
Créteil poursuit sa politique urbaine pro-
posant en lien avec ses partenaires une
offre conséquente de logements pour
tous, d’équipements publics et commer-
ciaux à hauteur des besoins, et portant
ainsi un modèle urbain en phase avec les
enjeux de développement durable.
En effet, les défis environnementaux
étant considérables, Créteil y fait face de
manière volontariste que ce soit dans
le cadre de ses projets de rénovation
urbaine, qui redessinent les quartiers, ou
au travers du développement d’opéra-
tions d’aménagement plus isolées. Dans le
même esprit, la commune accompagne
les porteurs de projets urbains en veillant à
leurs côtés à ce que les solutions permet-
tant de construire la ville de demain, forte
des engagements environnementaux,
soient exploitées au maximum.
1.3.1. Des opérations d’aménagement
et de rénovation urbaine exemplaires
L’achèvement du projet de rénovation
urbaine des Bleuets
En décembre 2008, une convention plu-
riannuelle a été signée entre la Ville, le
bailleur social Efidis et l’Agence natio-
nale de rénovation urbaine (ANRU) pour
la réalisation d’un programme ambitieux
d’opérations au sein du quartier des
Bleuets portant sur l’habitat, les espaces
extérieurs privés et publics et les équipe-
ments publics. L’ambition portée par la
commune et partagée avec l’ensemble
des partie prenantes visait à offrir à ses
habitants une nouvelle attractivité du
quartier du nord de la ville, porteur de
bien-être et du vivre ensemble.
A ce jour, l’opération de réhabilitation et de
résidentialisation de l’ensemble du parc
locatif appartenant au bailleur social Efidis
est achevée. La Ville mène donc actuelle-
ment la dernière phase de réaménagement
des espaces extérieurs de ce quartier dans
une volonté de requalification et de réap-
propriation par les habitants des espaces
publics piétonniers avec notamment la
création de passages piétonniers traver-
sant, ce qui favorise une circulation douce
au sein de ce quartier rénové.
De plus, avec l’ouverture de l’Espace
Jean Ferrat, bâtiment d’une surface de
1 650 m², qui accueille la nouvelle Mai-
son Pour Tous, un centre départemental
de protection maternelle et infantile et un
relais assistantes maternelles, c’est un véri-
table lieu d’accompagnement social et
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
17DURABLE m 2018
er
éducatif et de développement de la vie
associative, situé en cœur de quartier qui
est au service de tous les cristoliens.
Cette nouvelle construction dont les eaux
pluviales sont récupérées dans les noues
créées dans le cadre des aménagements
extérieurs dispose sur sa toiture, en partie
végétalisée, de ruches qui produisent le
« miel des Bleuets ».
Un nouvel horizon pour le quartier
Mont-Mesly
Après l’opération d’ampleur de rénovation
thermique du Mont-Mesly menée par Cré-
teil Habitat SEMIC, ce quartier va connaître
avec le projet de rénovation urbaine un
nouvel élan. Ce projet, qui se veut d’ex-
cellence environnementale, souhaite en
portant les principes du développement
durable et de l’écologie urbaine intégrer
les enjeux sociaux, économiques, environ-
nementaux et culturels de l’urbanisme et
traduire ainsi pleinement notre ambition
d’un nouvel horizon durable pour Créteil.
Cette ambition se matérialisera par la
création d’une nouvelle offre de logements
en mixité sociale, le réaménagement des
voiries et autres espaces extérieurs partici-
pant à la qualité environnementale et au
renforcement du lien social, la proposition
d’une nouvelle offre de commerces de
proximité et d’équipements publics plus
fonctionnels avec notamment la construc-
tion d’un équipement scolaire novateur, le
« carrefour éducatif », véritable projet d’ex-
cellence et vecteur de mixité sociale qui
sera aussi un lieu ouvert sur le quartier.
Aussi, après la signature le 23 mars 2017
du protocole de préfiguration du Nouveau
Programme National de Renouvellement
Urbain (NPNRU) entre la commune, GPSEA,
l’Etat et l’ensemble des partenaires de
l’ANRU, la commune devrait signer dans
le courant de l’année 2019 la convention
pluriannuelle de rénovation urbaine du
quartier du Haut du Mont-Mesly qui met-
tra l’engagement écologique au cœur
de ce projet majeur avec notamment :
• des déplacements sobres en énergie :
par le développement de liaisons pié-
tonnes et cyclables connectées entre
elles et reliant les différents espaces et
équipements publics et la réduction de
la circulation automobile à l’intérieur
des îlots par des résidentialisations,
• le développement de la nature en ville
et de la biodiversité : par l’augmenta-
tion des espaces verts, la préservation
des espaces existants, notamment les
espaces boisés comme le Petit Bois, par
une gestion différenciée pour protéger
la faune et la flore et une réorganisation
des emprises foncières pour distinguer
les espaces publics et privés et préserver
la qualité paysagère de ces lieux,
• le choix d’un réseau de chauffage ali-
menté par des énergies renouvelables :
au travers d’une extension du réseau
de la Ville pour raccorder tous les nou-
veaux logements, permettant ainsi aux
résidents de bénéficier d’une TVA réduite
à 5,5 %.
En outre, la Ville et ses partenaires sou-
haitent porter auprès du futur aménageur
une ambition forte pour les nouveaux
îlots à bâtir afin que puissent être inté-
grées au projet de hautes exigences en
matière d’efficacité et de performance
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
18DURABLE m 2018
quartier
18 550 €.
énergétique, notamment par le choix des
matériaux et l’isolation des bâtiments. Par
ailleurs, sera envisagé que l’ensemble des
îlots puissent bénéficier d’une certification
« NF Habitat HQE » et les projets immobiliers
du label « biodiverCity ».
La mutation durable du quartier
de l’Echat
Le quartier de l’Echat va connaitre, dans
les prochaines années, une importante
mutation avec la mise en œuvre de pro-
jets d’aménagement de grande ampleur
comprenant la construction d’une nou-
velle gare multimodale, le réaménage-
ment des espaces publics alentours et le
développement d’une nouvelle offre de
logements dans le secteur « Echat Sud »
mais aussi l’aménagement concerté de
l’ensemble du site du « Triangle de l’Echat ».
Réalisé en harmonie avec la future gare du
Grand Paris Express, le projet urbain envi-
sagé par la société Nexity développera
une conception urbaine durable et éco-
logique avec, entre autres, des terrasses
végétalisées accessibles aux usagers. Le
projet sera modulable et pourra évoluer
dans le temps, les logements pouvant se
transformer en bureaux et vice-versa, en
fonction des besoins.
Enfin dans le secteur du « Triangle de
l’Echat », actuellement isolé par de grands
axes de circulations routières du reste de
la ville, un projet porté par Grand Paris
Aménagement ambitionne la réalisation
de plus de 1 000 logements diversifiés mais
aussi l’implantation du futur Rectorat, de
logements étudiants, d’un hôtel et des
commerces de proximité. Sur ce site, qui
devrait également accueillir un groupe
scolaire et une crèche, se déploiera donc
dans les années à venir un quartier nou-
veau pour lequel la Ville, en lien avec
l’aménageur, souhaite que soient intégrés
pleinement les enjeux du développement
durable.
1.3.2. Le cadre d’intervention en matière
de réhabilitation thermique porté
par GPSEA
GPSEA déploie sur le territoire commu-
nal un certain nombre de dispositifs en
matière d’habitat. A cet égard, il apporte
son soutien pour la réalisation d’opé-
rations de réhabilitations thermiques à
hauteur de 20 % des travaux HT pour le
parc social et 10 % des travaux HT pour le
parc en copropriété. Ainsi, depuis 2009, de
nombreuses opérations de ce type por-
tées notamment par Créteil Habitat SEMIC,
Valophis Habitat et Efidis, ont pu bénéfi-
cier de subventions et, ce, à hauteur de
12 118 550 €.
1.3.3. L’engagement de Créteil
Habitat SEMIC en qualité d’acteur
écoresponsable
En fixant une priorité sur l’amélioration de
la performance énergétique de ses loge-
ments, Créteil Habitat SEMIC poursuit son
engagement, auprès de ses locataires en
faveur de la maîtrise des charges résul-
tant des consommations énergétiques et
participe ainsi pleinement à la démarche
de lutte contre la précarité énergétique et
contre le réchauffement climatique.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
192/2,/2/
27
2-À là
DURABLE m 2018
Les opérations ambitieuses
de rénovation thermique menées
L’achèvement de l’opération
de rénovation thermique au Mont-Mesly
et à Chéret
Après quatre ans de travaux, la plus
importante opération de rénovation
thermique d’Île-de-France de ce type
menée par un bailleur social s’est ache-
vée fin 2018. Engagée en 2014, par Créteil
Habitat SEMIC pour lutter contre la pré-
carité énergétique des familles, agir sur
les déperditions thermiques et permettre
d’amorcer la transition énergétique
d’une partie de son parc de logement,
cette vaste et ambitieuse opération de
réhabilitation thermique a concerné 61
immeubles représentant un total de 2 558
logements : 58 immeubles sur le quartier
du Mont Mesly et 3 immeubles sur le quar-
tier Chéret, pour un montant de travaux
engagé à hauteur de 23 millions d’euros.
Ces travaux venaient compléter une pre-
mière phase d’interventions énergétiques
qui avaient été menée sur ce même patri-
moine entre 2012 et mi-2017 (installation
de fenêtres en double vitrage PVC et de
VMC basse pression).
Le résultat constaté sur la consommation
d’énergie de ces bâtiments est positif.
En effet, entre la saison de chauffe 2011-
2012, saison précédent la première phase
d’interventions énergétiques, et la saison
2017-2018, les consommations énergé-
tiques se sont déjà réduites de 45 % en
année pleine, et, ce, alors même qu’une
partie des travaux n’était pas encore
achevée. Ces premiers résultats laissent
donc présager un gain énergétique
encore plus important qui devrait s’élever
à près de 56 %.
Cette opération se traduit également par
un allégement des factures énergétiques
des habitants estimé à hauteur de 11 %
de gains sur le prix de l’abonnement de
chauffage.
La poursuite de l’engagement
en matière de rénovation thermique
Fort du succès de cette opération, et afin
d’aller plus loin dans la lutte contre le
changement climatique et agir pour le
pouvoir d’achat de ses résidents, Créteil
Habitat SEMIC a engagé fin 2018 deux
nouvelles opérations de réhabilitation
thermique.
Le patrimoine concerné est constitué,
d’une part, des 58 logements de la Rési-
dence Paul François Avet situés dans le
quartier du Centre ancien et, d’autre part,
des 77 logements de la Résidence auto-
nomie Marivaux. Les travaux d’isolation
thermique par l’extérieur et en terrasses se
dérouleront courant 2019 pour un achè-
vement envisagé début 2020. Par ailleurs,
concernant la Résidence autonomie Mari-
vaux, le programme sera complété par
INDICATEURS
61 immeubles.
2 558 logements.
- 45% de
consommations
entre 2011
et 2018.
11% de gain
sur l’abonnement
pour les habitants.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
20DURABLE m 2018
ie
des interventions au sein des logements
afin de mener des travaux d’adaptation
des salles de bains au vieillissement et aux
handicaps ainsi que l’amélioration des
systèmes de ventilation et de climatisation.
Les opérations de construction
nouvelles exemplaires et responsables
En sa qualité d’aménageur, Créteil Habitat
SEMIC a entrepris en 2018 deux opérations
nouvelles de construction de logements
locatifs sociaux sur le territoire communal,
certifiées « CERQUAL et H&E » (Habitat et
Environnement). Tout d’abord, la construc-
tion d’une résidence neuve constituée
de 65 logements locatifs sociaux (PLUS et
PLAI) et de 66 places de parking en sous-
sol situées rue Maurice Déménitroux, au
cœur du quartier du Centre ancien et
pour lesquels les travaux ont débuté cou-
rant 2018.
Ensuite, la construction d’une nouvelle
résidence « Campus Maupassant » pour
étudiants composée de 130 logements
locatifs sociaux (PLUS et PLS), dont 10
sont accessibles aux personnes à mobi-
lité réduite, et d’un parking privé extérieur.
Située au 1 Allée Mozart et nichée au
cœur des différents campus de l’Université
Paris Est Créteil (UPEC), cette résidence a
été livrée fin 2018.
Les actions au quotidien de maitrise
de l’énergie et des ressources
Créteil Habitat SEMIC s’efforce également
en tant qu’acteur écoresponsable de
mener des actions et démarches quoti-
diennes de maîtrise des consommations
électriques de son patrimoine.
Après avoir, en 2017, engagé une cam-
pagne d’envergure auprès de tous ses
résidents, la Régie de travaux de cette
structure a engagé début 2018 une pro-
grammation sur plusieurs années de
remplacement, résidence après rési-
dence, de tous les luminaires en parties
communes par des luminaires led basse
consommation.
Par ailleurs et depuis plusieurs années,
ce bailleur s’est inscrit dans la perspec-
tive de maîtriser les consommations
d’eau pour le compte de ses résidents.
Concomitamment à de fortes actions de
communication et de sensibilisation des
locataires aux gestes écoresponsables
du quotidien pour favoriser la diminution
de leurs charges, un contrat complet a
été mis en place depuis plusieurs années
pour assurer avec efficacité des actions
techniques et intervenir rapidement en
cas de constat de dérives occasionnelle
de compteur divisionnaire.
1.3.4. L’accompagnement
des cristoliens et copropriétés
dans la maîtrise de leurs
consommations et la lutte
contre la précarité énergétique
Les permanences info-énergie
de l’Agence de l’Energie 94
Depuis octobre 2014, des conseils gratuits
et indépendants sont délivrés en mairie
une fois par mois par l’Agence de l’Ener-
gie du Val-de-Marne, sur les économies
d’énergie qui peuvent être réalisées par
les particuliers au sein de leur logement
ainsi qu’aux copropriétés cristoliennes
souhaitant s’engager dans une opération
d’isolation thermique.
Les thèmes abordés par le conseiller
info-énergie permettent aux familles par-
ticipantes de mieux comprendre leurs
factures d’énergie et d’eau, en insis-
tant sur les informations importantes qui
composent une facture (consommations,
abonnement, taxes, etc.) et de bénéficier
de conseils pour diminuer et mieux mai-
triser leurs consommations énergétiques.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
21DURABLE m 2018
Ie L’accompagnement énergétique
proposé par Valophis Habitat
Le bailleur social Valophis Habitat a en-
gagé depuis plusieurs années au sein
de ses résidences, un accompagnement
énergétique des locataires. Ce dernier
prend la forme d’une sensibilisation des
ménages aux éco gestes accompagnée
de 3 visites à domicile sur une période
d’une année avec des relevés de comp-
teur et des comparaisons avec les années
précédentes et la délivrance de conseils
pour la maitrise de leurs consommations
et, ce, pour prévenir le risque de précarité
énergétique. Dans le cadre de ce disposi-
tif, ce sont près de 120 ménages résidents
au sein du quartier du Mont-Mesly qui ont
été accompagné entre fin 2017 et 2018.
Le programme MAGE piloté
par le Département du Val-de-Marne
En collaboration avec le Département
du Val-de-Marne, l’association Eco CO2 -
Solinergy et la Croix Rouge (Logicité) ont
mis en place sur le territoire le programme
MAGE (Mesurer et accompagner pour
garantir des économies). Ce dispositif, des-
tiné en priorité aux bénéficiaires du Fond
de Solidarité Habitat (FSH) Energie vise à
lutter contre la précarité énergétique et
à accompagner les familles qui le sou-
haitent, à travers des réunions ludiques
et pédagogiques pour une première sen-
sibilisation aux économies d’énergie et
d’eau. Est également envisagé dans ce
cadre le suivi durant plusieurs mois de
leurs consommations avec trois visites à
domicile personnalisées et gratuites pen-
dant un an, permettant de réaliser des
relevés périodiques pour les sensibiliser à
la maitrise de leurs dépenses et à terme à
faire des économies par l’apport d’éco-
gestes.
Partenaire de cette initiative, au côté de
l’Espace départemental de solidarité (EDS),
le CCAS de la commune, dans le cadre
de son suivi social, a pu orienter 6 familles
en 2018 vers ce programme pour qu’elles
bénéficient d’un accompagnement.
Le soutien aux copropriétés apporté
par Ile-de-France Energies
Créteil est actionnaire depuis 2013 de la
société d’économie mixte «Energies POSI-
TI’F» dédiée à promouvoir et à soutenir la
transition énergétique en Ile-de-France.
Cette SEM accompagne les projets de
rénovation thermique des petites copro-
priétés avec un système dit de « tiers
investisseur » en avançant tout ou partie
du montant des travaux restant à payer
pour leur financement. Ce soutien per-
met au syndicat des copropriétaires de
rembourser le coût des travaux par un
versement régulier dont le montant tient
compte des économies d’énergie géné-
rées par les travaux.
Dans le cadre ce dispositif, deux copro-
priétés cristoliennes, la résidence Cézanne
en bas du Mont-Mesly et la résidence
Hourtin place Jean Giraudoux, ont fait
appel aux services de cette structure pour
bénéficier d’un accompagnement dans
l’élaboration de leurs projets de rénova-
tion thermique.
En 2018, afin de permettre à Energies
POSIT’IF de poursuivre son développe-
ment, la commune, aux côtés des autres
membres, a procédé à l’augmentation de
sa participation au capital.
1.4. Le renforcement
des infrastructures de transport
pour une mobilité durable
Créteil est au cœur d’un important nœud
routier, avec notamment l’autoroute A86 et
la RD1. Elle dispose en outre d’un réseau
de transport dense (4 stations de métro,
2 stations des RER A et D, 9 lignes de bus
RATP , 162 stations de bus, 4 lignes de la
STRAV, le TVM) assurant ainsi une proximité
immédiate avec Paris et offrant une bonne
desserte des différents quartiers et des liai-
sons aisées avec les communes voisines.
Dans les prochaines années, ce réseau
de transports en commun va encore se
renforcer avec notamment l’arrivée de
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
22DURABLE m 2018
in
ss
la ligne 15 du Grand Paris Express et le
Téléval. Par ailleurs, la Ville entend conti-
nuer d’offrir à sa population des modes de
circulations douces respectueux de l’envi-
ronnement et, en lien avec GPSEA, travaille
à la formalisation d’une feuille de route
stratégique pour améliorer tous les types
de déplacements.
1.4.1. Le renforcement structurant
de l’offre en transports en commun
La future gare du Grand Paris Express
de l’Echat
A l’horizon 2022, la Ville sera connectée
au Grand Paris Express (GPE) et à la
future ligne 15 qui reliera entre elles les
villes du sud de la petite couronne pari-
sienne. Projet stratégique pour le devenir
de l’Île-de-France, le GPE vise à améliorer
la vie quotidienne des habitants, à favo-
riser l’égalité des territoires franciliens, en
renforçant le développement urbain de
l’agglomération, et à favoriser l’attractivité
de la région capitale.
Située sous la rue Gustave-Eiffel, devant
l’actuelle gare routière, l’emplacement
de la future gare Créteil l’Échat, dont les
travaux ont débuté en 2018, a été choisi
pour faciliter l’interconnexion multimo-
dale avec les nombreux autres modes
de transport en commun que connait
la commune et notamment une corres-
pondance avec la ligne 8 du métro Paris
Balard-Créteil Pointe du Lac. Par cette nou-
velle ligne de métro seront desservis les
équipements administratifs, hospitaliers et
universitaires d’envergure métropolitaine
qui sont situés sur le territoire communal.
Avec près de 90 000 voyageurs attendus
chaque jour, ce projet de taille permettra
de densifier l’offre de transport en com-
mun sur notre territoire.
Le projet de téléphérique urbain
du Câble A
Île-de-France Mobilités, autorité organisa-
trice des transports en Île-de-France, porte
depuis des années, en lien avec le Conseil
départemental du Val-de-Marne, un projet
de transport en commun attractif et inno-
vant : le Câble A-Téléval
Premier téléphérique urbain en Île-de-
France, ce mode de transport propre,
souhaite s’inscrire dans une logique de
développement durable et apporter une
amélioration concrète aux difficultés quo-
tidiennes de déplacements des habitants
des communes voisines de Créteil.
La Ville de Créteil s’est félicitée dès l’origine
de ce projet, dans toutes ses dimensions :
désenclavement des villes concernées,
adoption d’un mode de transport en
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
23DURABLE m 2018
commun conforme aux objectifs de déve-
loppement durable et prise en compte de
la nécessité de concilier la vie profession-
nelle et personnelle de nos concitoyens
en favorisant leur mobilité.
Toutefois, le tracé retenu par l’opérateur
Île-de-France Mobilités, pour son arrivée
sur Créteil, de par sa proximité avec les
immeubles d’habitation du quartier rési-
dentiel des Sarrazins Sud, pose un certain
nombre de difficultés et perturberait for-
tement et de manière importante les
conditions et cadre de vie des riverains.
Aussi, la municipalité a manifesté son sou-
hait que des études complémentaires
permettant de modifier le tracé soient
réalisées pour le rendre moins impactant
pour les riverains et afin de garantir le res-
pect des conditions de vie et d’habitat
des habitants de cette partie de Créteil,
largement urbanisée.
1.4.2. La promotion des éco-
déplacements et des voies
de circulations douces
Les aménagements cyclables
et les offres de transport en libre-service
La Ville de Créteil dispose de nombreux
aménagements favorisant les modes
actifs de circulation (cycles et piétons)
comme les pistes ou bandes cyclables, les
double-sens cyclables, les voies piétonnes,
les zones 30 et les zones de rencontre.Vingt-
quatre doubles sens cyclables ont ainsi été
instaurés et des zones de rencontre sont
régulièrement aménagées. Les derniers
aménagements de ce type ont concerné
en 2018 le nouveau éco-quartier Néo’C.
Le pôle intermodal à Pompadour (RER
D et station de bus TVM et 393) dispose
d’une consigne Véligo. Le service est
ouvert à tous les voyageurs des trans-
ports en commun franciliens détenteurs
d’une carte Navigo. Pour un abonnement
annuel de 10 à 30 €, les vélos sont à l’abri
et en sécurité.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
24DURABLE m 2018
67 kms de pistes
cyclables.
701 personnes
abonnées
au Cristolib’.
2 423 trajets
(45 426 depuis
la mise
en service).
1154 places
de stationnement.
1 station Véligo.
Afin d’inciter la population à l’utilisation
de ce mode de circulation, et, ce, dans
un souci de réduire les émissions de GES
liés au transport routier, la Ville a fait le
choix en avril 2010, de déployer sur son
territoire un service de location de vélo
en libre-service. Ce dernier avec une
demi-heure gratuite comprend 130 vélos
et 254 points d’accroche et est accessible
24h/24, selon plusieurs formules. En défi-
nitif, ce sont 10 stations de vélos Cristolib’,
qui maillent le territoire communal.
Enfin, la Ville, en lien avec GPSEA, a fait
le choix très tôt de s’associer au Syndi-
cat mixte Autolib’ afin de promouvoir
l’utilisation de véhicules électriques en
auto-partage. Aussi depuis 2012 sont
présentes sur le territoire municipal 19 sta-
tions Autolib. Ce service a néanmoins pris
fin depuis le 31 juillet 2018. Dans l’attente
d’une éventuelle reprise de ce service par
un prestataire, la commune a souhaité
en 2019 réaliser des travaux de remise
en service de la moitié de ces stations.
L’objectif est de mettre à disposition les
bornes de rechargement de ces stations
aux usagers cristoliens disposant de
véhicules électriques. Les autres stations,
moins fréquentées, seront démontées afin
de permettre d’offrir des nouvelles places
de stationnement classiques.
La « Tégéval », relier la nature,
les hommes, naturellement
Réflexion initiée par la Région Île-de-
France et le Conseil départemental du
Val-de-Marne dans les années 1990,
cette « promenade verte » de 20 kilomètres
aménagée pour les piétons, les personnes
à mobilité réduite et les cycles devrait au
terme de quinze années de travaux traver-
ser huit communes du sud-est de la région
parisienne, de Créteil à Mandres-les-Roses.
Ce parcours, pour lequel les premiers tra-
vaux ont débuté en 2013, permettra ainsi
de relier les parcs, les forêts et les liaisons
vertes aux transports en commun et pistes
cyclables du territoire tout en profitant plei-
nement de la nature et en préservant la
biodiversité.
Une passerelle conçue par l’architecte
Marc Mimran a été installée côté Créteil
au-dessus de la RN 406 en août 2015.
Respectueuse de l’environnement et favo-
risant les modes de déplacement doux,
INDICATEURS
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
25DURABLE m 2018
cet ouvrage large de 5 mètres accueille
piétons, cyclistes et personnes à mobi-
lité réduite. Les cheminements d’accès à
cette dernière ont été réalisés en 2015 et
les aménagements paysagers finalisés en
2017.
La valorisation des circulations
douces par le Conseil des enfants
En partenariat avec la direction de l’urba-
nisme de la commune, et avec l’appui de
la direction de la démocratie locale et de
proximité, le Conseil municipal des Enfants
a conduit entre 2016 et 2018 le projet
« Dessine-moi un parcours ». L’objectif était
que les enfants réalisent une carte du
territoire cristolien présentant plusieurs par-
cours « sécurisés » empruntant les pistes
cyclables et chemins piétonniers pour
traverser la ville à vélo comme à pied.
Par ce projet, les enfants ont pu être sen-
sibilisés aux enjeux de réduction des
émissions de GES par l’utilisation de mode
de transport doux et découvrir le territoire
communal autrement. Cette réalisation a
été diffusée à 8 000 exemplaires notam-
ment dans les écoles et collèges, aux
nouveaux habitants et aux structures
socio-culturelles.
1.4.3. L’élaboration d’un Plan local des
déplacements (PLD) pour le territoire
GPSEA exerce une compétence en matière
de transports et de déplacements, qui
prévoit l’élaboration d’un plan local de
déplacements (PLD), volet « transports »
du Plan Climat. Il s’agit d’un document
programmatique donnant le cadre de la
politique en matière de transports et de
déplacements sur un territoire donné.
Aussi, début 2018, GPSEA a engagé, avec
la Ville de Créteil notamment, l’élaboration
de ce PLD qui lui permettra de disposer
d’une connaissance fine de la mobilité
des habitants, salariés et visiteurs et de
constituer une feuille de route pour amé-
liorer tous les types de déplacements. Sa
particularité est qu’il intègrera un plan
stratégique cyclable ou plan vélo afin de
développer les circulations douces.
Une phase de diagnostic a été menée
durant toute l’année 2018. L’année 2019
sera consacrée, d’une part, au partage de
ce diagnostic complet au Conseil de ter-
ritoire lors du premier trimestre, et, d’autre
part, à la mise en place de groupes de
travail thématiques pour co-construire ce
PLD avec pour objectif une validation du
plan d’actions au second semestre.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
2627e de la durabilité des
5s humaines.
2. LA PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ,
DES MILIEUX ET DES RESSOURCES, UNE PRIORITÉ
POUR UNE VILLE AU CADRE DE VIE HARMONIEUX
La biodiversité est une composante essentielle de la durabilité des
écosystèmes, dont dépendent toutes les sociétés humaines.
Créteil est depuis longtemps engagée dans une démarche où la prise
en compte de la nature même de son territoire s’est érigée en priorité
impérieuse, qu’il s’agisse de réduire sa vulnérabilité ou de préserver et
développer ses richesses.
Volontarisme affirmé
Créteil est
reconnue parmi
les communes
les plus vertes
de France
28DURABLE m 2018
quatre fleurs »
2.1. La mise en œuvre
d’une stratégie volontariste
en faveur de la biodiversité
Créteil accorde une place de choix aux
espaces verts et se démarque aujourd’hui
par une stratégie paysagère remarqua-
ble. De nombreuses actions ont ainsi été
entreprises pour améliorer le bien-être des
Cristoliens tout en agissant sur la qualité
de leur environnement et la promotion de
la biodiversité.
2.1.1. L’engagement affirmé
de la Ville pour la biodiversité
et les milieux naturels
L’engagement de la Ville en faveur de la
biodiversité est concret depuis de nom-
breuses années. En effet, dès 2009, la
Ville a adopté la « charte régionale de la
biodiversité et des milieux naturels », pour
mettre en œuvre des actions de préser-
vation du patrimoine naturel et intégrer
la biodiversité dans sa politique locale
d’aménagement.
En 2013, la ville a souhaité adopter une
charte cristolienne « Jardinier durable »
afin de favoriser des pratiques de jardinage
plus vertueuses. Elle prévoit notamment de
respecter la ressource en eau en luttant
contre le gaspillage, en favorisant la récu-
pération des eaux de pluie, de respecter la
vie du sol en renonçant à l’usage des her-
bicides, en pratiquant le compostage des
déchets organiques ainsi que l’utilisation
des engrais verts et d’accueillir la biodi-
versité végétale et animale en diversifiant
les plantations. Cette charte s’applique
aux utilisateurs des jardins familiaux et aux
participants du concours annuel « des
balcons et maisons fleuris ».
Enfin, labellisée « Quatre fleurs » depuis 1984
au concours des villes et villages fleuris,
Créteil est reconnue parmi les communes
les plus vertes de France, compte tenu
des méthodes horticoles utilisées, la
multiplicité de ces actions en faveur de
la biodiversité et du nombre de jardins
familiaux.
2.1.2. Les actions visant à préserver
la faune présente sur le territoire
Près de dix ans après l’engagement de
la Ville au sein de la charte régionale de
la biodiversité et des milieux naturels, des
espèces animales emblématiques et pro-
tégées (héron Blongios nain, Butor étoilé et
Abeilles Andrènes) ont été recensées sur
le territoire preuve du retour de la biodiver-
sité à Créteil.
Ce constat est la résultante notamment
du partenariat développé par la Ville
depuis plusieurs années avec la Ligue de
Protection des Oiseaux (LPO) qui a per-
mis l’implantation de plusieurs nichoirs
à oiseaux sur une dizaine de sites du
territoire. Visant à d’offrir des abris aux pas-
sereaux, mésanges ou rouges-gorges, ces
85 nichoirs pour oiseaux permettent, par
ailleurs, la lutte contre la présence de la
chenille processionnaire du pin. A cette
Labellisée « Quatre fleurs »
depuis 1984 au concours
des villes et villages fleuris
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
29DURABLE m 2018
initiative, s’ajoute, dans un souci de sen-
sibilisation à la biodiversité de nos plus
jeunes, la présence de 12 nichoirs de type
Mésange dans les groupes scolaires Alle-
zard, Camus, Casalis, Habette, Lagrange et
Monge.
Fin 2018, un couple de faucons crécerelles
avait été repéré sur le territoire communal.
Cette espèce protégée, qui peut s’adapter
à la ville dès lors qu’il y a des cavités pour
l’accueillir, s’était faite plus rare depuis une
quinzaine d’années à Créteil. Sollicité par
l’association du Collectif du Lac de Crétel,
RTE (Réseau de transport d’électricité) a
posé un nichoir sur l’un des pylônes des
lignes à haute tension du parc départe-
mental de Créteil.
La commune a également développé
depuis 2009 un partenariat avec le Grou-
pement Syndical Agricole du Val-de-Marne
(GSA94) qui a permis notamment d’ins-
taller 4 ruches dans le parc Dupeyroux.
En effet, il apparut crucial à la commune
d’œuvrer pour la préservation des abeilles,
qui participent à la fructification des végé-
taux. Depuis d’autres ruches ont également
pris place à Créteil pour un total de 13
ruches. Le miel issue des ruches du parc
Dupeyroux, qui a été présenté au Concours
2018 des miels de la Métropole du Grand
Paris, a permis à la Ville d’être récompen-
sée pour ses actions en faveur de la
préservation de la biodiversité.
Enfin, une gestion spécifique des espaces
verts a été mise en œuvre afin de préser-
ver les colonies d’Andrènes des abeilles
sauvages terricoles (abeilles fouisseuses).
2.1.3. La volonté d’une gestion durable
du patrimoine arboré et des espaces
verts
Le choix de méthodes horticoles
durables pour les espaces verts
La commune, labellisée « Quatre fleurs »,
utilise pour la gestion de ses espaces verts
des méthodes horticoles durables et res-
ponsables. Elles consistent notamment en
la gestion extensible de certaines pelouses
au travers de la diminution de la fréquence
de tonte permettant le développement
de plantes à fleurs sauvages, la valorisa-
tion des semis de prairies fleuries qui sont
INDICATEURS
13 ruches.
85 nichoirs pour oiseaux installés.
Le miel de Créteil primé
au concours 2018 des miels
de la Métropole du Grand Paris.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
30ré
DURABLE m 2018
composées de plusieurs variétés de fleurs
et vivaces favorisant ainsi la biodiversité et
la suppression de haies mono-spécifiques
composées d’une seule essence au profit
de plantes diversifiées.
A ces méthodes s’ajoutent également la
réduction des déchets verts au travers de
l’utilisation des tondeuses mulching qui
broient l’herbe sur place et la réutilisation
des copeaux de bois issus des broyures de
taille, l’utilisation d’engrais verts à partir de
certaines plantes aux vertus agronomiques
qui à la fin de leur cycle sont broyées sur
place et réincorporées au sol ainsi que la
réduction des produits phytosanitaires au
profit de méthodes biologiques (lâchers
de larves de coccinelles).
Enfin, le service procède à la végétalisation
des pieds d’arbre ce qui permet de partici-
per à la protection du système racinaire de
ce dernier, contribue à l’embellissement
du pied, réduit le développement d’herbes
indésirables et favorise la perméabilité et la
pénétration de l’eau dans le sol.
Le suivi attentif du patrimoine arboré
Le service des parcs et jardins suit de
façon très attentive le patrimoine arboré
de la Ville composé d’environ 26 000
sujets. Chaque année il est procédé à
des renouvellements ponctuels d’arbres le
long des voiries ou dans les espaces verts
et à des campagnes d’élagage.
La plantation d’arbres avec des essences
diversifiées permet aux alignements de
résister à des agresseurs (insectes et mala-
dies, chancre coloré du platane…). Le
choix d’arbres offrant une floraison et une
fructification utiles aux insectes pollinisa-
teurs et aux oiseaux qui s’en nourrissent,
participent au maintien de la biodiversité.
Par ailleurs, l’expérimentation de sondes
tensiométriques permettant de raisonner
les apports hydriques des jeunes planta-
tions d’arbres est en cours afin d’ajuster la
quantité d’eau à apporter dans un souci
d’économie de cette ressource. A l’issue
d’une période de trois ans, si les racines
se sont suffisamment développées dans le
sol d’origine, l’arbre sera alors considéré
comme autonome.
Le partenariat avec le Centre horticole
de GPSEA
GPSEA dispose de serres de culture et
d’une pépinière pour la production flo-
rale destinés à la végétalisation et à
l’embellissement des espaces verts des
communes du Territoire. Sur l’ensemble
du site de production (1,9 hectares de
serre), sont produites, chaque année, envi-
ron 325 000 plantes annuelles et 305 000
bisannuelles issues à 80 % de semis réali-
sées sur place en 2018. La pépinière de 5,5
hectares contient environ 374 arbres d’or-
nement et 106 conifères, 32 000 arbustes
de pleine terre ainsi que 51 000 plantes
vivaces, graminées et fougères cultivées
en hors sol.
10 hectares en gestion
différenciée (sur 210 hectares
entretenus).
11 000 m2 de fleurissements
entretenus.
50 000 bulbes naturalisables
plantées.
26 000 arbres au sein
du patrimoine arboré.
4 000 coccinelles lâchées
dans le cadre de la lutte
biologique contre les pucerons.
INDICATEURS
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
31DURABLE m 2018
n «
Le service cristolien des parcs et jardins
s’adresse donc directement à GPSEA pour
s’approvisionner en plantes. En 2018, ont
pu être fournis à la Ville : 160000 plantes à
massifs annuelles, 155 000 plantes à massifs
bisannuelles, 1 457 Chrysanthèmes, 83 500
bulbes, 9 672 plantes vivaces et graminées,
59 fougères, 1816 arbustes, 95 arbres et
conifères et 885 plantes vertes et fleuries.
Par ailleurs, le centre horticole propose une
offre pédagogique destinée à accueillir
tout type de public, composé d’un jar-
din des 5 sens, de potagers sous diverses
formes et d’un rucher. En 2018, 201 élèves
des écoles maternelles et élémentaires
Monge et Chateaubriand soit 9 classes
ont pu visiter cet équipement et être sen-
sibilisées aux enjeux liés à la préservation
de la faune.
2.1.4. La participation affirmée
des acteurs à la stratégie
de préservation de la biodiversité
La commune participe en lien avec ses
partenaires à un véritable engagement
collectif en faveur de la sensibilisation des
cristoliens, petits et grands, aux enjeux asso-
ciés à la préservation des écosystèmes.
Manifestation « Parcs et Jardins
en fête »
A ce titre, depuis 13 ans, la manifesta-
tion « Parcs et Jardins en fête » réunit
chaque année au mois de septembre
de nombreux partenaires institutionnels
et associatifs afin d’offrir aux habitant un
week-end riche en découvertes. L’édition
2018 placée sous le thème du partage a
rassemblé près de 8 500 visiteurs.
L’éducation à la biodiversité
pour petits et grands
Outre cette manifestation d’envergure, et
à l’instar de l’offre pédagogique du centre
horticole de GPSEA, le service des parcs
et jardins a également initié un partena-
riat avec douze établissements scolaires
notamment autour du thème du jardinage
naturel. Le développement de potagers
pédagogiques a été accompagné par
la mise en place de récupérateurs d’eau
pluviale dans trois écoles (Allezard, Beuvin
et Mendès France).
Ces actions sont complétées tout au
long de l’année par l’intervention de
nombreuses associations sur le territoire
cristolien. L’une d’entre elles, Nature &
Société, anime la Maison de la Nature de
l’Ile de Loisirs, au travers d’expositions, de
soirées thématiques, d’ateliers enfants, et
assure de nombreuses animations dans
les établissements scolaires ou à l’UPEC.
Elle gère également 6 ruches sur ce site et
participe aux actions de nettoyage du lac.
Parallèlement, est organisé deux fois par
an, par l’Association pour la sauvegarde
du Bras du Chapitre (ASBCA) le nettoyage
des bords de Marne autour du Bras du
Chapitre avec le concours de nombreux
partenaires : La Goujonnette, l’US Créteil
Canoë-kayak, les jardins familiaux, le
Conseil de quartier des Bords de Marne-
Val de Brie, les services techniques de la
Ville et du Territoire.
La mise à disposition de jardins
familiaux
Afin d’introduire encore un peu plus de
nature en ville, d’éduquer à la biodiver-
sité et de créer de nouveaux espaces de
convivialité et de socialisation entre les
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
32DURABLE m 2018
habitants, la Ville a souhaité mettre à dispo-
sition des cristoliens des jardins familiaux.
Ce sont ainsi 127 parcelles de jardins
familiaux qui sont aujourd’hui réparties
sur de nombreux sites, et parmi lesquelles
certaines sont accessibles aux personnes
à mobilité réduite. Sur les derniers sites livrés
dans le quartier du Mont-Mesly et l’île Brise
Pain, les jardiniers sont tous signataires de
la charte « Jardinier durable » et disposent
d’un récupérateur d’eaux de pluie pour
arroser leurs plantations et d’un compos-
teur pour recycler leurs déchets verts.
Par ailleurs, au-delà de ces parcelles attri-
buées aux habitants, existent également
sur le territoire, un jardin partagé, d’une sur-
face de 1 314 m², installé dans le quartier
des Coteaux du Sud, dont la gestion a été
confiée à la Régie de Quartier et un jardin
familial confié à l’association Emmaüs. A
cela s’ajoutent enfin, les jardins familiaux
gérés par « la Ligue du Coin de Terre » rue
de la Prairie et rue des Ecoles.
2.2. La gestion attentive
du patrimoine commun
que constitue la ressource « eau »
Créteil est une ville attentive à la gestion
des ressources telle que l’eau, à travers
la gestion de son réseau d’eau potable,
mais aussi le traitement des eaux pluviales
et usées. Cette exigence est désormais
partagée avec GPSEA qui exerce depuis
le 1 er janvier 2016 les compétences liées
à la gestion de l’eau potable et à l’assai-
nissement.
2.2.1. Une ville où l’eau est
naturellement présente
Le lac de Créteil s’étend sur 42 hectares
au sud de la ville. Il favorise la biodiversité
locale et accueille une faune aquatique
diversifiée. Il ne connaît pas de pollution
organique notable, des contrôles étant
régulièrement réalisés par le Département.
L’eau du lac est également utile pour l’ar-
rosage des pelouses de l’Ile de loisirs et du
quartier de l’Hôtel de ville. Ainsi, 34 036 m3
d’eau non potable ont été utilisés en 2018
pour l’arrosage des espaces verts publics.
Dans le cadre du fonds de solidarité
attaché au contrat de délégation de
distribution d’eau potable et en accord
avec GPSEA, a été lancée une étude de
modélisation du lac afin de mieux appré-
hender l’évolution de son niveau et a été
installé côté Préfecture un aérateur visant
à limiter la prolifération des algues pen-
dant la période estivale.
Créteil bénéficie également de la pré-
sence de deux bras de la Marne, la Marne
navigable et le Bras du Chapitre, qui font
l’objet d’un suivi particulier par le syndicat
Marne Vive. La commune a fait réaliser une
étude relative à la sédimentation dans le
Bras-du-Chapitre. Cette étude a eu pour
objectif de caractériser l’état actuel de ce
bras et de modéliser son fonctionnement
hydraulique.
INDICATEURS
8 500 visiteurs
à « Parcs et Jardins
en fête »
127 parcelles
de jardins familiaux
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
33LL.
En parallèle, la commune a fait procéder à
des travaux d’entretien et de sécurisation
du barrage afin de reprendre tout début
2019, en accord avec Voies Navigables de
France, un programme annuel de lâchers
d’eau dont l’efficacité pour préserver les
bras d’eau des îles cristoliennes a été
démontrée.
2.2.2. Un réseau d’eau potable
performant et une eau de qualité
Dès 2007, un contrat de délégation pour
un service de production et de distribution
de l’eau potable conclu entre la Ville et la
Lyonnaise des Eaux prévoit des dispositions
liées au développement durable et aux
économies d’eau. Ce contrat prévoit des
modalités de gouvernance et de contrôle
exigeantes et constitue une référence
nationale, en termes de modernisation
des relations entre co-contractants.
Afin notamment de garantir le taux de
rendement, qui était de 93,6 % en 2017, et
de préserver la ressource en eau, des tra-
vaux sont annuellement engagés et ont
concerné en 2018, les rues César Franck,
Vincent d’Indy, Camille d’Artois, Général
Leclerc, Charles Beuvin et l’avenue Pierre
Brossolette.
A cet égard, un classement établi par l’Ob-
servatoire national des services d’eau et
d’assainissement, place le rendement du
réseau d’eau potable cristolien au deu-
xième rang au niveau national derrière la
ville d’Orléans et loin devant la moyenne
nationale qui s’établie à 79,3 %.
Enfin, grâce aux économies réalisées ces
dernières années, l’augmentation atten-
due de la facture d’eau des cristoliens a
pu être maîtrisée. C’est ainsi que le prix du
m³ a légèrement augmenté pour atteindre
2,07 en 2017, contre 2,05 € en 2016.
2.2.3. Le traitement des eaux pluviales
et usées
Créteil se situe dans la zone de collecte
des eaux usées du syndicat interdépar-
temental d’assainissement de l’agglo -
mé ration parisienne (SIAPP), et plus
particulièrement de l’usine d’épuration
« Seine amont » située à Valenton.
La Ville avait décidé en 2015 d’actualiser
son étude diagnostic des réseaux d’as-
sainissement, qui datait de 2002 et qui
avait permis de hiérarchiser un certain
nombre d’anomalies sur le réseau d’as-
sainissement et de définir un programme
pluriannuel de travaux. Les travaux d’ac-
tualisation de cette étude, repris par
GPSEA depuis 2016 en partenariat avec
le Département, ont pour enjeux de per-
mettre d’élaborer un zonage pluvial, de
faire un bilan sur les programmes de mise
en séparatif et de vérifier les capacités du
réseau à absorber l’impact des différents
projets urbains à venir (Mont-Mesly, Echat).
L’année 2018 a permis de poursuivre la
réalisation des relevés de terrain et 2019
devrait permettre d’obtenir des premières
conclusions.
Enfin, le prix du service est passé de
2,007 € TTC/m 3 en 2017 à 2,131 € TTC/m 3
en 2018.
2.3. Les démarches innovantes
et vertueuses en matière
de valorisation des déchets
Aux côtés de la Ville, GPSEA met tout en
œuvre pour offrir aux cristoliens un cadre
de vie harmonieux et rendre agréable leur
quotidien notamment dans le domaine
des déchets et de la propreté urbaine.
2.3.1. L’implication au quotidien
dans la valorisation des déchets
et le recyclage pour faire de notre
territoire un moteur de l’économie
circulaire
GPSEA assure sur le territoire communal au
quotidien le service public de traitement
et d’élimination des déchets ménagers et
assimilés au travers notamment des mis-
sions de collecte et de valorisation des
ordures ménagères et des déchets recy-
clables, de mise en place et d’entretien
du parc de contenants et de gestion des
5 394 clients
desservis.
5 039 458 m³
facturés.
93,6% : rendement
du réseau
de distribution.
126 900 ml
de réseau
de distribution
en eau potable.
100% en conformité
au niveau de
la qualité de l’eau.
INDICATEURS
83,70 km
de réseaux pour
les eaux pluviales.
77,31km
de réseaux pour
les eaux usées.
5,23 km de réseaux
unitaires encore
existants.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
34DURABLE m 2018
ile
déchetteries. Concernant les déchets non
recyclables, ce dernier a délégué sa com-
pétence au Syndicat Mixte Intercommunal
de Traitement des Déchets Urbains du Val-
de-Marne (SMITDUVM) qui les incinère au
sein du centre de valorisation énergétique
des déchets « Valo’Marne » de Créteil.
Par ailleurs, soucieux de la protection
du cadre de vie et de l‘environnement,
et poursuivant l’ambition d’améliorer de
manière continue le service qu’il rend aux
habitants, GPSEA est engagé dans deux
plans d’amélioration de la collecte (PAC)
initiés par l’éco-organisme CITEO (ex-
Éco-Emballages) et deux Programmes
Locaux de Prévention des Déchets (PLPD)
initiés par la Région d’Île-de-France.
Valorisation des déchets
Le Territoire a fait de la valorisation des
déchets une priorité et notamment dans
l’optique d’œuvrer à la transition vers
l’économie circulaire. A ce titre, il existe
à ce jour sur le territoire trois types de
valorisation selon la nature des déchets
collectés :
• les déchets recyclables qui issus de la
collecte sélective (emballages, verre,
papier et journaux/magazines) sont,
après leur tri, évacués vers des filières de
recyclage adaptées, via le centre de tri
de Limeil-Brévannes,
• les déchets ménagers résiduels qui sont
incinérés par le centre de valorisation
énergétique des déchets « Valo’Marne »
et permettent par cette action de com-
bustion de fournir de l’énergie sous
forme d’électricité à EDF mais éga-
lement de la chaleur au réseau de
chauffage urbain. La valorisation de ces
déchets représente ainsi 32 % des éner-
gies consommées pour la production du
chauffage à Créteil,
• les déchets non-incinérables (déchets
de grande taille) et non-valorisables
(déchets mêlés) qui sont évacués au
centre d’enfouissement technique de
Soignolles-en-Brie. A ce titre, le projet de
modernisation de l’usine « Valo’Marne »
devrait conduire d’ici à 2023 à valoriser
ces deux typologies de déchets et cesser
ainsi de les enfouir comme aujourd’hui,
permettant au territoire de s’inscrire
encore un peu plus dans une démarche
de transition vers l’économie circulaire.
Mise en place de la collecte
des encombrants à la demande
pour tous les usagers
Le Territoire a souhaité aller encore plus
loin dans son engagement pour le
développement durable en favorisant
le réemploi des déchets. C’est pourquoi,
un service de collecte des encombrants
permet, sur inscription, un ramassage de
certains déchets encombrants et déchets
dangereux des particuliers en dehors des
collectes classiques mensuelles, au pied
de leur domicile. Les objets déposés sont
alors triés pour en extraire la part réutili-
sable pour un réemploi dans les filières
adaptées.
Le compostage à domicile
Depuis 2011, Plaine centrale puis GPSEA
ont engagé un programme ambitieux
d’incitation à la pratique du compos-
tage. L’intérêt de cette action est double :
écologique d’abord, car elle limite le ton-
nage de déchets résiduels transportés
et incinérés ; économique ensuite, car
chaque tonne transformée est économi-
sée. En effet, 20 à 30 % du contenu des
poubelles peuvent être valorisés sous
forme de compost. Aussi, pour favoriser
INDICATEURS
3 735 tonnes de déchets issues
de la collecte des emballages
ont été triées.
1 106 tonnes de verre ont été
apportées au centre de transfert.
465 tonnes de cartons ont été
collectées dans les zones
d’activités.
32% des énergies consommées
pour la production de chauffage
urbain sont issus de
la combustion des déchets.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
35DURABLE m 2018
ANT
ESS
LA
5%
o #
4
ER id !
je
cette pratique, GPSEA distribue aux foyers
volontaires des composteurs individuels
en bois ou en plastique contre une par-
ticipation selon leur taille (15 € à 19 €).
Entre 2012 et 2017, ce sont ainsi près de
575 composteurs individuels qui ont été
installés sur le territoire de l’ex-CA Plaine
centrale.
Par ailleurs, outre les composteurs présents
au sein des établissements scolaires, plu-
sieurs expérimentations de compostage
collectif ont également été menées per-
mettant d’équiper des établissements
socio-culturels, des crèches, des sites de
services municipaux et des jardins par-
tagés.
2.3.2. L’implantation de conteneurs
enterrés dans les quartiers pour
favoriser l’amélioration du cadre de vie
des habitants
L’implantation de conteneurs enterrés au
cœur des quartiers est un dispositif qui pré-
sente trois avantages : améliorer le cadre
de vie en supprimant la présentation des
bacs roulants à la collecte (1 conteneur
équivaut à 10 bacs de 500 litres), favoriser
le geste de tri et diminuer les nuisances
quotidiennes de la collecte (moins de
rotations de camions, moins de nuisances
sonores et moins de pollution atmosphé-
rique), libérer les locaux propreté intérieurs
qui peuvent être réaffectés à d’autres
fonctions telles que le stockage des
encombrants ou la création de locaux
vélos.
Aujourd’hui sur le territoire ont été implan-
tés par GPSEA des conteneurs dans les
quartiers suivants :
• le secteur Palais Palissy/Poussin/Poin-
caré qui est équipé de 14 colonnes pour
les déchets ménagers résiduels, 10 pour
les emballages ménagers et 5 pour le
verre,
• le nouveau quartier Néo’C qui a été
équipé de 6 colonnes pour les déchets
ménagers résiduels, 8 pour les embal-
lages ménagers et 2 pour le verre,
• le quartier Petit Pré Sablières qui a été
équipé de 3 colonnes pour les déchets
ménagers résiduels, 3 pour les embal-
lages ménagers et 1 pour le verre,
• le quartier de la Pointe du Lac aux
abords notamment du site de la Maison
du Handball.
La poursuite du programme d’implanta-
tion de conteneurs enterrés sur le territoire
est en cours de réflexion actuellement et
de nouvelles orientations devraient être
envisagées en 2019.
2.3.3. L’extension des consignes de tri,
une incitation vertueuse à l’action éco-
citoyenne
Alors que les Lois Grenelle 1 et 2 ont fixé un
objectif national de recyclage des embal-
lages à 75 % et que l’extension des
consignes de tri sera obligatoire sur l’en-
semble du territoire français en 2022,
GPSEA a souhaité s’inscrire dès 2016 en
précurseur. Aussi pour ce faire, cette
structure mène depuis 2 ans sur le territoire
de l’ex-Plaine centrale une démarche
d’expérimentation en lien avec son parte-
naire CIDEO (ex-Éco-Emballages) qui a
permis aux cristoliens d’être sensibilisé à
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
36DURABLE m 2018
LATE
a
;
PTIT:
:
A
fe
2e
de nouvelles mesures dites d’extension
des consignes de tri.
Grâce à ces nouvelles consignes, les
bacs jaunes accueillent désormais tous
les emballages, offrant aux particuliers un
système de collecte innovant et incitatif
qui encourage l’action de tout un cha-
cun en faveur de l’environnement. En effet,
les emballages ménagers deviennent
ainsi de nouvelles ressources pour la
fabrication de nouveaux produits, tout en
générant un environnement économique
plus vertueux, et s’inscrivent dans une
dynamique locale, solidaire et inventive,
avec la création de cinquante emplois en
parcours d’insertion sur le centre de tri de
Limeil-Brévannes.
Alors que l’objectif initial de GPSEA était
de trier par an 350 tonnes d’emballages
en plastique supplémentaires, les résul-
tats obtenus en 2017 se sont élevés à 737
tonnes avec notamment un effet d’en-
trainement constaté sur le verre (+ 8,5 %)
et une baisse significative des refus de
tri (- 12 %). En définitif, a été observée une
augmentation de + 21 % de matière valo-
risée, et notamment + 62,27 % sur les
emballages plastiques. Pour l’année 2018,
GPSEA estime que le territoire cristolien a
permis de valoriser plus de 20% de sa pro-
duction annuelle de déchets. Ces résultats
représentent pour chaque cristolien près
de 63 kg de déchets valorisés en plus, soit
près de 8 % de plus que les performances
enregistrées en Île-de-France, plaçant
ainsi le GPSEA parmi les bons élèves de la
région.
Parallèlement afin d’augmenter la capa-
cité de tri et de valorisation des emballages
plastiques, la modernisation du centre de
tri de Limeil-Brévannes portée par GPSEA
et SUEZ et soutenue par CITEO, s’est ache-
vée en 2018 et permet désormais à cet
équipement d’accompagner et d’inciter
les habitants du Territoire à adopter de
nouvelles pratiques en matière de recy-
clage des déchets.
Fort de cette réussite, cette expérimenta-
tion, primée au Conseil des Maires 2018
« Champion du France du tri », fut étendue
à l’ensemble des communes membres au
1 er janvier 2019 et permet encore une fois
à notre territoire d’affirmer avec cet équi-
pement ultramoderne, qui vient compléter
le fleuron que constitue l’unité de valori-
sation énergétique de Valo’Marne, son
exemplarité et son ambition en matière
environnementale.
INDICATEURS
+ 62,27%
sur les emballages
plastiques
et + 8,5%
sur le verre.
+ 21% de matière
valorisée.
63 kg/an
de déchets
valorisé en plus
par cristolien.
Primé
« Champion
du France
du tri » au Congrès
des Maires 2018.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
373. LE DÉVELOPPEMENT DE MODES
DE CONSOMMATION ET DE PRODUCTION
RESPONSABLES, LEVIER INDISPENSABLE
D’UNE VILLE DURABLE
Depuis plusieurs années, les modes de production et de consommation
massifs développés par les pays industrialisés conduisent vers un double
écueil : une pression parfois extrême sur les ressources de la planète
mais également un effet d’entrainement des pays en développement
vers ce modèle pourtant non viable. Aussi s’inscrire dans une logique de
développement durable demande de faire évoluer nos habitudes éco-
nomiques et d’adopter des modes de consommation et production
plus raisonnés et plus respectueux de notre environnement. Ce chan-
gement de paradigme nécessite de s’interroger au quotidien sur nos
propres pratiques et les collectivités ont un rôle d’exemplarité à jouer
aux côtés des autres acteurs pour assurer un effet d’entrainement pour
la population.
Engagement raisonné
Une chance
de construire
collectivement
une ville durable.
38DURABLE m 2018
de tous les jours :
Dans) C0 :
AN L' és © F Me a se
, &
La commune, à cet égard, porte auprès
de ses habitants qui vivent, consomment
et produisent sur son territoire une action
générale d’éducation au développe-
ment durable pour faire de l’engagement
de chacun une chance de construire
collectivement une ville durable. Elle
déploie pour cela des actions et anima-
tions en milieu scolaire, afin de sensibiliser
très tôt les jeunes enfants à ces théma-
tiques, et soutient les initiatives portées
par les citoyens et par les entreprises qui
conduisent au sein de leurs organisations
des démarches d’exemplarité.
3.1. La promotion d’actions
d’éducation et de sensibilisation
au développement durable
La Ville s’engage, en lien avec la direction
du développement durable de GPSEA, à
sensibiliser petits et grands à ces enjeux
majeurs à l’occasion notamment de la
semaine européenne du développement
durable mais également par l’accompa-
gnement des projets éducatifs en milieu
scolaire et extra-scolaires.
3.1.1. La semaine du développement
durable
La semaine européenne du dévelop-
pement durable - temps fort de l’année
- a lieu tous les ans début juin. Elle a pour
objectifs de promouvoir le développe-
ment durable, de sensibiliser chacun à
ses enjeux et de faciliter une mobilisation
concrète tant individuelle que collective.
L’édition 2018 étant placée sous la théma-
tique « Les Villes et Territoires de demain »,
plusieurs initiatives ont été proposées sur
la ville dont notamment l’organisation
d’un ciné-débat autour des films « Le trésor
caché des plantes » et « L’intelligence des
arbres », l’événement « Rue en Fête » orga-
nisé par le CS Madeleine Rébérioux au
stade de La Habette et la « Grande Fête de
la Tégéval » à la Maison de la Nature.
3.1.2. L’accompagnement des projets
éducatifs des écoles
La Ville de Créteil accompagne les établis-
sements scolaires dans la mise en œuvre
de projets liés au développement durable
afin de permettre aux enfants de dévelop-
per par la pédagogie leur sensibilité à la
nature et aux éco-estes de tous les jours :
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
39DURABLE m 2018
• l’organisation de Classes d’eau : ces
temps dédiés permettent aux enfants de
consacrer 5 jours dans l’année à la thé-
matique de l’eau mêlant connaissances
théoriques en lien avec les enseignements
et sorties ou interventions pédagogiques.
Durant l’année scolaire 2017/2018, ce
sont 31 classes de 15 écoles cristoliennes
qui ont participé à ce programme,
• la tenue d’animations pédagogiques :
les animateurs développement durable
de GPSEA sont intervenus en 2018 dans
27 classes lors de cycle de 3 séances de
sensibilisation dans le cadre de projets
ou d’ateliers sur l’énergie, les déchets, le
compost…,
• l’incitation au compostage de déchets
alimentaires : les services de GPSEA sont
intervenus en 2018 dans cinq établisse-
ments qui expérimentent le compostage
des déchets de la restauration scolaire
(Mendes France, Guiblets, Albert Camus,
Gaston Deferre et Casalis) pour réali-
ser un état des lieux de l’utilisation des
composteurs rotatifs déjà implantés. Par
ailleurs, plus d’une vingtaine d’établis-
sements scolaires cristoliens disposent
déjà de composteurs classiques en bois
ou en plastique recyclé de 400 litres four-
nis par GPSEA,
• la sensibilisation à la question du gaspil-
lage alimentaire : en 2018, au sein des
établissements scolaires ont été propo-
sés, suite à une série de rencontres au
Café des Parents, des ateliers mettant
en avant des techniques simples pour
réduire les déchets ou le gaspillage ali-
mentaire.
Par ailleurs, la Ville apporte une aide aux
établissements qui, au regard des actions
qu’ils entreprennent, souhaitent obtenir
une labélisation « Etablissement en
Démarche globale de Développement
Durable » (E3D) auprès du ministère de
l’Education Nationale. A ce jour, sur le ter-
ritoire communal, 9 écoles sont, d’ores et
déjà, labellisées (19 % des établissements
primaires) ainsi que 3 collèges (soit 37 %)
et 2 lycées (soit 66 %) dont l’ensemble des
établissements du réseau d’éducation
prioritaire (REP) Albert Schweitzer.
3.1.3. Les animations pour les jeunes
à la découverte du développement
durable
Dans le cadre du temps extra-scolaire,
au sein des accueils de loisirs, les enfants
se voient proposer une programmation
ambitieuse d’animations, de montages
de projets, de visites en lien avec le déve-
loppement durable. En 2018, ce sont près
de 3 500 enfants qui ont ainsi pu être sensi-
bilisés à l’occasion notamment de :
• la visite de la maison-exposition « Agir au
quotidien chez soi », fournie par GPSEA et
conçue pour éduquer tous les publics
aux enjeux de la transition énergétique
et écologique,
• l’organisation de journées du dévelop-
pement durable à la Maison de la Nature
de l’Île de loisirs en lien avec l’associa-
tion Nature & Société sur la thématique
de la biodiversité.
3.2. Le développement
d’une consommation
et de pratiques responsables
L’engagement en faveur d’une consom-
mation responsable implique d’adopter
un mode de consommation qui soit à
la fois respectueux de l’environnement,
bénéfique pour l’économie, bon pour la
santé, mais aussi positif pour l’ensemble
des composantes de la société. A ce
titre, sur le territoire cristolien, de nom-
breux acteurs portent, aux côtés de la
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
40DURABLE m 2018
commune, une telle ambition en faveur
notamment d’une alimentation durable,
du réemploi des matériaux et du dévelop-
pement exemplaire de leurs activités.
3.2.1. Les actions menées pour
favoriser des modes de consommation
responsables
Le projet alimentaire territorial porté
par GPSEA
Disposant au sein de son périmètre
d’intervention de nombreux espaces agri-
coles et forestiers ainsi que d’une unité de
fabrication de repas d’envergure, GPSEA a
engagé depuis 2017 une réflexion autour
de la réalisation d’un projet alimentaire
de territoire.
Ce document consiste à établir un état des
lieux de la production agricole et alimen-
taire du territoire afin de mettre en œuvre
des actions concrètes ayant un impact
sur les comportements et les besoins
alimentaires, aussi bien en termes de
consommation individuelle que de restau-
ration collective. Si 2018 a été consacrée à
cette réflexion et à la recherche de parte-
naires afin d’établir un diagnostic complet
en la matière, 2019 devrait permettre la for-
malisation de ce document en lien avec
les besoins, atouts et spécificités de cha-
cune des communes membres.
L’engagement associatif
pour une alimentation saine
Soutenu de longue date par la com-
mune, l’engagement en faveur d’une
alimentation biologique et durable est
notamment porté sur le territoire par l’as-
sociation « Les Paniers de Créteil ». Cette
structure a établi un partenariat avec un
groupement de producteurs de fruits et
de légumes biologiques, et mis en place
un circuit d’approvisionnement sans inter-
médiaire avec 10 points de dépôts sur
Créteil. En 2018, l’association a ainsi
recensé plus de 200 personnes abonnées
dont 150 actives et elle a continué de
développer des actions autour du com-
postage et du jardinage en lien avec les
équipements socio-culturels de la com-
mune et à l’occasion de la manifestation
« Jardins en fête ».
En 2019, des projets sur le territoire promou-
vant l’agriculture biologique, le commerce
équitable et l’économie sociale et soli-
daire sont en cours de réflexion pour
proposer à des prix accessibles des pro-
duits de base et de qualité dans l’optique
d’inciter les habitants à mieux se nourrir
avec des prix plus justes et de bons pro-
duits.
L’engagement de la commune
au sein de ses équipements
de restauration
Assurant au sein de ses équipements
(écoles, RPA, petite enfance et restaurants
administratifs), une prestation de restaura-
tion collective, la commune, en lien avec
la cuisine centrale de GPSEA, a intégré
depuis quelques années au sein des
menus proposés le recours aux produits
biologiques et locaux.
A titre d’exemple, la qualité et l’équilibre
alimentaire des repas proposés par GPSEA
aux écoles et aux personnes âgées intègre
une part de produits biologiques estimée
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
41DURABLE m 2018
à 12 % en 2017. Pour ce faire, a ainsi été
mise en place le cahier des charges sui-
vant : une baguette bio proposée chaque
jour, des fruits bio une semaine sur deux,
un yaourt fermier bio par mois, un repas
complet bio par trimestre. Dans la même
veine, pour la petite enfance, le CCAS a
passé un marché de restauration avec la
société Dupont Restauration qui propose
des repas composés de 20 % de produits
bio et a en priorité recours aux commerces
de proximité en cas de besoin spécifiques
hors marché.
3.2.2. Les entreprises cristoliennes
engagées pour le développement
durable
Preuve d’un territoire dynamique et
engagé, plusieurs entreprises et entrepre-
neurs cristoliens se voient récompensés
chaque année du label « Responsabilité
sociale des entreprises » (RSE). Ce label,
créé en 2015 par le Club d’entreprises du
Territoire (CECAP) en partenariat avec la
Chambre de Commerce et d’Industrie et
la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du
Val-de-Marne, vise à valoriser les organisa-
tions qui prennent en compte les enjeux
environnementaux, sociaux et éthiques
dans le déploiement de leurs activités.
En 2018, à l’occasion de la cérémonie
de remise des labels et trophées, qui se
déroule durant la semaine du développe-
ment durable, 6 entreprises cristoliennes
ont été labellisées et 7 trophées ont été
remis à des entrepreneurs du territoire
qui présentaient des projets innovants en
matière de développement durable et
d’économie sociale et solidaire.
3.2.3. Les actions citoyennes visant
à favoriser le réemploi
Le réemploi et la réutilisation contribuent
au prolongement de la durée de vie des
produits et participent à l’économie cir-
culaire et à la réduction de la production
des déchets. Aux côtés des actions d’en-
vergures de prévention, d’incitation au tri
et au recyclage mises en place par les
services de GPSEA, se sont développées
en 2018 sur notre territoire des initiatives
citoyennes qui participent à cette ambi-
tion collective.
Tout d’abord, la Foire aux jeux et jouets qui,
après une parenthèse de cinq années,
s’est tenue au Palais des sports. A l’initiative
notamment de la MJC Club et du centre
social Kennedy, cet évènement était voulu
comme un marché solidaire permettant
aux participants d’acheter et de vendre
des jeux et jouets à des prix abordables
en les rendant acteurs d’une consom-
mation différente qui prend en compte
le développement durable. Ce dernier a
ainsi réuni près de 140 exposants et 1 530
participants.
Également, pour favoriser les échanges
entre les habitants et le réemploi, a été
installée à l’initiative du Conseil de
quartier dans le quartier Front de Lac-
Ormetteau-Port, près de son local, une
boîte à livre. Cette dernière permet de
pérenniser dans d’autres quartiers l’expé-
rimentation menée fin 2017 sur les bords
de marne qui avait vu 3 boites à livres être
mises en service. Preuve du succès de ce
type de démarches, d’autres boites seront
mises en place en 2019 auprès du jardin
collectif Novi-Beograd et sur l’allée de la
Toison d’Or.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
42DURABLE m 2018
Au sein de la MJC Village, en partenariat
avec le SEL (Système d’Echange Local)
de Créteil, l’association Écotemps Créteil
et Créteil en Transition, a été organisée en
2018 une initiative citoyenne intitulée le
Café des Bricoleurs. Cette démarche visait
dans un esprit d’entraide et d’échange,
à donner une seconde vie aux objets du
quotidien, pour éviter de jeter des biens
réutilisables et lutter contre l’obsoles-
cence programmée.
Enfin, le Conseil municipal des Enfants
a décidé pour 2019 de mener le projet
« R2D2 - Réparer et Donner : Réduire ses
Déchets » autour des thèmes : réparer,
recycler et échanger. L’idée est de sensibi-
liser les enfants et les habitants aux enjeux
de la réduction des déchets à travers la
tenue d’ateliers auprès des CM2 et d’un
temps d’information et d’échanges lors
des Assises de la Ville.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
434. LA COHÉSION SOCIALE ET LA SOLIDARITÉ
ENTRE LES GÉNÉRATIONS, CIMENT DU VIVRE
ENSEMBLE
La persistance dans notre société de la pauvreté et la montée de
l’exclusion sociale, l’accroissement des inégalités et de la vulnérabilité,
montrent bien que le développement économique n’implique pas
nécessairement le progrès social. Face à ces difficultés, parfois présentes
au sein d’un même territoire, la cohésion sociale et la solidarité
s’imposent comme conditions essentielles d’un développement
humainement et socialement durable de notre société.
Ciment d’une société rassemblée autour de valeurs communes, telle que
l’égalité et un vivre ensemble apaisé, cette ambition implique donc à
la fois le renforcement du lien social, notamment entre générations, ainsi
que l’insertion sociale des personnes les plus vulnérables et démunies.
Solidarité durable
L’accompagnement
attentif des plus
fragiles pour un vivre
ensemble apaisé
44DURABLE m 2018
cn
es
Parce que la solidarité est pour Créteil
le fer de lance de son engagement
pour une ville socialement durable, la
commune avec son CCAS continue de
faire preuve de volontarisme en matière
sociale. Dans la continuité de cette ambi-
tion, et comme la solidarité n’a pas de
frontière, notamment lorsque certains terri-
toires sont touchés avec violence par des
catastrophes naturelles et climatiques,
Créteil s’efforce années après années de
construire des liens forts à l’international.
4.1. La réduction des précarités
par l’accompagnement quotidien
des populations les plus fragiles
4.1.1. L’accompagnement social
soutenu envers les personnes en
situation de précarité
Le CCAS soutient au quotidien nos conci-
toyens qui rencontrent des difficultés. Par
l’instruction des aides légales ainsi qu’une
action d’accueil des usagers, de conseil
sur les droits et démarches à effectuer
en fonction de leurs situations, il vise à la
réduction des précarités, ponctuelles ou
déjà affirmées.
Aides financières et énergétiques
Devant l’enjeu nouveau que revêt la lutte
contre les situations de précarité éner-
gétique, et en complément des actions
déjà réalisés sur notre territoire en matière
d’accès à une énergie à un coût réduit,
le CCAS, en lien avec le Département, a
fait de l’accompagnement des familles
qui connaissent ce type de difficultés une
priorité.
Ces dernières sont donc reçues et
accompagnées à l’occasion d’entre-
tiens de prévention des coupures pour les
ménages menacés de coupure d’éner-
gie ou pour lesquelles une coupure a,
d’ores et déjà, été prononcée (média-
tion avec les fournisseurs d’énergie, plan
d’aide et échéancier). En fonction de
leurs situations, le CCAS, qui gère le Fonds
de Solidarité Habitat-Energie (FSH) par
convention avec le Département, peut
décider la prise en charge partielle des
factures d’électricité. En complément,
ce dernier attribue également des aides
ciblées pour l’énergie. En 2018, ce sont 48
entretiens qui ont été menés, et 944 per-
sonnes ont pu bénéficier du FSH Energie
et 42 des aides ciblés du CCAS.
Le CCAS propose également des aides
financières destinées à la vie courante
aux familles modestes rencontrant des dif-
ficultés pour le règlement des dépenses
de premières nécessités. Ainsi, ce sont 436
personnes qui se sont vu accompagnées
l’année dernière au travers d’aides finan-
cières à la vie courante.
Domiciliation et prévention
des expulsions locatives
Le CCAS mène une mission de domicilia-
tion sur le territoire communal qui permet
à toute personne sans domicile stable ou
fixe, qui dispose d’un lien suffisant avec la
commune, de bénéficier d’une adresse
administrative où recevoir son courrier et
lui permettant de faire valoir certains droits
sociaux et prestations. Par convention, l’as-
sociation Emmaüs Solidarité assure cette
activité en lien avec le CCAS et a permis
en 2018 à 243 personnes d’être domici-
liées (contre 77 en 2017).
Le service du logement mène une mission
de prévention des expulsions locatives.
Plusieurs dispositifs, associant les parte-
naires institutionnels et associatifs interve-
nant dans ce domaine, sont déployés :
• à titre préventif, la Commission des dettes
locatives se réunie pour étudier la situa-
tion des ménages endettés et, le cas
échéant, apurer les dettes naissantes ou
les dettes ponctuelles,
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
45DURABLE m 2018
INDICATEURS
• au stade de la réquisition, la Commission
locale et inter-partenariale de préven-
tion des expulsions (CLIPE) intervient afin
de coordonner les actions des différents
professionnels du secteur social et les
bailleurs sociaux ou privés et proposer
des pistes d’action,
• une convention est également passée
avec l’association Relais 94-ASPI permet-
tant des accompagnements sociaux
liés au logement et des baux glissants.
4.1.2. Le soutien affirmé vis-à-vis
des personnes âgées
Les personnes âgées constituent une
part de la population qui a été fortement
malmenée en 2018 par les mesures du
gouvernement en matière de cotisation
sociale et de désindexation des pensions
de retraites, et qui connait pour certains
d’entre elles des difficultés pour se main-
tenir à flot. Dans ce contexte, le soutien et
l’accompagnement des séniors déployés
de longue date sur notre commune par
le CCAS apparait encore plus aujourd’hui
comme une nécessité.
Accompagnement et prestations
sociales spécifiques
Le service des Seniors œuvre au quotidien
auprès des personnes âgées répondant
à leurs besoins en matière d’aides et de
prestations, et les soutenant quand se font
jour les difficultés liées au grand âge. A ce
titre, outre l’instruction des aides sociales
légales (ASPA, APA, prise en charge des
frais d’aide à domicile et d’hébergement),
des prestations spécifiques à notre ville
existent : le fonds d’intervention pour perte
d’autonomie et l’allocation mensuelle
municipale, qui permettent d’apporter
aux cristoliens de plus de 65 ans, quel
que soit leur nationalité, un complément
de ressources. En 2018, ce sont 195 allo-
cataires qui ont bénéficié de l’allocation
mensuelle et 11 du fonds d’intervention.
Aide au maintien à domicile
et habitat adapté
Afin de permettre aux personnes âgées
dépendantes de continuer à vivre chez
elles et ainsi préserver leur cadre de vie et
leur indépendance, le CCAS a proposé en
2018 de nombreuses actions solidaires :
48 entretiens suite à une
coupure d’énergie.
944 accompagnements
via le FSH énergie.
42 aides à l’énergie.
436 aides à la vie courante.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
46DURABLE m 2018
• le service d’aide à domicile (35 408
heures effectuées pour 395 bénéfi-
ciaires),
• le service de livraison de repas à domicile
ou au sein des résidences autonomie
(71 994 repas),
• l’installation en lien avec le Département
de système de téléassistance au sein
de leur logement pour lequel le CCAS
prend en charge tout ou partie des frais
d’installation et l’abonnement mensuel
à ce service (595 bénéficiaires),
• l’intervention gratuite d’un agent tech-
nique pour la réalisation de petits
travaux et réparations à domicile (96
bénéficiaires) et l’assistance administra-
tive et technique dans l’adaptation de
leur logement assurée par l’association
SOLIHA dans le cadre d’une convention
avec le CCAS,
• des ateliers d’équilibre et de prévention
des chutes (192 bénéficiaires en 2018).
En complément de ce service, les quatre
résidences autonomie présentes sur le
territoire communal offrent aux personnes
âgées des lieux de vie conciliant loge-
ments individuels (211 studios et 32 F2) et
espaces communs d’activités. A ce titre,
pour 2019, afin d’agir pour le pouvoir
d’achat de nos ainés, le CCAS a décidé
de ne pas augmenter les redevances au
sein de ces résidences.
Animations de loisirs et prise
en compte de nouveaux enjeux
L’équipe d’animation des Clubs des
seniors a proposé en 2018 de nombreuses
manifestations récréatives, des activités
physiques adaptées et des rencontres
intergénérationnelles. Pour permettre aux
retraités de sortir et de se divertir, le service
a élaboré une programmation riche qui a
réuni 923 participants lors des 19 sorties
proposées et 255 personnes à l’occasion
de 5 séjours de vacances. Par ailleurs,
ont été proposés aux personnes âgées le
banquet (1 123 participants) et les colis
du nouvel an (5 592 colis distribués) ainsi
que la semaine nationale des personnes
âgées, dite « Semaine Bleue ».
Afin de prendre en compte les nouveaux
enjeux liés à la fracture numérique qui
concernent largement nos séniors, la
Ville a réalisé en 2018 au sein de deux
résidences autonomie des travaux visant
à l’installation de bornes WIFI et une
troisième sera équipée en 2019. En com-
plément de ces travaux, seront menés en
2019, des ateliers d’initiation au numé-
rique et à l’utilisation de tablettes.
4.1.3. La contribution à l’accès
à l’emploi et l’insertion
L’accès ou le retour à l’emploi sont consi-
dérés comme les premiers moyens de la
lutte contre la pauvreté et les véritables
garants d’une insertion sociale réussie
et d’un épanouissement futur au sein de
la cité. Fort de ce constat, le service inser-
tion sociale a pour missions d’accueillir,
d’orienter et d’accompagner les béné-
ficiaires du revenu de solidarité active
(RSA). Par convention avec le Départe-
ment le service instruit les demandes et
assure l’accompagnement social des
INDICATEURS
195 allocataires
de l’allocation
municipale
mensuelle.
35 408 heures
d’aide à domicile
pour 395
bénéficiaires.
71 994 repas
fournis à domicile
ou en RPA.
595 bénéficiaires
du système
de téléassistance.
5 592 colis du
nouvel an distribué.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
47DURABLE m 2018
bénéficiaires isolés ou sans enfants ainsi
qu’élabore et met en œuvre avec eux des
parcours d’insertion.
Le CCAS apporte également son soutien
à l’association Dialogues et solidarité afin
que cette structure offre sur le territoire
un accompagnement attentif aux per-
sonnes en recherche d’emplois : aide
à la rédaction de CV et lettres de moti-
vation, mise à disposition de matériel
informatique, accompagnement dans les
recherches… En 2018, cette association a
reçu 1 147 visites, dont 87 % habitant à Cré-
teil, et 188 personnes ont pu être suivies et
accompagnées dans leurs démarches.
Enfin, sur le territoire communal, l’Associa-
tion Pôle Compétences Initiatives (PCI - ex
Plaine centrale Initiatives pour l’insertion et
l’emploi) se met au service des deman-
deurs d’emploi en difficultés en assurant
la mise en œuvre des actions du PLIE,
plan local d’insertion par l’économie. A ce
titre, en fonction des freins à l’emploi qui
ont été identifiés, les demandeurs bénéfi-
cient d’un accompagnement de 24 mois
en moyenne (formations informatiques
et linguistiques, ateliers de technique de
recherches d’emploi...) afin de créer les
conditions d’un retour à l’emploi stable.
A la sortie du dispositif ce sont près de 54%
des bénéficiaires qui ont obtenu un CDI
ou un CDD de six mois minimum.
4.2. La conduite de projets pour
renforcer la vitalité du lien social
entre générations
Convaincus que la transmission intergéné-
rationnelle est au cœur du vivre ensemble
et constitue le vecteur d’un meilleur équi-
libre sociétal, la commune et le CCAS
mènent des projets visant à renforcer le
lien social entre les générations afin de
construire les solidarités d’aujourd’hui et
de demain.
À cet égard, en 2018, les clubs séniors ont
permis à 56 personnes âgées du territoire
de prendre part à un certain nombre
d’initiatives au titre desquelles l’organisa-
tion de conférences sur la diététique en
lien avec des étudiants de l’UPEC, une
marche en forêt avec des élèves du Lycée
Gutenberg, l’organisation des projets de
rencontres entre la crèche du Moulin et
la RPA Franceschi. En 2019, est envisagée
la création d’un potager intergénération-
nel associant les mini-crèches du Moulin
et des Bords de Marne et les personnes
âgées de la RPA Franceschi.
La direction de la démocratie locale et de
proximité a engagé un travail sur 2018 et
2019 avec les Conseils des adolescents et
des jeunes, sur la thématique du lien entre
les générations :
• Projet « Le Conseil de Jeunes s’invite à
l’hôpital Intercommunal de Créteil » : le
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
48DURABLE m 2018
Conseil de Jeunes a souhaité en 2018
partir à la découverte du monde hospi-
talier, pour mieux le comprendre et offrir
aux personnes hospitalisées un moment
de partage et de divertissement. Les
conseillers ont ainsi créé un « carnet de
bord » afin d’illustrer leur aventure qui a
été éditée à 6 000 exemplaires et distri-
buée notamment au sein des lycéens
cristoliens.
• Projet « Le cahier branché » : le Conseil
des Adolescents mènera en 2019 trois
rencontres intergénérationnelles en lien
avec le numérique afin d’appréhender
les difficultés des personnes retrai-
tées face à l’outil et aux pratiques
numériques, se nourrir des échanges
pour créer un « carnet de jeux » com-
prenant mots croisés, abécédaire et un
recensement des structures proposant
des ateliers numériques ainsi que des
astuces sur l’utilisation de ces outils.
4.3. Les actions visant
à la réduction des discriminations
et à la sensibilisation des plus
jeunes
4.3.1. La volonté d’une participation
active des personnes handicapées
à la société
Face à cet enjeu, la Ville de Créteil fait
office de précurseur et s’est engagée
résolument depuis plus de 30 ans (Charte
Handicap signée en 1989) avec ses parte-
naires pour offrir aux personnes porteuses
de handicap les conditions d’une parti-
cipation active à la vie de la cité. A cet
égard, la Commission d’intégration des
personnes Handicapées (CIPH), instance
de concertation entre élus, associations et
personnalité qualifiés, créée en 1991 bien
avant les obligations légales en la matière,
et dont les travaux sont coordonnées par
la Mission Handicap du CCAS, met en
œuvre l’ambition municipale en faveur de
l’intégration de ce public.
Après une année 2017 dense, qui avait
notamment vu l’ouverture du Point Info
Handicap, permanence spécifique sur
les questions liées au handicap tous les
mercredi matin à l’Hôtel de ville, et la récom-
pense par un « Sésame de l’accessibilité »
délivré par l’AMIF des actions volontariste
menées pour favoriser l’accueil d’enfants
en situation de handicap dans ses struc-
tures de loisirs, l’année 2018 s’est inscrite
dans la même veine volontariste.
A ce titre, outre les projets de travaux
menés par la CIPH (55 000 €) et les tra-
vaux envisagés dans le cadre de l’ADAP
(539 000 €) et du PAVE (100 000 €) pour
assurer l’accessibilité du patrimoine com-
munal et des espaces publics, ont été
engagées les actions suivantes :
• la poursuite de la mission du Point Info
Handicap qui a accueilli 35 personnes
et les a accompagné dans leurs
démarches,
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
49DURABLE m 2018
• la production et distribution d’un guide
de la personne handicapée à la des-
tination des structures associatives et
socio-culturelles (300 guides distribués),
• l’accessibilité de la manifestation Jour
de Fête afin de permettre aux personnes
en situation de handicap de participer à
ce temps fort dans les mêmes conditions
que les personnes valides,
• l’inclusion des personnes mal voyantes
dans les activités des clubs séniors au
travers notamment de la mise en place
pour 3 personnes d’un créneau dédié à
l’aquagym.
4.3.2. Les projets de sensibilisation
citoyenne auprès des plus jeunes
envisagés en 2019
Dans le cadre de son travail de sensibili-
sation et d’éducation à la citoyenneté au
sein des Conseils des enfants, adolescents
et jeunes, la direction de la démocratie
locale et de proximité envisage pour 2019
d’aborder la thématique des discrimina-
tions et la question de la civilité :
• Projet « La discrimination, c’est quoi pour
toi ? » : piloté par le Conseil des ado-
lescents, le projet vise à organiser des
temps d’actions dans les collèges afin
d’interpeller et de sensibiliser les collé-
giens à la question des discriminations,
• Projet « Acteur de la civilité » : piloté par
le Conseil des jeunes, ce projet vise à
interpeller et sensibiliser les lycéens aux
différentes formes de discriminations à
travers le prisme de la civilité et de l’inci-
vilité. Il s’agira notamment de mettre en
place différents ateliers interactifs théma-
tiques et d’enregistrer des chroniques
Web Radio.
4.4. La solidarité internationale
portée par la commune
Créteil, depuis plus de quarante ans, grâce
au Comité de Jumelage, tisse des liens
d’amitié avec huit autres villes : Kyriat-
Yam (Israël), les Abymes (Guadeloupe),
Salzgitter (Allemagne), Falkirk (Ecosse),
Cotonou (Bénin), Mataro (Espagne),
Gümri (Arménie) et à Playa (Cuba). Elle
s’est également engagée dans la coopé-
ration et l’aide au développement avec
les villes Cotonou, Gyümri et Playa.
Par ailleurs, la municipalité apporte depuis
de longues années son soutien aux ter-
ritoires et populations touchés par des
catastrophes naturelles. En 2018, la com-
mune a, dans ce cadre, attribué deux
subventions de 5 000 € suite au séisme et
au tsunami qui ont frappé l’Indonésie et
suite aux pluies diluviennes et aux inon-
dations qui ont frappé le Département de
l’Aude.
Enfin, la commune mène auprès des plus
jeunes des actions de sensibilisation à la
coopération décentralisée et la solidarité
internationale. A cet égard, s’est tenue
en avril et novembre 2018 la manifesta-
tion « Petites mains au grand cœur » qui
a permis à 144 élèves élémentaires et 80
maternels de mener une collecte de four-
nitures scolaires remis ensuite à l’occasion
d’un tournoi sportif solidaire à l’associa-
tion Elles aussi pour être redistribuées à
une école à Madagascar.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
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5. L’ÉPANOUISSEMENT DES CRISTOLIENS
ET LA SATISFACTION DE LEURS BESOINS
ESSENTIELS, CONDITIONS INDISPENSABLES
AU DÉVELOPPEMENT DE CHACUN AU SEIN
DE LA CITÉ
La déclaration de Rio de 1992 place les êtres humains « au centre des
préoccupations relatives au développement durable », ayant droit d’as-
pirer à « une vie saine et productive en harmonie avec la nature ». La
charte de l’environnement de 2004, quant à elle, précise que « l’épa-
nouissement de la personne et le progrès des sociétés sont affectés par
certains modes de consommation ou de production et par l’exploita-
tion excessive des ressources naturelles ».
Aussi, s’impose comme un enjeu structurant que la société favorise l’épa-
nouissement des individus permettant à chacune et chacun de trouver
sa place et de poursuivre ses aspirations. Toutefois cette nécessité impé-
rieuse ne peut trouver sa pleine mesure si la société ne peut garantir à
chacun la satisfaction de ses besoins laissant ainsi des hommes et des
femmes à l’écart de biens et services essentiels à leur épanouissement.
Modèle d’excellence
Favoriser le bien-être
et la participation
de chacun dans
la cité
52DURABLE m 2018
Créteil, en lien avec ses partenaires, a
construit depuis des années son action
municipale en faveur des cristoliens
autour de cette double exigence indisso-
ciable. D’une part, notre territoire s’efforce
d’offrir les conditions de la satisfaction des
besoins essentiels de nos concitoyens,
notamment en termes d’accès à une
santé de qualité et à un habitat sain et
durable pour tous. D’autre part, se déve-
loppent au quotidien des actions visant
à favoriser leur épanouissement et leur
intégration sociale au travers d’une offre
en contenu et pratiques culturelles diver-
sifiée et ouverte à tous, d’une incitation à
la pratique d’activités sportives à tous les
âges de la vie, mais aussi d’un appel à la
participation et à l’engagement au sein
de lieux d’expression citoyen et démocra-
tique.
5.1. Les démarches visant
à la satisfaction des besoins
essentiels des cristoliens
5.1.1. L’accès à une offre de santé
de qualité et le déploiement d’actions
de préventions
Le territoire cristolien bénéficie d’un pôle
hospitalo-universitaire de premier ordre.
Composé de trois hôpitaux (CHU Henri
Mondor, Hôpital intercommunal, Hôpi-
tal Albert Chenevier), d’un institut de
médecine moléculaire, d’un centre d’in-
vestigation clinique et d’une faculté de
médecine, ce pôle d’envergure permet
d’assurer l’égalité d’accès à des soins
de qualité pour tous. En complément, la
municipalité s’engage au quotidien, dans
le cadre du contrat local de santé, face
aux inégalités sociales et territoriales d’ac-
cès aux soins et développe des actions de
prévention auprès des cristoliens.
L’engagement municipal
pour une santé accessible à tous
Depuis octobre 2015, la Ville dispose d’un
contrat local de santé (CLS) signé avec
l’Agence Régionale de Santé et la Pré-
fecture du Val-de-Marne. Dans ce cadre,
en 2017, a été mis en place un conseil
local de santé qui réunit professionnels
du secteur médical et social, associations,
représentants des familles afin de ren-
forcer le suivi des personnes rencontrant
des difficultés psychiques et de favoriser
leur intégration dans la cité. Au sein de
ce conseil, la « cellule des cas psycho-so-
ciaux complexes » examine de manière
partenariale des situations individuelles
psycho-sociales complexes.
L’année 2018 a permis la montée en
charge de ce dispositif, le déploiement
de réflexions sur la question du maintien
à domicile des personnes connaissant de
tels troubles et la tenue d’une formation
sur l’accueil de ces dernières en partena-
riat avec l’UNAFAM94.
En parallèle, a été créé sur le site internet
de la Ville, un répertoire des acteurs de
santé du territoire ainsi qu’une « maison
virtuelle de santé » qui diffuse des informa-
tions en matière de santé.
Les actions de prévention santé
et nutritionnelle mises en œuvre
Le service prévention-santé du CCAS
organise de nombreuses actions de pré-
vention en matière de santé sur le territoire
communal. A ce titre, en 2018, plusieurs
programmes de prévention nutritionnelle
se sont déployés, notamment en milieu
scolaire et dans les équipements de la
petite enfance, comme « Un fruit pour la
récré », qui a concerné 5 500 enfants, et les
actions « Tonus & vitamine » sensibilisant à
une alimentation équilibrée, « Education
à la santé » et « Manger, bouger, relaxer »
pour le public séniors. Par ailleurs, comme
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
53DURABLE m 2018
190
chaque année, la manifestation « L’assiette
en fête », qui permet de fédérer durant un
mois autour de la question de bonnes
habitudes alimentaires de nombreux par-
tenaires, a décliné 60 actions dans 43 sites
et a réuni plus de 4 200 personnes.
Parallèlement, le programme de pré-
vention bucco-dentaire a, quant à lui,
concerné 313 classes soit près de 7 000
enfants, et en lien avec l’Hôpital Mondor,
une journée de dépistage des caries
dentaires a pu être organisée. Enfin, décli-
naison du volet santé du contrat de ville,
depuis 2006, l’Atelier santé ville, qui
constitue une instance de concertation
et d’élaboration de programmes locaux
de santé dans les quartiers, déploie son
action au sein des quartiers prioritaires de
la politique de la ville de notre commune
et permet d’organiser des ateliers de sen-
sibilisation et d’information sur la santé.
5.1.2. Le choix d’un développement
fondé sur un habitat durable
et accessible à tous
Devant l’enjeu que constitue l’accès au
logement pour les cristoliens, la Ville mène
en la matière, en coordination étroite avec
les 30 bailleurs sociaux présents sur le terri-
toire, une politique de développement qui
promeut un habitat durable, équilibré et
accessible à tous.
A cet égard, Créteil, qui compte un parc
social qui regroupe 16 590 logements soit
46 % du parc global, s’assure avec une
vigilance constante que les projets loca-
tifs urbains menés sur le territoire, nouveau
ou de renouvellement, comportent une
part adaptée de logements sociaux et
permettent de garantir la mixité sociale.
Par ailleurs, dans ce cadre, la commune
et GPSEA apportent systématiquement
leurs soutiens au travers de la garantie des
emprunts souscrits par les bailleurs ainsi
que, pour le territoire, d’aides financières
au développement du logement social et
à l’amélioration du parc immobilier bâti.
Pour favoriser l’accès au logement
social, la Ville, au travers de l’action du
service du logement, agit d’une manière
significative pour aider les cristoliens
demandeurs dans leurs démarches pour
se loger, que ce soit pour une première
demande ou pour un relogement dans
le cadre des opérations de rénovation
urbaine, comme celle du Mont-Mesly. En
2018, 477 logements ont pu être attribués
sur le contingent communal en fonction
des congés reçus.
Et pour garantir aux cristoliens, qui
bénéficient d’un logement social, une
occupation durable et sereine de leur
habitation, ainsi que pour agir pour le
pouvoir d’achat, le conseil d’administra-
tion de Créteil Habitat SEMIC a décidé
pour 2019 de ne pas augmenter les loyers
des locataires en place, soit la 5 ème année
consécutive de gel des loyers.
INDICATEURS
16 590 logements locatifs sociaux.
46% du parc global de la commune.
477 logements attribués en 2018.
Gel des loyers de Créteil Habitat
pour la 5ème année consécutive.
INDICATEURS
5 500 enfants
concernés
par « Un fruit pour
la récré ».
4 200 participants
à « L’assiette
en fête ».
7 000 enfants
concernés par
la prévention
bucco-dentaire.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
54DURABLE m 2018
culture pour
it son âge et
5.2. L’amélioration continue
de l’accès à la culture
pour tout un chacun
Levier essentiel du vivre ensemble et
source d’épanouissement, le territoire
communal voit se développer au quo-
tidien, sous l’impulsion municipale, du
réseau des médiathèques de GPSEA, des
équipements socio-culturels et des asso-
ciations, une offre culturelle riche et variée
qui promeut un accès à la culture pour
tout un chacun, quel que soit son âge et
son milieu d’origine.
A ce titre, outre les manifestations et évè-
nements majeurs de la programmation
culturelle de notre Ville, se déploie notam-
ment depuis 2016, le dispositif du Contrat
Local d’Education Artistique (CLEA).
Cette initiative, soutenue par la DRAC
et le rectorat, qui vise prioritairement les
populations jeunes résidents au sein des
quartiers prioritaires politiques de la ville,
poursuit l’ambition de faciliter leur accès
aux ressources artistiques et culturelles du
territoire.
Enfin, pour que la pratique d’activités
culturelles soit possible pour tous nos
concitoyens et, ce, quel que soit leurs
revenus, le CCAS apporte chaque année
aux enfants des familles modestes une
aide financière à la pratique d’activi-
tés culturelles et sportives (2 800 jeunes
bénéficiaires en 2018).
5.3. L’engagement de la Ville
pour le sport, vecteur de santé
et de bien-être
Labellisée « Ville Active & Sportive » (3 lau-
riers) en 2017, Créteil, qui compte une
cinquantaine d’installations sportives de
qualité, soutient, avec constance, et en
coordination étroite avec le mouvement
associatif, le développement de la pra-
tique sportive sur le territoire communal
permettant au plus grand nombre de
s’épanouir dans la discipline de son choix.
La Ville porte une attention particulière à
la pratique sportive des enfants, facteur
de santé et de développement personnel,
et a, à cet effet, mis en place un parcours
éducatif sportif sur les différents temps de
l’enfant. En complément, le service des
sports apporte une contribution active
aux campagnes de prévention santé
et de sécurité routière organisées sur le
territoire.
Fidèle à son engagement volontariste, la
commune entend également promouvoir
la pratique sportive de tous les publics et
notamment les personnes porteuses de
handicap (intégration aux cycles d’EPS
scolaires, aux manifestations sportives et
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
55lieu d’'ex-
DURABLE m 2018
accessibilité des équipements sportifs) et
les personnes âgées au sein des ateliers
des clubs séniors (1 076 personnes en
2018).
Enfin, conscient du rôle primordial que
joue le tissu associatif sportif cristolien
dans la promotion et la pratique du sport,
la commune apporte un soutien affirmé à
ces structures, qu’elles soient amateurs ou
professionnelles.
5.4. La participation citoyenne
des Conseils de quartier
au développement durable
Au sein des Conseils de quartier, lieu d’ex-
pression démocratique et citoyenne de
proximité, les 290 conseillers habitants
construisent des projets collectifs au béné-
fice de l’intérêt général et abordent des
questions relatives à leur quartier. Dotées
d’une enveloppe budgétaire chaque
année pour la réalisation de travaux
visant à améliorer le quotidien de nos
concitoyens, ce sont 294 600 € en 2018
qui ont été consacrés notamment à des
opérations de cadre de vie (37 %), des
opérations de voiries (32 %), de sécurisa-
tion (13 %) et d’accessibilité (12 %).
En parallèle, les principaux réflexions et
projets menés en 2018 ont portés notam-
ment sur :
• la future création d’un jardin partagé
dans le quartier La Source-Pointe du Lac
courant 2019,
• l’organisation, en lien avec l’association
du Théâtre des coteaux du sud, d’un jeu
concours sur le thème « la nature dans
notre quartier »,
• le fleurissement des pieds d’arbres du
Mail Saussure avec l’implication des col-
légiens et lycéens et avec pour enjeux
de sensibiliser les riverains à l’importance
de la nature en ville,
• l’aménagement des squares Saint-Simon
et Novi Beograd au travers d’embel-
lissements floraux, de l’installation de
mobiliers urbains et de la création d’un
potager collectif.
Enfin, en 2019, est notamment envisagée
la tenue d’un groupe de travail sur la
thématique « Je prends soin de ma ville »,
qui vise par une action de diagnostics,
de rencontres et d’enquêtes auprès des
habitants de réfléchir à de nouvelles solu-
tions pour réduire les incivilités du cadre
de vie et notamment liées à la propreté.
Cette initiative a pour finalité de collecter
idées et projets qui seront transmis sous la
forme d’un « cahier de préconisations » à
la municipalité à l’occasion des Assises de
la Ville.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
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58
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018"DURABLE 2018
1. L’efficacité énergétique des bâtiments de l’administration 60
2. L’optimisation de la flotte automobile de la commune 61
3. La maîtrise des consommables et la gestion des déchets 62
4. La commande publique responsable 63
5. La gestion des ressources humaines 64
Bilan des actions
conduites au titre
de la gestion
du patrimoine,
du fonctionnement
et des activités internes
de la commune
59
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 20181. L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE DES BÂTIMENTS
DE L’ADMINISTRATION
Fort d’un patrimoine multiple et diversifié, la commune poursuit son travail
d’amélioration des performances énergétiques de ce dernier à travers
la mise en œuvre de marchés intégrant des clauses de performance
énergétique, ou de travaux d’amélioration déjà évoqués.
Dans cette optique, ont été transférés
depuis plusieurs années l’ensemble des
contrats d’achat d’électricité et de gaz
de la commune et du CCAS aux groupe-
ments de commandes du SIPPEREC et du
SIGEIF. L’objectif poursuivi était que la col-
lectivité puisse, en participant aux appels
d’offre de ces deux syndicats, réaliser de
substantielles économies financières en
obtenant des tarifs intéressants auprès des
opérateurs de réseau. Par ailleurs, pour
l’achat d’électricité, a été retenue l’op-
tion « électricité 100 % renouvelable » qui
garantit pour la commune la fourniture
d’une électricité « verte » pour une majorité
de ses abonnements.
Parallèlement, alors que les dépenses
de fluides constituaient en 2018 près de
24,49 % des charges à caractère générale
au sein du budget de la Ville, le suivi des
consommations en énergie du patrimoine
communal et du CCAS est confié depuis
plusieurs années à un agent équivalent
temps plein au sein de la direction des
services techniques. Ce dernier s’assure
donc au quotidien d’une consommation
énergétique maitrisée et optimisée.
Compte tenu de ce suivi fin, des tarifs
intéressants obtenus en groupant ses
commandes mais également des choix
effectués pour réduire la consommation
thermique de ses bâtiments, les dépenses
de la commune consacrées à l’énergie
se sont réduites entre 2015 et 2018 de
manière continue à un rythme moyen de
-3,3 % par an, ce qui permet de constater
sur la période une baisse de plus de -13 %.
Eco-exemplarité
et responsabilité
Promouvoir
un modèle
d’administration
responsable
et vertueux
602 - DURABLE m 2018 Une démarche active de tri sélectif
de ses déchets spéciaux
2. L’OPTIMISATION DE LA FLOTTE AUTOMOBILE
DE LA COMMUNE
La commune et son CCAS possède une flotte de 225 véhicules de tous
genres : 85 véhicules utilitaires dont 19 roulant au GPL, 83 véhicules
légers dont 3 électriques, 1 hybride et 27 roulant au GPL, 8 poids lourds,
7 véhicules de transport en commun, 43 deux-roues dont 2 électriques.
Au travers de l’activité du service du
garage municipal, la collectivité porte
l’ambition de proposer à ses agents des
véhicules à la motorisation adaptée à
leur besoin, d’inciter à une utilisation rai-
sonnée des véhicules et de favoriser une
consommation maîtrisée des carburants
et consommables.
Cette stratégie menée depuis plusieurs
années, qui vise à limiter l’impact écolo-
gique de la flotte automobile, se traduit
concrètement par les résultats suivants :
• une baisse de la demande en carbu-
rant des services entre 2017 et 2018 de
-3,08 % qui vient confirmer la dynamique
constatée depuis plusieurs années
(-26,70 % depuis 2014),
• l’engagement du service dans une
démarche active de tri sélectif de ses
déchets spéciaux, qui a permis de faire
enlever et traiter par des prestataires
spécialisés en 2018 : 291 enveloppes de
pneumatique, 235 litres de solvant de
nettoyage, 1170 litres d’huiles usagées,
400 litres de carburant usagés, 726 kg de
produits lessiviels, 2 800 kg de déchets
divers,
• la volonté depuis deux ans d’amorcer la
transition énergétique de la flotte par
l’achat de véhicules ou cyclomoteurs
électriques. A ce titre, la Ville a procédé,
en 2018, à l’acquisition de deux véhi-
cules électriques et envisage en 2019
deux nouveaux achats de cette nature.
291 enveloppes de pneumatique.
235 litres de solvant de nettoyage.
1170 litres d’huiles usagées.
400 litres de carburant usagés.
726 kg de produits lessiviels.
2 800 kg de déchets divers.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
61DURABLE m 2018
ACCUEIL
3. LA MAÎTRISE DES CONSOMMABLES
ET LA GESTION DES DÉCHETS
La commune porte un certain nombre d’actions afin de favoriser les éco-
gestes au quotidien de ses agents et assurer une plus grande maîtrise
des consommables et des déchets générés par son activité.
Tout d’abord, pour favoriser la réduction
des productions de documents au format
papier, une démarche d’optimisation des
moyens d’impression dans l’ensemble
des équipements de la Ville, du CCAS et
au sein des groupes scolaires a été menée
en 2017 et 2018. Cette action a permis
de favoriser le passage de 360 à 260
équipements d’impression sans modifier
sensiblement l’activité des services. Outre,
la réduction induite de consommation de
papier, non évaluée à ce jour, cette initia-
tive a, d’ores et déjà, permis de réaliser des
économies en matière de frais de mainte-
nance à hauteur de 90 000 € par an.
Parallèlement, les services municipaux
poursuivent la dématérialisation d’un
certain nombre de leurs procédures. A
ce titre, ont pu être menées en 2018 les
projets de dématérialisation des dos-
siers de demande de subventions des
associations, de la procédure de pro-
duction des rapports, délibérations et
actes administratifs pour le Conseil muni-
cipal, des échanges avec les candidats
dans le cadre des consultations lancées
par la Ville et le CCAS ainsi que la prise
de rendez-vous des usagers pour leurs
demandes notamment en matière d’état
civil. En 2019, sera envisagée la poursuite
de ces démarches au travers notamment
de la dématérialisation de l’ensemble
de la chaîne comptable de la Ville et du
CCAS ainsi que la dématérialisation des
circuits de transmission aux services des
courriers adressés à la collectivité.
En complément de ces projets informa-
tiques, qui participent à la réduction de nos
consommations notamment du papier,
peuvent être signalées la généralisation
de l’utilisation du papier 100 % recyclé
depuis quelques années, l’incitation à
une consommation en papier maitrisée
et vertueuse (usage du mail, impression
recto-vecto…), l’utilisation de poubelles
spécifiques pour les déchets recyclables
et l’utilisation de produits recyclables et
biologiques pour ce qui est des produits à
usage unique et d’entretien.
Enfin, la commune envisage en 2019 de
renforcer ses actions en matière de ges-
tion des déchets au travers notamment
d’actions de réemploi et de recyclage :
• la vente aux enchères du mobilier sco-
laire, encore en état d’usage, et du
matériel de restauration notamment
pour le réemploi de pièces,
• la valorisation des postes informatiques
âgés et obsolètes pour la collectivité en
les confiant à une association d’inser-
tion en vue d’un reconditionnement et
d’une redistribution vers des particuliers
ou associations,
• l’installation de tables de tri au sein des
restaurants administratifs afin de per-
mettre aux agents d’effectuer eux même
le tri de leurs déchets alimentaires.
INDICATEURS
Généralisation
de l’utilisation
du papier
100 % recyclé.
Poubelles
spécifiques
pour les déchets
recyclables.
Actions
de réemploi
et de recyclage.
Optimisation
des moyens
d’impression.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
62DURABLE m 2018
_ favoriser les PME
qui représentent
4. LA COMMANDE PUBLIQUE RESPONSABLE
La Ville et son CCAS, poursuivent depuis de nombreuses années
l’ambition d’une politique d’achat responsable et vertueuse. En 2018,
a été recruté au sein de la direction de la commande publique, un
acheteur public afin de renforcer la performance de nos achats. Outre
le gain financier, il s’agit de continuer de faire de la commande publique
un levier au service du développement du territoire communal : valoriser
le tissu économique local, promouvoir les enjeux de développement
durable en banalisant les clauses d’insertion et de réduction de
l’empreinte carbone dans les marchés.
Aussi, dans cette optique, les marchés
signés par la collectivité en 2018 l’ont
été pour 74 % d’entre eux avec des
prestataires domiciliés au sein de la
région Île-de-France (dont 39 % au sein
du département), réduisant de fait les
émissions en GES induites par les dépla-
cements et les livraisons. La commune
s’attache également à favoriser les PME
et les microentreprises, qui représentent
respectivement 57 % et 17 % de ses presta-
taires.
Sont également de plus en plus intégrées
dans notre politique d’achat, des clauses
environnementales qui permettent à la
commune d’exiger notamment de ses
prestataires la mise en œuvre des actions
de gestion et de valorisation des déchets
vertueuses, qu’ils proposent des produits
issus de filières d’approvisionnement
responsables et, pour les opérations de
travaux, qu’ils prévoient des actions visant
à réduire le bruit sur les chantiers pour
les riverains. En 2018, ce sont 51,97 % des
marchés publics de la collectivité qui
comportaient ce type de clauses environ-
nementales.
La commune développe également pro-
gressivement au sein de ses contrats des
clauses sociales ou d’insertion pour inci-
ter les entreprises à présenter des offres
performantes en la matière. Elle a ainsi
recours à des structures qui s’engagent
en matière d’insertion sociale au travers
notamment de ses marchés de nettoie-
ment des bâtiments administratifs (Régie
de quartier et Société Arc en Ciel), de son
marché de déménagement et réaména-
gement des locataires de la RPA Marivaux
(Société ARES) et pour le marché de blan-
chissage du linge qui, lancé en 2018, a
été réservé à un établissement de services
et d’aide par le travail (ESAT). Par ailleurs,
des rencontres ont été organisées en 2018
avec l’association Pôle Compétences Ini-
tiatives afin de repérer les futurs marchés à
renouveler de la commune pour lesquels
l’inclusion de telles clauses aurait du sens.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
63DURABLE m 2018
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5. LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES
La commune et son CCAS développent au quotidien pour leurs 2 276
agents une politique de gestion de ressources humaines attentive et
ambitieuse.
Valoriser les compétences
et la formation continue
Les missions dévolues aux agents publics
qui se mobilisent au quotidien pour
répondre aux attentes de la population
cristolienne évoluent et se transforment
au grès des progrès technologiques,
numériques et des besoins nouveaux
des usagers. Pour accompagner cette
dynamique ainsi que les parcours pro-
fessionnels, la collectivité a fait de la
valorisation des compétences ainsi que
la formation continue des agents une
priorité pour un déploiement d’un service
public de qualité à la population.
Par une politique de formation ambi-
tieuse (6 186 journées dispensées en
2018) qui s’inscrit pleinement dans les
dimensions environnementales (67 % des
formations organisées en intra) et sociales
du développement durable (développe-
ment de compétences de bases, usage
de des outils informatiques, remise à
niveau et lutte contre l’illettrisme), la Ville
entend favoriser le développement des
compétences de ses agents nécessaires
à la réalisation des missions de service
public qui leurs sont dévolues.
Par ailleurs, parce que la collectivité se doit
également, d’accompagner les agents
dans leur parcours professionnels et favo-
riser les souhaits d’évolution, 40 agents ont
pu bénéficier en 2018 des dispositifs de
préparations aux concours et examens
professionnels proposés par le CNFPT.
Permettre l’accompagnement
au maintien dans l’emploi et l’insertion
La collectivité mène une politique active
d’accompagnement des agents confron-
tés à des reclassements professionnels
pour inaptitude physique. Poursuivant
l’objectif de maintenir durablement dans
l’emploi ces agents fragilisés, un accom-
pagnement individualisé est mis en place
ainsi qu’une période d’immersion préa-
lable à l’intégration dans leurs nouvelles
fonctions afin de les aider à mieux appré-
hender ce changement d’environnement
professionnel.
Une attention particulière est également
portée en matière d’insertion et d’accès
à l’emploi des personnes handicapées et
des jeunes. Ainsi, en 2018, la Ville comptait
au sein de ses effectifs 11,17 % d’agents
porteurs de handicap et le CCAS 8,37 %.
Ces taux, bien au-dessus de l’obligation
légale en la matière de 6 % qui s’impose
aux collectivités, démontre un fois de plus
l’ambition cristolienne en faveur de l’in-
sertion des personnes handicapées sur
notre territoire. Concernant l’insertion des
plus jeunes dans la vie professionnelle,
les services recrutent régulièrement des
jeunes en formation d’apprentissage ou
à l’occasion de stages. En 2018, ce sont
ainsi 7 apprentis qui ont été accueillis au
sein des services municipaux ainsi que
64 élèves de 3 ème, 151 de bac profession-
nel et 3 de bac+2.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
64DURABLE m 2018
Promouvoir la santé, la sécurité
et le bien-être au travail
Le développement de l’activité ne peut
être durable que dans un contexte où
la santé et la sécurité des agents est
assurée. La commune mène dans cette
optique depuis 2017 un plan de préven-
tion des absences au travail dont l’un des
priorités consiste en le renforcement des
démarches de prévention en matière de
santé au travail auprès des agents.
Ont ainsi notamment été mis en place en
2018 un accès à des consultations d’os-
téopathie pour les agents exposés dans
leurs fonctions à la survenance de troubles
musculo-squelettiques (TMS) et un pro-
tocole de prise en charge des agents
confrontés sur le lieu de travail à des
conduites addictives afin de préserver
leurs santé. Par ailleurs, pour rendre cha-
que agent acteur de sa prévention, a été
organisé un forum de la prévention des
risques professionnels qui a réuni sur une
journée plus de 700 agents autour d’ate-
liers de sensibilisation et mini-conférences
(risque incendie, bruit au travail, gestion
de premiers secours, gestes et postures,
bien-être corporel) et s’est tenue une
campagne de sensibilisation au port des
équipements de protection individuelle
(EPI).
Enfin, pour favoriser le bien-être au tra-
vail, la collectivité poursuit une démarche
d’amélioration continue des conditions
de travail en lien avec les organisations
syndicales (relocalisation de services, réno-
vations de locaux, mobiliers adaptés…),
et soutient des actions de promotion de
la qualité de vie au travail participant au
bien-être et à la cohésion des agents sur
le lieu de travail (marche active, atelier
chant choral, frigo à bouquins).
En 2019, l’ensemble de ces initiatives
seront poursuivies au travers notamment
de l’organisation d’une deuxième édi-
tion du forum de la prévention, d’une
campagne de sensibilisation aux bonnes
pratiques alimentaires et de la mise en
place sur différents sites d’ateliers de
détente musculaire et d’éveil musculaire
dans un objectif de prévention des TMS,
de réduction des accidents du travail et
de limitation des restrictions médicales qui
touchent nos agents.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
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CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018"DURABLE 2018
Engagement
en faveur du
développement durable
au sein des budgets
primitifs pour 2019
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L’ENGAGEMENT EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT
DURABLE DE LA VILLE DE CRÉTEIL, DE SON CCAS
et de ses partenaires au-delà des actions concrètes et initiatives
volontaristes décrites au sein de ce rapport, se matérialise également
au sein de leurs budgets primitifs respectifs.
Action transversale par excellence, au
regard de ses finalités, le développement
durable de notre commune se retrouve de
manière diffuse au sein de chacune des
politiques publiques de la municipalité.
Aussi, afin de compléter la présentation
segmentée offerte par le cadre budgé-
taire et comptable à cette thématique au
sein du budget principal de la commune,
de son budget annexe chauffage urbain
et des budgets du CCAS et pour répondre
à un objectif de lisibilité, il a été envisagé
pour 2019 de valoriser plus précisément
cet engagement.
Un recensement des crédits budgétaires
associés à cet enjeu a donc été réalisé au
sein des demandes de crédits de fonction-
nement et d’investissement de l’ensemble
des services ainsi qu’au sein du budget
du personnel au travers d’une travail de
valorisation de tout ou partie des traite-
ments des agents exerçant des fonctions
liées aux cinq finalités du développement
durable.
Il ressort de cet exercice que la collectivité
envisage en 2019 de consacrer au déve-
loppement durable un budget transversal
à hauteur de 22,27 millions d’euros soit
plus de 9,06 % de ses budgets.
Action transversale
Le développement
durable se retrouve
de manière diffuse
au sein de chacune
des politiques
publiques municipales
68DURABLE m 2018
666 €
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Uros
Par finalités du développement durable Par typologie de dépenses
INVESTISSEMENT
Travaux énergétiques sur bâtiments 1 473 980 €
dont bâtiments scolaires 1 104 400 €
dont bâtiments administratifs 337 500 €
dont bâtiments sportifs et sociaux 32 080 €
Travaux réseau de chauffage urbain 3 871 995 €
dont travaux 3è réseau Valo’Marne 2 667 000 €
dont travaux quartier du Colombier 756 413 €
dont travaux quartier Duvauchelle 448 582 €
Travaux sur l'espace public 1 226 160 €
dont réseau d’éclairage public 548 210 €
dont espaces verts et fontaines 337 500 €
dont conseils de quartier 300 000 €
Travaux en matière d’accessibilité 708 370 €
dont bâtiments (ADAP) 552 000 €
dont espaces publics (CIPH, PAVE) 156 370 €
Divers (VL électriques, Cristolib) 271 397 €
TOTAL INVESTISSEMENT 8 400 112 €
FONCTIONNEMENT
Dépenses des services 2 332 857 €
Espaces verts et biodiversité 636 260 €
Aides aux situations de précarités 619 103 €
FFCT eaux pluviales versé à GPSEA 488 394 €
Accès au sport et à la culture 368 000 €
Frais chauffage urbain 120 000 €
Education au développement durable 47 300 €
Actions de prévention santé 44 200 €
Projets conseils jeunes et adolescents 9 600 €
Dépenses de personnel 11 537 484 €
Directions des services techniques 9 544 052 €
dont personnel espaces verts 8 223 041 €
dont personnel espaces publics 758 701 €
dont personnel bâtiments et fluides 562 309 €
Direction du CCAS et du logement 1 956 666 €
Direction de la jeunesse 36 766 €
TOTAL FONCTIONNEMENT 13 870 341 €
Dépenses
des services
10,68% Dépenses d’investissement
37,63%
51,69% Frais de personnel
Présentation de l’engagement
par typologie de dépenses
Dynamique de développement
responsable
0,5% Cohésion sociale et solidarité
10,5% Épanouissement des êtres humains
6 %
Préservation
de la biodiversité
et des millieux
47,4%
35,6% Lutte contre le
changement climatique
Présentation de l’engagement par
finalités du développement durable
PRÉSENTATION DU BUDGET TRANSVERSAL 2019
EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
Partenaires étroits de la commune, GPSEA et Créteil Habitat SEMIC prennent également d’un point
de vue financier une part active à l’engagement de notre territoire en faveur du développement
durable.
Le Territoire, dans le cadre de ses compétences notamment liées à l’environnement, au cadre de
vie, à la gestion de l’eau et aux déplacements consacrera ainsi en 2019 un budget « vert » total
estimé à 60,99 millions d’euros dont 20,61 millions d’euros pour le territoire de la commune.
Créteil Habitat SEMIC, dans la continuité de ses actions en matière de réhabilitation thermique
de son parc locatif social et au travers des opérations prévues au Mont-Mesly, à la RPA Marivaux
et à la Résidence Paul François Avet, envisagera en 2019 un investissement s’élevant à hauteur de
4,20 millions d’euros.
Le volontarisme financier combiné de ces acteurs permettra ainsi que plus de 47,08 millions d’euros
seront dédiés en 2019 au développement durable et harmonieux de notre territoire cristolien.
CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
69DURABLE m 2018 CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
70CRÉTEIL RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE 2018
71Direction Générale des Services
Conception - Rédaction : Bastien Vernet
Crédit photos : Laetitia Doutre, Michel Escuriol, Jean-Michel Moglia,
Nathalie Teil, Raoul Petit, Laurent Armand, Denise Bouyou
Création - Impression : Madeleine Sins et ImageLigne - Imprimé sur papier recyclé dont 50 % PEFC
Avril 2019
www.ville-creteil.fr