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Document publié le Mercredi 21 juillet 2021 par la commune de Baume-d'Hostun.
Lien du pdf (PLU - Annexes - defense incendie)
Thèmes du document : Mode, textile et habillement, Eau et assainissement, Transports,
Type tounée (Saisie
OBLIGATOIRE
)
Date de la tournée
(Saisie
OBLIGATOIRE
)
Type de PEI Nom commune Code_INSEE
id hydrant
(ne
pas modifier
)
N° Hydrant
(ne
pas modifier
)
STATUT PEI Conventionné
COORDONNEES PROPRIETAIRE
N_tournee Adresse
Nouvelle dénomination des
rues
Emplacement exact Diamètre de la sortie
Débit (m3/h)
Pression statique (bar) Anomalies-Problème
Signalisation
Anomalies-Probleme
Ouverture
Anomalies-Fuite
Anomalies-
Couvercles Cassé Anomalies-problème
Raccords
HORS SERVICE RIEN A SIGNALER
Commentaire Anomalies
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-1 1 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Le village Rue des Platanes en face de la Mairie 100 70 3,6 COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-2 2 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Lotissement Lambert Rue Lambert entrée du lotissement 100 95 6
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-3 3 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Lotissement Le Savet Rue du Savet milieu lotissement à côté du transformateur 100 63 6
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-4 4 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Quartier Gallat Route des Richards (à proximité du n° 410) 100 83 6
COMPLETE 2018 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-5 5 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE La Paire Route de la Paire (à proximité du n° 381) 100 m après croisement pas trouvé
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-6 6 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE La Forêt 301 Côte Simon entrée maison de Convalescence pas trouvé
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-7 7 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Quartier Gervans Route de Gervans (à proximité du n° 355) Entrée Entreprise MARCEL Industrie 100 105 5,2
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-8 8 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Quartier Gervans Route de Gervans (à proximité du n° 549) 100 90 4,5 manque bouchon 70
COMPLETE 2017 PI
LA BAUME D'HOSTUN
26034-9 9 PRIVE NON SOCIETE AREA - 260 Avenue Jean Monnet - BP 48 - 69671 BRON CEDEX Péage autoroute Péage autoroute 100 90 4
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-10 10 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Zone d'activités Les Monts du Matin Rue des Lilas (à proximité du n° 63) Face à l'usine DDP - FACTORY PLAST 100 104 4,3
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-11 11 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Zone d'activités Les Monts du Matin Rue des Lauriers (à proximité du n° 63) a proximité de l'entrée de PLACEO- ROCLAND (entreprise avec les silos) 100 106 4,8
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-12 12 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Quartier Gervans Rue des Capucines Face du Cabinet Médical de Gervans - Rond6point pégae A49 et RD 100 75 4,5 COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-13 13 100 92 4,9 Pas trouvé sur plan du SDIS
COMPLETE 2017 PI
LA BAUME D'HOSTUN
26034-14 14 PRIVE NON SOCIETE AREA - 260 Avenue Jean Monnet - BP 48 - 69671 BRON CEDEX Aire de repos Royans Vercors A49 - Aire Royans Vercors - 1168 Route de Gervans 100 82 4,3
COMPLETE 2017 PI
LA BAUME D'HOSTUN
26034-15 15 PRIVE NON SOCIETE AREA - 260 Avenue Jean Monnet - BP 48 - 69671 BRON CEDEX Aire de repos direction Valence A49 - Aire Portes de la Drôme - 1230 Route des Chevreuils 100 93 4,5
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-16 16 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Quartier Gervans Rue des Capucines Rue des capucines 100 90 4,5
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-17 17 Supprimé - fait fiche "annexe 5" le 18/04/2018
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-18 18 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Lotissement le Cottage Rue du Cottage (à proximité du n° 16) Dans la partie haute du lotissement 100 98 4,3
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-19 19 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE Les Royets Montée des Royets (à proximité du n° 10) entrée du Hameau
COMPLETE 2017 PI
LA BAUME D'HOSTUN
26034-20 20 PRIVE NON
VALENCE ROMANS AGGLO - Rovaltain -
Avenue de la Gare - BP 10388 - 26958
VALENCE CEDEX 9
Zone d'activités Les Monts du Matin Rue des Coquelicots 100 88 4
COMPLETE 2017 PI
LA BAUME D'HOSTUN
26034-21 21 PRIVE NON
VALENCE ROMANS AGGLO - Rovaltain -
Avenue de la Gare - BP 10388 - 26958
VALENCE CEDEX 10
Zone d'activités Les Monts du Matin Rue des Coquelicots 100 85 4,2
COMPLETE 2017 PI
LA BAUME D'HOSTUN
26034-22 22 PRIVE NON
VALENCE ROMANS AGGLO - Rovaltain -
Avenue de la Gare - BP 10388 - 26958
VALENCE CEDEX 11
Zone d'activités Les Monts du Matin Rue des Coquelicots 100 90 3,8
COMPLETE 2017 PI
LA BAUME D'HOSTUN
26034-23 23 PRIVE NON
VALENCE ROMANS AGGLO - Rovaltain -
Avenue de la Gare - BP 10388 - 26958
VALENCE CEDEX 12
Zone d'activités Les Monts du Matin Rue des Coquelicots 100 92 4,1
COMPLETE 2017 PI
LA BAUME D'HOSTUN
26034-24 24 PRIVE NON
VALENCE ROMANS AGGLO - Rovaltain -
Avenue de la Gare - BP 10388 - 26958
VALENCE CEDEX 13
Zone d'activités Les Monts du Matin Rue des Bleuets 100 X Mail SIERS - Réouverture le
19/04/2018 - fait fiche
"annexe 6" le 19/04/2018
COMPLETE 2017 PI
LA BAUME D'HOSTUN
26034-25 25 PRIVE NON
VALENCE ROMANS AGGLO - Rovaltain -
Avenue de la Gare - BP 10388 - 26958
VALENCE CEDEX 14
Zone d'activités Les Monts du Matin Rue des Bleuets 100 95 4,2
COMPLETE 2017 PI
LA BAUME D'HOSTUN
26034-26 26 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE ROUTE DE GERVANS Route de Gervans (à proximité du n° 1 273 - Elevage avicole) 100 68 3,6
COMPLETE 2017 PI LA BAUME D'HOSTUN 26034-27 27 PRIVE NON PAS CONCERNE CHEMIN DES CAPUCINES Chemin des Capucines (à proximité du n° 110) A proximité de l'entrée du cabinet de kinésithérapie 100 90 4,5
COMPLETE 2018 Réservoir enterré LA BAUME D'HOSTUN 26034-28 28 PUBLIC PAS CONCERNE PAS CONCERNE LE CHÂTEAU Mont2e du Château (à proximité du n° 415) 100 180 m3
COMPLETE 2018 Réservoir enterré
LA BAUME D'HOSTUN
26034-29 29 PRIVE NON
VALENCE ROMANS AGGLO - Rovaltain -
Avenue de la Gare - BP 10388 - 26958
VALENCE CEDEX 14
Zone d'activités Les Monts du Matin Rue des Coquelicots 100 240 M3
COMPLETE PI
COMPLETE PI désservie par le syndicat des eaux de Rochefort Samson
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PI
COMPLETE PIff
Liberté + Egalité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
r A
RÉGLEMENT DÉPARTEMENTAL
DE DÉFENSE EXTÉRIEURE
CONTRE L’INCENDIE
(RDDECI)
PRÉFECTURE DE LA DRÔME1
SOMMAIRE
PREAMBULE 5
I. CADRE JURIDIQUE ET ORGANISATION DE LA D.E.C.I. 6
I.1.CADRE JURIDIQUE 6
I.2.ROLES ET RESPONSABILITES DES ACTEURS DE LA D.E.C.I. 7
I.2.1. Responsabilités et rôle du maire (ou président de l’E.P.C.I. à fiscalité propre) 7
I.2.1.a. Principe de responsabilité du maire 7
I.2.1.b. Transfert de la gestion et de la police administrative spéciale de la D.E.C.I. 8
I.2.1.c. Rôle du maire (ou président de l’E.P.C.I.) 8
I.2.2. Responsabilités et rôles des chefs d’établissement et propriétaires de P.E.I. 9
I.2.2.a. Responsabilités des chefs d’établissement et des propriétaires privés 9
I.2.2.b. Rôle des chefs d’établissement et propriétaires privés 10
I.2.3. Missions et rôle du S.D.I.S. 10
I.2.3.a. Les missions 10
I.2.3.b. Le rôle du S.D.I.S. 11
I.2.4. Rôle et missions des gestionnaires de réseau 12
I.3.ARRETE MUNICIPAL OU INTERCOMMUNAL DE D.E.C.I. 12
I.3.1. Objectifs de l’arrêté 12
I.3.2. Mises à jours 13
I.4.SCHEMAS COMMUNAUX ET INTERCOMMUNAUX DE DEFENSE EXTERIEURE CONTRE L’INCENDIE 13
I.4.1. Généralités 13
I.4.2. Objet du S.C.D.E.C.I. 14
I.4.3. Processus d’élaboration 14
II. LES RÈGLES DE DIMENSIONNEMENT 15
II.1. L’APPROCHE PAR RISQUE 15
II.1.1. Risques courants 15
II.1.2. Risques particuliers 15Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
2
II.2. PRINCIPES DE LA D.E.C.I. 16
II.2.1. Principes de base de la D.E.C.I. 16
II.2.1.a. Règles liées aux débits et quantités d’eau nécessaires 17
II.2.1.b. Règles d’isolement 18
II.2.1.c. Règles liées aux distances et aux cheminements 18
II.2.1.d. Règles liées aux surfaces. 19
II.2.2. Domaine d’application du document technique D9 19
II.2.2.a. Objet du document 19
II.2.2.b. Domaine d’application 20
II.3. GRILLES D’ANALYSE ET DE COUVERTURE 20
II.3.1. Lecture des données dans les tableaux 20
II.3.2. Les habitations 21
II.3.3. Les établissements recevant du public (ERP) et bureaux 22
II.3.4. Les établissements industriels (hors I.C.P.E) 23
II.3.5. Les exploitations agricoles (hors I.C.P.E.) 23
II.3.6. Les autres établissements 25
II.3.7. Ports et autres aires de stationnement des bateaux 26
II.3.8. Cas des quartiers anciens difficiles d’accès. 26
II.3.9. Cas non prévus dans le règlement 26
II.3.10. Les zones d’activités 26
II.3.10.a. Principes de précaution applicables aux zones d’activités 27
II.3.10.b. Grille de couverture des zones d’activités 27
II.4. DISPOSITIONS SPECIFIQUES : 28
II.4.1. Limite de capacité de mobilisation des moyens du S.D.I.S et de la couverture du territoire.28
II.4.1.a. Notion de déplacement d’engins 28
II.4.2. Préférence dans le choix du type de P.E.I. 28
II.4.3. Séparation des ressources 28
III. CARACTERISTIQUES DES POINTS D'EAU INCENDIE (P.E.I.) 28
III.1. REGLES COMMUNES DES P.E.I. 28
III.2. CAPACITES ET DEBITS MINIMUM 29
III.3. PERENNITE ET ACCESSIBILITE 29Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
3
III.4. MUTUALISATION 30
III.5. DIFFERENTS TYPES DE P.E.I. 30
III.5.1. Points d’eau incendie raccordés à un réseau (BI/PI) 30
III.5.1.a. Les bouches et poteaux incendies de 100 31
III.5.1.b. Les poteaux d’incendie 2X100 (communément appelés PI de 150) 31
III.5.1.c. Les poteaux d’incendie de DN 80 (prise symétrique DN 65) 31
III.5.2. Les autres points d’eau incendie naturels ou artificiels 32
III.5.2.a. Règles communes aux autres P.E.I. naturels ou artificiels 32
III.5.2.b. Etendues d’eau et cours d’eau. 33
III.5.2.c. Réserves d’eau incendie (réservoir enterré et métallique aérien, bâche à ciel ouvert ou citerne souple) 33
III.5.2.d. Citernes et réserves DFCI. 34
III.5.3. Réseau d’irrigation agricole 34
III.5.4. Autres ressources 34
III.6. SIGNALISATION DES P.E.I. 35
III.6.1. Couleur des P.E.I. sur le terrain 35
III.6.1.a. Les poteaux d’incendie sous pression 35
III.6.1.b. Les poteaux d’aspiration (tel que ceux équipant les réserves) 35
III.6.1.c. Les poteaux d’incendie branchés sur des réseaux d’eau surpressés et/ou additivés 35
III.6.2. Signalisation des P.E.I. sur le terrain. 35
III.6.2.a. Signalisation et distances 35
III.6.3. Protection et signalisation complémentaire 36
III.6.4. Symbolique cartographique 36
IV. GESTION DES POINTS D’EAU INCENDIE 37
IV.1. STOCKAGE ET PARTAGE DES INFORMATIONS 37
IV.1.1. La base de données des P.E.I. 37
IV.1.2. Règle de numérotation des points d’eau incendie 37
IV.1.3. Cheminement de l’information et échanges interservices 38
IV.2. CONTROLES TECHNIQUES DES P.E.I. 39Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
4
IV.2.1. Possibilité d’échantillonnage des contrôles de « débit et pression » 40
IV.2.2. Précautions nécessaires à l’égard des réseaux d’abduction d’eau 40
IV.2.3. Précision relative aux contrôles des P.E.I. situés sur un domaine privé 41
IV.3. SUIVI DES P.E.I. 41
IV.3.1. Les reconnaissances opérationnelles 41
IV.3.1.a. Les reconnaissances opérationnelles périodiques 41
IV.3.1.b. Les reconnaissances opérationnelles initiales 42
IV.3.2. Réception des P.E.I. 42
IV.3.2.a. Réception d’un P.E.I. raccordés à un réseau 43
IV.3.2.b. Réception d’un P.E.I. dit « artificiel ou naturel » 43
IV.3.3. Entretien permanent des P.E.I. 43
IV.3.4. Déplacement, remplacement et modification des P.E.I. 43
IV.3.5. Suppression d’un P.E.I. 44
IV.3.6. Indisponibilité / Remise en service d’un P.E.I. 44
GLOSSAIRE 46
ANNEXES 48Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
5
Préambule
La lutte contre les incendies repose principalement sur l’agent d’extinction qu’est l’eau.
Essentielle à l’accomplissement des missions des S.D.I.S., sa proximité par rapport au lieu du sinistre, sa
présence en quantité suffisante, sa signalisation, sa connaissance par les sapeurs–pompiers, sont autant
d’éléments qui concourent à réduire les délais d’extinction et permettent de sauvegarder les vies humaines,
les biens et l’environnement.
Ce règlement départemental rédigé par le service départemental d'incendie et de secours en concertation
avec les différents services et acteurs de la défense extérieure contre l’incendie, qui s’appuie sur une
démarche par objectifs de sécurité, est arrêté par le Préfet de la Drôme.
Il fixe les règles d'implantation et d'aménagement des points d'eau d'incendie dans le département.
Il établit également le dimensionnement des besoins en eau selon les risques.
Toutefois, comme le prévoit le référentiel national de la D.E.C.I., la défense contre l’incendie :
- des espaces naturels (les forêts en particulier) ;
- des installations classées pour la protection de l’environnement ;
- des sites particuliers comme des tunnels et autres ouvrages routiers ou ferroviaires,
ne sera pas développée dans ce règlement. En effet, ces différentes défenses relèvent de réglementations
spécifiques.
De même, dans le cas de l’existence d’un texte ou d’un règlement spécifique imposant des dispositifs en
terme de défense incendie sur une commune, le règlement D.E.C.I. de la Drôme ne se substitue pas à ceux-
ci (exemple dans le cas du P.P.R.I.F. du massif de Uchaux, les prescriptions du R.D.D.E.C.I. ne viennent pas
en atténuation de celles du P.P.R.I.F.).
Ce document unique qui se veut adapté, rationnel et efficient, est destiné à être connu et partagé entre tous
les acteurs de la défense extérieure contre l'incendie : préfet, maires, S.D.I.S., gestionnaires, architectes,
industriels, installateurs...
Issu de l’évolution juridique en matière de D.E.C.I., ce règlement répond ainsi aux réalités actuelles du
département en s’appliquant aussi bien aux risques faibles tels que l’habitat isolé retrouvé en zone rural
qu’aux risques importants. Il prend en compte la capacité de réponse du service départemental d’incendie et
de secours.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
6
I. Cadre juridique et organisation de la D.E.C.I.
I.1. Cadre juridique
- Loi 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d'amélioration de la qualité du droit (article 77)
- Décret 2015-235 du 27 février 2015 relatif à la D.E.C.I.
- Code général des collectivités territoriales :
- Art. L 2121-1 : « Le maire concourt par son pouvoir de police à l'exercice des missions de
sécurité publique ».
- Art. L 2212-1 (et 2122-24) : « Le maire est chargé, sous le contrôle administratif du représentant
de l'État dans le département, de l'exercice des pouvoirs de police... »
- Art. L 2212-2, alinéa 5 : « La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté,
la sécurité et la salubrité publique. Elle comprend notamment : Le soin de prévenir, par des
précautions convenables, et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les
accidents et les fléaux calamiteux ainsi que les pollutions de toute nature, tels que les
incendies, les inondations, les ruptures de digues, les éboulements de terre ou de rochers, les
avalanches ou autres accidents naturels, les maladies épidémiques ou contagieuses, les
épizooties, de pourvoir d'urgence à toutes les mesures d'assistance et de secours et, s'il y a
lieu, de provoquer l'intervention de l'administration supérieure. »
- Art. L.2213-32 : « Le maire assure la défense extérieure contre l'incendie ; »
- Art. L2225-1 : « La défense extérieure contre l'incendie a pour objet d'assurer, en fonction
des besoins résultant des risques à prendre en compte, l'alimentation en eau des moyens des
services d'incendie et de secours par l'intermédiaire de points d'eau identifiés à cette fin. Elle
est placée sous l'autorité du maire conformément à l'article L. 2213-32. »
- Art. L2225-2 : «Les communes sont chargées du service public de défense extérieure contre
l'incendie et sont compétentes à ce titre pour la création, l'aménagement et la gestion des
points d'eau nécessaires à l'alimentation en eau des moyens des services d'incendie et de
secours. Elles peuvent également intervenir en amont de ces points d'eau pour garantir leur
approvisionnement.»
- Art. L2225-3 : «Lorsque l'approvisionnement des points d'eau visés aux articles L. 2225-1 et
L. 2225-2 fait appel à un réseau de transport ou de distribution d'eau, les investissements
afférents demandés à la personne publique ou privée responsable de ce réseau sont pris en
charge par le service public de défense extérieure contre l'incendie.»
- et articles L 5211-9-2, et R 2225-1 à R2225-10
- Code de la construction et de l'habitation et notamment L123-1 à 3
- Code de l'urbanisme et notamment L332-8 et suivants ; R111-1 et suivants
- Code de l’environnement et notamment L511-1 et 2, L515-15 et L562-1
- Code forestier notamment L132-1, L133-1 et 2, et R 133-1Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
7
- Arrêté du 15 décembre 2015 abrogeant les circulaires du 10 décembre 1951, du 20 février 1957 et du 9 août 1967 relatives à la protection contre les incendies et fixant le référentiel national de la D.E.C.I. : Le référentiel n’est pas directement applicable sur le terrain. Les règles de D.E.C.I. adaptées aux risques des territoires sont fixées par le présent règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie
- Arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre
les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public
- Arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation
- Arrêté du 3 février 2003 fixant le guide national de référence relatif à l'explosion des fumées et à
l'embrasement généralisé éclair
- Arrêté du 1er août 2007 fixant le guide national de référence des techniques professionnelles relatif à
l'utilisation des lances à eau à main par des équipes en binômes
- Normes européennes et normes françaises
- Le document technique D9 :
Ce document de dimensionnement des besoins en eau est expressément cité dans le R.N.D.E.C.I. dans le cadre des bâtiments
à risque particulier.
- Règlement opérationnel du S.D.I.S. 26
I.2. Rôles et responsabilités des acteurs de la D.E.C.I.
I.2.1. Responsabilités et rôle du maire (ou président de l’E.P.C.I. à fiscalité propre)
I.2.1.a. Principe de responsabilité du maire
La responsabilité du maire en matière de D.E.C.I. est sans cesse rappelée dans le Code général des
collectivités territoriales.
Ainsi, l'article L2225-1 du C.G.C.T., créé par l'article 77 de la Loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification
et d’amélioration de la qualité du droit, institue un nouveau pouvoir de police spéciale du maire : la police de
la défense extérieure contre l'incendie.
Il confie aux communes le soin d'assurer en permanence l'alimentation en eau des moyens de lutte contre
les incendies.
Il inscrit cette compétence de gestion au rang de compétence communale qui, à ce titre, pourra être transférée
à un établissement public de coopération intercommunale (E.P.C.I.).
Il prévoit, dans ce cadre, la faculté pour les maires des communes membres, de transférer au président de
l'établissement leurs pouvoirs de police spéciale.
En vertu de ces principes, le maire doit donc s'assurer de l'existence et de la suffisance du réseau d'incendie,
ce qui a été confirmé à maintes reprises par la jurisprudence.
Cette défense doit tenir compte de l'urbanisation et des risques.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
8
Ainsi, le maire responsable du bon fonctionnement et de l'entretien des points d'eau incendie situés sur le
territoire de sa commune, doit en assurer le contrôle.
Également, en vertu de ses pouvoirs de police, en particulier du 5ème alinéa de l'article L.2212-2 du C.G.C.T.,
le maire doit faire cesser les incendies par la distribution des secours nécessaires. En outre, les dépenses de
personnels et de matériels en découlant, sont des dépenses obligatoires pour la commune (C.G.C.T. articles
L2321-1 et L.2321-2).
Le maire a donc la responsabilité de la mise en place, de l'état, de l'accessibilité et de la signalisation des
points d'eau nécessaires à la défense incendie.
I.2.1.b. Transfert de la gestion et de la police administrative spéciale de la D.E.C.I.
La loi a créé la police administrative spéciale de la DECI attribuée au maire. La DECI s’est ainsi détachée de
la police administrative générale à laquelle elle était rattachée. Cette distinction autorise dorénavant le
transfert facultatif de cette police au président de l’EPCI à fiscalité propre. Dès lors, ce transfert permet de
dégager les maires d'une charge dont la maitrise technique peut paraitre complexe et de bénéficier des
capacités de mutualisation, de spécialisation des services et de rationalisation des coûts
d'investissement/fonctionnement qu'offre le cadre intercommunal.
La police administrative générale demeure non transférable et n'est pas remise en cause. Il en va de même
de la capacité du maire à être directeur des opérations de secours sur sa commune.
Le maire peut donc transférer à l’EPCI à fiscalité propre l’ensemble du domaine de la DECI (service et police
spéciale) ou uniquement le service public de DECI. Dans ce cas celui-ci peut être transféré à un EPCI sans
fiscalité propre.
Toutefois, pour que la police spéciale puisse être transférée au président d’EPCI à fiscalité propre, il faut au
préalable que le service public de DECI soit transféré à cet EPCI.
I.2.1.c. Rôle du maire (ou président de l’E.P.C.I.)
Il doit :
- assurer le service public de la D.E.C.I. (à distinguer du service public de l’eau),
- arrêter la D.E.C.I. de son territoire après avoir identifié les risques, et la maintenir à jours,
- créer des P.E.I. afin de répondre aux obligations de couverture décrites dans le présent règlement,
- fournir les éléments nécessaires à l’alimentation de la base de données destinée à répertorier
l'ensemble des ressources utilisables sur le terrain par les sapeurs-pompiers (Cf. chapitre IV.1), et
notamment :
Les voies de circulation avec leur dénomination,
Les habitations et lieux dits,
Les installations, sites ou ouvrages à risques répertoriés,
Les sites non répertoriés,Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
9
Les points d'eau incendie avec leurs capacités ou leurs débits et pressions,
Les sites potentiels d'hébergement des populations.
- communiquer sans délai au S.D.I.S., les données actualisées concernant les points d’eau incendie de
sa commune comme précisé dans le présent règlement.
- veiller à l’entretien et au bon état de fonctionnement des dispositifs concourants à la D.E.C.I. afin de
permettre au service départemental d’incendie et de secours d’en disposer en tout temps, 24h/24h et à
tout moment de l’année. Par son pouvoir de police, il veille à ce que les dispositifs de D.E.C.I. privés
soient maintenus en bon état de fonctionnement par leurs propriétaires lorsqu’ils en ont la charge.
- réaliser ou faire réaliser le contrôle technique obligatoire des P.E.I. (voir modalités prévues au présent
règlement).
- informer sans délai le centre de traitement de l'alerte (CTA) de l'indisponibilité d'un point d'eau incendie,
ainsi que de sa remise en service.
Également, le maire peut :
- autoriser après avis du délégataire, l'utilisation ponctuelle des points d'eau incendie à d'autres usagers,
suivant des modalités et des contreparties qu'il lui appartiendra de déterminer.
- décider, après approbation par les services d'incendie et de secours, de la mise en place de dispositifs
de plombage ou de limitation d'usage des points d'eau « incendie ». Ces dispositifs ne devront pas
engendrer le recours à d’éventuels outils autres que ceux dont disposent réglementairement les sapeurs-
pompiers.
- établir des conventions pour la mise à disposition du service public de la D.E.C.I, de points d’eau privés
existants en accord avec son propriétaire selon les dispositions prévues à l’article R.2225-7 du C.G.C.T.
En l’absence de celles-ci, dans l’urgence, le directeur des opérations de secours régularisera
l’éventuelle réquisition d’utilisation d’un PEI privé réalisée par le COS.
- élaborer un schéma communal de la D.E.C.I contre l’incendie. Il sera arrêté après avis du S.D.I.S.
I.2.2. Responsabilités et rôles des chefs d’établissement et propriétaires de P.E.I.
I.2.2.a. Responsabilités des chefs d’établissement et des propriétaires privés
Le propriétaire d'un point d'eau incendie privé est responsable du bon fonctionnement et de l'entretien du ou
des point(s) d'eau incendie dont il est propriétaire.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
10
- Concernant, les établissements recevant du public, le code de la construction prévoit :
- Art. R 123-3
Les constructeurs, propriétaires et exploitants des E.R.P. sont tenus, tant au moment de la construction qu’au cours de l’exploitation, de respecter les mesures de prévention et de sauvegarde propres à assurer la sécurité des personnes...
- Art. R123-11
L’E.R.P. doit être doté de dispositifs d’alarme et d’avertissement, d’un service de surveillance et de moyens
de secours appropriés aux risques...soumis au code du travail
- Concernant, les établissements soumis au code du travail, il est prévu :
- Art L 4121-1
Le chef d’établissement prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique
et mentale des travailleurs de l’établissement. Ces mesures comprennent des actions de prévention des
risques professionnels, d’information et de formation ainsi que la mise en place d’une organisation et de
moyens adaptés.
I.2.2.b. Rôle des chefs d’établissement et propriétaires privés
Le référentiel national de DECI dans son chapitre 4.3 définit et précise la particularité des points d’eau
incendie dits « privés ».
Le propriétaire d'un point d'eau incendie doit :
- assurer la création, si nécessaire, et le bon fonctionnement des points d’eau incendie puis en informer
l’autorité de police chargée de la D.E.C.I.;
- faire réaliser le contrôle technique et la maintenance décrits au présent règlement;
- informer sans délai le centre de traitement de l'alerte de l'indisponibilité d'un point d'eau incendie, ainsi
que de sa remise en service.
Le propriétaire d’un point d’eau incendie privé peut conventionner avec le service public de la D.E.C.I.
pour la mise à disposition de celui-ci au-delà de ses besoins propres.
I.2.3. Missions et rôle du S.D.I.S.
I.2.3.a. Les missions
Le règlement opérationnel (R.O) définit le mode d'emploi des ressources opérationnelles du corps
départemental des sapeurs-pompiers de la Drôme pour assurer les missions de service public définies par la
loi N°96-369 du 3 mai 1996, relative aux services d'incendie et de secours.
Le service départemental d’incendie et de secours (S.D.I.S) est chargé de la prévention, de la protection et
de la lutte contre les incendies.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
11
Il concourt avec les autres services et professionnels concernés :
- À la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes,
- À l'évaluation et à la prévention des risques technologiques et naturels,
- Aux secours d'urgence.
Dans le cadre de ses compétences, il exerce les missions suivantes :
- La prévention et l'évaluation des risques de sécurité civile,
- La préparation des mesures de sauvegarde et l'organisation des moyens de secours,
- La protection des personnes, des biens et de l'environnement,
- Les secours d'urgence aux personnes victimes d'accidents, de sinistres ou de catastrophes ainsi que
leur évacuation.
Les services d'incendie et de secours sont placés pour emploi, sous l'autorité du maire ou du préfet, agissant
dans le cadre de leurs pouvoirs de police respectifs.
I.2.3.b. Le rôle du S.D.I.S.
Les sapeurs-pompiers doivent disposer en tout lieu et en tout temps de l'année, des moyens en eau
nécessaires à l'accomplissement des différentes missions dévolues aux services d'incendie et de secours
(extinction et protection).
Le S.D.I.S. :
- veille à la connaissance des secteurs d'intervention de ses sapeurs-pompiers et notamment à celle des
équipements de défense extérieure contre l'incendie (D.E.C.I) en matière de :
reconnaissances opérationnelles de la D.E.C.I. prévues à l’article R 2225-10 du C.G.C.T.
décrites dans le règlement et communication des résultats aux maires ou présidents
d’E.P.C.I. ;
corrélation avec les documents cartographiques opérationnels,
corrélation avec les données du système informatique de gestion des alertes ;
- centralise les données informatiques et cartographiques départementales relatives à la D.E.C.I. ;
- attribue les codes alphanumériques uniques pour chaque P.E.I. (existant, créations,…)
- donne son avis sur les projets de S.C.D.E.C.I. ou SICD.E.C.I. dans un délai de 2 mois ;
- est l’expert en matière de D.E.C.I.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
12
I.2.4. Rôle et missions des gestionnaires de réseau
Dans la limite de leurs compétences, l’autorité chargée de la D.E.C.I. peut s’appuyer sur les gestionnaires de
réseau pour contribuer à la réalisation de ses obligations en la matière.
Toutefois, comme rappelé dans le référentiel national de D.E.C.I. faisant référence aux articles L2225-1,2,3,
la D.E.C.I. est à distinguer des missions du service public de l’eau.
Ainsi, la gestion de la D.E.C.I., réalisée par un service public communal, ne doit pas être confondue avec le
service public de l’eau. Il en découle que les investissements nécessaires en la matière reposent sur un
budget communal ou intercommunal de la D.E.C.I.
Dans l’attente de la création des services publics de D.E.C.I., les gestionnaires de réseau, ont la possibilité
d’assurer, par le biais d’une convention avec les communes, l’exploitation des poteaux et bouches incendie
qui comprend :
- le contrôle technique comprenant le « contrôle débit/pression » et le « contrôle fonctionnel », développé
dans le présent règlement au chapitre IV.2.
- l’intervention sur site, et proposition à la mairie de devis de réparation si nécessaire, lorsqu’un hydrant
est indisponible.
- la transmission des résultats du contrôle technique au service public communal de la D.E.C.I. pour
communication au S.D.I.S.
- pour tous les cas de création, déplacement, suppression ou indisponibilité d’un P.E.I. l’utilisation des
fiches techniques (Annexes 2 à 6) et leur transmission au service public communal de la D.E.C.I. pour
communication au S.D.I.S.
I.3. Arrêté municipal ou intercommunal de D.E.C.I.
I.3.1. Objectifs de l’arrêté
Le maire (ou le président d’E.P.C.I.) doit arrêter la D.E.C.I. de son territoire, après avoir identifié les risques
et les besoins en eau pour y répondre. Il fixe dans cet arrêté la liste des P.E.I. mis à la disposition des moyens
du S.D.I.S en précisant leurs caractéristiques :
Localisation
Type
Volume ou débit/pression
Capacité de la ressource alimentant le P.E.I. (château d’eau, cours d’eau...)
Numérotation
Dans l’arrêté, sont intégrés et identifiés, les P.E.I dits privés. On y trouve également les besoins en eau
incendie définis et traités par d’autres règlementations autonomes (ERP, DFCI). Dans ce cas le maire (ou le
président de l’E.P.C.I.) n’a ni à analyser le risque, ni à prescrire des P.E.I., ni à les prendre en charge (sauf
précisé dans la règlementation spécifique). Il en va de même pour les P.E.I. des I.C.P.E. pour lesquels une
convention d’utilisation a été établie.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
13
Les P.E.I. privés des I.C.P.E à usage exclusif de celles-ci ne sont pas recensés dans l’arrêté. Toutefois, ils
seront recensés par le S.D.I.S. et intégrés dans la base de données décrite au chapitre III.1.1.
Le S.D.I.S. notifie à la commune ou à l’E.P.C.I. les éléments en sa possession pour la mise en place initiale
de l’arrêté. Un échange régulier des données sera instauré (voir chapitre III.1.3).
Le premier arrêté municipal devra être pris au plus tard au 1er janvier 2018
I.3.2. Mises à jours
Cet arrêté sera mis à jour dès modification de la D.E.C.I influençant la couverture des risques (cf chapitre II)
et à l’achèvement de chaque tournée de contrôle technique tel que défini au IV.2. Entre autre, cela permettra
d’actualiser les conventions de mise à disposition des P.E.I .privés.
I.4. Schémas communaux et intercommunaux de défense extérieure contre
l’incendie
I.4.1. Généralités
Le schéma communal de défense extérieure contre l'incendie (S.C.D.E.C.I), ou le schéma intercommunal de
défense extérieure contre l'incendie (S.I.C.D.E.C.I), constitue une déclinaison au niveau communal ou
intercommunal du guide départemental de défense extérieure contre l'incendie. Ils s’inscrivent dans la
continuité du R.D.D.E.C.I. et répondent aux dispositions qui y sont décrites.
Ces schémas sont des études qui ne sont ni obligatoires, ni soumises à un délai de réalisation. En leur
absence, le R.D.D.E.C.I. s’applique directement.
Le maire, ayant l'exercice du pouvoir de police spéciale de la défense extérieure contre l'incendie, peut s'il le
souhaite réaliser un S.C.D.E.C.I sur sa commune.
Le président d'un établissement public de coopération intercommunale (E.P.C.I.) à fiscalité propre, à qui les
maires ont décidé de transférer leur pouvoir de police spéciale de défense extérieure contre l'incendie, peut,
s'il le souhaite, réaliser un S.I.C.D.E.C.I sur l'intercommunalité.
Les schémas sont réalisés sur la base d'une analyse des risques bâtimentaires d'incendie et doivent permettre
au maire ou au président de l'E.P.C.I, de connaitre sur le territoire concerné :
- L'état de l'existant en matière de D.E.C.I,
- Les carences constatées et les priorités d'équipements,
- Les évolutions prévisibles des risques (développement de l'urbanisation)
Le S.C.D.E.C.I. est réalisé afin de planifier, selon un échéancier prédéfini par l’autorité de police compétente,
les équipements de complément ou de renforcement de la défense extérieure contre l'incendie à partir d'un
panel de solutions figurant dans le guide départemental de D.E.C.I. Ces actions d'amélioration de la D.E.C.I.
doivent être menées de manière efficiente et à des coûts maitrisés.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
14
Le S.D.I.S. a un rôle de conseil et émet systématiquement, selon un délai de 2 mois, un avis sur les schémas
communaux avant qu'ils ne soient arrêtés par le maire ou le président de l'E.P.C.I.
I.4.2. Objet du S.C.D.E.C.I.
Conformément à l’article R.2225-5 du C.G.C.T., le schéma communal (ou intercommunal) de défense
extérieure contre l’incendie, élaboré par le maire (ou par le président de l’E.P.C.I. à fiscalité propre lorsqu’il
est compétent), a notamment pour objet de :
- Dresser l'état des lieux de la défense extérieure contre l'incendie existant ; cet état existant doit d’ailleurs
faire l’objet d’un arrêté municipal mentionnant l’ensemble des P.E.I. publics ou privés de la commune.
Les P.E.I. privés des I.C.P.E., relevant de la police administrative spéciale des I.C.P.E., sont de la
compétence du préfet. À ce titre, il ne figure pas de façon obligatoire dans cet état des lieux.
- Identifier les risques à prendre en compte en intégrant leur évolution prévisible ;
- Vérifier l'adéquation entre la défense extérieure contre l'incendie existante et les risques à défendre ;
- Fixer les objectifs permettant d'améliorer cette défense, si nécessaire ;
- Planifier, en tant que de besoin, la mise en place d'équipements supplémentaires.
Le maire, après délibération du conseil municipal, prend ensuite l’arrêté municipal de S.C.D.E.C.I.
Le schéma communal (intercommunal) est modifié et révisé à l’initiative du maire (ou par le président de
l’E.P.C.I. à fiscalité propre lorsqu’il est compétent).
NB : Par souci de simplicité, l’arrêté municipal recensant les P.E.I. et l’arrêté municipal portant approbation
du S.C.D.E.C.I. peuvent être regroupés dans un seul et même arrêté.
I.4.3. Processus d’élaboration
La démarche d'élaboration d'un schéma communal est la suivante :
- Analyse des risques
- État de l'existant et prise en compte de projets futurs connus
- Application des grilles de couverture
- Évaluation des besoins en P.E.I.
- Préconisations pour améliorer la défense incendie
- Rédaction du S.C.D.E.C.I.
- Avis obligatoire du S.D.I.S.
- Arrêté
T
E
M
P
SRèglement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
15
II. LES RÈGLES DE DIMENSIONNEMENT
II.1. L’approche par risque
La conception de la défense extérieure contre l'incendie doit être complémentaire du schéma départemental
d'analyse et de couverture des risques (S.D.A.C.R.) prévu à l'article L1424.7 du code général des collectivités
territoriales (C.G.C.T.).
La méthodologie d'évaluation des besoins en eau (volume et distances des points d'eau incendie) destinée à
couvrir les risques d'incendies bâtimentaires, s'appuie sur la différenciation des risques courants et
particuliers.
II.1.1. Risques courants
Cela qualifie un événement non souhaité qui peut être fréquent, mais dont les conséquences sont plutôt
limitées. Ce type de risque va principalement concerner les immeubles d’habitation, certains E.R.P. et locaux
de bureaux.
Exemple : feu de chambre ou d’appartement, feu de maison.
Les quantités d’eau et durées nécessaires ainsi que les distances sont précisées dans les grilles de
couverture développées dans le chapitre II.3 suivant par catégorie bâtimentaire.
En matière de risques courants on distingue :
- Le risque courant faible défini comme un risque d’incendie dont l’enjeu est limité en terme patrimonial, isolé, à risque de propagation quasi nul aux bâtiments environnants. Il peut concerner, par exemple un bâtiment d'habitation individuel isolé en zone rurale. La quantité d’eau demandée doit correspondre à un besoin au regard du risque réel que constitue le bâtiment avec un minimum de 30 m3 utilisable en 1 heure ou instantanément disponible.
- Le risque courant ordinaire qui peut être défini comme étant un risque d'incendie à potentiel calorifique modéré et à risque de propagation faible ou moyen. La quantité d’eau demandée est comprise entre un minimum de 60 m3 utilisables en 2 heures ou instantanément disponible et 120 m3 utilisables en 2 heures ou instantanément disponible.
- Le risque courant important intéressant des bâtiments présentant un fort potentiel calorifique et/ou un risque de propagation fort. Il peut s’agir, par exemple, d’une agglomération avec des quartiers saturés d’habitations, d’un quartier historique (rues étroites, accès difficile.), de vieux immeubles où le bois prédomine, d’une zone mixant l’habitation et des activités artisanales ou de petites industries à fort potentiel calorifique. La quantité d’eau demandée est au-delà de 120 m3 utilisables en 2 heures ou instantanément avec plusieurs sources, au cas par cas.
II.1.2. Risques particuliers
Les bâtiments à risque particulier nécessitent, pour l’évaluation des besoins en eau, une approche
individualisée. Il peut s’agir de bâtiments abritant des enjeux humains, économiques ou patrimoniaux
importants. Les conséquences et les impacts environnementaux, sociaux ou économiques d’un sinistre
peuvent être très étendus, compte tenu de leur complexité, de leur taille, de leur contenu, voire de leur
capacité d’accueil.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
16
Dans tous les cas, ces différentes typologies de sites nécessitent une approche spécifique dans laquelle les
principes de la prévention contre l’incendie mis en application, visant à empêcher la propagation du feu en
particulier, doivent être pris en compte dans la définition des solutions.
Lorsque les quantités d’eau de références adaptées à chaque type bâtimentaire ne seront pas précisées dans
les grilles de couverture prévues au chapitre II.3, le document technique D9 développé au chapitre II.2.2, sera
le support de référence.
II.2. Principes de la D.E.C.I.
Le S.D.I.S. 26 est chargé de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies (art. L1424.2 du
C.G.C.T.). En conséquence, les sapeurs-pompiers doivent disposer en tout temps et en tout lieu, des
ressources en eau nécessaires, en fonction du risque, à l’extinction des incendies et à la protection.
Le règlement opérationnel du S.D.I.S. (R.O. art. L1424.4 du C.G.C.T.) définit le mode d’emploi des ressources
opérationnelles du corps départemental pour assurer les missions visées ci-avant. La conception de la
défense extérieure contre l’incendie doit également s’articuler avec le schéma départemental d’analyse et de
couverture des risques (S.D.A.C.R. art. L1424.7 du CGCT).
Usuellement, un hydrant de 60 m3/h ou une réserve de 120 m3 est suffisant pour combattre un sinistre
« standard » qui, de façon empirique, a une durée de 2 heures. En fonction du risque, de nombreuses règles
sont prévues en atténuation ou en aggravation. Celles-ci sont affinées dans le présent règlement, en prenant
en compte les évolutions technologiques des moyens d’extinction, et notamment les améliorations des
pompes d’incendie, des lances…
La D.E.C.I. ne doit pas seulement être envisagée aux travers des points d’eaux incendie, mais au travers
d’autres approches telles que :
- le recoupement de bâtiments par des murs coupe-feu ;
- l’isolement par la distance (cf. chapitre II.2.1.b);
- les possibilités matérielles et opérationnelles du S.D.I.S.26.
- l’absence de défense incendie face à un enjeu très faible ne pouvant pas avoir d’effets dominos sur
d’autres biens et l’environnement.
II.2.1. Principes de base de la D.E.C.I.
En complément de l’analyse de risque propre à chaque bâtiment ou site, un certain nombre de principes
doivent être respectés afin d’assurer une action efficace et en sécurité pour les populations ainsi que pour
les intervenants.
Il en découle les principes généraux qui sont les suivants :
- Le cumul de plusieurs points d’eau incendie (P.E.I.) est possible pour atteindre l’objectif de
dimensionnement de défense incendie.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
17
- Des points d’eau incendie naturels et artificiels peuvent être utilisés pour la défense extérieure contre
l’incendie dans la mesure où ils répondent aux caractéristiques décrites au chapitre III.5.2. Toutefois, afin
de faciliter la rapidité de mise en œuvre des secours, il est recommandé qu’au moins un tiers des besoins
en eau requis soit fourni par le réseau.
- Les bâtiments d’une surface développée inférieure à 50 m2, isolés de tous tiers (espaces naturels
compris), accessibles en permanence par les engins incendie et ne comportant pas de risque particulier,
ne font l’objet d’aucune prescription systématique. Les engins d’incendie déclenchés suffiront à
l’extinction.
- Les poteaux et bouches incendie seront autant que possible privilégiés par rapport aux autres P.E.I.
naturels et artificiels pour assurer la D.E.C.I., sous réserve qu’elle ne porte pas atteinte à la potabilité de
l’eau.
- Pour toute cuve de réserve d’eau d’un système de sprinklage, il sera nécessaire de prévoir à minima
un ½ raccord symétrique DN100 pour permettre une utilisation de la réserve par les sapeurs-pompiers
en cas de panne du système.
- Dans le cas de plusieurs bâtiments existants et présentant des activités différentes dans une même
zone, le dimensionnement retenu sera celui se référant au bâtiment le plus défavorable.
- Pour les situations non prises en compte dans le présent règlement, l’avis du S.D.I.S. devra être requis.
II.2.1.a. Règles liées aux débits et quantités d’eau nécessaires
On entend par « débit », le volume d'eau par unité de temps (m3/h) pouvant être délivré par un P.E.I. Le débit
doit être constant pendant la durée d'extinction préconisée. En cas d'utilisation simultanée de plusieurs
hydrants, il faut tenir compte du débit simultané réel et non de la somme des débits individuels.
La quantité d’eau en matière de D.E.C.I. correspond au volume utile en mètres cubes d'un point d'eau,
utilisable pour la durée de l'extinction.
Également, il convient de prévoir que la quantité d’eau nécessaire est quantifiée selon les principes suivants:
- la lutte contre l’incendie qui comprend l’attaque et l’extinction du ou des foyers principaux ainsi que du
déblai et de la surveillance qui nécessitent aussi l’utilisation de lances par intermittences,
- la prévention des accidents (explosions, phénomènes thermiques…),
- la protection des intervenants (absence d’interruption de l’eau aux lances,…),
- la protection des espaces voisins,
Il est à noter que les moyens d’extinction des sapeurs-pompiers exigent un débit minimum de 30m3/h.
Lorsqu’ils sont confrontés à des feux en milieu clos ou semi-ouvert, la plupart du temps, deux lances doivent
être mises en œuvre simultanément afin de procéder à l’attaque du feu par un premier point d’entrée, puis
par un deuxième point d’entrée visant à la mise à disposition d’un binôme de sécurité en cas de risque
d’accident thermique et à commencer à circonscrire l’incendie. Ainsi, dans les premières phases de la lutte et
en fonction de l’ampleur du sinistre le débit minimum d’eau à fournir s’élève à 60 m3/h. De fait, au risque deRèglement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
18
ne pas parvenir à éteindre ou de ne pas garantir la sécurité des intervenants, seuls des risques
exceptionnellement faibles peuvent permettre de prévoir un débit inférieur à 60 m3/h.
II.2.1.b. Règles d’isolement
Ensemble des mesures destinées à empêcher la propagation d'un incendie d'un bâtiment à un autre afin que
la ruine de l'un n'entraîne pas la ruine de l'autre. L'isolement s'obtient soit par éloignement par un espace libre
sans matière combustible soit par un mur coupe- feu. Cette notion est à distinguer de la stabilité au feu d’un
bâtiment qui ne fait pas l’objet de ce chapitre.
Règles d’isolement
Habitation et
ERP 5ème catégorie ERP Industrie
Distance 5m(1) 8m(2) 10 m
Mur coupe-feu Min 1heure 2 à 3h00(2) Mini 2h00, selon réglementation ICPE
(1) Par dérogation, peut être baissé à 4m pour les bâtiments en R+1 maxi
(2) Conformité adaptable en fonction des dispositions prévues à l’arrêté du 25/06/1980 relatif au règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux ERP
II.2.1.c. Règles liées aux distances et aux cheminements
La distance entre un P.E.I et un bâtiment à défendre est étroitement liée à la capacité de lutte et d’alimentation
en eau des véhicules d'incendie du S.D.I.S.26. Il en découle que la distance maximale optimale devrait être
de 200 mètres. Toutefois dans le cas d’un risque courant faible (voir chapitre II.1.1), une distance de 400 m
pourra être envisagée.
Ces distances s’appliquent lorsqu’aucune autre règlementation particulière ne les impose (ERP, présence
d’une colonne sèche,…).
La distance entre le risque et le point d’eau incendie (P.E.I.) est définie en fonction du type de bâtiment ou
d’établissement dans les grilles de couverture développées au chapitre II.3 .
Elle s’entend par la distance du cheminement à partir de voies de circulation accessibles aux sapeurs-
pompiers. Ces cheminements sont ainsi constitués de rues, routes, ruelles, permettant le passage de
dévidoirs mobiles de tuyaux tirés à bras d’hommes et ayant les caractéristiques suivantes :
- largeur minimale 1,4 m,
- rayon de giration permettant le passage d’un dévidoir,
- pente faible, revêtement facilitant le roulement des dévidoirs, absence de marches, éloignement vis-à-
vis d’un flux thermique.
Il conviendra de distinguer les notions de cheminement et aux notions d’accessibilité à un P.E.I. (cf. chapitre
III.3)mur Cloison non !
coupe-feu e …'——
s1 TS?
Plus grande surface non recoupée = S2
Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
19
II.2.1.d. Règles liées aux surfaces.
La prise en compte des surfaces est un élément prépondérant dans le dimensionnement des moyens de lutte
à mettre en œuvre et en déduction sur les ressources hydrauliques nécessaires.
Par défaut, lorsque le règlement ne le précise pas, les surfaces considérées sont les « surfaces
développées ». Celles-ci correspondent au cumul de l’ensemble des surfaces (différents niveaux,
mezzanine,…) d’un même espace ou bâtiment.
On considère comme « surface », l’espace maximum non recoupé par des parois et / ou des planchers coupe-
feu une heure minimum (selon réglementation) comme schématisé ci-après.
II.2.2. Domaine d’application du document technique D9
Ce document de dimensionnement des besoins en eau, établi en septembre 2001 conjointement par l’INESC
(institut national d’études de la sécurité civile), la F.F.S.A. (fédération française des sociétés d’assurances) et
le C.N.P.P. (centre national de prévention et protection), est expressément cité dans le référentiel national de
D.E.C.I. notamment en matière d’établissements ou sites à risques particuliers. Le S.D.I.S.26 l’a intégré
depuis de nombreuses années dans son guide départemental des « besoins en eau » à l’origine des
prescriptions émises en la matière depuis 2002. (Les extraits de la D9 intéressant le RDDECI sont mis en
annexe n°11)
II.2.2.a. Objet du document
L’objet de ce guide est de fournir, par type de risque, une méthode permettant de dimensionner les besoins
en eau minimum nécessaires à l’intervention des services de secours extérieurs au risque concerné ;
Le dimensionnement des besoins en eau est basé sur l’extinction d’un feu limité à la surface maximale non
recoupée et non à l’embrasement généralisé du site. La notion de surface maximale non recoupée est définie
pour chacune des méthodes dans le chapitre concerné. De façon empirique l’extinction est obtenue en 2
heures.
Les besoins ainsi définis se cumulent aux besoins des protections internes spécifiques aux bâtiments
concernés (extinction automatique à eau, RIA…) lorsqu’ils sont pris sur la même source.
Dans la plupart des cas, il est préférable de disposer d’une source différente pour les besoins des protections
internes et pour les besoins des services de secours.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
20
II.2.2.b. Domaine d’application
Ce document technique traite :
- des habitations, y compris les IGH (immeubles de grande hauteur);
- des ERP (établissements recevant du public) et bureaux ;
- des risques industriels (hors ICPE).
Le présent règlement précise les situations pour lesquelles il doit être utilisé.
II.3. Grilles d’analyse et de couverture
II.3.1. Lecture des données dans les tableaux
Les tableaux suivants décrivent par type de bâtiment et de risque la couverture en termes de D.E.C.I.
nécessaire. (Rappel : aucune demande de couverture pour les bâtiments inférieurs à 50 m2 ne comportant
pas d’activité à risque)
Pour les entêtes de colonnes, on entend par :
- Surface développée : le cumul de l’ensemble des surfaces d’un même bâtiment non recoupé (différents
niveaux, mezzanine,…) ou d’un même espace (plusieurs bâtiments non isolés entre eux). (Cf. Chapitre
II.2.1.d).
- Besoin en eau : les caractéristiques minimales que les sapeurs-pompiers doivent avoir à disposition
pour couvrir le risque (cumul de plusieurs P.E.I possible).
Capacité nécessaire : Volume minimal d’eau nécessaire (rappel : < 30m3 non pris en compte)
Débit : débit minimal fourni par le P.E.I. (rappel : < 30m3/h non pris en compte)
Nombre de ressource : nombre maximal de ressources à utiliser pour avoir le débit et le
volume demandé
- Distance du P.E.I : distance maximale entre le 1er point d’eau et le bâtiment à défendre en suivant les
cheminements praticables (Cf. chapitre II.2.1.c). Les autres ressources devront être disponibles dans un
rayon de 400 m. (sauf cas particulier)
- Durée d’utilisation : durée pendant laquelle le P.E.I doit fournir le débit demandé
- Nature de la ressource : type de P.E.I. admis pour couvrir le risque (Réserves, Type d’Hydrants…)Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
21
II.3.2. Les habitations
Risque courant « Faible » :
- Habitations individuelles de 1ère famille jusqu’à un nombre de 3, isolées entre elles et avec les tiers par une distance d’au moins 4 m. - Habitation sur deux niveaux maximum totalisant une surface S : 50 m2 < S < 250 m2 Risque courant « ordinaire » :
- Habitations individuelles et collectives de 1ère et 2ème famille. Zone d’habitat regroupé ou secteur agglomération. Exemple: lotissement de pavillons, habitations en bande, immeubles d’habitation collectifs Risque courant « important » :
- Habitations de 3ème et 4ème famille et vieux quartiers saturés d'habitations à fort potentiel calorifique Exemple: immeubles anciens dans quartier historique avec beaucoup de bois, zone mixant habitations et activités artisanales Nota : le cas des quartiers anciens avec de forts risques de propagation sont traités au II.3.8 ci-après
types de cibles surface développée
Besoins en eau
Distance maximale
entre le point d'eau
et le bâtiment à
défendre
Durée
d’utilisation nature de la ressource Capacité
nécessaire débit
Nombre
maximal de
ressources
habitations
1ère famille
(R+1max)
1 à 3 bâtiments, isolés
ou distant de 4 m de
tout autre risque
50 m²< S≤ 250 m² 30 m3 30 m³/h 1 400 m 1 heure Toutes natures
250 m²
réserve naturelle ou
artificielle)**
Plus de 3 bâtiments,
isolés ou distant de 4
m de tout autre risque
≤ 250 m² 60 m3 30 m³/h 2 200 m 2 heures
> 250 m² 120 m3 60 m³/h 2 200 m* 2 heures Par PI normalisés de 100
minimum sur réseau
(ou PI normalisés de 65 mm
ou réserve naturelle ou
artificielle)**
non isolé ou
non distant de 4 m de
tout autre risque
≤ 250 m² 120 m3 60 m³/h 2 200 m* 2 heures
> 250 m² 120 m3 60 m³/h 2 200 m 2 heures habitations 2ème famille
(habitations R+3 max) toutes 120 m3 60 m³/h 2 200 m 2 heures
3ème famille (A et B) toutes 240 m3 120m3/h 4
100 m* de toutes
entrées
(60 m des colonnes
sèches***)
2 heures
Par PI normalisés de 100
minimum sur Réseau
exclusivement 4ème famille (28 m < H ≤ 50 m)
IGH toutes 240 m3 120m3/h 4
(2 mini.)
100 m* de toutes
entrées
(60 m des colonnes
sèches***)
2 heures
* = La moitié des ressources doit être situé à moins de 200 m le reste dans un rayon de 400m. ** = dans le cas de bâti existant, si le réseau ne peut pas fournir ***= selon réglementation spécifique habitation (arrêté du 31/01/1986)Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
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II.3.3. Les établissements recevant du public (ERP) et bureaux
Risque courant « Faible » :
- ERP hors types M.S.T. de 5ème catégorie et bureaux, sans sommeil et non associés à un risque particulier de moins de 250 m2 de surface développée. Risque courant « ordinaire » :
- ERP (dont types M.S.T. sprincklés) et bureaux non associés à un risque particulier dont la surface développée n’excède pas 500m2 - ERP du type M.S.T. non sprincklés de moins de 250 m2
Risque courant « important » :
- ERP (dont types M.S.T. Sprincklés) et bureaux non associés à un risque particulier dont la surface développée n’excède pas 1000m2 Risque particulier :
- Tout les autres cas
Nota : Au-delà de 10% de la surface développée, les locaux à usage de stockage d’archives non sprincklés sont considérés comme un risque particulier associé
types de cibles surface développée
Besoins en eau
distance du P.E.I Durée d’utilisation nature de la ressource Capacité
nécessaire débit
Nombre
maximal de
ressources
ERP hors types M.S.T. de 5ème
catégorie et bureaux, sans sommeil et
non associés à un risque particulier
S≤ 250 m² 30 m3 30 m³/h 1 400 m 1 heure Toutes natures
ERP du type M.S.T. non sprincklés ≤ 250 m² 60 m3 30 m³/h 1 150 m 2 heures
Par PI normalisés de 65
minimum sur réseau (ou
réserve naturelle ou
artificielle)**
ERP (dont types M.S.T. Sprincklés*) et
bureaux non associés à un risque
particulier
< 500 m² 120 m3 60 m³/h 2
150 m
(60 m si colonne
sèche)
2 heures
Par PI normalisés de 100
minimum sur réseau
(ou PI normalisés de 65 mm
ou réserve naturelle ou
artificielle)**
< 1000 m2 180 m3 90 m³/h 2
100 m
(60 m si colonne
sèche)
2 heures
Au moins 60 m3/h par PI
normalisés de 100
minimum sur Réseau
(complément toute nature)
Tous les autres cas Application de l’instruction technique D9 Par PI normalisés de 100
minimum sur Réseau
exclusivement
* La réserve du sprinklage devra être munie d’un raccord de 100 afin que les Sapeurs-pompiers puissent l’utiliser en cas de défaillance du système. Cf. II.2.1
** = dans le cas de bâti existant, si le réseau ne peut pas fournirRèglement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
23
II.3.4. Les établissements industriels (hors I.C.P.E)
Quelle que soit la taille et l’activité de l’établissement les besoins en eau seront déterminés à l’aide de l’instruction technique D9
types de cibles surface développée
Besoins en eau
distance du P.E.I Durée d’utilisation nature de la ressource Capacité
nécessaire débit
Nombre
maximal de
ressources
Dans tous les cas Application de l’instruction technique D9
Au moins la moitié des
ressources par PI normalisés
sur Réseau (complément toute
nature)
II.3.5. Les exploitations agricoles (hors I.C.P.E.)
Risque courant faible :
- Bâtiments de stockage de matériel agricole « classique » de moins de 1000 m2 isolés de tout autre risque - Bâtiments de stockage de fourrage isolés de tout autre risque
- Bâtiment d’élevage de moins de 1000 m2, isolés de tout autre risque et (ou) en absence d’autres facteurs « incendie » propre aux élevages* Risque courant ordinaire :
- Bâtiments de stockage de matériel agricole « classique » ou de stockage de fourrage de moins de 1000 m2 non isolés de tout autre risque - Bâtiments de stockage de matériel agricole « classique » de moins de 2000 m2 isolés de tout autre risque - Bâtiments de stockage de fourrage de moins de 1000 m2 non isolés de tout autre risque - Bâtiment d’élevage de moins de 2000 m2 isolés de tout autre risque et (ou) en absence d’autres facteurs « incendie » propre aux élevages* - Bâtiment d’élevage de moins de 1000 m2 non isolés de tout autre risque Risque courant important :
- Bâtiments de stockage de matériel agricole « classique » de moins de 3000 m2 isolés de tout autre risque - Bâtiments de stockage de matériel agricole « classique » ou de stockage de fourrage de moins de 1000 m2 isolés de tout autre risque Risque particulier :
- Tous les autres cas
* Litières de paille, aménagements combustibles,…:Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
24
Il est à noter que certaines mesures éviteront un surdimensionnement du potentiel en eau pour réduire le risque à la source et en limiter les conséquences telles que,
la compatibilité des produits chimiques stockés au même endroit ; la séparation des engrais à base d’ammonitrates avec les autres produits ; la séparation des stockages entre eux (fourrages notamment) ; la séparation des stockages et de l’élevage ; la séparation des remises d’engins et des stockages ; recoupement des locaux par une séparation constructive coupe-feu ; l’isolement des bâtiments entre eux par un espace libre suffisant au regard des flux thermiques générés par un sinistre … (liste non exhaustive)
Les points d’eau existants sur place, disponibles et accessibles en permanence devront être privilégiés pour servir de PEI. Les stockages de fourrages isolés « en plein champs » hors bâtiment ne font l’objet d’aucun moyen de DECI.
types de cibles surface développée
Besoins en eau
distance du P.E.I Durée d’utilisation nature de la ressource Capacité
nécessaire débit
Nombre
maximal de
ressources
Bâtiment de
stockage de
matériel agricole
« classique »
(hors engrais ;
liquides
inflammables…)
Isolé ou distant de
10 m de tout autre
risque
S ≤ 1000 m² 120 m3 60 m³/h 2 400 m* 2 heures
Toutes natures
1000 < S ≤ 2000 m2 120 m3 60 m3/h 2 200 m 2 heures
2000 < S ≤ 3000 m2 180 m3 90 m3/h 2 200 m 2 heures
S > 3000 m2 Application de l’instruction technique D9 ou règlementation spécifique
Non isolé ou
distant de 10 m de
tout autre risque
S ≤ 1000 m² 120 m3 60 m³/h 2 200 m 2 heures
1000 < S ≤ 2000 m2 180 m3 90 m3/h 2 200 m 2 heures
2000 < S ≤ 3000 m2 240 m3 120 m3/h 3** 100 m 2 heures
S > 3000 m2 Application de l’instruction technique D9 ou règlementation spécifique
stockage
fourrage (sans
autre stockage
annexe)
isolé ou distant de
10 m de tout autre
risque
S ≤ 1000 m² 90 m3 45 m³/h 1 400 m 2 heures
S > 1000 m2 120 m3 60 m3/h 2 400 m* 2 heures
Non isolé ou
distant de 10 m de
tout autre risque
S ≤ 1000 m² 120 m3 60 m³/h 2 200 m 2 heures
S > 1000 m2 180 m3 90 m3/h 2 200 m 2 heures
Stockage d’engrais Application de l’instruction technique D9 ou règlementation spécifique
Élevage
Isolé ou distant de
10 m de tout autre
risque et absence
facteurs incendie
S ≤ 1000 m² 30 m3 30 m³/h 1 400 m 1 heures
1000 < S ≤ 2000 m2 120 m3 60 m3/h 2 200 m 2 heures
2000 < S ≤ 3000 m2 180 m3 90 m3/h 2 200 m 2 heures
S > 3000 m2 Application de l’instruction technique D9 ou règlementation spécifique
Non isolé ou
distant de 10 m de
tout autre risque
S ≤ 1000 m² 120 m3 60 m³/h 2 200 m 2 heures
1000 < S ≤ 2000 m2 180 m3 90 m3/h 2 200 m 2 heures
2000 < S ≤ 3000 m2 240 m3 120 m3/h 3** 100 m 2 heures
S > 3000 m2 Application de l’instruction technique D9 ou règlementation spécifique
* Si 2 ressources sont utilisées, la moitié des besoins doit être à 200 m maximumRèglement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
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II.3.6. Les autres établissements
Risque courant faible :
- Les aires de stationnement de camping-cars et de covoiturage à l’air libre sans risque de propagation. Risque courant ordinaire :
- Les campings et aires d’accueil des gens du voyage, sauf analyse contradictoire des risques.
types de cibles
Nombre
d’emplacements
(hors constructions
pérennes)
Besoins en eau
distance du P.E.I
des emplacements nature de la ressource Capacité
nécessaire débit
Nombre
maximal de
ressources
Aménagement permanent d’aires de
stationnement, de camping-cars et de
covoiturage à l’air libre sans risque de
propagation (bâtiments, espace
naturel)
> 15 30 m3 30 m³/h 1 400 m
Toutes natures
Aires de stationnement de camping-
cars et de covoiturage à l’air libre avec
risque de propagation (bâtiments,
espace naturel)
Selon règlementation du risque connexe
Terrains de camping
(appliquer la grille de couverture des
habitations, en cas d'implantation de
résidences mobiles de loisirs ou
d'habitations légères de loisirs tels que
chalet, mobil-home….)
< 6 sans construction
pérenne (mobil-home,
chalets…)
Pas de demande
< 15 30 m3 30 m³/h 1 400 m
15 à 50 60 m3 30 m³/h 2 200 m*
Au-delà 50 120 m3 60 m³/h 4 200 m*
> 200 240 m 120 m³/h 8 200 m*
Terrains de camping soumis à un
risque extérieur (feu de forêt ;
technologique)
Selon règlementation du risque connexe
* Distance préconisée par le guide pratique sur la sécurité des terrains de campingRèglement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
26
II.3.7. Ports et autres aires de stationnement des bateaux
Bien que par définition, ces équipements sont sur le fleuve ou sur une étendue d’eau importante, il conviendra
toutefois qu’ils soient défendus par à minima un P.E.I. capable de fournir 60 m3/h pendant 2h. Le plus simple
semble être, si les abords le permettent, de créer une aire d’aspiration.
II.3.8. Cas des quartiers anciens difficiles d’accès.
Dans les quartiers « historiques », la configuration de la construction implique une approche particulière du
risque. En effet, dans ces quartiers, les habitations sont difficiles d’accès, imbriquées les unes dans les autres
et sans dispositifs d’isolement contre la propagation d’un feu (notamment en toiture). Lors d’un incendie, les
risques de propagation par les toitures sont importants. La DECI devra être prévue pour permettre aux services
d’incendie de stopper cette propagation.
Pour couvrir ce risque, la grille de couverture des habitations de 2ème famille sera utilisée (si aucune habitation
concernée n’est classée en catégorie supérieure) et complétée selon les règles suivantes :
Au-delà de 1000 m2 de toiture d’un seul tenant* la DECI disposera de :
* ensemble de toitures contiguës ne permettant pas aux sapeurs-pompiers d’effectuer une action pour stopper la
propagation à partir d’un cheminement tel que défini au II.2.1.c.
deux PEI minimum judicieusement répartis permettant deux actions des sapeurs-pompiers à
l’opposées l’une de l’autre,
30 m3 utilisables en 1h supplémentaire par tranche de 500 m2 dans la limite des exigences pour
les 3ème famille.
Exemples :
Surface de toiture Capacité Nombre de PEI
Jusqu’à 1000 m2 120 m3 1 à 2 (voir grille habitation 2ème famille)
De 1000 à 1500 m2 150 m3 2 à 3 *
De 1500 à 2000 m2 180 m3 2 à 4 *
2000 à 2500 m2 210 m3 2 à 5 *
2500 m2 et au-delà 240 m3 2 à 6 *
* dont 120 m3 à 200 m de chaque bâtiment, le reste à moins de 400 m
II.3.9. Cas non prévus dans le règlement
Les autres établissements non visés au présent R.D.D.E.C.I. seront traités au cas par cas.
II.3.10. Les zones d’activités
En anticipation des futures installations, les cas d’aménagement de zones, sans aucun bâtiment existant nécessitent la mise en œuvre d’une défense extérieure contre l’incendie.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
27
II.3.10.a. Principes de précaution applicables aux zones d’activités
De manière empirique, les besoins en eau d’une zone sont quantifiés sans aucun aménagement des parcelles. Au moment de l’implantation d’un industriel ou d’un exploitant, une aggravation des ressources en eau pourra intervenir, en s’appuyant :
- sur les dispositions spécifiques à chaque nature de bâtiment développé dans le présent règlement,
- sur les réglementations particulières à certains établissements (I.C.P.E).
On s’orientera alors sur un renforcement de la défense par l’extension du réseau communal ou la mise en place de moyen privés (poteaux, réserves d’eau, etc…).
Lorsqu’une artère à grande circulation (3 files disponibles et plus) traverse une zone, sans possibilité de déviation ou d’interruption de la circulation, cette voie est considérée comme une limite de zone. Chaque partie délimitée par la voie est traitée comme une zone isolée.
La distance linéaire entre les points d’eau et le site à couvrir sera mesurée selon l’itinéraire susceptible d’être emprunté par les engins incendie.
II.3.10.b. Grille de couverture des zones d’activités
En fonction de la superficie de la zone, la défense incendie devra être réalisée ainsi, indépendamment des
risques à défendre.
Il conviendra de privilégier la couverture des zones d’activité en s’appuyant sur les réseaux d’eau. Toutefois, si le réseau d’eau est insuffisant pour fournir le débit demandé, une couverture mixte pourra être réalisée. La répartition entre la partie de la ressource devant impérativement être fourni par des P.I raccordés sur un réseau sous pression et celle fournie par des réserves devra suivre le tableau suivant. Lecture du tableau :
Les débits ou volumes indiqués dans les différentes colonnes du tableau se cumulent pour atteindre les capacités totales de la zone (trois dernières colonnes).
Lorsqu’un volume est indiqué, cela sous-entend que la défense incendie peut être complétée par une réserve incendie. Son volume est calculé pour une utilisation pendant 2h. (Exemple : 240 m3 remplace un débit de 120 m3/h pendant 2h)
Exigences minimales en équipement P.E.I.
(Nota : Si un débit est inscrit celui-ci sera fourni par PI normalisé sur réseau sous pression)
Superficie
de la zone
Exigence à
moins de
100 m des
risques
Exigence à
moins de
200 m des
risques
Exigence
à moins
de 400 m
des
risques
Exigence à
moins de
600 m des
risques
Débit
total sur
la zone
(par PI)
Capacité
totale
des
réserves
Quantité
d’eau
disponible
en 2h
< 9ha 60 m3/h 240 m3 60 m3/h 240 m3 360 m3 9 à 18 ha 60 m3/h 60 m3/h 240 m3 120 m3/h 240 m3 480 m3 18 à 22 ha 120 m3/h 60 m3/h 60 m3/h 240 m3 240 m3/h 240 m3 720 m3 22 à 27 ha 120 m3/h 120 m3/h 60 m3/h 240 m3 300 m3/h 240 m3 840 m3 27 à 31 ha 120 m3/h 120 m3/h 60 m3/h 360 m3 300 m3/h 360 m3 960 m3 31 à 36 ha 120 m3/h 120 m3/h 120 m3/h 480 m3 360 m3/h 480 m3 1200 m3
Rappel : Les réserves doivent être équipées d’une aire d’aspiration par tranche de 240 m3Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
28
II.4. Dispositions spécifiques :
II.4.1. Limite de capacité de mobilisation des moyens du S.D.I.S et de la couverture
du territoire.
II.4.1.a. Notion de déplacement d’engins
La capacité du S.D.I.S. à mobiliser son personnel susceptible d’armer les véhicules dans les normes n’est pas
illimité. Dans les zones rurales, où les centres de secours sont éloignés les uns des autres avec une
disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires faible, la probabilité que le 1er engin ne soit pas armé avec le
nombre minimal de sapeurs–pompiers est élevée. L’éloignement des centres de secours fait que celui-ci ne
recevra des renforts qu’après un délai important. Il est donc primordial que, dans ces zones, les équipements
D.E.C.I. soient conçus et implantés afin que leur mise en œuvre soit aisée et qu’ils fournissent le débit et le
volume d’eau nécessaire sans déplacement d’engin jusqu’à l’arrivée des renforts.
II.4.2. Préférence dans le choix du type de P.E.I.
L’alimentation des véhicules incendie à partir de poteaux ou de bouches incendie correctement alimentés par
un réseau sous pression est plus rapide et aisée qu’à partir d’un P.E.I. nécessitant une mise en aspiration.
Lorsque le réseau de distribution permet une alimentation correcte de poteaux incendie, sans mise à défaut
de la distribution d’eau potable, cette solution devra être privilégiée.
II.4.3. Séparation des ressources
Nonobstant la notion évoquée au II.4.1 (déplacement d’engins) si le volume ou le débit demandé est
suffisamment important, la division de celui-ci en plusieurs PEI permet, outre une meilleure couverture du
terrain, d’avoir toujours un minimum d’eau disponible en cas de défaillance d’un PEI.
III. CARACTERISTIQUES DES POINTS D'EAU INCENDIE (P.E.I.)
Ce chapitre précise les dispositions de l’article R. 2225-1 du C.G.C.T.
Il décrit successivement :
- les caractéristiques des points d’eau incendie (P.E.I.) en terme de capacité et de pérennité (cf. chapitre
III.2) ;
- l’équipement et l’accessibilité des P.E.I. (cf. chapitre III.3) ;
- les types indicatifs de P.E.I. (cf. chapitre III.5), les P.E.I n’étant pas constitués des seuls bouches et
poteaux d’incendie.
III.1. Règles communes des P.E.I.
La D.E.C.I. ne peut être constituée que d’aménagements fixes.
L’emploi de dispositifs mobiles (camions citernes) ne peut être que ponctuel et consécutif soit :
- à une indisponibilité temporaire des équipements ;
- à un besoin de défense incendie temporaire (exemple : manifestation exceptionnelle).Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
29
On parle toujours de conformité à la réglementation (R.D.D.E.C.I.) pour ce qui concerne le débit et la pression
attendus, la couleur, la signalisation, le contrôle et la maintenance.
Lorsqu’elle existe, la conformité à la norme s’intéresse principalement aux règles d’implantation, aux qualités
constructives, aux capacités nominales et maximales, aux dispositifs de manœuvre, ainsi qu’aux dispositifs de
raccordement propres au matériel utilisé.
III.2. Capacités et débits minimum
Seuls sont intégrés dans la D.E.C.I. :
- les réserves d’eau d’un volume utilisable minimum d’au moins 30 m3 ;
- les réseaux assurant, à la prise d’eau, au minimum, un débit de 30m3/h pendant 1 heure sous une
pression dynamique permettant le fonctionnement correct des pompes des engins de lutte contre
l’incendie. Pour être utilisables ces réseaux devront être équipés de poteaux ou de bouches incendie
normalisés (cf. chapitre III.5.1).
Après avis du S.D.I.S., plusieurs ressources en eau peuvent être prises en compte pour défendre une zone,
sous réserve que chaque ressource ait les capacités minimales ci-dessus définies.
Nota : En ce qui concerne les PI, le débit maximum utilisable ne pourra être supérieur à deux fois le débit
prévu par la norme, à savoir :
- 60 m3/h depuis un hydrant de 80 mm (norme : 30 m3/h)
- 120 m3/h depuis un hydrant de 100 mm (norme : 60 m3/h)
- 240 m3/h depuis un hydrant de 2 x 100 mm (norme : 120 m3/h)
En effet, les capacités hydrauliques des pompes et tuyaux des moyens du S.D.I.S. ne permettent pas
d’acheminer des débits supérieurs. Sur poteau d'incendie de 100 mm offrant un débit de 180 m3/h seuls 120
m3/h seront pris en considération car utilisables par les engins du S.D.I.S.
III.3. Pérennité et accessibilité
Tous les points d’eau incendie doivent être accessibles aux engins ou matériels d’incendie dans des conditions
permettant de les utiliser. Les points d’eau incendie doivent être implantés en prenant en compte une distance
permettant d’éviter ou de limiter l’exposition aux flux thermiques. Une distance d’isolement entre le point d’eau
incendie et une façade peut ainsi être prescrite (cf. chapitre II.2.1.b).
Les poteaux et bouches d’incendie normalisés doivent être situés entre 1 m et 5 m du bord de la chaussée
accessible aux véhicules des services de secours et de lutte contre l’incendie et ses demi-raccords doivent
toujours être orientés du côté de la chaussée. Les autres P.E.I. doivent être implantés selon les critères décrits
au chapitre III.5.2.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
30
Tous les dispositifs retenus doivent présenter une pérennité dans le temps et l’espace. Les P.E.I. ne doivent
pas offrir une disponibilité hasardeuse. Ce principe implique, en particulier, que l’alimentation des prises d’eau
sous pression soit assurée en amont pendant la durée fixée pour couvrir le risque. Un risque nécessitant un
débit d’eau de 60 m3/h pendant 2 heures devra être alimenté par une réserve d’une capacité minimale de 120
m3 réservé à l’incendie. Pour un château d’eau ces 120 m3 devront toujours être disponibles.
L’alimentation des PEI peut également être réalisée à l’aide de forages sous réserve du respect des articles
L.214-1 à L.214-6 du code de l’environnement.
L’efficacité des points d’eau incendie ne doit pas être réduite ou annihilée par les conditions météorologiques.
Leur accessibilité doit être permanente et se réaliser par des cheminements utilisables par les sapeurs-
pompiers (cf. chapitre II.2.1.c)
III.4. Mutualisation
Après avis du S.D.I.S., une zone à défendre peut l’être par plusieurs ressources en eau. Dans ce cas les débits
et les capacités sont cumulables pour obtenir la quantité d’eau demandée dès qu’ils respectent les volumes
et débits minimums du règlement.
Les P.E.I. privés pourront également être pris en compte après convention d’utilisation entre le maire et le
propriétaire de la ressource tel que prévu à l’article R 2225-7. III du C.G.C .T.
III.5. Différents types de P.E.I.
On distingue deux types de P.E.I., ceux dits « raccordés à un réseau » et les autres P.E.I. admis au titre de la
D.E.C.I.
Il conviendra de privilégier la mesure prévoyant l'implantation de P.E.I dits « raccordés à un réseau ». Cette
solution favorise une action plus rapide et plus efficace des secours, en permettant, entre autre, aux sapeurs-
pompiers de disposer d'eau sous pression.
III.5.1. Points d’eau incendie raccordés à un réseau (BI/PI)
Comme évoqué au chapitre III.1, les poteaux incendie et les bouches incendie répondent à une double
conformité : celle prévue au titre de l’application du R.D.D.E.C.I. et celle prévue par les normes.
Autant que possible, le type d’appareil implanté doit être en adéquation avec les capacités de débit et de
pression demandées. Le sur dimensionnement éventuel de l’appareil ne doit pas nuire aux performances
attendues. (Cf. chapitre III.2)
L’aménagement de poteaux d’incendie conformes à la norme NFS 61-213/CN, complément national à la
norme NF EN 14384 et/ou de bouches d’incendie conformes à la norme NFS 61-211/CN, complément national
à la norme NF EN 14339 et NFS 62-200, permet au service d’incendie et de secours de disposer d’une capacité
hydraulique nécessaire à ses missions à partir du réseau d’adduction d’eau sous pression.
Ils sont alimentés soit par le réseau public, soit par un réseau sous pression privé. Ils sont prévus
essentiellement pour l’alimentation d’eau pour la lutte contre l’incendie, et peuvent aussi être utilisés par le
service public de l’eau.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
31
Leur installation devra prendre en compte :
- le débit unitaire attendu à chaque appareil,
- le débit simultané attendu pour plusieurs appareils, en fonction du niveau de risque à couvrir,
- l’absence de nuisance à l’usage premier du réseau dans le cas de la distribution d’eau potable,
- la capacité de la réserve les alimentant.
Dans certains cas particuliers, si l’existence de vannes à manœuvrer ou de pompes à démarrer pour obtenir
les caractéristiques hydrauliques requises est nécessaire et indispensable, celle-ci ne sera validée qu’après
avis du S.D.I.S.
Dans les mêmes conditions que ci-dessus, afin de protéger le réseau d’eau lors d’une demande de débit trop
importante, des limiteurs de débit peuvent être installés. Ceux-ci devront être réglés de sorte que le débit
demandé afin de couvrir le risque à défendre soit maintenu en toutes circonstances.
Les installations en domaine privé font l’objet d’une étude particulière au cas par cas.
III.5.1.a. Les bouches et poteaux incendies de 100
Instruments de base de la défense contre l’incendie, ces hydrants sont conçus pour fournir un débit de 60
m3/h sous une pression résiduelle de 1 bar au moins.
Les bouches incendie sont dotées d’une prise Keyser mâle de DN 100 (normes NF EN 14339 / NFS 61-211).
Les poteaux incendie de 100 sont dotés d’un raccord symétrique de 100 mm au centre et de 2 prises latérales
raccords symétriques de 65 mm. Ces prises doivent être équipées de bouchons étanches (normes NF EN
14339 / NFS 62-213)
Ils sont répartis en fonction des risques à défendre.
III.5.1.b. Les poteaux d’incendie 2X100 (communément appelés PI de 150)
Mis en place à proximité des risques particulièrement importants, ces hydrants sont destinés à être installés
sur des canalisations maîtresses de 200 mm de diamètre au moins. Ils sont conçus pour fournir un débit de
120 m3/h sous une pression résiduelle de 1 bar au moins.
Les poteaux incendie de 2X100 sont dotés d’un raccord symétrique de 65 mm au centre et de 2 prises latérales
raccords symétriques de 100 mm. Ces prises doivent être équipées de bouchons étanches (normes NF EN
14339 / NFS 62-213).
III.5.1.c.Les poteaux d’incendie de DN 80 (prise symétrique DN 65)
Considérés jusqu’à présent comme prises accessoires (circulaire interministérielle n° 465 du 10 décembre
1951 : paragraphe IV), les PI DN 80, installés sur une canalisation de distribution d’eau potable de 80 mm de
diamètre, sont aujourd’hui intégrables dans la D.E.C.I., sous condition d’assurer le débit minimum de 30 m3/h
sous une pression de 1 bar. Ils devraient être préférés aux puisards d’aspiration qui, à terme, devront
disparaître.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
32
III.5.2. Les autres points d’eau incendie naturels ou artificiels
Les P.E.I. n’entrant pas dans le cadre des P.E.I. cités au chapitre III.5.1, peuvent être pris en compte au titre
de la D.E.C.I. dans la mesure où ils répondent aux dispositions décrites ci-après et aux normes les régissant
lorsqu‘elles existent.
III.5.2.a. Règles communes aux autres P.E.I. naturels ou artificiels
Sont pris en compte dans les P.E.I., les ressources en eau respectant les volumes définis ci-avant (chapitres
III.1 à 3), sous réserve de leur accessibilité aux engins incendie et munis d’une aire d’aspiration par tranche
de 240 m3. Les aires devront être suffisamment espacées l’une de l’autre pour permettre la mise en station et
en œuvre des engins sans gènes. (cf. fiche technique Annexe 7)
Il est préférable selon les possibilités techniques de prévoir l’installation d’un dispositif fixe d’aspiration afin de
garantir la sécurité des intervenants et de gagner en rapidité dans la mise en œuvre des moyens de secours.
Caractéristiques d’un dispositif d’aspiration fixe:
Il doit disposer :
- d’un ½ raccord symétrique AR de diamètre 100, avec bouchon, placé entre 0,5 m et 0,8 m au-dessus
de l’aire d’aspiration ou d’un poteau d’aspiration de couleur bleu ( attention aux tenons des demi-raccords
d’aspiration qui doivent être montés suivant un axe vertical). Ces équipements doivent pouvoir être
manipulés avec les mêmes accessoires que ceux permettant la manœuvre des poteaux d’incendie
normalisés ;
- d’une canalisation rigide ou semi-rigide de diamètre de 100mm ;
- d’une crépine sans clapet implantée au moins à 0,5 m du fond et à 0,3 m en dessous du niveau le plus
bas du volume d’eau disponible ;
Il doit être conforme à la norme lorsqu’elle existe.
Chaque dispositif doit être régulièrement nettoyé et entretenu et maintenu hors-gel. Si ce ne peut être le cas,
il pourra être pivotant pour n’être immergé qu’en cas de besoin, afin d’éviter le gel, l’envasement, et le
bouchage de la crépine. Tout autre dispositif visant à maintenir la pérennité du dispositif pourra être agréé par
le S.D.I.S.
Il sera judicieusement positionné et orienté pour que le stationnement et la mise en aspiration de l’engin de
secours se fasse le plus facilement possible.
Principes généraux :
- Lorsqu’elle est prévue, une seule prise d’eau par aire d’aspiration peut être installée (1 par tranche de
240 m3 correspondant à 120 m3/h pendant 2h).
- Lorsque plusieurs aires d’aspiration sont prévues, celles-ci doivent être suffisamment espacées pour
que les différents engins puissent s’y mettre en station et procéder à la mise en aspiration sans se gêner.
- Le signalement de tous les P.E.I. doit être réalisé conformément aux dispositions décrites au chapitre
III.6 ci-après.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
33
- Des mesures de protection contre les risques de collision ou ceux liés à la présence de public (actes
d’imprudence, de malveillance, accidentel,…) peuvent être prises sans qu’elles gênent la mise en œuvre
du P.E.I. Il appartient à chaque propriétaire de prendre en considération ces risques et notamment en
matière de P.E.I. dit à « ciel ouvert » présentant un risque de noyade.
- De même, le dispositif d’aspiration peut être complété « poteaux d’aspiration » de couleur bleue. Il offre
l’avantage d’intégrer un dispositif hors gel et d’être facilement repérable. Cet aménagement est fortement
préconisé à proximité ou en bordure de voies de circulations ainsi qu’en milieu urbain ou péri-urbain.
III.5.2.b. Etendues d’eau et cours d’eau.
Les étendues d’eau (lacs, étangs…) et les cours d’eau peuvent être pris en compte dans la D.E.C.I. s’ils
fournissent en tout temps la capacité définie au chapitre III.2. Le gestionnaire du P.E.I. devra notamment
s’assurer que son accessibilité et son efficacité ne soient pas amoindries par les conditions météorologiques
(neige, gel, étiage...).
L’aménagement de barrages ou de bassins de retenue, peut compenser l’insuffisance de profondeur ou de
débit d’un cours d’eau ou réduire la vitesse du courant. S’il n’est pas possible d’approcher d’un point d’eau
avec un fourgon incendie, l’aménagement d’un point de puisage (puisard accessible relié au point d’eau par
une conduite souterraine) pourra être envisagé. Ce point de puisage doit avoir une profondeur voulue pour
qu’en tout temps, la crépine d’aspiration se trouve au moins à 0,30 m au-dessous de la nappe d’eau et,
également, au minimum, à 0,50 m du fond. Celui-ci devra fournir le volume ou débit d’eau attendu. Il sera
régulièrement nettoyé et entretenu pour éviter l’envasement et maintenir son efficacité.
Toutes dispositions seront également mises en œuvre pour éviter les risques d’accident (chute d’une personne
à l’intérieur du point de puisage…).
III.5.2.c.Réserves d’eau incendie (réservoir enterré et métallique aérien, bâche à ciel
ouvert ou citerne souple)
Elles peuvent être alimentées par :
- les eaux de pluie dont la collecte des eaux de toiture ;
- collecte des eaux au sol et peuvent être équipées d’une vanne de barrage du collecteur afin d’éviter les
retours d’eau d’extinction ;
- un réseau d’eau ne pouvant fournir le débit nécessaire à l’alimentation d’un poteau d’incendie ;
- porteur d’eau (Nota : cette mission ne relève pas des services d’incendie et de secours).
Elles doivent être équipées d’un dispositif ou d’un système permettant de visualiser en permanence leur
capacité nominale. Dans le cas des réserves réalimentées automatiquement par un réseau sous pression, le
volume de la réserve prescrit peut-être réduit du double du débit horaire d’appoint dans la limite de la capacité
minimale de 30 m3.
Exemple : pour une réserve prescrite de 120 m3 alimentée par un débit d’appoint de 15 m3/h, une réserve de
90 m3 pourra être installée.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
34
Dans le cas de réserves à l’air libre, un dispositif devra permettre le maintien permanent de la capacité
nominale prévue (débit d’appoint automatique, sur dimensionnement intégrant l’évaporation moyenne
annuelle…).
Dans le cas des bâches à eau soumises régulièrement au gel, un surdimensionnement intégrant la gangue
périphérique non utilisable devra être prévu.
III.5.2.d. Citernes et réserves DFCI.
Les réserves et citernes installées pour la défense de la forêt contre les incendies, peuvent être intégrées à la
D.E.C.I. sous réserve de respecter toutes les conditions ci-avant précitées.
III.5.3. Réseau d’irrigation agricole
Les bornes d’irrigation et les poteaux d’incendie, alimentés à des fins agricoles, et tout autre réseau d’eau
sous pression (eau non potable…), ne seront pris en compte dans la D.E.C.I. que s’ils répondent aux
conditions suivantes :
- Alimentation pérenne toute l’année.
- Volume disponible correspondant au risque à défendre.
- Poteaux d’incendie ou prises desservis équipés d’un raccord utilisable par les sapeurs-pompiers
(symétrique de 65 ou de 100 mm pour les PI, Keyser male de 100 mm pour les BI).
- Doté si nécessaire d’un réducteur de pression empêchant tous risques pour les sapeurs-pompiers et
leur matériel pendant l’utilisation.
Dans le cas contraire, ils ne sont pris en compte dans la D.E.C.I. que comme accessoires, en plus des moyens
réglementaires.
III.5.4. Autres ressources
Toutes autres ressources respectant les critères énumérés ci-avant peuvent être intégrées dans la D.E.C.I.
après avis du S.D.I.S.
Les points d’eau ne répondant pas ces critères ne peuvent être qu’un complément des moyens de la D.E.C.I.
Ils peuvent être utilisés, à l’initiative du propriétaire, dans le cadre de l’autodéfense d’un site éloigné des
moyens du S.D.I.S. Ils ne sont pas intégrés à la D.E.C.I.
Parmi ces points d’eau nous pouvons citer :
- Les piscines dont les difficultés de mise en œuvre, d’accessibilité et de pérennité limitent leur utilisation,
- Les réserves inférieures à 30 m3, ressources non pérennes ou à accessibilité aléatoire
- Les équipements équipés de prises non utilisables directement par les engins du S.D.I.S. tel que PI
équipés de raccords Keyser, les prises d’aspirations d’un diamètre différent de 100 mm…Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
35
Cas des puisards d’aspiration :
Les puisards d’aspiration (à ne pas confondre avec les point de puisage cités au chapitre III.5.2.b, tels que
décrits dans les textes antérieurs (circulaires de 1951, règlement d’instruction et de manœuvre des sapeurs-
pompiers), ne doivent plus être installés, car le débit des canalisations d’alimentation permet souvent
l’implantation d’un poteau d’incendie présentant de meilleures garanties d’utilisation ou à défaut une réserve
de 30 m3 réalimentée. Les vieux puisards installés, encore utilisables, peuvent être maintenus jusqu’à la mise
en place d’un dispositif mieux adapté.
III.6. Signalisation des P.E.I.
III.6.1. Couleur des P.E.I. sur le terrain
III.6.1.a. Les poteaux d’incendie sous pression
Ils sont de couleur rouge incendie sur au moins 50% de leur surface visible après pose. Ils peuvent être
équipés de dispositifs rétro-réfléchissants. Le rouge symbolise ainsi un appareil sous pression d’eau
permanente.
III.6.1.b. Les poteaux d’aspiration (tel que ceux équipant les réserves)
Ils sont de couleur bleue sur au moins 50 % de leur surface visible après pose. Ils peuvent être équipés de
dispositifs rétro-réfléchissants. Le bleu symbolise ainsi un appareil sans pression permanente ou nécessitant
une mise en aspiration.
III.6.1.c.Les poteaux d’incendie branchés sur des réseaux d’eau surpressés et/ou
additivés
Ils sont de couleur jaune sur au moins 50 % de leur surface visible après pose. Ils peuvent être équipés de
dispositifs rétro-réfléchissants. Le jaune symbolise ainsi un appareil dont la mise en œuvre nécessite des
précautions particulières qui devront être décrites sur le terrain.
III.6.2. Signalisation des P.E.I. sur le terrain.
III.6.2.a. Signalisation et distances
À l’exception des poteaux incendie qui peuvent en être dispensés si ils sont visibles de la voie de circulation,
les points d’eau incendie, qu’ils soient public ou privés, font l’objet d’une signalisation permettant d’en faciliter
le repérage et d’en connaitre les caractéristiques essentielles pour les services de lutte contre l’incendie.
Cette signalisation caractérisée sur le terrain par un panneau rectangulaire de 30 cm par 50 cm comprenant
un disque avec flèche blanc sur fond rouge ou inversement indiquant l’emplacement du P.E.I. (Direction,
distance), son code d’identification et son volume ou débit attendu. Celle-ci est placée sur la ou les voies
d’arrivées des véhicules de secours et positionnée pour être visible d’un véhicule.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
36
- Exemple :
Correspond au P.E.I. A1 de la commune de Valence situé à 500 m dans
la direction de la flèche et offrant un débit attendu de 60m3/h
Elle est complétée au niveau du P.E.I. par un panneau de 50cm minimum de côté indiquant son identification,
la nature du P.E.I. et ses capacités.
- Exemple :
Correspond à la réserve incendie A12 de la commune de Montélimar d’un
volume de 240 m3
Si une réserve est réalimentée automatiquement, il est judicieux de rajouter
le débit de cette réalimentation (dans l’exemple 15 m3/h).
III.6.3. Protection et signalisation complémentaire
Il appartient à chaque maire, dans le cadre de ses pouvoirs de police, d’interdire ou de réglementer le
stationnement au droit des prises d’eau, des aires d’aspiration ou des zones de mise en station des engins
d’incendie qui le nécessiteraient. De même, l’accès peut être règlementé ou interdit au public. Pour
mémoire l’article R.417.10 II 7° du code de la route interdit le stationnement au droit des bouches d’incendie.
Dans les zones où la circulation et/ou le stationnement peuvent perturber la mise en œuvre des prises d’eau,
des protections physiques peuvent être mises en place afin d’interdire aux véhicules l’approche des prises
d’eau ou d’assurer leur pérennité. Ces dispositifs ne doivent pas retarder la mise en œuvre des engins des
services d’incendie et de secours. De plus, des dispositifs de balisage des points d’eau incendie visant à
faciliter leur repérage peuvent être installés (pour les bouches d’incendie, pour les P.E.I. situés dans les zones
de fort enneigement…). Ces dispositifs peuvent également être utilisés pour empêcher le stationnement
intempestif ou pour apposer le panneau du point d’eau incendie. Ces dispositifs de protection et/ou de balisage
sont préférentiellement de couleur rouge incendie.
III.6.4. Symbolique cartographique
Afin de représenter sur tout support cartographique les différents P.E.I. identifiés dans le R.D.E.C.I., une
symbolique basée sur les préconisations du référentiel national de la D.E.C.I. et sur la charte zonale D.F.C.I.
appliquée pour notre département classé en risque feu de forêt est utilisée dans le S.I.G. du S.D.I.S.
RÉSERVE INCENDIE
26198-A12
240 m3
Alim : 15 m3/hRèglement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
37
Elle s’appuie sur les principes suivants :
Couleur Symbolique
P.E.I. identifiés dans
R.D.D.E.C.I. et PEI
des ICPE
Bleu
(Rouge :0, Vert :0, Bleu :
192)
Poteau incendie : un cercle plein
Bouche incendie : un carré plein
Point d’eau naturel ou artificiel : un triangle plein
pointe vers le haut
P.E.I. identifiés dans
D.F.C.I.
Bleu
(Rouge:0,Vert :174,
Bleu:239)
Point d’eau naturel, bassin, retenue : un triangle
plein pointe vers le haut
Citerne : un carré plein
Poteaux d’incendie : cercle plein
Cette représentation est complétée sur les cartes par le numéro du P.E.I. et est susceptible d’évoluer dans le
temps avec les principales caractéristiques. Voir Annexe 9
Une symbolique particulière sur la cartographie du S.D.I.S. pourra être mise en place pour les P.E.I. privés
non intégrés dans la D.E.C.I.
IV. GESTION DES POINTS D’EAU INCENDIE
IV.1. Stockage et partage des informations
IV.1.1. La base de données des P.E.I.
Le S.D.I.S. 26 dispose d'une base de données cartographique opérationnelle sous S.I.G. (système
d’information géographique). Elle contient l'ensemble des éléments susceptibles d'aider les sapeurs-pompiers
dans le traitement de l'alerte et leurs interventions. Cette cartographie, utilisée au CTA-CODIS, dans les C.I.S.
sous forme de plans papiers, ou dans les postes de commandement mobiles, constitue un véritable outil d'aide
à la décision pour les sapeurs-pompiers.
À ce titre, cette base de données contient l'ensemble des ressources utilisables par les sapeurs-pompiers. On
retrouve des informations dites « générales » pour chaque élément répertorié dans la base de données
opérationnelles. Les informations nécessaires à la D.E.C.I. sont sous forme d’attributs* rattachés directement
aux différents éléments recensés dans le R.D.D.E.C.I. Voir l’annexe 10.
Le service gestionnaire de la D.E.C.I. devra communiquer les données actualisées au S.D.I.S.26 comme prévu
au schéma récapitulatif des échanges de données (cf. IV.1.3.)
IV.1.2. Règle de numérotation des points d’eau incendie
Chaque point d'eau incendie normalisé ou non qui est intégré à la D.E.C.I. (poteau, bouche, réserve, P.E.N.A)
doit bénéficier d'un identifiant unique et stable dans le temps. Cet identifiant est primordial, car il permet
d'échanger des données entre les différents partenaires (S.D.I.S., communes, gestionnaires privés…). Il est
composé du code INSEE de la commune sur laquelle se situe le point d'eau, suivi d’un code alphanumérique.
L’attribution du code alphanumérique du P.E.I. est assurée par le S.D.I.S.26.
L'identifiant d'un point d'eau incendie doit rester unique. Ainsi, l'identifiant d'un point d'eau incendie qui a été
supprimé ne sera pas réattribué.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
38
Le formatage de ce champ doit être rigoureux et respecté par tous pour éviter tout problème dans les
échanges. L’attribution de l’identifiant du P.E.I. est assurée par le S.D.I.S.26 et correspond au numéro d’ordre
du P.E.I. au sein de la commune.
La procédure d'attribution d'un identifiant est la suivante :
- P.E.I situés sur le domaine public :
code existant (dans la base de données du S.D.I.S.) : reprise de ce code avec ajout du N° INSEE en préfixe entrecoupé d’un tiret.
code inexistant : attribution d'un code par le S.D.I.S.26 avec ajout du N° INSEE en préfixe entrecoupé d’un tiret.
Exemple : 26004-15
- P.E.I. situés sur le domaine privé :
Attribution d'un code alphanumérique commençant par lettre Z avec ajout du N° INSEE en préfixe entrecoupé d’un tiret.
Exemple : 26197-Z26
- Cas particuliers des communes découpées en secteurs de tournées. Le code alpha numérique est alors composé d’une lettre (pouvant aller de A à Y)
Exemple : 26362-A15
Sur les cartographies, qu’elles soient numériques ou papier, le préfixe n’apparait pas. Seul le code
alphanumérique est présent.
L’identification physique des P.E.I. « sur le terrain » par le code alphanumérique attribué est fortement
préconisée par le S.D.I.S. Cette identification est obligatoire pour les P.E.I non visibles de la voie et qui
nécessitent une signalisation (Cf. chapitre III.6.2).
IV.1.3. Cheminement de l’information et échanges interservices
La base de données cartographique du S.D.I.S. 26, faisant référence en matière de ressources D.E.C.I.,
servira de support à tous les échanges interservices. Dans ce cadre, la cellule S.I.G. du S.D.I.S. 26 est
l’interlocuteur privilégié du service public de D.E.C.I.
L’ensemble des ressources D.E.C.I. connues dans la base de données opérationnelle du S.D.I.S.26 sera
communiqué aux mairies ou aux présidents d’E.P.C.I. à fiscalité propre et servira de base pour toutes
correspondances ou échanges d'informations ayant trait aux ressources D.E.C.I.
Le S.D.I.S. 26 est l’administrateur de la base de données recensant l’ensemble des P.E.I. concourant à la
D.E.C.I., de ce fait il est impératif que le S.D.I.S. 26 par le biais de la cellule géomatique « sig@sdis26.fr »
soit informé de toute nouvelle implantation, déplacement et suppression de points d’eau. De même, il est
indispensable que toute indisponibilité d’un P.E.I. ainsi que toute remise en service soit transmise au S.D.I.S.26 via le C.T.A. / C.O.D.I.S. « CODIS26@sdis26.fr ».
L’ensemble de ces procédures sont détaillées en annexe :
Annexe 2 : Réception d’un P.E.I. (création, remplacement et déplacement) raccordé à un réseauRèglement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
39
Annexe 3 : Réception d’un P.E.I. naturel ou artificiel (création, remplacement et déplacement), non raccordé
à un réseau.
Annexe 5 : Problème sur un P.E.I.- Suppression / Absence d’un P.E.I.
Annexe 6 : Indisponibilité / Remise en service d’un P.E.I.
SCHÉMA RECAPITULATIF DES ÉCHANGES DE DONNÉES
–
IV.2. Contrôles techniques des P.E.I.
Ils sont effectués au titre de la police administrative spéciale de la D.E.C.I. (Article R.2225-9 du C.G.C.T.). Ils
sont placés sous l’autorité du maire ou du président de l’E.P.C.I. à fiscalité propre. Ils sont matériellement pris
en charge par le service public de la D.E.C.I.
Ils sont à distinguer des actions de maintenance et d’entretien qui devront être réalisées selon les
préconisations du fabricant ou de l’installateur.
Ils ont pour objectif de s’assurer que chaque P.E.I. relevant du R.D.D.E.C.I. conserve ses caractéristiques,
notamment sa condition hydraulique d’alimentation.
Ces contrôles portent sur :
- le débit et la pression des P.E.I. alimentés par des réseaux d’eau sous pression, dit «contrôle
débit/pression » ;
S.D.I.S. 26
Service prévision /
Cellule géomatique
« sig@sdi26.fr »
Autorité détentrice du pouvoir de police spéciale de D.E.C.I
Liste P.E.I.
de la
commune
Fiche de réception
d’un P.E.I
Fiche de
suppression
d’un P.E.I
Données
contrôle
technique
(fichier format
.txt) envoi par
mail
Données
reconnaissance
opérationnelle
(fichier Excel)
Service prévision /
Cellule géomatique
« sig@sdis26.fr »
Service opération /
CTA-CODIS
«odg.codis26@sdis26.fr »
Tous les
3
ans
Tous les
3
ans
Fiche Indisponibilité
d’un P.E.I
Fiche de remise en
service d’un P.E.I
Au fil de l’eauRèglement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
40
La périodicité des contrôles est fixée à 3 ans maximum (tolérance liée à un décalage de plusieurs mois entre
le contrôle année N et le contrôle année N+3.
- les contrôles fonctionnels consistent à vérifier:
le volume et l’aménagement des réserves d’eau naturelles ou artificielles ;
l’état technique général et le fonctionnement des appareils et des aménagements (bonne
manœuvrabilité, dégrippage,…);
l’accès et les abords ;
la signalisation et la numérotation.
Ils peuvent être inclus dans les opérations de maintenance.
Les résultats des contrôles techniques font l’objet d’un compte rendu accessible au maire ou au président de
l’E.P.C.I., transmis au service public de la D.E.C.I.
L’autorité de police compétente transmet au service départemental d’incendie et de secours, les résultats de
ces contrôles, aux fins de mise à jour de la base de données départementale.
Les résultats des contrôles devront faire apparaitre les données précisées à cet effet au chapitre IV.1.1 de ce
règlement.
IV.2.1. Possibilité d’échantillonnage des contrôles de « débit et pression »
Pour partie, ces contrôles pourront être effectués par échantillonnage et modélisation. Pour la modélisation,
seuls les modèles numériques régulièrement mis à jour (à minima à chaque changement structurel du réseau :
renouvellement de canalisation, extension de réseau, maillage, démaillage, sectorisation, ...) pourront être pris
en compte. Les mises à jour devront porter à la fois sur la structure du réseau (données patrimoniales) et sur
les données de calage du modèle, obtenues pour partie à l'aide d'essais sur les P.E.I..
En ce qui concerne le contrôle au moyen d’appareils de mesure en sortie de P.E.I., celui-ci devra intervenir
systématiquement à concurrence de 50 % des P.E.I. d’un même réseau judicieusement répartis. Ainsi, à l’issue
de 2 cycles de contrôle sur un même réseau, chaque P.E.I. aura été contrôlé au moins une fois à partir
d’appareils de mesure connectés à l’orifice de refoulement. Il est considéré que font partie d’un même réseau
tous les poteaux ou bouches incendies alimentés par la ou les mêmes sources et ensemble de canalisation.
Ainsi, on distinguera chaque réseau en antenne ou ensembles de réseau maillé.
IV.2.2. Précautions nécessaires à l’égard des réseaux d’abduction d’eau
Bien que le service de gestion de la D.E.C.I. soit indépendant de celui de la gestion de l’eau, dans le cas des
P.E.I. connectés au réseau d’adduction d’eau potable, des précautions devront être prises lors de la réalisation
des contrôles techniques périodiques des P.E.I.
Si ces contrôles ne sont pas réalisés directement par le service de l’eau ou en présence de représentants de
celui-ci, une procédure de manœuvre des P.E.I. sera définie par le service de l’eau. Cette procédure sera
reprise par l’autorité de police spéciale de la D.E.C.I. Elle devra être strictement respectée par les agents
réalisant ces contrôles. Elle a pour objectif d’éviter les mauvaises manœuvres des appareils ayant pour
conséquence des coups de bélier ou des risques de contamination du réseau.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
41
IV.2.3. Précision relative aux contrôles des P.E.I. situés sur un domaine privé
Ces contrôles techniques relatifs aux P.E.I. privés sont à la charge du propriétaire. Ils ne peuvent être réalisés
qu’après accord du propriétaire et par convention dans le cadre des contrôles relevant du domaine public. Les
résultats doivent être transmis à l’autorité de police compétente.
L’autorité de police compétente doit s’assurer que les P.E.I. privés sont contrôlés régulièrement par les
propriétaires privés.
IV.3. Suivi des P.E.I.
IV.3.1. Les reconnaissances opérationnelles
Des reconnaissances opérationnelles sont organisées par le S.D.I.S. conformément à l’article R. 2225-10 du
C.G.C.T, afin de vérifier la disponibilité opérationnelle des P.E.I..
Elles portent sur :
- l’accessibilité aux moyens de lutte contre les incendies ;
- la signalisation ;
- une mise en œuvre (pour les aires ou dispositifs d’aspiration) ;
- les anomalies visuellement constatées ;
- l’implantation ;
- la numérotation ;
- les abords.
IV.3.1.a. Les reconnaissances opérationnelles périodiques
Elles ont pour objectif de s’assurer que les P.E.I. (publics et privés) restent utilisables pour l’alimentation des
moyens de lutte contre les incendies. Elles permettent également au S.D.I.S. de connaître les particularités
d’implantation des P.E.I.
En cas d’anomalies apparentes constatées sur un P.E.I. connecté à un réseau, une procédure de levée de
doute consistant à une ouverture très brève et partielle de celui-ci pourra être effectuée afin de vérifier son bon
fonctionnement et la présence d’eau.
Elles font l’objet d’un compte rendu transmis au service public de la D.E.C.I. Celui-ci transmet au propriétaire
ou à l’exploitant les comptes rendus relatifs aux P.E.I. privés.
La périodicité des reconnaissances opérationnelles est fixée à 3 ans (tolérance liée à un décalage de plusieurs
mois entre le contrôle année N et le contrôle année N+3).
Les reconnaissances opérationnelles et les contrôles techniques pourront être effectués de manière
coordonnée par les services concernés afin de réduire la périodicité entre les visites.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
42
Ces actions seront réalisées, par commune complète sur une même année calendaire, afin d’optimiser les
ressources, de faciliter les intégrations dans la base de données et les échanges d’information.
À noter que pour les grosses agglomérations (Valence, Romans, Montélimar…), les reconnaissances
opérationnelles se réaliseront annuellement par secteur, de manière à ce que dans la périodicité des 3 ans,
les P.E.I. aient tous été reconnus.
Il convient de préciser que pour les P.E.I. dits privés une « fiche d’information propriétaire et de dégagement
de responsabilité » doit être signée par le propriétaire ou l’exploitant (cf. fiche technique annexe 2).
IV.3.1.b. Les reconnaissances opérationnelles initiales
Les reconnaissances opérationnelles initiales, organisées par le S.D.I.S. à la demande du service public de
D.E.C.I. visent à s’assurer directement que les P.E.I. relevant du R.D.D.E.C.I. sont utilisables pour
l’alimentation des moyens de lutte contre les incendies par les services d’incendie et de secours.
Elles interviennent principalement lors de la réception de P.E.I. naturels ou artificiels cités au chapitre III.5.2.
Elles font l’objet d’un compte rendu transmis au service public de D.E.C.I.
IV.3.2. Réception des P.E.I.
La visite de réception d’un nouveau P.E.I. est systématique.
Elle permet de s’assurer :
- qu’il correspond aux caractéristiques attendues ;
- de sa fiabilité et de son utilisation rapide en toutes circonstances par les services d’incendie et de
secours.
- pour les P.E.I. connectés sur un réseau d’eau sous pression, de la conformité des spécificités de
conception et d’installation.
Le service gestionnaire de la D.E.C.I. transmettra au S.D.I.S. les données selon la procédure définie ainsi
qu’une copie de la fiche de réception.
En l’absence de dispositions spécifiques liées au traitement informatique automatisé de ces informations, la
fiche de réception accompagnée d’un plan d’implantation suffira au S.D.I.S. pour l’intégration des données.
Tout P.E.I. non signalé au S.D.I.S.26 ne pourra pas être considéré opérationnel, puisque ses caractéristiques
hydrauliques ne sont pas connues. Une régularisation, sous forme de visite de réception, devra être réalisée.
Suite aux visites de réception et prises en compte des formulaires associés (fiches techniques n°2
et n°3) par le S.D.I.S., si les P.E.I. sont déclarés « conformes », alors ils sont recensés dans la base de
données départementale et un numéro unique leur est attribué (cf. chapitre IV.1.2).
L’intégration d’un P.E.I. dans la D.E.C.I n’intervient qu’après l’attribution d’un numéro unique réalisé par le
S.D.I.S. 26.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
43
IV.3.2.a. Réception d’un P.E.I. raccordés à un réseau
L’installation des bouches et poteaux d’incendie doit faire l’objet d’une visite de réception en présence de
l’installateur, du propriétaire de l’installation ou de son représentant, et de l’exploitant du réseau (cf. normes
rappelées au paragraphe III.5.1). La présence du S.D.I.S. n’est pas obligatoire. À l’issue de la visite de
réception, une fiche de réception attestant de la conformité à la norme et faisant état des rapports d’essai est
établie avec les visas du propriétaire -maire ou privé- et de l’exploitant du réseau (voir fiche technique n° 3.2
en annexe).
Dans le cas où plusieurs P.E.I. connectés sont susceptibles d’être utilisés en simultané, il convient de s’assurer
du débit de chaque P.E.I. en situation d’utilisation combinée et de l’alimentation du dispositif pendant la durée
attendue. Une attestation de débit simultané (cf. fiche technique 4 en annexe) est alors fournie par le
gestionnaire du réseau d’eau au service gestionnaire de la D.E.C.I. qui en communiquera une copie au S.D.I.S.
Cette attestation peut aussi être fournie à partir d’une modélisation.
IV.3.2.b. Réception d’un P.E.I. dit « artificiel ou naturel »
La visite de réception d’un nouveau P.E.I de ce type est systématiquement organisée avant la mise en service
par le service de gestion de la D.E.C.I. Cette visite devra être associée à une reconnaissance opérationnelle
initiale organisée par le S.D.I.S.
À l’issue de la visite de réception, une fiche de réception attestant de la conformité à la norme lorsqu’elle existe
et faisant état des rapports d’essai est établie avec les visas du propriétaire -maire ou privé et de l’exploitant
du réseau (voir fiche technique n° 3.3 en annexe).
Les projets d’aménagement de P.E.N.A. décrits au chapitre III.5.2 doivent, en principe, faire l’objet d’un dossier
technique préalablement validé par le S.D.I.S. 26, avant l’initiation des travaux.
IV.3.3. Entretien permanent des P.E.I.
L’entretien permanent nécessite la mise en place d’une organisation visant à assurer un fonctionnement
normal et permanent du point d’eau incendie. L’entretien des points d’eau incendie est à la charge de la
commune, de l’E.P.C.I. ou de la collectivité gestionnaire. Une convention peut être passée avec un prestataire
de service. L’entretien des points d’eau incendie privés est à la charge du propriétaire.
Tout point d’eau incendie défectueux ou indisponible devra être remis en état opérationnel dans les meilleurs
délais.
IV.3.4. Déplacement, remplacement et modification des P.E.I.
Les déplacements ou modifications réalisés, sous la responsabilité de l’autorité de police compétente (ou du
propriétaire pour les P.E.I. privés), devront garantir une couverture des bâtiments et des risques conformément
aux dispositions prévues au présent règlement. Si une diminution de la couverture existante est susceptible
d’intervenir, l’avis du S.D.I.S. sera requis.
Les phases d’indisponibilités du P.E.I. feront l’objet de l’application des dispositions prévues au chapitre IV.3.6.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
44
Tout déplacement, ou remplacement d’un P.E.I. devra faire l'objet d'une nouvelle réception (cf. chapitre IV.3.2).
De même, les modifications générant un changement des caractéristiques hydrauliques (volumes et débits
attendus) et des modalités de mises en œuvre initiales feront l’objet de cette même procédure.
Toutes les autres modifications d’un P.E.I. seront assurées et suivies directement auprès du service public de
la D.E.C.I.
IV.3.5. Suppression d’un P.E.I.
Toute suppression d’un P.E.I. doit faire l'objet d'une demande d'avis auprès du S.D.I.S. 26 par l’autorité de
police compétente par le biais de la fiche technique 5 (en annexe).
La demande doit comporter les éléments suivants :
- Identification du P.E.I.,
- Localisation exacte, avec cartographie associée intégrant une information actualisée de l’occupation
bâtimentaire dans un rayon de 300 mètres.
- Argumentaire pour la suppression.
Si la suppression est validée, il conviendra d'avertir le S.D.I.S. 26 dès que celle-ci sera effective, afin de
procéder à la mise à jour de la base de données des points d'eau incendie. Également, le P.E.I. devra être
supprimé physiquement et de manière définitive par le propriétaire.
IV.3.6. Indisponibilité / Remise en service d’un P.E.I.
Un point d’eau incendie peut être indisponible suite :
- à une indisponibilité planifiée (travaux sur le réseau, sur un château d’eau, sur une réserve, sur le
P.E.I.…). Dans ce cas, il est impératif que le gestionnaire du réseau, ou le propriétaire s’il s’agit d’un
P.E.I. privé, prévienne le service public de la D.E.C.I., au moins un mois avant les travaux.
- à la présence d’un débit insuffisant (relevé en contrôle périodique : non-conformité à la norme et non-
conformité au RDD.E.C.I.).
- à l’existence d’anomalies ponctuelles (problème d’accessibilité, carré de manœuvre absent ou
défaillant,…).
À partir de la fiche technique n°6 en annexe, le service public de la D.E.C.I. ou l’autorité de police compétente
est tenue d’informer dans les meilleurs délais le S.D.I.S. 26 par l’intermédiaire du C.T.A. - C.O.D.I.S., de
l’indisponibilité ainsi que de la remise en service d’un P.E.I. public ou privé.
Le S.D.I.S. informé pourra, ainsi, adapter les départs à priori sur le secteur impacté et conseiller l’autorité de
police sur les mesures de prévention et de protection palliatives.
Dans le cas de travaux sur un P.E.I., il conviendra également de se référer au chapitre IV.3.4.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
45
Cas particuliers de travaux ou d’anomalies impactant tout un réseau de P.E.I. :
Les travaux ou anomalies qui concernent tout un réseau de P.E.I. (rupture de canalisation, vidange d’un
château d’eau ou réservoir,…) nécessiteront la mise en œuvre de mesures conservatoires prévues en amont
par la réalisation préalable d’une analyse des enjeux en matière de D.E.C.I. Le service public de la D.E.C.I.
ou le propriétaire communiqueront au S.D.I.S. un dossier complet s’inspirant des éléments prévus à la fiche
technique n°6 accompagnée de la cartographie et d’un inventaire des rues, quartiers, industries, commerces
et infrastructures impactés.Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
46
GLOSSAIRE
- Accessibilité : capacité d’une voie ou d’une zone à assurer la mise en station et en action d’un
engin ou de matériels de lutte contre l’incendie
- Attribut Propriété d'une entité dans un modèle correspondant généralement à une
colonne dans une table de la base. Exemple: Débit d’un poteau incendie (60 m3/h).
- Base de données Programme assurant la cohérence et l'accès aux informations stockées dans un
modèle physique de données particulier (hiérarchique, réseau, relationnel, objet...).
- BI : Bouche incendie
- Capacité utilisable : volume d’eau disponible pour l’usage des moyens du S.D.I.S. dans les limites
des contraintes de mise en aspiration des engins, notamment la hauteur géométrique d’aspiration et la hauteur
d’eau en dessous et au-dessus de la crépine.
- CCFMa : Camion-citerne feux de forêt moyen adapté (urbain/rural)
- C.G.C.T. : Code général des collectivités territoriales
- CI : Citerne
- CSP : Code de la santé publique
- D.E.C.I. : Défense extérieure contre l’incendie
- E.P.C.I. : Établissement public de coopération intercommunale
- E.R.P. : Établissement recevant du public
- F.P.T. : Fourgon pompe tonne (engin de lutte contre les incendies - urbain)
- Hauteur d’aspiration : hauteur entre la surface du niveau le plus bas du volume d’eau utilisable et l’axe
de la pompe mise en service.
- I.C.P.E. : Installation classée pour la protection de l’environnement
- PA : Point d’aspiration
- P.E.I. : Point d’eau incendie
- P.E.N.A : Point d’eau incendie naturel ou artificiel
- PI : Poteau incendie
- Prise d’eau : tout équipement permettant l’alimentation des engins de lutte contre l’incendie
- R.D.D.E.C.I. : Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie
- R.N.D.E.C.I. : Référentiel national de défense extérieure contre l’incendieRèglement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Drôme 2017
47
- S.C.D.E.C.I. : Schéma communal de défense extérieure contre l’incendie
- S.D.A.C.R. : Schéma départemental d’analyse et de couverture de risques
- S.D.I.S. : Service départemental d’incendie et de secours
- S.I.C.D.E.C.I. : Schéma intercommunal de défense extérieure contre l’incendie
- Surface développée : Somme des surfaces de planchers de chaque niveau clos et couvert, calculée
à partir du nu intérieur des façades (R111-22 du Code de l'urbanisme)
- ZA : Zone d’activité
- ZAC : Zone d’aménagement concertée
- ZI : Zone industrielleRÉGLEMENT DÉPARTEMENTAL
DE DÉFENSE EXTÉRIEURE
CONTRE L’INCENDIE
ANNEXESN° des P.E.I. concernés : / / / / /
Commune de :
COORDONNÉES DU PROPRIÉTAIRE :
Désignation de l'établissement ou du propriétaire (Nom) :
Adresse :
Représentant présent de l'établissement(1) :
Adresse électronique (Email) : @
Numéro de téléphone : Fixe : Portable :
Je soussigné:
- Autorise le service départemental d'incendie et de secours de la Drôme à effectuer une
reconnaissance opérationnelle et éventuellement de mise en œuvre pour essai des P.E.I.
m’appartenant ci-dessus désignés.
- dégage de toutes responsabilités le dit service, pour tout incident ou accident qui pourrait être
occasionné par le personnel ou le matériel du S.D.I.S. de la Drôme, pendant la réalisation des essais
de vérification de fonctionnement des moyens ci-dessus désignés et lors de ce rendez-vous.
À le / /
Signature :
(1) Noms, prénoms, qualité du représentant de l'établissement ou du propriétaire
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme
Annexe
1
Fiche d’accord d’un propriétaire de P.E.I. et de dégagement de
responsabilité pour les reconnaissances opérationnelles et/ou les mises en œuvre[1 [1
création remplacement déplacement
Données administratives
Commune Code INSEE
Adresse
Coordonnées GPS (joindre un plan de localisation) Nord : Sud :
Identifiant du P.E.I. (transmis par le S.D.I.S.)
Descriptif du P.E.I. raccordé à un réseau
Nature PI BI
Type 80 100 2x100 (150)
Ø de la conduite
Débit Attendu*en m3/h
Capacité d’alimentation du PEI en m3
Statut
Public
Privé
Conventionné
Nom et adresse du service public de D.E.C.I. :
Nom, adresse et n° téléphone de l’établissement :
Nom et n° téléphone d’astreinte de l’expoitant du réseau
Résultat des essais de réception :
Pression à 30 m3/h
pour Ø 80
Pression à 60
m3/h pour Ø 100
Pression à 120
m3/h pour Ø 150
Débit sous 1 bar de
pression Pression Statisque
bars bars bars m3/h bars
CONFORME NORME oui non CONFORME R.D.D.E.C.I.* oui non
OBSERVATIONS
Date de réception du P.E.I. / /
Date d’envoi au S.D.I.S. / /
VISA Propriétaire de l’installation Exploitant du réseau
Nom
Signature
* le débit attendu se caractérise par le débit nécessaire en fonction du risque à défendre à partir des grilles de couvertures prévues au R.D.D.E.C.I.
Si ce débit est obtenu par mutualisation de plusieurs P.E.I., joindre la fiche « attestation de mesure de débit en simultanée » renseignée (annexe 4)
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
2 Réception d’un P.E.I. raccordé à un réseau (création, remplacement et déplacement)
Cette fiche de réception ainsi que le plan de localisation du P.E.I. sont à transmettre à la cellule SIG du service
prévision, par mail sig@sdis26.fr ou par courrier SDIS26 cellule ISG - 235 rte de Montélier 26905 VALENCE Cedex 9
Cedex 9UT
création remplacement déplacement
Données administratives
Commune Code INSEE
Adresse
Coordonnées GPS (joindre un plan de localisation) Nord : Sud :
Identifiant du P.E.I. (transmis par le S.D.I.S.)
Descriptif du P.E.I. naturel ou artificiel non raccordé à un réseau
Type
Réservoir enterrée Réservoir hors sol Bâche à ciel ouvert Citerne souple
Etendue d’eau Cours d’eau Autre :
Dispositif d’aspiration Oui Non
Aires d’aspiration
(Si plusieurs aires mettre les
données de la plus petite)
Surface de l'aire :
m2
Longueur : (mini 8 m)
m
Largeur : (mini 4 m)
m Nombre :
Capacité attendue* en m3
Capacité disponible en m3
Capacité d’alimentation
(réalimentation automatique en
m3/h)
Volume utilisable (Ajout de la réalimentation
dans le délai prévu)
Statut
Public
Privé
Conventionné
DFCI
Nom et adresse du service public de D.E.C.I. :
Nom, adresse et n° téléphone du propriétaire du P.E.I.
CONFORME NORME oui non CONFORME R.D.D.E.C.I. oui non
OBSERVATIONS
Date de réception du P.E.I. : / /
Date envoi S.D.I.S. : / /
VISA Propriétaire de l’installation Exploitant du réseau
Nom
Signature
* La capacité attendue se caractérise par le volume nécessaire en fonction du risque à défendre à partir des grilles de couvertures prévues au R.D.D.E.C.I.
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
3 Réception d’un P.E.I. naturel ou artificiel, non raccordé à un réseau (création, remplacement et déplacement)
Cette fiche de réception ainsi que le plan de localisation du P.E.I. sont à transmettre à la cellule SIG du service
prévision, par mail sig@sdis26.fr ou par courrier SDIS26 cellule ISG - 235 rte de Montélier 26905 VALENCE Cedex 9
Cedex 9Données administratives
Nom de l’établissement
Adresse
Commune Code INSEE
Nom et coordonnées du responsable de l’établissement :
Descriptif des P.E.I.
Type PI 80 PI 100 PI 2x100 (150) BI 100
Nombre de P.E.I prévu pour couvrir le risque Débit total attendu m3/h
Statut Public Privé Conventionné
RESULTAT DES DEBITS UNITAIRES
réalisés le : à HEURES
RESULTAT DES DEBITS SIMULTANES
en m3/heure sous 1 bar de pression
N° du P.E.I.
Type
(PI 80 ; PI
100…)
Statut
Débit en m3/h
sous 1 bar de
pression
Test
n° 1
Test
n° 2
Test
n°3
Test
n°4
Test
n°5
Débit simultané (total)
Nom et signature du (ou des) propriétaires des P.E.I.
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme
Annexe
4 Attestation de mesure de débit en simultanéeDonnées administratives
Commune Code INSEE
Adresse
Coordonnées GPS (joindre un plan de localisation) Nord : Sud :
N° page Atlas Urbain (pour centres de secours)
Identifiant du P.E.I.
(transmis par le S.D.I.S.)
Pièces jointes Oui Non Types de pièces :
Type de P.E.I.
Public Privé (Raison sociale) : Conventionné
Poteaux et bouches
PI 80 PI 100 PI 2x100 (150) BI 100
Réserves incendie
Réservoir enterrée Réservoir métallique aérien Bâche à ciel ouvert Citerne souple
Etendue d’eau Cours d’eau Autre :
Nature du problème (plusieurs cases peuvent être cochées)
n’existe pas supprimé définitivement inaccessible absence aire d’aspiration ou d’aire de stationnement
Capacité insuffisante (préciser)
Manque d’entretien (préciser) :
Autres (préciser) :
OBSERVATIONS
Date du constat / /
Date d’envoi au S.D.I.S. / /
VISA Propriétaire de l’installation Exploitant du réseau
Nom
Signature
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme
Annexe
5 Problème sur un P.E.I. Suppression / Absence d’un P.E.I.
Cette fiche de réception ainsi que le plan de localisation du P.E.I. sont à transmettre à la cellule SIG du service prévision,
par mail sig@sdis26.fr ou par courrier SDIS26 cellule ISG - 235 route de Montélier 26905 VALENCE CEDEX 9CT]
CIC]
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme
Annexe
6 Indisponibilité / Remise en service d’un P.E.I.
Identifiant du P.E.I. : Commune : Code
INSEE :
Indisponibilité Remise en service
Date prise d’effet* : / / .
Date prise d’effet* : ……/…../…..
* Information obligatoire (si incomplète remise en
service non prise en compte)
Date de prise de fin prévue* : / /
* Information obligatoire (si incomplète
indisponibilité non prise en compte)
La remise en service devra systématiquement faire
l’objet d’un nouveau formulaire
ORIGINE : gestionnaire du point d’eau incendie DESTINATAIRE
Maitrise d’œuvre : ………………………………………
Adresse : …………………………………………………
Téléphone : ……………………Fax : ………………….
Adresse E-mail : ………………………………………
CTA CODIS 26
Tel : 04.75.75.98.26
E-mail : odg.codis26@sdis26.fr
Fax
Copie :
Service prévision - Cellule géomatique
Tel : 04.75.82.72.55
E-mail : sig@sdis26.fr
Origine de l’indisponibilité :
A c c i d e n t e l l e C a m p a g n e d e r e c h e r c h e d e f u i t e T r a v a u x s u r r é s e a u d ’ e a u
C o n s t a t s u i t e à u n e v i s i t e s e c t e u r A u t r e s :
Date du constat / / Date d’envoi au S.D.I.S. : / /
VISA Service public de la D.E.C.I. concerné : Service des eaux concerné : Propriétaire de l’installation
Nom
Signature
Cadre réservé au CTA CODIS
Date de réception du document :
Mesures compensatoires « reflexes » :
M o d i f i c a t i o n c o u v e r t u r e o p é r a t i o n n e l l e : a j o u t d ’ u n p o r t e u r d ’ e a u
I n f o r m a t i o n d u o u d e s C I S c o n c e r n é s
A u t r e s :
/ /Aire de mise en station
des engins (4x8 m)
pente à 2%
8m
Dispositif de calage
20 à 30 cm
Hauteur
axe de pompe
Dispostif de calage
20 à 30cm
Caractéristiques générales :
- Superficie minimum de 32 m2 (8 m X 4 m) par véhicule poids lourd.
- Portance de 130 Kilos Newtons (40 KN sur l’essieu avant et 90 KN sur l’essieu arrière, ceux‐ci
étant distants de 4.50 M).
- Dotée d’une pente de 2% afin d’évacuer les eaux de ruissellement, mais limité à 7 % pour des
raisons de sécurité (gel, boue…).
- Bordées du côté de l’eau, soit par un talus (h 20 à 30 cm) en terre ferme, soit de préférence par
un ouvrage en maçonnerie ou en madriers, ayant pour but d’empêcher la collision ou la chute à
l’eau de l’engin pompe en cas de dysfonctionnement ou de fausse manœuvre.
- Présence d’un marquage au sol interdisant le stationnement ou d’une signalisation adaptée.
- Reliée à la voirie publique par une voie engin stabilisée de 3 m de large (cf. fiche technique 6 en
annexe). Si la distance à parcourir est supérieure à 10 m et que la voie se termine en impasse,
une aire de retournement pour véhicules PL doit être prévue (Cf. fiche technique en annexe 6).
Elle doit permettre, sans manœuvre, la mise en station d’un engin d’incendie perpendiculairement
ou parallèlement au point d’eau.
- La distance entre la prise d’aspiration et l’engin ne doit pas dépasser 8 m. La hauteur verticale
entre l’axe de la pompe et le niveau des basse-eaux ne doit pas excéder 6 mètres (Nota : de 3 à
6 mètres la capacité de la pompe sera diminuée).
Cf. chapitre III.5.2 du R.D.D.E.C.I.
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
7 Aires d’aspiration5m
Raquette circulaire
7,5 m mini
60 m maxi
R: 4 m
5m
Re
7,5 m mini
Raquette en T
R: 12m
+—_+ 5m
Raquette en YŸ
Caractéristiques d’une voie engins :
- Largeur 3 m, bande réservée au stationnement exclue.
- Force portante calculée pour un véhicule de 130 KN avec un maximum de 90 KN par essieu, ceux-
ci étant distants de 3,60 m au minimum.
- Rayon intérieur minimal de 11 m.
- Sur largeur de S = 15/R dans les virages de rayon intérieur inférieur à 50 m.
- Hauteur libre de 3,50 m.
- Pente inférieure à 15 %.
Caractéristiques d’une aire de retournement :
Dès lors qu’une voie est en impasse et dépasse une longueur de 50 mètres, une aire de retournement doit
être aménagée afin de faciliter le retournement des engins de secours. Elle doit alors répondre à minima à
l’une des dispositions ci-après.
À titre indicatif, en matière de défense de la forêt contre l’incendie, une aire de retournement correspond à
une surface minimale de 250 m2 sur 8 à 10 m de large.
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme
Annexe
8 Voie engin et aire de retournementDescriptif
Afin de représenter sur tout support cartographique les différents P.E.I. identifiés dans le R.D.E.C.I., une
symbolique basée sur les préconisations du référentiel national de la D.E.C.I. et sur la charte zonale D.F.C.I.
est utilisée dans le S.I.G. du S.D.I.S. Celle-ci constitue une référence commune à l’ensemble des acteurs.
Elle sera utilisée pour la cartographie opérationnelle mise à disposition du C.T.A. / C.O.D.I.S. et des C.I.S.
ainsi que dans le cadre de l’élaboration des atlas urbains et D.F.C.I.
Actuellement Évolution possible
P.E.I. identifiés
dans le R.D.E.C.I.
Poteau incendie
Bouche incendie
Point d’aspiration
P.E.I. identifiés
dans la D.F.C.I.
Bassin, retenue, point d’eau
naturel
Citerne
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme
Annexe
9 Légende cartographique
Num. PEI
Num. PEI
Num. PEI
< 30m3/h
< 30m3/h 60m3/h >PI 30 m3/h
60m3/h >BI 30 m3/h 60m3/h
60m3/h
Num. PEI
Capacité
Num. PEI
Capacité
Num. PEI
Capacité
CapacitéDescriptif
Le S.D.I.S.26 tient et met à jour une base de données sous S.I.G. (système d’information géographique),
recensant l’ensemble des points d’eau incendie concourant à la défense incendie. Celle-ci a pour objectif
premier de renseigner la cartographie opérationnelle du S.D.I.S. et de mettre à disposition lors de l’alerte sur
le ticket de départ les informations (débit, pression) des P.E.I.
La gestion des P.E.I. est effectuée par le S.D.I.S. à partir des éléments transmis par le service public de
D.E.C.I. identifié et les gestionnaires d’établissements privés.
Éléments recensés ou attributs dans la BASE DE DONNÉES
Champ Descriptif du champ Commentaire
N° Identifiant P.E.I Identifiant unique attribué par le S.D.I.S. 26 à chaque P.E.I. Ex : 26232-16 Code Alpha numérique
Coordonnées X Coordonnée X Exprimée en Lambert 93
Coordonnées Y Coordonnée Y Exprimée en Lambert 93
Adresse : nom de voie et n° Adresse postale (avec numéro si il existe)
Emplacement exact Précision sur la localisation du P.E.I quand nécessaire
Commune Commune où se trouve le P.E.I.
Code INSEE De la commune où se trouve le P.E.I.
Type de P.E.I.
Nature du point d’eau : BI / PI,
Réservoir enterrée, Réservoir Hors sol,
Bâche à ciel ouvert, Citerne souple,
étendue d’eau, cours d’eau, autres,….
Statut P.E.I. Privé, public, DFCI ou I.C.P.E.
Conventionné Oui / Non
Coordonnées de l’exploitant
du réseau d’eau
Nom – N° Téléphone astreinte
(joignable 24h/24h) du gestionnaire du
réseau d’eau alimentant le P.E.I.
Coordonnées du propriétaire
du P.E.I. Nom et coordonnées du propriétaire Concerne que les P.E.I. privés
Débit mesuré (m3/h) Débit (m
3/h) mesuré sous 1 bar de
pression. (ou par modélisation)
Contrôle technique concerne que les PI
et BI
Pression dynamique (en
bars)
Pression à 30m3/h pour PEI 80
Pression à 60m3/h pour PEI 100
Pression à 120m3/h pour PEI 150
Pression du réseau sur le poteau ou la
bouche incendie au débit d’utilisation.
Débit attendu en application
du RDDECI Débit (m
3/h)
Débit nécessaire en fonction du risque à
défendre à partir des grilles de
couvertures prévues au R.D.D.E.C.I
issu de l’analyse
Capacité (m3) Volume en m3 utilisable et disponible 9999 si inépuisable
Type d’alimentation du PEI Réseau RAMIFIÉ ou MAILLE ou FORAGE,… Ressource et vecteur d’alimentation du PEI
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
10 Base de données des P.E.I.Date du
contrôle technique débit
pression
Date jj/mm/aaaa
Date du
contrôle FONCTIONNEL Date jj/mm/aaaa
Résultat
contrôle Technique Fonctionnel / Non fonctionnel
Date
RECONNAISSANCE
OPÉRATIONNELLE
Date jj/mm/aaaa
Retour
RECONNAISSANCE
OPÉRATIONNELLE
Relevés des anomalies constatées Cases à cocher sur fiches de relevés des reconnaissances opérationnelles
Résultat
RECONNAISSANCE
OPÉRATIONNELLE
Opérationnel / Non opérationnel
Date de suppression du P.E.I. Date Au format : jj/mm/aaaa
Date du déplacement du P.E.I. Date Au format : jj/mm/aaaa
Date de réception initiale du
P.E.I. Date Au format : jj/mm/aaaa
Capacité d’alimentation du
P.E.I. m
3 ou m 3/h
Capacité en m3 de la réserve (château
d’eau) alimentant un P.E.I. sur réseau, ou
capacité en m3/h de la réalimentation
automatique d’une réserve (réseau,
forage,..)
Diamètre de la conduite En mm Diamètre de la canalisation alimentant le P.E.I.
Nombre d’aire d’aspiration Nombre Minimum 32 m2
(voir annexe 7)
Dispositif d’aspiration OUI / NON
Dispositif destiné à faciliter l’utilisation
d’une réserve incendie par les sapeurs-
pompiers. (Cf. règlement)
Conforme à la norme OUI / NON Conforme aux normes françaises et européennes
Conforme au R.D.D.E.C.I. OUI / NON
Conforme au règlement départemental
de défense extérieure contre l’incendie.
Dispose du débit et/ou du volume
nécessaire pour couvrir le risque
Observations SDIS Remarques relevées lors des reconnaissances opérationnelles Cas de remarques non prévues dans les fiches de relevés
Observations service public
DECI
Remarques relevées lors des
reconnaissances techniques et/ou
fonctionnelles
Sur fond rouge : données transmises par le S.D.I.S au service public D.E.C.I., selon les modalités définies
au chapitre IV.1.3.
Sur fond bleu : données transmises par le service public D.E.C.I. au S.D.I.S. 26, selon les modalités définies
au chapitre IV.1.3.RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9
1. OBJET ET DOMAINE D’APPLICATION
1.1. OBJET
L’objet de ce guide est de fournir, par type de risque, une méthode permettant de dimensionner les besoins en eau minimum nécessaires à l’intervention des services de secours extérieurs pour le risque concerné.
Le dimensionnement des besoins en eau est basé sur l’extinction d’un feu limité à la surface maximale non recoupée et non à l’embrasement généralisé du site. La notion de surface maximale non recoupée est définie pour chacune des méthodes dans le chapitre concerné.
Les besoins ainsi définis se cumulent aux besoins des protections internes aux bâtiments concernés (extinction automatique à eau, RIA…), lorsqu’ils sont pris sur la même source.
Dans la plupart des cas, il est préférable de disposer d’une source différente pour les besoins des protections internes et pour les besoins des services de secours.
1.2. DOMAINE D’APPLICATION
Ce guide concerne :
- les habitations et bureaux, y compris les IGH ; (non utilisé car pris en compte dans le R.D.D.E.C.I 26) - les ERP (établissements recevant du public) ; (utilisé en partie car pris en compte dans le R.D.D.E.C.I.26) - les risques industriels.
Cette méthode ne couvre pas les dépôts d’hydrocarbures, les industries chimiques (présentant un risque particulièrement élevé) ainsi que les autres risques spéciaux (classement RS défini par l’annexe 1).
Pour les risques spéciaux, des exigences supplémentaires pourront être spécifiées (autres agents extincteurs, quantité d’eau supplémentaire…).
Les risques présentant un potentiel calorifique particulièrement faible et d’une étendue particulièrement importante (cimenterie, aciérie…) doivent être traités au cas par cas.
…./….Tableau 2 -— Besoins en eau — ERP
Classe 1 Classe 2 Classe 3
N : Restaurant L : Réunion, M : Magasins
L* : Reunion, spectacle spectacle [avec S : Bibliothèque,
[sans 7 ° el decor et artifice+ |Documentation © et OA : Hotel nm) | salles polyvalentes) |T : Exposition Sprinklé toute classe
RISQUE R : Enseignement . | = P : Dancings, {7}
X : Sportif couvert . confondue discotheques
U : Sanitaires . Y : Musees
V: Culte
W : Bureaux
{5e referer au tableau 1}
SURFACE l?! BESOINS EN EAU (m°/h} l° £ 500m 60 60 60 60 £ 1000 m° 60 75 90 60 £ 2000m 120 150 180 120 £ 3000m 180 225 270 180 £ 4000 m° 210 270 315 180 £ 5000 m° 240 300 360 240 £ 6000 m 270 330 405 240 £ 7000m 300 375 450 240 £ 8000 m° 330 420 495 240 £ 9000 m° 360 450 540 240 £ 10000m 390 480 585 240 - z = A traiter au Cas par cas ae
222900 0 à 4000 m°: 60 m° /h par tranche ou 60 m° /h par tranche _ fraction de 1000 m° ou fraction de 1000 m° 2 avec un maximum de 22000 m_ 3 180 m/h.
PRINCIPE ? :30m /h par Classe 1 x 1,25 Classe 1 x 1,5 = 2 tranche ou fraction de L ” |de40012 10000 m :
1000 m° {ex : 4300 m° 3 4 x 60 m°/h traiter comme 5000 m'] - 2 Au-dela de 10.000 m _: Aude de TC.CCC M.
60m /h par tranche
ou fraction de
10 000 m°
NOMBRE HYDRANTS l*! Selon debit global exige et répartition selon geometrie des batiments.
DISTANCE MAXIMALE
ENTRE LES HYDRANTS l°! 200 m 200 m 200 m 200 m
DISTANCE MAXIMALE 150 m 150 m 100 m 150m
me . CS-60 ml ue CS-60m CS=-60mlI ue ENTRE 1 HYDRANT ET [CS = 60 m lorsque requise |! 7 ( orsq or. [es orsq
ENTREE PRINCIPALE requise EURE) | Tai
DUREE MINIMUM Sauf disposition particulière la duree minimum d'application doit etre de 2 heures.
f1}
1
(4
{5}
(6)
Un risque est considere comme sprinkle si :
- protection autonome, complete et dimensionnee en fonction de ls nature du stockage et de l'activite reellement presente en exploitation, en fonction des regles de l'art et des referentiels existants ; - installation entretenue et vérifiée reguliérement;
- installation en service en permanence.
Les ERP de categorie EF, SG, CTS, PS, OA et PA ainsi que les campings sont à traiter au Cas par Cas.
21 La notion de surface est definie par la surface développée non recoupée par des parois CF 1 heure minimum.
Le debit minimum requis ne peut etre inferieur a 60 m /h. Par ailleurs il s'agit d'un debit mini simultane disponible
Nombre d'hydrants à titre indicatif, sous reserve du respect du debit mini requis.
Par les voies de circulation {voies engins] au sens de l'arrete du 25 juin 1980.
Par des chemins stabilises (largeur mini 1,8 m}. CS = colonne seche (lorsque requise).
#
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9
3. LES ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC (ERP)Recherche
dans
fascicules
ACTIVITE
STOCKAGE
Catégorie 1 à 3
en fonction des
fascicules de
Fannexe !
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9
4. LES RISQUES INDUSTRIELS
4.1. CLASSEMENT DES ACTIVITÉS ET STOCKAGES
4.1.1. Principes
Avant de déterminer les besoins, en eau, il est nécessaire de connaître le niveau du risque, qui est fonction de la nature de l’activité exercée dans les bâtiments et des marchandises qui y sont entreposées.
Le niveau du risque est croissant de la catégorie 1 à la catégorie 3.
Il convient de différencier le classement de la zone activité et de la zone de stockage des marchandises.
Les fascicules de l’annexe 1 donnent les exemples les plus courants en fixant la catégorie de la partie activité d’une part et de la partie stockage d’autre part.
4.1.2. Organigramme de la méthode
Cas particulier :
Les locaux dont une des parois est constituée par des panneaux sandwichs (plastique alvéolaire) doivent, au minimum être classés en catégorie 2.
Dans le cas où des marchandises classées différemment seraient réunies dans un même entrepôt et sans être placées dans des zones spécifiques, le classement doit être celui de la catégorie la plus dangereuse.
Dans le cas où les produits différents seraient stockés dans des zones distinctes on se référera au principe énoncé au § 4.2. - 4ème alinéa.
4.2. DÉTERMINATION DE LA SURFACE DE RÉFÉRENCE DU RISQUE
La surface de référence du risque est la surface qui sert de base à la détermination du débit requis.
Cette surface est au minimum délimitée, soit par des murs coupe-feu 2 heures conformes à l’arrêté du 03 août 991, soit par un espace libre de tout encombrement, non couvert, de 10 m minimum. Il pourra éventuellement être tenu compte des flux thermiques, de la hauteur relative des bâtiments voisins et du type de construction pour augmenter cette distance.
Cette surface est à considérer comme une surface développée lorsque les planchers (hauts ou bas) ne présentent pas un degré coupe-feu de 2 heures minimum. C’est notamment le cas des mezzanines.
La surface de référence à considérer est, soit la plus grande surface non recoupée du site lorsque celui-ci présente une classification homogène, soit la surface non recoupée, conduisant, du fait de la classification du risque, à la demande en eau la plus importante.activité 1500 m2 stockage 500m2
catégorie 1 catégorie 2
Faire le calcul des besoins en eau pour 1500 m2 en catégorie
l et y ajouter les besoins en eau pour 500m?2 en catégorie 2.
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9
Cas particulier d’une zone non recoupée contenant plusieurs types de risque Bâtiment non recoupé présentant une zone de fabrication dont le risque est de catégorie 1 et une zone de stockage dont le risque est de catégorie 2.RETENUS POUR LE COMMENTAIRES
HAUTEUR DE STOCKAGE l'! PRE, OR
- Jusqu'à3 m 0
- Jusqu'à 8 m +01
- Jusqu'à 12m +02
- Au-delà de 12m +05
TYPE DE CONSTRUCTION F1
- ossature stable au feu 2 1 heure - 0,1
- ossature stable au feu 2 30 minutes 0
- ossature stable au feu < 30 minutes +01
TYPES D'INTERVENTIONS INTERNES
- accueil 24H/24 (presence permanente -01
à l'entrée] °
- DAI généralisée reportée 24H/24 71/7 -01
en telesurvellance ou au poste de :
secours 24 H/24 lorsqu'il existe, avec des
consignes d'appels.
- service de sécurité incendie
24h/24 avec moyens appropriés équipe -03° de seconde intervention en mesure
d'intervenir 24h/24}
E coefficients
1+ Z coefficients
Surface de référence {S en mr)
Qi=30x$_ x (1+2 Coef] PI
500
Catégorie de risque "!
Risque 1 :QI1=Qx1
Risque 2 :Q2=Qx 1,5
Risque 3 :Q3=Qx2
Risque sprinidé Pl : Q1.Q2 ou Q3 = 2
DEBIT REQUIS 1/1 |Q en mé/h]
1 sans autre précision, la hauteur de stockage doit être considérée comme étant égale à la hauteur du bâtiment moins 1 m {cas des bätiments de stockage).
# Pour ce coefficient. ne pas tenir compte du sprinkleur.
3 Qi : débit intermédiaire du cakul en m°/h.
# L3 catégorie de risque est fonction du classement des activités et stockages {voir annexe 1].
Un risque est considéré comme sprinklé si :
- protection autonome, complete et dimensionnée en fonction de la nature du stockage et de l'activité réellement présente en exploitation, en fonction des régles de l'art et des référentiels existants :
W Aucun débit ne peut être inférieur à 60 m°/h.
M La quantité d'eau nécessaire sur le réseau sous pression (cf. £ 5 alinéa 5] doit être distribuée par des hydrants situes à moins de 100 m des entrées de chacune des cellules du bätiment et distants entre eux de 150 m maximum.
* Si ce coefficient est retenu, ne pas prendre en compte celui de l'accueil 24h) 24.
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9
4.3. DÉTERMINATION DU DÉBIT REQUIS
Tableau 3 – Détermination du débit requisRDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9
5. DISPOSITIONS COMMUNES AUX 3 MÉTHODES
La valeur issue du calcul doit être arrondie au multiple de 30 m3/h le plus proche.
Une valeur de débit très importante implique la nécessité de mettre en place des mesures de prévention et de protection complémentaires (extinction automatique à eau, recoupements, disposition ou composition différente des stockages…).
Pour assurer la défense contre l’incendie de l’établissement, les besoins en eau précédemment définis doivent, sauf cas particuliers, être disponibles pendant un minimum de 2 heures.
Le projet d’implantation des hydrants doit être validé par le service départemental d’incendie et de secours.
Le débit n’implique pas un nombre d’hydrants à installer. Il est tout à fait possible que l’exigence soit par exemple de 180 m3/ h et que les services de secours exigent 5 hydrants sur le site avec prise en compte hydraulique de 3 hydrants simultanément. Le nombre d’hydrants à installer peut dépendre de la géométrie du bâtiment.
Dans le cas où la totalité du débit disponible ne pourrait être obtenue à partir du réseau d’eau (public ou privé), il est admis, que les besoins soient disponibles dans une ou plusieurs réserves d’eau propre au site, accessible en permanence aux services de secours. Ces réserves d’eau (naturelles ou artificielles, publiques ou privées), doivent être équipées ou réalisées conformément aux règles d’aménagement des points d’eau définis par la circulaire interministérielle n° 465 du 10 décembre 1951 le règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie).
Les projets d’implantation et d’équipement, ainsi que la réalisation des dites réserves, judicieusement réparties, doivent être validées par le service départemental d’incendie et de secours.
Afin de faciliter l’attaque rapide du sinistre et de réduire les délais de mise en œuvre des moyens de secours, il est recommandé de disposer sur le réseau sous pression d’un minimum d’un tiers des besoins en eau.
Exemple :
Besoins en eau Q = 540 m3/h ; Les poteaux incendie pris sur le réseau d’eau de ville peuvent assurer un débit simultané de 180 m3/h ;
Bilan final : 540 – 180 = 360 m3/h soit pour 2 heures, mise en place d’une réserve d’eau de 720 m3.
Selon les conditions d’accès et de disponibilité, les ressources en eau pourront être communes à plusieurs risques.
Cas particulier : Les nouvelles zones (zones industrielles, artisanales ….) à aménager, pour lesquelles la destination n’est pas définie avec précision, doivent être étudiées en fonction des règles d’urbanisme et des textes en vigueur, en tenant compte de leurs utilisations possibles.RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9
ANNEXE 1
Classement des activités et stockages
Répartition en fascicules
Fascicule A : Risques accessoires séparés communs aux diverses industries
Fascicule B : Industries agro-alimentaires
Fascicule C : Industries textiles
Fascicule D : Vêtements et accessoires. Cuirs et peaux
Fascicule E : Industrie du bois. Liège. Tabletterie. Vannerie
Fascicule F : Industries métallurgiques et mécaniques
Fascicule G : Industries électriques
Fascicule H : Chaux. Ciment. Céramique. Verrerie
Fascicule I : Industries chimiques minérales
Fascicule J : Produits d'origine animale et corps gras
Fascicule K : Pigments et couleurs, peintures. Vernis et encres. Produits d'entretien
Fascicule L : Cires. Résines. Caoutchouc. Matières plastiques
Fascicule M : Combustibles solides, liquides, gazeux
Fascicule N : Produits chimiques non classés ailleurs
Fascicule O : Pâte de bois. Papiers et cartons. Imprimerie. Industries du livre
Fascicule P : Industries du spectacle (Théâtre, Cinéma, etc.)
Fascicule Q : Industries des transports
Fascicule R : Magasins. Dépôts. Entrepôts. Chantiers divers
S.O : Sans objet
RS : Risque spécial. Devra faire l’objet d’une étude spécifique.
Rappel : Tous les locaux dont une des parois est constituée par des panneaux « sandwich » (plastique alvéolaire) doivent au minimum être classés dans la catégorie 2.Fascicule A
Risques accessoires séparés, communs aux diverses industries
01 Cnaufferies et gazogènes fixes
02 Force motrice
o3 Ateliers spéciaux et magasin général d'entretien
oa Ateliers spéciaux de peinture et/ou vernis dont le point éclair est
inférieur à 55° C
05 Laboratoires de recherches, d'essais ou de contrôle
06 Ordinateurs, ensembles électroniques, matériel électronique des centraux
de commande et des salles de controle
Fascicule B
Industries agro-alimentaires
CATECORE RISQUE
es
RS RS
RS RS
1 2
RS RS
1 2
1 2
Rappel: Tous les locaux dont une des parois est constituée par des panneaux « sandwich » (plastique alvéolaire) doivent au minimum être classés dans la catégorie 2.
8
&
889
888
&
= ©
©
N
>
3
Moulins à blé et autres matières panifiables
Négociants en blé, en grains ou graines diverses, et/ou légumes
secs. Coopératives et stockeurs de grains. Transformateurs de
grains, de graines de semence ou autres et risques de mème
nature, dénaturation du bié
Farines alimentaires, minoteries sans moulin, sans fabrication de nourriture Pour animaux
Fabriques de pâtes alimentaires
Fabriques de biscuits
Fabriques de pain d'épices, pains de régime, biscottes. Boulangeries et pätisseries industrielles.
Fabriques d'aliments pour les animaux avec Droyage de grains
Fabriques de moutarde et condiments divers
Torréfaction avec Ou sans Droyage
Séchoirs de cossettes de chicorée {sans Torréfaction)... _
Traitement des noublons ou plantes pour herDoristerie.…......... _ Fabriques de fleurs séchées
Stérilisation de plantes
Traitement des noix et CErneaux
Tabacs
Déshydratation de luzerne
Broyage de fourrage et autres plantes sèches
Sucreries et raffineries. Räperies de betteraves
Fabriques de produits mélassés
Magasins de sucre et mélasses
Caramels colorants (fabrication par TOUS procédés)
Boissons gazeuses. Apéritifs. Vins
CATEOORE RISQUE
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 1
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9SES
a
SU
BRÈÉS
VE
nBU
ne
Détilleries d'eaux-de-vie Qusqu'à 72° centésimauno Ditilleries d'alcoo!s (plus de 72° centésimaux
Fabriques de liqueurs
Fabriques de vinaigre
Brasseries
Maiteries.
Fabriques de chocolat
Fabriques de confiserie, nougats, suc de réglisse, sirops.
Traitement du miel
Moulins à huile d'olive ou de noix
Hulleries de coprahs, arachides et graines diverses (sauf e ins de -
Extraction d'huile de pépins de raisins
Mouture de tourteaux
Fabriques de margarine
Fabriques de lait condensé ou en poudre
Laiteries, beurreries, fromageries
Conserves et salaisons de viandes. Conserves de légumes et fruits
avec ou sans déshydratation. Charcuterie industrielle... _ Industrie du poisson
Abattoirs
Fabrique de glace artificielle
Déverdissage. Maturation. Mürisserie de fruits et IÉgUmMes
Stockage en silos
Industries textiles
Tous les ateliers de préparation à la filature doivent être
classés en catégorie 1
Effilochage de chanvre, jute, lin etvou de tissus de coton (sans
chiffons gras)
Fabriques d'ouate de coton, couches culottes et articles dérivés. : Négociants en déchets de coton
Délainage de peaux de mouton (avec ou sans lavoirs de laine).
Lavoirs de laine (sans détainage de peaux de mouton).
Epalllage chimique de laines
Confection de pansements
Filatures de jute
Hilatures de coton
Tissages de verre
Fabriques de moquettes avec enduction
Enduisage, encollage ou flocage de tisSUS OU de Papiers... Fambage et grillage d'étoffes
Imperméabilisation de bâches
Toiles cirées, inoléum
1 RS
RS RS
RS rs
1 1
1 1
1 2
1 2
1
1
RS 2
RS 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
SO. RS.
CATEOORE RISQUE
Activité Stockage
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2!
1 2!
1 1
2 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 Le cas des entrepôts de jute ou de coton doit faire l'objet d'une étude spéciale en raison des dangers pour La résistance mecamique de La construction consécutif à l'absorphon d'eau par la matière premuere.
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D914 Toute autre industrie de fibres naturelles (soie, laine, jute coton, lin. chanvre et autres végétaux, etc...)
45 Toute autre industrie de fibres synthétiques OU MÉIANYÉES …..........
Fascicule D
vetements et accessoires. Cuirs et peaux
893
8
B&R
2 Confection de vêtements, corsets, lingerie, avec ou sans vente
au détail
Fourreurs, avec travail de confection
Manufactures de gants en tissus OU en peau
Fabriques de chapeaux de feutre de laine, de feutre de poils,
de chapeaux de soie, de bérets.
Confectionneurs de chapeaux de paille
Fabriques d'articles Cchaussants, sauf les articles en Caoutchouc ou en matières plastiques (CF. fascicule D
Fabriques de couvertures
Fabriques de couvre-pieds et douDiures pour vêtements et
coiffures, ouatines, avec emploi d'ouate, kapok, laine, duvet
ou fibres cellulosiques ou synthétiques
Fabriques de matelas (avec ou Sans ressorts), désinfection,
épuration et réfection de matelas en laine, crin, kapok. fibres
artificielles ou synthétiques et autres matières textiles.
Tapissiers gamisseurs de sièges avec outillage MÉCANIQUE
Fabriques de parapluies
Fabriques de courroies, bâches, voiles pour la navigation, sacs
et objets divers en tissus
Fabriques de boutons, chapelets
Blanchissage et repassage de linge.
Teinturiers-dégraisseurs
Plumes d'ornement, de parure et pour literie et COUETTES … Fabriques de fleurs artificielles
Tanneries, corroleries, mégisseries
Cnamoiseries
Apprèts de peaux pour là pelleterie et là fOUNTUTE
Fabriques de cuirs vernis
Fabriques de tiges pour Chaussures
Maroquinerie, sellerie, articles de voyage en cuir ou en matières
plastiques, objets divers en cuir
Teintureries de peaux
Activité stockage |
1 2
1 2
CATEOORE RISQUE
Activite Stockage
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
À 2
À 25
1 1
1 2
1 1
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 2
1 3 pour le: rouleaux de matière: plastique: ou de caoutchouc alvéolaire:
22 si utilisation de matières plastiques alvéolaires.
3 3 en cas d'utilisation de matières plastiques alvéolaires.
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9Fascicule E
Industrie du bois. Liège. Tabletterie. Vannerie
38
As
588
Scieries mécaniques de bois en grumes à l'exclusion des
scier ies forestier 65).
Travail mécanique du bois (non classé ailleurs).
Ateliers de travail du bois sans OUtIII2ge MÉCANIQUE
Fabriques de panneaux de particules, bois reconstitué, bois
moulé, à base de copeaux, sciure de bois, anas de lin ou
matières analogues. Fabriques de panneaux de fibres de Dois … ne
Fabrique de futailles en bois
Tranchage et déroulage de bois de placage, fabriques de
panneaux contrepliqués
Fabriques de farine de modèle en bois
Préparation du liège (traitement des lièges Druts).
Fabriques de bouchons de liège
Agglomérés de hège. avec toutes opérations de CONCassa9€.
brovage, trituration, biutage avec classement et montage de
liège aggloméré, avec ou sans fabrication, usinage :
Articles de Saint-Claude. Articles en bois durci "
Brosses, balais, pinceaux
Fascicule F
Industries métallurgiques et mécaniques
GR
2
8S38A8
Façonnage, travail mécanique, usinage, ajustage et assemblage de métaux
métallisation, phosphatation et polissage
de métaux
Emaillage. Vernissage. Impression Sur métaux
Goudronnage ou bitumage d'ODjets MÉTANIQUES...................... Fabrication ou montage d'avions
Fabriques d'automobiles
Carrosseries de véhicules en tous genres
13 si les ilots de stockage ont une surface au sol supérieure à 150 m°
2 en fonction de La marchandise entreposée
CATEOORE RISQUE
Activité Stockage
1 2
2 2
2 2-3!
1 2
1 2
1 2
2 2
1 1
1 2
1 2
CATEOORE RISQUE
Activité Stockage
1 1
1 1
1 1
1 1
1 1
RS RS
2 2
2 2
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D909 Fabriques de papiers en métal @IUMINIUM, ÉTAN) …................. _
10 Affineries de métaux précieux
11 Bÿouterie, orfèvrerie, joaillerie
Fascicule G
Industries électriques
01 Stations émettrices de radiodiffusion et de télévision. Stations relais
02 Fabrication, montage et réparation de matériel électro-
techniques industriels et d'appareillage industriel haute,
moyenne et basse tension
03 Fabrication, montage et réparation d'appareillage d'installation
basse tension domestique, d'appareils électrodomestiques
et/ou portatifs, d'appareils électroniques grand PUDIIC
04 Fabrication, montage et réparation d'appareils électroniques
radioélectrique ou à courants faibles, et/ou d'appareils et équipements de mesures électriques OU ÉlECTrONIQUES
05 Fabrication de composants électroniques (transëtors, résistances circuits intégrés, etc) et de composants électriques pour courants faibles (circuits oscillants, etc.)
06 Accumulateurs (fabriques d)
07 Piles sèches fabriques de)
08 Fabriques de lampes à incandescence et/ou de tubes fluo- rescents ou luminesoents
09 Fabriques de fils et câbles électriques
Fascicule H
Chaux. Ciment. Céramique. Verrerie
n
&B
&
R
2 Fabrication de la chaux, du plâtre, du ciment. moulins à chaux,
plâtre, calcaires, pnosphates ou scories
Cuisson de galets, broyage et préparation mécanique de galets,
terres, ocres, minerais divers.
Fabriques d'agglomérés et moulages en ciment, fabriques de
produits sillco-Calcaires
Fabriques de marbre artificiel, scieries de marbre OU de pierre
de taille
Briqueteries et tuileries
1 1
4 1
4 1
CATEOORE RISQUE
Activité Stockage
1 so
4 2
4 2
1 2
1 2
1 2
1 2
4 1
1 2
CATEOORE RISQUE
Activité Stockage
4 1
4 1
1 1
1 1
1 1
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D906 Faïences, poteries, fabriques de porcelaine, grès, cérame. 4 4 produits réfractaires, décorateurs SUr POTOBIAINE
07 Fabriques de verre et glaces (soufflage et façonnage de 4 1 verre à chaud)
08 Fabriques d'ampoules pharmaceutiques 1 1 09 Miroiteries 1 1
Fascicule !
Industrie chimique minérale
DOIVENT ETRE TRAITES EN RS, NOTAMMENT:
O1- la fabrication et le stockage de produits chimiques divers
{cniore, chlorures aicalins, nypochlorites, cniorates et perchiorates {par électrolyse à froid, acide sulfurique, acide chlornydrique, sutfates alcalins, sulfates métalliques, soude, potasse, ammoniaque synthétique, ammoniaque, sulfate d'ammoniaque, de nitrate d'ammoniaque, cyanamide caicique, nitrate de soude, nitrate de potasse, salpetreries, raffineries de salpètre, acide nitrique, nitrate d'ammoniaque, ammonitrates, nitrate de soude. nitrate de potasse, superphosphates et engrais composés, air liquide, oxygène, azote, gaz carbonique, soufre, sulfure de carbone, carbure de calcium, alun, acétate de cuivre (verdet, etc...)
02-Traitement des ordures ménagères
A L'EXCEPTION DE :
CATEOORE RISQUE
| Activité | Stoxage |
03 Allumettes | 2 | 2 |
Fascicule J
Produits d'origine animale et corps gras
DOIVENT ETRE TRAITES EN RS, NOTAMMENT:
Traitement de matières animales diverses
Dégras, huiles et graisses animales
Dégraissage d'os
Noir anima
Fondoirs ou fonderies de Suif
Fabriques de caséine
Stéarineries avec ou sans fabrique de bougies
Bougies stéariques
Fabriques de colle forte et gélatine
Albumine S88I8RERRA
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9A L'EXCEPTION DE :
11 Fabriques de savon
12 Epuration de giycérine
Fascicule K
Pigments et couleurs, peintures. Vernis et encres, produits d'entretien
BR
898A
Pigments métaliques Pigments minéraux
Couleurs végétales
Laques et colorants organiques synthétiques (couleurs artificielles)
Fabriques de peintures, vernis et/ou encres aux résines naturelles ou
syntnétiques, à la cellulose (autres que les vernis nitro- cællulosiques), aux
bitumes, aux goudrons OU au latex, vernis gras
Fabriques de peintures et encres à base OrganiQUE _
Fabriques de peintures et vernis cellulosiques
Fabriques de peintures et encres à l'eau
Cirage ou encaustique
Cires. Résines. Caoutchouc. Matières plastiques.
8
3
888
GR
Qires, cierges et bougies de cire
Résine naturelle
Fabrication de matières premières pour objets en matières
plastiques {granulés}
Polymérisation et transformation de matières plastiques alvéolaires……
Transformations de matières plastiques nON alvéONAIreS Travail de l corne, de la nacre, de l'écaille, de l'ivoire, de l'os
Fabriques d'objets en ces matières à l'exclusion des Doutons
Fabriques de montures de lunettes, sans fabrication de
Transformation du caoutchouc naturel ou synthétique, guttapercha,
ébonite (à l'exclusion des fabriques de caoutchouc synthétique. de
pneumatiques et chambres à air)
13 en cas d'utilisation de caoutchouc alvéolaire.
CATEOORE RISQUE
Activité stockage |
1 1
1 2
CATECORE RISQUE
Activite Stockage
1 1
1 1
1 1
RS RS
1 2
RS RS
1 1
RS 2
CATEOOPE RISQUE
Activite Stockage
1 2
2 2
2 2
2 3
1 2
1 2
1 2
2 2
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D909 Fabrication de caoutchoucs et de latex synthétiques (Buna, Perbunan, Néoprène, Caoutchouc Butyi, Tniokol, Hypalon, élastomères silicones ou fluorés, etc}
10 Fabriques d'enveloppes et chambres à air POUr PNEUMATIQUES
Fascicule M
Combustibles solides, liquides, gazeux
8
889
8
AB
GR
Mines de combustibles (installations de surface). Agglomérés
de charbon. Electrodes et balais en charbon de cornue ou coke de pétrole
Traitement du graphite. Pulvérisation du charbon. TOUrDE.......... Ateliers de carbonisation et distillation du Dois. StOCkKage
Appareils de forage. Centres de collecte, centres de production,
puits en exploitation
Raffineries de pétrole
entrepôts. dépôts. magasins et approvisionnements d'hydrocarbures,- d'acétylène, de gaz et liquides combustibles
Essence synthétique. Mélanges, traitement d'huiles minérales
lourdes. Régénération d'huiles minérales usagées
Entrepôts, dépôts, magasins et approvisionnements d'aicoO!
Ateliers de remplissage et stockage de DOMDES à 2ÉTOSOIS..…..... …
Usines à gaz de nouille, fours à coke, gaz à l'eau.
Distillation des goudrons de nouille
Traitement et/ou mélange de goudron, bitumes, asphaltes et
émutsions pour routes
Production et remplissage de bouteilles d'acétyiène.
postes de compression de gaz de ville ou de gaz naturel...
Fascicule N
Produits chimiques non classés ailleurs
o1
02
Extraits tannants et tinctoriaux
Amidonneries et féculeries. Dextrineries. GIUCOSErIES... ue
13 en cas d'utilisation de caoutchouc alvéolaire.
Activité stockage |
RS 21
2 RS
CATEOORPE RISQUE
ivi —
RS RS
2 RS
RS RS
RS RS
RS RS
RS RS
so RS
RS RS
RS RS
RS RS
RS RS
CATEOORE RISQUE
Activité stockage |
RS RS
1 1
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9889388
&
Fabriques de poudre noire, de poudres sans fumée, etc.
Fabriques d'explosifs. Fabrication de fuiminate, azoture de plomb, amorces, détonateurs, capsules. Fabriques de cartouches pour armes portatives.. Ateliers de chargement de munitions de guerre, fabriques
d'artifices
Extraction de parfums des fleurs et plantes arOMatiQUes
Parfumeries {fabrication et conditionnement)
Fabriques de films, plaques sensibles, papiers pnotographiques
Fabriques de produits chimiques non Classés ailleurs :
Fascicule O
Pâte de bols. Papiers et cartons. Imprimerie. Industrie du livre.
58893
RAnBGRA2
Fabriques de pâte à papier sans fabrication de papier OÙ Kraft...
Papeteries
Cartonneries
Façonnage du papier
Façonnage du carton
Fabriques de papiers Ou cartons Ditumés ou goudronnés, Ou
de simili-linoléum
Pnotogravure. Clicheurs pour imprimerie sans PhOTOYrAVUrE … Imprimeries sans héliogravure ni flexogravure Imprimeries avec héliogravure ou flexogravure Assembieurs, Drocheurs, relieurs
Fascicule P
Industries du spectacle
8
&
R
2 2 Theatres :
Ateliers ou magasins de décors.
Salles de cinéma :
Laboratoires de développement, tirage, travaux SU FiIMS
1RS si stockage en cuve.
2 RS en cas de présence de bobine: de papier stockées verticalement
Activité Stockage
rs rs
rs rs
rs 21
RS 2
rs 2
4 2
rs rs
CATEOORE RISQUE
1 2
1 2
1 z
1 2
1 2
1 2
1 2
1 À
1 2
1 2
CATECORIE RISQUE
_
voir chapitre
ERP
4 2
voir chapitre
ERP
1 2
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D905 Studios de prises de vues cinématographiques, studios de radiodiffusion et de télévision, studios d'enregistrement... 1 2 06 Loueurs et distributeurs de films 1 2 07 Pnotographes, avec OU Sans Studios OU KDOTATOITES …............... 1 2
Fascicule OQ
Industries des transports
CATEOORE RISQUE
ivité —
01 Garages et ateliers de réparation d'automobiles 4 2 02 Parkings couverts 1 so 03 Station service, magasin d'accessoires d'équipement de pièces détachées et de produits pour l'automobile 1 2 04 Entreprises de transports, transitaires, camionnages et
déménagement 1 2
05 Dépôts. remises et garages de tramways et chemins de fer
électriques, Ou de trolleyDUS 4 2 06 Hangars pour avions, hélicoptères, etc. rs rs 07 Chantiers de construction et de réparation de NAVITES : rs rs 08 Remises et garages de bateaux de plaisance avec OU sans
atelier de réparations 4 2
Fascicule R
Magasins. Dépôts et Chantiers divers
CATECORE RISQUE
ivité —
o1 Centres commerciaux à pluralité de COMMENCE voir chapitre ERP
03 Drugstores voir chapitre ERP 04 Magasins en gros ou en détail d'épicerie voir chapitre ERP
05 Négociants en gros et demi-gros, sans vente au détail de tissus, draperies, soieries, velours, bonneterie, mercerie, passemen- 1 2 terie, broderies, rubans, tulles et dentelles (voir ERP pour magasin)
06 Magasins et dépôts 1 2 de fOUrrures {voir ERP pour magasin)
07 Magasins de vêtements, effets d'habillement, lingerie. sans
atelier de confection voir chapitre ERP
08 Magasins de nouveautés et Dazars. magasins d'articles de sport. voir chapitre ERP
supermarchés
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D910
"
12
13
14
15
16
17
18
Activité Stockage
Magasins de meubles et ameublement, avec OU Sans atelier de
petites réparations. mais sans aucun outillage mécanique 1 2 pour le travail du bois (voir ERP pour magasin)
Négociants en chiffons 1 2 Ateliers et magasins d'emballages . 1 . 2-31 en tous genres (voir ERP pour Magasin)
Magasins de quincaillerie, de bricolage et de matériaux de
second œuvre voir chapitre ERP
Négociants en bois sans débit de grumes 1 2 Dépôts de charbons de Dois 4 1
_ . - , 1 2 Entrepôts. docks, magasins pubiics, magasins généraux : | |; ERp pour Magasin)
Entrepôts frigorifiques 2 2
13 1 emballages en plastique alvéolaire.
RDDECI 26 ANNEXE 11
FICHE TECHNIQUE - R.D.D.E.C.I. de la Drôme Annexe
11 Extraits de l’instruction technique D9