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Déliberation - 2026 07.1 Projet charte utilisation IA au sein de la Ville dOnet le Chateau
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune d'Onet-le-Château.
Lien du pdf (Déliberation - 2026 07.1 Projet charte utilisation IA au sein de la Ville dOnet le Chateau)
Thèmes du document : Télécommunications et internet, Données personnelles, Intelligence artificielle et robotique,
ONET = CHÂTEAU
Date de présentation en Comité Technique :
Délibération DG/++++ du
Entrée en vigueur le
Mise à jour le
Charte de l’utilisation de
l’Intelligence Artificielle (IA)
au sein de la ville d’Onet-le-ChâteauIntroduction et définition de l’Intelligence artificielle
Opportunités et risques.
Engagements au sein de la ville d’Onet-le-Château
Utilisations possibles et proscrites dans la collectivité
Mise en œuvre et suivi
Lexique
P 3-4
P 5-7
P 8-9
P 10-12
P 13
P 14
SOMMAIREl'IA de quoi on parle ?
L'intelligence artificielle est un procédé logique et automatisé reposant sur un algorithme en mesure de
réaliser des tâches bien définies. Pour le Parlement européen, constitue une intelligence artificielle tout outil
utilisé par une machine afin de & reproduire des comportements liés aux humains, tels que le raisonnement,
la planification et la créativité. »
L'IA générative constitue l’un des sous domaines de l'intelligence artificielle : c’est une catégorie d’IA capable
de produire des contenus (texte, image, son). Il s’agit d’un système que l’on peut interroger en langage
naturel, comme si l’on s’adressait à un être humain, sans que cela ne nécessite de compétence technique
particulière.
Pourquoi une charte ?
La présente charte a pour objectif d'encourager une utilisation maîtrisée et responsable de l'IA
« générative » au sein des services de la Ville d'Onet-le-Château. Elle vise à tirer parti de ses nombreuses
possibilités tout en aidant à comprendre les enjeux, les risques et les bonnes pratiques qui y sont associés.
L'IA générative, largement diffusée aujourd’hui à travers des outils comme Le Chat (Mistral), ChatGPT
(OpenAIl) ou Copilot (Microsoft), s'appuie sur des modèles algorithmiques entraînés à produire différents
types de contenus à partir de vastes ensembles de données (corpus d'apprentissage). Ces corpus servent de
base de connaissance à la machine et lui permettent d'anticiper statistiquement, par un effet de mimétisme,
les réponses les plus probables à une demande formulée en langage courant. Ainsi, plus l'IA est nourrie par
des bases de connaissances riches et variées car, plus elle se trouve confrontée à répondre à des questions
sur de multiples sujets, plus elle gagne en & compétence ».
Même si l'A générative est aujourd’hui très avancée et capable de produire, du texte, des images ou encore
de courtes Vidéos, … son apprentissage continu et l'intégration régulière de nouvelles connaissances la font
évoluer en permanence. Cette dynamique s'accompagne toutefois de plusieurs risques et limites qu'il
convient de connaître.
Les capacités fonctionnelles de l’IA sont réelles et importantes, à condition d’en évaluer les conséquences en
matière de confidentialité, de souveraineté et de sécurité, voire de fiabilité. De la même manière, les impacts
humains, financiers et environnementaux doivent être pris en considération.
Si l’utilisation de lIA constitue un gain de temps et d'efficacité, il est nécessaire de rappeler qu’elle peut
également présenter des risques qui commencent progressivement à être documentés par les spécialistes de
la santé mentale tels que :
L'isolement ;
Le stress technologique ;
La perte d'autonomie et de compétence.
Introduction et définition de l’IA
Sur le plan environnemental, l'empreinte carbone des centres de données est d’ores et déjà plus élevée que
celle de toute l’industrie aéronautique.
Enfin en termes de sécurité informatique et de protection des données, l'IA implique également des risques
significatifs.
L'enjeu est réel car les IA, notamment génératives, sont au cœur d’une révolution technologique.
Elles constituent une évolution incontournable qui bouleverse le monde du travail comme l’arrivée d'Internet
en son temps.
L'IA représente une opportunité réelle pour les collectivités territoriales, à condition d’en être acteurs.
Elle peut aider à améliorer nos pratiques, optimiser nos processus et renforcer la qualité du service rendu.
L'enjeu sera de s’en saisir collectivement, avec discernement, méthode, esprit critique et ambition.
Il faut être clair ll À n’est pas là pour remplacer, mais pour accompagner.
Les objectifs qui sont les nôtres sont précis:
alléger les tâches répétitives, sans valeurs ajoutées et souvent chronophages ;
réduire la pénibilité de certaines missions;
prévenir les troubles musculo-squelettiques ;
permettre de se concentrer sur des missions à forte valeur ajoutée et sur les relations aux usagers.
Parce que nous avons fait le choix d’être acteurs de l’évolution du service public, et non de la subir, il
convient donc de faire preuve de prudence et de respecter les recommandations énoncées dans cette charte
lors de l’utilisation des solutions d'IA générative disponibles en ligne.
Cette charte a pour but de nous quider dans l'utilisation de l'IA au sein de notre collectivité, tout en nous
sensibilisant aux risques et limites technologiques. Elle vise à encourager une utilisation responsable et
éthique de l'A, au service des citoyens et de l’amélioration du service public. Mais aussi, à poser un cadre de
l'usage acceptable pour nos missions, respectueux des droits individuels et collectifs et ce, dans un esprit de
responsabilité sociale et environnementale.
Elle s'applique à tous les utilisateurs d'outils numériques mis à disposition par la Ville et notamment aux
agents(es), aux élus (es), au personnel de la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC), et aux personnels de
l'Éducation Nationale intervenants dans les écoles publiques communales...
Opportunités
Les possibilités offertes par l'IA générative sont aujourd’hui très vastes et les outils qui en découlent vont
profondément transformer les pratiques professionnelles de chacun. Ils permettront de faciliter certaines
tâches répétitives, de sorte que chaque agent puisse se recentrer sur son cœur de métier et sur les missions
nécessitant sa propre expertise.
Les bénéfices de l'A sont déjà perceptibles dans la vie quotidienne, par exemple sur les réseaux sociaux ou
dans le commerce en ligne. Dans le cadre professionnel, chacun pourra enrichir ses travaux en s’appuyant sur
des propositions nouvelles, issues de la variété des sources dans lesquelles l’IA est capable de puiser.
Même s’il reste difficile de mesurer précisément l'ampleur des apports futurs de l'intelligence artificielle, qui
évolue en permanence, plusieurs risques sont d’ores et déjà identifiés. Une réflexion préalable et une prise
de recul sont donc indispensables pour y recourir de manière responsable et sécurisée en tant qu’agent public.
Risque d'erreur
L'IA ne dispose ni de conscience ni de réelle compréhension des textes utilisés pour son entraînement ou
fournis dans une instruction. Le contenu qu’elle produit dépend fortement des données sur lesquelles elle a
été & formée ».
Les systèmes d'IA générative sont conçus pour générer automatiquement des contenus à la suite de
consignes délivrées par l'utilisateur: on parle & d'invité » ou de prompt » (qui peuvent être complétés de
documents ou d'images).
Toutefois, l’IA comporte des biais et peut également présenter des phénomènes & d’hallucination ».
Un biais est un résultat orienté, dû à des préjugés humains qui faussent les données d'entrainement ou
l'algorithme de l'A.
Une hallucination (ou confabulation) est une réponse fausse ou trompeuse qui est présentée comme un
fait certain par l'IA.
En l'absence de contrôle direct sur ces données d'apprentissage, il est probable qu’elle fournisse parfois des
résultats erronés, comme une date d’évènement incorrecte où une mauvaise interprétation du rôle d’un
personnage historique.
Or, les systèmes d’IA sont conçus pour être persuasifs et pour nous satisfaire, y compris par un résultat erroné.
Qui plus est, par défaut, ils limitent leurs recherches et réponses au plus simple si on ne les utilise pas
correctement.
Ces erreurs (& hallucinations ») peuvent être intégrées dans un travail si l'utilisateur ne les détecte pas.
l'est essentiel de garder à l'esprit que l'IA est loin d’être une source infaillible ou entièrement fiable :
une vérification systématique de la qualité et de la véracité des contenus générés reste nécessaire.
Opportunités et RisquesUne vigilance constante est indispensable pour corriger les réponses fournies par l'IA, qui doit rester un
outil d'aide et non un substitut au jugement et à l’expertise humaine.
Par ailleurs, l’utilisation non raisonnée des outils IA peut provoquer:
une déshumanisation des services rendus aux collectivités et à leurs agents ;
une altération et/ou une manipulation du jugement de l'utilisateur pouvant lui causer, à terme, un
préjudice physique ou psychologique ;
des évaluations de personnes sur des critères non transparents.
En tant que membres de notre collectivité, nous devons être particulièrement vigilants à ces risques
susceptibles d’entrainer :
des discriminations ;
la divulgation de données ;
une perception erronée des risques ;
un manque de transparence.
Ces risques sont particulièrement sensibles pour la Ville d'Onet-le-Château, dans la mesure où ils seraient à
même d'engager la responsabilité de l'administration ou de porter atteinte à son image.
Risque de discrimination
Un modèle d’IA peut également favoriser injustement un groupe de personnes en fonction de certains critères.
Les modèles algorithmiques sont en effet soumis à de nombreux biais, car le corpus d'apprentissage tend à
figer des stéréotypes qui peuvent ensuite influencer le contenu de certaines réponses.
En reproduisant des biais déjà présents dans la société, à partir des informations ayant servi à son
entraînement ou, de manière indirecte, par la formulation des requêtes des utilisateurs, l’IA peut orienter ses
réponses selon des critères liés, par exemple, à l'origine ou au sexe. À ce jour, ce risque de discrimination
demeure lun des principaux points faibles de l'A, certaines données historiques utilisées pour son
apprentissage contenant des biais qui peuvent être reproduits et amplifiés.
À titre d'illustration, si une IA était utilisée pour trier des candidatures à un poste de cadre dans un service
informatique, elle pourrait privilégier des C.V. masculins en s'appuyant sur l'historique des recrutements
passés, sans tenir compte d’autres Variables (répartition réelle des candidatures, évolutions sociétales, etc.).
Inversement, pour un poste en ressources humaines, des candidatures féminines pourraient être favorisées.
Dans les deux cas, le résultat obtenu serait discriminatoire et non conforme à la réglementation.
Plus largement, la présence de ces biais peut conduire à des résultats qui, utilisés sans analyse critique par
l'agent, risquent de porter atteinte à l'obligation de neutralité du service public.
Risque de divulgation
Toute information (donnée ou document) saisie dans un outil d’IA publique accessible en ligne est transmise
à un algorithme dont les données sont stockées chez le prestataire qui le fournit. Utiliser une IA publique
revient donc à envoyer l'information à l’extérieur de l’organisation.
Par ailleurs, les modalités d'exploitation et de stockage des documents transmis à ces systèmes ne sont pas
aujourd’hui totalement vérifiables. Toute information communiquée est susceptible d’être réutilisée,
revendue ou de réapparaître dans les résultats proposés à d’autres utilisateurs. En conséquence, seules des
données publiques librement réutilisables (open data) peuvent être envoyées à une IA externe. Les versions
de travail de documents destinés à être publiés ne sont pas considérées comme des données publiques,
contrairement, par exemple, aux informations déjà disponibles sur les sites internet de l’administration.
Note : en revanche, ce risque de divulgation ne s'applique pas de la même manière lorsque l'IA est
utilisée au sein du & cloud privé » de la collectivité (avec toute solution qui sera mise en place par
la ville), et cela pour les agents disposant d’un abonnement au support qui sera mis en place par la
ville).
Une perception erronée des risques
Elle peut notamment concerner le domaine contentieux car, selon les données prises en compte par IA, la
réponse peut ne pas tenir compte des dernières jurisprudences ou de récentes évolutions législatives et
règlementaires.
Comme cela a été évoqué, la fiabilité des réponses de l'IA n’est pas absolue et peut induire en erreur, d'autant
que les systèmes d’IA sont conçus pour être persuasifs et nous satisfaire. Un & prompt » orienté peut
conduire à une réponse inadéquate voire fausse.
Tout comme l’analyse d’une situation, selon les critères de recherche de l'IA utilisée, ses réponses peuvent
être orientées.
Risque de manque de transparence
En tant qu'organisme public, la collectivité doit pouvoir justifier ses processus décisionnels, surtout s'ils
incluent le recours à l'A. Celui-ci peut entrainer une certaine méfiance de la part des usagers face à une
justification peu claire, voire inexplicable car liée à l’utilisation d’un algorithme non maitrisé.Par cette charte, nous prenons collectivement les engagements suivants :
Neutralité
l'est essentiel de surveiller attentivement les partis pris et les & biais » présents dans les réponses
de l’IA afin d'éviter toute production ou diffusion de contenus inappropriés ou contraires aux Valeurs du
service public.
Référence : Code général de la fonction publique, article L121-2 (obligation de neutralité).
Recommandation : Privilégier les systèmes d’IA qui indiquent clairement leurs sources.
Transparence
L'utilisation de lIA ne doit pas être dissimulée au sein de l'organisation. La transparence et la
communication, piliers d’un usage responsable, exigent d’informer la hiérarchie dès qu’un contenu
généré par ces outils est employé.
Références : Règlement général sur la protection des données (RGPD), Code des relations entre le public et
l'administration (CRPA).
Recommandation : signaler aux personnes concernées tout recours à un algorithme dans une aide à la décision.
Respect de la confidentialité
Il convient de veiller à ne pas transmettre aux outils d'IA publics des informations relatives aux missions ou
au fonctionnement interne de l'administration, conformément aux obligations de secret et de discrétion
professionnelle prévues par le Code général de la fonction publique.
Références : RGPD, CRPA, IGI 1300, articles L.121-6 et L.121-7 CGFP.
Recommandation : N'introduire que des informations déjà publiques, en respectant les obligations de
discrétion, de secret professionnel et le devoir de réserve.
Note : en revanche, ce risque de divulgation ne s'applique pas de la même manière lorsque l'IA est
utilisée au sein du & cloud privé » de la collectivité (avec toute solution qui sera mise en place par
la ville), et cela pour les agents disposant d’un abonnement au support qui sera mis en place par la
ville).
Responsabilité
L'agent qui utilise l'IA pour produire un document en reste pleinement responsable, avec les
conséquences possibles pour les services de la ville d'Onet-le-Château.
Une maîtrise totale de son usage est requise, dans le respect des valeurs du service public.
Engagements au sein de la Ville d’Onet-le-ChâteauEnjeux environnementaux
L'IA générative consomme beaucoup d'énergie, tant pour son entraînement que pour son utilisation.
Son recours doit être évalué en fonction de la Valeur ajoutée réelle, en tenant compte de son impact
environnemental. Lorsque des outils moins énergivores suffisent, ils doivent être privilégiés.
Recommandation :
Choisir l'outil adapté à chaque besoin (moteur de recherche pour une simple consultation, tableur comme
Excel pour un calcul).
L'outil ComparelA de beta.gouv.fr permet d'évaluer la performance énergétique des modèles d'IA.
La mutualisation des ressources est également encouragée pour limiter l'empreinte écologique.
Concertation et accompagnement
Toute expérimentation d’IA au sein d’un collectif de travail doit se faire en concertation avec les
agents concernés, en les associant notamment à la définition des cas d'usage.
Cette démarche, menée en amont de la mise en œuvre, permet d'identifier les éventuels besoins de
formation et d'accompagnement.Cas d'usage autorisés
1. Résumé et rédaction
Les grands modèles de langage (LLM), spécialisés dans la génération de textes, permettent une économie
de temps significative pour l'analyse et la synthèse de documents non confidentiels. Ils constituent
également un appui précieux pour la génération d'idées, la rédaction et la correction de textes.
2. Création d'éléments visuels et sonores
De nombreux outils d’IA facilitent la production d'éléments visuels variés ou de contenus audio
(musiques de fond, montages, podcasts). Ils peuvent ainsi servir à concevoir des maquettes, des illustrations
ou propositions de logos, à condition que la plateforme utilisée autorise explicitement leur exploitation
commerciale. Cet usage doit rester mesuré, notamment en optimisant la qualité des & prompts » par des
essais préalables, afin de limiter l'empreinte écologique liée aux itérations multiples.
3. Recherche et information
L'IA permet d’accéder rapidement à des connaissances issues de sources multiples. Une vérification
systématique de la fiabilité des informations obtenues reste toutefois indispensable.
4. Traduction
L'IA offre une traduction instantanée de textes longs. Il convient néanmoins de s'assurer que les documents
traités ne présentent pas de caractère confidentiel.
Cas des utilisations proscrites dans la Collectivité
1. Déléguer production ou décision
L'IA doit être utilisée comme un assistant et non comme un remplaçant.
Toute production confiée sans contrôle à ces outils est à proscrire pour garantir la pertinence et la qualité des
contenus. Maintenir une maîtrise totale de son travail permet de limiter les risques d’erreur.
La génération de code informatique ou la résolution de bugs ne peuvent être déléguées à un système d’IA,
pour des raisons de confidentialité et de sécurité. De même, l'IA ne peut être utilisée pour des décisions
entièrement automatisées sans intervention humaine, du fait des erreurs et biais qu’elle peut engendrer.
2. Plagier
Le plagiat, lié à une délégation excessive de production, compromet le caractère personnel du travail lorsque
l'A réutilise des éléments issus d'œuvres d'autrui. Chacun doit veiller au respect du droit, notamment
de la propriété intellectuelle. Tout contenu généré par l'IA et intégré dans un travail personnel doit être
clairement identifié (citation des sources, reformulation, mention explicite, etc.) pour baliser le document.
Utilisations possibles et proscrites dans la Collectivité3. Traiter des données personnelles ou sensibles
Les IA publiques doivent être considérées comme des tiers auxquels il est interdit de transmettre des
données personnelles ou sensibles (de l'administration ou des usagers), ainsi que des informations à diffusion
restreinte, classifiées ou confidentielles (données contractuelles, juridiques ou financières).
Chacun doit éviter d'exposer lui-même ou son organisation par la communication de telles informations
à l'IA. En cas de doute sur la sensibilité des données envisagées, l’accord préalable de la hiérarchie est requis.
Note : en revanche, ce risque de divulgation ne s'applique pas de la même manière lorsque l'IA est
utilisée au sein du & cloud privé » de la collectivité (avec toute solution qui sera mise en place par
la ville), et cela pour les agents disposant d’un abonnement au support qui sera mis en place par la
ville).
En résumé, à retenir,
A ce jour, nous sommes tous en capacité d'accéder, sur nos postes de travail, ou sur nos équipements
personnels à des outils d'IA dit & grand public » : ChatGPT, Gemini, MISTRAL, COPILOT, Deepseek …
Sans interdire cet usage au travail, nous devons collectivement prendre des engagements pour une utilisation
responsable et éthique de ces outils. Par contre, les agents(es) dotés(es) par la collectivité d'outils IA ;
doivent prioritairement les utiliser et, en cas de traitement de données sensibles, en faire un usage exclusif
(utilisations possibles et proscrites au sein de la Ville d'Onet-le-Château).
En tout état de cause, toute utilisation de données souveraines (personnelles, confidentielles ou
mentionnant la ville d'Onet-le-Château) dans les outils d’IA génératives, autres que celles mises à
dispositions par la collectivité avec un cloud sécurisé, est formellement interdite.
Ainsi, les agents de notre collectivité doivent:
Limiter leurs usages au strict nécessaire pour ne pas alourdir empreinte carbone de l'établissement ;
Utiliser des outils IA qui respectent les normes éthiques et légales ;
Valider les recommandations et analyses fournies par l'IA avec des sources fiables ;
Informer les personnes concernées de tout recours à un outil d’IA ;
Informer immédiatement leur supérieur hiérarchique en cas de difficultés liées à l'usage des outils IA ;
Privilégier les outils IA mis à disposition par la collectivité ;
Suivre les formations proposées par la mairie sur l’utilisation de l'IA;
Ne jamais utiliser dans une IA non sécurisée par la collectivité des données souveraines: données à
caractère personnel ou confidentiel, données sensibles de la collectivité comme la cyber sécurité, le
budget, la sécurité des locaux … ;
Ne jamais traiter tout document ou information lié (e) à un processus de recrutement ou à une
candidature, y compris à un stage, à la carrière ou à la rémunération d’une personne avec une lA
générative grand public.
Ces sujets pourront évoluer à l'avenir, en fonction du niveau de sécurité des outils disponibles.
En toutes occasions, l'utilisateur d’un outil d’IA doit:
Conserver le contrôle de l'outil IA qu'il utilise ;
S'assurer de la sécurité et de la fiabilité de celui-ci ;
S'assurer que l'outil respecte la Vie privée des utilisateurs ;
S'assurer que l'outil est transparent et que ses sources sont accessibles ;
S'assurer que l'outil est non-discriminant et qu'il n’est pas anti-démocratique.
En cas de doute, l’utilisateur doit s’adresser aux agents du service informatique de la ville.
Le sujet de l'A implique une responsabilité collective.
Nous devons, dans ce domaine comme dans d’autres, garantir ensemble, quelle que soit notre fonction, le
respect des Valeurs de notre collectivité, et notamment la proximité, la solidarité et le dialogue.
L'usage de l'A ne doit en aucun cas nous éloigner de nos administrés, ni créer des ruptures au sein des
équipes, ou rompre les échanges humains.
Des points réguliers seront organisés par les chefs de pôles au sein des services pour échanger sur les retours
d'expérience. Retours analysés par le Codir qui est la structure ressource de la mise en œuvre des outils d’IA.
Il sera en charge d'établir des diagnostics réguliers sur les pratiques au sein de la collectivité, sur la mise en
place des outils au sein des services et proposer des évolutions de pratiques en la matière.
L'utilisation de l'A implique également une responsabilité individuelle, qui repose sur quatre engagements :
Je réfléchis:
Quel est l'objectif de ma tâche et l’usage de l'IA approprié pour l’exécuter ?
Je limite :
Je n'utilise lIA seulement si la valeur ajoutée le justifie et en en ayant toujours en tête le coût
énergétique et environnemental,
Je vérifie :
Je ne prends pas le résultat de l’IA comme argent comptant et j’expertise les réponses,
Je partage :
J'informe le destinataire de mon travail que j'ai utilisé l’IA pour m'assister, et je communique à mes
collègues les résultats qui peuvent leur être utiles pour éviter les doublons.
L'intelligence artificielle offre des opportunités intéressantes pour améliorer nos services.
En adoptant une approche responsable et en respectant cette charte, nous pourrons tirer le meilleur
parti de cette nouvelle révolution numérique, tout en préservant les valeurs qui sont les nôtres ainsi
que nos engagements envers les administrés et nos partenaires qui nous font confiance.
Le Maire
Jean-Philippe Kéroslian
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:
FONCTION nn nnrnrrnrnnrnnrrnnenenennnenneneneenenenenenenenenenenenneneneneneneneneneneneneeenenensses
Atteste avoir pris connaissance de la présente charte et m'engage à en respecter les principes.
Signature de l'utilisateur
Mise en œuvre et suivi
IA : L'intelligence Artificielle (IA) est un procédé logique et automatisé reposant généralement sur un
algorithme et en mesure de réaliser des tâches bien définies. Pour le Parlement européen, constitue une
intelligence artificielle tout outil utilisé par une machine afin de & reproduire des comportements liés aux
humains, tels que le raisonnement, la planification et la créativité ».
LLM : Un Large Language Model (LLM) est une IA entrainée sur une grande quantité de texte pour comprendre
ou générer du langage naturel. Il peut répondre à des questions, rédiger des textes ou traduire des langues
en s'appuyant sur son apprentissage.
Prompt : Instruction/question donnée à une intelligence artificielle pour obtenir une réponse ou un résultat
précis. C’est une sorte de commande qui guide l’IA dans la génération de textes, d'images ou d’autres
contenus.
Inférence : Étape de & réflexion » de l'IA, quand elle reçoit une consigne (un prompt) et qu’elle produit une
réponse en s'appuyant sur ce qu’elle a appris pendant la phase d'entraînement.
RAG : (Retrieval Augmented Generation) : méthode intégrant une récupération d'informations issues de
bases de connaissances spécifiques, afin que l'A produise des réponses contextualisées. Par exemple le RAG
permet notamment d'intégrer le corpus du service utilisateur afin que l'IA s’y réfère prioritairement.
Hallucination : L’hallucination désigne la production, par un modèle d'intelligence artificielle, de contenus
inexacts, non fondés ou fictifs, qui ne sont pas issus des données d’entraînement ni cohérents avec les faits.
Ce phénomène est particulièrement fréquent dans les modèles de langage, qui peuvent générer des
informations erronées tout en maintenant une forme linguistique fluide et convaincante.
Biais : résultat orienté, dû à des préjugés humains qui faussent les données d’entrainement ou l'algorithme
de l'IA.
LEXIQUE