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unknown - Communauté d'agglomération - Marne et Gondoire - MGS210
Document publié le Mercredi 1 janvier 2025
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Thèmes du document : Aménagement du territoire, Investissement et développement économique, Environnement,
J e a n - P a u l M i c h e l
En tant qu’élus, nous avons une obligation de
résultats. Il est toujours possible de trouver
une voie pour avancer malgré les difficultés. La
communauté d’agglomération est bien souvent
ce chemin, de même que le tissu associatif et
économique. Alors continuons d’agir ensemble.
Très bonne année à vous tous !
MARNE et GONDOIRE
N°210 - 11
janvier
2025 L ’ a c t u a
l i t é d e l a c o
m m u n a u t é d ’ a g g l o m é r a t i o n
L e m o t d u p r é s i d e n t
Les vœux de Marne et Gondoire L’extension de l’école de Dampmart
expliquée par ses architectes
Dans ce
numéroACTUALITÉ
Plus qu’un passage en revue des réalisations et
des projets, le président de Marne et Gondoire
a livré sa vision de l’action publique : rendre
les choses «fluides et simples», s’adapter pour
«aboutir à un résultat» quelles que soient les
contraintes. Parmi ces contraintes, figurent la
hausse des taux bancaires, des prix de l’énergie
et de la construction, sans compter l’incertitude
née de la dissolution. «Qui s’attendait à cette
succession de surprises qui a commencée par
le Covid en début de mandat il y a 5 ans ? Mais
aucun de nous n’a baissé les bras», a lancé
Jean-Paul Michel à ses homologues élus des
20 communes de Marne et Gondoire. Pour le
président, face au «brouhaha» national pesant,
les élus locaux doivent par leur optimisme et
leurs réalisations demeurer «un point de repère
pour les habitants». Cela passe aussi selon lui
par l’organisation d’événements «qui apportent
de la joie». Et de citer pour montrer que ce sujet
est loin d’être anecdotique, «les images, les sons,
les sensations» que chacun garde en mémoire
des Jeux Olympiques, «moments formidables,
instants magiques» qui constituent une «fierté
nationale».
«Il nous chacun fallu un grain de folie pour inscrire
notre nom sur une liste électorale», a encore
affirmé le président. Ce grain de folie, c’est
celui de penser pouvoir «améliorer le quotidien
des gens, sans toutefois se croire important»
mais en voulant simplement «être utile» par la
recherche de «l’intérêt général». Et selon l’élu,
une telle ambition commence par savoir naviguer
dans le maquis de la «sur-administration» : «on
ne constate aucun des chocs de simplification
annoncés, et ce n’est pas près d’arriver : les
textes continuent d’ajouter des contraintes aux
difficultés. Alors si l’on ne considère que les
règles à suivre avant de se lancer, c’est simple :
on ne fait rien. Il faut viser l’objectif d’abord, et
ensuite s’adapter aux règles.»
Pour traduire cette «volonté politique en action»,
le président estime avoir les outils nécessaires
grâce à un bureau communautaire «uni et soudé»
qui prend «toutes ses décisions à l’unanimité»
tout comme, «dans la très grande majorité des
cas», le conseil communautaire. Le président a
également cité les services de la communauté
d’agglomération «structurés, coordonnés» et
dotés «d’un circuit de décision court». Pour
preuve de cette «efficacité», Jean-Paul Michel
a mentionné la piste cyclable Saint-Thibault-
Montévrain, inaugurée en avril, «la première
du réseau vélo Île-de-France» et la passerelle
piétonne au-dessus de la A4 posée en octobre
dernier alors que cet ouvrage était «à l’origine
annoncé pour 2027-2028». Le président a enfin
souligné le rôle des entreprises : «l’agglomération
décide, organise mais ensuite, ce sont les
entreprises qui construisent sur le terrain. Et elles
aussi créent de la richesse écologique et sociale,
ne l’oublions pas.» Et voilà comment en 2024,
l’agglomération a pu «conduire de nombreux
projets, être agile et avancer rapidement tout
en s’adaptant». D’où la formule choisie pour
ces vœux 2025 : «sobre, efficace : Marne et
Gondoire».
«Avoir la
volonté
d’agir» Jean-Paul Michel présentait ses vœux
jeudi aux communes membres et aux
partenaires de l’agglomération. TUACTUALITÉ
Dans son discours, Jean-Paul Michel a cité pour
2025 deux actions complémentaires : la poursuite
du fonds de transition écologique qui finance les
projets des villes, notamment pour la rénovation
thermique des bâtiments communaux, et la
création d’un service commun de l’assistance à
maîtrise d’ouvrage «pour les communes qui ne
possèdent pas de services techniques étoffés.»
Parmi les autres actions prévues cette année,
citons des opérations telles que l’extension
du parc du Mont Évrin entamée en septembre
dernier, la poursuite de la réhabilitation des bords
de Marne dont les travaux devraient débuter à
l’automne à Montévrain, l’ouverture d’une maison
des mobilités à proximité de la gare de Bussy-
Saint-Georges (avec notamment le prêt gratuit
de vélos électriques) ou encore l’aménagement
de locaux pour les professionnels de santé à
Collégien et Thorigny.
En matière de tranquillité publique, le
maillage intercommunal va se poursuivre
avec la participation de Carnetin à la police
intercommunale et l’intégration de collégien au
centre de supervision urbain qui centralise déjà
les images de vidéo-protection de 5 communes.
2025 sera aussi l’année de la révision des deux
grands documents programmatiques : le Schéma
de cohérence territoriale et le Programme local
de l’habitat.
Les réalisations 2025
Les vœux avaient lieu à l’espace Charles Vanel
de Lagny. Les instrumentistes du conservatoire
intercommunal ont ouvert la soirée avant
d’accompagner dans la foulée les élèves du collège
Jacques-Yves Cousteau de Bussy-Saint-Georges qui
ont chanté le mondialement connu hymne à l’entraide
internationale We are the world. Cueillie à froid par
cette interprétation aussi douce que puissante, la
salle leur a réservé un tonnerre d’applaudissements
et d’acclamations. Bravo à tous, jeunes musiciennes,
musiciens, chanteuses et chanteurs, you’ll make a
brighter day !
Prenant la parole
également, le sous-préfet
de l’arrondissement de
Torcy, François-Claude
Plaisant a tenu à saluer
l’action des communes,
par le biais de leurs
polices municipales, en
matière de sécurité : «Les violences aux personnes
sur la voie publique se sont réduites de plus de
80% ces dernières années. Quand on s’y met
ensemble, ça fonctionne.» Le représentant de
l’État a aussi rappelé que la situation économique
locale ne s’était pas dégradée malgré les
incertitudes et s’est réjoui d’avoir pu créer avec
les agglomérations et les entreprises le territoire
d’industrie Marne et Brie industries. «Marne et
Gondoire a une volonté collective qui permet
d’aller plus loin», a conclu le sous-préfet.
«Quand on s’y
met ensemble, ça
fonctionne»
TU
TU
TUQuel est le parti-pris architectural de votre
projet ?
Johnny Loison : Depuis la rue principale, la pente
du terrain donne aux bâtiments de l’école une
allure de décor de théâtre, avec un premier, un
deuxième et un troisième plan. Leurs hauteurs
différentes renforcent cet effet. Les deux
toitures de l’extension laisseront percevoir ce
jeu de double et simple plans. Les colombages
formeront un clin d’œil à la bâtisse principale
de l’école située au troisième plan ainsi qu’aux
maisons anciennes de Dampmart.
Anaïs Parcheta : Nous voulions que l’extension
se relie à l’existant sans demi-niveaux tout en
épousant la déclivité naturelle du terrain. Nous
avons donc mené un travail sur des pentes
douces pour ne pas avoir à installer d’élévateurs
comme dans les locaux actuels.
Pourquoi utiliser le béton de chanvre pour les
façades ?
Johnny Loison : Notre agence est très engagée
dans la construction écologique. Un de nos
collaborateurs suit actuellement une formation
Passivhaus. Les seuils de cette certification
allemande sont de 50% inférieurs à la RE2020.
Nous allons construire une résidence seniors en
Isère qui y répond.
Pour revenir aux murs en béton de chanvre,
étant donné qu’il s’agit d’un élément végétal,
leur bilan carbone est meilleur que celui du
béton brut, ce qui permet d’atteindre les seuils
2025 de la réglementation RE2020. Le chantier
est également plus vert et moins générateur de
nuisances, car les panneaux arrivent préfabriqués.
Ils sont assemblés sur place dans une structure
porteuse en bois. C’est important car le site est
contraint et l’école doit continuer de fonctionner
pendant le chantier qui durera à peu près 16 mois.
Anaïs Parcheta : Un autre avantage est que des
champs de chanvre et une entreprise qui produit
ces panneaux se situent en Seine-et-Marne, à une
cinquantaine de kilomètres de l’école. Le chanvre
est une plante prolifique qui nécessite peu d’eau
pour sa culture. C’est une matière totalement
réglementée aujourd’hui, reconnue pour être un
matériau très isolant et insonorisant, qui n’a rien à
envier à la laine de verre. Plus précisément, c’est
la chènevotte qui est utilisée, la partie ligneuse
de la plante.
Aujourd’hui, le secteur de la construction
dégage à lui seul 39 % des émissions totales
de carbone liées à l’énergie et consomme 36 %
de l’énergie finale. Il est donc de notre
responsabilité d’apporter des réponses par ce
que nous appelons «le bon sens constructif».
Une autre spécificité de cette opération est le
recours aux puits canadiens…
Anaïs Parcheta : . Les puits canadiens permettent
d’acheminer dans les locaux de l’air à une
température naturellement régulée par les sols
Les architectes de Studio 8 qui
ont conçu l’extension de l’école
maternelle de Dampmart nous
présentent cette opération
dont la construction débutera
au printemps.
Marne et Gondoire Scope n°210 - 13 janvier 2024
ARCHI-FACILE
Studio 8
«En tant qu’acteurs
de la construction,
nous avons une
responsabilité
environnementale»
COMMENT CONSTRUIT-ON UNE ÉCOLE AUJOURD’HUI ?
DEUXIÈME VOLETL’air entre dans les locaux à une température
comprise entre 10° et 15°C avant d’en être extrait
par tirage naturel via des cheminées. C’est un
gain non négligeable en hiver pour réchauffer
les locaux ainsi qu’en été pour les rafraîchir. Ce
système complète la ventilation double flux.
Qu’en est-il de la disposition intérieure des
locaux ?
Johnny Loison : L’extension ajoute 3 classes aux
6 existantes. Nous y créons aussi un réfectoire
et une cuisine. En face de la cuisine, dans le
bâtiment existant, nous aménageons un espace
périscolaire et une bibliothèque. On s’est dit
que cela pourrait utile, et sympa, d’avoir accès
à la cuisine en fonction des activités qui y seront
menées.
ARCHI-FACILE
«La population de Dampmart est en
hausse constante, nous devons anticiper
l’avenir. À ce titre, il est important
également d’utiliser des procédés
respectueux de l’environnement et peu
consommateurs d’énergie.»
cuisine
+ réfectoire
Nouvelles
classes
Local poubelles Parvis sud
Accès Rue du
Château
Entrée sud
Abris parents
Periscolaire
Bibliothèque
Entrée nord
Abris parents
Amélioration
thermique
P
LAURENT DELPECH
MAIRE DE DAMPMART
Studio 8
OÙ EST-CE ?
Vous avez trouvé au moins une réponse ?
Envoyez-la à hebdo@marneetgondoire.fr
À la clef, un lot pour qui remportera 3 manches. Trouvé ?
Marne et Gondoire Scope - Lettre numérique d'actualité de Marne et Gondoire N°210 - Communauté d’agglomération de Marne et Gondoire, janvier 2025 Conception, rédaction, mise en page : Thomas Umiastowski