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unknown - Cancer du colon et du rectum
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune de Seclin.
Lien du pdf (unknown - Cancer du colon et du rectum)
Thèmes du document : Santé, Assurance, Famille,
Cancer du côlon
et du rectum
Modalités de dépistage
du cancer colorectal selon
l’âge et le niveau de risque
Ecoute psychologique, conseils juridiques,
accompagnement à l'assurance emprunteur
ligue-cancer.net
Ce document indique les modalités
de dépistage du cancer colorectal
selon l’âge et le niveau de risque.
Chaque année, près de 47 600 nouveaux cas de cancer
colorectal sont détectés chez l’homme et chez la
femme, et plus de 17 100 décèdent des suites de cette
maladie.* Pourtant détecté à un stade précoce, le
cancer colorectal peut être guéri dans 9 cas sur 10.
*Inca - Panorama des cancers en France - Édition 2023
Toute la Ligue partout en France
0 800 940 939 ( Appel gratuit en France, anonyme et confidentiel )
pour réduire les risques de cancer
Les bonnes pratiques
Limiter la consommation
de viande rouge, charcuterie
et graisses animales
Ne pas fumer et éviter l’alcool
le risque augmente
dès la première cigarette
et le premier verre
Augmenter la consommation
de légumes, fruits
et aliments riches en fibres
Bouger : pratiquer une
activité physique modérée
à intense au moins 30 min
par jour
ÉDITION FÉVRIER 2025 –
Le cancer
colorectal
est un cancer
ÉVITABLE !
Il peut être évité
si les lésions
précancéreuses
sont dépistées
et retirées avant
qu’elles ne se
transforment
en cancer.
PLUS D'INFOSUn peu d’anatomie :
où se situent le
côlon et le rectum
dans l’abdomen ?
Ces polypes vont grossir
et évoluer le plus souvent vers
des lésions précancéreuses
(adénomes) sans signes
visibles.
Une partie d’entre eux évoluera
vers un cancer dans les 10 ans,
d'où l'importance de leur
surveillance et de leur ablation.
côlon
estomac
foie
rectum
intestin grêle
œsophage
STADE I
STADE 0
tumeur ganglions
lymphatiques
ganglions
lymphatiques
atteints
métastases
à d'autres
organes
STADE II
STADE III
STADE IV
Le cancer colorectal se développe lentement à partir de petites
lésions appelées polypes qui apparaissent sur la paroi de l’intestin
(côlon et/ou rectum). Le côlon est aussi appelé gros intestin.
Comment se développe
un cancer colorectal ?
L’ÂGE :
À partir de 50 ans
le NIVEAU DE
RISQUE EST MOYEN
A. Le cancer colorectal survient majoritairement chez
les femmes et les hommes à partir de 50 ans ne
présentant pas de risque particulier autre que l’âge.
B. L’âge est le premier facteur de risque de développer
un cancer colorectal.
LES ANTÉCÉDENTS
pour lesquels le
NIVEAU DE RISQUE
EST ÉLEVÉ
A. LES ANTÉCÉDENTS PERSONNELS :
• Antécédent personnel de cancer colorectal ou
existence d’un (ou plusieurs) polypes (adénomes) lors
d’une coloscopie antérieure.
• Présence de Maladies Inflammatoires Chroniques
de l’Intestin (MICI - maladie de Crohn et rectoco-
lite hémorragique).
B. LES ANTÉCÉDENTS FAMILIAUX :
• Existence d’un parent au premier degré (père, mère,
frère, sœur, enfant) qui a été atteint d’un cancer
colorectal ou d’adénome avancé avant l'âge de 65 ans,
ou de deux parents quel que soit leur âge.
• Existence de plusieurs parents au deuxième ou
troisième degré qui ont été atteints de cancer
colorectal, quel que soit leur âge.
LES ANTÉCÉDENTS
FAMILIAUX
avec prédisposition
génétique pour
lesquels le
NIVEAU DE RISQUE
EST TRÈS ÉLEVÉ
Dans certaines familles, le cancer colorectal peut se
transmettre entre générations.
A. On suspecte une prédisposition génétique lorsque
deux parents du premier degré (père, mère, sœur,
frère, enfant) sont atteints par un cancer du côlon
et/ou du rectum, de l’utérus ou des ovaires dont au
moins un avant l'âge de 50 ans.
B. Une mutation génétique a été identifiée chez un
parent du premier degré atteint du syndrome de
Lynch (HNPCC – polypose adénomateuse familiale,
cancer colorectal héréditaire sans polypose).
Les facteurs de risque
de développer un cancer
colorectal
1
2
3Aucun dépistage n’est recommandé.
Avant 50 ans, le risque de développer un cancer
colorectal est très rare chez les personnes sans
facteur de risque.
Après 74 ans, il est recommandé de consulter son
médecin traitant en cas d’inquiétudes particulières.
Quel que soit l’âge, si l’un ou plusieurs des signes
intestinaux suivants surviennent :
• présence de sang visible dans les selles ;
• douleurs abdominales ;
• troubles digestifs inhabituels et persistants
(diarrhée ou constipation) ;
• amaigrissement inexpliqué ;
• anémie.
Je n’ai pas de facteur de
risque personnel ou familial.
Dois-je effectuer un dépistage
du cancer colorectal ?
25 à 49 ans
+ de 74 ans
Consultez votre médecin
rapidement.
Entre 50 et 74 ans, un test de dépistage du cancer
colorectal est recommandé tous les 2 ans.
Le test immunologique est simple, rapide et se réalise
chez soi. Ce test détecte la présence de sang
humain, invisible à l’œil nu, dans les selles
et permet de dépister la majorité des cancers
et des polypes avancés.
Il est pris en charge à 100 % par l’assurance maladie.
• À partir de 50 ans, une invitation à réaliser un test
de dépistage vous est envoyée par l'assurance
maladie.
• Si vous n’avez pas reçu votre invitation ou ne l’avez
plus, vous pouvez téléphoner à l'assurance maladie.
Vous prenez rendez-vous avec votre médecin
traitant. (la consultation est remboursée selon
les modalités habituelles de l’assurance maladie).
Au cours de la consultation :
• il vérifie que vous n’avez pas d’antécédents ou de
symptômes et que vous êtes concerné(e) par le test ; *
• il vous remet le test et les explications ;
• vous réalisez le test à domicile et vous l’envoyez
par la poste au laboratoire ;
• vous et votre médecin recevez les résultats ;
• vous revoyez votre médecin selon le résultat
du test.
* Si vous n’êtes pas concerné par le test (antécédents
personnels ou familiaux, ou signes digestifs), il vous orientera
chez un gastro-entérologue.
Les personnes éligibles ayant
reçu l’invitation au dépistage
ont la possibilité de
demander l'envoi du test
par courrier sur le site
internet :
monkit.depistage-colorectal.fr
Et peuvent consulter le
résultat du test en ligne,
sur le site :
resultat-depistage.fr
Les pharmaciens peuvent
également remettre le test
aux personnes éligibles.
La poursuite du dépistage doit s’apprécier
de manière individuelle. Parlez-en avec
votre médecin.
50 à 74 ans
+ de 74 ansDANS 96 % DES CAS, LE TEST ESTNÉGATIF
Cela signifie qu’aucun saignement n’a été identifié
dans le prélèvement. Vous serez réinvité 2 ans plus
tard pour réaliser un nouveau test de dépistage.
Certains polypes ou cancers peuvent ne pas
saigner au moment du test. Il est donc important
de refaire le test tous les 2 ans.
DANS 4 % DES CAS LE TEST EST POSITIF
Cela ne veut pas dire que vous avez un cancer, mais
que du sang a été détecté dans les selles. Pour
identifier l’origine de ce saignement, votre médecin
traitant vous adressera à un gastro-entérologue
pour réaliser une coloscopie.
Avant de réaliser une coloscopie, une préparation
de l’intestin et un régime sans résidu sont indispen-
sables pour un examen de qualité.
Effectuée sous anesthésie générale, la coloscopie
permet de déceler la présence éventuelle de
polypes et de les retirer. Dans plus de la moitié des
cas, la coloscopie permet de déceler une anoma-
lie, et de détecter une majorité de polypes, et dans
certains cas, un cancer.
Le cancer colorectal est un cancer évitable !
Grâce au dépistage, les lésions précancéreuses
(polypes avancés – adénomes) peuvent être
retirées avant qu’elles ne se transforment en
cancer. De plus, un cancer détecté à un stade
précoce sera guéri dans 9 cas sur 10.
Les résultats
du test immunologique
Si l’un ou des signes
intestinaux suivants
surviennent dans
l’intervalle :
- présence de sang dans
les selles ;
- douleurs abdominales ;
- troubles digestifs
inhabituels et persistants ;
- amaigrissement inexpliqué ;
- anémie.
Consultez votre
médecin rapidement.
Vous avez des antécédents personnels ou
familiaux et présentez un RISQUE ÉLEVÉ de
développer un cancer colorectal :
• Vous devez avoir un suivi particulier.
• Votre médecin vous orientera vers un gastro-
entérologue pour une coloscopie.
• Le rythme de cet examen sera déterminé par
votre médecin et/ou votre gastro-entérologue en
fonction de vos antécédents et des résultats de
la coloscopie.
Vous avez des antécédents familiaux avec
prédisposition génétique et présentez un RISQUE
TRÈS ÉLEVÉ de développer un cancer colorectal :
• Si l’on suspecte une prédisposition génétique
(cancer avant 50 ans de plusieurs parents), ou
dans le cas de mutation identifiée (syndrome
de Lynch), vous devez avoir une surveil-
lance particulière.
• Votre médecin vous orientera vers un gastro-
entérologue qui vous proposera une consultation
d’oncogénétique avec un suivi endoscopique
(coloscopie et gastroscopie) adapté.
J’ai un facteur de risque
personnel ou familial.
Que dois-je
faire ?
Pratiquée sous anesthésie générale, la coloscopie est l’exploration de la
paroi interne du gros intestin (côlon) à l’aide d’une sonde munie d’une fibre
optique (coloscope ou endoscope). Le coloscope est muni à son extrémité d’une
mini caméra connectée à un écran vidéo. Il est également équipé de pinces afin
de pouvoir réaliser des prélèvements (biopsies) pour analyse en laboratoire, ou
d’une anse diadermique qui permet de faire l’ablation de polypes. La sonde est
introduite par l’anus, puis dirigée peu à peu pour un examen visuel de la totalité
du rectum et du côlon jusqu'à la jonction iléo-colique (intestin grêle).
La coloscopie peut entraîner des complications dont les formes graves
restent rares.
La coloscopie réduit considérablement le risque de développer un cancer
lorsqu’elle a permis l’ablation des lésions précancéreuses.