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unknown - Le Havre Seine Métropole (communauté urbaine) - DELB 20200245 w
Document publié le Jeudi 1 octobre 2020
Lien du pdf (unknown - Le Havre Seine Métropole (communauté urbaine) - DELB 20200245 w)
Thèmes du document : Humanitaire, Aménagement du territoire, Handicap et inclusivité,
CONSEIL COMMUNAUTAIRE
Séance du 01 octobre 2020
DELB-20200245 - ADMINISTRATION GENERALE - LIBAN - EXPLOSIONS A BEYROUTH - CROIX-ROUGE FRANCAISE - SUBVENTION EXCEPTIONNELLE - ATTRIBUTION - AUTORISATION.-
M. le Président.- Le port et une partie de la ville de Beyrouth ont été dévastés le 4 août dernier par deux violentes explosions causant la mort de 190 personnes et blessant 6 500 autres personnes.
La Croix-Rouge française lance un appel à la générosité pour venir en aide à la population et soutenir les habitants les plus vulnérables.
Le Havre Seine Métropole souhaite s’associer à cet élan de solidarité et, afin de venir en aide au peuple libanais, je vous propose le versement d’une subvention exceptionnelle de 15 000 euros à la Croix-Rouge française.
Compte tenu de ces éléments d’information, je vous propose d’adopter la délibération suivante :
LE CONSEIL COMMUNAUTAIRE,
VU le code général des collectivités territoriales et notamment son article L1115-1; VU le budget de l’exercice 2020 ;
CONSIDERANT :
- que le 4 août 2020, deux violentes explosions ont dévasté le port de Beyrouth et une partie de la ville, faisant état de 190 morts et 6 500 blessés ;
- que la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole souhaite manifester sa solidarité envers le peuple libanais ;
Son Bureau, réuni le 17 septembre 2020, consulté :
VU le rapport de M. le Président ;
Après en avoir délibéré,
DECIDE :
- de verser une subvention exceptionnelle de 15 000 euros à la Croix-Rouge française (tiers n° 121808) afin de venir en aide au peuple libanais.
Imputation budgétaire
Exercice 2020
Budget principal
Sous-fonction 020 : Administration générale de la collectivité
Service gestionnaire IE 31
Nature 678 : autres charges exceptionnelles
Montant : 15 000 euros
M. Edouard PHILIPPE : La délibération n° 6 est une délibération qui se propose d’attribuer une subvention exceptionnelle d’un montant de 15 000 euros à la Croix-Rouge française afin de venir enaide au peuple libanais. Nous avons tous vu, avec horreur, les images de l’explosion intervenue à Beyrouth il y a maintenant quelques semaines, constaté les dégâts considérables que la ville avait subis et constaté la difficulté dans laquelle se trouvait un grand nombre d’habitants d’une ville qui était déjà meurtrie et soumise à une très grande pression. Il nous a semblé que, compte tenu des liens importants entre notre pays et le Liban, il était décent, et même utile, que nous puissions faire œuvre de solidarité et verser 15 000 euros. Nous avons choisi la Croix-Rouge française parce qu’elle a l’habitude de manier des sommes et que nous souhaitons que l’utilisation des fonds, ainsi accordé à la Croix-Rouge, soit bien conforme à la destination que nous entendons garantir. Est-ce qu’il y a, sur cette délibération, des questions ou des remarques ? M. BRUNEAU, vous avez la parole.
M. Alban BRUNEAU : Pour commencer je salue bien évidemment cette initiative. Je salue cette subvention de 15 000 euros que nous allons accorder à la Croix-Rouge pour soutenir le Liban dans ce moment si difficile, vous l’avez rappelé. Lors de ces situations si dramatiques, la solidarité internationale doit être au rendez-vous et elle est indispensable. D’ailleurs, nous avons fait de même sur ma commune auprès du Secours populaire français qui, lui aussi, est gage de sérieux pour la destination de ces sommes.
Il y a quelques jours avait lieu le premier anniversaire de la triste catastrophe de Lubrizol qui nous rappelle, à tous, à quel point notre vigilance doit être constante. Alors, à cette occasion, le Gouvernement a annoncé sa volonté de se doter, dès l’année prochaine, d’un système d’alerte de type cell broadcast, vous l’avez peut-être suivi, qui permet de diffuser des alertes et des informations ciblées sur nos téléphones, sur un périmètre donné via les réseaux cellulaires.
Alors, cela tombe bien parce que ça fait déjà plusieurs années que l’association des maires pour la maîtrise des risques, dans laquelle je représente la collectivité chaque année, faisait cette proposition auprès des gouvernements successifs. Alors, j’espère que notre territoire sera retenu pour être dans la zone pilote au regard de notre caractère industriel. Si tel n’était pas le cas, M. le Président, je souhaite que notre collectivité puisse interpeller les services de l’Etat car je pense que ce serait utile au regard de notre territoire industriel. Cependant, je pense que nous ne pouvons pas nous limiter à un seul système d’alerte, on sait bien, j’ai bien entendu les propos du ministre Gérald DARMANIN comme quoi les sirènes étaient les alertes du 20 e siècle et le cell broadcast, celle du 21 e siècle. Pour ma part, je pense que tous les systèmes d’alerte doivent perdurer car les technologies ne sont pas toutes garanties et chaque technologie a ses failles. En matière de prévention et de gestion des risques technologiques ou naturels, il est crucial de disposer de toute une gamme de dispositifs. D’où l’importance de poursuivre le travail au sein de notre communauté urbaine sur une alerte innovante, je vous en ai déjà parlé, à partir d’un outil qu’on a pu développer à Gonfreville-l’Orcher. On pourrait, par exemple, s’appuyer sur la Cité numérique, qui ouvre ses portes prochainement, qui se verrait confier une mission précise et concrète au service des habitants et du territoire.
De même, la sensibilisation des populations, des industriels et des services publics à la culture du risque est indispensable et je plaide pour que soit instituée une journée de prévention des risques, tout comme l’organisation régulière d’exercices type PPI (plan particulier d’intervention). Le dernier, sur la zone industrielle et son autre territoire, a eu lieu en 2016, je souhaiterais que leur fréquence soit accrue dès l’année prochaine. Je me permets également d’insister sur l’importance des contrôles et du renforcement de la législation, donc sur l’importance de disposer de suffisamment d’agents compétents des services de l’Etat pour se rendre régulièrement sur les sites classés à risques, sans oublier, bien évidemment, la problématique du transport et du stationnement des matières dangereuses. Alors, le stockage des matières dangereuses est limité et contrôlé sur les sites industriels, et on a vu que cela a fait défaut au Liban. Sous l’impulsion du préfet, un travail a également été conduit récemment pour définir des zones de danger et agir sur la réglementation d’urbanisme concernant les secteurs sur lesquels se trouvent des stockages temporaires : les quais portuaires, les gares de triage, etc.
Un travail qui, je le dis au passage, ne doit pas figer le risque pour les seuls habitants actuellement présents dans ces zones en se contentant d’interdire tout accroissement de la population mais qui, au contraire, doit déboucher sur une action visant à réduire, ou à supprimer, les risques à la source. A défaut de quoi nous nous retrouvons, comme dans le quartier des Neiges, avec des quartiers sacrifiés et des habitants lésés sans qu’ils ne soient d’ailleurs en sécurité puisque la loi sur les PPRT (plan de prévention des risques technologiques) ne s’applique pas dans ces cas-là.Je sais que ce travail va enfin être engagé, nous avons prochainement une réunion à ce sujet en sous- préfecture. Nous avons réussi ici, collectivement, avec les industriels, les habitants, les élus locaux et les services de l’Etat à mettre en place un PPRT, à vocation sur l’habitat ou l’activité économique, exemplaire du point de vue national où le coût de la mise en sécurité des habitations a intégralement été pris en charge pour les habitants. C’est à ce même résultat que nous devons arriver dans le quartier des Neiges, les habitants doivent être accompagnés dans la sécurisation de leurs logements et non laissés seuls face à ce risque industriel. C’était une intervention un peu longue, mais c’était important, à mon sens, que l’on puisse évoquer ce sujet. Merci, M. le Président.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup, M. BRUNEAU. Vous avez raison sur le fait que tous les éléments technologiques, ou techniques, qui permettent d’informer dans les meilleures conditions les populations sur la conduite à tenir dans l’hypothèse où un risque s’avère réel, sont bienvenus. D’ailleurs, les éléments techniques, encore faut-il savoir les utiliser et les lire, une simple sirène, et on le sait très bien, ne permet pas toujours à ceux qui l’entendent de savoir la conduite à tenir. Donc, indépendamment de la technique ou de la technologie, il y a un effort de pédagogie, d’information et d’entraînement qui doit s’accompagner. La solution n’est pas toujours la technique, ou plus exactement elle est une partie de la solution mais elle n’est pas la solution à elle seule, et c’est évidemment sur l’ensemble de ces dimensions qu’il faut travailler. Vous avez raison de dire que s’agissant d’un certain nombre de zones de notre territoire, y compris de la ville du Havre sur lesquelles les risques sont non pas plus importants parce qu’en réalité ils ont toujours été les mêmes, simplement maintenant on les qualifie différemment. Une réunion aura lieu demain, à la sous- préfecture, de façon à pouvoir avancer avec l’ensemble des élus concernés et les services de l’Etat pour voir dans quelles mesures on peut trouver les bonnes approches qui permettent de concilier le développement économique et, évidemment, la sécurité des personnes. Donc, nous avancerons sur ce sujet, et je vous remercie pour les mots que vous avez prononcés sur cette délibération, c’est-à-dire sur l’œuvre de solidarité que nous proposons à destination de nos amis libanais.
Vote : adoptée à l'unanimité
Pour : 121, Contre : , Abstentions : , Ne prennent pas part au vote :