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PLU - Annexes - Annexes informatives
Document publié le Jeudi 28 mars 2024 par la commune de Villepreux.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Annexes informatives)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Bois et produits du bois, Espaces terrestres et maritimes,
7. Annexes
7.3 Annexes informatives
Vu pour être annexé à la délibération du conseil
communautaire du 28/03/2024
Le Président,
Jean-Michel FOURGOUSAPPROBATION
PLAN LOCAL D’URBANISME
VILLEPREUX
7. 3 Annexes informatives
Liste des documents
7.3.4 Plan départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR)
7.3.5 Délibération sur l’obligation de déposer une demande d’autorisation d’urbanisme pour les Clôtures et les démolitions
7.3.12 Guide des couleurs et des matériaux du bâti du parc naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse
7.3.13 Plaquette sur les essences locales – Plantons le paysage du parc naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse
7.3.14 Charte de l’arbre de SQYSAINT QUENTIN
EN YVELINES
Terre d'innovations
Villepreux
7.3. Annexes
7.3.4 Plan départemental des Itinéraires de Promenade et de
Randonnée (PDIPR)
APPROBATION
Date de création :27/03/2023 Date de mise à jour :25/01/2024 Date d'édition :25/01/2024
SOY• Direction de la communicotion · Création grnphique: A. SofheSAINT QUENTIN
EN YVELINES
Terre d'innovations
Villepreux
7.3. Annexes
7.3.5 Délibérations sur les obligations de déposer une
demande d'autorisation d'urbanisme pour les clôtures et les
démolitions
APPROBATION
Date de création :27/03/2023 Date de mise à jour :25/01/2024 Date d'édition :25/01/2024
SOY• Direction de la communicotion · Création grnphique: A. SofheSAINT QUENTIN
EN YVELINES
Terre d'innovations
Villepreux
7.3. Annexes
7.3.12 Guide des couleurs et des matériaux du bâti du
parc naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse
APPROBATION
Date de création :27/03/2023 Date de mise à jour :25/01/2024 Date d'édition :25/01/2024
SOY• Direction de la communicotion · Création grnphique: A. SofheGuide des couleurs et des matériaux du bâti dans le Parc
naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse
Guide des c
natur
L I B R A I R I E
Guide des couleurs et
des matériaux du bâtiEdito
Le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse regroupe des bourgs, villages et hameaux aux qualités paysagères, urbaines et architecturales reconnues. Ce sont notamment les matériaux et techniques utilisés qui façonnent l'identité du bâti et lui donnent sa coloration et ses textures.
L'architecture traditionnelle puisait ses ressources dans un registre limité : d'une part, dans les matériaux locaux et d'autre part, en utilisant quelques pigments naturels et oxydes.
Cependant, cette belle harmonie de matière et de couleur tend à s'estomper en raison de la grande diversité des produits disponibles, de la perte des savoir-faire liés au bâti ancien, et plus généralement, d'une banalisation et d’une standardisation dans l'acte de construire.
Conscient de cet appauvrissement et dans le cadre de ses missions pour renforcer la qualité architecturale et préserver son patrimoine, le Parc naturel régional a souhaité se doter de plusieurs outils pratiques, à destination d'un large public.
C'est pourquoi, en complément d'un cahier de recommandations architecturales et d'un guide éco-habitat, le Parc édite cette brochure de recommandations qui concerne l'aspect extérieur des constructions.
Ce guide doit nous permettre de mieux comprendre, apprécier et donc de mieux respecter le bâti ancien mais aussi d'intégrer les constructions nouvelles.
Il explique comment utiliser les matériaux, associer les couleurs pour une meilleure intégration dans les sites. Il fait la synthèse d'une étude qui a porté sur l'ensemble du territoire du Parc.
A partir de nombreux prélèvements de matériaux, relevés et photographies, des palettes de couleur ont é sélectionnées pour les 5 grandes familles de bâti retenues. Les palettes qui complètent cette brochure sont présentées sous forme de 5 guides disponibles dans les mairies ou à la Maison du Parc.
Le but de cette charte de coloration n'est pas d'imposer mais de mettre à disposition des gammes de couleur en accord avec les tonalités générales du territoire et les catégories de bâtiment.
Je suis convaincu que ce guide pratique agira durablement sur l'harmonie des paysages de la Haute Vallée de Chevreuse.
Le Président du Parc naturel régional
Yves VANDEWALLESommaire
Introduction
L'analyse de site
Les matériaux du bâti
Recommandations générales et lexique
Les typologies architecturales
Les maisons rurales
Les maisons de bourg
Les maisons bourgeoises
Les bâtiments agricoles
Les devantures commerciales
Les bâtiments d'activités
Méthode de sélection des couleurs
Application du nuancier-conseil
Recommandations générales
Adresses utiles
2ème Edition Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse
Conception, illustrations et réalisation Atelier 3D couleur, d'après l'étude réalisée par
l'Atelier 3D couleur
61, rue de Lancry 75010 Paris
Tel : 01 42 02 34 86
contact@atelier3dcouleur.com
Fabrication, impression Pré-presse : A com. Anssens
Imprimerie Champagnac, imprimé sur papier sans chlore
Contribution M. Bernard ROMBAUTS
Comité de pilotage Mme Corinne HELLEIN
Mme Marie FOURNIER
M. Jean-Philippe LENCLOS, Atelier 3D couleur
M. Jack PLAISIR, DIREN - Inspecteur des sites
M. Pascal PARRAS, SDAP 78
Architecte des Bâtiments de France
Mme Véronique THIOLLET-MONSENEGO :
Architecte-conseil du CAUE 78
M. Jean ROY : Maire-Adjoint de Cernay-la-Ville
Président de la Commission Urbanisme Habitat du Parc
M. Christian TREMPE, Maire-Adjoint de La-Celle-les-Bordes
Mme Catherine LE DAVAY, Maire-Adjoint de Saint-Forget
M. Daniel BALTZINGER, Président de l'Union des Amis du Parc
M. Laurent POUYES, Architecte
M. Charles Antoine de FERRIERES
Mme Anne CROS LE LAGADEC, Directrice du Parc
M. Bernard ROMBAUTS, Architecte du Parc
Mme Delphine REY, Paysagiste du Parc
Mme Virginie LE VOT.
Tiré à 2000 exemplaires en 2010
Photographies :
La grande majorité des photographies de cet ouvrage ont été
faites dans le Parc naturel régional. Cependant quelques
exemples ont été pris en dehors du périmètre du Parc.
Avertissement :
La reproduction sous quelque forme qu'elle soit de tout ou partie
de ce document est interdite sans l'autorisation expresse du Parc
naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse.
Les illustrations et photos sont montrées à seul titre informatif.
Cette publication n'ayant aucun but commercial ni publicitaire, la
responsabilité du PNR de la Haute Vallée de Chevreuse, des
auteurs et des concepteurs ne saurait aucunement être engagée
quant au droit à l'image.
p.01
p.03
p.04
p.08
p.09
p.11
p.13
p.15
p.17
p.19
p.21
p.24
p.28
4ème de couverture
faîtage
rive de toit
fenêtre de toit
gouttière
linteau
marquise
garde-corps
en ferronnerie
appui de
fenêtre
souche de
cheminée
corniche
chaîne
d'angle
encadrement
lucarne
bandeau
soubassement01
A seulement 30 kilomètres de Paris, la Haute Vallée de Chevreuse a conservé des paysages et un
patrimoine architectural exceptionnels. Situé au
sud-est du département des Yvelines, le Parc naturel
régional a été créé en 1985 et regroupe 21
communes.
La géographie et les paysages du Parc se
caractérisent au sud par une partie de la forêt de
Rambouillet et au nord par un plateau agricole
entaillé de petites vallées et de côteaux boisés où se
sont implantés abbayes, parcs et châteaux
aujourd'hui renommés.
Au cours de la deuxième partie du XXe siècle, la
Haute Vallée de Chevreuse a connu d
transformations importantes et une fo
augmentation de sa population : ainsi, ce territoire
rural est devenu en un demi-siècle un territoire
péri-urbain entouré par des pôles importants comme
Rambouillet, le plateau de Saclay
Saint-Quentin-en-Yvelines.
Introduction02
L'architecture se caractérise par des bourgs, villages et hameaux qui ont conservé leurs matériaux et leurs trames historiques : les maisons rurales sont d'une facture modeste alors que les grandes fermes de plateaux témoignent de la richesse de leurs exploitations.
Les bourgs de Chevreuse et de Rochefort-en-Yvelines sont remarquables par leur état de conservation. De nombreuses maisons bourgeoises illustrent la diversité des styles des XIX et XXe siècles, alors que les lotissements et les groupements d'habitations sont le reflet de l'urbanisation croissante.
C'est à ce titre qu'une charte des couleurs et matières, destinée à la mise en valeur du domaine bâti, paraît nécessaire et essentielle pour la cohérence de la perception du paysage et la mise en valeur d'un patrimoine régional original et sensible.L’analyse de site
Les prélèvements de matériaux
03
Cette phase de travail est une partie essentielle de
l'analyse de site.
En effet, grâce aux échantillons prélevés sur place, il
est possible de se fonder sur les données objectives
que fournit le bâti : ce sont les témoins originaux des
couleurs et des matériaux de construction, et leurs
multiples nuances sont représentatives de la richesse
de leurs pigments et de leurs textures.
Sont rassemblés, ci-contre à gauche, différents
prélèvements de matériaux de façades : pierres
meulières ocrées, grès gris ou blond, rognons de silex,
sables colorés prélevés dans les sablières locales,
mortiers blancs à base de plâtre, tuiles de terre cuite
rosées, ocrées ou brunes et surtout enduits aux teintes
neutres (sable et grès blond), blondes et ocrées, ou
encore ocre rouge grâce à l'ajout de briques pilées
dans le mortier.
Les échantillons de peinture présentés ci-contre sont
une synthèse des coloris observés de façon récurrente
sur les portes et volets des habitations du Parc :
neutres blanc, crème, ivoire ou gris, coloris classiques
profonds, tels que vert wagon ou bleu foncé, rouges et
bruns chaleureux, turquoises, bleus et verts en
demi-teintes mais aussi des gris colorés roses ou taupe
d'une grande élégance dont il faudra tenir compte pour
la palette ponctuelle des menuiseries
Prélèvements de pierres meulières et de grès, de
sables, d'enduits et de peintures de portes et de volets
effectués sur le terrain.Les matériaux du bâti
04
La Haute Vallée de Chevreuse qui s'étend sur la partie ouest de l'ancien pays du Hurepoix correspond aux hauts bassins versants de l'Yvette et de la Rémarde. Ce territoire recèle dans son sol les quelques matériaux qui seront utilisés dans la construction au cours des s iècles et qui vont lui donner son homogénéité de matières et de couleurs.
Ainsi, les argiles, les sables de Fontainebleau, la meulière* et le grès* sont-ils les ingrédients de base utilisés dans les constructio traditionnelles. Ils donnent en quelque sorte la tonalité des paysages bâtis qui perdurent aujourd'hui, même si, depuis plus d'un siècle, de nouveaux matériaux et techniques se sont largement répandus.
Les toitures
Pour les couvertures, le matériau dominant est la terre cuite.
Les tuiles étaient fabriquées localement avec des argiles ocres jaune qui donnent aux toits une nuance assez claire. Petit à petit, des tuiles plus rouges et brunes ont été introduites. La tuile est, par endroits, le matériau presque exclusif, ce qui donne une belle harmonie visuelle, comme à Rochefort-en-Yvelines.
L'ardoise est un matériau importé d'autres régions ou d'autres pays. Sa teinte gris bleuté se mêle ponctuellement aux couleurs de la tuile. Le zinc gris argenté ou anthracite se rencontre sur quelques petites surfaces.
Les tôles d'acier nervuré sont de plus en plus utilisées pour couvrir les grands bâtiments aux faibles pentes (gymnases, bâtiments agricoles, ateliers).
Ses teintes sont souvent choisies en mimétisme avec les couvertures traditionnelles (gris ardoise, brun rouge).Les matériaux du bâti
05
Les enduits «à pierre vue» affleurent le nu
extérieur des pierres. Ainsi les tons jaunes, orangés
ou gris des pierres s'associent-ils aux tons blonds
de l'enduit constitué de chaux et de sable de
Fontainebleau.
Ces enduits sont aussi colorés en ocre jaune par
ajout de sablon, ou en rosé et rouge par ajout de
poudre de terre cuite.
L'enduit à pierre vue est plus répandu dans les
constructions rurales, donnant aux villages et
hameaux leur teinte soutenue. Celle-ci est
renforcée par l'usure des enduits qui laisse
davantage apparaître la pierre. Les murs de clôtures
sont majoritairement enduits à pierre vue.
Les murs ont été construits avec des moëllons de pierre des champs (silex et meulière) ou de pierre de meulière, montés à la te rre ou à la chaux. Le grès était moins utilisé, excepté localement comme à Rochefort et sur certains édifices. Les pierres sont masquées ou partiellement apparentes, en fonction des techniques de finition des façades.
Les enduits couvrants masquent les pierres des
murs et sont associés à des modénatures* qui
soulignent la composition de la façade et jouent un
rôle technique.
Ces enduits se retrouvent sur toutes les familles de
bâtiment. Au cœur des bourgs et de certains
villages, ils recouvrent presque toutes les façades
principales des constructions avec des tonalités
blanches, beiges ou grises.
Ces façades ont souvent perdu leurs qualités
d'origine. Ces enduits sont à base de chaux et
parfois de plâtre et chaux alors revêtus d'un
badigeon ocre jaune. Sur les constructions
récentes, ces matériaux ont été peu à peu
remplacés par le ciment. Les enduits actuels sont
colorés dans la masse et les fabricants proposent
une gamme étendue de coloris.
Les pierres de meulière ou de grès sont parfois apparentes sur certaines parties du bâti ancien : encadrements de baies, chaînes d'angle, soubassements, contreforts. Les plus beaux appareillages en grès témoignent de l'ancienneté de l'ouvrage et de l'aisance du com manditaire. Les sables de Fontainebleau sont remplacés aujourd'hui par d'autres sables de carrière.Les matériaux du bâti
06
La brique existe par petites touches sur les
constructions rurales et de bourgs où elle est utilisée
pour les souches de cheminée et quelques
encadrements d'ouverture.
On rencontre des briques plus rouges dans les
modénatures et les lucarnes des maisons bourgeoises.
Le plâtre est utilisé ponctuellement sur les
encadrements et rives des maisons rurales ou pour
réaliser les modénatures des maisons de bourgs et de
certaines maisons bourgeoises.
Sa teinte blanche crée des petites ponctuations claires
sur le bâti.
Le rocaillage est une technique qui insère des
fragments de meulière dans l'enduit. Plus leur densité
est élevée, plus l'aspect de la façade est minéral et sa
texture rugueuse.
Cette technique est souvent associée aux enduits roses
et rouges décrits ci-dessus. Des fragments de
mâchefer ou d'autres matériaux peuvent remplacer la
meulière.
Le rocaillage est très décoratif et graphiquement très
riche.
On le trouve de façon récurrente sur l'ensemble des
familles de construction et sur toutes les communes du
Parc.Les matériaux du bâti
07
Les bardages en boisont une teinte grisée,
parfois noire visible sur quelques bâtiments ruraux
(pignons de greniers, murs d'appentis ou de granges).
Des bardages récents aux tons plus jaunes et aux
reflets verts recouvrent des grands bâtiments
récents (agricoles, sportifs, ateliers). Les bardages
peuvent aussi être protégés par des lasures dans
des nuances de verts végétaux ou plus sombres,
ou encore de brun.
Les bardages métalliques sont utilisés sur les
grands bâtiments techniques ou agricoles avec un
choix de peinture industrielle souvent de valeur
claire (blanc, beige), peu harmonisé avec le site car
beaucoup trop lumineux par rapport aux valeurs
plus sombres des paysages.
Les menuiseries
Dans les constructions rurales, les bois étaient peints pour les protéger des agressions extérieures, mais les pigments minérau x utilisés apportaient aussi une touche colorée qui formait un contraste avec l'harmonie du reste de la construction; seules les grandes p ortes étaient traitées avec des huiles non colorées.
Les maisons de bourg utilisent une palette de couleur voisine.
Des couleurs plus vives sont appliquées sur les maisons bourgeoises.
Les bâtiments récents font appel à une gamme de teintes beaucoup plus étendue qui reflète le choix proposé par les fabricants. Cependant, certains groupements d'habitation réalisés depuis les années 1950 ont sélectionné un nombre très réduit de couleurs comme le bl anc, le bleu ou le vert sombre, au point de créer une certaine monotonie. Enfin, des habitudes datant d'une trentaine d'années ont disséminé sans discernement les vernis et les lazures « ton bois », en appauvrissant ainsi les couleurs du bâti.
L'aluminium et l'acier permettent d'utiliser une riche gamme de couleurs, contrairement au PVC qui n'est disponible que dans de s tons inadaptés au contexte de la Haute Vallée de Chevreuse.
Les ferronneries
Les ferronneries et les garde-corps sont traditionnellement peints avec des couleurs sombres (noir, vert foncé).
Les clôtures
Les clôtures déclinent le plus souvent l'architecture de la maison : on y retrouve les mêmes matériaux et les mêmes couleurs.08
Lexique
BADIGEON : Mélange d'eau et de chaux utilisé en
finition sur les façades. Les badigeons sont souvent
colorés par des pigments ou des oxydes.
CHAÎNE D'ANGLE : Ouvrage de chaînage vertical
situé à un angle de la façade.
CHAUX : Liant obtenu par calcination du calcaire.
En fonction de la teneur en argile, la chaux sera plus
ou moins aérienne (qui fait sa prise à l'air) ou hydrau-
lique (qui fait sa prise à l'eau).
GRES : Roche sédimentaire composée de grains de
silice agglomérés par cémentation naturelle.
Sur le territoire de la Haute Vallée de Chevreuse,
il s'agit du grès siliceux de Fontainebleau.
MEULIERE : Pierre dure, caverneuse, légère et
inaltérable, à base de silex ou de silicate de chaux,
sans calcaire.
MODENATURE : Ensemble des profils et des moulures
d'une façade.
NU : Plan de référence correspondant à la surface de
parement finie d'un mur ou d'un ouvrage.
PAREMENT : Partie visible d'un ouvrage.
PIERRE VUE : Se dit d'un enduit exécuté à fleur de
parement des pierres.
ROCAILLAGE (ou rocaille) : Maçonnerie d'aspect
rustique à caractère décoratif, dont le revêtement est
réalisé essentiellement à base de fragments de
meulière. La rocaille est particulièrement développée
sur le territoire du Parc naturel.
SABLON : Sable de carrière à granulométrie très fine,
dit « sable à lapin ».
TALOCHÉ : Aspect de finition d'un enduit obtenu à
l'aide d'une planche de bois.
Les matériaux
Vérifier la composition exacte des produits (fiche technique ou emballage) et se préoccuper de leur impact environnemental.
À cause de son bilan écologique, le P.V.C. est vivement déconseillé. Pour les mises en œuvre, s'assurer de la compatibilité des produits avec les supports, du savoir-faire de l'entreprise, des époques d'application, etc...
Les enduits
Les enduits couvrants sont parfois supprimés pour mettre à nu des pierres qui ne sont pas destinées à êtres apparentes : ce « déshabillage » supprime les décors d'origine et expose davantage le mur aux intempéries avec, pour conséquence, l'appauvrissement du patrimoine de la Haute Vallée de Chevreuse.
Les chaux sont des enduits souples, respirants, avec des qualités fongicides et bactéricides. Elles sont adaptées au bâti ancien mais peuvent aussi s'utiliser sur le neuf. Il existe la chaux aérienne (C.L. ou D.L.) et la chaux hydraulique naturelle (N.H.L.). Le plâtre et la chaux sont aussi préconisés sur certains ravalements. Le ciment est à exclure du bâti ancien, il ne laisse pas respirer les maçonneries, ce qui entraîne souvent d'importants désordres.
On choisira les sables (granulométrie, couleur) et les finitions (gratté fin, taloché, balayé, jeté, etc.) en fonction de critères techniques, esthétiques et en tenant compte d'éventuelles prescriptions dans les règlements d'urbanisme. Les fabricants actuels proposent des enduits prêts à l'emploi avec une large gamme de couleurs dans laquelle on pourra retenir les teintes les plus
approchantes des palettes proposées par le Parc.
Les revêtements
Pour protéger et colorer les enduits, on peut utiliser des laits de chaux qui ont un très beau rendu, des peintures minérales à base de silicates ou encore des peintures de fabrication récente avec peu de solvants.
On évitera les peintures et enduits plastiques qui empêchent la respiration des murs.
Les menuiseries en bois
On utilisera des peintures microporeuses ou des lasures qui laissent respirer le bois.
On évitera les vernis et les teintes « ton bois ».
Les ferronneries seront peintes de préférence dans des couleurs sombres. Pour les bardages en bois, on choisira des essences européennes sans traitement ou avec un traitement thermique laissant le bois prendre, en vieillissant, une teinte gris argenté qui s'intègre bien dans le paysage. Des lasures et des peintures peuvent être appliquées sur ces bardages en bois.
Recommandations généralesLes typologies architecturales
Les maisons rurales, le pavillonnaire en site rural et les fermes
09
Bullion Vieille Eglise-en-Yvelines
Dampierre La Celle-les-Bordes
Les maisons rurales se situent essentiellement dans
les villages et hameaux du Parc où elles s'organisent
en groupement, accolées les unes aux autres.
Les annexes s'adossent à l'habitation et aux murs
mitoyens : cette disposition participe à l'homogénéité
visuelle qu'offrent, depuis la rue, les ensembles de bâtis
et de murs.
Pleines de charme, elles se caractérisent par une
architecture relativement modeste, composée le plus
souvent d'un rez-de-chaussée en longueur ou d'un
étage, avec des combles ponctués d'une lucarne ou de
tabatières.
La composition de la façade est caractérisée par
l'absence de symétrie et simplement par la superposition
de certaines ouvertures afin d'alléger la charge
sur les linteaux.
Les toitures à 2 versants sont majoritairement en tuile
plate mais on utilisait aussi l'ardoise.
Exemples de maisons rurales courantesLes maisons rurales et le pavillonnaire en site rural
10
4 familles de couleurs déclinées en colonnes pour :
Les fenêtres, les volets, les portes et portails et
les ferronneries (balcons, grilles).
Les ferronneries seront peintes de préférence avec les
teintes les plus sombres A 36, A 37, A 38, A 39 et A 40.
4 familles de couleurs déclinées en colonnes,
en camaïeu, du blanc coloré au plus saturé.
POUR LES FACADES palette
A
A 02
A 06
A 10
A 03
A 07
A 11
A 04
A 08
A 12
A 14 A 15 A 16
A 18 A 19 A 20
A 01
A 05
A 09
A 13
A 17
ocres orangés ocres jaunes neutres chauds
4 blancs colorés
Encadrements des
portes et fenêtres,
corniches et rives
12 teintes
Façades
4 teintes saturées
Soubassements
ocres rouges
A 22
A 26
A 30
A 23
A 27
A 31
A 24
A 28
A 32
A 34 A 35 A 36
A 38 A 39 A 40
A 21
A 25
A 29
A 33
A 37
verts végétaux bleus turquoisés ocres rouges gris colorés
POUR LES MENUISERIESLes maisons de bourg et le pavillonnaire en site urbain
11
Implantées le plus souvent en bordure de trottoir et en
mitoyenneté sur les 2 côtés, les maisons de bourg
créent un front bâti quasi continu encadrant la rue.
Bâties sur des parcelles relativement étroites, les
maisons de bourg possèdent en général une volumétrie
simple: un rez-de-chaussée, un ou 2 étages et un
comble à 2 versants.
Les façades des maisons de bourg sont plu
ordonnées et plus ornementées que celles des
maisons rurales, les ouvertures sont disposées de
manière régulière inspirées de l'architecture classique.
Les décors animent les bâtiments, grâce aux corniches
et aux bandeaux qui soulignent horizontalement et
verticalement la façade.
Par ailleurs, les devantures commerciales jouent un
rôle visuel important sur les rez-de-chaussée .
Les toitures sont majoritairement en tuile plate ou
en tuile mécanique à emboitement, mais on peut
aussi trouver du zinc et de l'ardoise. Les lucarnes sont
variées, certaines montrant une influence rurale,
d’autres encore étant plus élaborées.
Dampierre Chevreuse
Rochefort Chevreuse
Exemples de maisons de bourg courantesLes maisons de bourg et le pavillonnaire en site urbain
12
4 familles de couleurs déclinées en colonnes pour :
Les fenêtres, les volets, les portes et portails et
les ferronneries (balcons, grilles).
Les ferronneries seront peintes de préférence avec les
teintes les plus sombres B 34, B 36, B 37, B 38, B 39 et B 40.
4 familles de couleurs déclinées en colonnes,
en camaïeu, du blanc coloré au plus saturé.
B 02
B 06
B 10
B 03
B 07
B 11
B 04
B 08
B 12
B 14 B 15 B 16
B 18 B 19 B 20
B 01
B 05
B 09
B 13
B 17
ocres orangés oxydes jaunes neutres chauds
4 teintes saturées
Soubassements
ocres rouges
B 22
B 26
B 30
B 23
B 27
B 31
B 24
B 28
B 32
B 34 B 35 B 36
B 38 B 39 B 40
B 21
B 25
B 29
B 33
B 37
verts végétaux bleus turquoisés ocres rouges gris colorés
POUR LES FACADES POUR LES MENUISERIES palette
B
4 blancs colorés
Encadrements des
portes et fenêtres,
corniches et rives
12 teintes
FaçadesLes maisons bourgeoises
13
Les maisons bourgeoises , souvent situées à la
périphérie des bourgs du fait des surfaces de terrain
disponibles à l'époque de leur construction, sont de
belles habitations construites au XIXe et au début du
XXe siècles qui témoignent d'une réelle prospérité.
Implantées sur leurs terrains arborés et fleuris, ces
maisons se composent généralement d'un corps
principal sur un plan carré ou rectangulaire simple, avec
un ou deux étages, sous une toiture à deux ou quatre
pentes.
Par la qualité des matériaux utilisés, ces bâtiments sont
plus colorés que les maisons de bourg: la modénature
des façades est graphiquement très riche, grâce aux
bandeaux, pilastres, corniches, encadrements de
portes et fenêtres, traités majoritairement en valeur plus
claire par rapport aux rocaillages ou aux enduits de
plâtre ou de chaux.
Les toitures, bien visibles du fait du recul depuis la rue,
cultivent avec soin les détails tels que les crêtes en
terre cuite ou en zinc, les épis de faîtage ou les
girouettes. Leurs pentes sont recouvertes de tuiles,
d'ardoises ou de zinc, les souches et les lucarnes
ouvragées se positionnent en s'intégrant à l
composition des façades.
Clairefontaine Saint-Forget-lès-Sablons
Le Mesnil-Saint-Denis Milon-la-Chapelle
Exemples de maisons bourgeoises courantesLes maisons bourgeoises
14
4 familles de couleurs déclinées en colonnes pour :
les fenêtres, les volets, les portes et portails et
les ferronneries (balcons, grilles).
Les ferronneries seront peintes de préférence avec les
teintes les plus sombres C 34, C 35, C 36, C 37, C 38, C 39
et C 40.
4 familles de couleurs déclinées en colonnes,
en camaïeu, du blanc coloré au plus saturé.
POUR LES FACADES
C 02
C 06
C 10
C 03
C 07
C 11
C 04
C 08
C 12
C 14 C 15 C 16
C 18 C 19 C 20
C 01
C 05
C 09
C 13
C 17
ocres orangés oxydes jaunes neutres chauds
12 teintes
Façades
4 teintes saturées
Soubassements
ocres rouges
C 22
C 26
C 30
C 23
C 27
C 31
C 24
C 28
C 32
C 34 C 35 C 36
C 38 C 39 C 40
C 21
C 25
C 29
C 33
C 37
verts végétaux bleus turquoisés ocres rouges gris colorés
POUR LES MENUISERIES
palette
C
4 blancs colorés
Encadrements des
portes et fenêtres,
corniches et rivesLes bâtiments agricoles
15
Les fermes des plateaux,construites autour de
vastes cours, témoignent de la richesse de leurs
exploitations.
Autour des bâtiments à l'architecture traditionnelle sont
venus se greffer de grands hangars dont les façades
sont soit en bardage d’acier laqué aux coloris plus ou
moins bien intégrés, soit en bois naturel ou lasuré qui
se fondent dans le paysage.
En règle générale, il conviendra d'éviter les coloris trop
clairs et trop lumineux qui tranchent violemment dans
le paysage rural, au profit de valeurs plus sombres qui
se mêleront aux valeurs moyennes et profondes des
paysages, telles que les couleurs d'écorces, les verts
végétaux et diverses nuances de terres.
Bullion-Ronqueux Vielle Eglise-en-Yvelines
Saint-Lambert-des-Bois Choisel
Exemple de grange ouverte Exemple de grange ferméeLes bâtiments agricoles
16
4 familles de couleurs déclinées en colonnes,
à partir du nuancier RAL et des références sur catalogue
des fabricants de bardages acier ou aluminium laqués :
16 teintes de valeurs moyennes et foncées, proches des
nuances de terres, des verts végétaux et des écorces des
arbres.
9 lasures déclinées en colonnes,
référencées à partir des nuanciers de lasures sur bois :
de valeurs moyennes et foncées, proches des bois vieillis,
des verts végétaux et des écorces des arbres.
On pourra aussi utiliser un bois non teinté conservant sa
coloration naturelle.
POUR LES BARDAGES ACIER
neutres chauds verts végétaux ocres et bruns neutres froids gris bruns bruns verts végétaux
POUR LES BARDAGES BOIS
D 02
D 06
D 10
D 03
D 07
D 11 + toits
D 04 + toits
D 08
D 12 + toits
D 14 + toits D 15 D 16 + toits
D 01
D 05
D 09
D 13 + toits
D 18
D 21
D 24
D 19
D 22
D 25
D 17
D 20
D 23
NOTA CONCERNANT LES TOITURES DES BÂTIMENTS AGRICOLES OU TECHNIQUES : Pour les toitures qui ne sont ni en tuile, ni en ardoise, on peut utiliser les 6 références de plaques nervurées en acier prélaqué suivantes : D 04, D 11, D 12, D 13, D 14 et D 16.
palette
DLes devantures commerciales
17
Chevreuse Chevreuse
Chevreuse
Les éléments décoratifs et typographiques des
commerces
Les menuiseries des devantures peuvent adopter le
décor d'autrefois, avec de discrètes moulures pour
souligner les panneaux : ces moulures peuvent être soit
noyées dans la couleur générale, soit mises en relief
par un contour de valeur plus claire.
Il est important de ne pas trop contraster ce
rechampissage (en blanc par exemple) mais de se
limiter à un contraste de valeur aussi discret que
possible : nous recommandons par exemple, d'utiliser la
même couleur éclaircie à environ 55%.
Les devantures de magasins jouent un rôle essentiel
dans la scénographie urbaine et la personnalisation
des centres-villes.
Dans la mesure du possible, le respect des
menuiseries traditionnelles en bois est un atout
important pour la qualité visuelle du patrimoine urbain.
Il est possible également de trouver des devantures
plus contemporaines.
Lors de la pose de rideaux métalliques, le coffre
d'enroulement devra être intégré à l'intérieur du
bâtiment. Ces rideaux devront être ajourés (grilles).
Afin de faciliter le choix des commerçants pour créer
leur identité commerciale, le nuancier-conseil présente
une sélection de références de couleurs adaptées à
leurs attentes, tout en respectant le patrimoine coloriel
du Parc naturel régional de la Haute Vallée de
Chevreuse.
100% 55%
Gif-sur-Yvette Chevreuse
P A T I S S E R I E
Exemple de devanture couranteLes devantures commerciales
18
5 familles de couleurs déclinées en colonnes,
pour valoriser et embellir les commerces,
en harmonie avec les couleurs ponctuelles des
menuiseries, pour une meilleure intégration visuelle
sur les façades des bourgs.
E 05
E 06
E 07
E 09
E 10
E 11
E 13
E 14
E 15
E 08 E 12 E 16
E 01
E 02
E 03
E 04
pierre et rouges verts végétaux verts bleutés neutres et gris
E 17
E 18
E 19
E 20
bleus turquoisés
POUR LES DEVANTURES palette
ELes bâtiments d’activités
19
Souvent situées hors des agglomérations, dans des
espaces dégagés ou arborés, les grandes masses de
ces bâtiments d'activitésdoivent faire l'objet d'un
traitement couleur et matière particulièrement soigné,
afin de respecter le site et surtout, en vue de se fondre
dans le paysage.
En effet, les coloris trop clairs reflètent la lumière, font
paraître les bâtiments plus grands et ont un impact
visuel trop "agressif" dans les paysages du Parc.
En règle générale, il conviendra d'éviter les nuances
trop claires au profit de valeurs intermédiaires qui se
mêleront aux valeurs moyennes et profondes des
paysages.
A ce titre, une palette de coloris s’inspirant des
couleurs d'écorce, des verts végétaux et des diverses
nuances de terre brune et ocre rouge est fortement
recommandée.
Chevreuse Saint-Rémy-lès-Chevreuse
Chevreuse Lévis-Saint-Nom
Bâtiment administratif ou services techniquesLes bâtiments d’activités
20
9 teintes RAL déclinées en colonnes, choisies pour
s'harmoniser avec les palettes générales des bardages
aluminium ou acier laqués, ainsi qu'avec les nuances de
bois lasurés.
verts végétaux gris colorés neutres et ocre rouge
POUR LES MENUISERIES
D 26
D 27
D 28
D 29
D 30
D 31
D 32
D 33
D 34A 01 A 23
A 09 A 31
A 17 A 39
A 02
A 06
A 10
A 03
A 07
A 11
A 04
A 08
A 12
A 14 A 15 A 16
A 18 A 19 A 20
A 01
A 05
A 09
A 13
A 17
A 22
A 26
A 30
A 23
A 27
A 31
A 24
A 28
A 32
A 34 A 35 A 36
A 38 A 39 A 40
A 21
A 25
A 29
A 33
A 37
Comment créer
un contraste
chaud-froid ?
Couleurs des façades
choisies dans l’une des
colonnes suivantes :
Les ocres rouges
Les ocres orangés
Les ocres jaunes.
Couleurs des menuiseries
choisies dans l’une des
colonnes suivantes :
Les verts végétaux
Les bleus turquoisés.
1. Façade Choix de 3 teintes en camaïeu (ou dégradé)
dans la colonne des ocres rouges
- Façade A 09
- Encadrements, rives, corniches A 01
- Soubassement A 17
2. Menuiseries Choix de 3 teintes dans la colonne
des bleus turquoisés.
- Fenêtres A 23
- Volets A 31
- Porte A 39 .
21
Méthode de sélection des couleurs22
1. Façade Choix de 3 teintes en camaïeu (ou dégradé)
dans la colonne des ocres orangés
- Façade A 10
- Encadrements, rives, corniches A 02
- Soubassement A 18
2. Menuiseries Choix de 2 teintes dans la colonne
des ocres rouges et d'un blanc dans la
ligne des gris colorés.
- Fenêtres A 21
- Volets A 24
- Porte A 36 .
A 02 A 21
A 10 A 24
A 18 A 36
A 02
A 06
A 10
A 03
A 07
A 11
A 04
A 08
A 12
A 14 A 15 A 16
A 18 A 19 A 20
A 01
A 05
A 09
A 13
A 17
A 22
A 26
A 30
A 23
A 27
A 31
A 24
A 28
A 32
A 34 A 35 A 36
A 38 A 39 A 40
A 21
A 25
A 29
A 33
A 37
Comment créer
un camaïeu
chaud ?
Couleurs des façades
choisies dans l’une des
colonnes suivantes :
Les ocres rouges
Les ocres orangés
Les ocres jaunes.
Couleurs des menuiseries
choisies dans les
colonnes suivantes :
Les blancs et les gris
colorés chauds
Les ocres rouges.
Méthode de sélection des couleurs1. Façade Choix de 3 teintes en camaïeu (ou dégradé)
dans la colonne des neutres chauds :
- Façade A 08
- Encadrements, rives, corniches A 04
- Soubassement A 20
2. Menuiseries Choix de 2 teintes parmi les gris.
- Fenêtres A 23
- Volets A 23
- Porte A 29 .
A 04
A 08 A 23
A 20 A 29
A 02
A 06
A 10
A 03
A 07
A 11
A 04
A 08
A 12
A 14 A 15 A 16
A 18 A 19 A 20
A 01
A 05
A 09
A 13
A 17
A 22
A 26
A 30
A 23
A 27
A 31
A 24
A 28
A 32
A 34 A 35 A 36
A 38 A 39 A 40
A 21
A 25
A 29
A 33
A 37
Comment créer
une harmonie
de gris ?
Couleurs des façades
choisies dans la colonne
suivante :
Les neutres chauds.
Couleurs des menuiseries
choisies parmi :
Les gris neutres
Les gris colorés
(chauds ou froids).
23
Méthode de sélection des couleurs24
Application du nuancier-conseil
Exemples de coloration sur des maisons rurales
Couleur de façade - A 10
Couleur de soubassement - A 18
Couleur rives et encadrements - A 4
Couleur de fenêtres - A 22
Couleur de volets - A 30
Couleur de portes - A 38
Couleur de façade - A 9
Couleur rives et encadrements - A 1
Couleur de fenêtres - A 23
Couleur de volets - A 31
Couleur de portes - A 39
Couleur de façade - A 11
Couleur des rives - A 3
Couleur de façade - A 14
Couleur de soubassement - A 18
Couleur des rives et des encadrements - A 2
Couleur de fenêtres - A 25
Couleur de volets - A 25
Couleur de portes - A 33
Couleur de façade - A 15
Couleur des rives et des encadrements - A 3
Couleur de fenêtres - A 23
Couleur de volets - A 27
Couleur de portes - A 27
Couleur de façade - A 13
Couleur des rives - A 1
Les contrastes chaud-froid25
Application du nuancier-conseil
Exemples de coloration sur des maisons rurales
Façade en rocaillage
Couleur des rives et des encadrements - A 4
Couleur de fenêtres - A 24
Couleur de volets - A 36
Couleur de portes - A 36
Façade en rocaillage
Couleur des rives et des encadrements - A 4
Couleur de fenêtres - A 25
Couleur de volets - A 32
Couleur de portes - A 36
Couleur de façade - A 12
Couleur des rives et des encadrements - A 4
Couleur de fenêtres - A 23
Couleur de volets - A 27
Couleur de portes - A 31
Couleur de façade - A 16
Couleur des rives et des encadrements - A 4
Couleur de fenêtres - blanc
Couleur de volets - A 23
Couleur de portes - A 29
Les camaïeux chauds
Les harmonies de grisCouleur de façade - B 8
Couleur des encadrements - B 1
Couleur de soubassement - B 18
Couleur de fenêtres - B 23
Couleur de volets - B 27
Couleur de portes - B 31
Couleur de ferronneries - B 31
Couleur de façade - B 12
Couleur des encadrements - B 4
Couleur de fenêtres - B 25
Couleur de portes - B 30
Couleur de ferronneries - B 30
Couleur de devanture - E 10
Couleur de façade - B 8
Couleur de corniche - B 1
Couleur de fenêtres - blanc
Couleur de volets - B 29
Couleur de portes - B 33
Couleur de ferronneries - B 33
Couleur de façade - B 8
Couleur des encadrements - B 2
Couleur de soubassement - B 16
Couleur de fenêtres - B 21
Couleur de volets - B 33
Couleur de portes - B 37
Couleur de ferronneries - B 37
Couleur de devanture - E 17
B r o c a n t e
L I B R A I R I E
Couleur de façade - B 9
Couleur d'encadrements - B 1
Couleur de soubassement - B 17
Couleur de fenêtres - B 25
Couleur de volets - B 30
Couleur de portes - B 34
Couleur de ferronneries - B 34
Couleur de façade - B 7
Couleur de corniche - B 1
Couleur de fenêtres - B 23
Couleur de volets - B 35
Couleur de portes - B 39
Couleur de ferronneries - B 39
Couleur de façade - B 10
Couleur d'encadrements - B 2
Couleur de fenêtres - B 24
Couleur de portes - B 40
Couleur de ferronneries - B 40
Couleur de devanture - E 6
Couleur de façade - B 11
Couleur d'encadrements - B 3
Couleur de soubassement - B 19
Couleur de fenêtres - blanc
Couleur de volets - B 31
Couleur de portes - B 39
Couleur de ferronneries - B 39
Couleur de façade - B 6
Couleur d'encadrements - B 2
Couleur de soubassement - B 18
Couleur de fenêtres - B 21
Couleur de volets - B 32
Couleur de portes - B 36
Couleur de ferronneries - B 36
Couleur de devanture - E 11
B r o c a n t e
L I B R A I R I E
26
Couleur de façade - B 16
Couleur des encadrements - B 4
Couleur de soubassement - B 20
Couleur de fenêtres - blanc
Couleur de volets - B 25
Couleur de portes - B 24
Couleur de ferronneries - B 24
Application du nuancier-conseil
Exemples de coloration sur une séquence urbaine27
Exemples de coloration sur des pavillons en site urbain
Couleur de façade - C 7
Couleur des panneaux - C 11
Chaînes d'angles et corniches - C 4
Couleur de soubassement - C 15
Couleur de fenêtres - C 25
Couleur de volets - C 22
Couleur de portes et des ferronneries - C 30
Couleur de façade - C 1
Panneaux en rocaillage
Chaînes d'angles et corniches - C 4
Couleur de soubassement - C 5
Couleur de fenêtres - C 26
Couleur de portes et de ferronneries - C 38
Couleur de façade - C 4
Panneaux, corniches et chaînes d'angles - C 4 à 40%
Couleur de soubassement - C 12
Couleur de fenêtres - blanc
Couleur de volets - C 29
Couleur de portes - C 33
Couleur de ferronneries - C 37
Couleur de façade - B 6
Couleur de corniche - B 1
Couleur de fenêtres - B 25
Couleur de volets - B 24
Couleur de portes - B 40
Couleur de ferronneries - B 40
Couleur de façade - B 7
Couleur de corniche - B 1
Couleur de fenêtres - B 25
Couleur de volets - B 22
Couleur de portes - B 34
Couleur de ferronneries - B 34
Couleur de façade - B 9
Couleur de corniche - B 1
Couleur de fenêtres - B 21
Couleur de volets - B 25
Couleur de portes - B 33
Couleur de ferronneries - B 37
12
Application du nuancier-conseil
Exemples de coloration sur des maisons bourgeoises28
Recommandations générales
Mener son projet
. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour les autorisations administratives. . Une déclaration préalable est nécessaire pour toute modification de l'aspect extérieur d'une construction.
. Une autorisation d'occupation du domaine public peut être nécessaire pour placer les échafaudages.
Il est important de prendre son temps et de s'entourer de conseils :
. Vous pouvez demander un conseil ponctuel à un architecte du C.A.U.E 78 ou du Parc naturel. . Entourez-vous de professionnels compétents (architectes, entreprises). . Pensez à tous les éléments du projet jusque dans les détails : souche de cheminée, descente d'eau pluviale, grille de ventilation, etc. Pensez à bien intégrer les éléments techniques : boîte aux lettres, compteur, câbles d'alimentation.
Il est nécessaire de contacter les fournisseurs d'énergie au moins un mois avant le début des travaux. . Les antennes paraboliques seront choisies dans une teinte approchante du support en évitant le blanc.
. Les choix de couleurs sur les palettes proposées par le Parc doivent se faire sur le site, en lumière naturelle et à différents moments de la journée.
. Il est indispensable, pour les enduits et les peintures, de faire des essais sur le chantier en petite surface pour valider la commande de l'ensemble des produits ; en effet, la couleur n'a pas le même rendu sur un petit échantillon ou une plus grande surface. La matière du support et la texture ont aussi un impact sur le résultat.
N'hésitez pas à vous référer aux « cahiers de recommandations architecturales » et au « guide éco-habitat » édités par le Parc
Il est important de resituer son projet dans le contexte plus général du site, par exemple de la rue. Lorsqu'on intervient sur le bâti ancien, il faut bien regarder et comprendre la construction : son ordonnancement, ses matériaux, son décor.
Des restaurations peuvent être partielles, ce qui permet de conserver les parties en bon état avec leur patine. Certaines restaurations demandent beaucoup de soin comme les modénatures et les rocaillages qu'il faut impérativement conserver. Les constructions neuves peuvent s'inspirer d'une des palettes proposées par le Parc : celle-ci sera choisie en fonction du contexte d'implantation du bâtiment, exemple ; une maison neuve en bordure d'un village.Permis de construire ou
déclaration préalable :
Renseignements dans votre
mairie ou à la
EDITION
Parc naturel régional de la Haute
Vallée de Chevreuse
CONCEPTION, ILLUSTRATION
ET RÉALISATION
Atelier 3D couleur, d'après l'étude
réalisée par l'Atelier 3D couleur
61, rue de Lancry 75010 Paris
Tel : 01 42 02 34 86
contact@atelier3dcouleur.com
IMPRESSION
Imprimerie Champagnac
Imprimé sur papier sans chlore
Tiré à 1000 exemplaires en 2010
Adresses utiles
Des services de conseils gratuits :
PARC NATUREL REGIONAL
DE LA HAUTE VALLEE DE CHEVREUSE
Maison du Parc
Château de la Madeleine
Chemin Jean Racine
78472 CHEVREUSE Cedex
Tel : 01 30 52 09 09
Fax : 01 30 52 12 43
www.parc-naturel-chevreuse.fr
Atelier d'architecture, d'urbanisme
et de paysage
CAUE 78
CONSEIL D'ARCHITECTURE,
D'URBANISME ET DE
L'ENVIRONNEMENT DES YVELINES
56, avenue de Saint-Cloud
78000 VERSAILLES
Tel : 01 39 07 78 66
Fax : 01 39 50 61 60
www.archi.fr/CAUE78
SDAP 78
SERVICE DEPARTEMENTAL DE
L'ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE
DES YVELINES
Architecte des Bâtiments de France
7, rue des Réservoirs
78000 VERSAILLES
Tel : 01 39 50 49 03
Fax : 01 30 21 76 18
DIRECTION DEPARTEMENTALE
DE L’EQUIPEMENT
ET DE L’AGRICULTURE
35, rue de Noailles
BP 1115 - 78011 Versailles Cedex
Tel : 0 810 63 78 09 ou 01 30 84 30 00
Serveur vocal : 01 30 84 30 01
Fax : 01 39 50 27 14
Mail : ddea-yvelines@equipement.gouv.fr
Site : www.yvelines.equipement.gouv.fr
Direction départementale de l’Equipement
des Yvelines / STAVSG
36 bis, rue du Pontel
BP 5233
78175 SAINT-GERMAIN-EN-LAYE CEDEX
Tel : 01 39 10 36 30
Fax : 01 39 10 36 40
Mail : STA-St-Germain.DDEA-Yvelines
@equipement.gouv.fr
Direction départementale de l’Equipement
des Yvelines / STASQY
2, rue Stephenson
78181 ST-QUENTIN-EN-YVELINES CEDEX
Tel : 01 39 30 64 00
Fax : 01 30 43 50 68
Mail : STA-St-Quentin.DDEA-Yvelines
@equipement-agriculture.gouv.fr
SERVICE TERRITORIAL D’AMENAGEMENT
DE VERSAILLES SAINT-GERMAIN
SERVICE TERRITORIAL D’AMENAGEMENT
DE ST-QUENTIN-RAMBOUILLET
Direction départementale de l’Equipement
des Yvelines / STAM
Rue des Pierrettes
78200 MAGNANVILLE
Tel : 01 30 63 22 52
Mail : STA-Mantes.DDEA-Yvelines
@equipement-agriculture.gouv.fr
SERVICE TERRITORIAL D’AMENAGEMENT
DE MANTES
Guide couleurs
et matériaux
Guide devantures
commerciales
Guide grands
bâtiments isolés
Guide maisons
bourgeoises
Guide maisons
de bourg
Guide maisons
rurales et fermesSAINT QUENTIN
EN YVELINES
Terre d'innovations
Villepreux
7.3. Annexes
7.3.13 Plaquette sur les essences locales – Plantons le
paysage du parc naturel Régional de la Haute Vallée
de Chevreuse
APPROBATION
Date de création :27/03/2023 Date de mise à jour :25/01/2024 Date d'édition :25/01/2024
SOY• Direction de la communicotion · Création grnphique: A. SofheArbres - Arbustes - Plantes grimpantes - Fruitiers
Des plantes locales pour favoriser la biodiversité Des plantes locales pour favoriser la biodiversité
Plan Plan tons tons le paysage paysagePourquoi des essences locales ?
n Naturellement adaptées au climat, aux types de sol
et à la faune
n Exigeant moins de soins, de traitements, d’engrais
n Source de pollen au bon moment pour les insectes
et de nourriture pour les petits mammifères et les
oiseaux
n Moins exigeantes en eau
n Mieux intégrées dans le paysage
Les jardins de particuliers et les rues ont souvent des
allures très semblables, en raison de l’utilisation massive
pour leurs haies d’un petit nombre de végétaux. Thuyas,
cyprès ou autres lauriers-cerises. Ces essences exotiques
forment des haies épaisses et opaques et créent des
paysages monotones.
D’origine lointaine, elles peuvent être très impactantes
pour l’environnement, ou très sensibles et peu résistantes
face aux agressions : toxines émises par les racines de leurs
voisins, maladies (ex : bupreste du thuya), parasites dont la
propagation est rapide à cause de leur forte densité dans
un espace réduit.
De plus, elles nécessitent des tailles régulières et
fastidieuses.
Stop au « béton vert» !
...et cassis, cormier, cornouiller mâle, églantier, framboisier,
sureau, murier, noisetier, prunellier raviront les gourmands !
Arbustes à fruits...
Groseillier
Néflier Aubepine
...et bourdaine, buis, epine-vinette, fusain, houx, noisetier,
prunellier, troène, supportent très bien une taille régulière.
Arbustes champêtres à tailler, ou à laisser libre...
Charme
Aubépine
If...et buis, if, troène, viorne lantane, vous offre un brise-vue
efficace toute l’année.
Arbustes persistants...
Quelques arbres dans votre
haie vous protégeront du
vent, qui sera freiné en les
traversant. Mais ils vous
apporteront aussi de
l’ombre, produiront des
fruits, deviendront un lieu
de vie et de nourriture pour
toute la faune,...
Noisetier, cerisier, aubépine,
pommier, merisier, frêne,
chêne, châtaignier, cormier...
cette alternance de petits
arbres et d’arbres de
haut-jet diversifieront votre
haie.
Arbres
Planter quelques plantes
grimpantes au pied de
vos arbustes apporteront
une floraison supplémen-
taire en se mélant dans
les branches.
N’oubliez pas d’ajouter
quelques pieds de
chévrefeuilles des bois,
de clématites, de hou-
blons ou de lierres dans
votre haie...
Plantes
grimpantes ?
Troène
Houx Ajonc
Arbustes à fleurs...
...et cormier, ajonc, néflier, chévrefeuille, sureau... Cette association végétale vous garantit des fleurs au fil des saisons.
Cornouiller mâle
Genêt Viorne obier...
La préparation du sol peut être réalisée
dès la fin de l’été ou en automne, avant la
plantation entre novembre et mars.
Après la plantation, il faut protéger la
plante. Le paillage augmente les chances
de reprise des végétaux, favorise la
croissance et facilite l’entretien, mais il
faut quand même surveillers vos plants et
les arroser !
Calendrier Sainte Catherine (25 novembre)
Automne
Automne
Hiver
Hiver
Printemps
Je prépare le terrain
Je plante
Printemps
Eté
Eté
Année
Je préparele
te r
r a i
n
je plan
te
J e
f a i
s l a
1èret
aille
d e
fo r
m a
ton
J’a
r r o
s e
Je dég
ust
ele
s1
e rs
f r u
i t s
J’arros
e
J e
c o
m p
o s t
e
m
a h
a ie
Année 1
2
composez votre haie
Plantes exotiques
Les êtres vivants ont noué au fil de
l’évolution des relations d’inter-
dépendance permettant à chaque
espèce de trouver sa place et de
réaliser son cycle biologique. Ce
lien peut être très étroit notamment
chez les insectes puisque certaines
chenilles ne se nourissent que d’une
ou deux plantes. L’introduction de
plantes exotiques perturbe donc la
biodiversité locale en modifiant les
composantes des espaces naturels.
20 m de haies d’essences locales
variées peuvent abriter jusqu’à 100
espèces différentes d’animaux...
Plantez dans votre jardin un réservoir
de biodiversité !Les arbustes
Les Arbrisseaux
Hauteur
(m) Croissance Floraison
Peristance
feuillage Fruits
Couleur
automnale
NOM COMMUN (NOM LATIN) PÉRIODE
Ajonc d’Europe (Ulex europaeus) 1 à 4 • • • Juin-octobre
Aubépine (Crataegus monogyna) 4 à 10 • • Mai
Bourdaine (Frangula alnus) 1 à 5 • • • Mai-juin
Buis (Buxus sempervirens) 1 à 10 • Avril-juin
Cerisier de Sainte-Lucie (Prunus mahaleb) 1 à 4 • • mars-mai
Charme commun (Carpinus betulus) 10 à 25 • • Avril-mai
Cornouiller mâle (Cornus mas) 2 à 6 • • • Février-mars
Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) 2 à 5 • • • Mai-juillet
Cytise à grappes (Laburnum anagyroides) 5 à 8 • • Mai-juin
Épine-vinette (Berberis vulgaris) 1 à 3 • • • Printemps
Églantier (Rosa canina) 2 à 5 • • • Mai-juillet
Fusain d’Europe (Euonymus europaeus) 2 à 6 • Avril-mai
Genêt à balais (Cytisus scoparius) 1 à 3 • • • Avril-juillet
Genêt d'Espagne (Spartium junceum) 1 à 2 • • • Mai-Juillet
Hêtre vert (Fagus sylvatica) 20 à 45 • Avril-mai
Houx commun (Ilex aquifolium) 2 à 25 •
If (Taxus baccata) 10 à 20 • Printemps
Nerprun officinal (Rhamnus cathartica) 2 à 5 • • Mai-juin
Noisetier-Coudrier (Corylus avellana) 2 à 5 • • Janvier-mars
Prunellier (Prunus spinosa) 1 à 5 • • • Mars-avril
Saule à oreillettes (Salix aurita) 1 à 3 • • Avril-mai
Saule cendré (Salix cinerea) 4 à 6 • • • mars-avril
Saule marsault (Salix caprea) 6 à 14 • • • mars-avril
Saule osier (Salix viminalis) 5 • • • Avril-mai
Saule roux (Salix atrocinerea) 3 à 6 • • • Mars-avril
Sureau noir (Sambuscus nigra) 2 à 10 • • • Juin-juillet
Troène commun (Ligustrum vulgare) 2 à 4 • • Mai-juin
Viorne lantane (Viburnum lantana) 1 à 3 • • Mai
Viorne obier (Viburnum opulus) 4 • • Mai-juin
Hauteur
(m)
Crois-
sance Floraison Caducité Fruits
Couleur
automnale
NOM COMMUN (NOM LATIN) COULEUR PÉRIODE
Fragon petit-houx (Ruscus aculeatus) 0,5 à 1 • sept-avril
Genêt des teinturiers (Genista tinctoria) 0,7 à 1 • • juin-juillet
Callune (Calluna vulgaris) 0,2 à 0,7 • • juillet-sept.
Bruyère cendrée (Erica cinerea) 0,2 à 0,5 • • juillet-nov.
CROISSANCE :
• • • rapide • • moyenne
• lente
FEUILLAGE :
caduc
persistant
semi-persistantLes arbres
Les plantes grimpantes
Hauteur
(m)
Crois-
sance Floraison
Fruits
décoratifs
Couleur
automnale
NOM COMMUN (NOM LATIN) COULEUR PÉRIODE
Alisier blanc (Sorbus aria) 8 à 10 • • • Mai-juin
Alisier torminal (Sorbus torminalis) 10 à 20 • • Mai-juin
Aulne glutineux (Alnus glutinosa) 15 à 30 • • • Février-avril
Bouleau pubescent (Betula pubescens) 15 à 20 • • Début
Bouleau verruqueux (Betula verrucosa) 15 à 20 • • Avril
Chataignier (Castanea sativa) 25 à 35 • • juin-juillet
Charme commun (Carpinus betulus) 10 à 25 • • Avril-mai
Chêne pédonculé (Quercus robur) 20 à 30 • • Mars-mai
Chêne sessile (Quercus petraea) 20 à 40 • • • Mai-juin
Érable champêtre (Acer campestre) 10 à 20 • • • Avril-mai
Frêne commun (Fraxinus excelsior) 15 à 35 • • • Avril-mai
Hetre (Fagus sylvatica) 20 à 45 • avril-mai
Merisier (Prunus avium) 15 à 20 • • Avril-juin
Orme champêtre (Ulmus minor) 20 à 35 • • • Mars-avril
Peuplier noir (Populus nigra) 25 à 30 • • • Mars-avril
Saule blanc (Salix alba) 15 à 20 • • • Avril-mai
Saule fragile (Salix fragilis) 15 à 25 • • Avril-mai
Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) 10 à 15 • • • Mai-juin
Tilleul à grandes feuilles (Tilia platyphyllos) 20 à 30 • • Juin-juillet
Tilleul à petites feuilles (Tilia cordata) 20 à 30 • • • Juin-juillet
Tremble (Populus tremula) 25 à 30 • • • Mars-avril
Hauteur
(m)
Crois-
sance Floraison
Fruits
décoratifs
Couleur
automnale
NOM COMMUN (NOM LATIN) COULEUR PÉRIODE
Chèvrefeuille des bois (Lonicera
periclymenum) 2 à 4 • • Juin-octobre
Clématite européenne (Clematis vitalba) 20 • • • Juin-août
Églantier (Rosa canina) 2 à 5 • • • Mai-juillet
Houblon (Humulus lupulus) 2 à 5 • • • Juin-août
Lierre (Hedera helix) 30 • • • Juin-aoûtUn label Végétal local
Pour aller plus loin dans l’utilisation d’espèces adaptées à nos régions, des pépinières développent des gammes d’essences sauvages dont l’origine géographique locale est garantie par la marque Végétal local. Les semences sont récoltées sur des sujets sauvages dans chaque région écologique. 11 grandes régions écologiques existent en France métro- politaine, le Parc étant majoritairement situé en « Bassin parisien sud ». Cette filière est destinée favoriser l’utilisation de végétaux sauvages et locaux ayant conservé toute leurs adaptations génétiques locales, véritables clés du fonctionnement des écosystèmes. Cela permet d’amener une clarification de la provenance des plants : aujourd’hui, un jardinier ou une collectivité est parfois contraint de faire venir un plant de noisetier de l’autre bout de l’Europe pour planter « local »… ! Ce qui peut poser des problèmes de maladaptation, de transport inutile sur de longues distances ou encore d’introduction de maladies ou parasites. Plusieurs pépinières du territoire s’engagent dans cette démarche : surveillez l’apparition de ce label sur les étiquettes des plants en rayon et retrouvez les producteurs sur www.vegetal-local.fr
Pour approfondir.... L’Agence Régionale de la Biodiversité d’Ile de France
a également publié un guide complet sur les essences
d’arbres, arbustes et herbacés à privilégier dans notre ré-
gion, en fonction des milieux (bois, pelouses, haies, bâti,...)
A retrouver sur www.arb-idf.frGÉORÉF
UNE CART
Une carte pa
ainsi que de
s oublier les arbres fruitiers
iste aussi des variétés anciennes locales :
Beaucoup de fruitiers se plaisent dans notre
région : pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers,
cognassiers, noyers, noisetiers, châtaigniers et
autres fruits rouges, même les figuiers.
L’arbre fruitier a
de nombreux atouts :
productions de fruits locaux
et de saison, multiples
tailles et formes adaptées à
tout type de jardin (10 à 15
m en haute-tige, 3 à 6 m en
basse-tige...), belle florai-
son décorative et nourri-
cière pour les insectes, abri
pour les oiseaux...
unvergerdansmav
http://sqyentran
un-verger-dans-m
développo
MISE À
FRUIT CUEILLETTE CONSERVATION COUTEAU À CUIRE À CIDRE TARTE RUSTICITÉ
s arbres
uitiers
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L’arbre fruitier a de nombreux
atouts : productions de fruits
locaux et de saison, multiples
tailles et formes adaptées à tout
type de jardin (10 à 15 m en
haute-tige, 3 à 6 m en basse-
tige...), belle floraison décora-
tive et nourricière pour les in-
sectes, abri pour les oiseaux...
Beaucoup de fruitiers se plaisent
dans notre région : pommiers,
poiriers, pruniers, cerisiers, co-
gnassiers, noyers, noisetiers,
châtaigniers et autres fruits
rouges, même les figuiers.
Les arbres fruitiers
Les petits fruits rouges
Autres
Hauteur
(m) Crois sance Cueillette Confitures Tarte
NOM COMMUN (NOM LATIN)
Cassis (Ribes nigrum) 1 à 2 • Juillet
Framboisier (Rubus idaeus) 1 à 2 • • • Juin / Sept x
Groseiller commun (Ribes rubrum) 1 à 2 • • • Juillet
Mûrier sauvage (Rubus fructicosus) 0,5 à 2,5 • • • Août
Cueillette Mise à fruits Conservation couteau à cuire Tarte Cidre Rusticité
POMMIERS
Reinette Abry Sept • • • • X • • •
Reinette du Mans Oct • • • • • X X • •
Bénédictin Oct • • • • X X •
Belle de Pontoise Oct • • • • • • X X X •
Faros Oct • • • • • • X X X •
Belle Fille Oct • • • X X X • •
Gros Locard Oct • • • • • • X X X • •
Châtaignier Oct • • • • • • X X X • •
Colapuy Nov • • • • • X X X • • •
Calville rouge Oct • • • X X X • • •
Grand Alexandre Sept • • X X •
Reinette Clochard Oct • • • • • X X • • •
POIRIERS
Catillac Nov • • • • • • •
PRUNIERS
Reine Claude tardive
de Chambourcy
Août • • • X X • •
Cueillette Mise à fruits Conservation couteau à cuire Tarte Rusticité
Chataignier (Castanea sativa) oct • • • • X • • •
Cognassier (Cydonia oblonga) oct • • • • • X • •
Cormier (Sorbus domestica) oct • • • • X •
Noyer (Juglans nigra) sept-oct • • • • X •
Néflier (Mespilus germanica) oct • • • X •
Noisetier (Corylus avellana) sept-oct • • • • • • X • •
• • • Mise à fruits rapide • • Mise à fruits moyenne
• Mise à fruits lente
• • • Conservation rapide • • Conservation moyenne
• Conservation lenteArbres, arbustes, fruitiers et
grimpantes – arbustes certifiés
« Végétal local »
PéPinière AllAvoine
91570 Bièvres
Arbres, arbustes, fruitiers et
grimpantes
JArdinerie de Chevreuse
78460 Chevreuse
Arbres, arbustes, fruitiers
et grimpantes
JArdinerie du Mesnil
78320 Le Mesnil-sAint-denis
Arbres, arbustes, fruitiers
et grimpantes
JArdinerie PoullAin
78940 lA Queue-lez-Yvelines
Arbres et fruitiers
Chez MAriA de sMet
ArBres fruitiers
91470 forges les BAins
Arbres et fruitiers
PéPinière du vAl des grAnges
ArBres fruitiers
28130 hAnChes
Arbres et arbustes
PéPinière PoMMeré
78720 senlisse
Spécialiste des grands arbres
PéPinière ThuilleAux
78460 Choisel
Arbres, arbustes, fruitiers et
grimpantes – arbustes
« Végétal local »
PéPinière PesCheux thineY
91400 goMetz-lA-ville
Où me procurer ces végétaux locaux ?
PéPinières PéPinières
PesCheux thineY PesCheux thineYSAINT QUENTIN
EN YVELINES
Terre d'innovations
Villepreux
7.3. Annexes
7.3.14 Charte de l'arbre de SQY
APPROBATION
Date de création :27/03/2023 Date de mise à jour :25/01/2024 Date d'édition :25/01/2024
SOY• Direction de la communicotion · Création grnphique: A. Sofhe[ ] Charte de l’arbre Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-YvelinesÉdito
[ La Communauté d’agglomération et les communes de Saint Quentin-en-Yvelines vous présentent la “Charte de l’arbre”, qui correspond à un des engagements de l’agglomération en matière développement durable. Saint-Quentin-en-Yvelines a toujours accordé une attention toute particulière à la place de l’arbre dans la ville tant sur sa pérennisation que sur sa gestion durable.
Nous souhaitons ainsi proposer à tous - partenaires privés, publics et particuliers - de s’associer
à une démarche innovante et volontaire afin de gérer ce patrimoine indispensable à la qualité
de vie.
L’arbre d’alignement, de parc ou de jardin est un des éléments forts du paysage.
Il est vivant et nécessite une attention et des principes de gestion énoncés dans la Charte.
Cette volonté s’intègre dans notre Plan de Développement durable dont le Plan Climat Territorial
et la trame verte et bleue forment les composantes les plus emblématiques.
Cette Charte de l’arbre est un outil au service de tous pour préserver l’environnement
et la biodiversité, et pour permettre aux Saint-Quentinois de continuer à “Bien vivre”
sur notre territoire.
Robert CADALBERT Alain Hajjaj
Président de la Communauté d’agglomération Vice Président de la Communauté d’agglomération
de Saint-Quentin-en-Yvelines de Saint-Quentin-en-Yvelines,
Chargé du développement durable
]Les objectifs de la charte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Les rôles de l’arbre aujourd’hui . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
La place de l’arbre
à Saint-Quentin-en-Yvelines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
w L'arbre dans la ville : une idée fondatrice dès 1970 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
w Les arbres de voirie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
w Les arbres de parc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
w Qu’est-ce qu’un arbre remarquable ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
w Quelques arbres remarquables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
La gestion durable de l’arbre
à Saint-Quentin-en-Yvelines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
w Zoom sur la plaine de Neauphle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
w Les grands types de travaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
w La charte de l’arbre et le développement durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Les 5 engagements pour l’arbre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
w Aménagements : respecter les arbres en place . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
w Conception et réhabilitation : réussir l'arbre dans le projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
w Entretien : soigner et élaguer durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
w Sécurité et suivi : surveiller et décider à temps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
w Animation locale : valoriser les espaces arborés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Sommaire
[
] 1
ZelkovaLes objectifs de la charte
[
S'engager ensemble
Les cinq engagements pour l’arbre à Saint-Quentin-en-
Yvelines impliquent la Communauté d’agglomération,
les communes et leurs services, mais aussi l’ensemble de
ses partenaires et signataires.
La Communauté d’agglomération entend ainsi mettre ses
compétences et expériences au service de tous les acteurs
de l’aménagement.
L'arbre dans la construction de la ville.
L’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, initiée en 1970, arrive à maturité
et se trouve confrontée à de nouveaux défis, ses arbres aussi.
2
En se densifiant, l’espace urbain (tels que
les façades, les réseaux et les voiries) s’est
approché des plantations, au moment même
où celles-ci ont pris leur ampleur.
Éléments d’agrément du paysage, les arbres
subissent alors des contraintes de cohabita-
tion pour leurs branches et leurs racines.
Les objectifs de la charte sont :
w sensibiliser les principaux professionnels
concernés pour préserver les arbres en
place dans un milieu urbain en mutation
permanente,
w apporter des éclairages scientifiques et
techniques indispensables pour compren-
dre la place de l'arbre en ville et les efforts
de gestion qu'il nécessite,
w engager un partenariat avec chaque acteur
du développement urbain autour de règles
d'intervention.
]Qui gère les arbres
à Saint-Quentin-en-Yvelines?
Les voies départementales relèvent
du Conseil général.
La Communauté d’agglomération
est en charge des arbres d’alignement
des grands axes de voirie et des grands
parcs urbains.
Les communes entretiennent les arbres
des équipements communaux
(groupes scolaires, parcs sportifs,
cimetières, squares de proximité).
Dans les rues de desserte privée,
ce sont les copropriétés qui gèrent
les arbres.
3
Gestion des arbres sur le territoire
Conseil général
Communauté d’agglomération
Communes
Copropriétés et prestataires privés
Forte de sa spécificité de ville “verte et bleue”, et
s'appuyant sur des connaissances nationales et européennes
de gestion du patrimoine arboré, l'agglomération de Saint-
Quentin-en-Yvelines a réservé une place exceptionnelle
aux arbres sur son territoire.
Cette pratique joue un rôle moteur dans l’amélioration
du cadre de vie des Saint-Quentinois et la Communauté
d’agglomération invite, avec les communes, les acteurs de
l’aménagement à poursuivre conjointement cette démarche.
C’est l’engagement de chacun qui permettra de préciser ces
règles, toujours en évolution, et de formaliser une véritable
démarche en faveur de l’arbre.Les objectifs de la charte
[ Générale des Eaux et SNCF et RFF (Société Nationale des
Chemins de Fer et Réseau Ferré de France).
Les bailleurs sociaux
L’Office Interdépartemental d’HLM, les entreprises sociales
de l’habitat et les Offices Publics de l’Habitat qui le
souhaiteront pourront également adhérer à la charte.
Les promoteurs,
urbanistes et architectes
La charte et certains cahiers techniques seront commu-
niqués à tous les promoteurs, urbanistes, architectes,
architectes paysagistes et leurs instances profession-
nelles intervenant sur l’agglomération.
Les partenaires privés
Les entreprises privées présentes sur le territoire, les syndics
de co-propriétés et les particuliers pourront également
disposer des éléments techniques de la charte pour la
gestion de leurs arbres.
Les communes
Par sa signature, la commune s’implique et pourra inclure
la charte à titre de recommandation dans son Plan Local
d’Urbanisme (PLU). De plus, certains volets pourront
également être inclus comme obligations.
La commune s’engage ainsi à remettre à tous les maîtres
d’ouvrage et maîtres d’œuvre travaillant sur son territoire
les éléments techniques qui les concernent.
Ces éléments seront consignés sur une fiche récapitulant
les principales obligations et simples recommandations
à l'occasion des opérations suivantes :
w Permis de construire,
w DICT (Déclaration d’Intention de Commencer les Travaux),
w Cahiers des charges des aménagements des espaces
publics, des équipements publics,
w Cahiers des charges des lotisseurs, concepteurs et maîtres
d'œuvre des opérations privées.
Les affectataires publics
La Communauté d’agglomération s’attachera par ailleurs,
à recueillir la signature de tous les grands opérateurs
publics : ERDF (Électricité Réseau Distribution France),
GRDF (Gaz Réseau Distribution France), France Telecom, 4
] La Communauté d’agglomération propose, dès aujourd’hui, à toutes les communes du territoire qui le souhaiteront, de signer ce contrat. En signant cette charte, les communes bénéficieront des conseils des services de la Communauté d’agglomération pour la gestion ou la plantation des arbres.Le patrimoine
Le patrimoine arboré de l’agglomération regroupe des
arbres en alignement, dans des parcs, des squares ou dans
les jardins particuliers.
La pérennité des arbres repose sur une chaîne
de compétences qui réunit :
w Les concepteurs : architectes, urbanistes et paysagistes,
w Les intervenants spécialistes du “vert” : entreprises,
services espaces verts, experts arboristes,
w Les intervenants non spécialistes : entreprises d'entretien
de voirie, terrassiers, constructeurs, concessionnaires
de réseaux et services techniques municipaux,
w Les utilisateurs : habitants et associations.
5
TulipierLes rôles de l’arbre
aujourd’hui [
6
À quoi servent
les espaces arborés
de la ville ?
Les espaces arborés du territoire forment une liaison verte
entre les différents quartiers, les communes et les espaces
publics et participent au bien-être des habitants.
Des fonctions d'urbanisme
w Structurer l'urbanisme de la voirie et des espaces publics
par un accompagnement végétal d'alignements d'arbres
et de mails,
w Offrir un contrepoint végétal à un univers très minéral,
w Restaurer une échelle humaine, et inciter ainsi à circuler
à pied, en vélo,
w Créer et marquer des lieux de convivialité,
w Connecter la ville à la base de loisirs, à la forêt
domaniale de Port-Royal et aux étangs de la Minière.
Des fonctions climatiques
w Offrir de la fraîcheur en été : par ombrage, par humidification
de l’air, par ventilation passive sous les frondaisons.
À quoi sert l'arbre en ville ?
“Pour moi,
l'essentiel est de créer des lieux.
Sous un arbre, sous une rangée
ou sous un couvert d'arbres,
il se passe quelque chose.
C'est comme si le végétal était apte
à créer des pièces de plein air.
On peut parler de salons, de halls,
de galeries. La frondaison fait toit,
abrite de la chaleur et fait une sorte
de plafond entre le ciel, l'infini
et le sol, donnant une sensation
de sécurisation et un effet de bien-être.”
Caroline Stefulesco, paysagiste,
auteur de L’urbanisme végétal - 1979
“L'arbre en ville est porteur de messages.
Tout d'abord en tant que symbole de la vie
dans un paysage artificiel de béton,
d'asphalte, de verre et de métal.
Ensuite, par sa beauté née du contraste
entre le vivant et l'inanimé.
Mais il évoque également le silence
dans un univers de bruit.
Enfin, il devrait inspirer
le respect de la vie.”
Théodore Monod,
scientifique naturaliste
]
Des fonctions écologiques
w Connecter la trame verte et les milieux humides,
w Filtrer et réguler le cycle de l’eau,
w Accueillir une flore et une faune diversifiée par une
gestion différenciée,
w Favoriser la vie microbienne des sols.
Des fonctions sanitaires
w Diminuer les taux de gaz carbonique, d'ozone, de dioxyde
de soufre,
w Filtrer les poussières, les cendres, les pollens et les
aérosols.
Mail des Saules à Guyancourt.Des fonctions sécuritaires
w Stabiliser les talus. La présence d'arbres réduit l'érosion lors
des pluies d'orage. Leurs racines limitent les glissements
de terrains,
w Réduire les situations éblouissantes sur la voie.
Alignements et massifs d'arbustes adoucissent la lumière
en été, mais aussi les lumières basses éblouissantes aux
entre-saisons. 7
CharmeLa place de l'arbre
à Saint-Quentin-en-Yvelines [
500 arbres de voirie plantés
en moyenne par an sur la période
de 1980 à 2010
Dès la conception des voiries, les aménageurs réservent, sur
les grands axes, des emprises de 2 à 9 mètres de large
(une surface exceptionnelle à l’époque) aux arbres
d’alignement.
Dés 1982 : premiers enseignements
Ces plantations connaissent de belles réussites et quelques
échecs. En effet, la terre de Saint-Quentin-en-Yvelines
est sensible au tassement et à l’asphyxie bloquant
la croissance des arbres.
Dans une plantation, les conditions essentielles de réus-
site sont le choix d’essences adaptées, la préparation et
la qualité du sol. 8
L'arbre dans la ville :
une idée fondatrice
dès 1970
La première idée de trame verte
Rebaptisée en 1970 Saint-Quentin-en-Yvelines, en référence
à l’étang qui se situe en son centre, la Communauté
d’agglomération compte 7 communes dans un département
reconnu comme le plus vert d’Île-de-France.
À Saint-Quentin-en-Yvelines, le principe d’aménagement
consiste à articuler le territoire autour de villes
autonomes de 20 000 à 30 000 habitants, reliées par des
espaces verts dotés d’équipements de proximité
indispensables aux activités sociales.
L’objectif des concepteurs et des élus est, dès le
départ, d’offrir aux habitants un cadre de vie
agréable. Ils imaginent une ville valorisant les
qualités naturelles du site initial : parcs, étangs,
rigoles, forêts, rivières, espaces naturels et bois.
Ainsi, ils impulsent la prise en compte, à long
terme, d’une trame verte reliant les quartiers par
des mails paysagers, des parcs et des espaces
boisés.
] Les intentions initiales des concepteurs restent très lisibles en 2010 : w Relier les masses boisées de Saint-Quentin-en-Yvelines par des trames vertes, à la fois circuits de balade et source de biodiversité urbaine. w Valoriser les lignes de l'architecture. Mettre en valeur en particulier les belles façades de verre des années 1980, souvent colorées, par le contraste de masses végétales. w Marquer les voies majeures d'allées
arborées, ces emprises généreuses
laissant espérer l'apparition
à terme de belles voûtes de branches
au-dessus de la voie et des trottoirs.
w Offrir de beaux espaces ombragés
de proximité : trottoirs, squares, espaces
de rassemblement. Ces espaces seront
des piliers de la mixité sociale,
du respect de l'acteur public,
du sentiment d'appartenance
à un quartier.
Bouleau blancconstruction. La réalisation d’un inventaire est initiée pour
dégager des modèles de gestion à long terme.
C’est aussi la décennie où le métier de gestionnaire
d’arbres d’ornement se structure en France. Le choix est
fait de confier à des professionnels la formation dans les
règles de l’art de ces jeunes arbres.
En 1998, un premier audit confirme l’intérêt d’investir,
dans les 10 ans à venir, dans la formation des jeunes arbres
afin de valoriser leur potentiel, tout en limitant à terme
les interventions d’entretien.
Faire face aux problèmes sanitaires
Certains sont spectaculaires, comme l’échaudure quasi sys-
tématique des arbres de l’avenue de l’Europe. Le tronc se
fend, jusqu’à mener parfois au dépérissement de l’arbre.
Ce phénomène n’est pas une maladie mais une réaction
physiologique à des conditions climatiques particulières,
et plus ou moins intense selon les essences.
D’autres sont plus discrets : après 10 à 15 ans d’efforts infruc-
tueux pour s’enraciner, les arbres végètent ou meurent
sur de grands boulevards, des parkings, et occasionnent
des programmes de remplacement.
Il est à noter que les arbres du territoire sont peu touchés
par les maladies (insectes et champignons).
Les limites de l'espace vital
À mesure que les arbres poussent, les besoins d'arbitrage
se multiplient entre les besoins de la ville et ceux des arbres.
Le sol devient limitant, et certains arbres se contentent de
végéter dans un sol inadapté où les tranchées de réseaux
coupent les racines. Certains arbres sont en outre exposés
à la réverbération de l'asphalte et des façades.
Dès 1990, des orientations sont prises pour cette jeune
“forêt urbaine” :
w Partout où les façades restent suffisamment éloignées,
de beaux arbres à port libre seront formés, après avoir
rehaussé leurs branches basses à 5 mètres,
w Un développement naturel est retenu pour les bosquets,
avec prévision de sélection ultérieure,
w La suppression d’arbres dans des alignements trop
serrés est préconisée,
w Dans les endroits très contraints, quelques tronçons seront
formés en rideaux.
L'entrée dans l'âge adulte
À la fin des années 1990, les arbres les plus vigoureux
prennent de l’ampleur et deviennent gage de la qualité du
paysage urbain de Saint-Quentin-en-Yvelines. Il est encore
possible de former ceux qui sont jeunes de façon durable
afin de répondre aux questions de cohabitation vis-à-vis
des riverains, des emprises routières, des chantiers de 9
Faut-il conserver tous les arbres ?
Un seul arbre peut atteindre un volume
fantastique : 100 m3, voire 400 m3. Il lui faut
l’équivalent en surface de sol prospectable,
ce qui entraîne l’élimination progressive de
ses voisins.
À mesure que les arbres poussent,
les besoins d'arbitrage se multiplient entre
les besoins de la ville et ceux des arbres.
L’échaudure sur jeune tilleul.
L’arbre et ses contraintes urbainesSur les 17 000 arbres d’alignement :
Plus de 45% des arbres disposent d’une emprise
exceptionnelle et se situent sur des boulevards sans
contrainte majeure de façade,
6% d’entre eux sont très vigoureux, avec des pousses
de plus de 50 cm par an. Certains offrent déjà de
belles voûtes au-dessus des voies,
Lorsque les arbres disposent d’une surface de prospec-
tion sous les enrobés des trottoirs ou des voies douces,
ils peuvent atteindre leur plein développement,
20% sont chétifs, poussent de moins de 20 cm
par an. Globalement, beaucoup d’arbres plafonnent
entre 12 et 15 mètres de hauteur, peinant à s’enraciner
dans les fosses, et sous les enrobés des trottoirs,
12% des arbres d’alignement sont plantés à moins
de 7 mètres d’une façade et doivent subir des tailles
fréquentes pour contenir leur volume.
En moyenne, chaque arbre dispose aujourd’hui de
4 à 12 m3 de terre végétale. Un arbre majestueux a besoin
de 5 à 10 fois cette emprise. Dans le meilleur des cas, il reste
de taille modeste - 10 à 15 mètres - et est fragilisé.
10
Les arbres de voirie
La Communauté d’agglomération vient d’en finir
l’inventaire.
Sur les 43 000 arbres de voirie, 17 000 sont plantés en
alignement et 26 000 sont plantés sur les talus sous la
forme de massifs accompagnant les grandes voies de
circulation.
Conséquence de la jeunesse de la ville, ces arbres ont
presque tous moins de 30 ans.
Alignement de tilleuls en séparation
voirie principale / voirie douce.
Jeunes adultes plantés serrés.
Cèdre
La place de l'arbre
à Saint-Quentin-en-Yvelines [
]Tilleuls, érables, platanes dominent
w Ils représentent 70 % des arbres d’alignement en
plantation d’une seule essence, dite monospécifique,
w Les petits massifs boisés à plat ont été plantés en mélan-
geant des essences de cœur de forêt (érables, frênes) et
des essences de lisière (robiniers, bouleaux). Ces dernières
poussent rapidement mais sont moins pérennes. Ce sont
elles qui marquent actuellement le paysage, mais les
essences forestières prendront le relais d’ici 2030, 2040.
Des arbres de boulevard en port libre
Globalement, la proportion d’arbres en port libre est par-
ticulièrement élevée pour une agglomération de cette
importance, en raison des larges emprises des voies.
En revanche, certains modes de plantation classiques
en ville sont rares à Saint-Quentin-en-Yvelines : par exemple
des arbres “porte”(ayant pour fonction de marquer l'entrée
d'un espace) ou des plantations sur rotondes.
11
Chêne des marais
Talus arboré.Les essences de collection y sont fréquentes : mûriers,
zelkova, tulipiers de Virginie. Les essences dominantes
sont des tilleuls d'Europe, cèdres bleus, platanes, chênes
rouvres et des marais.
Un exemple particulièrement réussi de conservation du
patrimoine arboré est illustré par les jardins Paul et
Virginie à Guyancourt, aménagés autour des arbres d'une
ancienne pépinière.
12
Les arbres de parc
L'inventaire des arbres de parc est en cours de réalisation
et viendra compléter celui des arbres d'alignement.
L'espace qui leur est accordé permet de les conduire presque
tous en port libre. Les seules exceptions sont quelques arbres
en façade sur les franges de certains parcs.
Les arbres sont isolés, en alignements, en bosquets, mais
rarement en massifs denses. Les parcs comportent en
revanche davantage de massifs d'arbustes.
Jardin Paul et Virginie à Guyancourt.
Parc des Coudrays à Élancourt.
Jardins des Gogottes à Guyancourt.
Parc Érasme à Montigny-le-Bretonneux.
La place de l'arbre
à Saint-Quentin-en-Yvelines [
]Qu’est-ce qu’un arbre
remarquable ?
Leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou
encore leur légende peuvent permettre de qualifier
d'exceptionnels certains arbres ou groupes d'arbres.
Quelques critères sont ici présentés sachant que, pour
un même arbre, plusieurs peuvent s'appliquer. Cette grille
peut être utilisée pour organiser la pérennisation de l'arbre,
intégrer cette protection dans les décisions de gestion et
d'aménagement, défendre l'arbre lorsqu'il est menacé.
Elle vient compléter l'arsenal juridique disponible :
Plan local d'urbanisme, code civil, code rural.
13
CRITÈRES DÉTERMINATION
Âge w Archives (cartes postales, clichés aériens anciens, gravures, témoignages…) w Signes visibles de vieillesse : tronc creux, base racine large, croissance ralentie
Physique
w Hauteur à l'âge adulte, variable selon les essences
w Circonférence, le caractère exceptionnel dépendant aussi de l'essence
w État phytosanitaire
Historique et croyances
w Associé à un fait ou à un personnage historique
w Planté lors d'un événement local
w Lié à une légende ou à des croyances
Esthétique w Morphologie et physionomie : tortueux, enlacé, rectiligne, modèle de taille particulier… w Intérêt paysager : association ligneux / minéral
Biologique w Adaptation au milieu, particularités physiologiques
Rareté w Peu représenté localement, hors de son aire de répartition naturelle
Localisation w Disposé en entrée de village, de quartier, de place, élément repère, arbre-porte… w Appartenance à un ensemble arboré, à un peuplement remarquable
Écologique w Refuge pour la faune, abri et nourriture (arbre creux, à fruits…)
Chêne sessile
Vieux chêne isolé.
Cèdres pleureurs.Les Formateurs
Au début des années 1980, 418 chênes rouges d'Amérique,
plantés sur les berges du bassin de la Sourderie doivent être
remplacés en raison des conditions de plantation initiales
liées à la mauvaise qualité du sol. Après 40 ans d'efforts, les
érables de l'avenue de Kierpse n'ont pas réussi à s'enraciner
correctement dans cette terre manipulée sans précaution
avant la plantation, et présentent de forts signes de
dépérissement.
Les Étonnants
Vers 1976, le mail des Saules est planté. Au départ, c'est un
“préverdissement” planté en anticipation de l'urbanisation.
Les premières années, cet alignement de saules pleureurs un
peu étonnant court à travers champs.
Vers 1983, le mail des saules sera utilisé comme axe
structurant le quartier sud gare. Les saules sont élagués de
leurs branches basses pour ouvrir le passage. Le mail offre
désormais un espace public original.
14
Quelques arbres
remarquables
Les Anciens
Les arbres anciens sont très rares à Saint-Quentin-en-
Yvelines. Souvent centenaires, ils méritent d'autant plus
d'être protégés et mis en scène.
Les Grands
Plusieurs essences dépassent les 25 à 27 mètres de hauteur :
des marronniers rue Jean-Pierre Timbaud à Montigny-le-
Bretonneux, quelques platanes à Trappes-en-Yvelines (rue
Denis-Papin, avenue Roger-Hennequin). Les houppiers de
ces arbres atteignent 300 à 350 m2 de surface.
Les Rares
Très souvent plantés en une seule essence, les alignements
de voirie présentent peu d'arbres fleuris ou d'essences
originales : tulipiers, araucarias, hêtres pourpres, essences à
écorces décoratives. Ces essences sont davantage présentes,
en revanche, dans les plantations communales, les parcs
et les jardins. Le parc du village à Trappes-en-Yvelines
regroupe de nombreuses essences de collection.
Tilleuls, rue Hélène-Boucher
à Voisins-le-Bretonneux.
Marronniers, rue Jean-Pierre-Timbaud
à Montigny-le-Bretonneux.
Cerisier à fleurs maackii “Amber Beauty”,
rue de Dampierre à Guyancourt.
Jeux de lumière au mail des Saules (Guyancourt).
Anciens
Grands
Rares
La place de l'arbre
à Saint-Quentin-en-Yvelines [
]Les Remaniés
En 2008, avec les premières réhabilitations paysagères,
plusieurs projets prennent le parti de maintenir les arbres
en place : mail des Chênes, où la structure régulière est
conservée ; mail de la Grande-Île, où l'ancien mail régulier
est abandonné, le nouvel espace étant composé autour des
quelques arbres conservés.
Les Emblématiques
Dés 1971, Michel Corajoud, paysagiste, propose de mettre
en scène un chêne vénérable au parc des Coudrays.
Une grande partie du parc s'organise autour de ce chêne et
de la grande prairie à ses pieds, dessinée pour le mettre
en valeur. 15
Mail de la Grande-Île
à Voisins-le-Bretonneux.
1982 - Parc des Coudrays à Élancourt :
la masse du “roi du parc” défie celle
des bâtiments tout neufs.
1985 - Les arbres à croissance rapide
atténuent cette suprématie.
Remaniés
Emblématiques
Érable sycomore
2000 - 20 ans plus tard, le chêne des Coudrays conserve sa superbe.La gestion durable de l'arbre
à Saint-Quentin-en-Yvelines [
16
]
À partir de 1990 : des choix affirmés
Dés 1993, le volume des interventions augmentant, la
Direction Environnement et Espaces Verts de la Communauté
d'agglomération amorce des programmations de taille et
élabore les premiers marchés dont les travaux, sur les arbres
de la voirie communautaire, sont confiés à des entreprises
spécialisées dans l'élagage.
Taille dure Port libre
L'option de la taille douce
En 1999, la Communauté d'agglomération adhère à la SFA,
Société française d'arboriculture. Cet espace de rencontres et
d'échanges entre les acteurs de l'arboriculture ornementale
permet d'informer ses adhérents sur les règles de l'art en
arboriculture.
Dès cette époque, la Communauté d'agglomération privilégie
la gestion dite douce.
En 2000, un site expérimental de plantation en milieu
contraint permet de suivre l'évolution des sols, de
l'enracinement, des allongements des branches, et
d'observer la réaction des arbres in situ.
Port libre,
avenue Claude-Monet à Guyancourt.17
Premier document de cadrage
de protection des arbres
En juin 2001, la Communauté d'agglomération met en place un
premier protocole de protection des arbres sur les chantiers
qui permet de sensibiliser au respect des arbres.
Le but de ce document non contractuel est de limiter au
maximum les agressions fortuites ou volontaires provoquées par
les creusements de tranchées, l'élagage radical, le vandalisme.
Frêne
Taille douceLa gestion durable de l'arbre
à Saint-Quentin-en-Yvelines [
annuellement l'outil, mais aussi pour le faire vivre dans
les projets des différents services.
w Un modèle sol-arbre :
Il permet d'appréhender les meilleures conditions de
plantation, de développement et de gestion. Il consiste
à prévoir des plantations en fosses en long, avec
des distances et des essences adaptées à l’espace.
w Le mélange terre-pierre :
Ce mélange est mis en œuvre pour la plantation d'arbres
dans des milieux compactés et imperméabilisés. Principe
de base : fond de fosse composé de pierres concassées et
de terre (65% du volume de la fosse de plantation), puis
mélange de terre végétale amendée (35%).
Objectif : assurer la perméabilité eau / air dans le sol, créer
un volume important d'exploration racinaire, stabiliser les
surfaces minérales autour des fosses d'arbres.
w Le principe de décompression :
Lorsque les arbres sont en surdensité, la suppression
d'un sujet sur deux permet de rétablir de la lumière et
d'offrir un volume d'enracinement plus confortable.
Ces préconisations permettront, entre autres, de limiter
les dégradations des trottoirs, des allées piétonnes et des
pistes cyclables par les racines. Il semble souvent possible
d'espacer les principales interventions et, lorsque les
arbres sont en surdensité, de rétablir de la lumière par
la suppression d'un sur deux.
Consolidation de l'ensemble des outils
de pilotage
Avec 43 000 arbres recensés, la connaissance et l'utilisation
de l'inventaire renforcent la nécessité de créer une mission
spécifique pour la gestion du patrimoine arboré.
Pour en tirer les enseignements et enrichir les données de
gestion, un bureau d'études est missionné qui met en avant
de nouveaux outils innovants nécessaires à la gestion des
arbres de Saint-Quentin-en-Yvelines :
w Une modélisation des interventions autour d'une dizaine
de schémas type de taille pratiquée,
w Une table des coûts de gestion par modèle d'entretien.
La nouvelle version du système d'information géographique
(SIG) ouvre de nouvelles perspectives, à la fois pour actualiser 18
]
Mélange terre-pierre
Avenue de la Pyramide
à Voisins-le-Bretonneux
après décompression.
Avenue de la Pyramide
à Voisins-le-Bretonneux
avant décompression.19 Tilleul
Un modèle sol-arbre
La charte de l'arbre se finalise autour
du développement durable
En 2011, année de naissance de la présente charte de l'arbre,
les options de gestion se clarifient, et l'outil permet d'articuler
la gestion des arbres de la Communauté d'agglomération
avec des projets plus globaux de qualité urbaine, comme les
trames vertes écologiques, les trames de voirie douce, les
réaménagements de voirie.La gestion durable de l'arbre
à Saint-Quentin-en-Yvelines [
20
] Zoom sur la plaine de Neauphle 1965
Le rideau de platanes de la route de Dreux (D912) est un repère
visible de très loin à travers les champs de la plaine.
1979
Le chantier bat son plein. Dès que les voiries sont terminées,
les arbres prennent place sur les accotements. Les bâti-
ments se construisent par lots, et les arbres sont plantés
au fur et à mesure dans les espaces verts et les parcs.
Les arbres sont conservés sur tout le long de la route
départementale, et autour des anciens corps de ferme ;
l'un d'entre eux devient l'une des entrées de la base de loisirs.
2005
25 ans plus tard, les arbres disposant d'une bonne emprise
d'enracinement atteignent couramment une envergure
majestueuse de 10 à 12 mètres. Les rues arborées offrent de
belles voûtes.
L’avenue Salvador-Allende à Trappes-en-Yvelines en 2006.
Mûrier blanc21
PORT LIBRE CONTENU RIDEAU FORESTIER
Nombre d’arbres gérés
par la Communauté
d’agglomération.
Inventaire 2006
13 000 arbres
3 500 arbres
généralement à moins de 7 m
d'une façade
550 arbres
26 000 arbres
sur une surface autorisant
à terme 1 500 à 3 000
beaux arbres d'avenir
Coût unitaire
d'une intervention 50 à 130 € / arbre 40 à 150 € / arbre 30 à 80 € / arbre 2 à 8 € / arbre
Cycle moyen
d'intervention Tous les 6 à 12 ans Tous les 4 à 6 ans Tous les 1 à 2 ans Tous les 8 à 15 ans
Montigny-le-Bretonneux Trappes-en-Yvelines Guyancourt Trappes-en-Yvelines
Modèles
simplifiés
de gestionLa gestion durable de l'arbre
à Saint-Quentin-en-Yvelines [
Élagages d'entretien courant
La dépense la plus importante est affectée aux tailles
d'entretien courant et se répartit entre les trois libellés de
tailles douces (60 000 € par an).
w Maintien d'une forme (sur les arbres contenus).
w Éclaircissage des branches à l'intérieur des arbres proches des
façades, afin de maintenir une transparence de l'écran vert.
w Nettoyage de houppiers venant compléter les tailles de
formation et anticiper l'apparition de bois mort.
10 000 € par an sont consacrés, en outre, à la taille en rideau
et aux élagages spécialisés destinés à reconstituer une
charpente solide sur des arbres endommagés par un acci-
dent naturel, par des travaux ou par une taille de recalibrage.
Recépages, abattages
Sur les talus et accotements boisés, le recépage est
pratiqué. Il consiste à couper des arbres à leur base afin
de provoquer des rejets sur leur souche et d'obtenir un
massif dense (arbustes) ou un taillis (arbres).
Sélection sur les alignements
30 000 à 40 000 € par an sont consacrés à la dédensification
de certains alignements d'arbres qui, plantés à faible
espacement, se concurrencent et rencontrent de fortes
contraintes urbaines. Il s'agit d'enlever un arbre sur deux
sur l'alignement, afin d'assurer le développement et la
pérennité des arbres conservés. 22
] Les grands types de travaux Le budget annuel d'entretien des arbres varie de 150 000
à 280 000 €, soit 1 000 à 2 000 € par kilomètre de voie
arborée. En première analyse, ce sont les 17 000 arbres
d'alignement qui occasionnent l'essentiel des frais
d'intervention.
Deux campagnes de taille d'arbres sont réalisées dans
l'année pour tenir compte de la cohérence des rythmes
d'intervention déterminés à l'inventaire, les imprévus et
les demandes de riverains liées aux gênes occasionnées.
Plantation
Le budget initial de plantation relève du budget global
des opérations d'aménagement. L'ordre de grandeur est
de 100 000 € pour une moyenne constatée de 170 arbres
plantés.
Formation des arbres de moins
de 20 ans
Un gros investissement a été mené entre 2000 et 2005
(environ 50 000 € par an) pour effectuer des tailles de
formation sur les jeunes arbres. Il s'agit essentiellement de
les “éduquer” à la cohabitation avec la voirie en supprimant
progressivement leurs branches basses.
Ce référentiel est issu de l'analyse
de 15 années de programmes
d'élagage (1993-2007)
à Saint-Quentin-en-Yvelines.
La plantation représente
300 à 800 € par arbre,
avec des pratiques
habituelles.
Le budget annuel
d'élagage est de 50 €
par arbre “adulte”, avec
un retour d'intervention
tous les 4 à 8 ans selon
le degré de contrainte.
Il peut dépasser 100€
par an pour des arbres
proches des façades.
Les tailles de formation
représentent en moyenne
15 € par arbre, sur les 15 à 20
premières années de l'arbre.
Recépages, abattages
représentent jusqu'ici un budget
limité, car le patrimoine
est encore jeune.La charte de l’arbre et
le développement durable
Les contributions de l'arbre en ville
Les pistes d'action de la charte de l'arbre peuvent être
intégrées aux objectifs généraux de développement
durable. Cet exercice fait apparaître une grille
d'évaluation de la “qualité développement durable”
des actions menées par l'ensemble des acteurs sur
le territoire de Saint-Quentin-en-Yvelines.
La charte de l'arbre s'inscrit dans des projets plus globaux
en cours à la Communauté d'agglomération dans l'esprit
du Grenelle de l'environnement : le plan “restaurer et
valoriser la nature en ville” avec la trame verte et bleue,
et l'amélioration de la biodiversité urbaine. 23
Paysage
et trame verte
w Convivialité et sécurité
des espaces de proximité
w Image de la ville
w Pérennité et qualité
de la trame verte et bleue
w Arbres majestueux d'aujourd'hui
et de demain
Gestion durable
w Convivialité et sécurité des espaces
de proximité
w Arbres majestueux d'aujourd'hui
et de demain
w Maîtrise des coûts de gestion
Milieu
et biodiversité
w Écologie urbaine : puits de carbone
microclimat, régulation de l'eau,
fixation des polluants
w Utilisation du bois en broyat
w Espace refuge pour la faune
Gouvernance
et sentiment
d’appartenance
w Information, consultation
w Concertation citoyenne
(agir ensemble)
Peuplier blanc
Le principe de décompressionLes 5 engagements
pour l'arbre [
Anticiper l'enracinement
w La taille des fosses - la terre des fosses,
w L'adaptation du trottoir au-delà de la fosse,
w L'irrigation.
Bien choisir l'essence et les plants
w L'alignement,
w Le petit massif boisé,
w L'arbre jalon d'un lieu.
ENTRETIEN
Soigner et élaguer durable
Soigner les arbres fragiles
w Limiter les fissures sur jeunes arbres (échaudure),
w Finaliser la forme des branches en façade et en voirie,
w Pratiquer des tailles post-traumatiques.
Optimiser le programme d'entretien
w Différencier les interventions : voie rapide - boulevard -
rue - parkings,
w Fixer la récurrence d'intervention,
w Réserver les solutions coûteuses aux situations sensibles.
Préserver les ressources naturelles
w Préserver l'eau et les sols,
w Préserver les milieux : corridors et refuges,
w Réduire les déchets et valoriser le bois.
24
] Charte de l'arbre à Saint- Quentin-en-Yvelines AMÉNAGEMENT
Respecter les arbres en place
Faire valoir les arbres en place
w Prendre en compte les prescriptions de préservation lors
de l'instruction des Permis de Construire et Plan Local
d’Urbanisme.
Tirer parti d'arbres en place lors des chantiers de construction
w Intégrer des arbres en place dès l'esquisse du projet.
Limiter les dommages aux arbres à conserver lors des
interventions
w Faire respecter à chaque Déclaration d’Intention de
Commencer les Travaux (DICT), les recommandations
pour limiter l'impact sur les arbres et leurs racines,
w Mettre en œuvre un barème d'indemnisation des
dommages aux arbres lors d'un chantier,
w Anticiper et poser des protections physiques sur le chantier.
CONCEPTION ET RÉHABILITATION
Réussir l’arbre dans le projet
Adapter les points clefs du projet aux futurs arbres
w Les distances de retrait,
w Arbres et parkings - réverbères - réseaux - abribus -
pistes cyclables.
Pin noirANIMATION LOCALE
Valoriser les espaces arborés
Mettre en scène les arbres remarquables
Sensibiliser les citoyens
w Sensibiliser à la place de la nature dans la ville,
w Utiliser la question de l'arbre comme support de
concertation dans les projets.
Sensibiliser les enfants
w Sensibiliser les enfants des écoles à l'arbre en ville.
Soutenir des évènements
w Utiliser la trame verte pour des évènementiels.
Coordonner les actions sur les arbres
w Mettre à jour l'inventaire du patrimoine,
w Définir et piloter les chantiers,
w Conduire une concertation dans les cas sensibles.
Participer à l'innovation
w Intégrer les progrès scientifiques et techniques récents,
w Étudier et comparer de nouvelles solutions.
SÉCURITÉ ET SUIVI
Surveiller et décider à temps
Surveiller les situations sensibles
w Assurer une surveillance courante sur l'ensemble
du patrimoine,
w Surveiller de près les arbres sensibles.
Dédensifier les arbres comprimés
w Laisser de l'espace aux jeunes adultes,
w Supprimer les nuisances des arbres à forte contrainte.
Planifier le renouvellement
w Renouveler les unités vieillissantes, diversifier les formes
et les essences,
w Renouveler à la fois les arbres et le sol des unités en échec.
Renforcer les qualités de la trame verte
w Souligner les qualités du paysage,
w Renforcer les rôles bioclimatiques,
w Renforcer les qualités de refuge et de corridor écologique.
25
PlataneCommunauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines - Mars 2011 Conception & Réalisation : Haute Mer - Photos : CASQY - Véronique Keignaert - Christian Lauté - Haute Mer - Thomas Schmutz - Illustrations : Boris Transinne - Bureau d’études arboricoles : Aubépine
Z.A. du Buisson de la Couldre
1, rue Eugène-Hénaff
BP 118
78192 Trappes Cedex
Tél. : 01 39 44 80 80 - Fax : 01 39 44 80 88
www.saint-quentin-en-yvelines.fr